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LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
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La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
suite page 02 -
La source historique que j'ai retrouvée est beaucoup plus précise que la
simple mention « UFO in Libya archive ». Le récit apparaît dans le Bulletin des
Liaisons Sahariennes de décembre 1953, soit environ onze ans après les faits.
Il a ensuite été repris par la littérature ufologique, notamment par Michel
1967 et dans un rapport du MUFON-CES consacré aux phénomènes inexpliqués des
années 1940.
Aoulef est aujourd'hui une commune de la wilaya d'Adrar, dans le sud de
l'Algérie, dans la région du Tidikelt. L'Encyclopédie berbère situe également
Quallen dans l'Adrar de l'Ahnet, et indique que les territoires des Touaregs de
l'Ahnet s'étendaient jusqu'à Aoulef et Quallen. Le récit original parle donc du
Sahara algérien sous administration française.
Nous sommes en avril 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le lieu est
: Fort Quallen dans la région de : Adrar-en-Ahnet Le récit publié en 1953 situe
le fort à environ 170 miles au sud d'Aoulef et à environ 100 miles du tropique
du Cancer. Le secteur est extrêmement
isolé. En 1942, le poste comprend notamment : une dizaine de méharistes ; deux
opérateurs radio et un météorologue nommé Martin. Puis, le 4 avril 1942, arrive un détachement
militaire français commandé par : le capitaine Louis Le Prieur Le détachement
devait rester environ trois semaines.
Quelques jours après l'arrivée du détachement, le météorologue Martin
demande au capitaine Le Prieur de regarder le ciel. Il lui montre ce qu'il
considère comme un « étrange planète ». Le phénomène est observé en plein jour.
Selon le récit rapporté en 1953, l'objet ressemble à : un petit morceau
d'aluminium
Il présente donc une apparence : métallique ; brillante / argentée et nettement
visible dans le ciel bleu. Le point
intéressant est que les témoins ne se contentent pas d'un regard à l'œil nu. Ils
utilisent : des jumelles ; des télescopes et un théodolite.
C'est probablement l'aspect le plus intéressant de ce dossier. Les
observateurs essayent de déterminer l'altitude de l'objet. Ils arrivent à une
estimation de : 15 000 à 18 000 pieds soit environ : 4 600 à 5 500 mètres Le
chiffre est évidemment à considérer avec prudence compte tenu des instruments
et des méthodes de mesure de 1942. Mais il est important que les témoins aient
essayé de faire une mesure, plutôt que de simplement décrire une lumière.
Le phénomène semble rester pratiquement au même endroit du ciel et c'est ce
qui intrigue le plus les témoins. Pendant environ : huit heures l'objet semble
conserver la même position générale. Mais les observateurs constatent également
qu'il paraît tourner sur lui-même. Selon leurs mesures au théodolite : trois
rotations en huit heures auraient été observées. Cela correspondrait à une rotation apparente
d'environ 120° en 2 h 40 min. Le phénomène ne semble donc pas être un objet qui
se déplace rapidement dans le ciel. C'est plutôt une présence fixe ou quasi
fixe, dont l'aspect métallique permet de détecter une rotation apparente.
C'est là que l'affaire devient particulièrement intéressante. Le lendemain,
les militaires constatent que : l'objet est encore présent à peu près au même
endroit. Puis, le matin du troisième jour, il a disparu. Nous avons donc :
§ Jour 1 : observation prolongée.
§ Jour 2 : objet toujours présent.
§ Jour 3 : disparition.
C'est précisément cette persistance qui a rendu l'explication astronomique
proposée à l'époque difficile à accepter pour les témoins.
Le capitaine Le Prieur ne garde pas l'affaire pour lui. Il envoie un
télégramme à Alger afin de demander l'avis de spécialistes météorologiques. Il
indique notamment que son groupe d'environ : 40 personnes ont observé le
phénomène. L'affaire est donc transmise à des spécialistes. Selon le récit
ultérieur, des experts de l'Université d'Alger sont consultés.
Et voici le détail extraordinaire du dossier. La réponse donnée aux
militaires est : VÉGA Autrement dit, les spécialistes auraient conclu que le
mystérieux objet métallique n'était pas un appareil mais simplement l'étoile
Véga.
Cette identification est rapportée explicitement dans les sources
ufologiques qui ont repris le récit.
Le capitaine Le Prieur et la majorité des témoins auraient trouvé cette
explication très peu convaincante. Leur objection était simple : Une étoile ne
devrait pas rester au même endroit pendant deux jours. C'est effectivement
l'argument rapporté par la littérature ufologique. Mais cette objection nécessite aujourd'hui une
analyse beaucoup plus nuancée.
L’explication de Vega est possible mais pas sous la forme simpliste «
une étoile immobile pendant deux jours ». C'est ici qu'il faut être très
prudent. Une étoile ne reste évidemment pas réellement immobile dans le
ciel. Mais pour un observateur terrestre, une étoile peut : sembler
relativement stationnaire pendant un certain temps ; être visible dans une
région donnée du ciel sur plusieurs heures ou être particulièrement
brillante lorsqu'elle est proche de certaines configurations d'observation ; Cependant, l'affirmation selon laquelle
Véga aurait pu rester exactement au même endroit pendant deux journées entières
ne tient pas.
Il faudrait connaître :
§ L’heure exacte des observations ;
§ L’azimut ;
§ L’élévation ;
§ La direction du regard ;
§ Les coordonnées précises du fort ;
§ La date exacte ;
§ Les mesures consignées par le théodolite.
Sans ces données, nous ne pouvons pas refaire le calcul astronomique.
À mon avis, Le ballon est une hypothèse qui mérite d'être davantage étudiée.
Le récit décrit : un objet métallique réfléchissant qui semble stationnaire ; tourne
; reste plusieurs heures dans le ciel et il est estimé à quelques kilomètres
d'altitude.
Cela pourrait éventuellement évoquer : un ballon météorologique ou un
ballon captif. Le problème est que les ballons météorologiques modernes étaient
encore relativement peu répandus et que les caractéristiques précises du
matériel météorologique français utilisé au Sahara en 1942 devraient être
recherchées. Et surtout : le météorologue Martin aurait probablement été
particulièrement bien placé pour reconnaître un ballon météorologique. Cela
rend l'hypothèse moins évidente.
Si l'observation est correctement rapportée, les témoins ne disent pas
simplement : « une lumière brillait ». Ils disent qu'un objet présentant un
aspect métallique : tournait autour de son axe. Le théodolite aurait permis de
détecter cette variation. Mais il faut rester prudent. Il pourrait aussi s'agir
d'une variation de réflexion solaire sur un objet ou une surface
réfléchissante. Un objet métallique soumis au vent pourrait produire exactement
ce type d'impression :
Rotation → changement de réflexion → impression
de scintillation ou de mouvement.
Il faut également replacer l'observation dans son contexte. En avril 1942,
l'Afrique du Nord est en guerre. Les militaires français du Sahara savent qu'il
existe : des avions ; des missions de reconnaissance ; des ballons ou des
équipements météorologiques. Mais le Sahara central est extrêmement isolé. Un
objet métallique stationnaire observé pendant des heures était donc
suffisamment inhabituel pour que le capitaine Le Prieur demande une expertise
extérieure.
Je n'ai pas encore retrouvé en ligne le numéro original de décembre 1953 du
Bulletin des Liaisons Sahariennes. Je me base donc pour l'instant sur une source
secondaire qui cite cette publication, notamment le rapport MUFON-CES de 1978.
Celui-ci reproduit le récit avec la référence à Liaisons Sahariennes.
Source : Source historique secondaire : Bulletin
des Liaisons Sahariennes, décembre 1953.
: Michel (1967), MUFON-CES (1978)
3 JUILLET 1952 – ORAN / LA SÉNIA
Un disque argenté observé près de l'aéroport
L'observation se déroule dans la soirée du 3 juillet 1952, (et non pas 2
juillet comme indiqué sur de nombreuses sources) vers 19 heures, dans la région
d'Oran, alors située dans l'Algérie française.
Un mécanicien, qui regagnait son domicile dans une banlieue d'Oran,
remarqua dans la direction de l'aéroport de La Sénia un objet qui attira
immédiatement son attention. Le phénomène est décrit comme un petit disque
argenté, apparemment situé dans le secteur de l'aéroport. Le témoin ne rapporta
pas simplement une lumière fixe. Il décrivit un objet qui semblait manœuvrer
lentement tout en tournant rapidement sur lui-même. Cette impression de
rotation constitue l'un des éléments les plus intéressants du récit.
L'observation aurait duré environ trois minutes. À l'issue de cette
période, l'objet disparut dans la direction de la mer, à l'ouest d'Oran. Une description relativement précise, dans le
témoignage original, tel qu'il fut repris dans le document de renseignement
américain, on donne plusieurs caractéristiques :
-
Forme :
disque ;
-
Couleur :
argentée ;
-
Dimension
apparente : petite ;
-
Mouvement
: manœuvre lente ;
-
Rotation
apparente : rapide ;
-
Durée :
environ trois minutes ;
-
Direction
finale : vers la mer, à l'ouest d'Oran ;
-
Lieu
d'observation : secteur de l'aéroport de La Sénia ;
-
Témoin :
un mécanicien.
Le témoin aurait également précisé que l'objet ne ressemblait ni à un
ballon ni à un avion. Cette appréciation est évidemment subjective, mais elle
fait partie du témoignage original et doit être conservée comme telle.
Le cas devient plus intéressant lorsque l'on examine ce qui fut fait
immédiatement après le témoignage. La source indique que le service
météorologique local fut interrogé et qu'il déclara qu'aucun ballon n'avait été
lancé au moment de l'observation. Cette information est importante parce que
les ballons météorologiques constituent précisément l'une des explications
classiques des « soucoupes volantes » du début des années 1950.
Quelques semaines plus tard, d'ailleurs, le directeur du Bureau
météorologique algérien expliquera plusieurs observations de « soucoupes »
au-dessus d'Alger par des ballons météorologiques équipés de dispositifs
lumineux, lancés depuis Maison-Blanche, Blida et Boufarik. Mais dans le cas de La Sénia, la source
contemporaine affirme que le service météorologique local avait indiqué
qu'aucun ballon n'avait été lancé à ce moment-là.
Il faut toutefois être prudent : cela élimine seulement, dans la mesure où
l'information est exacte, un lancement de ballon météorologique connu
localement. Cela ne permet pas d'éliminer toutes les possibilités de ballon, de
ballon libre provenant d'une autre région, d'aéronef ou de phénomène
astronomique.
Une source américaine contemporaine
(Vous pouvez télécharger le rapport à cette
adresse : https://sentinel-files.com/files/doc-0000015470-sf-2026-000774)
Ce cas présente un avantage exceptionnel pour un catalogue historique : il
n'est pas seulement rapporté par une source ufologique moderne. Il figure dans
un rapport de renseignement américain de la CIA, consacré aux « unconventional
aircraft » observés en Afrique française, en Algérie, en Corse et en Europe
occidentale.
Le rapport est daté du 4 février 1953 et rassemble des informations
publiées dans plusieurs journaux francophones entre juillet et novembre 1952.
La source précise cependant très clairement :
« THIS IS UNEVALUATED INFORMATION »
Autrement dit, il s'agit d'une information recueillie et rapportée, mais
qui n'a pas été évaluée ou authentifiée par la CIA comme phénomène
extraordinaire.
Pourquoi la CIA s'intéressait-elle à cette observation ? Il faut replacer
l'affaire dans son contexte. Nous sommes en 1952, année qui connaît une
succession spectaculaire de signalements de « Flying saucers » aux États-Unis
et dans plusieurs pays. La CIA surveille alors la multiplication des rapports
concernant des appareils ou phénomènes aériens inhabituels, notamment en raison
de leurs possibles implications militaires. Le rapport américain rassemble
ainsi plusieurs observations :
-
Dakar, le
3 juillet 1952 ;
-
Oran, le 3
juillet 1952 ;
-
Corse,
octobre 1952 ;
-
Côte
algérienne, octobre 1952 ;
-
Plusieurs
observations européennes.
Le cas d'Oran n'est donc pas isolé dans le document : il appartient à une
petite série internationale de signalements d'objets aériens inhabituels
recueillis par les services américains.
Le contexte du 3 juillet 1952
Un détail mérite également d'être souligné. Le même jour, à Dakar, un
responsable technique d'une station de radiodiffusion avait observé vers 6 h 08
un autre phénomène décrit comme un objet plat et effilé, extrêmement rapide et
laissant une traînée rougeâtre avec une teinte bleutée. Le journaliste de
Paris-Dakar avait toutefois proposé une explication beaucoup plus
conventionnelle : un météore. Quelques
heures plus tard, à environ 4 000 km de là, le mécanicien d'Oran signalait donc
un phénomène totalement différent : un disque argenté se déplaçant lentement. Cette
juxtaposition est intéressante, mais il ne faut surtout pas en déduire qu'il
s'agissait du même objet.
À partir des informations disponibles, cette observation n’a pas été
identifiée à ce jour. Mais plusieurs hypothèses peuvent être envisagées.
1. Un avion
Possible en principe, particulièrement à
proximité d'un aéroport.
Mais le témoin affirme avoir distingué un petit
disque argenté et un mouvement de rotation apparent. La description n'est pas
particulièrement compatible avec un avion classique, sans toutefois permettre
de l'exclure.
2. Un ballon
C'est une hypothèse naturelle en 1952.
Mais la source indique que la station
météorologique avait déclaré qu'aucun ballon n'avait été lancé à ce moment-là.
Cela rend l'hypothèse d'un ballon météorologique localement lancé moins
convaincante, sans l'éliminer totalement.
3. Un phénomène astronomique
Une planète ou un astre brillant peut parfois
être perçu comme un objet lumineux, mais la description d'un disque argenté
manœuvrant lentement et tournant rapidement est difficile à concilier avec une
étoile ou une planète.
4. Une illusion de perception
C'est une possibilité sérieuse.
À une distance inconnue, l'estimation de la
forme, de la rotation et de la vitesse d'un petit objet peut être fortement
affectée par le mouvement du témoin ou par les conditions atmosphériques.
5. Objet réellement non identifié
C'est finalement la conclusion historiquement
la plus prudente :
L’objet n'a pas été identifié à partir des
informations conservées.
Mais « non identifié » ne signifie pas «
extraterrestre ».
Un cas intéressant, mais pas une preuve d'engin extraordinaire
Classification et caractéristiques du cas :
|
Critère |
Évaluation |
|
Date |
3 juillet 1952 |
|
Heure |
19 h 00 |
|
Lieu |
Oran, secteur de La Sénia |
|
Témoin |
1 mécanicien |
|
Forme |
Disque |
|
Couleur |
Argentée |
|
Mouvement |
Lent, avec rotation apparente rapide |
|
Durée |
≈ 3 minutes |
|
Direction finale |
Vers la mer |
|
Radar |
Non |
|
Photographie |
Non |
|
Témoins multiples |
Non |
|
Vérification météo |
Oui, selon la source |
|
Enquête militaire connue |
Non |
|
Source contemporaine |
Paris-Dakar, 4 juillet 1952 |
|
Source secondaire institutionnelle |
Rapport CIA de 1953 |
|
Explication certaine |
Aucune |
|
Niveau documentaire |
B |
.
Sources : Article : Oran Républicain, 16 août 1952
https://sentinel-files.com/files/doc-0000015470-sf-2026-000774?utm_source=chatgpt.com
08 AOUT 1952 ALGER - BALLON
SONDE - ALGERIE
Observation identifiée – voir
l’articles en illustrations
12 AOUT 1952 – AÏN SEFRA - ALGERIE
Un agent des chemins de fer aurait observé dans le ciel une boule de feu
apparaissant sur fond nuageux. Le phénomène aurait : traversé le ciel d'est en ouest,
il aurait aussi laissé une trainée rose lumineuse, semblé augmenter de volume, puis
se serait brusquement arrêté, serait devenu rouge et aurait semblé exploser
sans produire de bruit.
Interprétation possible
Ce témoignage ressemble fortement à un bolide, même si l'arrêt apparent et
l'absence de bruit ont intrigué le témoin.
13 AOUT 1952 – CONSTANTINE / PHILIPPEVILLE – GUELMA
- ALGERIE
C’est une mini-vague du 12 au 14 août 1952 dans tout l'Est
algérien, enregistrée à la fois par la CIA et par le Project Blue Book sous le
numéro 8773924 - Constantine-Algeria. C'était en pleine vague mondiale de
1952 (Washington DC), et la CIA surveillait tout le Maghreb français.
Les 3 observations autour du 13 août 1952
Tout vient du même document déclassifié CIA : "LUMINOUS OBJECTS
SEEN OVER ALGERIA - Oran, Oran Républicain, 16 Aug 52" -
Rapport OO-V-24629 :
12 août 1952 - Nuit - Aïn Sefra (Sud-Ouest) - ALGERIE
À Ain Sefra, dans la nuit du 12 août 1952, un agent ferroviaire a vu une
boule de feu apparaître soudainement sur un fond nuageux, traversant le ciel
d'est en ouest et laissant derrière elle une traînée rose lumineuse.
Apparemment en augmentant de volume, l'objet s'arrêta brusquement, devint rouge
vif et sembla exploser, mais l'observateur n'entendit aucun bruit. Traduit de
l’anglais.
Boule de feu apparue soudainement sur fond nuageux, traversée Est-Ouest
avec traînée rose lumineuse, grossit, s'arrête net, devient rouge vif et semble
exploser - sans bruit.
14 août 1952 -
21h15 - Constantine -> Guelma
À 21h15 le 14 août 1952, deux personnes dans la ville de Constantine virent
un objet lumineux voler à grande vitesse vers Guelma. Selon les témoins,
l'appareil, qui ne ressemblait en rien à une soucoupe volante, émettait une
lumière très intense. Au moment où cela s'est produit, le bureau météorologique
local n'avait lancé aucun ballon météorologique.
Deux personnes à Constantine voient un objet lumineux à très haute vitesse
filant vers Guelma. Les témoins précisent : aucune ressemblance avec une
soucoupe, lumière très vive. Vérification faite : le bureau météo local n'avait
lancé aucun ballon-sonde.
14 août
1952 - 19h20 - Philippeville (aujourd'hui Skikda) - Quais
Le même jour, à 19h20, de
nombreuses personnes aux quais de Philippeville virent dans le ciel un énorme
disque rouge allant du nord à l'ouest, laissant derrière elles une traînée
verdâtre.
Même jour, 2 heures plus tôt,
foule sur les docks de Philippeville : énorme disque rouge allant du Nord vers
l'Ouest, traînée verdâtre derrière lui.
Ces deux derniers cas du 14
août forment exactement le triangle Constantine - Philippeville – Guelma..
Le rapport Blue Book les a regroupés sous un seul dossier car même zone, même
soirée.
Pourquoi c'est important
C'est une observation multi-villes, multi-témoins (cheminot à Aïn
Sefra + 2 témoins à Constantine + foule aux docks de Philippeville) en 48h Elle
est dans les "CIA UFO Documents" déclassifiés en 1978 et
dans le Project Blue Book - donc considérée comme
"unidentified" à l'époque, pas comme ballon ou avion. Elle s'inscrit
dans la vague d'août 1952 au Maroc/Algérie : 2 août Moulay Bousselham disque
rouge centre bleuâtre, 21 septembre Casablanca 6000 spectateurs au stade de
boxe voient un cigare lumineux avec traînée argentée, etc.
Source : Le
PDF original du Blue Book est téléchargeable ici :
Project Blue Book report - 1952-08-8773924-Constantine-Algeria.pdf sur Wikimédia
Commons / Internet Archive (5 pages, 754 Ko) - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Project_Blue_Book_report_-_1952-08-8773924-Constantine-Algeria.pdf
01 OCTOBRE 1952 – BOUFARIK - ALGERIE
Boufarik est une commune de la wilaya de Blida, située à 14 km de Blida et
à 35 km d’Alger. Elle abrite une base aérienne regroupant les escadres de
transport tactique de l’armée de l’air algérienne.
À cette époque, j’étais militaire dans l’armée de l’air, affecté à
Boufarik. J’avais 20 ans. Un jour, avec un ami — également militaire — nous
étions sortis et nous nous trouvions près du cimetière de l’Est. Le ciel était
parfaitement dégagé, sans nuages, et il devait être environ 16 h 30. En levant
les yeux, mon attention fut soudain attirée par un objet lumineux, brillant
comme de l’inox, situé à très haute altitude.
Ce qui m’a frappé, c’est que l’objet se déplaçait à une vitesse assez
rapide, apparemment supérieure à celle d’un avion. Il venait du sud et se
dirigeait vers le nord. Sa trajectoire était d’abord rectiligne, puis, au bout
d’une minute environ, il a semblé descendre par étapes, par sortes de
« sauts », comme s’il tombait verticalement vers le sol. Avec mon collègue,
nous étions incapables d’identifier cet objet. Pourtant, nous avions l’habitude
d’observer des avions et de reconnaître ce qui évoluait dans le ciel. Si
j’étais personnellement affecté à un poste au sol, mon ami, lui, pilotait
régulièrement des avions classiques (ni bombardiers ni chasseurs) dans le cadre
de ses fonctions.
L’objet descendait donc par bonds successifs, à la verticale, sans avancer,
puis s’est immobilisé deux secondes plus tard à une altitude beaucoup plus
basse. Il apparaissait aussi gros que la pleine lune, en apparence, mais
semblait plus proche. Sa forme évoquait un cigare, pas très long mais assez
large en son centre. J’estime sa hauteur à environ 500 à 700 mètres. Son aspect
restait brillant, couleur inox, entre gris et blanc.
Nous l’avons observé encore au moins deux minutes, immobile. Puis il s’est
mis à avancer vers le nord, en direction de la mer, à une vitesse relativement
rapide. Il a rapidement pris de l’altitude, là encore par bonds successifs.
Nous l’avons vu s’élever verticalement tout en s’éloignant, jusqu’à devenir un
simple point lumineux qui a disparu au loin.
La journée était légèrement ensoleillée, sans vent, sans nuages. La
température devait être d’environ 20 degrés. La durée totale de l’observation
n’a pas dépassé cinq minutes.
Depuis près de trente ans, cette observation est restée gravée dans ma
mémoire. Malgré le temps, j’y repense parfois et je me demande toujours ce que
j’ai pu voir. Quoi qu’il en soit, il s’agissait d’un objet matériel : ce
n’était ni un phénomène lumineux ni un gaz, mais bien un objet solide reflétant
la lumière du soleil. Ce n’était évidemment pas un avion : ni la forme, ni le
comportement, ni les mouvements verticaux par « sauts » ne correspondent à un
appareil connu. Aucun avion ne brillerait de cette manière. Parmi les engins
volants de l’époque, je n’en connais aucun qui lui ressemble.
Nous n’avons pas signalé cette observation aux autorités, par crainte du
ridicule et pour éviter d’éventuels ennuis.
Courrier du 30 mars 1977 adressé à la revue Hypothèses Extraterrestres du
GEOS France, par M. H. Millet – Paris 12ᵉ.
6 OCTOBRE 1952 — SIDI FERRUCH / SAINT-EUGÈNE - ALGERIE
C'est un cas CIA officiel — et il est pile dans la même vague que
Constantine/Philippeville d'août 1952.
6 Octobre 1952 - 18h30 - Sidi Ferruch / Saint-Eugène
Source exacte : Journal L'Echo
d'Alger du 7 Octobre 1952, repris tel quel par la CIA dans le rapport
déclassifié OO-W-25291 / DOC_0000015470 "REPORTS OF
UNCONVENTIONAL AIRCRAFT IN FRENCH AFRICA, CORSICA, AND WESTERN EUROPE"
DESCRIBE UNUSUAL OBJECT
FLYING ALONG ALGERIAN COASTLINE -- Algiers, L'Echo d'Alger, 7 Oct 52... On 6
October 1952, at 1830 hours, a luminous object was seen flying for several
seconds along the western coastline of Algeria, above Sidi Ferruch and Saint
-
Details de la forme :
-
Numerous witnesses described it as cigar-shaped and
enveloped in orange flames
Traduction complète du rapport CIA :
Le 6 octobre 1952, à 18h30, un objet lumineux a été vu volant pendant
plusieurs secondes le long de la côte ouest de l'Algérie, au-dessus de Sidi
Ferruch et Saint-Eugène. De nombreux témoins l'ont décrit comme en forme de
cigare et enveloppé de flammes orange.
Contexte :
Lieu : Sidi Ferruch (aujourd'hui Sidi Fredj) et Saint-Eugène
(aujourd'hui Bologhine) — c'est la côte ouest d'Alger, 20 km de côte. Site
historique du débarquement français de 1830.
-
Heure
: 18h30, donc crépuscule, très bonne visibilité.
-
Témoins
: "Numerous witnesses" — pluriel, sur deux villes côtières
différentes, donc observation en vol horizontal le long de la côte, pas
ponctuelle.
-
Durée
: Plusieurs secondes, vol rapide.
-
Forme
: Cigare / cigar-shaped — même type que les objets vus à Oran en août 1952
et à Casablanca le 21 septembre 1952.
Le même rapport CIA liste juste avant, dans la même page, le cas du 2
octobre 1952 à 20h00 en Corse : objet en forme de fuseau lumineux
voyageant silencieusement du sud-ouest au nord-est, visible 1 minute.
On 6 October 1952, at
1830 hours, a luminous object was seen flying for several seconds along the
western coastline of Algeria, above Sidi Ferruch and Saint Eugene. Numerous
witnesses described it as cigar-shaped and enveloped in orange flares
C'est donc le 3ème cas officiel de la côte algéroise en
1952 après :
3 juillet 1952 19h00 Oran - disque argenté qui manœuvre
3 min vers la mer
12 août 1952 Aïn Sefra - boule de feu traînée
rose qui explose
14 août 1952 Constantine/Guelma + Philippeville
disque rouge traînée verte
Le directeur du bureau météo d'Alger avait tenté à l'époque d'expliquer les
cas d'Alger par des ballons-sondes lancés entre 20h00 et 20h30 depuis Maison
Blanche, Blida et Boufarik avec dispositif lumineux, mais ce cas de 18h30 à
Sidi Ferruch est 2 heures avant les lâchers et le long de la côte,
pas au-dessus d'Alger.
Echo d’Alger cité et Rapport de la Cia.
14 OCTOBRE 1952
– AÏN EL-ARAB, PRÈS DE CONSTANTINE - ALGERIE
Source très ancienne Un disque lumineux traverse le ciel d’ouest en est - L'observation
est donnée comme ayant eu lieu le 14 octobre 1952 à 19 h 30, à Aïn el-Arab,
dans le département de Constantine, alors en Algérie française.
La description conservée est extrêmement brève : un disque lumineux
traverse le ciel d'ouest en est. Le phénomène est indiqué comme non identifier.
La source la plus précise que j'ai retrouvée est l'ouvrage d'Aimé Michel,
Lueurs sur les soucoupes volantes. Michel reproduit une série d'observations
provenant de la Météorologie nationale en Afrique du Nord. Il précise que ces
témoignages sont particulièrement intéressants parce que les météorologistes
disposent d'une formation leur permettant de connaître les phénomènes
atmosphériques courants, tout en rappelant qu'il ne faut pas transformer leurs
observations en « vérités scientifiques ».
Dans cette série, il donne notamment :
-
25 juillet
1952 – Palat, département d'Oran : objet lumineux en forme de cigare, quatre
témoins ;
-
10 octobre
1952 – centre météorologique de Sully, près de Sidi-Bel-Abbès : objet en forme
de cigare passant au-dessus du centre ;
-
14 octobre
1952 – Aïn el-Arab, près de Constantine : disque lumineux traversant le ciel
d'ouest en est à 19 h 30 ;
-
5 mai 1953
– Tabarourt, Grande Kabylie : phénomène laissant une traînée blanche.
Cette succession est importante : le cas d'Aïn el-Arab ne semble donc pas
être une invention récente d'un catalogue Internet. Il appartient à une
ancienne compilation française de témoignages météorologiques nord-africains.
Une observation extrêmement simple… et justement intéressante
Contrairement à certains récits de 1952 décrivant des objets effectuant des
évolutions extraordinaires, le témoignage d'Aïn el-Arab est remarquablement
sobre.
Il n'est pas question :
-
D’atterrissage
;
-
D’humanoïdes
;
-
De bruit ;
-
De
changement brutal de direction ;
-
D’accélération
spectaculaire ;
-
De
faisceau lumineux ;
-
De traces
au sol.
Nous avons simplement : un disque lumineux traversant le ciel d'ouest en
est. Cette sobriété est intéressante historiquement. Le témoin ne semble pas
avoir cherché à construire une histoire spectaculaire autour de l'observation.
Mais elle constitue également la principale faiblesse documentaire du
dossier : nous ne connaissons pas, dans la source retrouvée, l'identité du
témoin, sa profession exacte, la durée de l'observation, son altitude estimée,
sa taille angulaire ou les conditions météorologiques détaillées.
C'est probablement le point le plus important : le rôle de la
Météorologie nationale Aimé Michel présente ces observations comme provenant de
la météorologie nationale en Afrique du Nord. Il insiste sur le fait que les
météorologistes sont des observateurs particulièrement intéressants parce
qu'ils connaissent les phénomènes atmosphériques susceptibles de produire des
apparences inhabituelles. Cela ne
signifie évidemment pas que le météorologiste qui aurait observé Aïn el-Arab
était nécessairement capable d'identifier tout phénomène aérien. Mais cela
donne au témoignage un intérêt supérieur à une simple rumeur recueillie
plusieurs décennies plus tard.
Peut-on identifier le phénomène ?
Avec les données actuellement retrouvées, il est impossible de conclure. Plusieurs
explications restent envisageables.
-
Un
avion
C'est une possibilité à considérer, notamment
parce que le phénomène est observé dans une région où l'aviation militaire et
civile est active.
Cependant, la description de « disque lumineux
» ne permet pas de confirmer cette hypothèse.
-
Un
ballon météorologique
C'est également une hypothèse importante pour
les observations de 1952.
Les ballons météorologiques étaient
suffisamment nombreux pour être fréquemment pris pour des « soucoupes ». Et
l'environnement météorologique est particulièrement important dans l'analyse de
ces témoignages.
Mais ici encore, aucune information ne permet
d'affirmer que le phénomène était un ballon.
-
Un
phénomène astronomique
Une étoile ou une planète brillante pourrait
être perçue comme une lumière se déplaçant lorsque l'observateur lui-même
change de position, mais la source parle explicitement d'un disque lumineux
traversant le ciel.
Sans durée ni vitesse apparente, il est
impossible de tester sérieusement cette hypothèse.
-
Un
phénomène météorologique
Possible également, mais la description est
trop pauvre pour identifier un phénomène précis.
Le contexte est également intéressant, un cas situé au cœur de la vague
d'octobre 1952 L'observation d'Aïn el-Arab intervient pendant une période de
forte multiplication des témoignages de « soucoupes volantes » en France et en
Afrique du Nord. Quelques jours auparavant, le 10 octobre, le centre
météorologique de Sully, près de Sidi-Bel-Abbès, avait lui-même signalé un
objet en forme de cigare passant au-dessus du centre météorologique. Le cas d'Aïn el-Arab appartient donc à une
petite série nord-africaine documentée par des sources météorologiques. Il ne
faut toutefois pas parler automatiquement de « vague algérienne » sur la seule
base de ces deux observations : il faudrait reconstituer l'ensemble des
signalements de septembre-octobre 1952 pour pouvoir employer cette expression
avec rigueur.
FICHE DE L’OBSERVATION :
|
Élément |
|
Donnée |
|
Date |
|
14 octobre 1952 |
|
Heure |
|
19 h 30 |
|
Lieu |
|
Aïn el-Arab, département de Constantine |
|
Pays actuel |
|
Algérie |
|
Phénomène |
|
Disque lumineux |
|
Trajectoire |
|
Ouest → Est |
|
Durée |
|
Non précisée |
|
Vitesse |
|
Non précisée |
|
Altitude |
|
Non précisée |
|
Couleur |
|
Lumineuse / non précisée |
|
Bruit |
|
Non précisé |
|
Nombre de témoins |
|
Non précisé dans la source retrouvée |
|
Radar |
|
Aucun |
|
Photographie |
|
Aucune connue |
|
Enquête |
|
Non retrouvée |
|
Explication |
|
Non déterminée |
|
Source historique |
|
Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes |
|
Origine du témoignage |
|
Météorologie nationale d'Afrique du Nord |
|
Statut |
|
Non identifié |
|
Fiabilité documentaire |
|
C/B selon la source primaire à retrouver |
Source : Aimé MICHEL – LUEURS
SUR LES Soucoupes Volantes
DECEMBRE 1953 ALGER ET PLUSIEURS
REGIONS - ALGERIE
Le document de la CIA Nr 00-W-30339 rendu public mentionne un cas algérien
: en décembre 1953, un objet décrit comme « cigar-shaped, » volant à
haute altitude et laissant une traînée de fumée, aurait été observé par des
milliers de personnes dans plusieurs régions d'Algérie.
Nous n’avons pas d’autres informations sur ce cas. :
16 JANVIER 1954 Oued Hamimime – - ALGERIE
Observation similaire à celle de Saint Arnaud le 18 janvier 1954. (Doc : CIA Rapport
OO-W-30757 du 30 juin 1954 "SIGHTINGS OF UNIDENTIFIED FLYING OBJECTS
19 JANUARY-15 MAY 1954" -) le 16 janvier à 14h00, la station
météo d’Oued Hamimime (aéroport près de Constantine) observe aussi une
double traînée à 14h00 mais conclut "fumée d'avion à grande
altitude".
18 JANVIER 1954 –
SAINT-ARNAUD / SÉTIF / OULED DJELLAL - ALGERIE
Les incidents survenus le 18 janvier 1954 en
Algérie (alors sous administration française) regroupent une série
d'observations d'objets volants non identifiés rapportées le même jour dans
plusieurs localités proches du Constantinois et des Aurès-Nememcha, notamment à
Saint-Arnaud (aujourd’hui El Eulma), dans le secteur de Sétif, et plus au sud à
Ouled Djellal.
Cette journée s'inscrit dans
la grande vague d'observations mondiales de 1954, qui a précédé la vague
majeure de l'automne 1954 en France et en Afrique du Nord.
Source exacte: CIA Rapport
OO-W-30757 du 30 join 1954 "SIGHTINGS OF UNIDENTIFIED FLYING OBJECTS
19 JANUARY-15 MAY 1954" - Article original La Dépêche de Constantine
du 19 Janvier 1954: "FLYING OBJECT REPORTED OVER THREE
CONSTANTINE-DEPARTMENT TOWNS"
1. 13h30 – Saint-Arnaud (aujourd'hui El Eulma)
Rapport Américain : À 13h30 le 18 janvier, de nombreuses personnes à
Saint Arnaud observèrent un objet laissant une double traînée de fumée blanche,
décrivant un immense cercle au-dessus de la ville. Plusieurs officiers à La
Remonte entendirent même un bruit étrange émis par l'objet, qui semblait venir
du nord.
Il est aussi décrit comme : Plusieurs habitants et notables locaux ont
rapporté avoir aperçu dans le ciel un engin luminescent de forme circulaire ou
lenticulaire se déplaçant à haute altitude. L'objet émettait une forte clarté
(décrite selon les témoins comme un disque orange clair ou blanc-bleuté). Il
effectuait une trajectoire rectiligne à une vitesse constante supérieure à
celle des avions à hélice de l'époque, sans émettre le moindre bruit de
motorisation. Des habitants
le décrivent comme un objet laissant une double traînée blanche et décrivant un
immense cercle au-dessus de la ville. Des militaires auraient également entendu
un bruit étrange. Une station météorologique proche de Constantine aurait
observé une double traînée mais l'aurait attribuée à un avion volant à haute
altitude.
Un autre document américain de la CIA déclassifié, le 00-W-30339 évoque cette observation et nous
apprend : Le 12 janvier 1954, une autre observation avait été rapportée
dans le département de Constantine, à Saint-Arnaud. La CIA cite alors La Presse
de Tunisie du 16 janvier 1954 : plusieurs personnes, dont le directeur de
l'école Clemenceau et des membres de son personnel et de ses élèves, auraient
observé un disque lumineux se déplaçant d'ouest en est et laissant derrière lui
de longues traînées ressemblant à des rubans. La météo et la visibilité étaient
décrites comme excellentes.
2. 14h30 – Sétif (30 km au sud-ouest de Saint-Arnaud)
Rapport américain : À 14h30, les habitants de Setif virent un objet arriver
de l'est, émettant des traînées de fumée bleuâtre et se déplaçant relativement
lentement. Après avoir tourné au-dessus de la ville pendant plusieurs secondes,
il se dirigea soudainement à grande vitesse vers Saint-Arnaud. La plupart des
spectateurs la décrivaient comme ayant la forme d'un cigare et volant en haute
altitude.
Une autre description : Vers 14 h 30, d’autres habitants décrivent un objet arrivant de l'est avec des traînées bleutées. Il aurait :
-
Évolué
relativement lentement ;
-
Effectué
un cercle au-dessus de la ville ;
-
Puis
serait reparti vers Saint-Arnaud à très grande vitesse
Description majoritaire : en forme de cigare, haute altitude.
3. 16h45 – Ouled Djellal (200 km au sud-ouest de Sétif)
Rapport américain : Enfin, à 16h45 le même jour, un grand objet lumineux de
forme rectangulaire fut aperçu au-dessus d'Ouled Djellal (à 200 kilomètres au
sud-ouest de Setif) pendant plus de 30 minutes suivant une trajectoire
rectiligne
Une observation similaire a
été transmise ce même jour, faite à 16 h
45, par des témoins situés dans les zones arides du Sud constantinois, à
la lisière des Biskra/Ouled Djellal.
Les témoins selon cette source ont décrit un bolide lumineux ou un disque
traversant le ciel d'est en ouest. Certains récits mentionnent un changement
brutal de cap ou une accélération soudaine avant sa disparition à l'horizon.
Bilan : Un même objet (ou 3 objets liés) qui fait un circuit de 200 km
en 3 heures dans le Constantinois, avec 2 types de formes décrites le même jour
(cigare à Sétif / rectangulaire à Ouled Djellal), double traînée blanche puis
bleuâtre, et son entendu par des militaires.
Analyse et hypothèses avancées
À l'époque, ces événements ont fait l'objet de rapports
d'infraction/d'observation de la part des autorités de la Gendarmerie nationale
française et des services d'aviation militaire basés dans le Constantinois.
Hypothèse météoritique : Rentrée atmosphérique : Une part importante
des observations simultanées sur un grand axe géographique (Sétif –
Saint-Arnaud – Ouled Djellal) s’explique fréquemment par le passage d'un bolide
très lumineux (météore) traversant la haute atmosphère. La fragmentation ou la
vitesse élevée d'un météore produit exactement le type de halo
orange/blanchâtre décrit.
Hypothèse de ballons sondes : phénomènes atmosphériques : La météo de
haute altitude et les lâchers de ballons scientifiques ou militaires (notamment
météorologiques) ont également été évoqués par les autorités pour certaines
observations de la région à cette période.
Hypothèse ufologique : Pour les chercheurs spécialisés dans l'histoire des
OVNI, ces observations simultanées du 18 janvier 1954 font partie d'un
"alignement" ou d'un passage au-dessus du territoire algérien
marquant le début de l'augmentation des signalements de "soucoupes
volantes" enregistrés tout au long de l'année 1954 en Afrique du Nord. On
avance aussi l’hypothèse d’un avion, possible selon certaines descriptions. Le
manque d’information ne nous permet pas d’analyser ces observations, le rapport
américain est succinct et la presse donne peu d’information.
27JANVIER 1954 — ALGER
/ CAP MATIFOU - ALGERIE
L’événement est mentionné dans un document de renseignement de la CIA
aujourd’hui déclassifié, consacré aux observations de phénomènes aériens
signalées entre décembre 1953 et mars 1954. Le document porte la référence
00-W-30339 et est daté du 26 mai 1954. Il précise toutefois que les
informations qu’il rassemble sont des informations de presse non évaluées. Le
renseignement américain indique que l'information provenait du Journal d'Alger
du 28 janvier 1954.
Selon cette source :
-
Date : 27
janvier 1954
-
Lieu :
Alger, Algérie
-
Heure : 15
h 25 dans la source américaine — et non 15 h 15. Il est donc possible que
certaines sources françaises ou ufologiques aient retenu 15 h 15.
-
Nombre de
témoins : plusieurs personnes
-
Aspect :
objet rond, lumineux, jaune-orangé
-
Trajectoire
: en direction du Cap Matifou
-
Évolution
apparente : l'objet semblait grossir progressivement
-
Taille
apparente maximale : environ deux à trois fois le diamètre apparent du Soleil
Fin de l'observation : l'objet diminua ensuite d'apparence et disparut à
l'horizon, donnant l'impression de « sombrer » dans la mer.
Il s'agit donc bien d'une observation documentée, et non d'un cas apparu
récemment dans les bases Internet. Un élément particulièrement important : la
source primaire
Le document de la CIA est intéressant parce qu'il permet de remonter à la
source journalistique contemporaine : Le Journal d'Alger, 28 janvier 1954 Le
texte de la CIA est très bref et ne fournit malheureusement ni les noms des
témoins, ni leur profession, ni leur position exacte à Alger, ni la durée de
l'observation. Il ne dit pas davantage si une enquête locale fut effectuée.
C'est une limite importante : nous sommes en présence d'une information de
presse reprise par un service de renseignement, et non d'un rapport d'enquête
militaire ou scientifique. La CIA elle-même classe l'information comme non
évaluée.
