jeudi 22 juin 2023

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES UAP A PARIS

UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE HAUT NIVEAU SUR LE PHÉNOMÈNE DES « UAP » S’EST TENUE À PARIS


Passé inaperçue dans l’actualité, les informations relatives à l’avancement des études dans le domaine des UAP sont pourtant d’une grande importance.

Durant de nombreuses années le dossier des UAP (ou plus couramment OVNI) était entre les mains des chercheurs amateurs privés. Le GEPA, une association sans but lucratif sur Paris tout comme le GEOS, ont commencé dès les années 60 à faire connaitre le phénomène qui à cette époque, était rejeté par le milieu scientifique.  Petit à petit quelques personnalités scientifiques se sont intéressées à ce sujet, considéré alors comme tabou et qui pouvait compromettre une carrière au sein du monde la science par le simple fait que de s’y intéresser.

Alors qu’aux USA, dans les années 50 – 60 – 70 le mot d’ordre officiel du gouvernement était de nier l’existence des UAP, par tous les moyens, y compris des « menaces » sur personnes, en France, Robert Galley, sous l’impulsion de Claude Poher, décident de créer au sein du CNES un département qui aura pour objectif de s’intéresser et de suivre le phénomène OVNI. Ce fut une révolution dans ce domaine en France, le premier pays à avoir sa commission scientifique officielle OVNI.

Cet organisme, le GEPAN, avec à sa tête un comité scientifique, allait sous la direction de Claude Poher, jeter les premières bases d’une étude scientifiques des UAP dès 1967. Deux années plus tard, Claude Poher quitte le GEPAN, l’organisme prend une nouvelle orientation, abordant le dossier sous un autre angle. Puis en 1988, le GEPAN est remplacé par le Service d'expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique (SEPRA), chargé plutôt de la poursuite des rentrées atmosphériques, mais aussi des phénomènes aérospatiaux non identifiés. Encore une nouvelle orientation pour cette structure qui allait durant quelques 20 ans, tomber plus ou moins dans l’oubli.

Durant ces décennies, 1960 – 2000 ce sont toujours les associations ufologiques qui font régulièrement parler du dossier ovni et qui font un travail d’enquête sur le terrain ou de recensement des observations. Des idées sont régulièrement émises, sans que ces structures associatives n’aient les moyens d’entreprendre des études scientifiques approfondies.

Dans le cours de années 2000 - 2010, les associations ufologiques s’orientent sur le domaine de l’information grand public, le réseau des Repas Ufologiques se met en place sous l’impulsion de Gérard Lebat et couvre une partie du pays, avant de disparaitre début des années 2012, sous sa forme originelle. Un grand congrès européen qui a eu des répercutions mondiales, réunie plus de 10 000 personnes à Châlons en Champagnes en 2005. Évoqué dans la presse Française et dans certains supports à l’étranger, cette réunion à marqué la décennie de par la qualité des rencontres, avec plus de 200 personnalités du monde ufologique qui se sont déplacé, venant des 5 continents.

De son côté la science officielle se réveille et en 2005, faisant suite à un audit réalisé quatre ans plus tôt, le président du CNES décide de remplacer le SEPRA par le GEIPAN (Groupe d’études et d’information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés). Cette nouvelle structure verra se succéder divers scientifiques à sa direction, qui entreprendront au fil des années, des projets intéressants pour en savoir plus sur le phénomène, ou se contentant de faire le travail de suivi des observations ainsi qu’il est précisé dans le nouvel objectif de cet organisme. Un réseau d’enquêteur, certains issus de l’ancien milieu associatif ufologique, est mis en place et produit un travail de qualité.

Le milieu scientifique dans le monde entier se passionne depuis les années 2000 de plus en plus pour ce phénomène qui est non seulement admis, mais qui est devenu « sérieux ». On assiste depuis les années 2010 à la création de divers organismes, commissions, etc… qui d’une façon indépendante ou sous l’égide de prestigieuses administrations se lancent dans des projets scientifiques relatifs à l’études des UAP.

Le 16 juin 2023, à Paris, c’est le comité technique chargé de l’études du phénomène UAP de SIGMA 2, structure créée en 2008 au sein de la prestigieuse ASSOCIATION FRANÇAISE D’AÉRONAUTIQUE ET D’ASTRONAUTIQUE (3AF), qui organise une conférence internationale sur les phénomènes aériens non identifiés. Une journée qui a réuni différents acteurs du monde scientifique ou ont été abordé les différentes méthodes possibles pour enregistrer des UAP, leur signatures optiques et différents projets d’études en cours ou à venir.

Cette réunion fait suite à toutes les initiatives qui aux USA, au Canada, entre autres, depuis 3 à 5 ans, ont débouché sur la création de nombreux organismes scientifiques qui étudient le phénomène OVNI, dotés pour certains de budgets importants prélevés sur l’argent public. C’est une nouvelle étape qui se met en place progressivement depuis 10 ans dans le paysage ufologique, les associations quasi inexistantes aujourd’hui, qui laissent la place au monde de la recherche scientifique.

LUC DINI - 3AF
Le président de SIGMA 2, Luc Dini, Directeur Business Development Missile Defense, ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure d'Ingénieurs de Constructions aéronautiques intervient tout d’abord et rappel que les études actuelles démontrent que le phénomène UAP peut être enregistré avec des caméras allant de l’ultraviolet à l’infrarouge et que cette journée sera consacrée à faire émerger des idées, des projets destinés à faire évoluer nos connaissances dans le domaine de la  signatures optiques des UAP. Puis ce fut Alain Juillet, conseiller exécutif principal en sécurité et renseignement et ancien chargé de l'intelligence économique auprès du Premier ministre qui a rappelé que la recherche s’était longtemps limitée aux témoignages et qu’il était aujourd’hui utile d’approfondir l’analyse du phénomène UAP dans des orientations et idées nouvelles.

