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LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
La version publiée ici est une version sans mise en page ni documents ou photos.
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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf
La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
puis se déplacer aussi vite
puis tenir à nouveau et d'après la façon dont il a clignoté, on aurait dit
qu'il tournait sur place (c'était tellement je n'ai pas pu voir les détails du
corps de l'appareil ou quoi que ce soit, mais j'avais l'impression de tourner
pendant que les flashes coupaient d'une manière particulière)
Je n'avais aucune explication,
il a continué à faire ces trucs fous pendant une heure entière ou même bien
avant mon arrivée, peut-être, j'ai essayé de penser à tout, est-ce un avion ? Non,
une étoile? GRAND NON, peut-être un drone ? Mais non, ça en avait l'air diffèrent et étrangement déplacés et
bien trop hauts pour un drone, et nous ne connaissons pas les drones en Égypte,
c'est d'une certaine manière illégal, donc on ne voit pas des drones comme ça
ici et là aussi longtemps dans un endroit aussi aléatoire, alors que cela
pourrait-il être, est-ce un cerf-volant WTF NON, je n'avais aucune explication
c'est un objet volant non identifié pour moi et ce qui rendait ça pire, c'est
que je ne pouvais pas supporter Une photo ou une vidéo, car il est d'une certaine
façon illégal de tourner dans les rues du Caire, surtout dans les endroits où
la police est présente ou dans des bâtiments militaires, etc., donc je ne
voulais pas avoir de problèmes en tirant dans la rue, mais ma copine et moi
avons vu ça clairement et aucun de nous n'a eu d'explication, je ne sais pas
pour les autres témoins mais je ne pense pas qu'ils l'aient remarqué ou s'en
soient souciés, car ce n'est pas le cas familier ici pour regarder le ciel et
se demander quoi que ce soit, tout le monde s'occupe de ses affaires ici et la
plupart ne le remarqueront pas, et personne ne s'en soucie, alors je ne me suis
même pas ouvert à personne à ce sujet... Bref, l'observation pour moi a duré
environ une heure entre mon arrivée à 20h35 et 21h45 quand je suis parti, et
peut-être plus. Je ne veux pas supposer des choses, donc je ne peux pas dire si
ce que j'ai vu est spécifique, mais je cherche des réponses, je veux savoir ce
que c'était, je n'ai jamais vu une chose pareille.
Posted 2024-07-02
https://thephenomenon.app/egyp
02 DECEMBRE 2024 – LOUXOR – KARNAK - EGYPTE
Objet en forme de cigare observé par plusieurs personnes ; disparition
apparente
NUFORC_186073
Observation d'OVNI à NUFORC
186073
Produit : 2024-12-02 16 :59
Local
Signalé : 27-12-2024 14 :02
Pacifique
·
Durée : 5 minutes
·
Nombre d'observateurs : 5
·
Lieu : Louxor, Louxor, Égypte
·
Détails de l'emplacement : Lors d'une visite au
site archéologique de Karnak, nous avons observé plusieurs personnes disparues
·
Forme : cigare
·
Couleur : Noir
·
Taille estimée : 5 métropoles
·
Vu depuis : Terre
·
Réalisation du spectateur : Abako
·
Angle d'élévation : 45
·
Distance la plus proche : 150 mètres
·
Vitesse estimée : 60 km
Lors d'une visite sur le site
archéologique de Karnak, nous avons observé plusieurs personnes observant cet
objet, qui a soudainement disparu.
Posted 2024-12-30
25 DECEMBRE 2024 - AL-MUGATTAM - LE CAIRE - EGYPTE
Objet cubique à environ 8 000 pieds ; rotation ; probablement ballon selon
NUFORC
NUFORC_186181
Observation d'OVNI NUFORC
186181
Produit : 25-12-2024 23 :32
heure locale
Rapporté : 30-12-2024 03 :11
Pacific
·
Durée : 7 secondes
·
Nombre d'observateurs : 1
·
Lieu : ville d'Al Muqattam, gouvernorat du
Caire, Égypte
·
Détails de l'emplacement : zone de Mokattam au
Caire, Égypte
·
Forme : Cube
·
Couleur : plastique transparent
·
Taille estimée : petite voiture
·
Vu depuis : Terre
·
Indication du spectateur : Regardant vers le
sud-est, puis vers le nord-ouest
·
Angle d'élévation : 73
·
Distance la plus proche : 8000 pieds
·
Vitesse estimée : = > 1500 km/h
·
Explication : Ballon - Possible
Il faisait environ 8 000 pieds
de route à une vitesse relativement élevée et tournait. Je pouvais voir les
bords en transparent mais le centre est creux.
C'était de la couleur du ciel
et des nuages. Il ne voulait pas être remarqué en voyageant du sud-est au
nord-ouest. Je nourrissais les oiseaux et les cherchais dans le ciel, et je les
ai vus par hasard. J'ai vraiment essayé de ne pas confondre ça avec un sac
plastique volant, mais je suis sûr que ce n'était pas le cas. J'habite au 4e
étage et l'altitude à laquelle j'ai vu cette sphère ainsi que sa façon de
voyager ont écarté l'hésitation du sac chez moi.
Publié le 04-01-2025 https://thephenomenon.app/egyp
8 JUILLET 2025 – ASSIOUT -
EGYPTE
« Étoile » se déplaçant à très grande vitesse puis rencontrant une autre
lumière. - Ce cas est
particulièrement intéressant parce que le rapport est disponible en arabe et en
anglais.
À 21 h 16, un témoin regarde le ciel. Il décrit une lumière ressemblant à
une étoile qui :
·
Se déplace
extrêmement rapidement ;
·
Rencontre
une autre lumière ;
·
Disparaît
;
·
Puis une
autre apparaît environ cinq minutes plus tard ;
·
Vient
d'une autre direction ;
·
Se déplace
elle aussi très rapidement ;
·
Puis
disparaît.
SOURCE : NUFORC
17 JUILLET 2025 ALEXANDRIE
- EGYPTE
Objet lumineux en forme de croix ; disparition dans une sorte de cercle
Le témoin décrit un objet blanc lumineux traversant silencieusement le ciel.
Soudain, selon son récit, un cercle lumineux s'ouvre et l'objet disparaît à
l'intérieur.
Source : NUFORC
18 JUIN 2026 EL ALAMEIN - EGYPTE
·
Lumière
assimilée à une étoile changeant rapidement de direction. Deux témoins observent vers 21 h 30 une lumière
blanche ressemblant à une étoile. Le témoin affirme qu'elle :
·
Se déplace
très rapidement ;
·
Change
rapidement de direction ;
·
Disparaît
ensuite.
·
Durée
indiquée : 7 minutes.
Source : NUFORC a publié le rapport en juillet 2026
07 JUILLET 2026 — GIZEH- EGYPTE
Une photographie prise près des pyramides de Gizeh a été publiée sur
Internet en juillet 2026. Le fichier original aurait été obtenu auprès du
photographe. L'analyse publiée indique des métadonnées EXIF cohérentes, avec :
·
7 juillet
2026
·
12 h 17
min 37 s
·
iPhone 15
Pro
·
Localisation
: Gizeh
·
Absence
apparente de traces de manipulation numérique dans le fichier examiné.
Attention : authenticité du
fichier ≠ identification de l'objet. Même
si l'EXIF est authentique et que la photographie n'est pas truquée, l'objet
peut parfaitement être :
·
Un oiseau
;
·
Un insecte
;
·
Un drone ;
·
Un ballon
;
·
Un reflet
;
·
Un objet
aérien conventionnel.
Il faudra donc analyser l'image elle-même, sa géométrie, la profondeur de
champ, le flou de mouvement, les ombres et la position du Soleil.
L’ANALYSE DE R/UFOs sur https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1uz0j3m/unidentified_object_captured_in_a_tourist_photo/
Objet non identifié
capturé dans une photo de touriste d'Égypte - Fichier original et analyse EXIF
LES PHOTOS
PHOTO AGGRANDIE
Documents issus de :
https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1uz0j3m/unidentified_object_captured_in_a_tourist_photo/
·
Élément 1
sur 4
·
Temps : 7
juillet 2026
·
Lieu :
Pyramides de Gizeh, Égypte
Il y a quelques jours, je suis tombé sur une photographie partagée par un
utilisateur dans un groupe Facebook dédié aux OVNI. L'auteur venait de rentrer
d'un voyage en Égypte et a posté la photo en demandant si quelqu'un pouvait
identifier ce qui y avait été capturé. L'image a suscité beaucoup de
discussions parmi les membres de la communauté, alors j'ai décidé de le
contacter en privé.
Je lui ai demandé s'il pouvait m'envoyer le fichier original parce
qu'analyser des images téléchargées des réseaux sociaux n'a généralement pas
beaucoup de sens. Des plateformes comme Facebook compressent les photos,
suppriment une partie des métadonnées et réduisent leur qualité. L'auteur m'a
gentiment envoyé le fichier original et m'a également donné la permission de
publier mon analyse.
Après avoir examiné les métadonnées, je peux confirmer que la photographie
semble authentique. Selon les données EXIF, elle a été prise le 7 juillet
2026, à 12 :17 :37 (+03 :00) avec un Apple iPhone 15 Pro. Les
informations EXIF sont cohérentes en interne et ne montrent aucun signe
d'édition dans Photoshop ou de génération d'image à l'aide d'une IA. Les
réglages de l'appareil photo ISO 50, vitesse d'obturation de 1/3546
s, et l'objectif ultra-grand angle équivalent de 17 mm - sont exactement
ce à quoi je m'attendrais pour une photo prise en plein jour.
Bien sûr, cela ne signifie pas que l'objet lui-même soit quelque
chose d'extraordinaire. La zone autour des pyramides est bien connue pour les
débris légers transportés par le vent, donc l'une des explications les plus
plausibles est qu'il pourrait simplement s'agir d'un sac en plastique ou d'un
autre objet léger. D'autre part, sa forme et son apparence sont suffisamment
inhabituelles pour qu'il ne puisse pas être identifié avec certitude à partir
d'une seule photographie.
À mon avis, la photographie elle-même est authentique, mais l'objet ne peut
pas être identifié avec confiance. Pour arriver à une conclusion plus solide,
il faudrait des photographies supplémentaires, des vidéos ou des témoins
indépendants du même moment et du même endroit. NDA : On peut
travailler avec précision sur une photo si on dispose de tous les éléments. En
France il existe un spécialiste de ce travail, qui fait partie de l’équipe du
GEIPAN : François LOUANGE.
Données EXIF
·
Appareil
photo : Apple iPhone 15 Pro
·
Date de
prise de vue : 7 juillet 2026, 12 : 17 :37 (+03 :00)
·
Logiciel :
iOS 26.5
·
Objectif :
2,22 mm f/2,2
·
Longueur
focale (équivalent 35 mm) : 17 mm
·
ISO : 50
·
Temps
d'exposition : 1/3546 s
·
Ouverture
: f/2,2
·
Balance
des blancs : Auto
·
Mode
d'exposition : Automatique
·
Flash :
Désactivé
·
Type
d'image : Apple ProRAW
·
La capture
d'écran EXIF est en polonais parce que je viens de Pologne.
Source : https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1uz0j3m/unidentified_object_captured_in_a_tourist_photo/
Chapitre XII - 15
13 - ERYTHREE
18 MAI 1938 - MASSAOUA – ERYTHREE
RAPPORT D'ENQUÊTE
UFOLOGIQUE
Dossier :
L’apparition de Massaoua (Afrique de l’Est)
Date de l'événement : 18 mai 1938, en plein après-midi
Classification : Observation diurne / Phénomène Aérien Non Identifié (PAN)
En mai 1938, le port de Massaoua, situé sur les côtes de la mer Rouge, est
une infrastructure stratégique majeure de l'Afrique orientale italienne (AOI).
À cette période, le régime fasciste de Benito Mussolini contrôle fermement la
région (qui englobe l'actuelle Érythrée) et y maintient une activité militaire
et marchande intense. https://www.youtube.com/watch?v=rIiDiuPVIkE&t=1s - La
présence de navires de la marine royale (Regia Marina) et de la marine
marchande italienne dans le port est alors permanente. C’est dans ce climat de
forte surveillance militaire qu'intervient l'observation
[Ciel de Massaoua - 18 Mai 1938]
|
(Disque Métallique Brillant)
<--- Stationnaire (10 min)
|
v [Virage à 90°
/ Accélération fulgurante]
(Mer Rouge)
L'incident se produit en plein jour, offrant des conditions de visibilité
optimales : L'observation initiale : En milieu d'après-midi, plusieurs marins à
bord d'un navire de commerce italien battant pavillon de la flotte marchande
remarquent une anomalie lumineuse dans le ciel azur. Des dockers et des
habitants du port de Massaoua confirment simultanément la vision.
La nature de l'objet : Les témoins décrivent un disque métallique hautement
brillant, reflétant intensément la lumière du soleil. L'objet ne produit aucun
bruit, aucune fumée, et ne possède pas d'ailes ou de systèmes de propulsion
conventionnels visibles. La phase stationnaire : Le disque maintient une
position parfaitement immobile à très haute altitude pendant une dizaine de
minutes. Cette absence totale de dérive exclut l'hypothèse d'un ballon-sonde ou
d'un nuage lenticulaire.
Le départ anormal : Subitement, l'objet amorce une manœuvre impossible pour
les aéronefs de l'époque : un virage net à angle droit (90 degrés), suivi d’une
accélération instantanée et fulgurante. L'engin disparaît à l'horizon, en
direction de la mer Rouge.
Le cas est principalement mentionné dans de brefs rapports de la marine
marchande italienne. Cette absence de couverture médiatique à l'époque
s'explique par un élément historique crucial : la censure de Mussolini. Des
recherches ufologiques modernes menées en Italie ont révélé qu'à partir de
l'incident de Magenta en 1933 (où un supposé engin se serait écrasé en Italie),
Mussolini avait créé une cellule d'étude ultra-secrète appelée le Cabinet RS/33.
Les caractéristiques de l'observation de Massaoua s'alignent parfaitement
avec la définition moderne des UAP / PAN :
|
Caractéristique observée |
Analyse ufologique moderne |
|
Forme de disque métallique |
Forme géométrique classique pré-datant la vague
américaine de 1947. |
|
Vol stationnaire prolongé |
Technologie incompatible avec l'aviation de 1938
(les hélicoptères en étaient à leurs balbutiements). |
|
Virage à angle droit à haute vitesse |
Indique l'absence d'inertie conventionnelle,
suggérant une propulsion antigravitationnelle ou une projection de plasma. |
Conclusion
L'apparition de Massaoua du 18 mai 1938 reste l'une des observations très
peu connue d’Afrique. Bien que brève, la convergence des témoignages (marins
professionnels et civils au sol) combinée aux caractéristiques de vol de
l'appareil en font un cas d'étude intéressant, malheureusement peu diffusé à
cette époque, tout d’abord le secret militaire, puis le peu de médiatisation de
ce sujet inconnu à cette époque.
https://en.wikipedia.org/wiki/Foo_fighter
https://www.youtube.com/watch?v=eY55vKFkWrA
http://www.worcestershireregiment.com/h_eritrea_1941.php
JANVIER 1941 – KEREN - ERYTHREE
Les premiers disques de la Seconde Guerre Mondiale ?
C'est une ligne perdue dans toutes les chronologies concernant les
ovnis sur le net. Une phrase sans
référence.
"En 1941, des officiers britanniques envoyés en Somalie et en Érythrée
rédigent plusieurs rapports dans lesquels ils consignent de curieuses
observations : des disques étincelants semblent stationner au-dessus des zones
de combat."
Un mythe ? Une erreur
de traduction ? Ou le
premier Foo Fighter de l’Histoire ?
Janvier 1941. L'Empire italien vacille. Depuis l'Érythrée et la Somalie
italienne, Mussolini rêvait de son Africa Orientale Italiana. Les Britanniques
contre-attaquent. Les forces
armées britanniques battent l'armée italienne en Érythrée en 1941 à la bataille
de Keren et placent le pays sous administration britannique. Le 1er avril, ils
entrent dans Asmara. Dans ce
chaos, des milliers de soldats britanniques, indiens, français libres,
observent le ciel. Pas d'aviation italienne ou presque. Et pourtant, des rapports
mentionnent des lumières.
Si on quitte les blog Ufo et
qu'on va aux sources primaires anglo-saxonnes, on retrouve la trace :
Septembre 1941, Océan Indien, au large de la Somalie. Deux marins
du S.S. Pulaski, un cargo polonais qui transporte des troupes britanniques,
signalent une "strange globe glowing with greenish light, about half the
size of the full moon as it appears to us." Ils appellent un officier britannique qui
observe avec eux pendant plus d'une heure. Quelques mois plus
tard, la RAF commence à consigner officiellement : "Royal Air Force
personnel had reported seeing lights following their aircraft from as early as
March 1942".
Et les historiens
américains confirment : "What became known as Foo Fighters were
reported by the British as early as September 1941".
On n'est pas encore en Allemagne en 1944 avec les boules de feu qui suivent
les bombardiers. On est trois ans
plus tôt, au-dessus du désert érythréen.
Le terme "disque" en 1941 est anachronique. En 1941, personne ne
parle de soucoupes. Les témoins parlent de "globe", "ball of
fire", "light". Le mot "disque" apparaîtra en 1947
avec Kenneth Arnold. La
description "disques étincelants stationnant" est donc une
modernisation. Quelqu'un, dans les années 60, a traduit "glowing globe
hovering" par "disque étincelant stationnant".
C'est ce qui rend ce cas à la fois passionnant et fragile. Il n'y a pas, à
Kew Gardens dans les archives AIR 20 de la RAF, de dossier "UFO Eritrea
1941". Parce qu'en 1941, ce n'était pas un UFO. C'était noté comme
"phénomène lumineux - méprise possible - Vénus ? Reflet ?".
EN RESUME ÉRYTHRÉE / SOMALIE – SEPTEMBRE 1941 – CRÉDIBILITÉ : FAIBLE
Type : Proto-Foo Fighter / Lumière nocturne
Lieu : Océan Indien / Corne de l'Afrique
Témoins : 2 marins + 1 officier britannique (nom non retrouvé)
Durée : > 1 heure, immobile puis disparition
Explications proposées à l'époque : Aucune. La RAF pensera plus tard aux
fusées éclairantes allemandes, aux feux de Saint-Elme, aux cristaux de glace.
C'est le seul cas de 1941 pour cette zone qui a une source traçable. Tout
le reste - les "plusieurs rapports d'officiers en Somalie et
Érythrée" - est probablement la même observation racontée au pluriel par
les compilateurs.
Pourquoi c'est important ?
Parce que si ce cas est confirmé, il recule de trois ans l'histoire des Foo
Fighters. On a toujours dit que les Foo Fighters commençaient en novembre 1944
avec le 415th Night Fighter Squadron en France. Or ici, on a des Britanniques
qui voient la même chose dès 1941 au-dessus de l'Afrique.
Cela prouve que le phénomène n'est pas lié à une arme secrète allemande.
Les Allemands n'avaient aucune base en Érythrée en 1941. Il ne reste qu'à retrouver le war diary. Le 1st
Battalion Worcestershire Regiment a une photo célèbre prise à Barentu,
Érythrée, le 2 février 1941, avec tous ses officiers nommés. Leur journal de
marche est aux archives nationales britanniques. C'est là que pourrait se
cacher la ligne : "Observed strange light".
https://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t3636-ovni-pendant-la-seconde-guerre-mondiale
https://en.wikipedia.org/wiki/Foo_fighter
https://www.youtube.com/watch?v=eY55vKFkWrA
https://www.mysteredumonde.com/articles/-OVNI---l-Histoire--TEMPS-MODERNES_5667.html
06 AVRIL 1950 – ASMARA – ERYTHREE
Analyse détaillée – Étude du cas
Les « soucoupes volantes » surveillées par la station météorologique
britannique Un dossier africain exceptionnellement précoce
Le 6 avril 1950, plusieurs phénomènes aériens inhabituels furent signalés
au-dessus d'Asmara, capitale de l'Érythrée alors sous administration
britannique. L'affaire intervient au moment où la « soucoupe volante » devient
un phénomène médiatique international. Mais le cas d'Asmara possède une
particularité remarquable : les autorités britanniques présentes dans la
colonie ne se contentèrent pas de constater les rumeurs. Des télégrammes
officiels conservés aujourd'hui aux The National Archives de Kew, dans le
dossier FO 371/81093, montrent que l'affaire fut transmise au Foreign Office et
au Meteorological Office. Le dossier
mérite donc une place particulière dans votre chapitre consacré à l'Érythrée.
En avril 1950, l'Érythrée n'est plus une colonie italienne. Après la
défaite de l'Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, le territoire est placé
sous administration militaire britannique. Asmara constitue alors un important
centre administratif et aéronautique de la région. La ville possède notamment
un aéroport et une station météorologique de l'Air Ministry. Cette présence
britannique est essentielle pour comprendre la suite de l'affaire. Le phénomène
n'est donc pas observé dans une région totalement dépourvue de moyens
d'observation : il existe sur place des personnels habitués à surveiller le
ciel et à effectuer des mesures météorologiques.
Le 6 avril 1950
: l'observation
Les catalogues
ufologiques modernes donnent :
Date : 6 avril 1950
Lieu : Asmara, Érythrée
Heure approximative : 13 h 00
Nombre de témoins : des milliers
Phénomène : disque à double anneau
Altitude apparente : élevée
Comportement : stationnaire/hovering
Événement particulier : un petit objet se détache
Direction : nord.
La base historique de Larry Hatch, qui reprend ici Loren E. Gross, donne
précisément : « Thousands. Double-hoop disk hovers / high altitude. Small
object detaches and away. Going
north. » Elle classe
l'événement sous Asmara, Eritria, avec les coordonnées approximatives 15°20′ N,
38°58′ E, et lui attribue une durée de 85 secondes. Mais il faut immédiatement apporter une
correction méthodologique.
Les détails :
- « Milliers » ;
- « Double-hoop » ;
-
85
secondes ;
-
Petit
objet se détachant ;
-
Direction
nord ;
-
Proviennent
de la chaîne Gross/Hatch, et non du texte primaire britannique que nous avons
actuellement sous les yeux.
Il serait donc dangereux de les présenter tous comme des faits établis par
le dossier gouvernemental.
La confirmation britannique : quelque chose est bien signal- C'est ici que
le dossier devient beaucoup plus sérieux. L'historienne Isabelle Kerr, dans son
étude de l'utilisation des archives britanniques sur les OVNI pendant la guerre
froide, a consulté le dossier FO 371/81093. Elle relève qu'un télégramme du
Meteorological Office signale : « great excitement was caused throughout
Asmara by the appearance of “flying saucers”. » - Autrement dit : une
forte agitation avait été provoquée dans toute la ville d'Asmara par
l'apparition de « Flying saucers ». Ce point est fondamental.
Nous ne sommes donc plus uniquement face à un récit ufologique écrit
plusieurs décennies plus tard. Une administration britannique contemporaine de
l'événement constate elle-même l'existence d'une agitation à Asmara liée à des
observations de « soucoupes volantes ».
Mais surtout : la station météorologique observe elle-même - Le deuxième
télégramme est encore plus intéressant. Selon l'étude de Kerr, un rapport du 6
avril 1950, adressé depuis Asmara au Foreign Office, indique que : la station
météorologique de l'Air Ministry à l'aéroport avait effectué une observation et
des enregistrements continus et détaillés et calculait alors la vitesse et la
hauteur de deux objets.
C'est probablement le document le plus important actuellement retrouvé
concernant ce cas. Il change considérablement la nature du dossier. Nous
pouvons désormais établir la chaîne suivante :
Observations à Asmara → transmission officielle
→ station météorologique de l'Air Ministry → observation continue →
enregistrement → calcul de vitesse et d'altitude → transmission au Foreign
Office.
Cela ressemble beaucoup moins à une simple rumeur urbaine.
Deux objets — et non nécessairement un seul/ cette donnée est
particulièrement intéressante. Le télégramme britannique parle de : « two of
them » c'est-à-dire deux d'entre eux. Cela correspond assez bien au
catalogue de Hatch/Gross qui décrit un phénomène auquel est associé un petit
objet qui se détache.
Mais attention : nous ne devons pas encore affirmer que le « petit objet
qui se détache » du catalogue Gross est exactement l'un des deux objets mesurés
par la station météorologique. Nous avons simplement :
A-
Une source
secondaire décrivant un disque et un petit objet qui s'en détache ;
B. Une source administrative
britannique indiquant que la station météorologique étudiait deux
objets.
La corrélation est très intéressante, mais elle reste à démontrer à partir
du dossier FO 371/81093 lui-même.
L'expression utilisée dans le document est particulièrement importante : Air
Ministry Meteorological Station at airport - Il ne s'agit donc pas
simplement d'un météorologue amateur. Nous avons affaire à une station relevant
de l'appareil météorologique de l'Air Ministry britannique. Son rôle normal
était évidemment d'effectuer des observations atmosphériques destinées à
l'aviation. Dans le contexte d'Asmara, une telle station pouvait disposer de
personnels, d'instruments et de procédures permettant d'effectuer des
observations beaucoup plus précises qu'un simple témoin au sol. C'est pourquoi
le fait qu'elle ait effectué des « continuous detailed observation and
recordings » est à mes yeux l'élément central du dossier.
Le télégramme britannique ne dit pas seulement que les objets ont été
observés, il précise que la station était en train de calculer : leur vitesse
et hauteur/altitude. Cela soulève une question essentielle : quels
instruments ont été utilisés ? C'est justement une question que le dossier FO
371/81093 pourrait permettre de résoudre. Il faudrait vérifier si les archives
contiennent réellement : À ce stade, nous savons que ces calculs étaient
effectués, mais je n'ai pas retrouvé en ligne les feuilles de calcul
elles-mêmes.
Le rôle de Reuters
Loren Gross apporte un autre élément important. Dans UFOs : À History —
1950, il écrit qu'une dépêche Reuters mentionnait qu'un phénomène avait été
observé dans le ciel d'Asmara. Le passage de Gross indique en substance
qu'après plusieurs observations du 6 avril : « une autre dépêche de Reuters
mentionnait que quelque chose avait été vu dans le ciel d'Asmara, en Érythrée
en Afrique. » Cela a confirmé donc la chaîne médiatique internationale. Mais là
encore, une précaution s'impose : Gross ne reproduit pas intégralement la
dépêche Reuters. C'est le résumé. La dépêche originale Reuters du 6 ou 7 avril
1950 reste donc une source primaire à retrouver.
Ce que Gross nous apporte réellement - Dans son volume consacré à
avril-juillet 1950, Gross place l'événement d'Asmara parmi les observations
internationales du 6 avril. Il écrit qu'une paire d'OVNI avait été enregistrée
à Ironwood, Michigan, puis ajoute : « Une autre dépêche de Reuters mentionnait
que quelque chose avait été vu dans le ciel d'Asmara, en Érythrée en Afrique.
». Cela est intéressant pour une autre raison. Gross ne donne pas dans ce
passage les détails du « double cerceau ». Ce détail semble donc provenir d'une
autre entrée ou d'une source secondaire utilisée ultérieurement par les
catalogues. Cela renforce la nécessité de ne pas mélanger les différents
canapés documentaires.
Le terme disque double-cerceau est aujourd'hui l'une des caractéristiques
les plus frappantes du dossier. Il faut cependant le considérer comme une
description de catalogue, et non encore comme une citation directe d'un témoin.
Cela pourrait correspondre à plusieurs choses :
-
Un disque
entouré d'un anneau lumineux ;
-
Deux
anneaux concentriques ;
-
Un disque
vu obliquement ;
-
Un
phénomène optique ;
-
Deux
objets superposés visuellement ;
-
Un objet
accompagné d'un halo ;
-
Ou
réellement une forme inhabituelle.
Sans le texte original du témoignage, impossible de savoir quelle
interprétation est correcte.
Le « petit objet » qui se détache - Le catalogue ajoute : « Le petit objet
se détache et s'éloigne. En direction du nord. » C'est probablement le détail
le plus extraordinaire. La séquence serait donc
Grand objet/disque → stationnaire en altitude →
petit objet se détache → petit objet part vers le nord.
Si cette description provient bien de la même observation que celle suivie
par la station météorologique, elle serait particulièrement intéressante. Mais
à ce stade de l’enquête nous n’en avons pas la preuve.
Le catalogue Hatch/Gross donne pour nombre de témoins : « Thousands » donc
des milliers de personnes. Le télégramme britannique indique quant à lui que
l'apparition provoqua une grande agitation dans toute la ville d'Asmara. Ces
deux éléments sont cohérents. Mais il faut rester prudent : « thousands » peut
être une estimation journalistique plutôt qu'un décompte réel.
.
La date est parfaitement cohérente entre les sources secondaires et les
archives britanniques. Le catalogue donne : 6 avril 1950. Le document
britannique est également daté du : 6 avril 1950. L'étude historique de Kerr
cite explicitement le : Telegram from Asmara to Foreign Office, 6 April 1950. Nous
avons donc une confirmation documentaire solide de la date.
Ce qui m'intéresse particulièrement c’est que les Britanniques ne semblent
pas traiter l'affaire uniquement que comme une curiosité populaire. La présence
d'une station de l'Air Ministry qui : observe ; enregistre ; calcule la hauteur
; calcule la vitesse ; montre que le phénomène est considéré suffisamment
sérieusement pour justifier une évaluation technique. L'historienne Kerr
interprète précisément cette démarche comme une manifestation de la volonté
britannique de déterminer la nature des objets et d'évaluer une éventuelle
menace pour la défense.
Voici désormais la référence que je considère comme indispensable à
connaitre et à vérifier à nouveau :
The National Archives, Kew - Reference : FO 371/81093 Ce dossier
contient des documents concernant une observation de « Flying saucer »
au-dessus de l'aéroport d'Asmara, dans l'Érythrée actuelle, rapportée au
Foreign Office en 1950. C'est une source
d'archives gouvernementales primaires, contrairement aux catalogues
Hatch/Gross. Il existe aussi au moins deux télégrammes essentiels - D'après le
travail de Kerr : 6 avril 1950 - Telegram from Asmara to Foreign Office - Il
rapporte notamment le travail de la station météorologique de l'aéroport et les
calculs de vitesse et d'altitude de deux objets.
Et 11 avril 1950 Telegram from Asmara to Meteorological Office Il fait état
de la grande agitation provoquée à Asmara par l'apparition des « Flying saucers
».
Ces deux documents sont également fondamentaux.
Le télégramme du 11 avril est-il une autre observation ? Je ne dirais
pas nécessairement.
Il faut être prudent. Le document du 11 avril peut être :
-
Un compte
rendu rétrospectif du même épisode ;
-
Une mise à
jour ;
-
Une
synthèse de plusieurs observations ;
-
Ou la
mention d'autres événements survenus entre le 6 et le 11 avril.
Nous ne devons donc pas créer artificiellement un deuxième cas le 11 avril.
Pour l'instant :
-
6 avril =
événement principal.
-
11 avril =
document de suivi ou de synthèse à déterminer.
En avril 1950, Asmara se trouve dans une situation politique particulière.
-
L'administration
britannique dirige encore l'Érythrée.
-
Le
territoire fait l'objet de discussions internationales sur son futur statut.
-
L'ONU mène
justement des travaux à Asmara à cette période : les archives de l'ONU montrent
des réunions de la Commission des Nations unies à Asmara les 5 et 6 avril 1950.
C'est intéressant pour le contexte historique, mais je ne vois aucune
raison de relier cette activité diplomatique aux observations de soucoupes. Il
s'agit simplement d'un contexte contemporain qui montre qu'Asmara était alors
un centre administratif et international important.
Une chose est déjà certaine : ce n'est pas un simple cas ufologique tardif C'est
probablement le point le plus important.
Avant cette recherche, on pouvait présenter le cas ainsi : « Asmara, 6
avril 1950 — disque à double anneau — Loren Gross. » Cela paraît être une
entrée de catalogue parmi des milliers.
Nous pouvons désormais écrire quelque chose de beaucoup plus fort : « Le 6
avril 1950, une observation de phénomènes décrits comme des “Flying saucers”
au-dessus d'Asmara fut suffisamment importante pour faire l'objet de
communications officielles entre l'administration britannique locale, la
station météorologique de l'Air Ministry et le Foreign Office. La station de
l'aéroport procéda à des observations et enregistrements continus et tenta de
calculer la hauteur et la vitesse de deux objets. » Cette formulation est
directement appuyée par les archives historiques.
En résumé :
6 avril 1950 — ASMARA (ÉRYTHRÉE) — LES « SOUCOUPES » DE L'AÉROPORT
Le 6 avril 1950, une importante agitation fut signalée à Asmara à la suite
de l'apparition de phénomènes décrits dans les communications britanniques
comme des « flying saucers ». L'affaire présente une particularité
exceptionnelle : elle fut suivie par la station météorologique de l'Air
Ministry installée à l'aéroport d'Asmara. Un télégramme adressé le même jour au
Foreign Office indique que la station avait procédé à des observations et
enregistrements continus et détaillés et calculait la vitesse et la hauteur de
deux objets. Un second télégramme, daté du 11 avril, évoque la grande agitation
provoquée dans toute la ville par ces apparitions.
Les catalogues ufologiques issus notamment du travail de Loren E. Gross
donnent une description plus spectaculaire : des milliers de personnes auraient
observé à haute altitude un disque à deux anneaux, demeurant apparemment
stationnaire pendant environ 85 secondes ; un petit objet aurait ensuite semblé
s'en détacher avant de partir vers le nord. Ces détails doivent cependant être
distingués des informations directement établies par les archives britanniques.
L'existence d'une observation collective à Asmara et son traitement
administratif par les autorités britanniques sont donc solidement documentés.
En revanche, la nature physique des objets demeure inconnue. L'intérêt majeur
du dossier réside précisément dans le fait qu'une station météorologique
officielle entreprit des mesures de vitesse et d'altitude, ce qui ouvre la
possibilité, encore inexploitée, de retrouver les données techniques originales
dans le dossier FO 371/81093.
https://shura.shu.ac.uk/25206/3/Clarke_National_Archives_Research%28AM%29.pdf?utm_source=chatgpt.com
https://www.ufomagazines.com/1973-ufo-nyt-no-2-mar-apr-1973/?utm_source=chatgpt.com
https://www.ufomagazines.com/flying-saucer-news-rigberg-flying-saucer-news-1973-09-september/?utm_source=chatgpt.com ( existe une version numérisée de ce numéro
sur un autre site).
https://www.nicap.org/NSID/NSID_DBListingbyCity.pdf?utm_source=chatgpt.com
7 AOÛT 1970 — SALADARE - ÉRYTHRÉE
La boule de feu qui aurait ravagé un village
Un des dossiers physiques les plus singuliers de la casuistique africaine
Le 7 août 1970, dans la matinée, un événement extraordinairement violent
aurait frappé le village de Saladare, situé à environ 14 kilomètres d'Asmara. À
cette époque, l'Érythrée n'était pas encore un État indépendant : elle était
intégrée à l'Éthiopie depuis 1962. Saladare doit donc être recherché dans les
sources historiques sous l'appellation Ethiopia, alors que le lieu appartient
aujourd'hui à l'Érythrée. Selon le récit transmis par les témoins, une
importante sphère lumineuse rouge, parfois décrite comme une boule de feu ou
comme un objet ressemblant à un tronc d'arbre incandescent, aurait effectué un
passage à très basse altitude au-dessus du village. Son déplacement aurait
provoqué d'importants dégâts : maisons détruites, arbres arrachés, végétation
carbonisée, route goudronnée déformée ou fondue et mur de pont détruit. Le
bilan humain rapporté par les sources est de huit blessés et un enfant décédé. Mais
l'intérêt exceptionnel du dossier ne repose pas seulement sur la description du
phénomène. Il tient surtout à l'existence alléguée d'une enquête effectuée par
un médecin des Nations unies, le Dr Attal Makk, qui aurait visité le site,
photographié les dégâts et adressé un rapport accompagné d'environ trente
photographies à l'astronome américain J. Allen Hynek, alors l'une des
principales autorités scientifiques travaillant sur les rapports d'OVNI.
La version historique la plus fréquemment citée situe l'événement vers 11 h
30 du matin. Les habitants auraient d'abord entendu un bruit inhabituel
provenant d'un petit bois voisin. Le son aurait été comparable, selon les
témoignages rapportés, à celui d'un avion volant à très basse altitude. Le
bruit serait devenu progressivement plus intense et plus aigu. Puis une boule
lumineuse rouge serait apparue.
Les descriptions ne sont cependant pas parfaitement uniformes. Certains
témoins auraient parlé d'une grande boule rouge très brillante avec une queue,
tandis que d'autres auraient décrit quelque chose ressemblant davantage à un
tronc d'arbre incandescent. Cette différence mérite d'être conservée dans le
dossier : elle montre que les témoins ne fournissaient pas nécessairement une
description géométrique unique de l'objet. Le phénomène aurait évolué à faible
hauteur et parallèlement au sol. Il aurait alors traversé une partie du
village.
L'un des éléments les plus remarquables du récit est la trajectoire. Après
un premier passage destructeur, l'objet aurait continué sa course sur environ
140 à 150 mètres, puis se serait immobilisé ou aurait semblé stationner
quelques secondes à proximité d'un versant. Il aurait ensuite repris sa
trajectoire en sens inverse. Cette seconde passe aurait provoqué de nouvelles
destructions. Certaines versions parlent ainsi de deux passages successifs
au-dessus du secteur, pour une durée totale d'environ dix minutes. Cette
caractéristique est fondamentale dans l'analyse du dossier. Un météore
classique pénétrant dans l'atmosphère suit une trajectoire balistique et ne
peut normalement pas : ralentir volontairement ; s'immobiliser ; effectuer une
seconde passe ou revenir sur sa trajectoire précédente.
Cela explique pourquoi Hynek et Vallée ont considéré l'affaire comme
particulièrement difficile à assimiler à un phénomène météoritique ordinaire. Il
faut toutefois être prudent : nous ne disposons pas d'une mesure instrumentale
de la trajectoire. Le « stationnement » et le « retour » sont des éléments
issus du témoignage.
Les conséquences matérielles constituent le cœur du dossier. Le rapport
attribué à George Kendall, publié dans UFO Press, indique que 50 maisons
auraient été complètement détruites, tandis que plus d'une dizaine d'autres
auraient subi de graves dommages. La comparaison utilisée par un informateur de
Kendall est particulièrement frappante : les dégâts auraient donné l'impression
qu'une énorme balle de canon avait traversé le village. Des arbres auraient été
arrachés. La végétation aurait été brûlée ou carbonisée, mais sans provoquer
l'incendie généralisé que l'on pourrait normalement attendre d'un tel
échauffement. Le phénomène aurait également affecté une route goudronnée. Selon
le récit transmis par Kendall, une portion d'environ 2 mètres sur 7 mètres
aurait présenté des signes de fusion ou de déformation thermique. Un mur de
pierre appartenant à un pont aurait également été détruit. Certaines versions
indiquent que ce mur était épais d'environ 50 centimètres. Enfin, un récipient
métallique ou une marmite aurait été retrouvé fortement déformé ou fondu dans
une habitation touchée. Ces différents éléments sont souvent présentés comme la
« preuve physique » du phénomène. Il faut cependant distinguer deux
propositions :
1. Des dégâts physiques ont-ils existé ?
Le dossier transmis à Hynek et les
photographies attribuées à Makk constituent un élément sérieux en faveur de
cette proposition.
2. Ces dégâts ont-ils été provoqués par la
boule lumineuse ?
Cette relation causale est
beaucoup plus difficile à démontrer aujourd'hui, faute d'enquête indépendante contemporaine complète.
Le passage du phénomène aurait eu des conséquences tragiques. Les sources
classiques font état de :
8 personnes blessées et 1 enfant décédé. Le décès aurait été consécutif à
l'effondrement d'une habitation. Il est important de ne pas amplifier ce bilan.
Certaines publications Internet récentes parlent de plusieurs morts ou
introduisent des variantes dans le nombre des victimes. La source historique
généralement citée par les catalogues et par les reprises de The Edge of
Reality donne, elle, un décès et huit blessés.
Je retiens ce bilan, en indiquant qu'il provient de la documentation
ufologique historique.
Le document le plus important de la chaîne documentaire semble avoir été la
lettre du Dr Makk adressée à J. Allen Hynek. Hynek était alors une figure
centrale de l'étude scientifique des rapports d'OVNI aux États-Unis. Ancien
consultant scientifique de l'US Air Force pour Project Blue Book, il avait
progressivement développé une approche plus indépendante du phénomène. La
lettre de Makk attirait son attention sur un événement présentant, selon le
médecin, des caractéristiques incompatibles avec plusieurs explications
conventionnelles. Les sources secondaires rapportent que le médecin évoquait
notamment les hypothèses :
-
Météorite
;
-
Foudre ;
-
Vent ou
phénomène tourbillonnaire ;
-
Attaque
militaire.
Les descriptions du phénomène et des dommages étaient, selon cette
correspondance, difficiles à faire entrer dans ces catégories.
Un passage rapporté dans les sources secondaires indique en substance que
les collègues de Makk envisageaient un météore, mais que les caractéristiques
de l'événement — notamment le déplacement horizontal et le comportement
apparent de l'objet — semblaient incompatibles avec cette explication.
UFO Press et George Kendall
L'affaire ne resta pas uniquement dans la correspondance privée de Hynek. Elle
fut ensuite publiée dans la littérature ufologique sous la plume de George
Kendall, notamment dans UFO Press, numéro 7, en 1978 selon les sources
disponibles. C'est principalement par cette voie que les détails du cas ont été
diffusés dans le monde ufologique. La chaîne documentaire peut donc être
schématisée ainsi :
Témoins de Saladare
↓
Dr Attal Makk
↓
Lettre + photographies
↓
J. Allen
Hynek
↓
George
Kendall / UFO Press
↓
Hynek & Vallée
↓
Ouvrages et catalogues ufologiques ultérieurs
Cette chaîne est importante parce qu'elle montre que l'affaire n'est pas
simplement née d'un récit Internet contemporain.
Elle possède une source intermédiaire identifiable remontant aux années
1970.
L'affaire apparaît dans J. Allen Hynek et Jacques Vallée, The Edge of Reality
: A Progress Report on Unidentified Flying Objects, publié en 1975. Les
catalogues historiques citent le dossier aux pages 160-161, avec des
photographies du site aux pages suivantes. L'importance accordée au cas par
Hynek est considérable. Dans une citation reproduite par UFO Updates, Hynek
qualifiait l'événement de l'un des rares cas documentés dans lesquels un
dommage aurait été causé par quelque chose qu'il estimait devoir considérer
comme un OVNI. Il soulignait essentiellement trois caractéristiques : l'objet
volait, il s'agissait manifestement d'un objet, mais son identité demeurait
inconnue.
Une anomalie majeure : les horaires : cette difficulté documentaire
mérite d'être signalée. La majorité des sources modernes indiquent : 7 août
1970 — environ 11 h 30 du matin. Mais certaines reprises, notamment dans
l'ouvrage de von Ludwiger, donnent un horaire très différent, 10 h 30 du soir. Cette
divergence est probablement due à une erreur de transcription ou de conversion
dans une source secondaire. Elle ne doit pas être ignorée.
Une autre difficulté : la localisation car en fait le lieu est généralement
donné comme : Saladare, à environ 14 km d'Asma en fait le ra. Les sources
francophones indiquent parfois « 14 km au nord d'Asmara ». Mais la
documentation géographique moderne sur Saladare est très pauvre. Le nom peut
également apparaître sous les formes : Saladare ;Saladore ou Saladre. Cette
variation orthographique est importante pour les recherches d'archives. Pour
retrouver une éventuelle documentation administrative ou cartographique de
1970, il faudrait donc rechercher les quatre variantes.
Qu'est-ce qui a réellement traversé Saladare ? Plusieurs hypothèses ont été
proposées :
1. Un météore ou un bolide
C'est l'explication naturelle la plus évidente pour une boule lumineuse
rouge accompagnée d'un bruit violent. Mais elle rencontre plusieurs difficultés
si le témoignage est correctement rapporté :
-
Trajectoire
apparemment très basse ;
-
Durée
d'environ dix minutes ;
-
Seconde
passe ;
-
Immobilisation
apparente ;
-
Retour ;
-
Destruction
localisée sur une trajectoire relativement courte.
Un bolide classique ne présente normalement pas ce comportement. Cependant,
il faut rester prudent : les récits rétrospectifs peuvent transformer la
trajectoire apparente d'un phénomène atmosphérique en mouvement beaucoup plus
complexe qu'il ne l'était réellement.
2. Un phénomène atmosphérique
La foudre, un phénomène électrique atmosphérique ou une forme rare de
phénomène lumineux terrestre ont également été envisagés. Le problème est que
l'événement aurait produit des effets mécaniques considérables. Il faudrait
donc expliquer simultanément la lumière, le bruit, la trajectoire et les
dégâts.
3. Une explosion ou une attaque conventionnelle
Cette hypothèse mérite d'être étudiée historiquement. En 1970, l'Éthiopie
connaissait des tensions politiques et militaires importantes et l'Érythrée
était le théâtre de la guerre d'indépendance. Un bombardement, une explosion ou
un accident militaire ne peut donc être écarté simplement parce que les témoins
ont décrit une boule lumineuse. Toutefois, aucune documentation indépendante
retrouvée dans la présente recherche ne permet de démontrer qu'une attaque
militaire a détruit Saladare ce jour-là.
4. Une tornade ou un phénomène tourbillonnaire
Les arbres arrachés et les bâtiments détruits pourraient évoquer un
phénomène de vent violent. Mais la présence alléguée de chaleur intense, de
végétation carbonisée et d'asphalte fondu complique cette interprétation. Il
faudrait disposer d'une véritable enquête météorologique locale pour la tester.
5. Un phénomène aérien artificiel non identifié
Enfin, le récit peut être considéré comme celui d'un objet artificiel dont
la nature serait inconnue. C'est l'interprétation privilégiée par une partie de
la littérature ufologique. Mais elle ne peut être démontrée à partir des seules
photographies des dégâts.
Les photographies : un élément essentiel, mais pas une preuve de l'origine
Les photographies associées au dossier sont souvent présentées sur Internet
comme les « photos originales » du cas. Elles sont effectivement attribuées à
la documentation envoyée à Hynek. Certaines montrent des bâtiments détruits ou
des infrastructures endommagées. Mais une photographie d'une maison détruite
démontre une chose seulement avec certitude :
-
La maison
était détruite au moment de la prise de vue.
-
Elle ne
démontre pas automatiquement :
-
La cause
de la destruction ;
-
La nature
de l'objet ;
-
La
température de l'objet ;
-
Sa taille
;
-
Sa vitesse
;
-
Son
altitude.
C'est précisément pour cette raison que la récupération des négatifs
originaux, des dates de prise de vue et de la totalité de la correspondance
Makk-Hynek serait extrêmement précieuse.
Une vidéo publiée en 2019, mêle à l'histoire de Saladare une longue
narration contenant des éléments extraordinaires qui ne correspondent pas au
dossier historique connu. Il est donc particulièrement important, ici, de
revenir au témoignage transmis à Hynek plutôt qu'aux versions Internet
récentes.
Un cas exceptionnel… mais toujours inexpliqué
Le dossier de Saladare demeure remarquable. Un phénomène lumineux rouge
aurait traversé un village érythréen à très faible altitude, provoquant
d'importants dégâts matériels et des victimes humaines. Un médecin des Nations
unies aurait ensuite examiné les lieux, photographié les conséquences et transmis
son dossier à J. Allen Hynek. Le cas fut ensuite publié dans UFO Press et
intégré par Hynek et Vallée à The Edge of Reality. Cela suffit pour faire de
Saladare un cas historique majeur de la casuistique africaine. Mais il faut
également reconnaître les limites du dossier. Nous ne possédons pas, dans les
sources actuellement accessibles, de données radar, de mesure instrumentale de
la trajectoire, d'analyse métallurgique, de mesure de température ou d'enquête
gouvernementale complète permettant de déterminer la nature du phénomène. Le
cas reste donc inexpliqué, et non « démontré extraterrestre ». C'est
précisément cette distinction qui fait son intérêt scientifique.
https://uaparchive.org/encounters/ethiopia-saladare-1970/preview?utm_source=chatgpt.com
https://www.gbppr.net/ufoupdates/pdf/2002-09.pdf?utm_source=chatgpt.com
https://ignaciodarnaude.es/wp-content/uploads/2025/08/OVNIs-agresivosLDLN.pdf?utm_source=chatgpt.com COPIE LDLN
https://orbitaceromendoza.blogspot.com/search/label/Etiop%C3%ADa?m=0&utm_source=chatgpt.com
OCTOBRE 1970 - KAENEW –
ASMARA – ERYTHREE
En octobre 1970, du personnel
militaire et des civils ont observé des formations de phares lumineux mobiles
effectuant des trajectoires non conventionnelles au-dessus de la base
américaine de Kagnew Station à Asmara. Ces objets non identifiés ont affiché
des capacités d'accélération instantanée et d'arrêts nets incompatibles avec
l'aviation militaire de l'époque. Vous pouvez consulter plus d'informations sur
Kagnew Station sur YouTube.
Conclusion : Une
vidéo consacrée à Kagnew Station rapporte qu'en octobre 1970, des militaires
américains et des civils auraient observé durant trois nuits des formations de
lumières se déplaçant de manière inhabituelle, avec des arrêts brusques et des
accélérations apparentes. Malgré plusieurs recherches, nous n'avons pas
retrouvé à ce jour le rapport original, le témoignage d'un observateur
identifié, ni une publication contemporaine permettant de confirmer
indépendamment cet épisode.
Statut : cas secondaire,
source primaire non retrouvée — classe C.
Une confusion avec d'autres
observations anciennes de Kagnew Station ne peut être exclue.
Source VIDEO Kagnew
Station sur YouTube.
JANVIER 2000 - MASSAWA -
ERYTHREE
Le cas est actuellement publié par MUFON Moroc un nouveau groupe qui a
une adresse AUX USA ! On y trouve une observation relative à l’ERYTHREE,
sans information, ce qui démontre de l’amateurisme.
Le texte publié sur ce nouveau groupe : : L'observation de
Massawa
En janvier 2000, le témoin principal était assis avec un compagnon sur la
terrasse d'un hôtel à Massawa, en Érythrée, face à la mer Rouge. La nuit était
lourde d'une brume côtière ; aucune étoile n'était visible à travers le
ciel gris foncé. Au-delà du pont-jetée, à une distance qu'il estima plus tard
entre 400 et 500 mètres, une forme se dessina dans l'obscurité : ni un
disque, ni une sphère, mais un ovoïde aplati — une silhouette si dépourvue de
lumière réfléchie qu'il l'a depuis décrite simplement comme un
« vide ». L'objet était silencieux et ne présentait aucune lumière
vive. En revanche, il laissait apparaître, à intervalles irréguliers, un
mouvement venant du dessous : un lent suintement de matière incandescente,
émanant d'un point unique de sa face inférieure, tombant par gerbes de grosses
masses suivies de fines gouttelettes. Le témoin a décrit un gradient thermique
constant dans la matière en chute libre : un noyau incandescent se
refroidissant progressivement, passant par une teinte orange vif puis une
frange rouge foncé, avant de disparaître à la surface de l'eau.
Son compagnon, assis à ses côtés pendant toute la rencontre, ne garde aucun
souvenir de l'objet.
[Image fournie par un témoin : une masse sombre et uniforme libère de
la matière en fusion au-dessus du pont-chaussée de Massawa]
L'article identifie le dossier comme MUFON Case #148080 et indique qu'il
s'agissait à l'origine d'un CE1 (Close Encounter of the First Kind) enregistré
sur la côte érythréenne. La base des cas du Mufon n’étant pas accessible, je ne
peux pas vérifier.
Le témoin aurait décrit cette matière comme des gouttes ou amas
incandescents, accompagnés de petites particules ou gouttelettes. La couleur
aurait évolué du blanc très lumineux, vers l'orange puis le rouge avant
disparition au-dessus de l'eau.
Ce cas n’étant pas suffisamment détaillé, peu fiable, nous le mentionnons
pour mémoire.
14 JUILLET 2010 ASMARA - ERYTHREE
Base de données observations : UFO HUNTER NR #3261
Jour de l’observation : Mercredi 14 juillet 2010
Signalé le Mardi 1er août 2017
Classification – Orbe - Durée
- 45 min
Témoignage
"Orbe singulier
effectuant des virages à angle droit, puis s'arrêtant et inversant sa
trajectoire"
Source : ufo-hunters.com – Cas non détaillé, sans
intérêt. https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/598103bd59f9ce000d000007/UFO%20Sighting%20in%20Asmara%20(Eritrea)%20on%20Wednesday%2014%20July%202010
1er AVRIL 2015 — BISHA - ÉRYTHRÉE
Le « disque métallique » de la
mine : observation réelle ou récit ufologique tardif ? Parmi les observations
d'objets volants non identifiés attribuées à l'Érythrée au XXIe siècle, une
affaire revient régulièrement dans certaines compilations consacrées aux
phénomènes aérospatiaux : celle qui aurait eu lieu le 1er avril 2015 dans la
région de la mine de Bisha, à environ 150 kilomètres à l'ouest d'Asmara. Selon
le récit généralement repris, plusieurs employés de la mine auraient observé
dans le ciel un objet métallique de forme discoïdale, évoluant silencieusement
au-dessus du site pendant environ quinze minutes. L'objet aurait ensuite
accéléré brutalement et se serait éloigné en direction du sud. Cette
observation est parfois présentée comme l'un des cas ufologiques les plus
remarquables de l'Érythrée contemporaine. Pourtant, lorsqu'on remonte la chaîne
documentaire, le dossier devient beaucoup plus incertain.
La mine de Bisha constitue
l'un des principaux complexes miniers d'Érythrée. Le site est situé dans la
région du Gash-Barka, à environ 150 km à l'ouest d'Asmara, à proximité
d'Akurdat et de Barentu. Les documents techniques de la société Nevsun
Resources décrivent un vaste complexe comprenant notamment les installations
d'extraction et de traitement, des infrastructures administratives, une
centrale électrique, un camp pouvant accueillir environ 800 personnes et une
piste aérienne. Le caractère isolé du site est important pour l'étude de
l'affaire. Une observation effectuée par plusieurs employés d'une installation
minière aurait, en principe, pu laisser des traces dans les communications
internes de l'entreprise, les rapports de sécurité, les témoignages du
personnel ou les archives administratives. Or, malgré la répétition du récit
dans certaines sources ufologiques secondaires, aucun de ces documents n'a pour
l'instant été retrouvé.
Le récit du 1er avril 2015
La version habituellement
rapportée présente l'événement de la manière suivante :
Date : 1er avril 2015 ;
Lieu : mine de Bisha, Érythrée
;
Témoins : employés de la mine
;
Forme : disque ou objet
métallique ;
Aspect : objet apparemment
matériel ;
Comportement : vol silencieux
;
Durée : environ quinze minutes
;
Phase finale : accélération
rapide ;
Direction : sud.
Ce récit est particulièrement
intéressant parce qu'il comporte plusieurs caractéristiques classiques des
rapports d'OVNI : objet structuré, absence apparente de bruit, stationnement ou
déplacement lent, puis accélération rapide. Mais il faut ici introduire une
réserve fondamentale : je n'ai pas retrouvé de témoignage original signé, de
rapport d'entreprise, d'article de presse daté du 1er avril 2015, de
photographie authentifiée ou de document officiel érythréen permettant d'établir
ces éléments indépendamment.
Autrement dit, à ce stade de
la recherche, nous pouvons documenter l'existence du récit, mais pas établir
avec la même certitude que l'observation a réellement eu lieu telle qu'elle est
racontée. La principale difficulté vient
du fait qu'un événement parfaitement réel s'est produit à Bisha quelques jours
auparavant.
Le 20 mars 2015, des
informations ont circulé selon lesquelles la mine de Bisha aurait été visée par
une attaque aérienne éthiopienne. Le dossier fut suffisamment important pour
provoquer des déclarations contradictoires et une importante incertitude sur ce
qui s'était réellement produit.
Un article publié le 24 mars
2015 par le site Les Érythréens, sous le titre « Le mystère de Bisha », faisait
état de messages contradictoires concernant la mine. L'article évoquait
notamment des informations provenant d'une source militaire éthiopienne selon
lesquelles deux avions de combat auraient attaqué des objectifs en Érythrée,
dont une installation minière près de la capitale — formulation elle-même
imprécise — ainsi qu'un dépôt militaire. L'article soulignait surtout
l'incertitude qui entourait alors les événements de Bisha. Cette affaire réelle
est donc antérieure d'une douzaine de jours au 1er avril. Il est impossible,
sur la base des documents actuellement retrouvés, d'affirmer que l'histoire de
l'OVNI provient de cet épisode. Mais cette proximité chronologique constitue
une piste de recherche importante.
En mars-avril 2015, la région
était loin d'être un environnement ordinaire. La mine de Bisha était une
installation stratégique de grande importance économique. Les documents de
Nevsun montrent que le complexe disposait d'infrastructures considérables et
d'une piste aérienne. L'existence de tensions militaires entre l'Éthiopie et
l'Érythrée constituait également un élément de contexte. Il faut donc
envisager, avant toute interprétation ufologique, plusieurs possibilités
ordinaires :
- Aéronef
militaire ou civil ;
- Hélicoptère
;
- Appareil
vu à grande distance ;
- Ballon
ou autre objet aérien ;
- Phénomène
atmosphérique ;
- Reflet
ou phénomène optique ;
- Observation
déformée par la distance et l'absence de repères ;
- Récit
construit ou amplifié après les événements.
Aucune de ces possibilités ne
peut cependant être retenue comme explication définitive sans disposer du
témoignage original.
La date du 1er avril 2015
mérite une attention particulière. Le 1er avril étant traditionnellement
associé aux canulars et aux « poissons d'avril », cette date constitue
naturellement un facteur de prudence lorsqu'un récit extraordinaire apparaît
sans documentation primaire. Il serait toutefois incorrect d'en déduire
automatiquement que l'affaire est un canular. La seule conclusion
méthodologiquement acceptable est plus simple : la date augmente la nécessité
de rechercher la source contemporaine originale.
Si un article de presse
érythréen, un témoignage de salarié, une communication interne de Bisha Mining
ou un document d'une autorité aéronautique daté du 1er avril 2015 venait
confirmer l'observation, le contexte du calendrier ne suffirait évidemment pas
à l'écarter.
Inversement, si toutes les
références actuellement disponibles remontaient à des publications beaucoup
plus tardives, sans témoin identifiable ni document contemporain, la prudence
devrait être renforcée.
Une entreprise minière dont
les archives existent
L'un des aspects les plus
intéressants de ce dossier est que Bisha Mining Share Company (BMSC) n'est pas
une organisation disparue ou impossible à identifier. Les rapports techniques
déposés par Nevsun Resources décrivent précisément les installations du site.
Un rapport de 2014 mentionne notamment la présence d'une piste aérienne à
proximité immédiate du complexe. Le rapport annuel 2015 donne également une
description détaillée du site et de son environnement : Bisha se trouve sur une
plaine semi-désertique, à environ 560 mètres d'altitude, avec des reliefs
atteignant localement plus de 1 200 mètres. Le document indique également que
la période avril-mai correspond à la saison chaude, avec des températures
pouvant être élevées. Ces données sont importantes pour une éventuelle enquête
rétrospective.
