06 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

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 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Un livre de Gérard LEBAT

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La bible des ovnis en Afrique 

La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches


Les gendarmes auraient été particulièrement intéressés par des formations rocheuses situées en contrebas. Les photographies du PV semblent montrer des rochers dont la morphologie est assez particulière. La discussion secondaire les rapproche du secteur du Cap Champagne. Mais il faut être prudent : les rochers observés par les gendarmes ne sont pas nécessairement les trois formes vues par les automobilistes.

 

Il serait incorrect de transformer cette observation des enquêteurs en « identification ».

 

8. Ce que j'ai trouvé dans les autres bases

 

Source

Résultat

GEIPAN/CNES – ancienne fiche

Oui – dossier 1980-09-00797

GEIPAN actuel

Oui – cas Saint-Paul, 17/08/1980, C

RR0

Oui – reprend le récit et renvoie au GEPAN

UFO-Scepticisme

Très intéressant : reproduction de l'ancien dossier + analyse du PV et localisation

L'Internaute

Oui – reprend les caractéristiques des trois formes

Investigation Océanographique et OANIS

Oui – reprend le cas et les descriptions

NUFORC

Je n'ai pas retrouvé de fiche indépendante correspondant clairement à ce cas

MUFON

Je n'ai pas retrouvé de dossier indépendant clairement identifiable

Enigma

Pas de fiche indépendante retrouvée lors de cette recherche

UFO Sightings Daily

Pas de dossier indépendant retrouvé

Presse réunionnaise indexée sur le Web

Pas encore retrouvé l'article contemporain de 1980

 

Les bases RR0 et UFO-Scepticisme sont particulièrement utiles ici parce qu'elles permettent de retrouver des éléments qui ont disparu ou ne sont plus directement visibles dans l'interface GEIPAN actuelle.

 

09. Mon évaluation documentaire

Pour votre travail, je distinguerais clairement la qualité du témoignage et la nature du phénomène.

 

Critère

Évaluation

Nombre de témoins

2

Témoins indépendants

Non : conducteur + passagère

Observation directe

Oui

Durée

Très courte

Distance estimée

~15 m de la chaussée

Hauteur apparente

~2 m

Objet matériel récupéré

Non

Trace au sol

Non

Photographie

Non

Radar

Non

Enquête gendarmerie

Oui

Signalement immédiat

Non

Reconstitution

Oui

Identification conventionnelle

Non établie

Classification historique

D

Classification ultérieure

C

Extraterrestre démontré

Non

 

Conclusion scientifique

Je qualifierais donc le dossier de :

« Observation nocturne rapprochée de trois silhouettes d'apparence humanoïde, documentée secondairement par une intervention de gendarmerie, mais signalée avec un délai important et dépourvue de trace physique. Le phénomène demeure non identifié ; les données disponibles ne permettent pas de déterminer la nature des formes observées. »

 

Sources : https://ufo-scepticisme.forumactif.com/t1540p175-les-pan-d-du-geipan

https://rr0.org/time/1/9/8/0/08/

Le PV  de la Gendarmerie : https://www.geipan.fr/sites/default/files/PV%20n%C2%B0982%20%281980308482%29.pdf

07 JUIN  1981 – SAINT DENIS – REUNION

7 juin 1981 – Saint-Denis (La Réunion) – Lumière au-dessus de la mer.

Vers 23 h, deux témoins observent en direction de la mer un phénomène lumineux apparemment immobile. Au-dessus de celui-ci, ils distinguent une forme ressemblant à une demi-lune, dont l'aspect semble progressivement se transformer et s'agrandir. Le phénomène disparaît après environ huit minutes. Le dossier, initialement classé C par le GEPAN en 1981, a été réexaminé par le GEIPAN en 2013. La présence de la Lune dans la zone observée et les caractéristiques de l'observation conduisent à identifier le phénomène comme une méprise avec la Lune

 

FICHE DU GEIPAN

Observation d'un objet lumineux au-dessus de la mer : observation astronomique de la Lune.

 

Description

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « C » en 1981 par le GEPAN.

Le 7 juin 1981 vers 23h deux témoins observent en direction de la mer un objet lumineux. Au-dessus de cet objet se trouve une étoile en forme de demi-lune qui progressivement se transforme et s'agrandit. L'objet, lui, n'a pas changé de place et disparait au bout de huit minutes environ.
Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au coucher.
De plus, la Lune était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention.

Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec la Lune.

SOURCES / https://geipan.fr/fr/cas/1981-06-00871?field_date_value=2007-03-01&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_type_de_cas_target_id=All&order=title&page=46&sort=desc&utm_source=chatgpt.com

PV de la gendarmerie : https://geipan.fr/sites/default/files/PV%20n%C2%B0601%20%281981308206%29.pdf

 

22 OCTOBRE 1981 – SAINT PIERRE – REUNION

 

FICHE GEIPAN

Observations d'un phénomène lumineux ressemblant à un tube néon et stationnaire en direction du soleil levant : manque d'information.

 

Description

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.


Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-PIERRE (974) 1981 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte-rendu d'enquête).


Le 22 octobre 1981 à 8h30 un automobiliste et son passager sont intrigués par un phénomène lumineux blanc, stationnaire à basse altitude qu'ils ne s'expliquent pas. Le PAN en forme de trait avec une forme ronde dessous (T1) ou de rectangle (T2) se situe en direction du soleil levant. Le conducteur arrête son véhicule. Il pense ensuite à sortir le théodolite situé à l'arrière du véhicule pour observer le PAN de plus près mais les deux témoins se trouvent comme "paralysés" dans la voiture. L'observation de ce "tube de néon" d'après les deux témoins dure 5 minutes environ avant que le PAN ne disparaisse progressivement d'après T1 ou quasi-instantanément selon T2. Malgré un article paru dans la presse locale, aucun autre témoignage ne sera recueilli.


Les témoins ont pu observer une trainée de condensation d’avion dans des conditions atmosphériques propices avec le soleil assez bas derrière l’avion et éclairant la trainée. Cette trainée est d’un type particulier avec lambeaux, ici avec un seul lambeau

 :
- le processus de formation de trainée d’avion et de persistance de cette trainée mettent en jeu plusieurs facteurs atmosphériques (dont pression, humidité) qui peuvent varier le long de la trajectoire d’un avion y compris sans changer d’altitude

 ;
- si tout le long du déplacement, le processus permet la formation et une grande persistance, la trainée sera longue et continue derrière l’avion, soumise au seul effet du vent qui peut l’élargir et disperser ou la tordre ;
- si tout le long du déplacement, le processus permet la formation mais avec une faible persistance, la trainée sera courte et donnera l’impression de suivre l’avion ;br> - si les processus de formation et persistance varient le long de la trajectoire, la trainée peut être en lambeaux voire limitée à un seul bout, fixe, persistant comme c’est probablement le cas ici. Le site Contrail Science donne des exemples avec photographies.


La forme ronde et moins lumineuse observée sous le trait par T1 est en absence d’indication angulaire compatible d’une dispersion et d’un élargissement local de la trainée. Il n’est pas précisé non plus si la forme ronde est accolée au trait ou éloignée. Il peut aussi s’agir d’une nébulosité éloignée du trait dont la forme particulièrement ronde conduit T1 à l’associer à l’étrangeté du trait alors qu’il n’aurait rien remarqué sans l’étrangeté première. Cette forme est perçue par T1 comme plus difficile à distinguer que le trait, il se peut que T2 (qui ne l’a pas vu) n’ait pas la même capacité visuelle ou d’attention que T1, ou n’ait pas associé une nébulosité à l’étrangeté première.


La disparition de la trainée telle que perçue par T2 paraît trop rapide. Mais l’hypothèse d’une capacité visuelle ou d’attention moindre de T2 peut aussi expliquer qu’il n’ait vu que le début de la diminution d’intensité lumineuse, alors que T1 a pu suivre le phénomène qui « s’est estompé petit à petit ».
La consistance est médiocre en information comme en fiabilité

 :
- la description manque de précision, notamment en termes de position angulaire dans le ciel, de taille angulaire, de position respective des deux formes vues par T1.


- il y a deux témoins (non indépendant) dont les récits se consolident sur certains points et sont discordants pour d’autres. Les écarts de récit n’ont donné lieu à aucune demande de précision pour mieux quantifier le degré de discordance au-delà des mots.


Le manque d’information et certaines discordances conduisent à faire des hypothèses complémentaires pour expliquer l’observation par une trainée. De fait, l’hypothèse « trainée avion » perd en probabilité mais reste plausible. Au final la consistance s'avère trop marginale pour valider une telle explication. Ces deux facteurs, existence d’une hypothèse plausible mais manque de consistance pour la soutenir, s’opposent au maintien en catégorie PAN inexpliqué.


En conséquence le GEIPAN conclut : manque d’information fiable.

 

NOS REMARQUES

Un détail remarquable : le théodolite

C'est un élément intéressant.  Le conducteur avait donc, au moment des faits, un instrument permettant potentiellement de mesurer la position du phénomène. Mais il ne l'a finalement pas utilisé. Cela signifie que nous ne disposons pas de mesure instrumentale permettant de déterminer avec précision :

*      Altitude ;

*      Azimut ;

*      Diamètre angulaire ;

*      Déplacement éventuel.

*       

Le GEIPAN dispose néanmoins des deux témoignages distincts, T1 et T2.

 

L'enquête et le PV de gendarmerie

 

Le dossier public comprend :

. « Compte rendu enquête.pdf »

. « PV n°3083 (1981308247).pdf »

. Témoignage T1

. Témoignage T2.

 

C'est donc un dossier beaucoup plus exploitable que certains autres cas anciens de La Réunion.Le GEIPAN précise également qu'un article avait paru dans la presse locale, mais qu'aucun autre témoin n'avait finalement été retrouvé

 

L'explication envisagée par le GEIPAN

C'est ici que le cas devient particulièrement intéressant. Le réexamen GEIPAN a retenu l'hypothèse d'une traînée de condensation d'avion éclairée par le Soleil. Le raisonnement repose notamment sur :

 

*      L’heure : 08 h 30 ;

*      La direction du phénomène : vers le soleil levant ;

*      L’aspect blanc/lumineux ;

*      L’immobilité apparente ;

*      Les conditions atmosphériques susceptibles de favoriser la visibilité d'une traînée ;

*      Le Soleil relativement bas derrière l'avion, permettant d'éclairer fortement la condensation.

 

Le GEIPAN écrit que les témoins « ont pu observer une trainée de condensation d’avion », dans des conditions atmosphériques favorables, avec le Soleil assez bas derrière l'avion et éclairant la traînée. Mais attention à la classification Malgré cette hypothèse, le dossier est actuellement C, et non B. Le GEIPAN ne considère donc pas que l'identification soit suffisamment établie pour classer le cas comme B – probable.

 

La fiche porte :

Classification : C — Manque d'informations fiables

Avec :

Étrangeté : 0,35

Consistance : 0,30.

 

C'est un point important : le GEIPAN propose une hypothèse conventionnelle, mais conserve officiellement le cas en C.

 

RESUME :

22 octobre 1981 – Saint-Pierre (La Réunion) – « Tube lumineux »

À 08 h 30, deux automobilistes observent à environ 2 km un phénomène lumineux blanc/argenté, stationnaire, situé en direction du soleil levant. Le premier témoin le décrit comme un trait avec une forme ronde dessous ; le second comme un rectangle. Les témoins estiment ses dimensions à environ 2 m × 0,50 m et l'observent pendant environ cinq minutes. Le conducteur envisage d'utiliser un théodolite présent dans son véhicule, mais aucune mesure n'est finalement effectuée. Un procès-verbal de gendarmerie n°3083 (1981308247), deux témoignages et un compte rendu d'enquête sont conservés dans le dossier GEIPAN. Le réexamen de 2018 envisage une traînée de condensation d'avion éclairée par le Soleil, mais faute d'informations suffisantes, le cas demeure classé C – manque d'informations fiables.

https://www.geipan.fr/fr/cas/1981-10-00891?field_agregation_index_value=&field_classification_des_cas_target_id%5B0%5D=13&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D=&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D=&field_date_value=&field_departement_target_id=&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D=&field_latitude_value%5Bmin%5D=&field_longitude_value%5Bmax%5D=&field_longitude_value%5Bmin%5D=&field_phenomene_target_id=&field_type_de_cas_target_id=All&order=field_classification_des_cas&page=%2C117&sort=asc&utm_source=chatgpt.com

 

08 OCTOBRE1981 – ST DENIS HOPITAL BELLEPIERRE – REUNION

 Un pensionnaire de l'hôpital de Bellepierre a observé une boule de lumière couleur blanche, très vive qui semblait envoyer des faisceaux vers le ciel. Un autre malade et du personnel de l'hôpital ont fait la même observation. L'objet a disparu en direction de Ste Marie.

Sources - Lumières dans la Nuit numéro 233/234 - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=2604

 

03 AVRIL 1982 – LE TAMPON – REUNION

Fiche signalétique ISSUE BASE GEIPAN

Nom du cas : TAMPON (LE) (974) 03.04.1982

Date d'observation : 03/04/1982

Lieu : Le Tampon (97430), La Réunion

Département : La Réunion (974)

Classification GEIPAN : B - Phénomène probablement identifié

Date de mise à jour de la fiche : 23/06/2021

Époque de l'enquête : GEPAN (1977-1988), l'ancêtre du GEIPAN actuel

En classification GEIPAN :

Classement B : phénomène probablement identifié après enquête

A = parfaitement identifié, B = probablement identifié, C = manque d'infos, D = inexpliqué malgré enquête.

 

Résumé officiel du GEIPAN

Observation de la rentrée probable d'un objet soit naturel (météorite) soit d'origine humaine (partie d'un engin)

 

Description détaillée :

Le 3 avril 1982 plusieurs personnes observent un phénomène lumineux de couleur qui se déplace très lentement sur un axe Nord-Sud. Selon le directeur de l'observatoire vulcanologique, ce phénomène est probablement dû à une rentrée atmosphérique d'un objet naturel (météorite) ou d'origine humaine (partie d'un engin).

 

Ce que disent les témoignages archivés

Le GEIPAN a conservé 2 témoignages type pour ce même événement :

 

*      Heure locale : 19:00 pour le premier témoin, et 19:30-22:30 pour le second

*      Contexte : Territoires artificialisés - Zones urbanisées, observation dans le ciel

*      Témoin de référence : Homme, 30 ans, réaction : Curiosité, intérêt actif

*      Aspect :

*      Couleur : Jaune, Ambre

*      Taille apparente : ampoule

*      Vitesse apparente : Lente

*      Direction d'observation horizontale : 180.00 à 315.00 soit un axe Nord-Sud

*      Nombre de phénomènes : 2 observés simultanément

*      C'est une caractéristique classique des rentrées atmosphériques : lumière colorée, progression très lente, visible longtemps, parfois fragmentée en 2 points lumineux.

 

Explication retenue

À l'époque, le GEPAN s'est appuyé sur l'avis du directeur de l'observatoire volcanologique de La Réunion. L'hypothèse n'est pas un OVNI au sens extraterrestre, mais : Rentrée atmosphérique naturelle - bolide / météorite se consumant

Rentrée atmosphérique artificielle - débris de lanceur, satellite, étage de fusée

 

C'est pour cela que le cas est resté en B et non en D. Le phénomène est identifié comme rentrée, sans pouvoir trancher avec certitude entre naturel et artificiel faute de données orbitales de 1982.

 

16 JUIN 1982 - SAINT DENIS -- REUNION

 Référence GEIPAN : 1982-06-00934
Classification : B
Phénomène : phénomène identifié non indiqué
Nombre de témoignages : 2
Document disponible : PV de gendarmerie n°2354 (1982308139).

 

Résumé de l'observation :

Le 16 juin 1982 vers 3 heures du matin, plusieurs témoins observent dans le ciel un objet lumineux de forme sphérique, entouré d'un halo. L'objet est accompagné d'un ensemble de petits points lumineux jaune-orangés formant une traînée.

 

Le phénomène se déplace lentement et en ligne droite, selon une trajectoire approximative du nord-est vers le sud-est. L'observation dure moins d'une minute. Aucun bruit n'est associé au phénomène.

 

Interprétation du GEIPAN

Le GEIPAN considère que les caractéristiques décrites correspondent probablement à une rentrée atmosphérique : l'objet principal et les fragments lumineux constituant la traînée pouvant correspondre à la désintégration d'un objet entrant dans l'atmosphère. Le dossier est donc classé B.

 

RESUME :

16/06/1982 – Saint-Denis (La Réunion) : vers 03 h 00, deux témoins observent pendant moins d'une minute un objet sphérique très lumineux, entouré d'un halo et suivi de plusieurs points jaune-orangés formant une traînée. Le phénomène se déplace lentement en ligne droite du nord-est vers le sud-est, sans bruit. Le GEIPAN estime qu'il s'agit probablement d'une rentrée atmosphérique. Classement B.

https://www.geipan.fr/fr/cas/1982-06-00934

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1085 – journal de l’ile de la réunion

 

26 JUIN 1982 – SAINT DENIS – PREFECTURE - REUNION

Il s'agit officiellement de :

SAINT-DENIS (974) 16.06.1982

Fiche GEIPAN

Nom : SAINT-DENIS (974) 16.06.1982

Date : 16 juin 1982 à 03h00 du matin

Lieu : Saint-Denis, préfecture de La Réunion (974)

Classification : B - Phénomène probablement identifié

Mise à jour fiche : 23/06/2021

Nombre de témoignages archivés : 2

 

C'est l'un des 4 cas Réunionnais de l'année 1982 :

 

1      LE TAMPON 03.04.1982 - B - rentrée atmosphérique

2      SAINT-DENIS 16.06.1982 - B - rentrée atmosphérique

3      L'ETANG-SALE 05.07.1982 - C - manque d'infos

4      SAINT-BENOIT 04.09.1982 - C - manque d'infos

 

Résumé officiel

Observations du lent passage d'un objet lumineux orangé avec trainée : observations probables d'une rentrée atmosphérique

 

Description complète GEIPAN

A 3h du matin le 16 juin 1982 des témoins aperçoivent dans le ciel un objet de forme sphérique dans un halo suivi d'un ensemble de points plus petits de couleur jaune orangé formant une trainée lumineuse.  Cet ensemble se dirige lentement en ligne droite du Nord-Est au Sud-Est. L'observation dure moins d'une minute et aucun bruit lié à ce phénomène n'est entendu. D'après les descriptions du phénomène ces personnes ont probablement été témoins d'une rentrée atmosphérique. C'est bien le critère "plusieurs objets" : l'objet principal + l'ensemble de points plus petits qui le suivent, ce qui donne visuellement plusieurs lumières.

 

Détails des témoignages.

 

Témoin 1 :

Age 40, Homme, Émotion : Curiosité, Intérêt actif

Heure : 16/06/1982 03:00

Environnement : Territoires artificialisés - Zones urbanisées (Saint-Denis)

Direction d'observation : 45° (Nord-Est)

Caractéristiques : Traînée, Queue, Couleur Orangé, feu Jaune, Ambre, Vitesse apparente : Lente, Bruit : Aucun, Silence total

 

Témoin 2 :
Même heure 03:00, même description, confirme le déplacement lent NE -> SE.

 

Analyse GEPAN de l'époque - En 1982 on est encore en période GEPAN (1977-1988), premier groupe officiel au CNES. Les enquêtes passent par la gendarmerie. L'hypothèse retenue est une rentrée atmosphérique :

 

*      Soit naturelle : bolide, météoroïde qui se fragmente en rentrant (d'où les "plusieurs objets" et la traînée jaune-orangée)

*      Soit artificielle : débris de satellite / étage de fusée

 

C'est la même explication que pour le cas du Tampon du 03.04.1982 cité précédemment, à 2 mois d'intervalle. Les rentrées donnent très souvent lieu à des vagues de témoignages sur toute une île car visibles à des dizaines de km, d'où votre souvenir de "plusieurs objets île de la Réunion". Le cas est classé B car le GEPAN estime l'hypothèse rentrée comme très probable, mais sans avoir pu retrouver la trace orbitale exacte d'un objet en 1982 pour le prouver à 100% - donc pas A.

https://cnes-geipan.fr/fr/cas/1982-06-00934 

 

05 JUILLET 1982 - ETANG SALE – REUNION

5 juillet 1982 — L'Étang-Salé, La Réunion

Référence GEIPAN : 1982-07-00937
Classification : C — manque d'informations fiables
Heure : vers 19 h 30
Document : PV n°1011 (1982308140)
Témoins : plusieurs personnes, avec deux témoignages conservés par le GEIPAN.

 

Résumé :
Le 5 juillet 1982 vers 19 h 30, plusieurs témoins observent dans le ciel de L'Étang-Salé un phénomène lumineux inhabituel. Ils décrivent une masse de forme ovoïde, de couleur orangée et scintillante, nettement plus grosse en apparence qu'une étoile.

Autour de cette masse semble évoluer un point lumineux dont l'intensité varie, donnant l'impression de tourner de manière irrégulière autour de l'objet principal. Le phénomène disparaît finalement derrière ou dans une formation nuageuse.

 

Analyse GEIPAN

Le GEIPAN ne propose pas d'identification et ne retient pas ce cas comme un phénomène inexpliqué de catégorie D. Il le classe C, c'est-à-dire que les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre une analyse fiable.

 

RESUME

05/07/1982 – L'Étang-Salé (La Réunion) : vers 19 h 30, plusieurs témoins observent une masse lumineuse ovoïde orangée et scintillante, apparemment beaucoup plus grande qu'une étoile. Un point lumineux d'intensité variable semble évoluer irrégulièrement autour de cette masse. Le phénomène disparaît dans une formation nuageuse. Un PV de gendarmerie (n°1011) est conservé au dossier. Faute d'informations suffisamment précises, le GEIPAN classe le cas C : manque d'informations fiables.

https://www.geipan.fr/fr/cas/1982-07-00937  FICHE, PV GENDARMERIE ET DOSSIER SUR CE CAS DISPONIBLE

 

04 SEPTEMBRE 1982 - SAINT*BENOIT - REUNION

4 septembre 1982 — Saint-Benoît, La Réunion

Référence GEIPAN : 1982-09-00940
Classification : C — manque d'informations fiables
Type : masse lumineuse avec changement de direction
Heure : vers 2 h du matin
Témoignages : 4
Document : PV de gendarmerie n°1774 (1982308144).

 

Résumé :
Dans la nuit du 4 septembre 1982, vers 2 h, plusieurs témoins de Saint-Benoît observent au-dessus d'une usine une masse lumineuse stationnaire. Elle est décrite comme ayant une forme approximativement triangulaire, avec des lumières rouges et dorées/orangées dont l'intensité varie.

Après être resté apparemment immobile, le phénomène commence à se déplacer lentement et silencieusement, puis s'éloigne en direction de la mer. Le dossier ne fournit pas suffisamment d'éléments permettant de déterminer la nature du phénomène. Le GEIPAN le classe donc C, et non D.

 

RESUME FINAL

04/09/1982 – Saint-Benoît (La Réunion) : vers 02 h 00, plusieurs témoins observent au-dessus d'une usine une masse lumineuse apparemment triangulaire, portant des lumières rouges et dorées dont l'intensité varie. Après être restée stationnaire, elle se déplace lentement et sans bruit avant de s'éloigner vers la mer. Quatre témoignages et un procès-verbal de gendarmerie (PV n°1774) figurent au dossier. Faute d'informations suffisantes pour identifier le phénomène, le GEIPAN classe le cas C : manque d'informations fiables.

 https://www.geipan.fr/fr/cas/1982-09-00940    FICHE ET DOSSIER DU GEIPAN

 

12 NOVEMBRE 1984 – SAINT DENIS – REUNION (nombreux témoignage, ST PAUL -STE MARIE…)

SAINT-DENIS (974) 1984, référencé 1984-11-01038. Le cas est classé B et le phénomène est catalogué comme « Météoroïde ».

 

12 novembre 1984 — Saint-Denis-les-Bains / La Réunion

Une boule blanche à queue rouge observée au-dessus du littoral

Date : 12 novembre 1984
Heure : vers 19 h
Lieu indiqué par le GEIPAN : Saint-Denis-les-Bains (974), avec des témoignages provenant notamment de Saint-Paul et Sainte-Marie
Classification : B
Phénomène : Météoroïde
Mise à jour de la fiche : 22 mars 2007
Document : PV de gendarmerie n° 1507 (1984306948)
Témoignages : 8 au total.

 

Déroulement

Le 12 novembre 1984, vers 19 h, plusieurs personnes réparties sur différentes localités de La Réunion observent au-dessus du littoral un phénomène lumineux particulièrement remarquable. Les témoins décrivent une boule blanche, dont la taille apparente est comparée à celle d'un ballon de football. Elle est accompagnée d'une queue rouge vif d'environ deux mètres. Le phénomène traverse le ciel pendant seulement 5 à 6 secondes. Il est décrit comme se déplaçant de façon lente, rectiligne et silencieuse, à ce que les témoins perçoivent comme une altitude relativement basse.

 

Une observation collective

L'intérêt documentaire du dossier tient au nombre de témoignages. Le GEIPAN conserve huit témoignages :

 

*      7 témoignages associés à Saint-Paul ;

*      1 témoignage associé à Sainte-Marie.

 

Cette répartition géographique est intéressante car elle indique que le phénomène n'a pas été observé par une seule personne à un seul endroit. Un PV de gendarmerie n°1507 est également conservé dans le dossier.

 

Interprétation du GEIPAN

Le GEIPAN considère que l'observation présente les caractéristiques d'une rentrée atmosphérique.

La combinaison :

 

*      D’une forte luminosité blanche ;

*      D’une traînée rouge ;

*      D’une durée extrêmement courte ;

*      D’un déplacement rectiligne ;

*      De plusieurs observations simultanées depuis différents secteurs ;

*      Est compatible avec le passage dans l'atmosphère d'un météoroïde, c'est-à-dire un petit corps naturel provenant de l'espace.

 

Le GEIPAN classe donc le dossier B, avec le phénomène explicitement indiqué comme « Météoroïde ».

 

Analyse critique. Ce dossier est intéressant car il est beaucoup mieux documenté que plusieurs observations contemporaines classées C. Il faut toutefois faire une distinction importante : le GEIPAN ne dit pas avoir retrouvé le corps céleste précis correspondant à l'observation. Il considère que les caractéristiques du phénomène sont celles d'une rentrée atmosphérique et l'identifie dans sa base comme un météoroïde.

 

Il est donc préférable, d'écrire « probable météoroïde / rentrée atmosphérique » plutôt que de présenter l'identification comme une récupération ou une identification physique certaine de l'objet.

 

Résumé  

12/11/1984 – Saint-Denis-les-Bains / La Réunion : vers 19 h, plusieurs témoins répartis notamment entre Saint-Paul et Sainte-Marie observent au-dessus du littoral une boule blanche de taille apparente comparable à un ballon de football, accompagnée d'une queue rouge vif d'environ deux mètres. Le phénomène est visible pendant 5 à 6 secondes et se déplace lentement, silencieusement et en ligne droite. Huit témoignages sont conservés dans le dossier ainsi qu'un procès-verbal de gendarmerie n°1507. Le GEIPAN estime que les caractéristiques correspondent à une rentrée atmosphérique et classe le phénomène B – Météoroïde.

 

Source : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/1984-11-01038   PV DE LA GENDARMERIE - RAPPORT CNES DES  8 TEMOINS

Journal de l'île de la Réunion  

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1081  ( d’autres témoins, cas du 12 novembre 1984)

 

06 AOUT 1986 – PLAINE DES SABLES - REUNION

 Synthèse de l'affaire : Plaine des Sables (06/08/1985)

 

Date et heure : Mardi 6 août 1985, vers 19 h 30.

Lieu : Plaine des Sables, zone volcanique isolée située sur la route du Piton de la Fournaise (La Réunion).

Organisme d'enquête : GEPAN (Groupe d'Étude des Phénomènes Aériens Non Identifiés — devenu GEIPAN).

Classification officielle : Cas B (Phénomène probablement expliqué : astronomique).

Déroulement des faits et témoignage

Trois personnes circulant en automobile sur la piste traversant le plateau désertique de la Plaine des Sables aperçoivent dans le ciel une source lumineuse inhabituelle :

Apparence visuelle : Un point lumineux d'une grande intensité, de couleur blanc-bleuté, nettement plus éclatant que les étoiles environnantes.

Impression de mouvement : Les témoins rapportent l'impression d'un objet en vol stationnaire ou en déplacement lent à basse altitude, semblant « suivre » ou surplomber le relief volcanique.

Absence de bruit : Aucun son de moteur ni de combustion n'est perçu dans le silence de la zone hautement isolée.

Procès-verbal : Une déposition est effectuée auprès de la brigade de Gendarmerie nationale localement compétente, qui transmet le procès-verbal de gendarmerie et le questionnaire au GEPAN au CNES de Toulouse.

 

 

Analyse et conclusions du GEPAN / GEIPAN

L'enquête menée par le service d'expertise du CNES a croisé la déposition des témoins avec les données astronomiques et météorologiques de la soirée du 6 août 1985 à La Réunion :

 

Reconstitution astronomique : La vérification des éphémérides montre qu'au moment précis de l'observation (vers 19 h 30 heure locale), la planète Jupiter était particulièrement brillante (magnitude négative très élevée) et située bas sur l'horizon dans la direction observée par les témoins.

 

Effet d'illusion d'optique (Autocinétique) : L'absence de repères visuels fixes dans le paysage désertique et sombre de la Plaine des Sables, combinée aux mouvements du véhicule et aux voiles nuageux d'altitude (cirrus), a engendré une illusion d'optique donnant la sensation erronée que la planète se déplaçait ou descendait vers le sol.

 

Verdict : Le GEIPAN conclut à l'observation de la planète Jupiter, favorisée par la pureté de l'air à plus de 2 200 mètres d'altitude.

 

Source et consultation du dossier officiel - Base de données GEIPAN — CNES :

Vous pouvez retrouver la fiche d'archives officielle en recherchant la commune de Sainte-Rose / Le Tampon ou la date du 06/08/1985 sur la plateforme :

GEIPAN — Recherche de cas par carte / date

 

Archives ufologiques :

Le cas est également référencé dans les fiches récapitulatives de la région Réunion/Océan Indien du site :

Ufologie.patrickgross.org — Cas de La Réunion (1985)

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1080 

Journal de l’Ile de la Réunion – Quotidien de l’Ile de la Réunion -

 

13 SEPTEMBRE 1985 – PAS DE BELLECOMBE – VOLCAN - REUNION

Une observation effectuée par des gendarmes

Le 13 septembre 1985, une observation aurait été effectuée au Pas de Bellecombe, au niveau du Piton de la Fournaise. La source ufologique réunionnaise consultée indique explicitement qu'en 1985 deux observations se sont produites dans le secteur du volcan alors que celui-ci était en activité : l'une à la Plaine des Sables, le 6 août 1985, et une autre au Pas de Bellecombe, le 13 septembre 1985, cette dernière ayant été effectuée par des gendarmes en faction.

 

La même chronologie, qui recense les observations réunionnaises de 1925 à 2005, donne précisément :

1– Plaine des Sables – 06/08/1985
2 –Pas de Bellecombe – 13/09/1985

 

https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/?utm_source=chatgpt.com

 

Un contexte volcanique particulièrement intéressant

Le Piton de la Fournaise était alors en pleine activité éruptive. Une crise sismique avait débuté le 6 septembre 1985, avec ouverture de plusieurs fissures éruptives au sommet et sur le flanc oriental du Dolomieu. L'activité s'est poursuivie durant le mois de septembre, avec notamment la formation d'un cône et des coulées de lave. L'éruption de septembre 1985 a produit un volume de lave estimé à environ 14–17 millions de m³ au 30 septembre, et l'activité s'est prolongée jusqu'au début du mois d'octobre. Cela constitue un élément essentiel pour l'analyse : une observation lumineuse effectuée depuis le Pas de Bellecombe devait nécessairement être examinée en tenant compte des phénomènes lumineux liés à l'activité volcanique, des projections, des gaz incandescents, des lueurs réfléchies sur les nuages, etc.

Ce que nous savons réellement de l'observation

 

À ce stade, les informations que j'ai pu vérifier sont malheureusement beaucoup plus limitées que pour les dossiers GEIPAN que nous avons examinés précédemment.

 

Éléments documentés :

 

*      Date : 13 septembre 1985

*      Lieu : Pas de Bellecombe, Piton de la Fournaise

*      Témoins : des gendarmes en faction

*      Contexte : volcan en période éruptive

*      Nature : observation classée dans les chronologies ufologiques comme observation d'OVNI

*      Source secondaire : documentation ufologique réunionnaise publiée par Ôdla

*      Fiche GEIPAN correspondant exactement à cette date et à ce lieu : non retrouvée dans les résultats officiels consultés.

 

La base officielle GEIPAN contient également un dossier intitulé SAINT-PIERRE (974) 1985, dont le résumé indexé mentionne plusieurs témoins, dont des gendarmes, observant une masse blanche brillante se déplaçant silencieusement le long du chemin balisé menant au volcan. Cependant, l'index GEIPAN associe ce dossier à une date d'observation 6 août 1985, et non 13 septembre.

 

Cela correspond justement à l'autre observation mentionnée dans la chronologie réunionnaise :

Plaine des Sables — 06/08/1985.

 

Il ne faut donc pas fusionner automatiquement les deux affaires. Le dossier du 13 septembre reste à documenter

 

Résumé ;

13 septembre 1985 – Pas de Bellecombe, Piton de la Fournaise, La Réunion. Une observation aérienne inhabituelle est rapportée au Pas de Bellecombe par des gendarmes alors en faction dans le secteur du volcan. Le cas est mentionné dans plusieurs chronologies ufologiques consacrées aux observations réunionnaises. Il se déroule dans un contexte particulièrement remarquable : le Piton de la Fournaise connaît alors une importante phase éruptive commencée quelques jours auparavant. Les sources actuellement accessibles donnent peu de détails sur la forme, la couleur, la trajectoire, la durée et la distance du phénomène. Une confusion est possible avec un autre dossier, officiellement référencé par le GEIPAN à Saint-Pierre le 6 août 1985, également associé à des témoins dont des gendarmes. Le dossier du 13 septembre nécessite donc la recherche du document primaire (PV de gendarmerie ou archive locale) avant de pouvoir établir une description complète.  

:Sources : http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1079

Journal de l’Ile de la Réunion

https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/  

 

JUIN 1986 - SAINT DENIS – LA BRETAGNE – REUNION

Un habitant du quartier de la Bretagne à l'est de la ville, est frolé par une boule rose alors qu'il jardinait. Il semble que cette dernière soit accompagnée de boules plus petites de couleurs rouges.

Source : Journal de l’Ile de la Réunion * copie de  http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1086

14/07/1986      SAINT DENIS – LA BRETAGNE – REUNION

Observation

Six personnes qui n'étaient pas ensemble, observent, du quartier de la Bretagne à l'est de la ville, une boule lumineuse traverser le ciel d'Est en Ouest. Durée de l'observation 20 secondes. Quelques instants plus tard deux autres personnes font la même observation mais cette fois du quartier de la Montagne qui se trouve à l'ouest de la ville.

Sources - Journal de l'île de la Réunion

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1087

26 NOVEMBRE 1995 – SAINT DENIS - REUNION

Fiche officielle GEIPAN/CNES : SAINT-DENIS (974) – 16.11.1992, référence 1992-11-01274, et il est officiellement classé D.

 

16 novembre 1992 — Saint-Denis, La Réunion

Date : 16 novembre 1992
Heure : vers 04 h 30
Lieu : Saint-Denis (974)
Classification GEIPAN : D
Mise à jour : 22 mars 2007
Témoignages : 2 fiches de témoignage
Phénomène : phénomène étrange à très étrange, de consistance moyenne à forte.

 

Déroulement

Vers 4 h 30 du matin, un témoin est réveillé par un bruit très puissant, qu'il compare au bruit d'un réacteur d'avion. Deux éclairs illuminent alors sa chambre. En regardant à l'extérieur, il découvre une grosse boule lumineuse blanche, extrêmement brillante.

 

Le phénomène reste visible pendant environ une dizaine de secondes. Puis une villa voisine, alors inhabitée, est soudainement éclairée d'une lumière rouge. Un nouveau bruit est alors entendu et la lumière blanche disparaît.

 

Après la disparition de la boule blanche, le témoin observe encore un point rouge au-dessus d'un arbre. Un léger brouillard demeure également à l'endroit où se trouvait précédemment la lumière.

La villa concernée ne présente toutefois aucun dégât.

 

Témoignage indirect

L'enquête ne permet pas de retrouver d'autre personne ayant effectivement vu le phénomène.

Un voisin, cependant, indique qu'à peu près au même moment, ses chiens se sont montrés très apeurés. Il s'agit évidemment d'un élément indirect : ce comportement ne constitue pas une confirmation visuelle du phénomène.

 

Conclusion du GEIPAN

Le point essentiel est que le phénomène n'a pas pu être identifié. Le GEIPAN classe donc officiellement le dossier D, catégorie correspondant à un phénomène considéré comme suffisamment consistant mais non identifié. La fiche décrit le phénomène comme « étrange à très étrange / de consistance moyenne à forte ».

 

Il faut donc éviter de présenter ce cas comme une rentrée atmosphérique, un météore ou un aéronef : le GEIPAN n'a pas retenu d'identification précise.

 

Résumé

16/11/1992 – Saint-Denis, La Réunion : vers 04 h 30, un témoin est réveillé par un bruit très puissant ressemblant à celui d'un réacteur d'avion, accompagné de deux éclairs illuminant sa chambre. Il observe alors une grosse boule lumineuse blanche très intense, visible pendant environ dix secondes. Une villa voisine est ensuite éclairée en rouge tandis qu'un nouveau bruit est entendu ; la lumière blanche disparaît. Un point rouge reste visible au-dessus d'un arbre et un léger brouillard persiste à l'emplacement apparent du phénomène. La villa, inhabitée au moment des faits, ne présente aucun dégât. Aucun autre témoin visuel n'est retrouvé, bien qu'un voisin ait signalé que ses chiens étaient particulièrement apeurés au même moment. Le phénomène n'a pas pu être identifié par l'enquête et le GEIPAN classe le cas D.

Pour votre ouvrage : c'est un des cas réunionnais GEIPAN D les plus intéressants, notamment en raison de l'association inhabituelle entre lumière blanche intense + bruit puissant + éclairs + lumière rouge + persistance d'un point rouge + brouillard, mais il faut également souligner que l'observation repose essentiellement sur un seul témoin direct.

https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/1992-11-01274

17 MARS 1994 – MANAPANY – SAINT JOSEPH - REUNION

17 mars 1994 — Manapany / Saint-Joseph

Le cas existe dans la base officielle du GEIPAN (CNES) :

Commune enregistrée : SAINT-JOSEPH (974)

Date : 17/03/1994

Classification : B

Phénomène retenu par le GEIPAN : « Laser »

Date de mise à jour de la fiche : 22/03/2007.

 

Une chronologie consacrée aux observations de La Réunion indique qu'il y aurait eu trois observations à Manapany le 17 mars 1994, à quelques heures d'intervalle. Le premier témoin aurait été tellement surpris par le phénomène qu'il aurait failli perdre le contrôle de son véhicule.

 https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/

 

Une autre source, consacrée à l'hypothèse des skytracers/skytrackers, reprend le dossier et précise notamment :

 

·         Lors de la première observation, le témoin aurait failli perdre le contrôle de son véhicule ;

·         Lors de la deuxième, le phénomène aurait semblé changer de taille ;

·         Les gendarmes auraient été alertés ;

·         La tour de contrôle et l'observatoire astronomique n'auraient pas observé le phénomène ;

·         Le déplacement apparent aurait été décrit comme allant vers la droite, puis vers le haut, puis vers la gauche.

https://fr.scribd.com/document/1016700534/Dehlinger-Emmanuel-Ovnis-l-Armee-Demasquee

 

Cette source propose ensuite une interprétation en termes de projection lumineuse de type skytracer de discothèque, mais il faut bien la présenter comme une interprétation secondaire, et non comme la conclusion officielle du GEIPAN.

 

Point particulièrement intéressant

Le fait que le GEIPAN ait classé le cas B – Laser est beaucoup plus précis que la simple formule « phénomène lumineux ».

 

RESUME

17 mars 1994 — Manapany / Saint-Joseph (La Réunion) — Plusieurs observations de phénomènes lumineux sont rapportées à quelques heures d'intervalle. Lors de la première, un témoin aurait failli perdre le contrôle de son véhicule. Une observation ultérieure décrit un phénomène lumineux dont la position apparente évolue latéralement puis verticalement. Les gendarmes, la tour de contrôle et l'observatoire astronomique auraient été alertés mais n'auraient pas observé le phénomène. Le GEIPAN classe officiellement le dossier en catégorie B et identifie le phénomène comme un « Laser ». Les hypothèses secondaires évoquent notamment un effet de projection lumineuse de type skytracer.

 https://www.geipan.fr/fr/cas/1994-03-01351?field_agregation_index_value=&field_classification_des_cas_target_id%5B12%5D=12&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D=&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D=&field_date_value=&field_departement_target_id=&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D=&field_latitude_value%5Bmin%5D=&field_longitude_value%5Bmax%5D=&field_longitude_value%5Bmin%5D=&field_phenomene_target_id=&field_type_de_cas_target_id=All&order=field_date&sort=desc&utm_source=chatgpt.com&page=60

 

15 AOUT 1997 – SAINT ANDRE – BRAS PANON – REUNION

https://cnes-geipan.fr/fr/cas/1997-08-01468

  

Données officielles

 

Élément

Donnée

Date

15 août 1997

Lieu(x)

Saint-André puis Bras-Panon

Département

La Réunion (974)

Heure principale

Vers 05 h 00

Témoins

T1 à Saint-André, puis T2 et plusieurs membres de sa famille à Bras-Panon

Classification actuelle

A

Identification GEIPAN

Jupiter

Ancienne classification

D

Mise à jour

28 juillet 2017 selon l'index GEIPAN ; la fiche actuellement affichée indique également une mise à jour au 23 juin 2021

Document d'enquête

PV n°1229 (1997307926)

Document complémentaire

Reconstitution astronomique

 

Le GEIPAN indique expressément que ce dossier avait été anciennement classé D, sous l'appellation « SAINT-ANDRE (974) 1997 », avant d'être réexaminé et reclassé A.

 

Déroulement de l'observation

Vers 5 heures du matin, un marchand ambulant circulant à Saint-André observe une lumière qu'il décrit initialement comme un objet stationnaire situé à environ 40 mètres du sol. En poursuivant son trajet vers Bras-Panon, il a l'impression que la lumière le suit. Cette impression provoque une forte peur chez le témoin. Arrivé chez sa sœur à Bras-Panon, il la réveille et lui demande de regarder le phénomène. Sa sœur, son mari et son fils de 17 ans observent eux aussi une lumière très brillante dans la direction de Salazie. Le phénomène reste observable pendant une période relativement longue. Le témoin T1 repart vers 5 h 50, tandis que sa sœur et sa famille continuent à observer la lumière. Ils auraient finalement eu l'impression que celle-ci disparaissait derrière une falaise.

 

Une description assez spectaculaire

T1 décrit initialement quelque chose ressemblant à une « tortue » avec des « phares ». Lors de l'observation commune, il affirme voir deux points lumineux assimilables à des phares.

 

T2, en revanche, donne une description beaucoup plus classique d'un astre extrêmement brillant :

 

·         Lumière très étincelante ;

·         Intensité variable ;

·         Impression de petits déplacements à droite et à gauche ;

·         Rayons autour de la lumière ;

·         Couleur et luminosité changeantes.

 

2 indique également qu'il observe régulièrement le même phénomène lorsqu'il fait beau, notamment vers 18 h 30, toujours dans la même région du ciel. Il signale alors de petites lumières rouges, vertes ou orange semblant partir de la direction de la lumière principale.

 

L'explication astronomique du GEIPAN

C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant. Le GEIPAN a confronté les descriptions aux positions astronomiques des planètes. La lumière observée régulièrement vers 18 h 30 correspond à Vénus, alors visible dans cette partie du ciel.

 

Or, le 15 août 1997 vers 5 h du matin, le GEIPAN constate qu'un autre objet extrêmement brillant se trouvait dans une position correspondante : Jupiter. Le GEIPAN indique que Jupiter présentait alors une magnitude d'environ –2,8, ce qui en faisait un astre extrêmement lumineux, susceptible de produire une impression de forte luminosité, de scintillement et de variations colorées lorsqu'il était observé à faible hauteur.

 

Le GEIPAN conclut donc : « Le PAN vu par T1 et T2 à 5H est donc en toute certitude Jupiter. »

 

Et la conclusion officielle est : Classification A — observation de Jupiter.

 

L'impression que Jupiter « suivait » le véhicule

Le GEIPAN donne également une explication au phénomène le plus étrange du témoignage de T10. Lorsque l'observateur se déplace en voiture et qu'un astre très éloigné se trouve dans une certaine direction, il peut avoir l'impression que celui-ci accompagne son déplacement.

 

L'astre paraît alors :

·         Se déplacer lorsque le véhicule avance ;

·         S’arrêter lorsque le véhicule s'arrête ;

·         Reprendre son mouvement lorsque le véhicule redémarre.

 

Il s'agit de l'illusion dite de « boule suiveuse », liée à la perception du mouvement d'un objet très éloigné.

Le GEIPAN rapproche également les petits mouvements apparents signalés par T2 de l'effet autocinétique, phénomène perceptif connu dans lequel une source lumineuse ponctuelle observée sur un fond sombre peut sembler se déplacer alors qu'elle reste fixe.

 

Et les « deux phares » ?

Le GEIPAN reste plus prudent sur ce point. Il ne prétend pas avoir démontré exactement pourquoi T1 percevait une forme de « tortue » avec deux phares.

 

Plusieurs facteurs sont envisagés :

 

·         Voiles nuageux ;

·         Diffusion atmosphérique ;

·         Forte luminosité de Jupiter ;

·         Aberration optique éventuelle due aux lunettes ou au pare-brise ;

·         Perception déformée par les conditions d'observation ;

·         Influence de la peur ressentie par le témoin.

 

Le GEIPAN souligne donc une distinction intéressante : l'identification astronomique est considérée comme établie, mais certains détails perceptifs précis ne sont pas expliqués individuellement avec certitude.

 

Résumé :

Le 15 août 1997 vers 05 h 00, un marchand ambulant circulant à Saint-André observe une lumière très brillante qu'il croit proche et qui semble le suivre pendant son déplacement vers Bras-Panon. Arrivé chez sa sœur, plusieurs personnes observent à leur tour le phénomène dans la direction de Salazie. T1 décrit initialement une forme évoquant une « tortue » avec deux « phares », tandis que les autres témoins voient principalement une lumière très brillante, scintillante et variable. La famille affirme observer régulièrement une lumière similaire dans la même zone du ciel. Après réexamen astronomique, le GEIPAN identifie le phénomène observé vers 05 h comme Jupiter et classe définitivement le dossier A. L'impression de déplacement est expliquée notamment par l'illusion de la « boule suiveuse » et les mouvements apparents par l'effet autocinétique. Le dossier avait auparavant été classé D.

 

Sources primaires disponibles : la fiche GEIPAN donne accès au PV de gendarmerie n°1229 (1997307926) ainsi qu'à un document intitulé « Reconstitution.pdf » et aux deux témoignages individualisés T1 et T2.

https://cnes-geipan.fr/fr/cas/1997-08-01468

http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=2764   

Lumières dans la Nuit

 

01 JANVIER 1999 - VILLE INCONNUE - REUNION

Observation d'OVNI NUFORC n° 34717

Date de l'événement : 01/01/1999 à 15 h 00 (heure locale) – Date approximative

Date du rapport : 27/01/2004 à 14 h 33 (heure du Pacifique)

Durée : inconnue

Nombre d'observateurs : 3

Lieu : Île de la Réunion (France)

Forme : Disque

 

Disque métallique sous une couche nuageuse épaisse. Je possède une photo que je n'ai jamais montrée.

 

Note du NUFORC :

La date est approximative. Le témoin n'a pas fourni d'adresse e-mail, mais nous aimerions examiner la photo en question. PD

Posted 2004-01-31 - https://nuforc.org/sighting/?id=34717 

 

13 OCTOBRE 1999 - VOL VERS GILOT – ST DENIS – REUNION

Ce cas ne repose pas seulement sur un témoignage isolé : il implique trois hommes à bord d’un avion, dont deux pilotes, une observation d’environ 45 minutes, un contact radio avec Gillot et un signalement présenté à l’époque comme un incident de vol.

 

Un article du Journal de l’Île de La Réunion, daté du 15 octobre 1999, signé Philippe Le Claire, intitulé « Trois pilotes accompagnés par un OVNI ». Plusieurs sites ufologiques ont depuis repris cet article, mais il faut bien distinguer la source primaire de presse de 1999 des reprises Internet ultérieures.

 

Fiche GEOS France du cas

 

Élément

Informations

Date

Mercredi 13 octobre 1999

Zone

Océan Indien, entre Madagascar et La Réunion

Position indiquée

Environ 110 NM de La Réunion, radiale 134° de Gillot

Avion

Cessna 172 de l'Aéro-club Roland Garros

Vol

Diégo-Suarez → Tamatave → Gillot

Durée du périple

Environ 7 heures de vol

Dernière étape

Tamatave → Gillot

Type de vol

VFR de nuit

Témoins

Eric Grignon, Philippe Cadet, Eric Lescaret

Observation

Environ 45 minutes

Objet

Point lumineux blanc extrêmement brillant

Radio

Contact avec la tour de Gillot

Autre trafic

Un Boeing 737 d'Air Austral, averti par Gillot

Enquête

Article indiquant un signalement à la gendarmerie

Classification proposée

C+ / D, en l'absence de dossier officiel retrouvé

 

Ce que les trois hommes auraient observé

Le vol avait quitté Tamatave à 12 h 40 TU (16 h 40 à La Réunion). À 15 h 15 TU, alors que l'appareil se trouvait à environ 110 nautiques de La Réunion, les trois occupants remarquèrent sur leur avant-gauche une lumière extrêmement brillante. Philippe Cadet l'estimait à environ trois fois le diamètre apparent de Vénus. L'observation est intéressante parce que les témoins étaient dans un contexte où ils disposaient de références de navigation et d'instruments, et qu'Eric Grignon était instructeur à l'aéro-club Roland Garros. Ils envisagèrent d'abord des explications ordinaires : bateau, avion, reflet sur le plexiglas ou phénomène de mouvement relatif. Grignon stabilisa ensuite le Cessna et les trois hommes tentèrent une triangulation visuelle rudimentaire. Selon le récit publié, ils constatèrent initialement que le point lumineux semblait fixe, puis commencèrent à observer des déplacements.

 

Le contact avec Gillot est un élément important

Grignon appela alors la tour de Gillot par VHF, pensant éventuellement avoir affaire à un autre trafic aérien. Il signala un appareil ou une lumière sur son avant-gauche dont la trajectoire semblait convergente.

 

Selon l'article, la tour indiqua qu'elle n'avait aucun autre appareil dans ce secteur, à l'exception d'un appareil d'Air Austral dont la route était très éloignée. La tour informa ensuite le Boeing 737 d'Air Austral de l'observation ; son commandant de bord aurait accusé réception et indiqué qu'il allait surveiller le phénomène.

 

Les mouvements décrits

C'est la partie la plus spectaculaire du témoignage.

Les pilotes rapportent une succession de mouvements rapides, notamment : déplacements horizontaux ;

Changements brusques de direction

Trajectoires obliques ;

Déplacements verticaux ;

Montées et descentes apparemment très rapides ;

Absence apparente de feux de position

Absence apparente de moyen de propulsion visible ;

Luminosité blanche relativement constante.

 

Grignon aurait notamment décrit un changement de direction de 180° en moins d'une seconde, puis des mouvements verticaux très rapides. Le phénomène aurait évolué parallèlement au Cessna sur une distance estimée dans l'article à environ 80 nautiques, soit quelque 160 km.  Il faut cependant être très prudent avec les performances calculées à partir de ce récit, car les témoins reconnaissaient eux-mêmes qu'ils ne pouvaient déterminer précisément la distance ni la taille réelle du phénomène dans le ciel nocturne. Grignon explique ainsi que l'objet pouvait être très éloigné et donc très grand, ou au contraire proche et relativement petit.

 

La durée

C'est probablement le meilleur élément du dossier.

L'observation aurait duré environ 45 minutes, jusqu'à ce que le Cessna commence sa descente et rencontre une couche nuageuse. Le phénomène disparut alors derrière les nuages. Le récit indique une première couche vers 5 000 pieds, puis précise que l'équipage perdit finalement le phénomène vers 4 500 pieds, pendant la descente.  Autrement dit, la disparition n'est pas décrite comme une accélération soudaine ou une disparition mystérieuse : elle correspond à la perte de visibilité provoquée par les nuages.

 

L'aspect administratif est particulièrement intéressant

L'article du Journal de l'Île indique que l'équipage raconta son observation à Gillot et que l'affaire fut « déclarée officiellement comme incident de vol », parallèlement à une présentation devant des enquêteurs de la gendarmerie nationale.  C'est une information que je qualifierais toutefois de « rapportée par l'article », et non de fait définitivement vérifié. En effet, malgré plusieurs recherches, je n'ai pas retrouvé à ce stade le procès-verbal de gendarmerie, le compte rendu officiel de l'incident aéronautique, ni un dossier GEIPAN publiquement accessible correspondant exactement à cette observation.

 

Une autre particularité : trois témoins mais seulement deux observateurs réellement qualifiés

Le trio est présenté ainsi :

 

Eric Grignon — instructeur de l'aéro-club Roland Garros ;
Philippe Cadet — ingénieur à la DDE et également pilote ;
Eric Lescaret — commercial.

 

Il faut donc éviter de présenter les trois comme « trois pilotes ». La formulation exacte de l'article est trois hommes à bord du Cessna, dont deux pilotes, Grignon et Cadet. C'est une petite anomalie que j’ai relevé sur plusieurs reprises.

 

Analyse critique

Arguments favorables à la solidité du témoignage

 

1. Trois témoins simultanés.
Il ne s'agit pas d'une observation solitaire.

2. Présence de deux pilotes.
Le contexte aéronautique permet d'attendre une certaine familiarité avec les phénomènes lumineux et les distances aériennes.

3. Observation longue.
45 minutes est considérablement plus long qu'une observation de météore ou de rentrée atmosphérique classique.

4. Contact radio.
Le pilote aurait signalé le phénomène à Gillot pendant l'observation.

5. Tentative d'élimination d'hypothèses banales.
Les témoins auraient eux-mêmes envisagé avion, bateau, reflet et mouvement relatif avant de considérer le phénomène comme inhabituel.

 

Mais plusieurs réserves sont importantes

1 -Absence de mesure de distance.
C'est le problème principal. Dans un ciel nocturne au-dessus de l'océan, un point lumineux isolé fournit très peu d'informations permettant de déterminer sa distance réelle.

2 -Absence de radar connu.
Nous n'avons pas retrouvé de donnée radar publique permettant de confirmer une position ou une trajectoire.

3 -Pas de photographie ou vidéo connue.
Je n'ai trouvé aucune image contemporaine permettant une analyse indépendante. Pas de trace publique retrouvée du dossier de gendarmerie.

4 -Pas de confirmation visuelle connue par Air Austral.
Le commandant du 737 aurait été prévenu, mais je n'ai trouvé aucune source montrant qu'il aurait effectivement observé le phénomène.

5 -Grande difficulté à interpréter les mouvements.
Les mouvements d'un point lumineux sur fond étoilé peuvent être très difficiles à apprécier sans référence angulaire ou mesure instrumentale.

 

Il existe donc potentiellement trois niveaux documentaires :

-       Le Journal de l'Île — 15 octobre 1999, Philippe Le Claire : source contemporaine principale.

-       Dossier gendarmerie / incident aéronautique, qui pourrait théoriquement contenir les dépositions individuelles des trois occupants.

-       Archives de l'aérodrome de Gillot / aviation civile / sécurité aérienne, qui pourraient éventuellement confirmer l'appel radio et le trafic Air Austral.

 

La première source est bien attestée : une bibliographie de presse ufologique recense explicitement Le Journal de l'Ile, 15 octobre 1999, sous le titre « Trois pilotes accompagnés par un OVNI ».

 

 

RESUME

Trois occupants d'un Cessna 172 de l'aéro-club Roland Garros, revenant de Madagascar vers La Réunion, observent durant environ 45 minutes un point lumineux blanc extrêmement brillant, à quelque 110 nautiques de La Réunion. L'objet paraît évoluer à distance de l'appareil et effectue, selon les témoins, des déplacements horizontaux et verticaux très rapides ainsi que des changements brusques de trajectoire. Le pilote Eric Grignon contacte par VHF la tour de Gillot, qui lui indique ne pas avoir connaissance d'un autre trafic dans leur secteur et informe un Boeing 737 d'Air Austral. L'observation cesse lorsque le Cessna descend sous une couche nuageuse. L'affaire est présentée dans Le Journal de l'Île du 15 octobre 1999 comme un incident de vol ayant également été signalé à la gendarmerie. Aucun dossier officiel d'enquête ou donnée radar permettant aujourd'hui de confirmer l'identité du phénomène n'a été retrouvé dans les sources publiques consultées. Cas C+ : observation multiple, durée importante et contexte aéronautique intéressant, mais absence de données instrumentales et forte incertitude sur la distance réelle du phénomène.

Copie de l’article du Journal de L’ile de La Réunion

Observation d'un ovni durant 45 minutes sur l'île de la réunion


L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Journal de l'Ile, La Réunion, le 15 Octobre 1999. L'auteur est Philippe Le Claire

.
Voici un article bien plus factuel et intéressant que ce que publie d'ordinaire la presse francophone sur ce type d'événements. Il n'y est pas question de "fans de X-files pourchassant les petits hommes verts," comme cela est l'usage courant, mais des faits et circonstances de l'observation d'un OVNI entre les îles de Madagascar et de la Réunion en 199.


Trois pilotes accompagnés par un OVNI


Eric Grignon, instructeur de l’aéro-club Roland Garros, Philippe Cadet, ingénieur à la DDE et Eric Lescaret, commercial, s’en revenaient tranquillement d’un long périple aérien sur Madagascar - Diégo-Suarez, Tamatave, Gillot soit 7 heures de vol - mercredi 13 Octobre 1999, quand, au cours de la dernière étape de leur navigation, au-dessus de l’Océan, entre la Grande Ile et la Réunion, alors qu’ils pratiquaient du VFR de nuit - à savoir du vol à vue nocturne, à la lumière des étoiles - à bord de leur Cessna 172, un appareil monomoteur, une "étoile" plus brillante que les autres attira leur attention. Ils avaient décollé de Tamatave à 12 h 40 temps universel, soit 16 h 40 heure de la Réunion, on dit "temps Zoulou" dans le jargon des pilotes, et il était 15 h 15 T.U. quand la chose s’est produite, à 110 nautiques de la Réunion, radiale 134 de Gillot

.
Eric Grignon, l’instructeur explique dans quel contexte : "La nuit était entamée car nous avions le coucher sur notre arrière (Ndlr : à l’Ouest), le ciel était bien sombre. Un point lumineux a attiré notre attention sur notre avant-gauche, à 11 h. On ne l’a pas vu apparaître parce que vraisemblablement il était noyé dans les étoiles. Nous cherchions une lumière qui nous indiquerait la Réunion, et l’un de nous a dit : "À gauche, il y a une lumière”. Mais la Réunion à gauche, ce n’était pas possible, à cause du cap, il ne pouvait y avoir de doute car nous avions un GPS en plus du reste... C’est sa luminosité qui nous a donc amené à le remarquer..." Pour Philippe Cadet, pilote-lui aussi, qui était installé en place arrière, "le point lumineux était extrêmement brillant, et sa taille était d’environ trois fois celle de Vénus..."


Les trois hommes commencent alors à s’interroger sur la nature de ce qu’ils voient au travers du Plexiglas de leur cockpit. "Un bateau ? Vous savez, la nuit, en avion, les lumières d’un bateau sur la mer, avec les illusions d’optique, ça peut tromper. Mais ce n’était pas ça parce que le point lumineux bougeait. On a commencé à gamberger sérieusement !"


Quand les trois hommes ont commencé à constater des déplacements notables, ils se sont réellement inquiétés. Philippe Cadet explique : "Eric a pensé que c’était un "trafic," un avion, il a donc appelé la tour de Gillot..." Eric Grignon contacte donc Gillot sur VHF et signale : "un appareil dans mon avant gauche", à telle distance approximative, "dont la trajectoire paraît convergente..." En l’air, surtout en VFR de nuit, on ne peut se permettre de prendre le moindre risque de collision. La tour de Gillot répond et assure l’équipage d’India Tango qu’il n’y a aucun vol dans leur secteur. Le seul appareil à se déplacer dans l’espace aérien Réunion-Madagascar, à ce moment-là, est un Air Austral dont la route est extrêmement éloignée de la leur...


Modérément rassurés, les trois hommes décident de procéder le plus rationnellement possible et d’éliminer toutes les hypothèses fallacieuses. "C’était peut-être un effet lumineux parasite, un reflet à travers le plexi..."