Après cette courte présentation, le premier conférencier à évoquer ses travaux sur les UAP a été le Dr Beatriz Villaroel, astronome et membre de l'Institut nordique de physique théorique. Le Dr Villaroel a commencé son exposé par la présentation du projet « Exo Probe », une étude qui consiste à mettre en place une ressource conçue pour rechercher des UAP en temps réel jusqu'à 50 millions de kilomètres de la Terre. Il s’agit en fait d’un réseau mondial de caméras qui permettraient aux scientifiques d’effectuer des analyses diverses à partir de la capture optique d’un UAP. Elle a également évoqué ses travaux actuels dans le cadre du « Project VASCO » (Vanishing and Appearing Sources during a Century of Observations – en français « des sources qui apparaissent et disparaissent au cours d’un siècle d’observations »), lancé récemment par une équipe d’astrophysiciens, qui vise à trouver l’inattendu. Son but est de chercher des signes d’intelligence extraterrestre comme des étoiles qui disparaissent sans raison évidente. Les scientifiques espèrent qu’une enquête sur de telles cibles pourrait révéler une super-civilisation.

Le Dr Beatriz Villaroel laissa ensuite la place Dr Massimo Teodorani, qui est un astrophysicien du nord de l'Italie et qui a obtenu son diplôme "Laurea" en astronomie et son doctorat en Physique Stellaire à l'Université de Bologne.

En tant que chercheur aux observatoires astronomiques de Bologne et de Naples, puis au radiotélescope INAF de Medicina, il a été impliqué dans la recherche sur de nombreux types de phénomènes stellaires explosifs - tels que les supernovæ, les novæ, les protoétoiles éruptives et les étoiles binaires proches de masse élevée - et, plus récemment, dans la recherche de planètes extrasolaires et d'intelligence extraterrestre au sein du projet SETI. Le Dr Teodorani a participé activement à l’étude des phénomènes de la Vallée d’Hessdalen. (Norvège). Il a évoqué cette étude qui a commencé en 1984, souhaitant la réactiver en utilisant l’ancien matériel mis en « pause » tout en apportant des idées nouvelles, du matériel de nouvelle génération qui permettraient de mettre en évidence des données relatives aux phénomènes observés occasionnellement dans la vallée de Hessdalen.

Puis c’est le tour de Peter Reali d’intervenir. Il est titulaire d’un BS et d'un MSEE de l'Université de Californie à Berkeley. Il a eu une longue carrière dans la Silicon Valley en tant qu'ingénieur en conception électrique et gestionnaire de projets d'ingénierie. Il intervient au nom de la Coalition Scientifiques pour l’étude des UAP (Scientific Coalition for UAP Studies) et présente la vidéo dite « Rubber Duck » issue du département de la sécurité US et filmée en novembre 2019. Il détail cette vidéo et en fait une analyse complète et détaillée. Cette vidéo filmée à partir d’un avion, durant 30 minutes, nous montre un objet non identifié dans l’espace aérien et qui va traverser la frontière mexicaine.

LE DR JACQUES VALLEE
Le Dr Jacques Vallée intervient à son tour. Pas utile de le présenter, il s’intéresse au phénomène UAP depuis des décennies et il intervient régulièrement à propos de ce dossier. Auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet, il est l’un des scientifiques qui dans le monde, connait le mieux le dossier des OVNI – UAP.  Sa présentation portait sur l'estimation de la puissance optique de sortie des UAP. Il a énuméré une série de cas pour illustrer ses idées, entre autres un cas se déroulant en Alberta.  Une photo a été prise durant cette observation, qui après analyse, démontrait que pour produire la puissance de la lumière émise, il était nécessaire de développer 2500 mégawatts, soit la puissance d’une centrale nucléaire classique.

Luc Dini, président du comité 3AF Sigma 2, intervient à nouveau et fait état d’une étude sur les signatures optiques des UAP.  Il aborde les thèmes relatifs aux comportements, à l’apparence, aux changements de formes etc…  des UAP.

Le dernier orateur était le Dr Kevin Knuth, Doctorat en physique, (mathématiques mineures) Université du Minnesota (1995), actuellement Professeur, Département de physique, Université d'Albany, Albany NY, il est membre du comité de gestion, section des scientifiques, de l’organisation UAPx  (https://www.uapexpedition.org/) et rédacteur en chef de la revue Entropy. Son exposé portait sur les modalités d'imagerie et les anomalies optiques UAP. Il a commencé à expliquer comment les différents types de caméras réussissaient à enregistrer une partie spécifique du spectre électromagnétique, de la caméra infrarouge à la caméra ultraviolette, avec des caméras à lumière visible entre les deux.  Il a expliqué en détails le fonctionnement de divers types de caméras, abordant les Réseaux de diffraction qui permettent aux opérateurs de transformer une caméra en un spectromètre de base. Il maitrise très bien ce sujet, orientant les scientifiques présents sur des pistes sérieuses pour aborder diverses études sur les UAP.

On s’aperçoit avec cette conférence, qui fait suite à de nombreuses journées d’études, congres ou d’exposés qui ont eu lieu au cours de ces 10 dernières années, de la prise en main de plus en plus importante du dossier OVNI par des scientifiques qualifiés de différents domaines. L’évolution de notre connaissance des UAP est en marche, les associations bénévoles de la première heure, ayant laissé la place à des structures scientifiques diverses et performantes.

On devrait trouver dans les semaines à venir une vidéo de cette journée sur le site de la 3AF.

 

RÉFÉRENCES

https://www.3af.fr/agenda/3af-sigma2-webinar-1-on-uap-optical-observables-2270

Baptiste Friscourt - TheDebrief - https://thedebrief.org/astronomers-scientists-and-experts-convene-in-paris-france-to-study-aerial-mysteries/

mardi 20 juin 2023

SURVOL DES INSTALLATIONS NUCLEAIRES PAR UN OVNI AUX USA

OBSERVATIONS SUR LA BASE AÉRIENNE DE MALMSTROM - MONTANA – USA - MARS 1967

Le matin du 16 mars 1967, un agent de sécurité d'une installation de missiles nucléaires américains dans le centre du Montana a rapporté avoir vu des objets volants non identifiés, dont l'un est passé au-dessus des installations de lancement, ou silos, sur la base aérienne de Malmstrom. Peu de temps après, le commandant adjoint du Missile Combat Crew informait son officier supérieur lorsque le klaxon d'alarme a retenti. Au cours de la demi-minute suivante, les dix missiles ont signalé une condition "No-Go". Un par un, sur toute la ligne, chaque missile était devenu inutilisable. (1)

Robert Salas

Le lieutenant Robert Salas, membre 
des équipes de missiles, a déclaré que 
le garde de sécurité avait d'abord signalé 
avoir vu "des lumières étranges dans le ciel".

