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vendredi 9 octobre 2026

HOLLYWOOD FACE AUX OVNI

HOLLYWOOD FACE AUX OVNI

Quand le cinéma s'empare de la « divulgation »

De Spielberg à Joseph Kosinski, de Roswell aux X-Files : pourquoi Hollywood transforme aujourd'hui les OVNI en phénomène culturel majeur

GEOS France – Rédaction - PM

Pendant près d'un demi-siècle, Hollywood a surtout présenté les extraterrestres sous deux visages : celui de la menace venue du ciel ou celui du visiteur pacifique capable de bouleverser notre vision de l'Univers.

Mais quelque chose a changé.

En 2025-2026, les OVNI — ou plutôt les UAP, Unidentified Anomalous Phenomena — sont devenus un sujet suffisamment sérieux pour intéresser des réalisateurs de premier plan, des studios majeurs et des plateformes de streaming.

Le phénomène est d'autant plus remarquable que les nouveaux projets ne se limitent plus à raconter une invasion extraterrestre imaginaire. Ils mettent en scène des lanceurs d'alerte, des militaires, des programmes secrets, des crashs d'engins inconnus, Roswell, des enquêtes gouvernementales et la révélation éventuelle d'une présence non humaine.

Et au centre de cette nouvelle vague figure un nom qui constitue presque à lui seul un chapitre de l'histoire des OVNI au cinéma : Steven Spielberg.

1. « DISCLOSURE DAY » : LE FILM QUI A PLACÉ HOLLYWOOD AU CENTRE DU DÉBAT

Le cas le plus spectaculaire est évidemment Disclosure Day, réalisé par Steven Spielberg.

Sorti en juin 2026, le film marque le retour du cinéaste à une thématique qui accompagne sa carrière depuis ses débuts.

Spielberg avait réalisé dès 1964, alors qu'il n'avait que 17 ans, le film amateur Firelight, consacré à des scientifiques confrontés à des objets volants mystérieux. Puis vinrent Close Encounters of the Third Kind, E.T. the Extra-Terrestrial et War of the Worlds.

Avec Disclosure Day, Spielberg revient donc près de cinquante ans après Rencontres du troisième type à un sujet qui lui est particulièrement familier.

Le film réunit notamment Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth, Colman Domingo, Eve Hewson et Wyatt Russell.

Son scénario tourne autour de la découverte d'une réalité bouleversante concernant la présence extraterrestre et les efforts entrepris pour contrôler ou dissimuler cette information. Mais ce n'est pas seulement le scénario qui a attiré l'attention des ufologues.

C'est surtout le mot « Disclosure ».

2. « ALL WILL BE DISCLOSED »: LE MARKETING QUI A ENFLAMMÉ LE MONDE UFO

Avant même la sortie du film, d'immenses panneaux publicitaires apparurent à New York et Los Angeles.

Le message était particulièrement simple : ALL WILL BE DISCLOSED

Puis une date : 06.12.2026

Et un seul nom : SPIELBERG.

Pour Hollywood, il s'agissait évidemment d'une campagne publicitaire extrêmement efficace. Pour une partie de la communauté ufologique, le message semblait beaucoup plus intrigant. Le terme « disclosure », ou divulgation, est depuis plusieurs années devenu l'un des mots-clés du mouvement UFO américain. Il désigne notamment l'idée selon laquelle le gouvernement américain détiendrait des informations beaucoup plus importantes sur les UAP qu'il ne l'admet publiquement. La campagne de Spielberg a donc immédiatement provoqué une question :

Spielberg sait-il quelque chose ? La réponse journalistique doit être beaucoup plus prudente. Nous ne disposons d'aucune preuve publique que Steven Spielberg ait été informé d'un programme secret ou d'une quelconque réalité extraterrestre. Le réalisateur a lui-même expliqué en 2026 qu'il n'en savait pas davantage que le public, tout en déclarant avoir une forte suspicion que nous ne soyons pas seuls.

Cette distinction est fondamentale. Une conviction personnelle n'est pas une preuve.

3. LE PLUS IMPORTANT : HOLLYWOOD NE PARLE PLUS SEULEMENT D'EXTRATERRESTRES

C'est probablement la véritable nouveauté. Dans le cinéma classique, l'OVNI était principalement un élément fantastique. Dans la nouvelle génération de productions, l'OVNI devient un problème politique et institutionnel. Le schéma narratif change Il ne s'agit plus seulement de :

« Des extraterrestres arrivent. »

Mais plutôt :

« Que se passe-t-il si le gouvernement sait qu'ils existent ? »

Et surtout :

« Que se passe-t-il si quelqu'un décide de révéler cette information au public ? »

C'est une transformation considérable de l'imaginaire hollywoodien.