Une possible explication astronomique ?
Il faut être prudent ici. L'aspect jaune-orangé, l'éclat et surtout la
disparition apparente vers l'horizon pourraient faire penser à un phénomène
astronomique, éventuellement à un astre très brillant observé dans des
conditions atmosphériques particulières, ou à un météore. Mais la description
pose quelques difficultés. Un météore classique se déplace généralement très
rapidement et produit une trajectoire apparente relativement brève. Ici, la
description insiste sur un objet qui semble grossir, puis rétrécir, avant de
disparaître vers l'horizon en direction de la mer.
Une autre possibilité serait un objet aérien conventionnel vu à grande
distance, dont la perception de la taille et de la distance aurait été
fortement déformée. Cependant, la documentation disponible ne fournit pas
suffisamment d'éléments pour retenir cette hypothèse. Il faut donc éviter de
transformer automatiquement le phénomène en « engin extraterrestre », mais il
serait également excessif de prétendre que nous disposons aujourd'hui d'une
identification certaine.
J'ai également trouvé dans les archives administratives françaises la trace
de fonds d'archives du préfet d'Alger pour janvier 1954, ainsi que des dossiers
des Renseignements généraux couvrant cette période. Le répertoire indique
notamment un dossier 91 1K 375 — janvier 1954, dans la série des documents
chronologiques du cabinet du préfet d'Alger. Cela ouvre une piste de recherche
beaucoup plus intéressante :
il pourrait être possible de rechercher une éventuelle trace de
l'observation dans les archives administratives ou policières françaises
d'Alger, notamment dans les rapports quotidiens ou les coupures de presse
conservées par les services de la préfecture.
Autrement dit, nous avons :
-
Le
témoignage journalistique contemporain — Le Journal d'Alger, 28 janvier 1954.
2. La reprise par la CIA dans un document de renseignement déclassifié.
3. Une date, une heure, une direction et une description relativement précises.
4. Un contexte de plusieurs observations en Algérie au cours des semaines
précédentes.
5. Des fonds d'archives françaises de janvier 1954 qui pourraient
éventuellement permettre de retrouver des documents supplémentaires.
Attention enfin à la date/heure : la source CIA donne 15 h 25, alors que d’autres
sources indiquent 15 h 15. Il faut signaler ce fait et indiquer : « vers 15 h
25 (15 h 15 selon certaines sources secondaires) », tant que l'édition
originale du Journal d'Alger n'a pas été consultée directement.
Source : - https://www.ufoscans.com/non-orbit-sightings-of-unidentified-flying-objects-10-december-1953-2-march-1954-doc-0005516171/ pour les documents de la CIA a télécharger.
-
https://files.bluebookfiles.org/pdfs/1953.00%20-%20NARA%20-%20CIAUFO%20-%20NON-ORBIT%20SIGHTINGS%20OF%20UNIDENTIFIED%20FLYING%20OBJECTS%2C%2010%20DECEMBER%201953-2%20MARCH%201.pdf POUR LE DOCUMENT W 30339 de la CIA.
-
https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516171.pdf
- Le même document W 30339 disponible chez Black Vault
- https://fr.scribd.com/document/798852664/Franom-01230-All
Informations sur les archives du Préfet d’Alger.
11 OCTOBRE 1954
- LAVARANDE – ORAN - ALGERIE,
Le cas n° 237 du catalogue d'atterrissages et
d'observations au sol de Jacques Vallée (Passport to Magonia / Pasaporte a
Magonia, 1969) fait référence à l'événement suivant :
Date : 11 octobre 1954
Lieu : Lavarande (Algérie)
Description : Deux camionneurs, Gaston Breau et Amoura,
circulaient à bord d'un camion-citerne chargé d'essence sur une route près de
Lavarande. Un grand disque volant à très basse altitude est apparu au-dessus de
la route. Effrayés par l'engin, les deux hommes ont abandonné leur véhicule et
se sont enfuis à travers champs pendant que l'objet continuait sa trajectoire
en silence en direction de Médéa.
- Source :
The Jacques Vallée
"Magonia" OVNI landings database 237.
24 AU 27 AOUT 1954 ? –
SAINTE CLOTILDE PRES DE MERS-EL-KEBIR - ALGERIE
Dossier officiel du GEIPAN, témoignage recueilli près de 58 ans après les
faits, puis analysé par le GEIPAN en 2012.
Le dossier officiel du GEIPAN est intitulé « MERS-EL-KEBIR (DZ.31)
--.08.1954 », avec le numéro de cas 1954-08-08234. Le GEIPAN le classe
finalement C, c'est-à-dire cas non exploitable par manque d'informations
suffisamment fiables. Mais le contenu du témoignage mérite d'être étudié en
détail.
1. Un témoignage recueilli en 2012
Le GEIPAN reçoit le témoignage le 19 avril 2012, sous la forme d'un
questionnaire standard. Le témoin raconte alors une observation remontant à
l'été 1954, à Sainte-Clotilde, quartier de la commune de Mers-el-Kébir, près
d'Oran. Au moment des faits, le témoin était âgé de 15 ans. Il ne se souvenait
initialement ni du jour ni de la date exacte. Au cours des échanges avec le
GEIPAN, il situera finalement l'événement un jour de semaine entre le 24 et le
27 août 1954.
2. Que voient les témoins ?
Le récit est assez spectaculaire. En fin de journée, vers 20 heures,
plusieurs personnes se trouvent réunies et attablées à Sainte-Clotilde. Soudain,
elles aperçoivent dans le ciel un objet décrit comme un :
« Disque orange-feu, très lumineux ». Le phénomène semble tomber du ciel en
direction de la mer. C'est précisément cette première phase qui va retenir
l'attention des enquêteurs du GEIPAN. Selon le témoignage, l'objet descend
rapidement, mais s'immobilise alors qu'il se trouve encore dans le ciel,
au-dessus de l'horizon marin. Il reste ensuite apparemment immobile pendant un
court moment.
Puis survient la partie la plus étonnante du récit : le disque repart à
grande vitesse vers le haut, suivant une trajectoire inclinée d'environ 45
degrés vers l'est, avant de disparaître. La durée totale de l'observation est
évaluée à environ deux minutes.
3. Le détail essentiel : « l'arrêt » du phénomène
C'est probablement l'élément qui donne au témoignage son caractère
ufologique. Une rentrée atmosphérique classique donne l'impression d'un objet
se déplaçant rapidement, puis disparaissant lorsque le phénomène lumineux
cesse. Or le témoin décrit quelque chose de différent :
Descente → arrêt apparent → immobilité → départ
ascendant à environ 45° → disparition.
Le GEIPAN va toutefois proposer une explication physique susceptible de
rendre compte d'une partie de cette séquence. L'hypothèse retenue est celle
d'un bolide arrivant presque dans l'axe de vision de l'observateur.
4. L'enquête du GEIPAN
Le travail effectué en 2012 est intéressant parce que le GEIPAN ne se
contente pas d'enregistrer le témoignage. Les enquêteurs recherchent des
phénomènes similaires ayant pu se produire en France métropolitaine ou dans
l'ouest du bassin méditerranéen à la même période. Ils découvrent alors une
information particulièrement intéressante dans Le Provençal du 27 août 1954. Le
journal rapporte l'observation d'un bolide, vu depuis Plan-de-Cuques, dans les
Bouches-du-Rhône, le 22 août 1954 vers 20 heures. Il existe donc une remarquable proximité
temporelle :
-
Plan-de-Cuques
: 22 août 1954 — environ 20 h
Contre
-
Sainte-Clotilde/Mers-el-Kébir
: 24-27 août 1954 — environ 20 h.
Mais le GEIPAN constate immédiatement un problème majeur : les deux lieux
sont séparés d'environ 1 000 kilomètres et les directions indiquées ne
permettent pas facilement de considérer les deux observations comme un même
phénomène.
5. L'hypothèse du bolide
Le GEIPAN considère que la première partie du récit correspond assez bien à
un bolide, c'est-à-dire à la rentrée atmosphérique d'un météoroïde. L'idée est
la suivante. Un bolide arrivant dans l'atmosphère dans l'axe de vision de
l'observateur peut donner une impression très particulière. L'objet semble :
-
Arriver
directement vers l'observateur ;
-
Descendre
;
-
Ralentir ;
-
Paraître
s'immobiliser ;
-
Puis
perdre progressivement sa luminosité.
Le document d'enquête indique que l'arrêt apparent pourrait correspondre à
la fin de la rentrée atmosphérique, vers une altitude de l'ordre de 40 km,
probablement à plus de 100 km de l'observateur. Une fois suffisamment ralenti,
le météoroïde ne produit plus le phénomène lumineux et devient invisible. C'est
une interprétation physique parfaitement plausible pour expliquer la première
partie du récit.
6. Mais le départ à 45° pose problème
C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant. Le GEIPAN
reconnaît implicitement que la totalité de l'observation n'est pas expliquée
par le scénario du bolide. Le mouvement ascendant à environ 45° vers l'est ne
correspond pas simplement à la poursuite d'une trajectoire météoritique
classique. Le rapport envisage donc que cette seconde partie puisse être liée à
une illusion ou à un phénomène physiologique de perception, mais souligne qu'il
est impossible de vérifier cette hypothèse plusieurs décennies après
l'événement. C'est l'une des raisons pour lesquelles le GEIPAN ne classe pas le
cas en A ou B.
1.
Pourquoi
le GEIPAN classe-t-il le cas C ? C'est un point important.
Le classement C ne signifie pas « OVNI confirmé ». Il signifie
essentiellement que le dossier ne permet pas de parvenir à une conclusion
suffisamment solide. Le GEIPAN relève plusieurs problèmes :
-
La date
-
Le témoin
ne connaît pas initialement la date exacte.
-
Il la
reconstruit après coup et la situe entre le 24 et le 27 août 1954.
-
L'ancienneté
du souvenir
-
Le
témoignage est recueilli en 2012, alors que l'observation remonte à 1954.
-
Il existe
donc un intervalle d'environ 58 ans.
-
Un seul
témoignage recueilli
Même si le témoin parle de plusieurs personnes présentes au moment de
l'observation, un seul témoignage est finalement recueilli par le GEIPAN. La
seconde phase demeure problématique car le comportement apparent du phénomène
après son immobilisation ne peut pas être expliqué de façon certaine. Le GEIPAN
considère donc que le cas manque d'informations suffisamment fiables pour être
exploitable.
8. Un point important : plusieurs personnes auraient pourtant vu le
phénomène
Il faut distinguer deux choses :
-
Les
témoins présents en 1954
Et
-
Les
témoins effectivement interrogés en 2012.
Le récit indique que plusieurs membres de la famille et personnes présentes
à Sainte-Clotilde ont vu le phénomène. Mais le GEIPAN n'a pu recueillir qu'un
témoignage. C'est une nuance importante à retenir : on ne peut pas écrire que
-
« Plusieurs
témoignages indépendants ont été recueillis ».
Il faudrait plutôt écrire :
-
« Le
témoin affirme que plusieurs personnes présentes au même endroit ont observé le
phénomène, mais le GEIPAN n'a recueilli en 2012 qu'un seul témoignage
exploitable. »
9. Un élément astronomique supplémentaire : les Perséides
Le rapport du GEIPAN attire également l'attention sur le contexte
astronomique du mois d'août. Le mois d'août est notamment marqué par l'activité
des Perséides, ainsi que par celle des Kappa-Cygnides, susceptibles de produire
des étoiles filantes et quelques bolides. Le rapport précise que ces phénomènes
peuvent notamment être observés en début de soirée depuis certaines directions
du ciel. Cela renforce la plausibilité
d'une origine météoritique pour la partie descendante et lumineuse du
phénomène. Mais cela ne constitue pas une identification certaine de l'ensemble
de l'observation.
10. Mon appréciation du dossier
Ce n'est pas un cas ancien documenté en 1954.
C'est un cas ancien dont le témoignage a été
recueilli en 2012.
Cette distinction change beaucoup son poids historique.
En revanche, le dossier possède plusieurs caractéristiques intéressantes :
-
1954 :
observation supposée en Algérie française.
-
2012 :
témoignage transmis au GEIPAN.
-
2012 :
enquête officielle du GEIPAN.
-
2015 :
mise à jour de la fiche.
-
Classification
: C.
-
Hypothèse
privilégiée : phénomène météoritique/bolide pour une partie du récit.
-
Élément
non résolu : la phase d'immobilisation puis le départ apparent à 45°.
La fiche officielle du GEIPAN demeure accessible et contient notamment le
compte rendu d'enquête et le questionnaire du témoin.
On ne peut pas considérer le cas de Sainte-Clotilde comme un « cas OVNI
inexpliqué » au sens fort mais c’est plutôt un témoignage tardif d'une
observation intéressante, officiellement étudié par le GEIPAN, dont la première
phase est compatible avec l'observation d'un bolide, mais dont certains
éléments du récit — notamment l'arrêt apparent puis la remontée à 45° —
demeurent invérifiables.
Cela en fait justement un excellent cas d'étude sur les limites de
l'enquête ufologique rétrospective. Et il existe une piste particulièrement
intéressante à approfondir : Le Provençal du 27 août 1954 et les archives de
presse d'Oran/Alger des 22-28 août 1954. Une recherche plus poussée pourrait
permettre de vérifier s'il existe un article contemporain relatant l'événement
de Sainte-Clotilde lui-même, ce qui changerait considérablement la valeur
documentaire du cas.
Source : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/1954-08-08234 La
fiche
https://www.geipan.fr/sites/default/files/Compte%20rendu%20enquete144.pdf Le
compte rendu
03 OU 24 OCTOBRE 1954 – AIN-EL-TURCK - ALGERIE
L’observation figure dans le catalogue de Jacques Vallée, Passport to
Magonia, dans la série des observations humanoïdes de 1954. Elle apparaît sous
le numéro 304 :
24 octobre 1954 — Aïn-el-Turck, Algérie : un « petit homme » aux yeux
étrangement brillants aurait été vu sur le rivage de la Méditerranée. La source
indiquée par Vallée est simplement « Quincy ». C'est donc bien un cas humanoïde, mais
extrêmement pauvre en informations : Vallée ne donne ni nom du témoin, ni
heure, ni âge, ni description vestimentaire, ni comportement de l'entité, ni
appareil associé.
Une anomalie concernant la date
Il faut toutefois être prudent : une compilation ufologique reprenant les
données de Vallée donne le 3 octobre 1954 pour Aïn-el-Turck, alors que Passport
to Magonia donne clairement 24 octobre 1954. Nous retiendrons ici le 24 octobre 1954, avec
une réserve bibliographique sur la date qui à été parfois mentionné le 03-
octobre.
Le cas apparaît au milieu d'une véritable concentration de récits
humanoïdes à l'automne 1954. Dans les jours immédiatement voisins, Vallée
répertorie notamment :
-
23 octobre
— Tripoli, Libye : un agriculteur affirme avoir vu un appareil en forme d'œuf
avec plusieurs occupants humains portant des combinaisons jaunâtres et des
masques. Le cas est présenté comme ayant fait l'objet d'une enquête.
-
24 octobre
— Aïn-el-Turck, Algérie : le petit personnage aux yeux brillants.
-
24 octobre
— France : Village Les Égots, un enfant décrit un homme sortant d'un appareil
étrange, avec des vêtements rouges, une apparence particulière et de grands
yeux.
-
24 octobre
— La Madière, France : un homme rencontre un individu d'environ 1,60 m portant
ce qui ressemble à une combinaison ou une combinaison spatiale, avec des
lumières sur le casque et deux lumières bleues dirigées vers le témoin.
-
25 octobre
— Italie du Nord : Ulderico Cardinali observe un petit être d'environ 1,40 m à
côté d'un appareil discoïde.
-
26 octobre
— Les Égots, France : autre récit humanoïde particulièrement étrange. – ( Une erreur à nouveau de date ?
présenté plus haut à la date du 24 octobre)
Cette proximité chronologique est remarquable.
Mais il ne faut surtout pas extrapoler car le cas d'Aïn-el-Turck ne permet
pas de conclure que le témoin aurait rencontré un « extraterrestre ». Nous ne
disposons, dans la source retrouvée, que d'une description extrêmement courte :
un petit homme et des yeux brillants. Il n'est même pas précisé que l'être
était associé à un OVNI. Le rattachement au phénomène OVNI vient
essentiellement de son classement ultérieur dans les catalogues d'observations
humanoïdes.
C'est justement ce qui rend le cas intéressant : il s'agit davantage d'une
trace bibliographique d'un témoignage que d'un dossier d'enquête constitué.
La mention « Quincy » mérite d'être approfondie. Vallée indique que ses
recherches sur 1954 reposaient notamment sur les archives d'Aimé Michel, des
collections de journaux et de correspondances, ainsi que sur les travaux de
chercheurs français comme Charles Garreau et Raymond Veillith.
Il serait donc intéressant de rechercher la source primaire correspondant à
« Quincy », car elle pourrait éventuellement permettre de retrouver :
-
Le nom du
témoin ;
-
Le lieu
exact sur le littoral d'Aïn-el-Turck ;
-
L’heure ;
-
La
distance d'observation ;
-
La taille
réelle du personnage ;
-
Son aspect
physique ;
-
L’existence
ou non d'un objet ;
-
Et surtout
le contexte dans lequel le récit a été recueilli.
-
Classement de ce cas :
AÏN-EL-TURCK — 24 OCTOBRE 1954
Type : rencontre humanoïde / observation rapprochée
Lieu : littoral méditerranéen, Aïn-el-Turck, Oranie
Description : petit personnage, yeux étrangement lumineux
Témoin : non identifié dans la source secondaire retrouvée
Objet associé : non mentionné
Source principale retrouvée : Jacques Vallée, Passport to Magonia, cas n°304,
référence « Quincy »
Niveau documentaire : très faible — source secondaire, récit extrêmement
succinct.
Sources :
- https://fr.scribd.com/document/98008549/Jacques-Vallee-Pasaporte-a-Magonia-Cut-2
- https://maestrosdelsaber.com/wp-content/uploads/ftp-files/Novela%2C%20Cuentos%20y%20Teatro/Nov%20Ciencia%20Ficcion%20y%20Fantas%C3%ADa/zzz%20Varias%20Ciencia%20Ficcion/Nov%20Valle%2C%20Jacques%20-%20Pasaporte%20A%20Magonia.pdf – PDF de l’ouvrage Passport a Magonia en
téléchargement.
26 OCTOBRE 1954 – BOU HANIFIA - ALGERIE
Lieu / date : Bou Hanifia, Algérie, 26 octobre 1954
À l'époque Bou Hanifia est un petit village thermal près de Mascara, sous
administration française.
Témoin : Yves Vernet, astronome amateur. Il a installé son télescope
prismatique dans sa vigne près du village.
Le témoignage exact
Il est repris depuis 1955 dans tous les catalogues. Voici la version la
plus complète :
"Mon télescope prismatique étant réglé sur un agrandissement de 20x,
j'ai observé le ciel à altitude élevée. J'ai été stupéfié de voir un objet
fortement brillant voler au-dessus de la couche des nuages à grande vitesse.
Cinq minutes plus tard, j'ai vu un autre objet passer. Depuis le 26 Octobre,
quand la première observation s'est produite, chaque jour entre 1 et 14 heures,
je n'ai pas cessé de voir de soucoupes volantes passer toutes les cinq à dix
minutes. Ils sont plus visibles à midi qu'au matin ou en soirée. Leur fréquence
dans un champ visuel aussi réduit est grande. Leurs performances sont loin
au-dessus de celle de nos meilleurs avions terrestres, et leur nombre semble
plus grand que la plus grande concentration aérienne que nous pourrions effectuer."
Une autre transcription du même récit donne :
Mon télescope prismatique étant réglé sur un agrandissement de 20x, j’ai
observé le ciel à altitude élevée, j’ai été stupéfié de voir un objet fortement
brillant voler au-dessus de la couche des nuages à grande vitesse, cinq minutes
plus tard j’ai vu un autre objet passer
Observation instrumentale. Un télescope prismatique 20x, même modeste, permet de confirmer qu'il
ne s'agit pas d'une étoile, d'un ballon ou d'un reflet. Vernet insiste :
l'objet passe au-dessus de la couche des nuages.
La récurrence : Ce
n’est pas une observation isolée. Après le 26 octobre, il dit en voir tous les
jours, entre 1h et 14h, toutes les 5 à 10 minutes, avec un pic de visibilité à
midi.
L’interprétation du témoin. En tant qu’amateur d’astronomie, il compare directement aux
performances aériennes connues et conclut que c’est largement au-dessus de nos
meilleurs avions.
Le contexte
Cette observation tombe en plein dans la vague d'observations de
l'automne 1954, période pendant laquelle eurent lieu, en France en particulier,
de nombreuses observations d'ovnis, notamment durant les mois de septembre,
octobre et novembre 1954, avec un pic pour le mois d'octobre. Cette vague
n'a pas touché que la métropole. L'Afrique du Nord française est concernée au
même moment.
Le 26 octobre 1954, c'est aussi 6 jours avant le début officiel de la
guerre d'Algérie (1er novembre 1954), ce qui explique pourquoi beaucoup de
rapports algériens de cette période ont été peu relayés en métropole à
l'époque. Il n'y a pas eu d'enquête officielle retrouvée sur Vernet, pas de
photo publiée de son installation. Le cas reste classé comme "observation
à l'instrument par astronome amateur" dans les compilations ufologiques
Source primaire : Flying
Saucers Uncensored par Harold T. Wilkins, The Citadel Press, New York, N.Y.
1955, page 247. OVNI
Roundup.
25 MARS 1955 – BATNA - ALGERIE
25 mars 1955 — Batna : « Disques volants au-dessus de Batna » La référence
apparaît dans nos recherches sur ce dossier, dans plusieurs sources secondaires
consacrées aux observations anciennes.
La plus intéressante est l'index des articles de presse ufologiques
constitué par Patrick Gross : il donne explicitement : La Dépêche de
Constantine — 25 mars 1955 — « Disques volants au-dessus de Batna » Cette
référence est également reprise dans l'ouvrage de Jacques et Janine Vallée, Les
phénomènes insolites de l'espace. Dans leur bibliographie, l'entrée n° 167 est
précisément : « Disques volants au-dessus de Batna ». La Dépêche de
Constantine, 25 mars 1955. C'est donc un élément intéressant pour notre chronologie
algérienne : le cas n'est pas une invention récente de catalogues Internet ; il
possède une référence à une publication contemporaine de 1955 et a ensuite été
repris dans la documentation ufologique de Vallée.
Mais que savons-nous réellement de l'observation ?
C'est ici qu'il faut distinguer ce qui est établi de ce qui est parfois
ajouté dans les catalogues. Ce que nous pouvons établir
|
Élément |
État actuel |
|
Date |
25 mars 1955 |
|
Lieu |
Batna, Algérie |
|
Source primaire
indiquée |
La Dépêche de Constantine |
|
Formulation du
titre |
« Disques volants au-dessus de Batna » |
|
Nature |
Observation(s) de phénomène aérien présenté
comme des « disques volants » |
|
Reprise
ultérieure |
J acques & Janine Vallée |
|
Enquête
officielle connue |
Aucune retrouvée à ce stade |
|
Témoins |
Non identifiés dans les sources accessibles |
|
Nombre d'objets |
Non établi |
|
Heure |
Non retrouvée |
|
Durée |
Non retrouvée |
|
Trajectoire |
Non retrouvée |
|
Apparence
détaillée |
Non retrouvée |
|
Explication |
Non établie |
Autrement dit, nous avons la référence journalistique, mais pas encore le
dossier d'observation.
La référence de Vallée est particulièrement utile parce qu'elle élimine une
éventuelle confusion géographique. Il donne explicitement Batna et non Alger,
Constantine ou une autre ville du Constantinois.
Batna se trouve dans les Aurès, à l'intérieur du Constantinois de l'époque.
En mars 1955, l'Algérie est encore sous administration française et le contexte
politique est extrêmement tendu. La guerre d'Algérie commence officiellement
quelques mois plus tard, en novembre 1954, et les événements du Constantinois
rendent les questions de sécurité particulièrement sensibles. Il faut donc être
prudent avec l'interprétation des observations aériennes de cette période.
Le cas survient dans une période où la presse internationale est déjà
fortement sensibilisée aux « soucoupes volantes ». Depuis 1947, le vocabulaire
des « flying saucers », traduit en français par « soucoupes volantes
», est devenu extrêmement courant. En 1955, un journaliste pouvait donc
utiliser l'expression « disque volant » pour désigner pratiquement n'importe
quelle observation aérienne inhabituelle.
Une recherche dans les archives serait maintenant particulièrement utile À
mon avis, la prochaine étape doit être de retrouver le numéro original de La
Dépêche de Constantine du 25 mars 1955, et si possible les éditions des 26, 27
et 28 mars.
Pourquoi ?
Parce que le titre : « Disques volants au-dessus de Batna » est
probablement seulement l'intitulé de la dépêche ou de l'article. Le texte
pourrait fournir des informations essentielles :
·
Qui a vu
quoi ?
·
Combien de
personnes ?
·
À quelle
heure ?
·
Depuis
quel endroit de Batna ?
·
Quelle
direction ?
·
Quelle
durée ?
·
Les objets
étaient-ils silencieux ?
·
Y avait-il
plusieurs appareils ?
·
Des avions
militaires ont-ils été envoyés ?
·
L'observation
a-t-elle été confirmée par d'autres personnes ?
Et surtout : le journal parlait-il réellement d'un « objet » ou simplement
de lumières dans le ciel ?
:
En résumé on ne peut pas en dire en plus sur ce cas que nous pouvons
résumer ainsi : 25 mars 1955 — Batna (Algérie).
La Dépêche de Constantine publie une information intitulée « Disques volants
au-dessus de Batna ». La référence a été conservée dans les catalogues de
presse consacrés aux observations de 1955 et reprise ultérieurement par Jacques
et Janine Vallée dans Les phénomènes insolites de l'espace. Les sources
actuellement accessibles ne permettent toutefois pas de déterminer le nombre de
témoins, l'heure de l'observation, la durée, la nature exacte des objets ni
leur trajectoire. En l'absence du texte original de l'article, le cas doit donc
être considéré comme un signalement de presse non documenté, et non comme une
observation ufologique caractérisée.
23 SEPTEMBRE 1955 – CONSTANTINE - ALGERIE
23 septembre 1955 — Constantine — « Engins mystérieux »
La référence est bien attestée dans les catalogues de presse ufologique. La
Dépêche de Constantine, dans son édition du 23 septembre 1955, publie un
article intitulé : « Engins mystérieux » Cette référence figure dans le
recensement des articles de presse sur les observations de 1950-1959 établi par
Patrick Gross. Elle est surtout confirmée par une source historique beaucoup
plus importante : Jacques et Janine Vallée ont eux-mêmes recensé cet article
dans leur ouvrage Les phénomènes insolites de l'espace. Il apparaît dans leur
bibliographie sous le numéro 166 : « Engins mystérieux ». La Dépêche de
Constantine, 23 sept. 1955. Cela confirme donc deux références distinctes dans
le même journal et la même année. Une précision importante Le titre « Engins
mystérieux » ne nous permet pas, à lui seul, d'affirmer qu'il s'agissait de «
soucoupes volantes » ! Le journal pouvait employer « engin mystérieux »
pour désigner : un objet lumineux ? un aéronef inhabituel ? un objet
observé de jour ou encore un événement décrit comme inexplicable par les
témoins. Sans le texte original, il
serait imprudent d'aller plus loin.
En septembre 1955, le Constantinois se trouve dans une période extrêmement
troublée de la guerre d'Algérie. La région est soumise à une importante
activité militaire, policière et de renseignement. Cela constitue une variable
à prendre en compte avant toute interprétation ufologique. Un objet aérien
inhabituel pouvait éventuellement être un avion militaire, voir un appareil de
reconnaissance ou un ballon. Il peut y avoir d’autres causes, ce n’est donc pas
limitatif… ;
Il serait très intéressant de retrouver les deux éditions originales du
journal pour compléter les cas de Batna et Constantine, puis de rechercher
systématiquement les observations dans La Dépêche de Constantine entre janvier
1954 et décembre 1956. Cela pourrait faire ressortir une série beaucoup plus
importante de signalements dans le Constantinois que celle que nous connaissons
aujourd'hui. Ces deux cas sont pauvres en informations, il est donc utile de
compléter cette lacune.
Par ailleurs, au niveau des
recherches à faire, nous avons relevé dans que les archives ufologiques on
trouve la trace d'un document ancien faisant état de deux disques volants
au-dessus de Constantine en 1955, noté par Raymond Veillith. (Fondateur de
« Lumières dans la nuit ») Mais nous n’avons pas trouvé plus de
précision.
1958 – MARS – BOUAHMAMA – ALGERIE
Source : Joel Mesnard, FSR Vol. 19. No. 3
Tranquillisante Visitation de BOUAHMAMA - Un rapport algérien de 1958
Nota : nous
reprenons, pour la majorité des phrases la traduction, très mauvaise, telle
qu’elle figure sur la source.
Une extraordinaire observation d'OVNI a été signalée une nuit en Mars 1958,
pendant la guerre d'Algérie, dans un camp Légion étrangère à Bouahmama dans le
Sud Constantinois. Le seul témoin. Légionnaire NG, était en sentinelle à
l'extérieur du camp. Le site où il montait la garde composée d'une mise en
place fortifiée creusé dans le sol, légèrement blindé et équipé d'un téléphone
connecté au camp.
La nuit était sans nuages et
la lune brillait. Tout était silencieux sur le paysage de la base. Aucune
opération de grande envergure n’a été menées dans la région à l'époque, NG, qui
avait été dans la Légion depuis trois ans, ne se sentait pas particulièrement
inquiet. Il était assis sur le sol près IHE tranchée, et avait son fusil. Si
quelque chose d'inattendu se passait, il devait soit de tirer son fusil ou
appelez le camp par téléphone.
Soudain, à quelques minutes après 0,30 heures, quelque chose se produisait.
Qu'est-ce qui s’est passé, il a été, nous ne pouvons pas dire avec certitude.
Le témoin se souvient avoir vu un phénomène positif, physique de taille énorme.
Mais il sent que quelque chose plus inhabituelle qui lui est arrivé
psychologiquement. Et il admet volontiers qu'il pourrait bien y avoir une
différence entre ce qu'il se souvient sincèrement et ce fait a eu lieu.
Il a commencé avec un bruit de sifflement, le genre de bruit que vous entendez
si vous soufflez dans le goulot d'une bouteille. Ce bruit lui semblait être
descendant du ciel. Il a immédiatement levé les yeux, et vit un énorme,
arrondie objet descendant. Il s’est arrêté quand il était d'environ 35 à 40
mètres (environ 100 à 120 pieds.) Au-dessus du sol, et a commencé à planer il,
immobile et silencieux.
Il a estimé que c’est jusqu'à 350 mètres de large (1000 pieds.). Comme on le
voit par lui légèrement en dessous, lors de l'arrivée et les phases de
décollage, il semblait être de forme elliptique (voir Fig. 1), tout à fait
indépendamment de l'effet de perspective qui fait un disque regarder elliptique
quand on l'observe d'un point à l'extérieur du ligne centrale de disque. Sa
durée pourrait, pensait-il, ont été dans le quartier de 250 mètres. Il a estimé
la distance entre lui et le bord le plus proche de l'objet à un peu plus de 50
mètres (150 pi.)
Quand j’ai demandé M. NG d'étendre ses bras vers les extrémités de l'objet
comme il se rappelait avoir vu, il les tendit à un angle d'environ 100 entre
eux. Cette estimation cadrerait très bien avec les estimations indiquées
ci-dessus de sa taille et de sa distance de lui.
L'objet a été entouré par une lumière vert pâle, et un faisceau conique de
lumière intense verte venait du centre de la sous-partie vers le sol.
Légionnaire NG n'a pas tiré son fusil, et il n'a pas décrocher le téléphone. Il
vient se souvient en regardant l'objet pendant 45 à 50 minutes. Les couleurs
verte et émeraude pâles étaient belles, reposante et de les plus fascinantes
qu'il ait jamais vu. Le légionnaire NG avait tout oublié de la guerre. Toute
tension nerveuse ou psychologique avait disparu de son esprit. Il se sentait
simplement heureux.
Puis vint le bruit nouveau, comme si quelqu'un souffler dans une bouteille, et
l'objet a commencé à monter doucement, jusqu'à ce qu'elle ait atteint une
hauteur d'environ I (K) ou 120 mètres. Puis il a volé les abats vitesse énorme
vers le Nord-Ouest, de l'escalade comme il est allé.
Ce que le légionnaire était alors senti une sorte de tristesse à la disparition
de cette belle vue. Après quelques minutes, ce sentiment a commencé à s’estomper,
ce qui donne lieu à un retour de son état ordinaire de conscience, jusqu'à ce
que ses facultés mentales complètes étaient de retour. Il a rapidement pris le
téléphone et a rapporté Whal qu'il avait vu. À son grand étonnement, mais le
directeur du camp tout simplement répondu de la manière : "Très bien.
Nous verrons demain matin." Greatly déçu de la réaction de l'agent, NG
a continué sa montre jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un autre homme dans les
premières heures de la matinée. Il a de nouveau fait part de son expérience, et
cette fois plus d'attention a été accordée à lui. Certains de ses supérieurs
étaient enclins à croire son histoire, parce NG, alors âgé de 28 ans, était un
soldat très respecté et a été considéré comme sérieux et fiable. La majorité
avait cependant pensé que c’était juste un problème psychologique causé par les
conditions difficiles de la guerre dans le désert. (BHA situé à 1200 m
d’altitude, n’est pas un désert)
Une enquête minutieuse a été effectuée sur les lieux de l'observation. NG
rappelle avec un sourire que les agents ont même examiné le sable avec une
loupe. Pas de traces, pas de marques, aucun matériau étranger n’a été trouvé
dans la région, et aucune odeur.
Probablement plus pour des raisons médicales que pour des raisons
"ufologiques", le témoin a été interrogé par des agents
soigneusement. Il a collé à son histoire originale, et l'affaire a été jugée
tout à fait étonnant. Il a été envoyé lo l'hôpital militaire du Val de Grace dc
à Paris. Là, il a été maintenu pendant une semaine sous-dosage examen par les
neurologues et les psychiatres. Un électroencéphalogramme a révélé rien
d'inhabituel. La conclusion de tous les médecins, c’est que NG était dans une
liste d'une bonne santé physique et mentale. Il n’avait pas été notamment
affectées par les contraintes provoquées par le service en temps de guerre en
Algérie. Il n’avait pas tendance à boire, et a été jugé compétent pour le
service dans la Légion étrangère, ce qui signifie un moyen particulièrement
difficile de la vie. En effet, aucun homme avec une tendance à la rêverie ou de
science-fiction ou d'une imagination surdéveloppée ou analytique, esprit
critique aurait-il choisi pour le service dans la Légion.
M. NG, qui est aujourd'hui un civil, est évidemment un homme avec un fort sens
des réalités de la vie quotidienne, et semble lo être tout le contraire d'un
type hypersensible ou un poète.
Qu'est-il arrivé cette nuit dans Bouahmama ? Il est tout aussi difficile pour
nous de croire dans les caractéristiques physiques de l'observation rapportée
que c’est à nous de ne pas croire à la sincérité du témoin.
M. NG n’est évidemment pas à la recherche de publicité. Il raconte simplement
son expérience, d'une manière naturelle, à ses propres parents proches, et
quand je l'ai rencontré mai 1970, il avait l'air un peu réticents pour les
quelques premières minutes, puis a répondu à mes questions sans accent sur une
caractéristique particulière.
J’ai été incapable jusqu'à présent de trouver des preuves de sources militaires
au sujet de son expérience présumée. Le Val de Grace Hospital à Paris ne
conserve pas les documents sur les patients au-delà d'une période de dix ans.
La taille de l'objet déclaré est si grande que, si elle était réellement où le
témoin affirme avoir vu, il doit avoir été visible du camp à un angle d'environ
60. Pourtant, personne d'autre a rapporté avoir vu. Lorsque 1 l'a interrogé sur
les raisons possibles de son ayant été le seul témoin, NG a répondu que ce n’est
nullement étonnant, puisque la plupart des hommes dans le camp étaient endormis
dans leurs casernes à l'époque. Il était un légionnaire en sentinelle à
l'extrémité opposée du camp, et il aurait pu vu l'OVNI à un angle de près de 40
! Et pourtant, cette sentinelle rapporte ne rien avoir vu. M. NG ne pense pas
que la pente ou le sol irrégulier auraient pu être suffisant pour rendre le
phénomène invisible du camp.
Le témoin semble être
conscient du fait que quelque chose d'extraordinaire lui est arrivé, mais il
semble croire avec certitude aux caractéristiques géométriques de son «
observation ». Il dit qu'il n'a pas eu de maladie de quelque nature que ce soit
depuis la nuit de l'observation, et aucune condition physique ou mentale
inhabituelles. Il n'a jamais eu d'autres expériences impliquant des soucoupes volantes,
avant ou depuis, son expérience à Bouahmama. Qu'est-ce qui lui est arrivé en
1958, il l'a quitté avec la conviction que « il ya quelque chose, » et que
« quelque chose est venue d'un autre monde pour regarder la nôtre."
Concernant son peu
d’étonnement pendant l'observation, il utilise des mots comme : « C’était comme
temps de fonctionnement \ Ery lentement..." et "c’était comme être
dans un autre monde."
Depuis l'expérience 'il avait ressenti un certain degré d'intérêt pour les
soucoupes volantes, et se rappelle avoir lu des articles sur les ovnis dans les
journaux et magazines. En tout cas, le sujet l’à définitivement bouleversé,
mais aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il n'a pas changé son mode
de vie.
Le cas Bouahmama, dépourvu
comme il est de preuves matérielles, mais de manière déroutante à bien des
égards, invite à la comparaison avec un certain nombre d'autres cas. Ce qu'elle
a laissé au témoin c’est une vision qui dépasse notre imagination. C’est juste
une de ces observations d'OVNIS très spéciales qui nous conduisent à penser que
l'ufologie peut en quelque sorte être liée à certains phénomènes psychiques.
Source : https://www.39-45.org/blog.php?u=5328&b=925
Le PDF de la FSR
VOL 19 - NR 3 : https://jamesparsonslakebucket.s3.us-west-1.amazonaws.com/ufos/FSR/FSR+1973+V+19+N+3.pdf
Photos : Les pages de la FSR
concernant la narration de Joël Mesnard, aujourd’hui décédé et ancien directeur
de la Publication « Lumières dans la Nuit » (LDLN).
Source Américaine :
Peu après minuit, un soir de mars 1958, dans un camp
de la Légion étrangère près de Bouamama en Algérie pendant la guerre d’Algérie,
un légionnaire connu seulement sous le nom de « NG » ]Il était de garde. Ce n'était pas un avant-poste particulièrement
important, défendu uniquement par des armes légères. La base était
essentiellement « creusée dans le sol » et reliée au camp principal par une
simple ligne téléphonique.
Ce soir-là, le ciel d'un noir parfait abritait une
lune éclatante. En dessous, le désert s'étendait à perte de vue comme un océan
de sable sans fin. NG s'attendait à une nuit tranquille et, tout en restant
vigilant, savourait la sérénité paradoxale de l'instant.
Cependant, aux alentours de minuit et demi, cette
sérénité paisible fut bel et bien rompue.
Un sifflement soudain venant d'en haut rappela à NG le
bruit de quelqu'un soufflant dans le goulot d'une bouteille. Levant les yeux,
il aperçut un énorme objet rond qui se dirigeait vers lui. À une trentaine de
mètres, l'objet s'immobilisa brusquement et resta immobile, en suspension dans
le vide.
Il continua d'observer l'engin véritablement
gigantesque, estimant sa largeur à environ 1 000 pieds.
Une pâle lueur verte sembla envelopper l'engin. Plus
étrange encore, un faisceau conique de lumière vert émeraude émanait du centre
de l'engin et se dirigeait vers le sol. Malgré les ordres de faire feu ou de
contacter la base principale en cas de problème, NG resta là, stupéfait par les
événements extraordinaires qui se déroulaient autour de lui.
Une fluctuation des humeurs et des émotions
Avant même qu'il ne s'en rende compte, quarante-cinq
minutes s'étaient écoulées. Pendant tout ce temps, NG était resté planté là, à
contempler le vaisseau cosmique qui planait au-dessus de lui. Il se sentait
presque comme en transe, tant les couleurs qui entouraient le vaisseau étaient
envoûtantes.
Soudain, le sifflement retentit à nouveau, le ramenant
à la réalité. Il vit l'objet commencer à s'élever une fois de plus. Celui-ci
continua ainsi avant de filer brusquement dans le ciel nocturne et de
disparaître en quelques secondes.
Pendant quelques instants après son départ, l'état
d'esprit de NG sembla affecté. Il oscillait rapidement entre tristesse et
calme, avant de retrouver pleinement son état d'esprit « normal », tel qu'il
était avant l'apparition.
À ce moment-là, il a pris le téléphone et a contacté
la base principale pour signaler l'incident. Cependant, au lieu de la réponse
qu'il attendait – l'envoi d'une unité de renfort pour enquêter et établir un
rapport complet –, on lui a simplement dit de poursuivre sa ronde.
Lorsqu'il était enfin relevé de son service à l'heure
habituelle, il cherchait aussitôt à informer ses supérieurs des observations
qu'il avait faites. Et même si, cette fois-ci, ils prenaient davantage en
compte son empressement, la réaction était loin d'être celle qu'il espérait,
voire même celle à laquelle il s'attendait.
Aucun de ses supérieurs ne doutait de sa sincérité.
