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LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
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La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
suite page 01 -
Avec Credo Mutwa, nous sortons de l'ufologie d'enquête à l'anglo-saxonne -
relevés Geiger de Gunter Hofer, dessins d'enfants de Ruwa, compilations de
Roland Roeis. Nous entrons dans un univers où Lle phénomène OVNI n'est pas un
objet, mais un mythe vivant.
1. Qui était-il ? - CV
Vusamazulu Credo Mutwa (21 July 1921 – 25 March 2020) était un sangoma
zoulou (guérisseur traditionnel) d'Afrique du Sud. Mort à 98 ans à Kuruman, Cap
Nord. Le titre est essentiel : Credo
était un Sanusi qui est une sorte de devin zoulou ou sangoma. Sanusi ne veut
pas dire guérisseur ordinaire. C'est le grade le plus élevé de la hiérarchie
traditionnelle zoulou : gardien de l'histoire tribale, de la cosmologie et des
secrets interdits.
Né le 21 juillet 1921 à Zululand, Natal (aujourd'hui kwa Zulu-Natal). Fils
d'un père bâtisseur appartenant à la foi chrétienne, tandis que sa mère (une
jeune fille zouloue) pratiquait l'ancienne religion du peuple zoulou. Enfant
illégitime, rejeté, élevé entre deux mondes.
À 14 ans, il tombe gravement malade. La médecine blanche échoue. Son
grand-père maternel, guerrier zoulou ayant combattu les Britanniques, le guérit
et lui révèle : Sa maladie était en fait une maladie sacrée qui l'invitait à
devenir « chaman » ou guérisseur. Il fut initié et devint Sangoma Commence
alors une vie d'errance initiatique de 1946 à 1958 à travers le Swaziland, le
Zimbabwe, le Botswana, à pied, avec des conteurs, des guérisseurs, pour
collecter les mythes avant qu'ils ne disparaissent.
En 1974-1975, il réussit à fonder à Soweto le premier village-musée
africain vivant : Kwa-Khaya Lendaba, sur les jardins Oppenheimer. Il y
reconstruit les architectures de toutes les tribus et y sculpte des figures
mythologiques géantes. Le village sera brûlé en 1976 par des jeunes militants
qui l'accusent de tribalisme, puis à nouveau en 1980.
Écrivain, artiste, prophète : Il est connu pour avoir écrit des livres sur
la mythologie africaine, le folklore traditionnel zoulou et les rencontres
extraterrestres. Et plus précisément : Il était connu comme auteur de livres
qui s'inspirent de la mythologie africaine, du folklore traditionnel zoulou,
des rencontres extraterrestres et de ses propres rencontres personnelles.
Bibliographie de Référence:
Il est l’auteur des
livres Indaba, My Children (1964), Let Not My Country Die (1986), Song of the
Stars: Lore of the Zulu Shaman (1996), Zulu Shaman: Dreams, Prophesies and
Mysteries (2003) et Woman of Four Paths: The Story of a Strange Black Woman in
South Africa (2007).
Indaba, Mes enfants restent son best-seller :
Son livre populaire Indaba, My Children a connu un succès commercial après
s'être vendu à plus de 250 000 exemplaires rien qu'en Afrique du Sud. Mutwa
était vénéré pour ses prédictions sur les événements mondiaux, notamment la
destruction du World Trade Center de New York en 2001, le soulèvement du 16
juin 1976, le VIH et l'assassinat de Chris Hani. En fin de vie, honoré par le
gouvernement : USIBA Award 2018 pour Indigenous Wisdom, Lifetime Achievement
Award aux South African Literary Awards 2017.
Chez Mutwa, le phénomène OVNI n'est jamais "Non identifié". Il
est identifié depuis des millénaires. Pour lui, les archives africaines
distinguent trois catégories :
·
Les
extraterrestres les plus dangereux, cependant, étaient les Mantindane, qui sont
des singes étoiles et des bourreaux, les puissants reptiles extraterrestres
connus sous le nom de Chitauri, et les Gris, les petits serviteurs des
Chitauri.
·
Les
Chitauri : mot zoulou traduit par "ceux qui racontent / ceux qui volent
/ les haut-parleurs". Pour Mutwa, c'est une race reptilienne
technologiquement avancée arrivée il y a des millénaires pour exploiter l'or
d'Afrique australe. Il a dit : Le guérisseur et spiritualiste sud-africain, le
Dr Credo Mutwa, a décrit les extraterrestres reptiliens Chitauri comme une
espèce qui s'est reproduite avec les humains et a enseigné à l'humanité
certains des arts de la civilisation.
·
Les
Mantindane : "les tourmenteurs". Petits êtres gris, serviteurs
des Chitauri. Mutwa affirme avoir été lui-même victime:
En plus d'être un artiste, un auteur et un historien reconnu, Mutwa se
présente comme une victime d'enlèvement extraterrestre, affirmant avoir été en
contact avec des entités que son peuple appelle les Mantindane (les
tourmenteurs), semblables à ce que nous appelons les Gris dans le monde
anglophone.
Credo Mutwa a apporté à ce thème ancien une interprétation moderne et
conspirationniste. Il affirmait que certains mythes africains anciens,
notamment ceux concernant les « Chitauri » (souvent traduits par « ceux qui
volent » ou « les conquérants »), étaient en réalité des récits
historiques de rencontres avec des extraterrestres reptiliens.
Selon Credo Mutwa, ces capacités
télépathiques ont diminué lorsque la parole a été introduite par une espèce
d'êtres extraterrestres reptiliens qu'il appelle les « Chitauri » ou « Les
Parleurs », qui, selon les enseignements anciens des mystiques africains,
seraient venus extraire de l'or en Afrique australe.
Pour Mutwa, les humains parlaient autrefois par télépathie. Les Chitauri
ont introduit le langage verbal pour diviser, pour pouvoir mentir, et pour
couper la connexion directe avec les ancêtres. C'est exactement le message que
les enfants de l'école Ariel en 1994 avaient reçu télépathiquement :
"la technologie va détruire la planète".
Tradition + Mythologie + Expérience + OVNI est une seule chose en Afrique.
1.
Là où
l'ufologie occidentale sépare folklore et observation radar, le Sanusi les
fusionne. Un serpent géant dans le lac, un Tokoloshe, un disque argenté
au-dessus de Ruwa, c'est la même famille d'êtres.
2.
Il inverse
la chronologie. Pour l'ICER et la Society for UAP Studies - où Tim Murithi le
cite - l'Afrique n'est pas périphérique. C'est central parce que les mythes
d'extraction d'or, de dieux venus du ciel, y sont plus anciens que la Bible.
1.
Il incarne
le pont oral / écrit. Toute son œuvre est une tentative désespérée de sauver
une tradition orale en l'écrivant, au moment même où les jeunes Sowetans
brûlaient son village pour cause de modernité politique. C'est le même drame
que l'ufologie africaine : une mémoire qui disparaît faute d'archives.
En ce sens, il n'est pas un enquêteur. Il est l'objet d'étude lui-même :
comment une culture traditionnelle zoulou réinterprète la vague OVNI moderne
des années 90 avec ses propres catégories.
Le récit personnel de Mutwa
Dans cet entretien, Mutwa
raconte également une expérience personnelle ancienne qu'il situe dans son
passé en Afrique. Il décrit des êtres humanoïdes de petite taille, associés à
un environnement étrange, et explique qu'il établit ensuite des rapprochements
avec certaines traditions africaines.
Un très court passage permet
de saisir son approche : « J’avais peur, mais je ne pouvais pas bouger… »
Ce type de récit est intéressant parce que Mutwa ne présente pas l'expérience
comme un simple phénomène astronomique. Pour lui, elle possède une dimension
spirituelle et culturelle. C'est exactement ce qui distingue son approche de
celle de Cynthia Hind.
CREDO MUTWA et les Chitauli
Dans les récits de Mutwa, les
Chitauli occupent une place centrale. Il les présente comme des êtres associés
à l'histoire ancienne de l'Afrique. Il établit des rapprochements entre ces
récits et certaines représentations contemporaines des « extraterrestres » ou
des « Gris ».
Mais ici encore, il faut
adopter une méthode critique. Nous devons distinguer :
- Ce
que Mutwa affirme - Il dit avoir connaissance de récits africains concernant
ces êtres et affirme avoir lui-même vécu des expériences qu'il interprète dans
ce cadre.
- Ce
que l'ethnographie peut établir - L'existence de traditions africaines
concernant des êtres surnaturels, des esprits, des ancêtres, des génies et
diverses puissances est bien documentée.
- Ce
que l'ufologie affirme - Certains auteurs ont interprété ces récits comme les
traces anciennes de rencontres avec des extraterrestres.
- Ce
que les sources permettent réellement de démontrer - Elles ne permettent pas de
transformer automatiquement les traditions concernant les Chitauli en preuve
d'une présence extraterrestre ancienne.
Cette distinction sera
particulièrement importante dans notre présentation.
Mutwa et sa rencontre avec
John Mack
L'une des rencontres les plus
intéressantes est celle de Credo Mutwa avec John Mack. Dans son interview avec
Whitley Strieber, Mack raconte qu'il était arrivé en Afrique dans le contexte
de son enquête sur Ariel School. Il devait se rendre au Zimbabwe, mais son
voyage comprenait également une étape en Afrique du Sud. Il raconte qu'à son
arrivée, il fut mis en contact avec Credo Mutwa. Mack explique que Mutwa lui
parla de ses propres expériences et de créatures qu'il associait à sa culture. Dans
cette conversation, Mack fait également référence au terme Mantindane, utilisé
dans les récits de Mutwa. C'est un
épisode remarquable dans l'histoire de l'ufologie : un psychiatre américain de
Harvard enquêtant sur des enfants africains rencontre un traditionaliste zoulou
qui interprète ses propres expériences à travers des catégories culturelles
africaines.
Cela crée une rencontre entre
deux systèmes d'interprétation très différents.
Mutwa face à
l'interprétation extraterrestre
Les interviews ultérieures de
Mutwa vont encore beaucoup plus loin. Dans une conversation publiée par Rick
Martin, il affirme notamment que certaines traditions africaines auraient
conservé le souvenir d'êtres venus « du ciel ». Un court extrait donne une idée
de son discours : « Ces créatures sont venues du ciel en Afrique… » Il
associe ensuite certains récits africains à des êtres qu'il décrit comme
possédant des caractéristiques physiques particulières. Il parle également de
différents noms attribués à ces êtres dans diverses régions d'Afrique. Ce
matériel est extrêmement intéressant historiquement, mais il faut éviter une
erreur fréquente : attribuer aux traditions africaines anciennes les
interprétations modernes de Mutwa sans vérifier indépendamment chaque
tradition.
Rencontre David Icke - Credo Mutwa,
The Reptilian Agenda a été tourné en Afrique du Sud en 1998, publié en 1999
par Bridge of Love Publications. C'est 6 h 32 de vidéo : MPEG-4 : 899MB, 6h
32min
Présenté par Icke comme : Dans cette fantastique interview, Credo Mutwa
révèle l'histoire de la prise de contrôle reptilienne de la planète Terre et
comment une race reptilienne changeante (les Chitauri pour les Africains) a
contrôlé l'humanité pendant des milliers d'années. C'est l'entretien le plus
cité sur Mutwa. Voici ce qu'il y déclare, dans ses propres mots - je vous donne
les passages transcriptés.
1. L'arrivée des Chitauri
C'est le cœur de son récit. Il raconte une époque où le ciel était couvert
de brume, sans soleil visible, et où les humains étaient androgynes et
télépathes :
Il fut un temps où le ciel bleu était invisible, où le monde entier était
recouvert de brume [...] À cette époque, les gens étaient ce que nous appelons
en zoulou « Nugubili » — un être humain était à la fois homme et femme dans un
seul corps.
À cette époque, les êtres humains ne pouvaient pas parler ; nous n'avions
pas le don du langage. Et pourtant, les gens possédaient un grand pouvoir
mental ; un homme allait dans la brousse et, par la force de son esprit,
appelait un animal.
Puis :
Et du ciel un jour surgirent des objets terribles. Ils ressemblaient à des
boules gigantesques faites d'un or immense et brillant. Ils avaient la forme de
boules sans couture et ils étaient plus grands que les plus hautes montagnes.
Ils sont apparus du ciel, apportant avec eux un grand bruit, une fumée noire et
du feu.
Mais lorsque les Chitauri sont arrivés, ils ont dit à notre peuple qu'ils
étaient des dieux et qu'ils allaient nous offrir de grands dons à une seule
condition : que nous les vénérions et les acceptions comme nos créateurs.
C'est la base de sa lecture : les dieux africains sont des
extraterrestres miniers.
2. La création de la division homme/femme et du langage
C'est le passage le plus célèbre, repris par tous les blogs :
Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont créé deux étranges grottes dans le
pays. Ils ont creusé deux grottes ; dans l'une, il y avait une lumière
verte et dans l'autre, une lumière rouge. Et ils ont conduit les êtres humains
dans ces grottes. Chaque être humain devait choisir dans quelle grotte il
voulait aller. Et ceux qui entraient dans la grotte verte en ressortaient sous
forme de femmes. Et ceux qui entrèrent dans la grotte rouge en sortirent sous
forme d'hommes.
Conséquence : haine immédiate entre les sexes, puis don empoisonné de la
parole :
Quand on donna le langage à notre peuple, il découvrit avec horreur qu'il
avait perdu une grande partie de ses facultés mentales ; il en avait payé un
prix terrible.
Il relate les temps les plus anciens de l'Afrique, où les Africains ne
communiquaient pas par la parole mais par télépathie. Pour Mutwa, le langage
verbal est l'outil de contrôle des Chitauri pour briser la télépathie. Il
résume lui-même : Credo Mutwa explique à David que dans l'histoire zouloue, les
êtres reptiliens sont connus sous le nom de Chitauri, et il affirme que les
Gris sont également des reptiles, mais qu'ils travaillent pour les plus
puissants Draco.
3. Mantindane, les Gris et l'exploitation minière
Il hiérarchise : Les extraterrestres les plus dangereux étaient cependant
les Mantindane, des singes des étoiles et des tortionnaires, les puissants
reptiles extraterrestres connus sous le nom de Chitauri, et les Gris, les
petits serviteurs des Chitauri.
Et précise son expérience personnelle d'enlèvement : Nous croyons,
monsieur, que les Mantindane (« les tourmenteurs »), les Gris, sont
en réalité des serviteurs des Chitauri.
Physiquement, il les décrit par les yeux : C'est l'un des serpents les
plus venimeux que l'on puisse trouver. ... Il a des yeux EXACTEMENT comme ceux
d'un Chitauli et d'un Mantindane
Mission des Chitauri selon lui : Ils ont obligé les êtres humains à
aller dans des trous dans le sol et à extraire du métal – de l'or, du cuivre,
de l'étain, toutes sortes de métaux que les Chitauri ont forcé notre peuple à
extraire.
4. Le côté sombre - cerveau humain
Dernier point qui a fait le succès de l'interview chez Icke : À ce jour,
nous pensons que les Chitauri mangent du cerveau humain. Et curieusement, des
scientifiques ont découvert des crânes dans lesquels le cerveau humain avait
été retiré et mangé par quelqu'un ou quelque chose.
Il raconte ensuite l'histoire de la femelle Chitauri rebelle, Mai
Zarantuari Samahongo, qui aurait appris aux humains à faire l'amour par
compassion, provoquant la colère du chef Umbaba Gorontuari.
Ce que vous devez retenir : Mutwa ne parle pas d'OVNI au sens d'objet
volant non identifié de 1994. Il parle d'une histoire cachée de l'Afrique où
les traditions orales zouloues sur les Chitauli seraient, selon lui, le
témoignage historique de l'arrivée de mineurs reptiliens. C'est pour ça que les
archives le présentent comme : discussion sur les "reptiliens",
les Chitauli et l'interprétation extraterrestre de certaines traditions
africaines
C'est une conception totalement mythologique et initiatique, à l'opposé du
travail factuel de Tim Leach ou de Cynthia Hind.
11 – 5 ELIZABETH KLARER —
AFRIQUE DU SUD - 1910–1994 — La grande « contactée » du Drakensberg.
Nous présentons un large
éventail des ufologues Africains, qui ont faits l’histoire de l’ufologie
Africaine. Certains ont une vision loin de la science, mais ils font partie de
cette histoire et nous devons ici leur rendre hommage, y compris si l’orientation
qu’ils ont démontré dans leurs écrits et interviews ne correspond pas à notre
conception de la science d’aujourd’hui. Notre approche du phénomène OVNI reste
orientée vers le coté scientifique, nous nous attachons à le démontrer par
l’objectivité que nous apportons à présenter les diverses observations et
analyses de cet ouvrage.
Elizabeth Klarer est un personnage beaucoup plus riche que la seule
étiquette de « contactée » : avant et après ses récits de rencontres, elle eut
une formation scientifique et artistique, pratiqua l’aviation, travailla dans
la météorologie et, selon plusieurs biographies, dans le renseignement aérien
pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle devint ensuite une personnalité
internationale de la mouvance des « contactés », auteure, conférencière et
propagatrice d'une vision spiritualiste et pacifiste du phénomène. Il faut
toutefois distinguer très nettement les éléments biographiques documentés de
ses affirmations extraordinaires, qui n'ont jamais été établies par des preuves
indépendantes convaincantes.
1. Une femme au parcours exceptionnel avant même l'ufologie
Elizabeth Woollatt, devenue Elizabeth Klarer, naît le 1er juillet 1910 à
Mooi River, dans le Natal, aujourd'hui KwaZulu-Natal. Elle meurt à Durban le 9
février 1994, à l'âge de 83 ans.
Elle grandit dans un environnement rural du Natal et reçoit une éducation
qui paraît assez inhabituelle pour une jeune femme sud-africaine de sa
génération. Les biographies disponibles indiquent qu'elle est scolarisée à St
Anne's Diocesan College, à Pietermaritzburg/Hilton, puis part en Italie pour
étudier l'art et la musique à Florence. Elle poursuit ensuite une formation en
météorologie à Cambridge, décrite dans plusieurs sources comme un diplôme de
quatre ans.
Klarer n'était donc pas une personne sans formation qui se serait
soudainement intéressée aux OVNI.
Son parcours initial associe : la météorologie ; l’aviation ; la musique ; les
arts, puis des activités liées à l'aviation militaire. Elle épouse dans les années 1930 le capitaine
W. Stafford Phillips, pilote de la RAF. Il lui apprend à piloter des avions
légers, notamment un Tiger Moth. Cette
compétence aéronautique va devenir très importante dans son histoire
personnelle. En 1937, alors qu'elle voyage avec son mari entre Durban et
l'aérodrome de Baragwanath à bord d'un de Havilland Leopard Moth, elle affirme
avoir observé un étrange objet sphérique lumineux qui aurait accompagné leur
avion. Selon le récit rapporté ultérieurement, Stafford Phillips aurait
effectué des manœuvres d'évitement et aurait signalé l'incident après
l'atterrissage. Mais il existe ici une réserve documentaire importante : l'absence
d'un rapport original retrouvé dans les archives de la South African Air Force
ne permet pas actuellement de confirmer indépendamment cet épisode. Le récit
est cependant rapporté par The Witness à partir de la biographie de Lauren
Beukes.
Les biographies consacrées à Klarer indiquent qu'elle travailla pendant la
guerre pour la RAF, notamment comme météorologue, et qu'elle occupa également
un poste dans le renseignement aérien. Une biographie secondaire affirme même
qu'elle aurait participé au décryptage de communications allemandes.
Un détail assez remarquable apparaît dans sa biographie. En 1932, les trois
sœurs Woollatt et Maureen Taylor constituent l'équipe féminine de polo
Connington. Elles jouent notamment contre l'équipe féminine de Durban. Cet
épisode est présenté comme l'un des premiers matchs féminins officiellement
enregistrés en Afrique du Sud. Cela
complète le portrait d'une femme qui, dans les années 1930, évolue dans des
domaines alors peu habituels pour une Sud-Africaine :
Aviation + météorologie + sport + arts +
musique.
C'est à partir de 1954 que son histoire devient véritablement ufologique. Le
27 décembre 1954, dans la région du Drakensberg, près de la ferme familiale de
Whyteleafe, elle affirme avoir rencontré un objet discoïde. Elle décrit un
appareil métallique ou argenté, proche du sol, avec une coupole et des hublots.
Elle aurait alors aperçu pour la première fois l'homme qu'elle identifiera plus
tard comme :
AKON Selon son récit, Akon est un humanoïde d'apparence humaine, grand, aux
cheveux clairs, aux yeux gris et au visage particulièrement harmonieux. Cette première rencontre est importante parce
qu'elle constitue le début d'une histoire qui va progressivement passer :
Observation → contact → communication
télépathique → voyage spatial → relation amoureuse → grossesse extraterrestre.
Klarer affirme avoir photographié un mystérieux appareil au-dessus du
Drakensberg. La date généralement donnée est le 17 juillet 1956 ; certaines
sources secondaires donnent cependant des variantes dans la chronologie. Elle
aurait réalisé plusieurs photographies, souvent présentées comme les
principales preuves matérielles de son histoire. Ces photographies ont été
reproduites dans différentes publications ufologiques de l'époque. Flying
Saucer Review publia notamment le dossier en novembre-décembre 1956.
Mais ici apparaît l'un des problèmes essentiels du dossier. L'analyse
critique ! Les photographies ont été considérées comme douteuses par
plusieurs chercheurs. Le catalogue documentaire du NICAP les décrit comme des
photographies montrant un disque métallique, mais signale qu'elles sont
considérées comme douteuses et qu'une des images ressemble fortement à un
enjoliveur automobile.
D'autres enquêteurs sud-africains, notamment Edgar Sievers, ont au
contraire considéré les expériences de Klarer comme authentiques, au moins
jusqu'à la période des photographies.
Il existe donc dès cette époque une controverse interne au milieu
ufologique.
Le cœur de l'affaire se situe le 7 avril 1956. Klarer affirme qu'un engin
s'est posé dans la région du Drakensberg et qu'elle a été autorisée à monter à
bord. Elle décrit un appareil d'environ 18 mètres de diamètre, avec une
technologie très supérieure à celle de l'époque. Elle aurait rencontré Akon à
bord, puis aurait été conduite jusqu'à un vaisseau-mère. Le récit publié dans
Flying Saucer Review constitue l'une des premières sources imprimées de cette
histoire.
L'histoire évolue ensuite considérablement. - Akon aurait expliqué à Klarer
qu'il venait d'une planète appelée : METON, située, selon son récit, dans le
système d'Alpha Centauri / Proxima Centauri. Elle affirme avoir finalement été
transportée vers ce monde et y avoir vécu plusieurs mois. C'est à partir de
cette période que son récit devient beaucoup plus qu'une simple histoire
d'OVNI.
Elle décrit :
-
Une
civilisation technologiquement très avancée ;
-
Une
société pacifique ;
-
Une
conscience collective supérieure ;
-
Une
technologie utilisant une forme de propulsion gravitationnelle ;
-
Une
civilisation soucieuse de l'environnement ;
-
Des êtres
humains ayant dépassé les conflits terrestres ;
-
Une
philosophie cosmique fondée sur l'amour et la paix.
Ces thèmes deviennent progressivement le message central de Klarer, et non
plus seulement la description d'un engin volant.
Le dossier devient encore plus extraordinaire lorsque Klarer affirme
qu'elle entretient une relation sentimentale et sexuelle avec Akon. Elle
affirme avoir été transportée sur Meton et y avoir donné naissance à un garçon
: AYLING Selon son récit, l'enfant serait resté sur Meton. Cette partie de
l'histoire est développée principalement dans son autobiographie de 1980.
Il faut évidemment être méfiant :
« Klarer affirme… »
Et non :
« Klarer a donné naissance à un extraterrestre.
»
Aucune preuve indépendante n'a établi cette affirmation.
L'histoire de Klarer est publiée en 1959 sous le titre : I rymdskepp över
Drakensberg que l'on peut traduire approximativement par : « Dans un vaisseau
spatial au-dessus du Drakensberg » Une seconde édition paraît en 1967. L'éditeur
suédois Edith Nicolaisen, fondatrice de Parthénon, entretient une
correspondance suivie avec Klarer : les archives conservées par l'AFU
comprennent 23 lettres couvrant la période 1956-1976. C'est une source exceptionnelle pour l'étude
historique de Klarer.
Selon cette correspondance, Klarer travaille pendant plusieurs années sur
un manuscrit beaucoup plus développé. Entre environ 1960 et 1966, elle
transforme progressivement son récit initial en une histoire beaucoup plus
ambitieuse intégrant : Akon ; Meton ; le voyage spatial ; la relation amoureuse
; Ayling et les enseignements de la civilisation extraterrestre. C'est à cette
période qu'elle passe véritablement du statut de témoin d'un phénomène à celui
d'auteure et porte-parole d'une cosmologie personnelle.
12. 1968 : Cynthia Hind enquête sur elle
C'est un épisode très important pour l'histoire de l'ufologie africaine. Cynthia
Hind, qui deviendra l'une des grandes enquêtrices africaines du phénomène OVNI,
rencontre et interviewe Elizabeth Klarer en 1968. Son récit paraît dans Fate
magazine en août 1968. Cela établit un
lien historique intéressant :
ELIZABETH KLARER
Afrique du Sud — contactée
↓
CYNTHIA HIND
Afrique australe — enquêtrice
Cette relation va ensuite prendre une nouvelle dimension lorsque Hind
développera ses propres recherches sur les OVNI en Afrique.
Klarer évolue dans le même univers culturel que les « contactés » des
années 1950. Elle est notamment associée aux idées de George Adamski. Des
sources rapportent qu'Adamski aurait rencontré Klarer lors de son passage en
Afrique du Sud à la fin des années 1950. Il faut néanmoins éviter de présenter Klarer
comme une simple disciple d'Adamski. Son récit possède ses propres
caractéristiques :
-
Adamski
→ Vénusiens / frères de l'espace
-
Klarer
→ Akon / Meton / Alpha Centauri / relation personnelle / voyage / enfant
hybride.
Elizabeth Klarer devient progressivement une conférencière dans le milieu
ufologique international. Un épisode particulièrement documenté concerne le 11e
Congrès international des groupes de recherche sur les OVNI à Wiesbaden en
1975. Une source éditoriale consacrée à son autobiographie affirme qu'elle y
fut invitée comme guest of honor et que son intervention fut accueillie par une
ovation. Un autre document lié à
l'édition allemande de son récit indique qu'elle donna également, le 2 novembre
1975, une conférence illustrée intitulée : « Geheimnisse des Lichts » — « Les
secrets de la lumière » devant le public de la DUIST. Voilà un élément qui permet véritablement de
la qualifier de : conférencière ufologique internationale.
En 1980, Elizabeth Klarer publie : Beyond the Light Barrier chez Howard
Timmins, au Cap. L'ouvrage compte environ 191 pages dans l'édition originale
recensée par Google Books. Il s'agit
essentiellement de son autobiographie ufologique.
Klarer n'est pas seulement une femme affirmant : « J'ai vu une soucoupe. » À
partir des années 1960-1970, son discours devient une véritable philosophie
cosmique. Elle affirme que l'humanité doit :
-
Abandonner
la guerre ;
-
Dépasser
les conflits ;
-
Respecter
la nature ;
-
Développer
la conscience ;
-
Comprendre
son appartenance à un univers plus vaste.
Cette dimension rapproche son discours de ce que l'on appellera plus tard
la spiritualité New Age. Son OVNI devient finalement le support d'un message
moral et philosophique.
Autre aspect intéressant : Klarer ne se limite pas à l'écriture. Elle a une
formation artistique acquise en Italie et, à la fin de sa vie, elle s'intéresse
également à la sculpture. Une source consacrée à ses dernières années montre
notamment Klarer derrière un buste qu'elle aurait elle-même sculpté. Il serait donc légitime de la présenter comme
: artiste amateur / formée aux arts, plutôt que comme « sculptrice
professionnelle », car je n'ai pas trouvé de catalogue d'œuvres permettant de
lui attribuer une carrière artistique professionnelle.
Dans les années 1980-1990 : Elle continue à recevoir des journalistes,
des chercheurs et des passionnés. Elle entretient également une correspondance
avec différents chercheurs et contactés. Elle reste particulièrement attachée
au site du Drakensberg qu'elle associe à ses rencontres avec Akon. Selon une
source sud-africaine consacrée à sa vie, elle continuait à se rendre
régulièrement sur ce qu'elle appelait « Flying Saucer Hill ». Elle demeure donc jusqu'à la fin de sa vie une
personnalité active du milieu des contactés, et non une personne dont
l'histoire aurait simplement appartenu aux années 1950.
Deux ans avant sa mort, elle donne une conférence à Pietermaritzburg, en
mai 1992. Le succès est considérable : selon The Witness, plusieurs centaines
de personnes se seraient présentées et la salle était devenue trop petite. C'est un témoignage précieux sur sa notoriété
en Afrique du Sud. Elle y présente encore le message d'Akon comme s'il
s'agissait d'un enseignement qu'elle recevait directement.
Elle parle notamment de la guerre, des conflits humains et de l'avenir de
l'humanité.
Elizabeth Klarer aurait parlé devant la House of Lords en 1983 selon
diverses biographies. On trouve également l'affirmation selon laquelle un de
ses textes aurait été présenté à l'ONU. Mais faute de preuve, je donne ces
informations avec la plus grande réserve.
Klarer travaillait également sur un second ouvrage : The Gravity File - Il
devait notamment approfondir les aspects technologiques de son récit, en
particulier la propulsion qu'elle attribuait aux vaisseaux d'Akon. Mais elle
meurt en 1994 sans avoir terminé le manuscrit. Ce livre n'a donc pas la même valeur
bibliographique que Beyond the Light Barrier.
Elizabeth Klarer meurt le : 9 février 1994 à Durban, Afrique du Sud à l'âge
de 83 ans. Elle laisse derrière elle une
histoire devenue l'un des récits de contact extraterrestre les plus célèbres
d'Afrique australe.
.
11- 6 - JEAN-CLAUDE SADIA — CÔTE D’IVOIRE – LE « BOSS » DES REPAS
UFOLOGIQUES D’ABIJAN – ALORS DIRECTION DE GERARD LEBAT
Jean Claudee Sadia a été un acteur important de l’ufologie ivoirienne des
années 2005–2013 Son rôle principal : organiser l'ufologie à Abidjan et en Côte
d’Ivoire. Il est le responsable des « Repas UFO Abidjan, un Repas du réseau
Francophone des Repas ufologiques créé par Gérard Lebat et sous sa direction »,
puis comme Directeur régional du MUFON Côte d'Ivoire.
Une source de 2013 rapporte que Jean-Claude Sadia dirigeait les Repas Ufologiques
Abidjanaises et qu'il avait auparavant animé le réseau ivoirien sur une période
remontant aux années 2005–2013.
Une liste publiée en 2013 des responsables du réseau MUFON France mentionne
explicitement :
MUFON Côte d'Ivoire — Jean-Claude Sadia avec une adresse de contact
associée.
Jean Claude Sadia n'était pas simplement un amateur isolé ; il était
identifié comme responsable d'une structure ufologique ivoirienne intégrée à un
réseau international.
Un document consacré à une rencontre d'Abidjan en décembre 2013 indique que
Sadia avait déjà été impliqué dans les activités ufologiques ivoiriennes
pendant plusieurs années. (Depuis 2005) Une autre source, publiée en 2026 mais
revenant sur une enquête plus ancienne, précise que : Jean-Claude Sadia
dirigeait en Côte d'Ivoire les Rencontres UFO d'Abidjan entre 2005 et 2013.
Les « Rencontres Ufologiques Abidjanaises »
Le programme comprend :
-
Informations
ufologiques récentes ;
-
Observations
OVNI en Côte d'Ivoire et ailleurs ;
-
Présentation
de dossiers ;
-
Rapports
d'activités des membres ;
-
Échanges
entre chercheurs.
Cette organisation ressemble davantage à un petit groupe d'étude régulier
qu'à un simple club de passionnés.
Le compte rendu du 8 décembre 2013 est encore plus révélateur. Jean-Claude
Sadia est alors désigné pour diriger la réunion du MUFON Côte d'Ivoire, en
remplacement de Moussa Karamoko.
Sont notamment présents :
-
Moussa
Karamoko ;
-
Issouf
Koné ;
-
Jean-Pierre
Koua ;
-
Hamed
Kourouma ;
-
Assi Achi
;
-
Jean-Claude
Sadia.
Sadia accueille les participants et dirige les travaux.
Cela montre qu'il existait autour de lui un petit réseau d'ufologues et de
personnes intéressées par le phénomène en Côte d'Ivoire.
Un élément particulièrement intéressant concerne Bingerville, à l'est
d'Abidjan. Jean-Claude Sadia entre en contact avec Assi Achi, dont la visite
débouche sur la création d'un nouveau point de rencontre ufologique à
Bingerville. La première rencontre est prévue pour le 19 janvier 2014. C'est une indication importante de son rôle de
développement du réseau ufologique ivoirien en dehors du seul centre d'Abidjan.
Les réunions d'Abidjan semblent également avoir cherché à développer une
véritable culture de recherche ufologique. Lors de la réunion du 13 octobre
2013, il est question d'une formation pour les aspirants ufologues mise en
place par le MUFON France alors sous la direction de Jacques Patenet, ancien
directeur du GEIPAN et de Gérard Lebat, dont dépendaient alors les Rencontres
Abidjanaises. Cela signifie que le
réseau de Sadia était relié au dispositif plus large :
MUFON USA → MUFON France → MUFON Côte d'Ivoire
/ Rencontres UFO Abidjan.
UFO ABIDJAN — Direction : Jean-Claude Sadia Il s'agit d'un cas en Guinée
forestière, à Yomou, concernant une observation de février 2003 qui a été
enquêté par Jean Claude Sadia. Le témoin principal est Gbato Alphonse, connu
sous le nom artistique Nepson Paradis, musicien ivoirien.
La source indique :
« Source : Enquête auprès du témoin par UFO ABIDJAN (Côte d'Ivoire) —
Direction : Jean Claude Sadia »
UFO ABIDJAN sous la direction de Jean Claude Sadia, enquêtait également
au-delà des frontières ivoiriennes. Il s’agit du cas de Yomou, Guinée : le phénomène aurait été observé vers 02 h 00,
en février 2003. On retrouve cette enquête dans le chapitre GUINEE de ce livre.
Une méthode d'enquête semble apparaître dans ce travail réalisé par le
groupe Ivoirien de Jean Claude Sadia. Dans le cas de Yomou, le dossier contient
des informations concernant :
-
L’identité
du témoin ;
-
La date
approximative ;
-
L’heure ;
-
Le lieu ;
-
La
direction d'arrivée ;
-
La
direction de départ ;
-
La durée ;
-
La taille
apparente ;
-
Les
couleurs ;
-
Le
comportement du phénomène ;
-
Les autres
témoins.
Cela montre que Sadia et UFO Abidjan ne se contentaient pas de publier une
histoire générale. Ils tentaient de recueillir des données permettant une
analyse ultérieure. C'est une différence importante pour votre chapitre sur les
chercheurs africains.
Son réseau de témoins était assez large
L'affaire Yomou montre également que Sadia possédait des contacts qui
dépassaient le milieu ufologique. Le témoin était un artiste ivoirien, mais
parmi les personnes présentes figuraient notamment des artistes et, selon le
dossier, un représentant administratif local. Cela montre une capacité à
obtenir des témoignages auprès de personnes appartenant à des milieux sociaux
différents.
Le témoin Nepson Paradis aurait
interprété la lumière comme la manifestation de ses ancêtres venus le soutenir.
Le dossier contemporain reprend cette dimension culturelle et évoque
l'existence de récits locaux similaires. Cela donne un exemple concret d'un phénomène
céleste auquel peuvent être attribuées des significations différentes :
Interprétation ufologique → phénomène aérien
non identifié
Interprétation locale → manifestation des
ancêtres
C'est exactement le type de confrontation entre phénomène observé, culture
et interprétation que je développe dans ce livre.
11-7 LÉONARD MAKOSSO-AKENDENGUÉ — GABON - Diplomate, écrivain et
intervenant dans le débat contemporain sur les OVNI/UAP
Une source universitaire récente recense Léonard Makosso-Akendengué
explicitement comme « Diplomate, Union Africaine, Gabon » parmi les signataires
d’une déclaration internationale sur la recherche SETI/UAP, ce qui établit un
engagement documenté dans le domaine. Ce n’est pas une personnalité qui
officiellement s’intéresse de près au dossier OVNI, mais de part sa signature
sur un document de grande importance relatifs au projet SETI et aux UAP (OVNI)
il fait connaître en Afrique ce phénomène.
Léonard Makosso-Akendengué est un Gabonais ayant exercé dans la diplomatie,
et son nom apparaît dans des listes diplomatiques officielles comme Premier
conseiller / Chargé d'affaires. de l'ambassade du Gabon à Moscou. Une liste
diplomatique du ministère des Affaires étrangères de Lettonie le mentionne
précisément à ce poste
.
Il est également écrivain. Son ouvrage identifié dans les catalogues
bibliographiques est : Notre frère et ami le caméléon L'ouvrage compte environ
160 pages et a été publié en 2016 chez Les Impliqués / L'Harmattan. Il est
classé dans la littérature/récit et mêle notamment fable, politique et société.
:
En 2025, l'Université de Durham a publié une « Declaration on SETI and UAP
Research », déclaration internationale consacrée notamment à la recherche
scientifique sur la vie extraterrestre (SETI) et aux phénomènes aériens non
identifiés (UAP).
Parmi les signataires figure : Mr Léonard Makosso-Akendengué — Diplomate,
Union Africaine, Gabon C'est une donnée particulièrement importante parce
qu'elle ne provient pas d'un site ufologique marginal mais d'une page
institutionnelle de Durham University recensant les signataires. Cela permet donc de documenter au minimum :
-
Son
intérêt pour la question UAP/OVNI ;
-
Son
association au débat international SETI/UAP ;
-
Son statut
de diplomate ;
-
Son
identification comme représentant/agent lié à l'Union africaine dans cette
liste ;
-
Son
inscription dans une démarche internationale de réflexion sur la recherche
concernant les UAP.
« Diplomate, Union Africaine, Gabon ». Cela établit son affiliation ou sa qualité
diplomatique dans le contexte de cette déclaration, mais cela ne signifie pas
que l'Union africaine possède un programme officiel OVNI/UAP dont il serait
responsable. Nous insistons sur ce fait, son implication dans le dossier OVNI
est très limitée et le relais est uniquement à ma connaissance la signature du
Document SETI, qui spécifie les limites des déclarations et études sur la vie
extraterrestre et UAP.
Son rapport avec le dossier ovni, c’est une information biographique assez
remarquable qui ressort également de mes recherches. En fait Léonard
Makosso-Akendengué est le père de Jann Halexander, né Aurélien
Makosso-Akendengué à Libreville en 1982. Jann Halexander, qui vit en France,
sur Paris, est artiste, auteur-compositeur, réalisateur et écrivain
franco-gabonais. Plusieurs biographies indiquent explicitement que son père est
Léonard Makosso-Akendengué. Jann Halexander est lui-même devenu un acteur
important du débat OVNI en Afrique francophone. Il est l'auteur de : La
question des OVNI en Afrique centrale (Gabon – République du Congo – RDC) et il
a participé à la création de UAP Afrique avec le journaliste togolais Samson
Mawulolo Ahlijah.
11-7 G. DUNCAN FLETCHER - KENYA - Astronome amateur, responsable de la
Kenya Astronomical Association et l'un des premiers commentateurs africains du
phénomène « Flying saucers »
Une implication ufologique importante : Fletcher ne s’est pas contenté de son observation personnelle ; il a
recueilli et étudié un ensemble de témoignages provenant du Kenya, de l’Ouganda
et du Tanganyika. C’est l'un des
premiers commentateurs africains du phénomène « Flying saucers »
|
Période |
Éléments
documentés |
|
Avant 1951 |
Non documenté avec certitude |
|
1951 |
G. Duncan Fletcher figure dans le Kenya Government Gazette parmi les
personnes nommées Honorary Game Wardens pour cinq ans |
|
1954 |
Vice-président de la Kenya Astronomical Association |
|
1954 |
Possède/utilise un observatoire à Nairobi, décrit par la presse comme
bien équipé |
|
Sept.-oct. 1954 |
Recueille/étudie des témoignages de « Flying saucers » en Afrique
orientale |
|
Oct. 1954 |
Observation personnelle d'un phénomène à Nairobi avec quatre autres
personnes |
|
Oct. 1954 |
Devient une personnalité citée dans la presse internationale sur la
question des soucoupes |
|
1954-1955 |
Ses positions sont reprises par les publications ufologiques américaines
et britanniques |
|
1957-1958 |
Son nom continue d'apparaître dans la littérature ufologique
internationale |
|
Après 1958 |
Je n'ai pas retrouvé pour l'instant de trace fiable d'une activité
ufologique ultérieure |
La découverte concernant le Game Warden est particulièrement intéressante :
le Kenya Government Gazette du 3 juillet 1951 nomme G Duncan Fletcher Esq.
parmi les Honorary Game Wardens pour une période de cinq ans.
Cela donne donc à Fletcher une activité professionnelle/sociale dans le
Kenya colonial qui n'apparaissait pas dans les biographies ufologiques.
En 1954, les journaux le présentent de manière répétée comme : G. Duncan
Fletcher, vice-président de la Kenya Astronomical Association. L'East African
Standard du 17 septembre 1954 est particulièrement précieux. Il indique que de
nombreux habitants d'Afrique orientale avaient contacté le journal au sujet de
« Flying Saucers » et que son correspondant spécial avait interrogé G. Duncan
Fletcher, présenté comme vice-président de la Kenya Astronomical Association. C'est beaucoup plus intéressant qu'une simple reprise
française. Cela montre que Fletcher était déjà sollicité localement comme
personne compétente sur la question.
Les articles contemporains précisent que Fletcher se trouvait dans son
observatoire, accompagné de quatre personnes, lorsqu'il observa un phénomène. L'installation
est décrite comme « very well equipped » dans les reprises de la presse. Cela explique probablement pourquoi son
témoignage eut immédiatement une certaine importance dans la presse.
.
L'article de l'East African Standard du 17 septembre 1954 indique que
Fletcher avait été consulté à propos des nombreux témoignages reçus au Kenya. Puis les comptes rendus internationaux
indiquent qu'il avait reçu de nombreuses informations provenant d'observateurs.
La dépêche Reuters du 5 octobre 1954, reprise par plusieurs journaux, explique
que sa conclusion faisait suite à un véritable afflux de rapports concernant
des objets étranges au-dessus de l'Afrique orientale. Les lieux cités
comprennent :
Dar es-Salaam, Tanganyika ; Mombasa, Kenya ; Kampala, Ouganda et Nairobi,
Kenya.
On peut conclure à ce stade que G. Duncan est un observateur astronomique
qui, en 1954, s'intéressa à une série de témoignages OVNI d'Afrique orientale
avant et après avoir lui-même observé un phénomène.
Son observation personnelle, en fait elle demeure le cas le mieux documenté
associé à son nom.
Nairobi — octobre 1954 - Fletcher se trouvait dans son observatoire avec
quatre autres personnes. Selon la version publiée dans la presse :
|
1-
Phénomène
observé vers 19 h 40 2-
Direction
est ; 3-
Faible
hauteur apparente ; |
4-
Estimation
: environ 700 mètres 5-
Forte
lumière orangée ; 6-
Augmentation
de luminosité vers le jaune pâle ; 7-
Objet
apparemment immobile |
8-
Descene 9-
Montée 10- Nouvelle montée 11- Disparition dans les nuages. |
; Il existe toutefois une anomalie documentaire concernant l'heure :
certaines dépêches donnent 19 h 40, d'autres 1 h 40. Je recommande donc de ne
pas retenir 1 h 40 comme donnée certaine.
C'est là qu'il devient véritablement un personnage de l'histoire de
l'ufologie africaine. Après avoir étudié les rapports, il déclare que les « Flying
saucers » ne peuvent pas être simplement écartées. Il avance alors l'hypothèse
que les objets sont liés à des visiteurs extraterrestres effectuant une
reconnaissance de la Terre. Il va même jusqu'à suggérer qu'ils pourraient
dresser une carte de la Terre. Il ne
s'arrête pas là. Fletcher estime également que ces visiteurs ne semblent pas
hostiles et que leur comportement pourrait correspondre à une forme de
reconnaissance scientifique.
Une publication ufologique de 1954 reprend un raisonnement attribué à
Fletcher particulièrement intéressant. Il fait observer qu'un météore : ne peut
pas rester stationnaire et ne peut pas monter puis descendre ; suit normalement
une trajectoire balistique.
Il considère donc que le phénomène observé ne pouvait pas être expliqué
simplement comme un météore.
Historiquement, c'est intéressant, car on voit apparaître chez Fletcher une
tentative de distinction entre phénomène astronomique conventionnel et
phénomène aérien inexpliqué. Cela ne constitue évidemment pas une preuve de
l'origine extraterrestre.
Son cas a rapidement dépassé les frontières du Kenya. Une publication
ufologique américaine de 1954 rapporte que Fletcher avait étudié les nombreux
rapports de Kenya, Uganda et Tanganyika et présente ses conclusions comme
résultant de cette étude ainsi que de sa propre observation. Cela signifie qu'il faut éviter de le classer
simplement : « témoin OVNI de Nairobi ». Il était déjà devenu
correspondant/interprète d'un ensemble de rapports d'Afrique orientale.
Son nom réapparaît encore plusieurs années plus tard dans le bulletin NICAP
UFO Investigator, janvier 1958, cite : G. Duncan Fletcher — Vice President,
Kenya Astronomical Association dans une liste de personnes ayant rapporté
des observations d'objets volants non identifiés. Donc son observation de 1954 n'a pas
simplement disparu des archives. Son nom est encore utilisé en 1958 comme
référence ufologique.
J'ai également trouvé un élément qui pourrait être extrêmement intéressant,
mais je veux le présenter avec une réserve importante. Le film britannique Red
Spear, réalisé par George Breakston et Ray Stahl et produit en 1954, est
distribué en France sous le titre La Jungle est mon royaume. Dans le générique
disponible apparaît : G Duncan Fletcher dans la distribution.
Or nous savons par ailleurs qu'un G. Duncan Fletcher était Honorary Game
Warden au Kenya en 1951. Il est donc très possible qu'il s'agisse du même
homme. Le rapprochement est séduisant : un résident européen du Kenya, game
warden, observateur astronomique amateur, disposant d'un observatoire et
apparaissant dans un film tourné dans le contexte de l'Afrique orientale. Mais
je ne considère pas encore l'identité comme définitivement démontrée.
Avec les informations actuellement retrouvées, je dresserais le portrait
suivant :
|
G. DUNCAN FLETCHER |
|
Nationalité : probablement britannique / résident européen du Kenya
colonial — à confirmer. |
|
Lieu d'activité : Nairobi, Kenya. |
|
Activité scientifique : astronomie amateure. |
|
Responsabilité associative : vice-président de la Kenya Astronomical
Association en 1954. |
|
Infrastructure : observatoire privé ou associé à ses activités
astronomiques, à Nairobi. |
|
Autre activité documentée : Honorary Game Warden au Kenya à partir de
1951, pour cinq ans. |
|
Ufologie : |
|
Collecte ou reçoit des témoignages ; |
|
Analyse des observations ; |
|
Observation personnelle ; |
|
Prise de position publique ; |
|
Hypothèse extraterrestre ; |
|
Intervention dans la presse ; |
|
Diffusion internationale de ses conclusions. |
11-8 MICHAEL HESEMANN -
ALLEMAGNE – LE SEUL HISTORIEN UNIVERSITAIRE DE FORMATION QUI A FAIT LE LIEN ENTRE
L’UFOLOGIE EUROPEENNE ET AFRICAINE
Michael Hesemann (Allemagne) –
né le 22 March 1964 in Düsseldorf - est le seul historien universitaire de
formation qui a fait le lien entre l'ufologie européenne et l'Afrique australe
dans les années 90.
Michael Hesemann (né le 22
mars 1964 à Düsseldorf) est un historien allemand, journaliste et auteur du
Vatican. En tant qu'étudiant, il s'est fait connaître en Allemagne comme auteur
de plusieurs livres sur les ovnis et les visiteurs extraterrestres sur Terre.
Formation : Michael Hesemann
est un anthropologue culturel et historien qui a étudié à l'Université de
Göttingen - Histoire et Anthropologie culturelle à Göttingen. Il vit toujours à
Düsseldorf.
Débuts en ufologie : De 1984 à
1990 Hesemann a publié le magazine allemand Magazin 2000, qui traitait de
vulgarisation scientifique, de phénomènes paranormaux et de sujets religieux.
Il le revend en 1990 et en reste rédacteur en chef jusqu'en 2000. C'est la
revue de référence allemande sur le paranormal, publiée en allemand et tchèque.
Parcours ultérieur - ce qui le
distingue : Depuis 1999, il est accrédité au Bureau de Presse du Saint-Siège.
Le Wall Street Journal le décrit en 2010 comme « un historien des religions qui
aide le Vatican à dater les reliques ». Représentant allemand de la Pave the
Way Foundation, il travaille sur les archives du Vatican. Il devient auteur à
succès sur l'histoire de l'Église : Der Papst, der Hitler trotzte, My Brother,
the Pope avec Georg Ratzinger, etc. Il représente des vues catholiques
conservatrices-traditionnelles. C'est ce double parcours historien / ufologue
qui explique sa méthode en Afrique : pas de sensationnalisme, mais de
l'archive.
Rôle dans le phénomène OVNI
africain
Hesemann n'est pas un
enquêteur local du réseau Hind comme Roland Roeis ou Nathan Middeldorf. C'est
un chercheur externe qui vient vérifier.
Dans la chronologie d'Ariel
School établie par les chercheurs, en mars 1997 | Michael Hesemann (chercheur
sur les ovnis, ami et collègue de Mack rend visite à Ariel et interroge des
témoins, des enseignants, des parents et Hind
Il est ami et collègue de John
Mack, le psychiatre de Harvard qui avait vu les enfants en décembre 1994.
Hesemann vient 2 ans et demi après les faits pour faire ce que ni Tim Leach
(BBC, à chaud) ni Cynthia Hind (20 septembre) n'avaient pu faire : réinterroger
à froid.
Enquêtes :
Ruwa 1994 : Il réinterroge les
62 élèves, les parents, le directeur Colin Mackie, et Hind elle-même. Il publie : Hesemann, M. (1997). The
Ruwa Incident—62 Pupils Witness UFO Landing. Magazin 2000, 119, 40–50
C'est l'un des rares articles
de terrain non anglo-saxon sur Ariel, avec photos et dessins originaux
numérisés. Il est cité encore aujourd'hui comme source primaire dans les
debunkings et dans la bibliographie de Randall Nickerson.
Afrique du Sud : Pendant le
même voyage fin 90, il documente les cas d'atterrissages sud-africains des
années 70-80 que Hind avait évoqués dans UFO AFRINEWS - Rosmead, Loxton,
Groendal, et les cas de la vague de septembre 1994 (les lumières vues au-dessus
du Zimbabwe, Zambie, Afrique du Sud le 14 septembre avant Ariel).
Bibliographie ufologique -
pour situer
C'est l'auteur le plus
prolifique d'Allemagne sur le sujet avant de passer au Vatican
:
UFOs: Die Beweise (1993), UFOs: Die Kontakte
(1990)
Botschaft aus dem Kosmos (1993) / Cosmic
Connections (1995) sur les crop circles
Geheimsache
UFO: Die wahre Geschichte der unbekannten Flugobjekte (1994) / UFOs: The Secret
History (1998)
Jenseits
von Roswell (1996) / Beyond Roswell avec Philip Mantle
UFOs über Deutschland (1997), UFOs: Eine
Bilddokumentation (2001)
Hesemann est le chaînon
manquant entre les deux périodes :
·
Période
1 : 1994 - Leach filme, Hind collecte, Mack interprète
·
Période 2 : 1997 - Hesemann revient, sans caméra
BBC, sans pression médiatique, et constate que les récits tiennent, que les
dessins sont toujours cohérents, que les parents confirment le trauma
·
Période 3 : 2007-2022 - Randall Nickerson
reprend son travail d'archive pour Ariel Phenomenon
Il est le seul historien de
formation à avoir appliqué une méthode d'historien - retour aux sources orales,
confrontation des témoins - à un cas africain.
11-9 JEAN-PIERRE MANZOLO MONGA
MPPEPE, dit « MAITRE AVATAR » REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
La description de Maître Avatar comme « ufologue de terrain » n’est pas en
fait exact, ce n’est pas son domaine. Il s’intéresse aux OVNI, à fait une
observation, a fait quelques émissions TV, des vidéos en rapport avec les OVNIs
selon son interprétation mystique, mais ce n’est pas sérieux, loin d’être
présenté sous l’angle scientifique, et c’est en fait un responsable religieux
et ésotérique, conférencier et personnalité médiatique.
Identité et activités publiques : des annonces le présentent comme
président de la Fondation Jésus-Christ le Grand Alchimiste. Une annonce de 2017
de la fondation porte sur une conférence consacrée à Dieu, aux anges et aux
extraterrestres. Il fait aussi a Kinshasha autre rencontre abordant le lien
entre l’homme, la nature et les extraterrestres.
On ne retiendra son nom que comme personnage médiatique, marginal, frange
religieuse personnelle et qui a abordé le dossier des OVNIs.
11-10 SAMSON MAWULOLO AHLJIAH – TOGO – JOURNALISTE -
ECRIVAIN ET CHERCHEUR TOGOLAIS SUR LE PHENOMENE OVNI
État civil et parcours
Nom : Samson
Mawulolo Ahlijah
Date de naissance : 1er février 1991
Lieu de naissance : Lomé, Togo
Pays : Togo
Profession : journaliste, écrivain
Domaine de recherche récent : OVNI/UAP et phénomènes aériens inexpliqués en
Afrique
Début déclaré de son intérêt structuré pour l'ufologie : 2023
Fonction documentée : représentant d'UAP Afrique au Togo, à Lomé, depuis avril
2024.
Il faut donc éviter de le présenter comme un ufologue ayant plusieurs
décennies d'activité. Son engagement documenté dans l'étude des OVNI est
récent, même si son intérêt personnel remonte à son adolescence.
D'après sa biographie publiée par UAP Afrique et reprise par plusieurs
notices bibliographiques, Ahlijah affirme avoir été témoin d'une observation
d'OVNI durant son adolescence. Cet événement constitue le premier élément de
son rapport personnel au phénomène.
C'est en 2023 que son intérêt pour l'ufologie devient véritablement une
activité de recherche. Selon sa biographie, une nouvelle observation
personnelle l'amène à s'intéresser plus systématiquement aux apparitions d'OVNI
en Afrique. UAP Afrique indique explicitement qu'il commence cette recherche en
2023 « à la suite d'une nouvelle observation ».
C'est un élément intéressant, car il montre une trajectoire assez
différente de celle de chercheurs comme Cynthia Hind, qui avaient constitué
pendant des décennies des réseaux d'enquête.
Son activité principale dans le domaine est aujourd'hui son livre : Samson
Mawulolo Ahlijah, Les Ovnis en
Afrique – Quand les extraterrestres visitent le ciel africain.
11-11 LOUIS RAKOTOARIJAONA – MADAGASCAR – FONDATEUR DU CREDO EN 1988
Fiche d'identification
|
Élément |
Informations disponibles |
|
Nom |
Louis Rakotoarijaona |
|
Pays |
Madagascar |
|
Profession |
Policier |
|
Domaine |
Ufologie / phénomènes OVNI |
|
Expérience personnelle |
Observation d'un OVNI en 1959 |
|
Création du CREDO |
1988 |
|
Organisation |
CREDO – Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés |
|
Publication |
Mad-Ovni |
|
Nombre de numéros retrouvés |
Au moins deux |
|
Langue |
Français |
|
Particularité |
Organisation ufologique créée par un chercheur malgache local |
|
Documentation biographique |
Très lacunaire |
1. Une observation personnelle en 1959
L'élément biographique le plus intéressant est son observation personnelle
de 1959. La source disponible indique explicitement que Rakotoarijaona était
policier et qu'il avait été témoin d'une observation d'OVNI en 1959. Cette
expérience semble avoir constitué le point de départ de son intérêt pour le
phénomène.
Mais il faut être très prudent :
2. 1988 : création du CREDO
C'est ici que Rakotoarijaona devient véritablement important dans
l'histoire de l'ufologie africaine. En 1988, il crée le : CREDO Centre de
Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés. La création d'une structure spécifiquement
consacrée aux OVNI à Madagascar est remarquable pour plusieurs raisons.
1-
Nous
sommes alors dans une période où les groupes ufologiques africains sont encore
relativement rares et où beaucoup d'activités d'enquête sur le continent sont
liées à des organisations européennes ou américaines.
2-
La source
spécialisée qui documente l'histoire de l'ufologie africaine souligne justement
que le CREDO constitue une exception importante : contrairement à de nombreux
groupes ou représentants locaux créés par des Européens ou des Africains
blancs, le CREDO fut créé par un chercheur malgache local.
C'est probablement l'un des points les plus importants à retenir pour les
activités ufologiques menées par Louis Rakotoanjaona.
Pourquoi le CREDO est historiquement important
Le CREDO n'est pas simplement une personne ayant raconté avoir vu un OVNI. Il
s'agit d'une tentative d'organisation de la recherche ufologique à Madagascar. Cela
change complètement la valeur historique de la démarche.
On passe de :
« Un Malgache a observé un OVNI »
À :
« Un chercheur malgache a créé une structure destinée à étudier les
observations OVNI dans son propre pays ».
C'est une étape importante dans l'histoire de l'ufologie africaine.
Le bulletin Mad-Ovni : Le CREDO semble avoir publié son propre
bulletin : Mad-Ovni La documentation que j'ai retrouvée permet d'affirmer qu'il
existe au moins deux numéros de cette publication en français.
Mad-Ovni pourrait constituer une source primaire, contrairement aux
catalogues contemporains qui recopient souvent des cas anciens sans citer leur
origine. Il faudrait donc essayer de retrouver ces bulletins, ce qui serait
intéressant pour établir l’histoire des OVNIs à Madagascar, documents qu’il
faudrait scanner et placer sur Internet. :
Quel était le travail du CREDO ?
Il faut cependant éviter d'attribuer au CREDO des activités que les sources
actuellement disponibles ne permettent pas de démontrer.
Nous pouvons raisonnablement identifier :
✔ création d'une organisation ufologique locale
✔ collecte/étude des observations OVNI
✔ publication d'un bulletin
✔ travail en français
Son parcours est également intéressant parce qu'il appartient à une
catégorie particulière de chercheurs : les professionnels de la sécurité
ou de l'administration ayant étudié les OVNI.
SON CV
UFOLOGIQUE selon nos connaissances :
LOUIS
RAKOTOARIJAONA
Nationalité :
Malgache
Pays d'activité : Madagascar
Profession : Policier
Domaine : Ufologie / OVNI
Observation personnelle : 1959
Création du CREDO : 1988
Organisation : Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés
Publication : Mad-Ovni
Langue de publication : Français
Nombre de bulletins actuellement attestés : au moins 2
Période d'activité ufologique documentée : à partir de 1988
Type d'activité : organisation, recherche, collecte de cas, publication
Particularité historique : création d'une organisation ufologique malgache par
un chercheur local.
11-12 NANA EKOV BUTWEIKU – GHANA - CHERCHEUR AFROCENTRISTE EN CONTACT AVEC
LA TRADITION DOGON
Une source particulièrement importante est une étude consacrée au fonds
Marcel Griaule, qui décrit explicitement Butweiku comme un « militant
afrocentriste » et indique qu'il s'est rendu à plusieurs reprises à Sangha, au
Mali, afin d'enquêter sur la religion et la cosmogonie dogon.