4. JOSEPH KOSINSKI : LE FILM UFO QUI SE VEUT « SCIENCE FACT »

Un autre projet mérite une attention particulière. Il est développé par Joseph Kosinski, réalisateur de Top Gun : Maverick et de F1. Apple Original Films a acquis son projet consacré aux OVNI, avec Jerry Bruckheimer à la production et Zach Baylin au scénario. Mais surtout, le projet est associé à David Grusch, ancien officier du renseignement américain devenu l'une des figures majeures de la controverse UAP après son témoignage devant le Congrès en 2023. Grusch est annoncé comme consultant et producteur associé. Et Kosinski a employé une formule particulièrement spectaculaire pour qualifier son projet : « Ce n'est pas de la science-fiction. C'est de la science factuelle. »

La déclaration est évidemment remarquable. Car elle modifie complètement le positionnement du film. Kosinski ne présente pas simplement son œuvre comme une histoire imaginaire inspirée des OVNI. Il affirme vouloir s'appuyer sur des événements et des témoignages réels.

Le projet a été comparé à : « All the President's Men » avec des OVNI.

Autrement dit, un thriller politique et journalistique dans lequel l'enquête sur les UAP remplacerait l'affaire du Watergate.

5. DAVID GRUSCH ENTRE DANS HOLLYWOOD

La présence de David Grusch dans ce projet constitue probablement l'un des aspects les plus intéressants.

Son témoignage de 2023 devant le Congrès américain avait propulsé la question des programmes de récupération d'engins supposés non humains au cœur du débat politique américain. Mais il faut conserver une distinction essentielle : La présence de Grusch comme consultant n'authentifie pas les affirmations du film. Elle signifie simplement qu'un personnage directement impliqué dans le débat UAP participe au développement du projet. Cela n'est pas très différent, sur le plan méthodologique, d'un réalisateur travaillant avec un ancien militaire pour rendre crédible un film de guerre. La participation d'un témoin réel peut augmenter la crédibilité narrative. Elle ne transforme pas automatiquement la fiction en documentaire.

6. ROSWELL: HOLLYWOOD REVIENT AU « CRIME SCENE »

Autre surprise : Roswell revient en force. L'incident de juillet 1947 demeure le mythe fondateur de l'ufologie moderne américaine. Deux productions différentes sont actuellement associées à cet événement historique.

Le projet de Scott Cooper Le réalisateur Scott Cooper développe pour 20th Century Studios un film consacré à Roswell. Il doit écrire et réaliser lui-même le projet. Le film devrait privilégier une approche dramatique et humaine plutôt qu'un simple spectacle de science-fiction.

« Unidentified » - Un deuxième projet porte le titre Unidentified. Il est associé au producteur et podcasteur Bryce Zabel, avec Sylvain White à la réalisation. Son concept est particulièrement intéressant puisqu'il doit fonctionner sur trois périodes :

1.    1947, au moment de Roswell ;

2. Les années 1990, avec des chercheurs enquêtant sur les témoignages ;

3.    L’époque contemporaine, autour d'une intrigue policière liée à des morts suspectes.

L'idée est donc de transformer Roswell en véritable enquête historique à suspense.

Ce n'est plus simplement : « Avait-il vraiment un extraterrestre à Roswell ? » Mais : « Pourquoi cette histoire n'a-t-elle jamais été définitivement résolue ? »

7. ROSWELL : UNE HISTOIRE PARFAITE POUR HOLLYWOOD

Il n'est pas difficile de comprendre l'intérêt des scénaristes. Roswell possède pratiquement tous les ingrédients du thriller :

Une découverte mystérieuse ;

Une armée ;

Des décennies de controverses ;

Un communiqué officiel

Une rétractation ;

Des accusations de dissimulation

Des débris ;

Des témoins ;

Des morts et témoignages tardifs

Des déclarations contradictoires ;

Des documents ;

 

Et une question demeurée sans réponse définitive pour une partie du public.

Pour un scénariste, c'est presque un scénario pré-écrit. Mais il y a un piège. Roswell est aussi l'un des dossiers les plus controversés de toute l'ufologie. Un film peut donc facilement transformer une histoire historiquement complexe en récit beaucoup plus simple :

OVNI → crash → extraterrestres → cover-up.

Or la réalité documentaire est beaucoup plus compliquée.

8. LE RETOUR DES « X-FILES »

La télévision n'est pas en reste. Ryan Coogler, réalisateur de Black Panther et de Sinners, travaille sur un reboot de The X-Files pour Hulu. Un pilote a été commandé et Danielle Deadwyler doit notamment participer au projet. L'histoire doit une nouvelle fois tourner autour d'une unité du FBI consacrée aux phénomènes paranormaux. Le projet est particulièrement symbolique car The X-Files a joué un rôle majeur dans la transformation de l'OVNI en phénomène culturel mondial. La série créée par Chris Carter en 1993 avait popularisé une formule devenue mythique : « The truth is out there. » Trente ans plus tard, Hollywood revient donc à cette même question. Mais le contexte n'est plus celui de 1993.

Lorsque The X-Files est apparu, l'ufologie était encore largement considérée comme une sous-culture marginale. En 2026, les UAP sont discutés : au Congrès américain ; au Pentagone ; à la NASA ; dans les commissions parlementaires ou encore par d'anciens responsables du renseignement.

