Ovni en rdc
ENVI. 29 MARS 1952 — ELISABETHVILLE (aujourd'hui LUBUMBASHI) — MINES D'URANIUM — LE CAS CIA
29 MARS 1952 — ÉLISABETHVILLE
Les mystérieux disques des mines d’uranium du Congo belge - Une des grandes
affaires OVNI de l'Afrique coloniale
Au début de l'année 1952, alors que la « question des soucoupes volantes »
commence à prendre une dimension internationale, un récit particulièrement
spectaculaire apparaît dans la presse européenne : deux objets lumineux
auraient été observés au-dessus des mines d'uranium du Congo belge, dans la
région d'Élisabethville, l'actuelle Lubumbashi.
Selon le récit publié par le quotidien viennois Die Presse le 29 mars 1952,
les objets auraient effectué des manœuvres inhabituelles, se seraient maintenus
stationnaires, puis seraient partis en zigzag. Un pilote identifié seulement
sous le nom de commandant Pierre aurait décollé de l'aérodrome d'Élisabethville
à bord d'un avion de chasse et aurait tenté de les intercepter.
Il affirme s'être approché à environ 120 mètres de l'un des objets.
La description qu'il en aurait alors donnée est extrêmement détaillée :
disque de 12 à 15 mètres de diamètre, aspect métallique comparable à
l'aluminium, noyau central immobile, protubérance centrale, ouvertures
périphériques et bord extérieur entouré de ce qui ressemblait à des flammes.
L'affaire devient encore plus intéressante lorsqu'on découvre que le récit
fut ensuite enregistré par le Central Intelligence Agency, dans un document
déclassifié portant la référence 00-W-23602, sous la rubrique « Military;
Scientific – Air ». La CIA précise toutefois sans ambiguïté : « THIS IS
UNEVALUATED INFORMATION ».
1. Une affaire liée aux mines d'uranium
Le contexte géographique et stratégique mérite d'être souligné. Le récit
situe les observations dans la région d'Élisabethville, au cœur du Katanga,
alors partie du Congo belge. Cette région était l'un des grands centres miniers
du territoire et l'exploitation de l'uranium y revêtait une importance
exceptionnelle au début des années 1950. La présence d'uranium donne
immédiatement à l'affaire une dimension particulière. Nous sommes seulement
quelques années après Hiroshima et Nagasaki, dans une période où les États-Unis
et leurs alliés accordent une importance considérable aux ressources uranifères
africaines. Le dossier est donc particulièrement susceptible d'attirer
l'attention des services de renseignement. Et c'est précisément ce que nous
constatons : quelques mois après la publication dans Die Presse, l'information
est intégrée à la documentation de la CIA. Il faut cependant éviter une
déduction trop facile : la présence d'une mine d'uranium n'est pas une preuve
que les objets étaient intéressés par cette ressource. Cette interprétation
appartient aux spéculations ultérieures.
Le document CIA indique : DATE PUBLISHED : 29 Mar 1952 et non : DATE OF
OBSERVATION : 29 Mar 1952. Le texte original commence par : « Recently, two
fiery disks were sighted... » soit : « Récemment, deux disques ardents ont été
aperçus... »
Aucune date précise de l'observation n'est donnée dans le compte rendu. Il
faut donc éviter d'écrire : « Le 29 mars 1952, deux OVNI furent observés... » comme
s'il s'agissait d'une date d'observation certaine.
La formulation historiquement correcte est : « Dans un article publié à
Vienne le 29 mars 1952, Die Presse rapporta une observation récente de deux
objets lumineux au-dessus des mines d'uranium de la région d'Élisabethville. »
Cette nuance est importante.
Les deux objets
Le journaliste autrichien Fritz Sitte rapporte que deux « fiery disks » —
des disques ardents — furent observés au-dessus des mines. Les témoins auraient
vu les objets :
- ·
Glisser
selon des courbes élégantes ;
- ·
Changer
fréquemment de position ;
- ·
Apparaître
parfois comme des plaques ;
- ·
Parfois
comme des ovales ;
- ·
Parfois
comme de simples lignes.
