mercredi 7 octobre 2026

Jared Isaacman et les OVNI : la NASA veut-elle désormais avoir « voix au chapitre » ?

COMMENTAIRE

Jared Isaacman et les OVNI : la NASA veut-elle désormais avoir « voix au chapitre » ?

GEOS France

La déclaration récente de Jared Isaacman, administrateur de la NASA, mérite une attention particulière dans l’histoire contemporaine du dossier OVNI/UAP. Interrogé le 25 septembre 2026 par Blake Burman dans l’émission The Hill de NewsNation, le patron de l'agence spatiale américaine a adopté une position qui se veut à la fois prudente et ouverte : « soyez ouvert d'esprit ».

Cette formulation est importante. Elle ne constitue évidemment pas une reconnaissance de l'existence de vaisseaux extraterrestres et encore moins la confirmation d'une présence extraterrestre sur Terre. Mais elle rompt avec une attitude qui, pendant des décennies, a souvent consisté à considérer le sujet OVNI comme périphérique aux missions scientifiques traditionnelles de la NASA.

« Soyez ouvert d'esprit »

La phrase placée par Isaacman en préambule est probablement l'élément le plus révélateur de son intervention : « Ma position avant d'aborder chacun de ces sujets : premièrement, soyez ouvert d'esprit. »

Cette attitude correspond finalement assez bien à la démarche scientifique lorsqu'elle est correctement comprise. Être ouvert d'esprit ne signifie pas croire à une hypothèse ; cela signifie accepter de l'examiner tant que les données ne permettent pas de la réfuter. Dans le cas des UAP, plusieurs hypothèses doivent donc rester simultanément envisageables :

  • ·         Phénomène astronomique mal identifié ;
  • ·         Ballon ou autre objet aérien ;
  • ·         Drone ;
  • ·         Phénomène météorologique ;
  • ·         Artefact ou problème de capteur ;
  • ·         Technologie militaire américaine ou étrangère ;
  • ·         Phénomène encore inexpliqué ;
  • et, beaucoup plus spéculativement, phénomène d'origine non humaine.

La dernière hypothèse ne peut scientifiquement être placée au même niveau que les précédentes sans éléments matériels permettant de l'étayer.

Le spectre du « moment Spoutnik »

Isaacman établit également un rapprochement avec Spoutnik 1, lancé par l'Union soviétique en octobre 1957.

Cette comparaison est particulièrement intéressante.

À l'époque, le lancement du premier satellite artificiel soviétique avait provoqué un véritable choc aux États-Unis. Il ne s'agissait pas seulement d'une prouesse scientifique : Washington découvrait brutalement que Moscou possédait des capacités spatiales susceptibles d'avoir des implications militaires considérables. Pour Isaacman, l'augmentation des signalements d'UAP pourrait produire une inquiétude comparable si les États-Unis découvraient qu'une autre puissance dispose de technologies aéronautiques ou spatiales largement supérieures aux leurs.

C'est ici que son propos doit être correctement interprété.

Il ne dit pas : « les extraterrestres sont parmi nous ». Il pose plutôt une question stratégique :

Et si certains phénomènes actuellement non identifiés correspondaient à une technologie que les États-Unis ne comprennent pas ?

Dans cette perspective, les UAP deviennent d'abord un problème de sécurité nationale, de renseignement et de supériorité technologique, avant d'être une question extraterrestre.

« Si ce sont des extraterrestres, la NASA devrait avoir voix au chapitre »

La deuxième partie de son propos est cependant beaucoup plus inhabituelle. Isaacman considère que, si une origine extraterrestre était un jour démontrée, la NASA devrait participer aux discussions et aux investigations. Cette remarque paraît évidente lorsqu'on considère les compétences de l'agence : astronomie, exploration planétaire, recherche de traces de vie, astrobiologie, observation de la Terre et étude de l'environnement spatial.

Mais elle possède également une portée institutionnelle.

Depuis quelques années, le dossier UAP s'est principalement développé autour du Pentagone, des services de renseignement, des militaires et du Congrès. La NASA avait une position plus périphérique. L'agence avait certes organisé en 2023 un groupe d'étude indépendant consacré aux UAP, mais elle avait soigneusement distingué l'étude scientifique des phénomènes de toute affirmation concernant une origine extraterrestre.

Avec Isaacman, on observe donc peut-être une évolution de langage : La NASA ne revendique pas une preuve extraterrestre ; elle revendique le droit scientifique de participer à l'examen de cette hypothèse si des éléments sérieux apparaissaient.

Une nuance fondamentale : « inexpliqué » ne signifie pas « extraterrestre »

C'est probablement le point qui doit être souligné avec le plus de force dans une analyse historique du dossier. Le vocabulaire UAP peut parfois donner l'impression qu'un phénomène « non identifié » constitue nécessairement quelque chose d'extraordinaire.

Or :

UAP ≠ extraterrestre.

Un phénomène peut être parfaitement réel tout en demeurant temporairement non identifié. Un témoignage provenant du Mali, du Sénégal, de Madagascar, d'Afrique du Sud ou de la République démocratique du Congo ne devient pas extraterrestre parce qu'il demeure inexpliqué après une première enquête. Il faut distinguer au minimum :

Observation → identification impossible → phénomène inexpliqué → hypothèse extraordinaire → preuve.

