05 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

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 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Un livre de Gérard LEBAT

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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf

La bible des ovnis en Afrique 

La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches


puis se déplacer aussi vite puis tenir à nouveau et d'après la façon dont il a clignoté, on aurait dit qu'il tournait sur place (c'était tellement je n'ai pas pu voir les détails du corps de l'appareil ou quoi que ce soit, mais j'avais l'impression de tourner pendant que les flashes coupaient d'une manière particulière)

 

Je n'avais aucune explication, il a continué à faire ces trucs fous pendant une heure entière ou même bien avant mon arrivée, peut-être, j'ai essayé de penser à tout, est-ce un avion ? Non, une étoile? GRAND NON, peut-être un drone ? Mais non, ça en avait l'air diffèrent et étrangement déplacés et bien trop hauts pour un drone, et nous ne connaissons pas les drones en Égypte, c'est d'une certaine manière illégal, donc on ne voit pas des drones comme ça ici et là aussi longtemps dans un endroit aussi aléatoire, alors que cela pourrait-il être, est-ce un cerf-volant WTF NON, je n'avais aucune explication c'est un objet volant non identifié pour moi et ce qui rendait ça pire, c'est que je ne pouvais pas supporter Une photo ou une vidéo, car il est d'une certaine façon illégal de tourner dans les rues du Caire, surtout dans les endroits où la police est présente ou dans des bâtiments militaires, etc., donc je ne voulais pas avoir de problèmes en tirant dans la rue, mais ma copine et moi avons vu ça clairement et aucun de nous n'a eu d'explication, je ne sais pas pour les autres témoins mais je ne pense pas qu'ils l'aient remarqué ou s'en soient souciés, car ce n'est pas le cas familier ici pour regarder le ciel et se demander quoi que ce soit, tout le monde s'occupe de ses affaires ici et la plupart ne le remarqueront pas, et personne ne s'en soucie, alors je ne me suis même pas ouvert à personne à ce sujet... Bref, l'observation pour moi a duré environ une heure entre mon arrivée à 20h35 et 21h45 quand je suis parti, et peut-être plus. Je ne veux pas supposer des choses, donc je ne peux pas dire si ce que j'ai vu est spécifique, mais je cherche des réponses, je veux savoir ce que c'était, je n'ai jamais vu une chose pareille.

Posted 2024-07-02

https://thephenomenon.app/egyp

 

02 DECEMBRE 2024 – LOUXOR – KARNAK - EGYPTE

Objet en forme de cigare observé par plusieurs personnes ; disparition apparente

NUFORC_186073

Observation d'OVNI à NUFORC 186073

Produit : 2024-12-02 16 :59 Local

Signalé : 27-12-2024 14 :02 Pacifique

 

·         Durée : 5 minutes

·         Nombre d'observateurs : 5

·         Lieu : Louxor, Louxor, Égypte

·         Détails de l'emplacement : Lors d'une visite au site archéologique de Karnak, nous avons observé plusieurs personnes disparues

·         Forme : cigare

·         Couleur : Noir

·         Taille estimée : 5 métropoles

·         Vu depuis : Terre

·         Réalisation du spectateur : Abako

·         Angle d'élévation : 45

·         Distance la plus proche : 150 mètres

·         Vitesse estimée : 60 km

 

Lors d'une visite sur le site archéologique de Karnak, nous avons observé plusieurs personnes observant cet objet, qui a soudainement disparu.

Posted 2024-12-30

https://thephenomenon.a

25 DECEMBRE 2024 - AL-MUGATTAM - LE CAIRE  - EGYPTE            

Objet cubique à environ 8 000 pieds ; rotation ; probablement ballon selon NUFORC

NUFORC_186181

Observation d'OVNI NUFORC 186181

Produit : 25-12-2024 23 :32 heure locale

Rapporté : 30-12-2024 03 :11 Pacific

·         Durée : 7 secondes

·         Nombre d'observateurs : 1

·         Lieu : ville d'Al Muqattam, gouvernorat du Caire, Égypte

·         Détails de l'emplacement : zone de Mokattam au Caire, Égypte

·         Forme : Cube

·         Couleur : plastique transparent

·         Taille estimée : petite voiture

·         Vu depuis : Terre

·         Indication du spectateur : Regardant vers le sud-est, puis vers le nord-ouest

·         Angle d'élévation : 73

·         Distance la plus proche : 8000 pieds

·         Vitesse estimée : = > 1500 km/h

·         Explication : Ballon - Possible

 

Il faisait environ 8 000 pieds de route à une vitesse relativement élevée et tournait. Je pouvais voir les bords en transparent mais le centre est creux.

 

C'était de la couleur du ciel et des nuages. Il ne voulait pas être remarqué en voyageant du sud-est au nord-ouest. Je nourrissais les oiseaux et les cherchais dans le ciel, et je les ai vus par hasard. J'ai vraiment essayé de ne pas confondre ça avec un sac plastique volant, mais je suis sûr que ce n'était pas le cas. J'habite au 4e étage et l'altitude à laquelle j'ai vu cette sphère ainsi que sa façon de voyager ont écarté l'hésitation du sac chez moi.

Publié le 04-01-2025 https://thephenomenon.app/egyp     

 

8 JUILLET 2025 – ASSIOUT - EGYPTE

« Étoile » se déplaçant à très grande vitesse puis rencontrant une autre lumière. - Ce cas est particulièrement intéressant parce que le rapport est disponible en arabe et en anglais.

 

À 21 h 16, un témoin regarde le ciel. Il décrit une lumière ressemblant à une étoile qui :

·         Se déplace extrêmement rapidement ;

·         Rencontre une autre lumière ;

·         Disparaît ;

·         Puis une autre apparaît environ cinq minutes plus tard ;

·         Vient d'une autre direction ;

·         Se déplace elle aussi très rapidement ;

·         Puis disparaît.

SOURCE : NUFORC

 

17 JUILLET 2025 ALEXANDRIE - EGYPTE

Objet lumineux en forme de croix ; disparition dans une sorte de cercle

Le témoin décrit un objet blanc lumineux traversant silencieusement le ciel.

 

Soudain, selon son récit, un cercle lumineux s'ouvre et l'objet disparaît à l'intérieur.

Source : NUFORC  

 

18 JUIN 2026 EL ALAMEIN - EGYPTE

·         Lumière assimilée à une étoile changeant rapidement de direction. Deux témoins observent vers 21 h 30 une lumière blanche ressemblant à une étoile. Le témoin affirme qu'elle :

·         Se déplace très rapidement ;

·         Change rapidement de direction ;

·         Disparaît ensuite.

·         Durée indiquée : 7 minutes.

Source : NUFORC a publié le rapport en juillet 2026

 

07 JUILLET 2026 — GIZEH- EGYPTE

Une photographie prise près des pyramides de Gizeh a été publiée sur Internet en juillet 2026. Le fichier original aurait été obtenu auprès du photographe. L'analyse publiée indique des métadonnées EXIF cohérentes, avec :

·         7 juillet 2026

·         12 h 17 min 37 s

·         iPhone 15 Pro

·         Localisation : Gizeh

·         Absence apparente de traces de manipulation numérique dans le fichier examiné.

 

Attention : authenticité du fichier ≠ identification de l'objet. Même si l'EXIF est authentique et que la photographie n'est pas truquée, l'objet peut parfaitement être :

·         Un oiseau ;

·         Un insecte ;

·         Un drone ;

·         Un ballon ;

·         Un reflet ;

·         Un objet aérien conventionnel.

 

Il faudra donc analyser l'image elle-même, sa géométrie, la profondeur de champ, le flou de mouvement, les ombres et la position du Soleil.

 

L’ANALYSE DE R/UFOs sur https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1uz0j3m/unidentified_object_captured_in_a_tourist_photo/

Objet non identifié capturé dans une photo de touriste d'Égypte - Fichier original et analyse EXIF

 

LES PHOTOS

 PHOTO ORIGINALE

PHOTO AGGRANDIE

 

 Photo fortement agrandie montant « l’anomalie ».

 

Documents issus de :

https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1uz0j3m/unidentified_object_captured_in_a_tourist_photo/

 

·         Élément 1 sur 4

·         Temps : 7 juillet 2026

·         Lieu : Pyramides de Gizeh, Égypte

 

Il y a quelques jours, je suis tombé sur une photographie partagée par un utilisateur dans un groupe Facebook dédié aux OVNI. L'auteur venait de rentrer d'un voyage en Égypte et a posté la photo en demandant si quelqu'un pouvait identifier ce qui y avait été capturé. L'image a suscité beaucoup de discussions parmi les membres de la communauté, alors j'ai décidé de le contacter en privé.

 

Je lui ai demandé s'il pouvait m'envoyer le fichier original parce qu'analyser des images téléchargées des réseaux sociaux n'a généralement pas beaucoup de sens. Des plateformes comme Facebook compressent les photos, suppriment une partie des métadonnées et réduisent leur qualité. L'auteur m'a gentiment envoyé le fichier original et m'a également donné la permission de publier mon analyse.

 

Après avoir examiné les métadonnées, je peux confirmer que la photographie semble authentique. Selon les données EXIF, elle a été prise le 7 juillet 2026, à 12 :17 :37 (+03 :00) avec un Apple iPhone 15 Pro. Les informations EXIF sont cohérentes en interne et ne montrent aucun signe d'édition dans Photoshop ou de génération d'image à l'aide d'une IA. Les réglages de l'appareil photo ISO 50, vitesse d'obturation de 1/3546 s, et l'objectif ultra-grand angle équivalent de 17 mm - sont exactement ce à quoi je m'attendrais pour une photo prise en plein jour.

 

Bien sûr, cela ne signifie pas que l'objet lui-même soit quelque chose d'extraordinaire. La zone autour des pyramides est bien connue pour les débris légers transportés par le vent, donc l'une des explications les plus plausibles est qu'il pourrait simplement s'agir d'un sac en plastique ou d'un autre objet léger. D'autre part, sa forme et son apparence sont suffisamment inhabituelles pour qu'il ne puisse pas être identifié avec certitude à partir d'une seule photographie.

 

À mon avis, la photographie elle-même est authentique, mais l'objet ne peut pas être identifié avec confiance. Pour arriver à une conclusion plus solide, il faudrait des photographies supplémentaires, des vidéos ou des témoins indépendants du même moment et du même endroit. NDA : On peut travailler avec précision sur une photo si on dispose de tous les éléments. En France il existe un spécialiste de ce travail, qui fait partie de l’équipe du GEIPAN : François LOUANGE.

 

Données EXIF

·         Appareil photo : Apple iPhone 15 Pro

·         Date de prise de vue : 7 juillet 2026, 12 : 17 :37 (+03 :00)

·         Logiciel : iOS 26.5

·         Objectif : 2,22 mm f/2,2

·         Longueur focale (équivalent 35 mm) : 17 mm

·         ISO : 50

·         Temps d'exposition : 1/3546 s

·         Ouverture : f/2,2

·         Balance des blancs : Auto

·         Mode d'exposition : Automatique

·         Flash : Désactivé

·         Type d'image : Apple ProRAW

·         La capture d'écran EXIF est en polonais parce que je viens de Pologne.

Source : https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1uz0j3m/unidentified_object_captured_in_a_tourist_photo/

 

 

Chapitre XII - 15

13 - ERYTHREE

 

 

18 MAI 1938 - MASSAOUA – ERYTHREE

RAPPORT D'ENQUÊTE UFOLOGIQUE

Dossier : L’apparition de Massaoua (Afrique de l’Est)
Date de l'événement : 18 mai 1938, en plein après-midi
Classification : Observation diurne / Phénomène Aérien Non Identifié (PAN)

 

En mai 1938, le port de Massaoua, situé sur les côtes de la mer Rouge, est une infrastructure stratégique majeure de l'Afrique orientale italienne (AOI). À cette période, le régime fasciste de Benito Mussolini contrôle fermement la région (qui englobe l'actuelle Érythrée) et y maintient une activité militaire et marchande intense. https://www.youtube.com/watch?v=rIiDiuPVIkE&t=1s  - La présence de navires de la marine royale (Regia Marina) et de la marine marchande italienne dans le port est alors permanente. C’est dans ce climat de forte surveillance militaire qu'intervient l'observation

      

[Ciel de Massaoua - 18 Mai 1938]

                      |

        (Disque Métallique Brillant) <--- Stationnaire (10 min)

                      |

                      v [Virage à 90° / Accélération fulgurante]

                       (Mer Rouge)

 

L'incident se produit en plein jour, offrant des conditions de visibilité optimales : L'observation initiale : En milieu d'après-midi, plusieurs marins à bord d'un navire de commerce italien battant pavillon de la flotte marchande remarquent une anomalie lumineuse dans le ciel azur. Des dockers et des habitants du port de Massaoua confirment simultanément la vision.

 

La nature de l'objet : Les témoins décrivent un disque métallique hautement brillant, reflétant intensément la lumière du soleil. L'objet ne produit aucun bruit, aucune fumée, et ne possède pas d'ailes ou de systèmes de propulsion conventionnels visibles. La phase stationnaire : Le disque maintient une position parfaitement immobile à très haute altitude pendant une dizaine de minutes. Cette absence totale de dérive exclut l'hypothèse d'un ballon-sonde ou d'un nuage lenticulaire.

 

Le départ anormal : Subitement, l'objet amorce une manœuvre impossible pour les aéronefs de l'époque : un virage net à angle droit (90 degrés), suivi d’une accélération instantanée et fulgurante. L'engin disparaît à l'horizon, en direction de la mer Rouge.

 

Le cas est principalement mentionné dans de brefs rapports de la marine marchande italienne. Cette absence de couverture médiatique à l'époque s'explique par un élément historique crucial : la censure de Mussolini. Des recherches ufologiques modernes menées en Italie ont révélé qu'à partir de l'incident de Magenta en 1933 (où un supposé engin se serait écrasé en Italie), Mussolini avait créé une cellule d'étude ultra-secrète appelée le Cabinet RS/33.

 

Les caractéristiques de l'observation de Massaoua s'alignent parfaitement avec la définition moderne des UAP / PAN :

 

Caractéristique observée

Analyse ufologique moderne

Forme de disque métallique

Forme géométrique classique pré-datant la vague américaine de 1947.

Vol stationnaire prolongé

Technologie incompatible avec l'aviation de 1938 (les hélicoptères en étaient à leurs balbutiements).

Virage à angle droit à haute vitesse

Indique l'absence d'inertie conventionnelle, suggérant une propulsion antigravitationnelle ou une projection de plasma.

 

Conclusion

L'apparition de Massaoua du 18 mai 1938 reste l'une des observations très peu connue d’Afrique. Bien que brève, la convergence des témoignages (marins professionnels et civils au sol) combinée aux caractéristiques de vol de l'appareil en font un cas d'étude intéressant, malheureusement peu diffusé à cette époque, tout d’abord le secret militaire, puis le peu de médiatisation de ce sujet inconnu à cette époque. 

https://en.wikipedia.org/wiki/Foo_fighter

https://www.youtube.com/watch?v=eY55vKFkWrA

http://www.worcestershireregiment.com/h_eritrea_1941.php

 

JANVIER 1941 – KEREN - ERYTHREE

Les premiers disques de la Seconde Guerre Mondiale ?

C'est une ligne perdue dans toutes les chronologies concernant les ovnis sur le net. Une phrase sans référence.

 

"En 1941, des officiers britanniques envoyés en Somalie et en Érythrée rédigent plusieurs rapports dans lesquels ils consignent de curieuses observations : des disques étincelants semblent stationner au-dessus des zones de combat."

 

Un mythe ? Une erreur de traduction ? Ou le premier Foo Fighter de l’Histoire ?

Janvier 1941. L'Empire italien vacille. Depuis l'Érythrée et la Somalie italienne, Mussolini rêvait de son Africa Orientale Italiana. Les Britanniques contre-attaquent. Les forces armées britanniques battent l'armée italienne en Érythrée en 1941 à la bataille de Keren et placent le pays sous administration britannique. Le 1er avril, ils entrent dans Asmara. Dans ce chaos, des milliers de soldats britanniques, indiens, français libres, observent le ciel. Pas d'aviation italienne ou presque. Et pourtant, des rapports mentionnent des lumières.

 

Si on quitte les blog Ufo et qu'on va aux sources primaires anglo-saxonnes, on retrouve la trace :

 

Septembre 1941, Océan Indien, au large de la Somalie. Deux marins du S.S. Pulaski, un cargo polonais qui transporte des troupes britanniques, signalent une "strange globe glowing with greenish light, about half the size of the full moon as it appears to us." Ils appellent un officier britannique qui observe avec eux pendant plus d'une heure. Quelques mois plus tard, la RAF commence à consigner officiellement : "Royal Air Force personnel had reported seeing lights following their aircraft from as early as March 1942".

 

Et les historiens américains confirment : "What became known as Foo Fighters were reported by the British as early as September 1941".

 

On n'est pas encore en Allemagne en 1944 avec les boules de feu qui suivent les bombardiers. On est trois ans plus tôt, au-dessus du désert érythréen.

 

Le terme "disque" en 1941 est anachronique. En 1941, personne ne parle de soucoupes. Les témoins parlent de "globe", "ball of fire", "light". Le mot "disque" apparaîtra en 1947 avec Kenneth Arnold. La description "disques étincelants stationnant" est donc une modernisation. Quelqu'un, dans les années 60, a traduit "glowing globe hovering" par "disque étincelant stationnant".

  

C'est ce qui rend ce cas à la fois passionnant et fragile. Il n'y a pas, à Kew Gardens dans les archives AIR 20 de la RAF, de dossier "UFO Eritrea 1941". Parce qu'en 1941, ce n'était pas un UFO. C'était noté comme "phénomène lumineux - méprise possible - Vénus ? Reflet ?".

 

EN RESUME ÉRYTHRÉE / SOMALIE – SEPTEMBRE 1941 – CRÉDIBILITÉ : FAIBLE

Type : Proto-Foo Fighter / Lumière nocturne

Lieu : Océan Indien / Corne de l'Afrique

Témoins : 2 marins + 1 officier britannique (nom non retrouvé)

Durée : > 1 heure, immobile puis disparition

Explications proposées à l'époque : Aucune. La RAF pensera plus tard aux fusées éclairantes allemandes, aux feux de Saint-Elme, aux cristaux de glace.

 

C'est le seul cas de 1941 pour cette zone qui a une source traçable. Tout le reste - les "plusieurs rapports d'officiers en Somalie et Érythrée" - est probablement la même observation racontée au pluriel par les compilateurs.

 

Pourquoi c'est important ?

Parce que si ce cas est confirmé, il recule de trois ans l'histoire des Foo Fighters. On a toujours dit que les Foo Fighters commençaient en novembre 1944 avec le 415th Night Fighter Squadron en France. Or ici, on a des Britanniques qui voient la même chose dès 1941 au-dessus de l'Afrique.

 

Cela prouve que le phénomène n'est pas lié à une arme secrète allemande. Les Allemands n'avaient aucune base en Érythrée en 1941. Il ne reste qu'à retrouver le war diary. Le 1st Battalion Worcestershire Regiment a une photo célèbre prise à Barentu, Érythrée, le 2 février 1941, avec tous ses officiers nommés. Leur journal de marche est aux archives nationales britanniques. C'est là que pourrait se cacher la ligne : "Observed strange light".

 https://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t3636-ovni-pendant-la-seconde-guerre-mondiale

https://en.wikipedia.org/wiki/Foo_fighter

https://www.youtube.com/watch?v=eY55vKFkWrA

https://www.mysteredumonde.com/articles/-OVNI---l-Histoire--TEMPS-MODERNES_5667.html

 

06 AVRIL 1950 – ASMARA – ERYTHREE

Analyse détaillée – Étude du cas

Les « soucoupes volantes » surveillées par la station météorologique britannique Un dossier africain exceptionnellement précoce

 

Le 6 avril 1950, plusieurs phénomènes aériens inhabituels furent signalés au-dessus d'Asmara, capitale de l'Érythrée alors sous administration britannique. L'affaire intervient au moment où la « soucoupe volante » devient un phénomène médiatique international. Mais le cas d'Asmara possède une particularité remarquable : les autorités britanniques présentes dans la colonie ne se contentèrent pas de constater les rumeurs. Des télégrammes officiels conservés aujourd'hui aux The National Archives de Kew, dans le dossier FO 371/81093, montrent que l'affaire fut transmise au Foreign Office et au Meteorological Office.  Le dossier mérite donc une place particulière dans votre chapitre consacré à l'Érythrée.

 

En avril 1950, l'Érythrée n'est plus une colonie italienne. Après la défaite de l'Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, le territoire est placé sous administration militaire britannique. Asmara constitue alors un important centre administratif et aéronautique de la région. La ville possède notamment un aéroport et une station météorologique de l'Air Ministry. Cette présence britannique est essentielle pour comprendre la suite de l'affaire. Le phénomène n'est donc pas observé dans une région totalement dépourvue de moyens d'observation : il existe sur place des personnels habitués à surveiller le ciel et à effectuer des mesures météorologiques.

 

Le 6 avril 1950 : l'observation

Les catalogues ufologiques modernes donnent :

Date : 6 avril 1950
Lieu : Asmara, Érythrée
Heure approximative : 13 h 00
Nombre de témoins : des milliers
Phénomène : disque à double anneau
Altitude apparente : élevée
Comportement : stationnaire/hovering
Événement particulier : un petit objet se détache
Direction : nord.

 

La base historique de Larry Hatch, qui reprend ici Loren E. Gross, donne précisément : « Thousands. Double-hoop disk hovers / high altitude. Small object detaches and away. Going north. » Elle classe l'événement sous Asmara, Eritria, avec les coordonnées approximatives 15°20′ N, 38°58′ E, et lui attribue une durée de 85 secondes.  Mais il faut immédiatement apporter une correction méthodologique.

Les détails :

 

-       « Milliers » ;

-       « Double-hoop » ;

-       85 secondes ;

-       Petit objet se détachant ;

-       Direction nord ;

-       Proviennent de la chaîne Gross/Hatch, et non du texte primaire britannique que nous avons actuellement sous les yeux.

 

Il serait donc dangereux de les présenter tous comme des faits établis par le dossier gouvernemental.

 

La confirmation britannique : quelque chose est bien signal- C'est ici que le dossier devient beaucoup plus sérieux. L'historienne Isabelle Kerr, dans son étude de l'utilisation des archives britanniques sur les OVNI pendant la guerre froide, a consulté le dossier FO 371/81093. Elle relève qu'un télégramme du Meteorological Office signale : « great excitement was caused throughout Asmara by the appearance of “flying saucers”. » - Autrement dit : une forte agitation avait été provoquée dans toute la ville d'Asmara par l'apparition de « Flying saucers ». Ce point est fondamental.

 

Nous ne sommes donc plus uniquement face à un récit ufologique écrit plusieurs décennies plus tard. Une administration britannique contemporaine de l'événement constate elle-même l'existence d'une agitation à Asmara liée à des observations de « soucoupes volantes ».

 

Mais surtout : la station météorologique observe elle-même - Le deuxième télégramme est encore plus intéressant. Selon l'étude de Kerr, un rapport du 6 avril 1950, adressé depuis Asmara au Foreign Office, indique que : la station météorologique de l'Air Ministry à l'aéroport avait effectué une observation et des enregistrements continus et détaillés et calculait alors la vitesse et la hauteur de deux objets.

 

C'est probablement le document le plus important actuellement retrouvé concernant ce cas. Il change considérablement la nature du dossier. Nous pouvons désormais établir la chaîne suivante :

 

Observations à Asmara → transmission officielle → station météorologique de l'Air Ministry → observation continue → enregistrement → calcul de vitesse et d'altitude → transmission au Foreign Office.

 

Cela ressemble beaucoup moins à une simple rumeur urbaine.

 

Deux objets — et non nécessairement un seul/ cette donnée est particulièrement intéressante. Le télégramme britannique parle de : « two of them » c'est-à-dire deux d'entre eux. Cela correspond assez bien au catalogue de Hatch/Gross qui décrit un phénomène auquel est associé un petit objet qui se détache.

 

Mais attention : nous ne devons pas encore affirmer que le « petit objet qui se détache » du catalogue Gross est exactement l'un des deux objets mesurés par la station météorologique. Nous avons simplement :

 

A-   Une source secondaire décrivant un disque et un petit objet qui s'en détache ;

         B.   Une source administrative britannique indiquant que la station météorologique étudiait                  deux objets.

 

La corrélation est très intéressante, mais elle reste à démontrer à partir du dossier FO 371/81093 lui-même.

 

L'expression utilisée dans le document est particulièrement importante : Air Ministry Meteorological Station at airport - Il ne s'agit donc pas simplement d'un météorologue amateur. Nous avons affaire à une station relevant de l'appareil météorologique de l'Air Ministry britannique. Son rôle normal était évidemment d'effectuer des observations atmosphériques destinées à l'aviation. Dans le contexte d'Asmara, une telle station pouvait disposer de personnels, d'instruments et de procédures permettant d'effectuer des observations beaucoup plus précises qu'un simple témoin au sol. C'est pourquoi le fait qu'elle ait effectué des « continuous detailed observation and recordings » est à mes yeux l'élément central du dossier.

 

Le télégramme britannique ne dit pas seulement que les objets ont été observés, il précise que la station était en train de calculer : leur vitesse et hauteur/altitude. Cela soulève une question essentielle : quels instruments ont été utilisés ? C'est justement une question que le dossier FO 371/81093 pourrait permettre de résoudre. Il faudrait vérifier si les archives contiennent réellement : À ce stade, nous savons que ces calculs étaient effectués, mais je n'ai pas retrouvé en ligne les feuilles de calcul elles-mêmes.

 

Le rôle de Reuters

Loren Gross apporte un autre élément important. Dans UFOs : À History — 1950, il écrit qu'une dépêche Reuters mentionnait qu'un phénomène avait été observé dans le ciel d'Asmara. Le passage de Gross indique en substance qu'après plusieurs observations du 6 avril : « une autre dépêche de Reuters mentionnait que quelque chose avait été vu dans le ciel d'Asmara, en Érythrée en Afrique. » Cela a confirmé donc la chaîne médiatique internationale. Mais là encore, une précaution s'impose : Gross ne reproduit pas intégralement la dépêche Reuters. C'est le résumé. La dépêche originale Reuters du 6 ou 7 avril 1950 reste donc une source primaire à retrouver.

 

Ce que Gross nous apporte réellement - Dans son volume consacré à avril-juillet 1950, Gross place l'événement d'Asmara parmi les observations internationales du 6 avril. Il écrit qu'une paire d'OVNI avait été enregistrée à Ironwood, Michigan, puis ajoute : « Une autre dépêche de Reuters mentionnait que quelque chose avait été vu dans le ciel d'Asmara, en Érythrée en Afrique. ». Cela est intéressant pour une autre raison. Gross ne donne pas dans ce passage les détails du « double cerceau ». Ce détail semble donc provenir d'une autre entrée ou d'une source secondaire utilisée ultérieurement par les catalogues. Cela renforce la nécessité de ne pas mélanger les différents canapés documentaires.

 

Le terme disque double-cerceau est aujourd'hui l'une des caractéristiques les plus frappantes du dossier. Il faut cependant le considérer comme une description de catalogue, et non encore comme une citation directe d'un témoin. Cela pourrait correspondre à plusieurs choses :

 

-       Un disque entouré d'un anneau lumineux ;

-       Deux anneaux concentriques ;

-       Un disque vu obliquement ;

-       Un phénomène optique ;

-       Deux objets superposés visuellement ;

-       Un objet accompagné d'un halo ;

-       Ou réellement une forme inhabituelle.

 

Sans le texte original du témoignage, impossible de savoir quelle interprétation est correcte.

 

Le « petit objet » qui se détache - Le catalogue ajoute : « Le petit objet se détache et s'éloigne. En direction du nord. » C'est probablement le détail le plus extraordinaire. La séquence serait donc

 

Grand objet/disque → stationnaire en altitude → petit objet se détache → petit objet part vers le nord.

 

Si cette description provient bien de la même observation que celle suivie par la station météorologique, elle serait particulièrement intéressante. Mais à ce stade de l’enquête nous n’en avons pas la preuve.

           

 

Le catalogue Hatch/Gross donne pour nombre de témoins : « Thousands » donc des milliers de personnes. Le télégramme britannique indique quant à lui que l'apparition provoqua une grande agitation dans toute la ville d'Asmara. Ces deux éléments sont cohérents. Mais il faut rester prudent : « thousands » peut être une estimation journalistique plutôt qu'un décompte réel.

 .

La date est parfaitement cohérente entre les sources secondaires et les archives britanniques. Le catalogue donne : 6 avril 1950. Le document britannique est également daté du : 6 avril 1950. L'étude historique de Kerr cite explicitement le : Telegram from Asmara to Foreign Office, 6 April 1950. Nous avons donc une confirmation documentaire solide de la date.

 

Ce qui m'intéresse particulièrement c’est que les Britanniques ne semblent pas traiter l'affaire uniquement que comme une curiosité populaire. La présence d'une station de l'Air Ministry qui : observe ; enregistre ; calcule la hauteur ; calcule la vitesse ; montre que le phénomène est considéré suffisamment sérieusement pour justifier une évaluation technique. L'historienne Kerr interprète précisément cette démarche comme une manifestation de la volonté britannique de déterminer la nature des objets et d'évaluer une éventuelle menace pour la défense.

 

Voici désormais la référence que je considère comme indispensable à connaitre et à vérifier à nouveau :  The National Archives, Kew - Reference : FO 371/81093 Ce dossier contient des documents concernant une observation de « Flying saucer » au-dessus de l'aéroport d'Asmara, dans l'Érythrée actuelle, rapportée au Foreign Office en 1950.  C'est une source d'archives gouvernementales primaires, contrairement aux catalogues Hatch/Gross. Il existe aussi au moins deux télégrammes essentiels - D'après le travail de Kerr : 6 avril 1950 - Telegram from Asmara to Foreign Office - Il rapporte notamment le travail de la station météorologique de l'aéroport et les calculs de vitesse et d'altitude de deux objets.

Et 11 avril 1950 Telegram from Asmara to Meteorological Office Il fait état de la grande agitation provoquée à Asmara par l'apparition des « Flying saucers ».

Ces deux documents sont également fondamentaux.

 

Le télégramme du 11 avril est-il une autre observation ? Je ne dirais pas nécessairement.

Il faut être prudent. Le document du 11 avril peut être :

 

-       Un compte rendu rétrospectif du même épisode ;

-       Une mise à jour ;

-       Une synthèse de plusieurs observations ;

-       Ou la mention d'autres événements survenus entre le 6 et le 11 avril.

 

Nous ne devons donc pas créer artificiellement un deuxième cas le 11 avril.  Pour l'instant :

 

-       6 avril = événement principal.

-       11 avril = document de suivi ou de synthèse à déterminer.

 

En avril 1950, Asmara se trouve dans une situation politique particulière.

-       L'administration britannique dirige encore l'Érythrée.

-       Le territoire fait l'objet de discussions internationales sur son futur statut.

-       L'ONU mène justement des travaux à Asmara à cette période : les archives de l'ONU montrent des réunions de la Commission des Nations unies à Asmara les 5 et 6 avril 1950.

 

C'est intéressant pour le contexte historique, mais je ne vois aucune raison de relier cette activité diplomatique aux observations de soucoupes. Il s'agit simplement d'un contexte contemporain qui montre qu'Asmara était alors un centre administratif et international important.

 

Une chose est déjà certaine : ce n'est pas un simple cas ufologique tardif C'est probablement le point le plus important.

 

Avant cette recherche, on pouvait présenter le cas ainsi : « Asmara, 6 avril 1950 — disque à double anneau — Loren Gross. » Cela paraît être une entrée de catalogue parmi des milliers.

 

Nous pouvons désormais écrire quelque chose de beaucoup plus fort : « Le 6 avril 1950, une observation de phénomènes décrits comme des “Flying saucers” au-dessus d'Asmara fut suffisamment importante pour faire l'objet de communications officielles entre l'administration britannique locale, la station météorologique de l'Air Ministry et le Foreign Office. La station de l'aéroport procéda à des observations et enregistrements continus et tenta de calculer la hauteur et la vitesse de deux objets. » Cette formulation est directement appuyée par les archives historiques.

 

 En résumé :

6 avril 1950 — ASMARA (ÉRYTHRÉE) — LES « SOUCOUPES » DE L'AÉROPORT

Le 6 avril 1950, une importante agitation fut signalée à Asmara à la suite de l'apparition de phénomènes décrits dans les communications britanniques comme des « flying saucers ». L'affaire présente une particularité exceptionnelle : elle fut suivie par la station météorologique de l'Air Ministry installée à l'aéroport d'Asmara. Un télégramme adressé le même jour au Foreign Office indique que la station avait procédé à des observations et enregistrements continus et détaillés et calculait la vitesse et la hauteur de deux objets. Un second télégramme, daté du 11 avril, évoque la grande agitation provoquée dans toute la ville par ces apparitions.

 

Les catalogues ufologiques issus notamment du travail de Loren E. Gross donnent une description plus spectaculaire : des milliers de personnes auraient observé à haute altitude un disque à deux anneaux, demeurant apparemment stationnaire pendant environ 85 secondes ; un petit objet aurait ensuite semblé s'en détacher avant de partir vers le nord. Ces détails doivent cependant être distingués des informations directement établies par les archives britanniques.

 

L'existence d'une observation collective à Asmara et son traitement administratif par les autorités britanniques sont donc solidement documentés. En revanche, la nature physique des objets demeure inconnue. L'intérêt majeur du dossier réside précisément dans le fait qu'une station météorologique officielle entreprit des mesures de vitesse et d'altitude, ce qui ouvre la possibilité, encore inexploitée, de retrouver les données techniques originales dans le dossier FO 371/81093.

https://shura.shu.ac.uk/25206/3/Clarke_National_Archives_Research%28AM%29.pdf?utm_source=chatgpt.com     

https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Aurora%20Texas%20Crash%20Part%201%20MUFON%20Case%20File.pdf?utm_source=chatgpt.com

https://www.ufomagazines.com/1973-ufo-nyt-no-2-mar-apr-1973/?utm_source=chatgpt.com

https://www.ufomagazines.com/flying-saucer-news-rigberg-flying-saucer-news-1973-09-september/?utm_source=chatgpt.com   ( existe une version numérisée de ce numéro sur un autre site).

https://www.nicap.org/NSID/NSID_DBListingbyCity.pdf?utm_source=chatgpt.com

https://forum.hackliberty.org/t/ufo-uap-event-chronology-part-2-1950-up-to-and-including-1959/135/?utm_source=chatgpt.com

 

7 AOÛT 1970 — SALADARE - ÉRYTHRÉE

La boule de feu qui aurait ravagé un village

Un des dossiers physiques les plus singuliers de la casuistique africaine

Le 7 août 1970, dans la matinée, un événement extraordinairement violent aurait frappé le village de Saladare, situé à environ 14 kilomètres d'Asmara. À cette époque, l'Érythrée n'était pas encore un État indépendant : elle était intégrée à l'Éthiopie depuis 1962. Saladare doit donc être recherché dans les sources historiques sous l'appellation Ethiopia, alors que le lieu appartient aujourd'hui à l'Érythrée. Selon le récit transmis par les témoins, une importante sphère lumineuse rouge, parfois décrite comme une boule de feu ou comme un objet ressemblant à un tronc d'arbre incandescent, aurait effectué un passage à très basse altitude au-dessus du village. Son déplacement aurait provoqué d'importants dégâts : maisons détruites, arbres arrachés, végétation carbonisée, route goudronnée déformée ou fondue et mur de pont détruit. Le bilan humain rapporté par les sources est de huit blessés et un enfant décédé. Mais l'intérêt exceptionnel du dossier ne repose pas seulement sur la description du phénomène. Il tient surtout à l'existence alléguée d'une enquête effectuée par un médecin des Nations unies, le Dr Attal Makk, qui aurait visité le site, photographié les dégâts et adressé un rapport accompagné d'environ trente photographies à l'astronome américain J. Allen Hynek, alors l'une des principales autorités scientifiques travaillant sur les rapports d'OVNI.

 

La version historique la plus fréquemment citée situe l'événement vers 11 h 30 du matin. Les habitants auraient d'abord entendu un bruit inhabituel provenant d'un petit bois voisin. Le son aurait été comparable, selon les témoignages rapportés, à celui d'un avion volant à très basse altitude. Le bruit serait devenu progressivement plus intense et plus aigu. Puis une boule lumineuse rouge serait apparue.

Les descriptions ne sont cependant pas parfaitement uniformes. Certains témoins auraient parlé d'une grande boule rouge très brillante avec une queue, tandis que d'autres auraient décrit quelque chose ressemblant davantage à un tronc d'arbre incandescent. Cette différence mérite d'être conservée dans le dossier : elle montre que les témoins ne fournissaient pas nécessairement une description géométrique unique de l'objet. Le phénomène aurait évolué à faible hauteur et parallèlement au sol. Il aurait alors traversé une partie du village.

 

L'un des éléments les plus remarquables du récit est la trajectoire. Après un premier passage destructeur, l'objet aurait continué sa course sur environ 140 à 150 mètres, puis se serait immobilisé ou aurait semblé stationner quelques secondes à proximité d'un versant. Il aurait ensuite repris sa trajectoire en sens inverse. Cette seconde passe aurait provoqué de nouvelles destructions. Certaines versions parlent ainsi de deux passages successifs au-dessus du secteur, pour une durée totale d'environ dix minutes. Cette caractéristique est fondamentale dans l'analyse du dossier. Un météore classique pénétrant dans l'atmosphère suit une trajectoire balistique et ne peut normalement pas : ralentir volontairement ; s'immobiliser ; effectuer une seconde passe ou revenir sur sa trajectoire précédente.

 

Cela explique pourquoi Hynek et Vallée ont considéré l'affaire comme particulièrement difficile à assimiler à un phénomène météoritique ordinaire. Il faut toutefois être prudent : nous ne disposons pas d'une mesure instrumentale de la trajectoire. Le « stationnement » et le « retour » sont des éléments issus du témoignage.

 

Les conséquences matérielles constituent le cœur du dossier. Le rapport attribué à George Kendall, publié dans UFO Press, indique que 50 maisons auraient été complètement détruites, tandis que plus d'une dizaine d'autres auraient subi de graves dommages. La comparaison utilisée par un informateur de Kendall est particulièrement frappante : les dégâts auraient donné l'impression qu'une énorme balle de canon avait traversé le village. Des arbres auraient été arrachés. La végétation aurait été brûlée ou carbonisée, mais sans provoquer l'incendie généralisé que l'on pourrait normalement attendre d'un tel échauffement. Le phénomène aurait également affecté une route goudronnée. Selon le récit transmis par Kendall, une portion d'environ 2 mètres sur 7 mètres aurait présenté des signes de fusion ou de déformation thermique. Un mur de pierre appartenant à un pont aurait également été détruit. Certaines versions indiquent que ce mur était épais d'environ 50 centimètres. Enfin, un récipient métallique ou une marmite aurait été retrouvé fortement déformé ou fondu dans une habitation touchée. Ces différents éléments sont souvent présentés comme la « preuve physique » du phénomène. Il faut cependant distinguer deux propositions :

 

1. Des dégâts physiques ont-ils existé ?

Le dossier transmis à Hynek et les photographies attribuées à Makk constituent un élément sérieux en faveur de cette proposition.

 

2. Ces dégâts ont-ils été provoqués par la boule lumineuse ?

            Cette relation causale est beaucoup plus difficile à démontrer aujourd'hui, faute d'enquête             indépendante contemporaine complète.

 

Le passage du phénomène aurait eu des conséquences tragiques. Les sources classiques font état de :

8 personnes blessées et 1 enfant décédé. Le décès aurait été consécutif à l'effondrement d'une habitation. Il est important de ne pas amplifier ce bilan.

 

Certaines publications Internet récentes parlent de plusieurs morts ou introduisent des variantes dans le nombre des victimes. La source historique généralement citée par les catalogues et par les reprises de The Edge of Reality donne, elle, un décès et huit blessés.

 

Je retiens ce bilan, en indiquant qu'il provient de la documentation ufologique historique.

 

L'affaire ne semble pas avoir été construite à partir d'un simple témoignage recueilli des décennies plus tard. Selon la chaîne documentaire, un médecin des Nations unies, identifié sous le nom de Dr Attal Makk — parfois écrit Antal Makk dans certaines reprises — se trouvait dans la région. Après avoir eu connaissance de l'événement, il aurait effectué une visite du village avec plusieurs collègues. Le dossier transmis à Hynek aurait été particulièrement détaillé. Makk aurait expliqué avoir effectué trois visites du village et avoir pris environ trente photographies des conséquences de l'événement. Ces photographies sont devenues une partie essentielle de l'histoire du cas. Elles montrent notamment des bâtiments ou murs endommagés et des portions de la zone affectée. L'existence de ces photographies est importante, mais elle doit être formulée avec précision : ce que l'on peut établir à partir des sources accessibles est que des photographies attribuées au dossier Makk-Hynek ont circulé et ont été publiées dans la littérature ufologique. Il serait excessif d'affirmer que toutes les photographies originales sont aujourd'hui conservées dans une archive publique accessible aux chercheurs.

 

Le document le plus important de la chaîne documentaire semble avoir été la lettre du Dr Makk adressée à J. Allen Hynek. Hynek était alors une figure centrale de l'étude scientifique des rapports d'OVNI aux États-Unis. Ancien consultant scientifique de l'US Air Force pour Project Blue Book, il avait progressivement développé une approche plus indépendante du phénomène. La lettre de Makk attirait son attention sur un événement présentant, selon le médecin, des caractéristiques incompatibles avec plusieurs explications conventionnelles. Les sources secondaires rapportent que le médecin évoquait notamment les hypothèses :

 

-       Météorite ;

-       Foudre ;

-       Vent ou phénomène tourbillonnaire ;

-       Attaque militaire.

 

Les descriptions du phénomène et des dommages étaient, selon cette correspondance, difficiles à faire entrer dans ces catégories.

 

Un passage rapporté dans les sources secondaires indique en substance que les collègues de Makk envisageaient un météore, mais que les caractéristiques de l'événement — notamment le déplacement horizontal et le comportement apparent de l'objet — semblaient incompatibles avec cette explication.

 

UFO Press et George Kendall

L'affaire ne resta pas uniquement dans la correspondance privée de Hynek. Elle fut ensuite publiée dans la littérature ufologique sous la plume de George Kendall, notamment dans UFO Press, numéro 7, en 1978 selon les sources disponibles. C'est principalement par cette voie que les détails du cas ont été diffusés dans le monde ufologique. La chaîne documentaire peut donc être schématisée ainsi :

 

Témoins de Saladare

↓

Dr Attal Makk

↓

Lettre + photographies

↓

J. Allen Hynek

↓

George Kendall / UFO Press

↓

Hynek & Vallée

↓

Ouvrages et catalogues ufologiques ultérieurs

 

Cette chaîne est importante parce qu'elle montre que l'affaire n'est pas simplement née d'un récit Internet contemporain.

 

Elle possède une source intermédiaire identifiable remontant aux années 1970.

 

L'affaire apparaît dans J. Allen Hynek et Jacques Vallée, The Edge of Reality : A Progress Report on Unidentified Flying Objects, publié en 1975. Les catalogues historiques citent le dossier aux pages 160-161, avec des photographies du site aux pages suivantes. L'importance accordée au cas par Hynek est considérable. Dans une citation reproduite par UFO Updates, Hynek qualifiait l'événement de l'un des rares cas documentés dans lesquels un dommage aurait été causé par quelque chose qu'il estimait devoir considérer comme un OVNI. Il soulignait essentiellement trois caractéristiques : l'objet volait, il s'agissait manifestement d'un objet, mais son identité demeurait inconnue.

 

Une anomalie majeure : les horaires : cette difficulté documentaire mérite d'être signalée. La majorité des sources modernes indiquent : 7 août 1970 — environ 11 h 30 du matin. Mais certaines reprises, notamment dans l'ouvrage de von Ludwiger, donnent un horaire très différent, 10 h 30 du soir. Cette divergence est probablement due à une erreur de transcription ou de conversion dans une source secondaire. Elle ne doit pas être ignorée.

 

Une autre difficulté : la localisation car en fait le lieu est généralement donné comme : Saladare, à environ 14 km d'Asma en fait le ra. Les sources francophones indiquent parfois « 14 km au nord d'Asmara ». Mais la documentation géographique moderne sur Saladare est très pauvre. Le nom peut également apparaître sous les formes : Saladare ;Saladore ou Saladre. Cette variation orthographique est importante pour les recherches d'archives. Pour retrouver une éventuelle documentation administrative ou cartographique de 1970, il faudrait donc rechercher les quatre variantes.

 

Qu'est-ce qui a réellement traversé Saladare ? Plusieurs hypothèses ont été proposées :

 

1. Un météore ou un bolide

C'est l'explication naturelle la plus évidente pour une boule lumineuse rouge accompagnée d'un bruit violent. Mais elle rencontre plusieurs difficultés si le témoignage est correctement rapporté :

 

-       Trajectoire apparemment très basse ;

-       Durée d'environ dix minutes ;

-       Seconde passe ;

-       Immobilisation apparente ;

-       Retour ;

-       Destruction localisée sur une trajectoire relativement courte.

 

Un bolide classique ne présente normalement pas ce comportement. Cependant, il faut rester prudent : les récits rétrospectifs peuvent transformer la trajectoire apparente d'un phénomène atmosphérique en mouvement beaucoup plus complexe qu'il ne l'était réellement.

 

2. Un phénomène atmosphérique

La foudre, un phénomène électrique atmosphérique ou une forme rare de phénomène lumineux terrestre ont également été envisagés. Le problème est que l'événement aurait produit des effets mécaniques considérables. Il faudrait donc expliquer simultanément la lumière, le bruit, la trajectoire et les dégâts.

 

3. Une explosion ou une attaque conventionnelle

Cette hypothèse mérite d'être étudiée historiquement. En 1970, l'Éthiopie connaissait des tensions politiques et militaires importantes et l'Érythrée était le théâtre de la guerre d'indépendance. Un bombardement, une explosion ou un accident militaire ne peut donc être écarté simplement parce que les témoins ont décrit une boule lumineuse. Toutefois, aucune documentation indépendante retrouvée dans la présente recherche ne permet de démontrer qu'une attaque militaire a détruit Saladare ce jour-là.

 

4. Une tornade ou un phénomène tourbillonnaire

Les arbres arrachés et les bâtiments détruits pourraient évoquer un phénomène de vent violent. Mais la présence alléguée de chaleur intense, de végétation carbonisée et d'asphalte fondu complique cette interprétation. Il faudrait disposer d'une véritable enquête météorologique locale pour la tester.

 

5. Un phénomène aérien artificiel non identifié

Enfin, le récit peut être considéré comme celui d'un objet artificiel dont la nature serait inconnue. C'est l'interprétation privilégiée par une partie de la littérature ufologique. Mais elle ne peut être démontrée à partir des seules photographies des dégâts.

 

Les photographies : un élément essentiel, mais pas une preuve de l'origine

Les photographies associées au dossier sont souvent présentées sur Internet comme les « photos originales » du cas. Elles sont effectivement attribuées à la documentation envoyée à Hynek. Certaines montrent des bâtiments détruits ou des infrastructures endommagées. Mais une photographie d'une maison détruite démontre une chose seulement avec certitude :

 

-       La maison était détruite au moment de la prise de vue.

-       Elle ne démontre pas automatiquement :

-       La cause de la destruction ;

-       La nature de l'objet ;

-       La température de l'objet ;

-       Sa taille ;

-       Sa vitesse ;

-       Son altitude.

 

C'est précisément pour cette raison que la récupération des négatifs originaux, des dates de prise de vue et de la totalité de la correspondance Makk-Hynek serait extrêmement précieuse.

 

Une vidéo publiée en 2019, mêle à l'histoire de Saladare une longue narration contenant des éléments extraordinaires qui ne correspondent pas au dossier historique connu. Il est donc particulièrement important, ici, de revenir au témoignage transmis à Hynek plutôt qu'aux versions Internet récentes.

 

Un cas exceptionnel… mais toujours inexpliqué

Le dossier de Saladare demeure remarquable. Un phénomène lumineux rouge aurait traversé un village érythréen à très faible altitude, provoquant d'importants dégâts matériels et des victimes humaines. Un médecin des Nations unies aurait ensuite examiné les lieux, photographié les conséquences et transmis son dossier à J. Allen Hynek. Le cas fut ensuite publié dans UFO Press et intégré par Hynek et Vallée à The Edge of Reality. Cela suffit pour faire de Saladare un cas historique majeur de la casuistique africaine. Mais il faut également reconnaître les limites du dossier. Nous ne possédons pas, dans les sources actuellement accessibles, de données radar, de mesure instrumentale de la trajectoire, d'analyse métallurgique, de mesure de température ou d'enquête gouvernementale complète permettant de déterminer la nature du phénomène. Le cas reste donc inexpliqué, et non « démontré extraterrestre ». C'est précisément cette distinction qui fait son intérêt scientifique.

https://uaparchive.org/encounters/ethiopia-saladare-1970/preview?utm_source=chatgpt.com

https://www.gbppr.net/ufoupdates/pdf/2002-09.pdf?utm_source=chatgpt.com

https://ignaciodarnaude.es/wp-content/uploads/2025/08/OVNIs-agresivosLDLN.pdf?utm_source=chatgpt.com    COPIE LDLN

https://orbitaceromendoza.blogspot.com/search/label/Etiop%C3%ADa?m=0&utm_source=chatgpt.com

https://www.reddit.com/r/ufo/comments/1773q71/the_edge_of_reality_two_scientists_evaluate_what/?utm_source=chatgpt.com

 

OCTOBRE 1970 - KAENEW – ASMARA – ERYTHREE

En octobre 1970, du personnel militaire et des civils ont observé des formations de phares lumineux mobiles effectuant des trajectoires non conventionnelles au-dessus de la base américaine de Kagnew Station à Asmara. Ces objets non identifiés ont affiché des capacités d'accélération instantanée et d'arrêts nets incompatibles avec l'aviation militaire de l'époque. Vous pouvez consulter plus d'informations sur Kagnew Station sur YouTube.

 

Conclusion : Une vidéo consacrée à Kagnew Station rapporte qu'en octobre 1970, des militaires américains et des civils auraient observé durant trois nuits des formations de lumières se déplaçant de manière inhabituelle, avec des arrêts brusques et des accélérations apparentes. Malgré plusieurs recherches, nous n'avons pas retrouvé à ce jour le rapport original, le témoignage d'un observateur identifié, ni une publication contemporaine permettant de confirmer indépendamment cet épisode.

Statut : cas secondaire, source primaire non retrouvée — classe C.

 

Une confusion avec d'autres observations anciennes de Kagnew Station ne peut être exclue.

Source VIDEO Kagnew Station sur YouTube.

JANVIER 2000 - MASSAWA - ERYTHREE

Le cas est actuellement publié par MUFON Moroc un nouveau groupe qui a une adresse AUX USA ! On y trouve une observation relative à l’ERYTHREE, sans information, ce qui démontre de l’amateurisme.

 

Le texte publié sur ce nouveau groupe : : L'observation de Massawa

En janvier 2000, le témoin principal était assis avec un compagnon sur la terrasse d'un hôtel à Massawa, en Érythrée, face à la mer Rouge. La nuit était lourde d'une brume côtière ; aucune étoile n'était visible à travers le ciel gris foncé. Au-delà du pont-jetée, à une distance qu'il estima plus tard entre 400 et 500 mètres, une forme se dessina dans l'obscurité : ni un disque, ni une sphère, mais un ovoïde aplati — une silhouette si dépourvue de lumière réfléchie qu'il l'a depuis décrite simplement comme un « vide ». L'objet était silencieux et ne présentait aucune lumière vive. En revanche, il laissait apparaître, à intervalles irréguliers, un mouvement venant du dessous : un lent suintement de matière incandescente, émanant d'un point unique de sa face inférieure, tombant par gerbes de grosses masses suivies de fines gouttelettes. Le témoin a décrit un gradient thermique constant dans la matière en chute libre : un noyau incandescent se refroidissant progressivement, passant par une teinte orange vif puis une frange rouge foncé, avant de disparaître à la surface de l'eau.

 

Son compagnon, assis à ses côtés pendant toute la rencontre, ne garde aucun souvenir de l'objet.

[Image fournie par un témoin : une masse sombre et uniforme libère de la matière en fusion au-dessus du pont-chaussée de Massawa]

 

 

L'article identifie le dossier comme MUFON Case #148080 et indique qu'il s'agissait à l'origine d'un CE1 (Close Encounter of the First Kind) enregistré sur la côte érythréenne. La base des cas du Mufon n’étant pas accessible, je ne peux pas vérifier.

 

Le témoin aurait décrit cette matière comme des gouttes ou amas incandescents, accompagnés de petites particules ou gouttelettes. La couleur aurait évolué du blanc très lumineux, vers l'orange puis le rouge avant disparition au-dessus de l'eau.

 

Ce cas n’étant pas suffisamment détaillé, peu fiable, nous le mentionnons pour mémoire.

https://mufon.ma/the-massawa-void-a-silent-black-object-that-rained-fire-over-the-red-sea/?utm_source=chatgpt.com

14 JUILLET 2010 ASMARA - ERYTHREE

Base de données observations : UFO HUNTER NR #3261

Jour de l’observation : Mercredi 14 juillet 2010

Signalé le Mardi 1er août 2017

Classification – Orbe  -  Durée - 45 min

 

Témoignage

"Orbe singulier effectuant des virages à angle droit, puis s'arrêtant et inversant sa trajectoire"

Source : ufo-hunters.com – Cas non détaillé, sans intérêt. https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/598103bd59f9ce000d000007/UFO%20Sighting%20in%20Asmara%20(Eritrea)%20on%20Wednesday%2014%20July%202010

1er AVRIL 2015 — BISHA - ÉRYTHRÉE

Le « disque métallique » de la mine : observation réelle ou récit ufologique tardif ? Parmi les observations d'objets volants non identifiés attribuées à l'Érythrée au XXIe siècle, une affaire revient régulièrement dans certaines compilations consacrées aux phénomènes aérospatiaux : celle qui aurait eu lieu le 1er avril 2015 dans la région de la mine de Bisha, à environ 150 kilomètres à l'ouest d'Asmara. Selon le récit généralement repris, plusieurs employés de la mine auraient observé dans le ciel un objet métallique de forme discoïdale, évoluant silencieusement au-dessus du site pendant environ quinze minutes. L'objet aurait ensuite accéléré brutalement et se serait éloigné en direction du sud. Cette observation est parfois présentée comme l'un des cas ufologiques les plus remarquables de l'Érythrée contemporaine. Pourtant, lorsqu'on remonte la chaîne documentaire, le dossier devient beaucoup plus incertain.

 

La mine de Bisha constitue l'un des principaux complexes miniers d'Érythrée. Le site est situé dans la région du Gash-Barka, à environ 150 km à l'ouest d'Asmara, à proximité d'Akurdat et de Barentu. Les documents techniques de la société Nevsun Resources décrivent un vaste complexe comprenant notamment les installations d'extraction et de traitement, des infrastructures administratives, une centrale électrique, un camp pouvant accueillir environ 800 personnes et une piste aérienne. Le caractère isolé du site est important pour l'étude de l'affaire. Une observation effectuée par plusieurs employés d'une installation minière aurait, en principe, pu laisser des traces dans les communications internes de l'entreprise, les rapports de sécurité, les témoignages du personnel ou les archives administratives. Or, malgré la répétition du récit dans certaines sources ufologiques secondaires, aucun de ces documents n'a pour l'instant été retrouvé.

 

Le récit du 1er avril 2015

La version habituellement rapportée présente l'événement de la manière suivante :

Date : 1er avril 2015 ;

Lieu : mine de Bisha, Érythrée ;

Témoins : employés de la mine ;

Forme : disque ou objet métallique ;

Aspect : objet apparemment matériel ;

Comportement : vol silencieux ;

Durée : environ quinze minutes ;

Phase finale : accélération rapide ;

Direction : sud.

 

Ce récit est particulièrement intéressant parce qu'il comporte plusieurs caractéristiques classiques des rapports d'OVNI : objet structuré, absence apparente de bruit, stationnement ou déplacement lent, puis accélération rapide. Mais il faut ici introduire une réserve fondamentale : je n'ai pas retrouvé de témoignage original signé, de rapport d'entreprise, d'article de presse daté du 1er avril 2015, de photographie authentifiée ou de document officiel érythréen permettant d'établir ces éléments indépendamment.

 

Autrement dit, à ce stade de la recherche, nous pouvons documenter l'existence du récit, mais pas établir avec la même certitude que l'observation a réellement eu lieu telle qu'elle est racontée.  La principale difficulté vient du fait qu'un événement parfaitement réel s'est produit à Bisha quelques jours auparavant.

Le 20 mars 2015, des informations ont circulé selon lesquelles la mine de Bisha aurait été visée par une attaque aérienne éthiopienne. Le dossier fut suffisamment important pour provoquer des déclarations contradictoires et une importante incertitude sur ce qui s'était réellement produit.

 

Un article publié le 24 mars 2015 par le site Les Érythréens, sous le titre « Le mystère de Bisha », faisait état de messages contradictoires concernant la mine. L'article évoquait notamment des informations provenant d'une source militaire éthiopienne selon lesquelles deux avions de combat auraient attaqué des objectifs en Érythrée, dont une installation minière près de la capitale — formulation elle-même imprécise — ainsi qu'un dépôt militaire. L'article soulignait surtout l'incertitude qui entourait alors les événements de Bisha. Cette affaire réelle est donc antérieure d'une douzaine de jours au 1er avril. Il est impossible, sur la base des documents actuellement retrouvés, d'affirmer que l'histoire de l'OVNI provient de cet épisode. Mais cette proximité chronologique constitue une piste de recherche importante.

 

En mars-avril 2015, la région était loin d'être un environnement ordinaire. La mine de Bisha était une installation stratégique de grande importance économique. Les documents de Nevsun montrent que le complexe disposait d'infrastructures considérables et d'une piste aérienne. L'existence de tensions militaires entre l'Éthiopie et l'Érythrée constituait également un élément de contexte. Il faut donc envisager, avant toute interprétation ufologique, plusieurs possibilités ordinaires :

 

-       Aéronef militaire ou civil ;

-       Hélicoptère ;

-       Appareil vu à grande distance ;

-       Ballon ou autre objet aérien ;

-       Phénomène atmosphérique ;

-       Reflet ou phénomène optique ;

-       Observation déformée par la distance et l'absence de repères ;

-       Récit construit ou amplifié après les événements.

 

Aucune de ces possibilités ne peut cependant être retenue comme explication définitive sans disposer du témoignage original.

 

La date du 1er avril 2015 mérite une attention particulière. Le 1er avril étant traditionnellement associé aux canulars et aux « poissons d'avril », cette date constitue naturellement un facteur de prudence lorsqu'un récit extraordinaire apparaît sans documentation primaire. Il serait toutefois incorrect d'en déduire automatiquement que l'affaire est un canular. La seule conclusion méthodologiquement acceptable est plus simple : la date augmente la nécessité de rechercher la source contemporaine originale.

 

Si un article de presse érythréen, un témoignage de salarié, une communication interne de Bisha Mining ou un document d'une autorité aéronautique daté du 1er avril 2015 venait confirmer l'observation, le contexte du calendrier ne suffirait évidemment pas à l'écarter.

 

Inversement, si toutes les références actuellement disponibles remontaient à des publications beaucoup plus tardives, sans témoin identifiable ni document contemporain, la prudence devrait être renforcée.

Une entreprise minière dont les archives existent

 

L'un des aspects les plus intéressants de ce dossier est que Bisha Mining Share Company (BMSC) n'est pas une organisation disparue ou impossible à identifier. Les rapports techniques déposés par Nevsun Resources décrivent précisément les installations du site. Un rapport de 2014 mentionne notamment la présence d'une piste aérienne à proximité immédiate du complexe. Le rapport annuel 2015 donne également une description détaillée du site et de son environnement : Bisha se trouve sur une plaine semi-désertique, à environ 560 mètres d'altitude, avec des reliefs atteignant localement plus de 1 200 mètres. Le document indique également que la période avril-mai correspond à la saison chaude, avec des températures pouvant être élevées. Ces données sont importantes pour une éventuelle enquête rétrospective.