Cette dernière remarque est intéressante. - Elle pourrait indiquer que les observateurs
percevaient différemment l'objet selon son orientation. Autrement dit,
le phénomène aurait présenté différentes silhouettes apparentes selon l'angle
d'observation.
Le récit attribue ensuite aux objets un comportement particulièrement
spectaculaire. Les deux disques auraient :
- ·
Effectué
des trajectoires courbes ;
- ·
Changé de
position à plusieurs reprises ;
- ·
Fait
brusquement du sur-place ;
- ·
Puis
effectué un déplacement en zigzag vers le nord-est.
Le texte précise également que leur mouvement pouvait être aussi bien
vertical qu'horizontal. Enfin, ils auraient été capables de modifier leur
altitude de 800 à 1 000 mètres en quelques secondes, parfois jusqu'à descendre
à seulement une vingtaine de mètres au-dessus des arbres. Si cette description
correspond fidèlement à une observation réelle, elle constituerait évidemment
un comportement très inhabituel pour un aéronef conventionnel de 1952. Mais il
faut garder une réserve majeure : nous n'avons aucun enregistrement
instrumental permettant de vérifier ces performances.
Le cœur de l'affaire est constitué par l'intervention d'un pilote. Le texte
affirme que le commandant Pierre, attaché au petit aérodrome d'Élisabethville,
aurait immédiatement décollé à bord d'un avion de chasse.
C'est lui qui fournit la description la plus détaillée. Lors de son premier
passage, il aurait réussi à s'approcher à environ : 120 mètres de l'un des
objets. Cette distance est l'un des éléments qui ont fait la célébrité du cas. Contrairement
à de nombreux récits de « soucoupes » où l'objet n'est qu'une petite lumière
observée à grande distance, le commandant Pierre aurait vu une structure
suffisamment proche pour en décrire certains détails physiques.
Selon le récit, Pierre estime le diamètre de l'objet à : 12 à 15 mètres La
forme générale est décrite comme discoïdale avec un noyau central. Le métal
aurait présenté une couleur comparable à celle de l'aluminium. Cette
comparaison est intéressante : elle suggère que l'objet aurait présenté, selon
le témoin, un aspect métallique réfléchissant plutôt qu'une simple apparence
lumineuse.
La description devient ensuite très particulière. Le centre du disque
aurait paru : parfaitement immobile ; séparé du mouvement apparent de la partie
extérieure ; muni d'une protubérance centrale et comportant plusieurs petites
ouvertures. Autour de cette partie centrale se trouvait, selon le pilote, un
anneau périphérique. Cet anneau était : entouré ou masqué par ce qui
ressemblait à du feu. Le récit interprète cette apparence comme la conséquence
d'une très grande vitesse de rotation. Il faut cependant souligner que
l'explication du mécanisme n'est pas une observation indépendante : elle fait
partie de l'interprétation rapportée dans le journal.
- L'objet aurait donc présenté un bord extérieur enveloppé de flammes. Cette
caractéristique est particulièrement intéressante parce qu'elle peut être
interprétée de plusieurs manières. Dans le langage de 1952, les témoins
pouvaient utiliser les mots :
- ·
Feu ;
- ·
Flammes ;
- ·
Halo ;
- ·
Lumière ;
- ·
Incandescence
;
pour désigner des phénomènes visuellement très différents. Un phénomène
incandescent, une ionisation ou un effet atmosphérique pourrait théoriquement
produire une apparence lumineuse. Mais nous ne disposons évidemment d'aucune
photographie permettant de trancher.
