vendredi 24 juillet 2026

LA DIVULGATION OVNI – UAP AUX ETATS UNIS : LE POINT AU 23 JUILLET 2026

 LE POINT AU 23 JUILLET 2026 DE LA DIVULGATION OVNI – UAP AUX ETATS UNIS.

Au 23 juillet 2026, la "divulgation" US est passée d'un sujet de niche à une procédure officielle. On ne parle plus de fuites, mais d'un portail gouvernemental qui publie par vagues.

En une phrase au 23 juillet

Un système de publication institutionnalisé, nommé PURSUE, tourne depuis mai, avec 4 vagues déjà en ligne sur WAR.GOV/UFO. Et cette semaine, un verrou juridique majeur vient de sauter.

Au 23 juillet 2026, en fait la divulgation ne se joue plus sur le fond - est-ce que le gouvernement a des dossiers - mais sur la méthode : qui a le droit de parler, et qui bloque encore.

Chronologie PURSUE - ce qui est déjà sorti

C'est quoi PURSUE? Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters. Une collection de dossiers déclassifiés sur les UAP lancée par l'administration Trump à partir du 8 mai 2026, publiée via un site dédié créé pour diffuser les documents UAP au public. 

Vague 1 - 8 mai 2026 : Première tranche. Environ 161-162 documents présentés comme une "ouverture sans précédent". Concrètement : rapports, photos, vidéos, témoignages, transcripts d'astronautes. Annonce d'un processus continu. 

Vague 2 - 22 mai 2026 : Seconde release annoncée par la Maison Blanche elle-même, avec notamment une formation de 4 UAP en Iran le 26 août 2022 et un cas au large de la côte Est en décembre 2019. Le portail a déjà dépassé 1,7 milliard de visites depuis son lancement. 

Vague 3 - début juin 2026 : Batch axé sur les "glowing orbs" et cas non résolus.

Vague 4 - 10 juillet 2026 : C'est la plus commentée. Le Department of War annonce publier la quatrième release de dossiers UAP déclassifiés dans PURSUE, hébergée sur WAR.GOV/UFO.


Le lot : 40 fichiers au total — 14 documents, 19 vidéos, 4 audios, 3 images — du Pentagone, NASA, CIA, FBI et Department of Energy. On y trouve une vidéo infrarouge de 2020 d'un objet à deux étages listé comme "unresolved", des images au-dessus de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale, un rapport de 2015 d'incursion au-dessus du site d'armes nucléaires de Pantex au Texas, et surtout des archives historiques : la conférence de 1949 sur les boules de feu vertes à Los Alamos avec les Dr LaPaz, Teller, et le FBI. 

Dans la foulée, le 29 mai, la Maison Blanche a aussi ouvert Aliens.gov, un portail grand public séparé. 

Le tournant de cette semaine : la levée des NDA. C'est l'info du 21 juillet qui change la donne. Selon un post exclusif de Fox News Politics largement relayé : "President Trump has directed the Department of War and the intelligence community to waive nondisclosure agreements for former government employees and contractors who want to cooperate with federal UAP investigators". 

Traduction : d'anciens employés / sous-traitants qui avaient signé des accords de non-divulgation peuvent désormais parler aux enquêteurs fédéraux sans risquer leur habilitation ou leur carrière. Une nouvelle tranche de fichiers UAP est attendue "very soon".

Attention à la nuance, expliquée par les créateurs qui suivent le dossier : ce n'est PAS une déclassification publique. C'est une levée de NDA pour parler à l'AARO ou à la task force UAP présidentielle, qui ont les habilitations. Comme le résume un autre analyste : "waiving certain NDAs for fed investigations does not mean declassification or public disclosure". Et NDA et classification, ce n'est "NOT THE SAME THING". 

Pourquoi c'est important ? Depuis 2023, plusieurs élus comme Rubio disaient que des témoins de première main n'osaient pas parler par peur de représailles. Cette levée vise à faire sauter ce frein.

En parallèle de PURSUE, le Congrès pousse pour verrouiller la divulgation dans la loi :

H.R.1187 - UAP Transparency Act : Introduit le 11/02/2025 par Rep. Burchett, demande au Président d'ordonner à chaque agence de déclassifier tous les dossiers UAP et les mettre sur un site public. Statut : Introduced, renvoyé en commission. 