Entre ces cinq niveaux, il existe une différence considérable.

Une évolution intéressante du discours américain

L'intérêt de la déclaration d'Isaacman réside donc moins dans une prétendue « révélation extraterrestre » que dans la normalisation progressive de la question UAP dans les institutions scientifiques et gouvernementales américaines. Pendant longtemps, parler d'OVNI dans une institution scientifique pouvait être perçu comme peu sérieux. Aujourd'hui, le terme UAP permet de déplacer la discussion :

  • « Que sont ces phénomènes ? »

Plutôt que :

  • « Croyez-vous aux extraterrestres ?

Cette modification sémantique est importante. Elle permet à des scientifiques, militaires, pilotes et ingénieurs de discuter d'observations inhabituelles sans devoir préalablement accepter l'hypothèse extraterrestre.

Une déclaration importante, mais pas une preuve

Il faut donc éviter deux interprétations excessives de l'intervention d'Isaacman. La première consisterait à annoncer :

« Le directeur de la NASA reconnaît enfin les extraterrestres. »   Ce serait faux.

La seconde serait de considérer sa déclaration comme insignifiante.  Ce serait également une erreur.

Ce qui est réellement nouveau est peut-être plus subtil : le responsable de la NASA estime désormais publiquement que l'agence doit être prête à examiner sérieusement la question si des éléments suffisamment solides apparaissent.

Cela constitue une différence importante entre :

  • Croire aux extraterrestres

Et

  • Accepter d'étudier scientifiquement la possibilité d'une origine non humaine.

Conclusion

La déclaration de Jared Isaacman ne constitue donc pas une confirmation extraterrestre. Elle représente plutôt un changement de posture institutionnelle.

Le message pourrait se résumer ainsi : Ne croyons pas sans preuves, mais ne rejetons pas une hypothèse avant d'avoir examiné les données. C'est probablement la partie la plus intéressante de son intervention.

Pour l'histoire de l'ufologie, cette évolution est loin d'être anodine. Après les décennies de Project Blue Book, les travaux de Hynek, le rapport Condon, puis l'apparition du vocabulaire UAP et l'implication croissante du Pentagone et du Congrès, le dossier semble progressivement passer d'un sujet marginal à une question pouvant être traitée sous l'angle de la science, du renseignement, de la sécurité aérienne et de l'astronomie.

Et si, un jour, une observation était effectivement démontrée comme étant d'origine non humaine, la question ne serait alors plus seulement :

« Sommes-nous seuls dans l'Univers ? »

Elle deviendrait également :

« Qui doit enquêter, qui doit analyser les données et qui doit informer le public ? »

C'est précisément sur ce terrain que la phrase d'Isaacman — « si ce sont des extraterrestres, je pense que la NASA devrait avoir voix au chapitre » — prend toute sa portée historique.

 

G.E.O.S. France

 Source des déclarations : https://www.space.com/space-exploration/search-for-life/nasa-chief-jared-isaacman-wants-to-stay-open-minded-about-ufos-if-its-aliens-i-think-nasa-should-have-a-seat-at-the-table

 

mardi 6 octobre 2026

OVNI – SOUCOUPES VOLANTES ET SORCIERES VOLANTES !

OVNI – SOUCOUPES VOLANTES ET SORCIERES VOLANTES !

Les "sorcières volantes" dans l'espace aérien de l'Eswatini : quand l'aviation civile régule le surnaturel

Un décret insolite qui mêle croyances traditionnelles et droit aérien moderne

Introduction : une information qui a fait le tour du monde

En mai 2013, une dépêche pour le moins surprenante a fait le tour des agences de presse internationales : l'Autorité de l'aviation civile de l'Eswatini (Swaziland Civil Aviation Authority – SWACAA) aurait officiellement interdit le vol des "sorcières" au-dessus d'une certaine altitude, sous peine de sanctions.

Reprise par la BBC, Reuters, le Huffington Post, Le Monde et des dizaines d'autres médias, l'information a suscité l'hilarité, l'étonnement, puis un certain scepticisme quant à sa véracité. Pourtant, derrière l'anecdote apparente se cache une réalité plus complexe : celle d'un pays où les croyances traditionnelles, la sorcellerie et la modernité juridique se côtoient quotidiennement, parfois jusqu'au sein des institutions de l'État.

Cet article se propose de revenir en détail sur cette affaire, d'en examiner les origines, les implications et le contexte culturel, tout en démêlant la part de vérité et la part de légende médiatique.

1. Les faits : ce qui a réellement été dit

            1.1. Le communiqué de la SWACAA

L'affaire remonte à une déclaration attribuée à Sabelo Dlamini, alors porte-parole de la Swaziland Civil Aviation Authority. Selon les versions rapportées par la presse, celui-ci aurait confirmé que l'agence avait pris des dispositions pour interdire aux sorcières de voler au-dessus de 150 mètres d'altitude. La justification avancée était que les "sorcières volantes" représentaient un danger pour les aéronefs, et que leur présence dans l'espace aérien contrôlé pouvait provoquer des collisions ou perturber le trafic aérien.

Dans certaines versions de l'histoire, il était précisé que les contrevenantes s'exposeraient à une amende de 500 000 emalangeni (la monnaie locale, environ 25 000 euros à l'époque) ou à une peine d'emprisonnement. D'autres sources mentionnaient que la mesure visait également les avions privés des sorcières, et non seulement leurs balais.