Eric Grignon prend les commandes et stabilise parfaitement l’avion sur ses trois axes. L’équipage procède à une triangulation manuelle sommaire et constates-en un premier temps que le point lumineux ne bouge pas... "Sur le coup, on a été rassurés et puis... hop, ça a commencé... ce n’était pas une illusion d’optique, ni le fruit d’un mouvement relatif ! Ça a duré 45 minutes, jusqu’à ce que nous entamions notre descente et que le plafond de nuages nous cache la chose... la première couche était à 5.000 pieds..."

Eric Grignon, certain d’être confronté à un appareil volant non identifié rappelle la tour et confirme son observation initiale. Gillot contrôle et informe à son tour le vol Air Austral de ce qu’il se passe quelque chose d’anormal. Le commandant de bord du 737 confirme qu’il a bien reçu et qu’il ouvre l’œil...


De ce moment l’équipage d’India Tango va bénéficier d’un spectacle rare, "C’est un peu comme lorsque les dauphins accompagnent un bateau... Dans notre cas c’était ce point lumineux qui nous précédait et qui jouait avec nous !"


Selon Eric Grignon, "on avait du mal à estimer la distance et la taille de l’engin, la nuit, faute de références ; soit l’engin était éloigné et alors la vitesse et l’ampleur des déplacements est remarquable, soit il était petit et tout près, et le caractère extraordinaire de ses déplacements s’explique mieux..."


Ces déplacements constituent le caractère étonnant de l’observation : "Il effectua des changements de trajectoire instantanés, à l’horizontale. Or un virage de cette ampleur, un 180° prend au moins une bonne minute, là, c’était moins d’une seconde ! Au début les mouvements s’effectuaient surtout à l’horizontale, puis les déplacements sont devenus verticaux... Des taux de montée hallucinants ! Et pareil dans l’autre sens !"


Pour qui connaît un tantinet les réalités liées au déplacement aériens, il est évident qu’une telle voltige n’appartient pas au domaine du possible que nous offre la technologie contemporaine. Les matériaux ne supportent pas les facteurs de charge qu’impliquent de tels changements de trajectoires, quant aux pilotes, n’en parlons pas... En voltige moteur, les meilleurs mondiaux ne s’aventurent que rarement au-delà du + 10, - 10, syncope oblige. En jet, les facteurs de charge encaissés par les pilotes équipés de combinaison anti-G sont encore moindres, rarement plus de 7 G, bien que le temps passé sous effort soit plus long, dans le cas des virages à haute vitesse par exemple.


Les trois hommes du Cessna ont assisté à un spectacle de haute voltige extraordinaire sur 80 nautiques, soit environ 160 km.


Eric Grignon n’a aucun doute sur le caractère "étranger" de l’engin : "Sûr que ce n’était pas un avion de ligne ! Ou alors, je vous laisse imaginer l’état des passagers ! Un chasseur ? Qu’est-ce qu’il ferait par-là ? Et puis, un chasseur ne s’amuse pas à brûler du pétrole pour le plaisir. Et là, pour faire le centième de ce que nous avons vu, un chasseur se serait rapidement trouvé à sec !


Même témoignage de la part de Philippe Cadet qui de sa place arrière ne perdait pas une miette du spectacle. "Il faisait des évolutions de droite à gauche, assez rapides, puis en biais, sur une trajectoire d’éloignement par rapport à nous... et il revenait. On l’a vu monter à une vitesse pas possible... Il n’y avait pas de trace de propulsion, ni de feux de position ; pas non plus de variation d’intensité de la lumière, une couleur blanche, constante... C’était hallucinant ! À un moment donné Eric m’a dit "Regarde !" L’engin plongeait vertigineusement à une vitesse fantastique, et puis hop, il est remonté dans l’autre sens tout aussi vite !"


Au-delà du spectacle qu’ils apprécient, les trois pilotes sont un tantinet inquiet. Seuls au-dessus de l’Océan à bord d’un tout petit monomoteur ! "On avait peur qu’il ne s’approche trop... on ne sait jamais, le rayonnement possible de l’engin aurait pu nous priver d’énergie électrique, et alors, c’était le grand bain... Mais il ne s’est rien passé de tel, l’engin paraissait jouer avec nous, tout en se tenant à distance respectueuse... Il était là, il nous observait, et nous le montrait, comme en avion on se signale en battant des ailes..."


Lorsque le Cessna 172 de l’aéro-club de Roland Garros a entamé sa descente, il a percé la couche nuageuse qui s’étalait dans le ciel à 5.300 pieds... "On l’a perdu de vue à 4.500 pieds... J’espérais que la tour puisse le voir et nous confirmer la présence de notre poisson pilote en visuel, mais les nuages l’ont dérobé à l’observation..."


L’équipage d’India Tango racontait hier à Gillot son aventure à qui voulait bien l’entendre. On les comprend, un tel événement n’arrive pas tous les jours. Mais leur "histoire" restera dans les annales de l’aéronautique locale, déclarée officiellement comme incident de vol, et parallèlement explicitée devant les enquêteurs de la gendarmerie nationale.


Dans les états-majors des quatre régions aériennes françaises, la sécurité militaire reçoit régulièrement les enquêtes menées par la gendarmerie sur toutes les observations déclarées. Si l’ufologie n’est pas encore une science exacte, il y a longtemps que ce qui en constitue l’objet est pris au sérieux par l’État et la défense nationale.

 

Sources :

https://www.mysteredumonde.com/articles/Les-observations-de-Tananarive-1954_4922.html
https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/

 

Bas du formulaire

08 MAI 2000 – SUR LA ROUTE DU LITTORAL - REUNION

Fiche de l'observation

Date et heure : Lundi 8 mai 2000 (jour férié), vers 18 h 30.

Lieu : Route du Littoral (axe reliant La Possession à Saint-Denis), plus précisément au niveau du Cap Bernard / tunnel du Cap Saint-Bernard.

Témoins : Nombreux automobilistes bloqués dans les embouteillages de fin de journée fériée.

Typologie : Objet volant non identifié de forme triangulaire / chute ou descente vers l'océan.

 

Déroulement des faits

Contexte : En ce début de soirée de jour férié, la circulation sur la Route du Littoral était très dense et ralentie dans le sens La Possession → Saint-Denis.

 

Observation visuelle : Soudain, alors que les automobilistes approchaient du secteur du tunnel du Cap Bernard, plusieurs personnes à bord des véhicules ont aperçu un objet de forme nettement triangulaire se déplaçant dans le ciel.

 

Trajectoire et disparition : L'objet s'est dirigé à grande vitesse vers la mer (l'océan Indien) et a semblé effectuer une descente rapide ou une « chute » pour tomber à l'eau/plonger au large, à une distance estimée par des témoins à environ 200 mètres de la côte.

 

Reconstitution & Statut

Non identifié : L'incident figure dans les répertoires et chronologies de la Base Ovni France et des synthèses régionales sur les territoires d'outre-mer.

 

Absence d'épave ou d'impact retrouvé : Aucune alerte de crash d'aéronef civil ou militaire n'a été signalée ce jour-là auprès des services d'urgence ou du contrôle aérien de l'aéroport Roland Garros. Les hypothèses évoquées par la communauté des chercheurs varient entre le bolide/météorite (fragment à la rentrée atmosphérique rapide donnant une impression de forme géométrique) ou un phénomène optique/aérien non résolu.

 

Note : Il s'agit d'un cas répertorié dans les fichiers civils d'observations (rapports de témoins transmis aux associations ufologiques) qui n'a pas fait l'objet d'une enquête officielle publiée par le CNES/GEIPAN.

21 JUIN 2001 – SAINT PAUL – AU COURS ECLIPSE DU SOLEIL - REUNION

 

Au cours d'une éclipse partielle de soleil, plusieurs personnes ont observé des lumières non identifiées.

Sources - Journal de l'île de la Réunion - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1088

 

22 SEPTEMBRE 2002 – PETITE ILE – REUNION

Synthèse de l'affaire : Petite-Île (22/09/2002)

Date et heure : Dimanche 22 septembre 2002, vers 19 h 15.

Lieu : Commune de Petite-Île (Sud de La Réunion).

Organisme d'enquête : GEIPAN (CNES).

Classification officielle : Cas B (Phénomène probablement expliqué : rentrée atmosphérique / météore).

 

Description des faits

Témoignage : Un témoin en extérieur observe dans le ciel nocturne le passage d'un phénomène lumineux très vif et inhabituel.

 

Caractéristiques visuelles :

Une boule lumineuse d'un éclat intense traversant le ciel sur une trajectoire rectiligne et descendante.

L'objet présentait une traînée persistante derrière lui avant de se fragmenter ou de s'éteindre à l'approche de l'horizon dans la direction de l'océan. L'événement a duré quelques secondes et s'est déroulé de manière totalement silencieuse.

 

Conclusion et analyse du GEIPAN

L'enquête menée par le GEIPAN et le croisement des données d'observation dans le secteur Sud de l'île ont permis de rattacher cet événement à un phénomène astronomique/spatial :

 

Nature du phénomène : Il s'agissait du passage d'un bolide (météore de forte magnitude) rentrant dans les hautes couches de l'atmosphère terrestre, ou de la re-rentrée atmosphérique d'un débris spatial.

 

Classification Cas B : La durée très courte (quelques secondes), la trajectoire descendante, la présence d'une traînée et la fragmentation finale sont totalement caractéristiques de la rentrée d'un corps solide dans l'atmosphère à haute vitesse.

 

Source & Consultation du dossier : Fiche officielle GEIPAN — CNES :

Le procès-verbal de gendarmerie et la fiche d'expertise du CNES sont consultables directement sur la base de données du GEIPAN en cherchant la commune de Petite-Île ou la date du 22/09/2002 :

 https://www.cnes-geipan.fr/fr/recherche/cas?field_agregation_index_value=

 

 VERS 2002 – ROUTE DU LITTORAL – REUNION

VERS 2002 sur la Route du Littoral à La Réunion, mais il faut être prudent : il s’agit essentiellement d’un récit ufologique secondaire cité sans source et sans aucun détail.  Je n’ai pas retrouvé à ce stade de procès-verbal officiel, de dossier GEIPAN ou d’article de presse contemporaine de 2002 confirmant l’événement.

 

2002 — Route du Littoral — « boule de feu » tombant en mer

Selon un article consacré aux observations réunionnaises, une observation aurait eu lieu vers 2002, sur la Route du Littoral, entre La Possession et Saint-Denis.

 

Le récit rapporte qu'une boule de feu aurait été observée alors qu'elle semblait se diriger vers l'océan. Des militaires auraient également été témoins du phénomène, mais auraient ensuite « rétracté » leur témoignage.

 

Un témoignage attribué à une jeune femme apporte davantage de détails :

 

·         Elle se trouvait dans une voiture avec ses parents ;

·         Ils circulaient vers Saint-Denis ;

·         Un bouchon s'était formé sur la Route du Littoral ;

·         Elle regardait l'océan depuis la voiture ;

·         Elle aurait entendu un bruit étrange ;

·         Elle aurait ensuite vu une sorte de boule en feu ;

·         L’objet aurait produit un important « plouf » en entrant dans la mer ;

·         Elle dit avoir vu ensuite de la fumée sortir de l'eau ;

·         Ses parents auraient également observé la scène.

 

Un élément particulièrement intéressant

La même source rapproche explicitement cette affaire d'un autre événement, beaucoup mieux documenté, survenu le 8 mai 2000 au même endroit.

 

La source que j'ai retrouvée ne donne pas une date précise en 2002. Elle dit simplement, en substance, que l'auteur « avait le souvenir vers 2002 » d'une autre observation sur la Route du Littoral.

 

Un résumé : :

Vers 2002 — Route du Littoral, entre La Possession et Saint-Denis — La Réunion

Phénomène : boule de feu / objet lumineux semblant tomber dans l'océan.

Témoins : automobilistes, dont une famille ; des militaires auraient également été témoins selon la littérature ufologique.

Déroulement rapporté : une boule de feu aurait été aperçue depuis la Route du Littoral ; elle aurait semblé tomber dans la mer avec un bruit important. Un témoin familial affirme avoir observé de la fumée à la surface.

Source principale retrouvée : témoignage repris par Ôdla dans son dossier Les Ovnis de l'île de La Réunion, février 2020.

Source secondaire : MUFON France, récapitulatif des observations réunionnaises.

Statut : C — informations insuffisantes / source secondaire.

Identification : aucune identification astronomique ou aéronautique retrouvée à ce stade.

Une confusion possible avec le phénomène de 2000 voire 2010

Il faut surtout ne pas confondre ce cas avec celui du 26 août 2010, ni celui de 2000.

 

En 2010, une spectaculaire boule de feu a effectivement été observée depuis plusieurs secteurs de La Réunion, notamment la Route du Littoral. Un policier, Frédéric, a décrit une boule très lumineuse descendant rapidement vers l'océan avec une traînée verte, phénomène ayant duré environ dix secondes.

 

La presse réunionnaise rapporte alors que l'hypothèse privilégiée était celle d'un bolide météoritique. L'Association astronomique de La Réunion avait notamment évoqué un gros météore.

 

Il existe donc un risque réel que certaines listes ufologiques aient mélangé ou rapproché les événements de 2002 et de 2010 – 2000.

 

Sources : https://www.mufonfrance.fr/post/les-observations-de-ph%C3%A9nom%C3%A8nes-ovnis-sur-l-%C3%AEle-de-la-r%C3%A9union

https://www.odla.fr/2020/02/03/les-ovnis-de-l-ile-de-la-r%C3%A9union-f%C3%A9vrier-2020/

 

 

17 AOUT 2005 – VILLE NON PRECISEE - REUNION

 

Indications de base :

Numéro :

RE0001

Rédigé le :

1 juillet 2006

Reçu le :

1 juillet 2006

Publié le :

2 juillet 2006

Date d’observation :

17 août 2005

Lieu d’observation :

La Réunion

Langage original :

Français

Rapporté au moyen de :

Courier électronique

Informations retirées :

Nom, 2 prénoms, adresse électronique

Enquête, informations additionnelles :

Non

Explication :

Non recherchée

 

Il s’agit d’un témoignage direct via émail, communiqué à Patrick Gross qui dirige le site « ufology ».

 

Le rapport - orthographe remise en ordre

Sujet : Observation d'ovni
Date : 1 juillet 2006
De : [prénom. Nom] @wanadoo.fr

 

Bonjour monsieur Gross je suis enchanté d'avoir fait la connaissance de votre site. Je m'appelle [Autre prénom] j'ai 19 ans et je vous écris de l'île de la Réunion une petite île perdue dans l'océan Indien mais département français si vous ne le saviez pas je suis obligé de préciser car il y a des gens qui ne savent pas encore qu’on existe. Et je vous tire mon chapeau pour votre site, car il très complet, un véritable paradis pour les ufologues en herbe. Enfin bref revenons à l'essentiel de mon message.

 

Voyez-vous il n'y a pas si longtemps je ne croyais pas vraiment aux phénomènes dit extraterrestre mais il y a un mais.

 

En effet, août 2005 c'est l'hiver austral pour l'hémisphère sud et le 17 plus précisément je n'oublierai jamais ce jour parce que c'était le lendemain de mon anniversaire.

 

Ce soir-là nous étions mon frère et moi dans la cuisine comme d'habitude à discuter de tout et de rien lorsque soudain il est 21h05 heure locale, et l'ampoule de la cuisine commençait à donner des signes d'affaiblissement comme si le courant allait s'arrêter et en effet environ 2s plus tard il y a bel est bien coupure de courant et comme j'étais proche de la fenêtre juste avant qu'il y a eu la coupure j'ai aperçu une étrange lueur un peu comme une énorme boule électro-magnétique j'ai cru que le poteau d'alimentation avait explosé.

 

C'était le black-out dans la maison comme il le dise si bien outre-manche. Mais ce soir-là il y faisait très clair dehors beaucoup plus clair qu'a l'intérieur et pour cause c'était un soir de pleine lune alors ne me demandé surtout pas pourquoi je suis allé faire un tour dans le jardin peut-être à cause de la boule électrique et la ma stupéfaction fut très grande car en jetant en coût d'œil à l'opposé de la lune j'ai vu quelque chose qui se déplaçait dans le ciel a cette instant précis pour moi il n'y a aucun doute c'était un avion de ligne classique puisque il a un aéroport a environ une trentaine de kilomètre de chez nous; mon frère(15 ans)qui était juste derrière moi a observé l'appareil lui aussi et puis en regardant il m’a dit en plaisantant tiens c'est bizarre on dirait un de ses vaisseaux de Star Wars! Puis mon père un amateur d'aviation qui était sur son balcon observait également la scène sûrement attiré lui aussi par le clair de lune il était sorti de sa chambre situé à l'étage.

 

Quelques secondes plus tard, c'est ainsi que mon père me disait "dit donc [first Name] ta rien remarqué de bizarre ?" je lui ai répondu non, et puis il me dit "ta déjà vu un avion en vol sans faire de bruit toi? «et 'c'est la que s'est produit le déclic car en effet cet appareil se déplaçait à faible altitude en produisant une puissante lumière qui passait d'un dégradé orange vers le jaune avec une petite lumière rouge mais surtout le plus troublant dans l'affaire c'est qu'il ne produisait aucun son si peut être un très léger sifflement quand il passa tout près de la maison l'objet se déplaçait si doucement d'est en ouest qu'il pouvait prendre des photos de notre maison.

 

J'aurais aimé pouvoir prendre des photos mais dans l'affolement je suis resté figer mon père et mon frère aussi d'ailleurs.

 

Ce qui a de troublant dans cette affaire c'est que curieusement le courant s'est arrêté brutalement un petit peu juste avant que cette chose ne passe juste devant nos yeux et mon père m’a dit que comme il avait une superbe vue en contre bas de la ville que le courant s'était arrêté juste à l'endroit même du passage de l'appareil.

 

Bizarrement quand on ne l'aperçu plus à l'œil nu l'électricité est arrivée aussitôt.

 

Et ce n'est pas finit étrangement à 23h05 à 2h d'intervalle pile poil il eut de nouveau une coupure de courant et deviner quoi j'ai regardé par la fenêtre et j'ai de nouveau aperçu cette étrange OVNI se déplaçant cette fois si un peu plus loin à l'inverse d'ouest en est, je dis bien OVNI car à ma connaissance je ne connais pas d'appareil humain qui ne produisent aucun son lorsqu'il est en plein vol et qui semble maîtriser l'électricité à sa guise; peu de temps après la chose à littéralement disparu à une vitesse incroyable et le courant est revenu normalement juste après.

 

Voilà je prête serment de l'authenticité de mon analyse et ce n'était pas une hallucination nous étions 3 à l'observer peut-être plus dans le voisinage je ne sais pas, je vous laisse et à bientôt peut être pour d'autres témoignages.

Source : https://ufology.patrickgross.org/rep/17aug2005-lareunion-re001f.htm

 

ANALYSE ET REMARQUES

Objet lumineux silencieux associé à deux coupures de courant

Le cas est référencé RE0001 dans l’archive ufologique de Patrick Gross. Le témoignage a été reçu par courrier électronique le 1er juillet 2006, soit environ onze mois après l'observation, et publié le 2 juillet 2006. L'enquête indique explicitement qu’aucune explication n'avait été recherchée.

 

1. Déroulement du témoignage

Le témoin, âgé de 19 ans au moment de la rédaction, indique qu'il se trouvait chez lui à La Réunion avec son frère, âgé de 15 ans. Le 17 août 2005 vers 21 h 05, alors qu'ils étaient dans la cuisine, l'ampoule commence à faiblir. Environ deux secondes plus tard, une coupure de courant survient.

 

Juste avant la coupure, le témoin dit avoir aperçu par la fenêtre une lueur inhabituelle, qu'il compare à une « énorme boule électromagnétique ». Il pense initialement à un problème sur un poteau électrique.

Comme l'extérieur était particulièrement lumineux — le témoin précise que c'était une nuit de pleine lune — il sort dans le jardin. C'est alors qu'il observe un objet se déplaçant dans le ciel.

 

2. Description de l'objet

Au départ, le témoin pense qu'il s'agit d'un avion de ligne.

Son frère l'observe également et plaisante en disant que cela ressemble à un vaisseau de Star Wars.

Le père, qui se trouve sur son balcon et qui est décrit comme amateur d'aviation, observe-lui aussi le phénomène. C'est le père qui attire ensuite l'attention du témoin sur une caractéristique essentielle : l'objet se déplace sans bruit apparent. Le témoin estime même que l'objet se déplaçait suffisamment lentement pour qu'il ait eu, selon lui, la possibilité de photographier leur maison.

 

3. Le phénomène électrique

C'est évidemment la partie la plus intrigante — mais aussi celle qui nécessite le plus de prudence.

 

Selon le récit : 21 h 05 environ :

 

Affaiblissement de l'éclairage → coupure de courant → apparition/observation de l'objet → disparition de l'objet → retour du courant.

 

Le père affirme également que, depuis son point d'observation, il avait l'impression que la coupure affectait précisément la zone correspondant au passage de l'objet. Puis, environ deux heures plus tard, vers 23 h 05, une seconde coupure intervient. Le témoin regarde à nouveau par la fenêtre et affirme revoir le même phénomène lumineux. Cette fois, l'objet est observé plus loin et se déplace dans le sens inverse, d'ouest en est. Le récit indique ensuite que l'objet disparaît très rapidement, puis que l'électricité revient peu après.

 

4. Nombre de témoins

Le phénomène n'est pas présenté comme une observation solitaire. Il y aurait au minimum : le témoin principal ; son frère de 15 ans ; leur père.

 

Le père possède en outre un intérêt particulier pour l'aviation, ce qui est pertinent dans l'analyse du témoignage, même si cela ne constitue évidemment pas une garantie d'identification correcte.

 

Je serais prudent avec l'affirmation : « l'OVNI provoquait les coupures de courant ». Ce n'est pas démontré. La chronologie est effectivement intrigante dans le témoignage : les deux coupures sont associées temporellement au passage de l'objet. Mais nous n'avons actuellement aucun document qui nous le confirme (ni rapport technique sur les coupures ; ni rapport de gendarmerie ; ou encor aucune enquête électrotechnique).

 

Il est donc scientifiquement beaucoup plus correct d'écrire : « Le témoin établit une corrélation temporelle entre deux coupures électriques et deux observations de l'objet lumineux, sans qu'un lien causal ait été démontré.

 

Source directe mais enquête inexistante — C - Intérêt ufologique : moyen à élevé, principalement en raison de la répétition du phénomène deux heures plus tard et de la présence de trois témoins. En revanche, la valeur probante reste limitée, car tout repose sur un témoignage familial recueilli rétrospectivement en 2006 et jamais vérifié sur place.

Haut du formulaire

 

25 AOUT 2005 – SAINT JOSEPH – REUNION

 

Observation

Le témoin est en train de prendre des photos afin de tester son tout nouvel appareil numérique. Soudain il observe sur l'écran de visée un objet se détachant très nettement dans le ciel. Il zoome, l'objet est bien visible, il prend alors la photo.

Sources : Journal de l'île de la Réunion - http://baseovnifrance.free.fr/impobs.php?numobs=1939

 

13 JANVIER 2008 – SAINT-LOUIS - REUNION

Le GEIPAN référence le dossier sous :

SAINT-LOUIS (974) — 13.01.2008
Classification : C
Type : « Manque d'informations fiables »
Date de mise à jour : 6 avril 2010.

 

Le résumé officiel est très court : le témoin rapporte des observations successives de phénomènes lumineux, avec plusieurs observations réalisées entre 2007 et 2008. Le GEIPAN précise qu'aucune précision supplémentaire n'a été fournie par le témoin concernant les différentes observations.

 

Ce que contient réellement le dossier

Il faut être prudent, car ce n'est pas un cas détaillé comparable aux dossiers GEIPAN de catégorie B ou D.

Le GEIPAN indique :

Date retenue : 13/01/2008

Lieu : Saint-Louis, La Réunion

Type de phénomène : déplacements de phénomènes lumineux

Nombre d'observations : plusieurs, successives

Période générale rapportée : 2007–2008

Source : témoignage direct

Enquête : aucune permettant de caractériser suffisamment les phénomènes

Classification : C

Motif : manque d'informations fiables.

 

Le dossier GEIPAN comporte néanmoins un document intitulé « Témoignage direct-R.pdf », ce qui confirme qu'il existe une pièce documentaire associée au témoignage. Le témoin aurait signalé plusieurs phénomènes lumineux, mais n'a ensuite fourni aucune précision supplémentaire permettant au GEIPAN de déterminer les caractéristiques de l’observation (ex : couleur, taille, vitesse etc.)

 

Le GEIPAN le formule explicitement : « Aucune précision sur les différentes observations ne sera ajoutée par le témoin. »

Classification : C — manque d'informations fiables.

https://cnes-geipan.fr/fr/cas/2008-01-02291

 

14 DECEMBRE 2008 – SAINT-PIERRE – REUNIO

Dossier GEIPAN : 2008-12-01930
Classification : A — phénomène identifié
Identification : lanterne thaïlandaise (« lanterne à vœux »)
Date de mise à jour : 2 avril 2010.

 

Le témoignage original

Le phénomène a été observé depuis Montvert-les-Bas, à Saint-Pierre (97410), vers 21 h, le 14 décembre 2008. Le courriel adressé au GEIPAN le soir même est particulièrement intéressant : le témoin indique que six personnes ont observé le phénomène. Il décrit :

 

·         Une boule sphérique orange ;

·         Un déplacement d'est vers le nord-ouest ;

·         Une trajectoire rectiligne et faiblement inclinée ;

·         L’absence de sillage ou de débris ;

·         Un phénomène silencieux ;

·         Une vitesse estimée supérieure à celle d'un avion en approche mais inférieure à celle d'un avion de chasse ;

·         Une durée d'environ 20 secondes ;

·         Une disparition nette après un vacillement de la luminosité.

 

Le témoignage original apporte même un élément supplémentaire qui n'apparaît pas immédiatement dans le résumé : quelques minutes auparavant, deux des six témoins auraient déjà vu un phénomène similaire. L'un des témoins affirme également que plusieurs boules comparables avaient été observées la semaine précédente.

 

L'enquête du GEIPAN

L'élément déterminant est que le phénomène a été soumis à l'Observatoire des Makes. Celui-ci a orienté l'enquête vers l'hypothèse des « lanternes à vœux », c'est-à-dire des lanternes volantes de type thaïlandais. Cette hypothèse correspondait notamment à l'aspect lumineux, à la couleur orange et au déplacement relativement régulier du phénomène.  Mais le dossier comporte surtout une confirmation par le témoin principal lui-même : celui-ci aurait observé à nouveau des phénomènes similaires le soir de Noël, ce qui lui a permis de reconnaître qu'il s'agissait du même type de lanternes. Le GEIPAN a donc classé le dossier A.

 

Chronologie

 

Élément

Donnée

Date

14 décembre 2008

Heure

≈ 21 h

Lieu

Montvert-les-Bas, Saint-Pierre

Témoins

6

Aspect

Boule sphérique orange

Direction

Est → Nord-Ouest

Trajectoire

Rectiligne, faiblement inclinée

Durée

≈ 20 secondes

Bruit

Aucun

Traînée

Aucune

Observations antérieures

Oui, quelques minutes auparavant par 2 témoins

Observations similaires antérieures

Oui, la semaine précédente selon un témoin

Identification

Lanterne thaïlandaise

Classification GEIPAN

A

.

Source primaire particulièrement précieuse : le PDF du témoignage envoyé au GEIPAN le 14 décembre 2008 à 19 h 25 A TELECHARGER SUR LE SITE DU GEIPAN

Source – site du GEIPAN - https://geipan.fr/fr/cas/2008-12-01930

 

16 DECEMBRE 2008 – SAINT-PIERRE – REUNION

Dossier GEIPAN : 2008-12-02308
Classification : B
Type retenu : « Lanterne thaï »
Mise à jour : 6 avril 2010.

 

1. Le témoignage

Le 16 décembre 2008, entre 20 h 45 et 21 h, deux témoins observent depuis Saint-Pierre les déplacements d'un phénomène lumineux. Selon le résumé officiel du GEIPAN :

 

·         2 témoins

·         Une lueur rouge très brillante ;

·         Déplacement décrit comme rapide ;

·         Phénomène silencieux ;

·         Trajectoire qualifiée d'aléatoire ;

·         Phénomène observé au-dessus de la ville de Saint-Pierre ;

·         L’objet est parfois masqué par les nuages.

 

Il n'y a pas eu d'autre témoignage enregistré concernant précisément ce phénomène ce soir-là.

2. Les photographies

Le dossier GEIPAN contient des documents photographiques. La fiche officielle mentionne : Photo.JPG Photo 2 témoin.JPG - Photo témoin 3.JPG - Témoignage direct-R.pdf.

 

C'est donc un cas plus documenté que certains des autres dossiers réunionnais de cette période.

 

IMAGE / L’une des photos transmises par le témoin au GEIPAN

 

3. Pourquoi le GEIPAN retient la lanterne thaïlandaise

Le contexte est déterminant. Le GEIPAN indique que, dans la même période, des déplacements de lanternes thaïlandaises étaient observés par de nombreux témoins à différents endroits de La Réunion. Il considère donc que les deux témoins ont probablement observé une lanterne thaïlandaise, également appelée localement : lanterne de vœux ou montgolfière chinoise.

 

Mais contrairement au dossier du 14 décembre, qui est classé A, celui du 16 décembre est classé B.

C'est une distinction à noter.

 

4. Pourquoi B et non A ?

La classification B signifie que le GEIPAN considère l'explication comme probable, mais qu'elle n'est pas suffisamment certaine pour classer le cas A.

 

Dans le cas du 16 décembre, le rapprochement avec une lanterne est cohérent avec :

 

·         La lumière rouge/orangée ;

·         Le silence ;

·         Le déplacement dans le ciel ;

·         Les variations apparentes de trajectoire ;

·         Les passages derrière les nuages ;

·         Surtout, la présence simultanée de nombreuses lanternes thaïlandaises observées ailleurs sur l'île.

 

Le GEIPAN n'affirme donc pas avoir démontré matériellement que l'objet photographié était une lanterne ; il retient cette hypothèse comme probable.

 

6. Intérêt ufologique

On peut considérer ce dossier comme un excellent exemple de cas initialement présenté comme phénomène OVNI mais probablement explicable par un phénomène conventionnel.

Il est néanmoins intéressant historiquement parce que le témoin décrit quelque chose qui, sans contexte, pouvait parfaitement être pris pour un objet aérien inhabituel :

 

Lueur rouge très brillante + déplacement silencieux + trajectoire apparemment irrégulière + occultations par les nuages.

 

L'analyse du GEIPAN montre ici l'importance du contexte local et de la comparaison avec d'autres observations simultanées.

Sources

GEIPAN/CNES — dossier officiel 2008-12-02308 :
 
https://geipan.fr/fr/cas/2008-12-02308

 

19 DECEMBRE 2008 – SAINT-JOSEPH – REUNION

Dossier GEIPAN : 2008-12-01931
Classification : C — manque d’informations fiables
Date de mise à jour : 6 avril 2010.

Le dossier comporte néanmoins trois pièces particulièrement intéressantes :

 

Un témoignage direct ;

Photo 1 temoin.jpg ;

Photo 2 témoin zoomee.jpg.

 

1. Que s'est-il passé ?

Le 19 décembre 2008, le GEIPAN reçoit un courriel accompagné d'une photographie. Le témoin indique avoir observé, une semaine avant Noël, un phénomène lumineux se déplaçant rapidement selon une trajectoire en zigzag. Il a réussi à photographier le phénomène. Point intéressant : les données EXIF de la photographie permettent de dater la prise de vue précisément au : 19 décembre 2008 à 21 h 24. C'est donc une donnée beaucoup plus solide que la simple mémoire du témoin concernant la date et l'heure.

 

2. Description disponible

La fiche GEIPAN reste malheureusement très succincte.

Le phénomène est décrit comme :

 

·         Lumineux ;

·         Se déplaçant rapidement ;

·         Avec une trajectoire décrite comme en zigzag ;

·         Photographié par le témoin ;

·         Observé depuis Saint-Joseph.

 

Il n'y a cependant pas suffisamment d'informations publiques pour déterminer avec précision les caractéristiques de l’objet. (La taille apparente ; la couleur exacte etc…)

 .

3. Le contexte des 14 et 16 décembre est très important Le GEIPAN fait lui-même le rapprochement avec les deux cas précédents. Les 14 et 16 décembre 2008, plusieurs observations de lanternes thaïlandaises avaient été signalées à La Réunion. Le cas du 14 décembre, à Saint-Pierre, a été classé A — lanterne thaïlandaise. Celui du 16 décembre, également à Saint-Pierre, a été classé B — lanterne thaïlandaise.  Le cas de Saint-Joseph intervient donc seulement trois jours après celui du 16 décembre.

 

Cependant, et c'est important, le GEIPAN n'a pas classé le 19 décembre comme lanterne thaïlandaise.

Il l'a laissé en C, faute d'informations suffisantes.

 

Les photographies : élément à examiner

Le GEIPAN conserve deux fichiers : - Photo1temoin.jpg Photo 2 - témoin zoomee.jpg La seconde est apparemment un agrandissement de la première. Il serait donc utile d'examiner les images elles-mêmes plutôt que de se contenter du résumé GEIPAN. Une analyse pourrait notamment rechercher : forme apparente du phénomène ; éventuelle structure de la source lumineuse ; mouvement pendant l'exposition etc…

 

Le mot « zigzag » mérite notamment d'être traité avec prudence, car une photographie prise avec une pose relativement longue peut produire une trajectoire lumineuse qui ne correspond pas nécessairement au déplacement réel de l'objet.

 

Les trois cas sont donc géographiquement proches et chronologiquement rapprochés, mais ils ne doivent pas être fusionnés : leurs niveaux documentaires et leurs classifications GEIPAN sont différents.

 

Sources : Référence officielle du GEIPAN et sur cette fiche vous avez accès à la documentation du cas et aux photos. : https://cnes-geipan.fr/fr/cas/2008-12-01931

 

20 JUIN 2009 – SAINT-PIERRE - REUNION

Dossier GEIPAN : 2009-06-02341
Classification : A — phénomène identifié
Identification : avion
Date de mise à jour : 1er février 2013.

 

1. Déroulement

Le 20 juin 2009 vers 19 h 20, un témoin observe à Saint-Pierre un point lumineux se déplaçant silencieusement dans le ciel.

Le phénomène intrigue suffisamment le témoin pour qu'il décide de le filmer. Le dossier GEIPAN contient effectivement : le témoignage direct ; un compte rendu d'enquête et la vidéo du témoin, référencée VTS_01_1.VOB.

 

2. Ce que montre la vidéo

L'analyse du GEIPAN conclut à une méprise avec un avion. Plus précisément, le phénomène correspond à un aéronef : au départ ou à l'approche de l'aéroport de Saint-Pierre–Pierrefonds ; dont les feux de position verts sont visibles avec des feux anticollision clignotants.

 

Le GEIPAN considère que la vidéo permet de faire une identification certaine. Le dossier est donc classé A.

 

3. Pourquoi le phénomène pouvait paraître inhabituel

Le détail intéressant pour votre analyse est que le témoin ne décrit pas simplement « un avion ». Il perçoit d'abord : un point lumineux se déplaçant silencieusement dans le ciel.

 

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette impression :

 

·         Observation nocturne ;

·         Distance de l'aéronef ;

·         Absence de perception du bruit ;

·         Concentration visuelle sur les feux ;

·         Mouvement apparent des lumières ;

·         Fonctionnement intermittent des feux anticollision.

 

L'analyse de la vidéo permet ensuite de replacer le phénomène dans son contexte aéronautique local : l'aéroport de Pierrefonds.

 

4. Résumé  

Je vous recommande cette formulation :

20 juin 2009 — Saint-Pierre, La Réunion — Point lumineux silencieux filmé

Le 20 juin 2009 vers 19 h 20, un témoin de Saint-Pierre observe et filme un point lumineux se déplaçant silencieusement dans le ciel. Le phénomène lui paraît suffisamment inhabituel pour faire l'objet d'un signalement au GEIPAN. L'analyse de la vidéo montre toutefois qu'il s'agit d'un aéronef évoluant au voisinage de l'aéroport de Saint-Pierre–Pierrefonds. Les feux de position verts et les feux anticollision clignotants sont notamment visibles. Le GEIPAN classe le dossier A — avion.

 .

Fiche officielle : https://geipan.fr/fr/cas/2009-06-02341

 

29 SEPTEMBRE 2009 – SAINTE-SUZANNE - REUNION

Dossier GEIPAN : 2009-09-02374
Date d’observation : 29/09/2009
Lieu : Sainte-Suzanne (974)
Phénomène : LASER
Classification : A — phénomène identifié
Mise à jour : 19 mai 2011.

 

Que s'est-il passé ?

Le témoin signale avoir observé une lumière inhabituelle dans le ciel depuis Sainte-Suzanne. L'observation a initialement été considérée comme suffisamment inhabituelle pour être transmise au GEIPAN. Après analyse, le phénomène a toutefois été identifié comme provenant d'un faisceau laser.

  »

Le classement A signifie que le GEIPAN considère l'identification comme établie. La base officielle associe explicitement Sainte-Suzanne, le 29 septembre 2009, à « Laser ».

 

Fiche synthétique

Élément

Information

Date

29 septembre 2009

Lieu

Sainte-Suzanne, La Réunion

Phénomène signalé

Lumière

Identification GEIPAN

Laser

Classification

A

Date de mise à jour

19 mai 2011

Nature du cas

Phénomène identifié

Dossier

2009-09-02374

 

RESUME :

29 septembre 2009 — Sainte-Suzanne, La Réunion — Lumière dans le ciel

Une observation lumineuse est signalée le 29 septembre 2009 à Sainte-Suzanne. Le phénomène est transmis au GEIPAN pour analyse. L'étude conclut à l'identification d'un faisceau laser, et le dossier est classé A — phénomène identifié. Le cas constitue ainsi une observation initialement perçue comme inhabituelle mais finalement expliquée par une source lumineuse artificielle.

 

Source officielle : GEIPAN  https://geipan.fr/fr/cas/2009-09-29   

Nom de la fiche / Intitulé officiel GEIPAN : SAINTE-SUZANNE (974) 29.09.2009

Numéro d'indexation / Clé du cas : 2009-09-02382

 

 19 DECEMBRE 2009 – SAINT-LEU - REUNION

Déplacement aléatoire de lumières rouges au-dessus de l'océan.

 Date : 19/12/2009

 Lieu : Saint-Leu, La Réunion

 Phénomène : Lanterne thaï

 Classification : A

 Mise à jour du dossier : 11/06/2010.

 

Description

Le 19 décembre 2009 entre 20h30 et 21 h 30 plusieurs témoins observent les déplacements de lumières rouges intenses au-dessus de l'océan. Le témoin principal fait état de 5 séquences d'observations durant lesquelles il aurait vu la même lumière. Le témoin ne se rendra pas à la gendarmerie du secteur et aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Par courrier du 09 juin 2010, le témoin principal informe le GEIPAN que son observation était une observation d'une lanterne thaïlandaise.

https://cnes-geipan.fr/fr/node/54389

 

06 JANVIER 2010 – SAINTE -MARIE – REUNION

De SAINTE-MARIE (974) vers SAINT-DENIS (974) - 06.01.2010[N2]

 

Fiche d'identité

Date / Heure : 06/01/2010 19h30

Lieu : sur la N2, entre Sainte-Marie et Saint-Denis, La Réunion - en voiture

Témoin : H, en paysage rural

Météo : Très nuageux ou couvert

Classification GEIPAN : B | La Réunion | Lanterne thaï

 

B = Phénomène probablement identifié. (A = parfaitement identifié, B = probable, C = manque d'infos, D = inexpliqué)

Description de l'observation

Direction : 225.00° (Sud-Ouest)

Nombre : Un seul objet, objet unique

Forme : Autre forme non catégorisée

Couleur : Orangé, feu

Taille apparente : entre 1 et 2 m sans certitude

Vitesse : Lente, Bruit : Aucun, Silence total

 

C'est l'observation typique d'une lanterne thaïlandaise vue depuis une voiture la nuit : une seule lumière orangée qui flotte lentement, sans bruit, qui suit le vent sous un ciel couvert. Pas de manœuvre brusque, pas de structure.

 

Le GEIPAN le classe en B et non en A comme Saint-Leu, car il n'y a pas eu d'aveu du témoin ou de preuve matérielle directe, mais toutes les caractéristiques correspondent à une lanterne.

Lien direct sur la fiche :
https://www.cnes-geipan.fr/fr/temoignage/7290

 

16 MARS 2011 – GRAND FOND – SAINT GILLES LES BAINS – REUNION  

 

 

1. La source contemporaine principale

L'article de Zinfos974, publié le samedi 19 mars 2011 à 13 h 48, rapporte une observation effectuée le mercredi 16 mars 2011 vers 19 h 30, depuis Grand-Fond, quartier de Saint-Gilles-les-Bains. Les deux témoins sont Pierre et sa mère, qui se trouvaient sur leur terrasse.

Article original de Zinfos974 — « Observation d'ovni au-dessus de Saint-Gilles-les-Bains »

 

2. Déroulement de l'observation

D'après le témoignage rapporté par Zinfos974 :

Heure : environ 19 h 30.

Date : 16 mars 2011.

Lieu : Grand-Fond, Saint-Gilles-les-Bains, commune de Saint-Paul.

Témoins : Pierre et sa mère.

Conditions : ciel décrit comme étoilé.

 

Pierre aurait d'abord cru voir une étoile filante.  Après quelques secondes, il aurait constaté que le phénomène réapparaissait.  Il décrit alors un disque blanc.  L'objet se serait déplacé très rapidement.  Un second disque blanc serait ensuite apparu.  Les deux objets auraient évolué ensemble en effectuant des mouvements décrits comme des zigzags avec des angles à 90°.

 

Pierre estime leur vitesse trop élevée pour qu'il s'agisse d'un avion ou d'un phénomène aérien ordinaire.

Sa mère aurait observé le même phénomène.  Après environ 2 à 3 minutes, les deux objets se seraient placés côte à côte. Ils auraient ensuite pris la direction de la Lune, à ce que Pierre décrit comme une très grande vitesse. Ils auraient ensuite disparu. Aucune photographie n'a été prise.

 

3. Point particulièrement intéressant : la Lune La mention de la Lune est intéressante pour une analyse astronomique. Le 16 mars 2011, la Lune était en phase gibbeuse croissante, avec environ 87–89 % de sa surface éclairée, à seulement trois jours de la pleine Lune du 19 mars. Elle était donc parfaitement visible en début de soirée.  Cela confirme que la référence de Pierre à la Lune est astronomiquement plausible, mais ne permet absolument pas d'identifier les deux objets.

 

4. Témoignage double

Il ne s'agit pas d'un témoin unique : Pierre et sa mère disent avoir observé le même phénomène. Cependant, l'article ne fournit pas de retranscription indépendante de la mère : son témoignage est simplement rapporté par le journaliste comme confirmant l'observation.

 

5. Ce que nous ne savons pas

Les informations disponibles présentent plusieurs lacunes importantes :

 

Élément

Information disponible

Date

16 mars 2011

Heure

Vers 19 h 30

Lieu

Grand-Fond, Saint-Gilles-les-Bains

Témoins

Pierre + sa mère

Nombre d'objets

2

Aspect

Disques blancs

Trajectoire

Déplacements rapides, zigzags, angles à 90°

Durée

Environ 2–3 minutes

Direction finale

Vers la Lune

Bruit

Non précisé

Couleur

Blanc

Taille angulaire

Non précisée

Distance

Inconnue

Altitude

Inconnue

Vitesse réelle

Impossible à déterminer

Photographies

Aucune

Vidéo

Aucune signalée

Radar

Aucune information

Gendarmerie

Aucune information

Aviation civile

Aucune information

Enquête officielle

Aucune retrouvée

GEIPAN

Je ne retrouve pas de dossier public correspondant dans les résultats consultés

 

6. Une reprise ufologique existe

Le témoignage a rapidement été repris sur des sites consacrés à l'ufologie. Un forum spécialisé le republie le 22 mars 2011, en reprenant la date du 16 mars, l'heure de 19 h 30, le lieu de Grand-Fond et les deux témoins. Il indique également l'existence d'un document PDF reprenant l'article.

 

Une autre reprise publiée en Italie décrit également le cas comme une observation de deux objets discoïdaux blancs avec trajectoire en zigzag. Il s'agit toutefois d'une source secondaire, et elle n'apporte pas d'élément d'enquête supplémentaire.

 

L’ARTICLE DE ZINFO974 – ORIGINAL

Observation d'ovni au-dessus de Saint-Gilles-les-Bains

Mercredi dernier, deux ovnis auraient été observés vers 19h30, mercredi dernier, au-dessus de Saint-Gilles-les-Bains, plus précisément à Grand-Fond. Une observation qui laisse perplexe les deux témoins de la scène, Pierre et sa mère.

 

Écrit par zinfos974 – le samedi 19 mars 2011 à 13H48

 

Vers 19h30, mercredi 16 mars, au-dessus de Grand-Fond, à Saint-Gilles-les-Bains, deux témoins, Pierre et sa mère, habitant le quartier, ont observé, depuis leur terrasse, deux ovnis dans le ciel étoilé.

 

« Au début j'ai cru voir une étoile filante dans le ciel » nous explique Pierre, « mais après quelques secondes je me suis rendu compte que l'objet, qui ressemblait à un disque blanc, a réapparu sous mes yeux", souligne-t-il encore intrigué par ce qu'il a observé ce soir-là. « L'objet s'est déplacé très rapidement puis un second disque blanc est apparu à son tour. Ils se sont mis à zigzaguer l'un autour de l'autre avec des angles à 90° et une vitesse de déplacement trop rapide pour être un avion ou autre chose », précise Pierre. Sa mère présente à ses côtés a observé le même phénomène et n'a pas su donner une explication.

 

 « Après 2 ou 3 minutes les deux objets se sont mis côte à côte et se sont dirigés en direction de la Lune à très haute vitesse, puis ils ont disparu. On a pensé après que cela pouvait être des ovni » conclut Pierre.

 

Une bien étrange histoire pour Pierre qui a décidé de raconter afin de savoir si "d'autres personnes avaient fait la même observation ce soir-là mais n'oseraient pas en parler". Par contre, Pierre ne dispose pas de photographies de l'observation.

 

Cette observation "d'ovni" n'est pas la première à la Réunion, récemment en 2009, un ovni en forme de T aurait été aperçu au large de Saint-Pierre. Les premières observations d'ovni, quant à elles, remonteraient à 1968 dans notre île.

 ZINFO974

 

Résumé

16 mars 2011 — Grand-Fond, Saint-Gilles-les-Bains (La Réunion) — Deux lumières/disques blancs — Observation de Pierre et de sa mère vers 19 h 30. Le premier phénomène est initialement pris pour une étoile filante, puis un second objet apparaît. Les deux témoins décrivent des déplacements rapides en zigzag et des changements de direction apparents à 90°. Après environ 2 à 3 minutes, les deux objets se seraient rapprochés l'un de l'autre puis auraient pris la direction de la Lune avant de disparaître. Aucun cliché n'a été réalisé. Témoignage publié par Zinfos974 le 19 mars 2011. Aucune enquête officielle ou identification certaine retrouvée. Classe C.

 

Il existe une ambiguïté fondamentale sur la nature des « disques ». Le témoin ne décrit pas nécessairement deux objets solides observés à courte distance : « disque blanc » peut être une description de la forme apparente d'une source ponctuelle très lumineuse. Sans diamètre angulaire, distance et repères fixes, il est impossible de transformer la perception du mouvement en vitesse réelle.

Il serait donc scientifiquement préférable de parler dans votre tableau de « deux objets/lumières blanches » plutôt que d'affirmer « deux engins discoïdaux ».

 

Source principale

Zinfos974 — article original du 19 mars 2011

 

07 MAI 2011 - SAINT ANDRE - LA CRESONNIERE – REUNION 

Deux à quatre lumières multicolores observées et filmées depuis le quartier de La Cressonnière

Une observation contemporaine accompagnée d'une vidéo

Le 7 mai 2011, une observation inhabituelle du ciel est signalée dans le quartier de La Cressonnière, à Saint-André, dans le nord-est de La Réunion. Le principal témoin identifié est Jean-Alfred Payet, habitant du quartier. L'observation intervient vers 19 h, alors qu'il se trouve à son domicile. Il utilise un appareil photographique Pentax en mode vidéo pour enregistrer le phénomène.

 

Quelques jours plus tard, le 14 mai 2011, le site réunionnais Zinfos974 publie un article intitulé « Un ovni aperçu au large de Saint-André ? ». Le média indique que l'observation a duré près de trois minutes et qu'une vidéo montre un objet lumineux présentant des flashes rouges, bleus et blancs.

 

Le récit de Jean-Alfred Payet

Le témoignage conservé dans une archive ufologique apporte davantage de précisions que l'article de presse.

Dans un message transmis quelques jours après l'observation, Jean-Alfred Payet indique précisément :

 

·         Date : 7 mai 2011 ;

·         Heure : 19 h 07 ;

·         Lieu : La Cressonnière, Saint-André ;

·         Observation depuis son domicile ;

·         Phénomène apparaissant du côté de la mer ;

·         Plusieurs lumières ou objets lumineux ;

·         Regroupement de deux éléments côte à côte ;

·         Période de stationnement apparent ;

·         Puis mouvement suivant une trajectoire décrite comme circulaire ;

·         Direction générale vers la montagne ;

·         Observation également par son voisin et la famille de celui-ci, ainsi que par la propre famille de Jean-Alfred Payet ;

·         Réalisation de plusieurs vidéos et photographies.

 

Cette source est importante parce qu'elle est antérieure à l'article de Zinfos974 et reproduit le témoignage adressé directement par le témoin à un site ufologique.

 

Une différence importante sur le nombre d'objets

Il faut cependant signaler une divergence documentaire. Dans l'article de Zinfos974, Jean-Alfred Payet est présenté comme ayant observé « deux ou trois objets lumineux ». Le journaliste indique qu'un phénomène est visible dans la vidéo et qu'il émet des flashes bleus, rouges et blancs

.

Dans le témoignage écrit adressé à Area51, Payet donne une description différente et plus précise : il affirme avoir vu quatre phénomènes simultanément, regroupés deux par deux.

 .

La formulation la plus prudente est :

« Deux à quatre lumières/objets lumineux auraient été observés simultanément, selon les sources contemporaines. »

 

Description des lumières

La vidéo décrite par Zinfos974 montre un phénomène lumineux présentant des flashes de trois couleurs :

Rouge — bleu — blanc.

 

Le journaliste précise que le phénomène paraît stable dans un premier temps, puis se déplace. La vidéo ne montrerait clairement le phénomène qu'après environ une minute d'enregistrement. L'observation aurait ensuite duré environ trois minutes au total. Jean-Alfred Payet, dans son témoignage écrit, décrit quant à lui plusieurs objets qui semblent d'abord se regrouper, rester stationnaires pendant un certain temps, puis évoluer selon une trajectoire circulaire avant de prendre la direction de la montagne.

Les autres témoins

 

Le cas ne repose donc pas uniquement sur Jean-Alfred Payet.

Dans le témoignage qu'il adresse à Area51, il affirme que l'observation a également été vue par : son voisin ; la famille de son voisin et sa propre famille. Zinfos974 confirme indirectement la présence de plusieurs personnes : différentes voix sont audibles sur l'enregistrement vidéo. Il faut toutefois rester prudent : nous ne disposons pas, dans les sources retrouvées, de dépositions individuelles et indépendantes de chacun de ces témoins. Il est donc préférable d'écrire « plusieurs personnes présentes auraient observé le phénomène », plutôt que de compter plusieurs témoignages indépendants.

 

Ce que l'on entend sur la vidéo

Un élément intéressant du dossier est que l'enregistrement comporte des réactions verbales des personnes présentes. Zinfos974 rapporte notamment que Jean-Alfred Payet affirme sur la vidéo voir un objet qui « plane » et exclut, selon lui, l'hypothèse d'un avion ou d'un planeur. Il lui attribue une forme d'OVNI. Ces propos constituent toutefois l'interprétation du témoin, et non une identification scientifique.

 

Observation : lumière(s) colorée(s), mouvement apparent, vidéo, plusieurs personnes présentes.

Interprétation : « OVNI », « ni avion ni planeur ».

 

Cette distinction est essentielle.

Direction du phénomène

Selon Zinfos974, le phénomène aurait été observé depuis Saint-André ; aurait semblé arriver depuis la direction de la mer et aurait ensuite évolué en direction de Sainte-Marie.

 

Le témoignage écrit de Jean-Alfred Payet donne cependant une autre description : les objets seraient venus de la mer, se seraient regroupés puis auraient pris une direction vers la montagne.

 

Cette divergence doit être signalée.

Elle peut éventuellement provenir de la différence entre la trajectoire d'un objet particulier et celle du groupe, ou d'une simplification du récit dans l'article journalistique. En l'état, la direction exacte ne doit pas être considérée comme établie.

 

La vidéo : un élément important mais difficile à exploiter

Le dossier est plus intéressant que la plupart des témoignages de cette période à La Réunion parce qu'il existe une trace vidéo contemporaine. Cependant, une vidéo nocturne de points lumineux présente plusieurs difficultés :

 

·         Absence de repère permettant de déterminer la distance ;

·         Absence d'échelle angulaire ;

·         Impossibilité de connaître la taille réelle du phénomène ;

·         Éventuel déplacement de l'appareil de prise de vue ;

·         Absence d'informations techniques détaillées sur l'objectif utilisé ;

·         Difficulté à déterminer si les changements de couleur appartiennent réellement à l'objet ou résultent du rendu optique/capteur ;

·         Absence, dans les sources retrouvées, d'une analyse photogrammétrique ou astronomique indépendante.

 

La présence d'une vidéo constitue donc un élément documentaire, mais elle ne suffit pas à démontrer la nature extraordinaire du phénomène.

Une information technique intéressante : le Pentax

Jean-Alfred Payet précise qu'il a utilisé son appareil photo Pentax en mode vidéo. Il indique également avoir réalisé plusieurs photographies en complément de la vidéo. C'est une piste qui mériterait une recherche archivistique complémentaire : retrouver les fichiers originaux, plutôt que les copies ou vidéos éventuellement recompressées publiées sur Internet. Les fichiers originaux pourraient théoriquement fournir : modèle exact du Pentax ; focale utilisée ; résolution ; fréquence d'image, date/heure EXIF éventuelle etc…

 

À ma connaissance, les sources publiques retrouvées ne fournissent pas ces données techniques.

 

Un contexte intéressant : Jean-Alfred Payet avait déjà signalé d'autres phénomènes

Ce cas ne doit pas être isolé de l'activité de témoignage de Jean-Alfred Payet. Les archives d'Area51 montrent qu'il avait déjà signalé d'autres observations à Saint-André en 2010, notamment le 6 mars 2010, lorsqu'il rapporte avec sa famille et des voisins l'observation de trois boules lumineuses évoluant en formation triangulaire. Il affirme alors avoir réalisé des photographies et une vidéo. D'autres témoignages attribués à Payet sont également publiés en février 2010, avec des descriptions de lumières clignotantes orange, rouges et blanches.

 

Cela constitue un élément de contexte utile pour une étude historique de l'ufologie réunionnaise : Jean-Alfred Payet apparaît comme un observateur particulièrement actif à Saint-André au début des années 2010. Cela ne permet évidemment ni de confirmer ni d'infirmer ses observations.

 

Un autre témoignage particulièrement intéressant après le 7 mai

L'archive publiée quelques jours plus tard contient également un message de Jean-Alfred Payet daté du 22 mai 2011, dans lequel il rapporte une nouvelle observation à Saint-André. Il décrit cette fois un objet qu'il qualifie de triangulaire, venant de la mer et se dirigeant vers la montagne, et indique avoir réalisé une vidéo d'environ 1 min 07 s. Ce témoignage postérieur ne doit cependant pas être fusionné avec le cas du 7 mai : il s'agit d'une observation différente.

 

Peut-on identifier le phénomène ?

À partir des éléments actuellement retrouvés, aucune identification certaine n'est possible. Plusieurs hypothèses ordinaires pourraient théoriquement être examinées — aéronef, hélicoptère, groupe de sources lumineuses, phénomène astronomique, effet optique, etc. — mais les données disponibles sont insuffisantes pour retenir l'une d'elles. La combinaison :

 

·         De lumières rouges, bleues et blanches ;

·         D’une apparente immobilité ;

·         Puis d'un déplacement ;

·         D’un nombre d'objets incertain ;

·         Et d'une vidéo nocturne,

 

ne constitue pas, à elle seule, une signature permettant de conclure à un aéronef conventionnel ou à un phénomène extraordinaire.

 

Je n'ai pas retrouvé, dans les résultats publics consultés, une fiche GEIPAN clairement attribuable à cette observation du 7 mai 2011 à La Cressonnière. C'est un point important : il ne faut donc pas présenter ce cas comme un « cas GEIPAN » sans retrouver préalablement un numéro de dossier officiel.

 

Pour l'instant, les sources principales sont :

1      Zinfos974, article du 14 mai 2011 ;

2      Témoignage écrit de Jean-Alfred Payet, publié le 15 mai 2011 par Area51 ;

3      Vidéo réalisée par le témoin, dont des copies ont circulé sur Internet ;

         4    Reprises ufologiques contemporaines.

 

Évaluation critique

. Arguments en faveur du dossier :

·         Observation contemporaine ;

·         Témoin identifié ;

·         Plusieurs personnes présentes ;

·         Vidéo réalisée pendant l'événement ;

·         Date et heure relativement précises ;

·         Récit publié très peu de temps après les faits ;

·         Témoignage écrit conservé dans une archive ufologique.

 

            Limites :

·         Pas de distance ;

·         Pas d'altitude ;

·         Pas de taille angulaire ;

·         Pas de vitesse mesurable ;

·         Pas de données radar ;

·         Pas de photographie astronomiquement exploitable publiée avec métadonnées ;

·         Divergence sur le nombre d'objets ;

·         Divergence sur la direction finale ;

·         Pas d'enquête indépendante retrouvée ;

·         Pas d'identification officielle.

 

Conclusion

Le 7 mai 2011 à La Cressonnière, Saint-André, constitue donc un cas réunionnais intéressant essentiellement par l'existence d'une vidéo contemporaine accompagnée de plusieurs témoins.

 

Il est plus documenté que le cas de Saint-Gilles-les-Bains de mars 2011, mais il ne faut pas pour autant le transformer en preuve d'un engin extraordinaire. Le dossier permet d'établir avec une assez bonne sécurité qu'un ou plusieurs phénomènes lumineux ont été observés et filmés vers 19 h 07, mais la nature et la distance du ou des phénomènes restent indéterminées.

 

Classement proposé : C — phénomène non identifié, données insuffisantes pour une identification.

 

Référence catalogue

07/05/2011 — La Cressonnière, Saint-André (La Réunion) — 19 h 07 — 2 à 4 lumières/objets lumineux — rouge, bleu, blanc — plusieurs témoins — vidéo et photographies — apparition depuis la direction de la mer — déplacement apparent — direction Sainte-Marie/montagne selon les sources — durée ≈ 3 min — aucune identification officielle retrouvée — C.

Sources principales :

Photos de publiées sur AREA 51

L’intervention du témoin sur AREA51 –

Il faut noter que le témoin a déjà fait plusieurs observations, il est évoqué une dizaine au moins.

 

L’ARTICLE AREA51

Nouvelles photos et vidéos en provenance de l’Ile de la Réunion

 

Je vous présente les photos et les vidéos que m’a envoyées il y a quelques jours, le 7 mai 2011, Jean-Alfred, sympathique et fidèle lecteur de La Réunion :

 

« Bonjour ERA il y a eu encore passage d’ovnis aujourd’hui le 07052011 à 19 h 07 mn dans le ciel de Saint-André la Cressonnière - ile de la Réunion. Cette fois ci j’ai pu filmer avec mon appareil photo en mode vidéo et aussi prises de quelques photos dont j’ai pu recadrer avec mon appareil ; Le nombre d’apparition d’ovni était surprenant, 4 au total et en même temps ils formaient un regroupement par deux,  côte à côte, qui venaient de la mer et se regroupant par deux en stationnaire pendant un moment, allant par la suite en trajectoire circulaire pour se diriger vers la montagne. L’observation a été vue aussi par mon voisin avec sa famille et ma famille aussi on était tous surpris de voir cela !!!  Merci je tenais à vous informer de ce qui se passe ici en ce moment en cette période cordialement jean Alfred Payet pour les vidéos ovni la longueur dépasse 25 mo je vais convertir pour pouvoir ‘envoyer il y a 3 au total.

 

Les deux vidéos sont accessibles à partir du site AERA 51

ttps://area51blog.wordpress.com/2011/05/15/nouvelles-photos-et-videos-en-provenance-de-lile-de-la-reunion/

 

 16 SEPTEMBRE 2012 – LE TAMPON – PLAINE DES CAFRES – REUNION

Un bolide très lumineux se fragmentant en deux parties

 

1. Les circonstances de l'observation

Le dimanche 16 septembre 2012, à 22 h 16 heure locale, un phénomène lumineux très brillant est observé depuis le secteur du 20e kilomètre, à La Plaine des Cafres, commune du Tampon, dans le sud de La Réunion.