H.R.5060 - UAP Whistleblower Protection Act et l'amendement Burlison du 18 juin 2026 : Eric Burlison a déposé devant la Commission des Règles un amendement de 65 pages à la loi d'autorisation de défense NDAA (H.R. 8800) pour 2027, visant à établir un comité fédéral de révision dédié à la localisation des dossiers UAP. Il suivrait le modèle "UAP Records Collection" aux Archives Nationales (NARA) adopté fin 2023, mais irait plus loin en créant une agence temporaire et un conseil de neuf membres nommés par le Président et confirmés par le Sénat. Co-parrains : Eli Crane et Andre Carson. 

Le 9 juin 2026, conférence de presse sur les marches du Capitole avec Grusch, Burlison et d'autres : Burlison déclare "We are no longer asking hypothetical questions anymore. Congress is requesting specific records and videos". 

Le volet politique / lanceurs d'alerte, qui a explosé depuis mai.

1. La Maison Blanche a verrouillé un calendrier

En février, Trump a ordonné aux agences fédérales d'identifier et déclassifier les dossiers liés aux OVNI / UAP / vie extraterrestre. 

Deux précisions qui datent de ces dernières semaines :

Un site officiel et une horloge : le portail PURSUE est hébergé sur WAR.GOV/UFO et la directive du 19 février a lancé un compte à rebours de 300 jours. Il court jusqu'à mi-décembre 2026. La formule officielle assumée par la porte-parole: "President Trump directed the Department of War to identify and release government files related to alien and extraterrestrial life [...] because he is the most transparent president in history". 

Photo: Fox News

Le tournant du 21 juillet : Fox News Digital révèle en exclusivité que Trump a ordonné au Department of War et à la communauté du renseignement de lever les NDA antérieurs pour les anciens employés et contractants qui coopèrent avec les enquêtes UAP. Le mécanisme : rencontre avec les représentants désignés de l'AARO ou de la task force présidentielle PURSUE, qui ont les habilitations, et levée du NDA pendant l'entretien.

L'administration précise : ce n'est pas une "declassification directive" et ça ne passe que par les canaux gouvernementaux. "Any information that is received that sheds light on the UAP mystery will ultimately be made public", avec un focus sur les incidents restés inexpliqués, pas sur la tech étrangère connue ou les programmes US classifiés. 

La Task Force Luna. La présidente Anna Paulina Luna dirige la Task Force on the Declassification of Federal Secrets. Dans son discours d'ouverture, elle parle de secret, de stigmate et cite directement l'incident d'Eglin AFB où elle, Matt Gaetz et Burchett ont suivi une piste de pilotes en activité qui dénonçaient un cover-up de l'USAF. Le problème central selon elle : les pilotes ont peur de perdre leur statut de vol s'ils parlent. 

Le Disclosure Forum 2026 à Washington. Le Hill a réuni le who is who: Sen. Kirsten Gillibrand (D-NY), Sen. Mike Rounds (R-SD), Rep. Anna Paulina Luna (R-FL), Rep. Eric Burlison (R-MO), Rep. Tim Burchett (R-TN), Rep. Suhas Subramanyam (D-VA). Christopher Mellon ouvre, Lue Elizondo et Mike Rounds reçoivent un Disclosure Award, avec des panels science (Avi Loeb, Hal Puthoff) et sécurité nationale. 

Le 9 juin sur les marches du Capitole. C'est le moment le plus politique. David Grusch revient avec le groupe bipartisan Burchett, Luna, Burlison, Moskowitz, plus les journalistes Leslie Kean et James Fox. L'événement est présenté comme un passage du témoignage à l'action.

Trois exigences posées :

·         Publier les dossiers exacts que Grusch dit avoir identifiés par leur nom 

·         Faire passer le UAP Disclosure Act

·         Protection des lanceurs d'alerte 

Les deux figures qui poussent le plus :

Tim Burchett : ton très cash. Il raconte en briefing comment, en skiff classifié, un jeune officiel avec un "man-bun" lui aurait expliqué que même le président n'a pas besoin de savoir, et dénonce une corruption / cover-up depuis 1947. Il recadre : ce n'est pas une histoire de "little green men", c'est une question de dollars du contribuable dépensés dans des programmes niés en public. En mai, il va plus loin : "Washington does not need more hearings on UFOs. He wants disclosure." Il dit être en contact avec la Maison Blanche tous les jours, mais que les partisans de la divulgation à l'intérieur se heurtent à de la résistance, "deep state", et que le Président lui-même s'est fait dire que c'est comme "layers of an onion". Sur les USO (objets sous-marins), il freine : un seul témoin crédible prêt pour l'instant. 