            1.2. La confusion médiatique

Très rapidement, l'information a été reprise sans vérification approfondie. Plusieurs médias ont présenté la mesure comme une loi officielle, ce qui n'était pas exact. D'autres ont affirmé que le gouvernement swazi "croyait réellement aux sorcières", ce qui simplifiait à l'extrême une réalité culturelle bien plus nuancée.

Il est important de souligner que la SWACAA n'a jamais publié de texte réglementaire formel interdisant spécifiquement le vol des sorcières. Il s'agissait plutôt d'une déclaration orale faite à des journalistes, dans un contexte où la question de la sécurité aérienne et des croyances locales se croisaient.

            1.3. Le démenti partiel

Face à l'ampleur de la polémique et aux moqueries internationales, des responsables swazis ont tenté de nuancer leurs propos. Certains ont expliqué que la déclaration avait été mal interprétée ou sortie de son contexte. D'autres ont affirmé qu'il s'agissait d'une plaisanterie ou d'une réponse à une question hypothétique posée par un journaliste.

Cependant, le mal était fait : l'image de l'Eswatini comme un pays où l'État légifère sur les sorcières était désormais ancrée dans l'imaginaire collectif international.

2. Le contexte culturel : la sorcellerie en Eswatini

            2.1. Une croyance profondément enracinée

Pour comprendre cette affaire, il faut saisir la place qu'occupe la sorcellerie (appelée kuhlabela ou bugcwele en siSwati) dans la société swazie. Contrairement à ce que pourrait laisser croire une lecture occidentale rationaliste, la sorcellerie n'est pas une simple superstition folklorique : elle est une réalité sociale et juridique au Swaziland.

Le Witchcraft Act de 1889, hérité de la période coloniale et toujours en vigueur, interdit la pratique de la sorcellerie et prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement. Ce texte n'est pas une relique oubliée : il est régulièrement invoqué dans des affaires judiciaires. En 2013, par exemple, un homme a été condamné pour avoir accusé une femme d'être une sorcière, ce qui montre que la question est loin d'être anodine.

            2.2. Les "sorcières volantes" dans l'imaginaire local

Dans les croyances traditionnelles swazies, certaines sorcières sont réputées pouvoir voler de nuit pour se rendre à des rassemblements secrets, jeter des sorts ou attaquer leurs victimes. Elles utiliseraient des balais, des paniers ou même des animaux pour se déplacer dans les airs. Ces récits sont transmis oralement et font partie du folklore, mais ils sont aussi pris au sérieux par une partie de la population.

Il n'est donc pas absurde, dans ce contexte, que la question du vol des sorcières ait été soulevée dans un cadre administratif. Ce qui l'est davantage, c'est qu'une autorité de l'aviation civile ait semblé la traiter comme un problème de sécurité aérienne.

            2.3. La peur des sorcières et la violence sociale

Il faut également rappeler que les accusations de sorcellerie peuvent avoir des conséquences tragiques. Dans toute l'Afrique australe, des personnes – souvent des femmes âgées, veuves ou marginalisées – sont accusées de sorcellerie et victimes de violences, parfois jusqu'au meurtre. L'Eswatini n'est pas exempt de ce phénomène. La législation sur la sorcellerie vise officiellement à protéger la population, mais elle peut aussi être détournée pour régler des conflits personnels ou pour exclure des individus jugés indésirables.

3. L'affaire de 2013 : analyse et interprétations

            3.1. Une réponse à un problème concret ?

Certains observateurs ont suggéré que la déclaration de la SWACAA n'était pas totalement absurde dans son intention. L'espace aérien de l'Eswatini, comme celui de nombreux pays, est traversé par des objets volants non identifiés – drones, ballons, lanternes, oiseaux – qui peuvent effectivement représenter un danger pour l'aviation. En attribuant ces phénomènes à des "sorcières", les autorités auraient cherché à rassurer la population tout en justifiant des mesures de contrôle.

D'autres ont avancé une explication plus politique : la déclaration aurait pu être une stratégie de communication visant à détourner l'attention de problèmes plus graves, comme la répression politique ou les difficultés économiques du pays.

            3.2. Une méprise culturelle ?

Il est également possible que les journalistes aient mal compris les propos de Sabelo Dlamini. Dans de nombreuses cultures africaines, le mot "sorcière" peut être utilisé de manière métaphorique pour désigner des personnes qui se comportent de manière malveillante ou qui perturbent l'ordre social. Il est concevable que le porte-parole ait voulu dire que toute personne – réelle ou imaginaire – perturbant l'espace aérien serait sanctionnée, et que les journalistes aient pris l'expression au pied de la lettre.

            3.3. Une opération de communication maladroite ?

Enfin, certains ont émis l'hypothèse que la SWACAA avait volontairement exagéré la dimension surnaturelle de l'affaire pour attirer l'attention sur elle. Dans un pays où les ressources médiatiques sont limitées, une telle déclaration garantissait une couverture internationale gratuite. Le pari était risqué, mais il a fonctionné : l'Eswatini a fait la une des journaux du monde entier.