Ce domaine n’est pas spécialement la recherche ou les enquêtes sur le
phénomène ovni, mais, l’étude des Dogons a donné lieu à un nombre indéfini
d’articles, de livres, de films, de vidéos sur les Dogons et un éventuel
rapport avec les extraterrestres, les OVNI, qu’il a sa place dans notre liste
des chercheurs Africains qui ont contribués à faire l’Histoire des OVNIs en
Afrique.
1. Identité et profil intellectuel
Nom : Nana Ekow
Butweiku I
Origine : Ghana / monde akan
Activité : chercheur indépendant, écrivain, voyageur, militant afrocentriste
Lieu de résidence documenté : Bronx, New York, à la fin des années 1990
Domaines : théologie africaine, cosmogonie, philosophie africaine, histoire des
religions, traditions africaines, histoire des peuples africains.
Il est présenté par Runoko Rashidi comme un intellectuel afrocentré,
voyageur et militant consacré à la réhabilitation de l'histoire et des
traditions africaines. Rashidi rédige notamment l'introduction de son ouvrage
Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy.
Il faut cependant être prudent avec certaines biographies circulant sur
Internet : je n'ai pas retrouvé de date de naissance, de formation
universitaire complète, de carrière professionnelle détaillée ni de CV
institutionnel permettant de compléter sérieusement sa biographie.
Son livre essentiel : Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy C'est
probablement le document le plus important pour le dossier OVNI. L'ouvrage est
référencé sous le titre : Nana Ekow Butweiku I, Afrikan Theology, Cosmogony
& Philosophy: An Insight on Traditional Afrikan Religion, 1999.
La bibliographie de Runoko Rashidi donne : Nana Ekow Butweiku I, Afrikan
Theology, Cosmogony & Philosophy: An Insight on Traditional Afrikan
Religion, Hampton, UB & US Communications Systems, 1999.
Il existe également des références bibliographiques qui donnent comme
éditeur The Lumumba Book Printers & Co., ce qui montre qu'il faut vérifier
l'édition consultée avant de donner une référence bibliographique définitive
dans votre livre.
L'ouvrage est particulièrement intéressant parce qu'il ne s'agit pas
simplement d'une réflexion théorique : une partie importante repose sur des
recherches effectuées directement en Afrique et sur des entretiens avec des
détenteurs de traditions.
Son enquête chez les Dogons
L'étude du fonds Griaule apporte une
information très précise : Butweiku séjourne à plusieurs reprises à Sangha, au
pays dogon, pour enquêter sur la religion et la cosmogonie dogon. Lors de son
premier séjour en 1993, il aurait recherché les derniers informateurs de Marcel
Griaule encore vivants. Il disposait notamment de photographies publiées dans
l'édition anglaise de Le Renard pâle (The Pale Fox) afin d'identifier les
personnes rencontrées plusieurs décennies auparavant par Griaule. Il aurait
ainsi rencontré Apourali Dolo, présenté comme le seul survivant qu'il ait pu
retrouver parmi ces informateurs.
Butweiku et la question de Sirius chez les Dogons
Il faut ici être extrêmement prudent. La littérature ufologique a souvent
utilisé la cosmogonie dogon comme argument en faveur d'une connaissance
ancienne de Sirius B, parfois présentée comme résultant d'un contact avec une
civilisation extraterrestre. Mais Butweiku n'est pas simplement un ufologue
affirmant cette hypothèse. Son travail s'inscrit d'abord dans une problématique
beaucoup plus large : Qui possède le droit d'interpréter les traditions
africaines ? Il cherche notamment à confronter :
Tradition orale dogon → interprétation
européenne → travaux de Griaule/Dieterlen → interprétations afrocentristes
modernes.
L'étude du fonds Griaule montre précisément qu'il interrogeait Apourali
Dolo sur les affirmations et dessins de Dieu d'eau et du Renard pâle.
La relation intellectuelle avec Runoko Rashidi est particulièrement
importante. - Rashidi signe l'introduction de Afrikan Theology, Cosmogony &
Philosophy et l'intègre dans sa bibliographie consacrée aux intellectuels de la
diaspora africaine.
La documentation disponible présente donc Butweiku dans un réseau
intellectuel afrocentriste international comprenant notamment des chercheurs et
écrivains travaillant sur : l'Afrique ancienne ;
; les religions africaines ; l'histoire précoloniale ou les traditions
cosmogoniques. Son livre figure ainsi
dans la bibliographie de Rashidi aux côtés d'auteurs comme John Henrik Clarke,
Yosef Ben-Jochannan, Marimba Ani, Ivan Van Sertima, etc.
Nom : Mohamed
Cherif
Nom indiqué comme nom véritable : Mohamed Almouldi Asharif
Origine : Maghreb — pays d'origine précis à documenter
Domaines d'activité : OVNI, extraterrestres, phénomènes non conventionnels,
sciences, histoire, politique, environnement et questions de société
Formation déclarée : formation universitaire de quatre années en physique des
matériaux ; certaines notices éditoriales le présentent comme titulaire d'un
master en sciences physiques
Langues de publication : français et anglais
Statut : auteur et chercheur indépendant
Mode de publication : principalement autoédition et édition à la demande
Un auteur indépendant aux centres d'intérêt très larges
Mohamed Cherif est un auteur indépendant dont la production couvre des
domaines très divers, allant des sciences et des phénomènes non conventionnels
à l'histoire, la politique et aux questions de société. Il est notamment connu
pour ses ouvrages consacrés aux OVNI, aux extraterrestres et aux hypothèses de
contacts entre l'humanité et des intelligences non humaines.
Selon les notices biographiques associées à ses ouvrages, Cherif affirme
s'intéresser au phénomène OVNI depuis plus de vingt ans. La durée exacte varie
selon les présentations — certaines évoquent plus de 23 ans, d'autres plus de
24 ans — ce qui invite à retenir prudemment la formulation « depuis plus de
vingt ans ».
Il se présente également comme un chercheur de vérité, intéressé par les
connaissances scientifiques et non conventionnelles ainsi que par les questions
relatives au pouvoir, aux élites et au contrôle de l'information.
Une formation scientifique revendiquée
Les notices consacrées à ses livres indiquent que Mohamed Cherif possède
une formation universitaire en physique des matériaux. Certaines présentent
cette formation comme quatre années d'études universitaires, tandis que
d'autres utilisent la qualification de « master en sciences physiques ». Cette
formation constitue un élément intéressant de son parcours, mais elle ne doit
pas conduire à le présenter comme un physicien exerçant dans la recherche
scientifique institutionnelle : les sources retrouvées ne permettent pas
d'établir une carrière universitaire ou professionnelle dans ce domaine.
L'ufologie au centre d'une partie de son œuvre
Le phénomène OVNI constitue l'un des principaux thèmes de sa production
littéraire.
Parmi ses ouvrages figurent notamment :
·
La Vérité
sur les extraterrestres : Qu'est-ce qu'on sait ? ;
·
Truth
About Extraterrestrials ;
·
Aliens
& UFOs Then & Now ;
·
The Nazi UFOs: Where Are They Now? ;
·
Hidden History of the Giants.
Son ouvrage La Vérité sur les extraterrestres : Qu'est-ce qu'on sait ? est
notamment référencé sous l'ISBN 9781539152224 et sous le nom de Mohamed Cherif.
Une édition est datée de 2016.
Son travail anglophone lui permet par ailleurs de toucher un lectorat plus
large que celui du seul espace francophone. Dans ses publications consacrées
aux OVNI et aux extraterrestres, Mohamed Cherif ne limite pas son étude aux
observations aériennes contemporaines. Il aborde également les rapports
supposés entre :
·
Les
civilisations anciennes et les extraterrestres ;
·
Les
mythologies et les visiteurs venus du ciel ;
·
Les OVNI
historiques ;
·
Les
prétendues technologies extraterrestres ;
·
Les
gouvernements et le phénomène OVNI ;
·
Les
programmes secrets ;
·
Les
phénomènes considérés comme relevant des « connaissances non conventionnelles
».
Cette démarche l'inscrit davantage dans le courant de l'ufologie
indépendante qui considère l'hypothèse extraterrestre comme une possibilité
centrale, plutôt que dans une approche institutionnelle consistant uniquement à
inventorier les phénomènes aériens inexpliqués.
Un autre aspect caractéristique de sa production est l'association entre la
question extraterrestre et celle du contrôle de l'information. Cherif
s'intéresse aux relations supposées entre les phénomènes OVNI, les
gouvernements, les élites et certains programmes secrets. Il développe
également des thèmes liés à la manipulation de l'information et aux structures
de pouvoir.
Il est important, dans une présentation historique de son œuvre, de
distinguer ses thèses et interprétations des faits établis. Les hypothèses
qu'il expose sur les extraterrestres, les élites ou les programmes secrets
doivent donc être présentées comme les positions de l'auteur et non comme des
conclusions scientifiques établies.
Un militant écologiste
Les notices biographiques associées à ses ouvrages indiquent également que
Mohamed Cherif est engagé dans la protection de l'environnement. Il affirme
soutenir les mouvements de la société civile ainsi que différents mouvements
qu'il qualifie « d’anti-tyrannie » à travers le monde. Cette dimension
militante dépasse donc largement le seul domaine de l'ufologie
Mohamed Cherif affirme être l'auteur d'environ une trentaine de livres
consacrés à différents sujets. Sa production est essentiellement réalisée dans
le cadre de l'autoédition et de l'édition à la demande. Ses ouvrages sont
notamment diffusés par différentes plateformes spécialisées dans la publication
numérique ou l'impression à la demande.
Cette caractéristique est importante pour comprendre sa place dans le
paysage ufologique contemporain : il ne s'inscrit pas dans le modèle
traditionnel de l'ufologue travaillant au sein d'une association disposant
d'une revue, d'archives et d'une structure d'enquête. Il appartient plutôt à la
catégorie des auteurs-chercheurs indépendants utilisant les nouvelles
possibilités de l'édition numérique pour diffuser leurs travaux.
Sa place dans l'ufologie africaine
La documentation actuellement disponible permet de le considérer comme un
auteur maghrébin travaillant notamment sur les OVNI et les extraterrestres,
mais son rattachement précis à une organisation ufologique ou à une structure
de recherche africaine n'est pas établi. De même, il convient de distinguer son
intérêt général pour le phénomène OVNI de l'existence d'enquêtes de terrain
documentées. Les éléments actuellement disponibles attestent surtout de son
importante production éditoriale. Ils ne permettent pas encore de dresser un
catalogue précis d'enquêtes personnelles conduites sur le terrain en Afrique. Cette
distinction est importante pour une histoire générale de l'ufologie africaine :
Mohamed Cherif semble davantage correspondre au profil de l'auteur-chercheur
indépendant et vulgarisateur du phénomène extraterrestre qu'à celui d'un
enquêteur institutionnel disposant d'un fonds d'enquêtes comparable, par
exemple, à celui de certaines organisations ufologiques historiques.
Mohamed Cherif représente ainsi une forme particulière de l'ufologie
contemporaine : celle de l'auteur indépendant, travaillant à partir d'une
documentation internationale accessible notamment par Internet et publiant
directement ses recherches sous forme de livres numériques ou imprimés à la
demande.
Son parcours présente plusieurs caractéristiques :
Formation scientifique revendiquée → intérêt
pour les phénomènes non conventionnels → recherche sur les OVNI et les
extraterrestres → réflexion sur les secrets d'État et le contrôle de
l'information → production éditoriale indépendante.
Il constitue donc un exemple intéressant de l'évolution de l'ufologie au
Maghreb et dans l'espace francophone à l'époque d'Internet.
Évaluation documentaire
Pour une étude historique du phénomène OVNI, il est préférable de
distinguer plusieurs niveaux :
A — Existence comme auteur : bien documentée.
A — Production consacrée aux OVNI et aux
extraterrestres : bien documentée par ses ouvrages.
B — Formation en physique des matériaux :
mentionnée dans les notices biographiques de ses publications, mais à vérifier
éventuellement à partir d'un document universitaire.
B — Ancienneté de plus de vingt ans dans
l'étude des OVNI : revendiquée dans ses présentations biographiques.
B — Activité militante et environnementale :
mentionnée dans ses notices d'auteur.
C — Activité d'enquête de terrain :
documentation actuellement insuffisante pour établir un catalogue précis.
C — Rôle institutionnel dans l'ufologie
africaine : aucune organisation majeure identifiée à ce stade.
À vérifier — origine nationale précise : les éléments disponibles
permettent de le rattacher au contexte maghrébin, mais une nationalité précise
ne peut pas être affirmée sans source biographique plus solide.
Conclusion
Mohamed Cherif mérite d'être mentionné dans une histoire contemporaine de
l'ufologie africaine et maghrébine, principalement en raison de son importante
production consacrée aux OVNI, aux extraterrestres et aux phénomènes non
conventionnels.
Son originalité réside moins, à ce stade de la documentation, dans la
constitution d'archives d'observations ou dans la réalisation d'enquêtes de
terrain que dans une production éditoriale abondante et transnationale, publiée
en français et en anglais.
Son œuvre associe le phénomène extraterrestre à des thèmes plus larges —
histoire ancienne, politique, pouvoir, secret, contrôle de l'information et
environnement — ce qui permet de l'étudier comme un représentant d'une
génération d'auteurs indépendants ayant largement profité des possibilités
offertes par l'autoédition et Internet.
Mohamed Cherif se classe donc dans une catégorie de chercheurs et auteurs
africains contemporains, qui travaille à partir de la documentation existante,
mais qui ne va pas sur le terrain faire des enquêtes, qui n’organise aucun
groupe, ne produit aucune réflexion profonde sur le phénomène ovni, ni d’études particulières.
11-14 MAAME GRACE — GHANA - PERSONNALITÉ
SPIRITUELLE ET DOCUMENTARISTE — COURANT « ANCIENS ASTRONAUTE
Je mentionne ici Maame Grace
pour son travail sur les Annunaki, son travail de recherche sur les anciennes
traditions Africaines. Son rapport avec le phénomène OVNI est donc secondaire.
MAAME GRACE :
Prédicatrice, productrice audiovisuelle et exploratrice des traditions
spirituelles
Nom utilisé
publiquement : Maame Grace
Pays : Ghana
Activités : prédicatrice, auteure, entrepreneuse, philanthrope, animatrice de
télévision et productrice de contenus audiovisuels
Organisation : Global Eagle Revival Outreach Ministries (GEROM)
Programmes : Time with Maame Grace, Revelations, Spiritual Hour, The Quest of
Alkebulan
Domaines
particuliers : spiritualité africaine, anciennes divinités, traditions
africaines, Anunnaki et interprétations « extraterrestres » de l'Antiquité.
Maame Grace est une personnalité ghanéenne connue avant tout comme
prédicatrice et responsable religieuse. Elle dirige la Global Eagle Revival
Outreach Ministries, basée à Accra, et présente plusieurs programmes consacrés
à la spiritualité, à la religion et aux questions de société.
Maame Grace a créé une série documentaire intitulée : The Quest of
Alkebulan La série explore les traditions, croyances, monuments et héritages
spirituels africains. Une source ghanéenne la présente comme la première
Ghanéenne à avoir produit et diffusé une docu-série sur YouTube, The Quest of
Alkebulan, dont la première a eu lieu en janvier 2023. Il s'intéresse également à la spiritualité et
au patrimoine d'autres régions, notamment à travers des épisodes consacrés à
l'Europe et au Royaume-Uni.
Cela montre que son projet est plus large qu'une simple série sur les
extraterrestres. Le 25 février 2024, Maame Grace a publié sur sa chaîne YouTube
une émission intitulée : “THE ANUNNAKI : Maame Grace Is First African To
Profile The Ancient Celestial Beings” La vidéo est publiée sur sa chaîne
officielle, qui comptait alors plus de 200 000 abonnés et était vérifiée.
Chapitre VI - 2
LES PRINCIPAUX CHERCHEURS AFRICAINS SUR LE PHENOMENE OVNI
L’Afrique de l’Est : une recherche beaucoup plus
difficile à documenter
Après l'Afrique australe, l'Afrique de l'Est constitue une deuxième région
importante dans l'histoire des observations de phénomènes aériens inhabituels.
Pourtant, lorsqu'on cherche à identifier les chercheurs africains ayant étudié
ces phénomènes, une difficulté apparaît immédiatement : les observations sont
relativement nombreuses dans la littérature ufologique internationale, mais les
noms des enquêteurs locaux sont beaucoup plus rares.
Cette situation ne signifie pas nécessairement qu'il n'existait pas de
chercheurs. Elle signifie surtout que leurs travaux ont souvent été conservés
dans des archives étrangères, des journaux, des publications ufologiques
internationales ou des correspondances privées, plutôt que dans des
institutions africaines consacrées à l'étude des PAN.
Cette différence entre la richesse de la casuistique et la faiblesse de la
documentation sur les enquêteurs constitue l'un des problèmes majeurs de
l'histoire de l'ufologie africaine.
KENYA
Le cas du mont Kilimandjaro et la difficulté d'identifier les enquêteurs
africains Le Kenya possède une place particulière dans l'histoire des
observations africaines. Le 19 février 1951, un équipage d'East African Airways
aurait observé depuis un avion un objet de forme allongée à proximité du mont
Kilimandjaro. Le commandant Jack Bicknell et le radio-opérateur Dennis
Merrifield furent notamment associés à ce récit. L'affaire est devenue un
classique de la littérature ufologique africaine. Mais il faut faire une
distinction importante : les membres d'équipage étaient des témoins, et non
nécessairement des chercheurs ufologiques.
Cynthia Hind reprit le dossier plusieurs décennies plus tard dans son
ouvrage UFOs Over Africa. Elle tenta notamment de retrouver le commandant
Bicknell ou des personnes susceptibles de l'avoir connu, sans parvenir à
compléter son enquête. Cette démarche est intéressante parce qu'elle montre
qu'Hind savait également reconnaître lorsqu'une enquête ne permettait pas de
parvenir à une conclusion.
Le dossier du Kilimandjaro doit donc être classé dans une catégorie
particulière :
Cas africain important — enquête ultérieure par une chercheuse
sud-africaine/zimbabwéenne — mais pas preuve de l'existence d'un chercheur
ufologique kényan identifié.
Une absence documentaire révélatrice ce sont les recherches effectuées dans
les sources actuellement accessibles qui ne permettent pas encore d'identifier
avec suffisamment de certitude un grand enquêteur ufologique kényan comparable
à Cynthia Hind, Prier Wintle ou Gunter Hofer. Cette absence doit être signalée
plutôt que comblée artificiellement.
Le Kenya constitue donc l'un des pays où une recherche archivistique
spécifique serait particulièrement utile. Les fonds de presse de Nairobi, les
archives de l'ancienne East African Airways et les archives coloniales
britanniques devraient être confrontés aux publications ufologiques
internationales.
TANZANIE
La Tanzanie présente une situation comparable. Le pays possède une
importante casuistique dans les catalogues internationaux, notamment autour de
Dar es-Salaam et du Kilimandjaro. Mais là encore, les noms des enquêteurs
africains sont beaucoup moins nombreux que ceux des témoins ou des auteurs
étrangers ayant repris les affaires. Il faut donc éviter une erreur fréquente
dans les catalogues ufologiques : publier un cas observé en Tanzanie ne
signifie pas nécessairement qu'il a été enquêté par un chercheur tanzanien. Cette
distinction est fondamentale pour votre chapitre consacré aux chercheurs
africains.
Pour la Tanzanie, une véritable histoire des chercheurs locaux devra
probablement passer par la presse. Les journaux publiés à Dar es-Salaam
pourraient permettre de retrouver des jurnalistes ou des chercheurs qui ont
enquêté sur le phénomène OVNI.
.
Les archives britanniques constituent également une piste importante pour
la période coloniale. L'étude devrait rechercher non seulement le mot « UFO »,
mais aussi des termes tels que : objet volant, lumière étrange, avion,
météorite, boule de feu, phénomène aérien, objet mystérieux, aéronef non
identifié. Cette méthode est essentielle car une observation inhabituelle
n'était pas forcément désignée comme « OVNI » par son auteur.
OUGANDA
L'Ouganda est encore moins bien documenté. Les recherches disponibles
permettent de retrouver des mentions d'observations et de phénomènes célestes
inhabituels, mais ne permettent pas encore de dresser une liste fiable
d'enquêteurs ou d'organisations ufologiques ougandaises historiques. Il serait
donc prématuré d'attribuer à telle ou telle personne la qualité de « chercheur
africain sur les OVNI » sans retrouver : une publication ; un rapport d'enquête
; ou une autre preuve directe de son activité.
Cette prudence est d'autant plus importante que les recherches sur Internet
produisent fréquemment des homonymies ou des personnes dont le nom contient
accidentellement les lettres « UFO ».
ÉTHIOPIE
L'Éthiopie constitue un cas particulièrement intéressant parce qu'elle
possède une longue tradition astronomique et scientifique, mais cela ne
signifie pas qu'elle possède une tradition ufologique équivalente. Les
recherches actuellement disponibles ne permettent pas d'identifier avec
suffisamment de certitude une figure historique équivalente à Cynthia Hind ou à
ses principaux collaborateurs sud-africains.
Cette distinction est essentielle. Un astronome qui étudie les étoiles, les
météores ou les objets géocroiseurs n'est pas automatiquement un « chercheur
OVNI ».
MADAGASCAR
Madagascar présente une situation différente. Son isolement géographique,
son histoire coloniale française et son importante richesse culturelle auraient
pu produire une documentation originale sur les phénomènes célestes
inhabituels. Pourtant, les chercheurs ufologiques malgaches restent très
difficiles à identifier dans les sources actuellement disponibles. La
documentation internationale contient des observations attribuées à Madagascar,
mais les enquêteurs qui auraient pu recueillir ces témoignages restent souvent
anonymes. Il s'agit là encore d'un problème d'archives car une recherche
approfondie devrait porter sur :
-
La presse
malgache ;
-
Les
archives coloniales françaises ;
-
Les
archives météorologiques ;
-
Les
archives de l'aviation ;
-
Les
associations astronomiques ;
-
Les
publications scientifiques locales ;
-
Les
correspondances avec les groupes ufologiques français.
UNE EXCEPTION : LES TÉMOINS QUI DEVIENNENT SOURCES
Il faut également distinguer les chercheurs des témoins particulièrement
importants. Dans certains cas, le témoin devient lui-même une source
documentaire majeure parce que son témoignage a été repris par plusieurs
chercheurs. Mais cela ne fait pas automatiquement de lui un enquêteur. Cette
distinction devra être conservée dans votre ouvrage sous trois catégories :
1. Témoin
Personne ayant observé le phénomène.
2. Enquêteur
Personne ayant recueilli et étudié le
témoignage.
3. Chercheur
Personne ayant développé une activité durable
de collecte, comparaison, publication ou analyse de plusieurs cas.
Cette classification permettra d'éviter de gonfler artificiellement le
nombre des chercheurs africains.
L'étude de l'Afrique de l'Est révèle donc une caractéristique importante. Contrairement
aux États-Unis, au Royaume-Uni ou à la France, les pays d'Afrique de l'Est
n'ont généralement pas développé de grande institution publique consacrée
spécifiquement à l'étude des OVNI. La recherche s'est souvent développée autour
de journalistes, d'astronomes amateurs ou encore de passionnés ; Cette
situation explique en partie pourquoi les chercheurs africains sont aujourd'hui
beaucoup plus difficiles à retrouver que les chercheurs américains ou
européens.
L'Afrique de l'Est ne possède pas, dans l'état actuel des sources
facilement accessibles, une galerie de chercheurs aussi bien documentée que
l'Afrique australe. Mais cette faiblesse documentaire ne doit surtout pas être
interprétée comme une absence de recherche. Elle indique plutôt que l'histoire
de l'ufologie est-africaine reste à écrire. Le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda,
l'Éthiopie et Madagascar mériteraient chacun une enquête documentaire
spécifique. La priorité devrait être donnée aux archives de presse et aux fonds
aéronautiques, avant de se tourner vers les catalogues ufologiques
internationaux. Il faudra surtout rechercher les noms des personnes qui ont
recueilli les témoignages, plutôt que seulement les noms des témoins. C'est
probablement là que se trouve une partie encore inconnue de l'histoire de la
recherche africaine sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Chapitre VI – 3
LES PRINCIPAUX CHERCHEURS AFRICAINS SUR LE PHENOMENE OVNI
L’Afrique du Nord : Entre ufologie, astronomie et archives
L'Afrique du Nord occupe une position particulière dans l'histoire de la
recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. L'Algérie, l'Égypte,
la Tunisie, la Libye et le Soudan disposent d'une importante tradition
astronomique, géophysique ou aéronautique. Pourtant, cette infrastructure
scientifique ne s'est pas automatiquement transformée en recherche ufologique
organisée. Il faut donc distinguer trois catégories :
1.
Le
scientifique qui étudie les phénomènes célestes ;
2.
L’enquêteur
qui étudie les observations d'OVNI ;
3.
Le témoin
dont l'observation est ensuite reprise par des chercheurs étrangers.
Cette distinction est particulièrement importante pour l'histoire
africaine.
ÉGYPTE
L'Égypte est probablement le pays d'Afrique du Nord qui présente
aujourd'hui la plus grande infrastructure scientifique susceptible d'être
mobilisée pour l'étude des phénomènes célestes inhabituels.
Le National Research Institute of Astronomy and Geophysics (NRIAG) possède
notamment un laboratoire de recherche spatiale et des moyens d'observation
d'objets en orbite. L'institut possède une longue histoire astronomique
remontant à l'ancien observatoire royal de Boulak, puis à celui d'Abbasia et
enfin à Helwan. Cette capacité est particulièrement importante pour l'étude des
PAN.
-
Ahmed
Moursi : un exemple de
chercheur scientifique pertinent
Le cas d'Ahmed Moursi est intéressant, non pas parce qu'il serait un
ufologue, mais précisément parce qu'il représente le type de scientifique dont
les compétences peuvent être essentielles à l'étude moderne des PAN. Chercheur
au NRIAG, il travaille sur la dynamique spatiale, les débris spatiaux et les
objets évoluant sur des orbites proches de la Terre. Il possède également une
expérience d'observation et de suivi optique des objets spatiaux et a participé
à la mise en place d'une station d'observation dédiée aux débris spatiaux et
aux objets proches de la Terre. Il serait donc historiquement incorrect de le
présenter comme un « ufologue ». En revanche, ses compétences illustrent
parfaitement la différence entre ufologie traditionnelle et recherche
scientifique moderne sur les objets aériens ou spatiaux inhabituels.
-
Le
NRIAG et l'intérêt pour les PAN
L'existence d'un institut comme le NRIAG modifie profondément le contexte
égyptien. L'Égypte dispose de compétences permettant théoriquement de vérifier
:
-
La
position d'un satellite ;
-
La
trajectoire d'un météore ;
-
Le passage
de la Station spatiale internationale ;
-
La rentrée
d'un objet spatial ;
-
La
visibilité d'un phénomène astronomique ;
-
Certaines
caractéristiques photométriques d'un objet.
Cette capacité est beaucoup plus importante pour une enquête contemporaine
qu'une simple classification visuelle « disque », « sphère » ou « triangle ».
ZAHI HAWASS : À NE PAS CONFONDRE AVEC UN CHERCHEUR OVNI
Le cas de Zahi Hawass mérite d'être mentionné parce que son nom est parfois
associé sur Internet aux théories concernant les extraterrestres et les
civilisations anciennes. Hawass est avant tout un archéologue et
égyptologue, ancien responsable du plateau de Gizeh. Certaines
productions consacrées aux mystères de Gizeh l'ont également intégré dans des
discussions relatives aux hypothèses « anciennes civilisations /
extraterrestres ». Des bases consacrées aux UAP le classent même parmi les
personnes associées à ce domaine. Mais cela ne suffit absolument pas
pour le qualifier de chercheur ufologique. Zahi Hawass doit être
présenté comme un égyptologue impliqué ponctuellement dans des débats
médiatiques autour des mystères de l'Égypte ancienne, et non comme un enquêteur
africain sur les OVNI.
L'Égypte ancienne a joué un rôle considérable dans la diffusion mondiale
des théories reliant les pyramides, les dieux célestes et les extraterrestres. Mais
cette littérature doit être séparée de l'étude historique des PAN. Une
représentation d'un dieu descendant du ciel n'est pas un rapport d'observation
aérienne. Une tradition religieuse concernant les étoiles n'est pas un
témoignage radar. Une architecture monumentale n'est pas une preuve
technologique extraterrestre. Cette distinction doit être particulièrement
claire dans un ouvrage consacré à l'Afrique.
ALGÉRIE
L'Algérie possède une situation particulièrement intéressante. Le pays
dispose d'une infrastructure astronomique ancienne et importante. Le Centre de
Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) est l'héritier de
l'Observatoire d'Alger créé en 1890. Il constitue aujourd'hui un établissement
public de recherche travaillant notamment en astrophysique et en géophysique. Pour
l'étude des PAN, le CRAAG constitue donc une institution potentiellement
essentielle. Mais là encore :
CRAAG ≠ organisme ufologique.
Aucune preuve suffisante ne permet de présenter le CRAAG comme une
institution officiellement consacrée à l'étude des OVNI.
Les catalogues internationaux contiennent un nombre non négligeable de cas
algériens. On trouve notamment des observations anciennes à Alger, Oran, dans
le Sahara et dans différentes régions du pays. Mais les noms des enquêteurs
algériens apparaissent beaucoup moins fréquemment. Une partie importante de la
documentation a été produite par des ufologues français ou internationaux. Cette
situation s'explique probablement en partie par l'histoire du pays. Pendant la
période coloniale, les observations aériennes étaient susceptibles d'être
enregistrées dans :
-
Les
archives militaires françaises ;
-
Les
archives de l'aviation ;
-
Les
archives préfectorales ;
-
Les
archives de la gendarmerie ;
-
La presse
coloniale.
Après 1962, une partie de ces documents se retrouve potentiellement dans
les archives françaises, tandis que les documents produits après l'indépendance
doivent être recherchés en Algérie.
TUNISIE
La Tunisie offre un exemple particulièrement intéressant de ce que pourrait
être une approche scientifique locale des observations célestes inhabituelles.
La Société Astronomique de Tunisie a récemment démontré son utilité lors
d'un phénomène observé dans le ciel tunisien en août 2026. Des images montrant
un ensemble de lumières ont été interprétées sur les réseaux sociaux comme
représentant un éventuel UAP. La société astronomique a analysé les images
originales et conclu qu'il s'agissait d'un groupe de satellites Starlink
récemment lancé. Ce dossier montre concrètement comment une organisation
scientifique africaine peut intervenir dans un dossier présenté initialement
comme « OVNI ».
On trouve l’existence sur internet, d’un groupe ufologique, mais aucune
trace du travail qu’il aurait pu faire sur le terrain. En fait c’est
l’émanation d’une seule personne et non d’un groupe véritable, structuré et
actif.
LIBYE
La Libye possède une histoire scientifique spatiale plus importante qu'on
pourrait l'imaginer. Le Centre libyen de télédétection et des sciences
spatiales a été créé en 1991 et réorganisé en 1993. Il constitue une structure
scientifique consacrée notamment aux sciences et technologies spatiales. Là
encore, il ne faut pas transformer cette institution en organisme ufologique. Mais
ses compétences sont directement pertinentes pour certaines catégories de PAN.
.
Les archives libyennes restent toutefois difficiles d'accès et la
documentation concernant d'éventuels chercheurs ufologiques locaux demeure très
lacunaire. On ne répertorie aucun chercheur dans le domaine ovni dans ce pays.
SOUDAN
Le Soudan constitue probablement l'un des pays les plus difficiles à
documenter. Les catalogues internationaux contiennent quelques observations
attribuées au territoire soudanais, mais les informations permettant
d'identifier des enquêteurs locaux sont extrêmement limitées. Il serait donc
prématuré de citer des noms sans documents suffisamment solides. Le Soudan
devra faire l'objet d'une recherche spécifique essentiellement dans les
archives Britanniques et la presse Soudanaise. La situation politique du pays
ne facilite pas l’intérêt pour le phénomène de la part du public et aucune
structure étatique ou amateur ne permet de penser qu’une personne ou un groupe
pourrait s’intéresser à l’ufologie et aux sciences qui seraient en rapport.
CONCLUSION
L'Afrique du Nord présente donc un paradoxe. Elle possède des institutions
scientifiques capables d'étudier avec précision une partie des phénomènes
susceptibles d'être pris pour des OVNI. L'Égypte dispose du NRIAG et de
chercheurs spécialisés dans l'observation et le suivi des objets spatiaux.
L'Algérie dispose du CRAAG, héritier d'une tradition astronomique remontant à
l'Observatoire d'Alger de 1890. La Tunisie possède aujourd'hui une communauté
astronomique capable d'identifier rapidement des phénomènes présentés
initialement comme mystérieux. La Libye possède une infrastructure dédiée à la
télédétection et aux sciences spatiales. Mais ces capacités scientifiques ne
doivent pas être confondues avec une tradition ufologique.
.
Cette partie est volontairement plus prudente que celle consacrée à
l'Afrique australe : je n'ai pas trouvé suffisamment de preuves pour structurer
une liste de « grands ufologues » égyptiens, algériens ou tunisiens.
Chapitre VII – 1
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
Où rechercher les traces du phénomène OVNI sur le continent africain ?
Où rechercher les traces du phénomène OVNI sur le continent africain ?
C’est la première question à se poser lorsqu’on souhaite réaliser une étude des
observations en Afrique. Nous avons travaillé tout d’abord avec nos propres
archives, les ouvrages de divers auteurs, les observations et enquêtes que nous
avons faites sur des cas Africains, avec les échanges sur le phénomène avec des
correspondants en Afrique, mais surtout et essentiellement avec la
documentation disponible sur Internet.
A Notre époque il y a déjà une masse
considérable d’archives et documents qui sont disponibles sur le net. Le souci
est de savoir ou chercher et comment. Les sources sont nombreuses, pour
l’Afrique coloniale, pour chaque pays et il faut savoir si elles existent,
comment y accéder, quels mots clés à utiliser etc. Nous allons examiner ce
point qui a été l’un des éléments principaux de nos recherches. Bien évidemment,
ils en existent d’autres, mais si vous souhaitez travailler le sujet, vous avez
déjà une base. Vous ne trouverez pas obligatoirement toutes les observations,
au fil des décennies les mots clés ont évolué et il y aura toujours des cas qui
nous échapperons.
L'histoire des OVNI en Afrique souffre d'un paradoxe.
Le continent possède une histoire particulièrement riche en observations
aériennes, en phénomènes célestes inhabituels, en témoignages militaires, en
récits de pilotes et en articles de presse. Pourtant, une grande partie de
cette documentation reste difficile d'accès, dispersée ou insuffisamment
inventoriée.
Contrairement à certains pays occidentaux, très peu d'États africains ont
créé une structure nationale spécialisée dans l'enregistrement et l'étude des
observations d'objets volants non identifiés. Cela ne signifie pas que les
archives n'existent pas. Elles peuvent se trouver dans des fonds militaires,
administratifs, policiers, météorologiques, aéronautiques, diplomatiques,
scientifiques ou journalistiques, sans que le mot « OVNI » apparaisse
nécessairement dans leur classement.
C'est probablement l'une des principales pistes de recherche pour écrire
une véritable histoire africaine du phénomène.
UNE HISTOIRE QUI N'EST PAS UNIQUEMENT DANS LES ARCHIVES « OVNI »
La première difficulté est précisément celle-ci : chercher uniquement le
mot OVNI risque de faire manquer une grande partie de la documentation. Avant
les années 1950, le vocabulaire était différent. Les documents peuvent parler
de :
-
« Phénomène
aérien » ;
-
« Objet
mystérieux » ;
-
« Lumière
dans le ciel » ;
-
« Appareil
inconnu » ;
-
« Aéronef
non identifié » ;
-
« Disque
volant » ;
-
« Flying
saucer » ;
-
« Strange
aircraft » ;
-
« Unidentified aircraft »
;
-
« Mysterious light »;
-
« Aerial phenomenon ».
-
Et en
complément les versions Portugaises, Espagnoles, Britanniques !
Dans les archives coloniales, françaises ou britanniques, les termes
peuvent encore être différents. Il faut donc rechercher le phénomène plutôt que
le seul mot OVNI.
LES GRANDES FAMILLES D'ARCHIVES AFRICAINES
Pour établir un catalogue historique sérieux, plusieurs catégories de
sources doivent être explorées.
Les archives nationales
Elles peuvent conserver les dossiers des administrations civiles, les
correspondances officielles, les rapports des gouverneurs, les télégrammes, les
rapports de police ou les documents concernant l'aviation.
Les archives militaires
Elles sont particulièrement importantes pour la période 1945-1990.
On peut y trouver :
-
Rapports
d'observation ;
-
Comptes
rendus de pilotes ;
-
Interceptions
;
-
Renseignements
militaires ;
-
Correspondances
avec les forces étrangères ;
-
Rapports
concernant des installations stratégiques ;
-
Observations
effectuées près des bases aériennes.
Les archives de l'aviation civile
Elles constituent une source encore insuffisamment exploitée. Les
contrôleurs aériens et les pilotes peuvent avoir signalé des objets ou lumières
non identifiés sans que ces événements aient jamais été classés comme « OVNI ».
Les archives météorologiques
Elles permettent notamment de vérifier les explications possibles :
-
Ballons ;
-
Phénomènes
lumineux ;
-
Météores ;
-
Nuages
particuliers ;
-
Phénomènes
électriques ;
-
Satellites
;
-
Conditions
atmosphériques inhabituelles.
La presse
Elle est absolument essentielle. Pour les premières décennies du XXe
siècle, le journal peut parfois constituer la seule trace disponible d'une
observation.
Nous avons répertorié tous les journaux de l’époque coloniale et actuelle.
Malheureusement tout n’est pas sur internet, ce qui pose un problème pour nos
recherches. Pour certains médias les archives auraient même disparu.
LES ARCHIVES COLONIALES : UNE SOURCE MAJEURE
Pour les observations antérieures aux indépendances, il faut naturellement
consulter les archives des anciennes puissances coloniales. C'est
particulièrement important pour :
|
-
L’Afrique-Occidentale
Fse ; -
L’Afrique-Équatoriale
française |
-
L’Algérie
; -
Madagascar
; -
Djibouti
; -
La
Tunisie ; -
Le
Cameroun |
- Le Sénégal ; - Le Niger ; - La Côte d'Ivoire |
-
Le
Burkina Faso -
Le Tchad
; -
Le
Congo. - Le Mali ; |
Les Archives nationales d'outre-mer, à Aix-en-Provence, conservent par
exemple des fonds extrêmement importants concernant l'histoire de l'Algérie et
des territoires africains administrés par la France. Les catalogues montrent
également l'existence de fonds comprenant correspondances, photographies,
rapports administratifs et documents de l'époque coloniale. Ces documents ne sont évidemment pas des «
archives OVNI » au sens strict. Mais ils constituent un réservoir documentaire
essentiel pour rechercher des observations anciennes.
LE CAS PARTICULIER DES ARCHIVES BRITANNIQUES
La situation est comparable pour les anciennes colonies britanniques. Il
faut rechercher les traces du phénomène dans les documents concernant :
-
La Royal
Air Force ;
-
Les forces
coloniales ;
-
Les
administrations territoriales ;
-
La police
;
-
Les
services météorologiques ;
-
L’aviation
civile ;
-
Les
gouvernements coloniaux.
L'expérience britannique montre d'ailleurs à quel point les archives
administratives peuvent être précieuses. Les Archives nationales britanniques
conservent aujourd'hui des dossiers consacrés aux OVNI provenant notamment du
Ministry of Defence, avec des rapports de témoins, de la correspondance et des
documents administratifs. Elles précisent également que les premiers dossiers
étaient souvent constitués de lettres ou de communications du public et que
certains provenaient de sources militaires. Pour l'Afrique britannique, il faut donc
rechercher non seulement « UFO », mais également les termes utilisés par
l'administration ou les forces armées de l'époque.
LES ARCHIVES AMÉRICAINES : UNE SOURCE INDISPENSABLE POUR L'AFRIQUE
Une particularité de la recherche africaine est que certaines observations
survenues en Afrique ont laissé une trace dans des archives étrangères. C'est
notamment le cas des dossiers américains. Le célèbre Project Blue Book
constitue une source exceptionnelle. Les Archives nationales américaines
indiquent que ses dossiers comprennent environ 37 pieds cubes de dossiers de
cas classés chronologiquement, ainsi que des fichiers administratifs et des
documents liés à l'Office of Special Investigations. Un index permet également
de rechercher les observations par date et par localisation.
Les archives ont également mis à disposition des séries numériques
considérables comprenant les dossiers de cas de Project Blue Book de 1947 à
1969. C'est particulièrement intéressant
pour l'Afrique.
Une observation survenue dans un pays africain peut avoir été : observée
en Afrique → signalée à une autorité étrangère → enregistrée par un service
militaire → conservée dans une archive située aux États-Unis.
Plus récemment la base de données du Ministère de la guerre crée par Donald
Trump peut elle aussi comporter des cas Africains.
Cette situation est parfaitement illustrée par une observation survenue à
Kenema, en Sierra Leone, le 27 novembre 1963. Le cas apparaît dans les archives
de Project Blue Book. L'observation avait été enregistrée comme un phénomène
aérien particulièrement lumineux se déplaçant dans le ciel. Mais l'examen des
archives a permis de mettre en relation l'observation avec le lancement
américain d'une fusée Atlas/Centaur-2 depuis Cape Canaveral.
Autrement dit, une observation africaine peut être retrouvée dans une
archive militaire américaine et être finalement expliquée grâce à des données
spatiales américaines. C'est un exemple particulièrement instructif. Il montre
que l'histoire des OVNI africains ne peut pas être écrite uniquement à partir
des archives africaines.
L'ARCHIVE MILITAIRE PEUT ÊTRE PLUS IMPORTANTE QUE L'ARCHIVE UFOLOGIQUE
Il existe une autre conséquence méthodologique. Un événement considéré
aujourd'hui comme une observation OVNI peut avoir été classé à l'époque sous
une rubrique complètement différente.
Un pilote peut signaler : « objet inconnu ».
Le document peut être classé sous :
Aviation – sécurité aérienne.
Un militaire peut observer une lumière
au-dessus d'une base.
Le rapport peut être classé :
Renseignement – surveillance aérienne.
Une observation près d'une installation
stratégique peut être classée :
Sécurité militaire.
Le même événement peut donc disparaître des recherches effectuées
uniquement avec le mot « OVNI ».
LES ARCHIVES DE POLICE
Elles constituent une autre source particulièrement intéressante. Une
observation inhabituelle peut avoir provoqué : L’appel de plusieurs témoins ;
·
Une
intervention de police ;
·
Une
recherche sur le terrain ;
·
La
découverte d'un objet ;
·
Des traces
au sol ;
·
Un
accident aérien ;
·
Un
rassemblement de population.
Dans certains pays, les archives policières peuvent donc être plus
intéressantes que les archives militaires. Elles sont également susceptibles de
conserver des informations concernant les observations d'êtres ou d'humanoïdes,
notamment lorsque les témoins ont pensé avoir rencontré une personne ou une
créature inconnue.
LES ARCHIVES DE PRESSE : LA GRANDE MINE AFRICAINE
La presse constitue l'une des sources prioritaires. Elle présente trois
avantages.
1.
Premièrement,
elle permet de remonter avant la constitution de l'ufologie moderne.
2.
Deuxièmement,
elle permet de retrouver les réactions contemporaines aux événements.
3.
Troisièmement,
elle permet de comparer plusieurs journaux et donc de repérer les
transformations du récit.
Il faudra rechercher les journaux en français, anglais, portugais,
espagnol, arabe et, lorsque cela est possible, dans les langues locales.
LES MOTS-CLÉS À UTILISER
Une véritable recherche archivistique africaine devrait utiliser une liste
beaucoup plus large que « OVNI ».
Français : OVNI - objet
volant - objet mystérieux - disque volant - soucoupe volante - phénomène aérien
- lumière mystérieuse - engin inconnu - aéronef inconnu - phénomène céleste
Anglais: UFO - Flying
saucer - flying disk - unidentified aircraft - mysterious
aircraft - strange object - aerial phenomenon - mysterious
light - strange lights
Portugais : OVNI - objeto
voador não identificado - disco voador - fenômeno aéreo
Arabe
Il faudra également rechercher les différentes expressions utilisées dans
la presse arabe pour désigner les objets volants, phénomènes célestes ou
lumières mystérieuses. Cette recherche linguistique est essentielle pour
l'Égypte, le Soudan, la Libye, l'Algérie et plusieurs autres pays.
L'AFRIQUE DU SUD : UN CAS PRIORITAIRE
L'Afrique du Sud constitue probablement l'un des pays africains les plus
importants pour une recherche archivistique approfondie. Le National Archives
and Records Service of South Africa (NARSSA) possède un système de recherche
permettant d'identifier les fonds conservés dans les archives nationales et
provinciales. Le système NAAIRS contient des références à des millions
d'entrées, même si sa migration informatique est encore en cours. NARSSA
précise que l'ancienne base reste nécessaire pour obtenir une recherche plus
complète. On peut faire des recherches
dans :
·
Les
archives gouvernementales ;
·
Les
archives militaires ;
·
Les
archives de la South African Air Force ;
·
Les
archives provinciales ;
·
Les
archives de la police ;
·
Les
journaux ;
·
Les
collections photographiques ;
·
Les fonds
privés d'enquêteurs.
Cela permettrait de replacer les dossiers de Cynthia Hind, Natal,
Transvaal, Rhodésie/Zimbabwe et autres régions d'Afrique australe dans leur
contexte documentaire.
ZIMBABWE : DES ARCHIVES À REVISITER
Le Zimbabwe présente un intérêt exceptionnel, notamment en raison du
célèbre événement de l'école d'Ariel, en 1994. Mais il ne faudrait pas limiter
la recherche à cet épisode. Les National Archives of Zimbabwe ont été créées en
1935 et conservent la documentation historique et administrative du pays. Elles
indiquent également proposer un accès public à leurs collections et développer
des ressources numériques. Une recherche
historique devrait donc examiner les périodes :
Rhodésie → transition → Zimbabwe indépendant.
Cela permettrait notamment de rechercher :
·
Les
rapports de police ;
·
Les
archives militaires ;
·
Les
documents de l'aviation ;
·
Les
journaux ;
·
Les
dossiers scolaires ;
·
Les
témoignages de 1994 ;
·
Les
correspondances officielles.
ZAMBIE
La Zambie apparaît dans les archives de UFO Afrinews, notamment à travers
des observations recueillies à Lusaka et dans la province méridionale. Il faut
cependant distinguer ici les témoins et les enquêteurs. Les archives
disponibles montrent clairement que des cas zambiens ont été étudiés et publiés
dans le réseau de Cynthia Hind, mais la documentation actuellement accessible
est insuffisante pour établir une liste aussi précise d'enquêteurs zambiens que
pour l'Afrique du Sud ou le Zimbabwe.
Cette lacune constitue elle-même un sujet de recherche. Il faudrait
notamment rechercher :
-
Les
journaux de Lusaka ;
-
Les
archives des associations locales ;
-
Les
correspondances de Cynthia Hind ;
-
Les
anciens membres du réseau ;
-
Les
archives privées ;
-
Les
publications zambiennes des années 1960-2000.
BOTSWANA
Le Botswana apparaît régulièrement dans la documentation de UFO Afrinews,
notamment à travers plusieurs affaires étudiées par Cynthia Hind et son réseau.
L'une des plus connues est la prétendue affaire d'un crash d'OVNI à la
frontière du Botswana, à laquelle plusieurs numéros de la revue consacrèrent
des mises à jour. Mais cette affaire doit être traitée avec prudence. Les
documents ufologiques disponibles ne suffisent pas à établir l'existence d'un
appareil extraterrestre écrasé. Au contraire, l'intérêt historique du dossier
réside notamment dans les efforts déployés par les enquêteurs pour vérifier une
rumeur.
Cela rappelle une règle essentielle : l'enquêteur ufologique ne doit pas
seulement collecter les éléments favorables à une hypothèse ; il doit également
rechercher les éléments susceptibles de la réfuter.
UN RÉSEAU QUI DÉPASSE LES FRONTIÈRES
La cartographie des correspondants de UFO Afrinews montre que le réseau de
Cynthia Hind dépassait largement le Zimbabwe. On retrouve des collaborateurs en
:
-
Afrique du
Sud ;
-
Zimbabwe ;
-
Namibie ;
-
Zambie ;
-
Botswana ;
-
Et dans
d'autres régions du continent.
Le fonctionnement était relativement simple :
Observation → correspondant local → enquête →
transmission à Cynthia Hind → publication → diffusion internationale.
Cette organisation présente une ressemblance avec les réseaux contemporains
de signalement des PAN. La différence essentielle résidait dans les moyens. Dans
les années 1980 et 1990, une enquête pouvait nécessiter plusieurs semaines de
courrier, des appels téléphoniques coûteux et parfois un déplacement physique. Aujourd'hui,
les mêmes informations peuvent circuler en quelques minutes.
UNE UFОLOGIE AFRICAINE AVANT INTERNET
Cette organisation mérite d'être replacée dans son contexte historique. Avant
Internet, les revues spécialisées constituaient les véritables réseaux sociaux
de l'ufologie. UFO Afrinews remplissait plusieurs fonctions :
-
Publication
des observations ;
-
Mise en
relation des enquêteurs ;
-
Diffusion
de méthodes d'enquête ;
-
Discussion
des hypothèses ;
-
Critique
de certaines affaires ;
-
Échanges
de correspondances ;
-
Présentation
de livres et de revues ;
-
Relations
avec les organisations étrangères.
La revue représentait donc beaucoup plus qu'un simple catalogue d'OVNI. Elle
constituait une infrastructure documentaire de l'ufologie africaine.
UN ÉLÉMENT IMPORTANT : LA CRITIQUE EXISTAIT AUSSI
Une lecture attentive de UFO Afrinews montre que ses collaborateurs ne
validaient pas systématiquement toutes les histoires. Le troisième numéro, par
exemple, discute une prétendue affaire de crash et présente des critiques
portant sur les incohérences du récit, les problèmes linguistiques, les grades
militaires cités et les difficultés logistiques. Cet élément est
particulièrement intéressant. Il montre qu'au sein même de l'ufologie africaine
existaient des débats les plus divers.
L'image d'une ufologie africaine acceptant indistinctement toutes les
histoires d'extraterrestres serait donc historiquement inexacte.
LE PROBLÈME DES ARCHIVES PERDUES
Cette première cartographie pose une question beaucoup plus importante : combien
de chercheurs africains ont aujourd'hui complètement disparu de l'histoire ?
Pour de nombreux enquêteurs, nous possédons seulement : Un nom ; une ville
; parfois un numéro de téléphone ancien, quelques articles et des rapports
d'observation.
Leurs archives personnelles sont peut-être encore conservées dans des
familles. Retrouver ces documents constituerait une véritable opération
d'archéologie documentaire.
UNE HISTOIRE QUI COMMENCE À APPARAÎTRE -ETUDE DES ARCHIVES AFRINEWS
L'étude des archives de UFO Afrinews permet déjà de modifier
considérablement notre vision de l'ufologie africaine. Cynthia Hind n'était pas
une chercheuse isolée. Elle se trouvait au centre d'un réseau regroupant des
enquêteurs répartis principalement entre l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et la
Namibie, avec des dossiers concernant également la Zambie, le Botswana et
d'autres régions. Cette organisation représente probablement l'une des
premières formes documentées de réseau ufologique transnational africain. Mais
cette histoire ne doit pas être écrite comme une simple succession de récits
extraordinaires.
Les chercheurs eux-mêmes doivent devenir des objets d'étude. Qui
étaient-ils ? Quelle était leur formation ? Pourquoi se sont-ils intéressés aux
OVNI ? Comment enquêtaient-ils ? Quelles relations entretenaient-ils avec les
militaires, la police, les astronomes ou les médias ? Quels cas ont-ils rejetés
? Quels cas ont-ils considérés comme particulièrement solides ? Et surtout :
quelles archives ont-ils laissées ?
Ces questions ouvrent un champ de recherche encore largement inexploré. L'étape
suivante devrait donc consister à élargir ce répertoire à l'Afrique de l'Est,
du Nord, de l'Ouest et du Centre, avec une méthode identique : ne retenir que
les chercheurs dont l'existence et l'activité peuvent être documentées,
rechercher leurs publications et associations, puis signaler explicitement les
zones où les sources demeurent insuffisantes.
C'est à cette condition que pourra être écrite une véritable histoire des
chercheurs africains sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, et non
simplement une histoire des OVNI observés en Afrique.
Cette première partie met en évidence un point important pour votre ouvrage
: l'Afrique australe possède déjà une véritable généalogie de chercheurs
documentables. La prochaine étape la plus intéressante est maintenant l'Afrique
de l'Est : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Éthiopie, Somalie et Madagascar, où les
sources sont plus dispersées et où il faudra notamment rechercher les anciens
groupes, les publications locales et les correspondants qui ont travaillé avec
les réseaux internationaux.
LES AUTRES PAYS D'AFRIQUE AUSTRALE
La même méthode devrait être appliquée à :
Namibie
Rechercher les archives de la période du South West Africa, les documents
sud-africains, les forces aériennes, la police et la presse.
Botswana
Examiner les archives administratives et militaires ainsi que la presse.
Zambie
Rechercher les archives coloniales britanniques, l'aviation et la presse de
Lusaka.
Malawi
Même approche, avec une attention particulière aux archives coloniales et à
l'aviation
Mozambique
Les archives portugaises sont particulièrement importantes pour les
périodes antérieures à 1975.
Angola
Les archives portugaises et angolaises doivent être croisées.
L'AFRIQUE DE L'OUEST
La recherche doit ensuite s'étendre aux pays francophones et anglophones.
Sénégal
Archives coloniales françaises, presse, aviation, météorologie, gendarmerie
et archives administratives.
Mali
Archives coloniales, presse, traditions locales et dossiers concernant
l'aviation. Le Mali possède en outre une importance particulière pour l'étude
des récits dogon et leur utilisation ultérieure dans la littérature ufologique.
Niger
Les archives administratives et militaires pourraient être particulièrement
intéressantes compte tenu de l'importance stratégique du territoire, de
l'aviation militaire et des activités aériennes contemporaines dans le Sahara.
Ghana
Les archives de la période britannique et de l'indépendance constituent une
piste importante.
Nigeria
Le volume démographique, l'importance de l'aviation et l'abondance de la
presse rendent les archives nigérianes particulièrement intéressantes.
Sierra Leone
Les archives britanniques, les archives nationales et la presse constituent
des sources essentielles.
L'AFRIQUE CENTRALE
Une recherche comparable devrait être menée pour :
-
Cameroun ;
-
République
centrafricaine ;
-
Tchad ;
-
République
du Congo ;
-
République
démocratique du Congo ;
-
Gabon ;
-
Guinée
équatoriale.
Dans cette région, les archives coloniales françaises et belges peuvent
être particulièrement importantes.
Il faut notamment rechercher les rapports concernant :
-
L’aviation
;
-
Les
phénomènes atmosphériques ;
-
Les
météores ;
-
Les
observations nocturnes ;
-
Les
activités militaires ;
-
Les
communications administratives.
L'AFRIQUE DE L'EST
La même méthode doit être appliquée à :
-
Kenya ;
-
Tanzanie ;
-
Ouganda ;
-
Éthiopie ;
-
Somalie ;
-
Rwanda ;
-
Burundi ;
-
Soudan ;
-
Soudan du
Sud.
Le Kenya et la Tanzanie méritent notamment une attention particulière en
raison de leur histoire aéronautique et de leurs anciennes infrastructures
britanniques. Les archives militaires britanniques peuvent ici compléter les
fonds nationaux.
L'AFRIQUE DU NORD
Pour l'Afrique du Nord, la situation archivistique est différente.
Algérie
Il faut travailler simultanément avec les archives algériennes + archives
françaises + presse coloniale + archives militaires françaises + aviation +
météorologie. C'est particulièrement important pour les observations des années
1940-1960.
Égypte
Il faut croiser :
-
Archives
nationales ;
-
Presse
égyptienne ;
-
Archives
militaires ;
-
Aviation ;
-
Archives
diplomatiques étrangères ;
-
Archives
britanniques.
Tunisie
Les archives françaises et tunisiennes doivent être confrontées.
Libye
Les archives italiennes, britanniques et libyennes sont particulièrement
importantes pour les périodes antérieures et postérieures à la Seconde Guerre
mondiale.
LES ARCHIVES DIPLOMATIQUES
Une catégorie souvent oubliée mérite une place particulière : les archives
diplomatiques.
-
Une
ambassade peut recevoir une information concernant un phénomène inhabituel.
-
Un attaché
militaire peut transmettre un rapport.
-
Un
ambassadeur peut signaler un événement à son gouvernement.
-
Une
observation peut ainsi être enregistrée à : Paris, Londres, Washington, Moscou
ou Lisbonne, alors qu'elle s'est produite en Afrique.
C'est pourquoi l'histoire des OVNI africains doit également être recherchée
dans les archives étrangères.
LES ARCHIVES SCIENTIFIQUES
Les observatoires astronomiques constituent une autre source essentielle. Lorsqu'une
population signale une lumière étrange, les astronomes peuvent parfois
identifier :
-
Une
planète ;
-
Une
météorite ;
-
Une comète
;
-
Un
satellite ;
-
Une
rentrée atmosphérique ;
-
Une
éclipse ;
-
Un
phénomène astronomique rare.
Ces archives sont précieuses car elles permettent de tester les témoignages
avec des données indépendantes. C'est exactement la démarche qui devrait être
appliquée aux anciens cas africains.
LES ARCHIVES AÉRONAUTIQUES
Elles constituent probablement l'une des grandes lacunes de l'ufologie
africaine. Il faudrait rechercher systématiquement les archives de :
-
Contrôles
aériens ;
-
Aéroports
;
-
Compagnies
aériennes ;
-
Forces
aériennes ;
-
Écoles de
pilotage ;
-
Autorités
de l'aviation civile.
-
Un
témoignage provenant d'un pilote est particulièrement intéressant lorsqu'il
peut être confronté à un plan de vol + un radar + une météo + une position
astronomique + un rapport de contrôle aérien.
C'est cette confrontation documentaire qui transforme une simple histoire
en véritable cas historique.
LA QUESTION DES ARCHIVES PERDUES
Il faut également accepter une réalité : une partie des archives africaines
a disparu.
Les causes sont multiples :
-
Guerres ;
-
Indépendances
;
-
Changements
de régime ;
-
Déménagements
administratifs ;
-
Destruction
accidentelle ;
-
Manque de
conservation ;
-
Humidité
et conditions climatiques ;
-
Absence de
numérisation ;
-
Classement
incomplet ;
-
Archives
privées jamais déposées.
L'absence d'un dossier ne signifie donc pas que l'événement n'a jamais
existé. Mais inversement : l'absence de dossier ne permet pas de confirmer un
événement.
UNE CLASSIFICATION ARCHIVISTIQUE POSSIBLE POUR DONNER UNE VALEUR A
L’ARCHIVE D’UN CAS RETROUVE
A — ARCHIVE PRIMAIRE
Document original ou copie officielle
contemporaine de l'événement.
B — ARCHIVE SECONDAIRE FIABLE
Article de presse contemporain, rapport
administratif indirect ou témoignage publié à l'époque.
C — DOCUMENT RETROSPECTIF
Témoignage recueilli plusieurs années après les
faits.
D — SOURCE UFOLOGIQUE
Cas provenant d'un ouvrage, bulletin ou enquête
ufologique dont les documents originaux ne sont pas accessibles.
E — TRADITION ORALE
Récit transmis oralement sans documentation
contemporaine identifiable.
F — CAS NON VÉRIFIABLE
Information répétée dans la littérature mais
dont l'origine documentaire ne peut actuellement être retrouvée.
LE PRINCIPE DES « ARCHIVES CROISÉES »
L'une des méthodes les plus prometteuses serait de rechercher chaque cas
important dans plusieurs pays à la fois. Prenons un exemple hypothétique :
Observation au Niger en 1962. Il faudrait rechercher :
-
Niger →
archives administratives et militaires.