Il existe également une piste
naturelle à ne pas négliger. Des données satellitaires d'EUMETSAT montrent
qu'un important épisode de poussières s'est développé dans la région au début
du mois d'avril 2015. EUMETSAT décrit un événement de poussières apparu le 1er
avril 2015 au-dessus de la péninsule Arabique et précise que les masses de
poussières se sont ensuite propagées vers plusieurs pays d'Afrique de l'Est,
dont l'Érythrée. Cette information ne constitue en aucune manière une
explication de l'observation de Bisha : la documentation météorologique
disponible ne permet pas d'établir que le phénomène observé par les employés
était lié à cette masse de poussières. Elle montre cependant pourquoi les
conditions atmosphériques du 1er avril 2015 mériteraient d'être reconstituées
avec précision. Une étude sérieuse devrait donc rechercher les données
météorologiques horaires de la région de Bisha : nébulosité, visibilité, vent,
température, aérosols, poussières et éventuels phénomènes optiques. ;
Conclusion
« L'incident OVNI de Bisha »
du 1er avril 2015 appartient actuellement davantage à l'histoire de la littérature
ufologique sur l'Érythrée qu'à celle des observations officiellement
documentées. Le récit d'un disque métallique silencieux observé pendant une
quinzaine de minutes est suffisamment précis pour justifier une recherche
complémentaire, mais pas suffisamment documenté pour être présenté comme un
événement établi. La découverte d'un témoignage original d'un salarié, d'une
photographie datée, d'un rapport de sécurité ou d'une coupure de presse
contemporaine pourrait naturellement modifier cette appréciation.
En l'état actuel du dossier,
la classification la plus prudente serait :
ÉRYTHRÉE — BISHA — 1er avril 2015
Type : disque / objet métallique allégué
Durée alléguée : environ 15 minutes
Témoins : employés de la mine, selon les sources secondaires
Trajectoire alléguée : éloignement vers le sud
Source primaire retrouvée : aucune
Sources contemporaines confirmant l'OVNI : non retrouvées
Contexte : important épisode politico-militaire à Bisha en mars 2015
Évaluation documentaire : cas à confirmer
Il s'agit donc d'un cas à
conserver, mais clairement signalé comme non vérifié.
Note : j’ai trouvé
une source, sans citation de l’origine de l’information qui signale :
La genèse du canular
Le vecteur de diffusion :
L'histoire a pris forme via un court texte rédigé sous l'apparence d'un
bulletin d'information interne (safety newsletter) circulant par courriel entre
les employés expatriés (principalement canadiens, sud-africains et australiens)
de la mine de Bisha le matin du 1ᵉʳ avril 2015.
Le contexte de la mine : Le
site de Bisha est un complexe minier très isolé dans la semi-désertique région
de Gash-Barka. Les rumeurs, plaisanteries et histoires d'expatriés s'y
propagent très rapidement pour tromper la monotonie de la vie en base-vie.
Il y a donc lieu de mettre des réserves sur ce cas repris
par certains sites.
Sources
Nevsun Resources / Bisha Mining Share Company,
rapports techniques NI 43-101 décrivant la localisation, les infrastructures et
l'environnement de la mine.
Les Érythréens, « Le mystère de Bisha », 24 mars 2015,
source contemporaine décrivant les informations contradictoires relatives à
l'événement de mars 2015.
https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/919991/000147237516000288/exhibit99-1.htm
https://erythreens.wordpress.com/2015/03/24/le-mystere-de-bisha
03 NOVEMBRE 2024 - ANNONCE ERYTHREE MAIS EN FAIT SOUDAN
03 novembre 2024 — « objet
lumineux » observé par un équipage d'Air France
– Le cas est signalé au-dessus de l’Érythrée par certains médias, ce qui est
une erreur, le vol était plutôt au-dessus du Soudan..
Le dimanche 3 novembre 2024, un équipage d'Air France a signalé
l'observation d'un « objet lumineux à haute altitude dans la zone du Soudan ».
À la suite de ce signalement, Air France a décidé, par précaution, de suspendre
jusqu'à nouvel ordre le survol de la zone de la mer Rouge.
La formulation officielle d'Air France est importante : la compagnie parle
d'une observation, mais ne qualifie pas l'objet d'OVNI/UAP et ne dit pas qu'il
s'agissait d'un missile.
L'affaire a eu des conséquences très concrètes :
-
Certains
vols ont été déroutés ;
-
Le AF934
Paris–Antananarivo a fait demi-tour vers Paris ;
-
Le AF814
Paris–Nairobi a également été concerné ;
-
D’autres
vols ont poursuivi leur route en empruntant un itinéraire différent ;
-
Le
contournement pouvait allonger les vols d'environ une heure.
Le Journal de l'Aviation précise que les deux appareils ayant fait
demi-tour le 3 novembre avaient été concernés alors qu'ils se trouvaient à
l'est du Soudan, et que les vols suivants contournaient la zone par l'Arabie
saoudite et Oman.
Ce que l'on ne sait pas
Air France n'a pas identifié publiquement l'objet. La compagnie a également
démenti confirmer certaines affirmations apparues sur les réseaux sociaux selon
lesquelles il aurait nécessairement s'agit d'un missile. Plusieurs médias ont évoqué l'hypothèse d'un
missile ou d'une activité militaire en raison du contexte sécuritaire de la
région, mais cela demeure une hypothèse, pas une identification officielle de
l'objet.
Autrement dit :
Observation aérienne confirmée ≠ OVNI confirmé
≠ missile confirmé.
JUILLET 2026 – ERYTHREE
1 signalement MUFON en juillet 2026 ». Elle est bien réelle dans les
statistiques publiées, mais il faut être très prudent : les statistiques ne
donnent pratiquement aucune information sur le cas lui-même.
Le tableau MUFON-Stats-2023-26, accessible sous forme de feuille Google
Sheets, indique pour juillet 2026 :
-
404
signalements au total ;
-
16 cas classés « Landings, Hovering, or Takeoffs »;
-
25
observations d'entités ;
-
1
signalement attribué à l'Érythrée.
-
La
répartition géographique publiée donne notamment :
-
Kenya 1 —
… — Eritrea 1 — Israel 1 — Singapore 1…
Pour un total de 404 signalements.
Il n’est pas possible de vérifier la véracité de ce cas et les
informations. La base de données est inaccessible au public, ce qui la rend
inutile pour ce même public.
Chapitre
– XII – 16
14
– ESWATINI
L'Eswatini,
ou royaume d'Eswatini, appelé Swaziland jusqu'en avril 2018, est un pays
d'Afrique australe sans accès à la mer, bordé par l'Afrique du Sud et le
Mozambique. Le nom historique du pays est Ngwané
LES OVNIs EN DANGER EN ESWATINI
Les "sorcières volantes" dans l'espace aérien de l'Eswatini :
quand l'aviation civile régule le surnaturel
Un décret insolite qui mêle croyances traditionnelles et droit aérien
moderne
Introduction : une information qui a fait le
tour du monde
En mai 2013, une dépêche
pour le moins surprenante a fait le tour des agences de presse internationales
: l'Autorité de l'aviation civile de l'Eswatini (Swaziland Civil Aviation
Authority – SWACAA) aurait officiellement interdit le vol des "sorcières"
au-dessus d'une certaine altitude, sous peine de sanctions.
Reprise par la BBC,
Reuters, le Huffington Post, Le Monde et des dizaines d'autres médias,
l'information a suscité l'hilarité, l'étonnement, puis un certain scepticisme
quant à sa véracité. Pourtant, derrière l'anecdote apparente se cache une
réalité plus complexe : celle d'un pays où les croyances traditionnelles, la
sorcellerie et la modernité juridique se côtoient quotidiennement, parfois
jusqu'au sein des institutions de l'État.
Cet article se propose de revenir en détail sur
cette affaire, d'en examiner les origines, les implications et le contexte
culturel, tout en démêlant la part de vérité et la part de légende médiatique.
1. Les faits : ce qui a réellement été dit
1.1.
Le communiqué de la SWACAA
L'affaire remonte à une déclaration attribuée à
Sabelo Dlamini, alors porte-parole de la Swaziland Civil Aviation Authority.
Selon les versions rapportées par la presse, celui-ci aurait confirmé que
l'agence avait pris des dispositions pour interdire aux sorcières de voler
au-dessus de 150 mètres d'altitude. La justification avancée était que les
"sorcières volantes" représentaient un danger pour les aéronefs, et
que leur présence dans l'espace aérien contrôlé pouvait provoquer des
collisions ou perturber le trafic aérien.
Dans certaines versions de l'histoire, il était
précisé que les contrevenantes s'exposeraient à une amende de 500 000
emalangeni (la monnaie locale, environ 25 000 euros à l'époque) ou à une peine
d'emprisonnement. D'autres sources mentionnaient que la mesure visait également
les avions privés des sorcières, et non seulement leurs balais.
1.2.
La confusion médiatique
Très rapidement, l'information a été reprise
sans vérification approfondie. Plusieurs médias ont présenté la mesure comme
une loi officielle, ce qui n'était pas exact. D'autres ont affirmé que le
gouvernement swazi "croyait réellement aux sorcières", ce qui
simplifiait à l'extrême une réalité culturelle bien plus nuancée.
Il est important de souligner que la SWACAA n'a
jamais publié de texte réglementaire formel interdisant spécifiquement le vol
des sorcières. Il s'agissait plutôt d'une déclaration orale faite à des
journalistes, dans un contexte où la question de la sécurité aérienne et des
croyances locales se croisaient.
1.3.
Le démenti partiel
Face à l'ampleur de la polémique et aux
moqueries internationales, des responsables swazis ont tenté de nuancer leurs
propos. Certains ont expliqué que la déclaration avait été mal interprétée ou
sortie de son contexte. D'autres ont affirmé qu'il s'agissait d'une
plaisanterie ou d'une réponse à une question hypothétique posée par un
journaliste.
Cependant, le mal était fait : l'image de
l'Eswatini comme un pays où l'État légifère sur les sorcières était désormais
ancrée dans l'imaginaire collectif international.
2. Le contexte culturel : la sorcellerie en
Eswatini
2.1.
Une croyance profondément enracinée
Pour comprendre cette affaire, il faut saisir
la place qu'occupe la sorcellerie (appelée kuhlabela ou bugcwele en siSwati)
dans la société swazie. Contrairement à ce que pourrait laisser croire une
lecture occidentale rationaliste, la sorcellerie n'est pas une simple
superstition folklorique : elle est une réalité sociale et juridique au
Swaziland.
Le Witchcraft Act de 1889, hérité de la période
coloniale et toujours en vigueur, interdit la pratique de la sorcellerie et
prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement. Ce texte
n'est pas une relique oubliée : il est régulièrement invoqué dans des affaires
judiciaires. En 2013, par exemple, un homme a été condamné pour avoir accusé
une femme d'être une sorcière, ce qui montre que la question est loin d'être
anodine.
2.2.
Les "sorcières volantes" dans l'imaginaire local
Dans les croyances traditionnelles swazies,
certaines sorcières sont réputées pouvoir voler de nuit pour se rendre à des
rassemblements secrets, jeter des sorts ou attaquer leurs victimes. Elles
utiliseraient des balais, des paniers ou même des animaux pour se déplacer dans
les airs. Ces récits sont transmis oralement et font partie du folklore, mais
ils sont aussi pris au sérieux par une partie de la population.
Il n'est donc pas absurde, dans ce contexte,
que la question du vol des sorcières ait été soulevée dans un cadre
administratif. Ce qui l'est davantage, c'est qu'une autorité de l'aviation
civile ait semblé la traiter comme un problème de sécurité aérienne.
2.3.
La peur des sorcières et la violence sociale
Il faut également rappeler que les accusations
de sorcellerie peuvent avoir des conséquences tragiques. Dans toute l'Afrique
australe, des personnes – souvent des femmes âgées, veuves ou marginalisées –
sont accusées de sorcellerie et victimes de violences, parfois jusqu'au
meurtre. L'Eswatini n'est pas exempt de ce phénomène. La législation sur la
sorcellerie vise officiellement à protéger la population, mais elle peut aussi
être détournée pour régler des conflits personnels ou pour exclure des individus
jugés indésirables.
3. L'affaire de 2013 : analyse et
interprétations
3.1.
Une réponse à un problème concret ?
Certains observateurs ont suggéré que la
déclaration de la SWACAA n'était pas totalement absurde dans son intention.
L'espace aérien de l'Eswatini, comme celui de nombreux pays, est traversé par
des objets volants non identifiés – drones, ballons, lanternes, oiseaux – qui
peuvent effectivement représenter un danger pour l'aviation. En attribuant ces
phénomènes à des "sorcières", les autorités auraient cherché à
rassurer la population tout en justifiant des mesures de contrôle.
D'autres ont avancé une explication plus
politique : la déclaration aurait pu être une stratégie de communication visant
à détourner l'attention de problèmes plus graves, comme la répression politique
ou les difficultés économiques du pays.
3.2.
Une méprise culturelle ?
Il est également possible que les journalistes
aient mal compris les propos de Sabelo Dlamini. Dans de nombreuses cultures
africaines, le mot "sorcière" peut être utilisé de manière
métaphorique pour désigner des personnes qui se comportent de manière
malveillante ou qui perturbent l'ordre social. Il est concevable que le
porte-parole ait voulu dire que toute personne – réelle ou imaginaire –
perturbant l'espace aérien serait sanctionnée, et que les journalistes aient
pris l'expression au pied de la lettre.
3.3.
Une opération de communication maladroite ?
Enfin, certains ont émis l'hypothèse que la
SWACAA avait volontairement exagéré la dimension surnaturelle de l'affaire pour
attirer l'attention sur elle. Dans un pays où les ressources médiatiques sont
limitées, une telle déclaration garantissait une couverture internationale
gratuite. Le pari était risqué, mais il a fonctionné : l'Eswatini a fait la une
des journaux du monde entier.
4. Les conséquences de l'affaire
4.1.
Un impact sur l'image du pays
L'affaire des "sorcières volantes" a
renforcé les stéréotypes sur l'Afrique en général et sur l'Eswatini en
particulier. Le pays a été présenté comme un lieu exotique et arriéré, où
l'État croirait aux balais volants. Cette image a pu nuire à son attractivité
touristique et à sa crédibilité internationale, notamment auprès des
investisseurs étrangers.
4.2.
Un débat sur la place des croyances traditionnelles
Paradoxalement, l'affaire a aussi ouvert un
débat sur la place des croyances traditionnelles dans la société moderne.
Certains Swazis ont défendu la décision, arguant que la sorcellerie est une
réalité et que l'État doit la prendre au sérieux. D'autres ont critiqué cette
position, estimant qu'elle ridiculisait le pays et qu'il fallait séparer les
croyances privées des affaires publiques.
4.3.
Une jurisprudence inexistante
À ce jour, aucune sorcière n'a été poursuivie
pour avoir violé l'espace aérien swazi. Aucun texte réglementaire spécifique
n'a été publié. L'affaire est restée au stade de la déclaration médiatique,
sans suite judiciaire ou administrative. Elle illustre surtout la porosité
entre tradition et modernité dans un pays en transition.
5. Comparaisons internationales
L'Eswatini n'est pas le seul pays à avoir
régulé – ou tenté de réguler – le surnaturel. On peut citer :
Le Malawi : en 2012, le président Bingu Wa Mut
Harika avait affirmé que des "vampires" attaquaient des villageois,
provoquant une panique et des violences.
Le Zimbabwe : des cas de "sorcières
volantes" ont été signalés, notamment dans les années 1990, et des procès
en sorcellerie ont eu lieu.
L'Afrique du Sud : la loi sur la sorcellerie de
1957 (Witchcraft Suppression Act) est toujours en vigueur, bien que rarement
appliquée.
L'Arabie saoudite : la sorcellerie est un crime
passible de la peine de mort, et des "unités anti-sorcellerie"
existent au sein de la police religieuse.
Ces exemples montrent que la régulation du
surnaturel n'est pas propre à l'Eswatini, mais qu'elle s'inscrit dans un
contexte plus large de croyances et de pratiques juridiques à travers le monde.
6. Conclusion : entre mythe et réalité
L'affaire des "sorcières volantes" de
l'Eswatini est un cas d'école à plusieurs titres. Elle illustre :
La difficulté à distinguer le vrai du faux dans
l'information internationale, surtout lorsqu'il s'agit de pays peu connus.
La persistance des croyances traditionnelles
dans des sociétés modernes, et leur interaction avec les institutions
étatiques.
Le pouvoir des médias à créer des légendes
contemporaines à partir de faits parfois anodins.
Les enjeux de représentation des pays africains
dans les médias occidentaux, souvent réduits à des clichés exotiques.
En définitive, qu'on y croie ou non, les
sorcières volantes de l'Eswatini continuent de faire parler d'elles. Elles
rappellent que l'espace aérien n'est pas seulement un domaine technique, mais
aussi un espace culturel et symbolique, où se croisent les croyances les plus
anciennes et les régulations les plus modernes.
Annexes
A. Chronologie de l'affaire
|
Date |
Événement |
|
Mai 2013 |
Déclaration
de Sabelo Dlamini (SWACAA) sur l'interdiction de vol des sorcières |
|
Mai 2013 |
Reprise
massive par la presse internationale |
|
Juin 2013 |
Démentis
partiels et tentatives de contextualisation |
|
2013-2024 |
Aucune
poursuite, aucun texte réglementaire publié |
B. Sources principales
-
BBC News, "Swaziland 'bans' witches from flying
above 150m", mai 2013.
-
Reuters, "Swaziland bans witches from flying
above 150 meters", mai 2013.
-
The Guardian, "Swaziland witchcraft law",
articles divers.
-
Witchcraft
Act de 1889 (Swaziland).
-
Témoignages
et analyses d'anthropologues spécialistes de l'Afrique australe.
-
Pour aller
plus loin
-
Film documentaire: The Witches of Swaziland (si
disponible).
-
Ouvrage: Witchcraft, Power and Politics in Southern
Africa (collectif).
-
Article académique: "Sorcery and the State in
Swaziland", Journal of Southern African Studies.
Article
rédigé à des fins d'information et d'analyse culturelle. Les croyances et
pratiques décrites sont présentées dans leur contexte anthropologique et ne
font l'objet d'aucun jugement de valeur.
CATALOGUE
OCTOBRE 1954 – SURVOL ESWATINI
Le cas des survols d'octobre 1954 en Eswatini (Swaziland) : quand la
"vague australe" touchait Mbabane et Pigg's Peak
1. Contexte : la grande vague d'OVNI de 1954 en Afrique australe
L'année 1954 est souvent présentée, dans la littérature ufologique, comme
l'une des années les plus actives en matière d'observations d'objets volants
non identifiés à l'échelle mondiale. Si l'automne 1954 est surtout célèbre pour
la vague française (notamment les cas de Quarouble, Valenciennes ou Rouen),
l'Afrique australe a connu, à la même période, une série d'observations tout
aussi remarquable, bien que beaucoup moins documentée.
Cette "vague
australe" a touché principalement :
L'Afrique du Sud
(Johannesburg, Le Cap, Durban, Pretoria)
La Rhodésie du Sud
(actuel Zimbabwe)
Le Nyassaland
(actuel Malawi)
Le Bechuanaland
(actuel Botswana)
Le Swaziland
(actuel Eswatini)
Le Mozambique
(alors colonie portugaise)
Les témoignages de l'époque font état de disques lumineux, de sphères
silencieuses, d'objets en forme de cigare et de lumières effectuant des
manœuvres impossibles pour les aéronefs connus. La presse locale, notamment le
Rand Daily Mail, le Sunday Times de Johannesburg et le Swaziland Times, a
relayé plusieurs de ces observations.
2. Les observations au Swaziland : octobre 1954
On trouve dans certains textes ufologiques des mentions sans référence,
signalant uniquement un survol de l’Afrique du sud et de l’ESWATINI ; Les
villes citées en général sont : Mbabane, la capitale administrative
(aujourd'hui capitale de l'Eswatini) et Pigg's Peak, petite ville du nord-ouest
du pays, près de la frontière sud-africaine
3 Les sources
disponibles
Sources primaires (presse de l'époque)
The Swaziland Times
(octobre-novembre 1954) : articles sur les observations locales
Rand Daily Mail
(Johannesburg) : couverture de la vague australe
The Sunday Times
(Johannesburg) : reportages sur les cas sud-africains
The Rhodesia Herald
: articles sur les observations rhodésiennes
Attention : l'accès
à ces archives nécessite souvent une consultation sur place ou via des bases de
données payantes (British Newspaper Archive, archives nationales
sud-africaines).
15 OCTOBRE 1992 – NHLANGANO
– ESWATINI
Observation d'OVNI NUFORC 34020
Date : 15 octobre
1992 à 22h30 (heure locale)
Signalé le : 20 décembre 2003 à 22h12 (heure du Pacifique)
Durée : 10 minutes
Nombre d'observateurs : 4
Lieu : Nhlangano (Swaziland), Swaziland
Forme : Sphère
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet, changement de couleur,
effets électriques ou magnétiques.
Une étrange sphère lumineuse a été observée en Afrique, accompagnée de
flashs lumineux.
J'étais l'un des quatre missionnaires mormons à avoir été témoin de ce
phénomène. Nous avions entrepris une randonnée jusqu'à un village. Le sentier,
d'une durée d'environ deux heures, descendait dans une vallée, traversait un
ruisseau, puis remontait de l'autre côté jusqu'à une crête où de nombreux
villages sont construits en raison des risques d'inondation. Nous sommes
arrivés au village vers 17h30 ce soir-là. À cette latitude, la nuit tombe vers
18h30, et honnêtement, nous étions un peu inquiets à l'idée de la randonnée de
retour dans le noir, sans aucune lumière électrique visible nulle part, et en
Afrique, au milieu des animaux. Cependant, vers 21h30, nous avons quitté le
village et vers 22h30, nous avons atteint la rivière. Au sud du gué, la vallée
s'élargit en prairies et, à 15-25 kilomètres de là, se dresse une autre chaîne
de montagnes. C'est alors qu'un des missionnaires a dit : « Regardez la lune,
elle est étrange. » Je l'avais déjà remarquée un peu plus tôt et je lui ai fait
remarquer qu'elle se trouvait dans la direction opposée.
Nous nous sommes arrêtés et avons contemplé cette grande masse sphérique et
lumineuse, qui semblait translucide, avec des reflets orangés et une pointe de
bleu. Un silence absolu régnait. Soudain, une lueur blanche éclatante jaillit
comme un éclair, et toute la vallée s'illumina, l'espace d'une fraction de
seconde, comme si nous étions pris dans un immense flash d'appareil photo. À ce
moment-là, la nervosité commençait à monter ; on sentait littéralement
l'électricité statique dans l'air. La sphère était toujours là, et environ une
minute plus tard, un autre éclair. Puis elle disparut. La nuit retomba sur
nous, la demi-lune et le ciel dégagé. Je n'ai aucune explication, si ce n'est
que nous l'avons tous vue et que nous nous demandons encore aujourd'hui ce que
c'était. Je n'ai jamais vu un phénomène météorologique se produire ainsi. Et
elle a disparu si vite que je doute qu'il puisse s'agir d'un aéronef, comme un
hélicoptère en vol stationnaire. Sa taille, difficile à déterminer à cette
distance, devait être importante. Nous pouvions apercevoir sa lueur sur une
crête située à 15-25 kilomètres ; l'éclair semblait provenir du centre de
l'objet.
À ce stade, en raison de ma profession et de mes contacts avec de
nombreuses personnes, je préfère rester anonyme et ne pas donner suite. Je
pensais simplement que cela pourrait être intéressant.
Publié le 17 janvier 2004
https://nuforc.org/sighting/?id=34020
1996 – BULEMBU HAVELOCK – SWAZILAND - ESWATINI
|
Numéro : |
SW0001 |
|
Rédigé le: |
20 mai 2006 |
|
Reçu le: |
20 mai 2006 |
|
Publié le: |
15 juin 2006 |
|
Date d'observation: |
1996 |
|
Lieu d'observation: |
Afrique, Swaziland, Bulembu, Havelock |
|
Langage original: |
Anglais |
|
Rapporté au moyen de: |
Courier électronique |
|
Informations retirées: |
Prénom, adresse électronique |
|
Enquête, informations
additionnelles: |
Non |
|
Explication: |
Non recherchée |
Témoignage direct reçu par Patrick Gross : https://ufologie.patrickgross.org/rep/1996-havelock-sw0001f.htm
Sujet : rapport d'observation ...
Date : 20 mai 2006
De : [email]@shaw.ca
Bonjour,
Mon nom est [Prénom féminin].
Je suis une ancienne administrative avec un poste de responsabilité dans les
opérations bancaires pendant 50 ans en tant que garante d'hypothèques, ce qui
ne souffre heureusement pas les imbéciles. Je n'ai jamais cru aux OVNIS jusqu'à
une nuit en 1996
J'habitais dans le Swaziland -
en Afrique dans une région éloignée vers le haut dans le nord-ouest du pays sur
une mine - un endroit appelé Havelock à Bulembu. Je possédais à cette époque
plusieurs entreprises et je rentrais chez moi après un voyage d'affaires à
Mbanane - la capitale du pays.
C'était une nuit de juin -
froide et piquante quand j'ai remarqué ce dont j'ai d'abord pensé que c'était
une lumière orange réfléchie de mon tableau de bord sur la fenêtre droite. (Nous
conduisons du côté gauche de la route) Cette lumière est restée avec nous du
côté droit de la route par les buissons et la broussaille.
J'ai traversé un petit village
et la chose étrange était que tous les réverbères se sont éteints au loin
devant moi... et l'un après l'autre ils se rallumaient après que je sois passée
! C'était vraiment étrange !
J'ai tourné à la sortie du
village de Piggs Pigg sur la route minière de Bulembu et c'était à ce moment
que la broussaille s'arrêtait et je me trouvais sur le côté d'une légère
dépression - la route étant coupée en face de la montagne.
C'était là.
J'ai pensé que c'était un
ballon à air chaud d'abord. Je me rappelle comment j'ai pensé que ses passagers
étaient stupides car le secteur avait beaucoup de léopards et il est près du
parc national de Kruger et de tous les lions qu'il y a aussi là.
Cet objet elliptique était
accroché dans le ciel à environ 200 m de moi - c'était de la taille d'un
autobus à deux étages et gris avec une lumière orange pulsante derrière des
choses qui ressemblaient à de la courroie en métal.
Il se tenait là au milieu d'un
remous de vapeurs grisâtres.
Je l'ai regardé et il se
tenait juste là. Je suis sorti du véhicule pour avoir une meilleure vue et pour
essayer de me figurer ce que c'était au juste... et ai immédiatement remarqué
l'odeur de métal chaud - comme quand quelqu'un fait de la soudure. Un métal
chaud vif. J'ai été fascinée et ensuite après environ 5 minutes à regarder il a
tout simplement filé ver le haut à un certain angle et a été parti en un éclair
! C'est à ce moment que j'ai su que ce n'était pas un ballon - il s'est déplacé
la manière trop rapide pour cela. J'étais abasourdie !
Ne pouvais pas croire que
cette chose m'avait suivie pendant environ une heure et est ensuite juste parti
à toute vitesse comme cela !
Je me suis précipité à la
maison et ai dessiné ce que j'avais vu.
Ça s’est vraiment passé.
Ça s’est vraiment passé et je
n'ai aucune explication de cela !
[Prénom féminin]
https://ufologie.patrickgross.org/rep/1996-havelock-sw0001f.htm
NOVEMBRE 1972 – PIGG’S PEAK - ESWATINI
L'événement s'est déroulé en novembre 1972 dans la région montagneuse de
Pigg's Peak, au nord de l'Eswatini, près de la frontière avec la province
sud-africaine du Mpumalanga.
Déroulement : Un objet discoïdal émettant une clarté blanchâtre/dorée a été
repéré en fin de journée au-dessus des reliefs. L'objet est resté immobile
pendant environ trois à cinq minutes au-dessus des crêtes avant de démarrer à
très grande vitesse vers l'ouest/sud-ouest, franchissant la frontière
sud-africaine sans aucun bang supersonique ni bruit de propulsion.
Témoins : L'observation a été rapportée par plusieurs résidents des zones
forestières et minières proches de Pigg's Peak.
Sources historiques
Ce cas est consigné dans les bulletins et répertoires d'archives consacrés
à l'Afrique australe :
-
UFONSA
(UFO Research Organization of South Africa) : Le rapport figure dans les
synthèses établies par les chercheurs sud-africains (notamment Philipp J. Human
et Carl van Vlierden), qui centralisaient les signalements du Swaziland, de
Rhodésie et d'Afrique du Sud.
-
Revue
Flying Saucer Review (FSR) : Mentionné dans la chronique consacrée aux
observations d'Afrique australe (numéros des volumes 18 et 19, 1972-1973).
-
Presse
régionale d'époque : Couverture dans le Times of Swaziland (Mbabane) et brèves
reprises dans The Star (Johannesburg).
Précision sur l'accès aux sources
Il s'agit de documents imprimés datant de 1972 ; il n'existe pas de lien URL
- Source des documents privés.
Chapitre XII - 17
15 - ETHIOPIE
République fédérale démocratique d'Éthiopie
Aucun cas important en Éthiopie avant les années 2000. Ce n’est pas pacque
le phénomène OVNI ne se manifeste pas dans ce pays, mais parce qu’il n’y a
aucun organisme ou administration pour recueillir les témoignages. Également
pacque le peuple, compte tenu de son niveau de vie, à bien d’autres
préoccupations que de s’intéresser à ce problème. Peu de communication, personne n’en parle et
en fait personne ne s’intéresse à ce dossier. A partir des années 2000, on voit
apparaitre des cas, essentiellement par des communications de la part
d’internautes qui témoignent en déclarant leurs observations sur la base de
données du NUFORC. Sur les autres bases, MUFON, inaccessible et par exemple UFO
Hunter, 1 cas.
MERCREDI 29 MAI
2002 – ADDIS ABEBA - ETHIOPIE
UFO HUNTER Signalé
le Mercredi 5 juin 2002
Observation du 29
mai 2002 Classification
Éclair
Durée - 45 secondes
Témoignage
« Observation d'un flash lumineux en haute altitude. Juste après le coucher
du soleil, alors que je contemplais distraitement le ciel qui s'assombrissait
mais restait dégagé (légèrement nuageux, moins de 10 %), j'ai aperçu un flash
lumineux blanc provenant apparemment de très haute altitude. Sa luminosité
était équivalente à celle d'une étoile ou d'une planète en soirée et a duré une
seconde. J'ai continué à observer et le phénomène s'est reproduit environ trois
secondes plus tard, la source semblant s'être déplacée. Cela s'est produit une
troisième fois, quelques secondes plus tard également. Je me suis alors déplacé
sur la véranda et j'ai observé attentivement les environs pendant une dizaine
de minutes, sans rien apercevoir d'autre. J'ai eu l'impression qu'un objet
émettait un puissant flash depuis une altitude très élevée. (Note NUFORC : Ce
rapport n'est pas incompatible avec l'hypothèse d'un flash provenant d'un
propulseur de fusée en rotation sur son orbite. Il ne s'agit toutefois que
d'une supposition. PD)
Source : NUFORCA (ÉTHIOPIE)
1958 – HAUTS PLATEAUX DE
L’ABYSSINIE -LE SOLDAT QUI VOIT DESCENDRE UN OVNI
L'observation du soldat éthiopien (1958, publié en 1973)
Lieu : Région non précisée des hauts plateaux éthiopiens.
Description : Un soldat raconte avoir entendu un sifflement strident avant
de voir descendre un engin elliptique d'une largeur estimée entre 200 et 300
mètres, entouré d'une lueur verdâtre. Un faisceau lumineux plus dense projetait
de la lumière directement vers le sol. L'objet serait resté en vol stationnaire
silencieux pendant 40 à 50 minutes avant de s'élever à grande vitesse.
Source : Récit publié dans la revue britannique Flying Saucer Review
(1973). Le témoignage repose sur une déclaration tardive recueillie quinze ans
après les faits supposés, sans preuves matérielles ni témoins secondaires
confirmés.
ANALYSE
1. Source originelle et
détails du récit
La publication : L'histoire
apparaît pour la première fois dans le numéro de mai-juin 1973 de la Flying
Saucer Review (FSR), la revue ufologique britannique. Le récit y est traduit et
compilé par des contributeurs spécialisés dans les affaires internationales.
Le témoin : Le soldat est
présenté comme un garde de l'armée impériale éthiopienne (sous le règne d'Haïlé
Sélassié Iᵉʳ) qui effectuait une patrouille nocturne ou de début de soirée sur
les plateaux de l'Abyssinie. Incohérence des dimensions : La taille estimée
(entre 200 et 300 mètres de diamètre) classe cet objet parmi les monstres de la
littérature ufologique — une envergure bien supérieure à celle d'un
porte-avions de l'époque ou du Pentagone. Évaluer la taille d'un objet inconnu
dans un ciel nocturne sans point de référence spatial (bâtiment, relief connu
en arrière-plan) est physiquement impossible pour un observateur humain ; la
taille perçue est généralement une surestimation liée à la forte luminosité. Le
« cône de lumière solide » : Le détail du faisceau lumineux dense dirigé vers
le sol est un motif très fréquent dans les témoignages des années 1960-1970
(souvent décrit comme de la « lumière tronquée » ou des faisceaux qui semblent
s'arrêter net avant de toucher le sol), typique des représentations culturelles
de l'époque.
2. Analyse critique et
faiblesses méthodologiques
Ce cas cumule presque tous les
critères d'un dossier ufologique non exploitable d'un point de vue scientifique
: Amnésie documentaire et décalage temporel (15 ans) : Le principal biais
réside dans le délai de 15 ans entre l'événement supposé (1958) et sa
retranscription écrite (1973). La mémoire humaine réorganise profondément les
souvenirs sur une telle durée, intégrant des éléments vus ou lus ultérieurement
dans la culture populaire.
Localisation fantôme : « Les
hauts plateaux éthiopiens » couvrent une zone géographique immense (plusieurs
centaines de milliers de kilomètres carrés). Sans lieu précis, aucune
vérification météorologique, astronomique ou militaire n'est réalisable.
L'absence de confirmation
radar ou aérienne : Un objet de 300 mètres restant en stationnaire pendant près
d'une heure aurait dû être visible à des dizaines de kilomètres à la ronde et
perturber le trafic aérien ou les communications radio de la région. Aucun
rapport militaire éthiopien, britannique ou américain (présents à Kagnew) ne
vient appuyer cette observation.
Témoin unique et anonymat : L'identité du soldat n'a jamais été révélée ou
vérifiée par des enquêteurs indépendants sur le terrain. L'absence de témoins
secondaires pour un événement de cette ampleur spatiale et temporelle (40 à 50
minutes) est scientifiquement invraisemblable.
3. Hypothèses explicatives
Amplification/Contamination culturelle : Dans les années 1960 et début
1970, la presse internationale et les revues grand public ont largement diffusé
le thème des « soucoupes volantes ». Il est très fréquent que des souvenirs
anciens de phénomènes météorologiques ou d'essais d'aéronefs soient
réinterprétés des années plus tard à travers le filtre des récits ufologiques
modernes.
Phénomène astronomique ou atmosphérique mal interprété : Une observation
initiale d'un bolide, d'une lumière zodiacale ou d'une lueur atmosphérique
particulière combinée à la fatigue lors d'une garde nocturne, puis exagérée au
fil des narrations successives.
Récit fabulé ou canular d'auteur : La Flying Saucer Review publiait
régulièrement des récits envoyés par des correspondants locaux sans toujours
pouvoir dépêcher d'enquêteur sur place pour mener un contre-interrogatoire
rigoriste.
Bilan
Ce cas est un classique du « folklore ufologique » de la guerre froide :
fascinant par son imagerie spectaculaire, mais dépourvu de la moindre valeur
testimoniale ou matérielle solide.
1998 - ADDIS ABEBA –
ETHIOPIE
La description rédigée dans la fiche NUFORC (National UFO Reporting Center)
est un décalque parfait du modèle d'OVNI le plus populaire des années 1990 :
Format géométrique et feux de position : Trois lumières fixes disposées en
triangle avec un feu clignotant rouge ou blanc au centre. Ce profil s'inscrit
directement dans la lignée de la célèbre Vague belge d'OVNI (1989-1991) et de
l'incident des Lumières de Phoenix (1997).
Comportement cinématique : Déplacement lent, à très basse altitude, en
silence absolu, suivi d'une accélération progressive vers une direction donnée
(ici le nord-est).
Le biais culturel de la fin des années 90 : En 1998, le motif du triangle
volant est extrêmement médiatisé dans la presse, la télévision (séries comme
X-Files) et les premières communautés ufologiques du Web. Les signalements
civils transmis spontanément aux bases de données comme le NUFORC à cette
période souffrent très souvent d'une contamination culturelle où des lumières
mal identifiées sont immédiatement perçues comme formant une « structure
triangulaire sombre ».
Le contexte géopolitique et militaire local (Novembre 1998) Le cadre
temporel et géographique apporte des pistes d'explications très terrestres : La
guerre érythréo-éthiopienne (1998-2000) : En novembre 1998, l'Éthiopie et
l'Érythrée sont en pleine escalade militaire après le déclenchement du conflit
frontalier en mai. Le ciel du nord de l'Éthiopie et de la région de la capitale
est sous surveillance renforcée.
Vecteurs aériens et reconnaissance : L'armée éthiopienne et ses
alliés/fournisseurs étrangers utilisaient durant cette période des vols de
transport logistique nocturnes, des vols de convoyage d'aéronefs, ainsi que des
premiers drones de reconnaissance (UAV).
Alignement d'aéronefs en formation : Un vol en formation serrée de trois
avions légers ou de chasseurs (comme des MiG-23 ou Su-27 acquis par l'Éthiopie
à cette époque) effectuant une approche vers l'aéroport international de Bole
(situé directement dans la zone sud-est d'Addis-Abeba) peut créer pour un
observateur au sol l'illusion optique d'un unique engin triangulaire massif, le
silence apparent étant dû à la distance ou aux conditions d'inversion thermique
nocturne.
3. Évaluation critique de la source (NUFORC)
Transmission tardive : Le NUFORC est un organisme civil privé américain qui
collecte des témoignages via des formulaires Web ou des lignes téléphoniques,
sans mener d'enquêtes de terrain sur le continent africain. Les rapports
enregistrés pour l'Afrique sont très majoritairement soumis par des
ressortissants expatriés (diplomates, militaires, travailleurs d'ONG) des mois,
voire des années après les faits.
Anonymat des témoins : La mention de « diplomates en poste » apporte une
touche de crédibilité théorique, mais en l'absence de noms, de déclarations
officielles transmises par une ambassade ou de comptes rendus d'incidents
diplomatiques, cette information reste non vérifiable.
Absence de trace radar / aviation civile : L'Autorité de l'aviation civile
éthiopienne (ECAA) et la tour de contrôle de l'aéroport de Bole n'ont émis
aucun rapport d'intrusion aérienne (Air Traffic Incident Report). Dans un pays
en état de pré-mobilisation militaire globale, une intrusion non identifiée
au-dessus de la capitale aurait déclenché une alerte de la défense aérienne.
Bilan d'analyse
Cet incident se classe dans la catégorie des observations non confirmées à
faible valeur de preuve. Il s'agit très probablement :
1
Soit d'une
erreur de perception (formation d'aéronefs militaires conventionnels ou vols
d'essai liés au conflit frontalier mal interprétés depuis le sol).
2
Soit d'un
récit stéréotypé influencé par la mode ufologique des « triangles noirs » de la
fin des années 1990, relayé de manière anecdotique sur Internet sans prise de
données matérielles.
29 MAI 2002 –
ADDOS ABABA - ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 23152
Date : 29 mai 2002,
18h50 heure locale (date approximative)
Signalé le : 5 juin 2002, 7h33 heure du Pacifique
Durée : 45 secondes
Nombre d'observateurs : 0
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie)
Forme : Éclair
Caractéristiques : Faisceaux lumineux émis.
Observation d'un éclair lumineux à haute altitude
Juste après le coucher du soleil, alors que je regardais distraitement le ciel
qui s'assombrissait mais restait dégagé (légèrement nuageux, moins de 10 %),
j'ai aperçu un éclair blanc provenant apparemment d'une source située à très
haute altitude. Sa luminosité était comparable à celle d'une étoile ou d'une
planète en soirée et l'éclair a duré une seconde.
J'ai continué à observer et le phénomène s'est reproduit environ trois secondes
plus tard, la source semblant s'être déplacée. Il s'est reproduit une troisième
fois, quelques secondes plus tard également. Je me suis alors déplacé sur la
véranda et j'ai observé attentivement les environs pendant une dizaine de
minutes, sans rien apercevoir d'autre.
J'avais l'impression d'assister à l'émission d'un puissant éclair depuis une
très haute altitude.
Note de NUFORC
:
Le rapport n’est pas incompatible avec l’éclair provenant d’un propulseur de
fusée en rotation sur son orbite. Il ne s’agit toutefois que d’une hypothèse.
PD
Publié le 12/06/2002 - https://nuforc.org/sighting/?id=23152
2010 –DATE PRECISE NON CONNUE – LALIBELA – ETHIOPIE
Éthiopie, Lalibela. Vidéo exclusive montrant trois ovnis dans le ciel d'Éthiopie
dans la région de Lalibela.
Par
Administrateur
08/02/2016
-Suite à de prétendus affrontements dans la ville d'Awadheye entre les
troupes éthiopiennes et les combattants de l'OLF, le khat, très populaire, a eu
des difficultés à atteindre le Somaliland où il est largement consommé.
Ainsi, le lundi 1er août 2016, les hôteliers de la capitale Hargeisa ont
réalisé d'énormes bénéfices après avoir terminé leurs repas avant 18 heures,
car la plupart des personnes qui mâchent cette herbe stimulante d'Éthiopie se
sont tournées vers la nourriture, la petite quantité de khat distribuée ayant
triplé de prix.
Alors que les hôtels profitaient d'une activité florissante, d'autres,
comme Somaliland Sun, se sont tournés vers Internet pour consulter les
actualités éthiopiennes et tenter de comprendre l'anomalie qui avait si
durement affecté la vie quotidienne au Somaliland. Bien que l'on ait retrouvé
des traces d'escarmouches ici et là, la découverte stupéfiante de trois objets
volants non identifiés survolant la ville historique de Lalibela était tout
simplement incroyable.
Bien que nous ne puissions pas vérifier l'authenticité de manière
indépendante, lisez et regardez ci-dessous à propos des trois étranges OVNI
observés dans le ciel éthiopien, volant selon un schéma militaire au-dessus de
Lalibela, une ville vieille de plusieurs siècles.
Éthiopie, Lalibela. Vidéo exclusive Le lien n’est plus actif
Au cœur de l'Éthiopie se trouve l'une de ses villes les plus sacrées,
Lalibela, où se dressent onze églises monolithiques creusées dans la roche. Ces
temples monolithiques, les plus grands du monde, sont inscrits au patrimoine
mondial de l'UNESCO, et leur construction reste encore entourée de mystère.
L'âge de ces édifices demeure inconnu, mais la légende raconte qu'ils
furent creusés sous le règne de Gebre Mesqel Lalibela, qui gouverna l'Éthiopie
au début du XIIIe siècle. Son nom signifie « les abeilles le reconnaissent
comme roi ». Cependant, David Phillipson, professeur d'archéologie africaine à
l'université de Cambridge, a émis l'hypothèse que les églises de Merkorios,
Gabriel-Rufael et Danagel avaient été initialement creusées dans la roche un
demi-millénaire plus tôt, sous forme de fortifications ou d'autres structures
palatiales, à la fin du royaume d'Aksoum, et que le nom de Lalibela lui fut
simplement associé après sa mort.
Les onze églises sont réparties en deux groupes et reliées par des passages
de 11 mètres de profondeur. La plus grande, la maison de Medhane, s'élève à 10
mètres de hauteur et mesure 33 mètres de long sur 22 mètres de large.
Selon la légende, un ange serait venu demander à Lalibela de construire les
églises. Hommes et anges travaillèrent ensemble à leur édification, les hommes
le jour et les anges la nuit. Les églises furent taillées dans la roche de haut
en bas, creusées à l'extérieur comme à l'intérieur, et sculptées dans
différents styles.
La légende prétend que ces églises furent construites en 24 ans, mais les
archéologues jugent cela impossible. Même aujourd'hui, accomplir un tel travail
avec des ciseaux à pointe d'acier au carbone et des lames diamantées serait
remarquable. Leur construction présente également de nombreuses autres
particularités, comme l'absence de traces des énormes quantités de pierres et
de terre qui auraient dû être extraites des alentours des églises et de leurs
intérieurs creusés.
La mise au jour de ces édifices merveilleux soulève de nombreuses questions
importantes : comment ces bâtiments ont-ils été sculptés à l’aide d’outils
rudimentaires ? Où ont été transportés les pierres et la terre
extraites ? Comment les pierres ont-elles été évacuées ? D’où
viennent les récits concernant les « anges » ? Et, pourquoi ces
bâtiments remarquables ont-ils été construits ?
Certains érudits estiment qu'il aurait fallu une main-d'œuvre de 40 000
hommes pour construire les églises ; les légendes locales affirment que les
ouvriers humains travaillaient pendant la journée, tandis que des êtres
célestes prenaient le relais la nuit, effectuant le double du travail de leurs
homologues humains, ce qui a permis de construire les églises à une vitesse
incroyable.
Le style de ces onze églises « médiévales » est tout à fait unique. Chacune
d'elles, creusée dans la roche, conserve son tabot d'origine datant de l'époque
de Lalibela. Le tabot est un élément important du culte de l'Église orthodoxe
éthiopienne : il s'agit d'une réplique de l'Arche d'Alliance décrite dans
la Bible.
La vidéo citée dans l’article n’est plus disponible sur Internet.
REMARQUES :
Il s’agit d’un article et
d’une vidéo intitulée « 3 OVNI en
formation militaire » - 2016 - "Traversing over historic LALIBELA was
amazing"
Source : Somaliland Sun, 1er août 2016
Titre : "Ethiopia, Lalibela. Exclusive video showing three UFOs in the sky of
Ethiopia in the area of Lalibela."
Contexte : Le journal cherchait des news sur le khat éthiopien et tombe par
hasard sur cette vidéo
Ce qu'ils disent eux-mêmes - Bien que nous ne puissions pas en
vérifier l'authenticité de manière indépendante, découvrez ci-dessous des
informations et des images concernant les trois étranges ovnis aperçus dans le
ciel d'Éthiopie, volant en formation militaire au-dessus du site séculaire de
Lalibela.
C'est donc non authentifié par le média lui-même. La vidéo montre 3 points
lumineux blancs en triangle qui traversent le ciel au-dessus des 11 églises
monolithes. Pas de date précise, pas de nom d'auteur.
C'est typique des vidéos 2014-2016 où beaucoup de points blancs = Starlink,
drones ou oiseaux en contre-jour.
Le lien donné pour voir cette vidéo sur TOUTUBES par le site ne fonctionne
plus. Malgré nos recherches nous n’avons pas retrouvé cette vidéo.
29 MAI 2010 – ADDIS ABEBA - ETHYOPIE
Observation d'OVNI NUFORC 75790
Date : 29 mai 2010 à 21h50 heure locale
Signalé le : 14 juin 2010 à 11 h 29 heure du Pacifique
Durée : 20 minutes
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie)
Forme : Autre
Caractéristiques : Lumières sur un objet
Un OVNI clignotant en rouge, apparu dans la ceinture d'Orion et se déplaçant
vers l'est.
Messieurs, Ceci est un signalement qui a eu lieu le 10 mai 2010 à 21h30 à
Addis-Abeba, en Éthiopie. L'observation s'est déroulée comme suit.
Un minuscule point blanc clignotant est apparu alors que mon ami et moi
observions le ciel en discutant. Cette nuit-là, il n'y avait pas d'électricité
dans la région et nous attendions dehors. La lumière clignotante était très
petite au début et semblait provenir du milieu de la ceinture d'Orion. En la
suivant du regard, elle a continué à grandir. Le clignotement se répétait
toutes les 5 secondes. Puis le clignotement s'est intensifié et a commencé à se
déplacer vers l'est, grossissant encore légèrement. En le suivant, nous avons
constaté qu'il continuait à se déplacer, devenant toujours plus grand, jusqu'à
atteindre une forme légèrement plus grande que Mars. Le clignotement est devenu
rouge. Cet objet clignotait en rouge et se déplaçait vers l'est.
Nous avons continué à le suivre et il s'est déplacé très loin, clignotant
toutes les 5 secondes, jusqu'à disparaître. Il se déplaçait à une vitesse lente
et constante. Trop loin, nous ne pouvions pas distinguer sa forme. Mais à ses
clignotements, nous avons pu constater qu'il était plat et rond. Il a accéléré
vers l'est, continuant à clignoter toutes les 5 secondes.
Finalement, il s'est déplacé très loin vers l'est et nous l'avons suivi jusqu'à
ce qu'il disparaisse de notre vue. Nous étions stupéfaits : qu'était-ce
que cela pouvait bien être ? Apparu initialement parmi les trois étoiles
de la ceinture d'Orion, il n'a cessé de grossir, de devenir plus rouge et de se
déplacer.
Publié le 23 juin 2010 - https://nuforc.org/sighting/?id=75790
17 AVRIL 2012 – ADDIS ABEBA
Observation d'OVNI NUFORC 89024
Date : 17 avril
2012 à 21h52 (heure locale)
Signalé le : 18 mai 2012 à 7h08 (heure du Pacifique)
Durée : 21h52-21h57
Nombre d'observateurs : 3
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie)
Forme : Cercle
Caractéristiques : Objet lumineux
J'ai vu ces objets volants en sortant de chez moi. J'ai d'abord vu des objets
brillants se déplacer dans l'espace, il y en avait plusieurs. Ils sont passés
au nord.
Publié le 29 mai 2012 - https://nuforc.org/sighting/?id=89024 IDEM
CHEZ UFO HUNTER
30 03 2013 DIRE
DAWA – ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 97124
Date : 30/03/2013 à
09h58 heure locale.
Signalé le : 12/04/2013 à 12h17 heure du Pacifique.
Durée : inconnue.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Dire Dawa (Éthiopie).
Forme : Cercle.
Caractéristiques : Émission d'autres objets, émission de faisceaux. Nous
avons observé un OVNI, avons tenté de réfuter la photo et avons pris deux
photos simultanément, l'une montrant l’OVNI, l'autre non. Ce jour-là, nous
attendions devant une banque. Un ami m'a montré des maisons construites au
sommet d'une montagne et je lui ai proposé de prendre des photos. J'ai donc
commencé à photographier, puis plus tard dans la journée, j'ai visionné les
photos avec mes amis. À notre grande surprise, nous avons aperçu sur l'une
d'elles un OVNI volant au-dessus de la montagne.
Publié le
15/05/2013.- https://nuforc.org/sighting/?id=97124
03 FEVRIER 2019 – ADDIS ABEBA – DATE APPROXIMATIVE -
ETHYOPIE
Observation d'OVNI NUFORC 145287
Date et heure approximatives : 03/02/2019 à 11h00 heure
locale -
Signalé le 21/03/2019 à 03h01 heure du Pacifique -
Durée : 1 seconde -
Nombre d'observateurs : 2 -
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie) -
Forme : Éclair –
Caractéristiques : Lumières
sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet. Je suis un étudiant de 21 ans. Je
rentrais chez moi sur l'autoroute Adama-Addis-Abeba. Je n'étais sous
l'influence d'aucune substance, ni alcool ni drogue. Je regardais les avions
défiler par la fenêtre quand j'ai aperçu une sorte de boule de lumière vert
clair apparaître soudainement dans le ciel et filer vers le sol. Je ne l'ai
cependant pas vue toucher le sol.
Mon voisin assis derrière moi l'a également vue. Cela a duré moins d'une
seconde. Je n'en croyais pas mes yeux. Je n'avais jamais cru aux
extraterrestres jusqu'à présent.
J'ai fait des recherches, puis j'ai décidé de signaler cette observation et
j'ai trouvé ce site sur Internet. Bien qu'il ne semble pas très fiable,
j'espère que cela vous sera utile.
Note du NUFORC :
Nous espérons que le Centre
national de signalement des OVNI est considéré comme crédible par la plupart
des personnes qui utilisent ou visitent notre site web. Nous nous efforçons
d'être aussi crédibles et fiables que possible !
Publié le 21 mars 2019. https://nuforc.org/sighting/?id=145287
10 MARS 2021 –
ADDIS ABEBA – ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 200733
Date et heure
approximatives : 10/03/2021 à 20h11 heure locale.
Signalé le 07/09/2026 à 02h39 heure du Pacifique.
Durée : 30 secondes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Addis-Abeba, Éthiopie.
Détails du lieu : Observation à l'extérieur d'une église
Forme : Cercle.
Taille estimée :
Comparable à celle d'un téléviseur de 46 pouces. Point d'observation : Terre.
Direction : Ouest.
Angle d’élévation : 90°.
Cap : Venait de
l'ouest et se dirigeait vers l'ouest.
Distance minimale :
Indéterminée.
Vitesse estimée :
900 km/h.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, émission de faisceaux lumineux,
possible enlèvement. Il s'agissait d'un petit cercle avec des lumières vertes
et rouges. Lors de l'observation, j'étais le seul à l'avoir remarqué. Il
émettait une lumière. C'était au-dessus d'une église, un OVNI est passé,
c'était un vaisseau métallique circulaire, un extraterrestre était à
l'intérieur. Il a émis une lumière blanche puis est parti très rapidement. Je
ne sais pas si c'est parce que je l'avais vu et que je l'avais montré à mon
ami, qui ne l'avait pas vu comme moi. Il correspond exactement à ce qui est
décrit dans les théories, les films ou les animations sur les OVNI, mais en
plus petit. Il avait des lumières vertes et rouges, une à gauche et une à
droite. Presque comme un avion. La lumière émise a atterri sur l'herbe sans
rien causer.
Publié le 09/09/2026 https://nuforc.org/sighting/?id=200733
19 DECEMBRE 2021
- AMHARA - ETHIOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 190981
Date de l'événement
: 19/12/2021 à 06h27 heure locale (date approximative)
Signalé le : 15/07/2025 à 00h04 heure du Pacifique
Durée : 2-3 minutes
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Amhara, Éthiopie
Forme : Disque
Couleur : Blanc
Point d'observation : Terre
Direction depuis l'observateur : J'étais à l'ouest et l'engin se trouvait à
l'est
Angle d'élévation : 90
° Cap : Il se déplaçait puis s'est dirigé vers les nuages
Caractéristiques : A laissé une traînée. Il y avait d'abord de petits engins,
puis de grands ; le plus petit est entré dans le plus grand.
Date de l'observation : décembre 2021
Heure : Tôt le matin (heure exacte inconnue)
Lieu : Campagne, Éthiopie
Nombre de témoins : 2
Profession : Étudiant
Durée : 2 à 3 minutes
Tôt le matin de décembre 2021, alors que je me trouvais dans la campagne
éthiopienne, j'ai observé un phénomène aérien inhabituel avec mon jeune cousin
(qui était enfant à l'époque). L'observation a commencé par l'apparition dans
le ciel d'un petit objet blanc en forme de disque. Il se déplaçait
silencieusement de droite à gauche, sans lumière, sans son et sans signe
visible de propulsion. Son mouvement était parfaitement régulier et stable.
Peu après, un engin beaucoup plus grand, également en forme de disque, est
soudainement apparu au-dessus du plus petit. Il n'était pas présent au début et
semblait surgir de nulle part ou se révéler soudainement.
Le plus petit objet s'est glissé sous le plus grand, puis s'y est arrimé.
Ensuite, le plus grand a commencé à se déplacer lentement vers un nuage avant
de disparaître à l'intérieur. Aucun son ni lumière n'a été observé, et
l'événement s'est déroulé dans un silence absolu. L'observation a duré environ
deux à trois minutes. Le ciel était généralement dégagé, à l'exception du nuage
dans lequel le plus grand engin a fini par pénétrer. Mon cousin était présent
et a observé l'événement, mais, étant jeune, il ne peut pas le décrire en
détail. Je n'ai aucune explication à ce que j'ai vu et je n'ai jamais rien vu
de semblable depuis.
Publié le 16 juillet 2025 https://nuforc.org/sighting/?id=190981
10- AVRIL 2022 – HOTEL
DE LALIBELA – ETHIOPIE - VIDEO SUR YOUTUBES
Le texte du témoin :
Cette vidéo a été enregistrée
le 10 avril 2022 depuis le balcon de ma chambre au Panoramic Hôtel de Lalibela,
en Éthiopie, lors de la deuxième nuit de mon séjour. J'ai observé la lumière
clignoter dans le ciel pendant quelques minutes avant de me dire que je devrais
commencer à filmer. La lumière a ensuite commencé à changer de forme et de
couleur tout en traversant le ciel à une vitesse telle que je ne pouvais pas la
suivre du regard. Plus surprenant encore, elle semblait capable de m'entendre
et a réagi à ma demande de clignoter selon certaines couleurs. Je dispose
d'autres séquences que je mettrai en ligne prochainement.
https://www.youtube.com/watch?v=vH9-WAv9o9Y
ANALYSE DE L’INFORMATION
La vidéo "Lumière qui répond" - 10 avril 2022 -
Lieu : Balcon du Panoramic Hôtel à Lalibela
Date : 10 avril 2022, 2 ème nuit de séjour
Témoin : Touriste (anglophone)
Description exacte : J'ai observé la lumière clignoter dans le ciel
pendant quelques minutes avant de me dire que je devrais commencer à
l'enregistrer. Elle a alors commencé à changer de forme et de couleur tout en
traversant le ciel à une vitesse telle que je ne parvenais pas à la suivre du
regard. Plus surprenant encore, elle semblait capable de m'entendre et a réagi
à ma demande de clignoter selon certaines couleurs. »
Là on est sur un cas d'interaction - le témoin demande à la lumière de
flasher en couleur et elle le ferait.
https://www.youtube.com/watch?v=vH9-WAv9o9Y
01 DECEMBRE 2022
– ADDIS ABEBA – ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 173288
Date : 04/12/2022 à
19h22 heure locale
Signalé le : 04/12/2022 à 08h47 heure du Pacifique
Durée : inconnue
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Addis-Abeba, Éthiopie
Détails du lieu : J'étais sur le toit d'un immeuble avec un ami, en train de
réparer des antennes paraboliques.
Forme : Cylindre
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet.
Mon ami m'a dit de regarder une belle étoile. J'ai alors levé les yeux et
aperçu un objet cylindrique. Une ou deux minutes plus tard, l'objet s'est
rapproché, révélant une forme cylindrique. Deux minutes plus tard, nous avons
vu plusieurs lumières attachées à l'objet. Nous n'étions pas sûrs qu'il
s'agisse d'une étoile, alors nous avons sorti nos téléphones, zoomé, et avons
vu une image floue, mais clairement celle d'un OVNI. J'avais déjà entendu
parler d'OVNIs et vu des photos, mais je suis absolument certain que celui-ci
en était un. C'était bien réel. Malheureusement, nous n'avons pas pu prendre de
photos ni de vidéos car le vaisseau spatial se déplaçait assez vite et a
survolé un bâtiment avant de disparaître de notre vue lorsque nous avons sorti
nos téléphones pour zoomer. Publié le 22/12/2022
https://nuforc.org/sighting/?id=173288
17 DECEMBRE 2024 – HOLETA OROMIA - ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 185474
Date : 17/12/2024 à
19h31 heure locale.
Signalement : 17/12/2024 à 11h05 heure du Pacifique.
Durée : Entre 3 et 5 secondes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Holeta, Oromia, Éthiopie.
Détails du lieu : Je ne connais pas les coordonnées exactes, mais l'objet se
trouvait au nord de chez moi.
Forme : Sphère .
Couleur : Diamant bleu brillant.
Taille estimée : Probablement de la taille d'une voiture.
Point d'observation : Terre .
Angle d'élévation : 70°.
Direction : Nord, vers mon domicile.
Distance minimale : Probablement moins de 100 mètres.
Vitesse estimée : Cet objet se déplaçait à la vitesse de la lumière.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet,
effets électriques ou magnétiques, possibilité d'enlèvement.
C'était magnifique, et sa vitesse était effrayante. Je n'avais jamais rien vu
de pareil.
Tout était sombre et les lumières de la ville étaient éteintes avant
l'incident. Dans l'obscurité, j'apercevais des lumières, puis une vive lumière
bleue. J'ai d'abord cru à un crash d'avion, mais en sortant, j'ai aperçu un
magnifique diamant bleu scintillant dans le ciel. Il y en avait deux :
l'un s'approchait de moi tandis que l'autre restait immobile. Ils avaient la
forme d'une sphère. Puis, il a disparu à la vitesse de la lumière, ce qui était
terrifiant.