Dix minutes plus tard, Salas a reçu un 
autre appel. "Cette fois, il était clairement effrayé, extrêmement effrayé", a rappelé 
plus tard Salas à un journaliste.

"Il regardait directement la chose, un objet rouge 
brillant, de forme ovale et d'environ quarante 
pieds de diamètre et il planait 
au-dessus de la porte."²



Aucun article de presse n'a confirmé ce que Salas avait entendu. Une semaine plus tard, le 23 mars, la Billings Gazette a rapporté que plusieurs personnes avaient vu des objets volants non identifiés au-dessus de Great Falls et d'autres villes voisines dans la nuit du 22 mars. « un avion qui se déplaçait dans le ciel », conclut l'histoire.³

Le rapport a suscité l'intérêt local. Trois ans auparavant, un groupe d'enfants avait signalé qu'un objet volant blanc brillant en forme d'œuf avait atterri près d'Helena, à deux heures de route au sud de Malmstrom. L'Air Force a conclu que l'histoire était un canular, tandis que les parents des enfants ont insisté sur le fait qu'ils y croyaient. ⁴

En 2001, le chercheur John Greenewald a obtenu cinq historiques trimestriels de la 341st Strategic Missile Wing, en vertu de la Freedom of Information Act. Les rapports ont documenté les activités de l'unité du 1er janvier 1967 au 30 mars 1968, y compris la réponse à ce qui a été surnommé « l’incident du vol Écho ».

Deux agents de maintenances travaillent sur un missile alors qu'il se dresse dans son puit.

(US Air Force/photo de courtoisie)

Ils ont révélé que le quartier général du Strategic Air Command avait immédiatement ordonné « une analyse technique complète de ce problème. » ⁵ Une équipe technique a déterminé que la perte d'alerte stratégique s'est produite dans un laps de temps extrêmement court, « estimé entre 10 et 40 secondes ». ⁶ Mais les enquêteurs « n'ont pas été en mesure de déterminer une cause logique de l'incident ». ⁷

"Les rumeurs d'objets volants non identifiés (OVNI) autour de la zone d'Echo Flight pendant le temps de la faute ont été réfutées", selon l'histoire. Le personnel de la base qui a été interrogé a rapporté qu'"aucune activité ou observation inhabituelle n'a été observée". Le 801st Radar Squadron, également basé à Malmstrom, "a rendu un rapport négatif sur tout problème de radar ou d'interférence atmosphérique."⁸

Un centre de contrôle de lancement Minuteman I, ou LCC. Les équipages de combat de missiles assurent le commandement et le contrôle du système Minuteman à partir de ces centres de travail souterrains, occupés 24 heures sur 24, 365 jours par an, qui sont géographiquement séparés des missiles dans la zone de vol de l'équipage. Les missiles résident sous terre dans des installations de lancement.

(US Air Force/photo de courtoisie)

D'autres tests non concluants ont suivi au cours des six mois suivants. "L'une des principales théories [sic] de l'incident de l'Echo Flight était liée à un certain type d'effet de puissance négatif", a rapporté l'histoire. "Tous les tests effectués à cette fin ont donné des résultats négatifs."⁹

Huit ans plus tard, en novembre 1975, le personnel de Malmstrom AFB a signalé "des lumières dans le ciel et des sons similaires à ceux des avions à réaction". Au même moment, les opérateurs radar ont capté sept signaux à des altitudes de 9 500 à 15 500 pieds. Selon des documents obtenus par Greenewald, deux jets intercepteurs F-16 ont été brouillés mais "les objets n'ont pas pu être interceptés", après que les observations "ont tourné vers l'ouest [et] ont augmenté la vitesse à 130 nœuds". Les "objets aperçus ont éteint leurs lumières à l'arrivée des intercepteurs", a rapporté le personnel de Malmstrom, "et se sont rallumés à leur départ".

Le phénomène naturel des aurores boréales a parfois provoqué des anomalies radar, note le rapport, mais une vérification auprès des responsables météorologiques "n'a révélé aucune possibilité d'aurores boréales". La cause de l'événement de novembre 1975, conclut le rapport, était INCONNUE. ¹⁰

Les références

2. «L'observation d'OVNI est toujours saisissante; 50 ans plus tard, un missile se souvient d'"étranges lumières dans le ciel", Great Falls Tribune, 27 février 2017, p. 3

3."Les OVNIS sont à nouveau aperçus", Billings Gazette, 22 mars 1967, p. 6.

4."Canular de l'histoire de la soucoupe des termes de l'armée de l'air ;" « Parents Claim Story No Joke », Billings Gazette, 6 mai 1964, p. 1

5. History of 341st Strategic Missile Wing , 1er janvier 1967 au 31 mars 1967, p. 33
6. History of 341st Strategic Missile Wing , 1er janvier 1967 au 31 mars 1967, p. 35
7.History of 341st Strategic Missile Wing , 1er janvier 1967 au 31 mars 1967, p. 42
8.History of 341st Strategic Missile Wing , 1er janvier 1967 au 31 mars 1967, p. 38
9.History of 341st Strategic Missile Wing , 1er octobre 1967 au 31 décembre 1967, p. 58

10. "Memorandum for the Record", Centre de commandement militaire national, 8 novembre 1975, https://www.theblackvault.com/documentarchive/unidentified-flying-objects-over-malmstrom-afb-november-1975/

OBSERVATION EXTRAITE DE LA BASE DE DONNEE DU GROUPE AMERICAIN « ENIGMA ».