Eric Burlison : le législateur technique. Son amendement de 65 pages à la NDAA 2027 (H.R.8800) veut créer un UAP Records Review Board indépendant avec pouvoir de subpoena, obliger les agences à identifier, préserver et transmettre les dossiers UAP aux Archives Nationales, et interdire la destruction ou reclassification de dossiers déjà divulgués. Devant les caméras, il martèle : "The American people deserve the truth", salue les lanceurs d'alerte, réclame immunité et protections renforcées, et demande à Trump de lever les NDA- ce qui vient d'être fait. 

Photo Eric Burlison

Côté NDAA 2026 déjà votée, le Congrès a aussi imposé à l'AARO des briefings élargis sur les interceptions UAP par le NORTHCOM / NORAD : nombre, localisation, nature, procédures, données collectées, avec rétroactivité au 1er janvier 2004 pour tout ce qui n'a jamais été rapporté, plus obligation pour le DNI et le SecDef de transmettre immédiatement toute donnée à l'AARO. 

Du côté des lanceurs d’alertes, David Grusch - le pivot. 14 ans Air Force / NGA, co-lead UAP et objets trans-medium, rattaché à la UAP Task Force puis à l'AARO. Plainte lanceur d'alerte en mai 2022 jugée "urgente et crédible" par l'IG. Le 26 juillet 2023, il témoigne sous serment d'un programme multi-décennal de récupération de crashs et de rétro-ingénierie auquel on lui aurait refusé l'accès, et affirme que les US possèderaient des "biologics non-humains". Quand Burchett lui demande s'il a connaissance de personnes blessées pour étouffer l'affaire, il répond oui, mais seulement en SCIF. 

Le 9 juin 2026, il va plus loin que d'habitude : il dit que le gouvernement a connaissance de "plusieurs" formes de vie non-humaine, allant du "corporeal bipedal type life" à ce qu'il appelle "sentient plasma life". Il détaille aussi la nature supposée de formes de vie extraterrestres que le gouvernement connaîtrait et accuse : "Political appointees have not complied with the disclosure law". 

Luis Elizondo - entre prix et polémique. Ancien directeur AATIP, présenté comme ayant démissionné pour protester contre le secret et révélé les 5 Observables. Il reçoit un Disclosure Award au Forum. Sur scène, il martèle qu'il faut une amnistie pour ceux qui sont dans un soi-disant legacy program, et évoque une discussion avec un haut responsable de la Maison Blanche sur une fenêtre de 60 jours pour se manifester. Il prévient aussi que la Chine a reconnu son propre programme UAP dès 2021 avec de l'IA pour trier les signalements. Dans le même temps, sa position divise : des médias évoquent que l'administration Trump envisagerait de le nommer à un rôle officiel, mais certains experts l'accusent d'avoir lui-même couvert des preuves par le passé. Le journaliste Ross Coulthart l'a même présenté comme un potentiel "gatekeeper". 

Les nouveaux noms qui sortent dans les coulisses :

James Erdman III (CIA) : aurait témoigné sous serment que l'agence aurait espionné illégalement des lanceurs d'alerte UAP, dont des personnes escortées dans un effort de revue sous l'ODNI alors dirigé par Tulsi Gabbard. 

Matthew Brown : décrit un programme qui utiliserait une IA pour retirer les images UAP des flux de renseignement. 

Le casting plus large du documentaire "The Age of Disclosure" donne une idée de la coalition : Marco Rubio, Gillibrand, Rounds, Burchett, André Carson, Dan Crenshaw, Luna, mais aussi James Clapper, Christopher Miller, Christopher Mellon, le contre-amiral Tim Gallaudet, les pilotes David Fravor, Alex Dietrich, Ryan Graves, et le colonel Karl Nell. 


Photo : le Pentagone.

Ce que ça change concrètement au 23 juillet c’est le passage du témoignage public au témoignage protégé en SCIF. La levée des NDA est la réponse directe à la demande #1 de Burlison et Grusch. L'idée : faire venir des témoins qui disaient "je ne peux pas parler à cause de mon NDA" vers l'AARO.

La pression est sur les contractants. C'est le cœur de l'amendement Burlison : si des programmes sont chez des privés, seul un board avec subpoena peut les forcer.

La fenêtre est courte. 300 jours pour déclassifier, et selon Elizondo, 60 jours d'amnistie officieuse évoqués. Le prochain mois dira si des noms sortent vraiment, ou si on reste sur des vidéos d'orbes orange comme lors des dernières vagues PURSUE.

En fait que contiennent ces dossiers : Le Pentagone insiste : le focus est sur les incidents qui restent inexpliqués, plutôt que sur des technologies étrangères connues ou programmes US classifiés.

