03 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 


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 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Un livre de Gérard LEBAT

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La bible des ovnis en Afrique 

La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches



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La source historique que j'ai retrouvée est beaucoup plus précise que la simple mention « UFO in Libya archive ». Le récit apparaît dans le Bulletin des Liaisons Sahariennes de décembre 1953, soit environ onze ans après les faits. Il a ensuite été repris par la littérature ufologique, notamment par Michel 1967 et dans un rapport du MUFON-CES consacré aux phénomènes inexpliqués des années 1940.

 

Aoulef est aujourd'hui une commune de la wilaya d'Adrar, dans le sud de l'Algérie, dans la région du Tidikelt. L'Encyclopédie berbère situe également Quallen dans l'Adrar de l'Ahnet, et indique que les territoires des Touaregs de l'Ahnet s'étendaient jusqu'à Aoulef et Quallen. Le récit original parle donc du Sahara algérien sous administration française.

 

Nous sommes en avril 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le lieu est : Fort Quallen dans la région de : Adrar-en-Ahnet Le récit publié en 1953 situe le fort à environ 170 miles au sud d'Aoulef et à environ 100 miles du tropique du Cancer.  Le secteur est extrêmement isolé. En 1942, le poste comprend notamment : une dizaine de méharistes ; deux opérateurs radio et un météorologue nommé Martin.  Puis, le 4 avril 1942, arrive un détachement militaire français commandé par : le capitaine Louis Le Prieur Le détachement devait rester environ trois semaines.

 

Quelques jours après l'arrivée du détachement, le météorologue Martin demande au capitaine Le Prieur de regarder le ciel. Il lui montre ce qu'il considère comme un « étrange planète ». Le phénomène est observé en plein jour. Selon le récit rapporté en 1953, l'objet ressemble à : un petit morceau d'aluminium

Il présente donc une apparence : métallique ; brillante / argentée et nettement visible dans le ciel bleu.  Le point intéressant est que les témoins ne se contentent pas d'un regard à l'œil nu. Ils utilisent : des jumelles ; des télescopes et un théodolite.

 

C'est probablement l'aspect le plus intéressant de ce dossier. Les observateurs essayent de déterminer l'altitude de l'objet. Ils arrivent à une estimation de : 15 000 à 18 000 pieds soit environ : 4 600 à 5 500 mètres Le chiffre est évidemment à considérer avec prudence compte tenu des instruments et des méthodes de mesure de 1942. Mais il est important que les témoins aient essayé de faire une mesure, plutôt que de simplement décrire une lumière.

 

Le phénomène semble rester pratiquement au même endroit du ciel et c'est ce qui intrigue le plus les témoins. Pendant environ : huit heures l'objet semble conserver la même position générale. Mais les observateurs constatent également qu'il paraît tourner sur lui-même. Selon leurs mesures au théodolite : trois rotations en huit heures auraient été observées.  Cela correspondrait à une rotation apparente d'environ 120° en 2 h 40 min. Le phénomène ne semble donc pas être un objet qui se déplace rapidement dans le ciel. C'est plutôt une présence fixe ou quasi fixe, dont l'aspect métallique permet de détecter une rotation apparente.

 

C'est là que l'affaire devient particulièrement intéressante. Le lendemain, les militaires constatent que : l'objet est encore présent à peu près au même endroit. Puis, le matin du troisième jour, il a disparu. Nous avons donc :

 

§  Jour 1 : observation prolongée.

§  Jour 2 : objet toujours présent.

§  Jour 3 : disparition.

 

C'est précisément cette persistance qui a rendu l'explication astronomique proposée à l'époque difficile à accepter pour les témoins.

 

Le capitaine Le Prieur ne garde pas l'affaire pour lui. Il envoie un télégramme à Alger afin de demander l'avis de spécialistes météorologiques. Il indique notamment que son groupe d'environ : 40 personnes ont observé le phénomène. L'affaire est donc transmise à des spécialistes. Selon le récit ultérieur, des experts de l'Université d'Alger sont consultés.

 

Et voici le détail extraordinaire du dossier. La réponse donnée aux militaires est : VÉGA Autrement dit, les spécialistes auraient conclu que le mystérieux objet métallique n'était pas un appareil mais simplement l'étoile Véga.

Cette identification est rapportée explicitement dans les sources ufologiques qui ont repris le récit.

 

Le capitaine Le Prieur et la majorité des témoins auraient trouvé cette explication très peu convaincante. Leur objection était simple : Une étoile ne devrait pas rester au même endroit pendant deux jours. C'est effectivement l'argument rapporté par la littérature ufologique.  Mais cette objection nécessite aujourd'hui une analyse beaucoup plus nuancée.

 

L’explication de Vega est possible mais pas sous la forme simpliste « une étoile immobile pendant deux jours ». C'est ici qu'il faut être très prudent. Une étoile ne reste évidemment pas réellement immobile dans le ciel. Mais pour un observateur terrestre, une étoile peut : sembler relativement stationnaire pendant un certain temps ; être visible dans une région donnée du ciel sur plusieurs heures ou être particulièrement brillante lorsqu'elle est proche de certaines configurations d'observation ;  Cependant, l'affirmation selon laquelle Véga aurait pu rester exactement au même endroit pendant deux journées entières ne tient pas.

Il faudrait connaître :

 

§  L’heure exacte des observations ;

§  L’azimut ;

§  L’élévation ;

§  La direction du regard ;

§  Les coordonnées précises du fort ;

§  La date exacte ;

§  Les mesures consignées par le théodolite.

 

Sans ces données, nous ne pouvons pas refaire le calcul astronomique.

 

À mon avis, Le ballon est une hypothèse qui mérite d'être davantage étudiée. Le récit décrit : un objet métallique réfléchissant qui semble stationnaire ; tourne ; reste plusieurs heures dans le ciel et il est estimé à quelques kilomètres d'altitude.

 

Cela pourrait éventuellement évoquer : un ballon météorologique ou un ballon captif. Le problème est que les ballons météorologiques modernes étaient encore relativement peu répandus et que les caractéristiques précises du matériel météorologique français utilisé au Sahara en 1942 devraient être recherchées. Et surtout : le météorologue Martin aurait probablement été particulièrement bien placé pour reconnaître un ballon météorologique. Cela rend l'hypothèse moins évidente.

 

Si l'observation est correctement rapportée, les témoins ne disent pas simplement : « une lumière brillait ». Ils disent qu'un objet présentant un aspect métallique : tournait autour de son axe. Le théodolite aurait permis de détecter cette variation. Mais il faut rester prudent. Il pourrait aussi s'agir d'une variation de réflexion solaire sur un objet ou une surface réfléchissante. Un objet métallique soumis au vent pourrait produire exactement ce type d'impression :

 

Rotation → changement de réflexion → impression de scintillation ou de mouvement.

 

Il faut également replacer l'observation dans son contexte. En avril 1942, l'Afrique du Nord est en guerre. Les militaires français du Sahara savent qu'il existe : des avions ; des missions de reconnaissance ; des ballons ou des équipements météorologiques. Mais le Sahara central est extrêmement isolé. Un objet métallique stationnaire observé pendant des heures était donc suffisamment inhabituel pour que le capitaine Le Prieur demande une expertise extérieure.

 

Je n'ai pas encore retrouvé en ligne le numéro original de décembre 1953 du Bulletin des Liaisons Sahariennes. Je me base donc pour l'instant sur une source secondaire qui cite cette publication, notamment le rapport MUFON-CES de 1978. Celui-ci reproduit le récit avec la référence à Liaisons Sahariennes.

Source : Source historique secondaire : Bulletin des Liaisons Sahariennes, décembre 1953.

: Michel (1967), MUFON-CES (1978)

 

3 JUILLET 1952 – ORAN / LA SÉNIA

Un disque argenté observé près de l'aéroport

L'observation se déroule dans la soirée du 3 juillet 1952, (et non pas 2 juillet comme indiqué sur de nombreuses sources) vers 19 heures, dans la région d'Oran, alors située dans l'Algérie française.

