mardi 11 août 2026

OVNI – UAP – LA DERNIERE ŒUVRE DE JACQUES VALLEE : "Forbidden Science 7"

OVNI – UAP – LA DERNIERE ŒUVRE DE JACQUES VALLEE

"Forbidden Science 7"
 

Publié en 2026 chez Anomalist Books, Forbidden Science 7 vient clore un projet intellectuel et biographique monumental entamé par Jacques Vallée près de sept décennies plus tôt. Couvrant la période de 2020 à 2025, cet ouvrage retrace les réflexions, rencontres et analyses d'un astrophysicien et informaticien de formation devenant le témoin privilégié des bouleversements récents autour des phénomènes aériens non identifiés (PAN / UAP).

Sous le sous-titre révélateur de Final Report, Vallée referme ses carnets en dressant un bilan scientifique, philosophique et humain A. Le regard du scientifique face à la « fièvre de la divulgation » (2020–2025)

La période couverte par le volume 7 correspond à une accélération sans précédent du sujet UAP aux États-Unis et dans le monde : auditions au Congrès américain, débats autour des lanceurs d'alerte, création du bureau AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) et médiatisation de masse.

Là où de nombreux ufologues ou enthousiastes crient à la « divulgation imminente » (disclosure), Jacques Vallée apporte un recul critique salutaire :

Un scepticisme institutionnel : Vallée se méfie des récits gouvernementaux simplistes ou instrumentalisés à des fins géopolitiques ou budgétaires.

Le piège du narratif réducteur : Il met en garde contre la tentation de réduire un phénomène infiniment complexe à la seule grille de lecture « d'engins métalliques venus d'une autre planète ».

B. L'antidogmatisme et la complexité de l'énigme

Au cœur du testament de Vallée se trouve le refus catégorique des certitudes préconçues :

L'hypothèse interdimensionnelle et le « Trickster » : Fidèle aux thèses qu'il a développées dès Le Collège Invisible ou Passage to Magonia, Vallée souligne que la réalité du phénomène semble interagir directement avec la conscience humaine, la physique quantique et le tissu même de notre perception de l'espace-temps.

La mise en garde contre les dérives spirituelles et sectaires : Le livre insiste sur les risques d'aveuglement idéologique, de manipulation psychologique et d'émergence de mouvements quasi-religieux créés autour des phénomènes anomaux.

C. La fidélité absolue aux témoins du réel

Malgré les intrigues politiques et les controverses d'initiés à Washington ou dans la Silicon Valley, la boussole morale et scientifique de Vallée reste invariablement tournée vers le terrain :

Il réaffirme la primauté des données empiriques et du témoignage direct des témoins de première main.

Il dénonce les spéculations en chambre au profit d'une analyse matérielle rigoureuse (analyses isotopiques de matériaux de crash, modélisations informatiques des comportements de vol, rigueur statistique).

Critique argumentée


Points forts de l'ouvrage

Une perspective historique unique : Très peu de chercheurs peuvent prévaloir d'avoir collaboré avec J. Allen Hynek dans les années 1960 (Projet Blue Book), d'avoir participé à la création d'ARPANET et d'observer les développements technologiques et politiques contemporains des années 2020. Cette trajectoire donne à ses observations une profondeur et une autorité inégalées.

Une rigueur épistémologique exemplaire : Dans un milieu trop souvent dominé par la croyance illimitée ou le déni dogmatique, Vallée incarne l'esprit du doute méthodique scientifique : observer, mesurer, émettre des hypothèses, mais refuser de conclure prématurément.

La sincérité du format de journal : Le style direct des carnets de notes offre un aperçu intimiste sur les doutes, les désillusions face aux querelles d'égos du milieu ufologique, et l'humanité d'un chercheur conscient de la finitude de sa quête.

Limites et réserves

L'absence de réponse « clé en main » : Pour le lecteur en quête d'une révélation définitive ou d'une théorie ultime expliquant l'origine exacte des PAN, ce tome pourra susciter une certaine frustration. Vallée choisit délibérément de poser des questions plus ouvertes plutôt que d'imposer des réponses préfabriquées.

La structure insulaire des journaux : Comme tout journal intime, le récit passe parfois brusquement de considérations scientifiques de haut niveau à des détails du quotidien, des réunions privées ou des anecdotes personnelles, ce qui exige du lecteur une bonne connaissance préalable des tomes précédents et du paysage ufologique mondial.