4. Les conséquences de l'affaire

            4.1. Un impact sur l'image du pays

L'affaire des "sorcières volantes" a renforcé les stéréotypes sur l'Afrique en général et sur l'Eswatini en particulier. Le pays a été présenté comme un lieu exotique et arriéré, où l'État croirait aux balais volants. Cette image a pu nuire à son attractivité touristique et à sa crédibilité internationale, notamment auprès des investisseurs étrangers.

            4.2. Un débat sur la place des croyances traditionnelles

Paradoxalement, l'affaire a aussi ouvert un débat sur la place des croyances traditionnelles dans la société moderne. Certains Swazis ont défendu la décision, arguant que la sorcellerie est une réalité et que l'État doit la prendre au sérieux. D'autres ont critiqué cette position, estimant qu'elle ridiculisait le pays et qu'il fallait séparer les croyances privées des affaires publiques.

            4.3. Une jurisprudence inexistante

À ce jour, aucune sorcière n'a été poursuivie pour avoir violé l'espace aérien swazi. Aucun texte réglementaire spécifique n'a été publié. L'affaire est restée au stade de la déclaration médiatique, sans suite judiciaire ou administrative. Elle illustre surtout la porosité entre tradition et modernité dans un pays en transition.

5. Comparaisons internationales

L'Eswatini n'est pas le seul pays à avoir régulé – ou tenté de réguler – le surnaturel. On peut citer :

Le Malawi : en 2012, le président Bingu Wa Mut Harika avait affirmé que des "vampires" attaquaient des villageois, provoquant une panique et des violences.

Le Zimbabwe : des cas de "sorcières volantes" ont été signalés, notamment dans les années 1990, et des procès en sorcellerie ont eu lieu.

L'Afrique du Sud : la loi sur la sorcellerie de 1957 (Witchcraft Suppression Act) est toujours en vigueur, bien que rarement appliquée.

L'Arabie saoudite : la sorcellerie est un crime passible de la peine de mort, et des "unités anti-sorcellerie" existent au sein de la police religieuse.

Ces exemples montrent que la régulation du surnaturel n'est pas propre à l'Eswatini, mais qu'elle s'inscrit dans un contexte plus large de croyances et de pratiques juridiques à travers le monde.

6. Conclusion : entre mythe et réalité

L'affaire des "sorcières volantes" de l'Eswatini est un cas d'école à plusieurs titres. Elle illustre :

La difficulté à distinguer le vrai du faux dans l'information internationale, surtout lorsqu'il s'agit de pays peu connus.

La persistance des croyances traditionnelles dans des sociétés modernes, et leur interaction avec les institutions étatiques.

Le pouvoir des médias à créer des légendes contemporaines à partir de faits parfois anodins.

Les enjeux de représentation des pays africains dans les médias occidentaux, souvent réduits à des clichés exotiques.

En définitive, qu'on y croie ou non, les sorcières volantes de l'Eswatini continuent de faire parler d'elles. Elles rappellent que l'espace aérien n'est pas seulement un domaine technique, mais aussi un espace culturel et symbolique, où se croisent les croyances les plus anciennes et les régulations les plus modernes.

Annexes

A. Chronologie de l'affaire

Date

Événement

Mai 2013

Déclaration de Sabelo Dlamini (SWACAA) sur l'interdiction de vol des sorcières

Mai 2013

Reprise massive par la presse internationale

Juin 2013

Démentis partiels et tentatives de contextualisation

2013-2024

Aucune poursuite, aucun texte réglementaire publié

 

B. Sources principales

-       BBC News, "Swaziland 'bans' witches from flying above 150m", mai 2013.

-       Reuters, "Swaziland bans witches from flying above 150 meters", mai 2013.

-       The Guardian, "Swaziland witchcraft law", articles divers.

-       Witchcraft Act de 1889 (Swaziland).

-       Témoignages et analyses d'anthropologues spécialistes de l'Afrique australe.

-       Pour aller plus loin

-       Film documentaire : The Witches of Swaziland (si disponible).

-       Ouvrage : Witchcraft, Power and Politics in Southern Africa (collectif).

-       Article académique : "Sorcery and the State in Swaziland", Journal of Southern African Studies.

-        

Article rédigé à des fins d'information et d'analyse culturelle. Les croyances et pratiques décrites sont présentées dans leur contexte anthropologique et ne font l'objet d'aucun jugement de valeur.

dimanche 4 octobre 2026

La Maison Blanche ne répond pas aux allégations concernant la destruction d'OVNIs.

La Maison Blanche ne répond pas aux allégations concernant la destruction d'OVNIs.

Écrit par Christopher Sharp - 26 septembre 2026


Source :
https://www.liberationtimes.com/home/white-house-leaves-ufo-shootdown-claims-unanswered

 

Si les efforts de la Maison Blanche pour divulguer l'information sur les OVNI s'arrêtent là, les gardiens du temple pourront enfin respirer.

Une grande partie des images diffusées dans le cadre du projet PURSUE restent trop ambiguës pour répondre aux questions qu'elles soulèvent, laissant ainsi place à de nombreux débats en ligne. 

Bon nombre de ces documents ont déjà été vus.

La diffusion de toute image inédite a été entravée. 

Deux vidéos montrant un OVNI triangulaire d'une trentaine de mètres de diamètre au-dessus d'une base militaire du Colorado seraient en possession du Bureau des enquêtes spéciales de l'armée de l'air. Selon des sources du New York Post, les numéros de dossier de ces vidéos seraient IRR1669S015524 et IRR1669S005024.

