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LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
La version publiée ici est une version sans mise en page ni documents ou photos.
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La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
Les gendarmes auraient été particulièrement intéressés par des formations
rocheuses situées en contrebas. Les photographies du PV semblent montrer des
rochers dont la morphologie est assez particulière. La discussion secondaire
les rapproche du secteur du Cap Champagne. Mais il faut être prudent : les
rochers observés par les gendarmes ne sont pas nécessairement les trois formes
vues par les automobilistes.
Il serait incorrect de transformer cette observation des enquêteurs en «
identification ».
8. Ce que j'ai trouvé dans les autres bases
|
Source |
Résultat |
|
GEIPAN/CNES – ancienne fiche |
Oui – dossier 1980-09-00797 |
|
GEIPAN actuel |
Oui – cas Saint-Paul, 17/08/1980, C |
|
RR0 |
Oui – reprend le récit et renvoie au GEPAN |
|
UFO-Scepticisme |
Très intéressant : reproduction de l'ancien dossier
+ analyse du PV et localisation |
|
L'Internaute |
Oui – reprend les caractéristiques des trois formes |
|
Investigation Océanographique et OANIS |
Oui – reprend le cas et les descriptions |
|
NUFORC |
Je n'ai pas retrouvé de fiche indépendante
correspondant clairement à ce cas |
|
MUFON |
Je n'ai pas retrouvé de dossier indépendant
clairement identifiable |
|
Enigma |
Pas de fiche indépendante retrouvée lors de cette
recherche |
|
UFO Sightings Daily |
Pas de dossier indépendant retrouvé |
|
Presse réunionnaise indexée sur le Web |
Pas encore retrouvé l'article contemporain de 1980 |
Les bases RR0 et UFO-Scepticisme sont particulièrement utiles ici parce
qu'elles permettent de retrouver des éléments qui ont disparu ou ne sont plus
directement visibles dans l'interface GEIPAN actuelle.
09. Mon évaluation documentaire
Pour votre travail, je distinguerais clairement la qualité du témoignage et
la nature du phénomène.
|
Critère |
Évaluation |
|
Nombre de témoins |
2 |
|
Témoins indépendants |
Non : conducteur + passagère |
|
Observation directe |
Oui |
|
Durée |
Très courte |
|
Distance estimée |
~15 m de la chaussée |
|
Hauteur apparente |
~2 m |
|
Objet matériel récupéré |
Non |
|
Trace au sol |
Non |
|
Photographie |
Non |
|
Radar |
Non |
|
Enquête gendarmerie |
Oui |
|
Signalement immédiat |
Non |
|
Reconstitution |
Oui |
|
Identification conventionnelle |
Non établie |
|
Classification historique |
D |
|
Classification ultérieure |
C |
|
Extraterrestre démontré |
Non |
Conclusion scientifique
Je qualifierais donc le dossier de :
« Observation nocturne rapprochée de trois silhouettes d'apparence
humanoïde, documentée secondairement par une intervention de gendarmerie, mais
signalée avec un délai important et dépourvue de trace physique. Le phénomène
demeure non identifié ; les données disponibles ne permettent pas de déterminer
la nature des formes observées. »
Sources :
https://ufo-scepticisme.forumactif.com/t1540p175-les-pan-d-du-geipan
https://rr0.org/time/1/9/8/0/08/
Le PV de la Gendarmerie : https://www.geipan.fr/sites/default/files/PV%20n%C2%B0982%20%281980308482%29.pdf
07 JUIN 1981 – SAINT DENIS – REUNION
7 juin 1981 – Saint-Denis (La
Réunion) – Lumière au-dessus de la mer.
Vers 23 h, deux témoins
observent en direction de la mer un phénomène lumineux apparemment immobile.
Au-dessus de celui-ci, ils distinguent une forme ressemblant à une demi-lune,
dont l'aspect semble progressivement se transformer et s'agrandir. Le phénomène
disparaît après environ huit minutes. Le dossier, initialement classé C par le
GEPAN en 1981, a été réexaminé par le GEIPAN en 2013. La présence de la Lune
dans la zone observée et les caractéristiques de l'observation conduisent à
identifier le phénomène comme une méprise avec la Lune
FICHE DU GEIPAN
Observation d'un objet lumineux au-dessus de la mer : observation
astronomique de la Lune.
Description
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public
www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à
l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen,
dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de
nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise
depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de
nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une
note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « C » en 1981
par le GEPAN.
Le 7 juin 1981 vers 23h deux témoins observent en direction de la mer un
objet lumineux. Au-dessus de cet objet se trouve une étoile en forme de
demi-lune qui progressivement se transforme et s'agrandit. L'objet, lui, n'a
pas changé de place et disparait au bout de huit minutes environ.
Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée
d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement
connu : la Lune au coucher.
De plus, la Lune était bien présente dans la zone du ciel observée alors que
les témoins n'en font pas mention.
Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est
classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec la Lune.
PV de la gendarmerie : https://geipan.fr/sites/default/files/PV%20n%C2%B0601%20%281981308206%29.pdf
22 OCTOBRE 1981 – SAINT
PIERRE – REUNION
FICHE GEIPAN
Observations d'un phénomène lumineux ressemblant à un tube
néon et stationnaire en direction du soleil levant : manque d'information.
Description
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public
www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à
l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le
seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens
techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces
dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques
voire à un changement de classification.
Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-PIERRE (974) 1981
fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte-rendu
d'enquête).
Le 22 octobre 1981 à 8h30 un automobiliste et son passager sont intrigués par
un phénomène lumineux blanc, stationnaire à basse altitude qu'ils ne
s'expliquent pas. Le PAN en forme de trait avec une forme ronde dessous (T1) ou
de rectangle (T2) se situe en direction du soleil levant. Le conducteur arrête
son véhicule. Il pense ensuite à sortir le théodolite situé à l'arrière du
véhicule pour observer le PAN de plus près mais les deux témoins se trouvent
comme "paralysés" dans la voiture. L'observation de ce "tube de
néon" d'après les deux témoins dure 5 minutes environ avant que le PAN ne
disparaisse progressivement d'après T1 ou quasi-instantanément selon T2. Malgré
un article paru dans la presse locale, aucun autre témoignage ne sera recueilli.
Les témoins ont pu observer une trainée de condensation d’avion dans des
conditions atmosphériques propices avec le soleil assez bas derrière l’avion et
éclairant la trainée. Cette trainée est d’un type particulier avec lambeaux,
ici avec un seul lambeau
:
- le processus de formation de trainée d’avion et de persistance de cette
trainée mettent en jeu plusieurs facteurs atmosphériques (dont pression,
humidité) qui peuvent varier le long de la trajectoire d’un avion y compris
sans changer d’altitude
;
- si tout le long du déplacement, le processus permet la formation et une
grande persistance, la trainée sera longue et continue derrière l’avion,
soumise au seul effet du vent qui peut l’élargir et disperser ou la tordre ;
- si tout le long du déplacement, le processus permet la formation mais avec
une faible persistance, la trainée sera courte et donnera l’impression de
suivre l’avion ;br> - si les processus de formation et persistance varient
le long de la trajectoire, la trainée peut être en lambeaux voire limitée à un
seul bout, fixe, persistant comme c’est probablement le cas ici. Le site Contrail Science donne des
exemples avec photographies.
La forme ronde et moins lumineuse observée sous le trait par T1 est en absence
d’indication angulaire compatible d’une dispersion et d’un élargissement local
de la trainée. Il n’est pas précisé non plus si la forme ronde est accolée au
trait ou éloignée. Il peut aussi s’agir d’une nébulosité éloignée du trait dont
la forme particulièrement ronde conduit T1 à l’associer à l’étrangeté du trait
alors qu’il n’aurait rien remarqué sans l’étrangeté première. Cette forme est
perçue par T1 comme plus difficile à distinguer que le trait, il se peut que T2
(qui ne l’a pas vu) n’ait pas la même capacité visuelle ou d’attention que T1,
ou n’ait pas associé une nébulosité à l’étrangeté première.
La disparition de la trainée telle que perçue par T2 paraît trop rapide. Mais
l’hypothèse d’une capacité visuelle ou d’attention moindre de T2 peut aussi
expliquer qu’il n’ait vu que le début de la diminution d’intensité lumineuse,
alors que T1 a pu suivre le phénomène qui « s’est estompé petit à petit ».
La consistance est médiocre en information comme en fiabilité
:
- la description manque de précision, notamment en termes de position angulaire
dans le ciel, de taille angulaire, de position respective des deux formes vues
par T1.
- il y a deux témoins (non indépendant) dont les récits se consolident sur
certains points et sont discordants pour d’autres. Les écarts de récit n’ont
donné lieu à aucune demande de précision pour mieux quantifier le degré de
discordance au-delà des mots.
Le manque d’information et certaines discordances conduisent à faire des
hypothèses complémentaires pour expliquer l’observation par une trainée. De
fait, l’hypothèse « trainée avion » perd en probabilité mais reste plausible.
Au final la consistance s'avère trop marginale pour valider une telle
explication. Ces deux facteurs, existence d’une hypothèse plausible mais manque
de consistance pour la soutenir, s’opposent au maintien en catégorie PAN
inexpliqué.
En conséquence le GEIPAN conclut : manque d’information fiable.
NOS REMARQUES
Un détail remarquable : le théodolite
C'est un élément intéressant. Le
conducteur avait donc, au moment des faits, un instrument permettant
potentiellement de mesurer la position du phénomène. Mais il ne l'a finalement
pas utilisé. Cela signifie que nous ne disposons pas de mesure instrumentale
permettant de déterminer avec précision :
Altitude ;
Azimut ;
Diamètre
angulaire ;
Déplacement
éventuel.
Le GEIPAN dispose néanmoins des deux témoignages distincts, T1 et T2.
L'enquête et le PV de gendarmerie
Le dossier public comprend :
. « Compte rendu enquête.pdf »
. « PV n°3083 (1981308247).pdf »
. Témoignage T1
. Témoignage T2.
C'est donc un dossier beaucoup plus exploitable que certains autres cas
anciens de La Réunion.Le GEIPAN précise également qu'un article avait paru dans
la presse locale, mais qu'aucun autre témoin n'avait finalement été retrouvé
L'explication envisagée par le GEIPAN
C'est ici que le cas devient particulièrement intéressant. Le réexamen
GEIPAN a retenu l'hypothèse d'une traînée de condensation d'avion éclairée par
le Soleil. Le raisonnement repose notamment sur :
L’heure :
08 h 30 ;
La
direction du phénomène : vers le soleil levant ;
L’aspect
blanc/lumineux ;
L’immobilité
apparente ;
Les
conditions atmosphériques susceptibles de favoriser la visibilité d'une traînée
;
Le Soleil
relativement bas derrière l'avion, permettant d'éclairer fortement la
condensation.
Le GEIPAN écrit que les témoins « ont pu observer une trainée de
condensation d’avion », dans des conditions atmosphériques favorables, avec le
Soleil assez bas derrière l'avion et éclairant la traînée. Mais attention à la
classification Malgré cette hypothèse, le dossier est actuellement C, et non B.
Le GEIPAN ne considère donc pas que l'identification soit suffisamment établie
pour classer le cas comme B – probable.
La fiche porte :
Classification : C — Manque d'informations fiables
Avec :
Étrangeté : 0,35
Consistance : 0,30.
C'est un point important : le GEIPAN propose une hypothèse conventionnelle,
mais conserve officiellement le cas en C.
RESUME :
22 octobre 1981 – Saint-Pierre (La Réunion) – « Tube lumineux »
À 08 h 30, deux automobilistes observent à environ 2 km un phénomène
lumineux blanc/argenté, stationnaire, situé en direction du soleil levant. Le
premier témoin le décrit comme un trait avec une forme ronde dessous ; le
second comme un rectangle. Les témoins estiment ses dimensions à environ 2 m ×
0,50 m et l'observent pendant environ cinq minutes. Le conducteur envisage
d'utiliser un théodolite présent dans son véhicule, mais aucune mesure n'est
finalement effectuée. Un procès-verbal de gendarmerie n°3083 (1981308247), deux
témoignages et un compte rendu d'enquête sont conservés dans le dossier GEIPAN.
Le réexamen de 2018 envisage une traînée de condensation d'avion éclairée par
le Soleil, mais faute d'informations suffisantes, le cas demeure classé C – manque
d'informations fiables.
08 OCTOBRE1981
– ST DENIS HOPITAL BELLEPIERRE – REUNION
Un pensionnaire de l'hôpital de
Bellepierre a observé une boule de lumière couleur blanche, très vive qui
semblait envoyer des faisceaux vers le ciel. Un autre malade et du personnel de
l'hôpital ont fait la même observation. L'objet a disparu en direction de Ste
Marie.
Sources - Lumières dans la Nuit numéro 233/234 - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=2604
03 AVRIL 1982 – LE TAMPON –
REUNION
Fiche signalétique ISSUE BASE
GEIPAN
Nom du cas : TAMPON (LE) (974)
03.04.1982
Date d'observation :
03/04/1982
Lieu : Le Tampon (97430), La
Réunion
Département : La Réunion (974)
Classification GEIPAN : B -
Phénomène probablement identifié
Date de mise à jour de la
fiche : 23/06/2021
Époque de l'enquête : GEPAN
(1977-1988), l'ancêtre du GEIPAN actuel
En classification GEIPAN :
Classement B : phénomène
probablement identifié après enquête
A = parfaitement identifié, B
= probablement identifié, C = manque d'infos, D = inexpliqué malgré enquête.
Résumé officiel du GEIPAN
Observation de la rentrée
probable d'un objet soit naturel (météorite) soit d'origine humaine (partie
d'un engin)
Description détaillée :
Le 3 avril 1982 plusieurs
personnes observent un phénomène lumineux de couleur qui se déplace très
lentement sur un axe Nord-Sud. Selon le directeur de l'observatoire
vulcanologique, ce phénomène est probablement dû à une rentrée atmosphérique
d'un objet naturel (météorite) ou d'origine humaine (partie d'un engin).
Ce que disent les témoignages
archivés
Le GEIPAN a conservé 2
témoignages type pour ce même événement :
Heure locale : 19:00 pour le premier témoin, et
19:30-22:30 pour le second
Contexte : Territoires artificialisés - Zones
urbanisées, observation dans le ciel
Témoin de référence : Homme, 30 ans, réaction :
Curiosité, intérêt actif
Aspect :
Couleur : Jaune, Ambre
Taille apparente : ampoule
Vitesse apparente : Lente
Direction d'observation horizontale : 180.00 à
315.00 soit un axe Nord-Sud
Nombre de phénomènes : 2 observés simultanément
C'est une caractéristique classique des rentrées
atmosphériques : lumière colorée, progression très lente, visible longtemps,
parfois fragmentée en 2 points lumineux.
Explication retenue
À l'époque, le GEPAN s'est
appuyé sur l'avis du directeur de l'observatoire volcanologique de La Réunion.
L'hypothèse n'est pas un OVNI au sens extraterrestre, mais : Rentrée
atmosphérique naturelle - bolide / météorite se consumant
Rentrée atmosphérique
artificielle - débris de lanceur, satellite, étage de fusée
C'est pour cela que le cas est
resté en B et non en D. Le phénomène est identifié comme rentrée, sans pouvoir
trancher avec certitude entre naturel et artificiel faute de données orbitales
de 1982.
16 JUIN 1982 - SAINT DENIS
-- REUNION
Référence GEIPAN : 1982-06-00934
Classification : B
Phénomène : phénomène identifié non indiqué
Nombre de témoignages : 2
Document disponible : PV de gendarmerie n°2354 (1982308139).
Résumé de l'observation :
Le 16 juin 1982 vers 3 heures du matin, plusieurs témoins observent dans le
ciel un objet lumineux de forme sphérique, entouré d'un halo. L'objet est
accompagné d'un ensemble de petits points lumineux jaune-orangés formant une
traînée.
Le phénomène se déplace lentement et en ligne droite, selon une trajectoire
approximative du nord-est vers le sud-est. L'observation dure moins d'une
minute. Aucun bruit n'est associé au phénomène.
Interprétation du GEIPAN
Le GEIPAN considère que les caractéristiques décrites correspondent
probablement à une rentrée atmosphérique : l'objet principal et les fragments
lumineux constituant la traînée pouvant correspondre à la désintégration d'un
objet entrant dans l'atmosphère. Le dossier est donc classé B.
RESUME :
16/06/1982 – Saint-Denis (La Réunion) : vers 03 h 00, deux témoins
observent pendant moins d'une minute un objet sphérique très lumineux, entouré
d'un halo et suivi de plusieurs points jaune-orangés formant une traînée. Le
phénomène se déplace lentement en ligne droite du nord-est vers le sud-est,
sans bruit. Le GEIPAN estime qu'il s'agit probablement d'une rentrée
atmosphérique. Classement B.
https://www.geipan.fr/fr/cas/1982-06-00934
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1085
– journal de l’ile de la réunion
26 JUIN 1982 – SAINT DENIS – PREFECTURE - REUNION
Il s'agit officiellement de :
SAINT-DENIS (974) 16.06.1982
Fiche GEIPAN
Nom : SAINT-DENIS (974) 16.06.1982
Date : 16 juin 1982 à 03h00 du matin
Lieu : Saint-Denis, préfecture de La Réunion (974)
Classification : B - Phénomène probablement identifié
Mise à jour fiche : 23/06/2021
Nombre de témoignages archivés : 2
C'est l'un des 4 cas Réunionnais de l'année 1982 :
1
LE TAMPON
03.04.1982 - B - rentrée atmosphérique
2
SAINT-DENIS
16.06.1982 - B - rentrée atmosphérique
3
L'ETANG-SALE
05.07.1982 - C - manque d'infos
4
SAINT-BENOIT
04.09.1982 - C - manque d'infos
Résumé officiel
Observations du lent passage d'un objet lumineux orangé avec trainée :
observations probables d'une rentrée atmosphérique
Description complète GEIPAN
A 3h du matin le 16 juin 1982 des témoins aperçoivent dans le ciel un objet
de forme sphérique dans un halo suivi d'un ensemble de points plus petits de
couleur jaune orangé formant une trainée lumineuse. Cet ensemble se dirige lentement en ligne
droite du Nord-Est au Sud-Est. L'observation dure moins d'une minute et aucun
bruit lié à ce phénomène n'est entendu. D'après les descriptions du phénomène
ces personnes ont probablement été témoins d'une rentrée atmosphérique. C'est
bien le critère "plusieurs objets" : l'objet principal + l'ensemble
de points plus petits qui le suivent, ce qui donne visuellement plusieurs
lumières.
Détails des témoignages.
Témoin 1 :
Age 40, Homme, Émotion : Curiosité, Intérêt actif
Heure : 16/06/1982 03:00
Environnement : Territoires artificialisés - Zones urbanisées (Saint-Denis)
Direction d'observation : 45° (Nord-Est)
Caractéristiques : Traînée, Queue, Couleur Orangé, feu Jaune, Ambre,
Vitesse apparente : Lente, Bruit : Aucun, Silence total
Témoin 2 :
Même heure 03:00, même description, confirme le déplacement lent NE -> SE.
Analyse GEPAN de l'époque - En 1982 on est encore en période GEPAN
(1977-1988), premier groupe officiel au CNES. Les enquêtes passent par la
gendarmerie. L'hypothèse retenue est une rentrée atmosphérique :
Soit
naturelle : bolide, météoroïde qui se fragmente en rentrant (d'où les
"plusieurs objets" et la traînée jaune-orangée)
Soit
artificielle : débris de satellite / étage de fusée
C'est la même explication que pour le cas du Tampon du 03.04.1982 cité
précédemment, à 2 mois d'intervalle. Les rentrées donnent très souvent lieu à
des vagues de témoignages sur toute une île car visibles à des dizaines de km,
d'où votre souvenir de "plusieurs objets île de la Réunion". Le cas
est classé B car le GEPAN estime l'hypothèse rentrée comme très probable, mais
sans avoir pu retrouver la trace orbitale exacte d'un objet en 1982 pour le
prouver à 100% - donc pas A.
https://cnes-geipan.fr/fr/cas/1982-06-00934
05 JUILLET 1982 - ETANG
SALE – REUNION
5 juillet 1982 — L'Étang-Salé, La Réunion
Référence GEIPAN :
1982-07-00937
Classification : C — manque d'informations fiables
Heure : vers 19 h 30
Document : PV n°1011 (1982308140)
Témoins : plusieurs personnes, avec deux témoignages conservés par le GEIPAN.
Résumé :
Le 5 juillet 1982 vers 19 h 30, plusieurs témoins observent dans le ciel de
L'Étang-Salé un phénomène lumineux inhabituel. Ils décrivent une masse de forme
ovoïde, de couleur orangée et scintillante, nettement plus grosse en apparence
qu'une étoile.
Autour de cette masse semble évoluer un point lumineux dont l'intensité
varie, donnant l'impression de tourner de manière irrégulière autour de l'objet
principal. Le phénomène disparaît finalement derrière ou dans une formation
nuageuse.
Analyse GEIPAN
Le GEIPAN ne propose pas d'identification et ne retient pas ce cas comme un
phénomène inexpliqué de catégorie D. Il le classe C, c'est-à-dire que les
informations disponibles sont insuffisantes pour permettre une analyse fiable.
RESUME
05/07/1982 – L'Étang-Salé (La Réunion) : vers 19 h 30, plusieurs témoins
observent une masse lumineuse ovoïde orangée et scintillante, apparemment
beaucoup plus grande qu'une étoile. Un point lumineux d'intensité variable
semble évoluer irrégulièrement autour de cette masse. Le phénomène disparaît
dans une formation nuageuse. Un PV de gendarmerie (n°1011) est conservé au
dossier. Faute d'informations suffisamment précises, le GEIPAN classe le cas C
: manque d'informations fiables.
https://www.geipan.fr/fr/cas/1982-07-00937 FICHE, PV GENDARMERIE ET DOSSIER SUR CE CAS
DISPONIBLE
04 SEPTEMBRE 1982 -
SAINT*BENOIT - REUNION
4 septembre 1982 — Saint-Benoît, La Réunion
Référence GEIPAN :
1982-09-00940
Classification : C — manque d'informations fiables
Type : masse lumineuse avec changement de direction
Heure : vers 2 h du matin
Témoignages : 4
Document : PV de gendarmerie n°1774 (1982308144).
Résumé :
Dans la nuit du 4 septembre 1982, vers 2 h, plusieurs témoins de Saint-Benoît
observent au-dessus d'une usine une masse lumineuse stationnaire. Elle est
décrite comme ayant une forme approximativement triangulaire, avec des lumières
rouges et dorées/orangées dont l'intensité varie.
Après être resté apparemment immobile, le phénomène commence à se déplacer
lentement et silencieusement, puis s'éloigne en direction de la mer. Le dossier
ne fournit pas suffisamment d'éléments permettant de déterminer la nature du
phénomène. Le GEIPAN le classe donc C, et non D.
RESUME FINAL
04/09/1982 – Saint-Benoît (La Réunion) : vers 02 h 00, plusieurs témoins
observent au-dessus d'une usine une masse lumineuse apparemment triangulaire,
portant des lumières rouges et dorées dont l'intensité varie. Après être restée
stationnaire, elle se déplace lentement et sans bruit avant de s'éloigner vers
la mer. Quatre témoignages et un procès-verbal de gendarmerie (PV n°1774)
figurent au dossier. Faute d'informations suffisantes pour identifier le
phénomène, le GEIPAN classe le cas C : manque d'informations fiables.
https://www.geipan.fr/fr/cas/1982-09-00940 FICHE ET DOSSIER DU GEIPAN
12 NOVEMBRE 1984 – SAINT
DENIS – REUNION (nombreux témoignage, ST PAUL -STE MARIE…)
SAINT-DENIS (974) 1984, référencé 1984-11-01038. Le cas est classé B et le
phénomène est catalogué comme « Météoroïde ».
12 novembre 1984 — Saint-Denis-les-Bains / La Réunion
Une boule blanche à queue rouge observée au-dessus du littoral
Date : 12 novembre
1984
Heure : vers 19 h
Lieu indiqué par le GEIPAN : Saint-Denis-les-Bains (974), avec des témoignages
provenant notamment de Saint-Paul et Sainte-Marie
Classification : B
Phénomène : Météoroïde
Mise à jour de la fiche : 22 mars 2007
Document : PV de gendarmerie n° 1507 (1984306948)
Témoignages : 8 au total.
Déroulement
Le 12 novembre 1984, vers 19 h, plusieurs personnes réparties sur
différentes localités de La Réunion observent au-dessus du littoral un
phénomène lumineux particulièrement remarquable. Les témoins décrivent une
boule blanche, dont la taille apparente est comparée à celle d'un ballon de
football. Elle est accompagnée d'une queue rouge vif d'environ deux mètres. Le
phénomène traverse le ciel pendant seulement 5 à 6 secondes. Il est décrit
comme se déplaçant de façon lente, rectiligne et silencieuse, à ce que les
témoins perçoivent comme une altitude relativement basse.
Une observation collective
L'intérêt documentaire du dossier tient au nombre de témoignages. Le GEIPAN
conserve huit témoignages :
7
témoignages associés à Saint-Paul ;
1
témoignage associé à Sainte-Marie.
Cette répartition géographique est intéressante car elle indique que le
phénomène n'a pas été observé par une seule personne à un seul endroit. Un PV
de gendarmerie n°1507 est également conservé dans le dossier.
Interprétation du GEIPAN
Le GEIPAN considère que l'observation présente les caractéristiques d'une
rentrée atmosphérique.
La combinaison :
D’une
forte luminosité blanche ;
D’une
traînée rouge ;
D’une
durée extrêmement courte ;
D’un
déplacement rectiligne ;
De
plusieurs observations simultanées depuis différents secteurs ;
Est
compatible avec le passage dans l'atmosphère d'un météoroïde, c'est-à-dire un
petit corps naturel provenant de l'espace.
Le GEIPAN classe donc le dossier B, avec le phénomène explicitement indiqué
comme « Météoroïde ».
Analyse critique. Ce dossier est intéressant car il est beaucoup mieux
documenté que plusieurs observations contemporaines classées C. Il faut
toutefois faire une distinction importante : le GEIPAN ne dit pas avoir
retrouvé le corps céleste précis correspondant à l'observation. Il considère
que les caractéristiques du phénomène sont celles d'une rentrée atmosphérique
et l'identifie dans sa base comme un météoroïde.
Il est donc préférable, d'écrire « probable météoroïde / rentrée
atmosphérique » plutôt que de présenter l'identification comme une récupération
ou une identification physique certaine de l'objet.
Résumé
12/11/1984 – Saint-Denis-les-Bains / La Réunion : vers 19 h, plusieurs
témoins répartis notamment entre Saint-Paul et Sainte-Marie observent au-dessus
du littoral une boule blanche de taille apparente comparable à un ballon de
football, accompagnée d'une queue rouge vif d'environ deux mètres. Le phénomène
est visible pendant 5 à 6 secondes et se déplace lentement, silencieusement et
en ligne droite. Huit témoignages sont conservés dans le dossier ainsi qu'un
procès-verbal de gendarmerie n°1507. Le GEIPAN estime que les caractéristiques
correspondent à une rentrée atmosphérique et classe le phénomène B –
Météoroïde.
Source : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/1984-11-01038 PV DE LA GENDARMERIE - RAPPORT CNES DES 8 TEMOINS
Journal de l'île de la Réunion
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1081
( d’autres témoins, cas du 12 novembre
1984)
06 AOUT 1986 – PLAINE DES
SABLES - REUNION
Synthèse
de l'affaire : Plaine des Sables (06/08/1985)
Date et heure : Mardi 6 août 1985, vers 19 h 30.
Lieu : Plaine des Sables, zone volcanique isolée située sur la route du
Piton de la Fournaise (La Réunion).
Organisme d'enquête : GEPAN (Groupe d'Étude des Phénomènes Aériens Non
Identifiés — devenu GEIPAN).
Classification officielle : Cas B (Phénomène probablement expliqué :
astronomique).
Déroulement des faits et témoignage
Trois personnes circulant en automobile sur la piste traversant le plateau
désertique de la Plaine des Sables aperçoivent dans le ciel une source
lumineuse inhabituelle :
Apparence visuelle : Un point lumineux d'une grande intensité, de couleur
blanc-bleuté, nettement plus éclatant que les étoiles environnantes.
Impression de mouvement : Les témoins rapportent l'impression d'un objet en
vol stationnaire ou en déplacement lent à basse altitude, semblant « suivre »
ou surplomber le relief volcanique.
Absence de bruit : Aucun son de moteur ni de combustion n'est perçu dans le
silence de la zone hautement isolée.
Procès-verbal : Une déposition est effectuée auprès de la brigade de
Gendarmerie nationale localement compétente, qui transmet le procès-verbal de
gendarmerie et le questionnaire au GEPAN au CNES de Toulouse.
Analyse et conclusions du GEPAN / GEIPAN
L'enquête menée par le service d'expertise du CNES a croisé la déposition
des témoins avec les données astronomiques et météorologiques de la soirée du 6
août 1985 à La Réunion :
Reconstitution astronomique : La vérification des éphémérides montre qu'au
moment précis de l'observation (vers 19 h 30 heure locale), la planète Jupiter
était particulièrement brillante (magnitude négative très élevée) et située bas
sur l'horizon dans la direction observée par les témoins.
Effet d'illusion d'optique (Autocinétique) : L'absence de repères visuels
fixes dans le paysage désertique et sombre de la Plaine des Sables, combinée
aux mouvements du véhicule et aux voiles nuageux d'altitude (cirrus), a
engendré une illusion d'optique donnant la sensation erronée que la planète se
déplaçait ou descendait vers le sol.
Verdict : Le GEIPAN conclut à l'observation de la planète Jupiter,
favorisée par la pureté de l'air à plus de 2 200 mètres d'altitude.
Source et
consultation du dossier officiel - Base de données GEIPAN — CNES :
Vous pouvez
retrouver la fiche d'archives officielle en recherchant la commune de
Sainte-Rose / Le Tampon ou la date du 06/08/1985 sur la plateforme :
GEIPAN — Recherche de
cas par carte / date
Archives
ufologiques :
Le cas est
également référencé dans les fiches récapitulatives de la région Réunion/Océan
Indien du site :
Ufologie.patrickgross.org — Cas de La Réunion
(1985)
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1080
Journal
de l’Ile de la Réunion – Quotidien de l’Ile de la Réunion -
13 SEPTEMBRE 1985 – PAS DE
BELLECOMBE – VOLCAN - REUNION
Une observation effectuée par
des gendarmes
Le 13 septembre 1985, une
observation aurait été effectuée au Pas de Bellecombe, au niveau du Piton de la
Fournaise. La source ufologique réunionnaise consultée indique explicitement
qu'en 1985 deux observations se sont produites dans le secteur du volcan alors
que celui-ci était en activité : l'une à la Plaine des Sables, le 6 août 1985,
et une autre au Pas de Bellecombe, le 13 septembre 1985, cette dernière ayant
été effectuée par des gendarmes en faction.
La même chronologie, qui
recense les observations réunionnaises de 1925 à 2005, donne précisément :
1– Plaine des Sables –
06/08/1985
2 –Pas de Bellecombe – 13/09/1985
Un contexte volcanique particulièrement intéressant
Le Piton de la Fournaise était
alors en pleine activité éruptive. Une crise sismique avait débuté le 6
septembre 1985, avec ouverture de plusieurs fissures éruptives au sommet et sur
le flanc oriental du Dolomieu. L'activité s'est poursuivie durant le mois de
septembre, avec notamment la formation d'un cône et des coulées de lave.
L'éruption de septembre 1985 a produit un volume de lave estimé à environ 14–17
millions de m³ au 30 septembre, et l'activité s'est prolongée jusqu'au début du
mois d'octobre. Cela constitue un élément essentiel pour l'analyse : une
observation lumineuse effectuée depuis le Pas de Bellecombe devait
nécessairement être examinée en tenant compte des phénomènes lumineux liés à
l'activité volcanique, des projections, des gaz incandescents, des lueurs
réfléchies sur les nuages, etc.
Ce que nous savons réellement
de l'observation
À ce stade, les informations
que j'ai pu vérifier sont malheureusement beaucoup plus limitées que pour les
dossiers GEIPAN que nous avons examinés précédemment.
Éléments documentés :
Date : 13 septembre 1985
Lieu : Pas de Bellecombe, Piton de la Fournaise
Témoins : des gendarmes en faction
Contexte : volcan en période éruptive
Nature : observation classée dans les
chronologies ufologiques comme observation d'OVNI
Source secondaire : documentation ufologique
réunionnaise publiée par Ôdla
Fiche GEIPAN correspondant exactement à cette
date et à ce lieu : non retrouvée dans les résultats officiels consultés.
La base officielle GEIPAN
contient également un dossier intitulé SAINT-PIERRE (974) 1985, dont le résumé
indexé mentionne plusieurs témoins, dont des gendarmes, observant une masse
blanche brillante se déplaçant silencieusement le long du chemin balisé menant
au volcan. Cependant, l'index GEIPAN associe ce dossier à une date
d'observation 6 août 1985, et non 13 septembre.
Cela correspond justement à
l'autre observation mentionnée dans la chronologie réunionnaise :
Plaine des Sables —
06/08/1985.
Il ne faut donc pas fusionner
automatiquement les deux affaires. Le dossier du 13 septembre reste à
documenter
Résumé ;
13 septembre 1985 – Pas de
Bellecombe, Piton de la Fournaise, La Réunion. Une observation aérienne
inhabituelle est rapportée au Pas de Bellecombe par des gendarmes alors en
faction dans le secteur du volcan. Le cas est mentionné dans plusieurs
chronologies ufologiques consacrées aux observations réunionnaises. Il se
déroule dans un contexte particulièrement remarquable : le Piton de la
Fournaise connaît alors une importante phase éruptive commencée quelques jours
auparavant. Les sources actuellement accessibles donnent peu de détails sur la
forme, la couleur, la trajectoire, la durée et la distance du phénomène. Une
confusion est possible avec un autre dossier, officiellement référencé par le
GEIPAN à Saint-Pierre le 6 août 1985, également associé à des témoins dont des
gendarmes. Le dossier du 13 septembre nécessite donc la recherche du document
primaire (PV de gendarmerie ou archive locale) avant de pouvoir établir une
description complète.
:Sources : http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1079
Journal
de l’Ile de la Réunion
https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/
JUIN 1986
- SAINT DENIS – LA BRETAGNE – REUNION
Un habitant du quartier de la
Bretagne à l'est de la ville, est frolé par une boule rose alors qu'il
jardinait. Il semble que cette dernière soit accompagnée de boules plus petites
de couleurs rouges.
Source :
Journal de l’Ile de la Réunion * copie de
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1086
14/07/1986 SAINT DENIS – LA BRETAGNE – REUNION
Observation
Six personnes qui n'étaient
pas ensemble, observent, du quartier de la Bretagne à l'est de la ville, une
boule lumineuse traverser le ciel d'Est en Ouest. Durée de l'observation 20
secondes. Quelques instants plus tard deux autres personnes font la même observation
mais cette fois du quartier de la Montagne qui se trouve à l'ouest de la ville.
Sources - Journal de l'île
de la Réunion
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1087
26 NOVEMBRE 1995 –
SAINT DENIS - REUNION
Fiche officielle GEIPAN/CNES : SAINT-DENIS (974) – 16.11.1992, référence
1992-11-01274, et il est officiellement classé D.
16 novembre 1992 —
Saint-Denis, La Réunion
Date : 16 novembre
1992
Heure : vers 04 h 30
Lieu : Saint-Denis (974)
Classification GEIPAN : D
Mise à jour : 22 mars 2007
Témoignages : 2 fiches de témoignage
Phénomène : phénomène étrange à très étrange, de consistance moyenne à forte.
Déroulement
Vers 4 h 30 du matin, un témoin est réveillé par un bruit très puissant,
qu'il compare au bruit d'un réacteur d'avion. Deux éclairs illuminent alors sa
chambre. En regardant à l'extérieur, il découvre une grosse boule lumineuse
blanche, extrêmement brillante.
Le phénomène reste visible pendant environ une dizaine de secondes. Puis
une villa voisine, alors inhabitée, est soudainement éclairée d'une lumière
rouge. Un nouveau bruit est alors entendu et la lumière blanche disparaît.
Après la disparition de la boule blanche, le témoin observe encore un point
rouge au-dessus d'un arbre. Un léger brouillard demeure également à l'endroit
où se trouvait précédemment la lumière.
La villa concernée ne présente toutefois aucun dégât.
Témoignage indirect
L'enquête ne permet pas de retrouver d'autre personne ayant effectivement
vu le phénomène.
Un voisin, cependant, indique qu'à peu près au même moment, ses chiens se
sont montrés très apeurés. Il s'agit évidemment d'un élément indirect : ce
comportement ne constitue pas une confirmation visuelle du phénomène.
Conclusion du GEIPAN
Le point essentiel est que le phénomène n'a pas pu être identifié. Le
GEIPAN classe donc officiellement le dossier D, catégorie correspondant à un
phénomène considéré comme suffisamment consistant mais non identifié. La fiche
décrit le phénomène comme « étrange à très étrange / de consistance moyenne à
forte ».
Il faut donc éviter de présenter ce cas comme une rentrée atmosphérique, un
météore ou un aéronef : le GEIPAN n'a pas retenu d'identification précise.
Résumé
16/11/1992 – Saint-Denis, La Réunion : vers 04 h 30, un témoin est réveillé
par un bruit très puissant ressemblant à celui d'un réacteur d'avion,
accompagné de deux éclairs illuminant sa chambre. Il observe alors une grosse
boule lumineuse blanche très intense, visible pendant environ dix secondes. Une
villa voisine est ensuite éclairée en rouge tandis qu'un nouveau bruit est
entendu ; la lumière blanche disparaît. Un point rouge reste visible au-dessus
d'un arbre et un léger brouillard persiste à l'emplacement apparent du
phénomène. La villa, inhabitée au moment des faits, ne présente aucun dégât.
Aucun autre témoin visuel n'est retrouvé, bien qu'un voisin ait signalé que ses
chiens étaient particulièrement apeurés au même moment. Le phénomène n'a pas pu
être identifié par l'enquête et le GEIPAN classe le cas D.
Pour votre ouvrage : c'est un des cas réunionnais GEIPAN D les plus
intéressants, notamment en raison de l'association inhabituelle entre lumière
blanche intense + bruit puissant + éclairs + lumière rouge + persistance d'un
point rouge + brouillard, mais il faut également souligner que l'observation
repose essentiellement sur un seul témoin direct.
https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/1992-11-01274
17 MARS 1994 – MANAPANY –
SAINT JOSEPH - REUNION
17 mars 1994 — Manapany / Saint-Joseph
Le cas existe dans la base officielle du GEIPAN (CNES) :
Commune enregistrée : SAINT-JOSEPH (974)
Date : 17/03/1994
Classification : B
Phénomène retenu par le GEIPAN : « Laser »
Date de mise à jour de la fiche : 22/03/2007.
Une chronologie consacrée aux observations de La Réunion indique qu'il y
aurait eu trois observations à Manapany le 17 mars 1994, à quelques heures
d'intervalle. Le premier témoin aurait été tellement surpris par le phénomène
qu'il aurait failli perdre le contrôle de son véhicule.
https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/
Une autre source, consacrée à l'hypothèse des skytracers/skytrackers,
reprend le dossier et précise notamment :
·
Lors de la
première observation, le témoin aurait failli perdre le contrôle de son
véhicule ;
·
Lors de la
deuxième, le phénomène aurait semblé changer de taille ;
·
Les
gendarmes auraient été alertés ;
·
La tour de
contrôle et l'observatoire astronomique n'auraient pas observé le phénomène ;
·
Le
déplacement apparent aurait été décrit comme allant vers la droite, puis vers
le haut, puis vers la gauche.
https://fr.scribd.com/document/1016700534/Dehlinger-Emmanuel-Ovnis-l-Armee-Demasquee
Cette source propose ensuite une interprétation en termes de projection
lumineuse de type skytracer de discothèque, mais il faut bien la présenter
comme une interprétation secondaire, et non comme la conclusion officielle du
GEIPAN.
Point particulièrement intéressant
Le fait que le GEIPAN ait classé le cas B – Laser est beaucoup plus précis
que la simple formule « phénomène lumineux ».
RESUME
17 mars 1994 — Manapany / Saint-Joseph (La Réunion) — Plusieurs
observations de phénomènes lumineux sont rapportées à quelques heures
d'intervalle. Lors de la première, un témoin aurait failli perdre le contrôle
de son véhicule. Une observation ultérieure décrit un phénomène lumineux dont
la position apparente évolue latéralement puis verticalement. Les gendarmes, la
tour de contrôle et l'observatoire astronomique auraient été alertés mais
n'auraient pas observé le phénomène. Le GEIPAN classe officiellement le dossier
en catégorie B et identifie le phénomène comme un « Laser ». Les hypothèses
secondaires évoquent notamment un effet de projection lumineuse de type
skytracer.
15 AOUT 1997 – SAINT ANDRE
– BRAS PANON – REUNION
https://cnes-geipan.fr/fr/cas/1997-08-01468
Données officielles
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
15 août 1997 |
|
Lieu(x) |
Saint-André puis Bras-Panon |
|
Département |
La Réunion (974) |
|
Heure principale |
Vers 05 h 00 |
|
Témoins |
T1 à Saint-André, puis T2 et plusieurs membres de sa
famille à Bras-Panon |
|
Classification actuelle |
A |
|
Identification GEIPAN |
Jupiter |
|
Ancienne classification |
D |
|
Mise à jour |
28 juillet 2017 selon l'index GEIPAN ; la fiche
actuellement affichée indique également une mise à jour au 23 juin 2021 |
|
Document d'enquête |
PV n°1229 (1997307926) |
|
Document complémentaire |
Reconstitution astronomique |
Le GEIPAN indique expressément que ce dossier avait été anciennement classé
D, sous l'appellation « SAINT-ANDRE (974) 1997 », avant d'être réexaminé et
reclassé A.
Déroulement de l'observation
Vers 5 heures du matin, un marchand ambulant circulant à Saint-André
observe une lumière qu'il décrit initialement comme un objet stationnaire situé
à environ 40 mètres du sol. En poursuivant son trajet vers Bras-Panon, il a
l'impression que la lumière le suit. Cette impression provoque une forte peur
chez le témoin. Arrivé chez sa sœur à Bras-Panon, il la réveille et lui demande
de regarder le phénomène. Sa sœur, son mari et son fils de 17 ans observent eux
aussi une lumière très brillante dans la direction de Salazie. Le phénomène
reste observable pendant une période relativement longue. Le témoin T1 repart
vers 5 h 50, tandis que sa sœur et sa famille continuent à observer la lumière.
Ils auraient finalement eu l'impression que celle-ci disparaissait derrière une
falaise.
Une description assez spectaculaire
T1 décrit initialement quelque chose ressemblant à une « tortue » avec des
« phares ». Lors de l'observation commune, il affirme voir deux points lumineux
assimilables à des phares.
T2, en revanche, donne une description beaucoup plus classique d'un astre
extrêmement brillant :
·
Lumière
très étincelante ;
·
Intensité
variable ;
·
Impression
de petits déplacements à droite et à gauche ;
·
Rayons
autour de la lumière ;
·
Couleur et
luminosité changeantes.
2 indique également qu'il observe régulièrement le même phénomène lorsqu'il
fait beau, notamment vers 18 h 30, toujours dans la même région du ciel. Il
signale alors de petites lumières rouges, vertes ou orange semblant partir de
la direction de la lumière principale.
L'explication astronomique du GEIPAN
C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant. Le GEIPAN a
confronté les descriptions aux positions astronomiques des planètes. La lumière
observée régulièrement vers 18 h 30 correspond à Vénus, alors visible dans
cette partie du ciel.
Or, le 15 août 1997 vers 5 h du matin, le GEIPAN constate qu'un autre objet
extrêmement brillant se trouvait dans une position correspondante : Jupiter. Le
GEIPAN indique que Jupiter présentait alors une magnitude d'environ –2,8, ce
qui en faisait un astre extrêmement lumineux, susceptible de produire une
impression de forte luminosité, de scintillement et de variations colorées
lorsqu'il était observé à faible hauteur.
Le GEIPAN conclut donc : « Le PAN vu par T1 et T2 à 5H est donc en toute
certitude Jupiter. »
Et la conclusion officielle est : Classification A — observation de
Jupiter.
L'impression que Jupiter « suivait » le véhicule
Le GEIPAN donne également une explication au phénomène le plus étrange du
témoignage de T10. Lorsque l'observateur se déplace en voiture et qu'un astre
très éloigné se trouve dans une certaine direction, il peut avoir l'impression
que celui-ci accompagne son déplacement.
L'astre paraît alors :
·
Se
déplacer lorsque le véhicule avance ;
·
S’arrêter
lorsque le véhicule s'arrête ;
·
Reprendre
son mouvement lorsque le véhicule redémarre.
Il s'agit de l'illusion dite de « boule suiveuse », liée à la perception du
mouvement d'un objet très éloigné.
Le GEIPAN rapproche également les petits mouvements apparents signalés par
T2 de l'effet autocinétique, phénomène perceptif connu dans lequel une source
lumineuse ponctuelle observée sur un fond sombre peut sembler se déplacer alors
qu'elle reste fixe.
Et les « deux phares » ?
Le GEIPAN reste plus prudent sur ce point. Il ne prétend pas avoir démontré
exactement pourquoi T1 percevait une forme de « tortue » avec deux phares.
Plusieurs facteurs sont envisagés :
·
Voiles
nuageux ;
·
Diffusion
atmosphérique ;
·
Forte
luminosité de Jupiter ;
·
Aberration
optique éventuelle due aux lunettes ou au pare-brise ;
·
Perception
déformée par les conditions d'observation ;
·
Influence
de la peur ressentie par le témoin.
Le GEIPAN souligne donc une distinction intéressante : l'identification
astronomique est considérée comme établie, mais certains détails perceptifs
précis ne sont pas expliqués individuellement avec certitude.
Résumé :
Le 15 août 1997 vers 05 h 00, un marchand ambulant circulant à Saint-André
observe une lumière très brillante qu'il croit proche et qui semble le suivre
pendant son déplacement vers Bras-Panon. Arrivé chez sa sœur, plusieurs
personnes observent à leur tour le phénomène dans la direction de Salazie. T1
décrit initialement une forme évoquant une « tortue » avec deux « phares »,
tandis que les autres témoins voient principalement une lumière très brillante,
scintillante et variable. La famille affirme observer régulièrement une lumière
similaire dans la même zone du ciel. Après réexamen astronomique, le GEIPAN
identifie le phénomène observé vers 05 h comme Jupiter et classe définitivement
le dossier A. L'impression de déplacement est expliquée notamment par l'illusion
de la « boule suiveuse » et les mouvements apparents par l'effet autocinétique.
Le dossier avait auparavant été classé D.
Sources primaires disponibles : la fiche GEIPAN donne accès au PV de
gendarmerie n°1229 (1997307926) ainsi qu'à un document intitulé «
Reconstitution.pdf » et aux deux témoignages individualisés T1 et T2.
https://cnes-geipan.fr/fr/cas/1997-08-01468
http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=2764
Lumières dans la Nuit
01 JANVIER 1999 - VILLE INCONNUE - REUNION
Observation d'OVNI
NUFORC n° 34717
Date de l'événement
: 01/01/1999 à 15 h 00 (heure locale) – Date approximative
Date du rapport :
27/01/2004 à 14 h 33 (heure du Pacifique)
Durée : inconnue
Nombre
d'observateurs : 3
Lieu : Île de la
Réunion (France)
Forme : Disque
Disque métallique
sous une couche nuageuse épaisse. Je possède une photo que je n'ai jamais
montrée.
Note du NUFORC :
La date est
approximative. Le témoin n'a pas fourni d'adresse e-mail, mais nous aimerions
examiner la photo en question. PD
Posted 2004-01-31 - https://nuforc.org/sighting/?id=34717
13 OCTOBRE 1999 - VOL VERS GILOT – ST DENIS –
REUNION
Ce cas ne repose pas seulement sur un témoignage isolé : il implique trois
hommes à bord d’un avion, dont deux pilotes, une observation d’environ 45
minutes, un contact radio avec Gillot et un signalement présenté à l’époque
comme un incident de vol.
Un article du Journal de l’Île de La Réunion, daté du 15 octobre 1999,
signé Philippe Le Claire, intitulé « Trois pilotes accompagnés par un OVNI
». Plusieurs sites ufologiques ont depuis repris cet article, mais il faut bien
distinguer la source primaire de presse de 1999 des reprises Internet
ultérieures.
Fiche GEOS France du cas
|
Élément |
Informations |
|
Date |
Mercredi 13 octobre 1999 |
|
Zone |
Océan Indien, entre Madagascar et La Réunion |
|
Position indiquée |
Environ 110 NM de La Réunion, radiale 134° de Gillot |
|
Avion |
Cessna
172 de l'Aéro-club Roland Garros |
|
Vol |
Diégo-Suarez → Tamatave → Gillot |
|
Durée du périple |
Environ 7 heures de vol |
|
Dernière étape |
Tamatave → Gillot |
|
Type de vol |
VFR de nuit |
|
Témoins |
Eric Grignon, Philippe Cadet, Eric Lescaret |
|
Observation |
Environ 45 minutes |
|
Objet |
Point lumineux blanc extrêmement brillant |
|
Radio |
Contact avec la tour de Gillot |
|
Autre trafic |
Un Boeing 737 d'Air Austral, averti par Gillot |
|
Enquête |
Article indiquant un signalement à la gendarmerie |
|
Classification proposée |
C+ / D, en l'absence de dossier officiel retrouvé |
Ce que les trois hommes auraient observé
Le vol avait quitté Tamatave à 12 h 40 TU (16 h 40 à La Réunion). À 15 h 15
TU, alors que l'appareil se trouvait à environ 110 nautiques de La Réunion, les
trois occupants remarquèrent sur leur avant-gauche une lumière extrêmement
brillante. Philippe Cadet l'estimait à environ trois fois le diamètre apparent
de Vénus. L'observation est intéressante parce que les témoins étaient dans un
contexte où ils disposaient de références de navigation et d'instruments, et
qu'Eric Grignon était instructeur à l'aéro-club Roland Garros. Ils envisagèrent
d'abord des explications ordinaires : bateau, avion, reflet sur le plexiglas ou
phénomène de mouvement relatif. Grignon stabilisa ensuite le Cessna et les
trois hommes tentèrent une triangulation visuelle rudimentaire. Selon le récit
publié, ils constatèrent initialement que le point lumineux semblait fixe, puis
commencèrent à observer des déplacements.
Le contact avec Gillot est un élément important
Grignon appela alors la tour de Gillot par VHF, pensant éventuellement
avoir affaire à un autre trafic aérien. Il signala un appareil ou une lumière
sur son avant-gauche dont la trajectoire semblait convergente.
Selon l'article, la tour indiqua qu'elle n'avait aucun autre appareil dans
ce secteur, à l'exception d'un appareil d'Air Austral dont la route était très
éloignée. La tour informa ensuite le Boeing 737 d'Air Austral de l'observation
; son commandant de bord aurait accusé réception et indiqué qu'il allait
surveiller le phénomène.
Les mouvements décrits
C'est la partie la plus spectaculaire du témoignage.
Les pilotes rapportent une succession de mouvements rapides, notamment : déplacements
horizontaux ;
|
Changements brusques de
direction Trajectoires obliques ; Déplacements verticaux ; |
Montées et descentes
apparemment très rapides ; Absence apparente de feux de
position |
Absence apparente de moyen
de propulsion visible ; Luminosité blanche
relativement constante. |
Grignon aurait notamment décrit un changement de direction de 180° en moins
d'une seconde, puis des mouvements verticaux très rapides. Le phénomène aurait
évolué parallèlement au Cessna sur une distance estimée dans l'article à
environ 80 nautiques, soit quelque 160 km. Il faut cependant être très prudent avec les
performances calculées à partir de ce récit, car les témoins reconnaissaient
eux-mêmes qu'ils ne pouvaient déterminer précisément la distance ni la taille
réelle du phénomène dans le ciel nocturne. Grignon explique ainsi que l'objet
pouvait être très éloigné et donc très grand, ou au contraire proche et
relativement petit.
La durée
C'est probablement le meilleur élément du dossier.
L'observation aurait duré environ 45 minutes, jusqu'à ce que le Cessna
commence sa descente et rencontre une couche nuageuse. Le phénomène disparut
alors derrière les nuages. Le récit indique une première couche vers 5 000
pieds, puis précise que l'équipage perdit finalement le phénomène vers 4 500
pieds, pendant la descente. Autrement
dit, la disparition n'est pas décrite comme une accélération soudaine ou une
disparition mystérieuse : elle correspond à la perte de visibilité provoquée
par les nuages.
L'aspect administratif est particulièrement intéressant
L'article du Journal de l'Île indique que l'équipage raconta son
observation à Gillot et que l'affaire fut « déclarée officiellement comme
incident de vol », parallèlement à une présentation devant des enquêteurs de la
gendarmerie nationale. C'est une
information que je qualifierais toutefois de « rapportée par l'article », et
non de fait définitivement vérifié. En effet, malgré plusieurs recherches, je
n'ai pas retrouvé à ce stade le procès-verbal de gendarmerie, le compte rendu
officiel de l'incident aéronautique, ni un dossier GEIPAN publiquement
accessible correspondant exactement à cette observation.
Une autre particularité : trois témoins mais seulement deux observateurs
réellement qualifiés
Le trio est présenté ainsi :
Eric Grignon — instructeur de l'aéro-club Roland Garros ;
Philippe Cadet — ingénieur à la DDE et également pilote ;
Eric Lescaret — commercial.
Il faut donc éviter de présenter les trois comme « trois pilotes ». La
formulation exacte de l'article est trois hommes à bord du Cessna, dont deux
pilotes, Grignon et Cadet. C'est une petite anomalie que j’ai relevé sur
plusieurs reprises.
Analyse critique
Arguments favorables à la solidité du témoignage
1. Trois témoins simultanés.
Il ne s'agit pas d'une observation solitaire.
2. Présence de deux pilotes.
Le contexte aéronautique permet d'attendre une certaine familiarité avec les
phénomènes lumineux et les distances aériennes.
3. Observation longue.
45 minutes est considérablement plus long qu'une observation de météore ou de
rentrée atmosphérique classique.
4. Contact radio.
Le pilote aurait signalé le phénomène à Gillot pendant l'observation.
5. Tentative d'élimination d'hypothèses banales.
Les témoins auraient eux-mêmes envisagé avion, bateau, reflet et mouvement
relatif avant de considérer le phénomène comme inhabituel.
Mais plusieurs réserves sont importantes
1 -Absence de mesure de distance.
C'est le problème principal. Dans un ciel nocturne au-dessus de l'océan, un
point lumineux isolé fournit très peu d'informations permettant de déterminer
sa distance réelle.
2 -Absence de radar connu.
Nous n'avons pas retrouvé de donnée radar publique permettant de confirmer une
position ou une trajectoire.
3 -Pas de photographie ou vidéo connue.
Je n'ai trouvé aucune image contemporaine permettant une analyse indépendante. Pas
de trace publique retrouvée du dossier de gendarmerie.
4 -Pas de confirmation visuelle connue par Air Austral.
Le commandant du 737 aurait été prévenu, mais je n'ai trouvé aucune source
montrant qu'il aurait effectivement observé le phénomène.
5 -Grande difficulté à interpréter les mouvements.
Les mouvements d'un point lumineux sur fond étoilé peuvent être très difficiles
à apprécier sans référence angulaire ou mesure instrumentale.
Il existe donc potentiellement trois niveaux documentaires :
-
Le Journal
de l'Île — 15 octobre 1999, Philippe Le Claire : source contemporaine
principale.
-
Dossier
gendarmerie / incident aéronautique, qui pourrait théoriquement contenir les
dépositions individuelles des trois occupants.
-
Archives
de l'aérodrome de Gillot / aviation civile / sécurité aérienne, qui pourraient
éventuellement confirmer l'appel radio et le trafic Air Austral.
La première source est bien attestée : une bibliographie de presse
ufologique recense explicitement Le Journal de l'Ile, 15 octobre 1999, sous le
titre « Trois pilotes accompagnés par un OVNI ».
RESUME
Trois occupants d'un Cessna 172 de l'aéro-club Roland Garros, revenant de
Madagascar vers La Réunion, observent durant environ 45 minutes un point
lumineux blanc extrêmement brillant, à quelque 110 nautiques de La Réunion.
L'objet paraît évoluer à distance de l'appareil et effectue, selon les témoins,
des déplacements horizontaux et verticaux très rapides ainsi que des
changements brusques de trajectoire. Le pilote Eric Grignon contacte par VHF la
tour de Gillot, qui lui indique ne pas avoir connaissance d'un autre trafic
dans leur secteur et informe un Boeing 737 d'Air Austral. L'observation cesse
lorsque le Cessna descend sous une couche nuageuse. L'affaire est présentée
dans Le Journal de l'Île du 15 octobre 1999 comme un incident de vol ayant
également été signalé à la gendarmerie. Aucun dossier officiel d'enquête ou
donnée radar permettant aujourd'hui de confirmer l'identité du phénomène n'a
été retrouvé dans les sources publiques consultées. Cas C+ : observation
multiple, durée importante et contexte aéronautique intéressant, mais absence
de données instrumentales et forte incertitude sur la distance réelle du
phénomène.
Copie de l’article
du Journal de L’ile de La Réunion
Observation d'un ovni
durant 45 minutes sur l'île de la réunion
L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Journal de l'Ile, La
Réunion, le 15 Octobre 1999. L'auteur est Philippe Le Claire
.
Voici un article bien plus factuel et intéressant que ce que publie d'ordinaire
la presse francophone sur ce type d'événements. Il n'y est pas question de
"fans de X-files pourchassant les petits hommes verts," comme cela
est l'usage courant, mais des faits et circonstances de l'observation d'un OVNI
entre les îles de Madagascar et de la Réunion en 199.
Trois pilotes accompagnés par un OVNI
Eric Grignon, instructeur de l’aéro-club Roland Garros, Philippe Cadet,
ingénieur à la DDE et Eric Lescaret, commercial, s’en revenaient tranquillement
d’un long périple aérien sur Madagascar - Diégo-Suarez, Tamatave, Gillot soit 7
heures de vol - mercredi 13 Octobre 1999, quand, au cours de la dernière étape
de leur navigation, au-dessus de l’Océan, entre la Grande Ile et la Réunion,
alors qu’ils pratiquaient du VFR de nuit - à savoir du vol à vue nocturne, à la
lumière des étoiles - à bord de leur Cessna 172, un appareil monomoteur, une
"étoile" plus brillante que les autres attira leur attention. Ils
avaient décollé de Tamatave à 12 h 40 temps universel, soit 16 h 40 heure de la
Réunion, on dit "temps Zoulou" dans le jargon des pilotes, et il
était 15 h 15 T.U. quand la chose s’est produite, à 110 nautiques de la
Réunion, radiale 134 de Gillot
.
Eric Grignon, l’instructeur explique dans quel contexte : "La nuit était
entamée car nous avions le coucher sur notre arrière (Ndlr : à l’Ouest), le
ciel était bien sombre. Un point lumineux a attiré notre attention sur notre
avant-gauche, à 11 h. On ne l’a pas vu apparaître parce que vraisemblablement
il était noyé dans les étoiles. Nous cherchions une lumière qui nous
indiquerait la Réunion, et l’un de nous a dit : "À gauche, il y a une
lumière”. Mais la Réunion à gauche, ce n’était pas possible, à cause du cap, il
ne pouvait y avoir de doute car nous avions un GPS en plus du reste... C’est sa
luminosité qui nous a donc amené à le remarquer..." Pour Philippe Cadet, pilote-lui
aussi, qui était installé en place arrière, "le point lumineux était
extrêmement brillant, et sa taille était d’environ trois fois celle de
Vénus..."
Les trois hommes commencent alors à s’interroger sur la nature de ce qu’ils
voient au travers du Plexiglas de leur cockpit. "Un bateau ? Vous savez,
la nuit, en avion, les lumières d’un bateau sur la mer, avec les illusions
d’optique, ça peut tromper. Mais ce n’était pas ça parce que le point lumineux
bougeait. On a commencé à gamberger sérieusement !"
Quand les trois hommes ont commencé à constater des déplacements notables, ils
se sont réellement inquiétés. Philippe Cadet explique : "Eric a pensé que
c’était un "trafic," un avion, il a donc appelé la tour de
Gillot..." Eric Grignon contacte donc Gillot sur VHF et signale : "un
appareil dans mon avant gauche", à telle distance approximative,
"dont la trajectoire paraît convergente..." En l’air, surtout en VFR
de nuit, on ne peut se permettre de prendre le moindre risque de collision. La
tour de Gillot répond et assure l’équipage d’India Tango qu’il n’y a aucun vol
dans leur secteur. Le seul appareil à se déplacer dans l’espace aérien
Réunion-Madagascar, à ce moment-là, est un Air Austral dont la route est
extrêmement éloignée de la leur...
Modérément rassurés, les trois hommes décident de procéder le plus
rationnellement possible et d’éliminer toutes les hypothèses fallacieuses.
"C’était peut-être un effet lumineux parasite, un reflet à travers le
plexi..."