 

Un mécanicien, qui regagnait son domicile dans une banlieue d'Oran, remarqua dans la direction de l'aéroport de La Sénia un objet qui attira immédiatement son attention. Le phénomène est décrit comme un petit disque argenté, apparemment situé dans le secteur de l'aéroport. Le témoin ne rapporta pas simplement une lumière fixe. Il décrivit un objet qui semblait manœuvrer lentement tout en tournant rapidement sur lui-même. Cette impression de rotation constitue l'un des éléments les plus intéressants du récit.

 

L'observation aurait duré environ trois minutes. À l'issue de cette période, l'objet disparut dans la direction de la mer, à l'ouest d'Oran.  Une description relativement précise, dans le témoignage original, tel qu'il fut repris dans le document de renseignement américain, on donne plusieurs caractéristiques :

 

-       Forme : disque ;

-       Couleur : argentée ;

-       Dimension apparente : petite ;

-       Mouvement : manœuvre lente ;

-       Rotation apparente : rapide ;

-       Durée : environ trois minutes ;

-       Direction finale : vers la mer, à l'ouest d'Oran ;

-       Lieu d'observation : secteur de l'aéroport de La Sénia ;

-       Témoin : un mécanicien.

 

Le témoin aurait également précisé que l'objet ne ressemblait ni à un ballon ni à un avion. Cette appréciation est évidemment subjective, mais elle fait partie du témoignage original et doit être conservée comme telle.

 

Le cas devient plus intéressant lorsque l'on examine ce qui fut fait immédiatement après le témoignage. La source indique que le service météorologique local fut interrogé et qu'il déclara qu'aucun ballon n'avait été lancé au moment de l'observation. Cette information est importante parce que les ballons météorologiques constituent précisément l'une des explications classiques des « soucoupes volantes » du début des années 1950.

 

Quelques semaines plus tard, d'ailleurs, le directeur du Bureau météorologique algérien expliquera plusieurs observations de « soucoupes » au-dessus d'Alger par des ballons météorologiques équipés de dispositifs lumineux, lancés depuis Maison-Blanche, Blida et Boufarik.  Mais dans le cas de La Sénia, la source contemporaine affirme que le service météorologique local avait indiqué qu'aucun ballon n'avait été lancé à ce moment-là.

 

Il faut toutefois être prudent : cela élimine seulement, dans la mesure où l'information est exacte, un lancement de ballon météorologique connu localement. Cela ne permet pas d'éliminer toutes les possibilités de ballon, de ballon libre provenant d'une autre région, d'aéronef ou de phénomène astronomique.

 

Une source américaine contemporaine

(Vous pouvez télécharger le rapport à cette adresse : https://sentinel-files.com/files/doc-0000015470-sf-2026-000774)

Ce cas présente un avantage exceptionnel pour un catalogue historique : il n'est pas seulement rapporté par une source ufologique moderne. Il figure dans un rapport de renseignement américain de la CIA, consacré aux « unconventional aircraft » observés en Afrique française, en Algérie, en Corse et en Europe occidentale.

 

Le rapport est daté du 4 février 1953 et rassemble des informations publiées dans plusieurs journaux francophones entre juillet et novembre 1952.

 

La source précise cependant très clairement :

« THIS IS UNEVALUATED INFORMATION »

Autrement dit, il s'agit d'une information recueillie et rapportée, mais qui n'a pas été évaluée ou authentifiée par la CIA comme phénomène extraordinaire.

 

Pourquoi la CIA s'intéressait-elle à cette observation ? Il faut replacer l'affaire dans son contexte. Nous sommes en 1952, année qui connaît une succession spectaculaire de signalements de « Flying saucers » aux États-Unis et dans plusieurs pays. La CIA surveille alors la multiplication des rapports concernant des appareils ou phénomènes aériens inhabituels, notamment en raison de leurs possibles implications militaires. Le rapport américain rassemble ainsi plusieurs observations :

 

-       Dakar, le 3 juillet 1952 ;

-       Oran, le 3 juillet 1952 ;

-       Corse, octobre 1952 ;

-       Côte algérienne, octobre 1952 ;

-       Plusieurs observations européennes.

 

Le cas d'Oran n'est donc pas isolé dans le document : il appartient à une petite série internationale de signalements d'objets aériens inhabituels recueillis par les services américains.

 

Le contexte du 3 juillet 1952

Un détail mérite également d'être souligné. Le même jour, à Dakar, un responsable technique d'une station de radiodiffusion avait observé vers 6 h 08 un autre phénomène décrit comme un objet plat et effilé, extrêmement rapide et laissant une traînée rougeâtre avec une teinte bleutée. Le journaliste de Paris-Dakar avait toutefois proposé une explication beaucoup plus conventionnelle : un météore.  Quelques heures plus tard, à environ 4 000 km de là, le mécanicien d'Oran signalait donc un phénomène totalement différent : un disque argenté se déplaçant lentement. Cette juxtaposition est intéressante, mais il ne faut surtout pas en déduire qu'il s'agissait du même objet.

 

À partir des informations disponibles, cette observation n’a pas été identifiée à ce jour. Mais plusieurs hypothèses peuvent être envisagées.

 

1. Un avion

Possible en principe, particulièrement à proximité d'un aéroport.

Mais le témoin affirme avoir distingué un petit disque argenté et un mouvement de rotation apparent. La description n'est pas particulièrement compatible avec un avion classique, sans toutefois permettre de l'exclure.

2. Un ballon

C'est une hypothèse naturelle en 1952.

Mais la source indique que la station météorologique avait déclaré qu'aucun ballon n'avait été lancé à ce moment-là. Cela rend l'hypothèse d'un ballon météorologique localement lancé moins convaincante, sans l'éliminer totalement.

3. Un phénomène astronomique

Une planète ou un astre brillant peut parfois être perçu comme un objet lumineux, mais la description d'un disque argenté manœuvrant lentement et tournant rapidement est difficile à concilier avec une étoile ou une planète.

4. Une illusion de perception

C'est une possibilité sérieuse.

À une distance inconnue, l'estimation de la forme, de la rotation et de la vitesse d'un petit objet peut être fortement affectée par le mouvement du témoin ou par les conditions atmosphériques.

5. Objet réellement non identifié

C'est finalement la conclusion historiquement la plus prudente :

L’objet n'a pas été identifié à partir des informations conservées.

Mais « non identifié » ne signifie pas « extraterrestre ».

 

Un cas intéressant, mais pas une preuve d'engin extraordinaire

 

Classification et caractéristiques du cas :

Critère

Évaluation

Date

3 juillet 1952

Heure

19 h 00

Lieu

Oran, secteur de La Sénia

Témoin

1 mécanicien

Forme

Disque

Couleur

Argentée

Mouvement

Lent, avec rotation apparente rapide

Durée

≈ 3 minutes

Direction finale

Vers la mer

Radar

Non

Photographie

Non

Témoins multiples

Non

Vérification météo

Oui, selon la source

Enquête militaire connue

Non

Source contemporaine

Paris-Dakar, 4 juillet 1952

Source secondaire institutionnelle

Rapport CIA de 1953

Explication certaine

Aucune

Niveau documentaire

B

 .

Sources : Article : Oran Républicain, 16 août 1952

Source : CIA/Beeld/Presse 1952

https://sentinel-files.com/files/doc-0000015470-sf-2026-000774?utm_source=chatgpt.com

https://www.ufoscans.com/reports-of-unconventional-aircraft-in-french-africa-corsica-and-western-europe-doc-0005516157/

 

08 AOUT 1952 ALGER - BALLON SONDE - ALGERIE

Observation identifiée – voir l’articles en illustrations

 

12 AOUT 1952 – AÏN SEFRA - ALGERIE

Un agent des chemins de fer aurait observé dans le ciel une boule de feu apparaissant sur fond nuageux. Le phénomène aurait : traversé le ciel d'est en ouest, il aurait aussi laissé une trainée rose lumineuse, semblé augmenter de volume, puis se serait brusquement arrêté, serait devenu rouge et aurait semblé exploser sans produire de bruit.

 

Interprétation possible

Ce témoignage ressemble fortement à un bolide, même si l'arrêt apparent et l'absence de bruit ont intrigué le témoin.