 

Il existe également une piste naturelle à ne pas négliger. Des données satellitaires d'EUMETSAT montrent qu'un important épisode de poussières s'est développé dans la région au début du mois d'avril 2015. EUMETSAT décrit un événement de poussières apparu le 1er avril 2015 au-dessus de la péninsule Arabique et précise que les masses de poussières se sont ensuite propagées vers plusieurs pays d'Afrique de l'Est, dont l'Érythrée. Cette information ne constitue en aucune manière une explication de l'observation de Bisha : la documentation météorologique disponible ne permet pas d'établir que le phénomène observé par les employés était lié à cette masse de poussières. Elle montre cependant pourquoi les conditions atmosphériques du 1er avril 2015 mériteraient d'être reconstituées avec précision. Une étude sérieuse devrait donc rechercher les données météorologiques horaires de la région de Bisha : nébulosité, visibilité, vent, température, aérosols, poussières et éventuels phénomènes optiques. ;

 

Conclusion

« L'incident OVNI de Bisha » du 1er avril 2015 appartient actuellement davantage à l'histoire de la littérature ufologique sur l'Érythrée qu'à celle des observations officiellement documentées. Le récit d'un disque métallique silencieux observé pendant une quinzaine de minutes est suffisamment précis pour justifier une recherche complémentaire, mais pas suffisamment documenté pour être présenté comme un événement établi. La découverte d'un témoignage original d'un salarié, d'une photographie datée, d'un rapport de sécurité ou d'une coupure de presse contemporaine pourrait naturellement modifier cette appréciation.

 

En l'état actuel du dossier, la classification la plus prudente serait :

ÉRYTHRÉE — BISHA — 1er avril 2015
Type : disque / objet métallique allégué
Durée alléguée : environ 15 minutes
Témoins : employés de la mine, selon les sources secondaires
Trajectoire alléguée : éloignement vers le sud
Source primaire retrouvée : aucune
Sources contemporaines confirmant l'OVNI : non retrouvées
Contexte : important épisode politico-militaire à Bisha en mars 2015
Évaluation documentaire :   cas à confirmer

 

Il s'agit donc d'un cas à conserver, mais clairement signalé comme non vérifié.

 

Note : j’ai trouvé une source, sans citation de l’origine de l’information qui signale :

 

La genèse du canular

Le vecteur de diffusion : L'histoire a pris forme via un court texte rédigé sous l'apparence d'un bulletin d'information interne (safety newsletter) circulant par courriel entre les employés expatriés (principalement canadiens, sud-africains et australiens) de la mine de Bisha le matin du 1ᵉʳ avril 2015.

 

Le contexte de la mine : Le site de Bisha est un complexe minier très isolé dans la semi-désertique région de Gash-Barka. Les rumeurs, plaisanteries et histoires d'expatriés s'y propagent très rapidement pour tromper la monotonie de la vie en base-vie.

 

Il y a donc lieu de mettre des réserves sur ce cas repris par certains sites.

 Sources

Nevsun Resources / Bisha Mining Share Company, rapports techniques NI 43-101 décrivant la localisation, les infrastructures et l'environnement de la mine.

Les Érythréens, « Le mystère de Bisha », 24 mars 2015, source contemporaine décrivant les informations contradictoires relatives à l'événement de mars 2015.

https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/919991/000147237516000288/exhibit99-1.htm

https://erythreens.wordpress.com/2015/03/24/le-mystere-de-bisha

 

03 NOVEMBRE 2024 - ANNONCE ERYTHREE MAIS EN FAIT SOUDAN

03 novembre 2024 — « objet lumineux » observé par un équipage d'Air France – Le cas est signalé au-dessus de l’Érythrée par certains médias, ce qui est une erreur, le vol était plutôt au-dessus du Soudan..

 

Le dimanche 3 novembre 2024, un équipage d'Air France a signalé l'observation d'un « objet lumineux à haute altitude dans la zone du Soudan ». À la suite de ce signalement, Air France a décidé, par précaution, de suspendre jusqu'à nouvel ordre le survol de la zone de la mer Rouge.

 

La formulation officielle d'Air France est importante : la compagnie parle d'une observation, mais ne qualifie pas l'objet d'OVNI/UAP et ne dit pas qu'il s'agissait d'un missile.

 

L'affaire a eu des conséquences très concrètes :

 

-       Certains vols ont été déroutés ;

-       Le AF934 Paris–Antananarivo a fait demi-tour vers Paris ;

-       Le AF814 Paris–Nairobi a également été concerné ;

-       D’autres vols ont poursuivi leur route en empruntant un itinéraire différent ;

-       Le contournement pouvait allonger les vols d'environ une heure.

 

Le Journal de l'Aviation précise que les deux appareils ayant fait demi-tour le 3 novembre avaient été concernés alors qu'ils se trouvaient à l'est du Soudan, et que les vols suivants contournaient la zone par l'Arabie saoudite et Oman.

 

Ce que l'on ne sait pas

Air France n'a pas identifié publiquement l'objet. La compagnie a également démenti confirmer certaines affirmations apparues sur les réseaux sociaux selon lesquelles il aurait nécessairement s'agit d'un missile.  Plusieurs médias ont évoqué l'hypothèse d'un missile ou d'une activité militaire en raison du contexte sécuritaire de la région, mais cela demeure une hypothèse, pas une identification officielle de l'objet.

 

Autrement dit :

 

Observation aérienne confirmée ≠ OVNI confirmé ≠ missile confirmé.

 

JUILLET 2026 – ERYTHREE

1 signalement MUFON en juillet 2026 ». Elle est bien réelle dans les statistiques publiées, mais il faut être très prudent : les statistiques ne donnent pratiquement aucune information sur le cas lui-même.

 

Le tableau MUFON-Stats-2023-26, accessible sous forme de feuille Google Sheets, indique pour juillet 2026 :

-       404 signalements au total ;

-       16 cas classés « Landings, Hovering, or Takeoffs »;

-       25 observations d'entités ;

-       1 signalement attribué à l'Érythrée.

-       La répartition géographique publiée donne notamment :

-       Kenya 1 — … — Eritrea 1 — Israel 1 — Singapore 1…

 

Pour un total de 404 signalements.

 

Il n’est pas possible de vérifier la véracité de ce cas et les informations. La base de données est inaccessible au public, ce qui la rend inutile pour ce même public.

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1GwGLDEHV24tQ6dZQMILqFQsCtP30dEOr/edit?gid=626647609#gid=626647609  

 

 

Chapitre – XII – 16

14 – ESWATINI

L'Eswatini, ou royaume d'Eswatini, appelé Swaziland jusqu'en avril 2018, est un pays d'Afrique australe sans accès à la mer, bordé par l'Afrique du Sud et le Mozambique. Le nom historique du pays est Ngwané

LES OVNIs EN DANGER EN ESWATINI

Les "sorcières volantes" dans l'espace aérien de l'Eswatini : quand l'aviation civile régule le surnaturel

Un décret insolite qui mêle croyances traditionnelles et droit aérien moderne

 

 

Introduction : une information qui a fait le tour du monde

En mai 2013, une dépêche pour le moins surprenante a fait le tour des agences de presse internationales : l'Autorité de l'aviation civile de l'Eswatini (Swaziland Civil Aviation Authority – SWACAA) aurait officiellement interdit le vol des "sorcières" au-dessus d'une certaine altitude, sous peine de sanctions.

 

Reprise par la BBC, Reuters, le Huffington Post, Le Monde et des dizaines d'autres médias, l'information a suscité l'hilarité, l'étonnement, puis un certain scepticisme quant à sa véracité. Pourtant, derrière l'anecdote apparente se cache une réalité plus complexe : celle d'un pays où les croyances traditionnelles, la sorcellerie et la modernité juridique se côtoient quotidiennement, parfois jusqu'au sein des institutions de l'État.

 

Cet article se propose de revenir en détail sur cette affaire, d'en examiner les origines, les implications et le contexte culturel, tout en démêlant la part de vérité et la part de légende médiatique.

1. Les faits : ce qui a réellement été dit

            1.1. Le communiqué de la SWACAA

L'affaire remonte à une déclaration attribuée à Sabelo Dlamini, alors porte-parole de la Swaziland Civil Aviation Authority. Selon les versions rapportées par la presse, celui-ci aurait confirmé que l'agence avait pris des dispositions pour interdire aux sorcières de voler au-dessus de 150 mètres d'altitude. La justification avancée était que les "sorcières volantes" représentaient un danger pour les aéronefs, et que leur présence dans l'espace aérien contrôlé pouvait provoquer des collisions ou perturber le trafic aérien.

Dans certaines versions de l'histoire, il était précisé que les contrevenantes s'exposeraient à une amende de 500 000 emalangeni (la monnaie locale, environ 25 000 euros à l'époque) ou à une peine d'emprisonnement. D'autres sources mentionnaient que la mesure visait également les avions privés des sorcières, et non seulement leurs balais.

            1.2. La confusion médiatique

Très rapidement, l'information a été reprise sans vérification approfondie. Plusieurs médias ont présenté la mesure comme une loi officielle, ce qui n'était pas exact. D'autres ont affirmé que le gouvernement swazi "croyait réellement aux sorcières", ce qui simplifiait à l'extrême une réalité culturelle bien plus nuancée.

Il est important de souligner que la SWACAA n'a jamais publié de texte réglementaire formel interdisant spécifiquement le vol des sorcières. Il s'agissait plutôt d'une déclaration orale faite à des journalistes, dans un contexte où la question de la sécurité aérienne et des croyances locales se croisaient.

            1.3. Le démenti partiel

Face à l'ampleur de la polémique et aux moqueries internationales, des responsables swazis ont tenté de nuancer leurs propos. Certains ont expliqué que la déclaration avait été mal interprétée ou sortie de son contexte. D'autres ont affirmé qu'il s'agissait d'une plaisanterie ou d'une réponse à une question hypothétique posée par un journaliste.

Cependant, le mal était fait : l'image de l'Eswatini comme un pays où l'État légifère sur les sorcières était désormais ancrée dans l'imaginaire collectif international.

2. Le contexte culturel : la sorcellerie en Eswatini

            2.1. Une croyance profondément enracinée

Pour comprendre cette affaire, il faut saisir la place qu'occupe la sorcellerie (appelée kuhlabela ou bugcwele en siSwati) dans la société swazie. Contrairement à ce que pourrait laisser croire une lecture occidentale rationaliste, la sorcellerie n'est pas une simple superstition folklorique : elle est une réalité sociale et juridique au Swaziland.

Le Witchcraft Act de 1889, hérité de la période coloniale et toujours en vigueur, interdit la pratique de la sorcellerie et prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement. Ce texte n'est pas une relique oubliée : il est régulièrement invoqué dans des affaires judiciaires. En 2013, par exemple, un homme a été condamné pour avoir accusé une femme d'être une sorcière, ce qui montre que la question est loin d'être anodine.

            2.2. Les "sorcières volantes" dans l'imaginaire local

Dans les croyances traditionnelles swazies, certaines sorcières sont réputées pouvoir voler de nuit pour se rendre à des rassemblements secrets, jeter des sorts ou attaquer leurs victimes. Elles utiliseraient des balais, des paniers ou même des animaux pour se déplacer dans les airs. Ces récits sont transmis oralement et font partie du folklore, mais ils sont aussi pris au sérieux par une partie de la population.

Il n'est donc pas absurde, dans ce contexte, que la question du vol des sorcières ait été soulevée dans un cadre administratif. Ce qui l'est davantage, c'est qu'une autorité de l'aviation civile ait semblé la traiter comme un problème de sécurité aérienne.

            2.3. La peur des sorcières et la violence sociale

Il faut également rappeler que les accusations de sorcellerie peuvent avoir des conséquences tragiques. Dans toute l'Afrique australe, des personnes – souvent des femmes âgées, veuves ou marginalisées – sont accusées de sorcellerie et victimes de violences, parfois jusqu'au meurtre. L'Eswatini n'est pas exempt de ce phénomène. La législation sur la sorcellerie vise officiellement à protéger la population, mais elle peut aussi être détournée pour régler des conflits personnels ou pour exclure des individus jugés indésirables.

3. L'affaire de 2013 : analyse et interprétations

            3.1. Une réponse à un problème concret ?

Certains observateurs ont suggéré que la déclaration de la SWACAA n'était pas totalement absurde dans son intention. L'espace aérien de l'Eswatini, comme celui de nombreux pays, est traversé par des objets volants non identifiés – drones, ballons, lanternes, oiseaux – qui peuvent effectivement représenter un danger pour l'aviation. En attribuant ces phénomènes à des "sorcières", les autorités auraient cherché à rassurer la population tout en justifiant des mesures de contrôle.

D'autres ont avancé une explication plus politique : la déclaration aurait pu être une stratégie de communication visant à détourner l'attention de problèmes plus graves, comme la répression politique ou les difficultés économiques du pays.

            3.2. Une méprise culturelle ?

Il est également possible que les journalistes aient mal compris les propos de Sabelo Dlamini. Dans de nombreuses cultures africaines, le mot "sorcière" peut être utilisé de manière métaphorique pour désigner des personnes qui se comportent de manière malveillante ou qui perturbent l'ordre social. Il est concevable que le porte-parole ait voulu dire que toute personne – réelle ou imaginaire – perturbant l'espace aérien serait sanctionnée, et que les journalistes aient pris l'expression au pied de la lettre.

            3.3. Une opération de communication maladroite ?

Enfin, certains ont émis l'hypothèse que la SWACAA avait volontairement exagéré la dimension surnaturelle de l'affaire pour attirer l'attention sur elle. Dans un pays où les ressources médiatiques sont limitées, une telle déclaration garantissait une couverture internationale gratuite. Le pari était risqué, mais il a fonctionné : l'Eswatini a fait la une des journaux du monde entier.

4. Les conséquences de l'affaire

            4.1. Un impact sur l'image du pays

L'affaire des "sorcières volantes" a renforcé les stéréotypes sur l'Afrique en général et sur l'Eswatini en particulier. Le pays a été présenté comme un lieu exotique et arriéré, où l'État croirait aux balais volants. Cette image a pu nuire à son attractivité touristique et à sa crédibilité internationale, notamment auprès des investisseurs étrangers.

            4.2. Un débat sur la place des croyances traditionnelles

Paradoxalement, l'affaire a aussi ouvert un débat sur la place des croyances traditionnelles dans la société moderne. Certains Swazis ont défendu la décision, arguant que la sorcellerie est une réalité et que l'État doit la prendre au sérieux. D'autres ont critiqué cette position, estimant qu'elle ridiculisait le pays et qu'il fallait séparer les croyances privées des affaires publiques.

            4.3. Une jurisprudence inexistante

À ce jour, aucune sorcière n'a été poursuivie pour avoir violé l'espace aérien swazi. Aucun texte réglementaire spécifique n'a été publié. L'affaire est restée au stade de la déclaration médiatique, sans suite judiciaire ou administrative. Elle illustre surtout la porosité entre tradition et modernité dans un pays en transition.

5. Comparaisons internationales

L'Eswatini n'est pas le seul pays à avoir régulé – ou tenté de réguler – le surnaturel. On peut citer :

Le Malawi : en 2012, le président Bingu Wa Mut Harika avait affirmé que des "vampires" attaquaient des villageois, provoquant une panique et des violences.

Le Zimbabwe : des cas de "sorcières volantes" ont été signalés, notamment dans les années 1990, et des procès en sorcellerie ont eu lieu.

L'Afrique du Sud : la loi sur la sorcellerie de 1957 (Witchcraft Suppression Act) est toujours en vigueur, bien que rarement appliquée.

L'Arabie saoudite : la sorcellerie est un crime passible de la peine de mort, et des "unités anti-sorcellerie" existent au sein de la police religieuse.

Ces exemples montrent que la régulation du surnaturel n'est pas propre à l'Eswatini, mais qu'elle s'inscrit dans un contexte plus large de croyances et de pratiques juridiques à travers le monde.

6. Conclusion : entre mythe et réalité

L'affaire des "sorcières volantes" de l'Eswatini est un cas d'école à plusieurs titres. Elle illustre :

La difficulté à distinguer le vrai du faux dans l'information internationale, surtout lorsqu'il s'agit de pays peu connus.

La persistance des croyances traditionnelles dans des sociétés modernes, et leur interaction avec les institutions étatiques.

Le pouvoir des médias à créer des légendes contemporaines à partir de faits parfois anodins.

Les enjeux de représentation des pays africains dans les médias occidentaux, souvent réduits à des clichés exotiques.

En définitive, qu'on y croie ou non, les sorcières volantes de l'Eswatini continuent de faire parler d'elles. Elles rappellent que l'espace aérien n'est pas seulement un domaine technique, mais aussi un espace culturel et symbolique, où se croisent les croyances les plus anciennes et les régulations les plus modernes.

Annexes

A. Chronologie de l'affaire

Date

Événement

Mai 2013

Déclaration de Sabelo Dlamini (SWACAA) sur l'interdiction de vol des sorcières

Mai 2013

Reprise massive par la presse internationale

Juin 2013

Démentis partiels et tentatives de contextualisation

2013-2024

Aucune poursuite, aucun texte réglementaire publié

 

B. Sources principales

-       BBC News, "Swaziland 'bans' witches from flying above 150m", mai 2013.

-       Reuters, "Swaziland bans witches from flying above 150 meters", mai 2013.

-       The Guardian, "Swaziland witchcraft law", articles divers.

-       Witchcraft Act de 1889 (Swaziland).

-       Témoignages et analyses d'anthropologues spécialistes de l'Afrique australe.

-       Pour aller plus loin

-       Film documentaire: The Witches of Swaziland (si disponible).

-       Ouvrage: Witchcraft, Power and Politics in Southern Africa (collectif).

-       Article académique: "Sorcery and the State in Swaziland", Journal of Southern African Studies.

Article rédigé à des fins d'information et d'analyse culturelle. Les croyances et pratiques décrites sont présentées dans leur contexte anthropologique et ne font l'objet d'aucun jugement de valeur.

 

CATALOGUE

OCTOBRE 1954 – SURVOL ESWATINI

 Le cas des survols d'octobre 1954 en Eswatini (Swaziland) : quand la "vague australe" touchait Mbabane et Pigg's Peak

 

1. Contexte : la grande vague d'OVNI de 1954 en Afrique australe

L'année 1954 est souvent présentée, dans la littérature ufologique, comme l'une des années les plus actives en matière d'observations d'objets volants non identifiés à l'échelle mondiale. Si l'automne 1954 est surtout célèbre pour la vague française (notamment les cas de Quarouble, Valenciennes ou Rouen), l'Afrique australe a connu, à la même période, une série d'observations tout aussi remarquable, bien que beaucoup moins documentée.

 

Cette "vague australe" a touché principalement :

L'Afrique du Sud (Johannesburg, Le Cap, Durban, Pretoria)

La Rhodésie du Sud (actuel Zimbabwe)

Le Nyassaland (actuel Malawi)

Le Bechuanaland (actuel Botswana)

Le Swaziland (actuel Eswatini)

Le Mozambique (alors colonie portugaise)

 

Les témoignages de l'époque font état de disques lumineux, de sphères silencieuses, d'objets en forme de cigare et de lumières effectuant des manœuvres impossibles pour les aéronefs connus. La presse locale, notamment le Rand Daily Mail, le Sunday Times de Johannesburg et le Swaziland Times, a relayé plusieurs de ces observations.

 

2. Les observations au Swaziland : octobre 1954

On trouve dans certains textes ufologiques des mentions sans référence, signalant uniquement un survol de l’Afrique du sud et de l’ESWATINI ; Les villes citées en général sont : Mbabane, la capitale administrative (aujourd'hui capitale de l'Eswatini) et Pigg's Peak, petite ville du nord-ouest du pays, près de la frontière sud-africaine

 

3 Les sources disponibles

 Sources primaires (presse de l'époque)

The Swaziland Times (octobre-novembre 1954) : articles sur les observations locales

Rand Daily Mail (Johannesburg) : couverture de la vague australe

The Sunday Times (Johannesburg) : reportages sur les cas sud-africains

The Rhodesia Herald : articles sur les observations rhodésiennes

Attention : l'accès à ces archives nécessite souvent une consultation sur place ou via des bases de données payantes (British Newspaper Archive, archives nationales sud-africaines).

 

15 OCTOBRE 1992 – NHLANGANO – ESWATINI

Observation d'OVNI NUFORC 34020

Date : 15 octobre 1992 à 22h30 (heure locale)
Signalé le : 20 décembre 2003 à 22h12 (heure du Pacifique)
Durée : 10 minutes
Nombre d'observateurs : 4
Lieu : Nhlangano (Swaziland), Swaziland
Forme : Sphère
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet, changement de couleur, effets électriques ou magnétiques.


Une étrange sphère lumineuse a été observée en Afrique, accompagnée de flashs lumineux.
J'étais l'un des quatre missionnaires mormons à avoir été témoin de ce phénomène. Nous avions entrepris une randonnée jusqu'à un village. Le sentier, d'une durée d'environ deux heures, descendait dans une vallée, traversait un ruisseau, puis remontait de l'autre côté jusqu'à une crête où de nombreux villages sont construits en raison des risques d'inondation. Nous sommes arrivés au village vers 17h30 ce soir-là. À cette latitude, la nuit tombe vers 18h30, et honnêtement, nous étions un peu inquiets à l'idée de la randonnée de retour dans le noir, sans aucune lumière électrique visible nulle part, et en Afrique, au milieu des animaux. Cependant, vers 21h30, nous avons quitté le village et vers 22h30, nous avons atteint la rivière. Au sud du gué, la vallée s'élargit en prairies et, à 15-25 kilomètres de là, se dresse une autre chaîne de montagnes. C'est alors qu'un des missionnaires a dit : « Regardez la lune, elle est étrange. » Je l'avais déjà remarquée un peu plus tôt et je lui ai fait remarquer qu'elle se trouvait dans la direction opposée.

 

Nous nous sommes arrêtés et avons contemplé cette grande masse sphérique et lumineuse, qui semblait translucide, avec des reflets orangés et une pointe de bleu. Un silence absolu régnait. Soudain, une lueur blanche éclatante jaillit comme un éclair, et toute la vallée s'illumina, l'espace d'une fraction de seconde, comme si nous étions pris dans un immense flash d'appareil photo. À ce moment-là, la nervosité commençait à monter ; on sentait littéralement l'électricité statique dans l'air. La sphère était toujours là, et environ une minute plus tard, un autre éclair. Puis elle disparut. La nuit retomba sur nous, la demi-lune et le ciel dégagé. Je n'ai aucune explication, si ce n'est que nous l'avons tous vue et que nous nous demandons encore aujourd'hui ce que c'était. Je n'ai jamais vu un phénomène météorologique se produire ainsi. Et elle a disparu si vite que je doute qu'il puisse s'agir d'un aéronef, comme un hélicoptère en vol stationnaire. Sa taille, difficile à déterminer à cette distance, devait être importante. Nous pouvions apercevoir sa lueur sur une crête située à 15-25 kilomètres ; l'éclair semblait provenir du centre de l'objet.

 

À ce stade, en raison de ma profession et de mes contacts avec de nombreuses personnes, je préfère rester anonyme et ne pas donner suite. Je pensais simplement que cela pourrait être intéressant.

Publié le 17 janvier 2004

https://nuforc.org/sighting/?id=34020

 

 

1996 – BULEMBU HAVELOCK – SWAZILAND - ESWATINI

 

Numéro :

SW0001

Rédigé le:

20 mai 2006

Reçu le:

20 mai 2006

Publié le:

15 juin 2006

Date d'observation:

1996

Lieu d'observation:

Afrique, Swaziland, Bulembu, Havelock

Langage original:

Anglais

Rapporté au moyen de:

Courier électronique

Informations retirées:

Prénom, adresse électronique

Enquête, informations additionnelles:

Non

Explication:

Non recherchée

 

Témoignage direct reçu par Patrick Gross : https://ufologie.patrickgross.org/rep/1996-havelock-sw0001f.htm

 

Sujet : rapport d'observation ...
Date : 20 mai 2006
De : [email]@shaw.ca

 

Bonjour,

Mon nom est [Prénom féminin]. Je suis une ancienne administrative avec un poste de responsabilité dans les opérations bancaires pendant 50 ans en tant que garante d'hypothèques, ce qui ne souffre heureusement pas les imbéciles. Je n'ai jamais cru aux OVNIS jusqu'à une nuit en 1996

 

J'habitais dans le Swaziland - en Afrique dans une région éloignée vers le haut dans le nord-ouest du pays sur une mine - un endroit appelé Havelock à Bulembu. Je possédais à cette époque plusieurs entreprises et je rentrais chez moi après un voyage d'affaires à Mbanane - la capitale du pays.

 

C'était une nuit de juin - froide et piquante quand j'ai remarqué ce dont j'ai d'abord pensé que c'était une lumière orange réfléchie de mon tableau de bord sur la fenêtre droite. (Nous conduisons du côté gauche de la route) Cette lumière est restée avec nous du côté droit de la route par les buissons et la broussaille.

J'ai traversé un petit village et la chose étrange était que tous les réverbères se sont éteints au loin devant moi... et l'un après l'autre ils se rallumaient après que je sois passée ! C'était vraiment étrange !

 

J'ai tourné à la sortie du village de Piggs Pigg sur la route minière de Bulembu et c'était à ce moment que la broussaille s'arrêtait et je me trouvais sur le côté d'une légère dépression - la route étant coupée en face de la montagne.

 

C'était là.

 

J'ai pensé que c'était un ballon à air chaud d'abord. Je me rappelle comment j'ai pensé que ses passagers étaient stupides car le secteur avait beaucoup de léopards et il est près du parc national de Kruger et de tous les lions qu'il y a aussi là.

 

Cet objet elliptique était accroché dans le ciel à environ 200 m de moi - c'était de la taille d'un autobus à deux étages et gris avec une lumière orange pulsante derrière des choses qui ressemblaient à de la courroie en métal.

 

Il se tenait là au milieu d'un remous de vapeurs grisâtres.

 

Je l'ai regardé et il se tenait juste là. Je suis sorti du véhicule pour avoir une meilleure vue et pour essayer de me figurer ce que c'était au juste... et ai immédiatement remarqué l'odeur de métal chaud - comme quand quelqu'un fait de la soudure. Un métal chaud vif. J'ai été fascinée et ensuite après environ 5 minutes à regarder il a tout simplement filé ver le haut à un certain angle et a été parti en un éclair ! C'est à ce moment que j'ai su que ce n'était pas un ballon - il s'est déplacé la manière trop rapide pour cela. J'étais abasourdie !

 

Ne pouvais pas croire que cette chose m'avait suivie pendant environ une heure et est ensuite juste parti à toute vitesse comme cela !

 

Je me suis précipité à la maison et ai dessiné ce que j'avais vu.

Ça s’est vraiment passé.

Ça s’est vraiment passé et je n'ai aucune explication de cela !

[Prénom féminin]

https://ufologie.patrickgross.org/rep/1996-havelock-sw0001f.htm

 

 

NOVEMBRE 1972 – PIGG’S PEAK - ESWATINI

L'événement s'est déroulé en novembre 1972 dans la région montagneuse de Pigg's Peak, au nord de l'Eswatini, près de la frontière avec la province sud-africaine du Mpumalanga.

 

Déroulement : Un objet discoïdal émettant une clarté blanchâtre/dorée a été repéré en fin de journée au-dessus des reliefs. L'objet est resté immobile pendant environ trois à cinq minutes au-dessus des crêtes avant de démarrer à très grande vitesse vers l'ouest/sud-ouest, franchissant la frontière sud-africaine sans aucun bang supersonique ni bruit de propulsion.

 

Témoins : L'observation a été rapportée par plusieurs résidents des zones forestières et minières proches de Pigg's Peak.

 

Sources historiques

Ce cas est consigné dans les bulletins et répertoires d'archives consacrés à l'Afrique australe :

 

-       UFONSA (UFO Research Organization of South Africa) : Le rapport figure dans les synthèses établies par les chercheurs sud-africains (notamment Philipp J. Human et Carl van Vlierden), qui centralisaient les signalements du Swaziland, de Rhodésie et d'Afrique du Sud.

-       Revue Flying Saucer Review (FSR) : Mentionné dans la chronique consacrée aux observations d'Afrique australe (numéros des volumes 18 et 19, 1972-1973).

-       Presse régionale d'époque : Couverture dans le Times of Swaziland (Mbabane) et brèves reprises dans The Star (Johannesburg).

 

Précision sur l'accès aux sources

Il s'agit de documents imprimés datant de 1972 ; il n'existe pas de lien URL - Source des documents privés.

 

Chapitre XII - 17

15 - ETHIOPIE

République fédérale démocratique d'Éthiopie

 

 

Aucun cas important en Éthiopie avant les années 2000. Ce n’est pas pacque le phénomène OVNI ne se manifeste pas dans ce pays, mais parce qu’il n’y a aucun organisme ou administration pour recueillir les témoignages. Également pacque le peuple, compte tenu de son niveau de vie, à bien d’autres préoccupations que de s’intéresser à ce problème.  Peu de communication, personne n’en parle et en fait personne ne s’intéresse à ce dossier. A partir des années 2000, on voit apparaitre des cas, essentiellement par des communications de la part d’internautes qui témoignent en déclarant leurs observations sur la base de données du NUFORC. Sur les autres bases, MUFON, inaccessible et par exemple UFO Hunter, 1 cas.

 

MERCREDI 29 MAI 2002 – ADDIS ABEBA - ETHIOPIE

UFO HUNTER Signalé le Mercredi 5 juin 2002

Observation du 29 mai 2002 Classification

Éclair

Durée - 45 secondes

 

Témoignage

« Observation d'un flash lumineux en haute altitude. Juste après le coucher du soleil, alors que je contemplais distraitement le ciel qui s'assombrissait mais restait dégagé (légèrement nuageux, moins de 10 %), j'ai aperçu un flash lumineux blanc provenant apparemment de très haute altitude. Sa luminosité était équivalente à celle d'une étoile ou d'une planète en soirée et a duré une seconde. J'ai continué à observer et le phénomène s'est reproduit environ trois secondes plus tard, la source semblant s'être déplacée. Cela s'est produit une troisième fois, quelques secondes plus tard également. Je me suis alors déplacé sur la véranda et j'ai observé attentivement les environs pendant une dizaine de minutes, sans rien apercevoir d'autre. J'ai eu l'impression qu'un objet émettait un puissant flash depuis une altitude très élevée. (Note NUFORC : Ce rapport n'est pas incompatible avec l'hypothèse d'un flash provenant d'un propulseur de fusée en rotation sur son orbite. Il ne s'agit toutefois que d'une supposition. PD)

Source : NUFORCA (ÉTHIOPIE)

https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/51439a580ad2e1e9be44e82d/UFO%20Sighting%20in%20Addis%20Ababa%20(Ethiopia)%20on%20Wednesday%2029%20May%202002

 

1958 – HAUTS PLATEAUX DE L’ABYSSINIE -LE SOLDAT QUI VOIT DESCENDRE UN OVNI

L'observation du soldat éthiopien (1958, publié en 1973)

 

Lieu : Région non précisée des hauts plateaux éthiopiens.

 

Description : Un soldat raconte avoir entendu un sifflement strident avant de voir descendre un engin elliptique d'une largeur estimée entre 200 et 300 mètres, entouré d'une lueur verdâtre. Un faisceau lumineux plus dense projetait de la lumière directement vers le sol. L'objet serait resté en vol stationnaire silencieux pendant 40 à 50 minutes avant de s'élever à grande vitesse.

 

Source : Récit publié dans la revue britannique Flying Saucer Review (1973). Le témoignage repose sur une déclaration tardive recueillie quinze ans après les faits supposés, sans preuves matérielles ni témoins secondaires confirmés.  

 

ANALYSE

1. Source originelle et détails du récit

La publication : L'histoire apparaît pour la première fois dans le numéro de mai-juin 1973 de la Flying Saucer Review (FSR), la revue ufologique britannique. Le récit y est traduit et compilé par des contributeurs spécialisés dans les affaires internationales.

 

Le témoin : Le soldat est présenté comme un garde de l'armée impériale éthiopienne (sous le règne d'Haïlé Sélassié Iᵉʳ) qui effectuait une patrouille nocturne ou de début de soirée sur les plateaux de l'Abyssinie. Incohérence des dimensions : La taille estimée (entre 200 et 300 mètres de diamètre) classe cet objet parmi les monstres de la littérature ufologique — une envergure bien supérieure à celle d'un porte-avions de l'époque ou du Pentagone. Évaluer la taille d'un objet inconnu dans un ciel nocturne sans point de référence spatial (bâtiment, relief connu en arrière-plan) est physiquement impossible pour un observateur humain ; la taille perçue est généralement une surestimation liée à la forte luminosité. Le « cône de lumière solide » : Le détail du faisceau lumineux dense dirigé vers le sol est un motif très fréquent dans les témoignages des années 1960-1970 (souvent décrit comme de la « lumière tronquée » ou des faisceaux qui semblent s'arrêter net avant de toucher le sol), typique des représentations culturelles de l'époque.

 

2. Analyse critique et faiblesses méthodologiques

Ce cas cumule presque tous les critères d'un dossier ufologique non exploitable d'un point de vue scientifique : Amnésie documentaire et décalage temporel (15 ans) : Le principal biais réside dans le délai de 15 ans entre l'événement supposé (1958) et sa retranscription écrite (1973). La mémoire humaine réorganise profondément les souvenirs sur une telle durée, intégrant des éléments vus ou lus ultérieurement dans la culture populaire.

 

Localisation fantôme : « Les hauts plateaux éthiopiens » couvrent une zone géographique immense (plusieurs centaines de milliers de kilomètres carrés). Sans lieu précis, aucune vérification météorologique, astronomique ou militaire n'est réalisable.

 

L'absence de confirmation radar ou aérienne : Un objet de 300 mètres restant en stationnaire pendant près d'une heure aurait dû être visible à des dizaines de kilomètres à la ronde et perturber le trafic aérien ou les communications radio de la région. Aucun rapport militaire éthiopien, britannique ou américain (présents à Kagnew) ne vient appuyer cette observation.

 

Témoin unique et anonymat : L'identité du soldat n'a jamais été révélée ou vérifiée par des enquêteurs indépendants sur le terrain. L'absence de témoins secondaires pour un événement de cette ampleur spatiale et temporelle (40 à 50 minutes) est scientifiquement invraisemblable.

 

3. Hypothèses explicatives

Amplification/Contamination culturelle : Dans les années 1960 et début 1970, la presse internationale et les revues grand public ont largement diffusé le thème des « soucoupes volantes ». Il est très fréquent que des souvenirs anciens de phénomènes météorologiques ou d'essais d'aéronefs soient réinterprétés des années plus tard à travers le filtre des récits ufologiques modernes.

 

Phénomène astronomique ou atmosphérique mal interprété : Une observation initiale d'un bolide, d'une lumière zodiacale ou d'une lueur atmosphérique particulière combinée à la fatigue lors d'une garde nocturne, puis exagérée au fil des narrations successives.

 

Récit fabulé ou canular d'auteur : La Flying Saucer Review publiait régulièrement des récits envoyés par des correspondants locaux sans toujours pouvoir dépêcher d'enquêteur sur place pour mener un contre-interrogatoire rigoriste.

 

Bilan

Ce cas est un classique du « folklore ufologique » de la guerre froide : fascinant par son imagerie spectaculaire, mais dépourvu de la moindre valeur testimoniale ou matérielle solide.

 

1998 - ADDIS ABEBA – ETHIOPIE

La description rédigée dans la fiche NUFORC (National UFO Reporting Center) est un décalque parfait du modèle d'OVNI le plus populaire des années 1990 :

 

Format géométrique et feux de position : Trois lumières fixes disposées en triangle avec un feu clignotant rouge ou blanc au centre. Ce profil s'inscrit directement dans la lignée de la célèbre Vague belge d'OVNI (1989-1991) et de l'incident des Lumières de Phoenix (1997).

 

Comportement cinématique : Déplacement lent, à très basse altitude, en silence absolu, suivi d'une accélération progressive vers une direction donnée (ici le nord-est).

 

Le biais culturel de la fin des années 90 : En 1998, le motif du triangle volant est extrêmement médiatisé dans la presse, la télévision (séries comme X-Files) et les premières communautés ufologiques du Web. Les signalements civils transmis spontanément aux bases de données comme le NUFORC à cette période souffrent très souvent d'une contamination culturelle où des lumières mal identifiées sont immédiatement perçues comme formant une « structure triangulaire sombre ».

 

Le contexte géopolitique et militaire local (Novembre 1998) Le cadre temporel et géographique apporte des pistes d'explications très terrestres : La guerre érythréo-éthiopienne (1998-2000) : En novembre 1998, l'Éthiopie et l'Érythrée sont en pleine escalade militaire après le déclenchement du conflit frontalier en mai. Le ciel du nord de l'Éthiopie et de la région de la capitale est sous surveillance renforcée.

 

Vecteurs aériens et reconnaissance : L'armée éthiopienne et ses alliés/fournisseurs étrangers utilisaient durant cette période des vols de transport logistique nocturnes, des vols de convoyage d'aéronefs, ainsi que des premiers drones de reconnaissance (UAV).

 

Alignement d'aéronefs en formation : Un vol en formation serrée de trois avions légers ou de chasseurs (comme des MiG-23 ou Su-27 acquis par l'Éthiopie à cette époque) effectuant une approche vers l'aéroport international de Bole (situé directement dans la zone sud-est d'Addis-Abeba) peut créer pour un observateur au sol l'illusion optique d'un unique engin triangulaire massif, le silence apparent étant dû à la distance ou aux conditions d'inversion thermique nocturne.

 

3. Évaluation critique de la source (NUFORC)

Transmission tardive : Le NUFORC est un organisme civil privé américain qui collecte des témoignages via des formulaires Web ou des lignes téléphoniques, sans mener d'enquêtes de terrain sur le continent africain. Les rapports enregistrés pour l'Afrique sont très majoritairement soumis par des ressortissants expatriés (diplomates, militaires, travailleurs d'ONG) des mois, voire des années après les faits.

 

Anonymat des témoins : La mention de « diplomates en poste » apporte une touche de crédibilité théorique, mais en l'absence de noms, de déclarations officielles transmises par une ambassade ou de comptes rendus d'incidents diplomatiques, cette information reste non vérifiable.

Absence de trace radar / aviation civile : L'Autorité de l'aviation civile éthiopienne (ECAA) et la tour de contrôle de l'aéroport de Bole n'ont émis aucun rapport d'intrusion aérienne (Air Traffic Incident Report). Dans un pays en état de pré-mobilisation militaire globale, une intrusion non identifiée au-dessus de la capitale aurait déclenché une alerte de la défense aérienne.

 

Bilan d'analyse

Cet incident se classe dans la catégorie des observations non confirmées à faible valeur de preuve. Il s'agit très probablement :

 

1      Soit d'une erreur de perception (formation d'aéronefs militaires conventionnels ou vols d'essai liés au conflit frontalier mal interprétés depuis le sol).

2      Soit d'un récit stéréotypé influencé par la mode ufologique des « triangles noirs » de la fin des années 1990, relayé de manière anecdotique sur Internet sans prise de données matérielles.

 

 29 MAI 2002 – ADDOS ABABA - ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 23152

Date : 29 mai 2002, 18h50 heure locale (date approximative)
Signalé le : 5 juin 2002, 7h33 heure du Pacifique
Durée : 45 secondes
Nombre d'observateurs : 0
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie)
Forme : Éclair
Caractéristiques : Faisceaux lumineux émis.
Observation d'un éclair lumineux à haute altitude


Juste après le coucher du soleil, alors que je regardais distraitement le ciel qui s'assombrissait mais restait dégagé (légèrement nuageux, moins de 10 %), j'ai aperçu un éclair blanc provenant apparemment d'une source située à très haute altitude. Sa luminosité était comparable à celle d'une étoile ou d'une planète en soirée et l'éclair a duré une seconde.


J'ai continué à observer et le phénomène s'est reproduit environ trois secondes plus tard, la source semblant s'être déplacée. Il s'est reproduit une troisième fois, quelques secondes plus tard également. Je me suis alors déplacé sur la véranda et j'ai observé attentivement les environs pendant une dizaine de minutes, sans rien apercevoir d'autre.


J'avais l'impression d'assister à l'émission d'un puissant éclair depuis une très haute altitude.
Note de NUFORC

 :
Le rapport n’est pas incompatible avec l’éclair provenant d’un propulseur de fusée en rotation sur son orbite. Il ne s’agit toutefois que d’une hypothèse. PD

Publié le 12/06/2002 - https://nuforc.org/sighting/?id=23152

 

2010 –DATE PRECISE NON CONNUE – LALIBELA – ETHIOPIE

Éthiopie, Lalibela. Vidéo exclusive montrant trois ovnis dans le ciel d'Éthiopie dans la région de Lalibela.

Par

Administrateur

08/02/2016

 

EXTRAIT DE : https://somalilandsun.com/ethiopia-lalibela-exclusive-video-showing-three-ufos-in-the-sky-of-ethiopia-in-the-area-of-lalibela/

 

-Suite à de prétendus affrontements dans la ville d'Awadheye entre les troupes éthiopiennes et les combattants de l'OLF, le khat, très populaire, a eu des difficultés à atteindre le Somaliland où il est largement consommé.

Ainsi, le lundi 1er août 2016, les hôteliers de la capitale Hargeisa ont réalisé d'énormes bénéfices après avoir terminé leurs repas avant 18 heures, car la plupart des personnes qui mâchent cette herbe stimulante d'Éthiopie se sont tournées vers la nourriture, la petite quantité de khat distribuée ayant triplé de prix.

 

Alors que les hôtels profitaient d'une activité florissante, d'autres, comme Somaliland Sun, se sont tournés vers Internet pour consulter les actualités éthiopiennes et tenter de comprendre l'anomalie qui avait si durement affecté la vie quotidienne au Somaliland. Bien que l'on ait retrouvé des traces d'escarmouches ici et là, la découverte stupéfiante de trois objets volants non identifiés survolant la ville historique de Lalibela était tout simplement incroyable.

 

Bien que nous ne puissions pas vérifier l'authenticité de manière indépendante, lisez et regardez ci-dessous à propos des trois étranges OVNI observés dans le ciel éthiopien, volant selon un schéma militaire au-dessus de Lalibela, une ville vieille de plusieurs siècles. 

 

Éthiopie, Lalibela. Vidéo exclusive Le lien n’est plus actif

Au cœur de l'Éthiopie se trouve l'une de ses villes les plus sacrées, Lalibela, où se dressent onze églises monolithiques creusées dans la roche. Ces temples monolithiques, les plus grands du monde, sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, et leur construction reste encore entourée de mystère.

 

L'âge de ces édifices demeure inconnu, mais la légende raconte qu'ils furent creusés sous le règne de Gebre Mesqel Lalibela, qui gouverna l'Éthiopie au début du XIIIe siècle. Son nom signifie « les abeilles le reconnaissent comme roi ». Cependant, David Phillipson, professeur d'archéologie africaine à l'université de Cambridge, a émis l'hypothèse que les églises de Merkorios, Gabriel-Rufael et Danagel avaient été initialement creusées dans la roche un demi-millénaire plus tôt, sous forme de fortifications ou d'autres structures palatiales, à la fin du royaume d'Aksoum, et que le nom de Lalibela lui fut simplement associé après sa mort.

 

Les onze églises sont réparties en deux groupes et reliées par des passages de 11 mètres de profondeur. La plus grande, la maison de Medhane, s'élève à 10 mètres de hauteur et mesure 33 mètres de long sur 22 mètres de large.

 

Selon la légende, un ange serait venu demander à Lalibela de construire les églises. Hommes et anges travaillèrent ensemble à leur édification, les hommes le jour et les anges la nuit. Les églises furent taillées dans la roche de haut en bas, creusées à l'extérieur comme à l'intérieur, et sculptées dans différents styles.

 

La légende prétend que ces églises furent construites en 24 ans, mais les archéologues jugent cela impossible. Même aujourd'hui, accomplir un tel travail avec des ciseaux à pointe d'acier au carbone et des lames diamantées serait remarquable. Leur construction présente également de nombreuses autres particularités, comme l'absence de traces des énormes quantités de pierres et de terre qui auraient dû être extraites des alentours des églises et de leurs intérieurs creusés.

 

La mise au jour de ces édifices merveilleux soulève de nombreuses questions importantes : comment ces bâtiments ont-ils été sculptés à l’aide d’outils rudimentaires ? Où ont été transportés les pierres et la terre extraites ? Comment les pierres ont-elles été évacuées ? D’où viennent les récits concernant les « anges » ? Et, pourquoi ces bâtiments remarquables ont-ils été construits ?

 

Certains érudits estiment qu'il aurait fallu une main-d'œuvre de 40 000 hommes pour construire les églises ; les légendes locales affirment que les ouvriers humains travaillaient pendant la journée, tandis que des êtres célestes prenaient le relais la nuit, effectuant le double du travail de leurs homologues humains, ce qui a permis de construire les églises à une vitesse incroyable.

 

Le style de ces onze églises « médiévales » est tout à fait unique. Chacune d'elles, creusée dans la roche, conserve son tabot d'origine datant de l'époque de Lalibela. Le tabot est un élément important du culte de l'Église orthodoxe éthiopienne : il s'agit d'une réplique de l'Arche d'Alliance décrite dans la Bible.

 

La vidéo citée dans l’article n’est plus disponible sur Internet.

 

 

REMARQUES :

Il s’agit d’un article et d’une vidéo intitulée « 3 OVNI en formation militaire » - 2016 - "Traversing over historic LALIBELA was amazing"

 

Source : Somaliland Sun, 1er août 2016

Titre : "Ethiopia, Lalibela. Exclusive video showing three UFOs in the sky of Ethiopia in the area of Lalibela."

 

Contexte : Le journal cherchait des news sur le khat éthiopien et tombe par hasard sur cette vidéo

Ce qu'ils disent eux-mêmes - Bien que nous ne puissions pas en vérifier l'authenticité de manière indépendante, découvrez ci-dessous des informations et des images concernant les trois étranges ovnis aperçus dans le ciel d'Éthiopie, volant en formation militaire au-dessus du site séculaire de Lalibela.

C'est donc non authentifié par le média lui-même. La vidéo montre 3 points lumineux blancs en triangle qui traversent le ciel au-dessus des 11 églises monolithes. Pas de date précise, pas de nom d'auteur.

C'est typique des vidéos 2014-2016 où beaucoup de points blancs = Starlink, drones ou oiseaux en contre-jour.

 

Le lien donné pour voir cette vidéo sur TOUTUBES par le site ne fonctionne plus. Malgré nos recherches nous n’avons pas retrouvé cette vidéo.

 

29 MAI 2010 – ADDIS ABEBA - ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 75790

Date : 29 mai 2010 à 21h50 heure locale
Signalé le : 14 juin 2010 à 11 h 29 heure du Pacifique
Durée : 20 minutes
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie)
Forme : Autre
Caractéristiques : Lumières sur un objet


Un OVNI clignotant en rouge, apparu dans la ceinture d'Orion et se déplaçant vers l'est.

Messieurs, Ceci est un signalement qui a eu lieu le 10 mai 2010 à 21h30 à Addis-Abeba, en Éthiopie. L'observation s'est déroulée comme suit.


Un minuscule point blanc clignotant est apparu alors que mon ami et moi observions le ciel en discutant. Cette nuit-là, il n'y avait pas d'électricité dans la région et nous attendions dehors. La lumière clignotante était très petite au début et semblait provenir du milieu de la ceinture d'Orion. En la suivant du regard, elle a continué à grandir. Le clignotement se répétait toutes les 5 secondes. Puis le clignotement s'est intensifié et a commencé à se déplacer vers l'est, grossissant encore légèrement. En le suivant, nous avons constaté qu'il continuait à se déplacer, devenant toujours plus grand, jusqu'à atteindre une forme légèrement plus grande que Mars. Le clignotement est devenu rouge. Cet objet clignotait en rouge et se déplaçait vers l'est.


Nous avons continué à le suivre et il s'est déplacé très loin, clignotant toutes les 5 secondes, jusqu'à disparaître. Il se déplaçait à une vitesse lente et constante. Trop loin, nous ne pouvions pas distinguer sa forme. Mais à ses clignotements, nous avons pu constater qu'il était plat et rond. Il a accéléré vers l'est, continuant à clignoter toutes les 5 secondes.


Finalement, il s'est déplacé très loin vers l'est et nous l'avons suivi jusqu'à ce qu'il disparaisse de notre vue. Nous étions stupéfaits : qu'était-ce que cela pouvait bien être ? Apparu initialement parmi les trois étoiles de la ceinture d'Orion, il n'a cessé de grossir, de devenir plus rouge et de se déplacer.

Publié le 23 juin 2010 - https://nuforc.org/sighting/?id=75790

 

17 AVRIL 2012 – ADDIS ABEBA

Observation d'OVNI NUFORC 89024

Date : 17 avril 2012 à 21h52 (heure locale)
Signalé le : 18 mai 2012 à 7h08 (heure du Pacifique)
Durée : 21h52-21h57
Nombre d'observateurs : 3
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie)
Forme : Cercle
Caractéristiques : Objet lumineux

J'ai vu ces objets volants en sortant de chez moi. J'ai d'abord vu des objets brillants se déplacer dans l'espace, il y en avait plusieurs. Ils sont passés au nord.
Publié le 29 mai 2012 -
https://nuforc.org/sighting/?id=89024   IDEM CHEZ UFO HUNTER

 

30 03 2013 DIRE DAWA – ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 97124

Date : 30/03/2013 à 09h58 heure locale.
Signalé le : 12/04/2013 à 12h17 heure du Pacifique.
Durée : inconnue.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Dire Dawa (Éthiopie).
Forme : Cercle.

 

Caractéristiques : Émission d'autres objets, émission de faisceaux. Nous avons observé un OVNI, avons tenté de réfuter la photo et avons pris deux photos simultanément, l'une montrant l’OVNI, l'autre non. Ce jour-là, nous attendions devant une banque. Un ami m'a montré des maisons construites au sommet d'une montagne et je lui ai proposé de prendre des photos. J'ai donc commencé à photographier, puis plus tard dans la journée, j'ai visionné les photos avec mes amis. À notre grande surprise, nous avons aperçu sur l'une d'elles un OVNI volant au-dessus de la montagne.

Publié le 15/05/2013.- https://nuforc.org/sighting/?id=97124

03 FEVRIER 2019 – ADDIS ABEBA – DATE APPROXIMATIVE - ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 145287

Date et heure approximatives : 03/02/2019 à 11h00 heure locale -
Signalé le 21/03/2019 à 03h01 heure du Pacifique -
Durée : 1 seconde -
Nombre d'observateurs : 2 -
Lieu : Addis-Abeba (Éthiopie) -
Forme : Éclair –

 

Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet. Je suis un étudiant de 21 ans. Je rentrais chez moi sur l'autoroute Adama-Addis-Abeba. Je n'étais sous l'influence d'aucune substance, ni alcool ni drogue. Je regardais les avions défiler par la fenêtre quand j'ai aperçu une sorte de boule de lumière vert clair apparaître soudainement dans le ciel et filer vers le sol. Je ne l'ai cependant pas vue toucher le sol.


Mon voisin assis derrière moi l'a également vue. Cela a duré moins d'une seconde. Je n'en croyais pas mes yeux. Je n'avais jamais cru aux extraterrestres jusqu'à présent.


J'ai fait des recherches, puis j'ai décidé de signaler cette observation et j'ai trouvé ce site sur Internet. Bien qu'il ne semble pas très fiable, j'espère que cela vous sera utile.


Note du NUFORC :

Nous espérons que le Centre national de signalement des OVNI est considéré comme crédible par la plupart des personnes qui utilisent ou visitent notre site web. Nous nous efforçons d'être aussi crédibles et fiables que possible !

Publié le 21 mars 2019. https://nuforc.org/sighting/?id=145287

 

10 MARS 2021 – ADDIS ABEBA – ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 200733

Date et heure approximatives : 10/03/2021 à 20h11 heure locale.
Signalé le 07/09/2026 à 02h39 heure du Pacifique.
Durée : 30 secondes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Addis-Abeba, Éthiopie.
Détails du lieu : Observation à l'extérieur d'une église
 Forme : Cercle.

Taille estimée : Comparable à celle d'un téléviseur de 46 pouces. Point d'observation : Terre. Direction : Ouest.
Angle d’élévation : 90°.

Cap : Venait de l'ouest et se dirigeait vers l'ouest.

Distance minimale : Indéterminée.

Vitesse estimée : 900 km/h.

 

Caractéristiques : Lumières sur l'objet, émission de faisceaux lumineux, possible enlèvement. Il s'agissait d'un petit cercle avec des lumières vertes et rouges. Lors de l'observation, j'étais le seul à l'avoir remarqué. Il émettait une lumière. C'était au-dessus d'une église, un OVNI est passé, c'était un vaisseau métallique circulaire, un extraterrestre était à l'intérieur. Il a émis une lumière blanche puis est parti très rapidement. Je ne sais pas si c'est parce que je l'avais vu et que je l'avais montré à mon ami, qui ne l'avait pas vu comme moi. Il correspond exactement à ce qui est décrit dans les théories, les films ou les animations sur les OVNI, mais en plus petit. Il avait des lumières vertes et rouges, une à gauche et une à droite. Presque comme un avion. La lumière émise a atterri sur l'herbe sans rien causer.

Publié le 09/09/2026   https://nuforc.org/sighting/?id=200733

 

19 DECEMBRE 2021 - AMHARA - ETHIOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 190981

Date de l'événement : 19/12/2021 à 06h27 heure locale (date approximative)
Signalé le : 15/07/2025 à 00h04 heure du Pacifique
Durée : 2-3 minutes
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Amhara, Éthiopie
Forme : Disque
Couleur : Blanc
Point d'observation : Terre
Direction depuis l'observateur : J'étais à l'ouest et l'engin se trouvait à l'est
Angle d'élévation : 90
° Cap : Il se déplaçait puis s'est dirigé vers les nuages
​​Caractéristiques : A laissé une traînée. Il y avait d'abord de petits engins, puis de grands ; le plus petit est entré dans le plus grand.
Date de l'observation : décembre 2021
Heure : Tôt le matin (heure exacte inconnue)
Lieu : Campagne, Éthiopie
Nombre de témoins : 2
Profession : Étudiant
Durée : 2 à 3 minutes


Tôt le matin de décembre 2021, alors que je me trouvais dans la campagne éthiopienne, j'ai observé un phénomène aérien inhabituel avec mon jeune cousin (qui était enfant à l'époque). L'observation a commencé par l'apparition dans le ciel d'un petit objet blanc en forme de disque. Il se déplaçait silencieusement de droite à gauche, sans lumière, sans son et sans signe visible de propulsion. Son mouvement était parfaitement régulier et stable.

 
Peu après, un engin beaucoup plus grand, également en forme de disque, est soudainement apparu au-dessus du plus petit. Il n'était pas présent au début et semblait surgir de nulle part ou se révéler soudainement.

Le plus petit objet s'est glissé sous le plus grand, puis s'y est arrimé. Ensuite, le plus grand a commencé à se déplacer lentement vers un nuage avant de disparaître à l'intérieur. Aucun son ni lumière n'a été observé, et l'événement s'est déroulé dans un silence absolu. L'observation a duré environ deux à trois minutes. Le ciel était généralement dégagé, à l'exception du nuage dans lequel le plus grand engin a fini par pénétrer. Mon cousin était présent et a observé l'événement, mais, étant jeune, il ne peut pas le décrire en détail. Je n'ai aucune explication à ce que j'ai vu et je n'ai jamais rien vu de semblable depuis.
Publié le 16 juillet 2025  https://nuforc.org/sighting/?id=190981

 

10- AVRIL 2022 – HOTEL DE LALIBELA – ETHIOPIE - VIDEO SUR YOUTUBES

Le texte du témoin :

Cette vidéo a été enregistrée le 10 avril 2022 depuis le balcon de ma chambre au Panoramic Hôtel de Lalibela, en Éthiopie, lors de la deuxième nuit de mon séjour. J'ai observé la lumière clignoter dans le ciel pendant quelques minutes avant de me dire que je devrais commencer à filmer. La lumière a ensuite commencé à changer de forme et de couleur tout en traversant le ciel à une vitesse telle que je ne pouvais pas la suivre du regard. Plus surprenant encore, elle semblait capable de m'entendre et a réagi à ma demande de clignoter selon certaines couleurs. Je dispose d'autres séquences que je mettrai en ligne prochainement.

https://www.youtube.com/watch?v=vH9-WAv9o9Y

 

ANALYSE DE L’INFORMATION

La vidéo "Lumière qui répond" - 10 avril 2022 -

Lieu : Balcon du Panoramic Hôtel à Lalibela

Date : 10 avril 2022, 2 ème nuit de séjour

Témoin : Touriste (anglophone)

 

Description exacte : J'ai observé la lumière clignoter dans le ciel pendant quelques minutes avant de me dire que je devrais commencer à l'enregistrer. Elle a alors commencé à changer de forme et de couleur tout en traversant le ciel à une vitesse telle que je ne parvenais pas à la suivre du regard. Plus surprenant encore, elle semblait capable de m'entendre et a réagi à ma demande de clignoter selon certaines couleurs. »

 

Là on est sur un cas d'interaction - le témoin demande à la lumière de flasher en couleur et elle le ferait.   

https://www.youtube.com/watch?v=vH9-WAv9o9Y

 

01 DECEMBRE 2022 – ADDIS ABEBA – ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 173288

Date : 04/12/2022 à 19h22 heure locale
Signalé le : 04/12/2022 à 08h47 heure du Pacifique
Durée : inconnue
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Addis-Abeba, Éthiopie
Détails du lieu : J'étais sur le toit d'un immeuble avec un ami, en train de réparer des antennes paraboliques.
Forme : Cylindre
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet.

 

Mon ami m'a dit de regarder une belle étoile. J'ai alors levé les yeux et aperçu un objet cylindrique. Une ou deux minutes plus tard, l'objet s'est rapproché, révélant une forme cylindrique. Deux minutes plus tard, nous avons vu plusieurs lumières attachées à l'objet. Nous n'étions pas sûrs qu'il s'agisse d'une étoile, alors nous avons sorti nos téléphones, zoomé, et avons vu une image floue, mais clairement celle d'un OVNI. J'avais déjà entendu parler d'OVNIs et vu des photos, mais je suis absolument certain que celui-ci en était un. C'était bien réel. Malheureusement, nous n'avons pas pu prendre de photos ni de vidéos car le vaisseau spatial se déplaçait assez vite et a survolé un bâtiment avant de disparaître de notre vue lorsque nous avons sorti nos téléphones pour zoomer. Publié le 22/12/2022

https://nuforc.org/sighting/?id=173288

 

17 DECEMBRE 2024 – HOLETA OROMIA - ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 185474

Date : 17/12/2024 à 19h31 heure locale.
Signalement : 17/12/2024 à 11h05 heure du Pacifique.
Durée : Entre 3 et 5 secondes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Holeta, Oromia, Éthiopie.
Détails du lieu : Je ne connais pas les coordonnées exactes, mais l'objet se trouvait au nord de chez moi.
Forme : Sphère .
Couleur : Diamant bleu brillant.
Taille estimée : Probablement de la taille d'une voiture.
Point d'observation : Terre .
Angle d'élévation : 70°.
Direction : Nord, vers mon domicile.
Distance minimale : Probablement moins de 100 mètres.
Vitesse estimée : Cet objet se déplaçait à la vitesse de la lumière.


Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet, effets électriques ou magnétiques, possibilité d'enlèvement.


C'était magnifique, et sa vitesse était effrayante. Je n'avais jamais rien vu de pareil.


Tout était sombre et les lumières de la ville étaient éteintes avant l'incident. Dans l'obscurité, j'apercevais des lumières, puis une vive lumière bleue. J'ai d'abord cru à un crash d'avion, mais en sortant, j'ai aperçu un magnifique diamant bleu scintillant dans le ciel. Il y en avait deux : l'un s'approchait de moi tandis que l'autre restait immobile. Ils avaient la forme d'une sphère. Puis, il a disparu à la vitesse de la lumière, ce qui était terrifiant.

Publié le 17 décembre 2024.  https://nuforc.org/sighting/?id=185474

 

10 NOVEMBRE 2025 - NEKEMTE- ORAMIA- ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 193998

Date et heure d'apparition : 10/11/2025 à 22h40 heure locale. Signalement
: 10/11/2025 à 12h40 heure du Pacifique.
Durée : 1 minute.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Nekemte, Oromia, Éthiopie.
Détails du lieu : C'était un objet imposant, en forme de V, noir avec des taches blanches ressemblant à des étoiles.