Même les organismes officiels utilisent désormais le terme UAP. Cela permet à Hollywood de raconter une histoire différente. Les OVNI ne sont plus nécessairement présentés comme une superstition. Ils peuvent devenir : une question de sécurité nationale.

9. « THE AGE OF DISCLOSURE » : LE DOCUMENTAIRE QUI A CHANGÉ LA DONNE

Impossible de parler de cette nouvelle vague sans évoquer The Age of Disclosure, le documentaire réalisé par Dan Farah. Ce film est particulièrement important parce qu'il se situe à la frontière entre cinéma documentaire, journalisme et militantisme pour la divulgation. Le film rassemble 34 personnalités issues du gouvernement, de l'armée et du renseignement américains.

On y retrouve notamment :

Marco Rubio ;

Le documentaire affirme notamment l'existence d'une dissimulation mondiale vieille de plusieurs décennies concernant une intelligence non humaine et une compétition secrète pour récupérer ou reproduire une technologie supposée d'origine non humaine.

10. MAIS « THE AGE OF DISCLOSURE » EST-IL UNE PREUVE ?

C'est ici que l'analyse critique devient indispensable. Le film présente de nombreux témoignages de personnalités importantes. Mais : un témoignage, même prestigieux, n'est pas automatiquement une preuve matérielle. C'est précisément la principale faiblesse méthodologique du documentaire. Le Washington Post relevait déjà que le film présente de nombreux responsables affirmant avoir connaissance d'un programme de récupération d'engins extraterrestres, mais que les éléments matériels permettant de vérifier ces affirmations ne sont pas présentés de manière indépendante et concluante.

Le Guardian soulignait également que la force du documentaire réside largement dans la qualité apparente des personnes interrogées, davantage que dans la présentation d'un « smoking gun » vérifiable.

C'est une nuance capitale.

Nous sommes peut-être en train d'assister à une situation paradoxale. Plus Hollywood parle de « disclosure » ... plus le public risque de confondre : fiction avec témoignage et témoignage avec preuve.

Le danger est réel. Imaginons un spectateur qui regarde successivement :

  • The Age of Disclosure
  • Puis Disclosure Day
  • Puis le film de Kosinski
  • Puis X-Files.

Les quatre œuvres utilisent des éléments similaires :

  • ·         Gouvernement ;
  • ·         Secrets ;
  • ·         OVNI ;
  • ·         Militaires ;
  • ·         Extraterrestres ;
  • ·         Lanceurs d'alerte ;
  • ·         Programmes clandestins ;
  • ·         Dissimulation.

Le cerveau humain peut facilement finir par construire une continuité entre des éléments qui n'ont pourtant pas la même valeur documentaire.

C'est probablement la conclusion la plus importante de ce dossier ? Hollywood ne divulgue rien !  Même lorsqu'un film affirme être inspiré de faits réels, il reste une œuvre cinématographique. Le cinéma peut : informer ; populariser ; sensibiliser ou encore provoquer un débat mais il ne peut pas, à lui seul, démontrer l'existence d'une technologie extraterrestre.

Un film de fiction ne devient pas une preuve parce qu'un ancien responsable gouvernemental a participé au scénario.

De même : un documentaire ne devient pas automatiquement une démonstration scientifique parce qu'il rassemble 34 personnalités.

La question fondamentale demeure : Où sont les données vérifiables ?

Il serait toutefois erroné de considérer ces productions comme de simples divertissements. Elles constituent un excellent indicateur sociologique. Il y a vingt ou trente ans, un grand studio aurait probablement hésité à investir des dizaines de millions de dollars dans une histoire explicitement consacrée à la divulgation des OVNI.

  • *      Aujourd'hui : Spielberg le fait. - Kosinski le fait.
  • *      Apple investit.
  • *      20th Century Studios développe Roswell.
  • *      Hulu ressuscite X-Files.
  • *      Et des producteurs comme Bryce Zabel ou Dan Farah travaillent directement sur la frontière entre Hollywood et la culture UFO.

UAP Digest recense actuellement cinq projets majeurs dans cette nouvelle génération : Disclosure Day, le film UAP de Kosinski, les deux projets Roswell et le reboot de The X-Files.

Le phénomène peut être interprété de plusieurs façons. Regardons :

                    Première hypothèse : Hollywood suit simplement le marché.

  • Les OVNI font parler.
  • Les auditions du Congrès font parler.
  • Les lanceurs d'alerte font parler.
  • Les histoires de secret gouvernemental font parler.
  • Donc Hollywood transforme ce phénomène en produits culturels.
  • C'est l'explication la plus simple.

Deuxième hypothèse : les OVNI sont devenus culturellement acceptables

Il y a vingt ans, prononcer publiquement le mot « extraterrestre » pouvait encore provoquer le sourire. Aujourd'hui, un sénateur américain peut parler d'UAP devant le Congrès sans que la question soit immédiatement classée dans la catégorie de la science-fiction. Hollywood accompagne donc une évolution sociale.