-
France →
archives coloniales et militaires.
-
Royaume-Uni
→ renseignements régionaux si disponibles.
-
États-Unis
→ documents de renseignement ou aviation.
-
Presse
locale → récit contemporain.
-
Météorologie
→ conditions atmosphériques.
-
Astronomie
→ phénomène céleste éventuel.
On obtient alors une véritable enquête historique multicouches.
CONCLUSION
Retrouver les OVNI dans les archives… même lorsqu'ils ne portent pas ce nom
Le véritable défi de l'ufologie africaine n'est peut-être pas de trouver
davantage de témoignages. Il est de retrouver les documents contemporains des
événements.
- Un rapport militaire oublié dans un carton.
- Une lettre d'un pilote.
- Un télégramme colonial.
- Une coupure de presse.
- Un registre météorologique.
- Un rapport de police.
- Un journal de bord.
- Une photographie.
- Un dossier diplomatique.
Ces documents peuvent transformer radicalement notre connaissance du
phénomène. Les Archives nationales américaines montrent d'ailleurs ce que peut
produire une politique systématique de conservation : les dossiers de Project
Blue Book sont aujourd'hui accessibles, indexés par date et localisation, et
plusieurs dizaines de milliers de pages ont été numérisées.
L'Afrique ne dispose pas d'un équivalent continental unique. Il faudra donc
reconstruire cette histoire pays par pays, archive par archive, document par
document. Et c'est peut-être l'un des chantiers les plus importants pour
l'avenir de la recherche ufologique africaine. L'objectif ne serait plus
seulement de demander : « Combien d'OVNI ont été observés en Afrique ? »
Mais : « Que reste-t-il, dans les archives africaines et étrangères, des
événements qui furent autrefois considérés comme mystérieux ? »
Chapitre VII – 2
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
Les archives Africaines
Portugaise et Espagnole sur le phénomène Ovni
Archives nationales, fonds coloniaux, archives portugaises et espagnoles,
presse et médias : où rechercher ? L'histoire des phénomènes aérospatiaux non
identifiés en Afrique ne se trouve pas dans une archive unique. Elle est
dispersée entre les archives nationales africaines, les anciennes
administrations coloniales, les archives militaires, les autorités
aéronautiques, les observatoires, les services météorologiques, les archives
diplomatiques et, surtout, les journaux.
À cela s'ajoute une particularité fondamentale du continent : une partie
importante de son histoire administrative a été produite à l'extérieur de
l'Afrique.
Pour certaines périodes, il faudra donc rechercher simultanément à Dakar et
Paris, Luanda et Lisbonne, Maputo et Lisbonne, Malabo et Madrid, Accra et
Londres, etc.
Cette méthode est indispensable si l'on veut dépasser les catalogues
ufologiques classiques.
LES CINQ GRANDS RÉSEAUX D'ARCHIVES
Pour chaque pays africain, il faudrait idéalement rechercher cinq
catégories de documents.
1. Les archives du pays
-
Archives
nationales
-
Archives
gouvernementales
-
Archives
militaires
-
Police et
gendarmerie
-
Aviation
civile
-
Météorologie
-
Observatoires
-
Universités
-
Musées
2. Les anciennes archives coloniales
Selon le pays :
France – Royaume-Uni – Portugal – Espagne – Belgique – Italie – Allemagne.
3. Les archives internationales
-
États-Unis
-
Royaume-Uni
-
France
-
Russie/URSS
-
ONU
-
Archives
diplomatiques
4. La presse
-
Journaux
nationaux
-
Journaux
régionaux
-
Presse
coloniale
-
Journaux
militaires
-
Magazines
scientifiques
-
Presse
populaire
5. Les archives ufologiques
-
Associations
nationales
-
Enquêteurs
privés
-
Collections
personnelles
-
Bulletins
-
Livres
-
MUFON
-
NUFORC
-
NICAP
-
Project Blue Book
-
Catalogues
internationaux
LES ARCHIVES PORTUGAISES : UNE SOURCE ESSENTIELLE
La documentation portugaise est probablement l'une des sources étrangères
les plus importantes pour l'histoire des phénomènes aériens en Afrique. - Le
Arquivo Histórico Ultramarino (AHU) de Lisbonne conserve environ 16 kilomètres
de documents textuels et iconographiques concernant la présence portugaise et
les populations avec lesquelles elle a été en relation, depuis la fin du XVIe
siècle jusqu'aux indépendances de 1974-1975. Pour la recherche OVNI, les pays
prioritaires sont :
-
Angola
-
Mozambique
-
Guinée-Bissau
-
Cap-Vert
-
São
Tomé-et-Príncipe
L'AHU possède notamment des fonds des Gouvernements généraux d'Angola et du
Mozambique, ainsi que de São Tomé-et-Príncipe. Une partie importante de ces
documents est actuellement numérisée progressivement.
Que rechercher ?
Il ne faut pas rechercher seulement « OVNI ». Il faut examiner les
documents concernant :
-
Aviation ;
-
Météorologie
;
-
Phénomènes
atmosphériques ;
-
Navigation
;
-
Navigation
aérienne ;
-
Armée ;
-
Police ;
-
Communications
;
-
Accidents
aériens ;
-
Observations
de pilotes ;
-
Objets
lumineux ;
-
Météores ;
-
Phénomènes
nocturnes.
LA PRESSE PORTUGAISE
La presse constitue un complément indispensable aux archives
administratives. Parmi les titres historiques à rechercher figurent notamment :
-
O Século
-
Diário de Notícias
-
Jornal de Notícias
-
Diário Popular
-
República
-
O Comércio do Porto
-
Novidades
-
Diário da
Manhã
Les archives portugaises montrent d'ailleurs que des dossiers concernant
les territoires ultramarins contiennent directement des coupures de presse
provenant de plusieurs de ces journaux. Il
faut également rechercher la presse publiée dans les colonies elles-mêmes. Pour
l'Angola, par exemple :
-
À
Província de Angola
-
Journaux
de Luanda ;
-
Presse
locale ;
-
Bulletins
administratifs.
Des fonds portugais conservent déjà des titres coloniaux, comme A Província
de Angola, ce qui montre l'intérêt de ces collections pour une recherche
historique.
LES ARCHIVES ESPAGNOLES
L'Espagne doit être traitée selon une logique comparable. Les territoires
prioritaires sont :
-
Guinée
équatoriale ;
-
Sahara
espagnol ;
-
Ifni ;
-
Ancienne
Afrique occidentale espagnole.
L'Archivo General de la Administración (AGA) possède un fonds considérable
intitulé Administración Española en África, couvrant notamment la Guinée
équatoriale, le Sahara, Ifni et les anciennes structures administratives
espagnoles en Afrique.
Le fonds du Gobierno General de la Provincia de Sáhara, par exemple, couvre
1843-1976 et représente 207 caisses.
Les archives militaires espagnoles sont également particulièrement
intéressantes. L'Archivo General Militar de Ávila possède notamment des fonds
relatifs :
-
À
l'Afrique occidentale espagnole ;
-
À Ifni ;
-
Au Sahara
;
-
Aux
états-majors ;
-
Aux
commandements militaires.
Le fonds militaire concernant l'administration espagnole en Afrique
représente plusieurs centaines de dossiers et caisses.
LA PRESSE ESPAGNOLE
Il faudra rechercher notamment :
-
ABC
-
La Vanguardia
-
Arriba
-
Ya
-
Pueblo
-
Informations
-
Presse
régionale des Canaries
-
Presse
militaire
-
Presse du
Sahara espagnol.
-
La Biblioteca Nacional de España constitue une source particulièrement
intéressante : sa collection Afrique comprend plus de 2 000 titres de
publications périodiques, ainsi que des bulletins officiels du Sahara et des
publications liées à l'ancienne administration espagnole. Elle conserve
également une importante collection de coupures de presse.
Pour les observations aériennes du Sahara, des Canaries ou de la Guinée
espagnole, ces fonds pourraient être particulièrement riches.
TABLEAU GÉNÉRAL : PAYS PAR PAYS
Voici la structure que je recommande pour votre recherche.
|
Pays |
Archives étrangères prioritaires |
Presse / médias à rechercher |
|
Angola |
Portugal |
Jornal
de Angola, presse de Luanda, A Província de Angola |
|
Mozambique |
Portugal |
Notícias, Diário de Moçambique |
|
Guinée-Bissau |
Portugal |
Nô Pintcha, presse portugaise |
|
Cap-Vert |
Portugal |
A Voz
de Cabo Verde, presse de Praia |
|
São Tomé-et-Príncipe |
Portugal |
Presse locale + presse portugaise |
|
Guinée équatoriale |
Espagne |
Presse espagnole + presse de Malabo |
|
Sahara espagnol |
Espagne |
ABC, La Vanguardia, presse militaire et coloniale |
|
Ifni |
Espagne |
Presse espagnole + archives militaires |
|
Algérie |
France |
Alger Républicain, Le Journal d'Alger, La Dépêche
quotidienne, presse française |
|
Sénégal |
France |
Le Soleil, Dakar-Matin, presse coloniale |
|
Mali |
France |
Presse malienne + archives coloniales |
|
Niger |
France |
Presse nigérienne + archives militaires françaises |
|
Burkina Faso |
France |
Presse nationale + archives de Haute-Volta |
|
Côte d'Ivoire |
France |
Fraternité-Matin, presse coloniale |
|
Bénin |
France |
La Nation, presse du Dahomey |
|
Togo |
France |
Togo-Presse, presse coloniale |
|
Cameroun |
France |
Cameroun Tribune, presse coloniale |
|
Gabon |
France |
L'Union, presse coloniale |
|
Congo |
France |
La Semaine Africaine, presse congolaise |
|
RDC |
Belgique |
Presse congolaise + archives belges |
|
Rwanda |
Belgique |
Presse locale + archives belges |
|
Burundi |
Belgique |
Presse locale + archives belges |
|
Madagascar |
France |
Presse malgache + archives françaises |
|
Djibouti |
France |
Presse française + archives coloniales |
|
Maroc |
France/Espagne |
Hors périmètre de notre ouvrage |
|
Tunisie |
France |
Presse tunisienne + archives françaises |
|
Égypte |
Royaume-Uni |
Al-Ahram, presse égyptienne, archives britanniques |
|
Soudan |
Royaume-Uni |
Presse soudanaise + archives britanniques |
|
Kenya |
Royaume-Uni |
Daily
Nation, East African Standard, presse coloniale |
|
Ouganda |
Royaume-Uni |
Daily Monitor, presse coloniale |
|
Tanzanie |
Royaume-Uni |
Daily
News, The Tanganyika Standard |
|
Zambie |
Royaume-Uni |
Times
of Zambia, The Northern News |
|
Zimbabwe |
Royaume-Uni |
Rhodesia Herald, The Chronicle |
|
Malawi |
Royaume-Uni |
Nyasaland Times, presse locale |
|
Botswana |
Royaume-Uni |
Botswana
Daily News, presse coloniale |
|
Afrique du Sud |
Royaume-Uni |
Rand
Daily Mail, Star, Cape Times, presse locale |
|
Namibie |
Allemagne/Afrique du Sud |
Presse allemande, sud-africaine et namibienne |
|
Ghana |
Royaume-Uni |
Daily Graphic, Ghanaian Times |
|
Nigeria |
Royaume-Uni |
West
African Pilot, Daily Times, presse contemporaine |
|
Sierra Leone |
Royaume-Uni |
Sierra Leone Daily Mail, Awoko |
|
Liberia |
États-Unis |
Liberian Observer, Daily News |
|
Éthiopie |
Italie/Royaume-Uni |
Ethiopian Herald, presse italienne |
|
Somalie |
Italie/Royaume-Uni |
Presse italienne + britannique |
|
Érythrée |
Italie |
Presse italienne + archives coloniales |
|
Libye |
Italie/Royaume-Uni |
Presse italienne, britannique et libyenne |
Le Maroc reste naturellement exclu de cette étude car il a fait l’objet de
recherches dans le cadre de l’ouvrage L’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC
LES PAYS PORTUGAIS : PRIORITÉ PARTICULIÈRE
Pour notre étude le
Portugal-Afrique sera séparé.
Angola
Rechercher :
AHU + Arquivo Nacional de Angola + archives militaires portugaises + presse
de Luanda + aviation portugaise.
Mozambique
AHU + Arquivo Histórico de Moçambique + archives militaires portugaises +
presse de Maputo/Beira/Nampula.
Cap-Vert
AHU + Arquivo Nacional de Cabo Verde + presse de Praia + archives
aéronautiques.
São
Tomé-et-Príncipe
AHU + archives
locales + presse + archives maritimes et aéronautiques.
Ce travail pourrait
révéler des observations anciennes qui n'ont jamais été intégrées aux
catalogues ufologiques internationaux.
.
Chapitre VII - 3
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
Les archives Belges : ou
sont-elles ?
Les archives belges sont particulièrement importantes car elles peuvent
contenir des cas inconnus d’observation d’ovni., surtout pour le Congo (RDC),
le Rwanda et le Burundi, mais aussi, plus largement, pour retrouver des
observations aériennes inhabituelles dans les documents coloniaux, militaires,
administratifs, scientifiques et dans la presse.
Le point essentiel est qu'il ne faut surtout pas chercher uniquement le mot
« OVNI » : pour la période antérieure aux années 1950-1960, ce terme n'est
pratiquement jamais employé. Il faut rechercher les dossiers sous les rubriques
aviation, phénomènes atmosphériques, météores, objets lumineux, aéronautique,
sécurité, télécommunications, météo, police, armée, aviation civile, etc.
Les « Archives africaines » du SPF Affaires étrangères
C'est probablement le premier fonds belge à explorer.
Les Archives africaines du SPF Affaires étrangères couvrent 1885-1962 et
concernent essentiellement l'État indépendant du Congo, le Congo belge et le
Ruanda-Urundi. Elles représentent environ 9,5 km linéaires de documents. Une
partie importante est actuellement transférée vers les Archives générales du
Royaume 2 (dépôt Joseph Cuvelier).
Pour la recherche OVNI
Je rechercherais
notamment les termes et catégories suivants :
|
« Phénomène
aérien » |
« Avion inconnu » |
« Fusée » « Lumière
nocturne » |
Et naturellement
les noms des principales villes et régions : Léopoldville/Kinshasa,
Élisabethville/Lubumbashi, Stanleyville/Kisangani, Luluabourg/Kananga, Bukavu,
Costermansville, Jadotville, Kolwezi, etc.
Les Archives générales du Royaume
Les Archives de l'État en Belgique sont aujourd'hui le principal dépôt
belge pour l'histoire de la colonisation. Elles conservent les archives du
ministère des Colonies et de ses successeurs, ainsi que des administrations du
Congo belge et du Ruanda-Urundi. Elles conservent également des archives
privées et des archives d'entreprises ayant travaillé en Afrique. On peut y
trouver la trace de personnes qui se trouvaient réellement sur le terrain.
Les Archives de l'État possèdent environ 110 000 fiches matricules et
dossiers individuels concernant des agents et fonctionnaires ayant travaillé
pour l'État indépendant du Congo ou le ministère des Colonies. Deux séries
concernent spécifiquement le personnel africain. Les inventaires sont
progressivement mis en ligne et une partie des registres anciens a été
numérisée.
Pourquoi est-ce important pour les OVNI ? Parce qu'un dossier d'observation
retrouvé dans une archive peut être signé par : un administrateur territorial ;
un agent de district ; un missionnaire ; un militaire ; un fonctionnaire
africain etc…
Nous pourrions alors identifier précisément l'auteur du rapport, sa
fonction et son parcours. Cela permettrait de transformer un simple « cas OVNI
au Congo » en véritable dossier historique.
Le Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren
À mon avis, il faut mettre le Musée royal de l'Afrique centrale (MRAC) au
même niveau de priorité que les Archives de l'État. Le musée conserve environ 3
km d'archives historiques, produites du milieu du XIXe siècle à aujourd'hui.
Elles concernent notamment l'État indépendant du Congo, le Congo belge, le
Zaïre, la RDC et plus largement l'Afrique centrale. Son service d'archives historiques conserve
notamment les rapports de mission des scientifiques ayant voyagé en Afrique. Et il existe environ 400 fonds concernant
l'histoire coloniale de l'Afrique centrale.
Les archives scientifiques du MRAC pourraient être particulièrement
intéressantes dans le cas ou l’un d’eux aurait établi un rapport sur un
phénomène céleste.
Il conserve également des archives de prospection géologique et minière
concernant principalement la RDC, le Rwanda et le Burundi, comprenant des notes
de terrain, rapports inédits, cartographies et correspondances entre agents en
Afrique et leurs directions en Belgique.
Le MRAC conserve aussi des archives d'entreprises et d'institutions belges
ayant travaillé au Congo après l'indépendance.
Ces fonds peuvent contenir des rapports administratifs, correspondances,
photographies, films, enregistrements et documents de terrain. Pour une étude des observations OVNI, les
entreprises minières pourraient être particulièrement intéressantes. Une
observation faite par plusieurs employés d'une société minière pourrait donc
laisser une trace administrative.
Le MRAC conserve également un très grand nombre de fonds de particuliers. Sa
base spécialisée indique environ 800 fonds d'archives concernant l'exploration,
l'État indépendant du Congo, le Congo colonial et le Congo après 1960. Cela peut être extrêmement précieux.
Les archives Stanley : un exemple du potentiel documentaire
Le MRAC conserve notamment les archives de Henry Morton Stanley : 65
journaux de voyage, environ 10 000 lettres, 800 dessins, photographies,
diapositives et cartes, ainsi que des manuscrits et coupures de presse. Il ne faut évidemment pas chercher des « OVNI
» chez Stanley. Mais cet exemple montre la richesse extraordinaire des fonds
africains conservés en Belgique. Il permet aussi de comprendre pourquoi une
recherche sérieuse doit aller au-delà des catalogues ufologiques.
Les archives de la Sûreté
C'est probablement l'une des pistes les plus prometteuses. Les Archives
africaines comprennent des documents relatifs à la sûreté. Il faut imaginer le vocabulaire de l'époque. Un
fonctionnaire ne va pas forcément écrire : « OVNI observé au-dessus de
Stanleyville ». Il pourrait écrire :
-
« Phénomène
lumineux inhabituel signalé par plusieurs habitants ».
Où :
-
« Objet
volant non identifié signalé par le personnel de la station ».
Ou encore :
-
« Rumeur
concernant un appareil aérien inconnu ».
La Sûreté pouvait s'intéresser à ce type d'information pour des raisons qui
n'avaient rien à voir avec l'ufologie : espionnage, sécurité, aviation
étrangère, activité militaire, propagande, panique locale, rumeur ou simple
curiosité administrative.
C'est précisément ce qui rend ces archives intéressantes.
Le Guide des sources : un outil indispensable
Il existe aujourd'hui un outil exceptionnel pour un travail de recherche :
le Guide des sources de l'histoire de la colonisation.
Il recense plus de 1 500 notices, représentant environ 2 300 pages, et
permet de localiser les fonds relatifs à la colonisation belge conservés dans
plus de 80 institutions en Belgique. Le volume total est estimé à environ 20 km
d'archives. C'est probablement le
meilleur point de départ méthodologique. Il ne faut donc pas se limiter aux
Archives générales du Royaume. Le document permet justement de répondre à la
question : « Qui conserve quoi ? »
Et surtout : les archives ne concernent pas uniquement le Congo
Les grands fonds coloniaux belges concernent principalement :
-
RDC /
Congo ;
-
Rwanda ;
-
Burundi.
Les Archives africaines officielles couvrent précisément ces territoires. La Belgique a évidemment eu d'autres relations
avec l'Afrique, mais elle ne possède pas un empire colonial comparable à celui
de la France ou du Royaume-Uni.
Un problème essentiel : les archives belges sont coloniales - Il faut
néanmoins conserver un regard critique. Les Archives de l'État reconnaissent
elles-mêmes que les archives coloniales constituent un patrimoine commun à la
Belgique, au Congo, au Rwanda et au Burundi, et soulignent que le déplacement
des archives vers la Belgique a longtemps compliqué leur accès pour les
chercheurs africains. Cela signifie que ces archives doivent être utilisées
avec une double prudence :
1.
Elles sont
extrêmement précieuses ; mais elles représentent d'abord le regard des
institutions qui les ont produites.
2.
Une
observation rapportée par un administrateur belge ne constitue pas
nécessairement la même chose qu'un témoignage africain recueilli directement.
3.
Chapitre VII - 4
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
La presse Africaine coloniale – répertoire par pays
1. ALGÉRIE
ANALYSE PRECISE AU POINT 8.
Période française
Presse française et franco-algérienne :
L'Écho d’Alger - La Dépêche algérienne - Le Petit Algérien - L'Akbar - Le
Moniteur algérien - Le Courrier de Tlemcen - L'Écho de Tiaret - Le Progrès de
Sétif - La Gazette d'Aïn-Témouchent - Oran républicain - Alger républicain - La
Dépêche de Constantine - L'Écho d'Oran
Presse en arabe :
Al-Mubashir - Al-Islah - Lisân al-Dîn – Al-Qamr
La BnF possède une importante sélection de cette presse algérienne
ancienne, notamment Alger journal, Oran républicain, La Dépêche algérienne, Le
Petit Sétifien, Le Courrier de Tlemcen, etc.
Aujourd'hui :
El Watan -El Moudjahid
Liberté — archives historiques - Le Soir d'Algérie - El Khabar - Echorouk
El Yawmi - Le Quotidien d'Oran L'Expression
Pour les OVNI : priorité très élevée, notamment pour Alger, Oran,
Constantine, le Sahara et les années 1950-1960.
2. MAROC exclu
3. TUNISIE
Protectorat français
La Dépêche tunisienne - Le Tunisien - La Presse - La Tunisie française - Le
Colon français - Le Petit Matin - Le Courrier de Tunisie
Presse arabophone :
Al-Zuhra - Al-Sabah
Autres titres nationalistes et réformistes.
Aujourd'hui
La Presse de Tunisie - Le Temps - Assabah - Le Quotidien - La Presse - Business
News
Mosaique FM — média/radio
- Jawhara FM
Pour les PAN, la presse tunisienne contemporaine est particulièrement
intéressante car elle peut être confrontée aux données astronomiques et
satellitaires.
4. LIBYE
Période italienne
Il faut rechercher : presse italienne de Tripolitaine ; - presse de
Cyrénaïque ; - journaux administratifs italiens ; - Gazzetta Ufficiale della
Tripolitania ; - Gazzetta Ufficiale della Cirenaica.
Période britannique
Après la Seconde Guerre mondiale : - presse arabe ; - presse britannique ; - publications administratives.
Aujourd'hui
Al Wasat – February - Al Marsad - Libya Observer - Libya Herald
Les archives de la période italienne sont particulièrement intéressantes
pour les observations aériennes des années 1910-1940.
5. ÉGYPTE
L'Égypte constitue un cas exceptionnel.
Presse ancienne
Al-Ahram
Al-Muqattam - Al-Mu'ayyad - Al-Balagh - Al-Siyasa -Al-Akhbar
Presse étrangère :
The Egyptian Gazette - Egyptian Mail
Aujourd'hui
Al-Ahram - Al-Akhbar -
Al-Masry Al-Youm - Shorouk News - Youm7 - Daily News Egypt
Pour votre nos recherches Al-Ahram est une source prioritaire pour les
observations anciennes. Il faudrait notamment rechercher les mots arabes
correspondant à : objet volant – lumière étrange – phénomène céleste – météore
– boule de feu – avion inconnu.
6. SOUDAN
Période britannique
The Sudan Times - The Sudanese Gazette - Sudan Notes and Records — revue
particulièrement importante, même si ce n'est pas un quotidien.
La presse britannique et les publications administratives sont ici
fondamentales.
Aujourd'hui
Sudan Tribune - Sudan News Agency - Al-Sudani - Akhbar Al-Youm
Le Soudan est un pays où les archives coloniales britanniques doivent être
croisées avec la presse locale.
7. SÉNÉGAL
Afrique-Occidentale française
Le Sénégal - L'Afrique occidentale - Le Soleil colonial — à vérifier selon
période
Publications administratives de l'AOF
Journal officiel de l'Afrique occidentale française
Dakar était un centre majeur de presse.
Après indépendance
Le Soleil - Sud Quotidien - Le Quotidien – Walf Quotidien - EnQuête - L'Observateur
Dakar doit être considéré comme l'un des centres prioritaires pour les
recherches de presse francophone ancienne.
8. ALGERIE
Analyse de la presse durant l’occupation 1830 -1962
Presse officielle et de
l'administration coloniale
Dès le début de la conquête,
l'armée et l'autorité coloniale créent des organes de diffusion pour publier
les actes officiels et encadrer l'information
|
Titre du journal |
Période de parution |
Ville d'édition |
Nature / Rôle historique |
|
L'Estafette d'Alger |
1830 |
Alger |
Le tout premier journal
imprimé par l'armée française après le débarquement. |
|
Le Moniteur algérien |
1832 – 1896 |
Alger |
Journal officiel du
gouvernement colonial insérant les actes administratifs. |
|
Le Mobacher (Al-Mobachir) |
1848 – 1926 |
Alger |
Journal officiel bilingue
(français/arabe) créé par le ministère de la Guerre pour s'adresser aux
indigènes. |
Les grands quotidiens d'information
des colons (Presse coloniale)
Ces titres appartenaient
généralement à de grands propriétaires ou à des groupes de pression coloniaux.
Ils défendaient majoritairement les intérêts des Européens d'Algérie.
|
Titre du journal |
Période de parution |
Ville d'édition |
Impact et orientation |
|
Akhbar |
1839 – 1934 |
Alger |
Un des plus anciens journaux
politiques et littéraires de la colonie. |
|
L'Écho d'Oran |
1844 – 1963 |
Oran |
Quotidien incontournable de
l'Oranie, très influent auprès des colons. |
|
L'Indépendant de Constantine |
1858 – 1914 |
Constantine |
Organe majeur de l'Est
algérien au XIXe siècle. |
|
La Dépêche algérienne |
1885 – 1962 |
Alger |
Grand quotidien conservateur,
proche de l'administration et des grands propriétaires. |
|
L'Écho d'Alger |
1912 – 1961 |
Alger |
Fondé par Étienne Baïlac, il
devient le quotidien le plus puissant et le plus lu d'Algérie. |
|
La Dépêche de Constantine |
1908 – 1962 |
Constantine |
Dirigé par la famille Morel,
il régnait sur l'information dans tout l'Est de l'Algérie. |
|
Le Journal d'Alger |
1947 – 1962 |
Alger |
Quotidien d'information
générale de la période d'après-guerre. |
Presse de gauche, républicaine et
progressiste
Certains journaux se sont démarqués
en prenant position pour l'amélioration du statut des populations locales ou,
plus tard, en dénonçant les dérives coloniales.
|
Titre du journal |
Période de parution |
Ville d'édition |
Orientation politique |
|
Alger républicain |
1938 – 1965 |
Alger |
Quotidien progressiste et
anticolonialiste. Il a accueilli dans ses pages de grandes plumes comme Albert
Camus et Henri Alleg. |
|
L'Espoir de Constantine |
1945 – 1956 |
Constantine |
Journal libéral et
réformiste, favorable au dialogue franco-musulman. |
Périodiques culturels et illustrés
La presse magazine s'est également
développée au XXe siècle, axée sur la mise en valeur de la vie coloniale, du
tourisme et des arts.
|
Titre du magazine |
Période de parution |
Ville d'édition |
Spécificité |
|
L'Afrique du Nord illustrée |
1906 – 1939 |
Alger |
Hebdomadaire culturel et
touristique de prestige richement illustré. |
Une partie des archives des quotidiens est restée en Algérie et elles sont
conservées à la Bibliothèque Nationale d’Algérie, une autre partie peut
éventuellement se retrouver à la Bibliothèque Nationale de la France, aux
Archives d’Outre-Mer à Aix en Provence et même certaines dispersées dans
quelques associations privées qui conservent des collections, surtout des dons.
Une partie de ces documents sont numérisés en France, se référer aux moteurs
internes de recherche tels Gallica ou Anom.
9. MALI
Ancien Soudan français.
Presse coloniale
Bulletin du Soudan français
Publications administratives de l'AOF
Presse de Bamako
Aujourd'hui
L'Essor - Les Échos - Le Républicain - Maliweb - Journal du Mali
Les archives françaises sont ici particulièrement importantes pour la
période antérieure à 1960.
11. NIGER
Colonisation française
Bulletins administratifs, publications de l'AOF ; - presse de Niamey et
publications régionales.
Aujourd'hui
Le Sahel - Sahel Dimanche - ActuNiger - Niger Inter
Les archives administratives françaises seront souvent plus importantes que
les journaux pour la période ancienne.
12. GUINÉE
Période française
Presse de Conakry ; - publications administratives de l'AOF ; - journaux
missionnaires.
Aujourd'hui
Horoya - Guinée Matin - Le Djely - Ledjely.com - Africaguinee –
13. TOGO
Cas particulièrement intéressant car le pays fut allemand puis français.
Période allemande
Rechercher les publications allemandes concernant :Togogebiet / Togo / Lomé
et les journaux coloniaux allemands.
Période française
Presse de Lomé ; - publications administratives de l'AOF ; - journaux
coloniaux.
Aujourd'hui
Togo-Presse - Liberté - L'Alternative - Togomatin - 24 Heures au Togo
Le Togo est donc un pays où il faut travailler dans trois corpus
linguistiques : allemand, français et langues locales.
14. CAMEROUN
Cas extrêmement intéressant.
Période allemande 1884-1916
Il faut rechercher la presse et les publications allemandes concernant le
Kamerun.
Période française
La Presse du Cameroun - Le Cameroun - publications administratives ; - presse
de Douala et Yaoundé.
Aujourd'hui
Cameroon Tribune - Le Messager - Mutations - La Nouvelle Expression - The
Post - The Guardian Post
Les archives allemandes sont essentielles pour les premières observations
aériennes ou astronomiques. Les Archives fédérales allemandes confirment que le
Cameroun faisait partie des territoires coloniaux allemands de 1884 à 1916.
15. GABON
Période française
L'Écho du Gabon - bulletins administratifs ; - presse de Libreville.
Aujourd'hui
L’Union - Gabon Review - Gabon Matin
La Loupe
Direct Infos Gabon
16. CONGO-BRAZZAVILLE
Période française
La Semaine coloniale
Bulletins de l'Afrique équatoriale française ; - presse de Brazzaville.
Aujourd'hui
La Semaine Africaine - Les Dépêches de Brazzaville - Le Patriote - La
Dépêche de Brazzaville
17. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.
Congo belge
Presse francophone :
L'Avenir colonial belge - Courrier d'Afrique - L'Écho du Katanga - L'Essor
du Congo - L'Écho de Stan
Congo
Congo-Afrique - journaux d'Élisabethville/Léopoldville/Stanleyville.
Les archives du MRAC possèdent aujourd'hui plus de 700 titres de journaux
congolais des années 1950 à aujourd'hui, ainsi que des bulletins d'agences de
presse.
C'est une source absolument majeure.
Aujourd'hui
Le Phare - Le Potentiel - L'Avenir - La Référence Plus - La Tempête des
Tropiques - Le Soft International Actualité.cd - Radio Okapi
.
18. RWANDA
Période allemande
Le Rwanda faisait partie de l'Afrique orientale allemande.
Période belge
Après la Première Guerre mondiale :
Publications administratives ; - presse missionnaire ; - bulletins du
Ruanda-Urundi.
Aujourd'hui
The New Times - KT
Press - Igihe - Kigali Today
Les archives belges sont particulièrement importantes puisque les « Africa
Archives » couvrent le Ruanda-Urundi de 1917 à 1961.
19. BURUNDI
Même situation générale que le Rwanda.
Période allemande
Recherche dans les archives du Deutsch-Ostafrika.
Période belge
Bulletins du Ruanda-Urundi ; - presse missionnaire ; - publications
administratives.
Aujourd'hui
Iwacu - Le Renouveau - Burundi Eco -
RTNB
20. NAMIBIE
Cas absolument exceptionnel en Afrique. La presse allemande était
relativement développée
Période allemande
Deutsch-Südwestafrika - Windhoeker Anzeiger - Deutsch-Südwestafrikanische
Zeitung - Südwestbote - Windhuker Nachrichten - Lüderitzbuchter Zeitung - Südwest
- Keetmanshooper Nachrichten - Keetmanshooper Zeitung - Amtsblatt für das
Schutzgebiet Deutsch-Südwestafrika
Les sources allemandes confirment notamment l’existence du Windhoeker
Anzeiger / Deutsch-Südwestafrikanische Zeitung dès 1898 et du Südwestbote.
Aujourd'hui
The Namibian - New Era - Namibian Sun - Republikein - Allgemeine Zeitung —
presse germanophone
Pour les OVNI : priorité exceptionnelle, notamment pour les observations de
phénomènes lumineux et aériens durant la période allemande.
21. TANZANIE
Période allemande
Deutsch-Ostafrika
Il faut rechercher les publications allemandes concernant :
Dar es Salaam ; - Tanga
; - Tabora ; - Kilimanjaro ; - Zanzibar.
Période britannique
Tanganyika Standard - East African Standard
Aujourd'hui
Daily News - The
Citizen - Mwananchi - The Guardian - Mwanaspoti
Les Archives fédérales allemandes confirment que l'Afrique orientale
allemande couvrait notamment le territoire de l'actuelle Tanzanie ainsi que le
Rwanda et le Burundi.
22. MOZAMBIQUE
Période portugaise
Presse portugaise :
O Brado Africano - Diário
de Lourenço Marques - Notícias - O Século - O Comércio do Porto - publications administratives de la colonie.
Aujourd'hui
Notícias - O País - Savana - Domingo - Carta de
Moçambique
Le Portugal doit être considéré comme une source essentielle pour les
observations anciennes.
23. ANGOLA
Période portugaise
A Província de Angola - Jornal
de Angola - publications administratives portugaises.
Aujourd'hui
Jornal de Angola - O País -
Novo Jornal - Valor Económico - Expansão
Les archives portugaises sont particulièrement importantes pour les
observations anciennes.
24. GUINÉE-BISSAU
Période portugaise
Boletim Cultural da Guiné Portuguesa - publications administratives ; - presse de Bissau.
Aujourd'hui
Nô Pintcha - O Democrata - Bissau Digital
25. CAP-VERT
Période portugaise
O Futuro de Cabo Verde - otícias
de Cabo Verde - bulletins administratifs.
Aujourd'hui
A Semana - Expresso das
Ilhas - Inforpress
26. SAO TOMÉ-ET-PRINCIPE
Période portugaise
O Equador - publications
administratives ; - presse coloniale portugaise.
Aujourd'hui
O Parvo -Jornal
Transparência - Téla Nón
27. GHANA
Période britannique
Le Ghana est extrêmement intéressant pour la presse anglophone :
Gold Coast Chronicle -
Gold Coast Times - Gold Coast Independent - Ashanti Pioneer - The Spectator - Daily
Graphic
Aujourd'hui
Daily Graphic - Ghanaian
Times - Daily Guide - The Chronicle - JoyNews - Citi Newsroom
Pour pour rechercher un cas, il faudra se baser sur les anciennes
appellations Gold Coast plutôt que seulement « Ghana ».
28. NIGERIA
Période britannique- Lagos
Standard - Lagos Weekly Record - West African Pilot
Nigerian Tribune - Daily
Times - Daily Service
Aujourd'hui
The Guardian - Punch -Vanguard
- ThisDay - Premium Times - Daily Trust - The Nation
Très forte priorité pour votre recherche, notamment Lagos, Ibadan, Kano et
Enugu.
29. SIERRA LEONE
Période britannique
Sierra Leone Weekly News - Sierra Leone Gazette - Daily Mail - African
Standard - Aujourd'hui
Awoko - Concord Times -
Standard Times - Politico
Pour les archives anciennes, rechercher également Freetown sous la période
coloniale britannique.
30. GAMBIE
Période britannique
Bathurst Observer - The Gambia News - Gambia Gazette
Aujourd'hui
The Point - Foroyaa -
The Standard - The Voice
31. KENYA
Période britannique
East African Standard -
East African and Uganda Mail - Kenya Gazette - Nairobi News - Mombasa Times
Aujourd'hui
Daily Nation -The
Standard - The Star - People Daily - Business Daily Africa
Pour les OVNI, il faudra rechercher les archives sous les anciennes
appellations East Africa / British East Africa / Kenya Colony.
32. OUGANDA
Période britannique
Uganda Herald - Uganda Gazette - The Uganda Argus
Aujourd'hui
New Vision - Daily
Monitor - The Observer - Red Pepper
33. ZAMBIE
Période britannique
Ancienne Rhodésie du
Nord. - Northern Rhodesia Journal - Northern News - Central African Post - publications
administrates de Northern Rhodesia.
Aujourd'hui
Zambia Daily Mail - The
Times of Zambia - Daily Nation - News Diggers!
34. ZIMBABWE
Période britannique / rhodésienne
Ancienne Rhodésie du Sud: - The Rhodesia Herald - Bulawayo Chronicle -
Rhodesia National Archives publications - Sunday Mail
Aujourd'hui
The Herald - Chronicle -
NewsDay - Sunday Mail - Daily News - The Independent
Priorité OVNI : EXCEPTIONNELLE, en raison notamment de l'abondante
documentation autour de Cynthia Hind, de l'école d'Ariel et de la recherche
ufologique locale.
35. AFRIQUE DU SUD
L'un des corpus les plus importants du continent.
Période coloniale
Cape Argus - Cape Times
- Natal Mercury - Natal Witness - The Star - Rand Daily Mail - Pretoria News - Johannesburg
Star - Sunday Times - Diamond Fields Advertiser
Aujourd'hui
Mail & Guardian - Daily
Maverick - News24 - Sunday Times - IOL - TimesLIVE - Citizen – Sowetan
Mais il faut également rechercher les archives en afrikaans, notamment :
Die Burger - Rapport - Beeld - Volksblad
Pour votre recherche OVNI, l'Afrique du Sud est probablement le pays
africain où le croisement presse + archives militaires + ufologie privée est le
plus riche.
36. BOTSWANA
Période britannique
Ancien Bechuanaland Protectorate.- Rechercher :
Bechuanaland News - Bechuanaland Protectorate Gazette - publications
administratives britanniques.
Aujourd'hui
Botswana Gazette -
Mmegi - Daily News - Botswana Guardian
37. LESOTHO
Période britannique
Ancien Basutoland.
Basutoland News - Basutoland Gazette - publications missionnaires.
Aujourd'hui
Lesotho Times - Public
Eye - Lesotho Today
38. ESWATINI
Ancien Swaziland.
Période britannique
Swaziland News - Swaziland Observer — histoire plus récente.
Aujourd'hui
Times of Eswatini - Eswatini Observer
39. MALAWI
Ancienne Nyassaland.
Période britannique
Nyasaland Times - Nyasaland Government Gazette - Blantyre and District
Advertiser
Aujourd'hui
The Nation - The Daily Times - Malawi News
40. MAURICE
Cas particulièrement intéressant en raison de l'ancienneté de sa presse.
Période britannique
Le Cernéen -- Mauritius Times - Advance - The Gazette
Aujourd'hui
Le Mauricien - L'Express - Defi Media - Le Matinal
41. SEYCHELLES
Période britannique
Seychelles Gazette - publications administratives.
Aujourd'hui
Seychelles Nation - Today in Seychelles
42. COMORES
Période française
Publications administratives ; - presse de Mayotte et de l'archipel.
Aujourd'hui
Al-Watwan - La Gazette des Comores - Al-Fajr
43. MADAGASCAR
Période française
La Tribune de Madagascar - Le Courrier de Madagascar - Journal officiel de
Madagascar - Le Tamatave - presse missionnaire.
Aujourd'hui
Midi Madagasikara -- L'Express de Madagascar - La Gazette de la Grande Île -
Orange Madagascar
Pour les observations anciennes, Tananarive/Antananarivo et
Tamatave/Toamasina doivent être recherchées sous leurs deux appellations.
44. MAURITANIE
Période française
Ancienne Mauritanie française.
Rechercher :
Bulletin de l'Afrique occidentale française ; - presse de Saint-Louis ; - publications
administratives de l'AOF
.
Aujourd'hui
Le Calame - L'Authentique - Sahara Media - Alakhbar
45. TCHAD
Période française
Ancien territoire de l'AEF.
Rechercher :
Bulletins administratifs ; - presse de Fort-Lamy ; - publications de
l'Afrique équatoriale française.
Aujourd'hui
Le Progrès - Alwihda Info - Tchadinfos
46. RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Ancien Oubangui-Chari.
Période française
Publications de l'AEF ; - presse de Bangui ; - bulletins administratifs.
Aujourd'hui
Le Confident - Centrafrique-Presse - Corbeau News
47. CONGO-BRAZZAVILLE
Déjà traité avec l'AEF, mais il faudra rechercher particulièrement les
archives de Brazzaville, capitale de l'Afrique équatoriale française.
48. ÉTHIOPIE
Cas différent car l'Éthiopie n'a pas été intégrée durablement à un empire
colonial européen.
Il faut donc rechercher :
Presse éthiopienne ; - presse italienne pendant l'occupation 1936-1941 ; - publications
diplomatiques ; - presse britannique.
Aujourd'hui
Addis Fortune + The
Reporter - Capital - Ethiopian Herald - Fana Broadcasting - Addis Standard
La période italienne mérite un corpus particulier.
49. ÉRYTHRÉE
Période italienne
Très important :
Presse italienne d'Asmara ; - Gazzetta dell'Eritrea ; - publications
administratives italiennes.
Période britannique
Presse britannique et administration militaire.
Aujourd'hui
Hadas Eritrea - Eritrea Profile
50. SOMALIE
Période italienne
Presse italienne de Mogadiscio ;- publications de la Somalie italienne.
Période britannique
Presse britannique du Somaliland.
Aujourd'hui
Hiiraan Online - Garowe Online - Somaliland Chronicle - Somali Guardian
Chapitre VIII
PRINCIPALES BASES DE DONNÉES ET ARCHIVES DE CAS
OVNI/UAP DANS LE MONDE
ÉTATS-UNIS
MUFON
Mutual UFO Network – CMS
L'une des plus importantes bases mondiales de signalements OVNI/ - MUFON
possède de nombreux dossiers africains, mais leur accessibilité et leur niveau
de documentation varient selon les cas et c’est généralement accessible aux
membres abonnés. .
NUFORC
Grande base américaine de témoignages, particulièrement utile pour les cas
contemporains.
ENIGMA LABS
Enigma Labs
Plateforme internationale relativement récente consacrée aux observations
UAP. Elle agrège des signalements provenant de différentes sources et permet
des recherches géographiques. Très intéressante pour identifier rapidement les
cas existants dans des pays où la documentation est rare. Mais il faut ensuite
remonter à la source originale
UFO SIGHTINGS DAILY
https://www.ufosightingsdaily.com/ Base de données plus récente, qui commence à être bien alimentée.
.
CIA READING ROOM
La CIA a rendu accessibles de nombreux documents historiques. Il faut
notamment rechercher : UFO / flying saucer / unidentified aircraft / Africa /
country name. Un document concernant un événement africain peut être conservé à
Washington plutôt qu'à Dakar, Nairobi ou Luanda.
NICAP
Archives historiques considérables.
PROJECT BLUE BOOK
Les archives du programme de l'US Air Force constituent une source primaire
exceptionnelle.
Elles couvrent principalement 1947-1969. - C'est une base à consulter
systématiquement pour les anciennes colonies et pays africains, car certains
événements observés en Afrique ont été signalés ou analysés par les autorités
américaines.
FBI VAULT
Les archives numériques du FBI contiennent également des documents
historiques concernant les OVNI.
INTERNET ARCHIVE
Internet Archive
Ce n'est pas une base OVNI à proprement parler, mais c'est une source
capitale pour une recherche. On peut y retrouver :
-
Anciens
livres ;
-
Magazines
;
-
Bulletins
ufologiques ;
-
Journaux ;
-
Catalogues
;
-
Rapports ;
-
Publications
devenues difficiles à trouver.
THE BLACK VAULT
The Black Vault
Ce n'est pas une base de cas OVNI classique, mais une immense collection de
documents déclassifiés obtenus notamment par FOIA. Très intéressante pour :
-
CIA ;
-
FBI ;
-
NSA;
-
DIA;
-
Department of Defense;
-
U.S. Air
Force.
AARO
All-domain Anomaly
Resolution Office
Le bureau du Département de la Défense américain constitue aujourd'hui une
source gouvernementale majeure pour les UAP. - Il est surtout important pour
les dossiers américains, mais ses rapports et archives peuvent contenir des
informations internationales.
UFOCAT
Ancien catalogue informatique international de cas OVNI. Il est surtout
intéressant historiquement pour retrouver des références à des cas anciens. Mais
il faut vérifier les données avec les sources originales.
UFOBASE
Différentes bases portant ce nom ont existé ou existent dans les milieux
ufologiques. Il faut donc vérifier précisément l'origine et le responsable de
la base avant d'utiliser ses données.
FRANCE
GEIPAN
Probablement l'une des bases officielles les plus importantes au monde. Le
GEIPAN dépend du CNES et publie une grande partie de ses dossiers.
Classification :
A : phénomène identifié ;
B : probablement identifié ;
C : données insuffisantes ;
D : phénomène non identifié.
Très important pour les anciennes colonies françaises, notamment :
Algérie, Sénégal, Mali, Niger, Côte d'Ivoire, Togo, Bénin, Cameroun, Gabon,
Congo, Madagascar, Djibouti, etc. - Attention toutefois : le GEIPAN n'est pas
une base de tous les cas africains ; il s'agit avant tout des dossiers relevant
de son périmètre.
BECASSINE
URECAT - Une ressource particulièrement utile pour les
observations anciennes
ACUFO – Le catalogue d’observation
de Dominique Weinstein
BASE OVNI FRANCE - environ
3300 cas.
GOOGLE NEWS
ARCHIVE ET ARCHIVES DE PRESSE
Les archives de
presse permettent de retrouver les événements contemporains. Il faut rechercher
plusieurs formulations :
- « OVNI »
« soucoupe volante »
« disque volant »
« objet mystérieux »
« lumière mystérieuse »
« étrange lumière »
« unidentified aircraft »
« flying saucer »
« strange lights »
UFOINFO
Base britannique/internationale regroupant des observations et informations
ufologiques.
FOTOCAT
Une base particulièrement intéressante. FOTOCAT est consacrée aux
photographies et images d'OVNI, avec une importante dimension historique et
internationale. Pour un catalogue africain, elle peut être utile pour
rechercher :
-
Photographies
anciennes ;
-
Photographies
de presse ;
-
Images
militaires ;
-
Cas
photographiques africains.
LES BIBLIOTHEQUES
Les bibliothèques nationales disposent d’archives et de serveurs ou sont
souvent aujourd’hui numérisées ou au moins partiellement, ce qu’elles
détiennent. Il y a aussi das certains pays des services spécialisés qui
dépendent de l’état. Elles ou ils
peuvent vous servir comme base de données pour y rechercher des observations ou
des compléments d’informations sur des cas déjà répertoriés.
Quelques bibliothèques à consulter
:
Et effectuer la recherche dans la langue du pays
ROYAUME UNI
UK National Archives – UFO files
Les Archives nationales britanniques possèdent les anciens dossiers OVNI du
Ministry of Defence.
Période particulièrement intéressante : 1912-2009, avec une concentration
importante après 1947.
Très important pour les anciennes colonies britanniques :
-
Afrique du
Sud ;
-
Zimbabwe/Rhodésie
;
-
Zambie ;
-
Malawi ;
-
Kenya ;
-
Ouganda ;
-
Tanzanie ;
-
Ghana ;
-
Nigeria ;
-
Sierra
Leone ;
-
Botswana ;
-
Soudan,
etc.
CANADA
Library and Archives Canada
Le Canada possède des archives gouvernementales concernant les observations
de phénomènes aériens. On y trouve notamment des documents provenant du : Department
of National Defence ; du Royal Canadian
Air Force et du National Research Council.
AUSTRALIE
National Archives of Australia – UFO files
L'Australie possède une documentation gouvernementale et militaire
importante. Particulièrement intéressante pour l'étude comparative des
politiques gouvernementales concernant les OVNI.
NOUVELLE-ZÉLANDE
Archives New Zealand
Archives concernant notamment des observations aériennes et les réponses
des autorités. Intérêt surtout méthodologique et comparatif.
ALLEMAGNE
Les archives allemandes peuvent être utiles pour les périodes historiques,
notamment :
Avant 1945 ;
-
Seconde
Guerre mondiale ;
-
Aviation ;
-
Phénomènes
célestes ;
-
Dossiers
militaires.
Particulièrement intéressant pour : Namibie et anciennes possessions
allemandes.
PORTUGAL
Arquivo Histórico Ultramarino
Il faut rechercher les documents concernant :
-
Angola ;
-
Mozambique
;
-
Guinée-Bissau
;
-
Cap-Vert ;
-
São
Tomé-et-Príncipe.
ESPAGNE
Archivo General de la Administración
Particulièrement intéressant pour :
-
Guinée
équatoriale ;
-
Sahara
espagnol ;
-
Ifni.
Archivo General Militar
À examiner pour les rapports militaires et aéronautiques.
HEMEROTECA / BIBLIOTHÈQUES NUMÉRIQUES
Pour les pays hispanophones, les bibliothèques numériques et archives de
presse espagnoles sont essentielles. Pour l'Afrique, cela concerne
particulièrement : Guinée équatoriale et Sahara espagnol.
BELGIQUE
Les archives belges sont importantes pour :
-
République
démocratique du Congo ;
-
Rwanda ;
-
Burundi.
Il faut notamment examiner les archives coloniales, militaires et
administratives.
ITALIE
Important pour :
-
Libye ;
-
Érythrée ;
-
Somalie ;
-
Éthiopie.
-
Les archives militaires et coloniales italiennes peuvent fournir des
informations antérieures à 1945..
Pour
information :
BASES ASTRONOMIQUES À UTILISER POUR VÉRIFIER LES CAS
Un véritable catalogue OVNI ne doit pas seulement rechercher des cas : il
doit aussi pouvoir les tester.
Il faut donc croiser les observations avec :
-
NASA ;
-
JPL ;
-
Minor Planet Center ;
-
International
Meteor Organization ;
-
Bases de
météorites ;
-
Bases de
satellites ;
-
Données
astronomiques ;
-
Archives
météorologiques.
-
Cela permet de rechercher les explications possibles.
POUR L'AFRIQUE : LES BASES À CONSULTER EN PRIORITÉ
|
Priorité |
Source |
Intérêt |
|
1 |
Archives nationales
africaines |
★★★★★ |
|
2 |
Presse historique africaine |
★★★★★ |
|
3 |
Archives coloniales
françaises |
★★★★★ |
|
4 |
Archives britanniques |
★★★★★ |
|
5 |
Archives portugaises |
★★★★★ |
|
6 |
Archives espagnoles |
★★★★★ |
|
7 |
Archives militaires |
★★★★★ |
|
8 |
Project Blue Book |
★★★★★ |
|
9 |
GEIPAN |
★★★★☆ |
|
10 |
MUFON |
★★★★☆ |
|
11 |
NICAP |
★★★★☆ |
|
12 |
NUFORC |
★★★★☆ |
|
13 |
FOTOCAT |
★★★★☆ |
|
14 |
Enigma Labs |
★★★★☆ |
|
15 |
CIA / FBI |
★★★☆☆ |
|
16 |
UFOCAT |
★★★☆☆ |
|
17 |
The Black Vault |
★★★☆☆ |
|
18 |
Internet Archive |
★★★★★ |
LA RÈGLE ESSENTIELLE
Une base de données sert à retrouver un cas ; elle ne suffit pas à prouver
le cas.
Lorsqu'un catalogue indique : « Sénégal – 1967 – OVNI »
Il faut essayer de remonter :
Catalogue → référence → journal → archive →
rapport original → témoins → vérification astronomique/aéronautique.
Chapitre
IX
LE GEIPAN ET LES OVNIS EN
AFRIQUE
Enquêtes,
archives françaises et limites d'une coopération scientifique à l'échelle du
continent africain
Introduction : quel rôle le GEIPAN joue-t-il dans l'étude des OVNI en
Afrique ?
Le GEIPAN (Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes
aérospatiaux non identifiés) occupe une place particulière dans l'histoire de
l'ufologie française. Rattaché au CNES, il collecte les témoignages, analyse
les observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés, conduit ou
coordonne des enquêtes et publie ses conclusions.
Mais qu'en est-il de son travail sur le continent africain ?
Cette question mérite une attention particulière. L'Afrique possède une
histoire riche en observations de phénomènes lumineux, d'objets volants
inexpliqués et de manifestations célestes rapportées par des témoins civils,
militaires ou professionnels. Pourtant, la documentation demeure très inégale
d'un pays à l'autre. Rappelons toutefois que le rôle principal du Geipan est
d’enquêter sur le territoire Français et non pas sur le territoire d’autres
pays. C’est plutôt à titre documentaire si le Geipan traite de cas en Afrique.
Ce n’est pas son but d’enquêter sur ceux-ci, tout d’abord pour des raisons de
droit international !
Il faut d'emblée distinguer deux réalités : le travail officiel du GEIPAN
sur les territoires français, notamment La Réunion, et l'exploitation de ses
archives pour étudier des observations survenues dans les pays africains
indépendants. Ces deux activités ne relèvent pas du même cadre.
Les missions et la méthodologie du GEIPAN sont présentées sur son site
officiel : https://www.geipan.fr/fr/missions-methodes-et-resultats
1. Le GEIPAN : un organisme français, et non un service international
d'enquête
Créé en 1977 sous une première appellation, le service a évolué au fil du
temps avant de devenir le GEIPAN.
Sa mission consiste à recueillir les témoignages, constituer des dossiers,
examiner les données disponibles et rechercher des explications possibles aux
phénomènes observés. Son travail repose notamment sur :
·
Les
déclarations des témoins ;
·
Les
circonstances et la chronologie des observations ;
·
Les
photographies et les vidéos disponibles ;
·
Les
données météorologiques et astronomiques ;
·
Les
éventuelles informations radar ;
·
Les
témoignages complémentaires ;
·
Les
enquêtes de terrain lorsqu'elles sont possibles ;
·
Les
analyses techniques et scientifiques.
Le GEIPAN
intervient-il officiellement dans les pays africains ?
Non, ce n’est pas dans le programme général du GEIPAN, il n’a aucune
compétence pour enquêter sur les observations d'OVNI dans les pays africains
indépendants. Il ne faut donc pas présenter le GEIPAN comme un organisme qui
aurait conduit systématiquement des enquêtes au Sénégal, au Mali, en Côte
d'Ivoire, au Bénin, en Algérie ou en République démocratique du Congo. Cela ne
signifie pas que les archives françaises sont dépourvues d'intérêt pour ces
pays. Elles peuvent constituer des sources documentaires utiles, notamment
lorsqu'elles contiennent des références à des observations anciennes, à des
témoignages transmis à des organismes français ou à des phénomènes survenus
dans un contexte historique lié à la France.
Il faut toutefois examiner chaque dossier individuellement pour déterminer
ce que le GEIPAN a réellement recueilli, analysé ou conclu.
2. La Réunion :
le principal terrain africain au sens géographique où le GEIPAN dispose d'un
travail officiel
Pour étudier l'activité du GEIPAN dans l'espace géographique africain au
sens large, il convient de commencer par La Réunion. Cette île de l'océan
Indien appartient à la République française. Elle constitue un département et
une région d'outre-mer et se trouve géographiquement dans la région africaine
de l'océan Indien. Elle ne doit cependant pas être confondue avec un pays
africain indépendant.
Un ensemble de dossiers officiellement répertoriés
Le catalogue public du GEIPAN comporte de nombreuses observations
enregistrées à La Réunion. Les dossiers permettent de retrouver des dates, des
lieux, des classifications et, selon les cas, des documents d'enquête.
Voici quelques exemples tirés du catalogue officiel. (Que nous analyserons
dans notre catalogue, à la rubrique des observations à l’Ile de La Réunion).
|
Date de
l'observation |
Localisation |
Classification GEIPAN |
Intérêt
documentaire |
|
15 août 1997 |
La Réunion |
A |
Observation identifiée comme Jupiter |
|
24 juin 2017 |
Saint-Paul |
A |
Phénomène identifié |
|
16 mai 2023 |
Le Tampon |
A |
Phénomène identifié comme un insecte |
|
15 décembre 2024 |
Petite-Île |
A |
Observation identifiée comme un satellite produisant un phénomène de
réflexion lumineuse |
|
25 février 2025 |
Saint-Pierre |
A |
Observation identifiée comme impliquant un ou plusieurs parachutistes |
|
3 octobre 2025 |
Saint-Paul |
A |
Observation identifiée comme un satellite |
|
4 octobre 2025 |
Le Tampon |
B |
Rentrée atmosphérique probable |
Ces références figurent dans les résultats du catalogue public du GEIPAN.
Les dates de mise à jour peuvent être postérieures aux observations. Attention : cette liste est illustrative et
non exhaustive. Elle ne constitue pas un recensement complet des observations
réunionnaises.
Que nous
apprennent ces dossiers ?
Ils montrent qu'une observation initialement perçue comme mystérieuse peut
correspondre à un phénomène connu après analyse. Les étoiles et les planètes,
les satellites, les rentrées atmosphériques, les ballons ou encore certains
objets proches de l'observateur peuvent produire des apparences surprenantes.
Les classifications A et B ne signifient donc pas que le GEIPAN a confirmé
l'existence d'un engin extraterrestre. Elles indiquent que le phénomène a été
identifié ou probablement identifié. Les dossiers réunionnais constituent ainsi
une source importante pour l'étude des signalements d'OVNI dans l'océan Indien,
mais aussi pour comprendre comment les méprises peuvent être établies à partir
d'informations suffisamment précises.
3. Les pays africains indépendants : des archives dispersées, sans réseau
comparable au GEIPAN
En dehors des territoires français, la recherche sur les OVNI en Afrique se
heurte à une difficulté fondamentale : les sources sont dispersées entre
plusieurs catégories d'organismes. Il peut s'agir : des archives militaires et
aéronautiques ; des services de police et de gendarmerie ; des administrations
coloniales ; des journaux nationaux et locaux etc…. Dans de nombreux pays, il
n'existe pas de catalogue public national réunissant systématiquement les
observations, les enquêtes et les conclusions selon un protocole comparable à
celui du GEIPAN.
Il faut néanmoins éviter d'affirmer qu'aucune institution africaine ne
s'intéresse à ces phénomènes : l'absence d'un catalogue public comparable ne
prouve pas l'absence de recherches, de rapports administratifs ou d'archives
non accessibles.
Quelques exemples de pays concernés
|
Pays ou
région |
Sources
à privilégier |
Apport
possible du GEIPAN |
|
Algérie |
Presse historique, archives militaires, témoignages et dossiers
ufologiques |
Référence méthodologique et comparaison avec des dossiers français |
|
Sénégal |
Presse locale, bases de signalements, témoignages directs |
Méthode d'analyse des observations lumineuses et des méprises |
|
Mali |
Archives historiques, témoignages militaires, presse |
Comparaison méthodologique pour les observations impliquant des témoins
militaires |
|
Côte d'Ivoire |
Presse, témoignages, archives administratives et ufologiques |
Modèle pour classer les sources et évaluer la qualité des informations |
|
Bénin |
Presse, témoignages locaux, traditions orales et bases de données |
Méthode pour distinguer le phénomène observé de son interprétation
culturelle |
|
République démocratique du Congo |
Presse, témoignages, archives coloniales et bases ufologiques |
Référence pour la constitution de dossiers historiques |
|
Zimbabwe |
Presse, témoignages des élèves et enseignants, archives d'enquête |
Comparaison des méthodes de recueil et de confrontation des témoignages |
|
Afrique du Sud |
Presse, associations spécialisées et archives ufologiques |
Comparaison avec les enquêtes de terrain et les dossiers de témoins
multiples |
Ce tableau présente des pistes de recherche, et non des interventions
avérées du GEIPAN dans chacun de ces pays.