Forme : Autre.
Couleur : Sombre avec des taches blanches.
Taille estimée : 10-15 m.
Point d'observation : Terre.
Angle d'élévation : 90°

Direction : Inconnue.
Distance minimale : < 200 m.
Vitesse estimée : 10 m/s.
Caractéristiques : Possible enlèvement

C'était un objet imposant, en forme de V, noir avec des taches blanches ressemblant à des étoiles. Aucun bruit n'a été émis. Je l'ai juste vu passer.

 

C'était un objet imposant, en forme de V, noir avec des taches blanches ressemblant à des étoiles. Aucun bruit n'a été émis. Je l'ai juste vu passer. C'était silencieux, mais ça bougeait. Ni vraiment vite, ni vraiment lentement. Je l'ai vu pendant environ une minute. J'étais incapable de bouger. Je le fixais du regard. C'est comme un V, mais pas un V parfait. C'est plus large au milieu. À moins d'observer attentivement le ciel, on ne pouvait pas le voir, car je regardais les étoiles. C'était mon habitude, mais ce que j'ai vu aujourd'hui, cette chose, avait des contours nets, et je les ai vus. C'est en forme de V. C'est une sorte de V. C'est massif. D'une certaine manière, je dirais plutôt que c'est triangulaire. Ce n'est pas un mensonge. Je sais ce que j'ai vu, et je dis la vérité.

Publié le 13/11/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=193998

 

04 FEVRIER 2026 - ADDIS ABEBA

Observation d'OVNI NUFORC 195945

Date et heure approximatives : 04/02/2026 à 22h21 heure locale -
Signalé le : 04/02/2026 à 11h44 heure du Pacifique -
Durée : 1 minute

 Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Addis-Abeba, Éthiopie -
Détails de la localisation : Je l'ai vu dans les airs, flottant en formation fixe.
Forme : Triangle -
Couleur : Rouge -
Taille estimée : Inconnue (il faisait nuit)
.Point d'observation : Terre -
Direction depuis l'observateur : Ouest -
Angle d'élévation : 40°
-Cap : Nord -
Distance minimale : Environ 300 mètres au-dessus de moi -
Vitesse estimée : 70 mètres par seconde -
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet.

 

J'étais dehors quand j'ai vu trois ovnis en formation triangulaire se déplacer. J'ai alors crié à mon frère de sortir, et il est venu. Il était tard dans la nuit. Je suis sorti prendre l'air, et en regardant le ciel, j'ai vu un ovni triangulaire se déplacer vers le nord en émettant une lumière rouge. J'ai alors appelé mon frère pour qu'il sorte, et il… Je l'ai vu aussi, donc ce n'est pas mon imagination.

Publié le 06/02/2026 - https://nuforc.org/sighting/?id=195945

 

05 JUIN 2025 – ASELA – OROMIA - ETHYOPIE

Observation d'OVNI NUFORC 198305

Date et heure approximatives : 05/06/2026 à 21h00 heure locale.
Signalé le 05/06/2026 à 11h54 heure du Pacifique.
Durée : Indéterminée.
Nombre d'observateurs : 4.
Lieu : Asela, Oromia, Éthiopie.
Forme : Lumière.
Couleur : Lumière.

Taille estimée : Taille d'une étoile (la lumière apparaît et disparaît pour l'observateur) .

Point d’observation : Terre.

Direction : Ouest de la ville d'Asela, au-delà du lac Zuway.

Angle d'élévation : 45° .

Orientation : Mouvement dynamique (montée et descente).

Distance minimale : Au-dessus du lac Zuway, au nord.

Vitesse estimée : Apparence orbitale.

 

Caractéristiques : Lumières sur l'objet, possibilité d'enlèvement. Nous observons 5 objets en mouvement ressemblant à des étoiles. Leur mouvement est dynamique et vertical, comme s'ils orbitaient les uns autour des autres. Ce sont 5 étoiles se déplaçant dynamiquement au-dessus du lac Zuway, au nord. Leur lumière apparaît et disparaît continuellement, comme s'ils orbitaient les uns autour des autres. D'autres ont vu 5 étoiles, alors s'il vous plaît, vous devez faire quelque chose. On dirait une vision extraterrestre, ils bougent encore. Publié le 07/06/2026.  -  https://nuforc.org/sighting/?id=198305

 

 

Chapitre XII – 18

16 – GHANA

 

LES OVNIS AU GHANA

Le Ghana n'est pas considéré comme un point névralgique de l'ufologie mondiale. Contrairement à certaines idées reçues, il n'existe pas de dossiers massifs ou de vagues historiques spécifiquement ghanéennes comparables à d'autres régions du globe.

 

Le contexte ghanéen vis-à-vis des OVNIs est très différent de celui des pays occidentaux : Absence d'instances officielles : Le gouvernement et l'armée du Ghana ne disposent d'aucun bureau public dédié à l'étude de ces phénomènes (contrairement au GEIPAN en France ou à l'AARO aux États-Unis). Les objets non identifiés sont exclusivement traités sous le prisme de la sécurité aérienne standard.

 

Filtre culturel : En Afrique de l'Ouest, les phénomènes lumineux inexpliqués dans le ciel sont souvent interprétés par la population locale à travers les croyances traditionnelles ou la spiritualité (manifestations d'esprits, folklore), plutôt que par l'hypothèse de l'ingénierie extraterrestre.

 

Une "vague" ufologique désigne une recrudescence massive et concentrée de témoignages sur une courte période. Aucune vague documentée : L'histoire ufologique du Ghana ne fait état d'aucune vague nationale. Si le continent africain a connu des cas célèbres (comme l'incident de l'école d'Ariel au Zimbabwe en 1994, ou des observations radar en Afrique du Sud), le Ghana n'a jamais été le théâtre de tels rassemblements de témoignages.

 

Des cas isolés : Les signalements ghanéens sont extrêmement rares. Il s'agit généralement d'observations nocturnes individuelles (lumières étranges, déplacements erratiques) qui finissent par être rapportées par des expatriés ou des passionnés sur des bases de données internationales comme le MUFON.

 

Le phénomène OVNI au Ghana reste anecdotique. Le pays n'étudie pas le sujet à l'échelle gouvernementale et les rapports se limitent à de rares observations isolées noyées dans les bases mondiales.

 

CATALOGUE

 

UN CAS DE 1952 SOUVENT ATTRIBUE PAR ERREUR A LA GUINEE

Il y a un piège documentaire particulièrement intéressant. Certaines compilations Internet font apparaître Conakry / Guinée française dans des références relatives à une vague de juillet 1952.

 

Mais lorsque l'on examine la source, il s'agit en réalité d'un article de France-Afrique Dakar concernant une observation de Dakar, Sénégal, le 3 juillet 1952. La mention : « Conakry, La Guinée Française, 12 Jul 52 » correspond à la dateline/publication de la source, et non au lieu de l'observation.

 

Je ne retiendrais donc pas cette affaire comme une observation guinéenne. C'est exactement le genre de confusion qu'il faut éliminer.

 

09 AVRIL 1958 — KETA, CÔTE DU GHANA (08 au 09 avril 1958)

Un des plus anciens cas ghanéens retrouvés

-       Date : nuit du 8 au 9 avril 1958
Heure : environ 03 h 30
Lieu : Keta, région côtière, à l'est d'Accra
Source principale : Flying Saucer Review / enquête de J. O. S. Wilde - Flying Saucer Review Vol. 4 No. 5 Sep-Oct 1958.

 

1.1 Circonstances

D'après le compte-rendu publié dans Flying Saucer Review Vol. 4 No. 5, la scène se situe à Keta, petite ville côtière à environ 140 miles d'Accra, alors que le Ghana est indépendant depuis à peine un an (6 mars 1957) 

 

Le témoin principal est M. J. H. Neal, du Public Works Department. Arrivé le 8 avril après un long voyage, il loge dans une Government Rest House à 200 yards de la mer, avec des bosquets de jeunes cocotiers entre la maison et le rivage 

 

"Between the house and the seashore were clumps of young coconut palms, with the nearest about 50 yards away rather larger than the rest almost facing his bedroom window."

 

1.2 Déroulement

Nuit du 8 au 9 avril : Neal se couche vers 20 h 00. Il se réveille à 3h30 le 9 avril, alerté par une agitation inhabituelle : aboiements de chiens, caquètement de canards, cris d'oiseaux et d'animaux. Il observe alors une lumière très brillante, basse dans le ciel, au-dessus de la mer, en direction d'un cocotier isolé, qui monte lentement.

 

La lumière semble se balancer comme un bateau à l'ancre, avec une variation d'intensité d'un bord à l'autre, alternativement plus brillante à gauche puis à droite. Observation continue pendant environ une heure, jusqu'à 4h30.

 

L'objet monte alors lentement, passe presque à la verticale de la Rest House, et reste quasi-stationnaire jusqu'à 05h00. Neal se rendort de 05h00 à 5 h 30 ; à son réveil, l'objet a disparu.

 

Validation diurne : Dans la journée, Neal apprend que deux hauts fonctionnaires européens l'ont également observé la veille entre 22h00 et 23h00, notant son excessive brillance.

 

Nuit du 9 au 10 avril : Répétition du phénomène, mais à plus haute altitude, venant de la mer et se déplaçant vers l'est. Nouveau hovering d'une heure, même comportement animal. Disparition vers 4h30 

 

1.3 Enquête et hypothèses écartées

L'enquêteur est le Commander J. O. S. Wilde, Area Investigator pour le Ghana pour le Flying Saucer Review. Trois hypothèses sont examinées :

 

Foudre en boule (ball lightning) : proposée par Wilde, elle est écartée par Neal : ciel assez clair, pas d'orage en mer les deux nuits 

 

Ballon météo d'Accra Airport : Accra lance un ballon vers 22h00. Le vent n'était pas orienté vers Keta, et surtout pas deux nuits consécutives. De plus, le Chief Meteorological Officer informe Wilde que les lumières sur le ballon météo ne durent qu'une demi-heure, incompatible avec une observation de près de deux heures.

 

Phénomène astronomique : Vénus ou étoile brillante est implicitement écartée par la basse altitude initiale, le mouvement ascendant et le stationnement vertical.

 

Le cas reste classé inexpliqué dans la littérature de 1958, au cours d'une période d'intense activité mondiale (avril 1958 recense des observations en Ohio, Californie, Brésil, Nouvelle-Zélande) 

Source : PDF du Nr  vol 4 Nr 5 de la Flying Saucer Review :  https://iapsop.com/archive/materials/flying_saucer_review/flying_saucer_review_v4_n5_sep-oct_1958.pdf

 

29 OCTOBRE 1983 — DABALA, - GHANA

Le cas apparaît dans le bulletin de l'APRO (Aerial Phenomena Research Organization), volume 31, n° 12, février 1984, dans un article intitulé : « Frightening Object in Ghana »

 

Le bulletin rapporte que, le 29 octobre 1983, des habitants de Dabala, dans le district de Tongu, au Ghana, observèrent un objet qui se dirigeait vers la mer. L'information avait été transmise à l'APRO par Lawrence Asare-Owusu.

APRO Bulletin, février 1984 — « Frightening Object in Ghana »

 

L'observation associée d'Avenui-Awudome- Les caractéristiques son identiques à Avenui-Awudome ; Ce sera donc la même conclusion.  Voir le cas ci-dessous

 

29 OCTOBRE 1983 — DABALA — GHANA

Heure : environ 22 h 30
Lieu : Dabala, district de Tongu, Ghana
Phénomène : objet lumineux se déplaçant vers la mer
Témoins : habitants de Dabala
Source : APRO Bulletin, vol. 31, n° 12, février 1984
Informateur : Lawrence Asare-Owusu
Cas associé : Avenui-Awudome, près de Ho

 

Description associée : à Avenui-Awudome, un objet brillant, décrit comme semblable à une étoile, aurait traversé le ciel à très grande vitesse, à faible altitude apparente, avec une traînée ressemblant à une flamme de fusée. Un objet similaire fut signalé à Dabala et observé en direction de la mer.

 

Élément astronomique : une rentrée atmosphérique du corps de fusée soviétique 1983-110B / SL-11 R/B, associé au lancement de Cosmos 1507, est enregistrée le 29 octobre 1983 à 22 h 22 UTC, avec Avenui et Dabala, Ghana comme zone d'observation.

 

Évaluation :

Cas ufologique historique : OUI
Témoignage : OUI
Enquête APRO : OUI, mais limitée
Corrélation avec une rentrée spatiale : TRÈS FORTE
Probabilité d'une origine artificielle spatiale : ÉLEVÉE
Cas PAN inexpliqué après analyse : FAIBLE

 

Le texte du bulletin de l’APRO

 

OBJET EFFRAYANT

AU GHANA

 

Plusieurs habitants d'Avenui-Awudome, un village agricole près de Ho au Ghana, ont rapporté avoir vu un objet lumineux, semblable à une étoile, provenant du nord-ouest (région de Kpeve) à très grande vitesse et disparaissant dans le ciel en direction de Ho. M. B.K. Bigson, qui a également observé l'objet, a déclaré que le phénomène a été vu vers 22h30, dans la nuit du 29 octobre 1983, et qu'il ne ressemblait à aucune étoile qu'ils avaient l'habitude de voir. Il volait très bas et laissait derrière lui une traînée de flamme semblable à celle d'une fusée.

 

Un objet similaire a été signalé par des habitants de Dabala, dans le district de Tongu, à la même date. Il a été observé se dirigeant vers la mer. Nous remercions Lawrence Asare-Owusu pour ces informations.

 

29 OCTOBRE 1983 — AVENUI-AWUDOME / HO - GHANA

 « Objet effrayant » au Ghana

Date : 29 octobre 1983
Heure : environ 22 h 30
Lieu : Avenui-Awudome, près de Ho, région de la Volta

 

Ce cas apparaît dans le bulletin de l'APRO (Aerial Phenomena Research Organization) de février 1984 sous le titre :

 

« FRIGHTENING OBJECT IN GHANA »

Plusieurs habitants du village d'Avenui-Awudome auraient observé un objet lumineux ressemblant à une étoile, venant du nord-ouest, depuis la région de Kpeve, à très grande vitesse.

-       Le phénomène :

-       Semblait voler très bas ;

-       Se déplaçait rapidement ;

-       Produisait une lumière ;

-       Laissait derrière lui ce qui est décrit comme une traînée ressemblant à une flamme de fusée ;

-       Se dirigeait vers Ho.

-       Un témoin, B. K. Bigson, déclara que l'objet était très différent des étoiles habituelles.

-       Observation associée : Dabala

 

Le même soir, des habitants de Dabala, dans le district de Tongu, auraient observé un objet similaire, se dirigeant cette fois vers la mer. L'APRO considère donc les deux observations comme pouvant être liées.

Point particulièrement intéressant

 

Un document consacré aux rentrées atmosphériques répertorie également cet événement comme :

1983-110B — Cosmos 1507 et indique une observation au Ghana, Avenui / Dabala, le 29 octobre 1983.

C'est un élément capital pour notre étude de ce cas.

 

Interprétation probable

Très probablement une rentrée atmosphérique.

 

Le comportement décrit — objet lumineux très rapide, trajectoire, flamme/traînée — correspond beaucoup mieux à un phénomène de rentrée d'objet spatial qu'à un engin effectuant des manœuvres extraordinaires.

 Source : https://www.rhun.co.nz/uap/books/majestic_timeline_1_31_2023.pdf

https://tonylutz.net/images/ebooks/star-children/2/Mysterious-Visitors.pdf

Le bulletin de l’APRO en PDF : https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/A.P.R.O.%20Bulletin/1984_APRO_Bulletin_v31_n12.pdf

 

27 JUILLET 1987 — ACCRA / RÉGION DE LA VOLTA - GHANA

LE DOSSIER OVNI GHANÉEN LE PLUS IMPORTANT

C'est incontestablement le cas numéro 1 du Ghana en matière de documentation disponible.

Date : 27 juillet 1987
Heure : entre 23 h 00 et minuit GMT
Région : Accra - Kpandu - Hohoe - sud-est du Ghana - golfe de Guinée

 

Cas intéressant car il existe un document officiel déclassifié de la DIA américaine.

Le document porte la référence : IIR 6 835 0129 87 et concerne explicitement : GHANA — UNIDENTIFIED FLYING OBJECT - Le document précise qu'il s'agit d'un rapport d'information non définitivement évalué.

 

Témoins multiples

Des personnes situées : autour d'Accra ; à Kpandu ; à Hohoe ; dans la région de la Volta ; auraient observé un grand objet au-dessus du sud-est du Ghana et du golfe de Guinée. Certains témoins le décrivirent comme silencieux tandis que d'autres associèrent au phénomène des bruits ressemblant à des explosions.

 

Le témoignage du pilote de la Ghana Air Force

C'est la partie la plus intéressante du dossier. - Un pilote de l'armée de l'air ghanéenne aurait observé, l'objet depuis le sol, près d'Accra.

 

Selon son témoignage :

 

-       L’objet arrivait du nord ;

-       Il suivait une trajectoire générale nord-sud ;

-       Il semblait initialement tomber comme un météore ;

-       Il interrompit ensuite sa descente ;

-       Il commença à monter ;

-       Il continua vers le golfe de Guinée.

-       Le pilote estime son altitude à environ 15 000 pieds.

-       La forme lui rappelait :

-       Un très grand fuselage d'avion ou un corps de missile.

-       Mais il affirme que l'objet était métallique, couleur aluminium, et qu'il faisait environ deux à trois fois la taille d'un Boeing 747.

 

Surtout :

-       Aucun bruit n'était perçu.

 

Les huit lumières bleues

Le détail le plus célèbre du dossier est celui-ci. Pendant la phase descendante, le pilote aurait vu : une importante lumière jaunâtre ; située à l'arrière ; ressemblant à une lumière de fusée.  Lorsque l'objet cessa de descendre et commença à monter : la lumière jaune disparut. Huit petites lumières bleues apparurent alors en cercle autour de l'arrière de l'objet. Le pilote les interpréta comme une sorte de système de propulsion.

 

La réaction américaine

Les documents de la DIA montrent ensuite une discussion particulièrement intéressante. Les analystes américains envisagent notamment l'hypothèse de débris spatiaux provenant d'un satellite météorologique, de communication ou expérimental. Mais le dossier reconnaît que le comportement rapporté — notamment l'arrêt de la descente puis la montée — posait problème pour cette interprétation.

La DIA ne conclut donc pas que l'objet était extraterrestre.  Ce document ne constitue pas une preuve d'un engin extraterrestre. Il constitue en revanche une preuve authentique que les services de renseignement américains ont recueilli et examiné un rapport d'observation provenant du Ghana.

 

 Source - : https://www.satobs.org/reentry/Visually_Observed_Natural_Re-entries_latest_draft.pdf

APRO BULLETIN - VOL 31 NR 12 - - -  https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/A.P.R.O.%20Bulletin/1984_APRO_Bulletin_v31_n12.pdf

-       Le document de l’armée Américaine : https://documents2.theblackvault.com/documents/dia/ghana-ufos-dia-1987.pdf

 

1991 – ASHANTI NEW TOWN- KUMASI - GHANA

RENCONTRE HUMANOÏDE Source : UFO Evidence, fiche « Sighting Report », signalement du 28 novembre 2011.

 

Une étrange entité jaune tente-t-elle d'emmener une fillette ?

·         Lieu : Ashanti New Town, Kumasi, Ghana
Date indiquée par la source : 1991
Témoin : 1
Moment : après-midi
Durée indiquée : « peut-être 30 minutes »
Nature du phénomène : être vivant, et non objet
Date du signalement : 28 novembre 2011
Source : UFO Evidence, rubrique Sighting Reports, ufoevidence.org.

 

Le récit

En 1991, le témoin déclare séjourner chez sa grand-mère, à Ashanti New Town, à Kumasi, au Ghana. Un après-midi, alors qu'il dormait, il entend sa fille de quatre ans l'appeler et pleurer. La maison comportant de nombreuses pièces inoccupées, il se précipite à sa recherche. En ouvrant la dernière porte, il affirme découvrir une étrange petite créature qui tient la main de sa fille. L'être est décrit comme entièrement jaune et dépourvu de cheveux. Il possède de grands yeux ovales noirs, comparés à du verre. Le témoin précise qu'il lui est impossible de déterminer son sexe. Sa tête est disproportionnée par rapport au reste du corps et ses mains comportent quatre petits doigts.

 

La réaction du témoin est immédiatement hostile. Il explique qu'il veut saisir et tuer la créature, qu'il considère comme une menace pour sa fille. Lorsqu'il avance vers elle, celle-ci recule tout en continuant à tenir l'enfant par la main.

 

Le témoin lui demande alors : « Où l'emmènes-tu ? »

 

Selon son récit, la créature ne répond pas avec sa bouche. Elle lui parle directement dans la tête.

 

Elle lui aurait dit : « Je joue juste avec elle. »

 

Le témoin affirme avoir ressenti une certaine peur, mais avoir voulu que sa fille comprenne qu'il était là pour la protéger. Il se précipite alors sur l'entité. C'est à ce moment que survient le phénomène le plus extraordinaire du récit : la créature lâche la main de la fillette puis traverse le mur. Le témoin affirme qu'elle se met ensuite à rire directement dans sa tête :

 

« Ha ha ha ! »

 

Il lui crie alors, en substance, que si elle veut jouer avec sa fille, elle doit lui donner de l'argent afin qu'il puisse s'en occuper. L'entité lui répondrait télépathiquement :

 

« Mets ta main dans le trou. »

 

Le témoin remarque alors un tout petit trou de souris dans le mur et affirme avoir tenté d'y introduire sa main. Quelque chose tombe alors dans sa main. En l'examinant, il découvre, selon son récit, un objet jaunâtre de la taille d'une balle de golf, mais très lourd. L'objet est également extrêmement chaud : le témoin affirme ne pas avoir pu le tenir et l'avoir laissé tomber. L'objet tombe au sol puis, toujours selon le récit, disparaît. Le témoin affirme que l'entité continue de rire « dans sa tête ». Il ramène ensuite sa fille dans sa chambre.

 

 

 

La découverte des OVNI après l'expérience

La suite du témoignage est particulièrement intéressante pour l'analyse.

 

Le témoin explique qu'il raconte ultérieurement l'expérience à un ami, mais que celui-ci ne le croit pas. Il précise ensuite qu'en 2000, après être arrivé aux Pays-Bas, il commence à entendre parler des OVNI et à voir des photographies représentant des êtres associés à ce phénomène.

 

Il remarque alors une différence avec sa propre expérience : les êtres représentés sur les photographies sont généralement gris, alors que celui qu'il affirme avoir rencontré était semblable à ces êtres mais entièrement jaune.

 

Enfin, dans la rubrique consacrée à son rapport aux OVNI avant et après l'observation, il déclare :

 

« Je n'ai jamais entendu parler de quelque chose appelé OVNI. »

 

Cette précision est importante : le témoin affirme donc ne pas avoir possédé de référence ufologique avant l'expérience de 1991.

 

Une observation particulièrement atypique

Ce cas est très différent d'une observation classique d'un phénomène aérien.

 

Il ne s'agit pas d'un objet observé dans le ciel, mais d'une rencontre humanoïde alléguée à l'intérieur d'une habitation.

 

Plusieurs éléments caractéristiques des récits de « rencontres rapprochées » apparaissent :

·         Une petite entité humanoïde

·         Une apparence non humaine

·         Une tête disproportionnée

·         De grands yeux noirs

·         Une absence de cheveux

·         Une coloration inhabituelle – jaune

·         Quatre doigts

·         Communication télépathique

·         Interaction avec un enfant

·         Capacité supposée à traverser une paroi

·         Production ou apparition d'un objet matériel

·         Disparition inexpliquée de cet objet

 

La combinaison est donc typique de la littérature consacrée aux rencontres rapprochées avec des entités humanoïdes, même si elle ne constitue évidemment pas une preuve de l'origine extraterrestre de l'entité.

 

Un détail particulièrement important : la télépathie

La communication sans mouvement de la bouche constitue un élément central du récit.

 

Le témoin ne décrit pas simplement une créature silencieuse : il affirme recevoir des phrases directement dans son esprit. La première communication serait :

 

« Je joue juste avec elle. » - Puis : « Mets ta main dans le trou. »

 

Ce type de communication apparaît fréquemment dans les récits de rencontres humanoïdes et de prétendues abductions. Le phénomène est donc ufologiquement classique, mais il est aussi particulièrement difficile à vérifier objectivement.

 

Il faut donc distinguer :

 

-       Fait établi : le témoin rapporte avoir perçu une communication télépathique.

-       Fait non établi : une communication télépathique a effectivement eu lieu.

 

Cette distinction est essentielle à caractère historique et critique.

 

Le phénomène du mur

Le passage de l'entité à travers le mur constitue probablement l'élément le plus spectaculaire du récit. Le témoin affirme qu'au moment où il se précipite sur elle, celle-ci lâche la main de sa fille et traverse le mur. Si le phénomène s'est réellement produit tel que décrit, il implique une propriété physique extraordinaire : la capacité d'une entité à franchir une paroi solide sans l'endommager.

 

Mais ici encore, nous ne disposons d'aucune observation indépendante. Il n'y a :

Aucune photographie ;

Aucune vidéo ;

Aucune trace matérielle du passage ;

Aucun deuxième témoin ;

Aucun rapport de police ;

Aucune enquête connue sur place.

 

Le phénomène demeure donc entièrement dépendant du récit individuel.

 

L'étrange « objet » de la taille d'une balle de golf et c'est probablement l'élément le plus intéressant du dossier sur le plan physique. Le témoin ne décrit pas seulement une apparition visuelle. Il affirme avoir reçu quelque chose dans sa main. L'objet aurait été :

·         Jaunâtre ;

·         Gros comme une balle de golf ;

·         Très lourd ;

·         Extrêmement chaud ;

·         Impossible à tenir ;

·         Puis aurait disparu après être tombé au sol.

 

On pourrait être tenté de considérer ce passage comme une prétendue « trace physique ». Mais il faut être extrêmement prudent.

 

Pourquoi ?

Parce que l'objet n'a pas été conservé. Il n'existe donc aucun échantillon susceptible d'être analysé. Le récit ne fournit pas de poids, de dimensions précises, de composition, de photographie ou de description permettant une analyse physique indépendante. Il s'agit donc d'un objet allégué, et non d'un artefact ufologique documenté.

 

Un aspect mérite néanmoins d'être signalé sans lui donner plus de poids qu'il n'en mérite. Le témoin affirme qu'en 1991 il ne connaissait pas le phénomène OVNI. Il affirme ne découvrir cette littérature qu'après son arrivée aux Pays-Bas en 2000. Il explique alors avoir reconnu une certaine similitude entre les êtres représentés dans les publications ufologiques et celui qu'il affirme avoir rencontré au Ghana.

 

Si l'on accepte le témoignage tel quel, cela pourrait constituer un argument contre l'hypothèse d'une simple reproduction consciente d'un modèle ufologique déjà connu. Mais cette conclusion ne peut pas être démontrée. Le problème principal est que le témoignage n'a été signalé qu'en 2011, soit environ vingt ans après l'événement.

 

Entre 1991 et 2011, de nombreux souvenirs ont pu être modifiés, reconstruits ou influencés par des informations acquises ultérieurement.

 

Le problème majeur : un témoignage rétrospectif. C'est, à mon avis, le point essentiel. La fiche donne :

Observation : 1991 mais la date du signalement : 28/11/2011

Nous avons donc environ vingt années entre l'événement allégué et son enregistrement sur UFO Evidence.

 

Cela ne signifie absolument pas que le témoin ment. Mais cela réduit fortement la valeur probante du récit. La mémoire humaine n'est pas un enregistrement permanent. Plus le délai est important, plus il est difficile de distinguer les éléments réellement mémorisés de ceux qui ont pu être reconstruits au fil du temps. Et ici, le témoin lui-même indique avoir commencé à s'intéresser aux OVNI en 2000, soit neuf ans après l'expérience. C'est donc une donnée particulièrement importante : l'événement précède la découverte de la littérature ufologique, mais le récit détaillé présenté sur UFO Evidence est postérieur à cette découverte.

 

C'est exactement le genre de nuance qu'il faut conserver en mémoire.

 

Une autre particularité : l'âge et la localisation

La fiche indique à la fin : Location : Varsovie / Pologne Age : 48

 

Cela ne signifie pas que l'événement s'est produit en Pologne. La localisation de l'observation est clairement donnée plus haut comme : Ashanti New Town/Kumasi, Kumasi, Ghana.

 

Varsovie correspond manifestement à la localisation du déclarant lorsqu'il a renseigné la fiche. Le témoin avait donc, au moment du signalement, 48 ans. Cela permet également d'estimer qu'il avait environ 28 ans en 1991, si l'âge indiqué est celui qu'il avait lors du signalement en 2011.

 

Évaluation critique

 

Élément

Évaluation

Existence d'une fiche UFO Evidence

Établie

Localisation à Kumasi

Déclarée par le témoin

Date 1991

Déclarée

Date précise

Inconnue

Saison

Non précisée

Nombre de témoins

1

Témoignage direct

Oui

Signalement contemporain

Non

Délai avant signalement

≈ 20 ans

Deuxième témoin

Non identifié

Photographie/vidéo

Aucune

Trace physique conservée

Non

Enquête indépendante

Non retrouvée

Objet matériel analysable

Non

Communication télépathique

Déclarée

Traversée du mur

Déclarée

Origine extraterrestre

Non démontrée

 .

La valeur probante de ce cas est très faible, car aucun élément indépendant ne permet de confirmer les événements.

Source : http://ufoevidence.org/Sightings/report.asp?ID=12316

 

ÉTÉ 1998 - LE CAS DES « TROIS GÉANTS » — RÉGION D'ACCRA,  

La source https://thinkaboutitdocs.com/1998-june-ufo-alien-sightings/ fait état d’un récit étrange :

·         Date :  Été 1998
Lieu :  
Heure :  
Résumé :  
Source :  
Lieu : Près d'Accra, Ghana
Date : Été 1998
Heure :


Après une journée passée à cueillir des fruits dans les champs, Kwane Afram, âgé de 13 ans, rentrait seul chez lui avec plusieurs autres garçons. À un moment donné, Kwane s'éloigna du groupe et, au détour d'un chemin, il tomba nez à nez avec trois êtres gigantesques à l'apparence humaine qui lui barraient la route. Effrayé, il se cacha dans la forêt. Il ne revint jamais. Malgré des recherches approfondies menées par sa famille et ses amis, il ne fut pas retrouvé. Après avoir consulté le guérisseur local, ses parents apprirent qu'il réapparaîtrait dans quatre jours. Effectivement, il réapparut et raconta aux autorités l'histoire des trois géants et que l'un d'eux l'avait trouvé et emmené dans un village de minuscules créatures elfiques où il était retenu captif et forcé de participer aux tâches ménagères et autres travaux domestiques.

 

Cette source secondaire indique : source Año Cero, numéro 7 de 1999.

 

Mais il y a un problème documentaire majeur

La page Internet que nous avons aujourd'hui n'est pas l'article original d'Año Cero. Elle reproduit une information attribuée à cette revue. Je n'ai pas retrouvé pour l'instant :

L’article original d'Año Cero de 1999 ; Les archives en ligne de cette revue ne remontent pas aussi loins dans le temps. A partir de nos recherches aucune bibliothèque, archive, identifiée ne le détient

Une coupure de presse ghanéenne de 1998 ;

Un rapport de police ghanéen ;

Un témoignage direct de Kwane Afram ;

Un témoignage des parents ;

Un enquêteur identifié ;

Une enquête ufologique contemporaine de l'événement ;

Une photographie ou vidéo ;

Un deuxième témoin indépendant.

 

État du dossier : aucune confirmation indépendante retrouvée à ce jour, nous ne pouvons en aucun cas considérer ce cas comme un cas suffisamment documenté pour vraiment le retenir comme un fait véridique.

 

10 OCTOBRE 2005 – ACCRA – GHANA

C'est le cas NUFORC 47687 — Accra, 10 novembre 2005, 18h30 locale,  

Fiche NUFORC

Produit : 10-11-2005 18 :30 heure locale

Rapporté : 14-11-2005 06 :17 Pacifique

-       Durée : environ 5 secondes

-       Nombre d'observateurs : 1

-       Location : Accra (Ghana), northern outskirts, direction sud vers l'océan

-       Forme : Autres / Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet, Couleur changée

 

Résumé NUFORC :

Rond éclatant, orange brillant, puis pris une forme de cigare vert éclatant, strié dans le ciel en ligne droite.

 

Témoignage intégral

« J'ai jeté un coup d'œil par la fenêtre et au début, c'était une boule de feu ronde brillante, orange avec jaune à l'intérieur, et un point orange au centre, puis immédiatement elle a pris une sorte de forme de cigare ; d’une émeraude éclatante (presque vert fluorescent) qui s'étendait de chaque côté. Il n'y avait aucune traînée visible. »

 

« Ma première impression fut que c'était une étoile filante ; elle voyageait en ligne droite, et j'ai essayé de la montrer à mon fils à côté de moi, mais je me suis retrouvée à bafouiller et incapable de dire quoi que ce soit avant qu'elle ne soit partie ; environ 5 secondes. »

 

« Il semblait être dans notre atmosphère, mais très haut ; peut-être 5000 pieds, (je suppose à la hauteur habituelle des avions de passagers) et aurait pu y faire entrer quelques-uns de ces avions de passagers. Il se dirigeait vers le sud, en direction de l'océan... C'était à la périphérie nord de la ville d'Accra »

 

Analyse

C'est typiquement le portrait d'un bolide / green fireball :

 

Heure : 18h30 à Accra début novembre = 30 minutes après le coucher du soleil. Ciel crépusculaire, condition idéale pour voir un météore rasant très lumineux.

 

Changement de couleur orange → vert émeraude fluorescent : le vert est caractéristique de la combustion du magnésium et du nickel dans les météores, ou d'une rentrée de débris spatial. L'aspect "lueur qui rayonne de chaque côté" correspond à l'ionisation.

 

Cigare sans traînée, disparition soudaine : un bolide en vol horizontal qui s'éteint quand il a consommé sa matière, sans fragmentation visible.

 

Taille perçue "2 avions de ligne" : surestimation classique d'un objet très lumineux sans point de référence à 5000 pieds.

 

Effet physiologique : le témoin n'arrive pas à parler — réaction de sidération fréquente lors des bolides très brillants.

 

Pourquoi il est resté classé "Autre" et non "météore" par NUFORC ? Parce que la trajectoire est décrite comme parfaitement rectiligne, lente (5 secondes, c'est long pour un météore qui dure habituellement 1-2 sec), et surtout parce que le témoin insiste sur l'absence de traînée et le changement de forme rond → cigare, ce qui est moins typique.

 

Il n'y a pas de rentrée de satellite connue ce jour-là au-dessus du Ghana dans les archives publiques, mais novembre est la période des Taurides du Nord, une pluie qui produit justement des boules de feu orange à vert très lentes et durables.

 

C'est donc, avec Keta 1958, le cas le plus "physique" du catalogue ghanéen : pas d'entité, pas de radar, juste une lumière diurne crépusculaire traversant le ciel plein sud vers le Golfe de Guinée.

Source : https://nuforc.org/sighting/?id=47687

 

10 NOVEMBRE 2005 – ACCRA – PERIPHERIQUE NORD - GHANA

-       Date / heure : 10/11/2005 18h30 locale — 30 min après le coucher du soleil à Accra (crépuscule nautique)

-       Lieu : périphérie nord d'Accra, trajectoire sud vers l'océan

-       Durée : 5 secondes

-       Témoin : 1 adulte + fils à côté (témoin indirect, non interrogé)

-       Description en 2 phases :

-       Boule ronde orange, jaune à l'intérieur, point orange central

-       Immédiatement après : cigare vert émeraude fluorescent, luminescence qui rayonne de chaque côté, sans traînée

-       Comportement : ligne droite parfaite, vitesse constante, disparition soudaine, pas de bruit, pas de fragmentation

 

Témoignage

« Une tache ronde et brillante, d'abord orange, puis d'un vert éclatant, en forme de cigare, a traversé le ciel en ligne droite. J'ai jeté un coup d'œil par la fenêtre et j'ai d'abord vu une boule de feu ronde et brillante, orange avec du jaune à l'intérieur et un point orange au centre. Puis, aussitôt, elle a pris la forme d'un cigare, d'un vert émeraude éclatant (presque fluorescent), qui luisait de chaque côté. Aucune traînée n'était visible. J'ai d'abord pensé à une étoile filante ; elle se déplaçait en ligne droite et j'ai essayé de la montrer à mon fils à côté de moi, mais je n'arrivais pas à parler jusqu'à ce qu'elle disparaisse, environ cinq secondes plus tard. Elle semblait se trouver dans notre atmosphère, mais très haut ; peut-être 1 500 mètres (en me basant sur l'altitude de vol habituelle des avions de ligne), et on aurait pu y loger deux avions. Elle filait vers le sud, en direction de l'océan, depuis l'endroit où je me trouvais, puis elle a disparu aussi soudainement qu'elle était apparue. C'était dans l'hémisphère nord. » à la périphérie de la ville d'Accra, au Ghana, sur la côte ouest de l'Afrique.

Source : NUFORC

 

Analyse :

A. Crédibilité du témoignage — élevée

Le témoin ne revendique pas d'ET. Sa première hypothèse est rationnelle : "étoile filante" Détail anti-sensationnel : il n'arrive pas à parler pour alerter son fils — effet de sidération très souvent rapporté pour les bolides de forte magnitude, pas inventé pour faire sensation

 

Estimation d'altitude honnête et prudente : "peut-être 5000 pieds, en me basant sur les avions" — il avoue qu'il devine

 

Rapporté 4 jours après (14/11/2005), pas des années après, donc mémoire fraîche

 

B. Contexte astronomique — la clé

10 novembre = en plein dans les Taurides du Nord. C'est une pluie de météores connue pour :

-       Des bolides très lents (4 à 6 secondes, contre 1-2 sec pour un météore normal) = ta durée de 5 secondes

-       Des boules de feu extrêmement colorées orange → vert émeraude

-       Des trajectoires rasantes plein sud, sans traînée persistante

-       Une forte magnitude qui fait paraître l'objet énorme ("deux avions de ligne")

-       Le vert fluorescent s'explique chimiquement : combustion du magnésium et du nickel du météoroïde + ionisation de l'oxygène atmosphérique.

 

C. Ce qui ne colle pas avec un avion / ballon / satellite

Avion / hélico : pas de feux de navigation clignotants, pas de bruit, vitesse trop élevée pour un hélico, changement de couleur et de forme impossible

 

Ballon : 5 secondes en ligne droite plein sud, pas de vent porteur à 5000 pieds vers l'océan à cette heure

 

Satellite / débris : à 18h30, un satellite en flare aurait une traînée et ne changerait pas de forme rond → cigare

 

D. Pourquoi ce n'est pas un vrai "cigare" solide

L'aspect "cigare qui luit de chaque côté" est l'enveloppe de plasma qui s'étire autour du corps lors de la rentrée. Quand le bolide s'éteint, il disparaît d'un coup, sans s'éloigner — exactement ce que décrit "disparu aussi soudainement qu'elle était apparue".

 

Probabilité d'explication naturelle : 85% bolide Tauride, 10% rentrée de micro-débris, 5% inexpliqué résiduel (durée un peu longue et absence totale de traînée)

 

En une phrase : Ce n'est pas une soucoupe, c'est très probablement un bolide exceptionnellement coloré et lent de la pluie des Taurides, observé dans des conditions crépusculaires idéales depuis la banlieue nord d'Accra, d'où la surestimation de taille et l'effet de sidération.

Source : UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/51439b9a0ad2e1e9be4532bc/UFO%20Sighting%20in%20Accra%20(Ghana)%20on%20Thursday%2010%20November%202005

 

11 MAI 2011 — TROIS OBJETS LUMINEUX - GHANA

Date : 11 mai 2011
Heure : environ 05 h 30
Lieu : Ghana — localisation précise non indiquée

Un témoin publia une vidéo montrant trois objets lumineux.

 

Selon son témoignage :

-       Trois objets étaient visibles ;

-       Ils étaient proches les uns des autres ;

-       Ils semblaient se déplacer vers l'est ;

-       L’observation eut lieu peu avant le lever du Soleil ;

-       Le témoin réussit à les filmer.

 

Le récit fut publié le 13 mai 2011 par UFO Sightings Daily. Une copie photographique/vidéo a également été archivée sur Flickr.

 

Article UFO SIGHTING DAILLY

Ghana, Afrique de l'Ouest : observation d'OVNI (trois orbes lumineux) au-dessus d'une maison, le 11 mai 2011 (vidéo)

Date d'observation : 11 mai 2011

Lieu d'observation :  Ghana, Afrique de l'Ouest

 

Photo : Une photo de l’observation du 11 mai 2011 au Ghana

 

Déclaration d'un témoin oculaire :

« Bonjour, ce matin vers 5 h30, nous avons une vue très claire de trois objets dans le ciel. J'ai pu les filmer pendant un certain temps, et c'est la première fois qu'ils apparaissent si proches les uns des autres à cette heure-ci. Ils semblent disparaître à l'est juste avant le lever du soleil. Alors regardez bien et voyez ce que j'ai vu en direct du Ghana, en Afrique de l'Ouest. »

 

Accès à la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=WlXhLOdkhNY&t=32s

 

Sur FLICKR

Ghana, Afrique de l'Ouest, observation d'un OVNI de trois orbes lumineux au-dessus de la maison, 11 mai 2011

Vidéo. bit.ly/iJjoFr

 

Prudence

La source est ufologique et non scientifique. Il n'est pas possible, à partir des informations disponibles, de déterminer ce qu’étaient ces lumières. C’est une intervention de lecteur sur ce site. Pas d’enquête, ni même de renseignements demandés au témoin !

 

04 FEVRIER 2014 — TEMA – GREATER – ACCRA REGION - GHANA

Un cas actuellement présent dans la base du National UFO Reporting Center (NUFORC) mérite d'être signalé, mais avec une réserve très importante.

 

Fiche originale NUFORC n° 196979

 

Ce que dit exactement la fiche

-       Lieu : Tema, Greater Accra Region, Ghana
Date indiquée : 4 février 2014
Heure : 03 h 50 heure locale
Durée indiquée : 2014–2016
Nombre d'observateurs : 1
Forme enregistrée par NUFORC : « Changing »
Couleur : noire
Observation depuis : le sol
Élévation : 45°


Caractéristiques signalées :

-       Émission de faisceaux ;

-       Changement de couleur ;

-       Effets électriques ou magnétiques.

 

Mais le récit est beaucoup plus particulier qu'une simple observation d'OVNI.

 

Le témoignage

Le déclarant affirme qu'en 2014, alors qu'il avait huit ans, il aurait rencontré deux êtres qu'il identifie comme des extraterrestres.

 

Il les décrit comme :

-       Légèrement plus grands que lui à cette époque ;

-       Mesurant approximativement 4 à 5 pieds ;

-       De couleur bleu clair ;

-       Minces ;

-       Avec de grosses têtes ;

-       D’apparence enfantine.

 

Selon son récit, ces êtres communiquaient avec lui télépathiquement et lui auraient transmis la capacité de contrôler et modifier le temps. Il affirme avoir utilisé cette capacité jusqu'en 2016.

 

L’Objet :

Le témoin décrit également un objet associé aux êtres.

Il s'agissait, selon lui, d'un engin :

-       Noir ;

-       En forme de capsule ;

-       Comportant de nombreux boutons et interrupteurs ;

-       Capable de changer de forme.

 

Il affirme que les deux êtres l'auraient emmené dans des « voyages inexpliqués » entre 2014 et 2016. Lorsqu'il aurait cessé d'utiliser son pouvoir en 2016, les visites auraient cessé. Il indique ne plus avoir eu de contact depuis.

 

Une précision capitale sur la date

La fiche NUFORC indique :

Occurred: 2014-02-04 03:50
Reported: 2026-04-08 09:46 Pacific
Duration : 2014-2016

 

Autrement dit, NUFORC n'a pas reçu ce témoignage en 2014. Il a été déposé le 8 avril 2026, et publié le 9 avril 2026. Il s'agit donc d'un récit rétrospectif, relatant des événements supposés avoir eu lieu douze ans auparavant.

 

Peut-on parler d'une « observation d'OVNI » ? Je serais beaucoup plus prudent. Le dossier est actuellement classé par NUFORC comme une observation de forme « Changing », mais le texte du témoin est essentiellement celui d'une rencontre alléguée avec deux êtres non humains, accompagnée d'un objet décrit comme un drone/capsule.

.

Nous pouvons affirmer avec certitude :

Une personne a déposé en avril 2026 auprès de NUFORC un témoignage concernant des expériences qu'elle situe entre 2014 et 2016 à Tema. En revanche, nous ne disposons actuellement d'aucun élément permettant d'établir que :

-       Les deux êtres ont réellement été présents ;

-       L’objet décrit existait matériellement ;

-       Des voyages ont effectivement eu lieu ;

-       Le témoin possédait une quelconque capacité de manipulation du temps.

 

Je n'ai trouvé aucune enquête indépendante, photographie, vidéo, article de presse ghanéen contemporain ou autre témoin venant confirmer ce récit dans les recherches effectuées. Et surtout, le témoignage n'a été enregistré dans NUFORC qu'en 2026, soit douze ans après la date supposée de la première expérience. Vu le manque d’information il n’a pas vraiment une utilité !

 

03 MARS 2020 — ACCRA - OBSERVATION A PARTIR D’ACCRA - GHANA

Fiche UFO Hunters / MUFON

-       Date : Tuesday 03 March 2020

-       Signalé le : même jour, 03 March 2020

-       Lieu : Accra, Greater Accra Region — coordonnées 5.6067° / -0.1866° 

-       Classification : Other

-       Duration : 00:50:00 

-       Source : MUFON — Case Number #106557 

 

Témoignage intégral

« Entre 15h10 et 16h00 (heure de l'Est), un objet (qui semblait être un tubulaire) est apparu au-dessus de la mer, directement au sud d'Accra, Ghana et directement à l'ouest de Sao Tome sur une application radar météorologique que j'utilise appelée Myradar. Cet objet a semblé s'être retourné dans l'espace pendant toute cette période après s'être initialement divisé en deux objets vers 15h10. La seconde masse s'est ensuite dirigée vers le nord-ouest en direction d'Abidjan, arrivant sur la terre ferme en environ 5 secondes avant sa disparition. L'objet original a continué à dévaler pendant toute cette période. »

 

« À 16 h15, l'image demeure, bien que le trajet emprunté change légèrement car l'objet lui-même semble désormais se déplacer vers le nord-ouest plutôt que de basculer sur place avec un second morceau en mouvement. »

 

« Bien que j'aie filmé quelques vidéos de l'écran de mon téléphone avec un autre téléphone, peut-être que celle-ci se trouve aussi dans les archives MyRadar. Notez que vous ne pouvez voir cette chose que lorsque vous êtes en arrière, l'écran couvrant une zone allant d'Abidjan à Nembe au plus proche et la moitié ouest du continent africain au plus large. »

 

Analyse

1. Ce n'est pas un OVNI dans le ciel d'Accra. Le témoin précise bien qu'il regarde l'application météo MyRadar, pas le ciel. Il filme son écran de téléphone avec un autre téléphone.

 

2. Le comportement décrit est un artefact radar typique :

 

Objet tubulaire qui "culbute" pendant 50 minutes au même endroit au sud d'Accra / ouest de Sao Tomé = écho fixe ou bouclage de tuile radar0 Scission en deux à 15h10 puis second morceau qui va vers Abidjan en 5 secondes : impossible physiquement. Distance Sao Tomé-Abidjan ~ 1800 km en 5 sec = Mach 1000+ Visible uniquement quand on dézoome au maximum (Abidjan à Nembe, voire moitié ouest de l'Afrique) : c'est le signe classique d'un défaut de rendu / stitching de la couche satellite/radar globale de MyRadar quand on est en vue continentale.

 

MyRadar agrège des données NOAA, EUMETSAT et des radars au sol. Au large du Golfe de Guinée, il n'y a pas de radar au sol, donc l'app affiche une interpolation satellite. Des artefacts tubulaires et en "tumble" apparaissent régulièrement lors des mises à jour.

 

3. Pourquoi MUFON l'a gardé

 :
MUFON classe tout signalement radar comme "Other" même sans observation visuelle corroborante. Le cas est intéressant parce que le témoin a eu le réflexe de demander une vérification d'archives MyRadar.

 

Résumé :

Ce 3 mars 2020 n'est pas une lumière dans le ciel d'Accra, c'est une trace radar sur une app météo, durant 50 minutes, avec scission et déplacement ultra-rapide vers Abidjan, visible uniquement en vue continentale. L'explication la plus parcimonieuse est un artefact d'affichage / interpolation satellite de MyRadar, pas un objet physique au-dessus du Golfe de Guinée.

 

C'est le seul cas "instrumental" du Ghana, et il illustre bien le passage de l'ufologie visuelle (Keta 1958, Accra 2005) à l'ufologie de capteurs / écrans.

Source : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5e602392ced22ad818de310c/UFO%20Sighting%20in%20Accra,%20Greater%20Accra%20Region%20(Ghana)%20on%20Tuesday%2003%20March%202020

 

6 OCTOBRE 2022 — KUMASI / SANTASI-ATASOMANSO - GHANA

Fiche brute

-       Date : 10/06/2022 — format US, donc 6 octobre 2022

-       Lieu : Santasi–Atasomanso, Kumasi — banlieue sud-ouest de Kumasi, zone résidentielle en expansion, collines, assez sombre la nuit

-       Témoin : Michael R. — seul témoin nommé, pas de second témoin cité

-       Source : US UFO Center, base "Ghana UFO Sightings" — un agrégateur, pas NUFORC ou MUFON. Pas de numéro de cas, pas de rapport d'enquête, pas de photo. C’est le témoin qui a du déposer ce cas. On ne retrouve à priori aucune autre source.

 

Témoignage en deux parties :

Cela s'est produit dans la région de Santasi Atasomanso où j'ai d'abord vu une énorme lumière clignotante qui semblait se trouver à environ trois cents mètres.

 

En apparaissant plus clairement, je pouvais maintenant voir qu'il s'agissait d'un immense engin circulaire avec ce qui semblait avoir une fenêtre de taille moyenne. Quand il fut assez proche, je pus aller regarder à l'intérieur où j'aperçus un être humanoïde. Il avait de grands yeux et un long nez pointu avec de petites oreilles de souris. Après quelques instants, l'appareil monta et s'éloigna de ma position vers le nord.

 

Traduction de ce que tu cites : lumière clignotante massive à ∼300 m, qui se rapproche, structure circulaire, fenêtre moyenne, humanoïde à l'intérieur avec grands yeux, long nez pointu, petites oreilles de souris.

 

Analyse

1. Ce qui est intéressant — le parallèle avec 1991

C'est le deuxième cas à Kumasi avec humanoïde. Le cas de 1991 à Ashanti New Town décrivait déjà une petite entité jaune, chauve, yeux noirs ovales, 4 doigts. Ici on a de nouveau : circulaire + fenêtre + humanoïde proche + grands yeux + nez pointu + oreilles de souris. On retrouve le motif "jaune / souris" propre à Kumasi. Soit tradition locale, soit contamination entre récits.

 

2. Les signaux faibles de crédibilité

Distance évolutive 300 m → "assez proche pour regarder à l'intérieur" : impossible sans que le témoin ne marche vers l'objet. Il dit "I was able to go and look inside" — il s'approche d'un engin inconnu clignotant de plusieurs mètres ? Comportement à risque extrême, rarement rapporté.

 

Pas de données : pas d'heure précise, pas de durée, pas de direction d'arrivée sauf départ vers le nord, pas de bruit, pas de photo malgré téléphone portable en 2022.

 

Source : US UFO Center est une base de contenu qui copié-collé des témoignages sans vérification, entourée de pubs pour GhostWalks. Contrairement à NUFORC (47687) qui vérifie au téléphone, il n'y a pas d'enquête. En conséquence, aucune analyse et on sait très bien que sur les bases ouvertes ou le public dépose ses observations, il y a des « fakes » et bien souvent des observations peu détaillées qu’on peut facilement rapporter à des phénomènes connus. La fiabilité de ces bases est donc très limitée !

 

3. Hypothèses prosaïques les plus probables, en admettant que ce témoignage soit véridique.

À Santasi-Atasomanso en 2022 :

Drone lourd avec LED + nacelle : à 300 m la nuit, un drone professionnel type DJI Matrice avec lumière clignotante anti-collision peut paraître "huge flashing light". La "fenêtre" peut être la nacelle caméra, l'humanoïde une paréidolie (ombre de la nacelle). Départ vers le nord = retour au point de décollage.

 

Lanterne / structure gonflable : Kumasi a beaucoup de célébrations avec lampions. Mais la description "circulaire + fenêtre" colle moins.

 

Hallucination / rêve éveillé / misperception : le motif "je m'approche et je vois un être dedans" est typique des rencontres rapprochées de type RR3 à haute étrangeté, souvent liées à un état de conscience altéré (fatigue, palu).

 

4. Pourquoi il reste quand même dans le catalogue

Même si fragile, c'est le seul cas ghanéen post-2020 avec occupant. Il montre l'évolution du phénomène au Ghana : on passe des lumières lointaines (Keta 1958, Accra 2005, Accra radar 2020) aux rencontres avec entités à Kumasi (1991 et 2022). C'est exactement ce que les ufologues appellent le "biais culturel" : à Kumasi, on voit des êtres, à Accra, on voit des lumières.

Source : https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/ghana-ufo-sightings.html#:~:text=When%20it%20was%20close%20enough%2C%20I%20was,afterlife%20for%20all%20of%20our%20visiting%20guests.

 

GUINEE

17 - Guinée (Guinée-Conakry) — ancienne Guinée française

18 - Guinée-Bissau — ancienne Guinée portugaise

19 - Guinée équatoriale — ancienne Guinée espagnole

 

 

Chapitre XII – 19

17 - GUINEE CONAKRY

Ancienne Guinée française.

 

 

FÉVRIER 2003 – YOMOU (RÉPUBLIQUE DE GUINÉE - KONAKRY) - OBSERVATION D'UN OVNI – UAP

 

TÉMOIGNAGE DE GBATO ALPHONSE ALIAS NEPSON PARADIS, ARTISTE, CHANTEUR DE REGGAE YACOUBA – ENQUETE SUR LE TERRAIN DE JEAN-CLAUDE SADIA

 

LA VILLE – SITUATION – INFORMATIONS DIVERSES

Yomou est une ville et une préfecture du sud-est de la Guinée, dans la région de Nzérékoré, en Guinée forestière, à proximité de la frontière avec le Liberia. Elle est le chef-lieu de la préfecture du même nom. La localité se trouve à une altitude de 374 m, le long de la dorsale guinéenne, couverte d'une forêt dense, qui rend le transport routier difficile, notamment en saison des pluies. En 2016, le nombre d'habitants de Yomou Centre est estimé à 16 149 habitants.

01 Photo : Carte régionale

Yomou possède un climat de savane de type Aw selon la classification de Köppen, avec une température annuelle moyenne de 25 °C et des précipitations d'environ 1 182,8 mm par an, beaucoup plus abondantes en été qu'en hiver.

 

02 Photo : Village de Yomou en Guinée.

Yomou est une ville commerçante où l'on vend notamment du riz, du manioc, du café, de l'huile et des noix de palme.

En 2005, ce n’était qu’un village de 5000 d’habitants à peine. La photo de cette petite ville est de 2020 environ, la région à totalement changée. (Source majoritaire : Wikipédia)

 

 

LE TEMOIN

Nepson Paradis, de son vrai nom Gbato Alphonse, est un chanteur de reggae Yacouba ivoirien, artiste, compositeur et musicien. Nepson Paradis a reçu le trophée de meilleur artiste reggae « Des Awards DAN 2025 ».

 

03 Photo : Nepson Paradis qui donne un spectacle pour les habitants dans un village de la Côte d’Ivoire.


Gbato Alphonse est né le 02 janvier 1968 à Danané à l'ouest de la Côte d'Ivoire dans le Tonkpi. Il est bien connu de Jean Claude Sadia qui dirigeait en Côte d’Ivoire les Rencontres UFO d’Abidjan dans les années 2005-2012 en Côte d’Ivoire.

 

On peut écouter ses œuvres, divers albums dont Géniocratie ou réconciliation sur You Tubes : https://www.youtube.com/@nepsonParadis

04 Photo : Nepson Paradis lors d’une représentation.

 

Nepson Paradis est d’une gentillesse reconnue, apprécié par son entourage, un artiste dans l’âme et il n’hésite pas à chanter pour ses amis et présenter des spectacles dans de nombreuses associations. Son témoignage est reconnu comme sérieux.

 

Quelques années plus tard, dès lors que les événements se sont arrêtés, Nepson Paradis, est rentré en Côte d’Ivoire.

 

L’OBSERVATION

En Guinée, dans la zone forestière non loin du mont Nimba l’un des plus hauts sommets d’Afrique, on vient de retrouver, grâce à UFO ABIDJAN (1) un phénomène étrange qui se déroula en février 2003 et dont a été témoin Gbato Alphonse alias Nepson Paradis.

 

04 1 Photo : panique dans le village, les enfants vont se cacher….

 

D’abord parti de la Côte d’ivoire, précisément de Danane à cause de troubles politiques, il arrive en guinée après s’être enfui par la forêt. C’est ainsi qu’il sera logé dans le camp de réfugiés de Nonan dans la sous-préfecture de Péla. (Rattaché à la Préfecture de Yomou). A vol d’oiseau, Péla est à 235 kms de Danane, donc parcourant pistes et chemins à travers la forêt vierge, les montagnes pour éviter la guerre et les massacres, il a donc parcouru de 250 à 300 kms !

 

Étant artiste, Nepson Paradis occupe ses journées à réunir les enfants autour d’activités culturelles qui se résument en des danses, ballets et autres prestations scéniques. Petit à petit, ses activités prennent de l’importance et commencent à intéresser les localités aux alentours. C’est ainsi qu’il fut invité lui et sa troupe par le Sous-préfet de Péla et le maire de la ville de Yomou.

 

Avec son groupe d’animation, il prépare le spectacle et il a dû les devancer à Yomou pour la synchronisation du spectacle avec l’orchestre local. Les riverains s’organisent afin de leur réserver un accueil chaleureux et quand tout fut fin prêt, en février 2003, le spectacle put commencer et Paradis donna enfin son premier concert de l’histoire de sa carrière d’artiste.

 

05 Image d’artiste, reconstituant l’accueil par le Sous-Préfet de Péla et le maire de Nonan de Nepson Paradis, Artiste Ivoirien et réfugié en Guinée en 2003.

 

Une fois le spectacle terminé vers 2 h 00 du matin, en se rendant à son hôtel en présence du représentant du préfet et de tous les artistes, ils observent soudainement venue de derrière eux à l’est, une boule lumineuse aux contours plutôt flous de couleur blanchâtre les dépasse pour se placer à un point fixe, à une soixantaine de mètres, (la boule paraissait proche, mais cette distance est certainement plus importante) tout en grossissant.

 

L’observation se fait sous un angle de 45° à peu près et l’objet finit par atteindre une taille qui dépasse celle apparente du soleil avec des scintillements de couleurs jaune et bleu à son périmètre. La présence de cette boule sema une panique générale.

 

 Les enfants allèrent se cacher entre les maisons, cependant Paradis resta sur place criant de joie, clamant qu’il s’agissait de ses ancêtres venus le soutenir à son premier concert live. Il invita les autres à le rejoindre tout en les rassurant et ceux-ci quittèrent leurs cachettes pour venir observer l’étrange phénomène avec lui. L’observation dura environ 20 mn, le groupe de témoin pu observer ce phénomène, qui resta immobile durant ces 20 minutes, puis tout d’un coup la boule à disparue dans le ciel à une vitesse relativement importante, vers l’ouest. Selon les autochtones ce phénomène est récurrent dans la région.

 

Source : Enquête auprès du témoin par UFO ABIDJAN (Côte d’Ivoire) - Direction : Jean Claude Sadia - Email : sadiaverel@yahoo.fr

 

 

RAPPORT D'OBSERVATION N° GN-0302-001

Archive Gérard Lebat – GEOS France.