On trouve dans les tranches déjà publiées :

·         Des "mother orbs" lumineuses qui relâcheraient des objets plus petits près de sites sensibles, des sphères orange observées en opération, des transcripts Apollo décrivant des lumières et des "jagged, angular fragments" 

·         L’incident de 2015 au-dessus de Pantex au Texas, et une vidéo infrarouge d'un objet en forme d'étoile à six branches suivi le 1er janvier 2025 au-dessus de la mer Jaune 

·         Le rapport de l'AARO lui-même indiquait environ 40% de cas non résolus faute de données. Les publications officielles reconnaissent qu'il n'y a pas d'images claires de "petits hommes verts" — l'intérêt est scientifique et historique. 

La prochaine vague PURSUE est annoncée comme imminente par l'administration après la levée des NDA.

Le sort de l'amendement Burlison à la NDAA 2027 : il doit passer la Commission des Règles puis être voté. C'est lui qui donnerait un vrai pouvoir d'assignation pour récupérer les dossiers chez les contractants privés.

Les témoignages protégés : si la levée de NDA est appliquée, on devrait voir des auditions à huis clos à l'AARO puis des témoignages publics.

Côté opinion, c'est très polarisé. Sur les pages officielles, les commentaires sous les annonces du Department of War sont inondés de demandes sur les dossiers Epstein et d'accusations de distraction, plus que de débats sur les vidéos elles-mêmes. C'est le bruit de fond actuel de la divulgation : une transparence jamais vue, mais une défiance qui reste massive.

Équipe rédactionnelle du GEOS France

  

LE LIVRE « L’HISTOIRE DES OVNIs AU MAROC » NOUVELLE VERSION 2026 EST DES MAINTENANT SUR INTERNET

 LE LIVRE « L’HISTOIRE DES OVNIs AU MAROC » NOUVELLE VERSION 2026 EST DES MAINTENANT SUR INTERNET

 

histoire des ovnis au maroc
La mise à jour de l’ouvrage de Gérard Lebat qui retrace l’histoire des Ovnis au Maroc a été mise en ligne sur Internet et son accès est gratuit.

Cette nouvelle version a été considérablement augmentée avec la publication de nouvelles enquêtes sur des observations au Maroc, des analyses et études complémentaires et par la publication de nombreux cas en Afrique noire et au Maghreb, inconnus et pour la plupart issus de ses lecteurs. 

« L’histoire des ovnis au Maroc » est un ouvrage atypique dans la littérature ufologique francophone. Initialement publié sous forme de livre papier, il est aujourd'hui disponible gratuitement sur Internet dans une version considérablement enrichie, qui rassemble plusieurs centaines de pages de documents, d’analyse, d’études, de témoignages et d'archives consacrés au phénomène OVNI au Maroc.

Le principal mérite de cet ouvrage est d'avoir entrepris un travail qui n'avait jamais été réalisé auparavant : constituer une histoire aussi complète que possible des observations d'OVNI au Maroc.

À une époque où les cas marocains étaient dispersés dans des journaux locaux, des archives privées ou des publications étrangères, Gérard Lebat a entrepris en collaboration avec de nombreux chercheurs à travers le monde de :

  • Retrouver des témoins anciens ;
  • Collecter les articles de presse marocains et internationaux ;
  • Réunir des dossiers issus de groupes ufologiques étrangers ;
  • Replacer les observations dans leur contexte historique.
  • Publier des études contextuelles, y compris en rapport avec la religion et des enquêtes faites directement auprès des témoins au Maroc.

En cela, l'ouvrage constitue une véritable base documentaire, une véritable encyclopédie impressionnante sur le phénomène ovni au Maroc.

Par la lecture de cet ouvrage le lecteur découvre une documentation très riche constituée par :

  • Plusieurs centaines de cas classés chronologiquement ;
  • Des photographies ;
  • Des cartes ;
  • Des reproductions de journaux ;
  • Des documents déclassifiés américains lorsque ceux-ci concernent indirectement le Maroc ;
  • Des études et analyses approfondies sur de nombreux cas, des études sociologiques pertinentes sur le phénomène vu dans son ensemble dans ce pays,

·         Des enquêtes personnelles de l'auteur.

Cet ouvrage, considérablement enrichi dans sa nouvelle version, adopte une démarche historique, descriptive et contrairement à certains ouvrages il ne cherche pas avant tout à démontrer une hypothèse (extraterrestre, militaire ou sociopsychologique). L'auteur se contente d’exposer les faits connus, rappelle les témoignages, cite les sources disponibles et, dans de nombreux cas, laisse le lecteur se faire sa propre opinion.