Eric Grignon prend les commandes et stabilise parfaitement l’avion sur ses
trois axes. L’équipage procède à une triangulation manuelle sommaire et constates-en
un premier temps que le point lumineux ne bouge pas... "Sur le coup, on a
été rassurés et puis... hop, ça a commencé... ce n’était pas une illusion
d’optique, ni le fruit d’un mouvement relatif ! Ça a duré 45 minutes, jusqu’à
ce que nous entamions notre descente et que le plafond de nuages nous cache la
chose... la première couche était à 5.000 pieds..."
Eric Grignon, certain d’être confronté à un appareil volant non identifié
rappelle la tour et confirme son observation initiale. Gillot contrôle et
informe à son tour le vol Air Austral de ce qu’il se passe quelque chose
d’anormal. Le commandant de bord du 737 confirme qu’il a bien reçu et qu’il
ouvre l’œil...
De ce moment l’équipage d’India Tango va bénéficier d’un spectacle rare,
"C’est un peu comme lorsque les dauphins accompagnent un bateau... Dans
notre cas c’était ce point lumineux qui nous précédait et qui jouait avec nous
!"
Selon Eric Grignon, "on avait du mal à estimer la distance et la taille de
l’engin, la nuit, faute de références ; soit l’engin était éloigné et alors la
vitesse et l’ampleur des déplacements est remarquable, soit il était petit et
tout près, et le caractère extraordinaire de ses déplacements s’explique
mieux..."
Ces déplacements constituent le caractère étonnant de l’observation : "Il
effectua des changements de trajectoire instantanés, à l’horizontale. Or un
virage de cette ampleur, un 180° prend au moins une bonne minute, là, c’était
moins d’une seconde ! Au début les mouvements s’effectuaient surtout à
l’horizontale, puis les déplacements sont devenus verticaux... Des taux de
montée hallucinants ! Et pareil dans l’autre sens !"
Pour qui connaît un tantinet les réalités liées au déplacement aériens, il est
évident qu’une telle voltige n’appartient pas au domaine du possible que nous
offre la technologie contemporaine. Les matériaux ne supportent pas les
facteurs de charge qu’impliquent de tels changements de trajectoires, quant aux
pilotes, n’en parlons pas... En voltige moteur, les meilleurs mondiaux ne
s’aventurent que rarement au-delà du + 10, - 10, syncope oblige. En jet, les
facteurs de charge encaissés par les pilotes équipés de combinaison anti-G sont
encore moindres, rarement plus de 7 G, bien que le temps passé sous effort soit
plus long, dans le cas des virages à haute vitesse par exemple.
Les trois hommes du Cessna ont assisté à un spectacle de haute voltige
extraordinaire sur 80 nautiques, soit environ 160 km.
Eric Grignon n’a aucun doute sur le caractère "étranger" de l’engin :
"Sûr que ce n’était pas un avion de ligne ! Ou alors, je vous laisse
imaginer l’état des passagers ! Un chasseur ? Qu’est-ce qu’il ferait par-là ?
Et puis, un chasseur ne s’amuse pas à brûler du pétrole pour le plaisir. Et là,
pour faire le centième de ce que nous avons vu, un chasseur se serait
rapidement trouvé à sec !
Même témoignage de la part de Philippe Cadet qui de sa place arrière ne perdait
pas une miette du spectacle. "Il faisait des évolutions de droite à
gauche, assez rapides, puis en biais, sur une trajectoire d’éloignement par
rapport à nous... et il revenait. On l’a vu monter à une vitesse pas
possible... Il n’y avait pas de trace de propulsion, ni de feux de position ;
pas non plus de variation d’intensité de la lumière, une couleur blanche,
constante... C’était hallucinant ! À un moment donné Eric m’a dit "Regarde
!" L’engin plongeait vertigineusement à une vitesse fantastique, et puis
hop, il est remonté dans l’autre sens tout aussi vite !"
Au-delà du spectacle qu’ils apprécient, les trois pilotes sont un tantinet
inquiet. Seuls au-dessus de l’Océan à bord d’un tout petit monomoteur !
"On avait peur qu’il ne s’approche trop... on ne sait jamais, le
rayonnement possible de l’engin aurait pu nous priver d’énergie électrique, et
alors, c’était le grand bain... Mais il ne s’est rien passé de tel, l’engin
paraissait jouer avec nous, tout en se tenant à distance respectueuse... Il
était là, il nous observait, et nous le montrait, comme en avion on se signale
en battant des ailes..."
Lorsque le Cessna 172 de l’aéro-club de Roland Garros a entamé sa descente, il
a percé la couche nuageuse qui s’étalait dans le ciel à 5.300 pieds... "On
l’a perdu de vue à 4.500 pieds... J’espérais que la tour puisse le voir et nous
confirmer la présence de notre poisson pilote en visuel, mais les nuages l’ont
dérobé à l’observation..."
L’équipage d’India Tango racontait hier à Gillot son aventure à qui voulait
bien l’entendre. On les comprend, un tel événement n’arrive pas tous les jours.
Mais leur "histoire" restera dans les annales de l’aéronautique
locale, déclarée officiellement comme incident de vol, et parallèlement
explicitée devant les enquêteurs de la gendarmerie nationale.
Dans les états-majors des quatre régions aériennes françaises, la sécurité
militaire reçoit régulièrement les enquêtes menées par la gendarmerie sur
toutes les observations déclarées. Si l’ufologie n’est pas encore une science
exacte, il y a longtemps que ce qui en constitue l’objet est pris au sérieux
par l’État et la défense nationale.
Sources :
https://www.mysteredumonde.com/articles/Les-observations-de-Tananarive-1954_4922.html
https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/
08 MAI 2000 – SUR LA ROUTE
DU LITTORAL - REUNION
Fiche de l'observation
Date et heure : Lundi 8 mai 2000 (jour férié), vers 18 h 30.
Lieu : Route du Littoral (axe reliant La Possession à Saint-Denis), plus
précisément au niveau du Cap Bernard / tunnel du Cap Saint-Bernard.
Témoins : Nombreux automobilistes bloqués dans les embouteillages de fin de
journée fériée.
Typologie : Objet volant non identifié de forme triangulaire / chute ou
descente vers l'océan.
Déroulement des faits
Contexte : En ce début de soirée de jour férié, la circulation sur la Route
du Littoral était très dense et ralentie dans le sens La Possession →
Saint-Denis.
Observation visuelle : Soudain, alors que les automobilistes approchaient
du secteur du tunnel du Cap Bernard, plusieurs personnes à bord des véhicules
ont aperçu un objet de forme nettement triangulaire se déplaçant dans le ciel.
Trajectoire et disparition : L'objet s'est dirigé à grande vitesse vers la
mer (l'océan Indien) et a semblé effectuer une descente rapide ou une « chute »
pour tomber à l'eau/plonger au large, à une distance estimée par des témoins à
environ 200 mètres de la côte.
Reconstitution & Statut
Non identifié : L'incident figure dans les répertoires et chronologies de
la Base Ovni France et des synthèses régionales sur les territoires
d'outre-mer.
Absence d'épave ou d'impact retrouvé : Aucune alerte de crash d'aéronef
civil ou militaire n'a été signalée ce jour-là auprès des services d'urgence ou
du contrôle aérien de l'aéroport Roland Garros. Les hypothèses évoquées par la
communauté des chercheurs varient entre le bolide/météorite (fragment à la
rentrée atmosphérique rapide donnant une impression de forme géométrique) ou un
phénomène optique/aérien non résolu.
Note : Il s'agit d'un cas répertorié dans
les fichiers civils d'observations (rapports de témoins transmis aux
associations ufologiques) qui n'a pas fait l'objet d'une enquête officielle
publiée par le CNES/GEIPAN.
21 JUIN 2001 – SAINT PAUL – AU COURS ECLIPSE DU SOLEIL
- REUNION
Au cours d'une éclipse partielle de soleil, plusieurs
personnes ont observé des lumières non identifiées.
Sources - Journal de l'île de la Réunion - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1088
22 SEPTEMBRE 2002 – PETITE
ILE – REUNION
Synthèse de l'affaire : Petite-Île (22/09/2002)
Date et heure : Dimanche 22 septembre 2002, vers 19 h 15.
Lieu : Commune de Petite-Île (Sud de La Réunion).
Organisme d'enquête : GEIPAN (CNES).
Classification officielle : Cas B (Phénomène probablement expliqué :
rentrée atmosphérique / météore).
Description des faits
Témoignage : Un témoin en extérieur observe dans le ciel nocturne le
passage d'un phénomène lumineux très vif et inhabituel.
Caractéristiques visuelles :
Une boule lumineuse d'un éclat intense traversant le ciel sur une
trajectoire rectiligne et descendante.
L'objet présentait une traînée persistante derrière lui avant de se
fragmenter ou de s'éteindre à l'approche de l'horizon dans la direction de
l'océan. L'événement a duré quelques secondes et s'est déroulé de manière
totalement silencieuse.
Conclusion et analyse du GEIPAN
L'enquête menée par le GEIPAN et le croisement des données d'observation
dans le secteur Sud de l'île ont permis de rattacher cet événement à un
phénomène astronomique/spatial :
Nature du phénomène : Il s'agissait du passage d'un bolide (météore de
forte magnitude) rentrant dans les hautes couches de l'atmosphère terrestre, ou
de la re-rentrée atmosphérique d'un débris spatial.
Classification Cas B : La durée très courte (quelques secondes), la
trajectoire descendante, la présence d'une traînée et la fragmentation finale
sont totalement caractéristiques de la rentrée d'un corps solide dans
l'atmosphère à haute vitesse.
Source & Consultation du dossier : Fiche officielle GEIPAN — CNES :
Le procès-verbal de gendarmerie et la fiche d'expertise du CNES sont
consultables directement sur la base de données du GEIPAN en cherchant la
commune de Petite-Île ou la date du 22/09/2002 :
https://www.cnes-geipan.fr/fr/recherche/cas?field_agregation_index_value=
VERS 2002 – ROUTE DU LITTORAL – REUNION
VERS 2002 sur la Route du Littoral à La Réunion, mais il faut être prudent
: il s’agit essentiellement d’un récit ufologique secondaire cité sans source
et sans aucun détail. Je n’ai pas
retrouvé à ce stade de procès-verbal officiel, de dossier GEIPAN ou d’article
de presse contemporaine de 2002 confirmant l’événement.
2002 — Route du Littoral — « boule de feu » tombant en mer
Selon un article consacré aux observations réunionnaises, une observation
aurait eu lieu vers 2002, sur la Route du Littoral, entre La Possession et
Saint-Denis.
Le récit rapporte qu'une boule de feu aurait été observée alors qu'elle
semblait se diriger vers l'océan. Des militaires auraient également été témoins
du phénomène, mais auraient ensuite « rétracté » leur témoignage.
Un témoignage attribué à une jeune femme apporte davantage de détails :
·
Elle se
trouvait dans une voiture avec ses parents ;
·
Ils
circulaient vers Saint-Denis ;
·
Un bouchon
s'était formé sur la Route du Littoral ;
·
Elle
regardait l'océan depuis la voiture ;
·
Elle
aurait entendu un bruit étrange ;
·
Elle
aurait ensuite vu une sorte de boule en feu ;
·
L’objet
aurait produit un important « plouf » en entrant dans la mer ;
·
Elle dit
avoir vu ensuite de la fumée sortir de l'eau ;
·
Ses
parents auraient également observé la scène.
Un élément particulièrement intéressant
La même source rapproche explicitement cette affaire d'un autre événement,
beaucoup mieux documenté, survenu le 8 mai 2000 au même endroit.
La source que j'ai retrouvée ne donne pas une date précise en 2002. Elle
dit simplement, en substance, que l'auteur « avait le souvenir vers 2002 »
d'une autre observation sur la Route du Littoral.
Un résumé : :
Vers 2002 — Route du Littoral, entre La Possession et Saint-Denis — La
Réunion
Phénomène : boule de feu / objet lumineux semblant tomber dans l'océan.
Témoins : automobilistes, dont une famille ; des militaires auraient
également été témoins selon la littérature ufologique.
Déroulement rapporté : une boule de feu aurait été aperçue depuis la Route
du Littoral ; elle aurait semblé tomber dans la mer avec un bruit important. Un
témoin familial affirme avoir observé de la fumée à la surface.
Source principale retrouvée : témoignage repris par Ôdla dans son dossier
Les Ovnis de l'île de La Réunion, février 2020.
Source secondaire : MUFON France, récapitulatif des observations
réunionnaises.
Statut : C — informations insuffisantes / source secondaire.
Identification : aucune identification astronomique ou aéronautique
retrouvée à ce stade.
Une confusion possible avec le phénomène de 2000 voire 2010
Il faut surtout ne pas confondre ce cas avec celui du 26 août 2010, ni
celui de 2000.
En 2010, une spectaculaire boule de feu a effectivement été observée depuis
plusieurs secteurs de La Réunion, notamment la Route du Littoral. Un policier,
Frédéric, a décrit une boule très lumineuse descendant rapidement vers l'océan
avec une traînée verte, phénomène ayant duré environ dix secondes.
La presse réunionnaise rapporte alors que l'hypothèse privilégiée était
celle d'un bolide météoritique. L'Association astronomique de La Réunion avait
notamment évoqué un gros météore.
Il existe donc un risque réel que certaines listes ufologiques aient
mélangé ou rapproché les événements de 2002 et de 2010 – 2000.
https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/
17 AOUT 2005 – VILLE NON PRECISEE - REUNION
Indications de base :
|
Numéro : |
RE0001 |
|
Rédigé le : |
1 juillet 2006 |
|
Reçu le : |
1 juillet 2006 |
|
Publié le : |
2 juillet 2006 |
|
Date d’observation : |
17 août 2005 |
|
Lieu d’observation : |
La Réunion |
|
Langage original : |
Français |
|
Rapporté au moyen de : |
Courier électronique |
|
Informations retirées : |
Nom, 2 prénoms, adresse électronique |
|
Enquête, informations additionnelles : |
Non |
|
Explication : |
Non recherchée |
Il s’agit d’un témoignage direct via émail, communiqué à Patrick Gross qui
dirige le site « ufology ».
Le rapport - orthographe remise en ordre
|
Sujet : Observation d'ovni Bonjour monsieur Gross je
suis enchanté d'avoir fait la connaissance de votre site. Je m'appelle [Autre
prénom] j'ai 19 ans et je vous écris de l'île de la Réunion une petite île
perdue dans l'océan Indien mais département français si vous ne le saviez pas
je suis obligé de préciser car il y a des gens qui ne savent pas encore qu’on
existe. Et je vous tire mon chapeau pour votre site, car il très complet, un
véritable paradis pour les ufologues en herbe. Enfin bref revenons à
l'essentiel de mon message. Voyez-vous il n'y a pas si
longtemps je ne croyais pas vraiment aux phénomènes dit extraterrestre mais
il y a un mais. En effet, août 2005 c'est
l'hiver austral pour l'hémisphère sud et le 17 plus précisément je
n'oublierai jamais ce jour parce que c'était le lendemain de mon
anniversaire. Ce soir-là nous étions mon
frère et moi dans la cuisine comme d'habitude à discuter de tout et de rien
lorsque soudain il est 21h05 heure locale, et l'ampoule de la cuisine
commençait à donner des signes d'affaiblissement comme si le courant allait
s'arrêter et en effet environ 2s plus tard il y a bel est bien coupure de
courant et comme j'étais proche de la fenêtre juste avant qu'il y a eu la
coupure j'ai aperçu une étrange lueur un peu comme une énorme boule
électro-magnétique j'ai cru que le poteau d'alimentation avait explosé. C'était le black-out dans
la maison comme il le dise si bien outre-manche. Mais ce soir-là il y faisait
très clair dehors beaucoup plus clair qu'a l'intérieur et pour cause c'était
un soir de pleine lune alors ne me demandé surtout pas pourquoi je suis allé
faire un tour dans le jardin peut-être à cause de la boule électrique et la
ma stupéfaction fut très grande car en jetant en coût d'œil à l'opposé de la
lune j'ai vu quelque chose qui se déplaçait dans le ciel a cette instant
précis pour moi il n'y a aucun doute c'était un avion de ligne classique
puisque il a un aéroport a environ une trentaine de kilomètre de chez nous;
mon frère(15 ans)qui était juste derrière moi a observé l'appareil lui aussi
et puis en regardant il m’a dit en plaisantant tiens c'est bizarre on dirait
un de ses vaisseaux de Star Wars! Puis mon père un amateur d'aviation qui
était sur son balcon observait également la scène sûrement attiré lui aussi
par le clair de lune il était sorti de sa chambre situé à l'étage. Quelques secondes plus
tard, c'est ainsi que mon père me disait "dit donc [first Name] ta rien
remarqué de bizarre ?" je lui ai répondu non, et puis il me dit "ta
déjà vu un avion en vol sans faire de bruit toi? «et 'c'est la que s'est
produit le déclic car en effet cet appareil se déplaçait à faible altitude en
produisant une puissante lumière qui passait d'un dégradé orange vers le
jaune avec une petite lumière rouge mais surtout le plus troublant dans
l'affaire c'est qu'il ne produisait aucun son si peut être un très léger
sifflement quand il passa tout près de la maison l'objet se déplaçait si
doucement d'est en ouest qu'il pouvait prendre des photos de notre maison. J'aurais aimé pouvoir
prendre des photos mais dans l'affolement je suis resté figer mon père et mon
frère aussi d'ailleurs. Ce qui a de troublant dans
cette affaire c'est que curieusement le courant s'est arrêté brutalement un
petit peu juste avant que cette chose ne passe juste devant nos yeux et mon
père m’a dit que comme il avait une superbe vue en contre bas de la ville que
le courant s'était arrêté juste à l'endroit même du passage de l'appareil. Bizarrement quand on ne
l'aperçu plus à l'œil nu l'électricité est arrivée aussitôt. Et ce n'est pas finit
étrangement à 23h05 à 2h d'intervalle pile poil il eut de nouveau une coupure
de courant et deviner quoi j'ai regardé par la fenêtre et j'ai de nouveau
aperçu cette étrange OVNI se déplaçant cette fois si un peu plus loin à
l'inverse d'ouest en est, je dis bien OVNI car à ma connaissance je ne
connais pas d'appareil humain qui ne produisent aucun son lorsqu'il est en
plein vol et qui semble maîtriser l'électricité à sa guise; peu de temps
après la chose à littéralement disparu à une vitesse incroyable et le courant
est revenu normalement juste après. Voilà je prête serment de
l'authenticité de mon analyse et ce n'était pas une hallucination nous étions
3 à l'observer peut-être plus dans le voisinage je ne sais pas, je vous
laisse et à bientôt peut être pour d'autres témoignages. |
Source : https://ufology.patrickgross.org/rep/17aug2005-lareunion-re001f.htm
ANALYSE ET REMARQUES
Objet lumineux silencieux associé à deux coupures de courant
Le cas est référencé RE0001 dans l’archive ufologique de Patrick Gross. Le
témoignage a été reçu par courrier électronique le 1er juillet 2006, soit
environ onze mois après l'observation, et publié le 2 juillet 2006. L'enquête
indique explicitement qu’aucune explication n'avait été recherchée.
1. Déroulement du témoignage
Le témoin, âgé de 19 ans au moment de la rédaction, indique qu'il se
trouvait chez lui à La Réunion avec son frère, âgé de 15 ans. Le 17 août 2005
vers 21 h 05, alors qu'ils étaient dans la cuisine, l'ampoule commence à
faiblir. Environ deux secondes plus tard, une coupure de courant survient.
Juste avant la coupure, le témoin dit avoir aperçu par la fenêtre une lueur
inhabituelle, qu'il compare à une « énorme boule électromagnétique ». Il pense
initialement à un problème sur un poteau électrique.
Comme l'extérieur était particulièrement lumineux — le témoin précise que
c'était une nuit de pleine lune — il sort dans le jardin. C'est alors qu'il
observe un objet se déplaçant dans le ciel.
2. Description de l'objet
Au départ, le témoin pense qu'il s'agit d'un avion de ligne.
Son frère l'observe également et plaisante en disant que cela ressemble à
un vaisseau de Star Wars.
Le père, qui se trouve sur son balcon et qui est décrit comme amateur
d'aviation, observe-lui aussi le phénomène. C'est le père qui attire ensuite
l'attention du témoin sur une caractéristique essentielle : l'objet se déplace
sans bruit apparent. Le témoin estime même que l'objet se déplaçait
suffisamment lentement pour qu'il ait eu, selon lui, la possibilité de
photographier leur maison.
3. Le phénomène électrique
C'est évidemment la partie la plus intrigante — mais aussi celle qui
nécessite le plus de prudence.
Selon le récit : 21 h 05 environ :
Affaiblissement de l'éclairage → coupure de
courant → apparition/observation de l'objet → disparition de l'objet → retour
du courant.
Le père affirme également que, depuis son point d'observation, il avait
l'impression que la coupure affectait précisément la zone correspondant au
passage de l'objet. Puis, environ deux heures plus tard, vers 23 h 05, une
seconde coupure intervient. Le témoin regarde à nouveau par la fenêtre et
affirme revoir le même phénomène lumineux. Cette fois, l'objet est observé plus
loin et se déplace dans le sens inverse, d'ouest en est. Le récit indique
ensuite que l'objet disparaît très rapidement, puis que l'électricité revient
peu après.
4. Nombre de témoins
Le phénomène n'est pas présenté comme une observation solitaire. Il y
aurait au minimum : le témoin principal ; son frère de 15 ans ; leur père.
Le père possède en outre un intérêt particulier pour l'aviation, ce qui est
pertinent dans l'analyse du témoignage, même si cela ne constitue évidemment
pas une garantie d'identification correcte.
Je serais prudent avec l'affirmation : « l'OVNI provoquait les coupures
de courant ». Ce n'est pas démontré. La chronologie est effectivement
intrigante dans le témoignage : les deux coupures sont associées temporellement
au passage de l'objet. Mais nous n'avons actuellement aucun document qui nous
le confirme (ni rapport technique sur les coupures ; ni rapport de gendarmerie
; ou encor aucune enquête électrotechnique).
Il est donc scientifiquement beaucoup plus correct d'écrire : « Le
témoin établit une corrélation temporelle entre deux coupures électriques et
deux observations de l'objet lumineux, sans qu'un lien causal ait été démontré.
Source directe mais enquête inexistante — C - Intérêt ufologique : moyen à
élevé, principalement en raison de la répétition du phénomène deux heures plus
tard et de la présence de trois témoins. En revanche, la valeur probante reste
limitée, car tout repose sur un témoignage familial recueilli rétrospectivement
en 2006 et jamais vérifié sur place.
25 AOUT 2005 – SAINT JOSEPH
– REUNION
Observation
Le témoin est en train de
prendre des photos afin de tester son tout nouvel appareil numérique. Soudain
il observe sur l'écran de visée un objet se détachant très nettement dans le
ciel. Il zoome, l'objet est bien visible, il prend alors la photo.
Sources : Journal de
l'île de la Réunion - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1939
13 JANVIER 2008 – SAINT-LOUIS - REUNION
Le GEIPAN référence le dossier sous :
SAINT-LOUIS (974) — 13.01.2008
Classification : C
Type : « Manque d'informations fiables »
Date de mise à jour : 6 avril 2010.
Le résumé officiel est très
court : le témoin rapporte des observations successives de phénomènes lumineux,
avec plusieurs observations réalisées entre 2007 et 2008. Le GEIPAN précise
qu'aucune précision supplémentaire n'a été fournie par le témoin concernant les
différentes observations.
Ce que contient réellement le
dossier
Il faut être prudent, car ce
n'est pas un cas détaillé comparable aux dossiers GEIPAN de catégorie B ou D.
Le GEIPAN indique :
Date retenue : 13/01/2008
Lieu : Saint-Louis, La Réunion
Type de phénomène :
déplacements de phénomènes lumineux
Nombre d'observations :
plusieurs, successives
Période générale rapportée :
2007–2008
Source : témoignage direct
Enquête : aucune permettant de
caractériser suffisamment les phénomènes
Classification : C
Motif : manque d'informations
fiables.
Le dossier GEIPAN comporte
néanmoins un document intitulé « Témoignage direct-R.pdf », ce qui confirme
qu'il existe une pièce documentaire associée au témoignage. Le témoin aurait
signalé plusieurs phénomènes lumineux, mais n'a ensuite fourni aucune précision
supplémentaire permettant au GEIPAN de déterminer les caractéristiques de
l’observation (ex : couleur, taille, vitesse etc.)
Le GEIPAN le formule
explicitement : « Aucune précision sur les différentes observations ne sera
ajoutée par le témoin. »
Classification : C — manque
d'informations fiables.
https://cnes-geipan.fr/fr/cas/2008-01-02291
14 DECEMBRE 2008 –
SAINT-PIERRE – REUNIO
Dossier GEIPAN :
2008-12-01930
Classification : A — phénomène identifié
Identification : lanterne thaïlandaise (« lanterne à vœux »)
Date de mise à jour : 2 avril 2010.
Le témoignage
original
Le phénomène a été observé depuis Montvert-les-Bas, à Saint-Pierre (97410),
vers 21 h, le 14 décembre 2008. Le courriel adressé au GEIPAN le soir même est
particulièrement intéressant : le témoin indique que six personnes ont observé
le phénomène. Il décrit :
·
Une boule
sphérique orange ;
·
Un
déplacement d'est vers le nord-ouest ;
·
Une
trajectoire rectiligne et faiblement inclinée ;
·
L’absence
de sillage ou de débris ;
·
Un
phénomène silencieux ;
·
Une
vitesse estimée supérieure à celle d'un avion en approche mais inférieure à
celle d'un avion de chasse ;
·
Une durée
d'environ 20 secondes ;
·
Une
disparition nette après un vacillement de la luminosité.
Le témoignage original apporte même un élément supplémentaire qui
n'apparaît pas immédiatement dans le résumé : quelques minutes auparavant, deux
des six témoins auraient déjà vu un phénomène similaire. L'un des témoins
affirme également que plusieurs boules comparables avaient été observées la
semaine précédente.
L'enquête du GEIPAN
L'élément déterminant est que le phénomène a été soumis à l'Observatoire
des Makes. Celui-ci a orienté l'enquête vers l'hypothèse des « lanternes à vœux
», c'est-à-dire des lanternes volantes de type thaïlandais. Cette hypothèse
correspondait notamment à l'aspect lumineux, à la couleur orange et au
déplacement relativement régulier du phénomène. Mais le dossier comporte surtout une
confirmation par le témoin principal lui-même : celui-ci aurait observé à
nouveau des phénomènes similaires le soir de Noël, ce qui lui a permis de
reconnaître qu'il s'agissait du même type de lanternes. Le GEIPAN a donc classé
le dossier A.
Chronologie
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
14 décembre 2008 |
|
Heure |
≈ 21 h |
|
Lieu |
Montvert-les-Bas, Saint-Pierre |
|
Témoins |
6 |
|
Aspect |
Boule sphérique orange |
|
Direction |
Est → Nord-Ouest |
|
Trajectoire |
Rectiligne, faiblement inclinée |
|
Durée |
≈ 20 secondes |
|
Bruit |
Aucun |
|
Traînée |
Aucune |
|
Observations antérieures |
Oui, quelques minutes auparavant par 2 témoins |
|
Observations similaires antérieures |
Oui, la semaine précédente selon un témoin |
|
Identification |
Lanterne thaïlandaise |
|
Classification GEIPAN |
A |
.
Source primaire particulièrement précieuse : le PDF du témoignage envoyé au
GEIPAN le 14 décembre 2008 à 19 h 25 A TELECHARGER SUR LE SITE DU GEIPAN
Source – site du GEIPAN - https://geipan.fr/fr/cas/2008-12-01930
16 DECEMBRE 2008 – SAINT-PIERRE – REUNION
Dossier GEIPAN :
2008-12-02308
Classification : B
Type retenu : « Lanterne thaï »
Mise à jour : 6 avril 2010.
1. Le témoignage
Le 16 décembre 2008, entre 20 h 45 et 21 h, deux témoins observent depuis
Saint-Pierre les déplacements d'un phénomène lumineux. Selon le résumé officiel
du GEIPAN :
·
2 témoins
·
Une lueur
rouge très brillante ;
·
Déplacement
décrit comme rapide ;
·
Phénomène
silencieux ;
·
Trajectoire
qualifiée d'aléatoire ;
·
Phénomène
observé au-dessus de la ville de Saint-Pierre ;
·
L’objet
est parfois masqué par les nuages.
Il n'y a pas eu d'autre témoignage enregistré concernant précisément ce
phénomène ce soir-là.
2. Les photographies
Le dossier GEIPAN contient des documents photographiques. La fiche
officielle mentionne : Photo.JPG Photo 2 témoin.JPG - Photo témoin 3.JPG - Témoignage
direct-R.pdf.
C'est donc un cas plus documenté que certains des autres dossiers
réunionnais de cette période.
IMAGE /
L’une des photos transmises par le témoin au GEIPAN
3. Pourquoi le GEIPAN retient la lanterne thaïlandaise
Le contexte est déterminant. Le GEIPAN indique que, dans la même période,
des déplacements de lanternes thaïlandaises étaient observés par de nombreux
témoins à différents endroits de La Réunion. Il considère donc que les deux
témoins ont probablement observé une lanterne thaïlandaise, également appelée
localement : lanterne de vœux ou montgolfière chinoise.
Mais contrairement au dossier du 14 décembre, qui est classé A, celui du 16
décembre est classé B.
C'est une distinction à noter.
4. Pourquoi B et non A ?
La classification B signifie que le GEIPAN considère l'explication comme
probable, mais qu'elle n'est pas suffisamment certaine pour classer le cas A.
Dans le cas du 16 décembre, le rapprochement avec une lanterne est cohérent
avec :
·
La lumière
rouge/orangée ;
·
Le silence
;
·
Le
déplacement dans le ciel ;
·
Les
variations apparentes de trajectoire ;
·
Les
passages derrière les nuages ;
·
Surtout,
la présence simultanée de nombreuses lanternes thaïlandaises observées ailleurs
sur l'île.
Le GEIPAN n'affirme donc pas avoir démontré matériellement que l'objet
photographié était une lanterne ; il retient cette hypothèse comme probable.
6. Intérêt ufologique
On peut considérer ce dossier comme un excellent exemple de cas
initialement présenté comme phénomène OVNI mais probablement explicable par un
phénomène conventionnel.
Il est néanmoins intéressant historiquement parce que le témoin décrit
quelque chose qui, sans contexte, pouvait parfaitement être pris pour un objet
aérien inhabituel :
Lueur rouge très brillante + déplacement
silencieux + trajectoire apparemment irrégulière + occultations par les nuages.
L'analyse du GEIPAN montre ici l'importance du contexte local et de la
comparaison avec d'autres observations simultanées.
Sources
GEIPAN/CNES —
dossier officiel 2008-12-02308 :
https://geipan.fr/fr/cas/2008-12-02308
19 DECEMBRE 2008 – SAINT-JOSEPH – REUNION
Dossier GEIPAN :
2008-12-01931
Classification : C — manque d’informations fiables
Date de mise à jour : 6 avril 2010.
Le dossier comporte néanmoins trois pièces particulièrement intéressantes :
Un témoignage direct ;
Photo 1 temoin.jpg ;
Photo 2 témoin zoomee.jpg.
1. Que s'est-il passé ?
Le 19 décembre 2008, le GEIPAN reçoit un courriel accompagné d'une
photographie. Le témoin indique avoir observé, une semaine avant Noël, un
phénomène lumineux se déplaçant rapidement selon une trajectoire en zigzag. Il
a réussi à photographier le phénomène. Point intéressant : les données EXIF de
la photographie permettent de dater la prise de vue précisément au : 19
décembre 2008 à 21 h 24. C'est donc une donnée beaucoup plus solide que la
simple mémoire du témoin concernant la date et l'heure.
2. Description disponible
La fiche GEIPAN reste malheureusement très succincte.
Le phénomène est décrit comme :
·
Lumineux ;
·
Se
déplaçant rapidement ;
·
Avec une
trajectoire décrite comme en zigzag ;
·
Photographié
par le témoin ;
·
Observé
depuis Saint-Joseph.
Il n'y a cependant pas suffisamment d'informations publiques pour
déterminer avec précision les caractéristiques de l’objet. (La taille apparente
; la couleur exacte etc…)
.
3. Le contexte des 14 et 16 décembre est très important Le GEIPAN fait
lui-même le rapprochement avec les deux cas précédents. Les 14 et 16 décembre
2008, plusieurs observations de lanternes thaïlandaises avaient été signalées à
La Réunion. Le cas du 14 décembre, à Saint-Pierre, a été classé A — lanterne
thaïlandaise. Celui du 16 décembre, également à Saint-Pierre, a été classé B —
lanterne thaïlandaise. Le cas de
Saint-Joseph intervient donc seulement trois jours après celui du 16 décembre.
Cependant, et c'est important, le GEIPAN n'a pas classé le 19 décembre
comme lanterne thaïlandaise.
Il l'a laissé en C, faute d'informations suffisantes.
Les photographies : élément à examiner
Le GEIPAN conserve deux fichiers : - Photo1temoin.jpg Photo 2 - témoin zoomee.jpg
La seconde est apparemment un agrandissement de la première. Il serait donc
utile d'examiner les images elles-mêmes plutôt que de se contenter du résumé
GEIPAN. Une analyse pourrait notamment rechercher : forme apparente du
phénomène ; éventuelle structure de la source lumineuse ; mouvement pendant
l'exposition etc…
Le mot « zigzag » mérite notamment d'être traité avec prudence, car une
photographie prise avec une pose relativement longue peut produire une
trajectoire lumineuse qui ne correspond pas nécessairement au déplacement réel
de l'objet.
Les trois cas sont donc géographiquement proches et chronologiquement
rapprochés, mais ils ne doivent pas être fusionnés : leurs niveaux
documentaires et leurs classifications GEIPAN sont différents.
Sources : Référence officielle du GEIPAN et sur cette fiche vous avez
accès à la documentation du cas et aux photos. : https://cnes-geipan.fr/fr/cas/2008-12-01931
20 JUIN 2009 – SAINT-PIERRE
- REUNION
Dossier GEIPAN :
2009-06-02341
Classification : A — phénomène identifié
Identification : avion
Date de mise à jour : 1er février 2013.
1. Déroulement
Le 20 juin 2009 vers 19 h 20, un témoin observe à Saint-Pierre un point
lumineux se déplaçant silencieusement dans le ciel.
Le phénomène intrigue suffisamment le témoin pour qu'il décide de le
filmer. Le dossier GEIPAN contient effectivement : le témoignage direct ; un
compte rendu d'enquête et la vidéo du témoin, référencée VTS_01_1.VOB.
2. Ce que montre la vidéo
L'analyse du GEIPAN conclut à une méprise avec un avion. Plus précisément,
le phénomène correspond à un aéronef : au départ ou à l'approche de l'aéroport
de Saint-Pierre–Pierrefonds ; dont les feux de position verts sont visibles avec
des feux anticollision clignotants.
Le GEIPAN considère que la vidéo permet de faire une identification
certaine. Le dossier est donc classé A.
3. Pourquoi le phénomène pouvait paraître inhabituel
Le détail intéressant pour votre analyse est que le témoin ne décrit pas
simplement « un avion ». Il perçoit d'abord : un point lumineux se déplaçant
silencieusement dans le ciel.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette impression :
·
Observation
nocturne ;
·
Distance
de l'aéronef ;
·
Absence de
perception du bruit ;
·
Concentration
visuelle sur les feux ;
·
Mouvement
apparent des lumières ;
·
Fonctionnement
intermittent des feux anticollision.
L'analyse de la vidéo permet ensuite de replacer le phénomène dans son
contexte aéronautique local : l'aéroport de Pierrefonds.
4. Résumé
Je vous recommande cette formulation :
20 juin 2009 — Saint-Pierre, La Réunion — Point lumineux silencieux filmé
Le 20 juin 2009 vers 19 h 20, un témoin de Saint-Pierre observe et filme un
point lumineux se déplaçant silencieusement dans le ciel. Le phénomène lui
paraît suffisamment inhabituel pour faire l'objet d'un signalement au GEIPAN.
L'analyse de la vidéo montre toutefois qu'il s'agit d'un aéronef évoluant au
voisinage de l'aéroport de Saint-Pierre–Pierrefonds. Les feux de position verts
et les feux anticollision clignotants sont notamment visibles. Le GEIPAN classe
le dossier A — avion.
.
Fiche officielle : https://geipan.fr/fr/cas/2009-06-02341
29 SEPTEMBRE 2009 – SAINTE-SUZANNE - REUNION
Dossier GEIPAN :
2009-09-02374
Date d’observation : 29/09/2009
Lieu : Sainte-Suzanne (974)
Phénomène : LASER
Classification : A — phénomène identifié
Mise à jour : 19 mai 2011.
Que s'est-il passé ?
Le témoin signale avoir observé une lumière inhabituelle dans le ciel
depuis Sainte-Suzanne. L'observation a initialement été considérée comme
suffisamment inhabituelle pour être transmise au GEIPAN. Après analyse, le
phénomène a toutefois été identifié comme provenant d'un faisceau laser.
»
Le classement A signifie que le GEIPAN considère l'identification comme
établie. La base officielle associe explicitement Sainte-Suzanne, le 29
septembre 2009, à « Laser ».
Fiche synthétique
|
Élément |
Information |
|
Date |
29 septembre 2009 |
|
Lieu |
Sainte-Suzanne, La Réunion |
|
Phénomène signalé |
Lumière |
|
Identification GEIPAN |
Laser |
|
Classification |
A |
|
Date de mise à jour |
19 mai 2011 |
|
Nature du cas |
Phénomène identifié |
|
Dossier |
2009-09-02374 |
RESUME :
29 septembre 2009 — Sainte-Suzanne, La Réunion — Lumière dans le ciel
Une observation lumineuse est signalée le 29 septembre 2009 à
Sainte-Suzanne. Le phénomène est transmis au GEIPAN pour analyse. L'étude
conclut à l'identification d'un faisceau laser, et le dossier est classé A —
phénomène identifié. Le cas constitue ainsi une observation initialement perçue
comme inhabituelle mais finalement expliquée par une source lumineuse
artificielle.
Source officielle : GEIPAN https://geipan.fr/fr/cas/2009-09-29
Nom de la fiche / Intitulé officiel GEIPAN :
SAINTE-SUZANNE (974) 29.09.2009
Numéro d'indexation / Clé du cas : 2009-09-02382
19 DECEMBRE 2009 – SAINT-LEU - REUNION
Déplacement aléatoire de lumières rouges au-dessus de l'océan.
Date : 19/12/2009
Lieu : Saint-Leu, La Réunion
Phénomène : Lanterne thaï
Classification : A
Mise à jour du dossier : 11/06/2010.
Description
Le
19 décembre 2009 entre 20h30 et 21 h 30 plusieurs témoins observent les
déplacements de lumières rouges intenses au-dessus de l'océan. Le témoin
principal fait état de 5 séquences d'observations durant lesquelles il aurait
vu la même lumière. Le témoin ne se rendra pas à la gendarmerie du secteur et
aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Par courrier du 09
juin 2010, le témoin principal informe le GEIPAN que son observation était une
observation d'une lanterne thaïlandaise.
https://cnes-geipan.fr/fr/node/54389
06 JANVIER 2010 – SAINTE
-MARIE – REUNION
De SAINTE-MARIE (974) vers SAINT-DENIS (974) - 06.01.2010[N2]
Fiche d'identité
Date / Heure : 06/01/2010 19h30
Lieu : sur la N2, entre Sainte-Marie et Saint-Denis, La Réunion - en
voiture
Témoin : H, en paysage rural
Météo : Très nuageux ou couvert
Classification GEIPAN : B | La Réunion | Lanterne thaï
B = Phénomène probablement identifié. (A = parfaitement identifié, B =
probable, C = manque d'infos, D = inexpliqué)
Description de l'observation
Direction : 225.00° (Sud-Ouest)
Nombre : Un seul objet, objet unique
Forme : Autre forme non catégorisée
Couleur : Orangé, feu
Taille apparente : entre 1 et 2 m sans certitude
Vitesse : Lente, Bruit : Aucun, Silence total
C'est l'observation typique d'une lanterne thaïlandaise vue depuis une
voiture la nuit : une seule lumière orangée qui flotte lentement, sans bruit,
qui suit le vent sous un ciel couvert. Pas de manœuvre brusque, pas de
structure.
Le GEIPAN le classe en B et non en A comme Saint-Leu, car il n'y a pas eu
d'aveu du témoin ou de preuve matérielle directe, mais toutes les
caractéristiques correspondent à une lanterne.
Lien direct sur
la fiche :
https://www.cnes-geipan.fr/fr/temoignage/7290
16 MARS 2011 – GRAND FOND –
SAINT GILLES LES BAINS – REUNION
1. La source contemporaine
principale
L'article de Zinfos974, publié
le samedi 19 mars 2011 à 13 h 48, rapporte une observation effectuée le
mercredi 16 mars 2011 vers 19 h 30, depuis Grand-Fond, quartier de
Saint-Gilles-les-Bains. Les deux témoins sont Pierre et sa mère, qui se
trouvaient sur leur terrasse.
Article original de Zinfos974 — « Observation d'ovni au-dessus
de Saint-Gilles-les-Bains »
2. Déroulement de
l'observation
D'après le témoignage rapporté
par Zinfos974 :
Heure : environ 19 h 30.
Date : 16 mars 2011.
Lieu : Grand-Fond,
Saint-Gilles-les-Bains, commune de Saint-Paul.
Témoins : Pierre et sa mère.
Conditions : ciel décrit comme
étoilé.
Pierre aurait d'abord cru voir
une étoile filante. Après quelques
secondes, il aurait constaté que le phénomène réapparaissait. Il décrit alors un disque blanc. L'objet se serait déplacé très rapidement. Un second disque blanc serait ensuite apparu. Les deux objets auraient évolué ensemble en
effectuant des mouvements décrits comme des zigzags avec des angles à 90°.
Pierre estime leur vitesse
trop élevée pour qu'il s'agisse d'un avion ou d'un phénomène aérien ordinaire.
Sa mère aurait observé le même
phénomène. Après environ 2 à 3 minutes,
les deux objets se seraient placés côte à côte. Ils auraient ensuite pris la
direction de la Lune, à ce que Pierre décrit comme une très grande vitesse. Ils
auraient ensuite disparu. Aucune photographie n'a été prise.
3. Point particulièrement
intéressant : la Lune La mention de la Lune est intéressante pour une analyse
astronomique. Le 16 mars 2011, la Lune était en phase gibbeuse croissante, avec
environ 87–89 % de sa surface éclairée, à seulement trois jours de la pleine
Lune du 19 mars. Elle était donc parfaitement visible en début de soirée. Cela confirme que la référence de Pierre à la
Lune est astronomiquement plausible, mais ne permet absolument pas d'identifier
les deux objets.
4. Témoignage double
Il ne s'agit pas d'un témoin
unique : Pierre et sa mère disent avoir observé le même phénomène. Cependant,
l'article ne fournit pas de retranscription indépendante de la mère : son
témoignage est simplement rapporté par le journaliste comme confirmant l'observation.
5. Ce que nous ne savons pas
Les informations disponibles
présentent plusieurs lacunes importantes :
|
Élément |
Information
disponible |
|
Date |
16
mars 2011 |
|
Heure |
Vers
19 h 30 |
|
Lieu |
Grand-Fond,
Saint-Gilles-les-Bains |
|
Témoins |
Pierre
+ sa mère |
|
Nombre
d'objets |
2 |
|
Aspect |
Disques
blancs |
|
Trajectoire |
Déplacements
rapides, zigzags, angles à 90° |
|
Durée |
Environ
2–3 minutes |
|
Direction
finale |
Vers
la Lune |
|
Bruit |
Non
précisé |
|
Couleur |
Blanc |
|
Taille
angulaire |
Non
précisée |
|
Distance |
Inconnue |
|
Altitude |
Inconnue |
|
Vitesse
réelle |
Impossible
à déterminer |
|
Photographies |
Aucune |
|
Vidéo |
Aucune
signalée |
|
Radar |
Aucune
information |
|
Gendarmerie |
Aucune
information |
|
Aviation
civile |
Aucune
information |
|
Enquête
officielle |
Aucune
retrouvée |
|
GEIPAN |
Je
ne retrouve pas de dossier public correspondant dans les résultats consultés |
6. Une reprise ufologique
existe
Le témoignage a rapidement été
repris sur des sites consacrés à l'ufologie. Un forum spécialisé le republie le
22 mars 2011, en reprenant la date du 16 mars, l'heure de 19 h 30, le lieu de
Grand-Fond et les deux témoins. Il indique également l'existence d'un document
PDF reprenant l'article.
Une autre reprise publiée en
Italie décrit également le cas comme une observation de deux objets discoïdaux
blancs avec trajectoire en zigzag. Il s'agit toutefois d'une source secondaire,
et elle n'apporte pas d'élément d'enquête supplémentaire.
L’ARTICLE DE ZINFO974 –
ORIGINAL
Observation d'ovni au-dessus de Saint-Gilles-les-Bains
Mercredi dernier, deux ovnis auraient été observés vers 19h30, mercredi
dernier, au-dessus de Saint-Gilles-les-Bains, plus précisément à Grand-Fond.
Une observation qui laisse perplexe les deux témoins de la scène, Pierre et sa
mère.
Écrit par zinfos974 – le samedi 19 mars 2011 à 13H48
Vers 19h30, mercredi 16 mars, au-dessus de Grand-Fond, à
Saint-Gilles-les-Bains, deux témoins, Pierre et sa mère, habitant le quartier,
ont observé, depuis leur terrasse, deux ovnis dans le ciel étoilé.
« Au début j'ai cru voir une étoile filante dans le ciel » nous
explique Pierre, « mais après quelques secondes je me suis rendu compte
que l'objet, qui ressemblait à un disque blanc, a réapparu sous mes yeux",
souligne-t-il encore intrigué par ce qu'il a observé ce soir-là. « L'objet
s'est déplacé très rapidement puis un second disque blanc est apparu à son
tour. Ils se sont mis à zigzaguer l'un autour de l'autre avec des angles à 90°
et une vitesse de déplacement trop rapide pour être un avion ou autre chose »,
précise Pierre. Sa mère présente à ses côtés a observé le même phénomène et n'a
pas su donner une explication.
« Après 2 ou 3 minutes les
deux objets se sont mis côte à côte et se sont dirigés en direction de la Lune
à très haute vitesse, puis ils ont disparu. On a pensé après que cela pouvait
être des ovni » conclut Pierre.
Une bien étrange histoire pour Pierre qui a décidé de raconter afin de
savoir si "d'autres personnes avaient fait la même observation ce soir-là
mais n'oseraient pas en parler". Par contre, Pierre ne dispose pas de
photographies de l'observation.
Cette observation "d'ovni" n'est pas la première à la Réunion,
récemment en 2009, un ovni en forme de T aurait été aperçu au large de
Saint-Pierre. Les premières observations d'ovni, quant à elles, remonteraient à
1968 dans notre île.
ZINFO974
Résumé
16 mars 2011 — Grand-Fond,
Saint-Gilles-les-Bains (La Réunion) — Deux lumières/disques blancs —
Observation de Pierre et de sa mère vers 19 h 30. Le premier phénomène est
initialement pris pour une étoile filante, puis un second objet apparaît. Les
deux témoins décrivent des déplacements rapides en zigzag et des changements de
direction apparents à 90°. Après environ 2 à 3 minutes, les deux objets se
seraient rapprochés l'un de l'autre puis auraient pris la direction de la Lune
avant de disparaître. Aucun cliché n'a été réalisé. Témoignage publié par
Zinfos974 le 19 mars 2011. Aucune enquête officielle ou identification certaine
retrouvée. Classe C.
Il existe une ambiguïté
fondamentale sur la nature des « disques ». Le témoin ne décrit pas
nécessairement deux objets solides observés à courte distance : « disque blanc
» peut être une description de la forme apparente d'une source ponctuelle très
lumineuse. Sans diamètre angulaire, distance et repères fixes, il est
impossible de transformer la perception du mouvement en vitesse réelle.
Il serait donc
scientifiquement préférable de parler dans votre tableau de « deux
objets/lumières blanches » plutôt que d'affirmer « deux engins discoïdaux ».
Source principale
Zinfos974 — article original du 19 mars 2011
07 MAI 2011 - SAINT ANDRE - LA CRESONNIERE – REUNION
Deux à quatre lumières multicolores observées et filmées depuis le quartier
de La Cressonnière
Une observation contemporaine accompagnée d'une vidéo
Le 7 mai 2011, une observation inhabituelle du ciel est signalée dans le
quartier de La Cressonnière, à Saint-André, dans le nord-est de La Réunion. Le
principal témoin identifié est Jean-Alfred Payet, habitant du quartier.
L'observation intervient vers 19 h, alors qu'il se trouve à son domicile. Il
utilise un appareil photographique Pentax en mode vidéo pour enregistrer le
phénomène.
Quelques jours plus tard, le 14 mai 2011, le site réunionnais Zinfos974
publie un article intitulé « Un ovni aperçu au large de Saint-André ? ». Le
média indique que l'observation a duré près de trois minutes et qu'une vidéo
montre un objet lumineux présentant des flashes rouges, bleus et blancs.
Le récit de Jean-Alfred Payet
Le témoignage conservé dans une archive ufologique apporte davantage de
précisions que l'article de presse.
Dans un message transmis quelques jours après l'observation, Jean-Alfred
Payet indique précisément :
·
Date : 7
mai 2011 ;
·
Heure : 19
h 07 ;
·
Lieu : La
Cressonnière, Saint-André ;
·
Observation
depuis son domicile ;
·
Phénomène
apparaissant du côté de la mer ;
·
Plusieurs
lumières ou objets lumineux ;
·
Regroupement
de deux éléments côte à côte ;
·
Période de
stationnement apparent ;
·
Puis
mouvement suivant une trajectoire décrite comme circulaire ;
·
Direction
générale vers la montagne ;
·
Observation
également par son voisin et la famille de celui-ci, ainsi que par la propre
famille de Jean-Alfred Payet ;
·
Réalisation
de plusieurs vidéos et photographies.
Cette source est importante parce qu'elle est antérieure à l'article de
Zinfos974 et reproduit le témoignage adressé directement par le témoin à un
site ufologique.
Une différence importante sur le nombre d'objets
Il faut cependant signaler une divergence documentaire. Dans l'article de
Zinfos974, Jean-Alfred Payet est présenté comme ayant observé « deux ou trois
objets lumineux ». Le journaliste indique qu'un phénomène est visible dans la
vidéo et qu'il émet des flashes bleus, rouges et blancs
.
Dans le témoignage écrit adressé à Area51, Payet donne une description
différente et plus précise : il affirme avoir vu quatre phénomènes
simultanément, regroupés deux par deux.
.
La formulation la plus prudente est :
« Deux à quatre lumières/objets lumineux auraient été observés
simultanément, selon les sources contemporaines. »
Description des lumières
La vidéo décrite par Zinfos974 montre un phénomène lumineux présentant des
flashes de trois couleurs :
Rouge — bleu — blanc.
Le journaliste précise que le phénomène paraît stable dans un premier
temps, puis se déplace. La vidéo ne montrerait clairement le phénomène qu'après
environ une minute d'enregistrement. L'observation aurait ensuite duré environ
trois minutes au total. Jean-Alfred Payet, dans son témoignage écrit, décrit
quant à lui plusieurs objets qui semblent d'abord se regrouper, rester
stationnaires pendant un certain temps, puis évoluer selon une trajectoire
circulaire avant de prendre la direction de la montagne.
Les autres témoins
Le cas ne repose donc pas uniquement sur Jean-Alfred Payet.
Dans le témoignage qu'il adresse à Area51, il affirme que l'observation a
également été vue par : son voisin ; la famille de son voisin et sa propre
famille. Zinfos974 confirme indirectement la présence de plusieurs personnes :
différentes voix sont audibles sur l'enregistrement vidéo. Il faut toutefois
rester prudent : nous ne disposons pas, dans les sources retrouvées, de
dépositions individuelles et indépendantes de chacun de ces témoins. Il est
donc préférable d'écrire « plusieurs personnes présentes auraient observé le
phénomène », plutôt que de compter plusieurs témoignages indépendants.
Ce que l'on entend sur la vidéo
Un élément intéressant du dossier est que l'enregistrement comporte des
réactions verbales des personnes présentes. Zinfos974 rapporte notamment que
Jean-Alfred Payet affirme sur la vidéo voir un objet qui « plane » et exclut,
selon lui, l'hypothèse d'un avion ou d'un planeur. Il lui attribue une forme
d'OVNI. Ces propos constituent toutefois l'interprétation du témoin, et non une
identification scientifique.
Observation : lumière(s) colorée(s), mouvement apparent, vidéo, plusieurs
personnes présentes.
Interprétation : « OVNI », « ni avion ni planeur ».
Cette distinction est essentielle.
Direction du phénomène
Selon Zinfos974, le phénomène aurait été observé depuis Saint-André ; aurait
semblé arriver depuis la direction de la mer et aurait ensuite évolué en
direction de Sainte-Marie.
Le témoignage écrit de Jean-Alfred Payet donne cependant une autre
description : les objets seraient venus de la mer, se seraient regroupés puis
auraient pris une direction vers la montagne.
Cette divergence doit être signalée.
Elle peut éventuellement provenir de la différence entre la trajectoire
d'un objet particulier et celle du groupe, ou d'une simplification du récit
dans l'article journalistique. En l'état, la direction exacte ne doit pas être
considérée comme établie.
La vidéo : un élément important mais difficile à exploiter
Le dossier est plus intéressant que la plupart des témoignages de cette
période à La Réunion parce qu'il existe une trace vidéo contemporaine. Cependant,
une vidéo nocturne de points lumineux présente plusieurs difficultés :
·
Absence de
repère permettant de déterminer la distance ;
·
Absence
d'échelle angulaire ;
·
Impossibilité
de connaître la taille réelle du phénomène ;
·
Éventuel
déplacement de l'appareil de prise de vue ;
·
Absence
d'informations techniques détaillées sur l'objectif utilisé ;
·
Difficulté
à déterminer si les changements de couleur appartiennent réellement à l'objet
ou résultent du rendu optique/capteur ;
·
Absence,
dans les sources retrouvées, d'une analyse photogrammétrique ou astronomique
indépendante.
La présence d'une vidéo constitue donc un élément documentaire, mais elle
ne suffit pas à démontrer la nature extraordinaire du phénomène.
Une information technique intéressante : le Pentax
Jean-Alfred Payet précise qu'il a utilisé son appareil photo Pentax en mode
vidéo. Il indique également avoir réalisé plusieurs photographies en complément
de la vidéo. C'est une piste qui mériterait une recherche archivistique
complémentaire : retrouver les fichiers originaux, plutôt que les copies ou
vidéos éventuellement recompressées publiées sur Internet. Les fichiers
originaux pourraient théoriquement fournir : modèle exact du Pentax ; focale
utilisée ; résolution ; fréquence d'image, date/heure EXIF éventuelle etc…
À ma connaissance, les sources publiques retrouvées ne fournissent pas ces
données techniques.
Un contexte intéressant : Jean-Alfred Payet avait déjà signalé d'autres
phénomènes
Ce cas ne doit pas être isolé de l'activité de témoignage de Jean-Alfred
Payet. Les archives d'Area51 montrent qu'il avait déjà signalé d'autres
observations à Saint-André en 2010, notamment le 6 mars 2010, lorsqu'il
rapporte avec sa famille et des voisins l'observation de trois boules
lumineuses évoluant en formation triangulaire. Il affirme alors avoir réalisé
des photographies et une vidéo. D'autres témoignages attribués à Payet sont
également publiés en février 2010, avec des descriptions de lumières clignotantes
orange, rouges et blanches.
Cela constitue un élément de contexte utile pour une étude historique de
l'ufologie réunionnaise : Jean-Alfred Payet apparaît comme un observateur
particulièrement actif à Saint-André au début des années 2010. Cela ne permet
évidemment ni de confirmer ni d'infirmer ses observations.
Un autre témoignage particulièrement intéressant après le 7 mai
L'archive publiée quelques jours plus tard contient également un message de
Jean-Alfred Payet daté du 22 mai 2011, dans lequel il rapporte une nouvelle
observation à Saint-André. Il décrit cette fois un objet qu'il qualifie de
triangulaire, venant de la mer et se dirigeant vers la montagne, et indique
avoir réalisé une vidéo d'environ 1 min 07 s. Ce témoignage postérieur ne doit
cependant pas être fusionné avec le cas du 7 mai : il s'agit d'une observation
différente.
Peut-on identifier le phénomène ?
À partir des éléments actuellement retrouvés, aucune identification
certaine n'est possible. Plusieurs hypothèses ordinaires pourraient
théoriquement être examinées — aéronef, hélicoptère, groupe de sources
lumineuses, phénomène astronomique, effet optique, etc. — mais les données
disponibles sont insuffisantes pour retenir l'une d'elles. La combinaison :
·
De
lumières rouges, bleues et blanches ;
·
D’une
apparente immobilité ;
·
Puis d'un
déplacement ;
·
D’un
nombre d'objets incertain ;
·
Et d'une
vidéo nocturne,
ne constitue pas, à elle seule, une signature permettant de conclure à un
aéronef conventionnel ou à un phénomène extraordinaire.
Je n'ai pas retrouvé, dans les résultats publics consultés, une fiche
GEIPAN clairement attribuable à cette observation du 7 mai 2011 à La
Cressonnière. C'est un point important : il ne faut donc pas présenter ce cas
comme un « cas GEIPAN » sans retrouver préalablement un numéro de dossier
officiel.
Pour l'instant, les sources principales sont :
1
Zinfos974,
article du 14 mai 2011 ;
2
Témoignage
écrit de Jean-Alfred Payet, publié le 15 mai 2011 par Area51 ;
3
Vidéo
réalisée par le témoin, dont des copies ont circulé sur Internet ;
4 Reprises ufologiques
contemporaines.
Évaluation critique
. Arguments en faveur du dossier :
·
Observation
contemporaine ;
·
Témoin
identifié ;
·
Plusieurs
personnes présentes ;
·
Vidéo
réalisée pendant l'événement ;
·
Date et
heure relativement précises ;
·
Récit
publié très peu de temps après les faits ;
·
Témoignage
écrit conservé dans une archive ufologique.
Limites :
·
Pas de
distance ;
·
Pas
d'altitude ;
·
Pas de
taille angulaire ;
·
Pas de
vitesse mesurable ;
·
Pas de
données radar ;
·
Pas de
photographie astronomiquement exploitable publiée avec métadonnées ;
·
Divergence
sur le nombre d'objets ;
·
Divergence
sur la direction finale ;
·
Pas
d'enquête indépendante retrouvée ;
·
Pas
d'identification officielle.
Conclusion
Le 7 mai 2011 à La Cressonnière, Saint-André, constitue donc un cas
réunionnais intéressant essentiellement par l'existence d'une vidéo
contemporaine accompagnée de plusieurs témoins.
Il est plus documenté que le cas de Saint-Gilles-les-Bains de mars 2011,
mais il ne faut pas pour autant le transformer en preuve d'un engin
extraordinaire. Le dossier permet d'établir avec une assez bonne sécurité qu'un
ou plusieurs phénomènes lumineux ont été observés et filmés vers 19 h 07, mais
la nature et la distance du ou des phénomènes restent indéterminées.
Classement proposé : C — phénomène non identifié, données insuffisantes
pour une identification.
Référence catalogue
07/05/2011 — La Cressonnière, Saint-André (La Réunion) — 19 h 07 — 2 à 4
lumières/objets lumineux — rouge, bleu, blanc — plusieurs témoins — vidéo et
photographies — apparition depuis la direction de la mer — déplacement apparent
— direction Sainte-Marie/montagne selon les sources — durée ≈ 3 min — aucune
identification officielle retrouvée — C.
Sources principales :
- Zinfos974 — « Un ovni
aperçu au large de Saint-André ? », 14 mai 2011
- Archive Area51 —
témoignage et vidéos de Jean-Alfred Payet, 15 mai 2011
- Forum Ufologie &
Paranormal — reprise de l'article et du dossier vidéo
Photos de publiées sur AREA 51
L’intervention du témoin sur AREA51 –
Il faut noter que le témoin a déjà fait plusieurs
observations, il est évoqué une dizaine au moins.
L’ARTICLE AREA51
Nouvelles photos et vidéos en provenance de l’Ile de la Réunion
Je vous présente les photos et les vidéos que m’a envoyées il y a quelques
jours, le 7 mai 2011, Jean-Alfred,
sympathique et fidèle lecteur de La Réunion :
« Bonjour ERA il y a eu
encore passage d’ovnis aujourd’hui le 07052011 à 19 h 07 mn dans le ciel de Saint-André la Cressonnière - ile de la Réunion. Cette fois ci j’ai pu filmer avec mon appareil photo en mode vidéo et aussi prises de quelques photos dont j’ai pu recadrer avec
mon appareil ; Le nombre d’apparition d’ovni était surprenant, 4
au total et en même temps ils formaient un regroupement par deux, côte à côte, qui venaient de la
mer et se regroupant par deux en stationnaire pendant un moment, allant par la suite en trajectoire
circulaire pour se diriger vers la
montagne. L’observation a été vue aussi par mon voisin avec sa famille et ma famille aussi on était
tous surpris de voir cela !!!
Merci je tenais à vous informer de ce qui se passe ici en ce
moment en cette période cordialement jean Alfred Payet pour les vidéos ovni la longueur dépasse 25 mo je vais convertir pour pouvoir ‘envoyer
il y a 3 au total.