 


LA RECHERCHE OFFICIELLE SUR LES UAP AU CANADA

Un petit point sur ce qui se passe au Canada, au sujet de la recherche officielle sur le phénomène UAP ou OVNI. Un excellent article de Daniel Otis, traduit ici -  CTV News.ca

Voici comment le gouvernement canadien et l'armée gèrent les signalements d'OVNIS


P
ublié le 16 juin 2023 à 8 h 09 HE

Mis à jour le 16 juin 2023 à 8 h 26 HE

 

Par Daniel Otis
Scénariste de CTVNews.ca

Tard dans la nuit d'avril 2018, un vol cargo de New York à l'Alaska a signalé "un objet volant sporadiquement, estimé à (18 000 à 24 000 mètres) et se déplaçant à Mach 4" au-dessus du nord-ouest du Canada.

Le rapport aux contrôleurs aériens canadiens a déclenché des alertes aux responsables des transports et à l'armée. En dehors d'un courriel adressé à un chercheur civil au Manitoba, il semble qu'il n'y ait eu aucune enquête officielle ni suivi.

Le rapport inhabituel n'est qu'un parmi tant d'autres découverts par CTVNews.ca dans une base de données d'incidents d'aviation maintenue par le ministère fédéral des Transports du Canada. De nombreuses demandes d'accès à l'information ont permis de découvrir plus de détails sur des cas comme ceux-ci, ainsi que des documents de procédure qui montrent comment le gouvernement et l'armée canadiens enregistrent activement, partagent puis ignorent largement les rapports d'objets et de lumières non identifiés de policiers, de soldats et de contrôleurs aériens  . , les membres du public et les pilotes sur les vols opérés par  WestJet ,  Air Canada Express ,  Delta  et  plus encore .

Alors que le Pentagone, la NASA et les législateurs américains continuent d'enquêter sur ce qu'ils appellent UAP --- abréviation de phénomènes anormaux (ou aériens) non identifiés --- le principal conseiller scientifique du gouvernement canadien a également commencé sa propre étude, qui aboutira à un rapport public en 2024.

« Le projet Sky Canada a été lancé à l'automne 2022 pour étudier comment les signalements de phénomènes aériens non identifiés (UAP) du public sont gérés au Canada et pour recommander des améliorations », explique le site Web du Bureau du conseiller scientifique en chef du Canada.

C'est ce que CTVNews.ca a appris sur les procédures OVNI du Canada.

OBSERVATIONS DE RENSEIGNEMENTS VITALS

Au Canada, la plupart des signalements d'objets volants non identifiés sont capturés par des procédures connues sous le nom de « Instructions de communication pour le signalement d'observations vitales », ou CIRVIS en abrégé. Développés pour la première fois par l'armée américaine pendant la guerre froide pour documenter les menaces potentielles, les rapports CIRVIS au Canada déclenchent aujourd'hui une vague d'alertes qui relient les contrôleurs aériens, les représentants gouvernementaux de Transports Canada et l'Aviation royale canadienne (ARC).

 

Nav Canada, une société privée sans but lucratif qui possède et exploite l'infrastructure civile de contrôle du trafic aérien du pays, tend à être le premier point de contact lorsque les rapports CIRVIS sont effectués. Le manuel de Nav Canada sur les règles de l'aviation canadienne contient une section sur les rapports CIRVIS, qui ordonne aux pilotes d'alerter "immédiatement" les contrôleurs de la circulation aérienne "en cas d'observation vitale d'objets ou d'activités en vol et au sol qui semblent hostiles, suspects, non identifiés ou engagés dans une éventuelle activité de contrebande illégale." La société met même des "objets volants non identifiés" au début d'une liste d'exemples de CIRVIS qui comprend également des sous-marins et des navires de guerre étrangers.

Lorsqu'un rapport CIRVIS est fait, le personnel de Nav Canada avise les autorités fédérales de l'aviation à Transports Canada et un escadron de l'Aviation royale canadienne à North Bay, en Ontario. qui est affilié à Norad, le groupe de défense conjoint Canada-États-Unis

Le 21e Escadron de contrôle et d'alerte aérospatiale à North Bay est le « centre névralgique » de ce qu'on appelle le Secteur de la défense aérienne du Canada. L'escadron surveille les flux radar du Norad et est chargé d'identifier tout le trafic aérien s'approchant du pays. Les procédures CIRVIS du 21e Escadron se trouvent dans un document connu sous le nom de "Checklist 16".

"Ce rapport fournit des informations vitales pour la sécurité des États-Unis et du Canada qui, de l'avis de l'observateur, nécessitent une action ou une enquête très urgente de la part des forces américaines et/ou canadiennes", explique la liste de contrôle.

Il comprend une évaluation rapide de la menace et des liens vers un formulaire pour recueillir des détails comme la forme, la taille et la vitesse, qui sont ensuite télécopiés à Transports Canada et transmis au quartier général de la Région canadienne du NORAD (RCNO) à Winnipeg. La page de garde du fax du 21e Escadron comporte son emblème de chardon et la devise « Intruder Beware ».

Les informations des rapports peuvent également être partagées avec le personnel du Norad aux États-Unis, et peut-être même avec l'actuel bureau de recherche UAP du Pentagone, connu sous le nom de All-domain Anomaly Resolution Office (AARO). L'AARO a organisé son premier forum UAP pour les partenaires du renseignement Five Eyes au Pentagone à la fin mai, auquel a participé un représentant de l'Aviation royale canadienne.

"Nous avons entamé des discussions avec nos partenaires sur le partage de données", a déclaré le directeur de l'AARO, Sean Kirkpatrick, le 31 mai. "Ils vont finir, vous savez, par nous envoyer leurs informations et leurs données pour alimenter le processus que nous 'ai expliqué comment nous allons faire tout cela."

 Les procédures du quartier général de la Région canadienne de Norad sont décrites dans la "Liste de vérification 213", qui place également les "objets volants non identifiés" en haut d'une liste d'exemples de CIRVIS. Ce document fait référence aux rapports de Nav Canada et d'un chercheur civil à Winnipeg.

Chris Rutkowski
« ACCORD DE POIGNÉE DE MAIN »

Chris Rutkowski est un rédacteur scientifique, un professionnel des communications à la retraite de l'Université du Manitoba et peut-être l'ufologue le plus en vue au Canada. En plus du document de l'ARC, Rutkowski a également été répertorié comme le point de contact pour les rapports d'OVNI dans un manuel de procédures du centre des opérations aériennes de Transports Canada.