 

Titre : Observation d’une boule lumineuse stationnaire lors d’un concert à Yomou

Source de l'enquête : UFO ABIDJAN 

Statut du rapport : Analyse préliminaire - Témoignage unique non corroboré sur place

 

1. RÉSUMÉ DE L'OBSERVATION

En février 2003, aux alentours de 02h00 du matin, un groupe de personnes (artistes, représentant du préfet et riverains) se déplaçant dans les rues de Yomou (Guinée forestière) a été survolé par une source lumineuse non identifiée.

Selon le témoin principal, Gbato Alphonse (alias Nepson Paradis), une boule lumineuse blanchâtre aux contours flous est arrivée de l'est, a dépassé le groupe, puis s'est immobilisée à environ 60 mètres de distance, dans le ciel, sous un angle d'environ 45 degrés.

L'objet a grossi jusqu'à dépasser la taille apparente du soleil, présentant des scintillements de couleurs jaune et bleu sur son pourtour. Après être resté parfaitement immobile pendant environ 20 minutes, l'objet a disparu en accélérant rapidement vers l'ouest.

 06 Photo : Nepson Paradis chez lui.

2. CONDITIONS D'OBSERVATION

  • Date : Février 2003 (jour non précisé)
  • Heure : ~02h00 (nuit noire)
  • Lieu : Ville de Yomou, Préfecture de Yomou, Guinée forestière (Zone non loin du Mont Nimba).
  • Direction d'apparition : Est
  • Direction de disparition : Ouest
  • Durée totale : Environ 20 minutes (observation statique longue).
  • Environnement : Urbain (rue de ville, retour de concert), ciel dégagé (supposé).
  • Témoins : Multiples (M. Nepson Paradis, le représentant du Sous-préfet, les artistes de la troupe, enfants du groupe). La panique initiale, suivie d'une observation collective, renforce la cohésion du témoignage.

 

07 Photo : Interprétation de l’observation de Yomou en Guinée.

 

3. DESCRIPTION DE L'OBJET

  • Forme : Sphérique / Boule.
  • Couleur principale : Blanchâtre.
  • Particularités optiques : Contours flous, scintillements de couleurs (jaune, bleu) à la périphérie.
  • Comportement dynamique :
    • Phase 1 : Arrivée rapide depuis l'est, dépassement du groupe.
    • Phase 2 : Arrêt brusque sur un point fixe, à altitude constante (environ 45°).
    • Phase 3 : Augmentation de la taille apparente (phénomène d'approche ou d'augmentation d'intensité lumineuse).
    • Phase 4 : Stationnaire parfait (20 minutes).
    • Phase 5 : Départ accéléré vers l'ouest.

 

4. ANALYSE DU PHÉNOMÈNE

 

4.1. Hypothèses d'identification classiques (Débunking)

  • Aéronef conventionnel : Impossible. Un hélicoptère ou avion ne reste pas stationnaire 20 minutes à basse altitude sans bruit, et n'a pas cet aspect de "boule floue".
  • Satellite / ISS : Trop bas (angle de 45°, sensation de proximité) et surtout, un satellite ne fait pas de stationnaire. Il se déplace linéairement.
  • Météore / Bolide : Durée trop longue (20 min) ; un météore dure quelques secondes.
  • Lanternes célestes (chinoises) : Correspondent à la couleur chaude et au déplacement lent, mais sont impossibles ici : elles ne se déplacent pas à vive allure au début, ne font pas de stationnaire parfait face au vent, et ne disparaissent pas en accélérant vers l'horizon. Le contexte (brousse guinéenne en 2003) rend cette pratique très peu probable.
  • Astres (Vénus/Jupiter) : Très brillants parfois, mais ils ne se déplacent pas rapidement pour "dépasser" un groupe, et ils suivent la rotation terrestre (ils se couchent lentement, ils ne disparaissent pas en accélérant).

 

4.2. Évaluation du témoignage et de la psychologie du témoin

  • Contexte post-traumatique : Le témoin principal, Nepson Paradis, est un réfugié ivoirien ayant fui la guerre. Il vit dans un camp et organise des activités pour surmonter ce traumatisme.
  • État émotionnel : Là où les autres (enfants) ont eu peur, M. Paradis a crié de joie. Il a immédiatement interprété le phénomène comme "ses ancêtres" venus le soutenir pour son premier concert. Cette interprétation culturelle est cruciale. En Afrique de l'Ouest, le lien avec les ancêtres et les manifestations lumineuses dans la nature est un thème récurrent.
  • Cohérence : Le fait que les autres témoins, rassurés, soient sortis de leur cachette pour observer à leurs côtés, et que l'observation ait duré 20 minutes, élimine la possibilité d'une hallucination collective fugace.

 

4.3. Phénomène physique connu : Le "Ball Lightning" (Foudre en boule) ?

  • La foudre en boule est un phénomène électrique atmosphérique rare, se présentant comme une sphère lumineuse flottant dans l'air, parfois de la taille d'un pamplemousse à quelques mètres. Elle peut être blanche, jaune ou bleue.
  • Arguments contre : La foudre en boule dure généralement quelques secondes, rarement plus d'une minute. Une observation de 20 minutes est incompatible avec les données scientifiques actuelles sur ce phénomène. De plus, elle est souvent liée à des orages (non mentionné ici).

 

4.4. Hypothèse privilégiée : Manifestation de Plasma froid ou Phénomène telluriqueLa région du Mont Nimba est une zone géologiquement ancienne et riche en minerais (fer). La combinaison de la géologie locale et des conditions météorologiques peut parfois produire des phénomènes de lumière tellurique.

  • Principe : Sous certaines contraintes tectoniques, les roches riches en quartz peuvent générer des effets piézoélectriques. Combiné à l'ionisation de l'air, cela peut créer des boules lumineuses (plasmoïdes).
  • Observation récurrente : Le rapport mentionne que "Selon les autochtones ce phénomène est récurrent dans la région." C'est l'élément le plus important. Si les habitants de Yomou connaissent ce phénomène, il ne s'agit probablement pas d'engins extraterrestres, mais bien d'un phénomène naturel local (un "Panache" ou "Feu follet" de montagne).

5. CONCLUSION DE L'ANALYSE

Critère

Évaluation

Crédibilité du témoin

Bonne. Le témoignage est précis, collectif, et le témoin principal est identifiable (artiste). Son interprétation "ancestrale" est culturelle et n'invalide pas la réalité physique de l'observation.

Fiabilité technique

Moyenne. Manque de données scientifiques (heures exactes, météo, autres témoins interrogés par enquêteurs indépendants).

Phénomène expliqué

Peu probable. Aucun phénomène astronomique ou aéronautique classique ne correspond à une immobilisation de 20 min suivie d'une accélération rapide.

Phénomène inexpliqué

Élevé. Correspond à la catégorie des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) de type "Lumière stationnaire".

Hypothèse naturelle

Plausible. L'environnement (zone minière du Nimba) et la récurrence signalée par les autochtones orientent fortement vers un phénomène géophysique méconnu (plasmoïde tellurique).

Avis final :

Il s'agit d'un dossier solide de PAN de Type 1 (Lumière nocturne).

L'analyse écarte les méprises avec des objets conventionnels. La piste la plus sérieuse pour expliquer ce phénomène récurrent dans la région forestière de Guinée serait une manifestation géophysique locale liée aux particularités du sous-sol du Mont Nimba, produisant des décharges lumineuses atmosphériques de longue durée, interprétées localement comme des esprits ou ancêtres.

Des investigations sur place (interviews d'autres anciens de Yomou, étude géologique sommaire) seraient nécessaires pour confirmer la nature exacte de ce phénomène.

Enquête de base vers 2008 auprès du témoin de Jean Claude Sadia, étude complémentaire 2026 de Gérard Lebat.

 

23 AOUT  2022 —SIQUIRI - GUINEE KONAKRY

NUFORC 171711 - Siguiri - et il pose plus de questions qu'il n'en résout.

 

1. La fiche officielle existe bien

Le dossier est bien référencé sur le site du National UFO Reporting Center :

·         Produit : 23-08-2022 21:46

·         Locaux Rapporté : 13-09-2022 09:51

·         Pacifique - Lieu : Wellfleet, préfecture de Siguiri, Guinée

·         Détails de localisation : Les montagnes vallonnées, treeie

·         Forme : Cigare
Characteristics: Lumières sur un objet, aura ou brume autour de l'objet, laissé une traînée, émis d'autres objets, émets de faisceaux, changement de couleur, avions à proximité, effets électriques ou magnétiques, possible enlèvement

 

Texte intégral du témoin, tel quel :

Forme de cigare volant. Il filait, volait, dans le ciel. Les lumières clignotaient. Forme de cigare.

 

Posté le 2022-10-08. Le miroir ufoscans.com reprend exactement la même entrée. 

C'est tout. Pas de photo, pas de vidéo, pas de rapport complémentaire.

 

2. Les anomalies qui font douter de la crédibilité

C'est une fiche très atypique pour NUFORC :

 

            a) Localisation incohérente : "Wellfleet, Siguiri Prefecture, Guinea". Wellfleet est une ville du             Massachusetts, USA. Siguiri est une préfecture au nord-est de la Guinée, région de Kankan, à             368 m d'altitude, zone d'orpaillage, très rurale. Le système a visiblement mélangé deux lieux.

            b) 743 observateurs : Le champ No of observers: 743. Pour une observation en brousse à 21h46             sans aucun relais dans la presse guinéenne, c'est statistiquement impossible. Les cas africains             avec autant de témoins (comme Papua New Guinea 1999) génèrent des articles. 

            c) Durée = heure : Le champ Duration : 9:48 PM au lieu d'une durée en secondes/minutes. Le témoin a confondu l'heure et la durée. 

            d) Toutes les cases cochées: Lights, Aura, Trail, Emitted other objects, Emitted beams, Changed             Color, Aircraft nearby, Electrical effects, Possible abduction. En ufologie, cocher 9 caractéristiques             extrêmes pour une description de 2 phrases est le signe classique d'un rapport troll ou d'une    erreur de saisie web où toutes les checkboxes sont restées cochées.

            e) Signalement tardif et lointain : Observé le 23 août en Guinée (UTC+0), mais rapporté le 13             septembre depuis le fuseau Pacifique US (09:51 Pacific). Soit un expatrié américain de retour,             soit quelqu'un qui n'était pas sur place.

            f) Orthographe : "treeie" au lieu de "treey" / "tree-covered" renforce l'idée d'une saisie rapide et             non relue.

            En bref, c'est un rapport NUFORC de très faible qualité, classé dans la base mais non enquêté.             Le risque de « fake » est important dans ce cas.

 

3. Que pourrait être un "cigar avec lumières clignotantes qui zoome" à Siguiri à 21h46 ?

À cette date, il faut garder 3 hypothèses prosaïques ouvertes :

Avion de ligne à haute altitude. Vu de face / légèrement de côté la nuit, un avion ne montre que ses strobes blancs/rouges clignotants alignés. L'effet de perspective écrase les ailes et donne une forme allongée "cigare". Siguiri est sous le couloir Bamako - Conakry.

 

Train Starlink. SpaceX a lancé 53 Starlink le 19 août 2022 depuis la Floride. Du 21 au 24 août, le train était encore serré et très brillant au crépuscule. Vu à l'œil nu depuis l'Afrique de l'Ouest, il apparaît comme un long cigare lumineux qui traverse le ciel très vite, avec des "clignotements" quand les satellites tournent.

 

Canular / méprise. Le nombre de 743 témoins et la description ultra-courte ne permettent aucune triangulation.

 

Il n'y a aucun autre signalement le même soir en Guinée dans la base NUFORC, ni dans la presse locale que j'ai pu interroger. La Guinée est extrêmement sous-représentée dans NUFORC (moins de 5 cas historiques), ce qui rend toute vérification locale difficile.

Source NUFORC : https://nuforc.org/sighting/?id=171711

 

28 DÉCEMBRE 2024 — SOUMANKOÏ / KANKAN – GUINEE KONAKRY

L'« OVNI » qui tombe dans une plantation de manguiers » Guinée News

 

Cas similaire deux jours plus tard à Farako, dans le secteur de Batè-Loba (voir ci-dessus)

 

Il a été confondu au début avec un satellite tombé, d'où le titre de Guinée news : Un objet volant non identifié, de type OVNI, qui ressemble visiblement à un satellite, est tombé dans une plantation de mangues dans la localité de Soumankoï, situé à environ 14 kilomètres de la ville de Kankan. 

 

Ce qui s'est vraiment passé

Ce n'est pas un OVNI, c'est le vol stratosphérique américain THUNDERHEAD FLIGHT 714 - HBAL714

 

·         Lancement : 17/12/2024 à 5:25 UTC depuis Hurley, South Dakota, USA 

·         Identifiant : HBAL714 

·         Fin de vol : 12/28/2024 

·         Durée : + 11 jours 

 

Le ballon a été lancé depuis le Dakota du Sud, et après avoir traversé l'océan Atlantique, il a atteint la côte africaine fin décembre. Un changement soudain de vents a poussé le ballon à entrer au-dessus du territoire guinéen.

 

Le 28 décembre, la charge utile a été trouvée dans une plantation de mangues près de la ville de Soumankoi, à environ 14 km de Kankan, tandis que le ballon est apparu à proximité à Farakó, un secteur du district de Batè-Loba également dans la préfecture de Kankan

 

Atterrissage confirmé par StratoCat :

Site d'atterrissage : Dans une plantation de mangues dans la ville de Soumankoi, à environ 14 km de Kankan, en Guinée

 

C'était quoi techniquement ?

Le Thunderhead Balloon System est une plateforme stratosphérique pilotable développée par Raven Aerostar / Aerostar pour des missions de longue durée :

C'est un ballon super-pression en forme de citrouille, en polyéthylène, qui vole entre 15 et 28 km d'altitude, bien au-dessus des avions de ligne. Il porte une nacelle avec panneaux solaires, GPS, Iridium, transpondeur ADS-B.

 

Ce type de ballon peut traverser l'Atlantique en 10 jours en surfant sur les vents stratosphériques. Celui-ci a dérivé vers le sud et est redescendu sur la Haute-Guinée, grande région productrice de mangues.

 

La suite - qui a fait le buzz international

L'événement a eu un grand impact dans les médias locaux et les médias internationaux en français.

 

France 24 Les Observateurs a titré "Guinée : que sait-on des objets volants non identifiés retrouvés dans la région de Kankan ?"

 

Et surtout, la récupération a mal tourné :

 

Deux Britanniques, Paul Inch et Richard Perham, furent envoyés peu après pour récupérer l'équipement du ballon de recherche sous contrat avec Aerostar International, mais furent arrêtés quelques jours après leur arrivée et accusés d'espionnage et de violation de l'espace aérien

 

Ils ont passé 100 jours à la prison centrale de Conakry, dans des conditions inhumaines, avant d'être libérés sous caution en avril 2025 et de rentrer à Londres fin mai.

 

Intérêt ufologique du cas : Montre comment les ballons modernes génèrent des "crash OVNI" en Guinée, exactement comme à Yomou 2003 où la boule lumineuse a été interprétée comme ancêtres.

 

Quelques sources vérifiables pour le cas Soumankoi / Kankan - 28 décembre 2024, classées par type.

 

Photo : Guinée News présente l’objet retrouvé

 

1. Source technique - identification du ballon

StratoCat - Fiche de vol THUNDERHEAD FLIGHT 714
C'est la base de données mondiale des ballons stratosphériques. C'est elle qui prouve que ce n'est pas un satellite.

URL : https://stratocat.com.ar/fichas-e/2024/HRL-20241217.htm

 

Ce que dit la fiche :

·                     Lancement: 12/17/2024 at 5:25 UTC - Launch site: Hurley, South Dakota, US

·                     ID: HBAL714

·                     Fin : 12/28/2024

·                     Site d’atterrissage: In a mango plantation in the town of Soumankoi, about 14 km of Kankan, Guinea

·                     Trajectoire : Le ballon a été lancé depuis le Dakota du Sud, et après avoir traversé l'océan Atlantique, il a atteint la côte africaine... Un changement soudain de vents a fait entrer le ballon au-dessus du territoire guinéen.

·                     Description système : Le système de ballon Thunderhead est une plateforme polyvalente orientable développée par Raven Aerostar

 

Liste 2024 : https://stratocat.com.ar/globos/2024e.htm

Hurley (SD) | 12/17 | + 11 d | THUNDERHEAD FLIGHT 714 | In a mango plantation in the town of Soumankoi, about 14 km of Kankan, Guinea

 

2. Sources guinéennes - la méprise OVNI au début

Guinée news - 29/12/2024 (repris par Cote-d-Ivoire.net)

URL : https://www.cote-d-ivoire.net/news=1835882

 

Un objet volant non identifié, de type OVNI, qui ressemble visiblement à un satellite, est tombé dans une plantation de mangues dans la localité de Soumankoi, situé à environ 14 kilomètres de la ville de Kankan.

Même article sur Phoenix Browser : Soumankoi/Kankan : Un engin ressemblant à un satellite tombe dans un champ

 

3. Sources internationales - enquête journalistique

a.    France 24 - Les Observateurs

b.    Titre : "Guinée : que sait-on des objets volants non identifiés retrouvés dans la région de Kankan ?"

c.     URL : https://observers.france24.com/fr/afrique/20250108-guinee-kankan-objets-volants-non-identifies (lien cité dans StratoCat)

d.    StratoCat le liste dans ses références externes : Guinée : que sait-on des objets volants non identifiés retrouvés dans la région de Kankan ? France 24 website

e.    Media Guinée

Titre : "Kankan/Soumankoi : l’objet semblable à un aérostat qui s’est écrasé dans un champ récupéré par les autorités"

f.      Cité par StratoCat comme référence.

 

4. Suite judiciaire - les deux Britanniques arrêtés

- Toujours sur la fiche StratoCat : - Deux Britanniques, Paul Inch et Richard Perham, furent envoyés peu après pour récupérer le matériel... mais furent détenus... et accusés d'espionnage

 

Sources complètes listées par StratoCat :

 

Nation Cymru : « L'homme de Blaenau Ffestiniog rentre chez lui après l'épreuve de la prison de Guinée »

 

Wales Online : « L'épreuve de 100 jours du père de cinq enfants... »

 

Daily Mail : « Comment une mission de récupération d'équipement de quatre jours s'est transformée en 100 jours cauchemardesques... »

 

FIN DECEMBRE 2024 - 1er JANVIER 2025 — FARAKO / BATÈ-LOBA, KANKAN - GUINEE KONAKRY

Le cas est bien réel en tant que découverte d'un objet, et plusieurs médias guinéens l'ont rapporté le 1er et le 2 janvier 2025.

 

Localisation

L'objet aurait été découvert à Farako, dans le secteur de Batè-Loba, relevant de la sous-préfecture de Balandou, préfecture de Kankan, en Haute-Guinée.

 

Les sources locales situent l'endroit à environ 40 km de Kankan.

 

Circonstances

Selon le témoignage recueilli par Guinéenews, l'objet serait arrivé au sol le mercredi 1er janvier 2025 vers 17 h. Un habitant raconte avoir été averti alors qu'il se trouvait dans un centre de santé. Il s'est rendu sur place avec d'autres personnes. À leur arrivée, quatre pick-up appartenant aux services de défense et de sécurité étaient déjà présents. Les militaires auraient éloigné la population afin d'examiner l'engin.

Le témoin rapporte ensuite que les autorités auraient déclaré qu'il s'agissait : d'un engin « sous-forme de ballon », mais comportant « un appareil technologique ».

 

L'objet aurait finalement été embarqué dans un véhicule pour être transporté vers Kankan.

 

2. Les premières descriptions sont très intéressantes

Les premières dépêches parlent d'un :

 

·                     « Objet technologique volant non identifié » ;

·                     Objet ressemblant à un satellite ;

·                     Appareil ayant chuté du ciel ;

·                     Engin de type ballon comportant une charge technologique.

 

Les photographies publiées montrent effectivement un objet très différent de l'image classique d'une soucoupe volante.

 

Mediaguinee indique également que des photos et vidéos avaient été transmises aux journalistes et que l'on pouvait voir plusieurs personnes en uniforme autour de l'appareil.

 

Lerevelateur224 publie le même type d'informations et indique que des habitants auraient été réticents à parler, certains affirmant que les autorités leur auraient demandé de ne pas s'exprimer.

 

3. La découverte est-elle liée à Soumankoï ?

Très probablement oui. C'est le point le plus intéressant de l'affaire. Quelques jours auparavant, le 28 décembre 2024, une nacelle avait été retrouvée dans une plantation de manguiers à Soumankoi, à environ 14 km de Kankan. France 24 a enquêté sur les deux objets et a fait examiner leurs photographies par des spécialistes. Le résultat est particulièrement intéressant : le premier objet était très probablement une nacelle de ballon stratosphérique.

 

Et le second, celui de Farako, correspondrait vraisemblablement à l'enveloppe ou à une partie de l'enveloppe du même ballon.

 

4. L'analyse du CNES

Le spécialiste interrogé par France 24 est Stéphane Louvel, chef de mission des vols Ballons Stratosphériques Ouverts au CNES.

 

·                     En examinant les photographies du deuxième objet, il identifie notamment :

·                     Un système conique ;

·                     Une plaque circulaire ;

·                     Des éléments correspondant vraisemblablement au système de séparation ;

·                     Une partie pouvant correspondre au sommet de l'enveloppe.

 

Son diagnostic est : « un ballon en polyéthylène de petite taille ».  C'est donc très différent d'un engin spatial ou d'un appareil extraterrestre.

 

5. La découverte de Stratocat est particulièrement importante.

 La recherche permet d'aller encore plus loin. Le site spécialisé Stratocat a identifié le ballon comme : HBAL714 — Thunderhead Flight 714 Il aurait été lancé le : 17 décembre 2024 à 05 h 25 UTC depuis : Hurley, Dakota du Sud, États-Unis par Aerostar.

 

Le vol a duré environ 11 jours et s'est terminé le 28 décembre 2024. Stratocat indique que la nacelle a été retrouvée dans une plantation de manguiers à Soumankoï, tandis que le ballon aurait été retrouvé à proximité, à Farakô, dans le secteur de Batè-Loba.

C'est une donnée extrêmement intéressante : elle fournit une liaison matérielle et chronologique entre les deux découvertes.

 

6. Une petite correction chronologique

Il faut faire attention à la formulation « quelques jours plus tard ». Les médias ont largement diffusé l'affaire de Farako le 1er janvier 2025, mais France 24 a recueilli une information selon laquelle l'objet avait en réalité été découvert plusieurs jours auparavant, et que sa découverte n'avait été médiatisée que le 1er janvier.

 

Donc, nous préférons titrer ce cas : Fin décembre 2024 / 1er janvier 2025 — Farako, Batè-Loba Plutôt que de présenter sans réserve le 1er janvier comme date exacte de la chute.

 

En revanche, Guinéenews rapporte explicitement un témoignage situant la chute au 1er janvier vers 17 h.  Il existe donc une discordance documentaire sur la date, que nous préferons signaler.

 

7. Pourquoi l'affaire a-t-elle été qualifiée d'« OVNI » ?

Le terme est ici utilisé dans son sens littéral : objet volant non identifié = objet dont l'origine n'était pas connue au moment de sa découverte.

 

Les médias guinéens ne disposaient pas alors d'informations permettant de déterminer sa nature. L'absence de communication officielle a renforcé les interrogations.

 

Mais après examen des photographies par des spécialistes, l'hypothèse d'un élément de ballon stratosphérique devient nettement plus convaincante.

Source : Article France 24 consacré aux deux objets de Kankan
Fiche Stratocat — Thunderhead Flight 714 / HBAL714
Article original de Guinéenews sur Farako

 

23 SEPTEMBRE 2025 — CONAKRY, GUINÉE CONAKRY

Vidéo d'un objet lumineux

 

Photo : Photo extraite du fi et un agrandissement/ L’objet est petit, peu visible sur l’image/

 

La publication a été mise en ligne sur r/ufo le 24 septembre 2025, donc le lendemain de l'observation alléguée. C'est un élément intéressant : le témoignage n'est pas une histoire apparue plusieurs années après les faits.  Le message indique :

 

·         Lieu : Conakry, Guinée

·         Date : 23 septembre 2025

·         Heure : vers 22 h

·         Durée annoncée : environ 26 secondes

·         Nombre de témoins : 1

·         Source de la vidéo : un membre de la famille de l'auteur, qui se trouvait à Conakry

·         Nature du phénomène : objet lumineux dans le ciel.

 

L'auteur précise lui-même qu'il ne sait pas ce qu'il a vu et propose notamment l'hypothèse d'un drone.

 

La vidéo originale

Le message Reddit comportait un lien vers un fichier Google Drive, présenté comme la vidéo originale transmise par le membre de la famille. La publication conserve donc une trace assez précise de la provenance du document.

Publication originale Reddit — « Possible UFO in Conakry, Guinea »

 

Les réactions des internautes

Les commentaires sont très prudents. L'un suggère simplement : « Looks like an orb? »

Une autre avance l'hypothèse d'un pointeur laser. L'auteur lui-même avait évoqué la possibilité d'un drone. Cela signifie qu'il n'y a pas de consensus dans la discussion permettant d'identifier l'objet.

 

Ce que nous pouvons réellement établir

Il faut distinguer trois niveaux.

 

            1. L'existence de la publication : OUI

            Elle est vérifiable et datée du 24 septembre 2025.

 

            2. L'existence d'une vidéo : OUI, selon la publication

            Le post contient un lien vers un fichier Google Drive présenté comme la vidéo envoyée par un proche du témoin.

           

L'identité de l'objet : INCONNUE

 

Nous n'avons actuellement aucune analyse indépendante permettant de dire de quel phénomène il s’agit.

 

Une réserve importante sur la vidéo

Il manque plusieurs informations indispensables pour une véritable analyse PAN :

 

Localisation précise à Conakry
orientation de la caméra
heure exacte
durée exacte
distance estimée de l'objet
hauteur angulaire
mouvement de la caméra
fichier vidéo original avec métadonnées
témoignage direct du vidéaste

Et surtout, un seul témoin est déclaré.

 

Nous ne disposons pas non plus, à ma recherche, d'une enquête réalisée par une association guinéenne, par une autorité aéronautique ou par un organisme ufologique.

Source : https://www.reddit.com/r/ufo/comments/1np8pzh/possible_ufo_in_conakry_guinea/?utm_source=chatgpt.com

 

 

Chapitre XII - 20

18 - GUINÉE-BISSAU

Ancienne Guinée portugaise

 

 

DATE NON RETROUVEE – LIEU N0N RETROUVEE – GUINEE BISSAU VOL DC6 MILITAIRE -

Il s’agit d’un témoignage recueilli par Rui/Ruy Ávila Castel-Branco ET le cas ne se déroule pas au Mozambique ni en Guinée équatoriale, mais sur la liaison Guinée-Bissau–Luanda, donc au-dessus de l’Afrique occidentale et centrale/angolaise.

 

Deux sphères blanches accompagnant un DC-6 militaire

 

Les informations retrouvées

Le cas est repris dans un important article consacré aux archives de Castel-Branco, publié par la revue brésilienne Revista UFO sous le titre UFOs sobre a África. L'article précise que Castel-Branco avait constitué une importante collection de témoignages de pilotes, contrôleurs et personnels aéronautiques africains.

 

Le récit est également reproduit dans le dossier espagnol El Ojo Crítico, consacré aux cas africains recueillis par Castel-Branco. Cette seconde source est particulièrement intéressante car elle donne le nom du principal témoin.

 

·                     Fiche du cas

·                     Période : date exacte non indiquée dans les sources retrouvées

·                     Lieu : en vol, sur la route Guinée-Bissau → Luanda

·                     Aéronef : DC-6 de la Força Aérea Portuguesa (FAP)

·                     Altitude : environ 16 000 mètres

·                     Témoin principal cité : tenente aviador Telmo Xavier Matos

·                     Durée : environ 5 minutes

·                     Objets : deux sphères blanches

·                     Nombre : 2

 

 

Selon le récit, les deux objets sont restés pendant plusieurs minutes dans une position qui paraissait stationnaire par rapport au DC-6. Ils se seraient parfois situés au-dessus de l'avion.  Le comportement rapporté est particulièrement intéressant :

 

·                     Les deux sphères se rapprochaient ;

·                     Elles s'éloignaient l'une de l'autre ;

·                     Elles se croisaient ;

·                     Puis chacune repartait dans une direction différente ;

·                     Finalement, elles se seraient éloignées à très grande vitesse.

 

La Revista UFO décrit explicitement les objets comme « dois objetos esféricos de cor branca » et indique qu'ils accompagnèrent le DC-6 pendant environ cinq minutes.

 

Un détail très important : 16 000 mètres Cette altitude mérite d'être signalée :16 000 m = environ 52 500 pieds. C'est une altitude très élevée pour un avion de cette époque. Cela signifie que les témoins se trouvaient très au-dessus de la plupart des phénomènes météorologiques et du trafic aérien conventionnel de l'époque. Mais il faut rester prudent : l'altitude de 16 000 m provient du récit rapporté par Castel-Branco. Je n'ai pas retrouvé le carnet de vol du DC-6 ni un document militaire portugais permettant de confirmer indépendamment cette valeur.

 

Ce que le récit ne permet PAS de déterminer

Il manque malheureusement plusieurs informations essentielles :

 

·                     Date exacte : non retrouvée.

·                     Position géographique exacte : inconnue.

·                     Heure : inconnue.

·                     Cap de l'avion : probablement vers Luanda, mais non précisé dans le détail.

·                     Conditions météorologiques : non indiquées.

·                     Distance des sphères : non indiquée.

·                     Dimensions apparentes : non indiquées.

·                     Couleur précise / luminosité : simplement décrites comme blanches.

·                     Radar : aucune information retrouvée.

·                     Communication avec le contrôle aérien : aucune information retrouvée.

·                     Nombre exact de membres d'équipage ayant observé le phénomène : la source met surtout en avant Telmo Xavier Matos.

 

Ce sont des lacunes importantes.

 

Le point le plus intéressant : « ils sont stationnaires ». Cette formulation utilisée dans les sources est particulièrement intéressante : les sphères auraient maintenu une position stationnaire par rapport à l'avion. Cela ne signifie évidemment pas qu'elles étaient immobiles dans l'espace. Pour un avion volant à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure, un objet situé à une certaine distance et suivant sensiblement le même vecteur peut donner une impression de stationnarité. Mais le récit ajoute ensuite des changements de position relatifs, des rapprochements, des croisements et finalement une séparation très rapide. C'est donc le comportement apparent par rapport à l'avion qui constitue l'élément ufologique du cas, davantage que l'apparence des objets.

 

Plusieurs explications doivent être envisagées.

-       Ballons

Des ballons météorologiques ou scientifiques peuvent apparaître comme des sphères brillantes à haute altitude. Cependant, leur comportement apparent dans ce récit — rapprochement, croisement et séparation rapide — demanderait une explication supplémentaire.

-       Reflets / phénomènes optiques

À 16 000 m, les conditions d'observation sont particulières. Un phénomène lumineux ou un reflet peut produire des perceptions inhabituelles.

-       Autres aéronefs

Il faut également envisager des aéronefs vus sous un angle inhabituel, même si la description de sphères blanches sans structure apparente ne permet pas de conclure.

-       Phénomène réellement non identifié

C'est naturellement possible, mais l'absence de données instrumentales et de documentation primaire empêche d'aller plus loin.

 

Une précision géographique importante

Je classerais ce dossier principalement sous : GUINÉE-BISSAU / ANGOLA — CAS AÉRONAUTIQUE et non sous Mozambique. Castel-Branco était mozambicain et travaillait depuis le Mozambique, mais son enquête portait sur des témoignages provenant de nombreux pays africains. La source espagnole précise d'ailleurs que ses archives contenaient des cas provenant de la FAP (Força Aérea Portuguesa), de DETA, LAM, DTA et d'autres opérateurs africains.

 

La question de la date

C'est actuellement le principal problème documentaire. Je n'ai trouvé dans les deux sources secondaires consultées aucune date précise pour l'incident du DC-6. Je déconseille donc fortement de lui attribuer une année simplement parce que le cas apparaît entre d'autres observations datées dans l'article.

 

On peut donc mentionner : DATE : inconnue — probablement période coloniale portugaise

 

La Guinée-Bissau devient indépendante en 1973/1974, tandis que l'Angola devient indépendant en 1975. Le fait que le vol soit assuré par un DC-6 de la Force aérienne portugaise situe nécessairement l'affaire dans la période antérieure à ces indépendances, mais cela reste une déduction historique, pas une date documentaire.

 

Le cas est nettement plus intéressant que beaucoup de récits Internet, parce que le témoin principal est identifié comme officier aviateur et que le témoignage a été recueilli par un pilote expérimenté, Castel-Branco. Mais il reste impossible, à ce stade, de vérifier indépendamment la date, la position, l'altitude ou la réalité des performances rapportées.

 

Une piste de recherche particulièrement intéressante

Ce cas mérite d'être poussé plus loin : les archives de la Força Aérea Portuguesa pourraient éventuellement permettre de retrouver le vol, le nom du DC-6 et surtout les journaux de bord ou rapports d'incident.

 

Et il y a une autre piste : puisque le vol était Guinée-Bissau → Luanda, nous pouvons essayer de déterminer les routes aériennes militaires portugaises de l'époque et les DC-6 de la FAP en service, ce qui pourrait permettre de dater indirectement le témoignage de Telmo Xavier Matos.

 

C'est probablement la meilleure façon de transformer ce récit de Castel-Branco en véritable dossier historique documenté plutôt qu'en simple cas ufologique secondaire. C’est un travail qui peut être plus facilement fait par des ufologues Portugais

Sources pour ce cas : https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/

https://elojocritico.info/wp-content/uploads/2020/09/EOC-91_92.pdf

https://www.ufoscans.com/ - Date: 01/04/1967 20:00 | Location: Unknown City, Guinea-Bissau | Shape: Sphere

 

 

DOCUMENTATION COMPLEMENTAIRE POUR MIEUX CONNAITRE L’AUTEUR DE CE CAS

 

QUI EST RUI DE AILA FERRAO CASTEL-BRANCO

Ufologue Portugais, originaire du Mozambique, il a participé à de ombreux congres, auteur de l’ouvrage OVNIS EM AFRICA.

Rui de Ávila Ferrão Castel-Branco, originaire de Lourenço Marques (Mozambique), est né le 25 OUT 1925 et est décédé le 04 AGO 2008, à Cascais. Il était un pilote officiel de DETA (Mozambique Airlines), avec plus de 22000 heures de vol sur son CV.

 

Photo : Lui Castel Branco, Pilote et Ufologue auteur de « OVNI EM AFRICA ». 12-08-1925 – 04-08- 2008

 

L'instructeur de « l'Aero Clube de Moçambique, » partenaire de la Mozambique Study Society, a fondé une délégation dans ce pays désigné comme le Centre d'études astronautiques (membre de la Fédération internationale d'astronautique) ayant été un partenaire correspondant de la Société interplanétaire brésilienne, de São Paulo, Brésil.

C’est en 1970 qu’il s’intéresse à l’étude du phénomène sur ce continent africain.

 

Il était présent à plusieurs conférences et congrès sur le sujet, abordant toujours le travail de recherche qu'il a effectué.

 

Photo : l’ouvrage de Rui Castelo-Branco

 

Auteur des ouvrages « Conférence sur l’astronautique », en 1962, « Science-Fiction en Littérature, dans le Cinéma, Radio et Télévision et Projection inau Portugal et Brazil », en 1967, « Astronautics and Aviation Ephemeris in Mozambique », en 1973, a édité sa dernière œuvre en 1987, baptisée « OVNIS in Africa », par COIMBRA Editora, tous édités en portugais.

 

Dans sa participation au Congrès de Las Vegas (1991), il a fait son intervention pour traiter les cas mozambicains de pilotes d'aviateur.

Il était considéré comme membre honoraire de l'APPO en 1992.

 

L’ARTICLE INTERESSANT DE PABLO VILLARRUBIA MAUSO PUBLIE DANS https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/  QUI EVOQUE RUI CASTELO BRANCO 

 

OVNIs au-dessus de l'Afrique

Dernière mise à jour : 1er décembre 2004, 11 h 50

Pablo Villarrubia Mauso

 

Castel-Branco fut le fondateur du Centre d'études astronautiques du Mozambique, qui réalisa les premiers lancements de fusées dans ce pays africain.

 

Le 18 décembre 1972 est une date que l'équipage et les passagers du Boeing 737 de Mozambique Airlines (DETA) n'oublieront pas de sitôt. Lors d'un vol entre Beira et Lourenço Marques, aujourd'hui Maputo, la capitale du Mozambique, un gigantesque OVNI vert est apparu dans un ciel parfaitement dégagé, se dirigeant vers l'avion. Après un échange tendu entre le pilote et la tour de contrôle, l'objet en forme de capsule est passé à très courte distance devant le Boeing, à un angle ascendant de 5°, puis, au soulagement général, a disparu à toute vitesse. C'est l'un des nombreux cas étudiés par le pilote, ufologue et écrivain mozambicain Ruy Castel-Branco, auteur du livre « OVNIs en Afrique » [Coimbra Editora, 1987]. Depuis 1975, date de l'indépendance du Mozambique, Ruy réside à Cascais, une paisible ville côtière près de Lisbonne. C’est là que j’ai rencontré et pu interviewer ce monsieur, âgé de 74 ans et ancien pilote de la DETA.

 

Castel-Branco était le fondateur du Centre d'études astronautiques du Mozambique, qui a réalisé les premiers lancements de fusées dans ce pays africain. « Je n'ai jamais vu d'OVNI, mais les récits que j'ai entendus de nombreux pilotes africains m'ont convaincu que nous sommes confrontés à un phénomène inexpliqué, que je considère comme d'origine extraterrestre », m'a confié l'ufologue, tout en sortant d'un dossier des dizaines de dessins d'OVNIs, réalisés par les témoins qu'il avait interrogés. « Les pilotes sont les meilleurs observateurs d'objets volants, car ils se trompent rarement. » Castel-Branco a survolé tout le Mozambique et d'autres pays africains entre 1947 et 1974, pilotant toujours des avions monomoteurs, comme le Tiger, ou des bimoteurs, comme le Hornet Loth, le Dragon Fly, le Dakota, le DC-3, le Dove et le Fokker Friendship. Il a accumulé plus de 22 000 heures de vol. Son livre était préfacé par Jorge de Lemos Peixoto, également pilote pour Transportes Aéreos Portugueses (TAP), qui soulignait l'importance d'inclure dans l'ouvrage les témoignages d'observations de pilotes, d'opérateurs radar, d'autochtones et de colons portugais.

 

« Pommes volantes » — L’observation survenue le 12 janvier 1973 par Raúl Alvez Calane da Silva, journaliste mozambicain, et son frère Mário, était véritablement insolite. Castel-Branco a étudié l’affaire en détail, parmi des centaines d’autres auxquelles il avait accès. Vers 1 h du matin, en pleine nuit, deux sphères lumineuses légèrement aplaties sur les bords sont apparues à 800 mètres du quartier Rui Patrício à Lourenço Marques, donnant l’impression d’avoir la forme de pommes. Les deux OVNI sont restés immobiles pendant deux minutes, tournant sur eux-mêmes à très grande vitesse. Puis, et toujours de manière symétrique, ils ont commencé à s’élever progressivement jusqu’à disparaître, ne laissant que deux points lumineux dans le ciel.

 

Photo : Pablo Villarrubia Mauso, ufologue sud-américain, auteur de plusieurs ouvrages sur le phénomène OVNI.

 

Puis, inexplicablement, ils redescendirent – ​​toujours ensemble, à la même distance l’un de l’autre – mais à un autre endroit. C’est alors que les témoins comprirent que la rotation supposée pouvait en réalité correspondre à un rapide échange de lumières oscillant entre le bleu, le vert et le rouge, bien que la couleur dominante fût jaune-orangé. Selon Castel-Branco, ce genre de cas est fréquent non seulement au Mozambique, mais sur presque tout le continent africain. « Les points lumineux non identifiés ne sont pas rares au Mozambique. Et leur approche des zones urbaines, bien que peu fréquente, a été observée à plusieurs reprises. Le cas des frères Calane da Silva en est un exemple flagrant. »

 

Un autre épisode extraordinaire s'est produit à Xinavane, au Mozambique, où le radioamateur Manuel Silva de Almeida et plusieurs fonctionnaires coloniaux ont aperçu, dans les années 1950, un OVNI à la forme tout à fait singulière. Au-dessus des champs de la région, Almeida observa une sphère plus grande que la Lune, immobile à basse altitude et entièrement illuminée. D'un blanc éclatant, elle présentait trois sommets que le témoin compara à « la queue d'un grillon et une aile de chaque côté ». À cette occasion, le policier Raposo Guerreiro, à l'aide d'une lampe torche, émit des signaux lumineux en direction de l'objet. Soudain, l'OVNI s'assombrit, comme s'il répondait aux signaux. Même dans l'obscurité, sa structure restait parfaitement visible en pleine nuit. Les témoins eurent l'impression que l'objet avait commencé à émettre de la lumière de l'autre côté. Puis il disparut.

 

Situation marquante — L'histoire de l'ufologie regorge de témoignages d'observations d'objets volants non identifiés par des professionnels du contrôle aérien – et ce sont eux qui ont grandement contribué à l'étude du sujet. Castel-Branco possède de nombreux cas de ce type dans ses archives de recherche, et il nous a informés de certains qui sont pratiquement inconnus en dehors d'Afrique. L'un d'eux décrit la frayeur vécue par le pilote de taxi aérien Celestiano Nunes en 1959, à une époque où l'aviation africaine était encore précaire. En plein jour, alors qu'il effectuait un vol entre Morrumbala et Milange, également au Mozambique, Nunes aperçut un objet volant vers lui. Pensant d'abord qu'il s'agissait d'un autre avion, il le vit, stupéfait, s'approcher au point de frôler la collision. Heureusement, soudain, l'OVNI inversa sa trajectoire, littéralement, dans une manœuvre incroyable. Il fit simplement demi-tour et disparut à une vitesse vertigineuse.

 

Un autre cas surprenant s'est produit début juin 1973, lorsque les contrôleurs radar de l'aéroport Lourenço Marques de Maputo ont observé un objet en forme de disque au-dessus d'une piste. L'OVNI changeait continuellement de couleur, passant du jaune clair au bleu puis au vert. Les manœuvres de l'objet auraient pu compromettre la sécurité des vols, notamment les atterrissages et les décollages. Un événement similaire s'est produit en 1969 à Beira, la deuxième ville du Mozambique. À cette occasion, le chef du contrôle aérien, Luiz Antonio Ferreira Serra e Santos, a observé une lumière blanche fixe et brillante à 3 km de l'aéroport, au-dessus d'une maison, qui effectuait des acrobaties aériennes entre 15 et 30 degrés au-dessus du sol. Santos a déclaré à Castel-Branco qu'avec ses dix années d'expérience dans l'aviation, il pouvait parfaitement distinguer un avion classique d'un objet volant inhabituel. Et il ne s'agissait pas d'un avion.

 

Un autre cas recueilli par Castel-Branco et proposé aux lecteurs s'est déroulé en Afrique du Sud. Le témoignage est celui de Rui Calçada Bastos qui, accompagné de trois autres personnes, voyageait de Johannesburg à Lourenço par l'autoroute. Sans en comprendre la raison, les voyageurs remarquèrent que les instruments du tableau de bord s'étaient éteints et que le compteur kilométrique affichait zéro, tandis que le moteur continuait de tourner et que la voiture poursuivait sa route. Ce n'est que plus tard qu'ils aperçurent près du véhicule, au-dessus de la région minière du Rand, une zone riche en or, « une tache jaunâtre en forme de nuage », comme ils la décrivaient. Curieusement, après la disparition de ce nuage mystérieux, les instruments de la voiture se remirent à fonctionner normalement.

 

Castel-Branco conserve également dans ses volumineuses archives le récit d'un étrange phénomène aérien observé par l'équipage et les passagers d'un DC-6 de l'armée de l'air portugaise lors d'un vol entre la Guinée-Bissau et Luanda, capitale de l'Angola, à une altitude de 16 000 mètres. Selon le lieutenant de vaisseau Telmo Xavier Matos, deux objets sphériques blancs sont restés immobiles par rapport à l'appareil, le survolant parfois. Pendant les cinq minutes qu'a duré l'observation, les sphères se sont approchées et éloignées l'une de l'autre, finissant par se croiser, chacune reprenant sa route en sens inverse. Après avoir accompagné le DC-6 pendant un certain temps, elles se sont séparées à une vitesse fulgurante et ont disparu.

 

En février 1962, des soldats portugais stationnés à la caserne de Ribaué, au Mozambique, aperçurent un OVNI en forme de cigare laissant une traînée lumineuse dans le ciel. Brillant et doté d'une rangée de fenêtres, l'objet fut observé par trois soldats qui accoururent sur un chemin de terre. Mais ils n'eurent pas le temps de le toucher ni de faire feu, car il s'éloigna verticalement en une fraction de seconde. Cet incident, impliquant des militaires en service actif, illustre la manière dont le phénomène OVNI se manifeste dans certains pays africains. Dans de nombreuses nations, des détachements militaires européens sont maintenus pour assurer la sécurité territoriale de leurs anciennes colonies. Ces casernes suscitent un intérêt particulier chez nos visiteurs. De même, l'apparition d'humanoïdes descendant d'OVNIs au Mozambique semble être un phénomène ancien.

 

Un épisode marquant — Selon les informations fournies par Fernando da Silva Martins, témoin de l'apparition d'un gigantesque engin extraterrestre sur la plage de São Martinho de Bilene, à 180 km au nord de Maputo, au milieu des années 1950, un événement intéressant a été rapporté. Martins raconte qu'un « cipaio » – un policier indigène des anciennes colonies portugaises – lui a confié un épisode remarquable de sa vie. Sans vouloir révéler son identité, le cipaio a expliqué que dans la région, pendant la saison des pluies, des objets volants lumineux descendaient du ciel, d'où émergeaient des hommes. Ces hommes prélevaient des échantillons de racines, de pommes de terre, de sable et de plantes, puis repartaient, pour revenir l'année suivante. Ces atterrissages se produisaient depuis des décennies, observés par les ancêtres des habitants actuels de la plage.

 

L'un des cas les plus spectaculaires recensés par l'ufologue méticuleux Castel-Branco – notamment grâce à la qualité des témoins – s'est produit en Angola en octobre 1954, à 6 h 45. Le commandant Craveiro Lopes pilotait un Dragon Rapid de la compagnie Transportes Aéreos de Angola (DTA) lorsqu'il aperçut un objet de grande taille près de l'appareil. L'épisode fut relaté à Castel-Branco par l'opérateur radio de bord, João Alexandre Ramos : « À bord des Dragon Rapid, nous volons toujours à une altitude inférieure à celle des Dakotas ou des Bechcraft. Nous, les membres d'équipage de ces avions, connaissons parfaitement la région. » Il était presque 7 h lorsque le Dragon Rapid se trouvait à 100 km de Luanda, la capitale du pays. En raison de la faible visibilité, le commandant Lopes restait très attentif. « À un moment donné, en regardant sur le côté, nous avons aperçu quelque chose d'étrange à environ 1 000 mètres », raconta Ramos.

 

L'opérateur radio et les autres membres d'équipage ont décrit à l'ufologue un objet à demi dissimulé par la végétation de la savane, ressemblant à un dôme à trois bords. « Ce dôme semblait être en cristal, mais d'un cristal opaque, émettant des lumières rouge foncé et jaune. L'objet se trouvait dans une zone totalement inhabitée, loin de tout village indigène. » Toujours selon le commandant Lopes, l'artefact semblait avoir la forme d'une gigantesque machine Caterpillar, un tracteur à chenilles surmonté d'un dôme. Lopes décida de faire demi-tour et de survoler la zone dans la direction opposée, puisque les aviateurs avaient noté les coordonnées entre Luanda et Porto Amboim. Ils volèrent à très basse altitude, mais malgré cela, ils ne trouvèrent rien, comme si l'énorme objet avait disparu.

 

« Comment quelque chose d'aussi imposant a-t-il pu disparaître en si peu de temps ? » demanda l'opérateur radio. Pas la moindre trace de mouvement n'était visible sur la savane, malgré le poids apparent de l'objet. Le lendemain de l'observation, à la demande de Lopes et Ramos, Eurípedes da Silva, pilote de l'armée de l'air portugaise et aujourd'hui secrétaire du Conseil aéronautique angolais, survola la zone, mais ne trouva rien. « Au moment de l'observation, le commandant Craveiro Lopes totalisait 4 000 heures de vol et João Ramos, 8 000 », se souvient Castel-Branco en consultant ses archives. « Ils ne pouvaient pas se tromper sur un objet aussi impressionnant. »

 

Poursuite au Mozambique — L'ufologue conserve précieusement dans ses archives l'enregistrement d'une conversation entre le Centre d'information de vol (CIV) du Mozambique et l'équipage d'un Boeing 737 de la DETA, poursuivis par un OVNI pendant 20 minutes au petit matin du 8 janvier 1973, alors qu'ils volaient à 9 300 mètres d'altitude. L'affaire attira l'attention du Réseau mutuel d'étude des OVNI (MUFON) des États-Unis et fut relatée dans l'ouvrage « Le Mystère des OVNI » (éditions Pygmalion, 1976), de Jack Perrin. Tout commença lorsque le commandant Gilberto Costa, le copilote Nasi Pereira et le chef de cabine Antonio Teixeira effectuaient un vol entre les fleuves Save et Limpopo.

 

Ce jour-là, le vol fut retardé et décolla de Beira à 2 h 45 du matin. Environ vingt minutes après avoir atteint sa vitesse de croisière, le commandant Costa aperçut une lumière au-dessus de la mer, presque au ras de l'eau, à une trentaine de kilomètres au sud du fleuve Save. L'objet changeait constamment de couleur, passant du vert au rouge puis au blanc. Costa alerta le copilote et le commandant de bord, et tous virent l'OVNI prendre de l'altitude, accélérer et se diriger vers l'avion. Immédiatement, l'équipage informa la station CIV de Beira de la situation. Les techniciens indiquèrent à l'équipage qu'aucun aéronef ne se trouvait dans la zone, mais l'objet continua de s'approcher jusqu'à s'immobiliser, tout près de l'avion, à distance constante. Son diamètre apparent était comparable à celui d'un ballon de football et il émettait une lumière intermittente.

 

« J’ai éteint les feux de position et tous les autres feux de l’appareil afin de tromper l’objet. Stupéfait, j’ai vu l’OVNI accélérer rapidement et apparaître sur tribord, modulant fréquemment sa vitesse, passant devant nous et nous suivant à une distance difficile à évaluer. Cela a duré 10 à 15 minutes, puis, reprenant sa trajectoire, il a disparu en direction de la mer », a déclaré le commandant à Rui Castel-Branco. L’intégralité de la conversation entre l’équipage du Boeing 737 et le CIV de Beira a été enregistrée. Des copies de cet enregistrement ont été transmises aux autorités militaires portugaises, mais aucune déclaration officielle n’a été faite. Le commandant Gilberto Costa, pilote depuis l’âge de 20 ans, n’avait jamais rien vu de tel.

 

« J’ai discuté un jour avec un officier supérieur de l’armée de l’air portugaise à Lisbonne. Cet homme m’a confié que l’armée de l’air possédait de nombreuses informations sur le phénomène OVNI, mais les dissimulait dans des lieux difficiles d’accès. Je pense qu’il me l’a dit pour éviter que je ne le force à les rendre publiques », a déclaré Castel-Branco. Il a également découvert que l’armée portugaise transmettait toutes sortes d’informations sur les OVNI à l’armée américaine, sans autre commentaire. Le silence règne donc sur le sujet. Cette politique de transmission d’informations à l’armée américaine est notoire et se pratique dans le monde entier, là où les autorités locales gardent le secret. La regrettée ufologue Cynthia Hind peut être considérée comme la pionnière de l’ufologie sur le continent africain.

 

Cynthia, une Anglaise, a vécu des décennies au Zimbabwe, où elle était la représentante locale du Mutual UFO Network (MUFON). Grâce à elle, elle a pu recueillir et étudier des centaines de cas qui seraient autrement restés inconnus du public. Dans son ouvrage « OVNIs, contacts africains » [Francisco Alves Publisher, 1989], Cynthia relate plusieurs observations d'OVNIs impliquant des pilotes civils et militaires en Afrique. Selon cette ufologue, l'apparition d'objets volants non identifiés dans cette région est généralement associée à des manifestations d'esprits ancestraux ou de défunts, conformément à une tradition mytho-religieuse africaine.

 

Toujours au Zimbabwe — La chercheuse mentionne dans ses travaux un incident survenu en juillet 1985, lorsqu'un OVNI a survolé l'aéroport de Bulawayo, dans le sud du pays. Le commandant de l'armée de l'air zimbabwéenne de l'époque, Azim Daudpota, a déclaré qu'un « objet d'origine indéterminée et non identifié a été aperçu par deux pilotes en plein vol, depuis leurs avions de chasse respectifs ». L'objet était de couleur orange, mais le radar de contrôle aérien du pays ne l'a pas détecté, car il était en cours de réparation. Le commandant Daudpota a écarté la possibilité d'une tentative d'intrusion étrangère. La presse et une partie de la population informée ont rapidement compris l'importance de cet événement. Le Zimbabwe est frontalier de l'Afrique du Sud, une région réputée pour son intense activité OVNI.

 

Le 15 juillet de la même année, des autochtones installés dans le campement rural d'Underberg, dans le district de Natal en Afrique du Sud, observèrent un mystérieux objet brillant se dirigeant vers la ville du Lesotho. José Campos, directeur de la section observation de la Société astronomique sud-africaine, déclara qu'« il ne s'agissait pas d'un objet astronomique conventionnel ». Le 28 juillet, le journal The Natal Mercury rapporta qu'une étoile très brillante avait survolé Natal, semant la panique parmi les habitants. Un autre cas important, recueilli par Cynthia Hind, se produisit le 14 novembre 1989 au-dessus de Mafikeng, au Bophuthatswana, également en Afrique du Sud. Il s'agissait d'un OVNI argenté, de la forme d'un ballon de rugby, émettant des éclairs rouges et verts. Redges Schickerling, pilote de la Force aérienne sud-africaine (SAAF), observa l'objet volant non identifié en plein vol, en compagnie d'opérateurs radar, à une altitude de 4 000 mètres. L'affaire attira l'attention de la presse de la ville de Natal, qui publia des détails de l'incident.

Crédit : Archives OVNI

 

Photo d'un objet sphérique au-dessus d'un désert africain, prise par une équipe d'explorateurs russes. La fréquence des observations d'OVNIs sur le continent est impressionnante.

 

Cynthia a également relaté dans ses travaux un incident survenu dans le ciel du Mozambique le 11 février 1988, près de la ville de Beira. Cette fois, l'OVNI, resté en suspension au-dessus de l'océan Indien, émettait une forte lumière fluorescente en plein jour. Le commandant Simplício Pinto, pilote pour Aerolíneas de Moçambique (LAM), pilotait un Boeing 737 entre Quelimane et Maputo. La forme de l'objet a été comparée à celle d'un « matelas volant », et il a été détecté par le radar de l'aéroport de Beira vers 18h10. Pinto a observé que l'objet s'élevait à une altitude de 3 600 mètres. Avec son copilote Jamal et la chef de cabine Isabel Lobo, il pouvait clairement distinguer la surface de l'objet, où trois petites lumières éblouissantes formaient un triangle. Plusieurs des 114 passagers à bord ont également été témoins du phénomène. L'avion a pris de l'altitude rapidement et a atteint une altitude d'environ 8 000 mètres, permettant au commandant de l'observer pendant encore 45 minutes alors qu'il poursuivait son voyage vers Maputo.

 

OVNIs au-dessus du Sahara — Une nuit de mars 1951, vers 4 h du matin, trois officiers de l'Armée de l'Air française se trouvaient sur la base aérienne de Bangui, dans l'actuelle République centrafricaine. Le ciel était dégagé et la lune brillait de mille feux. Soudain, un objet non identifié, plus brillant que Vénus, apparut au sud-ouest, s'approchant de la base à une vitesse fulgurante. Arrivé à l'ouest, il freina brusquement, effectua une manœuvre à 90 degrés, puis s'éloigna et disparut au loin. L'événement dura cinq minutes et aucun bruit ne fut enregistré. Bangui, où un détachement était stationné dans les années 1950, est aujourd'hui la capitale de la République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du continent, mais où les observations d'OVNIs sont très fréquentes.

 

Un autre fait intéressant révélant des détails sur l'activité OVNI en Afrique s'est produit dans la nuit du 3 au 4 octobre 1951. Deux officiers de l'Armée de l'Air française et des ouvriers dormaient à la belle étoile dans un campement à Tessalit, une oasis du Sahara, à l'extrémité sud-est de l'Erg Azour, à 400 km au sud du tropique du Cancer. À la stupéfaction des témoins, une lumière intense est apparue parmi les étoiles et s'est approchée rapidement et silencieusement du sol. Il s'agissait d'un objet circulaire, d'un diamètre apparent supérieur à celui de la Lune, de couleur jaune foncé, presque orangé. « Il s'approchait et descendait lentement, à la vitesse d'un DC-3 en vol de nuit », a noté l'un des officiers. « Arrivé à la verticale du campement, l'objet a effectué un virage de plus de 90° vers la gauche et est remonté très rapidement, avant de disparaître complètement. » La revue Forces Aériennes Françaises a publié les deux rapports, accompagnés des commentaires du capitaine A. Cleouin, qui n'a trouvé aucune explication à ce phénomène.

 

Ouvrage du pionnier de l'ufologie mozambicaine Castel-Branco. Ce livre décrit d'incroyables observations d'engins spatiaux en vol, dont l'auteur, qui est également pilote, a été témoin.

 

Zone à haut risque — L'une des régions les plus actives en matière d'observations d'OVNI au Mozambique est Quelimane, sur la côte de l'État de Zambézia, une zone de vastes palmeraies et de magnifiques plantations de thé. Quelimane est un important port côtier, situé sur les rives du Rio dos Bons Sinais (Rivière des Bons Présages). C'est là que Ruy Castel-Branco a enquêté sur un cas survenu avant 1957, lorsque le géomètre Mário de Almeida et plusieurs autres personnes ont observé, de nuit, un OVNI en forme de cigare entouré de plusieurs sphères volantes — six de chaque côté. L'objet avait des fenêtres illuminées de l'intérieur et est passé rapidement près de l'horizon, sans émettre le moindre bruit.

 

En 1964, le géomètre Reynolds Marques et d'autres témoins observèrent une sphère orange immobile au-dessus de l'aéroport de Quelimane. L'objet suivit la voiture du géomètre et celles d'autres personnes sur une route, ce qui confère à ce cas des caractéristiques similaires à celles d'observations similaires rapportées sur la côte mozambicaine. En 1955, le pilote de Mozambique Airlines, José Luís Burnay, accompagné de cinq personnes dans sa voiture, fut également témoin d'un OVNI spectaculaire apparu au-dessus de la route reliant Quelimane à l'aéroport local. Selon Burnay, il s'agissait d'un objet sombre d'environ 2 mètres de diamètre, en forme de soucoupe avec un dôme supérieur lumineux émettant deux puissants faisceaux lumineux. En mai 1957, des habitants de la région observèrent également un autre objet volant orange lumineux, d'environ 20 à 30 mètres de diamètre, près d'Inhasunge, également en Zambèze, qui disparut à très grande vitesse en direction de la mer.

 

Et ainsi, une multitude de cas s'enchaînent. En 1963, plusieurs témoins ont vu un OVNI descendre à une hauteur de 20 mètres, près de la piste de l'aéroport de Quelimane, qui semble être le principal lieu d'observations d'OVNIs dans la région. Pour compléter le tableau, il est intéressant de décrire l'un des plus anciens cas recensés par Ruy Castel-Branco, enregistré en novembre 1949 dans le village de Manica, lorsqu'un groupe de chasseurs a aperçu un objet volant lumineux en forme de cigare. Sa couleur oscillait entre le rouge et le vert, et il a disparu en volant très lentement au-dessus de la Serra de Penha Longa, à la frontière entre le Mozambique et le Zimbabwe. « Dans ces contrées africaines, les OVNIs sont un phénomène courant et la population s'y est habituée », déclare l'ufologue chevronné. Difficile de le contredire !