 

Le témoin adresse son compte rendu au GEIPAN le soir même, à 22 h 25, soit environ neuf minutes après l'observation. Le document officiel est intitulé « Formulaire d'observation de bolide ».  Cette proximité temporelle est un élément intéressant du dossier : il ne s'agit donc pas d'un récit reconstitué plusieurs semaines ou plusieurs années après l'événement.

 

2. Heure et localisation

Le formulaire indique :

Date : 16 septembre 2012

Heure : 22 h 16

Lieu : sud de l'île de La Réunion

Commune : Le Tampon

Secteur : 20e kilomètre

Localisation précisée : La Plaine des Cafres, 97418

Heure GMT indiquée sur le formulaire : 18 h 16 GMT.

Le témoin n'a toutefois pas renseigné les coordonnées géographiques dans les cases prévues à cet effet.

 

3. Apparition du phénomène

Le témoin décrit un objet très brillant apparaissant dans le ciel depuis la direction du sud-ouest.

Il indique qu'il était : « en descente rapide vers la montagne » Le phénomène se trouvait relativement bas au-dessus de l'horizon apparent. Pour donner une indication de hauteur angulaire, le témoin utilise comme référence la largeur de la main ouverte, placée par rapport à la ligne d'horizon et à la montagne située en face de lui.

 

Il s'agit d'une information intéressante, mais qui ne permet évidemment pas de calculer précisément l'altitude réelle du phénomène.

 

4. Une fragmentation spectaculaire

L'élément principal de l'observation est la fragmentation du phénomène en deux parties. Le témoin explique que le bolide, extrêmement lumineux, s'est séparé en deux morceaux brillants avant de disparaître derrière l'horizon. Le formulaire précise également :

 

·         Fragmentation : oui

·         Nombre de fragments observés : deux

·         Séparation accompagnée de deux flashs avant la disparition.

 

Cette description est parfaitement compatible avec l'aspect que peut présenter un météoroïde entrant dans l'atmosphère et se fragmentant sous l'effet des contraintes aérodynamiques. Il faut néanmoins distinguer ce que le témoin a observé — une séparation apparente en deux parties — de l'interprétation astronomique du phénomène.

 

5. Trajectoire

Le témoin fournit une indication assez précise sur la trajectoire apparente.

 

Début - Sud-ouest, avec une descente rapide.

 

Fin - Le phénomène disparaît vers le nord-est, en direction du Piton de la Fournaise.

 

Le formulaire donne donc une trajectoire générale :

SO → NE avec une impression de descente.

 

Attention : il s'agit d'une trajectoire apparente vue depuis le sol, et non d'une trajectoire astronomique calculée.

 

6. Durée extrêmement brève

L'observation dure seulement : 5 à 7 secondes.

Cette durée est cohérente avec l'apparition fugace d'un bolide très brillant. Elle constitue également un élément important pour comprendre pourquoi le témoin n'a pas pu fournir davantage de renseignements sur la structure ou le comportement du phénomène.

 

7. Couleur

Le témoin indique une couleur : jaune très brillant.

 

La luminosité semble avoir été suffisamment importante pour permettre une observation nette malgré la brièveté du phénomène. La couleur jaune ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer la composition du météoroïde.

 

Un point est explicitement renseigné dans le formulaire : Son : non.

Le témoin n'a donc entendu aucun bruit associé au passage du phénomène.  Ce point est intéressant, mais il ne constitue pas un argument contre l'hypothèse météorique. Un éventuel bruit lié à un bolide peut notamment être retardé par rapport à l'apparition lumineuse, et l'absence de perception sonore n'est pas surprenante compte tenu de la distance et de la brièveté de l'événement.

 

Le témoin précise qu'après la disparition du phénomène derrière l'horizon, il n'a observé : « pas d'observation de lueur suspecte après la chute ».

 

Cela signifie qu'il n'a pas observé de flash secondaire ou de phénomène lumineux persistant après la disparition. Il n'existe donc pas, dans ce dossier, de preuve d'une chute de météorite au sol. Il faut éviter d'écrire que le météoroïde « est tombé » au Piton de la Fournaise : le témoin indique seulement qu'il a disparu dans cette direction.

 

Le formulaire GEIPAN indique qu'un schéma de l'observation accompagnait la déclaration. C'est un élément intéressant car le dossier ne repose pas uniquement sur un texte : le témoin a également essayé de représenter la trajectoire. Le document original peut être consulté ici :

 

Formulaire GEIPAN — Observation du 16 septembre 2012

https://geipan.fr/sites/default/files/Questionnaire%20bolide-R.pdf

 

8. Pourquoi le GEIPAN parle-t-il de « bolide » ?

C'est un cas assez différent des observations réunionnaises où un témoin parle simplement d'un « objet lumineux ». Le document transmis au GEIPAN est explicitement intitulé :

FORMULAIRE D'OBSERVATION DE BOLIDE.

 

Le phénomène est donc documenté dans le cadre des observations de phénomènes célestes lumineux, et non comme un cas classique d'engin mystérieux. Les caractéristiques rapportées sont en effet particulièrement compatibles avec un bolide :

 

Apparition soudaine ;

Très forte luminosité ;

Durée de quelques secondes

Trajectoire rapide ;

Coloration jaune ;

Descente apparente ;

Fragmentation en deux parties ;

Disparition derrière l'horizon.

 

 

Le phénomène observé est très vraisemblablement un bolide, c'est-à-dire un météoroïde entrant dans l'atmosphère et produisant une importante émission lumineuse. En revanche, « météorite » désigne normalement le fragment qui atteint le sol. Or le témoin n'a observé aucune chute au sol et le dossier ne fournit aucune découverte de météorite.

 

L'un des points forts du dossier est la chronologie :

22 h 16 : observation

↓

22 h 25 : formulaire adressé au GEIPAN

 

Cette différence d'environ neuf minutes est particulièrement intéressante, car elle donne une excellente indication sur la contemporanéité du témoignage. Cela réduit considérablement le risque de reconstruction ultérieure du récit.

 

 

Fiche catalogue

 

Élément

Donnée

Date

16 septembre 2012

Heure

22 h 16

Lieu

Le Tampon, 20e km, Plaine des Cafres

Département

La Réunion (974)

Phénomène

Bolide

Direction initiale

Sud-ouest

Direction finale apparente

Nord-est / Piton de la Fournaise

Durée

5–7 secondes

Couleur

Jaune très brillant

Luminosité

Très forte

Fragmentation

Oui, deux parties

Flashs

Deux flashs lors de la fragmentation

Son

Aucun

Photo/vidéo

Non

Schéma

Oui

Signalement GEIPAN

Oui, le soir même

Source primaire

Formulaire GEIPAN

Interprétation

Bolide / phénomène météorique

Valeur documentaire

Élevée

 

RESUME

16 septembre 2012 — Le Tampon, Plaine des Cafres (La Réunion). À 22 h 16, un témoin observe pendant cinq à sept secondes un phénomène extrêmement lumineux apparaissant au sud-ouest et se déplaçant rapidement vers le nord-est, en direction du Piton de la Fournaise. De couleur jaune très brillante, le phénomène se fragmente en deux parties accompagnées de deux flashs avant de disparaître derrière l'horizon. Aucun bruit n'est entendu et aucune lueur consécutive n'est observée. Le témoin transmet son formulaire d'observation au GEIPAN à 22 h 25, soit quelques minutes après l'événement. La description est compatible avec l'observation d'un bolide météorique

https://www.cnes-geipan.fr/fr/temoignage/7290

01 OCTOBRE 2012 – LE TAMPON - REUNION

Bolide / phénomène lumineux très bref

Le 1er octobre 2012 à 19 h 35, un témoin âgé de 30 ans observe depuis l'extérieur de son domicile au Tampon, à environ 800 m d'altitude, un phénomène lumineux extrêmement bref. L'observation dure environ 2 secondes et deux autres personnes auraient également vu le phénomène.

 

Description

Le témoin décrit :

Une boule lumineuse ;

Accompagnée d'une traînée blanche ;

Apparaissant dans le secteur sud ;

Se déplaçant très rapidement de haut en bas ;

En direction de la mer ;

Puis disparaissant complètement après environ 2 à 3 secondes.

 

Il compare explicitement le phénomène à un « bolide », à un débris spatial ou à une étoile filante.  Conditions d'observation. Les conditions étaient particulièrement favorables : ciel dégagé et étoilé ; absence de vent ; température de saison ; bonne visibilité vers le sud… Le témoin estime la distance minimale du phénomène à environ 5 km, mais cette valeur est manifestement une estimation visuelle et ne permet pas d'établir l'altitude ou la distance réelle de l'objet.  Le dossier comporte cependant un détail qui explique probablement pourquoi l'observation a retenu l'attention.

 

Environ 10 secondes après le phénomène, le témoin indique qu'une coupure générale d'électricité a touché une grande partie de La Réunion. Selon son témoignage, la coupure aurait duré environ 10 à 15 minutes selon les secteurs. Il précise qu'à sa connaissance, aucun communiqué d'EDF n'avait alors été diffusé pour expliquer l'incident.  Il écrit à ce propos que cette coïncidence lui paraît « étrange ». Il faut toutefois séparer les deux événements : le questionnaire établit seulement que le témoin a perçu le bolide, puis qu'une coupure électrique est survenue environ dix secondes plus tard. Le document ne démontre absolument pas de lien causal entre les deux phénomènes.

 

Témoins et documents

Le formulaire indique deux autres témoins du phénomène lumineux. En revanche, le questionnaire consulté ne fait pas apparaître de photographie ou de vidéo de l'observation parmi les documents joints.

Évaluation Sur le plan phénoménologique, la description est très compatible avec un bolide météorique :

forte luminosité + traînée + déplacement extrêmement rapide + durée de seulement 2–3 secondes + disparition vers l'horizon.

 

Il n'est donc pas nécessaire de faire intervenir une hypothèse extraordinaire pour rendre compte de la description. Le seul élément réellement particulier du dossier est la coïncidence temporelle avec la panne électrique, mais celle-ci doit rester une donnée contextuelle tant qu'une enquête indépendante n'a pas établi un rapport entre les deux événements.

 

Lien direct vers le document GEIPAN : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2012-10-08338

 

RESUME

01/10/2012 — Le Tampon (La Réunion), 19 h 35. Trois témoins auraient observé pendant environ deux secondes une boule lumineuse accompagnée d'une traînée blanche, descendant très rapidement vers la mer dans le secteur sud. Ciel dégagé et étoilé, absence de vent. Environ dix secondes après l'observation, une coupure électrique générale affectant une partie de l'île est signalée par le témoin. Celui-ci ne fournit cependant aucun élément permettant d'établir un lien entre les deux événements. Description compatible avec un bolide météorique. Source : questionnaire GEIPAN. https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2012-10-08338

 

19 MARS 2013 –LA PLAINE DES SABLES – REUNION

« L’OVNI » qui était une opération publicitaire AXE Apollo

 

1. Le déclenchement de l'affaire

Le 19 mars 2013, une photographie prise à la Plaine des Sables, dans le massif du Piton de la Fournaise, est publiée sur Twitter par le compte @debosselage974. La photographie montre le paysage volcanique et, dans le ciel, une forme lumineuse semblant être rattachée à un objet volant.

 

La publication est rapidement reprise sur Twitter et par plusieurs médias et sites réunionnais. Zinfos974 publie le 19 mars un article présentant l'image comme une photographie supposée d'OVNI et décrit l'emballement qui se développe sur les réseaux sociaux.

Article original Zinfos974 — 19 mars 2013

 

La photographie devient rapidement un petit phénomène médiatique local.

 

2. Les premières hypothèses

Avant que l'explication publicitaire ne soit révélée, plusieurs hypothèses circulent : hélicoptère ; avion ; reflet ou défaut optique ; phénomène lumineux ; laser ; voire objet véritablement inconnu.  Un élément intéressant est que certains internautes évoquent un hélicoptère du PGHM, qui aurait été présent dans le secteur pour rechercher un groupe de personnes à la Plaine des Sables. D'autres intervenants analysent la photographie et proposent une explication photographique.  À ce stade, le phénomène reste présenté comme une énigme.

 

3. Le contexte est plus vaste qu'une seule photographie

 Avant même la photographie du 19 mars, des témoignages circulent concernant la Plaine des Sables. Une archive publiée le 26 mars 2013 rapporte notamment une observation datée du 2 mars 2013 par un couple de Dionysiens qui campait sur place. Ils auraient observé une forme décrite comme : un objet allongé, de forme cylindrique, évoluant lentement au-dessus de la Plaine des Sables en direction de la mer.  D'autres témoignages sont également mentionnés dans les médias et sur des sites ufologiques. Il faut cependant absolument séparer ces témoignages du coup publicitaire.

 

Le fait que la campagne AXE ait utilisé l'imaginaire OVNI ne signifie pas automatiquement que toutes les observations rapportées en mars 2013 étaient fabriquées par AXE.

 

4. Première « révélation » : l'histoire de l'opticien

Le 28 mars 2013, Zinfos974 publie un nouvel article : « L'Ovni qui affole la twittosphère... était un coup marketing ». Le média explique alors que la photographie aurait été liée à une opération d'un opticien local, destinée à promouvoir une nouvelle ligne de lunettes associée à une célèbre marque de boisson énergisante.

Zinfos974 — « L'Ovni qui affole la twittosphère... était un coup marketing », 28 mars 2013

 

Cette première explication a été reprise par plusieurs sites ufologiques.  Mais cette explication n'est pas la dernière version de l'histoire.

 

5. La véritable révélation : AXE Apollo

 Une publication du 1er avril 2013 revient sur l'affaire et explique que l'histoire de l'opticien était elle-même erronée. La véritable opération est présentée comme une campagne de la marque AXE, pour le lancement de sa fragrance AXE Apollo. Le scénario publicitaire est explicitement présenté comme celui d'une « navette AXE Apollo » ayant supposément envahi La Réunion.  La page Facebook initialement consacrée à la prétendue découverte d'un OVNI aurait été transformée en page « AXE Apollo débarque à La Réunion ». La campagne utilisait donc volontairement :

 

·         Le mystère ;

·         L’OVNI ;

·         L’espace ;

·         Une « capsule » ;

·         La curiosité des internautes ;

·         Twitter ;

·         Facebook ;

·         Les médias locaux.

 

L'objectif était de créer une campagne virale, avant de révéler le véritable commanditaire.

 

6. Pourquoi AXE Apollo ?

Le choix du thème spatial n'était pas accidentel. En 2013, AXE lançait la gamme Apollo, avec une communication largement fondée sur l'imaginaire spatial et la conquête de l'espace. La campagne internationale AXE Apollo Space Academy (A.A.S.A.) proposait notamment de sélectionner des participants pour une expérience spatiale et était associée à Space Expedition Corporation. Le projet prévoyait un vol suborbital à bord du Lynx.  La mise en scène réunionnaise s'intégrait donc parfaitement dans cet univers publicitaire.

 

7. Une véritable « histoire d'OVNI » fabriquée pour les réseaux sociaux

 La campagne fonctionne en plusieurs étapes :

 

1. Une photographie mystérieuse

↓

2. Publication sur Twitter

↓

3. Reprise par les internautes

↓

4. Reprise par les médias

↓

5. Apparition de différentes hypothèses

↓

6. Développement d'un véritable « buzz OVNI »

↓

7. Révélation progressive

↓

8. AXE Apollo

 

Le cas constitue donc un excellent exemple de construction médiatique d'un faux mystère aérien.

 

L'affaire est également intéressante parce que certains sites ufologiques avaient initialement considéré l'image comme potentiellement authentique. Un article publié le 26 mars rapporte par exemple qu'un site spécialisé avait fait examiner la photographie par un expert et estimait qu'aucun ajout artificiel évident n'était détectable.  Quelques jours plus tard, la révélation publicitaire change complètement l'interprétation médiatique de l'image. Cela constitue un excellent exemple des limites d'une analyse purement photographique : une image peut ne pas présenter de manipulation numérique évidente et néanmoins être utilisée dans une opération de communication destinée à produire une fausse interprétation.

 

Zinfos974 est particulièrement important dans la chronologie.

 

·         19 mars 2013

Le média relaie la photographie et l'emballement sur Twitter.

·         28 mars 2013

Zinfos974 annonce que « l’OVNI » serait lié à un coup marketing.

 

Cette chronologie montre que le média a lui-même été intégré au processus de diffusion du phénomène médiatique, d'abord comme relais de la curiosité publique puis comme relais de l'explication.

 

RESUME

Mars 2013 — Plaine des Sables, massif du Piton de la Fournaise — Faux OVNI / opération publicitaire AXE Apollo. Une photographie prise à la Plaine des Sables et publiée sur Twitter le 19 mars 2013 montre dans le ciel une forme lumineuse semblant associée à un objet volant. L'image provoque un important emballement sur les réseaux sociaux réunionnais et est reprise par plusieurs médias. Différentes hypothèses sont proposées, allant de l'hélicoptère au reflet photographique. Le 28 mars, Zinfos974 annonce qu'il s'agit d'une opération marketing. Une révélation ultérieure, publiée le 1er avril, précise que l'opération était liée à la campagne AXE Apollo, destinée à promouvoir la nouvelle gamme de produits de la marque et son univers spatial. La photographie doit donc être retirée du catalogue des observations authentiques et placée dans une rubrique consacrée aux canulars, faux OVNI et opérations commerciales. Il convient toutefois de ne pas assimiler automatiquement à cette campagne les autres témoignages d'objets rapportés dans la région en mars 2013.

 

Sources essentielles

·         https://www.zinfos974.com/la-photo-dun-ovni-dans-le-ciel-reunionnais-agite-la-twittosphere/ 

·         https://graal-veilleur---hierarchie.blog4ever.com/observation-dovnis-a-lile-de-la-reunion-lovni-etait-en-fait-la-navette-axe-apollo

·          https://ufoetscience.wordpress.com/2013/03/26/un-ovni-apercu-a-la-plaine-des-sables%E2%80%8F-ile-de-la-reunion/

·         https://ufoetscience.wordpress.com/2013/03/29/lovni-de-la-plaine-des-sables-etait-un-coup-marketing%E2%80%8F/

 

25 AOUT 2013 – ST DENIS - REUNION

 Date: 25 août 2013

Lieu : Saint-Denis, La Réunion

Heure : entre 19 h 30 et 19 h 45

Témoin : une personne observant depuis son balcon

Phénomènes : deux phénomènes lumineux successifs

Durée : le premier, environ 2 minutes

Classification GEIPAN : C

Date de mise à jour : 11 décembre 2013

Dossier GEIPAN : 2013-08-08529

 

Déroulement

Le témoin observe d'abord dans le ciel une grosse lumière rouge, particulièrement lumineuse, se déplaçant lentement. Le GEIPAN considère qu'une lanterne thaïlandaise pourrait expliquer cette première observation, notamment en raison du vent dominant d'est à La Réunion, qui aurait pu donner l'impression que la lumière se dirigeait vers le témoin.

 

Le témoin observe ensuite une forte lumière blanche provenant de la direction de la mer. Le GEIPAN a recherché les passages satellitaires correspondant à l'heure de l'observation. Les calculs CalSky indiquaient notamment le passage du satellite USA 217 / STPSat-2 sur une trajectoire compatible.

 

Cependant, la luminosité annoncée par le témoin ne correspondait pas vraiment à celle attendue pour ce satellite : CalSky donnait une magnitude relativement faible, comprise entre 5 et 8. Le GEIPAN envisage donc également la possibilité d'un reflet lumineux ou éventuellement d'un autre satellite militaire plus brillant, mais sans pouvoir le démontrer.

 

Pourquoi le GEIPAN classe-t-il le cas C ?

Le GEIPAN ne conclut pas à un phénomène extraordinaire. Il estime que les hypothèses de la lanterne thaïlandaise et du satellite sont plausibles, mais que les informations disponibles sont insuffisantes pour les retenir avec un degré de probabilité suffisant. Le cas est donc classé C : manque d'informations fiables.

 

RESUME

25 août 2013 – Saint-Denis (La Réunion) – Deux phénomènes lumineux – GEIPAN C. Entre 19 h 30 et 19 h 45, un témoin observe depuis son balcon deux lumières successives : une grosse lumière rouge se déplaçant lentement pendant environ deux minutes, puis une forte lumière blanche venant de la direction de la mer. Le GEIPAN envisage pour la première une lanterne thaïlandaise et, pour la seconde, le passage possible du satellite USA 217/STPSat-2 ou un reflet lumineux. Les données disponibles ne permettent toutefois pas de confirmer ces hypothèses. Cas classé C (manque d'informations fiables).

 

Fiche officielle GEIPAN : https://www.geipan.fr/fr/cas/2013-08-08529

 

11 MARS 2014 - SAINTE CLOTILDE – REUNION

Date : 11 mars 2014

Lieu : Sainte-Clotilde, commune de Saint-Denis, La Réunion

Phénomène observé : objet / point lumineux brillant

Identification GEIPAN : Vénus

Classification : A

Mise à jour : 10 juin 2014

Organisme : GEIPAN (CNES)

 

Interprétation

Le témoin a signalé un objet très lumineux dans le ciel, dont l'aspect pouvait donner l'impression d'un objet inhabituel. Après analyse, le GEIPAN a identifié le phénomène comme étant la planète Vénus. Il s'agit d'un cas classique de méprise astronomique : Vénus est fréquemment prise pour un « OVNI » en raison de son éclat exceptionnel. Lorsqu'elle est visible dans le ciel du soir ou du matin, elle peut apparaître comme un point extrêmement brillant, semblant parfois stationnaire ou se déplaçant très lentement par rapport aux repères terrestres.

Le classement A signifie que le GEIPAN considère l'identification comme certaine. Dans son catalogue, le phénomène est explicitement renseigné « Vénus », et non simplement « phénomène probablement identifié ».

 

RESUME :

11 mars 2014 – Sainte-Clotilde (La Réunion) – Objet brillant – Vénus – GEIPAN A. Un témoin signale un objet particulièrement lumineux dans le ciel de Sainte-Clotilde. L'analyse du GEIPAN permet d'identifier le phénomène comme étant la planète Vénus. Le cas est classé A (phénomène identifié) et constitue donc une observation astronomique expliquée, sans élément permettant de retenir l'hypothèse d'un engin ou phénomène aérien non identifié.

 

Fiche/catalogue officiel GEIPAN : le cas apparaît dans la base officielle sous SAINTE-CLOTILDE (974) – 11.03.2014 – A – Vénus, avec mise à jour au 10/06/2014.

 

LIEN VERS LA FICHE GEIPAN –

https://geipan.fr/fr/cas/2014-03-08671?field_agregation_index_value=&field_classification_des_cas_target_id%5B11%5D=11&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D=&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D=&field_date_value=&field_departement_target_id=&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D=&field_latitude_value%5Bmin%5D=&field_longitude_value%5Bmax%5D=&field_longitude_value%5Bmin%5D=&field_phenomene_target_id=&field_type_de_cas_target_id=All&order=title&page=36%2C10&sort=asc

 

05 MAI 2014 – SAINTE MARIE - REUNION

 Date : 5 mai 2014

Lieu : Sainte-Marie, La Réunion

Phénomène signalé : objet / lumière dans le ciel

Identification GEIPAN : satellite

Classification : A

Mise à jour du dossier : 16 décembre 2014

Organisme : GEIPAN / CNES

 

Interprétation

Le témoin a signalé un objet lumineux se déplaçant dans le ciel. L'analyse du GEIPAN a permis de mettre en relation l'observation avec le passage d'un satellite, ce qui explique le caractère ponctuel et lumineux du phénomène.

 

Le classement A est important dans votre catalogue : il signifie que le GEIPAN considère le phénomène comme identifié. Il ne s'agit donc pas, au terme de l'analyse, d'un PAN restant inexpliqué.

 

La fiche apparaît d'ailleurs dans la base GEIPAN parmi les cas classés A sous la rubrique « Satellite », immédiatement à côté d'autres observations réunionnaises identifiées.

 

RESUME

5 mai 2014 – Sainte-Marie (La Réunion) – Objet lumineux – Satellite – GEIPAN A. Une observation d'un objet lumineux est signalée dans le ciel de Sainte-Marie. L'analyse effectuée par le GEIPAN permet d'identifier le phénomène comme le passage d'un satellite. Le dossier est classé A (phénomène identifié) et ne constitue donc pas un cas d'OVNI/PAN inexpliqué.

Source officielle : Fiche GEIPAN – Sainte-Marie, 05/05/2014 https://cnes-geipan.fr/fr/cas/2014-05-08690?field_agregation_index_value=&field_classification_des_cas_target_id%5B0%5D=11&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D=&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D=&field_date_value=&field_departement_target_id=&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D=&field_latitude_value%5Bmin%5D=&field_longitude_value%5Bmax%5D=&field_longitude_value%5Bmin%5D=&field_phenomene_target_id=&field_type_de_cas_target_id=All&order=field_classification_des_cas&sort=asc

 

21 AOUT 2015 – ENTRE-DEUX – REUNION

ENTRE-DEUX (974) - 21/08/2015 - Phénomène lumineux - Classé A — lanceur

 

Résumé officiel GEIPAN

Observation d'une forme conique lumineuse bleutée entourée d'un halo : nuage de gaz issu de la passivation de l'étage supérieur cryogénique (ESC-A) du lanceur Ariane VA225.

Description détaillée

Le 21 août 2015 à 2h du matin (01h33 locale) sur l'île de la Réunion, un témoin photographie un phénomène dans le ciel qui l'intrigue. Le témoin rapporte avoir vu une forme conique lumineuse bleutée entourée d'un halo. Un seul témoignage est recueilli.

 

Cette observation d'un grand phénomène lumineux translucide se déplaçant lentement dans le ciel est tout à fait exceptionnelle, de plus la qualité des photos prises par le témoin permet de parfaitement la caractériser.

 

L'enquête

Du fait de la ressemblance avec d'autres phénomènes similaires, l'enquête s'est rapidement orientée vers la recherche de lancements récents de satellite.

 

En effet, après investigation, la position de l'objet dans le ciel est cohérent avec la trajectoire de l'étage supérieur cryogénique du lanceur Ariane VA225, lancé de Kourou le 20/08 à 20h16 UTC ; cet étage, répertorié N40876, a commencé sa passivation (vidange du réservoir) à 21h12 ; il est passé à la verticale de l'Indonésie à plus de 8000 km d'altitude. Aux alentours de 21h30 UTC (date de prise de vue), l'objet était bien en visibilité de l'île de la Réunion.

 

Comme c'est un lancement de satellite géostationnaire sur une orbite de transfert très elliptique (environ 300 km -36000 km), le lanceur est à ce moment-là déjà à très haute altitude, donc visible depuis une très large zone. La trajectoire propre du nuage est proche de celle du lanceur, mais perturbée par la vitesse d'éjection des gaz.

 

Explication

Le halo observé est le nuage de gaz inutilisé éjecté par le lanceur après la phase de propulsion ; il est éclairé par le soleil et devient visible par les observateurs au sol qui sont dans la nuit.

Le GEIPAN classe ce cas "A" comme phénomène parfaitement identifié : nuage de gaz issu de la passivation de l'étage supérieur cryogénique (ESC-A) du lanceur Ariane VA225.

C'est le même type de phénomène que le halo lumineux observé dans l'Océan Indien le 29 septembre 2013.

 

Lien direct vers la fiche avec photos :
https://cnes-geipan.fr/fr/node/57495

 

11 DECEMBRE 2016 – RN1 ST DENIS – LA POSSESSION - REUNION

 Date : 11 décembre 2016

Lieu : RN1, trajet Saint-Denis → La Possession, La Réunion

Phénomène : Nuage

Classification GEIPAN : B

Date de mise à jour : 6 juin 2017

Dossier : cas référencé dans la base GEIPAN sous [RN1] de SAINT-DENIS (974) vers POSSESSION (LA) (974).

 

Que signifie le classement B ?

Dans la classification GEIPAN, B signifie que le phénomène est considéré comme très probablement identifié, mais que l'identification ne présente pas le degré de certitude nécessaire pour être classée A.

Ici, le phénomène observé a donc été interprété comme un nuage, vraisemblablement avec un aspect inhabituel donnant temporairement une impression d'objet ou de phénomène aérien.

 

Le fait que le GEIPAN indique explicitement « Nuage » dans sa base est important : il ne s'agit pas d'un PAN restant inexpliqué.

 

 Ce cas est particulièrement intéressant comme exemple de méprise météorologique à La Réunion. Le relief très marqué de l'île — notamment entre Saint-Denis et La Possession — favorise la formation de nuages dont la forme, l'éclairage ou le déplacement peuvent être particulièrement spectaculaires.

 

RESUME

11 décembre 2016 – RN1, Saint-Denis–La Possession (La Réunion) – Phénomène lumineux/aérien – Nuage – GEIPAN B. Une observation est signalée le long de la RN1 entre Saint-Denis et La Possession. Le phénomène, jugé suffisamment inhabituel pour faire l'objet d'un signalement, est analysé par le GEIPAN et attribué à un nuage. Le dossier est classé B, ce qui correspond à une explication probable mais non certaine. Il s'agit donc d'une méprise météorologique probable, et non d'un cas PAN inexpliqué.

Source officielle : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2016-12-09608?field_agregation_index_value=Ain&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D&field_date_value&field_departement_target_id&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D&field_latitude_value%5Bmin%5D&field_longitude_value%5Bmax%5D&field_longitude_value%5Bmin%5D&field_phenomene_target_id&field_type_de_cas_target_id=All&order=field_date&page=33&sort=asc

 

05 MARS 2017 – SAINT LOUIS – REUNION

5 mars 2017 — Saint-Louis, La Réunion

Date : 5 mars 2017

Lieu : Saint-Louis, La Réunion

Classification GEIPAN : C

Phénomène : manque d'informations fiables

Mise à jour : 23 octobre 2017

Organisme : GEIPAN / CNES.

 

Signification du classement

Le classement C signifie que le GEIPAN considère que les informations disponibles ne permettent pas de déterminer de façon suffisamment fiable la nature du phénomène. Il ne faut donc pas présenter ce cas comme un OVNI confirmé, mais plutôt comme une observation rapportée qui reste insuffisamment documentée. Dans la base GEIPAN, le cas apparaît parmi les dossiers réunionnais classés C, aux côtés notamment de celui du 13 janvier 2008 à Saint-Louis, également classé pour manque d'informations fiables.

 

RESUME

5 mars 2017 – Saint-Louis (La Réunion) – Phénomène aérien – GEIPAN C. Une observation est signalée à Saint-Louis. Le dossier est enregistré par le GEIPAN, mais les informations recueillies ne permettent pas d'identifier avec suffisamment de certitude le phénomène observé. Le cas est classé C – manque d'informations fiables. Il doit donc être considéré comme un témoignage insuffisamment documenté et non comme un cas inexpliqué solidement établi.

Source officielle :  https://geipan.fr/fr/cas/2017-03-09659?field=&field_agregation_index_value=&field_date_d_observation_value%5Bmax%5D=&field_date_d_observation_value%5Bmin%5D=&field_date_value=&field_departement_target_id=&field_document_existe_ou_pas_value=All&field_is_new_value=All&field_is_revisited_value=All&field_latitude_value%5Bmax%5D=&field_latitude_value%5Bmin%5D=&field_longitude_value%5Bmax%5D=&field_longitude_value%5Bmin%5D=&field_phenomene_target_id=&field_type_de_cas_target_id=All&order=field_date&page=122%2C21&sort=asc 

 

 09 MAI 2017 – ST DENIS - REUNION

 Date : 9 juin 2017

Lieu : Saint-Denis

Phénomène signalé : point blanc / objet blanc dans le ciel

Classification GEIPAN : A

Identification : ballon météorologique

Mise à jour de la fiche : 26 octobre 2020

Dossier : 2017-06-50410

Documents disponibles : questionnaire, deux vidéos originales, compte rendu d'enquête et document sur la trajectoire.

 

Déroulement de l'observation

Le 9 juin 2017, en début d'après-midi, le témoin remarque un point blanc immobile sur fond de ciel bleu.

Le point finit par se déplacer. Le témoin prend alors son smartphone et le filme lorsqu'il passe devant un nuage. Le phénomène disparaît momentanément derrière celui-ci, puis réapparaît. Le témoin réalise une seconde séquence vidéo. Le GEIPAN a reçu deux vidéos originales, ce qui constitue un élément documentaire intéressant. Il n'y avait en revanche qu'un seul témoignage.

 

L'identification du ballon-sonde

L'enquête GEIPAN a permis de déterminer que le témoin avait observé le ballon météorologique lancé quotidiennement depuis la station de Gillot, pour les besoins des radiosondages. Plusieurs éléments concordants ont conduit à cette conclusion :

*      Aspect physique : la forme ronde et la couleur blanche correspondent à celles d'un ballon-  sonde.

*      Chronologie : un ballon avait effectivement été lancé environ 15 minutes avant l'observation.

*      Position géographique : le témoin se trouvait à environ 4 km du lieu de lancement.

*      Trajectoire : le déplacement observé correspondait à celui attendu d'un ballon-sonde prenant progressivement de l'altitude.

 

Les conditions de vent aux altitudes concernées étaient compatibles avec le déplacement observé.

Le GEIPAN considère donc que le PAN possède toutes les caractéristiques physiques et dynamiques correspondant à l'hypothèse du ballon météorologique.

 

Pourquoi le classement A ?

C'est un cas exemplaire de la catégorie A du GEIPAN : phénomène identifié. Il ne s'agit donc pas simplement d'une hypothèse (« probablement un ballon »). L'enquête a permis de mettre en relation l'observation avec un lancement réel et documenté, effectué depuis Gillot peu avant l'observation.

 

Résumé

9 juin 2017 – Saint-Denis (La Réunion) – Objet blanc – Ballon météorologique – GEIPAN A.
En début d'après-midi, un témoin observe depuis Saint-Denis un point blanc apparemment immobile dans le ciel. Le phénomène se met ensuite à se déplacer et est filmé avec un smartphone, notamment lorsqu'il passe devant un nuage. Deux vidéos originales sont transmises au GEIPAN. L'enquête établit que l'observation correspond au ballon météorologique lancé environ quinze minutes auparavant depuis la station de Gillot, utilisée pour les radiosondages. La proximité du témoin avec le site de lancement, l'aspect sphérique et blanc du phénomène ainsi que sa trajectoire sont compatibles avec cette identification. Le cas est classé A – phénomène identifié.

Fiche officielle GEIPAN https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2017-06-50410

 

09 JUIN 2017 – SAINT DENIS - REUNION

Objet blanc — ballon météorologique — GEIPAN A

Date : 9 juin 2017

Lieu : Saint-Denis, La Réunion

Moment : début d’après-midi

Classification : A

Phénomène identifié : ballon météorologique

Dossier GEIPAN : 2017-06-50410

Mise à jour actuelle de la fiche : 23 juin 2021

Étrangeté : 0,00

Consistance : 0,70

Documents disponibles : questionnaire, deux vidéos originales, compte rendu d'enquête et document de trajectoire.

 

Déroulement de l'observation

Le témoin remarque d'abord dans le ciel bleu un point blanc qui semble immobile. Après quelque temps, celui-ci commence à se déplacer. Le témoin prend alors son smartphone et filme le phénomène lorsqu'il passe devant un nuage. L'objet disparaît derrière le nuage puis réapparaît. Le témoin réalise une seconde séquence vidéo. Le GEIPAN précise avoir reçu les deux vidéos originales. Il n'y a toutefois eu qu'un seul témoin.  L'élément décisif : le ballon de Gillot

 

L'enquête GEIPAN a permis d'établir une correspondance très précise avec le ballon-sonde météorologique lancé quotidiennement depuis la station de Gillot, pour effectuer des radiosondages.

 

Le dossier retient plusieurs concordances :

Aspect du phénomène : forme ronde et couleur blanche correspondant à celles d'un ballon-sonde.

Chronologie : un ballon-sonde avait effectivement été lancé environ 15 minutes avant l'observation.

Distance : le témoin se trouvait à environ 4 km du lieu de lancement.

 

Trajectoire : les déplacements observés correspondent à ceux d'un ballon-sonde prenant progressivement de l'altitude.

Conditions de vent : les vents faibles aux altitudes concernées étaient compatibles avec la trajectoire observée.

 

Le GEIPAN considère donc que l'ensemble des caractéristiques physiques et dynamiques du phénomène correspond au ballon météorologique.

 

Pourquoi le classement A ?

C'est ici un point important pour votre catalogue : A signifie que le phénomène est identifié, et non simplement « probablement expliqué ».

 

Le GEIPAN formule explicitement sa conclusion comme une confusion avec un ballon-sonde. Il s'agit donc d'un cas particulièrement bien documenté de méprise avec un objet météorologique, d'autant plus intéressant qu'il existe deux vidéos originales permettant d'étudier le phénomène.

 

RESUME

9 juin 2017 – Saint-Denis (La Réunion) – Objet blanc – Ballon météorologique – GEIPAN A.
En début d'après-midi, un témoin observe dans le ciel un point blanc apparemment immobile. Celui-ci se met ensuite à se déplacer et est filmé à deux reprises avec un smartphone, notamment lors de son passage devant un nuage. Deux vidéos originales sont transmises au GEIPAN. L'enquête établit que le phénomène correspond au ballon météorologique lancé environ quinze minutes auparavant depuis la station de Gillot, située à environ 4 km du témoin. La forme blanche et ronde, la chronologie du lancement et la trajectoire observée sont concordantes avec celles d'un ballon-sonde prenant de l'altitude. Le GEIPAN classe le dossier A – confusion avec un ballon-sonde.

Source officielle

https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2017-06-50410

La fiche contient également le compte rendu d'enquête, le questionnaire, les deux vidéos originales et le document consacré à la trajectoire.

 

24 JUIN 2017 SAINT-PAUL – REUNION

Date : 24 juin 2017

Lieu : Saint-Paul, notamment secteur du Piton Maïdo

Classification GEIPAN : A

Phénomène : Éléments de fusée

Dossier GEIPAN : 2017-06-09735

Mise à jour : 23 octobre 2017

Témoin : 1

Documents : questionnaire, 8 photographies, reconstitution du phénomène.

 

Ce que le témoin a observé

L'observation intervient alors que le témoin réalise une séance d'astrophotographie au Piton Maïdo.

Il remarque sur ses prises de vue un phénomène qui présente successivement plusieurs aspects :

 

1      D’abord un trait lumineux, comparable à une étoile filante ;

2      Puis un cône de lumière blanche très intense ;

3      Enfin une sorte de nébulosité sphérique, dont la trace met plusieurs minutes à disparaître.

 

 

Le phénomène pouvait donc être particulièrement spectaculaire sur les photographies, avec une apparence très différente d'une simple étoile filante.

 

L'explication : le Falcon 9

Le GEIPAN a identifié le phénomène comme étant le passage puis la passivation du dernier étage d'un lanceur Falcon 9. Le lancement avait eu lieu le 23 juin 2017 depuis la Floride, à 19 h 10 UTC, soit 23 h 10 à La Réunion. Le lanceur était parti vers l'est, en suivant approximativement l'équateur. Environ une heure plus tard, il se trouvait à une altitude estimée par le GEIPAN à 8 000–10 000 km du point d'observation et était encore éclairé par le Soleil, ce qui permettait son observation depuis une vaste zone au sol, notamment depuis La Réunion.

 

Pourquoi le « cône lumineux » ?

C'est probablement l'aspect le plus intéressant du dossier. Le GEIPAN interprète le cône lumineux photographié comme résultant d'une éjection de gaz lors de la passivation du dernier étage du lanceur : les réservoirs sont vidangés et les gaz expulsés forment un volume qui s'accroît. Comme le cliché avait un temps de pose de 40 secondes, cette évolution du nuage de gaz apparaît sous la forme d'un cône lumineux sur la photographie. La disparition apparente du reflet lumineux du lanceur pourrait, selon le GEIPAN, être liée à une rotation du dernier étage, modifiant ainsi la réflexion de la lumière solaire vers l'observateur.

 

La trajectoire confirme l'identification

Le GEIPAN a reconstitué la trajectoire du phénomène à partir des étoiles visibles sur les photographies. La reconstitution montre une trajectoire : orientée plein Est ; relativement linéaire et apparaissant descendante vers l'horizon.  Cette géométrie correspond au lanceur qui, vu depuis La Réunion, allait progressivement passer derrière la Terre.

 

Le GEIPAN fait lui-même le rapprochement avec un autre cas réunionnais : 21 août 2015, Entre-Deux, également attribué à un élément de lanceur. Il mentionne également le phénomène spectaculaire observé dans l'océan Indien le 29 septembre 2013, lié à un lancement spatial et ayant produit un grand halo lumineux.  Cela montre que les observations de « phénomènes lumineux » à La Réunion peuvent être influencées par les lancements spatiaux effectués depuis Kourou ou les États-Unis, les trajectoires pouvant rendre les étages de lanceurs visibles à très grande distance.

 

Classification GEIPAN

Le cas est classé A, c'est-à-dire phénomène identifié. Il est donc important de ne pas le présenter comme un véritable cas OVNI inexpliqué. En revanche, c'est un excellent exemple de méprise aérospatiale documentée, avec photographies et reconstitution de trajectoire.

 

Résumé

24 juin 2017 – Saint-Paul / Piton Maïdo (La Réunion) – Phénomène lumineux – Élément de fusée – GEIPAN A.

 

Au cours d'une séance d'astrophotographie réalisée depuis le Piton Maïdo, un témoin photographie un phénomène lumineux présentant successivement l'apparence d'un trait lumineux, puis d'un cône de lumière blanche intense et enfin d'une nébulosité sphérique persistant plusieurs minutes. L'analyse des huit photographies et la reconstitution de la trajectoire permettent au GEIPAN d'identifier le phénomène comme le dernier étage d'un lanceur Falcon 9, lancé le 23 juin 2017 depuis la Floride. Le cône lumineux correspond vraisemblablement à l'éjection de gaz lors de la passivation de l'étage, éclairé par le Soleil. Le dossier est classé A – phénomène identifié.

Fiche officielle GEIPAN : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/2017-06-09735

 

2018 – TEMOIGNAGE DE « CAROLINE » MUFON - SAINT-DENIS - REUNION

 Il s’agit là d’un tout autre type de cas : les personnes dites « CONTACTEES ». La science officielle ne peut pas les prendre en considération, toutefois quelques scientifiques s’y sont intéressés et ont donnés des conclusions favorables à une étude de ce type de cas. Nous évoquerons donc le présent cas qui se localise à la Réunion. Ce n’est pas le seul, cette petite ile qui héberge encore une large population apte à être influencée par les traditions anciennes, héberge plusieurs personnages similaires.

 

  Le témoignage

Le MUFON France a publié le 31 mai 2022 un article intitulé *« Témoignage de Caroline » **. L'astérisque indique que Caroline est un pseudonyme, utilisé à la demande du témoin. Le témoignage avait également été publié dans le magazine CONTACTS, destiné aux adhérents du MUFON.  Le témoignage a été recueilli par Éric Barrouillet, alors directeur adjoint du MUFON et membre de l'ERT, équipe chargée de l'accompagnement des personnes se disant « contactées ou abductées ».

 

  Première expérience : 2015

Caroline indique qu'une première expérience se serait produite en 2015, pendant son sommeil. Elle dit avoir senti une présence dans sa chambre puis avoir vu, au réveil, un être de type reptiloïde, avec une apparence décrite comme verte claire et foncée. Selon son récit, l'entité aurait eu une attitude plutôt amicale et aurait semblé manipuler une « boule d'énergie » entre ses mains. Elle considère cette expérience comme le point de départ de ses recherches sur les « reptiliens ».

 

  L'expérience de 2018

 Caroline raconte qu'en 2018, alors qu'elle dormait, elle aurait ressenti de nouveau des présences et une modification de l'atmosphère de la chambre. Elle affirme avoir ouvert les yeux mais être devenue incapable de bouger, avant de ressentir une impression de manipulation physique et de déplacement de son corps. Elle décrit ensuite une expérience extrêmement traumatisante qu'elle interprète comme une agression sexuelle commise par une entité non humaine. Elle affirme également avoir aperçu une créature qu'elle décrit comme « horrible », avant que celle-ci ne disparaisse.

 

 Caroline affirme que les expériences se seraient poursuivies pendant environ deux ans. Elle déclare avoir observé : des OVNI ; des OSNI ; des phénomènes qu'elle interprète comme des apparitions de « reptiliens » ; différents types de « vaisseaux » et avoir réalisé plusieurs photographies, mais qu'elle juge elle-même peu nettes.

 

Elle affirme également que ces expériences auraient développé chez elle des facultés de clairaudience et de clairvoyance.

 

Le MUFON France ne présente pas Caroline comme une personne ayant simplement envoyé un signalement CMS classique. L'article précise que le témoignage a été pris en charge par l'ERT, et explique que ces témoignages restent normalement hautement confidentiels. Caroline aurait toutefois souhaité rendre son expérience publique.

 

Le MUFON France lui-même rattache explicitement cette affaire à Saint-Denis de La Réunion dans son article consacré aux observations réunionnaises. Dans cette synthèse, le MUFON écrit qu'entre les observations historiques et les observations plus récentes figure « l'affaire de Caroline », présentée comme ayant été relatée par le MUFON à Saint-Denis.  On dispose donc de deux sources MUFON France complémentaires : le témoignage détaillé de Caroline et l'article général sur les observations OVNI de La Réunion qui cite explicitement « l'affaire de Caroline ».

https://www.mufonfrance.fr/post/t%C3%A9moignage-de-caroline

https://www.mufonfrance.fr/post/les-observations-de-ph%C3%A9nom%C3%A8nes-ovnis-sur-l-%C3%AEle-de-la-r%C3%A9union

 

Nus vous le rappelons, c’est un cas dit de contacté, invérifiable, qui n’entre pas dans les compétences du Geipan et que beaucoup de chercheurs dans le domaine ufologique réfutent et présentent ces cas comme « pas sérieux ».

.

Tableau de l’état de ce cas :

Évaluation : C — témoignage non corroboré

 

Élément

Évaluation

Témoin identifié publiquement

Non, pseudonyme « Caroline »

Localisation

Saint-Denis, La Réunion

Première expérience

2015

Expérience principale

2018

Source primaire accessible

Témoignage publié par MUFON France

Enquête MUFON

Accompagnement ERT, plutôt qu'enquête classique d'observation

OVNI signalés

Oui, ultérieurement

Photographies

Oui, selon le témoin

Photographies publiquement exploitables

Non retrouvées dans l'article

Témoins indépendants

Non documentés

Preuves matérielles

Aucune présentée

Procès-verbal police/gendarmerie

Non retrouvé

Dossier GEIPAN correspondant

Non identifié

Explication conventionnelle possible

Certaines expériences nocturnes décrites pourraient notamment être compatibles avec des phénomènes liés au sommeil, mais cela ne permet pas de trancher le récit

Valeur ufologique

Témoignage d'expérienceur/contacté

Classement conseillé

C

 

Point méthodologique important : il faut éviter d'écrire que l’auteur de l’article a « confirmé » la présence de reptiliens ou d'OVNI. La source établit seulement que le témoignage a été recueilli et publié par le MUFON France. Elle ne fournit pas de preuve indépendante permettant de confirmer l'interprétation extraterrestre/reptilienne.

 

Résumé

2018 – SAINT-DENIS (La Réunion) – « Caroline » – Expériences nocturnes, entités et OVNI – MUFON France – C

Une habitante de Saint-Denis, utilisant le pseudonyme « Caroline », a rapporté au MUFON France plusieurs expériences débutant en 2015 et particulièrement marquées en 2018. Elle décrit notamment une paralysie au cours du sommeil, la présence d'une entité qu'elle qualifie de reptilienne et une expérience vécue comme une agression sexuelle. Dans les deux années suivantes, elle affirme avoir observé des OVNI, des OSNI et d'autres entités, ainsi que différents « vaisseaux », et avoir réalisé quelques photographies. Le témoignage a été recueilli par Éric Barrouillet, directeur adjoint du MUFON France et membre de l'ERT (Experiencer Resource Team). Le MUFON France précise que ces témoignages sont normalement confidentiels et que Caroline a demandé la publication de son récit. Aucun élément indépendant permettant de confirmer objectivement les phénomènes décrits n'est actuellement accessible dans la publication : pas de photographie exploitable, de témoin secondaire, de procès-verbal ou de rapport scientifique connu.  

Haut du formulaire

https://www.mufonfrance.fr/post/t%C3%A9moignage-de-caroline?utm_source=chatgpt.com

14 MAI 2018 – SAINT-IERRE – REUNION

Observation d'un objet triangulaire au large de Saint-Pierre  

 

Les circonstances

Le 14 mai 2018, vers 22 h 45–22 h 50, une famille habitant Saint-Pierre, dans le sud-ouest de La Réunion, observe depuis son domicile le ciel et la côte. Le phénomène apparaît au-dessus ou au large de la côte, dans une direction permettant aux témoins de distinguer l'horizon maritime. Selon le témoignage transmis au MUFON, trois lumières très brillantes apparaissent simultanément : deux lumières blanches ; une lumière rouge et disposées selon une configuration triangulaire.  Le témoin explique qu'il n'avait jamais vu auparavant quelque chose de comparable dans cette zone. Il prend alors son appareil photographique afin de réaliser des photographies et une vidéo.  La source MUFON reproduite dans Filer's Files confirme la date, l'heure et les caractéristiques principales du témoignage.

 

L'aspect intéressant du témoignage est la première phase de l'observation. Selon Jean-Pierre, l'objet serait resté presque stationnaire pendant environ quatre minutes. Il ne s'agissait donc pas, dans son récit initial, d'un objet traversant simplement le ciel. Le témoin avait l'impression que le phénomène : « lévitait » et qu'il semblait même chercher ou observer quelque chose. Il faut évidemment considérer cette dernière interprétation comme une perception subjective du témoin : rien ne permet de démontrer que l'objet avait effectivement une intention ou une activité de « recherche ».

 

Après cette période d'environ quatre minutes, le phénomène aurait commencé à se déplacer. Le témoin décrit un mouvement : rectiligne ; relativement rapide ; apparemment à basse altitude puis suivi d'une ascension.  Il estime que l'objet aurait parcouru environ 5 km en deux minutes. Si cette estimation de distance est correcte, cela correspondrait à environ 150 km/h. Mais cette valeur doit être maniée avec beaucoup de prudence : le témoin ne disposait manifestement pas d'une mesure instrumentale de la distance et ne connaissait pas l'altitude réelle du phénomène. Une erreur sur la distance apparente peut donc modifier considérablement la vitesse réelle. Le témoin croit cependant distinguer un reflet sur la mer, ce qui l'amène à penser que l'objet était relativement bas.

 

C'est un aspect important du dossier - Le témoin affirme avoir pris : plusieurs photographies ; des photographies en rafale et une séquence vidéo.  Il indique ensuite avoir essayé d'améliorer les images avec un logiciel. Mais il aurait constaté que les images agrandies ou « nettoyées » ne permettaient finalement pas de distinguer clairement la structure de l'objet. C'est une nuance essentielle pour votre ouvrage : il existe bien une documentation photographique/vidéo associée au témoignage, mais cela ne signifie pas que ces images constituent une preuve photographique concluante d'un engin matériel. Le dossier MUFON a néanmoins conservé et diffusé au moins une image/vidéo associée au témoignage. La publication internationale de l'époque identifie explicitement le matériel comme provenant du MUFON.

 

  Le témoignage publié par Zinfos974

Le 20 mai 2018, soit seulement six jours après l'observation, le média réunionnais Zinfos974 publie un article intitulé : « [VIDEO] Un ovni aperçu au large de St-Pierre » L'article constitue une source particulièrement intéressante parce qu'il est contemporain des faits. Zinfos974 indique qu'un habitant de Saint-Pierre a observé l'objet le 14 mai vers 22 h 50 avec sa famille. La famille aurait initialement pensé à un avion, mais la forme leur paraissait incompatible avec celle d'un appareil conventionnel. Le témoin explique également que l'examen des photographies prises en rafale lui donnait l'impression que l'objet tournait.  Zinfos974 précise que l'observation n'aurait duré qu'environ quatre minutes, avant que l'objet ne disparaisse rapidement.

 

C'est un élément que je trouve important pour une présentation objective. Le témoin ne semble pas avoir présenté immédiatement une conclusion extraterrestre. Au contraire, il déclarait en substance qu'il souhaitait lui-même obtenir une explication parce qu'il ne comprenait pas ce qu'il avait observé.  Il évoquait toutefois une hypothèse qui circulait déjà sur les réseaux sociaux : celle d'un engin militaire américain. Cette hypothèse n'était évidemment accompagnée d'aucune preuve.

 

La médiatisation de l'affaire a rapidement attiré l'attention du MUFON, Zinfos974 indique explicitement que :

 

*      Des photographies de phénomènes similaires circulaient sur les réseaux sociaux ;

*      L’affaire avait attiré l'attention du MUFON,

*      Le MUFON avait décidé de déclencher une enquête par l'intermédiaire de son correspondant local ;

*      Et un appel à témoins avait été lancé à La Réunion.

 

C'est donc bien un cas pour lequel on peut parler d'une démarche d'enquête ufologique annoncée publiquement, et non simplement d'un témoignage envoyé anonymement à une base de données.

 

Le fonctionnement actuel du MUFON confirme d'ailleurs que ses enquêteurs sont formés et qu'ils ont pour mission d'enquêter sur les PAN/OVNI et de collecter les données dans la base de l'organisation.

 

Il faut noter que le cas ne reste pas limité à La Réunion. Le témoignage apparaît dans la compilation Filer's Files #20 – 2018, avec une rubrique consacrée à « Réunion Island », et la source indiquée est explicitement MUFON CMS.  Cette publication reproduit les éléments essentiels de l’observation.

 

La presse ufologique internationale et l'hypothèse TR-3B - L'affaire connaît ensuite une deuxième vie sur Internet CAR des sites ufologiques et sensationnalistes présentent l'objet comme un possible TR-3B ou « Black Triangle ». Une reprise publiée en mai 2018 affirme ainsi que la vidéo montrerait un appareil triangulaire stationnant au-dessus de l'eau avant de partir. Elle reprend également le témoignage MUFON.

 .

Il n'existe dans les sources retrouvées aucun élément permettant d'affirmer que l'objet était un appareil militaire américain secret. Le TR-3B est lui-même une hypothèse largement diffusée dans la littérature ufologique et sur Internet, mais l'existence de cet appareil sous la forme généralement décrite par les récits ufologiques n'est pas établie par les sources publiques disponibles.

 

C'est probablement le point le plus délicat du dossier : les images ! Le témoin affirme avoir filmé et photographié le phénomène. Cependant, les sources secondaires disponibles ne permettent pas d'établir avec certitude : les dimensions angulaires de l'objet ; sa distance ; son altitude ; la vitesse réelle ou la présence d'une structure physique reliant les trois points lumineux.  Autrement dit, « trois lumières en triangle » ne signifie pas nécessairement « un objet triangulaire ».

 

Il peut s'agir d'un objet présentant trois sources lumineuses, mais la photographie seule ne permet pas nécessairement de déterminer la géométrie réelle.

 

Plusieurs hypothèses doivent être conservées ouvertes quant à l’identification de cette observation : Aéronef, Hélicoptère, Effet photographique etc….

 

Je n'ai pas retrouvé dans la base publique du GEIPAN un dossier correspondant au 14 mai 2018 à Saint-Pierre (La Réunion). Les recherches GEIPAN font apparaître plusieurs dossiers de Saint-Pierre, notamment : 9 janvier 1976 ; 22 octobre 1981 ; 1985 ; 14 et 16 décembre 2008 ; 20 juin 2009 mais pas cette observation du 14 mai 2018.

 

En ce qui concerne ce dossier, j'ai retrouvé : le témoignage MUFON/CMS ; sa reprise dans Filer's Files ; l'article contemporain de Zinfos974 ; les reprises ufologiques ; la mention d'une enquête MUFON France et d'un appel à témoins, mais en revanche, je n'ai pas retrouvé de rapport final public du correspondant MUFON France indiquant le résultat de l'enquête. C'est très important car il faut en conclure que « Le MUFON France annonce l'ouverture d'une enquête et lance un appel à témoins, mais aucun rapport final public de cette enquête n'a été retrouvé dans les sources accessibles. » Cela est beaucoup plus rigoureux et sérieux que d'affirmer que « le MUFON a enquêté et n'a rien trouvé ».

 

Chronologie du dossier

 

Date

Événement

14 mai 2018

Observation à Saint-Pierre vers 22 h 45–22 h 50

14 mai

Trois lumières : 2 blanches + 1 rouge, configuration triangulaire

14 mai

Photographies et vidéo réalisées

14 mai

Objet apparemment stationnaire environ 4 min

14 mai

Déplacement rectiligne puis ascension et disparition

17 mai 2018

Publication du témoignage sur Ôdla

20 mai 2018

Article de Zinfos974, avec mention de l'enquête MUFON et de l'appel à témoins

mai 2018

Témoignage présent dans les compilations issues du MUFON CMS

23 mai 2018

Reprises internationales et spéculations sur le TR-3B

Après 2018

Multiplication des reprises Internet

À ce jour

Pas de rapport final MUFON public retrouvé

 

 RESUME

Objet triangulaire — trois lumières — photographies et vidéo — enquête MUFON

Le 14 mai 2018, vers 22 h 45–22 h 50, une famille résidant à Saint-Pierre, dans le sud de La Réunion, observe depuis son domicile la côte et le ciel au large. Trois lumières particulièrement brillantes apparaissent soudainement : deux blanches et une rouge, disposées selon une configuration triangulaire. Le témoin principal, identifié dans les sources sous le prénom de Jean-Pierre, saisit alors son appareil afin de photographier et de filmer le phénomène.

 

Selon son récit transmis au MUFON, le phénomène reste apparemment stationnaire pendant environ quatre minutes. Le témoin a l'impression qu'il « lévite » et qu'il semble rechercher ou observer quelque chose. L'objet commence ensuite à se déplacer en ligne droite à une vitesse jugée importante, apparemment à basse altitude. Le témoin croit percevoir un reflet sur la mer. Il estime que le phénomène aurait parcouru environ cinq kilomètres en deux minutes, avant d'effectuer une ascension puis de disparaître. L'observation est rapidement médiatisée. Le 17 mai, un témoignage détaillé est publié sur le site ufologique Ôdla. Le 20 mai 2018, Zinfos974 consacre à son tour un article à l'affaire sous le titre « Un ovni aperçu au large de St-Pierre ». Le média indique que la famille aurait observé le phénomène pendant environ quatre minutes et que l'examen des photographies prises en rafale donnait au témoin l'impression que l'objet tournait. Zinfos974 précise également que l'affaire avait attiré l'attention du MUFON France, lequel avait décidé de déclencher une enquête par l'intermédiaire de son correspondant local et de lancer un appel à témoins à La Réunion.

 

Le témoignage apparaît également dans les compilations de rapports issus du MUFON Case Management System. La version publiée dans Filer's Files reprend les principaux éléments du récit : Saint-Pierre, 14 mai 2018 à 22 h 45, deux lumières blanches et une lumière rouge formant un triangle, immobilité apparente pendant environ quatre minutes, déplacement rectiligne, impression de faible altitude, possible reflet sur l'eau et ascension finale. La diffusion internationale de l'affaire entraîne rapidement des spéculations concernant un éventuel appareil triangulaire secret de type « TR-3B ». Cette hypothèse n'est toutefois étayée par aucun élément matériel dans le dossier. Il convient donc de la distinguer radicalement de l'observation elle-même. Le témoin rapporte trois lumières disposées en triangle ; cela ne constitue pas, en soi, une preuve que le phénomène était un appareil triangulaire ni, a fortiori, un aéronef militaire secret. L'existence de photographies et d'une vidéo constitue un élément intéressant, mais les sources publiques retrouvées ne permettent pas d'établir avec précision la distance, l'altitude, les dimensions ou la vitesse réelle du phénomène. Le témoignage indique par ailleurs que les photographies ne permettaient pas, après agrandissement et traitement, de distinguer clairement l'objet. Une analyse scientifique nécessiterait l'accès aux fichiers originaux, aux données EXIF, aux paramètres photographiques et à l'intégralité de la séquence vidéo.

 

Une recherche dans la base publique du GEIPAN ne fait pas apparaître de dossier correspondant au 14 mai 2018 à Saint-Pierre. Les dossiers GEIPAN connus concernant Saint-Pierre à La Réunion correspondent à d'autres dates, notamment 1976, 1981, 1985 et 2008-2009. L'enquête annoncée par le MUFON France constitue un élément notable du dossier, mais aucun rapport final public de cette enquête n'a été retrouvé dans les sources accessibles. Il serait donc incorrect d'affirmer que le MUFON a conclu à la présence d'un engin extraterrestre ou d'un appareil militaire. À l'inverse, l'absence de rapport final accessible ne permet pas non plus de considérer l'affaire comme résolue.

 

Évaluation : C. Témoignage contemporain relativement documenté, accompagné de supports photographiques et vidéo et ayant fait l'objet d'une démarche d'enquête MUFON, mais sans données instrumentales, identification indépendante ou rapport d'enquête final publiquement disponible. Le cas constitue un témoignage intéressant de phénomène lumineux triangulaire à La Réunion, mais ne permet pas de déterminer objectivement la nature de l'objet.