Le livre issus d’un projet collectif qui a débuté il y a plus de 15 ans, a un intérêt patrimonial car beaucoup d'observations anciennes risquaient de disparaître définitivement avec la disparition des témoins. En retrouvant certains d'entre eux plusieurs décennies après les faits, Gérard Lebat a permis de préserver une partie de cette mémoire. En fait pour l’histoire contemporaine du Maroc, les historiens de l'ufologie, les chercheurs en sciences sociales, les chercheurs passionnés par l’histoire contemporaine du Maroc et même les journalistes, cette conservation représente l'une des plus grandes qualités de l'ouvrage. Il constitue la seule source complète qui traite du domaine « OVNI » au Maroc.  

L’auteur connait particulièrement bien le dossier OVNI qu’il étudie activement depuis plus de 60 ans et par le fait qu’il à résidé durant 12 ans au Maroc ce qui lui a permis de rencontrer et d’enquêter directement sur le terrain auprès de nombreux témoins.  Ces rapports d’observation sont donc de première source.

On peut lire et télécharger gratuitement sur internet cette version mise à jour de l’ouvrage à cette adresse : https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/l-ufologie-au-maroc-v-07-2026.pdf.pdf


jeudi 23 juillet 2026

Le Pentagone demande au Congrès un nouveau pouvoir de secret sur les documents non classifiés

Le Pentagone demande au Congrès un nouveau pouvoir de secret sur les documents non classifiés

1. De quoi s'agit-il exactement ?

Le Département de la Défense américain (DoD) a transmis au Congrès une proposition législative visant à créer une nouvelle exception au Freedom of Information Act (FOIA).

https://ogc.osd.mil/Portals/99/OLC%20Proposals/FY%202027/25Jun2026Proposals.pdf?ver=TqOiHgaSVNW4PGXKVGYmZw%3D%3D  - PAGE 22 SUR 24 -

Aujourd'hui, le FOIA permet à tout citoyen de demander la communication de documents administratifs, sauf lorsqu'ils entrent dans l'une des exceptions prévues par la loi (défense nationale, renseignement, vie privée, enquêtes judiciaires, etc.).

La nouveauté est que le Pentagone souhaite désormais pouvoir refuser la communication de certains documents qui ne sont pourtant pas classifiés.

La proposition concerne les documents désignés comme Controlled Unclassified Information (CUI), c'est-à-dire des informations sensibles mais non classifiées. Jusqu'à présent, ce marquage n'autorisait pas, à lui seul, le refus de communication au titre du FOIA. Le projet créerait une nouvelle base légale permettant au secrétaire à la Défense de retenir ces documents lorsque leur divulgation serait jugée plus préjudiciable que bénéfique pour l'intérêt public.

2. Qu'est-ce que le CUI ?

Le Controlled Unclassified Information est un système instauré sous l'administration Obama afin d'unifier des dizaines de mentions administratives ("For Official Use Only", "Sensitive But Unclassified", etc.).

Le principe était simple :

·         Les documents restent non classifiés ;

·         Ils ne relèvent pas du secret-défense ;

·         Ils peuvent néanmoins contenir des informations sensibles.

Jusqu'à aujourd'hui :

CUI ≠ Secret Défense.

Le projet du Pentagone modifierait profondément cette logique en permettant que le statut CUI serve de fondement juridique à un refus de divulgation.

3. Pourquoi le Pentagone demande-t-il cela ?

Officiellement, plusieurs arguments sont avancés.

a) Protection contre les adversaires

Le Pentagone estime que la Chine, la Russie, l'Iran et les groupes cybercriminels exploitent massivement les informations accessibles publiquement.

Selon le DoD, même des documents non classifiés peuvent permettre de reconstituer des capacités militaires, des vulnérabilités, des procédures opérationnelles ou encore des technologies sensibles.

Cette approche repose sur le principe de l'agrégation d'informations ("mosaic effect"), selon lequel de nombreuses données anodines prises isolément peuvent révéler des informations stratégiques une fois combinées.

b) Explosion des demandes FOIA

Le Pentagone reçoit plusieurs dizaines de milliers de demandes FOIA chaque année. Le traitement mobilise des juristes, des analystes, des spécialistes de la sécurité et des archivistes. Le ministère soutient que l'examen document par document représente une charge considérable.

c) Protection des nouvelles technologies

Le DoD affirme que l’intelligence artificielle, la guerre électronique, les drones, l’espace ou encore les armes hypersoniques génèrent une quantité croissante de documents sensibles qui ne sont pas toujours classifiés mais pourraient révéler des capacités militaires.

4. Pourquoi cette proposition inquiète-t-elle ?

Les organisations de transparence y voient un changement majeur. Leur principal argument est que l'administration pourrait élargir considérablement le nombre de documents inaccessibles.