Troisième hypothèse : le cinéma prépare psychologiquement le public

C'est l'interprétation préférée d'une partie du mouvement « disclosure ».

Selon cette lecture, Hollywood préparerait progressivement les populations à une éventuelle révélation officielle. Les films seraient alors une forme de pré-conditionnement culturel. C'est une hypothèse fascinante.

Mais elle ne possède actuellement aucune démonstration documentaire permettant de l'établir comme un fait.

11. LA THÉORIE DU « SOFT DISCLOSURE »

Cette idée mérite néanmoins d'être examinée. Depuis Close Encounters of the Third Kind, le cinéma américain a souvent présenté les extraterrestres non comme des monstres mais comme des êtres avec lesquels l'humanité pourrait entrer en communication.

Spielberg avait déjà contribué à modifier profondément l'image populaire de l'extraterrestre.

·         Avec E.T., l'alien devient même un personnage émotionnellement attachant.

·         Avec Disclosure Day, le vocabulaire change encore.

On ne parle plus seulement de « contact ». On parle de : divulgation.

C'est une évolution sémantique considérable.

L'autre évolution intéressante concerne les personnes qui circulent entre les deux mondes. Dan Farah est un cas emblématique. Il a travaillé dans l'industrie hollywoodienne et produit notamment Ready Player One, film de Steven Spielberg, avant de réaliser The Age of Disclosure. Son documentaire est aujourd'hui directement associé au mouvement de divulgation UAP.

David Grusch constitue un autre exemple. Ancien officier du renseignement devenu témoin majeur du débat UAP, il est désormais associé à un projet cinématographique hollywoodien.

Ce phénomène mérite d'être surveillé car il signifie que le sujet UFO n'est plus uniquement traité par les ufologues, Iil est désormais traité par : des producteurs, des scénaristes, des réalisateurs, des acteurs, des plateformes et des studios.

Il existe cependant un danger majeur car le phénomène OVNI est extrêmement hétérogène. Il comprend : des observations astronomiques mal interprétées ; des phénomènes météorologiques ; des satellites ; des avions ; des ballons et bien d’autres phénomènes ou matériels volants. Hollywood a tendance à réduire cette diversité. Le scénario préfère :

Mystère → enquête → découverte → révélation.

La recherche scientifique fonctionne autrement :

Observation → données → hypothèses → vérification → reproduction → conclusion provisoire.

Ces deux logiques ne doivent pas être confondues.

Le véritable intérêt des futurs films UFO ne devrait peut-être pas être : « Les extraterrestres existent-ils ? »

Mais : « Comment une société démocratique devrait-elle réagir si une preuve irréfutable d'une intelligence non humaine apparaissait demain ? » Cette question est beaucoup plus intéressante. Elle permettrait d'examiner : la réaction des gouvernements ; celle des militaires ; les religions ; les marchés financiers ; les scientifiques….

12. LE VÉRITABLE « DISCLOSURE » POURRAIT ÊTRE CULTUREL

Et c'est peut-être là que se trouve le phénomène le plus intéressant. Hollywood ne nous annonce peut-être pas une révélation extraterrestre. Il est possible qu'il soit simplement en train de nous montrer que la société américaine est désormais prête à considérer sérieusement cette possibilité. C'est déjà une transformation considérable.

1.    En 1977, Close Encounters of the Third Kind demandait : « Sommes-nous seuls ? »

2.    En 1993, The X-Files répétait : « La vérité est ailleurs. »

3.    En 2026, Hollywood pose une question beaucoup plus contemporaine : « Et si le gouvernement savait déjà ? 

Cette évolution est probablement plus importante que n'importe quelle soucoupe volante numérique.

 TABLEAU DES PRINCIPAUX PROJETS

Production

Réalisateur / créateur

Situation en 2026

Thématique

Disclosure Day

Steven Spielberg

Sorti en 2026

Contact / révélation / gouvernement

Projet UAP Apple

Joseph Kosinski

En développement

Lanceur d'alerte / enquête / UAP

Projet Roswell – 20th Century

Scott Cooper

En développement

Roswell 1947

Unidentified

Sylvain White / Bryce Zabel

En développement

Roswell / enquête sur plusieurs décennies

The X-Files

Ryan Coogler

Pilote commandé

FBI / paranormal / UAP

The Age of Disclosure

Dan Farah

Sorti en 2025

Documentaire / divulgation

Pluribus

Vince Gilligan

Série

Intelligence extraterrestre / conscience collective

Les cinq premiers projets constituent le noyau de la vague hollywoodienne explicitement recensée par UAP

Digest.

13. UNE « DISCLOSURE CINÉMATOGRAPHIQUE » AVANT LA DISCLOSURE OFFICIELLE ?

La question mérite finalement d'être posée. Hollywood est-il en train de préparer le terrain ?