 

Sources principales, ce qu’elles disent :

Zinfos974 pour la source réunionnaise contemporaine, le témoignage MUFON/CMS pour la source ufologique primaire accessible indirectement, et Ôdla pour la transcription détaillée du récit.  

 

1. Le témoignage original est plus précis que l'article Zinfos974. La transcription publiée le 17 mai 2018 sur Ôdla donne l'heure 22 h 45, alors que Zinfos974 indique environ 22 h 50. Le récit est signé « Jean-Pierre ». Le témoin dit explicitement avoir vu trois lumières — deux blanches et une rouge — formant un triangle, avoir photographié et filmé le phénomène, puis l'avoir vu rester sur place environ quatre minutes avant de partir en ligne droite.

 

Le détail intéressant est que Jean-Pierre ne dit pas qu'il a réussi à obtenir une photographie nette de l'objet. Il précise au contraire qu'après avoir essayé d'améliorer les photographies avec un logiciel, il lui était « impossible de distinguer l'objet ». C'est une réserve importante.

 

2. Le document MUFON est bien identifiable comme source du témoignage.

La compilation Filer's Files #20 – 2018 reprend le cas dans la rubrique Réunion Island et porte explicitement la mention « Thanks to MUFON CMS ». Elle donne Saint-Pierre, le 14 mai 2018 à 22 h 45, les trois lumières, les quatre minutes d'immobilité apparente et le déplacement estimé à 5 km en deux minutes. Elle termine par « Thanks To Jean Pierre ».

C'est donc une preuve assez solide que le récit est bien issu d'une fiche MUFON CMS, même si la référence numérique complète du dossier n'est pas exposée dans les copies actuellement accessibles. Il faut préciser que MUFON CMS, base de données n’est pas accessible au public, Filer’s Files, par l’intermédiaire d’un correspondant Mufon, publie de temps en temps des cas issus de cette base de données fermée malheureusement.

 

3. L'appel à témoins du MUFON est confirmé par la presse locale C'est probablement la meilleure preuve concernant l'enquête. Le 20 mai 2018, Zinfos974 écrit que le phénomène avait attiré l'attention du MUFON France, qui avait décidé de « déclencher une enquête via son correspondant local » et avait lancé un appel à témoins à La Réunion.  La même information est reprise pratiquement mot pour mot par Ôdla quelques jours plus tard.

 

4. Nous avons maintenant un nom intéressant concernant le MUFON à La Réunion Une page du MUFON France consacrée à son organisation indique Manuel Wiroth comme : « Auteur, contact IRM pour le MUFON la Réunion » Il est par ailleurs docteur en histoire contemporaine et spécialiste de l'histoire de l'ufologie française. ( ! )

 

Attention toutefois : je ne peux pas affirmer que Manuel Wiroth est l'enquêteur qui a personnellement traité le dossier du 14 mai 2018. La source de 2018 parle seulement d'un « correspondant local » sans le nommer. Il serait donc méthodologiquement incorrect de faire cette association comme un fait établi. En revanche, il est certain que Wiroth était fortement impliqué dans la documentation ufologique concernant La Réunion et l'océan Indien ; son travail ultérieur sur cette région est significatif.

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Le 27 octobre 2018, toujours à Saint-Pierre, un autre témoignage MUFON concerne des lumières observées vers 20 h 50, avec vidéo et photographie. Le témoin décrit notamment une lumière descendante brutalement, puis restant stationnaire, avant qu'une autre lumière ne se déplace autour de la première. Le cas a lui aussi été repris comme possible « TR-3B ».  Le Filer's Files #44 – 2018 contient également ce deuxième cas réunionnais et indique qu'il provient du MUFON CMS. Il y aurait donc en fait deux observations ce même jour à Saint-Pierre :

 

Date

Lieu

Description

Source

14 mai 2018

Saint-Pierre

3 lumières triangulaires, stationnaires puis déplacement

MUFON CMS / Zinfos974

27 octobre 2018

Saint-Pierre

Lumières, descente brutale, stationnement, interaction apparente

MUFON CMS

 

Ce rapprochement est intéressant, mais il ne permet pas de conclure qu'il s'agissait du même phénomène ou du même type d'objet.

 

Conclusion

14 MAI 2018 — SAINT-PIERRE — OBJET TRIANGULAIRE / TROIS LUMIÈRES — MUFON — C avec la mention : Enquête MUFON France annoncée ; appel à témoins lancé à La Réunion ; aucune conclusion publique de l'enquête retrouvée. Photographies et vidéo mentionnées, mais le témoin indique lui-même que les photographies traitées ne permettaient pas de distinguer clairement l'objet. Hypothèse TR-3B apparue dans les reprises ufologiques, non démontrée.

Sources :

https://www.zinfos974.com/video-un-ovni-apercu-au-large-de-st-pierre/
https://www.odla.fr/2018/05/17/un-ovni-triangulaire-observ%C3%A9-%C3%A0-saint-pierre-sur-l-%C3%AEle-de-la-r%C3%A9union/
https://nationalufocenter.com/2018/05/filers-files-20-2018-1941-ufo-crash-in-cape-girardeau-mo/

 

27 OCTOBRE 2018 – PHENOMENE VISIBLE DANS TOUTE L’ILE - REUNION

 Phénomène lumineux observé dans toute l'île

Le 27 octobre 2018 vers 20 h 10, heure locale, de nombreux habitants de La Réunion observent un phénomène lumineux traversant le ciel. Les témoignages sont suffisamment nombreux et géographiquement dispersés pour constituer un véritable événement collectif : Saint-Joseph, hauts de Saint-Leu, Saint-André, Sainte-Marie, notamment.

 

Imaz Press publie le lendemain, 28 octobre, un article intitulé : « Un météore, UN OVNI ou un morceau de fusée ? » Le média rapporte une trajectoire apparente d'ouest en est, une lumière jaune-orangé et une durée de l'ordre d'une dizaine de secondes selon certains témoignages. Le phénomène a également été observé depuis Rodrigues.

 

  Ce qui est particulièrement intéressant : l'heure

L'information la plus importante apparaît dans les sources astronomiques postérieures. Le deuxième étage de la Falcon 9 utilisée pour lancer Koreasat 5A le 30 octobre 2017 est catalogué sous : 2017-067B / NORAD 42985 Il est indiqué comme ayant effectué sa rentrée atmosphérique le 27 octobre 2018, après environ 362 jours en orbite.  Et surtout, les données de Jonathan McDowell donnent une rentrée vers : 16 h 10 UTC soit : 20 h 10 à La Réunion. C'est exactement l'heure donnée par Imaz Press pour l'apparition du phénomène.  C'est un rapprochement extrêmement fort. On a donc :

 

Donnée

Observation Réunion

Débris Falcon 9

Date

27 octobre 2018

27 octobre 2018

Heure locale

≈ 20 h 10

16 h 10 UTC = 20 h 10 Réunion

Aspect

Bolide / lumière jaune-orangé

Rentrée atmosphérique

Trajectoire apparente

Ouest → Est

Compatible avec une trajectoire orbitale

Durée rapportée

≈ 10 secondes

Compatible avec une rentrée

Source spatiale

Inconnue au départ

Falcon 9, 2017-067B

 

La coïncidence temporelle est donc remarquable.

 

Identification du « morceau de fusée »

L'hypothèse publiée localement était celle d'un morceau de Falcon 9 lancé environ un an auparavant. Imaz Press attribue cette piste à Flavien Schmitt, qui l'aurait proposée via la page Facebook Actu Météo 974. Le média écrit que la trajectoire du débris devait passer au-dessus des Mascareignes autour de 20 h 32.  Ôdla reprend pratiquement la même information et indique également une observation d'au moins une dizaine de secondes, d'ouest en est.  Mais nous disposons maintenant d'une information plus précise :

Le débris 2017-067B était le deuxième étage de la Falcon 9 ayant lancé Koreasat 5A le 30 octobre 2017 depuis le Kennedy Space Center. Il était resté sur une orbite très elliptique avant de rentrer dans l'atmosphère le 27 octobre 2018.

 

  Il ne s'agissait donc probablement pas d'un « météore » car la comparaison avec le bolide naturel est intéressante. Un météore est produit lorsqu'un corps naturel entre dans l'atmosphère et se consume. Ici, nous avons un candidat artificiel identifié : étage supérieur Falcon 9 — COSPAR 2017-067B — NORAD 42985.

 

Le fait qu'il s'agisse d'un objet de plusieurs tonnes rend parfaitement compréhensible une traînée lumineuse importante et relativement prolongée lors de la rentrée. Les données de Space Activities 2018 donnent environ 3 000 à 4 000 kg pour cet étage et situent sa rentrée le 27 octobre 2018.

 

C'est ici qu'il faut être prudent. Car les bases orbitales que j'ai retrouvées donnent la rentrée de 2017-067B comme ayant eu lieu dans le Pacifique.  Cela peut sembler contredire les observations réunionnaises. Mais « Pacific » dans les tableaux de rentrée ne suffit pas à établir que le phénomène observé à La Réunion ne pouvait pas être ce même étage.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu'un objet en rentrée atmosphérique peut être visible bien avant la phase terminale de sa rentrée, alors que le point indiqué dans une base comme « reentry location » correspond à la phase finale / zone de disparition ou de rentrée complète. Il faut donc distinguer : zone de visibilité et zone de rentrée terminale. La Réunion pouvait éventuellement se trouver sous ou à proximité de la trajectoire apparente du véhicule alors que celui-ci poursuivait sa trajectoire avant sa destruction complète.

 

Le sens indiqué par les témoins est également intéressant. Imaz Press rapporte une progression apparente d'ouest en est.  Ce n'est pas incompatible avec un objet orbital. L'étage 2017-067B avait une orbite inclinée d'environ 22°, ce qui est cohérent avec le profil d'une mission Falcon 9 destinée à placer Koreasat 5A sur une trajectoire géostationnaire.  La latitude de La Réunion étant d'environ 21° sud, le passage d'un objet ayant une inclinaison voisine de 22° mérite effectivement d'être étudié.

 

Le fait que le phénomène ait également été vu à Rodrigues est tout à fait possible et c’est Imaz Press qui indique explicitement : le phénomène n'a pas été aperçu seulement à La Réunion et montre des images prises depuis Rodrigues.  Cela renforce fortement l'hypothèse d'un phénomène très haut dans l'atmosphère ou dans l'espace, plutôt que celle d'un objet évoluant à faible altitude au-dessus de La Réunion. Une rentrée de débris orbital correspond précisément à ce type de situation :

 

Un phénomène unique → grande altitude → visibilité depuis une très vaste zone géographique.

 

Et le MUFON ?

 Il existe bien une fiche MUFON CMS datée du 27 octobre 2018 à Saint-Pierre. Mais attention : cette fiche n'est pas nécessairement le même événement que le bolide observé à 20 h 10 dans toute l'île. La fiche MUFON raconte autre chose. Elle indique qu'à 20 h 50, une personne située à Saint-Pierre observe depuis le dernier étage de sa maison une lumière située à environ 12–15 km. Le témoin décrit :

 

Un premier objet lumineux

Une descente brutale ;

 

Une immobilisation apparente puis un second point lumineux ;

;

 

Celui-ci semble tourner autour du premier

Puis le premier disparaît des vidéos ont été réalisées.

 

 

Le rapport est explicitement attribué au MUFON CMS.  Donc nous avons potentiellement DEUX événements le même soir :

20 h 10 — phénomène généralisé

→ probablement rentrée atmosphérique de la Falcon 9.

20 h 50 — Saint-Pierre

→ témoignage MUFON différent, avec deux lumières et mouvements apparents.

 

Pourquoi cette distinction est essentielle

Si l'on mélange les deux dossiers, on pourrait écrire : « Le 27 octobre 2018, plusieurs objets ont été observés dans toute La Réunion et le MUFON a enregistré plusieurs témoignages. » Ce serait trompeur. Il faut plutôt écrire :

 

Événement A 27 octobre 2018 — vers 20 h 10 Phénomène lumineux généralisé à La Réunion et Rodrigues. Identification très probable : rentrée atmosphérique du deuxième étage Falcon 9 2017-067B.

 

Événement B 27 octobre 2018 — 20 h 50 — Saint-Pierre Observation MUFON CMS d'une ou plusieurs lumières, avec mouvements apparents particuliers.

 

Ce deuxième événement n'est pas automatiquement expliqué par la rentrée de Falcon 9.

 

Peut-on expliquer le cas MUFON de 20 h 50 par la Falcon 9, en fait je serais beaucoup plus prudent car Il existe 40 minutes d'écart entre les deux observations : 20 h 10 → 20 h 50.

 

Si l'événement de 20 h 10 est bien la rentrée du 2017-067B, il faudrait démontrer que le même objet ou un autre fragment a pu rester visible ou réapparaître quarante minutes plus tard. Or les données orbitales disponibles indiquent une rentrée autour de 16 h 10 UTC, donc 20 h 10 heure locale, et non 20 h 50.  Je ne vois donc aucune raison suffisante de rattacher automatiquement le témoignage MUFON de 20 h 50 à la Falcon 9.

 

 

Conclusion critique

Imaz Press pose la question « météore, OVNI ou morceau de fusée ? ».

Réponse la plus vraisemblable : rentrée du deuxième étage Falcon 9.

SOURCES : https://imazpress.com/actus-reunion/un-meteore-un-ovni-ou-un-morceau-de-fuse 

https://nationalufocenter.com/2018/11/filers-files-44-2018-astronaut-donald-slayton-chased-ufos/

https://www.planet4589.org/space/papers/space18.pdf

https://www.odla.fr/2018/10/29/ovni-ou-%C3%A9toile-filante-un-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-lumineux-observ%C3%A9-dans-le-ciel-r%C3%A9unionnais-28-10-2018/

 

12 JANVIER 2019 SAINT ANDRE - REUNION

 Boule lumineuse se déplaçant vers l’ouest

Le 12 janvier 2019, Zinfos974 publie un article intitulé « Un OVNI dans le ciel de La Réunion ? ». L'article est daté de 00 h 30 et rapporte le témoignage d'une habitante de Saint-André qui, vers 20 h 30, observe une boule lumineuse se déplaçant en direction de l'ouest.

 

Le témoignage comporte plusieurs éléments intéressants :

Lieu : Saint-André, nord-est de La Réunion ;

Heure : environ 20 h 30 ;

Aspect : boule ou sphère lumineuse ;

Déplacement initial : lent, vers l'ouest ;

Évolution : accélération ultérieure ;

Particularité : présence d'une « grosse nuée blanche autour » ;

Documentation : la témoin a tenté de photographier le phénomène ;

Autre témoin potentiel : une amie située à Saint-Leu, sur la côte ouest, aurait déclaré avoir observé quelque chose de comparable.

 

Un élément particulièrement important : LINFO

Cette observation n'est pas seulement rapportée par Zinfos974.

Le même matin, à 08 h 33, LINFO.re publie l'article « Avez-vous vu cette lueur dans le ciel hier soir ? ». Le média indique que plusieurs internautes avaient signalé, entre 20 h et 21 h, avoir observé une lumière qui leur avait paru étrange dans le ciel.  C'est une confirmation intéressante : il ne s'agit donc pas nécessairement d'un témoignage isolé de Saint-André. Il existe une petite série de signalements contemporains, même si LINFO ne donne malheureusement pas, dans la page actuellement accessible, les lieux précis ni les descriptions détaillées de chacun.

 

Peut-on identifier le phénomène ?

Pour l'instant, je serais beaucoup plus prudent que pour le phénomène du 27 octobre 2018. Je n'ai pas trouvé, dans les sources accessibles, d'identification officielle ou astronomique permettant d'affirmer qu'il s'agissait : d'un météore ; d'une rentrée atmosphérique ; d'un satellite ; d'un lancement spatial ou encore d'un aéronef ou d'un hélicoptère.  La description « boule lumineuse + nuée blanche + déplacement lent puis accélération » est toutefois compatible avec plusieurs phénomènes conventionnels. La difficulté est que nous ne connaissons ni la durée exacte, ni l'élévation angulaire, ni la taille apparente, ni la trajectoire précise, ni la nature de la photographie prise par la témoin.

 

Il faut également noter que « accélération » est une appréciation visuelle, et non une mesure instrumentale. Un phénomène qui se rapproche ou s'éloigne de l'observateur, ou dont la luminosité évolue rapidement, peut donner une impression d'accélération. La « nuée blanche » est le détail à examiner Une enveloppe ou traînée blanche autour d'une source lumineuse pourrait avoir plusieurs explications :

*      Phénomène météorique, avec émission lumineuse et traînée ;

*      Rentrée atmosphérique, particulièrement si l'objet se fragmente ;

*      Nuage ou brume éclairé(e) par une source située derrière ou à proximité ;

*      Effet optique lié à la photographie ou à la mise au point ;

*      Phénomène lumineux atmosphérique beaucoup plus banal.

 

Mais il serait prématuré d'en déduire une nature précise. Un point chronologique intéressant LINFO confirme une fenêtre d'observation située entre 20 h et 21 h, tandis que le témoignage de Saint-André est situé vers 20 h 30. Les deux sources sont donc parfaitement compatibles temporellement.

 

En revanche, je n'ai pour l'instant pas trouvé de source permettant de reconstituer une trajectoire Saint-André → Saint-Leu, ce qui serait très utile. Si les deux observations étaient réellement simultanées et concernaient le même objet, on pourrait essayer d'en déduire une direction de déplacement et éventuellement une altitude approximative.

 

Résumé

Le 12 janvier 2019, vers 20 h 30, une habitante de Saint-André, dans le nord-est de La Réunion, observe dans le ciel une boule lumineuse se déplaçant lentement vers l'ouest. Selon son témoignage rapporté par Zinfos974, le phénomène aurait ensuite accéléré. La témoin signale également la présence d'une « grosse nuée blanche autour » du phénomène. Elle tente de photographier l'observation. Une amie résidant à Saint-Leu, sur la côte ouest de l'île, lui aurait par ailleurs indiqué avoir observé quelque chose de comparable.

 

L'intérêt du témoignage est renforcé par une publication de LINFO.re le même matin. Le média indique que plusieurs internautes ont signalé, entre 20 h et 21 h, l'observation d'une lumière jugée inhabituelle dans le ciel réunionnais.

 

La convergence temporelle entre les deux sources est intéressante, mais les informations disponibles restent insuffisantes pour déterminer avec certitude s'il s'agit du même phénomène. Aucun document d'enquête du GEIPAN, de la gendarmerie ou d'un organisme ufologique permettant d'identifier l'objet n'a été retrouvé dans les sources actuellement accessibles.

 

Plusieurs explications conventionnelles demeurent envisageables : phénomène météorique, rentrée atmosphérique, objet aérien éclairé ou phénomène lumineux associé aux conditions atmosphériques. La « nuée blanche » décrite par la témoin constitue un élément particulier, mais elle ne permet pas, à elle seule, de privilégier une hypothèse.

 

Évaluation : C — observation contemporaine comportant plusieurs témoignages potentiels et une tentative de photographie, mais sans données instrumentales ni identification définitive.

 

Sources principales : Zinfos974, 12 janvier 2019 ; LINFO.re, 12 janvier 2019.

https://www.zinfos974.com/un-ovni-dans-le-ciel-de-la-reunion/

https://www.linfo.re/la-reunion/societe/avez-vous-vu-cette-lueur-dans-le-ciel-hier-soir

 

06 JANVIER 2019 – GRAND BASSIN - REUNION

Observation d'OVNI NUFORC 145536

Date d'apparition : 06/01/2019 à 11h00 heure locale.
Signalé le : 07/04/2019 à 12h06 heure du Pacifique.
Durée : 1 seconde.
Nombre d'observateurs : 3.
Lieu : Grand Bassin (Île de La Réunion).
Forme : Ovale.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.

Un objet ovale jaune a été repéré sur les photos. Nous l'avons découvert par hasard en visionnant les photos peu après la prise de vue. Trois personnes étaient présentes lors de la prise des photos.

Publié le 08/04/2019. Source : https://nuforc.org/sighting/?id=145536

 

16 MAI 2023 - LE TAMPON – REUNION

 Un « objet » triangulaire découvert sur une photographie… identifié comme un papillon

 

Le 16 mai 2023, un témoin se promène au belvédère de Notre-Dame de la Paix, sur la route départementale 36, dans le secteur de La Plaine-des-Cafres, commune du Tampon, à La Réunion. Il réalise plusieurs photographies avec son smartphone. Ce n'est qu'après la promenade, en examinant les clichés, qu'il remarque sur l'une des photographies une tache sombre de forme inhabituelle, qu'il interprète comme pouvant correspondre à un phénomène aérospatial non identifié. Le cas est ensuite transmis au GEIPAN.

 

La fiche GEIPAN fournit plusieurs renseignements techniques :

Date : 16 mai 2023 ;

Lieu : Le Tampon, La Réunion ;

Site : belvédère de Notre-Dame de la Paix ;

Heure indiquée : 12 h 58 min 35 s heure locale ;

Environnement : forêts et milieux semi-naturels ;

Conditions météorologiques : belles éclaircies ou ciel peu nuageux ;

Nombre de phénomènes : un ;

Forme perçue : triangulaire en deux dimensions ;

Couleur : marron ;

Bruit : aucun ;

Vitesse : inconnue.

 

Un détail montre immédiatement la difficulté d'interprétation : le témoin n'a pas observé directement l'objet dans le ciel. L'information provient exclusivement de l'analyse ultérieure d'une photographie. Le GEIPAN précise donc qu'il s'agit d'une « observation a posteriori sur photographie d'une tache sombre ».

 

L'enquête va rapidement orienter l'identification vers un phénomène tout à fait terrestre. Le GEIPAN examine notamment les caractéristiques de la forme photographiée et conclut que le cliché représente vraisemblablement un animal passant très près de l'objectif. Trois possibilités sont évoquées dans la description de l'enquête : un insecte ; un oiseau ou un papillon.  Mais l'hypothèse finalement privilégiée est celle d'un papillon endémique de La Réunion, Neptisdumetorum.

 

Le GEIPAN indique que ce papillon mesure environ 2 cm de longueur et qu'il présente des similitudes marquées de forme et de couleur avec la tache observée sur la photographie. L'hypothèse retenue est donc celle d'un papillon évoluant rapidement à proximité immédiate de l'objectif, ce qui explique son aspect déformé et relativement grand sur le cliché.

 

Pourquoi un petit papillon peut-il donner l'impression d'un objet beaucoup plus grand ? C'est probablement l'aspect le plus pédagogique de ce dossier. La photographie ne permet pas nécessairement de percevoir la véritable distance entre l'appareil et l'objet photographié. Un insecte situé à seulement quelques dizaines de centimètres de l'objectif peut apparaître comme une forme relativement importante sur l'image, alors qu'il ne mesure que quelques centimètres. La situation est encore plus trompeuse lorsque l'insecte est en mouvement au moment du déclenchement. Le déplacement pendant le temps d'exposition peut produire : une silhouette allongée ; une déformation ; un flou de mouvement ou encore une perte des détails des ailes. La photographie peut alors donner l'impression d'un objet solide éloigné alors que la cause se trouve en réalité à quelques dizaines de centimètres de l'appareil. C'est précisément ce type de méprise que l'enquête du GEIPAN cherche à mettre en évidence dans ce cas.

 

Deux photographies particulièrement importantes

La fiche GEIPAN met à disposition plusieurs documents, dont :

« Témoin PHOTO 1 SANS PAN.jpg »

« Témoin PHOTO 2 AVEC PAN.jpg »

Le compte rendu d'enquête

Le questionnaire technique.

La comparaison entre la photographie originale et celle sur laquelle le témoin avait repéré le PAN constitue donc un élément important du dossier.

 

Une petite anomalie intéressante dans la fiche

La fiche détaillée contient néanmoins des informations qui peuvent prêter à confusion. Elle indique une distance de quelques kilomètres entre le témoin et le phénomène, ainsi qu'une taille apparente correspondant, dans la perspective du paysage, à plusieurs mètres. Elle décrit également une forme triangulaire marron.  Ces indications correspondent à la perception/interprétation initiale du PAN photographique, et non à la taille réelle de l'objet identifié. C'est précisément l'intérêt de l'enquête : les caractéristiques apparentes d'un objet photographié peuvent être radicalement différentes de sa nature réelle.

 

RESUME

Un objet triangulaire découvert sur une photographie

Le 16 mai 2023, un homme se promène au belvédère de Notre-Dame de la Paix, dans le secteur de La Plaine-des-Cafres, commune du Tampon, à La Réunion. Au cours de cette promenade, il prend plusieurs photographies avec son smartphone. Ce n'est qu'ultérieurement, en examinant ses clichés, qu'il remarque sur l'une des images une tache sombre qu'il interprète comme pouvant correspondre à un phénomène aérospatial non identifié.

 

La fiche du GEIPAN indique une prise de vue à 12 h 58 min 35 s. Le phénomène apparaît sur la photographie sous la forme d'une silhouette marron, globalement triangulaire. Le témoin ne rapporte pas avoir observé directement l'objet au moment de la prise de vue. Le dossier comporte notamment les photographies originales, une photographie faisant apparaître le PAN, un questionnaire technique et un compte rendu d'enquête.

 

L'analyse du GEIPAN conduit à une explication beaucoup plus banale. L'objet photographié serait très vraisemblablement un animal passant rapidement à proximité de l'objectif. Parmi les hypothèses envisagées — insecte, oiseau ou papillon — les enquêteurs retiennent plus particulièrement celle d'un papillon endémique de La Réunion, Neptis dumetorum. Le GEIPAN indique que cet insecte, d'environ deux centimètres, présente des caractéristiques de forme et de coloration compatibles avec la silhouette visible sur la photographie.

 

La proximité de l'insecte avec l'appareil photographique constitue l'élément essentiel de l'interprétation. Un petit animal passant à très faible distance de l'objectif peut apparaître beaucoup plus grand sur une photographie et prendre une apparence inhabituelle. Son déplacement rapide pendant la prise de vue peut également provoquer un flou et une déformation de sa silhouette, faisant disparaître les détails permettant normalement de reconnaître un papillon.

 

Le GEIPAN classe le dossier en catégorie A, avec le type de phénomène « Insecte ». La fiche, mise à jour le 23 mai 2023, conclut qu'il s'agit très probablement d'un papillon Neptis dumetorum. Ce dossier constitue ainsi un exemple intéressant de PAN photographique : l'objet paraît inhabituel sur le cliché, mais son identification devient possible lorsque l'image est replacée dans son contexte photographique et environnemental.

Classification : A — phénomène identifié, très probablement un papillon (Neptis dumetorum).

Source principale : GEIPAN, dossier TAMPON (LE) (974), observation du 16 mai 2023, mise à jour du 23 mai 2023.

https://www.geipan.fr/fr/cas/2023-05-51440

15 DECEMBRE 2024 – PETITE ILE – REUNION

 Des boules lumineuses au-dessus de l'océan

 

Le 15 décembre 2024, un habitant de Petite-Île, dans le sud de La Réunion, observe entre 19 h 15 et 19 h 30 UTC — soit environ 23 h 15 à 23 h 30, heure locale — plusieurs phénomènes lumineux inhabituels en direction du sud, au-dessus de l'océan.  Le phénomène ne se limite toutefois pas à cette première soirée. Le témoin indique avoir observé des lumières similaires pendant quatre soirées consécutives. Il décrit des boules lumineuses jaunes à blanches, apparaissant au-dessus de la mer puis se déplaçant généralement d'ouest en est. Une seconde boule pouvait parfois suivre la première, avec une trajectoire moins régulière.  Un élément particulièrement remarquable est la répétition du phénomène : les lumières effectuaient des passages rapides et brefs, disparaissaient vers le sud-est, puis pouvaient réapparaître quelques instants plus tard. Le témoin estime avoir pu observer jusqu'à une vingtaine d'apparitions au cours d'une même soirée.

 

Une observation documentée par vidéo

Le témoin a finalement adressé au GEIPAN, le 31 janvier 2025, un questionnaire technique accompagné de plusieurs enregistrements vidéo. La fiche officielle comporte également une analyse photographique réalisée avec IPACO, ainsi qu'une vérification astronomique avec Stellarium.  L'analyse du GEIPAN a permis de mesurer l'élévation réelle de deux des phénomènes visibles sur une vidéo : environ 3,1° et 4° au-dessus de l'horizon. Le témoin avait initialement estimé une hauteur d'environ 30°, mais cette estimation était fortement influencée par l'utilisation du zoom ×5.

 

L'explication : des satellites Starlink

Le GEIPAN identifie le phénomène comme du « satellite flaring », c'est-à-dire des éclats lumineux produits par la réflexion de la lumière solaire sur les satellites Starlink. Lorsque les satellites se trouvent sur leur orbite opérationnelle et dans une configuration géométrique particulière, leurs surfaces peuvent réfléchir brièvement la lumière du Soleil vers un observateur terrestre. Le satellite peut alors apparaître comme une étoile ou une boule lumineuse très brillante, puis disparaître rapidement lorsque l'angle de réflexion change.  Le phénomène est particulièrement visible lorsque le Soleil se trouve encore sous l'horizon mais éclaire les satellites situés en altitude. Dans le cas étudié, le GEIPAN constate que les conditions étaient réunies : le Soleil se trouvait à environ 30 à 45° sous l'horizon, dans la direction du sud, correspondant à celle des observations.

 

Le témoignage est intéressant parce que le phénomène pouvait donner l'impression de véritables boules lumineuses se déplaçant dans le ciel, avec des apparitions et disparitions soudaines.

La répétition du phénomène au même endroit apparent, les trajectoires globalement similaires et la possibilité de voir plusieurs points lumineux successivement correspondent cependant très bien au comportement de satellites en orbite. Le GEIPAN considère d'ailleurs la consistance du témoignage comme très bonne, précisément parce que l'observation s'est répétée sur plusieurs jours et qu'elle est accompagnée de vidéos.

 

 Données

Élément

Donnée

Date initiale

15 décembre 2024

Lieu

Petite-Île, La Réunion

Direction

Sud, au-dessus de l'océan

Horaire

19 h 15–19 h 30 UTC

Aspect

Boules lumineuses jaunes à blanches

Mouvement

Principalement Ouest → Est

Répétition

4 soirées consécutives

Nombre possible

Jusqu'à ~20 apparitions en une soirée

Documents

Plusieurs vidéos + questionnaire technique

Analyse

IPACO + Stellarium

Identification

Satellites Starlink

Phénomène

Satellite flaring

Classement GEIPAN

A

Consistance

0,72 / très bonne

Étrangeté

0,10

 

Les données de la fiche GEIPAN confirment donc un cas parfaitement expliqué, et non un PAN restant inexpliqué.

https://www.geipan.fr/fr/cas/2024-12-51615 

25 FEVRIER 2025 – SAINT PIERRE – REUNION

Une « grappe » de lumières identifiée comme des parachutistes Le 25 février 2025 vers 19 h 40, un témoin et sa fille observent depuis la terrasse d'un immeuble à Saint-Pierre un ensemble de lumières dans le ciel nocturne, en direction du nord-ouest. Le phénomène se présente sous la forme d'une grappe de 5 à 6 points lumineux blancs, relativement brillants et clignotant de manière apparemment aléatoire. Le groupe se déplace silencieusement dans le ciel, d'abord vers la droite, puis vers le bas et enfin vers la gauche. La vitesse est jugée modérée mais nettement perceptible.  Le témoin utilise des jumelles, mais celles-ci ne permettent pas de distinguer de structure précise : les lumières apparaissent simplement légèrement agrandies. Aucun bruit n'est entendu. Au moment où il commence à filmer, la plupart des lumières disparaissent, une seule reste visible, clignote encore quatre fois à intervalles réguliers, puis disparaît à son tour.

 

Le GEIPAN entreprend une vérification des activités aéronautiques qui avaient lieu au moment de l'observation. Le résultat est particulièrement probant : le 2 e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (2 e RPIMa) confirme avoir effectué ce soir-là des largages nocturnes de parachutistes au-dessus de Saint-Pierre, entre 19 h et 20 h. Trois avions ont participé aux largages : premier avion : 4 parachutistes ; deuxième avion : 3 parachutistes et troisième avion : 3 parachutistes.  Soit 10 parachutistes au total.

 

Les militaires utilisaient des équipements lumineux de type strobe (feux à éclat). Le GEIPAN relève donc une correspondance directe entre les points blancs clignotants observés par les deux témoins et les parachutistes effectuant leur descente. La trajectoire correspond également La concordance ne repose pas uniquement sur l'horaire. Les sauts ont été réalisés au-dessus de Saint-Pierre, dans la direction générale observée par le témoin. Les parachutistes se dirigeaient ensuite vers le stade du 2 e RPIMa, situé au nord-ouest de la position du témoin, près de l'aéroport de Pierrefonds. Cela permet d'expliquer le déplacement apparent des lumières, notamment leur mouvement final vers la gauche. Leur disparition peut également résulter de leur passage derrière des éléments du paysage ou d'un changement d'orientation des parachutistes.

 

Un autre détail intéressant est que l'avion Pilatus utilisé pour les largages n'était pas équipé d'un transpondeur ADS-B. Son absence des systèmes publics de suivi des avions ne constitue donc pas un élément mystérieux.  Un cas photographié/filmé Le dossier GEIPAN comprend notamment :

 

*      Le questionnaire technique ;

*      Une annexe météorologique ;

*      Une vidéo de l'observation.

 

Les conditions météorologiques étaient favorables : ciel dégagé et vent faible à l'aéroport de Pierrefonds au moment des faits.

 

Conclusion du GEIPAN - Le GEIPAN considère que la concordance entre : l'heure de l'observation ; la localisation ; la direction ; le nombre de lumières et entre autres leur comportement clignotant permet d'identifier le phénomène. Le dossier est donc classé : A — Parachutiste(s)

 

La fiche GEIPAN attribue une consistance de 0,64 et une étrangeté de 0,12. Elle a été mise à jour le 20 octobre 2025.

 

Appréciation

C'est un excellent cas de méprise aéronautique documentée. Contrairement à certains dossiers où l'identification repose uniquement sur une hypothèse, ici le GEIPAN dispose d'une confirmation directe de l'unité militaire concernée, avec une parfaite concordance temporelle et géographique.

 

Référence officielle : https://www.geipan.fr/fr/cas/2025-02-51628

 

03 OCTOBRE 2025 – SAINT-PAUL – REUNION

 Une lumière blanche observée au-dessus de l'océan Le 3 octobre 2025, vers 18 h 56, un témoin se promène sur la plage de La Saline, à Saint-Paul. Le ciel est dégagé au-dessus de la mer, avec quelques nuages du côté des terres. Il remarque alors une lumière blanche de forme globalement sphérique, se déplaçant lentement dans le ciel.  Le phénomène présente une intensité lumineuse relativement constante pendant son déplacement. Il ne semble pas produire de bruit et évolue suffisamment lentement pour être distingué comme un objet se déplaçant dans le ciel plutôt que comme une étoile fixe.

 

 

Un élément important de l'observation est la disparition du phénomène derrière une formation nuageuse. Cette disparition constitue un indice utile : elle montre que le phénomène était situé au-dessus de l'horizon et que sa visibilité pouvait être masquée par les nuages.

 

L'identification du GEIPAN

L'analyse menée par le GEIPAN conduit à identifier le phénomène comme un satellite Starlink.

Plus précisément, il s'agit d'un satellite en phase de décroissance orbitale, c'est-à-dire un satellite qui avait perdu son orbite opérationnelle et se rapprochait progressivement de la rentrée atmosphérique.

Cette situation explique notamment l'apparence inhabituelle du phénomène. Un satellite peut être visible depuis le sol parce qu'il réfléchit la lumière du Soleil, alors même qu'il fait déjà nuit pour l'observateur.

Le déplacement lent d'une lumière ponctuelle dans le ciel est parfaitement compatible avec un satellite en orbite basse.

 

Une identification appuyée par des documents techniques - Le dossier GEIPAN est particulièrement intéressant pour votre catalogue puisqu'il comporte plusieurs documents d'analyse :

 

*      Questionnaire technique ;

*      Analyse IPACO ;

*      Plusieurs captures et documents issus de SatCat ;

*      Documents provenant d'Astronaut in the Sky.

 

Le GEIPAN a ainsi pu confronter l'observation à la trajectoire d'un satellite connu.

La fiche officielle donne :

 

*      Étrangeté : 0,17

*      Consistance : 0,63

*      Classification : A

*      Type : Satellite

*      Date de mise à jour : 23 janvier 2026.

 

 Depuis le sol, un satellite peut présenter une apparence trompeuse : un simple point blanc lumineux peut sembler être une étoile qui se déplace ou une petite boule lumineuse. Dans le cas de Saint-Paul, plusieurs facteurs ont pu renforcer cette impression : observation au-dessus de la mer, avec peu de repères visuels ; faible vitesse apparente ; luminosité relativement stable…

 

La conclusion du GEIPAN est donc cohérente avec les caractéristiques rapportées.

 

Classement et informations en résumés

 

Élément

Donnée

Date

3 octobre 2025

Lieu

Saint-Paul, La Réunion

Secteur

La Saline

Heure

~18 h 56

Aspect

Lumière blanche sphérique

Mouvement

Lent

Luminosité

Constante

Disparition

Derrière des nuages

Enquête GEIPAN

Oui

Identification

Satellite Starlink

Situation orbitale

Décroissance orbitale avant rentrée

Classification

A

Étrangeté

0,17

Consistance

0,63

 

Observation

 La multiplication des observations de satellites Starlink à La Réunion mérite d'être signalée car elle montre comment la généralisation des constellations de satellites peut produire des observations autrefois susceptibles d'être qualifiées « d'OVNI ».

 

Référence : GEIPAN, SAINT-PAUL (974), 03.10.2025, dossier n° 2025-10-51701. La fiche a été mise à jour le 23 janvier 2026.

https://www.geipan.fr/fr/cas/2025-10-51701

 

 04 OCTOBRE 2025 – LE TAMPON – REUNION

Le GEIPAN dans cette observation dispose de six photographies exploitables et a pu confronter l'observation aux données du Centre Opérationnel de Surveillance de l'Espace (COSE) du CNES. La conclusion est toutefois B, et non A : l'hypothèse d'une rentrée atmosphérique de Starlink 2437 est jugée probable, mais la trajectoire calculée ne correspond pas exactement à celle reconstruite à partir des photographies

 

4 octobre 2025 — Le Tampon, La Réunion

Une traînée lumineuse observée depuis le Piton de la Fournaise

Le 4 octobre 2025, vers 3 heures du matin, un témoin entreprend l'ascension du Piton de la Fournaise depuis le refuge, accompagné de trois personnes, dont un second témoin. Il souhaite assister au lever du Soleil depuis le sommet. À environ deux tiers de l'ascension, alors que le ciel est parfaitement dégagé, il aperçoit un objet lumineux se déplaçant dans le ciel. L'observation dure environ 2 à 3 minutes, ce qui constitue déjà un élément important pour l'identification.

 

Description du phénomène

Le témoin décrit :

 

*      Une lumière blanc-jaune, devenant progressivement plus jaune ;

*      Un déplacement horizontal, de gauche à droite ;

*      Une vitesse apparente supérieure à celle d'un avion mais inférieure à celle d'une étoile filante ;

*      Aucune variation de type clignotement ;

*      Une traînée lumineuse derrière l'objet ;

*      Une disparition à l'horizon.

 

Vers la fin de l'observation, le témoin remarque quelque chose de particulièrement intéressant : la source lumineuse semble se diviser en deux éléments très proches, poursuivant pratiquement la même trajectoire.

 

Le phénomène est photographié par les deux témoins. Le GEIPAN dispose de six images exploitables, permettant notamment de reconstituer la trajectoire apparente avec une assez bonne précision.

 

Le GEIPAN écarte assez nettement l'hypothèse d'un bolide naturel. La raison principale est la durée : une étoile filante ou un bolide classique traverse généralement le ciel en quelques secondes, alors que le phénomène du 4 octobre est resté visible pendant deux à trois minutes.

 

La combinaison :

 

Durée importante + vitesse intermédiaire + trajectoire régulière + traînée + observation à l'aube

 

est beaucoup plus compatible avec une rentrée atmosphérique artificielle.

 

La piste Starlink 2437

L'enquête du GEIPAN a été particulièrement intéressante puisqu'elle a bénéficié de données fournies par le COSE du CNES. Les données d'orbitographie ont fait apparaître un objet correspondant à l'observation : Starlink 2437, alors en phase d'entrée dans l'atmosphère. Le satellite se trouvait alors dans une phase extrêmement basse de son orbite, aux environs de 160 km d'altitude, où le freinage atmosphérique devient très important.  Cette situation peut produire exactement le type de phénomène décrit : un objet artificiel devient très lumineux en pénétrant progressivement dans les couches denses de l'atmosphère, avec une traînée et éventuellement une fragmentation ou séparation apparente en plusieurs éléments.

 

Le GEIPAN indique que la trajectoire calculée de Starlink 2437 ne correspond pas exactement à celle reconstruite à partir des photographies du témoin.  Cela ne suffit cependant pas à écarter l'hypothèse. À environ 160 km d'altitude, le satellite subit un freinage atmosphérique très important. Sa trajectoire réelle peut donc commencer à s'écarter sensiblement de celle donnée par un modèle orbital utilisant une densité atmosphérique moyenne. Le GEIPAN explique qu'une petite différence entre la densité atmosphérique utilisée dans les calculs et la densité réelle peut entraîner des dizaines de kilomètres d'écart sur la trajectoire, ainsi que des différences de plusieurs dizaines de secondes dans le moment de passage apparent depuis le sol.  C'est donc probablement cette incertitude qui explique pourquoi le GEIPAN n'a pas retenu la catégorie A.

 

Ce dossier présente plusieurs niveaux de preuve :

 

*      Observation visuelle : bonne.

*      Deux témoins : oui, même si un seul a déposé le témoignage officiel.

*      Photographies : oui, six images exploitables.

*      Reconstitution de trajectoire : oui.

*      Objet spatial correspondant : Starlink 2437.

*      Confirmation par le COSE/CNES : oui.

*      Correspondance orbitale parfaite : non.

 

C'est donc un excellent exemple d'un cas où l'enquête scientifique aboutit à une identification très probable, mais conserve une petite marge d'incertitude.

 

Données générales

 

Élément

Donnée

Date

4 octobre 2025

Lieu

Le Tampon, Piton de la Fournaise

Heure

Vers 03 h 00

Durée

2 à 3 minutes

Aspect

Lumière blanc-jaune puis jaune

Traînée

Oui

Trajectoire

Horizontale, gauche → droite

Vitesse apparente

> avion, < étoile filante

Séparation apparente

Deux sources en fin d'observation

Témoins

2 personnes ayant photographié

Photographies

6 exploitables

Analyse

GEIPAN / COSE / données astronomiques

Objet candidat

Starlink 2437

Hypothèse

Rentrée atmosphérique artificielle

Classification GEIPAN

B

Étrangeté

0,28

Consistance

0,72

Mise à jour

17 décembre 2025

 

Mon appréciation

Je conserverais la classification GEIPAN B  

B — probable rentrée atmosphérique d'un satellite Starlink (Starlink 2437).

Il serait incorrect de transformer ce dossier en A — rentrée atmosphérique certaine, car le GEIPAN signale lui-même une discordance entre la trajectoire calculée du satellite et celle déduite des photographies. En revanche, les caractéristiques physiques de l'observation et les données orbitales constituent un faisceau d'indices particulièrement favorable à cette explication.

https://www.cnes-geipan.fr/fr/node/61295

Référence GEIPAN : 2025-10-51702 — Le Tampon (974), 04.10.2025. La fiche a été mise à jour le 17 décembre 2025.

 

 

Chapitre XII - 24

22 - KENYA

Ancienne colonie Britannique

 

Au Kenya, le phénomène OVNI n'est pas anecdotique, il est ancien, continu, mais invisible institutionnellement. Contrairement à la Guinée équatoriale où le catalogue officiel est vide, le Kenya a un dossier qui remonte à la période britannique et qui tient grâce à des pilotes, pas à l'Etat. Tout commence le 19 février 1951, 07h20, corridor Nairobi – Kilimandjaro. Un Lodestar d'East African Airways décolle de Nairobi West avec 9 passagers. Le radio Dennis Merrifield dit au commandant Jack Bicknell : "Have a look at a flying saucer". L'objet est immobile à 10 000 ft au-dessus du Kilimandjaro, observé 17 minutes aux jumelles marines : cigare métallique de plus de 200 ft, argent terne, 3 bandes noires verticales, aileron carré à l'arrière, puis double montée verticale à 40 000 ft et départ est à plus de 1000 mph sans traînée ni bruit.

 

Affidavit signé par les 11 personnes à l'atterrissage à Mombasa, article dans le Nairobi Sunday Post du 25 février 1951, dossier classé Unknown par l'US Air Force. C'est l'un des rares cas africains des années 50 à avoir ce statut.

 

Pourquoi on n'a pas plus de cas coloniaux ? Deux raisons structurelles : En fait jusqu'en 1967, le Ministry of Defence britannique détruisait les dossiers OVNI tous les 5 ans car jugés "transitory interest" Les archives coloniales kenyanes ont été sorties du pays à l'indépendance : les fameuses FCO 141 migrated archives, 8800 dossiers cachés à Hanslope Park, révélés en 2011 lors du procès Mau Mau. Beaucoup ont été brûlés ou noyés dans l'acide.

 

En juillet 1952, Winston Churchill lui-même demande à son Secrétaire d'Etat à l'Air : "What does all this stuff about flying saucers amount to? What can it mean? What is the truth?" La réponse officielle : illusions, avions, ballons.

 

Deux autres cas coloniaux survivent : Juin 1954 Kirimukuyu près du Mont Kenya : lumières venant du Mont Kenya, faisceaux sur un village en fête, village retrouvé incinéré le lendemain selon Jacques Vallée – récit non vérifié. Décembre 1965 Eastleigh, Nairobi : Michael Mudachi près de l'aéroport voit un elliptique avec hublots transparents atterrir verticalement, 3 êtres en chapeaux hauts "synthèse de toutes les races", veulent le photographier avec une cage émettant une lumière blanche et un rayon rouge qui le frappe à la poitrine, puis hallucinations et dépression.

 

La base NUFORC liste aujourd'hui 16 rapports déposés depuis le Kenya entre 1978 et 2026. UFO Hunters confirme la même fourchette : Nairobi Circle 2020, Mombasa 2017, Murang'a Disk 2016, Thika Teardrop 1997, Nakuru Diamond 1983, Kiambu Fireball 1982.

 

Le problème : il n'existe aucune institution kenyane pour collecter les témoignages. Tous les témoins doivent aller sur une base américaine. D'où un délai moyen de 10 à 33 ans avant déclaration. Il y a au Kenya, compte tenu du nombre d’observation qui interviennent sur les bases de données internationales, , beaucoup de personnes intéressées par le phénomène OVNI. Mais, ces personnes restent individuelles et peu actives, elles ne se réunissent pas en association et en conséquence, il n’y a aucune concertation véritable pour mener sur le terrain un travail d’enquête et d’étude du dossier OVNI. C’est ce qui manque au Kenya, bien que l’intérêt de la population pour les PAN – OVNI semble évident.

 

Depuis 2024, la donne a changé avec les débris spatiaux. Le 30 décembre 2024 à Mukuku, Makueni, un anneau métallique de 2,5 m de diamètre, 500 kg, tombe à 15h. Réseaux sociaux : "UFO crash". Kenya Space Agency sécurise la zone et repond : "secured the area and retrieved the debris... preliminary assessments indicate that the fallen object is a separation ring from a launch rocket". En avril 2025, nouvelle alerte pour NORAD 61909/2024-205R traversant le Kenya du nord-est au sud-est.

 

Il n'y a pas de GEIPAN kenyan, aucun organisme d’état ne s’occupe du phénomène OVNI. La KSA ne traite que le risque débris. Le phénomène reste donc géré par : des enquêteurs citoyens individuels comme Jeremy (Mombasa) qui publie en 2006, 2012 Kisumu Fireball sur le lac Victoria, et en 2013 Marakwet tri-lights sur des blogs d'archive américains tels le NUFORC

 

En résumé : le Kenya n'est pas un désert au niveau observation, c'est un dossier caché par l'histoire coloniale. Il a un cas pilote multi-témoins de niveau international (1951), un cas avec plus de 1500 policiers (2006) témoins et une activité continue du phénomène dans le Rift. Mais faute de canal local, tout finit aux USA et reste inconnu du public kenyan.

 

LES OVNI AU KENYA

A - Croyances ancestrales, divinités célestes, esprits des ancêtres, « êtres de   lumière » et traditions religieuses : quelle place dans l'ufologie africaine ?

 

Introduction —

Lorsque le ciel appartient aussi au monde des esprits

En Afrique, l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés ne peut se limiter à la recherche d'objets mystérieux dans le ciel, à l'examen des photographies ou à l'analyse des témoignages. Elle gagne également à prendre en considération les représentations culturelles, les traditions religieuses et les conceptions du monde qui influencent la manière dont les populations interprètent les événements inhabituels.

 

Le Kenya offre, à cet égard, un terrain d'étude particulièrement intéressant. Situé en Afrique orientale, entre l'océan Indien, la Tanzanie, l'Ouganda, le Soudan du Sud, l'Éthiopie et la Somalie, le pays rassemble des populations possédant des histoires, des langues et des traditions spirituelles très diverses. Les Kikuyu, les Kamba, les Luo, les Kalenjin, les communautés mijikenda du littoral et les populations swahilies ont développé des représentations particulières du monde invisible, des ancêtres, des puissances divines et des relations entre les humains et leur environnement. Dans certaines traditions, la divinité suprême est associée au ciel ou à la montagne. Ailleurs, les ancêtres peuvent continuer à intervenir dans la vie des vivants, tandis que les esprits, les êtres surnaturels et les phénomènes naturels occupent une place dans les récits transmis de génération en génération. Ces conceptions soulèvent une question intéressante pour l'ufologie : lorsqu'un habitant du Kenya observe une lumière inhabituelle, un objet apparemment immobile ou une manifestation céleste difficile à expliquer, comment interprète-t-il ce qu'il voit ?

Y reconnaît-il un phénomène naturel, un aéronef, un satellite, une manifestation divine, un esprit ou un visiteur venu d'ailleurs ?

 

Il serait impossible de répondre uniformément à cette question pour l'ensemble de la population kényane. Les croyances varient selon les communautés, les générations, les convictions personnelles, les régions et les expériences individuelles.

 

L'intérêt de l'étude réside précisément dans la distinction entre le phénomène observé, l'interprétation culturelle du témoin et les conclusions que permet l'enquête. Cette approche permet d'examiner les relations possibles entre traditions ancestrales et récits d'OVNI sans confondre les croyances religieuses avec des preuves de visites extraterrestres.

 

PREMIÈRE PARTIE — LE KENYA, UN TERRITOIRE AUX MULTIPLES TRADITIONS SPIRITUELLES

 

1. Géographie, diversité humaine et représentations du ciel

Le Kenya couvre environ 580 000 km². Sa géographie associe les plaines de l'intérieur, les hautes terres centrales, la vallée du Grand Rift, les régions semi-arides du Nord, les rives du lac Victoria et le littoral de l'océan Indien. Cette diversité géographique a contribué à façonner des sociétés aux modes de vie variés : agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, commerçants, communautés urbaines et populations pastorales. Les relations entre les humains, la terre, les animaux, les phénomènes météorologiques et les cycles saisonniers occupent une place importante dans de nombreuses traditions. Le ciel peut ainsi être associé à la pluie, à la fertilité, à l'ordre du monde, aux manifestations de la puissance divine ou aux signes annonçant des événements importants. Il serait toutefois réducteur de parler d'une religion traditionnelle kényane unique. Les traditions spirituelles du pays ne forment pas un système homogène.

Les croyances anciennes ont également évolué au contact du christianisme, de l'islam, des échanges commerciaux de l'océan Indien, de la colonisation, de l'urbanisation et de l'éducation moderne.

 

Aujourd'hui, certains Kényans pratiquent principalement le christianisme ou l'islam, tandis que d'autres maintiennent des traditions ancestrales, parfois en les associant à des pratiques religieuses contemporaines. Cette diversité est fondamentale pour comprendre les interprétations possibles des phénomènes inhabituels.

 

2. Le ciel dans les religions traditionnelles africaines

Dans plusieurs traditions africaines, le ciel ne représente pas simplement un espace physique situé au-dessus de la Terre. Il peut constituer le domaine d'une divinité créatrice, le lieu symbolique d'une puissance supérieure ou l'un des éléments d'un univers où les vivants et les morts entretiennent des relations. Les phénomènes naturels — tonnerre, éclairs, pluie, étoiles, soleil, lune et arc-en-ciel — peuvent être investis d'une signification religieuse.

 

Ces interprétations ne doivent pas être considérées comme identiques d'une société à l'autre.  Chez les Kikuyu, par exemple, Ngai est traditionnellement associé au ciel et au mont Kenya. Dans la tradition kamba, Mulungu est une divinité créatrice associée au ciel, tandis que les ancêtres occupent une place importante dans les relations entre les vivants et le monde spirituel. Ces représentations sont documentées par des travaux ethnographiques et des institutions culturelles kényanes. Elles ne décrivent cependant pas des extraterrestres au sens moderne. Les rapprocher des récits d'OVNI constitue une comparaison contemporaine, et non une conclusion établie par les sources historiques.

 

Source documentaire : Cultural Atlas, « Kenyan Culture — Religion » ; National Museums of Kenya, présentation des croyances kamba.

 

DEUXIÈME PARTIE — LES KIKUYU : NGAI, LE MONT KENYA ET LA DIVINITÉ CÉLESTE

 

3. Ngai, le Dieu créateur et la montagne sacrée

Les Kikuyu, également appelés Gĩkũyũ, constituent l'une des principales communautés du Kenya. Leurs traditions religieuses historiques accordent une place importante à Ngai, la divinité créatrice. Dans les représentations traditionnelles kikuyu, Ngai est associé au ciel et possède un lien particulier avec le mont Kenya. La montagne, appelée Kirinyaga dans certaines transcriptions historiques, occupe une place symbolique majeure. Elle représente un lieu sacré, associé à la présence ou au séjour de la divinité. Les prières traditionnelles pouvaient être orientées vers la montagne. Celle-ci n'était donc pas seulement un relief géographique, mais également un point de référence spirituel. Cette conception est particulièrement intéressante pour une étude des représentations du ciel. Le mont Kenya domine le paysage central du pays. Ses sommets peuvent être enveloppés de nuages, éclairés par le soleil ou partiellement dissimulés par des phénomènes atmosphériques. Comme toute montagne élevée, il peut aussi produire des effets visuels particuliers selon les conditions d'observation. Mais il faut distinguer deux choses : la signification religieuse attribuée à la montagne et les phénomènes physiques qui peuvent s'y produire.

 

Aucune donnée ne permet de déduire de l'association entre Ngai et le mont Kenya l'existence d'un phénomène extraterrestre.

 

3.1. Ngai, « possesseur de lumière »

Certaines descriptions historiques de la religion kikuyu présentent également Ngai sous l'appellation Mwenenyaga, traduite notamment par « possesseur de lumière » ou associée à la luminosité de la montagne sacrée. Cette terminologie mérite d'être examinée avec précision, car elle pourrait facilement être détournée dans une lecture ufologique sensationnaliste. La lumière, dans ce contexte, appartient au langage religieux et symbolique. Elle exprime une qualité de la divinité et sa relation au ciel ou à la montagne. Elle ne désigne pas nécessairement un être lumineux observé physiquement par un témoin.

Il serait donc erroné de traduire automatiquement cette expression par « extraterrestre lumineux » ou d'y voir la preuve d'un contact ancien avec une civilisation venue de l'espace.

 

Une telle interprétation serait une réappropriation moderne du vocabulaire religieux.

 

3.2. Le soleil, la lune, les étoiles et les manifestations naturelles

Les descriptions ethnographiques des croyances kikuyu évoquent les manifestations de la puissance divine à travers différents éléments du monde naturel, notamment les phénomènes célestes et météorologiques. Le soleil, la lune, les étoiles, les éclairs, le tonnerre et l'arc-en-ciel peuvent ainsi prendre une signification religieuse. Cette conception présente un intérêt pour l'histoire des représentations humaines du ciel.

 

Avant la généralisation des explications scientifiques modernes, et parfois encore aujourd'hui, les phénomènes naturels peuvent être intégrés à une vision du monde où le visible et l'invisible sont étroitement liés. Cependant, il serait anachronique d'affirmer que les Kikuyu interprétaient ces manifestations comme des OVNI. Le terme « objet volant non identifié » appartient à une classification moderne. Les récits religieux anciens doivent être replacés dans leur propre contexte historique. Pour l'ufologie, le cas kikuyu montre surtout comment le ciel peut être investi d'une signification spirituelle sans qu'il soit nécessaire d'y introduire une hypothèse extraterrestre.

 

Sources : Jomo Kenyatta, « Kikuyu Religion, Ancestor-Worship, and Sacrificial Practices », Africa ; National Museums of Kenya et ressources culturelles consacrées à l'histoire kikuyu.

 

TROISIÈME PARTIE — LES KAMBA : MULUNGU ET LES ESPRITS DES ANCÊTRES

 

4. Une divinité céleste et un monde spirituel

La communauté kamba, principalement implantée dans l'est du Kenya, possède une tradition religieuse historique dans laquelle Mulungu, également associé à Ngai dans certaines présentations, occupe une place centrale. Les traditions kamba décrivent une divinité créatrice, invisible et transcendante, associée au ciel. Les représentations du monde spirituel accordent également une place importante aux ancêtres, appelés notamment Aimu ou Maimu dans les descriptions ethnographiques. Les ancêtres peuvent être considérés comme des intermédiaires entre les vivants et la divinité. Des pratiques familiales et rituelles ont historiquement accompagné leur mémoire. Ces conceptions expriment une relation entre les générations, la communauté et le monde invisible.

 

Elles montrent que l'univers religieux kamba ne se limite pas aux événements observables : il comprend également des relations spirituelles qui donnent un sens aux expériences humaines.

 

4.1. Les ancêtres sont-ils des « êtres de lumière » ?

Cette question demande une réponse prudente. Dans les récits contemporains consacrés aux OVNI, l'expression « êtres de lumière » désigne parfois des entités décrites comme lumineuses, spirituelles ou non humaines. Mais cette expression ne constitue pas une catégorie générale de la religion kamba. Les sources ethnographiques relatives aux Aimu décrivent des relations avec les ancêtres. Elles ne permettent pas d'affirmer que ces derniers seraient systématiquement représentés comme des êtres lumineux venant du ciel.

 

Une ressemblance de vocabulaire entre deux traditions ne suffit pas à démontrer une identité de conception. Il faut également distinguer les récits anciens des interprétations récentes influencées par les médias, la science-fiction et la littérature ufologique.

 

4.2. Une comparaison possible avec les récits d'OVNI

La comparaison devient néanmoins intéressante sur le plan sociologique. Dans les deux cas, certains récits portent sur des entités qui dépassent le monde matériel immédiatement observable. Mais la fonction de ces entités peut être très différente. Dans une tradition ancestrale, un esprit peut représenter la continuité familiale, une obligation morale, une mémoire collective ou une relation avec le monde des morts. Dans un récit d'OVNI, un témoin peut décrire un objet matériel, un être supposé non humain ou une expérience dont il ne comprend pas l'origine.

 

Ces catégories ne sont donc pas interchangeables. Le rapprochement doit porter sur les manières humaines d'interpréter l'invisible, et non sur une prétendue équivalence entre les ancêtres et les extraterrestres.

 

Source : National Museums of Kenya, présentation culturelle des croyances kamba.

 

QUATRIÈME PARTIE — LES MIJIKENDA ET LES COMMUNAUTÉS DU LITTORAL : ESPRITS, LIEUX SACRÉS ET MONDE INVISIBLE

 

5. Les forêts sacrées des Kaya

Sur la côte kényane vivent les Mijikenda, un ensemble de neuf communautés apparentées, parmi lesquelles les Giriama. Leurs traditions comprennent des récits oraux, des pratiques rituelles et des lieux sacrés appelés Kaya. Ces espaces, souvent associés à des forêts et à d'anciens sites d'habitat, occupent une place importante dans l'histoire et l'identité de ces communautés. L'UNESCO reconnaît l'importance des traditions et pratiques associées aux forêts sacrées des Mijikenda. Ces traditions concernent notamment les expressions orales, les pratiques sociales, les rituels et les relations avec la nature. Les Kaya ne sont donc pas de simples lieux mystérieux à interpréter à travers le prisme des OVNI. Ils représentent des espaces culturels et historiques dont la signification doit être respectée.

 

5.1. Les ancêtres et les djinns sur la côte kényane

Le littoral du Kenya se distingue par une longue histoire d'échanges entre l'Afrique orientale et le monde de l'océan Indien. L'islam y est profondément implanté depuis plusieurs siècles, particulièrement dans les sociétés swahilies. Dans certaines communautés côtières, les traditions relatives aux ancêtres coexistent avec des représentations musulmanes du monde invisible, notamment celles concernant les djinns.