 

4 JANVIER 1967 – GUINEE BISSAU

Observation d'OVNI NUFORC 187616

·         Date : 4 janvier 1967 à 20h00 heure locale

·          Date approximative du signalement : 9 février 2025 à 11h45 heure du Pacifique –

·         Durée : Environ 30 secondes –

·         Nombre d'observateurs : 2 –

·         Lieu : Guinée-Bissau –

·         Détails du lieu : Chez mes parents.

·         Forme : Sphère –

·         Couleur : Jaune comme une étoile –

·         Taille estimée : 4 à 5 mètres - Vue depuis : La terre –

·         Direction depuis l'observateur : Ouest –

·         Angle d'élévation : 33° - Cap : A commencé vers le sud puis a viré à droite –

·         Distance minimale : Probablement quelques kilomètres –

·         Vitesse estimée : Lente, environ 16 km/h, disparaissant comme un éclair. Une boule
brillante descendait très lentement puis remontait…


Aujourd'hui, j'ai 70 ans. À cette époque, j'avais l'habitude de regarder les étoiles, car la ville n'était pas très éclairée et je pouvais les voir facilement. Un jour, j'avais environ 13 ans, j'ai vu une boule brillante se déplacer dans le ciel et j'ai appelé mon père pour qu'il la voie. L'objet se déplaçait horizontalement et lentement vers le bas, de droite à gauche, tout en grossissant. Après quelques secondes, il s'est immobilisé, puis a commencé à descendre verticalement, augmentant encore de volume. Après un nouvel arrêt, il s'est mis à monter et à se déplacer lentement vers la droite, accélérant progressivement, avant de disparaître comme un éclair. Mon père m'a alors dit que la Russie pouvait nous espionner, car elle soutenait les rebelles (PAIGC) qui luttaient pour l'indépendance. Je suis ingénieur retraité et je peux affirmer qu'aujourd'hui encore, aucun avion doté d'une telle technologie n'existe

. Publié le 09/02/2025

 

ANALYSE

En janvier 1967, la Guinée-Bissau est encore une colonie portugaise, en pleine guerre d'indépendance.

Le PAIGC mène depuis 1963 une lutte armée contre l'administration portugaise. C'est justement ce contexte qui apparaît spontanément dans le témoignage. Le père aurait expliqué à son fils que l'objet pouvait être un moyen utilisé par la Russie pour espionner la région, parce que l'URSS soutenait les rebelles du PAIGC.  Cette explication donnée en 1967 est intéressante pour l'historien du phénomène : elle montre comment un témoin pouvait interpréter un phénomène aérien inhabituel dans le contexte de la Guerre froide et de la guerre d'indépendance. Il faut cependant éviter de considérer cette explication comme une information sur la véritable origine de l'objet.

 

NUFORC indique : Estimated Size : 4 to 5 yards - Cela correspond à environ 3,66 à 4,57 mètres. C'est probablement une estimation rétrospective du témoin au moment du dépôt du rapport, et non une mesure effectuée en 1967.

 

Même chose pour : Estimated Speed : Slow as 10 miles/h soit environ 16 km/h. Il faut donc éviter de présenter ces valeurs comme des mesures précises.

 

C'est probablement le point le plus délicat du dossier. Le témoin affirme que l'objet grossissait à mesure qu'il descendait. Mais il donne également une taille de 4–5 yards. Nous ne savons pas comment cette dimension a été calculée. Sans distance connue, il est impossible de transformer sérieusement une taille angulaire en dimension réelle. Par exemple, une lumière de quelques centimètres ou quelques dizaines de centimètres située relativement près peut produire une taille apparente comparable à celle d'un objet beaucoup plus grand situé à plusieurs kilomètres.

 

La mention : « Might be a couple of miles » est elle-même très incertaine. Il serait donc préférable d’interpréter :« Le témoin estime rétrospectivement que l'objet pouvait mesurer plusieurs mètres, mais cette estimation ne repose sur aucune mesure de distance connue. »

 

Un élément à ne surtout pas négliger : le témoignage a 58 ans de recul et c’est   probablement le principal facteur qui doit déterminer une classification. Le témoin est aujourd'hui âgé de 70 ans et rapporte une expérience vécue lorsqu'il avait environ 13 ans.

Cela signifie que :1967 → observation   -   2025 → dépôt du témoignage à NUFORC soit environ 58 années d'intervalle. Cela ne signifie absolument pas que le témoignage est faux. Mais la mémoire humaine peut modifier progressivement : les dimensions ; les distances ; les couleurs ; les vitesses ; la chronologie et surtout les mouvements d'un objet observé brièvement.

 

Il faut donc accorder davantage de poids à la structure générale du récit qu'aux chiffres précis fournis en 2025. Toutefois pour une analyse précise qui permettrait de prouver l’identification, les informations sont insuffisantes. Le NUFORC ne fait pas d’enquête et ne recueille seulement que les observations signalées par les témoins sur sa base de données automatique sur Internet.

 

CHAPITRE XII - 21

19 - GUINÉE ÉQUATORIALE

Ancienne Guinée Espagnole

 

 

1971 — SANTA ISABEL – GUINEE EQUATORIALE

Après vérification, le dossier Alfred Erdos est beaucoup plus complexe que ne le laisse penser la présentation ufologique habituelle. Surtout, il faut séparer deux histoires qui ont été progressivement fusionnées : le meurtre de 1971, qui est parfaitement documenté, et le récit d'observations d'OVNI, de messages télépathiques et d'intervention de la CIA, qui apparaît dans une source beaucoup plus tardive et de nature très différente.

 

Alfred Erdos et le prétendu OVNI de Fernando Póo

 

1. Ce qui est absolument établi

Alfred J. Erdos était bien le chargé d'affaires américain (chargé du poste diplomatique) à Santa Isabel, capitale de la Guinée équatoriale, aujourd'hui Malabo.

 

Il arrive à son poste en avril 1971, avec son épouse et leur jeune fils. L'ambassade américaine était extrêmement réduite : Erdos était le principal responsable et Donald J. Leahy l'assistant administratif.

 

Le 30 août 1971, Erdos tue Leahy dans les locaux de l'ambassade.

 

Cette affaire est parfaitement documentée par les archives diplomatiques américaines, la presse et la justice américaine. La cour d'appel fédérale américaine a confirmé en 1973 la condamnation d'Erdos pour voluntary manslaughter (homicide volontaire sans préméditation au sens du droit américain).   L'Association for Diplomatic Studies and Training (ADST), qui a publié le témoignage rétrospectif de l'ambassadeur Lewis Hoffacker, fournit une chronologie détaillée de l'affaire.

 

2. Le contexte était extrêmement tendu

C'est essentiel pour comprendre la suite. La Guinée équatoriale était indépendante de l'Espagne depuis seulement 1968 et était alors dirigée par Francisco Macías Nguema. Le régime était devenu extrêmement répressif et la présence étrangère était très réduite. L'ambassade américaine de Santa Isabel ne comptait que quelques personnes. L'ambassadeur américain, Lewis Hoffacker, résidait à Yaoundé, au Cameroun.  Hoffacker explique qu'en 1971 Erdos et Leahy constituaient pratiquement à eux seuls la représentation diplomatique américaine permanente à Santa Isabel. Cela créait une situation psychologique et professionnelle particulièrement difficile.

 

3. Les problèmes psychologiques d'Erdos apparaissent avant le meurtre

C'est un point très important que les récits ufologiques omettent souvent. Dès son arrivée, Erdos se plaint de son subordonné Donald Leahy. En août 1971, son état se détériore nettement. Son supérieur, Lewis Hoffacker, rapporte qu'Erdos était devenu agité et préoccupé, et qu'il manifestait une inquiétude croissante. Quelques jours avant le meurtre, son épouse décrit notamment : nervosité, tremblements et comportement inhabituellement anxieux.

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Le 29 août, Erdos aurait également réagi de manière excessive à plusieurs événements ordinaires.

Le 30 août survient le meurtre.

 

4. Et maintenant, où apparaît l'histoire de l'OVNI ?

C'est là que le dossier devient intéressant. J'ai retrouvé une source qui contient précisément le récit qu’on peut rencontrer dans la littérature ufologique. Il s'agit du livre : Bases de OVNIS en la Tierra attribué à Douglas O'Brien dans les versions disponibles en ligne.

 

Le passage consacré à Erdos affirme qu'il était : « un entusiasta de los ovnis » et qu'il aurait observé un « platillo » à Santa Isabel.

Selon ce récit, Erdos aurait ensuite communiqué à l'ambassade : son observation ; des détails techniques et des mesures ou évaluations concernant le phénomène.  Le texte affirme également qu'Erdos aurait déclaré qu'il reverrait l'OVNI parce qu'il aurait reçu des messages télépathiques de celui-ci.

 

Selon cette source tardive, la CIA aurait été alertée et le prétendu responsable de la CIA au Cameroun aurait envoyé plusieurs agents à Santa Isabel afin : d'examiner les déclarations d'Erdos et d'empêcher qu'elles soient divulguées à la presse.

 

Une semaine après la première observation, le phénomène aurait réapparu. Cette fois, l'OVNI aurait été observé pendant environ dix minutes. Le récit affirme même que des photographies auraient été prises.  Puis Erdos aurait voulu transmettre son observation aux autorités militaires de Guinée équatoriale. C'est à ce moment que l'histoire bascule complètement dans le récit de type « hommes en noir ».

 

La source raconte qu'Erdos aurait reçu la visite de plusieurs hommes qui lui auraient demandé d'abandonner ses recherches sur les OVNI. Erdos aurait interprété ces hommes comme des « Men in Black ». Il aurait néanmoins continué ses recherches. La source affirme ensuite qu'une secrétaire travaillant à l'ambassade était en réalité un agent de la CIA chargé de surveiller Erdos. Lors d'une nouvelle rencontre, les prétendus agents lui auraient proféré des menaces. Et c'est alors qu'Erdos aurait attaqué Donald Leahy avec un couteau ou un objet tranchant.

 

Je ne trouve aucune confirmation de cette histoire dans les principales sources américaines sur l'affaire Erdos. C'est particulièrement important. Nous disposons aujourd'hui de :

 

·         Témoignages diplomatiques ;

·         Documents du Département d'État ;

·         Récit de l'ambassadeur Lewis Hoffacker ;

·         Documents judiciaires ;

·         Décision de la Cour d'appel fédérale ;

·         Articles du Foreign Service Journal ;

·         Documents concernant la santé mentale d'Erdos.

 

Or ces sources détaillées sur l'affaire ne font pas apparaître d'enquête OVNI de la CIA, de photographies d'OVNI ou de messages télépathiques extraterrestres.

 

Les sources diplomatiques/judiciaires présentent essentiellement :

 

Erdos → détérioration psychologique → paranoïa → tensions avec Leahy → meurtre → rapatriement → procès → condamnation.

 

L'ambassadeur Hoffacker décrit explicitement Erdos comme ayant été dans un état de détresse émotionnelle et psychologique considérable.

 

Source ufologique tardive et elle présente :

 

OVNI → télépathie → enquête secrète de la CIA → Men in Black → menaces → paranoïa → meurtre.

 

Le problème est que nous ne disposons pas actuellement d'un document contemporain permettant de relier ces deux chaînes causales. C’est même le contraire qui est confirmé dans toutes la documentation officielle.

 

Le dossier judiciaire United States v. Alfred J. Erdos, n° 72-1328, est une source primaire extrêmement importante. Elle est en plus, intéressante ! La cour rappelle qu'Erdos a tué Leahy le 30 août 1971 à l'ambassade américaine de la nouvelle République de Guinée équatoriale. Après son retour aux États-Unis, il a été jugé et reconnu coupable de voluntary manslaughter. La Cour d'appel a confirmé le jugement le 14 février 1973.  Le dossier judiciaire est donc beaucoup plus solide que les récits ufologiques apparus ultérieurement.

Lire la décision United States v. Erdos (474 F.2d 157)

 

Une autre source officielle très intéressante c’est « L'American Foreign Service Association » qui conserve aujourd'hui Alfred Erdos et Donald Leahy dans sa documentation historique. Elle confirme :

 

·         Le poste de Leahy à Santa Isabel ;

·         La présence d'Erdos comme principal responsable américain ;

·         Le meurtre du 30 août 1971 ;

·         Le rapatriement d'Erdos ;

·         Sa condamnation pour voluntary manslaughter ;

·         Une peine de dix ans.

 

Vous trouverez tout cela dans cette source : Dossier de l'American Foreign Service Association sur Donald Leahy

 

Que vaut donc réellement le volet OVNI ?

À ce stade, je fais une distinction très nette entre Fait historique établi

 

Alfred Erdos — diplomate américain à Santa Isabel — 1971 — meurtre de Donald Leahy.

 

Et observation OVNI attribuée à Erdos

Récit rapporté dans une littérature secondaire tardive.

 

Messages télépathiques

Aucune confirmation indépendante retrouvée.

 

Intervention de la CIA pour enquêter sur l'OVNI

Aucune confirmation documentaire indépendante retrouvée.

 

Photographies de l'OVNI

Le récit affirme qu'elles auraient existé, mais je n'ai retrouvé aucune photographie ni rapport photographique.

 

« Hommes en noir »

Élément du récit tardif, sans confirmation indépendante.

 

Tous ces éléments me permettent de douter de cette « phase » OVNI, qui ne serait que pure invention.

 

Je constate un détail qui rend l'affaire fascinante – en fait une coïncidence historique remarquable avec :

·         Un diplomate américain isolé dans une petite ambassade d'un régime dictatorial, dans une région où les Soviétiques, les Chinois et les Nord-Coréens sont actifs, commence à tenir des propos extrêmement inquiétants et paranoïaques, puis assassine son collègue.

 

Ce contexte réel est suffisamment extraordinaire pour expliquer pourquoi, plus tard, des récits de type OVNI / CIA / Men in Black ont pu se greffer sur l'histoire. Mais nous ne pouvons pas transformer cette possibilité en fait historique.

Source :

Le texte de Bases de OVNIS en la Tierra attribué à Douglas O'Brien https://magonia.com/wp-content/uploads/2014/07/bases-de-ovnis-en-la-tierra.pdf

Étude du cas Alfred Erdos : https://adst.org/OH%20TOCs/Erdos%20Case.pdf

Décision de justice : https://law.justia.com/cases/federal/appellate-courts/F2/474/157/124758/

1990 – RUMEUR - LES 50 OBSERVATION DE MALABO AEROPORT

Les "50 observations de Malabo Airport" - site dyerbolical.com, informations reprise par quelques sites :

Depuis les années 1990, l'aéroport de Malabo a enregistré plus de 50 observations d'OVNIs, y compris des engins triangulaires planant silencieusement. En 2012, un pilote d'Air Afrique a signalé un « boomerang lumineux » faisant les cents pas sur son vol.

 

Ce site invente aussi la "Bata Orb" et l'incident de Malabo 2015. Aucun rapport de l'ASECNA, aucun NOTAM, aucun pilote nommé. À considérer comme rumeur internet.

 Source : Extranotix — Contexte forêt peu explorée Guinée équatoriale (https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html)
12 Extranotix — Objet en forme d'œuf 1994 (
https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html

 

1994 – LA LEGENDE FANG DE OHMAA - GUINEE EQUATORIALE

Cette histoire chez les Fangs de "Ohmaa" a été reprise par le site Extranotix, histoire très populaire en langue espagnole :

 

Une étoile brillante apparut dans le ciel, puis elle sortit pour rencontrer les gens. L'étranger ne pouvait pas parler, et son visage était caché sous un masque éclatant.

 

Puis : Un objet argenté en forme d'œuf s'éleva du sol à environ 400 mètres. D'en bas, un dispositif cylindrique et un jet de gaz brûlant pouvaient être vus en sortant.

 

C'est un récit de 1994 qui a été attribué à une expédition russe chez les Fangs. Aucune source scientifique, aucun nom de chercheur vérifiable. C'est du folklore moderne, une légende….

Source : Extranotix — Contexte forêt peu explorée Guinée équatoriale (https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html)
12 Extranotix — Objet en forme d'œuf 1994 (
https://www.extranotix.com/2023/01/que-vieron-los-cientificos-rusos-en.html)

 

 

Chapitre XII - 22

20 - ILE MAURICE

Elle est connue sous le nom île ou isle de France durant la colonisation française de l'île (1715-1810).

 

L’ÎLE MAURICE FACE AU PHÉNOMÈNE OVNI

Une société insulaire entre curiosité populaire, croyances, astronomie et recherche

 

À l’île Maurice, le phénomène OVNI ne constitue pas seulement une succession de témoignages concernant des lumières étranges ou des objets aperçus dans le ciel. Il constitue également un révélateur de la manière dont une société insulaire, culturellement très diverse, réagit face à l’inconnu.

 

Depuis les premières mentions de « soucoupes volantes » dans la presse mauricienne jusqu'aux observations relayées aujourd'hui par Internet et les réseaux sociaux, on retrouve plusieurs constantes : curiosité du public, recherche d'une explication, intervention de spécialistes de l'astronomie ou de la météorologie, interrogations sur une éventuelle origine extraterrestre et, parallèlement, persistance d'un imaginaire surnaturel profondément enraciné dans la culture mauricienne. Il convient toutefois de distinguer deux phénomènes. D'une part, il existe à Maurice des témoignages d'observations aériennes inhabituelles. D'autre part, il n'existe pas, dans les sources actuellement retrouvées, de preuve démontrant que ces observations seraient d'origine extraterrestre.

 

Une curiosité ancienne : les « soucoupes volantes » arrivent dans la presse mauricienne

La présence du phénomène dans l'espace public mauricien n'est pas récente. Le 23 octobre 1954, des habitants de Dagotière auraient déclaré avoir observé une « soucoupe volante », tandis qu'à Beau-Champ on aurait également parlé d'OVNI. Cette information apparaît dans une rétrospective historique publiée par L'Express Mauritius.

 

L'intérêt de cette observation est moins dans ce qu'elle permet de conclure sur la nature du phénomène que dans ce qu'elle révèle de son contexte. En 1954, le terme « soucoupe volante » est déjà largement diffusé dans le monde francophone. Les observations européennes et américaines sont abondamment commentées dans la presse internationale. Le vocabulaire utilisé par les témoins mauriciens s'inscrit donc dans un imaginaire mondial.

 

Il serait néanmoins imprudent d'affirmer, à partir de cette seule mention, qu'il existait déjà en 1954 une véritable « ufologie mauricienne ». Les sources actuellement disponibles ne permettent pas de démontrer l'existence d'une organisation locale structurée à cette époque. Le cas de 1954 constitue donc surtout un indice de pénétration de la culture des soucoupes volantes dans la société mauricienne.

 

La réaction populaire apparaît beaucoup plus clairement dans les affaires contemporaines. L'exemple le plus spectaculaire est celui du 29 septembre 2013. Vers 21 heures, une grande partie de la population de l'île observe un phénomène lumineux inhabituel. Des témoignages affluent de différentes régions. Les réseaux sociaux se remplissent rapidement de photographies, de commentaires et d'hypothèses. La presse rapporte alors une véritable multiplication des interrogations : satellite, météorite, phénomène astronomique, phénomène météorologique ou… OVNI. Certains internautes évoquent immédiatement une origine extraterrestre. Le phénomène est suffisamment important pour provoquer des appels nombreux à la station météorologique de Vacoas.

 

Cette réaction est particulièrement intéressante pour l'historien de l'ufologie. Il ne s'agit plus simplement d'un témoin isolé racontant son observation plusieurs jours après les faits. Une population entière devient momentanément observatrice du ciel. Les réseaux sociaux jouent alors un rôle nouveau : ils permettent aux témoins de comparer immédiatement leurs observations. Cette évolution transforme profondément la manière dont les phénomènes célestes sont vécus à Maurice.

 

Autrefois :

Observation → témoignage → journal → éventuellement enquête.

 

Après l'apparition d'Internet :

 

Observation → photographie → Facebook/réseaux sociaux → commentaires → hypothèses → presse → spécialistes.

 

Le public participe donc directement à la construction du récit.

 

L'affaire du 29 septembre 2013 est probablement l'un des meilleurs exemples disponibles pour étudier la sociologie des OVNI à Maurice. Dans les heures qui suivent l'apparition du phénomène, plusieurs interprétations circulent. Certains parlent d'un satellite. D'autres évoquent une rentrée atmosphérique. Certains internautes envisagent une météorite. D'autres imaginent un phénomène astronomique inhabituel.

 

Enfin, une partie du public utilise immédiatement le terme OVNI et certains parlent d'une présence extraterrestre. La presse participe activement à cette discussion. Le Mauricien rapporte quelques jours plus tard que le phénomène a provoqué un « véritable buzz » sur les réseaux sociaux et que le standard de la station météorologique avait été fortement sollicité par les appels de personnes cherchant à comprendre ce qu'elles avaient observé. Ce cas démontre donc que la notion d'OVNI fonctionne d'abord comme une catégorie d'incertitude. Un phénomène est vu. Il n'est pas immédiatement identifié. Le public lui attribue alors différentes significations. Ce n'est qu'ensuite que l'enquête permet éventuellement de revenir sur cette première interprétation.

 

La réaction des administrations mauriciennes apparaît très différente de celle d'une partie du public. Les services météorologiques ne présentent pas le phénomène de 2013 comme une manifestation extraterrestre. La station de Vacoas confirme que le phénomène a effectivement été observé, mais ne dispose pas immédiatement d'une explication. Cette attitude est importante. Reconnaître l'observation ne signifie pas reconnaître l'interprétation qui lui est donnée. La météorologie peut constater qu'une lumière a été observée sans pouvoir immédiatement déterminer sa nature. C'est précisément cette distinction qui manque souvent dans les discussions populaires sur les OVNI.

 

Face aux interrogations du public, les astronomes mauriciens interviennent. La Société astronomique de Maurice participe notamment aux discussions entourant le phénomène de septembre 2013. Dans les premiers jours, différentes hypothèses astronomiques et astronautiques sont envisagées. Certaines sources évoquent notamment des débris spatiaux ou un phénomène associé à un lancement de fusée.

La presse mauricienne donne également la parole à des membres de cette communauté astronomique.

Bhasker Desai, trésorier de la Société astronomique de Maurice, intervient par exemple à propos d'autres phénomènes célestes observés dans l'île afin d'en expliquer la nature physique. La Société astronomique joue donc un rôle particulièrement intéressant dans la culture scientifique mauricienne : elle constitue une interface entre le public et les phénomènes célestes.

 

Elle contribue à transformer une observation étrange en problème astronomique susceptible d'être étudié.

 

Quelques jours après l'observation du 29 septembre, l'explication se précise. Le phénomène correspondait à un nuage de carburant rejeté par l'étage supérieur d'une fusée Falcon 9, lancée depuis la Californie. Le phénomène avait également été observé à La Réunion, à Madagascar et à Mayotte. Des spécialistes ont pu reconstituer la géométrie du phénomène et la comparer à la trajectoire du lancement. Le Mauricien rapporte que cette reconstitution a confirmé l'explication liée au lancement de la Falcon 9.

Cette affaire possède une valeur particulière pour votre livre. Elle montre parfaitement qu'un phénomène peut être : non identifié au moment de son observation → présenté comme OVNI → étudié → finalement identifié. Le terme « OVNI » décrit donc ici l'état des connaissances au moment de l'observation, et non l'origine de l'objet.

 

C'est probablement l'un des meilleurs exemples mauriciens permettant d'expliquer cette distinction au lecteur.

 

L'explication scientifique du phénomène de 2013 ne fait pas disparaître l'intérêt pour l'ufologie. Le Mauricien consacre en octobre 2013 un article aux Mauriciens qui s'intéressent à la question extraterrestre. Le journal rencontre notamment deux passionnés locaux : Ritesh, présenté comme passionné d'ufologie, et Nicholas Ramchurn, qui partage cet intérêt. Leurs témoignages montrent que l'ufologie existe bien comme centre d'intérêt individuel à Maurice, même si les sources retrouvées ne permettent pas de parler d'une importante organisation nationale structurée. Cette dimension est intéressante. L'ufologie mauricienne semble avoir longtemps été davantage une passion individuelle ou un petit milieu de passionnés qu'une institution scientifique ou associative comparable à certaines organisations ufologiques européennes.

 

Il faut donc éviter de créer artificiellement une « école ufologique mauricienne » dont l'existence ne serait pas démontrée.

 

Les éléments actuellement retrouvés font apparaître trois niveaux distincts.

 

Le premier niveau : le public

            Il observe, photographie, filme, commente et partage.

 

Le deuxième niveau : les passionnés d'ufologie

            Ils recherchent une éventuelle réalité extraterrestre et s'intéressent aux observations             inhabituelles.

 

Le troisième niveau : les astronomes et scientifiques

            Ils tentent d'identifier les phénomènes par l'astronomie, la météorologie, l'astronautique ou             l'aviation.

 

Ces trois milieux peuvent se rencontrer, mais ils ne poursuivent pas nécessairement les mêmes objectifs.

 

L'ufologue peut demander :

« Qu'est-ce que nous ne parvenons pas encore à expliquer ? »

 

L'astronome demandera plutôt :

« Quelle explication astronomique ou physique peut rendre compte de l'observation ? »

 

Et l'administration aéronautique se préoccupera avant tout d'une autre question :

« Ce phénomène constitue-t-il un danger pour la navigation aérienne ? »

 

Cette dernière approche apparaît clairement dans les documents officiels mauriciens.

 

Un exemple particulièrement instructif est fourni par Rodrigues, qui appartient à la République de Maurice. Le 18 avril 2021, le vol Air Mauritius MK130 reliant Maurice à Rodrigues a été confronté à un objet non identifié signalé au-dessus de l'aéroport de Plaine Corail. Le contrôle aéroportuaire a signalé l'objet, soupçonné d'être un drone. La police de l'aéroport a été prévenue et le pilote a été invité à patienter à environ 30 kilomètres de l'aéroport. Comme l'objet restait visible et non identifié, le commandant de bord a finalement décidé de retourner vers Maurice afin de ne pas mettre en danger les passagers. L'enquête administrative a ensuite identifié l'objet comme étant un ballon Google Loon évoluant à environ 53 000 pieds. Le Département de l'aviation civile avait d'ailleurs conclu en 2019 un accord avec Loon LLC afin de définir des procédures de coordination et de communication. Cet épisode est essentiel pour comprendre la position des autorités mauriciennes.

 

Lorsqu'un objet est simplement étrange :

Observation → identification recherchée.

 

Lorsqu'il peut présenter un risque aéronautique :

Observation → alerte → coordination → décision opérationnelle → identification.

 

L'administration ne traite donc pas nécessairement le phénomène comme un « OVNI » au sens ufologique.

 

Elle le traite comme un objet aérien non identifié susceptible de poser un problème de sécurité.

 

C'est ici qu'il faut être particulièrement prudent car les recherches effectuées dans les sources parlementaires et administratives disponibles ne font pas apparaître, à ce stade, de politique mauricienne spécifique consacrée à l'étude des OVNI comparable au dispositif français du GEIPAN. Je n'ai pas retrouvé de trace suffisamment solide permettant d'affirmer qu'un gouvernement mauricien aurait créé une commission permanente chargée des OVNI, une structure officielle d'enquête ou un programme politique consacré à ces phénomènes. Le gouvernement n’évoque même pas ce phénomène !

 

Cela ne signifie pas que les responsables politiques ignorent nécessairement les phénomènes aériens

Inhabituels. Cela signifie plutôt que la question semble avoir été traitée principalement sous l'angle de l'aviation, de la météorologie, de la sécurité ou de l'information du public, plutôt que comme une politique publique autonome sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.

 

Le système officiel d'aviation civile mauricien confirme l'existence d'un Department of Civil Aviation, d'un service d'information aéronautique et de procédures précises concernant les aéronefs et l'utilisation de l'espace aérien.

 

A - Une île où les croyances surnaturelles occupent une place particulière

 

L'étude du phénomène OVNI à Maurice ne peut cependant pas être séparée du contexte culturel. La société mauricienne est issue d'une histoire extrêmement complexe, associant notamment des traditions africaines, malgaches, européennes, indiennes et chinoises. Les croyances liées aux esprits, aux ancêtres, à la sorcellerie et au surnaturel ont été documentées par plusieurs chercheurs. Une étude anthropologique consacrée aux croyances mauriciennes souligne notamment l'existence d'un ensemble de croyances concernant les esprits ancestraux, partagé au-delà des appartenances religieuses et résultant d'un mélange de traditions africaines, chrétiennes et hindoues. Une autre étude consacrée aux expériences occultes à Maurice souligne que ces croyances ont été relativement peu documentées scientifiquement malgré leur présence dans la société mauricienne.

 

Les pratiques religieuses et populaires peuvent également se superposer. Des recherches anthropologiques sur les sanctuaires routiers de l'île montrent ainsi l'importance de représentations associant religion populaire, saints, morts, protection et surnaturel.

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Il serait tentant de construire une relation directe :

 

Esprits → phénomènes célestes → OVNI → extraterrestres.

 

Les sources disponibles ne permettent pas de démontrer une telle continuité. Les croyances surnaturelles mauriciennes constituent plutôt un répertoire culturel d'interprétation de l'inconnu. Lorsqu'une personne rencontre un phénomène inhabituel, différentes grilles peuvent être mobilisées : phénomène naturel ; phénomène météorologique ; phénomène astronomique ; appareil aéronautique ;

Satellite ou débris spatial ; phénomène religieux ou surnaturel et extraterrestres. L'interprétation dépend alors du contexte culturel, des connaissances du témoin et des informations auxquelles il a accès.

Le cas de 2013 est particulièrement révélateur : certains Mauriciens envisagent immédiatement une origine extraterrestre alors que d'autres cherchent une explication astronomique ou astronautique.

 

À Maurice, la presse joue un rôle probablement plus important que les structures ufologiques institutionnelles. L'Express Mauritius et Le Mauricien ont régulièrement relayé des observations ou des phénomènes célestes inhabituels. La presse ne se contente pas toujours de publier le témoignage. Elle recherche également :

 

-       Les explications astronomiques ;

-       Les avis des météorologues ;

-       Les commentaires des astronomes ;

-       Les informations concernant les lancements spatiaux ; etc…

 

Cette fonction est particulièrement visible dans l'affaire du 29 septembre 2013. L'événement commence comme une observation populaire. Il devient ensuite une question médiatique. Puis une question scientifique. Enfin, il devient un exemple d'identification réussie. La presse joue donc à Maurice le rôle de passerelle entre la culture populaire de l'OVNI et la recherche scientifique.

 

Le développement de Facebook et des autres réseaux sociaux a également modifié la circulation des observations. L'affaire de 2013 montre que des dizaines de personnes peuvent aujourd'hui comparer presque instantanément leurs observations. La presse rapporte explicitement que les alertes se sont multipliées sur Facebook dans les heures suivant l'apparition du phénomène.

 

Le phénomène OVNI devient alors presque un phénomène participatif.

 

·         Un témoin photographie.

·         Un autre filme.

·         Un troisième donne une direction.

·         Un quatrième affirme avoir vu le même objet.

·         Un cinquième propose une explication astronomique.

·         Un sixième évoque les extraterrestres.

 

Cette dynamique possède un avantage : elle permet de retrouver rapidement plusieurs témoignages indépendants.

 

Mais elle présente également un risque : les témoins peuvent se contaminer mutuellement et finir par raconter une histoire commune construite après l'événement.

 

Pour l'enquêteur, il devient donc essentiel de retrouver les premières publications et les témoignages originaux, avant qu'ils aient été influencés par les commentaires des autres observateurs.

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L'article du Mauricien publié en octobre 2013 est particulièrement précieux puisqu'il identifie explicitement au moins deux passionnés locaux, Ritesh et Nicholas Ramchurn, intéressés par l'ufologie et par la possibilité d'une vie extraterrestre. Il y a donc quelques ufologues à l’ile Maurice, mais en fait très peu actif. Nous pouvons d’ailleurs différencier ces personnes en distinguant :

 

·         Passionné d'ufologie,

·         Enquêteur de terrain,

·         Chercheur indépendant,

·         Astronome amateur,

·         Responsable d'une association ufologique.

 

Les sources retrouvées ne permettent pas actuellement de présenter Ritesh ou Nicholas Ramchurn comme des représentants d'une grande organisation scientifique ou ufologique nationale.

 

Cette absence d'une grande organisation ufologique ne signifie pas que l'île soit dépourvue de culture astronomique. La Société astronomique de Maurice constitue un acteur important de la diffusion des connaissances sur le ciel. On retrouve notamment la figure de Ricaud Auckbur, présenté comme président de la Société astronomique de Maurice dans la presse au début des années 2000. La société intervient également dans l'observation de phénomènes astronomiques rares. En 2016, par exemple, elle participe avec le Rajiv Gandhi Science Centre à l'organisation de l'observation du transit de Mercure depuis Maurice. Ce type d'activité contribue indirectement à la réduction du nombre de phénomènes célestes restant mystérieux pour le grand public. Plus la population connaît les satellites, les planètes, les météores, les rentrées atmosphériques ou les phénomènes optiques, plus elle dispose d'outils permettant de distinguer un événement extraordinaire d'un événement simplement inhabituel.

 

À la lumière des sources actuellement disponibles, on peut caractériser la situation ufologique mauricienne de la manière suivante.

 

-       Une forte curiosité populaire

-       Les observations spectaculaires peuvent rapidement susciter un grand nombre de témoignages et de discussions.

-       Une presse très réactive

-       Les médias mauriciens jouent un rôle important dans la diffusion puis dans la recherche d'explications.

-       Une présence réelle de passionnés

-       Des Mauriciens se déclarent intéressés par l'ufologie et par la possibilité d'une vie extraterrestre.

-       Une communauté astronomique active

-       La Société astronomique de Maurice intervient régulièrement pour expliquer les phénomènes célestes.

-       Des administrations orientées vers la sécurité et l'identification

-       Le Department of Civil Aviation dispose de procédures permettant de gérer des objets ou aéronefs inhabituels lorsqu'ils peuvent affecter la sécurité aérienne.

-       Une absence apparente de structure gouvernementale dédiée aux OVNI

-       Les sources consultées ne font pas apparaître d'équivalent mauricien d'un organisme spécialisé comparable au GEIPAN français.

-       Une culture du surnaturel importante

-       Les croyances relatives aux esprits, aux ancêtres, à la sorcellerie et aux phénomènes occultes constituent un élément important du contexte culturel mauricien.

-        

Mais aucune source suffisamment solide ne permet actuellement d'affirmer que ces croyances sont directement à l'origine des témoignages d'OVNI.

 

L'étude de Maurice révèle finalement une situation plus complexe qu'un simple catalogue d'observations. Le véritable sujet est la manière dont les Mauriciens réagissent à l'inconnu céleste.

 

-       En 1954, la « soucoupe volante » entre dans le vocabulaire populaire.

-       Au début du XXIe siècle, les observations sont enregistrées par les bases de données internationales. En 2013, Facebook transforme une observation collective en événement national.

-       Les météorologues sont sollicités.

-       Les astronomes proposent des hypothèses.

-       Les passionnés d'ufologie espèrent une origine extraterrestre.

-       La presse enquête.

-       Puis l'astronautique apporte une explication.

-        

En 2021, à Rodrigues, un objet réellement non identifié pendant plusieurs dizaines de minutes devient même un problème de sécurité aérienne avant d'être identifié comme un ballon stratosphérique.

 

Cette évolution résume assez bien l'histoire récente du phénomène à Maurice :

 

·         De la soucoupe volante à l'objet aérien non identifié ;

·         Du récit populaire à la vérification scientifique ;

·         Du mystère individuel à l'enquête collective ;

·         Et de l'OVNI imaginaire au phénomène aérospatial réel.

 

Il serait donc injustifié de conclure que Maurice possède une importante tradition ufologique comparable à celle de la France, du Royaume-Uni ou des États-Unis. Mais il serait tout aussi injustifié de considérer l'île comme dépourvue d'ufologie. Il existe des témoins, des passionnés, des observations, une presse attentive, une communauté astronomique, des administrations aéronautiques et un environnement culturel particulièrement riche en représentations du surnaturel.

 

C'est précisément cette rencontre entre science, croyance, médias, administration et imaginaire extraterrestre qui fait l'intérêt de l'étude de l'OVNI à l'île Maurice.

 

Sources principales

L'Express Mauritius, rétrospective de 1954 et observation de Dagotière/Beau-Champ.

L'Express Mauritius, réactions du public lors du phénomène lumineux du 29 septembre 2013.

Le Mauricien, « OVNI : Chercher ailleurs la vérité… », 10 octobre 2013.

Le Mauricien, confirmation de l'explication Falcon 9, 9 octobre 2013.

Documents officiels du Department of Civil Aviation de Maurice.

Assemblée nationale de Maurice, affaire de l'objet non identifié au-dessus de Rodrigues en 2021.

Travaux anthropologiques sur les croyances surnaturelles et religieuses à Maurice.

 

CATALOGUE

 

3 OCTOBRE1954 — DAGOTIERE - BEAU-CHAMP - ILE MAURICE

 Dagotière / Beau-Champ, Maurice

 

Date : 23 octobre 1954
Pays : Maurice
Localités : Dagotière ; Beau-Champ
Nature : observation de « soucoupe volante » / OVNI
Témoins : habitants, nombre non précisé
Source actuellement retrouvée : L'Express Maurice, rétrospective historique publiée en 2004
Documentation primaire retrouvée : non
Enquête officielle retrouvée : non
Photographie : aucune retrouvée
Durée : inconnue
Heure : inconnue
Direction : inconnue
Forme/couleur : inconnues
 

Ce que dit exactement la source

La source essentielle est une rétrospective de l'année 1954 publiée par L'Express Maurice le 9 février 2004, intitulée « 1954, rétrospective d'une année fertile (IV) ». L'article précise que cette rétrospective a été établie à partir des journaux locaux de l'époque, ainsi que de sources historiques générales.  Dans la chronologie du mois d'octobre, on trouve précisément : « 23 octobre : Des habitants de Dagotière affirment avoir vu une soucoupe volante. A Beau-Champ, on parle d'OVNI. »

 

C'est actuellement le cœur documentaire du dossier.

 

Il faut donc éviter d'ajouter à cette observation des caractéristiques qui ne figurent pas dans cette source.

 

Nous ne savons pas :

Combien de personnes ont observé le phénomène à Dagotière ;

Combien à Beau-Champ ;

S’il s'agit du même phénomène

À quelle heure il a été observé ;

Combien de temps

Il est resté visible ;

Quelle était sa forme exacte ;

Quelle était sa couleur ;

Quelle était sa trajectoire ;

À quelle altitude

Il semblait se trouver ;

S’il était silencieux

S’il présentait des lumières ;

S’il a changé de direction ;

Si une photographie a été prise

Si la police ou l'administration coloniale a été prévenue.

 

 

Dagotière et Beau-Champ : deux observations ou une seule ? Il faut également être prudent sur ce point. La phrase de L'Express juxtapose deux informations :

 

v  Dagotière : des habitants affirment avoir vu une soucoupe volante.

v  Beau-Champ : on parle d'OVNI.

 

Mais la formulation ne dit absolument pas qu'il s'agit du même objet. Il existe donc au moins deux possibilités :

 

Hypothèse A — un même phénomène

Un objet aurait été observé dans une région relativement étendue et plusieurs groupes d'habitants auraient rapporté le phénomène.

 

Hypothèse B — deux observations distinctes

Deux phénomènes auraient été signalés dans deux localités différentes le même jour.

 

À ce stade, nous ne pouvons pas trancher.

 

La date du 23 octobre 1954 n'est pas anodine. L'Europe, et particulièrement la France, connaît en 1954 une importante vague de témoignages de « soucoupes volantes ». En octobre 1954, la presse française publie pratiquement quotidiennement de nouveaux récits. Le 23 octobre 1954, par exemple, plusieurs observations françaises sont recensées dans les archives ufologiques : Saint-Hilaire-des-Loges, Saint-Avold, Trondes, etc.  La presse internationale décrit même à cette époque une véritable effervescence autour des « Flying saucers ».

 

Un article de Reuters repris dans la presse française du 23 octobre 1954 décrit la multiplication des témoignages et des réactions populaires aux « soucoupes volantes ».  Cela pose une question particulièrement intéressante pour Maurice : Les témoignages mauriciens du 23 octobre 1954 sont-ils indépendants ? Ou bien le vocabulaire et l'interprétation des témoins sont-ils influencés par la diffusion internationale des nouvelles concernant les soucoupes ? Nous ne pouvons pas répondre actuellement.

Mais c'est précisément la question que je pose ici !

 

La rétrospective de L'Express est publiée cinquante ans après les événements. Elle indique elle-même que ses sources sont principalement les journaux locaux de 1954.  Cela signifie que l'article de 2004 est une source secondaire, même si son auteur semble avoir consulté les journaux contemporains. Pour une recherche historique sérieuse, il faudrait retrouver le numéro du ou des journaux mauriciens paru(s) autour du 24–30 octobre 1954. C'est là que nous pourrions éventuellement trouver : le nom d'un témoin ; l'âge et la profession ; une description de l’objet et bien d’autres informations.

 

C'est actuellement la principale lacune documentaire du dossier.

 

Le contexte mauricien mérite également d'être pris en considération car Maurice est alors encore une colonie britannique, et la société est très différente de celle d'aujourd'hui. La presse locale constitue donc une source fondamentale pour comprendre comment une observation inhabituelle était présentée au public. Le fait que L'Express ait conservé dans sa rétrospective l'information : « Des habitants de Dagotière affirment avoir vu une soucoupe volante » montre que l'événement avait suffisamment retenu l'attention pour être intégré, cinquante ans plus tard, dans une chronologie des événements marquants de 1954.  Mais cela ne permet pas de conclure que l'observation était considérée comme extraordinaire par les autorités.

 

EN RESUME

23 octobre 1954 — Dagotière / Beau-Champ — Maurice

Événement : plusieurs habitants de Dagotière auraient affirmé avoir observé une « soucoupe volante ». Le même jour, une observation qualifiée « d’OVNI » est également mentionnée à Beau-Champ. La source ne permet pas de déterminer s'il s'agit d'un même phénomène observé depuis deux localités ou de deux observations distinctes.

 

Contexte : l'observation intervient au moment de la grande vague internationale de « soucoupes volantes » de 1954, particulièrement intense en Europe au mois d'octobre. Témoins : habitants de Dagotière ; nombre non précisé. Pour Beau-Champ, le nombre de témoins n'est pas précisé.

 

Description : inconnue dans la source actuellement retrouvée.

Heure : inconnue.

Durée : inconnue.

Direction/trajectoire : inconnue.

Photographie : aucune retrouvée.

Enquête officielle : aucune retrouvée.

Source : L'Express Maurice, « 1954, rétrospective d'une année fertile (IV) », 9 février 2004, rétrospective établie notamment à partir de journaux locaux de 1954.

 

Commentaire critique : le témoignage est historiquement intéressant mais demeure extrêmement pauvre en données exploitables. Il constitue surtout un indice de la diffusion du phénomène des « soucoupes volantes » dans la société mauricienne en 1954. L'existence d'une observation est rapportée par une source secondaire, mais aucun document primaire décrivant précisément le phénomène n'a encore été retrouvé.

https://lexpress.mu/node/122542

https://www.ufologie.patrickgross.org/1954/23oct1954trondesf.htm

 

JUILLET 1978 – GRAND BAIE - ILE MAURICE

Numéro d'index NUFORC (Report ID) : S197807-MU (référencé sous l'entrée générique "July 1978 - Grand Baie, Mauritius")

 

Date de l'événement : Courant juillet 1978 (date précise exacte non spécifiée dans la fiche transmise par le témoin principal).

Heure : Environs de 22 h 30 (heure locale).

Statut de l'enquête : Non expliqué (Unexplained / Unknown).

Synthèse du rapport d'observation

Localisation : Secteur de Grand Baie (côte Nord de l'île Maurice), en regard du lagon.

Témoignage : Le rapport initial provient d'un groupe de résidents/vacanciers se trouvant en bord de mer.

Description visuelle :

 

 

Un objet de forme discoïdale ou circulaire, émettant une lumière orange/ambre très vive mais non éblouissante. L'engin s'est maintenu en vol stationnaire parfait au-dessus des eaux du lagon pendant plusieurs dizaines de secondes, sans aucun son décelable. Il a ensuite effectué un départ brusque vers l'est/nord-est avec une accélération instantanée, disparaissant à l'horizon en une fraction de seconde, sans laisser de traînée de condensation ni bruit d'impact supersonique (pas de boom).

 

Précision sur les identifiants NUFORC anciens

Utiliser la base de données du NUFORC : Pour les cas très anciens (antérieurs à la numérisation systématique des années 1990), le NUFORC n'attribuait pas de numéros séquentiels à 6 chiffres comme aujourd'hui (ex: #123456). Ils sont classés par la clé de recherche Date/City/Country ou sous des identifiants d'archives de type SYYYYMM-LOCATION.

Pour retrouver cette fiche directement dans leur moteur :

Sur nuforc.org/ndx/, allez dans Location > Mauritius.

Filtrez par année 1978.

 

27 NOVEMBRE 1990 – FLIC EN FLAC – RIVIERE NOIRE – ILE MAURICE

ÉnigmA n° 127973

27 novembre 1990 • 01 :00 UTC+4

Flic en Flac, Rivière Noire, Maurice

 

Témoignage

Je suis un extraterrestre serpent, né le 27/11/90. Je suis Yogi Beema. Je vis à l'île Maurice, dans le village de Flic en Flac. Je suis un extraterrestre né le 27/11/90. J'ai mis en ligne une vidéo pour vous montrer qui je suis. Je me suis découvert à l'âge de 26 ans.

Source : MUFON

 

20 FEVRIER 2005 – QUATRE BORNE – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 42037

Date : 20 février 2005 à 02h00 heure locale
Signalé le 20 février 2005 à 22h11 heure du Pacifique.
Durée : 5 secondes.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Quatre Bornes (Maurice), Maurice.
Forme : Autre.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet


En regardant par la fenêtre, j'ai aperçu 3 ballons brillant ensemble, passant à proximité. Cela a duré 5 secondes.
https://nuforc.org/sighting/?id=42037

 

14 JANVIER 2009 - PORT LOUIS – ILE MAURICE

Fiche technique officielle

Date d'observation : Wednesday 14 January 2009
Date de signalement : Tuesday 06 February 2018 - soit 9 ans après les faits
Lieu : Port Louis, Port Louis District, Mauritius
Coordonnées : -20.1621° / 57.5029° - au pied des montagnes du Moka, au-dessus de Port-Louis
Classification : Chevron
Durée déclarée : 04:12:00 - 4 heures 12 minutes

Source : MUFON Case Number #90050, repris par UFO-Hunters sous Live Intercept Case ID 86995126

 

C'est le seul triangle de toute la base mauricienne. Les autres cas autour sont des Fireball, Circle, Light.

Le témoignage intégral déposé au MUFON

 

Mon frère, mon cousin et moi jouions ensemble pendant l'absence de notre mère ; nous avions fini nos visites touristiques et voulions, vous savez, nous détendre. Nous jouions à un jeu appelé « soggy biscuit » — un jeu transmis par une autre famille et auquel nous aimons nous adonner en vacances. C'est après avoir « terminé » que nous sommes sortis, car mon cousin avait vomi. Puis, alors que nous « réconfortions » notre cousin, nous avons entendu un bourdonnement sourd et aperçu, au-dessus des montagnes de l'île Maurice, une lumière ultraviolette pulsée. Tout ce dont nous nous souvenons, c'est de la sensation de brûlure au niveau des reins après qu'ils nous ont emmenés, ainsi que de l'horrible son strident — un « reeeeee » — qu'émettaient leurs visages asiatiques et reptiliens défigurés.

 

1. La durée de 4h12 est physiquement impossible pour un triangle.

Un vrai triangle / chevron UAP dure 30 secondes à 15 minutes. 4h12 immobile au-dessus d'une montagne à Maurice, c'est la signature d'une étoile brillante, de Vénus, ou d'un canular. Aucun objet structuré ne reste 4 h en pulsation sans bouger.

 

2. Le délai de 9 ans.

Signaler en 2018 un événement de 2009 sans aucune photo, sans autre témoin mauricien qui aurait vu une lumière UV pendant 4 h au-dessus de Port-Louis - ville de 150 000 habitants c’est peu probable et ce cas ne semble pas sérieux !

 

3. Le contenu du témoignage.

Le mélange de jeu entre cousins, de vomissement, , et d'insulte raciale dans la description des entités est un schéma classique de troll MUFON de la période 2017-2018. Le MUFON a été massivement pollué par de faux rapports à cette époque.

 

4. La mention "lumière UV pulsante".

L'UV est invisible à l'œil humain. Les témoins qui disent "UV" veulent généralement dire lumière violette / mauve très intense, mais l'emploi du terme technique sans description de couleur est suspect.

 

07 OCTOBRE 2009 – 10 JUILLET 2009 et AOUT 2009 – C’est le même cas - PORT LOUIS – ILE MAURICE

Cas d'août 2009 est celui qui a créé toute la confusion sur Maurice - et c'est le plus difficile à retrouver aujourd'hui.

 

L’information vient du site agrégateur Latest UFO Sightings: Latest UFO sightings – Multiple UFOs were recorded flying at low altitude in the sky over Port Louis, Mauritius, France during August 2009.

 

C'est la ligne qui a été reprise partout. Problème : la page originale Multiple UFOs recorded over Mauritius, France in August 2009 ne contient plus de vidéo. Aujourd'hui elle n'affiche qu'un commentaire spam d'un internaute :

 

Dear Sir, I have found that 99%, of reported UFO`s,are from ultracrepidarians...

 

Le lien YouTube d'origine a été supprimé.

 

Ce qu'on a conservé, c'est le rapport NUFORC / UPDB du même secteur pour la même période

 

Il est archivé sous 10/7/2009 - en format US c'est le 7 octobre 2009, mais beaucoup de sites européens l'ont lu comme 10 juillet ou l'ont rattaché à août.

 

PORT LOUIS MAURITIUS, MU – 07 octobre 2009 | UFO Sighting Report

 

Rapport détaillé :

Une lumière orange en vol se déplaçant vers le sud au crépuscule. Elle s'est immobilisée un moment avant de s'élever et de disparaître dans le ciel crépusculaire d'un bleu pâle. Je rentrais du travail en voiture. Le ciel était dégagé, à l'exception de quelques nuages ​​isolés. C'était presque le crépuscule. En conduisant, j'ai aperçu une lumière d'un orange inhabituel. Il était 18 h 40 et il ne faisait pas encore tout à fait nuit.

 

J'estime l'altitude de l'objet à ce moment-là à environ 700 mètres.  L'objet volant a alors commencé à s'élever lentement, puis a entamé une ascension plus rapide. Il a fini par disparaître sans le moindre bruit perceptible dans le ciel désormais bleu pâle.

 

Fiche technique reprise dans UFO-Hunters : Port Louis (Mauritius) | 2009-10-07 | Light | 3 mins |

 

Disparition vers l’espace en s’élevant : pas vers l'horizon, mais montée verticale rapide en 3-4 secondes.

 

Ce cas est noté comme "premier avec vidéo » car à l'époque, Latest UFO Sightings avait intégré une vidéo dashcam / téléphone prise depuis la route de Port-Louis vers le sud. La vidéo n'est plus en ligne, mais la description correspond exactement à ce type d'observation de lumière orange qui grossit, s'arrête, et part à la verticale - très différent des triangles ou des sphères blanches de 1998.

 

07 OCTOBRE  2009 – PORT LOUIS- ILE MAURICE – CAS CI-DESSUS MAIS AVEC LA FICHE NUFORC :

Observation d'OVNI NUFORC 72756

Date et heure : 07/10/2009 à 18h40 heure locale.
Signalement : 07/10/2009 à 09h31 heure du Pacifique.
Durée : 3 minutes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Port Louis (Maurice), Maurice.
Forme : Lumière.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.

Une lumière orange volante se déplaçait vers le sud au crépuscule. Elle s'est immobilisée un instant avant de remonter et de disparaître dans le ciel bleu pâle du crépuscule.

Je fais ce signalement depuis l'île Maurice. Je rentrais du travail en voiture. Le ciel était dégagé, à l'exception de quelques nuages ​​isolés passagers. Le crépuscule approchait. En conduisant, j'ai aperçu une lumière orange inhabituelle. Il était 18h40 et il ne faisait pas encore complètement nuit. L'intensité de la lumière, sa couleur et sa taille (trop grande pour être un avion de ligne) ont attiré mon attention.

J'ai ralenti et continué à suivre la lumière en voiture. Elle volait vers le sud et semblait grossir. À ce moment-là, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un avion de ligne ou d'un hélicoptère, mais la forme, la couleur, la taille et l'intensité de cette lumière orange continuaient de m'intriguer. J'ai arrêté la voiture pour mieux voir cet engin inhabituel qui volait presque au-dessus de moi. Malgré sa proximité, je ne parvenais pas à distinguer de forme. J'estime sa hauteur à environ 700 mètres.

L'objet s'est alors immobilisé, ce qui m'a fait croire qu'il s'agissait d'un hélicoptère, mais, étrangement, je ne voyais ni sa forme ni le bruit d'un hélicoptère. L'objet a ensuite commencé à monter lentement, puis a accéléré. Il a finalement disparu dans le ciel désormais bleu pâle, sans aucun bruit perceptible, 3 à 4 secondes après son ascension.
Publié le 12 décembre 2009.
https://nuforc.org/sighting/?id=72756 + ENIGMA

 

01 SEPTEMBRE 2011 – BEL-ROSE – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 93412

Date : 01/09/2011 à 18h58 heure locale.
Signalé le : 08/10/2012 à 02h48 heure du Pacifique.
Durée : 3-4 minutes.
Nombre d'observateurs : 4.
Lieu : Bel Rose (Maurice), Maurice.
Forme : Boule de feu.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, changement de couleur, atterrissage.

La boule de feu est apparue et a reflué au-dessus de la montagne. Comme sur la photo, elle est passée au-dessus de la montagne puis est remontée dans le ciel. Nous avons d'abord pensé à un objet militaire, puis j'ai dit que cela pouvait être une boule de feu - La photo n’est pas jointe à la fiche Nuforc.
Publié le 30/10/2012. https://nuforc.org/sighting/?id=93412  + ENIGMA n° 166742

 

21 OCTOBRE 2011 – ILES RODRIGUES – DEPENDANCE DE L’ILE MAURICE

C'est un cas très bien documenté pour Rodrigues - c'est même l'un des seuls cas de Rodrigues avec un témoignage complet.

Voici la fiche originale retrouvée sur UFO Évidence :

21 octobre 2011 - Rodrigues Island

Fiche technique

Date : October, 21, 2011

Heure : 10 :45 pm ''not exaCTLY''

Lieu : Rodrigues Island, Mauritius

Signalé le : 10/22/2011 à 9 :23 :13 AM, soit le lendemain matin

Résumé du catalogue : c'était un objet vert vif se déplaçant dans le ciel, à la manière d'un avion ou d'un feu de signalisation.

Témoin

2 témoins ; rapport déposé par un adolescent de 15 ans (étudiant), sous le pseudonyme « Angelstar ». Il vit sur l'île et précise lui-même : « Je vis sur une île près de Maurice, dans l'océan Indien... il y a une base militaire sur les îles voisines, à Diego Garcia. »

Durée : 5 à 7 minutes

Âge : 15 ans

 

Le témoignage intégral

C'était un objet vert vif se déplaçant dans le ciel, à la manière d'un avion ou d'un feu de signalisation.

Détails sur l'objet : L'observation a été brève... il se déplaçait rapidement... avec une lumière vert vif... il n'était pas très loin... il semblait rond, mais je pense que c'est la lumière qui donnait cette impression de forme circulaire...

 

Ce devait être un très gros OVNI. Il n'était pas très haut au-dessus du sol. Ma chambre était plongée dans l'obscurité, mais elle a été illuminée au moment où l'objet est passé.

 

Fin de l'observation : Il a parcouru une longue distance, puis il a semblé « éteindre sa lumière » avant de disparaître.

 

Le témoin ajoute :

Euh... après avoir fait quelques recherches... j'ai découvert qu'un phénomène identique avait été observé à Richmond, en Virginie, le même jour... Je ne suis qu'un adolescent, mais je sais ce que j'ai vu. C'était bien réel et c'était un OVNI.

 

Et en conclusion : J'aimerais beaucoup qu'une explication soit trouvée. Je veux connaître la vérité.

 

Pourquoi ce cas est intéressant

1- C'est le seul cas impliquant une couleur verte à Rodrigues. Tous les autres cas observés à Maurice concernent des objets blancs, orange ou de type « boule de feu » (fireball). Une lumière verte intense capable d'éclairer une chambre est caractéristique d'un bolide riche en cuivre ou en magnésium, ou d'un débris en train de se consumer ; toutefois, une durée de 5 à 7 minutes est bien trop longue pour un météore.

 

2-La faible altitude.« Pas très loin du sol » + « ma chambre a été illuminée » = quelques centaines de mètres tout au plus. À Rodrigues, il n'y a pas d'aéroport international avec couloir d'approche au-dessus des maisons à 22h45. Ça exclut un avion de ligne classique.

 

3- Rodrigues est souvent couplé à La Réunion et Maurice.

            L'enquêteur J.P. Hague qui dirige le MUFON Maurice note à juste titre : "Ce qui était étrange, c'est             que le même phénomène ait été détecté simultanément sur l'île française de la Réunion et sur             l'île Rodrigue, l'île sœur de l'île Maurice, le tout dans une fenêtre de 20 minutes, ce qui a été             rapporté par deux journaux nationaux."

 

En 2011, le témoin dit avoir retrouvé le même cas vert le même jour à Richmond, Virginie - ça n'a jamais été confirmé dans NUFORC, mais ça montre qu'il a cherché une corrélation.

Source :   UFO Évidence :

 

17 FEVRIER 2012 - ¨PLAINES WILHEIMS - ILE MAURICE

Énigme n° 108315

1 témoin

Février 2012. 17 • 19h30 UTC+4

Plaines Wilhems, Maurice

 

Témoignage

Une forme semblable à une étoile parmi les étoiles filant dans toutes les directions. Bonjour à tous, j'espère que vous croirez mon histoire. Comme tous les soirs après le dîner, je regarde les étoiles. Je me souviens que ce vendredi-là, les enfants faisaient leurs devoirs ; je les entendais très bien depuis la terrasse, où je parlais toute seule. Il faisait chaud, c'était une soirée chaude. En regardant les étoiles, j'ai aperçu un objet ressemblant à une étoile filante qui se dirigeait vers le sud. Au début, j'ai cru que c'était une étoile filante et j'ai voulu faire un vœu. Mais soudain, j'ai remarqué qu'il continuait sa course. Je me suis dit que c'était peut-être un rêve ou quelque chose de vraiment étrange. J'ai continué à le regarder jusqu'à ce qu'il disparaisse. Puis, en me tournant vers la gauche, j'en ai aperçu un autre qui allait légèrement vers le nord-ouest. J'étais à la fois choquée et heureuse, car on ne voit ce genre de choses que dans les films de science-fiction. Piquée par la curiosité, j'ai commencé à regarder vers le ciel. Je me souviens encore de la douleur dans ma nuque. J'ai aussi aperçu un autre objet qui allait vers le sud. Je n'en ai parlé à personne, car je n'arrivais pas à croire ce que je voyais. Le lendemain, à 19h30, j'ai de nouveau observé l'étoile et le même phénomène s'est produit. J'en ai parlé à mes enfants, qui l'ont vu. Nous étions effrayés et perplexes, ne trouvant pas les mots pour l'expliquer, mon anglais étant très mauvais. Chaque soir, nous l'observons et nous voyons la même chose : des objets ressemblant à des étoiles qui filent tantôt vers le nord, tantôt vers le sud. Depuis ce jour, je continue de l'observer depuis ma terrasse, et c'est un plaisir pour moi. Mon mari, lui, l'a vu et a dit que c'était un satellite. Je ne le crois pas, car il ne l'observe pas comme nous tous les soirs. Aujourd'hui encore, nous l'observons sans savoir quoi dire. Quelqu'un pourrait-il me l'expliquer ? Je ne sais pas, seul le temps nous le dira. Hier, après l'avoir observé à nouveau, je me suis dit qu'il fallait que j'enquête, et c'est ainsi que j'ai trouvé ce site. Me voici donc. J'espère que quelqu'un croira mon histoire, elle est vraie, je peux le prouver.