Ils croyaient qu'il croyait ce qu'il avait vu. Cependant, la plupart étaient
enclins à attribuer l'incident à un « trouble psychologique » dû au contexte
des combats.
Ils ont néanmoins « enquêté » sur le lieu de
l'observation. Inutile de préciser qu'ils n'ont rien trouvé pour étayer les
dires de NG.
Une hallucination chez un soldat par ailleurs en
pleine forme mentale et physique ?
Malgré le scepticisme de ses supérieurs – aussi
professionnel fût-il –, NG a tout de même été interrogé de manière approfondie
suite à son rapport initial, ce qui comprenait un examen médical tout aussi
approfondi.
Ce que les enquêteurs remarquèrent cependant, c'est
que le récit de NG restait inchangé par rapport à sa première déposition. Et
bien qu'ils ne s'écartassent finalement pas de leurs conclusions initiales, à
savoir que le contexte traumatique de la guerre était responsable d'une
hallucination ou d'une erreur d'interprétation, ils furent tellement fascinés
et intrigués par ce témoignage que NG fut envoyé dans un hôpital militaire
parisien pour des examens et des investigations complémentaires.
Concernant son état mental et physique général, les
médecins n'ont rien trouvé qui puisse les empêcher de servir dans la Légion
étrangère. De fait, beaucoup pensaient qu'une personne capable de supporter les
conditions particulièrement éprouvantes d'une telle unité militaire serait sans
doute capable de rapporter ces incidents étranges avec une précision
remarquable.
Finalement, NG fut autorisé à rester en service actif
et retourna à son poste en Algérie où il demeura actif tout au long de la
guerre et jusqu'à sa fin.
Il resterait inflexible, ne serait-ce qu'en privé, au
sujet de ce qu'il avait vu ce soir-là alors qu'il était de garde.
Un compte crédible avec plusieurs points litigieux
Ce qui rend le récit de NG encore plus crédible, ce
sont peut-être ses agissements après son passage dans la Légion étrangère. Il
n'a pas cherché la gloire ni le profit en rendant son histoire publique. Bien
au contraire, il n'en a parlé qu'à sa famille et à ses proches.
Sa première révélation publique de cette histoire eut
lieu en 1970, auprès du chercheur en ufologie Joel Mesnard, plus de dix ans
après les faits. Mesnard se souviendra que NG avait semblé « légèrement
réticent » à en parler pendant les premières minutes, mais qu'il avait
finalement raconté la même histoire que d'habitude.
Malgré l'apparente authenticité du témoin, plusieurs
points litigieux nuisent à sa crédibilité. Par exemple, aucun rapport militaire
officiel ne relate l'incident. De même, aucun document relatif à son séjour à
l'hôpital parisien n'a été retrouvé. Les archives sont généralement détruites
après dix ans. Bien que NG n'ait aucun contrôle sur ces éléments, ils jouent
néanmoins en sa défaveur.
Le fait qu'il ait été le seul témoin de l'incident, à
tort ou à raison, joue également un rôle. Bien qu'il ait expliqué des années
plus tard que la plupart des hommes de son unité dormaient probablement à cette
heure-ci (juste après minuit), il a lui-même admis ne pas comprendre pourquoi
le légionnaire de garde à l'autre bout de la base n'avait rien signalé
d'inhabituel.
Malgré cela, au moment de son entretien avec Mesnard
en 1970, il restait convaincu qu’un événement « tout à fait extraordinaire »
s’était produit ce soir-là.
Aucune « maladie » depuis la rencontre
Bien sûr, NG n'en fait pas mention lui-même. On peut
toutefois supposer qu'un tel incident a pu se produire. Après tout, 45 minutes
s'étaient écoulées lorsque NG réalisa qu'il était dans un étrange état de
transe. Se pourrait-il qu'il n'ait été dans cet état que quelques instants
après une possible tentative d'enlèvement ?
Cela pourrait aussi expliquer l'absence d'autres
témoins d'un engin aussi imposant, malgré l'heure tardive. Il se peut qu'il
n'ait survolé les bases que pendant quelques instants, lors de l'enlèvement et
du retour potentiels.
Il s'étendait ensuite sur cette période apparemment
floue, affirmant que « le temps semblait s'écouler très lentement ». Plus
révélateur encore, il prétendait avoir eu l'impression d'être « dans un autre
monde ».
L'hypothèse d'un enlèvement n'est que pure
spéculation. NG lui-même, cependant, croit qu'il s'est passé quelque chose de
véritablement extraordinaire dans son esprit cette nuit-là. Mesnard écrira
après son entretien avec NG :
Il affirme n'avoir souffert
d'aucune maladie depuis la nuit de l'apparition. Et aucun trouble physique ou
mental inhabituel !
De plus, et c'est peut-être important, contrairement
aux personnes enlevées à plusieurs reprises, par exemple, il n'a signalé aucun
autre enlèvement depuis l'incident de mars 1958.
Que penser, dès lors, de sa conviction qu'un événement
important s'est produit à son corps suite à l'observation de l'OVNI ?
Était-ce intentionnel de la part de l'intelligence qui se cachait derrière ce
vaisseau gigantesque ? Ou bien une simple coïncidence ?
Et comment ce « changement » s’est-il
produit ? NG est-il monté à bord du vaisseau ? Ou bien les feux verts
qui l’ont tant fasciné ont-ils joué un rôle important dans cette manipulation
positive ?
Quelque chose « venu d'un autre monde » nous observe !
Il y a une chose dont NG ne doute pas : « Quelque
chose vient d'un autre monde pour observer le nôtre. »
Malheureusement, suite au récit de l'interview de
Mesnard par NG, l'affaire ne semble pas avoir été largement relayée avant
l'avènement d'Internet dans les années 2000. De plus, étant donné que NG est le
seul témoin de l'incident et le temps écoulé depuis, sans parler de l'absence
de tout document officiel, il est fort probable que rien de nouveau ne soit
révélé au public concernant l'incident de Bouamama.
Cet événement est intéressant, et pas seulement en
raison de son apparition dans un lieu ravagé par la guerre. L'effet positif
apparent de cette rencontre rapprochée sur NG se retrouve dans de nombreux
témoignages d'OVNI. Nous avons récemment examiné le cas du « Docteur X », en
France. Sa rencontre rapprochée avec un OVNI aurait apparemment guéri une
affection à sa jambe.
En effet, bien que les engins eux-mêmes diffèrent
parfois, leurs conséquences, en apparence positives, sont très similaires. Cela
signifie-t-il alors que l'intelligence à l'origine d'OVNIs apparemment
différents pourrait être la même ? Après tout, nous, humains, disposons de
nombreux moyens de transport aérien. Pourquoi en serait-il autrement pour une
civilisation apparemment bien plus avancée technologiquement ?
Source
https://www.ufoinsight.com/ufos/close-encounters/algerian-war-ufo-foreign-legion
Situation de Bouahmama.
L’authentique Bouahmama est un
village qui borde les contreforts des Beni Melloul. Son nom signifie le lieu
des pigeons. La base militaire a été repositionnée à cinq kilomètres du village
VERS 1953, à l’intérieur du plateau, entre la chaîne du Chélia et à la
naissance sud du Djebel Tamza. Le village est vidé de ses habitants qui sont
regroupés auprès du nouveau poste. Il est intéressant de constater que les
Romains s'étaient aussi établis là, on retrouve les traces de leur présence à
proximité sur le djebel Tazoult. Position qui domine très bien le plateau, d'où
l'on voit venir de loin.
Le plateau se trouve à environ 1200 m d’altitude, au pied de la magnifique
chaîne du Chélia dont les crêtes sont enneigées de novembre à avril. Son sommet
culmine à 2328 m. Plus au sud les Nemencha, région aride et presque désertique,
jouxtent le massif des Aurès. Conduit par un couloir, le sirocco venu des
parcours présahariens, souffle l’été, parfois chargé de sable, qui pénètre dans
les bâtiments à travers les moindres interstices.
1962 – HAMMAGUIR –
TEMOIGNAGE DE CHRISTIAN GALIVER - ALGERIE
Vidéo du témoignage : https://www.youtube.com/watch?v=v86v6hN0eXY&t=123s
–
C’est notre base de première
main du témoignage de l’observation à Hammaguir de Christian Galiver par
lui-même !
Un témoignage à traiter comme un dossier distinct du cas de Jean-Pierre
Chapel : Galiver ne raconte pas l’observation d’un seul objet
spectaculaire, mais une série d’apparitions répétées d’objets non identifiés
lors d’essais de missiles à Hammaguir en 1962.
Christian Galiver : des « objets » apparaissant derrière les avions
lors des tirs de missiles
1. Le contexte militaire
Christian Galiver indique avoir effectué son service militaire en Algérie
entre 1960 et 1962, dans une unité spécialisée dans le suivi d'engins
expérimentaux. Il est successivement affecté à Colomb-Béchar puis à Hammaguir,
dans le Sahara. Son travail est particulièrement intéressant pour l'étude du
témoignage : il ne se trouve pas simplement dans le désert comme observateur
occasionnel. Il explique qu'il travaille sur des postes de suivi répartis dans
le désert, séparés d'environ dix kilomètres. Ces postes ont pour fonction
de suivre les engins lancés depuis la base et de permettre leur localisation
après le tir.
Il explique également que son unité suivait différents types d'engins :
-
Missiles ;
-
Engins
sol-air ;
-
Engins
air-sol ;
-
Avions-cibles
;
-
Fusées ou
autres engins expérimentaux.
Nous sommes donc dans un environnement où l'observation aérienne constitue
précisément la fonction professionnelle du témoin. C'est un point très
important pour l'évaluation du cas.
2. Le rôle du cinéthéodolite
L'un des passages les plus intéressants de son témoignage concerne le
cinéthéodolite. Galiver explique qu'il travaillait avec un appareil équipé
d'une caméra, d'un système de pointage en site et d'un système de pointage en
gisement ; de mouvements coordonnés permettant de suivre un engin dans les
trois dimensions apparentes. La caméra
utilisait du film 24 × 36 mm. L'objectif du dispositif était de filmer les
missiles et avions-cibles afin de permettre ensuite aux ingénieurs de
reconstituer leur trajectoire. Galiver explique que les informations de site et
de gisement étaient enregistrées sur les séquences, permettant de déterminer la
trajectoire de l'engin. C'est essentiel : les opérateurs n'étaient pas des
spectateurs regardant le ciel. Ils avaient été entraînés à suivre et à mesurer
le déplacement d'objets aériens.
3. L'événement survient pendant un essai de missile
Le témoignage devient particulièrement intéressant quand Galiver décrit un
essai au cours duquel un Mirage intervient contre un avion-cible. Il situe
l'avion-cible à environ 10 000 pieds, soit environ 3 000 mètres, même si la
transcription comporte quelques hésitations. Et c'est alors que les opérateurs
voient quelque chose d'étrange. Deux objets apparaissent derrière l'avion.
Ce détail est fondamental car Galiver ne parle pas d'une lumière isolée
dans le ciel. Il décrit : « deux objets derrière l'avion » Il indique
ensuite que les objets suivent l'avion. C'est le cœur du témoignage car
selon Galiver, les objets apparaissent lorsque l'avion est en position de tir. Puis
ils disparaissent lorsque le missile est tiré.
Un deuxième avion intervient environ quinze minutes plus tard. Et la même
chose se reproduit. Galiver explique : « ça apparaissait deux objets qui
revenaient se placer derrière l'avion » puis : « il redisparaissait
quand l'avion avait tiré ses missiles »
Et plus loin, il précise : « Ça venait chaque fois que l'avion tirait,
ça paraissait 15 secondes avant et puis ça redisparaissait. Aussitôt que
l'avion le tir était fini. » Il estime que le phénomène s'est reproduit
trois ou quatre fois et c’est donc cette répétition qui donne au témoignage son
intérêt.
Il faut cependant être extrêmement prudent sur la description physique. Galiver
ne décrit pas précisément une soucoupe. Lorsqu'on lui demande à quoi
ressemblent les objets, il répond qu'ils lui paraissent : « un peu rond » mais
il ajoute qu'il ne peut pas en dire davantage. C'est important.
Nous ne disposons donc pas d'une description permettant d'affirmer :
-
Disque ;
-
Sphère ;
-
Cigare ;
-
Triangle ;
-
Objet
métallique ;
-
Objet
lumineux.
La seule caractéristique morphologique relativement sûre est : une
apparence vaguement ronde. Il indique également qu'ils ne semblaient pas
être simplement des reflets du soleil. Un élément très intéressant est que
Galiver explique qu'il se trouvait sur un poste où les objets pouvaient être
observés dans le contexte même du suivi de l'avion et du missile. Il précise
que lui-même ne filmait pas nécessairement « les OVNI » en tant que tels.
Le dispositif était destiné à filmer :
Le décrochage de l'engin, le Mirage, puis le
missile.
Autrement dit, si les objets étaient réellement présents dans le champ de
la caméra, ils auraient pu apparaître fortuitement sur les films des essais.
C'est extrêmement important.
Nous ne sommes pas face à :
-
« Des
militaires ont décidé de filmer un OVNI ».
Mais plutôt :
-
« Des
militaires filmaient un essai aéronautique avec un instrument de mesure, et des
objets inhabituels seraient apparus dans le champ de prise de vue. »
La distinction est majeure.
Galiver explique qu'il en parle à un collègue situé sur un autre poste. Celui-ci
lui répond en plaisantant : « C'est les soucoupes volantes. » Galiver
lui-même semble alors plutôt gêné par cette appellation. Il dit en substance
qu'il ne fallait pas raconter cela sous peine de passer pour des « rigolos
». C'est un détail psychologique intéressant. Il apprend que le phénomène
aurait été observé par plusieurs personnes et constate que les témoins ne
semblent pas avoir immédiatement interprété l'événement comme une preuve
extraterrestre. Ils constatent quelque chose qu'ils ne comprennent pas. Puis
ils en parlent entre eux.
Galiver estime finalement qu'ils étaient peut-être une douzaine à avoir vu
ces objets. Il ajoute que les personnels des autres postes auraient également
observé le phénomène. Si cette affirmation pouvait être documentée
indépendamment, elle constituerait un élément très important. Mais pour
l'instant, nous devons la classer comme : témoignage rétrospectif de
Galiver. Nous ne disposons pas, dans la vidéo, des noms des autres
observateurs ni de rapports écrits établis en 1962.
Le film : le point le plus important… et la principale faiblesse et c'est
probablement le problème central de ce dossier. Galiver affirme que les objets
auraient été enregistrés sur les films des essais. Mais il ne possède plus ces
films. Il explique qu'après son retour de l'armée, il n'en a plus parlé. Il dit
également : « on ne les a jamais revus les films » Et plus tard : «
si nous on avait vu des choses bizarres, sur les films, ça doit y être. »
Cette dernière phrase est révélatrice. Il ne dit pas : « J'ai revu le
film récemment et les objets sont dessus. » Il dit en substance : « Nous
les avions filmés ; ils doivent donc être présents sur les films. »
Il faut donc distinguer : Ce qui est directement observé
Galiver affirme avoir vu les objets dans le
ciel.
Ce qui est supposé
Il suppose qu'ils apparaissaient sur les films.
Ce qui n'est plus vérifiable
Le contenu des films.
Le témoignage vidéo et la déclaration d'un général, ce sont là d’autres
éléments particulièrement intéressants. Galiver explique qu'environ quinze
jours après, lorsqu'il est en permission, il entend parler d'une émission consacrée
aux OVNI. Un général de l'Armée de l'air y aurait déclaré que : « l'armée
française a filmé des essais de missile et au même moment des objets non
identifiés ». Galiver fait immédiatement le rapprochement avec ce qu'il
avait vu à Hammaguir.
Mais attention : ce n'est pas une confirmation indépendante de son
observation. Le raisonnement de Galiver est :
Un général dit que l'armée française possède
des films d'objets non identifiés → j'ai moi-même vu des objets lors d'essais
filmés → il pourrait s'agir de ces films.
C'est une association logique, mais pas une preuve documentaire. Il
faudrait retrouver l'émission et identifier précisément le général, sa
déclaration, sa date et les documents auxquels il faisait référence. C'est une
piste de recherche très importante.
Le contexte technique rend le cas particulièrement intéressant et il faut
insister sur un point. Hammaguir n'est pas un lieu quelconque.
Au début des années 1960, le Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux
(CIEES) constitue l'un des principaux sites français d'essais de missiles et de
fusées. On y teste et suit notamment des missiles, des avions-cibles, des
fusées-sondes, des engins guidés et des systèmes de propulsion. Le ciel autour du site est donc rempli
d'objets artificiels.
C'est à la fois une force et une faiblesse pour le témoignage.
Force :
Le personnel est
expérimenté et sait identifier de nombreux appareils.
Faiblesse :
Le nombre d'engins
expérimentaux et de phénomènes liés aux essais augmente énormément les possibilités d'erreur
d'identification.
La mémoire après plus de cinquante ans
C'est probablement la principale réserve méthodologique. L'entretien est
réalisé plus d'un demi-siècle après les événements. Galiver se souvient
manifestement de l'événement comme d'une expérience marquante. Mais on constate
dans la transcription :
-
Hésitations
;
-
Approximations
;
-
Corrections
;
-
Incertitudes
sur les distances ;
-
Incertitudes
sur la forme ;
-
Confusion
de certains termes techniques ;
-
Difficulté
à dater précisément certains éléments.
Il dit lui-même :« je ne sais pas » ceci à plusieurs
reprises.
Cela n'est pas nécessairement négatif. Au contraire, il est préférable
qu'un témoin reconnaisse ses limites plutôt que d'inventer une précision qu'il
n'a pas. Mais cela signifie que son témoignage ne peut pas remplacer les
archives contemporaines.
Au départ, Galiver ne semble pas particulièrement préoccupé par l'affaire. Il
explique : « Quand je suis revenu de l'armée, je n’en ai jamais parlé parce
que ça ne m’occupait pas plus que ça. » Il considère donc l'événement comme
quelque chose d'étrange mais qui ne change pas sa vie. Ce n'est que
lorsqu'il entend parler d'une déclaration publique concernant des films
militaires d'OVNI qu'il fait le rapprochement. Cette chronologie est
importante. Elle suggère que la croyance OVNI n'était probablement pas à
l'origine de son observation, du moins d'après son propre récit.
Mon appréciation
Je donnerais à ce dossier un intérêt historique élevé, mais une valeur
probante encore limitée. Ce qui joue en faveur du témoignage
-
Témoin
ayant réellement travaillé dans un environnement d'essais de missiles ;
-
Connaissance
technique des instruments de suivi ;
-
Observation
répétée ;
-
Plusieurs
témoins revendiqués ;
-
Phénomène
associé à plusieurs tirs ;
-
Observation
effectuée dans le cadre professionnel ;
-
Existence
alléguée de films contemporains.
Ce qui empêche d'en faire une preuve
-
Aucun film
disponible ;
-
Aucun
rapport militaire contemporain retrouvé ;
-
Aucun nom
des autres témoins fourni dans la transcription ;
-
Pas de
données cinéthéodolite ;
-
Pas de
mesure de distance ;
-
Pas de
mesure de vitesse ;
-
Description
très imprécise ;
-
Témoignage
recueilli très longtemps après les faits ;
-
Possibilité
de phénomènes liés aux essais eux-mêmes.
Source :
La vidéo du témoignage à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=v86v6hN0eXY&t=123s
–
AVRIL 1963 – HAMMAGUIR Le cas de Jean-Pierre CHAPEL
L'OVNI qui aurait été filmé au cinéthéodolite
Le témoin principal est Jean-Pierre Chapel, journaliste spécialisé dans les
questions spatiales, alors à Europe 1. Selon son récit, il se trouve en avril
1963, dans la région de la base d'Hammaguir, avec une équipe comprenant environ
une trentaine de techniciens et militaires, dans le cadre d'un exercice de
récupération de têtes de fusées.
L'intérêt du cas tient surtout à ceci :
le phénomène aurait été enregistré par un cinéthéodolite.
1. Les circonstances de l'observation
Le groupe est installé dans le Sahara et doit être ravitaillé par avion. Vers
14 heures, un technicien aperçoit un point noir dans le ciel et pense qu'il
s'agit de l'avion attendu. Mais quelque chose ne correspond pas : le point
reste pratiquement au même endroit pendant plusieurs minutes.
Chapel explique qu'après environ dix minutes, les observateurs comprennent
qu'il ne s'agit probablement pas de l'avion de ravitaillement. L 'objet est
alors estimé à environ : 3 000 mètres d'altitude ?4 kilomètres de
distance.
2. Le cinéthéodolite est alors mis en œuvre
C'est l'élément essentiel du dossier. Le responsable militaire fait
installer un cinéthéodolite. Il s'agit d'un instrument utilisé dans les essais
de missiles et de fusées pour suivre précisément une trajectoire. Dans le
témoignage de Chapel, l'appareil est décrit comme :
-
Une caméra
;
-
Équipée
d'un téléobjectif d'environ 2 000 mm ;
-
Avec un
système permettant de mesurer le temps au dixième de seconde ;
-
Enregistrant
un grand nombre d'images permettant ensuite une analyse au ralenti.
C'est donc très différent d'un film amateur.
Si le film existait réellement et était exploitable, il aurait
théoriquement pu permettre de déterminer :
-
La
trajectoire ;
-
La vitesse
angulaire ;
-
L’accélération
apparente ;
-
Éventuellement
l'altitude ;
-
La
distance ;
-
La taille
angulaire.
C'est précisément ce qui rend cette affaire potentiellement extraordinaire.
3. Que voit Jean-Pierre Chapel ?
Dans le viseur du cinéthéodolite, Chapel décrit un objet ayant une
apparence métallique, avec une forme symétrique ; une forme globalement
assimilable à une soucoupe. L'objet
reste apparemment immobile pendant environ cinq minutes. Puis il disparaît
brutalement. Ce n'est donc pas un objet simplement aperçu pendant quelques
secondes. Le phénomène aurait été observé suffisamment longtemps pour être
filmé.
L'accélération de 62 g, c'est le chiffre qui a rendu cette affaire célèbre.
Selon le récit publié par Bourret et repris ensuite par la 3AF : l'analyse
du film aurait donné une accélération de 62 g. Autrement dit, si la mesure
était correcte et si l'objet était réellement un engin matériel effectuant
cette accélération, on serait face à quelque chose de totalement
extraordinaire. À titre de comparaison, une accélération de 62 g est
considérable. Pour un être humain non protégé, elle serait évidemment
incompatible avec la survie. Mais il faut immédiatement introduire une
distinction fondamentale : 62 g mesurés sur une séquence cinématographique
ne signifie pas automatiquement que l'objet a physiquement subi 62 g.
Il faut connaître :
-
La
distance réelle ;
-
La
géométrie de l'observation ;
-
L’altitude
;
-
La focale
;
-
Le
déplacement angulaire ;
-
Les
repères utilisés ;
-
La cadence
exacte du film ;
-
La
précision du mécanisme de suivi ;
-
Les
conditions de calibration.
Sans le film et les données originales, nous ne pouvons pas vérifier le
calcul.
Le film aurait été perdu. C'est ce qu'affirme la version ultérieure du
témoignage : le document aurait disparu lors d'un déménagement à Agadir. Cette
information est capitale. Car cela signifie que nous ne disposons aujourd'hui d’aucun
élément sur ce film et sur ce qu’aurait pu nous apprendre les images. Nous avons donc essentiellement un témoignage
rétrospectif concernant une observation et un film aujourd'hui introuvable.
C'est évidemment très différent d'un dossier dans lequel on pourrait examiner
directement les images.
Une évolution intéressante du témoignage et cet c’'est probablement le
point le plus important que j'ai trouvé. Le récit de Chapel évolue avec le
temps. Dans son témoignage rapporté par Bourret, il parle d'une accélération de
: 62 g - Mais lors d'une émission télévisée sur France 2 en 1998, le récit
devient différent : l'objet aurait accéléré de 0 à environ 8 000 km/h en moins
de deux secondes. Cette différence est
importante.
Le premier récit : 62 g
Le récit ultérieur : 8 000 km/h en moins de 2 secondes
Ces valeurs ne sont pas identiques.
Et surtout, le récit télévisé de 1998 semble présenter Chapel différemment
: il parle alors d'une observation réalisée par des militaires, tandis qu’une analyse
de Thibaut Canuti souligne que Chapel ne se présente plus exactement comme le
témoin direct de la même manière que dans le récit transmis à J.C. Bourret.
Cela invite à la prudence.
En fait dans cette observation le témoignage n'est donc pas aussi simple
que « l'armée a filmé un OVNI à 62 g » C'est une formulation que l'on
retrouve souvent sur Internet. Elle est beaucoup trop affirmative.
La chaîne documentaire réelle est plutôt :
Jean-Pierre Chapel → entretien avec Jean-Claude
Bourret vers 1975 → récit publié dans Le nouveau défi des OVNI (1977) → reprise
par la littérature ufologique → témoignage reproduit par la 3AF en 2010 → récit
télévisé ultérieur.
La 3AF précise elle-même que son texte de 2010 reprend le témoignage paru
dans le livre de Bourret. Cela signifie que la source contemporaine
fondamentale du récit que nous connaissons aujourd'hui est essentiellement
Chapel lui-même, transmis par J.C. Bourret.
Nous avons retrouvé une confirmation indépendante : Jacky Kozan, cité
dans les recherches de Thibaut Canuti, affirme avoir travaillé dans le même
service que des techniciens présents sur place et dit que ceux-ci lui auraient
raconté l'événement. Mais ce n'est pas une confirmation documentaire
indépendante.
C'est également un témoignage indirect. Ainsi que le signale l’auteur de
cette étude : les personnes qu'il cite n'ont pas fourni n le film, ni le
rapport technique et encore moins les données originales permettant de vérifier
l'affaire.
Il faut surtout éviter une confusion avec le
cas de 1967 car en effet, nous avons deux dossiers « Hammaguir » totalement
différents :
Avril 1963
Jean-Pierre Chapel
→ objet observé à environ 4 km
→ cinéthéodolite
→ film d'environ 5 minutes
→ accélération annoncée de 62
g
→ film aujourd'hui déclaré
perdu.
16 janvier 1967
Jean-Pierre Morin et
plusieurs personnels du CNES / astronomes
→ objet allongé et
lumineux
→ observation de
plusieurs dizaines de minutes
→ passage apparent
près du pas de tir Véronique
→ aucune
photographie connue
→ radar non actif.
Il ne faut
absolument pas les fusionner.
Le rapport avec Jean-Claude Bourret. Le dossier de 1963 apparaît bien dans
le travail de J.C. Bourret, notamment dans Le nouveau défi des OVNI, publié en
1977. La bibliographie ufologique ultérieure identifie explicitement ce
témoignage comme provenant du livre de Bourret. La 3AF l'a ensuite reproduit en
2010 à l'occasion de la disparition de Jean-Pierre Chapel. Il est donc possible
de faire remonter assez précisément la filiation documentaire du cas. Dans les
archives de la télévision Française on trouve bien une trace télévisuelle. Jean-Pierre
Chapel a reparlé de cette affaire dans une émission de France 2 en 1998, avec
une version légèrement différente du récit.
:
Je le classerais comme un cas historiquement très intéressant mais
documenté de manière très insuffisante pour valider les performances
extraordinaires annoncées. Il s’agit beaucoup plus d’une annonce médiatique que
d’une analyse scientifique. L’intérêt à ce niveau est donc très limité.
Sources : https://humutation.science/archives/2010/10/02/20286111.htm
https://rr0.org/people/b/BourretJeanClaude/index.htm
16 JANVIER 1967 – HAMMAGUIR – ALGERIE - LE CAS DE
JEAN-PIERRE MORIN
L’observation d Hammaguir, le 16 janvier 1967, est sans doute l’un des cas
algériens les plus remarquables du XXe siècle, et surtout l’un des dossiers où
la qualité des témoins et le contexte opérationnel donnent au récit un intérêt particulier.
16 janvier 1967 — HAMMAGUIR - Un
objet cylindrique observé par des personnels du CNES et des astronomes L'observation se produit à Hammaguir, dans le
Sahara algérien, alors que le site est encore utilisé par la France comme
centre d'essais de fusées et d'engins spéciaux. Le site, créé à la fin des
années 1940, comprend plusieurs bases et pas de tir, dont Blandine. Il sera
finalement restitué à l'Algérie en juillet 1967. L'événement
intervient dans un contexte particulièrement intéressant : le lendemain, 17
janvier 1967, doit être lancée une fusée Véronique 61M (FU 145 b) portant une
expérience scientifique du Laboratoire d'astronomie spatiale de Marseille.
C'est précisément cette circonstance qui
donne au cas une importance particulière.
1. Les témoins
Le témoignage principal est celui de Jean-Pierre Morin, ingénieur du CNES. Il
ne s'agit donc pas d'un témoin occasionnel ou d'un récit recueilli anonymement
plusieurs décennies plus tard. Morin était diplômé de l'École centrale de
Paris, pilote de réserve et avait travaillé sur les essais du Mirage III avant
d'intégrer en 1964 la division « Fusées-sondes » du CNES. Il participa à de
nombreux lancements à Hammaguir. Le soir
du 16 janvier, il conduit trois collègues du CNES dans une Citroën 2 CV. :
·
Jean-Pierre
Morin
·
Andrieu
·
Lapierre
·
Mercier
Une deuxième 2 CV transporte des membres du Laboratoire d'astronomie
spatiale de Marseille :
·
Maurice
Viton
·
Georges
Courtès
·
Cruvelier
Et un quatrième passager, identifié avec une certaine incertitude comme
étant Guy Monnet.
Le dossier porte donc sur huit témoins au total, avec une distinction très
intéressante : quatre voient le phénomène à relativement courte distance,
tandis que les quatre autres l'observent ultérieurement à une distance plus
importante.
2. Le contexte : la veille d'un lancement spatial
Le 17 janvier devait être lancée une Véronique 61M, destinée à une
expérience sur la lumière zodiacale. La charge scientifique du Laboratoire
d'astronomie spatiale comprenait notamment un pointeur ACS et une caméra
ultraviolette, sous la responsabilité de Georges Courtès. Le 16 janvier au soir, les opérations de
préparation ont pris du retard. Morin et ses collègues viennent de travailler
sur le pas de tir Blandine. Ils quittent ensuite les installations pour aller
dîner. C'est pendant leur trajet qu'ils vont rencontrer le phénomène.
3. L'observation commence par une simple lumière
C'est un détail qui rend le récit particulièrement intéressant. Mercier
remarque une lumière basse sur l'horizon, légèrement à droite de la route. Au
départ, Morin pense tout simplement à un phare d'atterrissage d'un avion. Ce
raisonnement est logique puisque le véhicule se trouve à proximité de
l'aéroport d'Hammaguir.
Mais quelque chose ne correspond pas. La lumière grossit alors qu'elle
devrait, selon Morin, traverser leur route. Elle reste cependant sur leur
droite. Morin envisage alors l'hypothèse d'un avion effectuant un circuit
d'approche. Puis survient un événement beaucoup plus spectaculaire.
4. Le moteur de la 2 CV s'arrête
Selon le témoignage de Morin, le moteur commence à hoqueter. Il pense à une
panne d'essence. Mais la jauge indique environ trois quarts du réservoir. Puis
le moteur s'arrête. Les quatre occupants sortent du véhicule. Les codes de la
voiture restent allumés. Et ils regardent l'objet qui vient vers eux. C'est ici
que commence la partie la plus extraordinaire du témoignage.
5. Un silence total
Morin insiste énormément sur ce point. Il explique que dans le désert
nocturne, le silence est tel qu'un bruit très faible peut être perceptible à
grande distance. Or l'objet ne produit, selon les témoins, aucun bruit
identifiable. Morin élimine donc immédiatement l'hypothèse d'un avion
conventionnel.
Dans le ciel parfaitement dégagé du Sahara, il affirme pouvoir distinguer
la silhouette sombre de l'objet devant le champ d'étoiles.
6. La description : un énorme « dirigeable »
L'objet prend progressivement l'apparence d'un dirigeable ou d'un Zeppelin.
Morin le décrit comme :
·
Allongé ;
·
Cylindrique
;
·
Sombre ;
·
Sans
hublots visibles ;
·
Relativement
massif ;
·
Extrêmement
silencieux.
La dimension apparente est donnée comme environ quatre diamètres lunaires
de longueur pour environ un diamètre lunaire de hauteur. Il estime sa vitesse à
seulement 10 à 20 km/h. C'est donc un objet décrit comme extrêmement lent.
C'est probablement l'élément visuel le plus spectaculaire du dossier :
des lumières ou « flammèches » multicolores Morin décrit des sortes de
flammèches multicolores, notamment :
·
Orange ;
·
Vert ;
·
Bleu ;
·
Rouge.
Il interprète initialement ces phénomènes comme une possible ionisation de
l'air autour de l'objet.
Il précise qu'il ne voit pas de propulsion chimique. Il ne distingue pas
non plus de hublots. Lorsque l'objet s'éloigne, les lumières deviennent
davantage semblables à une lumière jaunâtre.
Le cas devient encore plus intéressant ici. Il ne s'agit pas d'un éclair
aperçu pendant quelques secondes. Le phénomène reste visible pendant environ
vingt minutes pour les premiers témoins. Puis les astronomes de la deuxième
voiture l'observent eux aussi. L'observation totale est donc de l'ordre de
plusieurs dizaines de minutes. Les astronomes ont même la possibilité de
regarder l'objet alors qu'il se trouve déjà à une distance importante.
|
HAMMAGUIR Reconstitution sur Google-Earth des caractéristiques de
l’observation. Source : https://humutation.science/archives/2011/05/19/21176189.html
– Direction : Michel Ribardière – FEA - AIRPLANE Reconstitution sur
Google-Earth des caractéristiques de l’observation. Au
cours de la discussion, un certain nombre d’éléments ont été précisés : En
1968, alors qu’il appartenait à la Direction des programmes du Cnes, JPG a
fait un premier témoignage à
À propos de Jean Pierre Morin
:
De 1965 à 1967, il
participe à de nombreux lancements de fusées à Hammaguir ; en novembre 1966
notamment, deux fusées à poudre Titus filment une éclipse solaire au-dessus
de l'Argentine et en mars 1967, les guenons Martine et Pierrette sont
récupérées vivantes, grâce à un nouveau système de récupération par
aérofreins Latécoère. En 1968, Jean-Pierre
Morin entre à la Direction des Programmes du Cnes (Directeur André Lebeau),
chargé de suivre l’évolution des programmes de lanceurs en France (Diamant),
en Europe (Europa II et III) et dans le monde (USA, URSS). Le 9 avril 1968,
il participe au premier lancement de fusée au Centre Spatial Guyanais (avec
récupération de la pointe en mer). En février 1972, il est nommé pendant trois mois membre du
groupe LIIIS, dont le projet sera adopté par l’Europe Spatiale le 31 juillet
1973 et sera rebaptisé Ariane. Il est muté en septembre 1973 au Centre
Spatial Guyanais comme Chef de Division Adjoint des Opérations puis comme
Chef de la Division Méthodes-Développement, créée en 1976 pour mettre en
conformité le CSG (Centre Spatial Guyanais) avec les exigences du programme
Ariane : Planification, Assurance et Contrôle de Qualité, Renouvellement des
équipements trop anciens. Le 24 décembre 1979, il participe au premier lancement d’Ariane
depuis Jupiter 1. De 1983 à 1985, il est muté au Secrétariat Général de la
Défense Nationale comme chargé de mission Espace. Il revient au CSG en 1986 comme Directeur-Adjoint, chargé des
fonctions « Finances Personnel Environnement Socio-Économique, Relations
Publiques », fonctionnaire de Défense Délégué pour la protection d’Ariane
contre la malveillance humaine. De 1993 à 2000, fonctionnaire de Défense du
Cnes, membre du Comité de Direction, il assiste à ces titres à tous les
lancements d’Ariane jusqu’en octobre 2000. Jean-Pierre Morin est Chevalier de la Légion d’Honneur et
Officier de l’ordre du Mérite. |
7. Le deuxième groupe de témoins
Après environ vingt minutes, la deuxième 2 CV apparaît au loin. Morin
identifie immédiatement les phares. La voiture se rapproche. Les astronomes
n'ont apparemment pas vu le phénomène pendant leur trajet. Morin leur demande
de sortir et il leur montre alors l'objet. Et c'est un moment particulièrement
important du récit : les astronomes le voient eux-mêmes. Georges Courtès aurait
alors décrit l'objet comme ressemblant à « un ballon éclairé de
l'intérieur. »
Morin n'est pas d'accord avec cette interprétation, puisqu'il affirme avoir
vu l'objet de beaucoup plus près et n'avoir observé aucune source lumineuse
interne.
C'est probablement la partie la plus intrigante le phénomène va changer de
direction. Après avoir poursuivi une trajectoire relativement rectiligne,
l'objet effectue un virage à gauche. Son angle d'élévation augmente et il monte
progressivement puis de plus en plus rapidement. Il semble alors traverser le
champ d'étoiles.
La phase de montée dure, selon Morin, environ quinze minutes. Il finit par
apparaître comme une simple lumière semblable à une étoile. Puis la lumière
disparaît.
8- Le passage à proximité de la fusée Véronique
C'est probablement ce qui a rendu le cas célèbre dans la littérature
ufologique. En reconstituant ultérieurement la trajectoire sur une carte, Morin
estime que l'objet a suivi une route parallèle à celle empruntée par les
véhicules et qu'il est passé à quelques centaines de mètres du pas de tir de la
Véronique. La formulation varie selon les étapes de la reconstitution : le
récit initial parle d'environ 500 mètres, tandis que la discussion SIGMA évoque
un passage à moins d'un kilomètre de la fusée. Cela doit être présenté avec prudence : il
s'agit d'une reconstitution géométrique postérieure, et non d'une mesure radar
de l'époque.
On pourrait penser qu'un objet aussi spectaculaire aurait dû être détecté
par radar. Mais il y a un problème. Selon l'enquête SIGMA, la surveillance
radar n'était pas activée ce soir-là. Elle devait l'être le lendemain pour le
lancement de la Véronique.
Nous ne disposons donc pas de trace radar permettant de confirmer
indépendamment l'objet. C'est une
faiblesse importante du dossier.
9- Le moteur de la 2 CV : un véritable « effet OVNI » ?
C'est un aspect qu'il faut traiter avec beaucoup de prudence. La
littérature ufologique a souvent résumé l'affaire ainsi :
OVNI approche → moteur de voiture tombe en
panne → OVNI s'éloigne → moteur redémarre.
Mais le témoignage original est un peu plus nuancé. Morin rapporte bien que
le moteur s'arrête lorsque l'objet approche. Mais il redémarre ensuite au
premier coup de démarreur. Il ne fournit pas de mesure électrique, magnétique
ou mécanique permettant de démontrer une relation causale. Il est donc
impossible de conclure que le phénomène a provoqué l'arrêt du moteur. Une panne
momentanée reste parfaitement possible.
Identification : Les Hypothèses
A.
L'hypothèse
d'un ballon
C'est probablement l'une
des explications conventionnelles les plus sérieuses à examiner. Plusieurs éléments vont dans ce sens
:
·
Absence de
bruit ;
·
Déplacement
très lent ;
·
Aspect de
dirigeable ;
·
Lumière ;
·
Observation
nocturne ;
·
Environnement
désertique ;
·
Possibilité
d'un ballon météorologique ou expérimental.
Et surtout, Georges
Courtès, astronome, propose spontanément l'idée d'un ballon éclairé. Mais plusieurs éléments compliquent cette
hypothèse :
·
La vitesse
apparente ;
·
La
trajectoire rectiligne ;
·
L’aspect
massif ;
·
Les «
flammèches » ;
·
La
trajectoire finale ;
·
La montée
rapide ;
·
L’absence
apparente de dérive sous l'effet du vent.
Morin affirme également avoir vérifié le lendemain qu'il n'y avait pas eu,
à sa connaissance, d'activité militaire ou de ballon météorologique
correspondant. Cela ne constitue toutefois pas une élimination définitive de
l'hypothèse ballon.
B.
L'hypothèse
d'un engin militaire ou de renseignement
C'est une hypothèse particulièrement intéressante dans le contexte de
Hammaguir. Morin lui-même envisage
dans son témoignage la possibilité d'un engin de reconnaissance soviétique ou
américain, compte tenu de la sensibilité des activités françaises de lancement.
À cette époque, la guerre froide est à son apogée. Hammaguir est un site
stratégique. Un engin de reconnaissance étranger aurait donc théoriquement eu
une raison de s'intéresser aux activités françaises. Mais il y a un problème :
·
Aucune
donnée déclassifiée connue ne permet d'établir qu'un tel appareil était présent
au-dessus de Hammaguir ce soir-là.
Cette hypothèse doit donc rester une possibilité historique, pas une
conclusion.
C.
Le
phénomène de « mirage »
Morin lui-même évoque finalement la possibilité d'un mirage. C'est
intéressant parce que le témoin principal ne termine pas son récit en affirmant
:
« C'était un engin extraterrestre. »
Il reste au contraire prudent et il reconnaît qu'une explication
atmosphérique pourrait être envisagée. Cependant, un mirage classique
n'explique pas facilement, à lui seul, l'ensemble des caractéristiques
rapportées : silhouette structurée, mouvement, passage apparent à proximité,
observation prolongée, changement de trajectoire et observation par plusieurs
personnes. Il faudrait donc une analyse atmosphérique et astronomique beaucoup
plus poussée pour tester cette hypothèse.