Les témoins au sol auraient entendu : un sifflement pénétrant ; un
bourdonnement. Lorsque le commandant Pierre poursuivit les objets, il aurait
lui aussi perçu un sifflement puissant, malgré le bruit de son propre avion. Ce
détail est intéressant parce qu'il constitue une caractéristique sensorielle
indépendante de l'aspect lumineux. Mais là encore, nous ne disposons pas d'une
mesure acoustique.
Le texte rapporte que les objets pouvaient passer rapidement d'une altitude
à une autre. Ils auraient parfois effectué des changements d'altitude de
plusieurs centaines de mètres en quelques secondes. Le récit ajoute qu'ils
pouvaient descendre presque au niveau des arbres, puis remonter rapidement. Ces
performances sont à l'origine d'une grande partie de la réputation du cas. Le
commandant Pierre aurait finalement estimé leur vitesse à environ : 1 500 km/h soit
approximativement Mach 1,2 dans des conditions atmosphériques standard au
niveau de la mer.
Il s'agit d'un point intéressant : le chiffre rapporté n'est pas
invraisemblable en lui-même pour un avion à réaction, mais les manœuvres et les
variations d'altitude décrites constituent la véritable anomalie alléguée.
Après environ quinze minutes de poursuite, Pierre aurait abandonné. Les
deux objets auraient ensuite disparu en ligne droite vers : le lac Tanganyika. Cette
direction est cohérente avec la géographie générale du Katanga et de l'Afrique
centrale. Le lac Tanganyika se trouve à l'est-sud-est de l'actuelle Lubumbashi.
Le récit précise également que les objets continuèrent leur trajectoire
avec un sifflement audible malgré le bruit du moteur de l'avion.
Pourquoi ce témoignage est-il particulièrement célèbre ?
Parce que le texte affirme que le commandant Pierre était considéré comme :
un officier fiable et un pilote expérimenté. Le journaliste ajoute que Pierre
aurait rédigé un rapport détaillé à ses supérieurs. C'est un élément
déterminant.
Si ce rapport militaire original existait encore et pouvait être retrouvé,
il transformerait complètement la valeur historique du dossier. Malheureusement,
le document CIA que nous possédons ne contient pas ce rapport : il ne fait que
rapporter son existence alléguée. C'est l'une des limites fondamentales de
l'affaire.
L'auteur du texte concernant cette affaire est Fritz Sitte Le document CIA
l'identifie comme source de l'article publié dans Die Presse. Cela signifie que
le dossier repose sur une chaîne documentaire :
Observation alléguée → information transmise à
la presse → article de Die Presse → renseignement américain → rapport CIA
Il est donc essentiel de comprendre que la CIA n'a pas enquêté elle-même
sur place, du moins rien dans le document ne le démontre.
La CIA a collecté et résumé une information publiée dans la presse
étrangère.
Il faut éviter cette formulation souvent rencontrée sur Internet : « La CIA
a enquêté sur les OVNI du Congo belge. ». Ce que nous pouvons démontrer est
beaucoup plus précis. La CIA disposait d'un programme de collecte
d'informations sur les soucoupes volantes et conservait des articles de presse
étrangers. La CIA elle-même explique aujourd'hui avoir déclassifié des
centaines de documents concernant les observations d'OVNI des années 1940 et
1950 et cite explicitement « Flying Saucers Reported Over Belgian Congo Uranium
Mines, 1952 » parmi les documents de sa collection. Mais le document consacré
au Congo est lui-même marqué : « THIS IS UNEVALUATED INFORMATION » - La CIA ne
valide donc pas le récit.
Le dossier CIA apporte néanmoins une information importante sur l'histoire
de la circulation du cas. En août 1952, l'agence diffuse le rapport aux milieux
concernés, sous le thème : Military; Scientific – Air. Il s'agit donc d'une
information jugée suffisamment intéressante pour être transmise dans les
circuits de renseignement. Mais « digne d'être rapportée » n'est pas synonyme
de « authentifiée ».