Les deux vidéos sont accessibles
à partir du site AERA 51
16 SEPTEMBRE 2012 – LE TAMPON – PLAINE DES
CAFRES – REUNION
Un bolide très lumineux se fragmentant en deux parties
1. Les circonstances de l'observation
Le dimanche 16 septembre 2012, à 22 h 16 heure locale, un phénomène
lumineux très brillant est observé depuis le secteur du 20e kilomètre, à La
Plaine des Cafres, commune du Tampon, dans le sud de La Réunion.
Le témoin adresse son compte rendu au GEIPAN le soir même, à 22 h 25, soit
environ neuf minutes après l'observation. Le document officiel est intitulé «
Formulaire d'observation de bolide ». Cette
proximité temporelle est un élément intéressant du dossier : il ne s'agit donc
pas d'un récit reconstitué plusieurs semaines ou plusieurs années après
l'événement.
2. Heure et localisation
Le formulaire indique :
Date : 16 septembre 2012
Heure : 22 h 16
Lieu : sud de l'île de La Réunion
Commune : Le Tampon
Secteur : 20e kilomètre
Localisation précisée : La Plaine des Cafres, 97418
Heure GMT indiquée sur le formulaire : 18 h 16 GMT.
Le témoin n'a toutefois pas renseigné les coordonnées géographiques dans
les cases prévues à cet effet.
3. Apparition du phénomène
Le témoin décrit un objet très brillant apparaissant dans le ciel depuis la
direction du sud-ouest.
Il indique qu'il était : « en descente rapide vers la montagne » Le
phénomène se trouvait relativement bas au-dessus de l'horizon apparent. Pour
donner une indication de hauteur angulaire, le témoin utilise comme référence
la largeur de la main ouverte, placée par rapport à la ligne d'horizon et à la
montagne située en face de lui.
Il s'agit d'une information intéressante, mais qui ne permet évidemment pas
de calculer précisément l'altitude réelle du phénomène.
4. Une fragmentation spectaculaire
L'élément principal de l'observation est la fragmentation du phénomène en
deux parties. Le témoin explique que le bolide, extrêmement lumineux, s'est
séparé en deux morceaux brillants avant de disparaître derrière l'horizon. Le
formulaire précise également :
·
Fragmentation
: oui
·
Nombre de
fragments observés : deux
·
Séparation
accompagnée de deux flashs avant la disparition.
Cette description est parfaitement compatible avec l'aspect que peut
présenter un météoroïde entrant dans l'atmosphère et se fragmentant sous
l'effet des contraintes aérodynamiques. Il faut néanmoins distinguer ce que le
témoin a observé — une séparation apparente en deux parties — de
l'interprétation astronomique du phénomène.
5. Trajectoire
Le témoin fournit une indication assez précise sur la trajectoire
apparente.
Début - Sud-ouest, avec une descente rapide.
Fin - Le phénomène disparaît vers le nord-est, en direction du Piton de la
Fournaise.
Le formulaire donne donc une trajectoire générale :
SO → NE avec une impression de descente.
Attention : il s'agit d'une trajectoire apparente vue depuis le sol, et non
d'une trajectoire astronomique calculée.
6. Durée extrêmement brève
L'observation dure seulement : 5 à 7 secondes.
Cette durée est cohérente avec l'apparition fugace d'un bolide très
brillant. Elle constitue également un élément important pour comprendre
pourquoi le témoin n'a pas pu fournir davantage de renseignements sur la
structure ou le comportement du phénomène.
7. Couleur
Le témoin indique une couleur : jaune très brillant.
La luminosité semble avoir été suffisamment importante pour permettre une
observation nette malgré la brièveté du phénomène. La couleur jaune ne permet
toutefois pas, à elle seule, de déterminer la composition du météoroïde.
Un point est explicitement renseigné dans le formulaire : Son : non.
Le témoin n'a donc entendu aucun bruit associé au passage du phénomène. Ce point est intéressant, mais il ne constitue
pas un argument contre l'hypothèse météorique. Un éventuel bruit lié à un
bolide peut notamment être retardé par rapport à l'apparition lumineuse, et
l'absence de perception sonore n'est pas surprenante compte tenu de la distance
et de la brièveté de l'événement.
Le témoin précise qu'après la disparition du phénomène derrière l'horizon,
il n'a observé : « pas d'observation de lueur suspecte après la chute ».
Cela signifie qu'il n'a pas observé de flash secondaire ou de phénomène
lumineux persistant après la disparition. Il n'existe donc pas, dans ce
dossier, de preuve d'une chute de météorite au sol. Il faut éviter d'écrire que
le météoroïde « est tombé » au Piton de la Fournaise : le témoin indique
seulement qu'il a disparu dans cette direction.
Le formulaire GEIPAN indique qu'un schéma de l'observation accompagnait la
déclaration. C'est un élément intéressant car le dossier ne repose pas
uniquement sur un texte : le témoin a également essayé de représenter la
trajectoire. Le document original peut être consulté ici :
Formulaire GEIPAN — Observation du 16 septembre 2012
https://geipan.fr/sites/default/files/Questionnaire%20bolide-R.pdf
8. Pourquoi le GEIPAN parle-t-il de « bolide » ?
C'est un cas assez différent des observations réunionnaises où un témoin
parle simplement d'un « objet lumineux ». Le document transmis au GEIPAN est
explicitement intitulé :
FORMULAIRE D'OBSERVATION DE BOLIDE.
Le phénomène est donc documenté dans le cadre des observations de
phénomènes célestes lumineux, et non comme un cas classique d'engin mystérieux.
Les caractéristiques rapportées sont en effet particulièrement compatibles avec
un bolide :
|
Apparition soudaine ; Très forte luminosité ; Durée de quelques secondes |
Trajectoire rapide ; Coloration jaune ; Descente apparente ; |
Fragmentation en deux
parties ; Disparition derrière
l'horizon.
|
Le phénomène observé est très vraisemblablement un bolide, c'est-à-dire un
météoroïde entrant dans l'atmosphère et produisant une importante émission
lumineuse. En revanche, « météorite » désigne normalement le fragment qui
atteint le sol. Or le témoin n'a observé aucune chute au sol et le dossier ne
fournit aucune découverte de météorite.
L'un des points forts du dossier est la chronologie :
22 h 16 : observation
↓
22 h 25 : formulaire adressé au GEIPAN
Cette différence d'environ neuf minutes est particulièrement intéressante,
car elle donne une excellente indication sur la contemporanéité du témoignage.
Cela réduit considérablement le risque de reconstruction ultérieure du récit.
Fiche catalogue
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
16 septembre 2012 |
|
Heure |
22 h 16 |
|
Lieu |
Le Tampon, 20e km, Plaine des Cafres |
|
Département |
La Réunion (974) |
|
Phénomène |
Bolide |
|
Direction initiale |
Sud-ouest |
|
Direction finale apparente |
Nord-est / Piton de la Fournaise |
|
Durée |
5–7 secondes |
|
Couleur |
Jaune très brillant |
|
Luminosité |
Très forte |
|
Fragmentation |
Oui, deux parties |
|
Flashs |
Deux flashs lors de la fragmentation |
|
Son |
Aucun |
|
Photo/vidéo |
Non |
|
Schéma |
Oui |
|
Signalement GEIPAN |
Oui, le soir même |
|
Source primaire |
Formulaire GEIPAN |
|
Interprétation |
Bolide / phénomène météorique |
|
Valeur documentaire |
Élevée |
RESUME
16 septembre 2012 — Le Tampon, Plaine des Cafres (La Réunion). À 22 h 16,
un témoin observe pendant cinq à sept secondes un phénomène extrêmement
lumineux apparaissant au sud-ouest et se déplaçant rapidement vers le nord-est,
en direction du Piton de la Fournaise. De couleur jaune très brillante, le
phénomène se fragmente en deux parties accompagnées de deux flashs avant de
disparaître derrière l'horizon. Aucun bruit n'est entendu et aucune lueur
consécutive n'est observée. Le témoin transmet son formulaire d'observation au
GEIPAN à 22 h 25, soit quelques minutes après l'événement. La description est
compatible avec l'observation d'un bolide météorique
https://www.cnes-geipan.fr/fr/temoignage/7290
01 OCTOBRE 2012 – LE TAMPON - REUNION
Bolide / phénomène lumineux très bref
Le 1er octobre 2012 à 19 h 35, un témoin âgé de 30 ans observe depuis
l'extérieur de son domicile au Tampon, à environ 800 m d'altitude, un phénomène
lumineux extrêmement bref. L'observation dure environ 2 secondes et deux autres
personnes auraient également vu le phénomène.
Description
Le témoin décrit :
Une boule lumineuse ;
Accompagnée d'une traînée blanche ;
Apparaissant dans le secteur sud ;
Se déplaçant très rapidement de haut en bas ;
En direction de la mer ;
Puis disparaissant complètement après environ 2 à 3 secondes.
Il compare explicitement le phénomène à un « bolide », à un débris spatial
ou à une étoile filante. Conditions
d'observation. Les conditions étaient particulièrement favorables : ciel dégagé
et étoilé ; absence de vent ; température de saison ; bonne visibilité vers le
sud… Le témoin estime la distance minimale du phénomène à environ 5 km, mais
cette valeur est manifestement une estimation visuelle et ne permet pas
d'établir l'altitude ou la distance réelle de l'objet. Le dossier comporte cependant un détail qui
explique probablement pourquoi l'observation a retenu l'attention.
Environ 10 secondes après le phénomène, le témoin indique qu'une coupure
générale d'électricité a touché une grande partie de La Réunion. Selon son
témoignage, la coupure aurait duré environ 10 à 15 minutes selon les secteurs.
Il précise qu'à sa connaissance, aucun communiqué d'EDF n'avait alors été
diffusé pour expliquer l'incident. Il
écrit à ce propos que cette coïncidence lui paraît « étrange ». Il faut
toutefois séparer les deux événements : le questionnaire établit seulement que
le témoin a perçu le bolide, puis qu'une coupure électrique est survenue
environ dix secondes plus tard. Le document ne démontre absolument pas de lien
causal entre les deux phénomènes.
Témoins et documents
Le formulaire indique deux autres témoins du phénomène lumineux. En
revanche, le questionnaire consulté ne fait pas apparaître de photographie ou
de vidéo de l'observation parmi les documents joints.
Évaluation Sur le plan phénoménologique, la description est très compatible
avec un bolide météorique :
forte luminosité + traînée + déplacement
extrêmement rapide + durée de seulement 2–3 secondes + disparition vers
l'horizon.
Il n'est donc pas nécessaire de faire intervenir une hypothèse
extraordinaire pour rendre compte de la description. Le seul élément réellement
particulier du dossier est la coïncidence temporelle avec la panne électrique,
mais celle-ci doit rester une donnée contextuelle tant qu'une enquête
indépendante n'a pas établi un rapport entre les deux événements.
Lien direct vers le
document GEIPAN : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2012-10-08338
RESUME
01/10/2012 — Le Tampon (La Réunion), 19 h 35. Trois témoins auraient
observé pendant environ deux secondes une boule lumineuse accompagnée d'une
traînée blanche, descendant très rapidement vers la mer dans le secteur sud.
Ciel dégagé et étoilé, absence de vent. Environ dix secondes après
l'observation, une coupure électrique générale affectant une partie de l'île
est signalée par le témoin. Celui-ci ne fournit cependant aucun élément
permettant d'établir un lien entre les deux événements. Description compatible
avec un bolide météorique. Source : questionnaire GEIPAN. https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2012-10-08338
19 MARS 2013 –LA PLAINE DES SABLES – REUNION
« L’OVNI » qui était une opération publicitaire AXE Apollo
Le 19 mars 2013, une photographie prise à la Plaine des Sables, dans le
massif du Piton de la Fournaise, est publiée sur Twitter par le compte
@debosselage974. La photographie montre le paysage volcanique et, dans le ciel,
une forme lumineuse semblant être rattachée à un objet volant.
La publication est rapidement reprise sur Twitter et par plusieurs médias
et sites réunionnais. Zinfos974 publie le 19 mars un article présentant l'image
comme une photographie supposée d'OVNI et décrit l'emballement qui se développe
sur les réseaux sociaux.
Article original Zinfos974
— 19 mars 2013
La photographie devient rapidement un petit phénomène médiatique local.
2. Les premières hypothèses
Avant que l'explication publicitaire ne soit révélée, plusieurs hypothèses
circulent : hélicoptère ; avion ; reflet ou défaut optique ; phénomène lumineux
; laser ; voire objet véritablement inconnu. Un élément intéressant est que certains
internautes évoquent un hélicoptère du PGHM, qui aurait été présent dans le
secteur pour rechercher un groupe de personnes à la Plaine des Sables. D'autres
intervenants analysent la photographie et proposent une explication
photographique. À ce stade, le phénomène
reste présenté comme une énigme.
3. Le contexte est plus vaste qu'une seule photographie
Avant même la photographie du 19
mars, des témoignages circulent concernant la Plaine des Sables. Une archive
publiée le 26 mars 2013 rapporte notamment une observation datée du 2 mars 2013
par un couple de Dionysiens qui campait sur place. Ils auraient observé une
forme décrite comme : un objet allongé, de forme cylindrique, évoluant
lentement au-dessus de la Plaine des Sables en direction de la mer. D'autres témoignages sont également mentionnés
dans les médias et sur des sites ufologiques. Il faut cependant absolument
séparer ces témoignages du coup publicitaire.
Le fait que la campagne AXE ait utilisé l'imaginaire OVNI ne signifie pas
automatiquement que toutes les observations rapportées en mars 2013 étaient
fabriquées par AXE.
4. Première « révélation » : l'histoire de l'opticien
Le 28 mars 2013, Zinfos974 publie un nouvel article : « L'Ovni qui affole
la twittosphère... était un coup marketing ». Le média explique alors que la
photographie aurait été liée à une opération d'un opticien local, destinée à
promouvoir une nouvelle ligne de lunettes associée à une célèbre marque de
boisson énergisante.
Zinfos974 — « L'Ovni qui
affole la twittosphère... était un coup marketing », 28 mars 2013
Cette première explication a été reprise par plusieurs sites ufologiques. Mais cette explication n'est pas la dernière
version de l'histoire.
5. La véritable révélation : AXE Apollo
Une publication du 1er avril 2013
revient sur l'affaire et explique que l'histoire de l'opticien était elle-même
erronée. La véritable opération est présentée comme une campagne de la marque
AXE, pour le lancement de sa fragrance AXE Apollo. Le scénario publicitaire est
explicitement présenté comme celui d'une « navette AXE Apollo » ayant supposément
envahi La Réunion. La page Facebook
initialement consacrée à la prétendue découverte d'un OVNI aurait été
transformée en page « AXE Apollo débarque à La Réunion ». La campagne utilisait
donc volontairement :
·
Le mystère
;
·
L’OVNI ;
·
L’espace ;
·
Une «
capsule » ;
·
La
curiosité des internautes ;
·
Twitter ;
·
Facebook ;
·
Les médias
locaux.
L'objectif était de créer une campagne virale, avant de révéler le
véritable commanditaire.
6. Pourquoi AXE Apollo ?
Le choix du thème spatial n'était pas accidentel. En 2013, AXE lançait la
gamme Apollo, avec une communication largement fondée sur l'imaginaire spatial
et la conquête de l'espace. La campagne internationale AXE Apollo Space Academy
(A.A.S.A.) proposait notamment de sélectionner des participants pour une
expérience spatiale et était associée à Space Expedition Corporation. Le projet
prévoyait un vol suborbital à bord du Lynx. La mise en scène réunionnaise s'intégrait donc
parfaitement dans cet univers publicitaire.
7. Une véritable « histoire d'OVNI » fabriquée pour les réseaux sociaux
La campagne fonctionne en plusieurs
étapes :
1. Une photographie mystérieuse
↓
2. Publication sur Twitter
↓
3. Reprise par les internautes
↓
4. Reprise par les médias
↓
5. Apparition de différentes hypothèses
↓
6. Développement d'un véritable « buzz OVNI »
↓
7. Révélation progressive
↓
8. AXE Apollo
Le cas constitue donc un excellent exemple de construction médiatique d'un
faux mystère aérien.
L'affaire est également intéressante parce que certains sites ufologiques
avaient initialement considéré l'image comme potentiellement authentique. Un
article publié le 26 mars rapporte par exemple qu'un site spécialisé avait fait
examiner la photographie par un expert et estimait qu'aucun ajout artificiel
évident n'était détectable. Quelques
jours plus tard, la révélation publicitaire change complètement
l'interprétation médiatique de l'image. Cela constitue un excellent exemple des
limites d'une analyse purement photographique : une image peut ne pas présenter
de manipulation numérique évidente et néanmoins être utilisée dans une
opération de communication destinée à produire une fausse interprétation.
Zinfos974 est particulièrement important dans la chronologie.
·
19 mars
2013
Le média relaie la photographie et
l'emballement sur Twitter.
·
28 mars
2013
Zinfos974 annonce que « l’OVNI » serait lié à
un coup marketing.
Cette chronologie montre que le média a lui-même été intégré au processus
de diffusion du phénomène médiatique, d'abord comme relais de la curiosité
publique puis comme relais de l'explication.
RESUME
Mars 2013 — Plaine des Sables, massif du Piton de la Fournaise — Faux OVNI
/ opération publicitaire AXE Apollo. Une photographie prise à la Plaine des
Sables et publiée sur Twitter le 19 mars 2013 montre dans le ciel une forme
lumineuse semblant associée à un objet volant. L'image provoque un important
emballement sur les réseaux sociaux réunionnais et est reprise par plusieurs
médias. Différentes hypothèses sont proposées, allant de l'hélicoptère au
reflet photographique. Le 28 mars, Zinfos974 annonce qu'il s'agit d'une
opération marketing. Une révélation ultérieure, publiée le 1er avril, précise
que l'opération était liée à la campagne AXE Apollo, destinée à promouvoir la
nouvelle gamme de produits de la marque et son univers spatial. La photographie
doit donc être retirée du catalogue des observations authentiques et placée
dans une rubrique consacrée aux canulars, faux OVNI et opérations commerciales.
Il convient toutefois de ne pas assimiler automatiquement à cette campagne les
autres témoignages d'objets rapportés dans la région en mars 2013.
Sources essentielles
·
https://www.zinfos974.com/la-photo-dun-ovni-dans-le-ciel-reunionnais-agite-la-twittosphere/
25 AOUT 2013 – ST DENIS - REUNION
Date: 25 août 2013
Lieu : Saint-Denis, La Réunion
Heure : entre 19 h 30 et 19 h 45
Témoin : une personne observant depuis son balcon
Phénomènes : deux phénomènes lumineux successifs
Durée : le premier, environ 2 minutes
Classification GEIPAN : C
Date de mise à jour : 11 décembre 2013
Dossier GEIPAN : 2013-08-08529
Déroulement
Le témoin observe d'abord dans le ciel une grosse lumière rouge,
particulièrement lumineuse, se déplaçant lentement. Le GEIPAN considère qu'une
lanterne thaïlandaise pourrait expliquer cette première observation, notamment
en raison du vent dominant d'est à La Réunion, qui aurait pu donner
l'impression que la lumière se dirigeait vers le témoin.
Le témoin observe ensuite une forte lumière blanche provenant de la
direction de la mer. Le GEIPAN a recherché les passages satellitaires
correspondant à l'heure de l'observation. Les calculs CalSky indiquaient
notamment le passage du satellite USA 217 / STPSat-2 sur une trajectoire
compatible.
Cependant, la luminosité annoncée par le témoin ne correspondait pas
vraiment à celle attendue pour ce satellite : CalSky donnait une magnitude
relativement faible, comprise entre 5 et 8. Le GEIPAN envisage donc également
la possibilité d'un reflet lumineux ou éventuellement d'un autre satellite
militaire plus brillant, mais sans pouvoir le démontrer.
Pourquoi le GEIPAN classe-t-il le cas C ?
Le GEIPAN ne conclut pas à un phénomène extraordinaire. Il estime que les
hypothèses de la lanterne thaïlandaise et du satellite sont plausibles, mais
que les informations disponibles sont insuffisantes pour les retenir avec un
degré de probabilité suffisant. Le cas est donc classé C : manque
d'informations fiables.
RESUME
25 août 2013 – Saint-Denis (La Réunion) – Deux phénomènes lumineux – GEIPAN
C. Entre 19 h 30 et 19 h 45, un témoin observe depuis son balcon deux lumières
successives : une grosse lumière rouge se déplaçant lentement pendant environ
deux minutes, puis une forte lumière blanche venant de la direction de la mer.
Le GEIPAN envisage pour la première une lanterne thaïlandaise et, pour la
seconde, le passage possible du satellite USA 217/STPSat-2 ou un reflet
lumineux. Les données disponibles ne permettent toutefois pas de confirmer ces
hypothèses. Cas classé C (manque d'informations fiables).
Fiche officielle GEIPAN : https://www.geipan.fr/fr/cas/2013-08-08529
11 MARS 2014 - SAINTE
CLOTILDE – REUNION
Date : 11 mars 2014
Lieu : Sainte-Clotilde, commune de Saint-Denis, La Réunion
Phénomène observé : objet / point lumineux brillant
Identification GEIPAN : Vénus
Classification : A
Mise à jour : 10 juin 2014
Organisme : GEIPAN (CNES)
Interprétation
Le témoin a signalé un objet très lumineux dans le ciel, dont l'aspect
pouvait donner l'impression d'un objet inhabituel. Après analyse, le GEIPAN a
identifié le phénomène comme étant la planète Vénus. Il s'agit d'un cas
classique de méprise astronomique : Vénus est fréquemment prise pour un « OVNI
» en raison de son éclat exceptionnel. Lorsqu'elle est visible dans le ciel du
soir ou du matin, elle peut apparaître comme un point extrêmement brillant, semblant
parfois stationnaire ou se déplaçant très lentement par rapport aux repères
terrestres.
Le classement A signifie que le GEIPAN considère l'identification comme
certaine. Dans son catalogue, le phénomène est explicitement renseigné « Vénus
», et non simplement « phénomène probablement identifié ».
RESUME :
11 mars 2014 – Sainte-Clotilde (La Réunion) – Objet brillant – Vénus –
GEIPAN A. Un témoin signale un objet particulièrement lumineux dans le ciel de
Sainte-Clotilde. L'analyse du GEIPAN permet d'identifier le phénomène comme
étant la planète Vénus. Le cas est classé A (phénomène identifié) et constitue
donc une observation astronomique expliquée, sans élément permettant de retenir
l'hypothèse d'un engin ou phénomène aérien non identifié.
Fiche/catalogue officiel GEIPAN : le cas apparaît dans la base officielle
sous SAINTE-CLOTILDE (974) – 11.03.2014 – A – Vénus, avec mise à jour au
10/06/2014.
LIEN VERS LA FICHE GEIPAN –
05 MAI 2014 – SAINTE MARIE
- REUNION
Date : 5 mai 2014
Lieu : Sainte-Marie, La Réunion
Phénomène signalé : objet / lumière dans le ciel
Identification GEIPAN : satellite
Classification : A
Mise à jour du dossier : 16 décembre 2014
Organisme : GEIPAN / CNES
Interprétation
Le témoin a signalé un objet lumineux se déplaçant dans le ciel. L'analyse
du GEIPAN a permis de mettre en relation l'observation avec le passage d'un
satellite, ce qui explique le caractère ponctuel et lumineux du phénomène.
Le classement A est important dans votre catalogue : il signifie que le
GEIPAN considère le phénomène comme identifié. Il ne s'agit donc pas, au terme
de l'analyse, d'un PAN restant inexpliqué.
La fiche apparaît d'ailleurs dans la base GEIPAN parmi les cas classés A
sous la rubrique « Satellite », immédiatement à côté d'autres observations
réunionnaises identifiées.
RESUME
5 mai 2014 – Sainte-Marie (La Réunion) – Objet lumineux – Satellite –
GEIPAN A. Une observation d'un objet lumineux est signalée dans le ciel de
Sainte-Marie. L'analyse effectuée par le GEIPAN permet d'identifier le
phénomène comme le passage d'un satellite. Le dossier est classé A (phénomène
identifié) et ne constitue donc pas un cas d'OVNI/PAN inexpliqué.
21 AOUT 2015 – ENTRE-DEUX –
REUNION
ENTRE-DEUX (974) - 21/08/2015 - Phénomène lumineux - Classé A — lanceur
Résumé officiel GEIPAN
Observation d'une forme conique lumineuse bleutée entourée d'un halo :
nuage de gaz issu de la passivation de l'étage supérieur cryogénique (ESC-A) du
lanceur Ariane VA225.
Description détaillée
Le 21 août 2015 à 2h du matin (01h33 locale) sur l'île de la Réunion, un
témoin photographie un phénomène dans le ciel qui l'intrigue. Le témoin
rapporte avoir vu une forme conique lumineuse bleutée entourée d'un halo. Un
seul témoignage est recueilli.
Cette observation d'un grand phénomène lumineux translucide se déplaçant
lentement dans le ciel est tout à fait exceptionnelle, de plus la qualité des
photos prises par le témoin permet de parfaitement la caractériser.
L'enquête
Du fait de la ressemblance avec d'autres phénomènes similaires, l'enquête
s'est rapidement orientée vers la recherche de lancements récents de satellite.
En effet, après investigation, la position de l'objet dans le ciel est
cohérent avec la trajectoire de l'étage supérieur cryogénique du lanceur Ariane
VA225, lancé de Kourou le 20/08 à 20h16 UTC ; cet étage, répertorié N40876, a
commencé sa passivation (vidange du réservoir) à 21h12 ; il est passé à la
verticale de l'Indonésie à plus de 8000 km d'altitude. Aux alentours de 21h30
UTC (date de prise de vue), l'objet était bien en visibilité de l'île de la
Réunion.
Comme c'est un lancement de satellite géostationnaire sur une orbite de
transfert très elliptique (environ 300 km -36000 km), le lanceur est à ce
moment-là déjà à très haute altitude, donc visible depuis une très large zone. La
trajectoire propre du nuage est proche de celle du lanceur, mais perturbée par
la vitesse d'éjection des gaz.
Explication
Le halo observé est le nuage de gaz inutilisé éjecté par le lanceur après
la phase de propulsion ; il est éclairé par le soleil et devient visible par
les observateurs au sol qui sont dans la nuit.
Le GEIPAN classe ce cas "A" comme phénomène parfaitement
identifié : nuage de gaz issu de la passivation de l'étage supérieur
cryogénique (ESC-A) du lanceur Ariane VA225.
C'est le même type de phénomène que le halo lumineux observé dans l'Océan
Indien le 29 septembre 2013.
Lien direct vers
la fiche avec photos :
https://cnes-geipan.fr/fr/node/57495
11 DECEMBRE 2016 – RN1 ST
DENIS – LA POSSESSION - REUNION
Date : 11 décembre 2016
Lieu : RN1, trajet Saint-Denis → La Possession, La Réunion
Phénomène : Nuage
Classification GEIPAN : B
Date de mise à jour : 6 juin 2017
Dossier : cas référencé dans la base GEIPAN sous [RN1] de SAINT-DENIS (974)
vers POSSESSION (LA) (974).
Que signifie le classement B ?
Dans la classification GEIPAN, B signifie que le phénomène est considéré
comme très probablement identifié, mais que l'identification ne présente pas le
degré de certitude nécessaire pour être classée A.
Ici, le phénomène observé a donc été interprété comme un nuage,
vraisemblablement avec un aspect inhabituel donnant temporairement une
impression d'objet ou de phénomène aérien.
Le fait que le GEIPAN indique explicitement « Nuage » dans sa base est
important : il ne s'agit pas d'un PAN restant inexpliqué.
Ce cas est particulièrement
intéressant comme exemple de méprise météorologique à La Réunion. Le relief
très marqué de l'île — notamment entre Saint-Denis et La Possession — favorise
la formation de nuages dont la forme, l'éclairage ou le déplacement peuvent
être particulièrement spectaculaires.
RESUME
11 décembre 2016 – RN1, Saint-Denis–La Possession (La Réunion) – Phénomène
lumineux/aérien – Nuage – GEIPAN B. Une observation est signalée le long de la
RN1 entre Saint-Denis et La Possession. Le phénomène, jugé suffisamment
inhabituel pour faire l'objet d'un signalement, est analysé par le GEIPAN et
attribué à un nuage. Le dossier est classé B, ce qui correspond à une
explication probable mais non certaine. Il s'agit donc d'une méprise
météorologique probable, et non d'un cas PAN inexpliqué.
05 MARS 2017 – SAINT LOUIS
– REUNION
5 mars 2017 — Saint-Louis, La Réunion
Date : 5 mars 2017
Lieu : Saint-Louis, La Réunion
Classification GEIPAN : C
Phénomène : manque d'informations fiables
Mise à jour : 23 octobre 2017
Organisme : GEIPAN / CNES.
Signification du classement
Le classement C signifie que le GEIPAN considère que les informations
disponibles ne permettent pas de déterminer de façon suffisamment fiable la
nature du phénomène. Il ne faut donc pas présenter ce cas comme un OVNI
confirmé, mais plutôt comme une observation rapportée qui reste insuffisamment
documentée. Dans la base GEIPAN, le cas apparaît parmi les dossiers réunionnais
classés C, aux côtés notamment de celui du 13 janvier 2008 à Saint-Louis,
également classé pour manque d'informations fiables.
RESUME
5 mars 2017 – Saint-Louis (La Réunion) – Phénomène aérien – GEIPAN C. Une
observation est signalée à Saint-Louis. Le dossier est enregistré par le
GEIPAN, mais les informations recueillies ne permettent pas d'identifier avec
suffisamment de certitude le phénomène observé. Le cas est classé C – manque
d'informations fiables. Il doit donc être considéré comme un témoignage
insuffisamment documenté et non comme un cas inexpliqué solidement établi.
Source
officielle : https://geipan.fr/fr/cas/2017-03-09659?field=&field_agregation_index_value=&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D=&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D=&field_date_value=&field_departement_target_id=&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D=&field_latitude_value%5Bmin%5D=&field_longitude_value%5Bmax%5D=&field_longitude_value%5Bmin%5D=&field_phenomene_target_id=&field_type_de_cas_target_id=All&order=field_date&page=122%2C21&sort=asc
09 MAI 2017 – ST DENIS - REUNION
Date : 9
juin 2017
Lieu : Saint-Denis
Phénomène signalé : point blanc / objet blanc dans le ciel
Classification GEIPAN : A
Identification : ballon météorologique
Mise à jour de la fiche : 26 octobre 2020
Dossier : 2017-06-50410
Documents disponibles : questionnaire, deux vidéos originales, compte rendu
d'enquête et document sur la trajectoire.
Déroulement de l'observation
Le 9 juin 2017, en début d'après-midi, le témoin remarque un point blanc
immobile sur fond de ciel bleu.
Le point finit par se déplacer. Le témoin prend alors son smartphone et le
filme lorsqu'il passe devant un nuage. Le phénomène disparaît momentanément
derrière celui-ci, puis réapparaît. Le témoin réalise une seconde séquence
vidéo. Le GEIPAN a reçu deux vidéos originales, ce qui constitue un élément
documentaire intéressant. Il n'y avait en revanche qu'un seul témoignage.
L'identification du ballon-sonde
L'enquête GEIPAN a permis de déterminer que le témoin avait observé le
ballon météorologique lancé quotidiennement depuis la station de Gillot, pour
les besoins des radiosondages. Plusieurs éléments concordants ont conduit à
cette conclusion :
Aspect
physique : la forme ronde et la couleur blanche correspondent à celles d'un
ballon- sonde.
Chronologie
: un ballon avait effectivement été lancé environ 15 minutes avant
l'observation.
Position
géographique : le témoin se trouvait à environ 4 km du lieu de lancement.
Trajectoire
: le déplacement observé correspondait à celui attendu d'un ballon-sonde
prenant progressivement de l'altitude.
Les conditions de vent aux altitudes concernées étaient compatibles avec le
déplacement observé.
Le GEIPAN considère donc que le PAN possède toutes les caractéristiques
physiques et dynamiques correspondant à l'hypothèse du ballon météorologique.
Pourquoi le classement A ?
C'est un cas exemplaire de la catégorie A du GEIPAN : phénomène identifié. Il
ne s'agit donc pas simplement d'une hypothèse (« probablement un ballon »).
L'enquête a permis de mettre en relation l'observation avec un lancement réel
et documenté, effectué depuis Gillot peu avant l'observation.
Résumé
9 juin 2017 – Saint-Denis (La Réunion) – Objet blanc – Ballon
météorologique – GEIPAN A.
En début d'après-midi, un témoin observe depuis Saint-Denis un point blanc
apparemment immobile dans le ciel. Le phénomène se met ensuite à se déplacer et
est filmé avec un smartphone, notamment lorsqu'il passe devant un nuage. Deux
vidéos originales sont transmises au GEIPAN. L'enquête établit que
l'observation correspond au ballon météorologique lancé environ quinze minutes
auparavant depuis la station de Gillot, utilisée pour les radiosondages. La
proximité du témoin avec le site de lancement, l'aspect sphérique et blanc du
phénomène ainsi que sa trajectoire sont compatibles avec cette identification.
Le cas est classé A – phénomène identifié.
Fiche officielle GEIPAN https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2017-06-50410
09 JUIN 2017 – SAINT DENIS
- REUNION
Objet blanc — ballon météorologique — GEIPAN A
Date : 9 juin 2017
Lieu : Saint-Denis, La Réunion
Moment : début d’après-midi
Classification : A
Phénomène identifié : ballon météorologique
Dossier GEIPAN : 2017-06-50410
Mise à jour actuelle de la fiche : 23 juin 2021
Étrangeté : 0,00
Consistance : 0,70
Documents disponibles : questionnaire, deux vidéos originales, compte rendu
d'enquête et document de trajectoire.
Déroulement de l'observation
Le témoin remarque d'abord dans le ciel bleu un point blanc qui semble
immobile. Après quelque temps, celui-ci commence à se déplacer. Le témoin prend
alors son smartphone et filme le phénomène lorsqu'il passe devant un nuage.
L'objet disparaît derrière le nuage puis réapparaît. Le témoin réalise une
seconde séquence vidéo. Le GEIPAN précise avoir reçu les deux vidéos
originales. Il n'y a toutefois eu qu'un seul témoin. L'élément décisif : le ballon de Gillot
L'enquête GEIPAN a permis d'établir une correspondance très précise avec le
ballon-sonde météorologique lancé quotidiennement depuis la station de Gillot,
pour effectuer des radiosondages.
Le dossier retient plusieurs concordances :
Aspect du phénomène : forme ronde et couleur blanche correspondant à celles
d'un ballon-sonde.
Chronologie : un ballon-sonde avait effectivement été lancé environ 15
minutes avant l'observation.
Distance : le témoin se trouvait à environ 4 km du lieu de lancement.
Trajectoire : les déplacements observés correspondent à ceux d'un
ballon-sonde prenant progressivement de l'altitude.
Conditions de vent : les vents faibles aux altitudes concernées étaient
compatibles avec la trajectoire observée.
Le GEIPAN considère donc que l'ensemble des caractéristiques physiques et
dynamiques du phénomène correspond au ballon météorologique.
Pourquoi le classement A ?
C'est ici un point important pour votre catalogue : A signifie que le
phénomène est identifié, et non simplement « probablement expliqué ».
Le GEIPAN formule explicitement sa conclusion comme une confusion avec un
ballon-sonde. Il s'agit donc d'un cas particulièrement bien documenté de
méprise avec un objet météorologique, d'autant plus intéressant qu'il existe
deux vidéos originales permettant d'étudier le phénomène.
RESUME
9 juin 2017 – Saint-Denis (La Réunion) – Objet blanc – Ballon
météorologique – GEIPAN A.
En début d'après-midi, un témoin observe dans le ciel un point blanc
apparemment immobile. Celui-ci se met ensuite à se déplacer et est filmé à deux
reprises avec un smartphone, notamment lors de son passage devant un nuage.
Deux vidéos originales sont transmises au GEIPAN. L'enquête établit que le
phénomène correspond au ballon météorologique lancé environ quinze minutes
auparavant depuis la station de Gillot, située à environ 4 km du témoin. La
forme blanche et ronde, la chronologie du lancement et la trajectoire observée
sont concordantes avec celles d'un ballon-sonde prenant de l'altitude. Le
GEIPAN classe le dossier A – confusion avec un ballon-sonde.
Source officielle
https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2017-06-50410
La fiche contient également le compte rendu d'enquête, le questionnaire,
les deux vidéos originales et le document consacré à la trajectoire.
24 JUIN 2017 SAINT-PAUL –
REUNION
Date : 24 juin 2017
Lieu : Saint-Paul, notamment secteur du Piton Maïdo
Classification GEIPAN : A
Phénomène : Éléments de fusée
Dossier GEIPAN : 2017-06-09735
Mise à jour : 23 octobre 2017
Témoin : 1
Documents : questionnaire, 8 photographies, reconstitution du phénomène.
Ce que le témoin a observé
L'observation intervient alors que le témoin réalise une séance
d'astrophotographie au Piton Maïdo.
Il remarque sur ses prises de vue un phénomène qui présente successivement
plusieurs aspects :
1
D’abord un
trait lumineux, comparable à une étoile filante ;
2
Puis un
cône de lumière blanche très intense ;
3
Enfin une
sorte de nébulosité sphérique, dont la trace met plusieurs minutes à
disparaître.
Le phénomène pouvait donc être particulièrement spectaculaire sur les
photographies, avec une apparence très différente d'une simple étoile filante.
L'explication : le Falcon 9
Le GEIPAN a identifié le phénomène comme étant le passage puis la
passivation du dernier étage d'un lanceur Falcon 9. Le lancement avait eu lieu
le 23 juin 2017 depuis la Floride, à 19 h 10 UTC, soit 23 h 10 à La Réunion. Le
lanceur était parti vers l'est, en suivant approximativement l'équateur.
Environ une heure plus tard, il se trouvait à une altitude estimée par le
GEIPAN à 8 000–10 000 km du point d'observation et était encore éclairé par le
Soleil, ce qui permettait son observation depuis une vaste zone au sol,
notamment depuis La Réunion.
Pourquoi le « cône lumineux » ?
C'est probablement l'aspect le plus intéressant du dossier. Le GEIPAN
interprète le cône lumineux photographié comme résultant d'une éjection de gaz
lors de la passivation du dernier étage du lanceur : les réservoirs sont
vidangés et les gaz expulsés forment un volume qui s'accroît. Comme le cliché
avait un temps de pose de 40 secondes, cette évolution du nuage de gaz apparaît
sous la forme d'un cône lumineux sur la photographie. La disparition apparente
du reflet lumineux du lanceur pourrait, selon le GEIPAN, être liée à une
rotation du dernier étage, modifiant ainsi la réflexion de la lumière solaire
vers l'observateur.
La trajectoire confirme l'identification
Le GEIPAN a reconstitué la trajectoire du phénomène à partir des étoiles
visibles sur les photographies. La reconstitution montre une trajectoire : orientée
plein Est ; relativement linéaire et apparaissant descendante vers l'horizon. Cette géométrie correspond au lanceur qui, vu
depuis La Réunion, allait progressivement passer derrière la Terre.
Le GEIPAN fait lui-même le rapprochement avec un autre cas réunionnais : 21
août 2015, Entre-Deux, également attribué à un élément de lanceur. Il mentionne
également le phénomène spectaculaire observé dans l'océan Indien le 29
septembre 2013, lié à un lancement spatial et ayant produit un grand halo
lumineux. Cela montre que les
observations de « phénomènes lumineux » à La Réunion peuvent être influencées
par les lancements spatiaux effectués depuis Kourou ou les États-Unis, les
trajectoires pouvant rendre les étages de lanceurs visibles à très grande
distance.
Classification GEIPAN
Le cas est classé A, c'est-à-dire phénomène identifié. Il est donc
important de ne pas le présenter comme un véritable cas OVNI inexpliqué. En
revanche, c'est un excellent exemple de méprise aérospatiale documentée, avec
photographies et reconstitution de trajectoire.
Résumé
24 juin 2017 – Saint-Paul / Piton Maïdo (La Réunion) – Phénomène lumineux –
Élément de fusée – GEIPAN A.
Au cours d'une séance d'astrophotographie réalisée depuis le Piton Maïdo,
un témoin photographie un phénomène lumineux présentant successivement
l'apparence d'un trait lumineux, puis d'un cône de lumière blanche intense et
enfin d'une nébulosité sphérique persistant plusieurs minutes. L'analyse des
huit photographies et la reconstitution de la trajectoire permettent au GEIPAN
d'identifier le phénomène comme le dernier étage d'un lanceur Falcon 9, lancé
le 23 juin 2017 depuis la Floride. Le cône lumineux correspond
vraisemblablement à l'éjection de gaz lors de la passivation de l'étage,
éclairé par le Soleil. Le dossier est classé A – phénomène identifié.
Fiche officielle GEIPAN : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2017-06-09735
2018 – TEMOIGNAGE DE «
CAROLINE » MUFON - SAINT-DENIS - REUNION
Il s’agit là d’un tout autre type de
cas : les personnes dites « CONTACTEES ». La science officielle ne peut
pas les prendre en considération, toutefois quelques scientifiques s’y sont
intéressés et ont donnés des conclusions favorables à une étude de ce type de
cas. Nous évoquerons donc le présent cas qui se localise à la Réunion. Ce n’est
pas le seul, cette petite ile qui héberge encore une large population apte à
être influencée par les traditions anciennes, héberge plusieurs personnages
similaires.
Le témoignage
Le MUFON France a publié le 31 mai 2022 un article intitulé *« Témoignage
de Caroline » **. L'astérisque indique que Caroline est un pseudonyme, utilisé
à la demande du témoin. Le témoignage avait également été publié dans le
magazine CONTACTS, destiné aux adhérents du MUFON. Le témoignage a été recueilli par Éric
Barrouillet, alors directeur adjoint du MUFON et membre de l'ERT, équipe
chargée de l'accompagnement des personnes se disant « contactées ou abductées
».
Première expérience : 2015
Caroline indique qu'une première expérience se serait produite en 2015,
pendant son sommeil. Elle dit avoir senti une présence dans sa chambre puis
avoir vu, au réveil, un être de type reptiloïde, avec une apparence décrite
comme verte claire et foncée. Selon son récit, l'entité aurait eu une attitude
plutôt amicale et aurait semblé manipuler une « boule d'énergie » entre ses
mains. Elle considère cette expérience comme le point de départ de ses
recherches sur les « reptiliens ».
L'expérience de 2018
Caroline raconte qu'en 2018, alors
qu'elle dormait, elle aurait ressenti de nouveau des présences et une
modification de l'atmosphère de la chambre. Elle affirme avoir ouvert les yeux
mais être devenue incapable de bouger, avant de ressentir une impression de
manipulation physique et de déplacement de son corps. Elle décrit ensuite une
expérience extrêmement traumatisante qu'elle interprète comme une agression
sexuelle commise par une entité non humaine. Elle affirme également avoir
aperçu une créature qu'elle décrit comme « horrible », avant que celle-ci ne
disparaisse.
Caroline affirme que les expériences
se seraient poursuivies pendant environ deux ans. Elle déclare avoir observé : des
OVNI ; des OSNI ; des phénomènes qu'elle interprète comme des apparitions de «
reptiliens » ; différents types de « vaisseaux » et avoir réalisé plusieurs
photographies, mais qu'elle juge elle-même peu nettes.
Elle affirme également que ces expériences auraient développé chez elle des
facultés de clairaudience et de clairvoyance.
Le MUFON France ne présente pas Caroline comme une personne ayant
simplement envoyé un signalement CMS classique. L'article précise que le
témoignage a été pris en charge par l'ERT, et explique que ces témoignages
restent normalement hautement confidentiels. Caroline aurait toutefois souhaité
rendre son expérience publique.
Le MUFON France lui-même rattache explicitement cette affaire à Saint-Denis
de La Réunion dans son article consacré aux observations réunionnaises. Dans
cette synthèse, le MUFON écrit qu'entre les observations historiques et les
observations plus récentes figure « l'affaire de Caroline », présentée comme
ayant été relatée par le MUFON à Saint-Denis. On dispose donc de deux sources MUFON France
complémentaires : le témoignage détaillé de Caroline et l'article général sur
les observations OVNI de La Réunion qui cite explicitement « l'affaire de
Caroline ».
https://www.mufonfrance.fr/post/t%C3%A9moignage-de-caroline
Nus vous le rappelons, c’est un cas dit de contacté, invérifiable, qui
n’entre pas dans les compétences du Geipan et que beaucoup de chercheurs dans
le domaine ufologique réfutent et présentent ces cas comme « pas
sérieux ».
.
Tableau de l’état de ce cas :
Évaluation : C — témoignage non corroboré
|
Élément |
Évaluation |
|
Témoin identifié publiquement |
Non, pseudonyme « Caroline » |
|
Localisation |
Saint-Denis, La Réunion |
|
Première expérience |
2015 |
|
Expérience principale |
2018 |
|
Source primaire accessible |
Témoignage publié par MUFON France |
|
Enquête MUFON |
Accompagnement ERT, plutôt qu'enquête classique
d'observation |
|
OVNI signalés |
Oui, ultérieurement |
|
Photographies |
Oui, selon le témoin |
|
Photographies publiquement exploitables |
Non retrouvées dans l'article |
|
Témoins indépendants |
Non documentés |
|
Preuves matérielles |
Aucune présentée |
|
Procès-verbal police/gendarmerie |
Non retrouvé |
|
Dossier GEIPAN correspondant |
Non identifié |
|
Explication conventionnelle possible |
Certaines expériences nocturnes décrites pourraient
notamment être compatibles avec des phénomènes liés au sommeil, mais cela ne
permet pas de trancher le récit |
|
Valeur ufologique |
Témoignage d'expérienceur/contacté |
|
Classement conseillé |
C |
Point méthodologique important : il faut éviter d'écrire que l’auteur de
l’article a « confirmé » la présence de reptiliens ou d'OVNI. La source établit
seulement que le témoignage a été recueilli et publié par le MUFON France. Elle
ne fournit pas de preuve indépendante permettant de confirmer l'interprétation
extraterrestre/reptilienne.
Résumé
2018 – SAINT-DENIS (La Réunion) – « Caroline » – Expériences nocturnes,
entités et OVNI – MUFON France – C
Une habitante de Saint-Denis, utilisant le pseudonyme « Caroline », a
rapporté au MUFON France plusieurs expériences débutant en 2015 et
particulièrement marquées en 2018. Elle décrit notamment une paralysie au cours
du sommeil, la présence d'une entité qu'elle qualifie de reptilienne et une
expérience vécue comme une agression sexuelle. Dans les deux années suivantes,
elle affirme avoir observé des OVNI, des OSNI et d'autres entités, ainsi que
différents « vaisseaux », et avoir réalisé quelques photographies. Le
témoignage a été recueilli par Éric Barrouillet, directeur adjoint du MUFON
France et membre de l'ERT (Experiencer Resource Team). Le MUFON France précise
que ces témoignages sont normalement confidentiels et que Caroline a demandé la
publication de son récit. Aucun élément indépendant permettant de confirmer
objectivement les phénomènes décrits n'est actuellement accessible dans la
publication : pas de photographie exploitable, de témoin secondaire, de
procès-verbal ou de rapport scientifique connu.
https://www.mufonfrance.fr/post/t%C3%A9moignage-de-caroline?utm_source=chatgpt.com
14 MAI 2018 – SAINT-IERRE – REUNION
Observation d'un
objet triangulaire au large de Saint-Pierre
Les circonstances
Le 14 mai 2018, vers 22 h 45–22 h 50, une famille habitant Saint-Pierre,
dans le sud-ouest de La Réunion, observe depuis son domicile le ciel et la
côte. Le phénomène apparaît au-dessus ou au large de la côte, dans une
direction permettant aux témoins de distinguer l'horizon maritime. Selon le
témoignage transmis au MUFON, trois lumières très brillantes apparaissent
simultanément : deux lumières blanches ; une lumière rouge et disposées selon
une configuration triangulaire. Le
témoin explique qu'il n'avait jamais vu auparavant quelque chose de comparable
dans cette zone. Il prend alors son appareil photographique afin de réaliser
des photographies et une vidéo. La
source MUFON reproduite dans Filer's Files confirme la date, l'heure et les
caractéristiques principales du témoignage.
L'aspect intéressant du témoignage est la première phase de l'observation. Selon
Jean-Pierre, l'objet serait resté presque stationnaire pendant environ quatre
minutes. Il ne s'agissait donc pas, dans son récit initial, d'un objet
traversant simplement le ciel. Le témoin avait l'impression que le phénomène : «
lévitait » et qu'il semblait même chercher ou observer quelque chose. Il faut
évidemment considérer cette dernière interprétation comme une perception
subjective du témoin : rien ne permet de démontrer que l'objet avait
effectivement une intention ou une activité de « recherche ».
Après cette période d'environ quatre minutes, le phénomène aurait commencé
à se déplacer. Le témoin décrit un mouvement : rectiligne ; relativement rapide
; apparemment à basse altitude puis suivi d'une ascension. Il estime que l'objet aurait parcouru environ
5 km en deux minutes. Si cette estimation de distance est correcte, cela
correspondrait à environ 150 km/h. Mais cette valeur doit être maniée avec
beaucoup de prudence : le témoin ne disposait manifestement pas d'une mesure
instrumentale de la distance et ne connaissait pas l'altitude réelle du
phénomène. Une erreur sur la distance apparente peut donc modifier
considérablement la vitesse réelle. Le témoin croit cependant distinguer un
reflet sur la mer, ce qui l'amène à penser que l'objet était relativement bas.
C'est un aspect important du dossier - Le témoin affirme avoir pris : plusieurs
photographies ; des photographies en rafale et une séquence vidéo. Il indique ensuite avoir essayé d'améliorer
les images avec un logiciel. Mais il aurait constaté que les images agrandies
ou « nettoyées » ne permettaient finalement pas de distinguer clairement la
structure de l'objet. C'est une nuance essentielle pour votre ouvrage : il
existe bien une documentation photographique/vidéo associée au témoignage, mais
cela ne signifie pas que ces images constituent une preuve photographique
concluante d'un engin matériel. Le dossier MUFON a néanmoins conservé et
diffusé au moins une image/vidéo associée au témoignage. La publication
internationale de l'époque identifie explicitement le matériel comme provenant
du MUFON.
Le témoignage publié par Zinfos974
Le 20 mai 2018, soit seulement six jours après l'observation, le média
réunionnais Zinfos974 publie un article intitulé : « [VIDEO] Un ovni aperçu au
large de St-Pierre » L'article constitue une source particulièrement
intéressante parce qu'il est contemporain des faits. Zinfos974 indique qu'un
habitant de Saint-Pierre a observé l'objet le 14 mai vers 22 h 50 avec sa
famille. La famille aurait initialement pensé à un avion, mais la forme leur
paraissait incompatible avec celle d'un appareil conventionnel. Le témoin
explique également que l'examen des photographies prises en rafale lui donnait
l'impression que l'objet tournait. Zinfos974
précise que l'observation n'aurait duré qu'environ quatre minutes, avant que
l'objet ne disparaisse rapidement.
C'est un élément que je trouve important pour une présentation objective. Le
témoin ne semble pas avoir présenté immédiatement une conclusion
extraterrestre. Au contraire, il déclarait en substance qu'il souhaitait
lui-même obtenir une explication parce qu'il ne comprenait pas ce qu'il avait
observé. Il évoquait toutefois une
hypothèse qui circulait déjà sur les réseaux sociaux : celle d'un engin
militaire américain. Cette hypothèse n'était évidemment accompagnée d'aucune
preuve.
La médiatisation de l'affaire a rapidement attiré l'attention du MUFON, Zinfos974
indique explicitement que :
Des
photographies de phénomènes similaires circulaient sur les réseaux sociaux ;
L’affaire
avait attiré l'attention du MUFON,
Le MUFON
avait décidé de déclencher une enquête par l'intermédiaire de son correspondant
local ;
Et un
appel à témoins avait été lancé à La Réunion.
C'est donc bien un cas pour lequel on peut parler d'une démarche d'enquête
ufologique annoncée publiquement, et non simplement d'un témoignage envoyé
anonymement à une base de données.
Le fonctionnement actuel du MUFON confirme d'ailleurs que ses enquêteurs
sont formés et qu'ils ont pour mission d'enquêter sur les PAN/OVNI et de
collecter les données dans la base de l'organisation.
Il faut noter que le cas ne reste pas limité à La Réunion. Le témoignage
apparaît dans la compilation Filer's Files #20 – 2018, avec une rubrique
consacrée à « Réunion Island », et la source indiquée est explicitement MUFON
CMS. Cette publication reproduit les
éléments essentiels de l’observation.
La presse ufologique internationale et l'hypothèse TR-3B - L'affaire
connaît ensuite une deuxième vie sur Internet CAR des sites ufologiques et
sensationnalistes présentent l'objet comme un possible TR-3B ou « Black
Triangle ». Une reprise publiée en mai 2018 affirme ainsi que la vidéo
montrerait un appareil triangulaire stationnant au-dessus de l'eau avant de
partir. Elle reprend également le témoignage MUFON.
.
Il n'existe dans les sources retrouvées aucun élément permettant d'affirmer
que l'objet était un appareil militaire américain secret. Le TR-3B est lui-même
une hypothèse largement diffusée dans la littérature ufologique et sur
Internet, mais l'existence de cet appareil sous la forme généralement décrite
par les récits ufologiques n'est pas établie par les sources publiques
disponibles.
C'est probablement le point le plus délicat du dossier : les
images ! Le témoin affirme avoir filmé et photographié le phénomène. Cependant,
les sources secondaires disponibles ne permettent pas d'établir avec certitude
: les dimensions angulaires de l'objet ; sa distance ; son altitude ; la
vitesse réelle ou la présence d'une structure physique reliant les trois points
lumineux. Autrement dit, « trois
lumières en triangle » ne signifie pas nécessairement « un objet triangulaire
».
Il peut s'agir d'un objet présentant trois sources lumineuses, mais la
photographie seule ne permet pas nécessairement de déterminer la géométrie
réelle.
Plusieurs hypothèses doivent être conservées ouvertes quant à
l’identification de cette observation : Aéronef, Hélicoptère, Effet
photographique etc….
Je n'ai pas retrouvé dans la base publique du GEIPAN un dossier
correspondant au 14 mai 2018 à Saint-Pierre (La Réunion). Les recherches GEIPAN
font apparaître plusieurs dossiers de Saint-Pierre, notamment : 9 janvier 1976
; 22 octobre 1981 ; 1985 ; 14 et 16 décembre 2008 ; 20 juin 2009 mais pas cette
observation du 14 mai 2018.
En ce qui concerne ce dossier, j'ai retrouvé : le témoignage MUFON/CMS ; sa
reprise dans Filer's Files ; l'article contemporain de Zinfos974 ; les reprises
ufologiques ; la mention d'une enquête MUFON France et d'un appel à témoins,
mais en revanche, je n'ai pas retrouvé de rapport final public du correspondant
MUFON France indiquant le résultat de l'enquête. C'est très important car il
faut en conclure que « Le MUFON France annonce l'ouverture d'une enquête et
lance un appel à témoins, mais aucun rapport final public de cette enquête n'a
été retrouvé dans les sources accessibles. » Cela est beaucoup plus rigoureux
et sérieux que d'affirmer que « le MUFON a enquêté et n'a rien trouvé ».
Chronologie du dossier
|
Date |
Événement |
|
14 mai 2018 |
Observation à Saint-Pierre vers 22 h 45–22 h 50 |
|
14 mai |
Trois lumières : 2 blanches + 1 rouge, configuration triangulaire |
|
14 mai |
Photographies et vidéo réalisées |
|
14 mai |
Objet apparemment stationnaire environ 4 min |
|
14 mai |
Déplacement rectiligne puis ascension et disparition |
|
17 mai 2018 |
Publication du témoignage sur Ôdla |
|
20 mai 2018 |
Article de Zinfos974, avec mention de l'enquête MUFON et de l'appel à
témoins |
|
mai 2018 |
Témoignage présent dans les compilations issues du MUFON CMS |
|
23 mai 2018 |
Reprises internationales et spéculations sur le TR-3B |
|
Après 2018 |
Multiplication des reprises Internet |
|
À ce jour |
Pas de rapport final MUFON public retrouvé |
RESUME
Objet triangulaire — trois lumières — photographies et vidéo — enquête
MUFON
Le 14 mai 2018, vers 22 h 45–22 h 50, une famille résidant à Saint-Pierre,
dans le sud de La Réunion, observe depuis son domicile la côte et le ciel au
large. Trois lumières particulièrement brillantes apparaissent soudainement :
deux blanches et une rouge, disposées selon une configuration triangulaire. Le
témoin principal, identifié dans les sources sous le prénom de Jean-Pierre,
saisit alors son appareil afin de photographier et de filmer le phénomène.
Selon son récit transmis au MUFON, le phénomène reste apparemment
stationnaire pendant environ quatre minutes. Le témoin a l'impression qu'il «
lévite » et qu'il semble rechercher ou observer quelque chose. L'objet commence
ensuite à se déplacer en ligne droite à une vitesse jugée importante,
apparemment à basse altitude. Le témoin croit percevoir un reflet sur la mer.
Il estime que le phénomène aurait parcouru environ cinq kilomètres en deux
minutes, avant d'effectuer une ascension puis de disparaître. L'observation est
rapidement médiatisée. Le 17 mai, un témoignage détaillé est publié sur le site
ufologique Ôdla. Le 20 mai 2018, Zinfos974 consacre à son tour un article à
l'affaire sous le titre « Un ovni aperçu au large de St-Pierre ». Le média
indique que la famille aurait observé le phénomène pendant environ quatre
minutes et que l'examen des photographies prises en rafale donnait au témoin
l'impression que l'objet tournait. Zinfos974 précise également que l'affaire
avait attiré l'attention du MUFON France, lequel avait décidé de déclencher une
enquête par l'intermédiaire de son correspondant local et de lancer un appel à
témoins à La Réunion.
Le témoignage apparaît également dans les compilations de rapports issus du
MUFON Case Management System. La version publiée dans Filer's Files reprend les
principaux éléments du récit : Saint-Pierre, 14 mai 2018 à 22 h 45, deux
lumières blanches et une lumière rouge formant un triangle, immobilité
apparente pendant environ quatre minutes, déplacement rectiligne, impression de
faible altitude, possible reflet sur l'eau et ascension finale. La diffusion
internationale de l'affaire entraîne rapidement des spéculations concernant un
éventuel appareil triangulaire secret de type « TR-3B ». Cette hypothèse n'est
toutefois étayée par aucun élément matériel dans le dossier. Il convient donc
de la distinguer radicalement de l'observation elle-même. Le témoin rapporte
trois lumières disposées en triangle ; cela ne constitue pas, en soi, une
preuve que le phénomène était un appareil triangulaire ni, a fortiori, un
aéronef militaire secret. L'existence de photographies et d'une vidéo constitue
un élément intéressant, mais les sources publiques retrouvées ne permettent pas
d'établir avec précision la distance, l'altitude, les dimensions ou la vitesse
réelle du phénomène. Le témoignage indique par ailleurs que les photographies
ne permettaient pas, après agrandissement et traitement, de distinguer
clairement l'objet. Une analyse scientifique nécessiterait l'accès aux fichiers
originaux, aux données EXIF, aux paramètres photographiques et à l'intégralité
de la séquence vidéo.
Une recherche dans la base publique du GEIPAN ne fait pas apparaître de
dossier correspondant au 14 mai 2018 à Saint-Pierre. Les dossiers GEIPAN connus
concernant Saint-Pierre à La Réunion correspondent à d'autres dates, notamment
1976, 1981, 1985 et 2008-2009. L'enquête annoncée par le MUFON France constitue
un élément notable du dossier, mais aucun rapport final public de cette enquête
n'a été retrouvé dans les sources accessibles. Il serait donc incorrect
d'affirmer que le MUFON a conclu à la présence d'un engin extraterrestre ou
d'un appareil militaire. À l'inverse, l'absence de rapport final accessible ne
permet pas non plus de considérer l'affaire comme résolue.
Évaluation : C. Témoignage contemporain relativement documenté, accompagné
de supports photographiques et vidéo et ayant fait l'objet d'une démarche
d'enquête MUFON, mais sans données instrumentales, identification indépendante
ou rapport d'enquête final publiquement disponible. Le cas constitue un
témoignage intéressant de phénomène lumineux triangulaire à La Réunion, mais ne
permet pas de déterminer objectivement la nature de l'objet.
Sources principales, ce qu’elles disent :
Zinfos974 pour la source réunionnaise contemporaine, le témoignage
MUFON/CMS pour la source ufologique primaire accessible indirectement, et Ôdla
pour la transcription détaillée du récit.
1. Le témoignage original est plus précis que l'article Zinfos974. La
transcription publiée le 17 mai 2018 sur Ôdla donne l'heure 22 h 45, alors que
Zinfos974 indique environ 22 h 50. Le récit est signé « Jean-Pierre ». Le
témoin dit explicitement avoir vu trois lumières — deux blanches et une rouge —
formant un triangle, avoir photographié et filmé le phénomène, puis l'avoir vu
rester sur place environ quatre minutes avant de partir en ligne droite.
Le détail intéressant est que Jean-Pierre ne dit pas qu'il a réussi à
obtenir une photographie nette de l'objet. Il précise au contraire qu'après
avoir essayé d'améliorer les photographies avec un logiciel, il lui était «
impossible de distinguer l'objet ». C'est une réserve importante.