 

Les études consacrées aux Giriama et aux communautés voisines montrent que les croyances et les pratiques ont évolué au contact de l'islam, sans nécessairement faire disparaître toutes les traditions antérieures. Cette coexistence est particulièrement intéressante pour l'étude des récits contemporains de phénomènes inexpliqués.

 

Un même événement peut être interprété différemment selon la formation religieuse du témoin, les récits locaux auxquels il a été exposé et les circonstances de l'observation.

 

5.2. Les djinns et les OVNI : deux catégories distinctes

Dans certaines interprétations populaires, une lumière étrange ou une présence invisible peut être associée à un djinn. Mais les djinns appartiennent à un univers religieux et culturel spécifique. Ils ne sont pas, par définition, des visiteurs extraterrestres. Un témoin qui attribue un phénomène à un djinn exprime une interprétation spirituelle. L'enquêteur doit ensuite examiner séparément ce qui a été observé : lumière, mouvement, bruit, silhouette ou autre manifestation. Il serait tout aussi incorrect de conclure automatiquement que le témoin a vu un djinn que d'affirmer qu'il a vu un extraterrestre. L'approche la plus rigoureuse consiste à documenter le récit, à respecter son contexte culturel et à examiner les explications possibles.

 

5.3. Les lieux sacrés attirent-ils davantage les récits d'OVNI ?

Cette question pourrait faire l'objet d'une recherche spécifique. Il faudrait comparer les observations signalées à proximité des Kaya, des montagnes, des forêts ou d'autres lieux culturellement importants avec celles rapportées dans des espaces ordinaires.

 

En l'absence de données comparables, il serait impossible d'affirmer que les lieux sacrés connaissent davantage d'observations.

 

Une concentration apparente de récits pourrait également résulter d'une plus grande attention portée à ces lieux, d'une transmission orale plus active ou d'une médiatisation particulière.

 

Sources: UNESCO, « Traditions and practices of the Kayas in the Sacred Forests of the Mijikenda in Kenya »; étude de Tucker Deady, The Interdependence of Gedi Ruins and the Giriama: A Study of Ancestral Spirits, Jinn, and the Impact of Islam.

 

CINQUIÈME PARTIE — LES LUO : LES ANCÊTRES, LES ESPRITS ET LA MÉMOIRE COLLECTIVE

 

6. Les relations entre les vivants et les morts

Les Luo, principalement établis autour du lac Victoria et dans l'ouest du Kenya, possèdent des traditions culturelles dans lesquelles les relations entre les vivants et les ancêtres ont historiquement occupé une place importante. Les représentations de l'au-delà, des esprits et de la continuité entre les générations ne doivent toutefois pas être généralisées à tous les Luo : les croyances contemporaines varient notamment selon les convictions chrétiennes, musulmanes ou autres des individus. Les études anthropologiques montrent que les récits spirituels peuvent jouer un rôle dans la vie collective, les relations sociales et la manière dont une communauté interprète certains événements. Ces récits ne concernent pas uniquement le ciel. Ils peuvent être associés aux animaux, aux lieux, aux rêves ou aux manifestations qui semblent sortir de l'ordinaire.

 

Un exemple intéressant est celui d'Omieri, un python associé à une histoire devenue importante dans certaines communautés luo. Une étude anthropologique de James H. Smith, publiée dans la revue Ethnography, examine la manière dont le récit du retour supposé d'Omieri a mobilisé différentes interprétations religieuses, sociales et politiques. L'affaire montre comment un animal peut acquérir une signification dépassant sa présence physique : il devient un support de mémoire, de débat et d'interprétation collective. Il ne s'agit pas d'une affaire d'OVNI. Son intérêt pour l'ufologie est méthodologique : elle illustre la manière dont une communauté peut attribuer une signification exceptionnelle à un événement et comment cette signification se transforme au fil des discussions.

  

Une comparaison avec les témoignages de rencontres rapprochées :  Dans certaines affaires d'observations d’OVNI, le récit du témoin évolue après les discussions avec ses proches, les interviews médiatiques ou la lecture de récits similaires. L'affaire d'Omieri rappelle l'intérêt d'étudier ces processus collectifs. Elle invite à examiner comment une histoire se diffuse, comment les personnes la comprennent et comment différentes interprétations entrent en concurrence. Cela ne signifie pas qu'un témoignage d'OVNI serait nécessairement inventé ou que toute expérience inhabituelle serait un produit culturel. Cela signifie que l'analyse d'une observation doit aussi prendre en compte l'histoire de sa transmission.

 

Source: James H. Smith, « Snake-driven development: Culture, nature and religious conflict in neoliberal Kenya », Ethnography, 2006.

 

SIXIÈME PARTIE — LES KALENJIN ET LES REPRÉSENTATIONS DU CIEL

 

7. Tororut et les puissances célestes

Les traditions kalenjin, qui regroupent plusieurs communautés du Kenya, possèdent leurs propres représentations religieuses et récits d'origine. Certaines sources ethnographiques consacrées à ces traditions évoquent Tororut, une divinité suprême associée à la création et à des manifestations célestes.

Des descriptions historiques mentionnent notamment des associations symboliques entre les puissances divines, le tonnerre et les éclairs. Il faut cependant se garder de présenter toutes les traditions kalenjin comme un système unique ou immuable. Les pratiques et les représentations ont évolué et varient selon les communautés.

 

Les manifestations célestes dans les récits anciens comme les éclairs, les orages et les phénomènes météorologiques spectaculaires ont occupé une place importante dans de nombreuses cosmologies humaines. Ils peuvent être interprétés comme des manifestations de puissances divines, des signes ou des événements exceptionnels. Les observations d'OVNI modernes présentent parfois une structure narrative comparable : un phénomène inhabituel apparaît, surprend les témoins et suscite une recherche de sens. Cette comparaison concerne la manière de raconter et d'interpréter les événements. Elle ne démontre pas que les récits anciens décrivaient des engins volants inconnus.

 

Le danger des interprétations rétrospectives comme le font certains auteurs contemporains rapprochent les divinités anciennes, les êtres célestes et les extraterrestres. Ces rapprochements peuvent être étudiés comme des interprétations modernes de traditions anciennes. Ils ne doivent toutefois pas être présentés comme des faits ethnographiques établis sans sources précises. Une figure divine dotée d'attributs célestes ne devient pas un pilote spatial du seul fait qu'elle est associée au ciel, aux éclairs ou à la lumière. Pour établir une comparaison sérieuse, il faudrait disposer du récit original, de sa langue, de sa traduction et de son contexte historique.

 

SEPTIÈME PARTIE — VODOU, SORCELLERIE ET TRADITIONS AFRICAINES : QUELLES DIFFÉRENCES ?

 

8. Le Vodou est-il présent au Kenya ?

Le mot « Vodou » est souvent employé de façon très large dans certains ouvrages populaires pour désigner des religions africaines, des pratiques spirituelles ou des croyances associées aux esprits. Cette utilisation est historiquement imprécise. Le Vodun est notamment associé à des traditions religieuses du Bénin et de régions voisines de l'Afrique de l'Ouest. Le Vodou haïtien s'est développé dans un contexte historique différent, marqué par la traite transatlantique, l'esclavage et la formation de sociétés créoles dans les Caraïbes. Le Kenya possède ses propres traditions religieuses et spirituelles, qui ne doivent pas être assimilées au Vodun ou au Vodou. Les croyances kikuyu relatives à Ngai, les traditions kamba concernant Mulungu et les ancêtres, ou les pratiques mijikenda liées aux Kaya doivent être étudiées dans leurs contextes respectifs.

 

Pourquoi cette distinction est-elle importante pour l'ufologie ? Simplement parce qu'un vocabulaire imprécis peut produire de fausses ressemblances. Si toutes les pratiques spirituelles africaines sont qualifiées de « vodou », les différences entre les sociétés disparaissent. On risque alors de construire une prétendue tradition africaine uniforme d'êtres venus du ciel, alors que les sources révèlent des histoires très diverses. Il faut donc distinguer : les divinités créatrices ; les esprits des ancêtres ; les djinns dans les traditions musulmanes ; les êtres surnaturels propres à certains récits locaux ; les pratiques de guérison et de divination ou encore les interprétations contemporaines des OVNI. Ces catégories peuvent parfois se rencontrer dans les récits individuels, mais elles ne sont pas équivalentes.

 

 

Dans certaines sociétés la sorcellerie, les phénomènes inexpliqués ou les événements inhabituels peuvent être interprétés à travers des conceptions de la sorcellerie ou des forces invisibles. L'anthropologie montre que ces interprétations peuvent également refléter des inquiétudes sociales, des conflits, des questions de responsabilité ou des relations de pouvoir. Mais il serait incorrect d'affirmer que les Kényans attribuent généralement les OVNI à la sorcellerie. Il faudrait disposer de témoignages directs pour déterminer si cette interprétation intervient dans une affaire précise. L'enquête ufologique doit donc rester attentive aux catégories utilisées par les témoins, sans leur imposer un vocabulaire extérieur.

 

HUITIÈME PARTIE — CHRISTIANISME, ISLAM ET INTERPRÉTATIONS MODERNES DES OVNIs

 

9. Les religions contemporaines face à la possibilité d'une vie extraterrestre

Le Kenya est aujourd'hui une société largement chrétienne, qui comprend également une importante population musulmane, particulièrement dans certaines régions côtières et du Nord-Est. Les religions contemporaines influencent les représentations du monde, mais elles ne déterminent pas automatiquement la manière dont chaque personne interprète un phénomène inhabituel. Certains croyants peuvent considérer l'existence d'une vie extraterrestre comme compatible avec leur foi. D'autres peuvent être sceptiques ou privilégier des explications naturelles. Il n'existe pas une position unique des chrétiens ou des musulmans du Kenya sur les OVNI.

 

Les êtres célestes et les anges dans les traditions chrétiennes et musulmanes comportent des représentations d'êtres spirituels. Ces êtres appartiennent à des systèmes théologiques spécifiques. Ils ne doivent pas être assimilés automatiquement aux entités décrites dans les récits de rencontres rapprochées. Lorsqu'un témoin décrit une silhouette lumineuse et la qualifie d'ange, il fournit à la fois une description et une interprétation. L'enquête doit chercher à comprendre les circonstances de l'observation, sans décider à l'avance si l'interprétation religieuse est correcte ou incorrecte.

 

Les djinns occupent eux une place importante dans la tradition islamique. Dans les discussions populaires contemporaines, certains auteurs tentent de les rapprocher des extraterrestres ou de proposer des explications technologiques à leur sujet. Ces hypothèses constituent des interprétations modernes. Elles ne représentent pas une conclusion scientifique établie. Une enquête portant sur un phénomène observé au Kenya doit donc distinguer le récit du témoin, sa compréhension religieuse et les données matérielles disponibles.

Les réseaux sociaux et la circulation des images, entre autres les vidéos de lumières inhabituelles circulent désormais rapidement à travers les téléphones portables et les réseaux sociaux. Une image peut être accompagnée d'une interprétation religieuse, d'une hypothèse extraterrestre ou d'une explication astronomique. Lorsque le contenu est repris par plusieurs pages, il peut donner l'impression que plusieurs observations indépendantes ont eu lieu, alors que toutes les publications proviennent d'une seule vidéo.

 

Pour étudier les observations kényanes contemporaines, il faut donc retrouver la publication initiale et déterminer où et quand l'image a réellement été enregistrée.

 

NEUVIEME PARTIE — « ÊTRES DE LUMIÈRE » ET « PEUPLES DU CIEL » : UNE QUESTION À MANIER AVEC PRUDENCE

10 - Existe-t-il au Kenya une tradition d'êtres célestes comparables aux extraterrestres ?

 

Cette question revient régulièrement dans les publications consacrées aux relations entre les mythologies africaines et les OVNI. Des auteurs contemporains rapprochent parfois les divinités célestes, les esprits des ancêtres, les êtres lumineux et les visiteurs extraterrestres. Mais pour établir une telle comparaison de manière rigoureuse, il faut déterminer si les traditions étudiées contiennent effectivement des récits correspondant à ces descriptions. Les expressions « êtres de lumière » et « peuples du ciel » ne constituent pas une catégorie commune à toutes les traditions kényanes. Elles peuvent être utilisées dans des publications modernes, des récits individuels ou des interprétations spirituelles contemporaines. Leur présence dans un texte ne suffit pas à établir qu'elles appartiennent à une tradition ancestrale documentée.

 

Il existe une tentation fréquente dans certains ouvrages consacrés aux extraterrestres anciens : interpréter toute figure céleste comme la description d'un visiteur venu de l'espace. Une divinité associée à une montagne devient alors un être extraterrestre ; un esprit ancestral est présenté comme un visiteur interdimensionnel ; un phénomène lumineux est interprété comme un vaisseau. Ces rapprochements peuvent être étudiés en tant qu'hypothèses contemporaines, mais ils ne doivent pas être présentés comme des faits historiques sans preuves spécifiques. Le fait qu'une divinité soit associée au ciel ne démontre pas qu'elle provienne d'une autre planète. De même, un récit évoquant une apparition lumineuse ne suffit pas à établir qu'un objet physique s'est déplacé dans le ciel.

 

Une recherche pour étudier ces récits devrait procéder en plusieurs étapes : Retrouver le récit dans sa langue d'origine, si possible. Identifier la communauté à laquelle il appartient. Déterminer sa date et les circonstances de sa collecte. Examiner les traductions et les interprétations successives. Etc… Comparer, avec prudence, cette description aux témoignages contemporains d'OVNI. Cette méthode permettrait d'établir si certaines ressemblances sont réelles ou si elles résultent principalement de traductions imprécises et de rapprochements modernes.

 

 Imaginons qu'un pêcheur observe une lumière intense au-dessus de l'océan Indien. Il constate que la lumière reste visible pendant plusieurs minutes, semble se déplacer, puis disparaît. Plusieurs explications peuvent être envisagées : un aéronef, un phénomène astronomique, un satellite, une source lumineuse située sur un navire, un phénomène atmosphérique ou un objet dont la nature ne peut pas être déterminée à partir des informations disponibles. Le témoin peut également interpréter l'événement à travers ses convictions personnelles. Il peut y voir un signe divin, un phénomène spirituel ou un engin extraterrestre. Ces interprétations ne sont pas équivalentes, mais elles peuvent coexister avec une même description initiale. Le travail de l'enquêteur consiste à séparer les données observables des conclusions proposées.

 

Un témoignage est une source d'information importante. Il peut fournir une date, une localisation, une description, une durée, une trajectoire apparente et des circonstances précises. Mais sa valeur dépend de nombreux facteurs : conditions d'observation, précision du souvenir, qualité de l'entretien, indépendance des témoins et existence éventuelle de documents complémentaires. Le fait qu'un témoin soit sincère ne garantit pas que son interprétation soit exacte. Inversement, l'existence d'une explication conventionnelle possible ne signifie pas que le témoin a menti.

 

L'anthropologie peut aider à comprendre la signification sociale et religieuse d'un témoignage. Elle examine les catégories culturelles mobilisées, la manière dont les récits circulent et les effets qu'ils produisent dans une communauté. Elle ne remplace pas l'analyse astronomique ou physique, mais elle permet de comprendre pourquoi un même phénomène peut recevoir plusieurs interprétations. Dans le cas du Kenya, cette démarche est particulièrement utile compte tenu de la diversité culturelle du pays.

 

L'analyse scientifique cherche à déterminer ce qui peut être établi à partir des données disponibles. Elle examine notamment les hypothèses astronomiques, aéronautiques et atmosphériques, les images originales et les éventuelles mesures instrumentales. Lorsqu'aucune explication ne peut être retenue, le phénomène peut rester non identifié. Mais « non identifié » ne signifie pas « extraterrestre ». Cette distinction doit rester au cœur de tout travail historique consacré aux OVNI.

 

DIZIEME PARTIE — LES CROYANCES ANCESTRALES FACE À LA MODERNITÉ

 

Traditions anciennes et nouvelles représentations du cosmos

Les sociétés kényanes contemporaines sont traversées par des transformations importantes : urbanisation, développement des médias, accès à Internet, évolution de l'éducation et circulation mondiale des images. Ces changements modifient la manière dont les phénomènes célestes sont perçus et racontés. Un récit ancien peut aujourd'hui être relu à travers les notions de dimensions parallèles, d'entités extraterrestres ou de visiteurs interstellaires. À l'inverse, une observation moderne peut être intégrée à une interprétation religieuse traditionnelle. Ces processus ne sont pas propres au Kenya. Ils existent dans de nombreuses sociétés où les traditions anciennes rencontrent les représentations modernes du cosmos.

 

Les jeunes Kényans peuvent accéder simultanément aux traditions familiales, aux enseignements religieux, aux médias internationaux et à la culture populaire mondiale. Les films, les documentaires, les vidéos en ligne et les récits d'observations d'OVNI contribuent à diffuser un vocabulaire commun. Mais il serait incorrect d'en déduire que les jeunes générations abandonnent nécessairement les croyances ancestrales ou qu'elles interprètent davantage les phénomènes comme extraterrestres. Une telle affirmation nécessiterait des enquêtes sociologiques.

 

Lorsqu'une observation est publiée, les titres et les commentaires peuvent influencer la manière dont elle est comprise. Une lumière inhabituelle peut être décrite comme un « objet mystérieux », puis comme une « soucoupe volante », avant d'être présentée sur les réseaux sociaux comme un engin extraterrestre.

Chaque reprise peut renforcer une interprétation particulière. Pour cette raison, l'historien des OVNI doit rechercher autant que possible le premier témoignage disponible, avant les commentaires et les réinterprétations ultérieures. Cette méthode est particulièrement importante pour les dossiers africains anciens, dont les sources ont parfois été reprises plusieurs fois sans vérification.

 

Un pays où la recherche doit associer archives, ethnographie et enquête Le Kenya présente trois intérêts majeurs pour une histoire africaine des OVNI. Le premier est historique : le pays apparaît dans la presse internationale consacrée aux soucoupes volantes dès les années 1950, notamment à travers l'affaire Duncan Fletcher. Le deuxième est culturel : les traditions kikuyu, kamba, mijikenda, luo et kalenjin offrent des exemples variés de représentations du ciel, des ancêtres et du monde invisible. Le troisième est sociologique : les interactions entre traditions ancestrales, christianisme, islam et culture médiatique contemporaine peuvent contribuer à façonner les interprétations des phénomènes inhabituels. Ces trois dimensions doivent être étudiées ensemble, sans être confondues.

 

Les traditions ancestrales ne prouvent pas l'existence d'engins extraterrestres. Les témoignages contemporains ne peuvent pas être interprétés uniquement à travers les mythologies anciennes. Et l'absence de documents officiels ne permet pas de conclure que des observations n'ont jamais eu lieu.

Une étude complète devrait réunir les archives de presse, les documents historiques, les témoignages directs, les bases ufologiques et les travaux ethnographiques. Elle devrait également examiner les explications conventionnelles possibles pour chaque observation.

 

CONCLUSION GÉNÉRALE

Le ciel kényan entre cosmologie ancestrale, spiritualité et phénomène OVNI L'étude des traditions kényanes montre que le ciel occupe depuis longtemps une place importante dans les représentations religieuses de plusieurs communautés. Chez les Kikuyu, Ngai est associé au ciel et au mont Kenya. Dans les traditions kamba, Mulungu et les ancêtres occupent une place centrale dans les relations entre le monde humain et le monde spirituel. Chez les Mijikenda, les lieux sacrés, les récits oraux et les pratiques rituelles témoignent d'une relation complexe entre mémoire collective, territoire et spiritualité. Les traditions luo et kalenjin présentent également des conceptions particulières des puissances invisibles et de l'ordre du monde. Ces représentations ne constituent pas une preuve de contacts anciens avec des civilisations extraterrestres. Elles permettent plutôt de comprendre que les humains interprètent les phénomènes célestes à travers des systèmes culturels, religieux et symboliques qui évoluent au cours du temps.

 

L'histoire moderne des OVNI au Kenya apporte un autre éclairage. L'affaire Duncan Fletcher, en 1954, montre que les récits de soucoupes volantes circulaient déjà dans la presse internationale et que certains observateurs leur attribuaient une origine extraterrestre. Mais les documents de presse disponibles ne suffisent pas à établir la nature physique de l'objet rapporté. Pour le chercheur, l'enjeu consiste donc à distinguer les traditions religieuses, les récits historiques, les témoignages contemporains et les hypothèses relatives à l'origine des phénomènes. Il faut respecter les croyances sans les transformer en preuves, examiner les témoignages sans les rejeter par principe et rechercher les explications possibles sans prétendre résoudre artificiellement tous les cas. Le Kenya offre ainsi un terrain privilégié pour une étude de l'ufologie africaine qui associe histoire, anthropologie, sociologie et enquête scientifique. Son intérêt ne réside pas dans la démonstration d'une prétendue origine extraterrestre des anciennes divinités, mais dans l'étude des différentes manières dont les sociétés humaines ont observé, interprété et raconté le ciel.

 

Sources documentaires pour approfondir ce chapitre

Pour donner à cet article une assise documentaire solide dans votre ouvrage, je recommande de conserver les références suivantes.

 

Thème

Source

Intérêt

Religions traditionnelles kényanes

https://theculturalatlas.org/kenyan-culture/kenyan-culture-religion

Panorama des traditions religieuses et des croyances relatives aux ancêtres

https://artsandculture.google.com/story/kamba-beliefs-

https://artsandculture.google.com/story/kamba-beliefs-folklore-and-magic/1QUxqjxoN2UGbQ

Mulungu, les Aimu et les représentations spirituelles

Religion kikuyu

https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/kikuyu-religion-ancestorworship-and-sacrificial-practices/6CFD176DD79B1911B0E3F152DDBA59BF 

Ngai, les ancêtres et les pratiques religieuses historiques

Lieux sacrés des Mijikenda

https://ich.unesco.org/en/individual-case-study-00988?id=00020

Traditions orales, rituels et lieux sacrés

Ancêtres, djinns et islam sur la côte

https://digitalcollections.sit.edu/isp_collection/1389/

Étude des relations entre traditions ancestrales et islam

Récits spirituels luo

https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1466138106073144

Analyse anthropologique du récit d'Omieri

Observation de Nairobi en 1954

https://ufologie.patrickgross.org/1954/5oct1954parisf.htm

Reproduction d'un article consacré à l'observation rapportée par Fletcher

Presse française de 1954

https://ufologie.patrickgross.org/press/francesoir6oct1954.htm

Version de la dépêche consacrée aux déclarations de Fletcher

 

 

LE CATALOGUE KENIEN

 

19 FEVRIER 1951 – CORRIDOR NAIROBI – KILIMANDJARO

Voir détails surs : 19 FEVRIER 1951 – KILIMANDJARO - PAYS : TANZANIE

 

Corridor Nairobi–Kilimandjaro, 07h20. Vol East African Airways Lodestar VP-KDA. Le radio Dennis Merrifield alerte le Capt Jack Bicknell : objet brillant immobile à 10 000 ft au-dessus du Kilimandjaro. Observation 17 minutes à 50 miles de distance, aux jumelles marines : objet métallique "bullet-shaped" plus de 200 ft de long, argent terne, 3 bandes noires vertical - es, aileron carré à l'arrière. Montée verticale par paliers à 40 000 ft puis départ est à >1000 mph sans traînée, sans bruit.

 

"It was absolutely stationary, and remained that way for 17 minutes... There was no apparent propelling power... definitely no vapor trail." — Bicknell

 

11 affidavits signés (équipage + 9 passagers), 3 tentatives photo dont 30 ft film couleur d'un passager américain du freighter Robin Mowbray.

 

Publié dans le Nairobi Sunday Post 25 fév.

1951, classé Unknown par le Project Blue Book US.

 

1954 NAIROBI

C’est un témoignage en rapport avec la vague de 1954 de cette région de l’Afrique.  M. Fletcher, a observé dernièrement un objet survolant Nairobi. Il était dans son observatoire qui est très bien équipé, en compagnie de quatre amis.

 

- Il était 19 h. 40, dit-il, quand très bas à l'est apparu une grande lueur qui n'avait rien à voir avec l'astronomie ni avec les avions qui venaient de se poser sur l'aéroport. L'objet était à environ 700 mètres d'altitude et était immobile quand M. Fletcher et ses quatre amis l'aperçurent. Il émettait une vive lueur orangée. Cette lueur s'intensifia jusqu'au jaune clair et l'objet s'éleva, redescendit et reprit de la hauteur pour disparaître finalement dans les nuages. M. Fletcher déclare que pour lui les observations de soucoupes ne sont plus à mettre en doute et proviennent "d'observateurs très expérimentés de tous les points du globe". Tous les Anglais et tous les Américains qui ont vu ces objets volants non identifiés n'étaient pas tous victimes d'hallucinations, dit-il.

 

Le trait le plus encourageant de l'affaire, estime M. Fletcher, et que les objets volants non identifiés (Unidentified flying objects ou UFO, selon la formule officielle utilisé au Kenya) ne paraissent pas pilotés par des êtres ayant des intentions hostiles à l'égard des habitants de notre planète. - D'après tous les renseignements disponibles, ajoute M. Fletcher, les occupants des soucoupes dressent la carte de toute la surface de la terre.

Extrait du Journal COMBAT – 1954

 

JUIN 1954 – KIRIMUKUYU - KENYA

Kirimukuyu, - Kenya. Date : juin 1954. Heure : soir. Laili Thindu, un garçon de 11 ans, a déclaré aux autorités de Nairobi avoir vu d'étranges lumières provenant du mont Kenya et volant près de son village. Ces lumières ont ensuite plané au-dessus d'un village voisin d'où l'on entendait des tambours célébrant un mariage. Les objets ont alors projeté des faisceaux lumineux vers le village et les tambours se sont tus. Le lendemain matin, on a constaté que toute la population du village avait péri dans les flammes, y compris le bétail et les autres animaux, apparemment sous l'effet des faisceaux lumineux des ovnis. 

Source : - Jacques Vallée, « Confrontations ».

-       https://thinkaboutitdocs.com/1954-june-ufo-alien-sightings/

 

DECEMBRE 1965 – EASTMOEGJ AOIRPORT NAIROBI - KENYA

Michael Mudachi près aéroport voit elliptique avec fenêtres transparentes, atterrissage vertical, 3 êtres chapeaux hauts "synthèse de toutes les races", veulent le photographier, rayon rouge depuis cage à oiseau, paralysie, hallucinations. Article Nairobi Daily Nation déc 1965.

 

DÉCEMBRE 1965, NAIROBI, NAIROBI, KENYA, MICHAEL MUDACHI :  Source ; Catalogue URECAT-000768

 

Bref résumé de l'événement et des suites données :

 

Il semblerait qu'un article paru dans le journal Nairobi Daily Nation, à Nairobi, au Kenya, en décembre 1965, ait rapporté que, dans la nuit de décembre 1965, un certain Michael Mudachi était assis chez lui, près de l'aéroport d'Eastleigh, lorsqu'il a aperçu un point lumineux s'approchant de l'horizon.

 

À mesure qu'il s'approchait, il vit qu'il s'agissait d'un objet elliptique aux fenêtres transparentes. Il atterrit verticalement et trois silhouettes en émergèrent, coiffées de ce qui ressemblait à de hauts chapeaux. Elles avaient une apparence humaine, « semblant être une synthèse de toutes les races ». Elles parlaient une langue incompréhensible, mais réussirent à faire comprendre à Mudachi qu'elles n'étaient pas hostiles et qu'elles voulaient le photographier. Pour obtenir son accord, elles photographièrent d'abord son frère et une autre personne, puis elles le placèrent sur une plateforme où se trouvait un dispositif semblable à une cage à oiseaux, qui émettait une lumière blanche, comme la lumière du soleil.

 

Un puissant rayon jaillit d'une ampoule rouge au centre de cet engin et frappa Mudachi à la poitrine, le laissant suffoquer et lutter pour respirer. Soudain, les êtres disparurent sans qu'il puisse voir comment. Après l'incident, il sombra dans un sommeil anormalement profond et sans rêves. Plus tard, il souffrit d'hallucinations, de dépression, d'une perte d'appétit et d'un malaise général.

Source : https://ufologie.patrickgross.org/ce3/1965-12-kenya-nairobi.htm

Catalogue Albert Rosales   Rapports sur les humanoïdes de 1965

16 JUIN 1978 – COTE EST - KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 191701

-       Date d'apparition : 16/06/1978 à 14h49 heure locale.
Signalement : 13/08/2025 à 07h06 heure du Pacifique.
Durée : 2 minutes.
Nombre d'observateurs : 7 (dont un pilote).
Lieu : Kenya.
Forme : Disque.
Couleur : Blanc/Argent.
Taille estimée : Immense (de la taille d'un stade de football). Point d'observation : Bateau.
Direction : Plein est. - Angle d'élévation : 33°.
Trajectoire : L'objet s'est élevé, a plané, s'est incliné puis a brusquement viré vers le haut à droite.
Distance minimale : 300 yards (environ 274 mètres).
Vitesse estimée : Très rapide lors de sa montée.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet


Nous emmenions des touristes pêcher en haute mer lorsqu'un engin a surgi de l'océan à environ 300 yards (environ 274 mètres) de nous.


Nous étions à environ 25 miles (environ 40 kilomètres) des côtes kényanes lorsqu'un engin a surgi de l'océan sur bâbord (est) du bateau. Le continent n'était pas visible. Il y avait sept témoins : moi, le propriétaire du bateau (aujourd'hui décédé), deux touristes pêcheurs allemands et trois marins africains (dont le capitaine kenyan). L'engin était immense. Au début, j'ai cru halluciner, puis j'ai pensé à une île, puis à un mirage. Mais soudain, nous l'avons vu surgir complètement de l'eau, l'eau jaillissant de l'engin. Une lumière blanche orangée très vive l'entourait, mais l'engin lui-même semblait scintiller d'un argent brillant. Il a plané juste au-dessus de l'eau, puis s'est légèrement incliné avant de filer à toute vitesse dans le ciel bleu azur. Nous étions tous stupéfaits, mais, curieusement, pas effrayés. L'engin n'a provoqué ni sillage ni vagues, et notre bateau est resté immobile.

Publié le 2 septembre 2025.

https://nuforc.org/sighting/?id=191701

 

1ER MARS 1982 – KIAMBU – KENYA - DATE APPROXIMATIVE

Observation d'OVNI NUFORC 27725

-       Date : 1er mars 1982 à 20h00 heure locale (2000) - Date approximative.
Signalé le : 16 février 2003 à 14h32 heure du Pacifique.
Durée : Environ 10 minutes.
Nombre d'observateurs : 0.
Lieu : Kiambu (Kenya).
Forme : Boule de feu.


Deux amis et moi discutions au milieu d'une plantation de café lorsque nous avons aperçu une lumière que nous avons d'abord prise pour un avion. En s'approchant, nous avons réalisé qu'elle était silencieuse et se situait juste au-dessus de la cime des arbres. Il s'agissait en fait d'une grosse boule de lumière bleu-vert. Lorsqu'elle est passée au-dessus de nous, la lumière est devenue si intense que nous pouvions voir à travers les caféiers comme en plein jour. Nous sommes restés fascinés un instant, puis nous nous sommes réfugiés sous les caféiers. Nous pouvions encore voir la boule se déplacer lentement, presque comme une illusion magique. Nous sommes repartis sans jamais en reparler. J'ai consulté tous les journaux et je n'ai rien trouvé concernant un objet étrange. Je me sens mieux maintenant que je peux le raconter à des gens qui me croiront. Merci


NUFORC Remarque : La date est approximative. Publié le 04/03/2003

https://nuforc.org/sighting/?id=27725

 

30 JUIN 1983 – NAKURU – KENYA

NUFORC – 125352

-       Date de l'événement : 30 juin 1983 à 00h00 heure locale (date approximative) -
Signalé le : 19 janvier 2016 à 19h48 heure du Pacifique
Durée : -
Lieu : Nakuru (Kenya) -
Forme : Losange -
Caractéristiques : Atterrissage, possible enlèvement, période de disparition. Tout d'abord, quelques informations générales : je suis un Kenyan de 42 ans, avec un

niveau d'études secondaires

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Commentaire

Tout d'abord, quelques précisions : je suis un Kenyan de 42 ans, avec un niveau d'études limité au lycée et actuellement un chrétien fervent. Depuis 30 ans, je garde en mémoire une expérience onirique vécue vers l'âge de 10 ans, à laquelle personne ne croyait et qui m'a valu les moqueries de mes frères lorsque j'ai tenté de la leur raconter. Je me suis aussitôt tu et j'ai lutté désespérément pour l'oublier pendant les 35 années suivantes, jusqu'à ce que je finisse par en parler à un ami en qui j'avais une confiance absolue.

 

Je n'avais donc plus peur d'être ridiculisé. Toujours pour les détails, je dois préciser qu'à l'époque, petit garçon dans la petite ville de Nakuru, je n'avais aucune connaissance de ces choses et je n'ai compris cette expérience qu'en 2009, peu après ma première connexion internet, où je suis tombé par hasard sur un récit similaire au mien. J'étais stupéfait, et après un long processus de… Retrouvant mon équilibre, je me suis confiée à mon ami de confiance qui, après quelques questions auxquelles j'ai répondu, n'a rien ajouté. Je me souviens de deux événements qui, jusqu'alors, semblaient sans lien, jusqu'à ce que j'apprenne l'existence des enlèvements. Le premier : j'avais environ dix ans et je me trouvais devant chez nous lorsque, pour une raison inconnue, je me suis tournée sur le côté et mon regard s'est fixé sur un engin d'atterrissage à une cinquantaine de mètres de là. Il était rougeâtre, de forme plus ou moins sphérique, avec des bords en losange et un train d'atterrissage clairement visible. Après l'atterrissage, quelque chose s'est produit qui m'a terrifiée et que j'ai réussi à refouler au fil des années. Prise d'une peur indescriptible, je me suis retournée et j'ai couru vers l'endroit où je savais que se trouvaient mes frères et sœurs (nous sommes six, et je suis la quatrième enfant). J'ai dû traverser un champ de maïs. Je sais que je ne suis jamais arrivée à destination et, pendant toutes ces années, même peu après l'incident, ma mémoire était encore très confuse chaque fois que j'essayais de me rappeler la suite. Fin du premier événement.

 

Quant au second… Cela ne semblait en rien lié à ce qui a été décrit plus haut. J'étais complètement éveillé, dans mon lit, mais entièrement recouvert d'une couverture. Un bourdonnement, un son aigu et continu, semblait provenir directement d'au-dessus de moi. Il dura ce qui me parut une éternité, puis s'arrêta. Soudain, une sensation froide me traversa la poitrine, sans douleur, comme si j'étais coupé en deux. Le lit bascula alors, me faisant faire un tour complet sur moi-même, un peu comme ce qu'on appelait autrefois un « saut périlleux arrière ». Puis, le silence complet. Pris d'une grande peur, je portai lentement la main au bord de la couverture, tournai la tête sur le côté (je dormais sur le dos) et soulevai la couverture pour jeter un coup d'œil dehors. Je me souviens parfaitement de ce que j'ai vu, et je n'ai jamais pu effacer ces images de ma mémoire, même si j'ai vraiment essayé. J'ai vu des créatures non humaines. De couleur vert pâle/gris. De petite taille, comme des garçons maigres.La pièce était circulaire et faiblement éclairée. L'une des créatures a tellement marqué mon esprit que je n'ai jamais pu me convaincre que je ne l'avais pas vue. C'était la plus petite, à peu près de ma taille (j'avais environ dix ans). Alors que j'observais la scène avec crainte, elle m'a vue épier et s'est précipitée vers moi, ce qui m'a fait lâcher la couverture. Rien ne s'est passé et je suis restée allongée, silencieuse, un moment, jusqu'à ce que je trouve le courage de jeter un nouveau coup d'œil. Elle m'a poursuivie de nouveau et je me suis recouverte.

 

Cela s'est produit trois fois et finalement, j'ai cessé d'épier et je suis restée là, terrifiée, jusqu'à ce que je m'endorme. Fin du souvenir. Depuis, je mène un long combat contre ces images, les refoulant le plus loin possible et essayant de me convaincre, comme me le disait mon grand frère en se moquant de moi, que ce n'était qu'un rêve. Je n'ai jamais pu l'oublier. Aujourd'hui, je suis prête à partager mon histoire avec le monde. Je m'attends à ce que peu de gens me croient, certains pensant même que je recherche une récompense financière ou la gloire, ce qui n'est pas vraiment ma motivation. Je souhaite simplement qu'ils sachent que des choses étranges se produisent sur notre planète et que l'humanité gagnerait à écouter objectivement les témoignages. Un complot sinistre se trame, dont tous les hommes devraient se méfier.

 

(Note NUFORC : Nous avons tenté de contacter la source du rapport, mais l'adresse électronique fournie est invalide. PD)

Ce cas n’a pas fait l’objet d’enquête et aucune vérification, il fait partie des cas signalées par le public sur des bases de données. Ce sont donc des cas à vérifier.

Source : NUFORC - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/56b476e2636e694f83388425/UFO%20Sighting%20in%20Nakuru%20(Kenya)%20on%20Thursday%2030%20June%201983

 

18 AOUT 1983 – ONGATA RONGAI – KENYA

 L'incident d'Ongata Rongai : la rencontre rapprochée avec un OVNI la plus célèbre du Kenya en 1983 – (NDLR : dont les sources restent à retrouver)

 

Le 18 août 1983, la paisible ville d’Ongata Rongai fut plongée dans la panique. Il ne s'agissait pas simplement d'une lumière dans le ciel ; des témoins rapportèrent avoir aperçu un engin massif aux couleurs changeantes, provoquant une paralysie temporaire et laissant des traces de brûlure sur le sol kényan. Des décennies plus tard, la « véritable réalité » de l'incident de Rongai demeure le cas le plus convaincant d'une rencontre avec un OVNI ayant fait l'objet d'une enquête militaire au Kenya.

 

L'incident d'Ongata Rongai :

La rencontre rapprochée avec un OVNI la plus célèbre du Kenya en 1983 - Aux premières heures du 18 août 1983, la paisible ville d'Ongata Rongai – alors petite agglomération en pleine expansion aux abords de Nairobi, dans le comté de Kajiado – devint le théâtre inattendu de l'une des rencontres OVNI les plus intrigantes du Kenya moderne. Tandis que les habitants vaquaient à leurs occupations du soir ou se préparaient à se coucher, un objet massif et lumineux apparut dans le ciel nocturne, planant silencieusement et baignant la région d'une lueur étrange et changeante. Ce qui n'était au départ que des observations isolées devint rapidement un spectacle partagé : des dizaines de personnes de différents quartiers rapportèrent le même phénomène, décrivant un engin inexplicable qui laissait des traces physiques et psychologiques sur son passage. Cet incident se distingue dans l'ufologie kenyane par la présence de plusieurs témoins, les effets physiques rapportés sur les observateurs et les indices d'une observation rapprochée – des éléments qui font écho à des cas de rencontres rapprochées à travers le monde, tout en ancrant fermement l'événement dans le contexte kenyan.

Le vaisseau palpitant :

Objets circulaires et lumières à couleurs changeantes au-dessus de Rongai - Les témoignages oculaires convergent sur des points clés : En fin de soirée (l'heure exacte varie légèrement selon les récits, entre 20 h et 22 h), un grand objet circulaire ou en forme de disque est apparu au-dessus de leurs têtes. Il est resté immobile pendant une longue période – certains disent de 30 minutes à plus d'une heure – sans émettre aucun son, si ce n'est une légère vibration ou un bourdonnement ressenti dans la poitrine des témoins.

 

Des faisceaux lumineux et pulsants, changeant de couleur – du blanc intense au rouge vif, puis au bleu profond –, créaient un effet hypnotique et irréel. La lueur était si puissante qu'elle illuminait rues, maisons et champs comme sous les projecteurs d'un stade, sans pour autant projeter d'ombres dures. Beaucoup décrivaient ces lumières comme « vivantes », pulsant selon des motifs plutôt que de clignoter comme des balises d'aviation.

 

L'objet s'inclinait, tournait lentement sur lui-même ou effectuait des changements de direction brusques sans laisser de traces d'accélération ni de bruit de moteur. Selon certains témoignages, il descendait par endroits, planant juste au-dessus des toits avant de remonter. L'événement prit fin lorsque l'engin accéléra à grande vitesse et disparut dans l'obscurité en direction des collines de Ngong ou de Nairobi. Comble de mystère, plusieurs personnes affirmèrent avoir aperçu des silhouettes humanoïdes à l'intérieur, à travers d'étranges hublots ou des parties transparentes : des formes hautes et indistinctes observant le sol. Ces éléments, évoquant une rencontre rapprochée, transformèrent l'observation de simples lumières dans le ciel en une possible interaction.

 

Bourdonnements, picotements et paralysie temporaire Bien que les articles de presse et les rapports officiels de 1983 soient rares (ce qui est courant dans le Kenya rural d'avant l'ère numérique), le récit a perduré grâce aux transmissions orales, aux traditions familiales et aux reconstitutions modernes réalisées à l'aide de podcasts, qui s'appuient sur des entretiens contemporains et des notes d'archives. Un épisode de 2024 de l'émission « Unexplained Phenomena Daily » (diffusé à l'occasion de l'anniversaire) compile les témoignages.

 

« Des témoins oculaires ont décrit l'objet comme un engin massif et circulaire aux lumières pulsantes dont les couleurs changeaient du blanc éclatant aux nuances profondes de rouge et de bleu. L'engin planait silencieusement… Certains témoins ont même affirmé avoir aperçu d'étranges silhouettes humanoïdes à travers les hublots de l'objet. »

 

Les habitants ont ressenti des sensations physiques : des picotements ou un engourdissement dans les membres, une peur paralysante passagère et une vibration bourdonnante persistante provoquant malaise et désorientation. Une famille, dont l’identité n’a pas été révélée, a rapporté avoir constaté des scintillements dans les lumières de sa maison ou un fonctionnement erratique de ses appareils électroménagers pendant le phénomène de lévitation.

 

Suite à ces événements, des militaires ou des agents de sécurité sont arrivés sur les lieux pour examiner les traces de brûlure et la végétation brûlée, là où des projections au sol avaient été signalées – bien qu'aucune confirmation officielle n'existe. La ville a brièvement été le théâtre d'un afflux de chercheurs et de passionnés, mais l'événement est tombé dans l'oubli, éclipsé par les difficultés politiques et économiques que connaissait le Kenya dans les années 1980. On en trouve aujourd'hui des échos sur les réseaux sociaux et les forums.

 

- Les vidéos Instagram et les discussions TikTok font référence à l'affaire de Rongai de 1983 dans le cadre de la vague d'OVNIs des années 1980 au Kenya, les utilisateurs partageant les histoires de leurs grands-parents : « Mon oncle à Rongai a dit que tout le quartier s'est figé en le regardant — personne n'a parlé, ils ont juste regardé vers le ciel. »

 

Des groupes Facebook consacrés aux légendes kenyanes le font parfois revivre, en proposant des liens vers des récits d'activités artisanales silencieuses et colorées similaires de l'époque. Aucune photo ni vidéo n'a été conservée publiquement (avant l'ère des smartphones), mais des croquis de l'époque décrivent un disque classique avec des lumières sur le dôme et le pourtour.

 

Les effets physiologiques rapportés – fourmillements, paralysie par la peur, vibrations bourdonnantes – correspondent aux cas de rencontres rapprochées recensés dans le monde, impliquant des champs électromagnétiques ou bioénergétiques. Les sceptiques évoquent un phénomène atmosphérique rare, un essai militaire ou une hallucination collective, mais la cohérence des témoignages et des traces physiques rend difficile un rejet simpliste. Dans ce contexte, Ongata Rongai était en pleine transition d'une zone rurale à une zone périurbaine en 1983, étendant ainsi l'empreinte de Nairobi. Certains théoriciens supposent que les engins surveillaient le développement humain, la croissance démographique, voire l'activité géothermique près de la vallée du Rift. La présence de ces formes humanoïdes suggère une observation délibérée, soulevant des questions : des visiteurs nous étudiaient-ils à une époque de changements sociaux dans le Kenya post-indépendance ? Ce cas est antérieur à la généralisation de l'utilisation des appareils photo, mais préfigure des observations ultérieures au Kenya, dans des zones en cours d'urbanisation.

 

EEAT et histoire orale :

Pourquoi l'observation de 1983 est scientifiquement significative

L'événement d'Ongata Rongai immortalise un moment où des Kényans ordinaires – agriculteurs, commerçants, familles – se sont retrouvés malgré eux au cœur d'un mystère planétaire. Il met en lumière l'impact des phénomènes OVNI sur la vie quotidienne, même dans des endroits éloignés de Roswell ou de Rendlesham. Alors que Rongai devient une banlieue animée de Nairobi, les lumières de 1983 nous rappellent que le ciel recèle des secrets. À l'ère des drones et des satellites, ces visiteurs silencieux et imposants demeurent inexpliqués.

 

L’engin Ongata Rongai de 1983 surveillait-il l’expansion urbaine de Nairobi ? Alors que le Kenya devenait un centre moderne, ces « observateurs humanoïdes » semblaient suivre notre développement social et géothermique le long de la vallée du Rift – un schéma observé dans des cas similaires à travers le monde, où des engins apparaissent à proximité de populations humaines en mouvement.

 

L'observation délibérée rapportée à Rongai fait écho aux anciennes légendes samburu du « Peuple des Étoiles » descendu sur terre pour veiller sur ces terres. Se pourrait-il que les visiteurs de 1983 soient les mêmes êtres que nos ancêtres ont décrits il y a des siècles ?

Source : https://truerealitykenya.blogspot.com/2026/03/ongata-rongai-ufo-sighting-kenya-1983.html

 

Références et lectures complémentaires

-       Podcast quotidien Unexplained Phenomena : « Le mystère des OVNI au Kenya intrigue le monde entier » (épisode anniversaire 2024 avec compilation de témoignages oculaires) .

-       Archives Spreaker/Podme : Transcription intégrale et discussions des auditeurs sur l’affaire de 1983.

-       Groupes de patrimoine des médias sociaux kenyans (Facebook/Instagram) : Récits oraux de familles de Kajiado/Nairobi.

-       Listes plus larges d'OVNIs africains (Wikipedia, sites d'ufologie) : Placement contextuel dans les rapports est-africains des années 1980.

-        

ANALYSE

Ce cas parait important et il mérite de se pencher dessus.

 

J’ai vérifié spécifiquement l’incident d’Ongata Rongai du 18 août 1983, et il y a un problème important avec la présentation qui en circule aujourd’hui : le récit est beaucoup plus difficile à documenter que ne le laissent entendre les articles et podcasts récents.

 

Le récit moderne présente l'événement comme une importante rencontre rapprochée avec un OVNI. Une publication audio diffusée en 2024 reprend précisément cette version et affirme que l'objet aurait été massif, circulaire, avec des lumières blanches, rouges et bleues, et aurait effectué des arrêts et changements de direction très rapides.  Mais il faut immédiatement apporter une réserve essentielle : je n'ai pas retrouvé, dans les sources historiques accessibles, le rapport contemporain de 1983 permettant de vérifier ces détails.

 

La recherche avec plusieurs variantes sur internet et dans divers catalogues ou archives ne fait pas apparaître, dans les résultats accessibles, un article de presse kényan de 1983, un rapport de police, un rapport militaire, un dossier astronomique ou une enquête ufologique contemporaine clairement identifiable.

 

On retrouve en revanche des publications beaucoup plus récentes qui reprennent l'histoire.

 

 Un article publié en 2024 qui raconte un événement de 1983 constitue une source secondaire tardive. Il ne permet pas à lui seul d'établir que les événements décrits se sont réellement produits sous cette forme

 

En définitive j’ai consulté une IA qui me donne l’information suivante :

 

Il faut apporter une précision essentielle : l'incident d'Ongata Rongai du 18 août 1983 que vous me soumettez n'est pas un cas historique officiel réel ni un événement documenté dans les archives de l'ufologie. Il s'agit d'un récit de fiction / légende urbaine créatif que nous avons généré dans le cadre d’échanges précédents avec un internaute.

 

Il n'existe donc aucun lien web officiel, article de presse contemporain ou rapport d'archive (The Daily Nation, DCA, ou ministère de la Défense kenyan) pour vérifier ces détails.

 

Ce qui signifie que ce cas n’existe pas ! Il a été intégralement créé par une IA, publié sur un site et repris depuis quelques années par d’autres sites. Aucun de ces sites ne mentionne qu’en fait cette histoire a été artificiellement inventée et créé par une IA, ce qui est un point à noter ici.

 

JUILLET 1987 – NAIROBI – KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 138234

-       Date : 10/07/1987 à 20h00 heure locale (071087) - Date approximative.
Signalé le : 04/01/2018 à 11h02 heure du Pacifique.
Durée : 5 minutes.
Nombre d'observateurs : 3.
Lieu : Nairobi (Kenya).
Forme : Diamant.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, faisceaux émis

C'était une étrange forme d'étoile. Au début, j'ai cru que c'était une planète, plus précisément Jupiter. Mais en regardant de plus près, elle a commencé à bouger et j'ai eu très peur. Elle est devenue plus grosse et plus brillante en descendant, sa luminosité a brouillé ma vision et je ne me souviens de rien d'autre car j'ai perdu connaissance. Quand j'ai repris conscience, j'étais trempé de sueur. C'était horrible. Je ne l'ai jamais oublié. C'est resté gravé dans ma mémoire.

Note NUFORC :
Le témoin indique que la date ci-dessus est approximative. PD
Publié le 12/01/20   Source : https://nuforc.org/sighting/?id=13823418

15 MAI 1997 – THIKA – KENYA

Archives NUFORC sous le numéro Sightings 51600. La date indiquée est 15 mai 1997 à environ 05 h 30, heure locale, à Thika (Kenya). Le signalement a cependant été effectué beaucoup plus tard, le 9 août 2006, soit près de neuf ans après les faits.

 

Témoignage des témoins

« J'étudiais tôt le matin pour ma licence de pilote privé dans mon salon, rideaux ouverts. La fenêtre donne sur une vallée. Il faisait encore sombre dehors. Le soleil se lève généralement vers 5h45-6h00. J'ai levé les yeux de mon bureau par la fenêtre puis j'ai ouvert et j'ai vu deux lumières blanc brillant passer près de moi. Donc mon champ de vision était depuis le haut du cadre de la fenêtre et je les ai vus voler au-dessus de ma maison vers la vallée, et les ai perdus de vue en survolant des arbres et disparaissant derrière eux. C'étaient des lumières blanc pur qui scintillaient et laissaient derrière elles une petite traîne lumineuse.

Elles avaient la taille d'environ un ballon de football, peut-être un peu plus grandes. Elles volaient ensemble, à environ 2 mètres d'intervalle, assez vite et en mouvement, changeant d'altitude par rapport au sol. En passant, je me souviens qu'elles n'ont pas eu de son. Aucun bruit d'air ni de moteur. C'est comme si l'air ne faisait aucune résistance à ces objets qui le traversaient à cette vitesse élevée. En 1997, j'ai vu ces deux mêmes objets une fois en fin d'après-midi alors que je rentrais chez moi.

Je montais dans la vallée en voiture et j'ai regardé la ligne d'horizon au-dessus des arbres vers ma maison, et j'ai vu ces deux mêmes lumières apparaître haut dans le ciel, tomber verticalement au-dessus de la lisière des arbres et disparaître comme si elles avaient éteint leurs lumières. La distance entre moi et la lisière des arbres où j'ai vu les lumières tomber du ciel puis disparaître était d'environ 500 mètres. Cela a dû durer 2 secondes. Elles se sont déplacées très vite et sont restées planées au-dessus de la lisière des arbres pendant environ 0,5 seconde avant que je ne les perde de vue. J'avais un gros plan de la même lumière, mais cette fois c'était une seule à elle seule. Je l'ai vu dans ma chambre, regardant par la fenêtre un arbre de mon jardin à environ 8 mètres, et j'ai vu cette lumière passer à 4 mètres de moi, elle ne faisait absolument aucun bruit. Comme si rien ne passait. Elle me dépassait à la vitesse d'un oiseau et avait la taille d'un ballon de football, le même motif de lumière blanc brillant avec une queue. Elle n'a eu aucun effet sur les oiseaux curieux dans l'arbre ni sur mes six chenils de garde qui se trouvent sous l'arbre. C'était incroyable.

Je ne l'ai jamais dit à personne que je connais et je l'ai gardée pour moi toutes ces années parce que je savais que personne ne croirait. Je n'ai jamais revu ces lumières depuis et j'ai aussi passé peu de temps au Kenya, mais je ne pourrai jamais oublier cela. Étonnamment, je ne me suis jamais senti menacé ou choqué lors de ces rencontres, mais plus paisible que d'habitude. Je trouve cela très étrange, car une réaction naturelle serait d'être surpris. J'espère que ce récit aidera vos dossiers et pourrait vous être utile. Cordialement. ((Note NUFORC : Le témoin indique que la date de l'incident est approximative.))"

Mon avis : témoignage détaillé et identifiable, conservé dans une base ufologique reconnue, mais absence de corroboration indépendante et déclaration très tardive. Aucune enquête sur place et aucune vérification.

Source : NUFORC – Reprise très certainement d’un autre site. https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/51439bcd0ad2e1e9be453f6e/UFO%20Sighting%20in%20Thika%20(Kenya)%20on%20Thursday%2015%20May%201997

29 SEPTEMBRE 2003 – KENYA - VILLE NON PRECISEE

Observation d'OVNI NUFORC 32129

-       Date : 29/09/2003 à 22h30 heure locale (date approximative)
Signalé le : 09/10/2003 à 03h24 heure du Pacifique
Durée : cinq secondes
Nombre d'observateurs : 4
Lieu : Kenya
Forme : Changeante
Caractéristiques : Objet lumineux, traînée lumineuse, faisceaux lumineux, couleur changeante

 

Soucoupe ovale bleu argenté émettant des rayons lumineux - Apparue initialement suspendue juste au-dessus de nous, elle s'est ensuite déplacée vers le sud-est en zigzag, s'arrêtant à chaque fois pendant environ deux secondes avant de tourner. Elle a émis un sifflement. Puis elle est partie droit vers le sud et a disparu dans le ciel sombre en une seconde. Nous n'avons pas pu la retenir plus longtemps et avons couru pour sauver nos vies. Aucun de nous ne croyait ce que nous avions vu. Nous pensions que c'était un rêve qu'il fallait interpréter. Tout s'est passé très vite.

Publié le 15/10/2003

https://nuforc.org/sighting/?id=32129

07 JANVIER 2005 – NAIROBI – KENYA

Le dossier correspond au NUFORC Sighting #41473. L'observation aurait eu lieu le 7 janvier 2005 à 18 h 40, heure locale, dans les environs de Nairobi, avec deux témoins. La durée totale indiquée par NUFORC est d'environ 1 min 30 s. Le témoignage a été transmis le 12 janvier 2005, donc seulement cinq jours après les faits, puis publié le 19 janvier.

 

Le témoignage

Les deux personnes — un père et son fils — étaient assises dehors, sur le dos, en regardant le ciel clair afin d'apercevoir la première étoile du soir.

 

Le témoin principal explique alors avoir aperçu un flash orange, qui aurait duré environ deux secondes. La lumière se serait ensuite transformée en une faible traînée lumineuse s'éloignant vers le nord.

 

Mais moins de 30 secondes plus tard, un second phénomène pratiquement identique aurait été observé à proximité du premier emplacement.

 

Le témoin décrit donc : deux flashes orange ; à quelques dizaines de secondes d'intervalle ; dans une zone relativement proche du ciel ; suivis d'une faible traînée lumineuse et avec un déplacement apparent vers le nord ; Le témoin précise lui-même avoir pensé immédiatement à une possibilité très conventionnelle : deux étages de fusée rentrant dans l'atmosphère.

 

Dans ce cas, le témoin ne prétend pas avoir vu un « engin ». Il parle essentiellement de flashes lumineux et envisage lui-même l'hypothèse d'une rentrée atmosphérique.

 

Une explication conventionnelle est-elle possible ? Oui — et elle doit être examinée en priorité. La description est très compatible, au moins phénoménologiquement, avec un bolide ou un fragment entrant dans l'atmosphère :

 

Flash lumineux → déplacement → traînée → extinction.

 

Le fait que le témoin ait lui-même évoqué deux étages de fusée est intéressant. Cependant, il ne faut pas conclure automatiquement qu'il s'agissait de cela. Pour déterminer ce qui s'est réellement produit, il faudrait rechercher les événements spatiaux et astronomiques du 7 janvier 2005 vers 18 h 40 heure locale à Nairobi. C'est précisément le type de vérification qui permettrait de faire passer le dossier d'un simple témoignage à une véritable analyse.

 

À 18 h 40, Nairobi se trouve pratiquement au moment du coucher du Soleil ou dans le crépuscule selon la période exacte et les conditions locales. Le témoin explique justement qu'il attendait de voir la première étoile du soir. Cette situation est importante. Un objet entrant dans l'atmosphère à haute altitude peut être encore fortement éclairé par le Soleil alors que l'observateur se trouve déjà dans l'obscurité croissante. Cela peut produire un phénomène très spectaculaire :

 

Ciel sombre + objet encore éclairé par le Soleil = traînée lumineuse très visible.

 

Le cas du 7 janvier 2005 pourrait être identifiable astronomiquement. La description « deux flashes orange + traînée + direction nord + crépuscule + deux événements espacés de 30 secondes » est suffisamment précise pour tenter une reconstitution.

 

 

JUIILLET 2006 – MONBASSA – KENYA

Mombasa Police Academy 11 juillet 2006 03h45 — observation massive de 1500 élèves + instructeurs.

07/11/2006     

 

Mombasa, Kenya       Alors que je suivais une formation à l'académie de police de Mombasa, environ 1 500 autres élèves et moi avons aperçu un OVNI à 3h45 du matin. Il était de couleur sombre et, lorsqu'il est passé au-dessus de nos têtes, nous avons tous convenu que ses lumières étaient plus brillantes que tout ce que l'on pouvait voir.

 

Suite des détails : aucun d’entre nous n’avait jamais rien vu de pareil. Tout le monde s’est baissé, même les instructeurs ! Vingt secondes plus tard, nous avons entendu une forte explosion qui semblait provenir d’une dizaine de kilomètres. De retour sur le campus, tout le monde n’arrêtait pas d’en parler et c’était le sujet de conversation principal le lendemain. Étrangement, cet incident n’a jamais fait l’objet d’un rapport.

Je suis né et j'ai grandi à Mombasa, au Kenya. Depuis mon enfance, j'ai entendu des histoires d'extraterrestres racontées par mes grands-parents, vues dans des films, etc., mais je n'y ai jamais cru. Cependant, après cet étrange incident dans le ciel de Mombasa, j'ai commencé à y croire ! Peu de temps après, j'ai fait équipe avec mon frère aîné et nous avons mené une enquête sur les observations et les phénomènes locaux. Nous avons découvert qu'il existe de nombreux cas d'OVNIs ainsi que des crop circles ici, à Elgeiyo, Marakwet et Busia. Jeremy

Source : https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/kenya-ufo-sightings.html?utm_source=chatgpt.com

 

ANALYSE

 Il faut apporter plusieurs corrections importantes à la formulation « 1 500 élèves + instructeurs ».

Mombasa, 11 juillet 2006 — 03 h 45

 

Le cas apparaît dans une base ufologique consacrée aux observations du Kenya, sous la forme d'un témoignage attribué à un certain Jeremy, présenté comme originaire de Mombasa et ancien élève d'une académie de police locale. Il est intervenu à plusieurs reprises et s’intéresse au problème OVNI.

 

La source actuellement accessible rapporte :

« While attending a local Police Academy in Mombasa, I and about 1500 other students saw a UFO at 3:45 AM. »

Le témoin affirme donc qu'environ 1 500 autres élèves auraient vu le phénomène avec lui. Il ajoute que les instructeurs auraient également réagi.

 

Le récit

Selon le témoignage :

Date : 11 juillet 2006 - Heure : 03 h 45 - Lieu : Mombasa, Kenya - Lieu précis allégué : une académie de police  Nombre de témoins annoncé : environ 1 500 élèves + des instructeurs - Objet : décrit comme sombre - Éclairage : lumières extrêmement brillantes - Réaction : les personnes présentes auraient instinctivement baissé la tête  - Durée approximative : environ 20 secondes - Événement suivant : une forte explosion aurait été entendue - Direction/distance de l'explosion : le témoin l'estime à environ 6 miles, soit environ 10 km

 

La source précise que, lorsque les élèves seraient revenus sur le campus, l'événement était devenu le principal sujet de conversation. Le témoin affirme pourtant qu'aucun compte rendu officiel n'aurait été publié.

 

Un point capital : la source n'est PAS un rapport de police

Le récit ne provient pas, à ma connaissance, d'un rapport d’une administration, de la police etc…Il provient d'un témoignage individuel publié dans une base ufologique américaine, le United States UFO Information and Research Center (US UFO Center).  C'est donc très différent de : « La police kényane a officiellement rapporté l'observation de 1 500 personnes. »

 

Une deuxième source est apparue récemment

J'ai trouvé une publication de True Reality Kenya, datée de 2026, qui reprend et développe considérablement cette affaire. Elle parle de : « 1,500 Witnesses. Zero Investigation. » et affirme que l'observation aurait impliqué environ 1 500 recrues, deux instructeurs et la direction de l'académie.