L'uranium : un élément qui a nourri les spéculations
Le contexte de la mine d'uranium a rapidement favorisé une lecture
particulière de l'affaire. Certains auteurs ont suggéré que les objets auraient
pu être attirés par les installations nucléaires du Katanga. Cette idée
s'inscrit dans un thème classique de la littérature OVNI : les soucoupes
apparaîtraient à proximité des installations nucléaires. Ce motif existe
également dans les dossiers américains de l'époque. Mais dans le cas
d'Élisabethville, aucun élément du document original ne montre que les objets auraient
manifesté un intérêt particulier pour l'uranium. Ils ont été observés au-dessus
de la région minière ; c'est tout ce que la source permet d'établir.
- La totalité du récit disponible remonte à : Die Presse, Vienne, 29 mars
1952. Puis le récit est repris dans un rapport de renseignement CIA de 1952. Nous
ne disposons pas, à ce stade, de :
- ·
Rapport
militaire belge original ;
- ·
Rapport du
pilote Pierre ;
- ·
Photographie
;
- ·
Film ;
- ·
Relevé
radar ;
- ·
Témoignages
enregistrés séparément ;
- ·
Relevé
météorologique spécifique ;
- ·
Enquête
scientifique ;
- ·
Trace
matérielle.
Une source secondaire récente souligne également qu'aucune corroboration
indépendante du témoignage de Pierre n'a été retrouvée.
Cela signifie-t-il que l'affaire est un canular ? Non. Il faut également
éviter la conclusion inverse. Nous pouvons dire : La documentation disponible
est insuffisante pour authentifier l'événement. Mais nous ne pouvons pas
démontrer : « le journaliste a tout inventé » où : « le pilote n'a jamais
existé ».Le nom de Pierre est malheureusement trop incomplet pour permettre
actuellement une identification certaine.
Qui était exactement le commandant Pierre ?
C'est probablement la question la plus importante de toute l'enquête. Le
document ne donne que :
« Commander Pierre » Aucun nom de famille. Nous savons seulement qu'il
aurait été responsable ou associé au petit aérodrome d'Élisabethville. Il
aurait également disposé d'un avion de chasse. Mais quel appareil ? un chasseur
belge ? un appareil de la Force Publiqueou encore un avion appartenant à une
autre structure ? La source ne le précise pas. Cette absence est surprenante.
La Force Publique du Congo belge possédait une composante aérienne, mais
elle n'était pas équivalente à une grande aviation de chasse. La présence
exacte d'un avion de chasse disponible à Élisabethville en 1952 doit donc être
documentée à partir des archives militaires belges. C'est une des recherches
qui permettrait de tester la crédibilité matérielle du récit. Si aucun avion
compatible n'était stationné ou disponible dans la région, le dossier serait
sérieusement affaibli. Si, au contraire, nous retrouvons un appareil et une
unité correspondant exactement à la description, le cas gagnerait en
crédibilité documentaire.
Une localisation à préciser : Le texte parle des « uranium mines » du district d'Élisabethville. Il
serait imprudent de transformer automatiquement cela en : mine de
Shinkolobwe sans retrouver la source originale précisant le site exact.
La région du Katanga possédait plusieurs infrastructures minières
importantes.Il faut donc, conserver la formulation : « région minière
d'Élisabethville » où « secteur des mines d'uranium du sud du
Congo belge » tant que le lieu exact n'est pas établi.
Il est impossible aujourd'hui de déterminer avec certitude ce que furent
les objets. Plusieurs possibilités peuvent être envisagées.
1-
Aéronef
conventionnelCertains mouvements peuvent résulter de
l'observation d'un avion selon un angle inhabituel.Mais l'observation rapprochée alléguée et les changements de position rapides posent problème.
2-
Phénomène
astronomique
Peu probable pour expliquer l'ensemble du récit, notamment la poursuite par avion et la description d'un objet structuré.