Forbidden Science 7 ne constitue pas seulement la fin d'une série de livres ; c'est le bilan d'une posture intellectuelle. En qualifiant ce volume de « testament intellectuel d'un chercheur qui refuse les certitudes », on saisit parfaitement le message central de Jacques Vallée :

La véritable science ne consiste pas à remplacer un dogme par un autre, mais à maintenir un état de curiosité rigoureuse et d'humilité permanente face aux mystères de l'univers.

L'ouvrage laisse en héritage une méthode de travail et un avertissement : alors que le sujet des UAP entre dans la sphère publique et institutionnelle globale, il est plus que jamais nécessaire de préserver l'esprit critique, la méthode scientifique et la protection de la conscience humaine.

Équipe rédactionnelle du GEOS France MR

https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/la-politique-et-les-ovni-en-grande-bretagne.pdf




FOIA – UAP - UN JUGE AMERICAIN BLOQUE UNE TENTATIVE D'OBSTRUCTION DE LA FOIA

FOIA – UAP : un juge fédéral bloque la tentative du Department of Energy de fermer des milliers de demandes anciennes

Une décision importante pour la transparence gouvernementale américaine — et potentiellement pour les recherches UAP


Par Gérard Lebat — 9 août 2026

La justice fédérale américaine vient de porter un coup sérieux à une politique du Department of Energy (DOE) destinée à réduire son important arriéré de demandes formulées au titre du Freedom of Information Act (FOIA). Dans une ordonnance rendue le 5 août 2026, la juge fédérale Amy Berman Jackson, du tribunal fédéral du District of Columbia, a annulé la politique dite “Still Interested Inquiry” (« demandeur toujours intéressé ») mise en place par le Department of Energy. Cette décision est importante car elle interdit au DOE d'imposer de manière générale aux demandeurs ayant déposé une ancienne demande FOIA de réaffirmer leur intérêt pour que celle-ci continue à être traitée. Autrement dit, une administration ne peut pas transformer son propre retard dans le traitement des demandes en une obligation supplémentaire imposée aux citoyens.

En août 2025, le Department of Energy avait publié un avis particulièrement controversé. Il concernait toutes les demandes FOIA déposées auprès du siège du département avant le 1er octobre 2024. Le DOE demandait aux personnes concernées d'envoyer un courrier électronique afin de confirmer qu'elles souhaitaient toujours que leur demande soit traitée. En l'absence de réponse, l'administration indiquait qu'elle pourrait clôturer la demande. La mesure était présentée comme une réponse à l'explosion du nombre de demandes FOIA reçues par le département et à l'accumulation d'un important retard administratif.

Le DOE expliquait notamment que le volume des demandes avait fortement augmenté au cours des années précédentes et dénonçait également l'utilisation de demandes automatisées ainsi que des requêtes jugées abusives, répétitives ou incomplètes. Le problème était cependant évident : une demande FOIA parfaitement légitime pouvait disparaître non pas parce que l'administration l'avait traitée, mais parce que son auteur n'avait pas répondu à une nouvelle sollicitation de l'administration.

C'est précisément cette pratique que la justice vient de remettre en cause.

La justice : le FOIA ne permet pas d'imposer cette obligation générale

L'affaire avait été portée devant la justice par l'organisation américaine American Oversight, qui contestait la légalité de cette politique. Dans son ordonnance du 5 août, la juge Amy Berman Jackson a adopté une position particulièrement claire. Elle a estimé que le FOIA ne donne pas au gouvernement le pouvoir d'imposer à tous les demandeurs une obligation générale de confirmer périodiquement qu'ils souhaitent toujours obtenir les documents demandés.

La juge s'est notamment appuyée sur les recommandations du Office of Information Policy (OIP) du Department of Justice. Celles-ci recommandent aux agences fédérales de faire un usage limité des demandes de confirmation d'intérêt et de traiter, dans la grande majorité des cas, les demandes FOIA jusqu'à leur terme. La conclusion de la juge est particulièrement importante :

La FOIA n'autorise pas une agence à exiger de tous les demandeurs qu'ils prennent des mesures supplémentaires pour réaffirmer leur intérêt à l'égard de demandes restées sans réponse.

La logique est donc inversée. Le retard de l'administration ne peut pas devenir une charge supplémentaire pour le citoyen.

L'organisation American Oversight a immédiatement salué la décision. C’est une victoire !  Sa directrice générale, Chioma Chukwu, a présenté le jugement comme une victoire pour la transparence, la responsabilité gouvernementale et le droit du public à l'information.

Mais l'organisation va plus loin.