Aujourd'hui : Document non classifié → potentiellement communicable.

Demain : Document CUI → potentiellement inaccessible.

 

Des défenseurs de la transparence estiment que cette évolution réduirait fortement la capacité du public à contrôler l'action du plus grand ministère fédéral.

5. Les critiques principales

1.    Une définition très large

Le terme "vulnérabilité pour la défense nationale" reste relativement ouvert. Les critiques craignent qu'il puisse être interprété de manière extensive.

2.    Une diminution du contrôle démocratique

Les journalistes d'investigation utilisent fréquemment le FOIA pour révéler par exemple des dépassements budgétaires, des retards de programmes, des incidents militaires, des accidents ou des erreurs administratives. Une extension des possibilités de refus pourrait limiter ces enquêtes.

3.    Les dépenses publiques

Le budget du Pentagone dépasse aujourd'hui plusieurs centaines de milliards de dollars par an. Les associations de transparence soulignent qu'un accès plus restreint aux documents rendrait plus difficile le suivi de l'utilisation de l'argent public.

4.    Les recours judiciaires

Le projet pourrait également compliquer les contentieux engagés devant les tribunaux pour obtenir la communication de documents.

6. Les conséquences pour les dossiers UAP/PAN

C'est probablement l'aspect qui intéresse le plus les chercheurs sur les PAN. Officiellement la proposition ne mentionne jamais : OVNI - UAP - PAN.

Cependant, ses effets pourraient être indirects. De nombreux documents liés aux UAP ne sont pas classifiés au sens traditionnel mais comportent des informations sensibles telles les données radar, les caractéristiques de capteurs, les performances d'avions militaires, les procédures opérationnelles ou les comptes rendus techniques.

Ils pourraient plus facilement être placés sous le régime CUI si le Pentagone estime que leur divulgation révélerait des vulnérabilités militaires. Cela pourrait rendre plus difficile l'accès à certains dossiers par la voie du FOIA, même si chaque cas dépendrait des critères finalement retenus dans la loi et de leur interprétation.

7. Un contexte déjà marqué par une réduction de l'accès à l'information

Cette proposition s'inscrit dans une série de mesures récentes concernant la communication du Pentagone, notamment des politiques plus restrictives vis-à-vis de certains médias et de la diffusion d'informations non autorisées. Les observateurs y voient un durcissement général de la politique d'information du Département de la Défense.

8. Le Congrès pourrait-il refuser ?

Oui car le Congrès dispose de plusieurs options :

  • ·         Adopter le texte tel quel ;
  • ·         Le modifier pour limiter sa portée ;
  • ·         Imposer un contrôle judiciaire plus strict ;
  • ·         Exiger des rapports réguliers sur son utilisation ;
  • ·         Ou rejeter la proposition.

Le débat devrait opposer les impératifs de sécurité nationale aux exigences de transparence démocratique.

9. Pour conclure cette initiative du Pentagone dépasse largement une simple réforme administrative du FOIA. Si elle est adoptée, elle modifierait l'équilibre entre protection de la sécurité nationale et droit du public à l'information en créant une nouvelle catégorie de documents non classifiés pouvant être légalement soustraits à la divulgation.

Pour les chercheurs qui suivent le dossier des PAN/UAP, les conséquences pourraient être significatives sans instaurer un secret spécifique sur les UAP, le texte offrirait au Département de la Défense un fondement supplémentaire pour refuser la communication de documents techniques sensibles (radars, capteurs, analyses, procédures) lorsqu'il estime que leur publication révélerait des vulnérabilités militaires. Il conviendra toutefois de distinguer les effets potentiels du texte de son application concrète, qui dépendra de sa rédaction finale, des contrôles exercés par le Congrès et des éventuelles décisions des tribunaux.

Source des informations :

FOIA News: Pentagon asks Congress to expand agency's ...

Pentagon proposes new secrecy power to withhold ...

Pentagon seeks new FOIA exemption for unclassified ...

Pete Hegseth

Pentagon seeks new FOIA exemption for unclassified ...

The Pentagon wants to withhold more information

Pentagon Proposes New Secrecy Power to Withhold ...

The Pentagon is asking Congress for broad new authority ...

Transparency is vital to protecting our civil liberties. The ...

White House seeks extra funds for Iran war as part of $87.6 ...

Congress Seems Cautious on Pentagon's Planned Iran ...