 

13 AOUT 1952 – CONSTANTINE / PHILIPPEVILLE – GUELMA

- ALGERIE

C’est une mini-vague du 12 au 14 août 1952 dans tout l'Est algérien, enregistrée à la fois par la CIA et par le Project Blue Book sous le numéro 8773924 - Constantine-Algeria. C'était en pleine vague mondiale de 1952 (Washington DC), et la CIA surveillait tout le Maghreb français.

 

Les 3 observations autour du 13 août 1952

Tout vient du même document déclassifié CIA : "LUMINOUS OBJECTS SEEN OVER ALGERIA - Oran, Oran Républicain, 16 Aug 52" - Rapport OO-V-24629 :

 

12 août 1952 - Nuit - Aïn Sefra (Sud-Ouest) - ALGERIE

À Ain Sefra, dans la nuit du 12 août 1952, un agent ferroviaire a vu une boule de feu apparaître soudainement sur un fond nuageux, traversant le ciel d'est en ouest et laissant derrière elle une traînée rose lumineuse. Apparemment en augmentant de volume, l'objet s'arrêta brusquement, devint rouge vif et sembla exploser, mais l'observateur n'entendit aucun bruit. Traduit de l’anglais.

 

Boule de feu apparue soudainement sur fond nuageux, traversée Est-Ouest avec traînée rose lumineuse, grossit, s'arrête net, devient rouge vif et semble exploser - sans bruit.

 

14 août 1952 - 21h15 - Constantine -> Guelma
À 21h15 le 14 août 1952, deux personnes dans la ville de Constantine virent un objet lumineux voler à grande vitesse vers Guelma. Selon les témoins, l'appareil, qui ne ressemblait en rien à une soucoupe volante, émettait une lumière très intense. Au moment où cela s'est produit, le bureau météorologique local n'avait lancé aucun ballon météorologique.

 

Deux personnes à Constantine voient un objet lumineux à très haute vitesse filant vers Guelma. Les témoins précisent : aucune ressemblance avec une soucoupe, lumière très vive. Vérification faite : le bureau météo local n'avait lancé aucun ballon-sonde.

 

14 août 1952 - 19h20 - Philippeville (aujourd'hui Skikda) - Quais

Le même jour, à 19h20, de nombreuses personnes aux quais de Philippeville virent dans le ciel un énorme disque rouge allant du nord à l'ouest, laissant derrière elles une traînée verdâtre.

 

Même jour, 2 heures plus tôt, foule sur les docks de Philippeville : énorme disque rouge allant du Nord vers l'Ouest, traînée verdâtre derrière lui.

 

Ces deux derniers cas du 14 août forment exactement le triangle Constantine - Philippeville – Guelma.. Le rapport Blue Book les a regroupés sous un seul dossier car même zone, même soirée.

 

Pourquoi c'est important

C'est une observation multi-villes, multi-témoins (cheminot à Aïn Sefra + 2 témoins à Constantine + foule aux docks de Philippeville) en 48h Elle est dans les "CIA UFO Documents" déclassifiés en 1978 et dans le Project Blue Book - donc considérée comme "unidentified" à l'époque, pas comme ballon ou avion. Elle s'inscrit dans la vague d'août 1952 au Maroc/Algérie : 2 août Moulay Bousselham disque rouge centre bleuâtre, 21 septembre Casablanca 6000 spectateurs au stade de boxe voient un cigare lumineux avec traînée argentée, etc.

 

Source : Le PDF original du Blue Book est téléchargeable ici :
Project Blue Book report - 1952-08-8773924-Constantine-Algeria.pdf sur Wikimédia Commons / Internet Archive (5 pages, 754 Ko) -
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Project_Blue_Book_report_-_1952-08-8773924-Constantine-Algeria.pdf

 

01 OCTOBRE  1952 – BOUFARIK - ALGERIE

Boufarik est une commune de la wilaya de Blida, située à 14 km de Blida et à 35 km d’Alger. Elle abrite une base aérienne regroupant les escadres de transport tactique de l’armée de l’air algérienne.

 

À cette époque, j’étais militaire dans l’armée de l’air, affecté à Boufarik. J’avais 20 ans. Un jour, avec un ami — également militaire — nous étions sortis et nous nous trouvions près du cimetière de l’Est. Le ciel était parfaitement dégagé, sans nuages, et il devait être environ 16 h 30. En levant les yeux, mon attention fut soudain attirée par un objet lumineux, brillant comme de l’inox, situé à très haute altitude.

 

Ce qui m’a frappé, c’est que l’objet se déplaçait à une vitesse assez rapide, apparemment supérieure à celle d’un avion. Il venait du sud et se dirigeait vers le nord. Sa trajectoire était d’abord rectiligne, puis, au bout d’une minute environ, il a semblé descendre par étapes, par sortes de « sauts », comme s’il tombait verticalement vers le sol. Avec mon collègue, nous étions incapables d’identifier cet objet. Pourtant, nous avions l’habitude d’observer des avions et de reconnaître ce qui évoluait dans le ciel. Si j’étais personnellement affecté à un poste au sol, mon ami, lui, pilotait régulièrement des avions classiques (ni bombardiers ni chasseurs) dans le cadre de ses fonctions.

 

L’objet descendait donc par bonds successifs, à la verticale, sans avancer, puis s’est immobilisé deux secondes plus tard à une altitude beaucoup plus basse. Il apparaissait aussi gros que la pleine lune, en apparence, mais semblait plus proche. Sa forme évoquait un cigare, pas très long mais assez large en son centre. J’estime sa hauteur à environ 500 à 700 mètres. Son aspect restait brillant, couleur inox, entre gris et blanc.

 

Nous l’avons observé encore au moins deux minutes, immobile. Puis il s’est mis à avancer vers le nord, en direction de la mer, à une vitesse relativement rapide. Il a rapidement pris de l’altitude, là encore par bonds successifs. Nous l’avons vu s’élever verticalement tout en s’éloignant, jusqu’à devenir un simple point lumineux qui a disparu au loin.

 

La journée était légèrement ensoleillée, sans vent, sans nuages. La température devait être d’environ 20 degrés. La durée totale de l’observation n’a pas dépassé cinq minutes.

 

Depuis près de trente ans, cette observation est restée gravée dans ma mémoire. Malgré le temps, j’y repense parfois et je me demande toujours ce que j’ai pu voir. Quoi qu’il en soit, il s’agissait d’un objet matériel : ce n’était ni un phénomène lumineux ni un gaz, mais bien un objet solide reflétant la lumière du soleil. Ce n’était évidemment pas un avion : ni la forme, ni le comportement, ni les mouvements verticaux par « sauts » ne correspondent à un appareil connu. Aucun avion ne brillerait de cette manière. Parmi les engins volants de l’époque, je n’en connais aucun qui lui ressemble.

 

Nous n’avons pas signalé cette observation aux autorités, par crainte du ridicule et pour éviter d’éventuels ennuis.

Courrier du 30 mars 1977 adressé à la revue Hypothèses Extraterrestres du GEOS France, par M. H. Millet – Paris 12ᵉ.

 

6 OCTOBRE 1952 — SIDI FERRUCH / SAINT-EUGÈNE - ALGERIE

C'est un cas CIA officiel — et il est pile dans la même vague que Constantine/Philippeville d'août 1952.

 

6 Octobre 1952 - 18h30 - Sidi Ferruch / Saint-Eugène

Source exacte : Journal L'Echo d'Alger du 7 Octobre 1952, repris tel quel par la CIA dans le rapport déclassifié OO-W-25291 / DOC_0000015470 "REPORTS OF UNCONVENTIONAL AIRCRAFT IN FRENCH AFRICA, CORSICA, AND WESTERN EUROPE"

 

DESCRIBE UNUSUAL OBJECT FLYING ALONG ALGERIAN COASTLINE -- Algiers, L'Echo d'Alger, 7 Oct 52... On 6 October 1952, at 1830 hours, a luminous object was seen flying for several seconds along the western coastline of Algeria, above Sidi Ferruch and Saint 

 

-       Details de la forme :

-       Numerous witnesses described it as cigar-shaped and enveloped in orange flames 

 

Traduction complète du rapport CIA :

Le 6 octobre 1952, à 18h30, un objet lumineux a été vu volant pendant plusieurs secondes le long de la côte ouest de l'Algérie, au-dessus de Sidi Ferruch et Saint-Eugène. De nombreux témoins l'ont décrit comme en forme de cigare et enveloppé de flammes orange.