Selon elle, l'enjeu dépassait largement le seul Department of Energy. Si la politique du DOE avait été validée par le tribunal, elle aurait pu devenir un modèle reproductible par d'autres agences fédérales confrontées à un important retard dans le traitement des demandes FOIA. Chaque agence aurait alors pu demander aux auteurs de vieilles requêtes de confirmer périodiquement leur intérêt, avec à la clé la fermeture automatique des dossiers en cas de silence. La décision du 5 août empêche précisément que ce mécanisme devienne une pratique générale.

Le contexte : un système FOIA sous pression

Le DOE n'est toutefois pas le seul organisme fédéral confronté à une explosion des demandes d'accès aux documents. Les services FOIA de nombreuses agences américaines connaissent depuis plusieurs années une augmentation considérable de leur charge de travail et des retards importants. La situation aurait été aggravée par les réductions d'effectifs intervenues dans le cadre des politiques de réduction de la fonction publique fédérale de l'administration Trump.

Le problème est donc réel. Le Department of Energy devait effectivement trouver une solution à son arriéré. Mais la justice vient de rappeler qu'une agence ne peut pas nécessairement résoudre ce problème en transférant une partie de cette charge administrative aux demandeurs.

L'affaire prend une dimension encore plus intéressante lorsqu'on observe les autres initiatives prises récemment autour de la FOIA. American Oversight considère la politique du DOE comme l'un des éléments d'une tendance plus large visant, selon l'organisation, à rendre l'accès aux documents gouvernementaux plus difficile. L'association cite notamment certaines mesures prises au Department of Justice concernant l'identification des demandeurs, ainsi qu'une initiative comparable de l'ancienne USAID, utilisant elle aussi un mécanisme de confirmation d'intérêt. Le risque est alors de voir apparaître progressivement une série de petites contraintes administratives :

Preuve d'identité, confirmation d'intérêt, difficultés concernant les exemptions de frais, demandes de précisions supplémentaires, traitement accéléré plus difficile, etc.

Chacune peut sembler anodine. Mais leur accumulation peut modifier profondément l'accès effectif du public aux documents administratifs.

Et les archives UAP dans tout cela ?

C'est ici que cette décision devient particulièrement intéressante pour les chercheurs travaillant sur les UAP/PAN et les OVNI. Il serait toutefois abusif d'affirmer que la politique du Department of Energy visait spécifiquement les dossiers OVNI.

Ce n'est pas le cas.

La procédure concernait de manière générale les anciennes demandes FOIA adressées au DOE. Mais le Department of Energy possède des archives qui intéressent directement l'histoire des phénomènes UAP. Son périmètre comprend notamment la National Nuclear Security Administration (NNSA) et un ensemble d'installations et de laboratoires nationaux liés à la recherche nucléaire et à la sécurité nationale. Or l'histoire américaine des UAP comporte une importante dimension nucléaire. Des observations ont été rapportées à proximité ou dans le voisinage d'installations nucléaires américaines, tandis que des chercheurs tentent depuis des années d'obtenir, par la FOIA, des documents concernant ces incidents, les procédures de sécurité, les rapports d'observation et les échanges internes.

Certaines demandes peuvent également concerner des dossiers historiques remontant à plusieurs décennies.

Il faut donc faire une distinction essentielle. La décision de la juge Jackson ne constitue pas une décision sur les OVNI. Elle ne démontre pas non plus que le Department of Energy cherche à cacher des informations sur les UAP. En revanche, elle protège indirectement un mécanisme essentiel de la recherche indépendante :

La possibilité de maintenir en vie une demande FOIA jusqu'à ce que l'administration fournisse une réponse.

C'est extrêmement important.

Une demande concernant un programme nucléaire historique, une installation militaire, un laboratoire national ou un incident UAP peut nécessiter des années de démarches administratives et judiciaires. Si une administration pouvait simplement fermer des milliers de demandes anciennes parce que leurs auteurs n'ont pas répondu à un nouveau courrier, certaines recherches documentaires pourraient disparaître avant même que les archives soient examinées. La décision du 5 août réduit considérablement ce risque.

Derrière cette affaire, apparemment technique, se cache une question beaucoup plus profonde. Lorsqu'une agence fédérale accumule un retard considérable, deux solutions sont possibles.

-       Première solution : L'administration assume son retard et met en place les moyens nécessaires pour traiter les demandes.

-       Deuxième solution : L'administration demande aux citoyens de confirmer régulièrement qu'ils souhaitent toujours les documents et ferme les dossiers en l'absence de réponse.

La juge Amy Berman Jackson vient clairement de rejeter la possibilité de transformer la seconde solution en obligation générale. C'est un rappel important du principe même de la FOIA :

La transparence est une obligation de l'administration, pas une faveur accordée au citoyen.