Publié le 17 décembre 2024. https://nuforc.org/sighting/?id=185474
10 NOVEMBRE 2025 - NEKEMTE- ORAMIA- ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 193998
Date et heure
d'apparition : 10/11/2025 à 22h40 heure locale. Signalement
: 10/11/2025 à 12h40 heure du Pacifique.
Durée : 1 minute.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Nekemte, Oromia, Éthiopie.
Détails du lieu : C'était un objet imposant, en forme de V, noir avec des
taches blanches ressemblant à des étoiles.
Forme : Autre.
Couleur : Sombre avec des taches blanches.
Taille estimée : 10-15 m.
Point d'observation : Terre.
Angle d'élévation : 90°
Direction :
Inconnue.
Distance minimale : < 200 m.
Vitesse estimée : 10 m/s.
Caractéristiques : Possible enlèvement
C'était un objet imposant, en forme de V, noir avec des taches blanches
ressemblant à des étoiles. Aucun bruit n'a été émis. Je l'ai juste vu passer.
C'était un objet imposant, en forme de V, noir avec des taches blanches
ressemblant à des étoiles. Aucun bruit n'a été émis. Je l'ai juste vu passer.
C'était silencieux, mais ça bougeait. Ni vraiment vite, ni vraiment lentement.
Je l'ai vu pendant environ une minute. J'étais incapable de bouger. Je le
fixais du regard. C'est comme un V, mais pas un V parfait. C'est plus large au
milieu. À moins d'observer attentivement le ciel, on ne pouvait pas le voir,
car je regardais les étoiles. C'était mon habitude, mais ce que j'ai vu
aujourd'hui, cette chose, avait des contours nets, et je les ai vus. C'est en
forme de V. C'est une sorte de V. C'est massif. D'une certaine manière, je
dirais plutôt que c'est triangulaire. Ce n'est pas un mensonge. Je sais ce que
j'ai vu, et je dis la vérité.
Publié le 13/11/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=193998
04 FEVRIER 2026 - ADDIS ABEBA
Observation d'OVNI
NUFORC 195945
Date et heure
approximatives : 04/02/2026 à 22h21 heure locale -
Signalé le : 04/02/2026 à 11h44 heure du Pacifique -
Durée : 1 minute
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Addis-Abeba, Éthiopie -
Détails de la localisation : Je l'ai vu dans les airs, flottant en formation
fixe.
Forme : Triangle -
Couleur : Rouge -
Taille estimée : Inconnue (il faisait nuit)
.Point d'observation : Terre -
Direction depuis l'observateur : Ouest -
Angle d'élévation : 40°
-Cap : Nord -
Distance minimale : Environ 300 mètres au-dessus de moi -
Vitesse estimée : 70 mètres par seconde -
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet.
J'étais dehors quand j'ai vu trois ovnis en formation triangulaire se
déplacer. J'ai alors crié à mon frère de sortir, et il est venu. Il était tard
dans la nuit. Je suis sorti prendre l'air, et en regardant le ciel, j'ai vu un
ovni triangulaire se déplacer vers le nord en émettant une lumière rouge. J'ai
alors appelé mon frère pour qu'il sorte, et il… Je l'ai vu aussi, donc ce n'est
pas mon imagination.
Publié le 06/02/2026 - https://nuforc.org/sighting/?id=195945
05 JUIN 2025 –
ASELA – OROMIA - ETHYOPIE
Observation d'OVNI
NUFORC 198305
Date et heure
approximatives : 05/06/2026 à 21h00 heure locale.
Signalé le 05/06/2026 à 11h54 heure du Pacifique.
Durée : Indéterminée.
Nombre d'observateurs : 4.
Lieu : Asela, Oromia, Éthiopie.
Forme : Lumière.
Couleur : Lumière.
Taille estimée : Taille d'une étoile (la lumière apparaît et disparaît pour
l'observateur) .
Point d’observation : Terre.
Direction : Ouest de la ville d'Asela, au-delà du lac Zuway.
Angle d'élévation : 45° .
Orientation : Mouvement dynamique (montée et descente).
Distance minimale : Au-dessus du lac Zuway, au nord.
Vitesse estimée : Apparence orbitale.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, possibilité d'enlèvement. Nous
observons 5 objets en mouvement ressemblant à des étoiles. Leur mouvement est
dynamique et vertical, comme s'ils orbitaient les uns autour des autres. Ce
sont 5 étoiles se déplaçant dynamiquement au-dessus du lac Zuway, au nord. Leur
lumière apparaît et disparaît continuellement, comme s'ils orbitaient les uns
autour des autres. D'autres ont vu 5 étoiles, alors s'il vous plaît, vous devez
faire quelque chose. On dirait une vision extraterrestre, ils bougent encore.
Publié le 07/06/2026. - https://nuforc.org/sighting/?id=198305
Chapitre XII – 18
16 – GHANA
LES OVNIS AU GHANA
Le Ghana n'est pas considéré comme un point névralgique de l'ufologie
mondiale. Contrairement à certaines idées reçues, il n'existe pas de dossiers
massifs ou de vagues historiques spécifiquement ghanéennes comparables à
d'autres régions du globe.
Le contexte ghanéen vis-à-vis des OVNIs est très différent de celui des
pays occidentaux : Absence d'instances officielles : Le gouvernement et l'armée
du Ghana ne disposent d'aucun bureau public dédié à l'étude de ces phénomènes
(contrairement au GEIPAN en France ou à l'AARO aux États-Unis). Les objets non
identifiés sont exclusivement traités sous le prisme de la sécurité aérienne
standard.
Filtre culturel : En Afrique de l'Ouest, les phénomènes lumineux
inexpliqués dans le ciel sont souvent interprétés par la population locale à
travers les croyances traditionnelles ou la spiritualité (manifestations
d'esprits, folklore), plutôt que par l'hypothèse de l'ingénierie
extraterrestre.
Une "vague" ufologique désigne une recrudescence massive et
concentrée de témoignages sur une courte période. Aucune vague documentée :
L'histoire ufologique du Ghana ne fait état d'aucune vague nationale. Si le
continent africain a connu des cas célèbres (comme l'incident de l'école
d'Ariel au Zimbabwe en 1994, ou des observations radar en Afrique du Sud), le Ghana
n'a jamais été le théâtre de tels rassemblements de témoignages.
Des cas isolés : Les signalements ghanéens sont extrêmement rares. Il
s'agit généralement d'observations nocturnes individuelles (lumières étranges,
déplacements erratiques) qui finissent par être rapportées par des expatriés ou
des passionnés sur des bases de données internationales comme le MUFON.
Le phénomène OVNI au Ghana reste anecdotique. Le pays n'étudie pas le sujet
à l'échelle gouvernementale et les rapports se limitent à de rares observations
isolées noyées dans les bases mondiales.
CATALOGUE
UN CAS DE 1952 SOUVENT ATTRIBUE PAR ERREUR A LA GUINEE
Il y a un piège documentaire
particulièrement intéressant. Certaines compilations Internet font apparaître
Conakry / Guinée française dans des références relatives à une vague de juillet
1952.
Mais lorsque l'on examine la
source, il s'agit en réalité d'un article de France-Afrique Dakar concernant
une observation de Dakar, Sénégal, le 3 juillet 1952. La mention : « Conakry,
La Guinée Française, 12 Jul 52 » correspond à la dateline/publication de la
source, et non au lieu de l'observation.
Je ne retiendrais donc pas
cette affaire comme une observation guinéenne. C'est exactement le genre de
confusion qu'il faut éliminer.
09 AVRIL 1958 — KETA, CÔTE DU GHANA (08 au 09
avril 1958)
Un des plus anciens cas ghanéens retrouvés
- Date : nuit du 8 au 9 avril 1958
Heure : environ 03 h 30
Lieu : Keta, région côtière, à l'est d'Accra
Source principale : Flying Saucer Review / enquête de J. O. S. Wilde - Flying Saucer Review Vol.
4 No. 5 Sep-Oct 1958.
1.1 Circonstances
D'après le compte-rendu publié dans Flying Saucer Review Vol. 4
No. 5, la scène se situe à Keta, petite ville côtière à environ 140 miles
d'Accra, alors que le Ghana est indépendant depuis à peine un an (6 mars
1957)
Le témoin principal est M. J. H. Neal, du Public Works Department. Arrivé
le 8 avril après un long voyage, il loge dans une Government Rest House à 200
yards de la mer, avec des bosquets de jeunes cocotiers entre la maison et le
rivage
"Between the house
and the seashore were clumps of young coconut palms, with the nearest about 50
yards away rather larger than the rest almost facing his bedroom window."
1.2 Déroulement
Nuit du 8 au 9 avril : Neal se couche vers 20 h 00. Il se réveille à
3h30 le 9 avril, alerté par une agitation inhabituelle : aboiements de chiens,
caquètement de canards, cris d'oiseaux et d'animaux. Il observe alors une
lumière très brillante, basse dans le ciel, au-dessus de la mer, en direction
d'un cocotier isolé, qui monte lentement.
La lumière semble se balancer comme un bateau à l'ancre, avec une variation
d'intensité d'un bord à l'autre, alternativement plus brillante à gauche puis à
droite. Observation continue pendant environ une heure, jusqu'à 4h30.
L'objet monte alors lentement, passe presque à la verticale de la Rest
House, et reste quasi-stationnaire jusqu'à 05h00. Neal se rendort de 05h00 à 5
h 30 ; à son réveil, l'objet a disparu.
Validation diurne : Dans la journée, Neal apprend que deux hauts
fonctionnaires européens l'ont également observé la veille entre 22h00 et 23h00,
notant son excessive brillance.
Nuit du 9 au 10 avril : Répétition du phénomène, mais à plus haute
altitude, venant de la mer et se déplaçant vers l'est. Nouveau hovering d'une
heure, même comportement animal. Disparition vers 4h30
1.3 Enquête et hypothèses écartées
L'enquêteur est le Commander J. O. S. Wilde, Area Investigator pour le
Ghana pour le Flying Saucer Review. Trois hypothèses sont examinées :
Foudre en boule (ball lightning) : proposée par Wilde, elle est
écartée par Neal : ciel assez clair, pas d'orage en mer les deux nuits
Ballon météo d'Accra Airport : Accra lance un ballon vers 22h00. Le
vent n'était pas orienté vers Keta, et surtout pas deux nuits consécutives. De
plus, le Chief Meteorological Officer informe Wilde que les lumières sur le
ballon météo ne durent qu'une demi-heure, incompatible avec une observation de
près de deux heures.
Phénomène astronomique : Vénus ou étoile brillante est implicitement
écartée par la basse altitude initiale, le mouvement ascendant et le
stationnement vertical.
Le cas reste classé inexpliqué dans la littérature de 1958, au cours d'une
période d'intense activité mondiale (avril 1958 recense des observations en
Ohio, Californie, Brésil, Nouvelle-Zélande)
Source : PDF
du Nr vol 4 Nr 5 de la Flying Saucer
Review : https://iapsop.com/archive/materials/flying_saucer_review/flying_saucer_review_v4_n5_sep-oct_1958.pdf
29 OCTOBRE 1983 — DABALA, - GHANA
Le cas apparaît dans le bulletin de l'APRO (Aerial Phenomena Research
Organization), volume 31, n° 12, février 1984, dans un article intitulé : «
Frightening Object in Ghana »
Le bulletin rapporte que, le 29 octobre 1983, des habitants de Dabala, dans
le district de Tongu, au Ghana, observèrent un objet qui se dirigeait vers la
mer. L'information avait été transmise à l'APRO par Lawrence Asare-Owusu.
APRO Bulletin, février 1984 — « Frightening Object in Ghana »
L'observation associée d'Avenui-Awudome- Les caractéristiques son
identiques à Avenui-Awudome ; Ce sera donc la même conclusion. Voir le cas ci-dessous
29 OCTOBRE 1983 — DABALA — GHANA
Heure : environ 22
h 30
Lieu : Dabala, district de Tongu, Ghana
Phénomène : objet lumineux se déplaçant vers la mer
Témoins : habitants de Dabala
Source : APRO Bulletin, vol. 31, n° 12, février 1984
Informateur : Lawrence Asare-Owusu
Cas associé : Avenui-Awudome, près de Ho
Description associée : à
Avenui-Awudome, un objet brillant, décrit comme semblable à une étoile, aurait
traversé le ciel à très grande vitesse, à faible altitude apparente, avec une
traînée ressemblant à une flamme de fusée. Un objet similaire fut signalé à
Dabala et observé en direction de la mer.
Élément astronomique : une
rentrée atmosphérique du corps de fusée soviétique 1983-110B / SL-11 R/B,
associé au lancement de Cosmos 1507, est enregistrée le 29 octobre 1983 à 22 h
22 UTC, avec Avenui et Dabala, Ghana comme zone d'observation.
Évaluation :
Cas ufologique
historique : OUI
Témoignage : OUI
Enquête APRO : OUI, mais limitée
Corrélation avec une rentrée spatiale : TRÈS FORTE
Probabilité d'une origine artificielle spatiale : ÉLEVÉE
Cas PAN inexpliqué après analyse : FAIBLE
|
Le texte du bulletin de l’APRO
OBJET EFFRAYANT AU GHANA Plusieurs habitants d'Avenui-Awudome, un village agricole près de
Ho au Ghana, ont rapporté avoir vu un objet lumineux, semblable à une étoile,
provenant du nord-ouest (région de Kpeve) à très grande vitesse et
disparaissant dans le ciel en direction de Ho. M. B.K. Bigson, qui a
également observé l'objet, a déclaré que le phénomène a été vu vers 22h30,
dans la nuit du 29 octobre 1983, et qu'il ne ressemblait à aucune étoile
qu'ils avaient l'habitude de voir. Il volait très bas et laissait derrière
lui une traînée de flamme semblable à celle d'une fusée.
Un objet similaire a été signalé par des habitants de Dabala,
dans le district de Tongu, à la même date. Il a été observé se dirigeant vers
la mer. Nous remercions Lawrence Asare-Owusu pour ces informations. |
29 OCTOBRE 1983 — AVENUI-AWUDOME / HO - GHANA
« Objet effrayant » au Ghana
Date : 29 octobre
1983
Heure : environ 22 h 30
Lieu : Avenui-Awudome, près de Ho, région de la Volta
Ce cas apparaît dans le bulletin de l'APRO (Aerial Phenomena Research
Organization) de février 1984 sous le titre :
« FRIGHTENING OBJECT IN GHANA »
Plusieurs habitants du village d'Avenui-Awudome auraient observé un objet
lumineux ressemblant à une étoile, venant du nord-ouest, depuis la région de
Kpeve, à très grande vitesse.
-
Le
phénomène :
-
Semblait
voler très bas ;
-
Se
déplaçait rapidement ;
-
Produisait
une lumière ;
-
Laissait
derrière lui ce qui est décrit comme une traînée ressemblant à une flamme de
fusée ;
-
Se
dirigeait vers Ho.
-
Un témoin,
B. K. Bigson, déclara que l'objet était très différent des étoiles habituelles.
-
Observation
associée : Dabala
Le même soir, des habitants de Dabala, dans le district de Tongu, auraient
observé un objet similaire, se dirigeant cette fois vers la mer. L'APRO
considère donc les deux observations comme pouvant être liées.
Point particulièrement intéressant
Un document consacré aux rentrées atmosphériques répertorie également cet
événement comme :
1983-110B — Cosmos 1507 et indique une observation au Ghana, Avenui /
Dabala, le 29 octobre 1983.
C'est un élément capital pour notre étude de ce cas.
Interprétation probable
Très probablement une rentrée atmosphérique.
Le comportement décrit — objet lumineux très rapide, trajectoire,
flamme/traînée — correspond beaucoup mieux à un phénomène de rentrée d'objet
spatial qu'à un engin effectuant des manœuvres extraordinaires.
Source : https://www.rhun.co.nz/uap/books/majestic_timeline_1_31_2023.pdf
https://tonylutz.net/images/ebooks/star-children/2/Mysterious-Visitors.pdf
Le bulletin de
l’APRO en PDF : https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/A.P.R.O.%20Bulletin/1984_APRO_Bulletin_v31_n12.pdf
27 JUILLET 1987 — ACCRA / RÉGION DE LA VOLTA - GHANA
LE DOSSIER OVNI GHANÉEN LE PLUS IMPORTANT
C'est incontestablement le cas numéro 1 du Ghana en matière de
documentation disponible.
Date : 27 juillet
1987
Heure : entre 23 h 00 et minuit GMT
Région : Accra - Kpandu - Hohoe - sud-est du Ghana - golfe de Guinée
Cas intéressant car il existe un document officiel déclassifié de la DIA
américaine.
Le document porte la référence : IIR 6 835 0129 87 et concerne
explicitement : GHANA — UNIDENTIFIED FLYING OBJECT - Le document précise qu'il
s'agit d'un rapport d'information non définitivement évalué.
Témoins multiples
Des personnes situées : autour d'Accra ; à Kpandu ; à Hohoe ; dans la
région de la Volta ; auraient observé un grand objet au-dessus du sud-est du
Ghana et du golfe de Guinée. Certains témoins le décrivirent comme silencieux
tandis que d'autres associèrent au phénomène des bruits ressemblant à des
explosions.
Le témoignage du pilote de la
Ghana Air Force
C'est la partie la plus intéressante
du dossier. - Un pilote de l'armée de l'air ghanéenne aurait observé, l'objet
depuis le sol, près d'Accra.
Selon son témoignage :
- L’objet
arrivait du nord ;
- Il
suivait une trajectoire générale nord-sud ;
- Il
semblait initialement tomber comme un météore ;
- Il
interrompit ensuite sa descente ;
- Il
commença à monter ;
- Il
continua vers le golfe de Guinée.
- Le
pilote estime son altitude à environ 15 000 pieds.
- La
forme lui rappelait :
- Un
très grand fuselage d'avion ou un corps de missile.
- Mais
il affirme que l'objet était métallique, couleur aluminium, et qu'il faisait
environ deux à trois fois la taille d'un Boeing 747.
Surtout :
- Aucun
bruit n'était perçu.
Les huit lumières bleues
Le détail le plus célèbre du
dossier est celui-ci. Pendant la phase descendante, le pilote aurait vu : une
importante lumière jaunâtre ; située à l'arrière ; ressemblant à une lumière de
fusée. Lorsque l'objet cessa de
descendre et commença à monter : la lumière jaune disparut. Huit petites
lumières bleues apparurent alors en cercle autour de l'arrière de l'objet. Le
pilote les interpréta comme une sorte de système de propulsion.
La réaction américaine
Les documents de la DIA
montrent ensuite une discussion particulièrement intéressante. Les analystes
américains envisagent notamment l'hypothèse de débris spatiaux provenant d'un
satellite météorologique, de communication ou expérimental. Mais le dossier
reconnaît que le comportement rapporté — notamment l'arrêt de la descente puis
la montée — posait problème pour cette interprétation.
La DIA ne conclut donc pas que
l'objet était extraterrestre. Ce
document ne constitue pas une preuve d'un engin extraterrestre. Il constitue en
revanche une preuve authentique que les services de renseignement américains
ont recueilli et examiné un rapport d'observation provenant du Ghana.
Source - : https://www.satobs.org/reentry/Visually_Observed_Natural_Re-entries_latest_draft.pdf
APRO
BULLETIN - VOL 31 NR 12 - - - https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/A.P.R.O.%20Bulletin/1984_APRO_Bulletin_v31_n12.pdf
- Le
document de l’armée Américaine : https://documents2.theblackvault.com/documents/dia/ghana-ufos-dia-1987.pdf
1991 – ASHANTI NEW TOWN-
KUMASI - GHANA
RENCONTRE HUMANOÏDE Source :
UFO Evidence, fiche « Sighting Report », signalement du 28 novembre 2011.
Une étrange entité jaune tente-t-elle d'emmener une fillette ?
·
Lieu :
Ashanti New Town, Kumasi, Ghana
Date indiquée par la source : 1991
Témoin : 1
Moment : après-midi
Durée indiquée : « peut-être 30 minutes »
Nature du phénomène : être vivant, et non objet
Date du signalement : 28 novembre 2011
Source : UFO Evidence, rubrique Sighting Reports, ufoevidence.org.
En 1991, le témoin déclare séjourner chez sa grand-mère, à Ashanti New
Town, à Kumasi, au Ghana. Un après-midi, alors qu'il dormait, il entend sa
fille de quatre ans l'appeler et pleurer. La maison comportant de nombreuses
pièces inoccupées, il se précipite à sa recherche. En ouvrant la dernière
porte, il affirme découvrir une étrange petite créature qui tient la main de sa
fille. L'être est décrit comme entièrement jaune et dépourvu de cheveux. Il
possède de grands yeux ovales noirs, comparés à du verre. Le témoin précise
qu'il lui est impossible de déterminer son sexe. Sa tête est disproportionnée
par rapport au reste du corps et ses mains comportent quatre petits doigts.
La réaction du témoin est immédiatement hostile. Il explique qu'il veut
saisir et tuer la créature, qu'il considère comme une menace pour sa fille.
Lorsqu'il avance vers elle, celle-ci recule tout en continuant à tenir l'enfant
par la main.
Le témoin lui demande alors : « Où l'emmènes-tu ? »
Selon son récit, la créature ne répond pas avec sa bouche. Elle lui parle
directement dans la tête.
Elle lui aurait dit : « Je joue juste avec elle. »
Le témoin affirme avoir ressenti une certaine peur, mais avoir voulu que sa
fille comprenne qu'il était là pour la protéger. Il se précipite alors sur
l'entité. C'est à ce moment que survient le phénomène le plus extraordinaire du
récit : la créature lâche la main de la fillette puis traverse le mur. Le
témoin affirme qu'elle se met ensuite à rire directement dans sa tête :
« Ha ha ha ! »
Il lui crie alors, en substance, que si elle veut jouer avec sa fille, elle
doit lui donner de l'argent afin qu'il puisse s'en occuper. L'entité lui
répondrait télépathiquement :
« Mets ta main dans le trou. »
Le témoin remarque alors un tout petit trou de souris dans le mur et
affirme avoir tenté d'y introduire sa main. Quelque chose tombe alors dans sa
main. En l'examinant, il découvre, selon son récit, un objet jaunâtre de la
taille d'une balle de golf, mais très lourd. L'objet est également extrêmement
chaud : le témoin affirme ne pas avoir pu le tenir et l'avoir laissé tomber. L'objet
tombe au sol puis, toujours selon le récit, disparaît. Le témoin affirme que
l'entité continue de rire « dans sa tête ». Il ramène ensuite sa fille
dans sa chambre.
La découverte des OVNI après l'expérience
La suite du témoignage est particulièrement intéressante pour l'analyse.
Le témoin explique qu'il raconte ultérieurement l'expérience à un ami, mais
que celui-ci ne le croit pas. Il précise ensuite qu'en 2000, après être arrivé
aux Pays-Bas, il commence à entendre parler des OVNI et à voir des
photographies représentant des êtres associés à ce phénomène.
Il remarque alors une différence avec sa propre expérience : les êtres
représentés sur les photographies sont généralement gris, alors que celui qu'il
affirme avoir rencontré était semblable à ces êtres mais entièrement jaune.
Enfin, dans la rubrique consacrée à son rapport aux OVNI avant et après
l'observation, il déclare :
« Je n'ai jamais entendu parler de quelque chose appelé OVNI. »
Cette précision est importante : le témoin affirme donc ne pas avoir
possédé de référence ufologique avant l'expérience de 1991.
Une observation particulièrement atypique
Ce cas est très différent d'une observation classique d'un phénomène
aérien.
Il ne s'agit pas d'un objet observé dans le ciel, mais d'une rencontre
humanoïde alléguée à l'intérieur d'une habitation.
Plusieurs éléments caractéristiques des récits de « rencontres rapprochées
» apparaissent :
·
Une petite
entité humanoïde
·
Une
apparence non humaine
·
Une tête
disproportionnée
·
De grands
yeux noirs
·
Une
absence de cheveux
·
Une
coloration inhabituelle – jaune
·
Quatre
doigts
·
Communication
télépathique
·
Interaction
avec un enfant
·
Capacité
supposée à traverser une paroi
·
Production
ou apparition d'un objet matériel
·
Disparition
inexpliquée de cet objet
La combinaison est donc typique de la littérature consacrée aux rencontres
rapprochées avec des entités humanoïdes, même si elle ne constitue évidemment
pas une preuve de l'origine extraterrestre de l'entité.
Un détail particulièrement important : la télépathie
La communication sans mouvement de la bouche constitue un élément central
du récit.
Le témoin ne décrit pas simplement une créature silencieuse : il affirme
recevoir des phrases directement dans son esprit. La première communication
serait :
« Je joue juste avec elle. » - Puis : « Mets ta main dans le trou. »
Ce type de communication apparaît fréquemment dans les récits de rencontres
humanoïdes et de prétendues abductions. Le phénomène est donc ufologiquement
classique, mais il est aussi particulièrement difficile à vérifier
objectivement.
Il faut donc distinguer :
-
Fait
établi : le témoin rapporte avoir perçu une communication télépathique.
-
Fait non
établi : une communication télépathique a effectivement eu lieu.
Cette distinction est essentielle à caractère historique et critique.
Le phénomène du mur
Le passage de l'entité à travers le mur constitue probablement l'élément le
plus spectaculaire du récit. Le témoin affirme qu'au moment où il se précipite
sur elle, celle-ci lâche la main de sa fille et traverse le mur. Si le
phénomène s'est réellement produit tel que décrit, il implique une propriété
physique extraordinaire : la capacité d'une entité à franchir une paroi solide
sans l'endommager.
Mais ici encore, nous ne disposons d'aucune observation indépendante. Il
n'y a :
Aucune photographie ;
Aucune vidéo ;
Aucune trace matérielle du passage ;
Aucun deuxième témoin ;
Aucun rapport de police ;
Aucune enquête connue sur place.
Le phénomène demeure donc entièrement dépendant du récit individuel.
L'étrange « objet » de la taille d'une balle de golf et c'est probablement
l'élément le plus intéressant du dossier sur le plan physique. Le témoin ne
décrit pas seulement une apparition visuelle. Il affirme avoir reçu quelque
chose dans sa main. L'objet aurait été :
·
Jaunâtre ;
·
Gros comme
une balle de golf ;
·
Très lourd
;
·
Extrêmement
chaud ;
·
Impossible
à tenir ;
·
Puis
aurait disparu après être tombé au sol.
On pourrait être tenté de considérer ce passage comme une prétendue « trace
physique ». Mais il faut être extrêmement prudent.
Pourquoi ?
Parce que l'objet n'a pas été conservé. Il n'existe donc aucun échantillon
susceptible d'être analysé. Le récit ne fournit pas de poids, de dimensions
précises, de composition, de photographie ou de description permettant une
analyse physique indépendante. Il s'agit donc d'un objet allégué, et non d'un
artefact ufologique documenté.
Un aspect mérite néanmoins d'être signalé sans lui donner plus de poids
qu'il n'en mérite. Le témoin affirme qu'en 1991 il ne connaissait pas le
phénomène OVNI. Il affirme ne découvrir cette littérature qu'après son arrivée
aux Pays-Bas en 2000. Il explique alors avoir reconnu une certaine similitude
entre les êtres représentés dans les publications ufologiques et celui qu'il
affirme avoir rencontré au Ghana.
Si l'on accepte le témoignage tel quel, cela pourrait constituer un
argument contre l'hypothèse d'une simple reproduction consciente d'un modèle
ufologique déjà connu. Mais cette conclusion ne peut pas être démontrée. Le
problème principal est que le témoignage n'a été signalé qu'en 2011, soit
environ vingt ans après l'événement.
Entre 1991 et 2011, de nombreux souvenirs ont pu être modifiés,
reconstruits ou influencés par des informations acquises ultérieurement.
Le problème majeur : un témoignage rétrospectif. C'est, à mon avis, le
point essentiel. La fiche donne :
Observation : 1991 mais la date du signalement : 28/11/2011
Nous avons donc environ vingt années entre l'événement allégué et son
enregistrement sur UFO Evidence.
Cela ne signifie absolument pas que le témoin ment. Mais cela réduit
fortement la valeur probante du récit. La mémoire humaine n'est pas un
enregistrement permanent. Plus le délai est important, plus il est difficile de
distinguer les éléments réellement mémorisés de ceux qui ont pu être
reconstruits au fil du temps. Et ici, le témoin lui-même indique avoir commencé
à s'intéresser aux OVNI en 2000, soit neuf ans après l'expérience. C'est donc
une donnée particulièrement importante : l'événement précède la découverte de
la littérature ufologique, mais le récit détaillé présenté sur UFO Evidence est
postérieur à cette découverte.
C'est exactement le genre de nuance qu'il faut conserver en mémoire.
Une autre particularité : l'âge et la localisation
La fiche indique à la fin : Location : Varsovie / Pologne Age : 48
Cela ne signifie pas que l'événement s'est produit en Pologne. La
localisation de l'observation est clairement donnée plus haut comme : Ashanti
New Town/Kumasi, Kumasi, Ghana.
Varsovie correspond manifestement à la localisation du déclarant lorsqu'il
a renseigné la fiche. Le témoin avait donc, au moment du signalement, 48 ans. Cela
permet également d'estimer qu'il avait environ 28 ans en 1991, si l'âge indiqué
est celui qu'il avait lors du signalement en 2011.
Évaluation critique
|
Élément |
Évaluation |
|
Existence d'une fiche UFO
Evidence |
Établie |
|
Localisation à Kumasi |
Déclarée par le témoin |
|
Date 1991 |
Déclarée |
|
Date précise |
Inconnue |
|
Saison |
Non précisée |
|
Nombre de témoins |
1 |
|
Témoignage direct |
Oui |
|
Signalement contemporain |
Non |
|
Délai avant signalement |
≈ 20 ans |
|
Deuxième témoin |
Non identifié |
|
Photographie/vidéo |
Aucune |
|
Trace physique conservée |
Non |
|
Enquête indépendante |
Non retrouvée |
|
Objet matériel analysable |
Non |
|
Communication télépathique |
Déclarée |
|
Traversée du mur |
Déclarée |
|
Origine extraterrestre |
Non démontrée |
.
La valeur probante de ce cas est très faible, car aucun élément indépendant
ne permet de confirmer les événements.
Source : http://ufoevidence.org/Sightings/report.asp?ID=12316
ÉTÉ 1998 - LE CAS DES « TROIS GÉANTS » — RÉGION D'ACCRA,
La source https://thinkaboutitdocs.com/1998-june-ufo-alien-sightings/
fait état d’un récit étrange :
·
Date : Été 1998
Lieu :
Heure :
Résumé :
Source :
Lieu : Près d'Accra, Ghana
Date : Été 1998
Heure :
Après une journée passée à cueillir des fruits dans les champs, Kwane Afram,
âgé de 13 ans, rentrait seul chez lui avec plusieurs autres garçons. À un
moment donné, Kwane s'éloigna du groupe et, au détour d'un chemin, il tomba nez
à nez avec trois êtres gigantesques à l'apparence humaine qui lui barraient la
route. Effrayé, il se cacha dans la forêt. Il ne revint jamais. Malgré des
recherches approfondies menées par sa famille et ses amis, il ne fut pas
retrouvé. Après avoir consulté le guérisseur local, ses parents apprirent qu'il
réapparaîtrait dans quatre jours. Effectivement, il réapparut et raconta aux
autorités l'histoire des trois géants et que l'un d'eux l'avait trouvé et
emmené dans un village de minuscules créatures elfiques où il était retenu captif
et forcé de participer aux tâches ménagères et autres travaux domestiques.
Cette source secondaire indique : source Año Cero, numéro 7 de 1999.
Mais il y a un problème documentaire majeur
La page Internet que nous avons aujourd'hui n'est pas l'article original
d'Año Cero. Elle reproduit une information attribuée à cette revue. Je n'ai pas
retrouvé pour l'instant :
L’article original d'Año Cero de 1999 ; Les archives en ligne de cette
revue ne remontent pas aussi loins dans le temps. A partir de nos recherches
aucune bibliothèque, archive, identifiée ne le détient
Une coupure de presse ghanéenne de 1998 ;
Un rapport de police ghanéen ;
Un témoignage direct de Kwane Afram ;
Un témoignage des parents ;
Un enquêteur identifié ;
Une enquête ufologique contemporaine de l'événement ;
Une photographie ou vidéo ;
Un deuxième témoin indépendant.
État du dossier : aucune
confirmation indépendante retrouvée à ce jour, nous ne pouvons en aucun cas
considérer ce cas comme un cas suffisamment documenté pour vraiment le retenir
comme un fait véridique.
10 OCTOBRE 2005 – ACCRA –
GHANA
C'est le cas NUFORC 47687 — Accra, 10 novembre 2005, 18h30 locale,
Fiche NUFORC
Produit : 10-11-2005 18 :30 heure locale
Rapporté : 14-11-2005 06 :17 Pacifique
-
Durée :
environ 5 secondes
-
Nombre
d'observateurs : 1
-
Location : Accra
(Ghana), northern outskirts, direction sud vers l'océan
-
Forme :
Autres / Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet, Couleur changée
Résumé NUFORC :
Rond éclatant, orange brillant, puis pris une forme de cigare vert
éclatant, strié dans le ciel en ligne droite.
Témoignage intégral
« J'ai jeté un coup d'œil par la fenêtre et au début, c'était une boule de
feu ronde brillante, orange avec jaune à l'intérieur, et un point orange au
centre, puis immédiatement elle a pris une sorte de forme de cigare ; d’une
émeraude éclatante (presque vert fluorescent) qui s'étendait de chaque côté. Il
n'y avait aucune traînée visible. »
« Ma première impression fut que c'était une étoile filante ; elle
voyageait en ligne droite, et j'ai essayé de la montrer à mon fils à côté de
moi, mais je me suis retrouvée à bafouiller et incapable de dire quoi que ce
soit avant qu'elle ne soit partie ; environ 5 secondes. »
« Il semblait être dans notre atmosphère, mais très haut ; peut-être 5000
pieds, (je suppose à la hauteur habituelle des avions de passagers) et aurait
pu y faire entrer quelques-uns de ces avions de passagers. Il se dirigeait vers
le sud, en direction de l'océan... C'était à la périphérie nord de la ville
d'Accra »
Analyse
C'est typiquement le portrait d'un bolide / green fireball :
Heure : 18h30 à Accra début novembre = 30 minutes après le coucher du
soleil. Ciel crépusculaire, condition idéale pour voir un météore rasant très
lumineux.
Changement de couleur orange → vert émeraude fluorescent : le vert est
caractéristique de la combustion du magnésium et du nickel dans les météores,
ou d'une rentrée de débris spatial. L'aspect "lueur qui rayonne de chaque
côté" correspond à l'ionisation.
Cigare sans traînée, disparition soudaine : un bolide en vol
horizontal qui s'éteint quand il a consommé sa matière, sans fragmentation
visible.
Taille perçue "2 avions de ligne" : surestimation classique
d'un objet très lumineux sans point de référence à 5000 pieds.
Effet physiologique : le témoin n'arrive pas à parler — réaction de
sidération fréquente lors des bolides très brillants.
Pourquoi il est resté classé "Autre" et non "météore"
par NUFORC ? Parce que la trajectoire est décrite comme parfaitement
rectiligne, lente (5 secondes, c'est long pour un météore qui dure
habituellement 1-2 sec), et surtout parce que le témoin insiste sur l'absence
de traînée et le changement de forme rond → cigare, ce qui est moins typique.
Il n'y a pas de rentrée de satellite connue ce jour-là au-dessus du Ghana
dans les archives publiques, mais novembre est la période des Taurides du Nord,
une pluie qui produit justement des boules de feu orange à vert très lentes et
durables.
C'est donc, avec Keta 1958, le cas le plus "physique" du
catalogue ghanéen : pas d'entité, pas de radar, juste une lumière diurne
crépusculaire traversant le ciel plein sud vers le Golfe de Guinée.
Source : https://nuforc.org/sighting/?id=47687
10 NOVEMBRE 2005 – ACCRA – PERIPHERIQUE NORD - GHANA
- Date
/ heure : 10/11/2005 18h30 locale — 30 min après le coucher du soleil à
Accra (crépuscule nautique)
- Lieu
: périphérie nord d'Accra, trajectoire sud vers l'océan
- Durée
: 5 secondes
- Témoin
: 1 adulte + fils à côté (témoin indirect, non interrogé)
- Description
en 2 phases :
- Boule
ronde orange, jaune à l'intérieur, point orange central
- Immédiatement
après : cigare vert émeraude fluorescent, luminescence qui rayonne de chaque
côté, sans traînée
- Comportement
: ligne droite parfaite, vitesse constante, disparition soudaine, pas de
bruit, pas de fragmentation
Témoignage
« Une tache ronde et brillante, d'abord orange, puis d'un vert
éclatant, en forme de cigare, a traversé le ciel en ligne droite. J'ai jeté un
coup d'œil par la fenêtre et j'ai d'abord vu une boule de feu ronde et
brillante, orange avec du jaune à l'intérieur et un point orange au centre.
Puis, aussitôt, elle a pris la forme d'un cigare, d'un vert émeraude éclatant
(presque fluorescent), qui luisait de chaque côté. Aucune traînée n'était
visible. J'ai d'abord pensé à une étoile filante ; elle se déplaçait en
ligne droite et j'ai essayé de la montrer à mon fils à côté de moi, mais je
n'arrivais pas à parler jusqu'à ce qu'elle disparaisse, environ cinq secondes
plus tard. Elle semblait se trouver dans notre atmosphère, mais très
haut ; peut-être 1 500 mètres (en me basant sur l'altitude de vol
habituelle des avions de ligne), et on aurait pu y loger deux avions. Elle
filait vers le sud, en direction de l'océan, depuis l'endroit où je me
trouvais, puis elle a disparu aussi soudainement qu'elle était apparue. C'était
dans l'hémisphère nord. » à la périphérie de la ville d'Accra, au Ghana,
sur la côte ouest de l'Afrique.
Source
: NUFORC
Analyse :
A. Crédibilité du témoignage — élevée
Le témoin ne revendique pas d'ET. Sa première hypothèse est rationnelle
: "étoile filante" Détail anti-sensationnel : il n'arrive pas
à parler pour alerter son fils — effet de sidération très souvent rapporté
pour les bolides de forte magnitude, pas inventé pour faire sensation
Estimation d'altitude honnête et prudente : "peut-être 5000
pieds, en me basant sur les avions" — il avoue qu'il devine
Rapporté 4 jours après (14/11/2005), pas des années après, donc mémoire
fraîche
B. Contexte astronomique — la clé
10 novembre = en plein dans les Taurides du Nord. C'est une pluie de
météores connue pour :
-
Des
bolides très lents (4 à 6 secondes, contre 1-2 sec pour un météore normal) = ta
durée de 5 secondes
-
Des boules
de feu extrêmement colorées orange → vert émeraude
-
Des
trajectoires rasantes plein sud, sans traînée persistante
-
Une forte
magnitude qui fait paraître l'objet énorme ("deux avions de ligne")
-
Le vert
fluorescent s'explique chimiquement : combustion du magnésium et du nickel du
météoroïde + ionisation de l'oxygène atmosphérique.
C. Ce qui ne colle pas avec un avion / ballon / satellite
Avion / hélico : pas de feux de navigation clignotants, pas de bruit,
vitesse trop élevée pour un hélico, changement de couleur et de forme
impossible
Ballon : 5 secondes en ligne droite plein sud, pas de vent porteur à
5000 pieds vers l'océan à cette heure
Satellite / débris : à 18h30, un satellite en flare aurait une traînée
et ne changerait pas de forme rond → cigare
D. Pourquoi ce n'est pas un vrai "cigare" solide
L'aspect "cigare qui luit de chaque côté" est l'enveloppe de
plasma qui s'étire autour du corps lors de la rentrée. Quand le bolide
s'éteint, il disparaît d'un coup, sans s'éloigner — exactement ce que
décrit "disparu aussi soudainement qu'elle était apparue".
Probabilité d'explication naturelle : 85% bolide Tauride, 10% rentrée
de micro-débris, 5% inexpliqué résiduel (durée un peu longue et absence totale
de traînée)
En une phrase : Ce n'est pas une soucoupe, c'est très probablement un
bolide exceptionnellement coloré et lent de la pluie des Taurides, observé dans
des conditions crépusculaires idéales depuis la banlieue nord d'Accra, d'où la
surestimation de taille et l'effet de sidération.
Source : UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/51439b9a0ad2e1e9be4532bc/UFO%20Sighting%20in%20Accra%20(Ghana)%20on%20Thursday%2010%20November%202005
11 MAI 2011 —
TROIS OBJETS LUMINEUX - GHANA
Date : 11 mai 2011
Heure : environ 05 h 30
Lieu : Ghana — localisation précise non indiquée
Un témoin publia
une vidéo montrant trois objets lumineux.
Selon son témoignage :
-
Trois objets étaient visibles ;
-
Ils étaient proches les uns des autres ;
-
Ils semblaient se déplacer vers l'est ;
-
L’observation eut lieu peu avant le lever du Soleil ;
-
Le témoin réussit à les filmer.
Le récit fut publié le 13 mai
2011 par UFO Sightings Daily. Une copie photographique/vidéo a également été
archivée sur Flickr.
Article UFO SIGHTING DAILLY
Date d'observation : 11 mai 2011
Lieu d'observation : Ghana, Afrique de l'Ouest
Photo :
Une photo de l’observation du 11 mai 2011 au Ghana
Déclaration d'un témoin oculaire :
« Bonjour, ce matin vers 5 h30, nous avons une vue très claire de trois
objets dans le ciel. J'ai pu les filmer pendant un certain temps, et c'est la
première fois qu'ils apparaissent si proches les uns des autres à cette
heure-ci. Ils semblent disparaître à l'est juste avant le lever du soleil.
Alors regardez bien et voyez ce que j'ai vu en direct du Ghana, en Afrique de
l'Ouest. »
Accès à la vidéo sur
YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=WlXhLOdkhNY&t=32s
Sur FLICKR
Ghana, Afrique de l'Ouest, observation d'un OVNI de trois
orbes lumineux au-dessus de la maison, 11 mai 2011
Vidéo. bit.ly/iJjoFr
Prudence
La source est ufologique et non scientifique. Il n'est pas possible, à
partir des informations disponibles, de déterminer ce qu’étaient ces lumières. C’est
une intervention de lecteur sur ce site. Pas d’enquête, ni même de
renseignements demandés au témoin !
04 FEVRIER 2014
— TEMA – GREATER – ACCRA REGION - GHANA
Un cas actuellement
présent dans la base du National UFO Reporting Center (NUFORC) mérite d'être
signalé, mais avec une réserve très importante.
Fiche originale NUFORC
n° 196979
Ce que dit exactement la fiche
- Lieu : Tema, Greater Accra Region, Ghana
Date indiquée : 4 février 2014
Heure : 03 h 50 heure locale
Durée indiquée : 2014–2016
Nombre d'observateurs : 1
Forme enregistrée par NUFORC : « Changing »
Couleur : noire
Observation depuis : le sol
Élévation : 45°
Caractéristiques signalées :
-
Émission
de faisceaux ;
-
Changement
de couleur ;
-
Effets
électriques ou magnétiques.
Mais le récit est beaucoup plus particulier qu'une simple observation
d'OVNI.
Le témoignage
Le déclarant affirme qu'en 2014, alors qu'il avait huit ans, il aurait
rencontré deux êtres qu'il identifie comme des extraterrestres.
Il les décrit comme :
-
Légèrement
plus grands que lui à cette époque ;
-
Mesurant
approximativement 4 à 5 pieds ;
-
De couleur
bleu clair ;
-
Minces ;
-
Avec de
grosses têtes ;
-
D’apparence
enfantine.
Selon son récit, ces êtres communiquaient avec lui télépathiquement et lui
auraient transmis la capacité de contrôler et modifier le temps. Il affirme
avoir utilisé cette capacité jusqu'en 2016.
L’Objet :
Le témoin décrit également un objet associé aux êtres.
Il s'agissait, selon lui, d'un engin :
-
Noir ;
-
En forme
de capsule ;
-
Comportant
de nombreux boutons et interrupteurs ;
-
Capable de
changer de forme.
Il affirme que les deux êtres l'auraient emmené dans des « voyages
inexpliqués » entre 2014 et 2016. Lorsqu'il aurait cessé d'utiliser son pouvoir
en 2016, les visites auraient cessé. Il indique ne plus avoir eu de contact
depuis.
Une précision capitale sur la date
La fiche NUFORC indique :
Occurred:
2014-02-04 03:50
Reported: 2026-04-08 09:46 Pacific
Duration : 2014-2016
Autrement dit, NUFORC n'a pas reçu ce témoignage en 2014. Il a été déposé
le 8 avril 2026, et publié le 9 avril 2026. Il s'agit donc d'un récit
rétrospectif, relatant des événements supposés avoir eu lieu douze ans
auparavant.
Peut-on parler d'une « observation d'OVNI » ? Je serais beaucoup plus
prudent. Le dossier est actuellement classé par NUFORC comme une observation de
forme « Changing », mais le texte du témoin est essentiellement celui d'une
rencontre alléguée avec deux êtres non humains, accompagnée d'un objet décrit
comme un drone/capsule.
.
Nous pouvons affirmer avec certitude :
Une personne a déposé en avril 2026 auprès de NUFORC un témoignage
concernant des expériences qu'elle situe entre 2014 et 2016 à Tema. En
revanche, nous ne disposons actuellement d'aucun élément permettant d'établir
que :
-
Les deux
êtres ont réellement été présents ;
-
L’objet
décrit existait matériellement ;
-
Des
voyages ont effectivement eu lieu ;
-
Le témoin
possédait une quelconque capacité de manipulation du temps.
Je n'ai trouvé aucune enquête indépendante, photographie, vidéo, article de
presse ghanéen contemporain ou autre témoin venant confirmer ce récit dans les
recherches effectuées. Et surtout, le témoignage n'a été enregistré dans
NUFORC qu'en 2026, soit douze ans après la date supposée de la première
expérience. Vu le manque d’information il n’a pas vraiment une utilité !
03 MARS 2020 — ACCRA - OBSERVATION A PARTIR
D’ACCRA - GHANA
Fiche UFO Hunters / MUFON
-
Date
: Tuesday 03 March 2020
-
Signalé le
: même jour, 03 March 2020
-
Lieu
: Accra, Greater Accra Region — coordonnées 5.6067° / -0.1866°
-
Classification
: Other
-
Duration
: 00:50:00
-
Source
: MUFON — Case Number #106557
Témoignage intégral
« Entre 15h10 et 16h00 (heure de l'Est), un objet (qui semblait être un
tubulaire) est apparu au-dessus de la mer, directement au sud d'Accra, Ghana et
directement à l'ouest de Sao Tome sur une application radar météorologique que
j'utilise appelée Myradar. Cet objet a semblé s'être retourné dans l'espace
pendant toute cette période après s'être initialement divisé en deux objets
vers 15h10. La seconde masse s'est ensuite dirigée vers le nord-ouest en
direction d'Abidjan, arrivant sur la terre ferme en environ 5 secondes avant sa
disparition. L'objet original a continué à dévaler pendant toute cette période.
»
« À 16 h15, l'image demeure, bien que le trajet emprunté change légèrement
car l'objet lui-même semble désormais se déplacer vers le nord-ouest plutôt que
de basculer sur place avec un second morceau en mouvement. »
« Bien que j'aie filmé quelques vidéos de l'écran de mon téléphone avec un
autre téléphone, peut-être que celle-ci se trouve aussi dans les archives
MyRadar. Notez que vous ne pouvez voir cette chose que lorsque vous êtes en
arrière, l'écran couvrant une zone allant d'Abidjan à Nembe au plus proche et
la moitié ouest du continent africain au plus large. »
Analyse
1. Ce n'est pas un OVNI dans le ciel d'Accra. Le témoin précise bien
qu'il regarde l'application météo MyRadar, pas le ciel. Il filme son écran de
téléphone avec un autre téléphone.
2. Le comportement décrit est un artefact radar typique :
Objet tubulaire qui "culbute" pendant 50 minutes au même endroit
au sud d'Accra / ouest de Sao Tomé = écho fixe ou bouclage de tuile radar0 Scission
en deux à 15h10 puis second morceau qui va vers Abidjan en 5 secondes :
impossible physiquement. Distance Sao Tomé-Abidjan ~ 1800 km en 5 sec = Mach
1000+ Visible uniquement quand on dézoome au maximum (Abidjan à Nembe, voire
moitié ouest de l'Afrique) : c'est le signe classique d'un défaut de rendu /
stitching de la couche satellite/radar globale de MyRadar quand on est en vue
continentale.
MyRadar agrège des données NOAA, EUMETSAT et des radars au sol. Au large du
Golfe de Guinée, il n'y a pas de radar au sol, donc l'app affiche une
interpolation satellite. Des artefacts tubulaires et en "tumble"
apparaissent régulièrement lors des mises à jour.
3. Pourquoi MUFON l'a gardé
:
MUFON classe tout signalement radar comme "Other" même sans
observation visuelle corroborante. Le cas est intéressant parce que le témoin a
eu le réflexe de demander une vérification d'archives MyRadar.
Résumé :
Ce 3 mars 2020 n'est pas une lumière dans le ciel d'Accra, c'est une trace
radar sur une app météo, durant 50 minutes, avec scission et déplacement
ultra-rapide vers Abidjan, visible uniquement en vue continentale.
L'explication la plus parcimonieuse est un artefact d'affichage / interpolation
satellite de MyRadar, pas un objet physique au-dessus du Golfe de Guinée.
C'est le seul cas "instrumental" du Ghana, et il illustre bien le
passage de l'ufologie visuelle (Keta 1958, Accra 2005) à l'ufologie de capteurs
/ écrans.
6 OCTOBRE 2022 — KUMASI / SANTASI-ATASOMANSO - GHANA
Fiche brute
-
Date
: 10/06/2022 — format US, donc 6 octobre 2022
-
Lieu
: Santasi–Atasomanso, Kumasi — banlieue sud-ouest de Kumasi, zone
résidentielle en expansion, collines, assez sombre la nuit
-
Témoin
: Michael R. — seul témoin nommé, pas de second témoin cité
-
Source
: US UFO Center, base "Ghana UFO Sightings" — un agrégateur, pas
NUFORC ou MUFON. Pas de numéro de cas, pas de rapport d'enquête, pas de photo.
C’est le témoin qui a du déposer ce cas. On ne retrouve à priori aucune autre
source.
Témoignage en deux parties :
Cela s'est produit dans la région de Santasi Atasomanso où j'ai d'abord vu
une énorme lumière clignotante qui semblait se trouver à environ trois cents
mètres.
En apparaissant plus clairement, je pouvais maintenant voir qu'il
s'agissait d'un immense engin circulaire avec ce qui semblait avoir une fenêtre
de taille moyenne. Quand il fut assez proche, je pus aller regarder à
l'intérieur où j'aperçus un être humanoïde. Il avait de grands yeux et un long
nez pointu avec de petites oreilles de souris. Après quelques instants,
l'appareil monta et s'éloigna de ma position vers le nord.
Traduction de ce que tu cites : lumière clignotante massive à ∼300 m,
qui se rapproche, structure circulaire, fenêtre moyenne, humanoïde à
l'intérieur avec grands yeux, long nez pointu, petites oreilles de souris.
Analyse
1. Ce qui est intéressant — le parallèle avec 1991
C'est le deuxième cas à Kumasi avec humanoïde. Le cas de 1991 à Ashanti New
Town décrivait déjà une petite entité jaune, chauve, yeux noirs ovales, 4
doigts. Ici on a de nouveau : circulaire + fenêtre + humanoïde proche + grands
yeux + nez pointu + oreilles de souris. On retrouve le motif "jaune /
souris" propre à Kumasi. Soit tradition locale, soit contamination entre
récits.
2. Les signaux faibles de crédibilité
Distance évolutive 300 m → "assez proche pour regarder à
l'intérieur" : impossible sans que le témoin ne marche vers l'objet.
Il dit "I was able to go and look inside" — il s'approche
d'un engin inconnu clignotant de plusieurs mètres ? Comportement à risque
extrême, rarement rapporté.
Pas de données : pas d'heure précise, pas de durée, pas de direction
d'arrivée sauf départ vers le nord, pas de bruit, pas de photo malgré téléphone
portable en 2022.
Source : US UFO Center est une base de contenu qui copié-collé des
témoignages sans vérification, entourée de pubs pour GhostWalks. Contrairement
à NUFORC (47687) qui vérifie au téléphone, il n'y a pas d'enquête. En
conséquence, aucune analyse et on sait très bien que sur les bases ouvertes ou
le public dépose ses observations, il y a des « fakes » et bien
souvent des observations peu détaillées qu’on peut facilement rapporter à des
phénomènes connus. La fiabilité de ces bases est donc très limitée !
3. Hypothèses prosaïques les plus probables, en admettant que ce témoignage
soit véridique.
À Santasi-Atasomanso en 2022 :
Drone lourd avec LED + nacelle : à 300 m la nuit, un drone
professionnel type DJI Matrice avec lumière clignotante anti-collision peut
paraître "huge flashing light". La "fenêtre" peut être la
nacelle caméra, l'humanoïde une paréidolie (ombre de la nacelle). Départ vers
le nord = retour au point de décollage.
Lanterne / structure gonflable : Kumasi a beaucoup de célébrations
avec lampions. Mais la description "circulaire + fenêtre" colle
moins.
Hallucination / rêve éveillé / misperception : le motif "je
m'approche et je vois un être dedans" est typique des rencontres
rapprochées de type RR3 à haute étrangeté, souvent liées à un état de
conscience altéré (fatigue, palu).
4. Pourquoi il reste quand même dans le catalogue
Même si fragile, c'est le seul cas ghanéen post-2020 avec occupant. Il
montre l'évolution du phénomène au Ghana : on passe des lumières lointaines
(Keta 1958, Accra 2005, Accra radar 2020) aux rencontres avec entités à Kumasi
(1991 et 2022). C'est exactement ce que les ufologues appellent le "biais
culturel" : à Kumasi, on voit des êtres, à Accra, on voit des lumières.
GUINEE
17 - Guinée (Guinée-Conakry) —
ancienne Guinée française
18 - Guinée-Bissau — ancienne
Guinée portugaise
19 - Guinée équatoriale —
ancienne Guinée espagnole
Chapitre XII – 19
17 - GUINEE
CONAKRY
Ancienne Guinée française.
FÉVRIER 2003 – YOMOU (RÉPUBLIQUE DE GUINÉE - KONAKRY) - OBSERVATION D'UN
OVNI – UAP
TÉMOIGNAGE DE GBATO ALPHONSE ALIAS NEPSON PARADIS,
ARTISTE, CHANTEUR DE REGGAE YACOUBA – ENQUETE SUR LE TERRAIN DE JEAN-CLAUDE
SADIA
LA VILLE
– SITUATION – INFORMATIONS DIVERSES
01 Photo : Carte régionale
02
Photo : Village de Yomou en Guinée.
Yomou
est une ville commerçante où l'on vend notamment du riz, du manioc, du café, de
l'huile et des noix de palme.
En 2005, ce n’était qu’un village
de 5000 d’habitants à peine. La photo de cette petite ville est de 2020
environ, la région à totalement changée. (Source majoritaire :
Wikipédia)
LE
TEMOIN
03 Photo : Nepson Paradis qui donne un spectacle pour les habitants
dans un village de la Côte d’Ivoire.
Gbato Alphonse est né le 02 janvier 1968 à Danané à l'ouest de la Côte d'Ivoire
dans le Tonkpi. Il est bien connu de Jean Claude Sadia qui dirigeait en Côte
d’Ivoire les Rencontres UFO d’Abidjan dans les années 2005-2012 en Côte
d’Ivoire.
On peut écouter ses œuvres, divers albums dont
Géniocratie ou réconciliation sur You Tubes : https://www.youtube.com/@nepsonParadis
04
Photo : Nepson Paradis lors d’une représentation.
Nepson Paradis est d’une gentillesse reconnue,
apprécié par son entourage, un artiste dans l’âme et il n’hésite pas à chanter
pour ses amis et présenter des spectacles dans de nombreuses associations. Son
témoignage est reconnu comme sérieux.
Quelques années plus tard, dès lors que les événements
se sont arrêtés, Nepson Paradis, est rentré en Côte d’Ivoire.
L’OBSERVATION
04 1 Photo : panique dans le
village, les enfants vont se cacher….
D’abord parti de la Côte
d’ivoire, précisément de Danane à cause de troubles politiques, il arrive en
guinée après s’être enfui par la forêt. C’est ainsi qu’il sera logé dans le
camp de réfugiés de Nonan dans la sous-préfecture de Péla. (Rattaché à la Préfecture
de Yomou). A vol d’oiseau, Péla est à 235 kms de Danane, donc parcourant pistes
et chemins à travers la forêt vierge, les montagnes pour éviter la guerre et
les massacres, il a donc parcouru de 250 à 300 kms !
Étant artiste, Nepson Paradis
occupe ses journées à réunir les enfants autour d’activités culturelles qui se
résument en des danses, ballets et autres prestations scéniques. Petit à petit,
ses activités prennent de l’importance et commencent à intéresser les localités
aux alentours. C’est ainsi qu’il fut invité lui et sa troupe par le Sous-préfet
de Péla et le maire de la ville de Yomou.
Avec son groupe d’animation, il
prépare le spectacle et il a dû les devancer à Yomou pour la synchronisation du
spectacle avec l’orchestre local. Les riverains s’organisent afin de leur
réserver un accueil chaleureux et quand tout fut fin prêt, en février 2003, le
spectacle put commencer et Paradis donna enfin son premier concert de
l’histoire de sa carrière d’artiste.
05 Image d’artiste, reconstituant
l’accueil par le Sous-Préfet de Péla et le maire de Nonan de Nepson Paradis,
Artiste Ivoirien et réfugié en Guinée en 2003.
L’observation se fait sous un
angle de 45° à peu près et l’objet finit par atteindre une taille qui dépasse
celle apparente du soleil avec des scintillements de couleurs jaune et bleu à
son périmètre. La présence de cette boule sema une panique générale.
Les enfants allèrent se
cacher entre les maisons, cependant Paradis resta sur place criant de joie,
clamant qu’il s’agissait de ses ancêtres venus le soutenir à son premier
concert live. Il invita les autres à le rejoindre tout en les rassurant et ceux-ci
quittèrent leurs cachettes pour venir observer l’étrange phénomène avec lui.
L’observation dura environ 20 mn, le groupe de témoin pu observer ce phénomène,
qui resta immobile durant ces 20 minutes, puis tout d’un coup la boule à
disparue dans le ciel à une vitesse relativement importante, vers l’ouest.
Selon les autochtones ce phénomène est récurrent dans la région.
Source : Enquête auprès du
témoin par UFO ABIDJAN (Côte d’Ivoire) - Direction : Jean Claude Sadia -
Email : sadiaverel@yahoo.fr
RAPPORT D'OBSERVATION N°
GN-0302-001
Archive Gérard Lebat – GEOS France.
Titre : Observation d’une boule
lumineuse stationnaire lors d’un concert à Yomou
Source de l'enquête : UFO ABIDJAN
Statut du rapport : Analyse préliminaire -
Témoignage unique non corroboré sur place
1. RÉSUMÉ DE L'OBSERVATION
En février 2003, aux alentours
de 02h00 du matin, un groupe de personnes (artistes, représentant du préfet et
riverains) se déplaçant dans les rues de Yomou (Guinée forestière) a été
survolé par une source lumineuse non identifiée.
Selon le témoin principal,
Gbato Alphonse (alias Nepson Paradis), une boule lumineuse blanchâtre aux
contours flous est arrivée de l'est, a dépassé le groupe, puis s'est
immobilisée à environ 60 mètres de distance, dans le ciel, sous un angle
d'environ 45 degrés.
06
Photo : Nepson Paradis chez lui.