Le témoignage tardif est à prendre en compte. C'est une autre question
méthodologique essentielle. L'observation date de 1967. Le témoignage détaillé
publié par la Commission SIGMA repose sur un récit écrit par Jean-Pierre Morin
en novembre 2009, soit environ 42 ans après les faits. Cela ne signifie
absolument pas que le témoignage est faux. Mais cela signifie que les souvenirs
ont eu énormément de temps pour être reconstruits. En revanche, un élément
favorable existe : Morin affirme avoir raconté l'observation dès 1968 à
Claude Poher, alors qu'il travaillait au CNES. Il aurait également témoigné de
nouveau en 1977. La Commission SIGMA a recueilli son témoignage en 2009 et
précise avoir discuté avec lui certains détails. Cette continuité est importante.
Selon Morin, il n'aurait pas souhaité faire largement connaître l'affaire
pendant sa carrière. Il explique qu'il existait à l'époque une certaine crainte
de perdre sa crédibilité professionnelle en parlant d'OVNI. Plus tard,
lorsqu'il travaille à la Direction des programmes du CNES, il en parle à Claude
Poher, qui s'intéresse alors systématiquement aux PAN. Il est l’un des
fondateurs du GEPAN dont il fut le premier directeur. Ce point est historiquement intéressant parce
qu'il montre que le cas ne naît pas en 2009. Il existe un témoignage
rétrospectif affirmant que l'affaire avait déjà été communiquée à un
responsable travaillant sur les observations de PAN au CNES dès la fin des
années 1960.
C'est finalement en 2009-2011 que l'affaire acquiert une nouvelle
visibilité. La Commission SIGMA, de l'Association Aéronautique et Astronautique
de France (3AF), recueille le témoignage de Morin. Le dossier est publié dans
la Lettre 3AF n°5 de mai-juin 2011, sous le titre : « Janvier 1967 – Un OVNI
survole Hammaguir ».
Un détail très important : les témoins astronomes n'ont pas produit de
rapport contemporain C'est probablement l'une des principales limites du
dossier. Nous avons essentiellement le récit développé de Jean-Pierre Morin. Les
autres témoins ne semblent pas avoir laissé, à l'époque, des rapports
scientifiques indépendants détaillés. SIGMA indique d'ailleurs que les
astronomes n'étaient pas disposés à écrire sur leur observation. Cela réduit
considérablement la possibilité de faire une triangulation indépendante du
témoignage.
Ce qui rend réellement Hammaguir exceptionnel :
a. Ce n'est finalement pas la forme de l'objet.
b - Ce n'est
même pas la panne de moteur.
C'est la combinaison :
Site spatial sensible + personnel du CNES +
astronomes + observation prolongée + objet apparemment structuré + très faible
vitesse + absence de bruit + phénomènes lumineux + changement de trajectoire +
proximité apparente d'une fusée + absence d'explication contemporaine
clairement établie.
C'est cette combinaison qui explique pourquoi le cas a survécu dans la
littérature ufologique.
Il faudrait maintenant aller plus loin que les récits ufologiques et
rechercher les archives techniques du lancement Véronique FU 145 b du 17
janvier 1967, les documents du CNES concernant l'opération, ainsi que les
éventuels journaux de sécurité ou de météorologie de Hammaguir pour le 16
janvier. C'est là que nous pourrions peut-être trouver la clé du dossier :
activité aéronautique, ballon météorologique, conditions atmosphériques,
observations militaires, anomalies techniques ou éventuel signalement contemporain.
C'est aussi ce qui permettrait de déterminer si Hammaguir est réellement un
cas PAN exceptionnel, ou un cas spectaculaire dont la réputation repose
principalement sur le témoignage rétrospectif de Morin. La recherches des
autres témoins aurait dû être une priorité dans les décennies qui ont suivie
l’affaire et il est regrettable que cette action n’ait pas été faite.
Sources :
-
https://humutation.science/archives/2011/05/19/21176189.htm
-
https://www.nexus.fr/wp-content/uploads/2014/12/NX75_08_Hammaguir_light
14 ? JANVIER 1970 –
ALGER
Alger. C'est le NUFORC 25803, repris dans
les catalogues sous le nom "Formation of orange, rectangular
objects over Algeria".
Voici ce qui est archivé :
-
Date
: Janvier 1970, listé comme 1970-01-14 21 :00 Local - Approximate. Le
témoin lui-même précise qu'il n'est pas sûr du jour exact
-
Lieu
: Algiers (Algeria), Algeria
-
Durée
: 60 seconds - c'est de là que vient votre étiquette "Rectangle 60
seconds"
-
Forme
: Rectangle / Caractéristique : Aura or haze around object
-
Nb témoins
: 20 selon la fiche NUFORC, dont l'adolescent et son frère
-
Type
: RawReport, Features: Multiple UFOs
C'est aussi listé dans UFO Evidence comme : Formation of orange,
rectangular objects over Algeria (Africa)... January, 1970 - Algiers, Algeria
Le récit original
Le rapport a été déposé le 26 octobre 2002, soit 32 ans après les faits : Je
ne sais pas vraiment quel jour du mois c'était, mais vers 21h00 en janvier
1970, je jouais au foot avec mon frère quand soudain une flotte d'OVNI a
traversé le ciel et nous a complètement abattus.
Description détaillée par le témoin :
Objets orange vif, très lumineux mais sans source de lumière visible,
rectangulaires presque carrés avec coins arrondis, chacun avec une petite
flamme à l'arrière - Grands, vol bas estimé à environ 1000 ft, silencieux. Volent
d'un horizon à l'autre en moins de 2 minutes, à vitesse constante et très organisée.
Formation en matrice, par rangées de 5 ou 6, 3 à 4 douzaines d'objets,
peut-être plus. Difficile à compter car l'arrière de la flotte changeait
constamment de position pour passer devant
Le détail le plus frappant pour lui :
Certains des navires de la dernière rangée sortiraient de la flotte
perpendiculairement à la flotte, toujours au même rythme que la flotte,
avançaient avec une accélération incroyable, et devanceraient le groupe de côté
vers l'intérieur pour former un élément d'une première rangée nouvellement
formée. En gros, la trajectoire était linéaire et ne faisait jamais de courbe,
mais changeait plutôt de direction à angle droit !
UFO Evidence résume la même scène :
Je jouais au foot avec mon frère et je m'entraînais aux passes de tête, et
la prochaine chose que je vois, ce sont de grands objets brillants dans le ciel
qui bougent ensemble. Ils volaient comme une unité matricielle, les engins de
la dernière rangée se déplaçant À ANGLE DROIT. Le témoin ajoute qu'il a
continué à observer le ciel les jours suivants et vu des points lumineux
diurnes immobiles qui accéléraient ensuite vers l'espace.
La mention de l'observatoire et du journal
La fiche NUFORC ajoute une note importante :
OVNIs brillants et volant à basse altitude L'événement a été observé par
l'Observatoire national de Bouzaréah, à Alger, et rapporté dans le journal
algérien « El Moudjahid » le lendemain.
L'Observatoire de Bouzaréah existait bien - Observatoire d’Alger (Octobre
1883 - 1962), Bouzaréah - devenu après l'indépendance le CRAAG. Je n'ai pas
retrouvé l'article d'El Moudjahid du 15 janvier 1970 numérisé en ligne, il
faudrait consulter les archives papier de la Bibliothèque Nationale d'Alger ou
le CRAAG pour confirmer cette observation institutionnelle.
Il n'y a pas d'explication officielle publiée pour ce cas. C'est un
"Raw Report" - témoignage brut non enquêté par une commission
officielle - mais il est remarquable par le nombre d'objets, la couleur orange
uniforme et la manœuvre à angle droit, très rare pour l'époque.
1975 — ORAN - ALGERIE
Le « personnage blanc lumineux » à la fenêtre
Selon le dossier retrouvé dans la littérature consacrée aux rencontres
rapprochées avec des humanoïdes, Djamed Nedjar, alors âgé de 11 ans habitant rue Benshila Bouadjemi à Oran dormait à proximité d'une grande fenêtre
lorsqu'il fut brusquement réveillé.
Le récit est assez particulier : le jeune garçon aurait ressenti un
tremblement soudain de son corps au moment de son réveil. En regardant vers la
fenêtre, il aurait découvert, à l'extérieur, une silhouette humanoïde blanche
et lumineuse, qui semblait le regarder directement à travers la fenêtre.
Description de l'apparition
Les informations disponibles donnent les caractéristiques suivantes :
-
Taille :
environ 1,70 m ;
-
Apparence
humaine et masculine ;
-
Âge
apparent estimé à environ 30 ans ;
-
Silhouette
ou personnage décrit comme blanc lumineux ;
-
Positionné
à l'extérieur de la fenêtre ;
-
Regard
dirigé vers l'enfant ;
-
Mouvement
particulier : la silhouette aurait semblé osciller légèrement de droite à
gauche.
Il ne s'agit donc pas, dans le récit original retrouvé, d'une simple
lumière aperçue dans le ciel. Le témoin décrit véritablement une forme humaine
individualisée.
La réaction de l'enfant
La réaction de Djamed est également intéressante. Il aurait d'abord pensé
être victime d'une hallucination. Plutôt que de rester dans son lit, il décide
alors de sortir dans la cour afin de vérifier ce qu'il vient de voir. Mais
lorsqu'il arrive dehors : la silhouette a disparu. Il ne trouve aucune trace du
personnage et, selon le récit, l'environnement est redevenu calme et
silencieux.
Cette séquence est importante :
Réveil → apparition à la fenêtre → observation
→ sortie immédiate dans la cour → disparition.
D'où vient ce témoignage ?
Les sources secondaires que j'ai retrouvées attribuent le cas à Denys
Breysse et au Projet Bécassine. Le catalogue d'Albert S. Rosales reprend
également ce cas et indique explicitement : Source : Denys Breysse, Project
Bécassine Le catalogue précise que l'information aurait été communiquée à la
source de première main. On retrouve
également une référence à Lumières Dans La Nuit, associée à un article de Denys
Breysse et au Projet Bécassine. C'est un
point important : nous ne sommes donc pas simplement devant une entrée anonyme
d'un catalogue ufologique international. Il existe une chaîne de transmission
française, avec une enquête attribuée à Denys Breysse.
Un cas classé parmi les « humanoïdes »
Le cas a été intégré à des catalogues spécialisés dans les rencontres avec
des entités humanoïdes. Le catalogue URECAT de Patrick Gross répertorie : 1975
— Oran, Algérie — Djamed Nedjar parmi les observations d'entités associées
aux phénomènes OVNI. Le catalogue
d'Albert Rosales le classe également dans les rapports d'humanoïdes de 1975.
Il faut toutefois faire attention à ne pas confondre :
« Cas classé comme humanoïde »
Avec
« Preuve de la présence d'un être
extraterrestre ».
Le classement est simplement descriptif : le témoin rapporte avoir vu une
figure humanoïde associée à une expérience considérée comme inhabituelle.
Ce qui rend ce cas intéressant
1-
L'observation
se déroule à très courte distance
Ce n'est pas un point lumineux
distant.
L'enfant
affirme avoir vu une silhouette humaine devant sa fenêtre.
La
distance exacte n'est malheureusement pas donnée dans les sources que j'ai retrouvées.
-
L’entité
est lumineuse
La lumière
semble provenir de la silhouette elle-même ou être associée à son apparence.
Cela
différencie le cas d'une simple observation d'une personne dans l'obscurité.
-
L'observation
est extrêmement brève
La disparition
intervient avant que le témoin puisse établir davantage de détails.
Il n'y a :
§
Aucun
dialogue ;
§
Aucun
contact physique ;
§
Aucun
objet identifié ;
§
Aucune
trace ;
§
Aucune
photographie ;
§
Aucune
mesure physique connue.
Mais il faut être prudent
Je serais assez réservé sur une interprétation extraterrestre. Le récit
comporte plusieurs éléments qui peuvent avoir des explications beaucoup plus
ordinaires.
Le réveil nocturne
Le témoin était endormi lorsqu'il aurait été brusquement réveillé. Cela
ouvre immédiatement la possibilité d'un état hypnopompique : une perception
très vive survenant lors du passage du sommeil à l'éveil. Il ne faut pas
pour autant conclure automatiquement à une hallucination. Le jeune garçon
affirme avoir ensuite quitté son lit et être allé dehors. Mais la perception
initiale peut parfaitement avoir été influencée par un état de transition
sommeil-éveil.
La fenêtre est également un élément essentiel
Une silhouette humaine située derrière une fenêtre, dans l'obscurité, peut
produire des effets optiques très particuliers. Il faudrait savoir :
·
Quelle
était la luminosité extérieure ;
·
S’il y
avait un éclairage derrière le témoin ;
·
Quelle
était la distance entre la fenêtre et la silhouette ;
·
Si la
fenêtre comportait des rideaux ou des vitres réfléchissantes ;
·
Si des
maisons ou des lampadaires se trouvaient à proximité ;
·
Si la
personne pouvait réellement se tenir debout à cet endroit.
Ces informations semblent manquer dans les sources actuellement
accessibles.
Et le « tremblement du corps » ?
C'est probablement l'élément le plus intrigant. Le récit indique que
l'enfant aurait été réveillé par un tremblement soudain de son corps. Il ne
faut pas automatiquement l'interpréter comme un effet provoqué par l'entité. Cela
pourrait correspondre à différentes choses :
·
Réveil
brutal ;
·
Frisson ;
·
Sursaut
hypnique ;
·
Sensation
corporelle liée au sommeil ;
·
Peur
intense ;
·
Paralysie
du sommeil partielle ou phénomène associé.
Mais le récit ne donne pas suffisamment d'informations pour trancher.
Un élément à ne pas négliger : l'âge du témoin Djamed Nedjar avait 11 ans. Cela
ne signifie absolument pas que son témoignage est faux. Mais l'âge constitue
une donnée méthodologique importante. Un enfant peut parfaitement observer avec
précision quelque chose d'inhabituel. En revanche, l'interprétation d'une forme
humaine dans une situation nocturne peut être fortement influencée par : la
peur, l'imagination ou encore les récits précédemment entendus
C'est pourquoi il faudrait idéalement connaître le récit original recueilli
par Denys Breysse, et non seulement les reprises ultérieures.
25 JANVIER 1975 — ORAN - ALGERIE
C'est le premier cas d'une vague très bien documentée - pas par la presse,
mais par un câble diplomatique américain déclassifié. Le câble que vous
citez est le 1975ALGIER00638_b du 7 mars 1975.
Le câble complet est intitulé : UNIDENTIFIED FLYING OBJECTS OVER ALGERIA - Le
"mysterious balloon" du 25 janvier 1975 à Oran. Le câble
fait référence à un message précédent : OUR 2447 REPORTED THAT MYSTERIOUS
BALLOON HAD BEEN SIGHTED BY ALGERIANS NEAR ORAN JANUARY 25. - THIS EVIDENTLY
FIRST SIGHTING OF OBJECT REFERRED TO IN TODAY'S CONVERSATION.
L'officier de l'ambassade US considère ce ballon du 25 janvier près d'Oran
comme le premier événement de la série de 5 qui va suivre.
La vague complète janvier - mars 1975
Le 7 mars 1975, le Secrétaire Général du Ministère de la
Défense algérien, le Col. Abdelhamid Latreche, convoque l'officier
américain à Alger :
SECRETARY GENERAL OF
MINISTRY DEFENSE,COL. ABDELHAMID LATRECHE, ASKED ME TO CALL AT MINISTRY MARCH
7. PURPOSE OF CALL WAS TO ASK ME IF WE COULD SHED ANY LIGHT ON STRANGE
"MACHINES" WHICH HAD BEEN MANEUVERING OVER ALGERIAN AIRSPACE IN
RECENT WEEKS.
Latrache donne le bilan
:
HE SAID OBJECT HAD BEEN
SEEN FIVE TIMES, USUALLY ABOUT 1900 OR 1930 AND ON ONE OCCASION IT HAD REMAINED
VISIBLE FOR OVER TWO HOURS. HAD BEEN SEEN TWICE NEAR ORAN, ONCE IN CENTER OF
COUNTRY, ONCE NEAR BECHAR AND, MOST RECENTLY, OFF THE COAST LAST NIGHT (MARCH
6).
Donc : 2 fois près d'Oran (dont 25 jan), 1 fois centre Algérie, 1 fois
Béchar, 1 fois au large côte le 6 mars.
Description faite par les militaires algériens :
OBJECT HAS VERY BRIGHT
LIGHT (HE KEPT COMPARING IT TO HEADLIGHT OF A CAR) WHICH OBSCURES ITS SHAPE.
OBJECT MANEUVERS AND HAS BEEN SEEN TO LAND AND TAK OFF.
SIGHTING LAST NIGHT, AT
ABOUT 1930, WAS FIRST BY RADAR AND SECONDLY VISUALLY. OBJECT WAS AT ABOUT
15,000 (SIC) METERS ALTITUDE. ON OTHER OCCASIONS IT HAS BEEN SIGHTED AT
ESTIMATED ALTITUDE OF 2,000 METERS.
LATRECHE EMPHASIZED
THAT IT WAS ALWAYS SEEN BY MORE THAN ONE PERSON AND THAT IT WAS THEREFORE NOT
HALLUCINATION.
Le contexte "ballon" américain
Latrache explique l'origine de la suspicion envers les US :
HE SAID STORY STARTED
LAST JANUARY WITH APPEARANCE THREE AMERICAN JOURNALISTS IN BECHAR WHO ANNOUNCED
THEY WERE THERE TO COVER ARRIVAL OF BALLOON WHICH TAKING OFF FROM
CALIFORNIA.
C'est une référence au projet de traversée transatlantique en ballon
de Malcolm Forbes, avorté à la dernière minute. Les Algériens avaient déjà
interrogé les US sur un mystérieux ballon :
I REMARKED THAT
ALGERIANS HAD PREVIOUSLY ASKED US ABOUT MYSTERIOUS BALLOON AND OUR QUERIES HAD
ELICITED NO INFORMATION. LATRECHE SAID THAT CASE HAD BEEN CLOSED AND THIS WAS
ANOTHER.
L'officier US répond catégoriquement qu'aucun appareil américain ne vole en
Algérie sans autorisation explicite.
Dans son commentaire final, l'officier US écrit : Latreche n'est pas une
personne excitable, les militaires algériens sont généralement terre-à-terre.
Nous supposons qu'ils ont bien vu quelque chose, mais nous l'attribuons à un
phénomène naturel ayant engendré une légère hystérie. Vu le niveau de la
demande, nous devons la prendre au sérieux.
Résumé pour Oran : Le 25 janvier 1975 près d'Oran, un "ballon
mystérieux" est signalé. L'armée algérienne le classe d'abord comme
ballon, clôt le dossier, puis constate 4 autres observations identiques
jusqu'au 6 mars (dont radar le 6 mars au large), et rouvre l'enquête comme OVNI
en demandant officiellement aux US si c'est une technologie américaine.
Le câble complet est consultable sur Wikileaks sous
l'ID 1975ALGIER00638_b - c'est l'une des seules observations d'OVNI
en Algérie avec une source diplomatique contemporaine et non un témoignage
tardif.
JANVIER-FÉVRIER 1975 —
BÉCHAR - ALGERIE
L'observation de Béchar fait partie de la vague de 5 observations de
janvier à mars 1975 documentée dans le câble US 1975ALGIER00638_b. Béchar
est citée à deux titres dans le câble.
1. L'élément
déclencheur à Béchar
Le cable explique
comment tout commences: HE SAID STORY STARTED LAST JANUARY WITH APPEARANCE
THREE AMERICAN JOURNALISTS IN BECHAR WHO ANNOUNCED THEY WERE THERE TO COVER
ARRIVAL OF BALLOON WHICH TAKING OFF FROM CALIFORNIA.
Il s'agit des journalistes venus couvrir la tentative de traversée
transatlantique en ballon de Malcolm Forbes, avortée à la dernière minute.
C'est pourquoi les Algériens interrogent d'abord les Américains. Le cable fait
le lien direct entre cette arrivée et le début des observations: The cable
directly ties the sighting wave's origin to the January arrival of American
journalists covering Malcolm Forbes's aborted balloon flight
2. L'observation près de Béchar elle-même
Dans le bilan des 5 cas donné par le Secrétaire Général de la Défense, le
Col. Abdelhamid Latreche :
HE SAID OBJECT HAD BEEN
SEEN FIVE TIMES... HAD BEEN SEEN TWICE NEAR ORAN, ONCE IN CENTER OF COUNTRY,
ONCE NEAR BECHAR AND, MOST RECENTLY, OFF THE COAST LAST NIGHT (MARCH 6).
Donc :
·
Date
: entre fin janvier et février 1975 (la série va du 25 jan - Oran - au 6
mars - côte)
·
Lieu
: près de Béchar, près d'installations militaires
·
Témoins
: personnes jugées responsables, toujours plusieurs témoins
RESPONSIBLE PEOPLE AND
ALGERIANS WERE ASKING US FIRST BECAUSE SIGHTINGS HAD OCCURRED SO SOON AFTER
APPEARANCE AMERICAN JOURNALISTS.
3. Description commune à toute la vague, y compris Béchar
Latrache donne la même description pour les 5 cas, dont Béchar :
·
Heure :
vers 19h00 ou 19h30, et une fois visible plus de 2 heures
·
Lumière :
très brillante, comparée sans cesse à un phare de voiture, qui masque la forme
réelle
·
OBJECT HAS VERY BRIGHT LIGHT (HE KEPT COMPARING IT TO
HEADLIGHT OF A CAR) WHICH OBSCURES ITS SHAPE. OBJECT MANEUVERS AND HAS BEEN
SEEN TO LAND AND TAK OFF.
·
Altitude :
2 000 mètres en général, 15 000 (SIC) mètres pour l'observation radar du 6 mars
au large
·
Comportement
: manœuvre, atterrissage et décollage signalés, toujours vu par plus d'une
personne
LATRECHE EMPHASIZED
THAT IT WAS ALWAYS SEEN BY MORE THAN ONE PERSON AND THAT IT WAS THEREFORE NOT
HALLUCINATION.
Béchar est stratégique : base aérienne, zone proche de la frontière
marocaine, et lieu où les journalistes attendaient justement l'arrivée d'un
ballon. C'est pour ça que l'armée algérienne a d'abord pensé à un engin
américain et a demandé officiellement à l'ambassade US : CATEGORICALLY THERE
WERE NO AIRCRAFT, MACHINES, BALLOONS OR ANYTHING ELSE AMERICAN USING ALGERIAN
AIRSPACE WITHOUT EXPLICIT PERMISSION
Il n'y a pas de rapport NUFORC séparé pour Béchar 1975 - toute
l'information vient de ce câble diplomatique. La mention "mysterious
balloon" du 25 janvier près d'Oran est considérée par les Algériens comme
le premier cas de la même série qui inclut Béchar.
06 MARS 1975 — AU LARGE DE L’ALGÉRIE
CAS RADAR ET VISUEL
Vers 19 h 30, un objet est
d'abord détecté : par radar puis : visuellement. L'altitude rapportée est
d'environ
15 000 mètres mais le câble
américain ajoute explicitement « SIC », indiquant que le rédacteur lui-même
avait des réserves sur cette valeur. Les autres observations de la série
plaçaient plutôt le phénomène autour de 2 000 mètres.
7 mars 1975— Algérie —
installations militaires -Traces radar
Plusieurs OVNI signalés près
d'installations militaires avec traces radar confirmées.
·
↳Document : câble diplomatique
Kissinger déclassifié
·
↳Type : échos radar multiples
Source : Câble
déclassifié US State Dept.
C'est un cas très bien documenté, et qui fait partie des archives US
déclassifiées. Ce n'est pas un cas issu des nouveaux dossiers de 2026, c'est
le câble du Département d'Etat n°071792 de mars 1975, envoyé à Henry
Kissinger.
Voici ce qu'il dit :
1. Le contexte - une
vague, pas un cas isolé
Le 7 mars 1975, le Secrétaire Général du Ministère de la Défense algérien,
le Colonel Abdelhamid Latrache, convoque un officier de l'Ambassade
américaine à Alger. Il lui demande si Washington a quelque chose à voir
avec des "machines" qui manœuvrent au-dessus de l'Algérie depuis des
semaines.
Par vague il entend :
5 observations entre fin janvier et 6 mars 1975 - Horaire
: toujours vers 19h00 ou 19h30 - Lieux : deux fois près d'Oran,
une fois au centre du pays, une fois près de Béchar, et la dernière au large de
la côte algérienne
Le cas a été reproduit intégralement dans le livre The UFO
Cover-Up (anciennement Clear Intent) de Fawcett et Greenwood, pages
79-80.
2. Le cas du 6 mars 1975 -
le cas Radar + Visuel
C'est le dernier de la série, et le seul classé RV = Radar /
Visual selon la classification Hynek. Vers 19h30, un objet est
d'abord détecté au radar, puis confirmé visuellement.
Détails du câble :
Détection : d'abord radar, puis visuelle - ce qui correspond
exactement à la définition RV - Altitude : estimée à 2.000 mètres sur les
autres cas, mais environ 15.000 mètres pour le 6 mars - chiffre que
l'officier américain lui-même marque "(SIC)" dans le câble, comme
s'il le trouvait anormalement haut - Description : une lumière
extrêmement brillante, comparée à plusieurs reprises par Latrache à un phare de
voiture, assez brillante pour masquer la forme réelle de l'objet - Comportement : l'objet manœuvrait, et
aurait été vu atterrir et redécoller - sans trace au sol
mentionnée - Durée : sur un des 5 cas, plus de deux heures
d'observation continue - Témoins : toujours plusieurs personnes, ce
qui pour les Algériens excluait l'hallucination
Le texte original note une incohérence : le début du câble parle au pluriel
de "machines", puis tous les paragraphes suivants décrivent un seul
"objet".
3
Ce
que les Algériens pensaient
Latrache fait lui-même le lien avec un autre événement : en janvier 1975,
trois journalistes américains arrivent à Béchar pour couvrir la tentative de
traversée de l'Atlantique en ballon de Malcolm Forbes, finalement avortée.
Presque immédiatement après leur arrivée, les observations commencent.
Il mentionne aussi que l'Algérie surveillait par radar la Sixième
Flotte américaine en Méditerranée et se demande si ce n'est pas lié.
L'officier américain répond que le cas côtier pourrait éventuellement être lié à
la flotte, mais affirme catégoriquement qu'aucun appareil, machine ou ballon
américain n'opère dans l'espace aérien algérien sans autorisation
explicite.
L'officier note dans sa conclusion que Latrache n'est pas une personne
excitable et que les militaires algériens sont généralement factuels. Son
hypothèse personnelle : un phénomène naturel qui aurait généré une légère
hystérie et une série d'observations répétées, mais vu le niveau de la demande,
Washington doit prendre l'affaire au sérieux.
Il demande à Washington toute information, en particulier sur l'observation
radar présumée du 6 mars, notant que Latrache avait déjà rejeté ses suggestions
de satellite ou de projecteur se reflétant sur les nuages.
4. Statut actuel
Le document est classé Unexplained dans les archives. C'est
rare parce que la source n'est pas un témoignage de presse ou un récit tardif,
mais une communication diplomatique contemporaine, de seconde main certes - un
résumé américain de ce qu'a dit un officiel algérien - mais rédigée dans les 24
heures.
Aucun câble de réponse de Washington n'a été retrouvé publié. Il existe un
câble antérieur référencé "Our 2447" du 25 janvier 1975 signalant un
"ballon mystérieux" près d'Oran, que l'officier considère comme la
première observation de cette vague.
Source : les câbles déclassifiés de Kissinger : https://thinkaboutitdocs.com/1975-algeria-africa-sightings/
FIN OCTOBRE 1976 — SUD
D'ALGER
On trouve ce cas dans la littérature du Center for UFO Studies
(CUFOS) fondé par J. Allen Hynek, l'astronome conseiller du Projet Blue
Book.
La fiche exacte - La référence source est : "Foreign Forum",
International UFO Reporter (IUR) Vol. 2, No. 4, April 1977, p.2 - le
bulletin du CUFOS.
Reprise mot pour mot dans la grande chronologie de George
Eberhart UFOs and Intelligence : 1976, Late October — 19h30. Four
physicians and a diplomat in an undeveloped region of Algeria south of Algiers
watch a bright oval light on the horizon heading toward them. The object casts
a faint beam downward, sweeping the ground, as it darts around the sky
silently. It is bright when in motion, but faint when it stops. After an hour
it fades, leaving a glowing space in the dark sky.
Traduction :
Date : fin octobre 1976, 19h30
Lieu : région non urbanisée au sud d'Alger - pas de ville précise
donnée
Témoins : 4 médecins et 1 diplomate - noms non publiés dans le résumé
Observation :
Lumière ovale brillante à l'horizon qui se dirige vers eux
Elle projette un faisceau faible vers le sol, qui balaye le terrain
Déplacements saccadés, silencieux, dans tout le ciel
Caractéristique lumineuse : brillante en mouvement, faible à l'arrêt
Durée : environ 1 heure
Fin : elle s'estompe, laissant une zone luminescente dans le ciel sombre
Ce qu'on sait / ce qu'on ne sait pas
C'est un cas classé "Foreign Forum" - c'est-à-dire une
brève internationale que le CUFOS publiait à partir de coupures de presse
étrangères, de lettres de correspondants ou de rapports d'ambassades.
Contrairement au cas du 6 mars 1975 :
·
Pas de
détection radar
·
Pas de
câble diplomatique US
·
Pas de
noms, pas de rapport d'enquête de terrain cité
·
Pas de
traces au sol ou d'effets physiques mentionnés
C'est pour ça qu'il n'a jamais été repris par les archives déclassifiées
américaines. Il reste au stade de rapport de presse CUFOS de 2
lignes.
Contexte de l'époque : fin 1976 est une période très chargée - 1 mois plus
tôt il y a eu l'incident de Téhéran (19 septembre 1976) avec F-4, et novembre
1976 voit le début de la vague des îles Canaries.
Le CUFOS recevait beaucoup de brèves de ce type.
Janvier 1970— Alger
Flotte rectangulaire orange
évoquée par un adolescent jouant au football.
↳Forme : formation rectangulaire
↳Couleur : orange
Témoin : Adolescent
Source : UFOCAT
Cas NUFORC en Algérie
Voici tous les signalements NUFORC dont la localisation est strictement en
Algérie :
1991-10-01 14:00 -
Algiers - Shape: Disk / Characteristics: Lights on object
01 OCTOBRE 1991 - ALGER
Signalé en 2018 – Cas NUFORC 139102 / 139127
Deux fiches identiques déposées en mars 2018 pour un événement de 1991 :
Produit : 1991-10-01 14:00 Local - Approximatif
Signalé : 2018-03-06
Durée : 5 minutes - Nombre d'observateurs : 2
Emplacement : Alger - Forme : Disque - Caractéristiques : Lumières sur
l'objet, couleur changée
Description : Avion de couleur argentée au-dessus de l'Algérie
C'est la mère du témoin qui raconte pour sa famille, donc dépôt tardif de
27 ans après.
28 JUILLET 1998 – TINDOUF –
En juillet 1998, un membre de l'armée algérienne [3]Il aperçut une lumière vive se
dirigeant vers lui près de la ville de Tindouf. Cette observation, qui eut lieu
en présence d'un autre soldat, se produisit vers 1 heure du matin. Ce qui
perturba les soldats, qui n'étaient pas en service, fut que l'incident se
produisit alors qu'ils revenaient d'une visite non autorisée dans la ville.
Alors que la lumière approchait, elle s'arrêtait
brusquement. Une étrange lueur, que chaque soldat décrirait plus tard comme «
magnifique », émergeait de l'objet. Malgré cela, chacun s'enfuyait aussi vite
que possible. Cependant, en se retournant, ils aperçurent une « chose » sortir
de l'engin.
https://www.ufoinsight.com/ufos/close-encounters/algerian-war-ufo-foreign-legion
Autre source :
28 JUILLET 1998, TINDOUF, SAHARA, ALGÉRIE, UN SOLDAT :
Bref résumé de l'événement et
suivi :
En décembre 2001, j'ai reçu un courriel non anonyme d'un homme rapportant
une expérience d'OVNI OVNI.
Cet homme a expliqué qu'il avait cherché un site web sur les OVNIs, trouvé
le mien et lu des témoignages que j'avais publiés, et après quelques
hésitations, il a décidé de se détendre à propos d'un événement qui avait
changé sa vie et dont il a parlé ainsi :
Alors qu'il était dans l'armée, le 28 juillet 1998, à 01h00 du matin, à
moins de 5 kilomètres de la ville de Tindouf dans le Sahara algérien, avec un
camarade, il a soudain aperçu une lumière s'approcher de lui.
Les deux hommes étaient très effrayés car ils étaient descendus en
centre-ville sans demander la permission de leur chef et pensaient probablement
au départ qu'on les recherchait.
Ils se cachèrent ainsi derrière une colline de sable, tandis que la lumière
s'approchait juste devant eux à moins de 4,5 mètres, le spectacle leur semblant
être un film de science-fiction, imposant et magnifique.
Pour le témoin, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'un OVNI, ne
serait-ce que par sa taille de près de 9 mètres. Je flottais à 1,50 mètre
au-dessus du sol, avec une lumière devant et une autre à l'arrière, différente
des autres lumières, qui semblaient descendre et projeter sur l'endroit en
faisceau « carré » ou en section carrée. Il y avait aussi une lumière en haut
et une autre en dessous, toutes deux décrites comme magnifiques.
Les appareils possédaient également des « fenêtres » avec des lumières
sombres (obscurcies ou plus sombres ?), et ils n'entendaient aucun bruit
moteur, seulement un son comparé à celui d'un simple ventilateur.
Les deux hommes ont ensuite pris la fuite, le témoin se retournant alors
qu'il se trouvait à une distance de 30 mètres de l'OVNI. Il vit alors que
l'OVNI était arrêté devant un remplissage, et qu'une maigre « chose » en
sortait, qu'il ne voyait pas bien, mais qu'il avait une petite bosse sur la
tête.
Il s'enfuit alors à nouveau, courant aussi vite qu'il le pouvait.
Le témoin précisa que c'était la pleine lune et que la visibilité était
donc bonne. Ni lui, ni son ami n'avaient osé raconter leur histoire, par peur
d'être considérés comme fous.
Catalogue UFOCAT
EMAIL RECU PAR PATRICK GROSS
|
Sujet:
ovnis ---------------------------------------------------------- Salut j'ai regardee ce site qui parle des ovnis,et j'ai
lu tout c'est temognage,et j'ai esiter la premiere fois mais j'aimerais bien
dire et faire sortir tout ce qu'il y a dans mon espres,cette chouse la qui ma
fait changer ma vie entierment,et voila mon hestoireç:j'ai etait en armis,et
le 28/07/1998 a 1h00 du matin a une ville qui s'appelle tindouf en saara
d'algerie,et a 05 km de la ville j'ai etait avec un coppin et tout-un coup
une lumiere et venus sur nous,nous etiont tres peur en nous croyont que nous
chef en cu que nous avant allez en ville sont leur dire {d'eserter}et c'est
pour ça que nous avant cacher derier un rembler du sable et la lumier
aprouche juste devent nous a presque 4.5 m et ça etait comme dans les film du
sience-fixsion:ou mon dieux le plus grand ça etait manifique:un ovnis de
presque 09 m qui a deux lumier une devant et lotre derier et cette lumier la
elle etait pas comme les autre elle fixe londrois de ça desonte et elle etait
care cette lumier et entre les deux lumier des fenetre avec des lumier
sombre,on attend pas sont bruis de moteur c'est comme le bruis d'une s'imple
ventilateur,et elle aver deux autre lumierune laou et l'autre en bat et elle
etait manifique,elle etait enlever de 1.5m de la terre et cette grandeur elle
ne fait oquin d'oute c'est un OVNIS. en suitte nous avant pres la fuitte et en me
tounent presque d'apres 30m et la lune a etait complettes et la vesualiter a
etait bonne, j’ai veu que l'ovnis a etait areter devant un rembler et j'ai
veu une chose qui sort d'elle il a etait megre et je n’ai pas veu tres bien
mais la chose la plus sur qu'il avait une petit bousse dans ça tete,a cette
instent la j'ai prener la fuittes moi et mon coppin le plus luins possible.
et voila mon estoir j'ai jamais dit a perssonne ni moi ni mon amis,peut-etre
nous avant crus que on le racontont ou gend en nous prenons sant d'oute pour
des foux,et bien si vous voles plus des precision ecris moi,merci. |
Points à considérer :
Les Algériens utilisent
l'arabe, mais pour des raisons historiques, la plupart parlent français bien
qu'ils ne l'écrivent pas nécessairement. Le témoin a ainsi écrit en français
phonétique,
Évaluation :
Des visiteurs extraterrestres.
Aucune enquête.
Sources :
* = Source que j'ai
vérifiée. ? = Source dont on m'a parlé mais que je n'ai pas encore pu
vérifier. Toute aide est appréciée.
[te1] * e-mail du témoin
qui m'a été envoyé, le 11 décembre 2001.
Source :
https://ufologie.patrickgross.org/ce3/1998-07-28-algeria-tindouff.htm
7 MAI 2000 – ORAN
(AIN-EL-TRUCK)
Le témoignage brut
La fiche renvoie à ce témoignage, écrit en français :
"j'en crois aux OVNI car j'en ai vu durant plusieurs années, en
tout cas c'est beau à voir, c'est inexplicable, j'ai beaucoup à dire. [...]
l'engin survolé à basse altitude, de couleur presque transparente, camouflé, et
à chaque fois qu'il rasé le sol à une vitesse vertigineuse la poussière se dégager
du sol, il à voler sur trois endroits différents mais proche entre eux, cette
journée j'étais à la mer entrain de pécher du poisson, est j'ai tout vu avec précision,
la mer était calme et il n y avais aucun souffle de vent, la chose que j'ai vu
c' était formidable, il a survolé une base militaire, mais on dirait qu'il
cherchais quelque chose dans les environs, j’en ai vu des ovni au-dessus de cet
endroit la nuit planer, et de couleur rose fluoresçant, c’était très beau à
voir."
Traduction en points :
·
Lieu
: en mer, au large d'Ain-el-Turck, à l'ouest d'Oran. C'est une zone très
sensible - à côté de la base navale de Mers-el-Kébir et de plusieurs
installations militaires.
·
Durée
: 15 minutes, avec 3 passages distincts mais proches
·
Forme
"Other" : justifiée par la description : engin basse altitude,
couleur "presque transparente / camouflé", pas de forme classique
disque ou triangle
·
Comportement
: rase le sol à vitesse vertigineuse, soulève la poussière à chaque
passage, semble chercher quelque chose au-dessus de la base
·
Contexte
du témoin : dit observer des phénomènes depuis plusieurs années au même
endroit, y compris de nuit - lumières roses fluorescentes en vol stationnaire.
Ce qu'il faut en retenir
Ce n'est pas une enquête officielle. Contrairement au cas de mars 1975
(câble d'ambassade) ou d'octobre 1976 (bulletin CUFOS), il n'y a pas de rapport
GEIPAN, radar ou militaire. C'est un dépôt utilisateur, comme il y en a des
milliers pour l'Algérie après 2000.
La zone revient souvent. Ain-el-Turck / Oran revient dans toutes les
bases depuis les années 50. La série de 1975 citée plus haut, mentionnait déjà
deux observations près d'Oran, justement parce que les installations militaires
attirent les observations.
Pas d'explication tranchée. La description "transparent /
camouflé qui soulève la poussière" ne correspond pas à un avion, drone de
2000 (les drones n'existaient pas vraiment à l'époque pour le public) ou
hélicoptère classique qui aurait fait du bruit - le témoin insiste sur le
silence et l'absence de vent.
10 DECEMBRE 2002 – GUERRARA - ALGERIE
CAS NUFORC 33074 : Triangle, 1 minute
La fiche officielle
·
Date /
heure : 10 décembre 2002 à 03h25 locale
·
Signalé le
: 13 novembre 2003
·
Durée
: 1 minit[sic]
·
Observateurs
: 1
·
Lieu
: Guerrara (Algeria)
·
Forme
: Triangle
:
Le témoignage complet
Il tient en une seule phrase en anglais :
"as speed as a jet
it apeared on the sky without any light on it then it desapeared"
Soit : à la vitesse d'un jet, il est apparu dans le ciel sans aucune
lumière dessus, puis il a disparu.
C'est typique de la catégorie "black triangle" ou
triangle sombre : on ne voit pas l'objet par ses lumières, mais par sa
silhouette qui masque les étoiles. C'est exactement ce qui le différencie des
triangles à 3 feux des années 89-90 en Belgique.
Contexte
Guerrara n'est pas anodine : c'est une oasis isolée du Sahara
septentrional, daïra de la wilaya de Ghardaïa, dans la pentapole mozabite. Une
zone très peu polluée lumineusement, comme pour le cas de fin octobre 1976
"région non urbanisée au sud d'Alger".
2002 est aussi une année charnière pour les triangles : le Pentagone vient
de déclassifier en 2025-2026 des rapports de pilotes militaires ayant vu
d'immenses triangles noirs sans lumière bloquant les étoiles au-dessus de
l'Afghanistan en 2002, la même année.
Comme pour le cas d'Ain-el-Turck 2000, il n'y a pas eu d’enquête - c'est un
dépôt direct d'un témoin isolé sur NUFORC, fait presque un an après les faits.
Pas de radar, pas de second témoin listé.