3- Phénomène météorologique
Certaines illusions atmosphériques peuvent transformer l'apparence d'une source lumineuse, mais là encore les détails allégués sont difficiles à concilier.
4- Erreur d'estimation de distance et de vitesse
Cette hypothèse est importante.
Si les témoins se trompent fortement sur la distance, alors la taille apparente, la vitesse et les manœuvres peuvent être très différentes des estimations.
5- Phénomène réellement non identifié
Cette hypothèse demeure évidemment possible dans le sens strict du terme.
Mais « non identifié » ne permet pas de conclure : extraterrestre.Le lac Tanganyika : la dernière phase
La disparition vers le lac Tanganyika mérite une mention particulière. Le
lac se trouve à l'est du Katanga et constitue un repère géographique majeur. Le
récit ne dit pas que les objets sont descendus dans l'eau. Il dit seulement
qu'ils ont disparu dans cette direction. Il ne faut donc pas parler d'«
amerrissage » ni de « base sous-marine ».
Conclusion
L'affaire des mines d'uranium d'Élisabethville de 1952 mérite
incontestablement une place dans l'histoire des OVNI africains. Elle présente
une caractéristique assez exceptionnelle : un récit de poursuite aérienne
associé à un pilote, dans une région stratégique du Congo belge, qui apparaît
ensuite dans les archives de la CIA. La CIA elle-même cite aujourd'hui ce
dossier parmi ses documents historiques consacrés aux observations de soucoupes
volantes des années 1950. Mais il faut résister à la tentation de transformer
ce document en « preuve CIA d'un vaisseau extraterrestre ».
La réalité documentaire est beaucoup plus intéressante : un journal
viennois publie en mars 1952 le récit d'une observation récente au-dessus d'une
région minière d'uranium du Congo belge ; l'histoire décrit deux disques aux
performances extraordinaires et la poursuite de l'un d'eux par un pilote
identifié seulement comme le commandant Pierre ; la CIA enregistre ensuite
l'article dans ses dossiers de renseignement, mais précise que l'information
est “non évaluée”. Aucun rapport militaire belge original, photographie, donnée
radar ou preuve matérielle n'a encore été retrouvé. C'est donc un cas
historique majeur, mais non démontré.
Sources principales
https://overclassified.org/case-files/belgian-congo-uranium-mines.htm
https://ufologie.patrickgross.org/htm/foia72f.htm
https://www.cia.gov/readingroom/docs/DOC_0000015463.pdf Doc complet CIA REPORI NO. 0O-W-23602
CIA, rapport 00-W-23602, Flying Saucers over Belgian Congo Uranium Mines,
source indiquée : Die Presse, Vienne, 29 mars 1952. – Ici copie dans le cadre
des documents CIA, de l’article, reproduit ci-dessous : https://en.wikisource.org/wiki/Flying_saucers_over_Belgian_Congo_uranium_mines
CIA, « Take a Peek Into Our X-Files », qui mentionne explicitement le
dossier du Congo belge parmi les documents historiques déclassifiés sur les
OVNI.
Transcription et reproduction du document CIA, NR 2 avec le texte complet. 109 pages CIA : https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516145.pdf
RAPPORT DE LA
C.I.A.
|
AGENCE CENTRALE DE RENSEIGNEMENT
|
RAPPORT N°
|
00 -W-23602
|
|
INFORMATIONS PROVENANT
DE DOCUMENTS ÉTRANGERS OU D'ÉMISSIONS RADIOLOGIQUES
|
Numéro de CD.
|
--
|
|
PAYS
|
Congo belge
|
DATE DE L'
INFORMATION
|
1952
|
|
SUJET
|
Militaire ; Scientifique -
Air
|
|
|
|
COMMENT
PUBLIÉ
|
Quotidien
|
DATE DIST.
|
16 août 1952
|
|
OÙ
PUBLIÉ
|
Vienne
|
NOMBRE DE PAGES
|
2
|
|
DATE
DE PUBLICATION
|
29 mars 1952
|
|
|
|
LANGUE
|
Allemand
|
SUPPLÉMENT AU
RAPPORT N°
|
|
|
CES INFORMATIONS NE SONT PAS ÉVALUÉES
|
|
SOURCE
|
Die Presse .