2. CONDITIONS D'OBSERVATION
- Date : Février 2003 (jour non
précisé)
- Heure : ~02h00 (nuit noire)
- Lieu : Ville de Yomou,
Préfecture de Yomou, Guinée forestière (Zone non loin du Mont Nimba).
- Direction
d'apparition : Est
- Direction
de disparition : Ouest
- Durée
totale : Environ
20 minutes (observation statique longue).
- Environnement
: Urbain
(rue de ville, retour de concert), ciel dégagé (supposé).
- Témoins : Multiples (M. Nepson
Paradis, le représentant du Sous-préfet, les artistes de la troupe,
enfants du groupe). La panique initiale, suivie d'une observation
collective, renforce la cohésion du témoignage.
3. DESCRIPTION DE L'OBJET
- Forme : Sphérique / Boule.
- Couleur
principale : Blanchâtre.
- Particularités
optiques : Contours
flous, scintillements de couleurs (jaune, bleu) à la périphérie.
- Comportement
dynamique :
- Phase 1
: Arrivée rapide depuis l'est, dépassement du groupe.
- Phase 2
: Arrêt brusque sur un point fixe, à altitude constante (environ 45°).
- Phase 3
: Augmentation de la taille apparente (phénomène d'approche ou
d'augmentation d'intensité lumineuse).
- Phase 4
: Stationnaire parfait (20 minutes).
- Phase 5
: Départ accéléré vers l'ouest.
4. ANALYSE DU PHÉNOMÈNE
4.1. Hypothèses
d'identification classiques (Débunking)
- Aéronef
conventionnel : Impossible.
Un hélicoptère ou avion ne reste pas stationnaire 20 minutes à basse
altitude sans bruit, et n'a pas cet aspect de "boule floue".
- Satellite
/ ISS : Trop
bas (angle de 45°, sensation de proximité) et surtout, un satellite ne
fait pas de stationnaire. Il se déplace linéairement.
- Météore /
Bolide : Durée
trop longue (20 min) ; un météore dure quelques secondes.
- Lanternes
célestes (chinoises) : Correspondent à la couleur chaude et au déplacement lent, mais
sont impossibles ici : elles ne se déplacent pas à vive allure au début,
ne font pas de stationnaire parfait face au vent, et ne disparaissent pas
en accélérant vers l'horizon. Le contexte (brousse guinéenne en 2003) rend
cette pratique très peu probable.
- Astres
(Vénus/Jupiter) : Très
brillants parfois, mais ils ne se déplacent pas rapidement pour
"dépasser" un groupe, et ils suivent la rotation terrestre (ils
se couchent lentement, ils ne disparaissent pas en accélérant).
4.2. Évaluation du témoignage
et de la psychologie du témoin
- Contexte
post-traumatique : Le
témoin principal, Nepson Paradis, est un réfugié ivoirien ayant fui la
guerre. Il vit dans un camp et organise des activités pour surmonter ce
traumatisme.
- État
émotionnel : Là
où les autres (enfants) ont eu peur, M. Paradis a crié de joie. Il a
immédiatement interprété le phénomène comme "ses ancêtres" venus
le soutenir pour son premier concert. Cette interprétation
culturelle est cruciale. En Afrique de l'Ouest, le lien avec les
ancêtres et les manifestations lumineuses dans la nature est un thème
récurrent.
- Cohérence
: Le
fait que les autres témoins, rassurés, soient sortis de leur cachette pour
observer à leurs côtés, et que l'observation ait duré 20 minutes, élimine
la possibilité d'une hallucination collective fugace.
4.3. Phénomène physique connu :
Le "Ball Lightning" (Foudre en boule) ?
- La foudre
en boule est un phénomène électrique atmosphérique rare, se présentant
comme une sphère lumineuse flottant dans l'air, parfois de la taille d'un
pamplemousse à quelques mètres. Elle peut être blanche, jaune ou bleue.
- Arguments
contre : La
foudre en boule dure généralement quelques secondes, rarement plus d'une
minute. Une observation de 20 minutes est incompatible avec les données
scientifiques actuelles sur ce phénomène. De plus, elle est souvent liée à
des orages (non mentionné ici).
4.4. Hypothèse privilégiée :
Manifestation de Plasma froid ou Phénomène telluriqueLa région du Mont Nimba est une
zone géologiquement ancienne et riche en minerais (fer). La combinaison de la
géologie locale et des conditions météorologiques peut parfois produire des
phénomènes de lumière tellurique.
- Principe
: Sous
certaines contraintes tectoniques, les roches riches en quartz peuvent
générer des effets piézoélectriques. Combiné à l'ionisation de l'air, cela
peut créer des boules lumineuses (plasmoïdes).
- Observation
récurrente : Le
rapport mentionne que "Selon les autochtones ce phénomène est
récurrent dans la région." C'est l'élément le plus
important. Si les habitants de Yomou connaissent ce phénomène, il ne
s'agit probablement pas d'engins extraterrestres, mais bien d'un phénomène
naturel local (un "Panache" ou "Feu follet"
de montagne).
5. CONCLUSION DE L'ANALYSE
|
Critère |
Évaluation |
|
Crédibilité du témoin |
Bonne. Le
témoignage est précis, collectif, et le témoin principal est identifiable
(artiste). Son interprétation "ancestrale" est culturelle et
n'invalide pas la réalité physique de l'observation. |
|
Fiabilité technique |
Moyenne. Manque
de données scientifiques (heures exactes, météo, autres témoins interrogés
par enquêteurs indépendants). |
|
Phénomène expliqué |
Peu probable. Aucun
phénomène astronomique ou aéronautique classique ne correspond à une
immobilisation de 20 min suivie d'une accélération rapide. |
|
Phénomène inexpliqué |
Élevé. Correspond
à la catégorie des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) de type
"Lumière stationnaire". |
|
Hypothèse naturelle |
Plausible. L'environnement
(zone minière du Nimba) et la récurrence signalée par les autochtones
orientent fortement vers un phénomène géophysique méconnu (plasmoïde
tellurique). |
Avis final :
Il s'agit d'un dossier solide
de PAN de Type 1 (Lumière nocturne).
L'analyse écarte les méprises
avec des objets conventionnels. La piste la plus sérieuse pour expliquer ce
phénomène récurrent dans la région forestière de Guinée serait
une manifestation géophysique locale liée aux particularités du
sous-sol du Mont Nimba, produisant des décharges lumineuses atmosphériques de
longue durée, interprétées localement comme des esprits ou ancêtres.
Des investigations sur place
(interviews d'autres anciens de Yomou, étude géologique sommaire) seraient
nécessaires pour confirmer la nature exacte de ce phénomène.
Enquête de base vers 2008
auprès du témoin de Jean Claude Sadia, étude complémentaire 2026 de Gérard
Lebat.
23 AOUT 2022 —SIQUIRI - GUINEE KONAKRY
NUFORC 171711 - Siguiri - et il pose plus de questions qu'il n'en
résout.
1. La fiche officielle existe bien
Le dossier est bien référencé sur le site du National UFO Reporting Center
:
·
Produit :
23-08-2022 21:46
·
Locaux
Rapporté : 13-09-2022 09:51
·
Pacifique
- Lieu : Wellfleet, préfecture de Siguiri, Guinée
·
Détails de
localisation : Les montagnes vallonnées, treeie
·
Forme :
Cigare
Characteristics: Lumières sur un objet, aura ou brume autour de l'objet,
laissé une traînée, émis d'autres objets, émets de faisceaux, changement de
couleur, avions à proximité, effets électriques ou magnétiques, possible
enlèvement
Texte intégral du témoin, tel quel :
Forme de cigare volant. Il filait, volait, dans le ciel. Les lumières
clignotaient. Forme de cigare.
Posté le 2022-10-08. Le miroir ufoscans.com reprend exactement la même
entrée.
C'est tout. Pas de photo, pas de vidéo, pas de rapport complémentaire.
2. Les anomalies qui font douter de la crédibilité
C'est une fiche très atypique pour NUFORC :
a) Localisation
incohérente : "Wellfleet, Siguiri Prefecture, Guinea". Wellfleet
est une ville du Massachusetts,
USA. Siguiri est une préfecture au nord-est de la Guinée, région de Kankan, à 368 m d'altitude, zone d'orpaillage,
très rurale. Le système a visiblement mélangé deux lieux.
b) 743 observateurs
: Le champ No of observers: 743. Pour une observation en brousse à
21h46 sans aucun relais dans
la presse guinéenne, c'est statistiquement impossible. Les cas africains avec autant de témoins (comme Papua
New Guinea 1999) génèrent des articles.
c) Durée = heure : Le
champ Duration : 9:48 PM au lieu d'une durée en secondes/minutes. Le témoin a confondu l'heure et la durée.
d) Toutes les cases cochées: Lights,
Aura, Trail, Emitted other objects, Emitted beams, Changed Color, Aircraft nearby, Electrical
effects, Possible abduction. En
ufologie, cocher 9 caractéristiques extrêmes
pour une description de 2 phrases est le signe classique d'un rapport troll ou
d'une erreur de saisie web où toutes
les checkboxes sont restées cochées.
e) Signalement tardif et
lointain : Observé le 23 août en Guinée (UTC+0), mais rapporté le 13 septembre depuis le fuseau Pacifique
US (09:51 Pacific). Soit un expatrié américain de retour, soit quelqu'un qui n'était pas sur
place.
f) Orthographe
: "treeie" au lieu de "treey" /
"tree-covered" renforce l'idée d'une saisie rapide et non relue.
En bref, c'est un rapport
NUFORC de très faible qualité, classé dans la base mais non enquêté. Le risque de « fake » est
important dans ce cas.
3. Que pourrait être un "cigar avec lumières clignotantes qui
zoome" à Siguiri à 21h46 ?
À cette date, il faut garder 3 hypothèses prosaïques ouvertes :
Avion de ligne à haute altitude. Vu de face / légèrement de côté la
nuit, un avion ne montre que ses strobes blancs/rouges clignotants alignés.
L'effet de perspective écrase les ailes et donne une forme allongée
"cigare". Siguiri est sous le couloir Bamako - Conakry.
Train Starlink. SpaceX a lancé 53 Starlink le 19 août 2022 depuis la
Floride. Du 21 au 24 août, le train était encore serré et très brillant au
crépuscule. Vu à l'œil nu depuis l'Afrique de l'Ouest, il apparaît comme un
long cigare lumineux qui traverse le ciel très vite, avec des
"clignotements" quand les satellites tournent.
Canular / méprise. Le nombre de 743 témoins et la description
ultra-courte ne permettent aucune triangulation.
Il n'y a aucun autre signalement le même soir en Guinée dans la base
NUFORC, ni dans la presse locale que j'ai pu interroger. La Guinée est
extrêmement sous-représentée dans NUFORC (moins de 5 cas historiques), ce qui
rend toute vérification locale difficile.
Source NUFORC : https://nuforc.org/sighting/?id=171711
28 DÉCEMBRE 2024 — SOUMANKOÏ / KANKAN – GUINEE KONAKRY
L'« OVNI » qui tombe dans une plantation de
manguiers » Guinée News
Cas similaire deux
jours plus tard à Farako, dans le
secteur de Batè-Loba (voir ci-dessus)
Il a été confondu
au début avec un satellite tombé, d'où le titre de Guinée news : Un objet
volant non identifié, de type OVNI, qui ressemble visiblement à un satellite,
est tombé dans une plantation de mangues dans la localité de Soumankoï, situé à
environ 14 kilomètres de la ville de Kankan.
Ce qui s'est vraiment passé
Ce n'est pas un OVNI, c'est le
vol stratosphérique américain THUNDERHEAD FLIGHT 714 - HBAL714
·
Lancement : 17/12/2024 à 5:25 UTC depuis
Hurley, South Dakota, USA
·
Identifiant : HBAL714
·
Fin de vol : 12/28/2024
·
Durée : + 11 jours
Le ballon a été lancé depuis le
Dakota du Sud, et après avoir traversé l'océan Atlantique, il a atteint la côte
africaine fin décembre. Un changement soudain de vents a poussé le ballon à
entrer au-dessus du territoire guinéen.
Le 28 décembre, la charge utile a
été trouvée dans une plantation de mangues près de la ville de Soumankoi, à
environ 14 km de Kankan, tandis que le ballon est apparu à proximité à Farakó,
un secteur du district de Batè-Loba également dans la préfecture de Kankan
Atterrissage confirmé par
StratoCat :
Site d'atterrissage : Dans une
plantation de mangues dans la ville de Soumankoi, à environ 14 km de Kankan, en
Guinée
C'était quoi techniquement ?
Le Thunderhead Balloon
System est une plateforme stratosphérique pilotable développée par Raven
Aerostar / Aerostar pour des missions de longue durée :
C'est un ballon super-pression en
forme de citrouille, en polyéthylène, qui vole entre 15 et 28 km d'altitude,
bien au-dessus des avions de ligne. Il porte une nacelle avec panneaux
solaires, GPS, Iridium, transpondeur ADS-B.
Ce type de ballon peut traverser
l'Atlantique en 10 jours en surfant sur les vents stratosphériques. Celui-ci a
dérivé vers le sud et est redescendu sur la Haute-Guinée, grande région
productrice de mangues.
La suite - qui a fait le buzz
international
L'événement a eu un grand impact
dans les médias locaux et les médias internationaux en français.
France 24 Les Observateurs a
titré "Guinée : que sait-on des objets volants non identifiés retrouvés
dans la région de Kankan ?"
Et surtout, la récupération a mal
tourné :
Deux Britanniques, Paul Inch et
Richard Perham, furent envoyés peu après pour récupérer l'équipement du ballon
de recherche sous contrat avec Aerostar International, mais furent arrêtés
quelques jours après leur arrivée et accusés d'espionnage et de violation de
l'espace aérien
Ils ont passé 100 jours à la
prison centrale de Conakry, dans des conditions inhumaines, avant d'être
libérés sous caution en avril 2025 et de rentrer à Londres fin mai.
Intérêt ufologique du cas :
Montre comment les ballons modernes génèrent des "crash OVNI" en
Guinée, exactement comme à Yomou 2003 où la boule lumineuse a été interprétée
comme ancêtres.
Quelques sources vérifiables pour le cas Soumankoi
/ Kankan - 28 décembre 2024, classées par type.
1. Source technique - identification du ballon
StratoCat - Fiche
de vol THUNDERHEAD FLIGHT 714
C'est la base de données mondiale des ballons stratosphériques. C'est elle qui
prouve que ce n'est pas un satellite.
URL : https://stratocat.com.ar/fichas-e/2024/HRL-20241217.htm
Ce que dit la fiche :
·
Lancement: 12/17/2024 at 5:25 UTC - Launch site:
Hurley, South Dakota, US
·
ID: HBAL714
·
Fin : 12/28/2024
·
Site d’atterrissage: In a mango plantation in the
town of Soumankoi, about 14 km of Kankan, Guinea
·
Trajectoire
: Le ballon a été lancé depuis le Dakota du Sud, et après avoir traversé
l'océan Atlantique, il a atteint la côte africaine... Un changement soudain de
vents a fait entrer le ballon au-dessus du territoire guinéen.
·
Description
système : Le système de ballon Thunderhead est une plateforme polyvalente
orientable développée par Raven Aerostar
Liste 2024 : https://stratocat.com.ar/globos/2024e.htm
Hurley (SD) | 12/17 | +
11 d | THUNDERHEAD FLIGHT 714 | In a mango plantation in the town of Soumankoi,
about 14 km of Kankan, Guinea
2. Sources guinéennes - la méprise OVNI au début
Guinée news - 29/12/2024 (repris par Cote-d-Ivoire.net)
URL : https://www.cote-d-ivoire.net/news=1835882
Un objet volant non identifié, de type OVNI, qui ressemble visiblement à un
satellite, est tombé dans une plantation de mangues dans la localité de Soumankoi,
situé à environ 14 kilomètres de la ville de Kankan.
Même article sur Phoenix Browser : Soumankoi/Kankan : Un engin ressemblant
à un satellite tombe dans un champ
3. Sources internationales - enquête journalistique
a.
France
24 - Les Observateurs
b. Titre : "Guinée : que sait-on des objets
volants non identifiés retrouvés dans la région de Kankan ?"
c. URL : https://observers.france24.com/fr/afrique/20250108-guinee-kankan-objets-volants-non-identifies (lien cité dans StratoCat)
d.
StratoCat
le liste dans ses références externes : Guinée : que sait-on des objets
volants non identifiés retrouvés dans la région de Kankan ? France 24 website
e.
Media
Guinée
Titre : "Kankan/Soumankoi : l’objet
semblable à un aérostat qui s’est écrasé dans un champ récupéré par les
autorités"
f.
Cité par
StratoCat comme référence.
4. Suite judiciaire - les deux Britanniques arrêtés
- Toujours sur la fiche StratoCat : - Deux Britanniques, Paul Inch et
Richard Perham, furent envoyés peu après pour récupérer le matériel... mais
furent détenus... et accusés d'espionnage
Sources complètes listées par StratoCat :
Nation Cymru : «
L'homme de Blaenau Ffestiniog rentre chez lui après l'épreuve de la prison de
Guinée »
Wales Online : « L'épreuve
de 100 jours du père de cinq enfants... »
Daily Mail : « Comment une
mission de récupération d'équipement de quatre jours s'est transformée en 100
jours cauchemardesques... »
FIN DECEMBRE 2024 - 1er JANVIER 2025 — FARAKO / BATÈ-LOBA, KANKAN - GUINEE KONAKRY
Le cas est bien réel en tant que découverte d'un objet, et plusieurs médias
guinéens l'ont rapporté le 1er et le 2 janvier 2025.
Localisation
L'objet aurait été découvert à Farako, dans le secteur de Batè-Loba,
relevant de la sous-préfecture de Balandou, préfecture de Kankan, en
Haute-Guinée.
Les sources locales situent l'endroit à environ 40 km de Kankan.
Circonstances
Selon le témoignage recueilli par Guinéenews, l'objet serait arrivé au sol
le mercredi 1er janvier 2025 vers 17 h. Un habitant raconte avoir été averti
alors qu'il se trouvait dans un centre de santé. Il s'est rendu sur place avec
d'autres personnes. À leur arrivée, quatre pick-up appartenant aux services de
défense et de sécurité étaient déjà présents. Les militaires auraient éloigné
la population afin d'examiner l'engin.
Le témoin rapporte ensuite que les autorités auraient déclaré qu'il
s'agissait : d'un engin « sous-forme de ballon », mais comportant «
un appareil technologique ».
L'objet aurait finalement été embarqué dans un véhicule pour être
transporté vers Kankan.
2. Les premières descriptions sont très intéressantes
Les premières dépêches parlent d'un :
·
« Objet
technologique volant non identifié » ;
·
Objet
ressemblant à un satellite ;
·
Appareil
ayant chuté du ciel ;
·
Engin de
type ballon comportant une charge technologique.
Les photographies publiées montrent effectivement un objet très différent
de l'image classique d'une soucoupe volante.
Mediaguinee indique également que des photos et vidéos avaient été
transmises aux journalistes et que l'on pouvait voir plusieurs personnes en
uniforme autour de l'appareil.
Lerevelateur224 publie le même type d'informations et indique que
des habitants auraient été réticents à parler, certains affirmant que les
autorités leur auraient demandé de ne pas s'exprimer.
3. La découverte est-elle liée à Soumankoï ?
Très probablement oui. C'est le point le plus intéressant de l'affaire. Quelques
jours auparavant, le 28 décembre 2024, une nacelle avait été retrouvée dans une
plantation de manguiers à Soumankoi, à environ 14 km de Kankan. France 24 a
enquêté sur les deux objets et a fait examiner leurs photographies par des
spécialistes. Le résultat est particulièrement intéressant : le premier objet
était très probablement une nacelle de ballon stratosphérique.
Et le second, celui de Farako, correspondrait vraisemblablement à
l'enveloppe ou à une partie de l'enveloppe du même ballon.
4. L'analyse du CNES
Le spécialiste interrogé par France 24 est Stéphane Louvel, chef de mission
des vols Ballons Stratosphériques Ouverts au CNES.
·
En
examinant les photographies du deuxième objet, il identifie notamment :
·
Un système
conique ;
·
Une plaque
circulaire ;
·
Des
éléments correspondant vraisemblablement au système de séparation ;
·
Une partie
pouvant correspondre au sommet de l'enveloppe.
Son diagnostic est : « un ballon en polyéthylène de petite taille ». C'est donc très différent d'un engin
spatial ou d'un appareil extraterrestre.
5. La découverte de Stratocat est particulièrement importante.
La recherche permet d'aller encore
plus loin. Le site spécialisé Stratocat a identifié le ballon comme : HBAL714 —
Thunderhead Flight 714 Il aurait été lancé le : 17 décembre 2024 à 05 h 25 UTC depuis
: Hurley, Dakota du Sud, États-Unis par Aerostar.
Le vol a duré environ 11 jours et s'est terminé le 28 décembre 2024.
Stratocat indique que la nacelle a été retrouvée dans une plantation de
manguiers à Soumankoï, tandis que le ballon aurait été retrouvé à proximité, à
Farakô, dans le secteur de Batè-Loba.
C'est une donnée extrêmement intéressante : elle fournit une liaison
matérielle et chronologique entre les deux découvertes.
6. Une petite correction chronologique
Il faut faire attention à la formulation « quelques jours plus tard ».
Les médias ont largement diffusé l'affaire de Farako le 1er janvier 2025, mais
France 24 a recueilli une information selon laquelle l'objet avait en réalité
été découvert plusieurs jours auparavant, et que sa découverte n'avait été
médiatisée que le 1er janvier.
Donc, nous préférons titrer ce cas : Fin décembre 2024 / 1er janvier
2025 — Farako, Batè-Loba Plutôt que de présenter sans réserve le 1er janvier
comme date exacte de la chute.
En revanche, Guinéenews rapporte explicitement un témoignage situant
la chute au 1er janvier vers 17 h. Il
existe donc une discordance documentaire sur la date, que nous préferons
signaler.
7. Pourquoi l'affaire a-t-elle été qualifiée d'« OVNI » ?
Le terme est ici utilisé dans son sens littéral : objet volant non
identifié = objet dont l'origine n'était pas connue au moment de sa découverte.
Les médias guinéens ne disposaient pas alors d'informations permettant de
déterminer sa nature. L'absence de communication officielle a renforcé les
interrogations.
Mais après examen des photographies par des spécialistes, l'hypothèse d'un
élément de ballon stratosphérique devient nettement plus convaincante.
Source : Article France 24
consacré aux deux objets de Kankan
Fiche Stratocat —
Thunderhead Flight 714 / HBAL714
Article original de
Guinéenews sur Farako
23 SEPTEMBRE 2025 —
CONAKRY, GUINÉE CONAKRY
Photo : Photo extraite du fi et
un agrandissement/ L’objet est petit, peu visible sur l’image/
La publication a été mise en
ligne sur r/ufo le 24 septembre 2025, donc le lendemain de l'observation
alléguée. C'est un élément intéressant : le témoignage n'est pas une histoire
apparue plusieurs années après les faits. Le message indique :
·
Lieu : Conakry, Guinée
·
Date : 23 septembre 2025
·
Heure : vers 22 h
·
Durée annoncée : environ 26 secondes
·
Nombre de témoins : 1
·
Source de la vidéo : un membre de la famille de
l'auteur, qui se trouvait à Conakry
·
Nature du phénomène : objet lumineux dans le
ciel.
L'auteur précise lui-même
qu'il ne sait pas ce qu'il a vu et propose notamment l'hypothèse d'un drone.
La vidéo originale
Le message Reddit comportait
un lien vers un fichier Google Drive, présenté comme la vidéo originale
transmise par le membre de la famille. La publication conserve donc une trace
assez précise de la provenance du document.
Publication originale
Reddit — « Possible UFO in Conakry, Guinea »
Les réactions des
internautes
Les commentaires sont très
prudents. L'un suggère simplement : « Looks like an orb? »
Une autre avance l'hypothèse
d'un pointeur laser. L'auteur lui-même avait évoqué la possibilité d'un drone.
Cela signifie qu'il n'y a pas de consensus dans la discussion permettant
d'identifier l'objet.
Ce que nous pouvons
réellement établir
Il faut distinguer trois
niveaux.
1. L'existence de la publication : OUI
Elle est vérifiable et datée du 24 septembre 2025.
2. L'existence d'une vidéo : OUI, selon la publication
Le post contient un lien vers un fichier Google Drive
présenté comme la vidéo envoyée par un proche
du témoin.
L'identité de l'objet :
INCONNUE
Nous n'avons actuellement aucune analyse indépendante
permettant de dire de quel phénomène il s’agit.
Une réserve importante sur
la vidéo
Il manque plusieurs
informations indispensables pour une véritable analyse PAN :
Localisation précise à Conakry
orientation de la caméra
heure exacte
durée exacte
distance estimée de l'objet
hauteur angulaire
mouvement de la caméra
fichier vidéo original avec métadonnées
témoignage direct du vidéaste
Et surtout, un seul témoin est
déclaré.
Nous ne disposons pas non
plus, à ma recherche, d'une enquête réalisée par une association guinéenne, par
une autorité aéronautique ou par un organisme ufologique.
Source : https://www.reddit.com/r/ufo/comments/1np8pzh/possible_ufo_in_conakry_guinea/?utm_source=chatgpt.com
Chapitre XII -
20
18 - GUINÉE-BISSAU
Ancienne Guinée portugaise
DATE NON RETROUVEE – LIEU N0N RETROUVEE – GUINEE
BISSAU VOL DC6 MILITAIRE -
Il s’agit d’un témoignage recueilli par Rui/Ruy Ávila Castel-Branco ET le
cas ne se déroule pas au Mozambique ni en Guinée équatoriale, mais sur la
liaison Guinée-Bissau–Luanda, donc au-dessus de l’Afrique occidentale et
centrale/angolaise.
Deux sphères blanches accompagnant un DC-6
militaire
Les informations retrouvées
Le cas est repris dans un important article consacré aux archives de
Castel-Branco, publié par la revue brésilienne Revista UFO sous le titre UFOs
sobre a África. L'article précise que Castel-Branco avait constitué une
importante collection de témoignages de pilotes, contrôleurs et personnels
aéronautiques africains.
Le récit est également reproduit dans le dossier espagnol El Ojo Crítico,
consacré aux cas africains recueillis par Castel-Branco. Cette seconde source
est particulièrement intéressante car elle donne le nom du principal témoin.
·
Fiche du
cas
·
Période :
date exacte non indiquée dans les sources retrouvées
·
Lieu : en
vol, sur la route Guinée-Bissau → Luanda
·
Aéronef : DC-6 de la Força Aérea Portuguesa (FAP)
·
Altitude :
environ 16 000 mètres
·
Témoin principal cité : tenente aviador Telmo Xavier
Matos
·
Durée :
environ 5 minutes
·
Objets :
deux sphères blanches
·
Nombre : 2
Selon le récit, les deux objets sont restés pendant plusieurs minutes dans
une position qui paraissait stationnaire par rapport au DC-6. Ils se seraient
parfois situés au-dessus de l'avion. Le
comportement rapporté est particulièrement intéressant :
·
Les deux
sphères se rapprochaient ;
·
Elles
s'éloignaient l'une de l'autre ;
·
Elles se
croisaient ;
·
Puis
chacune repartait dans une direction différente ;
·
Finalement,
elles se seraient éloignées à très grande vitesse.
La Revista UFO décrit explicitement les objets comme « dois objetos
esféricos de cor branca » et indique qu'ils accompagnèrent le DC-6 pendant
environ cinq minutes.
Un détail très important : 16 000 mètres Cette altitude mérite d'être
signalée :16 000 m = environ 52 500 pieds. C'est une altitude très élevée
pour un avion de cette époque. Cela signifie que les témoins se trouvaient très
au-dessus de la plupart des phénomènes météorologiques et du trafic aérien
conventionnel de l'époque. Mais il faut rester prudent : l'altitude de 16 000 m
provient du récit rapporté par Castel-Branco. Je n'ai pas retrouvé le carnet de
vol du DC-6 ni un document militaire portugais permettant de confirmer
indépendamment cette valeur.
Ce que le récit ne permet PAS de déterminer
Il manque malheureusement plusieurs informations essentielles :
·
Date
exacte : non retrouvée.
·
Position
géographique exacte : inconnue.
·
Heure :
inconnue.
·
Cap de
l'avion : probablement vers Luanda, mais non précisé dans le détail.
·
Conditions
météorologiques : non indiquées.
·
Distance
des sphères : non indiquée.
·
Dimensions
apparentes : non indiquées.
·
Couleur
précise / luminosité : simplement décrites comme blanches.
·
Radar :
aucune information retrouvée.
·
Communication
avec le contrôle aérien : aucune information retrouvée.
·
Nombre
exact de membres d'équipage ayant observé le phénomène : la source met surtout
en avant Telmo Xavier Matos.
Ce sont des lacunes importantes.
Le point le plus intéressant : « ils sont stationnaires ». Cette
formulation utilisée dans les sources est particulièrement intéressante : les
sphères auraient maintenu une position stationnaire par rapport à l'avion. Cela
ne signifie évidemment pas qu'elles étaient immobiles dans l'espace. Pour un
avion volant à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure, un objet situé à
une certaine distance et suivant sensiblement le même vecteur peut donner une
impression de stationnarité. Mais le récit ajoute ensuite des changements de
position relatifs, des rapprochements, des croisements et finalement une
séparation très rapide. C'est donc le comportement apparent par rapport à
l'avion qui constitue l'élément ufologique du cas, davantage que l'apparence
des objets.
Plusieurs explications doivent être envisagées.
-
Ballons
Des ballons météorologiques ou scientifiques peuvent apparaître comme des
sphères brillantes à haute altitude. Cependant, leur comportement apparent dans
ce récit — rapprochement, croisement et séparation rapide — demanderait une
explication supplémentaire.
-
Reflets /
phénomènes optiques
À 16 000 m, les conditions d'observation sont particulières. Un phénomène
lumineux ou un reflet peut produire des perceptions inhabituelles.
-
Autres
aéronefs
Il faut également envisager des aéronefs vus sous un angle inhabituel, même
si la description de sphères blanches sans structure apparente ne permet pas de
conclure.
-
Phénomène
réellement non identifié
C'est naturellement possible, mais l'absence de données instrumentales et
de documentation primaire empêche d'aller plus loin.
Une précision géographique importante
Je classerais ce dossier principalement sous : GUINÉE-BISSAU / ANGOLA — CAS
AÉRONAUTIQUE et non sous Mozambique. Castel-Branco était mozambicain et
travaillait depuis le Mozambique, mais son enquête portait sur des témoignages
provenant de nombreux pays africains. La source espagnole précise d'ailleurs
que ses archives contenaient des cas provenant de la FAP (Força Aérea
Portuguesa), de DETA, LAM, DTA et d'autres opérateurs africains.
La question de la date
C'est actuellement le principal problème documentaire. Je n'ai trouvé dans
les deux sources secondaires consultées aucune date précise pour l'incident du
DC-6. Je déconseille donc fortement de lui attribuer une année simplement parce
que le cas apparaît entre d'autres observations datées dans l'article.
On peut donc mentionner : DATE : inconnue — probablement période
coloniale portugaise
La Guinée-Bissau devient indépendante en 1973/1974, tandis que l'Angola
devient indépendant en 1975. Le fait que le vol soit assuré par un DC-6 de la
Force aérienne portugaise situe nécessairement l'affaire dans la période
antérieure à ces indépendances, mais cela reste une déduction historique, pas
une date documentaire.
Le cas est nettement plus intéressant que beaucoup de récits Internet,
parce que le témoin principal est identifié comme officier aviateur et que le
témoignage a été recueilli par un pilote expérimenté, Castel-Branco. Mais il
reste impossible, à ce stade, de vérifier indépendamment la date, la position,
l'altitude ou la réalité des performances rapportées.
Une piste de recherche particulièrement intéressante
Ce cas mérite d'être poussé plus loin : les archives de la Força Aérea
Portuguesa pourraient éventuellement permettre de retrouver le vol, le nom du
DC-6 et surtout les journaux de bord ou rapports d'incident.
Et il y a une autre piste : puisque le vol était Guinée-Bissau → Luanda,
nous pouvons essayer de déterminer les routes aériennes militaires portugaises
de l'époque et les DC-6 de la FAP en service, ce qui pourrait permettre de
dater indirectement le témoignage de Telmo Xavier Matos.
C'est probablement la meilleure façon de transformer ce récit de
Castel-Branco en véritable dossier historique documenté plutôt qu'en simple cas
ufologique secondaire. C’est un travail qui peut être plus facilement fait par
des ufologues Portugais
Sources pour ce cas : https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/
https://elojocritico.info/wp-content/uploads/2020/09/EOC-91_92.pdf
https://www.ufoscans.com/ - Date: 01/04/1967 20:00 | Location: Unknown City,
Guinea-Bissau | Shape: Sphere
DOCUMENTATION COMPLEMENTAIRE
POUR MIEUX CONNAITRE L’AUTEUR DE CE CAS
QUI EST RUI DE AILA FERRAO CASTEL-BRANCO
Ufologue Portugais, originaire du Mozambique, il a participé à de ombreux
congres, auteur de l’ouvrage OVNIS EM AFRICA.
Photo : Lui Castel Branco, Pilote et Ufologue auteur de « OVNI EM
AFRICA ». 12-08-1925 – 04-08- 2008
L'instructeur
de « l'Aero Clube de Moçambique, » partenaire de la Mozambique Study
Society, a fondé une délégation dans ce pays désigné comme le Centre d'études
astronautiques (membre de la Fédération internationale d'astronautique) ayant
été un partenaire correspondant de la Société interplanétaire brésilienne, de
São Paulo, Brésil.
C’est en
1970 qu’il s’intéresse à l’étude du phénomène sur ce continent africain.
Il était
présent à plusieurs conférences et congrès sur le sujet, abordant toujours le
travail de recherche qu'il a effectué.
Photo : l’ouvrage de Rui Castelo-Branco
Auteur des
ouvrages « Conférence sur l’astronautique », en 1962, « Science-Fiction en Littérature,
dans le Cinéma, Radio et Télévision et Projection inau Portugal et Brazil », en
1967, « Astronautics and Aviation Ephemeris in Mozambique », en 1973, a édité
sa dernière œuvre en 1987, baptisée « OVNIS in Africa », par COIMBRA Editora,
tous édités en portugais.
Dans sa
participation au Congrès de Las Vegas (1991), il a fait son intervention pour
traiter les cas mozambicains de pilotes d'aviateur.
Il était
considéré comme membre honoraire de l'APPO en 1992.
L’ARTICLE INTERESSANT DE PABLO VILLARRUBIA MAUSO
PUBLIE DANS https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/ QUI EVOQUE RUI CASTELO BRANCO
OVNIs au-dessus de l'Afrique
Dernière mise à jour : 1er décembre 2004, 11 h 50
Pablo Villarrubia Mauso
Castel-Branco fut le fondateur du Centre d'études astronautiques du
Mozambique, qui réalisa les premiers lancements de fusées dans ce pays
africain.
Le 18 décembre 1972 est une date que l'équipage et les passagers du Boeing
737 de Mozambique Airlines (DETA) n'oublieront pas de sitôt. Lors d'un vol
entre Beira et Lourenço Marques, aujourd'hui Maputo, la capitale du Mozambique,
un gigantesque OVNI vert est apparu dans un ciel parfaitement dégagé, se
dirigeant vers l'avion. Après un échange tendu entre le pilote et la tour de
contrôle, l'objet en forme de capsule est passé à très courte distance devant
le Boeing, à un angle ascendant de 5°, puis, au soulagement général, a disparu
à toute vitesse. C'est l'un des nombreux cas étudiés par le pilote, ufologue et
écrivain mozambicain Ruy Castel-Branco, auteur du livre « OVNIs en
Afrique » [Coimbra Editora, 1987]. Depuis 1975, date de l'indépendance du
Mozambique, Ruy réside à Cascais, une paisible ville côtière près de Lisbonne.
C’est là que j’ai rencontré et pu interviewer ce monsieur, âgé de 74 ans et
ancien pilote de la DETA.
Castel-Branco était le fondateur du Centre d'études astronautiques du
Mozambique, qui a réalisé les premiers lancements de fusées dans ce pays
africain. « Je n'ai jamais vu d'OVNI, mais les récits que j'ai entendus de
nombreux pilotes africains m'ont convaincu que nous sommes confrontés à un
phénomène inexpliqué, que je considère comme d'origine extraterrestre », m'a
confié l'ufologue, tout en sortant d'un dossier des dizaines de dessins
d'OVNIs, réalisés par les témoins qu'il avait interrogés. « Les pilotes sont
les meilleurs observateurs d'objets volants, car ils se trompent rarement. »
Castel-Branco a survolé tout le Mozambique et d'autres pays africains entre
1947 et 1974, pilotant toujours des avions monomoteurs, comme le Tiger, ou des
bimoteurs, comme le Hornet Loth, le Dragon Fly, le Dakota, le DC-3, le Dove et
le Fokker Friendship. Il a accumulé plus de 22 000 heures de vol. Son
livre était préfacé par Jorge de Lemos Peixoto, également pilote pour
Transportes Aéreos Portugueses (TAP), qui soulignait l'importance d'inclure
dans l'ouvrage les témoignages d'observations de pilotes, d'opérateurs radar,
d'autochtones et de colons portugais.
Photo : Pablo Villarrubia Mauso, ufologue sud-américain, auteur de
plusieurs ouvrages sur le phénomène OVNI.
Puis, inexplicablement, ils redescendirent – toujours ensemble, à la même
distance l’un de l’autre – mais à un autre endroit. C’est alors que les témoins
comprirent que la rotation supposée pouvait en réalité correspondre à un rapide
échange de lumières oscillant entre le bleu, le vert et le rouge, bien que la
couleur dominante fût jaune-orangé. Selon Castel-Branco, ce genre de cas est
fréquent non seulement au Mozambique, mais sur presque tout le continent
africain. « Les points lumineux non identifiés ne sont pas rares au
Mozambique. Et leur approche des zones urbaines, bien que peu fréquente, a été
observée à plusieurs reprises. Le cas des frères Calane da Silva en est un
exemple flagrant. »
Un autre épisode extraordinaire s'est produit à Xinavane, au Mozambique, où
le radioamateur Manuel Silva de Almeida et plusieurs fonctionnaires coloniaux
ont aperçu, dans les années 1950, un OVNI à la forme tout à fait singulière.
Au-dessus des champs de la région, Almeida observa une sphère plus grande que
la Lune, immobile à basse altitude et entièrement illuminée. D'un blanc
éclatant, elle présentait trois sommets que le témoin compara à « la queue d'un
grillon et une aile de chaque côté ». À cette occasion, le policier Raposo
Guerreiro, à l'aide d'une lampe torche, émit des signaux lumineux en direction
de l'objet. Soudain, l'OVNI s'assombrit, comme s'il répondait aux signaux. Même
dans l'obscurité, sa structure restait parfaitement visible en pleine nuit. Les
témoins eurent l'impression que l'objet avait commencé à émettre de la lumière
de l'autre côté. Puis il disparut.
Situation marquante — L'histoire de l'ufologie regorge de témoignages
d'observations d'objets volants non identifiés par des professionnels du
contrôle aérien – et ce sont eux qui ont grandement contribué à l'étude du
sujet. Castel-Branco possède de nombreux cas de ce type dans ses archives de
recherche, et il nous a informés de certains qui sont pratiquement inconnus en
dehors d'Afrique. L'un d'eux décrit la frayeur vécue par le pilote de taxi
aérien Celestiano Nunes en 1959, à une époque où l'aviation africaine était
encore précaire. En plein jour, alors qu'il effectuait un vol entre Morrumbala
et Milange, également au Mozambique, Nunes aperçut un objet volant vers lui.
Pensant d'abord qu'il s'agissait d'un autre avion, il le vit, stupéfait,
s'approcher au point de frôler la collision. Heureusement, soudain, l'OVNI
inversa sa trajectoire, littéralement, dans une manœuvre incroyable. Il fit
simplement demi-tour et disparut à une vitesse vertigineuse.
Un autre cas surprenant s'est produit début juin 1973, lorsque les
contrôleurs radar de l'aéroport Lourenço Marques de Maputo ont observé un objet
en forme de disque au-dessus d'une piste. L'OVNI changeait continuellement de
couleur, passant du jaune clair au bleu puis au vert. Les manœuvres de l'objet
auraient pu compromettre la sécurité des vols, notamment les atterrissages et
les décollages. Un événement similaire s'est produit en 1969 à Beira, la
deuxième ville du Mozambique. À cette occasion, le chef du contrôle aérien,
Luiz Antonio Ferreira Serra e Santos, a observé une lumière blanche fixe et
brillante à 3 km de l'aéroport, au-dessus d'une maison, qui effectuait des
acrobaties aériennes entre 15 et 30 degrés au-dessus du sol. Santos a déclaré à
Castel-Branco qu'avec ses dix années d'expérience dans l'aviation, il pouvait
parfaitement distinguer un avion classique d'un objet volant inhabituel. Et il
ne s'agissait pas d'un avion.
Un autre cas recueilli par Castel-Branco et proposé aux lecteurs s'est
déroulé en Afrique du Sud. Le témoignage est celui de Rui Calçada Bastos qui,
accompagné de trois autres personnes, voyageait de Johannesburg à Lourenço par
l'autoroute. Sans en comprendre la raison, les voyageurs remarquèrent que les
instruments du tableau de bord s'étaient éteints et que le compteur
kilométrique affichait zéro, tandis que le moteur continuait de tourner et que
la voiture poursuivait sa route. Ce n'est que plus tard qu'ils aperçurent près
du véhicule, au-dessus de la région minière du Rand, une zone riche en or, «
une tache jaunâtre en forme de nuage », comme ils la décrivaient. Curieusement,
après la disparition de ce nuage mystérieux, les instruments de la voiture se
remirent à fonctionner normalement.
Castel-Branco conserve également dans ses volumineuses archives le récit
d'un étrange phénomène aérien observé par l'équipage et les passagers d'un DC-6
de l'armée de l'air portugaise lors d'un vol entre la Guinée-Bissau et Luanda,
capitale de l'Angola, à une altitude de 16 000 mètres. Selon le lieutenant
de vaisseau Telmo Xavier Matos, deux objets sphériques blancs sont restés
immobiles par rapport à l'appareil, le survolant parfois. Pendant les cinq
minutes qu'a duré l'observation, les sphères se sont approchées et éloignées
l'une de l'autre, finissant par se croiser, chacune reprenant sa route en sens
inverse. Après avoir accompagné le DC-6 pendant un certain temps, elles se sont
séparées à une vitesse fulgurante et ont disparu.
En février 1962, des soldats portugais stationnés à la caserne de Ribaué,
au Mozambique, aperçurent un OVNI en forme de cigare laissant une traînée
lumineuse dans le ciel. Brillant et doté d'une rangée de fenêtres, l'objet fut
observé par trois soldats qui accoururent sur un chemin de terre. Mais ils
n'eurent pas le temps de le toucher ni de faire feu, car il s'éloigna
verticalement en une fraction de seconde. Cet incident, impliquant des
militaires en service actif, illustre la manière dont le phénomène OVNI se
manifeste dans certains pays africains. Dans de nombreuses nations, des
détachements militaires européens sont maintenus pour assurer la sécurité
territoriale de leurs anciennes colonies. Ces casernes suscitent un intérêt
particulier chez nos visiteurs. De même, l'apparition d'humanoïdes descendant
d'OVNIs au Mozambique semble être un phénomène ancien.
Un épisode marquant — Selon les informations fournies par Fernando da Silva
Martins, témoin de l'apparition d'un gigantesque engin extraterrestre sur la
plage de São Martinho de Bilene, à 180 km au nord de Maputo, au milieu des
années 1950, un événement intéressant a été rapporté. Martins raconte qu'un
« cipaio » – un policier indigène des anciennes colonies portugaises
– lui a confié un épisode remarquable de sa vie. Sans vouloir révéler son
identité, le cipaio a expliqué que dans la région, pendant la saison des
pluies, des objets volants lumineux descendaient du ciel, d'où émergeaient des
hommes. Ces hommes prélevaient des échantillons de racines, de pommes de terre,
de sable et de plantes, puis repartaient, pour revenir l'année suivante. Ces
atterrissages se produisaient depuis des décennies, observés par les ancêtres
des habitants actuels de la plage.
L'un des cas les plus spectaculaires recensés par l'ufologue méticuleux
Castel-Branco – notamment grâce à la qualité des témoins – s'est produit en
Angola en octobre 1954, à 6 h 45. Le commandant Craveiro Lopes pilotait un
Dragon Rapid de la compagnie Transportes Aéreos de Angola (DTA) lorsqu'il
aperçut un objet de grande taille près de l'appareil. L'épisode fut relaté à
Castel-Branco par l'opérateur radio de bord, João Alexandre Ramos :
« À bord des Dragon Rapid, nous volons toujours à une altitude inférieure
à celle des Dakotas ou des Bechcraft. Nous, les membres d'équipage de ces
avions, connaissons parfaitement la région. » Il était presque 7 h lorsque
le Dragon Rapid se trouvait à 100 km de Luanda, la capitale du pays. En raison
de la faible visibilité, le commandant Lopes restait très attentif. « À un
moment donné, en regardant sur le côté, nous avons aperçu quelque chose
d'étrange à environ 1 000 mètres », raconta Ramos.
L'opérateur radio et les autres membres d'équipage ont décrit à l'ufologue
un objet à demi dissimulé par la végétation de la savane, ressemblant à un dôme
à trois bords. « Ce dôme semblait être en cristal, mais d'un cristal opaque,
émettant des lumières rouge foncé et jaune. L'objet se trouvait dans une zone
totalement inhabitée, loin de tout village indigène. » Toujours selon le
commandant Lopes, l'artefact semblait avoir la forme d'une gigantesque machine
Caterpillar, un tracteur à chenilles surmonté d'un dôme. Lopes décida de faire
demi-tour et de survoler la zone dans la direction opposée, puisque les
aviateurs avaient noté les coordonnées entre Luanda et Porto Amboim. Ils
volèrent à très basse altitude, mais malgré cela, ils ne trouvèrent rien, comme
si l'énorme objet avait disparu.
« Comment quelque chose d'aussi imposant a-t-il pu disparaître en si peu de
temps ? » demanda l'opérateur radio. Pas la moindre trace de mouvement n'était
visible sur la savane, malgré le poids apparent de l'objet. Le lendemain de
l'observation, à la demande de Lopes et Ramos, Eurípedes da Silva, pilote de
l'armée de l'air portugaise et aujourd'hui secrétaire du Conseil aéronautique
angolais, survola la zone, mais ne trouva rien. « Au moment de l'observation,
le commandant Craveiro Lopes totalisait 4 000 heures de vol et João Ramos,
8 000 », se souvient Castel-Branco en consultant ses archives. « Ils ne
pouvaient pas se tromper sur un objet aussi impressionnant. »
Poursuite au Mozambique — L'ufologue conserve précieusement dans ses
archives l'enregistrement d'une conversation entre le Centre d'information de
vol (CIV) du Mozambique et l'équipage d'un Boeing 737 de la DETA, poursuivis
par un OVNI pendant 20 minutes au petit matin du 8 janvier 1973, alors qu'ils
volaient à 9 300 mètres d'altitude. L'affaire attira l'attention du Réseau
mutuel d'étude des OVNI (MUFON) des États-Unis et fut relatée dans l'ouvrage
« Le Mystère des OVNI » (éditions Pygmalion, 1976), de Jack Perrin.
Tout commença lorsque le commandant Gilberto Costa, le copilote Nasi Pereira et
le chef de cabine Antonio Teixeira effectuaient un vol entre les fleuves Save
et Limpopo.
Ce jour-là, le vol fut retardé et décolla de Beira à 2 h 45 du matin.
Environ vingt minutes après avoir atteint sa vitesse de croisière, le
commandant Costa aperçut une lumière au-dessus de la mer, presque au ras de
l'eau, à une trentaine de kilomètres au sud du fleuve Save. L'objet changeait
constamment de couleur, passant du vert au rouge puis au blanc. Costa alerta le
copilote et le commandant de bord, et tous virent l'OVNI prendre de l'altitude,
accélérer et se diriger vers l'avion. Immédiatement, l'équipage informa la
station CIV de Beira de la situation. Les techniciens indiquèrent à l'équipage
qu'aucun aéronef ne se trouvait dans la zone, mais l'objet continua de
s'approcher jusqu'à s'immobiliser, tout près de l'avion, à distance constante.
Son diamètre apparent était comparable à celui d'un ballon de football et il
émettait une lumière intermittente.
« J’ai éteint les feux de position et tous les autres feux de l’appareil
afin de tromper l’objet. Stupéfait, j’ai vu l’OVNI accélérer rapidement et
apparaître sur tribord, modulant fréquemment sa vitesse, passant devant nous et
nous suivant à une distance difficile à évaluer. Cela a duré 10 à 15 minutes,
puis, reprenant sa trajectoire, il a disparu en direction de la mer », a
déclaré le commandant à Rui Castel-Branco. L’intégralité de la conversation
entre l’équipage du Boeing 737 et le CIV de Beira a été enregistrée. Des copies
de cet enregistrement ont été transmises aux autorités militaires portugaises,
mais aucune déclaration officielle n’a été faite. Le commandant Gilberto Costa,
pilote depuis l’âge de 20 ans, n’avait jamais rien vu de tel.
« J’ai discuté un jour avec un officier supérieur de l’armée de l’air
portugaise à Lisbonne. Cet homme m’a confié que l’armée de l’air possédait de
nombreuses informations sur le phénomène OVNI, mais les dissimulait dans des
lieux difficiles d’accès. Je pense qu’il me l’a dit pour éviter que je ne le
force à les rendre publiques », a déclaré Castel-Branco. Il a également
découvert que l’armée portugaise transmettait toutes sortes d’informations sur
les OVNI à l’armée américaine, sans autre commentaire. Le silence règne donc
sur le sujet. Cette politique de transmission d’informations à l’armée
américaine est notoire et se pratique dans le monde entier, là où les autorités
locales gardent le secret. La regrettée ufologue Cynthia Hind peut être
considérée comme la pionnière de l’ufologie sur le continent africain.
Cynthia, une Anglaise, a vécu des décennies au Zimbabwe, où elle était la
représentante locale du Mutual UFO Network (MUFON). Grâce à elle, elle a pu
recueillir et étudier des centaines de cas qui seraient autrement restés
inconnus du public. Dans son ouvrage « OVNIs, contacts africains »
[Francisco Alves Publisher, 1989], Cynthia relate plusieurs observations
d'OVNIs impliquant des pilotes civils et militaires en Afrique. Selon cette
ufologue, l'apparition d'objets volants non identifiés dans cette région est
généralement associée à des manifestations d'esprits ancestraux ou de défunts,
conformément à une tradition mytho-religieuse africaine.
Toujours au Zimbabwe — La chercheuse mentionne dans ses travaux un incident
survenu en juillet 1985, lorsqu'un OVNI a survolé l'aéroport de Bulawayo, dans
le sud du pays. Le commandant de l'armée de l'air zimbabwéenne de l'époque,
Azim Daudpota, a déclaré qu'un « objet d'origine indéterminée et non identifié
a été aperçu par deux pilotes en plein vol, depuis leurs avions de chasse
respectifs ». L'objet était de couleur orange, mais le radar de contrôle aérien
du pays ne l'a pas détecté, car il était en cours de réparation. Le commandant
Daudpota a écarté la possibilité d'une tentative d'intrusion étrangère. La
presse et une partie de la population informée ont rapidement compris
l'importance de cet événement. Le Zimbabwe est frontalier de l'Afrique du Sud,
une région réputée pour son intense activité OVNI.
Le 15 juillet de la même année, des autochtones installés dans le campement
rural d'Underberg, dans le district de Natal en Afrique du Sud, observèrent un
mystérieux objet brillant se dirigeant vers la ville du Lesotho. José Campos,
directeur de la section observation de la Société astronomique sud-africaine,
déclara qu'« il ne s'agissait pas d'un objet astronomique conventionnel ». Le
28 juillet, le journal The Natal Mercury rapporta qu'une étoile très brillante
avait survolé Natal, semant la panique parmi les habitants. Un autre cas
important, recueilli par Cynthia Hind, se produisit le 14 novembre 1989
au-dessus de Mafikeng, au Bophuthatswana, également en Afrique du Sud. Il
s'agissait d'un OVNI argenté, de la forme d'un ballon de rugby, émettant des éclairs
rouges et verts. Redges Schickerling, pilote de la Force aérienne sud-africaine
(SAAF), observa l'objet volant non identifié en plein vol, en compagnie
d'opérateurs radar, à une altitude de 4 000 mètres. L'affaire attira
l'attention de la presse de la ville de Natal, qui publia des détails de
l'incident.
Crédit : Archives OVNI
Photo d'un objet sphérique au-dessus d'un désert africain, prise par une
équipe d'explorateurs russes. La fréquence des observations d'OVNIs sur le
continent est impressionnante.
Cynthia a également relaté dans ses travaux un incident survenu dans le
ciel du Mozambique le 11 février 1988, près de la ville de Beira. Cette fois,
l'OVNI, resté en suspension au-dessus de l'océan Indien, émettait une forte
lumière fluorescente en plein jour. Le commandant Simplício Pinto, pilote pour
Aerolíneas de Moçambique (LAM), pilotait un Boeing 737 entre Quelimane et
Maputo. La forme de l'objet a été comparée à celle d'un « matelas volant », et
il a été détecté par le radar de l'aéroport de Beira vers 18h10. Pinto a
observé que l'objet s'élevait à une altitude de 3 600 mètres. Avec son
copilote Jamal et la chef de cabine Isabel Lobo, il pouvait clairement
distinguer la surface de l'objet, où trois petites lumières éblouissantes
formaient un triangle. Plusieurs des 114 passagers à bord ont également été
témoins du phénomène. L'avion a pris de l'altitude rapidement et a atteint une
altitude d'environ 8 000 mètres, permettant au commandant de l'observer pendant
encore 45 minutes alors qu'il poursuivait son voyage vers Maputo.
OVNIs au-dessus du Sahara — Une nuit de mars 1951, vers 4 h du matin, trois
officiers de l'Armée de l'Air française se trouvaient sur la base aérienne de
Bangui, dans l'actuelle République centrafricaine. Le ciel était dégagé et la
lune brillait de mille feux. Soudain, un objet non identifié, plus brillant que
Vénus, apparut au sud-ouest, s'approchant de la base à une vitesse fulgurante.
Arrivé à l'ouest, il freina brusquement, effectua une manœuvre à 90 degrés,
puis s'éloigna et disparut au loin. L'événement dura cinq minutes et aucun
bruit ne fut enregistré. Bangui, où un détachement était stationné dans les
années 1950, est aujourd'hui la capitale de la République centrafricaine, l'un
des pays les plus pauvres du continent, mais où les observations d'OVNIs sont
très fréquentes.
Un autre fait intéressant révélant des détails sur l'activité OVNI en
Afrique s'est produit dans la nuit du 3 au 4 octobre 1951. Deux officiers de
l'Armée de l'Air française et des ouvriers dormaient à la belle étoile dans un
campement à Tessalit, une oasis du Sahara, à l'extrémité sud-est de l'Erg
Azour, à 400 km au sud du tropique du Cancer. À la stupéfaction des témoins,
une lumière intense est apparue parmi les étoiles et s'est approchée rapidement
et silencieusement du sol. Il s'agissait d'un objet circulaire, d'un diamètre
apparent supérieur à celui de la Lune, de couleur jaune foncé, presque orangé.
« Il s'approchait et descendait lentement, à la vitesse d'un DC-3 en vol de
nuit », a noté l'un des officiers. « Arrivé à la verticale du campement, l'objet
a effectué un virage de plus de 90° vers la gauche et est remonté très
rapidement, avant de disparaître complètement. » La revue Forces Aériennes
Françaises a publié les deux rapports, accompagnés des commentaires du
capitaine A. Cleouin, qui n'a trouvé aucune explication à ce phénomène.
Ouvrage du pionnier de l'ufologie mozambicaine Castel-Branco. Ce livre
décrit d'incroyables observations d'engins spatiaux en vol, dont l'auteur, qui
est également pilote, a été témoin.
Zone à haut risque — L'une des régions les plus actives en matière
d'observations d'OVNI au Mozambique est Quelimane, sur la côte de l'État de
Zambézia, une zone de vastes palmeraies et de magnifiques plantations de thé.
Quelimane est un important port côtier, situé sur les rives du Rio dos Bons
Sinais (Rivière des Bons Présages). C'est là que Ruy Castel-Branco a enquêté
sur un cas survenu avant 1957, lorsque le géomètre Mário de Almeida et
plusieurs autres personnes ont observé, de nuit, un OVNI en forme de cigare
entouré de plusieurs sphères volantes — six de chaque côté. L'objet avait des
fenêtres illuminées de l'intérieur et est passé rapidement près de l'horizon,
sans émettre le moindre bruit.
En 1964, le géomètre Reynolds Marques et d'autres témoins observèrent une
sphère orange immobile au-dessus de l'aéroport de Quelimane. L'objet suivit la
voiture du géomètre et celles d'autres personnes sur une route, ce qui confère
à ce cas des caractéristiques similaires à celles d'observations similaires
rapportées sur la côte mozambicaine. En 1955, le pilote de Mozambique Airlines,
José Luís Burnay, accompagné de cinq personnes dans sa voiture, fut également
témoin d'un OVNI spectaculaire apparu au-dessus de la route reliant Quelimane à
l'aéroport local. Selon Burnay, il s'agissait d'un objet sombre d'environ 2
mètres de diamètre, en forme de soucoupe avec un dôme supérieur lumineux
émettant deux puissants faisceaux lumineux. En mai 1957, des habitants de la
région observèrent également un autre objet volant orange lumineux, d'environ
20 à 30 mètres de diamètre, près d'Inhasunge, également en Zambèze, qui
disparut à très grande vitesse en direction de la mer.
Et ainsi, une multitude de cas s'enchaînent. En 1963, plusieurs témoins ont
vu un OVNI descendre à une hauteur de 20 mètres, près de la piste de l'aéroport
de Quelimane, qui semble être le principal lieu d'observations d'OVNIs dans la
région. Pour compléter le tableau, il est intéressant de décrire l'un des plus
anciens cas recensés par Ruy Castel-Branco, enregistré en novembre 1949 dans le
village de Manica, lorsqu'un groupe de chasseurs a aperçu un objet volant
lumineux en forme de cigare. Sa couleur oscillait entre le rouge et le vert, et
il a disparu en volant très lentement au-dessus de la Serra de Penha Longa, à
la frontière entre le Mozambique et le Zimbabwe. « Dans ces contrées
africaines, les OVNIs sont un phénomène courant et la population s'y est
habituée », déclare l'ufologue chevronné. Difficile de le contredire !
4 JANVIER 1967 – GUINEE
BISSAU
Observation d'OVNI NUFORC 187616
·
Date
: 4 janvier 1967 à 20h00 heure locale
·
Date approximative du signalement : 9
février 2025 à 11h45 heure du Pacifique –
·
Durée
: Environ 30 secondes –
·
Nombre
d'observateurs : 2 –
·
Lieu
: Guinée-Bissau –
·
Détails du
lieu : Chez mes parents.
·
Forme
: Sphère –
·
Couleur
: Jaune comme une étoile –
·
Taille
estimée : 4 à 5 mètres - Vue depuis : La terre –
·
Direction
depuis l'observateur : Ouest –
·
Angle
d'élévation : 33° - Cap : A commencé vers le sud puis a viré à droite
–
·
Distance
minimale : Probablement quelques kilomètres –
·
Vitesse
estimée : Lente, environ 16 km/h, disparaissant comme un éclair. Une boule
brillante descendait très lentement puis remontait…
Aujourd'hui, j'ai 70 ans. À cette époque, j'avais l'habitude de regarder les
étoiles, car la ville n'était pas très éclairée et je pouvais les voir
facilement. Un jour, j'avais environ 13 ans, j'ai vu une boule brillante se
déplacer dans le ciel et j'ai appelé mon père pour qu'il la voie. L'objet se
déplaçait horizontalement et lentement vers le bas, de droite à gauche, tout en
grossissant. Après quelques secondes, il s'est immobilisé, puis a commencé à
descendre verticalement, augmentant encore de volume. Après un nouvel arrêt, il
s'est mis à monter et à se déplacer lentement vers la droite, accélérant
progressivement, avant de disparaître comme un éclair. Mon père m'a alors dit
que la Russie pouvait nous espionner, car elle soutenait les rebelles (PAIGC)
qui luttaient pour l'indépendance. Je suis ingénieur retraité et je peux
affirmer qu'aujourd'hui encore, aucun avion doté d'une telle technologie
n'existe
. Publié le 09/02/2025
ANALYSE
En janvier 1967, la Guinée-Bissau est encore une colonie portugaise, en
pleine guerre d'indépendance.