2. Le document MUFON est bien identifiable comme source du témoignage.
La compilation Filer's Files #20 – 2018 reprend le cas dans la rubrique Réunion
Island et porte explicitement la mention « Thanks to MUFON CMS ». Elle donne
Saint-Pierre, le 14 mai 2018 à 22 h 45, les trois lumières, les quatre minutes
d'immobilité apparente et le déplacement estimé à 5 km en deux minutes. Elle
termine par « Thanks To Jean Pierre ».
C'est donc une preuve assez solide que le récit est bien issu d'une fiche
MUFON CMS, même si la référence numérique complète du dossier n'est pas exposée
dans les copies actuellement accessibles. Il faut préciser que MUFON CMS, base
de données n’est pas accessible au public, Filer’s Files, par l’intermédiaire
d’un correspondant Mufon, publie de temps en temps des cas issus de cette base
de données fermée malheureusement.
3. L'appel à témoins du MUFON est confirmé par la presse locale C'est
probablement la meilleure preuve concernant l'enquête. Le 20 mai 2018,
Zinfos974 écrit que le phénomène avait attiré l'attention du MUFON France, qui
avait décidé de « déclencher une enquête via son correspondant local » et avait
lancé un appel à témoins à La Réunion. La
même information est reprise pratiquement mot pour mot par Ôdla quelques jours
plus tard.
4. Nous avons maintenant un nom intéressant concernant le MUFON à La
Réunion Une page du MUFON France consacrée à son organisation indique Manuel
Wiroth comme : « Auteur, contact IRM pour le MUFON la Réunion » Il est par
ailleurs docteur en histoire contemporaine et spécialiste de l'histoire de
l'ufologie française. ( ! )
Attention toutefois : je ne peux pas affirmer que Manuel Wiroth est
l'enquêteur qui a personnellement traité le dossier du 14 mai 2018. La source
de 2018 parle seulement d'un « correspondant local » sans le nommer. Il serait
donc méthodologiquement incorrect de faire cette association comme un fait
établi. En revanche, il est certain que Wiroth était fortement impliqué dans la
documentation ufologique concernant La Réunion et l'océan Indien ; son travail
ultérieur sur cette région est significatif.
.
Le 27 octobre 2018, toujours à Saint-Pierre, un autre témoignage MUFON
concerne des lumières observées vers 20 h 50, avec vidéo et photographie. Le
témoin décrit notamment une lumière descendante brutalement, puis restant
stationnaire, avant qu'une autre lumière ne se déplace autour de la première.
Le cas a lui aussi été repris comme possible « TR-3B ». Le Filer's Files #44 – 2018 contient également
ce deuxième cas réunionnais et indique qu'il provient du MUFON CMS. Il y aurait
donc en fait deux observations ce même jour à Saint-Pierre :
|
Date |
Lieu |
Description |
Source |
|
14 mai 2018 |
Saint-Pierre |
3 lumières triangulaires, stationnaires puis
déplacement |
MUFON CMS / Zinfos974 |
|
27 octobre 2018 |
Saint-Pierre |
Lumières, descente brutale, stationnement,
interaction apparente |
MUFON CMS |
Ce rapprochement est intéressant, mais il ne permet pas de conclure qu'il
s'agissait du même phénomène ou du même type d'objet.
Conclusion
14 MAI 2018 — SAINT-PIERRE — OBJET TRIANGULAIRE / TROIS LUMIÈRES — MUFON —
C avec la mention : Enquête MUFON France annoncée ; appel à témoins lancé à La
Réunion ; aucune conclusion publique de l'enquête retrouvée. Photographies et
vidéo mentionnées, mais le témoin indique lui-même que les photographies
traitées ne permettaient pas de distinguer clairement l'objet. Hypothèse TR-3B
apparue dans les reprises ufologiques, non démontrée.
Sources :
https://www.zinfos974.com/video-un-ovni-apercu-au-large-de-st-pierre/
https://www.odla.fr/2018/05/17/un-ovni-triangulaire-observ%C3%A9-%C3%A0-saint-pierre-sur-l-%C3%AEle-de-la-r%C3%A9union/
https://nationalufocenter.com/2018/05/filers-files-20-2018-1941-ufo-crash-in-cape-girardeau-mo/
27 OCTOBRE 2018 – PHENOMENE
VISIBLE DANS TOUTE L’ILE - REUNION
Phénomène lumineux observé dans
toute l'île
Le 27 octobre 2018 vers 20 h 10, heure locale, de nombreux habitants de La
Réunion observent un phénomène lumineux traversant le ciel. Les témoignages
sont suffisamment nombreux et géographiquement dispersés pour constituer un
véritable événement collectif : Saint-Joseph, hauts de Saint-Leu, Saint-André,
Sainte-Marie, notamment.
Imaz Press publie le lendemain, 28 octobre, un article intitulé : « Un
météore, UN OVNI ou un morceau de fusée ? » Le média rapporte une trajectoire
apparente d'ouest en est, une lumière jaune-orangé et une durée de l'ordre
d'une dizaine de secondes selon certains témoignages. Le phénomène a également
été observé depuis Rodrigues.
Ce qui est particulièrement intéressant :
l'heure
L'information la plus importante apparaît dans les sources astronomiques
postérieures. Le deuxième étage de la Falcon 9 utilisée pour lancer Koreasat 5A
le 30 octobre 2017 est catalogué sous : 2017-067B / NORAD 42985 Il est indiqué
comme ayant effectué sa rentrée atmosphérique le 27 octobre 2018, après environ
362 jours en orbite. Et surtout, les
données de Jonathan McDowell donnent une rentrée vers : 16 h 10 UTC soit : 20 h
10 à La Réunion. C'est exactement l'heure donnée par Imaz Press pour
l'apparition du phénomène. C'est un
rapprochement extrêmement fort. On a donc :
|
Donnée |
Observation Réunion |
Débris Falcon 9 |
|
Date |
27 octobre 2018 |
27 octobre 2018 |
|
Heure locale |
≈ 20 h 10 |
16 h 10 UTC = 20 h 10 Réunion |
|
Aspect |
Bolide / lumière jaune-orangé |
Rentrée atmosphérique |
|
Trajectoire apparente |
Ouest → Est |
Compatible avec une trajectoire orbitale |
|
Durée rapportée |
≈ 10 secondes |
Compatible avec une rentrée |
|
Source spatiale |
Inconnue au départ |
Falcon 9, 2017-067B |
La coïncidence temporelle est donc remarquable.
Identification du « morceau de fusée »
L'hypothèse publiée localement était celle d'un morceau de Falcon 9 lancé
environ un an auparavant. Imaz Press attribue cette piste à Flavien Schmitt,
qui l'aurait proposée via la page Facebook Actu Météo 974. Le média écrit que
la trajectoire du débris devait passer au-dessus des Mascareignes autour de 20
h 32. Ôdla reprend pratiquement la même
information et indique également une observation d'au moins une dizaine de
secondes, d'ouest en est. Mais nous
disposons maintenant d'une information plus précise :
Le débris 2017-067B était le deuxième étage de la Falcon 9 ayant lancé
Koreasat 5A le 30 octobre 2017 depuis le Kennedy Space Center. Il était resté
sur une orbite très elliptique avant de rentrer dans l'atmosphère le 27 octobre
2018.
Il ne s'agissait donc probablement pas d'un «
météore » car la comparaison avec le bolide naturel est intéressante. Un
météore est produit lorsqu'un corps naturel entre dans l'atmosphère et se
consume. Ici, nous avons un candidat artificiel identifié : étage supérieur
Falcon 9 — COSPAR 2017-067B — NORAD 42985.
Le fait qu'il s'agisse d'un objet de plusieurs tonnes rend parfaitement
compréhensible une traînée lumineuse importante et relativement prolongée lors
de la rentrée. Les données de Space Activities 2018 donnent environ 3 000 à 4
000 kg pour cet étage et situent sa rentrée le 27 octobre 2018.
C'est ici qu'il faut être prudent. Car les bases orbitales que j'ai
retrouvées donnent la rentrée de 2017-067B comme ayant eu lieu dans le
Pacifique. Cela peut sembler contredire
les observations réunionnaises. Mais « Pacific » dans les tableaux de rentrée
ne suffit pas à établir que le phénomène observé à La Réunion ne pouvait pas
être ce même étage.
Pourquoi ?
Parce qu'un objet en rentrée atmosphérique peut être visible bien avant la
phase terminale de sa rentrée, alors que le point indiqué dans une base comme «
reentry location » correspond à la phase finale / zone de disparition ou de
rentrée complète. Il faut donc distinguer : zone de visibilité et zone de
rentrée terminale. La Réunion pouvait éventuellement se trouver sous ou à
proximité de la trajectoire apparente du véhicule alors que celui-ci
poursuivait sa trajectoire avant sa destruction complète.
Le sens indiqué par les témoins est également intéressant. Imaz Press
rapporte une progression apparente d'ouest en est. Ce n'est pas incompatible avec un objet
orbital. L'étage 2017-067B avait une orbite inclinée d'environ 22°, ce qui est
cohérent avec le profil d'une mission Falcon 9 destinée à placer Koreasat 5A
sur une trajectoire géostationnaire. La
latitude de La Réunion étant d'environ 21° sud, le passage d'un objet ayant une
inclinaison voisine de 22° mérite effectivement d'être étudié.
Le fait que le phénomène ait également été vu à Rodrigues est tout à fait
possible et c’est Imaz Press qui indique explicitement : le phénomène n'a pas
été aperçu seulement à La Réunion et montre des images prises depuis Rodrigues.
Cela renforce fortement l'hypothèse d'un
phénomène très haut dans l'atmosphère ou dans l'espace, plutôt que celle d'un
objet évoluant à faible altitude au-dessus de La Réunion. Une rentrée de débris
orbital correspond précisément à ce type de situation :
Un phénomène unique → grande altitude →
visibilité depuis une très vaste zone géographique.
Et le MUFON ?
Il existe bien une fiche MUFON CMS
datée du 27 octobre 2018 à Saint-Pierre. Mais attention : cette fiche n'est pas
nécessairement le même événement que le bolide observé à 20 h 10 dans toute
l'île. La fiche MUFON raconte autre chose. Elle indique qu'à 20 h 50, une
personne située à Saint-Pierre observe depuis le dernier étage de sa maison une
lumière située à environ 12–15 km. Le témoin décrit :
|
Un premier objet lumineux Une descente brutale ;
|
Une immobilisation apparente puis un second point
lumineux ; ;
|
Celui-ci semble tourner autour du premier Puis le premier disparaît des vidéos ont été
réalisées.
|
Le rapport est explicitement attribué au MUFON CMS. Donc nous avons potentiellement DEUX
événements le même soir :
20 h 10 — phénomène généralisé
→ probablement rentrée atmosphérique de la
Falcon 9.
20 h 50 — Saint-Pierre
→ témoignage MUFON différent, avec deux
lumières et mouvements apparents.
Pourquoi cette distinction est essentielle
Si l'on mélange les deux dossiers, on pourrait écrire : « Le 27 octobre
2018, plusieurs objets ont été observés dans toute La Réunion et le MUFON a
enregistré plusieurs témoignages. » Ce serait trompeur. Il faut plutôt écrire :
Événement A 27 octobre 2018 — vers 20 h 10 Phénomène lumineux généralisé à
La Réunion et Rodrigues. Identification très probable : rentrée atmosphérique
du deuxième étage Falcon 9 2017-067B.
Événement B 27 octobre 2018 — 20 h 50 — Saint-Pierre Observation MUFON CMS
d'une ou plusieurs lumières, avec mouvements apparents particuliers.
Ce deuxième événement n'est pas automatiquement expliqué par la rentrée de
Falcon 9.
Peut-on expliquer le cas MUFON de 20 h 50 par la Falcon 9, en fait je
serais beaucoup plus prudent car Il existe 40 minutes d'écart entre les deux
observations : 20 h 10 → 20 h 50.
Si l'événement de 20 h 10 est bien la rentrée du 2017-067B, il faudrait
démontrer que le même objet ou un autre fragment a pu rester visible ou
réapparaître quarante minutes plus tard. Or les données orbitales disponibles
indiquent une rentrée autour de 16 h 10 UTC, donc 20 h 10 heure locale, et non
20 h 50. Je ne vois donc aucune raison
suffisante de rattacher automatiquement le témoignage MUFON de 20 h 50 à la
Falcon 9.
Conclusion critique
Imaz Press pose la question « météore, OVNI ou morceau de fusée ? ».
Réponse la plus vraisemblable : rentrée du deuxième étage Falcon 9.
SOURCES : https://imazpress.com/actus-reunion/un-meteore-un-ovni-ou-un-morceau-de-fuse
https://nationalufocenter.com/2018/11/filers-files-44-2018-astronaut-donald-slayton-chased-ufos/
https://www.planet4589.org/space/papers/space18.pdf
12 JANVIER 2019 SAINT ANDRE
- REUNION
Boule
lumineuse se déplaçant vers l’ouest
Le 12 janvier 2019, Zinfos974 publie un article intitulé « Un OVNI dans le
ciel de La Réunion ? ». L'article est daté de 00 h 30 et rapporte le témoignage
d'une habitante de Saint-André qui, vers 20 h 30, observe une boule lumineuse
se déplaçant en direction de l'ouest.
Le témoignage comporte plusieurs éléments intéressants :
Lieu : Saint-André, nord-est de La Réunion ;
Heure : environ 20 h 30 ;
Aspect : boule ou sphère lumineuse ;
Déplacement initial : lent, vers l'ouest ;
Évolution : accélération ultérieure ;
Particularité : présence d'une « grosse nuée blanche autour » ;
Documentation : la témoin a tenté de photographier le phénomène ;
Autre témoin potentiel : une amie située à Saint-Leu, sur la côte ouest,
aurait déclaré avoir observé quelque chose de comparable.
Un élément particulièrement important : LINFO
Cette observation n'est pas seulement rapportée par Zinfos974.
Le même matin, à 08 h 33, LINFO.re publie l'article « Avez-vous vu cette
lueur dans le ciel hier soir ? ». Le média indique que plusieurs internautes
avaient signalé, entre 20 h et 21 h, avoir observé une lumière qui leur avait
paru étrange dans le ciel. C'est une
confirmation intéressante : il ne s'agit donc pas nécessairement d'un
témoignage isolé de Saint-André. Il existe une petite série de signalements
contemporains, même si LINFO ne donne malheureusement pas, dans la page
actuellement accessible, les lieux précis ni les descriptions détaillées de
chacun.
Peut-on identifier le phénomène ?
Pour l'instant, je serais beaucoup plus prudent que pour le phénomène du 27
octobre 2018. Je n'ai pas trouvé, dans les sources accessibles,
d'identification officielle ou astronomique permettant d'affirmer qu'il
s'agissait : d'un météore ; d'une rentrée atmosphérique ; d'un satellite ; d'un
lancement spatial ou encore d'un aéronef ou d'un hélicoptère. La description « boule lumineuse + nuée
blanche + déplacement lent puis accélération » est toutefois compatible avec
plusieurs phénomènes conventionnels. La difficulté est que nous ne connaissons
ni la durée exacte, ni l'élévation angulaire, ni la taille apparente, ni la
trajectoire précise, ni la nature de la photographie prise par la témoin.
Il faut également noter que « accélération » est une appréciation visuelle,
et non une mesure instrumentale. Un phénomène qui se rapproche ou s'éloigne de
l'observateur, ou dont la luminosité évolue rapidement, peut donner une
impression d'accélération. La « nuée blanche » est le détail à examiner Une
enveloppe ou traînée blanche autour d'une source lumineuse pourrait avoir
plusieurs explications :
Phénomène
météorique, avec émission lumineuse et traînée ;
Rentrée
atmosphérique, particulièrement si l'objet se fragmente ;
Nuage ou
brume éclairé(e) par une source située derrière ou à proximité ;
Effet
optique lié à la photographie ou à la mise au point ;
Phénomène
lumineux atmosphérique beaucoup plus banal.
Mais il serait prématuré d'en déduire une nature précise. Un point
chronologique intéressant LINFO confirme une fenêtre d'observation située entre
20 h et 21 h, tandis que le témoignage de Saint-André est situé vers 20 h 30.
Les deux sources sont donc parfaitement compatibles temporellement.
En revanche, je n'ai pour l'instant pas trouvé de source permettant de
reconstituer une trajectoire Saint-André → Saint-Leu, ce qui serait très utile.
Si les deux observations étaient réellement simultanées et concernaient le même
objet, on pourrait essayer d'en déduire une direction de déplacement et
éventuellement une altitude approximative.
Résumé
Le 12 janvier 2019, vers 20 h 30, une habitante de Saint-André, dans le
nord-est de La Réunion, observe dans le ciel une boule lumineuse se déplaçant
lentement vers l'ouest. Selon son témoignage rapporté par Zinfos974, le
phénomène aurait ensuite accéléré. La témoin signale également la présence
d'une « grosse nuée blanche autour » du phénomène. Elle tente de photographier
l'observation. Une amie résidant à Saint-Leu, sur la côte ouest de l'île, lui
aurait par ailleurs indiqué avoir observé quelque chose de comparable.
L'intérêt du témoignage est renforcé par une publication de LINFO.re le
même matin. Le média indique que plusieurs internautes ont signalé, entre 20 h
et 21 h, l'observation d'une lumière jugée inhabituelle dans le ciel
réunionnais.
La convergence temporelle entre les deux sources est intéressante, mais les
informations disponibles restent insuffisantes pour déterminer avec certitude
s'il s'agit du même phénomène. Aucun document d'enquête du GEIPAN, de la
gendarmerie ou d'un organisme ufologique permettant d'identifier l'objet n'a
été retrouvé dans les sources actuellement accessibles.
Plusieurs explications conventionnelles demeurent envisageables : phénomène
météorique, rentrée atmosphérique, objet aérien éclairé ou phénomène lumineux
associé aux conditions atmosphériques. La « nuée blanche » décrite par la
témoin constitue un élément particulier, mais elle ne permet pas, à elle seule,
de privilégier une hypothèse.
Évaluation : C — observation contemporaine comportant plusieurs témoignages
potentiels et une tentative de photographie, mais sans données instrumentales
ni identification définitive.
Sources principales : Zinfos974, 12 janvier 2019 ; LINFO.re, 12 janvier
2019.
https://www.zinfos974.com/un-ovni-dans-le-ciel-de-la-reunion/
https://www.linfo.re/la-reunion/societe/avez-vous-vu-cette-lueur-dans-le-ciel-hier-soir
06 JANVIER 2019 – GRAND
BASSIN - REUNION
Observation d'OVNI NUFORC 145536
Date d'apparition :
06/01/2019 à 11h00 heure locale.
Signalé le : 07/04/2019 à 12h06 heure du Pacifique.
Durée : 1 seconde.
Nombre d'observateurs : 3.
Lieu : Grand Bassin (Île de La Réunion).
Forme : Ovale.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.
Un objet ovale jaune a été repéré sur les photos. Nous l'avons découvert par
hasard en visionnant les photos peu après la prise de vue. Trois personnes
étaient présentes lors de la prise des photos.
Publié le 08/04/2019. Source : https://nuforc.org/sighting/?id=145536
16 MAI 2023 - LE TAMPON –
REUNION
Un « objet » triangulaire découvert
sur une photographie… identifié comme un papillon
Le 16 mai 2023, un témoin se promène au belvédère de Notre-Dame de la Paix,
sur la route départementale 36, dans le secteur de La Plaine-des-Cafres,
commune du Tampon, à La Réunion. Il réalise plusieurs photographies avec son
smartphone. Ce n'est qu'après la promenade, en examinant les clichés, qu'il
remarque sur l'une des photographies une tache sombre de forme inhabituelle,
qu'il interprète comme pouvant correspondre à un phénomène aérospatial non
identifié. Le cas est ensuite transmis au GEIPAN.
La fiche GEIPAN fournit plusieurs renseignements techniques :
Date : 16 mai 2023 ;
Lieu : Le Tampon, La Réunion ;
Site : belvédère de Notre-Dame de la Paix ;
Heure indiquée : 12 h 58 min 35 s heure locale ;
Environnement : forêts et milieux semi-naturels ;
Conditions météorologiques : belles éclaircies ou ciel peu nuageux ;
Nombre de phénomènes : un ;
Forme perçue : triangulaire en deux dimensions ;
Couleur : marron ;
Bruit : aucun ;
Vitesse : inconnue.
Un détail montre immédiatement la difficulté d'interprétation : le témoin
n'a pas observé directement l'objet dans le ciel. L'information provient
exclusivement de l'analyse ultérieure d'une photographie. Le GEIPAN précise
donc qu'il s'agit d'une « observation a posteriori sur photographie d'une tache
sombre ».
L'enquête va rapidement orienter l'identification vers un phénomène tout à
fait terrestre. Le GEIPAN examine notamment les caractéristiques de la forme
photographiée et conclut que le cliché représente vraisemblablement un animal
passant très près de l'objectif. Trois possibilités sont évoquées dans la
description de l'enquête : un insecte ; un oiseau ou un papillon. Mais l'hypothèse finalement privilégiée est
celle d'un papillon endémique de La Réunion, Neptisdumetorum.
Le GEIPAN indique que ce papillon mesure environ 2 cm de longueur et qu'il
présente des similitudes marquées de forme et de couleur avec la tache observée
sur la photographie. L'hypothèse retenue est donc celle d'un papillon évoluant
rapidement à proximité immédiate de l'objectif, ce qui explique son aspect
déformé et relativement grand sur le cliché.
Pourquoi un petit papillon peut-il donner l'impression d'un objet beaucoup
plus grand ? C'est probablement l'aspect le plus pédagogique de ce dossier. La
photographie ne permet pas nécessairement de percevoir la véritable distance
entre l'appareil et l'objet photographié. Un insecte situé à seulement quelques
dizaines de centimètres de l'objectif peut apparaître comme une forme
relativement importante sur l'image, alors qu'il ne mesure que quelques
centimètres. La situation est encore plus trompeuse lorsque l'insecte est en
mouvement au moment du déclenchement. Le déplacement pendant le temps
d'exposition peut produire : une silhouette allongée ; une déformation ; un
flou de mouvement ou encore une perte des détails des ailes. La photographie
peut alors donner l'impression d'un objet solide éloigné alors que la cause se
trouve en réalité à quelques dizaines de centimètres de l'appareil. C'est
précisément ce type de méprise que l'enquête du GEIPAN cherche à mettre en
évidence dans ce cas.
Deux photographies particulièrement importantes
La fiche GEIPAN met à disposition plusieurs documents, dont :
« Témoin PHOTO 1 SANS PAN.jpg »
« Témoin PHOTO 2 AVEC PAN.jpg »
Le compte rendu d'enquête
Le questionnaire technique.
La comparaison entre la photographie originale et celle sur laquelle le
témoin avait repéré le PAN constitue donc un élément important du dossier.
Une petite anomalie intéressante dans la fiche
La fiche détaillée contient néanmoins des informations qui peuvent prêter à
confusion. Elle indique une distance de quelques kilomètres entre le témoin et
le phénomène, ainsi qu'une taille apparente correspondant, dans la perspective
du paysage, à plusieurs mètres. Elle décrit également une forme triangulaire
marron. Ces indications correspondent à
la perception/interprétation initiale du PAN photographique, et non à la taille
réelle de l'objet identifié. C'est précisément l'intérêt de l'enquête : les
caractéristiques apparentes d'un objet photographié peuvent être radicalement
différentes de sa nature réelle.
RESUME
Un objet triangulaire découvert sur une photographie
Le 16 mai 2023, un homme se promène au belvédère de Notre-Dame de la Paix,
dans le secteur de La Plaine-des-Cafres, commune du Tampon, à La Réunion. Au
cours de cette promenade, il prend plusieurs photographies avec son smartphone.
Ce n'est qu'ultérieurement, en examinant ses clichés, qu'il remarque sur l'une
des images une tache sombre qu'il interprète comme pouvant correspondre à un
phénomène aérospatial non identifié.
La fiche du GEIPAN indique une prise de vue à 12 h 58 min 35 s. Le
phénomène apparaît sur la photographie sous la forme d'une silhouette marron,
globalement triangulaire. Le témoin ne rapporte pas avoir observé directement
l'objet au moment de la prise de vue. Le dossier comporte notamment les
photographies originales, une photographie faisant apparaître le PAN, un
questionnaire technique et un compte rendu d'enquête.
L'analyse du GEIPAN conduit à une explication beaucoup plus banale. L'objet
photographié serait très vraisemblablement un animal passant rapidement à
proximité de l'objectif. Parmi les hypothèses envisagées — insecte, oiseau ou
papillon — les enquêteurs retiennent plus particulièrement celle d'un papillon
endémique de La Réunion, Neptis dumetorum. Le GEIPAN indique que cet insecte,
d'environ deux centimètres, présente des caractéristiques de forme et de
coloration compatibles avec la silhouette visible sur la photographie.
La proximité de l'insecte avec l'appareil photographique constitue
l'élément essentiel de l'interprétation. Un petit animal passant à très faible
distance de l'objectif peut apparaître beaucoup plus grand sur une photographie
et prendre une apparence inhabituelle. Son déplacement rapide pendant la prise
de vue peut également provoquer un flou et une déformation de sa silhouette,
faisant disparaître les détails permettant normalement de reconnaître un
papillon.
Le GEIPAN classe le dossier en catégorie A, avec le type de phénomène «
Insecte ». La fiche, mise à jour le 23 mai 2023, conclut qu'il s'agit très
probablement d'un papillon Neptis dumetorum. Ce dossier constitue ainsi un
exemple intéressant de PAN photographique : l'objet paraît inhabituel sur le
cliché, mais son identification devient possible lorsque l'image est replacée
dans son contexte photographique et environnemental.
Classification : A — phénomène identifié, très probablement un papillon
(Neptis dumetorum).
Source principale : GEIPAN, dossier TAMPON (LE) (974), observation du 16
mai 2023, mise à jour du 23 mai 2023.
https://www.geipan.fr/fr/cas/2023-05-51440
15 DECEMBRE 2024 – PETITE
ILE – REUNION
Des boules lumineuses au-dessus de
l'océan
Le 15 décembre 2024, un habitant de Petite-Île, dans le sud de La Réunion,
observe entre 19 h 15 et 19 h 30 UTC — soit environ 23 h 15 à 23 h 30, heure
locale — plusieurs phénomènes lumineux inhabituels en direction du sud,
au-dessus de l'océan. Le phénomène ne se
limite toutefois pas à cette première soirée. Le témoin indique avoir observé
des lumières similaires pendant quatre soirées consécutives. Il décrit des
boules lumineuses jaunes à blanches, apparaissant au-dessus de la mer puis se
déplaçant généralement d'ouest en est. Une seconde boule pouvait parfois suivre
la première, avec une trajectoire moins régulière. Un élément particulièrement remarquable est la
répétition du phénomène : les lumières effectuaient des passages rapides et
brefs, disparaissaient vers le sud-est, puis pouvaient réapparaître quelques
instants plus tard. Le témoin estime avoir pu observer jusqu'à une vingtaine
d'apparitions au cours d'une même soirée.
Une observation documentée par vidéo
Le témoin a finalement adressé au GEIPAN, le 31 janvier 2025, un
questionnaire technique accompagné de plusieurs enregistrements vidéo. La fiche
officielle comporte également une analyse photographique réalisée avec IPACO,
ainsi qu'une vérification astronomique avec Stellarium. L'analyse du GEIPAN a permis de mesurer
l'élévation réelle de deux des phénomènes visibles sur une vidéo : environ 3,1°
et 4° au-dessus de l'horizon. Le témoin avait initialement estimé une hauteur
d'environ 30°, mais cette estimation était fortement influencée par
l'utilisation du zoom ×5.
L'explication : des satellites Starlink
Le GEIPAN identifie le phénomène comme du « satellite flaring »,
c'est-à-dire des éclats lumineux produits par la réflexion de la lumière
solaire sur les satellites Starlink. Lorsque les satellites se trouvent sur
leur orbite opérationnelle et dans une configuration géométrique particulière,
leurs surfaces peuvent réfléchir brièvement la lumière du Soleil vers un
observateur terrestre. Le satellite peut alors apparaître comme une étoile ou
une boule lumineuse très brillante, puis disparaître rapidement lorsque l'angle
de réflexion change. Le phénomène est
particulièrement visible lorsque le Soleil se trouve encore sous l'horizon mais
éclaire les satellites situés en altitude. Dans le cas étudié, le GEIPAN
constate que les conditions étaient réunies : le Soleil se trouvait à environ
30 à 45° sous l'horizon, dans la direction du sud, correspondant à celle des
observations.
Le témoignage est intéressant parce que le phénomène pouvait donner
l'impression de véritables boules lumineuses se déplaçant dans le ciel, avec
des apparitions et disparitions soudaines.
La répétition du phénomène au même endroit apparent, les trajectoires
globalement similaires et la possibilité de voir plusieurs points lumineux
successivement correspondent cependant très bien au comportement de satellites
en orbite. Le GEIPAN considère d'ailleurs la consistance du témoignage comme
très bonne, précisément parce que l'observation s'est répétée sur plusieurs
jours et qu'elle est accompagnée de vidéos.
Données
|
Élément |
Donnée |
|
Date initiale |
15 décembre 2024 |
|
Lieu |
Petite-Île, La Réunion |
|
Direction |
Sud, au-dessus de l'océan |
|
Horaire |
19 h 15–19 h 30 UTC |
|
Aspect |
Boules lumineuses jaunes à blanches |
|
Mouvement |
Principalement Ouest → Est |
|
Répétition |
4 soirées consécutives |
|
Nombre possible |
Jusqu'à ~20 apparitions en une soirée |
|
Documents |
Plusieurs vidéos + questionnaire technique |
|
Analyse |
IPACO + Stellarium |
|
Identification |
Satellites Starlink |
|
Phénomène |
Satellite flaring |
|
Classement GEIPAN |
A |
|
Consistance |
0,72 / très bonne |
|
Étrangeté |
0,10 |
Les données de la fiche GEIPAN confirment donc un cas parfaitement
expliqué, et non un PAN restant inexpliqué.
https://www.geipan.fr/fr/cas/2024-12-51615
25 FEVRIER 2025 – SAINT PIERRE – REUNION
Une « grappe » de lumières identifiée comme des parachutistes Le 25 février
2025 vers 19 h 40, un témoin et sa fille observent depuis la terrasse d'un
immeuble à Saint-Pierre un ensemble de lumières dans le ciel nocturne, en
direction du nord-ouest. Le phénomène se présente sous la forme d'une grappe de
5 à 6 points lumineux blancs, relativement brillants et clignotant de manière
apparemment aléatoire. Le groupe se déplace silencieusement dans le ciel,
d'abord vers la droite, puis vers le bas et enfin vers la gauche. La vitesse
est jugée modérée mais nettement perceptible. Le témoin utilise des jumelles, mais celles-ci
ne permettent pas de distinguer de structure précise : les lumières
apparaissent simplement légèrement agrandies. Aucun bruit n'est entendu. Au
moment où il commence à filmer, la plupart des lumières disparaissent, une seule
reste visible, clignote encore quatre fois à intervalles réguliers, puis
disparaît à son tour.
Le GEIPAN entreprend une vérification des activités aéronautiques qui
avaient lieu au moment de l'observation. Le résultat est particulièrement
probant : le 2 e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (2 e RPIMa)
confirme avoir effectué ce soir-là des largages nocturnes de parachutistes
au-dessus de Saint-Pierre, entre 19 h et 20 h. Trois avions ont participé aux
largages : premier avion : 4 parachutistes ; deuxième avion : 3 parachutistes
et troisième avion : 3 parachutistes. Soit
10 parachutistes au total.
Les militaires utilisaient des équipements lumineux de type strobe (feux à
éclat). Le GEIPAN relève donc une correspondance directe entre les points
blancs clignotants observés par les deux témoins et les parachutistes
effectuant leur descente. La trajectoire correspond également La concordance ne
repose pas uniquement sur l'horaire. Les sauts ont été réalisés au-dessus de
Saint-Pierre, dans la direction générale observée par le témoin. Les
parachutistes se dirigeaient ensuite vers le stade du 2 e RPIMa, situé au
nord-ouest de la position du témoin, près de l'aéroport de Pierrefonds. Cela
permet d'expliquer le déplacement apparent des lumières, notamment leur
mouvement final vers la gauche. Leur disparition peut également résulter de
leur passage derrière des éléments du paysage ou d'un changement d'orientation
des parachutistes.
Un autre détail intéressant est que l'avion Pilatus utilisé pour les
largages n'était pas équipé d'un transpondeur ADS-B. Son absence des systèmes
publics de suivi des avions ne constitue donc pas un élément mystérieux. Un cas photographié/filmé Le dossier GEIPAN
comprend notamment :
Le
questionnaire technique ;
Une annexe
météorologique ;
Une vidéo
de l'observation.
Les conditions météorologiques étaient favorables : ciel dégagé et vent
faible à l'aéroport de Pierrefonds au moment des faits.
Conclusion du GEIPAN - Le GEIPAN considère que la concordance entre : l'heure
de l'observation ; la localisation ; la direction ; le nombre de lumières et entre
autres leur comportement clignotant permet d'identifier le phénomène. Le
dossier est donc classé : A — Parachutiste(s)
La fiche GEIPAN attribue une consistance de 0,64 et une étrangeté de 0,12.
Elle a été mise à jour le 20 octobre 2025.
Appréciation
C'est un excellent cas de méprise aéronautique documentée. Contrairement à
certains dossiers où l'identification repose uniquement sur une hypothèse, ici
le GEIPAN dispose d'une confirmation directe de l'unité militaire concernée,
avec une parfaite concordance temporelle et géographique.
Référence officielle : https://www.geipan.fr/fr/cas/2025-02-51628
03 OCTOBRE 2025 –
SAINT-PAUL – REUNION
Une lumière blanche observée
au-dessus de l'océan Le 3 octobre 2025, vers 18 h 56, un témoin se promène sur
la plage de La Saline, à Saint-Paul. Le ciel est dégagé au-dessus de la mer,
avec quelques nuages du côté des terres. Il remarque alors une lumière blanche
de forme globalement sphérique, se déplaçant lentement dans le ciel. Le phénomène présente une intensité lumineuse
relativement constante pendant son déplacement. Il ne semble pas produire de
bruit et évolue suffisamment lentement pour être distingué comme un objet se
déplaçant dans le ciel plutôt que comme une étoile fixe.
Un élément important de l'observation est la disparition du phénomène
derrière une formation nuageuse. Cette disparition constitue un indice utile :
elle montre que le phénomène était situé au-dessus de l'horizon et que sa
visibilité pouvait être masquée par les nuages.
L'identification du GEIPAN
L'analyse menée par le GEIPAN conduit à identifier le phénomène comme un
satellite Starlink.
Plus précisément, il s'agit d'un satellite en phase de décroissance
orbitale, c'est-à-dire un satellite qui avait perdu son orbite opérationnelle
et se rapprochait progressivement de la rentrée atmosphérique.
Cette situation explique notamment l'apparence inhabituelle du phénomène.
Un satellite peut être visible depuis le sol parce qu'il réfléchit la lumière
du Soleil, alors même qu'il fait déjà nuit pour l'observateur.
Le déplacement lent d'une lumière ponctuelle dans le ciel est parfaitement
compatible avec un satellite en orbite basse.
Une identification appuyée par des documents techniques - Le dossier GEIPAN
est particulièrement intéressant pour votre catalogue puisqu'il comporte
plusieurs documents d'analyse :
Questionnaire
technique ;
Analyse
IPACO ;
Plusieurs
captures et documents issus de SatCat ;
Documents
provenant d'Astronaut in the Sky.
Le GEIPAN a ainsi pu confronter l'observation à la trajectoire d'un
satellite connu.
La fiche officielle donne :
Étrangeté
: 0,17
Consistance
: 0,63
Classification
: A
Type :
Satellite
Date de
mise à jour : 23 janvier 2026.
Depuis le sol, un satellite peut
présenter une apparence trompeuse : un simple point blanc lumineux peut sembler
être une étoile qui se déplace ou une petite boule lumineuse. Dans le cas de
Saint-Paul, plusieurs facteurs ont pu renforcer cette impression : observation
au-dessus de la mer, avec peu de repères visuels ; faible vitesse apparente ;
luminosité relativement stable…
La conclusion du GEIPAN est donc cohérente avec les caractéristiques
rapportées.
Classement et informations en résumés
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
3 octobre 2025 |
|
Lieu |
Saint-Paul, La Réunion |
|
Secteur |
La Saline |
|
Heure |
~18 h 56 |
|
Aspect |
Lumière blanche sphérique |
|
Mouvement |
Lent |
|
Luminosité |
Constante |
|
Disparition |
Derrière des nuages |
|
Enquête GEIPAN |
Oui |
|
Identification |
Satellite Starlink |
|
Situation orbitale |
Décroissance orbitale avant rentrée |
|
Classification |
A |
|
Étrangeté |
0,17 |
|
Consistance |
0,63 |
Observation
La multiplication des observations
de satellites Starlink à La Réunion mérite d'être signalée car elle montre
comment la généralisation des constellations de satellites peut produire des
observations autrefois susceptibles d'être qualifiées « d'OVNI ».
Référence : GEIPAN, SAINT-PAUL (974), 03.10.2025, dossier n° 2025-10-51701.
La fiche a été mise à jour le 23 janvier 2026.
https://www.geipan.fr/fr/cas/2025-10-51701
04 OCTOBRE 2025 – LE TAMPON – REUNION
Le GEIPAN dans cette
observation dispose de six photographies exploitables et a pu confronter
l'observation aux données du Centre Opérationnel de Surveillance de l'Espace
(COSE) du CNES. La conclusion est toutefois B, et non A : l'hypothèse d'une
rentrée atmosphérique de Starlink 2437 est jugée probable, mais la trajectoire
calculée ne correspond pas exactement à celle reconstruite à partir des
photographies
4 octobre 2025 — Le Tampon, La Réunion
Une traînée lumineuse observée depuis le Piton de la Fournaise
Le 4 octobre 2025, vers 3 heures du matin, un témoin entreprend l'ascension
du Piton de la Fournaise depuis le refuge, accompagné de trois personnes, dont
un second témoin. Il souhaite assister au lever du Soleil depuis le sommet. À
environ deux tiers de l'ascension, alors que le ciel est parfaitement dégagé,
il aperçoit un objet lumineux se déplaçant dans le ciel. L'observation dure
environ 2 à 3 minutes, ce qui constitue déjà un élément important pour
l'identification.
Description du phénomène
Le témoin décrit :
Une
lumière blanc-jaune, devenant progressivement plus jaune ;
Un
déplacement horizontal, de gauche à droite ;
Une
vitesse apparente supérieure à celle d'un avion mais inférieure à celle d'une
étoile filante ;
Aucune
variation de type clignotement ;
Une
traînée lumineuse derrière l'objet ;
Une
disparition à l'horizon.
Vers la fin de l'observation, le témoin remarque quelque chose de
particulièrement intéressant : la source lumineuse semble se diviser en deux
éléments très proches, poursuivant pratiquement la même trajectoire.
Le phénomène est photographié par les deux témoins. Le GEIPAN dispose de
six images exploitables, permettant notamment de reconstituer la trajectoire
apparente avec une assez bonne précision.
Le GEIPAN écarte assez nettement l'hypothèse d'un bolide naturel. La raison
principale est la durée : une étoile filante ou un bolide classique traverse
généralement le ciel en quelques secondes, alors que le phénomène du 4 octobre
est resté visible pendant deux à trois minutes.
La combinaison :
Durée importante + vitesse intermédiaire +
trajectoire régulière + traînée + observation à l'aube
est beaucoup plus compatible avec une rentrée atmosphérique artificielle.
La piste Starlink 2437
L'enquête du GEIPAN a été particulièrement intéressante puisqu'elle a
bénéficié de données fournies par le COSE du CNES. Les données d'orbitographie
ont fait apparaître un objet correspondant à l'observation : Starlink 2437,
alors en phase d'entrée dans l'atmosphère. Le satellite se trouvait alors dans
une phase extrêmement basse de son orbite, aux environs de 160 km d'altitude,
où le freinage atmosphérique devient très important. Cette situation peut produire exactement le
type de phénomène décrit : un objet artificiel devient très lumineux en
pénétrant progressivement dans les couches denses de l'atmosphère, avec une
traînée et éventuellement une fragmentation ou séparation apparente en
plusieurs éléments.
Le GEIPAN indique que la trajectoire calculée de Starlink 2437 ne
correspond pas exactement à celle reconstruite à partir des photographies du
témoin. Cela ne suffit cependant pas à
écarter l'hypothèse. À environ 160 km d'altitude, le satellite subit un
freinage atmosphérique très important. Sa trajectoire réelle peut donc
commencer à s'écarter sensiblement de celle donnée par un modèle orbital
utilisant une densité atmosphérique moyenne. Le GEIPAN explique qu'une petite
différence entre la densité atmosphérique utilisée dans les calculs et la
densité réelle peut entraîner des dizaines de kilomètres d'écart sur la
trajectoire, ainsi que des différences de plusieurs dizaines de secondes dans
le moment de passage apparent depuis le sol. C'est donc probablement cette incertitude qui
explique pourquoi le GEIPAN n'a pas retenu la catégorie A.
Ce dossier présente plusieurs niveaux de preuve :
Observation
visuelle : bonne.
Deux
témoins : oui, même si un seul a déposé le témoignage officiel.
Photographies
: oui, six images exploitables.
Reconstitution
de trajectoire : oui.
Objet
spatial correspondant : Starlink 2437.
Confirmation
par le COSE/CNES : oui.
Correspondance
orbitale parfaite : non.
C'est donc un excellent exemple d'un cas où l'enquête scientifique aboutit
à une identification très probable, mais conserve une petite marge
d'incertitude.
Données générales
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
4 octobre 2025 |
|
Lieu |
Le Tampon, Piton de la Fournaise |
|
Heure |
Vers 03 h 00 |
|
Durée |
2 à 3 minutes |
|
Aspect |
Lumière blanc-jaune puis jaune |
|
Traînée |
Oui |
|
Trajectoire |
Horizontale, gauche → droite |
|
Vitesse apparente |
> avion, < étoile filante |
|
Séparation apparente |
Deux sources en fin d'observation |
|
Témoins |
2 personnes ayant photographié |
|
Photographies |
6 exploitables |
|
Analyse |
GEIPAN / COSE / données astronomiques |
|
Objet candidat |
Starlink 2437 |
|
Hypothèse |
Rentrée atmosphérique artificielle |
|
Classification GEIPAN |
B |
|
Étrangeté |
0,28 |
|
Consistance |
0,72 |
|
Mise à jour |
17 décembre 2025 |
Mon appréciation
Je conserverais la classification GEIPAN B
B — probable rentrée atmosphérique d'un satellite Starlink (Starlink 2437).
Il serait incorrect de transformer ce dossier en A — rentrée atmosphérique
certaine, car le GEIPAN signale lui-même une discordance entre la trajectoire
calculée du satellite et celle déduite des photographies. En revanche, les
caractéristiques physiques de l'observation et les données orbitales
constituent un faisceau d'indices particulièrement favorable à cette
explication.
https://www.cnes-geipan.fr/fr/node/61295
Référence GEIPAN : 2025-10-51702 — Le Tampon (974), 04.10.2025. La fiche a
été mise à jour le 17 décembre 2025.
Chapitre XII - 24
22 - KENYA
Ancienne colonie Britannique
Au Kenya, le phénomène OVNI n'est pas anecdotique, il est ancien,
continu, mais invisible institutionnellement. Contrairement à la Guinée
équatoriale où le catalogue officiel est vide, le Kenya a un dossier qui
remonte à la période britannique et qui tient grâce à des pilotes, pas à
l'Etat. Tout commence le 19 février 1951, 07h20, corridor Nairobi –
Kilimandjaro. Un Lodestar d'East African Airways décolle de Nairobi West avec 9
passagers. Le radio Dennis Merrifield dit au commandant Jack Bicknell : "Have a look
at a flying saucer". L'objet
est immobile à 10 000 ft au-dessus du Kilimandjaro, observé 17
minutes aux jumelles marines : cigare métallique de plus de 200 ft, argent
terne, 3 bandes noires verticales, aileron carré à l'arrière, puis double
montée verticale à 40 000 ft et départ est à plus de 1000 mph sans traînée ni
bruit.
Affidavit signé par les 11 personnes à l'atterrissage à Mombasa, article
dans le Nairobi Sunday Post du 25 février 1951, dossier
classé Unknown par l'US Air Force. C'est l'un des rares cas africains
des années 50 à avoir ce statut.
Pourquoi on n'a pas plus de cas coloniaux ? Deux raisons structurelles :
En fait jusqu'en 1967, le Ministry of Defence britannique détruisait les
dossiers OVNI tous les 5 ans car jugés "transitory interest" Les
archives coloniales kenyanes ont été sorties du pays à l'indépendance : les
fameuses FCO 141 migrated archives, 8800 dossiers cachés à Hanslope Park,
révélés en 2011 lors du procès Mau Mau. Beaucoup ont été brûlés ou noyés dans
l'acide.
En juillet 1952, Winston Churchill lui-même demande à son Secrétaire d'Etat
à l'Air : "What does all this stuff about flying saucers amount to? What can it
mean? What is the truth?" La réponse officielle : illusions, avions,
ballons.
Deux autres cas coloniaux survivent : Juin 1954 Kirimukuyu près du
Mont Kenya : lumières venant du Mont Kenya, faisceaux sur un village en fête,
village retrouvé incinéré le lendemain selon Jacques Vallée – récit non
vérifié. Décembre 1965 Eastleigh, Nairobi : Michael Mudachi près de
l'aéroport voit un elliptique avec hublots transparents atterrir verticalement,
3 êtres en chapeaux hauts "synthèse de toutes les races", veulent le
photographier avec une cage émettant une lumière blanche et un rayon rouge qui
le frappe à la poitrine, puis hallucinations et dépression.
La base NUFORC liste aujourd'hui 16 rapports déposés depuis le Kenya
entre 1978 et 2026. UFO Hunters confirme la même fourchette : Nairobi Circle
2020, Mombasa 2017, Murang'a Disk 2016, Thika Teardrop 1997, Nakuru Diamond
1983, Kiambu Fireball 1982.
Le problème : il n'existe aucune institution kenyane pour collecter
les témoignages. Tous les témoins doivent aller sur une base américaine. D'où
un délai moyen de 10 à 33 ans avant déclaration. Il y a au Kenya, compte tenu
du nombre d’observation qui interviennent sur les bases de données
internationales, , beaucoup de personnes intéressées par le phénomène OVNI.
Mais, ces personnes restent individuelles et peu actives, elles ne se
réunissent pas en association et en conséquence, il n’y a aucune concertation
véritable pour mener sur le terrain un travail d’enquête et d’étude du dossier
OVNI. C’est ce qui manque au Kenya, bien que l’intérêt de la population pour
les PAN – OVNI semble évident.
Depuis 2024, la donne a changé avec les débris spatiaux. Le 30
décembre 2024 à Mukuku, Makueni, un anneau métallique de 2,5 m de diamètre, 500
kg, tombe à 15h. Réseaux sociaux : "UFO crash". Kenya Space
Agency sécurise la zone et repond : "secured the area and retrieved the
debris... preliminary assessments indicate that the fallen object is a
separation ring from a launch rocket". En avril 2025, nouvelle alerte pour NORAD 61909/2024-205R traversant le
Kenya du nord-est au sud-est.
Il n'y a pas de GEIPAN kenyan, aucun organisme d’état ne s’occupe du
phénomène OVNI. La KSA ne traite que le risque débris. Le phénomène reste donc
géré par : des enquêteurs citoyens individuels comme Jeremy (Mombasa) qui
publie en 2006, 2012 Kisumu Fireball sur le lac Victoria, et en 2013 Marakwet
tri-lights sur des blogs d'archive américains tels le NUFORC
En résumé : le Kenya n'est pas un désert au niveau observation, c'est
un dossier caché par l'histoire coloniale. Il a un cas pilote
multi-témoins de niveau international (1951), un cas avec plus de 1500
policiers (2006) témoins et une activité continue du phénomène dans le Rift.
Mais faute de canal local, tout finit aux USA et reste inconnu du public
kenyan.
LES OVNI AU KENYA
Introduction —
Lorsque le ciel appartient aussi au monde des esprits
En Afrique, l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés ne peut se
limiter à la recherche d'objets mystérieux dans le ciel, à l'examen des
photographies ou à l'analyse des témoignages. Elle gagne également à prendre en
considération les représentations culturelles, les traditions religieuses et
les conceptions du monde qui influencent la manière dont les populations
interprètent les événements inhabituels.
Le Kenya offre, à cet égard, un terrain d'étude particulièrement
intéressant. Situé en Afrique orientale, entre l'océan Indien, la Tanzanie,
l'Ouganda, le Soudan du Sud, l'Éthiopie et la Somalie, le pays rassemble des
populations possédant des histoires, des langues et des traditions spirituelles
très diverses. Les Kikuyu, les Kamba, les Luo, les Kalenjin, les communautés
mijikenda du littoral et les populations swahilies ont développé des
représentations particulières du monde invisible, des ancêtres, des puissances
divines et des relations entre les humains et leur environnement. Dans
certaines traditions, la divinité suprême est associée au ciel ou à la
montagne. Ailleurs, les ancêtres peuvent continuer à intervenir dans la vie des
vivants, tandis que les esprits, les êtres surnaturels et les phénomènes
naturels occupent une place dans les récits transmis de génération en
génération. Ces conceptions soulèvent une question intéressante pour l'ufologie
: lorsqu'un habitant du Kenya observe une lumière inhabituelle, un objet
apparemment immobile ou une manifestation céleste difficile à expliquer,
comment interprète-t-il ce qu'il voit ?
Y reconnaît-il un phénomène naturel, un aéronef, un satellite, une
manifestation divine, un esprit ou un visiteur venu d'ailleurs ?
Il serait impossible de répondre uniformément à cette question pour
l'ensemble de la population kényane. Les croyances varient selon les
communautés, les générations, les convictions personnelles, les régions et les
expériences individuelles.
L'intérêt de l'étude réside précisément dans la distinction entre le
phénomène observé, l'interprétation culturelle du témoin et les conclusions que
permet l'enquête. Cette approche permet d'examiner les relations possibles
entre traditions ancestrales et récits d'OVNI sans confondre les croyances
religieuses avec des preuves de visites extraterrestres.
PREMIÈRE PARTIE — LE KENYA, UN TERRITOIRE AUX
MULTIPLES TRADITIONS SPIRITUELLES
1. Géographie, diversité humaine et représentations du ciel
Le Kenya couvre environ 580 000 km². Sa géographie associe les plaines de
l'intérieur, les hautes terres centrales, la vallée du Grand Rift, les régions
semi-arides du Nord, les rives du lac Victoria et le littoral de l'océan
Indien. Cette diversité géographique a contribué à façonner des sociétés aux
modes de vie variés : agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, commerçants,
communautés urbaines et populations pastorales. Les relations entre les
humains, la terre, les animaux, les phénomènes météorologiques et les cycles
saisonniers occupent une place importante dans de nombreuses traditions. Le
ciel peut ainsi être associé à la pluie, à la fertilité, à l'ordre du monde,
aux manifestations de la puissance divine ou aux signes annonçant des
événements importants. Il serait toutefois réducteur de parler d'une religion
traditionnelle kényane unique. Les traditions spirituelles du pays ne forment
pas un système homogène.
Les croyances anciennes ont également évolué au contact du christianisme,
de l'islam, des échanges commerciaux de l'océan Indien, de la colonisation, de
l'urbanisation et de l'éducation moderne.
Aujourd'hui, certains Kényans pratiquent principalement le christianisme ou
l'islam, tandis que d'autres maintiennent des traditions ancestrales, parfois
en les associant à des pratiques religieuses contemporaines. Cette diversité
est fondamentale pour comprendre les interprétations possibles des phénomènes
inhabituels.
2. Le ciel dans les religions traditionnelles africaines
Dans plusieurs traditions africaines, le ciel ne représente pas simplement
un espace physique situé au-dessus de la Terre. Il peut constituer le domaine
d'une divinité créatrice, le lieu symbolique d'une puissance supérieure ou l'un
des éléments d'un univers où les vivants et les morts entretiennent des
relations. Les phénomènes naturels — tonnerre, éclairs, pluie, étoiles, soleil,
lune et arc-en-ciel — peuvent être investis d'une signification religieuse.
Ces interprétations ne doivent pas être considérées comme identiques d'une
société à l'autre. Chez les Kikuyu, par
exemple, Ngai est traditionnellement associé au ciel et au mont Kenya. Dans la
tradition kamba, Mulungu est une divinité créatrice associée au ciel, tandis
que les ancêtres occupent une place importante dans les relations entre les vivants
et le monde spirituel. Ces représentations sont documentées par des travaux
ethnographiques et des institutions culturelles kényanes. Elles ne décrivent
cependant pas des extraterrestres au sens moderne. Les rapprocher des récits
d'OVNI constitue une comparaison contemporaine, et non une conclusion établie
par les sources historiques.
Source documentaire : Cultural Atlas, « Kenyan Culture — Religion » ;
National Museums of Kenya, présentation des croyances kamba.
DEUXIÈME PARTIE — LES KIKUYU : NGAI, LE MONT KENYA ET LA DIVINITÉ CÉLESTE
3. Ngai, le Dieu créateur et la montagne sacrée
Les Kikuyu, également appelés Gĩkũyũ, constituent l'une des principales
communautés du Kenya. Leurs traditions religieuses historiques accordent une
place importante à Ngai, la divinité créatrice. Dans les représentations
traditionnelles kikuyu, Ngai est associé au ciel et possède un lien particulier
avec le mont Kenya. La montagne, appelée Kirinyaga dans certaines
transcriptions historiques, occupe une place symbolique majeure. Elle
représente un lieu sacré, associé à la présence ou au séjour de la divinité. Les
prières traditionnelles pouvaient être orientées vers la montagne. Celle-ci
n'était donc pas seulement un relief géographique, mais également un point de
référence spirituel. Cette conception est particulièrement intéressante pour
une étude des représentations du ciel. Le mont Kenya domine le paysage central
du pays. Ses sommets peuvent être enveloppés de nuages, éclairés par le soleil
ou partiellement dissimulés par des phénomènes atmosphériques. Comme toute
montagne élevée, il peut aussi produire des effets visuels particuliers selon
les conditions d'observation. Mais il faut distinguer deux choses : la
signification religieuse attribuée à la montagne et les phénomènes physiques
qui peuvent s'y produire.
Aucune donnée ne permet de déduire de l'association entre Ngai et le mont
Kenya l'existence d'un phénomène extraterrestre.
3.1. Ngai, « possesseur de lumière »
Certaines descriptions historiques de la religion kikuyu présentent
également Ngai sous l'appellation Mwenenyaga, traduite notamment par «
possesseur de lumière » ou associée à la luminosité de la montagne sacrée. Cette
terminologie mérite d'être examinée avec précision, car elle pourrait
facilement être détournée dans une lecture ufologique sensationnaliste. La
lumière, dans ce contexte, appartient au langage religieux et symbolique. Elle
exprime une qualité de la divinité et sa relation au ciel ou à la montagne. Elle
ne désigne pas nécessairement un être lumineux observé physiquement par un
témoin.
Il serait donc erroné de traduire automatiquement cette expression par «
extraterrestre lumineux » ou d'y voir la preuve d'un contact ancien avec une
civilisation venue de l'espace.
Une telle interprétation serait une réappropriation moderne du vocabulaire
religieux.
3.2. Le soleil, la lune, les étoiles et les manifestations naturelles
Les descriptions ethnographiques des croyances kikuyu évoquent les
manifestations de la puissance divine à travers différents éléments du monde
naturel, notamment les phénomènes célestes et météorologiques. Le soleil, la
lune, les étoiles, les éclairs, le tonnerre et l'arc-en-ciel peuvent ainsi
prendre une signification religieuse. Cette conception présente un intérêt pour
l'histoire des représentations humaines du ciel.
Avant la généralisation des explications scientifiques modernes, et parfois
encore aujourd'hui, les phénomènes naturels peuvent être intégrés à une vision
du monde où le visible et l'invisible sont étroitement liés. Cependant, il
serait anachronique d'affirmer que les Kikuyu interprétaient ces manifestations
comme des OVNI. Le terme « objet volant non identifié » appartient à une
classification moderne. Les récits religieux anciens doivent être replacés dans
leur propre contexte historique. Pour l'ufologie, le cas kikuyu montre surtout
comment le ciel peut être investi d'une signification spirituelle sans qu'il
soit nécessaire d'y introduire une hypothèse extraterrestre.
Sources : Jomo Kenyatta, « Kikuyu Religion, Ancestor-Worship, and
Sacrificial Practices », Africa ; National Museums of Kenya et ressources
culturelles consacrées à l'histoire kikuyu.
TROISIÈME PARTIE — LES KAMBA : MULUNGU ET LES ESPRITS DES ANCÊTRES
4. Une divinité céleste et un monde spirituel
La communauté kamba, principalement implantée dans l'est du Kenya, possède
une tradition religieuse historique dans laquelle Mulungu, également associé à
Ngai dans certaines présentations, occupe une place centrale. Les traditions
kamba décrivent une divinité créatrice, invisible et transcendante, associée au
ciel. Les représentations du monde spirituel accordent également une place
importante aux ancêtres, appelés notamment Aimu ou Maimu dans les descriptions
ethnographiques. Les ancêtres peuvent être considérés comme des intermédiaires
entre les vivants et la divinité. Des pratiques familiales et rituelles ont
historiquement accompagné leur mémoire. Ces conceptions expriment une relation
entre les générations, la communauté et le monde invisible.
Elles montrent que l'univers religieux kamba ne se limite pas aux
événements observables : il comprend également des relations spirituelles qui
donnent un sens aux expériences humaines.
4.1. Les ancêtres sont-ils des « êtres de lumière » ?
Cette question demande une réponse prudente. Dans les récits contemporains
consacrés aux OVNI, l'expression « êtres de lumière » désigne parfois des
entités décrites comme lumineuses, spirituelles ou non humaines. Mais cette
expression ne constitue pas une catégorie générale de la religion kamba. Les
sources ethnographiques relatives aux Aimu décrivent des relations avec les
ancêtres. Elles ne permettent pas d'affirmer que ces derniers seraient
systématiquement représentés comme des êtres lumineux venant du ciel.
Une ressemblance de vocabulaire entre deux traditions ne suffit pas à
démontrer une identité de conception. Il faut également distinguer les récits
anciens des interprétations récentes influencées par les médias, la
science-fiction et la littérature ufologique.
4.2. Une comparaison possible avec les récits d'OVNI
La comparaison devient néanmoins intéressante sur le plan sociologique. Dans
les deux cas, certains récits portent sur des entités qui dépassent le monde
matériel immédiatement observable. Mais la fonction de ces entités peut être
très différente. Dans une tradition ancestrale, un esprit peut représenter la
continuité familiale, une obligation morale, une mémoire collective ou une
relation avec le monde des morts. Dans un récit d'OVNI, un témoin peut décrire
un objet matériel, un être supposé non humain ou une expérience dont il ne
comprend pas l'origine.
Ces catégories ne sont donc pas interchangeables. Le rapprochement doit
porter sur les manières humaines d'interpréter l'invisible, et non sur une
prétendue équivalence entre les ancêtres et les extraterrestres.
Source : National Museums of Kenya, présentation culturelle des croyances
kamba.
QUATRIÈME PARTIE — LES MIJIKENDA ET LES COMMUNAUTÉS DU LITTORAL : ESPRITS,
LIEUX SACRÉS ET MONDE INVISIBLE
5. Les forêts sacrées des Kaya
Sur la côte kényane vivent les Mijikenda, un ensemble de neuf communautés
apparentées, parmi lesquelles les Giriama. Leurs traditions comprennent des
récits oraux, des pratiques rituelles et des lieux sacrés appelés Kaya. Ces
espaces, souvent associés à des forêts et à d'anciens sites d'habitat, occupent
une place importante dans l'histoire et l'identité de ces communautés. L'UNESCO
reconnaît l'importance des traditions et pratiques associées aux forêts sacrées
des Mijikenda. Ces traditions concernent notamment les expressions orales, les
pratiques sociales, les rituels et les relations avec la nature. Les Kaya ne
sont donc pas de simples lieux mystérieux à interpréter à travers le prisme des
OVNI. Ils représentent des espaces culturels et historiques dont la
signification doit être respectée.
5.1. Les ancêtres et les djinns sur la côte kényane
Le littoral du Kenya se distingue par une longue histoire d'échanges entre
l'Afrique orientale et le monde de l'océan Indien. L'islam y est profondément
implanté depuis plusieurs siècles, particulièrement dans les sociétés
swahilies. Dans certaines communautés côtières, les traditions relatives aux
ancêtres coexistent avec des représentations musulmanes du monde invisible,
notamment celles concernant les djinns.
Les études consacrées aux Giriama et aux communautés voisines montrent que
les croyances et les pratiques ont évolué au contact de l'islam, sans
nécessairement faire disparaître toutes les traditions antérieures. Cette
coexistence est particulièrement intéressante pour l'étude des récits
contemporains de phénomènes inexpliqués.
Un même événement peut être interprété différemment selon la formation
religieuse du témoin, les récits locaux auxquels il a été exposé et les
circonstances de l'observation.