 

Contexte :

Lieu : Sidi Ferruch (aujourd'hui Sidi Fredj) et Saint-Eugène (aujourd'hui Bologhine) — c'est la côte ouest d'Alger, 20 km de côte. Site historique du débarquement français de 1830.

 

-       Heure : 18h30, donc crépuscule, très bonne visibilité.

-       Témoins : "Numerous witnesses" — pluriel, sur deux villes côtières différentes, donc observation en vol horizontal le long de la côte, pas ponctuelle.

-       Durée : Plusieurs secondes, vol rapide.

-       Forme : Cigare / cigar-shaped — même type que les objets vus à Oran en août 1952 et à Casablanca le 21 septembre 1952.

 

Le même rapport CIA liste juste avant, dans la même page, le cas du 2 octobre 1952 à 20h00 en Corse : objet en forme de fuseau lumineux voyageant silencieusement du sud-ouest au nord-est, visible 1 minute.

On 6 October 1952, at 1830 hours, a luminous object was seen flying for several seconds along the western coastline of Algeria, above Sidi Ferruch and Saint Eugene. Numerous witnesses described it as cigar-shaped and enveloped in orange flares 

 

C'est donc le 3ème cas officiel de la côte algéroise en 1952 après :

 

3 juillet 1952 19h00 Oran - disque argenté qui manœuvre 3 min vers la mer

12 août 1952 Aïn Sefra - boule de feu traînée rose qui explose

14 août 1952 Constantine/Guelma + Philippeville disque rouge traînée verte

 

Le directeur du bureau météo d'Alger avait tenté à l'époque d'expliquer les cas d'Alger par des ballons-sondes lancés entre 20h00 et 20h30 depuis Maison Blanche, Blida et Boufarik avec dispositif lumineux, mais ce cas de 18h30 à Sidi Ferruch est 2 heures avant les lâchers et le long de la côte, pas au-dessus d'Alger.

Echo d’Alger cité et Rapport de la Cia.

 

14 OCTOBRE 1952 – AÏN EL-ARAB, PRÈS DE CONSTANTINE - ALGERIE

Source très ancienne Un disque lumineux traverse le ciel d’ouest en est - L'observation est donnée comme ayant eu lieu le 14 octobre 1952 à 19 h 30, à Aïn el-Arab, dans le département de Constantine, alors en Algérie française.

 

La description conservée est extrêmement brève : un disque lumineux traverse le ciel d'ouest en est. Le phénomène est indiqué comme non identifier.

 

La source la plus précise que j'ai retrouvée est l'ouvrage d'Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes. Michel reproduit une série d'observations provenant de la Météorologie nationale en Afrique du Nord. Il précise que ces témoignages sont particulièrement intéressants parce que les météorologistes disposent d'une formation leur permettant de connaître les phénomènes atmosphériques courants, tout en rappelant qu'il ne faut pas transformer leurs observations en « vérités scientifiques ».

 

Dans cette série, il donne notamment :

-       25 juillet 1952 – Palat, département d'Oran : objet lumineux en forme de cigare, quatre témoins ;

-       10 octobre 1952 – centre météorologique de Sully, près de Sidi-Bel-Abbès : objet en forme de cigare passant au-dessus du centre ;

-       14 octobre 1952 – Aïn el-Arab, près de Constantine : disque lumineux traversant le ciel d'ouest en est à 19 h 30 ;

-       5 mai 1953 – Tabarourt, Grande Kabylie : phénomène laissant une traînée blanche.

 

Cette succession est importante : le cas d'Aïn el-Arab ne semble donc pas être une invention récente d'un catalogue Internet. Il appartient à une ancienne compilation française de témoignages météorologiques nord-africains.

 

Une observation extrêmement simple… et justement intéressante

Contrairement à certains récits de 1952 décrivant des objets effectuant des évolutions extraordinaires, le témoignage d'Aïn el-Arab est remarquablement sobre.

Il n'est pas question :

 

-       D’atterrissage ;

-       D’humanoïdes ;

-       De bruit ;

-       De changement brutal de direction ;

-       D’accélération spectaculaire ;

-       De faisceau lumineux ;

-       De traces au sol.

 

Nous avons simplement : un disque lumineux traversant le ciel d'ouest en est. Cette sobriété est intéressante historiquement. Le témoin ne semble pas avoir cherché à construire une histoire spectaculaire autour de l'observation.

Mais elle constitue également la principale faiblesse documentaire du dossier : nous ne connaissons pas, dans la source retrouvée, l'identité du témoin, sa profession exacte, la durée de l'observation, son altitude estimée, sa taille angulaire ou les conditions météorologiques détaillées.

 

C'est probablement le point le plus important : le rôle de la Météorologie nationale Aimé Michel présente ces observations comme provenant de la météorologie nationale en Afrique du Nord. Il insiste sur le fait que les météorologistes sont des observateurs particulièrement intéressants parce qu'ils connaissent les phénomènes atmosphériques susceptibles de produire des apparences inhabituelles.  Cela ne signifie évidemment pas que le météorologiste qui aurait observé Aïn el-Arab était nécessairement capable d'identifier tout phénomène aérien. Mais cela donne au témoignage un intérêt supérieur à une simple rumeur recueillie plusieurs décennies plus tard.

 

Peut-on identifier le phénomène ?

Avec les données actuellement retrouvées, il est impossible de conclure. Plusieurs explications restent envisageables.

 

-       Un avion

C'est une possibilité à considérer, notamment parce que le phénomène est observé dans une région où l'aviation militaire et civile est active.

Cependant, la description de « disque lumineux » ne permet pas de confirmer cette hypothèse.

-       Un ballon météorologique

C'est également une hypothèse importante pour les observations de 1952.

Les ballons météorologiques étaient suffisamment nombreux pour être fréquemment pris pour des « soucoupes ». Et l'environnement météorologique est particulièrement important dans l'analyse de ces témoignages.

Mais ici encore, aucune information ne permet d'affirmer que le phénomène était un ballon.

-       Un phénomène astronomique

Une étoile ou une planète brillante pourrait être perçue comme une lumière se déplaçant lorsque l'observateur lui-même change de position, mais la source parle explicitement d'un disque lumineux traversant le ciel.

Sans durée ni vitesse apparente, il est impossible de tester sérieusement cette hypothèse.

-       Un phénomène météorologique

Possible également, mais la description est trop pauvre pour identifier un phénomène précis.

 

Le contexte est également intéressant, un cas situé au cœur de la vague d'octobre 1952 L'observation d'Aïn el-Arab intervient pendant une période de forte multiplication des témoignages de « soucoupes volantes » en France et en Afrique du Nord. Quelques jours auparavant, le 10 octobre, le centre météorologique de Sully, près de Sidi-Bel-Abbès, avait lui-même signalé un objet en forme de cigare passant au-dessus du centre météorologique.  Le cas d'Aïn el-Arab appartient donc à une petite série nord-africaine documentée par des sources météorologiques. Il ne faut toutefois pas parler automatiquement de « vague algérienne » sur la seule base de ces deux observations : il faudrait reconstituer l'ensemble des signalements de septembre-octobre 1952 pour pouvoir employer cette expression avec rigueur.