Le PAIGC mène depuis 1963 une lutte armée contre l'administration
portugaise. C'est justement ce contexte qui apparaît spontanément dans le
témoignage. Le père aurait expliqué à son fils que l'objet pouvait être un
moyen utilisé par la Russie pour espionner la région, parce que l'URSS
soutenait les rebelles du PAIGC. Cette
explication donnée en 1967 est intéressante pour l'historien du phénomène :
elle montre comment un témoin pouvait interpréter un phénomène aérien
inhabituel dans le contexte de la Guerre froide et de la guerre d'indépendance.
Il faut cependant éviter de considérer cette explication comme une information
sur la véritable origine de l'objet.
NUFORC indique : Estimated Size : 4 to 5 yards - Cela correspond à environ
3,66 à 4,57 mètres. C'est probablement une estimation rétrospective du témoin
au moment du dépôt du rapport, et non une mesure effectuée en 1967.
Même chose pour : Estimated Speed : Slow as 10 miles/h soit environ 16
km/h. Il faut donc éviter de présenter ces valeurs comme des mesures précises.
C'est probablement le point le plus délicat du dossier. Le témoin affirme
que l'objet grossissait à mesure qu'il descendait. Mais il donne également une
taille de 4–5 yards. Nous ne savons pas comment cette dimension a été calculée.
Sans distance connue, il est impossible de transformer sérieusement une taille
angulaire en dimension réelle. Par exemple, une lumière de quelques centimètres
ou quelques dizaines de centimètres située relativement près peut produire une
taille apparente comparable à celle d'un objet beaucoup plus grand situé à
plusieurs kilomètres.
La mention : « Might be a couple of miles » est elle-même très
incertaine. Il serait donc préférable d’interpréter :« Le témoin estime
rétrospectivement que l'objet pouvait mesurer plusieurs mètres, mais cette
estimation ne repose sur aucune mesure de distance connue. »
Un élément à ne surtout pas négliger : le témoignage a 58 ans de recul et
c’est probablement le principal facteur qui doit
déterminer une classification. Le témoin est aujourd'hui âgé de 70 ans et
rapporte une expérience vécue lorsqu'il avait environ 13 ans.
Cela signifie que :1967 → observation
- 2025 → dépôt du témoignage à
NUFORC soit environ 58 années d'intervalle. Cela ne signifie absolument pas que
le témoignage est faux. Mais la mémoire humaine peut modifier progressivement :
les dimensions ; les distances ; les couleurs ; les vitesses ; la chronologie
et surtout les mouvements d'un objet observé brièvement.
Il faut donc accorder davantage de poids à la structure générale du récit
qu'aux chiffres précis fournis en 2025. Toutefois pour une analyse précise qui permettrait
de prouver l’identification, les informations sont insuffisantes. Le NUFORC ne
fait pas d’enquête et ne recueille seulement que les observations signalées par
les témoins sur sa base de données automatique sur Internet.
CHAPITRE XII - 21
19 - GUINÉE ÉQUATORIALE
Ancienne Guinée Espagnole
1971 — SANTA ISABEL –
GUINEE EQUATORIALE
Après vérification, le dossier Alfred Erdos est beaucoup plus complexe que
ne le laisse penser la présentation ufologique habituelle. Surtout, il faut
séparer deux histoires qui ont été progressivement fusionnées : le meurtre de
1971, qui est parfaitement documenté, et le récit d'observations d'OVNI, de
messages télépathiques et d'intervention de la CIA, qui apparaît dans une
source beaucoup plus tardive et de nature très différente.
Alfred Erdos et le prétendu OVNI de Fernando Póo
1. Ce qui est absolument établi
Alfred J. Erdos était bien le chargé d'affaires américain (chargé du poste
diplomatique) à Santa Isabel, capitale de la Guinée équatoriale, aujourd'hui
Malabo.
Il arrive à son poste en avril 1971, avec son épouse et leur jeune fils.
L'ambassade américaine était extrêmement réduite : Erdos était le principal
responsable et Donald J. Leahy l'assistant administratif.
Le 30 août 1971, Erdos tue Leahy dans les locaux de l'ambassade.
Cette affaire est parfaitement documentée par les archives diplomatiques
américaines, la presse et la justice américaine. La cour d'appel fédérale
américaine a confirmé en 1973 la condamnation d'Erdos pour voluntary
manslaughter (homicide volontaire sans préméditation au sens du droit
américain). L'Association for
Diplomatic Studies and Training (ADST), qui a publié le témoignage rétrospectif
de l'ambassadeur Lewis Hoffacker, fournit une chronologie détaillée de
l'affaire.
2. Le contexte était extrêmement tendu
C'est essentiel pour comprendre la suite. La Guinée équatoriale était
indépendante de l'Espagne depuis seulement 1968 et était alors dirigée par
Francisco Macías Nguema. Le régime était devenu extrêmement répressif et la
présence étrangère était très réduite. L'ambassade américaine de Santa Isabel
ne comptait que quelques personnes. L'ambassadeur américain, Lewis Hoffacker,
résidait à Yaoundé, au Cameroun. Hoffacker
explique qu'en 1971 Erdos et Leahy constituaient pratiquement à eux seuls la
représentation diplomatique américaine permanente à Santa Isabel. Cela créait
une situation psychologique et professionnelle particulièrement difficile.
3. Les problèmes psychologiques d'Erdos apparaissent avant le meurtre
C'est un point très important que les récits ufologiques omettent souvent. Dès
son arrivée, Erdos se plaint de son subordonné Donald Leahy. En août 1971, son
état se détériore nettement. Son supérieur, Lewis Hoffacker, rapporte qu'Erdos
était devenu agité et préoccupé, et qu'il manifestait une inquiétude
croissante. Quelques jours avant le meurtre, son épouse décrit notamment : nervosité,
tremblements et comportement inhabituellement anxieux.
;
Le 29 août, Erdos aurait également réagi de manière excessive à plusieurs
événements ordinaires.
Le 30 août survient le meurtre.
4. Et maintenant, où
apparaît l'histoire de l'OVNI ?
C'est là que le dossier devient intéressant. J'ai retrouvé une source qui
contient précisément le récit qu’on peut rencontrer dans la littérature
ufologique. Il s'agit du livre : Bases de OVNIS en la Tierra attribué à Douglas
O'Brien dans les versions disponibles en ligne.
Le passage consacré à Erdos affirme qu'il était : « un entusiasta de los
ovnis » et qu'il aurait observé un « platillo » à Santa Isabel.
Selon ce récit, Erdos aurait ensuite communiqué à l'ambassade : son
observation ; des détails techniques et des mesures ou évaluations concernant
le phénomène. Le texte affirme également
qu'Erdos aurait déclaré qu'il reverrait l'OVNI parce qu'il aurait reçu des
messages télépathiques de celui-ci.
Selon cette source tardive, la CIA aurait été alertée et le prétendu
responsable de la CIA au Cameroun aurait envoyé plusieurs agents à Santa Isabel
afin : d'examiner les déclarations d'Erdos et d'empêcher qu'elles soient
divulguées à la presse.
Une semaine après la première observation, le phénomène aurait réapparu. Cette
fois, l'OVNI aurait été observé pendant environ dix minutes. Le récit affirme
même que des photographies auraient été prises. Puis Erdos aurait voulu transmettre son
observation aux autorités militaires de Guinée équatoriale. C'est à ce moment
que l'histoire bascule complètement dans le récit de type « hommes en noir ».
La source raconte qu'Erdos aurait reçu la visite de plusieurs hommes qui
lui auraient demandé d'abandonner ses recherches sur les OVNI. Erdos aurait
interprété ces hommes comme des « Men in Black ». Il aurait néanmoins continué
ses recherches. La source affirme ensuite qu'une secrétaire travaillant à
l'ambassade était en réalité un agent de la CIA chargé de surveiller Erdos. Lors
d'une nouvelle rencontre, les prétendus agents lui auraient proféré des
menaces. Et c'est alors qu'Erdos aurait attaqué Donald Leahy avec un couteau ou
un objet tranchant.
Je ne trouve aucune confirmation de cette histoire dans les principales
sources américaines sur l'affaire Erdos. C'est particulièrement important. Nous
disposons aujourd'hui de :
·
Témoignages
diplomatiques ;
·
Documents
du Département d'État ;
·
Récit de
l'ambassadeur Lewis Hoffacker ;
·
Documents
judiciaires ;
·
Décision
de la Cour d'appel fédérale ;
·
Articles
du Foreign Service Journal ;
·
Documents
concernant la santé mentale d'Erdos.
Or ces sources détaillées sur l'affaire ne font pas apparaître d'enquête
OVNI de la CIA, de photographies d'OVNI ou de messages télépathiques
extraterrestres.
Les sources diplomatiques/judiciaires présentent essentiellement :
Erdos → détérioration psychologique → paranoïa
→ tensions avec Leahy → meurtre → rapatriement → procès → condamnation.
L'ambassadeur Hoffacker décrit explicitement Erdos comme ayant été dans un
état de détresse émotionnelle et psychologique considérable.
Source ufologique tardive et elle présente :
OVNI → télépathie → enquête secrète de la CIA →
Men in Black → menaces → paranoïa → meurtre.
Le problème est que nous ne disposons pas actuellement d'un document
contemporain permettant de relier ces deux chaînes causales. C’est même le
contraire qui est confirmé dans toutes la documentation officielle.
Le dossier judiciaire United States v. Alfred J. Erdos, n° 72-1328, est une
source primaire extrêmement importante. Elle est en plus, intéressante ! La
cour rappelle qu'Erdos a tué Leahy le 30 août 1971 à l'ambassade américaine de
la nouvelle République de Guinée équatoriale. Après son retour aux États-Unis,
il a été jugé et reconnu coupable de voluntary manslaughter. La Cour d'appel a
confirmé le jugement le 14 février 1973. Le dossier judiciaire est donc beaucoup plus
solide que les récits ufologiques apparus ultérieurement.
Lire la décision United
States v. Erdos (474 F.2d 157)
Une autre source officielle très intéressante c’est « L'American
Foreign Service Association » qui conserve aujourd'hui Alfred Erdos et
Donald Leahy dans sa documentation historique. Elle confirme :
·
Le poste
de Leahy à Santa Isabel ;
·
La
présence d'Erdos comme principal responsable américain ;
·
Le meurtre
du 30 août 1971 ;
·
Le
rapatriement d'Erdos ;
·
Sa
condamnation pour voluntary manslaughter ;
·
Une peine
de dix ans.
Vous trouverez tout cela dans cette source : Dossier de l'American
Foreign Service Association sur Donald Leahy
Que vaut donc réellement le volet OVNI ?
À ce stade, je fais une distinction très nette entre Fait historique établi
Alfred Erdos — diplomate américain à Santa Isabel — 1971 — meurtre de
Donald Leahy.
Et observation OVNI attribuée à Erdos
Récit rapporté dans une littérature secondaire
tardive.
Messages télépathiques
Aucune confirmation indépendante retrouvée.
Intervention de la CIA pour enquêter sur l'OVNI
Aucune confirmation documentaire indépendante
retrouvée.
Photographies de l'OVNI
Le récit affirme qu'elles auraient existé, mais
je n'ai retrouvé aucune photographie ni rapport photographique.
« Hommes en noir »
Élément du récit tardif, sans confirmation
indépendante.
Tous ces éléments me permettent de douter de cette « phase »
OVNI, qui ne serait que pure invention.
Je constate un détail qui rend l'affaire fascinante – en fait une
coïncidence historique remarquable avec :
·
Un
diplomate américain isolé dans une petite ambassade d'un régime dictatorial,
dans une région où les Soviétiques, les Chinois et les Nord-Coréens sont
actifs, commence à tenir des propos extrêmement inquiétants et paranoïaques,
puis assassine son collègue.
Ce contexte réel est suffisamment extraordinaire pour expliquer pourquoi,
plus tard, des récits de type OVNI / CIA / Men in Black ont pu se greffer sur
l'histoire. Mais nous ne pouvons pas transformer cette possibilité en fait
historique.
Source :
Le texte de Bases de OVNIS en la Tierra attribué à
Douglas O'Brien https://magonia.com/wp-content/uploads/2014/07/bases-de-ovnis-en-la-tierra.pdf
Étude du cas Alfred Erdos : https://adst.org/OH%20TOCs/Erdos%20Case.pdf
Décision de justice : https://law.justia.com/cases/federal/appellate-courts/F2/474/157/124758/
1990 – RUMEUR - LES 50 OBSERVATION DE MALABO AEROPORT
Les
"50 observations de Malabo Airport" - site
dyerbolical.com, informations reprise par quelques sites :
Depuis
les années 1990, l'aéroport de Malabo a enregistré plus de 50 observations
d'OVNIs, y compris des engins triangulaires planant silencieusement. En 2012,
un pilote d'Air Afrique a signalé un « boomerang lumineux » faisant les cents
pas sur son vol.
Ce site invente aussi la
"Bata Orb" et l'incident de Malabo 2015. Aucun rapport de l'ASECNA,
aucun NOTAM, aucun pilote nommé. À considérer comme rumeur internet.
Source : Extranotix — Contexte forêt peu
explorée Guinée équatoriale (https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html)
12 Extranotix — Objet en forme d'œuf 1994 (https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html
1994 – LA
LEGENDE FANG DE OHMAA - GUINEE EQUATORIALE
Cette histoire chez les Fangs de "Ohmaa" a
été reprise par le site Extranotix, histoire très populaire en langue espagnole
:
Une étoile brillante apparut dans le ciel, puis elle sortit pour
rencontrer les gens. L'étranger ne pouvait pas parler, et son visage était
caché sous un masque éclatant.
Puis : Un objet argenté en forme d'œuf s'éleva du sol à environ 400
mètres. D'en bas, un dispositif cylindrique et un jet de gaz brûlant pouvaient
être vus en sortant.
C'est
un récit de 1994 qui a été attribué à une expédition russe chez les Fangs.
Aucune source scientifique, aucun nom de chercheur vérifiable. C'est du
folklore moderne, une légende….
Source :
Extranotix — Contexte forêt peu explorée Guinée équatoriale (https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html)
12 Extranotix — Objet en forme d'œuf 1994 (https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html)
Chapitre XII - 22
20 - ILE MAURICE
Elle
est connue sous le nom île ou isle de France durant la colonisation française
de l'île (1715-1810).
L’ÎLE
MAURICE FACE AU PHÉNOMÈNE OVNI
À l’île Maurice, le phénomène OVNI ne constitue pas seulement une
succession de témoignages concernant des lumières étranges ou des objets
aperçus dans le ciel. Il constitue également un révélateur de la manière dont
une société insulaire, culturellement très diverse, réagit face à l’inconnu.
Depuis les premières mentions de « soucoupes volantes » dans la presse
mauricienne jusqu'aux observations relayées aujourd'hui par Internet et les
réseaux sociaux, on retrouve plusieurs constantes : curiosité du public,
recherche d'une explication, intervention de spécialistes de l'astronomie ou de
la météorologie, interrogations sur une éventuelle origine extraterrestre et,
parallèlement, persistance d'un imaginaire surnaturel profondément enraciné
dans la culture mauricienne. Il convient toutefois de distinguer deux
phénomènes. D'une part, il existe à Maurice des témoignages d'observations
aériennes inhabituelles. D'autre part, il n'existe pas, dans les sources
actuellement retrouvées, de preuve démontrant que ces observations seraient
d'origine extraterrestre.
Une curiosité ancienne : les « soucoupes volantes » arrivent dans la presse
mauricienne
La présence du phénomène dans l'espace public mauricien n'est pas récente. Le
23 octobre 1954, des habitants de Dagotière auraient déclaré avoir observé une
« soucoupe volante », tandis qu'à Beau-Champ on aurait également parlé d'OVNI.
Cette information apparaît dans une rétrospective historique publiée par
L'Express Mauritius.
L'intérêt de cette observation est moins dans ce qu'elle permet de conclure
sur la nature du phénomène que dans ce qu'elle révèle de son contexte. En 1954,
le terme « soucoupe volante » est déjà largement diffusé dans le monde
francophone. Les observations européennes et américaines sont abondamment
commentées dans la presse internationale. Le vocabulaire utilisé par les
témoins mauriciens s'inscrit donc dans un imaginaire mondial.
Il serait néanmoins imprudent d'affirmer, à partir de cette seule mention,
qu'il existait déjà en 1954 une véritable « ufologie mauricienne ». Les sources
actuellement disponibles ne permettent pas de démontrer l'existence d'une
organisation locale structurée à cette époque. Le cas de 1954 constitue donc
surtout un indice de pénétration de la culture des soucoupes volantes dans la
société mauricienne.
La réaction populaire apparaît beaucoup plus clairement dans les affaires
contemporaines. L'exemple le plus spectaculaire est celui du 29 septembre 2013.
Vers 21 heures, une grande partie de la population de l'île observe un
phénomène lumineux inhabituel. Des témoignages affluent de différentes régions.
Les réseaux sociaux se remplissent rapidement de photographies, de commentaires
et d'hypothèses. La presse rapporte alors une véritable multiplication des
interrogations : satellite, météorite, phénomène astronomique, phénomène
météorologique ou… OVNI. Certains internautes évoquent immédiatement une
origine extraterrestre. Le phénomène est suffisamment important pour provoquer
des appels nombreux à la station météorologique de Vacoas.
Cette réaction est particulièrement intéressante pour l'historien de
l'ufologie. Il ne s'agit plus simplement d'un témoin isolé racontant son
observation plusieurs jours après les faits. Une population entière devient
momentanément observatrice du ciel. Les réseaux sociaux jouent alors un rôle
nouveau : ils permettent aux témoins de comparer immédiatement leurs
observations. Cette évolution transforme profondément la manière dont les
phénomènes célestes sont vécus à Maurice.
Autrefois :
Observation → témoignage → journal →
éventuellement enquête.
Après l'apparition d'Internet :
Observation → photographie → Facebook/réseaux
sociaux → commentaires → hypothèses → presse → spécialistes.
Le public participe donc directement à la construction du récit.
L'affaire du 29 septembre 2013 est probablement l'un des meilleurs exemples
disponibles pour étudier la sociologie des OVNI à Maurice. Dans les heures qui
suivent l'apparition du phénomène, plusieurs interprétations circulent. Certains
parlent d'un satellite. D'autres évoquent une rentrée atmosphérique. Certains
internautes envisagent une météorite. D'autres imaginent un phénomène
astronomique inhabituel.
Enfin, une partie du public utilise immédiatement le terme OVNI et certains
parlent d'une présence extraterrestre. La presse participe activement à cette
discussion. Le Mauricien rapporte quelques jours plus tard que le phénomène a
provoqué un « véritable buzz » sur les réseaux sociaux et que le standard de la
station météorologique avait été fortement sollicité par les appels de
personnes cherchant à comprendre ce qu'elles avaient observé. Ce cas démontre
donc que la notion d'OVNI fonctionne d'abord comme une catégorie d'incertitude.
Un phénomène est vu. Il n'est pas immédiatement identifié. Le public lui
attribue alors différentes significations. Ce n'est qu'ensuite que l'enquête
permet éventuellement de revenir sur cette première interprétation.
La réaction des administrations mauriciennes apparaît très différente de
celle d'une partie du public. Les services météorologiques ne présentent pas le
phénomène de 2013 comme une manifestation extraterrestre. La station de Vacoas
confirme que le phénomène a effectivement été observé, mais ne dispose pas
immédiatement d'une explication. Cette attitude est importante. Reconnaître
l'observation ne signifie pas reconnaître l'interprétation qui lui est donnée. La
météorologie peut constater qu'une lumière a été observée sans pouvoir
immédiatement déterminer sa nature. C'est précisément cette distinction qui
manque souvent dans les discussions populaires sur les OVNI.
Face aux interrogations du public, les astronomes mauriciens interviennent.
La Société astronomique de Maurice participe notamment aux discussions
entourant le phénomène de septembre 2013. Dans les premiers jours, différentes
hypothèses astronomiques et astronautiques sont envisagées. Certaines sources
évoquent notamment des débris spatiaux ou un phénomène associé à un lancement
de fusée.
La presse mauricienne donne également la parole à des membres de cette
communauté astronomique.
Bhasker Desai, trésorier de la Société astronomique de Maurice, intervient
par exemple à propos d'autres phénomènes célestes observés dans l'île afin d'en
expliquer la nature physique. La Société astronomique joue donc un rôle
particulièrement intéressant dans la culture scientifique mauricienne : elle
constitue une interface entre le public et les phénomènes célestes.
Elle contribue à transformer une observation étrange en problème
astronomique susceptible d'être étudié.
Quelques jours après l'observation du 29 septembre, l'explication se
précise. Le phénomène correspondait à un nuage de carburant rejeté par l'étage
supérieur d'une fusée Falcon 9, lancée depuis la Californie. Le phénomène avait
également été observé à La Réunion, à Madagascar et à Mayotte. Des spécialistes
ont pu reconstituer la géométrie du phénomène et la comparer à la trajectoire
du lancement. Le Mauricien rapporte que cette reconstitution a confirmé
l'explication liée au lancement de la Falcon 9.
Cette affaire possède une valeur particulière pour votre livre. Elle montre
parfaitement qu'un phénomène peut être : non identifié au moment de son
observation → présenté comme OVNI → étudié → finalement identifié. Le terme «
OVNI » décrit donc ici l'état des connaissances au moment de l'observation, et
non l'origine de l'objet.
C'est probablement l'un des meilleurs exemples mauriciens permettant
d'expliquer cette distinction au lecteur.
L'explication scientifique du phénomène de 2013 ne fait pas disparaître
l'intérêt pour l'ufologie. Le Mauricien consacre en octobre 2013 un article aux
Mauriciens qui s'intéressent à la question extraterrestre. Le journal rencontre
notamment deux passionnés locaux : Ritesh, présenté comme passionné d'ufologie,
et Nicholas Ramchurn, qui partage cet intérêt. Leurs témoignages montrent que
l'ufologie existe bien comme centre d'intérêt individuel à Maurice, même si les
sources retrouvées ne permettent pas de parler d'une importante organisation
nationale structurée. Cette dimension est intéressante. L'ufologie mauricienne
semble avoir longtemps été davantage une passion individuelle ou un petit
milieu de passionnés qu'une institution scientifique ou associative comparable
à certaines organisations ufologiques européennes.
Il faut donc éviter de créer artificiellement une « école ufologique
mauricienne » dont l'existence ne serait pas démontrée.
Les éléments actuellement retrouvés font apparaître trois niveaux
distincts.
Le premier niveau : le public
Il
observe, photographie, filme, commente et partage.
Le deuxième niveau : les passionnés d'ufologie
Ils
recherchent une éventuelle réalité extraterrestre et s'intéressent aux
observations inhabituelles.
Le troisième niveau : les astronomes et
scientifiques
Ils
tentent d'identifier les phénomènes par l'astronomie, la météorologie,
l'astronautique ou l'aviation.
Ces trois milieux peuvent se rencontrer, mais ils ne poursuivent pas
nécessairement les mêmes objectifs.
L'ufologue peut demander :
« Qu'est-ce que nous ne parvenons pas encore à
expliquer ? »
L'astronome demandera plutôt :
« Quelle explication astronomique ou physique
peut rendre compte de l'observation ? »
Et l'administration aéronautique se préoccupera
avant tout d'une autre question :
« Ce phénomène constitue-t-il un danger pour la
navigation aérienne ? »
Cette dernière approche apparaît clairement dans les documents officiels
mauriciens.
Un exemple particulièrement instructif est fourni par Rodrigues, qui
appartient à la République de Maurice. Le 18 avril 2021, le vol Air Mauritius
MK130 reliant Maurice à Rodrigues a été confronté à un objet non identifié
signalé au-dessus de l'aéroport de Plaine Corail. Le contrôle aéroportuaire a
signalé l'objet, soupçonné d'être un drone. La police de l'aéroport a été
prévenue et le pilote a été invité à patienter à environ 30 kilomètres de
l'aéroport. Comme l'objet restait visible et non identifié, le commandant de
bord a finalement décidé de retourner vers Maurice afin de ne pas mettre en
danger les passagers. L'enquête administrative a ensuite identifié l'objet
comme étant un ballon Google Loon évoluant à environ 53 000 pieds. Le
Département de l'aviation civile avait d'ailleurs conclu en 2019 un accord avec
Loon LLC afin de définir des procédures de coordination et de communication. Cet
épisode est essentiel pour comprendre la position des autorités mauriciennes.
Lorsqu'un objet est simplement étrange :
Observation → identification recherchée.
Lorsqu'il peut présenter un risque aéronautique :
Observation → alerte → coordination → décision
opérationnelle → identification.
L'administration ne traite donc pas nécessairement le phénomène comme un «
OVNI » au sens ufologique.
Elle le traite comme un objet aérien non identifié susceptible de poser un
problème de sécurité.
C'est ici qu'il faut être particulièrement prudent car les recherches
effectuées dans les sources parlementaires et administratives disponibles ne
font pas apparaître, à ce stade, de politique mauricienne spécifique consacrée
à l'étude des OVNI comparable au dispositif français du GEIPAN. Je n'ai pas
retrouvé de trace suffisamment solide permettant d'affirmer qu'un gouvernement
mauricien aurait créé une commission permanente chargée des OVNI, une structure
officielle d'enquête ou un programme politique consacré à ces phénomènes. Le
gouvernement n’évoque même pas ce phénomène !
Cela ne signifie pas que les responsables politiques ignorent
nécessairement les phénomènes aériens
Inhabituels. Cela signifie plutôt que la question semble avoir été traitée
principalement sous l'angle de l'aviation, de la météorologie, de la sécurité
ou de l'information du public, plutôt que comme une politique publique autonome
sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Le système officiel d'aviation civile mauricien confirme l'existence d'un
Department of Civil Aviation, d'un service d'information aéronautique et de
procédures précises concernant les aéronefs et l'utilisation de l'espace
aérien.
A - Une
île où les croyances surnaturelles occupent une place particulière
L'étude du phénomène OVNI à Maurice ne peut cependant pas être séparée du
contexte culturel. La société mauricienne est issue d'une histoire extrêmement
complexe, associant notamment des traditions africaines, malgaches,
européennes, indiennes et chinoises. Les croyances liées aux esprits, aux
ancêtres, à la sorcellerie et au surnaturel ont été documentées par plusieurs
chercheurs. Une étude anthropologique consacrée aux croyances mauriciennes
souligne notamment l'existence d'un ensemble de croyances concernant les
esprits ancestraux, partagé au-delà des appartenances religieuses et résultant
d'un mélange de traditions africaines, chrétiennes et hindoues. Une autre étude
consacrée aux expériences occultes à Maurice souligne que ces croyances ont été
relativement peu documentées scientifiquement malgré leur présence dans la
société mauricienne.
Les pratiques religieuses et populaires peuvent également se superposer. Des
recherches anthropologiques sur les sanctuaires routiers de l'île montrent
ainsi l'importance de représentations associant religion populaire, saints,
morts, protection et surnaturel.
.
Il serait tentant de construire une relation directe :
Esprits → phénomènes célestes → OVNI →
extraterrestres.
Les sources disponibles ne permettent pas de démontrer une telle
continuité. Les croyances surnaturelles mauriciennes constituent plutôt un
répertoire culturel d'interprétation de l'inconnu. Lorsqu'une personne
rencontre un phénomène inhabituel, différentes grilles peuvent être mobilisées
: phénomène naturel ; phénomène météorologique ; phénomène astronomique ; appareil
aéronautique ;
Satellite ou débris spatial ; phénomène religieux ou surnaturel et extraterrestres.
L'interprétation dépend alors du contexte culturel, des connaissances du témoin
et des informations auxquelles il a accès.
Le cas de 2013 est particulièrement révélateur : certains Mauriciens
envisagent immédiatement une origine extraterrestre alors que d'autres
cherchent une explication astronomique ou astronautique.
À Maurice, la presse joue un rôle probablement plus important que les
structures ufologiques institutionnelles. L'Express Mauritius et Le Mauricien
ont régulièrement relayé des observations ou des phénomènes célestes
inhabituels. La presse ne se contente pas toujours de publier le témoignage. Elle
recherche également :
-
Les
explications astronomiques ;
-
Les avis
des météorologues ;
-
Les
commentaires des astronomes ;
-
Les
informations concernant les lancements spatiaux ; etc…
Cette fonction est particulièrement visible dans l'affaire du 29 septembre
2013. L'événement commence comme une observation populaire. Il devient ensuite
une question médiatique. Puis une question scientifique. Enfin, il devient un
exemple d'identification réussie. La presse joue donc à Maurice le rôle de
passerelle entre la culture populaire de l'OVNI et la recherche scientifique.
Le développement de Facebook et des autres réseaux sociaux a également
modifié la circulation des observations. L'affaire de 2013 montre que des
dizaines de personnes peuvent aujourd'hui comparer presque instantanément leurs
observations. La presse rapporte explicitement que les alertes se sont
multipliées sur Facebook dans les heures suivant l'apparition du phénomène.
Le phénomène OVNI devient alors presque un phénomène participatif.
·
Un témoin
photographie.
·
Un autre
filme.
·
Un
troisième donne une direction.
·
Un
quatrième affirme avoir vu le même objet.
·
Un
cinquième propose une explication astronomique.
·
Un sixième
évoque les extraterrestres.
Cette dynamique possède un avantage : elle permet de retrouver rapidement
plusieurs témoignages indépendants.
Mais elle présente également un risque : les témoins peuvent se contaminer
mutuellement et finir par raconter une histoire commune construite après
l'événement.
Pour l'enquêteur, il devient donc essentiel de retrouver les premières
publications et les témoignages originaux, avant qu'ils aient été influencés
par les commentaires des autres observateurs.
.
L'article du Mauricien publié en octobre 2013 est particulièrement précieux
puisqu'il identifie explicitement au moins deux passionnés locaux, Ritesh et
Nicholas Ramchurn, intéressés par l'ufologie et par la possibilité d'une vie
extraterrestre. Il y a donc quelques ufologues à l’ile Maurice, mais en fait
très peu actif. Nous pouvons d’ailleurs différencier ces personnes en
distinguant :
·
Passionné
d'ufologie,
·
Enquêteur
de terrain,
·
Chercheur
indépendant,
·
Astronome
amateur,
·
Responsable
d'une association ufologique.
Les sources retrouvées ne permettent pas actuellement de présenter Ritesh
ou Nicholas Ramchurn comme des représentants d'une grande organisation
scientifique ou ufologique nationale.
Cette absence d'une grande organisation ufologique ne signifie pas que
l'île soit dépourvue de culture astronomique. La Société astronomique de
Maurice constitue un acteur important de la diffusion des connaissances sur le
ciel. On retrouve notamment la figure de Ricaud Auckbur, présenté comme
président de la Société astronomique de Maurice dans la presse au début des
années 2000. La société intervient également dans l'observation de phénomènes
astronomiques rares. En 2016, par exemple, elle participe avec le Rajiv Gandhi
Science Centre à l'organisation de l'observation du transit de Mercure depuis
Maurice. Ce type d'activité contribue indirectement à la réduction du nombre de
phénomènes célestes restant mystérieux pour le grand public. Plus la population
connaît les satellites, les planètes, les météores, les rentrées atmosphériques
ou les phénomènes optiques, plus elle dispose d'outils permettant de distinguer
un événement extraordinaire d'un événement simplement inhabituel.
À la lumière des sources actuellement disponibles, on peut caractériser la
situation ufologique mauricienne de la manière suivante.
- Une forte curiosité populaire
- Les observations spectaculaires peuvent
rapidement susciter un grand nombre de témoignages et de discussions.
- Une presse très réactive
- Les médias mauriciens jouent un rôle important
dans la diffusion puis dans la recherche d'explications.
- Une présence réelle de passionnés
- Des Mauriciens se déclarent intéressés par
l'ufologie et par la possibilité d'une vie extraterrestre.
- Une communauté astronomique active
- La Société astronomique de Maurice intervient
régulièrement pour expliquer les phénomènes célestes.
- Des administrations orientées vers la sécurité
et l'identification
- Le Department of Civil Aviation dispose de
procédures permettant de gérer des objets ou aéronefs inhabituels lorsqu'ils
peuvent affecter la sécurité aérienne.
- Une absence apparente de structure
gouvernementale dédiée aux OVNI
- Les sources consultées ne font pas apparaître
d'équivalent mauricien d'un organisme spécialisé comparable au GEIPAN français.
- Une culture du surnaturel importante
- Les croyances relatives aux esprits, aux
ancêtres, à la sorcellerie et aux phénomènes occultes constituent un élément
important du contexte culturel mauricien.
-
Mais aucune source suffisamment solide ne permet actuellement d'affirmer
que ces croyances sont directement à l'origine des témoignages d'OVNI.
L'étude de Maurice révèle finalement une situation plus complexe qu'un
simple catalogue d'observations. Le véritable sujet est la manière dont les
Mauriciens réagissent à l'inconnu céleste.
-
En 1954,
la « soucoupe volante » entre dans le vocabulaire populaire.
-
Au début
du XXIe siècle, les observations sont enregistrées par les bases de données
internationales. En 2013, Facebook transforme une observation collective en
événement national.
-
Les
météorologues sont sollicités.
-
Les
astronomes proposent des hypothèses.
-
Les
passionnés d'ufologie espèrent une origine extraterrestre.
-
La presse
enquête.
-
Puis
l'astronautique apporte une explication.
-
En 2021, à Rodrigues, un objet réellement non identifié pendant plusieurs
dizaines de minutes devient même un problème de sécurité aérienne avant d'être
identifié comme un ballon stratosphérique.
Cette évolution
résume assez bien l'histoire récente du phénomène à Maurice :
·
De la
soucoupe volante à l'objet aérien non identifié ;
·
Du récit
populaire à la vérification scientifique ;
·
Du mystère
individuel à l'enquête collective ;
·
Et de
l'OVNI imaginaire au phénomène aérospatial réel.
Il serait donc injustifié de conclure que Maurice possède une importante
tradition ufologique comparable à celle de la France, du Royaume-Uni ou des
États-Unis. Mais il serait tout aussi injustifié de considérer l'île comme
dépourvue d'ufologie. Il existe des témoins, des passionnés, des observations,
une presse attentive, une communauté astronomique, des administrations
aéronautiques et un environnement culturel particulièrement riche en
représentations du surnaturel.
C'est précisément cette rencontre entre science, croyance, médias,
administration et imaginaire extraterrestre qui fait l'intérêt de l'étude de
l'OVNI à l'île Maurice.
Sources principales
L'Express Mauritius, rétrospective de 1954 et observation de
Dagotière/Beau-Champ.
L'Express Mauritius, réactions du public lors du phénomène lumineux du 29
septembre 2013.
Le Mauricien, « OVNI : Chercher ailleurs la vérité… », 10 octobre 2013.
Le Mauricien, confirmation de l'explication Falcon 9, 9 octobre 2013.
Documents officiels du Department of Civil Aviation de Maurice.
Assemblée nationale de Maurice, affaire de l'objet non identifié au-dessus
de Rodrigues en 2021.
Travaux anthropologiques sur les croyances surnaturelles et religieuses à
Maurice.
CATALOGUE
3 OCTOBRE1954 — DAGOTIERE - BEAU-CHAMP - ILE MAURICE
Dagotière / Beau-Champ, Maurice
Date : 23 octobre
1954
Pays : Maurice
Localités : Dagotière ; Beau-Champ
Nature : observation de « soucoupe volante » / OVNI
Témoins : habitants, nombre non précisé
Source actuellement retrouvée : L'Express Maurice, rétrospective historique
publiée en 2004
Documentation primaire retrouvée : non
Enquête officielle retrouvée : non
Photographie : aucune retrouvée
Durée : inconnue
Heure : inconnue
Direction : inconnue
Forme/couleur : inconnues
Ce que dit exactement la source
La source essentielle est une rétrospective de l'année 1954 publiée par
L'Express Maurice le 9 février 2004, intitulée « 1954, rétrospective d'une
année fertile (IV) ». L'article précise que cette rétrospective a été établie à
partir des journaux locaux de l'époque, ainsi que de sources historiques
générales. Dans la chronologie du mois
d'octobre, on trouve précisément : « 23 octobre : Des habitants de Dagotière
affirment avoir vu une soucoupe volante. A Beau-Champ, on parle d'OVNI. »
C'est actuellement le cœur documentaire du dossier.
Il faut donc éviter d'ajouter à cette observation des caractéristiques qui
ne figurent pas dans cette source.
Nous ne savons pas :
|
Combien de
personnes ont observé le phénomène à Dagotière ; Combien à
Beau-Champ ; S’il s'agit du
même phénomène À quelle heure il
a été observé ; Combien de temps |
Il est resté
visible ; Quelle était sa
forme exacte ; Quelle était sa
couleur ; Quelle était sa
trajectoire ; À quelle altitude
Il semblait se
trouver ; S’il était
silencieux |
S’il présentait
des lumières ; S’il a changé de
direction ; Si une
photographie a été prise Si la police ou
l'administration coloniale a été prévenue. |
Dagotière et Beau-Champ : deux observations ou une seule ? Il faut
également être prudent sur ce point. La phrase de L'Express juxtapose deux
informations :
v Dagotière : des habitants affirment avoir vu
une soucoupe volante.
v Beau-Champ : on parle d'OVNI.
Mais la formulation ne dit absolument pas qu'il s'agit du même objet. Il
existe donc au moins deux possibilités :
Hypothèse A — un même phénomène
Un objet aurait été observé dans une région
relativement étendue et plusieurs groupes d'habitants auraient rapporté le
phénomène.
Hypothèse B — deux observations distinctes
Deux phénomènes auraient été signalés dans deux
localités différentes le même jour.
À ce stade, nous ne pouvons pas trancher.
La date du 23 octobre 1954 n'est pas anodine. L'Europe, et particulièrement
la France, connaît en 1954 une importante vague de témoignages de « soucoupes
volantes ». En octobre 1954, la presse française publie pratiquement
quotidiennement de nouveaux récits. Le 23 octobre 1954, par exemple, plusieurs
observations françaises sont recensées dans les archives ufologiques :
Saint-Hilaire-des-Loges, Saint-Avold, Trondes, etc. La presse internationale décrit même à cette
époque une véritable effervescence autour des « Flying saucers ».
Un article de Reuters repris dans la presse française du 23 octobre 1954
décrit la multiplication des témoignages et des réactions populaires aux «
soucoupes volantes ». Cela pose une
question particulièrement intéressante pour Maurice : Les témoignages
mauriciens du 23 octobre 1954 sont-ils indépendants ? Ou bien le vocabulaire et
l'interprétation des témoins sont-ils influencés par la diffusion
internationale des nouvelles concernant les soucoupes ? Nous ne pouvons pas
répondre actuellement.
Mais c'est précisément la question que je pose ici !
La rétrospective de L'Express est publiée cinquante ans après les
événements. Elle indique elle-même que ses sources sont principalement les
journaux locaux de 1954. Cela signifie
que l'article de 2004 est une source secondaire, même si son auteur semble
avoir consulté les journaux contemporains. Pour une recherche historique
sérieuse, il faudrait retrouver le numéro du ou des journaux mauriciens paru(s)
autour du 24–30 octobre 1954. C'est là que nous pourrions éventuellement
trouver : le nom d'un témoin ; l'âge et la profession ; une description de l’objet
et bien d’autres informations.
C'est actuellement la principale lacune documentaire du dossier.
Le contexte mauricien mérite également d'être pris en considération car Maurice
est alors encore une colonie britannique, et la société est très différente de
celle d'aujourd'hui. La presse locale constitue donc une source fondamentale
pour comprendre comment une observation inhabituelle était présentée au public.
Le fait que L'Express ait conservé dans sa rétrospective l'information : « Des
habitants de Dagotière affirment avoir vu une soucoupe volante » montre que
l'événement avait suffisamment retenu l'attention pour être intégré, cinquante
ans plus tard, dans une chronologie des événements marquants de 1954. Mais cela ne permet pas de conclure que
l'observation était considérée comme extraordinaire par les autorités.
EN RESUME
23 octobre 1954 — Dagotière / Beau-Champ — Maurice
Événement : plusieurs habitants de Dagotière auraient affirmé avoir observé
une « soucoupe volante ». Le même jour, une observation qualifiée « d’OVNI »
est également mentionnée à Beau-Champ. La source ne permet pas de déterminer
s'il s'agit d'un même phénomène observé depuis deux localités ou de deux
observations distinctes.
Contexte : l'observation intervient au moment de la grande vague
internationale de « soucoupes volantes » de 1954, particulièrement intense en
Europe au mois d'octobre. Témoins : habitants de Dagotière ; nombre non
précisé. Pour Beau-Champ, le nombre de témoins n'est pas précisé.
Description : inconnue dans la source actuellement retrouvée.
Heure : inconnue.
Durée : inconnue.
Direction/trajectoire : inconnue.
Photographie : aucune retrouvée.
Enquête officielle : aucune retrouvée.
Source : L'Express Maurice, « 1954, rétrospective d'une année fertile (IV)
», 9 février 2004, rétrospective établie notamment à partir de journaux locaux
de 1954.
Commentaire critique : le témoignage est historiquement intéressant mais
demeure extrêmement pauvre en données exploitables. Il constitue surtout un
indice de la diffusion du phénomène des « soucoupes volantes » dans la société
mauricienne en 1954. L'existence d'une observation est rapportée par une source
secondaire, mais aucun document primaire décrivant précisément le phénomène n'a
encore été retrouvé.
https://lexpress.mu/node/122542
https://www.ufologie.patrickgross.org/1954/23oct1954trondesf.htm
JUILLET 1978 – GRAND BAIE - ILE MAURICE
Numéro d'index
NUFORC (Report ID) : S197807-MU (référencé sous l'entrée générique "July
1978 - Grand Baie, Mauritius")
Date de l'événement : Courant juillet 1978 (date précise exacte non
spécifiée dans la fiche transmise par le témoin principal).
Heure : Environs de 22 h 30 (heure locale).
Statut de l'enquête : Non expliqué (Unexplained / Unknown).
Synthèse du rapport d'observation
Localisation : Secteur de Grand Baie (côte Nord de l'île Maurice), en
regard du lagon.
Témoignage : Le rapport initial provient d'un groupe de
résidents/vacanciers se trouvant en bord de mer.
Description visuelle :
Un objet de forme discoïdale ou circulaire, émettant une lumière
orange/ambre très vive mais non éblouissante. L'engin s'est maintenu en vol
stationnaire parfait au-dessus des eaux du lagon pendant plusieurs dizaines de
secondes, sans aucun son décelable. Il a ensuite effectué un départ brusque
vers l'est/nord-est avec une accélération instantanée, disparaissant à
l'horizon en une fraction de seconde, sans laisser de traînée de condensation
ni bruit d'impact supersonique (pas de boom).
Précision sur les identifiants NUFORC anciens
Utiliser la base de données du NUFORC : Pour les cas très anciens
(antérieurs à la numérisation systématique des années 1990), le NUFORC
n'attribuait pas de numéros séquentiels à 6 chiffres comme aujourd'hui (ex:
#123456). Ils sont classés par la clé de recherche Date/City/Country ou sous
des identifiants d'archives de type SYYYYMM-LOCATION.
Pour retrouver cette fiche directement dans leur moteur :
Sur nuforc.org/ndx/, allez dans Location > Mauritius.
Filtrez par année 1978.
27 NOVEMBRE 1990 – FLIC EN FLAC – RIVIERE NOIRE – ILE MAURICE
ÉnigmA n° 127973
27 novembre 1990 • 01 :00 UTC+4
Flic en Flac, Rivière Noire, Maurice
Témoignage
Je suis un extraterrestre serpent, né le 27/11/90. Je suis Yogi Beema. Je
vis à l'île Maurice, dans le village de Flic en Flac. Je suis un extraterrestre
né le 27/11/90. J'ai mis en ligne une vidéo pour vous montrer qui je suis. Je
me suis découvert à l'âge de 26 ans.
20 FEVRIER 2005
– QUATRE BORNE – ILE MAURICE
Observation d'OVNI
NUFORC 42037
Date : 20 février
2005 à 02h00 heure locale
Signalé le 20 février 2005 à 22h11 heure du Pacifique.
Durée : 5 secondes.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Quatre Bornes (Maurice), Maurice.
Forme : Autre.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet
En regardant par la fenêtre, j'ai aperçu 3 ballons brillant ensemble, passant à
proximité. Cela a duré 5 secondes.
https://nuforc.org/sighting/?id=42037
14 JANVIER 2009
- PORT LOUIS – ILE MAURICE
Fiche technique
officielle
Date d'observation
: Wednesday 14 January 2009
Date de signalement : Tuesday 06 February 2018 - soit 9 ans après les faits
Lieu : Port Louis, Port Louis District, Mauritius
Coordonnées : -20.1621° / 57.5029° - au pied des montagnes du Moka, au-dessus
de Port-Louis
Classification : Chevron
Durée déclarée : 04:12:00 - 4 heures 12 minutes
Source : MUFON Case
Number #90050, repris par UFO-Hunters sous Live Intercept Case ID 86995126
C'est le seul triangle de toute la base mauricienne. Les autres cas autour
sont des Fireball, Circle, Light.
Le témoignage intégral déposé au MUFON
Mon frère, mon cousin et moi jouions ensemble pendant l'absence de notre
mère ; nous avions fini nos visites touristiques et voulions, vous savez, nous
détendre. Nous jouions à un jeu appelé « soggy biscuit » — un jeu transmis par
une autre famille et auquel nous aimons nous adonner en vacances. C'est après
avoir « terminé » que nous sommes sortis, car mon cousin avait vomi. Puis,
alors que nous « réconfortions » notre cousin, nous avons entendu un
bourdonnement sourd et aperçu, au-dessus des montagnes de l'île Maurice, une
lumière ultraviolette pulsée. Tout ce dont nous nous souvenons, c'est de la
sensation de brûlure au niveau des reins après qu'ils nous ont emmenés, ainsi
que de l'horrible son strident — un « reeeeee » — qu'émettaient leurs visages
asiatiques et reptiliens défigurés.
1. La durée de 4h12 est physiquement impossible pour un triangle.
Un vrai triangle / chevron UAP dure 30 secondes à 15 minutes. 4h12 immobile
au-dessus d'une montagne à Maurice, c'est la signature d'une étoile brillante,
de Vénus, ou d'un canular. Aucun objet structuré ne reste 4 h en pulsation sans
bouger.
2. Le délai de 9 ans.
Signaler en 2018 un événement de 2009 sans aucune photo, sans autre témoin
mauricien qui aurait vu une lumière UV pendant 4 h au-dessus de Port-Louis -
ville de 150 000 habitants c’est peu probable et ce cas ne semble pas
sérieux !
3. Le contenu du témoignage.
Le mélange de jeu entre cousins, de vomissement, , et d'insulte raciale
dans la description des entités est un schéma classique de troll MUFON de la
période 2017-2018. Le MUFON a été massivement pollué par de faux rapports à
cette époque.
4. La mention "lumière UV pulsante".
L'UV est invisible à l'œil humain. Les témoins qui disent "UV"
veulent généralement dire lumière violette / mauve très intense, mais l'emploi
du terme technique sans description de couleur est suspect.
07 OCTOBRE 2009 – 10 JUILLET 2009 et AOUT 2009 – C’est le même cas - PORT
LOUIS – ILE MAURICE
Cas d'août 2009 est celui qui a créé toute la confusion sur Maurice - et
c'est le plus difficile à retrouver aujourd'hui.
L’information vient du
site agrégateur Latest UFO Sightings: Latest UFO sightings – Multiple UFOs
were recorded flying at low altitude in the sky over Port Louis, Mauritius,
France during August 2009.
C'est la ligne qui a été reprise partout. Problème : la page originale Multiple
UFOs recorded over Mauritius, France in August 2009 ne contient plus de vidéo.
Aujourd'hui elle n'affiche qu'un commentaire spam d'un internaute :
Dear Sir, I have found
that 99%, of reported UFO`s,are from ultracrepidarians...
Le lien YouTube d'origine a été supprimé.
Ce qu'on a conservé, c'est le rapport NUFORC / UPDB du même secteur pour la
même période
Il est archivé sous 10/7/2009 - en format US c'est le 7 octobre 2009,
mais beaucoup de sites européens l'ont lu comme 10 juillet ou l'ont rattaché à
août.
PORT LOUIS MAURITIUS, MU – 07 octobre 2009 | UFO Sighting Report
Rapport détaillé :
Une lumière orange en vol se déplaçant vers le sud au crépuscule. Elle
s'est immobilisée un moment avant de s'élever et de disparaître dans le ciel
crépusculaire d'un bleu pâle. Je rentrais du travail en voiture. Le ciel était
dégagé, à l'exception de quelques nuages isolés. C'était presque le
crépuscule. En conduisant, j'ai aperçu une lumière d'un orange inhabituel. Il
était 18 h 40 et il ne faisait pas encore tout à fait nuit.
J'estime l'altitude de l'objet à ce moment-là à environ 700 mètres. L'objet volant a alors commencé à s'élever
lentement, puis a entamé une ascension plus rapide. Il a fini par disparaître
sans le moindre bruit perceptible dans le ciel désormais bleu pâle.
Fiche technique reprise dans UFO-Hunters : Port Louis (Mauritius) |
2009-10-07 | Light | 3 mins |
Disparition vers l’espace en s’élevant : pas vers l'horizon, mais montée
verticale rapide en 3-4 secondes.
Ce cas est noté comme "premier avec vidéo » car à l'époque, Latest UFO
Sightings avait intégré une vidéo dashcam / téléphone prise depuis la route de
Port-Louis vers le sud. La vidéo n'est plus en ligne, mais la description
correspond exactement à ce type d'observation de lumière orange qui grossit, s'arrête,
et part à la verticale - très différent des triangles ou des sphères blanches
de 1998.
07 OCTOBRE 2009 – PORT LOUIS- ILE MAURICE – CAS
CI-DESSUS MAIS AVEC LA FICHE NUFORC :
Observation d'OVNI
NUFORC 72756
Date et heure :
07/10/2009 à 18h40 heure locale.
Signalement : 07/10/2009 à 09h31 heure du Pacifique.
Durée : 3 minutes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Port Louis (Maurice), Maurice.
Forme : Lumière.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.
Une lumière orange volante se déplaçait vers le sud au crépuscule. Elle s'est
immobilisée un instant avant de remonter et de disparaître dans le ciel bleu
pâle du crépuscule.
Je fais ce signalement depuis l'île Maurice. Je rentrais du travail en voiture.
Le ciel était dégagé, à l'exception de quelques nuages isolés passagers. Le
crépuscule approchait. En conduisant, j'ai aperçu une lumière orange
inhabituelle. Il était 18h40 et il ne faisait pas encore complètement nuit.
L'intensité de la lumière, sa couleur et sa taille (trop grande pour être un
avion de ligne) ont attiré mon attention.
J'ai ralenti et continué à suivre la lumière en voiture. Elle volait vers le
sud et semblait grossir. À ce moment-là, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un avion
de ligne ou d'un hélicoptère, mais la forme, la couleur, la taille et
l'intensité de cette lumière orange continuaient de m'intriguer. J'ai arrêté la
voiture pour mieux voir cet engin inhabituel qui volait presque au-dessus de
moi. Malgré sa proximité, je ne parvenais pas à distinguer de forme. J'estime
sa hauteur à environ 700 mètres.
L'objet s'est alors immobilisé, ce qui m'a fait croire qu'il s'agissait d'un
hélicoptère, mais, étrangement, je ne voyais ni sa forme ni le bruit d'un
hélicoptère. L'objet a ensuite commencé à monter lentement, puis a accéléré. Il
a finalement disparu dans le ciel désormais bleu pâle, sans aucun bruit
perceptible, 3 à 4 secondes après son ascension.
Publié le 12 décembre 2009.
https://nuforc.org/sighting/?id=72756 + ENIGMA
01 SEPTEMBRE 2011 – BEL-ROSE – ILE MAURICE
Observation d'OVNI NUFORC 93412
Date : 01/09/2011 à
18h58 heure locale.
Signalé le : 08/10/2012 à 02h48 heure du Pacifique.
Durée : 3-4 minutes.
Nombre d'observateurs : 4.
Lieu : Bel Rose (Maurice), Maurice.
Forme : Boule de feu.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, changement de couleur, atterrissage.
La boule de feu est apparue et a reflué au-dessus de la montagne. Comme sur la
photo, elle est passée au-dessus de la montagne puis est remontée dans le ciel.
Nous avons d'abord pensé à un objet militaire, puis j'ai dit que cela pouvait
être une boule de feu - La photo n’est pas jointe à la fiche Nuforc.
Publié le 30/10/2012. https://nuforc.org/sighting/?id=93412 +
ENIGMA n° 166742
21 OCTOBRE 2011
– ILES RODRIGUES – DEPENDANCE DE L’ILE MAURICE
C'est un cas très bien documenté pour Rodrigues -
c'est même l'un des seuls cas de Rodrigues avec un témoignage complet.
Voici la fiche
originale retrouvée sur UFO Évidence :
21 octobre 2011 - Rodrigues Island
Fiche technique
Date : October, 21, 2011
Heure : 10 :45 pm ''not exaCTLY''
Lieu : Rodrigues Island, Mauritius
Signalé le : 10/22/2011 à 9 :23 :13 AM, soit le lendemain matin
Résumé du catalogue : c'était un objet vert vif se déplaçant dans le ciel,
à la manière d'un avion ou d'un feu de signalisation.
Témoin
2 témoins ; rapport déposé par un adolescent de 15 ans (étudiant), sous le
pseudonyme « Angelstar ». Il vit sur l'île et précise lui-même : « Je vis sur
une île près de Maurice, dans l'océan Indien... il y a une base militaire sur
les îles voisines, à Diego Garcia. »
Durée : 5 à 7 minutes
Âge : 15 ans
Le témoignage intégral
C'était un objet vert vif se déplaçant dans le ciel, à la manière d'un
avion ou d'un feu de signalisation.
Détails sur l'objet : L'observation a été brève... il se déplaçait
rapidement... avec une lumière vert vif... il n'était pas très loin... il
semblait rond, mais je pense que c'est la lumière qui donnait cette impression
de forme circulaire...
Ce devait être un très gros OVNI. Il n'était pas très haut au-dessus du
sol. Ma chambre était plongée dans l'obscurité, mais elle a été illuminée au
moment où l'objet est passé.
Fin de l'observation : Il a parcouru une longue distance, puis il a semblé
« éteindre sa lumière » avant de disparaître.
Le témoin ajoute :
Euh... après avoir fait quelques recherches... j'ai découvert qu'un
phénomène identique avait été observé à Richmond, en Virginie, le même jour...
Je ne suis qu'un adolescent, mais je sais ce que j'ai vu. C'était bien réel et
c'était un OVNI.
Et en conclusion : J'aimerais beaucoup qu'une explication soit trouvée. Je
veux connaître la vérité.
Pourquoi ce cas est intéressant
1- C'est le seul cas impliquant une couleur
verte à Rodrigues. Tous les autres cas observés à Maurice concernent des objets
blancs, orange ou de type « boule de feu » (fireball). Une lumière verte
intense capable d'éclairer une chambre est caractéristique d'un bolide riche en
cuivre ou en magnésium, ou d'un débris en train de se consumer ; toutefois, une
durée de 5 à 7 minutes est bien trop longue pour un météore.
2-La faible altitude.« Pas très loin du sol » +
« ma chambre a été illuminée » = quelques centaines de mètres tout au plus. À
Rodrigues, il n'y a pas d'aéroport international avec couloir d'approche
au-dessus des maisons à 22h45. Ça exclut un avion de ligne classique.
3- Rodrigues est souvent couplé à La Réunion et
Maurice.
L'enquêteur J.P. Hague qui
dirige le MUFON Maurice note à juste titre : "Ce qui était étrange, c'est que le même phénomène ait été
détecté simultanément sur l'île française de la Réunion et sur l'île Rodrigue, l'île sœur de l'île
Maurice, le tout dans une fenêtre de 20 minutes, ce qui a été rapporté par deux journaux
nationaux."
En 2011, le témoin dit avoir retrouvé le même cas vert le même jour à
Richmond, Virginie - ça n'a jamais été confirmé dans NUFORC, mais ça montre
qu'il a cherché une corrélation.
Source : UFO Évidence :
17 FEVRIER 2012
- ¨PLAINES WILHEIMS - ILE MAURICE
Énigme n° 108315
1 témoin
Février 2012. 17
• 19h30 UTC+4
Plaines Wilhems,
Maurice
Témoignage
Une forme semblable à une étoile parmi les étoiles filant dans toutes les
directions. Bonjour à tous, j'espère que vous croirez mon histoire. Comme tous
les soirs après le dîner, je regarde les étoiles. Je me souviens que ce
vendredi-là, les enfants faisaient leurs devoirs ; je les entendais très bien
depuis la terrasse, où je parlais toute seule. Il faisait chaud, c'était une
soirée chaude. En regardant les étoiles, j'ai aperçu un objet ressemblant à une
étoile filante qui se dirigeait vers le sud. Au début, j'ai cru que c'était une
étoile filante et j'ai voulu faire un vœu. Mais soudain, j'ai remarqué qu'il
continuait sa course. Je me suis dit que c'était peut-être un rêve ou quelque
chose de vraiment étrange. J'ai continué à le regarder jusqu'à ce qu'il
disparaisse. Puis, en me tournant vers la gauche, j'en ai aperçu un autre qui
allait légèrement vers le nord-ouest. J'étais à la fois choquée et heureuse,
car on ne voit ce genre de choses que dans les films de science-fiction. Piquée
par la curiosité, j'ai commencé à regarder vers le ciel. Je me souviens encore
de la douleur dans ma nuque. J'ai aussi aperçu un autre objet qui allait vers
le sud. Je n'en ai parlé à personne, car je n'arrivais pas à croire ce que je
voyais. Le lendemain, à 19h30, j'ai de nouveau observé l'étoile et le même
phénomène s'est produit. J'en ai parlé à mes enfants, qui l'ont vu. Nous étions
effrayés et perplexes, ne trouvant pas les mots pour l'expliquer, mon anglais
étant très mauvais. Chaque soir, nous l'observons et nous voyons la même chose
: des objets ressemblant à des étoiles qui filent tantôt vers le nord, tantôt
vers le sud. Depuis ce jour, je continue de l'observer depuis ma terrasse, et
c'est un plaisir pour moi. Mon mari, lui, l'a vu et a dit que c'était un
satellite. Je ne le crois pas, car il ne l'observe pas comme nous tous les
soirs. Aujourd'hui encore, nous l'observons sans savoir quoi dire. Quelqu'un
pourrait-il me l'expliquer ? Je ne sais pas, seul le temps nous le dira. Hier,
après l'avoir observé à nouveau, je me suis dit qu'il fallait que j'enquête, et
c'est ainsi que j'ai trouvé ce site. Me voici donc. J'espère que quelqu'un
croira mon histoire, elle est vraie, je peux le prouver.
Source : MUFON - https://app.enigmalabs.io/sighting/108315?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539
08 JUILLET 2013 – GOODLANDS – ILE MAURICE
Observation d'OVNI
NUFORC 99924
Date et heure :
08/07/2013 à 18h30 heure locale.
Signalement : 08/07/2013 à 08h08 heure du Pacifique.
Durée : 30 secondes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Goodlands (Maurice), Maurice.