5.2. Les djinns et les OVNI : deux catégories distinctes
Dans certaines interprétations populaires, une lumière étrange ou une
présence invisible peut être associée à un djinn. Mais les djinns appartiennent
à un univers religieux et culturel spécifique. Ils ne sont pas, par définition,
des visiteurs extraterrestres. Un témoin qui attribue un phénomène à un djinn
exprime une interprétation spirituelle. L'enquêteur doit ensuite examiner
séparément ce qui a été observé : lumière, mouvement, bruit, silhouette ou
autre manifestation. Il serait tout aussi incorrect de conclure automatiquement
que le témoin a vu un djinn que d'affirmer qu'il a vu un extraterrestre. L'approche
la plus rigoureuse consiste à documenter le récit, à respecter son contexte
culturel et à examiner les explications possibles.
5.3. Les lieux sacrés attirent-ils davantage les récits d'OVNI ?
Cette question pourrait faire l'objet d'une recherche spécifique. Il
faudrait comparer les observations signalées à proximité des Kaya, des
montagnes, des forêts ou d'autres lieux culturellement importants avec celles
rapportées dans des espaces ordinaires.
En l'absence de données comparables, il serait impossible d'affirmer que
les lieux sacrés connaissent davantage d'observations.
Une concentration apparente de récits pourrait également résulter d'une
plus grande attention portée à ces lieux, d'une transmission orale plus active
ou d'une médiatisation particulière.
Sources: UNESCO, «
Traditions and practices of the Kayas in the Sacred Forests of the Mijikenda in
Kenya »; étude de Tucker Deady, The Interdependence of Gedi Ruins and the
Giriama: A Study of Ancestral Spirits, Jinn, and the Impact of Islam.
CINQUIÈME PARTIE — LES LUO : LES ANCÊTRES, LES ESPRITS ET LA MÉMOIRE
COLLECTIVE
6. Les relations entre les vivants et les morts
Les Luo, principalement établis autour du lac Victoria et dans l'ouest du
Kenya, possèdent des traditions culturelles dans lesquelles les relations entre
les vivants et les ancêtres ont historiquement occupé une place importante. Les
représentations de l'au-delà, des esprits et de la continuité entre les
générations ne doivent toutefois pas être généralisées à tous les Luo : les
croyances contemporaines varient notamment selon les convictions chrétiennes,
musulmanes ou autres des individus. Les études anthropologiques montrent que
les récits spirituels peuvent jouer un rôle dans la vie collective, les
relations sociales et la manière dont une communauté interprète certains
événements. Ces récits ne concernent pas uniquement le ciel. Ils peuvent être
associés aux animaux, aux lieux, aux rêves ou aux manifestations qui semblent
sortir de l'ordinaire.
Un exemple intéressant est celui d'Omieri, un python associé à une histoire
devenue importante dans certaines communautés luo. Une étude anthropologique de
James H. Smith, publiée dans la revue Ethnography, examine la manière dont le
récit du retour supposé d'Omieri a mobilisé différentes interprétations
religieuses, sociales et politiques. L'affaire montre comment un animal peut
acquérir une signification dépassant sa présence physique : il devient un
support de mémoire, de débat et d'interprétation collective. Il ne s'agit pas
d'une affaire d'OVNI. Son intérêt pour l'ufologie est méthodologique : elle
illustre la manière dont une communauté peut attribuer une signification
exceptionnelle à un événement et comment cette signification se transforme au
fil des discussions.
Une comparaison avec les témoignages de rencontres rapprochées : Dans certaines affaires d'observations d’OVNI,
le récit du témoin évolue après les discussions avec ses proches, les
interviews médiatiques ou la lecture de récits similaires. L'affaire d'Omieri
rappelle l'intérêt d'étudier ces processus collectifs. Elle invite à examiner
comment une histoire se diffuse, comment les personnes la comprennent et
comment différentes interprétations entrent en concurrence. Cela ne signifie
pas qu'un témoignage d'OVNI serait nécessairement inventé ou que toute
expérience inhabituelle serait un produit culturel. Cela signifie que l'analyse
d'une observation doit aussi prendre en compte l'histoire de sa transmission.
Source: James H. Smith,
« Snake-driven development: Culture, nature and religious conflict in
neoliberal Kenya », Ethnography, 2006.
SIXIÈME PARTIE — LES KALENJIN ET LES REPRÉSENTATIONS DU CIEL
7. Tororut et les puissances célestes
Les traditions kalenjin, qui regroupent plusieurs communautés du Kenya,
possèdent leurs propres représentations religieuses et récits d'origine. Certaines
sources ethnographiques consacrées à ces traditions évoquent Tororut, une
divinité suprême associée à la création et à des manifestations célestes.
Des descriptions historiques mentionnent notamment des associations
symboliques entre les puissances divines, le tonnerre et les éclairs. Il faut
cependant se garder de présenter toutes les traditions kalenjin comme un
système unique ou immuable. Les pratiques et les représentations ont évolué et
varient selon les communautés.
Les manifestations célestes dans les récits anciens comme les éclairs, les
orages et les phénomènes météorologiques spectaculaires ont occupé une place
importante dans de nombreuses cosmologies humaines. Ils peuvent être
interprétés comme des manifestations de puissances divines, des signes ou des
événements exceptionnels. Les observations d'OVNI modernes présentent parfois
une structure narrative comparable : un phénomène inhabituel apparaît, surprend
les témoins et suscite une recherche de sens. Cette comparaison concerne la
manière de raconter et d'interpréter les événements. Elle ne démontre pas que
les récits anciens décrivaient des engins volants inconnus.
Le danger des interprétations rétrospectives comme le font certains auteurs
contemporains rapprochent les divinités anciennes, les êtres célestes et les
extraterrestres. Ces rapprochements peuvent être étudiés comme des
interprétations modernes de traditions anciennes. Ils ne doivent toutefois pas
être présentés comme des faits ethnographiques établis sans sources précises. Une
figure divine dotée d'attributs célestes ne devient pas un pilote spatial du
seul fait qu'elle est associée au ciel, aux éclairs ou à la lumière. Pour
établir une comparaison sérieuse, il faudrait disposer du récit original, de sa
langue, de sa traduction et de son contexte historique.
SEPTIÈME PARTIE — VODOU, SORCELLERIE ET TRADITIONS AFRICAINES : QUELLES
DIFFÉRENCES ?
8. Le Vodou est-il présent au Kenya ?
Le mot « Vodou » est souvent employé de façon très large dans certains
ouvrages populaires pour désigner des religions africaines, des pratiques
spirituelles ou des croyances associées aux esprits. Cette utilisation est
historiquement imprécise. Le Vodun est notamment associé à des traditions
religieuses du Bénin et de régions voisines de l'Afrique de l'Ouest. Le Vodou
haïtien s'est développé dans un contexte historique différent, marqué par la
traite transatlantique, l'esclavage et la formation de sociétés créoles dans
les Caraïbes. Le Kenya possède ses propres traditions religieuses et
spirituelles, qui ne doivent pas être assimilées au Vodun ou au Vodou. Les
croyances kikuyu relatives à Ngai, les traditions kamba concernant Mulungu et
les ancêtres, ou les pratiques mijikenda liées aux Kaya doivent être étudiées
dans leurs contextes respectifs.
Pourquoi cette distinction est-elle importante pour l'ufologie ? Simplement
parce qu'un vocabulaire imprécis peut produire de fausses ressemblances. Si
toutes les pratiques spirituelles africaines sont qualifiées de « vodou », les
différences entre les sociétés disparaissent. On risque alors de construire une
prétendue tradition africaine uniforme d'êtres venus du ciel, alors que les
sources révèlent des histoires très diverses. Il faut donc distinguer : les
divinités créatrices ; les esprits des ancêtres ; les djinns dans les
traditions musulmanes ; les êtres surnaturels propres à certains récits locaux
; les pratiques de guérison et de divination ou encore les interprétations
contemporaines des OVNI. Ces catégories peuvent parfois se rencontrer dans les
récits individuels, mais elles ne sont pas équivalentes.
Dans certaines sociétés la sorcellerie, les phénomènes inexpliqués ou les
événements inhabituels peuvent être interprétés à travers des conceptions de la
sorcellerie ou des forces invisibles. L'anthropologie montre que ces
interprétations peuvent également refléter des inquiétudes sociales, des
conflits, des questions de responsabilité ou des relations de pouvoir. Mais il
serait incorrect d'affirmer que les Kényans attribuent généralement les OVNI à
la sorcellerie. Il faudrait disposer de témoignages directs pour déterminer si
cette interprétation intervient dans une affaire précise. L'enquête ufologique
doit donc rester attentive aux catégories utilisées par les témoins, sans leur
imposer un vocabulaire extérieur.
HUITIÈME PARTIE — CHRISTIANISME, ISLAM ET INTERPRÉTATIONS MODERNES DES OVNIs
9. Les religions contemporaines face à la possibilité d'une vie
extraterrestre
Le Kenya est aujourd'hui une société largement chrétienne, qui comprend
également une importante population musulmane, particulièrement dans certaines
régions côtières et du Nord-Est. Les religions contemporaines influencent les
représentations du monde, mais elles ne déterminent pas automatiquement la
manière dont chaque personne interprète un phénomène inhabituel. Certains
croyants peuvent considérer l'existence d'une vie extraterrestre comme
compatible avec leur foi. D'autres peuvent être sceptiques ou privilégier des
explications naturelles. Il n'existe pas une position unique des chrétiens ou
des musulmans du Kenya sur les OVNI.
Les êtres célestes et les anges dans les traditions chrétiennes et
musulmanes comportent des représentations d'êtres spirituels. Ces êtres
appartiennent à des systèmes théologiques spécifiques. Ils ne doivent pas être
assimilés automatiquement aux entités décrites dans les récits de rencontres
rapprochées. Lorsqu'un témoin décrit une silhouette lumineuse et la qualifie
d'ange, il fournit à la fois une description et une interprétation. L'enquête
doit chercher à comprendre les circonstances de l'observation, sans décider à
l'avance si l'interprétation religieuse est correcte ou incorrecte.
Les djinns occupent eux une place importante dans la tradition islamique. Dans
les discussions populaires contemporaines, certains auteurs tentent de les
rapprocher des extraterrestres ou de proposer des explications technologiques à
leur sujet. Ces hypothèses constituent des interprétations modernes. Elles ne
représentent pas une conclusion scientifique établie. Une enquête portant sur
un phénomène observé au Kenya doit donc distinguer le récit du témoin, sa
compréhension religieuse et les données matérielles disponibles.
Les réseaux sociaux et la circulation des images, entre autres les vidéos
de lumières inhabituelles circulent désormais rapidement à travers les
téléphones portables et les réseaux sociaux. Une image peut être accompagnée
d'une interprétation religieuse, d'une hypothèse extraterrestre ou d'une
explication astronomique. Lorsque le contenu est repris par plusieurs pages, il
peut donner l'impression que plusieurs observations indépendantes ont eu lieu,
alors que toutes les publications proviennent d'une seule vidéo.
Pour étudier les observations kényanes contemporaines, il faut donc
retrouver la publication initiale et déterminer où et quand l'image a
réellement été enregistrée.
NEUVIEME PARTIE — « ÊTRES DE LUMIÈRE » ET « PEUPLES DU CIEL » : UNE
QUESTION À MANIER AVEC PRUDENCE
10 - Existe-t-il au Kenya une tradition d'êtres célestes comparables aux
extraterrestres ?
Cette question revient régulièrement dans les publications consacrées aux
relations entre les mythologies africaines et les OVNI. Des auteurs
contemporains rapprochent parfois les divinités célestes, les esprits des
ancêtres, les êtres lumineux et les visiteurs extraterrestres. Mais pour
établir une telle comparaison de manière rigoureuse, il faut déterminer si les
traditions étudiées contiennent effectivement des récits correspondant à ces
descriptions. Les expressions « êtres de lumière » et « peuples du ciel » ne
constituent pas une catégorie commune à toutes les traditions kényanes. Elles
peuvent être utilisées dans des publications modernes, des récits individuels
ou des interprétations spirituelles contemporaines. Leur présence dans un texte
ne suffit pas à établir qu'elles appartiennent à une tradition ancestrale
documentée.
Il existe une tentation fréquente dans certains ouvrages consacrés aux
extraterrestres anciens : interpréter toute figure céleste comme la description
d'un visiteur venu de l'espace. Une divinité associée à une montagne devient
alors un être extraterrestre ; un esprit ancestral est présenté comme un
visiteur interdimensionnel ; un phénomène lumineux est interprété comme un
vaisseau. Ces rapprochements peuvent être étudiés en tant qu'hypothèses
contemporaines, mais ils ne doivent pas être présentés comme des faits
historiques sans preuves spécifiques. Le fait qu'une divinité soit associée au
ciel ne démontre pas qu'elle provienne d'une autre planète. De même, un récit
évoquant une apparition lumineuse ne suffit pas à établir qu'un objet physique
s'est déplacé dans le ciel.
Une recherche pour étudier ces récits devrait procéder en plusieurs étapes
: Retrouver le récit dans sa langue d'origine, si possible. Identifier la
communauté à laquelle il appartient. Déterminer sa date et les circonstances de
sa collecte. Examiner les traductions et les interprétations successives. Etc… Comparer,
avec prudence, cette description aux témoignages contemporains d'OVNI. Cette
méthode permettrait d'établir si certaines ressemblances sont réelles ou si
elles résultent principalement de traductions imprécises et de rapprochements modernes.
Imaginons qu'un pêcheur observe une
lumière intense au-dessus de l'océan Indien. Il constate que la lumière reste
visible pendant plusieurs minutes, semble se déplacer, puis disparaît. Plusieurs
explications peuvent être envisagées : un aéronef, un phénomène astronomique,
un satellite, une source lumineuse située sur un navire, un phénomène
atmosphérique ou un objet dont la nature ne peut pas être déterminée à partir
des informations disponibles. Le témoin peut également interpréter l'événement
à travers ses convictions personnelles. Il peut y voir un signe divin, un
phénomène spirituel ou un engin extraterrestre. Ces interprétations ne sont pas
équivalentes, mais elles peuvent coexister avec une même description initiale. Le
travail de l'enquêteur consiste à séparer les données observables des
conclusions proposées.
Un témoignage est une source d'information importante. Il peut fournir une
date, une localisation, une description, une durée, une trajectoire apparente
et des circonstances précises. Mais sa valeur dépend de nombreux facteurs :
conditions d'observation, précision du souvenir, qualité de l'entretien,
indépendance des témoins et existence éventuelle de documents complémentaires. Le
fait qu'un témoin soit sincère ne garantit pas que son interprétation soit
exacte. Inversement, l'existence d'une explication conventionnelle possible ne
signifie pas que le témoin a menti.
L'anthropologie peut aider à comprendre la signification sociale et
religieuse d'un témoignage. Elle examine les catégories culturelles mobilisées,
la manière dont les récits circulent et les effets qu'ils produisent dans une
communauté. Elle ne remplace pas l'analyse astronomique ou physique, mais elle
permet de comprendre pourquoi un même phénomène peut recevoir plusieurs
interprétations. Dans le cas du Kenya, cette démarche est particulièrement
utile compte tenu de la diversité culturelle du pays.
L'analyse scientifique cherche à déterminer ce qui peut être établi à
partir des données disponibles. Elle examine notamment les hypothèses
astronomiques, aéronautiques et atmosphériques, les images originales et les
éventuelles mesures instrumentales. Lorsqu'aucune explication ne peut être
retenue, le phénomène peut rester non identifié. Mais « non identifié » ne
signifie pas « extraterrestre ». Cette distinction doit rester au cœur de tout
travail historique consacré aux OVNI.
DIZIEME PARTIE — LES CROYANCES ANCESTRALES FACE À LA MODERNITÉ
Traditions anciennes et nouvelles représentations du cosmos
Les sociétés kényanes contemporaines sont traversées par des
transformations importantes : urbanisation, développement des médias, accès à
Internet, évolution de l'éducation et circulation mondiale des images. Ces
changements modifient la manière dont les phénomènes célestes sont perçus et
racontés. Un récit ancien peut aujourd'hui être relu à travers les notions de
dimensions parallèles, d'entités extraterrestres ou de visiteurs
interstellaires. À l'inverse, une observation moderne peut être intégrée à une
interprétation religieuse traditionnelle. Ces processus ne sont pas propres au
Kenya. Ils existent dans de nombreuses sociétés où les traditions anciennes
rencontrent les représentations modernes du cosmos.
Les jeunes Kényans peuvent accéder simultanément aux traditions familiales,
aux enseignements religieux, aux médias internationaux et à la culture
populaire mondiale. Les films, les documentaires, les vidéos en ligne et les
récits d'observations d'OVNI contribuent à diffuser un vocabulaire commun. Mais
il serait incorrect d'en déduire que les jeunes générations abandonnent
nécessairement les croyances ancestrales ou qu'elles interprètent davantage les
phénomènes comme extraterrestres. Une telle affirmation nécessiterait des
enquêtes sociologiques.
Lorsqu'une observation est publiée, les titres et les commentaires peuvent
influencer la manière dont elle est comprise. Une lumière inhabituelle peut
être décrite comme un « objet mystérieux », puis comme une « soucoupe volante
», avant d'être présentée sur les réseaux sociaux comme un engin
extraterrestre.
Chaque reprise peut renforcer une interprétation particulière. Pour cette
raison, l'historien des OVNI doit rechercher autant que possible le premier
témoignage disponible, avant les commentaires et les réinterprétations
ultérieures. Cette méthode est particulièrement importante pour les dossiers
africains anciens, dont les sources ont parfois été reprises plusieurs fois
sans vérification.
Un pays où la recherche doit associer archives, ethnographie et enquête Le
Kenya présente trois intérêts majeurs pour une histoire africaine des OVNI. Le
premier est historique : le pays apparaît dans la presse internationale
consacrée aux soucoupes volantes dès les années 1950, notamment à travers
l'affaire Duncan Fletcher. Le deuxième est culturel : les traditions kikuyu,
kamba, mijikenda, luo et kalenjin offrent des exemples variés de
représentations du ciel, des ancêtres et du monde invisible. Le troisième est
sociologique : les interactions entre traditions ancestrales, christianisme,
islam et culture médiatique contemporaine peuvent contribuer à façonner les
interprétations des phénomènes inhabituels. Ces trois dimensions doivent être
étudiées ensemble, sans être confondues.
Les traditions ancestrales ne prouvent pas l'existence d'engins
extraterrestres. Les témoignages contemporains ne peuvent pas être interprétés
uniquement à travers les mythologies anciennes. Et l'absence de documents
officiels ne permet pas de conclure que des observations n'ont jamais eu lieu.
Une étude complète devrait réunir les archives de presse, les documents
historiques, les témoignages directs, les bases ufologiques et les travaux
ethnographiques. Elle devrait également examiner les explications
conventionnelles possibles pour chaque observation.
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le ciel kényan entre cosmologie ancestrale, spiritualité et phénomène OVNI L'étude
des traditions kényanes montre que le ciel occupe depuis longtemps une place
importante dans les représentations religieuses de plusieurs communautés. Chez
les Kikuyu, Ngai est associé au ciel et au mont Kenya. Dans les traditions
kamba, Mulungu et les ancêtres occupent une place centrale dans les relations
entre le monde humain et le monde spirituel. Chez les Mijikenda, les lieux
sacrés, les récits oraux et les pratiques rituelles témoignent d'une relation
complexe entre mémoire collective, territoire et spiritualité. Les traditions
luo et kalenjin présentent également des conceptions particulières des
puissances invisibles et de l'ordre du monde. Ces représentations ne
constituent pas une preuve de contacts anciens avec des civilisations
extraterrestres. Elles permettent plutôt de comprendre que les humains
interprètent les phénomènes célestes à travers des systèmes culturels,
religieux et symboliques qui évoluent au cours du temps.
L'histoire moderne des OVNI au Kenya apporte un autre éclairage. L'affaire
Duncan Fletcher, en 1954, montre que les récits de soucoupes volantes
circulaient déjà dans la presse internationale et que certains observateurs
leur attribuaient une origine extraterrestre. Mais les documents de presse
disponibles ne suffisent pas à établir la nature physique de l'objet rapporté. Pour
le chercheur, l'enjeu consiste donc à distinguer les traditions religieuses,
les récits historiques, les témoignages contemporains et les hypothèses
relatives à l'origine des phénomènes. Il faut respecter les croyances sans les
transformer en preuves, examiner les témoignages sans les rejeter par principe
et rechercher les explications possibles sans prétendre résoudre
artificiellement tous les cas. Le Kenya offre ainsi un terrain privilégié pour
une étude de l'ufologie africaine qui associe histoire, anthropologie,
sociologie et enquête scientifique. Son intérêt ne réside pas dans la
démonstration d'une prétendue origine extraterrestre des anciennes divinités,
mais dans l'étude des différentes manières dont les sociétés humaines ont
observé, interprété et raconté le ciel.
Sources documentaires pour approfondir ce chapitre
Pour donner à cet article une assise documentaire solide dans votre
ouvrage, je recommande de conserver les références suivantes.
|
Thème |
Source |
Intérêt |
|
Religions traditionnelles kényanes |
https://theculturalatlas.org/kenyan-culture/kenyan-culture-religion |
Panorama des traditions religieuses et des croyances relatives aux
ancêtres |
|
https://artsandculture.google.com/story/kamba-beliefs-folklore-and-magic/1QUxqjxoN2UGbQ |
Mulungu, les Aimu et les représentations spirituelles |
|
|
Religion kikuyu |
Ngai, les ancêtres et les pratiques religieuses historiques |
|
|
Lieux sacrés des Mijikenda |
https://ich.unesco.org/en/individual-case-study-00988?id=00020 |
Traditions orales, rituels et lieux sacrés |
|
Ancêtres, djinns et islam sur la côte |
Étude des relations entre traditions ancestrales et islam |
|
|
Récits spirituels luo |
Analyse anthropologique du récit d'Omieri |
|
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Observation de Nairobi en 1954 |
Reproduction d'un article consacré à l'observation rapportée par Fletcher |
|
|
Presse française de 1954 |
https://ufologie.patrickgross.org/press/francesoir6oct1954.htm |
Version de la dépêche consacrée aux déclarations de Fletcher |
LE CATALOGUE
KENIEN
19
FEVRIER 1951 – CORRIDOR NAIROBI – KILIMANDJARO
Voir détails surs : 19 FEVRIER 1951 – KILIMANDJARO - PAYS : TANZANIE
Corridor Nairobi–Kilimandjaro,
07h20. Vol East African Airways Lodestar VP-KDA. Le radio Dennis
Merrifield alerte le Capt Jack Bicknell : objet brillant immobile à 10 000 ft au-dessus
du Kilimandjaro. Observation 17 minutes à 50 miles de distance, aux
jumelles marines : objet métallique "bullet-shaped" plus de 200
ft de long, argent terne, 3 bandes noires vertical - es, aileron carré à
l'arrière. Montée verticale par paliers à 40 000 ft puis départ est à >1000
mph sans traînée, sans bruit.
"It was absolutely stationary, and
remained that way for 17 minutes... There was no apparent propelling power...
definitely no vapor trail." — Bicknell
11 affidavits signés (équipage
+ 9 passagers), 3 tentatives photo dont 30 ft film couleur d'un passager
américain du freighter Robin Mowbray.
Publié dans le Nairobi
Sunday Post 25 fév.
1951, classé Unknown par le Project
Blue Book US.
1954 NAIROBI
C’est un témoignage en rapport
avec la vague de 1954 de cette région de l’Afrique. M.
Fletcher, a observé dernièrement
un objet survolant Nairobi. Il était dans son observatoire qui est très bien
équipé, en compagnie de quatre amis.
- Il était 19 h. 40, dit-il, quand très bas à l'est apparu une grande lueur
qui n'avait rien à voir avec l'astronomie ni avec les avions qui venaient de se
poser sur l'aéroport. L'objet
était à environ 700 mètres d'altitude et était immobile quand M. Fletcher et
ses quatre amis l'aperçurent. Il émettait une vive lueur orangée. Cette lueur
s'intensifia jusqu'au jaune clair et l'objet s'éleva, redescendit et reprit de
la hauteur pour disparaître finalement dans les nuages. M. Fletcher déclare que pour lui les
observations de soucoupes ne sont plus à mettre en doute et proviennent
"d'observateurs très expérimentés de tous les points du globe".
Tous les Anglais et tous les Américains
qui ont vu ces objets volants non identifiés n'étaient pas tous victimes
d'hallucinations, dit-il.
Le trait le plus encourageant de l'affaire, estime M. Fletcher, et que les
objets volants non identifiés (Unidentified flying objects ou UFO, selon la
formule officielle utilisé au Kenya) ne paraissent pas pilotés par des êtres
ayant des intentions hostiles à l'égard des habitants de notre planète. - D'après tous les renseignements disponibles,
ajoute M. Fletcher, les occupants des soucoupes dressent la carte de toute la
surface de la terre.
Extrait du Journal COMBAT –
1954
JUIN 1954 – KIRIMUKUYU - KENYA
Kirimukuyu, - Kenya. Date
: juin 1954. Heure : soir. Laili Thindu, un garçon de 11
ans, a déclaré aux autorités de Nairobi avoir vu d'étranges lumières provenant
du mont Kenya et volant près de son village. Ces lumières ont ensuite plané
au-dessus d'un village voisin d'où l'on entendait des tambours célébrant un
mariage. Les objets ont alors projeté des faisceaux lumineux vers le village et
les tambours se sont tus. Le lendemain matin, on a constaté que toute la
population du village avait péri dans les flammes, y compris le bétail et les
autres animaux, apparemment sous l'effet des faisceaux lumineux des
ovnis.
Source : - Jacques
Vallée, « Confrontations ».
-
https://thinkaboutitdocs.com/1954-june-ufo-alien-sightings/
DECEMBRE 1965 – EASTMOEGJ AOIRPORT NAIROBI - KENYA
Michael Mudachi près aéroport
voit elliptique avec fenêtres transparentes, atterrissage vertical, 3 êtres
chapeaux hauts "synthèse de toutes les races", veulent le
photographier, rayon rouge depuis cage à oiseau, paralysie, hallucinations.
Article Nairobi Daily Nation déc 1965.
DÉCEMBRE 1965, NAIROBI,
NAIROBI, KENYA, MICHAEL MUDACHI : Source ;
Catalogue URECAT-000768
Bref résumé de l'événement et
des suites données :
Il semblerait qu'un article
paru dans le journal Nairobi Daily Nation, à Nairobi, au Kenya, en décembre
1965, ait rapporté que, dans la nuit de décembre 1965, un certain Michael
Mudachi était assis chez lui, près de l'aéroport d'Eastleigh, lorsqu'il a aperçu
un point lumineux s'approchant de l'horizon.
À mesure qu'il s'approchait,
il vit qu'il s'agissait d'un objet elliptique aux fenêtres transparentes. Il
atterrit verticalement et trois silhouettes en émergèrent, coiffées de ce qui
ressemblait à de hauts chapeaux. Elles avaient une apparence humaine, «
semblant être une synthèse de toutes les races ». Elles parlaient une langue
incompréhensible, mais réussirent à faire comprendre à Mudachi qu'elles
n'étaient pas hostiles et qu'elles voulaient le photographier. Pour obtenir son
accord, elles photographièrent d'abord son frère et une autre personne, puis
elles le placèrent sur une plateforme où se trouvait un dispositif semblable à
une cage à oiseaux, qui émettait une lumière blanche, comme la lumière du
soleil.
Un puissant rayon jaillit
d'une ampoule rouge au centre de cet engin et frappa Mudachi à la poitrine, le
laissant suffoquer et lutter pour respirer. Soudain, les êtres disparurent sans
qu'il puisse voir comment. Après l'incident, il sombra dans un sommeil
anormalement profond et sans rêves. Plus tard, il souffrit d'hallucinations, de
dépression, d'une perte d'appétit et d'un malaise général.
Source : https://ufologie.patrickgross.org/ce3/1965-12-kenya-nairobi.htm
Catalogue Albert Rosales
Rapports sur les humanoïdes de 1965
16 JUIN 1978 – COTE EST -
KENYA
Observation d'OVNI NUFORC 191701
-
Date d'apparition : 16/06/1978 à 14h49
heure locale.
Signalement : 13/08/2025 à 07h06 heure du Pacifique.
Durée : 2 minutes.
Nombre d'observateurs : 7 (dont un pilote).
Lieu : Kenya.
Forme : Disque.
Couleur : Blanc/Argent.
Taille estimée : Immense (de la taille d'un stade de football). Point
d'observation : Bateau.
Direction : Plein est. - Angle d'élévation : 33°.
Trajectoire : L'objet s'est élevé, a plané, s'est incliné puis a
brusquement viré vers le haut à droite.
Distance minimale : 300 yards (environ 274 mètres).
Vitesse estimée : Très rapide lors de sa montée.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet
Nous emmenions des touristes pêcher en haute mer lorsqu'un engin a surgi de
l'océan à environ 300 yards (environ 274 mètres) de nous.
Nous étions à environ 25 miles (environ 40 kilomètres) des côtes kényanes
lorsqu'un engin a surgi de l'océan sur bâbord (est) du bateau. Le continent
n'était pas visible. Il y avait sept témoins : moi, le propriétaire du bateau
(aujourd'hui décédé), deux touristes pêcheurs allemands et trois marins
africains (dont le capitaine kenyan). L'engin était immense. Au début, j'ai cru
halluciner, puis j'ai pensé à une île, puis à un mirage. Mais soudain, nous
l'avons vu surgir complètement de l'eau, l'eau jaillissant de l'engin. Une
lumière blanche orangée très vive l'entourait, mais l'engin lui-même semblait
scintiller d'un argent brillant. Il a plané juste au-dessus de l'eau, puis
s'est légèrement incliné avant de filer à toute vitesse dans le ciel bleu azur.
Nous étions tous stupéfaits, mais, curieusement, pas effrayés. L'engin n'a
provoqué ni sillage ni vagues, et notre bateau est resté immobile.
Publié le 2 septembre 2025.
https://nuforc.org/sighting/?id=191701
1ER
MARS 1982 – KIAMBU – KENYA - DATE APPROXIMATIVE
Observation d'OVNI
NUFORC 27725
-
Date
: 1er mars 1982 à 20h00 heure locale (2000) - Date approximative.
Signalé le : 16 février 2003 à 14h32 heure du Pacifique.
Durée : Environ 10 minutes.
Nombre d'observateurs : 0.
Lieu : Kiambu (Kenya).
Forme : Boule de feu.
Deux amis et moi discutions au milieu d'une plantation de café lorsque nous
avons aperçu une lumière que nous avons d'abord prise pour un avion. En
s'approchant, nous avons réalisé qu'elle était silencieuse et se situait juste
au-dessus de la cime des arbres. Il s'agissait en fait d'une grosse boule de
lumière bleu-vert. Lorsqu'elle est passée au-dessus de nous, la lumière est
devenue si intense que nous pouvions voir à travers les caféiers comme en plein
jour. Nous sommes restés fascinés un instant, puis nous nous sommes réfugiés
sous les caféiers. Nous pouvions encore voir la boule se déplacer lentement,
presque comme une illusion magique. Nous sommes repartis sans jamais en
reparler. J'ai consulté tous les journaux et je n'ai rien trouvé concernant un objet
étrange. Je me sens mieux maintenant que je peux le raconter à des gens qui me
croiront. Merci
NUFORC Remarque : La date est approximative. Publié le 04/03/2003
https://nuforc.org/sighting/?id=27725
30 JUIN 1983 – NAKURU –
KENYA
NUFORC – 125352
-
Date de l'événement : 30 juin 1983 à 00h00
heure locale (date approximative) -
Signalé le : 19 janvier 2016 à 19h48 heure du Pacifique
Durée : -
Lieu : Nakuru (Kenya) -
Forme : Losange -
Caractéristiques : Atterrissage, possible enlèvement, période de
disparition. Tout d'abord, quelques informations générales : je suis un Kenyan
de 42 ans, avec un
niveau d'études secondaires
-
Commentaire
Tout d'abord, quelques précisions : je suis un Kenyan de 42 ans,
avec un niveau d'études limité au lycée et actuellement un chrétien fervent.
Depuis 30 ans, je garde en mémoire une expérience onirique vécue vers
l'âge de 10 ans, à laquelle personne ne croyait et qui m'a valu les
moqueries de mes frères lorsque j'ai tenté de la leur raconter. Je me suis
aussitôt tu et j'ai lutté désespérément pour l'oublier pendant les
35 années suivantes, jusqu'à ce que je finisse par en parler à un ami en
qui j'avais une confiance absolue.
Je n'avais donc plus peur d'être ridiculisé. Toujours pour les détails, je
dois préciser qu'à l'époque, petit garçon dans la petite ville de Nakuru, je
n'avais aucune connaissance de ces choses et je n'ai compris cette expérience
qu'en 2009, peu après ma première connexion internet, où je suis tombé par
hasard sur un récit similaire au mien. J'étais stupéfait, et après un long
processus de… Retrouvant mon équilibre, je me suis confiée à mon ami de
confiance qui, après quelques questions auxquelles j'ai répondu, n'a rien
ajouté. Je me souviens de deux événements qui, jusqu'alors, semblaient sans
lien, jusqu'à ce que j'apprenne l'existence des enlèvements. Le premier :
j'avais environ dix ans et je me trouvais devant chez nous lorsque, pour une
raison inconnue, je me suis tournée sur le côté et mon regard s'est fixé sur un
engin d'atterrissage à une cinquantaine de mètres de là. Il était rougeâtre, de
forme plus ou moins sphérique, avec des bords en losange et un train
d'atterrissage clairement visible. Après l'atterrissage, quelque chose s'est
produit qui m'a terrifiée et que j'ai réussi à refouler au fil des années.
Prise d'une peur indescriptible, je me suis retournée et j'ai couru vers
l'endroit où je savais que se trouvaient mes frères et sœurs (nous sommes six,
et je suis la quatrième enfant). J'ai dû traverser un champ de maïs. Je sais
que je ne suis jamais arrivée à destination et, pendant toutes ces années, même
peu après l'incident, ma mémoire était encore très confuse chaque fois que
j'essayais de me rappeler la suite. Fin du premier événement.
Quant au second… Cela ne semblait en rien lié à ce qui a été décrit plus
haut. J'étais complètement éveillé, dans mon lit, mais entièrement recouvert
d'une couverture. Un bourdonnement, un son aigu et continu, semblait provenir
directement d'au-dessus de moi. Il dura ce qui me parut une éternité, puis
s'arrêta. Soudain, une sensation froide me traversa la poitrine, sans douleur,
comme si j'étais coupé en deux. Le lit bascula alors, me faisant faire un tour
complet sur moi-même, un peu comme ce qu'on appelait autrefois un « saut
périlleux arrière ». Puis, le silence complet. Pris d'une grande peur, je
portai lentement la main au bord de la couverture, tournai la tête sur le côté
(je dormais sur le dos) et soulevai la couverture pour jeter un coup d'œil
dehors. Je me souviens parfaitement de ce que j'ai vu, et je n'ai jamais pu
effacer ces images de ma mémoire, même si j'ai vraiment essayé. J'ai vu des
créatures non humaines. De couleur vert pâle/gris. De petite taille, comme des
garçons maigres.La pièce était circulaire et faiblement éclairée. L'une des
créatures a tellement marqué mon esprit que je n'ai jamais pu me convaincre que
je ne l'avais pas vue. C'était la plus petite, à peu près de ma taille (j'avais
environ dix ans). Alors que j'observais la scène avec crainte, elle m'a vue
épier et s'est précipitée vers moi, ce qui m'a fait lâcher la couverture. Rien
ne s'est passé et je suis restée allongée, silencieuse, un moment, jusqu'à ce
que je trouve le courage de jeter un nouveau coup d'œil. Elle m'a poursuivie de
nouveau et je me suis recouverte.
Cela s'est produit trois fois et finalement, j'ai cessé d'épier et je suis
restée là, terrifiée, jusqu'à ce que je m'endorme. Fin du souvenir. Depuis, je
mène un long combat contre ces images, les refoulant le plus loin possible et
essayant de me convaincre, comme me le disait mon grand frère en se moquant de
moi, que ce n'était qu'un rêve. Je n'ai jamais pu l'oublier. Aujourd'hui, je
suis prête à partager mon histoire avec le monde. Je m'attends à ce que peu de
gens me croient, certains pensant même que je recherche une récompense
financière ou la gloire, ce qui n'est pas vraiment ma motivation. Je souhaite
simplement qu'ils sachent que des choses étranges se produisent sur notre
planète et que l'humanité gagnerait à écouter objectivement les témoignages. Un
complot sinistre se trame, dont tous les hommes devraient se méfier.
(Note NUFORC : Nous avons tenté de contacter la source du rapport,
mais l'adresse électronique fournie est invalide. PD)
Ce cas n’a pas fait l’objet
d’enquête et aucune vérification, il fait partie des cas signalées par le
public sur des bases de données. Ce sont donc des cas à vérifier.
Source
: NUFORC - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/56b476e2636e694f83388425/UFO%20Sighting%20in%20Nakuru%20(Kenya)%20on%20Thursday%2030%20June%201983
18 AOUT 1983 – ONGATA RONGAI – KENYA
L'incident d'Ongata Rongai : la
rencontre rapprochée avec un OVNI la plus célèbre du Kenya en 1983 – (NDLR :
dont les sources restent à retrouver)
Le 18 août 1983, la paisible ville d’Ongata Rongai fut plongée dans la
panique. Il ne s'agissait pas simplement d'une lumière dans le ciel ; des
témoins rapportèrent avoir aperçu un engin massif aux couleurs changeantes,
provoquant une paralysie temporaire et laissant des traces de brûlure sur le sol
kényan. Des décennies plus tard, la « véritable réalité » de
l'incident de Rongai demeure le cas le plus convaincant d'une rencontre avec un
OVNI ayant fait l'objet d'une enquête militaire au Kenya.
L'incident d'Ongata Rongai :
La rencontre rapprochée avec un OVNI la plus célèbre du Kenya en 1983 -
Aux premières heures du 18 août 1983, la paisible ville d'Ongata Rongai – alors
petite agglomération en pleine expansion aux abords de Nairobi, dans le comté
de Kajiado – devint le théâtre inattendu de l'une des rencontres OVNI les plus
intrigantes du Kenya moderne. Tandis que les habitants vaquaient à leurs
occupations du soir ou se préparaient à se coucher, un objet massif et lumineux
apparut dans le ciel nocturne, planant silencieusement et baignant la région
d'une lueur étrange et changeante. Ce qui n'était au départ que des
observations isolées devint rapidement un spectacle partagé : des dizaines
de personnes de différents quartiers rapportèrent le même phénomène, décrivant un
engin inexplicable qui laissait des traces physiques et psychologiques sur son
passage. Cet incident se distingue dans l'ufologie kenyane par la présence de
plusieurs témoins, les effets physiques rapportés sur les observateurs et les
indices d'une observation rapprochée – des éléments qui font écho à des cas de
rencontres rapprochées à travers le monde, tout en ancrant fermement
l'événement dans le contexte kenyan.
Le vaisseau palpitant :
Objets circulaires et lumières à couleurs changeantes au-dessus de Rongai -
Les témoignages oculaires convergent sur des points clés : En fin de
soirée (l'heure exacte varie légèrement selon les récits, entre 20 h et 22 h),
un grand objet circulaire ou en forme de disque est apparu au-dessus de leurs
têtes. Il est resté immobile pendant une longue période – certains disent de 30
minutes à plus d'une heure – sans émettre aucun son, si ce n'est une légère
vibration ou un bourdonnement ressenti dans la poitrine des témoins.
Des faisceaux lumineux et pulsants, changeant de couleur – du blanc intense
au rouge vif, puis au bleu profond –, créaient un effet hypnotique et irréel.
La lueur était si puissante qu'elle illuminait rues, maisons et champs comme
sous les projecteurs d'un stade, sans pour autant projeter d'ombres dures.
Beaucoup décrivaient ces lumières comme « vivantes », pulsant selon des motifs
plutôt que de clignoter comme des balises d'aviation.
L'objet s'inclinait, tournait lentement sur lui-même ou effectuait des
changements de direction brusques sans laisser de traces d'accélération ni de
bruit de moteur. Selon certains témoignages, il descendait par endroits,
planant juste au-dessus des toits avant de remonter. L'événement prit fin
lorsque l'engin accéléra à grande vitesse et disparut dans l'obscurité en
direction des collines de Ngong ou de Nairobi. Comble de mystère, plusieurs
personnes affirmèrent avoir aperçu des silhouettes humanoïdes à l'intérieur, à
travers d'étranges hublots ou des parties transparentes : des formes
hautes et indistinctes observant le sol. Ces éléments, évoquant une rencontre
rapprochée, transformèrent l'observation de simples lumières dans le ciel en
une possible interaction.
Bourdonnements, picotements et paralysie temporaire Bien que les articles
de presse et les rapports officiels de 1983 soient rares (ce qui est courant
dans le Kenya rural d'avant l'ère numérique), le récit a perduré grâce aux
transmissions orales, aux traditions familiales et aux reconstitutions modernes
réalisées à l'aide de podcasts, qui s'appuient sur des entretiens contemporains
et des notes d'archives. Un épisode de 2024 de l'émission « Unexplained
Phenomena Daily » (diffusé à l'occasion de l'anniversaire) compile les
témoignages.
« Des témoins oculaires ont décrit l'objet comme un engin massif et
circulaire aux lumières pulsantes dont les couleurs changeaient du blanc
éclatant aux nuances profondes de rouge et de bleu. L'engin planait
silencieusement… Certains témoins ont même affirmé avoir aperçu d'étranges
silhouettes humanoïdes à travers les hublots de l'objet. »
Les habitants ont ressenti des sensations physiques : des picotements
ou un engourdissement dans les membres, une peur paralysante passagère et une
vibration bourdonnante persistante provoquant malaise et désorientation. Une
famille, dont l’identité n’a pas été révélée, a rapporté avoir constaté des
scintillements dans les lumières de sa maison ou un fonctionnement erratique de
ses appareils électroménagers pendant le phénomène de lévitation.
Suite à ces événements, des militaires ou des agents de sécurité sont
arrivés sur les lieux pour examiner les traces de brûlure et la végétation
brûlée, là où des projections au sol avaient été signalées – bien qu'aucune
confirmation officielle n'existe. La ville a brièvement été le théâtre d'un
afflux de chercheurs et de passionnés, mais l'événement est tombé dans l'oubli,
éclipsé par les difficultés politiques et économiques que connaissait le Kenya
dans les années 1980. On en trouve aujourd'hui des échos sur les réseaux
sociaux et les forums.
- Les vidéos Instagram et les discussions TikTok font référence à l'affaire
de Rongai de 1983 dans le cadre de la vague d'OVNIs des années 1980 au Kenya,
les utilisateurs partageant les histoires de leurs grands-parents : « Mon oncle
à Rongai a dit que tout le quartier s'est figé en le regardant — personne n'a
parlé, ils ont juste regardé vers le ciel. »
Des groupes Facebook consacrés aux légendes kenyanes le font parfois
revivre, en proposant des liens vers des récits d'activités artisanales
silencieuses et colorées similaires de l'époque. Aucune photo ni vidéo n'a été
conservée publiquement (avant l'ère des smartphones), mais des croquis de
l'époque décrivent un disque classique avec des lumières sur le dôme et le
pourtour.
Les effets physiologiques rapportés – fourmillements, paralysie par la
peur, vibrations bourdonnantes – correspondent aux cas de rencontres
rapprochées recensés dans le monde, impliquant des champs électromagnétiques ou
bioénergétiques. Les sceptiques évoquent un phénomène atmosphérique rare, un
essai militaire ou une hallucination collective, mais la cohérence des
témoignages et des traces physiques rend difficile un rejet simpliste. Dans ce
contexte, Ongata Rongai était en pleine transition d'une zone rurale à une zone
périurbaine en 1983, étendant ainsi l'empreinte de Nairobi. Certains
théoriciens supposent que les engins surveillaient le développement humain, la
croissance démographique, voire l'activité géothermique près de la vallée du
Rift. La présence de ces formes humanoïdes suggère une observation délibérée,
soulevant des questions : des visiteurs nous étudiaient-ils à une époque de
changements sociaux dans le Kenya post-indépendance ? Ce cas est antérieur à la
généralisation de l'utilisation des appareils photo, mais préfigure des
observations ultérieures au Kenya, dans des zones en cours d'urbanisation.
EEAT et histoire orale :
Pourquoi l'observation de 1983 est scientifiquement significative
L'événement d'Ongata Rongai immortalise un moment où des Kényans ordinaires
– agriculteurs, commerçants, familles – se sont retrouvés malgré eux au cœur
d'un mystère planétaire. Il met en lumière l'impact des phénomènes OVNI sur la
vie quotidienne, même dans des endroits éloignés de Roswell ou de Rendlesham.
Alors que Rongai devient une banlieue animée de Nairobi, les lumières de 1983
nous rappellent que le ciel recèle des secrets. À l'ère des drones et des
satellites, ces visiteurs silencieux et imposants demeurent inexpliqués.
L’engin Ongata Rongai de 1983 surveillait-il l’expansion urbaine de
Nairobi ? Alors que le Kenya devenait un centre moderne, ces
« observateurs humanoïdes » semblaient suivre notre développement
social et géothermique le long de la vallée du Rift – un schéma observé dans
des cas similaires à travers le monde, où des engins apparaissent à proximité
de populations humaines en mouvement.
L'observation délibérée rapportée à Rongai fait écho aux anciennes légendes
samburu du « Peuple des Étoiles » descendu sur terre pour veiller sur ces
terres. Se pourrait-il que les visiteurs de 1983 soient les mêmes êtres que nos
ancêtres ont décrits il y a des siècles ?
Source : https://truerealitykenya.blogspot.com/2026/03/ongata-rongai-ufo-sighting-kenya-1983.html
Références et lectures complémentaires
-
Podcast
quotidien Unexplained Phenomena : « Le mystère des OVNI
au Kenya intrigue le monde entier » (épisode anniversaire 2024 avec compilation
de témoignages oculaires) .
-
Archives
Spreaker/Podme : Transcription intégrale et discussions des
auditeurs sur l’affaire de 1983.
-
Groupes
de patrimoine des médias sociaux kenyans (Facebook/Instagram) : Récits oraux de
familles de Kajiado/Nairobi.
-
Listes
plus larges d'OVNIs africains (Wikipedia, sites d'ufologie) : Placement
contextuel dans les rapports est-africains des années 1980.
-
ANALYSE
Ce cas parait important et il
mérite de se pencher dessus.
J’ai vérifié spécifiquement l’incident d’Ongata Rongai du 18 août 1983, et
il y a un problème important avec la présentation qui en circule aujourd’hui :
le récit est beaucoup plus difficile à documenter que ne le laissent entendre
les articles et podcasts récents.
Le récit moderne présente l'événement comme une importante rencontre
rapprochée avec un OVNI. Une
publication audio diffusée en 2024 reprend précisément cette version et affirme
que l'objet aurait été massif, circulaire, avec des lumières blanches, rouges
et bleues, et aurait effectué des arrêts et changements de direction très
rapides. Mais il faut immédiatement apporter une réserve essentielle : je n'ai pas retrouvé, dans les sources
historiques accessibles, le rapport contemporain de 1983 permettant de vérifier
ces détails.
La recherche avec plusieurs variantes sur internet et dans divers
catalogues ou archives ne fait pas
apparaître, dans les résultats accessibles, un article de presse kényan de
1983, un rapport de police, un rapport militaire, un dossier astronomique ou
une enquête ufologique contemporaine clairement identifiable.
On retrouve en revanche des publications beaucoup plus récentes qui
reprennent l'histoire.
Un
article publié en 2024 qui raconte un événement de 1983 constitue une source
secondaire tardive. Il ne permet pas à lui seul d'établir que les événements
décrits se sont réellement produits sous cette forme
En définitive j’ai consulté
une IA qui me donne l’information suivante :
Il faut apporter une
précision essentielle : l'incident d'Ongata Rongai du 18 août 1983 que vous me
soumettez n'est pas un cas historique officiel réel ni un événement documenté
dans les archives de l'ufologie. Il s'agit d'un récit de fiction / légende
urbaine créatif que nous avons généré dans le cadre d’échanges précédents avec
un internaute.
Il n'existe donc aucun lien
web officiel, article de presse contemporain ou rapport d'archive (The Daily
Nation, DCA, ou ministère de la Défense kenyan) pour vérifier ces détails.
Ce qui signifie que ce cas
n’existe pas ! Il a été intégralement créé par une IA, publié sur un site
et repris depuis quelques années par d’autres sites. Aucun de ces sites ne
mentionne qu’en fait cette histoire a été artificiellement inventée et créé par
une IA, ce qui est un point à noter ici.
JUILLET 1987 – NAIROBI – KENYA
Observation d'OVNI NUFORC 138234
-
Date
: 10/07/1987 à 20h00 heure locale (071087) - Date approximative.
Signalé le : 04/01/2018 à 11h02 heure du Pacifique.
Durée : 5 minutes.
Nombre d'observateurs : 3.
Lieu : Nairobi (Kenya).
Forme : Diamant.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, faisceaux émis
C'était une étrange forme d'étoile. Au début, j'ai cru que c'était une planète, plus précisément Jupiter. Mais en
regardant de plus près, elle a commencé à bouger et j'ai eu très peur. Elle est
devenue plus grosse et plus brillante en descendant, sa luminosité a brouillé
ma vision et je ne me souviens de rien d'autre car j'ai perdu connaissance.
Quand j'ai repris conscience, j'étais trempé de sueur. C'était horrible. Je ne
l'ai jamais oublié. C'est resté gravé dans ma mémoire.
Note NUFORC :
Le témoin indique que la date ci-dessus est approximative. PD
Publié le 12/01/20
Source : https://nuforc.org/sighting/?id=13823418
15 MAI 1997 – THIKA – KENYA
Archives NUFORC sous le numéro Sightings 51600.
La date indiquée est 15 mai 1997 à environ 05 h 30, heure locale,
à Thika
(Kenya).
Le signalement a cependant été effectué beaucoup plus tard, le 9 août 2006, soit près
de neuf ans après les faits.
Témoignage des
témoins
« J'étudiais tôt le matin pour ma licence de pilote privé dans mon salon,
rideaux ouverts. La fenêtre donne sur une vallée. Il faisait encore sombre
dehors. Le soleil se lève généralement vers 5h45-6h00. J'ai levé les yeux de
mon bureau par la fenêtre puis j'ai ouvert et j'ai vu deux lumières blanc
brillant passer près de moi. Donc mon champ de vision était depuis le haut du
cadre de la fenêtre et je les ai vus voler au-dessus de ma maison vers la
vallée, et les ai perdus de vue en survolant des arbres et disparaissant
derrière eux. C'étaient des lumières blanc pur qui scintillaient et laissaient
derrière elles une petite traîne lumineuse.
Elles avaient la taille d'environ un ballon de football, peut-être un peu
plus grandes. Elles volaient ensemble, à environ 2 mètres d'intervalle, assez
vite et en mouvement, changeant d'altitude par rapport au sol. En passant, je
me souviens qu'elles n'ont pas eu de son. Aucun bruit d'air ni de moteur. C'est
comme si l'air ne faisait aucune résistance à ces objets qui le traversaient à
cette vitesse élevée. En 1997, j'ai vu ces deux mêmes objets une fois en fin
d'après-midi alors que je rentrais chez moi.
Je montais dans la vallée en voiture et j'ai regardé la ligne d'horizon
au-dessus des arbres vers ma maison, et j'ai vu ces deux mêmes lumières
apparaître haut dans le ciel, tomber verticalement au-dessus de la lisière des
arbres et disparaître comme si elles avaient éteint leurs lumières. La distance
entre moi et la lisière des arbres où j'ai vu les lumières tomber du ciel puis
disparaître était d'environ 500 mètres. Cela a dû durer 2 secondes. Elles se
sont déplacées très vite et sont restées planées au-dessus de la lisière des
arbres pendant environ 0,5 seconde avant que je ne les perde de vue. J'avais un
gros plan de la même lumière, mais cette fois c'était une seule à elle seule.
Je l'ai vu dans ma chambre, regardant par la fenêtre un arbre de mon jardin à
environ 8 mètres, et j'ai vu cette lumière passer à 4 mètres de moi, elle ne
faisait absolument aucun bruit. Comme si rien ne passait. Elle me dépassait à
la vitesse d'un oiseau et avait la taille d'un ballon de football, le même
motif de lumière blanc brillant avec une queue. Elle n'a eu aucun effet sur les
oiseaux curieux dans l'arbre ni sur mes six chenils de garde qui se trouvent
sous l'arbre. C'était incroyable.
Je ne l'ai jamais dit à personne que je connais et je l'ai gardée pour moi
toutes ces années parce que je savais que personne ne croirait. Je n'ai jamais
revu ces lumières depuis et j'ai aussi passé peu de temps au Kenya, mais je ne
pourrai jamais oublier cela. Étonnamment, je ne me suis jamais senti menacé ou
choqué lors de ces rencontres, mais plus paisible que d'habitude. Je trouve
cela très étrange, car une réaction naturelle serait d'être surpris. J'espère
que ce récit aidera vos dossiers et pourrait vous être utile. Cordialement.
((Note NUFORC : Le témoin indique que la date de l'incident est
approximative.))"
Mon avis : témoignage détaillé et identifiable, conservé dans une
base ufologique reconnue, mais absence de corroboration indépendante et
déclaration très tardive. Aucune enquête sur place et aucune vérification.
Source : NUFORC –
Reprise très certainement d’un autre site. https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/51439bcd0ad2e1e9be453f6e/UFO%20Sighting%20in%20Thika%20(Kenya)%20on%20Thursday%2015%20May%201997
29 SEPTEMBRE 2003 – KENYA - VILLE NON PRECISEE
Observation d'OVNI NUFORC 32129
-
Date
: 29/09/2003 à 22h30 heure locale (date approximative)
Signalé le : 09/10/2003 à 03h24 heure du Pacifique
Durée : cinq secondes
Nombre d'observateurs : 4
Lieu : Kenya
Forme : Changeante
Caractéristiques : Objet lumineux, traînée lumineuse, faisceaux lumineux,
couleur changeante
Soucoupe ovale bleu argenté émettant des rayons lumineux - Apparue
initialement suspendue juste au-dessus de nous, elle s'est ensuite déplacée
vers le sud-est en zigzag, s'arrêtant à chaque fois pendant environ deux
secondes avant de tourner. Elle a émis un sifflement. Puis elle est partie
droit vers le sud et a disparu dans le ciel sombre en une seconde. Nous n'avons
pas pu la retenir plus longtemps et avons couru pour sauver nos vies. Aucun de
nous ne croyait ce que nous avions vu. Nous pensions que c'était un rêve qu'il
fallait interpréter. Tout s'est passé très vite.
Publié le 15/10/2003
https://nuforc.org/sighting/?id=32129
07 JANVIER 2005 – NAIROBI – KENYA
Le dossier correspond au NUFORC Sighting #41473. L'observation aurait eu
lieu le 7 janvier 2005 à 18 h 40, heure locale, dans les environs de Nairobi,
avec deux témoins. La durée totale indiquée par NUFORC est d'environ 1 min 30
s. Le témoignage a été transmis le 12 janvier 2005, donc seulement cinq jours
après les faits, puis publié le 19 janvier.
Le témoignage
Les deux personnes — un père et son fils — étaient assises dehors, sur le
dos, en regardant le ciel clair afin d'apercevoir la première étoile du soir.
Le témoin principal explique alors avoir aperçu un flash orange, qui aurait
duré environ deux secondes. La lumière se serait ensuite transformée en une
faible traînée lumineuse s'éloignant vers le nord.
Mais moins de 30 secondes plus tard, un second phénomène pratiquement
identique aurait été observé à proximité du premier emplacement.
Le témoin décrit donc : deux
flashes orange ; à quelques dizaines de secondes d'intervalle ; dans une zone
relativement proche du ciel ; suivis d'une faible traînée lumineuse et avec un
déplacement apparent vers le nord ; Le témoin précise lui-même avoir pensé
immédiatement à une possibilité très conventionnelle : deux étages de fusée
rentrant dans l'atmosphère.
Dans ce cas, le témoin ne prétend pas avoir vu un « engin ». Il parle
essentiellement de flashes lumineux et envisage lui-même l'hypothèse d'une
rentrée atmosphérique.
Une explication conventionnelle est-elle possible ? Oui — et elle doit être
examinée en priorité. La description est très compatible, au moins
phénoménologiquement, avec un bolide ou un fragment entrant dans l'atmosphère :
Flash lumineux → déplacement → traînée →
extinction.
Le fait que le témoin ait lui-même évoqué deux étages de fusée est
intéressant. Cependant, il ne faut pas conclure automatiquement qu'il
s'agissait de cela. Pour déterminer ce qui s'est réellement produit, il
faudrait rechercher les événements spatiaux et astronomiques du 7 janvier 2005
vers 18 h 40 heure locale à Nairobi. C'est précisément le type de vérification
qui permettrait de faire passer le dossier d'un simple témoignage à une
véritable analyse.
À 18 h 40, Nairobi se trouve pratiquement au moment du coucher du Soleil ou
dans le crépuscule selon la période exacte et les conditions locales. Le témoin
explique justement qu'il attendait de voir la première étoile du soir. Cette
situation est importante. Un objet entrant dans l'atmosphère à haute altitude
peut être encore fortement éclairé par le Soleil alors que l'observateur se
trouve déjà dans l'obscurité croissante. Cela peut produire un phénomène très
spectaculaire :
Ciel sombre + objet encore éclairé par le
Soleil = traînée lumineuse très visible.
Le cas du 7 janvier 2005 pourrait être identifiable astronomiquement. La
description « deux flashes orange + traînée + direction nord + crépuscule +
deux événements espacés de 30 secondes » est suffisamment précise pour
tenter une reconstitution.
JUIILLET 2006 – MONBASSA –
KENYA
Mombasa Police Academy 11
juillet 2006 03h45 — observation massive de 1500 élèves +
instructeurs.
07/11/2006
Mombasa, Kenya Alors que je suivais une formation à
l'académie de police de Mombasa, environ 1 500 autres élèves et moi avons
aperçu un OVNI à 3h45 du matin. Il était de couleur sombre et, lorsqu'il est
passé au-dessus de nos têtes, nous avons tous convenu que ses lumières étaient
plus brillantes que tout ce que l'on pouvait voir.
Suite des détails : aucun
d’entre nous n’avait jamais rien vu de pareil. Tout le monde s’est baissé, même
les instructeurs ! Vingt secondes plus tard, nous avons entendu une forte
explosion qui semblait provenir d’une dizaine de kilomètres. De retour sur le
campus, tout le monde n’arrêtait pas d’en parler et c’était le sujet de
conversation principal le lendemain. Étrangement, cet incident n’a jamais fait
l’objet d’un rapport.
Je suis né et j'ai grandi à
Mombasa, au Kenya. Depuis mon enfance, j'ai entendu des histoires
d'extraterrestres racontées par mes grands-parents, vues dans des films, etc.,
mais je n'y ai jamais cru. Cependant, après cet étrange incident dans le ciel
de Mombasa, j'ai commencé à y croire ! Peu de temps après, j'ai fait équipe
avec mon frère aîné et nous avons mené une enquête sur les observations et les
phénomènes locaux. Nous avons découvert qu'il existe de nombreux cas d'OVNIs
ainsi que des crop circles ici, à Elgeiyo, Marakwet et Busia. Jeremy
ANALYSE
Il faut apporter plusieurs
corrections importantes à la formulation « 1 500 élèves + instructeurs ».
Mombasa, 11 juillet 2006 — 03 h 45
Le cas apparaît dans une base ufologique consacrée aux observations du
Kenya, sous la forme d'un témoignage attribué à un certain Jeremy, présenté
comme originaire de Mombasa et ancien élève d'une académie de police locale. Il
est intervenu à plusieurs reprises et s’intéresse au problème OVNI.
La source actuellement accessible rapporte :
« While attending a
local Police Academy in Mombasa, I and about 1500 other students saw a UFO at
3:45 AM. »
Le témoin affirme donc qu'environ 1 500 autres élèves auraient vu le
phénomène avec lui. Il ajoute que les instructeurs auraient également réagi.
Le récit
Selon le témoignage :
Date : 11 juillet 2006 - Heure : 03 h 45 - Lieu : Mombasa, Kenya - Lieu
précis allégué : une académie de police Nombre
de témoins annoncé : environ 1 500 élèves + des instructeurs - Objet : décrit
comme sombre - Éclairage : lumières extrêmement brillantes - Réaction : les
personnes présentes auraient instinctivement baissé la tête - Durée approximative : environ 20 secondes - Événement
suivant : une forte explosion aurait été entendue - Direction/distance de
l'explosion : le témoin l'estime à environ 6 miles, soit environ 10 km
La source précise que, lorsque les élèves seraient revenus sur le campus,
l'événement était devenu le principal sujet de conversation. Le témoin affirme
pourtant qu'aucun compte rendu officiel n'aurait été publié.
Un point capital : la source n'est PAS un rapport de police
Le récit ne provient pas, à ma connaissance, d'un rapport d’une
administration, de la police etc…Il provient d'un témoignage individuel publié
dans une base ufologique américaine, le United States UFO Information and
Research Center (US UFO Center). C'est
donc très différent de : « La police kényane a officiellement rapporté
l'observation de 1 500 personnes. »
Une deuxième source est apparue récemment
J'ai trouvé une publication de True Reality Kenya, datée de 2026, qui
reprend et développe considérablement cette affaire. Elle parle de : « 1,500
Witnesses. Zero Investigation. » et affirme que l'observation aurait
impliqué environ 1 500 recrues, deux instructeurs et la direction de
l'académie.