 

Service rédactionnel du GEOS France – A.B

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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/l-ufologie-au-maroc-v-07-2026.pdf.pdf



mercredi 22 juillet 2026

LES DOSSIERS DE L'ECRAN 1969 SUR LES SOUCOUPES VOLANTES AVEC GUY TARADE


GUY TARADE NOUS A QUITTE - UN MOMENT DANS SON HISTOIRE QUE J’AI VECU : LES DOSSIERS DE L’ECRAN CONSACRE AUX SOUCOUPES VOLANTES DU 10 DECEMBRE 1969

Guy Tarade, né le 17 juillet 1930 à Paris et décédé à Nice en juillet 2026, fut l'un des auteurs français les plus prolifiques dans les domaines de l'insolite, des civilisations disparues, de l'archéologie mystérieuse et des objets volants non identifiés (OVNI). Pendant plus d'un demi-siècle, il publia une quarantaine d'ouvrages qui contribuèrent à populariser auprès du grand public les grandes énigmes de l'Histoire et les hypothèses sur une éventuelle présence extraterrestre.

Après une carrière professionnelle éloignée de ces sujets, Guy Tarade se passionna très tôt pour les phénomènes inexpliqués. À partir des années 1960, il s'imposa comme l'un des principaux représentants français de la littérature consacrée aux « mystères du monde ». Son premier grand succès, Soucoupes volantes et civilisations d'outre-espace (1969), le fit connaître du grand public. La même année, il participa à la célèbre émission Les Dossiers de l'écran du 10 décembre 1969, consacrée aux soucoupes volantes, où il défendit avec conviction l'intérêt d'étudier sérieusement le phénomène OVNI.

Ces dossiers de l’écran, j’ai eu l’occasion d’être à ses côté, mais dans les coulisses, ma seconde rencontre avec Guy, lors de ces dossiers de l’écran. Le souvenir qui m’en reste, un dossier ou participaient des scientifiques, dont je connaissais certains, mais qui en fait ne connaissaient rien au phénomène OVNI. Je vais faire une analyse ci-dessous de cette soirée.

Au fil des décennies, Guy Tarade développa une œuvre originale mêlant histoire, traditions anciennes, archéologie, mythologie et ufologie. Parmi ses ouvrages les plus connus figurent Le Grand Livre des Mystères, Les Énigmes de l'Univers, Les Dossiers secrets des civilisations disparues et de nombreux essais consacrés aux pyramides, à l'Atlantide, aux prophéties ou encore aux rencontres rapprochées.

Conférencier apprécié et collaborateur de nombreuses revues spécialisées, Guy Tarade demeura jusqu'à la fin de sa vie une figure incontournable de l'édition consacrée à l'insolite. Son nom reste associé à une génération d'auteurs qui, dans les années 1960 et 1970, ont largement participé à faire connaître au public français les débats autour des OVNI et des mystères de l'Histoire.

Guy Tarade avait confié son exposition, utilisée durant de nombreuses années lors de ses conférences, vers 2008, aux Repas Ufologiques que j’ai créé et que j’animais. Cette exposition à fait le tour de France des Repas Ufologiques de l’époque et elle a été présentée à de nombreuses reprises à un large public. Un ami avait à cette époque également numérisée cette exposition mise sur internet. Cette exposition a été en 2012 remise à Gilbert ATTARD, de Toulon, à qui Guy Tarade avait légué ce document unique composé de plusieurs dizaines de panneaux de coupures de presse très anciennes.  

On peut accéder à cette exposition, remise en forme par UFOMotion à cette adresse : https://ufomotion.xyz/Exposition-Guy-Tarade/index.php?/category/Expo-Guy-Tarade-2017 

Il vient de nous quitter, cette triste nouvelle a été annoncée mardi 21 juillet. Il laisse un vide, un ancien, un ami qui disparait.


Les Dossiers de l'écran (10 décembre 1969) : l'émission qui fit entrer les soucoupes

 volantes dans le salon des Français – et révéla Guy Tarade

Le 10 décembre 1969 constitue une date importante dans l'histoire de l'ufologie française. Ce soir-là, Les Dossiers de l'écran, l'une des émissions les plus prestigieuses de l'ORTF, consacrait son débat aux « soucoupes volantes », après la diffusion du film La Guerre des Mondes. Plus de cinquante ans plus tard, cette émission conserve une valeur historique considérable. Elle marque non seulement l'entrée du phénomène OVNI dans le débat télévisé grand public, mais aussi la révélation médiatique de Guy Tarade, disparu récemment, qui allait devenir pendant plusieurs décennies l'une des figures les plus connues de l'ésotérisme et de l'ufologie française.