Peut-être. Mais il existe une autre explication, beaucoup plus banale : Hollywood a découvert que les OVNI sont redevenus rentables. La nuance est essentielle. Le fait que plusieurs réalisateurs prestigieux s'intéressent aux UAP ne prouve ni l'existence d'une civilisation extraterrestre, ni celle d'un programme secret de récupération d'engins.

En revanche, cela prouve quelque chose de beaucoup plus facile à démontrer : le sujet OVNI a changé de statut culturel. Il est passé progressivement :

De la culture populaire → à la télévision → aux documentaires → aux médias généralistes → au Congrès → puis au cinéma hollywoodien de prestige. 

Et cette trajectoire mérite, en elle-même, d'être étudiée.

CONCLUSION

Il y a cinquante ans, Steven Spielberg faisait rêver le public avec Rencontres du troisième type. Aujourd'hui, Spielberg revient avec Disclosure Day, tandis que Joseph Kosinski prépare un thriller UAP auquel David Grusch est associé, que deux projets distincts s'attaquent à Roswell et que Ryan Coogler travaille sur le retour des X-Files. Parallèlement, des documentaires comme The Age of Disclosure présentent directement au public les témoignages d'anciens responsables politiques, militaires et du renseignement.

Nous assistons donc à quelque chose de nouveau. Ce n'est plus seulement Hollywood qui raconte les extraterrestres. Hollywood commence à raconter la divulgation elle-même. Mais il faut garder la tête froide. 

  • Un film n'est pas une enquête scientifique.
  • Un scénario n'est pas un dossier déclassifié.
  • Un témoignage n'est pas nécessairement une preuve.

Et une campagne publicitaire affirmant que « tout sera révélé » ne signifie pas que quelque chose sera effectivement révélé par un gouvernement.

La véritable question n'est donc peut-être pas : « Hollywood sait-il quelque chose ? »

Mais plutôt : « Pourquoi Hollywood pense-t-il désormais que le public est prêt à entendre parler sérieusement des OVNI ? » C'est probablement là que se trouve le véritable phénomène de 2026. Et si une véritable divulgation devait un jour avoir lieu, elle ne viendrait probablement pas d'un écran de cinéma. Elle viendrait de documents authentifiés, de données brutes, de matériels accessibles à des laboratoires indépendants et de preuves reproductibles.

Le cinéma, lui, peut préparer les esprits. Mais la preuve, elle, devra venir d'ailleurs.

 

Service rédactionnel du GEOS France 

dimanche 9 août 2026

Sommes-nous seuls ? Cette question mérite une étude scientifique sérieuse

 Sommes-nous seuls ? Cette question mérite une étude scientifique sérieuse

Par Kevin Knuth

Professeur agrégé de physique, Université d'Albany, Université d'État de New York

Source – Traduction de : https://theconversation.com/are-we-alone-the-question-is-worthy-of-serious-scientific-study-98843

Sommes-nous seuls ? Malheureusement, aucune des deux réponses n’est satisfaisante. Être seul dans cet immense univers est une perspective angoissante. D’un autre côté, si nous ne sommes pas seuls et qu’il existe quelque chose ou quelqu’un de plus puissant, c’est tout aussi terrifiant.

En tant que chercheur à la NASA, puis professeur de physique, j'ai assisté à la Conférence de contact de la NASA de 2002, consacrée aux hypothèses sérieuses concernant les extraterrestres. Au cours de cette réunion, un participant inquiet a déclaré d'une voix forte et sinistre : « Vous n'avez absolument aucune idée de ce qui se trouve là-bas ! » Un silence pesant s'est installé, tandis que la vérité de cette affirmation faisait son chemin. L'humanité craint la visite d'extraterrestres sur Terre. Heureusement, les distances entre les étoiles sont peut-être infranchissables. Du moins, c'est ce que nous, novices en matière de voyages spatiaux, nous disons.

Photo : Couverture du numéro d'octobre 1957 du magazine de science-fiction populaire Amazing Stories. Ce numéro spécial était consacré aux « soucoupes volantes », devenues une véritable obsession nationale après que le pilote de ligne Kenneth Arnold eut aperçu un objet volant en forme de soucoupe en 1947.

J'ai toujours été fasciné par les ovnis. Bien sûr, l'idée qu'il puisse exister des extraterrestres et d'autres mondes habités était exaltante. Mais ce qui me passionnait davantage, c'était la possibilité que les voyages interstellaires soient technologiquement réalisables. En 1988, lors de ma deuxième semaine d'études supérieures à l'Université d'État du Montana, plusieurs étudiants et moi discutions d'une récente mutilation de bétail attribuée à des ovnis. Un professeur de physique s'est joint à la conversation et nous a confié que certains de ses collègues travaillant à la base aérienne de Malmstrom, à Great Falls (Montana), rencontraient des problèmes liés à des ovnis qui désactivaient des missiles nucléaires. À l'époque, je pensais que ce professeur racontait n'importe quoi. Mais vingt ans plus tard, j'ai été stupéfait de découvrir l’enregistrement d'une conférence de presse où plusieurs anciens membres de l'US Air Force, dont un couple de la base de Malmstrom, décrivaient des événements similaires survenus dans les années 1960. Il y a manifestement une part de vérité là-dedans.