Photo : dossier déclassifié, Buckley SFB Colorado, nuit

Le Pentagone affirme toutefois ne pas retrouver les images. Le porte-parole adjoint de la Maison-Blanche, Joel Valdez, a écrit sur X :

« Après un examen approfondi des archives, le ministère de la Guerre n'a trouvé aucune vidéo relative à l'observation présumée en question. »

Depuis juillet, le ministère de la Guerre n'a pas fourni de réponse substantielle aux questions du Liberation Times concernant une opération présumée visant à attirer des ovnis, également connus sous le nom de phénomènes anormaux non identifiés (PAN), dans un centre d'essais américain sensible.

Le journaliste Ross Coulthart est allé encore plus loin.

Il a affirmé que le ministère de la Guerre avait été autorisé par le président Trump à enquêter sur les OVNI et avait abattu des objets aux États-Unis et à Juárez, au Mexique, de l'autre côté de la frontière avec El Paso.

Le Liberation Times a soumis cette allégation au ministère de la Guerre. Un responsable a répondu :

« Nous vous invitons à vous adresser à la Maison Blanche pour toute question relative aux ordres, directives ou autorisations du président Trump. »

Liberation Times a directement soumis les allégations de Coulthart à la Maison Blanche. Nous avons demandé :

« Le président Trump, en tant que commandant en chef, a-t-il émis un ordre, une directive ou une autorisation permettant au personnel militaire américain d'abattre des PAN, des OVNI, des « orbes » non identifiés ou d'autres objets aériens non identifiés ? »

Nous avons également demandé si le gouvernement avait mené une opération pour attirer les PAN.

Le mardi 22 septembre, le service de presse de la Maison-Blanche nous a demandé notre date limite. Nous l'avons fixée au vendredi 25 septembre à 17 h, heure de l'Est. Malgré plusieurs relances par courriel, nous n'avons reçu aucune réponse depuis.

Ce n'est pas la seule source de frustration, malgré l'engagement de transparence de la Maison Blanche.

Le professeur Avi Loeb de Harvard a été sollicité par des agences gouvernementales américaines pour créer un conseil consultatif scientifique sur les PAN (Phénomènes Augmentés Non identifiés).

Son rôle est de conseiller le gouvernement sur la recherche concernant les PAN et d'analyser les preuves non classifiées.

Or, comme le rapporte POLITICO, le conseil n'a reçu aucune donnée concrète du gouvernement. Loeb pourrait réévaluer la situation si rien n'évolue d'ici fin 2026 .

L'article de POLITICO, s'appuyant sur ses sources, désigne la CIA comme l'agence la plus réticente à publier des données sur les PAN.

Une source au sein des services de renseignement a indiqué au Liberation Times que l'agence continuerait de protéger ses sources, ses méthodes de collecte et ses outils d'analyse. Ces capacités servent de nombreuses missions de renseignement, au-delà de l'analyse des phénomènes aéroportés non identifiés.

Selon cette source, les données pertinentes pourraient provenir de systèmes spatiaux ou de plateformes maritimes, et des agences comme le NRO, la CIA et la DIA seraient impliquées. D'après cette source, il est peu probable que la CIA divulgue ces données tant que les systèmes utilisés pour leur collecte seront opérationnels.

Mais pour défendre l'agence, la source a affirmé que la CIA avait publié des documents relatifs aux OVNI conformément aux calendriers de déclassification. 

Où cela laisse-t-il la lutte pour la divulgation des informations sur les OVNI ?

Les représentants Tim Burchett et Eric Burlison ont accusé les agences fédérales de retenir des documents sur les ovnis et de faire obstacle aux efforts de la Maison Blanche pour les rendre publics.

Pourtant, la Maison Blanche n'a pas répondu aux questions du Liberation Times concernant l'opération d'appâtage présumée ni à l'affirmation de Coulthart selon laquelle le président Trump aurait autorisé l'armée à engager des objets non identifiés.

Plusieurs explications restent possibles.

L'administration pourrait ne pas être déterminée à une transparence totale. Toute tentative de leurrer ou de faire échouer des informations a pu avoir des conséquences imprévues. Trump pourrait ne pas parvenir à obtenir la coopération des agences. Ou bien il pourrait retenir des informations en vue d'une annonce plus importante. Selon Liberation Times, certaines personnes proches de Trump pensent qu'il deviendra un président soucieux de transparence. 

Pour l'instant, les tirs présumés d'OVNI restent non vérifiés.

Si les forces américaines engagent des objets non identifiés, qui décide de leur nature et de l'opportunité d'ouvrir le feu ? Quelles garanties protègent les aéronefs civils ? 

Les activités anti-drones documentées et les incidents aériens survenus près d'El Paso et de White Sands montrent pourquoi ces questions sont importantes.

Voici la chronologie des événements marquants liés à White Sands, El Paso et aux OVNI depuis fin 2025. Ils dressent un tableau intéressant :

Fin 2025 : Sur un site d’essais américain non identifié , un haut responsable du renseignement, l’équipage d’un hélicoptère et du personnel au sol ont signalé la présence d’orbes lumineuses près d’un hélicoptère et d’avions de chasse. Le FBI a ensuite interrogé le responsable. Le site n’a pas été officiellement identifié comme étant White Sands, et l’hypothèse selon laquelle les objets y auraient été délibérément attirés reste à confirmer.