Cette décision intervient dans un contexte où la question de la transparence gouvernementale américaine est devenue particulièrement sensible. Les débats sur les documents classifiés, les archives du Pentagone, les programmes de renseignement, les dossiers nucléaires et les UAP ont montré l'importance considérable des mécanismes permettant aux journalistes, chercheurs et citoyens d'obtenir des documents gouvernementaux.

La FOIA constitue l'un de ces mécanismes.

Mais son efficacité dépend de quelque chose de très simple :

Que les demandes restent ouvertes suffisamment longtemps pour pouvoir être réellement examinées.

La décision du 5 août rappelle donc aux agences fédérales une limite fondamentale :

Elles peuvent chercher à améliorer leur gestion administrative, mais elles ne peuvent pas créer elles-mêmes une condition générale que le Congrès n'a pas prévue dans la loi.

Une décision à surveiller de très près

Pour les chercheurs UAP, la prochaine étape sera de déterminer précisément combien de demandes anciennes concernant le Department of Energy, la NNSA et les installations nucléaires sont concernées par cette décision. Il faudra également examiner les demandes FOIA qui avaient été menacées de clôture dans le cadre de la procédure Still Interested. Cette information pourrait permettre d'identifier des dossiers historiques susceptibles de revenir dans le circuit administratif.

Il ne faut donc pas présenter la décision Jackson comme une « victoire OVNI ». Ce serait excessif. Mais il serait tout aussi erroné de sous-estimer son importance.

C'est une victoire pour l'accès aux archives fédérales.

Et pour tous ceux qui enquêtent sur les UAP, les programmes nucléaires, les installations sensibles et l'histoire secrète de la défense américaine, l'accès aux archives constitue précisément le terrain sur lequel se joue une grande partie de la recherche. Le jugement du 5 août 2026 pourrait donc avoir une conséquence très concrète : des milliers de demandes FOIA anciennes que le Department of Energy voulait pouvoir fermer administrativement doivent désormais rester dans le jeu.

Et parmi elles pourraient se trouver des demandes dont l'intérêt historique, scientifique ou documentaire n'apparaîtra que lorsque les documents seront enfin produits.


Source :


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dimanche 9 août 2026

Sommes-nous seuls ? Cette question mérite une étude scientifique sérieuse

 Sommes-nous seuls ? Cette question mérite une étude scientifique sérieuse

Par Kevin Knuth

Professeur agrégé de physique, Université d'Albany, Université d'État de New York

Source – Traduction de : https://theconversation.com/are-we-alone-the-question-is-worthy-of-serious-scientific-study-98843

Sommes-nous seuls ? Malheureusement, aucune des deux réponses n’est satisfaisante. Être seul dans cet immense univers est une perspective angoissante. D’un autre côté, si nous ne sommes pas seuls et qu’il existe quelque chose ou quelqu’un de plus puissant, c’est tout aussi terrifiant.

En tant que chercheur à la NASA, puis professeur de physique, j'ai assisté à la Conférence de contact de la NASA de 2002, consacrée aux hypothèses sérieuses concernant les extraterrestres. Au cours de cette réunion, un participant inquiet a déclaré d'une voix forte et sinistre : « Vous n'avez absolument aucune idée de ce qui se trouve là-bas ! » Un silence pesant s'est installé, tandis que la vérité de cette affirmation faisait son chemin. L'humanité craint la visite d'extraterrestres sur Terre. Heureusement, les distances entre les étoiles sont peut-être infranchissables. Du moins, c'est ce que nous, novices en matière de voyages spatiaux, nous disons.

Photo : Couverture du numéro d'octobre 1957 du magazine de science-fiction populaire Amazing Stories. Ce numéro spécial était consacré aux « soucoupes volantes », devenues une véritable obsession nationale après que le pilote de ligne Kenneth Arnold eut aperçu un objet volant en forme de soucoupe en 1947.

J'ai toujours été fasciné par les ovnis. Bien sûr, l'idée qu'il puisse exister des extraterrestres et d'autres mondes habités était exaltante. Mais ce qui me passionnait davantage, c'était la possibilité que les voyages interstellaires soient technologiquement réalisables. En 1988, lors de ma deuxième semaine d'études supérieures à l'Université d'État du Montana, plusieurs étudiants et moi discutions d'une récente mutilation de bétail attribuée à des ovnis. Un professeur de physique s'est joint à la conversation et nous a confié que certains de ses collègues travaillant à la base aérienne de Malmstrom, à Great Falls (Montana), rencontraient des problèmes liés à des ovnis qui désactivaient des missiles nucléaires. À l'époque, je pensais que ce professeur racontait n'importe quoi. Mais vingt ans plus tard, j'ai été stupéfait de découvrir l’enregistrement d'une conférence de presse où plusieurs anciens membres de l'US Air Force, dont un couple de la base de Malmstrom, décrivaient des événements similaires survenus dans les années 1960. Il y a manifestement une part de vérité là-dedans.