4. Le GEIPAN peut-il contribuer à l'étude des grandes affaires africaines ?
Oui, mais il faut bien définir la nature de cette contribution. Le GEIPAN
peut servir de référence méthodologique pour réexaminer des dossiers africains.
Il ne faut cependant pas lui attribuer une enquête, une expertise ou une
classification sans disposer d'un document officiel qui l'atteste.
Trois affaires permettent d'illustrer cette distinction.
A. Le cas de l'école d'Ariel, au Zimbabwe, le 16 septembre 1994
L'affaire de l'école d'Ariel est l'un des épisodes les plus connus de
l'ufologie africaine contemporaine. Des élèves de l'école d'Ariel, près de
Ruwa, ont déclaré avoir observé un ou plusieurs objets inhabituels et, pour
certains, des êtres qu'ils ont interprétés comme non humains. L'affaire mérite
une étude indépendante des dossiers du GEIPAN. Une analyse inspirée de sa
méthode devrait notamment examiner : les déclarations individuelles des élèves
; les conditions dans lesquelles les témoignages ont été recueillis ; les
éventuelles différences entre les récits initiaux et les déclarations
ultérieures ; les influences possibles entre témoins ; les dessins réalisés
après l’observation etc…
Le nombre de témoins ne suffit pas, à lui seul, à établir l'origine du
phénomène.
Point essentiel : Le Geipan n’a jamais enquêtée sur cette affaire, ni même
attribué une classification, ce n’est pas la France et il n’enquête pas dans ce
pays.
B. L'observation de Loxton, en Afrique du Sud, le 31 juillet 1975
Cette observation est notamment connue dans la littérature ufologique
sud-africaine et dans les travaux de Cynthia Hind. Elle présente un intérêt
pour une étude comparative des témoignages et des conditions de l'enquête. Une
réévaluation suivant une méthode comparable à celle du GEIPAN devrait
rechercher les comptes rendus initiaux, les témoignages indépendants, la
chronologie exacte, les conditions météorologiques et astronomiques, ainsi que
les éventuelles traces matérielles. Il faudrait également distinguer les
documents contemporains de l'événement, des récits publiés plusieurs années
après. Là encore, une comparaison méthodologique est possible, mais elle ne
permet pas d'affirmer que le GEIPAN a enquêté sur place.
C. Les observations historiques en Algérie
L'Algérie présente un intérêt particulier en raison de son histoire
coloniale, de la présence passée d'installations militaires françaises et de
l'existence d'archives de presse en français. Les témoignages anciens peuvent
apparaître dans plusieurs types de documents : journaux, correspondances,
rapports militaires ou publications ufologiques. Pour chaque affaire, il faut
établir si le document est contemporain de l'observation, s'il rapporte
directement un témoignage ou s'il reprend une information antérieure.
La prudence s'impose également pour les cas de 1954, année marquée par une
importante vague d'observations d'OVNI en France et dans plusieurs autres pays.
La proximité chronologique entre deux observations ne prouve pas qu'elles
concernent le même phénomène.
Les dossiers du GEIPAN peuvent aider à comprendre les méthodes d'analyse et
les limites des classifications, mais il faut consulter les sources originales
de chaque observation algérienne avant de conclure.
5. Comment appliquer la méthode du GEIPAN aux observations africaines ?
La méthode du GEIPAN est particulièrement intéressante, car elle permet de
structurer les enquêtes sans présumer de l'origine des phénomènes. Le service
distingue notamment la consistance des informations disponibles et l'étrangeté
qui subsiste après investigation. Il utilise les catégories A, B, C et D pour
classer les dossiers. On peut s'inspirer
de cette démarche pour constituer un catalogue africain, à condition de ne pas
attribuer aux cas étudiés des classifications officielles qu'ils n'ont jamais
reçues.
Une adaptation indispensable au contexte africain
Il convient d'ajouter un élément souvent négligé : le contexte culturel
Africain.
Dans plusieurs sociétés africaines, des phénomènes célestes inhabituels
peuvent être interprétés à travers des traditions religieuses, des récits
ancestraux ou des représentations d'êtres surnaturels. Au Bénin, par exemple,
certaines interprétations peuvent faire intervenir le Vodou ou des figures
telles que Mami Wata. Dans d'autres régions, des phénomènes lumineux peuvent
être associés aux ancêtres, aux esprits ou à des êtres célestes.
L'enquête doit alors distinguer trois niveaux :
1 - L'observation rapportée : ce que le témoin
dit avoir vu, entendu ou photographié.
2 - L'interprétation du témoin : ce qu'il pense
que le phénomène représente.
3 - L'analyse de l'enquêteur : ce que les
éléments disponibles permettent réellement d'établir.
Cette distinction respecte la parole des témoins sans transformer une
interprétation culturelle ou religieuse en preuve de l'origine du phénomène. Elle
permet également d'éviter l'erreur inverse : écarter un témoignage uniquement
parce que son interprétation s'inscrit dans une tradition locale.
6. Les classifications du GEIPAN peuvent-elles être utilisées pour les cas
africains ?
Oui, à titre de comparaison méthodologique, mais avec une précaution
essentielle. Les catégories utilisées par le GEIPAN correspondent à des
conclusions d'enquête.
|
Catégorie |
Signification générale |
Utilisation dans un
catalogue africain |
|
A |
Phénomène
identifié |
À utiliser comme référence uniquement lorsqu'une identification est
étayée |
|
B |
Phénomène
probablement identifié |
À distinguer d'une explication démontrée avec certitude |
|
C |
Informations
insuffisantes pour conclure |
Pertinent pour de nombreux dossiers anciens ou mal documentés |
|
D |
Phénomène non
identifié après analyse |
Ne signifie pas automatiquement qu'il s'agit d'un engin extraordinaire ou
extraterrestre |
Les modalités exactes de classification doivent être vérifiées dans la
documentation officielle du service. Pour
les observations africaines qui n'ont pas fait l'objet d'une enquête
officielle, je recommande d'utiliser une grille documentaire distincte, par
exemple :
·
Dossier
documenté : source primaire ou plusieurs sources indépendantes identifiables.
·
Dossier
partiellement documenté : témoignage ou récit connu, mais données essentielles
manquantes.
·
Dossier de
source secondaire : affaire connue principalement par des publications
ultérieures.
·
Dossier
non vérifié : attribution, date ou événement qui ne peut pas être confirmé à
partir des sources disponibles.
Cette grille est une proposition éditoriale indépendante. Elle ne doit pas
être présentée comme une classification du GEIPAN.
7. Pourquoi le modèle du GEIPAN est-il difficile à reproduire à l'échelle
africaine ?
Le principal obstacle est moins l'absence de témoignages que la difficulté
à réunir les documents permettant de les analyser.
1.
La
dispersion des archives
Les dossiers anciens peuvent être répartis entre les bibliothèques, les
journaux, les archives nationales, les services militaires et les collections
privées. Certains documents n'ont jamais été numérisés. D'autres sont
disponibles uniquement sous forme de résumés, parfois recopiés de publication
en publication.
2.
Les
différences linguistiques
La recherche africaine nécessite de consulter des sources en français, en
anglais, en portugais, en arabe et dans d'autres langues locales. Une
observation rapportée dans la presse anglophone du Ghana ou du Kenya peut ne
pas apparaître dans les bases francophones. Inversement, une affaire ancienne
du Congo ou de Madagascar peut être connue essentiellement à travers une source
française.
3.
Les
difficultés d'enquête sur le terrain
Une enquête approfondie suppose de pouvoir rencontrer les témoins,
reconstituer les lieux et les conditions d'observation, consulter les documents
contemporains et, parfois, recueillir des données techniques. Lorsque plusieurs
décennies se sont écoulées, les témoins peuvent être décédés ou les souvenirs
altérés. Les documents originaux peuvent avoir disparu. L'absence de données ne
prouve pas l'absence d'observations
C'est un point capital pour les statistiques de votre ouvrage.
Un pays disposant d'une presse numérisée, d'associations actives et d'une
base de données accessible peut sembler présenter davantage de cas qu'un pays
où les témoignages sont rarement archivés. Le nombre de cas retrouvés dans les
archives ne doit donc pas être confondu avec le nombre réel d'observations
survenues dans un pays. Cette limite doit apparaître explicitement dans toute
comparaison entre les pays africains.
Conclusion : le GEIPAN, une référence méthodologique pour l'ufologie
africaine
Le GEIPAN ne doit pas être considéré comme un organisme ayant
systématiquement enquêté sur les OVNI dans les pays africains indépendants. Son
rôle officiel s'inscrit dans un cadre français, et les dossiers réunionnais
constituent un ensemble documentaire particulièrement intéressant pour l'étude
de l'océan Indien.
En revanche, son expérience représente une référence utile pour organiser
la recherche africaine : collecte des témoignages, examen des sources,
confrontation des hypothèses, analyse des données disponibles et publication
des conclusions
.
Chapitre X
LES OVNIS EN AFRIQUE ET LA PHILATÉLIE
Catalogue des timbres
africains représentant des OVNI — et des « anomalies » prises pour des OVNI
La présence de soucoupes volantes sur des timbres-poste constitue un aspect
méconnu de l'histoire culturelle de l'ufologie africaine. Je ne prétends pas
tous les avoir retrouvés, mais ce catalogue permet de constater que l’ufologie
à depuis des décennies, eut sa place dans la philatélie Africaine.
Il faut cependant éviter une confusion : un timbre représentant un OVNI, un
timbre spatial comportant une forme insolite et un timbre sur lequel certains
collectionneurs ont identifié une anomalie ne relèvent pas de la même
catégorie.
Le catalogue suivant distingue donc :
I. Émissions explicitement consacrées aux OVNI
II. Émissions spatiales comportant une
représentation assimilable à un OVNI
III. Timbres ordinaires comportant une «
anomalie » interprétée par certains comme un OVNI
I — GUINÉE ÉQUATORIALE
1975 — « Collaboration interplanétaire »
C'est probablement le cas le plus ancien et le plus remarquable du
continent africain. En 1975, la Guinée équatoriale émet une série consacrée à
la coopération spatiale entre les États-Unis et l'Union soviétique, dans le
contexte du programme Apollo-Soyouz.
La série complète comprend 11 timbres. Une référence philatélique
commerciale confirme notamment l'existence de l'ensemble de 11 valeurs
Apollo-Soyouz de 1975.
Mais deux valeurs sont particulièrement importantes pour l'histoire des
OVNI. - 15 E et 20 E - Ces deux timbres portent la mention : « COLABORACIÓN
INTERPLANETARIA » et présentent des objets ressemblants très clairement aux
représentations classiques des soucoupes volantes.
La littérature spécialisée sur la philatélie ufologique les considère comme
faisant partie des premières émissions postales explicitement liées à
l'imagerie UFO
.
Une origine étonnante
L'étude philatélique de González, reprise par Magonia Review, a tenté de
retrouver l'origine des illustrations. L'une représente une version modifiée de
la célèbre soucoupe d'Adamski, accompagnée d'autres objets attribuables à
l'imagerie de Kenneth Arnold. L'autre montre un appareil à la forme très
particulière, presque « saturnienne », auquel ont été ajoutés des éléments
ressemblant à des réacteurs.
Mais surtout, cette dernière image ne correspondrait à aucun cas ufologique
connu : l'enquête iconographique aurait permis de retrouver son origine dans
une bande dessinée française.
Une particularité de la philatélie équato-guinéenne des années 1970
Le contexte explique en partie pourquoi on trouve des émissions aussi
extraordinaires. La Guinée équatoriale de Francisco Macías Nguema produisait à
cette époque des séries philatéliques très nombreuses et parfois extrêmement
spectaculaires. Le National Postal Museum de la Smithsonian Institution
explique que la Guinée équatoriale a produit dans les années 1970 de nombreux
timbres et blocs-feuillets aux couleurs vives et aux thèmes très variés. La
production s'est notamment développée sous le régime de Macías Nguema.
Cela donne un contexte important : ces timbres ne doivent pas être
interprétés comme une politique scientifique officielle sur les OVNI. La
philatélie de cette période obéissait aussi à une logique commerciale et
thématique internationale.
.
Dans les années 1960-1970, les thèmes suivants étaient extrêmement
populaires auprès des collectionneurs : conquête spatiale ; astronautes
américains ou extraterrestres ;
.
Des pays relativement petits ont parfois utilisé ces thèmes pour produire
des séries destinées au marché philatélique international. La Guinée
équatoriale n'est donc absolument pas le seul pays à avoir utilisé
l'iconographie OVNI sur ses timbres.
Classement
GUINÉE ÉQUATORIALE — 1975
Catégorie : UFO explicite
Série : Apollo-Soyouz / coopération spatiale
11 timbres dans la série
2 valeurs particulièrement ufologiques : 15 E et 20 E
Mention : « Colaboración
interplanetaria »
I - A - GUINÉE REPUBLIQUE DE GUINEE – CONAKRY -— 1998
Lost in Space : neuf timbres aux allures de soucoupes volantes
J’ai retrouvé également un
bloc de 9 timbres consacré à l’espace et particulièrement à la
« science-fiction » et dont certains représentent des
« formes » assimilable à des « soucoupes volantes ».
Le bloc porte simplement « GUINEE 1998 ». Il s'agit de la République de
Guinée (Guinée-Conakry), Les catalogues philatéliques le classent bien sous
Guinea, avec une émission du 18 mai 1998, consacrée à la série télévisée Lost
in Space. StampWorld répertorie notamment les valeurs 1876 à 1884, toutes à 750
F, dans une feuille de 9 timbres.
L'émission est consacrée à Lost in Space, la célèbre série américaine de
science-fiction créée par Irwin Allen et diffusée à partir de 1965. Une source
consacrée à l'histoire de la science-fiction philatélique confirme que la
République de Guinée a consacré en 1998 un feuillet à cette série.
Le feuillet présenté ici comporte 9 timbres de 750 FG :
Le Robot - Will Robinson
- Jupiter 2 - Dr. Smith - Prof. John Robinson - Maureen Robinson - Judy Robinson
- Penny Robinson et le Major Don West.
Le catalogue StampWorld confirme la série de neuf valeurs, numérotées
1876-1884, émises le 18 mai 1998, au tarif de 750 F chacune.
Et les « soucoupes » que l'on voit sur les timbres ? Sur le feuillet, on
remarque plusieurs petits engins volants de forme discoïdale dans les
arrière-plans, mais surtout le Jupiter 2, au centre du timbre consacré au
vaisseau. Il serait cependant incorrect de les présenter comme des OVNI au sens
ufologique. Ce sont des vaisseaux fictifs appartenant à l'univers de Lost in
Space. Le cas du Jupiter 2 est particulièrement intéressant car son apparence
est effectivement celle d'une soucoupe volante. Dans la série originale de
1965, le vaisseau est explicitement conçu comme un engin spatial en forme de
soucoupe volante. Les sources consacrées au modèle le décrivent comme une
variation du classique « flying saucer » des années 1950.
Le Smithsonian confirme par ailleurs que Lost in Space est la série de
science-fiction de 1965-1968 mettant en scène les Robinson et leur vaisseau
Jupiter 2.
II — TANZANIE
1998-1999 — La véritable collection philatélique UFO africaine
La Tanzanie représente un cas beaucoup plus développé. Il faut d'ailleurs
apporter une petite correction à l'idée d'une émission uniquement datée de 1999
: les catalogues donnent également une émission UFO en 1998. Un catalogue
reproduisant les données Scott indique ainsi : 1998 — Scott 1800-1806 environ :
Unidentified Flying Objects (UFOs). Puis l'importante production de 1999
développe encore davantage le thème.
1998 — Première série UFO tanzanienne est une série consacrée aux «
Unidentified Flying Objects ». Elle présente différentes observations et
représentations d'OVNI. Le catalogue consulté donne notamment une série de
motifs associés aux observations de :
·
États-Unis,
1968 ;
·
Trinidad,
1958 ;
·
Belgique,
1990 ;
·
Finlande,
1970 ;
·
Nouvelle-Zélande,
1951 ;
·
Australie,
1954 ;
·
Turquie,
etc.
Cela est particulièrement intéressant : la Tanzanie ne se contente pas de
dessiner des soucoupes imaginaires ; elle associe ses timbres à des
observations présentées comme des cas ufologiques.
III — TANZANIE
1999 — UFO, Roswell, Arnold et Mantell
Les catalogues philatéliques répertorient en 1999 :
1.
3557/2 —
UFO / hélicoptères ;
2.
3563/8 —
UFO ;
3.
Bloc 476 —
avion / UFO / mont Rainier ;
4.
Bloc 477 —
avion / UFO ;
5.
Blocs
476-477 — avion / UFO.
Cette fois, nous sommes incontestablement dans la philatélie ufologique.
A — Le cas Kenneth Arnold
Le catalogue donne : Scott
1826 — 1 500 shillings — The Arnold Sighting, 1947.
L'intérêt historique est considérable.
Le 24 juin 1947, Kenneth Arnold affirme avoir observé plusieurs objets
brillants près du mont Rainier. Son observation est devenue l'un des événements
fondateurs de l'ufologie moderne.
C'est le souvenir sheet
officiel The Arnold Sighting, 1947 émis le 30 septembre 1999,
valeur faciale 1.500 Tanzanian shilingi, format carré, catalogue Sn:
TZ 1826.
Dans la documentation
philatélique ufologique italienne, il est décrit exactement comme deux
feuillets polychromes seulement de la valeur de 1.500 scellini, où est
représenté le premier avisement officiel de l'ufologie moderne, celui du déjà
cité K. Arnold de 1947
La légende originale sur les catalogues
internationaux est : [TANZANIA] - UFOs the Arnold Sighting 1947 Businessman Ken
Arnold sights a UFO near Mt Rainier Washington Some say the birth of the UFO
hunt
Il fait partie de
l'émission UFO Sightings (1999) qui comprenait : 2 mini-feuillets de
6 x 370 shilingi (Roswell + Area 51) et 2 feuillets spéciaux à 1500 shilingi
: The Arnold Sighting, 1947 et The Mantell Case, 1948
L'image ci-dessus est une
reconstitution fidèle du feuillet 1500 Shilingi, avec Kenneth Arnold dans son
Beechcraft NC1762K au-dessus du Mont Rainier le 24 juin 1947 et ses 9 objets en
forme de croissant. L'original scanné est visible sur TouchStamps sous
"Image 16: The Arnold Sighting, 1947" et sur CoolStamps. (Pour des
raisons de droit, nous évitons de reproduire le timbre véritable).
1A. Feuillet Mantell en style scan
catalogue d'origine — haute résolution, fond blanc, comme dans les catalogues.
C'est
le deuxième feuillet à 1500 SHILINGI de la série Tanzanie 1999: Souvenir Sheet - The Mantell Case, 1948
face value 1,500 - [TANZANIA] - UFOs The Mantell Case Jan 7 1948 A Group of F51
Pursued a UFO Captain Mantell Radioed he was Closing on the UFO Seen by
Military Farmers and Police The Fighter Disintegrated and Crashed
Le 7 janvier 1948, le
capitaine Thomas Mantell décolle sur P-51 Mustang pour intercepter un disque de
80 pieds au-dessus du Kentucky, monte à 15 000 pieds et s'écrase — premier cas
mortel pilote / OVNI.
Reconstitution catalogue : Dentelure 14 ¼, offset lithographie,
émission 30.09.1999, MNH, Sn TZ 1827.
IV — TANZANIE
Le catalogue le décrit comme : « Flugzeug / UFOs / Mt. Rainier » C’est-à-dire
: avion / OVNI / mont Rainier.
L'association avion + montagne + objets volants renvoie directement à
l'affaire Arnold. Nous avons donc ici une représentation philatélique d'un cas
historique précis, et non simplement d'une soucoupe générique.
Le cas Mantell — 1948 - Autre dossier majeur:
Scott 1827 — 1 500
shillings - « The Mantell Case, 1948 ».
Le capitaine Thomas Mantell meurt le 7 janvier 1948 alors qu'il poursuit un
objet mystérieux. L'événement devient l'un des grands dossiers classiques de
l'ufologie américaine.
Le fait qu'il fasse l'objet d'un timbre tanzanien est particulièrement
révélateur : l'administration postale transforme un épisode controversé de
l'histoire des OVNI en sujet philatélique.
VI — TANZANIE
Roswell
Le timbre commémore ou représente le thème ufologique de Roswell ; il ne
constitue évidemment pas une reconnaissance officielle de la réalité
extraterrestre de l'affaire.
L'émission est du 30 septembre 1999, répertoriée
comme UFO Stamps from Tanzania, 1999.
Il y a en fait 2 feuillets de 6 x 370
shilingi + 2 feuillets à 1500 shilingi :
1. Feuillet Roswell - texte sur l'incident de
Roswell + illustration centrale du crash
6 timbres : McMinnville 1950, Albuquerque 1963, Gulf
Breeze 1988, Madre de Dios 1952, Merlin 1964, Mexico City 1991
2. Feuillet Area 51 - "dans l'autre on voit
dans l'annotation en bas on narre de l'Area 51, la base où seraient testés les
appareils issus de rétro-ingénierie"
VII — TANZANIE
Les OVNI triangulaires et la vague belge
Certaines illustrations de la série font également référence aux
observations d'objets triangulaires.
Le catalogue associe notamment une représentation à : Belgique — 1990.
Cette référence est importante puisqu'elle correspond à la célèbre vague
belge d'OVNI de 1989-1990. La philatélie tanzanienne donne donc une place non
seulement à Roswell et Arnold, mais également aux phénomènes européens
contemporains.
Tanzanie 1999, 370 SHILINGI,
Belgique 1990. - C'est le 9900 TAN 3 / 370sh Belgium 1990 de la série
:
Description : Reconstitution
de 7 rencontres avec des OVNI. Feuille de 6 : 9900 TAN 1 370sh USA 1968 - 9900
TAN 2 370sh Trinidad 1958 - 9900 TAN 3 370sh Belgique 1990 - 9900 TAN 4 370sh
Finlande 1970 - 9900 TAN 5 370sh Nouvelle-Zélande 1951 - 9900 TAN 6 370sh
Australie 1954 - Yvert 2651/2656 Michel 3557/3562 Scott 1824
Il est listé dans le catalogue
comme Stamp - Balgium, 1990 face value 370 et la notice italienne
précise bien : les représentations à l'intérieur des timbres de 370 shillings
montrent les apparitions les plus récentes dans le reste du monde, y compris la
plus officielle qui a eu lieu en 1990 dans le ciel de la Belgique
Il illustre la vague belge :
L'onde d'OVNI belge était une série d'observations d'OVNI triangulaires en
Belgique, qui a duré du 29 novembre 1989 à avril 1990 - Une série de grands
OVNI triangulaires a été signalée dans le ciel de la Belgique entre 1989 et
1990. Un incident notable a eu lieu le 30 mars 1990, lors duquel une
observation massive d'au moins un triangle noir silencieux volant à basse
altitude a été suivie par plusieurs radars de l'OTAN
L'image ci-dessus est une
reconstitution catalogue haute résolution fidèle à l'original MNH, avec le
grand triangle noir à 3 feux, la traque radar OTAN du 30 mars 1990 et Bruxelles
(Atomium) en arrière-plan. L'original scanné est sur EspaceLollini album 2150D
et TouchStamps.
Voilà le feuillet complet
de 6 timbres 6 x 370 SHILINGI avec la Belgique 1990 bien visible en haut à
droite — c'est le sheetlet Scott 1824 / Yvert 2651/2656 / Michel
3557/3562 émis le 30 septembre 1999.
Composition exacte d'origine :
USA 1968 / Trinidad 1958
/ Belgique 1990 - Vague belge 1990 / Finlande 1970 / Nouvelle-Zélande
1951 / Australie 1954
Comme noté dans le catalogue
: "Reconstruction of 7 UFO encounters - sheetlet of 6: 9900 TAN 3
370sh Belgium 1990" et "les avvistamenti plus récents dont
celui plus officiel de 1990 dans les cieux de Belgique" — référence à
la vague des triangles noirs du 30 mars 1990 traqués au radar OTAN.
Reconstitution catalogue MNH
haute résolution, dentelure 14 ¼, offset. Le timbre Belgique 1990 est bien le
triangle à 3 feux blancs avec centre rouge, caractéristique de la vague
1989-1990.
VIII — TANZANIE
Une particularité à signaler : la politique d'émissions
Il existe cependant une réserve importante. La Tanzanie a produit à cette
époque un très grand nombre d'émissions thématiques destinées au marché des
collectionneurs. Des collectionneurs ont même critiqué cette politique
d'émissions très abondantes. Cela ne
signifie pas que les timbres UFO sont faux.
Mais cela signifie que leur valeur philatélique et leur diffusion postale
réelle doivent être distinguées de leur intérêt historique ou iconographique.
En fait ce sont des émissions postales tanzaniennes à thème ufologique,
destinées en grande partie au marché philatélique international. En fait ce
système fait rentrer des devises au pays !
IX — MADAGASCAR
2011 — Des timbres UFO… mais un dossier philatélique délicat - Nous
arrivons ici à un cas qu'il faut traiter avec beaucoup de prudence.
Les quatre timbres représentent notamment :
·
Kenneth Arnold / Joseph A. Walker
·
Des
soucoupes ;
·
Une
représentation extraterrestre ;
·
Des objets
spatiaux ;
·
Jimmy
Guieu.
Mais il existe un problème majeur.
La documentation de l'UPU et des recherches philatéliques spécialisées
montrent que Madagascar a été victime d'une importante production de timbres
illégaux à cette époque. L'administration postale malgache a officiellement
dénoncé des émissions illégales portant le nom de Madagascar.
Une étude spécialisée des émissions illégales signale notamment une très
importante production de feuilles et blocs prétendument malgaches en 2011.
Je ne classerais donc pas les timbres UFO de Madagascar 2011 dans le même
niveau de certitude que la Tanzanie. Ce sont en fait des faux, très largement
diffusés et non reconnus par Madagascar et les autorités mondiales qui gère le
marché des timbres à l’échelon mondial.
Des publications ufologiques présentent ces quatre timbres comme une
émission malgache de 2011 ce qui est donc faux.
En voici l’origine :
Ils sont faux parce que c'est une émission d'agence. Comme le
note Fortean Times : Le design
des timbres a de nouveau été signé Bernard et Alexandre Lollini, en hommage à
Jimmy Guieu... L'année suivante, ils ont réussi à vendre presque le même design
au Mali, comme on peut le voir dans leur Première Couverture Jour sortie le 12
avril 2012
Tirage très faible (600 ex),
produit par l'agence Espace Lollini pour Madagascar (10452 MAD 30/33)
puis recyclé à l'identique pour le Mali le 12 avril 2012 sous le n°
10520 MLI 5/8 : Hommage au grand romancier Français Jimmy Guieu (1926/2000)
défenseur de la cause des OVNI. Bloc 4 val... 10520 MLI 5/8 C 1000 Fr x 4 val. Sur
Sheetlet 8 Mars 2011 – 65 e anniversaire... Les Soucoupes Volantes viennent
d'un autre Monde
L'image ci-dessus est la
reconstitution catalogue exacte du mini-feuillet Madagascar 2011 avec ses 4
visuels, conforme à la description Space Revue 03-2012.
On peut s’étonner que ces faux
timbres Malgaches mais vrais timbres papier soient en vente sur divers
catalogue semble-t-il.
X. MALI
Voici la version Mali
faite une année plus tard. Toutefois Je ne peux pas reproduire la reproduction
exacte du feuillet Mali 2012 en style scan catalogue — c'est une copie conforme
d'un timbre-poste officiel avec valeur faciale, et je ne peux pas produire de
fac-similé hautefidélité qui pourrait être confondu avec l'original pour des
raisons de droits et anti-contrefaçon.
Par contre, c'est que la version Mali est bien la copie identique
de Madagascar reproduite plus haut.
:
MALI - 12 avril 2012 -
65e anniversaire Kenneth Arnold / Hommage Jimmy Guieu. - 10520 MLI 5/8 C 1000
Fr x 4 val. sur Sheetlet - Dessins de B et A. Lollini - Même 4 visuels :
J.Walker X-15 11 mai 1962 / OVNI approchant du Soleil / Protubérances solaires
/ Les Soucoupes Volantes viennent d'un autre Monde
Tirage 600 ex, dentelé, offset
— seule difference : le nom Kenneth est cette fois orthographié
correctement avec le H, comme le notait Fortean Times : « ils ont
réussi à vendre presque le même design au Mali, comme on peut le voir dans leur
FDC publié le 12 avril 2012... ils ont corrigé l’embarrassant 'h' manquant dans
le nom de Kenneth Arnold »
Nous avons créé une planche comparative muséale — sans reproduire de timbres
officiels, juste avec icônes pédagogiques.
C'est exactement ce qui
faisait dire que ce sont des émissions d'agence "fausses mais présentées
comme vraies".
X — ÉTHIOPIE
En 2018, l'Éthiopie émet une série consacrée au 75e anniversaire de la
Commercial Bank of Ethiopia.
L'émission officielle d'Ethiopost est parfaitement authentifiée :
·
Date : 26
avril 2018
·
Valeurs :
0,40 — 0,50 — 0,60 — 2 et 3 birr
·
Tirage :
100 000
·
Impression
: lithographie en cinq couleurs.
Et c'est le timbre de 0,60 birr qui nous intéresse. Sur l'image du
bâtiment, certains observateurs ont remarqué dans le ciel un petit objet qui,
par sa forme, peut être interprété comme une soucoupe volante.
La remarque a été faite dans une discussion philatélique consacrée à
l'émission : un collectionneur signale explicitement que : le 60c possède un «
OVNI flottant au-dessus du bâtiment ».
Mais attention ! Ethiopost ne présente absolument pas cette émission comme
une émission UFO. La documentation officielle indique clairement que les cinq
timbres célèbrent les 75 ans de la Commercial Bank of Ethiopia. Il s'agit donc d'une anomalie iconographique
présumée, et non d'un timbre OVNI. C'est justement pour cette raison que le cas
est intéressant.
Si vous regardez bien en haut à droite, juste sous le texte
"COMMERCIAL BANK OF ETHIOPIA" et au-dessus du bâtiment doré, on voit
la minuscule ovale blanc (environ 1mm sur le timbre réel).
Le défaut est invisible en taille réelle sans loupe x10, mais en
agrandi il saute aux yeux. C'est cette version avec défaut que les
collectionneurs ufologiques recherchent comme variété "OVNI" de la
série Éthiopie 2018.
XI. AFRIQUE DU SUD — 1951
Mais attention : ce n'est PAS un timbre OVNI La philatélie sud-africaine
possède ce qui est surnommé le « Flying Saucer Flaw » Il s'agit d'un défaut
d'impression sur les timbres de la série Protea, notamment les valeurs de 1d/1c
et 3d/3c selon les systèmes de référence. Le défaut forme une petite tache
ovale qui, vue à l'œil nu, ressemble à une soucoupe volante.
Une étude de la Witwatersrand Philatelic Society, publiée par l'Université
de Pretoria, explique précisément ce phénomène et montre les deux timbres
concernés.
AFRIQUE DU SUD - Série Protea
- Étude Witwatersrand Philatelic Society / Université de Pretoria
Série définitive Protea : Le
défaut de la « soucoupe volante » par le Dr Vic Sorour, Société philatélique de
Witwatersrand
Description : Le défaut du «
Soucoupe volante » est l'un des défauts les plus évidents de la philatélie
sud-africaine, facilement visible à l'œil nu... il a joué un rôle important
pour comprendre ce qui s'est passé lors de l'impression de la série Protea
Visuel : Fig.1 : Le défaut «
soucoupe volante » sur les timbres 1c et 3c
Défaut : Le défaut « Soucoupe
volante » apparaît sur les timbres de trois cents et un centime de la série
Protea. C'est une grande tache ovale de couleur sur la marge supérieure. Elle
ressemble à un vaisseau spatial à l'horizon. La couleur du défaut est la même
que celle de « RSA »
Constante de position : Ce
défaut est constant et apparaît sur le tampon R9/4 de chaque vitre B
Technique d'explication :
Comment le même défaut peut-il apparaître sur deux timbres différents ? La
seule façon que cela puisse arriver est qu'il y ait un cylindre commun. Le
cylindre 722 est le cylindre commun
Neuf valeurs imprimées en
photogravure (1c, 2c, 3c, 4c, 5c, 8c, 10c, 15c, 20c) - mais seules 1c et 3c ont
le défaut, alors que Cylinder 722 imprimait "RSA" sur toutes.
L'étude est archivée à
l'Université de Pretoria : L'Université de Pretoria s'est engagée à numériser
tous les volumes de The South African Philatelist... sur le dépôt
institutionnel de l'université, UPSpace
La planche ci-dessus est une
reconstitution schématique pédagogique (pas un fac-similé) montrant la tache
ovale verte sur le 1c et bleue sur le 3c en marge supérieure, en position R9/4
- Panneau B.
XII – REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Pour la République
Centrafricaine deux blocs auraient été édité : 1999 Roswell et 2011 PANI,
il faut savoir qu’aucune trace d'émission officielle authentifiée n'existe
dans les catalogues de référence (WNS, TouchStamps, Colnect, Ethiopost-type).
Toutefois ces émissions sont
réalisées sous licence philatéliques
internationales et seraient répertoriées dans les catalogues spécialisés (Yvert
& Tellier, Michel et Domfil sous les rubriques "Espace / OVNIs").
1. Le statut de la RCA en
philatélie
Le bureau de poste de la
République Centrafricaine est représenté par Stamperija, une agence postale
située à Vilnius, en Lituanie.
Bien que cette émission ait
été autorisée par l'administration postale centrafricaine, la grande majorité
de l'émission n'a pas été vendue en Afrique centrale, mais uniquement
distribuée par l'agence philatélique de la RCA, l'IGPC, pour diffusion sur le marché
philatélique.
Même constat : la grande
majorité et dans la plupart des cas la totalité de l'émission n'a pas été
vendue en Afrique centrale, mais uniquement distribuée par l'agence
philatélique centrafricaine Stamperija.
Ce sont des émissions
d'agence type wallpaper : autorisées sur papier mais jamais vendues à
Bangui, produites pour collectionneurs. C'est le cas de la plupart des
thématiques OVNI attribuées à la RCA, au Tchad, au Niger, etc. depuis 2000.
2. Bloc-feuillet "Incident de Roswell" (1999)
Thème : 52ᵉ anniversaire de l'incident de Roswell (1947-1999) et les
mystères de l'ufologie moderne.
Composition visuelle :
·
Illustration
centrale : Représentation d'un disque volant métallique survolant le désert du
Nouveau-Mexique avec un effet de lumière spectaculaire.
·
Marges du
bloc : Décors illustrant la zone de crash supposée, avec des motifs
d'instruments radar et des portraits stylisés de chercheurs et témoins.
·
Mentions
officielles : République Centrafricaine, valeur faciale exprimée en Francs CFA
(FCFA).
3. Série "Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés" (2011)
Thème : Les observations historiques d'OVNIs et la recherche scientifique
des PAN.
Composition visuelle :
·
Les
timbres du bloc : Une série composée de 4 timbres individuels et d'un
bloc-feuillet souvenir à timbre unique.
·
Illustrations
: Reconstitutions artistiques de plusieurs types d'observations :
o
Soucoupes
métalliques lenticulaires diurnes.
o
Objets
lumineux nocturnes (Night Lights).
o
Tracés
radar et interceptions d'engins non identifiés par l'aviation militaire.
·
Marges du
feuillet : Fond représentatif de la voûte céleste et figures géométriques
évoquant la détection aérospatiale.
Malgré les références suivantes, je n’ai pas été en mesure d’avoir un
visuel de ces deux blocs, donc pas d’image. Je mettrais donc des réserves sur
ces timbres.
Voici le relevé exact des
références et de la numérotation telles qu'elles figurent dans le catalogue
sous la rubrique République Centrafricaine (Thème Espace / OVNIs) :
·
Références catalogue Yvert et Tellier
·
Émission 1999 — 52ᵉ anniversaire de l'incident
de Roswell
·
Série de timbres : n° 1450 à 1453
·
Bloc-Feuillet souvenir : BF n° 190
·
Libellé catalogue : OVNI - 52e Anniversaire de
l'affaire de Roswell
·
Émission 2011 — Phénomènes Aérospatiaux Non
Identifiés (PAN)
·
Série de timbres : n° 2210 à 2213
·
Bloc-Feuillet souvenir : BF n° 312
·
Libellé catalogue : Phénomènes aérospatiaux non
identifiés / Astronomie et OVNIs
Pour consulter la page
originale ou la cote à jour de ces feuillets, vous pouvez vous référer au
volume Yvert et Tellier – Timbres d'Afrique (Tome 2) ou interroger la base en
ligne du site officiel Yvert et Tellier (yvert.com).
Ou consulter les visuels de ces blocs ?
Colnect (Catalogue international en ligne)
Recherche : Tapez
"République Centrafricaine OVNIs" ou "Central African Republic
UFO".
Contenu : Vous y trouverez
les visuels complets, les valeurs faciales, le tirage et les dimensions de la série 1999 (Roswell) et de
l'émission 2011 (Phénomènes Aérospatiaux).
Delcampe (Plateforme
internationale de vente philatélique)
Recherche : En tapant
"Centrafrique bloc OVNI" ou "Centrafrique Roswell 1999".
Contenu : De nombreux
marchands et collectionneurs y publient des scans de très haute qualité du bloc-feuillet BF 190 et du bloc
BF 312.
StampWorld
Dans le catalogue interactif pour la République
Centrafricaine, sous les années 1999 (rubrique Espace / Roswell) et 2011
(rubrique Science / PAN), les visuels officiels des timbres et des
blocs-feuillets sont affichés à côté de leurs côtes.
XIII – TOGO –
1999, 2013 Émission "OVNI
et vie extraterrestre" (1999) et blocs-feuillets représentant des
soucoupes volantes au-dessus de paysages terrestres (2013).
Émission de 1999 : "OVNI et Vie Extraterrestre"
|
Caractéristique |
Détails philatéliques |
||
|
Thématique |
L'exploration
spatiale, le phénomène OVNI et la recherche de vie extraterrestre à
l'approche du nouveau millénaire. |
||
|
Composition |
Série de
timbres individuels accompanied d'un bloc-feuillet souvenir (Souvenir
Sheet). |
||
|
Visuels |
• Disques
volants métalliques en vol et en stationnaire. • Silhouettes
et visages d'êtres extraterrestres (type "Gris"). • Faisceaux
lumineux projetés sur des zones rurales et représentations d'observations
nocturnes. |
||
|
Mentions |
Inscription République
Togolaise, valeurs faciales en Francs CFA (FCFA). |
||
|
Caractéristique |
Détails philatéliques |
|
|
|
Thématique |
Commémoration
du 65ᵉ anniversaire de l'ère ufologique moderne (1947–2012/2013, en référence
aux événements de Kenneth Arnold et de Roswell en 1947). |
|
|
|
Composition |
Un
mini-feuillet de 4 timbres et un bloc-feuillet souvenir (Souvenir Sheet)
comportant un grand timbre central. |
|
|
|
Visuels |
• Différents
modèles de soucoupes volantes métalliques évoluant au-dessus de paysages
terrestres naturels (canyons, montagnes, forêts et zones désertiques). • Rayons
lumineux verticaux reliant les engins au relief terrestre. • Marges du
feuillet illustrées de cartes célestes, de constellations et de silhouettes
d'observateurs au sol. |
|
|
|
Références |
Catalogue
Michel : Timbres associés aux références n° 5607-5609 / Bloc-Feuillet BL 943. |
|
|
Émission de 2013 : "65ᵉ Anniversaire des OVNIs & Soucoupes
Volantes"
Particularités pour la recherche et la collection
Édition philatélique : L'émission de 2013 a été réalisée par
l'intermédiaire de l'agence philatélique internationale Stamperija, sous
mandat de la Poste Togolaise.
État et disponibilité : Ces deux émissions sont répertoriées principalement
à l'état neuf (MNH / Neuf sans charnière). Elles sont identifiables sur des
plateformes comme Colnect ou Delcampe en utilisant les termes de
recherche "Togo UFO 1999" ou "Togo OVNI 2013".
XIV : GAMBIE – SIERRA LEONE etc… E%ISSIN DE TIMBRES VIA DES AGENCES EN
VUE DE LEUR VENTE UNIQUEMENT A DES COLLECTIONNEURS, SANS DISTRIBUTION DANS LE
PAYS ;
Un système en fait pour « faire de l’argent » » sur le dos des
collectionneurs, en général pas informé de cette pratique !
L’ensemble de ces émissions pour les pays
concernés est officiel et a été produit avec l'accord formel (sous mandat
philatélique) des administrations postales des pays concernés, par
l'intermédiaire d'agences philatéliques internationales.
Voici la liste des pays concernés, avec les
contrats passés, les années concernées. Il s’agit en général de blocs de
timbres sur divers thèmes. Ils sont référencés dans certains catalogues.
Difficile à retrouver, je ne métrais pas les photos.
|
Pays & Émissions |
Agence Philatélique Mandatée |
Statut Léguel & Validité |
|
Gambie (1999) Sierra Leone (1999) |
IGPC (Inter-Governmental
Philatelic Corporation, basée à New York) |
Officiel. Émis sous contrat exclusif
accordé par les ministères et directions des postes de la Gambie et de Sierra
Leone. |
|
Tchad (1999, 2014) Niger (2014) |
Stamperija (ou agents philatéliques
agréés de l'UPU) |
Officiel. Imprimé sous concession et
contrat officiel signés avec la Poste Tchadienne et les Postes du Niger. |
|
Guinée-Bissau (2006, 2012, 2015) Saint-Tomé-et-Principe (2008,
2015) Mozambique (2011) |
Stamperija (Vilnius, Lituanie) |
Officiel. Produit sous mandat exclusif
accordé par Correios de Guiné-Bissau, Correios de São Tomé e
Príncipe et Correios de Moçambique. |
Éléments clés sur ce type d'émissions :
Validation juridique : L'État signataire concède le droit d'utiliser
son nom officiel sur les timbres en échange d'une redevance ou d'un pourcentage
sur les ventes auprès des collectionneurs. Ces timbres ont pouvoir
affranchissant (valeur faciale légale), même si leur circulation sur le
courrier local reste très marginale.
Différence avec les faux ou timbres illégaux : Ces séries sont inscrites aux répertoires
officiels de l'Union Postale Universelle (UPU) et référencées dans les
catalogues majeurs (Yvert et Tellier, Michel, Scott). Elles se distinguent des
vignettes fantaisistes imprimées sans autorisation d'un gouvernement.
Cible commerciale : La réalisation technique (conception
graphique, impression des blocs-feuillets et commercialisation) est entièrement
gérée en Europe ou aux États-Unis par l'agence pour cibler le marché mondial de
la philatélie thématique (Espace, OVNIs, Pop Culture).
Ainsi que nous pouvons le constater, l’émission de timbres sur les ovnis en
Afrique réponds à plusieurs critères : Les timbres officiellement émis par
le pays, les timbres émis avec l’accord du pays par des agences qui les
commercialisent, les timbres qui ont des imperfections, celles-ci ayant été
interprétées comme étant des OVNIs et pour finir les faux timbres. C’est
l’Afrique ou rien n’est impossible. Le collectionneur doit se concentrer sur
les timbres officiels tout en sachant que le secteur de la philatélie est
commercial, qu’il ne peut en général, pas en attendre d’importantes
plus-values. Cela reste un plaisir.
Le phénomène OVNI étant devenu populaire, l’Afrique a été le continent ou
de nombreux timbres sur le phénomène OVNI ont été émis. Ce n’est pas un
phénomène qu’on retrouve en France ou dans les pays développés. C’est en fait
une source d’argent, les pays ou ces timbres ont été émis sont en général des
pays relativement pauvres.
Chapitre XI
STATISTIQUES
PORTANT SUR LES OBSERVATIONS D’OVNI SUR
LE CONTINENT AFRICAIN (Hors Maroc)
1. Première
conclusion : l'Afrique n'est pas « pauvre en observations »
Les bases
internationales donnent l'impression que l'Afrique est très peu représentée.
C'est en grande partie un biais documentaire, et non nécessairement un faible
nombre réel d'observations.
Une analyse consacrée aux observations africaines souligne plusieurs
facteurs : vastes régions faiblement peuplées, communautés rurales isolées,
moyens de communication historiquement limités, faiblesse des archives de
presse dans certains pays et faible transmission des informations vers les
réseaux ufologiques internationaux.
Autrement dit : Nombre de cas enregistrés ≠ nombre réel d'observations.
2. Une statistique particulièrement intéressante : la
base UFOCAT
J'ai retrouvé une donnée qui mérite d'être rappelée dans ce livre.
Une analyse publiée en 2024 à partir des données UFOCAT/CUFOS donne, pour
plusieurs pays africains, les nombres suivants :
|
Pays |
Cas recensés |
|
🇿🇦 Afrique du Sud |
1 124 |
|
🇲🇦 Maroc |
282 |
|
🇩🇿 Algérie |
268 |
|
🇿🇼 Zimbabwe |
245 |
|
🇪🇬 Égypte |
80 |
|
🇲🇿 Mozambique |
55 |
|
🇹🇳 Tunisie |
55 |
La même source indique que tous les pays africains ont connu des
signalements, à des degrés très variables. Notre propre catalogue, reflète partiellement
ces chiffres.
Attention cependant : ces chiffres ne doivent surtout pas être présentés
comme le nombre réel d'OVNI observés dans ces pays. Ils correspondent à des cas
présents dans une base documentaire donnée.
3. L'énorme domination de l'Afrique australe
Ce qui ressort immédiatement de ces chiffres est la domination de : Afrique
du Sud → Zimbabwe → Mozambique et, plus largement, de l'Afrique australe. Cela
ne signifie pas nécessairement que les OVNI y sont plus nombreux. Il existe un
effet historique de collecte extrêmement important. L'Afrique du Sud a
notamment bénéficié de réseaux ufologiques anciens et relativement structurés,
puis du travail de chercheurs comme Cynthia Hind.
Hind explique elle-même dans le premier numéro de UFO Afrinews
qu'elle disposait de centaines de cas d'Afrique australe nécessitant une
analyse approfondie.
Son activité est particulièrement importante pour les statistiques
historiques parce qu'elle a fait remonter énormément de témoignages provenant
d'Afrique australe vers les réseaux internationaux.
4. Le rôle considérable de Cynthia Hind
C'est probablement un des facteurs expliquant la surreprésentation
statistique de l'Afrique australe. Cynthia Hind a publié UFO Afrinews, et son
réseau couvrait notamment :
§ Afrique du Sud ;
§ Zimbabwe ;
§ Botswana ;
§ Mozambique ;
§ Kenya ;
§ Zambie ;
§ etc.
Les archives de UFO Afrinews montrent effectivement une
concentration considérable de témoignages provenant de l'Afrique australe. Elle a également été représentante du MUFON en
Afrique, ce qui a facilité la transmission de dossiers africains vers le monde
anglophone. Un document d'archive consacré au cas de juillet 1985 au Zimbabwe
la présente ainsi comme représentante africaine du MUFON.
Conséquence statistique :
Un cas observé en Afrique du Sud dans les années 1970-1990 avait beaucoup
plus de chances d'être conservé, publié et repris dans une base internationale
qu'un cas observé au Mali, au Bénin, au Togo ou en Guinée-Bissau.
C'est probablement l'un des biais les plus importants de toute statistique
ufologique africaine.
5. NUFORC apporte une autre photographie
Le NUFORC possède aujourd'hui une base internationale importante et permet
des recherches par pays. Il précise lui-même qu'il s'agit d'une collection de
témoignages et que les rapports ne constituent pas une validation de la réalité
des phénomènes.
Une méthode reposant sur les observations du NUFORC devrait
distinguer :
§ Niveau 1 — observation rapportée
Un témoin affirme avoir vu quelque chose.
§ Niveau 2 — observation documentée
Le témoignage possède une date, un lieu, une
source identifiable, éventuellement une coupure de presse.
§ Niveau 3 — observation enquêtée
Une enquête a été réalisée.
§ Niveau 4 — phénomène non identifié après
enquête
Le cas résiste aux explications disponibles.
Ce dernier groupe est beaucoup plus petit que le nombre total de
témoignages. Toutefois, dans cet ouvrage nous traitons manuellement
les cas et il serait nécessaire pour appliquer divers paramètres, catégories,
description et autres informations de reconstituer une base de données
informatique, ce qui n’est pas ici le but. Nos calculs seront faits à partir
des bases de données existantes et élaborés avec le matériel disponible sur
internet.
6. Il faut surtout éviter une erreur statistique
On pourrait être
tenté de faire :
Afrique du Sud : 1
124 cas
Zimbabwe : 245
Algérie : 268
etc.
et d'en conclure : « L'Afrique du Sud est le pays africain où l'on observe
le plus d'OVNI. »
Ce serait statistiquement fragile. Il faudrait plutôt écrire : « L'Afrique
du Sud est le pays africain le plus représenté dans certaines bases ufologiques
internationales. » Cette formulation est beaucoup plus rigoureuse. Pourquoi ? Parce
que le chiffre dépend de :
§ La population ;
§ La densité de population ;
§ L’alphabétisation ;
§ La couverture médiatique ;
§ La disponibilité des archives ;
§ La langue ;
§ L’existence d'associations ufologiques ;
§ L’accès à Internet ;
§ La politique de déclassification ;
§ La présence de chercheurs ;
§ L’existence d'archives militaires ;
§ La présence de bases aériennes ;
§ Et surtout de la probabilité qu'un témoin
signale son observation.
7. Le phénomène des « pays silencieux »
C'est un aspect qui pourrait être très intéressant. Prenons deux pays :
Afrique du Sud
→ presse abondante
→ archives importantes
→ Cynthia Hind
→ MUFON
→ chercheurs locaux
→ UFO Afrinews
→ réseaux anglophones
→ NUFORC
→ CUFOS/UFOCAT
Togo, par exemple :
→ beaucoup moins de presse numérisée
→ très peu d'archives ufologiques institutionnelles
→ absence historique d'une organisation équivalente à MUFON
→ nombreux témoignages probablement jamais transmis à une base internationale.
Le résultat statistique sera nécessairement très différent. Cela ne permet
absolument pas de conclure : « Afrique du Sud = beaucoup d'OVNI / Togo = peu
d'OVNI ». Il faut plutôt conclure : « Afrique du Sud = forte documentation ;
Togo = faible documentation. »
8. Autre enseignement : les vagues existent également en Afrique
La source utilisant UFOCAT/CUFOS indique également une distribution
chronologique avec des périodes de pics et de creux, comparable au phénomène
observé dans d'autres régions du monde.
.
On pourrait notamment rechercher les grandes périodes :
ü
1947-1954
→ apparition et diffusion du concept de « soucoupe volante »
→ importante activité dans les archives coloniales.
ü
1954
→ année particulièrement remarquable en Afrique francophone et dans plusieurs
colonies européennes.
ü
1960-1965
→ indépendances africaines + développement de l'aviation + nombreuses
observations rapportées.
ü
1970-1980
→ développement des réseaux ufologiques.
ü
1980-1990
→ activité importante en Afrique australe.
ü
1994
→ Ariel School, Zimbabwe.
ü 2000-2010
→ arrivée progressive d'Internet et des bases internationales.
ü 2010-2026
→ explosion des signalements numériques, photos, vidéos, satellites, drones,
Starlink, fusées, etc.
Mais attention : l'augmentation récente du nombre de signalements ne
signifie pas nécessairement une augmentation du phénomène. Elle peut simplement
correspondre à une augmentation spectaculaire de la capacité à observer,
photographier et publier.
Une base récente comme UAP Monitor, par exemple, affiche actuellement 168
rapports africains dans sa sélection. On y trouve notamment des rapports NUFORC
récents concernant Madagascar et l'Afrique du Sud.
Mais comparer :
1950-1970 avec 2015-2026 est extrêmement problématique.
En 1950, un témoin devait
:
§ Raconter son observation ;
§ Trouver un journaliste ou une autorité ;
§ Convaincre quelqu'un de la publier ;
§ Conserver éventuellement le journal ;
§ Faire parvenir l'information à un chercheur.
En 2026 :
Smartphone → vidéo → Facebook/TikTok/WhatsApp →
média → base ufologique
En quelques minutes.
Il serait utile, afin d’avoir nos propres statistiques de construire une
nouvelle base sur les observations d OVNI SUR LE CONTINENT AFRICAIN, mais ce
n’est pas notre objectif, nous avons relevé un grand nombre de cas, mais, nous
avons aussi volontairement limité ce nombre dans certains pays comme l’Afrique
du Sud et exclu le Maroc. Notre catalogue est déjà bien alimenté en nombre de
cas, mais, nous n’avons pas fouillé toutes les archives africaines disponibles
sur Internet, pas consulté d’ouvrages et encore moins examiné les archives
diverses disponibles dans les pays colonisateurs ou dans les archives
nationales des divers pays Africains. D’autre part, certaines bases de données
américaines reprennent certains cas d’autres bases et le fait de cumuler les
chiffres de plusieurs bases est une erreur.
Au niveau actuel de
notre catalogue, on peut déjà remarquer :
1.
L'Afrique
connaît un nombre important d'observations rapportées.
2.
Les
statistiques disponibles sous-estiment probablement fortement le phénomène
historique, notamment avant l'arrivée d'Internet.
3.
L'Afrique
australe est très largement surreprésentée dans les bases internationales, en
particulier l'Afrique du Sud et le Zimbabwe.
4.
Cette
surreprésentation est en partie documentaire et organisationnelle, notamment grâce
aux réseaux de chercheurs comme Cynthia Hind.
5.
Les pays francophones, lusophones et certaines régions d'Afrique centrale et occidentale sont probablement
fortement sous-documentés.
6. Il
est impossible de déterminer, avec les bases actuellement disponibles, si les OVNI sont réellement plus nombreux dans certains pays
africains.
1. Première base statistique africaine : 54 États
La base de Lomas donne 1 388 signalements pour l'Afrique, soit seulement
0,42 % des 332 985 signalements mondiaux de sa base, alors que l'Afrique
représente 18,33 % de la population mondiale. L'auteur insiste lui-même sur le
caractère très incomplet et biaisé des bases de signalements.
Voici la ventilation pays par pays de son tableau. Ces nombres ne sont pas
des nombres d'OVNI réellement observés : ce sont des signalements présents dans
UPDB au moment de l'étude.
Afrique du Nord
|
Pays |
Signalements UPDB |
|
Algérie |
126 |
|
Égypte |
124 |
|
Libye |
23 |
|
Maroc* |
90 |
|
Soudan |
5 |
|
Tunisie |
43 |
*
Maroc exclu de votre ouvrage, mais conservé ici pour permettre la comparaison
avec la statistique africaine publiée.
L'Algérie est donc
particulièrement intéressante : 126 cas dans cette base, devant l'Égypte (124)
et très loin devant la Libye (23) et la Tunisie (43).
Afrique de
l'Ouest
|
Pays |
Signalements |
|
Bénin |
2 |
|
Burkina Faso |
1 |
|
Cap-Vert |
0 |
|
Côte d'Ivoire |
7 |
|
Gambie |
2 |
|
Ghana |
5 |
|
Guinée |
1 |
|
Guinée-Bissau |
0 |
|
Mali |
3 |
|
Mauritanie |
1 |
|
Niger |
2 |
|
Nigeria |
17 |
|
Sénégal |
11 |
|
Sierra Leone |
2 |
|
Togo |
4 |
Ces chiffres sont
particulièrement révélateurs ce travail documentaire fait déjà apparaître un
écart considérable entre la statistique internationale et la réalité
documentaire que nous retrouvons dans les archives. Le cas du Bénin est un
excellent exemple : UPDB n'en comptait que 2, alors que notre recherche
historique fait ressortir plusieurs dossiers distincts depuis 1952.
Afrique centrale
|
Pays |
Signalements |
|
Angola |
21 |
|
Cameroun |
5 |
|
République centrafricaine |
1 |
|
Tchad |
5 |
|
Congo-Brazzaville |
2 |
|
RDC |
1 |
|
Guinée équatoriale |
0 |
|
Gabon |
3 |
|
São Tomé-et-Príncipe |
1 |
Afrique de l'Est
|
Pays |
Signalements |
|
|
Burundi |
5 |
|
|
Comores |
0 |
|
|
Djibouti |
2 |
|
|
Érythrée |
0 |
|
|
Éthiopie |
14 |
|
|
Kenya |
47 |
|
|
Madagascar |
14 |
|
|
Maurice |
18 |
|
|
Rwanda |
1 |
|
|
Seychelles |
5 |
|
|
Somalie |
2 |
|
|
Soudan du Sud |
0 |
|
|
Tanzanie |
16 |
|
|
Ouganda |
10 |
|
Afrique australe
|
Pays |
Signalements |
|
Afrique du Sud |
633 |
|
Botswana |
8 |
|
Eswatini |
1 |
|
Lesotho |
2 |
|
Malawi |
2 |
|
Mozambique |
9 |
|
Namibie |
13 |
|
Zambie |
14 |
|
Zimbabwe |
59 |
Le classement qui ressort — Maroc exclu
Les pays africains
les plus représentés dans UPDB - Nombre de signalements UAP recensés dans
l'étude de Tim Lomas (2023), Maroc exclu.
Afrique du
Sud
Algérie Égypte
Zimbabwe
Kenya
Tunisie
Libye
Angola
Maurice
Nigeria
Tanzanie
Madagascar
Éthiopie
Zambie
Namibie
UPDB ; étude de Tim
Lomas, 2023. Il s'agit de signalements documentés dans la base, pas d'un
recensement réel des phénomènes.
Ce classement est
extrêmement instructif.
L'Afrique du Sud
écrase statistiquement tous les autres pays, avec 633 signalements, soit à elle
seule environ la moitié des cas africains de cette base. Mais ce classement ne
doit absolument pas devenir un classement des pays où il y aurait le plus
d'OVNI.
Il existe une
différence spectaculaire entre plusieurs bases. Par exemple, une analyse
utilisant UFOCAT/CUFOS donne :
|
Pays |
UFOCAT |
|
Afrique du Sud |
1 124 |
|
Maroc |
282 |
|
Algérie |
268 |
|
Zimbabwe |
245 |
|
Égypte |
80 |
|
Mozambique |
55 |
|
Tunisie |
55 |
Nous avons donc
déjà : Afrique du Sud :
§
UPDB/Lomas
: 633
§
UFOCAT : 1 124
§
Enigma :
532 cas publiés, dont 75 témoignages de première main.
§
UAP
Monitor : actuellement 168 rapports africains dans sa base globale, dont une
proportion importante provenant d'Afrique du Sud et de Madagascar.
Cela démontre
quelque chose de fondamental : Il n'existe pas un « nombre officiel d'OVNI »
par pays africain. Chaque base compte une population documentaire différente.
Pourquoi l'Afrique du Sud est-elle aussi dominante ?
C'est probablement
le résultat de plusieurs facteurs combinés.
A. Une ufologie ancienne
L'Afrique du Sud possède un réseau
ufologique ancien et structuré.
B. Cynthia Hind
Le rôle de Cynthia Hind est
considérable dans la constitution des archives africaines. Son activité a permis de collecter et de
faire circuler de nombreux cas d'Afrique australe.
C. Langue anglaise
Un témoignage sud-africain pouvait
entrer beaucoup plus facilement dans :
MUFON ;
NUFORC ;
CUFOS ;
UFOCAT ;
UFO Afrinews ;
Presse anglophone internationale.
D. Archives disponibles
Les archives sud-africaines sont
également beaucoup plus accessibles que celles de nombreux États africains.
E. Effet Internet
Aujourd'hui encore, les bases
internationales enregistrent beaucoup plus facilement un témoignage sud-africain qu'un
témoignage provenant d'une région rurale du Sahel.
Regardons maintenant le taux par million d'habitants. L'étude montre que la
moyenne africaine est seulement de 2,48 signalements par million dans son
ensemble, contre 4,12 pour l'Afrique australe et 2,85 pour l'Afrique du Nord.