Du 8 au 10 février, des observations ont été signalées à El Paso : Enigma Labs a enregistré trois témoignages provenant d’El Paso, au sud de White Sands. Ces témoins ont décrit des orbes lumineux se déplaçant rapidement, un grand objet en suspension et quatre objets ronds se déplaçant lentement.

10-11 février - Fermeture de l'espace aérien d'El Paso : L'Administration fédérale de l'aviation (FAA) a suspendu les vols à l'aéroport international d'El Paso, au sud de White Sands, annonçant initialement une restriction de dix jours. La fermeture a été levée après environ huit heures. L'administration a invoqué la présence de drones appartenant à des cartels, tout en signalant des problèmes de sécurité liés à un laser anti-drone situé à proximité.

19 février 2026 - Trump annonce un examen des dossiers OVNI : Le président Trump a déclaré qu'il demanderait au secrétaire Pete Hegseth et à d'autres agences d'identifier et de publier les dossiers gouvernementaux concernant les OVNI, les PAN et la vie extraterrestre.

26 février - Deuxième fermeture de l'espace aérien frontalier : Un système anti-drones militaire a abattu un drone des douanes et de la protection des frontières près de Fort Hancock, à environ 80 kilomètres au sud-est d'El Paso et plus loin de White Sands. La FAA a restreint les vols dans la zone.

27 février - Disparition de l'ancien directeur du programme laser : Le général de division (à la retraite) de l'armée de l'air américaine, Neil McCasland, a disparu de son domicile à Albuquerque. Il avait dirigé le programme laser spatial de l'armée de l'air et avait ensuite occupé le poste de directeur technique chez Applied Technology Associates, société qui a dévoilé LOCUST, le laser anti-drone mentionné dans les informations relatives à la fermeture de la base d'El Paso . Applied Technology Associates a intégré BlueHalo en 2020, puis a été rachetée par AeroVironment lors de l'acquisition de BlueHalo en 2025.

7-8 mars - Tests de sécurité laser à White Sands : L’armée et la FAA ont testé des lasers anti-drones sur le champ de tir.

10 avril - nouvel accord laser : suite aux essais de White Sands, la FAA et le Pentagone ont annoncé un accord sur l'utilisation de lasers anti-drones le long de la frontière sud-ouest.

6 mai - Fort Bliss sélectionné pour un projet pilote de laser : Suite aux essais de laser anti-drones menés à White Sands, le département de la Guerre a sélectionné Fort Bliss parmi cinq bases pour un programme pilote de lutte anti-drones à énergie dirigée. L’annonce ne précisait pas quel type de laser serait utilisé sur chaque base.

8 mai 2026 - Lancement de PURSUE : Le Département de la Guerre a commencé à publier des enregistrements de PAN par le biais du Système présidentiel de déclassification et de rapport des rencontres avec des PAN (PURSUE), avec le soutien du Bureau du directeur du renseignement national.

14 mai - Accident mortel dans la zone de surveillance GPS de White Sands : Un avion médical s'est écrasé près de Ruidoso , au nord-est du massif de White Sands, tuant quatre personnes. L'équipage avait signalé une perte de signal GPS en raison d'interférences GPS militaires actives dans une zone centrée sur White Sands.

19 juin - Observation signalée à El Paso : Un témoin isolé au sud de White Sands a signalé une lumière brillante en forme de disque qui semblait se déplacer rapidement avant de disparaître.

23 juin – Pete Hegseth utilise le système LOCUST à White Sands : Lors d’une démonstration d’armement sur le champ de tir, le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a utilisé un laser LOCUST et abattu un drone, selon le fabricant.

9 août 2026 - Coulthart allègue des tirs d'OVNI : Le journaliste Ross Coulthart a affirmé que le président Trump avait autorisé une opération du département de la Guerre pour intercepter des objets non identifiés aux alentours de White Sands. Il a déclaré que des sources lui avaient indiqué que des objets avaient été abattus aux États-Unis et près de Ciudad Juárez, au Mexique, de l'autre côté de la frontière avec El Paso.

2 septembre – L’armée américaine commande davantage de systèmes LOCUST : AeroVironment a annoncé un contrat de 464,8 millions de dollars avec l’armée américaine pour la fourniture de plusieurs dizaines de lasers LOCUST X3. L’entreprise a précisé que cette attribution faisait suite aux essais du LOCUST à White Sands et à l’accord de sécurité conclu ultérieurement entre la FAA et le Pentagone.

6 septembre - Observation signalée à El Paso : Un témoin au sud de White Sands a rapporté avoir vu une lumière pulsante et affirmé qu'un orbe s'était dirigé vers Ciudad Juárez. Une vidéo accompagnant ce témoignage a circulé, mais l'orbe aurait été aperçu avant l'enregistrement.

Du 9 au 19 septembre - Avis de perturbations GPS : La FAA a averti les pilotes de tests prévus au large de White Sands, susceptibles de rendre les signaux GPS instables ou indisponibles sur une vaste zone.