Forme : Lumière.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet. Je promenais mes chiens quand j'ai
aperçu un avion.
Moins d'une minute plus tard, j'ai vu une autre lumière le suivre. J'ai d'abord
pensé qu'il s'agissait d'un avion et j'étais sur le point de l'ignorer, mais en
regardant à nouveau, je me suis dit que ce n'était pas possible. C'était une
lumière rouge vif. Mon premier réflexe a été de prendre mes lunettes et mon
appareil photo. Moins de 10 secondes plus tard, j'étais ressorti, mais l'objet
avait disparu. Je suis resté sur mon toit à attendre, je ne sais pas pourquoi,
pendant les 30 minutes qui ont suivi. Et me voilà. L'objet se déplaçait vers le
nord et était silencieux. Publié le 14 juillet 2013
https://nuforc.org/sighting/?id=99924
29 SEPTEMBRE 2013 – PORT LOUIS – ILE MAURICE –
2 RAPPORTS SUR BASE NUFORC
2013 — Maurice : la grande observation
collective
Le dossier
principal est bien :
NUFORC #102734 - https://nuforc.org/sighting/?id=102734
Date : 29 septembre
2013
Heure : 21 h 00,
heure locale
Lieu : Mauritius
Island
Forme déclarée :
cercle
Durée : 10 minutes
Nombre
d'observateurs indiqué par NUFORC : 25
Caractéristiques :
lumières sur l'objet ; halo/aura
Couleur : blanc
Description : objet
circulaire blanc avec un élément brillant au centre
Photographies : le
témoin affirme qu'il existe des photographies prises par plusieurs habitants
Témoin : anonyme
Rapport publié : 30
septembre 2013.
Le texte original
de NUFORC est particulièrement intéressant :
Vers 21 heures, le
phénomène a été signalé, photos à l'appui, par de nombreux habitants de l'île
Maurice.
Puis :
L'objet était blanc et circulaire, avec un objet brillant au centre. Le
rapport indique ensuite que l'objet a disparu après quelque temps.
Le chiffre de 25 témoins est exact Il ne s'agit pas d'une estimation que
nous aurions déduite d'un article de presse : NUFORC renseigne explicitement le
champ "No of observers: 25". Mais
il faut apporter une nuance essentielle : cela signifie 25 observateurs
associés à ce rapport, et non nécessairement 25 témoignages indépendants
recueillis et vérifiés par un enquêteur.
Le témoin principal est anonyme et NUFORC précise qu'il n'a fourni aucune
coordonnée permettant de le contacter.
Et il existe un deuxième rapport : NUFORC #102735
Le rapport NUFORC
#102735 concerne : https://nuforc.org/sighting/?id=102735
Port Louis — 29
septembre 2013 — 20 h 00
Il décrit lui aussi
un objet circulaire et indique une durée de 15 minutes.
Le témoin écrit
qu'il a vu :
v
Un objet
volant au-dessus de Maurice ;
v
Qu’il
possédait une photographie ;
v
Que
celle-ci circulait sur Facebook ;
v
Qu’une
seconde photographie montrât une lumière bleue du même objet avant qu'il ne
prenne l'aspect visible sur la première photo.
C'est très
important parce que nous avons donc :
|
Rapport |
Heure |
Lieu |
Durée |
Témoins |
|
NUFORC 102734 |
21h00 |
Mauritius Island |
10 min |
25 |
|
NUFORC 102735 |
20h00 |
Port Louis |
15 min |
100* |
* Attention : le chiffre 100 apparaît dans une base secondaire qui
reproduit les champs NUFORC, mais il est en contradiction avec le texte
original du rapport, qui ne donne pas explicitement « 100 témoins ». Je ne le
retiendrais donc pas comme 100 témoins établis.
Cette deuxième fiche est donc très intéressante, mais elle doit être maniée
avec prudence.
Le rapport #102735 contient même une ancienne photographie Facebook
Le témoin du rapport 102735 fournissait à NUFORC un lien Facebook vers une
photographie :
facebook.com/photo.php?fbid=641276775904511 ... - Le lien est aujourd'hui
ancien et ne permet plus nécessairement d'accéder à l'image, mais le fait qu'un
lien photographique ait été fourni au moment du signalement est documenté dans
la fiche NUFORC reproduite aujourd'hui.
Il faudrait tenter de retrouver : La photographie originale et les deux
photographies mentionnées - Cela pourrait permettre de comparer les images avec
celles du phénomène Falcon 9.
La presse mauricienne confirme l'ampleur du phénomène - Et c'est ici que le
dossier devient réellement intéressant. Le soir même, L'Express Maurice publie
un article intitulé : « Interrogations autour d'une boule lumineuse aperçue
dans le ciel » L'article est daté du 29 septembre 2013 à 18h25 dans l'archive,
mais son contenu indique que les observations se produisent à partir de 21
heures.
La formulation journalistique est très révélatrice : plusieurs internautes
avaient signalé la boule lumineuse sur Facebook. La station météorologique
nationale de Vacoas avait été contactée et confirmait que le phénomène avait
effectivement été observé, mais ne pouvait pas encore fournir d'explication. Et surtout « C'est à Grand-Baie que le
phénomène était le plus visible »
Cette information est importante elle confirme donc que Grand-Baie doit
figurer parmi les principaux lieux d'observation, même si le rapport NUFORC
#102734 utilise simplement « Mauritius Island ».
Nous pouvons désormais reconstituer un tableau beaucoup plus intéressant : Port-Louis
: rapport NUFORC #102735, 20h00, 15 minutes. Grand-Baie : selon L'Express,
phénomène particulièrement visible. Mauritius Island : rapport NUFORC #102734,
21h00, 10 minutes, 25 observateurs. Et les témoignages se sont multipliés sur
Facebook.
Cela justifie effectivement l’expression : « vague sur toute l'île » Mais
je modifierais légèrement la formulation : « importante observation
collective signalée dans plusieurs secteurs de l'île » plutôt que « vague sur
toute l'île », car nous n'avons pas encore une cartographie exhaustive de tous
les témoignages indépendants.
La réaction populaire est exceptionnellement bien documentée. Selon
L'Express, les alertes se multiplient sur Facebook. Certains habitants parlent
immédiatement d'une présence extraterrestre. D'autres pensent à un satellite. La
station météorologique est sollicitée. Autrement dit, le phénomène devient en
quelques minutes une véritable question publique.
Le soir du 29 septembre, la station météorologique de Vacoas ne dispose pas
d'explication immédiate. Cela signifie que, pendant plusieurs heures, le
phénomène est effectivement un objet/phénomène aérien non identifié pour les
observateurs et les autorités consultées. Mais attention : non identifié à
21h00 ≠ inexplicable définitivement. Cette distinction sera essentielle
quelques jours plus tard.
L'Express indique explicitement que certains témoins ont immédiatement
pensé à une présence extraterrestre. C'est
un excellent exemple de la façon dont le terme OVNI fonctionne dans la
population.
Le raisonnement populaire peut être : je vois quelque chose d'étrange →
je ne sais pas ce que c'est → donc c'est peut-être extraterrestre.
Alors que le raisonnement scientifique est : je vois quelque chose
d'étrange → je ne sais pas ce que c'est → recherchons toutes les explications
connues.
Cette différence de méthode est précisément ce qui rend l'affaire
intéressante.
L'explication Falcon 9 c’est la découverte essentielle qui intervient
ensuite. Le 29 septembre 2013, à 16h00 UTC, SpaceX lance depuis Vandenberg, en
Californie, une Falcon 9 v1.1 emportant le satellite canadien CASSIOPE. C'est
le premier vol de cette version de la Falcon 9.
Maurice se trouve plusieurs heures plus tard dans la trajectoire observable
de l'étage supérieur. Le phénomène observé dans le ciel de Maurice correspond à
l'expansion lumineuse créée par le dégazage/rejet de propergol de l'étage
supérieur. Des analyses ultérieures ont établi le lien avec le lancement.
Le Mauricien rapporte notamment que l'explication du « dégazage » de la
Falcon 9 a été confirmée et que le même phénomène avait été observé dans
d'autres îles de l'océan Indien.
Le fait que le phénomène soit expliqué par la Falcon 9 ne signifie pas que
les témoins ont mal observé. Au contraire. Leurs descriptions sont parfaitement
compatibles avec un phénomène spatial spectaculaire :
v Objet circulaire ;
v Halo ;
v Lumière très brillante ;
v Apparence inhabituelle ;
v Disparition progressive ;
v Aspect pouvant donner l'impression d'un objet
matériel.
Le rapport NUFORC #102734 mentionne précisément :
Circle +
Lights on object + Aura or haze around object.
C'est exactement le type de description que peut produire un dégazage
d'étage supérieur observé à très grande distance.
Le témoin NUFORC écrit que l'objet était : blanc et circulaire avec un
objet brillant au centre. Cette
description mérite est à mentionner dans cette analyse. Elle peut correspondre
à la perception visuelle d'un nuage de gaz éclairé par le Soleil, avec le corps
ou moteur de l'étage au centre. Cela expliquerait également pourquoi le
phénomène pouvait ressembler à une sphère lumineuse avec un noyau brillant.
Je classerai donc maintenant ce cas dans la catégorie : Cas expliqué —
Falcon 9 / CASSIOPE
Le cas est également intéressant à
l'échelle de l'océan Indien
Le 29 septembre 2013 ne concerne pas seulement Maurice. Le lancement de
Falcon 9 produit un phénomène observable sur une vaste zone. Il faut donc
comparer les témoignages provenant de :
v Maurice ;
v La Réunion ;
v Madagascar ;
v Mayotte ;
v Éventuellement les Seychelles ;
v Afrique australe.
C'est précisément ce que font les chercheurs en astronomie et en
observation des satellites : la multiplicité géographique permet de
reconstruire le phénomène. Cela constitue une méthode beaucoup plus solide que
l'analyse isolée d'un seul témoignage.
Une autre confirmation intéressante : l'Afrique du Sud avec le rapport
NUFORC #102736, le suivant dans la base, concerne Durban, Afrique du Sud, le
même 29 septembre 2013 à 19h05, avec huit observateurs et un objet circulaire
entouré d'une aura lumineuse.
FICHE DE CES DEUX CAS
9 Septembre 2013 — Maurice : « l'OVNI » observé par de nombreux habitants
-
Nature :
phénomène lumineux circulaire à très grande altitude, observé depuis plusieurs
secteurs de Maurice.
-
20h00 : un
témoin de Port-Louis dépose auprès de NUFORC le rapport #102735, indiquant
avoir observé un objet circulaire pendant environ 15 minutes et disposer de
photographies. Il signale également une photographie montrant une lumière bleue
du même phénomène.
-
21h00 : le
rapport NUFORC #102734 fait état de 25 observateurs à Mauritius Island. L'objet
est décrit comme blanc, circulaire, avec un élément brillant au centre et une
aura lumineuse. Durée indiquée : dix minutes.
-
Grand-Baie
: L'Express rapporte que le phénomène était particulièrement visible depuis
cette région. De nombreux internautes publient ou commentent leurs observations
sur Facebook. La station météorologique de Vacoas confirme l'observation mais
ne dispose pas immédiatement d'une explication.
-
Réaction
du public : certains observateurs évoquent immédiatement une origine
extraterrestre ; d'autres envisagent un satellite.
-
Identification
ultérieure : le phénomène est relié au lancement de la Falcon 9 v1.1 de SpaceX
transportant CASSIOPE, effectué le même jour depuis Vandenberg à 16h00 UTC.
-
Statut
final : phénomène aérospatial identifié — dégazage de l'étage supérieur de
Falcon 9.
-
Valeur
ufologique : importante sur le plan historique et sociologique ; faible comme
élément en faveur d'une origine extraterrestre.
01 AVRIL 2014 –
VACOAS PHOENIX - PLAINE WILHEIMS – ILE MAURICE
Observation d'OVNI
NUFORC 185489
Date : 1er avril
2014 à 21h14 heure locale (date approximative)
Signalé le : 17 décembre 2024 à 15h44 heure du Pacifique
Durée : 8 secondes
Nombre d'observateurs : 3
Lieu : Vacoas-Phoenix, district de Plaines Wilhems, Maurice
Forme : Cercle
Vue : Avion
Explication : Lanterne chinoise - Possible
cercle orange vif se déplaçant lentement dans le ciel.
Je me souviens qu'un jour de 2014,
nous avons entendu des gens dire « Qu'est-ce que c'est ? » dehors. Ma mère, mon
frère et moi avons couru dehors et nous avons vu un cercle plat orange
lumineux, ou quelque chose comme ça, mais il était rond et se déplaçait
lentement dans le ciel nocturne. Puis il a disparu derrière des maisons.
J'avais 4 ans à l'époque et j'ai pleuré, j'ai eu peur et apparemment ma mère
n'arrêtait pas de me dire que c'était un feu d'artifice.
Publié le 18 décembre 2024 - https://nuforc.org/sighting/?id=185489
JUILLET 2015 – MORNE BRABANT – RIVIERE NOIRE – ILE MAURICE
Fiche de signalement (MUFON Database)
Date de l'événement : Courant juillet 2015 (soirée).
Localisation : District de la Rivière Noire, secteur sud-ouest de l'île
Maurice, au pied et sur la zone boisée du Morne Brabant.
Soumission : Rapport déposé par un témoin (résident/visiteur) auprès de la
plateforme CMS du MUFON.
Classification : Unidentified / Sphère-Orb (Objet volant non identifié /
Orbe lumineux).
Description du phénomène rapporté
Phase stationnaire à basse altitude :
Le témoin a aperçu une source lumineuse d'un blanc/jaune intense et très
brillant, apparaissant immobile au-dessus de la canopée / du sous-bois du
Morne. L'objet ne présentait aucun feu de croisement rouge ou vert standard, ni
aucun profil de structure d'aéronef conventionnel.
Dynamique et mouvement :
Après une période de fixation statique de plusieurs secondes à quelques
minutes, la lumière s'est élevée verticalement à une vitesse exceptionnelle.
Elle a gagné une haute altitude de manière quasi instantanée avant de
s'éteindre ou d'échapper à la vue dans le ciel nocturne.
Absence d'effet sonore :
Tout au long du déroulement, aucun bruit (ni réacteur, ni rotor
d'hélicoptère, ni bruit de combustion) n'a été perçu par le témoin dans cette
zone habituellement très calme.
Hypothèses évaluées dans ce type de cas
-
Lanterne
thaïlandaise / Ballon : Bien que l'aspect lumineux soit compatible avec une
lanterne céleste, l'accélération verticale fulgurante décrite dans le rapport
rend cette hypothèse moins plausible selon les critères d'évaluation habituels.
-
Drone /
Aéronef télécommandé : L'usage de drones équipés de LED puissantes est
possible, mais le départ instantané à très haute altitude en limite la
probabilité pour les technologies grand public de 2015.
-
Phénomène
naturel / Illusion d'optique : Les reflets de phares sur des couches
d'inversion météo ou des phénomènes électrostatiques rares restent des
explications parfois proposées pour les lumières fixes près de reliefs
montagneux.
Il n’ya a eu aucune enquête sur le terrain et le peu d’information ne
permet pas une identification ou une analyse du cas.
MUFON et https://www.beamsinvestigations.org/ (pour le MUFON la base des observations n’est
plus consultable par le public.
16 JANVIER 2016 – TROU AUX BICHES – ILE MAURICE
Observation d'OVNI
NUFORC 125323
Observation :
16/01/2016 à 23h30 heure locale.
Signalée le 17/01/2016 à 23h09 heure du Pacifique.
Durée : 5 minutes.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Trou-aux-Biches (Maurice), Maurice.
Forme : Cercle.
Caractéristiques :
Traînée laissée par un nuage circulaire parfait. Trois étoiles ont décrit un
cercle parfait en touchant les trois autres, formant un anneau blanc, puis se
sont déplacées vers le haut et ont disparu. Le tout en 3 à 5 minutes, côté pôle
Sud. Publié le 20/01/2016.
https://nuforc.org/sighting/?id=125323
13 MARS 2016 – FACE À LA MER – ILE MAURICE
Fiche
Date : 13 mars 2016
à 18 h 55, au coucher du soleil
Lieu : Île Maurice
(Afrique de l'Est) – balcon d'une maison face à la mer
Témoins : Un couple
– c'est la femme qui repère l'objet en premier
Témoignage original (mot pour mot) :
« Le 13 mars 2016 à 18 h 55, au coucher du soleil, ma femme et moi étions
sur le balcon de notre maison à l'île Maurice, une nation insulaire volcanique
de l'océan Indien, lorsque ma femme a dit : "Je crois qu'il y a quelque
chose d'étrange dans le ciel au-dessus de la mer." J'ai pris mon téléphone
pour filmer un objet étrange qui semblait dissimulé dans les nuages. »
Version longue reprise par les sites d'enquête :
« Le 13 mars 2016, à 18 h 55, ma femme et moi étions sur notre balcon à
l'île Maurice lorsque ma femme a dit : "Je crois qu'il y a quelque chose
d'étrange dans le ciel au-dessus de la mer." J'ai donc saisi mon téléphone
et commencé à filmer un objet mystérieux qui semblait dissimulé dans les
nuages. »
La vidéo
Elle est toujours en ligne sous le titre « Saucer Hides In The Cloud Over
The Mauritius Sea » (Une soucoupe se cache dans les nuages au-dessus de la
mer à l'île Maurice).
Lien d'archive : https://www.youtube.com/embed/joez_7v5kac ( actuellement la vidéo n’est pas
en ligne).
On y voit ce que les sites décrivent comme : « ce qui semble être » un
immense OVNI métallique stationné dans les nuages au-dessus de la mer (on peut
y voir le reflet du soleil).
En clair : une masse sombre allongée et immobile, située au sein d'une
couche de nuages bas au-dessus de l'océan au moment du coucher du soleil,
avec un reflet solaire lui conférant un aspect métallique. Pourquoi ce cas
est-il partout décrit comme celui d'un objet « sortant de l'océan » ?
C'est Scott Waring, du site *UFO Sightings Daily*, qui a lancé cette
interprétation dans son article : « Curieusement, cela se passe dans l'un
des endroits les plus isolés au monde, au beau milieu de l'océan, sur une
minuscule île de l'archipel des Mascareignes, à l'est de Madagascar. Un OVNI
surgissant de l'océan à cet endroit précis doit nécessairement provenir d'une
base sous-marine. »
Il a fait le lien avec le
fait qu'à la même semaine de mars 2016, des débris présumés du MH370 avaient
été retrouvés à Maurice et au large de l'Afrique du Sud. Il a donc vendu l'idée
d'une base sous-marine.
Analyse plus prosaïque
Si vous regardez la vidéo au
ralenti, vous verrez : L'objet ne bouge pas, ne sort pas de l'eau. Il est fixe
dans la couche nuageuse. C'est un nuage lenticulaire au coucher du soleil -
très fréquent à Maurice quand l'alizé bute sur les montagnes. Le soleil bas à
18h55 éclaire le dessous du nuage en orange et crée une zone sombre qui
ressemble à une soucoupe.
Le "métal" est
simplement le reflet du soleil sur l'humidité du nuage. C'est pour ça que les
enquêteurs sérieux classent ce cas en "nuage suspect" et non en USO.
Mais c'est le seul cas mauricien avec un témoignage à deux voix, une heure
précise à la minute, et une vidéo qui a survécu.
LE TEMOIGNAGE SUR LE SITE UFO
SIGHTINGS DAILY
OVNI survolant l'océan près de la minuscule île Maurice, le 13 mars 2016,
vidéo, actualités sur les observations d'OVNI.
Date d'observation
: 13 mars 2016.
Lieu d'observation : Île Maurice, Afrique de l'Est. Curieusement, cet
endroit est l'un des plus isolés au monde, en plein océan, sur la minuscule île
Maurice, à l'est de Madagascar. Un OVNI surgissant de l'océan à cet endroit
précis provient forcément d'une base sous-marine. Ces derniers mois, de
nombreuses découvertes mystérieuses ont eu lieu en Afrique du Sud, ce qui est
très étrange car cette région est généralement peu propice à l'activité OVNI.
On n'avait pas vu une telle activité depuis quatre ans. Avec la présence
d'OVNIs, la découverte de fragments du vol MH370 cette semaine et les images de
Google Earth montrant le crash du MH370 au large du cap de Bonne-Espérance, il
se passe quelque chose d'étrange. Scott C. Waring
www.ufosightingsdaily.com
Témoignage :
Le 13 mars 2016 à 18h55, au coucher du soleil, ma femme et moi étions sur le
balcon de notre maison à l'île Maurice, un État insulaire volcanique de l'océan
Indien, lorsque ma femme a dit : « Je crois qu'il y a quelque chose d'étrange
dans le ciel au-dessus de la mer. » J'ai pris mon téléphone pour filmer un
objet étrange qui semblait caché dans les nuages.
https://www.ufosightingsdaily.com/2016/03/ufo-hovering-over-ocean-near-tiny.html
14 SEPTEMBRE 2017 – QUATRE BORNES – PLAINES WILHEIMS – ILE MAURICE
G3PA8GHJ
Soumis le 15/09/2017, 15 h 21
Date de l'événement 14/09/2017, 20 h 20
Écart temporel Signalé dans les 24 heures
Précision Approximative
Coordonnées 20,2675° S, 57,4797° E Source
UFO Stalker
Type Observation d'OVNI
Catégorie Observation d'OVNI
Quatre-Bornes, district de Plaines-Wilhems
Résumé
Objet lumineux se déplaçant dans le ciel
Forme Boule de feu
Distance Plus d'un mile (1,6 km)
Comportement en vol Trajectoire en ligne droite
Altitude Plus de 500 pieds (150 m) (sous la couche nuageuse)
Durée 00 :03 :00
Témoins 1
Cette observation ne comprend ni photo ni vidéo.
Description détaillée
J'attendais à l'extérieur du bureau avec mon ami que mes autres collègues
soient prêts. Mon ami a dit « Regarde ça », et j'ai vu la traînée qui, au
début, ressemblait à une étoile filante. Mais l'objet ne ressemblait pas aux
autres étoiles filantes que j'ai pu observer. Il se déplaçait beaucoup plus
lentement et s'est désintégré dans le ciel. Il ne restait plus qu'une traînée.
Une jeune femme a filmé l'événement avec son téléphone et l'a publié sur
YouTube. Veuillez y jeter un œil
: https://www.Youtube.Com/watch?V=xt_ss5jn6ok
Source de l’observation : : https://ufostalker.com/sighting/G3PA8GHJ
08 OCTOBRE 2017 - OMBRE SAVANNE ILE MAURICE
Énigma n° 223235
1 témoin
8 octobre 2017 • 17:10 UTC+4
Bel Ombre, Savanne, Île Maurice
Un OVNI carré s'est divisé en deux, comme le symbole chinois du yin et du
yan. Le 8 octobre 2017, j'étais de service à l'hôtel Shanty Maurice, situé sur
la côte sud-ouest de l'île Maurice. Comme d'habitude, j'observais le ciel pour
vérifier la météo et installer des tables supplémentaires à la terrasse du
restaurant Rhumshed. En levant les yeux, j'ai aperçu un objet carré immobile
dans un ciel très venteux. J'ai d'abord cru que c'était un cerf-volant, puis je
me suis demandé comment un cerf-volant pouvait rester immobile par un tel vent.
J'ai alors perçu comme une aura autour de l'objet. J'ai demandé à ma collègue
si elle voyait la même chose, et elle a répondu par l'affirmative. Je lui ai
demandé ce que c'était, et elle a avoué n'en avoir aucune idée, peut-être des
extraterrestres, en riant. J'ai pris mon téléphone portable, un HTC Desire
728G, et j'ai commencé à filmer. L'objet a alors commencé à changer de forme et
à se diviser en deux formes mystérieuses. À noter qu'au-delà de la clôture de
l'hôtel, on trouve la haute mer. Je n'avais jamais voulu montrer ça à personne,
mais il y a quelques jours, un de mes voisins m'a montré quelque chose qu'il
avait vu dans le ciel : une sorte d'orbe immobile. Je lui ai montré la
mienne et il était vraiment stupéfait. J'ai pris trois photos et j'ai deux
vidéos. À un moment donné, j'ai voulu le voir de mes propres yeux, alors j'ai
arrêté de filmer et il a fini par disparaître. Quelqu'un pourrait-il
m'expliquer ?
Source, lien vers le site et
la vidéo / https://app.enigmalabs.io/sighting/223235?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539
14 SEPTMBRE 2017 – QUATRES BORNES – PLAINES WILHEMS –
ILE MAURICE
Énigme n° 216795
3 témoins
14 sept. 2017 • 18 :20 UTC+4
Quatre Bornes, Plaines
Wilhems, Maurice
Témoignage
Un objet lumineux se
déplaçait dans le ciel. J'attendais devant le bureau avec un ami que mes
collègues soient prêts. Mon ami m'a dit : « Regarde ça ! » J'ai alors aperçu
une traînée lumineuse qui ressemblait d'abord à une étoile filante. Mais cet
objet était différent des autres étoiles filantes que j'avais vues. Il se
déplaçait beaucoup plus lentement et s'est désintégré dans le ciel. Il ne
restait plus qu'une traînée. Une jeune fille a filmé la scène avec son
téléphone et l'a publiée sur YouTube. Veuillez regarder la vidéo [Lien déplacé
vers la section FI/cms/tg].
Source : MUFON - UFO HUNTERS ET
ENIGMA - https://app.enigmalabs.io/sighting/216795?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539
08 OCTOBRE 2017 – BEL OMBRE – HOTEL SHANTI – ILE MAURICE
Fiche officielle
Date : 08/10/2017
fin d'après-midi
Lieu : Bel Ombre, côte sud-ouest, hôtel Shanti Maurice - restaurant Rhumshed.
Après la clôture de l'hôtel, c'est la haute mer.
Durée listée dans les bases : 00:00:40 - 40 secondes de vidéo
Classification : Square / N, A dans UFO-Hunters
Liens directs :
Article français complet : https://www.odla.[STRIPPED [blocked] 65 bytes]
Fiche originale avec 3 photos + 2 vidéos : http://ufostalker.com/sighting/98209
Miroir UPDB : https://updb.app/report/1-98209
Témoignage intégral - 2 sources identiques
Le 8 octobre 2017, en fin d’après-midi, un OVNI noir a été filmé à Bel
Ombre, sur l’île Maurice, en Afrique. Au bout de quelques instants, il s’est
scindé en deux
Le témoin, employé de l'hôtel :
J'étais en service à l'hôtel Shanti situé sur la côte sud-ouest de l'île
Maurice le 08/10/2017, comme d'habitude je regardais le ciel pour voir le temps
qu’il faisait afin de savoir si je devais installer des tables supplémentaires
à l'extérieur du restaurant. Quand j'ai levé les yeux au ciel, j'ai vu un objet
de forme carrée rester immobile dans le ciel très venteux. Au début, je pensais
que c'était un cerf-volant, puis je me suis dit : ‘Comment le cerf-volant
peut-il rester immobile par un temps aussi venteux ?’ C’est alors que j'ai vu
comme une aura qui entourait l'objet.
Confirmation à 2 témoins :
J'ai demandé à ma collègue si elle pouvait voir la même chose et elle m’a
répondu oui. Je lui ai demandé ce qui se passait, elle a dit qu'elle ne savait
pas, que c’était peut-être les extraterrestres, puis elle a ri.
Filme et scission :
J'ai pris mon téléphone portable, qui est un HTC Desire 728g, et j'ai
commencé à le filmer. L'objet a alors commencé à changer de forme et à se
scinder en deux formes mystérieuses.
Détail repris dans la
base US sous: Square ufo split into two like chinese symbol yin and yan
Suite :
Notez qu'après la fermeture de l'hôtel, c’est la haute mer.
J'ai pris 3 photos et j'ai 2 vidéos. À un moment donné, j'ai voulu le voir
de mes propres yeux et j'ai arrêté de filmer et finalement, il a disparu.
Contexte :
Je n'ai jamais voulu montrer cela à qui que ce soit, mais il y a quelques
jours, un de mes voisins m'a montré quelque chose qu'il avait vu dans le ciel
et cela ressemblait à un orbe immobile dans le ciel nocturne. 2 témoins sur
place qui travaillent, pas un touriste qui passe. Argument météo valable :
octobre à Bel Ombre est très venteux, un cerf-volant carré noir ne peut pas
rester immobile. Le site météo confirme vents >30km/h ce jour-là.
Scission en 2 : c'est rarissime. Sur la vidéo on voit bien le carré noir
devenir 2 objets séparés qui s'éloignent l'un de l'autre, ce qui exclut un
ballon ou un sac plastique. Téléphone identifié : HTC Desire 728g, capteur 13MP
de 2015, vidéo 1080p - basse qualité mais suffisante pour voir l'aura décrite.
Ce cas a été repris par le National UFO Center dans ses Filer's Files de
février 2019 dans la liste "UFOs reported over Mauritius Island"
justement à cause de la description : I was on duty at shanty Maurice hotel
[...] square shape object staying still in the very windy sky.
22 DECEMBRE 2018 – LE MORNE – RIVIERE NOIRE – ILE MAURICE
Énigme n° 157259
1 témoin
22 décembre 2018 • 13h00 UTC+4
Le Morne, Rivière Noire, Île Maurice
Témoignage
Objet inconnu dans le ciel. Le 22 décembre 2018, j'étais en bateau au large
de l'île Maurice. J'ai pris cette photo et c'est seulement après coup que j'ai
remarqué un objet dans le ciel. Je ne sais pas de quoi il s'agit, mais je
voulais vous la soumettre pour voir si vous avez une idée.
MUFON #103156 / Enigma 157259 - UFO
HUNTER
11 JANVIER 2019 – ILE MAURICE – REUNION – OCEAN
INDIEN
Observation d’un OVNI devenu un phénomène spatial.
La presse régionale a largement couvert l'événement du 11 janvier 2019 en
évoquant explicitement la piste d'un OVNI avant d'apporter l'explication
spatiale.
Titre et traitement médiatique dans la presse locale
1. L'Express de Maurice (Quotidien mauricien)
Titre de l'article : « Ovni (ou pas) : un étrange objet aperçu dans le ciel
»
Date de publication : 13 janvier 2019
Lien / Source : lexpress.mu — Article
d'archive du 13 janvier 2019
Contenu : Le journal rapporte la vive réaction des internautes à Maurice et
à La Réunion face à une « chose » ovale, brillante, entourée d'un halo lumineux
se déplaçant à l'ouest. L'article mentionne le doute initial (météore, OVNI,
vaisseau alien) avant de préciser la réalité technique : le module de
déploiement des satellites Iridium 8 lancé par SpaceX.
2. Couverture de la presse réunionnaise et radios régionales
Médias : Les quotidiens (Chicano, Imaz Press Réunion) ainsi que les radios
locales (Freedom) ont relayé les nombreux témoignages d'habitants décrivant une
« boule de feu silencieuse » ou un « engin non identifié ».
Démenti / Confirmation : Dans les heures suivant les appels de témoins, les
associations d'astronomie locales (notamment la Société d'Astronomie de La
Réunion) ont diffusé un communiqué explicatif via les mêmes canaux pour
confirmer le passage de la fusée Falcon 9.
L’article de L’express de l’Ile Maurice :
Ovni (ou pas): un étrange
objet aperçu dans le ciel
Superman ? Un météore ? Le
vaisseau spatial d’un pauvre alien en détresse ? Qu’est-ce qui a bien pu
traverser le ciel mauricien, vendredi soir ? C’est la question que se posent de
nombreux internautes depuis.
Plusieurs personnes affirment
avoir vu un objet volant parmi les étoiles, à l’ouest. Nos voisins Réunionnais
auraient également aperçu le phénomène. Selon les descriptions, la « chose »
était de forme ovale, brillante, entourée d’un halo lumineux.
Malheureusement, la chasse aux
photos est restée vaine, personne n’ayant eu le temps, semble-t-il,
d’immortaliser l’instant. Les théories, elles, vont bon train. Parmi celles qui
semblent être les plus plausibles, il s’agirait du module de déploiement des
satellites Iridium 8 par SpaceX.
En effet, dans après-midi du
vendredi 11 janvier dernier, aux États-Unis, Falcon 9, la fusée réutilisable de
SpaceX, a lancé le module de déploiement des dix satellites Iridium. Comme
d’habitude, le lancement a été retransmis en direct. Sur la vidéo disponible
sur YouTube, lors de l’allumage du deuxième étage du module qui a duré quelques
secondes – et la mise en orbite, entre 20 heures et 20 h 30 – on apprend que
l’engin spatial se trouvait non loin de Madagascar, à une altitude de 630 km
environ.
Mais rien n’empêche les plus
rêveurs de penser qu’il pourrait s’agir d’un très, très, très lointain cousin
qui aurait décidé de nous rendre visite…
https://lexpress.mu/s/article/345890/ovni-ou-pas-un-etrange-objet-apercu-dans-ciel
À PROPOS DU LANCEUR Fusée Falcon 9 (Block 5) de SpaceX. Mission: Iridium NEXT Mission 8 (Iridium-8.
11 janvier 2019 :
Chronologie et données du lancement
Date et heure : Vendredi 11 janvier 2019 à 19 h 31 (heure de
Maurice/Réunion), soit 15 h 31 UTC.
Lieu du tir : Base d'Vandenberg (VSFB), Californie, États-Unis.
Lanceur : Fusée Falcon 9 (Block 5) de SpaceX.
Mission : Iridium NEXT Mission 8 (Iridium 8) — le tout dernier lancement du
programme de modernisation de la constellation Iridium (déploiement des 10
derniers satellites).
Explication du phénomène visuel (Pourquoi cet aspect ?)
L'observation à l'œil nu depuis l'île Maurice, La Réunion et Madagascar a
pris la forme d'un globe lumineux brillant entouré d'une brume/halo en
expansion. Ce visuel s'explique par la combinaison de trois facteurs physiques
et orbitaux :
L'altitude et l'éclairage solaires :
À 19 h 30 dans l'océan Indien, le soleil était déjà couché au sol, mais la
fusée évoluait à plus de 600 km d'altitude. À cette hauteur, le lanceur était
encore pleinement éclairé par le soleil (effet dit d'illumination
crépusculaire).
Le dégazage / l'extinction du moteur :
Le « globe » très lumineux correspond au fonctionnement du moteur du
deuxième étage (Merlin Vacuum). Le halo brumeux environnant était formé par les
gaz de combustion et le dégazage des ergols résiduels qui se dispersent très
rapidement dans le vide spatial en reflétant la lumière du soleil.
Trajectoire visible :
Le second étage et sa charge utile survolaient l'océan Indien d'est en
ouest lors de la phase de séparation et d'injection orbitale des 10 satellites
Iridium, ce qui explique le déplacement horizontal régulier et silencieux
observé par les témoins.
Couverture médiatique et réactions locales
Panique et interrogations : Durant les 30 minutes suivant l'événement, les
réseaux sociaux ainsi que les radios locales (à La Réunion et à l'île Maurice)
ont enregistré un pic d'appels de riverains signalant une « comète », une «
boule de feu » ou un « engin non identifié ».
Confirmation astronomique : Quelques heures après le passage, les associations d'astronomie régionales
(dont la Société d'Astronomie de La Réunion) et les observatoires ont confirmé
la trajectoire exacte de la mission Iridium-8, levant toute ambiguïté sur la
nature du phénomène.
11 MAI 2020 – MOKA – ILE MAURICE
Enigma n° 129491
1 témoin
11 mai 2020 • 00 :00 UTC+4
Moka, Maurice
Témoignage
Observation d'un énorme objet allongé en forme de soucoupe. Alors que je me
brossais les dents avant d'aller me coucher, à minuit pile, un très grand objet
en forme de soucoupe est apparu et a disparu de mon champ de vision à trois
reprises. Son apparition et sa disparition m'ont rappelé un transistor. Des
lumières blanches à dorées entouraient son pourtour, formant un point fixe. Le
corps principal était bleu et un contour argenté dessinait les contours de
l'engin. L'objet est apparu au-dessus d'un grand sapin, à une centaine de
mètres de chez nous, incliné à environ 30 degrés par rapport à l'horizontale
(une pente descendante de droite à gauche depuis mon point d'observation). Au
moment de son apparition, je repensais à la façon dont une simple solution de
purification d'eau (dioxyde de chlore) semblait avoir sauvé un ami proche (lui
aussi avocat) à Londres, alors qu'il souffrait d'insuffisance respiratoire,
probablement due à la COVID-19. Cela n'a duré que 30 secondes. J'étais frustré
de constater que la recherche de la vérité pouvait être entravée par un manque
d'ouverture d'esprit concernant les traitements sûrs et efficaces. Source : MUFON
- PUBLIE SUR ENIGMA provenant du MUFON)
02 FEVRIER 2021 – ILE MAURICE
Enigma n° 259530
3 témoins
2 février 2021 • 19h30 UTC+4
Île Maurice
Témoignage
Un éclair de lumière blanche, disparu mystérieusement. Le mardi 2 février
2021, vers 19h30, alors que mon mari, mon fils de 4 ans et moi nagions dans la
piscine, mon attention a été attirée par un éclair de lumière blanche se
déplaçant rapidement en ligne horizontale avant de disparaître mystérieusement.
Cet éclair a captivé notre attention pendant une quinzaine de secondes.
Ensuite, plus aucune trace de cet éclair. Il semblait se déplacer du nord vers
l'est.
Source : NUFORC SUR ENIGMA - https://app.enigmalabs.io/sighting/259530?from=map?b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539
02 FEVRIER 2021 – ILE MAURICE
Observation d'OVNI
NUFORC 161950
Date : 2 février 2021 à 19h30 (heure locale)
Signalé le 7 février 2021 à 10h02 (heure du Pacifique)
Durée : 30 secondes
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Île Maurice
Forme : Éclair
Caractéristiques : Éclair de lumière blanche ayant disparu mystérieusement.
Le mardi 2 février 2021, alors que mon mari, mon fils de 4 ans et moi nagions
dans la piscine vers 19h30, mon attention a été attirée par un éclair de
lumière se déplaçant rapidement en ligne horizontale avant de disparaître
mystérieusement. Cet éclair a captivé notre attention pendant une quinzaine de
secondes. Ensuite, nous n'avons plus jamais revu cet éclair. Il semblait se
déplacer du nord vers l'est.
Publié le 2 mars 2021. - https://nuforc.org/sighting/?id=161950
04 MAIi 2021 –
CUREPIPE ET PLUSIEURS AUTRES VILLES – ILE MAURICE
Plusieurs dizaines de témoignages, accompagnés de photos et vidéos prises
depuis Curepipe, Quatre Bornes, Grand Baie et Port-Louis, ont afflué sur les
réseaux sociaux. La forme rectiligne parfaite et l'absence de bruit ont suscité
des spéculations immédiates sur un passage d'OVNI ou une formation militaire
clandestine.
Presse et démystification : Les médias locaux (L'Express de Maurice,
Defimedia, Le Mauricien) ainsi que la météo nationale ont rapidement publié des
explications pédagogiques pour rassurer la population en identifiant le passage
du train Starlink L25.
Détails du lancement et origine astronomique
Date et heure de passage : Soirée du mardi 4 mai 2021 (vers 18 h 45 - 19 h
15 heure locale).
Lancement d'origine : Mission Starlink v1.0 L25 (Group 24) lancée par
SpaceX le 4 mai 2021 à 15 h 01 UTC (19 h 01 heure de Maurice) depuis la station
de la Space Force à Cape Canaveral, Floride.
Charge utile : Un lot de 60 satellites de télécommunication déployés en
orbite basse terrestre (LEO).
Explication du phénomène visuel
Le spectacle observé dans le ciel mauricien — surnommé la « chenille
lumineuse » ou le « train de satellites » — s'explique par les facteurs
suivants
:
Phase d'injection orbitale : Juste après leur séparation de l'étage
supérieur de la fusée Falcon 9, les 60 satellites volent extrêmement proches
les uns des autres sur une même ligne rectiligne.
Réflexion solaire (Albedo) : Évoluant à une altitude initiale d'environ 220
à 300 km, les panneaux solaires déployés des satellites reflètent intensément
la lumière du soleil (qui brille encore en altitude, même s'il est couché au
sol).
Mouvement régulier et silencieux : Les points lumineux défilent à une
vitesse orbitale constante (environ 27 000 km/h) sans aucun bruit, donnant
l'impression visuelle d'un engin gigantesque ou d'une escadrille de vaissseaux.
Source & Référence
Presse mauricienne : L'Express.mu — Des points lumineux dans le ciel
mauricien : le train Starlink de SpaceX fait sensation (Archives du 5 mai 2021).
Suivi des orbites (Tracker) : Heavens-Above — Starlink
Passes (Service de prédiction
de passage des satellites).
13 AVRIL 2023 - CAP
MALHEUREUX – RIVIERE DU RAMPART – ILE MAURICE
Soumis le 27/07/2023 à 17h40
Survenu le 13/04/2023 à 20h55
Décalage du signalement : 104
jours plus tard
Coordonnées : 19,9945° S, 57,6365° E
Source : UFO Stalker
Type : Observation d'OVNI
Observation d'OVNI
Cap Malheureux, district de
Rivière du Rempart
Résumé - Deux lumières
ressemblant à des étoiles ont commencé à bouger avant que l'ISS ne traverse le
ciel.
Forme - Ressemblant à une
étoile
Distance - Plus d'un mile (1,6
km)
Comportement de vol - Trajectoire
avec changement de direction
Altitude - Plus de 500 pieds (150 m) (ciel
sans nuages)
Témoins 1
Étiquettes - Lumières, étoile, rond
Description détaillée
Je me trouvais sur la jetée de
l'hôtel Attitude Lagoon, j'observais le ciel en attendant que l'ISS apparaisse
à l'horizon au nord et passe au-dessus de moi. Je regardais presque à la
verticale en direction de l'est ; le ciel était presque dégagé et il y avait
peu de pollution lumineuse, hormis celle de l'hôtel, notamment un puissant
projecteur situé à environ 15 mètres derrière moi. Tout dans le ciel semblait
normal (étoiles, quelques nuages, la Voie lactée). En levant les yeux, j'ai vu
deux lumières que je prenais pour des étoiles effectuer un mouvement circulaire
et changer de position l'une par rapport à l'autre (durée d'environ 1 seconde)
; elles ont ensuite continué leur vol en ligne droite dans des directions
opposées, peut-être en accélérant. Je me suis tourné vers ma compagne pour lui
demander si elle avait vu cela. Lorsque j'ai regardé à nouveau, les lumières
avaient disparu et j'avais perdu le fil de leur trajectoire. Juste après cet
événement, l'ISS est apparue à l'horizon, au nord. L'ISS a traversé
approximativement la zone de l'événement un peu plus tard. Observation de l'ISS
confirmée via l'application Star Walk 2 ; la photo jointe n'indique pas le lieu
exact de l'événement, elle sert uniquement de preuve du passage de l'ISS. Je ne
connais pas la distance parcourue, mais l'événement s'est déroulé entièrement
au centre de mon champ de vision, sans nécessiter de mouvement de la tête ou
des yeux pour le suivre. Le mouvement circulaire a couvert moins de 10 degrés
(peut-être environ 5 degrés) de mon champ de vision total. Informations
personnelles : je suis scientifique et titulaire d'un doctorat en physique.
Raisons pour lesquelles je pense qu'il ne s'agissait ni de satellites, ni
d'avions, ni de drones, etc. : les objets étaient immobiles avant de se
déplacer ; ils ressemblaient à des étoiles (points lumineux) et présentaient la
même luminosité moyenne que la majorité des étoiles visibles ; le mouvement
était soudain, sans phase d'accélération ou de décélération (à l'exception
d'une trajectoire linéaire potentiellement accélérée à la fin) ; le passage
d'un mouvement circulaire à un mouvement linéaire a été instantané et a semblé
parfaitement synchronisé (pour l'œil humain) ; les lumières semblaient
lointaines, impliquant donc une vitesse très élevée pour parcourir la distance
observée. Motif du signalement tardif : je n'avais pas connaissance de
l'existence de cette page web.
https://ufostalker.com/sighting/ZY22P7V5
10 MAI 2023 - BASSIN ROSE HILL - PLAINES WILHEIMS –
ILE MAURICE
IDRMY310I6
Signalé le
12/05/2023 à 14 h 29
Survenu le
10/05/2023 à 22 h 20
Décalage de
signalement : 1 jour
Précision :
Approximative
Coordonnées : 20,2230° S, 57,4684° E
Source: UFO Stalker
Beau Bassin-Rose Hill, district de Plaines Wilhems
Forme Semblable à
une étoile
Distance 6 à 30
mètres (21 à 100 pieds)
Couleur Non
spécifiée
Comportement en vol
Trajectoire avec changement de direction
Témoins 1
Étiquettes lumière
flottante
Description détaillée
J'ai vu cela de nuit, flottant au-dessus de l'eau ; la lumière se dirigeait
droit vers moi à plusieurs reprises et effectuait aussi une rotation parfaite à
360 degrés. La « chose » parcourait une distance de 100 mètres en une seconde.
Elle est restée visible pendant 30 minutes, avec des disparitions de quelques
minutes et des réapparitions s'étalant sur plus d'une heure, tout en semblant
scanner quelque chose et en braquant sa lumière sur moi à plusieurs reprises.
Elle se déplaçait sur l'eau à une vitesse stupéfiante et, chaque fois que
j'allumais ma caméra, elle disparaissait au bout de 3 secondes. La deuxième
fois que j'ai réussi à la filmer, elle s'est tout simplement arrêtée ; je suis
resté là une heure, mais plus rien, elle avait disparu. On aurait dit que
l'objet détectait l'enregistrement de ma caméra (sans lumière). Pendant la
scène, j'ai demandé à Dieu ce que c'était ; en regardant mon téléphone, j'ai vu
qu'il était 20 h 20. Une expérience assez étrange... Une idée de ce que cela
pourrait être ?
https://ufostalker.com/sighting/RMY310I6
03 JANVIER 2025
- QUATRE BORNES – ILE MAURICE
Observation d'OVNI
NUFORC 186675
Date d'apparition : 03/01/2025 à 20h35 heure locale (date approximative)
Signalé le :
10/01/2025 à 00h37 heure du Pacifique
Durée : au
moins 3 minutes
Nombre d'observateurs : 7
Lieu :
Quatre Bornes, district de Plaines Wilhems, Maurice
Forme :
Cylindre
Couleur :
Blanc et vert
Taille estimée : inconnue, semblait petite
Point d'observation : Terre
Direction depuis l'observateur : Ouest
Angle d'élévation : 28°
Provenance :
Ouest
Distance minimale : environ 30 mètres du sol
Vitesse estimée : très rapide, donc difficile à déterminer
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, traînée laissée, changement de couleur, son émis,
réaction des animaux
L'objet a volé depuis l'ouest et s'est arrêté
brusquement devant la colline située près du lieu d'observation, puis il est
reparti comme une fusée. Nous étions
sortis pour le Nouvel An lorsque nous avons vu un objet circulaire voler depuis
l'ouest et s'arrêter brusquement devant nous. C'était bizarre, car ce n'était
pas normal. Quelques secondes plus tard, on aurait dit que ça tournait sans
cesse sur soi-même, comme si ça cherchait quelque chose.
Publié le 14/01/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=186675
22 AVRIL 2025 –
TROU AUX BICHES – PAMPLEMOUSSES - ILE MAURICE-
Observation d'OVNI
NUFORC 193965
Date d'apparition :
22 avril 2025 à 06h07 (heure locale)
Signalé le : 09 novembre 2025 à 04h35 (heure du Pacifique)
Durée : 1 à 2 minutes
Nombre d'observateurs : 1 - Expert en aviation
Lieu : Trou-aux-Biches, district de Pamplemousses, Maurice
Détails de la localisation : Je m'étais levé tôt ce jour-là et marchais sur la
plage pour admirer le lever du soleil lorsque je l'ai aperçu.
Forme : Diamant
Couleur : Blanc éclatant
Taille estimée : 4 mètres de long
Observé depuis : La terre
Direction par rapport à l'observateur : Je ne m'en souviens plus.
Angle d'élévation : 35
° Cap : L'objet était immobile.
Distance minimale : Environ un kilomètre de la plage
Vitesse estimée : 0 km/h
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, faisceaux émis, réactions des animaux.
Une lumière très brillante en forme de diamant planait au-dessus de l'horizon.
Je m'étais levé tôt pendant mes vacances et marchais sur la plage pour admirer
le lever du soleil lorsque je l'ai aperçu. Sa forme étrange m'a fait supposer
qu'il s'agissait d'un diamant. Il émettait une lumière vive et semblait planer
au-dessus de la côte, observant l'horizon. Il a disparu au bout d'une minute,
comme si la lumière s'était éteinte.
Publié le 12/11/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=193965
11 JUIN 2026 - NAMBOUS VINEUX - ILE MAURICE
Bambous Virieux Objet en
chevron noir avec lumières blanches, photographié, quatre témoins NUFORC #198960 B/C
11 juin 2026 - Observation
d'OVNI NUFORC 198960
Date et heure
approximatives : 11/06/2026 à 16h51 heure locale -
Signalé le 25/06/2026 à 02h32 heure du Pacifique -
Durée : 1 minute -
Nombre d'observateurs : 4
- Lieu : Bambous Virieux, district de Grand Port, Maurice -
Détails du lieu : Nous regardions droit vers les montagnes et j'ai pris des
photos.
Forme : Chevron -
Couleur : Noir avec des orbes blanches -
Taille estimée : Longueur et hauteur d'environ 6 à 10 m -
Point d'observation : Terre -
Direction depuis l'observateur : Nord -
Angle d'élévation : 66°
- Cap : Se déplaçait vers l'est depuis mon point d'observation -
Distance minimale : Environ 500 m -
Vitesse estimée : Déplacement d'environ 200 à 400 m par seconde -
Caractéristiques : Objet lumineux.
Capturé sur les photos, il s'agissait d'un objet volant bas et tournant. J'ai
estimé sa longueur à au moins 10 m, car il était presque aussi grand qu'une
petite maison.
J'ai en fait capturé deux choses sur les trois photos. J'ai pris des photos. La
première montre un aéronef en forme de chevron avec une sphère blanche à
l'arrière, en haut, et une autre en bas. On distingue également une forme
arrondie à l'arrière, d'où émerge une lumière blanche. Il semble avoir récupéré
la sphère blanche inférieure très près de la surface, ce qui est visible sur
mes photos. Au début, on voit l'aéronef en l'air avec une sphère blanche et un
point blanc en dessous. Puis, comme expliqué, la sphère du dessous s'est reliée
à l'aéronef. Il se déplaçait à grande vitesse ; j'ai pris trois photos en
une seconde, et l'aéronef a parcouru au moins 100 mètres entre chaque
photo.
La seconde photo montre un objet dont je ne parviens pas à distinguer la forme,
car il se déplace à très grande vitesse dans le ciel. On remarque que cet objet
a une forme et n'est pas qu'un simple point lumineux, car il présente
différentes nuances de couleur lorsque je zoome. Il se déplace à une vitesse si
élevée qu'il est invisible sur mes premières photos, mais seulement visible sur
la troisième. J'ai pris les trois photos en l'espace d'une seconde, comme je
l'ai vérifié dans les détails. Quoi qu'il en soit, il doit être énorme, car il
s'agit toujours d'un gros point noir dans le ciel, se déplaçant à grande
vitesse.
https://nuforc.org/sighting/?id=198960
On ne distingue rien de particulier sur les photos sauf
sur une photo une « tache « sombre. Cope de la photo en question et de
l’agrandissement de la « tache ».
Chapitre XII -
23
21 - ILE DE LA
REUNION
L’ILE
A GRAND SPECTACLE !
Autrefois connue sous le nom « d'île
Mascarin », elle prend celui '« d’ile Bourbon » une escale de la
Compagnie française des Indes orientales sur la route des Indes. À partir des
années 1710, elle constitue une véritable colonie pratiquant la culture du
café. Devenue une société de plantation, elle passe sous le contrôle direct du
roi de France dans les années 1760 avant d'être réaffectée à l'industrie de la
canne à sucre au terme des guerres napoléoniennes. Elle est définitivement
rebaptisée de son nom actuel et l'esclavage y est aboli en 1848 remplacé jusque
dans les années 1930 par la pratique de l'engagisme.
En 1946, l'île abandonne son statut colonial pour devenir un département
français, sans pour autant accéder à l'égalité sociale et salariale avec les
départements français métropolitains, elle prend le code départemental 974. L'île appartient à la zone euro, mais ne fait pas partie de l'espace
Schengen.
Avant d’aborder la situation du phénomène ovni à l’Ile de la Réunion, je
précise que je connais particulièrement bien ce pays, y ayant une propriété, ma
femme étant Réunionnaise. Je sais aussi que plusieurs ufologues ont à
différentes époques, enquêté sur ce phénomène, ce qui fait la richesse de ce
pays. Un ufologue « Contacté » ELRIC a même fait le voyage de La Réunion
aux célèbres RENCONTRES UFOLOGIQUES EUROPEENNES DE CHALONS EN CHAMPAGNE EN
2005, dont le passage n’est passé inaperçu. (Rappelons que les Premières
Rencontres Européennes de Châlons en Champagne ont été visitées par plus de
10 000 personnes, 10 000 M2 de stands, salles de conférences,
expositions, plus de 200 personnalités du monde Ufologique sur Place, plus de
18 nationalités représentées, 100 stands d’informations – ce qui en a fait la
plus grande manifestation Ufologique au Monde en 2005). D’autres travaillent
encore le sujet dans ce département. D’autre part, plusieurs journalistes
locaux ont toujours abordé le sujet dans la presse. Le nombre d’observations
dans ce petit département est donc très important, certains cas jamais publiés
d’autre part et je n’en citerais dans le catalogue qu’une petite partie.
LA RÉUNION — OVNI, UFOLOGIE ET
SOCIÉTÉ
Entre observations populaires,
ufologues, enquêtes officielles et regard des autorités
Une île où le phénomène OVNI possède une histoire singulière
Dans l'océan Indien, l'île de La Réunion occupe une place particulière dans
l'histoire francophone du phénomène OVNI. Le nombre d'observations rapportées
n'est pas exceptionnel au regard de la population de l'île, mais certaines
affaires ont acquis une notoriété considérable parce qu'elles ont donné lieu à
des enquêtes de gendarmerie, à des témoignages multiples, à des mesures
physiques ou encore à l'intervention de responsables administratifs.
La Réunion présente ainsi un intérêt particulier pour l'étude de l'ufologie
: le phénomène n'y est pas seulement une affaire de passionnés ou de
témoignages diffusés sur Internet. Dans plusieurs dossiers historiques, la
gendarmerie nationale, les services météorologiques, l'aéronautique, des
médecins et des responsables locaux ont été sollicités.
Parallèlement, l'île possède aujourd'hui un environnement scientifique
particulièrement favorable à l'étude des phénomènes célestes : l'Observatoire
des sciences de l'Univers de La Réunion, l'Observatoire de physique de
l'atmosphère, l'Observatoire astronomique des Makes et, surtout, le GEIPAN du
CNES, qui instruit officiellement les signalements de phénomènes aérospatiaux
non identifiés.
Cette évolution permet de distinguer deux périodes : l'ufologie militante
et les enquêtes de terrain des années 1960-1980, puis une période contemporaine
où les observations sont davantage confrontées aux données astronomiques,
météorologiques, aéronautiques et spatiales.
1. La grande affaire de la Plaine des Cafres : 31 juillet 1968
L'affaire qui a le plus marqué l'histoire ufologique réunionnaise est sans
doute celle de Luce Fontaine, à la Plaine des Cafres.
Le 31 juillet 1968, cet agriculteur affirme avoir observé un objet ovoïde à
faible hauteur. Selon son récit, l'engin mesurait approximativement quatre à
cinq mètres de diamètre et environ deux mètres cinquante de hauteur. Il aurait
émis une lumière extrêmement intense.
Le récit devient particulièrement spectaculaire lorsque Fontaine affirme
avoir distingué deux êtres de petite taille, portant des vêtements ressemblant
à des scaphandres, qu'il comparera plus tard aux « Babas Michelin ».
L'affaire est prise au sérieux par la gendarmerie et devient rapidement un
sujet de presse. Des recherches sur le terrain sont effectuées et des mesures
de radioactivité sont rapportées sur certains éléments liés à l'observation. Le
capitaine Léopold Legros, alors directeur du service départemental d'incendie
et de secours, intervient également dans l'affaire.
Selon les sources ufologiques reproduisant les documents de l'époque, des
mesures auraient révélé des niveaux supérieurs au bruit de fond naturel sur
certains vêtements et à plusieurs endroits du terrain. Il faut cependant être
très prudent avec cette information : les conditions exactes des mesures,
l'instrumentation, les unités utilisées et leur signification physique doivent
être replacées dans le contexte scientifique de 1968. Les données disponibles
ne permettent pas de conclure à une contamination radioactive provoquée par un
engin extraterrestre.
L'intérêt historique de cette affaire est néanmoins réel : elle montre que
le phénomène OVNI pouvait, à La Réunion, sortir du domaine de la simple rumeur
pour devenir une affaire faisant intervenir des institutions publiques.
2. Le rôle de la gendarmerie : une particularité importante de l'ufologie
réunionnaise
La Réunion possède un autre dossier remarquable : Petite-Île, 14 février
1975. Un jeune homme, Antoine Séverin, rapporte avoir rencontré un objet qu'il
interprète comme une soucoupe volante. Son récit comporte des éléments
extraordinaires : objet posé ou stationnaire à faible hauteur, petits êtres,
émission lumineuse et effets physiologiques ressentis par le témoin.
Mais ce qui rend le dossier historiquement intéressant n'est pas seulement
son contenu. C'est surtout la réaction des autorités.
La brigade de gendarmerie de Petite-Île ouvre une enquête. Les gendarmes
interrogent le témoin, sa famille, son employeur et différentes personnes de
son entourage. Ils examinent le lieu indiqué et contactent plusieurs services. La
gendarmerie vérifie notamment :
·
La
présence éventuelle d'aéronefs ;
·
Les
activités de l'aérodrome de Pierrefonds ;
·
Les
conditions météorologiques ;
·
L’existence
éventuelle de ballons-sondes ;
·
Le lieu
précis de l'observation ;
·
L’état du
témoin ;
·
L’éventuelle
présence de radioactivité.
Le commandement de la gendarmerie de La Réunion suit directement l'affaire.
Des officiers supérieurs se déplacent et un questionnaire OVNI est utilisé. Le
dossier comporte également des éléments médicaux concernant l'état du témoin.
Cette affaire est donc particulièrement précieuse pour l'historien de
l'ufologie : il ne s'agit pas seulement d'une histoire racontée plusieurs
années après par un ufologue ; il existe une enquête administrative
contemporaine du témoignage, même si son interprétation demeure discutée.
3. Un phénomène qui intéresse également la population
Les documents de l'enquête de Petite-Île donnent un aperçu intéressant de
la réaction de la population.
Au début, l'histoire provoque de la moquerie et de l'incrédulité dans
l'entourage du témoin. Puis, lorsque les gendarmes commencent à prendre
l'affaire au sérieux et à procéder à des vérifications, l'attitude évolue.
Les enquêteurs rapportent que plusieurs personnes interrogées sont
convaincues de l'existence possible des « soucoupes volantes », tandis que
d'autres ne rejettent pas cette possibilité.
Cela montre quelque chose d’important : la réaction populaire n'est pas
simplement « croyance » ou « incrédulité ».
On retrouve plutôt trois attitudes :
1.
La
dérision — l'observation extraordinaire est immédiatement considérée comme
impossible.
2.
La
curiosité — le témoin est cru sur le fait qu'il a réellement vécu quelque
chose, sans que la nature du phénomène soit déterminée.
3.
L'interprétation
ufologique — le phénomène est considéré comme une manifestation d'un engin ou
d'êtres d'origine inconnue.
Ces trois attitudes existent encore aujourd'hui.