04 JANVIER 2003 – OUED BAKRAT
La fiche NUFORC - Numéro : NUFORC 28563
·
Date /
heure : 4 janvier 2003 à 11h25 locale
·
Signalé
: 26 avril 2003
·
Durée
: 5 minutes
·
Lieu
: Oued Bakrat (Algeria)
·
Forme : Egg / Oeuf
Le témoignage complet
"two students of
Annaba university were sitting near the beach when they saw brilliant light
over the area, they thought that it was an aeroplane crossing the space of that
area; suddenly they found themselves in front of strange thing, it was like an
egg started hovering over the beach then it landed slowly"
"After that there
being got out the ship one was taking something as 'Y' the other taking 'O' the
third was taking nothing then they started dancing as it was seen and they
formed the peace symbol and left."
Traduction :
Deux étudiants de l'université d'Annaba sont assis près de la plage d'Oued
Bakrat - c'est à l'extrême nord-est algérien, près d'El Kala, à la frontière
tunisienne. Ils voient une lumière brillante, pensent à un avion, puis se
retrouvent face à un objet en forme d'œuf qui plane au-dessus de la plage et
atterrit lentement.
Trois êtres en sortent :
·
L’un
tiendrait quelque chose en forme de "Y"
·
L’autre
quelque chose en forme de "O"
·
Le
troisième rien
Puis ils se mettent à danser en voyant qu'ils sont observés, forment le
symbole de la paix et repartent.
Note NUFORC: "Witness
elects to remain totally anonymous."
Mais contrairement aux cas de Guerrara (triangle noir) ou d'Ain-el-Turck
(transparent basse altitude), on passe ici en Rencontre Rapprochée du 3e
type avec atterrissage et occupants. Dans la communauté ufologique, ce
rapport est considéré comme non vérifiable : témoin anonyme, dépôt 4 mois après
les faits, détails très folkloriques (les lettres Y et O, la danse, le peace
symbol) qui ne se retrouvent dans aucun autre cas algérien. NUFORC l'a publié
tel quel sans enquête de terrain. Il y à de fortes probabilités que ce cas soit
un fake !
10 JUILLET 2006 – BIR EL
DJIR – ORAN
- Date
: Monday 10 July 2006
- Signalé
le : Tuesday 27 January 2015
- Classification
: Unknown - Durée : 00:00:40
- Source
: MUFON - Case Number #62915
Témoignage complet :
« J'étais devant chez moi en
attendant que mon frère ouvre la porte, quand j'ai remarqué un nuage de
(moustiques) voler sous un dôme de lumière, je pensais fermer toutes les
fenêtres ou me faire dévorer par ces petites choses, puis les lumières de la
rue ont commencé à cligter, et je l'ai vu, c'était un objet volant avec de
faibles lumières bleues volant silencieusement à l'intérieur du nuage brumeux,
J’étais horrifié, ça me semblait fou ! J'ai tout de suite su ce que c'était ! »
Même secteur que les cas Ain-el-Turck 2000 et
Bouguirat 2013. Lumières de rue qui clignotent + objet bleu silencieux dans
brume = cas à effets EM. Aucune enquête du Mufon. Pas assez de renseignement
pour être analysé.
07 AOUT 2010 – ZITOUNA –
SKIKDA
Déposé comme Flash, sur la
base de données public NUFORC repris par UFO Hunter Star-like, durée
Undisclosed. C'est tout. Pas de témoignage détaillé publié. Zitouna est une
commune forestière à 499 m d'altitude, très peu de pollution lumineuse. Cas
sans intérêt scientifique.
14 JUIN 2011 – ZITOUNA – SKIKDA
Même lieu un an plus tard.
Star-like, Undisclosed. 2 cas au même endroit = probablement même témoin qui
redépose. Sans détails. Aucun intérêt.
03 OCTOBRE 2012 – SETIF
Sétif : Lumière 1 minute
NUFORC 93284 - Occurred 2012-10-03 05:00
Local, Reported 2012-10-03 13:37, Duration 1 minute, No of observers 2,
Location Setif, Shape Light
Témoignage: "One of very bright and big
sphere was standing alone with a small boarded one. The another big
sphere approached." - Traduction : une grosse sphère très brillante
seule avec une petite à côté, puis une autre grosse sphère approche. 1-2 minutes.
- Cas déposé en ligne. Pas d’enquête. Peu de renseignement. Cas inexploitable.
19 NOVEMBRE 2013 - BOUGUIRAT – MOSTAGANEN
Cercle 9 secondes –
Témoignage laissé sur un groupe américain – Pas de description aucune
valeur scientifique.
24 MAI 2015 – HASSI KHALIFA
Orb lumineux observé
durant quelques secondes. Hassi Khalifa est dans l'extrême est, wilaya d'El
Oued, près de la frontière tunisienne. Désert. Typique boule lumineuse furtive.
Témoignage laissé sur internet. Nuforc.
Comme tous les cas qui
nous parviennent d’Algérie, on les retrouve sur des sites US ou les témoins
déposent leur observation. Généralement en deux mots, ce qui ne permet aucune
analyse. Peu voire pas de témoignage ces dernières décennies issus de la
presse, ou des autorités.
27
MAI 2016 – KENDIRA BEJAIA
Circle,
Undisclosed. Kendira est en Kabylie montagneuse. Aucun détail. Aucun intérêt
14 FEVRIER 2022 – ENTRE BIR
EL ATER ET TEBESSA – ALGERIE
NUFORC
166716 - Survenu le 14-02-2022 à 03 :10 heure locale, signalé le 16-02-2022,
durée d'environ 15 minutes
Détails du lieu : au nord-est de Bir el Ater,
filmé depuis un lieu de vol vers l'ouest, en direction de Tebessa, forme
inconnue, caractéristiques lumineuses sur l'objet
Résumé : « Lumières clignotantes sur
l'appareil, immobiles pendant une longue période, suivies de vitesses élevées,
mouvements erratiques à la verticale et à l'horizontale »
C'est une observation depuis un avion de
ligne (1181 miles from Amsterdam, altitude 10,973m, 854 km/h selon le
témoignage complet). Donc témoin pilote/passager.
07
NOVEMBRE 2022 - MSILA
NUFORC 172929 - Survenu le
07-11-2022 à 20h00 Local - Approximatif, Signalé le 11-11-2022, Durée Une
demi-heure, Nombre d'observateurs 4, Emplacement Msila, M, Algérie, Détails de
la localisation sur la route
Cercle de forme, Caractéristiques Lumières
sur l'objet, Changement de couleur, Avion à proximité
Témoignage : soucoupe qui
tourne sur son axe, lumières brillantes, à ∼30m du sol, puis hélicoptère
arrive et suit avec l'armée. Le seul de votre liste avec intervention militaire
mentionnée
10 AVRIL 2023 – EN AVION **
SUD DE CONSTANTINE
[AERO AF] de KINSHASA (CD.KN)
vers PARIS (75) 10.04.2023 - Vol : Air France Kinshasa - Paris, Boeing
777, décollé 20h07 UTC le 9 avril.
·
Date/heure : nuit du 9 au 10 avril 2023,
observation de 1h30 UTC jusqu'à environ 2h15 UTC
·
Position exacte au début : 36.3° Nord, 6.6°
Est, "sud de Constantine Algérie" , altitude 10700m, cap Nord
·
Témoins : T1 pilote principal + 2 autres
membres navigants (pilote T2 + steward T3)
·
Durée : 45 minutes en discontinu - une
vingtaine de cycles apparition/disparition
Description du pilote :
"Observation [...]
position : Constantine (Algérie), altitude 10700m, cap Nord) de déplacements de
points lumineux de façon assez aléatoire avec variation d'intensité pouvant
faire penser à Sat irridium mais avec des phases immobiles puis déplacement
soudain, à la vitesse d'un satellite". "Le maximum d'intensité du
niveau de celle de Vénus est atteint au début de l'observation principalement
sur 2 objets qui semblaient se tourner autour tout en restant dans le même
azimut [...] Puis leur intensité baisse avant leur disparition et réapparition
au bout d'une à 2 minutes, suivi de déplacements non rectilignes"
Détail qui a marqué :
"Un
pilote de la Royal Air Maroc a d'ailleurs demandé au contrôle aérien si une
activité militaire était en cours, car cela faisait effectivement penser à un
phare blanc d'avion qui manœuvre subitement."
Par la suite, le pilote déclarera avoir fait une observation
similaire le 6 septembre 2023 entre 0h52 UTC et environ 1h50 UTC sur un vol AF
Johannesburg - Paris alors qu'il survolait le secteur de Constantine
·
Position
: visible vers le Nord-Est, entre la Grande Ourse et les
Gémeaux, juste à droite de l'axe Talitha Borealis / Talitha Australis
·
Description
identique : points blancs, "cône d'intensité lumineuse maxi"
comme un miroir de signalisation, baisse d'intensité quand l'avion sort du
cône.
LE GEIPAN A ENQUETE SUR CES
OBSERVATIONS METTANT EN CAUSE DES PILOTES
Extrait de l’émission Pilote
ou le GEIPAN intervenait.
Le GEIPAN a identifié un
phénomène nouveau apparu à l'automne 2022 : les amas groupés de flashs
Starlink "cluster flares". Les satellites Starlink [...] ont la
faculté d’émettre des flashs puissants lorsqu’ils se trouvent à 45° à la
verticale du Soleil, lorsque celui-ci se trouve dans une bande comprise entre
30 et 45° sous l'horizon.
Pour le vol du 10 avril :2023
au sud de Constantine il déclare : le triangle formé par les étoiles
Lambda, Kappa et Omicron d’Andromède se situe à l’exacte verticale de la
position du Soleil, à 45° au-dessus de celui-ci. [...] l’observation a débuté
lorsque celui-ci était à 38° sous l'horizon, et qu'elle a cessé lorsque le
Soleil était à 29° sous celui-ci, ce qui est très cohérent.
Le GEIPAN a même prédit au
pilote une nouvelle observation au-dessus de l'Irak sous le Cygne en mars 2024
- le pilote l'a revu exactement à la position prédite, validant l'hypothèse.
Conclusion officielle
GEIPAN :
Cela a permis de confirmer que
les témoins ont été confrontés à l’observation de satellites Starlink en orbite
opérationnelle brièvement éclairés par le Soleil. Le cas est classé A,
observation de flashs de satellites Starlink
Les 4 cas similaires servant
de référence sont listés ensemble :
[AERO AFR] Abidjan - Paris
08.04.2023 (2 jours avant votre cas Algérie)
[AERO TVF] Amman - Orly 31.01.2023
[AERO TVF] Erevan - Orly 13.12.2023
Donc ce ne sont plus des OVNI
inexpliqués - c'est devenu le cas d'école GEIPAN pour expliquer les fausses
observations de pilotes dues à Starlink depuis 2022.
Source : Cas GEIPAN AERO très bien documentés et l'Algérie
revient 2 fois avec le même pilote. Émission spéciale GEIPAN "Lumières non expliquées, des cockpits en
émoi".
Informations sur l’émission :
"Lumières non expliquées, des cockpits en émoi." - Les Dossiers OVNI
·
Podcast
: Les Dossiers OVNI / Le Bureau des OVNI - hébergé par Ausha
·
Durée
: 23 minutes 53 secondes
·
Position
dans la série : épisode 65 sur 86 listés
·
Publication
: indiquée comme "1 month ago" sur l'agrégateur Podjoint -
donc juillet 2026 dans la version que j'ai, mais le fichier source
GEIPAN qu'il commente est du 04/07/2024 [compte rendu R19], donc
l'épisode a été mis en ligne après cette date. Sur Ausha/iVoox la date précise
n'est plus affichée dans le code.
·
De quoi
parle l'émission – commentaires
Depuis l’automne 2022, le GEIPAN, l’organisme français chargé d’étudier les
phénomènes aérospatiaux non identifiés, reçoit une série de témoignages
surprenants provenant des cockpits de vols commerciaux.
D’un vol Amman-Paris en janvier 2023, où des points lumineux semblent
danser dans le ciel nocturne, à une rencontre au-dessus de l’Algérie en avril
de la même année, les histoires s’accumulent. Les pilotes, habitués à scruter
le ciel, décrivent des trajectoires erratiques, des changements soudains de
direction, et des intensités lumineuses intrigantes.
Les cas évoqués ne s’arrêtent pas là : une nuit perturbante au-dessus de
Constantine, des lumières escortant un vol entre Erevan et Paris, et d’autres
récits marquants d’une année 2023 riche en phénomènes inexpliqués.
L'émission se présente comme :
Dans cet épisode, nous plongeons au cœur d’un mystère aérien captivant :
des pilotes de ligne expérimentés rapportent des observations troublantes de
phénomènes lumineux inexplicables dans le ciel. Enfin, cet épisode nous emmène
dans les coulisses des enquêtes menées par le GEIPAN, entre analyse
scientifique et quête de réponses face à ces phénomènes troublants. Que
signifient ces observations répétées et concordantes ?
En fait, l'émission reprend mot pour mot les 4 cas que le GEIPAN a ensuite
classés A - Starlink cluster flares :
·
Amman-Paris
31.01.2023
·
Abidjan-Paris
08.04.2023
·
Kinshasa-Paris
10.04.2023 au sud de Constantine (Algérie) - votre cas
·
Erevan-Orly
13.12.2023
·
Les commentaires de l'émission soulèvent à l'époque les 3 hypothèses :
activité militaire, phénomènes naturels méconnus, ou autre chose, avant que
l'enquête GEIPAN de juillet 2024 ne tranche pour les flashs Starlink.
JULLET 2023 - NOMBREUSES VILLES
Ces derniers jours, une série de corps lumineux a traversé le ciel de
l’Algérie, laissant nombre d’habitants perplexes. Ces « lumières » se
déplaçaient en ligne droite et de façon coordonnée, attisant la curiosité des
amateurs de théories extra-terrestres. Beaucoup de gens ont capturé la scène en
photos et vidéos qu’ils ont partagées sur les réseaux sociaux par la suite pour
en savoir plus sur le sujet.
Objets lumineux non identifiés dans le ciel algérien : le mystère percé à
jour
Ce n’est pas la première fois que des points lumineux traversent le ciel
algérien. Et leur origine est belle et bien humaine. Il s’agit en réalité d’un
groupe de satellites appelé « Starlink » dont la trajectoire se
trouve juste au-dessus de l’Algérie. Ces satellites ont été développés pour
fournir l’accès à Internet sur terre.
Source : ALGERIE 360 -19 Juillet 2023
https://www.algerie360.com/le-mystere-des-ovnis-observes-dans-le-ciel-algerien-elucide/
18
AOUT 2023 – BLIDA
Aperçu le vendredi 18 août 2023
Rapporté le dimanche 3 septembre 2023
Cercle de classification - Durée Quelques minutes
Témoignage : « Il est venu du ciel. Les lumières allumaient en
forme d'arc circulaire. Il y avait un feu rouge à l'avant et les autres étaient
blancs. »
Coordonnées : 36.5375° / 2.8207° = Blida.
Base NUFORC - cas déposé, pas d’enquête, pas d’intérêt.
Cas redéposé en date du 18 septembre 2023 sur le site du NUFORC.
Chapitre XII - 5
03 - BENIN
ANCIEN DAHOMEY
A - Le Bénin et les Ovnis
Au Bénin (ancien Dahomey), la
question des phénomènes aérospatiaux non identifiés s'inscrit au croisement
d'une histoire institutionnelle marquée par la colonisation française et d'une
culture traditionnelle où le ciel occupe une place spirituelle majeure.
Historique et contexte
politique du pays
Période coloniale (1894–1960)
: Administré au sein de l'Afrique Occidentale Française (AOF) sous le nom de
Dahomey, le territoire dépendait des autorités militaires et aéronautiques
françaises. Les rares signalements d'anomalies célestes à cette époque étaient
archivés, le cas échéant, dans les rapports de la Marine ou des troupes
coloniales à Dakar ou Paris, sans traitement distinct.
Période marxiste-léniniste
(1975–1990) : Sous le régime de la République populaire du Bénin dirigé par
Mathieu Kérékou, l'État s'est concentré sur la souveraineté nationale, la
sécurité intérieure et l'alignement idéologique. Les sujets liés aux OVNIs étaient
perçus comme des distractions bourgeoises ou occidentales.
Période démocratique (Depuis
1990) : La République du Bénin s'est stabilisée, mais les priorités d'État
restent orientées vers le développement économique et la sécurité régionale,
sans volet ufologique public.
Politique officielle sur
les OVNIs
Absence d'organisme dédié : Il
n'existe aucune structure gouvernementale, civile ou militaire officielle
chargée de la collecte ou de l'étude des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non
Identifiés) au Bénin.
Gestion de l'espace aérien
: L'Agence Nationale de l'Aviation Civile (ANAC) et les forces armées
béninoises traitent les intrus ou anomalies aériennes uniquement sous l'angle
de la sécurité des vols et de la défense conventionnelle.
Transparence administrative
: L'État béninois n'a jamais publié de dossiers ni déclassifié de documents
relatifs aux OVNIs.
Le phénomène dans le pays
: Culture et Témoignages
Prisme spirituel et Vodou :
Dans la culture béninoise, les manifestations célestes inhabituelles (lumières
stationnaires, météores singuliers, boules de feu) sont traditionnellement
interprétées à travers la cosmovision Vodou ou les croyances locales (esprits
du ciel, présages ou manifestations divines) plutôt que sous l'angle de
vaisseaux extraterrestres.
Observations côtières et
rurales : Des témoignages de "lumières nocturnes étranges" ou
d'objets au-dessus de l'océan sont régulièrement rapportés de manière
informelle le long du littoral (Cotonou, Ouidah, Grand-Popo) ou dans les
régions rurales, bien que peu d'entre eux fassent l'objet d'enquêtes de terrain
documentées par des ufologues.
B - De l'ancien Dahomey au monde
contemporain : entre observations célestes, cosmologie
vodun et interprétations culturelles
ETUDE
DETAILLEE
Introduction
Le Bénin occupe une place particulière dans l'histoire culturelle de
l'Afrique occidentale. Ancien royaume du Dahomey, situé au cœur de l'aire
culturelle du golfe de Guinée, il est également l'un des principaux foyers
historiques du vodun, tradition religieuse qui s'est développée dans les
sociétés fon, adja et apparentées avant de se diffuser, notamment par la
diaspora africaine, vers les Caraïbes et les Amériques.
Lorsqu'on étudie aujourd'hui les observations de phénomènes aériens non
identifiés au Bénin, une question apparaît rapidement : comment une société
dont la cosmologie reconnaît l'existence de puissances célestes et invisibles
interprète-t-elle un phénomène inhabituel dans le ciel ? Il serait cependant
dangereux de répondre que les Béninois « prennent les OVNI pour des vodun ».
Les sources disponibles ne permettent pas de généraliser une telle affirmation.
Il n'existe pas, à notre connaissance, de doctrine vodun assimilant les OVNI,
les extraterrestres ou les UAP à une catégorie précise de divinités.
La relation est beaucoup plus subtile. Le vodun fournit un cadre culturel
de compréhension du monde dans lequel le ciel n'est pas simplement un espace
physique vide : il est associé à des puissances, à des phénomènes
atmosphériques, au soleil, à la lune, au tonnerre, à la foudre et à l'ordre cosmique.
C'est cette différence de regard qui mérite d'être étudiée.
Dans les traditions vodun du Sud-Bénin, la séparation entre le monde
matériel et le monde spirituel ne correspond pas exactement à la séparation
moderne entre « nature » et « surnaturel ». Les recherches ethnologiques
montrent que les vodun constituent un ensemble complexe de divinités, de
puissances et de relations rituelles. La cosmologie fon attribue notamment une
place importante à Mawu-Lisa, couple divin associé à la création et au ciel.
Une synthèse universitaire consacrée au vodou au Bénin décrit Mawu-Lisa comme
les divinités créatrices et comme des puissances célestes. Cette conception est
particulièrement importante pour comprendre l'histoire culturelle du Dahomey.
Le ciel n'est donc pas seulement un domaine astronomique. Il peut être : le
domaine de puissances divines ; le lieu de manifestations atmosphériques OU un
intermédiaire entre les hommes et les puissances invisibles. Cette
représentation ne constitue évidemment pas une explication scientifique des
OVNI. Elle permet plutôt de comprendre comment un phénomène inhabituel peut
être culturellement interprété.
Une figure particulièrement importante est Hêviosso, également transcrit
Xevioso, Xɛvyòsò ou sous d'autres formes selon les langues et les traditions. Dans
les recherches ethnologiques consacrées au Sud-Bénin, Xevioso apparaît comme
une divinité associée aux phénomènes atmosphériques, notamment à la foudre. Emmanuelle
Tall écrit ainsi que, dans la région de Ouidah, Xevioso est la divinité de la
foudre qui « régit le panthéon des phénomènes atmosphériques ». Ce point est
particulièrement intéressant pour une étude des OVNI. Un observateur béninois
confronté à : un éclair inhabituel ; une boule lumineuse ou un phénomène
atmosphérique spectaculaire ne se trouve pas nécessairement devant le même
problème culturel qu'un observateur occidental. Il dispose déjà d'un
vocabulaire religieux permettant d'intégrer certains phénomènes du ciel à une
représentation globale du monde. Mais il ne faut pas en déduire que toute
lumière inhabituelle est automatiquement attribuée à Hêviosso. Les traditions
vodun sont beaucoup plus complexes que cette équation simpliste.
La cosmologie fon attribue également une importance particulière à Mawu et
Lisa. Dans la présentation académique de la religion vodun, Mawu est notamment
associée à la lune et Lisa au soleil ; ensemble, ils participent à une
représentation de l'organisation du ciel et de la création. Cette conception
est fondamentale pour notre sujet. Dans une perspective moderne, le ciel est
principalement décrit en termes :
Étoiles – planètes – satellites – météores –
aéronefs – phénomènes atmosphériques.
Dans la cosmologie traditionnelle, le même ciel peut être également pensé
en termes :
Puissances – divinités – ordre cosmique –
forces naturelles – relations entre le visible et l'invisible.
Il ne s'agit pas de deux descriptions concurrentes du même phénomène. Ce
sont deux systèmes de représentation différents.
Le phénomène OVNI est-il intégré au vodun ?
C'est ici qu'il faut être particulièrement prudent. Nous ne disposons pas
de suffisamment de témoignages ethnographiques permettant d'affirmer : « Au
Bénin, les OVNI sont considérés comme des manifestations du vodun. » Cette
affirmation serait beaucoup trop générale. Le phénomène OVNI, au sens moderne
du terme, est une catégorie relativement récente. Il suppose une distinction
entre : un phénomène observé ; son identification ou sa non-identification ; l'hypothèse
d'un objet technologique et éventuellement l'hypothèse extraterrestre. Le
vodun, lui, ne fonctionne pas sur cette classification. Un phénomène peut être
compris simultanément comme naturel, spirituel, social ou moral, selon son
contexte et selon celui qui l'observe. C'est pourquoi il serait plus exact de
parler d'une rencontre entre deux systèmes d'interprétation plutôt que d'une
équivalence entre OVNI et vodun.
Les travaux anthropologiques consacrés au Bénin montrent que le vodun n'est
pas seulement une croyance abstraite. Il constitue également un système social,
rituel et cosmologique. Masataka Tanaka, dans son étude du vodun dans le
Sud-Bénin, décrit un système comprenant différentes divinités qui interviennent
dans la représentation des activités humaines et dans laquelle les esprits des
ancêtres peuvent être transformés en divinités et associés à des objets sacrés.
Cette conception du monde est essentielle lorsqu'on étudie les témoignages
relatifs aux phénomènes insolites. Un témoin qui affirme avoir vu une lumière
étrange ne dispose pas nécessairement des mêmes catégories explicatives qu'un
enquêteur européen. Il peut se demander : « Qu'est-ce que j'ai vu ? » mais
également : « Que signifie cette manifestation ? » Cette seconde
question est fondamentale.
Dans la littérature ufologique occidentale, on trouve parfois une tentative
de rapprochement entre :
Extraterrestres
→ êtres célestes → ancêtres → divinités.
Cette construction peut être séduisante, mais elle n'est pas démontrée et il
faut donc éviter de transformer automatiquement : « être venu du ciel » en
: « ancêtre ».
Les sociétés béninoises disposent de traditions complexes relatives aux
ancêtres, mais les catégories d'ancêtre, de vodun, d'esprit, de puissance
atmosphérique et d'objet céleste ne sont pas interchangeables.
La relation entre OVNI et sorcellerie mérite également d'être évoquée, mais
avec beaucoup de précautions. Des recherches anthropologiques contemporaines
montrent que, dans le Bénin actuel, les discours sur la sorcellerie, les
puissances invisibles et les pratiques religieuses continuent de participer à
la compréhension des événements extraordinaires. Douglas Falen souligne
notamment que, dans le Sud-Bénin, les conceptions relatives à la sorcellerie
peuvent être décrites par les interlocuteurs comme une forme de savoir
permettant d'agir sur les forces de la nature et sur le monde social. L'OVNI
constitue alors une catégorie interprétative supplémentaire, apparue surtout
avec la modernité et les médias.
Le Bénin ne constitue pas une société exclusivement vodun. Le christianisme
y a profondément pénétré, tout comme l'islam. Les recherches d'Emmanuelle Tall
montrent notamment la coexistence et la transformation des cultes vodun et du
christianisme céleste dans le Sud-Bénin. Cette coexistence est importante pour
notre sujet. Un même phénomène extraordinaire peut recevoir des interprétations
différentes selon :
·
La
religion de l'observateur ;
·
Son milieu
familial ;
·
Son niveau
d'éducation ;
·
Son
exposition aux médias ;
Ainsi, au Bénin contemporain, un phénomène lumineux peut être décrit par
une personne comme : un OVNI, par une autre comme : un phénomène naturel, et
par une autre encore comme : un signe ou une manifestation spirituelle. Il
serait méthodologiquement incorrect de chercher une interprétation unique.
Le meilleur exemple béninois permettant d'observer cette rencontre entre
phénomène aérien, population locale et ufologie moderne est probablement
l'affaire de Kandi du 28 juin 1997. Vers 19 h 45–20 h, dans le secteur de Gando
Kossi Kanan, près de Kandi, un objet lumineux aurait traversé le ciel avant de
tomber dans une zone proche du village. L'affaire fut rapportée dans le journal
béninois Le Matin du 7 juillet 1997. Le journaliste Laurent Djiguy se rendit
sur place. L'affaire attira ensuite l'attention du Dr Ange Noudehou, directeur
du journal Assouka, qui contacta la revue Cuadernos de Ufología. Le dossier fut
ensuite étudié par Vicente-Juan Ballester Olmos, qui privilégia l'hypothèse
d'une rentrée atmosphérique ou de débris spatiaux. Cet épisode est
particulièrement intéressant parce qu'il montre plusieurs niveaux
d'interprétation :
1. phénomène observé par la population ;
↓
2. interprétation locale ;
↓
3. médiatisation par la presse béninoise ;
↓
4. intervention d'un chercheur ufologique ;
↓
5. tentative d'explication
astronomique/aérospatiale.
Il constitue donc un excellent exemple de la manière dont un événement
inhabituel passe progressivement d'une interprétation locale à une
interprétation scientifique ou ufologique internationale.
Le Bénin contemporain est très différent du Dahomey du XIXe siècle. Les
habitants disposent aujourd'hui : de téléphones portables ; d'Internet ; des
réseaux sociaux et de toutes les inventions liées à notre époque. Le phénomène observé peut donc immédiatement
être nommé : « OVNI ».
Cette catégorie est en elle-même un produit de la modernité médiatique. C'est
un point essentiel. Le même phénomène lumineux observé au XIXe siècle aurait pu
être décrit en termes religieux ou cosmologiques. En 2026, un témoin peut
immédiatement rechercher : UFO / UAP / satellite / SpaceX / météore / drone.
La culture OVNI internationale est donc désormais une composante
supplémentaire du paysage culturel béninois.
Pour notre catalogue, Ouidah mérite une place particulière. La ville est
historiquement associée à des cultes vodun importants. Les travaux
ethnologiques montrent notamment le rôle de Xevioso dans l'organisation
religieuse locale. Ouidah est également devenue un centre majeur de
valorisation contemporaine du vodun. En janvier 2026, le gouvernement béninois
a encore présenté officiellement une « Théologie du Vodun » dans le cadre des
Vodun Days, avec l'objectif de mieux faire comprendre les fondements, symboles
et visions du monde de cette spiritualité. Les Vodun Days témoignent également
d'une volonté contemporaine de présenter le vodun autrement que par les
stéréotypes occidentaux de « magie » ou de « vaudou ». Reuters a notamment
rapporté cette volonté de réhabiliter et de mieux expliquer la spiritualité
vodun.
Le danger de « l’extraterrestrialisation » du vodun
C'est probablement la précaution méthodologique la plus importante pour une
étude ufologique africaine. Depuis plusieurs décennies, certains auteurs ont
proposé que les anciens dieux africains seraient en réalité : des
extraterrestres ; des voyageurs interstellaires ou des visiteurs venus d'autres
planètes. Ces interprétations sont séduisantes dans la littérature populaire,
mais elles ne doivent pas être confondues avec les données ethnographiques.
Il faut distinguer : Ce que disent les traditions Les traditions décrivent
des divinités, des ancêtres, des forces cosmiques et des manifestations
spirituelles.
Ce que proposent certains ufologues :
Ils réinterprètent ces récits à travers l'hypothèse extraterrestre.
Ce que les sources scientifiques permettent d'établir : Elles
permettent d'étudier les croyances, les récits et les observations, mais elles
ne démontrent pas que les divinités vodun étaient des extraterrestres.
Cette distinction est indispensable dans une étude qui est
orientée « scientifique. »
Le plus intéressant n'est finalement peut-être pas de demander : « Les
vodun sont-ils des extraterrestres ? » mais plutôt : « Pourquoi
certaines sociétés interprètent-elles les phénomènes célestes dans des
catégories différentes de celles de la culture occidentale moderne ? » Cette
question ouvre un champ de recherche beaucoup plus sérieux.
Dans le Bénin traditionnel, le ciel appartient à un univers religieux et
cosmologique. Dans le Bénin contemporain, le même ciel est également : scientifique
; météorologique ; aéronautique ou encore astronomique. Ces différentes visions
peuvent coexister chez une même personne.
Le Bénin contemporain : vers une hybridation des interprétations - La
situation actuelle est donc particulièrement intéressante. On peut rencontrer
simultanément : la tradition vodun, le christianisme l'islam ou encore la
culture scientifique, sans oublier la culture ufologique internationale. Il en
résulte une forme d'hybridation. Un phénomène lumineux peut être photographié
avec un smartphone, identifié sur Internet comme un « UFO », discuté dans un
groupe Facebook, puis interprété par une personne de la famille dans un
registre religieux ou traditionnel. Il ne faut pas considérer ces
interprétations comme nécessairement contradictoires pour l'observateur. Elles
répondent à des questions différentes.
Ce que révèle le catalogue OVNI béninois
Le catalogue que nous avons commencé à établir montre justement cette
évolution. Les premières observations attribuées à l'ancien Dahomey sont
souvent très mal documentées. Puis apparaissent des dossiers associés à la
presse. Avec Kandi en 1997, nous disposons d'un événement contemporain ayant
suscité une véritable enquête ufologique. Enfin, au XXIe siècle, les
observations sont immédiatement intégrées aux bases de données internationales
et aux réseaux sociaux. On passe donc progressivement : du phénomène céleste
interprété localement à l'OVNI médiatisé puis au UAP mondialisé.
Conclusion
Le Bénin constitue un terrain particulièrement intéressant pour l'étude des
rapports entre phénomènes célestes et cultures africaines. L'ancien
Dahomey possédait une cosmologie dans laquelle le ciel, le soleil, la lune, le
tonnerre, la foudre et les puissances invisibles occupaient une place
essentielle. Le vodun ne constitue cependant pas une « théorie OVNI »
traditionnelle. Il serait donc faux de prétendre que les Béninois ont
historiquement identifié les visiteurs extraterrestres à leurs divinités. La
réalité est plus subtile. Le vodun fournit un cadre culturel dans lequel
le ciel et les phénomènes atmosphériques peuvent recevoir une signification
religieuse. Lorsque la culture moderne de l'OVNI arrive au Bénin, elle
ne remplace pas nécessairement cette conception du monde. Elle vient s'y
ajouter. C'est pourquoi l'étude du phénomène OVNI au Bénin doit être
menée sur deux plans : le plan physique : qu'a réellement observé
le témoin ? et le plan anthropologique : dans quelles
catégories culturelles le témoin a-t-il compris ce qu'il avait vu ?
Cette double approche est probablement l'une des meilleures façons
d'étudier les phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique sans imposer
aux témoins africains une grille d'interprétation exclusivement occidentale. Dans
le cas béninois, le ciel n'est donc pas seulement un espace où peuvent
apparaître des objets inconnus : c'est aussi un espace culturellement habité. Et
c'est précisément ce qui rend le Bénin particulièrement intéressant dans
l'étude des OVNI en Afrique.
Ce que disent réellement les sources béninoises Une rencontre entre
cosmologie traditionnelle et phénomène aérien moderne Lorsqu'on évoque le
phénomène OVNI au Bénin, la tentation est grande de rapprocher immédiatement
les observations de phénomènes célestes des croyances du Vodun. Cette
association n'est pas totalement arbitraire : la cosmologie vodun accorde
effectivement une place importante au ciel, aux éléments naturels, aux
phénomènes atmosphériques et aux puissances invisibles.
Mais il faut établir une distinction fondamentale : les traditions vodun ne
constituent pas une théorie ancienne des extraterrestres. Aucune source
ethnographique sérieuse ne permet d'affirmer que les divinités du Dahomey
étaient considérées comme des « extraterrestres » ou que les prêtres vodun
auraient décrit des engins spatiaux. Le rapprochement entre OVNI et Vodun est
essentiellement une interprétation moderne. Pour comprendre ce rapport, il faut
donc commencer par ce que disent réellement les sources.
1. Le Vodun n'est pas simplement une « croyance » Le terme Vodun désigne un
ensemble religieux, social et cosmologique complexe. L'UNESCO décrit le Vodun
béninois comme associant : des croyances en des divinités ; des pratiques
rituelles ; des pratiques sociales et une conception particulière du rapport au
monde. L'organisme souligne également que les divinités sont organisées en
fonction des éléments naturels : eau, terre, air et feu, tandis que les
ancêtres occupent une place centrale dans la relation entre les vivants et le
monde invisible. Cette organisation est particulièrement intéressante pour
l'étude des phénomènes aériens. Le ciel n'est donc pas seulement un espace
physique. Il appartient à un univers dans lequel les éléments naturels peuvent
être associés à des puissances religieuses.
Dans la cosmologie du Sud-Bénin, Mawu-Lisa occupe une position
particulière. L'anthropologue Emmanuelle Tall indique que Mawu-Lisa est une
divinité à l'origine du monde et qu'elle « régit toutes les divinités affiliées
au ciel ». Cette information est essentielle. Elle signifie que le ciel possède
dans la cosmologie étudiée par les ethnologues une dimension religieuse
structurée. Mais il faut éviter une traduction abusive : Mawu-Lisa ≠
extraterrestre. Mawu-Lisa appartient à une conception religieuse de la création
et de l'organisation du monde. La transformer en « visiteur extraterrestre »
reviendrait à appliquer au Vodun une catégorie conceptuelle qui lui est
étrangère.
Hêviosso : la foudre et les phénomènes atmosphériques ! C'est
probablement la figure la plus intéressante pour votre étude. À Ouidah,
Emmanuelle Tall décrit Xevioso comme la divinité de la foudre qui « régit le
panthéon des phénomènes atmosphériques ». Le gouvernement béninois confirme
aujourd'hui l'importance de Hêbiosso dans la tradition religieuse de Ouidah, où
il figure parmi les divinités vénérées avec Loko, Gou et d'autres vodun. L'UNESCO
utilise également la forme Hêbiosso et l'associe au feu, dans sa présentation
du système des divinités vodun liées aux éléments naturels. Nous avons donc
trois niveaux de documentation :
Ethnologie : Xevioso/Hêviosso → foudre et
phénomènes atmosphériques.
Sources institutionnelles béninoises :
Hêbiosso → divinité importante du panthéon
local.
UNESCO :
Hêbiosso → associé au feu dans l'organisation
symbolique des éléments.
Hêviosso n'est pas un « pilote d'OVNI » ! C'est ici que la prudence
devient indispensable. Dans certains ouvrages ufologiques ou ésotériques, les
anciennes divinités célestes africaines ont parfois été interprétées comme des
visiteurs extraterrestres.
Le raisonnement est généralement le suivant :
Divinité céleste → être venant du ciel → être
technologiquement supérieur → extraterrestre.
Mais cette chaîne logique n'est pas démontrée. Les sources ethnographiques
ne décrivent pas Hêviosso comme : un pilote ; un astronaute ; un voyageur
interplanétaire ; un occupant d'un véhicule ou un être venant d'une autre
planète. Elles le décrivent dans le cadre d'une cosmologie religieuse liée
notamment à la foudre et aux phénomènes atmosphériques. Il faut donc conserver
cette distinction dans toute étude ufologique sérieuse.
Une autre figure est particulièrement intéressante : Dan. Dans une étude
consacrée aux relations entre climat et sociétés au Bénin, les vodun Sakpata,
Hèvioso et Dan sont présentés comme une trilogie liée à la vie humaine et aux
relations entre terre, pluie, foudre et ciel. Dan, associé au serpent et à
l'arc-en-ciel, peut notamment être représenté comme un intermédiaire entre la
Terre et le ciel. Cette symbolique est particulièrement riche. Le serpent qui
relie le monde terrestre au monde céleste constitue une représentation de
communication entre deux niveaux du cosmos.
Mais là encore : il s'agit d'une symbolique religieuse et cosmologique, pas
d'une description d'un véhicule spatial.
1.
Dans la
représentation moderne des OVNI, le ciel est le lieu d'apparition d'un
phénomène provenant éventuellement d'un autre monde.
2.
Dans la
cosmologie vodun, le ciel peut être un domaine associé aux puissances divines
et aux phénomènes naturels.
Les deux systèmes ont donc un point commun : le ciel n'est pas considéré
comme un espace culturellement vide.
Mais ils donnent à cette idée des significations totalement différentes.
Vision ufologique moderne
Ciel → phénomène inconnu → objet possible →
hypothèse technologique → éventuellement origine extraterrestre.
Vision cosmologique vodun
Ciel → manifestations des puissances →
phénomènes naturels et religieux → relations entre monde visible et invisible.
La comparaison devient alors beaucoup plus intéressante que la simple
affirmation : « Les Vodun étaient des extraterrestres. »
Imaginons un habitant du Bénin observant aujourd'hui une lumière
inhabituelle. Il peut simultanément disposer de plusieurs systèmes
d'interprétation.
Première possibilité : l'explication scientifique
Satellite, avion, météore, planète, rentrée
atmosphérique, ballon, drone..
.
Deuxième possibilité : l'explication ufologique
OVNI ou UAP.
Troisième possibilité : l'interprétation religieuse
Signe, manifestation ou événement relevant du
monde spirituel.
Quatrième possibilité : l'interprétation traditionnelle
Phénomène pouvant être associé à une puissance
ou à un registre culturel particulier.
Ces interprétations ne sont pas nécessairement mutuellement exclusives. Un
témoin peut très bien utiliser un smartphone pour filmer un phénomène,
consulter Internet et, parallèlement, demander l'avis d'un membre de sa famille
ou d'un dignitaire religieux. C'est cette superposition des systèmes de pensée
qui caractérise une partie du Bénin contemporain.
L'UNESCO souligne que les ancêtres occupent une place centrale dans le
Vodun et qu'ils sont considérés comme pouvant influencer la vie des vivants,
notamment par les bénédictions et les malédictions. Cette dimension est
importante pour comprendre certaines interprétations africaines du phénomène
insolite. Dans une partie de la littérature ufologique occidentale, on trouve
parfois l'idée que : « êtres célestes = ancêtres revenus du ciel ». Il faut
toutefois éviter cette équivalence. Les ancêtres ne sont pas automatiquement
des êtres célestes. Le culte des ancêtres constitue une catégorie religieuse
spécifique.
.
Le Bénin offre également un autre élément important : les conceptions
relatives à la sorcellerie. L'anthropologie du Sud-Bénin montre que les
croyances liées à la sorcellerie ont accompagné les transformations sociales et
religieuses et qu'elles peuvent fournir un cadre d'interprétation du malheur,
de la maladie et d'événements difficiles à expliquer. Il serait toutefois
erroné de transformer cette constatation en : « Les Béninois attribuent les
OVNI à la sorcellerie. » Les sources ne permettent pas une telle
généralisation. La conclusion raisonnable est différente : la société béninoise
possède plusieurs cadres culturels permettant d'interpréter des événements
extraordinaires ; le phénomène OVNI constitue aujourd'hui l'un de ces cadres
modernes.
Ouidah est probablement le meilleur endroit pour étudier cette rencontre
entre tradition et modernité. La ville est historiquement associée au Vodun et
continue à abriter des cultes traditionnels. Le gouvernement béninois rappelle
notamment que les divinités Loko, Gou et Hêbiosso y sont vénérées, aux côtés
d'autres traditions venues de différentes régions. Ouidah est également devenue
un lieu majeur de présentation contemporaine du Vodun. Depuis 2024, les Vodun
Days ont donné à cette tradition une visibilité nationale et internationale
considérable. Le gouvernement béninois présente l'événement comme un moyen de
faire connaître la culture et la spiritualité Vodun. En 2026, le gouvernement a
même publié une « Théologie du Vodun », destinée à présenter ses fondements,
ses principes, ses symboles et sa vision du monde. Pour un chercheur du
phénomène OVNI, cette évolution est importante. Elle permet d'étudier le Vodun
à partir de ses propres catégories, plutôt que de lui imposer des
interprétations ufologiques.