Le 2 juillet étant la Journée mondiale des OVNI, c'est le moment idéal pour aborder cette réalité à la fois troublante et rassurante : nous ne sommes peut-être pas seuls. Je crois qu'il est essentiel d'envisager la possibilité que certains de ces étranges objets volants, plus performants que nos meilleurs avions et inexplicables, soient en réalité des visiteurs venus d'ailleurs – et de nombreux témoignages viennent étayer les observations d'OVNI.

Le paradoxe de Fermi

Le physicien nucléaire Enrico Fermi était célèbre pour ses questions provocatrices. En 1950, au Laboratoire national de Los Alamos, après avoir discuté d'OVNIs pendant le déjeuner, Fermi demanda : « Où sont-ils tous ? » Il estimait qu'il y avait environ 300 milliards d'étoiles dans la galaxie, dont beaucoup étaient des milliards d'années plus vieilles que le Soleil, et qu'un grand nombre d'entre elles étaient susceptibles d'abriter des planètes habitables. Même si la vie intelligente ne se développait que sur un très faible pourcentage de ces planètes, il devrait y avoir un certain nombre de civilisations intelligentes dans la galaxie. Selon les hypothèses, on peut s'attendre à trouver entre quelques dizaines et plusieurs dizaines de milliers de civilisations.

Avec les technologies spatiales développées grâce aux fusées, il faudrait entre 5 et 50 millions d'années à une civilisation semblable à la nôtre pour coloniser notre galaxie, la Voie lactée. Puisque cela aurait déjà dû se produire à plusieurs reprises dans l'histoire de notre galaxie, on peut se demander où sont les preuves de l'existence de ces civilisations. Cette contradiction entre l'attente de preuves de civilisations extraterrestres ou de visites extraterrestres et l'affirmation qu'aucune visite n'a été observée est appelée le paradoxe de Fermi.

Carl Sagan a résumé la situation avec justesse en affirmant que « les affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires ». Le problème est qu'aucune rencontre avec un OVNI, bien documentée, ne constitue à elle seule une preuve irréfutable. La situation est d'autant plus complexe que de nombreux gouvernements à travers le monde ont dissimulé  et classifié  des informations concernant  de telles rencontres . Cependant, certains indices laissent penser que le problème doit faire l'objet d'une étude scientifique.

Les ovnis, un sujet tabou pour les scientifiques professionnels

En science, la méthode scientifique exige que les hypothèses soient testables afin que les conclusions puissent être vérifiées. Les rencontres avec des OVNI ne sont ni contrôlables ni reproductibles, ce qui rend leur étude extrêmement complexe. Mais le véritable problème, à mon avis, réside dans le tabou qui entoure le sujet des OVNI.

Bien que le grand public soit fasciné par les ovnis depuis des décennies, nos gouvernements, scientifiques et médias ont quasiment tous déclaré que les observations d'ovnis étaient dues à des phénomènes météorologiques ou à des activités humaines. Aucun n'est un vaisseau extraterrestre. Et aucun extraterrestre n'a visité la Terre. En résumé, on nous dit que le sujet est absurde. Les ovnis sont interdits d'étude scientifique sérieuse et de discussion rationnelle, ce qui, malheureusement, laisse le sujet aux mains de pseudo-scientifiques et de personnes marginales, dont beaucoup alimentent le débat avec des théories du complot et des spéculations extravagantes.

Je pense que le scepticisme envers les OVNI est devenu une sorte de religion, avec un agenda caché : il rejette l'existence d'extraterrestres sans preuves scientifiques, tout en proposant souvent des hypothèses farfelues qui ne décrivent qu'un ou deux aspects d'une observation d'OVNI, renforçant ainsi la croyance populaire en un complot. Un scientifique se doit d'envisager toutes les hypothèses possibles pour expliquer l'ensemble des données, et comme nos connaissances sont encore limitées, l'hypothèse extraterrestre ne peut être écartée. Au final, les sceptiques desservent souvent la science en donnant un mauvais exemple de démarche scientifique. Le fait est que nombre de ces observations – qui ne représentent toutefois qu'un très faible pourcentage du total – échappent à toute explication conventionnelle.

Les médias alimentent le scepticisme en publiant des informations sur les ovnis lorsque le sujet est sensationnel, mais toujours sur un ton moqueur ou fantaisiste, en assurant au public que c'est impossible. Pourtant, il existe des témoins et des observations crédibles.

