UFOLOGIE AMERICAINE
Dans un article publié par Sentinel News Lucianna Henry met en évidence les
divers manquements de l’AARO, c’est une étude intéressante, mais il est
important de distinguer les faits établis, les critiques documentées et les
interprétations de l'auteure.
Son article dresse un réquisitoire sévère contre l'AARO sous la direction
du Dr Sean Kirkpatrick, tout en estimant que l'arrivée du Dr Jon Kosloski
pourrait marquer une évolution.
Les principaux reproches adressés à
l'AARO
1. Un manque de transparence
Il s'agit
probablement de la critique la plus fréquente. Lorsque le Congrès a créé l'AARO
en 2022, ses objectifs étaient notamment :
1. Centraliser les signalements de PAN ;
2. Informer le Congrès ;
3. Améliorer la transparence ;
4. Examiner les programmes historiques remontant
jusqu'en 1945.
Or, selon Lucianna Henry, l'AARO a surtout communiqué des conclusions
générales, sans rendre publiques la majorité des données techniques (radars,
télémétrie, imagerie infrarouge, etc.), ce qui limite toute vérification
indépendante.
2. Une enquête jugée
insuffisamment rigoureuse
L'auteure estime que plusieurs enquêtes ont été closes rapidement par des
explications conventionnelles sans que le raisonnement complet soit publié. Les
critiques portent notamment sur l'absence de publication systématique des
données brutes, l'impossibilité pour des experts indépendants de reproduire les
analyses et une tendance à privilégier d'emblée des hypothèses prosaïques.
Il faut toutefois rappeler qu'une partie importante des informations
exploitées par l'AARO demeure classifiée pour des raisons de sécurité
nationale, ce qui limite ce qui peut être rendu public.
3. Les relations difficiles avec les lanceurs
d'alerte
C'est l'un des points les plus sensibles car plusieurs personnalités ont
publiquement critiqué Sean Kirkpatrick. Il s’agit notamment de David Grusch, le
contre-amiral (ret.) Tim Gallaudet, Ross Coulthart et d'autres témoins
militaires etc…
Selon ces personnalité l'AARO n'aurait pas réellement pris en compte
certains témoignages et il faut ajouter que plusieurs témoins auraient perdu
confiance dans le bureau. Notons que certains auraient préféré saisir
directement l'Inspecteur général du renseignement (ICIG) ou le Congrès plutôt
que l'AARO.
Il convient néanmoins de souligner que ces affirmations reposent
principalement sur les déclarations des intéressés et n'ont pas toutes été
corroborées par des documents officiels. Une analyse générale des diverses
déclarations va toutefois dans le sens d’une gestion par l’AARO non
satisfaisante.
4. Le rapport historique de l'AARO
Le rapport historique publié en 2024 a suscité de nombreuses critiques. Ses
détracteurs lui reprochent notamment d'avoir minimisé certains programmes
historiques, d'avoir écarté plusieurs témoignages d'anciens responsables
militaires ou d'avoir conclu qu'aucune preuve ne démontrait l'existence d'un
programme secret de récupération d'engins d'origine non humaine.
À l'inverse, l'AARO maintient que son examen
des archives disponibles n'a révélé aucun élément probant en ce sens. Il faut
également noter que le Rapport 2025 publié ces derniers jours laisse lui aussi
entrevoir de nombreuses critiques.
5. La communication de Sean Kirkpatrick
Photo : Dr Sean Kirkpatrick,
Lucianna Henry revient sur plusieurs épisodes où Sean Kirkpatrick a été
accusé d'avoir tenu des propos inexacts ou inutilement polémiques. Elle cite
notamment :
1. Son échange public avec Tim Gallaudet ;
2. Ses commentaires sur certains pilotes
militaires, qui sont inappropriés
3. Sa contestation des affirmations de David
Grusch, sans vraiment apporter de preuves,
4. Des controverses autour de sa présence à des
réunions consacrées à Skinwalker Ranch.
5. Etc….
Ces épisodes ont contribué à détériorer les relations entre l'AARO et une
partie des acteurs du dossier, des spécialistes incontestés ou des
scientifiques !