4. Les ufologues réunionnais
La Réunion n'est pas restée à l'écart du mouvement ufologique français. Dans
l'affaire de 1968, J.-P. Lavilgrand, présenté dans les sources ufologiques
comme un enquêteur civil de Saint-Denis, intervient après les premières
investigations officielles. Le dossier est ensuite porté à la connaissance du
GEPA — Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux, organisme français
historique fondé autour de Claude Poher et d'autres chercheurs.
La Réunion devient ainsi progressivement intégrée aux réseaux de l'ufologie
française. L'intérêt des enquêteurs métropolitains est renforcé par plusieurs
dossiers particulièrement spectaculaires. Des chercheurs comme Jean-Claude
Bourret, Jacques Vallée et d'autres auteurs de la littérature ufologique
française contribuent ensuite à la diffusion nationale de certaines affaires
réunionnaises.
Plus récemment, Luc Chastan a consacré des conférences à l'ufologie
réunionnaise et recensé plusieurs affaires de l'île, notamment celles de 1968
et 1975.
Il faut toutefois distinguer deux catégories :
·
Les
enquêteurs locaux ou régionaux ayant réellement recueilli des témoignages et
recherché des documents ;
·
Les
auteurs ou sites ufologiques qui ont simplement repris des cas déjà publiés.
Cette distinction est essentielle pour établir un catalogue scientifique.
5. 1976 : un gendarme lui-même témoin
La période 1975-1976 est particulièrement intéressante. Le GEIPAN conserve
aujourd'hui plusieurs dossiers réunionnais de cette période. Le 27 mars 1976 à
Saint-Denis, un militaire rapporte notamment un phénomène très inhabituel :
alors qu'il se trouve dans son véhicule, celui-ci tombe en panne et les voyants
s'éteignent. Le témoin observe alors une sorte de tache de brouillard grisâtre
présentant un reflet métallique, située à une quinzaine ou une vingtaine de
mètres.
Le phénomène monte ensuite rapidement et disparaît dans une direction
sud-sud-ouest. Le véhicule retrouve ensuite son fonctionnement. Le GEIPAN
classe cependant cette affaire C, non pas parce qu'il aurait déterminé qu'il
s'agissait d'un engin mystérieux, mais parce que les informations disponibles
sont insuffisantes.
Le même secteur temporel comporte également une observation du 1er avril
1976 à Saint-Paul, classée B par le GEIPAN.
6. Une véritable collection de dossiers dans les archives du GEIPAN
La Réunion apparaît aujourd'hui de manière importante dans les archives
publiques du GEIPAN.
La base contient notamment des dossiers remontant aux années 1970 et 1980 :
|
Saint-Denis, 1976 ; Saint-Paul, 1976 ; Saint-Paul, 1980 ; Saint-Denis, 1981 ; |
Saint-Pierre, 1981 ; Le Tampon, 1982 ; Saint-Denis, 1982 ; L'Étang-Salé, 1982 |
Saint-Benoît,
1982 ; Saint-Denis-les-Bains,
1984 ; Saint-Pierre,
1985 ; etc. |
Certains sont classés C pour manque d'informations, d'autres B lorsqu'une
explication probable est retenue, et certains A lorsqu'une identification est
considérée comme établie.
Cette situation est très intéressante : La Réunion ne constitue pas un
territoire où tous les phénomènes rapportés restent mystérieux.
Au contraire, l'étude des dossiers montre que beaucoup d'observations
peuvent finalement être rapportées à des phénomènes astronomiques,
météorologiques, aéronautiques ou spatiaux.
7. L'exemple de 1997 : Jupiter
Un exemple particulièrement instructif est celui du 15 août 1997. Le GEIPAN
classe cette observation réunionnaise en catégorie A et identifie le phénomène
comme Jupiter. Ce cas est important pour comprendre la relation entre
population et OVNI. Pour un observateur non spécialiste, un astre extrêmement
brillant peut paraître :
·
Immobile ;
·
Particulièrement
lumineux ;
·
Différent
des étoiles environnantes ;
·
Situé très
bas sur l'horizon ;
·
Ou même «
suivre » une personne ou un véhicule du fait des mouvements apparents.
L'exemple montre donc que le terme « OVNI » décrit d'abord une perception
ou une absence d'identification immédiate, et non l'existence d'un engin
extraordinaire.
8. Les années 2000 : l'OVNI devient aussi un phénomène médiatique
À partir des années 2000, le rôle de la presse change. Les journaux
réunionnais ne se contentent plus de rapporter les observations. Ils
participent à leur circulation sociale. L'affaire de trois pilotes ayant
observé un phénomène lumineux lors d'un vol entre Madagascar et La Réunion en
octobre 1999 est ainsi publiée dans Le Journal de l'île de La Réunion le 15
octobre 1999 sous le titre : « Trois pilotes accompagnés par un OVNI ». Les
témoins étaient notamment un instructeur de l'aéro-club Roland Garros, un
ingénieur de la DDE et un commercial.
Ce type d'affaire possède une particularité : les témoins appartiennent au
monde aéronautique ou professionnel et l'observation est effectuée depuis un
avion.
9. Les réseaux sociaux ont changé la réaction du public
Depuis les années 2010, la situation est profondément différente. Un
phénomène lumineux peut désormais être :
·
Observé
par une personne ;
·
Photographié
avec un téléphone ;
·
Publié
immédiatement sur Facebook, TikTok ou YouTube ;
·
Commenté
par des dizaines ou centaines de personnes ;
·
Interprété
comme OVNI avant même qu'un astronome puisse l'identifier.
·
La Réunion est particulièrement propice à ce phénomène en raison de sa
position géographique et de son ciel. Un événement spatial spectaculaire peut
être visible simultanément depuis plusieurs territoires de l'océan Indien. L'exemple
de la spirale lumineuse produite par un dégazage de fusée est aujourd'hui
devenu presque emblématique de cette nouvelle situation. En décembre 2025, un
phénomène observé à La Réunion a suscité l'interrogation du public avant d'être
identifié par l'Observatoire astronomique de La Réunion comme un dégazage du
deuxième étage d'une Falcon 9.
Cela rappelle une réalité fondamentale : un phénomène peut être
parfaitement réel, spectaculaire et authentiquement « non identifié » pendant
quelques heures, tout en ayant une explication parfaitement conventionnelle.
Le GEIPAN : une différence fondamentale avec l'ufologie militante Aujourd'hui,
La Réunion bénéficie du même dispositif d'étude que les autres départements
français : le GEIPAN, service du CNES chargé de recueillir, analyser et
archiver les témoignages concernant les phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Cette présence institutionnelle modifie profondément la situation. Le
GEIPAN ne cherche pas à démontrer que les extraterrestres existent. Son travail
consiste notamment à déterminer si un phénomène peut être identifié. La
classification permet ensuite de distinguer les dossiers selon la qualité des
informations et le degré d'identification.
Cette méthode est particulièrement visible dans les dossiers réunionnais
récents.
Le cas du 9 juin 2017 : un « OVNI » devient un ballon-sonde : Le 9
juin 2017, un habitant de Saint-Denis filme un point blanc dans le ciel. Le
phénomène paraît immobile puis se déplace. Deux vidéos sont transmises au
GEIPAN. L'enquête établit finalement que le témoin avait observé le ballon
météorologique lancé depuis Gillot environ quinze minutes auparavant. Le GEIPAN
classe l'affaire A.
C'est un excellent exemple de ce que devrait être une enquête OVNI moderne.
2023 : même une photographie peut être trompeuse : le phénomène se
reproduit avec les technologies modernes. Le 16 mai 2023, au Tampon, un témoin
remarque après coup une forme sombre sur une photographie prise au belvédère de
Notre-Dame de la Paix. L'analyse du GEIPAN conclut qu'il s'agit très
probablement d'un papillon, vraisemblablement Neptis dumetorum, évoluant près
de l'objectif.
Le dossier est classé A.
Ce genre d'affaire montre pourquoi la photographie numérique n'est pas
automatiquement une preuve de nature extraordinaire.
Le phénomène n'a évidemment pas disparu car le 4 octobre 2025, depuis les
pentes du Piton de la Fournaise, deux témoins observent et photographient un
objet lumineux avec une traînée. Le GEIPAN a exploité les données du Centre
opérationnel de surveillance de l'espace (COSE) du CNES et conclu à une
probable rentrée atmosphérique d'un satellite Starlink. Le dossier est classé
B.
La question politique est différente car je n'ai pas trouvé de trace
permettant d'affirmer que le Conseil départemental de La Réunion, le Conseil
régional ou la préfecture aient adopté une politique officielle consacrée au
phénomène OVNI. Il faut donc éviter d'écrire que les responsables politiques
réunionnais « croient » ou « ne croient pas » aux OVNI. La documentation
disponible montre plutôt une attitude pragmatique :
·
Lorsqu’un
phénomène peut concerner la sécurité aérienne, les autorités compétentes sont
susceptibles d'être alertées ;
·
Lorsque le
phénomène relève d'un témoignage sans danger immédiat, il est généralement
traité comme une question de renseignement ou d'observation ;
·
L’identification
scientifique relève du GEIPAN, des astronomes, des météorologues ou des
organismes spécialisés.
Cette absence de prise de position politique est en elle-même intéressante.
L'OVNI n'est pas devenu à La Réunion une question politique majeure. Il demeure
principalement une question scientifique, médiatique, culturelle et parfois
sécuritaire.
Il existe cependant au moins un exemple intéressant : Au début des
années 2010, un élu de l'est de La Réunion rapporte avoir lui-même observé un
objet lumineux au-dessus du littoral de Saint-Benoît. Selon le récit publié
dans la littérature ufologique, l'observation aurait été répétée et plusieurs
membres de sa famille auraient également affirmé avoir vu le phénomène. L'élu
aurait alors rencontré la sous-préfète de Saint-Benoît et alerté la
gendarmerie.
Il ne signifie évidemment pas que la préfecture ait reconnu l'existence
d'un engin extraterrestre. Il montre simplement que lorsqu'un élu affirme être
lui-même témoin d'un phénomène aérien inhabituel, celui-ci peut entrer dans le
circuit administratif classique : sous-préfecture, gendarmerie, éventuellement
enquête. C'est une nuance importante.
La Réunion dispose aujourd'hui d'un environnement scientifique exceptionnel
pour l'étude des phénomènes célestes.
·
L'Observatoire
des sciences de l'Univers de La Réunion (OSU-R) fédère des recherches dans
plusieurs domaines, notamment l'astronomie, les sciences du climat, la
géophysique et les sciences de l'atmosphère.
·
L'Observatoire
de physique de l'atmosphère à La Réunion (OPAR) constitue également une
infrastructure scientifique importante pour l'étude de l'atmosphère et des
phénomènes liés à celle-ci.
·
Enfin, le
programme LOREN — Observatoire réunionnais de l'environnement nocturne,
développé avec le CNRS et l'Université de La Réunion, s'intéresse au ciel
nocturne en associant sciences de l'Univers, sciences environnementales et
sciences humaines et sociales.
Son approche inclut notamment les habitants, les associations, les
praticiens et les responsables politiques.
La Réunion dispose désormais d'outils scientifiques permettant d'étudier le
ciel et les perceptions du ciel sans avoir besoin d'adopter au préalable une
hypothèse extraterrestre.
10 Le rôle des croyances et de la culture réunionnaise
La société réunionnaise est issue d'un mélange historique particulièrement
complexe de populations et de traditions : héritages européens, africains,
malgaches, indiens, chinois et autres influences de l'océan Indien.
On trouve donc à La Réunion un important patrimoine de croyances
populaires, de récits surnaturels et de traditions religieuses.
Mais il faut être prudent.
Je n'ai pas trouvé de documentation suffisamment solide permettant
d'affirmer que les observations d'OVNI réunionnaises seraient directement
issues des croyances religieuses ou magico-religieuses locales.
Que pense réellement la population réunionnaise ? Il est difficile de
répondre par un pourcentage. Je n'ai trouvé aucune enquête sociologique
représentative de l'ensemble de la population réunionnaise permettant de
mesurer précisément la croyance aux OVNI. En 1975, par exemple, l'enquête de
gendarmerie fait apparaître à la fois de la moquerie, de la curiosité et des
personnes convaincues de la réalité possible des soucoupes.
Aujourd'hui, les réseaux sociaux accentuent cette diversité : un même
événement peut provoquer simultanément des commentaires astronomiques,
humoristiques, sceptiques et extraterrestres.
Conclusion : une ufologie populaire,
mais une administration pragmatique La Réunion possède donc une véritable
histoire ufologique. Elle a produit plusieurs affaires remarquables, notamment
: Plaine des Cafres, 1968 ; Petite-Île, 1975 ; Saint-Denis et Saint-Paul, 1976
; diverses observations des années 1980 ; les observations aéronautiques de
1999 ; de nombreux dossiers étudiés par le GEIPAN depuis les années 2000 ; et
des observations contemporaines photographiées ou filmées.
Mais l'aspect le plus intéressant n'est peut-être pas la recherche d'une
éventuelle origine extraterrestre. Il réside dans la manière dont une société
insulaire réagit devant l'inconnu. En 1968, l'affaire peut conduire la
gendarmerie à enquêter et des responsables techniques à effectuer des mesures. En
1975, une brigade de gendarmerie mène une enquête particulièrement détaillée et
interroge témoins, famille, médecin, employeur, météorologie et aéronautique. Dans
les années 1990-2000, la presse transforme les observations en événements
médiatiques. Depuis les années 2010, Internet permet à chaque témoin de devenir
immédiatement diffuseur de son propre récit.
Et aujourd'hui, le GEIPAN, les astronomes, les météorologues et les
chercheurs disposent d'outils beaucoup plus performants pour identifier les
phénomènes.
La Réunion offre ainsi un exemple particulièrement intéressant de
transformation de l'OVNI : d'abord phénomène populaire et mystérieux, ensuite
objet d'enquête gendarmerie et ufologique, puis phénomène médiatique et enfin
objet de traitement scientifique et sociologique.
La Réunion ce n’est pas « une île visitée par les extraterrestres », mais
comme un territoire où, depuis plus d'un demi-siècle, la société, les témoins,
les ufologues, les journalistes, les gendarmes, les scientifiques et les
autorités ont été confrontés à des phénomènes aériens qu'ils ne pouvaient pas
toujours identifier immédiatement.
C'est probablement cette histoire humaine et institutionnelle qui constitue
le véritable intérêt du dossier réunionnais.
CATALOGUE :
La majorité des cas proviennent du GEIPAN qui
en a fait une analyse, très complète et très longue, donnant une solution à la
majorité des cas examinés. Nous ne reproduirons pas les rapports du GEIPAN,
très longs, nous donnerons un résumé du cas. Le site du GEIPAN, indiqué dans
les sources, permet de retrouver facilement tous les cas grâce à un excellent
référencement des observations.
ENVIRON 1925 – SAINT DENIS
– REUNION
Ce que l’on peut réellement établir
La mention apparaît aujourd’hui principalement dans un article de Dominique
Chane-Pin, correspondant/IRM du MUFON à La Réunion, publié le 16 octobre 2022
sous le titre Les observations de phénomènes ovnis sur l’île de la Réunion. Il
écrit que la première observation réunionnaise remonterait à 1925 “selon des
sources” : un habitant de Saint-Denis aurait vu, de nuit, une grosse boule
rouge survolant la ville avant de disparaître dans l’océan. L'article ne donne
ni nom du témoin, ni date précise, ni heure, ni lieu précis dans Saint-Denis,
ni durée, ni direction, ni source primaire.
Le même récit apparaît dans plusieurs reprises de l'ancien article de Base
OVNI France, notamment sur Ufologie-Paranormal et Area51. Ces reprises donnent
pratiquement le même texte et ajoutent une interprétation prudente : « Sans
doute s'agissait-il d'un météore », tout en soulignant que le cas est
impossible à trancher faute d'informations.
Une autre reprise, publiée en 2015, donne encore le même récit mais avec
une formulation légèrement différente : « dans la noirceur de la nuit », « une
très grosse boule rouge », au-dessus de Saint-Denis, puis disparition dans
l'océan.
Le problème essentiel : quelle est la source de 1925 ?
Je n'ai pour l'instant retrouvé aucune source primaire de 1925 établissant
ce témoignage. La base de la presse locale ancienne de la BnF montre pourtant
qu'il existe des journaux réunionnais couvrant 1925, avec neuf titres ou
collections référencés pour cette année dans le département 974. Mais les recherches effectuées sur les sources
accessibles n'ont pas fait apparaître pour le moment l’article de 1925.
Il existe un élément historique intéressant : le Piton de la Fournaise est
entré en éruption du 30 décembre 1925 au 20 avril 1926. Une publication
scientifique de 1926 indique que cette éruption produisit des phénomènes
lumineux très importants, avec un embrasement du ciel visible depuis
Saint-Denis dans les premiers jours de janvier 1926.
Cela ne permet absolument pas d'identifier l'observation de la « boule
rouge » comme un phénomène volcanique : nous n'avons pas sa date exacte. Mais
c'est une piste historique à examiner si le « 1925 » est exact.
Formulation de l’observation
~1925 —
Saint-Denis, La Réunion — grosse boule rouge lumineuse observée de nuit
au-dessus de la ville, puis disparaissant en direction de l'océan.
Source principale actuellement retrouvée : Dominique Chane-Pin, MUFON France,
16 octobre 2022, qui indique « selon des sources ».
Sources secondaires concordantes : Base OVNI France, reprises ultérieures.
Témoin : inconnu.
Date exacte : inconnue.
Heure : inconnue.
Durée : inconnue.
Nombre de témoins : inconnu.
Description : boule rouge de grand diamètre.
Trajectoire : au-dessus de Saint-Denis, puis disparition vers/dans l'océan.
Enquête contemporaine : aucune retrouvée.
Source primaire : non retrouvée.
Identification : impossible ; météore/bolide évoqué seulement comme hypothèse.
Classe documentaire : C — témoignage historique rapporté tardivement,
informations insuffisantes.
Fiabilité que je
lui attribuerais
C — faible valeur
documentaire, mais à conserver.
Et je distinguerais
deux choses :
Existence de la tradition documentaire : assez bien établie, puisque le
récit est repris depuis plusieurs années par plusieurs sources ufologiques ;
Réalité historique de l'observation en 1925 : non démontrée, car toutes les
sources retrouvées semblent dériver d'une même tradition secondaire.
C'est donc un “cas allégué”, et non un cas établi.
31 JUILLET 1968 – PLAINE DES CAFFRE - REUNION
LA RENCONTRE DE LUCE FONTAINE
La Plaine des Cafres, La Réunion — 31 juillet 1968
Un objet ovoïde, deux humanoïdes et une enquête de gendarmerie
Date : 31 juillet
1968
Heure indiquée par les différentes sources : vers 8 h 45–9 h
Lieu : Plaine des Cafres, commune du Tampon, secteur du 22e kilomètre
Témoin principal : Luce Fontaine, 22 ans selon les sources ufologiques
ultérieures
Profession : cultivateur
Nature du cas : observation rapprochée avec occupants allégués
Durée annoncée : environ 10 à 15 secondes
Enquête : gendarmerie de Saint-Pierre
Enquêteur / responsable cité : capitaine Maljean
Autres intervenants : Protection civile, personnel médical, témoins indirects,
chercheurs civils
Sources
historiques : procès-verbal de gendarmerie reproduit par Jean-Claude Bourret ;
Le Journal de l'île, 10 août 1968 ; GEPA / Phénomènes Spatiaux ; Lumières dans
la Nuit ; Flying Saucer Review ; catalogue Magonia n° 917.
Franck Fontaine devant cette
scène ; reconstitution d’après témoignage et croquis 1972 par Noèl Paulin
GEOS France - Gérard LEBAT -
Une des affaires historiques les plus célèbres de La Réunion
Le 31 juillet 1968, dans la matinée, un jeune cultivateur de la Plaine des
Cafres, Luce Fontaine, affirme avoir observé dans une clairière un objet aérien
à très faible hauteur.
L'affaire aurait pu rester un simple témoignage local. Elle prend cependant
une dimension particulière parce que la gendarmerie recueille officiellement la
déclaration du témoin, se rend sur les lieux, procède à une reconstitution,
réalise des photographies, établit un croquis de l'objet, recueille plusieurs
témoignages sur la personnalité de l'observateur et fait intervenir la
Protection civile pour rechercher une éventuelle radioactivité.
Le dossier est ensuite repris par la presse réunionnaise et par plusieurs
revues ufologiques françaises et étrangères. C'est cette succession
d'interventions qui explique la place prise ultérieurement par l'affaire dans
l'histoire de l'ufologie réunionnaise.
Il convient cependant de distinguer deux propositions :
La gendarmerie a bien enquêté sur une
déclaration d'observation.
Cela est documenté par la transcription du
procès-verbal publiée par Bourret.
Cela ne signifie pas que la gendarmerie ait conclu à l'existence d'un engin
extraterrestre.
Le PV décrit une enquête portant sur un événement rapporté par un témoin ;
il ne fournit pas d'identification positive de l'objet.
Le témoignage initial
Selon la transcription du procès-verbal, Luce Fontaine se trouvait dans une
propriété située à environ 200 à 250 mètres de son habitation. Il ramassait de
l'herbe destinée à ses animaux lorsqu'il aperçut dans une clairière un objet
qu'il décrivit comme ovale, bleu et partiellement transparent. L'objet se
trouvait à environ 4 à 6 mètres du sol et à environ 25 mètres de l'observateur.
Le procès-verbal indique qu'il ne produisait aucun bruit. Fontaine affirme
également avoir distingué deux occupants, vêtus de combinaisons et portant des
casques.
Le phénomène lumineux qui accompagne le départ constitue un élément central
du récit : l'objet aurait émis une lumière extrêmement intense, comparable à
celle d'un arc électrique, accompagnée d'une sensation de chaleur et d'un léger
souffle d'air. Le témoin aurait alors été momentanément aveuglé. Après avoir
retrouvé une vision normale, l'objet avait disparu.
La description de l'objet
La description donnée dans le procès-verbal est particulièrement
intéressante parce qu'elle est relativement détaillée. Fontaine estime les
dimensions de l'objet à environ : 5 mètres de largeur ; 2,50 mètres de hauteur
;
1
Une
hauteur au-dessus du sol d'environ 5 mètres ;
2
Une
distance du témoin d'environ 25 mètres.
Il décrit une forme ressemblant à deux soucoupes placées face à face. Le
centre était décrit comme plus clair et relativement transparent, tandis que
les extrémités étaient plus foncées. Le témoin compare la partie transparente à
la teinte d'un pare-soleil ou d'une vitre automobile. Il mentionne également
deux éléments verticaux, supérieur et inférieur, qu'il compare à des sortes de
pieds métalliques ou de verre. Cette description est importante car elle
provient non seulement des récits ufologiques postérieurs, mais d'une
déclaration attribuée au témoin dans le PV publié par Bourret.
Les deux occupants
C'est naturellement la partie la plus spectaculaire du dossier. Fontaine
affirme avoir vu deux petits personnages à l'intérieur de l'objet. Leur taille
est estimée entre 90 cm et 1 mètre. Ils auraient été vêtus de combinaisons
couvrant tout le corps et portaient des casques. L'expression devenue célèbre
de « Babas Michelin » provient de la comparaison faite par le témoin avec la
mascotte Michelin. Les deux personnages semblaient avoir les bras ballants.
Au début de l'observation, ils auraient présenté leur dos au témoin. L'un
des deux aurait ensuite tourné la tête ou le corps dans sa direction tandis que
l'autre aurait également orienté son buste. Le témoin précise dans son audition
qu'il avait eu suffisamment de temps pour distinguer certains détails malgré la
lumière intense. Il affirme également n'avoir vu à l'intérieur aucun tableau de
bord ou équipement identifiable.
Le départ de l'objet
Le départ constitue l'élément le plus spectaculaire du témoignage. Lorsque
les occupants auraient remarqué Fontaine, l'objet aurait produit une lumière
extrêmement intense. Le témoin décrit :
-
Un éclair
blanc ;
-
Un
environnement devenu momentanément blanc ;
-
Une
sensation de chaleur ;
-
Un léger
souffle d'air ;
-
Puis la
disparition de l'objet.
-
Il affirme avoir tenté à trois reprises de poursuivre son observation, mais
la luminosité l'en aurait empêché. Le phénomène aurait duré 10 à 15 secondes
selon le procès-verbal.
Octobre 2025 – Photo Gérard LEBAT, un des murs de la discothèque LA
SOUCOUPE VOLANTE à la Plaine des Caffres à La Réunion, proche du lieu de
l’observation.
La réaction immédiate de Luce Fontaine
Le procès-verbal reproduit également le témoignage de son épouse. Elle
raconte que son mari serait revenu en courant, visiblement bouleversé, pâle et
essoufflé. Il lui aurait immédiatement raconté avoir vu un engin étrange. Il
aurait également réalisé un dessin de l'objet. L'épouse indique que son mari
était habituellement calme et qu'il consommait très peu d'alcool. Elle lui
aurait conseillé de prévenir la gendarmerie. Cet élément est important pour
l'analyse historique : le dossier ne repose pas uniquement sur un récit
reconstitué plusieurs décennies plus tard. La réaction immédiate du témoin et
le témoignage de son épouse figurent dans la transcription du dossier publiée
par Bourret.
La gendarmerie se rend sur place
Les gendarmes se rendent dans le secteur de la Plaine des Cafres. Le lieu
est décrit comme une zone boisée comportant une clairière d'environ 20 mètres
de diamètre. Le secteur se situe au 22e kilomètre, dans un bois d'acacias, à
environ 150 mètres au sud-est de la RN3. L'habitation la plus proche est celle
du témoin. La gendarmerie procède à un premier examen du terrain.
Résultat : Aucune trace matérielle évidente n'est découverte. La végétation
ne semble pas avoir été écrasée ou brûlée. Il n'est donc pas exact de dire que
la gendarmerie aurait découvert une « trace d'atterrissage ». Elle ne découvre
pas de marque mécanique au sol. C'est une nuance essentielle pour votre livre.
Une reconstitution officielle
Le 1er août 1968, le commandant de compagnie se rend sur les lieux avec le
témoin. Une reconstitution de l'observation est effectuée à partir des
indications données par Fontaine. La transcription du PV précise que des
photographies sont prises et annexées au procès-verbal. Un croquis-robot de
l'objet est également réalisé et joint au dossier. Nous avons donc, dans le
dossier historique, trois éléments distincts :
-
Le
témoignage verbal ;
-
Un
dessin/croquis de l'objet ;
-
Une
reconstitution photographique réalisée sur place.
Importance documentaire
Il serait utile de rechercher les
annexes photographiques originales du PV. Si elles étaient retrouvées, elles
constitueraient une pièce documentaire beaucoup plus importante que les
nombreuses illustrations modernes qui circulent sur Internet.
La gendarmerie ne se contente pas
d'interroger Fontaine. Elle entreprend également une enquête sur sa
personnalité. Plusieurs personnes de la région sont entendues. Elles décrivent
Fontaine comme :
-
Travailleur
;
-
Calme ;
-
Sobre ;
-
Équilibré
;
-
Correctement
intégré dans la communauté locale ;
-
Connu
depuis longtemps.
Un commerçant affirme notamment le connaître depuis plusieurs années et le
décrit comme un homme sobre, travailleur et équilibré. D'autres personnes
interrogées tiennent des propos comparables. Un conseiller municipal de la
section de la Plaine des Cafres donne également un avis favorable sur sa
personnalité. Le curé local est lui aussi entendu et fournit des renseignements
favorables sur Fontaine.
L'épisode de la radioactivité
C'est probablement l'élément le plus souvent mis en avant dans les récits
ultérieurs. Le 4 août, le commandement de la compagnie demande l'intervention
des services compétents afin de rechercher une éventuelle radioactivité sur le
lieu. La Protection civile intervient finalement le 9 août 1968, soit environ
dix jours après l'observation. Le responsable cité dans le PV est le capitaine
L..., directeur de la Protection civile. Un appareil de détection est utilisé. Les
vêtements portés par Fontaine au moment des faits — notamment son chapeau et
son pantalon — sont contrôlés.
Le résultat est indiqué comme positif dans la transcription publiée. Le
document mentionne environ 15 millirads pour les vêtements, mais la qualité de
l'OCR du document en ligne rend certaines unités difficiles à lire avec
certitude.
La clairière est ensuite examinée. Le procès-verbal décrit une zone
approximativement carrée d'environ un are. Huit points présentant une
radioactivité mesurable auraient été relevés sur son périmètre. Les valeurs
rapportées dans la transcription se situent entre environ 15 et 50 millirads. Les
mesures auraient été particulièrement positives
:
-
Sous
l'herbe ;
-
Au ras du
sol ;
-
Dans des
endroits relativement protégés de la pluie.
Le rapport mentionne également que la disposition des points mesurés
semblait former une figure géométrique
.
Cette information doit cependant être présentée avec prudence.
Les sources ufologiques ultérieures donnent parfois d'autres chiffres. J.P.
Lavilgrand rapporte ainsi une valeur allant jusqu'à 60 millièmes de Röntgen,
tandis que la transcription du PV publiée par Bourret donne plutôt des valeurs
exprimées en millirads. Il ne faut donc pas mélanger automatiquement ces
données. Nous avons probablement ici :
-
Une
transcription ancienne avec OCR imparfait ;
-
Des unités
reprises différemment par plusieurs auteurs ;
-
Des
mesures effectuées avec des instruments dont les caractéristiques ne sont pas
aujourd'hui disponibles dans le dossier public.
Patrick Gross reprend lui aussi une valeur allant jusqu'à 60 millièmes de
Röntgen et indique que les mesures ont été effectuées dix jours après les
faits.
Conséquence méthodologique :
« Le PV reproduit par Bourret rapporte des mesures de radioactivité
résiduelle sur les vêtements et sur plusieurs points du terrain. Les valeurs et
les unités sont cependant transmises avec des divergences selon les sources
secondaires ; l'instrument utilisé et son étalonnage ne sont pas documentés
dans les sources actuellement accessibles. »
C'est beaucoup plus rigoureux que d'affirmer simplement : « Les vêtements
étaient radioactifs à 60 milliröntgens. »
L'enquête ne s'arrête pas aux
mesures du terrain. Des prélèvements sanguins sont réalisés sur Fontaine ainsi
que sur plusieurs membres de la gendarmerie ayant participé aux opérations. Les
résultats sont considérés comme normaux par le spécialiste. Le médecin précise
cependant qu'un résultat négatif ne permet pas à lui seul de démontrer qu'une
irradiation antérieure n'aurait pas pu avoir eu lieu. Le dossier rapporte
ensuite que Fontaine aurait souffert de saignements de nez répétés à partir du
4 août. Il indique plusieurs épisodes par jour pendant environ une semaine.
Le 25 août, lors d'une nouvelle audition, Fontaine déclare que les
saignements avaient cessé et qu'il était alors en bonne santé. Prudence
indispensable
Les dosimètres
Un autre élément intéressant apparaît dans le PV. Des dosimètres sont
ensuite utilisés sur Fontaine et sur plusieurs personnes ayant participé à
l'enquête. Le 20 août 1968, un radiologue de Saint-Denis indique que les
personnes testées ne présentent pas de trace de radioactivité au moment du
contrôle.
Il ajoute cependant que ce résultat ne permet pas d'affirmer qu'une
irradiation antérieure n'aurait pas eu lieu.
Il faut donc
distinguer :
Contamination
radioactive détectable
et
irradiation d'une personne.
Ce ne sont pas deux
notions équivalentes.
Le dossier de gendarmerie devient encore plus intéressant lorsqu'il
apparaît que les enquêteurs recueillent également une observation indépendante.
Le 4 août 1968, un médecin de Saint-Louis et son épouse auraient observé depuis
leur voiture, dans le secteur de Saline-Saint-Leu, un phénomène lumineux très
bref. Ils décrivent un corps lumineux rond, comparable à un ballon de football,
accompagné d'une traînée. La durée aurait été d'environ deux secondes. Le
médecin pense alors à un météore particulièrement lumineux ou à un satellite
rentrant dans l'atmosphère.
Cette observation n'est donc pas présentée par son propre témoin comme un
engin extraterrestre. Elle doit être cataloguée séparément du cas Fontaine.
Les conditions météorologiques
Le dossier de Bourret reproduit également des données météorologiques
couvrant la période du 31 juillet au 10 août 1968. C'est un aspect rarement
mentionné dans les résumés Internet. Les enquêteurs semblent donc avoir cherché
à documenter :
-
Les
précipitations ;
-
Les
températures ;
-
Les vents
;
-
Les
conditions atmosphériques autour de la date de l'observation.
Cette présence de données météorologiques renforce l'intérêt historique du
PV : l'enquête ne se limite pas à l'audition du témoin.
L'affaire est publiée dans la presse locale. La référence la plus
fréquemment citée est : Le Journal de l'île, 10 août 1968. Le titre rapporté
dans les sources ultérieures fait référence à une « soucoupe volante » à la
Plaine des Cafres et à la présence supposée de radioactivité sur les vêtements
du témoin.
Le dossier est ensuite repris par la presse métropolitaine, notamment par :
·
Centre-Matin
;
·
Le
Courrier de l'Ouest ;
·
L'Alsace ;
·
Nice-Matin
;
·
Le
Provençal.
Ces références sont recensées par les compilations historiques consacrées
au cas.
L'affaire attire rapidement
l'attention des chercheurs civils. Le nom de J.-P. Lavilgrand, à Saint-Denis,
apparaît dans les sources historiques comme l'un des premiers enquêteurs civils
à s'intéresser au dossier. Le GEPA — Groupement d'études des phénomènes
aérospatiaux non identifiés — s'y intéresse également. Un rapport de M. Albany
paraît dans la revue Phénomènes Spatiaux, en mars 1969, pages 21 à 23.
Le cas est également repris dans :
·
Lumières
dans la Nuit, n° 96 et 97 ;
·
Flying Saucer Review, vol. 15, n° 1, Janvier 1969;
·
Le
catalogue Magonia de Jacques Vallée, cas n° 917 ;
·
HUMCAT –
Catalogue of Humanoid Reports ;
·
Le livre
de Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, OVNI : le premier dossier complet des
rencontres rapprochées en France, 1979.
La question de l'alcool
Une controverse accompagne depuis longtemps l'affaire. Certaines sources
ont présenté Fontaine comme un « garçon vacher » revenant d'un bal et ayant
consommé de l'alcool. D'autres sources le décrivent comme un cultivateur marié
à une institutrice et comme un homme sobre et équilibré.
Le procès-verbal reproduit par Bourret rapporte explicitement plusieurs
témoignages favorables sur sa sobriété et sa personnalité. Il faut donc éviter
d'écrire que « Fontaine était ivre au moment de l'observation », car cela n'est
pas établi par le PV reproduit. Cette accusation appartient à la littérature
polémique ou aux récits journalistiques secondaires.
L'affaire dépasse progressivement le cadre de l'enquête de 1968. Le lieu
associé au témoignage devient connu sous le nom de « La Soucoupe Volante », qui
donnera ensuite son nom à un établissement de la Plaine des Cafres. Le récit
des « Babas Michelin » entre dans la culture populaire réunionnaise. Ce cas
sera encore raconté plusieurs décennies plus tard et fera l'objet du
documentaire-fiction OVNI sous les Tropiques — L'affaire des Babas Michelin,
réalisé par William Cally et produit par Kapali Studios avec Réunion 1ère /
France Télévisions en 2016.
Cette production contemporaine a contribué à maintenir l'affaire dans la
mémoire collective, mais elle constitue une reconstruction audiovisuelle, et
non une source supplémentaire indépendante datant de 1968.
Le cas Fontaine est intéressant indépendamment de la question
extraterrestre. Il montre comment, à la fin des années 1960, une observation
locale pouvait passer successivement par plusieurs niveaux :
Témoin → gendarmerie → Protection civile →
examens médicaux → presse → enquêteurs civils → GEPA → revues spécialisées →
catalogues internationaux.
Cette chaîne documentaire est précisément ce qui rend le dossier
intéressant pour une histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés à La
Réunion.
Il ne s'agit donc pas seulement d'une « histoire de soucoupe ». C'est
également un dossier historique sur la manière dont les autorités françaises de
l'époque ont traité un témoignage inhabituel.
Malgré son épaisseur documentaire, plusieurs difficultés subsistent.
1. L'original du PV
Le document original de la gendarmerie n'est pas actuellement accessible
publiquement dans les sources consultées. Nous disposons essentiellement de la
reproduction/transcription publiée par Jean-Claude Bourret.
2. Les annexes
Le PV indique que des photographies de la reconstitution et un croquis
étaient annexés.
Il serait très intéressant de retrouver ces pièces.
3. Les mesures radiologiques
Les valeurs et unités ne sont pas reproduites de manière parfaitement
homogène dans les sources secondaires.
4. L'instrument
Le modèle précis du détecteur, son étalonnage et son niveau de sensibilité
ne sont pas suffisamment documentés dans les sources actuellement accessibles.
5. La radioactivité naturelle
Aucune série de mesures comparatives systématiques permettant de connaître
le niveau naturel exact du secteur au même moment n'est actuellement disponible
dans les sources consultées.
6 La causalité
Aucun élément ne permet d'établir que les mesures radiologiques provenaient
de l'objet décrit par Fontaine.
Chronologie
synthétique
31 juillet 1968 —
vers 8 h 45/9 h
Luce Fontaine observe l'objet dans une clairière de la Plaine des Cafres.
31 juillet —
matinée - Il revient à son domicile et raconte l'observation à son épouse.
31 juillet - La
gendarmerie recueille sa déclaration.
31 juillet / 1er
août - Les gendarmes inspectent le secteur.
1er août - Reconstitution
sur place ; photographies et croquis.
1er août - Audition
de l'épouse.
3 août - Audition
de personnes connaissant Fontaine.
4 août - La
gendarmerie sollicite une recherche radiologique.
9 août - Intervention
de la Protection civile et mesures sur les vêtements et le terrain.
10 août - Publication
de l'affaire dans Le Journal de l'île selon les références historiques.
12–13 août - Prélèvements
sanguins et poursuite de l'enquête.
20 août - Résultats
dosimétriques : aucune radioactivité détectable sur les personnes au moment du
contrôle, sans conclusion possible sur une éventuelle irradiation antérieure.
25 août - Nouvelle
audition de Fontaine ; il rapporte des saignements de nez entre le 4 et le 10
août.
1969 - Reprises
dans Flying Saucer Review, Lumières dans la Nuit et Phénomènes Spatiaux.
1970 s–1980 s - Le
cas entre dans la littérature ufologique française et internationale.
2016 - Réalisation
du documentaire-fiction OVNI sous les Tropiques — L'affaire des Babas Michelin.
Conclusion
L'affaire Luce Fontaine du 31 juillet 1968 est sans conteste l'un des
dossiers historiques les plus importants à conserver dans le catalogue des
phénomènes aérospatiaux non identifiés de La Réunion, non parce qu'elle
démontrerait une origine extraterrestre, mais parce qu'elle possède une
documentation inhabituelle pour une affaire aussi ancienne.
La particularité essentielle du dossier réside dans l'existence d'une
enquête officielle de gendarmerie relativement détaillée, comprenant auditions,
inspection du terrain, reconstitution, croquis, photographies annoncées en
annexe, enquête de personnalité, intervention de la Protection civile, mesures
radiologiques et examens médicaux.
Le point le plus spectaculaire — la radioactivité — doit toutefois être
traité avec beaucoup de prudence. Les sources secondaires ne présentent pas
toutes les mêmes unités ni les mêmes chiffres, et nous ne disposons pas
actuellement de la documentation instrumentale permettant de déterminer la
signification exacte des mesures.
De même, les deux « Babas Michelin » appartiennent exclusivement au récit
du témoin. Rien dans le dossier accessible ne permet d'établir scientifiquement
leur nature.
Le dossier peut donc être résumé ainsi :
Un témoignage rapproché exceptionnellement documenté par une enquête
officielle, demeuré sans identification satisfaisante dans les sources
actuellement disponibles, mais ne constituant pas pour autant une preuve
d'origine extraterrestre.
Sources
essentielles
Procès-verbal reproduit dans Jean-Claude Bourret, La Science face aux
extra-terrestres : la transcription accessible contient notamment les
auditions, la description du lieu, la reconstitution, les mesures radiologiques
et les auditions ultérieures. https://fr.scribd.com/document/207857060/La-Science-Face-Aux-Extra-terrestres
Références historiques recensées pour le cas : Le Journal de l'île, 10 août
1968 ; Flying Saucer Review, vol. 15 N°1 ; Lumières dans la Nuit n°96-97 ;
Phénomènes Spatiaux du GEPA, mars 1969 ; Magonia n°917.
Analyse documentaire du dossier et références bibliographiques : Patrick
Gross.
Documentaire-fiction de William Cally, 2016, consacré à l'affaire.
30 DECEMBRE 1970 – SAINT DENIS - REUNION
:
|
·
1089 ·
Réunion
(974) ·
St Denis de
la Réunion ·
N.C. ·
N.C. ·
30 décembre
1970 ·
21:00 heures ·
N.C. ·
Pas
d'indication météo ·
Visuel : Éloigné ·
nombre
indéterminé ·
Non |
Caractéristiques
de l'objet
|
|
Plusieurs témoins ont aperçu
au-dessus du quartier de la Montagne à l'ouest de la ville un objet en forme
d'anneau. Sa partie inférieure était brillamment illuminée laissant dans son
sillage une lueur rougeâtre. Il évoluait au-dessus du Cap-Bernard. Il fit une
brusque volte-face pour se diriger vers la Possession.
Sources - Lumières dans la Nuit – Extrait de la base OVNI
FRANCE http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1089
10 FEVRIER 1975 – PETITE ILE - REUNION
Le 10 février 1975,
à Petite-Île. Pothin Guy témoigne que vers 22 :00 il a aperçu, venant de la
mer, un objet très brillant qui se déplaçait dans le ciel, à vive allure.
Il a observé l’objet assez longtemps, en a parlé à son frère mais en aucun
moment il n’en a fait part à Severin.
Ce PV est le déclencheur. La Gendarmerie note déjà un objet lumineux venant
de la mer - très classique à la Réunion. Dans le même PV, un 2e témoin est
ajouté :
M. P[-] Guy, déjà entendu, qui a aperçu un objet lumineux le 10 février
1975 vers 22 heures, se déplaçant à vive allure, et de Mu... V[-] Jocelyne,
seize ans, domiciliée à Saint-Benoît qui a vu, le 16 février 1975 à 20 heures,
une boule lumineuse avançant lentement.
C'est ce groupement qui fait passer le dossier au GEIPAN en 1975.
ENQUETE
Le témoignage de Guy Pothin du 10 février 1975, et il faut apporter une
correction importante à la présentation : Pothin n’est pas le témoin principal
d’une enquête indépendante. Son observation est intégrée au procès-verbal de
synthèse de la gendarmerie de Petite-Île concernant principalement l’affaire
Antoine Séverin du 14 février 1975.
C’est néanmoins un élément très intéressant, car la gendarmerie l'utilise
explicitement comme témoignage indépendant antérieur de quatre jours.
1. Le témoignage de Guy Pothin
Le dossier publié dans Lumières dans la Nuit n°147 donne les informations
suivantes :
10 février 1975 — Petite-Île — vers 22 h 00
Guy Pothin, présenté comme compagnon de travail d'Antoine Séverin, aurait
observé :
·
Un objet
très brillant ;
·
Venant de
la mer ;
·
Se
déplaçant à vive allure dans le ciel ;
·
Pendant un
temps suffisamment long pour que Pothin puisse l'observer « assez longtemps » ;
Il en aurait ensuite parlé à son frère ; surtout, il précise qu'il n'en
avait pas parlé à Séverin.
Cette dernière précision est importante dans la construction du dossier :
le récit de Pothin est présenté comme antérieur à l'observation de Séverin et
indépendant de celle-ci, du moins selon le rapport.
Le texte publié ne donne malheureusement que peu de renseignements. :
La source la plus intéressante que j'ai retrouvée sur ce témoignage est le
numéro 147 de Lumières dans la Nuit, qui contient l'enquête du
lieutenant-colonel Lobet sur l'affaire d'Antoine Séverin. Le numéro est
aujourd'hui accessible sous forme de PDF numérisé : https://extraterrestre.org/wp-content/uploads/1975/02/LDLN-No-147.pdf - Le
sommaire du numéro annonce : « Atterrissage à Petite-Île (Réunion), le
14-2-1975 — Enquête du Lieutenant-Colonel Lobet ».
Le témoignage Pothin apparaît dans la partie « Autres témoignages », aux
pages 8-9 de la revue numérisée / pages PDF 4-5. Les lignes du document donnent
explicitement :
·
Février 1975
Petite-Île Pothin Guy environ 22 h
·
Objet très
brillant
·
Venant de
la mer
·
Déplacement
à vive allure
·
Observation
assez longue
·
Information
donnée à son frère
·
Aucune
information préalable donnée à Séverin.
La structure chronologique est la suivante :
10 février - Guy Pothin observe un objet lumineux venant de la mer, vers 22
h.
Nuit du 11 au 12 février - Antoine Séverin affirme avoir rêvé et entendu
des sons de type « bip-bip ».
12–14 février - Séverin affirme entendre ces sons pendant plusieurs jours.
14 février, vers 12 h 05–13 h - Séverin fait son observation rapprochée.
16 février - Jocelyne Vitaline, 16 ans, observe à Saint-Benoît une boule
lumineuse se déplaçant lentement vers le nord.
Le rapport de gendarmerie cite donc Pothin et Vitaline comme deux personnes
ayant observé des phénomènes lumineux distincts autour de l'affaire Séverin.
Le rapport de la gendarmerie n’a pas été rendu public, mais par contre
le contenu a été publié dans la littérature
ufologique et 'une version très détaillée de l'enquête est désormais
consultable dans le PDF de Lumières dans la Nuit n°147.
Les trois observations autour du
dossier
CAS 1
10 février 1975 — Petite-Île — Guy Pothin
Objet très brillant venant de la mer, déplacement rapide.
Source : enquête Lobet / Lumières dans la Nuit n°147.
CAS 2
14 février 1975 — Petite-Île — Antoine Séverin
Rencontre rapprochée alléguée avec objet et occupants.
Source : PV de gendarmerie reproduit dans LDLN + enquête Lobet + rapport
Baret.
CAS 3
16 février 1975 — Saint-Benoît — Jocelyne Vitaline
Boule lumineuse se déplaçant lentement vers le nord.
Source : enquête Lobet / LDLN n°147.
Cette séparation est historiquement beaucoup réaliste et conforme.
Sources : LDLN - https://extraterrestre.org/wp-content/uploads/1975/02/LDLN-No-147.pdf
JOURNAL DE
L’ILE DE LA REUNION
14 FEVRIER 1975 - PETITE
ILE - REUNION - CAS ANTOINE SEVERIN
Enquête du lieutenant-colonel Lobet de la
Gendarmerie Nationale et de M. Baret de la Réunion - LDLN - 147
LES FAITS EN RESUME
Dans la nuit du Mardi Gras (Nouvelle Lune) 11 au mercredi 12
Février 1975, M. Séverin avait fait un rêve de raisins et entendu des sons
genre bip-bip.
Le matin du mercredi des Cendres 12/02/1975, il entendit ces mêmes sons à
son domicile, puis à la charcuterie où il est employé. Ce phénomène a duré
jusqu'au matin du 14 février.
À 12h05, Antoine Séverin demande à sa patronne de partir, elle reste
étonnée devant cette demande car il est l'heure de la fermeture.
Avant de quitter la boutique, Antoine prend un paquet de grattons. Il court
alors en direction du stade puis du cimetière, son itinéraire habituel.
Les sons s'accentuent de plus en plus. Parfois il ralentit sa course et la
reprend. A un moment donné, il est obligé de s'arrêter, comme retenu par une
force invisible.
M. Séverin se trouve alors près du sentier menant à sa case au
lieu-dit Piton Calvaire à 300 m à l'ouest de Petite Ile.
Il a l'impression que ses tympans vont éclater et ressent une chaleur
étrange accompagnée d'un souffle brûlant. Il reste figé, comme paralysé.
Incapable de faire un geste, il aperçoit un objet de couleur aluminium ayant la
forme d'une soucoupe avec dôme de 3.50 m de diamètre et qui stationne à 1.50 m
du sol. La partie basse est haute de 0.50 m et de dôme de 1.50 m environ.
Quatre à cinq hublots rectangulaires sont situés horizontalement sur le
dôme. Une échelle à trois marches apparaît sous l'engin, elle est inclinée à
45°, mais ne touche par terre.
À ce moment, un petit être bizarre sort de l'engin. Il porte un vêtement
brillant de forme boudinée (bibendum Michelin), un casque surmonté de deux
antennes terminées par une petite boule. Ce casque est ouvert rectangulairement
devant les yeux et une ouverture ronde se trouve au niveau de la bouche. Il
mesure 0.80 m de haut et porte à sa main droite un objet long de 30 cm environ,
toujours brillant
.
Cet être est bien à l'aise sur l'escalier, mais dès qu'il touche le sol, sa
démarche devient gauche et il se déplace à pieds joints.
Un deuxième et un troisième rejoignent le premier. Celui-ci gratte le sol,
mais le témoin ne le voit pas mettre de la terre dans le sachet également
brillant que tient le second.
Le regard du témoin se porte vers le haut de la soucoupe, dans le dôme. Il
aperçoit la tête d'un quatrième être. A un moment donné. Il voit pivoter le
troisième être se trouvant sur l'échelle, celui-ci lui fait face. Ses antennes
bougent et Antoine est alors projeté en arrière par un puissant éclair.
Les trois êtres remontent rapidement dans leur appareil, l'échelle
s'escamote, faisant un bruit hydraulique. L'engin s'élève, provoquant un
très fort sifflement. Antoine Séverin ne peut voir la direction prise par
l'ovni. Le témoin ne se souvient pas avoir perdu l'usage de la parole et de la
vue sur le moment. Il ignore combien de temps il est resté à terre. Il
retrousse son pantalon et toujours avec son paquet de grattons sous le bras, il
se dirige chez ses parents.
Vers 16h30, Marie-Rita-Séverin découvre son fils prostré, les deux coudes
sur les genoux et les mains sur la tête, il pleure et a mal à la tête. Il fait
alors le récit de son aventure.
Le 15 février, deux gendarmes se présentent au domicile du témoin. Il est
alité, dans un état de prostration incontestable. Ses yeux grands ouverts
fixent l'inconnu. Il ne peut répondre de vive voix aux questions posées. Avec
beaucoup d'acharnement, par gestes, il décrit avec ses mains l'objet et les
quatre sujets.
Le 16 février, nouvelle visite de la gendarmerie, Antoine Séverin est
toujours dans un état second. Il n'a pas retrouvé l'usage de la parole et de
plus sa vue s'est considérablement affaiblie. Il peut faire quelques pas et
donner par gestes quelques explications et précise que c'est en cherchant d'où
provenaient les bip-bips qu'il a trouvé la soucoupe.
Le 17 Février, Antoine Séverin est toujours très agité, et dépourvu de
l'usage de la parole et de la vue. En raison de son handicap, son transfert sur
les lieux est reporté.
Le 18 février, nouvel interrogatoire. L'intéressé, toujours alité, avec sa
cécité. Détection négative de radioactivité sur sa personne et ses vêtements
par le commandant Legros. Examen du malade par le docteur Henry qui
diagnostique un fort choc émotionnel.
Le 19 février, récit fait. Antoine Séverin retrouve l'usage de la parole.
Le 20 février, transfert sur les lieux, récit fait. Conduit par le gendarme
Cravero et en compagnie de son père, Antoine est mené sur les lieux. Sur le
chemin de terre aboutissant sur les lieux de son observation, Antoine tape sur
l'épaule du chauffeur, lui indiquant le champ de maïs. Antoine fait quelques
pas dans le champ, son regard dirigé vers le fond de la parcelle. Il s'arrête
brusquement, porte les mains sur les oreilles en appuyant très fort, puis il
vacille, s'écroulant sur le sol. Son pouls est ressenti faiblement, ses mains
sont froides, ses yeux sont révulsés, il est immédiatement reconduit à son
domicile et ne reprend partiellement ses esprits que 30 minutes plus tard. Il
explique alors qu'une force inexplicable l'a empêché de poursuivre son chemin
en direction du lieu précis où stationnait l'engin.
Le 24 février, le témoin accepte de se rendre sur les lieux avec un
journaliste de Saint-Denis. Arrivé à destination, dès qu'il foule le sol, il
est victime de troubles inexplicables identiques à ceux du 20 février.
Le 25 février, entendu à nouveau, Séverin ne peut expliquer les pertes de
connaissance chaque fois qu'il se rend sur place. Il entend encore
le bip-bip l'obligeant à se boucher les oreilles.
Mme Leveneur Marie-Madeleine qui avait eu connaissance du plan des lieux
fait par Antoine Séverin lorsqu'il était temporairement aveugle se rendit sur
le site et découvrit trois trous gros comme des bols de forme irrégulière en
raison de la faible consistance de la terre. Ils formaient un triangle pointu
de 1 m de côté. Ces creux, répartis sur une grande surface de terrain, semblent
avoir été creusés par des oiseaux cherchant de la nourriture.
À noter, le cas de la plaine des Cafres le 31 juillet 1968 a eu lieu à 15
kilomètres de l'observation d'Antoine Séverin.
REPRISE DE L’ENQUETE PUBLIEE PAR LDLN Intégral
Atterrissage à
Petite lie (Réunion) le 14 Février 1975 Enquête du Lieutenant-Colonel LOBET
L’enquête ci-dessous, effectuée par le lieutenant-colonel Lobet, que nous
remercions vivement de son apport, est une des plus étonnantes qui soit ; nos
lecteurs constateront avec quelle minutie elle a été menée. Un autre rapport
sur ce cas, nous a été remis par M. Baret (de la Réunion), auquel va également
notre gratitude.
Photo : Dessin exécuté par le
témoin
Ce jour-là, 12 :05, j'ai dit à ma patronne
qu'il fallait que je parte. Elle a été étonnée car c'était l'heure de la
fermeture du magasin. Mais cela aurait pû arriver à n'importe quelle heure de
la matinée. Les '' bip-bip '' me cassaient les oreilles. Avant de quitter la
boutique, j'ai pris un paquet de grattons. Ensuite je suis parti en courant en
passant par le stade, puis près du cimetière, mon itinéraire habituel. Les sons
s'accentuaient de plus en plus. Parfois je ralentissais mon allure, puis je
reprenais ma course. J'étais seul. Puis, à un moment donné, j'ai été obligé de
m'arrêter, comme retenu par une force surnaturelle.
Je me trouvais alors près du
sentier menant à ma case et à celle de mes parents, mais encore sur le chemin
carrossable. J'avais l'impression que mes tympans allaient éclater. J'ai alors
pivoté lentement pour sortir du chemin et avancer quelques mètres dans le champ
de maïs. J'ai alors ressenti une chaleur étrange accompagnée d'un souffle
brûlant. J'étais figé, comme paralysé. Je ne pouvais faire un geste. C'est
alors que j'ai aperçu un engin ayant la forme d'un grand chapeau, ou d'une
tasse posée sur une soucoupe renversée.
Cet objet brillait
intensément. Il avait la couleur aluminium et se trouvait à environ 1 m 50 du
sol. Il était donc stabilisé et émettait toujours les mêmes sons. Ensuite, une
échelle à trois marches est apparue de dessous la soucoupe. Elle était inclinée
à environ 45°, mais ne touchait pas terre. Il est alors sorti de l'engin un
petit bonhomme bizarre, de forme boudinée comme « Michelin », également
brillant comme la soucoupe. Il portait à la main droite un objet long de 30 cm
environ, toujours brillant. Sur l'escalier, il avait l'air à l'aise, mais dès
qu'il s'est trouvé à terre sa démarche est devenue différente, gauche. Le sujet
se déplaçait à pieds joints. Un deuxième, puis un troisième bonhomme ont
rejoint le premier. Celui-ci grattait le sol. Je ne l'ai pas vu mettre de la
terre dans le sachet, également brillant, que tenait le second. Tous les trois
avaient des antennes sur la tête, de chaque côté ... je les voyais de profil.
À un moment donné, j'ai vu le
troisième bonhomme pivoter, me faisant face, les antennes ont bougé. A ce même
instant, j'ai vraiment réalisé ce que je voyais. Tout de suite, mon regard
s'est porté vers le haut de la soucoupe, dans la tourelle. A travers le hublot
circulaire, j'ai aperçu la tête d'un quatrième robot, portant une sorte de
casque genre scaphandre. Je pense que le troisième bonhomme a donné l'alerte en
m'apercevant. J'ai alors été projeté en arrière par un puissant éclair. J'ai pu
voir les petits bonhommes remonter plus vite que pour descendre. L'échelle
s'est escamotée, faisant un bruit " hydraulique "· Tout de suite,
l'engin s'est élevé, provoquant un très fort sifflement. Je n'ai pu voir la
direction qu'il prenait. J'ignore combien de temps je suis resté à terre. J'ai
alors retroussé le pantalon et suis parti directement chez mes parents en
apportant le paquet de grattons.
Sur demande : Je ne me
souviens pas avoir perdu l'usage de la voix, ni être devenu aveugle. Ce soir
j'ai préféré vous faire mon récit qui est réel, car je crains redevenir aveugle
et muet. Je pense que demain, au jour, je pourrai vous amener sur les lieux où
j'ai été témoin de l'apparition en question.
Six jour après, le 25 février,
nouvel interrogatoire. Ci-dessus : dessin de F. Lagarde, d'après récit du
témoin. Ci-dessous : dessin exécuté par le témoin. Je n'ai pratiquement rien à
ajouter ou à changer à ma précédente déclaration. L'objet que j'ai vu avait la
forme d'un chapeau de dame ou d'un œuf coupé en deux posé sur une soucoupe. Il
avait la dimension d'une voiture ordinaire. Tout brillait, l'engin, les sujets
qui en sont descendus et les outils qu'ils portaient. Je regrette beaucoup de
ne pouvoir vous indiquer l'endroit précis
(Le 20 février, en, effet,
Séverin, fermement décidé à montrer le lieu de l'apparition de l'OVNI, prend
place dans la jeep de la brigade de Petite Ile, conduite par le gendarme
Gravera. Séverin Maxime accompagne son fils. Sur le chemin de terre aboutissant
au champ, Antoine tape sur l'épaule du chauffeur, lui indiquant le champ de
maïs, déjà prospecté le 18 février. Le témoin fait quelques pas dans le champ,
son regard dirigé vers le fond de la parcelle, près du bois de filaos. Il
s'arrête subitement, porte les mains à ses oreilles en appuyant très fort, puis
il vacille, s'écroulant sur le sol. Son pouls est ressenti faiblement, ses
mains sont froides, ses yeux sont révulsés. Il est immédiatement ramené chez
lui et ne reprend partiellement ses esprits que 30 mn plus tard. Il explique
alors qu'une force inexplicable l'empêche d'avancer en direction du lieu précis
où il a observé J'engin non identifié) .
Dessin de F. Lagarde, d'après récit
du témoin
Effectivement, je suis toujours décidé à me
rendre sur place, mais chaque fois que j'arrive dans le champ je perds
connaissance. Immédiatement, j'entends des bruits et sons lointains "
bipbip, et je suis obligé de me boucher les oreilles. Je vous assure que je ne
le fais par intentionnellement. Chaque fois, je suis surpris de me retrouver
allongé sur un lit et je ne me souviens jamais avoir eu un évanouissement. Je
suis encore faible. Je pense un jour retrouver toute ma lucidité et ma force
physique qui me permettront de conserver mon équilibre moral. Je pourrai alors
situer l'endroit exact où j'ai vu l'OVNI.
Sur demande : De mon
existence, je n'ai jamais ouvert une revue ou livre de science-fiction où
figurent des objets tels que soucoupes ou fusées. Je n'avais jamais entendu
parler de la SV de la Plaine des Cafres.
Demain ou après-demain, je
dois me rendre à Saint-Pierre consulter un docteur qui doit venir de l'hôpital
psychiatrique de Saint-Paul. En tout état de cause, je ne me considère pas
malade mental. J'ai été choqué et bouleversé et cela m'a affaibli. Parfois ma
tête chavire et je dors debout. Je m'aperçois alors que quelqu'un me passe un
mouchoir sur le visage, puis tout redevient normal.