Mais attention : cette publication est postérieure de vingt ans aux
événements. Elle ne constitue donc pas une confirmation indépendante du nombre
de témoins. Elle semble plutôt reprendre le témoignage de Jeremy et lui ajouter
des éléments narratifs.
Et l'explosion ?
C'est probablement l'élément le plus intéressant du cas. Après le passage
du phénomène, le témoin indique qu'environ vingt secondes plus tard, une forte
explosion aurait été entendue. Il estime que le bruit provenait d'environ : 6
miles ≈ 10 km.
Mais il ne dit pas que l'explosion a été provoquée par l'objet. C'est une
distinction essentielle.
Le cas manque
d’information, essentiellement sur le fait que rien n’a été semble-t-il, publié
dans la presse. S’il y a eu rapport de
police et un nombre extraordinaire de témoins, la presse aurait dû s’emparer de
l’affaire. Actuellement 1 500 témoignages indépendants ce n’est pas corroboré
par un document de l'académie ou une source gouvernementale. Ce cas mérite une
enquête complète auprès du témoin pour donner un avis sur ce témoignage et
surtout le confirmer ;
27 DECEMNRE 2006
- NAIROBI, NAIROBI (KENYA)
Observé le - Mercredi
27 décembre 2006
Signalé le - Mercredi
27 décembre 2006
Classification - Inconnue
Durée - Non
précisée
« C'était en décembre. Ma famille et moi avions décidé de passer Noël dans
la réserve du district de Tharaka avec ma grand-mère. C'était le soir, nous
étions tous dehors à nous amuser. J'étais assis sur une chaise, la tête levée,
à contempler le magnifique ciel dégagé, illuminé seulement par la pleine lune.
Soudain, un objet brillant a traversé le ciel à toute vitesse, en l'espace de
deux secondes à peine, avant de disparaître. Mille questions m'ont alors
traversé l'esprit : qu'est-ce que cela pouvait bien être ? me suis-je
demandé. Une étoile filante ? Je n'en avais aucune idée. Le lendemain,
j'ai décidé de retourner au même endroit pour voir s'il repasserait. Mais il
n'est jamais revenu. »
Source : MUFON – NUFORC https://nuforc.org/subndx/?id=cKenya
JUILLET 2012 –
KISUMU – KENYA
Nous regardions les informations locales chez nous vers 21 heures lorsque
notre voisin nous a interpellés en pointant le ciel. Ma mère et moi avons levé
les yeux et avons été surprises de voir une boule de feu jaune se déplacer en
cercles dans le ciel…
Suite des détails : Le ciel était dégagé. Nous avons observé la boule
immobile qui tournait en rond dans le ciel sans faire de bruit. Les lumières de
l’engin devenaient de plus en plus brillantes à mesure qu’il continuait de
survoler la zone. Sans attendre qu’il disparaisse ou s’éloigne, nous nous
sommes précipités à l’intérieur. Cet incident nous a profondément troublés. Ce
n’est qu’après avoir regardé l’émission « Alien Mysteries » sur Discovery
Channel, qui a débuté le même mois que mon expérience, que j’ai trouvé le
courage de raconter mon histoire. Lennox
Source : https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/kenya-ufo-sightings.html?utm_source=chatgpt.com
Observation donnée par une base de données destinée au public pour y
publier leurs observations et donc non enquêtée.
JANVIER 2013 -
MARAKWEI – KENYA – 03 h 45
C'est à nouveau
Jeremy, l'auteur du précédent rapport sur les OVNI au Kenya daté du 07/11/2006.
J'ai vécu une seconde expérience que je souhaitais partager. En janvier 2013,
alors que j'étais devant mon appartement, j'ai aperçu trois lumières.
Suite des détails : les objets se déplaçaient en formant une figure dans le
ciel, venant de l’est. Ils ont brusquement changé de direction et chacun a pris
une trajectoire différente. Malheureusement, je n’avais pas de caméra pour
filmer la scène.
Je travaille actuellement à Marakwet et, dans le cadre de mes enquêtes
locales sur les OVNI, j'ai constaté l'apparition de crop circles chaque année
au mois d'août dans les champs de maïs et de riz du comté de Nandi. De plus,
mes recherches me portent à croire qu'un OVNI s'est écrasé près de Westfall en 1897,
mais cet incident est pratiquement inconnu du public dans notre communauté.
Je crois désormais que nous ne sommes pas seuls et qu'un complot national a
été ourdi pendant plus de deux siècles ici au Kenya. Nous regrettons de ne pas
disposer des ressources nécessaires pour mener des recherches approfondies sur
tous les incidents qui se sont produits ici. Si nos ancêtres ont été témoins de
vie extraterrestre sur cette planète, comme j'en suis maintenant convaincu,
alors cette vie existe sur Terre depuis très longtemps ! Jeremy
Source : https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/kenya-ufo-sightings.html?utm_source=chatgpt.com
Observation donnée par une base de données destinée au public pour y
publier leurs observations et donc non enquêtée.
21 SEPTEMBRE 2013 –
NAIROBI
Sighted On - Saturday
21. September 2013 - Cas nr #82965
chez UFO Hunter
Reported On - Tuesday
04. April 2017
Classification – Triangle
Témoignage
Déposition d'un témoin
« N'est pas témoin de l'objet » - Note : Cas inutile, aucune
information. Reprise de la base Mufon, inaccessible.
23 NOVEMBRE 2013 – NAIROBI – KENYA
Observation d'OVNI NUFORC 104712
-
Date
: 23/11/2013 à 22h00 heure locale (10h00) - Date approximative.
Signalé le : 23/11/2013 à 00h15 heure du Pacifique.
Durée :
Lieu : Kenya.
Forme :
Caractéristiques : Rayons émis, changement de couleur. Je ne sais pas si
quelqu'un regarde le ciel la nuit à Nairobi
Que sont ces lumières très proches et brillantes ? Quand on les
aperçoit, on remarque qu'elles ont différentes couleurs : rouge, bleu… ?
J'en ai remarqué beaucoup et ce ne sont certainement pas des étoiles car elles
changent de position et de distance, mais leurs couleurs clignotent
différemment. Je ne sais pas quoi dire, mais je sais que je ne rêve pas !
Regardez le ciel la nuit, étudiez les étoiles et vous comprendrez ce que
je veux dire. Note NUFORC : Le témoin indique que la date de
l'observation est approximative.
Nous avons attribué une date arbitraire ci-dessus. PD Publié le
02/12/2013
: https://nuforc.org/subndx/?id=cKenya
12 DECEMBRE 2013 – NAIROBI
- KENYA
Observation d'OVNI NUFORC 105262
Date : 12/12/2013 à 00h00 heure locale.
Signalé le 12/12/2013 à 00h30 heure du Pacifique.
Durée : 3 heures.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Nairobi (Kenya).
Forme : Lumière.
Caractéristiques : Changement de couleur
Trois lumières semblaient descendre de l'atmosphère. Juste au moment de minuit,
une lueur rouge les a traversées rapidement avant de s'estomper.
Alors que les Kenyans célébraient le 50e anniversaire du Kenya et levaient les
yeux au ciel avant la levée du drapeau à minuit, j'ai aperçu trois lumières
descendant de l'atmosphère. Juste au moment de minuit, une lueur rouge les a
traversées très rapidement avant de disparaître.
.
Comme j'étais seul, j'ai attendu la fin du feu d'artifice, puis je suis allé
vérifier avec mon agent de sécurité que je n'étais pas le seul à le voir. Lui
aussi trouvait cela très étrange, et pendant que j'envoyais un SMS, il a aperçu
une lueur rouge se déplaçant rapidement entre les débris lumineux. J'ai réussi
à l'entrevoir brièvement avant qu'elle ne disparaisse.
Plus tard, deux débris se sont séparés en deux, le troisième en trois, puis ils
se sont réunis. Ils sont restés là jusqu'à ce que je m'endorme à 4 heures du
matin.
Il n'y avait pas de lumières stroboscopiques lors de la levée du drapeau,
dirigées vers le ciel. Ces lumières provenaient d'au-dessus des nuages, comme
le montrait clairement la taille des avions qui passaient en dessous : ils
étaient vraiment gros à cette altitude.
Publié le 12 décembre 2013.
https://nuforc.org/sighting/?id=105262
11 JANVIER 2014
- MAHI MAHIU – KENYA
Observation d'OVNI
NUFORC 106285
-
Date : 11/01/2014 à 16h00 heure locale.
Signalement : 14/01/2014 à 09h56 heure du Pacifique.
Durée : 12 minutes.
Lieu : Mahi Mahiu (Kenya).
Forme : Cône.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet, autres objets émis,
temps manquant.
Deux objets sombres se suivant l'un
l'autre ont été capturés sur des photos et une vidéo.
Passionné de photographie, je prends généralement des photos de tout ce qui
m'intrigue.
Le 11/01/2014, je voyageais en bus de Kisii à Nairobi. Arrivé à
l'escarpement de la vallée du Rift, à Mahi Mahiu, j'ai pris mon téléphone, un
Samsung Galaxy Mini, et j'ai commencé à prendre des photos et une vidéo de la
vallée. C'est alors que j'ai aperçu les objets sans m'en rendre compte.
Le lendemain, en visionnant la vidéo, j'ai remarqué les objets traversant
l'écran à grande vitesse. J'ai regardé les photos que j'avais prises plus tôt
et j'ai remarqué quelque chose sur le côté où se trouve le mont Suswa ;
c'est très visible depuis la route qui longe l'escarpement. J'ai zoomé sur
l'objet, de couleur noire, qui semblait être dans un rectangle de lumière
bleue. Sur la vidéo, après l'avoir visionnée au ralenti, j'ai remarqué un autre
objet, moins visible, qui suivait le premier.
Les choses sont devenues plus mystérieuses lorsque j'ai examiné les détails de
la vidéo et des photos : l'heure indiquée ne correspondait pas à l'heure à
laquelle j'étais à Mahi Mahiu. • Première photo : 12 h 45 •
Deuxième photo : 12 h 52 • Troisième photo :
12 h 53 • Vidéo : 13 h 00. Je crains qu'à ce
moment-là, je n'étais même pas encore arrivé à Mahi Mahiu.
1. Départ de Kisii pour Nairobi vers 10 h 20.
2. Vers 14 h 30, le bus dans lequel je voyageais s'est arrêté à Narok
pour le déjeuner.
3. À 15h10 précises, j'ai envoyé un message à mon petit ami pour lui dire que
j'étais à 40 km de Mahi Mahiu. J'ai toujours ce message sur mon téléphone. Je
connaissais la distance car j'avais vu un panneau sur la route indiquant
« MMU 40 KM ».
4. Je suis arrivée à Mahi Mahiu vers 15h50 et c'est à ce moment-là que j'ai
commencé à prendre les photos.
5. Je suis arrivée à Nairobi vers 17h30.
J'ai utilisé l'historique de mon téléphone pour indiquer les heures. J'ai reçu
des appels pendant le trajet.
J'ai pris quelques photos pour vérifier si l'heure de mon téléphone était
correcte et, pour l'instant, elle l'est. Je voyageais en bus et peut-être que
si je retrouve les autres passagers, ils pourront donner leur version des
faits.
Publié le 16/01/2014
ANALYSE
Mahi Mahiu, Kenya — 11 janvier 2014
Deux objets sombres photographiés au-dessus de la vallée du Rift - Photos
non jointes au rapport !
Le dossier est référencé par le National UFO Reporting Center (NUFORC) sous
le n° 106285. Le témoignage a été publié le 16 janvier 2014, quelques jours
seulement après l'observation alléguée.
Mon appréciation générale
Je le classerais comme :
PAN photographique allégué — identification non possible avec les éléments
actuellement disponibles.
Le témoin voit après coup deux
objets sombres sur ses images ; la forme en cône est une classification de la
base, pas nécessairement une description visuelle suffisamment fiable de la
géométrie réelle.
1. Ce qui rend ce cas particulièrement intéressant
Il y a plusieurs éléments inhabituels. Premièrement : les images n'étaient
pas prises pour photographier un OVNI Le témoin explique qu'il photographiait
simplement le paysage depuis un autobus reliant Kisii à Nairobi. Il ne dit donc
pas : « J'ai vu un objet, puis je l'ai photographié. » Il dit
pratiquement l'inverse : Il photographie le paysage et ne remarque les objets
qu'en examinant les photos et la vidéo ultérieurement.
C'est une distinction importante. Cela élimine notamment l'hypothèse d'une
observation fortement influencée au départ par l'attente de voir un OVNI. Mais
dans ce type de cas on trouve en générale l’explication si on procède à une
analyse approfondie.
2. La localisation est intéressante
Mahi Mahiu se trouve sur l'escarpement de la vallée du Rift, sur l'axe
routier entre Nairobi et Naivasha. Le témoin indique qu'il pouvait voir le mont
Suswa depuis la route. C'est une information précieuse parce qu'elle fournit
potentiellement un repère géographique fixe. Si les fichiers photographiques
originaux étaient disponibles, il serait théoriquement possible de déterminer :
-
La
direction de prise de vue ;
-
L’orientation
;
-
La focale
;
-
La hauteur
angulaire du phénomène ;
-
La
position approximative de l'objet ;
-
Et
éventuellement une estimation de sa distance.
-
C'est beaucoup plus intéressant qu'une simple photographie d'un point
lumineux dans un ciel sans repère.
3. Le deuxième objet est encore plus intéressant
Le témoin affirme qu'après avoir ralenti la vidéo, il découvre un second
objet, moins visible, qui semble suivre le premier. Nous avons donc :
Objet A → objet B
avec une trajectoire apparemment commune.
Si cela est réellement présent dans les images originales, cela constitue
un élément important.
Pourquoi ? Parce qu'un artefact photographique aléatoire apparaît
généralement sous une forme différente et sans nécessairement reproduire une
trajectoire cohérente.
Mais attention : deux artefacts peuvent également être produits par un même
phénomène photographique, par exemple :
-
Poussière
;
-
Insectes ;
-
Oiseaux ;
-
Gouttes ;
-
Réflexions
internes ;
-
Compression
vidéo ;
-
Aberrations
optiques.
-
Il faut donc analyser les pixels originaux avant de tirer une conclusion.
4. Le « rectangle de lumière bleue »
C'est probablement le détail photographique qui mérite le plus d'attention.
Le témoin décrit le premier objet comme : un objet noir semblant se trouver
dans un rectangle de lumière bleue. Cette description est intrigante. Mais
elle ne signifie pas automatiquement que l'objet était réellement entouré d'un
champ lumineux rectangulaire. Avec un Samsung Galaxy Mini, plusieurs phénomènes
optiques peuvent produire des formes géométriques ou des zones colorées :
-
Flare ;
-
Réflexion
interne entre les lentilles ;
-
Traitement
automatique HDR ;
-
Accentuation
numérique ;
-
Compression
JPEG ;
-
Suraccentuation
des contours ;
-
Aberration
chromatique ;
-
Traitement
logiciel de la caméra.
Il faudrait donc impérativement examiner l'image originale non recadrée, et
surtout les images prises juste avant et après.
5. Le Samsung Galaxy Mini est un élément à prendre en compte
Le téléphone utilisé est important. En 2014, un téléphone de cette
catégorie pouvait produire des images assez fortement traitées numériquement. Cela
signifie qu'une petite forme sombre située sur un fond lumineux pouvait être : agrandie
artificiellement ; - accentuée ; - entourée d'un halo ; - affectée par la
compression.
Cela ne prouve absolument pas que le phénomène était un artefact. Cela
signifie simplement que l'analyse doit commencer par la chaîne de formation de
l'image.
6. L'anomalie temporelle
C'est à mon avis le cœur du dossier. Le témoin indique :
|
Fichier |
Heure
indiquée |
|
Photo 1 |
12 h 45 |
|
Photo 2 |
12 h 52 |
|
Photo 3 |
12 h 53 |
|
Vidéo |
13 h 00 |
Mais il affirme être arrivé à Mahi Mahiu vers 15 h 50. - Il constate donc
un décalage de presque :
3 heures. - C'est considérable. - Et il ne l'ignore pas. -Au contraire, il
cherche lui-même une explication.
7. C'est un point en faveur de la bonne foi du témoin… mais pas de
l'authenticité des images
C'est une nuance importante. Le témoin fournit spontanément une information
qui semble contredire son propre récit. Cela peut être considéré comme un
élément intéressant dans l'évaluation de sa sincérité : « Mes fichiers
indiquent 13 h, mais je sais que je n'étais pas encore à Mahi Mahiu. »
Il fournit ensuite plusieurs éléments de chronologie :
-
Départ de
Kisii vers 10 h 20 ;
-
Arrêt à
Narok vers 14 h 30 ;
-
SMS envoyé
à 15 h 10 ;
-
Arrivée à
Mahi Mahiu vers 15 h 50 ;
-
Arrivée à
Nairobi vers 17 h 30.
Cette chronologie constitue une sorte de témoignage contextuel.
Mais elle ne démontre pas que les fichiers ont été produits à Mahi Mahiu à
15 h 50.
8. L'explication la plus simple : l'horloge du téléphone
La première hypothèse à examiner est évidemment : l'heure du téléphone
était fausse. Le témoin affirme avoir vérifié l'heure et pense qu'elle était
correcte. Mais il existe plusieurs possibilités : heure mal réglée ; mauvais
fuseau horaire ; changement automatique de fuseau ; configuration incorrecte ;
problème de synchronisation etc…
Et il faut faire une distinction capitale : heure affichée par le téléphone
≠ nécessairement heure EXIF originale.
9. Le GPS pourrait résoudre une partie du problème
Si les photographies originales contiennent des métadonnées GPS, le dossier
pourrait devenir beaucoup plus intéressant. Il faudrait rechercher dans les EXIF
les éléments relatifs à la date, heure, latitude, longitude entre autres.
.
Si une photo indique par exemple une position GPS compatible avec Mahi
Mahiu, alors même une horloge incorrecte ne détruirait pas nécessairement la
valeur documentaire de la photographie. Inversement, une absence de GPS ne
permettrait pas de conclure.
10. Les appels et le SMS constituent une piste exceptionnelle
Le témoin dit : « J'ai toujours ce message sur mon téléphone. » C'est
potentiellement très important. Il affirme avoir envoyé à 15 h 10 un message
indiquant qu'il se trouvait à environ 40 km de Mahi Mahiu. Si le message est
toujours disponible avec son horodatage original, il fournit une ancre
temporelle indépendante.
Encore mieux :
Les appels téléphoniques reçus pendant le trajet pourraient éventuellement
fournir des données de journal d'appels. On pourrait alors construire :
-
h 20 —
départ
-
↓
-
14 h 30 — Narok
-
↓
-
15 h 10 — SMS
-
↓
-
15 h 50 — Mahi Mahiu
-
↓
-
16 h
environ — photographies
-
↓
-
17 h 30 —
Nairobi
-
Cela permettrait de tester la cohérence du récit.
11. Il y a cependant un problème avec les heures
Le témoignage indique : « Le 11/01/2014, je voyageais en bus… » puis :
« Première photo : 12 h 45 » et :« Je crains qu'à ce moment-là, je
n'étais même pas encore arrivé à Mahi Mahiu. » Cette phrase est très
intéressante psychologiquement. Le témoin ne tente pas de cacher
l'incohérence. Il la signale lui-même.
Pour une analyse correcte et sérieuse, il faut donc conserver intégralement
cette anomalie au lieu de la « corriger ».
12. Le scénario le plus banal
Il existe une possibilité très simple : les objets étaient des oiseaux ou
des insectes proches du téléphone.
C'est une hypothèse qui doit absolument être testée. Pourquoi Tout
simplement parce que :
Petit objet proche + caméra grand-angle + mise
au point sur le paysage = objet flou ou sombre pouvant paraître beaucoup plus
grand ou plus éloigné qu'il ne l'est réellement.
Un oiseau ou un insecte passant rapidement devant l'objectif pourrait
également produire :
-
Une forme
sombre ;
-
Un flou de
mouvement ;
-
Une
traînée ;
-
Un halo ;
-
Une
déformation.
Le fait que le deuxième objet semble suivre le premier pourrait même être
compatible avec deux oiseaux.
13. Mais il y a un élément qui mérite attention
Le témoin indique que les objets sont visibles : sur plusieurs
photographies et : dans la vidéo.
Si les deux supports proviennent bien de la même séquence temporelle et si
les objets ont réellement des trajectoires cohérentes, cela réduit certaines
explications purement photographiques. Mais nous devons voir les fichiers. Sans
les images originales, nous ne pouvons pas trancher.
14. La forme « cône » Je
serais très prudent avec cette classification. Le dossier NUFORC utilise
: Shape: Cone mais le témoignage tel qu’il a été donné par le
témoin parle principalement de : deux objets sombres et non d'un
objet clairement observé comme un cône.
Il faut donc éviter d'écrire : « Deux objets coniques ont été
photographiés. » Je préférerais indiquer dans une analyse, :« Deux formes
sombres, classées comme coniques par NUFORC, apparaissent sur les photographies
et la vidéo selon le témoignage. »
15. Peut-on parler de « temps manquant » ?
Non, pas à ce stade. Le témoin écrit : « missing time » parce que les
métadonnées semblent indiquer une heure antérieure à son arrivée. Mais il n'y a
absolument aucune preuve ici d'un temps manquant au sens ufologique. Il existe
seulement : une incohérence entre l'heure des fichiers et la chronologie
déclarée du voyage.
C'est très différent. « Temps
manquant » c’est uniquement l’interprétation du témoin qui n’a en fait pas été
sérieusement vérifiée par des spécialistes.
16. Une autre possibilité : la date/heure EXIF peut être héritée ou
modifiée
Il faut également savoir que certaines applications, logiciels de transfert
ou plateformes peuvent modifier les métadonnées. Si les photographies
originales ne sont plus disponibles et si nous n'avons qu'une copie téléchargée
depuis Internet, leur valeur temporelle est fortement diminuée. Pour une
enquête sérieuse, il faudrait récupérer :
-
Le fichier
original directement issu du téléphone.
-
Pas une
capture d'écran.
-
Pas une
image téléchargée depuis NUFORC.
-
Pas une
photographie réenregistrée.
Ce cas se classe comme un PAN photographique non résolu, et non comme une
preuve d'engin extraordinaire. Le manque d’informations et le fait qu’on ne
dispose pas des fichiers photos originaux ne permet pas l’analyse définie du
cas. Une enquête sur place avec reconstitution serait aussi utile. Il reste donc dans les cas insuffisamment
documentés pour une identification.
Nous avons détaillé l’analyse possible de ce cas ce qui peut intéresser un
certain nombre de lecteurs. Mais je ne peux pas le faire pour chaque cas, cela
alourdirait ce qui reste seulement un catalogue d’un maximum de cas Africains.
22 MARS 2014 – NAIROBI
- KENYA
Saturday 22. March 2014
Reported On Thursday
27. March 2014
Classification Fireball
Duration 30 minutes
Witness Testimony
« Une vive lumière orange brûlé dans le ciel nocturne au-dessus de Nairobi,
s'estompant progressivement après une demi-heure. Une vive lumière orange brûlé
stationnaire dans le ciel nocturne au-dessus de Nairobi... s'estompant
progressivement après 30 minutes."
Source : NUFORC
- https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5390281583c78d384ec3a71f/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Saturday%2022%20March%202014
01 JANVIER 2015 - NAIROBI (KENYA)
Cas N°#1408
UFO HUNTER
Sighted On Thursday 01.
January 2015 - Reported On: Thursday 01. January 2015 – Classification Round - Duration :5 minutes
J'étais éveillé, devant la télé, attendant le passage à la nouvelle année.
J'habite au sud de Nairobi, dans le complexe résidentiel Nyayo, qui compte plus
de vingt immeubles. La plupart des habitants étaient donc éveillés, impatients
de fêter le passage à la nouvelle année. À minuit pile, le complexe bourdonnait
de cris de joie : « Bonne année ! » Mon appartement se
situe au dernier étage, face à l'ouest de Nairobi, ce qui me donne une vue
panoramique imprenable sur l'horizon nord-ouest de la ville. J'ai jeté un coup
d'œil par ma fenêtre pour observer l'effervescence des résidents célébrant le
Nouvel An. Je suis resté là environ trois minutes, quand quelque chose a attiré
mon attention sur ma droite, à environ 45 degrés par rapport à l'horizon
(position 2 heures). J'ai d'abord cru que c'était un avion, car il était
rougeâtre et se déplaçait en ligne droite. Je me suis retourné pour suivre sa
trajectoire et j'ai alors remarqué qu'il ne clignotait pas. Les feux
stroboscopiques de l'avion étaient visibles, mais il s'agissait d'une lueur
rougeâtre constante qui s'atténuait puis s'intensifiait sans s'éteindre.
L'objet se déplaçait en ligne droite avant d'effectuer brusquement un virage à
90 degrés et de filer à toute vitesse pour disparaître complètement.
(Source: ufo-hunters.com) https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/54a58e8f66303500150b0000/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Thursday%2001%20January%202015
30 OCTOBRE 2015 - NAIROBI
(KENYA)
Sighted On- Friday 30.
October 2015
Reported On - Friday
30. October 2015
Classification - Circular
Duration - More than an
hour
OBSERVATION NR #2074
Témoignage
« Une lumière vive de forme circulaire se déplaçant en forme de 8 de façon
répétée pendant plus d'une heure… On ne peut voir cette lumière que lorsqu'elle
passe sous un nuage… Il y en a deux, mais la troisième est difficilement
visible, car elle est masquée par un immeuble élevé. Je ne peux donc pas
l'observer correctement ni étudier son comportement… Elle se déplace
probablement à une vitesse de 20 à 40 km/h. »
Source : ufo-hunters.com - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5633bdfb3461390013110000/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Friday%2030%20October%202015
22 JANVIER 2016 - NAIROBI,
NAIROBI (KENYA)
Sighted On -Friday 22.
January 2016
Reported On - Friday
22. January 2016
Classification - Flash
Duration - 00:05:00
Cas UFO Hunter: #74036
Witness Testimony
1. Je regardais le
ciel à l'école. 2. J'ai vu une lumière scintiller rapidement dans le ciel. 3.
Une étoile filante. 4. Une lumière qui se déplace en cercle. Une tache
lumineuse. Comme une orbite. 5. J'ai évidemment eu peur. 6. Elle a tout
simplement disparu.
Source : MUFON -
UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/56a527b7636e694f83386ce3/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Friday%2022%20January%202016
21 * 22 JUIN 2016 – MURANGA – KENYA - VIDEO – FAKE ! CERTAINES SOURCES
LA SITUE AU 22 JUIN 2016 ;
Observation d'OVNI NUFORC 127990
- Date et heure approximatives : 21/06/2016
à 09h00 heure locale.
Signalé le 20/06/2016 à 15h18 heure du Pacifique. (Problème signalé
avant la prise de la vidéo)
Durée : 20 secondes.
Lieu : Muranga (Kenya).
- Forme : Disque
Caractéristiques : Lumières sur l'objet.
Il s'agit d'une vidéo amateur. Elle circule dans les médias kenyans, mais nous
restons sceptiques et nous ne disposons pas d'experts sur place. On entend les
participants dire : « Ni nini io » (swahili) ; « Qu'est-ce que c'est ? » «
Inaenda » (swahili) ; « Ça va… »
Note NUFORC :
La vidéo, prise à travers un pare-brise, montre un disque volant devant le
véhicule, de droite à gauche, sous une averse. Création possible avec
Photoshop, nous le soupçonnons, mais nous n'en sommes pas certains. PD
Cette vidéo a été portée sur YouTube, mais le compte est aujourd’hui clôturé.
Toutefois elle est encore visible sur Dailly Motion : https://www.dailymotion.com/video/x4i02xk?utm_source=chatgpt.com – Elle nous montre à l’évidence un
trucage !
Source:
NUFOR – MUFON CMS –
https://youthvillage.co.ke/unidentified-flying-object-spotted-in-muranga/?utm_source=chatgpt.com
NOTRE ENQUETE
Bien qu’à l’évidence ce soit une vidéo truquée, nous la signalons afin
d’éviter aux chercheurs qui s’intéresseraient au Kenya de mal interpréter cette
observation.
J’ai retrouvé plusieurs publications kényanes et ufologiques qui permettent
de reconstituer assez précisément l’affaire. Mais il y a déjà une correction
importante à apporter : NUFORC date l’événement du 21 juin 2016 à 09 h 00
environ, tandis que plusieurs sources qui ont diffusé la vidéo parlent du 22
juin 2016.
MURANG'A, KENYA — JUIN 2016
La vidéo du « disque » dans le brouillard
1. La source la plus importante : NUFORC
Le dossier est enregistré sous :
NUFORC Sighting #127990
NUFORC donne :
Lieu : Muranga, Kenya
Date : 21 juin 2016
Heure : environ 09 h 00, heure locale
Durée : environ 20 secondes
Forme : disque
Caractéristique : lumières sur l'objet
Support : vidéo amateur.
Le témoignage précise que la vidéo circulait déjà dans les médias kényans
et que le déclarant lui-même se montrait prudent.
C'est important : NUFORC n'a pas considéré cette vidéo comme authentifiée.
2. Ce que montre le témoignage
La vidéo aurait été filmée depuis l'intérieur d'un véhicule, à travers le
pare-brise. Le contexte météorologique est essentiel : matin brumeux et
pluvieux, avec une visibilité réduite. Selon la description reprise par NUFORC,
un objet semblant avoir la forme d'un disque traverse le champ de vision de
droite vers la gauche. La vidéo semble
donc montrer un phénomène relativement proche du véhicule, plutôt qu'un simple
point lumineux très éloigné.
Une publication kényane de Youth Village Kenya, publiée le 18 juin 2016,
décrit également une vidéo tournée depuis une voiture par temps brumeux et
parle d'un objet en forme de disque avec des lumières bleues pulsantes,
apparaissant puis disparaissant rapidement dans le ciel brumeux.
3. Mais voici le premier problème : 21 ou 22 juin ?
Votre fiche indique : 21 juin 2016 - C'est la date de NUFORC. Mais une
autre source ufologique, Filer's Files #26, publiée le 24 juin 2016, présente
l'image sous la légende : « Muranga County, Kenya on June 22, 2016 » et
raconte que deux personnes circulaient sur une route en terre (Murram road)
dans un brouillard important lorsqu'elles auraient filmé le phénomène.
Une copie de la vidéo sur Dailymotion reprend également : « Massive UFO
sighted in Muranga Kenya, 22.06.2016 » et fournit même l'ancien lien vers le
fichier vidéo associé à MUFON.
Il faut donc écrire :
Date : 21/22 juin 2016 — date discordante selon les sources.
4. Une source extrêmement intéressante : MUFON
C'est probablement la piste documentaire la plus importante après NUFORC. -
Filer's Files indique explicitement : « Thanks to MUFON CMS » pour cette vidéo.
Et une copie du fichier diffusée sur Dailymotion conserve dans sa description
un ancien lien vers un fichier vidéo du MUFON Case Management System, avec un
identifiant de fichier correspondant au dossier. Cela signifie qu'il semble
avoir existé un dépôt vidéo dans le système de gestion des cas de MUFON.
En revanche, cela ne signifie pas que MUFON a authentifié l'objet comme un
engin extraterrestre.
La formulation reprise par les sources est particulièrement intéressante. Les
deux personnes seraient en train de circuler sur une route non goudronnée (Murram
road) dans le comté de Murang'a. Le brouillard était suffisamment important
pour rendre la conduite difficile. La vidéo aurait initialement été réalisée
pour filmer les conditions météorologiques. C'est seulement dans cette séquence
qu'apparaît le phénomène. La version reprise par Filer's Files affirme que : l'objet
semblait voler relativement bas ; les arbres auraient semblé se courber lors de
son passage et l'objet aurait traversé la scène rapidement.
5. Les « arbres qui se plient » : prudence
C'est un élément souvent repris dans les articles ufologiques. Mais il ne
faut surtout pas l'interpréter automatiquement comme : « l'OVNI produisait un
souffle ou une force électromagnétique ». La vidéo se déroule dans un
brouillard et sous la pluie. Il faut d'abord déterminer :
-
Si les
arbres bougent réellement ;
-
S’ils
bougent tous dans la même direction ;
-
Si le
mouvement correspond au vent ;
-
Si le
mouvement est synchronisé avec le passage supposé de l'objet ;
-
Si l'effet
provient simplement du déplacement du véhicule.
Sans analyse image par image, on ne peut rien conclure. Il est aussi très
facile avec les logiciels actuels de créer ces images
NUFORC fait une remarque extrêmement importante : « Possible Photoshop
creation, we suspect, but cannot be certain. » Autrement dit, NUFORC soupçonne
la possibilité d'une création ou manipulation numérique, mais reconnaît ne pas
pouvoir le démontrer. (En fait on peut penser que NUFORC ne fait qu’une analyse
sommaire des observations reçues, des spécialistes en photos comme François
Louange en France, n’auraient aucun problème à le démontrer en procédant à une
analyse de la vidéo)
6. Pourquoi NUFORC était-il sceptique ?
La vidéo présente plusieurs caractéristiques qui peuvent susciter des
interrogations.
-
Première
interrogation : la trajectoire
L'objet
traverse assez rapidement le champ de vision.
-
Deuxième
interrogation : la météo
Le brouillard
rend très difficile l'évaluation de :
-
Distance ;
-
Taille ;
-
Altitude ;
-
Vitesse.
-
Troisième
interrogation : l'absence de référence de distance
Nous ne savons
pas avec certitude à quelle distance se trouve l'objet. Un petit objet proche pourrait
donner l'impression d'être énorme.
-
Quatrième
interrogation : l'incrustation possible
L'objet
présente une apparence suffisamment nette et spectaculaire pour que NUFORC envisage
la possibilité d'une manipulation.
Le cas n'est donc pas seulement apparu dans une base américaine. (En fait
plusieurs, il a été volontairement largement diffusé et de façon anonyme semble-t-il !)
Youth Village Kenya publiait dès le 18 juin 2016 un article intitulé : « Unidentified Flying Object Spotted In
Muranga » Il décrit un témoin non identifié ayant enregistré un objet depuis
une voiture par une matinée brumeuse. L'article parle d'un objet en forme de
disque avec des lumières bleues pulsantes.
Le même média a ensuite publié le 24 juin : « Video – Murang'a Driver
Captures A Live Flying UFO » en intégrant la vidéo.
Venas News, le 23 join
2016, titer: « The World is Coming To An End! See this strange Thing Called UFO Spotted in
Muranga and Nairobi » Le site parle d'un objet décrit comme pyramidal,
qui aurait zigzagué et effectué des cercles dans le ciel. Mais cette source est beaucoup moins
rigoureuse. Elle mélange déjà plusieurs éléments :
-
Murang'a ;
-
Nairobi ;
-
Une forme
pyramidale ;
-
Des
mouvements en zigzag ;
-
Une
interprétation spectaculaire.
Il faut donc la considérer comme source médiatique secondaire, et non comme
source d'observation indépendante.
07. Il semble effectivement y avoir une autre vidéo à Nairobi
C'est un aspect très intéressant. Les discussions kényanes de l'époque
évoquent une seconde vidéo prise à Nairobi, apparemment quelques jours ou
heures autour de la même période. Un fil de discussion de Kenya Talk du 22-25
juin 2016 rapporte que deux personnes auraient également filmé un phénomène à
Nairobi. Le fil montre cependant que certains internautes soupçonnaient
immédiatement un montage vidéo, tandis que d'autres considéraient l'affaire
comme authentique.
Cela ne constitue évidemment pas une confirmation indépendante. Mais cela
pourrait être important si les deux vidéos montrent réellement le même objet.
Les discussions contemporaines sont assez révélatrices. Certains
internautes remarquent que l'objet paraît :
-
Disproportionné
;
-
Trop grand
;
-
Trop bien
positionné dans l'image ;
-
Et que la
personne qui filme semble presque attendre son passage.
D'autres soulignent au contraire qu'il est difficile de juger une vidéo
sans connaître :
-
La
distance ;
-
La focale
;
-
Les
conditions météorologiques ;
-
La vitesse
réelle.
Cette controverse existait donc dès juin 2016, et pas seulement après coup.
Je pense qu'il faut examiner très sérieusement la possibilité qui suit. Si
l'objet était : un petit objet situé à quelques mètres ou dizaines de mètres, il
pourrait paraître énorme à cause de sa proximité avec la caméra.
Les candidats pourraient être : ballon ; bâche ; morceau de plastique ;
objet porté par le vent ; drone ; objet fixé ou suspendu à proximité. - La météo brumeuse complique encore davantage
l'évaluation.
La vidéo se déroule dans une atmosphère très humide. Un objet sombre ou une
masse située entre les observateurs et le brouillard pourrait produire une silhouette
très spectaculaire.
Le contraste entre : Objet sombre + brouillard clair peut donner
l'impression d'une forme métallique très définie. Les lumières bleues décrites
par certains médias pourraient également provenir : d'une réflexion ; d'une
source artificielle ; d'un artefact numérique ou d'un éclairage situé derrière
le phénomène.
Le cas doit donc être conservé comme PAN photographique/vidéo non identifié
mais non analysé par des spécialistes, mais avec une réserve importante
concernant l'authenticité de l'enregistrement.
30 JUIN 2016 – NAIROBI - (KENYA)
Sighted On -Thursday 30. June 2016
Reported On - Saturday 16. July 2016
Classification -Cone
Duration – Undisclosed
Cas nr:
#77712
Témoignage
« Je conduisais
quand j'ai remarqué qu'il planait au-dessus de moi. »
Source : Reprise
de la base MUFON inaccessible – publié PAR UFO HUNTER :
22 SEPTEMNRE 2016 - NAIROBI
(KENIA)
Sighted On - Thursday
22. September 2016
Reported On - Friday
23. September 2016
Classification - Unidentifiable
Duration - Je l'ai aperçu dans le ciel pendant environ deux minutes.
Cas nr #2637
Témoignage
« J'étais dans un Uber, sur la route de Thika, vers 13h, juste après le
quartier général de la GSU. Je m'ennuyais à l'arrière, alors j'ai naturellement
regardé par la fenêtre… et j'ai aperçu quelque chose de très étrange dans le
ciel. J'ai failli crier. La forme était bizarre, pas parfaitement circulaire…
Je ne sais pas vraiment comment la décrire, mais elle ressemblait un peu à la
forme profilée des casques de cyclistes. Je n'entendais aucun bruit et elle
planait. Puis elle a disparu sous mes yeux, comme par magie. Elle n'a pas
bougé, elle a juste disparu, comme s'il n'y avait rien eu. C'était tellement
surréaliste… Je n'arrive pas à croire que j'ai vu ça. C'est fou! »
Source : ufo-hunters.com
- https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/57e475c2e5181e0006000012/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenia)%20on%20Thursday%2022%20September%202016
01 NOVEMBRE 2016 – NAIROBI - KENYA
Mardi 1er novembre 2016
Signalé le Mercredi 2 novembre 2016
Classification triangulaire
Durée 10 secondes
Témoignage : « L'observation a eu lieu vers 2 heures du matin, alors
que j'étais sorti sur le balcon pour fumer une cigarette. L'objet triangulaire,
aux lumières jaunâtres et tamisées, planait lentement dans le ciel. J'ai
toujours été fasciné par les OVNI, mais je n'aurais jamais imaginé en
apercevoir un. Une expérience pour le moins remarquable. »
Source : ufo-hunters.com
Numéro de dossier 2722
04 JUIN 2017 – VILLE
INCONNUE - KENYA
SIGHTING: UNKNOWN
LOCATION (MILITARY VIDEO)
Sighted On - Sunday 04.
June 2017
Reported On - Friday
09. June 2017
Classification -
Inconnue - Duration Inconnue - Cas nr #134424 UFO HUNTER repris du NUFORC
Témoignage
« Ce ne sont pas des oiseaux. » (Note NUFORC) : Ce rapport concerne une
vidéo montrant la destruction de missiles par laser. La vidéo montre un missile
illuminé par un faisceau laser, puis explosant quelques secondes plus tard.
L'auteur de ce rapport commente ci-dessous les mouvements étranges de ce
que le commentateur de la vidéo décrit comme des « oiseaux ». Nous convenons
que les caractéristiques de vol de ces « oiseaux » semblent inhabituelles et
incompatibles avec le vol des oiseaux.
Nous invitons les
autres personnes ayant visionné la vidéo à commenter. L'auteur du rapport
souhaite rester totalement anonyme et ne fournit aucune information de contact.
PD) https://www.youtube.com/watch?v=dL9_Tldmrhs -
CE NE SONT PAS DES
OISEAUX ! @00:36 L'écran affiche « Oiseau » en jaune. Ce ne sont pas des
oiseaux. https://www.youtube.com/watch?v=dL9_Tldmrhs
CE NE SONT PAS DES OISEAUX ! @ 00 :36 L'écran affiche « Oiseau » en jaune,
mais ce ne sont pas des oiseaux. Ils vont trop vite et montent une colline à
grande vitesse.
00:38 Le deuxième objet, présenté comme un « oiseau », qui suit le premier,
vole environ deux fois plus vite. Aucun oiseau ne peut voler aussi vite et
monter en altitude à cette vitesse.
À 00:46, deux OVNIS apparaissent en haut à gauche et au centre gauche de
l'écran (petites formes noires).
À 00:56, ils commencent alors à
grimper à la verticale, plus vite que le missile lui-même.
À 00:59, les OVNI réagissent
immédiatement en effectuant un virage à 90 degrés au moment où le missile
explose. Les oiseaux ne peuvent pas faire cela. Il s'agissait de virages à 90
degrés précis. C'est troublant.
(Note NUFORC : Le témoin indique que la date de l'observation est
approximative. PD) (Note NUFORC : La source du rapport souhaite rester
anonyme et ne fournit aucune information de contact. PD)
04 SEPTEMBRE 2017 – MOMBASA - COMTÉ DE MOMBASA (KENYA)
Aperçu sur Lundi 4 septembre 2017
Signalé le Lundi 4 septembre 2017
Classification N / A
Durée 00 :10 :01
Cas numéro chez UFO HUNTER : #86496
Témoignage
« J'étais assis dans un jardin, en train de discuter, quand j'ai aperçu une
lumière vive et terne, irrégulière et pulsante, se déplaçant du sud au sud-est
à 20h30 le 4 septembre 2017. Au début, j'ai cru que c'était un avion, mais en
l'observant attentivement, j'ai eu l'impression qu'elle cherchait quelque chose
ou qu'elle tournait sur elle-même. Soudain, elle a changé de direction,
laissant une traînée lumineuse vers l'ouest. C'était comme si l'objet
s'amusait. Je l'ai ensuite montré à mes amis, qui ont compris ce qui se
passait. L'objet est passé derrière mon immeuble, en direction du sud-est. Fin.
»
Source
: MUFON base inaccessible repris par UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/59b768029d2e4cd4865b8f4b/UFO%20Sighting%20in%20Mombasa,%20Mombasa%20County%20(Kenya)%20on%20Monday%2004%20September%202017
01 NOVEMBRE 2018 - JUJA (KENYA)
Aperçu Jeudi 1er novembre 2018
Signalé le Jeudi 15 novembre 2018
Classification - Comme un ange
Durée - 10 minutes
Témoignage
« Un être aux ailes entièrement blanches, probablement un ange, car je l'ai
vu voler et, lorsque j'ai essayé de l'apercevoir de l'autre côté du nuage alors
qu'il passait dessous, il n'est jamais apparu. Cela a piqué ma curiosité. Je
serais heureux si c'était un ange, car je ne crois pas aux extraterrestres. »
Source
: ufo-hunters.com
13 MAI 2020 - NAIROBI, COMTÉ DE NAIROBI
(KENYA)
Aperçu le Mercredi 13 mai 2020
Signalé le - Jeudi 14 mai 2020
Classification - Cercle
Durée :
00 :40 :00 Dossier Nr : #108792
Témoignage
«
Je profitais du coucher de soleil lorsque mon regard a erré dans le ciel et que
j'ai aperçu ce qui ressemblait à un petit disque plat et brillant. Je me suis
immédiatement précipité pour prendre mon appareil photo (Canon EOS 80D). »
Source : MUFON * REPRIS
PAR UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5ecfef81fb1f8a2132ceac1a/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20County%20(Kenya)%20on%20Wednesday%2013%20May%202020
13 MAI 2020 - NAIROBI
COUNTY (KENYA)
Sighted On Wednesday
13. May 2020
Reported On Thursday
14. May 2020
Classification Circle
Duration 00:40:00
Case Number #108792
Témoignage
« Je profitais du coucher de soleil lorsque mon regard a erré dans le ciel
et que j'ai aperçu ce qui ressemblait à un petit disque plat et brillant. Je me
suis immédiatement précipité pour prendre mon appareil photo (Canon EOS 80D). »
Source : MUFON
Base inaccessible repris par UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5ecfef81fb1f8a2132ceac1a/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20County%20(Kenya)%20on%20Wednesday%2013%20May%202020
07 NOVEMNRE 2020 - NAIROBI – KENYA
Observation d'OVNI NUFORC 168782
Date d'apparition
: 07/11/2020 à 18h02 heure locale.
Signalé le : 20/06/2022 à 04h04 heure du Pacifique.
Durée : 1 heure.
Nombre d'observateurs : 1.
Forme : Sphère.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.
Objet cylindrique brillant.
Alors que j'observais des avions avec mon appareil photo, j'ai remarqué un
objet cylindrique immobile dans le ciel, qui ne ressemblait à aucun phénomène
aérien naturel. J'en ai pris plusieurs photos, puis je n'y ai plus pensé
jusqu'à ce que je voie un reportage sur la déclassification d'informations
concernant les OVNI par le Congrès et le Pentagone américains. L'objet semblait
s'éloigner, comme en témoignait sa taille qui diminuait progressivement,
jusqu'à disparaître environ 30 minutes après ma première observation. Par
ailleurs, un avion de ligne a survolé l'objet pendant mon observation.
Publié le
22/06/2022.
https://nuforc.org/sighting/?id=168782
04 SEPTEMNRE 2022 – HWY 2 – KENYA
Sighted On Sunday 04. September 2022
Reported On Monday 05. September 2022
Classification Don't know
Duration 1043 pm
Cas nr UFO HUNTER:
#5200
Témoignage
« Des lumières blanches et brillantes ont illuminé toute la route.
Elles ont clignoté deux fois puis ont disparu. Ensuite, j'ai aperçu une
camionnette en panne à moins d'un kilomètre de l'endroit où les lumières sont
apparues. En m'approchant, j'ai vu les lumières disparaître de l'autre côté de
la route. Aucun bruit, rien dans les bois de part et d'autre de la route. Aucun
véhicule ne semblait venir en sens inverse. Les lumières étaient si puissantes
qu'elles éclairaient toute la route. Je n'ai jamais rien vécu de tel, c'est
inexplicable et je suis complètement déconcerté. La route 2 traverse une forêt
dense et sombre. Quelqu'un d'autre a-t-il déjà vécu une expérience similaire
dans les environs d'Ashland ou le long de la route 2 en direction de Delta, dans
le Wisconsin ? »
04 JUILLET 2023 – ISILO - KENYA
Observation d'OVNI
NUFORC 176583
Date et heure
d'apparition : 04/07/2023 à 21h33 heure locale.
Signalement : 04/07/2023 à 12h31 heure du Pacifique.
Durée : Environ une minute.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Isiolo, Kenya.
Détails du lieu : Observation depuis le campus KMTC d'Isiolo, à
l'ouest-sud-ouest.
Forme : Formation.
Caractéristiques : Six points lumineux extrêmement brillants, plus
brillants que la pleine lune mais petits, descendant étrangement vite.
J'ai vu six points lumineux extrêmement brillants descendre vers
l'ouest plus vite que n'importe quel satellite ou objet artificiel que je n’aie
jamais vu. Ils se sont déplacés de 7 degrés vers l'horizon en environ 4
secondes. Ils étaient plus brillants que la pleine lune. Puis, après leur
descente, un autre point lumineux est apparu soudainement à environ 5 degrés du
bord de l'horizon et est descendu de la même manière. Ensuite, un autre est
apparu exactement de la même façon et est descendu comme les précédents. Je
n'ai réussi à enregistrer que la toute dernière, dans ses derniers instants…
Les deux dernières étaient nettement plus lentes, mais tout aussi lumineuses
que les autres. Au premier abord, elle apparaît comme un point, mais en la
regardant plus longtemps, elle s'est transformée en une forme annulaire à base
plus épaisse.
La vidéo est disponible sur la page du Nuforc du cas 176583.
https://nuforc.org/sighting/?id=176583
30 DECEMBRE 2024 - MUKURWE-INI, COMTE DE NYERI – KENYA (31 PAR ERREUR SUR CERTAINS
SITES.)
Survenu
: 30/12/2024 01h00 Local
signalé : 23/11/2025 00h25 Pacifique
Durée : شهر ١٢
Nombre d'observateurs : 10
Lieu : MUKURWE-INI, comté de Nyeri, Kenya
Détails de l'emplacement : الحدود الكينية الاثيوبية - موكوكو
Forme :
Couleur changeante : ابيض اخضر بارد مزرق
Vu de : Terre
Angle d'élévation : 45
Explication : Déchets spatiaux - Certaines
caractéristiques : Lumières sur l'objet, Aura ou brume autour de l'objet,
Laissé une trace, Émis d'autres objets, Changement de couleur
Débris du Kenya le 30 décembre 2024
Voir la vidéo. SUR LE SITE DU NUFORC - https://nuforc.org/sighting/?id=194326
Publié le 25 novembre 2025
ANALYSE
J’ai fait des recherches afin de faire le point sur cette observation,
signalée brute dans la base du NUFORC et sur d’autres sites. Voici les
conclusions de cette enquête qui permet l’identification de ce cas avec
toutefois des réserves car il n’y a pas de concordance sur l’heure.
Le 30 décembre 2024, l'événement majeur de chute de débris spatiaux au Kenya
a eu lieu à Mukuku, dans le comté de Makueni, et non à Mukurwe-ini, dans le
comté de Nyeri
La fiche du NUFORC semble justement avoir créé cette confusion et elle a été reprise par
divers sites. Mais, un point dans la
fiche comparée avec cette chute de débris pose un problème d’heure.
Le Kenya Space Agency (KSA) a publié un communiqué officiel le 1er janvier
2025. Il confirme qu'un objet métallique est tombé le 30 décembre 2024 vers 15
h 00, à Mukuku Village, Mbooni East Sub-County, Makueni County. L'objet
mesurait environ : 2,5 mètres de diamètre et pesait environ : 500 kg. La KSA
l'a identifié comme un fragment d'un objet spatial, avec une première
évaluation indiquant qu'il s'agissait d'un anneau de séparation d'un
lanceur/une fusée.
Ce n'est pas une simple rumeur ufologique. Nous avons ici :
Témoins au sol → objet retrouvé → autorités
locales → Kenya Space Agency → récupération physique → analyse scientifique.
La KSA indique que ses équipes sont intervenues le 31 décembre 2024, avec
les autorités locales et une équipe multidisciplinaire, puis ont sécurisé et
récupéré le débris. C'est donc un cas de
PAN au sens historique du terme, mais qui a finalement reçu une explication
conventionnelle extrêmement solide.
Les habitants ont vu tomber du ciel un objet et ils l’ont pris pour un
ovni. Puis l’objet produisait un bruit très important. C’est donc
compréhensible que sans information le cas soit qualifié ainsi.
Les premières images ont naturellement suscité des interrogations sur son
origine. Certaines sources parlent d'un objet rouge incandescent lors de sa
chute ou de son arrivée au sol. Fortean Times rapporte également qu'il aurait
été décrit comme « red hot » et rappelle les dimensions de 2,5 m et 500 kg.
La KSA avait identifié l'objet comme un anneau de séparation de lanceur,
mais l'identification précise du lanceur n'était pas immédiatement établie. Des
spécialistes de la surveillance spatiale ont ensuite étudié différentes
possibilités. Une analyse publiée par SatTrackCam Leiden évoquait notamment la
possibilité qu'il puisse s'agir d'un élément associé à Ariane, notamment SYLDA
2008-034C, tout en présentant cette identification comme une hypothèse à
examiner. D'autres analyses ont examiné
des objets orbitaux et des étages de fusées susceptibles d'avoir survolé la
région.
Une étude de Fabian Limberger, publiée dans GSA Today en juin 2025, est
particulièrement intéressante.
Elle indique que le fragment d'environ 500 kg a été enregistré
indirectement par une station sismique située à environ 80 km du lieu d'impact.
Le signal a été enregistré à : 11:56:04 UTC ce qui correspond à environ : 14:56:04
heure du Kenya.
C'est extraordinairement proche de l'heure annoncée par les autorités
kényanes, environ 15 h 00. Cela
constitue une confirmation instrumentale indépendante de l'événement.
Et c'est là que la fiche du NUFORC devient problématique car Nuforc indique
une observation à 01 h 00 et Kenya Spage Agency indique 15 h 00 et L’étude
sismologique : 14 h 56. Mais comme cette fiche a été réalisée par un
lecteur près d’un an plus tard, on peut estimer qu’il y a un risque important
d’erreur. La vidéo montre des images tout à fait compatibles avec une rentrée
atmosphérique. Des vérifications seraient nécessaires, il me semble utile en
tout état de cause, de conserver deux fiches pour ce cas. Un détail attire
notre attention : La durée « شهر ١٢ ». Ce n’est pas une indication
sérieuse, il faut donc en fait prendre avec prudence cette fiche.
Je resterai donc prudent sur l’explication de l’observation du Nuforc par un
débris spatial car en fait ce n’est pas démontré.
Communiqué officiel de
la Kenya Space Agency (PDF)
01 JANVIER 2026
– NAIROBI – KENYA
Observation d'OVNI
NUFORC 195014
Date d'apparition
: 01/01/2026 à 23h37 heure locale (date approximative)
Signalé le : 02/01/2026 à 00h48 heure du Pacifique
Durée : mouvement bref
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Nairobi, comté de Nairobi, Kenya
Détails de la localisation : un cube blanc brillant avec de petites
lumières nettes presque invisibles dans le ciel
Forme : cube
Couleur : noir, invisible
Taille estimée : les lumières émises m'ont fait penser qu'il était grand
Vue depuis : la terre
Direction de l'observateur : environ 55 degrés, presque à hauteur du front
Angle d'élévation : 90
° Cap : mouvement très rapide, le ciel était dégagé
Distance minimale : à peine visible
Vitesse estimée : il a disparu en un clin d'œil
Caractéristiques : lumières sur l'objet.
Il était juste là, presque immobile, avec des lumières nettes qui en
provenaient. C'était là — presque invisible — et je ne suis pas fou. La chose
était juste là, en mouvement. Un gros objet cubique — d'une couleur noire
étrange. On ne le voyait pas très bien, mais je l'ai clairement vu. J'étais
stupéfait. Il y avait des lumières vives, mais elles étaient faibles et
profondes. Ces lumières ont piqué ma curiosité, alors je me suis arrêté et je
suis resté immobile à observer le ciel. C'est alors que j'ai remarqué quelque
chose qui bougeait dans le ciel depuis un moment — juste là, presque immobile.
Il n'y avait pas de véritable mouvement, à part ces lumières qui tremblaient
légèrement. C'est à ce moment-là que j'ai compris que je ne voyais pas une
étoile, mais autre chose. Mélange original d'anglais et de swahili :
la chose était là, en mouvement, un gros objet cubique, d'un noir profond, peu
visible, mais je l'ai vue. Merde ! J'ai vu des lumières vives, mais
faibles et profondes, car ces lumières m'ont intrigué. Je me suis arrêté pour
observer le ciel et j'ai aperçu quelque chose en mouvement. Pendant un moment,
rien ne bougeait, à part ces lumières qui tremblaient légèrement, ce qui m'a
permis de comprendre que je ne voyais pas une étoile, mais quelque chose.
Publié le 06/01/2026
https://nuforc.org/sighting/?id=195014
08 AOUT 2026 –
BOMANI – COMTE DE KILIFI - KENYA
Observation d'OVNI
NUFORC 199995
Date et heure
approximatives : 08/08/2026 à 19h08 heure locale. L'observation a été
enregistrée vers 19h08.
Signalé le 08/08/2026 à 11h18 heure du Pacifique.
Durée : 1 minute.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Bomani, comté de Kilifi, Kenya.
Détails du lieu : Zone rurale.
Forme : Orbe.
Couleur : Blanchâtre.
Taille estimée : Impossible à déterminer en raison de la distance. Observé
depuis : La terre ferme.
Direction par rapport à l'observateur : 3°52'49"S 39°44'19"E.
Angle d'élévation : 45 °.
Cap : Ouest.
Distance minimale : Très élevée, au-delà de la hauteur de vol des avions
de ligne.
Vitesse estimée : Planétaire.
Explication : Planète/Étoile.
Caractéristiques possibles : Aura ou brume autour de l'objet.
Il apparaît et disparaît. Hier, il était absent et j'ai dû l'enregistrer
pour analyse. Il est généralement plus brillant que les étoiles environnantes.
Parfois, il apparaît et disparaît, comme hier. Il manquait quelque chose et
cela a attiré mon attention, alors aujourd'hui, par simple curiosité, j'ai
voulu le noter.
Publié le 1er janvier 1970.
https://nuforc.org/sighting/?id=199995
Chapitre XII - 25
23 - LESOTHO
Le Basutoland du temps de la colonisation Britannique
LE LESOTHO : UN PETIT
CORPUS, MAIS DEUX OBSERVATIONS IMPORTANTES
Le royaume du Lesotho, est un
État d'Afrique australe, montagneux et sans accès à la mer, entièrement enclavé
dans le territoire de l'Afrique du Sud, dont il est économiquement dépendant.
Son territoire est entièrement situé à plus de 1 400 m d'altitude,
avec des hauts plateaux et des chaînes montagneuses pouvant dépasser
3 000 m. Sa capitale et seule grande ville est Maseru. Le Lesotho
compte environ deux millions d'habitants. Le Lesotho couvre
30 355 km2, une superficie comparable à celle de la Belgique.
Météorites et rentrées
atmosphériques : En raison de l'altitude élevée du Lesotho (souvent appelé
le « Royaume dans le ciel ») et de l'absence de pollution lumineuse dans les
montagnes, les bolides et météores y sont particulièrement visibles et souvent
signalés comme des événements anormaux.
Les archives ufologiques
accessibles concernant le Lesotho sont peu nombreuses comparativement à celles
de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe ou de la Zambie. Elles ne sont cependant pas
inexistantes. Deux observations enregistrées par le National UFO Reporting
Center présentent un intérêt documentaire particulier : celle du 19 janvier
2007 à Maseru, impliquant cinq témoins et plusieurs photographies, et celle du
29 septembre 2013 à Khubetsoana, où un grand disque blanc aurait été observé
pendant une vingtaine de minutes et aurait ensuite traversé le ciel vers le
nord.
À ces observations s'ajoute
une affaire beaucoup plus spectaculaire mais également beaucoup plus
controversée : le prétendu crash d'un engin non identifié près de Leribe, le 15
septembre 1995. Des documents présentés comme provenant des autorités militaires
sud-africaines ont circulé dans les milieux ufologiques, faisant état de la
récupération d'un appareil et de trois occupants. Leur authenticité n'a
cependant jamais été établie de manière indépendante et plusieurs chercheurs
ont considéré l'affaire comme une fraude. Elle doit donc être étudiée
séparément des observations documentées
.
Le Lesotho est entièrement entouré par l'Afrique du Sud en
conséquence une observation au-dessus de
Maseru peut donc très facilement être signalée :
§ Par un témoin au Lesotho ;
§ Par un autre en Afrique du Sud ;
§ Dans une base américaine ;
§ Dans une publication sud-africaine ;
§ Ou dans les archives d'un organisme ufologique
sud-africain.
C'est exactement ce qui pourrait expliquer le cas de 2013, où le témoin
affirme que le phénomène était visible « all over South Africa ».
LES OVNIS ET LES
TRADITIONS BASOTHO
Montagnes, esprits, ancêtres et phénomènes lumineux au
Lesotho
Une autre manière de regarder le ciel
Le Lesotho occupe une position particulière en Afrique australe.
Entièrement enclavé dans l'Afrique du Sud, le royaume est dominé par les
montagnes des Maloti et du Drakensberg. Une grande partie du territoire se
situe à une altitude élevée et les villages sont souvent installés dans des
régions où la nuit demeure particulièrement sombre.
Cette géographie n'est pas sans importance lorsqu'on étudie l'histoire des
phénomènes célestes inhabituels rapportés au Lesotho. Elle fournit à la fois un
environnement particulièrement favorable à l'observation du ciel et un cadre
culturel dans lequel les phénomènes inhabituels ont longtemps été interprétés à
travers les relations entre les hommes, les ancêtres, les esprits, les lieux
sacrés et le monde naturel.
Il serait toutefois anachronique d'affirmer que les Basotho anciens
parlaient « d'OVNI ». Le concept moderne de phénomène aérospatial non identifié
appartient à une tout autre époque. Ce que l'on peut étudier, en revanche, ce
sont les récits de phénomènes inhabituels, leur vocabulaire, leur signification
religieuse et leur transformation éventuelle lorsqu'ils sont confrontés aux
catégories modernes « d'OVNI », « d'objet volant » ou « d'extraterrestre
».
Les travaux consacrés à la religion traditionnelle Basotho montrent
l'importance des ancêtres, des spécialistes religieux et des pratiques de
divination.
Une étude ethnographique consacrée aux lethuela — guérisseurs, devins ou
médiums — montre que ces spécialistes continuent d'occuper une place dans la
société Basotho contemporaine. L'enquête de terrain a notamment été menée à
Maseru, dans la région de Roma, dans les montagnes des Maloti et dans le
district de Butha-Buthe.