La grande question : les dieux du Dahomey étaient-ils des extraterrestres ?
La réponse scientifique doit
être : aucune source ne permet de l'établir.
On peut constater que :
·
Certaines
divinités sont associées au ciel ;
·
Certaines
sont associées à la foudre ;
·
Certaines
sont associées aux éléments naturels ;
·
Les
ancêtres jouent un rôle dans le monde invisible ;
·
Le ciel
possède une dimension cosmologique.
Mais rien de tout cela ne constitue une preuve d'une origine
extraterrestre. La théorie des « anciens astronautes » constitue une
interprétation moderne de traditions anciennes. Elle doit donc être présentée
comme telle.
Cette prudence ne signifie pas que les traditions africaines n'ont rien à
apporter à la recherche OVNI.
Au contraire elles permettent de poser une question fondamentale : Comment
la culture influence-t-elle la perception et l'interprétation d'un phénomène
aérien inhabituel ? Deux personnes peuvent observer exactement le même
phénomène et lui donner deux significations différentes.
L'une dira :
-
« J'ai vu
un satellite. »
Une autre :
-
« J'ai vu
un OVNI. »
Une troisième :
-
« J'ai vu
une manifestation spirituelle. »
Le phénomène physique peut être identique mais l'interprétation culturelle
ne l'est pas.
Le Bénin actuel est particulièrement intéressant parce que trois grandes
visions du monde peuvent y coexister :
1. La cosmologie traditionnelle
Vodun, ancêtres, divinités, forces naturelles
et monde invisible.
2. Les religions universelles
Christianisme et islam.
Les recherches sur le Sud-Bénin montrent
d'ailleurs les phénomènes de recomposition et de coexistence entre Vodun et
nouvelles formes chrétiennes.
3. La modernité scientifique
Astronomie, aviation, météorologie, satellites,
réseaux sociaux et culture UAP.
L'observation d'un phénomène aérien peut ainsi se situer au croisement de
ces trois univers.
Conclusion
Le rapport entre le Vodun et les OVNI au Bénin ne doit donc pas être
recherché dans une hypothétique identité entre divinités et extraterrestres. Il
se situe ailleurs. Le Vodun propose une vision du cosmos dans laquelle les
frontières entre nature, société, monde visible et monde invisible sont
organisées différemment de celles de la pensée scientifique occidentale. Hêviosso/Xevioso,
Mawu-Lisa, Dan, Sakpata et les autres figures du panthéon ne sont pas des «
extraterrestres » au sens ufologique. Ils appartiennent à une cosmologie
religieuse documentée par l'anthropologie. Mais cette cosmologie nous permet de
comprendre quelque chose d'essentiel : un phénomène céleste n'est jamais
interprété dans un vide culturel.
Au Bénin, l'observateur contemporain dispose aujourd'hui de plusieurs
grilles de lecture : la science, les médias, la culture OVNI, le christianisme,
l'islam et les traditions vodun. L'étude des OVNI en Afrique doit donc être à
la fois aérospatiale, historique et anthropologique. C'est probablement l'une
des principales leçons que peut apporter le cas béninois à l'étude générale du
phénomène OVNI.
D – Les êtres venus du ciel dans les traditions du Dahomey
Mawu-Lisa, Hêviosso, Dan, ancêtres et génies
Lorsqu'on étudie les observations d'objets ou de lumières inhabituelles
au-dessus du Bénin, une question particulière se pose : comment les populations
du Dahomey puis du Bénin ont-elles traditionnellement interprété ce qui venait
du ciel ?
La question est délicate, car elle conduit immédiatement à un risque
d'anachronisme. Les populations anciennes ne disposaient évidemment pas du
concept moderne « d'OVNI », encore moins de celui d'UAP. Leur
environnement céleste était interprété à travers une cosmologie dans laquelle
la terre, le ciel, les eaux, les phénomènes météorologiques, les divinités et
les ancêtres formaient un ensemble cohérent. Il serait donc abusif d'écrire que
les anciens Fon ou Adja « voyaient des extraterrestres ». Les sources ethnographiques
disponibles ne permettent pas une telle conclusion.
Elles montrent en revanche quelque chose de beaucoup plus intéressant : le
ciel était déjà un espace peuplé de puissances surnaturelles et divines, et
certains phénomènes atmosphériques étaient intégrés à cette cosmologie.
1. Mawu-Lisa : une divinité associée au ciel
Dans l'étude classique d'Emmanuelle Tall consacrée aux cultes vodun du
Sud-Bénin, Mawu-Lisa apparaît comme une divinité androgyne située à l'origine
du monde et associée aux divinités du ciel. Cette conception est importante
pour notre sujet. Dans la cosmologie vodun, le ciel n'est donc pas simplement
un espace physique. Il appartient à un ordre cosmologique supérieur. Les
phénomènes qui semblent venir « d'en haut » peuvent être insérés dans un
univers où les forces divines possèdent leurs propres domaines et leurs propres
manifestations.
Mais il faut immédiatement établir une distinction fondamentale : Mawu-Lisa
n'est pas un « extraterrestre » dans les sources ethnographiques. L'interprétation
extraterrestre est une lecture contemporaine qui consiste à reprendre une
tradition religieuse ancienne et à la traduire dans le vocabulaire moderne de
l'ufologie. Cette distinction devra être conservée dans toute étude sérieuse
des traditions africaines.
Le cas de Hêviosso — également écrit Hèvioso, Xevioso ou Hêbiosso selon les
sources et les transcriptions — est encore plus intéressant.Les recherches
ethnographiques de l'IRD décrivent Hêviosso comme une divinité associée à la
foudre et à la pluie. Dans une représentation cosmologique relevée dans le
Sud-Bénin, Hêviosso appartient avec Sakpata et Dan à une véritable trilogie
reliant la terre, la pluie, la foudre et le ciel.Cette relation est
particulièrement révélatrice :
Sakpata → la terre
Hêviosso → la foudre et la pluie
Dan → le lien entre la terre et le ciel
La cosmologie ne sépare donc pas radicalement le phénomène météorologique
de la dimension religieuse. La foudre n'est pas seulement une décharge
électrique. Elle possède également une signification religieuse. Une étude
d'Emmanuelle Tall consacrée aux cultes vodun indique elle aussi que Xevioso est
la divinité de la foudre et qu'il gouverne le panthéon des phénomènes
atmosphériques.
Pour l'étude des OVNI, cette donnée est fondamentale. Une lumière
inhabituelle dans le ciel, un éclair étrange, un phénomène lumineux nocturne ou
une manifestation atmosphérique pouvaient historiquement recevoir une
interprétation religieuse qui n'a rien à voir avec la catégorie moderne d'«
objet volant ».
La figure de Dan est probablement l'une des plus intéressantes lorsqu'on
étudie la représentation traditionnelle de la relation entre ciel et terre. Dans
les sources de l'IRD, Dan est présenté sous la forme du serpent, souvent
associé à l'arc-en-ciel. Il joue un rôle d'intermédiaire entre la terre et le
ciel. L'image est particulièrement forte : la terre — Dan — le ciel
Dan peut ainsi être représenté comme un serpent montant vers le ciel, mais
également sous la forme de l'arc-en-ciel. L'arc-en-ciel devient alors une
manifestation visible d'une relation entre deux niveaux du monde. Là encore, il
serait très facile — mais historiquement incorrect — de transformer cette
représentation en récit de « vaisseau extraterrestre ». Il s'agit d'une
symbolique religieuse et cosmologique. Cependant, cette symbolique est
importante pour comprendre la manière dont une société peut donner un sens à
une manifestation inhabituelle du ciel.
Cette organisation n'est pas seulement décrite par les chercheurs. L'UNESCO,
dans le cadre de l'assistance préparatoire accordée au Bénin pour la
candidature du Vodun au patrimoine culturel immatériel, présente les divinités
vodun en relation avec différents éléments naturels :
-
L’eau :
Tôhôssou ;
-
La terre :
Sakpata ;
-
L’air :
Dan ;
-
Le feu :
Hêbiosso.
L'UNESCO souligne également la place centrale des ancêtres et des pratiques
destinées à communiquer avec l'au-delà. Cette classification est
particulièrement intéressante pour notre étude car elle montre que les
phénomènes naturels ne sont pas séparés de la cosmologie. La nature constitue
elle-même un langage religieux. Pour un chercheur travaillant sur les
observations insolites, cela impose une précaution méthodologique : un
témoignage ancien doit être replacé dans le système culturel de celui qui le
rapporte.
Le Vodun ne se réduit pas aux divinités car les ancêtres occupent une place
centrale dans les représentations traditionnelles. L'UNESCO souligne qu'ils
sont considérés comme susceptibles d'influencer la vie des vivants, notamment à
travers les bénédictions et les malédictions, et que certains rites permettent
d'honorer les ancêtres et de communiquer avec l'au-delà. Cette notion mérite
d'être distinguée de celle des « êtres extraterrestres ». Dans certaines
interprétations modernes du phénomène OVNI, les occupants supposés d'un engin
sont décrits comme des êtres provenant d'un autre monde. Dans le système
ancestral, la relation est différente : il s'agit d'une continuité entre les
vivants, les morts et le monde invisible, et non d'une hypothèse de voyage
interplanétaire. La ressemblance superficielle entre les deux systèmes —
l'existence d'êtres invisibles ou non ordinaires — ne doit donc pas conduire à
les confondre.
Une tradition recueillie dans les travaux disponibles auprès de l'IRD
raconte la génération de plusieurs puissances divines. Mawu donne naissance,
selon cette tradition, à différentes puissances parmi lesquelles Sakpata,
Hêviosso et Dan. La légende raconte ensuite qu'à la suite d'un conflit,
Hêviosso se détache de la terre et va se fixer dans le ciel. Pour l'ufologue,
cette histoire peut sembler immédiatement évocatrice.
-
Un être
quitte la terre.
-
Il se
dirige vers le ciel.
-
Il
appartient à un monde différent de celui des humains.
Mais il faut résister à la tentation d'en faire un récit d'atterrissage
extraterrestre. Il s'agit d'une mythologie religieuse, et non du compte rendu
d'un événement aéronautique. Ce récit devient néanmoins très intéressant
lorsqu'il est utilisé pour comprendre la représentation culturelle du ciel dans
les sociétés du Dahomey.
Depuis plusieurs décennies, certains
auteurs ont tenté d'établir un rapprochement entre les mythologies africaines
et l'hypothèse des anciens astronautes. Le raisonnement est généralement le
suivant :
Divinité céleste → être venu du ciel →
connaissance particulière → extraterrestre.
Cette construction peut être séduisante, mais elle ne constitue pas une
démonstration historique. Une divinité « céleste » n'est pas nécessairement un
être provenant d'une autre planète. Un personnage descendant du ciel n'est pas
nécessairement un astronaute. Une lumière dans le ciel n'est pas nécessairement
un engin. Et une tradition racontant un voyage entre le ciel et la terre n'est
pas nécessairement la mémoire déformée d'une rencontre extraterrestre. Pour le
Bénin, les sources ethnographiques disponibles conduisent plutôt à considérer
ces récits comme des éléments d'une cosmologie religieuse complexe.
Un témoin béninois contemporain peut être confronté à une lumière étrange
dans le ciel. Il dispose alors de plusieurs cadres d'interprétation possibles :
1. Le cadre scientifique :
satellite, avion, météore, rentrée atmosphérique, ballon, drone, phénomène
météorologique.
2. Le cadre ufologique :
OVNI, UAP, engin inconnu, phénomène aérien non identifié.
3. Le cadre religieux chrétien ou musulman :
signe, manifestation spirituelle, phénomène surnaturel.
4. Le cadre traditionnel :
Vodun, divinités, ancêtres, forces invisibles, interprétation cosmologique.
Ces systèmes ne sont pas nécessairement exclusifs. Un individu peut
parfaitement utiliser simultanément plusieurs registres d'interprétation. C'est
un point essentiel pour comprendre le phénomène OVNI au Bénin.
Ouidah constitue probablement l'un des lieux les plus intéressants pour
étudier cette coexistence. Le gouvernement béninois décrit Ouidah comme une
ville où différentes traditions religieuses coexistent. Le culte du Python,
Dangbé, Loko, Gou et Hêbiosso y côtoient notamment le catholicisme, l'islam et
le protestantisme. Cette coexistence est particulièrement visible dans le
paysage urbain. Il ne faut donc pas imaginer une population divisée
mécaniquement entre « croyants traditionnels » et « modernes ». La réalité
sociale est beaucoup plus complexe. Les travaux anthropologiques sur le
Sud-Bénin montrent justement comment les cultes vodun, les mouvements chrétiens
et les nouveaux cultes se sont transformés au contact des bouleversements
sociaux et de la modernité. C'est dans cet environnement qu'il faut replacer
l'étude contemporaine des récits d'OVNI.
OVNI et Vodun : deux systèmes qui peuvent se rencontrer sans se confondre
Il serait donc possible de résumer la situation ainsi : Le Vodun n'est pas
une théorie ufologique. Mais le Vodun constitue un cadre culturel dans lequel :
-
Le ciel
possède une dimension symbolique ;
-
Les
phénomènes naturels peuvent avoir une signification religieuse ;
-
Certaines
divinités sont associées au ciel, à l'air, à la foudre ou à la pluie ;
Dan établit symboliquement une relation entre terre et ciel ;
-
Les
ancêtres entretiennent une relation avec le monde des vivants ;
-
Le monde
visible et le monde invisible ne sont pas nécessairement conçus comme
totalement séparés.
-
Cette structure culturelle peut donc influencer la manière dont un
phénomène inhabituel est raconté, interprété ou mémorisé, sans fournir pour
autant une explication physique du phénomène.
CONCLUSION
Le rapport entre OVNI et Vodun au Bénin est donc beaucoup plus subtil
qu'une simple équation « divinités du ciel = extraterrestres ».
Les traditions du Dahomey présentent effectivement un univers dans lequel
le ciel, les phénomènes atmosphériques, les divinités et le monde invisible
sont intimement liés. Mawu-Lisa appartient au domaine céleste ; Hêviosso est
associé à la foudre ; Dan établit un lien symbolique entre terre et ciel ; les
ancêtres entretiennent une relation avec le monde des vivants. Les sources
ethnographiques et institutionnelles contemporaines permettent de documenter
ces éléments. Mais rien dans ces sources ne permet de conclure que les anciens
habitants du Dahomey auraient rencontré des extraterrestres. Pour l'étude des
OVNI au Bénin, leur véritable intérêt est ailleurs : ils permettent de
comprendre le cadre culturel dans lequel un phénomène céleste inhabituel peut
être observé, raconté et interprété. C'est probablement dans cette rencontre
entre cosmologie traditionnelle, christianisme, islam, science moderne, médias
et ufologie internationale que se trouve l'une des particularités du phénomène
OVNI béninois.
E - Ovni, vodun, christianisme et islam au Bénin
Plusieurs façons d'interpréter le ciel L'étude du phénomène OVNI au Bénin
ne peut pas être dissociée de la diversité religieuse du pays. Dans une partie
de l'Afrique occidentale, et particulièrement dans l'ancien espace du Danxomè,
le ciel n'a jamais été considéré comme un espace dépourvu de signification. Les
phénomènes naturels, les divinités, les ancêtres, les esprits et les forces invisibles
appartiennent à un même univers culturel. Avec l'arrivée du christianisme, puis
le développement de l'islam, de nouvelles grilles d'interprétation sont venues
s'ajouter aux traditions anciennes. Enfin, au XXe siècle, une quatrième grille
est apparue : celle de la science moderne et de l'ufologie. L'observation d'une
lumière dans le ciel peut ainsi être racontée dans des langages très
différents.
Le Bénin n'est pas un pays où une seule lecture religieuse s'impose
Le cas de Ouidah est particulièrement révélateur. Une étude de l'IRD
consacrée au patrimoine religieux de la ville indique que les traditions
animistes/vodun, le christianisme et l'islam y sont présents. Elle précise
également qu'il n'existe pas d'antagonisme majeur entre ces religions et qu'une
même personne peut pratiquer différents cultes. Cette situation est importante
pour l'étude des OVNI. Il serait en effet trompeur de demander : « Le témoin
est-il vodun, chrétien ou musulman ? » La réalité peut être beaucoup plus
complexe. Un individu peut avoir reçu une éducation chrétienne tout en
conservant des traditions familiales liées au Vodun. Il peut participer à
certaines cérémonies traditionnelles, fréquenter une église et, lorsqu'il
observe un phénomène céleste, utiliser encore des références issues de sa
culture familiale.
Le récit d'une observation ne reflète donc pas nécessairement une
appartenance religieuse unique.
Dans la conception vodun, le ciel n'est pas simplement un espace physique. Comme
nous l'avons vu dans la partie précédente, certaines puissances sont
directement associées aux phénomènes atmosphériques et aux relations entre ciel
et terre. Hêviosso est lié à la foudre ; Dan est associé à l'air et à la
relation entre la terre et le ciel ; Mawu-Lisa appartient à la cosmologie
céleste. Le gouvernement béninois lui-même présente aujourd'hui plusieurs de
ces divinités dans la description culturelle de Ouidah, notamment Loko, Gou,
Hêbiosso, Sakpata et Dan. Cela ne signifie évidemment pas qu'un phénomène
lumineux soit automatiquement attribué à une divinité. Mais cela signifie que
le vocabulaire culturel permettant de donner une signification au ciel existait
avant l'apparition du mot « OVNI ».
Le christianisme introduit un autre système symbolique. Le ciel devient
notamment le domaine de Dieu, des anges et des réalités spirituelles. Au Bénin,
le développement du christianisme a profondément transformé le paysage
religieux. Les travaux d'Emmanuelle Tall montrent que le christianisme et les
nouveaux mouvements religieux ont accompagné d'importantes transformations
sociales au Sud-Bénin.
Un phénomène inhabituel peut donc être interprété dans un vocabulaire
chrétien : signe ; manifestation divine ; apparition ou ange ; Mais là encore,
il faut être extrêmement prudent. Une lumière qualifiée de « signe de Dieu »
dans un témoignage n'est pas une preuve d'un phénomène surnaturel. Elle
constitue avant tout une information sur la manière dont le témoin interprète
son expérience. Cette distinction est essentielle dans notre étude.
Le Bénin possède un exemple particulièrement remarquable de mouvement
chrétien africain : le Christianisme céleste. Les recherches de l'IRD montrent
que ce mouvement doit être étudié dans le contexte des transformations
religieuses et sociales du Sud-Bénin. Son importance pour notre sujet ne tient
pas à une quelconque relation démontrée avec les OVNI. Elle réside plutôt dans
le fait qu'il constitue un exemple de nouvelle cosmologie religieuse apparue
dans un environnement où existaient déjà les représentations vodun. L'histoire
religieuse du Bénin montre ainsi que les populations ont constamment intégré,
transformé et parfois combiné différents systèmes de représentation. C'est
précisément ce phénomène qui doit être pris en compte lorsque l'on étudie les
récits modernes d'OVNI.
L'islam introduit également un vocabulaire particulier concernant le monde
invisible. Le concept de djinn, par exemple, appartient à la cosmologie
islamique. Mais il serait dangereux d'affirmer : « Au Bénin, les OVNI sont
considérés comme des djinns. » Les sources consultées ne permettent pas de
généraliser une telle affirmation. Il faut plutôt dire que le
vocabulaire religieux islamique constitue, pour les populations musulmanes, un
autre cadre possible d'interprétation des phénomènes inhabituels. Cette
distinction est importante. Dans un travail scientifique, on ne doit pas
transformer une possibilité culturelle en comportement général d'une
population.
Le mot « soucoupe volante » appartient à une époque beaucoup plus récente. La
diffusion internationale du phénomène commence véritablement après 1947, puis
les termes « Flying saucer », « soucoupe volante », « UFO » et finalement « UAP
» se diffusent progressivement. L'Afrique francophone reçoit ces informations à
travers plusieurs canaux : presse coloniale ; agences de presse ; journaux
européens ; radio ; presse africaine ; récits de voyageurs ; personnel
militaire ; ou notamment par la télévision. Le témoin béninois du XXIe siècle
ne se trouve donc plus dans la même situation culturelle que le témoin du XIXe
siècle. Il connaît potentiellement le mot OVNI avant même d'avoir observé quoi
que ce soit. Cette donnée est capitale.
Les travaux anthropologiques sur le Sud-Bénin montrent que les
transformations religieuses ont produit des phénomènes de recomposition et de
syncrétisme. Emmanuelle Tall étudie notamment les relations entre Vodun, cultes
anti-sorcellerie et christianisme céleste. Elle montre comment ces mouvements
ont répondu à des transformations sociales profondes. Une autre étude de l'IRD
consacrée aux rapports entre pratiques thérapeutiques islamiques et vodouistes
montre également l'existence de zones de rencontre entre différents systèmes
religieux. Il serait donc simpliste de présenter la société béninoise comme
composée de blocs religieux étanches. il existe des circulations, des emprunts,
des adaptations et des coexistences.
Une observation peut donc changer de sens, par exemple imaginons un exemple
hypothétique. Un habitant de Porto-Novo observe une boule lumineuse.
Première description :
«
Une lumière rouge se déplaçait lentement. »
C'est
l'observation.
Deuxième étape :
Un
voisin affirme :
«
C'est peut-être un Vodun. »
Le
phénomène reçoit une interprétation traditionnelle.
Troisième étape :
La
vidéo apparaît sur Internet.
Quelqu'un
écrit :
«
OVNI au-dessus de Porto-Novo. »
Le
même événement devient un cas ufologique.
Quatrième étape :
Une
personne appartenant à une église interprète la lumière comme un signe
spirituel.
Le
même phénomène reçoit une quatrième signification.
Le phénomène physique n'a pas changé. C'est son interprétation qui a
changé. Cette distinction est fondamentale pour comprendre les témoignages
africains.
Ouidah offre un exemple particulièrement remarquable de cette coexistence. Le
gouvernement béninois décrit la ville comme un espace de coexistence entre
plusieurs traditions religieuses. Le temple des Python et la basilique
catholique constituent même deux symboles géographiquement très proches de
cette coexistence. L'IRD souligne également la coexistence des traditions
religieuses dans la ville. Pour une recherche sur les OVNI, Ouidah serait donc
un terrain particulièrement intéressant pour une étude anthropologique : comment
différentes communautés décrivent-elles exactement un même phénomène céleste ?
Cette question est beaucoup plus intéressante scientifiquement que de
chercher à démontrer à l'avance que les divinités vodun seraient des
extraterrestres.
CONCLUSION
Le cas béninois montre que l'étude des OVNI ne peut pas être séparée de
l'étude des cultures qui produisent les témoignages. Le ciel n'est pas
interprété de manière identique par toutes les sociétés. Au Bénin, les
traditions vodun, le christianisme, l'islam et les représentations modernes
issues de la science et des médias coexistent et peuvent parfois se rencontrer
chez les mêmes individus. Ouidah constitue à cet égard un exemple
particulièrement documenté de coexistence religieuse. Pour l'ufologie, la conséquence
est importante : une observation inexpliquée reste une observation inexpliquée,
quelle que soit l'interprétation religieuse qui lui est ensuite donnée.
1.
Le Vodun
ne prouve pas l'existence des OVNI.
2.
Le
christianisme ne la réfute pas.
3.
L'islam ne
fournit pas davantage une identification physique des phénomènes.
Ces traditions permettent plutôt de comprendre comment les êtres humains
donnent un sens à ce qu'ils voient dans le ciel. Et c'est précisément cette rencontre entre
phénomène aérien, culture, religion et modernité qui rend le dossier béninois
particulièrement intéressant.
CATALOGUE
ATTENTION BENIN CITY EST AU NIGERIA ET NON PAS
AU BENIN ! - 50 % DE FAUX CAS DU A CETTE ERREUR DANS LES
BASES DE DONNEES UFOLOGIQUES
Période Royaume du Dahomey (avant 1900)
Pas d'OVNI au sens moderne, mais c’est possible de retrouver des cas dans
la base culturelle. Le Bénin préserve des siècles de tradition spirituelle et
si on examine des événements signalés spécifiques incluant des anomalies
aériennes on trouve déjà : Porte
de Non-Retour à Ouidah, lumières dans le ciel ou dans la forêt voir dans
des lieux spirituels, voix au-dessus de l'eau au crépuscule, enregistrement de
fragments en Yoruba. Ce sont des événements Interprétés en Vodun, pas sous
l’angle du phénomène OVNI !
11 OCTOBRE 1953 — DJOUGOU – DAHOMEY –
BENIN
Date : 11
octobre 1953
Heure : vers 23 h 30
Lieu : Djougou, nord-ouest du Dahomey (actuel Bénin)
Témoins : « many residents » — de nombreux habitants
Aspect : objet lumineux de forme oblongue
Altitude estimée : environ 1 500 mètres
Déplacement : très rapide, vers le nord, sur une trajectoire décrite comme
horizontale.
Durée : non précisée dans la source retrouvée.
La source indique également que cet événement fut présenté comme la
première observation d'une « Flying saucer » signalée au-dessus du Dahomey.
Une source particulièrement importante
Le document que j'ai retrouvé est un document d'archives de la CIA consacré
aux observations de phénomènes aériens. Il reproduit une information sous le
titre :
“LUMINOUS FLYING
BODY SIGHTED AT DJOUGOU”
https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516168.pdf Lien
pour télécharger ou lire ce document de la CIA qui est sur 4 pages.
Et il donne comme source : Dakar, Paris-Dakar, 2 novembre 1953. Le rapport
précise : observation le 11 octobre 1953 ; vers 23 h 30 ;
-
À Djougou
;
-
Vu par de
nombreux habitants ;
-
Objet
lumineux et oblong ;
-
Vitesse
élevée ;
-
Direction
nord ;
-
Altitude
approximative 1 500 m ;
-
Déplacement
sur un plan horizontal.
-
C'est une pièce documentaire beaucoup plus solide que les fiches Internet
modernes qui donnent simplement « Djougou, 11 octobre 1953 ».
Pourquoi ce cas est intéressant pour votre catalogue africain Il faut
surtout éviter de transformer le récit en quelque chose qu'il ne dit pas. La
source originale retrouvée ne parle pas, par exemple, de : Soucoupe posée au
sol ; occupants ; atterrissage ; rayon lumineux etc… Nous avons simplement un
objet lumineux oblong observé par plusieurs habitants, se déplaçant rapidement
vers le nord à une altitude estimée à 1 500 m. L'expression « Flying saucer » appartient à la
qualification journalistique de l'époque, et non nécessairement à la
description exacte de l'objet par les témoins.
Une possibilité explicative à examiner
La date et l'heure sont suffisamment précises pour qu'il soit intéressant
de rechercher les phénomènes astronomiques ou aéronautiques visibles dans cette
région du Dahomey cette nuit-là. Mais je ne trouve pas, dans les sources
actuellement accessibles, d'identification certaine permettant d'affirmer qu'il
s'agissait d'un météore, d'une rentrée atmosphérique, d'un avion ou d'un autre
phénomène conventionnel. Il faut donc conserver le cas comme non identifié dans
l'état actuel de la documentation, tout en évitant d'en déduire une origine
extraordinaire.
Le document complet de la CIA qui reprend cette observation :
1996 – BENIN –
TEMOIGNAGE SUR UFO EVIDENCE - BENIN
http://www.ufoevidence.org/sightings/report.asp?ID=6578
Quatre témoins ont observé, vers 20h00, une source de lumière blanche émettant deux faisceaux divergents. Entre
ces faisceaux, une émission lumineuse en forme de « parachute » s'est formée,
s'élargissant lentement pendant environ 10 minutes avant de s'éteindre
soudainement. L'altitude estimée était de 3 000 à 6 000 mètres.
http://www.ufoevidence.org/sightings/report.asp?ID=6578
ABOMEY — 1991 — LUMIÈRES /
BÉTAIL / ANOMALIE MAGNÉTIQUE : cas allégué, source non retrouvée. Légende.
Abomey est un lieu
exceptionnel pour l'étude des phénomènes attribués à l'invisible. Les palais
royaux ne constituent pas simplement un ensemble archéologique. Ils restent
liés à la mémoire des anciens rois et à la religion traditionnelle fon. Une
étude historique du site rappelle d'ailleurs que les palais sont demeurés un
lieu vivant, notamment parce que les descendants de la famille royale
continuent à y accomplir certaines cérémonies et entretiennent les tombes
royales.
La littérature ethnographique
sur Abomey est extrêmement abondante. Bernard Maupoil, par exemple, a consacré
un ouvrage majeur à la géomancie de l'ancienne Côte des Esclaves, avec de
nombreuses références à Abomey, aux divinités, aux pratiques rituelles et à la
conception fon des forces invisibles.
Cela constitue un contexte
culturel très important, mais il ne faut pas le transformer en preuve d'une
observation OVNI.
Des sources ufologiques font
le rapport entre une ou des études sur les palais royaux d’Abomey, le Benin et
les ovnis :
·
1991 - Phénomène allégué : lumières/orbes
nocturnes au-dessus des palais royaux.
·
Témoins allégués : plusieurs agriculteurs.
·
Effet allégué : faisceaux lumineux provoquant
l'immobilisation du bétail. (Source première de cette information non
retrouvée)
·
Trace physique alléguée : prélèvements de sol
présentant un magnétisme anormal. (Idem ci-dessus)
Une autre source évoque :
·
Date :
Année 1994
·
Lieu : Près des ruines des palais royaux
d'Abomey
·
Description : Des habitants ont décrit
des oranges (sphères lumineuses de couleur orange) manœuvrant
au-dessus des ruines.
·
Source : Un article de blog traitant des
mystères du Bénin, qui mentionne également qu'un enregistrement de cette
période existerait dans des archives locales
Une enquête de terrain à
Abomey le 23 novembre 1991 a bien été faite. On retrouve entre autres le
document de l’IRD Entre ciel et terre : climat et sociétés qui donne une
liste précise des informateurs interrogés à Abomey (quartier Agblome) Mr Gbénon
Pierre, cultivateur et vodunon ; et Mr Nondichao Bachalou, ancien guide du
musée d’Abomey.
En conclusion :
L’analyse menée ne nous démontre pas un rapport direct entre ces études sur le
vodou ou autres domaines et le phénomène OVNI. Aucun témoignage précis et
recoupé sur ces observations alléguées de lumières au-dessus ou près des Palais
Royaux.
Source : https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers18-08/010029397.pdf
1996 - ZONE RURALE DU BENIN
Une observation détaillée par
quatre témoins.
Date : Année 1996, vers
20h00
Lieu : Zone rurale du
Bénin, avec très peu de pollution lumineuse
Durée : Environ 10
minutes
Description : Les témoins
ont observé une source de lumière ponctuelle à une altitude estimée entre 3 000
et 6 000 mètres. Cette source émettait deux faisceaux de lumière
divergents (formant un angle d'environ 20°), d'une intensité exceptionnelle.
Une émission en forme de parachute illuminé est apparue entre les
deux faisceaux, s'élargissant à mesure qu'elle s'éloignait de la source.
L'ensemble s'est éteint soudainement après avoir traversé lentement le ciel.
Source : Un
signalement publié sur le site d'ufologie ufoevidence.org.
Cynthia Hind - UFOs Over
Africa (1997) cas ruraux 1994-1996
au Bénin, Zimbabwe, Afrique du Sud
28 JUIN 1997 – KANDI - BÉNIN -
Une « soucoupe » qui était en réalité un morceau de fusée japonaise
Les faits
L'événement se produit le samedi 28 juin 1997, entre 19 h 45 et 20 h, heure
locale, dans le village de Gando Kossi Kanan, situé à environ 8 km de Kandi,
dans le nord du Bénin. Le village comptait alors environ 2 000 habitants. La
population était réunie pour la prière lorsque le phénomène apparut dans le
ciel. La lumière et la chute de l'objet provoquèrent une importante frayeur, au
point que les personnes présentes se dispersèrent.
Ces informations proviennent d'un article du journal béninois Le Matin,
daté du 7 juillet 1997, intitulé :
« Que s'était-il passé à Kandi ? »
L'article était signé Laurent Djiguy, envoyé spécial à Kandi. Une copie de
cet article fut ensuite transmise à Vicente-Juan Ballester Olmos par le Dr Ange
Noudehou, directeur du journal Assouka. https://fotocat.blogspot.com/2019_12_18_archive.html?utm_source=chatgpt.com
Un phénomène observé dans plusieurs villages
Le récit est particulièrement intéressant parce que les informations ne
viennent pas d'un seul témoin. À Gando Kossi Kanan et à Pédé, les habitants
auraient décrit un seul objet, qui produisit plusieurs détonations avant de
tomber dans une zone difficile d'accès. À Gamia, située à proximité, une
version légèrement différente fut recueillie : les témoins auraient vu l'objet
incandescent se diviser en trois éléments, décrits comme un corps principal
accompagné de deux sortes « d'ailes ». À environ 40 mètres du sol, ces trois
éléments auraient pris des trajectoires différentes.
Cette divergence est intéressante : elle montre qu'il ne faut pas traiter
le récit comme un témoignage parfaitement homogène. Il existe plusieurs
versions locales de la trajectoire finale.
C'est ce qui rend cette affaire très différente d'une simple observation
d'une lumière. Le lendemain, des habitants découvrirent dans la zone de chute
une pièce métallique.
La description donnée dans Le Matin, reprise par Ballester Olmos, est
étonnamment précise :
·
Environ 10
kg ;
·
Métal
presque entièrement carbonisé ;
·
Forme
concave ;
·
Aspect
comparé à celui d'une « énorme oreille » ;
·
Structure
circulaire à la base ;
·
Petit
dispositif central en forme de T ;
·
Plusieurs
vis de fixation sur la périphérie ;
·
Présence
d'un élément ressemblant à un bouchon de réservoir ;
·
Une sorte
de mèche noire endommagée.
Il s'agit donc bien, si le récit de presse est exact, d'une récupération
matérielle, et non seulement d'un phénomène lumineux.
L'hypothèse de radioactivité
Un élément assez extraordinaire apparaît dans le témoignage d'Ati Inoussa,
directeur de l'école publique du village et présenté comme l'un des premiers
témoins. Il affirme que des enfants ayant touché l'objet auraient commencé à se
gratter et évoque l'éventualité d'une substance radioactive. Ballester Olmos
considère explicitement cette interprétation comme très probablement erronée. Et
il faut être extrêmement prudent ici : il n'existe, dans les sources
retrouvées, aucune mesure de radioactivité permettant d'établir une
contamination.
:
Les autorités béninoises étaient-elles au courant ?
Selon le récit recueilli par Ballester Olmos, Touré Nouhoun Isa, chef de la
circonscription de Kandi, pensait déjà que le fragment pouvait provenir d'un
satellite. Le Dr Noudehou affirmait en 1998 que l'objet était alors entre les
mains du gouvernement béninois et demanda l'aide de la Fondation Anomalía pour
l'examiner. Dans sa lettre, il expliquait que le gouvernement ne disposait pas,
selon lui, des moyens intellectuels et de laboratoire nécessaire pour
identifier le matériau. C'est donc
probablement l'un des éléments qui ont donné à l'affaire une dimension «
mystérieuse » : un objet réel avait effectivement été récupéré, mais son
identification n'était pas immédiatement connue localement.
À la fin avril 1998, Ballester Olmos reçoit une lettre du Dr Ange Noudehou.
Noudehou demande essentiellement de l'aide pour examiner l'objet qui serait
conservé par le gouvernement béninois. Ballester Olmos répond en proposant une
hypothèse très simple : une rentrée atmosphérique de débris spatiaux. Il
demande notamment :
·
Les
articles de presse ;
·
Des
informations complémentaires ;
·
L’accès
aux débris ;
·
Des
photographies ;
·
Les
circonstances précises de la chute.
Noudehou lui répond en septembre et lui transmet les photocopies de
l'article de Le Matin du 7 juillet 1997. Ballester Olmos entreprend alors de
rechercher quel objet spatial était rentré dans l'atmosphère le 28 juin 1997.
Ballester Olmos consulte le Spacewarn Bulletin, publié par le World Data
Center A for Rockets and Satellites du Goddard Space Flight Center de la NASA.
Le bulletin n° 525, de juillet 1997, indiquait qu'un seul objet spatial
avait effectué une rentrée atmosphérique le 28 juin 1997. Il s'agissait de : 1987-012B
- NORAD : 17481 - Désignation : - M-3S2 R/B - « R/B » signifie Rocket Body : il
ne s'agissait donc pas du satellite lui-même, mais de son corps de fusée /
étage propulsif.
Les bases orbitales modernes confirment cette identification : l'objet
17481, 1987-012B, est bien répertorié comme un rocket body japonais, lancé en
février 1987 et ayant cessé d'être en orbite le 28 juin 1997.
L'objet provenait du lancement japonais du 5 février 1987, effectué depuis
le centre spatial de Kagoshima. Le lanceur avait placé en orbite le satellite
scientifique ASTRO-C - Le satellite reçut ensuite le nom de GINGA - Il
s'agissait d'un satellite japonais destiné à l'astronomie des hautes énergies,
notamment à l'étude des rayons X et des rayons gamma. Le satellite est
catalogué comme 1987-012A / NORAD 17480, tandis que son étage de fusée est
1987-012B / NORAD 17481. La
correspondance est donc :
Lancement japonais 1987 → Astro-C/Ginga + étage
M-3SII → 10 ans en orbite → rentrée du 28 juin 1997 → chute de débris au Bénin.
Une confirmation indépendante très intéressante
La base historique SeeSat-L, qui conserve les données orbitales de
l'époque, donne également : 1987-012B — M-3S2 R/B — Japon — lancé le 5 février
1987 — decay : 28 juin 1997. C'est particulièrement intéressant parce que cette
information n'est pas simplement issue du récit ufologique : elle provient de
données de suivi orbital contemporaines. Une base moderne de satellites donne par
ailleurs : NORAD : 17481
·
Désignation
internationale : 1987-012B
·
Pays :
Japon
·
Lancement
: 5 février 1987
·
Rentrée/désorbitation
: 28 juin 1997
·
Type :
Rocket Body.
C'est un point essentiel.
Une rentrée atmosphérique ne détruit pas nécessairement entièrement un
étage de fusée. Les structures légères brûlent ou se fragmentent, mais
certaines pièces particulièrement résistantes — réservoirs, éléments
structuraux, pièces métalliques épaisses, tuyauteries, moteurs, etc. — peuvent
survivre et atteindre le sol. Ballester Olmos compare d'ailleurs le phénomène à
des fragments de lanceurs déjà récupérés après des rentrées atmosphériques. La
pièce trouvée près de Kandi serait donc parfaitement compatible avec ce
scénario.
Le fragment décrit fait environ 10 kg. Cela ne signifie évidemment pas
qu'il s'agissait nécessairement d'une pièce particulière du M-3SII. Mais la
récupération d'un fragment métallique de cette masse après une rentrée
atmosphérique n'a rien d'invraisemblable. Au contraire, c'est précisément le
type de phénomène connu dans les rentrées de débris spatiaux.
Le terme « atterrissage » est trompeur. - Le phénomène n'était évidemment
pas un atterrissage contrôlé.
Il faut parler plutôt de :
Rentrée atmosphérique + fragmentation + impact
au sol.
Le titre de Ballester Olmos est d'ailleurs très révélateur : ¿Qué ocurrió
en Kandi? (Reentrada espacial sobre África) soit : « Que s'est-il passé à Kandi
? (Rentrée spatiale au-dessus de l'Afrique) »
« PAN identifié a posteriori : rentrée atmosphérique d'un objet spatial »
Ce cas permet de montrer
concrètement comment une population peut observer quelque chose de réellement
spectaculaire alors que l'origine est finalement parfaitement terrestre et
identifiable.
RESUME
BÉNIN — KANDI /
GANDO KOSSI KANAN — 28 JUIN 1997
Heure : 19 h 45–20
h locales
Lieu : Gando Kossi Kanan, environ 8 km de Kandi, nord du Bénin
Témoins : nombreux habitants ; observations également rapportées à Pédé et
Gamia
Phénomène : objet lumineux incandescent descendant du ciel
Particularités : détonations ; fragmentation selon certains témoins
Conséquence : chute au sol
Débris : pièce métallique d'environ 10 kg, carbonisée, de forme concave
Source contemporaine : Laurent Djiguy, Le Matin, Cotonou, 7 juillet 1997, « Que
s'était-il passé à Kandi ? »
Source secondaire majeure : Vicente-Juan Ballester Olmos, ¿Qué ocurrió en
Kandi? (Reentrada espacial sobre África)
Identification proposée : rentrée atmosphérique du corps de fusée japonais
1987-012B / NORAD 17481 / M-3S2 R/B
Lancement : 5 février 1987, Kagoshima, Japon
Charge utile : Astro-C/Ginga
Rentrée : 28 juin 1997
Statut : PAN expliqué / rentrée spatiale très fortement étayée.
Sources :
·
Étude complète de Vicente-Juan Ballester Olmos — « ¿Qué ocurrió
en Kandi? »
·
Article/Fichier Fotocat reproduisant l'étude et les données
orbitales
·
Archives SeeSat-L — objet 1987-012B / NORAD 17481
·
https://fotocat1.rssing.com/chan-6572620/all_p4.html
2000 - 2002 – GOLFE DU BENIN
Lumières étranges se déplaçant de manière erratique (Golfe de Bénin,
2000-2002)
Enfant, mes parents, mes frères et sœurs et moi, nous nous couchions dans
le lit et regardions les étoiles au-dessus de la côte. Nous vivions dans une
zone côtière suburbaines sur le Golfe de Bénin. De nombreuses nuits, nous
voyions ce qui semblait être des étoiles se déplaçant de manière erratique :
elles montaient tout droit, descendaient tout droit, allaient à gauche, à
droite. Parfois, elles se déplaçaient lentement et progressivement, parfois
soudainement et rapidement. Elles descendaient rapidement jusqu'à l'horizon et
remontaient plus tard, en ligne droite, et restaient à leur place dans le ciel.