Le 2 juillet étant la Journée mondiale des OVNI, c'est le moment idéal pour aborder cette réalité à la fois troublante et rassurante : nous ne sommes peut-être pas seuls. Je crois qu'il est essentiel d'envisager la possibilité que certains de ces étranges objets volants, plus performants que nos meilleurs avions et inexplicables, soient en réalité des visiteurs venus d'ailleurs – et de nombreux témoignages viennent étayer les observations d'OVNI.

Le paradoxe de Fermi

Le physicien nucléaire Enrico Fermi était célèbre pour ses questions provocatrices. En 1950, au Laboratoire national de Los Alamos, après avoir discuté d'OVNIs pendant le déjeuner, Fermi demanda : « Où sont-ils tous ? » Il estimait qu'il y avait environ 300 milliards d'étoiles dans la galaxie, dont beaucoup étaient des milliards d'années plus vieilles que le Soleil, et qu'un grand nombre d'entre elles étaient susceptibles d'abriter des planètes habitables. Même si la vie intelligente ne se développait que sur un très faible pourcentage de ces planètes, il devrait y avoir un certain nombre de civilisations intelligentes dans la galaxie. Selon les hypothèses, on peut s'attendre à trouver entre quelques dizaines et plusieurs dizaines de milliers de civilisations.

Avec les technologies spatiales développées grâce aux fusées, il faudrait entre 5 et 50 millions d'années à une civilisation semblable à la nôtre pour coloniser notre galaxie, la Voie lactée. Puisque cela aurait déjà dû se produire à plusieurs reprises dans l'histoire de notre galaxie, on peut se demander où sont les preuves de l'existence de ces civilisations. Cette contradiction entre l'attente de preuves de civilisations extraterrestres ou de visites extraterrestres et l'affirmation qu'aucune visite n'a été observée est appelée le paradoxe de Fermi.

Carl Sagan a résumé la situation avec justesse en affirmant que « les affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires ». Le problème est qu'aucune rencontre avec un OVNI, bien documentée, ne constitue à elle seule une preuve irréfutable. La situation est d'autant plus complexe que de nombreux gouvernements à travers le monde ont dissimulé  et classifié  des informations concernant  de telles rencontres . Cependant, certains indices laissent penser que le problème doit faire l'objet d'une étude scientifique.

Les ovnis, un sujet tabou pour les scientifiques professionnels

En science, la méthode scientifique exige que les hypothèses soient testables afin que les conclusions puissent être vérifiées. Les rencontres avec des OVNI ne sont ni contrôlables ni reproductibles, ce qui rend leur étude extrêmement complexe. Mais le véritable problème, à mon avis, réside dans le tabou qui entoure le sujet des OVNI.

Bien que le grand public soit fasciné par les ovnis depuis des décennies, nos gouvernements, scientifiques et médias ont quasiment tous déclaré que les observations d'ovnis étaient dues à des phénomènes météorologiques ou à des activités humaines. Aucun n'est un vaisseau extraterrestre. Et aucun extraterrestre n'a visité la Terre. En résumé, on nous dit que le sujet est absurde. Les ovnis sont interdits d'étude scientifique sérieuse et de discussion rationnelle, ce qui, malheureusement, laisse le sujet aux mains de pseudo-scientifiques et de personnes marginales, dont beaucoup alimentent le débat avec des théories du complot et des spéculations extravagantes.

Je pense que le scepticisme envers les OVNI est devenu une sorte de religion, avec un agenda caché : il rejette l'existence d'extraterrestres sans preuves scientifiques, tout en proposant souvent des hypothèses farfelues qui ne décrivent qu'un ou deux aspects d'une observation d'OVNI, renforçant ainsi la croyance populaire en un complot. Un scientifique se doit d'envisager toutes les hypothèses possibles pour expliquer l'ensemble des données, et comme nos connaissances sont encore limitées, l'hypothèse extraterrestre ne peut être écartée. Au final, les sceptiques desservent souvent la science en donnant un mauvais exemple de démarche scientifique. Le fait est que nombre de ces observations – qui ne représentent toutefois qu'un très faible pourcentage du total – échappent à toute explication conventionnelle.

Les médias alimentent le scepticisme en publiant des informations sur les ovnis lorsque le sujet est sensationnel, mais toujours sur un ton moqueur ou fantaisiste, en assurant au public que c'est impossible. Pourtant, il existe des témoins et des observations crédibles.

Pourquoi les astronomes ne voient-ils pas d'OVNIs ?