Pourquoi les astronomes ne voient-ils pas d'OVNIs ?

On me demande souvent, amis et collègues : « Pourquoi les astronomes ne voient-ils pas d’OVNIs ? » En réalité, ils en voient. En 1977, Peter Sturrock, professeur de sciences spatiales et d’astrophysique à l’université de Stanford, a envoyé 2 611 questionnaires sur les observations d’OVNIs aux membres de l’American Astronomical Society. Il a reçu 1 356 réponses, parmi lesquelles 62 astronomes – soit 4,6 % – ont déclaré avoir observé ou enregistré des phénomènes aériens inexplicables. Ce pourcentage est comparable aux quelque 5 % d’observations d’OVNIs qui restent inexpliquées .

Comme prévu, Sturrock a constaté que les astronomes ayant observé des ovnis étaient plus souvent des observateurs du ciel nocturne. Plus de 80 % des personnes interrogées par Sturrock se sont déclarées prêtes à étudier le phénomène ovni si cela était possible. Plus de la moitié d'entre elles estimaient que le sujet méritait d'être étudié, contre 20 % qui étaient d'un avis contraire. L'enquête a également révélé que les jeunes scientifiques étaient plus enclins à soutenir l'étude des ovnis.

Des ovnis ont été observés au télescope. Je connais le cas d'un astronome amateur expérimenté qui a observé un objet ressemblant à un médiator se déplaçant dans le champ de vision de son instrument. D'autres observations sont documentées dans l'ouvrage « Merveilles du ciel », où les auteurs compilent de nombreuses observations de phénomènes aériens inexpliqués, réalisées par des astronomes et publiées dans des revues scientifiques aux XVIIIe et XIXe siècles.

Preuves provenant d'officiers gouvernementaux et militaires

Certaines des observations les plus convaincantes proviennent de représentants du gouvernement. En 1997, le gouvernement chilien a créé le Comité d'études des phénomènes aériens anormaux (CEFAA) afin d'étudier les ovnis. L'année dernière, le CEFAA a diffusé des images d’un ovni filmé par une caméra infrarouge Wescam embarquée à bord d'un hélicoptère.

Photo : Document déclassifié décrivant l'observation d'un OVNI en décembre 1977 à Bahia, un État du nord du Brésil. Collection des Archives nationales

Le Brésil, le Canada, le Danemark, l'Équateur, la France, la Nouvelle-Zélande, la Russie, la Suède et le Royaume-Uni déclassifient leurs dossiers sur les ovnis depuis 2008. Le Comité français d'études approfondies (COMETA) était un groupe d'étude non officiel sur les ovnis, composé de scientifiques et de militaires de haut rang, qui a étudié ce phénomène à la fin des années 1990. Le rapport COMETA, qui résume leurs conclusions, indique que 5 % des observations étaient fiables mais inexplicables : l'hypothèse la plus plausible est que les engins observés étaient d'origine extraterrestre. Le COMETA accuse également les États-Unis de dissimuler des preuves de l'existence des ovnis. L'Iran s'inquiète des ovnis sphériques observés près de centrales nucléaires, qu'il qualifie de « drones de la CIA ». Ces engins, d'un diamètre d'environ 9 mètres, pourraient atteindre Mach 10 et quitter l'atmosphère. De telles vitesses sont comparables à celles des avions expérimentaux les plus rapides, mais inconcevables pour une sphère sans portance ni système de propulsion apparent.

En décembre 2017, le New York Times a révélé l'existence du Programme d'identification des menaces aériennes avancées (AAIPI), un programme classifié de 22 millions de dollars dirigé par l’ancien responsable du Pentagone, Luis Elizondo, et consacré à l'étude des ovnis. Elizondo a démissionné de son poste, protestant contre le secret extrême qui entourait le programme et le manque de financement et de soutien. Suite à sa démission, Elizondo, ainsi que plusieurs autres membres des services de défense et de renseignement, ont été recrutés par la To the Stars Academy of Arts & Science, récemment fondée par Tom DeLonge pour étudier les ovnis et les voyages interstellaires. Parallèlement au lancement de l'académie, le Pentagone a déclassifié et diffusé trois vidéos de rencontres avec des ovnis, filmées par des caméras infrarouges frontales installées sur des avions de chasse F-18. Bien que ces révélations suscitent beaucoup d'enthousiasme, je repense à une citation du colonel (à la retraite) John Alexander : « Les révélations ont eu lieu… J'ai des tas de généraux, y compris des généraux soviétiques, qui ont déclaré que les ovnis existent. Ce que je veux dire, c'est : combien de fois encore de hauts responsables doivent-ils se manifester et affirmer que c'est réel ? »

Un sujet qui mérite une étude sérieuse

De nombreux éléments indiquent qu'un faible pourcentage de ces observations d'OVNI concernent des engins structurés non identifiés, dotés de capacités de vol dépassant toute technologie humaine connue. Bien qu'aucun cas ne repose sur des preuves irréfutables scientifiquement, certains cas, étayés par des observations simultanées de plusieurs témoins fiables, ainsi que par des échos radar et des preuves photographiques, révèlent des schémas d'activité troublants.