 

FICHE DE L’OBSERVATION :

 

Élément

 

Donnée

Date

 

14 octobre 1952

Heure

 

19 h 30

Lieu

 

Aïn el-Arab, département de Constantine

Pays actuel

 

Algérie

Phénomène

 

Disque lumineux

Trajectoire

 

Ouest → Est

Durée

 

Non précisée

Vitesse

 

Non précisée

Altitude

 

Non précisée

Couleur

 

Lumineuse / non précisée

Bruit

 

Non précisé

Nombre de témoins

 

Non précisé dans la source retrouvée

Radar

 

Aucun

Photographie

 

Aucune connue

Enquête

 

Non retrouvée

Explication

 

Non déterminée

Source historique

 

Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes

Origine du témoignage

 

Météorologie nationale d'Afrique du Nord

Statut

 

Non identifié

Fiabilité documentaire

 

C/B selon la source primaire à retrouver

 

Source : Aimé MICHEL – LUEURS SUR LES Soucoupes Volantes

 

DECEMBRE 1953 ALGER ET PLUSIEURS REGIONS - ALGERIE

Le document de la CIA Nr 00-W-30339 rendu public mentionne un cas algérien : en décembre 1953, un objet décrit comme « cigar-shaped, » volant à haute altitude et laissant une traînée de fumée, aurait été observé par des milliers de personnes dans plusieurs régions d'Algérie.

Nous n’avons pas d’autres informations sur ce cas. :

 

16 JANVIER 1954 Oued Hamimime – - ALGERIE

Observation similaire à celle de Saint Arnaud le 18 janvier 1954. (Doc : CIA Rapport OO-W-30757 du 30 juin 1954 "SIGHTINGS OF UNIDENTIFIED FLYING OBJECTS 19 JANUARY-15 MAY 1954" -) le 16 janvier à 14h00, la station météo d’Oued Hamimime (aéroport près de Constantine) observe aussi une double traînée à 14h00 mais conclut "fumée d'avion à grande altitude".

 

18 JANVIER 1954 – SAINT-ARNAUD / SÉTIF / OULED DJELLAL - ALGERIE

 Les incidents survenus le 18 janvier 1954 en Algérie (alors sous administration française) regroupent une série d'observations d'objets volants non identifiés rapportées le même jour dans plusieurs localités proches du Constantinois et des Aurès-Nememcha, notamment à Saint-Arnaud (aujourd’hui El Eulma), dans le secteur de Sétif, et plus au sud à Ouled Djellal.

 

Cette journée s'inscrit dans la grande vague d'observations mondiales de 1954, qui a précédé la vague majeure de l'automne 1954 en France et en Afrique du Nord.

 

Source exacte: CIA Rapport OO-W-30757 du 30 join 1954 "SIGHTINGS OF UNIDENTIFIED FLYING OBJECTS 19 JANUARY-15 MAY 1954" - Article original La Dépêche de Constantine du 19 Janvier 1954: "FLYING OBJECT REPORTED OVER THREE CONSTANTINE-DEPARTMENT TOWNS"

 

1. 13h30 – Saint-Arnaud (aujourd'hui El Eulma)

Rapport Américain : À 13h30 le 18 janvier, de nombreuses personnes à Saint Arnaud observèrent un objet laissant une double traînée de fumée blanche, décrivant un immense cercle au-dessus de la ville. Plusieurs officiers à La Remonte entendirent même un bruit étrange émis par l'objet, qui semblait venir du nord.

 

Il est aussi décrit comme : Plusieurs habitants et notables locaux ont rapporté avoir aperçu dans le ciel un engin luminescent de forme circulaire ou lenticulaire se déplaçant à haute altitude. L'objet émettait une forte clarté (décrite selon les témoins comme un disque orange clair ou blanc-bleuté). Il effectuait une trajectoire rectiligne à une vitesse constante supérieure à celle des avions à hélice de l'époque, sans émettre le moindre bruit de motorisation. Des habitants le décrivent comme un objet laissant une double traînée blanche et décrivant un immense cercle au-dessus de la ville. Des militaires auraient également entendu un bruit étrange. Une station météorologique proche de Constantine aurait observé une double traînée mais l'aurait attribuée à un avion volant à haute altitude.

 

Un autre document américain de la CIA déclassifié, le 00-W-30339 évoque cette observation et nous apprend : Le 12 janvier 1954, une autre observation avait été rapportée dans le département de Constantine, à Saint-Arnaud. La CIA cite alors La Presse de Tunisie du 16 janvier 1954 : plusieurs personnes, dont le directeur de l'école Clemenceau et des membres de son personnel et de ses élèves, auraient observé un disque lumineux se déplaçant d'ouest en est et laissant derrière lui de longues traînées ressemblant à des rubans. La météo et la visibilité étaient décrites comme excellentes.

 

2. 14h30 – Sétif (30 km au sud-ouest de Saint-Arnaud)

Rapport américain : À 14h30, les habitants de Setif virent un objet arriver de l'est, émettant des traînées de fumée bleuâtre et se déplaçant relativement lentement. Après avoir tourné au-dessus de la ville pendant plusieurs secondes, il se dirigea soudainement à grande vitesse vers Saint-Arnaud. La plupart des spectateurs la décrivaient comme ayant la forme d'un cigare et volant en haute altitude.

 

Une autre description : Vers 14 h 30, d’autres habitants décrivent un objet arrivant de l'est avec des traînées bleutées. Il aurait :

-       Évolué relativement lentement ;

-       Effectué un cercle au-dessus de la ville ;

-       Puis serait reparti vers Saint-Arnaud à très grande vitesse

 

Description majoritaire : en forme de cigare, haute altitude.

 

3. 16h45 – Ouled Djellal (200 km au sud-ouest de Sétif)

Rapport américain : Enfin, à 16h45 le même jour, un grand objet lumineux de forme rectangulaire fut aperçu au-dessus d'Ouled Djellal (à 200 kilomètres au sud-ouest de Setif) pendant plus de 30 minutes suivant une trajectoire rectiligne

 

Une observation similaire a été transmise ce même jour, faite à 16 h 45, par des témoins situés dans les zones arides du Sud constantinois, à la lisière des Biskra/Ouled Djellal. Les témoins selon cette source ont décrit un bolide lumineux ou un disque traversant le ciel d'est en ouest. Certains récits mentionnent un changement brutal de cap ou une accélération soudaine avant sa disparition à l'horizon.

 

Bilan : Un même objet (ou 3 objets liés) qui fait un circuit de 200 km en 3 heures dans le Constantinois, avec 2 types de formes décrites le même jour (cigare à Sétif / rectangulaire à Ouled Djellal), double traînée blanche puis bleuâtre, et son entendu par des militaires.

 

Analyse et hypothèses avancées

À l'époque, ces événements ont fait l'objet de rapports d'infraction/d'observation de la part des autorités de la Gendarmerie nationale française et des services d'aviation militaire basés dans le Constantinois.

 

Hypothèse météoritique : Rentrée atmosphérique : Une part importante des observations simultanées sur un grand axe géographique (Sétif – Saint-Arnaud – Ouled Djellal) s’explique fréquemment par le passage d'un bolide très lumineux (météore) traversant la haute atmosphère. La fragmentation ou la vitesse élevée d'un météore produit exactement le type de halo orange/blanchâtre décrit.

 

Hypothèse de ballons sondes : phénomènes atmosphériques : La météo de haute altitude et les lâchers de ballons scientifiques ou militaires (notamment météorologiques) ont également été évoqués par les autorités pour certaines observations de la région à cette période.

 

Hypothèse ufologique : Pour les chercheurs spécialisés dans l'histoire des OVNI, ces observations simultanées du 18 janvier 1954 font partie d'un "alignement" ou d'un passage au-dessus du territoire algérien marquant le début de l'augmentation des signalements de "soucoupes volantes" enregistrés tout au long de l'année 1954 en Afrique du Nord. On avance aussi l’hypothèse d’un avion, possible selon certaines descriptions. Le manque d’information ne nous permet pas d’analyser ces observations, le rapport américain est succinct et la presse donne peu d’information.

 

27JANVIER 1954 — ALGER / CAP MATIFOU - ALGERIE

L’événement est mentionné dans un document de renseignement de la CIA aujourd’hui déclassifié, consacré aux observations de phénomènes aériens signalées entre décembre 1953 et mars 1954. Le document porte la référence 00-W-30339 et est daté du 26 mai 1954. Il précise toutefois que les informations qu’il rassemble sont des informations de presse non évaluées. Le renseignement américain indique que l'information provenait du Journal d'Alger du 28 janvier 1954.