Photo : Guy Tarade, Les dossier de l’écran. 1969 – Archive INA

Il faut se replonger dans la France de la fin des années 1960. L'homme vient de marcher sur la Lune quelques mois auparavant. La conquête spatiale passionne le public, tandis que les observations d'OVNI se multiplient dans le monde occidental.

Armand Jammot choisit alors une formule particulièrement efficace : après la diffusion du classique de science-fiction La Guerre des Mondes, Joseph Pasteur anime un débat réunissant scientifiques, rationalistes et défenseurs de l'hypothèse extraterrestre. Parmi les invités figurent notamment François Le Lionnais, Paul Muller, René Held, Jean Leclant, Edmond Campagnac (GEPA) et Guy Tarade, alors jeune auteur de Soucoupes volantes et civilisations d'outre-espace, publié la même année.

À une époque où il n'existe que deux chaînes de télévision, l'audience est considérable. Des millions de Français découvrent pour la première fois un débat public consacré à un sujet jusque-là cantonné aux revues spécialisées.

L'un des intérêts majeurs de cette émission réside dans la prestation de Guy Tarade.

À trente-neuf ans, il apparaît comme un excellent vulgarisateur. Son discours est vivant, accessible et passionné. Contrairement à certains intervenants plus académiques, ignorants le dossier OVNI,  il parle avec conviction et sait captiver le téléspectateur.

Son argumentation repose déjà sur plusieurs thèmes qui deviendront sa marque de fabrique :

  • L’ancienneté historique des manifestations ;
  • Les récits antiques interprétés comme des témoignages d'OVNI ;
  • Les rapprochements entre mythologie et visites extraterrestres ;
  • L’idée que certains gouvernements minimisent le phénomène.

Ces idées sont directement issues de son livre paru quelques mois auparavant.

L'émission souffre toutefois d'un défaut qui apparaît aujourd'hui évident : l'opposition entre « scientifiques » et « croyants ».

Les sceptiques disposent d'une forte légitimité institutionnelle :

  • Un astronome ;
  • Un psychiatre ;
  • Un égyptologue ;
  • Un conseiller scientifique.

Mais en fait ils ne nullement spécialiste du dossier, ce qui appauvri l’émission.

Face à eux, Guy Tarade et Edmond Campagnac représentent pratiquement seuls le courant favorable à une étude ouverte des OVNI.

Le débat devient ainsi moins une confrontation d'enquêtes qu'un affrontement de visions du monde.

Les rationalistes rappellent que la quasi-totalité des observations trouvent une explication conventionnelle. Les défenseurs du phénomène soulignent, au contraire, l'existence d'un noyau de cas inexpliqués.

Ironiquement, cette opposition demeure encore aujourd'hui le cœur des débats sur les OVNIs. Toutefois le milieu scientifique est plus enclin à accepter l’hypothèse d’une vie extraterrestre, ce qu’ils rejetaient alors. On étudie même, depuis 1974, le phénomène OVNI au sein même du CNES !

Vue avec les yeux de 2026, cette émission révèle également les limites de la télévision des années 1960.

On y constate :

  • Peu d'archives filmées ;
  • Très peu d'enquêtes de terrain, par manque d’ufologues lors de l’émission,
  • Aucune photographie analysée sérieusement ;
  • Aucune approche statistique approfondie ;
  • Peu de références aux travaux internationaux.

Le débat repose essentiellement sur la personnalité des intervenants.

Aujourd'hui, une émission comparable ferait intervenir des scientifiques de divers domaines qui étudie le phénomène et qui le connaisse vraiment.

Le changement est considérable.

L'émission possède néanmoins une immense valeur documentaire. Elle montre l'état réel de l'ufologie française à la fin des années 1960 :

  • Le GEPA commence à être reconnu ;
  • Les livres sur les OVNI connaissent pour certains, un succès éditorial important ;
  • La théorie des anciens astronautes s'installe dans le paysage culturel ;
  • Le phénomène devient un sujet médiatique respectable.

Guy Tarade incarne parfaitement cette période charnière.

Il appartient à une génération qui refuse de considérer les témoins comme des hallucinés et qui estime que le phénomène mérite une étude approfondie, même si ses conclusions dépassent souvent les éléments disponibles.

C’est grâce à l’obstination de chercheurs comme Guy Tarade que ce dossier à ainsi évolué. Bravo Guy, qui as fait un bon travail. Repose maintenant en paix au pays des étoiles….

Toutes nos plus sincères  condoléances et notre soutien dans ce moment difficile à Maria Guette, son épouse, qui annonce cette triste nouvelle sur sa page Facebook ainsi qu’à l’œil du Sphinx, un de ses amis, qui nous a également informé via son site, sa famille, ses amis…

Gérard LEBAT