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|
|
SOUCOUPES VOLANTES AU-DESSUS DES MINES D'URANIUM DU CONGO BELGE
Article de Fritz Sitte Traduit de l'Allemand et extrait de DIE PRESSE par la cia
Récemment, deux disques incandescents ont été aperçus au-dessus des mines
d'uranium situées dans le district d'Élisabethville, au sud du Congo belge, à
l'est de la rivière Luapula qui relie les lacs Meru et Bangweolo. Les disques
ont décrit d'élégantes courbes et ont changé de position à plusieurs reprises,
apparaissant tantôt comme des plaques, tantôt comme des ovales, tantôt comme de
simples lignes. Soudain, les deux disques sont restés immobiles puis ont
effectué un vol en zigzag unique vers le nord-est. Un sifflement et un
bourdonnement perçants étaient audibles pour les témoins au sol. Le phénomène a
duré entre 10 et 12 minutes.
Le commandant Pierre, du petit
aérodrome d'Élisabethville, se lança immédiatement à la poursuite de l'objet
avec un avion de chasse. Lors de sa première approche, il s'approcha à environ
120 mètres de l'un des disques. D'après ses estimations, la « soucoupe »
mesurait entre 12 et 15 mètres de diamètre et avait la forme d'un disque. Le
noyau interne demeurait parfaitement immobile, et l'on distinguait nettement un
bouton en son centre ainsi que plusieurs petites ouvertures. Le pourtour était
entièrement recouvert de flammes et devait tourner à une vitesse prodigieuse.
La couleur du métal était semblable à celle de l'aluminium.
Les disques se déplaçaient avec
une précision et une légèreté remarquable, tant verticalement
qu'horizontalement. Des variations d'altitude de 800 à 1 000 mètres
pouvaient être effectuées en quelques secondes ; les disques descendaient
souvent à moins de 20 mètres de la cime des arbres. Pierre estimait impossible
qu'un équipage puisse se trouver à bord du disque, car la vitesse irrégulière
et la chaleur rendraient impossible la survie d'une personne à l'intérieur du
noyau stable. Pierre dut abandonner la poursuite après 15 minutes, car les deux
disques, dans un sifflement puissant audible malgré le bruit de son propre
avion, disparurent en ligne droite vers le lac Tanganyika. Il estima leur
vitesse à environ 1 500 kilomètres par heure. est considéré comme un
officier fiable et un pilote passionné. Il a remis à ses supérieurs un rapport
détaillé qui, curieusement, concordait à bien des égards avec les résultats de
diverses recherches.
Le schéma ci-dessous illustre
le principe de construction des « soucoupes volantes ». Les légendes relèvent
en partie de la pure conjecture, fondée sur les rapports de pilotes ayant
poursuivi ces disques ; en partie, elles proviennent d'instituts de recherche
secrets. Le noyau central renferme l'explosif (SP) et les installations de
guidage radar (R). Il est équipé de boutons de catapulte (KZ), d'antennes (AN)
et d'un boîtier de contre-pression (GD). Autour de ce noyau tourne une jante
munie de propulseurs (D) sur ses faces supérieure et inférieure, ainsi que de
chambres à carburant (DB). Le roulement à rouleaux est représenté par la lettre
L. Le lancement s'effectue selon un angle aigu, à la manière d'un lancer de
disque ; la vitesse de rotation de la jante est probablement de 22 000
tours par minute. Les propulseurs situés sous la jante servent à propulser le
disque verticalement vers le haut ; le pilotage latéral est assuré par
l'activation et la désactivation de différents groupes de propulseurs.