 

Selon cette source :

-       Date : 27 janvier 1954

-       Lieu : Alger, Algérie

-       Heure : 15 h 25 dans la source américaine — et non 15 h 15. Il est donc possible que certaines sources françaises ou ufologiques aient retenu 15 h 15.

-       Nombre de témoins : plusieurs personnes

-       Aspect : objet rond, lumineux, jaune-orangé

-       Trajectoire : en direction du Cap Matifou

-       Évolution apparente : l'objet semblait grossir progressivement

-       Taille apparente maximale : environ deux à trois fois le diamètre apparent du Soleil

 

Fin de l'observation : l'objet diminua ensuite d'apparence et disparut à l'horizon, donnant l'impression de « sombrer » dans la mer.

 

Il s'agit donc bien d'une observation documentée, et non d'un cas apparu récemment dans les bases Internet. Un élément particulièrement important : la source primaire

 

Le document de la CIA est intéressant parce qu'il permet de remonter à la source journalistique contemporaine : Le Journal d'Alger, 28 janvier 1954 Le texte de la CIA est très bref et ne fournit malheureusement ni les noms des témoins, ni leur profession, ni leur position exacte à Alger, ni la durée de l'observation. Il ne dit pas davantage si une enquête locale fut effectuée.

 

C'est une limite importante : nous sommes en présence d'une information de presse reprise par un service de renseignement, et non d'un rapport d'enquête militaire ou scientifique. La CIA elle-même classe l'information comme non évaluée.

 

Une possible explication astronomique ?

Il faut être prudent ici. L'aspect jaune-orangé, l'éclat et surtout la disparition apparente vers l'horizon pourraient faire penser à un phénomène astronomique, éventuellement à un astre très brillant observé dans des conditions atmosphériques particulières, ou à un météore. Mais la description pose quelques difficultés. Un météore classique se déplace généralement très rapidement et produit une trajectoire apparente relativement brève. Ici, la description insiste sur un objet qui semble grossir, puis rétrécir, avant de disparaître vers l'horizon en direction de la mer.

 

Une autre possibilité serait un objet aérien conventionnel vu à grande distance, dont la perception de la taille et de la distance aurait été fortement déformée. Cependant, la documentation disponible ne fournit pas suffisamment d'éléments pour retenir cette hypothèse. Il faut donc éviter de transformer automatiquement le phénomène en « engin extraterrestre », mais il serait également excessif de prétendre que nous disposons aujourd'hui d'une identification certaine.

 

J'ai également trouvé dans les archives administratives françaises la trace de fonds d'archives du préfet d'Alger pour janvier 1954, ainsi que des dossiers des Renseignements généraux couvrant cette période. Le répertoire indique notamment un dossier 91 1K 375 — janvier 1954, dans la série des documents chronologiques du cabinet du préfet d'Alger. Cela ouvre une piste de recherche beaucoup plus intéressante :

 

il pourrait être possible de rechercher une éventuelle trace de l'observation dans les archives administratives ou policières françaises d'Alger, notamment dans les rapports quotidiens ou les coupures de presse conservées par les services de la préfecture.

 

Autrement dit, nous avons :

 

-       Le témoignage journalistique contemporain — Le Journal d'Alger, 28 janvier 1954.
2. La reprise par la CIA dans un document de renseignement déclassifié.
3. Une date, une heure, une direction et une description relativement précises.
4. Un contexte de plusieurs observations en Algérie au cours des semaines précédentes.
5. Des fonds d'archives françaises de janvier 1954 qui pourraient éventuellement permettre de retrouver des documents supplémentaires.

 

Attention enfin à la date/heure : la source CIA donne 15 h 25, alors que d’autres sources indiquent 15 h 15. Il faut signaler ce fait et indiquer : « vers 15 h 25 (15 h 15 selon certaines sources secondaires) », tant que l'édition originale du Journal d'Alger n'a pas été consultée directement.

Source : - https://www.ufoscans.com/non-orbit-sightings-of-unidentified-flying-objects-10-december-1953-2-march-1954-doc-0005516171/ pour les documents de la CIA a télécharger.

-       https://files.bluebookfiles.org/pdfs/1953.00%20-%20NARA%20-%20CIAUFO%20-%20NON-ORBIT%20SIGHTINGS%20OF%20UNIDENTIFIED%20FLYING%20OBJECTS%2C%2010%20DECEMBER%201953-2%20MARCH%201.pdf  POUR LE DOCUMENT W 30339 de la CIA.

-       https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516171.pdf - Le même document W 30339 disponible chez Black Vault

-       https://fr.scribd.com/document/798852664/Franom-01230-All Informations sur les archives du Préfet d’Alger.

 

11 OCTOBRE 1954 - LAVARANDE – ORAN - ALGERIE, 

Le cas n° 237 du catalogue d'atterrissages et d'observations au sol de Jacques Vallée (Passport to Magonia / Pasaporte a Magonia, 1969) fait référence à l'événement suivant :

Date : 11 octobre 1954

Lieu : Lavarande (Algérie)

Description : Deux camionneurs, Gaston Breau et Amoura, circulaient à bord d'un camion-citerne chargé d'essence sur une route près de Lavarande. Un grand disque volant à très basse altitude est apparu au-dessus de la route. Effrayés par l'engin, les deux hommes ont abandonné leur véhicule et se sont enfuis à travers champs pendant que l'objet continuait sa trajectoire en silence en direction de Médéa.

-       Source : The Jacques Vallée "Magonia" OVNI landings database 237.

-       https://fr.scribd.com/document/932548779/ML-Pasaporte-a-Magonia-Jacques-Vallee#:~:text=237.%E2%80%94%2011%20octubre%201954.%205.%20Lavarande%20(Argelia).,19%2C30.%20Taupignac%20(Francia).%20Tres%20automovilistas%20que%20circulaban

 

24 AU 27 AOUT 1954 ? – SAINTE CLOTILDE PRES DE MERS-EL-KEBIR - ALGERIE

Dossier officiel du GEIPAN, témoignage recueilli près de 58 ans après les faits, puis analysé par le GEIPAN en 2012.

 

Le dossier officiel du GEIPAN est intitulé « MERS-EL-KEBIR (DZ.31) --.08.1954 », avec le numéro de cas 1954-08-08234. Le GEIPAN le classe finalement C, c'est-à-dire cas non exploitable par manque d'informations suffisamment fiables. Mais le contenu du témoignage mérite d'être étudié en détail.

 

Photo : Mers-El-Kébir vers 1950.

 

1. Un témoignage recueilli en 2012

Le GEIPAN reçoit le témoignage le 19 avril 2012, sous la forme d'un questionnaire standard. Le témoin raconte alors une observation remontant à l'été 1954, à Sainte-Clotilde, quartier de la commune de Mers-el-Kébir, près d'Oran. Au moment des faits, le témoin était âgé de 15 ans. Il ne se souvenait initialement ni du jour ni de la date exacte. Au cours des échanges avec le GEIPAN, il situera finalement l'événement un jour de semaine entre le 24 et le 27 août 1954.

 

2. Que voient les témoins ?

Le récit est assez spectaculaire. En fin de journée, vers 20 heures, plusieurs personnes se trouvent réunies et attablées à Sainte-Clotilde. Soudain, elles aperçoivent dans le ciel un objet décrit comme un :

« Disque orange-feu, très lumineux ». Le phénomène semble tomber du ciel en direction de la mer. C'est précisément cette première phase qui va retenir l'attention des enquêteurs du GEIPAN. Selon le témoignage, l'objet descend rapidement, mais s'immobilise alors qu'il se trouve encore dans le ciel, au-dessus de l'horizon marin. Il reste ensuite apparemment immobile pendant un court moment.

 

Photo :  L’observation de Mers El Kébir – image créée par IA ;

 

Puis survient la partie la plus étonnante du récit : le disque repart à grande vitesse vers le haut, suivant une trajectoire inclinée d'environ 45 degrés vers l'est, avant de disparaître. La durée totale de l'observation est évaluée à environ deux minutes.