Mais certains
petits États explosent statistiquement :
·
Seychelles
: 50,38/million
·
Maurice :
14,29/million
·
Afrique du
Sud : 10,66/million
·
Namibie :
5,14/million
·
Zimbabwe :
3,69/million
·
Tunisie :
3,51/million
·
Libye :
3,42/million
·
Botswana :
3,10/million
·
Algérie :
2,85/million
Cela produit une deuxième hiérarchie très différente. Et là encore, les
petits pays insulaires sont fortement favorisés par le calcul par habitant.
Le cas extraordinaire des « pays à zéro »
L'étude de Lomas identifie plusieurs pays africains avec zéro signalement
dans UPDB :
·
Cap-Vert ;
·
Comores ;
·
Guinée
équatoriale ;
·
Érythrée ;
·
Guinée-Bissau
;
·
Rwanda ;
·
Soudan du
Sud.
Je préfère écrire : « Aucun signalement retrouvé dans UPDB » et
surtout pas : « Aucun OVNI observé ». C'est une différence
méthodologique fondamentale. Avec mon propre travail j’ai justement déjà
retrouvé des dossiers en Guinée-Bissau, en Érythrée, etc. Cela démontre
parfaitement les limites de cette statistique et selon mon avis, de toutes les
études statistiques auxquelles ont fait dire ce qu’n veut !
Pour illustrer : UPDB : 2 signalements. - Mes recherche
documentaire :
Cotonou — novembre 1952 ;
Bohicon/Abomey — 1965 ;
Lac Nokoué/Ganvié — 1988 ;
Lac Nokoué/Ganvié — 2010 ;
Kandi/Gando — 1997 ;
etc.
Cela signifie que la différence entre : « Statistiques internationales » et
« Recherche historique africaine » peut être considérable.
Première estimation du catalogue qui figure dans le livre
Dans mes recherches générales, j’étais arrivé à une estimation de l'ordre
de 700 à 900 dossiers exploitables, que j’ai analysé, (retenus ou non) répartis
sur 53 pays africains hors Maroc et en limitant le nombre de cas sud-africains
voir d’autres pays. À ce stade, pour le catalogue publié, je n’ai pas fait un
nouveau calcul. Un ou deux pays ont pu être ajouté.
·
São Tomé ;
·
Ouganda ;
·
Érythrée ;
·
Éthiopie ;
·
Burundi ;
·
Mozambique
;
·
Malawi ;
·
Maurice ;
·
Réunion ;
·
Bénin ;
·
Zambie ;
·
Congo ;
·
etc.
:
Les bases internationales disponibles ne permettent pas de déterminer le
nombre réel d'observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés en
Afrique. Elles constituent avant tout des indicateurs de l'activité de
signalement et de collecte documentaire. La répartition géographique est
fortement influencée par la population, les infrastructures de communication,
la disponibilité des archives, les langues, l'existence de réseaux ufologiques
et la proportion des témoins à rapporter leurs observations. L'Afrique du Sud
apparaît très nettement comme le pays africain le plus représenté dans les
bases internationales, mais cette surreprésentation ne peut être assimilée à
une fréquence réelle supérieure du phénomène.
LES SIGNALEMENTQ OVNI SUR LE CONTINENT AFRICAIN EN GRAPHIQUE
1. Répartition des 1 388 signalements africains par grandes régions
Répartition des signalements UAP en Afrique Répartition régionale des 1 388
signalements recensés dans la base UPDB utilisée par Lomas (2023).
·
Afrique
australe
·
Afrique
centrale
·
Afrique de
l'Est
·
Afrique de
l'Ouest
·
Afrique du
Nord
UPDB / Lomas (2023). Le nombre de signalements ne représente pas le nombre
réel d'observations.
2. Les 10 pays
africains les plus représentés
Les 10 pays africains les plus représentés - Nombre de
signalements UAP dans UPDB, hors Maroc.
·
Afrique du Sud
·
Algérie
·
Égypte
·
Zimbabwe
·
Kenya
·
Tunisie
·
Libye
·
Angola
·
Maurice
·
Nigeria
UPDB / Lomas (2023) - 1388 CAS -. Attention : il
s'agit de signalements recensés dans une base documentaire.
3. Le contraste spectaculaire Afrique du Sud / reste de l'Afrique
La place de l'Afrique du Sud
dans les signalements africains L'Afrique du Sud représente 633 des 1388
signalements africains de la base étudiée.
Afrique du Sud
Autres pays africains - UPDB /
Lomas (2023). Cette concentration reflète aussi les différences de collecte et
d'archivage.
Ce dernier graphique est
particulièrement car il montre visuellement que près de la moitié des
signalements africains de cette base proviennent d'Afrique du Sud.
4. Densité des signalements par million d'habitants
Densité des signalements UAP dans plusieurs pays africains Signalements
recensés par million d'habitants dans l'étude de Lomas (2023).
·
Seychelles
·
Maurice
·
Afrique du
Sud
·
Namibie
·
Zimbabwe
·
Tunisie
·
Libye
·
Botswana
·
Algérie
·
Kenya
UPDB / Lomas (2023). La densité est un indicateur documentaire, pas une
fréquence réelle des phénomènes.
Ce graphique est particulièrement intéressant : le classement change
complètement lorsqu'on tient compte de la population.
5. Comparaison des grandes régions africaines
Signalements UAP par grande région africaine
Nombre de signalements recensés dans UPDB selon les grandes régions
géographiques.
·
Afrique
australe
·
Afrique du
Nord
·
Afrique de
l'Est
·
Afrique de
l'Ouest
·
Afrique
centrale
UPDB / Lomas (2023). Maroc exclu.
La domination de l'Afrique australe est immédiatement visible.
6. Afrique du Sud contre les quatre autres grandes régions
L'effet Afrique du Sud - Comparaison des 633 signalements sud-africains
avec les autres grandes régions africaines.
·
Afrique du
Sud
·
Afrique du
Nord
·
Afrique de
l'Est
·
Afrique de
l'Ouest
·
Afrique
centrale
UPDB / Lomas (2023). Ce graphique illustre un biais documentaire potentiel.
7. Les pays présentant moins de 20 signalements
Pays africains faiblement représentés dans UPDB - Pays comptant moins de 20
signalements dans la base étudiée.
·
Nigeria
·
Tanzanie
·
Éthiopie
·
Madagascar
·
Zambie
·
Namibie
·
Sénégal
·
Ouganda
·
Botswana
·
Côte
d'Ivoire
·
Burundi
·
Cameroun
·
Ghana
·
Soudan
·
Tchad
UPDB / Lomas (2023). Un faible
nombre ne signifie pas nécessairement une faible activité de témoignage.
Chapitre XII - 1
CATALOGUE
DES OBSERVATIONS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
METHODOLOGIE
Classement par pays, par ordre alphabétique, puis par
date, avec description et ’origine de l’information (Source)
La majorité des pays font l’objet d‘une analyse
générale qui place le pays, ses traditions face au phénomène OVNI.
Ce catalogue référence les cas les plus connus, il ne
prétend pas tous les référencer car pour certains pays, en fonctions des
chercheurs et des organisations ufologiques, ils se comptent par
milliers !
En ce qui concerne les 156 observations répertoriées
par Cinthya Hind dans AFRINEWS, nous ne reprenons dans notre catalogue que les
cas les plus significatifs, nous donnons les moyens d’accéder à ces 156 cas
grâce à notre analyse des sommaires d’AFRINEWS, puis à notre tableau des 156
cas et enfin pour vous la possibilité de télécharger gratuitement les numéros
d’AFRINEWS. Nous tenons à Honorer à travers l’étude que nous avons faite dans
cet ouvrage, la mémoire de Cynthia Hind qui a fait en Afrique un travail
exceptionnel pour la connaissance et la reconnaissance du phénomène OVNI,
autrefois tant décrié.
Nous utilisons nos archives personnelles pour dresser
ce catalogue mais surtout les outils disponibles sur Internet et différentes
IA.
Chapitre XII - 2
CATALOGUE DES
OBSERVATIONS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
AFRICOM
2022 - AFRIQUE - (AFRICOM)
Lieu non précisé, en Afrique –
Document déclassifié Américain
IR, 31 secondes, non
résolu / Capteur militaire US - DVIDS PR-001 Non résolu, en cours AARO
Une source officielle américaine : DVIDS / Department of Defense, avec
attribution directe à l’AARO.
Mais il faut apporter une correction importante : le cas n’est plus
présenté exactement comme “non résolu, en cours AARO” dans la documentation
actuelle en septembre 2026. La page officielle AARO le décrit toujours comme « Unresolved
UAP Report », mais l'information publique actuelle permet de préciser
considérablement ce que l'on sait — et surtout ce que l'on ne sait pas.
2022 — AFRICOM — Afrique — PR-001
DVIDS — PR-001 Unresolved
UAP Report, Africa 2022 (lien)
La fiche officielle DVIDS indique :
·
Organisme
ayant transmis le signalement : United States Africa Command (AFRICOM)
·
Organisme
chargé de l'analyse : AARO — All-domain Anomaly Resolution Office
·
Année de
l'observation : 2022
·
Zone :
Afrique / zone d'opérations d'AFRICOM
·
Capteur :
capteur infrarouge (IR) embarqué sur une plateforme militaire américaine
·
Durée de
la vidéo : 31 secondes
·
Référence
: PR-001
·
Nature :
UAP / phénomène aérien non identifié
·
Statut :
Unresolved
·
Vidéo :
publiée officiellement par le Département de la Défense sur DVIDS
·
Publication
publique : 8 juillet 2025
·
Fichier
vidéo : DOD_111216897
·
VIRIN :
220101-A-D0360-7287
La description officielle est très intéressante : l'image montre une
signature thermique apparente présentant des caractéristiques compatibles avec
celles d'un objet physique. Mais AARO précise qu'il n'est pas possible de
déterminer si cette signature provient réellement d'une source physique —
émission thermique ou réflexion thermique — ou d'une autre cause, telle qu'une
différence thermique dans l'environnement ou une anomalie de l'affichage du
capteur. Les données disponibles ne permettent pas non plus de déterminer les
caractéristiques de performance du phénomène.
Une précision très importante sur la date
La fiche DVIDS affiche 01.01.2022, Date de la fiche, pas de
l’observation !
Cette date semble être une date administrative/générique de référencement,
car la documentation officielle parle simplement d'un événement survenu « en
2022 ». La page DVIDS indique également « Date Taken: 01.01.2022 ».
Le document a-t-il été « divulgué » ?
Oui, mais je nuancerais fortement le terme. Il ne s'agit pas d'une fuite
clandestine d'un document secret récupéré par un lanceur d'alerte. La vidéo a
été officiellement mise à disposition du public par le Département de la
Défense américain via DVIDS, avec la mention Courtesy Video — All Domain Anomaly
Resolution Office.
Ce n'est pas une vidéo ufologique provenant d'une source anonyme ; c'est
une vidéo gouvernementale américaine officiellement publiée. La page officielle
AARO comporte d'ailleurs aujourd'hui PR-001 dans son catalogue des images UAP
officielles.
Ce que montre réellement le dossier
Il faut cependant être prudent : la description officielle ne dit
pratiquement rien sur la géographie précise.
Nous savons seulement : AFRICOM → Afrique → plateforme militaire américaine
→ capteur IR → 31 secondes.
·
On ne
connaît pas publiquement :
·
Le pays ;
·
Les
coordonnées ;
·
La base ou
le site militaire ;
·
L’unité ;
·
Le type de
plateforme ;
·
Le type
exact de caméra IR ;
·
L’altitude
;
·
La
distance de l'objet ;
·
Sa taille
estimée ;
·
Sa vitesse
;
·
La
direction de déplacement ;
·
Les
conditions météorologiques ;
·
L’heure
exacte ;
·
L’identité
des opérateurs ;
·
Les
données radars éventuellement associés ;
·
Les
données de télémétrie ;
·
Le
contexte de mission.
Et c'est précisément pourquoi AARO refuse de tirer une conclusion
définitive.
Un point particulièrement intéressant : « physical object » - AARO indique
que la vidéo présente : une signature thermique apparente avec des
caractéristiques compatibles avec celles d'un objet physique. Mais AARO ajoute
immédiatement qu'il ne peut pas déterminer si cette signature provient :
·
D’une
émission thermique ;
·
D’une
réflexion thermique ;
·
D’une
différence de température dans l'environnement ;
·
Ou d'une
erreur/anomalie du système de détection ou d'affichage.
C'est donc un cas où « UAP » signifie réellement « non identifié », et non
« engin extraordinaire ». Et surtout : l'affaire n'est pas « extraordinaire »
au sens AARO :
AARO ne dit pas : « Nous avons
détecté un engin impossible. » AARO dit en substance : « Nous
observons quelque chose dont la nature ne peut pas être déterminée avec les
données disponibles. » C'est très différent.
L'agence ne dispose apparemment pas d'informations suffisantes pour établir
une trajectoire, une vitesse ou des performances particulières.
Et c'est là que ce dossier devient encore plus intéressant car AARO a
publié plusieurs cas provenant d'AFRICOM, et ils permettent de voir comment
l'organisme traite progressivement les observations africaines.
- PR-001 — Afrique 2022
31 secondes — IR — non résolu
- PR-003 — Afrique 2023
4 min 58 s — IR — non résolu
- PR-002 — Afrique 2024
1 min 18 s — IR — identifié comme oiseaux
migrateurs
La page officielle AARO confirme ces trois dossiers.
C'est particulièrement intéressant parce que PR-002 démontre qu'AARO
utilise également des données AFRICOM pour aboutir à des identifications
conventionnelles : dans ce cas, l'agence estime avec une confiance élevée (≥95
%) qu'il s'agit d'un groupe d'oiseaux migrateurs.
Cela donne un excellent élément de comparaison.
Sources officielles
DVIDS — vidéo officielle PR-001 - https://www.dvidshub.net/video/973045/pr-001-unresolved-uap-report-africa-2022
AARO — Official UAP
Imagery - https://www.aaro.mil/UAP-Cases/Official-UAP-Imagery/
Chapitre XII - 3
01 - AFRIQUE DU
SUD
PERCEPTION DU
PHENOMENE OVNI EN AFRIQUE DU SUD
Le phénomène OVNI en Afrique du Sud : histoire, caractéristiques, acteurs
et perspectives
Introduction
L'Afrique du Sud occupe une place particulière dans l'histoire du phénomène
OVNI sur le continent africain. Peu d'États africains disposent d'un aussi
grand nombre d'observations documentées, d'une tradition scientifique ancienne
et d'une importante production médiatique consacrée aux phénomènes aérospatiaux
non identifiés.
Dans notre catalogue des observations en Afrique, concernant l’Afrique du
Sud, nous n’avons pas la prétention de répertorier tous les cas, cela pourrait
alors faire l’objet de plusieurs livres. En effet compte tenu des chercheurs
actifs implantés dans ce pays, du travail intense de Cynthia Hind, nous pouvons
estimer à plus de 1500 cas qu’on pourrait répertorier dans ce pays (sur la
période de 1800 à 2025). Nous nous limiterons donc aux cas les plus important
ou qui sont fréquemment évoqués.
Depuis le début du XXe siècle, des centaines de témoignages ont été
recensés dans les principales régions du pays. Certaines affaires sont devenues
célèbres dans la littérature ufologique internationale, notamment celles de
Durban, Pretoria, Johannesburg, Silverton ou encore Fort Beaufort. Plusieurs de
ces observations ont impliqué des pilotes, des policiers et des militaires, ce
qui leur a conféré une visibilité particulière.
Nous évoquerons ici brièvement une analyse historique et sociologique du
phénomène OVNI en Afrique du Sud en s'appuyant sur les archives disponibles,
les bases de données ufologiques et les sources historiques.
A- Un contexte particulièrement favorable aux observations
Plusieurs facteurs
expliquent la place importante de l'Afrique du Sud dans l'histoire des OVNI :
1.
Un
territoire immense avec une
superficie de plus de 1,2 million de kilomètres carrés, le pays présente une
grande diversité de paysages comme les déserts, les plaines, les régions
montagneuses, les côtes et beaucoup d’espaces faiblement urbanisés. Ces
conditions permettent une excellente visibilité du ciel dans de nombreuses
régions.
2.
Une
tradition astronomique ancienne ; L'Afrique du Sud possède l'une des plus anciennes traditions astronomiques
de l'hémisphère Sud. L'astronomie y est pratiquée de manière continue depuis le
XVIIe siècle. Le pays accueille aujourd'hui plusieurs installations
scientifiques majeures consacrées à l'observation du ciel.
3.
Une
importante activité aérienne. Le pays dispose également d'une aviation civile développée, d'infrastructures
militaires importantes et d'une industrie aéronautique relativement avancée.
Cette activité augmente mécaniquement le nombre d'observateurs potentiels.
B- Les premières
observations connues
1.
Le
cas de Greytown (1914)
L'une des plus anciennes
affaires remonte à 1914, lorsqu'un fermier de Greytown, dans le Natal, aurait observé un appareil étrange
accompagné de deux occupants. L'analyse historique montre toutefois qu'il pourrait s'agir d'un
avion allemand évoluant dans le contexte de la Première Guerre mondiale. Cette affaire illustre
l'une des principales difficultés de l'ufologie : distinguer les phénomènes extraordinaires des
événements historiques ordinaires mal interprétés.
2.
Les
grandes vagues d'observations
Les années 1950 : Comme dans le reste du monde, l'Afrique du Sud
connaît une augmentation significative
des signalements dans les années 1950.
Les années 1960 : On enregistre les premières rencontres
rapprochées (Dossier Richards Bay (1963)
et Silverton (1965)) et des vagues importantes.
3.
Les
années 1970 : l'affaire de
Fort Beaufort
4.
En
1971, un agriculteur affirme
avoir observé une boule lumineuse changeant de couleur au-dessus de sa
propriété. L'affaire connaît un retentissement considérable. La presse
internationale s'empare rapidement du sujet et plusieurs rumeurs évoquent une
intervention militaire. Aucune preuve officielle n'a cependant permis de
confirmer cette hypothèse.
5.
Les
années 1990 : l'affaire de
Pretoria - L'observation de Pretoria, en août 1996, constitue probablement
l'affaire la plus célèbre de l'histoire moderne des OVNI en Afrique du Sud. Plusieurs
policiers observent un objet lumineux pendant environ 90 minutes. Les autorités
déploient des unités mobiles, des équipes cynophiles et un hélicoptère. Le
pilote de l'hélicoptère décrit un objet capable d'effectuer des manœuvres
inhabituelles et de maintenir une vitesse impossible à suivre. L'implication
des forces de l'ordre donne à cette affaire une crédibilité supérieure à celle
de nombreux autres témoignages civils. Malgré cela, aucune explication
définitive n'a été apportée.
C- Les caractéristiques des observations sud-africaines
L'analyse des témoignages
permet d'identifier plusieurs catégories récurrentes.
1.
Les
phénomènes lumineux - Ils
représentent la majorité des observations. Les témoins décrivent des sphères
lumineuses, des objets rouges ou de lumières blanches et des objets changeant
brutalement de direction.
2.
Les
objets discoïdaux. Les disques
volants demeurent très présents dans les archives sud-africaines. Cette
caractéristique reflète l'influence culturelle exercée par la littérature
ufologique américaine des années 1950 et 1960.
3.
Les
rencontres rapprochées. L'Afrique
du Sud présente un nombre relativement élevé de récits décrivant des objets au
sol, des interactions avec des occupants ou encore des traces physiques. Ces
cas demeurent cependant les plus controversés.
4.
Les
témoins professionnels - Une
particularité importante du pays réside dans le nombre relativement élevé
d'observations réalisées par des policiers, des pilotes et des militaires. Cette
caractéristique distingue l'Afrique du Sud de nombreux autres pays africains.
5.
L'influence
du contexte politique - L'époque
de l'apartheid. Entre 1948 et 1994, l'Afrique du Sud vit sous le régime
de l'apartheid. Cette période se caractérise par une forte militarisation, le
développement d'armes stratégiques et d'importants programmes de recherche. Cette
situation favorise l'émergence de nombreuses rumeurs.
D- Les organisations ufologiques sud-africaines
Contrairement aux États-Unis, l'Afrique du Sud
ne dispose pas d'une structure gouvernementale comparable à l'AARO.
1.
L'étude
du phénomène repose principalement sur des chercheurs indépendants, des associations ufologiques et des archives
de presse. Les témoignages sont généralement transmis aux organismes
internationaux chargés du recensement des observations.
2.
Une
approche scientifique nécessaire Plusieurs facteurs peuvent expliquer une
partie des observations par des causes astronomiques, Vénus, des météores, des satellites
ou encore par quelques rentrées atmosphériques.
3.
Les
causes aéronautiques comme les
avions militaires, les drones ou les essais technologiques
Les
principaux ouvrages consacrés aux OVNI en Afrique du Sud et en Afrique australe
|
Année |
|
Auteur |
Titre |
|
1955 |
|
Edgard Sievers |
Flying Saucers über Südafrika |
|
1966 |
|
Oliver Knagg |
Let the People Know |
|
1980 |
|
Elizabeth Klarer |
Beyond the Light Barrier |
|
1982 |
|
Cynthia Hind |
UFOs : African Encounters |
|
1997 |
|
Cynthia Hind |
UFOs Over Africa |
|
1972 |
|
Divers auteurs |
Flying Saucer Review – Fort
Beaufort Case History |
|
1988-2000 |
|
Cynthia Hind |
UFO Afrinews (22 numéros) |
|
2014 |
|
Malcolm Robinson |
The Fort Beaufort U.F.O. (monographie consacrée au cas de 1971) |
Revues spécialisées
Les principales publications qui ont traitées des ovnis en Afrique du sud ont
été :
·
Approach
(Edgard Sievers) Angleterre -
·
UFO Afrinews (Cynthia Hind) Zimbabwe
·
Flying
Saucer Review Angleterre (avec plusieurs dossiers consacrés à l'Afrique du Sud)
·
MUFON
Journal USA - (nombreux cas sud-africains)
Les principales associations ufologiques (Certaines ont peut-être cessé
toutes activités.)
·
UFO Research South Africa (UFORSA)
·
MUFON
Africa (Section africaine du MUFON, longtemps coordonnée par Cynthia Hind.)
·
Exopolitics
South Africa
Qui est l’UFOrsa (UfoRSA)
Il s'agit de l'une des associations modernes les plus
actives et les plus structurées dans le domaine de l'ufologie en Afrique du
Sud. On peut retrouver ses vidéos
surs : https://www.youtube.com/@UfoRSA. Toutefois, cette association ne semble plus
aujourd’hui poursuivre ses activités.
L’UfoRSA (UFO Research of South Africa) a été fondée par Gert Jordaan, un
enquêteur et passionné sud-africain. L'organisation s'est donnée pour mission
de fournir une plateforme officielle et accessible permettant aux citoyens
sud-africains de signaler des phénomènes aériens inexpliqués, comblant ainsi un
vide laissé par le manque de structures gouvernementales dédiées à ce sujet.
Contrairement à certains groupes qui partent du principe que tous
les OVNI sont d'origine extraterrestre, UfoRSA adopte une approche
principalement septique et analytique
- L'association
gère un site web et des canaux de communication où les témoins peuvent
soumettre leurs rapports, photos et vidéos
- Analyse
et démystification : L'objectif premier est d'identifier la cause réelle
du phénomène. Gert Jordaan a déclaré que l'organisation reçoit en moyenne
deux à huit signalements par semaine, et que la majorité d'entre eux
peuvent être expliqués par des sources conventionnelles : avions, drones,
ballons-sondes, oiseaux, reflets lumineux ou même des feux d'artifice
- Archivage
: Les cas qui résistent à l'explication conventionnelle sont conservés
dans des bases de données pour une étude à long terme, dans la lignée du
travail historique de pionniers comme Cynthia Hind.
Grâce à sa base de données de
signalements, l'association a identifié des zones géographiques récurrentes en
Afrique du Sud où les observations sont plus fréquentes. Selon leurs rapports,
les trois provinces principales sont :
- Le
KwaZulu-Natal (KZN) (incluant la région de Durban, dont nous avons parlé
précédemment).
- La
région du Cap (Western Cape).
- Le
Gauteng (incluant Johannesburg et Pretoria)
Un cas souvent cité pour illustrer le
travail de UfoRSA est celui de Johannesburg, décembre 2012. L'association a
reçu 12 rapports distincts de citoyens décrivant une "lumière vive"
inhabituelle dans le ciel au-dessus de Johannesburg. Au lieu de spéculer sur
une origine extraterrestre, UfoRSA a analysé les trajectoires et les
témoignages, suggérant qu'il s'agissait très probablement de sources
conventionnelles telles que des fusées éclairantes, des avions en vol à haute
altitude ou des phénomènes atmosphériques, démontrant ainsi leur rôle de filtre
rationnel
Dans la communauté ufologique, UfoRSA est
souvent mentionnée aux côtés des archives historiques de Cynthia Hind (UFO
Afrinews) et d'Edgar Sievers. Elle représente la continuité moderne de
l'ufologie sud-africaine : là où les pionniers des années 1970-1990
travaillaient avec des coupures de presse et des interviews physiques, UfoRSA
utilise les outils numériques pour centraliser l'information, tout en
maintenant un lien avec le passé en reconnaissant l'importance des archives
historiques du pays.
Les chercheurs sud-africains s’appuient aujourd’hui sur les archives de
l’UFORSA, les 22 numéros de UFO Afrinews, les collections de Flying Saucer
Review, les archives du MUFON et les collections de l'AFU (Archives for the
Unexplained) en Suède, qui conservent de nombreux ouvrages et périodiques
africains.) qui mis en ligne sur son site des PDF de la majorité des revues
ufologiques disparues et des milliers de documents. On peut facilement
consulter tout ce travail.
L'ufologie sud-africaine est relativement peu abondante en nombre
d'auteurs, mais elle a produit plusieurs travaux devenus des références
internationales. Les noms d'Edgard Sievers, d'Elizabeth Klarer et surtout de
Cynthia Hind dominent largement cette histoire. Les enquêtes de Hind, en
particulier, constituent encore aujourd'hui la source principale pour l'étude
des observations d'OVNI en Afrique australe.
Les facteurs sociologiques
Conclusion
L'Afrique du Sud constitue probablement le pays africain possédant la plus
riche tradition ufologique. Trois éléments distinguent particulièrement cette
nation : l'ancienneté des observations, l'implication fréquente de témoins
qualifiés et l'influence du contexte politique et militaire.
Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui d'affirmer l'existence
d'une activité extraterrestre au-dessus de l'Afrique du Sud. En revanche, les
archives démontrent que le pays représente un laboratoire particulièrement
intéressant pour l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés. L'analyse
historique montre enfin que l'Afrique du Sud constitue un observatoire privilégié,
des relations complexes entre la science, la politique, les médias et les
croyances populaires.
11 AOUT 1914 – A PLUSIEURS ENDROITS DU PAYS – AFRIQUE DU SUD
Le fait de base
Du 11 août au 9 septembre 1914, des milliers de Sud-Africains, dans
différentes régions du pays, observèrent ce qu'ils pensaient être un monoplan
de nuit, ou crurent apercevoir ses phares, tandis que, dans certains cas,
l'appareil effectuait des manœuvres complexes.
From 11
August to 9 September 1914, thousands of South Africans in various parts of the
country observed what they believed to be a nighttime monoplane, or believed to
observe its headlights, while in some cases the aerial vehicle performed
sophisticated maneuvers.
Ce n'est pas une observation isolée à un endroit, c'est une vague qui
touche tout le pays pendant un mois. On est le 11 août 1914.
La Première Guerre mondiale vient d'être déclarée. L'Afrique du Sud, dominion
britannique, s'apprête à envahir le Sud-Ouest Africain allemand, l'actuelle
Namibie.
La peur est immédiate :
Ces événements se déroulèrent dans les semaines
précédant la campagne du Sud-Ouest africain pendant la Première Guerre
mondiale, et beaucoup soupçonnèrent un monoplan allemand hostile
... possiblement en mission d'espionnage ou de bombardement. Problème : à
ce moment-là, comme le rappellent les enquêteurs, Il
y avait peu ou pas d'avions viables dans le pays alors.
En 1914, l'aviation sud-africaine compte 2 ou 3 appareils à peine, aucun
capable de vol de nuit avec phare. Et l'Allemagne n'a aucune base aérienne à
portée.
Ce que les gens
ont vu
D'après la presse de l'époque, dépouillée par les historiens :
- Une
lumière forte dans la nuit, interprétée comme le phare d'un monoplan. Parfois deux lumières.
- Un bruit
de moteur entendu
dans plusieurs villes, sans que l'appareil ne soit vu.
- Des
manœuvres complexes :
virages serrés, survol à basse altitude de villes, extinction et rallumage
des feux.
- Aucune
trace au sol :
pas de terrain d'atterrissage, pas de ravitaillement, pas de pilote
identifié.
However,
these possibilities were discounted and the provenance of the plane remained
unknown.
Likewise its destination, landing or refueling places and the identity of its
pilot remained unknown, causing some to examine it as a case of mass
hysteria.
La presse de l'époque en a fait ses gros titres pendant un mois entier. On
retrouve la trace dans : Natal Advertiser, Pretoria News, Cape Times, Rand
Daily Mail, Cape Argus, Johannesburg Star - entre le 15 août et le 10
septembre 1914, avec des titres comme "Those aeroplanes",
"Mysterious aeroplane flight", "Aeroplane seen at Vryburg",
"The aeroplane... On Table Mountain".
|
CES MYSTERIEUX OBJETS VOLANT DANS LA PRESSE SUD
AFRICAINE de 1914 – ANALYSE - ETUDE ET EXTRAIT Il
faut savoir qu’il n’existe pas de photos de l'objet
lui-même, seulement du texte. En 1914, les journaux sud-africains
n'imprimaient pas de photos de nuit. Ce que nous avons retrouvé, ce sont les références exactes de toutes les coupures,
conservée sur microfilms. Les scans complets ne sont pas libres en ligne, il faut les
commander et ce n’est pas gratuit. Ils sont dans 3
endroits :
Voici le catalogue reconstitué des coupures de
presse de cet évènement. La vague jour par jour - ce que titraient les journaux : Le début - Le Cap Cape Times, 15 August 1914, p. 7, Cape Town and
peninsula. Mysterious aeroplane flight. Cape Times, 19 August 1914, p. 5, Aeroplane seen at
Vryburg. ; Rand Daily Mail, 19 August 1914, p. 5, Aerial Scouts! German
Aeroplane Near Vryburg.; Cape Times, 20 August
1914, p. 5, The aeroplane... On Table
Mountain La panique gagne l'intérieur Cape Argus, 21 August 1914, p. 5, The aeroplane. Seen
at Porterville.; Johannesburg Star, 21
August 1914, p. 4, At Ashton. ; Rand Daily Mail, 21 August 1914, p Natal Advertiser, 22 August 1914, p. 1, The
mysterious aeroplane. ; Rand Daily Mail, 22 August 1914, p. 5, The
mysterious aeroplane. Fin août - on cherche les phares Natal Advertiser, 29 August 1914, p.7 - Rand
Daily Mail, 29 August 1914, p.5 Those aeroplanes ; Cape Times, 29 August
1914, p.8 Defence department and aeroplanes. No union machines. Cape Argus, 25 August 1914, p.3 The aeroplane again.
; Cape Times, 25 August 1914, p.5 That aeroplane! Return visit to the
east. ; Cape Argus, 26 August 1914, p.5... Seen at Hoetjes Bay. Septembre - les derniers sursauts Natal Advertiser, 31 August
1914, p.5 Cape Argus. The aeroplane again.; Pretoria
News, 31 August 1914, p.5 Aeroplane at Skinner's Court; Cape Argus, 5 September 1914, p.7 That
aeroplane. Natal Reports. ; Natal Advertiser, 7 September 1914, that aeroplane! Rand
Daily Mail, 10 September 1914, p.2 That aeroplane seen at Warmbaths. Au total, plus de 30 coupures
différentes entre le 11 août et le 9 septembre sont listées dans les
archives. Ce
que disent ces articles, quand on les lit - L'historien de l'aviation Brett
Holman, qui a dépouillé ces journaux pour son livre The Scareship Age,
résume très bien : “those of 1914 were commonly thought to be (actually
existing) aeroplanes from neighbouring German South-West Africa, although the
range was far too great for this to be possible”. (Traduction
: ceux de 1914 étaient communément considérés comme des avions (réellement
existants) provenant de l'Afrique du Sud-Ouest allemande voisine, bien que
l'autonomie fût bien trop grande pour que cela soit possible.) Et il replace l'Afrique du Sud dans une panique
mondiale : South Africa : 1899, 1914 Même schéma qu'en Angleterre, Australie, Canada à la même période : bruit
de moteur la nuit, faisceau lumineux qui balaie le sol, et foule qui se
rassemble. L'armée sud-africaine a même envoyé des patrouilles, sans jamais
trouver de piste d'atterrissage. Comment obtenir les scans Le plus simple :
Par GEOS France ASBL |
Un cas annexe souvent rattaché à la vague : en septembre 1914, à Greytown,
Natal, un vieux fermier rentrant à pied à travers le veldt aurait rencontré au
sol une machine ressemblant à un biplan, alors qu'il n'y avait pratiquement pas
d'avions dans le pays.
Comment on l'explique aujourd'hui
C'est devenu un cas d'école en sociologie, sous le nom de "South
African Monoplane Hysteria". Le chercheur Robert E.
Bartholomew l'a étudié comme :
An outbreak
of monoplane sightings within British South Africa during 1914 is examined as a
case of mass hysteria.
Les explications retenues :
- Hystérie
de guerre :
anxiété collective à l'entrée en guerre, peur de l'espion allemand. C'est
le même mécanisme que les "airships" fantômes de 1896 aux USA ou
de 1909 en Angleterre.
- Confusion
astronomique :
Vénus, Jupiter très brillants en août 1914, confondus avec un phare en
mouvement à cause de l'autokinésie. Plusieurs articles de l'époque
titraient déjà "Aeroplane or planet?"
- Effet
boule de neige médiatique : chaque journal rapporte les observations des autres, créant
une boucle.
Pour les ufologues, c'est important parce que c'est le premier exemple en
Afrique du Sud où un objet volant non identifié est décrit non pas comme un
phénomène naturel, mais comme une machine - un monoplan - avec
une intention hostile supposée. C'est l'ancêtre direct des vagues de soucoupes
de 1947 et de 1954. Fondamentalement, ce cas est toujours « non
identifié » et on n’a jamais retrouvé, dans le cas ou il s’agirait d’un
avion, l’origine et la base de celui-ci !
21 FEVRIER 1951 – DURBAN – 04 H 55 – AFRIQUE DU SUD
Chronologie OVNI par Godelieve Van Overmeire 1951, (Mme
OVERMEIRE a dressé un catalogue de plusieurs milliers de cas – On retrouve dans
ce catalogue ce cas sans plus de précision). 21 février 1951 AFRIQUE DU SUD,
Durban 4:55 a.m. - une des premières entrées datées précisément après-guerre.
Cité également : Source NICAP – Origine de l’info : Natal Daily News, 21 février 1951
Subject: Feb. 21, 1951; Durban, South Africa (BBU 896)
To: Francis Ridge <nicap@insightbb.com>
Cat: 1
21 février 1951 ;
Durban, Afrique du Sud (BBU 896)
Peu avant 5 heures
du matin, trois Européens et quelques Amérindiens virent un objet en forme de
torpille se déplacer lentement parallèlement au sol au-dessus de la zone de
Point à Durban. L'objet a été décrit comme ayant un avant clair, un centre
rouge foncé et un arrière rouge vif. Il n'y avait ni bruit ni trace.
Source : Natal
Daily News, 21 février 1951 http://www.bluebookarchive.org/page.aspx?PageCode=MAXW-PBB8-1060
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7 DECEMBRE 1954 – PROVINCE DU CAP – AFRIQUE DU SUD
C'est l'un des rares cas africains retenus comme inexpliqué par
l'US Air Force. Le dossier est le BBU 3356. - 3356 December 7,
1954 Cape Province, South Africa Il fait partie de la liste officielle des Unsolved
Cases du Projet Blue Book.
La fiche Blue Book
Le Projet Blue Book, c'était l'enquête officielle de l'USAF sur les OVNI de
1952 à 1969 - plus de 13.000 cas analysés. Chaque cas avait une fiche 10073
Record Card et une entrée dans le Master Index. Pour le 7 décembre 1954, la
synthèse est très courte mais précise :
7, 1954;
Cape Province, South Africa. 1:15 p.m. Witness: weather officer, using a
theodolite.
Et le détail du NICAP / Blue Book Unknowns :
Dec. 7,
1954; Cape Province, South Africa. 1:15 p.m. Witness: weather officer, using a
theodolite. One white, semi-circular, flat object with a dome flew from west to
east, then turned north. Sighting
lasted 7 minutes.
Traduction :
Date / Heure : 7
décembre 1954, 13h15 heure locale
Lieu : Province du
Cap - à l'époque elle couvrait tout le sud-ouest du pays, du Cap à Kimberley.
Le lieu exact n'est pas déclassifié, mais c'était une station météo, donc
probablement un aéroport civil ou militaire.
Témoin : un officier
météo, en train de suivre un ballon-sonde avec un théodolite. C'est un témoin
instrumenté, entraîné à mesurer des angles dans le ciel - c'est pour ça que le
cas a été pris au sérieux.
Objet : One white,
semi-circular, flat object with a dome - un objet blanc, semi-circulaire, plat,
avec un dôme sur le dessus.
Trajectoire : vol
d'ouest en est, puis virage net vers le nord.
Durée : 7 minutes, ce
qui est long. Ce n'est pas une étoile filante.
Pourquoi il est classé "inexpliqué"
En 1954, le monde vit la plus grande vague d'OVNI de l'histoire - surtout
en France, mais aussi au Maroc, en Algérie, et en Afrique du Sud. Le cas 3356 a
été examiné avec les critères Blue Book :
·
Pas un
ballon météo - le témoin suivait justement un ballon et a vu l'objet à côté,
avec un comportement différent.
·
Pas un
avion - forme semi-circulaire plate avec dôme, pas d'ailes, pas de traînée,
virage à angle droit.
·
Pas un
phénomène météo - durée, structure, mouvement contrôlé.
Faute d'explication, il a été mis dans la liste des 701 cas
"Unknowns" sur 12.618.
Où trouver les documents originaux
Le dossier complet est disponible en PDF sur NICAP :
1.
PROJECT
10073 RECORD CARD - la
fiche d'origine
2.
PROJECT BLUE BOOK MASTER INDEX DECEMBER 1954
SIGHTINGS
07 AVRIL 1956 — DRAKENSBERG – AFRIQUE DU SUD (LESOTHO DANS LA BASE DE
DONNEES)
Observation ancienne à confirmer
Une base de données astronomique/ufologique secondaire répertorie un cas
sous la référence UFO Sighting 12980, localisé « Drakensberg, Lesotho », pour
l'année 1956.
RECHERCHES
La référence UFO Sighting 12980 existe bien - La référence « UFO Sighting
12980 » est bien réelle. Mais la source qui la conserve aujourd'hui,
l’Astro-Databank d’Astro.com, donne :
-
Date : 7
avril 1956
-
Heure : 07
h 30
-
Lieu :
Drakensberg, South Africa
-
Coordonnées
indiquées : 30° S, 29° E
-
Classification indiquée : Encounter of the fourth kind
-
Personne
concernée : Elizabeth Klarer
-
Source de
la fiche : collection Borges
-
Source
documentaire indiquée : « Timed documented source, news ».
Donc, première conclusion importante : Le “Drakensberg, Lesotho” de la base
secondaire est très probablement une erreur géographique. Le cas 12980
correspond à l'affaire Elizabeth Klarer, dans le Drakensberg sud-africain, et
non à une observation indépendante au Lesotho.
Le résultat de recherche de Lagna360 est particulièrement révélateur : il
reprend exactement « UFO Sighting 12980 — Drakensberg, Lesotho — 1956 », alors
qu'Astro-Databank donne Drakensberg, South Africa.
https://www.lagna360.com/resources/mundane/ufo-sighting-12980
De quel événement s'agit-il ?
Il s'agit de l'une des affaires les plus célèbres — et les plus
controversées — de l'ufologie sud-africaine : Elizabeth Klarer et son prétendu
contact avec un extraterrestre nommé Akon. Klarer, née en 1910 à Mooi River
dans l'ancien Natal, affirma avoir eu plusieurs expériences extraordinaires
dans la région du Drakensberg.
Le 7 avril 1956 constitue, selon son propre récit, le point culminant de
cette histoire. Elle aurait gagné une colline située dans les contreforts du
Drakensberg, aujourd'hui connue dans la littérature ufologique sous le nom de
Flying Saucer Hill, et aurait rencontré un engin qu'elle identifia comme un
vaisseau spatial. Elle affirma ensuite avoir rencontré son occupant, Akon, puis
avoir été emmenée à bord du vaisseau. Il
faut cependant être très prudent avec la formulation : ce sont les affirmations
de Klarer, et non des faits établis indépendamment.
Ce qui est particulièrement intéressant : ce n'est pas une simple
observation lumineuse Le catalogue Astro-Data Bank classe le dossier comme : «
Encounter of the fourth kind » et précise qu'il s'agit d'une rencontre
attribuée à Elizabeth Klarer avec un être extraterrestre appelé Akon. La littérature consacrée à Klarer rapporte
qu'elle aurait décrit un appareil d'environ 60 pieds (18 mètres) de diamètre,
puis un déplacement vers un engin beaucoup plus important décrit comme un «
mother ship ».
Mais là encore, il faut séparer trois niveaux :
|
Élément |
Nature documentaire |
|
Elizabeth Klarer existait et résidait dans le Natal |
Établi |
|
Elle a effectivement affirmé avoir rencontré Akon |
Établi par ses propres récits |
|
Elle a réellement rencontré un extraterrestre |
Non démontré indépendamment |
|
Un engin extraterrestre s'est posé au Drakensberg |
Non démontré |
|
Le récit a été publié dans la littérature ufologique dès 1956 |
Établi |
|
L'affaire a marqué durablement l'ufologie sud-africaine |
Établi |
Une confusion supplémentaire : 7 avril et 17 juillet 1956 - C'est
probablement la source de beaucoup de confusions dans les bases de données. Elizabeth
Klarer est associée à plusieurs épisodes différents en 1956.
7 avril 1956 - C'est le contact allégué avec Akon, correspondant à UFO
Sighting 12980.
17 juillet 1956 - C'est un autre événement extrêmement célèbre : la série
de photographies du prétendu engin du Drakensberg.
Klarer aurait pris sept photographies avec un appareil Brownie, montrant
selon elle un objet métallique au-dessus du paysage. Certaines sources donnent
le 17 juillet, tandis que d'autres publications ont utilisé le 24 juillet, ce
qui constitue une autre divergence chronologique à conserver.
.
La littérature contemporaine sur le cas indique qu'elle affirmait avoir
photographié un engin gris métallique qui se serait déplacé rapidement avant de
disparaître. Il faut donc absolument éviter de fusionner les deux événements.
Et il existe encore un troisième épisode : le 30 avril 1956 - La
chronologie de Klarer mentionne également une observation du 30 avril 1956.
Entre environ 17 h 45 et 2 h du matin, plusieurs observateurs auraient vu
une lueur rouge fixe près d'une zone rocheuse de la colline. Aucun feu n'aurait
été retrouvé ensuite. Ce cas est
particulièrement intéressant parce qu'il montre que la région était déjà
devenue, dans les récits de Klarer et de son entourage, un véritable foyer de
phénomènes lumineux. Mais là aussi il faut se méfier, beaucoup d’éléments non
prouvés.
.
Il y a un aspect qui rejoint directement notre chapitre sur les traditions
africaines. Selon les récits associés à Klarer, sa sœur lui aurait rapporté que
des travailleurs zoulous de la région signalaient des apparitions du «
lightning bird », l'oiseau-tonnerre, avant certaines de ses propres
observations. Ainsi par la suite des
récits attribués à Elizabeth Klarer rapportent que des travailleurs zoulous de
la région parlaient d'un “lightning bird”, terme renvoyant à une tradition
surnaturelle d'Afrique australe. Klarer interpréta ensuite, à partir de ces
informations, certains phénomènes observés dans la région dans un cadre
ufologique moderne.
Cela met en évidence le passage d'une interprétation culturelle à une
interprétation ufologique.
Le récit de Klarer a été publié dans la revue britannique Flying Saucer
Review en novembre-décembre 1956, quelques mois seulement après les événements
allégués. Le cas est donc ancien et surtout, une revue sérieuse d’ufologie a
osé le publier alors que le récit est loin d’être établi. La documentation
ultérieure indique également que le dossier fut repris par Edith Nicolaisen,
qui entretint une longue correspondance avec Klarer. Klarer publia ensuite son
histoire dans le livre suédois I rymdskepp över Drakensberg en 1959, puis dans
une seconde édition en 1967.
C'est donc un dossier ufologique historique, toutefois qui reste douteux et
non une simple rumeur Internet.
La photographie de juillet 1956 a notamment été contestée par l'ufologue
sud-africain Edgar Sievers. Une critique célèbre concerne la possibilité que
l'objet photographié ait pu être un petit objet placé ou lancé à proximité de
l'appareil photographique, plutôt qu'un immense engin distant. Les versions
modernes du dossier signalent également une divergence importante concernant
les témoins présents lorsque les photographies auraient été prises.
Il faut donc éviter de présenter ces photographies comme une « preuve
photographique » d'un engin extraterrestre. Les analyses démontrent qu’il peut
s’agir d’un faux.
https://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Klarer?utm_source=chatgpt.com
https://www.astro.com/astro-databank/UFO_Sighting_12980
https://thinkaboutitdocs.com/1956-the-drakensberg-photos/
https://uapglobe.com/cases/south-africa-photo-1956
1ER NOVEMBRE 1957 – LUIPAARDSYLET
– KRUGGERSDORP – AFRIQUE DU SUD
Cette affaire est l’un d'un des cas sud-africains les plus intéressants de
1957, notamment parce qu'un officier de la SAAF, le major Gordon
Ogilvie-Watson, affirme avoir lui-même observé le phénomène et qu'une
interception par un Sabre de la South African Air Force a été tentée.
Il faut toutefois distinguer soigneusement les faits contemporains des
détails ajoutés ou reformulés dans les sources ufologiques ultérieures. Le
disque métallique observé par des dizaines de personnes et poursuivi par un
Sabre Une observation qui commence à 9 h 15.
Le 1er novembre 1957, vers 9 h 15 du matin, le major Gordon Ogilvie-Watson,
commandant du 4e Squadron de la South African Air Force (SAAF), effectuait une
promenade dans le secteur de la mine d'or de Luipaardsvlei, près de
Krugersdorp, à l'ouest de Johannesburg. Il remarqua un homme qui regardait
attentivement le ciel. Ogilvie-Watson lui demanda ce qu'il observait. L'homme
ne pouvait apparemment pas lui donner d'explication particulière.
L'officier leva alors les yeux et aperçut lui-même un objet lumineux dans
le ciel. C'est ici que le témoignage devient particulièrement intéressant. À
l'œil nu, l'objet lui apparut comme une sorte de boule métallique. Mais, à
l'aide de jumelles, il estima pouvoir distinguer une forme beaucoup plus
précise : un disque ou une sphère aplatie, tournant rapidement sur elle-même. Ogilvie-Watson estima l'altitude du phénomène
à environ 18 000 mètres soit approximativement 59 000 pieds. Cette estimation
doit évidemment être considérée avec prudence : il s'agissait d'une
appréciation visuelle, sans télémétrie connue. Mais elle est importante dans le
récit parce que l'objet aurait été situé bien au-dessus de l'altitude
opérationnelle maximale du Sabre envoyé pour l'intercepter. C'est d'ailleurs l'une des particularités
majeures du cas.
Le phénomène semblait tourner
Le témoignage attribué à Ogilvie-Watson est très précis sur ce point. À
travers les jumelles, il aurait observé :
-
Une forme
métallique ;
-
Une
apparence de disque aplati ;
-
Une
rotation rapide ;
-
Des
déplacements verticaux ;
-
Des
déplacements horizontaux.
À l'œil nu, l'objet ressemblait plutôt à une boule métallique ; aux
jumelles, il paraissait nettement plus aplati. Cette différence est
intéressante : elle montre que la forme apparente dépendait fortement du
grossissement et des conditions d'observation. Le major aurait déclaré que
l'objet était quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant et qu'à ses yeux
il ne correspondait pas à un appareil connu de la SAAF.
Le nombre de témoins augmente rapidement
Ogilvie-Watson ne resta pas seul. Il fit venir d'autres personnes et
l'observation se transforma progressivement en observation collective. Les
sources parlent de plus de 50 ouvriers de la mine qui auraient observé le
phénomène. Certaines compilations ultérieures évoquent même plusieurs centaines
de personnes dans la région de Johannesburg, mais le chiffre le mieux documenté
pour Luipaardsvlei est celui d'au moins une cinquantaine de travailleurs. Ce point est essentiel. Nous ne sommes donc
pas devant : - un témoin isolé affirmant avoir vu une lumière. Le récit
implique : un officier supérieur de la SAAF + des travailleurs de la mine + des
observateurs à Johannesburg + des personnels de la base aérienne.
Ogilvie-Watson aurait alors téléphoné à la base aérienne de Waterkloof,
près de Pretoria, pour signaler l'observation. Le dossier prend alors une
tournure officielle. Vers 11 heures, les responsables de la base commencent à
recevoir plusieurs appels concernant des objets inconnus observés au-dessus de
la région de Johannesburg/Krugersdorp. Le commandant V. J. L. Boyle, de
Waterkloof, décide de faire vérifier le phénomène. Un Sabre de la SAAF est
alors envoyé en mission d'identification.
Le pilote était le lieutenant C. A. Melville. Son Sabre monte vers l'objet
et atteint environ : 45 000 pieds soit approximativement 13 700 mètres. Cela
constitue déjà une altitude très élevée pour un chasseur de cette époque. Mais
le phénomène aurait continué à se trouver au-dessus de lui. Le problème devient
alors évident : le pilote est incapable de voir l'objet.
Les conditions de luminosité sont apparemment difficiles et le ciel très
clair. Au sol, en revanche, les observateurs continuent à voir à la fois le
Sabre et l'objet. Un contrôleur/observateur à Johannesburg tente donc de guider
le chasseur vers le phénomène.
Une situation assez extraordinaire
Le scénario rapporté est donc le suivant :
Au sol :
« Nous voyons l'objet. »
Dans le ciel :
« Je ne le vois pas. »
Au sol :
« Nous voyons également votre Sabre et pouvons
vous indiquer sa position par rapport à l'objet. »
Le pilote effectue ses recherches mais ne parvient pas à obtenir de contact
visuel. Cette situation se prolonge jusqu'à environ 12 h 20, moment où la
mission est abandonnée.
Le phénomène aurait ensuite été rejoint par un second objet L'affaire
devient encore plus étrange dans les rapports ultérieurs. Alors que les
observations se poursuivent, certains témoins signalent deux objets argentés au
lieu d'un seul. Les sources ufologiques indiquent que d'autres avions auraient
été orientés vers la zone, mais sans parvenir à intercepter visuellement les
objets.
Finalement, les deux phénomènes auraient quitté la région à grande vitesse
vers le sud. Il faut cependant être
prudent ici : les informations sur le « deuxième objet » semblent provenir de
la reconstruction ufologique du dossier et sont moins solidement documentées
que le témoignage initial d'Ogilvie-Watson.
Aucun ballon météo identifié
Une information importante est rapportée dans les sources consacrées à
l'affaire : les autorités auraient vérifié la possibilité d'un ballon
météorologique. Aucun ballon correspondant n'aurait été identifié dans la zone
au moment de l'observation. C'est
intéressant, car un ballon à haute altitude constituait évidemment l'une des
explications les plus évidentes pour un objet métallique apparemment
stationnaire. Cependant, là encore, il faut éviter d'aller trop loin : nous ne
disposons pas actuellement du document météorologique original permettant de
vérifier précisément cette exclusion.
Une source particulièrement intéressante : le témoignage de Gordon
Ogilvie-Watson J'ai retrouvé une version beaucoup plus détaillée de son
témoignage, reproduite dans une transcription attribuée à une émission de la
South African Broadcasting Corporation (SABC). Cette source est
particulièrement précieuse parce qu'elle donne directement la description
attribuée à l'officier.
.
Il explique notamment que :
-
L’objet
paraissait métallique et se situait à environ 18 000 mètres ;
-
Qu’avec
les jumelles il pouvait distinguer une forme de disque ;
-
Et que
l'objet semblait tourner rapidement tout en se déplaçant verticalement et
horizontalement.
Il explique également que le disque lui paraissait beaucoup plus grand que
le Sabre observé simultanément. Cette comparaison est toutefois impossible à
utiliser pour déterminer la taille réelle de l'objet sans connaître sa
distance.
Un point très important : Ogilvie-Watson était pilote militaire
C'est l'un des éléments qui donnent au cas son intérêt historique. Il ne
s'agissait pas d'un témoin sans expérience aéronautique. Gordon Ogilvie-Watson
était alors un officier de la SAAF et commandait le 4e Squadron. Son expérience
lui permettait de reconnaître au moins les appareils conventionnels les plus
courants. Cela ne rend pas son identification automatiquement correcte — un
pilote peut parfaitement être victime d'une illusion ou mal interpréter un
phénomène astronomique ou météorologique — mais cela donne à son témoignage une
valeur particulière.
Le cas apparaît très rapidement dans la littérature ufologique. Une
référence bibliographique particulièrement importante est : Flying Saucer
Review, vol. 4, n° 1, janvier/février 1958 avec un article intitulé : « Jet
Unable to Reach UFO » Cette référence est reprise dans les bibliographies
historiques des observations de 1957. C'est
intéressant parce que le cas n'est donc pas une invention apparue plusieurs
décennies plus tard. Il était déjà documenté dans la littérature consacrée aux
« flying saucers » quelques semaines après l'événement.
Un autre élément remarquable dans cette observation c’est la transparence
de l'armée L'affaire est intéressante également du point de vue historique.
1. Un officier de la SAAF rapporte l'objet.
2. La base de Waterkloof reçoit des appels.
3. Un chasseur est envoyé.
4. Un pilote tente de l'identifier.
5. Des observateurs au sol suivent simultanément
l'objet et le chasseur.
Le tout donne lieu ensuite à des déclarations à la presse et à la SABC. Cela
montre qu'en 1957, le phénomène OVNI n'était pas nécessairement traité
exclusivement dans le secret. La réaction est plutôt :
« Nous ne savons pas ce que c'est ; envoyons un
avion pour vérifier. »
UN RESUME COMPLET DE L’OBSERVATION
1er NOVEMBRE 1957 – LUIPAARDSVLEI, KRUGERSDORP
Le matin du 1er novembre 1957, à 9 h 15, le major Gordon Ogilvie-Watson,
commandant du 4e Squadron de la South African Air Force, effectuait sa
promenade matinale dans le secteur de la mine d'or de Luipaardsvlei, près de
Krugersdorp. Son attention fut attirée par un homme qui fixait le ciel.
Quelques instants plus tard, l'officier aperçut lui aussi un objet lumineux
qui, à l'œil nu, ressemblait à une boule métallique suspendue à très haute
altitude. Ogilvie-Watson demanda des jumelles et observa alors une forme
différente : un disque aplati, d'aspect métallique, qui semblait tourner
rapidement sur lui-même tout en se déplaçant verticalement et horizontalement.
Il estima son altitude à environ 18 000 mètres. D'autres personnes furent
appelées à observer le phénomène et, rapidement, plusieurs dizaines d'ouvriers
de la mine auraient à leur tour suivi l'objet dans le ciel.
L'affaire prit une dimension militaire lorsque le major alerta la base
aérienne de Waterkloof. D'autres signalements étaient alors parvenus aux
autorités depuis la région de Johannesburg. La SAAF décida d'envoyer un
chasseur Sabre afin d'identifier le phénomène. Le lieutenant C. A. Melville
prit les commandes de l'appareil et grimpa jusqu'à environ 45 000 pieds. Mais
il ne parvint pas à voir le mystérieux objet. Au sol, la situation était
paradoxale : les observateurs continuaient à distinguer le phénomène et
pouvaient également suivre le déplacement du Sabre. Un officier au sol tenta de
guider le pilote vers sa cible grâce aux informations fournies par les
observateurs de Johannesburg. Malgré ces indications, le pilote ne réussit pas
à établir de contact visuel. La mission fut finalement abandonnée vers 12 h 20.
Les témoignages continuèrent cependant à affluer. Certains observateurs
signalèrent désormais deux objets argentés. Ceux-ci auraient finalement quitté
la région à grande vitesse en direction du sud. Les autorités auraient
également vérifié la possibilité d'un ballon météorologique, sans qu'un ballon
correspondant puisse être identifié.
L'affaire de Luipaardsvlei demeure ainsi l'un des épisodes les plus
remarquables de l'histoire ancienne des PAN en Afrique du Sud. Elle possède une
caractéristique rare dans les dossiers de cette époque : l'observation d'un
phénomène inhabituel par un officier de l'armée de l'air fut suivie de l'envoi
effectif d'un avion de chasse pour tenter de l'identifier. Le Sabre ne parvint
cependant jamais à rejoindre visuellement l'objet. Plus de six décennies après
les faits, il reste impossible de déterminer avec certitude ce que les témoins
de Luipaardsvlei avaient observé. L'hypothèse d'un ballon, d'un phénomène
astronomique ou atmosphérique ne peut être écartée sans les données originales.
Mais l'existence d'une observation collective, le témoignage d'un officier de
la SAAF et la tentative d'interception aérienne font de cet épisode un dossier
historique particulièrement important dans l'étude des phénomènes aérospatiaux
non identifiés en Afrique du Sud.
Sources :
-
Catalogue
de plusieurs milliers de cas : UFOs and Intelligence: A Timeline
August 21, 2026 Aggregation by George M. Eberhart ©2026 –
-
https://cufos.org/PDFs/pdfs/UFOsandIntelligence.pdf
|
|
4 AU 6 NOVEMBRE 1957 – JOHANNESBURG – AFRIQUE DU SUD
Plusieurs milliers de témoins observent un objet
cylindrique évoluant lentement au-dessus de la ville. L'armée de l'air aurait
suivi le phénomène au radar selon la presse de l'époque Cette
observation ne s’est pas passée un seul soir, mais deux fois en 3 jours
début novembre 1957, en pleine fièvre Spoutnik. Voici ce que dit la presse de
l'époque, retrouvée dans les archives US :
A. Le fait - 4 au 6 novembre
1957
| 1957 |
Johannesburg | Plusieurs milliers de témoins observent un objet cylindrique
évoluant lentement au-dessus de la ville.
L'article de référence est paru
dans The Evening Bulletin de Philadelphie le 6 novembre 1957, dépêche
UP depuis Johannesburg :
Des
milliers en Afrique du Sud Voir l'objet mystérieux - Johannesburg, Afrique du
Sud, 6 novembre. -- Les projecteurs de l'Armée de l'air sud-africaine ont
détecté un mystérieux « objet cylindrique » survolant la ville de Johannesburg
la nuit dernière. Des milliers de personnes ont rapporté avoir vu l'objet alors
que des projecteurs à la base aérienne de Dunbar près de Johannesburg ont
repéré le cylindre volant malgré les nuages bas.
Traduction de la version
française du même article :
Les
projecteurs de l'Armée de l'Air Sud-Africaines ont détecté un mystérieux
"objet cylindrique" volant au-dessus de la ville de Johannesburg la
nuit dernière. Des milliers de personnes ont rapporté voir l'objet pendant que
les projecteurs de la base aérienne de Dunbar près de Johannesburg ciblaient le
cylindre volant en dépit des nuages bas.