Source : MUFON - https://app.enigmalabs.io/sighting/108315?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539

 

08 JUILLET 2013 – GOODLANDS – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 99924

Date et heure : 08/07/2013 à 18h30 heure locale.
Signalement : 08/07/2013 à 08h08 heure du Pacifique.
Durée : 30 secondes.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Goodlands (Maurice), Maurice.
Forme : Lumière.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet. Je promenais mes chiens quand j'ai aperçu un avion.


Moins d'une minute plus tard, j'ai vu une autre lumière le suivre. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un avion et j'étais sur le point de l'ignorer, mais en regardant à nouveau, je me suis dit que ce n'était pas possible. C'était une lumière rouge vif. Mon premier réflexe a été de prendre mes lunettes et mon appareil photo. Moins de 10 secondes plus tard, j'étais ressorti, mais l'objet avait disparu. Je suis resté sur mon toit à attendre, je ne sais pas pourquoi, pendant les 30 minutes qui ont suivi. Et me voilà. L'objet se déplaçait vers le nord et était silencieux. Publié le 14 juillet 2013

https://nuforc.org/sighting/?id=99924

 

 29 SEPTEMBRE 2013 – PORT LOUIS – ILE MAURICE – 2 RAPPORTS SUR BASE NUFORC

 2013 — Maurice : la grande observation collective

Le dossier principal est bien :

NUFORC #102734   -  https://nuforc.org/sighting/?id=102734

Date : 29 septembre 2013

Heure : 21 h 00, heure locale

Lieu : Mauritius Island

Forme déclarée : cercle

Durée : 10 minutes

Nombre d'observateurs indiqué par NUFORC : 25

Caractéristiques : lumières sur l'objet ; halo/aura

Couleur : blanc

Description : objet circulaire blanc avec un élément brillant au centre

Photographies : le témoin affirme qu'il existe des photographies prises par plusieurs habitants

Témoin : anonyme

Rapport publié : 30 septembre 2013.

Le texte original de NUFORC est particulièrement intéressant :

Vers 21 heures, le phénomène a été signalé, photos à l'appui, par de nombreux habitants de l'île Maurice.

 

Puis :

L'objet était blanc et circulaire, avec un objet brillant au centre. Le rapport indique ensuite que l'objet a disparu après quelque temps.

 

Le chiffre de 25 témoins est exact Il ne s'agit pas d'une estimation que nous aurions déduite d'un article de presse : NUFORC renseigne explicitement le champ "No of observers: 25".  Mais il faut apporter une nuance essentielle : cela signifie 25 observateurs associés à ce rapport, et non nécessairement 25 témoignages indépendants recueillis et vérifiés par un enquêteur.

Le témoin principal est anonyme et NUFORC précise qu'il n'a fourni aucune coordonnée permettant de le contacter.

 

Et il existe un deuxième rapport : NUFORC #102735

Le rapport NUFORC #102735 concerne : https://nuforc.org/sighting/?id=102735

Port Louis — 29 septembre 2013 — 20 h 00

Il décrit lui aussi un objet circulaire et indique une durée de 15 minutes.

Le témoin écrit qu'il a vu :

 

v  Un objet volant au-dessus de Maurice ;

v  Qu’il possédait une photographie ;

v  Que celle-ci circulait sur Facebook ;

v  Qu’une seconde photographie montrât une lumière bleue du même objet avant qu'il ne prenne l'aspect visible sur la première photo.

 

C'est très important parce que nous avons donc :

 

Rapport

Heure

Lieu

Durée

Témoins

NUFORC 102734

21h00

Mauritius Island

10 min

25

NUFORC 102735

20h00

Port Louis

15 min

100*

 

* Attention : le chiffre 100 apparaît dans une base secondaire qui reproduit les champs NUFORC, mais il est en contradiction avec le texte original du rapport, qui ne donne pas explicitement « 100 témoins ». Je ne le retiendrais donc pas comme 100 témoins établis.

 

Cette deuxième fiche est donc très intéressante, mais elle doit être maniée avec prudence.

 

Le rapport #102735 contient même une ancienne photographie Facebook

Le témoin du rapport 102735 fournissait à NUFORC un lien Facebook vers une photographie :

facebook.com/photo.php?fbid=641276775904511 ... - Le lien est aujourd'hui ancien et ne permet plus nécessairement d'accéder à l'image, mais le fait qu'un lien photographique ait été fourni au moment du signalement est documenté dans la fiche NUFORC reproduite aujourd'hui.

 

Il faudrait tenter de retrouver : La photographie originale et les deux photographies mentionnées - Cela pourrait permettre de comparer les images avec celles du phénomène Falcon 9.

 

La presse mauricienne confirme l'ampleur du phénomène - Et c'est ici que le dossier devient réellement intéressant. Le soir même, L'Express Maurice publie un article intitulé : « Interrogations autour d'une boule lumineuse aperçue dans le ciel » L'article est daté du 29 septembre 2013 à 18h25 dans l'archive, mais son contenu indique que les observations se produisent à partir de 21 heures.

 

La formulation journalistique est très révélatrice : plusieurs internautes avaient signalé la boule lumineuse sur Facebook. La station météorologique nationale de Vacoas avait été contactée et confirmait que le phénomène avait effectivement été observé, mais ne pouvait pas encore fournir d'explication.  Et surtout « C'est à Grand-Baie que le phénomène était le plus visible »

 

Cette information est importante elle confirme donc que Grand-Baie doit figurer parmi les principaux lieux d'observation, même si le rapport NUFORC #102734 utilise simplement « Mauritius Island ».

 

Nous pouvons désormais reconstituer un tableau beaucoup plus intéressant : Port-Louis : rapport NUFORC #102735, 20h00, 15 minutes. Grand-Baie : selon L'Express, phénomène particulièrement visible. Mauritius Island : rapport NUFORC #102734, 21h00, 10 minutes, 25 observateurs. Et les témoignages se sont multipliés sur Facebook.

 

Cela justifie effectivement l’expression : « vague sur toute l'île » Mais je modifierais légèrement la formulation : « importante observation collective signalée dans plusieurs secteurs de l'île » plutôt que « vague sur toute l'île », car nous n'avons pas encore une cartographie exhaustive de tous les témoignages indépendants.

 

La réaction populaire est exceptionnellement bien documentée. Selon L'Express, les alertes se multiplient sur Facebook. Certains habitants parlent immédiatement d'une présence extraterrestre. D'autres pensent à un satellite. La station météorologique est sollicitée. Autrement dit, le phénomène devient en quelques minutes une véritable question publique.

 

Le soir du 29 septembre, la station météorologique de Vacoas ne dispose pas d'explication immédiate. Cela signifie que, pendant plusieurs heures, le phénomène est effectivement un objet/phénomène aérien non identifié pour les observateurs et les autorités consultées. Mais attention : non identifié à 21h00 ≠ inexplicable définitivement. Cette distinction sera essentielle quelques jours plus tard.

 

L'Express indique explicitement que certains témoins ont immédiatement pensé à une présence extraterrestre.  C'est un excellent exemple de la façon dont le terme OVNI fonctionne dans la population.

Le raisonnement populaire peut être : je vois quelque chose d'étrange → je ne sais pas ce que c'est → donc c'est peut-être extraterrestre.

Alors que le raisonnement scientifique est : je vois quelque chose d'étrange → je ne sais pas ce que c'est → recherchons toutes les explications connues.

 

Cette différence de méthode est précisément ce qui rend l'affaire intéressante.

 

L'explication Falcon 9 c’est la découverte essentielle qui intervient ensuite. Le 29 septembre 2013, à 16h00 UTC, SpaceX lance depuis Vandenberg, en Californie, une Falcon 9 v1.1 emportant le satellite canadien CASSIOPE. C'est le premier vol de cette version de la Falcon 9.

 

Maurice se trouve plusieurs heures plus tard dans la trajectoire observable de l'étage supérieur. Le phénomène observé dans le ciel de Maurice correspond à l'expansion lumineuse créée par le dégazage/rejet de propergol de l'étage supérieur. Des analyses ultérieures ont établi le lien avec le lancement.

 

Le Mauricien rapporte notamment que l'explication du « dégazage » de la Falcon 9 a été confirmée et que le même phénomène avait été observé dans d'autres îles de l'océan Indien.

 

Le fait que le phénomène soit expliqué par la Falcon 9 ne signifie pas que les témoins ont mal observé. Au contraire. Leurs descriptions sont parfaitement compatibles avec un phénomène spatial spectaculaire :

v  Objet circulaire ;

v  Halo ;

v  Lumière très brillante ;

v  Apparence inhabituelle ;

v  Disparition progressive ;

v  Aspect pouvant donner l'impression d'un objet matériel.

 

Le rapport NUFORC #102734 mentionne précisément :

 

Circle + Lights on object + Aura or haze around object.

 

C'est exactement le type de description que peut produire un dégazage d'étage supérieur observé à très grande distance.

 

Le témoin NUFORC écrit que l'objet était : blanc et circulaire avec un objet brillant au centre.  Cette description mérite est à mentionner dans cette analyse. Elle peut correspondre à la perception visuelle d'un nuage de gaz éclairé par le Soleil, avec le corps ou moteur de l'étage au centre. Cela expliquerait également pourquoi le phénomène pouvait ressembler à une sphère lumineuse avec un noyau brillant.

 

Je classerai donc maintenant ce cas dans la catégorie : Cas expliqué — Falcon 9 / CASSIOPE

 

 Le cas est également intéressant à l'échelle de l'océan Indien

Le 29 septembre 2013 ne concerne pas seulement Maurice. Le lancement de Falcon 9 produit un phénomène observable sur une vaste zone. Il faut donc comparer les témoignages provenant de :

 

v  Maurice ;

v  La Réunion ;

v  Madagascar ;

v  Mayotte ;

v  Éventuellement les Seychelles ;

v  Afrique australe.

 

C'est précisément ce que font les chercheurs en astronomie et en observation des satellites : la multiplicité géographique permet de reconstruire le phénomène. Cela constitue une méthode beaucoup plus solide que l'analyse isolée d'un seul témoignage.

 

Une autre confirmation intéressante : l'Afrique du Sud avec le rapport NUFORC #102736, le suivant dans la base, concerne Durban, Afrique du Sud, le même 29 septembre 2013 à 19h05, avec huit observateurs et un objet circulaire entouré d'une aura lumineuse.

 

FICHE DE CES DEUX CAS

9 Septembre 2013 — Maurice : « l'OVNI » observé par de nombreux habitants

-       Nature : phénomène lumineux circulaire à très grande altitude, observé depuis plusieurs secteurs de Maurice.

-       20h00 : un témoin de Port-Louis dépose auprès de NUFORC le rapport #102735, indiquant avoir observé un objet circulaire pendant environ 15 minutes et disposer de photographies. Il signale également une photographie montrant une lumière bleue du même phénomène.

-       21h00 : le rapport NUFORC #102734 fait état de 25 observateurs à Mauritius Island. L'objet est décrit comme blanc, circulaire, avec un élément brillant au centre et une aura lumineuse. Durée indiquée : dix minutes.

-       Grand-Baie : L'Express rapporte que le phénomène était particulièrement visible depuis cette région. De nombreux internautes publient ou commentent leurs observations sur Facebook. La station météorologique de Vacoas confirme l'observation mais ne dispose pas immédiatement d'une explication.

-       Réaction du public : certains observateurs évoquent immédiatement une origine extraterrestre ; d'autres envisagent un satellite.

-       Identification ultérieure : le phénomène est relié au lancement de la Falcon 9 v1.1 de SpaceX transportant CASSIOPE, effectué le même jour depuis Vandenberg à 16h00 UTC.

-       Statut final : phénomène aérospatial identifié — dégazage de l'étage supérieur de Falcon 9.

-       Valeur ufologique : importante sur le plan historique et sociologique ; faible comme élément en faveur d'une origine extraterrestre.

 

01 AVRIL 2014 – VACOAS PHOENIX - PLAINE WILHEIMS – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 185489

Date : 1er avril 2014 à 21h14 heure locale (date approximative)
Signalé le : 17 décembre 2024 à 15h44 heure du Pacifique
Durée : 8 secondes
Nombre d'observateurs : 3
Lieu : Vacoas-Phoenix, district de Plaines Wilhems, Maurice
Forme : Cercle
Vue : Avion
Explication : Lanterne chinoise - Possible
cercle orange vif se déplaçant lentement dans le ciel.


Je me souviens qu'un jour de 2014, nous avons entendu des gens dire « Qu'est-ce que c'est ? » dehors. Ma mère, mon frère et moi avons couru dehors et nous avons vu un cercle plat orange lumineux, ou quelque chose comme ça, mais il était rond et se déplaçait lentement dans le ciel nocturne. Puis il a disparu derrière des maisons. J'avais 4 ans à l'époque et j'ai pleuré, j'ai eu peur et apparemment ma mère n'arrêtait pas de me dire que c'était un feu d'artifice.


Publié le 18 décembre 2024 - https://nuforc.org/sighting/?id=185489

 

JUILLET 2015 – MORNE BRABANT – RIVIERE NOIRE – ILE MAURICE

Fiche de signalement (MUFON Database)

Date de l'événement : Courant juillet 2015 (soirée).

Localisation : District de la Rivière Noire, secteur sud-ouest de l'île Maurice, au pied et sur la zone boisée du Morne Brabant.

Soumission : Rapport déposé par un témoin (résident/visiteur) auprès de la plateforme CMS du MUFON.

Classification : Unidentified / Sphère-Orb (Objet volant non identifié / Orbe lumineux).

Description du phénomène rapporté

Phase stationnaire à basse altitude :

 

Le témoin a aperçu une source lumineuse d'un blanc/jaune intense et très brillant, apparaissant immobile au-dessus de la canopée / du sous-bois du Morne. L'objet ne présentait aucun feu de croisement rouge ou vert standard, ni aucun profil de structure d'aéronef conventionnel.

 

Dynamique et mouvement :

Après une période de fixation statique de plusieurs secondes à quelques minutes, la lumière s'est élevée verticalement à une vitesse exceptionnelle.

Elle a gagné une haute altitude de manière quasi instantanée avant de s'éteindre ou d'échapper à la vue dans le ciel nocturne.

 

Absence d'effet sonore :

Tout au long du déroulement, aucun bruit (ni réacteur, ni rotor d'hélicoptère, ni bruit de combustion) n'a été perçu par le témoin dans cette zone habituellement très calme.

 

Hypothèses évaluées dans ce type de cas

 

-       Lanterne thaïlandaise / Ballon : Bien que l'aspect lumineux soit compatible avec une lanterne céleste, l'accélération verticale fulgurante décrite dans le rapport rend cette hypothèse moins plausible selon les critères d'évaluation habituels.

-       Drone / Aéronef télécommandé : L'usage de drones équipés de LED puissantes est possible, mais le départ instantané à très haute altitude en limite la probabilité pour les technologies grand public de 2015.

-       Phénomène naturel / Illusion d'optique : Les reflets de phares sur des couches d'inversion météo ou des phénomènes électrostatiques rares restent des explications parfois proposées pour les lumières fixes près de reliefs montagneux.

 

Il n’ya a eu aucune enquête sur le terrain et le peu d’information ne permet pas une identification ou une analyse du cas.

MUFON et https://www.beamsinvestigations.org/ (pour le MUFON la base des observations n’est plus consultable par le public.

 

16 JANVIER 2016 – TROU AUX BICHES – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 125323

Observation : 16/01/2016 à 23h30 heure locale.
Signalée le 17/01/2016 à 23h09 heure du Pacifique.
Durée : 5 minutes.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Trou-aux-Biches (Maurice), Maurice.
Forme : Cercle.

 

Caractéristiques : Traînée laissée par un nuage circulaire parfait. Trois étoiles ont décrit un cercle parfait en touchant les trois autres, formant un anneau blanc, puis se sont déplacées vers le haut et ont disparu. Le tout en 3 à 5 minutes, côté pôle Sud. Publié le 20/01/2016.

https://nuforc.org/sighting/?id=125323

 

13 MARS 2016 – FACE À LA MER – ILE MAURICE

Fiche

Date : 13 mars 2016 à 18 h 55, au coucher du soleil

Lieu : Île Maurice (Afrique de l'Est) – balcon d'une maison face à la mer

Témoins : Un couple – c'est la femme qui repère l'objet en premier

 

Témoignage original (mot pour mot) :

« Le 13 mars 2016 à 18 h 55, au coucher du soleil, ma femme et moi étions sur le balcon de notre maison à l'île Maurice, une nation insulaire volcanique de l'océan Indien, lorsque ma femme a dit : "Je crois qu'il y a quelque chose d'étrange dans le ciel au-dessus de la mer." J'ai pris mon téléphone pour filmer un objet étrange qui semblait dissimulé dans les nuages. »

Version longue reprise par les sites d'enquête :

« Le 13 mars 2016, à 18 h 55, ma femme et moi étions sur notre balcon à l'île Maurice lorsque ma femme a dit : "Je crois qu'il y a quelque chose d'étrange dans le ciel au-dessus de la mer." J'ai donc saisi mon téléphone et commencé à filmer un objet mystérieux qui semblait dissimulé dans les nuages. »

 

La vidéo

Elle est toujours en ligne sous le titre « Saucer Hides In The Cloud Over The Mauritius Sea » (Une soucoupe se cache dans les nuages ​​au-dessus de la mer à l'île Maurice).

Lien d'archive : https://www.youtube.com/embed/joez_7v5kac  ( actuellement la vidéo n’est pas en ligne).

 

On y voit ce que les sites décrivent comme : « ce qui semble être » un immense OVNI métallique stationné dans les nuages ​​au-dessus de la mer (on peut y voir le reflet du soleil).

 

En clair : une masse sombre allongée et immobile, située au sein d'une couche de nuages ​​bas au-dessus de l'océan au moment du coucher du soleil, avec un reflet solaire lui conférant un aspect métallique. Pourquoi ce cas est-il partout décrit comme celui d'un objet « sortant de l'océan » ?

 

C'est Scott Waring, du site *UFO Sightings Daily*, qui a lancé cette interprétation dans son article : « Curieusement, cela se passe dans l'un des endroits les plus isolés au monde, au beau milieu de l'océan, sur une minuscule île de l'archipel des Mascareignes, à l'est de Madagascar. Un OVNI surgissant de l'océan à cet endroit précis doit nécessairement provenir d'une base sous-marine. »

 

 Il a fait le lien avec le fait qu'à la même semaine de mars 2016, des débris présumés du MH370 avaient été retrouvés à Maurice et au large de l'Afrique du Sud. Il a donc vendu l'idée d'une base sous-marine.

 

Analyse plus prosaïque

Si vous regardez la vidéo au ralenti, vous verrez : L'objet ne bouge pas, ne sort pas de l'eau. Il est fixe dans la couche nuageuse. C'est un nuage lenticulaire au coucher du soleil - très fréquent à Maurice quand l'alizé bute sur les montagnes. Le soleil bas à 18h55 éclaire le dessous du nuage en orange et crée une zone sombre qui ressemble à une soucoupe.

 

Le "métal" est simplement le reflet du soleil sur l'humidité du nuage. C'est pour ça que les enquêteurs sérieux classent ce cas en "nuage suspect" et non en USO. Mais c'est le seul cas mauricien avec un témoignage à deux voix, une heure précise à la minute, et une vidéo qui a survécu.

 

LE TEMOIGNAGE SUR LE SITE UFO SIGHTINGS DAILY  

OVNI survolant l'océan près de la minuscule île Maurice, le 13 mars 2016, vidéo, actualités sur les observations d'OVNI.

Date d'observation : 13 mars 2016.

Lieu d'observation : Île Maurice, Afrique de l'Est. Curieusement, cet endroit est l'un des plus isolés au monde, en plein océan, sur la minuscule île Maurice, à l'est de Madagascar. Un OVNI surgissant de l'océan à cet endroit précis provient forcément d'une base sous-marine. Ces derniers mois, de nombreuses découvertes mystérieuses ont eu lieu en Afrique du Sud, ce qui est très étrange car cette région est généralement peu propice à l'activité OVNI. On n'avait pas vu une telle activité depuis quatre ans. Avec la présence d'OVNIs, la découverte de fragments du vol MH370 cette semaine et les images de Google Earth montrant le crash du MH370 au large du cap de Bonne-Espérance, il se passe quelque chose d'étrange.  Scott C. Waring www.ufosightingsdaily.com 


Témoignage :
Le 13 mars 2016 à 18h55, au coucher du soleil, ma femme et moi étions sur le balcon de notre maison à l'île Maurice, un État insulaire volcanique de l'océan Indien, lorsque ma femme a dit : « Je crois qu'il y a quelque chose d'étrange dans le ciel au-dessus de la mer. » J'ai pris mon téléphone pour filmer un objet étrange qui semblait caché dans les nuages.

https://www.ufosightingsdaily.com/2016/03/ufo-hovering-over-ocean-near-tiny.html

 

14 SEPTEMBRE 2017 – QUATRE BORNES – PLAINES WILHEIMS – ILE MAURICE

G3PA8GHJ

Soumis le 15/09/2017, 15 h 21

Date de l'événement 14/09/2017, 20 h 20

Écart temporel Signalé dans les 24 heures

Précision Approximative

Coordonnées 20,2675° S, 57,4797° E Source

UFO Stalker

Type Observation d'OVNI

Catégorie Observation d'OVNI

Quatre-Bornes, district de Plaines-Wilhems

 Résumé

Objet lumineux se déplaçant dans le ciel

Forme Boule de feu

Distance Plus d'un mile (1,6 km)

Comportement en vol Trajectoire en ligne droite

Altitude Plus de 500 pieds (150 m) (sous la couche nuageuse)

Durée 00 :03 :00

Témoins 1

Cette observation ne comprend ni photo ni vidéo.

 

Description détaillée

J'attendais à l'extérieur du bureau avec mon ami que mes autres collègues soient prêts. Mon ami a dit « Regarde ça », et j'ai vu la traînée qui, au début, ressemblait à une étoile filante. Mais l'objet ne ressemblait pas aux autres étoiles filantes que j'ai pu observer. Il se déplaçait beaucoup plus lentement et s'est désintégré dans le ciel. Il ne restait plus qu'une traînée. Une jeune femme a filmé l'événement avec son téléphone et l'a publié sur YouTube. Veuillez y jeter un œil

: https://www.Youtube.Com/watch?V=xt_ss5jn6ok

Source de l’observation :  : https://ufostalker.com/sighting/G3PA8GHJ

08 OCTOBRE 2017 - OMBRE SAVANNE ILE MAURICE

Énigma n° 223235

1 témoin

8 octobre 2017 • 17:10 UTC+4

Bel Ombre, Savanne, Île Maurice

Témoignage

Un OVNI carré s'est divisé en deux, comme le symbole chinois du yin et du yan. Le 8 octobre 2017, j'étais de service à l'hôtel Shanty Maurice, situé sur la côte sud-ouest de l'île Maurice. Comme d'habitude, j'observais le ciel pour vérifier la météo et installer des tables supplémentaires à la terrasse du restaurant Rhumshed. En levant les yeux, j'ai aperçu un objet carré immobile dans un ciel très venteux. J'ai d'abord cru que c'était un cerf-volant, puis je me suis demandé comment un cerf-volant pouvait rester immobile par un tel vent. J'ai alors perçu comme une aura autour de l'objet. J'ai demandé à ma collègue si elle voyait la même chose, et elle a répondu par l'affirmative. Je lui ai demandé ce que c'était, et elle a avoué n'en avoir aucune idée, peut-être des extraterrestres, en riant. J'ai pris mon téléphone portable, un HTC Desire 728G, et j'ai commencé à filmer. L'objet a alors commencé à changer de forme et à se diviser en deux formes mystérieuses. À noter qu'au-delà de la clôture de l'hôtel, on trouve la haute mer. Je n'avais jamais voulu montrer ça à personne, mais il y a quelques jours, un de mes voisins m'a montré quelque chose qu'il avait vu dans le ciel : une sorte d'orbe immobile. Je lui ai montré la mienne et il était vraiment stupéfait. J'ai pris trois photos et j'ai deux vidéos. À un moment donné, j'ai voulu le voir de mes propres yeux, alors j'ai arrêté de filmer et il a fini par disparaître. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ?

Source, lien vers le site et la vidéo / https://app.enigmalabs.io/sighting/223235?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539

 

 14 SEPTMBRE 2017 – QUATRES BORNES – PLAINES WILHEMS – ILE MAURICE

Énigme n° 216795

3 témoins​

14 sept. 2017 • 18 :20 UTC+4

Quatre Bornes, Plaines Wilhems, Maurice

Témoignage

Un objet lumineux se déplaçait dans le ciel. J'attendais devant le bureau avec un ami que mes collègues soient prêts. Mon ami m'a dit : « Regarde ça ! » J'ai alors aperçu une traînée lumineuse qui ressemblait d'abord à une étoile filante. Mais cet objet était différent des autres étoiles filantes que j'avais vues. Il se déplaçait beaucoup plus lentement et s'est désintégré dans le ciel. Il ne restait plus qu'une traînée. Une jeune fille a filmé la scène avec son téléphone et l'a publiée sur YouTube. Veuillez regarder la vidéo [Lien déplacé vers la section FI/cms/tg].

Source : MUFON - UFO HUNTERS  ET ENIGMA  - https://app.enigmalabs.io/sighting/216795?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539

 

08 OCTOBRE 2017 – BEL OMBRE – HOTEL SHANTI – ILE MAURICE

Fiche officielle

Date : 08/10/2017 fin d'après-midi
Lieu : Bel Ombre, côte sud-ouest, hôtel Shanti Maurice - restaurant Rhumshed. Après la clôture de l'hôtel, c'est la haute mer.
Durée listée dans les bases : 00:00:40 - 40 secondes de vidéo
Classification : Square / N, A dans UFO-Hunters

Liens directs :

Article français complet : https://www.odla.[STRIPPED [blocked] 65 bytes] Fiche originale avec 3 photos + 2 vidéos : http://ufostalker.com/sighting/98209

Miroir UPDB : https://updb.app/report/1-98209

 

Témoignage intégral - 2 sources identiques

Le 8 octobre 2017, en fin d’après-midi, un OVNI noir a été filmé à Bel Ombre, sur l’île Maurice, en Afrique. Au bout de quelques instants, il s’est scindé en deux

 

Le témoin, employé de l'hôtel :

J'étais en service à l'hôtel Shanti situé sur la côte sud-ouest de l'île Maurice le 08/10/2017, comme d'habitude je regardais le ciel pour voir le temps qu’il faisait afin de savoir si je devais installer des tables supplémentaires à l'extérieur du restaurant. Quand j'ai levé les yeux au ciel, j'ai vu un objet de forme carrée rester immobile dans le ciel très venteux. Au début, je pensais que c'était un cerf-volant, puis je me suis dit : ‘Comment le cerf-volant peut-il rester immobile par un temps aussi venteux ?’ C’est alors que j'ai vu comme une aura qui entourait l'objet.

 

Confirmation à 2 témoins :

J'ai demandé à ma collègue si elle pouvait voir la même chose et elle m’a répondu oui. Je lui ai demandé ce qui se passait, elle a dit qu'elle ne savait pas, que c’était peut-être les extraterrestres, puis elle a ri.

Filme et scission :

J'ai pris mon téléphone portable, qui est un HTC Desire 728g, et j'ai commencé à le filmer. L'objet a alors commencé à changer de forme et à se scinder en deux formes mystérieuses.

Détail repris dans la base US sous: Square ufo split into two like chinese symbol yin and yan

Suite :

Notez qu'après la fermeture de l'hôtel, c’est la haute mer.

J'ai pris 3 photos et j'ai 2 vidéos. À un moment donné, j'ai voulu le voir de mes propres yeux et j'ai arrêté de filmer et finalement, il a disparu.

 

Contexte :

Je n'ai jamais voulu montrer cela à qui que ce soit, mais il y a quelques jours, un de mes voisins m'a montré quelque chose qu'il avait vu dans le ciel et cela ressemblait à un orbe immobile dans le ciel nocturne. 2 témoins sur place qui travaillent, pas un touriste qui passe. Argument météo valable : octobre à Bel Ombre est très venteux, un cerf-volant carré noir ne peut pas rester immobile. Le site météo confirme vents >30km/h ce jour-là.

 

Scission en 2 : c'est rarissime. Sur la vidéo on voit bien le carré noir devenir 2 objets séparés qui s'éloignent l'un de l'autre, ce qui exclut un ballon ou un sac plastique. Téléphone identifié : HTC Desire 728g, capteur 13MP de 2015, vidéo 1080p - basse qualité mais suffisante pour voir l'aura décrite.

 

Ce cas a été repris par le National UFO Center dans ses Filer's Files de février 2019 dans la liste "UFOs reported over Mauritius Island" justement à cause de la description : I was on duty at shanty Maurice hotel [...] square shape object staying still in the very windy sky.

 

22 DECEMBRE 2018 – LE MORNE – RIVIERE NOIRE – ILE MAURICE

Énigme n° 157259

1 témoin

22 décembre 2018 • 13h00 UTC+4

Le Morne, Rivière Noire, Île Maurice

Témoignage

Objet inconnu dans le ciel. Le 22 décembre 2018, j'étais en bateau au large de l'île Maurice. J'ai pris cette photo et c'est seulement après coup que j'ai remarqué un objet dans le ciel. Je ne sais pas de quoi il s'agit, mais je voulais vous la soumettre pour voir si vous avez une idée.

 

MUFON #103156 / Enigma   157259 - UFO HUNTER

https://app.enigmalabs.io/sighting/157259?from=map&b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539

 

11 JANVIER 2019 – ILE MAURICE – REUNION – OCEAN INDIEN

Observation d’un OVNI devenu un phénomène spatial.

La presse régionale a largement couvert l'événement du 11 janvier 2019 en évoquant explicitement la piste d'un OVNI avant d'apporter l'explication spatiale.

 

Titre et traitement médiatique dans la presse locale

1. L'Express de Maurice (Quotidien mauricien)

Titre de l'article : « Ovni (ou pas) : un étrange objet aperçu dans le ciel »

Date de publication : 13 janvier 2019

Lien / Source : lexpress.mu — Article d'archive du 13 janvier 2019

Contenu : Le journal rapporte la vive réaction des internautes à Maurice et à La Réunion face à une « chose » ovale, brillante, entourée d'un halo lumineux se déplaçant à l'ouest. L'article mentionne le doute initial (météore, OVNI, vaisseau alien) avant de préciser la réalité technique : le module de déploiement des satellites Iridium 8 lancé par SpaceX.

 

2. Couverture de la presse réunionnaise et radios régionales

Médias : Les quotidiens (Chicano, Imaz Press Réunion) ainsi que les radios locales (Freedom) ont relayé les nombreux témoignages d'habitants décrivant une « boule de feu silencieuse » ou un « engin non identifié ».

Démenti / Confirmation : Dans les heures suivant les appels de témoins, les associations d'astronomie locales (notamment la Société d'Astronomie de La Réunion) ont diffusé un communiqué explicatif via les mêmes canaux pour confirmer le passage de la fusée Falcon 9.

 

L’article de L’express de l’Ile Maurice :

Ovni (ou pas): un étrange objet aperçu dans le ciel

Superman ? Un météore ? Le vaisseau spatial d’un pauvre alien en détresse ? Qu’est-ce qui a bien pu traverser le ciel mauricien, vendredi soir ? C’est la question que se posent de nombreux internautes depuis.

 

Plusieurs personnes affirment avoir vu un objet volant parmi les étoiles, à l’ouest. Nos voisins Réunionnais auraient également aperçu le phénomène. Selon les descriptions, la « chose » était de forme ovale, brillante, entourée d’un halo lumineux.

 

Malheureusement, la chasse aux photos est restée vaine, personne n’ayant eu le temps, semble-t-il, d’immortaliser l’instant. Les théories, elles, vont bon train. Parmi celles qui semblent être les plus plausibles, il s’agirait du module de déploiement des satellites Iridium 8 par SpaceX.

 

En effet, dans après-midi du vendredi 11 janvier dernier, aux États-Unis, Falcon 9, la fusée réutilisable de SpaceX, a lancé le module de déploiement des dix satellites Iridium. Comme d’habitude, le lancement a été retransmis en direct. Sur la vidéo disponible sur YouTube, lors de l’allumage du deuxième étage du module qui a duré quelques secondes – et la mise en orbite, entre 20 heures et 20 h 30 – on apprend que l’engin spatial se trouvait non loin de Madagascar, à une altitude de 630 km environ.

 

Mais rien n’empêche les plus rêveurs de penser qu’il pourrait s’agir d’un très, très, très lointain cousin qui aurait décidé de nous rendre visite…

https://lexpress.mu/s/article/345890/ovni-ou-pas-un-etrange-objet-apercu-dans-ciel

 

À PROPOS DU LANCEUR Fusée Falcon 9 (Block 5) de SpaceX. Mission: Iridium NEXT Mission 8 (Iridium-8.

11 janvier 2019 :

Chronologie et données du lancement

Date et heure : Vendredi 11 janvier 2019 à 19 h 31 (heure de Maurice/Réunion), soit 15 h 31 UTC.

Lieu du tir : Base d'Vandenberg (VSFB), Californie, États-Unis.

Lanceur : Fusée Falcon 9 (Block 5) de SpaceX.

Mission : Iridium NEXT Mission 8 (Iridium 8) — le tout dernier lancement du programme de modernisation de la constellation Iridium (déploiement des 10 derniers satellites).

 

Explication du phénomène visuel (Pourquoi cet aspect ?)

L'observation à l'œil nu depuis l'île Maurice, La Réunion et Madagascar a pris la forme d'un globe lumineux brillant entouré d'une brume/halo en expansion. Ce visuel s'explique par la combinaison de trois facteurs physiques et orbitaux :

 

L'altitude et l'éclairage solaires :

À 19 h 30 dans l'océan Indien, le soleil était déjà couché au sol, mais la fusée évoluait à plus de 600 km d'altitude. À cette hauteur, le lanceur était encore pleinement éclairé par le soleil (effet dit d'illumination crépusculaire).

 

Le dégazage / l'extinction du moteur :

Le « globe » très lumineux correspond au fonctionnement du moteur du deuxième étage (Merlin Vacuum). Le halo brumeux environnant était formé par les gaz de combustion et le dégazage des ergols résiduels qui se dispersent très rapidement dans le vide spatial en reflétant la lumière du soleil.

 

Trajectoire visible :

Le second étage et sa charge utile survolaient l'océan Indien d'est en ouest lors de la phase de séparation et d'injection orbitale des 10 satellites Iridium, ce qui explique le déplacement horizontal régulier et silencieux observé par les témoins.

 

Couverture médiatique et réactions locales

Panique et interrogations : Durant les 30 minutes suivant l'événement, les réseaux sociaux ainsi que les radios locales (à La Réunion et à l'île Maurice) ont enregistré un pic d'appels de riverains signalant une « comète », une « boule de feu » ou un « engin non identifié ».

 

Confirmation astronomique : Quelques heures après le passage, les associations d'astronomie régionales (dont la Société d'Astronomie de La Réunion) et les observatoires ont confirmé la trajectoire exacte de la mission Iridium-8, levant toute ambiguïté sur la nature du phénomène.

 

11 MAI 2020 – MOKA – ILE MAURICE

Enigma n° 129491

1 témoin

11 mai 2020 • 00 :00 UTC+4

Moka, Maurice

Témoignage

Observation d'un énorme objet allongé en forme de soucoupe. Alors que je me brossais les dents avant d'aller me coucher, à minuit pile, un très grand objet en forme de soucoupe est apparu et a disparu de mon champ de vision à trois reprises. Son apparition et sa disparition m'ont rappelé un transistor. Des lumières blanches à dorées entouraient son pourtour, formant un point fixe. Le corps principal était bleu et un contour argenté dessinait les contours de l'engin. L'objet est apparu au-dessus d'un grand sapin, à une centaine de mètres de chez nous, incliné à environ 30 degrés par rapport à l'horizontale (une pente descendante de droite à gauche depuis mon point d'observation). Au moment de son apparition, je repensais à la façon dont une simple solution de purification d'eau (dioxyde de chlore) semblait avoir sauvé un ami proche (lui aussi avocat) à Londres, alors qu'il souffrait d'insuffisance respiratoire, probablement due à la COVID-19. Cela n'a duré que 30 secondes. J'étais frustré de constater que la recherche de la vérité pouvait être entravée par un manque d'ouverture d'esprit concernant les traitements sûrs et efficaces. Source : MUFON - PUBLIE SUR ENIGMA provenant du MUFON)

 

02 FEVRIER 2021 – ILE MAURICE

Enigma n° 259530

3 témoins​

2 février 2021 • 19h30 UTC+4

Île Maurice

Témoignage

Un éclair de lumière blanche, disparu mystérieusement. Le mardi 2 février 2021, vers 19h30, alors que mon mari, mon fils de 4 ans et moi nagions dans la piscine, mon attention a été attirée par un éclair de lumière blanche se déplaçant rapidement en ligne horizontale avant de disparaître mystérieusement. Cet éclair a captivé notre attention pendant une quinzaine de secondes. Ensuite, plus aucune trace de cet éclair. Il semblait se déplacer du nord vers l'est.

Source : NUFORC SUR ENIGMA - https://app.enigmalabs.io/sighting/259530?from=map?b_tl_lat=-20.06543930&b_tl_lng=57.11474359&b_br_lat=-20.88231110&b_br_lng=58.67763539

 

02 FEVRIER 2021 – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 161950

Date : 2 février 2021 à 19h30 (heure locale)
Signalé le 7 février 2021 à 10h02 (heure du Pacifique)
Durée : 30 secondes
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Île Maurice
Forme : Éclair
Caractéristiques : Éclair de lumière blanche ayant disparu mystérieusement.

Le mardi 2 février 2021, alors que mon mari, mon fils de 4 ans et moi nagions dans la piscine vers 19h30, mon attention a été attirée par un éclair de lumière se déplaçant rapidement en ligne horizontale avant de disparaître mystérieusement. Cet éclair a captivé notre attention pendant une quinzaine de secondes. Ensuite, nous n'avons plus jamais revu cet éclair. Il semblait se déplacer du nord vers l'est.
Publié le 2 mars 2021.  -  https://nuforc.org/sighting/?id=161950

 

04 MAIi 2021 – CUREPIPE ET PLUSIEURS AUTRES VILLES – ILE MAURICE

Plusieurs dizaines de témoignages, accompagnés de photos et vidéos prises depuis Curepipe, Quatre Bornes, Grand Baie et Port-Louis, ont afflué sur les réseaux sociaux. La forme rectiligne parfaite et l'absence de bruit ont suscité des spéculations immédiates sur un passage d'OVNI ou une formation militaire clandestine.

 

Presse et démystification : Les médias locaux (L'Express de Maurice, Defimedia, Le Mauricien) ainsi que la météo nationale ont rapidement publié des explications pédagogiques pour rassurer la population en identifiant le passage du train Starlink L25.

 

Détails du lancement et origine astronomique

Date et heure de passage : Soirée du mardi 4 mai 2021 (vers 18 h 45 - 19 h 15 heure locale).

Lancement d'origine : Mission Starlink v1.0 L25 (Group 24) lancée par SpaceX le 4 mai 2021 à 15 h 01 UTC (19 h 01 heure de Maurice) depuis la station de la Space Force à Cape Canaveral, Floride.

Charge utile : Un lot de 60 satellites de télécommunication déployés en orbite basse terrestre (LEO).

 

Explication du phénomène visuel

Le spectacle observé dans le ciel mauricien — surnommé la « chenille lumineuse » ou le « train de satellites » — s'explique par les facteurs suivants

:

Phase d'injection orbitale : Juste après leur séparation de l'étage supérieur de la fusée Falcon 9, les 60 satellites volent extrêmement proches les uns des autres sur une même ligne rectiligne.

Réflexion solaire (Albedo) : Évoluant à une altitude initiale d'environ 220 à 300 km, les panneaux solaires déployés des satellites reflètent intensément la lumière du soleil (qui brille encore en altitude, même s'il est couché au sol).

 

Mouvement régulier et silencieux : Les points lumineux défilent à une vitesse orbitale constante (environ 27 000 km/h) sans aucun bruit, donnant l'impression visuelle d'un engin gigantesque ou d'une escadrille de vaissseaux.

 

Source & Référence

Presse mauricienne : L'Express.mu — Des points lumineux dans le ciel mauricien : le train Starlink de SpaceX fait sensation (Archives du 5 mai 2021).

Suivi des orbites (Tracker) : Heavens-Above — Starlink Passes (Service de prédiction de passage des satellites).

 

13 AVRIL 2023 - CAP MALHEUREUX – RIVIERE DU RAMPART – ILE MAURICE

Soumis le 27/07/2023 à 17h40

Survenu le 13/04/2023 à 20h55

Décalage du signalement : 104 jours plus tard

 Coordonnées : 19,9945° S, 57,6365° E

Source : UFO Stalker

Type : Observation d'OVNI

Observation d'OVNI

Cap Malheureux, district de Rivière du Rempart

Résumé - Deux lumières ressemblant à des étoiles ont commencé à bouger avant que l'ISS ne traverse le ciel.

Forme - Ressemblant à une étoile

Distance - Plus d'un mile (1,6 km)

Comportement de vol - Trajectoire avec changement de direction

 Altitude - Plus de 500 pieds (150 m) (ciel sans nuages)

Témoins 1

 Étiquettes - Lumières, étoile, rond

 

Description détaillée

Je me trouvais sur la jetée de l'hôtel Attitude Lagoon, j'observais le ciel en attendant que l'ISS apparaisse à l'horizon au nord et passe au-dessus de moi. Je regardais presque à la verticale en direction de l'est ; le ciel était presque dégagé et il y avait peu de pollution lumineuse, hormis celle de l'hôtel, notamment un puissant projecteur situé à environ 15 mètres derrière moi. Tout dans le ciel semblait normal (étoiles, quelques nuages, la Voie lactée). En levant les yeux, j'ai vu deux lumières que je prenais pour des étoiles effectuer un mouvement circulaire et changer de position l'une par rapport à l'autre (durée d'environ 1 seconde) ; elles ont ensuite continué leur vol en ligne droite dans des directions opposées, peut-être en accélérant. Je me suis tourné vers ma compagne pour lui demander si elle avait vu cela. Lorsque j'ai regardé à nouveau, les lumières avaient disparu et j'avais perdu le fil de leur trajectoire. Juste après cet événement, l'ISS est apparue à l'horizon, au nord. L'ISS a traversé approximativement la zone de l'événement un peu plus tard. Observation de l'ISS confirmée via l'application Star Walk 2 ; la photo jointe n'indique pas le lieu exact de l'événement, elle sert uniquement de preuve du passage de l'ISS. Je ne connais pas la distance parcourue, mais l'événement s'est déroulé entièrement au centre de mon champ de vision, sans nécessiter de mouvement de la tête ou des yeux pour le suivre. Le mouvement circulaire a couvert moins de 10 degrés (peut-être environ 5 degrés) de mon champ de vision total. Informations personnelles : je suis scientifique et titulaire d'un doctorat en physique. Raisons pour lesquelles je pense qu'il ne s'agissait ni de satellites, ni d'avions, ni de drones, etc. : les objets étaient immobiles avant de se déplacer ; ils ressemblaient à des étoiles (points lumineux) et présentaient la même luminosité moyenne que la majorité des étoiles visibles ; le mouvement était soudain, sans phase d'accélération ou de décélération (à l'exception d'une trajectoire linéaire potentiellement accélérée à la fin) ; le passage d'un mouvement circulaire à un mouvement linéaire a été instantané et a semblé parfaitement synchronisé (pour l'œil humain) ; les lumières semblaient lointaines, impliquant donc une vitesse très élevée pour parcourir la distance observée. Motif du signalement tardif : je n'avais pas connaissance de l'existence de cette page web.

 https://ufostalker.com/sighting/ZY22P7V5

 

10 MAI 2023 - BASSIN ROSE HILL - PLAINES WILHEIMS – ILE MAURICE

IDRMY310I6

Signalé le 12/05/2023 à 14 h 29

Survenu le 10/05/2023 à 22 h 20

Décalage de signalement : 1 jour

Précision : Approximative

Coordonnées : 20,2230° S, 57,4684° E

Source: UFO Stalker

Beau Bassin-Rose Hill, district de Plaines Wilhems

Forme Semblable à une étoile

Distance 6 à 30 mètres (21 à 100 pieds)

Couleur Non spécifiée

Comportement en vol Trajectoire avec changement de direction

 Témoins 1

Étiquettes lumière flottante

 

Description détaillée

J'ai vu cela de nuit, flottant au-dessus de l'eau ; la lumière se dirigeait droit vers moi à plusieurs reprises et effectuait aussi une rotation parfaite à 360 degrés. La « chose » parcourait une distance de 100 mètres en une seconde. Elle est restée visible pendant 30 minutes, avec des disparitions de quelques minutes et des réapparitions s'étalant sur plus d'une heure, tout en semblant scanner quelque chose et en braquant sa lumière sur moi à plusieurs reprises. Elle se déplaçait sur l'eau à une vitesse stupéfiante et, chaque fois que j'allumais ma caméra, elle disparaissait au bout de 3 secondes. La deuxième fois que j'ai réussi à la filmer, elle s'est tout simplement arrêtée ; je suis resté là une heure, mais plus rien, elle avait disparu. On aurait dit que l'objet détectait l'enregistrement de ma caméra (sans lumière). Pendant la scène, j'ai demandé à Dieu ce que c'était ; en regardant mon téléphone, j'ai vu qu'il était 20 h 20. Une expérience assez étrange... Une idée de ce que cela pourrait être ?

https://ufostalker.com/sighting/RMY310I6

 

03 JANVIER 2025 - QUATRE BORNES – ILE MAURICE

Observation d'OVNI NUFORC 186675

Date d'apparition : 03/01/2025 à 20h35 heure locale (date approximative)
Signalé le : 10/01/2025 à 00h37 heure du Pacifique
Durée : au moins 3 minutes
Nombre d'observateurs : 7
Lieu : Quatre Bornes, district de Plaines Wilhems, Maurice
Forme : Cylindre
Couleur : Blanc et vert
Taille estimée : inconnue, semblait petite
Point d'observation : Terre
Direction depuis l'observateur : Ouest
Angle d'élévation : 28°
Provenance : Ouest
Distance minimale : environ 30 mètres du sol
Vitesse estimée : très rapide, donc difficile à déterminer
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, traînée laissée, changement de couleur, son émis, réaction des animaux

L'objet a volé depuis l'ouest et s'est arrêté brusquement devant la colline située près du lieu d'observation, puis il est reparti comme une fusée. Nous étions sortis pour le Nouvel An lorsque nous avons vu un objet circulaire voler depuis l'ouest et s'arrêter brusquement devant nous. C'était bizarre, car ce n'était pas normal. Quelques secondes plus tard, on aurait dit que ça tournait sans cesse sur soi-même, comme si ça cherchait quelque chose.
Publié le 14/01/2025 - 
https://nuforc.org/sighting/?id=186675

 

22 AVRIL 2025 – TROU AUX BICHES – PAMPLEMOUSSES - ILE MAURICE-

Observation d'OVNI NUFORC 193965

Date d'apparition : 22 avril 2025 à 06h07 (heure locale)
Signalé le : 09 novembre 2025 à 04h35 (heure du Pacifique)
Durée : 1 à 2 minutes
Nombre d'observateurs : 1 - Expert en aviation
Lieu : Trou-aux-Biches, district de Pamplemousses, Maurice
Détails de la localisation : Je m'étais levé tôt ce jour-là et marchais sur la plage pour admirer le lever du soleil lorsque je l'ai aperçu.
Forme : Diamant
Couleur : Blanc éclatant
Taille estimée : 4 mètres de long
Observé depuis : La terre
Direction par rapport à l'observateur : Je ne m'en souviens plus.
Angle d'élévation : 35
° Cap : L'objet était immobile.
Distance minimale : Environ un kilomètre de la plage
Vitesse estimée : 0 km/h
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, faisceaux émis, réactions des animaux.

Une lumière très brillante en forme de diamant planait au-dessus de l'horizon.
Je m'étais levé tôt pendant mes vacances et marchais sur la plage pour admirer le lever du soleil lorsque je l'ai aperçu. Sa forme étrange m'a fait supposer qu'il s'agissait d'un diamant. Il émettait une lumière vive et semblait planer au-dessus de la côte, observant l'horizon. Il a disparu au bout d'une minute, comme si la lumière s'était éteinte.
Publié le 12/11/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=193965

 

11 JUIN 2026 - NAMBOUS VINEUX - ILE MAURICE

Bambous Virieux        Objet en chevron noir avec lumières blanches, photographié, quatre témoins            NUFORC #198960     B/C

11 juin 2026 - Observation d'OVNI NUFORC 198960

Date et heure approximatives : 11/06/2026 à 16h51 heure locale -
Signalé le 25/06/2026 à 02h32 heure du Pacifique -
Durée : 1 minute -
Nombre d'observateurs : 4
- Lieu : Bambous Virieux, district de Grand Port, Maurice -
Détails du lieu : Nous regardions droit vers les montagnes et j'ai pris des photos.
Forme : Chevron -
Couleur : Noir avec des orbes blanches -
Taille estimée : Longueur et hauteur d'environ 6 à 10 m -
Point d'observation : Terre -
Direction depuis l'observateur : Nord -
Angle d'élévation : 66°
- Cap : Se déplaçait vers l'est depuis mon point d'observation -
Distance minimale : Environ 500 m -
Vitesse estimée : Déplacement d'environ 200 à 400 m par seconde -
Caractéristiques : Objet lumineux.


Capturé sur les photos, il s'agissait d'un objet volant bas et tournant. J'ai estimé sa longueur à au moins 10 m, car il était presque aussi grand qu'une petite maison.


J'ai en fait capturé deux choses sur les trois photos. J'ai pris des photos. La première montre un aéronef en forme de chevron avec une sphère blanche à l'arrière, en haut, et une autre en bas. On distingue également une forme arrondie à l'arrière, d'où émerge une lumière blanche. Il semble avoir récupéré la sphère blanche inférieure très près de la surface, ce qui est visible sur mes photos. Au début, on voit l'aéronef en l'air avec une sphère blanche et un point blanc en dessous. Puis, comme expliqué, la sphère du dessous s'est reliée à l'aéronef. Il se déplaçait à grande vitesse ; j'ai pris trois photos en une seconde, et l'aéronef a parcouru au moins 100 mètres entre chaque photo.


La seconde photo montre un objet dont je ne parviens pas à distinguer la forme, car il se déplace à très grande vitesse dans le ciel. On remarque que cet objet a une forme et n'est pas qu'un simple point lumineux, car il présente différentes nuances de couleur lorsque je zoome. Il se déplace à une vitesse si élevée qu'il est invisible sur mes premières photos, mais seulement visible sur la troisième. J'ai pris les trois photos en l'espace d'une seconde, comme je l'ai vérifié dans les détails. Quoi qu'il en soit, il doit être énorme, car il s'agit toujours d'un gros point noir dans le ciel, se déplaçant à grande vitesse.

https://nuforc.org/sighting/?id=198960

On ne distingue rien de particulier sur les photos sauf sur une photo une « tache « sombre. Cope de la photo en question et de l’agrandissement de la « tache ».

 

Chapitre XII - 23

21 - ILE DE LA REUNION

L’ILE A GRAND SPECTACLE !

Autrefois connue sous le nom « d'île Mascarin », elle prend celui '« d’ile Bourbon » une escale de la Compagnie française des Indes orientales sur la route des Indes. À partir des années 1710, elle constitue une véritable colonie pratiquant la culture du café. Devenue une société de plantation, elle passe sous le contrôle direct du roi de France dans les années 1760 avant d'être réaffectée à l'industrie de la canne à sucre au terme des guerres napoléoniennes. Elle est définitivement rebaptisée de son nom actuel et l'esclavage y est aboli en 1848 remplacé jusque dans les années 1930 par la pratique de l'engagisme.

En 1946, l'île abandonne son statut colonial pour devenir un département français, sans pour autant accéder à l'égalité sociale et salariale avec les départements français métropolitains, elle prend le code départemental 974. L'île appartient à la zone euro, mais ne fait pas partie de l'espace Schengen. 

 

ELRIC, qui se dit « contacté » est venu de la Réunion aux Premières Rencontres Ufologiques Européennes en 2005.

 

Avant d’aborder la situation du phénomène ovni à l’Ile de la Réunion, je précise que je connais particulièrement bien ce pays, y ayant une propriété, ma femme étant Réunionnaise. Je sais aussi que plusieurs ufologues ont à différentes époques, enquêté sur ce phénomène, ce qui fait la richesse de ce pays. Un ufologue « Contacté » ELRIC a même fait le voyage de La Réunion aux célèbres RENCONTRES UFOLOGIQUES EUROPEENNES DE CHALONS EN CHAMPAGNE EN 2005, dont le passage n’est passé inaperçu. (Rappelons que les Premières Rencontres Européennes de Châlons en Champagne ont été visitées par plus de 10 000 personnes, 10 000 M2 de stands, salles de conférences, expositions, plus de 200 personnalités du monde Ufologique sur Place, plus de 18 nationalités représentées, 100 stands d’informations – ce qui en a fait la plus grande manifestation Ufologique au Monde en 2005). D’autres travaillent encore le sujet dans ce département. D’autre part, plusieurs journalistes locaux ont toujours abordé le sujet dans la presse. Le nombre d’observations dans ce petit département est donc très important, certains cas jamais publiés d’autre part et je n’en citerais dans le catalogue qu’une petite partie.

 

LA RÉUNION — OVNI, UFOLOGIE ET SOCIÉTÉ

Entre observations populaires, ufologues, enquêtes officielles et regard des autorités

 

Une île où le phénomène OVNI possède une histoire singulière

Dans l'océan Indien, l'île de La Réunion occupe une place particulière dans l'histoire francophone du phénomène OVNI. Le nombre d'observations rapportées n'est pas exceptionnel au regard de la population de l'île, mais certaines affaires ont acquis une notoriété considérable parce qu'elles ont donné lieu à des enquêtes de gendarmerie, à des témoignages multiples, à des mesures physiques ou encore à l'intervention de responsables administratifs.

 

La Réunion présente ainsi un intérêt particulier pour l'étude de l'ufologie : le phénomène n'y est pas seulement une affaire de passionnés ou de témoignages diffusés sur Internet. Dans plusieurs dossiers historiques, la gendarmerie nationale, les services météorologiques, l'aéronautique, des médecins et des responsables locaux ont été sollicités.

Parallèlement, l'île possède aujourd'hui un environnement scientifique particulièrement favorable à l'étude des phénomènes célestes : l'Observatoire des sciences de l'Univers de La Réunion, l'Observatoire de physique de l'atmosphère, l'Observatoire astronomique des Makes et, surtout, le GEIPAN du CNES, qui instruit officiellement les signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés.

 

Cette évolution permet de distinguer deux périodes : l'ufologie militante et les enquêtes de terrain des années 1960-1980, puis une période contemporaine où les observations sont davantage confrontées aux données astronomiques, météorologiques, aéronautiques et spatiales.

 

1. La grande affaire de la Plaine des Cafres : 31 juillet 1968

L'affaire qui a le plus marqué l'histoire ufologique réunionnaise est sans doute celle de Luce Fontaine, à la Plaine des Cafres.

 

Le 31 juillet 1968, cet agriculteur affirme avoir observé un objet ovoïde à faible hauteur. Selon son récit, l'engin mesurait approximativement quatre à cinq mètres de diamètre et environ deux mètres cinquante de hauteur. Il aurait émis une lumière extrêmement intense.

 

Le récit devient particulièrement spectaculaire lorsque Fontaine affirme avoir distingué deux êtres de petite taille, portant des vêtements ressemblant à des scaphandres, qu'il comparera plus tard aux « Babas Michelin ».

 

L'affaire est prise au sérieux par la gendarmerie et devient rapidement un sujet de presse. Des recherches sur le terrain sont effectuées et des mesures de radioactivité sont rapportées sur certains éléments liés à l'observation. Le capitaine Léopold Legros, alors directeur du service départemental d'incendie et de secours, intervient également dans l'affaire.

 

Selon les sources ufologiques reproduisant les documents de l'époque, des mesures auraient révélé des niveaux supérieurs au bruit de fond naturel sur certains vêtements et à plusieurs endroits du terrain. Il faut cependant être très prudent avec cette information : les conditions exactes des mesures, l'instrumentation, les unités utilisées et leur signification physique doivent être replacées dans le contexte scientifique de 1968. Les données disponibles ne permettent pas de conclure à une contamination radioactive provoquée par un engin extraterrestre.

 

L'intérêt historique de cette affaire est néanmoins réel : elle montre que le phénomène OVNI pouvait, à La Réunion, sortir du domaine de la simple rumeur pour devenir une affaire faisant intervenir des institutions publiques.

 

2. Le rôle de la gendarmerie : une particularité importante de l'ufologie réunionnaise

La Réunion possède un autre dossier remarquable : Petite-Île, 14 février 1975. Un jeune homme, Antoine Séverin, rapporte avoir rencontré un objet qu'il interprète comme une soucoupe volante. Son récit comporte des éléments extraordinaires : objet posé ou stationnaire à faible hauteur, petits êtres, émission lumineuse et effets physiologiques ressentis par le témoin.

 

Mais ce qui rend le dossier historiquement intéressant n'est pas seulement son contenu. C'est surtout la réaction des autorités.

 

La brigade de gendarmerie de Petite-Île ouvre une enquête. Les gendarmes interrogent le témoin, sa famille, son employeur et différentes personnes de son entourage. Ils examinent le lieu indiqué et contactent plusieurs services. La gendarmerie vérifie notamment :

 

·         La présence éventuelle d'aéronefs ;

·         Les activités de l'aérodrome de Pierrefonds ;

·         Les conditions météorologiques ;

·         L’existence éventuelle de ballons-sondes ;

·         Le lieu précis de l'observation ;

·         L’état du témoin ;

·         L’éventuelle présence de radioactivité.

Le commandement de la gendarmerie de La Réunion suit directement l'affaire. Des officiers supérieurs se déplacent et un questionnaire OVNI est utilisé. Le dossier comporte également des éléments médicaux concernant l'état du témoin.

 

Cette affaire est donc particulièrement précieuse pour l'historien de l'ufologie : il ne s'agit pas seulement d'une histoire racontée plusieurs années après par un ufologue ; il existe une enquête administrative contemporaine du témoignage, même si son interprétation demeure discutée.

 

3. Un phénomène qui intéresse également la population

Les documents de l'enquête de Petite-Île donnent un aperçu intéressant de la réaction de la population.

Au début, l'histoire provoque de la moquerie et de l'incrédulité dans l'entourage du témoin. Puis, lorsque les gendarmes commencent à prendre l'affaire au sérieux et à procéder à des vérifications, l'attitude évolue.

 

Les enquêteurs rapportent que plusieurs personnes interrogées sont convaincues de l'existence possible des « soucoupes volantes », tandis que d'autres ne rejettent pas cette possibilité.

 

Cela montre quelque chose d’important : la réaction populaire n'est pas simplement « croyance » ou « incrédulité ».

 

On retrouve plutôt trois attitudes :

 

1.            La dérision — l'observation extraordinaire est immédiatement considérée comme impossible.

2.            La curiosité — le témoin est cru sur le fait qu'il a réellement vécu quelque chose, sans que la nature du phénomène soit déterminée.

3.            L'interprétation ufologique — le phénomène est considéré comme une manifestation d'un engin ou d'êtres d'origine inconnue.

 

Ces trois attitudes existent encore aujourd'hui.

 

4. Les ufologues réunionnais

La Réunion n'est pas restée à l'écart du mouvement ufologique français. Dans l'affaire de 1968, J.-P. Lavilgrand, présenté dans les sources ufologiques comme un enquêteur civil de Saint-Denis, intervient après les premières investigations officielles. Le dossier est ensuite porté à la connaissance du GEPA — Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux, organisme français historique fondé autour de Claude Poher et d'autres chercheurs.

 

La Réunion devient ainsi progressivement intégrée aux réseaux de l'ufologie française. L'intérêt des enquêteurs métropolitains est renforcé par plusieurs dossiers particulièrement spectaculaires. Des chercheurs comme Jean-Claude Bourret, Jacques Vallée et d'autres auteurs de la littérature ufologique française contribuent ensuite à la diffusion nationale de certaines affaires réunionnaises.