 

3. Le détail essentiel : « l'arrêt » du phénomène

C'est probablement l'élément qui donne au témoignage son caractère ufologique. Une rentrée atmosphérique classique donne l'impression d'un objet se déplaçant rapidement, puis disparaissant lorsque le phénomène lumineux cesse. Or le témoin décrit quelque chose de différent :

 

Descente → arrêt apparent → immobilité → départ ascendant à environ 45° → disparition.

 

Le GEIPAN va toutefois proposer une explication physique susceptible de rendre compte d'une partie de cette séquence. L'hypothèse retenue est celle d'un bolide arrivant presque dans l'axe de vision de l'observateur.

 

4. L'enquête du GEIPAN

Le travail effectué en 2012 est intéressant parce que le GEIPAN ne se contente pas d'enregistrer le témoignage. Les enquêteurs recherchent des phénomènes similaires ayant pu se produire en France métropolitaine ou dans l'ouest du bassin méditerranéen à la même période. Ils découvrent alors une information particulièrement intéressante dans Le Provençal du 27 août 1954. Le journal rapporte l'observation d'un bolide, vu depuis Plan-de-Cuques, dans les Bouches-du-Rhône, le 22 août 1954 vers 20 heures.  Il existe donc une remarquable proximité temporelle :

-       Plan-de-Cuques : 22 août 1954 — environ 20 h

Contre

-       Sainte-Clotilde/Mers-el-Kébir : 24-27 août 1954 — environ 20 h.

 

Mais le GEIPAN constate immédiatement un problème majeur : les deux lieux sont séparés d'environ 1 000 kilomètres et les directions indiquées ne permettent pas facilement de considérer les deux observations comme un même phénomène.

 

5. L'hypothèse du bolide

Le GEIPAN considère que la première partie du récit correspond assez bien à un bolide, c'est-à-dire à la rentrée atmosphérique d'un météoroïde. L'idée est la suivante. Un bolide arrivant dans l'atmosphère dans l'axe de vision de l'observateur peut donner une impression très particulière. L'objet semble :

-       Arriver directement vers l'observateur ;

-       Descendre ;

-       Ralentir ;

-       Paraître s'immobiliser ;

-       Puis perdre progressivement sa luminosité.

 

Le document d'enquête indique que l'arrêt apparent pourrait correspondre à la fin de la rentrée atmosphérique, vers une altitude de l'ordre de 40 km, probablement à plus de 100 km de l'observateur. Une fois suffisamment ralenti, le météoroïde ne produit plus le phénomène lumineux et devient invisible. C'est une interprétation physique parfaitement plausible pour expliquer la première partie du récit.

 

6. Mais le départ à 45° pose problème

C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant. Le GEIPAN reconnaît implicitement que la totalité de l'observation n'est pas expliquée par le scénario du bolide. Le mouvement ascendant à environ 45° vers l'est ne correspond pas simplement à la poursuite d'une trajectoire météoritique classique. Le rapport envisage donc que cette seconde partie puisse être liée à une illusion ou à un phénomène physiologique de perception, mais souligne qu'il est impossible de vérifier cette hypothèse plusieurs décennies après l'événement. C'est l'une des raisons pour lesquelles le GEIPAN ne classe pas le cas en A ou B.

 

1.    Pourquoi le GEIPAN classe-t-il le cas C ? C'est un point important.

Le classement C ne signifie pas « OVNI confirmé ». Il signifie essentiellement que le dossier ne permet pas de parvenir à une conclusion suffisamment solide. Le GEIPAN relève plusieurs problèmes :

-       La date

-       Le témoin ne connaît pas initialement la date exacte.

-       Il la reconstruit après coup et la situe entre le 24 et le 27 août 1954.

-       L'ancienneté du souvenir

-       Le témoignage est recueilli en 2012, alors que l'observation remonte à 1954.

-       Il existe donc un intervalle d'environ 58 ans.

-       Un seul témoignage recueilli

Même si le témoin parle de plusieurs personnes présentes au moment de l'observation, un seul témoignage est finalement recueilli par le GEIPAN. La seconde phase demeure problématique car le comportement apparent du phénomène après son immobilisation ne peut pas être expliqué de façon certaine. Le GEIPAN considère donc que le cas manque d'informations suffisamment fiables pour être exploitable.

 

8. Un point important : plusieurs personnes auraient pourtant vu le phénomène

Il faut distinguer deux choses :

-       Les témoins présents en 1954

Et

-       Les témoins effectivement interrogés en 2012.

 

Le récit indique que plusieurs membres de la famille et personnes présentes à Sainte-Clotilde ont vu le phénomène. Mais le GEIPAN n'a pu recueillir qu'un témoignage. C'est une nuance importante à retenir : on ne peut pas écrire que

-       « Plusieurs témoignages indépendants ont été recueillis ».

Il faudrait plutôt écrire :

-       « Le témoin affirme que plusieurs personnes présentes au même endroit ont observé le phénomène, mais le GEIPAN n'a recueilli en 2012 qu'un seul témoignage exploitable. »

 

9. Un élément astronomique supplémentaire : les Perséides

Le rapport du GEIPAN attire également l'attention sur le contexte astronomique du mois d'août. Le mois d'août est notamment marqué par l'activité des Perséides, ainsi que par celle des Kappa-Cygnides, susceptibles de produire des étoiles filantes et quelques bolides. Le rapport précise que ces phénomènes peuvent notamment être observés en début de soirée depuis certaines directions du ciel.  Cela renforce la plausibilité d'une origine météoritique pour la partie descendante et lumineuse du phénomène. Mais cela ne constitue pas une identification certaine de l'ensemble de l'observation.

 

10. Mon appréciation du dossier

Ce n'est pas un cas ancien documenté en 1954.

C'est un cas ancien dont le témoignage a été recueilli en 2012.

Cette distinction change beaucoup son poids historique.

 

En revanche, le dossier possède plusieurs caractéristiques intéressantes :

-       1954 : observation supposée en Algérie française.

-       2012 : témoignage transmis au GEIPAN.

-       2012 : enquête officielle du GEIPAN.

-       2015 : mise à jour de la fiche.

-       Classification : C.

-       Hypothèse privilégiée : phénomène météoritique/bolide pour une partie du récit.

-       Élément non résolu : la phase d'immobilisation puis le départ apparent à 45°.

 

La fiche officielle du GEIPAN demeure accessible et contient notamment le compte rendu d'enquête et le questionnaire du témoin.

 

On ne peut pas considérer le cas de Sainte-Clotilde comme un « cas OVNI inexpliqué » au sens fort mais c’est plutôt un témoignage tardif d'une observation intéressante, officiellement étudié par le GEIPAN, dont la première phase est compatible avec l'observation d'un bolide, mais dont certains éléments du récit — notamment l'arrêt apparent puis la remontée à 45° — demeurent invérifiables.

 

Cela en fait justement un excellent cas d'étude sur les limites de l'enquête ufologique rétrospective. Et il existe une piste particulièrement intéressante à approfondir : Le Provençal du 27 août 1954 et les archives de presse d'Oran/Alger des 22-28 août 1954. Une recherche plus poussée pourrait permettre de vérifier s'il existe un article contemporain relatant l'événement de Sainte-Clotilde lui-même, ce qui changerait considérablement la valeur documentaire du cas.

Source : https://www.cnes-geipan.fr/fr/cas/1954-08-08234  La fiche

https://www.geipan.fr/sites/default/files/Compte%20rendu%20enquete144.pdf  Le compte rendu

 

03 OU 24 OCTOBRE 1954 – AIN-EL-TURCK - ALGERIE

L’observation figure dans le catalogue de Jacques Vallée, Passport to Magonia, dans la série des observations humanoïdes de 1954. Elle apparaît sous le numéro 304 :

 

24 octobre 1954 — Aïn-el-Turck, Algérie : un « petit homme » aux yeux étrangement brillants aurait été vu sur le rivage de la Méditerranée. La source indiquée par Vallée est simplement « Quincy ».  C'est donc bien un cas humanoïde, mais extrêmement pauvre en informations : Vallée ne donne ni nom du témoin, ni heure, ni âge, ni description vestimentaire, ni comportement de l'entité, ni appareil associé.