Les manquements que l'on peut raisonnablement attribuer à l'AARO en se
limitant aux éléments objectivement observables, plusieurs critiques
apparaissent fondées comme une transparence limitée
Le Congrès avait affiché l'ambition d'une plus grande ouverture mais dans
les faits peu de dossiers complets ont été publiés et les données techniques
restent rarement accessibles. On ajoutera que les critères précis de résolution
des cas sont souvent peu détaillés.
On peut lui reprocher aussi une communication parfois maladroite car sous
Sean Kirkpatrick plusieurs déclarations ont été perçues comme condescendantes
envers les témoins, puis la confiance avec une partie des pilotes militaires et
des lanceurs d'alerte s'est dégradée.
Dans un domaine où la crédibilité des témoins est essentielle, cet aspect
est loin d'être anodin.
Ce qui peut être inexcusable, c’est les relations tendues avec le Congrès.
Il est notoire que plusieurs parlementaires, dont Tim Burchett, Anna Paulina
Luna et d'autres membres du caucus UAP, ont exprimé leur frustration face aux
réponses fournies par l'AARO, estimant que certaines informations restaient
inaccessibles malgré les demandes officielles.
Une critique établie et là aussi inexcusable de la part de l’AARO, c’est la
lenteur de certaines investigations et les retards dans la publication de
rapports demandés par le Congrès.
L’AARO a manqué d’indépendance et cette indépendance a été perçue comme
insuffisante car bien que l'AARO soit chargé d'enquêter sur des activités
pouvant concerner le ministère de la Défense, l’AARO demeure lui-même intégré
au DoD.
Cette situation alimente une interrogation récurrente : un organisme
rattaché au Pentagone peut-il enquêter en toute indépendance sur d'éventuels
programmes relevant du même ministère ? Cette question institutionnelle est
régulièrement soulevée, sans constituer en elle-même la preuve d'une
dissimulation. Le directeur de l’AARO aurait du protester contre cet état de
fait, or il ne l’a pas fait.
L'arrivée du Dr Jon Kosloski
Photo : Jon Kosloski
Lucianna Henry voit dans la nomination du Dr Jon Kosloski un possible
changement de cap. Les premiers signes souvent mis en avant dans cette nouvelle
situation une communication plus mesuré ainsi qu’une volonté affichée de
réexaminer certains dossiers et également le fait que des échanges sont décrits
comme plus ouverts avec des témoins et des experts.
Cependant, à ce stade, il est encore prématuré de conclure à une rupture
profonde. Les éléments publics restent limités et il faudra juger cette
nouvelle direction sur ses résultats : qualité des enquêtes, publication des
données lorsque cela est possible, coopération avec le Congrès et traitement
des témoignages.
On peut dire que l’'article de Lucianna Henry est solidement documenté sur
plusieurs controverses publiques, mais il adopte clairement une perspective
favorable aux partisans d'une divulgation plus large. Il rassemble de
nombreuses déclarations de Ross Coulthart, Tim Gallaudet ou David Grusch, dont
certaines restent contestées ou non vérifiées indépendamment.
En revanche, plusieurs critiques adressées à l'AARO dépassent le seul
cadre de cet article et reviennent de manière récurrente dans les débats au
Congrès :
·
Une
transparence jugée insuffisante ;
·
Une
communication parfois contre-productive ;
·
Des
relations difficiles avec certains témoins ;
1. Des rapports considérés comme trop conclusifs
au regard des données rendues publiques.
Ces critiques ne démontrent pas, à elles seules, l'existence d'un programme
secret de récupération d'engins d'origine non humaine. Elles mettent toutefois
en évidence une crise de confiance persistante entre l'AARO, une partie du
Congrès, plusieurs lanceurs d'alerte et une fraction de la communauté
spécialisée dans l'étude des PAN.
Équipe rédactionnelle du GEOS France GL
Sources :
- Sentinel News - THE AARO SAGA - by Lucianna Henry - Sentinel News
- X (formerly Twitter) - Journalist Lucianna Henry argues that @DoW_AARO's ...
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