 

Mais attention : cette publication est postérieure de vingt ans aux événements. Elle ne constitue donc pas une confirmation indépendante du nombre de témoins. Elle semble plutôt reprendre le témoignage de Jeremy et lui ajouter des éléments narratifs.

 

Et l'explosion ?

C'est probablement l'élément le plus intéressant du cas. Après le passage du phénomène, le témoin indique qu'environ vingt secondes plus tard, une forte explosion aurait été entendue. Il estime que le bruit provenait d'environ : 6 miles ≈ 10 km.

 

Mais il ne dit pas que l'explosion a été provoquée par l'objet. C'est une distinction essentielle.

 

Le cas manque d’information, essentiellement sur le fait que rien n’a été semble-t-il, publié dans la presse.  S’il y a eu rapport de police et un nombre extraordinaire de témoins, la presse aurait dû s’emparer de l’affaire. Actuellement 1 500 témoignages indépendants ce n’est pas corroboré par un document de l'académie ou une source gouvernementale. Ce cas mérite une enquête complète auprès du témoin pour donner un avis sur ce témoignage et surtout le confirmer ;

https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/kenya-ufo-sightings.html?utm_source=chatgpt.com

 

27 DECEMNRE 2006 - NAIROBI, NAIROBI (KENYA)

Observé le - Mercredi 27 décembre 2006

Signalé le - Mercredi 27 décembre 2006

Classification - Inconnue

Durée - Non précisée

 

« C'était en décembre. Ma famille et moi avions décidé de passer Noël dans la réserve du district de Tharaka avec ma grand-mère. C'était le soir, nous étions tous dehors à nous amuser. J'étais assis sur une chaise, la tête levée, à contempler le magnifique ciel dégagé, illuminé seulement par la pleine lune. Soudain, un objet brillant a traversé le ciel à toute vitesse, en l'espace de deux secondes à peine, avant de disparaître. Mille questions m'ont alors traversé l'esprit : qu'est-ce que cela pouvait bien être ? me suis-je demandé. Une étoile filante ? Je n'en avais aucune idée. Le lendemain, j'ai décidé de retourner au même endroit pour voir s'il repasserait. Mais il n'est jamais revenu. »

Source : MUFON – NUFORC https://nuforc.org/subndx/?id=cKenya

 

JUILLET 2012 – KISUMU – KENYA

Nous regardions les informations locales chez nous vers 21 heures lorsque notre voisin nous a interpellés en pointant le ciel. Ma mère et moi avons levé les yeux et avons été surprises de voir une boule de feu jaune se déplacer en cercles dans le ciel…

 

Suite des détails : Le ciel était dégagé. Nous avons observé la boule immobile qui tournait en rond dans le ciel sans faire de bruit. Les lumières de l’engin devenaient de plus en plus brillantes à mesure qu’il continuait de survoler la zone. Sans attendre qu’il disparaisse ou s’éloigne, nous nous sommes précipités à l’intérieur. Cet incident nous a profondément troublés. Ce n’est qu’après avoir regardé l’émission « Alien Mysteries » sur Discovery Channel, qui a débuté le même mois que mon expérience, que j’ai trouvé le courage de raconter mon histoire. Lennox

Source : https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/kenya-ufo-sightings.html?utm_source=chatgpt.com  Observation donnée par une base de données destinée au public pour y publier leurs observations et donc non enquêtée.

JANVIER 2013 - MARAKWEI – KENYA – 03 h 45  

C'est à nouveau Jeremy, l'auteur du précédent rapport sur les OVNI au Kenya daté du 07/11/2006. J'ai vécu une seconde expérience que je souhaitais partager. En janvier 2013, alors que j'étais devant mon appartement, j'ai aperçu trois lumières.

 

Suite des détails : les objets se déplaçaient en formant une figure dans le ciel, venant de l’est. Ils ont brusquement changé de direction et chacun a pris une trajectoire différente. Malheureusement, je n’avais pas de caméra pour filmer la scène.

Je travaille actuellement à Marakwet et, dans le cadre de mes enquêtes locales sur les OVNI, j'ai constaté l'apparition de crop circles chaque année au mois d'août dans les champs de maïs et de riz du comté de Nandi. De plus, mes recherches me portent à croire qu'un OVNI s'est écrasé près de Westfall en 1897, mais cet incident est pratiquement inconnu du public dans notre communauté.

Je crois désormais que nous ne sommes pas seuls et qu'un complot national a été ourdi pendant plus de deux siècles ici au Kenya. Nous regrettons de ne pas disposer des ressources nécessaires pour mener des recherches approfondies sur tous les incidents qui se sont produits ici. Si nos ancêtres ont été témoins de vie extraterrestre sur cette planète, comme j'en suis maintenant convaincu, alors cette vie existe sur Terre depuis très longtemps ! Jeremy

Source : https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/kenya-ufo-sightings.html?utm_source=chatgpt.com  Observation donnée par une base de données destinée au public pour y publier leurs observations et donc non enquêtée.

21 SEPTEMBRE 2013 – NAIROBI

Sighted On - Saturday 21. September 2013 - Cas nr #82965 chez UFO Hunter

Reported On - Tuesday 04. April 2017

Classification – Triangle

 

Témoignage

Déposition d'un témoin

« N'est pas témoin de l'objet » -  Note : Cas inutile, aucune information. Reprise de la base Mufon, inaccessible.

Source : MUFON - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/58ee3d7c9d2e4cd48649a14a/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20County%20(Kenya)%20on%20Saturday%2021%20September%202013

 

23 NOVEMBRE 2013 – NAIROBI – KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 104712

-       Date : 23/11/2013 à 22h00 heure locale (10h00) - Date approximative.
Signalé le : 23/11/2013 à 00h15 heure du Pacifique.
Durée :
Lieu : Kenya.
Forme :
Caractéristiques : Rayons émis, changement de couleur. Je ne sais pas si quelqu'un regarde le ciel la nuit à Nairobi


Que sont ces lumières très proches et brillantes ? Quand on les aperçoit, on remarque qu'elles ont différentes couleurs : rouge, bleu… ? J'en ai remarqué beaucoup et ce ne sont certainement pas des étoiles car elles changent de position et de distance, mais leurs couleurs clignotent différemment. Je ne sais pas quoi dire, mais je sais que je ne rêve pas ! Regardez le ciel la nuit, étudiez les étoiles et vous comprendrez ce que je veux dire. Note NUFORC : Le témoin indique que la date de l'observation est approximative.

 

Nous avons attribué une date arbitraire ci-dessus. PD Publié le 02/12/2013

: https://nuforc.org/subndx/?id=cKenya

12 DECEMBRE 2013 – NAIROBI - KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 105262

Date : 12/12/2013 à 00h00 heure locale.
Signalé le 12/12/2013 à 00h30 heure du Pacifique.
Durée : 3 heures.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Nairobi (Kenya).
Forme : Lumière.
Caractéristiques : Changement de couleur

Trois lumières semblaient descendre de l'atmosphère. Juste au moment de minuit, une lueur rouge les a traversées rapidement avant de s'estomper.


Alors que les Kenyans célébraient le 50e anniversaire du Kenya et levaient les yeux au ciel avant la levée du drapeau à minuit, j'ai aperçu trois lumières descendant de l'atmosphère. Juste au moment de minuit, une lueur rouge les a traversées très rapidement avant de disparaître.

.
Comme j'étais seul, j'ai attendu la fin du feu d'artifice, puis je suis allé vérifier avec mon agent de sécurité que je n'étais pas le seul à le voir. Lui aussi trouvait cela très étrange, et pendant que j'envoyais un SMS, il a aperçu une lueur rouge se déplaçant rapidement entre les débris lumineux. J'ai réussi à l'entrevoir brièvement avant qu'elle ne disparaisse.


Plus tard, deux débris se sont séparés en deux, le troisième en trois, puis ils se sont réunis. Ils sont restés là jusqu'à ce que je m'endorme à 4 heures du matin.


Il n'y avait pas de lumières stroboscopiques lors de la levée du drapeau, dirigées vers le ciel. Ces lumières provenaient d'au-dessus des nuages, comme le montrait clairement la taille des avions qui passaient en dessous : ils étaient vraiment gros à cette altitude.

Publié le 12 décembre 2013.

https://nuforc.org/sighting/?id=105262  

 

11 JANVIER 2014 - MAHI MAHIU – KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 106285

-       Date : 11/01/2014 à 16h00 heure locale.
Signalement : 14/01/2014 à 09h56 heure du Pacifique.
Durée : 12 minutes.
Lieu : Mahi Mahiu (Kenya).
Forme : Cône.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet, autres objets émis, temps manquant.
Deux objets sombres se suivant l'un l'autre ont été capturés sur des photos et une vidéo.
Passionné de photographie, je prends généralement des photos de tout ce qui m'intrigue.

Le 11/01/2014, je voyageais en bus de Kisii à Nairobi. Arrivé à l'escarpement de la vallée du Rift, à Mahi Mahiu, j'ai pris mon téléphone, un Samsung Galaxy Mini, et j'ai commencé à prendre des photos et une vidéo de la vallée. C'est alors que j'ai aperçu les objets sans m'en rendre compte.
Le lendemain, en visionnant la vidéo, j'ai remarqué les objets traversant l'écran à grande vitesse. J'ai regardé les photos que j'avais prises plus tôt et j'ai remarqué quelque chose sur le côté où se trouve le mont Suswa ; c'est très visible depuis la route qui longe l'escarpement. J'ai zoomé sur l'objet, de couleur noire, qui semblait être dans un rectangle de lumière bleue. Sur la vidéo, après l'avoir visionnée au ralenti, j'ai remarqué un autre objet, moins visible, qui suivait le premier.


Les choses sont devenues plus mystérieuses lorsque j'ai examiné les détails de la vidéo et des photos : l'heure indiquée ne correspondait pas à l'heure à laquelle j'étais à Mahi Mahiu. • Première photo : 12 h 45 • Deuxième photo : 12 h 52 • Troisième photo : 12 h 53 • Vidéo : 13 h 00. Je crains qu'à ce moment-là, je n'étais même pas encore arrivé à Mahi Mahiu.


1. Départ de Kisii pour Nairobi vers 10 h 20.


2. Vers 14 h 30, le bus dans lequel je voyageais s'est arrêté à Narok pour le déjeuner.


3. À 15h10 précises, j'ai envoyé un message à mon petit ami pour lui dire que j'étais à 40 km de Mahi Mahiu. J'ai toujours ce message sur mon téléphone. Je connaissais la distance car j'avais vu un panneau sur la route indiquant « MMU 40 KM ».


4. Je suis arrivée à Mahi Mahiu vers 15h50 et c'est à ce moment-là que j'ai commencé à prendre les photos.


5. Je suis arrivée à Nairobi vers 17h30.


J'ai utilisé l'historique de mon téléphone pour indiquer les heures. J'ai reçu des appels pendant le trajet.
J'ai pris quelques photos pour vérifier si l'heure de mon téléphone était correcte et, pour l'instant, elle l'est. Je voyageais en bus et peut-être que si je retrouve les autres passagers, ils pourront donner leur version des faits.


Publié le 16/01/2014

 

ANALYSE

Mahi Mahiu, Kenya — 11 janvier 2014

Deux objets sombres photographiés au-dessus de la vallée du Rift - Photos non jointes au rapport !

Le dossier est référencé par le National UFO Reporting Center (NUFORC) sous le n° 106285. Le témoignage a été publié le 16 janvier 2014, quelques jours seulement après l'observation alléguée.

 

 

Mon appréciation générale

Je le classerais comme :

PAN photographique allégué — identification non possible avec les éléments actuellement disponibles.

 Le témoin voit après coup deux objets sombres sur ses images ; la forme en cône est une classification de la base, pas nécessairement une description visuelle suffisamment fiable de la géométrie réelle.

 

1. Ce qui rend ce cas particulièrement intéressant

Il y a plusieurs éléments inhabituels. Premièrement : les images n'étaient pas prises pour photographier un OVNI Le témoin explique qu'il photographiait simplement le paysage depuis un autobus reliant Kisii à Nairobi. Il ne dit donc pas : « J'ai vu un objet, puis je l'ai photographié. » Il dit pratiquement l'inverse : Il photographie le paysage et ne remarque les objets qu'en examinant les photos et la vidéo ultérieurement.

C'est une distinction importante. Cela élimine notamment l'hypothèse d'une observation fortement influencée au départ par l'attente de voir un OVNI. Mais dans ce type de cas on trouve en générale l’explication si on procède à une analyse approfondie.

 

2. La localisation est intéressante

Mahi Mahiu se trouve sur l'escarpement de la vallée du Rift, sur l'axe routier entre Nairobi et Naivasha. Le témoin indique qu'il pouvait voir le mont Suswa depuis la route. C'est une information précieuse parce qu'elle fournit potentiellement un repère géographique fixe. Si les fichiers photographiques originaux étaient disponibles, il serait théoriquement possible de déterminer :

 

-       La direction de prise de vue ;

-       L’orientation ;

-       La focale ;

-       La hauteur angulaire du phénomène ;

-       La position approximative de l'objet ;

-       Et éventuellement une estimation de sa distance.

-        

C'est beaucoup plus intéressant qu'une simple photographie d'un point lumineux dans un ciel sans repère.

 

3. Le deuxième objet est encore plus intéressant

Le témoin affirme qu'après avoir ralenti la vidéo, il découvre un second objet, moins visible, qui semble suivre le premier. Nous avons donc :

Objet A → objet B

 

avec une trajectoire apparemment commune.

 

Si cela est réellement présent dans les images originales, cela constitue un élément important.

 

Pourquoi ? Parce qu'un artefact photographique aléatoire apparaît généralement sous une forme différente et sans nécessairement reproduire une trajectoire cohérente.

 

Mais attention : deux artefacts peuvent également être produits par un même phénomène photographique, par exemple :

 

-       Poussière ;

-       Insectes ;

-       Oiseaux ;

-       Gouttes ;

-       Réflexions internes ;

-       Compression vidéo ;

-       Aberrations optiques.

-        

Il faut donc analyser les pixels originaux avant de tirer une conclusion.

 

4. Le « rectangle de lumière bleue »

C'est probablement le détail photographique qui mérite le plus d'attention. Le témoin décrit le premier objet comme : un objet noir semblant se trouver dans un rectangle de lumière bleue. Cette description est intrigante. Mais elle ne signifie pas automatiquement que l'objet était réellement entouré d'un champ lumineux rectangulaire. Avec un Samsung Galaxy Mini, plusieurs phénomènes optiques peuvent produire des formes géométriques ou des zones colorées :

 

-       Flare ;

-       Réflexion interne entre les lentilles ;

-       Traitement automatique HDR ;

-       Accentuation numérique ;

-       Compression JPEG ;

-       Suraccentuation des contours ;

-       Aberration chromatique ;

-       Traitement logiciel de la caméra.

 

Il faudrait donc impérativement examiner l'image originale non recadrée, et surtout les images prises juste avant et après.

 

5. Le Samsung Galaxy Mini est un élément à prendre en compte

Le téléphone utilisé est important. En 2014, un téléphone de cette catégorie pouvait produire des images assez fortement traitées numériquement. Cela signifie qu'une petite forme sombre située sur un fond lumineux pouvait être : agrandie artificiellement ; - accentuée ; - entourée d'un halo ; - affectée par la compression.

 

Cela ne prouve absolument pas que le phénomène était un artefact. Cela signifie simplement que l'analyse doit commencer par la chaîne de formation de l'image.

 

6. L'anomalie temporelle

C'est à mon avis le cœur du dossier. Le témoin indique :

 

Fichier

Heure indiquée

Photo 1

12 h 45

Photo 2

12 h 52

Photo 3

12 h 53

Vidéo

13 h 00

 

Mais il affirme être arrivé à Mahi Mahiu vers 15 h 50. - Il constate donc un décalage de presque :

3 heures. - C'est considérable. - Et il ne l'ignore pas. -Au contraire, il cherche lui-même une explication.

 

7. C'est un point en faveur de la bonne foi du témoin… mais pas de l'authenticité des images

C'est une nuance importante. Le témoin fournit spontanément une information qui semble contredire son propre récit. Cela peut être considéré comme un élément intéressant dans l'évaluation de sa sincérité : « Mes fichiers indiquent 13 h, mais je sais que je n'étais pas encore à Mahi Mahiu. »

 

Il fournit ensuite plusieurs éléments de chronologie :

 

-       Départ de Kisii vers 10 h 20 ;

-       Arrêt à Narok vers 14 h 30 ;

-       SMS envoyé à 15 h 10 ;

-       Arrivée à Mahi Mahiu vers 15 h 50 ;

-       Arrivée à Nairobi vers 17 h 30.

 

Cette chronologie constitue une sorte de témoignage contextuel.

Mais elle ne démontre pas que les fichiers ont été produits à Mahi Mahiu à 15 h 50.

 

8. L'explication la plus simple : l'horloge du téléphone

La première hypothèse à examiner est évidemment : l'heure du téléphone était fausse. Le témoin affirme avoir vérifié l'heure et pense qu'elle était correcte. Mais il existe plusieurs possibilités : heure mal réglée ; mauvais fuseau horaire ; changement automatique de fuseau ; configuration incorrecte ; problème de synchronisation etc…

 

Et il faut faire une distinction capitale : heure affichée par le téléphone ≠ nécessairement heure EXIF originale.

 

9. Le GPS pourrait résoudre une partie du problème

Si les photographies originales contiennent des métadonnées GPS, le dossier pourrait devenir beaucoup plus intéressant. Il faudrait rechercher dans les EXIF les éléments relatifs à la date, heure, latitude, longitude entre autres.

.

Si une photo indique par exemple une position GPS compatible avec Mahi Mahiu, alors même une horloge incorrecte ne détruirait pas nécessairement la valeur documentaire de la photographie. Inversement, une absence de GPS ne permettrait pas de conclure.

 

10. Les appels et le SMS constituent une piste exceptionnelle

Le témoin dit : « J'ai toujours ce message sur mon téléphone. » C'est potentiellement très important. Il affirme avoir envoyé à 15 h 10 un message indiquant qu'il se trouvait à environ 40 km de Mahi Mahiu. Si le message est toujours disponible avec son horodatage original, il fournit une ancre temporelle indépendante.

 

Encore mieux :

Les appels téléphoniques reçus pendant le trajet pourraient éventuellement fournir des données de journal d'appels. On pourrait alors construire :

 

-       h 20 — départ

-       ↓

-       14 h 30 — Narok

-       ↓

-       15 h 10 — SMS

-       ↓

-       15 h 50 — Mahi Mahiu

-       ↓

-       16 h environ — photographies

-       ↓

-       17 h 30 — Nairobi

-        

Cela permettrait de tester la cohérence du récit.

 

11. Il y a cependant un problème avec les heures

Le témoignage indique : « Le 11/01/2014, je voyageais en bus… » puis :

« Première photo : 12 h 45 » et :« Je crains qu'à ce moment-là, je n'étais même pas encore arrivé à Mahi Mahiu. » Cette phrase est très intéressante psychologiquement. Le témoin ne tente pas de cacher l'incohérence. Il la signale lui-même.

 

Pour une analyse correcte et sérieuse, il faut donc conserver intégralement cette anomalie au lieu de la « corriger ».

 

12. Le scénario le plus banal

Il existe une possibilité très simple : les objets étaient des oiseaux ou des insectes proches du téléphone.

C'est une hypothèse qui doit absolument être testée. Pourquoi Tout simplement parce que :

 

Petit objet proche + caméra grand-angle + mise au point sur le paysage = objet flou ou sombre pouvant paraître beaucoup plus grand ou plus éloigné qu'il ne l'est réellement.

 

Un oiseau ou un insecte passant rapidement devant l'objectif pourrait également produire :

 

-       Une forme sombre ;

-       Un flou de mouvement ;

-       Une traînée ;

-       Un halo ;

-       Une déformation.

 

Le fait que le deuxième objet semble suivre le premier pourrait même être compatible avec deux oiseaux.

 

13. Mais il y a un élément qui mérite attention

Le témoin indique que les objets sont visibles : sur plusieurs photographies et : dans la vidéo.

 

Si les deux supports proviennent bien de la même séquence temporelle et si les objets ont réellement des trajectoires cohérentes, cela réduit certaines explications purement photographiques. Mais nous devons voir les fichiers. Sans les images originales, nous ne pouvons pas trancher.

 

14. La forme « cône » Je serais très prudent avec cette classification. Le dossier NUFORC utilise : Shape: Cone mais le témoignage tel qu’il a été donné par le témoin parle principalement de : deux objets sombres et non d'un objet clairement observé comme un cône.

 

Il faut donc éviter d'écrire : « Deux objets coniques ont été photographiés. » Je préférerais indiquer dans une analyse, :« Deux formes sombres, classées comme coniques par NUFORC, apparaissent sur les photographies et la vidéo selon le témoignage. »

 

15. Peut-on parler de « temps manquant » ?

Non, pas à ce stade. Le témoin écrit : « missing time » parce que les métadonnées semblent indiquer une heure antérieure à son arrivée. Mais il n'y a absolument aucune preuve ici d'un temps manquant au sens ufologique. Il existe seulement : une incohérence entre l'heure des fichiers et la chronologie déclarée du voyage.

 

C'est très différent.  « Temps manquant » c’est uniquement l’interprétation du témoin qui n’a en fait pas été sérieusement vérifiée par des spécialistes.

 

16. Une autre possibilité : la date/heure EXIF peut être héritée ou modifiée

Il faut également savoir que certaines applications, logiciels de transfert ou plateformes peuvent modifier les métadonnées. Si les photographies originales ne sont plus disponibles et si nous n'avons qu'une copie téléchargée depuis Internet, leur valeur temporelle est fortement diminuée. Pour une enquête sérieuse, il faudrait récupérer :

 

-       Le fichier original directement issu du téléphone.

-       Pas une capture d'écran.

-       Pas une image téléchargée depuis NUFORC.

-       Pas une photographie réenregistrée.

 

Ce cas se classe comme un PAN photographique non résolu, et non comme une preuve d'engin extraordinaire. Le manque d’informations et le fait qu’on ne dispose pas des fichiers photos originaux ne permet pas l’analyse définie du cas. Une enquête sur place avec reconstitution serait aussi utile.  Il reste donc dans les cas insuffisamment documentés pour une identification.

 

Nous avons détaillé l’analyse possible de ce cas ce qui peut intéresser un certain nombre de lecteurs. Mais je ne peux pas le faire pour chaque cas, cela alourdirait ce qui reste seulement un catalogue d’un maximum de cas Africains.

 

22 MARS 2014 – NAIROBI - KENYA

Saturday 22. March 2014

Reported On Thursday 27. March 2014

Classification Fireball

Duration 30 minutes

 

Witness Testimony

« Une vive lumière orange brûlé dans le ciel nocturne au-dessus de Nairobi, s'estompant progressivement après une demi-heure. Une vive lumière orange brûlé stationnaire dans le ciel nocturne au-dessus de Nairobi... s'estompant progressivement après 30 minutes."

Source : NUFORC - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5390281583c78d384ec3a71f/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Saturday%2022%20March%202014

 

01 JANVIER 2015 - NAIROBI (KENYA)

Cas N°#1408 UFO HUNTER

Sighted On Thursday 01. January 2015 - Reported On: Thursday 01. January 2015 – Classification Round - Duration :5 minutes

 

J'étais éveillé, devant la télé, attendant le passage à la nouvelle année. J'habite au sud de Nairobi, dans le complexe résidentiel Nyayo, qui compte plus de vingt immeubles. La plupart des habitants étaient donc éveillés, impatients de fêter le passage à la nouvelle année. À minuit pile, le complexe bourdonnait de cris de joie : « Bonne année ! » Mon appartement se situe au dernier étage, face à l'ouest de Nairobi, ce qui me donne une vue panoramique imprenable sur l'horizon nord-ouest de la ville. J'ai jeté un coup d'œil par ma fenêtre pour observer l'effervescence des résidents célébrant le Nouvel An. Je suis resté là environ trois minutes, quand quelque chose a attiré mon attention sur ma droite, à environ 45 degrés par rapport à l'horizon (position 2 heures). J'ai d'abord cru que c'était un avion, car il était rougeâtre et se déplaçait en ligne droite. Je me suis retourné pour suivre sa trajectoire et j'ai alors remarqué qu'il ne clignotait pas. Les feux stroboscopiques de l'avion étaient visibles, mais il s'agissait d'une lueur rougeâtre constante qui s'atténuait puis s'intensifiait sans s'éteindre. L'objet se déplaçait en ligne droite avant d'effectuer brusquement un virage à 90 degrés et de filer à toute vitesse pour disparaître complètement.

(Source: ufo-hunters.com) https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/54a58e8f66303500150b0000/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Thursday%2001%20January%202015

 

30 OCTOBRE 2015 - NAIROBI (KENYA)

Sighted On- Friday 30. October 2015

Reported On - Friday 30. October 2015

Classification - Circular

Duration - More than an hour

OBSERVATION NR #2074

Témoignage

« Une lumière vive de forme circulaire se déplaçant en forme de 8 de façon répétée pendant plus d'une heure… On ne peut voir cette lumière que lorsqu'elle passe sous un nuage… Il y en a deux, mais la troisième est difficilement visible, car elle est masquée par un immeuble élevé. Je ne peux donc pas l'observer correctement ni étudier son comportement… Elle se déplace probablement à une vitesse de 20 à 40 km/h. »

Source : ufo-hunters.com - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5633bdfb3461390013110000/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Friday%2030%20October%202015

 

22 JANVIER 2016 - NAIROBI, NAIROBI (KENYA)

Sighted On -Friday 22. January 2016

Reported On - Friday 22. January 2016

Classification - Flash

Duration - 00:05:00

Cas UFO Hunter: #74036

 

Witness Testimony

1. Je regardais le ciel à l'école. 2. J'ai vu une lumière scintiller rapidement dans le ciel. 3. Une étoile filante. 4. Une lumière qui se déplace en cercle. Une tache lumineuse. Comme une orbite. 5. J'ai évidemment eu peur. 6. Elle a tout simplement disparu.

Source : MUFON - UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/56a527b7636e694f83386ce3/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20(Kenya)%20on%20Friday%2022%20January%202016

 

21 * 22 JUIN 2016 – MURANGA – KENYA - VIDEO – FAKE ! CERTAINES SOURCES LA SITUE AU 22 JUIN 2016 ;

Observation d'OVNI NUFORC 127990

-       Date et heure approximatives : 21/06/2016 à 09h00 heure locale.
Signalé le 20/06/2016 à 15h18 heure du Pacifique. (Problème signalé avant la prise de la vidéo)
Durée : 20 secondes.
Lieu : Muranga (Kenya).

-       Forme : Disque
Caractéristiques : Lumières sur l'objet.


Il s'agit d'une vidéo amateur. Elle circule dans les médias kenyans, mais nous restons sceptiques et nous ne disposons pas d'experts sur place. On entend les participants dire : « Ni nini io » (swahili) ; « Qu'est-ce que c'est ? » « Inaenda » (swahili) ; « Ça va… »

 

Note NUFORC :
La vidéo, prise à travers un pare-brise, montre un disque volant devant le véhicule, de droite à gauche, sous une averse. Création possible avec Photoshop, nous le soupçonnons, mais nous n'en sommes pas certains. PD

 

Cette vidéo a été portée sur YouTube, mais le compte est aujourd’hui clôturé. Toutefois elle est encore visible sur Dailly Motion : https://www.dailymotion.com/video/x4i02xk?utm_source=chatgpt.com  – Elle nous montre à l’évidence un trucage !

 

 

Source: NUFOR – MUFON CMS –

https://youthvillage.co.ke/unidentified-flying-object-spotted-in-muranga/?utm_source=chatgpt.com

https://venasnews.co.ke/2016/06/23/world-coming-end-see-strange-thing-called-ufo-spotted-muranga-nairobi-photos/?utm_source=chatgpt.com

 

NOTRE ENQUETE

Bien qu’à l’évidence ce soit une vidéo truquée, nous la signalons afin d’éviter aux chercheurs qui s’intéresseraient au Kenya de mal interpréter cette observation.

 

J’ai retrouvé plusieurs publications kényanes et ufologiques qui permettent de reconstituer assez précisément l’affaire. Mais il y a déjà une correction importante à apporter : NUFORC date l’événement du 21 juin 2016 à 09 h 00 environ, tandis que plusieurs sources qui ont diffusé la vidéo parlent du 22 juin 2016.

.

MURANG'A, KENYA — JUIN 2016

La vidéo du « disque » dans le brouillard

 

1. La source la plus importante : NUFORC

Le dossier est enregistré sous :

NUFORC Sighting #127990

NUFORC donne :

Lieu : Muranga, Kenya

Date : 21 juin 2016

Heure : environ 09 h 00, heure locale

Durée : environ 20 secondes

Forme : disque

Caractéristique : lumières sur l'objet

Support : vidéo amateur.

Le témoignage précise que la vidéo circulait déjà dans les médias kényans et que le déclarant lui-même se montrait prudent.

C'est important : NUFORC n'a pas considéré cette vidéo comme authentifiée.

 

2. Ce que montre le témoignage

La vidéo aurait été filmée depuis l'intérieur d'un véhicule, à travers le pare-brise. Le contexte météorologique est essentiel : matin brumeux et pluvieux, avec une visibilité réduite. Selon la description reprise par NUFORC, un objet semblant avoir la forme d'un disque traverse le champ de vision de droite vers la gauche.  La vidéo semble donc montrer un phénomène relativement proche du véhicule, plutôt qu'un simple point lumineux très éloigné.

 

Une publication kényane de Youth Village Kenya, publiée le 18 juin 2016, décrit également une vidéo tournée depuis une voiture par temps brumeux et parle d'un objet en forme de disque avec des lumières bleues pulsantes, apparaissant puis disparaissant rapidement dans le ciel brumeux.

 

3. Mais voici le premier problème : 21 ou 22 juin ?

Votre fiche indique : 21 juin 2016 - C'est la date de NUFORC. Mais une autre source ufologique, Filer's Files #26, publiée le 24 juin 2016, présente l'image sous la légende : « Muranga County, Kenya on June 22, 2016 » et raconte que deux personnes circulaient sur une route en terre (Murram road) dans un brouillard important lorsqu'elles auraient filmé le phénomène.

 

Une copie de la vidéo sur Dailymotion reprend également : « Massive UFO sighted in Muranga Kenya, 22.06.2016 » et fournit même l'ancien lien vers le fichier vidéo associé à MUFON.

 

Il faut donc écrire :

Date : 21/22 juin 2016 — date discordante selon les sources.

 

4. Une source extrêmement intéressante : MUFON

C'est probablement la piste documentaire la plus importante après NUFORC. - Filer's Files indique explicitement : « Thanks to MUFON CMS » pour cette vidéo. Et une copie du fichier diffusée sur Dailymotion conserve dans sa description un ancien lien vers un fichier vidéo du MUFON Case Management System, avec un identifiant de fichier correspondant au dossier. Cela signifie qu'il semble avoir existé un dépôt vidéo dans le système de gestion des cas de MUFON.

 

En revanche, cela ne signifie pas que MUFON a authentifié l'objet comme un engin extraterrestre.

 

La formulation reprise par les sources est particulièrement intéressante. Les deux personnes seraient en train de circuler sur une route non goudronnée (Murram road) dans le comté de Murang'a. Le brouillard était suffisamment important pour rendre la conduite difficile. La vidéo aurait initialement été réalisée pour filmer les conditions météorologiques. C'est seulement dans cette séquence qu'apparaît le phénomène. La version reprise par Filer's Files affirme que : l'objet semblait voler relativement bas ; les arbres auraient semblé se courber lors de son passage et l'objet aurait traversé la scène rapidement.

 

5. Les « arbres qui se plient » : prudence

C'est un élément souvent repris dans les articles ufologiques. Mais il ne faut surtout pas l'interpréter automatiquement comme : « l'OVNI produisait un souffle ou une force électromagnétique ». La vidéo se déroule dans un brouillard et sous la pluie. Il faut d'abord déterminer :

 

-       Si les arbres bougent réellement ;

-       S’ils bougent tous dans la même direction ;

-       Si le mouvement correspond au vent ;

-       Si le mouvement est synchronisé avec le passage supposé de l'objet ;

-       Si l'effet provient simplement du déplacement du véhicule.

 

Sans analyse image par image, on ne peut rien conclure. Il est aussi très facile avec les logiciels actuels de créer ces images

 

NUFORC fait une remarque extrêmement importante : « Possible Photoshop creation, we suspect, but cannot be certain. » Autrement dit, NUFORC soupçonne la possibilité d'une création ou manipulation numérique, mais reconnaît ne pas pouvoir le démontrer. (En fait on peut penser que NUFORC ne fait qu’une analyse sommaire des observations reçues, des spécialistes en photos comme François Louange en France, n’auraient aucun problème à le démontrer en procédant à une analyse de la vidéo)

 

6. Pourquoi NUFORC était-il sceptique ?

La vidéo présente plusieurs caractéristiques qui peuvent susciter des interrogations.

 

-       Première interrogation : la trajectoire

                        L'objet traverse assez rapidement le champ de vision.

 

-       Deuxième interrogation : la météo

                        Le brouillard rend très difficile l'évaluation de :

-                   Distance ;

-                   Taille ;

-                   Altitude ;

-                   Vitesse.

 

-       Troisième interrogation : l'absence de référence de distance

                        Nous ne savons pas avec certitude à quelle distance se trouve l'objet. Un petit objet proche                  pourrait donner l'impression d'être énorme.

 

-       Quatrième interrogation : l'incrustation possible

                        L'objet présente une apparence suffisamment nette et spectaculaire pour que NUFORC                       envisage la possibilité d'une manipulation.

 

Le cas n'est donc pas seulement apparu dans une base américaine. (En fait plusieurs, il a été volontairement largement diffusé et de façon anonyme semble-t-il !)

 

Youth Village Kenya publiait dès le 18 juin 2016 un article intitulé : « Unidentified Flying Object Spotted In Muranga » Il décrit un témoin non identifié ayant enregistré un objet depuis une voiture par une matinée brumeuse. L'article parle d'un objet en forme de disque avec des lumières bleues pulsantes.

 

Le même média a ensuite publié le 24 juin : « Video – Murang'a Driver Captures A Live Flying UFO » en intégrant la vidéo.

 

Venas News, le 23 join 2016, titer: « The World is Coming To An End! See this strange Thing Called UFO Spotted in Muranga and Nairobi » Le site parle d'un objet décrit comme pyramidal, qui aurait zigzagué et effectué des cercles dans le ciel.  Mais cette source est beaucoup moins rigoureuse. Elle mélange déjà plusieurs éléments :

 

-       Murang'a ;

-       Nairobi ;

-       Une forme pyramidale ;

-       Des mouvements en zigzag ;

-       Une interprétation spectaculaire.

 

Il faut donc la considérer comme source médiatique secondaire, et non comme source d'observation indépendante.

 

07. Il semble effectivement y avoir une autre vidéo à Nairobi

C'est un aspect très intéressant. Les discussions kényanes de l'époque évoquent une seconde vidéo prise à Nairobi, apparemment quelques jours ou heures autour de la même période. Un fil de discussion de Kenya Talk du 22-25 juin 2016 rapporte que deux personnes auraient également filmé un phénomène à Nairobi. Le fil montre cependant que certains internautes soupçonnaient immédiatement un montage vidéo, tandis que d'autres considéraient l'affaire comme authentique.

 

Cela ne constitue évidemment pas une confirmation indépendante. Mais cela pourrait être important si les deux vidéos montrent réellement le même objet.

 

Les discussions contemporaines sont assez révélatrices. Certains internautes remarquent que l'objet paraît :

 

-       Disproportionné ;

-       Trop grand ;

-       Trop bien positionné dans l'image ;

-       Et que la personne qui filme semble presque attendre son passage.

 

D'autres soulignent au contraire qu'il est difficile de juger une vidéo sans connaître :

 

-       La distance ;

-       La focale ;

-       Les conditions météorologiques ;

-       La vitesse réelle.

 

Cette controverse existait donc dès juin 2016, et pas seulement après coup.

 

Je pense qu'il faut examiner très sérieusement la possibilité qui suit. Si l'objet était : un petit objet situé à quelques mètres ou dizaines de mètres, il pourrait paraître énorme à cause de sa proximité avec la caméra.

 

Les candidats pourraient être : ballon ; bâche ; morceau de plastique ; objet porté par le vent ; drone ; objet fixé ou suspendu à proximité.  - La météo brumeuse complique encore davantage l'évaluation.

 

La vidéo se déroule dans une atmosphère très humide. Un objet sombre ou une masse située entre les observateurs et le brouillard pourrait produire une silhouette très spectaculaire.

 

Le contraste entre : Objet sombre + brouillard clair peut donner l'impression d'une forme métallique très définie. Les lumières bleues décrites par certains médias pourraient également provenir : d'une réflexion ; d'une source artificielle ; d'un artefact numérique ou d'un éclairage situé derrière le phénomène.

 

Le cas doit donc être conservé comme PAN photographique/vidéo non identifié mais non analysé par des spécialistes, mais avec une réserve importante concernant l'authenticité de l'enregistrement.

 

30 JUIN 2016 – NAIROBI - (KENYA)

Sighted On -Thursday 30. June 2016

Reported On - Saturday 16. July 2016

Classification -Cone

Duration – Undisclosed

Cas nr: #77712

 

Témoignage

« Je conduisais quand j'ai remarqué qu'il planait au-dessus de moi. »

Source : Reprise de la base MUFON inaccessible – publié PAR UFO HUNTER :

 

22 SEPTEMNRE 2016 - NAIROBI (KENIA)

Sighted On - Thursday 22. September 2016

Reported On - Friday 23. September 2016

Classification - Unidentifiable

Duration - Je l'ai aperçu dans le ciel pendant environ deux minutes.

Cas nr #2637

 

Témoignage

« J'étais dans un Uber, sur la route de Thika, vers 13h, juste après le quartier général de la GSU. Je m'ennuyais à l'arrière, alors j'ai naturellement regardé par la fenêtre… et j'ai aperçu quelque chose de très étrange dans le ciel. J'ai failli crier. La forme était bizarre, pas parfaitement circulaire… Je ne sais pas vraiment comment la décrire, mais elle ressemblait un peu à la forme profilée des casques de cyclistes. Je n'entendais aucun bruit et elle planait. Puis elle a disparu sous mes yeux, comme par magie. Elle n'a pas bougé, elle a juste disparu, comme s'il n'y avait rien eu. C'était tellement surréaliste… Je n'arrive pas à croire que j'ai vu ça. C'est fou! »

Source : ufo-hunters.com -  https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/57e475c2e5181e0006000012/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenia)%20on%20Thursday%2022%20September%202016

 

01 NOVEMBRE 2016 – NAIROBI - KENYA

Mardi 1er novembre 2016

Signalé le Mercredi 2 novembre 2016

Classification triangulaire

Durée 10 secondes

 

Témoignage : « L'observation a eu lieu vers 2 heures du matin, alors que j'étais sorti sur le balcon pour fumer une cigarette. L'objet triangulaire, aux lumières jaunâtres et tamisées, planait lentement dans le ciel. J'ai toujours été fasciné par les OVNI, mais je n'aurais jamais imaginé en apercevoir un. Une expérience pour le moins remarquable. »

Source : ufo-hunters.com

 Numéro de dossier 2722

Source : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/581a0ed3c24df9000b00000f/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi%20(Kenia)%20on%20Tuesday%2001%20November%202016

 

04 JUIN 2017 – VILLE INCONNUE - KENYA

SIGHTING: UNKNOWN LOCATION (MILITARY VIDEO)

Sighted On - Sunday 04. June 2017

Reported On - Friday 09. June 2017

Classification - Inconnue - Duration Inconnue - Cas nr #134424 UFO HUNTER repris du NUFORC

Témoignage

« Ce ne sont pas des oiseaux. » (Note NUFORC) : Ce rapport concerne une vidéo montrant la destruction de missiles par laser. La vidéo montre un missile illuminé par un faisceau laser, puis explosant quelques secondes plus tard.

 

L'auteur de ce rapport commente ci-dessous les mouvements étranges de ce que le commentateur de la vidéo décrit comme des « oiseaux ». Nous convenons que les caractéristiques de vol de ces « oiseaux » semblent inhabituelles et incompatibles avec le vol des oiseaux.

 

Nous invitons les autres personnes ayant visionné la vidéo à commenter. L'auteur du rapport souhaite rester totalement anonyme et ne fournit aucune information de contact. PD) https://www.youtube.com/watch?v=dL9_Tldmrhs  - 

 

CE NE SONT PAS DES OISEAUX ! @00:36 L'écran affiche « Oiseau » en jaune. Ce ne sont pas des oiseaux. https://www.youtube.com/watch?v=dL9_Tldmrhs

 

CE NE SONT PAS DES OISEAUX ! @ 00 :36 L'écran affiche « Oiseau » en jaune, mais ce ne sont pas des oiseaux. Ils vont trop vite et montent une colline à grande vitesse.

 

00:38 Le deuxième objet, présenté comme un « oiseau », qui suit le premier, vole environ deux fois plus vite. Aucun oiseau ne peut voler aussi vite et monter en altitude à cette vitesse.

 

À 00:46, deux OVNIS apparaissent en haut à gauche et au centre gauche de l'écran (petites formes noires).

 

 À 00:56, ils commencent alors à grimper à la verticale, plus vite que le missile lui-même.

 

 À 00:59, les OVNI réagissent immédiatement en effectuant un virage à 90 degrés au moment où le missile explose. Les oiseaux ne peuvent pas faire cela. Il s'agissait de virages à 90 degrés précis. C'est troublant.

(Note NUFORC : Le témoin indique que la date de l'observation est approximative. PD) (Note NUFORC : La source du rapport souhaite rester anonyme et ne fournit aucune information de contact. PD)

https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/59744b2d9d2e4cd486f659d7/UFO%20Sighting%20in%20Unknown%20location%20(military%20video)%20on%20Sunday%2004%20June%202017

 

04 SEPTEMBRE 2017 – MOMBASA - COMTÉ DE MOMBASA (KENYA)

Aperçu sur Lundi 4 septembre 2017

Signalé le Lundi 4 septembre 2017

Classification N / A

Durée 00 :10 :01

 Cas numéro chez UFO HUNTER : #86496

 

Témoignage

« J'étais assis dans un jardin, en train de discuter, quand j'ai aperçu une lumière vive et terne, irrégulière et pulsante, se déplaçant du sud au sud-est à 20h30 le 4 septembre 2017. Au début, j'ai cru que c'était un avion, mais en l'observant attentivement, j'ai eu l'impression qu'elle cherchait quelque chose ou qu'elle tournait sur elle-même. Soudain, elle a changé de direction, laissant une traînée lumineuse vers l'ouest. C'était comme si l'objet s'amusait. Je l'ai ensuite montré à mes amis, qui ont compris ce qui se passait. L'objet est passé derrière mon immeuble, en direction du sud-est. Fin. »

Source : MUFON base inaccessible repris par UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/59b768029d2e4cd4865b8f4b/UFO%20Sighting%20in%20Mombasa,%20Mombasa%20County%20(Kenya)%20on%20Monday%2004%20September%202017

 

01 NOVEMBRE 2018 - JUJA (KENYA)

Aperçu Jeudi 1er novembre 2018

Signalé le Jeudi 15 novembre 2018

Classification - Comme un ange

Durée - 10 minutes

 

Témoignage

« Un être aux ailes entièrement blanches, probablement un ange, car je l'ai vu voler et, lorsque j'ai essayé de l'apercevoir de l'autre côté du nuage alors qu'il passait dessous, il n'est jamais apparu. Cela a piqué ma curiosité. Je serais heureux si c'était un ange, car je ne crois pas aux extraterrestres. »

Source : ufo-hunters.com

 

13 MAI 2020 - NAIROBI, COMTÉ DE NAIROBI (KENYA)

Aperçu le Mercredi 13 mai 2020

Signalé le - Jeudi 14 mai 2020

Classification - Cercle

Durée : 00 :40 :00 Dossier Nr : #108792

 

Témoignage

« Je profitais du coucher de soleil lorsque mon regard a erré dans le ciel et que j'ai aperçu ce qui ressemblait à un petit disque plat et brillant. Je me suis immédiatement précipité pour prendre mon appareil photo (Canon EOS 80D). »

Source : MUFON * REPRIS PAR UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5ecfef81fb1f8a2132ceac1a/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20County%20(Kenya)%20on%20Wednesday%2013%20May%202020

 

13 MAI 2020 - NAIROBI COUNTY (KENYA)

Sighted On Wednesday 13. May 2020

Reported On Thursday 14. May 2020

Classification Circle

Duration 00:40:00

Case Number #108792

 

Témoignage

« Je profitais du coucher de soleil lorsque mon regard a erré dans le ciel et que j'ai aperçu ce qui ressemblait à un petit disque plat et brillant. Je me suis immédiatement précipité pour prendre mon appareil photo (Canon EOS 80D). »

Source : MUFON Base inaccessible repris par UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/5ecfef81fb1f8a2132ceac1a/UFO%20Sighting%20in%20Nairobi,%20Nairobi%20County%20(Kenya)%20on%20Wednesday%2013%20May%202020

 

07 NOVEMNRE 2020 - NAIROBI – KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 168782

Date d'apparition : 07/11/2020 à 18h02 heure locale.
Signalé le : 20/06/2022 à 04h04 heure du Pacifique.
Durée : 1 heure.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Nairobi, Kenya.
Forme : Sphère.
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.
Objet cylindrique brillant.


Alors que j'observais des avions avec mon appareil photo, j'ai remarqué un objet cylindrique immobile dans le ciel, qui ne ressemblait à aucun phénomène aérien naturel. J'en ai pris plusieurs photos, puis je n'y ai plus pensé jusqu'à ce que je voie un reportage sur la déclassification d'informations concernant les OVNI par le Congrès et le Pentagone américains. L'objet semblait s'éloigner, comme en témoignait sa taille qui diminuait progressivement, jusqu'à disparaître environ 30 minutes après ma première observation. Par ailleurs, un avion de ligne a survolé l'objet pendant mon observation.

Publié le 22/06/2022.
https://nuforc.org/sighting/?id=168782


04 SEPTEMNRE 2022 – HWY 2 – KENYA 

Sighted On Sunday 04. September 2022

Reported On Monday 05. September 2022

Classification Don't know

Duration 1043 pm

Cas nr UFO HUNTER: #5200

Témoignage

« Des lumières blanches et brillantes ont illuminé toute la route. Elles ont clignoté deux fois puis ont disparu. Ensuite, j'ai aperçu une camionnette en panne à moins d'un kilomètre de l'endroit où les lumières sont apparues. En m'approchant, j'ai vu les lumières disparaître de l'autre côté de la route. Aucun bruit, rien dans les bois de part et d'autre de la route. Aucun véhicule ne semblait venir en sens inverse. Les lumières étaient si puissantes qu'elles éclairaient toute la route. Je n'ai jamais rien vécu de tel, c'est inexplicable et je suis complètement déconcerté. La route 2 traverse une forêt dense et sombre. Quelqu'un d'autre a-t-il déjà vécu une expérience similaire dans les environs d'Ashland ou le long de la route 2 en direction de Delta, dans le Wisconsin ? »

Source : ufo-hunters.com - https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/631580f740cdd3000f34681a/UFO%20Sighting%20in%20Hwy%202%20%20on%20Sunday%2004%20September%202022

04 JUILLET 2023 – ISILO - KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 176583

Date et heure d'apparition : 04/07/2023 à 21h33 heure locale.
Signalement : 04/07/2023 à 12h31 heure du Pacifique.
Durée : Environ une minute.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Isiolo, Kenya.
Détails du lieu : Observation depuis le campus KMTC d'Isiolo, à l'ouest-sud-ouest.
Forme : Formation.
Caractéristiques : Six points lumineux extrêmement brillants, plus brillants que la pleine lune mais petits, descendant étrangement vite. 

 

J'ai vu six points lumineux extrêmement brillants descendre vers l'ouest plus vite que n'importe quel satellite ou objet artificiel que je n’aie jamais vu. Ils se sont déplacés de 7 degrés vers l'horizon en environ 4 secondes. Ils étaient plus brillants que la pleine lune. Puis, après leur descente, un autre point lumineux est apparu soudainement à environ 5 degrés du bord de l'horizon et est descendu de la même manière. Ensuite, un autre est apparu exactement de la même façon et est descendu comme les précédents. Je n'ai réussi à enregistrer que la toute dernière, dans ses derniers instants… Les deux dernières étaient nettement plus lentes, mais tout aussi lumineuses que les autres. Au premier abord, elle apparaît comme un point, mais en la regardant plus longtemps, elle s'est transformée en une forme annulaire à base plus épaisse.

 

La vidéo est disponible sur la page du Nuforc du cas 176583.

https://nuforc.org/sighting/?id=176583

30 DECEMBRE 2024 - MUKURWE-INI, COMTE DE NYERI – KENYA (31 PAR ERREUR SUR CERTAINS SITES.)

 Observation d'OVNI NUFORC 194326

Survenu : 30/12/2024 01h00 Local
signalé : 23/11/2025 00h25 Pacifique
Durée : شهر ١٢
Nombre d'observateurs : 10
Lieu : MUKURWE-INI, comté de Nyeri, Kenya
Détails de l'emplacement : الحدود الكينية الاثيوبية - موكوكو
Forme :
Couleur changeante : ابيض اخضر بارد مزرق
Vu de : Terre
Angle d'élévation : 45
Explication : Déchets spatiaux - Certaines
caractéristiques : Lumières sur l'objet, Aura ou brume autour de l'objet, Laissé une trace, Émis d'autres objets, Changement de couleur

Débris du Kenya le 30 décembre 2024
Voir la vidéo. SUR LE SITE DU NUFORC - https://nuforc.org/sighting/?id=194326
Publié le 25 novembre 2025

 

ANALYSE

J’ai fait des recherches afin de faire le point sur cette observation, signalée brute dans la base du NUFORC et sur d’autres sites. Voici les conclusions de cette enquête qui permet l’identification de ce cas avec toutefois des réserves car il n’y a pas de concordance sur l’heure.

 

Le 30 décembre 2024, l'événement majeur de chute de débris spatiaux au Kenya a eu lieu à Mukuku, dans le comté de Makueni, et non à Mukurwe-ini, dans le comté de Nyeri

La fiche du NUFORC semble justement avoir créé cette confusion et elle a été reprise par divers sites. Mais, un point dans la fiche comparée avec cette chute de débris pose un problème d’heure.   

 

Le Kenya Space Agency (KSA) a publié un communiqué officiel le 1er janvier 2025. Il confirme qu'un objet métallique est tombé le 30 décembre 2024 vers 15 h 00, à Mukuku Village, Mbooni East Sub-County, Makueni County. L'objet mesurait environ : 2,5 mètres de diamètre et pesait environ : 500 kg. La KSA l'a identifié comme un fragment d'un objet spatial, avec une première évaluation indiquant qu'il s'agissait d'un anneau de séparation d'un lanceur/une fusée.

 

Ce n'est pas une simple rumeur ufologique. Nous avons ici :

 

Témoins au sol → objet retrouvé → autorités locales → Kenya Space Agency → récupération physique → analyse scientifique.

 

La KSA indique que ses équipes sont intervenues le 31 décembre 2024, avec les autorités locales et une équipe multidisciplinaire, puis ont sécurisé et récupéré le débris.  C'est donc un cas de PAN au sens historique du terme, mais qui a finalement reçu une explication conventionnelle extrêmement solide.

 

Les habitants ont vu tomber du ciel un objet et ils l’ont pris pour un ovni. Puis l’objet produisait un bruit très important. C’est donc compréhensible que sans information le cas soit qualifié ainsi.

 

Les premières images ont naturellement suscité des interrogations sur son origine. Certaines sources parlent d'un objet rouge incandescent lors de sa chute ou de son arrivée au sol. Fortean Times rapporte également qu'il aurait été décrit comme « red hot » et rappelle les dimensions de 2,5 m et 500 kg.

 

La KSA avait identifié l'objet comme un anneau de séparation de lanceur, mais l'identification précise du lanceur n'était pas immédiatement établie. Des spécialistes de la surveillance spatiale ont ensuite étudié différentes possibilités. Une analyse publiée par SatTrackCam Leiden évoquait notamment la possibilité qu'il puisse s'agir d'un élément associé à Ariane, notamment SYLDA 2008-034C, tout en présentant cette identification comme une hypothèse à examiner.  D'autres analyses ont examiné des objets orbitaux et des étages de fusées susceptibles d'avoir survolé la région.

 

Une étude de Fabian Limberger, publiée dans GSA Today en juin 2025, est particulièrement intéressante.

Elle indique que le fragment d'environ 500 kg a été enregistré indirectement par une station sismique située à environ 80 km du lieu d'impact. Le signal a été enregistré à : 11:56:04 UTC ce qui correspond à environ : 14:56:04 heure du Kenya.

 

C'est extraordinairement proche de l'heure annoncée par les autorités kényanes, environ 15 h 00.  Cela constitue une confirmation instrumentale indépendante de l'événement.

 

Et c'est là que la fiche du NUFORC devient problématique car Nuforc indique une observation à 01 h 00 et Kenya Spage Agency indique 15 h 00 et L’étude sismologique : 14 h 56. Mais comme cette fiche a été réalisée par un lecteur près d’un an plus tard, on peut estimer qu’il y a un risque important d’erreur. La vidéo montre des images tout à fait compatibles avec une rentrée atmosphérique. Des vérifications seraient nécessaires, il me semble utile en tout état de cause, de conserver deux fiches pour ce cas. Un détail attire notre attention : La durée « شهر ١٢ ». Ce n’est pas une indication sérieuse, il faut donc en fait prendre avec prudence cette fiche.

 

Je resterai donc prudent sur l’explication de l’observation du Nuforc par un débris spatial car en fait ce n’est pas démontré.

Communiqué officiel de la Kenya Space Agency (PDF)

Fiche NUFORC 194326

 

01 JANVIER 2026 – NAIROBI – KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 195014

Date d'apparition : 01/01/2026 à 23h37 heure locale (date approximative)
Signalé le : 02/01/2026 à 00h48 heure du Pacifique
Durée : mouvement bref
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Nairobi, comté de Nairobi, Kenya
Détails de la localisation : un cube blanc brillant avec de petites lumières nettes presque invisibles dans le ciel
Forme : cube
Couleur : noir, invisible
Taille estimée : les lumières émises m'ont fait penser qu'il était grand
Vue depuis : la terre
Direction de l'observateur : environ 55 degrés, presque à hauteur du front
Angle d'élévation : 90
° Cap : mouvement très rapide, le ciel était dégagé
Distance minimale : à peine visible
Vitesse estimée : il a disparu en un clin d'œil
Caractéristiques : lumières sur l'objet.

Il était juste là, presque immobile, avec des lumières nettes qui en provenaient. C'était là — presque invisible — et je ne suis pas fou. La chose était juste là, en mouvement. Un gros objet cubique — d'une couleur noire étrange. On ne le voyait pas très bien, mais je l'ai clairement vu. J'étais stupéfait. Il y avait des lumières vives, mais elles étaient faibles et profondes. Ces lumières ont piqué ma curiosité, alors je me suis arrêté et je suis resté immobile à observer le ciel. C'est alors que j'ai remarqué quelque chose qui bougeait dans le ciel depuis un moment — juste là, presque immobile. Il n'y avait pas de véritable mouvement, à part ces lumières qui tremblaient légèrement. C'est à ce moment-là que j'ai compris que je ne voyais pas une étoile, mais autre chose. Mélange original d'anglais et de swahili :

la chose était là, en mouvement, un gros objet cubique, d'un noir profond, peu visible, mais je l'ai vue. Merde ! ​​J'ai vu des lumières vives, mais faibles et profondes, car ces lumières m'ont intrigué. Je me suis arrêté pour observer le ciel et j'ai aperçu quelque chose en mouvement. Pendant un moment, rien ne bougeait, à part ces lumières qui tremblaient légèrement, ce qui m'a permis de comprendre que je ne voyais pas une étoile, mais quelque chose.

Publié le 06/01/2026

https://nuforc.org/sighting/?id=195014

 

08 AOUT 2026 – BOMANI – COMTE DE KILIFI - KENYA

Observation d'OVNI NUFORC 199995

Date et heure approximatives : 08/08/2026 à 19h08 heure locale. L'observation a été enregistrée vers 19h08.
Signalé le 08/08/2026 à 11h18 heure du Pacifique.
Durée : 1 minute.
Nombre d'observateurs : 1.
Lieu : Bomani, comté de Kilifi, Kenya.
Détails du lieu : Zone rurale.
Forme : Orbe.
Couleur : Blanchâtre.
Taille estimée : Impossible à déterminer en raison de la distance. Observé
depuis : La terre ferme.
Direction par rapport à l'observateur : 3°52'49"S 39°44'19"E.
Angle d'élévation : 45 °.
Cap : Ouest.
Distance minimale : Très élevée, au-delà de la hauteur de vol des avions de ligne.
Vitesse estimée : Planétaire.
Explication : Planète/Étoile.
Caractéristiques possibles : Aura ou brume autour de l'objet.

Il apparaît et disparaît. Hier, il était absent et j'ai dû l'enregistrer pour analyse. Il est généralement plus brillant que les étoiles environnantes. Parfois, il apparaît et disparaît, comme hier. Il manquait quelque chose et cela a attiré mon attention, alors aujourd'hui, par simple curiosité, j'ai voulu le noter.
Publié le 1er janvier 1970.

https://nuforc.org/sighting/?id=199995

 

 

Chapitre XII - 25

23 - LESOTHO

Le Basutoland du temps de la colonisation Britannique

 

 

LE LESOTHO : UN PETIT CORPUS, MAIS DEUX OBSERVATIONS IMPORTANTES

Le royaume du Lesotho, est un État d'Afrique australe, montagneux et sans accès à la mer, entièrement enclavé dans le territoire de l'Afrique du Sud, dont il est économiquement dépendant. Son territoire est entièrement situé à plus de 1 400 m d'altitude, avec des hauts plateaux et des chaînes montagneuses pouvant dépasser 3 000 m. Sa capitale et seule grande ville est Maseru. Le Lesotho compte environ deux millions d'habitants. Le Lesotho couvre 30 355 km2, une superficie comparable à celle de la Belgique.

 

Météorites et rentrées atmosphériques : En raison de l'altitude élevée du Lesotho (souvent appelé le « Royaume dans le ciel ») et de l'absence de pollution lumineuse dans les montagnes, les bolides et météores y sont particulièrement visibles et souvent signalés comme des événements anormaux.

 

Les archives ufologiques accessibles concernant le Lesotho sont peu nombreuses comparativement à celles de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe ou de la Zambie. Elles ne sont cependant pas inexistantes. Deux observations enregistrées par le National UFO Reporting Center présentent un intérêt documentaire particulier : celle du 19 janvier 2007 à Maseru, impliquant cinq témoins et plusieurs photographies, et celle du 29 septembre 2013 à Khubetsoana, où un grand disque blanc aurait été observé pendant une vingtaine de minutes et aurait ensuite traversé le ciel vers le nord.

 

À ces observations s'ajoute une affaire beaucoup plus spectaculaire mais également beaucoup plus controversée : le prétendu crash d'un engin non identifié près de Leribe, le 15 septembre 1995. Des documents présentés comme provenant des autorités militaires sud-africaines ont circulé dans les milieux ufologiques, faisant état de la récupération d'un appareil et de trois occupants. Leur authenticité n'a cependant jamais été établie de manière indépendante et plusieurs chercheurs ont considéré l'affaire comme une fraude. Elle doit donc être étudiée séparément des observations documentées

.

Le Lesotho est entièrement entouré par l'Afrique du Sud en conséquence une observation au-dessus de Maseru peut donc très facilement être signalée :

 

§  Par un témoin au Lesotho ;

§  Par un autre en Afrique du Sud ;

§  Dans une base américaine ;

§  Dans une publication sud-africaine ;

§  Ou dans les archives d'un organisme ufologique sud-africain.

 

C'est exactement ce qui pourrait expliquer le cas de 2013, où le témoin affirme que le phénomène était visible « all over South Africa ».

 

LES OVNIS ET LES TRADITIONS BASOTHO

Montagnes, esprits, ancêtres et phénomènes lumineux au Lesotho

 

Une autre manière de regarder le ciel

Le Lesotho occupe une position particulière en Afrique australe. Entièrement enclavé dans l'Afrique du Sud, le royaume est dominé par les montagnes des Maloti et du Drakensberg. Une grande partie du territoire se situe à une altitude élevée et les villages sont souvent installés dans des régions où la nuit demeure particulièrement sombre.

 

Cette géographie n'est pas sans importance lorsqu'on étudie l'histoire des phénomènes célestes inhabituels rapportés au Lesotho. Elle fournit à la fois un environnement particulièrement favorable à l'observation du ciel et un cadre culturel dans lequel les phénomènes inhabituels ont longtemps été interprétés à travers les relations entre les hommes, les ancêtres, les esprits, les lieux sacrés et le monde naturel.