Le Liberation Times avait déjà fait état d'allégations concernant un programme nommé Golden Domes . Selon une source, ce programme utilisait des systèmes électroniques et laser pour abattre ce que la source qualifiait de « véhicules non humains exotiques ». Cette même source affirmait que l'ancien directeur du renseignement national, James Clapper, et sa principale adjointe, Stephanie O'Sullivan, supervisaient le programme.

O'Sullivan a également présidé une commission de la CIA chargée d'examiner un programme documenté impliquant la destruction d'avions. 

Un rapport de l'inspecteur général de la CIA recense plusieurs avions abattus dans le cadre du programme de déni de pont aérien soutenu par les États-Unis au Pérou, dont un le 23 mars 1997. Il détaille les avertissements et les autorisations requis avant de tirer sur des aéronefs soupçonnés de trafic de drogue et constate des manquements répétés à ces procédures. La commission d'enquête d'O'Sullivan a par la suite recommandé des sanctions administratives à l'encontre de 16 agents.

L'incident de mars 1997 s'est produit à peu près au moment où l'ancien Marine Jonathan Weygandt affirme avoir rencontré un OVNI récupéré alors qu'il était déployé au Pérou dans le cadre de l'opération Laser Strike, une opération antidrogue connexe.

Les conséquences d'un abattage accidentel sont apparues clairement le 20 avril 2001.

Un avion de chasse de l'armée de l'air péruvienne a confondu un avion missionnaire civil avec un appareil transportant de la drogue et a ouvert le feu, tuant une femme et sa fille en bas âge.

Le soutien américain aux opérations d'interdiction aérienne au Pérou et en Colombie a été suspendu .

Cette affaire nous rappelle que les erreurs d'identification des aéronefs ou le non-respect des consignes de sécurité peuvent coûter des vies innocentes.

C’est pourquoi la Maison Blanche devrait répondre à la question de savoir si les forces américaines ont été autorisées à engager des objets non identifiés et, si oui, quelles garanties protègent les aéronefs civils.

 


Liberation Times est un média d'information indépendant qui traite des phénomènes anormaux non identifiés (PAN), de la transparence gouvernementale, de la sécurité nationale, du renseignement, de l'espace et des questions scientifiques et politiques entourant les phénomènes inexpliqués.

Nos reportages s'appuient sur des documents officiels, des demandes d'accès à l'information, des entretiens, des enquêtes de terrain et des analyses. Nous enquêtons sur des sujets souvent négligés, sous-représentés ou dissimulés par le secret d'État.  

 



jeudi 1 octobre 2026

Et s'ils ne venaient pas d'une autre planète ?

Et s'ils ne venaient pas d'une autre planète ? La législation américaine laisse la question de l'origine de l'intelligence non humaine très ouverte.

 Samuel Lopez

 

 Source : https://usaherald.com/what-if-they-are-not-from-another-planet-u-s-law-leaves-the-origin-of-non-human-intelligence-wide-open/

 

PONTS CLES A RETENIR

L'hypothèse répandue selon laquelle une intelligence UAP véritablement non humaine proviendrait nécessairement d'une autre planète va bien au-delà de ce que les preuves actuelles établissent.

La politique fédérale en matière de PAN utilise de plus en plus le terme plus large d’« intelligence non humaine », tandis que les Archives nationales collectent des documents gouvernementaux concernant les PAN, les technologies d’origine inconnue et l’INH.

La NASA et le Pentagone affirment qu'il n'existe actuellement aucune preuve vérifiée que les PAN représentent une technologie extraterrestre, et encore moins des êtres originaires d'une autre planète. La question scientifique non résolue est donc bien plus vaste que « De quelle planète viennent-ils ? »

Par Samuel López | USA Herald

Depuis près d'un siècle, la question moderne des OVNI repose généralement sur une hypothèse : si certains objets non identifiés représentent une technologie contrôlée par une intelligence non humaine, leurs opérateurs doivent être des extraterrestres venus d'une autre planète.

Mais que se passerait-il si cette hypothèse était fausse ?

Il existe une énorme différence conceptuelle entre quelque chose qui provient d’une autre planète et quelque chose qui provient d'un autre monde — c'est-à-dire d'un autre domaine, d'une autre dimension ou d'une couche de réalité physique actuellement inconnue.

Cette distinction peut sembler relever de la science-fiction. Pourtant, chose remarquable, le langage utilisé pour examiner les phénomènes astronomiques non identifiés (PAN) aux États-Unis est devenu suffisamment large pour que le gouvernement n'ait pas forcément à répondre à la question en pointant du doigt une autre étoile.

La loi fédérale sur les archives exige désormais que les Archives nationales et l'Administration des documents tiennent une collection de documents sur les PAN (phénomènes anormaux non identifiés) englobant les documents gouvernementaux relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés, aux technologies d'origine inconnue et au renseignement non humain.

Cette terminologie est importante.

Cela ne prouve pas l’existence d'une intelligence non humaine, et l'emploi d'un terme par le Congrès ne constitue pas une preuve scientifique de ce qui est décrit. La législation définit généralement les catégories de manière suffisamment large pour couvrir les possibilités que les législateurs souhaitent voir les agences rechercher ou documenter.

Mais l’intelligence non humaine est néanmoins beaucoup plus vaste que l’intelligence extraterrestre.

La loi sur la divulgation des UAP définit les NHI comme une forme de vie non humaine consciente et intelligente, quelle que soit sa nature ou son origine ultime.