AUTRES TEMOIGNA
GES
Séverin Marie-Rita. Témoignage
du 22 février (récit non publié mot à mot, complet quand il apporte des
informations nouvelles).
" Le 14 février 1975,
rentrant à mon domicile vers 16 :30, j'ai trouvé mon fils Antoine, âgé de 21
ans, assis sur un banc dans la cuisine. Il avait les deux coudes sur les genoux
et les mains sur la tête. Il pleurait. Je lui demandais s'il avait mal à la
tête. Il m'a répondu par l'affirmative. Je lui demandais s'il avait reçu des
coups, s'il avait eu un accident ou s'il était tombé. Sa réponse a été
négative, et il a ajouté que s'il racontait ce qu'il avait vu personne ne le
croirait. À ce moment-là j'ai remarqué qu'il avait peur, il criait et pleurait.
J'ai réussi à le faire parler. Il m'a alors fait le récit qu'il a fait
plusieurs fois par la suite "·
Il est alors question de la
" grosse boule brillante "• genre capeline, ou chapeau de dame comme
le mien, c'est-à-dire rond, puis de trois petits bonshommes petits et gros, le
premier avait un objet à la main, le deuxième un genre de cornet, le troisième
ne semblait rien porter. Antoine est resté allongé sur le dos ... etc. ...
Antoine a mis très longtemps
pour nous expliquer ce qui était apparu à ses yeux. Il faisait beaucoup de
gestes, comme s'il dessinait ce qu'il avait vu. Il tremblait. Son regard
·devenait fixe, et petit à petit sa voix s'est éteinte. Des voisins sont arrivés
et l'ont porté dans ma chambre. Nous lui avons donné de la tisane de romarin.
Un peu plus tard nous avons fait venir le médecin de Petite Ile. Il nous a dit
que mon enfant avait reçu un " mauvais choc "• ajoutant qu'il
reprendrait bientôt l'usage de la parole et retrouverait la vue.
Antoine entendait bien. Il a
même, à la demande de voisins, dessiné l'engin qu'il avait vu sur une feuille
de dictionnaire (on en trouvera la photocopie jointe). Il ne pouvait parler et
sursautait au moindre bruit. J'étais très inquiète. Un autre médecin nous a dit
qu'il ne fallait pas se décourager.
Le mercredi 19 février (5 jours après), vers 20
:00, Antoine a poussé un cri en levant les mains ... puis il a prononcé le mot
" maman ». Il s'est alors passé les mains sur les yeux et nous a dit qu'il
y voyait. C'est ce soir-là que les gendarmes, alertés, sont venus recueillir
son récit.
Mon fils est encore faible. Il
a été examiné par un docteur psychiatre à Saint-Paul, qui doit le revoir
mercredi ou jeudi à Saint-Pierre. Il n'a pas été considéré comme malade mental.
Je n'ai jamais considéré mon enfant comme fou. Antoine est un garçon sain de
corps et d'esprit. Il n'a jamais été soigné de la tête.
Il est normalement équilibré.
Il ne s'adonne pas à la boisson, ne fume pas. Il ne fréquente pas les salles de
cinéma, ne lit pas beaucoup, et n'était pas au courant de la SV de la Plaine
des Cafres. Il ne ment pas. J'ai tout de suite cru ce qu'il disait. Nous en
avons parlé en famille, nous sommes tous convaincus que mon fils a vraiment vu
l'engin, qu'il décrit toujours de la même façon.
À deux reprises, depuis qu'il
a recouvré la vue, il s'est rendu sur les lieux pour montrer l'endroit exact où
il a vu l'objet (nous verrons l'autre tentative) . Chaque fois i 1 s'est
évanoui en arrivant à proximité. Aucun membre de ma famille n'a été soigné pour
maladie mentale.
Audition de Leperlier
Marie-Mauricette, née le 11 novembre 1959.
Vit en concubinage avec
Antoine Severin, son futur mari, mariage proche. C'est un garçon sérieux, ne
boit pas, ne fume pas, ne cherche pas d'ennui à quiconque.
Le 14 février 1975, j'ai
trouvé anormal qu'à 13 :00 Antoine ne soit pas rentré. Avant de déjeuner, mon
fiancé se rend chez ses parents. Je m'y suis rendue, et je l'ai trouvé allongé
sur le lit. Il était pâle, transpirait beaucoup, et ne disait absolument rien.
J'ai pensé qu'il avait un peu de fièvre et l'ai laissé dormir. Vers 15 :00, je
me suis aperçue qu'il pleurait. Je lui ai demandé la raison de sa tristesse. Il
a expliqué qu'il avait vu ... etc. ... l'un portait un outil qu'il piquait dans
le sol, le troisième se trouvait toujours sur un petit escalier de trois
marches ... etc. ...
Confirme les dires de la mère
à propos des lectures ajoute, qu'il ne se drogue pas, et que ce n'est pas un
garçon à faire parler de lui. Précise qu'il a perdu la parole du 14 février
vers 19 :00 au 19 février 21 :00. Antoine porte en permanence un chapeau, je ne
pense pas qu’il ait été victime d'une insolation (nous sommes ici en été).
Il n'a jamais été malade, parfois un peu de
sin us ite. En toute sincérité je crois qu'il a été choqué, et je pense qu'il a
réellement aperçu un objet. Je tiens à préciser que le 12 février il avait fait
un rêve, il voyait du raisin et il a appris que cela signifie " malheur
>>. Il m'en a parlé le 13, me demandant si je n'avais pas fait un rêve
semblable.
Audition de Leveneur
Marie-Madeleine, 49 ans.
Je connais très bien Severin
Antoine. Je l'ai vu grandir, nous sommes voisins. Je crois ce qu'il a dit.
C'est un garçon sobre, sérieux, équilibré, travailleur, ne boit pas, ne fume
pas. Je ne l'ai jamais vu lire un livre représentant des objets bizarres ou
autres. Il n'est pas illettré, mais il ne lit presque pas.
Même lorsqu'il était
temporairement aveugle, il a pu dessiner non seulement l'engin qu'il a aperçu,
mais aussi un plan des lieux. C'est de cette façon que j'ai pu me rendre sur
place, je crois, la première, le lendemain du drame, le samedi 15 février 1975,
vers 10 :00. L'endroit me semblait pourtant piétiné. Nous avons suivi des
traces de pas se dirigeant vers le fond d'un petit champ non cultivé, portant
encore quelques souches de maïs. Les traces se sont arrêtées et, environ 20 rn
plus loin, nous avons découvert trois trous de forme irrégulière en raison de
la faible consistance de la terre. Ils étaient gros comme des bols. Ils
formaient un triangle pointu de 1 rn de côté.
(Effectivement, sous la
conduite du témoin, l'enquête est fa ite sur ce champ. Dans l'angle N-0, Mme
Leveneur, veuve Folio, accompagnée de ses deux filles, retrouve difficilement
l'emplacement des trois trous remarqués. En forme de triangle isocèle, espacés
de 1 rn, les trous n'ont pas une forme bien précise, en raison de la friabilité
de la terre et se confondent avec d'autres cavités ayant la même grosseur, soit
celle d'un bol profond de 2 à 3 cm, très évasé. Ces creux, réparti s sur une
grande surface de terrain, semblent avoir été occasionnés par des oiseaux
cherchant la nourriture. La recherche d'autres indices s'avère d'autant plus
compliquée que le sol a été grandement foulé de pas humains, plus
particulièrement durant les journées du 15 et 16 février. Le contrôle de la
radioactivité s'est avéré négatif en ces points).
Je ne pense pas que nous nous
soyons trompées. Antoine n'a pu jusqu'à présent arriver sur les lieux précis.
Avec vous, d'abord, puis avec moi aujourd'hui, il a essayé avec beaucoup de
volonté et de courage d'arriver et de marcher sur le champ. Chaque fois il a
été anéanti par une sorte de bouleversement inexplicable. Inconscient, j'ai dû
le transporter chez moi où il est resté deux heures allongé, respirant
faiblement. A mon - 8 avis ce garçon est encore choqué. Dans le voisinage nous
prenons cette affaire très au sérieux. Je dois avouer que nous avons peur et
évitons de passer à proximité du champ.
Ah-Kouen, commerçant, marié,
employeur du témoin.
Depuis six mois j'emploie
Severin Antoine comme garçon de magasin, et il fait également des livraisons en
camionnette. Ce garçon est très sérieux, ne boit pas, ne fume pas, ne cherche
pas d'histoire à quiconque. Il me donne entièrement satisfaction dans son
travail. Connaissant ce jeune homme, je ne pense pas qu'il invente une histoire
pour se rendre intéressant. Il est difficile de se prononcer, mais je pense que
ses affirmations doivent être prises au sérieux. Etc. ..., questions lectures
et SV de la Plaine des Cafres, dites.
Lauret Marc-Joseph, 56 ans,
compagnon de travail de Severin Antoine.
Mêmes appréciations que son
employeur. Ce garçon est honorablement connu dans la commune de Petite Ile et
ne fait absolument par parler de lui. Je sais qu'il veut se marier avec une
jeune fille avec qui il vit, et m'a confié vouloir travailler et économiser
pour se marier. J'ai été le voir le 17, il était couché et ne m'a même pas
regardé. Ses paupières étaient fermées, mais il n'était pas endormi. J'allais
m'en aller quand sa mère lui a demandé s'il reconnaissait son ami. Il a ouvert
les yeux, m'a regardé longuement, puis à l'aide de sa mai n droite m'a fait
signe que oui. Il ne parlait toujours pas ; il avait de gros yeux ronds qui ne
bougeaient pas, fixant avec insistance. Toujours à l'a ide de sa mai n, il se
touchait le front, répétant ce geste, et m'a montré trois doigts de sa mai n.
J'ai pensé qu'il s'agissait des trois personnages entrevus.
Il faut exclure à mon avis la
possibilité que son imagination ait été touchée par des livres, Severin ne
lisait pas. A 13 :00, il faisait chaud, mais il portait un chapeau, et je ne
crois pas qu'il ait été frappé d'insolation. À mon avis, on peut prendre les
affirmations de Severi n au sérieux, mais en ce qui me concerne je suis assez
réservé, il m’est très difficile de croire vraiment à cette affaire.
Pothin Guy, 20 ans, compagnon
de travail de Severin.
Confirme les deux témoins
précédents pour la conduite du témoin. Je suis allé le voir le 17 février. Il
était couché les yeux grands ouverts, ses paupières ne bougeaient pas. Sa
concubine lui a demandé s'il me reconnaissait. Il a hoché la tête, a voulu prononcer
mon prénom, Guy, mais aucune parole ne sortit de sa bouche ... je l'ai trouvé
très choqué, ses yeux étaient rouges et il reste longtemps à fixer un objet
quelconque. Je me souviens bien que le 14 février, lorsque Severin a quitté le libre-service,
il avait un petit chapeau sur la tête, donc je ne pense pas qu'il a été victime
d'une insolation. À mon avis, il faut prendre cette affaire au sérieux, je ne
pense pas qu'il a cherché à se rendre intéressant. Il n'a pas inventé cette
affaire de toutes pièces, il a certainement aperçu un objet, mais reste à
savoir quoi.
Docteur Michel Tschupp, de la
Faculté de Lyon. Je soussigné certifie avoir examiné, le 14 février 1975, M.
Severin Antoine, domicilié à Petite Ile (Réunion), qui m'a déclaré avoir été
victime d'un phénomène '' bizarre >>.
Ai constaté ce qui suit :
État de fatigue extrême avec
prostration, angoisse, perte partielle du langage, fixité du regard. Il semble
s'agir d'une crise d'aspect pithiatique, survenue au cours d'un choc émotionnel
intense, difficile à préciser, mais réel, car il s'agit d'un sujet qui
antérieurement n'a manifesté aucun trouble tant neurologique que psychiatrique.
Certificat remis à la
Gendarmerie sur sa demande.
Renseignements de moralité sur
le témoin
Severin Antoine, 21 ans,
chauffeur-commis de magasin, célibataire, demeurant 26, rue François Hoareau à
Petite Ille (Réunion).
Constitution robuste, n'a
jamais eu de maladie grave. Bon équilibre mental. Caractère calme, donne une
impression de franchise. Très bonne tenue. Reste en famille, est très souvent
chez ses parents durant ses loisirs. Intéressé, possède depuis peu une case
qu'il aménage en vue de son mariage. Ne possède pas de voiture. N'a aucun
penchant pour la lecture et le cinéma. Jouit de l'estime générale de son
entourage. Serviable, dévoué. Croyant, peu pratiquant. Comportement sexuel
normal. Sait lire et écrire, niveau cours moyen. A fréquenté l'école agricole
Sai nt-Joseph. Affectueux avec ses parents, frères et sœurs. A de bonnes
relations avec eux. La famille : père : 55 ans, ouvrier agricole ; mère : 49
ans, sans profession ; sœurs : Anésie, 26 ans, mariée, deux enfants ; Lysiane,
16 ans, écolière ; frères : Guilaine, 17 ans, Joseph, 11 ans, écolier.
Toutes ces personnes sont bien
connues de la localité. Aucun membre de cette famille n'est connu pour être
simple d'esprit ou avoir présenté des signes de déséquilibre mental. Enquêtes
complémentaires éclairant le texte précédent.
L'objet observé se situait sur
le piton Calvaire à 300 rn à 1'0 de Petite Ile.
Le 15 février, deux gendarmes se présentent au
domicile du témoin. Il est alité, dans un état de prostration incontestable.
Ses yeux grands ouverts fixent l'inconnu. Il ne peut répondre de vive voix aux
questions posées. Avec beaucoup d'acharnement, par gestes, il décrit avec ses
mai ns une forme ronde, allongée, qui brille. Pour expliquer le fait, il porte
plusieurs fois ses mains horizontalement vers ses yeux. Il montre ensuite
quatre doigts de sa main, indiquant qu'il y avait quatre passagers, vêtus de blanc,
et désigne pour cela le drap de lit. Sa main se tient à environ 1 rn du
plancher pour indiquer la taille des sujets ... il fait une esquisse de
l'engin. Il termine sa démonstration en portant d'abord ses mains aux oreilles,
puis au front et ensuite à ses yeux. Sa face est grimaçante, il peut alors
émettre un sifflement aigu - de très bas à crescendo -tout en faisant
tourbillonner l'index de sa main droite, pointé vers le plafond, expliquant
ainsi que l'engin s'élevait et disparaissait. Au préalable, en décrivant les sujets,
Severin a élevé verticalement les deux index à 20 cm au-dessus de sa tête,
précisant qu'ils étaient équipés de courtes antennes, et que celles du
troisième ont bougé. À l'issue de l'entretien, le témoin, très agité, ne
s'aperçoit plus de la présence des deux enquêteurs.
Le 16 février, nouvelle vi site, Severin
Antoine est toujours dans un état second. Il n'a pas retrouvé l'usage de la
parole et de plus sa vue s'est considérablement affaiblie. Il peut faire
quelques pas et donner par gestes quelques explications (nous ne reprendrons
pas le récit de la visite du 19, semblable à peu de choses près). On apprend,
je crois, la présence de deux hublots dans la partie supérieure, et que c'est
en cherchant d'où provenaient les '' bip-bip » qu'il a découvert la
soucoupe.
Le 17 février, Severin Antoine, encore très
agité, est dépourvu de la parole et de la vue. Il voudrait nous amener sur les
lieux, mais accompagné d'hommes armés. En raison de son handicap le transport
est différé.
Le 18 février, nouvel interrogatoire.
L'intéressé, toujours alité, avec sa cécité. Détection négative de
radioactivité sur sa personne et ses vêtements par le commandant Leg ros. Le
docteur Henri nous dit avoir examiné Severin dans la journée. Diagnostic pas
alarmant, l'état général est bon. État d'anxiété pouvant durer de trois jours à
trois mois, dû à un fort choc émotionnel.
Le 19 février : récit fait.
Severi n’a retrouvé l'usage de la parole. Le 20 février : transfert sur les
lieux : récit fait.
Le 24 février il accepte de se rendre encore
sur les lieux avec un journaliste de Saint-Denis. Arrivé à destination, dès
qu'il foule le sol, il est victime d'un trouble inexplicable. Il agite ses mai
ns parallèlement au sol ; ses yeux se révulsent, son pouls ralentit, les
extrémités des membres refroidissent. Ramené à sa demeure, il ne reprendra ses
esprits que trente minutes plus tard.
Le 25 février, entendu à nouveau, Severin ne
peut expliquer les pertes de connaissance chaque fois qu'il se rend sur place.
Il entend encore les " bip-bip » l'obligeant à se boucher les
oreilles. Il affirme n'avoir jamais entendu parler de la sou· coupe volante
aperçue en 1968 à la Plaine des Cafres (voir LDLN no 96 bis de novembre 1968)
et déclare ne pas lire ou feuilleter des revues de science-fiction. Avant de
passer aux conclusions de ces rap· ports d'enquêtes, axés principalement sur le
témoin Severin, il nous faut rendre compte des divers témoignages
d'observations recueilli s par les enquêteurs.
Le 10 février 1975, à Petite
Ile. Poth in Guy témoigne que vers 22 :00 il a aperçu, venant de la mer, un
objet très brillant qui se déplaçait dans le ci el, à vive allure. Il a observé
l'objet assez longtemps, en a parlé à son frère, mais en aucun moment il n'en a
fait part à Severin.
Le 14 février 1975 - jour de
l'observation de Severin. Assaby Maxime, coiffeur à Saint-Denis, entre 19 :00
et 19 :30. J'ai remarqué au-dessus de Sainte Marie (8 km à I '1E) trois
lumières à grande altitude. D'abord immobiles, elles se sont ensuite déplacées
vers 1'0, en direction du cap Bernard (3 km 0 de Saint-Denis). Elles étaient de
couleur blanche, la troisième, séparée des deux autres, diffusait un éclairage
plus intense. Avec moi, se trouvait mon frère, âgé de 17 ans. Je ne puis me
tromper, j'ai l'habitude de voir des avions arriver et repartir. Ces lumières
étaient anormales de par leur hauteur, l'intensité lumineuse diffusée, leur immobilité
momentanée. Ces lumières étaient constantes sans clignotement.
Le 14 février 1975, à 19 :15.
Dayde Colette avec son époux, chez leurs amis, la famille Rayera, la station
météo du Chaudron, ont aperçu des lumières qui semblaient être des projecteurs,
se déplaçant d'E en 0, c'est-à-dire venant de Sainte-Marie et se dirigeant vers
le Port. Ce qui semblait être des projecteurs diffusait une lumière vive et
légèrement jaune. Deux lumières se trouvaient sur le même alignement vers
l'avant, la troisième était séparée des autres.
Cet engin se déplaçait à une
vitesse réduite, il est passé au-dessus de l'antenne de la station météo. Un
bruit sourd émanait de l'engin, à peine perceptible. Le 16 février 1975, à 20
:00. Vita line Jocelyne, 16 ans. Alors que je me trouvais à Saint-Benoît (sur
la côte E, à 30 km à vol d'oiseau de Saint-Denis) j'ai vu, bas dans le ciel, en
direction du lieu-dit " La Marine "• une boule lumineuse se dirigeant
lentement vers le N.
CONCLUSIONS DES ENQUETEURS
Au début, cette "
histoire " a provoqué une certaine hilarité dans le voisinage, puis il a
fallu se rendre à l'évidence que les dires de Severin Antoine ne pouvaient être
pris au sérieux. Des renseignements complémentaires recueillis à son sujet il
ressort qu'il est normalement équilibré, de bonne conduite, de bonne moralité,
et qu'il n'est pas un simulateur. Plusieurs personnes entendues verbalement,
sans être convaincues de l'existence de soucoupes volantes, ne rejettent pas
catégoriquement la possibilité de telles apparitions.
Les personnes entendues ne
croient pas à une hallucination de l'observateur et ses dires sont pris au
sérieux. Le 6 mars 1975, date de clôture de l'enquête, Severin Antoine a repris,
semble-t-il, toutes ses facultés physiques et morales. Toutefois, en raison de
ses trois défaillances à l'approche du lieu de l'observation, nous n'avons pas
cru devoir effectuer une quatrième tentative qui pourrait être encore néfaste à
l'intéressé. N. O. L. R. - Avec une enquête aussi minutieuse des autorités de l’Ile
de la Réunion, le lecteur sera en mesure d'apprécier le crédit qu'il faut
accorder à cette relation. Je suis quant à moi parfaitement convaincu de la
réalité de l'observation.
On constate, malgré le peu de
témoignages recueillis, qui sont l'indice d'un nombre d'observateurs beaucoup
plus important, que le phénomène était déjà présent le 10 février, ce qui rend
crédible, et remarquable en même temps, le rêve de Severin dans la nuit du 10
au 11 février. On peut donner comme hypothèse que le témoin, très sensible, a
déjà été traumatisé dès cette nuit par la présence proche du phénomène. De
plus, le phénomène était toujours dans l'île le 16 février, peut-être plus tard,
et ce n'est que le 17 que Severin a pu parler. L'observation peut se traduire à
mon sens en deux phases. Severin, attiré par son subconscient, ne fait pourtant
rien d'inhabituel, empruntant la route qu'il a coutume de prendre pour aller
chez lui. C'est le " bip-bip " qui attire ses regards, et il voit
alors l'objet. Était-il là depuis longtemps, nul ne le saura, il ne l'a vu que
lorsqu'il a regardé. Il semble que rien ne se soit passé avant qu'il ne le
regarde, et que ce n'est qu'à ce moment précis que le " cinéma " commence
: l'échelle, les petits êtres, leur déplacement pieds joints, le rayon, la
fuite ... etc.… et le traumatisme réel qui en est résulté.
Si la prémonition ou la
voyance simple de la présence du phénomène, maintes fois remarquée par d'autres
enquêteurs, peut s'expliquer par une sensibilité particulière de Severin la
présence de l'objet doit être considérée comme une réalité. Ce qu'il se passe
immédiatement après a une réalité plus suspecte. Il est près de l'objet, peut-être
à une vingtaine de mètres, quand il s'en est approché, donc sous l'influence
directe de son environnement, et c'est à ce moment que l'invraisemblance
apparaît, qui rend dubitatifs ses meilleurs amis : il a vu quelque chose, mais quoi
? diront-il s. C'est la voix populaire qui parle, et peut-être n'ont-ils pas
tort (voir LDLN 143, à propos du contact). Le témoin est sincère, il ne simule pas,
mais la réalité de son traumatisme ne fait non plus aucun doute.
F. LAGARDE.
INFORMATIONS COMPLEMENTAI
RES
Le témoin Severin Antoine a
fait son service militaire dans l'aviation. Il n'avait jamais eu de prémonition
avant son aventure. L'étude des photos et des plans joints montre que si le
terrain de l'observation est sur une pente relativement douce, i 1 est très
dégagé, et la question pouvait se poser de savoir le motif pour lequel Severin
n'avait pas aperçu plus tôt un objet brillant, de masse importante, se situant
à 3 m au moins au-dessus du champ, et par conséquent attirant bien les regards.
La réponse des enquêteurs : L'objet a été vu après le •• bip-bip " : ou il
a atterri après le passage de Severin, ou Severin n'a pas fait attention : il
faisait très très chaud à cette époque et à cette heure, il avait un chapeau,
et marchait tête baissée ...
La première hypothèse semble
plus vraisemblable. Je pense aussi qu'un objet de cette taille se voit de loin
quand il descend du ciel, qu'il doit se voir aussi s'il est posé, même si l'on
ne prête pas trop attention à l'environnement à 15 ou 20 m de distance, le
regard aurait dû être attiré par cette masse brillante. Bien qu’il reste la
possibilité que l'objet soit là et que le témoin ne l'ait pas aperçu en
parcourant le chemin du Cratère : voir plan et photo, puis en longeant presque
toute la longueur du champ : voir plan et photos, ce qui paraît difficile, on
peut aussi admettre que l'objet s'est matérialisé au moment même où une force
" irrésistible " l'a forcé à s'arrêter. Cette éventualité pose bien
entendu un problème qui n'échappera à personne. Il offre plusieurs solutions
pour la matérialisation : ou elle est réelle et rejoint une des constances du
phénomène, ou elle est un produit du psi du témoin. Tous les enquêteurs, et les
médecins qui ont visité Severin s'accordent à dire qu’'il a certainement vu quelque
chose, de même que tous les témoins qui le connaissent bien.
La matérialisation reste donc une hypothèse
valable. Mais, de même, tous s'accordent à être étonnés qu’il en ait tant vu.
Si le psi est intervenu c'est donc après le contact, ce qui rejoint alors le
problème du contact, déjà développé dans LDLN no 143. Un cas intéressant de
toute manière et parfaitement bien étudié, présentant toutes les garanties de
crédibilité quant à la conduite de l'enquête.
F.
LAGARDE.
À noter, si je ne l'ai pas déjà indiqué, que
le cas de la Plaine des Cafres est situé à 15 km à vol d'oiseau de Petite lie
et qu'il existe des moyens de communication normaux. De même j'apprends aux
dernières informations que cette affaire a délié les langues et que l'on
s'aperçoit aujourd'hui que l'Ile de la Réunion est beaucoup plus fréquentée par
les Ovni s que n'aurait pu le laisser supposer l'absence d'informations. Un
grand merci à M. Barret qui nous avait adressé une excellente enquête
rejoignant celle-ci ; mais qui n'avait pas les mêmes moyens d'investigation qui
ont pu être mis en œuvre à cette occasion.
ANALYSE ET REMARQUES
Le cas Antoine Séverin, Petite-Île, La Réunion, 14 février 1975, mérite une
analyse critique approfondie, car il possède une particularité rare dans les
dossiers ufologiques français : un témoin unique, une réaction physiologique
spectaculaire, plusieurs auditions par la Gendarmerie nationale, un contrôle
médical, des vérifications aéronautiques et météorologiques, une tentative de
retour sur les lieux avec nouvelle crise, mais aucune preuve matérielle
positive.
Il faut également corriger une confusion importante : le témoignage de Guy
Pothin du 10 février 1975 est un événement distinct, même s'il apparaît dans le
même dossier d'enquête.
Les faits essentiels
Le 14 février 1975 vers 12 h 05–13 h, Antoine Séverin, 21 ans, employé de
commerce à Petite-Île, quitte son travail alors qu'il entend depuis plusieurs
jours un bruit répétitif de type « bip-bip ». Selon son récit recueilli
ultérieurement par la Gendarmerie, ce phénomène sonore avait commencé dans la
nuit du 11 au 12 février, d'abord dans un rêve, puis s'était poursuivi à l'état
de veille. Il affirme avoir continué à entendre ces sons pendant les jours
suivants. En regagnant son domicile, le
bruit devient plus intense. Il se dirige vers un champ de maïs du secteur du
Piton Calvaire, à environ 300 m à l'ouest de Petite-Île. Il décrit alors :
|
*Un objet de couleur aluminium ; *Une forme de soucoupe surmontée d'un dôme ; *Environ 3,5 m de diamètre selon la reconstruction
de l'enquête ; *Un stationnement à environ 1,5 m au-dessus du sol ;
*Des hublots rectangulaires |
*Une petite passerelle ou échelle à trois marches ; *Plusieurs occupants de petite taille *Un éclair ou rayon lumineux qui le projette au sol
; *Le départ de
l'objet accompagné d'un sifflement.
|
*Des vêtements brillants ressemblant, selon les
enquêteurs, à la forme d'un « Bibendum Michelin » ; * Des antennes sur leur casque ; Un objet tenu par l'un des êtres |
Ce qui rend l'affaire particulièrement intéressante est ce qui se passe
après l'observation.
À son retour chez lui, sa mère le trouve vers 16 h 30 prostré, en pleurs,
les mains sur la tête et souffrant de douleurs à la tête. Il lui aurait déclaré
avoir vu quelque chose qu'il pensait que personne ne croirait.
Le lendemain, lorsque les gendarmes viennent l'interroger, il est dans un
état particulièrement inhabituel :il ne parle pratiquement plus ; son regard
est fixe ; il est extrêmement anxieux ; il communique essentiellement par
gestes ; sa vision se dégrade fortement et il reste alité plusieurs jours.
Ces manifestations sont donc réelles en tant que manifestations
physiologiques et comportementales, indépendamment de l'interprétation
ufologique que l'on donne à leur origine. C'est une distinction essentielle. L'enquête
établit beaucoup mieux l'existence d'une réaction anormale chez Séverin que
l'existence de l'objet qu'il affirme avoir observé.
Un élément souvent sous-estimé est
que Séverin aurait réalisé un dessin de l'objet peu après l'événement, alors
qu'il était encore incapable de parler normalement. La Gendarmerie constate
ensuite que le dessin exécuté le 14 février et les descriptions gestuelles
ultérieures sont globalement cohérents. L'objet est représenté sous une forme
de chapeau/soucoupe avec : une partie supérieure bombée ; des hublots ….
Cela constitue un élément intéressant pour l'étude de la stabilité du
récit.
Le lieutenant-colonel Lobet dirige l'enquête. Les gendarmes effectuent
notamment des vérifications auprès :
Aéroport de Gillot : Ils
recherchent des avions ou hélicoptères ayant pu être présents au-dessus de La
Réunion le 14 février entre environ 12 h et 14 h. Selon le rapport reproduit
dans la littérature ufologique, aucun aéronef correspondant n'est identifié.
Aéro-club du Sud
Les enquêteurs vérifient également l'activité aéronautique de l'aéroport de
Pierrefonds.
L'enquête indique qu'aucun avion n'aurait décollé de cette piste durant la
période considérée.
Météorologie
Les enquêteurs indiquent :
·
Ciel
dégagé ;
·
Absence de
vent ;
·
Soleil
pratiquement au zénith ;
·
Absence de
pluie récente ;
·
Pas de
lâcher de ballon-sonde.
Ces vérifications éliminent plusieurs explications ordinaires, mais elles
ne permettent évidemment pas d'établir qu'il s'agissait d'un engin
extraterrestre ou même d'un objet matériel.
C'est ici que l'affaire doit être fortement nuancée. Les gendarmes
recherchent des traces sur le site présumé. Ils ne découvrent aucune trace
convaincante d'atterrissage ou de présence d'un objet. Le terrain est cependant
problématique : végétation, sol irrégulier, champ cultivé et, surtout, passage
de nombreuses personnes après l'événement. Des marques sont observées mais
elles sont interprétées comme probablement dues à des oiseaux recherchant de la
nourriture.
Un autre élément souvent présenté comme extraordinaire est le contrôle
radiologique. Le commandant Legros effectue une recherche de radioactivité sur
:
·
Séverin ;
·
Ses
vêtements ;
·
Le secteur
concerné.
Le résultat est négatif.
Cela mérite toutefois une interprétation prudente. Un résultat négatif ne
démontre pas que l'événement n'a pas eu lieu. Mais il signifie aussi que
l'enquête n'a pas mis en évidence une signature radiologique qui aurait fourni
un indice physique indépendant.
Le médecin Michel Tschupp, de la Faculté de Lyon, examine Séverin. Le
certificat décrit : fatigue extrême ; prostration ; angoisse ; perte partielle
du langage et fixité du regard. Le
médecin évoque une « crise d'aspect pithiatique » consécutive à un choc
émotionnel intense. Il précise néanmoins que le sujet n'avait auparavant
présenté, selon les informations dont il disposait, aucun trouble neurologique
ou psychiatrique connu.
C'est très important pour l'analyse. Ce que le médecin établit c’est qu’il existe
manifestement un état pathologique ou fonctionnel réel. Ce qu'il n'établit pas
c’est la cause de ce choc.
Le 20 février, la Gendarmerie conduit Séverin vers le champ. Il reconnaît
l'endroit et avance. Puis, lorsqu'il arrive dans la zone qu'il associe à
l'observation :
·
Il porte
les mains à ses oreilles ;
·
Il semble
souffrir ;
·
Il vacille
;
·
Il tombe ;
·
Son pouls
est décrit comme faible ;
·
Ses mains
deviennent froides ;
·
Ses yeux
se révulsent.
Il est ramené chez lui et récupère partiellement après environ trente
minutes. Une nouvelle tentative aurait
également provoqué une réaction similaire. Le 24 février, lors d'une autre
visite des lieux, une nouvelle crise est rapportée. Le 25 février, Séverin ne
peut expliquer pourquoi la proximité du lieu provoque ces réactions. C'est un élément très intéressant mais il faut
éviter une conclusion trop rapide.
Hypothèse A — événement physique réellement observé
Dans cette lecture,
Séverin aurait réellement vu un objet matériel inhabituel.
Les arguments
favorables sont :
+ enquête
officielle relativement détaillée ;
+ témoin identifié ;
+ réaction immédiate constatée par plusieurs personnes ;
+ récit relativement détaillé ;
+ dessin précoce ;
+ vérifications aéronautiques ;
+ absence d'explication aéronautique évidente ;
+ réaction reproduite à proximité du lieu.
Mais les arguments
contraires sont considérables :
− témoin unique au
moment essentiel ;
− aucun objet récupéré ;
− aucune trace convaincante ;
− aucune photographie ;
− aucune mesure instrumentale ;
− aucun radar ;
− aucune observation indépendante de l'engin ;
− aucune preuve permettant de déterminer la nature de l'objet.
Cette hypothèse
reste donc possible mais non démontrée.
Hypothèse B — événement
perceptif ou neurologique
C'est l'hypothèse qu'une analyse critique moderne doit absolument
considérer.
Séverin présente simultanément :
Sons répétitifs ;
Impression de chaleur ;
Sensation de souffle ;
Paralysie ;
Vision d'un objet ;
Vision d'êtres humanoïdes ;
Perte de parole ;
Troubles visuels ;
État de prostration ;
Épisodes de perte de connaissance ;
Réapparition des symptômes lorsqu'il retourne
sur les lieux.
Cela pourrait correspondre à un phénomène physiologique ou
neuropsychologique complexe. Mais il faut être prudent : nous ne disposons pas
d'un examen neurologique moderne réalisé au moment des faits. On ne peut donc
pas diagnostiquer rétrospectivement une pathologie précise.
Hypothèse C — expérience
psychophysiologique déclenchée par un événement inconnu
À mon sens, c'est une formulation beaucoup plus rigoureuse que de choisir
immédiatement entre « OVNI » et « hallucination ».
On pourrait avoir :
Stimulus inconnu → perception inhabituelle →
peur/choc → réaction physiologique majeure → renforcement du souvenir et
association au lieu.
Ou éventuellement :
Trouble perceptif initial → interprétation en
termes d'engin et d'occupants → réaction émotionnelle secondaire.
Le dossier ne permet pas de déterminer dans quel sens la causalité s'est
produite.
.
Avant l'observation, Séverin affirme avoir rêvé :de raisins ; puis de sons
« bip-bip ». Et il affirme que les mêmes
sons auraient continué à l'état de veille pendant deux jours. Cela donne au
récit une structure de type :
Rêve → perception sonore → amplification →
déplacement vers la source supposée → rencontre.
Pour un chercheur, c'est un point capital.
Le rêve constitue un élément du témoignage, pas une preuve que le phénomène
était déjà présent physiquement avant le 14 février.
C'est ici qu'il faut être très précis en ce qui concerne les témoins
secondaires :
Marie-Mauricette
Leperlier
Elle confirme notamment l'état inhabituel de Séverin et son comportement. Mais
elle n'a pas vu l'objet.
Guy Pothin
Il connaît Séverin et confirme son état après les faits. Mais son propre
témoignage concernant un objet lumineux est celui du 10 février, donc plusieurs
jours avant l'observation de Séverin.
La mère
Elle est un témoin important de l'état physique et émotionnel de son fils
après l'événement, mais pas de l'OVNI.
Cela signifie que nous avons plusieurs témoins secondaires de la réaction
de Séverin, mais pas plusieurs témoins indépendants de l'objet. C'est une
distinction fondamentale.
Sources :
Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain
Lefeuvre 1979
Jean-Claude Bourret, Le nouveau défi des OVNI, (reprenant le P.V. de la
Gendarmerie Nationale, brigade de Petite-Ile)
La revue des soucoupes volantes, n° 4 (l'enquête en
question par le capitaine Guillaume Kervendal)
RR3 Le dossier des Rencontres du Troisième Type en France, Julien Gonzales,
2014.
https://chroniques-stellaire-2.fr/2026/09/enquerre-ufologique-enquerre-19-les-bibendums.html
https://extraterrestre.org/wp-content/uploads/1975/02/LDLN-No-147.pdf
16 FEVRIER 1975 - SAINT BENOIT – REUNION
Le 16 février 1975 à 20 h,
Jocelyne Vitaline, 16 ans, alors à Saint-Benoît, observe bas dans le ciel, en
direction du lieu-dit La Marine, « une boule lumineuse se dirigeant lentement
vers le Nord ». Il s'agit donc d'une
observation nocturne d'un phénomène lumineux, et non d'une rencontre
rapprochée. Le fait qu'elle soit intégrée au PV de l'enquête de Petite-Île est
cependant intéressant : les gendarmes la citent explicitement parmi les
observations réunionnaises venant compléter leur enquête sur Séverin.
Le terme « boule lumineuse »,
observée de nuit et se déplaçant lentement, est extrêmement peu discriminant. Cela
peut correspondre à de nombreux phénomènes.
Source : Ovnis 1999 le contact ? par Bourret Jean
Claude ** Michel Lafont 1997
26 FEVRIER 1975 – SAINT
DENIS - REUNION
Caractéristiques générales
|
Num Base : Département : Lieu d'observation : Latitude : Longitude : Date d'observation : Heure : Durée (HH :MM: SS) : Météo : Type d'observation : Nbre de témoin(s) : Enquête officielle : |
61 Réunion (974) St Denis de la Réunion N.C. N.C. 26 février 1975 04 :00 heures 00 :45 :00 Beau temps, ciel clair Visuel : Éloigné 1 Non |
Caractéristiques
de l'objet
|
Nbre d'objet : Type d'objet : Taille estimée : Couleur : Luminosité : Caractéristique visuelle : Vitesse : |
2 Fer à cheval 50 à 60 mètres Blanc Brillant Pas d'indication Immobile |
Observation
Le témoin voulant faire un
tour au marché du Chaudron avant de se rendre à son travail, s'est levé à 4 h
du matin. Pour aller de la pièce où il couche à la cuisine, il est dans
l'obligation de traverser la cour. En sortant, comme il le fait habituellement,
il a regardé le ciel. Le temps était très clair, étoilé et sans nuage, mais le
jour n'était pas encore levé. Il a eu tout de suite son attention attirée par
la présence d'un objet lumineux au-dessus de la montagne. Très visible, il se
trouvait à une altitude qu’évaluée à environ 1 000 m et à un angle approximatif
de 15° par rapport à l'endroit où il se tenait. Il s'agissait de trois
couronnes qui pouvaient faire chacune 50 m de diamètre, disposées
symétriquement en triangle à une distance l'une de l'autre d'une quinzaine de
mètres et d'un autre engin en forme de fer à cheval, les branches tournées vers
la couronne et sensiblement de la même dimension que cette dernière. Leur
couleur était d'un blanc lumineux opalisé, non éblouissant. Ces objets étaient
immobiles et totalement silencieux. Il les a observés pendant environ dix
minutes et a même eu l'intention de réveiller son épouse afin qu'elle soit
également témoin. Mais il s'est ravisé et il est rentré dans la cuisine pour
préparer son petit déjeuner. Dix minutes plus tard, il est ressorti pour se
raser dans la pièce qui se trouve de l'autre côté de la cour. le témoin a
remarqué que les objets étaient toujours à la même place. Il les a, une
nouvelle fois, observés, puis est rentré me préparer. Vers 4 h 45, lorsqu'il
est sorti pour monter dans sa voiture, il constate la disparition des objets.
Sources - Ovni, la fin du secret par Roussel Robert **
Belfond 1978 – REPRIS DE : http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=61
27 MARS 1976 SAINT DENIS REUNION
Résumé du cas
Date : 27 mars 1976
Heure : entre 6 h 30 et 6 h 55
Lieu : Saint-Denis, La Réunion
Témoin : un militaire circulant en véhicule
Phénomène : « tâche de brouillard » grisâtre avec reflet métallique
Source : procès-verbal de Gendarmerie n°1003 (1976309238)
Classification GEIPAN : C – manque d'informations fiables.
Le témoin circule en voiture lorsque celle-ci tombe brusquement en panne :
tous les voyants du tableau de bord s'éteignent. Son attention est alors
attirée par une masse ou tâche de brouillard grisâtre, présentant selon lui un
reflet métallique, située à environ 15 à 20 mètres du véhicule, vers la
rivière. En passant la tête par la fenêtre, il suit le phénomène du regard.
Celui-ci s'élève rapidement, puis disparaît au-dessus des bâtiments en prenant
une direction sud-sud-ouest.
Peu après, le témoin constate que les voyants du véhicule sont de nouveau
allumés et réussit à redémarrer facilement le moteur.
Point particulièrement intéressant
Il existe donc une corrélation temporelle apparente entre :
Panne électrique du véhicule → observation du
phénomène → disparition du phénomène → retour du fonctionnement du véhicule.
Mais il faut absolument parler de corrélation, et non d'un effet
électromagnétique démontré. Le GEIPAN indique qu'aucun autre témoignage n'a été
recueilli et classe l'affaire C précisément parce que les informations
disponibles sont insuffisantes.
Analyse critique rapide
|
Élément |
Évaluation |
|
Témoin unique |
Limitation importante |
|
PV de Gendarmerie |
Élément documentaire solide |
|
Distance annoncée |
15–20 m |
|
Phénomène décrit |
Brouillard grisâtre / reflet métallique |
|
Mouvement |
Élévation puis départ rapide S-SO |
|
Effet sur véhicule |
Panne puis remise en fonctionnement |
|
Trace matérielle |
Aucune indiquée |
|
Mesure instrumentale |
Aucune |
|
Témoins indépendants |
Aucun |
|
Identification conventionnelle |
Non établie |
|
Classification GEIPAN |
C |
Attention à une nuance importante : le GEIPAN ne dit pas que le phénomène a
provoqué la panne. Il rapporte simplement les deux événements dans la
succession du témoignage. L'association entre les deux reste donc une
interprétation possible du témoin, pas une conclusion scientifique.
En résumé :
27 mars 1976 – Saint-Denis – La Réunion. Un militaire circulant en voiture
observe, après une panne électrique soudaine de son véhicule, une masse décrite
comme une « tâche de brouillard » grisâtre avec reflet métallique, à environ
15–20 m. Le phénomène s'élève rapidement et disparaît vers le sud-sud-ouest.
Peu après, les instruments du véhicule se rallument et le moteur redémarre
normalement. Aucun autre témoin n'est retrouvé. Un PV de Gendarmerie est
conservé dans le dossier. Le GEIPAN classe le cas C (« manque d'informations
fiables »).
Référence GEIPAN officielle : Dossier GEIPAN –
SAINT-DENIS (974), 27.03.1976
1ER AVRIL 1978 – SAINT PAUL – ETANG SALE -ET ST LOUIS - REUNION
Date : 1er avril
1976
Heure : environ 17 h 20
Secteur : Saint-Paul, Étang-Salé et Saint-Louis
Phénomène : traînée blanche suivie d'une masse de fumée grise au-dessus de la
mer
Source : enquête de Gendarmerie, PV n°273 (1976309229)
Témoins : quatre témoignages sont associés au dossier
Classification GEIPAN : B.
Déroulement : Vers 17 h 20, plusieurs personnes observent
dans le ciel une traînée blanche semblant se diriger vers la mer.
Le phénomène paraît
ensuite plonger dans l'océan. Les témoins observent alors une masse de fumée
grise qui reste visible au-dessus ou sur la mer pendant environ un quart
d'heure, avant de disparaître complètement.
L'affaire est suffisamment inhabituelle pour faire l'objet d'une enquête de
la Gendarmerie.
Vérifications effectuées
Un point particulièrement intéressant est la vérification du trafic aérien.
Les gendarmes constatent qu'aucun aéronef provenant de l'aéroport n'était en
vol après 17 h au moment considéré. Ils ne retrouvent cependant aucun objet ni
débris sur le littoral.
Le GEIPAN conclut :
« Probable observation de la chute d'un objet en mer. » mais précise que
les informations disponibles ne permettent pas d'identifier cet objet.
Analyse critique
Le cas présente plusieurs éléments intéressants :
Points solides :
Plusieurs
témoins ;
Observation
simultanée ;
Heure
relativement précise ;
Trajectoire
apparente ;
Phénomène
visible pendant plusieurs minutes ;
PV de
Gendarmerie conservé ;
Vérification
du trafic aérien ;
Quatre
témoignages dans le dossier.
Points faibles :
Aucune
récupération d'objet ;
Aucun
fragment ;
Aucune
photographie ;
Aucune
mesure instrumentale ;
Pas de
localisation précise du point d'impact en mer ;
Pas
d'identification définitive de la nature de l'objet.
En résumé :
01/04/1976 – Saint-Paul / Étang-Salé / Saint-Louis (La Réunion) — Vers 17 h
20, plusieurs témoins observent une traînée blanche semblant plonger dans la
mer, suivie d'une masse de fumée grise demeurant visible environ quinze
minutes. Une enquête de Gendarmerie (PV n°273, 1976309229) ne trouve aucun
aéronef correspondant ni débris sur le littoral. Le GEIPAN considère qu'il
s'agit probablement de la chute en mer d'un objet, sans pouvoir déterminer sa
nature, et classe le dossier B.
Référence officielle : Dossier GEIPAN –
SAINT-PAUL (974), 01.04.1976
Également cité dans : Ovni, la fin du secret par
Roussel Robert ** Belfond 1978
01 AVRIL 1976
SAINT LOUIS - REUNION
Observation
Deux personnes qui discutaient
devant une boutique, tournés face à la mer, ont soudainement vu une trainée de
fumée blanche comme celle laissée par les avions à réaction qui a plongé dans
la mer. Il s'est alors formé au niveau de l'océan une masse de fumée grise.
Cette dernière s'est déplacée vers la terre, comme poussée par le courant. Elle
devait couvrir un espace d'au moins cinquante mètres de côté et l'eau autour
semblait bouillonner. Cela semblait être un objet en feu qui se déplaçait sur
l'eau. Cette dernière s'avançant de plus en plus vers la terre, la vision a été
cachée par la végétation. Durée totale de l'observation dix minutes. Distance
estimée par les témoins deux à trois km du rivage en face de l'étang du Gol.
D'autres personnes de la ville ont été témoins.
Sources - Ovni, la fin du secret par Roussel Robert **
Belfond 1978 - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1091
24 JANVIER 1977 – SAINT
BENOIT – REUNION
GEIPAN/CNES : le cas existe bien sous la référence SAINT-BENOIT (974),
24.01.1977, mais il faut noter d’emblée que le GEIPAN le classe C — « manque
d’informations fiables ». La fiche a été mise à jour le 4 août 2010.
24 janvier 1977 — Saint-Benoît, La Réunion
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Élément |
Information |
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Date |
24 janvier 1977 |
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Lieu |
Saint-Benoît, La Réunion |
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Département |
974 |
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Classification GEIPAN |
C |
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Motif |
Manque d'informations fiables |
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Mise à jour GEIPAN |
4 août 2010 |
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La base officielle confirme donc bien l'existence du dossier, mais la fiche
publique actuellement indexée ne fournit pas suffisamment d'éléments pour
reconstituer une observation détaillée.
En résumé : :
24 janvier 1977 — Saint-Benoît, La Réunion. Observation enregistrée dans la
base du GEIPAN/CNES. Le dossier, correspondant à un cas ancien de La Réunion,
est classé C (« manque d'informations fiables ») et a été mis à jour le 4 août
2010. Les éléments actuellement accessibles dans la fiche publique ne
permettent pas de caractériser suffisamment le phénomène observé ni d'établir
une identification.
Référence officielle :
Fiche GEIPAN – SAINT-BENOIT (974),
24.01.1977
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1092
Ovni, la fin du secret par Roussel Robert ** Belfond
1978
21 JANVIER
1977 – SAINT-PAUL – ST GILLES-LES-HAUTS - REUNION
Observation
Une habitante entend un bruit
et observe "un petit avion" qui file à toute vitesse et va s'âbimer
en mer. Observation faîte par d'autres habitants. Aucun avion n'est signalé
comme perdu.
Sources
Journal de l'île de la
Réunion
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1083
19 FEVRIER 1977 – SAINT-DENIS AEROPORT GILOT - REUNION
Daniel Ubertini, ancien photoreporter notamment passé par l'ORTF, était
passionné d'aviation. Le 19 février 1977, à La Réunion, il photographiait le
décollage d'un Boeing 747 d'Air France depuis l'aéroport de Gillot (aujourd'hui
Roland-Garros).
Lors du développement du film, il remarqua un objet au-dessus de l'aile
droite de l'appareil. Dans une version de son témoignage, il le décrit comme
une boule lumineuse, ayant l'apparence d'un « casque colonial surmonté d'une
petite antenne ». Une autre source anglophone le décrit comme un objet
approximativement de la taille d'un réacteur, avec une sorte de « queue » à
l'arrière.
Une source particulièrement intéressante
En 2016, UFO Sightings Daily a repris une information provenant de la
presse néo-zélandaise concernant Ubertini. Le récit précise : Première photographie d'OVNI revendiquée par Ubertini :
1977 ;
Lieu : La
Réunion ;
Appareil
photographié : Air France B-747 au décollage ;
Objet
découvert seulement au développement des photographies ;
Objet
approximativement de la taille du moteur ;
Position
au-dessus de l'aile ;
Présence
apparente d'une « queue ».
Cette publication est intéressante parce qu'elle est beaucoup plus tardive
que l'événement : elle ne constitue donc pas une source primaire de 1977, mais
elle confirme que le récit et la photographie existaient avant la publication
de 2016.
Le surnom « Ubertovni »
J'ai également retrouvé une source française de juin 2014 (journal LE
PERCHE) qui est particulièrement précieuse. Elle explique que Daniel Ubertini
était surnommé à La Réunion « Ubertovni », précisément en raison de ses
photographies.
Cette source indique : Février 1977 – île de La Réunion – Ubertini
photographie un 747 au décollage et découvre au développement une boule
lumineuse au-dessus de l'aile droite. Elle rapporte également que plusieurs de
ses photographies ultérieures ont présenté des formes étranges et qu'il les
avait soumises au GEIPAN.
Ubertini affirme avoir envoyé
ses photographies au GEIPAN, mais la source indique que celles-ci auraient été
conservées/classées sans identification parce qu'il était le seul témoin.
La source française rapporte
son propos selon lequel le GEIPAN lui aurait répondu en substance qu'il était
seul et qu'aucun autre témoin n'avait vu ou entendu le phénomène.
COPIE DE L’ARTICLE SUR MR
UBERTINI, aujourd’hui dans le nord de la France du Journal : LE PERCHE
3 juin 2014
http://www.le-perche.fr/31361/un-ovni-dans-le-ciel-percheron%C2%A0/
Depuis une trentaine d'années, Daniel Ubertini est « le témoin
involontaire de phénomènes aériens ».
Alors qu’il photographiait la maison d’une amie à La Ferté-Vidame, Daniel
Ubertini aurait découvert un ovni en arrière-plan. Il est depuis une trentaine
d’années « le témoin involontaire de phénomènes aériens ».
« Ubertovni »
A La Réunion, on l’appelait « Ubertovni ». « Beaucoup de
gens m’ont pris pour un allumé », rigole-t-il, sûr de ses images.
Le photoreporter à la retraite a pris des milliers de clichés. Quatre
d’entre eux laissent planer le doute. A chaque fois, une tâche apparaît, au
loin. Agrandie, celle-ci prend la forme d’un DVD avec une antenne.
« Il se passe des choses dont on n’est pas conscients », pense-t-il.
« Je ne recherche jamais à faire ce genre de photo », assure le retraité
de la presse qui ne « veut pas tomber dans la psychose ».
Février 1977. Ile de la Réunion. Passionné d’aviation, Daniel Ubertini
photographie un 747 au décollage. En développant le cliché, il aperçoit
« une boule de lumière au-dessus de l’aile droite de l’avion ». « La boule
a pris la forme d’un casque colonial surmonté d’une petite antenne. »
En 2009, il part en voyage au Royaume de Tonga, au Nord-Ouest de la
Nouvelle-Zélande. Appareil photo autour du cou, il immortalise l’arrière d’un
avion léger, posé sur le tarmac d’un aérodrome. « Sans penser à quoique ce
soit. » Il raconte la suite : « Au développement du film, au-dessus de
l’aile, j’aperçois une forme ressemblant à un DVD, avec un trou au
milieu. » Encore un ovni ? « L’objet est à la fois flou et
structuré.
« Sans trucage »
Ces « photos réalisées sans trucage » l’ont poussé à contacter un
service du Geipan (groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non
identifiés). « Et c’est toujours la même rengaine. Ils me disent : “Vous
étiez seul, personne d’autre n’a rien vu, ni entendu. On ne prend pas votre
photo en considération.” Mais ils la prennent quand même et la classe dans un
dossier. »
« Par contre, reprend cet ancien de l’ORTF, je n’ai jamais eu de retour
pour me dire d’arrêter et que j’étais fou. »
Amine el Hasnaouy
Publié dans le
journal du Perche
http://www.le-perche.fr/31361/un-ovni-d
NOTA : Précisons que nous savons identifier de nos
jours la majorité de ces anomalies découvertes après le développement ou après
la prise de vue. Anomalies du programme numérique ou sur pellicule, oiseaux,
poussières, papillon etc… peuvent en être à l’origine.
07 SEPTEMBRE 1978 - SAINT
GILLES LES HAUTS – REUNION
Plus de cent personnes observent dans le ciel au-dessus
du théâtre en plein air de Saint-Gilles ce que le directeur de l'époque avait
décrit de la façon suivante : "Brusquement au-dessus de nous, le ciel
s'est embrasé d'une vive lumière bleue, d'un bleu très clair ; au centre de
cette illumination, un objet d'un vert très violent qui semblait venir de la
direction de Saint-Gilles-les-Hauts et se dirigeait vers la mer. Très vite.
Nous avons d'abord cru que l'installation électrique avait sauté car l'éclat de
la lumière faisait penser un peu à un arc électrique ou à une étoile filante
que l'on aurait vue de près, dans un ciel assez nuageux. Tout s'est passé en
quelques secondes mais l'objet donnait l'impression de disparaître dans la
mer."
Sources
Journal de l'île de la Réunion
Copie de
- http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1084
17 AOUT 1980 - SAINT GILLES
– REUNION
J’ai notamment retrouvé une ancienne version du dossier GEIPAN reproduite
dans une base ufologique et, surtout, une discussion qui semble avoir exploité
les procès-verbaux de gendarmerie.
1. Le dossier ancien GEIPAN est beaucoup plus détaillé
L'ancienne fiche était référencée :
SAINT-GILLES (974) – 17/08/1980 – dossier 1980-09-00797
Elle était alors classée D. Le résumé officiel ancien indiquait : «
Observation de 3 formes à ressemblance humaine ».
Les informations retrouvées sont les suivantes :
Date :
nuit du samedi 16 au dimanche 17 août 1980
Heure :
environ 01 h 30
Lieu :
secteur de Saint-Gilles, sur une route nationale
Témoins :
deux personnes, circulant en automobile
Situation
: les témoins roulent de nuit et éclairent le bord de la route avec leurs
phares.
Ils
découvrent alors trois formes immobiles sur une butte dominant la mer.
La butte
se trouve à environ 15 m du bord de la chaussée.
Les trois
silhouettes auraient mesuré environ 2 mètres.
Elles sont
décrites comme fortes/corpulentes.
Leur
surface paraît lumineuse ou luisante lorsqu'elle est éclairée par les phares.
À la place
des yeux, les témoins distinguent des sortes de gonflements orange, ovoïdes et
très volumineux.
Aucun
véhicule ni éclairage n'est visible à proximité.
Aucun
bruit particulier n'est entendu.
L'observation
est extrêmement brève, de l'ordre de quelques secondes.
2. Il existe un élément supplémentaire assez remarquable
L'un des témoins aurait observé le lendemain soir, depuis son domicile et
dans la direction du lieu de l'observation, une lumière bleue très intense
au-dessus de l'océan. Le document GEIPAN ancien précise toutefois qu'aucun lien
causal entre cette lumière et l'observation de la nuit précédente n'est établi.
3. Surtout : il y a bien eu intervention de la gendarmerie
Une source secondaire reproduisant l'ancien dossier indique que :
Les faits
n'ont pas été signalés immédiatement ;
La
gendarmerie n'en a été informée que le 30 août 1980, soit environ deux semaines
après l'observation ;
Les
gendarmes se sont alors rendus sur les lieux ;
Le
témoignage du conducteur a finalement été recueilli le 3 septembre 1980 ;
Le
témoignage de la passagère a été recueilli le 7 septembre 1980 ;
Une
reconstitution des lieux avait été effectuée le 30 août.
La fiche GEIPAN ancienne indique finalement :
Aucune
trace recueillie sur les lieux par la gendarmerie.
Et son champ « Compte-rendu de l'enquête » était alors indiqué comme «
Aucun ».
Il faut donc distinguer deux choses : il y a eu une enquête/gendarmerie et
des constatations, mais le GEIPAN n'avait pas de compte-rendu d'enquête
analytique séparé dans la fiche.
4. Localisation probablement beaucoup plus précise : Cap Champagne
C'est ici que la recherche devient particulièrement intéressante. La
discussion retrouvée dans la base UFO-Scepticisme indique que l'exploitation
des photographies présentes dans le procès-verbal permettrait de situer
l'observation vers le Cap Champagne, entre Saint-Gilles et Boucan Canot. Le
contributeur compare notamment les photographies des lieux avec les formations
rocheuses visibles depuis la route.
La localisation proposée est donc approximativement : N1 – secteur Cap
Champagne / Boucan Canot – Saint-Gilles. La butte où auraient été vues les
trois silhouettes se trouve dans un environnement côtier rocheux, avec la mer
immédiatement en contrebas. C'est une information intéressante pour votre
livre, car elle permet éventuellement de faire une reconstitution topographique
et optique du témoignage.
5. Le point faible majeur : le délai de déclaration
C'est probablement l'élément critique le plus important. L'observation
aurait eu lieu le 17 août, mais elle n'est signalée aux gendarmes que le 30
août. Le témoignage principal n'est ensuite recueilli que le 3 septembre, et
celui de la seconde personne le 7 septembre. Cela ne signifie évidemment pas
que les témoins ont inventé leur histoire. En revanche, pour une analyse
historique rigoureuse, cela signifie que nous avons :
Observation → délai de ~13 jours → signalement
→ déplacement des enquêteurs → reconstitution → auditions plusieurs jours plus
tard.
Ce délai doit être mentionné parce qu'il constitue une limitation
importante de la valeur probante du témoignage.
6. Une hypothèse conventionnelle intéressante : des personnes ou des objets
éclairés par les phares
La source secondaire consultée propose plusieurs possibilités, mais il faut
bien les présenter comme des hypothèses, et non comme des conclusions.
Hypothèse 1 — personnes réellement présentes
Les silhouettes étaient décrites comme :
Humaines ;
Environ 2
m ;
Corpulentes
;
Immobiles
;
Silencieuses.
La présence de personnes sur le bord de la route, même à 1 h 30, n'est donc
pas physiquement impossible. Le problème est que les témoins auraient constaté
l'absence de véhicule ou de lumière.
Hypothèse 2 — statues / figurines / objets
C'est peut-être plus intéressant. Des objets fixes placés sur la butte,
éclairés brutalement par les phares d'un véhicule en mouvement, pourraient
produire des silhouettes très inhabituelles. Le phénomène décrit comme «
luisant sur toute leur surface » pourrait notamment correspondre à une
réflexion spéculaire ou diffuse des phares. Les « yeux orange » pourraient
également être des éléments réfléchissants ou lumineux. Mais je ne vois
actuellement aucune preuve documentaire permettant d'affirmer que c'était effectivement
le cas.
7. Une hypothèse géologique a été évoquée… mais elle ne résout pas
directement le cas

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