"J'ai été au courant des détails des cas de PAN au Canada pendant plus de 25 ans et je suis honoré d'avoir été invité à aider (le ministère de la Défense nationale) et Transports Canada dans leur gestion de la PAN, et d'avoir permis un tel accès aux données à des fins scientifiques recherche », a déclaré Rutkowski à CTVNews.ca. "Cependant, sans ressources ni financements adéquats pour enquêter pleinement sur ces rapports, mes recherches ont été incomplètes.

Rutkowski, qui a écrit 10 livres et publie un rapport annuel sur le sujet, dit avoir eu un "accord de poignée de main" avec les autorités canadiennes qui a débuté à la fin des années 1990. L'arrangement de longue date a été en grande partie gardé secret jusqu'à sa révélation en 2021, après que la nouvelle d’un rapport officiel de l'UAP américain a commencé à faire la une des journaux internationaux. Rutkowski a également été invité à fournir du matériel pour un briefing UAP de mai 2021 organisé pour l'ancien ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan.

"Depuis cette année, je reçois encore des rapports, bien que la fréquence ait considérablement diminué", a déclaré Rutkowski. "Je ne peux que supposer qu'il y a eu un changement de politique au sein du gouvernement canadien concernant les procédures de déclaration UAP, mais je ne suis pas certain de ce que cela peut être."

Les politiques de l'ARC et du Norad canadien sont toujours valables, selon un porte-parole de la Défense nationale. Un porte-parole de Transports Canada a déclaré que Rutkowski avait été retiré du manuel du centre des opérations aériennes du ministère.

"Dans un effort pour distribuer ces informations de manière juste et cohérente à tous les Canadiens, depuis juin 2021, Transports Canada n'envoie plus ces informations à des individus ou entités spécifiques", a déclaré un porte-parole de Transports Canada à CTVNews.ca.

Le ministère prévient que les rapports "contiennent des données préliminaires non confirmées qui peuvent être sujettes à modification".

"Les signalements d'objets non identifiés peuvent rarement être suivis car ils sont, comme le titre l'indique, non identifiés", a précédemment déclaré un porte-parole de Transports Canada.

L'armée canadienne déclare également régulièrement qu'elle "n'enquête généralement pas sur les observations de phénomènes inconnus ou inexpliqués en dehors du contexte d'enquête sur les menaces crédibles, les menaces potentielles ou la détresse potentielle dans le cas de la recherche et du sauvetage".

Au moins quatre cas semblent avoir rempli ces critères entre 2016 et février 2023, lorsqu'un ballon espion chinois présumé et trois autres objets ont été abattus dans l'espace aérien nord-américain.

Les demandes d'accès à l'information et les dossiers publics montrent que des rapports d'OVNIS ont également été soumis à des bases militaires canadiennes individuelles, à l'Agence spatiale canadienne, au Conseil national de recherches du Canada, à la Gendarmerie royale du Canada et à d'autres forces de police provinciales et municipales. Pour les observations en mer, la Garde côtière canadienne a des procédures "MERINT», qui énumèrent les "missiles guidés", les "objets volants non identifiés" et les "sous-marins" comme exemples.

LE RAPPORT "MACH 4" D'AVRIL 2018 ET PLUS ENCORE

Le vol cargo d'avril 2018 mentionné au début de cette histoire est l'un des cas les mieux documentés au Canada. Les enregistrements obtenus par CTVNews.ca montrent comment les contrôleurs de la circulation aérienne de Nav Canada ont informé l'Aviation royale canadienne et Transports Canada, qui à leur tour ont envoyé des détails par courriel et un rapport CIRVIS à Rutkowski à Winnipeg.

"Si je devais trouver une explication plausible, puisque Jupiter était bas à l'horizon cette nuit-là, je supposerais que le pilote le voyait et c'est pourquoi il n'a pas été en mesure de donner une bonne estimation de l'altitude, de la vitesse de l'UAP ou mouvement », a déclaré Rutkowski. "Ce que cette affaire montre, c'est qu'une meilleure enquête sur l'UAP est définitivement nécessaire."

Rutkowski et d'autres experts consultés par CTVNews.ca disent que des détails clés manquent dans de brefs rapports comme ceux-ci. Ils se sont également demandé comment le pilote du vol cargo pouvait estimer la vitesse et l'altitude incroyables de l'objet.

"Cependant, même si l'observateur était capable de le jauger avec précision, la vitesse élevée et le motif circulaire suggèrent fortement autre chose qu'un véhicule volant", a déclaré Iain Boyd, professeur d'ingénierie aérospatiale et directeur du Center for National Security Initiatives à l'Université. du Colorado, a déclaré à CTVNews.ca. "C'était probablement une sorte de phénomène naturel qui a été perçu par le pilote et/ou les capteurs de vol comme un véhicule."

CTVNews.ca a également déposé une demande d'accès à l'information pour tous les reportages CIRVIS détenus par les Forces armées canadiennes. Les 168 pages publiées plus de 450 jours plus tard contiennent des rapports de 2010 à 2020, qui sont principalement documentés dans les entrées du journal de bord du 21e Escadron de l'ARC à North Bay.

Ces rapports incluent un « disque rouge avec un anneau (bleu) » qui « a été observé par plusieurs personnes et policiers » près de Montréal en juillet 2010 ; "un objet non identifié dans les environs du lac Érié" qui a été capté par radar et repéré par deux vols en septembre 2016 ; et un vol United Airlines en direction d'Edmonton qui "a signalé un objet non identifié à environ 8000 (pieds) au-dessus de lui volant très rapidement dans la même direction" en janvier 2017.

Un rapport de décembre 2016 impliquait même des avions de chasse CF-18 canadiens dépêchés pour enquêter après qu'un vol d'American Airlines de Londres à New York ait signalé avoir pris des mesures d'évitement pour éviter un avion inconnu près du golfe du Saint-Laurent dans l'est du Canada. Bien que deux autres vols de passagers aient repéré quelque chose, les avions de chasse ne l'ont pas trouvé.

« CE QUE NOUS AVONS MAINTENANT EST UN SYSTÈME INADÉQUAT »

Alors que les experts sont divisés sur ce que représentent les PAN et sur la façon dont les signalements doivent être traités, ils conviennent qu'il faut faire plus pour documenter et analyser les observations au Canada.