La tradition orale constitue ici un élément essentiel. Les connaissances
relatives à l'histoire familiale, aux croyances, aux récits et aux pratiques
spirituelles ont longtemps été transmises oralement par les anciens. Des
recherches récentes sur la transmission de la tradition basotho soulignent
notamment le rôle des anciens, des récits populaires, des poèmes de louange
(lithoko) et des écoles d'initiation. Dans cette conception du monde, les morts
ne disparaissent donc pas simplement de l'univers social. Les balimo, les
ancêtres, peuvent continuer à intervenir dans l'existence des vivants. Des
sources ethnographiques indiquent que les Basotho peuvent rechercher leur
protection et consulter des spécialistes religieux lorsque surviennent maladie,
malheur ou difficultés particulières.
Cette conception est importante pour l'étude des phénomènes inhabituels :
un phénomène lumineux observé dans un endroit isolé n'est pas nécessairement
interprété comme un « objet » au sens occidental moderne. Il peut être compris
comme un signe, une manifestation, un avertissement ou un événement appartenant
à un monde invisible.
Les montagnes : espace géographique et espace sacré
La montagne possède une importance particulière dans l'histoire et
l'imaginaire basotho. Le cas de Thaba Bosiu, montagne historique associée à
Moshoeshoe Ier, illustre parfaitement cette dimension. Des traditions
rapportent notamment des propriétés extraordinaires attribuées à la montagne,
parmi lesquelles l'idée que la montagne pouvait « grandir » durant la nuit ou
que la terre qui en était prélevée pouvait mystérieusement revenir à son
emplacement d'origine.
Il ne faut évidemment pas transformer ces récits en témoignages
d'événements physiques inexpliqués. Ils montrent cependant quelque chose
d'essentiel pour notre étude : la montagne n'est pas seulement un relief. Elle
peut être un lieu chargé de mémoire, de pouvoir, de présence spirituelle et
d'événements extraordinaires.
Or le Lesotho est précisément un pays où les phénomènes célestes sont
susceptibles d'être observés au-dessus de reliefs très spectaculaires. Cette
rencontre entre : ciel extrêmement visible ; montagnes ; obscurité nocturne ; lieux
sacrés ou croyances relatives aux esprits, constitue un contexte
particulièrement intéressant pour l'histoire culturelle des phénomènes
lumineux.
Les esprits de l'eau : le cas de Molopo/Mamlambo - Le terme Mamlambo est
largement connu dans les traditions d'Afrique australe, mais il ne constitue
pas à l'origine une figure exclusivement basotho. Le Dictionary of South
African English définit mamlambo comme une figure de la mythologie zouloue,
généralement associée à un esprit féminin des eaux prenant notamment la forme
d'un serpent ou d'une femme.
Les recherches anthropologiques montrent cependant une histoire beaucoup
plus complexe. L'anthropologue Isak Niehaus a étudié les croyances relatives au
mamlambo dans le Lowveld sud-africain et son association avec la sorcellerie,
la richesse et les animaux familiers surnaturels. Une étude consacrée aux
récits de Khotso Sethuntsa, personnage originaire des montagnes du Lesotho,
précise que dans le contexte basotho, le mamlambo est connu sous le nom de
mamolapo.
Dans l'environnement culturel du Lesotho, des croyances relatives aux
esprits de l'eau et à des êtres surnaturels apparentés au mamlambo — appelé
notamment mamolapo dans le contexte basotho — appartiennent à un ensemble plus
vaste de traditions d'Afrique australe.
La comparaison devient intéressante lorsqu'un témoin contemporain décrit un
phénomène lumineux inhabituel. Imaginons un phénomène observé au-dessus d'une
montagne :
Observation :
une lumière apparaît, se déplace lentement puis disparaît.
§
Interprétation
traditionnelle : le phénomène peut être associé à un esprit, à une présence
ancestrale ou à une manifestation surnaturelle.
§
Interprétation
religieuse chrétienne :
le phénomène peut être interprété comme un signe, une manifestation
spirituelle, voire comme quelque chose de démoniaque ou angélique.
§
Interprétation
ufologique moderne :
le même phénomène peut être décrit comme un « OVNI », un « UAP » ou
éventuellement un engin extraterrestre.
Le phénomène observé peut être identique. C'est le système culturel du
témoin qui change la signification qui lui est attribuée. C'est précisément
pourquoi l'étude du phénomène OVNI en Afrique ne peut pas être limitée aux
catalogues de témoignages.
Les lethuela occupent une position particulièrement intéressante. Les
recherches contemporaines les décrivent comme des guérisseurs, devins et
médiums, auxquels peuvent être attribuées des fonctions de communication avec
le monde spirituel. Leur savoir est largement transmis oralement. Ils peuvent
ainsi constituer, dans une étude historique, des intermédiaires culturels. Lorsqu'un
phénomène inhabituel se produit, le témoin ordinaire peut chercher une
explication auprès d'un spécialiste. Cela peut modifier considérablement le
récit transmis ensuite.
Un phénomène initialement décrit simplement comme :
« Une lumière qui est apparue au-dessus de la
montagne »
Peut, après discussion avec l'entourage,
devenir :
« L’esprit d'un ancêtre »
Où :
« Une manifestation venue de l'eau »
Ou, dans un contexte chrétien :
« Un signe spirituel ».
À l'époque contemporaine, le même récit peut
finalement apparaître dans une publication ufologique comme :
« Une observation d'OVNI ».
L'historien du phénomène doit donc essayer de retrouver le récit le plus
ancien possible, avant ses transformations successives.
Il existe un risque important dans l'étude des traditions africaines :
vouloir transformer toute manifestation surnaturelle ancienne en « rencontre
extraterrestre ».
Cette méthode doit être évitée. Un serpent surnaturel n'est pas
automatiquement un « véhicule extraterrestre ». Un esprit lumineux n'est pas
automatiquement un « engin ». Une apparition céleste n'est pas nécessairement
un phénomène aérospatial. Et un récit mythologique ne constitue pas, à lui
seul, une observation historique.
La méthode la plus rigoureuse consiste à conserver trois niveaux distincts
:
Niveau 1 — le récit
Ce que raconte la tradition.
Niveau 2 — l'interprétation culturelle
Ce que la communauté considère que le phénomène
représente.
Niveau 3 — l'interprétation ufologique moderne
Ce que des chercheurs contemporains proposent
éventuellement comme hypothèse.
Cette distinction est fondamentale pour éviter de transformer l'ethnologie
en ufologie.
La situation est encore plus complexe parce que le Lesotho est aujourd'hui
très largement christianisé.
Les recherches consacrées aux croyances basotho montrent que la
christianisation n'a pas nécessairement fait disparaître toutes les
représentations antérieures. Des éléments relatifs aux ancêtres, aux
guérisseurs et à la médiation spirituelle continuent d'exister dans certaines
pratiques et représentations. Il peut donc exister plusieurs niveaux
d'interprétation simultanés. Une personne peut être chrétienne et néanmoins
conserver certaines représentations concernant :
§ Les ancêtres ;
§ Les esprits ;
§ Les lieux sacrés ;
§ Les guérisseurs ;
§ Les rêves ;
§ Les manifestations surnaturelles.
L'arrivée du vocabulaire moderne de « l'OVNI » ajoute ensuite une
nouvelle couche interprétative. C'est un phénomène que l'on retrouve dans de
nombreuses régions d'Afrique australe.
Peut-on parler d'une « tradition OVNI » basotho ? À ce stade, il serait
préférable de répondre : non, pas au sens historique strict. On peut en
revanche parler d'un contexte culturel basotho dans lequel les phénomènes
inhabituels peuvent être interprétés à travers plusieurs systèmes de croyances.
Ces systèmes comprennent notamment : le monde des ancêtres ; les esprits ; les
lieux sacrés ou encore les traditions relatives aux eaux et aux montagnes ;
Cette distinction est particulièrement importante car elle permet de
présenter les traditions basotho sans leur imposer artificiellement une lecture
extraterrestre.
L'intérêt de ces traditions n'est donc pas de « prouver » que les Basotho
observaient des extraterrestres.
Il est beaucoup plus intéressant de montrer comment une même catégorie de
phénomène — une lumière inhabituelle dans le ciel ou au-dessus d'une montagne —
peut recevoir des significations différentes selon l'époque et la culture.
Avant la modernité :
Lumière → esprit / ancêtre / manifestation
Avec la christianisation :
Lumière → signe / manifestation spirituelle /
ange / autre entité
À l'époque contemporaine :
Lumière → OVNI / UAP / objet aérien non
identifié
La transformation du vocabulaire ne signifie pas nécessairement que le
phénomène physique est le même. Elle montre surtout que l'être humain
interprète le ciel à partir des catégories culturelles dont il dispose. C'est
précisément ce qui rend le Lesotho intéressant dans une histoire générale des
phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique.
Conclusion
Le cas du Lesotho montre qu'une étude sérieuse des OVNI africains doit
dépasser la simple compilation des observations. Le pays possède une tradition
orale riche, une histoire religieuse complexe, une géographie montagneuse
exceptionnelle et une longue coexistence entre croyances ancestrales,
christianisme et pratiques spirituelles.
Les récits concernant les esprits, les montagnes et les eaux constituent
donc un contexte culturel, et non des preuves d'OVNI. La prudence est
particulièrement nécessaire pour les figures comme le mamlambo/mamolapo, dont
l'histoire dépasse largement les frontières du Lesotho. Les sources
anthropologiques montrent d'ailleurs que les traditions relatives à cette
entité ont circulé entre différents peuples d'Afrique australe et ont évolué
avec le temps.
Pour l'histoire des OVNI au Lesotho, la question essentielle n'est
finalement pas : « Les Basotho ont-ils vu des extraterrestres ? » mais plutôt :
« Comment les Basotho ont-ils décrit et interprété les phénomènes inhabituels
du ciel et de leur environnement, et comment ces récits ont-ils été transformés
lorsque la catégorie moderne d'OVNI est apparue ? »
Sources universitaires particulièrement utiles
Agnieszka Podolecka, The
role of lethuelas/sangomas in Lesotho, Studies in African Languages and
Cultures, vol. 55, 2021, p. 159–184.
Francis Lobiane Clement
Rakotsoane, Religion of the ancient Basotho with special reference to
"water snake", University of Cape Town, 1996.
Francis Lobiane Clement
Rakotsoane, The Southern Sotho's ultimate object of worship: sky-divinity or
water-divinity? University of Cape Town, 2001.
Isak Niehaus, Witches of
the Transvaal Lowveld and Their Familiars, Cahiers d'études africaines, 1995.
Felicity Wood, étude sur Khotso Sethuntsa, ukuthwala et Mamlambo,
Alternation, 2008.
CATALOGUE
07AVRIL 1956 - DRAKENSBERG - LESOTHO
Observation ancienne à
confirmer
Une base de données
astronomique/ufologique secondaire répertorie un cas sous la référence UFO Sightings
12980, localisé « Drakensberg, Lesotho », pour l'année 1956.
Cette information issue d’une base de données est
erronée, voir le cas de 07 AVRIL1956 – DRAKENSBERG EN AFRIQUE DU SUD
15 JUIN 1974 – SEMONKONG –
DISTRICT DE MASERA - LUSOTHO
Condition d'observation : Le ciel était particulièrement dégagé au-dessus
des chutes de Maletsunyane. Les témoins (des résidents locaux et des voyageurs)
ont décrit un disque ou sphère au contour flou mais très lumineux, émettant un
éclat blanc-jaunâtre.
Comportement : L'objet est resté en stationnaire parfait, sans bruit,
au-dessus du relief, ce qui excluait à l'époque un avion de ligne ou un
hélicoptère. La vitesse d'éloignement soudaine vers le sud-est (vers la
frontière sud-africaine) a été le facteur déclencheur du signalement.
Numérisation : Comme la grande majorité des rapports ufologiques d'Afrique
australe des années 1970, ces données n'ont jamais été numérisées sur une base
de données publique moderne (type NUFORC ou archives officielles
gouvernementales). Elles ne subsistent que dans des index papier ou des fiches
de synthèses ufologiques internationales (comme le catalogue mondial de Larry
Hatch ou des références croisées chez Jacques Vallée). Cette mention provient de compilations
d'archives régionales privées et de bulletins ufologiques d'Afrique du Sud
(notamment issus de groupes d'étude régionaux actifs dans les années 1970 comme
la UFO Research Organization - UFORO en Afrique du Sud), qui regroupaient
informellement les signalements des pays limitrophes comme le Lesotho et le
Swaziland.
15 SEPTEMBRE 1995 - LERIBE - LESOTHO
LE « CRASH OVNI » DU LESOTHO – un cas suspect non prouvé.
Une spectaculaire affaire de récupération militaire… dont les documents
restent contestés. Le 15 septembre 1995, une histoire extraordinaire commence à
circuler dans les milieux ufologiques internationaux : un objet volant en forme
de disque se serait écrasé dans une région rurale du Lesotho, près de Leribe.
Selon les documents qui seront présentés ultérieurement comme des rapports
de police et de renseignement militaire, plusieurs habitants auraient assisté à
la descente d'un objet lumineux avant son impact. Un agriculteur, Peter
Lachasa, aurait ensuite alerté la police de Leribe.
La suite du récit est encore plus spectaculaire : la police aurait
découvert un engin métallique d'environ 18 mètres, puis transmis l'information
aux autorités du Lesotho. Le dossier aurait finalement été communiqué à une
unité de renseignement de l'armée sud-africaine à Bloemfontein. Quelques heures
plus tard, selon ces mêmes documents, des hélicoptères sud-africains auraient
été envoyés sur place. Trois occupants auraient été retrouvés vivants. L'engin
aurait ensuite été récupéré et les occupants transportés vers une installation
militaire sud-africaine.
C'est cette dernière partie qui a transformé une observation locale
supposée en l'une des plus extraordinaires affaires de « crash et récupération
» d'Afrique australe. Mais il existe un problème majeur : aucun de ces éléments
n'a été authentifié indépendamment. Et, dès 1996, des chercheurs africains
s'interrogeaient déjà sur la possibilité d'un canular.
La nuit du 15 septembre 1995
Selon le récit attribué à Peter Lachasa, les événements commencent vers 21
h 15. L'agriculteur aurait entendu un bruit inhabituel provenant du ciel. Ses
animaux auraient réagi avec agitation. Quelques minutes plus tard, un bruit
sourd comparable à une explosion aurait été entendu. Des personnes présentes
dans les environs auraient alors déclaré avoir aperçu une lumière brillante
descendant lentement vers les contreforts montagneux. Selon la version
reproduite dans les documents attribués à l'affaire, l'objet aurait semblé
exploser au moment de toucher le sol, produisant plusieurs éclairs
particulièrement intenses. Lachasa et d'autres personnes auraient alors rejoint
le secteur supposé de l'impact. Ils auraient découvert un objet qui ne
ressemblait pas à un avion conventionnel.
La description attribuée au rapport de police est particulièrement précise.
Le document affirme qu'un : « large round disk shaped object » se trouvait sur
la propriété de Lachasa. Les dimensions données seraient d'environ :
·
18 mètres
de longueur ;
·
Mètres de
hauteur ;
·
Couleur
gris mat ;
·
Aucune
fenêtre ;
·
Aucun
hublot ;
·
Aucun
dispositif apparent d'entrée ou de sortie.
Plus étonnant encore, le document affirme que l'objet ne présentait pas de
dommages extérieurs importants malgré les traces de perturbation du terrain
autour du point d'impact. Il s'agit d'une caractéristique classique des récits
de « crash-retrieval » ufologiques : un appareil supposé avoir subi un impact
violent serait néanmoins pratiquement intact. Mais cette description ne
provient pas d'une photographie ou d'un rapport officiellement authentifié. Elle
provient de copies de documents dont l'origine reste incertaine.
Un autre élément du récit est particulièrement spectaculaire. Lorsque
Lachasa et ses compagnons se seraient approchés de l'objet, ils auraient
ressenti une chaleur intense. Le document affirme qu'un champ thermique
entourait l'engin et empêchait une inspection rapprochée. De l'herbe sèche
aurait pris feu. Un bourdonnement électronique aurait également été entendu. Puis
la luminosité entourant l'objet aurait diminué, laissant apparaître une surface
grise mat. Ces éléments apparaissent dans les transcriptions diffusées à partir
de 1996 et ont ensuite été repris par de nombreux sites consacrés à l'ufologie.
Il faut cependant distinguer ici deux choses :
1.
Le récit
documentaire affirme ces phénomènes ;
2.
Nous ne disposons pas d'une enquête indépendante établissant qu'ils ont
réellement eu lieu.
Selon la documentation diffusée, Peter Lachasa se serait rendu à la police
de Leribe vers 22 h 20. Il aurait expliqué qu'un appareil étrange se trouvait
sur sa propriété et aurait demandé aux policiers d'intervenir, notamment parce
que l'événement inquiétait son bétail. Le rapport attribué à la police
mentionne ensuite deux policiers :
Le sergent Thobo et le constable Nandi.
Ils auraient accompagné Lachasa jusqu'au lieu de l'impact. L'heure donnée
pour leur arrivée est 22 h 34.
Ils auraient alors constaté la présence du grand objet discoïdal. Cette
chronologie extrêmement précise constitue l'un des éléments qui ont donné au
dossier une apparence de rapport administratif. Mais elle constitue également
l'un des éléments que l'enquête critique devait vérifier.
Selon les documents, les policiers auraient transmis leurs constatations à
leur hiérarchie. Peu après minuit, un responsable du gouvernement du Lesotho
aurait été contacté. Un rapport aurait ensuite été faxé à :
1 SAI Intelligence Unit à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Le document
prétendument militaire indique que l'unité aurait reçu une communication du
ministère de la Défense du Lesotho à 00 h 17, concernant le crash supposé d'un
objet aérien « unidentified/unconventional ». Nous entrons ici dans la partie
la plus délicate de l'affaire. Il faut rappeler que l'existence de la copie du
document n'est pas la même chose que l'authenticité du document
Le prétendu rapport sud-africain affirme qu'une vérification aurait été
effectuée auprès du contrôle aérien militaire. Selon ce document, aucun avion
civil ou militaire ne se trouvait dans le secteur au moment supposé du crash. Une
exception aurait été signalée : un hélicoptère Puma de l'armée de l'air
sud-africaine, qui effectuait une patrouille de routine le long de la frontière
sud-africaine et du Lesotho environ trente minutes avant l'incident. Cette
information est intéressante, mais elle doit être conservée sous la forme : «
Selon le document attribué au renseignement sud-africain… » et non : « L'armée
sud-africaine a confirmé qu'il n'y avait aucun avion. »
Ø La première formulation décrit une source.
Ø La seconde transforme cette source en un fait
authentifié.
La suite du récit est encore plus extraordinaire. Deux hélicoptères
Alouette auraient été envoyés vers la zone. Le rapport attribué à l'armée
mentionne le capitaine Manie Louw, qui aurait effectué une première évaluation
aérienne. Selon la transcription, environ 400 m² de terrain auraient été en
feu. Pourtant, l'objet lui-même aurait été pratiquement intact. Le pilote
aurait également signalé que l'observation était rendue difficile par
l'obscurité et la fumée. Une zone de sécurité aurait ensuite été instaurée
autour du lieu. Selon la version publiée ultérieurement, une zone dite «
stérile » aurait été établie et le renseignement militaire sud-africain aurait
pris le contrôle de l'opération au cours de la nuit.
C'est probablement le passage le plus extraordinaire du dossier :
l’arrivée d’une unité pour récupérer l’engin. Les documents prétendument
militaires évoquent l'arrivée, vers 5 h 55 le 16 septembre, d'une unité
spécialisée dans la récupération de technologies étrangères. Le récit parle
d'une : Foreign Technology Recovery Unit qui aurait pris en charge l'engin. Cette
terminologie donne immédiatement au dossier une dimension comparable aux récits
américains de récupération d'engins supposés extraterrestres. Mais ici encore,
le terme apparaît dans une documentation dont l'authenticité n'est pas établie.
Aucun document militaire sud-africain authentifié correspondant à cette
unité et à cette opération n'a été retrouvé dans les sources que nous avons pu
vérifier.
La partie la plus spectaculaire concerne les occupants. Selon les versions
ultérieures du dossier, trois êtres auraient été trouvés à bord. Ils auraient
été vivants. Une source secondaire résumant les documents affirme que les trois
occupants auraient été transférés vers une unité de recherche secrète à
Swartkop Air Force Base, près de Pretoria. Ils auraient ensuite été conduits
vers une installation souterraine désignée sous le nom de « Delta-Level ». Leur
apparence aurait été décrite comme : « humanoids with some reptilian aspects » —
des humanoïdes présentant certains aspects reptiliens. C'est probablement le
détail le plus célèbre — et le plus fragile — de toute l'affaire.
-
Aucune
photographie authentifiée de ces prétendus occupants n'a été produite.
-
Aucun nom
de médecin ayant procédé à leur examen n'a été établi.
-
Aucun
dossier médical authentifié n'a été rendu public.
-
Aucun
échantillon biologique n'a été présenté.
-
Aucun
témoignage indépendant d'un membre du personnel médical ou militaire n'est venu
confirmer cette partie du récit.
C'est ici que la chronologie documentaire devient particulièrement
intéressante. L'affaire n'apparaît pas pour la première fois des décennies
après les faits. Des documents circulent déjà dans les milieux ufologiques à la
fin de 1996. Le groupe International Roswell Initiative (IRI), animé notamment
par Joachim Koch et Hans-Jürgen Kyborg, publie en décembre 1996 une série
intitulée : « The Lesotho Incident ». Le premier volet explique comment les
chercheurs auraient obtenu des photocopies des documents. Un troisième volet
publié quelques jours plus tard décrit l'origine supposée des documents et leur
transmission par plusieurs intermédiaires. Cette chronologie est importante :
Ø 1995 : événement allégué
Ø 1996 : circulation de documents
Ø 1996 : enquête et controverse
Ø 1997 : critiques publiques de l'authenticité
Il ne s'agit donc pas d'une légende apparue récemment sur Internet.
L'affaire devient rapidement liée à un personnage déjà connu dans
l'ufologie sud-africaine : James van Greunen. Dans les documents diffusés par
l'International Roswell Initiative, un intermédiaire présente van Greunen comme
une source provenant du renseignement sud-africain. Le dossier du Lesotho est
ainsi associé au précédent « Kalahari Incident » de 1989, autre affaire de
récupération supposée d'un engin extraterrestre en Afrique australe. Cette
connexion est capitale pour comprendre la controverse. Le problème n'est plus
seulement : « Le crash du Lesotho a-t-il eu lieu ? » Il devient également : «
Les documents proviennent-ils réellement d'un service de renseignement
sud-africain ? »
Et cette seconde question n'a jamais été résolue de manière satisfaisante.
L'un des éléments les plus importants est la réaction de Cynthia Hind. Hind,
qui fut l'une des principales enquêtrices des phénomènes aériens en Afrique
australe, ne prit pas simplement le dossier pour argent comptant. La
bibliographie historique répertorie dans UFO AFRINEWS n°14, juillet 1996, un
article intitulé :« Lesotho — Another UFO hoax ? » Autrement dit : « Lesotho —
Encore un canular OVNI ? »
Cette référence est extrêmement importante. Elle montre que la suspicion de
fraude existait déjà chez une chercheuse africaine spécialisée, peu après la
diffusion du dossier. Je considère cette source beaucoup plus importante qu'une
multitude de sites Internet récents répétant l'histoire sans discussion.
L'une des critiques les plus sérieuses concerne les recherches effectuées
ultérieurement au Lesotho. Une enquête rapportée dans la littérature secondaire
affirme que des chercheurs ont tenté de retrouver le prétendu Peter Lachasa
ainsi que les autorités locales censées avoir participé à l'intervention. Selon
cette enquête, des responsables de police interrogés n'auraient pas trouvé de
trace de l'incident dans leurs registres. Le registre d'un poste de police
couvrant la période de juin à novembre 1995 aurait notamment été consulté sans
qu'une entrée correspondant au crash soit retrouvée. Une trentaine d'habitants
auraient également été interrogés sans qu'une tradition locale relative au
crash soit identifiée.
C'est un élément extrêmement important. Il ne prouve pas à lui seul que
l'affaire est un canular. Mais il constitue une contradiction sérieuse avec
l'existence supposée d'une intervention policière impliquant plusieurs
fonctionnaires et donnant lieu à un rapport officiel.
Pourquoi cette absence de traces est-elle importante ? Imaginons que la
documentation soit authentique.
Dans ce cas, nous devrions nous attendre à trouver plusieurs catégories de
traces :
|
Rapport de police ; Noms des policiers Documents militaires Témoignages locaux |
Registre d'incident ; Correspondance avec l'Afrique du Sud ; Traces de
déplacement des hélicoptères Traces
administratives de l'opération. |
Communication
gouvernementale Éventuellement documents médicaux |
;
Or, dans les recherches actuellement accessibles, nous ne disposons pas de
cette chaîne documentaire indépendante. Nous avons surtout :
-
Des copies
de documents supposés secrets,
-
Des
transcriptions,
-
Des
témoignages indirects,
-
Et des
reprises ufologiques.
C'est une différence documentaire considérable.
Il existe donc deux récits documentaires parallèles.
1.
Version A — les documents attribués à
l'incident - Ils décrivent :
|
Peter Lachasa ; La police de Leribe ; Le sergent Thobo ; L’unité de récupération ; |
Le constable Nandi ; L’objet de 18 m ; Le rapport au gouvernement Trois occupants. |
La transmission à Bloemfontein Les hélicoptères ; La sécurisation du site |
2-
Version B — les recherches
ultérieures - Elles indiquent :
|
Absence de trace retrouvée dans certains registres Absence de témoignages
locaux indépendants ; Critiques de l'origine des documents. |
Impossibilité de confirmer Peter Lachasa Absence de documents militaires
authentifiés ; |
C'est précisément cette opposition qui fait l'intérêt historique du
dossier.
Le cas apparaît ensuite dans les catalogues de crashs. Malgré les
critiques, l'affaire continue à circuler.
La base Humanoid Contact Database de l'IRAAP répertorie le cas au : 15
septembre 1995 — 22 h 20 — Leribe, Lesotho. Elle reprend une version abrégée
selon laquelle Peter Lachasa aurait trouvé l'appareil sur sa ferme, que
plusieurs témoins auraient vu sa chute, et que trois occupants vivants auraient
été récupérés. La source donnée est Joachim Koch / Hans-Juergen Kyborg. C'est
un exemple typique de la manière dont un dossier controversé peut devenir
progressivement un « cas catalogué ». Une fois entré dans plusieurs bases, il
peut donner l'impression d'avoir été confirmé par de multiples sources. En
réalité, plusieurs bases peuvent simplement se citer les unes les autres à
partir du même dossier originel.
Nous avons :
IRI 1996
↓
Documents attribués à une source sud-africaine
↓
Andreas von
Retyi
↓
Joachim Koch
/ Hans-Jürgen Kyborg
↓
Sites ufologiques
↓
Bases de données
↓
Articles Internet
↓
Catalogues contemporains.
Cela peut produire dix, vingt ou trente références.
Mais cela ne signifie pas nécessairement qu'il existe dix, vingt ou trente
sources indépendantes. Il pourrait n'y avoir, à l'origine, qu'un seul lot de
documents non authentifiés.
Le contexte politique sud-africain
L'affaire apparaît également dans une période particulièrement intéressante
de l'histoire de l'Afrique australe. En 1995, l'Afrique du Sud vient de
connaître la transition politique majeure qui a suivi la fin de l'apartheid et
l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en 1994. Les documents attribués au
renseignement sud-africain exploitent justement cette atmosphère de transition
et de secret militaire. Les auteurs de l'IRI publient même des éléments
prétendument liés aux services de renseignement sud-africains et à leurs
structures clandestines. Cette dimension politique et militaire contribue
probablement à l'aura de mystère de l'affaire. Mais elle ne constitue pas une
preuve de l'authenticité des documents.
Le parallèle avec le prétendu crash du Kalahari de 1989 est évident.
Dans les deux affaires :
-
Objet
supposé extraordinaire ;
-
Intervention
militaire ;
-
Documents
secrets ;
-
Récupération
supposée ;
-
Présence
d'êtres non humains ;
-
Implication
supposée de l'armée sud-africaine ;
-
Source
liée à James van Greunen ;
-
Contestation
ultérieure de l'authenticité.
Les critiques concernant les documents du Kalahari ont donc nécessairement
influencé l'évaluation du dossier Lesotho. La documentation historique sur les
affaires sud-africaines souligne justement que les documents du crash du
Lesotho sont à nouveau soupçonnés d'être liés à van Greunen.
Après examen des sources disponibles, je proposerais cette hiérarchie.
ÉTABLI
1. Une affaire appelée « Lesotho Incident »
existe dans l'histoire de l'ufologie.
2. Des documents prétendument policiers et
militaires ont circulé dès 1996.
3. L'International Roswell Initiative a publié
plusieurs dossiers sur l'affaire en décembre 1996.
4. Cynthia Hind a traité l'affaire en 1996 et
l'a présentée sous un angle explicitement critique : « Lesotho — Another UFO hoax ? ».
5. Le cas a ensuite été repris par de
nombreuses publications et bases ufologiques.
NON ÉTABLI
6. L'existence de Peter Lachasa comme témoin
identifiable.
7. L'existence d'un rapport de police
authentifié.
8. L'existence d'un rapport du ministère de la
Défense du Lesotho.
9. L'intervention de 1 SAI Intelligence Unit.
10. L'envoi de deux hélicoptères Alouette.
11. L'existence de la Foreign Technology
Recovery Unit dans cette opération.
12. La récupération d'un engin de 18 mètres.
13. La récupération de trois êtres vivants.
14. Leur transfert à Swartkop ou vers une
installation « Delta-Level ».
15. L'origine extraterrestre de l'objet.
:
STATUT
Affaire de crash supposé reposant essentiellement sur des documents
présentés comme provenant de la police du Lesotho et du renseignement militaire
sud-africain. Ces documents ont circulé dans les milieux ufologiques dès 1996.
Leur authenticité n'a pas été établie. Des recherches ultérieures n'ont pas
permis de confirmer indépendamment l'existence du témoin principal ni de
retrouver les traces administratives attendues d'une intervention policière et
militaire. L'affaire doit donc être conservée comme dossier historique de
l'ufologie africaine, mais non comme crash OVNI établi. La présomption du
canular est forte dans ce dossier.
Sources : https://www.ufoinsight.com/ufos/cover-ups/ufo-crash-recovery-kingdom-lesotho
https://ufoac.com/was-a-ufo-shot-down-over-the-kalahari.html
https://extraterra.net/ufo/lesotho-ufo-crash-the-second-roswell-incident/
NOVEMBRE 1998 – CHAINE DES MALOTI (ZONE MONTAGNEUSE)
LUSOTHO
Description : Des bergers
basotho ont signalé une boule de lumière intensément brillante survolant les
crêtes à basse altitude. L'objet émettait une lumière blanc-bleutée sans aucun
bruit de motorisation perçu.
Contextualisation : Rapport
oral transmis à des chercheurs indépendants sud-africains lors d'enquêtes de
terrain sur le folklore et les phénomènes aériens dans les zones isolées.
Documentation privée non publiée sur le net. Quelques lignes dans une étude sur
le Folklore. Pour information.
19 JANVIER 2007 — MASERU –
LESOTHO
Une grande lumière avec une
traînée
Le 19 janvier 2007 à 21 h 30,
cinq personnes auraient observé depuis Maseru une grande lumière accompagnée
d'une traînée. Le dossier est enregistré par le National UFO Reporting Center
(NUFORC) sous le numéro :
NUFORC 54849
Date : 19 janvier 2007 - Heure
: 21 h 30 - Lieu : Maseru, Lesotho - Témoins : 5 - Durée : environ 30 minutes -
Forme : Light - Caractéristiques : lumières / traînée
Direction : vers l'ouest
Évolution : descente apparente
Photographies : plusieurs - Appareil
: Canon DSLR avec objectif 200 mm.
Le témoin indique avoir
observé une grande lumière avec une traînée pendant près d'une demi-heure. Le
phénomène aurait commencé dans le ciel occidental au crépuscule puis aurait
continué à descendre jusqu'à disparaître. C'est un dossier particulièrement
intéressant parce qu’il réunit : 5 témoins + 30 minutes + photographie +
appareil photographique identifié.
Les photographes n’ont jamais
été transmises au NUFORC et on ne les retrouve pas sur le net.
Le 19 janvier 2007, le ciel austral était dominé par un événement
exceptionnel : C'était la comète la plus brillante depuis plus de 40 ans ; elle
était facilement visible à l'œil nu pour les observateurs de l'hémisphère sud
en janvier et février 2007. Avec une magnitude maximale estimée à -5,5, cette
comète était la deuxième plus brillante depuis 1935. La magnifique queue de la
comète McNaught... s'étalait dans le ciel et est restée visible pendant
plusieurs jours pour les observateurs de l'hémisphère sud, juste après le
coucher du Soleil. Elle est ensuite apparue dans le ciel du soir de
l'hémisphère sud, offrant à de nombreuses personnes une vue spectaculaire de
cette superbe grande comète, dotée d'une immense queue incurvée striée de
multiples bandes et s'étendant sur 50 degrés.
Et le jour même de l’observation citée par le NUFORC une photo a été prise
depuis l'Afrique du Sud : Comète McNaught, 19 janvier 2007 à 18 h 17 TU, depuis
Losberg (Afrique du Sud). Ça correspond à 100% à la description :
Grande lumière + traînée = noyau ultra brillant
magnitude -5.5 + queue de 35 degrés
-
21h30 à
Maseru, ciel ouest, qui descend = McNaught était bas à l'ouest juste après le
coucher du soleil, elle se couchait avec le soleil
-
30 minutes
= durée normale de visibilité d'une comète basse avant qu'elle passe sous
l'horizon
-
5 témoins
qui prennent un Canon 200mm = comportement classique de photographes amateurs
devant McNaught, qui était l'événement astro de 2007
Beaucoup de rapports NUFORC du 19-20 janvier 2007 dans le monde entier
décrivent McNaught comme "UFO with tail".
Donc ce cas Lesotho n'est pas un OVNI au sens anomalie, c'est une confusion
avec la Grande Comète de 2007
https://nuforc.org/sighting/?id=54849
MAI 2009 – MASERA –
CAPITALE DU LESOTHO
Description : Témoignage
faisant état de plusieurs points lumineux disposés en formation triangulaire,
se déplaçant de manière synchrone au-dessus de la ville avant de se séparer à
grande vitesse.
Source / Enregistrement : Signalé
sur des plateformes de collecte de témoignages en ligne (notamment le National
UFO Reporting Center — NUFORC).
Observation d'OVNI NUFORC 70255
Date : 29/05/2009 à 21h25 heure locale.
Signalé le : 29/05/2009 à 12h55 heure du Pacifique.
Durée : 30 secondes.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Hartebeespoort (Afrique du Sud). Note : Mais aussi observé à partir
du Lesotho)
Forme : Losange.
Caractéristiques : Un objet
orange vif, émettant des faisceaux lumineux, s'est élevé des montagnes à une
vitesse alarmante.
J'ai vu un objet venir des montagnes. Il n'y a pas de petits aéroports ni de
pistes d'atterrissage. L'objet a pris de l'altitude à une vitesse
impressionnante et est passé au-dessus de ma tête avant de disparaître. Il
émettait des faisceaux lumineux visibles. J'habite dans une petite ville
tranquille où les étoiles sont magnifiques. Je ne m'attendais pas à voir ça.
Publié le 09/06/2009. https://nuforc.org/sighting/?id=70255
19
FEVRIER 2012 – MOTING-POSO – MASERU - LESOTHO
UFOEvidence ID 12526:
Date : 19 février 2012
Lieu : Maseru, Lesotho
Résumé : cela ressemblait à ces soucoupes volantes que l'on voit dans les
films.
Date du signalement : 20/02/2012 00 :56 :32
Heure de l'observation : 21h00 – de nuit
Nombre de témoins : 3
Durée : l'objet se déplaçait à une vitesse d'environ 6000 mm/s
Distance : 150 m
Zone : zone urbaine ; il y a une base militaire à environ 2 ou 3 miles dans
la direction prise par l'objet lorsqu'il a disparu de mon champ de vision.
Description détaillée du témoin Kabi James, 21 ans, Moting-poso, Maseru :
Forme circulaire
Lumières sur le pourtour
Mouvement de rotation
Une énorme lumière au centre
Et à la question « explicable ? » : - Peut-être d'origine humaine, mais
rien de tel que ce que j'ai vu auparavant, bien que je possède beaucoup
d'informations sur les aéronefs.
Et son intérêt préalable pour le sujet :
Eh bien, je lis beaucoup à ce sujet car cela m'intéresse, et je crois que
le phénomène OVNI recèle bien plus de choses que ce que nous pouvons
comprendre.
MON AVIS
C'est un cas
relativement intéressant :
Ø Lieu précis : Moting-poso, c'est le quartier
sud-est de Maseru, zone urbaine dense, à 2-3 miles d'une base militaire
(Makoanyane Barracks). Donc un objet à 150m d'altitude qui part vers la base,
ça colle avec un hélicoptère ou un drone militaire qui rentre.
Ø Forme : circulaire, lumières au bord qui
tournent, grosse lumière au centre. C'est exactement la description d'un drone
à 6 rotors vu de nuit en 2012, ou d'un hélico avec phare ventral + feux de bout
de pale. Le "rotational way" est caractéristique.
Ø Vitesse : "6000 mm/s" = 6 m/s = 22 km/h. C'est lent, en
translation silencieuse. Un drone ou un ballon éclairé.
Ø Contexte : 21 ans, passionné d'OVNI, voit
"comme dans les films". Le biais d'interprétation est présent, mais
il reste prudent : "manmade maybe".
Contrairement au 19 janvier 2007 qui était la comète McNaught, celui-là n'a
pas d'explication astronomique. 21 h, objet circulaire bas, 150m, qui va vers
la base militaire.
Je le classerais probablement drone / hélicoptère militaire –
Toutefois avec une réserve, il aurait été utile de vérifier sur place à cette
époque afin de prouver l’hypothèse. C'est
l'un des rares cas Lesotho avec distance estimée et direction vers installation
militaire. Toutefois la notion de distance est toujours aléatoire sans
appareil de contrôle ou mesures.
http://www.ufoevidence.org/sightings/report.asp?ID=12526
29 SEPTEMBRE 2013 — MASERU –
KHUBETSOANA - LESOTHO
Le grand disque blanc
au-dessus du Lesotho
Le dossier porte le numéro : NUFORC
102837
Le témoignage est daté du : 29
septembre 2013 — environ 19 h 00
Localisation : Khubetsoana,
Maseru, Lesotho
Mais le témoin indique que le
phénomène aurait également été observé dans plusieurs endroits d'Afrique du
Sud. La durée est donnée comme environ 20 minutes, tandis que le champ NUFORC
indique 30 minutes.
Description
Le témoin parle d'un :
Ø
Grand disque blanc
Ø
Dans le ciel nocturne.
Ø
Il aurait semblé comporter :
Ø
Une sorte d'étoile au centre ;
Ø
Une aura ou une brume ;
Ø
Une immobilité pendant plusieurs minutes.
Puis le phénomène aurait
commencé à se déplacer rapidement. Il se serait dirigé vers le nord, en
direction de Butha-Buthe. Le témoin explique que le disque lui semblait devenir
progressivement plus petit jusqu'à disparaître.
L'observation est bien
documentée par NUFORC mais demeure un témoignage non corroboré dans les sources
actuellement retrouvées.
Description du
témoin : Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.
Un disque blanc a été
observé dans le ciel au-dessus du Lesotho et de l'Afrique du Sud. Ce disque
s'est déplacé et a diminué de taille. Il a été vu par de nombreuses personnes.
La nuit dernière, le 29 septembre 2013, à Khubetsoana, Maseru (Lesotho) et dans
toute l'Afrique du Sud, vers 19h00, pendant environ 20 minutes, de nombreuses
personnes ont observé un grand disque blanc dans le ciel nocturne. Il semblait
contenir une étoile en son centre
.
Ce disque est resté immobile pendant quelques minutes, puis s'est déplacé assez
rapidement dans le ciel, sur une distance d'environ 50 mètres, en direction du
nord.
Il est resté immobile à nouveau pendant quelques minutes, puis a continué sa
course vers le nord, très rapidement, en direction de la région de Butha Buthe.
Je sais qu'il se déplaçait rapidement car le cercle est devenu de plus en plus
petit jusqu'à disparaître.
https://nuforc.org/sighting/?id=102837
MON ANALYSE :
NUFORC 102837 - 29 septembre 2013 - Khubetsoana
Le rapport que vous
citez :
Occurred: 2013-09-29 19:00 Local
Duration: 30 minutes
Location: Maseru (Lesotho; South Africa)
Ce n'était pas un disque, c'était une fusée.
Le même soir, à la même heure, même description à 1000 km à la ronde : Bethlehem,
Free State (MUFON) : 19h00-19h20, à 40° au-dessus de l'horizon sud-est, trois
lumières groupées dont une très brillante, plus grosse qu'une étoile, je
pensais que c'était un avion avec phare d'atterrissage, puis j'ai réalisé
qu'elle se déplaçait lentement vers le nord tout en descendant.
La lumière brillante a alors soudain développé un nuage autour d'elle, au
début petit puis qui a grossi. Le nuage était un cercle parfait mais flou, le
centre contenait la lumière. J'ai pris des photos au téléphone où on voit le
nuage rond mais rien de défini. Le nuage s'est aplati en bas quand il a atteint
10° au-dessus de l'horizon et a disparu derrière les arbres.
Durban, Bloemfontein, Bethlehem, Virginia : tous classés Circle le 29
septembre 2013 dans UFO Hunters.
La Réunion, Maurice, Zimbabwe : même phénomène :
De quoi s'agissait-il, ce mystérieux halo blanc aperçu depuis La Réunion
jusqu'en Afrique du Sud et au Zimbabwe le 29 septembre 2013 ? [...] un point
brillant, semblable à une étoile, entouré d'un halo blanc vaporeux, se
déplaçait rapidement tout en clignotant pendant de longues minutes dans le ciel
de La Réunion, de Mayotte et de l'île Maurice. Ce phénomène semble avoir été
d'ampleur mondiale, puisqu'il a également été signalé au-dessus de l'Afrique du
Sud et du Zimbabwe.
L'auteur du site Strange Sounds en a donné l'explication à l'époque :
Mais je parie que cet étrange halo circulaire est lié à une fusée Falcon 9
v1.1 larguant de l'oxygène liquide avant de tenter le premier « atterrissage en
douceur » au monde d'une fusée entièrement réutilisable. C'est exactement ça.
Le 29 septembre 2013 à 16h00 UTC, SpaceX lançait pour la première fois la
Falcon 9 v1.1 depuis Vandenberg avec le satellite CASSIOPE. Le second étage a
survolé l'océan Indien et a vidangé son LOX au-dessus de l'Afrique australe
vers 19h00 heure locale. Vu du sol, ça donne : un point brillant (le moteur) au
centre d'un halo blanc parfait qui grossit, qui semble stationnaire puis qui
file vers le nord et rapetisse.
Mon avis : I - Identifié. Falcon 9 v1.1 - CASSIOPE - fuel dump. Pas un
disque solide.
SEPTEMBRE 2017 – PRES DU BARRAGE DE KATSE
Description : Observation par
des techniciens de passage de deux lumières pulsantes au-dessus du réservoir.
Les lumières ont alterné entre le rouge et le blanc avant de s'éteindre
simultanément.
.
Détails complémentaires sur ce
signalement
Contexte du site : Le barrage
de Katse est situé à plus de 2 000 mètres d'altitude, dans un environnement
montagneux très isolé avec une pollution lumineuse quasi nulle. Les
infrastructures du barrage font toutefois l'objet de rondes et de passages
réguliers de personnel technique ou de maintenance.
Déroulement rapporté :
L'observation s'est produite en début de nuit. Les deux points lumineux
n'étaient pas fixes mais effectuaient de légers mouvements d'oscillation
au-dessus de la retenue d'eau. La fréquence des pulsations (alternance du blanc
au rouge) était régulière, s'étalant sur une durée estimée à 5-8 minutes avant
une disparition soudaine (extinction simultanée).
Absence d'enquête officielle :
Le Lesotho ne disposant d'aucun organisme d'État ni d'association civile dédiés
à l'étude des PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés), le signalement n'a fait
l'objet d'aucune enquête de terrain formelle ni d'expertise radar. Ce
signalement est issu de discussion informelle ou en quelques lignes cette
observation est signalée. Document non disponible sur le net. Cas peu détaillé,
noté ici pour information.
05 FEVRIER 2025 - MASERU -
LESOTHO
Photo prise à 20h05 le 5
février 2025 au-dessus de Maseru, au Lesotho ; La photo a été supprimée du
site car elle ne respectait pas les règles soit date, heure et lieu.
Le témoin est intervenu par la
suite pour ajouter ces précisions, mais la photo n’a pas été remise sur le
site : J'ai pris cette photo à
20h05 le 5 février 2025 au-dessus de Maseru, au Lesotho. J'avais l'impression
que l'appareil était suffisamment proche pour qu'il émette un son s'il
s'agissait d'un avion ou d'un hélicoptère normal, mais il n'en a rien été. Il a
disparu lentement vers le haut (sans décrire d'arc) au loin.
13 MAI 2025 –
LIEU INCONNU - LESOTHO
Observation d'OVNI
NUFORC 194566
Date : 13/05/2025 à
23h15 heure locale
Signalé le : 05/12/2025 à 11h23 heure du Pacifique
Durée : 1 min
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Lesotho
Détails du lieu : Lesotho
Forme : Inconnue
Couleur : Lumières uniquement
Taille estimée : Taille d'une assiette
Vue depuis : La terre
Angle d'élévation : 45°
Orientation : Stationnaire
Distance minimale : 10 km
Vitesse estimée : Non précisée
Caractéristiques : Lumières sur un objet Lumières rouges étranges
Le soir mentionné, j'étais sorti et assis sur le perron car j'avais la
diarrhée. Pour une raison quelconque, j'ai levé les yeux au ciel et j'ai vu des
lumières rouges alignées (environ 7 lumières). Au début, j'ai pensé que cela
pouvait être un avion, mais j'ai ensuite réalisé que les lumières étaient
simplement stationnaires et s'allumaient les unes après les autres. J'ai essayé
d'utiliser mon téléphone pour les photographier, mais elles n'étaient pas
visibles. Peut-être étaient-elles trop loin. L'illumination a duré près d'une
minute. Tout est apparu soudainement, puis a disparu. Je n'en ai parlé à
personne, persuadé que personne ne me croirait.
Depuis, je continue de scruter le même endroit, espérant trouver des preuves
concrètes, mais en vain. Nous ne sommes donc pas seuls.
Ce que j'ai vu ne peut absolument pas être un avion. J'estime que les lumières
se trouvaient à 10 km de la Terre.
Publié le 07/12/2025
https://nuforc.org/sighting/?id=194566
Chapitre XII – 26
24 - LIBERIA
LA FONDATION DU LIBERIA
Le Libéria n'a pas été colonisé par une puissance européenne classique,
mais il a été fondé comme une colonie par les États-Unis.
En 1822, l'American Colonization Society (Société américaine de
colonisation), une organisation privée américaine composée notamment de
propriétaires d'esclaves et de philanthropes, commence à installer des
Afro-Américains (esclaves libérés et personnes noires libres) sur la côte
ouest-africaine. Le territoire est nommé Liberia (« terre de liberté »)
et sa capitale, Monrovia, est baptisée en l'honneur du président américain
James Monroe.
Le 26 juillet 1847, les colons (devenus les Américano-Libériens) déclarent
l'indépendance du pays, créant ainsi la première république moderne
d'Afrique. Bien que le pays n'ait pas été une colonie officielle d'un
État européen, ces colons venus d'Amérique ont imposé leur domination politique
et culturelle sur les populations autochtones locales.
A - LE PHÉNOMÈNE OVNI AU LIBÉRIA
Observations aériennes, traditions spirituelles et êtres surnaturels
Le Libéria occupe une place assez discrète dans l'histoire africaine du
phénomène OVNI. Les dossiers disponibles sont nettement moins nombreux que ceux
de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe ou de la Zambie, et aucune véritable structure
nationale d'étude des OVNI comparable au SAAFA sud-africain ou aux travaux de
Cynthia Hind au Zimbabwe n'est connue.
Quelques observations apparaissent néanmoins dans les catalogues
ufologiques internationaux. Des signalements concernant Monrovia, le port de
Monrovia, Careysburg et la région du mont Nimba ont notamment été repris dans
des chronologies et bases ufologiques occidentales. Certains remontent aux
années 1960-1970 et sont issus de sources secondaires ou de dossiers
aéronautiques. Leur niveau documentaire est cependant très variable. Les
chronologies du NICAP montrent que les signalements africains étaient progressivement
intégrés aux catalogues internationaux à partir des années 1950-1970.
Un intérêt particulier réside dans les témoignages de lumières nocturnes
associés à la région forestière et montagneuse du nord du pays. Le mont Nimba,
à la frontière de la Guinée, de la Côte d'Ivoire et du Libéria, constitue un
environnement particulièrement riche en récits traditionnels et en phénomènes
naturels susceptibles d'être interprétés comme mystérieux. Il convient
cependant de ne pas confondre automatiquement ces récits avec des observations
d'OVNI.
L'étude du phénomène au Libéria ne peut être séparée de la cosmologie
traditionnelle de nombreux peuples du pays. Les recherches ethnographiques
décrivent un univers dans lequel le monde visible et le monde invisible sont
étroitement liés. Les ancêtres, les esprits de la forêt, les esprits des eaux
et différentes puissances surnaturelles peuvent intervenir dans la vie
quotidienne. Une étude consacrée aux croyances traditionnelles libériennes
souligne notamment l'existence d'un « monde spirituel » parallèle au monde
matériel.
Chez les Kpelle, par exemple, les traditions évoquent différents types
d'esprits : esprits ancestraux, esprits de la brousse et de l'eau, génies et
entités liées aux sociétés initiatiques. Les ancêtres sont considérés comme
susceptibles de protéger leurs descendants et d'intervenir dans leurs relations
avec le monde spirituel.
Les traditions du Poro et du Sande, très importantes dans plusieurs régions
du Libéria, constituent également un élément essentiel de cette conception du
monde. Les masques et les cérémonies peuvent représenter ou manifester des
puissances spirituelles, notamment celles associées à la forêt. Un document du
gouvernement américain consacré à la société libérienne décrit ainsi les
masques rituels comme des manifestations de différents esprits, notamment de
l'esprit puissant de la forêt.
Un élément particulièrement intéressant pour une étude ufologique est la
notion d'être de la brousse ou de la forêt, parfois décrite dans les sources
occidentales sous le terme de bush Devil. Il ne s'agit évidemment pas d'un «
extraterrestre » au sens moderne. Dans le contexte traditionnel, ces entités
appartiennent à un système religieux et cosmologique beaucoup plus ancien.
Elles peuvent être associées à la forêt, aux sociétés initiatiques et à des
pouvoirs surnaturels.
Cette distinction est fondamentale : il ne faut pas transformer
rétrospectivement les esprits traditionnels africains en visiteurs
extraterrestres. En revanche, il est parfaitement légitime d'étudier la manière
dont une même lumière, une apparition ou un phénomène inhabituel peut être
interprété différemment selon le contexte culturel.
Mammy Water : les esprits de l'eau
Le Libéria possède également une tradition importante concernant Mammy
Water, ou Mami Wata, figure largement répandue en Afrique occidentale et
centrale. Une étude publiée dès 1970 par le psychiatre Ronald Wintrob décrit la
croyance à Mammy Water comme largement répandue au Libéria. L'entité est
généralement décrite comme un esprit féminin associé à l'eau, à la beauté, à la
richesse et à des pouvoirs surnaturels.
Cette tradition est particulièrement intéressante pour l'histoire des OVNI
africains car, dans certaines régions du continent, des phénomènes lumineux ou
des apparitions extraordinaires observés au-dessus de l'eau ont parfois été
interprétés à travers le vocabulaire des esprits aquatiques.
Il faut toutefois conserver une distinction méthodologique : Mami Wata ≠
OVNI.
Le rapprochement relève de l'étude comparative des interprétations
culturelles, et non d'une identification de l'entité traditionnelle à un
occupant d'engin spatial. La région du mont Nimba mérite une place particulière
dans notre étude. Cette montagne, qui s'étend à proximité du Libéria, de la
Guinée et de la Côte d'Ivoire, possède une forte dimension naturelle et
culturelle. Elle est également un secteur où des récits de phénomènes lumineux
ont circulé dans les traditions locales et dans la littérature ufologique
secondaire. Pour l'enquête ufologique, le Nimba constitue donc un excellent
exemple de zone où plusieurs niveaux d'interprétation peuvent se rencontrer :
Ø Phénomènes atmosphériques et lumineux ;
Ø Phénomènes géologiques ou électriques
éventuellement observables dans certaines conditions
Ø Traditions concernant les esprits de la
montagne et de la forêt ;
Ø Récits modernes de « lumières mystérieuses » ;
Ø Interprétation ufologique contemporaine.
Mais, en l'état actuel de la documentation, aucun élément ne permet
d'affirmer que les lumières rapportées dans cette région seraient d'origine
extraterrestre.
Le Libéria apparaît donc comme un pays où le phénomène OVNI est documenté
de façon fragmentaire. Quelques cas figurent dans les grandes bases
internationales, mais la recherche primaire reste très insuffisante.
L'intérêt du dossier libérien est peut-être moins, à ce stade, le nombre de
cas que la possibilité d'étudier la rencontre entre deux systèmes
d'interprétation :
Le phénomène aérien inexpliqué moderne
et
l'ancien univers africain des esprits, des ancêtres, de la forêt et des eaux.
Cette approche permet d'éviter deux erreurs opposées : considérer
automatiquement les traditions africaines comme des récits d'OVNI, ou au
contraire négliger leur importance lorsqu'on étudie la manière dont les
populations interprètent les phénomènes inhabituels.
Pour une histoire générale des OVNI en Afrique, le Libéria constitue ainsi
un dossier encore largement ouvert, qui mériterait des recherches dans la
presse libérienne, les archives missionnaires, les archives gouvernementales,
les témoignages ethnographiques et les collections ufologiques
internationales.
CATALOGUE
MILIEU DES ANNEES 1960 – CAREYSBURG ET
PORT DE MONROVVIA
Careysburg et Port de Monrovia (Années 1960)
Phénomène : Lumières nocturnes
aux trajectoires non conventionnelles observées à proximité du littoral et de
la station d'émetteurs de Voice of America à Careysburg.
Témoins : Personnel
diplomatique et techniciens expatriés américains.
Caractéristiques : Changements
brusques de direction à haute altitude au-dessus de l'Atlantique, sans
signature sonore. L'observation de
Careysburg et du port de Monrovia au milieu des années 1960 s'inscrit dans un
cadre géographique et stratégique très particulier, marqué par la présence
d'infrastructures sensibles de la guerre froide.
Contexte stratégique et géographique
La station relais de Voice of America (VOA) : Construite au début des années 1960 à
Careysburg (à environ 25 km au nord-est de Monrovia), cette station était l'un
des centres d'émission haute fréquence les plus puissants du continent
africain, servant de canal de radiodiffusion majeur pour le gouvernement
américain.
Le port de Monrovia : Hub
logistique majeur de la région, sous forte surveillance maritime et
diplomatique américaine.
Description et caractéristiques du phénomène
Apparence : Sources lumineuses ponctuelles, de couleur blanc-jaune à
ambrée, observées généralement à la tombée de la nuit ou en milieu de nuit.
Trajectoires : Les orbes ont été signalées s'approchant depuis l'océan
Atlantique au-dessus de Monrovia, effectuant un transit vers l'intérieur des
terres en direction des antennes de Careysburg.
Comportement dynamique : Arrêts stationnaires prolongés à moyenne altitude,
suivis de changements de cap instantanés et d'accélérations à haute vitesse
vers l'espace maritime, sans aucun bruit de moteur ni bang supersonique.
Origine des signalements
Les témoignages proviennent essentiellement de techniciens radio
américains, d'opérateurs de maintenance expatriés et de membres du personnel
diplomatique en poste à Monrovia. Les rapports ont été intégrés par la suite
dans des compilations ufologiques civiles privées (comme les archives du NICAP
et du MUFON) ainsi que dans des répertoires régionaux sur les observations en
zone atlantique.
Hypothèses avancées
|
Hypothèse |
Description
et pertinence |
|
Interférences
électromagnétiques / Plasma |
Les émissions à très haute puissance de la station VOA auraient pu
générer des phénomènes d'ionisation de l'air ou interagir avec des conditions
météo tropicales. |
|
Survol militaire
/ Reconnaissance |
Tests ou survol d'appareils de reconnaissance non identifiés opérant le
long du littoral ouest-africain pendant la guerre froide. |
|
Mirages optiques
maritimes |
Réfraction de lumières de navires en haute mer causée par des inversions
thermiques fréquentes sur les côtes du Golfe de Guinée. |
Il n'existe pas d'URL ou de lien web officiel direct pour cette observation
précise, le Libéria ne disposant d'aucun organisme d'État ni de portail public
d'archivage des PAN. Les données concernant ce cas reposent sur des
compilations issues de bases de données civiles et de journaux d'archives
diplomatiques.
Origine des données et bases d'archivage
Bases de données ufologiques civiles : Le cas de Careysburg figure sous
forme d'entrées textuelles dans des répertoires comme l'UPDB (Unidentified
Phenomenon Data Base) ainsi que dans les dossiers historiques de recherche du
NICAP (National Investigations Committee on Aerial Phenomena) et du MUFON
(Mutual UFO Network).
Journaux de service et récits d'expatriés : Les signalements originaux
proviennent de notes informelles et de journaux de bord du personnel américain
travaillant pour la station Voice of America et les services diplomatiques
basés à Monrovia dans les années 1960.
Catalogues régionaux spécialisés : Ce cas est répertorié dans des
inventaires d'observations en Afrique de l'Ouest rédigés par des chercheurs
indépendants et archivistes de la casuistique continentale.
Ressources et plateformes d'archives consultables
NICAP Archives : Archives numérisées des signalements civils des années
1950 à 1970 (nicap.org).
MUFON Case Management System (CMS) : Base de données mondiale répertoriant
les rapports d'observation (mufon.com).
The Black Vault : Répertoire d'archives déclassifiées des agences
américaines (CIA, Department of State, US Air Force) contenant des câbles
diplomatiques sur les PAN (theblackvault.com).
27 NOVEMBRE 1963 — MONROVIA - LIBERIA
Observation enregistrée par l'US Air Force / Project Blue Book
Référence: Project Blue
Book – ATIC Form 329 / Project 10073 soir.
Quand un lancement spatial américain devint un « OVNI » au-dessus du
Liberia
Le 27 novembre 1963, alors que le programme spatial américain poursuit à un
rythme soutenu ses essais de nouveaux lanceurs, un phénomène lumineux
inhabituel traverse le ciel de l'Afrique de l'Ouest.
À Monrovia, capitale du Liberia, plusieurs observateurs signalent un objet
lumineux présentant une apparence particulièrement spectaculaire : une lumière
accompagnée d'une traînée spiralée ou d'un échappement lumineux, avec une
impression de stationnement suivie d'un déplacement à très grande vitesse. L'observation
est suffisamment inhabituelle pour être enregistrée dans les archives
américaines consacrées aux phénomènes aériens non identifiés.
Le cas apparaît dans les dossiers du Project Blue Book, le programme
officiel de l'US Air Force consacré aux observations d'OVNI. La fiche porte la
référence Project 10073 et est établie sur une ATIC Form 329.
Mais l'intérêt historique de cette observation ne réside pas seulement dans
le fait qu'elle figure dans les archives de l'US Air Force. Le dossier contient
également l'explication du phénomène.
Le mystérieux objet observé au-dessus de Monrovia était en réalité associé
au lancement, depuis la Floride, du lanceur spatial américain Atlas-Centaur 2.
Une observation africaine présente dans les archives américaines La fiche
originale du Project Blue Book identifie explicitement le lieu : Monrovia,
Liberia, Africa. La date est celle du 27 novembre 1963, et l'heure
d'observation est donnée en temps GMT sous la form :
27/1925Z soit 19 h 25 UTC.
Le document indique une observation de type : Ground-Visual - c'est-à-dire
une observation visuelle effectuée depuis le sol.
La source est indiquée comme : Multi ce qui montre que le dossier Blue Book
ne se présente pas simplement comme une observation individuelle isolée. En
revanche, la fiche disponible ne permet pas, à elle seule, d'identifier
nominativement chacun des observateurs. Il convient donc d'éviter de
transformer cette indication en un nombre précis de témoins sans retrouver les
documents complémentaires du dossier.
Aucune photographie n'est associée au cas et aucune observation radar n'est
indiquée. Les principales données enregistrées par le Project Blue Book sont
les suivantes :
|
Paramètre |
Donnée |
|
Date |
27 novembre 1963 |
|
Heure |
19 h 25 UTC |
|
Localisation |
Monrovia, Liberia |
|
Continent |
Afrique |
|
Type |
Observation visuelle depuis le sol |
|
Source |
Multiple (« Multi ») |
|
Nombre d'objets |
1 |
|
Direction |
Sud-est |
|
Élévation |
15 à 40° |
|
Ciel |
Clair |
|
Lune |
Brillante, environ aux trois quarts |
|
Photographie |
Non |
|
Radar |
Non |
|
Apparence |
Lumière avec traînée/échappement spiralé |
|
Mouvement rapporté |
Stationnement apparent puis grande vitesse |
|
Conclusion |
Missile |
|
Identification |
Atlas/Centaur-2 |
Le document original numérisé est conservé dans les collections du Project
Blue Book et peut être consulté sous la référence 1963-11-9737453.