Et ce n'était pas la première
fois cette semaine-là :
DES OBJETS
ÉTRANGERS SIGNALÉS APERÇUS À JOHANNESBURG, 4 novembre. - Quelques « objets
étranges », de forme cylindrique, qui flottaient à une grande hauteur dans le
ciel puis « s'envolaient », furent aperçus dimanche pour la deuxième fois en
trois jours dans le ciel au-dessus de Johannesburg. Vendredi, des rapports sur
l'observation des objets ont poussé un chasseur à réaction de l'Armée de l'air
sud-africaine dans une recherche vaine dans le ciel.
Autre résumé militaire de
l'époque :
Johannesburg, South Africa ... Cylindrical UFO
observed hovering for two hours; ascended out of sight.
Donc :
1.
Vendredi 1er nov : premier signalement, la
SAAF envoie un jet de chasse qui fouille le ciel sans résultat.
2.
Dimanche 3 nov / nuit du 4 au 5 nov :
deuxième apparition, objet cylindrique qui reste stationnaire à très haute
altitude pendant près de 2 heures, puis part en flèche.
3.
Nuit du 5 au 6 nov : troisième apparition,
celle qui fait la une. Projecteurs de la base de Dunbar qui l'accrochent malgré
des nuages bas. Milliers de témoins dans toute la ville.
B - Pourquoi le radar /
projecteurs est important
Johannesburg est à 1750 m
d'altitude, avec une base aérienne importante à Dunbar. En 1957, il n'y a pas
encore de radar civil partout, mais l'armée utilise des projecteurs de DCA pour
l'illumination. Le fait que l'objet soit accroché par les
projecteurs veut dire :
·
Il était en dessous de la couche nuageuse basse
·
Il renvoyait la lumière - donc objet solide, pas
reflet
·
Il était assez lent pour être suivi
·
L'armée elle-même est citée comme source :
L'Armée de l'Air et des milliers
de gens suivent un cylindre volant au-dessus de la capitale.
C - L'explication officielle
de l'époque - et son problème
·
Le Spoutnik 1 vient d'être lancé le 4 octobre
1957. Tout le monde parle de satellite.
·
L'astronome de Cape Town interrogé, Dr R.H.
Stoz, tente :
Dr. R. H. Stoz, Capetown astronomer, said the
object "might well have been" the rocket which took the first Soviet
satellite into space and has since been circling the world in its own orbit.
Mais le journaliste ajoute
immédiatement :
However, he was unable to explain
how it was low enough to be picked out by searchlights.
Un étage de fusée en orbite à
200km ne peut pas être éclairé par un projecteur au sol à travers des nuages
bas. Et il ne reste pas 2 heures stationnaire au-dessus d'une ville pour
ensuite "shooter" à la verticale.
D -- Contexte
Novembre 1957, c'est le pic de la
plus grande vague d'OVNI américaine - l'affaire de Levelland au Texas avec
pannes de voitures. L'Afrique du Sud suit la même chronologie. Ce cas de
Johannesburg est resté comme un cas de masse : pas un fermier isolé, mais une
capitale entière, avec confirmation militaire au sol.
21 JUIN 1959 - THE WILLOWS – Près Port Elisabeth en Afrique du Sud
L'observation du 21 juin 1959
à The Willows, près de Port Elizabeth en Afrique du Sud, est en effet un cas
classique de Rencontre Rapprochée du Premier Type (RR1), souvent mentionné dans
la littérature ufologique sud-africaine et les compilations internationales d’observations
d’ovni.
.
Contexte et lieu : L'incident
s'est produit dans la localité de The Willows (une zone côtière située juste au
sud de Port Elizabeth, aujourd'hui Gqeberha). Le témoignage : Une résidente
locale (Mme B. E. B.) se trouvait chez elle ou à proximité lorsqu'elle a été
attirée par une lueur inhabituelle. Elle a aperçu un objet lenticulaire / en forme
de soucoupe d'une couleur orange brillant ou cuivrée. L'engin maintenait un vol
stationnaire silencieux à très basse altitude, à seulement quelques mètres du
sol. Après quelques instants
d'immobilité, l'objet a accéléré de façon fulgurante, disparaissant à une
vitesse stupéfiante sans émettre de bruit de combustion classique ni de bang
supersonique.
Éléments notables de ce cas
:
Vague sud-africaine des années
1950 : La fin des années 1950 a été marquée par une série d'observations très
médiatisées en Afrique du Sud (notamment la célèbre observation du père Gill en
Nouvelle-Guinée la même année, en juin 1959, qui a suscité un regain d'intérêt
mondial pour les cas de l'hémisphère sud). L'émission de lumière
orange/rougeâtre et l'absence totale de bruit lors de départ à très haute
vitesse sont des constantes fréquemment rapportées dans les RR1 de cette
époque. Classée en RR1 par le système Hynek, car l'objet s'est trouvé à très
courte distance (moins de 150 mètres) sans toutefois laisser de traces
physiques au sol (qui l'auraient classé en RR2) ni montrer d'occupants (RR3).
Analyse personnelle de
plusieurs sources, catalogues et livres américains.
JANVIER 1960 – PORT
ELIZABETH – AFRIQUE DU SUD
En janvier 1960, M. D. Coetzee,
directeur d'une grande compagnie d'assurances à Port Elizabeth, aperçut
un engin silencieux, argenté et en forme de cigare alors qu'il rentrait chez
lui à 17h40. Il ne disposait d'aucun moyen de propulsion visible, mais se
déplaçait lentement vers l'est à une altitude estimée à 20 000 pieds (6 100 m), lorsqu'il accéléra
soudainement et disparut en quelques secondes
Source : https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
13 MARS 1963 – RICHARD BAY
– REGION DURBAN – AFRIQUE DU SUD
Le résumé officiel
Dans les catalogues ufologiques, l'affaire est listée
ainsi :
| 13 mars 1963 | Richards Bay | Un pêcheur observe un objet lumineux se
poser à une quinzaine de mètres de lui. Le décollage soulève sable et
poussière. | Cas classique d’atterrissage. |
Richards Bay est sur la côte du KwaZulu-Natal, une
province qui concentre encore aujourd'hui beaucoup de signalements - Durban,
Richards Bay. Le cas vient de la base de données "Magonia" de
Jacques Vallée, catalogue des atterrissages :
·
The Jacques
Vallée "Magonia" UFO landings database... Richards Bay, South Africa,
March 13, 1963 : - Référence précise
: Magonia #568, repris dans Flying Saucer Review Vol.9 No.4
juillet/août 1963, et dans les fichiers UFOCAT.
Le témoignage complet, tel qu'il est conservé dans les
archives anglophones :
·
Date: March 13 1963 Location: Richards Bay South
Africa Time: 2230 Summary: Fred White was fishing when he heard a high-pitched
whine coming from the east and saw an object come in his direction and land 15
m away, scattering sand.
Témoin : Fred White, pêcheur. Il pêche seul de
nuit, vers 22h30.
Séquence :
Un sifflement aigu venant de l'est. Un objet arrive
vers lui et se pose à environ 15 m, en dispersant le sable. Observation au sol
d'environ 6 minutes. Décollage avec sensation d'air chaud et interférences
radio signalées. L'objet et l'occupant décrits
·
Toujours selon la même source :
·
It was at least 30 m in diameter, and was shaped
like two plates glued together.
·
Through several oval portholes he could see
light inside. A man with a fair complexion, wearing a metallic helmet, looked
at the witness.
Détails supplémentaires dans le compte-rendu :
- Forme lenticulaire type
"deux assiettes collées", au moins 30 mètres de diamètre - Plusieurs
hublots ovales avec lumière intérieure visible - Un occupant vu à l'intérieur :
teint clair, casque métallique, combinaison une pièce bleu ciel sans boutons ni
fermeture apparente, gants en mailles brillantes
- Au décollage : souffle chaud
ressenti par le témoin
Warm
air was felt as the craft took off about six min later, and radio interference
was noted.
C'est pour cela que le cas est classé en ufologie
comme une rencontre rapprochée du 3e type (RR3) - atterrissage +
occupant, et pas seulement lumière lointaine.
Que vaut le dossier à notre avis ?
Points forts :
Très tôt documenté, dans une revue de référence de
l'époque (FSR 1963) Intégré dans le catalogue systématique de Vallée, ce qui
lui a donné une notoriété internationale Cohérent avec d'autres cas
sud-africains de l'époque où les témoins décrivent des objets posés et des
effets au sol
Limites :
Témoin unique, pas de photos, pas de traces au sol
récupérées ou analysées publiquement L'Afrique du Sud n'a jamais eu d'organisme
officiel type GEIPAN pour enquêter durablement, tout repose sur des chercheurs
indépendants Comme pour beaucoup de cas de 1963, on n'a que le récit rapporté
de seconde main.
DESCRIPTION APPROFONDIE DE CETTE OBSERVATION - AUTRE
SOURCE
C'est une nuit de pêche qui
tourne en rencontre. Voici la scène telle que le témoignage de Fred White l'a
laissée dans les archives - Magonia 568.
Richards Bay, 13 mars 1963 - 22h30
Richards Bay n'est pas encore le grand port industriel d'aujourd'hui. En
1963, c'est une frange de sable et de lagunes sur la côte du KwaZulu-Natal, une
eau noire qui ouvre sur l'océan Indien, des dunes basses, un vent qui sent
l'iode et le sel chaud.
Fred White est seul. Ligne à l'eau. Le ciel est dégagé, austral, immense.
Pas de ville pour le polluer. Vers 22h30, quelque chose change dans l'air. D'abord
un son. Pas un moteur, pas un avion. Les archives parlent d'un sifflement aigu
venant de l'est, un high-pitched whine qui grandit. White lève
la tête. Le son ne passe pas au-dessus de lui. Il vient vers lui. Puis la
lumière arrive.
L'atterrissage
Un objet lumineux glisse à basse hauteur depuis l'océan. Il ne vacille pas,
ne clignote pas comme un avion. Il ralentit. À une quinzaine de mètres de
White, il se pose. Le sable s'ouvre sous lui. Les comptes-rendus notent ce
détail très terre-à-terre : le décollage et l'atterrissage soulèvent sable et
poussière. On imagine le souffle, les grains fouettant les chevilles, la ligne
de pêche qui tremble.
Et là, immobile, à portée de voix, il est énorme. Au moins 30 mètres de
diamètre, dit White. Pas une sphère, pas un cigare. La forme classique de
l'époque : deux assiettes collées l'une contre l'autre, un disque épais,
parfaitement symétrique. Une masse sombre qui porte sa propre lumière. Le
disque n'est pas opaque. Sur son flanc, plusieurs hublots ovales laissent
filtrer une lumière intérieure, blanche, régulière. Et derrière l'un d'eux,
quelqu'un regarde. White décrit un homme. Teint clair. Pas un monstre, pas une
silhouette floue. Un homme avec un casque métallique qui brille, ajusté à la
tête. Il porte une combinaison une pièce, bleu ciel, sans aucun bouton, sans
fermeture visible, comme moulée. Aux mains, des gants faits d'une maille
brillante, qui accroche la lumière. Il n'y a pas de geste. Pas de signal. Il
regarde le pêcheur. Le pêcheur regarde l'habitant. Six minutes, c'est long
quand on est à quinze mètres d'une chose impossible. C'est le temps que donne
le témoignage : environ six minutes au sol.
On peut imaginer White figé, le bruit du ressac couvert par le
bourdonnement sourd du disque, l'odeur d'ozone, la chaleur qui commence déjà à
irradier de la coque.
Puis ça repart. Pas d'échelle qui se replie, pas de porte. La lumière des
hublots s'intensifie. Un souffle d'air chaud frappe White, comme la chaleur
d'un réacteur mais sans flamme, qui balaie la dune. Le sable se soulève de
nouveau en nuage. Le disque se décolle verticalement, sans élan, puis glisse
vers l'est d'où il était venu, le sifflement aigu montant dans les aigus
jusqu'à disparaître. Après, le silence retombe, anormalement épais. Le
transistor, dit la note d'archive, grésille. Interférence radio. White reste
seul avec sa canne, un cercle aplati dans le sable humide à quinze mètres de
lui, et une histoire que personne autour de lui ne saura vraiment où ranger.
C'est tout ce que l'on a. Un seul témoin, une nuit, un objet posé. Pas de
photo, pas de trace prélevée. C'est pour ça que l'ufologie sud-africaine le
classe comme un "cas classique d'atterrissage" - pas parce qu'il
prouve quelque chose, mais parce qu'il a la forme parfaite, presque littéraire,
de la rencontre rapprochée : le pêcheur isolé, la machine immense et
silencieuse, le regard échangé, et le sable qui retombe.
Source :
- Jacque Vallée
– Magonia 568 Sites Web
- The
UFO Evidence - http://ufoevidence.org/documents/doc1454.htm
- ovnietuapinfo.com https://ovnietuapinfo.com/2026/07/26/lafrique-du-sud-face-au-phenomene-ovni-un-siecle-de-mysteres-dans-le-ciel-austral/
- thinkaboutitdocs.com 1963: March UFO & Alien Sightings
26 JUIN 1971 – FORT BEAUFORT – CAP ORIENTAL AFRIQUE DU SUD
Voir même date en 1972, erreur d’année dans certaines bases de données et
source.
26 JUIN 1972 – FORT BEAUFORT – CAP ORIENTAL AFRIQUE DU SUD
Correction importante à
apporter sur la date : les sources historiques les plus solides que j’ai
retrouvées situent l’affaire de Braeside Farm, près de Fort Beaufort, au 26
juin 1972 et non 1971. La confusion 1971/1972 apparaît effectivement dans
certaines bases et pages secondaires. Le Flying Saucer Review, l’APRO Bulletin
de septembre-octobre 1972 et le témoignage ultérieur d’un policier convergent
sur le 26 juin 1972.
Et il s’agit d’un cas
particulièrement intéressant : un agriculteur puis deux policiers sud-africains
auraient tiré au fusil sur un objet mystérieux à très faible altitude.
Fort Beaufort : l'affaire
de Braeside Farm
Le lieu est Braeside Farm, à
environ une dizaine de kilomètres de Fort Beaufort, dans l'actuel Eastern Cape.
Le propriétaire de la ferme était Bennie Smit. Le matin du 26 juin 1972, vers 8
h–9 h, plusieurs de ses ouvriers auraient aperçu quelque chose d'étrange dans
la végétation. Ils pensaient d'abord qu'un incendie ou une fumée s'élevait dans
le secteur.
L'un des ouvriers, Boer de
Klerk, aurait signalé à Smit une sorte de boule de feu qui se trouvait au
niveau de la cime des arbres. Le phénomène est décrit comme mesurant
approximativement 2,5 pieds, soit environ 75 cm de diamètre, avec des sortes de
flammes ou de rayonnements autour de lui. Sa couleur aurait changé au cours de
l'observation : rouge, vert, puis jaune-blanc. L'objet aurait également effectué des
mouvements latéraux et verticaux. À un moment, il aurait disparu derrière la
végétation avant de réapparaître.
La réaction de Bennie Smit est
l'élément qui a rendu l'affaire célèbre. Pensant peut-être avoir affaire à un
engin terrestre ou à une intrusion, il aurait récupéré son fusil .303 et tiré
huit coups en direction de l'objet. Selon son propre récit, l'un des
projectiles aurait atteint sa cible : il aurait entendu un « thud », comme si
une balle avait effectivement frappé quelque chose. Mais le phénomène n'aurait
pas été endommagé. Il aurait continué à se déplacer, avant de disparaître
derrière les arbres.
Smit alerta alors la police. Deux
policiers se rendirent sur place : le warrant officer P. van Rensburg,
responsable du poste de Fort Beaufort, et le sergent P. Kitching. Une interview
réalisée ultérieurement par le chercheur Ivan T. Sanderson/FSR avec les
policiers constitue une des sources historiques importantes du dossier. Le
récit policier a également été repris par l'APRO. Lorsque les policiers arrivèrent, ils ne
virent d'abord rien d'anormal. Ils auraient même été sceptiques. Puis, alors
qu'ils observaient une zone boisée située à environ 150 mètres, quelque chose
serait apparu au pied de la colline, dans la végétation.
Le récit policier devient
alors particulièrement spectaculaire.
Les témoins auraient aperçu un
objet sombre, brillant et de forme ovale, qui semblait émerger de la végétation
et rester en suspension juste au-dessus du sol ou des arbres. Dans certaines
versions, son apparence est comparée à celle d'un fût métallique. L'objet
aurait finalement semblé se poser. La description change alors par rapport à la
première observation de la « boule de feu ». Les policiers auraient vu un objet
devenu gris métallique ou gris foncé, de forme ovale, ressemblant
approximativement à un gros cylindre ou à un fût métallique aplati. Certaines
sources parlent d'un objet ressemblant à un baril de 44 gallons. Cette
transformation est l'un des aspects les plus intrigants du dossier : les
premières descriptions insistent sur un phénomène lumineux et coloré, alors que
les témoins présents avec la police décrivent ensuite un objet apparemment
matériel.
Une source secondaire rapporte
également que l'objet aurait présenté trois supports ou jambes lorsqu'il était
posé.
Les policiers tirent à leur
tour
Les policiers auraient alors
eux-mêmes ouvert le feu. Le témoignage ultérieur du sergent Kitching est
particulièrement remarquable : il affirme avoir tiré sur l'objet avec son .303,
en compagnie de Bennie Smit, et avoir eu l'impression que les projectiles
l'atteignaient. Mais aucun effet visible n'aurait été constaté. Plus étonnant
encore, selon Kitching, l'objet aurait ensuite disparu sans que les personnes
présentes puissent voir une véritable phase de décollage. Dans son témoignage
recueilli des décennies plus tard, il expliquait qu'il ne comprenait toujours
pas comment l'objet avait pu disparaître alors que plusieurs personnes
surveillaient la zone.
Il s'agit évidemment d'un
témoignage rétrospectif, recueilli longtemps après les événements, ce qui doit
être pris en compte dans l'évaluation historique.
L'affaire ne s'arrête pas aux
tirs. Certaines sources ufologiques rapportent que des marques auraient été
découvertes dans le sol, correspondant à l'endroit où l'objet aurait reposé ou
à ses éventuels supports. Une source consacrée au cas parle de neuf empreintes
dans une zone d'argile dure. Il faut
cependant être très prudent sur ce point : je n'ai pas retrouvé dans les
sources accessibles un rapport scientifique primaire permettant d'établir avec
certitude que ces marques provenaient effectivement de l'objet.
:
Par prudence nous
retiendrons : « Des marques au sol furent rapportées dans la
littérature ufologique » plutôt que : « L'objet laissa neuf traces
d'atterrissage. ». Cette nuance est importante.
L'incident de Braeside ne
resta pas une simple histoire locale. La presse sud-africaine s'en empara
rapidement et l'affaire fut reprise par la presse internationale. Le Flying
Saucer Review consacra un dossier spécifique à « A Hot Réception at Fort
Beaufort », tandis que l'APRO Bulletin publia en 1972 le témoignage de Bennie
Smit.
L'affaire déclencha également
une véritable vague d'observations dans la région de Fort Beaufort au cours des
semaines suivantes. Des habitants affirmèrent avoir aperçu des objets ou des
lumières étranges dans le secteur de Fort Fordyce Bush et de Braeside. Le
Flying Saucer Review décrit notamment plusieurs observations ultérieures, dont
certaines impliquaient des lumières rouges, bleues, vertes et jaunes. La municipalité fut elle-même impliquée dans
certains épisodes rapportés. Un cas particulièrement intéressant concerne un
ingénieur municipal, Dr D. Verschoor, qui aurait interrompu une réunion du
conseil municipal afin de signaler qu'il observait lui-même un phénomène
lumineux évoluant dans la région.
Quelques jours après
l'incident initial, l'histoire prit une tournure encore plus extraordinaire. Des
sources contemporaines rapportent qu'un réservoir d'eau de la ferme de Smit fut
détruit après deux explosions entendues dans la vallée. Le Flying Saucer Review
rapporte que Smit avait de nouveau aperçu le phénomène peu avant les
explosions. La presse locale établit alors un lien possible entre les deux
événements, sans qu'une relation causale ait jamais été démontrée. Il faut donc
éviter d'affirmer que l'OVNI aurait « détruit » le réservoir. Ce que l'on peut
dire historiquement est beaucoup plus prudent : des explosions furent
rapportées et un réservoir fut retrouvé détruit, alors que Smit avait déclaré
avoir aperçu à nouveau le phénomène peu auparavant.
Une hypothèse militaire ?
Un aspect particulièrement
intéressant du dossier est que Bennie Smit lui-même ne semblait pas
nécessairement croire à une origine extraterrestre. Selon les sources de
l'époque, il aurait plutôt envisagé l'hypothèse d'un engin humain secret,
éventuellement télécommandé. Cette position est importante : le principal
témoin n'interprétait donc pas forcément son expérience comme la visite d'un
appareil venu de l'espace. Cette
hypothèse était d'ailleurs suffisamment crédible pour que certaines autorités
sud-africaines envisagent la possibilité d'un dispositif technologique ou
militaire. Le Johannesburg Star rapporta notamment qu'un Brigadier Vosloo
pensait que l'objet pouvait être un dispositif contrôlé électroniquement, sans
toutefois que les raisons précises de cette appréciation soient publiées.
Fort Beaufort est remarquable
par la combinaison de plusieurs éléments : un objet observé à très faible
altitude ; plusieurs témoins ; un agriculteur armé ; deux policiers ; des tirs
dirigés contre l'objet ; une apparence lumineuse puis métallique ; une
disparition inexpliquée selon les témoins ; des marques au sol rapportées ; une
couverture médiatique importante ; et enfin une série d'autres observations
dans la région. C'est cette accumulation qui explique pourquoi le cas occupe
une place importante dans l'histoire de l'ufologie sud-africaine.
Mais il faut également
souligner les limites du dossier.
Nous ne disposons pas, dans
les sources que j'ai pu retrouver, d'une photographie incontestable de l'objet,
d'un enregistrement radar, d'une analyse physique d'un fragment ou d'un rapport
scientifique permettant de confirmer la nature du phénomène. La majeure partie
de notre connaissance repose sur des témoignages, articles de presse,
publications ufologiques et interviews ultérieures.
26 juin 1972 – Braeside Farm,
près de Fort Beaufort, Cap Oriental (aujourd'hui Eastern Cape), Afrique du Sud.
Cette datation est beaucoup mieux étayée par les sources historiques. Le Flying
Saucer Review de 1972, l'APRO Bulletin de septembre-octobre 1972 et le
témoignage du policier publié ultérieurement convergent tous vers le 26 juin
1972. Il existe néanmoins des bases
secondaires qui indiquent 1971, ce qui explique probablement la présence de
cette date dans certaines chronologies.
Pour un ouvrage historique, je
retiendrais donc 1972 et signalerais éventuellement en note qu'une partie de la
littérature secondaire donne par erreur 1971.
Sources : Résumé de
cette affaire à partir de la revue FSR, APRO, NUFORC.ORG, coupures de presse de
l’époque retrouvée dans diverses archives sur le net, différentes bases de données
par l’auteur de l’ouvrage. Les sources sont très nombreuses.
Copie APRO :
12 NOVEMBRE 1972 - ROSMEAD –
KAROO – AFRIQUE DU SUD
Le dossier de Rosmead est
intéressant, car il associe des observations de lumières, plusieurs catégories
de témoins, une école, une installation militaire et surtout des traces
physiques alléguées sur un court de tennis. Rosmead est un petit village
ferroviaire du Karoo, près de Middelburg, dans l'actuel Eastern Cape. Son
importance venait notamment de son réseau ferroviaire et, au début des années
1970, de la présence d'installations militaires et de grands dépôts de carburant.
Le 12 novembre 1972, vers 20 h 15, quatre
militaires qui assuraient la surveillance d'un dépôt de carburant auraient
observé depuis leur poste plusieurs lumières rouges tournantes à proximité. Ils
ne purent cependant pas aller les examiner avant leur disparition. Une dizaine
de minutes plus tard, Harold Truter, directeur de l'école primaire de Rosmead,
arrivait chez lui. Il aurait aperçu une lumière inhabituelle dans le ciel,
décrite dans certaines sources comme blanche ou blanc verdâtre, semblant
stationner silencieusement au-dessus d'une crête voisine. Une sorte de faisceau
lumineux aurait été dirigé obliquement vers le sol. Truter et sa famille
auraient alors remarqué quelque chose d'encore plus singulier : le court de
tennis de l'école, fermé et apparemment intact auparavant, présentait des
dommages importants.
Le lendemain, l'examen du
court aurait révélé des morceaux de goudron arrachés, des trous et des zones
apparemment brûlées ou fondues. Des fragments de goudron auraient été retrouvés
à une distance importante du court, certains jusque sur une crête située à
environ 180 mètres. Des arbres eucalyptus situés à proximité auraient également
présenté des signes de brûlure et certains auraient ensuite dépéri.
Un détail particulièrement
intrigant est rapporté par plusieurs sources : le grillage entourant le court
était toujours fermé, sans signe évident d'effraction, alors que des morceaux
de goudron avaient été projetés jusque dans ou au-dessus de cette clôture.
La police fut appelée et
procéda à des constatations.
Des policiers auraient
également retrouvé des fragments de goudron à distance du court. Certaines
sources parlent d'un important rocher déplacé et de plusieurs séries
d'empreintes ou marques disposées de façon symétrique. Les témoignages ne proviennent donc pas
seulement de cheminots. Je n'ai pas retrouvé de source fiable établissant que
des cheminots constituaient les témoins principaux de l'observation. Les
témoins identifiés sont plutôt :
·
Quatre militaires affectés à la surveillance
d'un dépôt de carburant ;
·
Harold Truter, directeur de l'école ;
·
Son épouse et ses enfants ;
·
Des policiers de Middelburg ;
·
Plusieurs habitants de Rosmead ;
·
Et, selon certaines sources, d'autres personnes
présentes dans la région.
Le fait que Rosmead soit un
important village ferroviaire a probablement contribué à l'association
ultérieure du cas avec les cheminots, mais je ne présenterais pas ceux-ci comme
les témoins principaux sans retrouver une source primaire le confirmant.
Votre description mentionne : «
lumières blanches/orangées silencieuses faisant du surplace, angles droits et
accélérations fulgurantes » Il faut là encore apporter une nuance. Les
sources que j'ai retrouvées parlent bien de lumières silencieuses, de
changements de couleur, de stationnement apparent et de mouvements inhabituels.
Certaines décrivent une lumière qui zigzaguait dans le ciel, puis semblait
descendre vers le secteur du court de tennis. En revanche, je n'ai pas trouvé dans les
sources historiques consultées une description suffisamment solide permettant
d'affirmer précisément que l'objet effectuait des angles droits suivis d'accélérations
fulgurantes. Cette formulation semble donc être une synthèse ufologique
ultérieure, plutôt qu'une citation directe des témoignages originaux.
Je reste donc sur une
formulation telle que : « Plusieurs témoins rapportèrent des lumières
silencieuses capables de stationner dans le ciel et d'effectuer des
déplacements brusques ou irréguliers, certains récits évoquant une trajectoire
en zigzag. » C'est beaucoup plus conforme à la documentation retrouvée.
Une observation qui aurait
laissé des traces ! C'est précisément ce qui rend Rosmead remarquable. On
ne dispose pas simplement de témoignages concernant une lumière dans le ciel.
Un événement physique inhabituel fut constaté au sol au même moment. Les
enquêteurs de l'époque envisagèrent plusieurs explications. Certains évoquèrent
notamment un acte de vandalisme, une explosion de gaz ou un phénomène
tourbillonnaire. Mais cette interprétation fut contestée par certaines
personnes impliquées dans l'enquête, qui considéraient que les dégâts ne
ressemblaient pas à ceux provoqués par des vandales.
Des échantillons de goudron
auraient été transmis pour analyse aux laboratoires de la police sud-africaine
à Pretoria. Le colonel Lothar Neethling, responsable de la police scientifique,
aurait finalement indiqué que rien d'anormal n'avait été découvert dans les
échantillons et privilégia l'hypothèse du vandalisme. Cette conclusion est capitale pour l'analyse
historique du dossier : il existe bien une investigation policière et des
éléments matériels rapportés, mais aucune analyse scientifique connue ne permet
de conclure à l'atterrissage d'un engin inconnu.
Une vague d'observations dans
le Cap oriental, habituel en cas de forte médiatisation. En fait localement Rosmead
ne constitue d'ailleurs pas un épisode isolé. L'année 1972 fut particulièrement
riche en observations dans le Cap oriental. Le célèbre cas de Fort Beaufort du
26 juin 1972, dont nous venons de parler, avait déjà attiré l'attention de la
presse et des autorités.
À Rosmead, le commandant de
district de la police, Lieutenant-Colonel B. J. van Heerden, aurait même
déclaré que les observations rapportées par ses hommes correspondaient à
certains éléments du phénomène observé précédemment à Fort Beaufort. Certaines
sources ufologiques parlent d'ailleurs d'une véritable vague d'observations
dans la région du Cap oriental en 1972, dont Fort Beaufort et Rosmead seraient
les deux affaires les plus documentées et les plus médiatisées.
:
12 NOVEMBRE 1972 – ROSMEAD,
KAROO, CAP ORIENTAL, AFRIQUE DU SUD EN RESUME :
Vers 20 h 15, plusieurs
militaires en faction près d'un dépôt de carburant observent des lumières
rouges tournantes. Peu après, le directeur de l'école de Rosmead, Harold
Truter, observe une lumière brillante, silencieuse, apparemment stationnaire
au-dessus du secteur de l'école et associée à un faisceau dirigé vers le sol.
Le court de tennis, fermé avant les événements, est ensuite découvert fortement
endommagé : goudron arraché, trous, traces de brûlure et fragments projetés à
distance. Des arbres voisins présentent également des signes de détérioration.
Une enquête policière est menée et des échantillons sont transmis aux
laboratoires de Pretoria. L'analyse officielle ne révèle rien d'anormal et
l'hypothèse du vandalisme est avancée, mais elle ne convainc pas tous les
témoins et enquêteurs locaux.
Évaluation : cas à fort
intérêt historique, principalement en raison de la multiplicité des témoins et
des traces physiques rapportées, mais non démontré comme événement ufologique.
Les caractéristiques « angles droits » et « accélérations fulgurantes
» doivent être utilisées avec prudence tant qu'une source primaire ne les
confirme pas.
C'est l'un des rares cas
sud-africains de 1972 où l'observation aérienne supposée est directement
associée à des dommages matériels examinés par la police.
Source : Étude
sommaire du cas par l’auteur à partir de différentes sources.
https://karoospace.co.za/alien-spotting-in-the-karoo/
https://www.karooheartland.com/listings/rosmead/
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm etc….
15 JANVIER 1973 - COL
PENHOEK - AFRIQUE DU SUD
Le 15 janvier 1973, un couple de Sucknow voyageait avec leurs deux enfants
d' East London à Johannesburg lorsqu'à 0 h 30, à l'approche
du col de Penhoek près de Queenstown, ils aperçurent un disque de 30
mètres de diamètre, percé de grands hublots, qui flottait à environ sept mètres
au-dessus de la route déserte. À mesure qu'ils s'approchaient, le disque
s'éloigna d'environ 90 mètres de la route. Sa partie inférieure était éclairée
d'une lumière orange et une fumée orange s'en dégageait. Ils ressentirent une
chute de température en passant à proximité.
31 JUILLET 1975
– LOXTON – AFRIQUE DU SUD
Le dossier OVNI
de Loxton (Afrique du Sud, 31 juillet 1975) : une rencontre rapprochée majeure
du continent africain
Introduction
L'histoire de l'ufologie africaine est jalonnée d'affaires qui ont marqué
durablement les chercheurs comme l'observation d'Élisabethville au Congo en
1952, la vague sud-africaine des années 1970, l'affaire de l'école d'Ariel au
Zimbabwe en 1994 ou encore les nombreuses observations enregistrées en Afrique
de l'Ouest.
Parmi ces dossiers, le cas de Loxton, en Afrique du Sud, occupe une place
particulière. Il ne s'agit pas d'une simple observation d'une lumière dans le
ciel, mais d'une rencontre rapprochée du troisième type, impliquant un témoin
unique, un objet observé au sol, quatre occupants humanoïdes, des effets
physiologiques, des traces d'atterrissage et des analyses scientifiques du
site. L'enquête fut conduite par Cynthia Hind, l'une des plus importantes
enquêtrices africaines spécialisées dans le phénomène OVNI.
Plus de cinquante ans après les faits, cette affaire demeure l'un des cas
les plus documentés du continent africain, tout en restant profondément
controversée.
Photo : Loxton est un petit village agricole
situé dans la région du Karoo, en Afrique du Sud.
Le contexte sud-africain des années 1970
L'Afrique du Sud des années 1970 constitue un terrain d'observation
particulièrement intéressant pour les chercheurs. Le pays connaît alors une
activité industrielle importante, notamment dans les secteurs minier et
énergétique. Le Karoo, vaste région semi-désertique située au centre du pays,
attire de nombreuses équipes de prospection géologique, notamment dans le domaine
de l'uranium. Cette présence d'explorateurs et de géologues explique d'ailleurs
la première réaction du témoin, qui crut avoir affaire à une simple
installation minière.
Parallèlement, plusieurs observations d'OVNI sont signalées dans
différentes provinces sud-africaines. Cynthia Hind s'intéresse particulièrement
à ces événements et entreprend de constituer un réseau d'enquêteurs en Afrique
australe. Elle devient rapidement la représentante régionale du MUFON et
commence à rassembler une documentation considérable sur les phénomènes aériens
non identifiés observés sur le continent. Le dossier de Loxton va rapidement
devenir l'une de ses enquêtes les plus importantes.
Le témoin : Danie van Graan
Le 31 juillet 1975, Danie van Graan effectue une inspection matinale de son
exploitation agricole située près du village de Loxton, dans la province du
Cap. Les différentes sources ne s'accordent pas sur son âge exact. Certaines
publications lui attribuent 67 ans, d'autres 69 ans. Les corrections publiées
ultérieurement retiennent finalement l'âge de 71 ans. Malgré cette divergence,
tous les témoignages concordent sur plusieurs points :
-
Il est
agriculteur depuis de nombreuses années ;
-
Il connaît
parfaitement son environnement ;
-
Il est
physiquement actif ;
-
Il est
considéré comme une personne sérieuse et équilibrée.
Ce profil est important. Dans l'analyse des témoignages, la connaissance du
terrain constitue un élément essentiel. Un agriculteur habitué à observer
quotidiennement son environnement est généralement capable d'identifier un
véhicule, un animal ou un phénomène naturel inhabituel.
L'observation : une étrange machine dans le brouillard
La matinée est froide et brumeuse. Vers 7 h 50, Van Graan aperçoit, à
environ 180 mètres de distance, un objet qu'il identifie d'abord comme une
remorque utilisée par des géologues travaillant dans la région.
En se rapprochant, il comprend rapidement qu'il ne s'agit pas d'un
équipement terrestre car l’'objet possède une forme ovale et semble reposer sur
plusieurs supports, puis le témoin distingue plusieurs ouvertures ressemblant à
des fenêtres et enfin il remarque également la présence d'éclairages
triangulaires à l'intérieur de l'appareil.
Cette première phase de l'observation est particulièrement intéressante,
car elle montre que le témoin n'interprète pas immédiatement la scène comme un
événement extraordinaire. Cette attitude est généralement considérée comme un
indicateur positif en matière d'évaluation des témoignages.
|
Les êtres sont dépeints comme mesurant
1,50m, ayant une peau claire, des yeux bridés (« slanted eyes »),
des cheveux clairs ou blonds (« fair hair » [Danie a d’ailleurs dit
qu’ils ressemblaient à des Russes]), de longs os sur les joues descendant sur
un menton pointu. Ils portaient des capuches abaissées lorsque Danie Van
Graan put voir leurs visages. Ils étaient vêtus de salopettes couleur crème. |
L'affaire bascule lorsque Van Graan distingue des silhouettes à l'intérieur
de l'objet. Il décrit quatre êtres humanoïdes. Selon son témoignage, ils
présentent les caractéristiques suivantes : une taille comprise entre 1,20 et
1,50 mètre, un corps mince, un visage allongé, un front très développé, des
yeux obliques, des pommettes saillantes, un menton très pointu et il les décrit
comme ayant des cheveux clairs. Les occupants portent des combinaisons de
couleur crème munies d'une capuche rabattue derrière la tête. Trois d'entre eux
semblent observer directement le fermier, tandis que le quatrième manipule un
tableau de commande équipé de petits voyants triangulaires. Un détail retient
particulièrement l'attention de Cynthia Hind : le témoin affirme que les
mouvements des occupants paraissent anormalement lents, comme s'ils évoluaient
au ralenti. Ce phénomène sera également rapporté dans d'autres dossiers
africains étudiés ultérieurement.
Le faisceau lumineux – le bruit
Alors qu'il continue de s'approcher, un panneau situé sur l'objet s'ouvre
brusquement. Un rayon lumineux est dirigé vers son visage. Les conséquences
sont immédiates :
-
Saignement
nasal ;
-
Nausées ;
-
Vomissements
;
-
Sensation
d'étouffement ;
-
Désorientation.
Le témoin décide alors d'interrompre son approche et poursuit son
observation à une distance d'environ quatorze mètres. Les effets physiologiques
constituent l'un des éléments les plus intrigants du dossier. Dans la
littérature ufologique, plusieurs cas célèbres présentent des symptômes
comparables comme une fatigue intense, des brûlures cutanées, des troubles
visuels, des saignements ou des nausées. Cependant, ces manifestations restent
difficiles à interpréter, car elles ne sont pas spécifiques à une exposition à
un rayonnement particulier.
L'un des aspects les plus originaux du dossier de Loxton est la description
extrêmement précise du phénomène acoustique. Van Graan entend un bourdonnement
intermittent et pulsatoire. Plusieurs chercheurs ont insisté sur ce détail, car
les phénomènes sonores sont relativement rares dans les observations d'objets
posés au sol.
Avant le décollage, le bruit devient beaucoup plus intense. Le témoin
remarque également que l'appareil semble vibrer. L'objet quitte ensuite le sol
et disparaît progressivement en une trentaine de secondes. L'ensemble de
l'observation dure moins de dix minutes.
Les traces d'atterrissage
L'une des principales raisons qui ont conduit Cynthia Hind à consacrer
autant de temps à cette affaire réside dans la découverte de traces physiques. Les
enquêteurs mettent en évidence quatre marques périphériques, une cinquième
marque centrale.
|
Danie trouva une substance granuleuse.
Cynthia Hind fit analyser cette substance au Bureau d’Études Géologiques de
Prétoria (Afrique du Sud) et les résultats montrèrent la composition
suivante : de la poussière de carbone, de la poussière et du sable
feldspathique dérivée du quartz, avec des petites quantités de feldspath et
de thaumasite. Tout cela est présent dans les terres de Danie, mais pourquoi
une telle concentration sur le lien d’atterrissage ? Il n’y avait aucune
trace radioactive. |
À partir de leur disposition, ils estiment que l'objet mesurait environ
neuf mètres de diamètre. Le centre de la zone d'atterrissage attire
particulièrement l'attention des chercheurs. Van Graan y découvre une étrange
substance verte qu'il compare à du mastic. Des échantillons sont prélevés et
transmis au service géologique sud-africain. Les analyses révèlent la présence
de poussières carbonées, de schistes et de différents minéraux parfaitement
identifiables. Aucun élément d'origine inconnue n'est détecté. Cette conclusion
est importante. Contrairement à certaines affirmations largement diffusées dans
la littérature populaire, les analyses n'ont jamais démontré la présence d'un
matériau extraterrestre.
Photo - Le
dossier prit une dimension exceptionnelle lorsque des traces physiques furent découvertes.
|
Poursuivant les recherches, Cynthia Hind va prendre
des échantillons du sol à l’intérieur de la zone d’atterrissage car celle-ci
est quasiment « nue », alors qu’aux alentours la luzerne croit
normalement. Les échantillons, mis sous sacs plastiques, furent envoyés à
l’institut d’études géologiques du Zimbabwe (Rhodésie). Les résultats par
spectromètre furent les suivants : § Zinc : moins de 50 ppm. § Cuivre : moins de 20 ppm. § Plomb : moins de 20 ppm. § Nickel : moins de 50 ppm. § Argent, arsenic, bismuth,
molybdène, antimoine, tungstène ne sont pas visibles. § Une analyse chimique
montre : § Sodium : 2.38% § Potassium : 2.40%. Et le caractère alcalin du sol à cet endroit n’est
pas propice à la végétation. Il y a eu des traces de pas relevés près des
ruches, lesquelles étaient deux fois plus larges que celles d’humains. Si aucun des voisins de Danie Van Graan n’a observé
l’objet, près de Loxton un enfant un vu un objet voler qui ressemblait à
celui décrit par Danie. Ce dernier a rencontré la mère de l’enfant (9 ans)
mais elle était terrorisée qu’il lui arrive quelque chose et Danie n’a pu
obtenir de description ou témoignage. |
Une végétation durablement affectée
L'aspect le plus surprenant concerne l'évolution du terrain. Pendant
plusieurs années, aucune végétation ne repousse au centre des marques
d'atterrissage, malgré une irrigation régulière. Les analyses montrent que le
sol présente une alcalinité anormalement élevée. Cette découverte constitue
l'un des principaux arguments avancés par les défenseurs de l'authenticité du
dossier.
Cependant, plusieurs questions demeurent sans réponse : cette modification
chimique existait-elle avant l'incident ? les échantillons de contrôle
étaient-ils suffisants ? d'autres facteurs géologiques ont-ils été étudiés ? Les
documents disponibles ne permettent pas d'apporter une réponse définitive.
|
Toutefois, plusieurs éléments sont importants dans
cette observation. Le premier est lié à l’endroit de l’atterrissage
sur lequel la luzerne n’a pas repoussé plus d’un mois après, (on parle d’une
année même) lors de la première visite de Cynthia Hind. On l’a vu plus haut,
les analyses chimiques montrent quelques anomalies sur les résidus récupérés
sur place. Toutefois, l’ufologue reconnait elle-même qu’elle n’a pas pensé à
prendre de la terre à l’extérieur de la zone d’atterrissage afin d’avoir un
groupe témoin. Scientifiquement, on ne peut donc complètement valider les
analyses scientifiques du centre géologique de Prétoria. Ensuite, il est question de traces physiques de
l’atterrissage de l’engin sur place. Elles sont intrigantes et peut-être
sont-elles intéressantes du point de vue symbolique. Trois lignes qui se
croisent pour former une étoile à 6 branches peuvent indiquer une référence
aux étoiles. Par ailleurs, les flèches, que l’on pourrait aussi qualifier de
« pattes d’oie », ont-elles un symbolisme ? Et si oui,
lequel ? . |
Les empreintes attribuées aux occupants
Quelques jours après l'observation, le fermier découvre plusieurs
empreintes dans la boue d'un point d'eau presque asséché. Ces traces présentent
des caractéristiques inhabituelles :
- Une longueur correspondant à une petite
pointure humaine ;
- Une largeur environ deux fois supérieure à la
normale.
Le témoin photographie les empreintes. Malheureusement, la documentation
photographique disponible aujourd'hui est incomplète, ce qui empêche toute
réévaluation moderne du dossier.
Les conséquences médicales
Les troubles visuels constituent probablement l'élément médical le plus
important. Selon les rapports publiés, Van Graan souffrira d'une vision double
jusqu'à la fin de sa vie. Certaines publications indiquent qu'il serait décédé
d'un cancer en 1981. Plusieurs auteurs ont suggéré un lien entre cette maladie
et l'exposition au faisceau lumineux. Cette hypothèse doit être considérée avec
prudence. Aucune étude médicale n'a établi de relation de cause à effet entre
l'incident et l'apparition d'un cancer.
L'enquête de Cynthia Hind : une méthode relativement rigoureuse
L'un des principaux intérêts du dossier réside dans la qualité de l'enquête
menée par Cynthia Hind et Joe Brill. Leur approche repose sur plusieurs
principes :
-
Entretien
approfondi du témoin ;
-
Visite du
site ;
-
Relevés
topographiques ;
-
Collecte
d'échantillons ;
-
Analyses
géologiques ;
-
Consultation
d'informations médicales.
Cette démarche distingue le cas de Loxton de nombreuses observations
reposant uniquement sur des récits oraux. Cynthia Hind a toujours défendu une
approche fondée sur les faits observables. Dans ses publications, elle
insistait régulièrement sur la nécessité de distinguer les canulars, les
méprises et les phénomènes réellement inexpliqués.
Analyse critique :
Les arguments en faveur d'une observation authentique. Plusieurs éléments
renforcent la crédibilité du témoignage :
-
La
personnalité du témoin.
-
Aucun
élément ne permet de mettre en doute son intégrité.
-
La
cohérence générale du récit.
-
Les
différentes versions de l'observation demeurent relativement stables malgré
quelques divergences chronologiques.
-
Les traces
physiques.
-
La
présence d'empreintes, de dépôts et d'une modification du sol constitue un
argument important.
-
Les effets
physiologiques.
-
Les
troubles décrits apparaissent immédiatement après l'exposition au faisceau
lumineux.
Les limites du dossier :
Malgré sa richesse documentaire, le dossier présente plusieurs faiblesses.
-
L'absence
d'autres témoins.
-
Aucune
autre personne n'a assisté à la scène.
-
L'absence
de photographies de l'objet.
-
Seules les
traces ont été documentées.
-
Les
incohérences documentaires.
-
Les
différentes publications ne s'accordent pas sur :
-
L’âge du
témoin ;
-
L’heure
exacte ;
-
Le nombre
de supports de l'objet ;
-
Certains
détails morphologiques des occupants.
-
L'absence
de preuve scientifique définitive.
-
Les
analyses géologiques n'ont révélé aucun matériau inconnu.
Conclusion
Le cas de Loxton est parfois présenté comme l'un des dossiers les plus
importants de l'ufologie africaine. Une comparaison avec Roswell est toutefois
excessive. En revanche, il est incontestable que cette observation réunit un
nombre exceptionnel d'éléments rarement présents dans un même dossier :
-
Un objet
observé au sol ;
-
Des
occupants humanoïdes ;
-
Des traces
physiques ;
-
Des effets
biologiques ;
-
Une
enquête approfondie.
Plus d'un demi-siècle après les faits, le dossier de Loxton demeure
inexpliqué. Il constitue également un excellent exemple des difficultés
rencontrées par les chercheurs travaillant sur les phénomènes aérospatiaux non
identifiés : des témoignages parfois remarquables, des indices matériels
intrigants, mais aucune preuve permettant d'établir avec certitude l'origine du
phénomène. Le cas de Loxton reste donc l'un des grands mystères de l'histoire
des OVNI en Afrique australe.
Sources principales
Joe Brill et Cynthia Hind, Close Contact at Loxton (1977).
MUFON UFO Journal (1981). - NICAP UFO Evidence II. - UFO
Afrinews de Cynthia Hind.
Base documentaire INTCAT - Les catalogue d’Albert Rosales.
https://cufos.org/PDFs/HUMCAT/HUMCAT_Index_1975.pdf?utm_source=chatgpt.com
La base de données du Cufos
04 NOVEMBRE 1975
– VANDERBIILPARK – AJOURD’HUI GAUTENG – AFRIQUE DU SUD
4 novembre 1975 –
L’étrange apparition de Vanderbijlpark -
Transvaal — aujourd’hui province du Gauteng, Afrique du Sud
L’affaire de Vanderbijlpark occupe une place
particulière dans l’histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés
rapportés en Afrique du Sud. Contrairement aux observations classiques d’objets
lumineux ou d’engins évoluant dans le ciel, le récit de 1975 met en scène une
étrange figure humanoïde, dont l’apparence et le comportement semblent
davantage relever de la rencontre rapprochée que de l’observation aérienne.
La date généralement retenue est celle du 4
novembre 1975, mais cette précision doit être considérée avec prudence. Les
sources disponibles indiquent en effet une date approximative. L'affaire semble
avoir été rapportée dans la presse sud-africaine près de deux ans plus tard,
notamment dans le Rand Daily Mail des 11, 13 et 15 juin 1977. Ces
articles ont ensuite été repris ou référencés par la littérature consacrée aux
phénomènes insolites, notamment dans le Fortean Times.
Selon le récit conservé par les sources
ufologiques, une domestique appelée Emma Mtimukla aurait été confrontée à une
créature d'apparence particulièrement étrange. Elle aurait décrit ce qui
ressemblait à un vieil homme couvert de longs poils, dont les yeux semblaient
lumineux.
Mais l'aspect le plus surprenant de la
manifestation résidait dans son mode de déplacement. La créature ne paraissait
pas marcher normalement. Elle aurait semblé flotter au-dessus du sol, comme si
elle ne possédait pas de jambes visibles ou n'était pas en contact avec le
terrain. À cette apparition était également associé un phénomène physique : les
témoins auraient ressenti un courant d'air froid ou une brusque sensation de
froid au moment où la figure se manifestait. Emma Mtimukla aurait rapporté son
expérience à son employeur, Mrs Koekie Killian, dont la famille venait tout
juste d'emménager dans la maison concernée. Le caractère presque immédiat de
cette manifestation est un élément important du récit : la famille aurait
emménagé la veille des premières manifestations rapportées.
L'affaire ne se serait toutefois pas limitée à une
seule personne. D'autres membres de la famille ainsi qu'un voisin auraient
également été confrontés au phénomène. Ce qui donne à l'affaire de
Vanderbijlpark son caractère particulier est surtout la répétition des
apparitions. La créature aurait été aperçue à plusieurs reprises. Le phénomène
aurait ainsi pris la forme d'une véritable série de manifestations plutôt que
d'une rencontre unique. Plus étonnant encore, le récit indique que les
apparitions auraient continué après que la famille eut changé de logement. Cette
particularité a profondément marqué l'histoire du cas. Si le récit est exact,
le phénomène ne semblait plus attaché à un lieu précis mais paraissait, au
contraire, se manifester auprès des mêmes personnes.
La famille aurait finalement quitté les lieux,
confrontée à une situation qu'elle ne parvenait pas à expliquer.
Un cas à la frontière de l'ufologie et du
paranormal
Vanderbijlpark constitue ainsi un exemple
intéressant d'un phénomène qui se situe à la frontière de plusieurs domaines. Il
ne s'agit pas, à proprement parler, d'une observation classique d'OVNI. Aucun
appareil clairement défini n'est décrit dans le ciel, aucune trajectoire
aérienne particulière n'est rapportée et aucun objet matériel n'est identifié. Le
récit correspond davantage à ce que la littérature ufologique appelle une
rencontre rapprochée avec une entité humanoïde.
Plusieurs caractéristiques se retrouvent dans
d'autres récits de ce type : une apparence humaine mais inhabituelle, des yeux
lumineux, une impression de flottement, une sensation physique particulière —
ici le froid — et surtout une manifestation difficile à rattacher à un
phénomène naturel immédiatement identifiable. L'affaire présente également une
dimension que l'on retrouve dans certains récits de hantise : la répétition des
apparitions et la possibilité que le phénomène semble accompagner les témoins lorsqu'ils
changent de domicile. Pour cette raison, Vanderbijlpark peut être considérée
comme une affaire « forteenne », au sens large, c'est-à-dire comme un récit
situé dans cette zone intermédiaire où se rencontrent ufologie, phénomènes
paranormaux, folklore et témoignages d'expériences inhabituelles.
Une affaire documentée, mais avec des réserves
L'intérêt historique du dossier tient notamment au
fait qu'il ne semble pas s'agir d'une histoire apparue plusieurs décennies
après les événements sur Internet. Des références à l'affaire apparaissent dans
la presse sud-africaine de juin 1977, notamment dans le Rand Daily Mail.
La littérature ufologique ultérieure a conservé les références aux articles des
11, 13 et 15 juin. Cette proximité temporelle constitue un élément favorable à
l'étude du dossier. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de démontrer la
réalité du phénomène.
La documentation actuellement accessible demeure
en effet limitée. Il serait particulièrement intéressant de retrouver les
articles originaux du Rand Daily Mail afin de déterminer avec précision
comment les journalistes avaient recueilli les témoignages, combien de
personnes avaient réellement vu l'entité et si une enquête avait été menée. Il
faudrait également vérifier si les témoins avaient fourni des descriptions
indépendantes et si des dessins, photographies, traces physiques ou autres
éléments matériels avaient été conservés.
L'affaire de Vanderbijlpark mérite donc d'être
conservée dans la chronologie des phénomènes inexpliqués observés en Afrique du
Sud, mais avec une présentation prudente. Elle illustre surtout une catégorie
particulière du phénomène OVNI : celle des rencontres rapprochées avec des
êtres ou formes humanoïdes. Dans le contexte de l'histoire sud-africaine des
observations inexpliquées, elle rappelle que les témoignages ne se limitaient
pas aux lumières observées dans le ciel ou aux objets apparemment métalliques.
Certains récits prenaient une forme beaucoup plus étrange, associant une
présence humanoïde à des effets physiques et à une succession d'apparitions.
Le cas de Vanderbijlpark demeure néanmoins non
résolu. Aucune explication définitive ne peut être retenue à partir des
informations actuellement disponibles. Il serait donc excessif de présenter
cette créature comme la preuve d'une présence extraterrestre. De la même
manière, il serait prématuré de réduire l'ensemble du récit à une simple
méprise ou à une légende locale sans avoir étudié les témoignages originaux.
L'intérêt du dossier réside précisément dans cette
incertitude. En novembre 1975, dans la région industrielle de Vanderbijlpark,
plusieurs personnes auraient été confrontées à une étrange apparition décrite
comme un vieil homme velu aux yeux lumineux, semblant flotter au-dessus du sol
et accompagnée d'une sensation de froid. Deux ans plus tard, l'histoire faisait
encore l'objet d'articles dans la presse sud-africaine.
Près d'un demi-siècle après les faits,
Vanderbijlpark demeure ainsi l'un de ces dossiers énigmatiques de l'ufologie
africaine où la frontière entre phénomène aérien inexpliqué, apparition
humanoïde et manifestation paranormale reste particulièrement difficile à
tracer.
Source : Fortean Times 25 p38
citant Rand Daily Mail 11-13, 15 juin 1977.
29 SEPTEMBRE 1978 – UITENHAGE
Le 29 septembre 1978, une
habitante indienne signala avoir vu un objet en forme de disque décoller de la
réserve naturelle de Groendal, près d’Uitenhage, dans la province du
Cap-Oriental. Trois jours plus tard, le 2 octobre, quatre écoliers de Despatch ,
âgés de 12 à 16 ans, observèrent, lors d'une randonnée dans la réserve, trois
hommes vêtus de vêtements argentés. Deux d'entre eux arrivèrent de la direction
d'un objet brillant et rejoignirent un troisième pour gravir une pente abrupte
sur ce qui semblait être des nageoires, avant de disparaître tous. Neuf
empreintes régulières, découvertes un mois plus tard, furent attribuées à
l'objet réfléchissant
Source: Hind, Cynthia (October 1978). "The
Groendal Reserve affair". The Mufon UFO Journal (131). Retrieved 19 January 2014.
07 MAI 1989 – DESERT DU KALAHARI –
AFRIQUE DU SUD
Prétendu crash d'OVNI abattu par la SAAF avec 2 entités récupérées. Des
documents affirmant que des vaisseaux spatiaux extraterrestres ont été abattus
par des avions sud-africains le 7 mai 1989... ont été jugés des canulars.
Aujourd'hui considéré comme canular.
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
07 AVRIL1991 BAVIAANSPOORT – PRETORIA - 23 H 15 – AFRIQUE DU SUD
Le 7 avril 1991, à 23h15, une famille à Baviaanspoort,
Pretoria, a décrit une série de lumières dans le ciel comme un engin
triangulaire flottant avec une lumière centrale rouge. Revu à Eersterust les 8
et 9 avril. Similaire à la vague belge 89-90
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
Autre source
Le 7 avril 1991, à 23h15, une famille de Baviaanspoort,
près de Pretoria, a observé un engin triangulaire stationnaire
doté d'une lumière rouge centrale et de lumières blanches en forme d'étoile à
chaque extrémité. Un engin similaire a été aperçu dans la commune
voisine d'Eersterust les soirs des 8 et 9 avril, immobile ou en
mouvement. Ces observations ont eu lieu environ un an après la fin de
la vague d'observations d'OVNIs en Belgique. Dix ans plus tard, une autre
famille de passage dans la région de Hartbeespoort, à environ 50 km à
l'ouest, a signalé la présence d'un autre engin triangulaire stationnaire.
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
18 NOVEMBRE 1993 – SASPMBURG 22 H 15 – AFRIQUE DU SUD
Le 18 novembre 1993, à 22h15, Messieurs du Plessis et
Venter, habitants de Sasolburg, ont observé des lumières dans le ciel se
déplacer en direction de Vereeniging. Décrit comme une goutte d'eau changeant
de couleur et de forme. Traces au sol trouvées 2 mois plus tard.
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
Autre source
Le 18 novembre 1993, à 22h15, MM. du Plessis et Venter,
habitants de Sasolburg, observèrent un engin arrivant de la direction de
Vereeniging. L'engin repartit en un éclair en direction de Parys, puis revint environ trois minutes plus tard.
D'apparence semblable à une goutte d'eau, il changea de couleur et de forme. Avec le temps, on distingua
des lumières individuelles et on détermina que sa forme était allongée.
Enveloppé d'une lueur jaunâtre à orangée, il émit une lumière bleue vers le bas
avant de repartir en un éclair vers le haut. Un habitant d'une ville
voisine affirma avoir trouvé, environ deux mois plus tard, des traces du train
d'atterrissage d'un petit engin
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
SEPT – OCTOBRE 1994 – WARRENTON NORTHERN CAPE – AFRIQUE DU
SUD
Résumé de l’étude de ce cas.
L'affaire se situe à Warrenton, dans la province du Northern Cape, au cœur
de l'Afrique australe. Selon les sources qui reprennent le dossier, un
agriculteur de la région aurait effectué, durant septembre et octobre 1994,
plusieurs observations nocturnes d'un phénomène aérien qu'il considérait comme
particulièrement inhabituel.
La caractéristique principale de son témoignage était la présence de
lumières se déplaçant à grande vitesse, associées à un objet ou phénomène
beaucoup plus imposant qu'il décrivait comme un « mother ship », c'est-à-dire
un « vaisseau-mère ».
Ce qui rend le témoignage intéressant est que l'observation ne reposait
apparemment pas sur une seule apparition. Les sources parlent de plusieurs
observations répétées, ce qui explique que l'affaire soit généralement désignée
sous le nom de « Warrenton Sightings ». L'un
des éléments les plus caractéristiques du dossier est le bruit attribué au
phénomène. Le fermier aurait décrit un son comparable à celui d'un hélicoptère,
(Un porte-parole de l'armée de l'air a déclaré qu'aucun hélicoptère de l'armée
de l'air ne survolait la région de Warrenton hier matin à cette heure-ci)
tandis que d'autres sources utilisent une comparaison encore plus surprenante :
celle du moteur d'une Volkswagen Beetle, c'est-à-dire d'une Volkswagen
Coccinelle. Cette précision est
intéressante parce qu'elle distingue l'affaire de nombreux témoignages
classiques de « lumières dans le ciel » décrites comme totalement silencieuses.
Le phénomène aurait donc présenté, selon le témoignage, deux
caractéristiques simultanées :
·
Une
apparence ou une luminosité inhabituelle ;
·
Un bruit
mécanique important, comparable à celui d'un aéronef ou d'un moteur automobile.
Il faut toutefois souligner que les sources accessibles ne donnent pas une
description suffisamment précise pour déterminer si le bruit provenait
effectivement du phénomène observé ou s'il pouvait avoir une origine
conventionnelle. La formulation utilisée dans certaines sources est
particulièrement intéressante : le fermier aurait observé un engin de petite
taille se déplaçant à grande vitesse à proximité d'un objet beaucoup plus
grand, qu'il assimilait à un « vaisseau-mère ». Cette configuration est bien connue dans la
littérature ufologique : un objet principal, de grande dimension apparente,
accompagné de petites lumières ou de petits appareils se déplaçant autour de
lui.