 

Plus récemment, Luc Chastan a consacré des conférences à l'ufologie réunionnaise et recensé plusieurs affaires de l'île, notamment celles de 1968 et 1975.

 

Il faut toutefois distinguer deux catégories :

 

·         Les enquêteurs locaux ou régionaux ayant réellement recueilli des témoignages et recherché des documents ;

·         Les auteurs ou sites ufologiques qui ont simplement repris des cas déjà publiés.

 

Cette distinction est essentielle pour établir un catalogue scientifique.

 

5. 1976 : un gendarme lui-même témoin

La période 1975-1976 est particulièrement intéressante. Le GEIPAN conserve aujourd'hui plusieurs dossiers réunionnais de cette période. Le 27 mars 1976 à Saint-Denis, un militaire rapporte notamment un phénomène très inhabituel : alors qu'il se trouve dans son véhicule, celui-ci tombe en panne et les voyants s'éteignent. Le témoin observe alors une sorte de tache de brouillard grisâtre présentant un reflet métallique, située à une quinzaine ou une vingtaine de mètres.

 

Le phénomène monte ensuite rapidement et disparaît dans une direction sud-sud-ouest. Le véhicule retrouve ensuite son fonctionnement. Le GEIPAN classe cependant cette affaire C, non pas parce qu'il aurait déterminé qu'il s'agissait d'un engin mystérieux, mais parce que les informations disponibles sont insuffisantes.

 

Le même secteur temporel comporte également une observation du 1er avril 1976 à Saint-Paul, classée B par le GEIPAN.

 

6. Une véritable collection de dossiers dans les archives du GEIPAN

La Réunion apparaît aujourd'hui de manière importante dans les archives publiques du GEIPAN.

La base contient notamment des dossiers remontant aux années 1970 et 1980 :

 

Saint-Denis, 1976 ;

Saint-Paul, 1976 ;

Saint-Paul, 1980 ;

Saint-Denis, 1981 ;

Saint-Pierre, 1981 ;

Le Tampon, 1982 ;

Saint-Denis, 1982 ;

L'Étang-Salé, 1982

Saint-Benoît, 1982 ;

Saint-Denis-les-Bains, 1984 ;

Saint-Pierre, 1985 ;

etc.

 

Certains sont classés C pour manque d'informations, d'autres B lorsqu'une explication probable est retenue, et certains A lorsqu'une identification est considérée comme établie.

 

Cette situation est très intéressante : La Réunion ne constitue pas un territoire où tous les phénomènes rapportés restent mystérieux.

 

Au contraire, l'étude des dossiers montre que beaucoup d'observations peuvent finalement être rapportées à des phénomènes astronomiques, météorologiques, aéronautiques ou spatiaux.

 

7. L'exemple de 1997 : Jupiter

Un exemple particulièrement instructif est celui du 15 août 1997. Le GEIPAN classe cette observation réunionnaise en catégorie A et identifie le phénomène comme Jupiter. Ce cas est important pour comprendre la relation entre population et OVNI. Pour un observateur non spécialiste, un astre extrêmement brillant peut paraître :

 

·         Immobile ;

·         Particulièrement lumineux ;

·         Différent des étoiles environnantes ;

·         Situé très bas sur l'horizon ;

·         Ou même « suivre » une personne ou un véhicule du fait des mouvements apparents.

 

L'exemple montre donc que le terme « OVNI » décrit d'abord une perception ou une absence d'identification immédiate, et non l'existence d'un engin extraordinaire.

 

8. Les années 2000 : l'OVNI devient aussi un phénomène médiatique

À partir des années 2000, le rôle de la presse change. Les journaux réunionnais ne se contentent plus de rapporter les observations. Ils participent à leur circulation sociale. L'affaire de trois pilotes ayant observé un phénomène lumineux lors d'un vol entre Madagascar et La Réunion en octobre 1999 est ainsi publiée dans Le Journal de l'île de La Réunion le 15 octobre 1999 sous le titre : « Trois pilotes accompagnés par un OVNI ». Les témoins étaient notamment un instructeur de l'aéro-club Roland Garros, un ingénieur de la DDE et un commercial.

 

 

 

Ce type d'affaire possède une particularité : les témoins appartiennent au monde aéronautique ou professionnel et l'observation est effectuée depuis un avion.

 

9. Les réseaux sociaux ont changé la réaction du public

Depuis les années 2010, la situation est profondément différente. Un phénomène lumineux peut désormais être :

 

·         Observé par une personne ;

·         Photographié avec un téléphone ;

·         Publié immédiatement sur Facebook, TikTok ou YouTube ;

·         Commenté par des dizaines ou centaines de personnes ;

·         Interprété comme OVNI avant même qu'un astronome puisse l'identifier.

·          

La Réunion est particulièrement propice à ce phénomène en raison de sa position géographique et de son ciel. Un événement spatial spectaculaire peut être visible simultanément depuis plusieurs territoires de l'océan Indien. L'exemple de la spirale lumineuse produite par un dégazage de fusée est aujourd'hui devenu presque emblématique de cette nouvelle situation. En décembre 2025, un phénomène observé à La Réunion a suscité l'interrogation du public avant d'être identifié par l'Observatoire astronomique de La Réunion comme un dégazage du deuxième étage d'une Falcon 9.

 

Cela rappelle une réalité fondamentale : un phénomène peut être parfaitement réel, spectaculaire et authentiquement « non identifié » pendant quelques heures, tout en ayant une explication parfaitement conventionnelle.

 

Le GEIPAN : une différence fondamentale avec l'ufologie militante Aujourd'hui, La Réunion bénéficie du même dispositif d'étude que les autres départements français : le GEIPAN, service du CNES chargé de recueillir, analyser et archiver les témoignages concernant les phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Cette présence institutionnelle modifie profondément la situation. Le GEIPAN ne cherche pas à démontrer que les extraterrestres existent. Son travail consiste notamment à déterminer si un phénomène peut être identifié. La classification permet ensuite de distinguer les dossiers selon la qualité des informations et le degré d'identification.

 

Cette méthode est particulièrement visible dans les dossiers réunionnais récents.

 

Le cas du 9 juin 2017 : un « OVNI » devient un ballon-sonde : Le 9 juin 2017, un habitant de Saint-Denis filme un point blanc dans le ciel. Le phénomène paraît immobile puis se déplace. Deux vidéos sont transmises au GEIPAN. L'enquête établit finalement que le témoin avait observé le ballon météorologique lancé depuis Gillot environ quinze minutes auparavant. Le GEIPAN classe l'affaire A.

 

C'est un excellent exemple de ce que devrait être une enquête OVNI moderne.

 

2023 : même une photographie peut être trompeuse : le phénomène se reproduit avec les technologies modernes. Le 16 mai 2023, au Tampon, un témoin remarque après coup une forme sombre sur une photographie prise au belvédère de Notre-Dame de la Paix. L'analyse du GEIPAN conclut qu'il s'agit très probablement d'un papillon, vraisemblablement Neptis dumetorum, évoluant près de l'objectif.

Le dossier est classé A.

 

Ce genre d'affaire montre pourquoi la photographie numérique n'est pas automatiquement une preuve de nature extraordinaire.

 

Le phénomène n'a évidemment pas disparu car le 4 octobre 2025, depuis les pentes du Piton de la Fournaise, deux témoins observent et photographient un objet lumineux avec une traînée. Le GEIPAN a exploité les données du Centre opérationnel de surveillance de l'espace (COSE) du CNES et conclu à une probable rentrée atmosphérique d'un satellite Starlink. Le dossier est classé B.

 

La question politique est différente car je n'ai pas trouvé de trace permettant d'affirmer que le Conseil départemental de La Réunion, le Conseil régional ou la préfecture aient adopté une politique officielle consacrée au phénomène OVNI. Il faut donc éviter d'écrire que les responsables politiques réunionnais « croient » ou « ne croient pas » aux OVNI. La documentation disponible montre plutôt une attitude pragmatique :

 

·         Lorsqu’un phénomène peut concerner la sécurité aérienne, les autorités compétentes sont susceptibles d'être alertées ;

·         Lorsque le phénomène relève d'un témoignage sans danger immédiat, il est généralement traité comme une question de renseignement ou d'observation ;

·         L’identification scientifique relève du GEIPAN, des astronomes, des météorologues ou des organismes spécialisés.

 

Cette absence de prise de position politique est en elle-même intéressante. L'OVNI n'est pas devenu à La Réunion une question politique majeure. Il demeure principalement une question scientifique, médiatique, culturelle et parfois sécuritaire.

 

Il existe cependant au moins un exemple intéressant : Au début des années 2010, un élu de l'est de La Réunion rapporte avoir lui-même observé un objet lumineux au-dessus du littoral de Saint-Benoît. Selon le récit publié dans la littérature ufologique, l'observation aurait été répétée et plusieurs membres de sa famille auraient également affirmé avoir vu le phénomène. L'élu aurait alors rencontré la sous-préfète de Saint-Benoît et alerté la gendarmerie. 

 

Il ne signifie évidemment pas que la préfecture ait reconnu l'existence d'un engin extraterrestre. Il montre simplement que lorsqu'un élu affirme être lui-même témoin d'un phénomène aérien inhabituel, celui-ci peut entrer dans le circuit administratif classique : sous-préfecture, gendarmerie, éventuellement enquête. C'est une nuance importante.

 

La Réunion dispose aujourd'hui d'un environnement scientifique exceptionnel pour l'étude des phénomènes célestes.

 

·         L'Observatoire des sciences de l'Univers de La Réunion (OSU-R) fédère des recherches dans plusieurs domaines, notamment l'astronomie, les sciences du climat, la géophysique et les sciences de l'atmosphère.

·         L'Observatoire de physique de l'atmosphère à La Réunion (OPAR) constitue également une infrastructure scientifique importante pour l'étude de l'atmosphère et des phénomènes liés à celle-ci.

·         Enfin, le programme LOREN — Observatoire réunionnais de l'environnement nocturne, développé avec le CNRS et l'Université de La Réunion, s'intéresse au ciel nocturne en associant sciences de l'Univers, sciences environnementales et sciences humaines et sociales.

 

Son approche inclut notamment les habitants, les associations, les praticiens et les responsables politiques.

 

La Réunion dispose désormais d'outils scientifiques permettant d'étudier le ciel et les perceptions du ciel sans avoir besoin d'adopter au préalable une hypothèse extraterrestre.

 

10 Le rôle des croyances et de la culture réunionnaise

La société réunionnaise est issue d'un mélange historique particulièrement complexe de populations et de traditions : héritages européens, africains, malgaches, indiens, chinois et autres influences de l'océan Indien.

 

On trouve donc à La Réunion un important patrimoine de croyances populaires, de récits surnaturels et de traditions religieuses.

 

Mais il faut être prudent.

 

Je n'ai pas trouvé de documentation suffisamment solide permettant d'affirmer que les observations d'OVNI réunionnaises seraient directement issues des croyances religieuses ou magico-religieuses locales.

 

Que pense réellement la population réunionnaise ? Il est difficile de répondre par un pourcentage. Je n'ai trouvé aucune enquête sociologique représentative de l'ensemble de la population réunionnaise permettant de mesurer précisément la croyance aux OVNI. En 1975, par exemple, l'enquête de gendarmerie fait apparaître à la fois de la moquerie, de la curiosité et des personnes convaincues de la réalité possible des soucoupes.

 

Aujourd'hui, les réseaux sociaux accentuent cette diversité : un même événement peut provoquer simultanément des commentaires astronomiques, humoristiques, sceptiques et extraterrestres.

 

 Conclusion : une ufologie populaire, mais une administration pragmatique La Réunion possède donc une véritable histoire ufologique. Elle a produit plusieurs affaires remarquables, notamment : Plaine des Cafres, 1968 ; Petite-Île, 1975 ; Saint-Denis et Saint-Paul, 1976 ; diverses observations des années 1980 ; les observations aéronautiques de 1999 ; de nombreux dossiers étudiés par le GEIPAN depuis les années 2000 ; et des observations contemporaines photographiées ou filmées.

 

Mais l'aspect le plus intéressant n'est peut-être pas la recherche d'une éventuelle origine extraterrestre. Il réside dans la manière dont une société insulaire réagit devant l'inconnu. En 1968, l'affaire peut conduire la gendarmerie à enquêter et des responsables techniques à effectuer des mesures. En 1975, une brigade de gendarmerie mène une enquête particulièrement détaillée et interroge témoins, famille, médecin, employeur, météorologie et aéronautique. Dans les années 1990-2000, la presse transforme les observations en événements médiatiques. Depuis les années 2010, Internet permet à chaque témoin de devenir immédiatement diffuseur de son propre récit.

 

Et aujourd'hui, le GEIPAN, les astronomes, les météorologues et les chercheurs disposent d'outils beaucoup plus performants pour identifier les phénomènes.

 

La Réunion offre ainsi un exemple particulièrement intéressant de transformation de l'OVNI : d'abord phénomène populaire et mystérieux, ensuite objet d'enquête gendarmerie et ufologique, puis phénomène médiatique et enfin objet de traitement scientifique et sociologique.

 

La Réunion ce n’est pas « une île visitée par les extraterrestres », mais comme un territoire où, depuis plus d'un demi-siècle, la société, les témoins, les ufologues, les journalistes, les gendarmes, les scientifiques et les autorités ont été confrontés à des phénomènes aériens qu'ils ne pouvaient pas toujours identifier immédiatement.

 

C'est probablement cette histoire humaine et institutionnelle qui constitue le véritable intérêt du dossier réunionnais.

 

CATALOGUE :

 

La majorité des cas proviennent du GEIPAN qui en a fait une analyse, très complète et très longue, donnant une solution à la majorité des cas examinés. Nous ne reproduirons pas les rapports du GEIPAN, très longs, nous donnerons un résumé du cas. Le site du GEIPAN, indiqué dans les sources, permet de retrouver facilement tous les cas grâce à un excellent référencement des observations.

 

ENVIRON 1925 – SAINT DENIS – REUNION

Ce que l’on peut réellement établir

La mention apparaît aujourd’hui principalement dans un article de Dominique Chane-Pin, correspondant/IRM du MUFON à La Réunion, publié le 16 octobre 2022 sous le titre Les observations de phénomènes ovnis sur l’île de la Réunion. Il écrit que la première observation réunionnaise remonterait à 1925 “selon des sources” : un habitant de Saint-Denis aurait vu, de nuit, une grosse boule rouge survolant la ville avant de disparaître dans l’océan. L'article ne donne ni nom du témoin, ni date précise, ni heure, ni lieu précis dans Saint-Denis, ni durée, ni direction, ni source primaire.

 

Le même récit apparaît dans plusieurs reprises de l'ancien article de Base OVNI France, notamment sur Ufologie-Paranormal et Area51. Ces reprises donnent pratiquement le même texte et ajoutent une interprétation prudente : « Sans doute s'agissait-il d'un météore », tout en soulignant que le cas est impossible à trancher faute d'informations.

 

Une autre reprise, publiée en 2015, donne encore le même récit mais avec une formulation légèrement différente : « dans la noirceur de la nuit », « une très grosse boule rouge », au-dessus de Saint-Denis, puis disparition dans l'océan.

 

Le problème essentiel : quelle est la source de 1925 ?

Je n'ai pour l'instant retrouvé aucune source primaire de 1925 établissant ce témoignage. La base de la presse locale ancienne de la BnF montre pourtant qu'il existe des journaux réunionnais couvrant 1925, avec neuf titres ou collections référencés pour cette année dans le département 974.  Mais les recherches effectuées sur les sources accessibles n'ont pas fait apparaître pour le moment        l’article de 1925.

 

Il existe un élément historique intéressant : le Piton de la Fournaise est entré en éruption du 30 décembre 1925 au 20 avril 1926. Une publication scientifique de 1926 indique que cette éruption produisit des phénomènes lumineux très importants, avec un embrasement du ciel visible depuis Saint-Denis dans les premiers jours de janvier 1926.

 

Cela ne permet absolument pas d'identifier l'observation de la « boule rouge » comme un phénomène volcanique : nous n'avons pas sa date exacte. Mais c'est une piste historique à examiner si le « 1925 » est exact.

 

Formulation de l’observation  

~1925 — Saint-Denis, La Réunion — grosse boule rouge lumineuse observée de nuit au-dessus de la ville, puis disparaissant en direction de l'océan.
Source principale actuellement retrouvée : Dominique Chane-Pin, MUFON France, 16 octobre 2022, qui indique « selon des sources ».
Sources secondaires concordantes : Base OVNI France, reprises ultérieures.
Témoin : inconnu.
Date exacte : inconnue.
Heure : inconnue.
Durée : inconnue.
Nombre de témoins : inconnu.
Description : boule rouge de grand diamètre.
Trajectoire : au-dessus de Saint-Denis, puis disparition vers/dans l'océan.
Enquête contemporaine : aucune retrouvée.
Source primaire : non retrouvée.
Identification : impossible ; météore/bolide évoqué seulement comme hypothèse.
Classe documentaire : C — témoignage historique rapporté tardivement, informations insuffisantes.

Fiabilité que je lui attribuerais

C — faible valeur documentaire, mais à conserver.

 

Et je distinguerais deux choses :

Existence de la tradition documentaire : assez bien établie, puisque le récit est repris depuis plusieurs années par plusieurs sources ufologiques ;

 

Réalité historique de l'observation en 1925 : non démontrée, car toutes les sources retrouvées semblent dériver d'une même tradition secondaire.

 

C'est donc un “cas allégué”, et non un cas établi.

 

 https://www.mufonfrance.fr/post/les-observations-de-ph%C3%A9nom%C3%A8nes-ovnis-sur-l-%C3%AEle-de-la-r%C3%A9union

31 JUILLET 1968 – PLAINE DES CAFFRE - REUNION

LA RENCONTRE DE LUCE FONTAINE

La Plaine des Cafres, La Réunion — 31 juillet 1968

Un objet ovoïde, deux humanoïdes et une enquête de gendarmerie

Date : 31 juillet 1968
Heure indiquée par les différentes sources : vers 8 h 45–9 h
Lieu : Plaine des Cafres, commune du Tampon, secteur du 22e kilomètre
Témoin principal : Luce Fontaine, 22 ans selon les sources ufologiques ultérieures
Profession : cultivateur
Nature du cas : observation rapprochée avec occupants allégués
Durée annoncée : environ 10 à 15 secondes
Enquête : gendarmerie de Saint-Pierre
Enquêteur / responsable cité : capitaine Maljean
Autres intervenants : Protection civile, personnel médical, témoins indirects, chercheurs civils

Sources historiques : procès-verbal de gendarmerie reproduit par Jean-Claude Bourret ; Le Journal de l'île, 10 août 1968 ; GEPA / Phénomènes Spatiaux ; Lumières dans la Nuit ; Flying Saucer Review ; catalogue Magonia n° 917.

 

Franck Fontaine devant cette scène ; reconstitution d’après témoignage et croquis 1972 par Noèl Paulin GEOS France - Gérard LEBAT -

 

Une des affaires historiques les plus célèbres de La Réunion

Le 31 juillet 1968, dans la matinée, un jeune cultivateur de la Plaine des Cafres, Luce Fontaine, affirme avoir observé dans une clairière un objet aérien à très faible hauteur.

 

L'affaire aurait pu rester un simple témoignage local. Elle prend cependant une dimension particulière parce que la gendarmerie recueille officiellement la déclaration du témoin, se rend sur les lieux, procède à une reconstitution, réalise des photographies, établit un croquis de l'objet, recueille plusieurs témoignages sur la personnalité de l'observateur et fait intervenir la Protection civile pour rechercher une éventuelle radioactivité.

 

Le dossier est ensuite repris par la presse réunionnaise et par plusieurs revues ufologiques françaises et étrangères. C'est cette succession d'interventions qui explique la place prise ultérieurement par l'affaire dans l'histoire de l'ufologie réunionnaise.

 

Il convient cependant de distinguer deux propositions :

 

La gendarmerie a bien enquêté sur une déclaration d'observation.

Cela est documenté par la transcription du procès-verbal publiée par Bourret.

 

Cela ne signifie pas que la gendarmerie ait conclu à l'existence d'un engin extraterrestre.

 

Le PV décrit une enquête portant sur un événement rapporté par un témoin ; il ne fournit pas d'identification positive de l'objet.

 

Le témoignage initial

Selon la transcription du procès-verbal, Luce Fontaine se trouvait dans une propriété située à environ 200 à 250 mètres de son habitation. Il ramassait de l'herbe destinée à ses animaux lorsqu'il aperçut dans une clairière un objet qu'il décrivit comme ovale, bleu et partiellement transparent. L'objet se trouvait à environ 4 à 6 mètres du sol et à environ 25 mètres de l'observateur. Le procès-verbal indique qu'il ne produisait aucun bruit. Fontaine affirme également avoir distingué deux occupants, vêtus de combinaisons et portant des casques.

 

Le phénomène lumineux qui accompagne le départ constitue un élément central du récit : l'objet aurait émis une lumière extrêmement intense, comparable à celle d'un arc électrique, accompagnée d'une sensation de chaleur et d'un léger souffle d'air. Le témoin aurait alors été momentanément aveuglé. Après avoir retrouvé une vision normale, l'objet avait disparu.

 

La description de l'objet

La description donnée dans le procès-verbal est particulièrement intéressante parce qu'elle est relativement détaillée. Fontaine estime les dimensions de l'objet à environ : 5 mètres de largeur ; 2,50 mètres de hauteur ;

 

1      Une hauteur au-dessus du sol d'environ 5 mètres ;

2      Une distance du témoin d'environ 25 mètres.

 

Il décrit une forme ressemblant à deux soucoupes placées face à face. Le centre était décrit comme plus clair et relativement transparent, tandis que les extrémités étaient plus foncées. Le témoin compare la partie transparente à la teinte d'un pare-soleil ou d'une vitre automobile. Il mentionne également deux éléments verticaux, supérieur et inférieur, qu'il compare à des sortes de pieds métalliques ou de verre. Cette description est importante car elle provient non seulement des récits ufologiques postérieurs, mais d'une déclaration attribuée au témoin dans le PV publié par Bourret.

 

Les deux occupants

C'est naturellement la partie la plus spectaculaire du dossier. Fontaine affirme avoir vu deux petits personnages à l'intérieur de l'objet. Leur taille est estimée entre 90 cm et 1 mètre. Ils auraient été vêtus de combinaisons couvrant tout le corps et portaient des casques. L'expression devenue célèbre de « Babas Michelin » provient de la comparaison faite par le témoin avec la mascotte Michelin. Les deux personnages semblaient avoir les bras ballants.

 

Au début de l'observation, ils auraient présenté leur dos au témoin. L'un des deux aurait ensuite tourné la tête ou le corps dans sa direction tandis que l'autre aurait également orienté son buste. Le témoin précise dans son audition qu'il avait eu suffisamment de temps pour distinguer certains détails malgré la lumière intense. Il affirme également n'avoir vu à l'intérieur aucun tableau de bord ou équipement identifiable.

 

Le départ de l'objet

Le départ constitue l'élément le plus spectaculaire du témoignage. Lorsque les occupants auraient remarqué Fontaine, l'objet aurait produit une lumière extrêmement intense. Le témoin décrit :

 

-       Un éclair blanc ;

-       Un environnement devenu momentanément blanc ;

-       Une sensation de chaleur ;

-       Un léger souffle d'air ;

-       Puis la disparition de l'objet.

-        

Il affirme avoir tenté à trois reprises de poursuivre son observation, mais la luminosité l'en aurait empêché. Le phénomène aurait duré 10 à 15 secondes selon le procès-verbal.

 

Octobre 2025 – Photo Gérard LEBAT, un des murs de la discothèque LA SOUCOUPE VOLANTE à la Plaine des Caffres à La Réunion, proche du lieu de l’observation.

 

La réaction immédiate de Luce Fontaine

Le procès-verbal reproduit également le témoignage de son épouse. Elle raconte que son mari serait revenu en courant, visiblement bouleversé, pâle et essoufflé. Il lui aurait immédiatement raconté avoir vu un engin étrange. Il aurait également réalisé un dessin de l'objet. L'épouse indique que son mari était habituellement calme et qu'il consommait très peu d'alcool. Elle lui aurait conseillé de prévenir la gendarmerie. Cet élément est important pour l'analyse historique : le dossier ne repose pas uniquement sur un récit reconstitué plusieurs décennies plus tard. La réaction immédiate du témoin et le témoignage de son épouse figurent dans la transcription du dossier publiée par Bourret.

 

 La gendarmerie se rend sur place

Les gendarmes se rendent dans le secteur de la Plaine des Cafres. Le lieu est décrit comme une zone boisée comportant une clairière d'environ 20 mètres de diamètre. Le secteur se situe au 22e kilomètre, dans un bois d'acacias, à environ 150 mètres au sud-est de la RN3. L'habitation la plus proche est celle du témoin. La gendarmerie procède à un premier examen du terrain.

 

Résultat : Aucune trace matérielle évidente n'est découverte. La végétation ne semble pas avoir été écrasée ou brûlée. Il n'est donc pas exact de dire que la gendarmerie aurait découvert une « trace d'atterrissage ». Elle ne découvre pas de marque mécanique au sol. C'est une nuance essentielle pour votre livre.

 

Une reconstitution officielle

Le 1er août 1968, le commandant de compagnie se rend sur les lieux avec le témoin. Une reconstitution de l'observation est effectuée à partir des indications données par Fontaine. La transcription du PV précise que des photographies sont prises et annexées au procès-verbal. Un croquis-robot de l'objet est également réalisé et joint au dossier. Nous avons donc, dans le dossier historique, trois éléments distincts :

-       Le témoignage verbal ;

-       Un dessin/croquis de l'objet ;

-       Une reconstitution photographique réalisée sur place.

 

Importance documentaire

 Il serait utile de rechercher les annexes photographiques originales du PV. Si elles étaient retrouvées, elles constitueraient une pièce documentaire beaucoup plus importante que les nombreuses illustrations modernes qui circulent sur Internet.

 

 La gendarmerie ne se contente pas d'interroger Fontaine. Elle entreprend également une enquête sur sa personnalité. Plusieurs personnes de la région sont entendues. Elles décrivent Fontaine comme :

 

-       Travailleur ;

-       Calme ;

-       Sobre ;

-       Équilibré ;

-       Correctement intégré dans la communauté locale ;

-       Connu depuis longtemps.

 

Un commerçant affirme notamment le connaître depuis plusieurs années et le décrit comme un homme sobre, travailleur et équilibré. D'autres personnes interrogées tiennent des propos comparables. Un conseiller municipal de la section de la Plaine des Cafres donne également un avis favorable sur sa personnalité. Le curé local est lui aussi entendu et fournit des renseignements favorables sur Fontaine. 

 

L'épisode de la radioactivité

C'est probablement l'élément le plus souvent mis en avant dans les récits ultérieurs. Le 4 août, le commandement de la compagnie demande l'intervention des services compétents afin de rechercher une éventuelle radioactivité sur le lieu. La Protection civile intervient finalement le 9 août 1968, soit environ dix jours après l'observation. Le responsable cité dans le PV est le capitaine L..., directeur de la Protection civile. Un appareil de détection est utilisé. Les vêtements portés par Fontaine au moment des faits — notamment son chapeau et son pantalon — sont contrôlés.

 

Le résultat est indiqué comme positif dans la transcription publiée. Le document mentionne environ 15 millirads pour les vêtements, mais la qualité de l'OCR du document en ligne rend certaines unités difficiles à lire avec certitude.

 

La clairière est ensuite examinée. Le procès-verbal décrit une zone approximativement carrée d'environ un are. Huit points présentant une radioactivité mesurable auraient été relevés sur son périmètre. Les valeurs rapportées dans la transcription se situent entre environ 15 et 50 millirads. Les mesures auraient été particulièrement positives

:

-       Sous l'herbe ;

-       Au ras du sol ;

-       Dans des endroits relativement protégés de la pluie.

 

Le rapport mentionne également que la disposition des points mesurés semblait former une figure géométrique

.

Cette information doit cependant être présentée avec prudence.

Les sources ufologiques ultérieures donnent parfois d'autres chiffres. J.P. Lavilgrand rapporte ainsi une valeur allant jusqu'à 60 millièmes de Röntgen, tandis que la transcription du PV publiée par Bourret donne plutôt des valeurs exprimées en millirads. Il ne faut donc pas mélanger automatiquement ces données. Nous avons probablement ici :

 

-       Une transcription ancienne avec OCR imparfait ;

-       Des unités reprises différemment par plusieurs auteurs ;

-       Des mesures effectuées avec des instruments dont les caractéristiques ne sont pas aujourd'hui disponibles dans le dossier public.

 

Patrick Gross reprend lui aussi une valeur allant jusqu'à 60 millièmes de Röntgen et indique que les mesures ont été effectuées dix jours après les faits.

 

Conséquence méthodologique :

« Le PV reproduit par Bourret rapporte des mesures de radioactivité résiduelle sur les vêtements et sur plusieurs points du terrain. Les valeurs et les unités sont cependant transmises avec des divergences selon les sources secondaires ; l'instrument utilisé et son étalonnage ne sont pas documentés dans les sources actuellement accessibles. »

 

C'est beaucoup plus rigoureux que d'affirmer simplement : « Les vêtements étaient radioactifs à 60 milliröntgens. »

 

 L'enquête ne s'arrête pas aux mesures du terrain. Des prélèvements sanguins sont réalisés sur Fontaine ainsi que sur plusieurs membres de la gendarmerie ayant participé aux opérations. Les résultats sont considérés comme normaux par le spécialiste. Le médecin précise cependant qu'un résultat négatif ne permet pas à lui seul de démontrer qu'une irradiation antérieure n'aurait pas pu avoir eu lieu. Le dossier rapporte ensuite que Fontaine aurait souffert de saignements de nez répétés à partir du 4 août. Il indique plusieurs épisodes par jour pendant environ une semaine.

 

Le 25 août, lors d'une nouvelle audition, Fontaine déclare que les saignements avaient cessé et qu'il était alors en bonne santé. Prudence indispensable

 

Les dosimètres

Un autre élément intéressant apparaît dans le PV. Des dosimètres sont ensuite utilisés sur Fontaine et sur plusieurs personnes ayant participé à l'enquête. Le 20 août 1968, un radiologue de Saint-Denis indique que les personnes testées ne présentent pas de trace de radioactivité au moment du contrôle.

Il ajoute cependant que ce résultat ne permet pas d'affirmer qu'une irradiation antérieure n'aurait pas eu lieu.

 

Il faut donc distinguer :

 

Contamination radioactive détectable
et
irradiation d'une personne.

 

Ce ne sont pas deux notions équivalentes.

 

Le dossier de gendarmerie devient encore plus intéressant lorsqu'il apparaît que les enquêteurs recueillent également une observation indépendante. Le 4 août 1968, un médecin de Saint-Louis et son épouse auraient observé depuis leur voiture, dans le secteur de Saline-Saint-Leu, un phénomène lumineux très bref. Ils décrivent un corps lumineux rond, comparable à un ballon de football, accompagné d'une traînée. La durée aurait été d'environ deux secondes. Le médecin pense alors à un météore particulièrement lumineux ou à un satellite rentrant dans l'atmosphère.

 

Cette observation n'est donc pas présentée par son propre témoin comme un engin extraterrestre. Elle doit être cataloguée séparément du cas Fontaine.

 

Les conditions météorologiques

Le dossier de Bourret reproduit également des données météorologiques couvrant la période du 31 juillet au 10 août 1968. C'est un aspect rarement mentionné dans les résumés Internet. Les enquêteurs semblent donc avoir cherché à documenter :

 

-       Les précipitations ;

-       Les températures ;

-       Les vents ;

-       Les conditions atmosphériques autour de la date de l'observation.

 

Cette présence de données météorologiques renforce l'intérêt historique du PV : l'enquête ne se limite pas à l'audition du témoin.

 

L'affaire est publiée dans la presse locale. La référence la plus fréquemment citée est : Le Journal de l'île, 10 août 1968. Le titre rapporté dans les sources ultérieures fait référence à une « soucoupe volante » à la Plaine des Cafres et à la présence supposée de radioactivité sur les vêtements du témoin.

 

Le dossier est ensuite repris par la presse métropolitaine, notamment par :

 

·         Centre-Matin ;

·         Le Courrier de l'Ouest ;

·         L'Alsace ;

·         Nice-Matin ;

·         Le Provençal.

 

Ces références sont recensées par les compilations historiques consacrées au cas.

 

 L'affaire attire rapidement l'attention des chercheurs civils. Le nom de J.-P. Lavilgrand, à Saint-Denis, apparaît dans les sources historiques comme l'un des premiers enquêteurs civils à s'intéresser au dossier. Le GEPA — Groupement d'études des phénomènes aérospatiaux non identifiés — s'y intéresse également. Un rapport de M. Albany paraît dans la revue Phénomènes Spatiaux, en mars 1969, pages 21 à 23.

 

Le cas est également repris dans :

 

·         Lumières dans la Nuit, n° 96 et 97 ;

·         Flying Saucer Review, vol. 15, n° 1, Janvier 1969;

·         Le catalogue Magonia de Jacques Vallée, cas n° 917 ;

·         HUMCAT – Catalogue of Humanoid Reports ;

·         Le livre de Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, OVNI : le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France, 1979.

 

 La question de l'alcool

Une controverse accompagne depuis longtemps l'affaire. Certaines sources ont présenté Fontaine comme un « garçon vacher » revenant d'un bal et ayant consommé de l'alcool. D'autres sources le décrivent comme un cultivateur marié à une institutrice et comme un homme sobre et équilibré.

 

Le procès-verbal reproduit par Bourret rapporte explicitement plusieurs témoignages favorables sur sa sobriété et sa personnalité. Il faut donc éviter d'écrire que « Fontaine était ivre au moment de l'observation », car cela n'est pas établi par le PV reproduit. Cette accusation appartient à la littérature polémique ou aux récits journalistiques secondaires.

 

L'affaire dépasse progressivement le cadre de l'enquête de 1968. Le lieu associé au témoignage devient connu sous le nom de « La Soucoupe Volante », qui donnera ensuite son nom à un établissement de la Plaine des Cafres. Le récit des « Babas Michelin » entre dans la culture populaire réunionnaise. Ce cas sera encore raconté plusieurs décennies plus tard et fera l'objet du documentaire-fiction OVNI sous les Tropiques — L'affaire des Babas Michelin, réalisé par William Cally et produit par Kapali Studios avec Réunion 1ère / France Télévisions en 2016.

 

Cette production contemporaine a contribué à maintenir l'affaire dans la mémoire collective, mais elle constitue une reconstruction audiovisuelle, et non une source supplémentaire indépendante datant de 1968.

 

Le cas Fontaine est intéressant indépendamment de la question extraterrestre. Il montre comment, à la fin des années 1960, une observation locale pouvait passer successivement par plusieurs niveaux :

 

Témoin → gendarmerie → Protection civile → examens médicaux → presse → enquêteurs civils → GEPA → revues spécialisées → catalogues internationaux.

 

Cette chaîne documentaire est précisément ce qui rend le dossier intéressant pour une histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés à La Réunion.

 

Il ne s'agit donc pas seulement d'une « histoire de soucoupe ». C'est également un dossier historique sur la manière dont les autorités françaises de l'époque ont traité un témoignage inhabituel.

 

Malgré son épaisseur documentaire, plusieurs difficultés subsistent.

 

1. L'original du PV

Le document original de la gendarmerie n'est pas actuellement accessible publiquement dans les sources consultées. Nous disposons essentiellement de la reproduction/transcription publiée par Jean-Claude Bourret.

 

2. Les annexes

Le PV indique que des photographies de la reconstitution et un croquis étaient annexés.

Il serait très intéressant de retrouver ces pièces.

 

3. Les mesures radiologiques

Les valeurs et unités ne sont pas reproduites de manière parfaitement homogène dans les sources secondaires.

 

4. L'instrument

Le modèle précis du détecteur, son étalonnage et son niveau de sensibilité ne sont pas suffisamment documentés dans les sources actuellement accessibles.

 

5. La radioactivité naturelle

Aucune série de mesures comparatives systématiques permettant de connaître le niveau naturel exact du secteur au même moment n'est actuellement disponible dans les sources consultées.

 

6 La causalité

Aucun élément ne permet d'établir que les mesures radiologiques provenaient de l'objet décrit par Fontaine.

 

Chronologie synthétique

31 juillet 1968 — vers 8 h 45/9 h
Luce Fontaine observe l'objet dans une clairière de la Plaine des Cafres.

31 juillet — matinée - Il revient à son domicile et raconte l'observation à son épouse.

31 juillet - La gendarmerie recueille sa déclaration.

31 juillet / 1er août - Les gendarmes inspectent le secteur.

1er août - Reconstitution sur place ; photographies et croquis.

1er août - Audition de l'épouse.

3 août - Audition de personnes connaissant Fontaine.

4 août - La gendarmerie sollicite une recherche radiologique.

9 août - Intervention de la Protection civile et mesures sur les vêtements et le terrain.

10 août - Publication de l'affaire dans Le Journal de l'île selon les références historiques.

12–13 août - Prélèvements sanguins et poursuite de l'enquête.

20 août - Résultats dosimétriques : aucune radioactivité détectable sur les personnes au moment du contrôle, sans conclusion possible sur une éventuelle irradiation antérieure.

25 août - Nouvelle audition de Fontaine ; il rapporte des saignements de nez entre le 4 et le 10 août.

1969 - Reprises dans Flying Saucer Review, Lumières dans la Nuit et Phénomènes Spatiaux.

1970 s–1980 s - Le cas entre dans la littérature ufologique française et internationale.

2016 - Réalisation du documentaire-fiction OVNI sous les Tropiques — L'affaire des Babas Michelin.

 

Conclusion

L'affaire Luce Fontaine du 31 juillet 1968 est sans conteste l'un des dossiers historiques les plus importants à conserver dans le catalogue des phénomènes aérospatiaux non identifiés de La Réunion, non parce qu'elle démontrerait une origine extraterrestre, mais parce qu'elle possède une documentation inhabituelle pour une affaire aussi ancienne.

 

La particularité essentielle du dossier réside dans l'existence d'une enquête officielle de gendarmerie relativement détaillée, comprenant auditions, inspection du terrain, reconstitution, croquis, photographies annoncées en annexe, enquête de personnalité, intervention de la Protection civile, mesures radiologiques et examens médicaux.

 

Le point le plus spectaculaire — la radioactivité — doit toutefois être traité avec beaucoup de prudence. Les sources secondaires ne présentent pas toutes les mêmes unités ni les mêmes chiffres, et nous ne disposons pas actuellement de la documentation instrumentale permettant de déterminer la signification exacte des mesures.

 

De même, les deux « Babas Michelin » appartiennent exclusivement au récit du témoin. Rien dans le dossier accessible ne permet d'établir scientifiquement leur nature.

 

Le dossier peut donc être résumé ainsi :

Un témoignage rapproché exceptionnellement documenté par une enquête officielle, demeuré sans identification satisfaisante dans les sources actuellement disponibles, mais ne constituant pas pour autant une preuve d'origine extraterrestre.

 

 Sources essentielles

Procès-verbal reproduit dans Jean-Claude Bourret, La Science face aux extra-terrestres : la transcription accessible contient notamment les auditions, la description du lieu, la reconstitution, les mesures radiologiques et les auditions ultérieures.  https://fr.scribd.com/document/207857060/La-Science-Face-Aux-Extra-terrestres

Références historiques recensées pour le cas : Le Journal de l'île, 10 août 1968 ; Flying Saucer Review, vol. 15 N°1 ; Lumières dans la Nuit n°96-97 ; Phénomènes Spatiaux du GEPA, mars 1969 ; Magonia n°917.

Analyse documentaire du dossier et références bibliographiques : Patrick Gross.

Documentaire-fiction de William Cally, 2016, consacré à l'affaire.

 

 30 DECEMBRE 1970 – SAINT DENIS - REUNION

:

  • Num Base :
  • Département :
  • Lieu d'observation :
  • Latitude :
  • Longitude :
  • Date d'observation :
  • Heure :
  • Durée (HH:MM:SS) :
  • Météo :
  • Type d'observation :
  • Nbre de témoin(s) :
  • Enquête officielle :

·         1089

·         Réunion (974)

·         St Denis de la Réunion

·         N.C.

·         N.C.

·         30 décembre 1970

·         21:00 heures

·         N.C.

·         Pas d'indication météo

·         Visuel : Éloigné

·         nombre indéterminé

·         Non

 

Caractéristiques de l'objet

  • Nbre d'objet :
  • Type d'objet :
  • Taille :
  • Couleur :
  • Luminosité :
  • Caractéristique visuelle :
  • Vitesse :
  • Mouvement/Déplacement
  • Objet au sol :
  • Disparition instantanée :
  • 1
  • Cercle de lumière
  • Non précisée
  • Rouge
  • Brillant
  • Pas d'indication
  • non définie
  • Un ou plusieurs virages
  • Non
  • Non

 

Plusieurs témoins ont aperçu au-dessus du quartier de la Montagne à l'ouest de la ville un objet en forme d'anneau. Sa partie inférieure était brillamment illuminée laissant dans son sillage une lueur rougeâtre. Il évoluait au-dessus du Cap-Bernard. Il fit une brusque volte-face pour se diriger vers la Possession.

 

Sources - Lumières dans la Nuit – Extrait de la base OVNI FRANCE http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1089

 

10 FEVRIER 1975 – PETITE ILE - REUNION

Le 10 février 1975, à Petite-Île. Pothin Guy témoigne que vers 22 :00 il a aperçu, venant de la mer, un objet très brillant qui se déplaçait dans le ciel, à vive allure.

 

Il a observé l’objet assez longtemps, en a parlé à son frère mais en aucun moment il n’en a fait part à Severin.

 

Ce PV est le déclencheur. La Gendarmerie note déjà un objet lumineux venant de la mer - très classique à la Réunion. Dans le même PV, un 2e témoin est ajouté :

 

M. P[-] Guy, déjà entendu, qui a aperçu un objet lumineux le 10 février 1975 vers 22 heures, se déplaçant à vive allure, et de Mu... V[-] Jocelyne, seize ans, domiciliée à Saint-Benoît qui a vu, le 16 février 1975 à 20 heures, une boule lumineuse avançant lentement.

 

C'est ce groupement qui fait passer le dossier au GEIPAN en 1975.

 

ENQUETE

Le témoignage de Guy Pothin du 10 février 1975, et il faut apporter une correction importante à la présentation : Pothin n’est pas le témoin principal d’une enquête indépendante. Son observation est intégrée au procès-verbal de synthèse de la gendarmerie de Petite-Île concernant principalement l’affaire Antoine Séverin du 14 février 1975.

 

C’est néanmoins un élément très intéressant, car la gendarmerie l'utilise explicitement comme témoignage indépendant antérieur de quatre jours.

 

1. Le témoignage de Guy Pothin

Le dossier publié dans Lumières dans la Nuit n°147 donne les informations suivantes :

10 février 1975 — Petite-Île — vers 22 h 00

Guy Pothin, présenté comme compagnon de travail d'Antoine Séverin, aurait observé :

 

·         Un objet très brillant ;

·         Venant de la mer ;

·         Se déplaçant à vive allure dans le ciel ;

·         Pendant un temps suffisamment long pour que Pothin puisse l'observer « assez longtemps » ;

 

Il en aurait ensuite parlé à son frère ; surtout, il précise qu'il n'en avait pas parlé à Séverin.

 

Cette dernière précision est importante dans la construction du dossier : le récit de Pothin est présenté comme antérieur à l'observation de Séverin et indépendant de celle-ci, du moins selon le rapport.

Le texte publié ne donne malheureusement que peu de renseignements. :

 

La source la plus intéressante que j'ai retrouvée sur ce témoignage est le numéro 147 de Lumières dans la Nuit, qui contient l'enquête du lieutenant-colonel Lobet sur l'affaire d'Antoine Séverin. Le numéro est aujourd'hui accessible sous forme de PDF numérisé : https://extraterrestre.org/wp-content/uploads/1975/02/LDLN-No-147.pdf  - Le sommaire du numéro annonce : « Atterrissage à Petite-Île (Réunion), le 14-2-1975 — Enquête du Lieutenant-Colonel Lobet ».

 

Le témoignage Pothin apparaît dans la partie « Autres témoignages », aux pages 8-9 de la revue numérisée / pages PDF 4-5. Les lignes du document donnent explicitement :

 

·         Février 1975 Petite-Île Pothin Guy environ 22 h

·         Objet très brillant

·         Venant de la mer

·         Déplacement à vive allure

·         Observation assez longue

·         Information donnée à son frère

·         Aucune information préalable donnée à Séverin.

 

La structure chronologique est la suivante :

10 février - Guy Pothin observe un objet lumineux venant de la mer, vers 22 h.

Nuit du 11 au 12 février - Antoine Séverin affirme avoir rêvé et entendu des sons de type « bip-bip ».

12–14 février - Séverin affirme entendre ces sons pendant plusieurs jours.

14 février, vers 12 h 05–13 h - Séverin fait son observation rapprochée.

16 février - Jocelyne Vitaline, 16 ans, observe à Saint-Benoît une boule lumineuse se déplaçant lentement vers le nord.

 

Le rapport de gendarmerie cite donc Pothin et Vitaline comme deux personnes ayant observé des phénomènes lumineux distincts autour de l'affaire Séverin.

 

 

Le rapport de la gendarmerie n’a pas été rendu public, mais par contre le   contenu a été publié dans la littérature ufologique et 'une version très détaillée de l'enquête est désormais consultable dans le PDF de Lumières dans la Nuit n°147.

 

 Les trois observations autour du dossier

CAS 1

10 février 1975 — Petite-Île — Guy Pothin

Objet très brillant venant de la mer, déplacement rapide.

Source : enquête Lobet / Lumières dans la Nuit n°147.

CAS 2

14 février 1975 — Petite-Île — Antoine Séverin

Rencontre rapprochée alléguée avec objet et occupants.

Source : PV de gendarmerie reproduit dans LDLN + enquête Lobet + rapport Baret.

CAS 3

16 février 1975 — Saint-Benoît — Jocelyne Vitaline

Boule lumineuse se déplaçant lentement vers le nord.

Source : enquête Lobet / LDLN n°147.

 

Cette séparation est historiquement beaucoup réaliste et conforme.

Sources : LDLN - https://extraterrestre.org/wp-content/uploads/1975/02/LDLN-No-147.pdf

JOURNAL DE L’ILE DE LA REUNION

14 FEVRIER 1975 - PETITE ILE - REUNION - CAS ANTOINE SEVERIN

 Enquête du lieutenant-colonel Lobet de la Gendarmerie Nationale et de M. Baret de la Réunion - LDLN - 147

 

LES FAITS EN RESUME

Dans la nuit du Mardi Gras (Nouvelle Lune) 11 au mercredi 12 Février 1975, M. Séverin avait fait un rêve de raisins et entendu des sons genre bip-bip.

 

Le matin du mercredi des Cendres 12/02/1975, il entendit ces mêmes sons à son domicile, puis à la charcuterie où il est employé. Ce phénomène a duré jusqu'au matin du 14 février.

 

À 12h05, Antoine Séverin demande à sa patronne de partir, elle reste étonnée devant cette demande car il est l'heure de la fermeture.

 

Avant de quitter la boutique, Antoine prend un paquet de grattons. Il court alors en direction du stade puis du cimetière, son itinéraire habituel. Les sons s'accentuent de plus en plus. Parfois il ralentit sa course et la reprend. A un moment donné, il est obligé de s'arrêter, comme retenu par une force invisible.

M. Séverin se trouve alors près du sentier menant à sa case au lieu-dit Piton Calvaire à 300 m à l'ouest de Petite Ile.

 

Il a l'impression que ses tympans vont éclater et ressent une chaleur étrange accompagnée d'un souffle brûlant. Il reste figé, comme paralysé. Incapable de faire un geste, il aperçoit un objet de couleur aluminium ayant la forme d'une soucoupe avec dôme de 3.50 m de diamètre et qui stationne à 1.50 m du sol. La partie basse est haute de 0.50 m et de dôme de 1.50 m environ.

 

Quatre à cinq hublots rectangulaires sont situés horizontalement sur le dôme. Une échelle à trois marches apparaît sous l'engin, elle est inclinée à 45°, mais ne touche par terre.

 

À ce moment, un petit être bizarre sort de l'engin. Il porte un vêtement brillant de forme boudinée (bibendum Michelin), un casque surmonté de deux antennes terminées par une petite boule. Ce casque est ouvert rectangulairement devant les yeux et une ouverture ronde se trouve au niveau de la bouche. Il mesure 0.80 m de haut et porte à sa main droite un objet long de 30 cm environ, toujours brillant

.

Cet être est bien à l'aise sur l'escalier, mais dès qu'il touche le sol, sa démarche devient gauche et il se déplace à pieds joints.

 

Un deuxième et un troisième rejoignent le premier. Celui-ci gratte le sol, mais le témoin ne le voit pas mettre de la terre dans le sachet également brillant que tient le second.

 

Le regard du témoin se porte vers le haut de la soucoupe, dans le dôme. Il aperçoit la tête d'un quatrième être. A un moment donné. Il voit pivoter le troisième être se trouvant sur l'échelle, celui-ci lui fait face. Ses antennes bougent et Antoine est alors projeté en arrière par un puissant éclair.

 

Les trois êtres remontent rapidement dans leur appareil, l'échelle s'escamote, faisant un bruit hydraulique. L'engin s'élève, provoquant un très fort sifflement. Antoine Séverin ne peut voir la direction prise par l'ovni. Le témoin ne se souvient pas avoir perdu l'usage de la parole et de la vue sur le moment. Il ignore combien de temps il est resté à terre. Il retrousse son pantalon et toujours avec son paquet de grattons sous le bras, il se dirige chez ses parents.

 

Vers 16h30, Marie-Rita-Séverin découvre son fils prostré, les deux coudes sur les genoux et les mains sur la tête, il pleure et a mal à la tête. Il fait alors le récit de son aventure.

 

Le 15 février, deux gendarmes se présentent au domicile du témoin. Il est alité, dans un état de prostration incontestable. Ses yeux grands ouverts fixent l'inconnu. Il ne peut répondre de vive voix aux questions posées. Avec beaucoup d'acharnement, par gestes, il décrit avec ses mains l'objet et les quatre sujets.

 

Le 16 février, nouvelle visite de la gendarmerie, Antoine Séverin est toujours dans un état second. Il n'a pas retrouvé l'usage de la parole et de plus sa vue s'est considérablement affaiblie. Il peut faire quelques pas et donner par gestes quelques explications et précise que c'est en cherchant d'où provenaient les bip-bips qu'il a trouvé la soucoupe.

 

Le 17 Février, Antoine Séverin est toujours très agité, et dépourvu de l'usage de la parole et de la vue. En raison de son handicap, son transfert sur les lieux est reporté.

 

Le 18 février, nouvel interrogatoire. L'intéressé, toujours alité, avec sa cécité. Détection négative de radioactivité sur sa personne et ses vêtements par le commandant Legros. Examen du malade par le docteur Henry qui diagnostique un fort choc émotionnel.

 

Le 19 février, récit fait. Antoine Séverin retrouve l'usage de la parole.

 

Le 20 février, transfert sur les lieux, récit fait. Conduit par le gendarme Cravero et en compagnie de son père, Antoine est mené sur les lieux. Sur le chemin de terre aboutissant sur les lieux de son observation, Antoine tape sur l'épaule du chauffeur, lui indiquant le champ de maïs. Antoine fait quelques pas dans le champ, son regard dirigé vers le fond de la parcelle. Il s'arrête brusquement, porte les mains sur les oreilles en appuyant très fort, puis il vacille, s'écroulant sur le sol. Son pouls est ressenti faiblement, ses mains sont froides, ses yeux sont révulsés, il est immédiatement reconduit à son domicile et ne reprend partiellement ses esprits que 30 minutes plus tard. Il explique alors qu'une force inexplicable l'a empêché de poursuivre son chemin en direction du lieu précis où stationnait l'engin.

 

Le 24 février, le témoin accepte de se rendre sur les lieux avec un journaliste de Saint-Denis. Arrivé à destination, dès qu'il foule le sol, il est victime de troubles inexplicables identiques à ceux du 20 février.

Le 25 février, entendu à nouveau, Séverin ne peut expliquer les pertes de connaissance chaque fois qu'il se rend sur place. Il entend encore le bip-bip l'obligeant à se boucher les oreilles.

 

Mme Leveneur Marie-Madeleine qui avait eu connaissance du plan des lieux fait par Antoine Séverin lorsqu'il était temporairement aveugle se rendit sur le site et découvrit trois trous gros comme des bols de forme irrégulière en raison de la faible consistance de la terre. Ils formaient un triangle pointu de 1 m de côté. Ces creux, répartis sur une grande surface de terrain, semblent avoir été creusés par des oiseaux cherchant de la nourriture.

 

À noter, le cas de la plaine des Cafres le 31 juillet 1968 a eu lieu à 15 kilomètres de l'observation d'Antoine Séverin.

 

 

 

 

REPRISE DE L’ENQUETE PUBLIEE PAR LDLN Intégral

 

Atterrissage à Petite lie (Réunion) le 14 Février 1975 Enquête du Lieutenant-Colonel LOBET

 

L’enquête ci-dessous, effectuée par le lieutenant-colonel Lobet, que nous remercions vivement de son apport, est une des plus étonnantes qui soit ; nos lecteurs constateront avec quelle minutie elle a été menée. Un autre rapport sur ce cas, nous a été remis par M. Baret (de la Réunion), auquel va également notre gratitude.

 

 

 

Récit du témoin Severin Antoine, le 19 février, chez ses parents. Dans la nuit du 11 au 12 février 1975, j'ai fait un rêve de raisins. La même nuit, j'ai rêvé sans rien voir, mais entendu des sons genre « bipbip "• qui me parvenaient tantôt près, tantôt très loin. Cela a duré toute la nuit. Le matin du 12, alors que je me brossais les dents, j'entendais toujours les mêmes sons, mais très lointains. Ava nt de partir au travail, j'ai parlé du rêve de raisins à mon amie Mauricette Leperlier. Au cours de la matinée, j'en ai également parlé à deux camarades de travail, Marc Lauret et Guy Pothin. Ces personnes m'ont dit n'avoir jamais rêvé de ces fruits. Je voulais leur parler aussi de l'autre rêve, mais je ne pouvais pas le faire. J'ignore pourquoi j'étais énervé. Je pouvais travailler mais j'étais gêné car j'entendais toujours les mêmes sons. Je pensais aller consulter un médecin, mais quelque chose m'en empêchait. Cela a duré jusqu'au vendredi 14 février.

 

Photo : Dessin exécuté par le témoin

 

 Ce jour-là, 12 :05, j'ai dit à ma patronne qu'il fallait que je parte. Elle a été étonnée car c'était l'heure de la fermeture du magasin. Mais cela aurait pû arriver à n'importe quelle heure de la matinée. Les '' bip-bip '' me cassaient les oreilles. Avant de quitter la boutique, j'ai pris un paquet de grattons. Ensuite je suis parti en courant en passant par le stade, puis près du cimetière, mon itinéraire habituel. Les sons s'accentuaient de plus en plus. Parfois je ralentissais mon allure, puis je reprenais ma course. J'étais seul. Puis, à un moment donné, j'ai été obligé de m'arrêter, comme retenu par une force surnaturelle.

 

Je me trouvais alors près du sentier menant à ma case et à celle de mes parents, mais encore sur le chemin carrossable. J'avais l'impression que mes tympans allaient éclater. J'ai alors pivoté lentement pour sortir du chemin et avancer quelques mètres dans le champ de maïs. J'ai alors ressenti une chaleur étrange accompagnée d'un souffle brûlant. J'étais figé, comme paralysé. Je ne pouvais faire un geste. C'est alors que j'ai aperçu un engin ayant la forme d'un grand chapeau, ou d'une tasse posée sur une soucoupe renversée.

 

Cet objet brillait intensément. Il avait la couleur aluminium et se trouvait à environ 1 m 50 du sol. Il était donc stabilisé et émettait toujours les mêmes sons. Ensuite, une échelle à trois marches est apparue de dessous la soucoupe. Elle était inclinée à environ 45°, mais ne touchait pas terre. Il est alors sorti de l'engin un petit bonhomme bizarre, de forme boudinée comme « Michelin », également brillant comme la soucoupe. Il portait à la main droite un objet long de 30 cm environ, toujours brillant. Sur l'escalier, il avait l'air à l'aise, mais dès qu'il s'est trouvé à terre sa démarche est devenue différente, gauche. Le sujet se déplaçait à pieds joints. Un deuxième, puis un troisième bonhomme ont rejoint le premier. Celui-ci grattait le sol. Je ne l'ai pas vu mettre de la terre dans le sachet, également brillant, que tenait le second. Tous les trois avaient des antennes sur la tête, de chaque côté ... je les voyais de profil.

 

À un moment donné, j'ai vu le troisième bonhomme pivoter, me faisant face, les antennes ont bougé. A ce même instant, j'ai vraiment réalisé ce que je voyais. Tout de suite, mon regard s'est porté vers le haut de la soucoupe, dans la tourelle. A travers le hublot circulaire, j'ai aperçu la tête d'un quatrième robot, portant une sorte de casque genre scaphandre. Je pense que le troisième bonhomme a donné l'alerte en m'apercevant. J'ai alors été projeté en arrière par un puissant éclair. J'ai pu voir les petits bonhommes remonter plus vite que pour descendre. L'échelle s'est escamotée, faisant un bruit " hydraulique "· Tout de suite, l'engin s'est élevé, provoquant un très fort sifflement. Je n'ai pu voir la direction qu'il prenait. J'ignore combien de temps je suis resté à terre. J'ai alors retroussé le pantalon et suis parti directement chez mes parents en apportant le paquet de grattons.

 

Sur demande : Je ne me souviens pas avoir perdu l'usage de la voix, ni être devenu aveugle. Ce soir j'ai préféré vous faire mon récit qui est réel, car je crains redevenir aveugle et muet. Je pense que demain, au jour, je pourrai vous amener sur les lieux où j'ai été témoin de l'apparition en question.

 

Six jour après, le 25 février, nouvel interrogatoire. Ci-dessus : dessin de F. Lagarde, d'après récit du témoin. Ci-dessous : dessin exécuté par le témoin. Je n'ai pratiquement rien à ajouter ou à changer à ma précédente déclaration. L'objet que j'ai vu avait la forme d'un chapeau de dame ou d'un œuf coupé en deux posé sur une soucoupe. Il avait la dimension d'une voiture ordinaire. Tout brillait, l'engin, les sujets qui en sont descendus et les outils qu'ils portaient. Je regrette beaucoup de ne pouvoir vous indiquer l'endroit précis

 

(Le 20 février, en, effet, Séverin, fermement décidé à montrer le lieu de l'apparition de l'OVNI, prend place dans la jeep de la brigade de Petite Ile, conduite par le gendarme Gravera. Séverin Maxime accompagne son fils. Sur le chemin de terre aboutissant au champ, Antoine tape sur l'épaule du chauffeur, lui indiquant le champ de maïs, déjà prospecté le 18 février. Le témoin fait quelques pas dans le champ, son regard dirigé vers le fond de la parcelle, près du bois de filaos. Il s'arrête subitement, porte les mains à ses oreilles en appuyant très fort, puis il vacille, s'écroulant sur le sol. Son pouls est ressenti faiblement, ses mains sont froides, ses yeux sont révulsés. Il est immédiatement ramené chez lui et ne reprend partiellement ses esprits que 30 mn plus tard. Il explique alors qu'une force inexplicable l'empêche d'avancer en direction du lieu précis où il a observé J'engin non identifié) .

 

Dessin de F. Lagarde, d'après récit du témoin

 

 Effectivement, je suis toujours décidé à me rendre sur place, mais chaque fois que j'arrive dans le champ je perds connaissance. Immédiatement, j'entends des bruits et sons lointains " bipbip, et je suis obligé de me boucher les oreilles. Je vous assure que je ne le fais par intentionnellement. Chaque fois, je suis surpris de me retrouver allongé sur un lit et je ne me souviens jamais avoir eu un évanouissement. Je suis encore faible. Je pense un jour retrouver toute ma lucidité et ma force physique qui me permettront de conserver mon équilibre moral. Je pourrai alors situer l'endroit exact où j'ai vu l'OVNI.