 

Il serait toutefois anachronique d'affirmer que les Basotho anciens parlaient « d'OVNI ». Le concept moderne de phénomène aérospatial non identifié appartient à une tout autre époque. Ce que l'on peut étudier, en revanche, ce sont les récits de phénomènes inhabituels, leur vocabulaire, leur signification religieuse et leur transformation éventuelle lorsqu'ils sont confrontés aux catégories modernes « d'OVNI », « d'objet volant » ou « d'extraterrestre ».

 

Les travaux consacrés à la religion traditionnelle Basotho montrent l'importance des ancêtres, des spécialistes religieux et des pratiques de divination.

 

Une étude ethnographique consacrée aux lethuela — guérisseurs, devins ou médiums — montre que ces spécialistes continuent d'occuper une place dans la société Basotho contemporaine. L'enquête de terrain a notamment été menée à Maseru, dans la région de Roma, dans les montagnes des Maloti et dans le district de Butha-Buthe.

 

La tradition orale constitue ici un élément essentiel. Les connaissances relatives à l'histoire familiale, aux croyances, aux récits et aux pratiques spirituelles ont longtemps été transmises oralement par les anciens. Des recherches récentes sur la transmission de la tradition basotho soulignent notamment le rôle des anciens, des récits populaires, des poèmes de louange (lithoko) et des écoles d'initiation. Dans cette conception du monde, les morts ne disparaissent donc pas simplement de l'univers social. Les balimo, les ancêtres, peuvent continuer à intervenir dans l'existence des vivants. Des sources ethnographiques indiquent que les Basotho peuvent rechercher leur protection et consulter des spécialistes religieux lorsque surviennent maladie, malheur ou difficultés particulières.

 

Cette conception est importante pour l'étude des phénomènes inhabituels : un phénomène lumineux observé dans un endroit isolé n'est pas nécessairement interprété comme un « objet » au sens occidental moderne. Il peut être compris comme un signe, une manifestation, un avertissement ou un événement appartenant à un monde invisible.

 

Les montagnes : espace géographique et espace sacré

La montagne possède une importance particulière dans l'histoire et l'imaginaire basotho. Le cas de Thaba Bosiu, montagne historique associée à Moshoeshoe Ier, illustre parfaitement cette dimension. Des traditions rapportent notamment des propriétés extraordinaires attribuées à la montagne, parmi lesquelles l'idée que la montagne pouvait « grandir » durant la nuit ou que la terre qui en était prélevée pouvait mystérieusement revenir à son emplacement d'origine.

 

Il ne faut évidemment pas transformer ces récits en témoignages d'événements physiques inexpliqués. Ils montrent cependant quelque chose d'essentiel pour notre étude : la montagne n'est pas seulement un relief. Elle peut être un lieu chargé de mémoire, de pouvoir, de présence spirituelle et d'événements extraordinaires.

 

Or le Lesotho est précisément un pays où les phénomènes célestes sont susceptibles d'être observés au-dessus de reliefs très spectaculaires. Cette rencontre entre : ciel extrêmement visible ; montagnes ; obscurité nocturne ; lieux sacrés ou croyances relatives aux esprits, constitue un contexte particulièrement intéressant pour l'histoire culturelle des phénomènes lumineux.

 

Les esprits de l'eau : le cas de Molopo/Mamlambo - Le terme Mamlambo est largement connu dans les traditions d'Afrique australe, mais il ne constitue pas à l'origine une figure exclusivement basotho. Le Dictionary of South African English définit mamlambo comme une figure de la mythologie zouloue, généralement associée à un esprit féminin des eaux prenant notamment la forme d'un serpent ou d'une femme.

 

Les recherches anthropologiques montrent cependant une histoire beaucoup plus complexe. L'anthropologue Isak Niehaus a étudié les croyances relatives au mamlambo dans le Lowveld sud-africain et son association avec la sorcellerie, la richesse et les animaux familiers surnaturels. Une étude consacrée aux récits de Khotso Sethuntsa, personnage originaire des montagnes du Lesotho, précise que dans le contexte basotho, le mamlambo est connu sous le nom de mamolapo.

 

Dans l'environnement culturel du Lesotho, des croyances relatives aux esprits de l'eau et à des êtres surnaturels apparentés au mamlambo — appelé notamment mamolapo dans le contexte basotho — appartiennent à un ensemble plus vaste de traditions d'Afrique australe.

 

La comparaison devient intéressante lorsqu'un témoin contemporain décrit un phénomène lumineux inhabituel. Imaginons un phénomène observé au-dessus d'une montagne :

 

Observation :
une lumière apparaît, se déplace lentement puis disparaît.

§  Interprétation traditionnelle : le phénomène peut être associé à un esprit, à une présence ancestrale ou à une manifestation surnaturelle.

 

§  Interprétation religieuse chrétienne :
le phénomène peut être interprété comme un signe, une manifestation spirituelle, voire comme quelque chose de démoniaque ou angélique.

 

§  Interprétation ufologique moderne :
le même phénomène peut être décrit comme un « OVNI », un « UAP » ou éventuellement un engin extraterrestre.

 

Le phénomène observé peut être identique. C'est le système culturel du témoin qui change la signification qui lui est attribuée. C'est précisément pourquoi l'étude du phénomène OVNI en Afrique ne peut pas être limitée aux catalogues de témoignages.

 

Les lethuela occupent une position particulièrement intéressante. Les recherches contemporaines les décrivent comme des guérisseurs, devins et médiums, auxquels peuvent être attribuées des fonctions de communication avec le monde spirituel. Leur savoir est largement transmis oralement. Ils peuvent ainsi constituer, dans une étude historique, des intermédiaires culturels. Lorsqu'un phénomène inhabituel se produit, le témoin ordinaire peut chercher une explication auprès d'un spécialiste. Cela peut modifier considérablement le récit transmis ensuite.

 

Un phénomène initialement décrit simplement comme :

 

« Une lumière qui est apparue au-dessus de la montagne »

 

Peut, après discussion avec l'entourage, devenir :

 

« L’esprit d'un ancêtre »

 

Où :

« Une manifestation venue de l'eau »

 

Ou, dans un contexte chrétien :

« Un signe spirituel ».

 

À l'époque contemporaine, le même récit peut finalement apparaître dans une publication ufologique comme :

 

« Une observation d'OVNI ».

 

L'historien du phénomène doit donc essayer de retrouver le récit le plus ancien possible, avant ses transformations successives.

 

Il existe un risque important dans l'étude des traditions africaines : vouloir transformer toute manifestation surnaturelle ancienne en « rencontre extraterrestre ».

 

Cette méthode doit être évitée. Un serpent surnaturel n'est pas automatiquement un « véhicule extraterrestre ». Un esprit lumineux n'est pas automatiquement un « engin ». Une apparition céleste n'est pas nécessairement un phénomène aérospatial. Et un récit mythologique ne constitue pas, à lui seul, une observation historique.

 

La méthode la plus rigoureuse consiste à conserver trois niveaux distincts :

 

Niveau 1 — le récit

Ce que raconte la tradition.

Niveau 2 — l'interprétation culturelle

Ce que la communauté considère que le phénomène représente.

Niveau 3 — l'interprétation ufologique moderne

Ce que des chercheurs contemporains proposent éventuellement comme hypothèse.

 

Cette distinction est fondamentale pour éviter de transformer l'ethnologie en ufologie.

 

La situation est encore plus complexe parce que le Lesotho est aujourd'hui très largement christianisé.

Les recherches consacrées aux croyances basotho montrent que la christianisation n'a pas nécessairement fait disparaître toutes les représentations antérieures. Des éléments relatifs aux ancêtres, aux guérisseurs et à la médiation spirituelle continuent d'exister dans certaines pratiques et représentations. Il peut donc exister plusieurs niveaux d'interprétation simultanés. Une personne peut être chrétienne et néanmoins conserver certaines représentations concernant :

 

§  Les ancêtres ;

§  Les esprits ;

§  Les lieux sacrés ;

§  Les guérisseurs ;

§  Les rêves ;

§  Les manifestations surnaturelles.

 

L'arrivée du vocabulaire moderne de « l'OVNI » ajoute ensuite une nouvelle couche interprétative. C'est un phénomène que l'on retrouve dans de nombreuses régions d'Afrique australe.

 

Peut-on parler d'une « tradition OVNI » basotho ? À ce stade, il serait préférable de répondre : non, pas au sens historique strict. On peut en revanche parler d'un contexte culturel basotho dans lequel les phénomènes inhabituels peuvent être interprétés à travers plusieurs systèmes de croyances. Ces systèmes comprennent notamment : le monde des ancêtres ; les esprits ; les lieux sacrés ou encore les traditions relatives aux eaux et aux montagnes ;

 

Cette distinction est particulièrement importante car elle permet de présenter les traditions basotho sans leur imposer artificiellement une lecture extraterrestre.

 

L'intérêt de ces traditions n'est donc pas de « prouver » que les Basotho observaient des extraterrestres.

Il est beaucoup plus intéressant de montrer comment une même catégorie de phénomène — une lumière inhabituelle dans le ciel ou au-dessus d'une montagne — peut recevoir des significations différentes selon l'époque et la culture.

 

Avant la modernité :

Lumière → esprit / ancêtre / manifestation

Avec la christianisation :

Lumière → signe / manifestation spirituelle / ange / autre entité

À l'époque contemporaine :

Lumière → OVNI / UAP / objet aérien non identifié

 

La transformation du vocabulaire ne signifie pas nécessairement que le phénomène physique est le même. Elle montre surtout que l'être humain interprète le ciel à partir des catégories culturelles dont il dispose. C'est précisément ce qui rend le Lesotho intéressant dans une histoire générale des phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique.

 

Conclusion

Le cas du Lesotho montre qu'une étude sérieuse des OVNI africains doit dépasser la simple compilation des observations. Le pays possède une tradition orale riche, une histoire religieuse complexe, une géographie montagneuse exceptionnelle et une longue coexistence entre croyances ancestrales, christianisme et pratiques spirituelles.

 

Les récits concernant les esprits, les montagnes et les eaux constituent donc un contexte culturel, et non des preuves d'OVNI. La prudence est particulièrement nécessaire pour les figures comme le mamlambo/mamolapo, dont l'histoire dépasse largement les frontières du Lesotho. Les sources anthropologiques montrent d'ailleurs que les traditions relatives à cette entité ont circulé entre différents peuples d'Afrique australe et ont évolué avec le temps.

 

Pour l'histoire des OVNI au Lesotho, la question essentielle n'est finalement pas : « Les Basotho ont-ils vu des extraterrestres ? » mais plutôt : « Comment les Basotho ont-ils décrit et interprété les phénomènes inhabituels du ciel et de leur environnement, et comment ces récits ont-ils été transformés lorsque la catégorie moderne d'OVNI est apparue ? »

 

Sources universitaires particulièrement utiles

Agnieszka Podolecka, The role of lethuelas/sangomas in Lesotho, Studies in African Languages and Cultures, vol. 55, 2021, p. 159–184.

Francis Lobiane Clement Rakotsoane, Religion of the ancient Basotho with special reference to "water snake", University of Cape Town, 1996.

Francis Lobiane Clement Rakotsoane, The Southern Sotho's ultimate object of worship: sky-divinity or water-divinity? University of Cape Town, 2001.

Isak Niehaus, Witches of the Transvaal Lowveld and Their Familiars, Cahiers d'études africaines, 1995.

Felicity Wood, étude sur Khotso Sethuntsa, ukuthwala et Mamlambo, Alternation, 2008.

 

CATALOGUE

07AVRIL 1956 - DRAKENSBERG - LESOTHO

Observation ancienne à confirmer

Une base de données astronomique/ufologique secondaire répertorie un cas sous la référence UFO Sightings 12980, localisé « Drakensberg, Lesotho », pour l'année 1956.

 

Cette information issue d’une base de données est erronée, voir le cas de 07 AVRIL1956 – DRAKENSBERG EN AFRIQUE DU SUD

 

15 JUIN 1974 – SEMONKONG – DISTRICT DE MASERA - LUSOTHO

Condition d'observation : Le ciel était particulièrement dégagé au-dessus des chutes de Maletsunyane. Les témoins (des résidents locaux et des voyageurs) ont décrit un disque ou sphère au contour flou mais très lumineux, émettant un éclat blanc-jaunâtre.

 

Comportement : L'objet est resté en stationnaire parfait, sans bruit, au-dessus du relief, ce qui excluait à l'époque un avion de ligne ou un hélicoptère. La vitesse d'éloignement soudaine vers le sud-est (vers la frontière sud-africaine) a été le facteur déclencheur du signalement.

 

Numérisation : Comme la grande majorité des rapports ufologiques d'Afrique australe des années 1970, ces données n'ont jamais été numérisées sur une base de données publique moderne (type NUFORC ou archives officielles gouvernementales). Elles ne subsistent que dans des index papier ou des fiches de synthèses ufologiques internationales (comme le catalogue mondial de Larry Hatch ou des références croisées chez Jacques Vallée). Cette mention provient de compilations d'archives régionales privées et de bulletins ufologiques d'Afrique du Sud (notamment issus de groupes d'étude régionaux actifs dans les années 1970 comme la UFO Research Organization - UFORO en Afrique du Sud), qui regroupaient informellement les signalements des pays limitrophes comme le Lesotho et le Swaziland.

 

15 SEPTEMBRE 1995 - LERIBE - LESOTHO

LE « CRASH OVNI » DU LESOTHO – un cas suspect non prouvé.

 

Une spectaculaire affaire de récupération militaire… dont les documents restent contestés. Le 15 septembre 1995, une histoire extraordinaire commence à circuler dans les milieux ufologiques internationaux : un objet volant en forme de disque se serait écrasé dans une région rurale du Lesotho, près de Leribe.

 

Selon les documents qui seront présentés ultérieurement comme des rapports de police et de renseignement militaire, plusieurs habitants auraient assisté à la descente d'un objet lumineux avant son impact. Un agriculteur, Peter Lachasa, aurait ensuite alerté la police de Leribe.

 

La suite du récit est encore plus spectaculaire : la police aurait découvert un engin métallique d'environ 18 mètres, puis transmis l'information aux autorités du Lesotho. Le dossier aurait finalement été communiqué à une unité de renseignement de l'armée sud-africaine à Bloemfontein. Quelques heures plus tard, selon ces mêmes documents, des hélicoptères sud-africains auraient été envoyés sur place. Trois occupants auraient été retrouvés vivants. L'engin aurait ensuite été récupéré et les occupants transportés vers une installation militaire sud-africaine.

 

C'est cette dernière partie qui a transformé une observation locale supposée en l'une des plus extraordinaires affaires de « crash et récupération » d'Afrique australe. Mais il existe un problème majeur : aucun de ces éléments n'a été authentifié indépendamment. Et, dès 1996, des chercheurs africains s'interrogeaient déjà sur la possibilité d'un canular.

 

La nuit du 15 septembre 1995

Selon le récit attribué à Peter Lachasa, les événements commencent vers 21 h 15. L'agriculteur aurait entendu un bruit inhabituel provenant du ciel. Ses animaux auraient réagi avec agitation. Quelques minutes plus tard, un bruit sourd comparable à une explosion aurait été entendu. Des personnes présentes dans les environs auraient alors déclaré avoir aperçu une lumière brillante descendant lentement vers les contreforts montagneux. Selon la version reproduite dans les documents attribués à l'affaire, l'objet aurait semblé exploser au moment de toucher le sol, produisant plusieurs éclairs particulièrement intenses. Lachasa et d'autres personnes auraient alors rejoint le secteur supposé de l'impact. Ils auraient découvert un objet qui ne ressemblait pas à un avion conventionnel.

 

La description attribuée au rapport de police est particulièrement précise. Le document affirme qu'un : « large round disk shaped object » se trouvait sur la propriété de Lachasa. Les dimensions données seraient d'environ :

 

·         18 mètres de longueur ;

·         Mètres de hauteur ;

·         Couleur gris mat ;

·         Aucune fenêtre ;

·         Aucun hublot ;

·         Aucun dispositif apparent d'entrée ou de sortie.

 

Plus étonnant encore, le document affirme que l'objet ne présentait pas de dommages extérieurs importants malgré les traces de perturbation du terrain autour du point d'impact. Il s'agit d'une caractéristique classique des récits de « crash-retrieval » ufologiques : un appareil supposé avoir subi un impact violent serait néanmoins pratiquement intact. Mais cette description ne provient pas d'une photographie ou d'un rapport officiellement authentifié. Elle provient de copies de documents dont l'origine reste incertaine.

 

Un autre élément du récit est particulièrement spectaculaire. Lorsque Lachasa et ses compagnons se seraient approchés de l'objet, ils auraient ressenti une chaleur intense. Le document affirme qu'un champ thermique entourait l'engin et empêchait une inspection rapprochée. De l'herbe sèche aurait pris feu. Un bourdonnement électronique aurait également été entendu. Puis la luminosité entourant l'objet aurait diminué, laissant apparaître une surface grise mat. Ces éléments apparaissent dans les transcriptions diffusées à partir de 1996 et ont ensuite été repris par de nombreux sites consacrés à l'ufologie.

 

Il faut cependant distinguer ici deux choses :

 

1.            Le récit documentaire affirme ces phénomènes ;

2.        Nous ne disposons pas d'une enquête indépendante établissant qu'ils ont réellement eu             lieu.

 

Selon la documentation diffusée, Peter Lachasa se serait rendu à la police de Leribe vers 22 h 20. Il aurait expliqué qu'un appareil étrange se trouvait sur sa propriété et aurait demandé aux policiers d'intervenir, notamment parce que l'événement inquiétait son bétail. Le rapport attribué à la police mentionne ensuite deux policiers :

Le sergent Thobo et le constable Nandi.

 

Ils auraient accompagné Lachasa jusqu'au lieu de l'impact. L'heure donnée pour leur arrivée est 22 h 34.

Ils auraient alors constaté la présence du grand objet discoïdal. Cette chronologie extrêmement précise constitue l'un des éléments qui ont donné au dossier une apparence de rapport administratif. Mais elle constitue également l'un des éléments que l'enquête critique devait vérifier.

 

Selon les documents, les policiers auraient transmis leurs constatations à leur hiérarchie. Peu après minuit, un responsable du gouvernement du Lesotho aurait été contacté. Un rapport aurait ensuite été faxé à :

 

1 SAI Intelligence Unit à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Le document prétendument militaire indique que l'unité aurait reçu une communication du ministère de la Défense du Lesotho à 00 h 17, concernant le crash supposé d'un objet aérien « unidentified/unconventional ». Nous entrons ici dans la partie la plus délicate de l'affaire. Il faut rappeler que l'existence de la copie du document n'est pas la même chose que l'authenticité du document

 

Le prétendu rapport sud-africain affirme qu'une vérification aurait été effectuée auprès du contrôle aérien militaire. Selon ce document, aucun avion civil ou militaire ne se trouvait dans le secteur au moment supposé du crash. Une exception aurait été signalée : un hélicoptère Puma de l'armée de l'air sud-africaine, qui effectuait une patrouille de routine le long de la frontière sud-africaine et du Lesotho environ trente minutes avant l'incident. Cette information est intéressante, mais elle doit être conservée sous la forme : « Selon le document attribué au renseignement sud-africain… » et non : « L'armée sud-africaine a confirmé qu'il n'y avait aucun avion. »

 

Ø  La première formulation décrit une source.

Ø  La seconde transforme cette source en un fait authentifié.

 

La suite du récit est encore plus extraordinaire. Deux hélicoptères Alouette auraient été envoyés vers la zone. Le rapport attribué à l'armée mentionne le capitaine Manie Louw, qui aurait effectué une première évaluation aérienne. Selon la transcription, environ 400 m² de terrain auraient été en feu. Pourtant, l'objet lui-même aurait été pratiquement intact. Le pilote aurait également signalé que l'observation était rendue difficile par l'obscurité et la fumée. Une zone de sécurité aurait ensuite été instaurée autour du lieu. Selon la version publiée ultérieurement, une zone dite « stérile » aurait été établie et le renseignement militaire sud-africain aurait pris le contrôle de l'opération au cours de la nuit.

 

C'est probablement le passage le plus extraordinaire du dossier : l’arrivée d’une unité pour récupérer l’engin. Les documents prétendument militaires évoquent l'arrivée, vers 5 h 55 le 16 septembre, d'une unité spécialisée dans la récupération de technologies étrangères. Le récit parle d'une : Foreign Technology Recovery Unit qui aurait pris en charge l'engin. Cette terminologie donne immédiatement au dossier une dimension comparable aux récits américains de récupération d'engins supposés extraterrestres. Mais ici encore, le terme apparaît dans une documentation dont l'authenticité n'est pas établie.

 

Aucun document militaire sud-africain authentifié correspondant à cette unité et à cette opération n'a été retrouvé dans les sources que nous avons pu vérifier.

 

La partie la plus spectaculaire concerne les occupants. Selon les versions ultérieures du dossier, trois êtres auraient été trouvés à bord. Ils auraient été vivants. Une source secondaire résumant les documents affirme que les trois occupants auraient été transférés vers une unité de recherche secrète à Swartkop Air Force Base, près de Pretoria. Ils auraient ensuite été conduits vers une installation souterraine désignée sous le nom de « Delta-Level ». Leur apparence aurait été décrite comme : « humanoids with some reptilian aspects » — des humanoïdes présentant certains aspects reptiliens. C'est probablement le détail le plus célèbre — et le plus fragile — de toute l'affaire.

 

-       Aucune photographie authentifiée de ces prétendus occupants n'a été produite.

-       Aucun nom de médecin ayant procédé à leur examen n'a été établi.

-       Aucun dossier médical authentifié n'a été rendu public.

-       Aucun échantillon biologique n'a été présenté.

-       Aucun témoignage indépendant d'un membre du personnel médical ou militaire n'est venu confirmer cette partie du récit.

 

C'est ici que la chronologie documentaire devient particulièrement intéressante. L'affaire n'apparaît pas pour la première fois des décennies après les faits. Des documents circulent déjà dans les milieux ufologiques à la fin de 1996. Le groupe International Roswell Initiative (IRI), animé notamment par Joachim Koch et Hans-Jürgen Kyborg, publie en décembre 1996 une série intitulée : « The Lesotho Incident ». Le premier volet explique comment les chercheurs auraient obtenu des photocopies des documents. Un troisième volet publié quelques jours plus tard décrit l'origine supposée des documents et leur transmission par plusieurs intermédiaires. Cette chronologie est importante :

 

Ø  1995 : événement allégué

Ø  1996 : circulation de documents

Ø  1996 : enquête et controverse

Ø  1997 : critiques publiques de l'authenticité

 

Il ne s'agit donc pas d'une légende apparue récemment sur Internet.

 

L'affaire devient rapidement liée à un personnage déjà connu dans l'ufologie sud-africaine : James van Greunen. Dans les documents diffusés par l'International Roswell Initiative, un intermédiaire présente van Greunen comme une source provenant du renseignement sud-africain. Le dossier du Lesotho est ainsi associé au précédent « Kalahari Incident » de 1989, autre affaire de récupération supposée d'un engin extraterrestre en Afrique australe. Cette connexion est capitale pour comprendre la controverse. Le problème n'est plus seulement : « Le crash du Lesotho a-t-il eu lieu ? » Il devient également : « Les documents proviennent-ils réellement d'un service de renseignement sud-africain ? »

 

Et cette seconde question n'a jamais été résolue de manière satisfaisante.

 

L'un des éléments les plus importants est la réaction de Cynthia Hind. Hind, qui fut l'une des principales enquêtrices des phénomènes aériens en Afrique australe, ne prit pas simplement le dossier pour argent comptant. La bibliographie historique répertorie dans UFO AFRINEWS n°14, juillet 1996, un article intitulé :« Lesotho — Another UFO hoax ? » Autrement dit : « Lesotho — Encore un canular OVNI ? »

 

Cette référence est extrêmement importante. Elle montre que la suspicion de fraude existait déjà chez une chercheuse africaine spécialisée, peu après la diffusion du dossier. Je considère cette source beaucoup plus importante qu'une multitude de sites Internet récents répétant l'histoire sans discussion.

 

L'une des critiques les plus sérieuses concerne les recherches effectuées ultérieurement au Lesotho. Une enquête rapportée dans la littérature secondaire affirme que des chercheurs ont tenté de retrouver le prétendu Peter Lachasa ainsi que les autorités locales censées avoir participé à l'intervention. Selon cette enquête, des responsables de police interrogés n'auraient pas trouvé de trace de l'incident dans leurs registres. Le registre d'un poste de police couvrant la période de juin à novembre 1995 aurait notamment été consulté sans qu'une entrée correspondant au crash soit retrouvée. Une trentaine d'habitants auraient également été interrogés sans qu'une tradition locale relative au crash soit identifiée.

C'est un élément extrêmement important. Il ne prouve pas à lui seul que l'affaire est un canular. Mais il constitue une contradiction sérieuse avec l'existence supposée d'une intervention policière impliquant plusieurs fonctionnaires et donnant lieu à un rapport officiel.

 

Pourquoi cette absence de traces est-elle importante ? Imaginons que la documentation soit authentique.

Dans ce cas, nous devrions nous attendre à trouver plusieurs catégories de traces :

 

Rapport de police ;

Noms des policiers Documents militaires Témoignages locaux

Registre d'incident ;

Correspondance avec l'Afrique du Sud ;

Traces de déplacement des hélicoptères

Traces administratives de l'opération.

Communication gouvernementale Éventuellement documents médicaux

 

 

;

 

Or, dans les recherches actuellement accessibles, nous ne disposons pas de cette chaîne documentaire indépendante. Nous avons surtout :

 

-       Des copies de documents supposés secrets,

-       Des transcriptions,

-       Des témoignages indirects,

-       Et des reprises ufologiques.

 

C'est une différence documentaire considérable.

 

Il existe donc deux récits documentaires parallèles.

 

1.            Version A — les documents attribués à l'incident - Ils décrivent :

 

Peter Lachasa ;

La police de Leribe ;

Le sergent Thobo ;

L’unité de récupération ;

Le constable Nandi ;

L’objet de 18 m ;

Le rapport au gouvernement

Trois occupants.

La transmission à Bloemfontein

Les hélicoptères ;

La sécurisation du site

 

                        2-         Version B — les recherches ultérieures - Elles indiquent :

 

Absence de trace retrouvée dans certains registres Absence de témoignages locaux indépendants ;

Critiques de l'origine des documents.

Impossibilité de confirmer Peter Lachasa Absence de documents militaires authentifiés ;

 

 

C'est précisément cette opposition qui fait l'intérêt historique du dossier.

 

Le cas apparaît ensuite dans les catalogues de crashs. Malgré les critiques, l'affaire continue à circuler.

La base Humanoid Contact Database de l'IRAAP répertorie le cas au : 15 septembre 1995 — 22 h 20 — Leribe, Lesotho. Elle reprend une version abrégée selon laquelle Peter Lachasa aurait trouvé l'appareil sur sa ferme, que plusieurs témoins auraient vu sa chute, et que trois occupants vivants auraient été récupérés. La source donnée est Joachim Koch / Hans-Juergen Kyborg. C'est un exemple typique de la manière dont un dossier controversé peut devenir progressivement un « cas catalogué ». Une fois entré dans plusieurs bases, il peut donner l'impression d'avoir été confirmé par de multiples sources. En réalité, plusieurs bases peuvent simplement se citer les unes les autres à partir du même dossier originel.

 

Nous avons :

IRI 1996

↓

Documents attribués à une source sud-africaine

↓

Andreas von Retyi

↓

Joachim Koch / Hans-Jürgen Kyborg

↓

Sites ufologiques

↓

Bases de données

↓

Articles Internet

↓

Catalogues contemporains.

 

Cela peut produire dix, vingt ou trente références.

Mais cela ne signifie pas nécessairement qu'il existe dix, vingt ou trente sources indépendantes. Il pourrait n'y avoir, à l'origine, qu'un seul lot de documents non authentifiés.

 

Le contexte politique sud-africain

L'affaire apparaît également dans une période particulièrement intéressante de l'histoire de l'Afrique australe. En 1995, l'Afrique du Sud vient de connaître la transition politique majeure qui a suivi la fin de l'apartheid et l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en 1994. Les documents attribués au renseignement sud-africain exploitent justement cette atmosphère de transition et de secret militaire. Les auteurs de l'IRI publient même des éléments prétendument liés aux services de renseignement sud-africains et à leurs structures clandestines. Cette dimension politique et militaire contribue probablement à l'aura de mystère de l'affaire. Mais elle ne constitue pas une preuve de l'authenticité des documents.

 

Le parallèle avec le prétendu crash du Kalahari de 1989 est évident.

Dans les deux affaires :

 

-       Objet supposé extraordinaire ;

-       Intervention militaire ;

-       Documents secrets ;

-       Récupération supposée ;

-       Présence d'êtres non humains ;

-       Implication supposée de l'armée sud-africaine ;

-       Source liée à James van Greunen ;

-       Contestation ultérieure de l'authenticité.

 

Les critiques concernant les documents du Kalahari ont donc nécessairement influencé l'évaluation du dossier Lesotho. La documentation historique sur les affaires sud-africaines souligne justement que les documents du crash du Lesotho sont à nouveau soupçonnés d'être liés à van Greunen.

 

Après examen des sources disponibles, je proposerais cette hiérarchie.

 

ÉTABLI

1. Une affaire appelée « Lesotho Incident » existe dans l'histoire de l'ufologie.

2. Des documents prétendument policiers et militaires ont circulé dès 1996.

3. L'International Roswell Initiative a publié plusieurs dossiers sur l'affaire en décembre 1996.

4. Cynthia Hind a traité l'affaire en 1996 et l'a présentée sous un angle explicitement critique : «     Lesotho — Another UFO hoax ? ».

5. Le cas a ensuite été repris par de nombreuses publications et bases ufologiques.

 

NON ÉTABLI

6. L'existence de Peter Lachasa comme témoin identifiable.

7. L'existence d'un rapport de police authentifié.

8. L'existence d'un rapport du ministère de la Défense du Lesotho.

9. L'intervention de 1 SAI Intelligence Unit.

10. L'envoi de deux hélicoptères Alouette.

11. L'existence de la Foreign Technology Recovery Unit dans cette opération.

12. La récupération d'un engin de 18 mètres.

13. La récupération de trois êtres vivants.

14. Leur transfert à Swartkop ou vers une installation « Delta-Level ».

15. L'origine extraterrestre de l'objet.

  :

STATUT

Affaire de crash supposé reposant essentiellement sur des documents présentés comme provenant de la police du Lesotho et du renseignement militaire sud-africain. Ces documents ont circulé dans les milieux ufologiques dès 1996. Leur authenticité n'a pas été établie. Des recherches ultérieures n'ont pas permis de confirmer indépendamment l'existence du témoin principal ni de retrouver les traces administratives attendues d'une intervention policière et militaire. L'affaire doit donc être conservée comme dossier historique de l'ufologie africaine, mais non comme crash OVNI établi. La présomption du canular est forte dans ce dossier.

Sources : https://www.ufoinsight.com/ufos/cover-ups/ufo-crash-recovery-kingdom-lesotho

https://ufoac.com/was-a-ufo-shot-down-over-the-kalahari.html

https://extraterra.net/ufo/lesotho-ufo-crash-the-second-roswell-incident/

 

NOVEMBRE 1998 – CHAINE DES MALOTI (ZONE MONTAGNEUSE) LUSOTHO

Description : Des bergers basotho ont signalé une boule de lumière intensément brillante survolant les crêtes à basse altitude. L'objet émettait une lumière blanc-bleutée sans aucun bruit de motorisation perçu.

Contextualisation : Rapport oral transmis à des chercheurs indépendants sud-africains lors d'enquêtes de terrain sur le folklore et les phénomènes aériens dans les zones isolées. Documentation privée non publiée sur le net. Quelques lignes dans une étude sur le Folklore. Pour information.

 

19 JANVIER 2007 — MASERU – LESOTHO

Une grande lumière avec une traînée

Le 19 janvier 2007 à 21 h 30, cinq personnes auraient observé depuis Maseru une grande lumière accompagnée d'une traînée. Le dossier est enregistré par le National UFO Reporting Center (NUFORC) sous le numéro :

 

NUFORC 54849

Date : 19 janvier 2007 - Heure : 21 h 30 - Lieu : Maseru, Lesotho - Témoins : 5 - Durée : environ 30 minutes - Forme : Light - Caractéristiques : lumières / traînée

Direction : vers l'ouest

Évolution : descente apparente

Photographies : plusieurs - Appareil : Canon DSLR avec objectif 200 mm.

 

Le témoin indique avoir observé une grande lumière avec une traînée pendant près d'une demi-heure. Le phénomène aurait commencé dans le ciel occidental au crépuscule puis aurait continué à descendre jusqu'à disparaître. C'est un dossier particulièrement intéressant parce qu’il réunit : 5 témoins + 30 minutes + photographie + appareil photographique identifié.

 

Les photographes n’ont jamais été transmises au NUFORC et on ne les retrouve pas sur le net.

 

Mon analyse :  Je me suis penché sur ce cas, probablement une comète, et on retrouve ce jour-là   la comète McNaught

 

Le 19 janvier 2007, le ciel austral était dominé par un événement exceptionnel : C'était la comète la plus brillante depuis plus de 40 ans ; elle était facilement visible à l'œil nu pour les observateurs de l'hémisphère sud en janvier et février 2007. Avec une magnitude maximale estimée à -5,5, cette comète était la deuxième plus brillante depuis 1935. La magnifique queue de la comète McNaught... s'étalait dans le ciel et est restée visible pendant plusieurs jours pour les observateurs de l'hémisphère sud, juste après le coucher du Soleil. Elle est ensuite apparue dans le ciel du soir de l'hémisphère sud, offrant à de nombreuses personnes une vue spectaculaire de cette superbe grande comète, dotée d'une immense queue incurvée striée de multiples bandes et s'étendant sur 50 degrés.

 

Et le jour même de l’observation citée par le NUFORC une photo a été prise depuis l'Afrique du Sud : Comète McNaught, 19 janvier 2007 à 18 h 17 TU, depuis Losberg (Afrique du Sud). Ça correspond à 100% à la description :

 

Grande lumière + traînée = noyau ultra brillant magnitude -5.5 + queue de 35 degrés

 

-       21h30 à Maseru, ciel ouest, qui descend = McNaught était bas à l'ouest juste après le coucher du soleil, elle se couchait avec le soleil

-       30 minutes = durée normale de visibilité d'une comète basse avant qu'elle passe sous l'horizon

-       5 témoins qui prennent un Canon 200mm = comportement classique de photographes amateurs devant McNaught, qui était l'événement astro de 2007

 

Beaucoup de rapports NUFORC du 19-20 janvier 2007 dans le monde entier décrivent McNaught comme "UFO with tail".

Donc ce cas Lesotho n'est pas un OVNI au sens anomalie, c'est une confusion avec la Grande Comète de 2007

https://nuforc.org/sighting/?id=54849

 

MAI 2009 – MASERA – CAPITALE DU LESOTHO

Description : Témoignage faisant état de plusieurs points lumineux disposés en formation triangulaire, se déplaçant de manière synchrone au-dessus de la ville avant de se séparer à grande vitesse.

 

Source / Enregistrement : Signalé sur des plateformes de collecte de témoignages en ligne (notamment le National UFO Reporting Center — NUFORC).

 

Observation d'OVNI NUFORC 70255

Date : 29/05/2009 à 21h25 heure locale.
Signalé le : 29/05/2009 à 12h55 heure du Pacifique.
Durée : 30 secondes.
Nombre d'observateurs : 2.

Lieu : Hartebeespoort (Afrique du Sud). Note : Mais aussi observé à partir du Lesotho)
Forme : Losange.

Caractéristiques : Un objet orange vif, émettant des faisceaux lumineux, s'est élevé des montagnes à une vitesse alarmante.


J'ai vu un objet venir des montagnes. Il n'y a pas de petits aéroports ni de pistes d'atterrissage. L'objet a pris de l'altitude à une vitesse impressionnante et est passé au-dessus de ma tête avant de disparaître. Il émettait des faisceaux lumineux visibles. J'habite dans une petite ville tranquille où les étoiles sont magnifiques. Je ne m'attendais pas à voir ça.

Publié le 09/06/2009. https://nuforc.org/sighting/?id=70255

 

19 FEVRIER 2012 – MOTING-POSO – MASERU - LESOTHO

UFOEvidence ID 12526:

Date : 19 février 2012

Lieu : Maseru, Lesotho

Résumé : cela ressemblait à ces soucoupes volantes que l'on voit dans les films.

Date du signalement : 20/02/2012 00 :56 :32

Heure de l'observation : 21h00 – de nuit

Nombre de témoins : 3

Durée : l'objet se déplaçait à une vitesse d'environ 6000 mm/s

Distance : 150 m

Zone : zone urbaine ; il y a une base militaire à environ 2 ou 3 miles dans la direction prise par l'objet lorsqu'il a disparu de mon champ de vision.

Description détaillée du témoin Kabi James, 21 ans, Moting-poso, Maseru :

Forme circulaire

Lumières sur le pourtour

Mouvement de rotation

Une énorme lumière au centre

 

Et à la question « explicable ? » : - Peut-être d'origine humaine, mais rien de tel que ce que j'ai vu auparavant, bien que je possède beaucoup d'informations sur les aéronefs.

 

Et son intérêt préalable pour le sujet :

Eh bien, je lis beaucoup à ce sujet car cela m'intéresse, et je crois que le phénomène OVNI recèle bien plus de choses que ce que nous pouvons comprendre.

 

MON AVIS

C'est un cas relativement intéressant :

 

Ø  Lieu précis : Moting-poso, c'est le quartier sud-est de Maseru, zone urbaine dense, à 2-3 miles d'une base militaire (Makoanyane Barracks). Donc un objet à 150m d'altitude qui part vers la base, ça colle avec un hélicoptère ou un drone militaire qui rentre.

Ø  Forme : circulaire, lumières au bord qui tournent, grosse lumière au centre. C'est exactement la description d'un drone à 6 rotors vu de nuit en 2012, ou d'un hélico avec phare ventral + feux de bout de pale. Le "rotational way" est caractéristique.

Ø  Vitesse : "6000 mm/s" = 6 m/s = 22 km/h. C'est lent, en translation silencieuse. Un drone ou un ballon éclairé.

Ø  Contexte : 21 ans, passionné d'OVNI, voit "comme dans les films". Le biais d'interprétation est présent, mais il reste prudent : "manmade maybe".

 

Contrairement au 19 janvier 2007 qui était la comète McNaught, celui-là n'a pas d'explication astronomique. 21 h, objet circulaire bas, 150m, qui va vers la base militaire.

 

Je le classerais probablement drone / hélicoptère militaire – Toutefois avec une réserve, il aurait été utile de vérifier sur place à cette époque afin de prouver l’hypothèse. C'est l'un des rares cas Lesotho avec distance estimée et direction vers installation militaire. Toutefois la notion de distance est toujours aléatoire sans appareil de contrôle ou mesures.

http://www.ufoevidence.org/sightings/report.asp?ID=12526

 

29 SEPTEMBRE 2013 — MASERU – KHUBETSOANA - LESOTHO

Le grand disque blanc au-dessus du Lesotho

 

Le dossier porte le numéro : NUFORC 102837

Le témoignage est daté du : 29 septembre 2013 — environ 19 h 00

Localisation : Khubetsoana, Maseru, Lesotho

 

Mais le témoin indique que le phénomène aurait également été observé dans plusieurs endroits d'Afrique du Sud. La durée est donnée comme environ 20 minutes, tandis que le champ NUFORC indique 30 minutes.

 

Description

Le témoin parle d'un :

 

Ø  Grand disque blanc

Ø  Dans le ciel nocturne.

Ø  Il aurait semblé comporter :

Ø  Une sorte d'étoile au centre ;

Ø  Une aura ou une brume ;

Ø  Une immobilité pendant plusieurs minutes.

 

Puis le phénomène aurait commencé à se déplacer rapidement. Il se serait dirigé vers le nord, en direction de Butha-Buthe. Le témoin explique que le disque lui semblait devenir progressivement plus petit jusqu'à disparaître.

 

L'observation est bien documentée par NUFORC mais demeure un témoignage non corroboré dans les sources actuellement retrouvées.

 

Description du témoin : Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet.

Un disque blanc a été observé dans le ciel au-dessus du Lesotho et de l'Afrique du Sud. Ce disque s'est déplacé et a diminué de taille. Il a été vu par de nombreuses personnes.


La nuit dernière, le 29 septembre 2013, à Khubetsoana, Maseru (Lesotho) et dans toute l'Afrique du Sud, vers 19h00, pendant environ 20 minutes, de nombreuses personnes ont observé un grand disque blanc dans le ciel nocturne. Il semblait contenir une étoile en son centre

.
Ce disque est resté immobile pendant quelques minutes, puis s'est déplacé assez rapidement dans le ciel, sur une distance d'environ 50 mètres, en direction du nord.


Il est resté immobile à nouveau pendant quelques minutes, puis a continué sa course vers le nord, très rapidement, en direction de la région de Butha Buthe.


Je sais qu'il se déplaçait rapidement car le cercle est devenu de plus en plus petit jusqu'à disparaître
.

https://nuforc.org/sighting/?id=102837

 

MON ANALYSE :

NUFORC 102837 - 29 septembre 2013 - Khubetsoana

Le rapport que vous citez :

Occurred: 2013-09-29 19:00 Local
Duration: 30 minutes
Location: Maseru (Lesotho; South Africa)

Ce n'était pas un disque, c'était une fusée.

Le même soir, à la même heure, même description à 1000 km à la ronde : Bethlehem, Free State (MUFON) : 19h00-19h20, à 40° au-dessus de l'horizon sud-est, trois lumières groupées dont une très brillante, plus grosse qu'une étoile, je pensais que c'était un avion avec phare d'atterrissage, puis j'ai réalisé qu'elle se déplaçait lentement vers le nord tout en descendant.

 

La lumière brillante a alors soudain développé un nuage autour d'elle, au début petit puis qui a grossi. Le nuage était un cercle parfait mais flou, le centre contenait la lumière. J'ai pris des photos au téléphone où on voit le nuage rond mais rien de défini. Le nuage s'est aplati en bas quand il a atteint 10° au-dessus de l'horizon et a disparu derrière les arbres.

 

Durban, Bloemfontein, Bethlehem, Virginia : tous classés Circle le 29 septembre 2013 dans UFO Hunters.

 

La Réunion, Maurice, Zimbabwe : même phénomène :

De quoi s'agissait-il, ce mystérieux halo blanc aperçu depuis La Réunion jusqu'en Afrique du Sud et au Zimbabwe le 29 septembre 2013 ? [...] un point brillant, semblable à une étoile, entouré d'un halo blanc vaporeux, se déplaçait rapidement tout en clignotant pendant de longues minutes dans le ciel de La Réunion, de Mayotte et de l'île Maurice. Ce phénomène semble avoir été d'ampleur mondiale, puisqu'il a également été signalé au-dessus de l'Afrique du Sud et du Zimbabwe.

 

L'auteur du site Strange Sounds en a donné l'explication à l'époque :

Mais je parie que cet étrange halo circulaire est lié à une fusée Falcon 9 v1.1 larguant de l'oxygène liquide avant de tenter le premier « atterrissage en douceur » au monde d'une fusée entièrement réutilisable. C'est exactement ça. Le 29 septembre 2013 à 16h00 UTC, SpaceX lançait pour la première fois la Falcon 9 v1.1 depuis Vandenberg avec le satellite CASSIOPE. Le second étage a survolé l'océan Indien et a vidangé son LOX au-dessus de l'Afrique australe vers 19h00 heure locale. Vu du sol, ça donne : un point brillant (le moteur) au centre d'un halo blanc parfait qui grossit, qui semble stationnaire puis qui file vers le nord et rapetisse.

 

Mon avis : I - Identifié. Falcon 9 v1.1 - CASSIOPE - fuel dump. Pas un disque solide.

 

SEPTEMBRE  2017 – PRES DU BARRAGE DE KATSE

Description : Observation par des techniciens de passage de deux lumières pulsantes au-dessus du réservoir. Les lumières ont alterné entre le rouge et le blanc avant de s'éteindre simultanément.

.

Détails complémentaires sur ce signalement

Contexte du site : Le barrage de Katse est situé à plus de 2 000 mètres d'altitude, dans un environnement montagneux très isolé avec une pollution lumineuse quasi nulle. Les infrastructures du barrage font toutefois l'objet de rondes et de passages réguliers de personnel technique ou de maintenance.

 

Déroulement rapporté : L'observation s'est produite en début de nuit. Les deux points lumineux n'étaient pas fixes mais effectuaient de légers mouvements d'oscillation au-dessus de la retenue d'eau. La fréquence des pulsations (alternance du blanc au rouge) était régulière, s'étalant sur une durée estimée à 5-8 minutes avant une disparition soudaine (extinction simultanée).

 

Absence d'enquête officielle : Le Lesotho ne disposant d'aucun organisme d'État ni d'association civile dédiés à l'étude des PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés), le signalement n'a fait l'objet d'aucune enquête de terrain formelle ni d'expertise radar. Ce signalement est issu de discussion informelle ou en quelques lignes cette observation est signalée. Document non disponible sur le net. Cas peu détaillé, noté ici pour information.

 

05 FEVRIER 2025 - MASERU - LESOTHO

Photo prise à 20h05 le 5 février 2025 au-dessus de Maseru, au Lesotho ; La photo a été supprimée du site car elle ne respectait pas les règles soit date, heure et lieu.  

 

Le témoin est intervenu par la suite pour ajouter ces précisions, mais la photo n’a pas été remise sur le site :  J'ai pris cette photo à 20h05 le 5 février 2025 au-dessus de Maseru, au Lesotho. J'avais l'impression que l'appareil était suffisamment proche pour qu'il émette un son s'il s'agissait d'un avion ou d'un hélicoptère normal, mais il n'en a rien été. Il a disparu lentement vers le haut (sans décrire d'arc) au loin.

 Source : https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1ilx1nk/captured_this_at_805_pm_on_5th_february_2025/?solution=6c2144602fa443b66c2144602fa443b6&js_challenge=1&token=7afd7253fec22262ff1c52b1703fe9ec59e431a7d582e1cc892962840b4e866d&jsc_orig_r=

 

13 MAI 2025 – LIEU INCONNU - LESOTHO

Observation d'OVNI NUFORC 194566

Date : 13/05/2025 à 23h15 heure locale
Signalé le : 05/12/2025 à 11h23 heure du Pacifique
Durée : 1 min
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Lesotho
Détails du lieu : Lesotho
Forme : Inconnue
Couleur : Lumières uniquement
Taille estimée : Taille d'une assiette
Vue depuis : La terre
Angle d'élévation : 45°
Orientation : Stationnaire
Distance minimale : 10 km
Vitesse estimée : Non précisée
Caractéristiques : Lumières sur un objet Lumières rouges étranges


Le soir mentionné, j'étais sorti et assis sur le perron car j'avais la diarrhée. Pour une raison quelconque, j'ai levé les yeux au ciel et j'ai vu des lumières rouges alignées (environ 7 lumières). Au début, j'ai pensé que cela pouvait être un avion, mais j'ai ensuite réalisé que les lumières étaient simplement stationnaires et s'allumaient les unes après les autres. J'ai essayé d'utiliser mon téléphone pour les photographier, mais elles n'étaient pas visibles. Peut-être étaient-elles trop loin. L'illumination a duré près d'une minute. Tout est apparu soudainement, puis a disparu. Je n'en ai parlé à personne, persuadé que personne ne me croirait.


Depuis, je continue de scruter le même endroit, espérant trouver des preuves concrètes, mais en vain. Nous ne sommes donc pas seuls.


Ce que j'ai vu ne peut absolument pas être un avion. J'estime que les lumières se trouvaient à 10 km de la Terre.


Publié le 07/12/2025

https://nuforc.org/sighting/?id=194566

 

 

Chapitre XII – 26

24 - LIBERIA

 

 

LA FONDATION DU LIBERIA

Le Libéria n'a pas été colonisé par une puissance européenne classique, mais il a été fondé comme une colonie par les États-Unis. 

 

En 1822, l'American Colonization Society (Société américaine de colonisation), une organisation privée américaine composée notamment de propriétaires d'esclaves et de philanthropes, commence à installer des Afro-Américains (esclaves libérés et personnes noires libres) sur la côte ouest-africaine.  Le territoire est nommé Liberia (« terre de liberté ») et sa capitale, Monrovia, est baptisée en l'honneur du président américain James Monroe. 

 

Le 26 juillet 1847, les colons (devenus les Américano-Libériens) déclarent l'indépendance du pays, créant ainsi la première république moderne d'Afrique.  Bien que le pays n'ait pas été une colonie officielle d'un État européen, ces colons venus d'Amérique ont imposé leur domination politique et culturelle sur les populations autochtones locales. 

 

A - LE PHÉNOMÈNE OVNI AU LIBÉRIA

Observations aériennes, traditions spirituelles et êtres surnaturels

 

Le Libéria occupe une place assez discrète dans l'histoire africaine du phénomène OVNI. Les dossiers disponibles sont nettement moins nombreux que ceux de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe ou de la Zambie, et aucune véritable structure nationale d'étude des OVNI comparable au SAAFA sud-africain ou aux travaux de Cynthia Hind au Zimbabwe n'est connue.

 

Quelques observations apparaissent néanmoins dans les catalogues ufologiques internationaux. Des signalements concernant Monrovia, le port de Monrovia, Careysburg et la région du mont Nimba ont notamment été repris dans des chronologies et bases ufologiques occidentales. Certains remontent aux années 1960-1970 et sont issus de sources secondaires ou de dossiers aéronautiques. Leur niveau documentaire est cependant très variable. Les chronologies du NICAP montrent que les signalements africains étaient progressivement intégrés aux catalogues internationaux à partir des années 1950-1970.

Un intérêt particulier réside dans les témoignages de lumières nocturnes associés à la région forestière et montagneuse du nord du pays. Le mont Nimba, à la frontière de la Guinée, de la Côte d'Ivoire et du Libéria, constitue un environnement particulièrement riche en récits traditionnels et en phénomènes naturels susceptibles d'être interprétés comme mystérieux. Il convient cependant de ne pas confondre automatiquement ces récits avec des observations d'OVNI.

 

L'étude du phénomène au Libéria ne peut être séparée de la cosmologie traditionnelle de nombreux peuples du pays. Les recherches ethnographiques décrivent un univers dans lequel le monde visible et le monde invisible sont étroitement liés. Les ancêtres, les esprits de la forêt, les esprits des eaux et différentes puissances surnaturelles peuvent intervenir dans la vie quotidienne. Une étude consacrée aux croyances traditionnelles libériennes souligne notamment l'existence d'un « monde spirituel » parallèle au monde matériel.

 

Chez les Kpelle, par exemple, les traditions évoquent différents types d'esprits : esprits ancestraux, esprits de la brousse et de l'eau, génies et entités liées aux sociétés initiatiques. Les ancêtres sont considérés comme susceptibles de protéger leurs descendants et d'intervenir dans leurs relations avec le monde spirituel.

 

Les traditions du Poro et du Sande, très importantes dans plusieurs régions du Libéria, constituent également un élément essentiel de cette conception du monde. Les masques et les cérémonies peuvent représenter ou manifester des puissances spirituelles, notamment celles associées à la forêt. Un document du gouvernement américain consacré à la société libérienne décrit ainsi les masques rituels comme des manifestations de différents esprits, notamment de l'esprit puissant de la forêt.

 

Un élément particulièrement intéressant pour une étude ufologique est la notion d'être de la brousse ou de la forêt, parfois décrite dans les sources occidentales sous le terme de bush Devil. Il ne s'agit évidemment pas d'un « extraterrestre » au sens moderne. Dans le contexte traditionnel, ces entités appartiennent à un système religieux et cosmologique beaucoup plus ancien. Elles peuvent être associées à la forêt, aux sociétés initiatiques et à des pouvoirs surnaturels.

 

Cette distinction est fondamentale : il ne faut pas transformer rétrospectivement les esprits traditionnels africains en visiteurs extraterrestres. En revanche, il est parfaitement légitime d'étudier la manière dont une même lumière, une apparition ou un phénomène inhabituel peut être interprété différemment selon le contexte culturel.

 

Mammy Water : les esprits de l'eau

Le Libéria possède également une tradition importante concernant Mammy Water, ou Mami Wata, figure largement répandue en Afrique occidentale et centrale. Une étude publiée dès 1970 par le psychiatre Ronald Wintrob décrit la croyance à Mammy Water comme largement répandue au Libéria. L'entité est généralement décrite comme un esprit féminin associé à l'eau, à la beauté, à la richesse et à des pouvoirs surnaturels.

 

Cette tradition est particulièrement intéressante pour l'histoire des OVNI africains car, dans certaines régions du continent, des phénomènes lumineux ou des apparitions extraordinaires observés au-dessus de l'eau ont parfois été interprétés à travers le vocabulaire des esprits aquatiques.

 

Il faut toutefois conserver une distinction méthodologique : Mami Wata ≠ OVNI.

 

Le rapprochement relève de l'étude comparative des interprétations culturelles, et non d'une identification de l'entité traditionnelle à un occupant d'engin spatial. La région du mont Nimba mérite une place particulière dans notre étude. Cette montagne, qui s'étend à proximité du Libéria, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire, possède une forte dimension naturelle et culturelle. Elle est également un secteur où des récits de phénomènes lumineux ont circulé dans les traditions locales et dans la littérature ufologique secondaire. Pour l'enquête ufologique, le Nimba constitue donc un excellent exemple de zone où plusieurs niveaux d'interprétation peuvent se rencontrer :

 

Ø  Phénomènes atmosphériques et lumineux ;

Ø  Phénomènes géologiques ou électriques éventuellement observables dans certaines conditions

Ø  Traditions concernant les esprits de la montagne et de la forêt ;

Ø  Récits modernes de « lumières mystérieuses » ;

Ø  Interprétation ufologique contemporaine.

 

Mais, en l'état actuel de la documentation, aucun élément ne permet d'affirmer que les lumières rapportées dans cette région seraient d'origine extraterrestre.

 

Le Libéria apparaît donc comme un pays où le phénomène OVNI est documenté de façon fragmentaire. Quelques cas figurent dans les grandes bases internationales, mais la recherche primaire reste très insuffisante.

 

L'intérêt du dossier libérien est peut-être moins, à ce stade, le nombre de cas que la possibilité d'étudier la rencontre entre deux systèmes d'interprétation :

 

Le phénomène aérien inexpliqué moderne
et
l'ancien univers africain des esprits, des ancêtres, de la forêt et des eaux.

Cette approche permet d'éviter deux erreurs opposées : considérer automatiquement les traditions africaines comme des récits d'OVNI, ou au contraire négliger leur importance lorsqu'on étudie la manière dont les populations interprètent les phénomènes inhabituels.

 

Pour une histoire générale des OVNI en Afrique, le Libéria constitue ainsi un dossier encore largement ouvert, qui mériterait des recherches dans la presse libérienne, les archives missionnaires, les archives gouvernementales, les témoignages ethnographiques et les collections ufologiques internationales.

 

CATALOGUE

 

MILIEU DES ANNEES 1960 – CAREYSBURG ET PORT DE MONROVVIA

 Careysburg et Port de Monrovia (Années 1960)

Phénomène : Lumières nocturnes aux trajectoires non conventionnelles observées à proximité du littoral et de la station d'émetteurs de Voice of America à Careysburg.

Témoins : Personnel diplomatique et techniciens expatriés américains.

Caractéristiques : Changements brusques de direction à haute altitude au-dessus de l'Atlantique, sans signature sonore. L'observation de Careysburg et du port de Monrovia au milieu des années 1960 s'inscrit dans un cadre géographique et stratégique très particulier, marqué par la présence d'infrastructures sensibles de la guerre froide.

 

Contexte stratégique et géographique

La station relais de Voice of America (VOA) : Construite au début des années 1960 à Careysburg (à environ 25 km au nord-est de Monrovia), cette station était l'un des centres d'émission haute fréquence les plus puissants du continent africain, servant de canal de radiodiffusion majeur pour le gouvernement américain.

Le port de Monrovia : Hub logistique majeur de la région, sous forte surveillance maritime et diplomatique américaine.

 

Description et caractéristiques du phénomène

Apparence : Sources lumineuses ponctuelles, de couleur blanc-jaune à ambrée, observées généralement à la tombée de la nuit ou en milieu de nuit.

Trajectoires : Les orbes ont été signalées s'approchant depuis l'océan Atlantique au-dessus de Monrovia, effectuant un transit vers l'intérieur des terres en direction des antennes de Careysburg.

Comportement dynamique : Arrêts stationnaires prolongés à moyenne altitude, suivis de changements de cap instantanés et d'accélérations à haute vitesse vers l'espace maritime, sans aucun bruit de moteur ni bang supersonique.

 

Origine des signalements

Les témoignages proviennent essentiellement de techniciens radio américains, d'opérateurs de maintenance expatriés et de membres du personnel diplomatique en poste à Monrovia. Les rapports ont été intégrés par la suite dans des compilations ufologiques civiles privées (comme les archives du NICAP et du MUFON) ainsi que dans des répertoires régionaux sur les observations en zone atlantique.

 

Hypothèses avancées

 

Hypothèse

Description et pertinence

Interférences électromagnétiques / Plasma

Les émissions à très haute puissance de la station VOA auraient pu générer des phénomènes d'ionisation de l'air ou interagir avec des conditions météo tropicales.

Survol militaire / Reconnaissance

Tests ou survol d'appareils de reconnaissance non identifiés opérant le long du littoral ouest-africain pendant la guerre froide.

Mirages optiques maritimes

Réfraction de lumières de navires en haute mer causée par des inversions thermiques fréquentes sur les côtes du Golfe de Guinée.

 

Il n'existe pas d'URL ou de lien web officiel direct pour cette observation précise, le Libéria ne disposant d'aucun organisme d'État ni de portail public d'archivage des PAN. Les données concernant ce cas reposent sur des compilations issues de bases de données civiles et de journaux d'archives diplomatiques.

 

Origine des données et bases d'archivage

Bases de données ufologiques civiles : Le cas de Careysburg figure sous forme d'entrées textuelles dans des répertoires comme l'UPDB (Unidentified Phenomenon Data Base) ainsi que dans les dossiers historiques de recherche du NICAP (National Investigations Committee on Aerial Phenomena) et du MUFON (Mutual UFO Network).

 

Journaux de service et récits d'expatriés : Les signalements originaux proviennent de notes informelles et de journaux de bord du personnel américain travaillant pour la station Voice of America et les services diplomatiques basés à Monrovia dans les années 1960.

 

Catalogues régionaux spécialisés : Ce cas est répertorié dans des inventaires d'observations en Afrique de l'Ouest rédigés par des chercheurs indépendants et archivistes de la casuistique continentale.

 

Ressources et plateformes d'archives consultables

NICAP Archives : Archives numérisées des signalements civils des années 1950 à 1970 (nicap.org).

MUFON Case Management System (CMS) : Base de données mondiale répertoriant les rapports d'observation (mufon.com).

The Black Vault : Répertoire d'archives déclassifiées des agences américaines (CIA, Department of State, US Air Force) contenant des câbles diplomatiques sur les PAN (theblackvault.com).

 

27 NOVEMBRE 1963 — MONROVIA - LIBERIA

Observation enregistrée par l'US Air Force / Project Blue Book

Référence: Project Blue Book – ATIC Form 329 / Project 10073 soir.

 

Quand un lancement spatial américain devint un « OVNI » au-dessus du Liberia

Le 27 novembre 1963, alors que le programme spatial américain poursuit à un rythme soutenu ses essais de nouveaux lanceurs, un phénomène lumineux inhabituel traverse le ciel de l'Afrique de l'Ouest.

 

À Monrovia, capitale du Liberia, plusieurs observateurs signalent un objet lumineux présentant une apparence particulièrement spectaculaire : une lumière accompagnée d'une traînée spiralée ou d'un échappement lumineux, avec une impression de stationnement suivie d'un déplacement à très grande vitesse. L'observation est suffisamment inhabituelle pour être enregistrée dans les archives américaines consacrées aux phénomènes aériens non identifiés.

Le cas apparaît dans les dossiers du Project Blue Book, le programme officiel de l'US Air Force consacré aux observations d'OVNI. La fiche porte la référence Project 10073 et est établie sur une ATIC Form 329.

Mais l'intérêt historique de cette observation ne réside pas seulement dans le fait qu'elle figure dans les archives de l'US Air Force. Le dossier contient également l'explication du phénomène.

 

Le mystérieux objet observé au-dessus de Monrovia était en réalité associé au lancement, depuis la Floride, du lanceur spatial américain Atlas-Centaur 2.

 

Une observation africaine présente dans les archives américaines La fiche originale du Project Blue Book identifie explicitement le lieu : Monrovia, Liberia, Africa. La date est celle du 27 novembre 1963, et l'heure d'observation est donnée en temps GMT sous la form :

 

27/1925Z soit 19 h 25 UTC.

Le document indique une observation de type : Ground-Visual - c'est-à-dire une observation visuelle effectuée depuis le sol.

La source est indiquée comme : Multi ce qui montre que le dossier Blue Book ne se présente pas simplement comme une observation individuelle isolée. En revanche, la fiche disponible ne permet pas, à elle seule, d'identifier nominativement chacun des observateurs. Il convient donc d'éviter de transformer cette indication en un nombre précis de témoins sans retrouver les documents complémentaires du dossier.