Les informations déclassifiées issues d'études secrètes sont intéressantes, mais sans intérêt scientifique. Ce sujet mérite une enquête scientifique ouverte, jusqu'à ce qu'un consensus scientifique se dégage, fondé sur des preuves et non sur des suppositions ou des croyances. Si des vaisseaux extraterrestres visitent effectivement la Terre, il serait extrêmement bénéfique de les connaître, de comprendre leur nature et leurs intentions. De plus, cela représenterait une formidable opportunité pour l'humanité, promettant d'enrichir et de faire progresser nos connaissances et nos technologies, et de redéfinir notre compréhension de notre place dans l'univers.

Équipe rédactionnelle du GEOS France -GL

QUI EST KEVIN KHUCK ET SES RECHERCHES SUR LE DOSSIER DES « OVNIs ».

Kevin Hunter Knuth (né en 1965) est professeur de physique à l’Université d'Albany (SUNY). Ses recherches portent sur la physique de l’information, les fondements de la mécanique quantique et l'analyse bayésienne, avec des applications à divers problèmes de physique. Il mène également des recherches sur les OVNI. 

Knuth est né à Fond du Lac, dans le Wisconsin. Il a obtenu un baccalauréat ès sciences en physique et en mathématiques de l’Université du Wisconsin–Oshkosh en 1988, une maîtrise ès sciences en physique de l'Université d'État du Montana en 1990 et un doctorat en physique (avec une mineure en mathématiques) de l’Université du Minnesota (1995), où il a été supervisé par John H. Broadhurst.

SES TRAVAUX SUR LES OVNI

Sa démarche vise à faire passer la recherche sur les PAN de l'ufologie spéculative à la physique de mesure directe, basée sur des données multi-capteurs enregistrées (radars, données télémétriques, optiques et infrarouges).

1. Calculs cinématiques et performances « impossibles »

L'une de ses publications majeures, coécrite en 2019 avec Robert Powell et Peter Reali (Estimating Flight Characteristics of Anomalous Unidentified Aerial Vehicles), analyse l'incident de l'USS Nimitz en 2004 (l'objet dit « Tic-Tac ») à partir des relevés radars et militaires.

Knuth y quantifie des paramètres physiques précis :

1.    Accélérations extrêmes : Les calculs indiquent des accélérations allant de 100 $g$ à plus de 5 000 $g$. À titre de comparaison, le corps humain subit un voile noir dès 9 $g$, et les structures aéronautiques conventionnelles se disloquent bien avant d'atteindre quelques dizaines de $g$.

2.    Puissances énergétiques phénoménales : Pour accélérer une masse estimée à quelques tonnes à de telles vitesses sans bang supersonique ni trainée thermique observable, la puissance requise se chiffre en centaines de mégawatts à plusieurs gigawatts (équivalent à la production d'une centrale nucléaire).

3.    Absence de signatures thermiques et mécaniques : Les objets ne présentent pas de surfaces de contrôle aérodynamiques, d'entrées d'air, d'échappements ou de cônes de choc acoustique.

2. Conséquences théoriques et voyage interstellaire

Knuth applique les lois de la relativité restreinte pour modéliser les conséquences théoriques d'une telle maîtrise des accélérations :

Dilatation temporelle : Un vaisseau capable de soutenir une accélération continue de 1 000 $g$ atteindrait 90 % de la vitesse de la lumière en quelques heures.

Durée de voyage : Du point de vue de l'équipage bord, la traversée de la galaxie ne prendrait que quelques mois de temps propre (en raison de la dilatation du temps relativiste), bien que plusieurs dizaines de milliers d'années s'écouleraient sur Terre.