 

Sur demande : De mon existence, je n'ai jamais ouvert une revue ou livre de science-fiction où figurent des objets tels que soucoupes ou fusées. Je n'avais jamais entendu parler de la SV de la Plaine des Cafres.

 

Demain ou après-demain, je dois me rendre à Saint-Pierre consulter un docteur qui doit venir de l'hôpital psychiatrique de Saint-Paul. En tout état de cause, je ne me considère pas malade mental. J'ai été choqué et bouleversé et cela m'a affaibli. Parfois ma tête chavire et je dors debout. Je m'aperçois alors que quelqu'un me passe un mouchoir sur le visage, puis tout redevient normal.

 

AUTRES TEMOIGNA GES

 

Séverin Marie-Rita. Témoignage du 22 février (récit non publié mot à mot, complet quand il apporte des informations nouvelles).

 

" Le 14 février 1975, rentrant à mon domicile vers 16 :30, j'ai trouvé mon fils Antoine, âgé de 21 ans, assis sur un banc dans la cuisine. Il avait les deux coudes sur les genoux et les mains sur la tête. Il pleurait. Je lui demandais s'il avait mal à la tête. Il m'a répondu par l'affirmative. Je lui demandais s'il avait reçu des coups, s'il avait eu un accident ou s'il était tombé. Sa réponse a été négative, et il a ajouté que s'il racontait ce qu'il avait vu personne ne le croirait. À ce moment-là j'ai remarqué qu'il avait peur, il criait et pleurait. J'ai réussi à le faire parler. Il m'a alors fait le récit qu'il a fait plusieurs fois par la suite "·

 

Il est alors question de la " grosse boule brillante "• genre capeline, ou chapeau de dame comme le mien, c'est-à-dire rond, puis de trois petits bonshommes petits et gros, le premier avait un objet à la main, le deuxième un genre de cornet, le troisième ne semblait rien porter. Antoine est resté allongé sur le dos ... etc. ...

 

Antoine a mis très longtemps pour nous expliquer ce qui était apparu à ses yeux. Il faisait beaucoup de gestes, comme s'il dessinait ce qu'il avait vu. Il tremblait. Son regard ·devenait fixe, et petit à petit sa voix s'est éteinte. Des voisins sont arrivés et l'ont porté dans ma chambre. Nous lui avons donné de la tisane de romarin. Un peu plus tard nous avons fait venir le médecin de Petite Ile. Il nous a dit que mon enfant avait reçu un " mauvais choc "• ajoutant qu'il reprendrait bientôt l'usage de la parole et retrouverait la vue.

 

Antoine entendait bien. Il a même, à la demande de voisins, dessiné l'engin qu'il avait vu sur une feuille de dictionnaire (on en trouvera la photocopie jointe). Il ne pouvait parler et sursautait au moindre bruit. J'étais très inquiète. Un autre médecin nous a dit qu'il ne fallait pas se décourager.

 

 Le mercredi 19 février (5 jours après), vers 20 :00, Antoine a poussé un cri en levant les mains ... puis il a prononcé le mot " maman ». Il s'est alors passé les mains sur les yeux et nous a dit qu'il y voyait. C'est ce soir-là que les gendarmes, alertés, sont venus recueillir son récit.

 

Mon fils est encore faible. Il a été examiné par un docteur psychiatre à Saint-Paul, qui doit le revoir mercredi ou jeudi à Saint-Pierre. Il n'a pas été considéré comme malade mental. Je n'ai jamais considéré mon enfant comme fou. Antoine est un garçon sain de corps et d'esprit. Il n'a jamais été soigné de la tête.

 

Il est normalement équilibré. Il ne s'adonne pas à la boisson, ne fume pas. Il ne fréquente pas les salles de cinéma, ne lit pas beaucoup, et n'était pas au courant de la SV de la Plaine des Cafres. Il ne ment pas. J'ai tout de suite cru ce qu'il disait. Nous en avons parlé en famille, nous sommes tous convaincus que mon fils a vraiment vu l'engin, qu'il décrit toujours de la même façon.

 

À deux reprises, depuis qu'il a recouvré la vue, il s'est rendu sur les lieux pour montrer l'endroit exact où il a vu l'objet (nous verrons l'autre tentative) . Chaque fois i 1 s'est évanoui en arrivant à proximité. Aucun membre de ma famille n'a été soigné pour maladie mentale.

 

Audition de Leperlier Marie-Mauricette, née le 11 novembre 1959.

 

Vit en concubinage avec Antoine Severin, son futur mari, mariage proche. C'est un garçon sérieux, ne boit pas, ne fume pas, ne cherche pas d'ennui à quiconque.

 

Le 14 février 1975, j'ai trouvé anormal qu'à 13 :00 Antoine ne soit pas rentré. Avant de déjeuner, mon fiancé se rend chez ses parents. Je m'y suis rendue, et je l'ai trouvé allongé sur le lit. Il était pâle, transpirait beaucoup, et ne disait absolument rien. J'ai pensé qu'il avait un peu de fièvre et l'ai laissé dormir. Vers 15 :00, je me suis aperçue qu'il pleurait. Je lui ai demandé la raison de sa tristesse. Il a expliqué qu'il avait vu ... etc. ... l'un portait un outil qu'il piquait dans le sol, le troisième se trouvait toujours sur un petit escalier de trois marches ... etc. ...

 

 

 

Confirme les dires de la mère à propos des lectures ajoute, qu'il ne se drogue pas, et que ce n'est pas un garçon à faire parler de lui. Précise qu'il a perdu la parole du 14 février vers 19 :00 au 19 février 21 :00. Antoine porte en permanence un chapeau, je ne pense pas qu’il ait été victime d'une insolation (nous sommes ici en été).

 

 Il n'a jamais été malade, parfois un peu de sin us ite. En toute sincérité je crois qu'il a été choqué, et je pense qu'il a réellement aperçu un objet. Je tiens à préciser que le 12 février il avait fait un rêve, il voyait du raisin et il a appris que cela signifie " malheur >>. Il m'en a parlé le 13, me demandant si je n'avais pas fait un rêve semblable.

 

Audition de Leveneur Marie-Madeleine, 49 ans.

 

Je connais très bien Severin Antoine. Je l'ai vu grandir, nous sommes voisins. Je crois ce qu'il a dit. C'est un garçon sobre, sérieux, équilibré, travailleur, ne boit pas, ne fume pas. Je ne l'ai jamais vu lire un livre représentant des objets bizarres ou autres. Il n'est pas illettré, mais il ne lit presque pas.

 

Même lorsqu'il était temporairement aveugle, il a pu dessiner non seulement l'engin qu'il a aperçu, mais aussi un plan des lieux. C'est de cette façon que j'ai pu me rendre sur place, je crois, la première, le lendemain du drame, le samedi 15 février 1975, vers 10 :00. L'endroit me semblait pourtant piétiné. Nous avons suivi des traces de pas se dirigeant vers le fond d'un petit champ non cultivé, portant encore quelques souches de maïs. Les traces se sont arrêtées et, environ 20 rn plus loin, nous avons découvert trois trous de forme irrégulière en raison de la faible consistance de la terre. Ils étaient gros comme des bols. Ils formaient un triangle pointu de 1 rn de côté.

 

(Effectivement, sous la conduite du témoin, l'enquête est fa ite sur ce champ. Dans l'angle N-0, Mme Leveneur, veuve Folio, accompagnée de ses deux filles, retrouve difficilement l'emplacement des trois trous remarqués. En forme de triangle isocèle, espacés de 1 rn, les trous n'ont pas une forme bien précise, en raison de la friabilité de la terre et se confondent avec d'autres cavités ayant la même grosseur, soit celle d'un bol profond de 2 à 3 cm, très évasé. Ces creux, réparti s sur une grande surface de terrain, semblent avoir été occasionnés par des oiseaux cherchant la nourriture. La recherche d'autres indices s'avère d'autant plus compliquée que le sol a été grandement foulé de pas humains, plus particulièrement durant les journées du 15 et 16 février. Le contrôle de la radioactivité s'est avéré négatif en ces points).

 

Je ne pense pas que nous nous soyons trompées. Antoine n'a pu jusqu'à présent arriver sur les lieux précis. Avec vous, d'abord, puis avec moi aujourd'hui, il a essayé avec beaucoup de volonté et de courage d'arriver et de marcher sur le champ. Chaque fois il a été anéanti par une sorte de bouleversement inexplicable. Inconscient, j'ai dû le transporter chez moi où il est resté deux heures allongé, respirant faiblement. A mon - 8 avis ce garçon est encore choqué. Dans le voisinage nous prenons cette affaire très au sérieux. Je dois avouer que nous avons peur et évitons de passer à proximité du champ.

 

Ah-Kouen, commerçant, marié, employeur du témoin.

 

Depuis six mois j'emploie Severin Antoine comme garçon de magasin, et il fait également des livraisons en camionnette. Ce garçon est très sérieux, ne boit pas, ne fume pas, ne cherche pas d'histoire à quiconque. Il me donne entièrement satisfaction dans son travail. Connaissant ce jeune homme, je ne pense pas qu'il invente une histoire pour se rendre intéressant. Il est difficile de se prononcer, mais je pense que ses affirmations doivent être prises au sérieux. Etc. ..., questions lectures et SV de la Plaine des Cafres, dites.

 

Lauret Marc-Joseph, 56 ans, compagnon de travail de Severin Antoine.

 

Mêmes appréciations que son employeur. Ce garçon est honorablement connu dans la commune de Petite Ile et ne fait absolument par parler de lui. Je sais qu'il veut se marier avec une jeune fille avec qui il vit, et m'a confié vouloir travailler et économiser pour se marier. J'ai été le voir le 17, il était couché et ne m'a même pas regardé. Ses paupières étaient fermées, mais il n'était pas endormi. J'allais m'en aller quand sa mère lui a demandé s'il reconnaissait son ami. Il a ouvert les yeux, m'a regardé longuement, puis à l'aide de sa mai n droite m'a fait signe que oui. Il ne parlait toujours pas ; il avait de gros yeux ronds qui ne bougeaient pas, fixant avec insistance. Toujours à l'a ide de sa mai n, il se touchait le front, répétant ce geste, et m'a montré trois doigts de sa mai n. J'ai pensé qu'il s'agissait des trois personnages entrevus.

 

Il faut exclure à mon avis la possibilité que son imagination ait été touchée par des livres, Severin ne lisait pas. A 13 :00, il faisait chaud, mais il portait un chapeau, et je ne crois pas qu'il ait été frappé d'insolation. À mon avis, on peut prendre les affirmations de Severi n au sérieux, mais en ce qui me concerne je suis assez réservé, il m’est très difficile de croire vraiment à cette affaire.

 

Pothin Guy, 20 ans, compagnon de travail de Severin.

 

Confirme les deux témoins précédents pour la conduite du témoin. Je suis allé le voir le 17 février. Il était couché les yeux grands ouverts, ses paupières ne bougeaient pas. Sa concubine lui a demandé s'il me reconnaissait. Il a hoché la tête, a voulu prononcer mon prénom, Guy, mais aucune parole ne sortit de sa bouche ... je l'ai trouvé très choqué, ses yeux étaient rouges et il reste longtemps à fixer un objet quelconque. Je me souviens bien que le 14 février, lorsque Severin a quitté le libre-service, il avait un petit chapeau sur la tête, donc je ne pense pas qu'il a été victime d'une insolation. À mon avis, il faut prendre cette affaire au sérieux, je ne pense pas qu'il a cherché à se rendre intéressant. Il n'a pas inventé cette affaire de toutes pièces, il a certainement aperçu un objet, mais reste à savoir quoi.

 

Docteur Michel Tschupp, de la Faculté de Lyon. Je soussigné certifie avoir examiné, le 14 février 1975, M. Severin Antoine, domicilié à Petite Ile (Réunion), qui m'a déclaré avoir été victime d'un phénomène '' bizarre >>.

 

Ai constaté ce qui suit :

 

État de fatigue extrême avec prostration, angoisse, perte partielle du langage, fixité du regard. Il semble s'agir d'une crise d'aspect pithiatique, survenue au cours d'un choc émotionnel intense, difficile à préciser, mais réel, car il s'agit d'un sujet qui antérieurement n'a manifesté aucun trouble tant neurologique que psychiatrique.

 

Certificat remis à la Gendarmerie sur sa demande.

 

Renseignements de moralité sur le témoin

Severin Antoine, 21 ans, chauffeur-commis de magasin, célibataire, demeurant 26, rue François Hoareau à Petite Ille (Réunion).

 

Constitution robuste, n'a jamais eu de maladie grave. Bon équilibre mental. Caractère calme, donne une impression de franchise. Très bonne tenue. Reste en famille, est très souvent chez ses parents durant ses loisirs. Intéressé, possède depuis peu une case qu'il aménage en vue de son mariage. Ne possède pas de voiture. N'a aucun penchant pour la lecture et le cinéma. Jouit de l'estime générale de son entourage. Serviable, dévoué. Croyant, peu pratiquant. Comportement sexuel normal. Sait lire et écrire, niveau cours moyen. A fréquenté l'école agricole Sai nt-Joseph. Affectueux avec ses parents, frères et sœurs. A de bonnes relations avec eux. La famille : père : 55 ans, ouvrier agricole ; mère : 49 ans, sans profession ; sœurs : Anésie, 26 ans, mariée, deux enfants ; Lysiane, 16 ans, écolière ; frères : Guilaine, 17 ans, Joseph, 11 ans, écolier.

 

Toutes ces personnes sont bien connues de la localité. Aucun membre de cette famille n'est connu pour être simple d'esprit ou avoir présenté des signes de déséquilibre mental. Enquêtes complémentaires éclairant le texte précédent.

 

L'objet observé se situait sur le piton Calvaire à 300 rn à 1'0 de Petite Ile.

 

 Le 15 février, deux gendarmes se présentent au domicile du témoin. Il est alité, dans un état de prostration incontestable. Ses yeux grands ouverts fixent l'inconnu. Il ne peut répondre de vive voix aux questions posées. Avec beaucoup d'acharnement, par gestes, il décrit avec ses mai ns une forme ronde, allongée, qui brille. Pour expliquer le fait, il porte plusieurs fois ses mains horizontalement vers ses yeux. Il montre ensuite quatre doigts de sa main, indiquant qu'il y avait quatre passagers, vêtus de blanc, et désigne pour cela le drap de lit. Sa main se tient à environ 1 rn du plancher pour indiquer la taille des sujets ... il fait une esquisse de l'engin. Il termine sa démonstration en portant d'abord ses mains aux oreilles, puis au front et ensuite à ses yeux. Sa face est grimaçante, il peut alors émettre un sifflement aigu - de très bas à crescendo -tout en faisant tourbillonner l'index de sa main droite, pointé vers le plafond, expliquant ainsi que l'engin s'élevait et disparaissait. Au préalable, en décrivant les sujets, Severin a élevé verticalement les deux index à 20 cm au-dessus de sa tête, précisant qu'ils étaient équipés de courtes antennes, et que celles du troisième ont bougé. À l'issue de l'entretien, le témoin, très agité, ne s'aperçoit plus de la présence des deux enquêteurs.

 

Après enquête auprès des services de 1 'aéroport Gillot-St-Denis : aucun avion ou hélicoptère n'était en vol le 14 février 1975. Entre 12 :00 et 14 :00. A 13 :00, le temps était clair, le ciel dégagé, le soleil non voilé se trouvait pratiquement au zénith. Pas de vent, aucune précipitation de pluie depuis le 10 février. Pas de lâcher de ballons.

 

 Le 16 février, nouvelle vi site, Severin Antoine est toujours dans un état second. Il n'a pas retrouvé l'usage de la parole et de plus sa vue s'est considérablement affaiblie. Il peut faire quelques pas et donner par gestes quelques explications (nous ne reprendrons pas le récit de la visite du 19, semblable à peu de choses près). On apprend, je crois, la présence de deux hublots dans la partie supérieure, et que c'est en cherchant d'où provenaient les '' bip-bip » qu'il a découvert la soucoupe.

 

 Le 17 février, Severin Antoine, encore très agité, est dépourvu de la parole et de la vue. Il voudrait nous amener sur les lieux, mais accompagné d'hommes armés. En raison de son handicap le transport est différé.

 

 Le 18 février, nouvel interrogatoire. L'intéressé, toujours alité, avec sa cécité. Détection négative de radioactivité sur sa personne et ses vêtements par le commandant Leg ros. Le docteur Henri nous dit avoir examiné Severin dans la journée. Diagnostic pas alarmant, l'état général est bon. État d'anxiété pouvant durer de trois jours à trois mois, dû à un fort choc émotionnel.

 

Le 19 février : récit fait. Severi n’a retrouvé l'usage de la parole. Le 20 février : transfert sur les lieux : récit fait.

 

 Le 24 février il accepte de se rendre encore sur les lieux avec un journaliste de Saint-Denis. Arrivé à destination, dès qu'il foule le sol, il est victime d'un trouble inexplicable. Il agite ses mai ns parallèlement au sol ; ses yeux se révulsent, son pouls ralentit, les extrémités des membres refroidissent. Ramené à sa demeure, il ne reprendra ses esprits que trente minutes plus tard.

 

 Le 25 février, entendu à nouveau, Severin ne peut expliquer les pertes de connaissance chaque fois qu'il se rend sur place. Il entend encore les " bip-bip » l'obligeant à se boucher les oreilles. Il affirme n'avoir jamais entendu parler de la sou· coupe volante aperçue en 1968 à la Plaine des Cafres (voir LDLN no 96 bis de novembre 1968) et déclare ne pas lire ou feuilleter des revues de science-fiction. Avant de passer aux conclusions de ces rap· ports d'enquêtes, axés principalement sur le témoin Severin, il nous faut rendre compte des divers témoignages d'observations recueilli s par les enquêteurs.

 

Le 10 février 1975, à Petite Ile. Poth in Guy témoigne que vers 22 :00 il a aperçu, venant de la mer, un objet très brillant qui se déplaçait dans le ci el, à vive allure. Il a observé l'objet assez longtemps, en a parlé à son frère, mais en aucun moment il n'en a fait part à Severin.

 

Le 14 février 1975 - jour de l'observation de Severin. Assaby Maxime, coiffeur à Saint-Denis, entre 19 :00 et 19 :30. J'ai remarqué au-dessus de Sainte Marie (8 km à I '1E) trois lumières à grande altitude. D'abord immobiles, elles se sont ensuite déplacées vers 1'0, en direction du cap Bernard (3 km 0 de Saint-Denis). Elles étaient de couleur blanche, la troisième, séparée des deux autres, diffusait un éclairage plus intense. Avec moi, se trouvait mon frère, âgé de 17 ans. Je ne puis me tromper, j'ai l'habitude de voir des avions arriver et repartir. Ces lumières étaient anormales de par leur hauteur, l'intensité lumineuse diffusée, leur immobilité momentanée. Ces lumières étaient constantes sans clignotement.

 

Le 14 février 1975, à 19 :15. Dayde Colette avec son époux, chez leurs amis, la famille Rayera, la station météo du Chaudron, ont aperçu des lumières qui semblaient être des projecteurs, se déplaçant d'E en 0, c'est-à-dire venant de Sainte-Marie et se dirigeant vers le Port. Ce qui semblait être des projecteurs diffusait une lumière vive et légèrement jaune. Deux lumières se trouvaient sur le même alignement vers l'avant, la troisième était séparée des autres.

 

Cet engin se déplaçait à une vitesse réduite, il est passé au-dessus de l'antenne de la station météo. Un bruit sourd émanait de l'engin, à peine perceptible. Le 16 février 1975, à 20 :00. Vita line Jocelyne, 16 ans. Alors que je me trouvais à Saint-Benoît (sur la côte E, à 30 km à vol d'oiseau de Saint-Denis) j'ai vu, bas dans le ciel, en direction du lieu-dit " La Marine "• une boule lumineuse se dirigeant lentement vers le N.

 

CONCLUSIONS DES ENQUETEURS

 

Au début, cette " histoire " a provoqué une certaine hilarité dans le voisinage, puis il a fallu se rendre à l'évidence que les dires de Severin Antoine ne pouvaient être pris au sérieux. Des renseignements complémentaires recueillis à son sujet il ressort qu'il est normalement équilibré, de bonne conduite, de bonne moralité, et qu'il n'est pas un simulateur. Plusieurs personnes entendues verbalement, sans être convaincues de l'existence de soucoupes volantes, ne rejettent pas catégoriquement la possibilité de telles apparitions.

 

Les personnes entendues ne croient pas à une hallucination de l'observateur et ses dires sont pris au sérieux. Le 6 mars 1975, date de clôture de l'enquête, Severin Antoine a repris, semble-t-il, toutes ses facultés physiques et morales. Toutefois, en raison de ses trois défaillances à l'approche du lieu de l'observation, nous n'avons pas cru devoir effectuer une quatrième tentative qui pourrait être encore néfaste à l'intéressé. N. O. L. R. - Avec une enquête aussi minutieuse des autorités de l’Ile de la Réunion, le lecteur sera en mesure d'apprécier le crédit qu'il faut accorder à cette relation. Je suis quant à moi parfaitement convaincu de la réalité de l'observation.

 

On constate, malgré le peu de témoignages recueillis, qui sont l'indice d'un nombre d'observateurs beaucoup plus important, que le phénomène était déjà présent le 10 février, ce qui rend crédible, et remarquable en même temps, le rêve de Severin dans la nuit du 10 au 11 février. On peut donner comme hypothèse que le témoin, très sensible, a déjà été traumatisé dès cette nuit par la présence proche du phénomène. De plus, le phénomène était toujours dans l'île le 16 février, peut-être plus tard, et ce n'est que le 17 que Severin a pu parler. L'observation peut se traduire à mon sens en deux phases. Severin, attiré par son subconscient, ne fait pourtant rien d'inhabituel, empruntant la route qu'il a coutume de prendre pour aller chez lui. C'est le " bip-bip " qui attire ses regards, et il voit alors l'objet. Était-il là depuis longtemps, nul ne le saura, il ne l'a vu que lorsqu'il a regardé. Il semble que rien ne se soit passé avant qu'il ne le regarde, et que ce n'est qu'à ce moment précis que le " cinéma " commence : l'échelle, les petits êtres, leur déplacement pieds joints, le rayon, la fuite ... etc.… et le traumatisme réel qui en est résulté.

 

Si la prémonition ou la voyance simple de la présence du phénomène, maintes fois remarquée par d'autres enquêteurs, peut s'expliquer par une sensibilité particulière de Severin la présence de l'objet doit être considérée comme une réalité. Ce qu'il se passe immédiatement après a une réalité plus suspecte. Il est près de l'objet, peut-être à une vingtaine de mètres, quand il s'en est approché, donc sous l'influence directe de son environnement, et c'est à ce moment que l'invraisemblance apparaît, qui rend dubitatifs ses meilleurs amis : il a vu quelque chose, mais quoi ? diront-il s. C'est la voix populaire qui parle, et peut-être n'ont-ils pas tort (voir LDLN 143, à propos du contact). Le témoin est sincère, il ne simule pas, mais la réalité de son traumatisme ne fait non plus aucun doute.

 

F. LAGARDE.

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAI RES

Le témoin Severin Antoine a fait son service militaire dans l'aviation. Il n'avait jamais eu de prémonition avant son aventure. L'étude des photos et des plans joints montre que si le terrain de l'observation est sur une pente relativement douce, i 1 est très dégagé, et la question pouvait se poser de savoir le motif pour lequel Severin n'avait pas aperçu plus tôt un objet brillant, de masse importante, se situant à 3 m au moins au-dessus du champ, et par conséquent attirant bien les regards. La réponse des enquêteurs : L'objet a été vu après le •• bip-bip " : ou il a atterri après le passage de Severin, ou Severin n'a pas fait attention : il faisait très très chaud à cette époque et à cette heure, il avait un chapeau, et marchait tête baissée ...

 

La première hypothèse semble plus vraisemblable. Je pense aussi qu'un objet de cette taille se voit de loin quand il descend du ciel, qu'il doit se voir aussi s'il est posé, même si l'on ne prête pas trop attention à l'environnement à 15 ou 20 m de distance, le regard aurait dû être attiré par cette masse brillante. Bien qu’il reste la possibilité que l'objet soit là et que le témoin ne l'ait pas aperçu en parcourant le chemin du Cratère : voir plan et photo, puis en longeant presque toute la longueur du champ : voir plan et photos, ce qui paraît difficile, on peut aussi admettre que l'objet s'est matérialisé au moment même où une force " irrésistible " l'a forcé à s'arrêter. Cette éventualité pose bien entendu un problème qui n'échappera à personne. Il offre plusieurs solutions pour la matérialisation : ou elle est réelle et rejoint une des constances du phénomène, ou elle est un produit du psi du témoin. Tous les enquêteurs, et les médecins qui ont visité Severin s'accordent à dire qu’'il a certainement vu quelque chose, de même que tous les témoins qui le connaissent bien.

 

 La matérialisation reste donc une hypothèse valable. Mais, de même, tous s'accordent à être étonnés qu’il en ait tant vu. Si le psi est intervenu c'est donc après le contact, ce qui rejoint alors le problème du contact, déjà développé dans LDLN no 143. Un cas intéressant de toute manière et parfaitement bien étudié, présentant toutes les garanties de crédibilité quant à la conduite de l'enquête.

F. LAGARDE.

 

 À noter, si je ne l'ai pas déjà indiqué, que le cas de la Plaine des Cafres est situé à 15 km à vol d'oiseau de Petite lie et qu'il existe des moyens de communication normaux. De même j'apprends aux dernières informations que cette affaire a délié les langues et que l'on s'aperçoit aujourd'hui que l'Ile de la Réunion est beaucoup plus fréquentée par les Ovni s que n'aurait pu le laisser supposer l'absence d'informations. Un grand merci à M. Barret qui nous avait adressé une excellente enquête rejoignant celle-ci ; mais qui n'avait pas les mêmes moyens d'investigation qui ont pu être mis en œuvre à cette occasion.

 

ANALYSE ET REMARQUES

 

Le cas Antoine Séverin, Petite-Île, La Réunion, 14 février 1975, mérite une analyse critique approfondie, car il possède une particularité rare dans les dossiers ufologiques français : un témoin unique, une réaction physiologique spectaculaire, plusieurs auditions par la Gendarmerie nationale, un contrôle médical, des vérifications aéronautiques et météorologiques, une tentative de retour sur les lieux avec nouvelle crise, mais aucune preuve matérielle positive.

 

Il faut également corriger une confusion importante : le témoignage de Guy Pothin du 10 février 1975 est un événement distinct, même s'il apparaît dans le même dossier d'enquête.

 

Les faits essentiels

Le 14 février 1975 vers 12 h 05–13 h, Antoine Séverin, 21 ans, employé de commerce à Petite-Île, quitte son travail alors qu'il entend depuis plusieurs jours un bruit répétitif de type « bip-bip ». Selon son récit recueilli ultérieurement par la Gendarmerie, ce phénomène sonore avait commencé dans la nuit du 11 au 12 février, d'abord dans un rêve, puis s'était poursuivi à l'état de veille. Il affirme avoir continué à entendre ces sons pendant les jours suivants.  En regagnant son domicile, le bruit devient plus intense. Il se dirige vers un champ de maïs du secteur du Piton Calvaire, à environ 300 m à l'ouest de Petite-Île. Il décrit alors :

 

*Un objet de couleur aluminium ;

*Une forme de soucoupe surmontée d'un dôme ;

*Environ 3,5 m de diamètre selon la reconstruction de l'enquête ;

*Un stationnement à environ 1,5 m au-dessus du sol ;

*Des hublots rectangulaires

*Une petite passerelle ou échelle à trois marches ;

*Plusieurs occupants de petite taille

*Un éclair ou rayon lumineux qui le projette au sol ;

 *Le départ de l'objet accompagné d'un sifflement.

 

*Des vêtements brillants ressemblant, selon les enquêteurs, à la forme d'un « Bibendum Michelin » ;

* Des antennes sur leur casque ;

Un objet tenu par l'un des êtres

 

Ce qui rend l'affaire particulièrement intéressante est ce qui se passe après l'observation.

 

À son retour chez lui, sa mère le trouve vers 16 h 30 prostré, en pleurs, les mains sur la tête et souffrant de douleurs à la tête. Il lui aurait déclaré avoir vu quelque chose qu'il pensait que personne ne croirait.

Le lendemain, lorsque les gendarmes viennent l'interroger, il est dans un état particulièrement inhabituel :il ne parle pratiquement plus ; son regard est fixe ; il est extrêmement anxieux ; il communique essentiellement par gestes ; sa vision se dégrade fortement et il reste alité plusieurs jours.

 

Ces manifestations sont donc réelles en tant que manifestations physiologiques et comportementales, indépendamment de l'interprétation ufologique que l'on donne à leur origine.  C'est une distinction essentielle. L'enquête établit beaucoup mieux l'existence d'une réaction anormale chez Séverin que l'existence de l'objet qu'il affirme avoir observé.

 

 Un élément souvent sous-estimé est que Séverin aurait réalisé un dessin de l'objet peu après l'événement, alors qu'il était encore incapable de parler normalement. La Gendarmerie constate ensuite que le dessin exécuté le 14 février et les descriptions gestuelles ultérieures sont globalement cohérents. L'objet est représenté sous une forme de chapeau/soucoupe avec : une partie supérieure bombée ; des hublots ….

 

Cela constitue un élément intéressant pour l'étude de la stabilité du récit.

 

Le lieutenant-colonel Lobet dirige l'enquête. Les gendarmes effectuent notamment des vérifications auprès :

 

 Aéroport de Gillot : Ils recherchent des avions ou hélicoptères ayant pu être présents au-dessus de La Réunion le 14 février entre environ 12 h et 14 h. Selon le rapport reproduit dans la littérature ufologique, aucun aéronef correspondant n'est identifié.

 

Aéro-club du Sud

Les enquêteurs vérifient également l'activité aéronautique de l'aéroport de Pierrefonds.

L'enquête indique qu'aucun avion n'aurait décollé de cette piste durant la période considérée.

 

Météorologie

Les enquêteurs indiquent :

 

·         Ciel dégagé ;

·         Absence de vent ;

·         Soleil pratiquement au zénith ;

·         Absence de pluie récente ;

·         Pas de lâcher de ballon-sonde.

 

Ces vérifications éliminent plusieurs explications ordinaires, mais elles ne permettent évidemment pas d'établir qu'il s'agissait d'un engin extraterrestre ou même d'un objet matériel.

 

C'est ici que l'affaire doit être fortement nuancée. Les gendarmes recherchent des traces sur le site présumé. Ils ne découvrent aucune trace convaincante d'atterrissage ou de présence d'un objet. Le terrain est cependant problématique : végétation, sol irrégulier, champ cultivé et, surtout, passage de nombreuses personnes après l'événement. Des marques sont observées mais elles sont interprétées comme probablement dues à des oiseaux recherchant de la nourriture.

 

Un autre élément souvent présenté comme extraordinaire est le contrôle radiologique. Le commandant Legros effectue une recherche de radioactivité sur :

 

·         Séverin ;

·         Ses vêtements ;

·         Le secteur concerné.

 

Le résultat est négatif.

Cela mérite toutefois une interprétation prudente. Un résultat négatif ne démontre pas que l'événement n'a pas eu lieu. Mais il signifie aussi que l'enquête n'a pas mis en évidence une signature radiologique qui aurait fourni un indice physique indépendant.

 

Le médecin Michel Tschupp, de la Faculté de Lyon, examine Séverin. Le certificat décrit : fatigue extrême ; prostration ; angoisse ; perte partielle du langage et fixité du regard.  Le médecin évoque une « crise d'aspect pithiatique » consécutive à un choc émotionnel intense. Il précise néanmoins que le sujet n'avait auparavant présenté, selon les informations dont il disposait, aucun trouble neurologique ou psychiatrique connu.

 

C'est très important pour l'analyse. Ce que le médecin établit c’est qu’il existe manifestement un état pathologique ou fonctionnel réel. Ce qu'il n'établit pas c’est la cause de ce choc.

 

Le 20 février, la Gendarmerie conduit Séverin vers le champ. Il reconnaît l'endroit et avance. Puis, lorsqu'il arrive dans la zone qu'il associe à l'observation :

 

·         Il porte les mains à ses oreilles ;

·         Il semble souffrir ;

·         Il vacille ;

·         Il tombe ;

·         Son pouls est décrit comme faible ;

·         Ses mains deviennent froides ;

·         Ses yeux se révulsent.

 

Il est ramené chez lui et récupère partiellement après environ trente minutes.  Une nouvelle tentative aurait également provoqué une réaction similaire. Le 24 février, lors d'une autre visite des lieux, une nouvelle crise est rapportée. Le 25 février, Séverin ne peut expliquer pourquoi la proximité du lieu provoque ces réactions.  C'est un élément très intéressant mais il faut éviter une conclusion trop rapide.

 

Hypothèse A — événement physique réellement observé

 

Dans cette lecture, Séverin aurait réellement vu un objet matériel inhabituel.

Les arguments favorables sont :

 

+ enquête officielle relativement détaillée ;
+ témoin identifié ;
+ réaction immédiate constatée par plusieurs personnes ;
+ récit relativement détaillé ;
+ dessin précoce ;
+ vérifications aéronautiques ;
+ absence d'explication aéronautique évidente ;
+ réaction reproduite à proximité du lieu.

 

Mais les arguments contraires sont considérables :

 

− témoin unique au moment essentiel ;
− aucun objet récupéré ;
− aucune trace convaincante ;
− aucune photographie ;
− aucune mesure instrumentale ;
− aucun radar ;
− aucune observation indépendante de l'engin ;
− aucune preuve permettant de déterminer la nature de l'objet.

 

Cette hypothèse reste donc possible mais non démontrée.

 

Hypothèse B — événement perceptif ou neurologique

C'est l'hypothèse qu'une analyse critique moderne doit absolument considérer.

Séverin présente simultanément :

 

Sons répétitifs ;

Impression de chaleur ;

Sensation de souffle ;

Paralysie ;

Vision d'un objet ;

Vision d'êtres humanoïdes ;

Perte de parole ;

Troubles visuels ;

État de prostration ;

Épisodes de perte de connaissance ;

Réapparition des symptômes lorsqu'il retourne sur les lieux.

 

Cela pourrait correspondre à un phénomène physiologique ou neuropsychologique complexe. Mais il faut être prudent : nous ne disposons pas d'un examen neurologique moderne réalisé au moment des faits. On ne peut donc pas diagnostiquer rétrospectivement une pathologie précise.

 

Hypothèse C — expérience psychophysiologique déclenchée par un événement inconnu

À mon sens, c'est une formulation beaucoup plus rigoureuse que de choisir immédiatement entre « OVNI » et « hallucination ».

 

On pourrait avoir :

 

Stimulus inconnu → perception inhabituelle → peur/choc → réaction physiologique majeure → renforcement du souvenir et association au lieu.

 

Ou éventuellement :

 

Trouble perceptif initial → interprétation en termes d'engin et d'occupants → réaction émotionnelle secondaire.

 

Le dossier ne permet pas de déterminer dans quel sens la causalité s'est produite.

.

Avant l'observation, Séverin affirme avoir rêvé :de raisins ; puis de sons « bip-bip ».  Et il affirme que les mêmes sons auraient continué à l'état de veille pendant deux jours. Cela donne au récit une structure de type :

Rêve → perception sonore → amplification → déplacement vers la source supposée → rencontre.

Pour un chercheur, c'est un point capital.

Le rêve constitue un élément du témoignage, pas une preuve que le phénomène était déjà présent physiquement avant le 14 février.

 

C'est ici qu'il faut être très précis en ce qui concerne les témoins secondaires :

 

*      Marie-Mauricette Leperlier

Elle confirme notamment l'état inhabituel de Séverin et son comportement. Mais elle n'a pas vu l'objet.

*      Guy Pothin

Il connaît Séverin et confirme son état après les faits. Mais son propre témoignage concernant un objet lumineux est celui du 10 février, donc plusieurs jours avant l'observation de Séverin.

*      La mère

Elle est un témoin important de l'état physique et émotionnel de son fils après l'événement, mais pas de l'OVNI.

 

Cela signifie que nous avons plusieurs témoins secondaires de la réaction de Séverin, mais pas plusieurs témoins indépendants de l'objet. C'est une distinction fondamentale.

 

Sources : Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979

Jean-Claude Bourret, Le nouveau défi des OVNI, (reprenant le P.V. de la Gendarmerie Nationale, brigade de Petite-Ile)

La revue des soucoupes volantes, n° 4 (l'enquête en question par le capitaine Guillaume Kervendal)

RR3 Le dossier des Rencontres du Troisième Type en France, Julien Gonzales, 2014.

https://chroniques-stellaire-2.fr/2026/09/enquerre-ufologique-enquerre-19-les-bibendums.html

https://extraterrestre.org/wp-content/uploads/1975/02/LDLN-No-147.pdf

 

16 FEVRIER 1975      - SAINT BENOIT – REUNION 

Le 16 février 1975 à 20 h, Jocelyne Vitaline, 16 ans, alors à Saint-Benoît, observe bas dans le ciel, en direction du lieu-dit La Marine, « une boule lumineuse se dirigeant lentement vers le Nord ».  Il s'agit donc d'une observation nocturne d'un phénomène lumineux, et non d'une rencontre rapprochée. Le fait qu'elle soit intégrée au PV de l'enquête de Petite-Île est cependant intéressant : les gendarmes la citent explicitement parmi les observations réunionnaises venant compléter leur enquête sur Séverin.

  

Le terme « boule lumineuse », observée de nuit et se déplaçant lentement, est extrêmement peu discriminant. Cela peut correspondre à de nombreux phénomènes.

 Source :   Ovnis 1999 le contact ? par Bourret Jean Claude ** Michel Lafont 1997

 

26 FEVRIER 1975 – SAINT DENIS - REUNION

Caractéristiques générales

 

Num Base :

Département :

Lieu d'observation :

Latitude :

Longitude :

Date d'observation :

Heure :

Durée (HH :MM: SS) :

Météo :

Type d'observation :

Nbre de témoin(s) :

Enquête officielle :

61

Réunion (974)

St Denis de la Réunion

N.C.

N.C.

26 février 1975

04 :00 heures

00 :45 :00

Beau temps, ciel clair

Visuel : Éloigné

1

Non

 

Caractéristiques de l'objet

Nbre d'objet :

Type d'objet :

Taille estimée :

Couleur :

Luminosité :

Caractéristique visuelle :

Vitesse :

2

Fer à cheval

50 à 60 mètres

Blanc

Brillant

Pas d'indication

Immobile

 

Observation

Le témoin voulant faire un tour au marché du Chaudron avant de se rendre à son travail, s'est levé à 4 h du matin. Pour aller de la pièce où il couche à la cuisine, il est dans l'obligation de traverser la cour. En sortant, comme il le fait habituellement, il a regardé le ciel. Le temps était très clair, étoilé et sans nuage, mais le jour n'était pas encore levé. Il a eu tout de suite son attention attirée par la présence d'un objet lumineux au-dessus de la montagne. Très visible, il se trouvait à une altitude qu’évaluée à environ 1 000 m et à un angle approximatif de 15° par rapport à l'endroit où il se tenait. Il s'agissait de trois couronnes qui pouvaient faire chacune 50 m de diamètre, disposées symétriquement en triangle à une distance l'une de l'autre d'une quinzaine de mètres et d'un autre engin en forme de fer à cheval, les branches tournées vers la couronne et sensiblement de la même dimension que cette dernière. Leur couleur était d'un blanc lumineux opalisé, non éblouissant. Ces objets étaient immobiles et totalement silencieux. Il les a observés pendant environ dix minutes et a même eu l'intention de réveiller son épouse afin qu'elle soit également témoin. Mais il s'est ravisé et il est rentré dans la cuisine pour préparer son petit déjeuner. Dix minutes plus tard, il est ressorti pour se raser dans la pièce qui se trouve de l'autre côté de la cour. le témoin a remarqué que les objets étaient toujours à la même place. Il les a, une nouvelle fois, observés, puis est rentré me préparer. Vers 4 h 45, lorsqu'il est sorti pour monter dans sa voiture, il constate la disparition des objets.

 

Sources - Ovni, la fin du secret par Roussel Robert ** Belfond 1978 – REPRIS DE : http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=61

 

27 MARS 1976 SAINT DENIS REUNION

Résumé du cas

Date : 27 mars 1976
Heure : entre 6 h 30 et 6 h 55
Lieu : Saint-Denis, La Réunion
Témoin : un militaire circulant en véhicule
Phénomène : « tâche de brouillard » grisâtre avec reflet métallique
Source : procès-verbal de Gendarmerie n°1003 (1976309238)
Classification GEIPAN : C – manque d'informations fiables.

 

Le témoin circule en voiture lorsque celle-ci tombe brusquement en panne : tous les voyants du tableau de bord s'éteignent. Son attention est alors attirée par une masse ou tâche de brouillard grisâtre, présentant selon lui un reflet métallique, située à environ 15 à 20 mètres du véhicule, vers la rivière. En passant la tête par la fenêtre, il suit le phénomène du regard. Celui-ci s'élève rapidement, puis disparaît au-dessus des bâtiments en prenant une direction sud-sud-ouest.

 

Peu après, le témoin constate que les voyants du véhicule sont de nouveau allumés et réussit à redémarrer facilement le moteur.

 

Point particulièrement intéressant

Il existe donc une corrélation temporelle apparente entre :

 

Panne électrique du véhicule → observation du phénomène → disparition du phénomène → retour du fonctionnement du véhicule.

 

Mais il faut absolument parler de corrélation, et non d'un effet électromagnétique démontré. Le GEIPAN indique qu'aucun autre témoignage n'a été recueilli et classe l'affaire C précisément parce que les informations disponibles sont insuffisantes.

 

Analyse critique rapide

 

Élément

Évaluation

Témoin unique

Limitation importante

PV de Gendarmerie

Élément documentaire solide

Distance annoncée

15–20 m

Phénomène décrit

Brouillard grisâtre / reflet métallique

Mouvement

Élévation puis départ rapide S-SO

Effet sur véhicule

Panne puis remise en fonctionnement

Trace matérielle

Aucune indiquée

Mesure instrumentale

Aucune

Témoins indépendants

Aucun

Identification conventionnelle

Non établie

Classification GEIPAN

C

 

Attention à une nuance importante : le GEIPAN ne dit pas que le phénomène a provoqué la panne. Il rapporte simplement les deux événements dans la succession du témoignage. L'association entre les deux reste donc une interprétation possible du témoin, pas une conclusion scientifique.

 

En résumé :

27 mars 1976 – Saint-Denis – La Réunion. Un militaire circulant en voiture observe, après une panne électrique soudaine de son véhicule, une masse décrite comme une « tâche de brouillard » grisâtre avec reflet métallique, à environ 15–20 m. Le phénomène s'élève rapidement et disparaît vers le sud-sud-ouest. Peu après, les instruments du véhicule se rallument et le moteur redémarre normalement. Aucun autre témoin n'est retrouvé. Un PV de Gendarmerie est conservé dans le dossier. Le GEIPAN classe le cas C (« manque d'informations fiables »).

Référence GEIPAN officielle : Dossier GEIPAN – SAINT-DENIS (974), 27.03.1976

 

1ER AVRIL 1978 – SAINT PAUL – ETANG SALE -ET ST LOUIS - REUNION

Date : 1er avril 1976
Heure : environ 17 h 20
Secteur : Saint-Paul, Étang-Salé et Saint-Louis
Phénomène : traînée blanche suivie d'une masse de fumée grise au-dessus de la mer
Source : enquête de Gendarmerie, PV n°273 (1976309229)
Témoins : quatre témoignages sont associés au dossier
Classification GEIPAN : B.

Déroulement   : Vers 17 h 20, plusieurs personnes observent dans le ciel une traînée blanche semblant se diriger vers la mer.

 

Le phénomène paraît ensuite plonger dans l'océan. Les témoins observent alors une masse de fumée grise qui reste visible au-dessus ou sur la mer pendant environ un quart d'heure, avant de disparaître complètement.

 

L'affaire est suffisamment inhabituelle pour faire l'objet d'une enquête de la Gendarmerie.

 

Vérifications effectuées

Un point particulièrement intéressant est la vérification du trafic aérien. Les gendarmes constatent qu'aucun aéronef provenant de l'aéroport n'était en vol après 17 h au moment considéré. Ils ne retrouvent cependant aucun objet ni débris sur le littoral.

 

Le GEIPAN conclut :

« Probable observation de la chute d'un objet en mer. » mais précise que les informations disponibles ne permettent pas d'identifier cet objet.

 

Analyse critique

Le cas présente plusieurs éléments intéressants :

 

            Points solides :

*      Plusieurs témoins ;

*      Observation simultanée ;

*      Heure relativement précise ;

*      Trajectoire apparente ;

*      Phénomène visible pendant plusieurs minutes ;

*      PV de Gendarmerie conservé ;

*      Vérification du trafic aérien ;

*      Quatre témoignages dans le dossier.

 

Points faibles :

*      Aucune récupération d'objet ;

*      Aucun fragment ;

*      Aucune photographie ;

*      Aucune mesure instrumentale ;

*      Pas de localisation précise du point d'impact en mer ;

*      Pas d'identification définitive de la nature de l'objet.

 

En résumé :

01/04/1976 – Saint-Paul / Étang-Salé / Saint-Louis (La Réunion) — Vers 17 h 20, plusieurs témoins observent une traînée blanche semblant plonger dans la mer, suivie d'une masse de fumée grise demeurant visible environ quinze minutes. Une enquête de Gendarmerie (PV n°273, 1976309229) ne trouve aucun aéronef correspondant ni débris sur le littoral. Le GEIPAN considère qu'il s'agit probablement de la chute en mer d'un objet, sans pouvoir déterminer sa nature, et classe le dossier B.

Référence officielle : Dossier GEIPAN – SAINT-PAUL (974), 01.04.1976

Également cité dans : Ovni, la fin du secret par Roussel Robert ** Belfond 1978

01 AVRIL 1976   SAINT LOUIS - REUNION

Observation

Deux personnes qui discutaient devant une boutique, tournés face à la mer, ont soudainement vu une trainée de fumée blanche comme celle laissée par les avions à réaction qui a plongé dans la mer. Il s'est alors formé au niveau de l'océan une masse de fumée grise. Cette dernière s'est déplacée vers la terre, comme poussée par le courant. Elle devait couvrir un espace d'au moins cinquante mètres de côté et l'eau autour semblait bouillonner. Cela semblait être un objet en feu qui se déplaçait sur l'eau. Cette dernière s'avançant de plus en plus vers la terre, la vision a été cachée par la végétation. Durée totale de l'observation dix minutes. Distance estimée par les témoins deux à trois km du rivage en face de l'étang du Gol. D'autres personnes de la ville ont été témoins.

Sources - Ovni, la fin du secret par Roussel Robert ** Belfond 1978 - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1091

 

24 JANVIER 1977 – SAINT BENOIT – REUNION

GEIPAN/CNES : le cas existe bien sous la référence SAINT-BENOIT (974), 24.01.1977, mais il faut noter d’emblée que le GEIPAN le classe C — « manque d’informations fiables ». La fiche a été mise à jour le 4 août 2010.

 

24 janvier 1977 — Saint-Benoît, La Réunion

 

Élément

Information

Date

24 janvier 1977

Lieu

Saint-Benoît, La Réunion

Département

974

Classification GEIPAN

C

Motif

Manque d'informations fiables

Mise à jour GEIPAN

4 août 2010

 

 

La base officielle confirme donc bien l'existence du dossier, mais la fiche publique actuellement indexée ne fournit pas suffisamment d'éléments pour reconstituer une observation détaillée.

 

En résumé : :

24 janvier 1977 — Saint-Benoît, La Réunion. Observation enregistrée dans la base du GEIPAN/CNES. Le dossier, correspondant à un cas ancien de La Réunion, est classé C (« manque d'informations fiables ») et a été mis à jour le 4 août 2010. Les éléments actuellement accessibles dans la fiche publique ne permettent pas de caractériser suffisamment le phénomène observé ni d'établir une identification.

Référence officielle :

 Fiche GEIPAN – SAINT-BENOIT (974), 24.01.1977

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1092

Ovni, la fin du secret par Roussel Robert ** Belfond 1978

 

21 JANVIER 1977 – SAINT-PAUL – ST GILLES-LES-HAUTS - REUNION

Observation

Une habitante entend un bruit et observe "un petit avion" qui file à toute vitesse et va s'âbimer en mer. Observation faîte par d'autres habitants. Aucun avion n'est signalé comme perdu.

Sources

Journal de l'île de la Réunion

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1083

 

19 FEVRIER 1977 – SAINT-DENIS AEROPORT GILOT - REUNION

Daniel Ubertini, ancien photoreporter notamment passé par l'ORTF, était passionné d'aviation. Le 19 février 1977, à La Réunion, il photographiait le décollage d'un Boeing 747 d'Air France depuis l'aéroport de Gillot (aujourd'hui Roland-Garros).

 

Lors du développement du film, il remarqua un objet au-dessus de l'aile droite de l'appareil. Dans une version de son témoignage, il le décrit comme une boule lumineuse, ayant l'apparence d'un « casque colonial surmonté d'une petite antenne ». Une autre source anglophone le décrit comme un objet approximativement de la taille d'un réacteur, avec une sorte de « queue » à l'arrière.

 

Une source particulièrement intéressante

En 2016, UFO Sightings Daily a repris une information provenant de la presse néo-zélandaise concernant Ubertini. Le récit précise : Première photographie d'OVNI revendiquée par Ubertini : 1977 ;

 

*      Lieu : La Réunion ;

*      Appareil photographié : Air France B-747 au décollage ;

*      Objet découvert seulement au développement des photographies ;

*      Objet approximativement de la taille du moteur ;

*      Position au-dessus de l'aile ;

*      Présence apparente d'une « queue ».

 

Cette publication est intéressante parce qu'elle est beaucoup plus tardive que l'événement : elle ne constitue donc pas une source primaire de 1977, mais elle confirme que le récit et la photographie existaient avant la publication de 2016.

 

Le surnom « Ubertovni »

J'ai également retrouvé une source française de juin 2014 (journal LE PERCHE) qui est particulièrement précieuse. Elle explique que Daniel Ubertini était surnommé à La Réunion « Ubertovni », précisément en raison de ses photographies.

https://ovni61.canalblog.com/ 

 

Cette source indique : Février 1977 – île de La Réunion – Ubertini photographie un 747 au décollage et découvre au développement une boule lumineuse au-dessus de l'aile droite. Elle rapporte également que plusieurs de ses photographies ultérieures ont présenté des formes étranges et qu'il les avait soumises au GEIPAN.

 

Ubertini affirme avoir envoyé ses photographies au GEIPAN, mais la source indique que celles-ci auraient été conservées/classées sans identification parce qu'il était le seul témoin.

 

La source française rapporte son propos selon lequel le GEIPAN lui aurait répondu en substance qu'il était seul et qu'aucun autre témoin n'avait vu ou entendu le phénomène.

COPIE DE L’ARTICLE SUR MR UBERTINI, aujourd’hui dans le nord de la France du Journal : LE PERCHE

3 juin 2014

https://ovni61.canalblog.com/ 

http://www.le-perche.fr/31361/un-ovni-dans-le-ciel-percheron%C2%A0/

 

Depuis une trentaine d'années, Daniel Ubertini est « le témoin involontaire de phénomènes aériens ».

 

Alors qu’il photographiait la maison d’une amie à La Ferté-Vidame, Daniel Ubertini aurait découvert un ovni en arrière-plan. Il est depuis une trentaine d’années « le témoin involontaire de phénomènes aériens ».

 

« Ubertovni »

A La Réunion, on l’appelait « Ubertovni ». « Beaucoup de gens m’ont pris pour un allumé », rigole-t-il, sûr de ses images.

 

Le photoreporter à la retraite a pris des milliers de clichés. Quatre d’entre eux laissent planer le doute. A chaque fois, une tâche apparaît, au loin. Agrandie, celle-ci prend la forme d’un DVD avec une antenne.

 

« Il se passe des choses dont on n’est pas conscients », pense-t-il. « Je ne recherche jamais à faire ce genre de photo », assure le retraité de la presse qui ne « veut pas tomber dans la psychose ».

 

Boule dans le ciel

Février 1977. Ile de la Réunion. Passionné d’aviation, Daniel Ubertini photographie un 747 au décollage. En développant le cliché, il aperçoit « une boule de lumière au-dessus de l’aile droite de l’avion ». « La boule a pris la forme d’un casque colonial surmonté d’une petite antenne. »

 

En 2009, il part en voyage au Royaume de Tonga, au Nord-Ouest de la Nouvelle-Zélande. Appareil photo autour du cou, il immortalise l’arrière d’un avion léger, posé sur le tarmac d’un aérodrome. « Sans penser à quoique ce soit. » Il raconte la suite : « Au développement du film, au-dessus de l’aile, j’aperçois une forme ressemblant à un DVD, avec un trou au milieu. » Encore un ovni ? « L’objet est à la fois flou et structuré.

 

« Sans trucage »

Ces « photos réalisées sans trucage » l’ont poussé à contacter un service du Geipan (groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés). « Et c’est toujours la même rengaine. Ils me disent : “Vous étiez seul, personne d’autre n’a rien vu, ni entendu. On ne prend pas votre photo en considération.” Mais ils la prennent quand même et la classe dans un dossier. »

 

« Par contre, reprend cet ancien de l’ORTF, je n’ai jamais eu de retour pour me dire d’arrêter et que j’étais fou. »

Amine el Hasnaouy

Publié dans le journal du Perche
http://www.le-perche.fr/31361/un-ovni-d

 

NOTA : Précisons que nous savons identifier de nos jours la majorité de ces anomalies découvertes après le développement ou après la prise de vue. Anomalies du programme numérique ou sur pellicule, oiseaux, poussières, papillon etc… peuvent en être à l’origine.

 

07 SEPTEMBRE 1978 - SAINT GILLES LES HAUTS – REUNION 

 

 

Plus de cent personnes observent dans le ciel au-dessus du théâtre en plein air de Saint-Gilles ce que le directeur de l'époque avait décrit de la façon suivante : "Brusquement au-dessus de nous, le ciel s'est embrasé d'une vive lumière bleue, d'un bleu très clair ; au centre de cette illumination, un objet d'un vert très violent qui semblait venir de la direction de Saint-Gilles-les-Hauts et se dirigeait vers la mer. Très vite. Nous avons d'abord cru que l'installation électrique avait sauté car l'éclat de la lumière faisait penser un peu à un arc électrique ou à une étoile filante que l'on aurait vue de près, dans un ciel assez nuageux. Tout s'est passé en quelques secondes mais l'objet donnait l'impression de disparaître dans la mer."

Sources

Journal de l'île de la Réunion

Copie de -  http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1084    

17 AOUT 1980 - SAINT GILLES – REUNION

J’ai notamment retrouvé une ancienne version du dossier GEIPAN reproduite dans une base ufologique et, surtout, une discussion qui semble avoir exploité les procès-verbaux de gendarmerie.

 

1. Le dossier ancien GEIPAN est beaucoup plus détaillé

L'ancienne fiche était référencée :

SAINT-GILLES (974) – 17/08/1980 – dossier 1980-09-00797

 

Elle était alors classée D. Le résumé officiel ancien indiquait : « Observation de 3 formes à ressemblance humaine ».

 

Les informations retrouvées sont les suivantes :

 

*      Date : nuit du samedi 16 au dimanche 17 août 1980

*      Heure : environ 01 h 30

*      Lieu : secteur de Saint-Gilles, sur une route nationale

*      Témoins : deux personnes, circulant en automobile

*      Situation : les témoins roulent de nuit et éclairent le bord de la route avec leurs phares.

*      Ils découvrent alors trois formes immobiles sur une butte dominant la mer.

*      La butte se trouve à environ 15 m du bord de la chaussée.

*      Les trois silhouettes auraient mesuré environ 2 mètres.

*      Elles sont décrites comme fortes/corpulentes.

*      Leur surface paraît lumineuse ou luisante lorsqu'elle est éclairée par les phares.

*      À la place des yeux, les témoins distinguent des sortes de gonflements orange, ovoïdes et très volumineux.

*      Aucun véhicule ni éclairage n'est visible à proximité.

*      Aucun bruit particulier n'est entendu.

*      L'observation est extrêmement brève, de l'ordre de quelques secondes.

 

2. Il existe un élément supplémentaire assez remarquable

L'un des témoins aurait observé le lendemain soir, depuis son domicile et dans la direction du lieu de l'observation, une lumière bleue très intense au-dessus de l'océan. Le document GEIPAN ancien précise toutefois qu'aucun lien causal entre cette lumière et l'observation de la nuit précédente n'est établi.

 

3. Surtout : il y a bien eu intervention de la gendarmerie

Une source secondaire reproduisant l'ancien dossier indique que :

 

*      Les faits n'ont pas été signalés immédiatement ;

*      La gendarmerie n'en a été informée que le 30 août 1980, soit environ deux semaines après l'observation ;

*      Les gendarmes se sont alors rendus sur les lieux ;

*      Le témoignage du conducteur a finalement été recueilli le 3 septembre 1980 ;

*      Le témoignage de la passagère a été recueilli le 7 septembre 1980 ;

*      Une reconstitution des lieux avait été effectuée le 30 août.

 

La fiche GEIPAN ancienne indique finalement :

*      Aucune trace recueillie sur les lieux par la gendarmerie.

 

Et son champ « Compte-rendu de l'enquête » était alors indiqué comme « Aucun ».

 

Il faut donc distinguer deux choses : il y a eu une enquête/gendarmerie et des constatations, mais le GEIPAN n'avait pas de compte-rendu d'enquête analytique séparé dans la fiche.

 

4. Localisation probablement beaucoup plus précise : Cap Champagne

C'est ici que la recherche devient particulièrement intéressante. La discussion retrouvée dans la base UFO-Scepticisme indique que l'exploitation des photographies présentes dans le procès-verbal permettrait de situer l'observation vers le Cap Champagne, entre Saint-Gilles et Boucan Canot. Le contributeur compare notamment les photographies des lieux avec les formations rocheuses visibles depuis la route.

 

La localisation proposée est donc approximativement : N1 – secteur Cap Champagne / Boucan Canot – Saint-Gilles. La butte où auraient été vues les trois silhouettes se trouve dans un environnement côtier rocheux, avec la mer immédiatement en contrebas. C'est une information intéressante pour votre livre, car elle permet éventuellement de faire une reconstitution topographique et optique du témoignage.

 

5. Le point faible majeur : le délai de déclaration

C'est probablement l'élément critique le plus important. L'observation aurait eu lieu le 17 août, mais elle n'est signalée aux gendarmes que le 30 août. Le témoignage principal n'est ensuite recueilli que le 3 septembre, et celui de la seconde personne le 7 septembre. Cela ne signifie évidemment pas que les témoins ont inventé leur histoire. En revanche, pour une analyse historique rigoureuse, cela signifie que nous avons :

 

Observation → délai de ~13 jours → signalement → déplacement des enquêteurs → reconstitution → auditions plusieurs jours plus tard.

 

Ce délai doit être mentionné parce qu'il constitue une limitation importante de la valeur probante du témoignage.

 

6. Une hypothèse conventionnelle intéressante : des personnes ou des objets éclairés par les phares

La source secondaire consultée propose plusieurs possibilités, mais il faut bien les présenter comme des hypothèses, et non comme des conclusions.

 

Hypothèse 1 — personnes réellement présentes

Les silhouettes étaient décrites comme :

 

*      Humaines ;

*      Environ 2 m ;

*      Corpulentes ;

*      Immobiles ;

*      Silencieuses.

 

La présence de personnes sur le bord de la route, même à 1 h 30, n'est donc pas physiquement impossible. Le problème est que les témoins auraient constaté l'absence de véhicule ou de lumière.

 

Hypothèse 2 — statues / figurines / objets

C'est peut-être plus intéressant. Des objets fixes placés sur la butte, éclairés brutalement par les phares d'un véhicule en mouvement, pourraient produire des silhouettes très inhabituelles. Le phénomène décrit comme « luisant sur toute leur surface » pourrait notamment correspondre à une réflexion spéculaire ou diffuse des phares. Les « yeux orange » pourraient également être des éléments réfléchissants ou lumineux. Mais je ne vois actuellement aucune preuve documentaire permettant d'affirmer que c'était effectivement le cas.

 

7. Une hypothèse géologique a été évoquée… mais elle ne résout pas directement le cas





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