On me demande souvent, amis et collègues : « Pourquoi les astronomes ne voient-ils pas d’OVNIs ? » En réalité, ils en voient. En 1977, Peter Sturrock, professeur de sciences spatiales et d’astrophysique à l’université de Stanford, a envoyé 2 611 questionnaires sur les observations d’OVNIs aux membres de l’American Astronomical Society. Il a reçu 1 356 réponses, parmi lesquelles 62 astronomes – soit 4,6 % – ont déclaré avoir observé ou enregistré des phénomènes aériens inexplicables. Ce pourcentage est comparable aux quelque 5 % d’observations d’OVNIs qui restent inexpliquées .

Comme prévu, Sturrock a constaté que les astronomes ayant observé des ovnis étaient plus souvent des observateurs du ciel nocturne. Plus de 80 % des personnes interrogées par Sturrock se sont déclarées prêtes à étudier le phénomène ovni si cela était possible. Plus de la moitié d'entre elles estimaient que le sujet méritait d'être étudié, contre 20 % qui étaient d'un avis contraire. L'enquête a également révélé que les jeunes scientifiques étaient plus enclins à soutenir l'étude des ovnis.

Des ovnis ont été observés au télescope. Je connais le cas d'un astronome amateur expérimenté qui a observé un objet ressemblant à un médiator se déplaçant dans le champ de vision de son instrument. D'autres observations sont documentées dans l'ouvrage « Merveilles du ciel », où les auteurs compilent de nombreuses observations de phénomènes aériens inexpliqués, réalisées par des astronomes et publiées dans des revues scientifiques aux XVIIIe et XIXe siècles.

Preuves provenant d'officiers gouvernementaux et militaires

Certaines des observations les plus convaincantes proviennent de représentants du gouvernement. En 1997, le gouvernement chilien a créé le Comité d'études des phénomènes aériens anormaux (CEFAA) afin d'étudier les ovnis. L'année dernière, le CEFAA a diffusé des images d’un ovni filmé par une caméra infrarouge Wescam embarquée à bord d'un hélicoptère.

Photo : Document déclassifié décrivant l'observation d'un OVNI en décembre 1977 à Bahia, un État du nord du Brésil. Collection des Archives nationales

Le Brésil, le Canada, le Danemark, l'Équateur, la France, la Nouvelle-Zélande, la Russie, la Suède et le Royaume-Uni déclassifient leurs dossiers sur les ovnis depuis 2008. Le Comité français d'études approfondies (COMETA) était un groupe d'étude non officiel sur les ovnis, composé de scientifiques et de militaires de haut rang, qui a étudié ce phénomène à la fin des années 1990. Le rapport COMETA, qui résume leurs conclusions, indique que 5 % des observations étaient fiables mais inexplicables : l'hypothèse la plus plausible est que les engins observés étaient d'origine extraterrestre. Le COMETA accuse également les États-Unis de dissimuler des preuves de l'existence des ovnis. L'Iran s'inquiète des ovnis sphériques observés près de centrales nucléaires, qu'il qualifie de « drones de la CIA ». Ces engins, d'un diamètre d'environ 9 mètres, pourraient atteindre Mach 10 et quitter l'atmosphère. De telles vitesses sont comparables à celles des avions expérimentaux les plus rapides, mais inconcevables pour une sphère sans portance ni système de propulsion apparent.

En décembre 2017, le New York Times a révélé l'existence du Programme d'identification des menaces aériennes avancées (AAIPI), un programme classifié de 22 millions de dollars dirigé par l’ancien responsable du Pentagone, Luis Elizondo, et consacré à l'étude des ovnis. Elizondo a démissionné de son poste, protestant contre le secret extrême qui entourait le programme et le manque de financement et de soutien. Suite à sa démission, Elizondo, ainsi que plusieurs autres membres des services de défense et de renseignement, ont été recrutés par la To the Stars Academy of Arts & Science, récemment fondée par Tom DeLonge pour étudier les ovnis et les voyages interstellaires. Parallèlement au lancement de l'académie, le Pentagone a déclassifié et diffusé trois vidéos de rencontres avec des ovnis, filmées par des caméras infrarouges frontales installées sur des avions de chasse F-18. Bien que ces révélations suscitent beaucoup d'enthousiasme, je repense à une citation du colonel (à la retraite) John Alexander : « Les révélations ont eu lieu… J'ai des tas de généraux, y compris des généraux soviétiques, qui ont déclaré que les ovnis existent. Ce que je veux dire, c'est : combien de fois encore de hauts responsables doivent-ils se manifester et affirmer que c'est réel ? »

Un sujet qui mérite une étude sérieuse

De nombreux éléments indiquent qu'un faible pourcentage de ces observations d'OVNI concernent des engins structurés non identifiés, dotés de capacités de vol dépassant toute technologie humaine connue. Bien qu'aucun cas ne repose sur des preuves irréfutables scientifiquement, certains cas, étayés par des observations simultanées de plusieurs témoins fiables, ainsi que par des échos radar et des preuves photographiques, révèlent des schémas d'activité troublants.