Parfois, elles filaient rapidement vers le haut, ou disparaissaient. Comme je
le dis, elles avaient l'air de vraies étoiles. Mais elles se déplaçaient comme
rien de ce que nous pouvions comprendre : la taille et le mouvement des
lumières excluaient tout type d'aéronef. Cela se produisait une fois ou deux
tous les trois mois entre 2000 et 2002. C'était devenu tel un événement pour
nous que nous disions des choses comme «allons nous coucher et regardons les
lumières bouger »
https://www.reddit.com/r/ufo/comments/iyslhr/strange_lights_moving_erratically_bight_of_benin/
Le message a été publié dans
r/ufo le 24 septembre 2020. L’auteur explique qu’enfant, lui et sa famille
vivaient dans une zone côtière suburbaine de la Baie du Bénin et observaient
régulièrement des lumières ressemblant à des étoiles, mais effectuant des
mouvements apparemment très inhabituels.
Ce que raconte exactement
le témoin
Il indique que les
observations se produisaient une ou deux fois tous les trois mois entre 2000 et
2002. Les lumières :
·
Ressemblaient à des étoiles ;
·
Montaient et descendaient ;
·
Se déplaçaient à gauche ou à droite ;
·
Pouvaient se déplacer lentement ou brusquement ;
·
Descendaient rapidement vers l'horizon puis
remontaient ;
·
Pouvaient rester apparemment stationnaires ;
·
Parfois « filaient » rapidement vers le haut ;
·
Pouvaient disparaître.
Il précise que sa famille
avait fini par prendre l'habitude de regarder ces lumières ensemble depuis leur
habitation.
Reddit
r/ufo
Cela s'est produit une ou deux
fois tous les trois mois entre 2000 et 2002. C'est devenu un tel événement pour
nous que nous disions des choses comme « allons au lit et regardons les
lumières bouger ».
FICHE EN RESUME DE CE QUE NOUS CONNAISSONS :
-
BÉNIN — BAIE DU BÉNIN — 2000-2002
-
Source : témoignage publié sur Reddit, 24
septembre 2020.
-
Témoin : personne affirmant avoir vécu dans une
zone côtière suburbaine de la Baie du Bénin durant son enfance.
-
Fréquence : environ 1 à 2 épisodes tous les
trois mois.
-
Phénomène : points lumineux ressemblant à des
étoiles, mouvements apparents erratiques.
-
Durée de chaque observation : non précisée.
-
Lieu exact : non précisé.
-
Nombre de témoins : famille du narrateur.
Témoignage publié près de deux
décennies après les événements et sans lieu exact ni date permettant une
reconstruction astronomique.
Source : https://www.reddit.com/r/ufo/comments/iyslhr/strange_lights_moving_erratically_bight_of_benin/
18 DECEMBRE 2009
–NAZTITINGOU – ACTACORA – BENIN
Un phénomène lumineux est
signalé dans les données ufologiques consacrées au Bénin pour le 18 décembre
2009, dans la région de Natitingou, au nord du pays. Il est décrit comme un
phénomène lumineux de type bolide, observé à basse altitude.
Les recherches effectuées dans
les sources accessibles ne permettent cependant pas, à ce stade, de retrouver
le témoignage original, l'identité des observateurs ou un compte rendu de
presse contemporain. Aucune donnée suffisamment précise n'est disponible
concernant l'heure, la trajectoire, la durée ou la couleur du phénomène.
La date est néanmoins
intéressante du point de vue astronomique : elle se situe pendant la période
d'activité des Géminides, dont le maximum 2009 fut particulièrement
remarquable. Cette circonstance constitue une hypothèse explicative possible,
mais ne permet pas d'identifier le phénomène de Natitingou avec une Géminide.
Classement provisoire : événement à source secondaire, non documenté
par une source primaire retrouvée.
2018 — COTONOU – BENIN
Un cas rapporte l'observation d'un objet en forme de disque qui planait en
émettant un léger bourdonnement avant de disparaître. Des échantillons de sol
prélevés par la suite auraient montré des variations isotopiques mineures non
expliquées.
La source mentionne pour ce cas de 2018 à Cotonou est un article du site Dyerbolical. Il s'agit d'un
blog spécialisé dans les mystères et le paranormal, et non d'une source
ufologique conventionnelle ou d'un média d'information généraliste.
Le lien vers
l'article complet est le suivant :
Benin Kingdom Enigmas:
Colossal Earthworks, Bronze Masterpieces, and Vodun Star Lore Under Scrutiny -
Dyerbolical
Le passage qui nous intéresse se trouve dans la section "Modern UFO
Phenomena and Investigations in Benin" (Phénomènes OVNI modernes et
enquêtes au Bénin).
Voici la traduction du passage exact :
« Un cas de 2018 près de Cotonou impliquait un objet en forme de disque qui
planait en émettant un léger bourdonnement avant de disparaître ; des
échantillons de sol prélevés par la suite ont montré des variations isotopiques
mineures qui n'ont pas été entièrement expliquées. »
L'article ne fournit pas plus de détails sur ce cas : pas de date précise,
pas de lieu exact, pas de nombre de témoins, et pas d'informations sur
l'analyse des échantillons de sol (qui les a prélevés, où, quand, et selon quel
protocole).
PRUDENCE : Cet
article provient d'un blog au ton sensationnaliste qui mélange archéologie,
théories des anciens astronautes et récits d'OVNI. Il ne s'agit pas d'une
publication scientifique, d'un rapport d'enquête officiel ou d'un article de
presse vérifié. Compte tenu du grand nombre de cas d’observations d’OVNI
mentionné sur ce blog, sans source et surtout qu’on ne retrouve pas sur le net,
malgré des analyses très profondes, il y a une forte probabilité pour que ces
cas soient en fait inventés. Nous n’en reprendrons donc que rarement en notant
le fait que nous doutons de l’authenticité.
03 SEPTEMBRE 2020
PORTO-OUEME - BENIN
Lieu : Rive orientale du Lac Nokoué, axe Porto-Novo (Département de
l'Ouémé, Bénin).
Date & Heure : 3 septembre 2020, en milieu de nuit (environ 01 h 40
locale / UTC+1).
Conditions d'observation : Ciel nocturne partiellement dégagé, humidité
élevée au-dessus de la zone lacustre.
Description du phénomène
Apparence : Structure d'apparence discoïdale sombre présentant 3 points
lumineux distincts disposés de manière symétrique en sous-face.
Signal lumineux : Les trois lumières émettaient une pulsion régulière
(variation d'intensité synchrone sans changement de couleur).
Comportement dynamique :
Phase stationnaire : L'objet est resté parfaitement immobile au-dessus de
la surface de l'eau pendant environ 8 minutes.
Départ : Prise de vitesse progressive sans accélération fulgurante, suivie
d'une extinction ou d'un passage au-dessus de la couche nuageuse.
Environnement : Aucun bruit d'origine mécanique audible depuis la berge.
Dossier avec des données d'enquêtes trop succincts ou imprécis
pour être analysé. Ce cas n’est pas recoupé, sans témoin ou auteur
identifiable. Absence de témoignages
indépendants simultanés, d'enregistrement vidéo exploitable ou de couverture
radar sur cette zone lacustre à cette heure.
14 DECEMBRE 2022 — COTONOU – BENIN – ENCORE UN CAS DE MESINTERPRETATION
De nombreuses personnes regardant un match de la Coupe du Monde dans un bar
ont vu un météore très brillant (magnitude -6, soit plus brillant que Vénus)
traverser le ciel. Il se composait d'une boule blanche parfaitement ronde avec
une traînée, descendant à un angle prononcé. L'observation a duré environ 3,5
secondes. Des médias ont par erreur, évoqué une observation d’objets volants
non identifiés.
En fait tous ces cas des environs du 14 décembre, sont en rapport avec le pic
des Géminides 2022. France-Maroc. La plus belle et la plus fiable des
principales pluies d'étoiles filantes annuelles actuellement observables
atteint son maximum le 14 décembre, autour de 13 h TU. L'activité maximale se
produit dans la nuit du 13 au 14 décembre. Mais les Géminides ont un atout
caché : des bolides ! Les Géminides (GEM) sont actives du 19 novembre
au 24 décembre, avec un pic d'activité le 14 décembre. Et cette année-là, il y
a eu des bolides de magnitude -6 partout :
Source africaine : Spacewatch
Africa
Pourquoi tant de témoins dans un bar à Cotonou ?
Le 14 décembre 2022 à 20h00 heure de Cotonou, c'était France 2 - Maroc 0 en
demi-finale Coupe du Monde Qatar. Tous les bars de Cotonou étaient pleins
dehors, yeux vers le ciel entre deux actions. Un bolide de magnitude -6 (plus
brillant que Vénus) qui traverse à angle prononcé pendant 3,5 sec, tout le
monde le voit.
C'est un cas pédagogique parfait pour montrer comment un météore est
confondu avec un OVNI quand il est
vu par 50 personnes en même temps.
Sources: IMO Meteor
Shower Calendar 2022 + Section Reports popastro.com + Spacewatchafrica.com
Liens :
https://imo.net/2022-meteor-shower-calendar/ - pic Géminides 14 déc.
https://spacewatchafrica.com/meteor-shower-the-geminids/
https://popastro.com - reports avec les -5 et -6 du 14 déc.
17
FEVRIER 2023 – DAN – ZOU - BENIN
Cas
Enigma #278858 - Février 2023
Date : 17 février 2023, 6h 57
(WAT)
Description : "Many light
projectors Flying" (Plusieurs projecteurs lumineux volants)
Source : Plateforme Enigma
Labs
Énigme n° 278858
De nombreux projecteurs de
lumière en vol
2 témoins
2023 février. 17 • 06h 57
UTC+1
Témoignage
Au début, j'ai vu beaucoup de
lumières. J'ai cru que c'était des météores ou un satellite brisé qui se
consumait et rentrait dans l'atmosphère terrestre. Au bout d'une minute, cela
ressemblait davantage à une structure volante avec de nombreux projecteurs
lumineux. J'espère avoir pris des photos à ce moment-là, mais mon cerveau
cherchait encore une explication logique. Puis les lumières se sont estompées à
mesure que la structure s'éloignait. C'est trois à cinq minutes plus tard que
j'ai zoomé et pris les photos.
Analyse :
1. L'heure est la clé :
6h57 WAT = 5h57 UTC = juste avant le lever du soleil à Cotonou en février. C'est
exactement l'heure où :
Le train de satellites Starlink est mieux
observé dans les jours qui suivent immédiatement un lancement, lorsque les
satellites sont encore en orbite basse initiale et étroitement regroupés. Ces
observations sont généralement visibles peu après le coucher du soleil ou juste
avant le lever du soleil, lorsque les satellites sont éclairés par la lumière
du soleil mais que le sol en dessous est dans l'obscurité
2. Février 2023 = pic
Starlink :
Il y a eu un lancement Starlink le 27 février 2023
Starlink launch on February 27, 2023
Et toute la période février-mars 2023, internet a buzzé :
C'est quoi
cette longue ligne de lumières dans le ciel qui ressemble à un train ? Ce que
vous voyez, ce sont les satellites Starlink qui se déplacent vers une orbite
plus haute.
Conclusion :
·
17/02/2023 Bénin = probable Starlink train, pas OVNI
Source : https://app.enigmalabs.io/sighting/278858?from=map
Chapitre XII - 6
04 - BOTSWANA
Le Boswana est habité
depuis 20 000 ans par les San / Bushmen. Arrivée des Bantous Tswana entre XIIIe
et XIXe siècle, qui forment 8 royaumes.
Pour éviter d'être avalé par
les Boers et par Cecil Rhodes, les chefs Tswana demandent eux-mêmes la
protection britannique. Le Bechuanaland devient protectorat en 1885. Capitale
administrative placée hors du pays, à Mafikeng en Afrique du Sud.
Indépendance : en juin
1964 Londres accepte l'autonomie, siège transféré à Gaborone ville nouvelle en
1965. Constitution de 1965, premières élections, indépendance le 30
septembre 1966. Seretse Khama, leader du mouvement indépendantiste, devient 1er
président.
Miracle botswanais : à
l'indépendance c'est l'un des 25 pays les plus pauvres au monde. En 1967 on
découvre les diamants à Orapa. Contrairement à ses voisins, le pays reste une
démocratie multipartite stable depuis 1966, avec élections libres dans les
délais, et transforme la rente en routes, écoles et réserves. 581 730 km² pour ∼2,4
millions d'habitants aujourd'hui.
En résumé : un protectorat qui
a choisi Londres pour ne pas finir à Pretoria, et qui a transformé du sable en
modèle.
Il n'existe pas de GEIPAN botswanais. La doctrine est britannique, héritée
de la colonisation :
- Aviation
civile : la CAAB (Civil Aviation Authority of Botswana) suit le plan
ICAO et liste les aéroports (Gaborone, Maun, Kasane, Francistown) mais ne
publie aucun rapport UAP.
- Environnement
et géosciences : le Department of Environmental Affairs aurait
déployé des caméras infrarouges en 2018 pour des anomalies thermiques sur
les Makgadikgadi Pans.
- Militaire
et international : seul dossier officiel récent est américain :
PR-001 Unresolved UAP Report, Africa 2022, 31 secondes d'infrarouge soumis
par AFRICOM à l'AARO. Le Botswana est dans la zone mais non nommé.
- Télécoms
et Starlink : révélateur de la politique. En février 2024, BOCRA
refuse la licence Starlink pour dossier incomplet puis interdit
l'importation de kits. Résultat : les observations 2020-2023 de
"chapelets de perles" typiques Starlink ont été rares au
Botswana, alors qu'ailleurs elles ont explosé.
La loi qui compte vraiment : le Witchcraft Act de 1927. Toujours en
vigueur. Il punit toute personne qui impute à autrui l'usage de moyens non
naturels pour causer maladie ou blessure, ou qui désigne quelqu'un comme
sorcier/sorcière. Autrement dit, la loi ne reconnaît pas la sorcellerie comme
réelle, elle punit l'accusation de sorcellerie. C'est le cadre qui fait que
tout phénomène inexpliqué est juridiquement poussé vers explication naturelle
ou accusation diffamatoire.
Au Botswana, on ne sépare pas lumière anormale et esprit. C'est la même
grille.
Le socle : les badimo
Esprits ancestraux qui habitent la terre. Ils demandent respect via rituels
aux arbres sacrés ou points d'eau. Un manquement provoque manifestations :
chuchotements, silhouettes au crépuscule, poltergeist. C'est le cadre
interprétatif par défaut pour une lumière dans le Delta.
Les acteurs : baloi et dingaka
- Baloi :
sorcières/sorciers qui utilisent pouvoir surnaturel pour nuire.
- Ngaka /
Sangoma : guérisseur traditionnel qui apprend les médecines de son
père et doit être inoculé (phatsa) pour pratiquer, ce qui empêche la
pratique sans licence. Il jette les os (dingaka) pour diagnostiquer. Dans
le rapport UAP Afrique, l'Afrique de l'Ouest interprète les lumières comme
esprits ou divinités locales, avec forte charge symbolique. Au Botswana,
même mécanisme.
La créature qui fait le lien : le Thokolosi / Tokoloshe
C'est l'être imaginaire le plus cité dans les dossiers psychiatriques
botswanais. Décrit comme humanoïde d'environ 1 m, grosse tête, gros yeux, torse
fin, capable de se rendre invisible, de nuire, d'apporter richesse et
d'agresser sexuellement. Il préfère rivières et zones d'eau — exactement où on
signale les ovoïdes de l'Okavango.
La littérature médicale botswanaise rapporte des cas de patients avec
délires/hallucinations impliquant un Thokolosi. Dans le folklore, il
"entre dans la maison et spécifiquement la chambre à coucher" et peut
devenir invisible pour adultes, détectable seulement par enfants ou depuis une
plateforme surélevée. D'où la pratique encore observée de dormir sur des
briques ou tabourets surélevés pour lui échapper.
Pour un témoin rural, une lumière pulsatile silencieuse qui descend vers
l'eau à minuit n'est pas "technologie". C'est thokolosi, badimo en
colère, ou baloi en travail. Le rapport UAP Afrique le résume bien : en
Afrique, les lumières inexpliquées (60% des cas) sont associées à des croyances
spirituelles ou ancestrales, tandis qu'en Europe elles sont interprétées dans
un cadre technologique.
Autres figures :
- Fantômes
léopards, serpent du Kalahari (15 m, tête de cheval, écailles
bioluminescentes), lumières des Makgadikgadi (orbes qui se
divisent, 50 à la fois). La théorie locale les attribue aux âmes perdues
de chasseurs San, la théorie géophysique invoque piézoélectricité du
quartz — même mécanisme que les lumières de Hessdalen en Norvège où
l'abondance de quartz, cuivre et fer créerait un déclenchement électrique.
Pour l'État le dossier OVNI
n’existe pas ! : silence. Pas de déclassification, pas de démenti. La
stratégie est l'absorption : un bolide devient météorite, Motopi Pan avec nom
officiel, une lumière devient Vénus/Jupiter — et Vénus est ""On le
confond régulièrement avec un avion, un satellite ou même un vaisseau spatial
extraterrestre".".
En bref : Le Botswana n'a pas de problème OVNI, il a un ciel
exceptionnel, une loi anti-accusation de sorcellerie de 1927 qui empêche toute
reconnaissance officielle du surnaturel, et un folklore où le ciel et l'eau
sont habités. Les rares cas solides (Gaborone 2008, Okavango 2016) tiennent
justement parce qu'ils sont décrits sans référence au folklore, par des témoins
exogènes (expatriés, touristes). Tout le reste est filtré par thokolosi.
CATALOGUE
1952 – FRANCISTOWN - BOTSWANA
L'affaire de Francistown Le plus ancien : Le ciel dégagé du Botswana en
fait un haut lieu d'observations d'OVNIs. L'affaire de Francistown de 1952
impliquait plusieurs objets en forme de disque planant au-dessus de mines de
diamants, observés par des mineurs et confirmés par des relevés radar.
Notre analyse
L'affaire de Francistown de 1952 est une légende urbaine ou un récit
apocryphe fréquemment relayé sur Internet et dans les compilations d'histoires
d'OVNIs sur l'Afrique australe, mais elle ne repose sur aucune archive
officielle ni document ufologique que j’aurais été en mesure de vérifier.
Analyse des faits énoncés
Découverte et exploitation des diamants au Botswana : La première
découverte majeure de diamants au Botswana (à Orapa, près de Francistown)
remonte à 1967 par la société De Beers, avec le début de l'exploitation
commerciale au début des années 1970. En 1952, il n'existait pas de grands
complexes de mines de diamants à Francistown ni d'équipes de mineurs
industriels comme le suggère ce récit.
Confirmations
radar : Dans le Protectorat du Betchouanaland (nom du Botswana en 1952 sous
administration britannique), il n'existait pas de couverture ni de station
radar aéronautique ou militaire civile capable d'effectuer des relevés de ce
type dans la région de Francistown à cette époque.
-
Archives historiques et déclassifications :
Les dossiers britanniques sur les OVNIs (notamment les fonds des Archives
nationales à Kew, comme les séries AIR de l’Air Ministry) contiennent des
signalements enregistrés dans les colonies ou protectorats, mais aucun dossier
officiel ne documente un incident sur les mines de Francistown en 1952.
Origine probable
Ce récit provient de compilations
récentes publiées sur des sites web et des blogs spécialisés dans le tourisme
ou le folklore paranormal. Ces articles mélangent des éléments sensationnels
(mines de diamants, confirmation radar, disques volants) pour enrichir la liste
des "cas célèbres" attribués au ciel du Botswana
Contexte 1952. 1952 est l'année de la grande vague mondiale d'OVNI (Washington DC, Maroc,
Congo belge). La mention "radar pings from neighbouring bases"
ressemble beaucoup à un copié-collé du récit Congo belge uranium mines de 1952,
où la CIA a bien publié un mémo. C'est un motif récurrent qui a migré.
1978 – MAKGADDIKAGADI –
BOSTWANA
L’ovni de Makgadikgadi – Disque
- Un équipage d'Air Botswana aurait observé un engin en forme de disque
stationnant silencieusement avant d'accélérer vers le ciel.
Source : Citation sans
détails ni origine de l’information de Dyerbolical - https://dyerbolical.com/
Nous retenons ce type
d’information pour mémoire, ça ne représente que peu d’intérêt pour la
recherche. Nous émettons également des réserves sur la véracité des écrits de
ce site (voir 1952 – PAS DE DATE – FRNCISTOWN – BOTSWANA)
1980 – BROADHURST –
GABORONE – BOTSWANA
UN ARTICLE SUR LE SITE : https://www.thesomethingguy.co.za/1120-2/#respond qui nous apprend : (Extrait)
L'OVNI au-dessus de Broadhurst : quand des extraterrestres auraient atterri
dans l'arrière-pays du Botswana
Au début des années 1980, la paisible banlieue de Broadhurst, à Gaborone,
fit la une des journaux lorsque des habitants aperçurent un engin lumineux
atterrir dans la brousse. L'armée arriva, les lumières disparurent et les
autorités l'attribuèrent à un « ballon-sonde ». Personne ne les crut.
Des décennies plus tard, ce mystère OVNI propre au Botswana demeure l'une des
histoires non résolues.
….. L'incident OVNI de Broadhurst
n'était pas une rumeur chuchotée autour d'une bière tard dans la nuit :
c'était un véritable titre de journal national. Même des décennies plus tard,
il reste l'une de ces histoires qui oscillent entre « c'est
ridicule » et « et si… ? »….
C'était au début des années 1980. La Guerre froide faisait encore rage, les
cassettes audios représentaient le summum de la technologie et l'expression «
réseaux sociaux » aurait sonné comme une nouvelle maladie. Dans le paisible
quartier de Broadhurst, à Gaborone, le soleil venait de se coucher lorsque les
habitants remarquèrent quelque chose d'étrange dans le ciel : un objet
lumineux, métallique et pulsant de lumière rouge et blanche. Ce n'était ni un
avion, ni un satellite. Et c'était assurément quelque chose que personne
n'avait jamais vu auparavant.
Des témoins ont affirmé l'avoir d'abord laissé planer en silence, comme
s'il hésitait sur son point d'atterrissage. Puis, sous les yeux de plusieurs
personnes, il est descendu – lentement, délibérément – dans une clairière
près de la ville. C'est alors que la situation a pris une tournure étrange.
D'après les rapports de l'époque, des unités militaires et policières sont
arrivées sur les lieux en quelques minutes. La zone a été bouclée. Des camions
sont arrivés. Au matin, le champ était désert, à l'exception d'une bande
circulaire de terre brûlée et d'une poignée d'habitants très perplexes.
L'explication officielle ? Un « ballon-sonde ». Soyons
honnêtes, c'est ce que tous les gouvernements inventent quand ils sont à court
de mensonges crédibles. Celui-ci aurait apparemment « mal
fonctionné » et serait « tombé au sol ». Bien sûr. Parce que
tous les ballons-sondes brillent en rouge, planent en silence et nécessitent
l'intervention de l'armée plus vite qu'une ambulance le jour de la paie.
Naturellement, cette explication ne satisfit personne. En quelques jours,
la presse locale s'enflamma. Certains juraient avoir vu l'objet de près.
D'autres affirmaient que des hommes en uniforme sans insigne avaient retiré
quelque chose de « grand et métallique » sous des bâches. Une femme
confia aux journalistes avoir entendu un bourdonnement qui lui donnait
l'impression de venir de l'intérieur de sa tête. Les théories du complot se
multiplièrent à une vitesse fulgurante.
Et c'est là que ça devient vraiment intéressant : le Botswana n'était
pas réputé pour ses observations d'OVNI. Ce n'était ni Roswell, ni la campagne
texane. Broadhurst était un quartier tranquille et respectable. Les gens
n'avaient pas d'hallucinations de soucoupes volantes entre deux courses. Alors,
quand plusieurs témoins – y compris des policiers – ont décrit la même chose,
l'affaire a attiré l'attention. Le Botswana Daily News a même publié un article
officiel reconnaissant « l’incident », ce qui n'a fait qu'épaissir le
mystère.
À la fin de la semaine, l'histoire s'était répandue dans toute l'Afrique
australe. Les radios sud-africaines s'en emparèrent. Les tabloïds zimbabwéens y
ajoutèrent leur grain de sel. Certains affirmaient que l'engin avait laissé
derrière lui un étrange résidu qui avait tué l'herbe en formant un cercle
parfait. D'autres insistaient sur le fait que des enfants du village avaient
trouvé des « fragments de métal » qui avaient disparu après l'arrivée des
représentants du gouvernement. Plus les autorités affirmaient « circulez, il
n'y a rien à voir », plus la curiosité était grande.
À ce jour, personne n'a jamais apporté de preuve concluante, mais personne
n'a non plus réussi à la réfuter de manière convaincante. C'est là que
l'histoire a puisé sa véritable force. Elle est devenue une sorte de légende
moderne. Qu'on croie ou non aux extraterrestres, tout le monde s'accordait sur
un point : quelque chose s'est produit à Broadhurst cette nuit-là, et la
version officielle était invraisemblable.
NOTE : Très peu de
journaux du Botswana sont numérisés sur Internet. Il n’a pas été possible de
retrouver une trace quelconque de cette observation dans les médias de ce pays.
Les journaux peuvent être conservés sous forme de microfilm par la Bibliothèque
Nationale du Botswana, en admettant que le journal ait fait le dépôt prévu par
la loi, ce qui n’était pas toujours le cas. Ce cas est donc insuffisamment
documenté et n’est pas recoupé par d’autres sources.
Source :https://www.thesomethingguy.co.za/1120-2/#respond
https://en.wikipedia.org/?curid=67435018#1
https://www.ufo-hunters.com/sightings/country/BWA/Botswana
UNE AUTRE VERSION – AUTRE SOURCE – LA ENCORE ON N’A PAS DE DATE -
1981 – 1983 QUARTIER DE BROADHURST – GABORONE - BOTSWANA
Période : Début des années 1980 (estimation située généralement
entre 1981 et 1983 selon les compilations de témoignages régionaux).
Moment de la journée : Début de soirée / nuit tombante,
favorisant le contraste visuel de l'objet lumineux par rapport au ciel sombre.
Localisation : Quartier de Broadhurst, au nord de Gaborone
(capitale du Botswana).
Contexte géographique de l'époque : Au début des années 1980,
Broadhurst connaissait ses premières phases d'extension urbaine. Le quartier
était directement bordé par des zones de brousse dense (bushveld), peu
éclairées et non bâties, qui offraient un point d'atterrissage ou de stationnement
discret à basse altitude.
Circonstances & Déroulement
Détection visuelle : Plusieurs riverains et témoins oculaires
ont repéré une source lumineuse inhabituelle effectuant une trajectoire
descendante lente et contrôlée depuis le ciel.
Description de l'objet : L'engin a été décrit comme un objet
discoïdal ou ovoïde, présentant une surface métallique réfléchissante et
émettant un rayonnement lumineux intense (blanchâtre ou jaunâtre).
Comportement : L'objet s'est approché très près du sol (ou s'est
posé brièvement) dans une zone dégagée de la brousse environnante. Après une
courte période d'immobilité, il a repris de l'altitude sans bruit de propulsion
conventionnel avant d'accélérer brutalement et de disparaître à grande vitesse.
Constatations post-événement : Des résidents ont rapporté avoir cherché
le site supposé du posé le lendemain. Bien que des traces d'incendie mineures
ou d'herbes couchées aient été mentionnées de façon anecdotique par des témoins
locaux, aucune analyse de sol scientifique ou prélèvement officiel n'a été
réalisé sur place.
Sources & Documentation
Littérature ufologique régionale : Le cas est mentionné dans des
archives et bulletins indépendants spécialisés dans le recensement des
observations d'Afrique australe (notamment des publications ufologiques
sud-africaines des années 1980-1990 qui centralisaient les signalements du
Botswana, du Zimbabwe et de la Namibie).
Témoignages oraux & presse locale : L'événement repose
principalement sur des récits de première main collectés auprès d'habitants du
quartier. Les autorités militaires et gouvernementales botswanaises n'ont
publié aucun rapport officiel, classant le cas parmi les incidents non enquêtés
du répertoire régional.
La réaction officielle
: L'armée est rapidement intervenue, a bouclé la zone et, le lendemain, le
site était vide, ne laissant qu'une trace de terre brûlée.
L'explication officielle
: Les autorités ont parlé d'un "ballon météo" . Une
explication classique qui, comme ailleurs, a renforcé les soupçons.
L'état d'esprit local : Ce qui distingue cette affaire, c'est la
réaction des habitants. Plutôt que la panique, ils ont fait preuve de
curiosité, ont raconté l'histoire avec une certaine fierté et ont continué leur
vie, tout en gardant ce mystère en mémoire. Aujourd'hui encore, les anciens de
Gaborone racontent cette histoire avec amusement : "Les Américains ont
Roswell, nous avons Broadhurst ».
Voici la retranscription
détaillée de l'un des témoignages collectés auprès des riverains du quartier de
Broadhurst suite à cet événement :
Témoin : M. David K.,
habitant de la zone résidentielle de Broadhurst Extension 16 à l'époque des
faits.
Récit du témoin :
« C'était
un soir de semaine, peu après le coucher du soleil, vers 19h30. Je me trouvais
dans mon jardin pour rentrer du linge quand mon attention a été attirée par un
changement brutal de luminosité. Le ciel s'est éclairé d'une teinte jaunâtre
très vive, presque crue, qui ne ressemblait pas aux phares d'un avion en
approche de l'aéroport.
En levant
les yeux, j'ai vu une masse sombre et circulaire descendre à la verticale, sans
aucun bruit de moteur. La structure semblait métallique, réfléchissant la
lumière qu'elle émettait par sa partie inférieure. L'objet est descendu très
bas, juste au-dessus de la ligne des arbres de la brousse qui bordait notre
rue.
Pendant une
trentaine de secondes, l'engin est resté complètement immobile à quelques
mètres du sol, faisant osciller une lumière pulsante sur le feuillage. Le
silence était total, même les bruits habituels des insectes de la brousse
s'étaient arrêtés.
Puis, sans
aucune transition ni accélération progressive, l'objet a tiré vers le haut à
une vitesse vertigineuse, selon un angle oblique, avant de disparaître à
l'horizon en l'espace de deux ou trois secondes. Deux de mes voisins, sortis
sur leur véranda en même temps que moi, ont assisté à la même scène. »
Une autre source dit :
Au début des années 1980, peu
après le coucher du soleil, dans le quartier alors en bordure de ville de
Broadhurst. Des résidents voient dans le ciel un objet lumineux, métallique et
pulsant avec une lumière rouge et blanche.
L'objet aurait d'abord plané
silencieusement, comme s'il choisissait où se poser, puis il serait descendu
lentement, de façon délibérée, dans une parcelle de veld ouvert près de la
lisière de la ville. Quelques minutes après, militaires et police arrivent
sur place, bouclent la zone. Des camions entrent. Le lendemain matin, le champ
est vide, à l'exception d'une trace circulaire de terre brûlée et de résidents
très perplexes.
Un "ballon météo" qui
aurait mal fonctionné et serait tombé au sol. C'est l'explication officielle
qui a été donnée à l'époque. Elle n'a convaincu personne sur place. Les
journaux locaux s'emballent. Certains affirment avoir vu l'objet de près.
D'autres parlent d'hommes en uniformes non marqués qui auraient emporté quelque
chose de "grand et métallique" sous des bâches. Une femme raconte
avoir entendu un bourdonnement qui "semblait être à l'intérieur de sa
tête".
Ce qui a donné du poids à
l'histoire, c'est que le Botswana n'était pas connu pour les observations
d'OVNI. Broadhurst était un quartier calme et respectable, et parmi les témoins
il y aurait eu des policiers. Le Botswana Daily News aurait même
publié un article reconnaissant "l'incident". L'histoire se
répand ensuite dans toute l'Afrique australe. On parle d'un résidu étrange qui
aurait tué l'herbe en cercle parfait, d'enfants qui auraient trouvé des
fragments métalliques disparus après le passage d'hommes du gouvernement.
Aujourd'hui ça fait partie du
folklore local. Comme le disent les anciens : "Les Américains ont eu
Roswell, nous on a eu Broadhurst". Dans les mois qui ont suivi, des
rumeurs de lumières étranges au même endroit, rasant le sol puis disparaissant,
et de radios qui captaient de faibles bruits métalliques en passant la nuit,
sont aussi rapportées.
C'est le point important, rien
sur internet : cet incident n'est PAS listé dans les recensements
internationaux d'OVNI. La page Wikipédia "UFO Sightings in Africa" ne
cite pour le Botswana que deux cas beaucoup plus récents :
Pour Broadhurst, tout repose sur
la presse papier de l'époque. Les archives du Daily News de 1980-1983
ne sont pas numérisées sur internet, et la Bibliothèque Nationale du Botswana /
les archives de l'Université du Botswana à Gaborone sont les seuls endroits où
on pourrait retrouver l'article original.
Contexte aussi : début 80, Gaborone s'agrandit très vite,
Broadhurst est encore plein de velds ouverts. On est en pleine Guerre Froide,
avec une forte présence militaire sud-africaine autour (qui culminera avec le
Raid sur Gaborone en 1985). Ça explique pourquoi une intervention rapide de
l'armée n'était pas inhabituelle, et aussi pourquoi la théorie du
"ballon" ou de l'avion expérimental est revenue chez les sceptiques.
Source : https://www.thesomethingguy.co.za/1120-2/#respond ,
Recherche dans les archives diverses accessibles sur le net, sans succès – Rapport élaboré après
informations locales et analyse du contexte.
1982 – BROADHURST –
GABORONE – BOTSWANA
Voir ci-dessus 1980
– certaines sources citent ce cas comme ayant eu lieu en 1982.
7 MAI 1989 —
L’AFFAIRE DU KALAHARI - BOTSWANA
Information : Il faut
toutefois être très prudent : l’affaire du Kalahari est aujourd’hui beaucoup
plus intéressante comme étude de cas sur une possible falsification
documentaire que comme preuve d’un crash extraterrestre.
Le mystérieux « crash » d’un OVNI abattu par l’aviation sud-africaine
Botswana — Désert du Kalahari
·
Date
alléguée : 7 mai 1989
Heure alléguée : 13 h 45–14 h 02 GMT
Nature : interception aérienne, tir militaire, crash supposé et récupération
d’un engin
Pays concernés : Botswana, Afrique du Sud, puis États-Unis selon le récit
Statut : affaire très controversée, documents largement considérés comme
falsifiés
Dans l'histoire de l'ufologie africaine, peu d'affaires ont acquis une
réputation aussi spectaculaire que celle du Kalahari du 7 mai 1989. Le récit
semble, à première vue, réunir tous les ingrédients d'une affaire de
récupération militaire d'un engin extraterrestre : un objet détecté au radar,
une vitesse extraordinaire, une interception par des chasseurs Mirage de la
South African Air Force (SAAF), l'utilisation supposée d'une arme
expérimentale, la chute de l'objet dans le désert, la récupération d'un appareil
intact, puis la découverte de créatures humanoïdes. Enfin, selon la version la
plus spectaculaire, l'engin et ses occupants auraient été transférés aux
États-Unis, à la base de Wright-Patterson, haut lieu de la légende américaine
des OVNI.
Cette histoire a donc rapidement été présentée comme une sorte de « Roswell
de l'Afrique australe ».
Mais une difficulté majeure apparaît dès que l'on cherche à remonter aux
sources : les documents censés démontrer l'existence de l'opération sont
précisément ceux dont l'authenticité a été sérieusement mise en cause. Et cette particularité fait du Kalahari un cas
particulièrement intéressant. Il doit être mentionné dans le catalogue des
observations africaines, mais avec une qualification critique très nette.
Le récit original
Selon les documents et témoignages diffusés à partir de 1989, l'affaire
aurait commencé dans l'après-midi du 7 mai 1989. À 13 h 45 GMT, un bâtiment de
la marine sud-africaine aurait détecté un objet inconnu se dirigeant vers le
continent africain. Dans les différentes versions du récit, le bâtiment est
désigné sous le nom de « White Swan » ou sous des appellations proches. Les
versions ultérieures parlent également du SA Tafelberg, ce qui constitue déjà
une difficulté documentaire puisque les différents récits ne sont pas
parfaitement concordants.
L'objet aurait été repéré au radar à une vitesse extraordinaire. Une valeur
de 5 746 nœuds est notamment donnée dans les documents diffusés. Cela
correspondrait à environ 10 640 km/h. Le chiffre est évidemment spectaculaire
et doit être considéré avec beaucoup de prudence : il provient précisément de
la documentation dont l'authenticité est contestée.
La version diffusée affirme que le phénomène n'aurait pas été observé que par
un seul radar, mais au contraire, il aurait été détecté par une série de radars
très connus :
·
Un navire
sud-africain ;
·
Des
installations radar au sol ;
·
Un radar
aéroporté ;
·
Les
installations militaires sud-africaines ;
·
Et même
les installations de l'aéroport international de Cape Town.
L'objet aurait ensuite pénétré dans l'espace aérien sud-africain. Les
opérateurs auraient tenté d'établir un contact radio avec lui. Aucune réponse
n'aurait été obtenue. C’est à 13 h 52, selon la chronologie publiée, que l'objet
aurait pénétré dans l'espace aérien sud-africain.
L'alerte aurait alors été transmise à l'armée de l'air sud-africaine. Deux
chasseurs Mirage auraient été envoyés pour intercepter l'intrus. La suite
constitue l'un des éléments les plus extraordinaires de l'affaire.
Selon le récit, l'objet aurait effectué une brusque modification de
trajectoire à une vitesse telle que les pilotes auraient été incapables de
reproduire sa manœuvre. Un des pilotes aurait finalement obtenu un contact
radar puis visuel.
La situation serait alors devenue suffisamment préoccupante pour qu'un
ordre de tir soit donné. C'est ici que l'histoire prend une tournure
particulièrement spectaculaire. Les documents parlent d'une arme expérimentale
appelée : THOR-2 Il s'agirait, selon certaines explications données
ultérieurement, non pas d'un canon classique mais d'une sorte d'arme à énergie
dirigée, parfois présentée comme un laser, parfois comme un maser ou un système
à micro-ondes de forte puissance.
Les Mirage auraient donc ouvert le feu sur l'objet. Les pilotes auraient
alors observé des flashes extrêmement lumineux provenant de l'objet. Après le
tir, celui-ci aurait commencé à perdre sa stabilité.
La chronologie fournie par les documents donne alors :
13 h 59
Contact radar et visuel avec l'objet.
14 h 02
L'objet aurait commencé à perdre rapidement de l'altitude.
Une vitesse de descente de l'ordre de : 3 000 pieds/minute est mentionnée. Puis
l'objet aurait plongé vers le sol selon un angle d'environ 25 degrés. Il aurait
finalement percuté le désert du Kalahari. Selon les différentes versions, le
lieu du crash aurait été situé entre environ 70 et 130 kilomètres à l'intérieur
du Botswana, au nord de la frontière sud-africaine. Cette variation
géographique constitue déjà une des nombreuses difficultés du dossier.
Le Kalahari : un lieu idéal pour une opération secrète ?
Le choix géographique est évidemment particulièrement évocateur. Le
Kalahari est une immense région semi-aride couvrant notamment le Botswana, la
Namibie et l'Afrique du Sud. En 1989, certaines parties du désert étaient
extrêmement isolées. Pour les auteurs de l'histoire, cet environnement aurait
constitué un emplacement idéal pour :
·
Faire
disparaître un appareil ;
·
Empêcher
la présence de témoins civils ;
·
Établir un
périmètre militaire ;
·
Récupérer
rapidement un engin ;
·
Et
transporter secrètement les éventuels occupants.
Mais il faut immédiatement distinguer deux choses : le caractère isolé du
Kalahari est un fait géographique ; il ne constitue absolument pas une preuve
que l'événement s'y soit produit.
Selon les documents diffusés, une équipe spéciale aurait rapidement été
dépêchée sur place.
Elle aurait comporté :
·
Des
personnels du renseignement militaire ;
·
Des
médecins ;
·
Des
techniciens ;
·
Des
militaires chargés de sécuriser le site.
L'objet aurait été retrouvé relativement intact. Certaines versions parlent
d'un appareil ayant une forme : discoïdale ou lenticulaire avec une surface
métallique extrêmement lisse et brillante.
Les dimensions varient selon les versions, mais un document ultérieur
évoque environ : 20 yards de longueur ; 9,5 yards de hauteur ; environ 50
tonnes. Ces chiffres doivent eux aussi
être considérés comme des données provenant du dossier controversé et non comme
des mesures établies indépendamment.
La description diffusée est particulièrement classique dans la littérature
sur les « crash retrievals ». La surface extérieure aurait été :
·
Parfaitement
lisse ;
·
Métallique
;
·
Argentée ;
·
Dépourvue
de soudures visibles ;
·
Dépourvue
de rivets ;
·
Constituée
d'un matériau alors impossible à identifier.
·
Le train
d'atterrissage aurait été déployé.
Cette dernière caractéristique était interprétée comme la preuve que
l'appareil n'avait pas été détruit mais avait plutôt effectué un atterrissage
ou un crash contrôlé. Mais là encore, nous ne disposons pas d'une expertise
indépendante du matériau ou de l'appareil.