Donald "Spike" Kavalench est un pilote de surveillance récemment retraité de Transports Canada qui a également passé plus de deux décennies à voler pour l'Aviation royale canadienne.

"Il y a tellement de problèmes dans la réponse officielle et nous devons faire tellement pour être mieux préparés", a déclaré Kavalench à CTVNews.ca. "Ce que nous avons maintenant est un système inadéquat avec une chaîne de signalement peu claire et inefficace et aucune procédure opérationnelle standard pour la réponse. Les ministres des transports et de la défense nationale doivent régler cela."

Boyd, de l'Université du Colorado, a également qualifié les procédures canadiennes d'"inadéquates". Alors que Boyd pense que la plupart des observations sont des phénomènes naturels, et certainement pas d'origines d'un autre monde, il pense que certains UAP pourraient être des équipements militaires sensibles, et devraient donc être traités à la fois comme un problème potentiel de sécurité nationale et de sécurité des vols.

"Avec des inquiétudes accrues concernant l'espionnage d'autres pays, notamment la Chine, le moment est peut-être venu pour le Canada de mettre en œuvre des procédures plus actives et approfondies, similaires à celles des États-Unis", a déclaré Boyd. "Pour moi, c'est avant tout une question militaire qui nécessiterait une approche technologique beaucoup plus globale pour aboutir à des progrès significatifs."

Robert Powell est un ingénieur basé au Texas et membre fondateur du conseil d'administration de la Scientific Coalition for UAP Studies, un groupe de réflexion international dédié à l'application de principes scientifiques à la recherche UAP. Comme Boyd et Rutkowski, Powell pense également qu'il faut accorder plus d'importance aux rapports au Canada, mais il est sérieusement préoccupé par le fait que les intérêts militaires "incluent les données ouvertes et la science publique".

"L'industrie de la défense américaine place la sécurité nationale au sommet de tous les efforts et cela peut avoir un impact sur la capacité des États-Unis à traiter correctement le sujet UAP", a expliqué Powell. "Le Canada, d'un autre côté, pourrait être en mesure d'avoir une vision plus ouverte et scientifique du mystère de la PAN si les Canadiens soutiennent un tel effort."

Lancé en 2022, le nouveau projet Sky Canada du Bureau du conseiller scientifique en chef du Canada prévoit de livrer son rapport et ses recommandations sur les procédures UAP canadiennes en 2024. Il s'agit de la première étude UAP officielle connue au Canada depuis près de 30 ans. Rutkowski, le chercheur sur les ovnis, espère que cela aboutira à ce que les rapports soient à nouveau mis à la disposition des chercheurs.

"Je pense que le projet Sky Canada est une bonne étape pour déterminer comment les rapports et les rapports UAP devraient être gérés au sein des agences gouvernementales canadiennes", a déclaré Rutkowski, chercheur sur les ovnis basés à Winnipeg. "Les conclusions du projet Sky Canada permettront, espérons-le, de déterminer comment le Canada peut mieux participer à l'intérêt international actuel pour la PAN et contribuer à la compréhension scientifique du sujet."

Nota : Les "observations vitales du renseignement" de 2010 à 2020 ont été obtenues auprès de l'Aviation royale canadienne par le biais d'une demande fédérale d'accès à l'information.

vendredi 16 juin 2023

La NASA découvre que les PAN existent

 La NASA découvre que les PAN existent

Pour la première fois dans l'histoire de la NASA, un groupe indépendant a organisé une conférence d'une journée sur les PAN. Voici tout ce qui a été dit... et n'a pas été dit.



Par Baptiste Friscourt

Published 2023-06-15 at 08:58 

Le 31 mai 2023, la NASA a organisé la première réunion de son équipe d'étude indépendante sur les phénomènes anormaux non identifiés (UAPIST). Créée en 2022, cette équipe a pour objectif d'identifier "les données disponibles, la meilleure façon de collecter les données futures et la manière dont la NASA peut utiliser ces données pour faire progresser la compréhension scientifique des PAN". L'étude servira ainsi de "forum interdisciplinaire basé sur la communauté pour solliciter et coordonner l'analyse et la contribution de la communauté scientifique et fournir des conseils".

La création de l'UAPIST pour une durée limitée à un an a été décidée par l'administrateur de la NASA et ancien sénateur Bill Nelson, ainsi que par l'ancien administrateur associé du Directorat aux Missions Scientifiques, le Dr Thomas Zurbuchen. Il est intéressant de noter que, lors d'une interview pour le Center for Politics de l'université de Virginie, Bill Nelson a déclaré avoir parlé aux pilotes impliqués dans le cas du Nimitz en 2004, déclarant que ni lui ni eux n'avaient réussi à identifier l'engin avancé qu'ils avaient rencontré. Interrogé sur l'origine possible de l'engin, il a répondu : "Qui suis-je pour dire que la planète Terre est le seul endroit où se trouve une forme de vie civilisée et organisée comme la nôtre ?". Aujourd'hui, l'équipe est placée sous l'autorité des docteurs Nicola Fox et Daniel Evans et dirigée par l'astrophysicien David Spergel.

Lors de la dernière conférence CAIPAN organisée sous l'égide du Groupe d'information et d'études sur les phénomènes aériens non identifiés (GEIPAN) de l'Agence spatiale française (CNES), l'administrateur adjoint délégué à la recherche, le Dr Daniel Evans, a présenté les travaux en cours de l'UAPIST : une "petite fraction semble démontrer une technologie de propulsion extrêmement avancée, et au-delà, les UAP posent très clairement un problème de sécurité en vol". Il a poursuivi en expliquant que l'équipe est constituée de 16 experts universitaires, dont ............ la suite sur le site suivant.

BAPTISTE FRISCOURT

DÉCOUVREZ LA SUITE DE CETTE LONGUE ÉTUDE FAITE PAR BAPTISTE FRICOURT APRÈS LA RÉUNION DU 31 MAI AU SEIN DE LA NASA SUR SON SITE :

https://www.uapcheck.com/news/id/2023-06-14-nasa-wakes-up-to-uap-believers-and-skeptics

Baptiste Friscourt est professeur certifié et s’intéresse sous l’angle scientifique aux phénomènes OVNI/UAP. Il participe aussi en France, à diverses activités sur ces dossiers au sein de groupes d’études sérieux.  Ses écrits sont d’excellentes qualités et reflètent la réalité de nos connaissances du dossier ovni.