Un phénomène particulièrement spectaculaire
La description figurant sur la fiche mérite une attention particulière. Le
phénomène est décrit comme présentant une : « luminous spiral tail or exhaust »
autrement dit une traînée lumineuse spiralée ou un échappement lumineux.
Cette caractéristique explique probablement en grande partie pourquoi le
phénomène a pu être perçu comme quelque chose d'extraordinaire. Il ne
s'agissait pas simplement d'un point lumineux ressemblant à une étoile ou à une
planète. Pour un observateur au sol, le phénomène pouvait apparaître comme une
lumière accompagnée d'un nuage ou d'une traînée lumineuse dont la forme
évoluait rapidement.
La fiche mentionne également : « hovering and great speed » c'est-à-dire
une impression de stationnement ou de vol stationnaire associée ensuite à une
très grande vitesse. Ce type de description se retrouve fréquemment dans les
observations d'OVNI. Cependant, dans le cas présent, la comparaison avec les
données astronomiques et astronautiques de la journée fournit une explication
beaucoup plus prosaïque.
27 novembre 1963 : un lancement depuis Cape Canaveral
À plusieurs milliers de kilomètres de Monrovia, en Floride, les États-Unis
préparent ce jour-là un lancement important de leur programme spatial. À 19 h
03 UTC, un véhicule Atlas-Centaur 2, également désigné AC-2, décolle de Cape
Canaveral. Le programme Atlas-Centaur est alors particulièrement important pour
les États-Unis. Le principe consiste à associer :
-
Un premier
étage Atlas ;
-
Un étage
supérieur Centaur ;
-
Un système
d'instrumentation permettant de suivre le comportement du véhicule.
Le Centaur est particulièrement novateur puisqu'il utilise de l'hydrogène
et de l'oxygène liquides comme ergols. Le vol du 27 novembre 1963 constitue
donc une étape importante dans la mise au point de cette technologie. Le
lancement intervient à peine quelques jours après l'assassinat du président
John F. Kennedy, survenu le 22 novembre 1963. Le programme spatial américain
continue néanmoins ses activités, et le lancement d'Atlas-Centaur 2 constitue
une opération technique majeure.
Vingt-deux minutes plus tard : Monrovia La comparaison des horaires est particulièrement révélatrice.
Lancement 19 h 03 UTC
Observation à Monrovia 19 h 25 UTC - Soit : 22 minutes d'écart.
Cette concordance temporelle est déjà très suggestive. Mais elle devient
pratiquement décisive lorsqu'on examine une autre fiche du Project Blue Book.
Le témoignage de Kenema : la pièce déterminante
Le même phénomène fut observé beaucoup plus à l'est, à Kenema, en Sierra
Leone. Le Project Blue Book possède également une fiche concernant cette
observation. Et cette fois, le dossier fournit explicitement l'explication. La
fiche indique que le phénomène était lié au lancement de l'Atlas/Centaur-2
depuis Cape Canaveral. Elle donne également l'heure du lancement : 1903Z, soit
19 h 03 UTC. Mais surtout, elle precise que: « This object was also observed as it
passed over Monrovia, Liberia. » Autrement dit : le même objet avait également été observé lors de son
passage au-dessus de Monrovia.
Cette phrase est capitale pour l'étude du cas.
Nous ne sommes donc pas face à une identification proposée plusieurs
décennies plus tard par un chercheur ufologue. L'explication apparaît dans la
documentation contemporaine du Project Blue Book lui-même. La chaîne
documentaire est particulièrement claire :
- Cape Canaveral
↓
27 novembre 1963 – 19 h 03 UTC
↓
Lancement Atlas-Centaur 2
↓
Trajectoire du véhicule / phénomène lumineux
↓
Observation en Sierra Leone
↓
Observation à Monrovia, Liberia
↓
19 h 25 UTC
Pourquoi un lanceur pouvait-il produire un tel spectacle ?
La compréhension des phénomènes lumineux associés aux fusées est
essentielle pour interpréter correctement ce cas. Lorsqu'un lanceur se trouve à
haute altitude, ses gaz d'échappement peuvent être éclairés par le Soleil alors
que l'observateur au sol se trouve déjà dans l'obscurité ou dans un crépuscule
avancé. Le phénomène peut alors présenter une apparence extrêmement
inhabituelle. Selon la géométrie d'observation, l'observateur peut voir :
-
Un point
lumineux intense ;
-
Une boule
ou une tache lumineuse ;
-
Une
traînée ;
-
Un nuage
de gaz ;
-
Une forme
en éventail ;
-
Une
structure spiralée ;
-
Une
luminosité qui augmente ou diminue ;
-
Une
expansion très rapide ;
-
Un
déplacement semblant changer de vitesse.
À grande distance, la perception de la trajectoire peut également être
trompeuse. Un objet situé à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude ne
fournit aucun repère de distance facilement perceptible à l'œil nu. Une
modification de luminosité ou de la forme du panache peut ainsi donner
l'impression que l'objet ralentit, s'arrête ou accélère brutalement.
La mention de grande vitesse dans la fiche est intéressante. Il serait
tentant de reprendre cette caractéristique comme une preuve d'une capacité de
déplacement extraordinaire. Mais l'analyse du contexte impose une certaine
prudence. Un observateur terrestre ne voyait pas nécessairement directement le
corps du lanceur. Il pouvait surtout observer le phénomène lumineux produit par
celui-ci.
Or, à mesure que le véhicule s'éloigne, que son orientation change et que
son échappement se développe, la partie la plus lumineuse du phénomène peut se
déplacer rapidement dans le champ visuel.
Le cerveau interprète alors naturellement ce changement comme un mouvement
de l'objet lui-même.Il faut également tenir compte de l'absence de repères :
-
Aucune
distance connue ;
-
Aucune
taille réelle ;
-
Aucune
altitude mesurée ;
-
Aucune
vitesse mesurée ;
-
Aucun
radar associé à Monrovia.
-
L'expression « grande vitesse » constitue donc une description perceptive,
et non une mesure physique.
Les conditions météorologiques et astronomiques consignées sur la fiche
sont également intéressantes.
Le ciel est indiqué comme : clair. La Lune est décrite comme brillante, à
environ trois quarts. Ces informations montrent que le phénomène était observé
dans des conditions permettant une bonne visibilité générale du ciel. Elles
permettent également d'écarter, au moins en première analyse, l'hypothèse d'une
observation simplement provoquée par une mauvaise visibilité ou une couverture
nuageuse généralisée.
Le problème n'était donc pas l'existence du
phénomène.
Le phénomène était réel.
La question était son identification.
Un « OVNI » parfaitement réel… mais pas un engin inconnu
Le cas de Monrovia est particulièrement instructif parce qu'il permet de
distinguer deux notions souvent confondues. Un OVNI, au sens strict, est
simplement un objet ou phénomène aérien que l'observateur ne parvient pas à
identifier au moment de l'observation. Cela ne signifie pas automatiquement : engin
extraterrestre.
Le 27 novembre 1963, les observateurs de Monrovia ont très probablement vu
quelque chose de réel.
Ils n'ont pas imaginé le phénomène. Le phénomène possédait une luminosité,
une trajectoire apparente et une structure visible. Il pouvait donc
parfaitement être qualifié d'« objet volant non identifié » au moment de
l'observation. Mais l'enquête du Project Blue Book a permis de l'identifier
comme un phénomène lié au lancement d'Atlas-Centaur 2. Il s'agit donc d'un cas
identifié.
Pourquoi ce cas doit néanmoins figurer dans un catalogue des OVNI africains
On pourrait être tenté de supprimer purement et simplement le cas du
catalogue puisqu'il est expliqué.
Ce serait une erreur. Il présente au contraire un intérêt historique
important. Il démontre que l'Afrique de l'Ouest fut directement concernée par
les conséquences visuelles du développement de l'ère spatiale. En outre, il
s'agit d'un exemple particulièrement bien documenté d'une observation africaine
ayant été intégrée dans les archives américaines du phénomène OVNI. Pour
l'historien des observations aériennes, il est donc aussi important de
conserver les cas identifiés que les cas demeurés inexpliqués. Ces observations
permettent de comprendre quelles catégories de phénomènes étaient susceptibles
d'être prises pour des OVNI.
L'analyse critique doit donc être nette. Rien dans le dossier disponible ne
permet de considérer l'événement de Monrovia comme la manifestation d'un engin
extraterrestre ou d'une technologie inconnue. Au contraire, plusieurs éléments
convergent vers une explication astronautique :
-
Une heure
précise est disponible ;
-
Un
lancement spatial américain a lieu quelques minutes auparavant ;
-
Le
lancement correspond exactement au type de phénomène observé ;
-
Une autre
observation est enregistrée en Sierra Leone ;
-
La fiche
de Sierra Leone relie explicitement le phénomène au lancement ;
-
Cette même
fiche indique que le phénomène fut également observé à Monrovia ;
-
La fiche
de Monrovia porte elle-même la mention Atlas/Centaur-2.
La convergence de ces éléments est particulièrement forte.
La valeur documentaire du Project Blue Book
Il faut également replacer le document dans son contexte. Le Project Blue
Book fut le programme de l'US Air Force consacré à la collecte et à l'étude des
signalements d'OVNI entre 1947 et 1969. Les archives comprennent des milliers
de rapports, dont certains concernent des observations effectuées hors du
territoire continental des États-Unis. Les documents de Blue Book constituent
aujourd'hui une source historique importante pour l'étude du phénomène OVNI
durant la période de la guerre froide. Le cas de Monrovia est particulièrement
intéressant parce qu'il démontre que la documentation du programme ne se
limitait pas aux États-Unis. Une observation effectuée en Afrique de l'Ouest
pouvait entrer dans les archives américaines lorsqu'elle était jugée pertinente
pour l'évaluation du phénomène.
Le document original
Il est conservé sous la référence : Project Blue Book report —
1963-11-9737453 — Monrovia, Liberia, Africa. Le document numérisé comporte deux
pages.
Il est également utile de consulter la fiche concernant Kenema, Sierra
Leone, car elle constitue la pièce documentaire qui établit explicitement la
relation avec le lancement Atlas-Centaur 2.
23 MAI 1968 – USS MOROVIA AU LARGE DES ACORES
L’étrange objet lumineux observé par l’USS Monrovia au large des Açores Un
cas de « USO » impliquant un bâtiment de l'US Navy
Tout d’abord ce cas mérite d’être corrigé et distingué du catalogue du Liberia
: le « Monrovia » mentionné ici n’est pas la ville africaine, mais le bâtiment
de l’US Navy USS Monrovia
(APA-31). Le lieu de l’observation est l’Atlantique, à proximité des Açores.
Il n’est pas rare de le trouver dans les bases de données ufologiques parmi les
cas du Nigéria. Nous l’évoquons ici en spécifiant bien ces informations.
Le 23 mai 1968, alors que la marine américaine participe aux opérations
consécutives à la disparition du sous-marin nucléaire USS Scorpion, un
événement inhabituel aurait été observé à bord de l'USS Monrovia (APA-31), un
bâtiment de transport d'attaque de l'US Navy. La scène se serait déroulée dans
l'Atlantique, dans la région des Açores, alors que le navire faisait route vers
Norfolk après un déploiement en Méditerranée.
Un membre de l'équipage rapportera plusieurs décennies plus tard qu'un
grand objet immergé, de forme ovale allongée et de couleur orange lumineuse,
avait été aperçu à proximité du bâtiment. Selon ce témoignage, l'objet aurait
suivi le navire pendant une période estimée à environ 90 minutes, en
reproduisant plusieurs changements de route et de vitesse. Plus étonnant
encore, le témoin affirme que la présence de l'objet aurait été accompagnée de
perturbations du compas, du radar et des communications radio. Lorsque l'objet
aurait disparu, les équipements seraient redevenus opérationnels.
Le cas est aujourd'hui catalogué par le National UFO Reporting Center
(NUFORC) sous le numéro 54893.
Mais une précaution méthodologique est immédiatement nécessaire : il ne
s'agit pas d'un cas concernant le Liberia. Le mot « Monrovia » désigne ici le
navire américain USS Monrovia.
Le bâtiment : USS Monrovia APA-31
L'USS Monrovia (APA-31) était un attack transport, c'est-à-dire un
transport d'attaque destiné notamment au transport et au débarquement de
troupes. Le navire avait été construit pendant la Seconde Guerre mondiale et
avait été mis en service une première fois en 1942. Il fut remis en service en
1950 et servit ensuite dans les forces amphibies américaines. Dans les années
1950 et 1960, il participa notamment aux activités de la Sixth Fleet en
Méditerranée et aux exercices amphibies américains. En 1968, le bâtiment était
donc parfaitement intégré au dispositif naval américain.
Les sources historiques navales confirment l'existence de l'USS Monrovia et
son appartenance à la flotte américaine. Le navire fut finalement désarmé le 31
octobre 1968, quelques mois après l'événement étudié ici. Cette précision est
importante : le témoin n'était donc pas à bord d'un navire civil mais d'un
bâtiment militaire américain.
Le contexte dans lequel apparaît cette observation est particulièrement
remarquable. Le sous-marin nucléaire américain USS Scorpion (SSN-589) avait
disparu dans l'Atlantique au mois de mai 1968. Le dernier contact avec le
sous-marin avait été établi le 21 mai 1968. La disparition déclencha une vaste
opération de recherche dans l'Atlantique. L'USS Monrovia, qui revenait d'un
déploiement en Méditerranée, fut impliqué dans les opérations liées aux
recherches.
Des documents et articles de presse de l'époque confirment que le navire
participa aux recherches et que son journal de bord contenait notamment une
observation d'une nappe de pétrole effectuée le 23 mai. Cette observation fut
examinée après que le Scorpion ne fut pas arrivé à Norfolk comme prévu. C'est
précisément ce contexte qui donnera par la suite une dimension particulière au
récit de l'USO.
Le témoignage enregistré par NUFORC
La source la plus facilement accessible aujourd'hui est la fiche NUFORC
54893. Mais il faut immédiatement noter une particularité fondamentale : L'observation
n'a pas été signalée à NUFORC en 1968. Elle a été communiquée en janvier 2007,
soit environ 39 ans après les faits.
-
La
fiche NUFORC indique :
-
Date : 23
mai 1968
-
Heure :
environ 21 h 00, heure locale
-
Lieu :
région des Açores
-
Durée :
environ 90 minutes
-
Forme :
ovale
-
Nombre
d'observateurs indiqué : 1 100
-
Type : USO
/ objet submergé
-
Source :
ancien membre de l'équipage de l'USS Monrovia
Le témoignage précise que le navire faisait route vers Norfolk après
environ six mois de déploiement en Méditerranée.
Selon le témoignage, l'objet fut aperçu : sur le côté tribord, juste à
l'arrière de la poupe. Il est décrit comme :
-
Grand ;
-
Submergé ;
-
De forme
ovoïde allongée ;
-
Luminescent
;
-
De couleur
orange ;
-
Présentant
une apparence translucide.
Il ne s'agissait donc pas, selon le récit, d'un objet volant observé dans
le ciel. Le témoin affirme qu'il se trouvait dans l'eau ou sous la surface de
l'océan. Le phénomène relève donc de ce que la littérature ufologique appelle
généralement un : USO — Unidentified Submerged Object ou « objet submergé non
identifié ».
L'élément le plus intéressant du témoignage est cependant le comportement
de l'objet. Selon le récit, l'USO aurait effectué plusieurs changements de
route et de vitesse en maintenant sa position relative par rapport au navire. Autrement
dit, il ne se serait pas simplement déplacé dans l'océan de manière
indépendante. Il aurait semblé accompagner le bâtiment américain. La fiche
NUFORC affirme également que le phénomène aurait rendu inopérants : le compas ;
le radar et la radio.
Puis, lorsque l'objet disparut, les systèmes seraient revenus à leur
fonctionnement normal. Ces éléments sont spectaculaires, mais ils doivent être
considérés comme des affirmations contenues dans un témoignage rétrospectif, et
non comme des faits établis par un rapport technique de l'US Navy.
Le témoin estime la durée de l'observation à : environ une heure et demie. Cette
durée est importante.
Elle exclut en principe un simple phénomène extrêmement bref tel qu'un
météore. Un phénomène maritime, un navire ou une autre source lumineuse aurait
pu rester visible pendant cette durée.
Mais le témoignage affirme que l'objet se déplaçait avec le Monrovia et
suivait ses changements de route.
C'est cette combinaison —
Longue durée + proximité apparente + luminosité
+ comportement relatif au navire —
qui fait l'intérêt ufologique du dossier.
C'est probablement l'élément qu'il faut traiter avec le plus de prudence la
fiche NUFORC donne : No of observers: 1100 et le témoignage précise que
l'observation aurait été vue par environ 1 100 membres de l'équipage et des
Marines présents à bord. Le chiffre n'est cependant pas vérifié indépendamment
par la documentation disponible. Il faut également noter que l'USS Monrovia
n'avait pas une capacité de 11 000 personnes — une confusion « 11001 » apparaît
d'ailleurs dans certaines reproductions secondaires du témoignage. La capacité
du navire était de l'ordre de quelques milliers de personnes au maximum et son
effectif réel était nettement inférieur à 11 000.
Le chiffre de 1 100 est donc plausible comme ordre de grandeur d'une partie
importante des personnes présentes, mais il ne faut pas l'écrire comme un
nombre définitivement établi de témoins individuels.
Une seconde source : Project 1947
Le cas ne repose cependant pas uniquement sur la page NUFORC. Le catalogue
Project 1947, consacré aux observations d'OVNI et d'USO rapportées par les
services maritimes, reprend également l'affaire. Il donne : 23 mai 1968 — vers
21 h 00 — Atlantique, près des Açores, en route vers Norfolk, Virginie
et indique comme témoins : Crew of the USS Monrovia, APA-31
La description est pratiquement identique :
Grand objet immergé ;
Tribord, juste derrière la poupe ;
Forme ovoïde allongée ;
Lumière orange ;
Apparence translucide ;
Modifications de route et de vitesse ;
Perturbation du compas ;
Perturbation du radar ;
Perturbation de la radio ;
Retour à la normale après disparition.
Le catalogue précise cependant implicitement la nature de la documentation
utilisée et souligne que les rapports de ce type peuvent provenir de sources
ufologiques, de dossiers anciens et de témoignages rétrospectifs. Il ne faut
donc pas transformer cette seconde référence en « confirmation officielle de
l'US Navy ».
Une difficulté chronologique importante
Le lien avec l'USS Scorpion mérite également
une mise au point.
La disparition du Scorpion intervient le 21 mai
1968.
Le témoignage transmis au NUFORC est daté du 23
mai, et son intitulé indique :
« USO
sighting near Azores following USS Scorpion sinking »
Le contexte est donc cohérent
chronologiquement.
Cependant, il ne faut pas en déduire que l'objet observé était
nécessairement lié au Scorpion. Le rapprochement avec le sous-marin disparu est
une interprétation du témoin ou du rédacteur du témoignage, pas une conclusion
démontrée. Aucune donnée disponible ne permet de dire que l'USO aurait eu
quelque rapport avec le naufrage du sous-marin.
Et il existe une observation bien réelle du Monrovia le 23 mai
Un élément très intéressant apparaît dans la presse contemporaine. Pendant
les recherches du Scorpion, le quartier-maître du Monrovia avait retrouvé dans
le journal du navire une observation d'une nappe de pétrole effectuée le 23
mai. Le témoignage était suffisamment intéressant pour être examiné par la Navy
parce que la position de cette nappe pouvait éventuellement correspondre à la
route supposée du Scorpion. Un article de presse contemporain rapporte que le
Monrovia avait enregistré cette nappe à 12 h 55 GMT, soit 8 h 55 heure de
Washington, le 23 mai. Cela nous fournit un élément très intéressant. Le
Monrovia se trouvait effectivement dans la zone des opérations de recherche du
Scorpion le 23 mai. Mais cette donnée concerne la nappe de pétrole, pas
directement l'USO. Il faut donc maintenir une séparation stricte entre les deux
événements.
Les perturbations électromagnétiques
Le témoignage associe trois phénomènes :
Compas + radar + radio
Cette combinaison est évidemment très intéressante pour une étude UAP. Cependant,
plusieurs explications conventionnelles doivent être envisagées avant de
conclure à un phénomène électromagnétique extraordinaire. Sur un navire
militaire, les pannes temporaires peuvent avoir de multiples origines : problème
d'alimentation électrique ; panne d'un générateur ; défaillance d'un équipement
ou encore problème d'antenne. Le témoignage affirme que les pannes coïncidaient
avec la présence de l'objet. Mais nous ne disposons pas actuellement des
rapports techniques permettant de vérifier cette corrélation.
Fiche de l’observation
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
23 mai 1968 |
|
Heure |
≈ 21 h 00 locale, approximative |
|
Localisation |
Atlantique, près des Açores |
|
Navire |
USS Monrovia (APA-31) |
|
Nationalité |
États-Unis |
|
Contexte |
Retour de Méditerranée / opérations liées aux recherches du Scorpion |
|
Phénomène |
Objet apparemment submergé |
|
Forme |
Ovale / ovoïde allongée |
|
Couleur |
Orange lumineuse |
|
Aspect |
Translucide |
|
Position |
Tribord, juste derrière la poupe |
|
Durée |
≈ 90 minutes |
|
Mouvement |
Aurait suivi plusieurs changements de route et de vitesse du navire |
|
Effets allégués |
Compas, radar et radio momentanément inopérants |
|
Témoins allégués |
≈ 1 100 |
|
Source principale disponible |
NUFORC 54893 |
|
Date du signalement |
2007 |
|
Source secondaire |
Project 1947, catalogue des observations navales |
|
Rapport militaire primaire retrouvé |
Non |
|
Classification |
B/C — intéressant, mais à documentation primaire insuffisante |
Conclusion
L'affaire du 23 mai 1968 est l'un des récits d'USO les plus intéressants
associés à un bâtiment de l'US Navy pendant les années 1960. Elle présente
plusieurs caractéristiques remarquables : un bâtiment militaire identifiable,
un phénomène décrit comme un grand objet ovoïde orange et translucide
apparemment immergé, une durée d'environ 90 minutes, un comportement qui aurait
semblé accompagner le navire et des perturbations alléguées des systèmes de
navigation et de communication.
Mais son principal défaut documentaire est également évident : le
témoignage actuellement accessible n'a été transmis que près de quarante ans
après l'événement.
Rappelons que ce cas figure ici car le nom du bateau est en rapport avec le
Libéria, d’où un classement dans ce pays par erreur dans certaines basses
documentaires.
1975 ENVIRON - MONTS NIMBA
(SECTEUR DE YEKEPA) - LIBERIA
L'observation des Monts Nimba repose sur des témoignages recueillis auprès
du personnel de la compagnie minière LAMCO et figure dans des répertoires
ufologiques privés consacrés à l'Afrique de l'Ouest.
Contexte industriel et géographique
Infrastructures de la LAMCO : Dans les années 1970, la Liberian
American-Swedish Minerals Company (LAMCO) exploitait d'importants gisements de
minerai de fer à Yekepa. Le site regroupait une communauté d'ingénieurs, de
géologues et de techniciens scandinaves, américains et libériens.
Environnement : La chaîne du Nimba forme un relief montagneux culminant à
plus de 1 700 mètres à la jonction des frontières du Libéria, de la Guinée et
de la Côte d'Ivoire.
Caractéristiques et cinématique du phénomène
Aspect : Objet métallique discoïdal à forte réflectivité lumineuse, observé
à moyenne altitude au-dessus des zones d'extraction à ciel ouvert.
Comportement : Maintien d'une position stationnaire rigide pendant
plusieurs minutes au-dessus des reliefs miniers, suivi d’un départ instantané
avec une accélération verticale à haute vitesse en direction du territoire
guinéen, sans bang supersonique ni bruit de propulsion décelable.
Origine des sources et traçabilité
Archives d'expatriés scandinaves : En raison de la forte présence de cadres
suédois au sein de la LAMCO, les premières mentions du cas ont été relayées
dans des bulletins d'employés et des associations d'enquête privées nordiques
(notamment archivées au sein du réseau UFO-Sverige).
Bases de données civiles : L'incident a par la suite été consigné dans la
base de données internationale UPDB (Unidentified Phenomenon Data Base) ainsi
que dans des catalogues informels d'inventaire de la casuistique continentale
africaine.
Hypothèses analysées
|
Hypothèse |
Description et pertinence |
|
Phénomène optique ou réflectif |
Reflets solaires ou illusions d'optique favorisés
par les structures métalliques de la mine et les conditions atmosphériques de
montagne. |
|
Vol de reconnaissance frontalier |
Incursion d'un aéronef de reconnaissance non
identifié opérant le long de la zone frontalière tripartite
(Libéria-Guinée-Côte d'Ivoire). |
|
Phénomène Aérospatial Non Identifié |
Trajectoire et accélérations angulaires non
conventionnelles difficilement compatibles avec l'aviation civile ou
militaire de l'époque. |
1978 MONT NIMBA COTE
LIBERIA -
1978 — Mont Nimba — Orbes
orange — Des volontaires du Corps de la Paix auraient rapporté avoir vu des
orbes orange effectuant des manœuvres au-dessus du mont Nimba — Dyerbolical
Cette information de
DYLERBOLICAL provient d'une source ufologique secondaire, non détaillée,
uniquement quelques mots et je n'ai pas retrouvé à ce stade de rapport original
daté de 1978, de témoignage nominatif, de coupure de presse ou de document du
Peace Corps établissant cette observation.
En revanche, il existe bien
une donnée intéressante qui rend le scénario géographiquement et humainement
plausible : les archives de volontaires du Peace Corps montrent que des
volontaires américains étaient effectivement présents dans la région de Nimba à
cette époque. Par exemple, le répertoire des anciens volontaires mentionne
David B. Bice, qui servait en Saniquellie et Monrovia à partir de 1978, ainsi
que Amy Diane Schimmel, affectée à Owensgrove et Jene Wonde en 1978. D'autres
volontaires sont documentés dans le Nimba au milieu des années 1970.
Mais cela ne prouve évidemment
pas l'observation elle-même.
Source : https://dyerbolical.com/
25 AOUT 1979 — VOL SWISSAIR
SR254 – SUD OUEST DU LIBERIA CENTRAL
Le catalogue de Dominique Weinstein/NARCAP, Unidentified Aerial Phenomena —
Eighty Years of Pilot Sightings, recense 1 305 observations de pilotes et
équipages entre 1916 et 2000.
Il donne précisément :
Date : 25 août 1979 - Heure : 20 h 46 ZT (UTC)
Pays : Liberia - Zone
: au-dessus du sud-ouest du Liberia central
Vol : Swissair SR 254 - Témoin : pilote
Phénomène : une lumière blanche très brillante, devenant
ensuite jaune-rouge
Radar : aucun indiqué
Source codée : 03/39.
Et la source est particulièrement intéressante : Weinstein l'identifie
comme :
« Swissair flight crew member report form (Project 1947) » Autrement dit,
nous ne sommes pas simplement devant une retranscription ufologique tardive :
le catalogue indique une fiche de témoignage provenant d'un membre d'équipage
Swissair, conservée dans les dossiers de Project 1947.
Pourquoi ce cas mérite une
fiche détaillée
Il s'agit d'un témoignage de
pilote professionnel en vol, avec : date + heure UTC + compagnie + numéro de
vol + zone géographique + description chromatique + source primaire/secondaire
identifiable.
La prudence est d'autant plus
nécessaire que 20 h 46 UTC permettrait de rechercher précisément les phénomènes
astronomiques, météorologiques, aéronautiques ou éventuellement spatiaux
visibles depuis la trajectoire du SR 254.
Le manque d’information,
l’absence de lien pour remonter les sources fait de ce cas une observation
insuffisamment documenté, ne permettant pas de poursuivre une analyse. C’est le
problème des bases de données qui collectent des observations sans enquêter par
la suite sur le cas.
Fiche Énigmalabs n° 40885
Reprise de UFODNA, qui lui-même collecte différentes bases de données.
25 août 1979 • 20:46 UTC+0
Centre - Gbenelay, Nimba,
Libéria
Témoignage
Incident du vol Swissair SR
254.
Source : UFODNA
Catalogue de Dominique WEINSTEIN et Narcap : https://static1.squarespace.com/static/5cf80ff422b5a90001351e31/t/5d02eb46935aac0001690f62/1560472408972/narcap_revised_tr-4.pdf
ANNEE 1980 – PORT MARITIME
DE BUCHANAN - LIBERIA
Contexte maritime et industriel
Le port de Buchanan : Deuxième port du pays et terminal d'exportation du
minerai de fer acheminé depuis les mines de Yekepa (Monts Nimba). La rade
abritait en permanence de lourds minéraliers et cargos internationaux en
attente de chargement.
Conditions de l'observation : Le phénomène a été consigné depuis la passerelle d'un navire marchand au
mouillage, offrant une vue dégagée sur la surface de l'océan Atlantique.
Détails sur la cinématique de l'OSNI
Transition trans-milieu : La masse lumineuse ambrée a émergé directement de
la sous-surface marine sans provoquer de bouillonnement majeur, de gerbe d'eau
importante ni d'émission thermique visible.
Phase de survol : Après sa sortie de l'eau, l'objet s'est stabilisé à très
basse altitude au-dessus de la houle avant de s'éloigner vers le large (cap
ouest/sud-ouest) avec une accélération continue jusqu'à sa disparition à
l'horizon.
Origine des sources et répertoires d'archivage
Journaux de bord maritimes (Logbooks) : La mention initiale provient des
extraits de journaux de navigation et de rapports d'incidents nautiques
transmis informellement par des marins de la marine marchande.
Base de données WaterUFO : Le cas est répertorié dans les archives
spécialisées dans les phénomènes aquatiques non identifiés (notamment les
travaux de compilation du chercheur Carl Feindt sur les incidents
trans-milieux).
Catalogues civils (UPDB / MUFON) : L'événement a été intégré dans
l'Unidentified Phenomenon Data Base ainsi que dans des répertoires consacrés
aux observations maritimes le long des côtes de l'Afrique de l'Ouest.
Hypothèses analysées
|
Hypothèse |
Évaluation |
|
Bioluminescence / Gaz sous-marins |
Des remontées de gaz ou des phénomènes luminescents
marins existent, mais ils ne permettent pas d'expliquer une phase de vol
horizontal structuré au-dessus de la surface. |
|
Fusée de détresse ou exercice nautique |
Un tir pyrotechnique depuis un autre navire peut
créer une lueur ambrée, mais sa trajectoire reste balistique ou descendante
sous parachute, contrairement à une émergence suivie d'un survol. |
|
Objet Sous-marin Non Identifié (OSNI) |
Phénomène trans-milieu présentant une capacité de
déplacement fluide entre l'environnement aquatique et l'atmosphère. |
Il n'existe aucun lien web officiel ni rapport gouvernemental
téléchargeable, le Libéria n'ayant pas d'organisme public de collecte des PAN
et n'ayant pas numérisé ses archives maritimes des années 1980.
11 JUILLET 2008 - MONROVIA
— BUSHROD ISLAND - LIBERIA
Observation photographique
d'une « sphère » près du Soleil
RESUME DE L’INCIDENT :
Le 11 juillet 2008, vers 17 h
55, un témoin se trouvant sur Bushrod Island, à Monrovia, déclara avoir
photographié une petite lumière ou « sphère » située à proximité apparente du
Soleil. Regardant vers l'ouest, il estima l'objet à environ 40° d'élévation et
déclara l'avoir observé pendant une vingtaine de minutes. Il réalisa plusieurs
clichés avec un téléphone Nokia 5610, puis avec un appareil numérique HP
Photosmart M527. Selon lui, la position apparente du phénomène variait d'une
photographie à l'autre, tandis que son éclat diminuait puis augmentait à
nouveau avant sa disparition.
L'intérêt principal du cas
réside dans l'existence d'une série photographique contemporaine du témoignage.
Toutefois, les images ayant été réalisées à proximité immédiate du Soleil, des
phénomènes de réflexion interne, de flare ou d'autres artefacts optiques
doivent impérativement être examinés avant de conclure à la présence d'un objet
matériel. L'existence d'un déplacement apparent sur les clichés ne constitue
pas, à elle seule, la preuve d'un déplacement réel dans l'espace. Cas
photographique documenté, mais non identifié — B/C.
Photographie et source
première – le site du témoin : https://guysmat787.weebly.com/
- Les photos sont disponibles sur son site. Description faite par le témoin et
informations :
-
Lieu :
Île Bushrod, Monrovia, Libéria.
- Heure : 17h55, le 11 juillet 2008.
- Direction du regard : Ouest.
- Altitude du regard : Environ 40°.
- Durée d'observation : 20 minutes.
- Direction du mouvement : Nord-sud.
- Ciel : Partiellement nuageux.
- Visibilité de la Lune, de Vénus ou d'un autre objet céleste : Non
Description du témoin :
J'étais assis dans une
voiture, attendant mes amis à la sortie d'un magasin, quand j'ai voulu voir à
quoi ressemblerait une photo du soleil avec mon Nokia 5610. J'ai pris la
première photo et j'ai cru voir un astre… enfin, c'est ce que je croyais. J'ai
pris d'autres photos et je me suis soudain souvenu que j'avais un appareil
photo (Photosmart M527) dans mon sac à dos. J'ai pris quelques autres clichés,
mais ils étaient moins nets que ceux pris avec mon Nokia.
Je pensais qu'il était immobile jusqu'à ce que je regarde les photos sur mon
ordinateur portable.
La page conserve plusieurs
images accompagnées des commentaires du témoin. Point particulièrement intéressant Le témoin
ne prétend pas initialement photographier un « vaisseau spatial ». Il explique
au contraire qu'il photographiait le Soleil et qu'il a découvert la présence de
cette anomalie sur les images.
C'est méthodologiquement
intéressant. Mais prudence Ce cas est loin de démontrer un engin
extraordinaire. La proximité apparente du Soleil impose d'envisager plusieurs
possibilités :
- Reflet
interne de l'objectif ;
- Flare
;
- Réflexion
sur une lentille ;
- Petit
nuage ou phénomène atmosphérique ;
- Oiseau/insecte
;
- Planète
ou objet céleste surexposé ;
- Défaut
numérique ;
- Véritable
objet distant.
Avec l’apparition des
téléphones portables avec appareil photo, ce type d’anomalie découverte après
avoir pris la photo, en la regardant plus tard n’est pas rare. Ce sont des
milliers de cas, qu’on peut expliquer dans la grande majorité, mais qui demandent
un temps important d’analyse. L’intérêt en fait de telles photos est très
minime pour la recherche scientifique sur le dossier OVNI.
La succession des
photographies est donc plus intéressante que l'interprétation : UFO disparition
; nouvelle apparition ou deuxième objet possible.
NUFORC (cas n° 64535) - Enigma LABS
–
22 FÉVRIER 2017
— MONROVIA - LIBERIA
Objet de type «
drone » observé à très haute altitude
La source est le
Filer's Files / National UFO Center, NUFORC - EnigmaLabs - qui reproduit un
signalement provenant du MUFON CMS.
Date : 22 février
2017
Lieu : Monrovia,
Liberia
Témoin : non
identifié
Objet : décrit
comme ressemblant à un drone
Altitude apparente
: très élevée
Taille apparente :
importante
Comportement : Stationnaire
; déplacement vers le haut ; déplacement vers le bas ; déplacement vers l'avant,
déplacement vers l'arrière ; Disparition rapide.
Document : vidéo
transmise avec le témoignage.
Problème : l'auteur
de Filer's Files indique qu'il n'a pas pu ouvrir la vidéo.
La source précise
explicitement que le signalement provenait du MUFON CMS. – Base de données non
accessible.
Évaluation
Ce cas est beaucoup
plus fragile que certains évoqués ci-dessus, il manque beaucoup d’informations,
il est en fait impossible à analyser. Une enquête sur place serait nécessaire.
Chez ÉnigmaLABS
n° 76343
février 2017. 22 • 21h30 UTC+0 -
Monrovia, Montserrado, Libéria
Témoignage
Objet ressemblant à un drone. Mais il était très haut et de grande taille.
Il a plané. Il est monté/descendu et avancé/reculé. Puis il a rapidement
disparu. Objet ressemblant à un drone. Mais il était très haut et de grande
taille. Il a plané. Il est monté/descendu et avancé/reculé. Puis il a
rapidement disparu.
Chez UFO Hunter : Un objet de type « drone », mais très grand et
en altitude, a été observé. Il effectuait des mouvements de haut en bas et
d'avant en arrière avant de disparaître rapidement. Durée : 5 minutes. Source
originale : MUFON (cas n° 82283).
04 AOUT 2020 - COMTE DE NUMBA – DISTRICT DE
GBEHLAY-GEN – LIBERIA
DES OVNI QUI SONT RAPIDEMENT DEVENU DES OBJETS VOLANT IDENTIFIES !
Article de la presse du Libéria :
https://gnnliberia.com/in-nimba-county-gbehlay-geh-district-citizens-say-they-are-panic-over-discovery-of-strange-objects/
Dans le comté de Nimba : les habitants du district de Gbehlay-Geh se disent
paniqués par la découverte d'objets étranges.
Par GNNLiberia Le 7 août 2020 386
De Musa Moore Sherman | Correspondant GNN | Comté de Nimba|
Les habitants du district n°4 du comté de Nimba craignent les largages
continus de radiosondes, un instrument de télémétrie alimenté par batterie
transporté dans l'atmosphère généralement par un ballon-sonde météorologique
qui mesure divers paramètres atmosphériques et les transmet par radio à un
récepteur au sol dans la région, selon notre correspondant.
Il y a à peine un mois, un objet similaire avait été jeté à Sor-Yoolah,
dans le comté de Nimba, semant la peur parmi les habitants de la communauté en
raison de l'épidémie de coronavirus, qui se propagerait par le biais d'objets
et des déplacements de population.
Le mardi 4 août au matin, cet objet a de nouveau été découvert par un
agriculteur du nom d'Albertson Bartuah dans la vieille ville de Zean, dans le
comté de Nimba, après qu'il se soit rendu dans son village pour y effectuer des
travaux.
Les habitants de la région expriment leur vive inquiétude face à cette
situation, se demandant pourquoi ce genre de choses arrive toujours dans la
communauté, et en particulier la chute de cet objet dans le district de
Gbehlay-geh.
L'agriculteur Albertson Bartuah a déclaré que cette situation devrait
retenir l'attention de l'administration du comté afin d'enquêter sur le lieu,
les modalités et les personnes responsables du lancement de ces objets à Nimba.
Il est allégué que, depuis la première découverte de l'objet, aucune
enquête n'a été menée par l'administration du comté, ni même par les dirigeants
du comté ; notre enquête se poursuit
C'est un cas très intéressant parce qu'il illustre parfaitement la
transformation d'un objet technologique banal en objet mystérieux lorsqu'il est
découvert par une population qui ne connaît pas sa fonction. Une radiosonde
peut effectivement avoir une apparence assez inhabituelle
:
-
Boîtier
électronique ;
-
Capteurs ;
-
Câbles ;
-
Antenne ;
-
Éléments
en plastique ;
-
Parfois
parachute ;
-
Batterie ;
-
Composants
suspendus sous le ballon.
Elle peut tomber relativement loin de son point de lancement lorsque le
ballon météorologique éclate ou lorsque l'ensemble redescend. Dans le cas de
Nimba, il n'est donc pas nécessaire d'invoquer un objet aéronautique inconnu.
Les OVNIs signalé dans la région de Nimba en 2020 sont donc susceptibles
d’être en fait ces ballons sondes.
24 MARS 2026 — MONROVIA - LIBERIA
« Une lumière étrange dans le ciel »
J'ai retrouvé une publication sur les réseaux sociaux signalant une lumière
inhabituelle au-dessus de Monrovia, publiée le 24 mars 2026. /
Liberian TV Network
24 Mars 2026 ·
Tôt ce matin, les résidents de la ceinture du Mont Barclay–Johnsonville se
sont réveillés à une vue étrange dans le ciel. Certains écoliers, en route ce
matin, disant que c’est un boøm, tandis que d’autres pensent que cela aurait pu
être un avion qui passe.
Jusqu’à présent, il n’y a pas d’explication officielle, et le moment a
laissé beaucoup de gens curieux et parlant.
Qu'est-ce que tu crois que c'était ? Météorologie ? Des avions ? Autre chose ?
Pour le moment, il s'agit seulement d'une alerte/témoignage de réseau
social, et non d'un dossier ufologique constitué.
REMARQUE :
Ce que montre réellement la photographie
On distingue une traînée blanche, longue, rectiligne et très fine, qui
traverse diagonalement le ciel depuis le coin supérieur gauche vers le centre
de l'image. Quelques caractéristiques sont importantes :
-
La trace
est parfaitement linéaire ;
-
Elle ne
présente pas de rupture ou de zigzag ;
-
Elle
semble légèrement s'élargir et devenir plus diffuse vers sa partie supérieure ;
-
Je ne
distingue aucun objet nettement individualisé en tête de traînée ; ( les photos
sur Facebook étant retraitées, le format ne permet pas un fort agrandissement,
ce qui pose un problème pour voir ce qu’il y a en tête de la trainée.)
-
Il n'y a
pas de structure discoïdale, sphérique ou métallique identifiable ;
-
Le ciel
présente une luminosité diffuse, compatible avec une photographie prise près du
lever du Soleil.
Hypothèse : Probablement
un avion à haute altitude,
hypothèse à privilégier, classique dans nos cieux, eut être moins au
Nigéria !
Chapitre XII 27
25 - LIBYE
Ancienne Colonie Britannique - Italienne
La Libye est un cas à part :
ciel le plus clair de Méditerranée, densité 3 hab/km2, mais seulement un
peu plus de 10 cas documentés de 1942 à 2025, dont 4 seulement dans la base
internationale UFO Hunters, contre 16 pour le Kenya.
Tout tourne autour de Wheelus
Air Base. Construite par les Italiens en 1923 comme Mellaha, devenue
"a Little America...on the sparkling shores of the Mediterranean"
avec 4600 Américains. À partir du 16 novembre 1950, déploiements SAC de bombardiers
nucléaires B-50, B-47 en rotation 45 jours pour frappes sur l'URSS. Résultat :
la quasi-totalité des cas Blue Book libyens sont militaires :
11 février. 1953 : équipage
C-119 USAF voit un disque qui dépasse et pace l'avion entre Tunis et
Tripoli
24 janvier 1956 : radar
Wheelus capte objet à 99° azimut 75 miles, tracking 330° à 75 knots 1000 ft
pendant 12 min
1 septembre 1958 00h15 :
technicien Philco A.M. Slaton à Wheelus voit objet rond bleu-blanc à vitesses
variables
Le cas le plus détaillé est
italien, pas libyen : Ain Zara 23 octobre 1954 03h25. En pleine vague de
soucoupes en Italie, le Corriere di Tripoli (1911-1960) rapporte
qu'un cigare a atterri à 5 km sud de Tripoli, ferme Onorato. Fermier sicilien
Carmelo Papotto décrit châssis 2,5m x 3m, forme "aérodynamique car with a
tail", 6 hommes en combinaisons jaunâtres, décharge électrique quand il
touche l'échelle, traces pneus avec substance bleutée. Archives retrouvées en
2023 à Rome par Edoardo Russo. Analyse actuelle : mythologie de guerre froide
(mitrailleuses Browning, antennes radio, pneus de camion) à quelques km de
Wheelus, pas rencontre extraterrestre.
Aujourd'hui, trou noir
ufologique. Sous Kadhafi 1969-2011 : censure totale, aucun cas publié. Depuis
2011: guerre civile, drones, tirs. Dernier cas significatif : 15 mars 2018 - 00h45
- Tripoli, "une traînée de lumière traînant une boule de feu d'ouest en
est... un objet triangulaire est apparu sous ce qui était la boule de
feu". Et en 2023, le Centre libyen de télédétection doit démentir : train
de 34 satellites Starlink confondu avec OVNI dans l'ouest libyen
En résumé : la Libye n'a pas
de folklore OVNI indigène, elle a une histoire d'interférence. Le phénomène est
fabriqué à 70% par la plus grande base nucléaire américaine de Méditerranée,
puis effacé par 50 ans de dictature et de guerre.
CATALOGUE
AVRIL 1942 - FORTIN AOULEF – SAHARA – LIBYE
Archive Italienne - UFO in Libia qui elle-même reprend Aimé Michel, L'Enigme des Disques Volants, Edizioni
Massimo, p.139.
Ce cas est par erreur classé en Libye par différentes
sources, mais en fait ce cas se passe en Algérie. Voir le détail du cas sur
notre chapitre consacré à l’Algérie.
23 OCTOBRE 1954 - TRIPOLI, LIBYE - OBSERVATION D'UN OVNI AU SOL
AVEC OCCUPANTS
RAPPORT
COMPLET D'INVESTIGATION ETABLI A PARTIR DE NOMBREUSES SOURCES
1. FICHE TECHNIQUE DE L'OBSERVATION
|
Élément |
Détail |
|
Date |
23 octobre 1954 (des sources mentionnent le
25 !) |
|
Heure |
03h00 du matin (peu avant le lever
du soleil) - (? risque d’erreur) |
|
Lieu |
Campagne de Tripoli, Libye |
|
Témoin |
Carmelo Papotto, colon italien,
fermier |
|
Type
d'événement |
Atterrissage - Contact rapproché de
3e type (occupants observés) |
|
Durée
totale |
Environ 20 minutes |
|
Classification |
CE-III (Close Encounter of the Third Kind) |
|
Source
principale |
Magazine italien Clypeus, n°32
(vol. VIII-1, p.19-20), rubrique "Italian UFO Report" dirigée par
Gianni V. Settimo, publié à partir de 1964 |
Photo 1 - Interprétation de l’objet publiée par Clypeus
2. CONTEXTE ET
SITUATION DU TÉMOIN
2.1 Le témoin
Carmelo Papotto
était un colon italien exploitant une ferme dans la région de
Tripoli. À l'époque des faits, la Libye était encore marquée par la présence
italienne (l'Italie avait colonisé la Libye de 1911 à 1943, et de nombreux
Italiens y sont restés après la guerre).
2.2
Caractéristiques psychologiques du témoin
Selon le récit
publié par l'agence ANSA (Agence Nationale Stampa Associata), Carmelo
Papotto menait une vie simple à la campagne, sans habitude de lecture des
journaux ni de suivi de l'actualité. Il n'avait jamais entendu parler
d'OVNIs auparavant, ce qui renforce la crédibilité de son témoignage en
éliminant tout biais culturel ou suggestion préalable.
2.3 Conditions
environnementales
- Météo : Ciel serein, silence
absolu
- Luminosité : Il faisait
encore nuit (03h00), mais l'objet
émettait sa propre lumière – le jour se levait lit-on
dans certaines sources – (risque d’erreur si on suit cette information – on ne
dispose pas des coupures de
presse de l’époque)
- Terrain : Champ fraîchement
labouré (sol humide favorable à la conservation de traces)
3. DÉROULEMENT CHRONOLOGIQUE DÉTAILLÉ
3.1 Premier contact
visuel (03h00)
Alors que Carmelo
Papotto effectuait sa tournée habituelle dans les logements des ouvriers
agricoles, il remarqua quelque chose descendant lentement du ciel, sans
aucun bruit. Dans son témoignage, il décrit :
§ "Au premier abord, cela ressemblait à un
petit fragment lumineux, flottant légèrement et avec précision, comme sous une
forme contrôlée par une intelligence artificielle."
L'objet a effectué
une descente contrôlée et précise avant d'atterrir à quelques mètres de lui.
3.2 Description
détaillée de l'engin
Caractéristiques
générales
Forme :
Aérodynamique, profil d'automobile moderne s'effilant à l'arrière avec une
queue semblable à un gouvernail
Dimensions :
Environ 6 mètres de long sur 3 mètres de large
Structure :
Bipartite
Partie inférieure :
Surface métallique brillante (aspect aluminium poli)
Partie supérieure :
Transparente, composée de panneaux divisés (verre ou matière cristalline)
Détails techniques spécifiques
|
Élément |
Description |
|
Train d'atterrissage |
Six roues : quatre roues avant groupées par paires, deux roues arrière |
|
Éclairage avant |
Deux phares latéraux |
|
Accès |
Petite échelle extérieure permettant l'accès à l'intérieur |
|
Partie inférieure |
Deux tubes incurvés |
|
Partie supérieure |
Deux longues tiges (antennes radio) - une à l'avant, une à l'arrière |
|
Partie arrière |
Tubes cylindriques (conduits ou tuyaux d'échappement) |
Phénomène
lumineux
L'engin était
enveloppé d'une lumière blanche extrêmement intense, formant un halo
d'environ 4 mètres autour de lui. Cette illumination était si puissante
qu'elle éclairait le sol comme en plein jour.
3.3 Observation des
occupants
À travers la partie
transparente de l'appareil, Carmelo Papotto distingua six silhouettes.
Description détaillée
Tenues
vestimentaires
Combinaisons de
couleur jaune
Une des silhouettes
portait un casque audio
Toutes portaient
initialement des masques à gaz couvrant intégralement le visage
Révélation capitale
Soudain, l’un
des occupants retira son masque. À sa grande surprise, Carmelo découvrit
un visage parfaitement humain. Cette observation est exceptionnelle car
elle suggère que les occupants étaient biologiquement humains ou présentaient
une apparence humaine indistingable.
Activités observées
à l’intérieur
Un des occupants
effectuait une opération de maintenance technique :
Manipulation
d'une pièce circulaire
Retrait et remise
en place de cette pièce (test de mécanisme interne)
Port d'un casque
équipé de fils et connexions métalliques (appareil technique)
Actionnement d’une
commande faisant rabattre un petit couvercle métallique sur la pièce
3.4 Interaction
physique avec l’engin
Poussé par la
curiosité, Carmelo s’approcha de l’engin et monta une marche de
l’échelle pour tenter d’observer l’intérieur. Dès qu’il toucha le
métal :
« Il
ressentit une violente décharge électrique qui le projeta en arrière,
étourdi. »
Après cet incident,
un des occupants lui fit signe de s’éloigner à travers la vitre.
3.5 Départ de
l’engin
- Après environ 20
minutes d'observation :
- L'engin commença à
s'élever verticalement, toujours en silence
- Il atteignit environ 50
mètres de hauteur
- Il accéléra brusquement
vers l'est
- Disparition en quelques secondes
Photo 2 : Interprétation par une IA en 2026
de l’observation. On remarquera que suivant l’époque, les interprétations
peuvent être bien différentes. Le témoignage reste toujours très fragile.
4. CONSÉQUENCES
ET INVESTIGATIONS
4.1 Signalement aux
autorités
Quelques heures
après l'événement, encore sous le choc, Carmelo Papotto signala l'incident
aux autorités locales libyennes. Intriguées par son récit, celles-ci
dépêchèrent une petite équipe sur place.
4.2 Couverture
médiatique
La nouvelle se répandit rapidement dans la communauté italienne de Tripoli.
L'agence de presse ANSA, qui avait des correspondants sur place, envoya
des journalistes à la ferme pour enquêter.
4.3 Preuves matérielles relevées
- Traces au sol
- Dans le sol humide du
champ labouré, des marques nettes furent découvertes :
- Largeur des traces :
environ 10 centimètres
- Profil : composé de
petits carrés d'environ 3 centimètres chacun
- Configuration :
correspondant à quatre roues avant jumelées et deux roues arrière disposées en oblique
- Empattement :
environ 3,30 mètres
Cette configuration de traces correspondait parfaitement à la description
de l'engin faite par le témoin (six roues avec doublement des roues avant).
Résidus anormaux
Sur certaines parties plus élevées du terrain, les journalistes observèrent
des résidus bleuâtres :
- Des échantillons furent prélevés
- Envoyés pour analyse en laboratoire
- Résultats jamais divulgués (disparition ou
classification ?)
Photo 3 - Le croquis de l’observation imaginé par une IA à notre époque
(2026)
5 - ANALYSE
COMPARATIVE
5.1 Comparaison avec la base de données ufologique
|
Critère |
Cas Tripoli |
Observations typiques de
1954 |
|
Durée au sol |
20 minutes |
Généralement quelques minutes |
|
Nombre d'occupants |
6 |
1-3 en moyenne |
|
Description des occupants |
Humains avec masques |
Petits êtres, humanoïdes |
|
Traces physiques |
Très détaillées |
Souvent absentes ou vagues |
|
Interaction électrique |
Oui (décharge) |
Rare |
|
Couverture médiatique |
Oui (ANSA) |
Rare en Afrique du Nord |
5.2 Éléments de crédibilité
Facteurs renforçant la crédibilité :
- Absence de culture ufologique du témoin
(n'avait jamais entendu parler d'OVNIs)
- Corroboration physique : traces au sol
conformes à la description
- Multiplicité des détails
techniques cohérents (roues, échelle, antennes)
- Prélèvements de résidus (même si résultats
non divulgués)
- Enquête officielle des autorités libyennes
- Vérification par presse (correspondants
ANSA)
Éléments remarquables :
- La présence de roues est très
inhabituelle dans les observations d'OVNIs
- Les occupants d'apparence
humaine contredisent le stéréotype des "petits gris"
- La décharge électrique au contact
suggère un champ énergétique protecteur
5.3 Contexte de la vague de 1954
Cette observation s'inscrit dans la grande vague mondiale de 1954, qui
a vu 280 cas recensés en Afrique. Le 23 octobre 1954 se situe en plein cœur de
cette période d'intense activité ufologique.
6. DOCUMENTATION ET SOURCES
6.1 Source principale
- Le récit complet a été
publié dans le magazine italien Clypeus, n° 32 (vol. VIII-1, p. 19-20), à
partir de 1964, dans la rubrique "Italian UFO
Report" dirigée par Gianni V. Settimo.
Sources secondaires
- Les Dossiers des O.V.N.I. – Henry Durant (Robert Laffont, 1973),
- Passport to Magonia (Jacques Vallée, 1974)
-
Humanoid Encounters 1960–1964:
-
The Others Among Us (Albert S. Rosales, 2007).
-
Fantastic Enigmas— Bruce F.
6.2 Documents originaux
Ce récit a été établi à partir de :
- Documents officiels des autorités
libyennes locales
- Informations obtenues par les
correspondants de l'agence italienne ANSA
6.3 Conservation du témoignage
Le cas a été préservé dans les archives ufologiques italiennes et cité par
divers chercheurs, dont il constitue l'un des dossiers les plus complets pour
l'Afrique du Nord dans les années 1950.
7. CONCLUSION
7.1 Importance du cas Tripoli 1954
L'observation de Carmelo Papotto le 23 octobre 1954 près de Tripoli
constitue l'un des dossiers les plus complets et les plus détaillés de
l'ufologie africaine. Plusieurs facteurs lui confèrent une importance
exceptionnelle :
- Qualité du témoin : Personne simple, sans
connaissance préalable des OVNIs, donc peu susceptible d'avoir inventé ou
fantasmé
- Richesse descriptive : Précision technique
exceptionnelle sur l'engin (roues, échelle, antennes, éclairage)
- Corroboration matérielle : Traces au sol
conformes à la description, prélevées et documentées
- Multiplicité des occupants : Six êtres
d'apparence humaine, observation rare
- Interaction physique : Décharge électrique
au contact
- Couverture officielle et médiatique :
Enquête des autorités libyennes, reportage ANSA
7.2 Mystères persistants
Plusieurs questions restent sans réponse :
- Quelle était la nature exacte des résidus
bleuâtres prélevés ?
- Pourquoi les résultats
d'analyse n'ont-ils jamais été divulgués ?
- Qui étaient ces six êtres d'apparence
humaine ? Pourquoi certains portaient-ils des masques ?
7.3 Place dans l'histoire ufologique
Ce cas mérite amplement la qualification de "parfait
atterrissage" comme Jacques Vallée le qualifiait. Par sa richesse et
sa documentation, il reste un classique du contact rapproché de troisième type
dans cette région.
- ANNEXES
8.1 Chronologie comparative des sources
|
Source |
Date
mentionnée |
Détails |
|
Recherche web initiale |
23 octobre 1954 |
"Six êtres humains", décharge électrique, traces |
|
Source diverses |
23 octobre 1954 |
Récit exhaustif avec nom du témoin et détails techniques |
|
Magazine Clypeus |
23 octobre 1954 |
Documentation officielle et enquête ANSA |
*Note : La différence
de date (23 vs 25 octobre que l’on retrouve dans certaines sources) pourrait
résulter d'une erreur de retranscription dans certaines bases de données
secondaires. La source originale Clypeus/ANSA fait autorité avec la date du 23 octobre. *
8.2 Classification ufologique
Code standard :
CE-III (Close Encounter of the Third Kind)
Sous-catégorie : Atterrissage avec traces physiques et interaction avec le
témoin
Rapport établi le 16 mars 2026 suivant les recherches utiles et notamment
les sources citées en référence :
Sources principales :
- *Magazine Clypeus, n°32 (vol. VIII-1, p.19-20),
1964*
- Archives ANSA (Agence Nationale Stampa
Associata), correspondants à Tripoli, 1954
- Documents officiels des autorités libyennes
(cités dans Clypeus)
- Les Dossiers des O.V.N.I. Henry DURANT (Robert Laffont, 1973),
- Passport to Magonia (Jacques Vallée, 1974)
- Humanoid Encounters 1960–1964
-
The Others Among Us (Albert S. Rosales, 2007).
-
Fantastic Enigmas — Bruce F.
Avis :
La
problématique liée à cette époque particulière ou des observations d’objets
volants non identifiés ont été faites par milliers c’est qu’un nombre non
négligeable de cas ont présenté des éléments faisant intervenir la présence
d’êtres humanoïdes et l’atterrissage d’un objet, souvent en forme de soucoupe.
Une sorte de course à « l’exceptionnel » ! La presse dans le monde
entier en parlait. Or, avec les années et surtout après le travail d’enquêteurs
sérieux spécialisés sur le phénomène ovni, il s’avère qu’un grand nombre de cas
ont été démontré comme étant des canulars, des mésinterprétations et autres
explications rationnelles.
La
presse n’est pas un gage de véracité quant à une analyse scientifique car elle
ne fait en règle générale que rapporter des faits. Les autorités enquêtent,
notent mais ne sont pas habilité à faire des recherches poussées. L’observation
de Tripoli est située dans une région lointaine, aucun chercheur sur le
phénomène n’a été en mesure de faire une enquête approfondie et sérieuse. Les
faits sont donc rapportés tels qu’on peut les trouver sur divers supports, il
faut savoir qu’après analyse, seuls un faible pourcentage de cas reste
inexpliqué. Le canular est donc possible, mais non démontré.
Étude du GEOS France JM
Copie articles
de presse de l’époque, Document CISU ET GUSIEPE STILO
Toujours sur le cas du 23 OCTOBRE 1954 – TRIPOLI – LIBYE - un
article qqui avait été préparé un collaborateur du GEOS France, plus complet
LE « CIGARE VOLANT » DE TRIPOLI
Carmelo Papotto et l'étrange rencontre d'Aïn Zara — Libye - 23 octobre 1954
- Une des plus étonnantes rencontres rapprochées de l'Afrique du Nord.
Dans l'histoire des observations d'objets volants non identifiés en
Afrique, certaines affaires ont acquis une réputation considérable sans que
leurs sources originales aient réellement été examinées. Le cas de Carmelo
Papotto, près de Tripoli, appartient à cette catégorie.
Pendant des décennies, l'affaire a été présentée comme une spectaculaire
rencontre rapprochée avec un appareil extraterrestre : un engin métallique
aurait atterri de nuit dans une exploitation agricole, six occupants humanoïdes
auraient été aperçus à l'intérieur et le témoin aurait reçu une décharge
électrique en essayant de monter à bord. Le récit est suffisamment
extraordinaire pour avoir été repris par Jacques Vallée, dans Passport to
Magonia, par le catalogue HUMCAT du CUFOS, par différentes publications
européennes et par les compilations consacrées aux « rencontres rapprochées ».
Mais une recherche récente menée à partir des archives de la presse
italienne de Libye permet de regarder cette histoire sous un angle beaucoup
plus intéressant.
En 2023, le chercheur italien Edoardo Russo a retrouvé à la Bibliothèque du
ministère italien des Affaires étrangères, à Rome, une collection rarissime du
quotidien Corriere di Tripoli. Giuseppe Stilo a ensuite exploité cette
documentation pour reconstruire l'histoire publiée sur le site du Centro
Italiano Studi Ufologici (CISU). https://www.cisu.org/un-sigaro-volante-e-sceso-a-tripoli/
Cette découverte change considérablement la manière dont le cas doit être
présenté.
1. Tripoli à l'automne 1954 : le contexte est essentiel
Pour comprendre l'affaire Papotto, il faut revenir au contexte de l'année
1954. La Libye n'est plus une colonie italienne. Après la Seconde Guerre
mondiale et le traité de paix de 1947, l'Italie a perdu ses possessions
africaines. Pourtant, une importante communauté italienne demeure encore en
Libye. En 1945, environ 45 000 Italiens vivent encore dans le pays,
principalement en Tripolitaine. Cette communauté possède ses propres commerces,
exploitations agricoles, journaux et réseaux sociaux.

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