Ces derniers mots créent une distinction conceptuelle extraordinaire.

L'origine ultime ne signifie pas forcément une autre planète.

Selon l'hypothèse extraterrestre classique, une autre civilisation a évolué ailleurs dans l'univers, a développé un système de propulsion extraordinairement avancé et a parcouru des distances interstellaires avant d'atteindre la Terre.

Cette hypothèse soulève d'énormes problèmes d'ingénierie, mais rien dans les voyages interstellaires ne contredit fondamentalement les lois de la physique connues.

Une hypothèse interdimensionnelle est fondamentalement différente.

Au lieu de se demander si quelque chose a voyagé depuis un autre endroit de notre univers, elle se demande si la réalité elle-même pourrait contenir des domaines que les humains ne peuvent normalement ni percevoir ni atteindre — et si une interaction entre ces domaines pourrait se produire d'une manière ou d'une autre.

La physique théorique moderne comprend des cadres mathématiques faisant intervenir des dimensions supplémentaires, des géométries spatio-temporelles inhabituelles et des modèles à univers multiples.

D'un point de vue scientifique, cela illustre pourquoi déterminer l'origine d'un phénomène véritablement anormal nécessite des preuves plutôt que de supposer d'emblée une origine extraterrestre.

La NASA elle-même a adopté essentiellement cette position méthodologique.

Son étude indépendante sur les PAN a conclu que le nombre d'observations de haute qualité est insuffisant pour tirer des conclusions scientifiques fermes quant à leur origine. La NASA affirme n'avoir trouvé aucune preuve crédible de vie extraterrestre ni aucune preuve que les PAN soient d'origine extraterrestre.

L'étude de la NASA de 2023 reconnaissait néanmoins que la recherche de signatures technologiques extraterrestres est scientifiquement légitime, tout en soulignant que les rapports existants sur les PAN ne fournissent aucune raison de conclure à une origine extraterrestre.

Cela met en lumière un point logique important, souvent négligé dans le débat sur les ovnis :

Non identifié ne signifie pas extraterrestre. Mais non identifié ne nous indique pas non plus à quelle catégorie l'explication finale doit appartenir.

Le Pentagone reste plus sceptique

Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines du Pentagone est parvenu à des conclusions tout aussi prudentes, voire plus sceptiques à plusieurs égards.

L'étude historique de l'AARO indique qu'aucune preuve n'atteste qu'une enquête du gouvernement américain, une recherche universitaire ou un examen officiel ait confirmé qu'une observation de PAN était due à une technologie extraterrestre. Elle conclut également qu'aucune preuve empirique ne vient étayer les allégations selon lesquelles le gouvernement et le secteur privé auraient secrètement procédé à la rétro-ingénierie de technologies extraterrestres.

L'AARO continue de publier les cas résolus et non résolus. Par exemple, un cas survenu au Moyen-Orient en 2024 et rendu public est resté non résolu, car les enquêteurs ne disposaient pas des données télémétriques corroborantes ni des sources de capteurs multiples nécessaires pour déterminer si le signal observé provenait d'un objet physique ou s'il s'agissait d'un effet du capteur.

Cet exemple illustre le problème central.

Un mystère n'est pas la preuve d'une explication extraordinaire.

Mais l'insuffisance de preuves pour une explication extraordinaire ne signifie pas pour autant qu'on identifie ce qui s'est passé.

Pourquoi « Un autre monde » est une idée ancienne

Il existe une autre dimension à cette discussion que la science seule ne peut résoudre.

 Depuis des milliers d'années, la civilisation humaine décrit des entités intelligentes non humaines venant d'un autre monde.

La littérature biblique décrit les anges comme appartenant à un domaine céleste et non comme des habitants d'une autre planète physique. La Genèse, Daniel, Ézéchiel et l'Apocalypse contiennent des récits d'êtres non humains ou de manifestations extraordinaires entrant dans le monde des humains.

L'ancien Livre d'Hénoch va plus loin, décrivant les Veilleurs comme des êtres célestes descendant dans le monde des humains et interagissant directement avec l'humanité.

Les civilisations anciennes n'affirmaient généralement pas que des intelligences mystérieuses venaient de planètes orbitant autour d'étoiles lointaines. Leurs cosmologies décrivaient des interactions entre différents royaumes.

La culture moderne a modifié le vocabulaire.

  • « Les cieux » sont devenus l'espace.
  • D'autres royaumes sont devenus d'autres planètes.
  • Les êtres célestes sont devenus des extraterrestres.
  • Et les chars célestes se transformèrent en vaisseaux spatiaux.

La question de savoir si ces similitudes reflètent autre chose que la tentative répétée de l'humanité d'expliquer des expériences inhabituelles à travers la vision du monde disponible à l'époque reste une question historique et philosophique ouverte.

« Ce sont des lieux nouveaux auxquels notre expérience ne nous permet pas d'accéder directement, mais qui, selon ces idées théoriques, pourraient exister. » —  Brian Greene, physicien théoricien, à propos de dimensions spatiales supplémentaires.


1876 ​​messagSamuel Lopez

Fort de plus de 20 ans d'expérience dans les secteurs juridique et des assurances, Samuel met à profit son expertise juridique approfondie pour enquêter et rendre compte fidèlement des faits.