 

mardi 13 juin 2023

LES ASTRONOMES DEVOILENT UNE NOUVELLE FACON DE RECHERCHER UNE INTELLIGENCE EXTRATERRESTRE

 LES ASTRONOMES DEVOILENT UNE NOUVELLE FACON DE RECHERCHER UNE INTELLIGENCE EXTRATERRESTRE

Jusqu'à maintenant personne n'avait pensé à rechercher des balises centralisées à impulsions.  

PAR BRILEY LEWIS 

PUBLIÉ LE 11 JUIN 2023 À 13H00 HAE  -  SOURCE : PopSci  - Traduction

 https://www.popsci.com/science/galactic-beacon-alien-radio-signals/?utm_content=buffer84ef2&utm_medium=social&utm_source=linkedin.com&utm_campaign=buffer

Le radiotélescope de 140 pieds de Green Bank, en Virginie, a lancé la recherche de balises galactiques. NRAO/AUI/NSF

La chasse aux extraterrestres n'est pas aussi sensationnelle ou spéculative qu'on pourrait le penser. En fait, les astronomes inventent constamment des moyens pratiques de rechercher la vie intelligente dans notre univers. Une recherche récemment publiée dans l’Astronomical Journal décrit une méthode pionnière pour rechercher des balises radio au centre de la Voie lactée - une nouvelle idée de la façon dont les extraterrestres pourraient nous envoyer des signaux. (Spoiler : les auteurs de l'étude n'ont pas trouvé de balises… pour l'instant !)

Les astronomes scrutent le ciel avec des radiotélescopes depuis l’aube de la recherche d'intelligence extraterrestre, ou SETI, dans les années 1960, lorsqu'ils ont commencé à écouter les messages technologiques des étoiles. En particulier, ils ont recherché des signaux dits à bande étroite - des ondes radio qui se produisent sur une très petite gamme de fréquences, qui ne pourraient pas être produites par la nature. Les messages à bande étroite doivent généralement cibler une étoile spécifique, alors qu'une balise radio centralisée pourrait projeter un large réseau, balayant la galaxie.

"Ce document est extrêmement important pour la recherche d'intelligence extraterrestre car il contient la première grande enquête sur les technosignatures radio périodiques", déclare l'astronome de l'Institut SETI Sofia Sheikh, co-auteur du nouveau travail. Périodique signifie que ces signaux "clignoteraient au fil du temps comme un phare", dit-elle, "au lieu de supposer que le signal doit être allumé en permanence comme un lampadaire".

Sheikh et d'autres collaborateurs, y compris l'astronome de l'Université Cornell Akshay Suresh, proposent que ces impulsions répétées d'émission radio pourraient provenir d'une sorte de balise rotative. Si elle est située au centre de la galaxie, une telle balise pourrait être un moyen particulièrement efficace de communiquer sur de grandes distances. Les signaux de ce type de balise peuvent également être plus faciles à trouver en passant au crible les données radio, qui sont souvent contaminées par le bourdonnement omniprésent de la technologie terrestre.

Ces balises seraient plus économes en énergie par rapport aux signaux continus à bande étroite que les astronomes recherchaient auparavant. De plus, "leur nature clignotante régulière les rend faciles à détecter avec des algorithmes, différenciables des interférences radio humaines, et généralement évidentes comme quelque chose de bizarre", explique Sheikh. Regarder vers le centre galactique est également un excellent moyen d'augmenter les chances de repérer quelque chose, car la concentration d'étoiles est plus élevée au milieu de la Voie lactée. Plus d'étoiles signifie plus de planètes et plus de chances que la vie surgisse.

"C'est une technique logique pour rechercher des événements ou des transmissions que nous ne pouvons pas prédire autrement", reconnaît l'astronome de Penn State, Macy Huston, qui n'est pas affilié aux découvertes. Mais il y a un hic - bien que le centre de la galaxie soit dense d'étoiles, de nombreux astronomes prédisent que le rayonnement qui s'y trouve le rend trop dangereux pour la vie, le plaçant en dehors de la soi-disant zone habitable galactique.

Cela n'a pas dissuadé Sheikh, Suresh et leurs coéquipiers, qui ont utilisé la plus grande parabole radio orientable au monde, le télescope Green Bank en Virginie-Occidentale, pour tester leur sonde pour les balises galactiques. Après avoir observé les 600 000 étoiles centrales de la Voie lactée pendant cinq heures, rien d'extraordinaire ne ressort des données. Cette quantité de recherche, cependant, revient à explorer une seule goutte d'eau prélevée dans une piscine entière ; ce n'est pas parce que rien n'est apparu lors de cette première recherche que la théorie des balises galactiques est en panne. Suresh est particulièrement enthousiaste à l'idée que l'algorithme développé pour cette recherche permettra aux astronomes « d’explorer facilement leurs données pour les signaux pulsés » lors de futurs balayages. »

"Le jury est toujours sur la prévalence générale de la vie technologique dans l'univers", dit Sheikh. Bien que les progrès puissent être lents, passer au crible régulièrement l'ensemble du pool d'étoiles de la galaxie est le seul moyen "de pouvoir dire quoi que ce soit de concluant sur la prévalence de la vie technologique, et cet article nous rapproche un peu plus. ”


QUI EST BRILEY LEWIS

Briley Lewis, étudiante diplômée de 5ème année (2022 : candidate au doctorat !). Elle étudie à l'Université de Californie à Los Angeles l'astronomie et l'astrophysique. Elle est originaire du Sud de la Californie et elle est la première de sa famille à avoir obtenu un doctorat. Elle a obtenu son baccalauréat en astrophysique à l'Université de Columbia (promotion 2018), Elle vient d'obtenir sa maîtrise en astronomie et astrophysique à l’UCLA, Elle a déjà travaillé notamment au Space Telescope Science Institute de Baltimore, MD. Elle s'intéresse principalement aux exoplanètes et au système solaire. 