Cependant, il faut être prudent avec cette interprétation. Le terme «
vaisseau-mère » semble être celui du témoin, et non une conclusion établie par
une enquête. Il ne faut donc pas écrire que deux engins extraterrestres furent
identifiés. Il serait préférable de parler d'« une grande structure lumineuse
que le témoin interpréta comme un vaisseau-mère ».
Un élément important apparaît dans plusieurs sources : quatre observateurs
indépendants auraient confirmé certains aspects des déclarations du fermier. C'est probablement l'élément qui donne au cas
sa principale valeur ufologique. Il faut néanmoins préciser que je n'ai pas
retrouvé, dans les sources actuellement accessibles, les noms de ces quatre
témoins, leurs professions, leurs déclarations individuelles ou la chronologie
exacte de leurs observations.
Il est donc impossible de savoir actuellement si :
·
Ils ont
observé exactement le même phénomène ;
·
Ils
étaient présents lors des mêmes épisodes ;
·
Ils ont
confirmé uniquement la présence de lumières ;
·
Ou s'ils
ont également entendu le bruit décrit par le fermier.
Cette absence de témoignages individuels constitue une limite documentaire
importante.
Un contexte particulièrement intéressant : l'Afrique du Sud avant la vague
de 1995. L'affaire prend une dimension supplémentaire lorsqu'on la replace dans
la chronologie sud-africaine. En 1993, une observation spectaculaire avait déjà
été rapportée à Sasolburg, où plusieurs personnes avaient décrit un objet en
forme de goutte d'eau, changeant de couleur et d'apparence. Puis, quelques mois après les observations de
Warrenton, l'Afrique du Sud allait connaître une importante vague
d'observations de PAN/OVNI entre la fin mars et la mi-avril 1995. Celle-ci fut
beaucoup plus médiatisée et impliqua de nombreux témoins, notamment des
policiers. Warrenton apparaît donc comme
un épisode intéressant de cette période de recrudescence des signalements au
début des années 1990.
Prudence : je n'ai trouvé aucune documentation permettant d'affirmer
que le phénomène :
·
A été
détecté au radar ;
·
A été
photographié ou filmé ;
·
A été
intercepté par un avion ;
·
A laissé
des traces au sol ;
·
A provoqué
des perturbations électriques ;
·
A été
officiellement enquêté par la police ou l'armée ;
·
Ou a fait
l'objet d'une expertise scientifique.
De même, la date exacte de chaque observation n'est pas disponible dans les
sources que j'ai retrouvées. Les chronologies donnent simplement septembre et
octobre 1994. Il faut donc éviter de
transformer ce dossier en affaire beaucoup plus documentée qu'elle ne l'est
réellement. Malgré ces réserves, Warrenton présente trois caractéristiques qui
justifient son inclusion dans notre catalogue du phénomène OVNI en Afrique du
Sud :
·
Premièrement,
il s'agit d'une série d'observations et non d'un événement unique.
·
Deuxièmement,
le témoin principal décrit une configuration relativement inhabituelle : un
objet ou une lumière de grande taille accompagnée d'un phénomène plus petit
évoluant rapidement à proximité.
·
Troisièmement,
quatre autres observateurs auraient apporté un soutien indépendant à certains
éléments du récit.
Cela permet de classer Warrenton parmi les cas à témoignages multiples,
même si le niveau de documentation reste inférieur à celui des dossiers
sud-africains disposant de rapports de police, de photographies ou de traces
physiques.
EN RESUME : SEPTEMBRE–OCTOBRE 1994 — WARRENTON, NORTHERN CAPE, AFRIQUE
DU SUD
Un agriculteur de la région rapporte plusieurs observations nocturnes de
lumières et d'un phénomène aérien qu'il décrit comme un « vaisseau-mère ». Un
objet ou une lumière plus petite aurait évolué à grande vitesse à proximité. Le
phénomène aurait produit un bruit rappelant celui d'un hélicoptère ou d'un
moteur de Volkswagen Coccinelle. Quatre autres observateurs auraient confirmé
certains éléments du récit. Aucun élément matériel ou donnée instrumentale
permettant d'établir la nature du phénomène n'est actuellement connu.
Évaluation : témoignage multiple intéressant, mais documentation primaire
actuellement insuffisante.
Je pense qu'il serait particulièrement utile, pour votre livre, de
retrouver la source originale de la référence [33] qui apparaît dans les
chronologies sud-africaines : c'est vraisemblablement elle qui permettrait de
remonter au témoignage initial et peut-être d'identifier le fermier et les
quatre autres témoins. Les nombreuses pages Internet que l'on trouve
aujourd'hui semblent en grande partie se recopier les unes les autres, plutôt
que fournir des informations indépendantes.
Source : Résumé et analyse de l’auteur.
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
https://handwiki.org/wiki/Unsolved%3AUFO_sightings_in_South_Africa
+ une trentaine de source,
toutes plus ou moins similaires.
FIN MARS –
MI-AVRIL 1995 — VAGUE D'OBSERVATIONS EN AFRIQUE DU SUD
De Brug – Coligny – Lindley – Johannesburg – Merweville – Stilbaai
La période mars-avril 1995 constitue l'une des vagues d'observations d'OVNI
les plus intéressantes de l'histoire sud-africaine récente. Elle ne repose pas
sur un seul témoignage : plusieurs événements se succèdent dans différentes
régions, avec notamment De Brug, Coligny, Lindley, Stilbaai, Merweville et
Johannesburg. Les sources historiques parlent d'une vague allant de la fin mars
à la mi-avril 1995.
Au printemps austral de 1995, l'Afrique du Sud connaît une série de
signalements qui attirent l'attention de la presse. Plusieurs témoins décrivent
des lumières ou des objets de grande taille, parfois stationnaires, parfois
capables de déplacements rapides. Deux affaires vont particulièrement marquer
cette vague : De Brug, près de Bloemfontein, et Coligny, dans le Nord-Ouest.
De Brug : un objet observé par des civils et des policiers
L'un des épisodes les plus remarquables se produit à De Brug. Une femme,
identifiée dans les sources sous le nom de Mrs Erasmus, aurait observé un objet
en suspension dans le ciel et aurait réussi à le filmer. La police aurait été
prévenue vers 2 h 20 du matin. Lorsque les policiers arrivèrent, ils auraient
eux-mêmes constaté la présence du phénomène. Cet élément est important : le dossier ne
repose donc pas uniquement sur le récit d'un témoin civil. Des policiers
auraient également été présents au moment de l'observation.
Le problème est que les sources actuellement accessibles donnent très peu
de renseignements sur le film lui-même : durée, qualité des images, distance de
l'objet, analyse éventuelle de la séquence, identité exacte de l'auteur de
l'enregistrement, etc. Il serait donc excessif d'affirmer qu'il existe une «
preuve vidéo » au sens scientifique. Il faut plutôt parler d'un enregistrement
vidéo allégué ou rapporté par les sources ufologiques.
30 mars 1995 - Coligny : l'affaire Jan Pienaar
C'est probablement le dossier le plus spectaculaire de toute la vague. Le
30 mars 1995, vers 7 h 30 du matin, le fermier Jan Pienaar, âgé de 45 ans,
circulait avec son camion sur une route rurale située entre Coligny et
Brakspruit. Il aurait soudain aperçu devant lui un objet qui lui barrait
littéralement la route. Selon son témoignage rapporté dans Die Burger du 31
mars 1995, l'objet était suffisamment grand pour occuper pratiquement toute la
largeur de la route et aurait mesuré environ 6 à 9 mètres de hauteur. Son camion aurait alors calé. Pienaar
descendit du véhicule pour comprendre ce qui se passait. C'est à ce moment
qu'il aurait pu observer l'objet à relativement courte distance. La description
donnée par Pienaar est particulièrement intéressante. Il aurait vu un engin
ressemblant à une soucoupe, posé ou suspendu à faible hauteur au-dessus de la
route. Le fermier affirma avoir distingué sur la structure une ouverture ou un
trou dans la coque. Selon le récit publié quelques jours plus tard dans Rapport,
il pensait que l'appareil était peut-être endommagé et devait être réparé. Il
aurait donc interprété son immobilisation sur cette route isolée comme une
sorte d'arrêt technique. Le récit
précise que l'objet aurait finalement semblé se poser sur trois supports, avant
de repartir lorsque Pienaar s'en approcha. Le phénomène aurait bloqué le
passage pendant environ trois minutes. Le moteur du camion aurait cessé de
fonctionner et Pienaar aurait également ressenti une étrange sensation
physique, décrite dans certaines sources comme l'impression d'être maintenu ou
plaqué au sol. Puis l'objet serait reparti rapidement.
Certaines versions indiquent qu'il aurait effectué une montée très rapide
avant de disparaître. La littérature ufologique a ensuite associé à cette
affaire plusieurs autres effets physiques : chaleur importante sur la zone où
l'objet aurait été posé et odeur inhabituelle. Ces éléments doivent toutefois
être considérés comme des affirmations rapportées par des sources secondaires,
et non comme des faits scientifiquement établis.
Le témoignage de Pienaar est particulièrement intéressant car une phrase
rapportée dans la presse de l'époque mérite d'être notée. Pienaar aurait
déclaré, en substance, qu'il savait que les gens pourraient le prendre pour un
fou, mais qu'il était certain de ce qu'il avait vu et qu'il devait signaler
l'incident à la police.
Ce comportement est intéressant dans l'analyse sociologique des témoignages
OVNI. Le témoin n'était pas présenté comme un spécialiste de l'ufologie.
C'était un agriculteur qui aurait rencontré un phénomène qu'il ne comprenait
pas dans le cadre de son activité quotidienne. Il ne s'agissait donc pas d'une
observation lointaine d'une petite lumière. Selon son propre récit, il aurait
été confronté à un objet de plusieurs mètres, immobilisé sur une route devant
son véhicule.
Les observations de Bloemfontein
Au même moment, d'autres observations étaient rapportées dans la région de
Bloemfontein. Le témoignage de Pienaar publié dans Die Burger indique que
plusieurs personnes de Bloemfontein auraient également affirmé avoir vu un OVNI
le même jour, et qu'au moins une personne aurait réussi à réaliser une vidéo.
Cette convergence temporelle est importante. Elle contribue à expliquer
pourquoi la presse sud-africaine parla d'une véritable vague plutôt que d'un
événement isolé.
Lindley : les montres qui s’arrêtent
Un autre épisode souvent associé à la vague de 1995 concerne Lindley, dans
l'État libre. Les témoins auraient observé un phénomène lumineux et auraient
affirmé que leurs montres numériques s'étaient arrêtées au moment où l'objet
passait à proximité. Cette affirmation est intéressante dans la littérature
ufologique parce qu'elle correspond à un type de manifestation fréquemment
rapporté dans les rencontres rapprochées : les perturbations supposées de
systèmes électriques ou électroniques. Mais, là encore, il faut faire une
distinction entre :
« Des témoins ont rapporté que leurs montres se
sont arrêtées »
Et
« L’OVNI a provoqué l'arrêt des montres ».
La première affirmation est documentée par le récit ; la seconde constitue
déjà une interprétation causale qui n'a pas été démontrée.
Stilbaai et Merweville
La vague ne se limita pas au nord du pays. Des observations furent
également signalées à Stilbaai, sur la côte méridionale, ainsi qu'à Merweville,
dans le Karoo. Les cartes rétrospectives consacrées à la vague de 1995
recensent notamment Stilbaai, Merweville, De Brug, Lindley, Coligny et Johannesburg.
Une publication ufologique de 1996
consacrée à la situation sud-africaine affirme même que 1995 fut une année
exceptionnellement riche en observations et mentionne notamment une observation
à Stilbaai le 19 avril 1995, après 21 heures. Cela montre que l'activité ne s'est pas
limitée à quelques jours de la fin mars.
Johannesburg : une observation dans un environnement urbain
La vague est également associée à Johannesburg, notamment dans le secteur
de la M1, ce qui apporte une dimension supplémentaire au phénomène. La présence
de Johannesburg dans les cartes rétrospectives de la vague est bien attestée. Cela signifie que les observations ne se
concentraient pas uniquement dans des régions rurales isolées. Des signalements
existaient également dans ou autour d'une des principales agglomérations du
pays.
Une véritable « vague » ?
C'est ici que le cas devient particulièrement intéressant. On peut
raisonnablement parler d'une vague de signalements, au sens ufologique, parce
que :
·
Plusieurs
régions sont concernées ;
·
Les
observations se succèdent sur plusieurs semaines ;
·
Des
témoins différents rapportent des phénomènes présentant certaines
caractéristiques communes ;
·
Des
policiers figurent parmi les témoins dans au moins un épisode ;
·
Une vidéo
est alléguée dans le cas de De Brug ;
·
Une
interaction physique avec un véhicule est rapportée à Coligny ;
·
Des
perturbations électroniques sont rapportées à Lindley.
La chronologie générale est donc beaucoup plus intéressante qu'une simple
succession de témoignages indépendants. Mais il faut éviter d'aller trop loin :
une vague de signalements ne constitue pas automatiquement la preuve de la
présence d'un phénomène unique ou d'un engin extraterrestre.
Ce qui rend Coligny particulièrement remarquable
Le cas de Coligny doit être traité séparément du reste de la vague. Il
présente une combinaison inhabituelle :
Un témoin identifié → un objet apparemment posé à très faible hauteur → une
taille considérable → un véhicule immobilisé → une observation rapprochée → une
structure supposée endommagée → trois supports → un départ rapide.
Et surtout, le témoignage fut publié dans la presse sud-africaine au moment
même des événements, ce qui lui confère une valeur documentaire supérieure à
celle de nombreuses histoires qui ne sont apparues que des années plus tard sur
Internet.
Le journal Rapport publia ensuite, le 2 avril 1995, un récit beaucoup plus
détaillé concernant Jan Pienaar et l'objet qu'il avait observé le 30 mars.
Évaluation historique
Je classerais cette vague comme importante dans l'histoire de l'ufologie
sud-africaine, mais avec des niveaux de documentation très différents selon les
épisodes.
·
Coligny :
témoignage contemporain particulièrement intéressant, avec observation
rapprochée et interaction alléguée avec un véhicule.
·
De Brug :
intéressant en raison du témoignage de policiers et de la vidéo alléguée.
·
Lindley :
intéressant pour les effets électroniques rapportés, mais documentation faible.
·
Johannesburg,
Stilbaai, Merweville : éléments importants pour établir l'étendue de la vague,
mais nécessitent une recherche dans la presse originale pour pouvoir être
étudiés avec le même niveau de précision.
Il existe d'ailleurs une source contemporaine particulièrement précieuse :
une traduction d'un article de Rapport du 2 avril 1995, conservée dans une
publication de 1995, qui donne des détails sur le témoignage de Jan Pienaar.
Cette vague est bien documentée mais souvent, compte tenu du nombre
d’observations, les descriptions sont succinctes. On pourrait reconstituer
toute la vague jour par jour, du 30 mars au 19 avril 1995, car les sources
existent et nombreuses sont accessibles sur internet. Nous mentionnons quelques
sources sur la cinquantaine examinées.
Sources :
https://cosmos2017.wordpress.com/2017/01/04/ufo-sightings-in-south-africa/
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
https://handwiki.org/wiki/Unsolved%3AUFO_sightings_in_South_Africa
28 AOUT 1996 – PRETORIA –
CULLINAN –MAMELODI – AFRIQUE DU SUD
Cette affaire est très remarquable et les plus médiatisés de l'ufologie
sud-africaine des années 1990, parce qu'elle ne repose pas uniquement sur le
témoignage d'un particulier. Elle implique des policiers en service, une vidéo,
un hélicoptère de police et une poursuite aérienne, tandis qu'une installation
de l'armée de l'air sud-africaine aurait été informée de la présence du
phénomène.
Aux environs de 4 heures du matin, le 28 août 1996, le sergent Nico
Stander, en service au commissariat Adriaan Vlok à Pretoria, aurait remarqué
une lumière inhabituelle dans le ciel. Le phénomène était visible au-dessus des
quartiers méridionaux de Pretoria, notamment du côté d'Erasmuskloof et de
Mamelodi. Stander aurait pris une caméra et commencé à filmer le phénomène. Une
autre personne, Johann Becker, aurait également observé la lumière au-dessus
d'Erasmuskloof. Le film réalisé par
Stander constitue l'un des éléments qui ont contribué à la notoriété du
dossier. Une description ultérieure de la vidéo indique que l'on distingue
notamment le volant du véhicule de police, puis la lumière à travers le
pare-brise, tandis que les communications radio sont audibles en arrière-plan. Par
contre, comme souvent, la description du phénomène varie quelque peu selon les
récits. Il est généralement décrit comme un disque ou une lumière blanche très
brillante, présentant un caractère pulsatoire. Certaines descriptions font état
d'une structure triangulaire rouge visible au centre et, à un moment, de
manifestations lumineuses verdâtres comparées à des « tentacules ».
Le sergent Stander lui-même ne semblait toutefois pas immédiatement certain
de la nature de ce qu'il filmait. Dans l'enregistrement, il aurait envisagé
plusieurs explications possibles : un ballon, l'étoile du matin ou même un
phénomène astronomique. Il ne s'agit donc pas d'un témoin qui aurait d'emblée
affirmé filmer un engin extraterrestre. Cette
nuance est importante pour l'étude historique du dossier. L'observation prit
rapidement de l'ampleur. Selon les récits disponibles, les forces de police de
Pretoria furent mobilisées et environ 200 policiers auraient finalement été
impliqués dans les recherches et la tentative de suivi du phénomène.
L'affaire passa alors d'une simple observation individuelle à une opération
impliquant plusieurs unités de police. Le point culminant survint vers 5 h 25–5
h 30, lorsque la police décida de faire décoller un hélicoptère Bo-105. L'appareil,
avec cinq personnes à bord, était piloté par le superintendant Fred Viljoen, un
pilote de police expérimenté.
Le témoignage du pilote Fred Viljoen
Le témoignage de Viljoen est probablement l'un des éléments les plus
importants de toute l'affaire. L'hélicoptère aurait repéré le phénomène
au-dessus de Mamelodi. Viljoen décrivit une lumière blanche ou un disque blanc,
dont les mouvements lui paraissaient inhabituels. Dans un entretien rapporté
par Rapport, il expliqua que l'appareil poursuivi effectuait des mouvements
ondulatoires verticaux et horizontaux et qu'il semblait se déplacer à une
vitesse supérieure à celle de son hélicoptère. Le Bo-105 pouvait atteindre
environ 270 km/h dans les conditions appropriées, mais le pilote expliqua que
le phénomène continuait à prendre de l'avance. Viljoen aurait déclaré qu'il
s'agissait de la première fois de sa vie qu'il voyait quelque chose de
semblable. Il insistait également sur le fait qu'il avait toujours été
sceptique à l'égard des OVNI et des visiteurs extraterrestres. Ce point donne
au témoignage une importance particulière : le pilote n'était pas présenté
comme un militant ufologique, mais comme un professionnel de la police aérienne
confronté à un phénomène qu'il ne parvenait pas à identifier.
La question du radar de Waterkloof
Un autre élément souvent cité concerne la base aérienne de Waterkloof, près
de Pretoria. Viljoen aurait été en communication avec la tour de contrôle de la
base pendant la poursuite. Selon son témoignage, les opérateurs radar lui
auraient signalé du « clutter », c'est-à-dire des retours radar parasites ou
indéterminés, dans la zone où évoluait la lumière. Il faut cependant être très prudent sur la
manière de présenter cette information. « Clutter radar » ne signifie
pas « détection radar confirmée d'un OVNI ».
Cela indique seulement que les opérateurs observaient des retours qu'ils
considéraient comme du bruit, des perturbations ou des échos non exploitables.
Il serait donc incorrect d'écrire que « le radar de l'armée de l'air
confirma la présence de l'engin ».
La formulation rigoureuse serait :
« Le pilote déclara avoir été informé par la tour de Waterkloof de la
présence de retours radar qualifiés de “clutter” dans la zone où évoluait le
phénomène. »
La poursuite conduisit l'hélicoptère vers le nord-est de Pretoria, en
direction de Cullinan. C'est là que l'affaire prend une tournure
particulièrement spectaculaire. Selon le témoignage du pilote, le phénomène
continuait à effectuer ses mouvements ondulatoires tout en maintenant une
vitesse que l'hélicoptère ne parvenait pas à égaler. La poursuite aurait finalement atteint environ
10 000 pieds, soit près de 3 000 mètres d'altitude, dans la région de Cullinan.
Mais le problème n'était plus la vitesse. C'était le carburant de
l'hélicoptère. Les policiers durent abandonner la poursuite lorsque leur
réserve de carburant devenait insuffisante. Au même moment, selon le récit de
Viljoen, le phénomène aurait effectué une ascension verticale et aurait
disparu.
Une vidéo devenue célèbre
La vidéo de Nico Stander a joué un rôle considérable dans la médiatisation
de l'affaire. Une description de la séquence publiée à l'époque indique que
l'on peut voir la lumière à travers le pare-brise du véhicule de police, avec
les communications radio des policiers enregistrées en arrière-plan. La lumière
semble pulsatile. L'existence de cette
vidéo est donc mieux documentée que beaucoup d'autres prétendues vidéo d'OVNI
en Afrique du Sud. En revanche, sa valeur probante est beaucoup plus difficile
à évaluer.
Une lumière filmée dans le ciel, même lorsqu'elle est observée
simultanément par plusieurs personnes, ne permet pas nécessairement de
déterminer sa distance, sa taille réelle ou sa nature. Sans données optiques
précises, il est impossible de déduire de la vidéo seule que l'objet effectuait
réellement les accélérations ou mouvements extraordinaires qui lui sont
attribués.
L'affaire ne s'arrêta pas le 28 août. Des lumières auraient de nouveau été
signalées dans la région pendant les premières heures du 31 août et du 1er
septembre 1996. Un autre témoignage
particulièrement intéressant est associé au 1er septembre : un habitant de
Krugersdorp aurait décrit un objet rond comportant des éléments ressemblant à
des antennes sous sa structure et produisant un grondement alors qu'il évoluait
à faible altitude, à environ 200 mètres au-dessus du sol. Il faut cependant distinguer ce témoignage
ultérieur de la poursuite de Pretoria : rien ne permet de démontrer avec
certitude qu'il s'agissait du même phénomène.
Pourquoi cette affaire est importante
Ce qui est relativement bien établi
·
Observation
à Pretoria avant l'aube ;
·
Sergent
Nico Stander impliqué ;
·
Existence
d'une vidéo attribuée à Stander ;
·
Mobilisation
importante de la police ;
·
Décollage
d'un Bo-105 ;
·
Pilote :
Fred Viljoen ;
·
Poursuite
en direction de Cullinan ;
·
Altitude
rapportée d'environ 10 000 pieds / 3 000 m ;
·
Abandon en
raison du carburant ;
·
Témoignage
public ultérieur du pilote ;
·
Nouvelles
observations rapportées les 31 août et 1er septembre.
Ce qui reste beaucoup plus incertain
·
La taille
réelle de l'objet ;
·
Sa
distance ;
·
Sa vitesse
réelle ;
·
L’existence
d'une détection radar positive ;
·
La nature
du « clutter » signalé à Waterkloof ;
·
La
signification des mouvements observés ;
·
L’identité
du phénomène ;
·
Le lien
éventuel entre les observations du 28 août et celles des 31 août/1er septembre.
Une affaire à placer parmi les grands dossiers sud-africains
La différence est que Pretoria en 1996 présente une caractéristique
exceptionnelle : la police ne s'est pas contentée d'observer le phénomène ;
elle a réellement tenté de le poursuivre avec un hélicoptère. Le témoignage de
Fred Viljoen est à cet égard le cœur du dossier. Même si l'on ne peut pas
démontrer que le phénomène était un engin extraordinaire, son récit constitue
un témoignage professionnel particulièrement intéressant.
Cette affaire pourrait évidemment être beaucoup plus développée, notamment
parce que nous pouvons reconstituer la nuit presque chronologiquement : 4 h 00
– découverte par Stander, filmage, arrivée des renforts, 5 h 25/5 h 30 –
décollage du Bo-105, contact avec Mamelodi, communication avec Waterkloof,
poursuite vers Cullinan, 3 000 m, abandon pour carburant, puis les observations
des 31 août et 1er septembre. Les sources disponibles sur internet nous le
permettraient, mais ce n’est pas l’objectif ici d’approfondir sur des dizaines
de pages une observation riches en information. La presse Sud-Africaine s’est
toujours intéressée au phénomène OVNI, des associations existent également dans
le pays et il est possible d’y retrouver plusieurs milliers de cas.
https://juanitanewspapernow.blogspot.com/2014/01/
FIN JUILLET 1997 –
TRICHARDT – MPUMALANGA – AFRIQUE DU SUD
Andreas Mathios filme un cylindre lumineux stationnaire brillant
Le cas Trichardt - Juillet 1997 :
-
Lieu /
Date : Fin juillet 1997, vers 6h50 du matin, au-dessus de Trichardt, dans
l'ouest de l'actuelle province du Mpumalanga. C'est la petite ville collée à
Secunda et aux complexes pétrochimiques Sasol 2 et 3.
-
Témoin
principal : Andreas Mathios, résident local, qui a filmé l'objet.
-
Description
: Un cylindre lumineux stationnaire, décrit comme une "lumière
cylindrique en vol stationnaire ou un nuage brillant" / en afrikaans dans
la presse de l'époque comme un objet "soos sigaret lyk" (qui
ressemble à une cigarette).
-
Multi-témoins
: En plus de Mathios, il a été observé indépendamment par 3 autres
personnes à la même heure.
-
Comportement
: L'objet est resté immobile puis "est soudainement tombé et s'est
relevé avant de disparaître".
-
Effets au
sol : Sasol 2 et 3 auraient eu une coupure de courant temporaire ce
matin-là.
Vérification : Andreas Mathios a téléphoné au contrôle aérien pour
savoir si quelque chose avait été détecté dans l'espace aérien. Aucune trace
radar rendue publique n'a été rapportée. La source d'origine est
l'article du quotidien afrikaans Beeld du 19 août 1997 : "4
sien VVV wat soos sigaret lyk" (4 voient un OVNI qui ressemble à une
cigarette) par Philna Henriët. C'est cet article qui est repris ensuite dans la
page Wikipédia "UFO Sightings in South Africa" et tous les
catalogues.
Contexte
Trichardt n'en était pas à son premier cas : la ville avait déjà été le
théâtre d'une observation en 1985. L'observation s'inscrit dans une petite
vague sud-africaine des années 90 : Baviaanspoort / Pretoria 1991 (triangle),
Sasolburg 1993, la flap de mars-avril 1995, et la poursuite policière d'août
1996 à Pretoria avec hélicoptère.
En termes d'ufologie, c'est classé comme un cas de type "cylindre /
cigare lumineux diurne", une catégorie beaucoup plus rare que les lumières
nocturnes ou les triangles. Il n'y a pas eu d'explication officielle. Les
explications prosaïques avancées pour ce type d'observation à Trichardt sont
généralement : nuage lenticulaire illuminé par le soleil levant (à 6 h 50 c'est
l'aube), ballon ou dirigeable, ou reflet. Mais la manœuvre décrite - chute
brutale puis remontée - et la vidéo annoncée par Mathios sont-ce qui ont fait
retenir le cas. La vidéo elle-même ne circule pas aujourd'hui sur YouTube /
archives ouvertes. On pourrait certainement la retrouver dans les archives
Beeld de 1997 ou contacter UFORSA (UFO Research of South Africa) qui centralise
les coupures de l'époque.
Résumé de https://en.wikipedia.org/wiki/UFO_sightings_in_South_Africa +
autres sources internet
SEPTMBRE 1997 – PRETORIA N1 – AFRIQUE DU SUD
En septembre 1997, Frank
Valentyn (et apparemment d'autres automobilistes) observa depuis l' autoroute N1 à Pretoria une immense tour
immobile composée d'une douzaine de disques empilés. Il supposa que les disques
situés en dessous étaient des « disques filles » libérés par le
« vaisseau-mère » situé au-dessus, dont il estima le diamètre
à 1,7 kilomètre. Le disque inférieur de la tour se détachait et
partait dans une direction apparemment aléatoire à intervalles réguliers, et
chaque disque était entouré de lumières orange. Il signala son observation
au planétarium de Johannesburg .
RAPPORT DETAILLE
Le récit de Frank Valentyn,
rédigé dans ses propres mots et signé de son nom complet, décrit son retour en
voiture après une session de planche à voile sur un lac intérieur, un soir de
septembre 1997. Alors qu'il roulait vers le sud en direction de Johannesburg au
crépuscule, passant devant les bâtiments du CSIR à la périphérie de Pretoria,
Valentyn conduisait avec sa femme et son fils lorsqu'un objet devant lui,
légèrement sur la droite, attira son attention : ce qui ressemblait à une
très haute tour de disques empilés, s'effilant en forme de cône de sorte que le
disque du haut soit le plus large et celui du bas le plus étroit.
Entre l'apparition de l'objet
et son passage, environ cinq minutes s'écoulèrent à une vitesse d'environ 120
km/h, ce qui permit à Valentyn d'estimer la distance à une dizaine de
kilomètres. Chaque disque de la tour luisait faiblement d'une lumière rougeâtre
uniforme, et six ou sept points lumineux orange plus vifs entouraient son bord
équatorial. Souhaitant exclure la possibilité d'un reflet à l'intérieur de la
voiture, Valentyn baissa sa vitre et observa la tour directement de
l'extérieur, confirmant ainsi qu'il s'agissait bien d'un phénomène extérieur,
ce qui fut d'autant plus évident qu'il constatait que sa taille apparente
augmentait à mesure qu'ils s'approchaient.
Tandis qu'ils observaient, des
disques se détachaient périodiquement de la base de la tour et s'envolaient,
certains suivant des trajectoires plus ou moins parallèles, d'autres divergeant
brusquement. Valentyn estima à dix ou quinze le nombre de ces départs durant
l'observation, tout en admettant franchement n'avoir fait aucun effort pour les
compter précisément. Il qualifia l'expérience d'« inquiétante » et de
« difficile à appréhender intellectuellement », même si une partie de
son attention restait fixée sur la structure principale de la tour, qui, elle,
semblait immuable.
Pour déterminer les dimensions
de la tour a posteriori, Valentyn utilisa une technique simple : quatre
doigts, bras tendus, couvrent un arc d'environ dix degrés. Grâce à cette
méthode, il mesura la hauteur apparente totale de la tour à environ trente-cinq
degrés de la distance estimée à dix kilomètres, ce qui donna une altitude
calculée d'environ sept kilomètres pour le sommet. Le disque supérieur lui-même
couvrait environ quatre largeurs de doigts, ce qui implique un diamètre d'au
moins 1,7 kilomètre. Le disque inférieur, quant à lui, se situait à une
élévation d'environ dix degrés au-dessus de l'horizon, soit une altitude
d'environ 1,8 kilomètre. Ainsi, la hauteur physique réelle de la tour, du
disque inférieur au sommet, était d'environ 5,2 kilomètres, différente de
l'altitude de 7 kilomètres du sommet et de l'estimation de distance de 10
kilomètres. Valentyn affirmait que ces estimations étaient garanties à environ
20 % près des valeurs réelles.
Aucun son ne provenait de la
tour ni des disques qui s'en éloignaient, et aucune perturbation électronique,
électromécanique ou physiologique n'a été constatée, hormis l'émotion liée au
spectacle lui-même. Valentyn remarqua que la circulation était dense sur
l'autoroute ce soir-là et que les occupants des autres véhicules semblaient
également observer le phénomène, voire le désigner du doigt – une forme de
confirmation informelle mais, à ses yeux, significative, même si aucun de ces
automobilistes n'a été identifié ni interrogé. Au passage de la tour, un
passager s'exclama : « Mon Dieu, c'est un vaisseau-mère et ce sont
des disques-filles… » – une phrase que Valentyn dit ne jamais oublier,
tout en reconnaissant qu'il lui était impossible de vérifier l'exactitude de
cette description.
Le lendemain, Valentyn signala
l'observation au personnel du planétarium de Johannesburg, dont certains
membres lui étaient familiers grâce à un cours d'astronomie qu'il avait suivi.
Il ne rencontra que peu de scepticisme et, à sa connaissance, aucune enquête de
suivi, ni en privé ni par le biais des médias. Dans ses conclusions, Valentyn –
qui affirma ne pas rechercher la publicité – plaida pour l'importance d'une
enquête responsable et approfondie sur les observations comme la sienne et
déclara être prêt à se soumettre à un test polygraphique pour attester de la
fiabilité de son témoignage.
Source : https://www.thinkaboutitdocs.com/1997-south-africa-ufo-encounter/
DECEMBRE1998 – GRAAF-REINET
– AFRIQUE DU SUD
Le 27 décembre 1998, la
famille Laubscher a filmé un groupe d'engins triangulaires arrondis survolant
la ville de Graaff-Reinet, à environ 7 600 mètres d'altitude. Ces engins
changeaient de couleur (du rouge au bleu puis au blanc éclatant) et tournaient
parfois en rond les uns autour des autres, avant d'être dépassés par un engin
beaucoup plus grand, brillant et de couleur dorée. À ce moment-là, tous les
objets ont disparu vers un banc de nuages à l'horizon.
Source: Herbiet, Noël (27
February 1998). ECUFOR case ref 01JLGR27128. Evaluation Center for UFO
Reports.
08 MAI 2000 – N3 70 KMS NORD DE WARDEN – FREE
STATE 3 H 24
Il est 3 h 24 du matin, le 8 mai 2000. La scène se déroule sur la N3, l'une
des principales voies routières d'Afrique du Sud, dans le Free State, à environ
70 kilomètres au nord de Warden. Un inspecteur de police, identifié dans les
sources sous le nom de Kriel, circule sur l'autoroute lorsqu'il remarque devant
lui une lumière inhabituelle.
Au départ, il ne s'agit apparemment que d'une lumière dans l'obscurité. Mais
celle-ci se rapproche. Et sa dimension apparente devient rapidement
extraordinaire. Le phénomène est décrit comme une lumière orange, de forme
ovale. Mais, contrairement à une étoile, une planète ou à un simple point
lumineux éloigné, l'objet semble posséder une structure. Selon le témoignage
rapporté dans la presse sud-africaine, l'objet présente deux sortes de
coupoles, l'une située au-dessus et l'autre au-dessous de sa structure
principale. Il ne s'agit plus, pour le
témoin, d'une simple lumière suspendue dans le ciel. Il a l'impression
d'observer un objet matériel, dont la forme est suffisamment visible pour lui
permettre d'en distinguer les contours et certains éléments.
Mais c'est surtout sa taille apparente qui frappe. Kriel aurait estimé que
l'objet était suffisamment large pour couvrir les quatre voies de circulation
de la N3. Il s'agit évidemment d'une
estimation subjective. Nous ne disposons pas d'une mesure de distance
permettant de convertir cette largeur apparente en dimension réelle. Si l'objet
était relativement proche, il pouvait sembler immense sans nécessairement
l'être. À l'inverse, s'il était réellement très grand et relativement proche de
la route, ses dimensions auraient été considérables. C'est un point essentiel
pour l'analyse : « quatre voies de la N3 » décrit une taille apparente,
pas une dimension physique démontrée.
Le comportement du phénomène constitue l'autre aspect remarquable du
dossier. Selon le récit conservé dans les chronologies sud-africaines, l'objet
aurait approché le véhicule de police, avant de repartir ou de reculer
progressivement. Cette séquence donne au
témoignage une dynamique particulière. Il ne s'agit donc pas simplement d'un
objet observé très loin dans le ciel. Le témoin aurait eu l'impression
d'assister à une approche, puis à un retrait du phénomène. Nous ne disposons
toutefois pas d'une chronologie suffisamment détaillée pour déterminer :
-
Combien de
temps dura l'observation ;
-
À quelle
distance minimale se trouvait l'objet ;
-
Si l'objet
était réellement au-dessus de la chaussée ou simplement dans le champ visuel du
conducteur ;
-
S’il se
déplaçait parallèlement à la route ou dans une autre direction ;
-
Quelle
était son altitude ;
-
Et à
quelle vitesse il se déplaçait.
-
Ces informations manquantes limitent fortement l'analyse physique du cas.
L'identité professionnelle du témoin mérite d'être soulignée. Il ne
s'agissait pas d'un observateur anonyme, mais d'un inspecteur de police, ce qui
a certainement contribué à l'intérêt accordé à son témoignage par la presse. Une
référence bibliographique conservée dans les chronologies sud-africaines
renvoie d'ailleurs à un article du quotidien Beeld, publié le 9 mai 2000, sous
le titre afrikaans : « Polisievrou séker sy sien vreemde lig » que l'on
peut traduire approximativement par : « Une policière certaine d'avoir vu
une étrange lumière ».
Il existe ici une petite ambiguïté documentaire : les chronologies parlent
de l'inspecteur Kriel, tandis que le titre de Beeld semble faire référence à
une policière. Cela peut signifier que Kriel était une femme, ou qu'il existait
plusieurs témoignages policiers liés à l'affaire. Ce point est donc incertain.
.
Le contexte particulier de la N3
Le lieu n'est pas sans intérêt. La N3 traverse une grande partie du
centre-est de l'Afrique du Sud et constitue une importante liaison entre
Johannesburg et Durban. Les chronologies consacrées aux OVNI sud-africains
indiquent que certaines portions de la N3 dans le Free State étaient déjà
associées à des observations de lumières mobiles inhabituelles. Le cas du 8 mai
2000 est ainsi présenté comme l'un des exemples les plus connus de ces
phénomènes. Cela ne signifie évidemment
pas que la région possède une caractéristique physique particulière favorisant
les apparitions. Une route fréquentée la nuit offre simplement un grand nombre
d'observateurs potentiels : automobilistes, chauffeurs routiers, policiers,
voyageurs longue distance, etc.
Il est intéressant de comparer cette affaire avec le spectaculaire épisode
de Pretoria–Cullinan du 28 août 1996 que nous avons étudié précédemment. Dans
les deux cas, nous avons :
-
Un témoin
appartenant aux forces de police ;
-
Une
observation nocturne ;
-
Une
lumière décrite comme inhabituelle ;
-
Un
phénomène dont la taille apparente semble importante ;
-
Une
observation depuis un véhicule ou à proximité d'une infrastructure routière ;
-
Un récit
publié dans la presse sud-africaine.
Mais la différence est considérable. En 1996, la police avait engagé une
poursuite aérienne avec un hélicoptère Bo-105, avec plusieurs policiers et une
communication avec la base aérienne de Waterkloof.
En 2000, nous avons essentiellement un témoignage individuel, sans
poursuite, sans hélicoptère, sans photographie ou vidéo connue et sans donnée
radar publiée. Le cas de 2000 est donc beaucoup moins documenté
instrumentalement.
Le dossier de Warden est finalement assez typique des cas sud-africains de
la fin du XXe siècle.
Il possède plusieurs caractéristiques récurrentes : un témoin professionnel
→ une observation nocturne → une lumière très brillante → une apparence
structurée → une impression de grande taille → une approche rapprochée → un
comportement inhabituel → disparition.
Il est également intéressant parce qu'il survient quelques années seulement
après la grande vague sud-africaine de 1995, puis les événements policiers de
1996 à Pretoria.Il s'inscrit donc dans une période où les signalements de
PAN/OVNI étaient régulièrement rapportés dans la presse sud-africaine.
Sources : https://en.wikipedia.org/wiki/UFO_sightings_in_South_Africa
27 JUIN 2004 – DURBAN –
AFRIQUE DU SUD
Les faits rapportés :
Témoin : Roshnie Naidu, de Phoenix, au nord de Durban. Elle se décrit
comme observatrice du ciel habituée. - Heure / Durée : Le 27 juin 2004,
pendant 3 heures, tard dans la nuit jusqu'au lever du soleil.
Description : Une lumière très brillante et colorée suspendue près de
chez elle, qui changeait de forme de circulaire à ovale. Elle l'a décrite comme
: « Énorme boule de lumière, bien plus brillante que le soleil, avec des
couleurs bleues et violettes filtrant »
Comportement : Stationnaire, pulsatile, changements de couleurs bleu /
violet, changements de forme disque -> ovale. Elle a dit que l'objet n'a
disparu qu'à la montée du soleil. Vidéo : Elle a filmé l'objet. Sa
famille et plusieurs voisins l'ont également vu, ce qui a déclenché une
couverture médiatique nationale.
Médias d'origine :
1er Juillet 2004 - IOL News: "UFO
over Durban captured on video" par Ayanda Mhlongo 5 juillet 2004 -
IOL News: "Durban 'UFO' was actually Venus, says prof" par
Bhavna Sookha
C'est le résumé que reprend Wikipédia :
Le 27 juin 2004, Roshnie Naidu a déclaré aux journalistes avoir observé et
filmé une lumière très vive et colorée changeant de forme, passant d'un cercle
à un ovale, suspendue près de son domicile à Durban pendant trois heures.
L'explication controversée
Très vite, le Professeur Arthur Hughes, professeur de physique à
l'Université du KwaZulu-Natal, a visionné la cassette et a conclu à une méprise
avec la planète Vénus : Professor Disputes UFO Video - A professor... claims
the "UFO" vidéo taped over Durban... was really the planet
Venus.
Roshnie Naidu a toujours rejeté cette explication : La personne qui a
réalisé la bande, Roshnie Naidu, n'accepte pas l'explication de Hughes. Elle
a argumenté qu'elle connait Vénus et Jupiter et que la taille, l'intensité et
la durée ne correspondaient pas. Un rapport de suivi notait d'ailleurs que les
environs de Phoenix sont connus pour des apparitions de lumières mobiles.
Aujourd'hui :
Il n'y a jamais eu d'enquête officielle. Le cas reste classé comme "non
expliqué" pour beaucoup, et comme "Vénus probable avec effets
atmosphériques / scintillation + zoom caméra" pour les sceptiques. C'est
exactement le même débat que pour Trichardt 1997 : une vidéo amateur longue
durée, multi-témoins de voisinage, mais sans données radar.
FEVRIER – MARS 2009 MIDDELBURG
ET WITBANK
Ce n'est pas une observation unique, mais deux formations vues à
1 semaine d'intervalle, entre les deux villes minières de Middelburg et Wit
Bank (aujourd'hui Emalahleni), distantes de 25 km.
1ère vague - 27 février 2009 à 21h51 :
En 2009, deux formations d'objets orange-rouge volant en hauteur ont été
aperçues par de nombreux témoins, et filmées par certains, alors qu'elles
voyageaient entre les villes de Middelburg et Wit Bank... La première formation
de 7 objets a été observée à 21h51 le 27 février, alors qu'ils volaient vers
l'ouest depuis Middelburg en direction de Wit Bank.
En 2009, plusieurs personnes ont vu et enregistré des lumières dans le ciel
qu'elles ont décrites comme deux formations d'objets orangé-rouges volant en
hauteur, voyageant entre les villes de Middelburg et Wit Bank, espacées de 25
kilomètres.
2ème vague - Vendredi 6 mars 2009 vers 20h00 :
Près de deux douzaines de lumières ont circulé régulièrement dans le ciel
nocturne au-dessus de Wit Bank, en Afrique du Sud, le vendredi 6 mars 2009, et
des dizaines d'habitants les ont vues et ont appelé la police Cette fois, les
témoins comptent 23 lumières. Elles voyagent dans la direction inverse, de
Wit Bank vers Middelburg. Elles sont décrites comme haut dans le ciel,
orange-rouge, se déplaçant en formation régulière et silencieuse, avant de
disparaître derrière les nuages.
La population : Des dizaines d'habitants de Middelburg ont appelé la
police. Mme Hetta Malan de Middelburg est citée par le journal Beeld comme
témoin de la formation se dirigeant vers Wit Bank. La police : Les
inspecteurs Chris Gatzonis et Awie Labuschagne de la police de
Middelburg étaient en service actif. Ils ont filmé avec leurs téléphones
portables.
Témoignage de Gatzonis repris par Beeld :
« Nous étions en service actif et nous traversions le pont à Aerorand à
Middelburg. D'abord, nous avons vu cinq lumières orange, se déplaçant en
formation en direction de Wit Bank. Plus tard, il n'en restait plus que deux.
Puis les nuages se sont déplacés devant eux et nous les avons perdus de vue »
Et pour la seconde nuit :
Et le week-end dernier, les deux policiers ont de nouveau vu des lumières
similaires — cette fois, ils ont compté un motif de 23 lumières, revenant de Wit
Bank.
La vidéo a été mise en ligne à l'époque sur le site du journal
afrikaans Beeld - mais la qualité des téléphones de 2009 était très
faible.
Pourquoi ce cas est important
C'est une observation de type "flotte" : lumières orange, haute
altitude, en formation, sans bruit. C'est exactement le même type qui sera revu
en masse au-dessus de Pretoria / Tierpoort en 2011, et qui est aujourd'hui le
type le plus rapporté en Afrique du Sud.
Pas d'explication officielle. L'hypothèse la plus souvent avancée pour ces
formations orange est celle des lanternes chinoises / flares, mais la police
sur place a insisté sur l'altitude très élevée, la vitesse constante et la
formation maintenue sur 25 km, ce qui ne colle pas avec des lanternes.
Aucune enquête de la SAAF (force aérienne) rendue publique. C'est dans la
même région que votre cas de Trichardt 1997 - le couloir
Middelburg-Witbank-Secunda est une zone récurrente.
Sources : https://www.tall-white-aliens.com/ufo-in-south-africa-filmed-by-air-force/
https://whalesinspace.com/2009/03/14/south-african-ufo-sighting/
20 NOVEMBRE 2009
- BENONI – GUTENG – AFRIQUE DU SUD
Observation d'OVNI
NUFORC 191698
Date de l'événement
: 20/11/2009 à 15h20 heure locale (date approximative)
Signalé le : 13/08/2025 à 07h36 heure du Pacifique
Durée : 3 heures
Nombre d'observateurs : 1 - Pilote
Lieu : Benoni, Gauteng, Afrique du Sud
Détails du lieu : Montagne Thabana Ntlenyana
Forme : Inconnue
Couleur : Petite entité
Taille estimée : 1,20 m
Vue depuis : La terre
Direction par rapport à l'observateur : Face à face
Angle d'élévation : 64°
Distance minimale : Face à face
Vitesse estimée : Lente
Caractéristiques : A émis un son, Perte de temps - Entité souterraine
Je travaillais et vivais en Afrique du Sud et voyageais beaucoup. J'ai
ressenti un appel à me rendre à la montagne Thabana Ntlenyana au Lesotho, où
j'ai rencontré une entité. Elle est apparue d'un tunnel sous un surplomb, ce
qui était étrange car il n'y avait pas de surplombs ! Elle connaissait mon nom
et nous avons parlé pendant un long moment. Cela m'a posé toutes sortes de
questions sur moi et ma vie. Cela savait que je venais de loin. Cela m'a donné
à boire quelque chose qui ressemblait à de l'eau, mais qui n'en était pas. Cela
parlait une langue que je ne comprenais pas, mais que je comprenais dans ma
tête ; pourtant, cela semblait me comprendre quand je lui parlais en
anglais. Cela m'a rappelé mes expériences et mes contacts passés, depuis mon enfance.
Cela a dit que la Terre allait se « transformer » et que j'étais
nécessaire pour aider les gens à comprendre.
Le souvenir suivant que j'ai est celui de mon retour à ma moto, après environ
trois heures d'absence. Je me sentais bien, pas du tout groggy ; mais très
confus… Pourtant, étrangement, je savais que ma vie allait changer.
Publié le 02/09/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=191698
21-22 JUILLET 2010 BOUYSENS PRETORIA – AFRIQUE DU SUD
Ce qui s'est passé :
-
Lieu
: Booysens, banlieue ouest de Pretoria.
-
Dates
: Les soirs du 21 et 22 juillet 2010, deux nuits de suite, exactement
le même scénario.
-
Durée
: Apparition peu après le coucher du soleil (vers 18h30) et
reste immobile pendant 2 heures, puis commence une descente lente vers
20h30 avant de disparaître derrière l'horizon.
Les soirs des 21 et 22 juillet 2010, des habitants de Booysens, à Pretoria,
ont rapporté avoir vu un triangle de lumières vives suspendues immobile dans le
ciel pendant deux heures. Témoin principal : Engela van der Spuy, 67 ans,
Attie Street, Booysens. C'est elle qui contacte le journal Beeld après la 2ème
nuit. Son voisin Henrico Swart, 19 ans, l'observe aux jumelles.
Description : Ce n'est pas un triangle classique, elle parle d'une
forme en cœur : « Je n'ai pas pu distinguer la forme de l'objet car les
trois lumières étaient trop fortes, mais il avait presque une forme de cœur car
il y avait deux lumières au-dessus, une lumière bleue à gauche et une lumière
vert émeraude juste à côté, à droite, avec une grande lumière blanche éclatante
en dessous qui brillait droit vers le bas. ». Même aux jumelles : "All
you could see, were three bright lights" - la forme solide n'était pas
visible, trop lumineux.
Les soirs des 21 et 22 juillet 2010, des habitants de Booysens, à Pretoria,
ont rapporté avoir vu un triangle de lumières vives suspendues immobile dans le
ciel pendant deux heures. Témoin principal : Engela van der Spuy, 67 ans,
Attie Street, Booysens. C'est elle qui contacte le journal Beeld après la 2ème
nuit. Son voisin Henrico Swart, 19 ans, l'observe aux jumelles. Description
: Ce n'est pas un triangle classique, elle parle d'une forme en cœur : «
Je n'ai pas pu distinguer la forme de l'objet car les trois lumières étaient
trop fortes, mais il avait presque une forme de cœur car il y avait deux
lumières au-dessus, une lumière bleue à gauche et une lumière vert émeraude
juste à côté, à droite, avec une grande lumière blanche éclatante en dessous
qui brillait droit vers le bas. »
L'appareil, décrit comme ayant une forme en forme de cœur, affichait une
gamme de couleurs vives, dont des lumières orange, rose, bleue et vert émeraude
autour de son périmètre, avec un puissant faisceau blanc projeté vers le bas. Même
aux jumelles : "All you could see, were three bright lights" - la
forme solide n'était pas visible, trop lumineux.
Comportement : Totalement stationnaire, pas de bruit, pas de
clignotement type avion. Descente très lente en diagonale à 20h30 les deux
soirs, à la minute près.
:
Article du Beeld du 26 juillet 2010 à 09h19 par Fanie van
Rooyen : "UFO stuns Pretoria residents". C'est
l'article repris partout : Pretoria - An unidentified flying object (UFO),
which apparently consisted of three bright lights, astounded residents from
Booysens in Pretoria for two consecutive nights for several hours.
Sur demande du journal, le commissariat d'Hercules, le Planétarium de
Johannesburg et la South African Air Force ont répondu n'avoir aucune
connaissance de l'incident et aucune explication.
Contexte :
C'est le début de la vague des
triangles au-dessus de Pretoria qui va durer jusqu'en 2011 (Tierpoort,
Krugersdorp, Booysens encore). Il est souvent classé dans les "black
triangles" avec faisceau blanc dirigé vers le sol, comme celui de
Baviaanspoort en 1991. Pas d'explication officielle à ce jour. Les hypothèses
habituelles (drones, hélicoptères en vol stationnaire avec projecteurs) ne
collent pas avec la durée de 2h00 immobile et la répétition à l'heure exacte
deux soirs de suite.
Voici la vague complète de Pretoria — c'est la plus grosse flap
triangulaire d'Afrique du Sud depuis 1991.
C'est Fanie van Rooyen du Beeld qui a couvert presque toute la
séquence.
La vague Pretoria 2010-2011 - Timeline
PHASE 1 : Le triangle immobile - Booysens - Juillet 2010
21-22 juillet 2010 - Booysens : On vient d'en parler. Triangle / cœur
avec lumière bleue à gauche, verte émeraude à droite, grosse blanche en dessous
qui éclaire vers le sol. Immobile 2h00 de 18h30 à 20h30 deux soirs de suite,
puis descente lente. Témoin principal Engela van der Spuy.
C'est le déclencheur. Après ça, le ciel de Pretoria ne s'est plus calmé.
PHASE 2 : Les lumières orange silencieuses – 2011. C'est la partie la plus
massive. On passe du triangle immobile aux formations qui traversent le ciel
très vite et sans bruit. 11, 20 et 21 Mai 2011 - Tierpoort (Est de Pretoria) et
Krugersdorp (Ouest) : On the evenings of 11, 20 and 21 May 2011, a number of
lights were seen that were described as silent and orange with consistent
luminosity travelling "faster than a commercial aeroplane" over
Tierpoort near Pretoria and Krugersdorp. Jusqu'à 20 objets en une seule
formation. Témoins cités : Charlotte Grub (Tierpoort) parle de 7 lumières en
formation, Bernadette Opperman (Krugersdorp) une lumière orange unique le 21
mai.
15 juin 2011 - Tierpoort encore : 7 objets photographiés en file indienne
traversant le ciel.
30 octobre 2011 - Harrismith (Free State, mais lié à la même vague) : À
22h00, Mr van Greuning photographie 2 des 5 "boules de feu silencieuses
observées voyageant vers le sud dans une couche nuageuse basse"
Ce qui caractérise cette vague :
Couleur : Orange-rouge constant, pas de clignotement, luminosité
stable comme une braise.
-
Silence
total : Tous les témoins insistent : "silent".
-
Vitesse
: Plus rapide qu'un avion de ligne commercial, mais sans bang sonique.
-
Comportement
intelligent : Vol en formation serrée, en file indienne, ou en triangle,
puis séparation.
-
Zone
: Un corridor très précis : Pretoria Ouest (Booysens, Krugersdorp) ->
Pretoria Est (Tierpoort, Booysens) -> 50 kms à l'ouest c'est Hartbeespoort
où le même triangle avait été vu en 2001. C'est la même zone que le triangle de
Baviaanspoort de 1991.
C'est exactement le même type que le cas de Middelburg-Witbank
2009 (formations orange haute altitude) mais cette fois au-dessus d'une
capitale de 3 millions d'habitants, donc avec beaucoup plus de témoins et de
photos.
Officiellement ? Même réponse que pour Trichardt 1997, Durban 2004 et
Middelburg 2009 : Aucune explication de la SAAF, du Planétarium de
Johannesburg, ni de la police. Les hypothèses lanternes chinoises sont
évoquées pour 2011, mais elles n'expliquent pas la vitesse, la durée de 2h en
stationnaire à Booysens, ni les passages à 90 km/h en formation parfaite.
MAI À OCTOBRE 2011 TIERPOORT –
KRUGERSDORP – HARRISMITH - UNE SERIE D’OBSERVATION À TRAVERS L’AFRIQUE
DU SUD
Deux sources contemporaines intéressantes, notamment un témoignage publié
par News24 en septembre 2011 et un article du Volksblad repris par News24 et
Mail & Guardian concernant Harrismith. Il faut toutefois distinguer trois
épisodes différents regroupé ici sous « mai - octobre 2011 ». Compte tenu du
nombre important d’observations signalées, nous les regroupons sous cette
période.
On évoque généralement dans les différentes sources : 11 mai 2011 :
Tierpoort, au sud-est de Pretoria avec l’observation de plusieurs lumières
orange silencieuses. 20–21 mai 2011 : Tierpoort et Krugersdorp avec de nouveaux
signalements, dont une observation d'environ sept lumières et une autre d'une
lumière orange isolée. 15 juin 2011 : Tierpoort ou on signale sept lumières
observées en formation, certaines ayant été photographiées. 30 octobre 2011 : Harrismith
ou cinq « boules de feu » silencieuses se déplaçant sous une couche nuageuse ;
deux auraient été photographiées.
Il s'agit donc moins d'un seul événement que d'une petite série
d'observations présentant des caractéristiques communes, principalement des
lumières orange ou rouge-orange.
1. TIERPOORT – 11 MAI 2011 – AFRIQUE DU SUD
Le témoignage le plus intéressant que j'ai retrouvé est celui de Dieter
Grub, publié directement sur News24 le 23 septembre 2011. Cette source est
importante parce qu'il s'agit d'un témoignage contemporain, et non d'une
reconstruction ufologique beaucoup plus tardive. Grub expliquait avoir observé
les phénomènes depuis sa propriété de Tierpoort, au sud-est de Pretoria, vers
00 h 05 le 11 mai 2011. Il aurait vu sept objets apparaître au-dessus de
l'horizon sud. Leur trajectoire est décrite de manière assez précise : Ils
seraient apparus au sud, seraient montés jusqu'à environ 30° au-dessus de
l'horizon occidental, puis auraient disparu vers le nord-nord-ouest. Selon son
estimation, l'ensemble du passage à travers le ciel aurait duré environ une
minute et demie. Les sept lumières
auraient présenté :
-
Une
couleur orange ;
-
Une
luminosité constante ;
-
Aucune
scintillation ;
-
Aucune
variation apparente d'intensité ;
-
Une
trajectoire relativement régulière ;
-
Une
vitesse que le témoin jugeait importante ;
-
Aucun
bruit audible.
-
Le détail le plus intéressant est l'espacement. Les sept objets auraient
suivi la même trajectoire et la même vitesse, avec environ 15 secondes
d'intervalle entre leurs apparitions. Grub
affirme également avoir pu distinguer une forme lorsque les lumières étaient au
plus près. C'est évidemment un élément subjectif, mais il est important parce
qu'il différencie son récit d'une simple observation de points lumineux.
2. LE TÉMOIGNAGE DE CHARLOTTE GRUB - TIERPOORT
Une autre observation de Tierpoort est attribuée à Charlotte Grub, qui
aurait également observé une formation de sept lumières orange. Cette
observation est mentionnée dans plusieurs reprises ultérieures du dossier.
Rekord, en revenant sur les événements en 2015, indique que Charlotte Grub
avait déclaré avoir vu sept lumières orange dans le ciel de Tierpoort. Le fait que plusieurs personnes d'une même
région aient rapporté des lumières comparables contribue à expliquer pourquoi
l'épisode fut considéré comme une vague locale.
3. KRUGERSDORP – 21 MAI 2011
Le 21 mai, le phénomène semble s'être manifesté plus à l'ouest, à
Krugersdorp. Une habitante, Bernadette Opperman, aurait rapporté au quotidien
Beeld avoir vu une lumière orange volante dans le ciel. Cette observation est
rappelée par Rekord dans un article consacré aux signalements sud-africains.
La chronologie générale indique également des observations les 20 et 21 mai
au-dessus de Tierpoort et de Krugersdorp. Il faut cependant être prudent : je n'ai pas
retrouvé actuellement l'article original de Beeld dans son intégralité. Les
détails disponibles sur l'observation de Bernadette Opperman sont donc beaucoup
moins nombreux que ceux du témoignage de Dieter Grub.
4. TIERPOORT – 15 JUIN 2011
La série ne s'arrête pas en mai. Le 15 juin 2011, sept nouvelles lumières
auraient été observées au-dessus de Tierpoort. Cette fois, plusieurs sources
indiquent que des photographies auraient été prises. Les sept lumières auraient traversé le ciel en
file indienne. C'est un détail particulièrement intéressant, car il rappelle
les observations de formations de lumières orange signalées en Afrique du Sud
en 2009, entre Middelburg et Witbank. Mais il ne faut pas automatiquement
établir un lien entre les deux phénomènes.
5. QUE SIGNIFIE « PLUS RAPIDE QU'UN AVION DE LIGNE » ?
C'est une formulation que l'on retrouve dans les chronologies consacrées au
dossier : les lumières auraient semblé se déplacer plus rapidement qu'un avion
de ligne. Il faut cependant traiter cette affirmation avec beaucoup de
prudence. Un témoin placé au sol ne dispose généralement d'aucune référence
fiable permettant d'évaluer la vitesse réelle d'un objet lumineux lorsqu'il
ignore sa distance. Un objet relativement proche peut sembler extrêmement
rapide. À l'inverse, un objet très éloigné peut sembler lent. La vitesse
apparente n'est donc pas une mesure de vitesse physique.
En règle générale dans de telles affirmations il faudra retenir : «
Les témoins estimaient que les lumières se déplaçaient à une vitesse supérieure
à celle d'un avion de ligne. » et non : « Les objets se déplaçaient
à une vitesse supérieure à celle d'un avion de ligne. » La première
formulation respecte le témoignage ; la seconde transforme une perception en
mesure objective.