Les informations déclassifiées issues d'études secrètes sont intéressantes, mais sans intérêt scientifique. Ce sujet mérite une enquête scientifique ouverte, jusqu'à ce qu'un consensus scientifique se dégage, fondé sur des preuves et non sur des suppositions ou des croyances. Si des vaisseaux extraterrestres visitent effectivement la Terre, il serait extrêmement bénéfique de les connaître, de comprendre leur nature et leurs intentions. De plus, cela représenterait une formidable opportunité pour l'humanité, promettant d'enrichir et de faire progresser nos connaissances et nos technologies, et de redéfinir notre compréhension de notre place dans l'univers.

Équipe rédactionnelle du GEOS France -GL

QUI EST KEVIN KHUCK ET SES RECHERCHES SUR LE DOSSIER DES « OVNIs ».

Kevin Hunter Knuth (né en 1965) est professeur de physique à l’Université d'Albany (SUNY). Ses recherches portent sur la physique de l’information, les fondements de la mécanique quantique et l'analyse bayésienne, avec des applications à divers problèmes de physique. Il mène également des recherches sur les OVNI. 

Knuth est né à Fond du Lac, dans le Wisconsin. Il a obtenu un baccalauréat ès sciences en physique et en mathématiques de l’Université du Wisconsin–Oshkosh en 1988, une maîtrise ès sciences en physique de l'Université d'État du Montana en 1990 et un doctorat en physique (avec une mineure en mathématiques) de l’Université du Minnesota (1995), où il a été supervisé par John H. Broadhurst.

SES TRAVAUX SUR LES OVNI

Sa démarche vise à faire passer la recherche sur les PAN de l'ufologie spéculative à la physique de mesure directe, basée sur des données multi-capteurs enregistrées (radars, données télémétriques, optiques et infrarouges).

1. Calculs cinématiques et performances « impossibles »

L'une de ses publications majeures, coécrite en 2019 avec Robert Powell et Peter Reali (Estimating Flight Characteristics of Anomalous Unidentified Aerial Vehicles), analyse l'incident de l'USS Nimitz en 2004 (l'objet dit « Tic-Tac ») à partir des relevés radars et militaires.

Knuth y quantifie des paramètres physiques précis :

1.    Accélérations extrêmes : Les calculs indiquent des accélérations allant de 100 $g$ à plus de 5 000 $g$. À titre de comparaison, le corps humain subit un voile noir dès 9 $g$, et les structures aéronautiques conventionnelles se disloquent bien avant d'atteindre quelques dizaines de $g$.

2.    Puissances énergétiques phénoménales : Pour accélérer une masse estimée à quelques tonnes à de telles vitesses sans bang supersonique ni trainée thermique observable, la puissance requise se chiffre en centaines de mégawatts à plusieurs gigawatts (équivalent à la production d'une centrale nucléaire).

3.    Absence de signatures thermiques et mécaniques : Les objets ne présentent pas de surfaces de contrôle aérodynamiques, d'entrées d'air, d'échappements ou de cônes de choc acoustique.

2. Conséquences théoriques et voyage interstellaire

Knuth applique les lois de la relativité restreinte pour modéliser les conséquences théoriques d'une telle maîtrise des accélérations :

Dilatation temporelle : Un vaisseau capable de soutenir une accélération continue de 1 000 $g$ atteindrait 90 % de la vitesse de la lumière en quelques heures.

Durée de voyage : Du point de vue de l'équipage bord, la traversée de la galaxie ne prendrait que quelques mois de temps propre (en raison de la dilatation du temps relativiste), bien que plusieurs dizaines de milliers d'années s'écouleraient sur Terre.

 

3. Plaidoyer pour une méthodologie scientifique rigoureuse

Au sein d'organisations comme UAPx ou la SCU (Scientific Coalition for UAP Studies), Kevin Knuth promeut les principes suivants : Redondance des capteurs, c’est-à-dire ne jamais se fier aux seuls témoignages visuels. Une observation valide doit être captée simultanément par au moins deux types de capteurs distincts (par exemple, radar + infrarouge thermique). Puis Open Data et interdisciplinarité c’est-à-dire Favoriser le partage public des données et l'utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter des récurrences dans des bases de données d'observations globales. Et enfin, le principe de Hypothèses ouvertes c’est à dire Il souligne que constater des caractéristiques de vol inexpliquées n'implique pas automatiquement une origine extraterrestre, mais impose d'étudier la possibilité de nouvelles avancées en physique ou en ingénierie des matériaux.

Service Rédactionnel du GEOS France - GL -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 















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Plus de 12 000 rapports d’observations d’OVNI provenant de militaires, de pilotes civils, de contrôleurs aériens, de policiers et de simples citoyens ont été enregistrés depuis le début des années 1950 jusqu’en 2009. Des centaines de cas ont été analysés avec précision. Pourtant, pour des raisons mystérieuses, que vous découvrirez en lisant ce dossier, la Grande-Bretagne a décidé que ces intrusions aériennes non identifiées ne représentaient pas une menace potentielle pour sa sécurité nationale ! 

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