 

3. Plaidoyer pour une méthodologie scientifique rigoureuse

Au sein d'organisations comme UAPx ou la SCU (Scientific Coalition for UAP Studies), Kevin Knuth promeut les principes suivants : Redondance des capteurs, c’est-à-dire ne jamais se fier aux seuls témoignages visuels. Une observation valide doit être captée simultanément par au moins deux types de capteurs distincts (par exemple, radar + infrarouge thermique). Puis Open Data et interdisciplinarité c’est-à-dire Favoriser le partage public des données et l'utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter des récurrences dans des bases de données d'observations globales. Et enfin, le principe de Hypothèses ouvertes c’est à dire Il souligne que constater des caractéristiques de vol inexpliquées n'implique pas automatiquement une origine extraterrestre, mais impose d'étudier la possibilité de nouvelles avancées en physique ou en ingénierie des matériaux.

Service Rédactionnel du GEOS France - GL -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 















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Lorsqu'il est question de la politique britannique concernant les OVNI (ou UAP selon la terminologie actuelle), un cliché revient souvent : le Royaume-Uni aurait toujours considéré le phénomène comme une curiosité sans intérêt, abandonnant rapidement toute investigation sérieuse. Les archives déclassifiées racontent une tout autre histoire.

Dans ce livre de Gérard Lebat, découvrez une analyse complète des dessous de la politique britannique qui ont mené ce pays à écarter l’étude du dossier OVNI, le plaçant de ce fait en retrait sur ce sujet par rapport à ses alliés. Depuis la Seconde Guerre mondiale, on s’intéressait à ce phénomène, puis soudainement, en décembre 2009, le gouvernement a fermé le célèbre « bureau OVNI » de sa Majesté, localisé au ministère de la Défense britannique (MoD). Vous découvrirez dans ce dossier pourquoi cette décision a été prise, ainsi que les diverses influences qui ont placé le pays en position d’infériorité dans l’étude de ce dossier par rapport à la France ou aux États-Unis…

Plus de 12 000 rapports d’observations d’OVNI provenant de militaires, de pilotes civils, de contrôleurs aériens, de policiers et de simples citoyens ont été enregistrés depuis le début des années 1950 jusqu’en 2009. Des centaines de cas ont été analysés avec précision. Pourtant, pour des raisons mystérieuses, la Grande-Bretagne a décidé que ces intrusions aériennes non identifiées ne représentaient pas une menace potentielle pour sa sécurité nationale !

Cette étude sur cette surprenante politique britannique, qui va à l’encontre de l’évolution des idées dans ce domaine, a été réalisée par Gérard LEBAT, un spécialiste de ce dossier qui a commencé à enquêter sur ce phénomène il y a 60 ans ! Membre du GEPA dès 1966, il fonde le GEOS France en juin 1969, puis la revue Hypothèse Extraterrestre au cours de la même année. Il organise des nuits d’observation du ciel dès 1974, qui feront la une de plusieurs médias.

Dans les années 1970, il anime des centaines de conférences à travers la France et intervient dans de nombreux médias, conseillant alors des animateurs comme Claude Villers ou Jacques Pradel qui ont abordé ce dossier. Il crée dans les années 1990 Les Repas Ufologiques qui deviennent, à travers la France et dans plusieurs pays du monde, le point de rencontre local des personnes intéressées par les OVNI. Vers l'an 2000, il lance un site internet du même nom, parfois suivi par plus de 2 000 personnes chaque jour. En 2005, il organise Les Premières Rencontres Ufologiques Européennes, un événement au succès inespéré qui rassemble plus de 10 000 visiteurs et bénéficie d'une forte médiatisation dans la presse française et étrangère. En 2007, il accueille à Paris, dans le cadre des Rencontres Ufologiques, l’ancien « boss » du bureau OVNI britannique : Nick Pope !

Puis, en 2008, il part pour le Maroc où il poursuit ses enquêtes sur le terrain concernant les observations d’OVNI. Il en tirera un livre, L’Histoire des ovnis au Maroc, qu'il publiera en 2014. Depuis 2022, il anime trois sites et blogs sur internet par lesquels il rend accessibles gratuitement ses livres et ses articles sur les Phénomènes Aériens Non Identifiés. Ce canal permet à plusieurs milliers de personnes chaque année de télécharger ses ouvrages et à plusieurs centaines de milliers de lecteurs de consulter ses diverses études.

« Pourquoi le Royaume-Uni ne veut plus enquêter sur les OVNI ? » : vous trouverez la réponse dans l’ouvrage de Gérard LEBAT, LA POLITIQUE ET LES OVNI EN GRANDE-BRETAGNE, grâce aux investigations qu’il a menées dans les coulisses des diverses institutions gouvernementales.

CET OUVRAGE EST ACCESSIBLE GRATUITEMENT SUR INTERNET À CETTE ADRESSE  :

https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/la-politique-et-les-ovni-en-grande-bretagne.pdf