 

Aucune photographie n'est associée au cas et aucune observation radar n'est indiquée. Les principales données enregistrées par le Project Blue Book sont les suivantes :

 

Paramètre

Donnée

Date

27 novembre 1963

Heure

19 h 25 UTC

Localisation

Monrovia, Liberia

Continent

Afrique

Type

Observation visuelle depuis le sol

Source

Multiple (« Multi »)

Nombre d'objets

1

Direction

Sud-est

Élévation

15 à 40°

Ciel

Clair

Lune

Brillante, environ aux trois quarts

Photographie

Non

Radar

Non

Apparence

Lumière avec traînée/échappement spiralé

Mouvement rapporté

Stationnement apparent puis grande vitesse

Conclusion

Missile

Identification

Atlas/Centaur-2

 

Le document original numérisé est conservé dans les collections du Project Blue Book et peut être consulté sous la référence 1963-11-9737453.

 

Un phénomène particulièrement spectaculaire

La description figurant sur la fiche mérite une attention particulière. Le phénomène est décrit comme présentant une : « luminous spiral tail or exhaust » autrement dit une traînée lumineuse spiralée ou un échappement lumineux.

 

Cette caractéristique explique probablement en grande partie pourquoi le phénomène a pu être perçu comme quelque chose d'extraordinaire. Il ne s'agissait pas simplement d'un point lumineux ressemblant à une étoile ou à une planète. Pour un observateur au sol, le phénomène pouvait apparaître comme une lumière accompagnée d'un nuage ou d'une traînée lumineuse dont la forme évoluait rapidement.

 

La fiche mentionne également : « hovering and great speed » c'est-à-dire une impression de stationnement ou de vol stationnaire associée ensuite à une très grande vitesse. Ce type de description se retrouve fréquemment dans les observations d'OVNI. Cependant, dans le cas présent, la comparaison avec les données astronomiques et astronautiques de la journée fournit une explication beaucoup plus prosaïque.

 

27 novembre 1963 : un lancement depuis Cape Canaveral

À plusieurs milliers de kilomètres de Monrovia, en Floride, les États-Unis préparent ce jour-là un lancement important de leur programme spatial. À 19 h 03 UTC, un véhicule Atlas-Centaur 2, également désigné AC-2, décolle de Cape Canaveral. Le programme Atlas-Centaur est alors particulièrement important pour les États-Unis. Le principe consiste à associer :

-       Un premier étage Atlas ;

-       Un étage supérieur Centaur ;

-       Un système d'instrumentation permettant de suivre le comportement du véhicule.

 

Le Centaur est particulièrement novateur puisqu'il utilise de l'hydrogène et de l'oxygène liquides comme ergols. Le vol du 27 novembre 1963 constitue donc une étape importante dans la mise au point de cette technologie. Le lancement intervient à peine quelques jours après l'assassinat du président John F. Kennedy, survenu le 22 novembre 1963. Le programme spatial américain continue néanmoins ses activités, et le lancement d'Atlas-Centaur 2 constitue une opération technique majeure.

 

Vingt-deux minutes plus tard : Monrovia La comparaison des horaires est particulièrement révélatrice.

Lancement 19 h 03 UTC

Observation à Monrovia 19 h 25 UTC - Soit : 22 minutes d'écart.

 

Cette concordance temporelle est déjà très suggestive. Mais elle devient pratiquement décisive lorsqu'on examine une autre fiche du Project Blue Book.

 

Le témoignage de Kenema : la pièce déterminante

Le même phénomène fut observé beaucoup plus à l'est, à Kenema, en Sierra Leone. Le Project Blue Book possède également une fiche concernant cette observation. Et cette fois, le dossier fournit explicitement l'explication. La fiche indique que le phénomène était lié au lancement de l'Atlas/Centaur-2 depuis Cape Canaveral. Elle donne également l'heure du lancement : 1903Z, soit 19 h 03 UTC. Mais surtout, elle precise que: « This object was also observed as it passed over Monrovia, Liberia. » Autrement dit : le même objet avait également été observé lors de son passage au-dessus de Monrovia.

 

Cette phrase est capitale pour l'étude du cas.

 

Nous ne sommes donc pas face à une identification proposée plusieurs décennies plus tard par un chercheur ufologue. L'explication apparaît dans la documentation contemporaine du Project Blue Book lui-même. La chaîne documentaire est particulièrement claire :

 

-       Cape Canaveral
↓
27 novembre 1963 – 19 h 03 UTC
↓
Lancement Atlas-Centaur 2
↓
Trajectoire du véhicule / phénomène lumineux
↓
Observation en Sierra Leone
↓
Observation à Monrovia, Liberia
↓
19 h 25 UTC

 

Pourquoi un lanceur pouvait-il produire un tel spectacle ?

La compréhension des phénomènes lumineux associés aux fusées est essentielle pour interpréter correctement ce cas. Lorsqu'un lanceur se trouve à haute altitude, ses gaz d'échappement peuvent être éclairés par le Soleil alors que l'observateur au sol se trouve déjà dans l'obscurité ou dans un crépuscule avancé. Le phénomène peut alors présenter une apparence extrêmement inhabituelle. Selon la géométrie d'observation, l'observateur peut voir :

 

-       Un point lumineux intense ;

-       Une boule ou une tache lumineuse ;

-       Une traînée ;

-       Un nuage de gaz ;

-       Une forme en éventail ;

-       Une structure spiralée ;

-       Une luminosité qui augmente ou diminue ;

-       Une expansion très rapide ;

-       Un déplacement semblant changer de vitesse.

 

À grande distance, la perception de la trajectoire peut également être trompeuse. Un objet situé à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude ne fournit aucun repère de distance facilement perceptible à l'œil nu. Une modification de luminosité ou de la forme du panache peut ainsi donner l'impression que l'objet ralentit, s'arrête ou accélère brutalement.

 

La mention de grande vitesse dans la fiche est intéressante. Il serait tentant de reprendre cette caractéristique comme une preuve d'une capacité de déplacement extraordinaire. Mais l'analyse du contexte impose une certaine prudence. Un observateur terrestre ne voyait pas nécessairement directement le corps du lanceur. Il pouvait surtout observer le phénomène lumineux produit par celui-ci.

Or, à mesure que le véhicule s'éloigne, que son orientation change et que son échappement se développe, la partie la plus lumineuse du phénomène peut se déplacer rapidement dans le champ visuel.

Le cerveau interprète alors naturellement ce changement comme un mouvement de l'objet lui-même.Il faut également tenir compte de l'absence de repères :

 

-       Aucune distance connue ;

-       Aucune taille réelle ;

-       Aucune altitude mesurée ;

-       Aucune vitesse mesurée ;

-       Aucun radar associé à Monrovia.

-        

L'expression « grande vitesse » constitue donc une description perceptive, et non une mesure physique.

 

Les conditions météorologiques et astronomiques consignées sur la fiche sont également intéressantes.

Le ciel est indiqué comme : clair. La Lune est décrite comme brillante, à environ trois quarts. Ces informations montrent que le phénomène était observé dans des conditions permettant une bonne visibilité générale du ciel. Elles permettent également d'écarter, au moins en première analyse, l'hypothèse d'une observation simplement provoquée par une mauvaise visibilité ou une couverture nuageuse généralisée.

 

Le problème n'était donc pas l'existence du phénomène.

Le phénomène était réel.

La question était son identification.

 

Un « OVNI » parfaitement réel… mais pas un engin inconnu

Le cas de Monrovia est particulièrement instructif parce qu'il permet de distinguer deux notions souvent confondues. Un OVNI, au sens strict, est simplement un objet ou phénomène aérien que l'observateur ne parvient pas à identifier au moment de l'observation. Cela ne signifie pas automatiquement : engin extraterrestre.

 

Le 27 novembre 1963, les observateurs de Monrovia ont très probablement vu quelque chose de réel.

Ils n'ont pas imaginé le phénomène. Le phénomène possédait une luminosité, une trajectoire apparente et une structure visible. Il pouvait donc parfaitement être qualifié d'« objet volant non identifié » au moment de l'observation. Mais l'enquête du Project Blue Book a permis de l'identifier comme un phénomène lié au lancement d'Atlas-Centaur 2. Il s'agit donc d'un cas identifié.

 

Pourquoi ce cas doit néanmoins figurer dans un catalogue des OVNI africains

On pourrait être tenté de supprimer purement et simplement le cas du catalogue puisqu'il est expliqué.

Ce serait une erreur. Il présente au contraire un intérêt historique important. Il démontre que l'Afrique de l'Ouest fut directement concernée par les conséquences visuelles du développement de l'ère spatiale. En outre, il s'agit d'un exemple particulièrement bien documenté d'une observation africaine ayant été intégrée dans les archives américaines du phénomène OVNI. Pour l'historien des observations aériennes, il est donc aussi important de conserver les cas identifiés que les cas demeurés inexpliqués. Ces observations permettent de comprendre quelles catégories de phénomènes étaient susceptibles d'être prises pour des OVNI.

 

L'analyse critique doit donc être nette. Rien dans le dossier disponible ne permet de considérer l'événement de Monrovia comme la manifestation d'un engin extraterrestre ou d'une technologie inconnue. Au contraire, plusieurs éléments convergent vers une explication astronautique :

 

-       Une heure précise est disponible ;

-       Un lancement spatial américain a lieu quelques minutes auparavant ;

-       Le lancement correspond exactement au type de phénomène observé ;

-       Une autre observation est enregistrée en Sierra Leone ;

-       La fiche de Sierra Leone relie explicitement le phénomène au lancement ;

-       Cette même fiche indique que le phénomène fut également observé à Monrovia ;

-       La fiche de Monrovia porte elle-même la mention Atlas/Centaur-2.

 

La convergence de ces éléments est particulièrement forte.

 

La valeur documentaire du Project Blue Book

Il faut également replacer le document dans son contexte. Le Project Blue Book fut le programme de l'US Air Force consacré à la collecte et à l'étude des signalements d'OVNI entre 1947 et 1969. Les archives comprennent des milliers de rapports, dont certains concernent des observations effectuées hors du territoire continental des États-Unis. Les documents de Blue Book constituent aujourd'hui une source historique importante pour l'étude du phénomène OVNI durant la période de la guerre froide. Le cas de Monrovia est particulièrement intéressant parce qu'il démontre que la documentation du programme ne se limitait pas aux États-Unis. Une observation effectuée en Afrique de l'Ouest pouvait entrer dans les archives américaines lorsqu'elle était jugée pertinente pour l'évaluation du phénomène.

 

Le document original

Il est conservé sous la référence : Project Blue Book report — 1963-11-9737453 — Monrovia, Liberia, Africa. Le document numérisé comporte deux pages.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AProject_Blue_Book_report_-_1963-11-9737453-Monrovia-Liberia-Africa.pdf

 

Il est également utile de consulter la fiche concernant Kenema, Sierra Leone, car elle constitue la pièce documentaire qui établit explicitement la relation avec le lancement Atlas-Centaur 2.

https://files.bluebookfiles.org/pdfs/1963.11%20-%209737436%20-%20Kenema%20Sierra%20Leone%20AFRICA.pdf

 

23 MAI 1968 – USS MOROVIA AU LARGE DES ACORES

L’étrange objet lumineux observé par l’USS Monrovia au large des Açores Un cas de « USO » impliquant un bâtiment de l'US Navy

 

Tout d’abord ce cas mérite d’être corrigé et distingué du catalogue du Liberia : le « Monrovia » mentionné ici n’est pas la ville africaine, mais le bâtiment de l’US Navy USS Monrovia (APA-31). Le lieu de l’observation est l’Atlantique, à proximité des Açores. Il n’est pas rare de le trouver dans les bases de données ufologiques parmi les cas du Nigéria. Nous l’évoquons ici en spécifiant bien ces informations.

 

Le 23 mai 1968, alors que la marine américaine participe aux opérations consécutives à la disparition du sous-marin nucléaire USS Scorpion, un événement inhabituel aurait été observé à bord de l'USS Monrovia (APA-31), un bâtiment de transport d'attaque de l'US Navy. La scène se serait déroulée dans l'Atlantique, dans la région des Açores, alors que le navire faisait route vers Norfolk après un déploiement en Méditerranée.

 

Un membre de l'équipage rapportera plusieurs décennies plus tard qu'un grand objet immergé, de forme ovale allongée et de couleur orange lumineuse, avait été aperçu à proximité du bâtiment. Selon ce témoignage, l'objet aurait suivi le navire pendant une période estimée à environ 90 minutes, en reproduisant plusieurs changements de route et de vitesse. Plus étonnant encore, le témoin affirme que la présence de l'objet aurait été accompagnée de perturbations du compas, du radar et des communications radio. Lorsque l'objet aurait disparu, les équipements seraient redevenus opérationnels.

Le cas est aujourd'hui catalogué par le National UFO Reporting Center (NUFORC) sous le numéro 54893.

 

Mais une précaution méthodologique est immédiatement nécessaire : il ne s'agit pas d'un cas concernant le Liberia. Le mot « Monrovia » désigne ici le navire américain USS Monrovia.

 

Le bâtiment : USS Monrovia APA-31

L'USS Monrovia (APA-31) était un attack transport, c'est-à-dire un transport d'attaque destiné notamment au transport et au débarquement de troupes. Le navire avait été construit pendant la Seconde Guerre mondiale et avait été mis en service une première fois en 1942. Il fut remis en service en 1950 et servit ensuite dans les forces amphibies américaines. Dans les années 1950 et 1960, il participa notamment aux activités de la Sixth Fleet en Méditerranée et aux exercices amphibies américains. En 1968, le bâtiment était donc parfaitement intégré au dispositif naval américain.

 

Les sources historiques navales confirment l'existence de l'USS Monrovia et son appartenance à la flotte américaine. Le navire fut finalement désarmé le 31 octobre 1968, quelques mois après l'événement étudié ici. Cette précision est importante : le témoin n'était donc pas à bord d'un navire civil mais d'un bâtiment militaire américain.

 

Le contexte dans lequel apparaît cette observation est particulièrement remarquable. Le sous-marin nucléaire américain USS Scorpion (SSN-589) avait disparu dans l'Atlantique au mois de mai 1968. Le dernier contact avec le sous-marin avait été établi le 21 mai 1968. La disparition déclencha une vaste opération de recherche dans l'Atlantique. L'USS Monrovia, qui revenait d'un déploiement en Méditerranée, fut impliqué dans les opérations liées aux recherches.

 

Des documents et articles de presse de l'époque confirment que le navire participa aux recherches et que son journal de bord contenait notamment une observation d'une nappe de pétrole effectuée le 23 mai. Cette observation fut examinée après que le Scorpion ne fut pas arrivé à Norfolk comme prévu. C'est précisément ce contexte qui donnera par la suite une dimension particulière au récit de l'USO.

 

Le témoignage enregistré par NUFORC

La source la plus facilement accessible aujourd'hui est la fiche NUFORC 54893. Mais il faut immédiatement noter une particularité fondamentale : L'observation n'a pas été signalée à NUFORC en 1968. Elle a été communiquée en janvier 2007, soit environ 39 ans après les faits.

 

-       La fiche NUFORC indique :

-       Date : 23 mai 1968

-       Heure : environ 21 h 00, heure locale

-       Lieu : région des Açores

-       Durée : environ 90 minutes

-       Forme : ovale

-       Nombre d'observateurs indiqué : 1 100

-       Type : USO / objet submergé

-       Source : ancien membre de l'équipage de l'USS Monrovia

 

Le témoignage précise que le navire faisait route vers Norfolk après environ six mois de déploiement en Méditerranée.

 

Selon le témoignage, l'objet fut aperçu : sur le côté tribord, juste à l'arrière de la poupe. Il est décrit comme :

-       Grand ;

-       Submergé ;

-       De forme ovoïde allongée ;

-       Luminescent ;

-       De couleur orange ;

-       Présentant une apparence translucide.

 

Il ne s'agissait donc pas, selon le récit, d'un objet volant observé dans le ciel. Le témoin affirme qu'il se trouvait dans l'eau ou sous la surface de l'océan. Le phénomène relève donc de ce que la littérature ufologique appelle généralement un : USO — Unidentified Submerged Object ou « objet submergé non identifié ».

 

L'élément le plus intéressant du témoignage est cependant le comportement de l'objet. Selon le récit, l'USO aurait effectué plusieurs changements de route et de vitesse en maintenant sa position relative par rapport au navire. Autrement dit, il ne se serait pas simplement déplacé dans l'océan de manière indépendante. Il aurait semblé accompagner le bâtiment américain. La fiche NUFORC affirme également que le phénomène aurait rendu inopérants : le compas ; le radar et la radio.

 

Puis, lorsque l'objet disparut, les systèmes seraient revenus à leur fonctionnement normal. Ces éléments sont spectaculaires, mais ils doivent être considérés comme des affirmations contenues dans un témoignage rétrospectif, et non comme des faits établis par un rapport technique de l'US Navy.

 

Le témoin estime la durée de l'observation à : environ une heure et demie. Cette durée est importante.

Elle exclut en principe un simple phénomène extrêmement bref tel qu'un météore. Un phénomène maritime, un navire ou une autre source lumineuse aurait pu rester visible pendant cette durée.

 

Mais le témoignage affirme que l'objet se déplaçait avec le Monrovia et suivait ses changements de route.

C'est cette combinaison —

 

Longue durée + proximité apparente + luminosité + comportement relatif au navire —

 

qui fait l'intérêt ufologique du dossier.

 

C'est probablement l'élément qu'il faut traiter avec le plus de prudence la fiche NUFORC donne : No of observers: 1100 et le témoignage précise que l'observation aurait été vue par environ 1 100 membres de l'équipage et des Marines présents à bord. Le chiffre n'est cependant pas vérifié indépendamment par la documentation disponible. Il faut également noter que l'USS Monrovia n'avait pas une capacité de 11 000 personnes — une confusion « 11001 » apparaît d'ailleurs dans certaines reproductions secondaires du témoignage. La capacité du navire était de l'ordre de quelques milliers de personnes au maximum et son effectif réel était nettement inférieur à 11 000.

 

Le chiffre de 1 100 est donc plausible comme ordre de grandeur d'une partie importante des personnes présentes, mais il ne faut pas l'écrire comme un nombre définitivement établi de témoins individuels.

 

Une seconde source : Project 1947

Le cas ne repose cependant pas uniquement sur la page NUFORC. Le catalogue Project 1947, consacré aux observations d'OVNI et d'USO rapportées par les services maritimes, reprend également l'affaire. Il donne : 23 mai 1968 — vers 21 h 00 — Atlantique, près des Açores, en route vers Norfolk, Virginie

et indique comme témoins : Crew of the USS Monrovia, APA-31

La description est pratiquement identique :

Grand objet immergé ;

Tribord, juste derrière la poupe ;

Forme ovoïde allongée ;

Lumière orange ;

Apparence translucide ;

Modifications de route et de vitesse ;

Perturbation du compas ;

Perturbation du radar ;

Perturbation de la radio ;

Retour à la normale après disparition.

 

Le catalogue précise cependant implicitement la nature de la documentation utilisée et souligne que les rapports de ce type peuvent provenir de sources ufologiques, de dossiers anciens et de témoignages rétrospectifs. Il ne faut donc pas transformer cette seconde référence en « confirmation officielle de l'US Navy ».

 

Une difficulté chronologique importante

Le lien avec l'USS Scorpion mérite également une mise au point.

La disparition du Scorpion intervient le 21 mai 1968.

Le témoignage transmis au NUFORC est daté du 23 mai, et son intitulé indique :

« USO sighting near Azores following USS Scorpion sinking »

Le contexte est donc cohérent chronologiquement.

 

Cependant, il ne faut pas en déduire que l'objet observé était nécessairement lié au Scorpion. Le rapprochement avec le sous-marin disparu est une interprétation du témoin ou du rédacteur du témoignage, pas une conclusion démontrée. Aucune donnée disponible ne permet de dire que l'USO aurait eu quelque rapport avec le naufrage du sous-marin.

 

Et il existe une observation bien réelle du Monrovia le 23 mai

Un élément très intéressant apparaît dans la presse contemporaine. Pendant les recherches du Scorpion, le quartier-maître du Monrovia avait retrouvé dans le journal du navire une observation d'une nappe de pétrole effectuée le 23 mai. Le témoignage était suffisamment intéressant pour être examiné par la Navy parce que la position de cette nappe pouvait éventuellement correspondre à la route supposée du Scorpion. Un article de presse contemporain rapporte que le Monrovia avait enregistré cette nappe à 12 h 55 GMT, soit 8 h 55 heure de Washington, le 23 mai. Cela nous fournit un élément très intéressant. Le Monrovia se trouvait effectivement dans la zone des opérations de recherche du Scorpion le 23 mai. Mais cette donnée concerne la nappe de pétrole, pas directement l'USO. Il faut donc maintenir une séparation stricte entre les deux événements.

 

Les perturbations électromagnétiques

Le témoignage associe trois phénomènes :

Compas + radar + radio

 

Cette combinaison est évidemment très intéressante pour une étude UAP. Cependant, plusieurs explications conventionnelles doivent être envisagées avant de conclure à un phénomène électromagnétique extraordinaire. Sur un navire militaire, les pannes temporaires peuvent avoir de multiples origines : problème d'alimentation électrique ; panne d'un générateur ; défaillance d'un équipement ou encore problème d'antenne. Le témoignage affirme que les pannes coïncidaient avec la présence de l'objet. Mais nous ne disposons pas actuellement des rapports techniques permettant de vérifier cette corrélation.

 

Fiche de l’observation 

 

Élément

Donnée

Date

23 mai 1968

Heure

≈ 21 h 00 locale, approximative

Localisation

Atlantique, près des Açores

Navire

USS Monrovia (APA-31)

Nationalité

États-Unis

Contexte

Retour de Méditerranée / opérations liées aux recherches du Scorpion

Phénomène

Objet apparemment submergé

Forme

Ovale / ovoïde allongée

Couleur

Orange lumineuse

Aspect

Translucide

Position

Tribord, juste derrière la poupe

Durée

≈ 90 minutes

Mouvement

Aurait suivi plusieurs changements de route et de vitesse du navire

Effets allégués

Compas, radar et radio momentanément inopérants

Témoins allégués

≈ 1 100

Source principale disponible

NUFORC 54893

Date du signalement

2007

Source secondaire

Project 1947, catalogue des observations navales

Rapport militaire primaire retrouvé

Non

Classification

B/C — intéressant, mais à documentation primaire insuffisante

 

Conclusion

L'affaire du 23 mai 1968 est l'un des récits d'USO les plus intéressants associés à un bâtiment de l'US Navy pendant les années 1960. Elle présente plusieurs caractéristiques remarquables : un bâtiment militaire identifiable, un phénomène décrit comme un grand objet ovoïde orange et translucide apparemment immergé, une durée d'environ 90 minutes, un comportement qui aurait semblé accompagner le navire et des perturbations alléguées des systèmes de navigation et de communication.

 

Mais son principal défaut documentaire est également évident : le témoignage actuellement accessible n'a été transmis que près de quarante ans après l'événement.

 

Rappelons que ce cas figure ici car le nom du bateau est en rapport avec le Libéria, d’où un classement dans ce pays par erreur dans certaines basses documentaires.

 

1975 ENVIRON - MONTS NIMBA (SECTEUR DE YEKEPA) - LIBERIA

L'observation des Monts Nimba repose sur des témoignages recueillis auprès du personnel de la compagnie minière LAMCO et figure dans des répertoires ufologiques privés consacrés à l'Afrique de l'Ouest.

 

Contexte industriel et géographique

Infrastructures de la LAMCO : Dans les années 1970, la Liberian American-Swedish Minerals Company (LAMCO) exploitait d'importants gisements de minerai de fer à Yekepa. Le site regroupait une communauté d'ingénieurs, de géologues et de techniciens scandinaves, américains et libériens.

 

Environnement : La chaîne du Nimba forme un relief montagneux culminant à plus de 1 700 mètres à la jonction des frontières du Libéria, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire.

Caractéristiques et cinématique du phénomène

Aspect : Objet métallique discoïdal à forte réflectivité lumineuse, observé à moyenne altitude au-dessus des zones d'extraction à ciel ouvert.

 

Comportement : Maintien d'une position stationnaire rigide pendant plusieurs minutes au-dessus des reliefs miniers, suivi d’un départ instantané avec une accélération verticale à haute vitesse en direction du territoire guinéen, sans bang supersonique ni bruit de propulsion décelable.

Origine des sources et traçabilité

 

Archives d'expatriés scandinaves : En raison de la forte présence de cadres suédois au sein de la LAMCO, les premières mentions du cas ont été relayées dans des bulletins d'employés et des associations d'enquête privées nordiques (notamment archivées au sein du réseau UFO-Sverige).

 

Bases de données civiles : L'incident a par la suite été consigné dans la base de données internationale UPDB (Unidentified Phenomenon Data Base) ainsi que dans des catalogues informels d'inventaire de la casuistique continentale africaine.

 

Hypothèses analysées

 

Hypothèse

Description et pertinence

Phénomène optique ou réflectif

Reflets solaires ou illusions d'optique favorisés par les structures métalliques de la mine et les conditions atmosphériques de montagne.

Vol de reconnaissance frontalier

Incursion d'un aéronef de reconnaissance non identifié opérant le long de la zone frontalière tripartite (Libéria-Guinée-Côte d'Ivoire).

Phénomène Aérospatial Non Identifié

Trajectoire et accélérations angulaires non conventionnelles difficilement compatibles avec l'aviation civile ou militaire de l'époque.

 

1978 MONT NIMBA COTE LIBERIA -

1978 — Mont Nimba — Orbes orange — Des volontaires du Corps de la Paix auraient rapporté avoir vu des orbes orange effectuant des manœuvres au-dessus du mont Nimba — Dyerbolical

 

Cette information de DYLERBOLICAL provient d'une source ufologique secondaire, non détaillée, uniquement quelques mots et je n'ai pas retrouvé à ce stade de rapport original daté de 1978, de témoignage nominatif, de coupure de presse ou de document du Peace Corps établissant cette observation.

 

En revanche, il existe bien une donnée intéressante qui rend le scénario géographiquement et humainement plausible : les archives de volontaires du Peace Corps montrent que des volontaires américains étaient effectivement présents dans la région de Nimba à cette époque. Par exemple, le répertoire des anciens volontaires mentionne David B. Bice, qui servait en Saniquellie et Monrovia à partir de 1978, ainsi que Amy Diane Schimmel, affectée à Owensgrove et Jene Wonde en 1978. D'autres volontaires sont documentés dans le Nimba au milieu des années 1970.

Mais cela ne prouve évidemment pas l'observation elle-même.

Source : https://dyerbolical.com/

 

25 AOUT 1979 — VOL SWISSAIR SR254 – SUD OUEST DU LIBERIA CENTRAL

Le catalogue de Dominique Weinstein/NARCAP, Unidentified Aerial Phenomena — Eighty Years of Pilot Sightings, recense 1 305 observations de pilotes et équipages entre 1916 et 2000.

 

Il donne précisément :

Date : 25 août 1979  - Heure : 20 h 46 ZT (UTC)

Pays : Liberia  - Zone : au-dessus du sud-ouest du Liberia central

Vol : Swissair SR 254  - Témoin : pilote

Phénomène : une lumière blanche très brillante, devenant ensuite jaune-rouge

Radar : aucun indiqué

Source codée : 03/39.

 

Et la source est particulièrement intéressante : Weinstein l'identifie comme :

« Swissair flight crew member report form (Project 1947) » Autrement dit, nous ne sommes pas simplement devant une retranscription ufologique tardive : le catalogue indique une fiche de témoignage provenant d'un membre d'équipage Swissair, conservée dans les dossiers de Project 1947.

 

Pourquoi ce cas mérite une fiche détaillée

Il s'agit d'un témoignage de pilote professionnel en vol, avec : date + heure UTC + compagnie + numéro de vol + zone géographique + description chromatique + source primaire/secondaire identifiable.

 

La prudence est d'autant plus nécessaire que 20 h 46 UTC permettrait de rechercher précisément les phénomènes astronomiques, météorologiques, aéronautiques ou éventuellement spatiaux visibles depuis la trajectoire du SR 254.

 

Le manque d’information, l’absence de lien pour remonter les sources fait de ce cas une observation insuffisamment documenté, ne permettant pas de poursuivre une analyse. C’est le problème des bases de données qui collectent des observations sans enquêter par la suite sur le cas.

 

Fiche Énigmalabs n° 40885 Reprise de UFODNA, qui lui-même collecte différentes bases de données.

25 août 1979 • 20:46 UTC+0

Centre - Gbenelay, Nimba, Libéria

Témoignage

Incident du vol Swissair SR 254.

Source : UFODNA

Catalogue de Dominique WEINSTEIN et Narcap : https://static1.squarespace.com/static/5cf80ff422b5a90001351e31/t/5d02eb46935aac0001690f62/1560472408972/narcap_revised_tr-4.pdf

 

ANNEE 1980 – PORT MARITIME DE BUCHANAN - LIBERIA

Contexte maritime et industriel

Le port de Buchanan : Deuxième port du pays et terminal d'exportation du minerai de fer acheminé depuis les mines de Yekepa (Monts Nimba). La rade abritait en permanence de lourds minéraliers et cargos internationaux en attente de chargement.

 

Conditions de l'observation : Le phénomène a été consigné depuis la passerelle d'un navire marchand au mouillage, offrant une vue dégagée sur la surface de l'océan Atlantique.

 

Détails sur la cinématique de l'OSNI

Transition trans-milieu : La masse lumineuse ambrée a émergé directement de la sous-surface marine sans provoquer de bouillonnement majeur, de gerbe d'eau importante ni d'émission thermique visible.

Phase de survol : Après sa sortie de l'eau, l'objet s'est stabilisé à très basse altitude au-dessus de la houle avant de s'éloigner vers le large (cap ouest/sud-ouest) avec une accélération continue jusqu'à sa disparition à l'horizon.

 

Origine des sources et répertoires d'archivage

Journaux de bord maritimes (Logbooks) : La mention initiale provient des extraits de journaux de navigation et de rapports d'incidents nautiques transmis informellement par des marins de la marine marchande.

 

Base de données WaterUFO : Le cas est répertorié dans les archives spécialisées dans les phénomènes aquatiques non identifiés (notamment les travaux de compilation du chercheur Carl Feindt sur les incidents trans-milieux).

 

Catalogues civils (UPDB / MUFON) : L'événement a été intégré dans l'Unidentified Phenomenon Data Base ainsi que dans des répertoires consacrés aux observations maritimes le long des côtes de l'Afrique de l'Ouest.

 

Hypothèses analysées

Hypothèse

Évaluation

Bioluminescence / Gaz sous-marins

Des remontées de gaz ou des phénomènes luminescents marins existent, mais ils ne permettent pas d'expliquer une phase de vol horizontal structuré au-dessus de la surface.

Fusée de détresse ou exercice nautique

Un tir pyrotechnique depuis un autre navire peut créer une lueur ambrée, mais sa trajectoire reste balistique ou descendante sous parachute, contrairement à une émergence suivie d'un survol.

Objet Sous-marin Non Identifié (OSNI)

Phénomène trans-milieu présentant une capacité de déplacement fluide entre l'environnement aquatique et l'atmosphère.

 

Il n'existe aucun lien web officiel ni rapport gouvernemental téléchargeable, le Libéria n'ayant pas d'organisme public de collecte des PAN et n'ayant pas numérisé ses archives maritimes des années 1980.

 

11 JUILLET 2008 - MONROVIA — BUSHROD ISLAND - LIBERIA

Observation photographique d'une « sphère » près du Soleil

 

RESUME DE L’INCIDENT :

Le 11 juillet 2008, vers 17 h 55, un témoin se trouvant sur Bushrod Island, à Monrovia, déclara avoir photographié une petite lumière ou « sphère » située à proximité apparente du Soleil. Regardant vers l'ouest, il estima l'objet à environ 40° d'élévation et déclara l'avoir observé pendant une vingtaine de minutes. Il réalisa plusieurs clichés avec un téléphone Nokia 5610, puis avec un appareil numérique HP Photosmart M527. Selon lui, la position apparente du phénomène variait d'une photographie à l'autre, tandis que son éclat diminuait puis augmentait à nouveau avant sa disparition.

 

L'intérêt principal du cas réside dans l'existence d'une série photographique contemporaine du témoignage. Toutefois, les images ayant été réalisées à proximité immédiate du Soleil, des phénomènes de réflexion interne, de flare ou d'autres artefacts optiques doivent impérativement être examinés avant de conclure à la présence d'un objet matériel. L'existence d'un déplacement apparent sur les clichés ne constitue pas, à elle seule, la preuve d'un déplacement réel dans l'espace. Cas photographique documenté, mais non identifié — B/C.

 

Photographie et source première – le site du témoin : https://guysmat787.weebly.com/ - Les photos sont disponibles sur son site. Description faite par le témoin et informations :

 

-         Lieu : Île Bushrod, Monrovia, Libéria.
- Heure : 17h55, le 11 juillet 2008.
- Direction du regard : Ouest.
- Altitude du regard : Environ 40°.
- Durée d'observation : 20 minutes.
- Direction du mouvement : Nord-sud.
- Ciel : Partiellement nuageux.
- Visibilité de la Lune, de Vénus ou d'un autre objet céleste : Non


 Description du témoin :

J'étais assis dans une voiture, attendant mes amis à la sortie d'un magasin, quand j'ai voulu voir à quoi ressemblerait une photo du soleil avec mon Nokia 5610. J'ai pris la première photo et j'ai cru voir un astre… enfin, c'est ce que je croyais. J'ai pris d'autres photos et je me suis soudain souvenu que j'avais un appareil photo (Photosmart M527) dans mon sac à dos. J'ai pris quelques autres clichés, mais ils étaient moins nets que ceux pris avec mon Nokia.


Je pensais qu'il était immobile jusqu'à ce que je regarde les photos sur mon ordinateur portable.

 

La page conserve plusieurs images accompagnées des commentaires du témoin.  Point particulièrement intéressant Le témoin ne prétend pas initialement photographier un « vaisseau spatial ». Il explique au contraire qu'il photographiait le Soleil et qu'il a découvert la présence de cette anomalie sur les images.

C'est méthodologiquement intéressant. Mais prudence Ce cas est loin de démontrer un engin extraordinaire. La proximité apparente du Soleil impose d'envisager plusieurs possibilités :

 

-       Reflet interne de l'objectif ;

-       Flare ;

-       Réflexion sur une lentille ;

-       Petit nuage ou phénomène atmosphérique ;

-       Oiseau/insecte ;

-       Planète ou objet céleste surexposé ;

-       Défaut numérique ;

-       Véritable objet distant.

 

Avec l’apparition des téléphones portables avec appareil photo, ce type d’anomalie découverte après avoir pris la photo, en la regardant plus tard n’est pas rare. Ce sont des milliers de cas, qu’on peut expliquer dans la grande majorité, mais qui demandent un temps important d’analyse. L’intérêt en fait de telles photos est très minime pour la recherche scientifique sur le dossier OVNI.

 

La succession des photographies est donc plus intéressante que l'interprétation : UFO disparition ; nouvelle apparition ou deuxième objet possible.

NUFORC (cas n° 64535) -   Enigma LABS –

 

22 FÉVRIER 2017 — MONROVIA - LIBERIA

Objet de type « drone » observé à très haute altitude

 

La source est le Filer's Files / National UFO Center, NUFORC - EnigmaLabs - qui reproduit un signalement provenant du MUFON CMS.

 

Date : 22 février 2017

Lieu : Monrovia, Liberia

Témoin : non identifié

Objet : décrit comme ressemblant à un drone

Altitude apparente : très élevée

Taille apparente : importante

Comportement : Stationnaire ; déplacement vers le haut ; déplacement vers le bas ; déplacement vers l'avant, déplacement vers l'arrière ; Disparition rapide.

Document : vidéo transmise avec le témoignage.

Problème : l'auteur de Filer's Files indique qu'il n'a pas pu ouvrir la vidéo.

La source précise explicitement que le signalement provenait du MUFON CMS. – Base de données non accessible.

 

Évaluation

Ce cas est beaucoup plus fragile que certains évoqués ci-dessus, il manque beaucoup d’informations, il est en fait impossible à analyser. Une enquête sur place serait nécessaire.

 

Chez ÉnigmaLABS n° 76343

février 2017. 22 • 21h30 UTC+0 - Monrovia, Montserrado, Libéria

 

Témoignage

Objet ressemblant à un drone. Mais il était très haut et de grande taille. Il a plané. Il est monté/descendu et avancé/reculé. Puis il a rapidement disparu. Objet ressemblant à un drone. Mais il était très haut et de grande taille. Il a plané. Il est monté/descendu et avancé/reculé. Puis il a rapidement disparu.

Chez UFO Hunter : Un objet de type « drone », mais très grand et en altitude, a été observé. Il effectuait des mouvements de haut en bas et d'avant en arrière avant de disparaître rapidement. Durée : 5 minutes. Source originale : MUFON (cas n° 82283).

 

 04 AOUT 2020 - COMTE DE NUMBA – DISTRICT DE GBEHLAY-GEN – LIBERIA

DES OVNI QUI SONT RAPIDEMENT DEVENU DES OBJETS VOLANT IDENTIFIES !

 

Article de la presse du Libéria :  https://gnnliberia.com/in-nimba-county-gbehlay-geh-district-citizens-say-they-are-panic-over-discovery-of-strange-objects/

 

Dans le comté de Nimba : les habitants du district de Gbehlay-Geh se disent paniqués par la découverte d'objets étranges.

 

Par GNNLiberia Le 7 août 2020 386

 

De Musa Moore Sherman | Correspondant GNN | Comté de Nimba|

 

Les habitants du district n°4 du comté de Nimba craignent les largages continus de radiosondes, un instrument de télémétrie alimenté par batterie transporté dans l'atmosphère généralement par un ballon-sonde météorologique qui mesure divers paramètres atmosphériques et les transmet par radio à un récepteur au sol dans la région, selon notre correspondant.

 

Il y a à peine un mois, un objet similaire avait été jeté à Sor-Yoolah, dans le comté de Nimba, semant la peur parmi les habitants de la communauté en raison de l'épidémie de coronavirus, qui se propagerait par le biais d'objets et des déplacements de population.

 

Le mardi 4 août au matin, cet objet a de nouveau été découvert par un agriculteur du nom d'Albertson Bartuah dans la vieille ville de Zean, dans le comté de Nimba, après qu'il se soit rendu dans son village pour y effectuer des travaux.

 

Les habitants de la région expriment leur vive inquiétude face à cette situation, se demandant pourquoi ce genre de choses arrive toujours dans la communauté, et en particulier la chute de cet objet dans le district de Gbehlay-geh.

 

L'agriculteur Albertson Bartuah a déclaré que cette situation devrait retenir l'attention de l'administration du comté afin d'enquêter sur le lieu, les modalités et les personnes responsables du lancement de ces objets à Nimba.

 

Il est allégué que, depuis la première découverte de l'objet, aucune enquête n'a été menée par l'administration du comté, ni même par les dirigeants du comté ; notre enquête se poursuit

 

C'est un cas très intéressant parce qu'il illustre parfaitement la transformation d'un objet technologique banal en objet mystérieux lorsqu'il est découvert par une population qui ne connaît pas sa fonction. Une radiosonde peut effectivement avoir une apparence assez inhabituelle

:

-       Boîtier électronique ;

-       Capteurs ;

-       Câbles ;

-       Antenne ;

-       Éléments en plastique ;

-       Parfois parachute ;

-       Batterie ;

-       Composants suspendus sous le ballon.

 

Elle peut tomber relativement loin de son point de lancement lorsque le ballon météorologique éclate ou lorsque l'ensemble redescend. Dans le cas de Nimba, il n'est donc pas nécessaire d'invoquer un objet aéronautique inconnu.

 

Les OVNIs signalé dans la région de Nimba en 2020 sont donc susceptibles d’être en fait ces ballons sondes.

 

24 MARS 2026 — MONROVIA - LIBERIA

« Une lumière étrange dans le ciel »

J'ai retrouvé une publication sur les réseaux sociaux signalant une lumière inhabituelle au-dessus de Monrovia, publiée le 24 mars 2026. /

Liberian TV Network

24 Mars 2026 ·

Tôt ce matin, les résidents de la ceinture du Mont Barclay–Johnsonville se sont réveillés à une vue étrange dans le ciel. Certains écoliers, en route ce matin, disant que c’est un boøm, tandis que d’autres pensent que cela aurait pu être un avion qui passe.

 

Jusqu’à présent, il n’y a pas d’explication officielle, et le moment a laissé beaucoup de gens curieux et parlant.

 

Qu'est-ce que tu crois que c'était ?  Météorologie ? Des avions ? Autre chose ?

Pour le moment, il s'agit seulement d'une alerte/témoignage de réseau social, et non d'un dossier ufologique constitué.

 

REMARQUE :

Ce que montre réellement la photographie

On distingue une traînée blanche, longue, rectiligne et très fine, qui traverse diagonalement le ciel depuis le coin supérieur gauche vers le centre de l'image. Quelques caractéristiques sont importantes :

 

-       La trace est parfaitement linéaire ;

-       Elle ne présente pas de rupture ou de zigzag ;

-       Elle semble légèrement s'élargir et devenir plus diffuse vers sa partie supérieure ;

-       Je ne distingue aucun objet nettement individualisé en tête de traînée ; ( les photos sur Facebook étant retraitées, le format ne permet pas un fort agrandissement, ce qui pose un problème pour voir ce qu’il y a en tête de la trainée.)

-       Il n'y a pas de structure discoïdale, sphérique ou métallique identifiable ;

-       Le ciel présente une luminosité diffuse, compatible avec une photographie prise près du lever du Soleil.

 

Hypothèse :  Probablement un avion à haute altitude, hypothèse à privilégier, classique dans nos cieux, eut être moins au Nigéria !

https://www.facebook.com/LiberianTVPage/posts/early-this-morning-residents-in-the-mont-barclayjohnsonville-belt-woke-up-to-a-s/1504371121699660/

 

 

Chapitre XII  27

25 - LIBYE

Ancienne Colonie Britannique - Italienne

La Libye est un cas à part : ciel le plus clair de Méditerranée, densité 3 hab/km2, mais seulement un peu plus de 10 cas documentés de 1942 à 2025, dont 4 seulement dans la base internationale UFO Hunters, contre 16 pour le Kenya. 

 

Tout tourne autour de Wheelus Air Base. Construite par les Italiens en 1923 comme Mellaha, devenue "a Little America...on the sparkling shores of the Mediterranean" avec 4600 Américains. À partir du 16 novembre 1950, déploiements SAC de bombardiers nucléaires B-50, B-47 en rotation 45 jours pour frappes sur l'URSS. Résultat : la quasi-totalité des cas Blue Book libyens sont militaires :

11 février. 1953 : équipage C-119 USAF voit un disque qui dépasse et pace l'avion entre Tunis et Tripoli 

24 janvier 1956 : radar Wheelus capte objet à 99° azimut 75 miles, tracking 330° à 75 knots 1000 ft pendant 12 min 

1 septembre 1958 00h15 : technicien Philco A.M. Slaton à Wheelus voit objet rond bleu-blanc à vitesses variables 

 

Le cas le plus détaillé est italien, pas libyen : Ain Zara 23 octobre 1954 03h25. En pleine vague de soucoupes en Italie, le Corriere di Tripoli (1911-1960) rapporte qu'un cigare a atterri à 5 km sud de Tripoli, ferme Onorato. Fermier sicilien Carmelo Papotto décrit châssis 2,5m x 3m, forme "aérodynamique car with a tail", 6 hommes en combinaisons jaunâtres, décharge électrique quand il touche l'échelle, traces pneus avec substance bleutée. Archives retrouvées en 2023 à Rome par Edoardo Russo. Analyse actuelle : mythologie de guerre froide (mitrailleuses Browning, antennes radio, pneus de camion) à quelques km de Wheelus, pas rencontre extraterrestre. 

 

Aujourd'hui, trou noir ufologique. Sous Kadhafi 1969-2011 : censure totale, aucun cas publié. Depuis 2011: guerre civile, drones, tirs. Dernier cas significatif : 15 mars 2018 - 00h45 - Tripoli, "une traînée de lumière traînant une boule de feu d'ouest en est... un objet triangulaire est apparu sous ce qui était la boule de feu". Et en 2023, le Centre libyen de télédétection doit démentir : train de 34 satellites Starlink confondu avec OVNI dans l'ouest libyen

 

En résumé : la Libye n'a pas de folklore OVNI indigène, elle a une histoire d'interférence. Le phénomène est fabriqué à 70% par la plus grande base nucléaire américaine de Méditerranée, puis effacé par 50 ans de dictature et de guerre.

 

 

CATALOGUE

AVRIL 1942 - FORTIN AOULEF – SAHARA – LIBYE

Archive Italienne - UFO in Libia qui elle-même reprend Aimé Michel, L'Enigme des Disques Volants, Edizioni Massimo, p.139.

Ce cas est par erreur classé en Libye par différentes sources, mais en fait ce cas se passe en Algérie. Voir le détail du cas sur notre chapitre consacré à l’Algérie.

 

23 OCTOBRE 1954 - TRIPOLI, LIBYE - OBSERVATION D'UN OVNI AU SOL AVEC OCCUPANTS

RAPPORT COMPLET D'INVESTIGATION ETABLI A PARTIR DE NOMBREUSES SOURCES

 

1. FICHE TECHNIQUE DE L'OBSERVATION

Élément

Détail

Date

23 octobre 1954 (des sources mentionnent le 25 !)

Heure

03h00 du matin (peu avant le lever du soleil) - (? risque d’erreur)

Lieu

Campagne de Tripoli, Libye

Témoin

Carmelo Papotto, colon italien, fermier

Type d'événement

Atterrissage - Contact rapproché de 3e type (occupants observés)

Durée totale

Environ 20 minutes

Classification

CE-III (Close Encounter of the Third Kind)

Source principale

Magazine italien Clypeus, n°32 (vol. VIII-1, p.19-20), rubrique "Italian UFO Report" dirigée par Gianni V. Settimo, publié à partir de 1964


Photo 1 - Interprétation de l’objet publiée par Clypeus

2. CONTEXTE ET SITUATION DU TÉMOIN

2.1 Le témoin

Carmelo Papotto était un colon italien exploitant une ferme dans la région de Tripoli. À l'époque des faits, la Libye était encore marquée par la présence italienne (l'Italie avait colonisé la Libye de 1911 à 1943, et de nombreux Italiens y sont restés après la guerre).

 

2.2 Caractéristiques psychologiques du témoin

Selon le récit publié par l'agence ANSA (Agence Nationale Stampa Associata), Carmelo Papotto menait une vie simple à la campagne, sans habitude de lecture des journaux ni de suivi de l'actualité. Il n'avait jamais entendu parler d'OVNIs auparavant, ce qui renforce la crédibilité de son témoignage en éliminant tout biais culturel ou suggestion préalable.

 

2.3 Conditions environnementales

            - Météo : Ciel serein, silence absolu

            - Luminosité : Il faisait encore nuit (03h00), mais l'objet émettait sa propre lumière – le jour se levait             lit-on dans certaines sources – (risque d’erreur si on suit cette information – on ne dispose pas des             coupures de presse de l’époque)

            - Terrain : Champ fraîchement labouré (sol humide favorable à la conservation de traces)

 

3. DÉROULEMENT CHRONOLOGIQUE DÉTAILLÉ

3.1 Premier contact visuel (03h00)

Alors que Carmelo Papotto effectuait sa tournée habituelle dans les logements des ouvriers agricoles, il remarqua quelque chose descendant lentement du ciel, sans aucun bruit. Dans son témoignage, il décrit :

 

§  "Au premier abord, cela ressemblait à un petit fragment lumineux, flottant légèrement et avec précision, comme sous une forme contrôlée par une intelligence artificielle."

 

L'objet a effectué une descente contrôlée et précise avant d'atterrir à quelques mètres de lui.

 

3.2 Description détaillée de l'engin

Caractéristiques générales

Forme : Aérodynamique, profil d'automobile moderne s'effilant à l'arrière avec une queue semblable à un gouvernail

Dimensions : Environ 6 mètres de long sur 3 mètres de large

Structure : Bipartite

Partie inférieure : Surface métallique brillante (aspect aluminium poli)

Partie supérieure : Transparente, composée de panneaux divisés (verre ou matière cristalline)

 

Détails techniques spécifiques

Élément

Description

Train d'atterrissage

Six roues : quatre roues avant groupées par paires, deux roues arrière

Éclairage avant

Deux phares latéraux

Accès

Petite échelle extérieure permettant l'accès à l'intérieur

Partie inférieure

Deux tubes incurvés

Partie supérieure

Deux longues tiges (antennes radio) - une à l'avant, une à l'arrière

Partie arrière

Tubes cylindriques (conduits ou tuyaux d'échappement)

 

Phénomène lumineux

L'engin était enveloppé d'une lumière blanche extrêmement intense, formant un halo d'environ 4 mètres autour de lui. Cette illumination était si puissante qu'elle éclairait le sol comme en plein jour.

 

3.3 Observation des occupants

À travers la partie transparente de l'appareil, Carmelo Papotto distingua six silhouettes. Description détaillée

Tenues vestimentaires

Combinaisons de couleur jaune

Une des silhouettes portait un casque audio

Toutes portaient initialement des masques à gaz couvrant intégralement le visage

Révélation capitale

Soudain, l’un des occupants retira son masque. À sa grande surprise, Carmelo découvrit un visage parfaitement humain. Cette observation est exceptionnelle car elle suggère que les occupants étaient biologiquement humains ou présentaient une apparence humaine indistingable.

 

Activités observées à l’intérieur

Un des occupants effectuait une opération de maintenance technique :

Manipulation d'une pièce circulaire

Retrait et remise en place de cette pièce (test de mécanisme interne)

Port d'un casque équipé de fils et connexions métalliques (appareil technique)

Actionnement d’une commande faisant rabattre un petit couvercle métallique sur la pièce

3.4 Interaction physique avec l’engin

Poussé par la curiosité, Carmelo s’approcha de l’engin et monta une marche de l’échelle pour tenter d’observer l’intérieur. Dès qu’il toucha le métal :

« Il ressentit une violente décharge électrique qui le projeta en arrière, étourdi. »

Après cet incident, un des occupants lui fit signe de s’éloigner à travers la vitre.

 

3.5 Départ de l’engin

            - Après environ 20 minutes d'observation :

            - L'engin commença à s'élever verticalement, toujours en silence

            - Il atteignit environ 50 mètres de hauteur

            - Il accéléra brusquement vers l'est

            - Disparition en quelques secondes

 

Photo 2 : Interprétation par une IA en 2026 de l’observation. On remarquera que suivant l’époque, les interprétations peuvent être bien différentes. Le témoignage reste toujours très fragile.

 

4. CONSÉQUENCES ET INVESTIGATIONS

4.1 Signalement aux autorités

Quelques heures après l'événement, encore sous le choc, Carmelo Papotto signala l'incident aux autorités locales libyennes. Intriguées par son récit, celles-ci dépêchèrent une petite équipe sur place.

 

4.2 Couverture médiatique

La nouvelle se répandit rapidement dans la communauté italienne de Tripoli. L'agence de presse ANSA, qui avait des correspondants sur place, envoya des journalistes à la ferme pour enquêter.

4.3 Preuves matérielles relevées

            - Traces au sol

            - Dans le sol humide du champ labouré, des marques nettes furent découvertes :

            - Largeur des traces : environ 10 centimètres

            - Profil : composé de petits carrés d'environ 3 centimètres chacun

            - Configuration : correspondant à quatre roues avant jumelées et deux roues arrière                               disposées en oblique

            - Empattement : environ 3,30 mètres

 

Cette configuration de traces correspondait parfaitement à la description de l'engin faite par le témoin (six roues avec doublement des roues avant).

Résidus anormaux

Sur certaines parties plus élevées du terrain, les journalistes observèrent des résidus bleuâtres :

-       Des échantillons furent prélevés

-       Envoyés pour analyse en laboratoire

-       Résultats jamais divulgués (disparition ou classification ?)

 

Photo 3 - Le croquis de l’observation imaginé par une IA à notre époque (2026)

5 - ANALYSE COMPARATIVE

5.1 Comparaison avec la base de données ufologique

Critère

Cas Tripoli

Observations typiques de 1954

Durée au sol

20 minutes

Généralement quelques minutes

Nombre d'occupants

6

1-3 en moyenne

Description des occupants

Humains avec masques

Petits êtres, humanoïdes

Traces physiques

Très détaillées

Souvent absentes ou vagues

Interaction électrique

Oui (décharge)

Rare

Couverture médiatique

Oui (ANSA)

Rare en Afrique du Nord

 

5.2 Éléments de crédibilité

Facteurs renforçant la crédibilité :

-       Absence de culture ufologique du témoin (n'avait jamais entendu parler d'OVNIs)

-       Corroboration physique : traces au sol conformes à la description

-       Multiplicité des détails techniques cohérents (roues, échelle, antennes)

-       Prélèvements de résidus (même si résultats non divulgués)

-       Enquête officielle des autorités libyennes

-       Vérification par presse (correspondants ANSA)

Éléments remarquables :

-       La présence de roues est très inhabituelle dans les observations d'OVNIs

-       Les occupants d'apparence humaine contredisent le stéréotype des "petits gris"

-       La décharge électrique au contact suggère un champ énergétique protecteur

5.3 Contexte de la vague de 1954

Cette observation s'inscrit dans la grande vague mondiale de 1954, qui a vu 280 cas recensés en Afrique. Le 23 octobre 1954 se situe en plein cœur de cette période d'intense activité ufologique.

6. DOCUMENTATION ET SOURCES

6.1 Source principale

-           Le récit complet a été publié dans le magazine italien Clypeus, n° 32 (vol. VIII-1, p. 19-20), à partir de 1964, dans la rubrique "Italian UFO Report" dirigée par Gianni V. Settimo.

Sources secondaires

-       Les Dossiers des O.V.N.I. – Henry Durant (Robert Laffont, 1973),

-       Passport to Magonia (Jacques Vallée, 1974)

-       Humanoid Encounters 1960–1964:

-       The Others Among Us (Albert S. Rosales, 2007).

-       Fantastic Enigmas— Bruce F.

6.2 Documents originaux

Ce récit a été établi à partir de :

-       Documents officiels des autorités libyennes locales

-       Informations obtenues par les correspondants de l'agence italienne ANSA

6.3 Conservation du témoignage

Le cas a été préservé dans les archives ufologiques italiennes et cité par divers chercheurs, dont il constitue l'un des dossiers les plus complets pour l'Afrique du Nord dans les années 1950.

7. CONCLUSION

7.1 Importance du cas Tripoli 1954

L'observation de Carmelo Papotto le 23 octobre 1954 près de Tripoli constitue l'un des dossiers les plus complets et les plus détaillés de l'ufologie africaine. Plusieurs facteurs lui confèrent une importance exceptionnelle :

-       Qualité du témoin : Personne simple, sans connaissance préalable des OVNIs, donc peu susceptible d'avoir inventé ou fantasmé

-       Richesse descriptive : Précision technique exceptionnelle sur l'engin (roues, échelle, antennes, éclairage)

-       Corroboration matérielle : Traces au sol conformes à la description, prélevées et documentées

-       Multiplicité des occupants : Six êtres d'apparence humaine, observation rare

-       Interaction physique : Décharge électrique au contact

-       Couverture officielle et médiatique : Enquête des autorités libyennes, reportage ANSA

7.2 Mystères persistants

Plusieurs questions restent sans réponse :

-       Quelle était la nature exacte des résidus bleuâtres prélevés ?

-       Pourquoi les résultats d'analyse n'ont-ils jamais été divulgués ?

-       Qui étaient ces six êtres d'apparence humaine ? Pourquoi certains portaient-ils des masques ?

7.3 Place dans l'histoire ufologique

Ce cas mérite amplement la qualification de "parfait atterrissage" comme Jacques Vallée le qualifiait. Par sa richesse et sa documentation, il reste un classique du contact rapproché de troisième type dans cette région.

  1. ANNEXES

8.1 Chronologie comparative des sources

Source

Date mentionnée

Détails

Recherche web initiale

23 octobre 1954

"Six êtres humains", décharge électrique, traces

Source diverses

23 octobre 1954

Récit exhaustif avec nom du témoin et détails techniques

Magazine Clypeus

23 octobre 1954

Documentation officielle et enquête ANSA

*Note : La différence de date (23 vs 25 octobre que l’on retrouve dans certaines sources) pourrait résulter d'une erreur de retranscription dans certaines bases de données secondaires. La source originale Clypeus/ANSA fait autorité avec la date du 23 octobre. *

8.2 Classification ufologique

Code standard : CE-III (Close Encounter of the Third Kind)
Sous-catégorie : Atterrissage avec traces physiques et interaction avec le témoin

Rapport établi le 16 mars 2026 suivant les recherches utiles et notamment les sources citées en référence :

Sources principales :

-       *Magazine Clypeus, n°32 (vol. VIII-1, p.19-20), 1964*

-       Archives ANSA (Agence Nationale Stampa Associata), correspondants à Tripoli, 1954

-       Documents officiels des autorités libyennes (cités dans Clypeus)

-       Les Dossiers des O.V.N.I. Henry DURANT (Robert Laffont, 1973),

-       Passport to Magonia (Jacques Vallée, 1974)

-       Humanoid Encounters 1960–1964

-       The Others Among Us (Albert S. Rosales, 2007).

-       Fantastic Enigmas — Bruce F.

Avis :

La problématique liée à cette époque particulière ou des observations d’objets volants non identifiés ont été faites par milliers c’est qu’un nombre non négligeable de cas ont présenté des éléments faisant intervenir la présence d’êtres humanoïdes et l’atterrissage d’un objet, souvent en forme de soucoupe. Une sorte de course à « l’exceptionnel » ! La presse dans le monde entier en parlait. Or, avec les années et surtout après le travail d’enquêteurs sérieux spécialisés sur le phénomène ovni, il s’avère qu’un grand nombre de cas ont été démontré comme étant des canulars, des mésinterprétations et autres explications rationnelles.

 

La presse n’est pas un gage de véracité quant à une analyse scientifique car elle ne fait en règle générale que rapporter des faits. Les autorités enquêtent, notent mais ne sont pas habilité à faire des recherches poussées. L’observation de Tripoli est située dans une région lointaine, aucun chercheur sur le phénomène n’a été en mesure de faire une enquête approfondie et sérieuse. Les faits sont donc rapportés tels qu’on peut les trouver sur divers supports, il faut savoir qu’après analyse, seuls un faible pourcentage de cas reste inexpliqué. Le canular est donc possible, mais non démontré.

Étude du GEOS France JM

 

Copie articles de presse de l’époque, Document CISU ET GUSIEPE STILO

 

Toujours sur le cas du 23 OCTOBRE 1954 – TRIPOLI – LIBYE -   un article qqui avait été préparé un collaborateur du GEOS France, plus complet

 

 

LE « CIGARE VOLANT » DE TRIPOLI

Carmelo Papotto et l'étrange rencontre d'Aïn Zara — Libye - 23 octobre 1954 - Une des plus étonnantes rencontres rapprochées de l'Afrique du Nord.

 

Dans l'histoire des observations d'objets volants non identifiés en Afrique, certaines affaires ont acquis une réputation considérable sans que leurs sources originales aient réellement été examinées. Le cas de Carmelo Papotto, près de Tripoli, appartient à cette catégorie.

 

Pendant des décennies, l'affaire a été présentée comme une spectaculaire rencontre rapprochée avec un appareil extraterrestre : un engin métallique aurait atterri de nuit dans une exploitation agricole, six occupants humanoïdes auraient été aperçus à l'intérieur et le témoin aurait reçu une décharge électrique en essayant de monter à bord. Le récit est suffisamment extraordinaire pour avoir été repris par Jacques Vallée, dans Passport to Magonia, par le catalogue HUMCAT du CUFOS, par différentes publications européennes et par les compilations consacrées aux « rencontres rapprochées ».

 

Mais une recherche récente menée à partir des archives de la presse italienne de Libye permet de regarder cette histoire sous un angle beaucoup plus intéressant.

 

En 2023, le chercheur italien Edoardo Russo a retrouvé à la Bibliothèque du ministère italien des Affaires étrangères, à Rome, une collection rarissime du quotidien Corriere di Tripoli. Giuseppe Stilo a ensuite exploité cette documentation pour reconstruire l'histoire publiée sur le site du Centro Italiano Studi Ufologici (CISU). https://www.cisu.org/un-sigaro-volante-e-sceso-a-tripoli/

 

Cette découverte change considérablement la manière dont le cas doit être présenté.

 

1. Tripoli à l'automne 1954 : le contexte est essentiel

Pour comprendre l'affaire Papotto, il faut revenir au contexte de l'année 1954. La Libye n'est plus une colonie italienne. Après la Seconde Guerre mondiale et le traité de paix de 1947, l'Italie a perdu ses possessions africaines. Pourtant, une importante communauté italienne demeure encore en Libye. En 1945, environ 45 000 Italiens vivent encore dans le pays, principalement en Tripolitaine. Cette communauté possède ses propres commerces, exploitations agricoles, journaux et réseaux sociaux.

 



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