À la recherche d'artefacts extraterrestres dans l'océan Pacifique

Project Galileo

À la recherche d'artefacts extraterrestres 

dans l'océan Pacifique

Par Avi Loeb
Professeur Baird de sciences et directeur de l'institut à l'Université de Harvard

https://avi-loeb.medium.com/seeking-extraterrestrial-artifacts-in-the-pacific-ocean-9591aeda1aa7

 Vue depuis la fenêtre de la Grande Barrière de Corail en Australie, en route vers le site IM1.

Journal d'un voyage interstellaire : Jour 3 - (13 juin 2023)

Nous sommes en route vers l'océan Pacifique à travers l'Australie à la recherche des matériaux du premier météore interstellaire, IM1.

Ma dernière interview télévisée avant le départ a inspiré un don généreux et plutôt inattendu de visibilité publique au projet Galileo et à son expédition. Peu de temps avant mon vol, j'ai signé un accord en ligne avec un propriétaire d'entreprise qui nous a assuré du temps d'antenne sur le spectaculaire, le plus récent et le plus récent méga écran haute définition à nœud papillon de Times Square au 1500 Broadway et W43rd rues en face du 1 Times Square à Manhattan, New York.

En quelques heures, les membres du projet Galileo dirigé par Daniel Llussa, ont produit une brève vidéo, qui peut être visionnée sur ce lien . Cette vidéo sera présentée à des millions de visiteurs de Times Square au cours des 3,5 prochains mois. L'objectif de l'expédition est de fournir un nouveau contenu à la vidéo en trouvant des matériaux interstellaires. Nous mettrons à jour la vidéo à New York au fur et à mesure que nous progressons sur le bateau dans l'océan Pacifique. Si vous visitez Times Square cet été, jetez un coup d'œil à cet affichage numérique.

Sur le chemin de l'aéroport, l'astrophysicien britannique Javier Martin-Torres m'a envoyé le message suivant : « J'ai remarqué un grand changement dans les médias américains, l'opinion publique et même le gouvernement après le lancement du projet Galileo. Je pense que le projet Galileo a déclenché la mèche qui était latente depuis des années… » J'ai répondu : « L'opinion publique est en effet en train de changer. Mais trouver du matériel interstellaire dans cette expédition pourrait tout changer.

Quand je suis entré dans le jet, le pilote a dit : "Bienvenue à bord, Professeur Loeb". J'ai répondu : « Vous pouvez m'appeler Avi. Je ne suis qu'un garçon de ferme curieux. Tout le reste est sans importance.

Dans le jet, j'ai eu une longue conversation avec le bailleur de fonds de l'expédition, Charles Hoskinson, sur les mathématiques, l'informatique, l'intelligence artificielle, la désextinction du matériel génétique et la renaissance associée d'animaux perdus comme le mammouth laineux ou le tigre de Tasmanie, et la plupart important - ce que nous pourrions trouver au fond de l'océan. Si IM1 était un artefact technologique, son noyau aurait pu survivre à son entrée dans l'atmosphère et l'expédition pourrait en trouver une relique importante au fond de l'océan. Si l'un de ses systèmes d'exploitation survivait, nous pourrions tenter de le faire revivre. "Reconstruire un système d'exploitation extraterrestre pourrait être bien plus excitant que la renaissance du tigre de Tasmanie en Australie", ai-je fait remarquer à Charles qui est impliqué dans ce dernier projet.

Cependant, la réalité qui donne à réfléchir est qu'un objet de la taille d'un mètre serait difficile à trouver dans une région de recherche de quelques kilomètres à l'échelle. Il est beaucoup plus facile de récupérer des sphérules millimétriques de son extérieur fondu, car elles sont beaucoup plus abondantes. Les petites choses sont beaucoup plus abondantes que les grandes choses ; une attente raisonnable dans un processus de désintégration sans échelle est une quantité égale de masse totale par bac logarithmique de masse de fragment.

Alors que nous survolions la Grande Barrière de Corail australienne, je me suis souvenu de la grande barrière pour le succès de l'expédition. Heureusement, nous avons une équipe exceptionnelle passionnée par notre mission scientifique. Si nous recherchons IM1 et ne trouvons rien, nous essaierons à nouveau de rechercher IM1 et plus tard le deuxième candidat interstellaire, IM2. Les étrangers pourraient se demander : à quoi bon chercher si les chances de succès sont faibles ? Ils passent à côté de la simple vérité que le fait de rechercher des matériaux à partir d'un paquet interstellaire donne un but significatif à nos vies. Le paquet peut inspirer l'humanité à se comporter plus intelligemment sur Terre. Si d'autres arrivent à notre porte, nous pourrions souhaiter leur rendre visite.

Alors que l'équipe s'approchait de l'Australie, mes pensées ont été reprises par un nouveau courriel du dramaturge Josh Ravetch qui a noté : « … aucun siècle ne nous a jamais donné un siège près de la fenêtre sur notre petit bateau de croisière exigu. Peut-être que l'idée la plus importante ici est que nous savons que nous sommes sur une île et que personne ne fait plus que regarder par la fenêtre. Ça peut sembler farfelu, mais vous vous dirigez vers l'océan Pacifique à la recherche du reste de notre famille. Ce sont des cousins, pas des extraterrestres… ».

Après son arrivée, le chauffeur de taxi a demandé au groupe si nous étions sur un tournage ou un projet scientifique. Le réalisateur, Jason Kohn, a répondu : "Cela dépend à qui vous demandez." J'ai corrigé Jason et j'ai dit : « C'est un projet scientifique. Les caméras ne seraient pas là si les scientifiques n'étaient pas là, mais pas l'inverse. »

Quelques minutes plus tard, je reçois un message de Rob McCallum, le coordinateur de l'expédition, qui est déjà monté à bord de notre bateau, justement nommé 'Silver Star'. Rob a déclaré : « Le navire, l'équipage, l'équipement et les dispositions sont tous en place et synchronisés. Nous sommes prêts pour les affaires… Nous sommes à la veille d'une aventure. Je suis tellement content pour vous alors que nous voyons les choses devenir opérationnelles. »