Un autre épisode spectaculaire apparaît dans les documents. Alors que les
militaires examinaient l'appareil, une ouverture aurait été découverte. Une
sorte de trappe ou de porte semblait bloquée. Lorsque celle-ci aurait
finalement été ouverte, les militaires auraient découvert que l'engin n'était
pas vide. C'est à partir de ce moment que l'affaire passe du simple « OVNI
abattu » à l'une des plus importantes histoires de récupération extraterrestre
jamais associées à l'Afrique.
Les différentes versions du récit ne sont pas parfaitement concordantes sur
le nombre d'occupants. Certaines parlent de deux êtres, d'autres de trois. La
version la plus souvent reprise évoque : un occupant mort ; un occupant
gravement blessé et un occupant vivant. Les
êtres auraient été décrits comme humanoïdes mais non humains. Certaines
descriptions parlent d'individus de petite taille, à la morphologie
inhabituelle, avec notamment :
·
Une tête
relativement importante ;
·
Des yeux
particuliers ;
·
Une peau
grisâtre ;
·
Des mains
présentant seulement trois doigts ;
·
Des pieds
présentant également trois doigts ;
·
Une
morphologie sexuelle inhabituelle ou inexistante.
·
Il s'agit cependant de descriptions issues de récits ufologiques et non
d'examens biologiques authentifiés.
Cette base est évidemment particulièrement symbolique dans l'ufologie
américaine, puisqu'elle est traditionnellement associée à l'étude et au
stockage d'objets récupérés dans le cadre de dossiers militaires. Selon les
documents, un transport aurait même été prévu vers les États-Unis le 23 juin
1989.
C'est ici que nous arrivons au
véritable cœur historique du dossier. Un personnage va progressivement devenir
indissociable de l'affaire : James van Greunen
Il est présenté dans la littérature ufologique comme un ancien membre ou
informateur lié au renseignement sud-africain. Van Greunen aurait transmis à
des chercheurs différents documents prétendument issus des milieux militaires
sud-africains. Ces documents semblaient extraordinaires. Mais ils présentaient
aussi un problème fondamental : leur authenticité ne pouvait pas être
démontrée.
L'affaire va notamment être popularisée par le Britannique Tony Dodd,
ancien policier devenu enquêteur ufologique. Dodd aurait reçu une première
lettre anonyme évoquant le crash. Puis James van Greunen aurait transmis des
documents supplémentaires. Ces documents donnaient au dossier une apparence
considérablement plus sérieuse. C'était précisément ce qui rendait l'affaire
séduisante : un récit extraordinaire accompagné de ce qui ressemblait à des
documents militaires classifiés.
Les documents portaient des mentions du type : TOP SECRET — DO NOT DIVULGE et
étaient présentés comme provenant de structures militaires ou de renseignement
sud-africaines. Ils comportaient :
·
Des
en-têtes ;
·
Des
classifications ;
·
Des
numéros de dossier ;
·
Des
descriptions techniques ;
·
Des
comptes rendus d'interception ;
·
Des
descriptions de l'appareil ;
·
Des
informations concernant ses occupants ;
·
Des
indications sur leur transfert.
À première vue, ils semblaient constituer la pièce maîtresse de l'affaire. Mais
ils allaient également devenir la principale faiblesse du dossier.
L'intervention de Cynthia Hind.
Car la réfutation ne vient pas seulement de sceptiques extérieurs à
l'ufologie. Elle vient d'une des grandes figures de la recherche ufologique
africaine : Cynthia Hind.
La chercheuse zimbabwéenne consacra une enquête approfondie à l'affaire. Elle
publia notamment une étude devenue célèbre : « Anatomy of a Hoax — The UFO
Crash on the South African/Botswana Border » Hind examina les documents et les
informations disponibles avec beaucoup plus de prudence que plusieurs
enquêteurs précédents.
Cynthia Hind releva notamment un nombre important d'incohérences. Parmi
elles figuraient : Des fautes d'orthographe Le prétendu document militaire
comportait de nombreuses fautes. Certaines sources en dénombrent quatorze. Pour
un document présenté comme un rapport officiel ultra-secret de l'armée de
l'air, ces erreurs étaient particulièrement embarrassantes.
Les enquêteurs relevèrent également des termes qui ne correspondaient pas
correctement à l'organisation et à la terminologie de la South African Air
Force. La question des bases aériennes posait également problème. Les documents
faisaient notamment intervenir Valhalla, alors que certaines informations
concernant son rôle opérationnel étaient incompatibles avec la description
donnée dans le récit. Des incohérences géographiques et administratives furent
également relevées.
Un détail particulièrement intéressant est la langue. Les documents
prétendument issus des structures militaires sud-africaines étaient rédigés en
anglais. Or, à cette époque, l'afrikaans occupait une place institutionnelle
importante dans la documentation officielle de la South African Defence Force. Cela
ne prouve pas à lui seul qu'un document est faux — des documents militaires
sud-africains pouvaient évidemment exister en anglais — mais dans le contexte
précis de l'affaire, cela constituait un élément supplémentaire de suspicion.
Un autre élément a attiré l'attention des enquêteurs. Les documents
utilisent GMT pour les heures. Les chercheurs ont souligné que ce choix était
problématique dans le contexte sud-africain de l'époque. Là encore, il ne
s'agit pas d'une preuve absolue de falsification, mais d'un indice
supplémentaire lorsqu'il est associé aux autres anomalies.
L'existence même de l'arme appelée Thor-2 pose problème. Aucune
documentation militaire indépendante suffisamment solide n'est venue confirmer
que la SAAF disposait, le 7 mai 1989, d'un système opérationnel correspondant à
la description du document. Le terme a parfois été présenté comme un laser ou
un maser expérimental. Mais l'affirmation selon laquelle un Mirage sud-africain
aurait utilisé cette arme contre un engin inconnu n'est pas étayée par une
source militaire indépendante connue.
Le point le plus dévastateur pour le dossier est venu de James van Greunen
lui-même. Confronté aux anomalies relevées dans les documents, il aurait
reconnu avoir fabriqué ou falsifié une partie du matériel.
Mais il maintint une position beaucoup plus subtile : les documents étaient
en partie faux, mais l'événement réel aurait existé. Selon cette version, van
Greunen aurait entendu parler du crash par une connaissance appartenant à la
SAAF. Le nom de Hendrik Greef, présenté comme pilote de la SAAF, apparaît
notamment dans cette histoire. Greef aurait lui-même entendu parler de
l'incident dans un contexte militaire.
C'est ici que l'affaire devient extrêmement intéressante sur le plan
méthodologique. On se retrouve avec :
Document → faux ou falsifié mais : Van Greunen
→ affirme que l'événement était réel et : source du récit → troisième main et
non vérifiable.
Autrement dit, une fois que les documents sont discrédités, il ne reste
plus de preuve indépendante permettant de démontrer que le crash a réellement
eu lieu. C'est le problème central de toute l'affaire.
Il faut cependant éviter une erreur inverse. Dire : « Les documents sont
falsifiés » ne permet pas automatiquement de démontrer : « Aucun phénomène n'a
été observé le 7 mai 1989. » C'est une distinction fondamentale.
Cynthia Hind elle-même a examiné des éléments qui pouvaient correspondre à
d'autres observations. Dans un numéro ultérieur d'UFO Afrinews, elle rapporte
notamment qu'un contact avec le GMC de Bulawayo avait permis de retrouver la
trace d'une observation de type fireball. Mais l'information comportait une
anomalie chronologique importante : le phénomène aurait été observé le 7 mai
1988, et non le 7 mai 1989.
Une autre piste souvent évoquée concerne donc un phénomène astronomique ou
atmosphérique. Certains chercheurs ont fait état d'une éventuelle : rentrée de
satellite ; météore ; bolide ou un phénomène lumineux atmosphérique. Des documents associés ultérieurement à
Wright-Patterson auraient même été interprétés comme faisant référence à une
rentrée de satellite ou à une « fireball/satellite re-entry » autour de cette
date. Mais il faut là aussi être extrêmement prudent : ces documents ne
constituent pas une confirmation du crash extraterrestre.
Une autre histoire est parfois mélangée au dossier. Un ancien sergent des
Marines aurait affirmé avoir été envoyé en Afrique australe en décembre 1988
pour photographier un site de crash supposé situé près de la frontière
botswanaise. Il aurait parlé : de fragments métalliques ; d'un cratère ;
d'arbres arrachés et d'une opération militaire.
Cynthia Hind a rapporté cette affirmation dans son travail ultérieur, mais
elle ne constitue évidemment pas une preuve du crash du 7 mai 1989. Cette histoire montre surtout à quel point
plusieurs récits ont fini par se mélanger.
Un autre élément fréquemment cité concerne le quotidien du Cap le Journal The
Argus. Des chercheurs ont affirmé qu'un article publié en 1993 évoquait
l'affaire et faisait notamment état d'informations attribuées au ministre
botswanais de l'Environnement, Dithoko Seiso. Ce point a parfois été présenté
comme une confirmation officielle botswanaise. Il faut cependant rester
extrêmement prudent. Les références secondaires indiquent que l'article aurait
ensuite été difficile à retrouver, voire que le dossier correspondant aurait
été déclaré « emprunté » ou introuvable. Il ne faut donc pas écrire que le gouvernement
botswanais a confirmé le crash. La formulation correcte serait :
« Des sources ufologiques ultérieures ont affirmé qu'un article du
quotidien sud-africain The Argus, publié en 1993, faisait état d'une
confirmation attribuée au ministre botswanais Dithoko Seiso. Cette référence
n'a cependant pas pu être suffisamment vérifiée pour être considérée comme une
confirmation officielle. »
C'est beaucoup plus solide historiquement.
Ce qui est surprenant dans ce dossier c’est que plus l'affaire a été
publiée, plus elle s'est enrichie. On voit apparaître successivement :
|
Un navire |
Un crash |
Une base
secrète ; |
|
Des radars |
Un cratère ; |
Wright-Patterson
; |
|
NORAD ; |
Un appareil
métallique ; |
Des opérations
secrètes américano-sud-africaines |
|
Des Mirage ; |
Des occupants ;
|
Des transferts
d'êtres extraterrestres. |
|
Un laser |
Des médecins ; |
|
Mais tous ces éléments ne possèdent pas le même niveau documentaire. C'est
précisément ce qui rend indispensable une stratification des sources.
Certaines versions ultérieures parlent d'une opération appelée : Operation
Black Horse Cette opération aurait concerné la récupération de l'appareil et
des êtres. Mais là encore, cette appellation apparaît dans la documentation
ufologique secondaire et ne bénéficie pas d'une authentification indépendante
suffisante. Elle doit donc être présentée comme nom de code allégué, et non
comme une opération militaire établie. Une autre appellation apparaît dans
certaines sources : Operation Silver Diamond Elle est décrite comme une
opération conjointe sud-africaine et américaine destinée à récupérer
l'appareil. Là encore, le nom apparaît dans la littérature ufologique mais il
n'existe pas, à ma connaissance sur la base des sources examinées ici, de
documentation militaire authentifiée permettant d'établir son existence.
Le choix de Wright-Patterson n'est pas anodin. Dans l'imaginaire
ufologique, cette base constitue depuis longtemps un symbole du secret
entourant les OVNI. La placer dans le récit du Kalahari permet donc de relier
immédiatement l'affaire africaine aux grandes théories américaines de
récupération. Mais cette association constitue précisément un élément qui doit
éveiller la prudence du chercheur. Plus une histoire correspond parfaitement au
scénario ufologique préexistant, plus il faut vérifier ses sources primaires.
Cynthia Hind n'a pas simplement été une ufologue africaine qui a relayé le
cas, elle a aussi été capable de critiquer sévèrement un dossier présenté comme
extraordinaire. Son enquête constitue donc un excellent exemple de contrôle
interne de la qualité des données ufologiques africaines. Son travail montre
que l'étude des OVNI ne doit pas consister à accumuler des récits mais
également à :
·
Identifier
les sources ;
·
Comparer
les documents ;
·
Vérifier
les institutions ;
·
Contrôler
la chronologie ;
·
Vérifier
la terminologie ;
·
Rechercher
les témoins ;
·
Rechercher
les archives ;
·
Distinguer
témoignage direct et information de seconde main.
Ce que nous pouvons réellement établir
À ce jour, on peut raisonnablement distinguer six niveaux.
Niveau 1 — établi
L'affaire a réellement existé comme événement
ufologique.
Des documents ont circulé et une enquête a été
menée.
Niveau 2 — établi
James van Greunen a joué un rôle central dans
la diffusion des documents.
Niveau 3 — fortement établi
Une partie au moins des documents a été
falsifiée ou fabriquée.
Van Greunen lui-même aurait reconnu avoir
fabriqué certains éléments, tandis que Cynthia Hind a relevé de nombreuses
anomalies.
Niveau 4 — non démontré
Un objet inconnu aurait réellement été détecté,
poursuivi, abattu puis récupéré par la SAAF.
Aucune documentation primaire indépendante
disponible ne permet de l'établir.
Niveau 5 — non démontré
Des êtres extraterrestres auraient été
récupérés.
Aucune preuve biologique,
photographique, matérielle ou documentaire authentifiée ne permet de l'établir.
Niveau 6 — non démontré
L'appareil aurait été
transféré à Wright-Patterson.
Cette affirmation
appartient à la narration du dossier mais ne bénéficie pas d'une confirmation indépendante suffisante.
Conclusion : que s'est-il réellement passé le 7 mai 1989 ?
Après examen des sources disponibles, il faut résister à deux conclusions
extrêmes.
Première conclusion excessive :
« Un vaisseau extraterrestre a été abattu par
un Mirage sud-africain et ses occupants ont été transférés aux États-Unis. »
Cette affirmation n'est pas démontrée.
Deuxième conclusion excessive :
« Rien ne s'est absolument passé dans le ciel
ce jour-là. »
Cela ne peut pas non plus être démontré
simplement par la falsification des documents.
La formulation historiquement la plus rigoureuse est donc :
Le 7 mai 1989, une prétendue interception militaire d'un objet inconnu
au-dessus de l'Afrique australe aurait conduit à son crash dans le Kalahari,
sur le territoire botswanais. Le récit, diffusé principalement à travers des
documents attribués à la South African Air Force et associés à James van
Greunen, fut présenté comme une opération de récupération d'un engin
extraterrestre et de ses occupants. L'enquête de Cynthia Hind révéla cependant
de nombreuses incohérences dans les documents et conduisit à considérer une
partie substantielle du dossier comme falsifiée. Van Greunen reconnut lui-même
avoir fabriqué certains éléments, tout en maintenant que l'événement
fondamental était réel. Aucune preuve primaire indépendante permettant
d'établir l'interception, le crash, la récupération de l'engin ou celle de ses
occupants n'a été produite.
Source :
1.
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-04/
2.
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no
3.
https://uapcodex.org/cases/kalahari-1989/
4.
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-22/
5.
https:/www.saairforce.co.za/forum/viewtopic.php?start=30&t=4764
6.
https://www.centroufologiconazionale.eu/lincidente-ufo-del-deserto-del-kalahari-1989-verita-o-mito/
Documentation :
Photo : Un des télex qui alarma la
presse :
L’AFFAIRE DU KALAHARI 7 MAI
1989
L’ENQUETE DE :
https://citizenintel.github.io/kalahari/
UN TRAVAIL REMARQUABLE DE CETTE EQUIPE JOURNALISTIQUE
Traduction de l’anglais vers le Français afin de faire connaitre ce travail
en France
|
HANDLING INSTRUCTION Lire ceci d'abord Ce dossier ne prétend pas qu'un engin non humain se soit écrasé dans
le désert du Kalahari. Il avance une affirmation plus étroite et mieux fondée
: que l'incident de 1989 se situe à l'intersection vérifiée d'un programme
nucléaire secret actif, d'une capacité d'armes à énergie dirigée, d'une
doctrine de tromperie institutionnelle et d'un schéma documenté d'objets non
identifiés apparaissant au-dessus de sites nucléaires – et que le verdict de
« canular » a examiné les ajouts falsifiés au dossier sans jamais toucher aux
cinq pages originales. Chaque affirmation ici est à plusieurs niveaux. TIER 1 : sources
primaires déclassifiées avec provenance confirmée. NIVEAU 2 : dossier de
presse et académique corroboré, plusieurs sources indépendantes confirmant
les affirmations principales. NIVEAU 3 : matériel fuité ou témoignage,
toujours signalé comme tel. ALLÉGUÉ : des allégations spécifiques dans le
contenu de niveau 3 qui ne disposent d'aucune corroboration indépendante. Là
où ce dossier indique « vérifié », il existe une trace écrite en dehors de la
littérature sur les OVNIs. Il s'agit d'une évaluation du renseignement civil destinée à servir
d'artefact de recherche permanent et citable pour les ufologues, enquêteurs,
historiens et journalistes. L'enquête complète en plusieurs parties avec les
sources complètes est en citizenintel.github.io/Kalahari. |
L'affaire reformulée L'histoire de couverture et l'événement réel ne
sont pas des alternatives. Ce sont le même événement décrit à partir de deux
positions de connaissance différentes. L'Afrique du Sud menait des activités
classifiées d'armes nucléaires et d'énergie dirigée dans le désert du Kalahari
en mai 1989. Les sites d'armes nucléaires à travers le monde connaissaient
depuis des décennies une activité documentée de PAN (Phénomènes Anormaux Non
Identifiés – le terme officiel actuel pour ce qu'on appelait autrefois des
OVNIs). Les deux faits sont vérifiés indépendamment de l'affaire Kalahari.
Afrique du Sud ou on avait tiré physiquement sur des événements d'UAP, enquêter
et classifier depuis au moins 1962 – un dossier dispersé sur les câbles du FBI,
les dossiers du Blue Book du projet USAF et les archives de Cynthia Hind, la
plus expérimentée enquêtrice de PAN de l'histoire de l'Afrique australe.
Si tout cela est vrai simultanément – et les preuves le confirment –
l'incident du Kalahari n'est pas une théorie du complot absurde. C'est
l'explication la plus efficace pour expliquer pourquoi tout ce qui s'est
réellement passé est resté invisible pendant trente-sept ans.
Fig. 1 - Confiance en l'hypothèse,
révision 2026. Non exclusif : la lecture multi-couches et la lecture des tests
d'armes peuvent toutes deux être substantiellement vraies.
Ces scores ne sont pas exclusifs – plusieurs hypothèses peuvent être
vraies simultanément. Ils reflètent l'ensemble des preuves rassemblées ici, y
compris le record sud-africain vérifié des UAP, le cluster de meurtres entre
armes et nucléaires, et la convergence des entités sur trois décennies. «
Multi-couches » – l'évaluation selon laquelle un événement classifié réel s'est
produit et a été délibérément dissimulé derrière un récit auto-discréditant des
UAP – détient la plus grande confiance car c'est la seule hypothèse qui
explique toutes les preuves vérifiées sans exiger que ces affirmations non
vérifiées soient vraies.
PARTIE I
Soixante ans de silence
Avant de pouvoir comprendre l'affaire Kalahari, il faut comprendre
quelque chose qui a presque totalement manqué dans toutes ses analyses publiées
: l'Afrique du Sud entretenait une relation longue, documentée et
systématiquement supprimée avec des phénomènes aériens non identifiés,
remontant à des décennies avant 1989. Le pays ne rencontrait pas ce phénomène
pour la première fois le 7 mai 1989. Il tirait dessus, l'enquêtait, classifiait
les résultats et enterrait l'analyse depuis au moins 1962. Ce dossier est resté
à la vue de tous – dispersé dans les archives UFO Afrinews de Cynthia Hind (une
newsletter trimestrielle qu'elle publiait depuis Harare, au Zimbabwe, entre
1988 et sa mort en 2000, et qui reste la documentation la plus complète des cas
de PAN en Afrique australe), dans les dossiers américains du NICAP (National
Investigations Committee on Aerial Phenomena - le principal organisme américain
de recherche civile sur les OVNIs des années 1960–1980), dans les journaux sud-africains dans Die
Vaderland et Beeld (les principaux quotidiens en afrikaans de l'époque de
l'apartheid), ainsi que dans les mémoires institutionnelles des policiers et
militaires aujourd'hui dans la soixantaine et la quatre-vingtaine des années.
Assemblée et posée sur la ligne temporelle du Kalahari, elle ne révèle pas un
incident isolé, mais l'aboutissement d'un schéma qui s'était construit depuis
une génération. Presque tous les incidents importants se situent dans la même
bande géographique qui traverse le cœur nucléaire et industriel des armes. Nous
appelons ce groupe le Corridor.
Fig. 2 - Chaque incident majeur de
UAP en Afrique australe, 1962–1996, représenté sur une carte des provinces
sud-africaines. « UAP » = Phénomènes Aériens Non Identifiés, le terme officiel
actuel désignant ce qu'on appelait autrefois des OVNIs.
Lisez le Corridor dans l'ordre chronologique. En 1962, un câble interne
du Federal Bureau of Investigation des États-Unis (le FBI, le service de
sécurité intérieure américain) – numéro de dossier 65-2877, depuis son bureau
de Detroit – rapporte un rapport sur un missile tiré sur un objet non identifié
au-dessus du continent africain, et note que le rapport a été transmis à deux
autres organismes américains : l'AFOSI (le Bureau des enquêtes spéciales de
l'Armée de l'air, la branche d'enquête
de l'US Air Force) et la NASA (la National Aeronautics and Space
Administration, l'agence spatiale américaine). L'emplacement spécifique en
Afrique est expurgé dans la version déclassifiée. Ce qui subsiste établit le
schéma : arme tirée sur des UAP au-dessus de l'Afrique, communauté du
renseignement américaine alertée, classifiée.
En septembre 1965, deux policiers sud-africains patrouillant
l'autoroute entre Pretoria et la ville de Bronkhorstspruit – une petite ville à
environ cinquante kilomètres à l'est de Pretoria, dont le nom combinait
l'ancien nom de famille « Bronkhorst » avec le mot afrikaans « spruit »,
signifiant petit ruisseau – ont vu un disque cuivré s'envoler de la route
devant eux. Des traces du sol ont été recueillies : marques de brûlure et creux
enfoncés dans la surface de la route. Les preuves ont été envoyées au CSIR (le
Council for Scientific and Industrial Research, l'agence nationale de recherche
scientifique d'Afrique du Sud, équivalente globalement à l'Institut national
américain des normes et de la technologie). Les résultats analytiques n'ont
jamais été publiés. NICAP a documenté ses tentatives infructueuses pour les
obtenir.
En 1971, des membres de la police sud-africaine ont tiré leurs sur un
objet non identifié au-dessus de Fort Beaufort dans le Cap-Oriental. Des coups
de feu ont été tirés – neuf empreintes d'atterrissage ont été documentées.
L'armée a pris en charge l'enquête. Les archives furent ensuite déclarées «
perdues ». Il s'agit aujourd'hui du deuxième cas documenté – Bronkhorstspruit
1965 et Fort Beaufort 1971 – dans lequel la police ou l'armée sud-africaine a
engagé physiquement un objet, produit des preuves matérielles, et vu les
résultats disparaître définitivement.
En août 1975 est apparu le détail le plus important de ce dossier, bien
que sa signification ne deviendrait claire que vingt ans plus tard.
L'agriculteur Danie van Graan, vivant près de Loxton – une petite ville du
Karoo, le vaste plateau intérieur semi-aride de l'Afrique du Sud, dans la
province du Cap-Nord – a rencontré de petits êtres près de sa ferme. Il les a
décrites en détail à Cynthia Hind, qui a longuement documenté la rencontre dans
UFO Afrinews : petites, minces, à la peau pâle, aux yeux en fende, portant une
salopette crème. Lorsqu'ils le remarquèrent, un rayon de lumière le frappa au
visage, provoquant un saignement de nez et des dommages oculaires persistants.
Le sol où l'objet se trouvait fut ensuite durci, et rien n'y repoussa. Cette
affaire a été enquêtée et enregistrée par Cynthia Hind – retenez ce nom ; elle
revient dans la Partie IV comme le fil conducteur unique reliant l'ensemble du
registre sud-africain.
Van Graan était un agriculteur rural parlant afrikaans, sans voie
plausible vers le modèle culturel américain des OVNIs qui allait se consolider
autour de l'imagerie « extraterrestre grise » dans les deux décennies
suivantes. Il a décrit ce qu'il a décrit parce que c'était ce qu'il avait vu,
ou ce qu'il croyait voir. Cette description réapparaîtra dans des documents
classifiés en 1989. Il paraîtra une troisième fois, donné indépendamment par 62
enfants au Zimbabwe en 1994. Trois descriptions. Trois décennies. Aucun contact
possible entre les sources.
Fig. 3 - La chronologie principale,
1960–1999. Le rouge marque les événements nucléaires et d'armes ; des marques
turquoise ont été témoins d'événements UAP ; Amber marque des événements
présumés ou adjacents. La bande ombragée est le programme d'armes nucléaires,
1974–1993 – elle sous-tend presque tout l'album.
La construction de deux puits d'essais nucléaires souterrains au champ
de tir militaire de Vastrap, dans le désert du Kalahari, a commencé en 1976 –
l'un à une profondeur de 216 mètres, l'autre à 385 mètres. Détecté par des
satellites de reconnaissance soviétiques en 1977 (Brejnev écrivit
personnellement à Carter pour exiger une intervention), scellé sous la pression
diplomatique conjointe américano-soviétique, mais l'infrastructure resta
intacte. Le 22 septembre 1979, un satellite de surveillance américain Vela –
conçu spécifiquement pour détecter les détonations nucléaires – a enregistré la
signature caractéristique de « double flash » au-dessus de l'Atlantique Sud,
près des îles-Prince-Édouard. La plupart des analyses indépendantes, y compris
une évaluation de la CIA à 90 %+ de probabilité, l'identifient comme un essai
nucléaire clandestin mené conjointement par l'Afrique du Sud et Israël. Aucun
des deux gouvernements ne l'a jamais officiellement confirmé. Sa signification
: en 1979, dix ans avant le prétendu crash du Kalahari, l'Afrique du Sud avait
déjà testé une arme nucléaire en collaboration avec un État étranger dans des
conditions de secret opérationnel total.
La doctrine de l'histoire de couverture était déjà institutionnellement
mature. Lorsque le Kalahari est arrivé, l'appareil pour le dissimuler existait.
|
WHAT THE PATTERN TELSS YOU Quatre éléments répétitifs 1. Quelque chose de physique est apparu – contact radar, traces au
sol, images filmées ou témoignages indépendants de plusieurs témoins. Chaque
cas enregistré dans les archives sud-africaines de 1962 à 1996 en contient au
moins deux. 2. Des témoins officiels l'ont confirmé - agents de police
(Bronkhorstspruit 1965, Fort Beaufort 1971), agriculteurs (Loxton 1975),
officiers météorologiques (province du Cap 1954), opérateurs radar navals
(Kalahari 1989), un surintendant de police à la télévision nationale
(Pretoria 1996). 3. Des preuves matérielles ont été collectées et analysées -
échantillons de surface routière (Bronkhorstspruit), traces du sol (Fort
Beaufort), enregistrements radar (Kalahari, Pretoria), documents classifiés
(présumés, Kalahari et Lesotho). 4. Les résultats ont été classifiés, cachés ou perdus. À chaque fois.
Sans exception. Pendant trente-quatre ans et toutes les périodes politiques,
du haut apartheid à la transition vers la démocratie. |
Un État ne construit pas ce réflexe – cette réponse
cohérente, inter-décennies, inter-régime politique – pour un phénomène qu'il
considère comme imaginaire. Les États classifient les choses parce qu'ils ont
décidé de cacher des choses qu'ils ont choisi de dissimuler.
PARTIE II
Dix-sept minutes au-dessus du Kalahari
Ce qui suit est la séquence des événements du 7 mai 1989 telle que
reconstituée à partir du dossier classifié de cinq pages qui a été publié au
magazine Quest International à Batley, dans le West Yorkshire, huit semaines
après l'incident présumé. Chaque élément du contexte institutionnel dans cette
reconstruction a été vérifié de manière indépendante. Chaque élément spécifique
au crash présumé lui-même – le contact radar, l'interception, le tir d'arme, la
récupération – est du matériel de niveau 3, provenant uniquement du fichier
fuité. Le lecteur est invité à tenir les deux images simultanément : le monde
institutionnel décrit par le dossier est manifestement réel. Les événements
spécifiques qui y figurent ne sont pas confirmés de manière indépendante.
T13 : 45 SAST
Le contact radar
À 13h45, heure normale sud-africaine, le 7 mai 1989, l'opérateur radar
à bord du SAS Tafelberg - un navire de ravitaillement de la marine
sud-africaine dont la suite de renseignement électronique sous le pont n'est
apparue dans aucune édition publique de Jane's Fighting Ships - a enregistré un
contact entrant au large de la côte ouest de l'Afrique du Sud. Le contact se
déplaçait à environ 5 746 nœuds – milles nautiques par heure – vers la côte. Il
a fait le calcul trois fois.
Rien de construit par une nation sur Terre en 1989 ne pouvait maintenir
une telle vitesse. Le SR-71 Blackbird - l'avion militaire reconnu le plus
rapide existant, une plateforme américaine de reconnaissance stratégique -
naviguait à environ 2 200 nœuds. Le missile antinavire soviétique SS-N-19 «
Naufrage », l'arme la plus rapide connue de l'époque, dépassait à peine Mach 2
en vitesse terminale. 5 746 nœuds correspondent à environ Mach 8,7. Il se situe
en dehors de l'enveloppe de vol de tout avion ou missile conventionnel alors
déployé sur Terre.
Des installations radar militaires au sol ont confirmé la trajectoire
de manière indépendante. À 13h52, le contact traversa la côte sur un cap qui
pointait, avec une précision inconfortable, vers le Northern Cape – la zone
restreinte de 700 kilomètres carrés contenant les puits d'essais nucléaires de
Vastrap. Et ici, l'importance du corridor de test de soixante jours devient
évidente.
|
VERIFIED CONTEXT Le corridor d'essais En avril, mai et juin 1989, les programmes de missiles balistiques
RSA-1 et RSA-3 – des armes sud-africaines développées en partenariat avec
Israël via le pacte ISSA de 1975 signé par Shimon Peres et P.W. Botha –
étaient dans un corridor d'essais actif de soixante jours à travers le
Cap-Nord. Le champ d'essai Overberg, sur la côte sud près de Bredasdorp,
était opérationnel. Le champ de tir balistique d'Alkantpan, dans le Cap-Nord,
tirait. Ingénieurs israéliens de l'IAI (Israël Industries aérospatiales) se trouvaient
sur le sol sud-africain. Deux mois après l'incident présumé du Kalahari, les
responsables américains confirmèrent qu'un rappel · La roquette Page 8 lancée
depuis le champ d'essai De Hoop avait une portée de 900 miles – correspondant
au profil du missile israélien Jericho capable de porter des armes
nucléaires. Chaque système radar, chaque station de suivi, chaque canal de
communication militaire dans le Northern Cape et le long de la côte était
actif et doté de personnel. Si quelque chose d'anormal entrait dans l'espace
aérien sud-africain durant cette fenêtre, l'infrastructure pour le détecter
existait, était activée et était surveillée. |
1 3 : 5 5
Le décollage
Deux chasseurs Mirage ont décollés. Le Mirage F1CZ était l'intercepteur
standard de supériorité aérienne de la SAAF (South African Air Force) de
l'époque, exploité par le 3e Escadron basé à la base aérienne de Waterkloof à
Pretoria. Les versions ultérieures étaient parfois appelées « Mirage III » – un
appareil physiquement plus ancien de la même famille française Dassault utilisé
par la SAAF en mission d'attaque au sol. Cette distinction est importante pour
l'évaluation de l'authenticité : une mission d'interception à vitesse
supersonique contre une cible à haute altitude aurait été attribuée au F1CZ, et
non au III. Quelqu'un de familier avec les opérations de la SAAF le saurait.
Les appels radio sur toutes les fréquences militaires et notamment
d'urgence restèrent sans réponse. Les pilotes ont rapporté un contact visuel :
un disque métallique solide, d'environ quinze mètres de diamètre, sans
propulsion visible, sans marques, sans ailes. Il ralentissait.
1 4 : 0 0
L'arme qu'ils ont mal nommée
Un ordre est arrivé par le canal crypté qui a été mal rapporté depuis
trente-sept ans. Armez le Thor 2.
Tous les journaux qui ont ensuite abordé cette histoire l'ont qualifiée
de canon laser. Ce seul mot – laser – a énormément nui à la crédibilité de
l'affaire. Un laser embarqué capable d'engager une cible aérienne en 1989
aurait nécessité une centrale électrique de la taille d'un petit bâtiment. La
physique ne le permettait pas sur un chasseur Mirage. L'histoire est
immédiatement enregistrée comme sans fondement.
Mais le fichier lui-même contient une correction que presque chaque
réécriture ignore.
« La
véritable signification est une arme MASER – un faisceau à
haute
énergie d'activité micro-ondes. »
- Fichier
SAAF DSIR/DAFI, 7 mai 1989 ·
Le MASER de niveau 3 signifie Amplification micro-ondes par émission
stimulée de rayonnement (Grade 3 MASER). C'est la technologie qui précède celle
du laser, démontrée pour la première fois en 1953 par Charles Townes à
l'Université Columbia. Les MASER fonctionnent dans la partie micro-ondes du
spectre électromagnétique plutôt que dans la partie optique. Une arme à
micro-ondes haute puissance (HPM) ne brûle pas une cible. Cela coupe
l'électronique de la cible. Les systèmes de navigation tombent en panne. Les
circuits sont surchargés. Les avioniques renforcées tombent en panne
simultanément. La cible ne prend pas feu. Ça devient ingérable, puis il tombe.
Rappelonsce ce qu’est Malmstrom AFB, Montana, mars 1967 : dix ICBM
Minuteman indépendants renforcés contre les EMP (missiles balistiques
intercontinentaux, chacun équipé d'une ogive nucléaire) en panne simultanément
sous un objet stationnaire. Ce n'est pas la signature de la chaleur ou du
souffle. C'est précisément la signature de ce qu'un système micro-ondes haute
puissance produit. Le fichier du Kalahari décrit une arme Thor 2 MASER déployée
contre une cible qui ralentit puis perd le contrôle.
Que le dossier soit authentique ou fabriqué, son auteur connaissait le
schéma concernant les rencontres documentées avec des UAP sur des sites
nucléaires qui avaient été observées au cours des deux décennies précédentes.
L'Afrique du Sud disposait de la capacité institutionnelle. Kentron –
la division missiles et guerre électronique d'Armscor (la Armaments Corporation
of South Africa, l'agence publique de développement des armements), dont le
siège est à Centurion, Pretoria – co-développait activement en 1989 le drone
anti-radiations Harpy avec Israel Aerospace Industries. La Harpy est une
munition de maintien conçu pour détruire les systèmes radar ennemis en se
dirigeant vers leurs émissions. Sa technologie sous-jacente repose sur des
principes de guerre électromagnétique directement adjacents aux armes HPM. Même
famille technologique. Même base d'ingénierie. Même personnel. Testé pour la
première fois en 1989 - la même année.
Deux mois et six jours après l'incident présumé du Kalahari, les
États-Unis ont mené le test BEAR (Beam Experiment Aboard Rocket) au White Sands
Missile Range au Nouveau-Mexique – le premier essai en vol reconnu d'une arme à
énergie dirigée par un pays. La technologie était opérationnellement réelle,
testée dans la même fenêtre de trois mois, développée par la même communauté de
défense américaine liée aux programmes sud-africains via le pipeline secret
ISCArmscor-CIA documenté dans les archives judiciaires fédérales américaines
jusqu'à l'acte d'accusation de contrebande par gyroscope de novembre 1989.
Le Squadron Leader – plus tard
nommé dans les documents du Lesotho de 1995 sous le nom de Gerald Peter Goosen,
un nom encore étudié mais non vérifié – a engagé la cible. L'objet émit
plusieurs éclairs aveuglants. Elle commença à vaciller. La vitesse a diminué de
façon spectaculaire. Il a descendu à environ 3 000 pieds par minute, a traversé
l'espace aérien botswanan vers le territoire sud-africain, et a frappé le
désert à un faible angle d'environ 25 degrés dans l'un des tronçons les plus
reculés du Kalahari – où il n'y avait ni témoins civils, ni caméras, ni
journalistes, rien du tout à part le sable, les broussailles et le ciel
indifférent.
PARTIE III
La récupération
Les premiers hélicoptères Alouette III de la SAAF atteignirent le site
en moins de quatre-vingt-dix minutes après l'impact, leurs rotors soulevant des
nuages de poussière rouge visibles à des kilomètres à travers le terrain plat.
L'Alouette III – un hélicoptère utilitaire compact et agile conçu par la France
– a été le cheval de bataille de la SADF (Force de défense sud-africaine,
l'armée unifiée de l'Afrique du Sud de l'apartheid, dissoute en 1994 et
remplacée par la SANDF) tout au long de la guerre frontalière, le conflit
prolongé qui s'est déroulé dans ce qui est aujourd'hui la Namibie et le sud de
l'Angola entre 1966 et 1989.
Ses caractéristiques visuelles distinctives : un train d'atterrissage
tricycle à roues (non à patins), une poutre tubulaire solide à la queue, une
verrière de cockpit à plusieurs facettes offrant une visibilité presque
panoramique pour le pilote, et – sur les avions SAAF de l'époque – des pales de
rotor de queue rayées rouges et jaunes. L'insigne de la SAAF peint sur la queue
n'est pas un rond-rond : il s'agit d'un fort anguleux à cinq branches, dérivé
du plan de bastion du château de Bonne-Espérance au Cap, contenant un springbok
doré-orange sautant sur un fond bleu foncé.
Les articles médiatiques rapportant les hélicoptères Puma sont
incorrects. La désignation Alouette III, qui figure dans les documents du
Lesotho de 1995 indépendamment du dossier de 1989, est le type d'avion
opérationnellement correct pour ce paysage – suffisamment léger pour des
surfaces non préparées, assez petit pour un site de crash dans un désert
profond, avec une portée de 480 à 600 kilomètres de la base aérienne
d'Upington, la principale installation de la SAAF la plus proche.
THE OBJECT
Ce qu'il y avait au sol
Selon le dossier, l'objet mesurait environ quinze mètres de diamètre.
Sa surface était en aluminium brossé, sans joints visibles, sans rivets, sans
méthode de construction correspondant à une technique de fabrication connue. Un
dôme surélevé se dressait au sommet du disque principal, d'environ deux mètres
de haut. Le corps mesurait trois mètres d'épaisseur avec des bords arrondis.
Une jambe télescopique d'atterrissage dépassait du côté – comme si une séquence
d'atterrissage avait été lancée dans les derniers instants avant l'impact et
n'était pas terminée.
Le sable autour de l'objet avait été fusionné par une chaleur intense.
Les granules lâches avaient été transformées en feuilles de verre rugueuses –
comme le sable se comporte lorsqu'il est exposé à des températures supérieures
à 1 700 degrés Celsius. En géologie, ce matériau est appelé fulgurite lorsqu'il
est produit par la foudre ou « trinitite » lorsqu'il est produit par détonation
nucléaire. Sa présence telle que décrite est cohérente avec l'un de ces
éléments : un chauffage aérodynamique extrême dû à l'entrée atmosphérique, un
événement thermique interne, ou les effets d'une arme à énergie dirigée à
courte portée.
THE HATCH
Ce que l’équipe à découvert
Alors que des scientifiques examinaient l'extérieur, un membre de
l'équipe de récupération a remarqué un bruit - un bruit venant du côté de
l'objet. Une ouverture s'était ouverte. Un petit trou, comme si une trappe
avait été partiellement activée et ne s'était pas complètement déployée. Un
mécanisme de pression hydraulique a été installé. Deux occupants ont été
extraits.
Description : environ quatre à cinq pieds de haut (1,2 à 1,5 mètre).
Silhouettes fines, fines. Peau décrite comme pâle, presque gris-blanc. De
grands yeux en forme de poils fixés sur des visages sans poils. Nez
négligeables. Petites bouches. Ils portaient des costumes moulants d'une pièce.
Cette description est de niveau 3. Son exactitude ne peut être vérifiée
uniquement qu’à partir du fichier. Mais il faut la comparer à deux autres
archives indépendantes : la description de Loxton enregistrée par Cynthia Hind
en 1975, et la description de l'école Ariel donnée par 62 enfants en 1994.
Fig. 4 -
Three descriptions of the beings, from three sources, across three decades -
with no possible line of contact between them. The Kalahari description was
written five years BEFORE the Ariel School witnesses spoke.
Ce que le lecteur choisit de faire de cette convergence relève de son
privilège. Quatre explications possibles existent. Premièrement : le modèle
culturel – l'archétype de « l'extraterrestre gris » entrait dans la culture pop
occidentale à la fin des années 1980. Mais Van Graan était un agriculteur
afrikaans rural en 1975, et les enfants Ariel étaient des Zimbabwéens ruraux
avec une exposition limitée dans les médias occidentaux, interviewés en moins
de vingt-quatre heures. Deuxièmement : les documents et les enfants Ariel ont
rencontré un phénomène authentique. Troisièmement : les documents sont
fabriqués, mais fabriqués à partir de données authentiques de rencontres
classifiées, et les enfants Ariel ont indépendamment rencontré le même
phénomène réel que les données décrites. Quatrième : la coïncidence sur trois
décennies. Ce dossier présente les quatre et n'en résout aucun.
2 3 J U N E 1 9 8 9
Wright-Patterson
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