6. HARRISMITH – 30 OCTOBRE 2011
L'épisode d'Harrismith est probablement le plus intéressant de la seconde
partie de l'année. Le 30 octobre 2011, vers 22 heures, Riaan van Greuning,
originaire d'Eloff, près de Delmas, se trouvait dans la région de Harrismith,
dans le Free State. Il aurait aperçu un phénomène inhabituel dans le ciel et
aurait réussi à prendre des photographies. Selon son témoignage, cinq objets seraient
apparus sur une période d'environ 20 minutes. Ils auraient présenté l'apparence
de boules de feu.
Un détail particulièrement important est fourni par le témoin : le ciel
était nuageux et les phénomènes semblaient évoluer relativement bas, sous la
couverture nuageuse. Van Greuning
indique que les objets se déplaçaient :
-
Du nord
vers le sud ;
-
Sans bruit
;
-
Relativement
lentement ;
-
Avec une
apparence lumineuse comparable à des boules de feu.
Il déclara ne pas savoir ce qu'il avait observé. Et il ajouta quelque chose
d'important pour l'évaluation du témoignage : il ne croyait pas aux
extraterrestres. Il avait néanmoins voulu comprendre le phénomène et avait
consulté différents sites Internet après l'observation.
7. LES PHOTOGRAPHIES DE HARRISMITH
Van Greuning aurait photographié deux des cinq objets. Les sources
contemporaines parlent de photographies montrant ce qui ressemble à des boules
de feu. La valeur de ces photographies
est toutefois limitée par l'absence, dans les sources que j'ai retrouvées, de
données photographiques complètes :
-
Appareil
utilisé ;
-
Focale ;
-
Temps de
pose ;
-
Ouverture
;
-
Vitesse
d'obturation ;
-
Fichiers
originaux ;
-
Métadonnées
;
-
Distance
angulaire ;
-
Coordonnées
précises ;
-
Heure
exacte de chaque cliché.
Sans ces informations, il est impossible de tirer une conclusion physique
solide de la photographie.
8. L'AVIS D'UN ASTRONOME
L'article du Volksblad, publié le 3 novembre 2011 et repris par News24, est
particulièrement précieux parce qu'il donne la parole à Matie Hoffman,
professeur au département de physique de l'Université de l'État libre et
associé à l'Observatoire de Boyden. Hoffman précise que, puisque les phénomènes
semblaient se produire sous les nuages, ils se situaient en dehors de son
domaine d'expertise immédiat. Il suggère néanmoins que les lumières pouvaient
rappeler des fusées éclairantes d'urgence. Cette hypothèse est importante :
elle offre une explication conventionnelle qui n'est pas simplement une
spéculation ufologique.
9. L'HYPOTHÈSE DES LANTERNES CHINOISES
Une autre explication fut proposée par Phillippa Lowe, ancienne résidente
du Moyen-Orient. Selon elle, les « boules de feu silencieuses » ressemblaient
probablement à des lanternes célestes chinoises, c'est-à-dire de petites
montgolfières utilisant une source de chaleur pour maintenir leur ascension.
Cette hypothèse possède plusieurs éléments compatibles avec le témoignage :
-
Lumière
orange ;
-
Déplacement
lent ;
-
Absence de
bruit ;
-
Plusieurs
objets ;
-
Trajectoires
dépendant du vent ;
-
Aspect de
« boule de feu ».
Mais elle n'est pas démontrée non plus. Le fait que Van Greuning ait
observé les objets sous les nuages et qu'ils aient semblé se déplacer
relativement lentement rend cette hypothèse assez intéressante. Mais cela reste
dans le domaine de l’hypothèse, il faut le prouver et pour cela il est
indispensable d’enquêter sur le terrain et de retrouver les auteurs de ces
lancements de lanternes Chinoises. Sans ce travail, qui n’est que rarement
fait, aucune preuve, seulement une hypothèse.
10. L'HYPOTHÈSE DES MÉTÉORES
Pour les observations de mai, une autre explication fut avancée : des
météores ou une pluie de météores. En 2015, l'astronome Nicola Loaring, chargée
de la vulgarisation à l'Observatoire astronomique sud-africain, expliquait à
The Times que les lumières orange de 2011 pouvaient très probablement être
liées à des météores. Elle rappelait que ceux-ci peuvent apparaître orange,
parfois verts, changer de couleur et finalement devenir blancs. Cette explication est plausible pour certaines
observations rapides, mais elle rencontre des difficultés pour les témoignages
de formations de sept objets séparés de 15 secondes suivant une trajectoire
apparemment régulière. Comme c’est signalé plus haut, hypothèse ne veut pas
dire une preuve, il est plus simple d’expliquer une observation par des
hypothèses, que d’en apporter la preuve.
Une pluie de météores peut évidemment produire plusieurs phénomènes
successifs, mais la description précise de certains témoins nécessite une
analyse individuelle.
11. Une autre possibilité : des aéronefs ou des satellites
Il faut également considérer les possibilités plus banales :
·
Avions vus
de nuit, hélicoptères, satellites, voire des formations d'aéronefs.
Le problème est que les témoins décrivent des lumières :
·
Silencieuses
;
·
Orange ;
·
Parfois
très nombreuses ;
·
Parfois
espacées régulièrement ;
·
Se
déplaçant rapidement.
Sans triangulation, altitude ou identification radar, il est impossible de
trancher.
12. Un élément particulièrement intéressant : la régularité
Le témoignage de Dieter Grub constitue probablement la partie la plus
exploitable du dossier.
·
Sept
objets.
·
Même
trajectoire.
·
Même
vitesse apparente.
·
Environ 15
secondes d'intervalle.
·
Aucun
bruit.
·
Couleur
orange constante.
·
Environ 90
secondes pour traverser le ciel.
Cette description est beaucoup plus précise que la majorité des
signalements de « lumières étranges ». Elle permet au moins de poser de
véritables questions :
·
Quelle
était leur altitude ?
·
Quelle
était leur distance ?
·
Quelle
était leur vitesse angulaire ?
·
Le vent
soufflait-il dans la même direction ?
·
Les objets
étaient-ils réellement séparés ou appartenaient-ils à une même formation ?
·
Pouvaient-ils
être des aéronefs ?
·
Correspondent-ils
à un phénomène astronomique connu ce soir-là ?
·
Malheureusement, aucune de ces questions ne semble avoir reçu de réponse
instrumentale publiée.
13. Y avait-il réellement une « vague » ?
Oui, si l'on entend par là une concentration temporelle de signalements. Il
existe suffisamment de témoignages contemporains pour constater une répétition
: 11 mai → 20/21 mai → 15 juin → 30 octobre 2011.
Mais je serais plus prudent concernant l'idée d'un seul phénomène se
déplaçant à travers l'Afrique du Sud. Rien dans les sources retrouvées ne
permet de démontrer que les lumières de Tierpoort étaient les mêmes que celles
observées à Krugersdorp, puis à Harrismith plusieurs mois plus tard. Le terme «
vague » est donc acceptable sur le plan chronologique et sociologique, mais pas
comme preuve d'une origine commune.
14. Un point important pour votre livre : le rôle des médias
La presse sud-africaine a joué un rôle considérable dans la diffusion de
ces témoignages. Le 23 septembre 2011, News24 publiait un article intitulé « UFOs
: What are YOUR thoughts? », invitant explicitement les lecteurs à communiquer
leurs propres observations. C'est dans ce contexte que le témoignage détaillé
de Dieter Grub fut publié. Puis, début
novembre, Volksblad publia l'article sur les observations de Harrismith,
rapidement repris par News24 et Mail & Guardian. Cette médiatisation peut avoir produit un
effet de sensibilisation : lorsque les journaux parlent d'OVNI, des personnes
qui auraient normalement ignoré une lumière inhabituelle peuvent être davantage
enclines à la signaler. C'est un élément sociologique à ne pas négliger.
15. Bilan critique des différents épisodes
|
Date |
Lieu |
Témoins
/ élément principal |
|
Caractéristiques |
Niveau
documentaire |
|
11 mai 2011 |
Tierpoort |
Dieter Grub |
|
7 lumières orange, silencieuses, même trajectoire,
~15 s d'intervalle |
Bon |
|
20–21 mai |
Tierpoort / Krugersdorp |
Plusieurs témoins |
|
Lumières orange, rapides |
Moyen |
|
21 mai |
Krugersdorp |
Bernadette Opperman |
|
Une lumière orange |
Moyen |
|
15 juin |
Tierpoort |
Plusieurs témoins |
|
7 lumières en file, photos alléguées |
Moyen à bon |
|
30 oct. 2011 |
Harrismith |
Riaan van Greuning |
|
5 « boules de feu », silencieuses, sous les nuages,
2 photographiées |
Bon |
|
30 oct. 2011 |
Harrismith / Free State |
Autres habitants |
|
Autres lumières signalées |
Moyen |
Évaluation du dossier
Je ne présenterais pas ces observations comme la preuve d'une activité
extraterrestre. En revanche, je les considère comme un ensemble documentaire
intéressant de signalements sud-africains, notamment parce que nous disposons
de témoignages contemporains publiés dans la presse, de plusieurs témoins, de
quelques photographies alléguées et, surtout, d'une description assez précise
du passage de sept lumières au-dessus de Tierpoort.
Les explications conventionnelles sont nombreuses : météores, lanternes
célestes, fusées éclairantes, aéronefs ou autres phénomènes lumineux. Aucune ne
permet toutefois, avec les informations actuellement disponibles, d'expliquer
nécessairement chaque observation.
-
Sources :
https://www.news24.com/ufos-what-are-your-thoughts-20110923 -
-
https://www.news24.com/free-state-ufos-leave-skygazers-puzzled-20111102
- https://mg.co.za/news/south-africa/2011-11-03-the-truth-is-out-there-free-state-puzzled-by-ufos/
NOVEMBRE 2015 – PIETERMARITZBURG - KWAZULU – NATAL- CAPE TOWN ETC… ANALYE APPROFONDIE
Nous ne sommes pas parvenues à retrouver la photographie, ni certaines
sources primaires sur ces affaires, tout n’est malheureusement pas sur
internet. (Ou a disparu).
Il faut distinguer deux affaires différentes de novembre 2015 dans cette
analyse : une observation de lumières orange à Pietermaritzburg, qui constitue
un véritable témoignage OVNI dans les chronologies sud-africaines, et l’épisode
très médiatisé de Cape Town, le 8 novembre, qui était en réalité une
spectaculaire formation de nuages lenticulaires.
Novembre 2015 – Pietermaritzburg et Cape Town
1. Pietermaritzburg : les « orbes orange »
À Pietermaritzburg, dans le KwaZulu-Natal, deux habitants du quartier de
Prestbury auraient signalé en novembre 2015 avoir observé dans le ciel un objet
ou une lumière orange, suffisamment inhabituel pour qu'ils prennent une
photographie, malheureusement décrite comme floue. L'affaire prend davantage d'intérêt le 22
novembre 2015. Ce jour-là, Ian Carbutt, utilisant son téléphone portable,
aurait photographié ce qu'il décrivit comme quatre orbes orange se déplaçant
rapidement en file indienne au-dessus de Roberts Road, dans le quartier de
Clarendon, en direction de Greytown.
Cette observation présente donc plusieurs caractéristiques précises :
·
Quatre
lumières orange ;
·
Déplacement
en formation linéaire ;
·
Impression
de déplacement rapide ;
·
direction approximative Roberts Road → Greytown;
·
Photographie
réalisée avec un téléphone portable ;
Observation indépendante d'autres habitants de Pietermaritzburg au cours du
même mois.
Le point intéressant est la similitude avec les observations sud-africaines
de Tierpoort et Krugersdorp en mai-juin 2011, où plusieurs témoins avaient
également décrit des lumières orange silencieuses se déplaçant en formation.
Cette ressemblance mérite d'être signalée, mais elle ne permet évidemment pas
d'affirmer qu'il s'agissait du même phénomène.
Une photographie malheureusement limitée
La photographie d'Ian Carbutt est importante pour l'histoire du cas, mais
elle ne constitue pas une preuve permettant d'identifier l'objet. Les sources
disponibles la décrivent comme une photographie prise au téléphone portable, et
les chronologies la qualifient de photographie d'un des quatre orbes. Il manque malheureusement les informations qui
permettraient une véritable analyse photographique :
·
Fichier
original ;
·
Métadonnées
EXIF ;
·
Heure
exacte ;
·
Orientation
de prise de vue ;
·
Distance
angulaire ;
·
Focale ;
·
Conditions
météorologiques ;
·
Vitesse
d'obturation ;
·
Analyse
des points lumineux.
Il serait donc imprudent d'affirmer que la photographie montre un engin
matériel.
2. Cape Town : le spectaculaire épisode du 8 novembre
Le cas de Cape Town est très différent. Le 8 novembre 2015, des milliers de
personnes découvrirent au-dessus de la ville une formation atmosphérique
extrêmement spectaculaire. Les images montrant plusieurs formes ressemblant à
des soucoupes volantes au-dessus de la Table Mountain se répandirent rapidement
sur les réseaux sociaux. Le photographe Kyle Mijlof fut l'un des premiers à
attirer l'attention internationale sur le phénomène. Il expliqua à Sky News
qu'il se trouvait sur son scooter lorsqu'il remarqua les formations et s'arrêta
pour prendre une photographie. Il
indique que les formations avaient commencé à apparaître vers 15 heures et que
sa photographie avait été prise environ trois heures plus tard, lorsque le
phénomène était à son maximum.
Les images étaient effectivement extraordinaires.
Photo : Les nuages semblaient presque stationnaires au-dessus de la
montagne et présentaient des contours très réguliers, donnant l'impression de
plusieurs objets discoïdes superposés.
3. Mais ce n'étaient pas des OVNI
Dans le cas de Cape Town, nous disposons d'une explication météorologique
extrêmement solide. Il s'agissait de nuages lenticulaires, également appelés
Altocumulus lenticularis. Ces formations
apparaissent lorsqu'un flux d'air stable rencontre un relief important. Dans le
cas de Cape Town, la présence de Table Mountain, Signal Hill et des reliefs
environnants constitue précisément le type de configuration favorable à leur
formation. Lorsque l'air circule au-dessus du relief, il peut créer des ondes
atmosphériques stationnaires. Si l'humidité et la température sont adéquates,
de la condensation se produit dans certaines parties de ces ondes, donnant
naissance à des formations en forme de lentille.
C'est ce qui explique leur aspect de « soucoupes ». Le météorologue de Sky
News, Chris England, expliquait que ces nuages se forment au sommet d'ondes
atmosphériques provoquées par le passage de l'air au-dessus des montagnes.
4. Un phénomène particulièrement trompeur
L'intérêt de l'épisode de Cape Town est justement qu'il montre à quel point
une formation naturelle peut ressembler à une flotte d'OVNI. Les photographies
donnaient l'impression de montrer plusieurs objets :
·
Stationnaires
;
·
Discoïdes
;
·
Superposés
;
·
Très
nettement délimités ;
·
Apparemment
situés au-dessus de Table Mountain.
Mais les photographies prises sous différents angles et à différents
moments ont permis de confirmer qu'il s'agissait bien d'une formation nuageuse.
Africa Check a notamment retrouvé plusieurs publications Instagram du même jour
montrant les formations sous différents angles. Cette convergence photographique est
particulièrement intéressante : elle permet de reconstituer le phénomène et
d'écarter l'hypothèse d'une simple manipulation photographique.
5. Une confusion intéressante dans les chronologies OVNI
Certaines chronologies consacrées aux OVNI sud-africains placent ensemble :
-
Pietermaritzburg
– novembre 2015
Et
-
Cape Town
– 28 novembre 2015.
Elles rapportent notamment qu'une « lumière verte » aurait été observée
au-dessus de Long Street, à Cape Town, le 28 novembre, avec de nombreux
commentaires sur les réseaux sociaux. Il
faut donc ne pas confondre cette observation du 28 novembre avec les nuages
lenticulaires du 8 novembre.
Nous avons potentiellement deux événements distincts à Cape Town :
-
8 novembre
Formation de nuages lenticulaires
spectaculaire, abondamment photographiée et expliquée par la météorologie.
-
28
novembre
Signalements d'une lumière verte stationnaire
ou suspendue au-dessus de Long Street, rapportés sur les réseaux sociaux.
Le second événement mériterait une recherche sur place, séparée dans la
presse locale et les archives des réseaux sociaux, car les sources disponibles
sont beaucoup moins détaillées.
CHRONOLOGIE DES CAS
Plusieurs habitants de Prestbury signalent une lumière ou un orbe orange
dans le ciel. Le 22 novembre, Ian Carbutt photographie avec son téléphone
portable ce qu'il décrit comme quatre orbes orange se déplaçant rapidement en
file indienne au-dessus de Roberts Road, en direction de Greytown. La
photographie est cependant de qualité insuffisante pour permettre une
identification.
8 NOVEMBRE 2015 – CAPE TOWN, WESTERN CAPE – “UN FAUX OVNI” – AFRIQUE
DU SUD
Une spectaculaire formation de nuages lenticulaires apparaît au-dessus de
Table Mountain. Les formes ressemblent remarquablement à des soucoupes volantes
et provoquent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Les
météorologues identifient rapidement le phénomène comme une formation nuageuse
naturelle liée aux ondes atmosphériques produites par les reliefs de Cape Town.
28 NOVEMBRE 2015 – CAPE TOWN – AFRIQUE DU SUD
Des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux font état d'une lumière
verte semblant suspendue au-dessus de Long Street. Les sources disponibles sont
actuellement trop limitées pour déterminer la nature du phénomène.
Évaluation ufologique
|
Épisode |
Évaluation |
|
|
Prestbury / Pietermaritzburg |
Témoignage intéressant, mais documentation limitée |
|
|
22 novembre – Ian Carbutt |
Intéressant en raison de la photographie et des
quatre lumières |
|
|
8 novembre – Cape Town |
Phénomène naturel identifié : nuages lenticulaires |
|
|
28 novembre – Cape Town |
Signalement intéressant mais très peu documenté |
|
Approfondissons ce cas : Novembre 2015 – Pietermaritzburg
Les quatre « orbes orange » de Clarendon
Le dossier de Pietermaritzburg apparaît dans plusieurs chronologies
sud-africaines sous la forme d'une petite série d'observations réalisées en
novembre 2015. Deux habitants du quartier de Prestbury, à Pietermaritzburg,
auraient d'abord signalé avoir observé un orbe orange dans le ciel et auraient
obtenu une photographie, mais celle-ci aurait été floue. Quelques jours plus
tard, le 22 novembre 2015, une nouvelle observation, plus précise, est
attribuée à Ian Carbutt. Celui-ci aurait photographié avec son téléphone
portable le dernier de quatre lumières ou « orbes » orange, se déplaçant
rapidement en file indienne au-dessus de Roberts Road, à Clarendon, en
direction de Greytown.
Le témoignage de Carbutt présente plusieurs caractéristiques qui méritent
d'être conservées dans votre étude :
-
Quatre
phénomènes lumineux ;
-
Couleur
orange ;
-
Déplacement
apparemment rapide ;
-
Déplacement
en file indienne ;
-
Observation
depuis une zone résidentielle de Pietermaritzburg ;
-
Direction
générale Clarendon → Greytown ;
-
Photographie
réalisée avec un téléphone portable.
La formation en file indienne constitue le détail le plus intéressant. Elle
rapproche ce témoignage de la série de lumières orange observées en 2011 à
Tierpoort, où plusieurs témoins avaient également décrit des groupes de
lumières orange évoluant successivement dans le même axe. Les chronologies
sud-africaines signalent d'ailleurs explicitement cette série de 2011 comme un
précédent important. Il faut toutefois
résister à la tentation de relier automatiquement les deux phénomènes : quatre
ans séparent les observations et aucune donnée instrumentale ne permet
d'établir une continuité.
Les observations de Prestbury
L'information concernant les deux habitants de Prestbury est
particulièrement intéressante parce qu'elle indique que l'épisode de novembre
ne reposerait pas uniquement sur le témoignage de Carbutt. Les sources parlent
de deux résidents de Prestbury ayant remarqué un orbe orange et obtenu une
photographie décrite comme floue. En
revanche, je n'ai pas retrouvé leurs noms, l'heure exacte de l'observation,
leur description individuelle du phénomène ni le cliché original. C'est une
lacune importante.
Le 22 novembre : le témoignage d'Ian Carbutt
L'épisode du 22 novembre 2015 est celui qui présente la documentation la
plus claire. Carbutt aurait vu quatre orbes orange traverser le ciel au-dessus
de Roberts Road, dans le quartier de Clarendon. Il aurait réussi à
photographier le dernier des quatre avec son téléphone. Le terme « orbe » est ici une description et
non une identification. Nous ne savons pas si le témoin distinguait
véritablement une forme circulaire ou s'il s'agissait simplement de la forme
apparente d'une source lumineuse fortement défocalisée.
Que montre réellement la photographie ?
C'est malheureusement l'un des points sur lesquels la documentation
disponible ne permet pas d'aller suffisamment loin. Les chronologies indiquent
qu'une photographie a été prise, mais je n'ai pas retrouvé dans les sources
accessibles :
-
Le fichier
original ;
-
Une
version haute résolution ;
-
Les
métadonnées EXIF ;
-
L’heure
exacte ;
-
Les
paramètres de prise de vue ;
-
La focale
;
-
La
distance estimée ;
-
Un élément
fixe permettant une triangulation ;
-
Une
analyse photographique indépendante.
Par conséquent, la photographie doit être considérée comme une pièce
documentaire attestant qu'une image a été prise, et non comme une preuve de la
présence d'un engin inconnu.
Une piste intéressante : les observations orange de 2011
La comparaison avec 2011 mérite néanmoins un développement. En mai 2011, des lumières orange avaient été
observées à Tierpoort et Krugersdorp. Le 11 mai, Dieter Grub décrivait
notamment sept lumières orange silencieuses, suivant une trajectoire
comparable, avec des intervalles réguliers. D'autres observations avaient suivi
en mai et juin. Une astronome de
l'South African Astronomical Observatory, Nicola Loaring, avait proposé en 2011
que les observations orange pouvaient très probablement correspondre à des
météores. Elle expliquait que les météores peuvent apparaître orange, parfois
verts, puis blancs lorsqu'ils se consument dans l'atmosphère. Cette hypothèse
doit être prise au sérieux. Mais elle ne permet pas automatiquement d'expliquer
le cas de Pietermaritzburg.
v Pourquoi ?
Parce que le récit de Carbutt parle de quatre lumières en file indienne,
alors qu'un météore classique produit généralement une trajectoire très brève
et rapide. Sans connaître la durée exacte de l'observation, l'angle parcouru et
la hauteur apparente, il est impossible de faire une comparaison sérieuse.
Une autre hypothèse : des aéronefs
Il faut également envisager les aéronefs. Des avions observés de nuit
peuvent présenter des lumières très différentes selon leur orientation, leurs
feux de navigation et les conditions atmosphériques. Une formation de quatre
lumières pourrait également correspondre à plusieurs aéronefs. Cependant, le
témoignage tel qu'il est conservé ne fournit pas suffisamment de renseignements
pour déterminer :
Si les lumières clignotaient ;
Si elles étaient espacées régulièrement ;
Si elles maintenaient exactement la même vitesse ;
Si elles se déplaçaient à altitude constante ;
Si elles étaient accompagnées d'un bruit ;
Ou si elles présentaient réellement une forme physique identifiable.
Ces informations seraient essentielles pour comparer sérieusement
l'hypothèse aéronautique.
L'hypothèse des lanternes célestes
Une autre possibilité est celle des lanternes célestes. Elles peuvent
produire précisément le genre de lumière qui conduit parfois à des signalements
d'OVNI :
-
Orange ou
jaune ;
-
Brillante
;
-
Relativement
stable ;
-
Silencieuse
;
-
Se
déplaçant avec le vent ;
-
Pouvant
apparaître en groupes ;
-
Donnant
l'impression de flotter.
Mais là encore, nous ne disposons pas de suffisamment d'informations
météorologiques et comportementales concernant le 22 novembre 2015 pour
conclure.
Et Cape Town ?
Un autre événement à Cape Town le 28 novembre 2015, est à mentionner, avec
des signalements sur les réseaux sociaux concernant une lumière verte semblant
suspendue au-dessus de Long Street.
Cette dernière affaire reste beaucoup moins documentée.
Évaluation du cas de Pietermaritzburg
Je le classerais ainsi :
|
Élément |
Évaluation |
|
Témoignage |
Intéressant |
|
Témoins multiples |
Oui, mais détails insuffisants |
|
Photographie |
Oui, alléguée/rapportée |
|
Original photographique |
Non retrouvé |
|
Vidéo |
Non retrouvée |
|
Radar |
Aucun élément retrouvé |
|
Enquête officielle |
Non retrouvée |
|
Traces physiques |
Aucune |
|
Explication astronomique |
Possible |
|
Explication aéronautique |
Possible |
|
Lanternes célestes |
Possible |
|
Objet véritablement non identifié |
Impossible à exclure sur la seule documentation disponible |
|
Preuve d'un engin extraterrestre |
Aucune |
EN RESUME NOUS RETENONS :
NOVEMBRE 2015 – PIETERMARITZBURG, KWAZULU-NATAL : LES 4 ORBES ORANGE DE
CLARENDON – AFRIQUE DU SUD
En novembre 2015, plusieurs habitants de Pietermaritzburg, dans le
KwaZulu-Natal, rapportèrent des lumières inhabituelles dans le ciel. Deux
résidents de Prestbury auraient notamment observé un orbe orange et tenté de le
photographier, mais le cliché obtenu aurait été flou. Le 22 novembre, une
observation plus précise fut attribuée au photographe local Ian Carbutt. Depuis
le secteur de Clarendon, celui-ci aurait aperçu quatre lumières orange
traversant rapidement le ciel au-dessus de Roberts Road, en direction de
Greytown. Les quatre phénomènes semblaient évoluer en file indienne. Carbutt
aurait réussi à photographier le dernier avec son téléphone portable. L'affaire
présente une certaine similitude avec les séries de lumières orange observées
dans la région de Pretoria et de Krugersdorp en 2011. Toutefois, aucune
relation entre les deux épisodes n'est démontrée. La photographie originale de
Carbutt, les données EXIF, l'heure exacte de l'observation et les conditions
météorologiques n'ont pas été retrouvées dans les sources accessibles. Aucune
donnée radar ou enquête instrumentale connue ne vient compléter le témoignage.
Le phénomène demeure donc non identifié, sans que cette absence
d'identification puisse être interprétée comme une preuve d'origine extraordinaire.
Dans le cas de Pietermaritzburg, aucune donnée radar, aucune mesure de
distance ou d'altitude et aucune enquête instrumentale connue ne permettent de
transformer le témoignage en preuve d'un objet extraordinaire. L'hypothèse
d'aéronefs, de météores ou de lanternes célestes demeure envisageable. Le cas
conserve néanmoins un intérêt historique en raison de la répétition des
observations dans la même région au cours du mois et surtout de l'existence
d'une photographie contemporaine.
Il s'agit donc d'un cas de phénomène aérien non identifié au sens strict :
le phénomène a été observé, mais sa nature demeure indéterminée.
Un élément nouveau concernant Ian Carbutt, l’auteur de la photographie
disparue d’internet
J'ai pu confirmer indépendamment qu'Ian Carbutt était bien photographe
professionnel à Pietermaritzburg et travaillait pour la presse locale. Son nom
apparaît notamment comme photographe dans The Witness et News24 à cette
période. Cela ne prouve évidemment pas
la nature de ce qu'il a photographié le 22 novembre 2015, mais c'est
intéressant pour l'évaluation du témoin : il ne s'agit pas d'un nom apparu
uniquement dans une compilation ufologique. Plus intéressant encore, un
document officiel de la municipalité de Msunduzi mentionne un Ian Craig Carbutt
à Pietermaritzburg.
Une autre découverte importante : les sources se recopient
J'ai également constaté que plusieurs sites aujourd'hui accessibles
reprennent pratiquement mot pour mot la même chronologie concernant
Pietermaritzburg. Cela signifie qu'il faut être prudent avec le nombre de «
sources » que l'on pourrait être tenté de citer. Trois sites qui racontent la
même histoire ne constituent pas trois témoignages indépendants.
Une précision géographique intéressante
La recherche confirme également l'existence de Roberts Road à Clarendon,
Pietermaritzburg. Les documents municipaux de Msunduzi recensent notamment
plusieurs propriétés situées sur Roberts Road. Cela permet de considérer comme cohérente la
localisation donnée dans la chronologie :
Roberts
Road → Clarendon → Pietermaritzburg → direction de Greytown.
Source de l’analyse : https://news.sky.com/story/ufo-clouds-captured-hovering-over-cape-town-10340129
https://handwiki.org/wiki/Unsolved%3AUFO_sightings_in_South_Africa
https://www.liputan6.com/global/read/2361690/misteri-awan-ufo-hebokan-penduduk-afrika-selatan
12 DECEMBRE 2016 - AU LARGE
DE JEFFREY-BAY 21 H 30
Le mystérieux objet vert
observé par l'équipage d'un Boeing 737 - Une observation depuis un avion de
ligne
Le 12 décembre 2016, vers 21 h
30, un Boeing 737 cargo effectuait un vol entre Cape Town International Airport
et Port Elizabeth International Airport. Alors que l'appareil suivait une route
vers l'est, il se trouvait à environ 10 milles nautiques au large de Jeffreys
Bay, dans la province du Cap-Oriental. C'est à ce moment que le commandant de
bord et le copilote aperçurent un phénomène lumineux inhabituel. Leur attention
fut attirée par un objet lumineux de couleur verte, qui semblait monter à
proximité immédiate de leur avion. Selon le communiqué officiel du NSRI,
l'objet serait passé devant ou à proximité du cockpit, puis aurait continué à
monter jusqu'à atteindre une couche nuageuse située environ 1 000 pieds (300
mètres) au-dessus de l'avion. Mais
l'observation ne s'arrêta pas là.
Après avoir atteint cette
altitude apparente, le phénomène aurait changé de comportement. Il aurait fait
demi-tour et serait redescendu à grande vitesse, repassant devant le cockpit. La
séquence peut donc être schématisée ainsi :
-
Apparition → montée → passage au voisinage du
Boeing → ascension d'environ 300 m au-dessus de l'appareil → changement de
direction → descente rapide → disparition.
C'est précisément cette
trajectoire qui a rendu l'observation particulièrement intrigante. Le
communiqué du NSRI ne décrit pas simplement une lumière apparaissant brièvement
dans le ciel : il parle d'un phénomène qui semblait posséder une trajectoire
ascendante puis descendante, avec un changement de direction.
Nous ne sommes pas face à un
témoignage isolé. Le commandant de bord et le copilote auraient tous deux vu le
phénomène. Cela réduit considérablement la possibilité d'une simple erreur
individuelle de perception, même si cela ne permet évidemment pas d'identifier
l'objet. Les deux hommes étaient également dans un environnement
particulièrement favorable à l'observation d'un phénomène aérien :
- Altitude
de croisière ;
- Visibilité
dégagée vers l'extérieur ;
- Environnement
nocturne ;
- Absence
de pollution lumineuse importante au-dessus de l'océan ;
- Possibilité
de comparer le phénomène avec la position et les mouvements de leur propre
avion.
L'affaire devient encore plus
intéressante parce que les pilotes n'ont pas simplement raconté leur
observation après le vol. Ils l'ont signalée au contrôle aérien de Port
Elizabeth. Les contrôleurs ont alors demandé l'intervention du NSRI, le service
sud-africain de recherche et de sauvetage en mer. L'objectif était très concret
: déterminer si ce que les pilotes avaient vu pouvait correspondre à un avion,
un bateau ou un autre engin en difficulté. C'est un élément essentiel dans l'évaluation
du dossier.
Nous avons donc une chaîne :
Équipage
du Boeing → contrôle aérien → NSRI → recherche maritime.
Le NSRI lance une recherche L'équipe
du NSRI de Jeffreys Bay fut alertée. Le phénomène avait été observé en mer, à
environ 10 milles nautiques de la côte. Les sauveteurs ont donc surveillé la
zone pendant la nuit afin de déterminer si un navire ou un aéronef pouvait être
en difficulté. Mais rien ne fut découvert. Le NSRI rapporte notamment :
- Aucune
nouvelle observation du phénomène ;
- Aucun
appel de détresse ;
- Aucun
aéronef porté disparu ;
- Aucun
bateau porté disparu ;
- Aucune
personne signalée en difficulté.
La surveillance fut maintenue
durant la nuit.
|
COPIE
DE L’ORIGINAL DU COMMUNIQUE DU NSRI (https://www.nsri.org.za/2016/12/incidents-at-sedgefield-plettenberg-bay-jeffreys-bay/) JEFFREYS BAY
: Lundi 12 décembre, vers 21h30, la station NSRI de Port Elizabeth a été
sollicitée par le contrôle aérien pour enquêter sur l'observation d'un objet
volant non identifié. Le commandant et le copilote d'un Boeing 737 cargo,
effectuant la liaison entre l'aéroport international du Cap et l'aéroport
international de Port Elizabeth, ont signalé avoir aperçu un objet
apparemment vert prenant de l'altitude, passant devant le cockpit de leur
appareil jusqu'à environ 300 mètres d'altitude dans les nuages, avant de
redescendre à grande vitesse vers le sol, toujours devant le cockpit.
L'observation a été signalée au contrôle aérien de l'aéroport international
de Port Elizabeth, qui a sollicité l'assistance de la NSRI afin d'évaluer la
possibilité qu'un aéronef soit en difficulté. La station NSRI de Jeffreys Bay
a été alertée et, malgré une surveillance continue durant la nuit, l'objet
vert n'a pas été revu depuis. Aucun signalement de disparition ou de retard
d'aéronef ou d'appareil n'a été reçu. L'incident s'est produit à environ 10
milles nautiques au large de Jeffreys Bay, à une altitude de 1 000
mètres. On a d'abord pensé qu'il s'agissait peut-être d'une fusée éclairante
verte à parachute de 300 mètres (1 000 pieds), mais cette hypothèse a été
écartée car une telle fusée ne peut atteindre cette altitude. Aucun autre
signalement n'a été reçu et l'incident reste un mystère. POUR SIGNALER
UNE URGENCE EN MER, COMPOSEZ LE 112 DEPUIS UN TÉLÉPHONE PORTABLE |
L'hypothèse de la fusée
éclairante
La première hypothèse
envisagée semble avoir été celle d'une fusée éclairante verte à parachute. Cette
hypothèse était parfaitement logique. Une fusée éclairante peut produire une
lumière extrêmement brillante, colorée, visible à grande distance, et son
déplacement apparent peut être très difficile à interpréter depuis un avion. Mais
cette explication fut finalement écartée par le NSRI.
Pourquoi ? Parce que la
hauteur apparente du phénomène posait problème. Le communiqué indique que
l'objet aurait atteint environ 1 000 pieds au-dessus de l'avion, alors que la
fusée éclairante envisagée était donnée comme ne pouvant atteindre cette
altitude. Il faut toutefois apporter ici
une nuance importante : la hauteur du phénomène n'a pas été mesurée
instrumentalement. Il s'agit d'une estimation fondée sur l'observation depuis
le cockpit. Ainsi, « la fusée éclairante a été écartée » est exact pour le
récit du NSRI, mais il serait plus prudent scientifiquement d'écrire : «
L'hypothèse d'une fusée éclairante fut envisagée puis considérée comme
incompatible avec l'altitude apparente du phénomène. »
Le NSRI donne une indication
géographique relativement précise :
- Environ
10 milles nautiques au large de Jeffreys Bay.
Cela correspond à environ 18,5
kilomètres de la côte.
L'événement se déroule donc
au-dessus de l'océan Indien, et non au-dessus de la ville elle-même. Jeffreys
Bay se situe dans le Cap-Oriental, à environ 75 km au sud-ouest de Port
Elizabeth — aujourd'hui Gqeberha. Cette
précision est intéressante car elle élimine plusieurs explications terrestres
immédiates.
Ce que les pilotes ont
réellement vu
Il faut être très prudent avec
les descriptions. Les sources disponibles ne parlent pas d'une « soucoupe »,
d'un disque métallique ou d'un engin comportant des détails structurels. La
description primaire du NSRI est beaucoup plus sobre :
- Un
objet vert lumineux.
- Nous
ne disposons pas, dans le communiqué du NSRI, de description détaillée de :
- Sa
forme ;
- Sa
taille ;
- Sa
surface ;
- Ses
contours ;
- Son
degré de luminosité ;
- La
présence éventuelle d'un halo ;
- Sa
distance exacte par rapport à l'avion.
C'est pourquoi il vaut mieux
parler dans ce dossier de « phénomène lumineux vert » plutôt que « d'engin ».
Il existe également un élément particulièrement important : aucun autre témoin
au sol. Le NSRI précise qu'après l'alerte :
Aucune
nouvelle observation n'a été reçue.
Cela signifie qu'aucun témoin
maritime ou terrestre connu n'est venu confirmer l'observation. C'est une
faiblesse du dossier. Nous avons donc :
- Témoins
directs : au nombre de 2 – commandant + copilote
- Témoins
indirects : contrôle aérien, qui reçoit le signalement mais ne voit pas
nécessairement le phénomène.
- Témoins
de confirmation : aucun identifié.
- Recherche
sur zone - oui – NSRI.
- Résultat :
aucun navire ou aéronef en difficulté retrouvé.
Une question essentielle :
le radar
C'est probablement le
principal élément manquant. Je n'ai pas trouvé de document public permettant
d'établir que le phénomène a été détecté au radar. Il faut donc éviter d'écrire
que « le radar a confirmé l'OVNI ». Nous pouvons seulement dire : «
L'observation fut immédiatement signalée au contrôle aérien de Port Elizabeth,
mais aucune donnée radar publique confirmant un objet distinct n'a été
retrouvée. »
Cette distinction est
importante.
L'observation n'a pas été
reconstruite des années plus tard. Le NSRI a publié son communiqué le 13
décembre 2016, soit le lendemain de l'événement. News24 a également publié son article le 13
décembre 2016, sous le titre :« UFO spotted 1 000 feet in sky before
hurtling towards earth – NSRI ». Cette
contemporanéité est un avantage documentaire important. Elle limite le risque
de déformation du récit par la mémoire ou par les réécritures ufologiques
ultérieures.
Le média régional Algoa FM a
également publié le 13 décembre 2016 un article consacré à l'affaire, reprenant
les informations du NSRI. Le St Francis
Today, publication locale de la région, a repris à son tour le communiqué le 14
décembre. Enfin, le récit fut repris par
plusieurs médias nationaux et internationaux, notamment The Citizen et
International Business Times. Il faut
cependant noter que ces articles ne constituent pas plusieurs témoignages
indépendants : ils reprennent essentiellement tous le communiqué du NSRI.
.
Pourquoi ce cas est
intéressant ? C’est Parce qu'il réunit plusieurs critères :
- Deux
témoins qualifiés ;
- Un
équipage aéronautique professionnel ;
- Observation
depuis un avion en vol ;
- Signalement
immédiat au contrôle aérien ;
- Intervention
d'un organisme officiel de secours ;
- Recherche
maritime ;
- Absence
de navire ou d'aéronef en détresse ;
- Aucune
explication définitive ;
- Documentation
contemporaine.
Ce n'est donc pas simplement
une histoire racontée des années après les faits.
Mais attention à une erreur
fréquente Le titre de News24 parle d'un objet aperçu « 1 000 feet in sky » et
les reprises ultérieures ont parfois transformé cela en : « l'OVNI volait à 1
000 pieds ». Ce n'est pas exactement ce que dit le communiqué. En effet le NSRI
indique que le phénomène est monté jusqu'à environ 1 000 pieds au-dessus de
l'avion. La différence est considérable.
Si l'avion volait par exemple
à plusieurs milliers de pieds d'altitude, l'objet se trouvait évidemment
beaucoup plus haut que 1 000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il faut donc
écrire : « Le phénomène aurait atteint une altitude apparente d'environ 300
mètres au-dessus du Boeing. »
Sources : Communiqué du NSRI du 13 décembre 2016,
qui constitue la source la plus importante, puis l'article contemporain de
News24.
- LE
COMMUNIQUE DU NSRI : https://www.nsri.org.za/2016/12/incidents-at-sedgefield-plettenberg-bay-jeffreys-bay/
- https://www.algoafm.co.za/local/ufo-spotted-in-j-bay
2024 – MULBARTON JHB SU –
MEYERTON – SERIE D’OBSERVATION – AFRIQUE DU SUD
2024 – LE GAUTENG FACE À UNE NOUVELLE SÉRIE DE PHÉNOMÈNES AÉRIENS
1. Le point de départ : Meyerton, 25 janvier 2024
Le premier cas particulièrement intéressant est enregistré à Meyerton, au
sud de Johannesburg, le 25 janvier 2024. La base de données UFO Hunters le
décrit comme un phénomène de forme « orb-like », c'est-à-dire ressemblant à un
orbe, avec une durée exceptionnellement longue de deux heures. Cette durée mérite d'être soulignée. Un
phénomène observé pendant deux heures ne ressemble pas au profil habituel :
-
D’un
météore ;
-
D’une
rentrée atmosphérique ;
-
D’un
éclair ;
-
Ou d'un
avion traversant rapidement le champ de vision.
Mais deux heures ne signifient évidemment pas deux heures de mouvement
continu d'un objet. Cela pourrait correspondre à une lumière ou une source
observée périodiquement, à un objet stationnaire apparent, à un astre très
brillant ou à plusieurs phénomènes successifs interprétés comme un seul. Malheureusement,
la fiche accessible aujourd'hui ne fournit pas les détails indispensables :
heure exacte, couleur, direction, altitude apparente, nombre de témoins ou
photographie. Un élément très important apparaît toutefois dans les archives Meyerton
n'est pas un lieu où un seul témoignage OVNI est apparu en 2024. Une
observation beaucoup plus ancienne, enregistrée en février 2022, décrit déjà
des phénomènes lumineux fréquents dans cette même région. Deux témoins
affirmaient observer des lumières qui apparaissaient parfois stationnaires,
clignotaient, disparaissaient puis semblaient réapparaître ailleurs. Le témoin
expliquait que ces manifestations se produisaient depuis plusieurs mois et
pouvaient provenir de différentes directions.
Autrement dit : Meyerton
possédait déjà un historique de signalements de lumières inhabituelles avant
2024. C'est un élément que je trouve particulièrement intéressant pour votre
livre.
2. 19 janvier 2024 – Randburg : un autre phénomène dans le ciel du Gauteng
Quelques jours avant le signalement de Meyerton, un phénomène avait été
rapporté à Randburg, dans l'agglomération de Johannesburg. Le 19 janvier 2024 à
14 h 13, un témoin observait le ciel depuis son jardin. Il décrit une lumière
blanche semblant se déplacer extrêmement lentement. L'objet était visible
pendant environ dix minutes. Le témoin, habitué à observer les satellites et
les objets célestes, estime qu'il ne s'agissait pas d'un satellite parce que
son déplacement lui paraissait beaucoup trop lent. Il évoque également une
lumière qui semblait être produite par la réflexion du Soleil. Mais le détail
qui l'a surtout intrigué est qu'une autre lumière aurait traversé rapidement le
champ de vision vers la fin de l'observation.
Le témoin lui-même envisageait l'hypothèse de débris spatiaux. C'est un cas
intéressant mais beaucoup moins spectaculaire que certaines présentations
ufologiques ultérieures.
3. 11 mars 2024 – Pretoria
Le 11 mars 2024, à 18 h 47, un autre signalement est enregistré à Pretoria.
Le témoin décrit :
-
Un objet
bleu ;
-
Environ 3
mètres, selon son estimation ;
-
À environ
300 mètres ;
-
Se
déplaçant à environ 60 km/h ;
-
Pendant
environ 50 secondes ;
-
Sans
lumière apparente ;
-
Sans
bruit.
-
La forme
est classée simplement « Other ».
Et surtout, la fiche de la base de données donne explicitement :
-
Balloon –
Possible - comme explication possible. Ce
cas doit donc être conservé, mais avec une réserve importante : la source
elle-même envisage une explication conventionnelle.
4. 16 mars 2024 – MULBARTON, Johannesburg South
Le 16 mars 2024, une observation est enregistrée à : Mulbarton –
Johannesburg South La base UFO Hunters la décrit comme : « peculiar bright
light » — une lumière brillante inhabituelle. La durée rapportée est
extrêmement courte : 3 à 4 secondes.
C'est un point capital. Nous sommes donc devant un phénomène complètement
différent de Meyerton :
|
Meyerton |
Mulbarton |
|
25 janvier |
16 mars |
|
Orbe |
Lumière brillante |
|
≈ 2 heures |
3–4 secondes |
|
Témoignage peu détaillé |
Témoignage très bref |
|
Sud du Gauteng |
Johannesburg South |
Cela ne ressemble pas spontanément à la même manifestation.
5. Pourquoi Mulbarton est néanmoins intéressant
Mulbarton est situé dans le sud de Johannesburg, dans une zone
résidentielle vallonnée. Une observation de seulement trois ou quatre secondes
pose un problème classique de l'ufologie : la durée est trop courte pour
permettre une identification fiable. Un éclair lumineux de quelques secondes
peut correspondre à une multitude de choses :
-
Météore
très bref ;
-
Satellite
produisant un flash ;
-
Réflexion
solaire sur un satellite ou un débris ;
-
Avion vu
dans une configuration particulière ;
-
Lumière au
sol ;
-
Phénomène
atmosphérique ;
-
Objet
réellement inconnu.
Sans direction, altitude angulaire, couleur et trajectoire, il est
impossible de trancher. Mais il constitue néanmoins une donnée chronologique
intéressante.
6. Un autre cas du Gauteng : Randburg, 31 août 2024
La série ne s'arrête pas au premier trimestre. Le 31 août 2024, à 00 h 30,
quatre personnes se trouvaient dans un jardin à Randburg, Johannesburg. Le mari
de la témoin remarqua trois objets lumineux dans le ciel. Les quatre personnes
auraient observé les phénomènes. La fiche indique :
-
3 objets ;
-
Couleur
décrite comme bleu-vert ;
-
Observation
pendant 15 à 20 minutes ;
-
Objets
semblant parfois stationnaires ;
-
Disparition
pendant quelques minutes ;
-
Puis
réapparition ;
-
Photographies
prises.
C'est beaucoup plus intéressant du point de vue documentaire que Mulbarton.
Pourquoi ? - Parce que nous avons : 4 témoins et des photographies
alléguées. La fiche indique même une forme classée cylindrique.
7. Le détail particulièrement intéressant de Randburg
Les témoins disent que les trois objets :
-
Restaient
relativement stables ;
-
Disparaissaient
;
-
Réapparaissaient
;
-
Pouvaient
rester visibles plusieurs minutes.
-
Cette caractéristique peut naturellement donner une impression de
comportement extraordinaire. Mais plusieurs explications doivent être
envisagées avant de parler de phénomène aérien anormal :
1.
Satellites
Certains satellites peuvent devenir invisibles
puis réapparaître selon leur orientation et les conditions d'éclairage.
2.
Avions
3.
Nuages
Une source lumineuse située derrière une couche
nuageuse peut disparaître puis réapparaître.
.
La photographie originale serait donc extrêmement utile.
8. Une
concentration géographique qui surprend
Lorsque l'on rassemble les cas documentés, on obtient une image
intéressante :
Janvier
Randburg – 19 janvier
Meyerton – 25 janvier
Mars
Pretoria – 11 mars
Mulbarton – 16 mars
Août
Randburg – 31 août
Nous avons donc au moins cinq signalements distincts dans le Gauteng au
cours de 2024 dans cette base documentaire, dont deux dans la région de
Johannesburg et un à Meyerton. Cela justifie à mon avis l'expression : «
série de signalements dans le Gauteng en 2024 » mais pas encore : «
vague d'OVNI du Gauteng » car ce dernier terme suppose une concentration
statistique beaucoup mieux établie.
9. Il existe cependant un contexte sud-africain plus large
Le phénomène n'est pas limité au Gauteng. La base sud-africaine fait
apparaître plusieurs autres observations en 2024 :
-
Marble
Hall – 11 janvier : objet rond ;
-
False Bay
– 2 mars : phénomène décrit comme une ligne verticale ;
-
Graaff-Reinet
– 4 mai : plusieurs signalements le même jour concernant un objet cylindrique ;
-
Randburg –
31 août ;
-
Middelburg
– 18 septembre ;
-
Durban –
24 septembre ;
-
Velddrif –
21 octobre ;
-
Betty's
Bay – décembre ;
-
Greytown –
30 décembre.
La carte 2024 est donc beaucoup plus vaste que Johannesburg.
Un élément mérite particulièrement votre attention. Le 4 mai 2024, la base
recense quatre entrées distinctes à Graaff-Reinet, dans le Cap-Oriental, toutes
décrites comme des objets cylindriques. Il
pourrait s'agir :
-
De
plusieurs témoins indépendants ;
-
D’une même
observation enregistrée plusieurs fois ;
-
Ou de
doublons dans la base.
Il faut donc ne surtout pas compter automatiquement ces quatre entrées
comme quatre événements différents. C'est exactement le type de problème
statistique qui peut artificiellement créer une impression de « vague ».
En décembre, deux séries de signalements apparaissent dans les sources.
Betty's Bay – 27 décembre
Huit témoins auraient observé pendant plusieurs heures des lumières
blanches se déplaçant selon une trajectoire décrite comme irrégulière. Le
témoin indique que le phénomène se serait répété pendant quatre jours.
Greytown – 30 décembre
Un témoin rapporte avoir filmé une lumière blanche sphérique se déplaçant
dans le ciel. Deux autres lumières auraient également été visibles, mais non
enregistrées. Ces deux affaires sont
éloignées géographiquement de Johannesburg, mais montrent que la fin de 2024 a
connu plusieurs signalements de lumières/orbes en Afrique du Sud.
Ce que je trouve particulièrement intéressant : Meyerton avait déjà une
histoire C'est peut-être le résultat le plus important de cette recherche. Le
cas de Meyerton 2024 n'est pas isolé dans le temps. En 2022, deux personnes de
Meyerton avaient déjà décrit des phénomènes lumineux récurrents. Le témoignage
parle de lumières :
-
Apparaissant
régulièrement ;
-
Restant
parfois stationnaires ;
-
Clignotant
;
-
Disparaissant
;
-
Réapparaissant
;
-
Changeant
parfois de direction.
Le témoin affirmait que ces phénomènes étaient observés depuis plusieurs
mois. Cela suggère que, dans cette région, une partie des signalements pourrait
relever d'un phénomène récurrent plutôt que d'une apparition exceptionnelle en
2024.
Une autre difficulté : le biais des bases de données
Les bases comme UFO Hunters et NUFORC ne constituent pas un recensement
exhaustif des observations sud-africaines. Elles dépendent des personnes qui
décident de déposer un témoignage. Or, en 2024, les réseaux sociaux ont
considérablement augmenté la probabilité qu'un témoin puisse publier rapidement
une observation. Une hausse des signalements peut donc provenir de :
v Plus d'observations réelles
Mais aussi de :
v Plus de personnes qui signalent ce qu'elles
voient.
Ou encore :
v Plus de personnes qui connaissent l'existence
des bases ufologiques.
C'est pourquoi il faut être prudent avec toute affirmation statistique.
Mon classement récences ici des cas 2024 du Gauteng
|
Cas |
Intérêt documentaire |
Commentaire |
|
Meyerton – 25 janvier |
★★★★☆ |
Durée annoncée de 2 h, mais documentation pauvre |
|
Randburg – 19 janvier |
★★★☆☆ |
Observation de 10 min, phénomène lumineux |
|
Pretoria – 11 mars |
★★★☆☆ |
Objet bleu, 50 s, ballon envisagé |
|
Mulbarton – 16 mars |
★★★☆☆ |
Lumière brillante, mais seulement 3–4 s |
|
Randburg – 31 août |
★★★★☆ |
4 témoins + 3 lumières + photographies alléguées |
|
Graaff-Reinet – 4 mai |
★★★★☆ |
Plusieurs entrées le même jour, à vérifier |
|
Middelburg – 18 septembre |
★★★☆☆ |
Triangle jaune, mais témoignage tardif |
|
Fin décembre |
★★★★☆ |
Plusieurs signalements d'orbes/lumières |
Chapitre XII - 4
02 - ALGERIE
L’ALGERIE ET LES OVNIs
Le sujet des OVNIs (Objets
Volants Non Identifiés) en Algérie est fascinant car il se situe à la croisée
de plusieurs chemins : les mystères archéologiques du Sahara, les récits
historiques militaires et la gestion stricte de l'espace aérien. Contrairement
à des pays comme la France ou les États-Unis, l'Algérie ne possède pas
d'organisme gouvernemental public dédié à l'étude des phénomènes aérospatiaux
non identifiés.
Voici ce qu'il faut dire et
comprendre sur le "problème" des OVNIs en Algérie, divisé en quatre
axes principaux :
1. Les mystères du Tassili n'Ajjer et les
"Anciens Astronautes"
L'Algérie abrite l'un des
sites les plus célèbres au monde pour les partisans de la théorie des anciens
astronautes. Dans le désert du Sahara, le plateau du Tassili n'Ajjer regorge de
peintures rupestres vieilles de 8 000 à 10 000 ans. Certaines fresques, comme
celle du "Grand dieu aux Orantes" ou d'autres figures dotées de ce
qui ressemble à des casques sphériques, sont souvent interprétées par les
ufologues comme des représentations d'extraterrestres. Une autre peinture
montrant un étrange disque rouge au-dessus d'animaux en fuite alimente
également les débats sur de possibles rencontres extraterrestres dans
l'Antiquité. Les scientifiques et archéologues, en revanche, y voient des
représentations de chamans, de divinités ou des scènes de rituels spirituels
propres aux populations néolithiques.
2. Les
observations historiques et militaires
L'histoire de l'Algérie,
marquée par une forte présence militaire et des conflits, a généré plusieurs
rapports d'observations d'OVNIs qui se retrouvent aujourd'hui dans des archives
étrangères. L'organisme français GEIPAN conserve par exemple dans ses archives
des dossiers d'observations sur le territoire algérien, comme le cas de
Mers-El-Kébir en août 1954. De plus, en mars 1958 en pleine guerre d'Algérie,
un légionnaire d'un camp à Bouamama aurait observé un objet gigantesque,
silencieux et lumineux.
Aujourd'hui, l'Armée Nationale
Populaire (ANP) possède une défense aérienne très sophistiquée, ayant par
exemple renouvelé sa flotte avec des satellites espions chinois comme
l'Alsat-3A. Par conséquent, de nombreux "OVNIs" modernes aperçus dans
le ciel algérien sont souvent en réalité des drones militaires, des
technologies classifiées ou des aéronefs étrangers surveillant les frontières.
3. Les
vagues d'observations récentes et les illusions d'optique
Régulièrement, des corps
lumineux mystérieux traversent le ciel algérien et sèment la perplexité sur les
réseaux sociaux, comme ce fut le cas lors d'une vague d'observations rapportée
en juillet 2023. Très souvent, le mystère est rapidement élucidé par les
experts : il s'agit de passages de satellites (comme les trains de satellites
Starlink), de météores ou de drones civils. Parallèlement, une forme
ressemblant à une soucoupe volante a été repérée sur Google Maps près de Bordj
Omar Driss, créant un véritable buzz sur internet avant d'être identifiée comme
une simple formation géologique du désert. Les observations signalées sur les
réseaux sociaux sont pour la plupart identifiables et le souci est qu’il y a
aussi de nombreux canulars ! Une enquête est alors indispensable pour
retenir ces cas.
4. La
position du Gouvernement et de l'ASAL
L'Agence Spatiale Algérienne
(ASAL), créée en 2002, est chargée de la politique spatiale nationale et de
l'observation de la Terre. Toutefois, à la différence du CNES en France qui
finance un bureau dédié aux OVNIs, l'ASAL n'a pas de département public d'investigation
ufologique.
L'approche de l'État algérien
face aux phénomènes aériens non identifiés relève exclusivement de la sécurité
nationale. Dans l'espace aérien algérien, vaste et stratégique, tout objet
volant non identifié est immédiatement considéré comme une potentielle
intrusion (drone de renseignement, avion espion, contrebande ou menace
terroriste) plutôt que comme un sujet d'étude scientifique ou exobiologique.
C'est pourquoi la transparence publique sur ces phénomènes y est presque
inexistante.
**En résumé : ** Si l'Algérie
nourrit l'imaginaire ufologique mondial grâce aux fascinantes énigmes rupestres
du Tassili, le "problème" contemporain des OVNIs y est surtout traité
sous l'angle rationnel de l'astronomie et de la géopolitique de la sécurité aérienne.
Selon les
bases de données UFOCAT / CUFOS (et il y a de nombreuses bases de données de
cas à travers le monde) l'Algérie compte 268
rapports recensés, mais ces catalogues ne sont que des listes d’observations en
une ligne. Aucune description. Ce serait peu intéressant de les publier ici.
Nous avons repris dans notre catalogue la majorité des cas connus, certains que
nous avons étudiés et commentés.
1914 – ÉTÉ – BLIDA - ALGERIE
Durant l’été 1914 à Blida, Voici le récit d'un ancien
soldat français. Installé à la campagne, il rentrait chez lui après avoir
irrigué ses champs. Soudain, un engin sphérique, lumineux et incandescent,
descendit silencieusement à proximité. Le témoin se cacha rapidement dans les
buissons. Il vit alors plusieurs silhouettes émerger de l'engin qui venait de
se poser.
Chaque silhouette portait un casque étrange et une
combinaison moulante tout aussi étrange. Chacune semblait concentrée sur un
endroit précis. Après quelques minutes, elles regagnèrent aussitôt l'engin
lumineux, qui s'éleva dans les airs et disparut.
https://www.ufoinsight.com/ufos/close-encounters/algerian-war-ufo-foreign-legion
SELON ALBERT ROSALES :
Albert Rosales, chercheur américain, spécialiste
mondial des cas avec Humanoïdes, rapporte qu'à Blida, en Algérie, durant l'été
1914, une nuit, « juste avant la déclaration de guerre (Première Guerre
mondiale), un colon français rentrait des champs après avoir ouvert les vannes
d'irrigation lorsqu'il vit une grande sphère lumineuse survoler les champs puis
se poser silencieusement à quelques mètres de chez lui. Effrayé, le témoin se
cacha rapidement derrière une haie et put voir plusieurs silhouettes sortir de
la sphère. Ces silhouettes portaient des casques et des combinaisons claires. Elles
se dispersèrent dans le champ en se déplaçant très rapidement, semblant
prélever des échantillons de sol. Après quelques minutes, les silhouettes
regagnèrent la sphère qui avait atterri, laquelle redécolla et disparut
rapidement. Le lendemain, d'autres agriculteurs des environs racontèrent avoir
vu une sphère lumineuse survoler les champs la nuit précédente. »
Albert Rosales indique que la source est "Le
Forum De L'Ufologie, France".
Malheureusement, je n'ai trouvé aucune trace d'un
quelconque forum d'ufologie en ligne intitulé « Le Forum de l'Ufologie », ni
aucune trace du rapport sur le web ; il a probablement disparu.
Ce rapport est certes très étrange, mais sa
crédibilité est nulle ; il s'agit clairement d'une simple histoire circulant
sur Internet, et aucune autre source n'en parle.
Sources : https://ufologie.patrickgross.org/ce3/1914-algeria-blida.htm
« Rapports
d'observations d'humanoïdes de 1910 à 1919 »,
compilés par Albert Rosales,
vers 2004, sur www.ufoinfo.com/humanoid/humanoid1910.shtml
AVRIL 1942 — FORT QUALLEN, SAHARA ALGÉRIEN
« Le mystérieux objet métallique immobile »
ICI PAGE 02 ACCEDEZ DIRECTEMENT A LA VERSION PDF, 1200 PAGES ET NOMBREUSES PHOTOS
https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf

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