 

Une anomalie concernant la date

Il faut toutefois être prudent : une compilation ufologique reprenant les données de Vallée donne le 3 octobre 1954 pour Aïn-el-Turck, alors que Passport to Magonia donne clairement 24 octobre 1954.  Nous retiendrons ici le 24 octobre 1954, avec une réserve bibliographique sur la date qui à été parfois mentionné le 03- octobre.

 

Le cas apparaît au milieu d'une véritable concentration de récits humanoïdes à l'automne 1954. Dans les jours immédiatement voisins, Vallée répertorie notamment :

 

-       23 octobre — Tripoli, Libye : un agriculteur affirme avoir vu un appareil en forme d'œuf avec plusieurs occupants humains portant des combinaisons jaunâtres et des masques. Le cas est présenté comme ayant fait l'objet d'une enquête.

-       24 octobre — Aïn-el-Turck, Algérie : le petit personnage aux yeux brillants.

-       24 octobre — France : Village Les Égots, un enfant décrit un homme sortant d'un appareil étrange, avec des vêtements rouges, une apparence particulière et de grands yeux.

-       24 octobre — La Madière, France : un homme rencontre un individu d'environ 1,60 m portant ce qui ressemble à une combinaison ou une combinaison spatiale, avec des lumières sur le casque et deux lumières bleues dirigées vers le témoin.

-       25 octobre — Italie du Nord : Ulderico Cardinali observe un petit être d'environ 1,40 m à côté d'un appareil discoïde.

-       26 octobre — Les Égots, France : autre récit humanoïde particulièrement étrange.  – ( Une erreur à nouveau de date ? présenté plus haut à la date du 24 octobre)

 

Cette proximité chronologique est remarquable.

 

Mais il ne faut surtout pas extrapoler car le cas d'Aïn-el-Turck ne permet pas de conclure que le témoin aurait rencontré un « extraterrestre ». Nous ne disposons, dans la source retrouvée, que d'une description extrêmement courte : un petit homme et des yeux brillants. Il n'est même pas précisé que l'être était associé à un OVNI. Le rattachement au phénomène OVNI vient essentiellement de son classement ultérieur dans les catalogues d'observations humanoïdes.

 

C'est justement ce qui rend le cas intéressant : il s'agit davantage d'une trace bibliographique d'un témoignage que d'un dossier d'enquête constitué.

 

La mention « Quincy » mérite d'être approfondie. Vallée indique que ses recherches sur 1954 reposaient notamment sur les archives d'Aimé Michel, des collections de journaux et de correspondances, ainsi que sur les travaux de chercheurs français comme Charles Garreau et Raymond Veillith.

 

Il serait donc intéressant de rechercher la source primaire correspondant à « Quincy », car elle pourrait éventuellement permettre de retrouver :

 

-       Le nom du témoin ;

-       Le lieu exact sur le littoral d'Aïn-el-Turck ;

-       L’heure ;

-       La distance d'observation ;

-       La taille réelle du personnage ;

-       Son aspect physique ;

-       L’existence ou non d'un objet ;

-       Et surtout le contexte dans lequel le récit a été recueilli.

-        

Classement de ce cas :

 

AÏN-EL-TURCK — 24 OCTOBRE 1954
Type : rencontre humanoïde / observation rapprochée
Lieu : littoral méditerranéen, Aïn-el-Turck, Oranie
Description : petit personnage, yeux étrangement lumineux
Témoin : non identifié dans la source secondaire retrouvée
Objet associé : non mentionné
Source principale retrouvée : Jacques Vallée, Passport to Magonia, cas n°304, référence « Quincy »
Niveau documentaire : très faible — source secondaire, récit extrêmement succinct.

 

Sources : - https://fr.scribd.com/document/98008549/Jacques-Vallee-Pasaporte-a-Magonia-Cut-2

-       https://maestrosdelsaber.com/wp-content/uploads/ftp-files/Novela%2C%20Cuentos%20y%20Teatro/Nov%20Ciencia%20Ficcion%20y%20Fantas%C3%ADa/zzz%20Varias%20Ciencia%20Ficcion/Nov%20Valle%2C%20Jacques%20-%20Pasaporte%20A%20Magonia.pdf – PDF de l’ouvrage Passport a Magonia en téléchargement.

 

26 OCTOBRE 1954 – BOU HANIFIA - ALGERIE

Lieu / date : Bou Hanifia, Algérie, 26 octobre 1954

À l'époque Bou Hanifia est un petit village thermal près de Mascara, sous administration française. 

Témoin : Yves Vernet, astronome amateur. Il a installé son télescope prismatique dans sa vigne près du village. 

 

Le témoignage exact

Il est repris depuis 1955 dans tous les catalogues. Voici la version la plus complète :

"Mon télescope prismatique étant réglé sur un agrandissement de 20x, j'ai observé le ciel à altitude élevée. J'ai été stupéfié de voir un objet fortement brillant voler au-dessus de la couche des nuages à grande vitesse. Cinq minutes plus tard, j'ai vu un autre objet passer. Depuis le 26 Octobre, quand la première observation s'est produite, chaque jour entre 1 et 14 heures, je n'ai pas cessé de voir de soucoupes volantes passer toutes les cinq à dix minutes. Ils sont plus visibles à midi qu'au matin ou en soirée. Leur fréquence dans un champ visuel aussi réduit est grande. Leurs performances sont loin au-dessus de celle de nos meilleurs avions terrestres, et leur nombre semble plus grand que la plus grande concentration aérienne que nous pourrions effectuer." 

 

Une autre transcription du même récit donne :

Mon télescope prismatique étant réglé sur un agrandissement de 20x, j’ai observé le ciel à altitude élevée, j’ai été stupéfié de voir un objet fortement brillant voler au-dessus de la couche des nuages à grande vitesse, cinq minutes plus tard j’ai vu un autre objet passer 

 

Observation instrumentale. Un télescope prismatique 20x, même modeste, permet de confirmer qu'il ne s'agit pas d'une étoile, d'un ballon ou d'un reflet. Vernet insiste : l'objet passe au-dessus de la couche des nuages.

 

La récurrence : Ce n’est pas une observation isolée. Après le 26 octobre, il dit en voir tous les jours, entre 1h et 14h, toutes les 5 à 10 minutes, avec un pic de visibilité à midi.

 

L’interprétation du témoin. En tant qu’amateur d’astronomie, il compare directement aux performances aériennes connues et conclut que c’est largement au-dessus de nos meilleurs avions.

Le contexte

Cette observation tombe en plein dans la vague d'observations de l'automne 1954, période pendant laquelle eurent lieu, en France en particulier, de nombreuses observations d'ovnis, notamment durant les mois de septembre, octobre et novembre 1954, avec un pic pour le mois d'octobre. Cette vague n'a pas touché que la métropole. L'Afrique du Nord française est concernée au même moment.

 

Le 26 octobre 1954, c'est aussi 6 jours avant le début officiel de la guerre d'Algérie (1er novembre 1954), ce qui explique pourquoi beaucoup de rapports algériens de cette période ont été peu relayés en métropole à l'époque. Il n'y a pas eu d'enquête officielle retrouvée sur Vernet, pas de photo publiée de son installation. Le cas reste classé comme "observation à l'instrument par astronome amateur" dans les compilations ufologiques

Source primaire : Flying Saucers Uncensored par Harold T. Wilkins, The Citadel Press, New York, N.Y. 1955, page 247. OVNI Roundup.

 

25 MARS 1955 – BATNA - ALGERIE

25 mars 1955 — Batna : « Disques volants au-dessus de Batna » La référence apparaît dans nos recherches sur ce dossier, dans plusieurs sources secondaires consacrées aux observations anciennes.

La plus intéressante est l'index des articles de presse ufologiques constitué par Patrick Gross : il donne explicitement : La Dépêche de Constantine — 25 mars 1955 — « Disques volants au-dessus de Batna » Cette référence est également reprise dans l'ouvrage de Jacques et Janine Vallée, Les phénomènes insolites de l'espace. Dans leur bibliographie, l'entrée n° 167 est précisément : « Disques volants au-dessus de Batna ». La Dépêche de Constantine, 25 mars 1955. C'est donc un élément intéressant pour notre chronologie algérienne : le cas n'est pas une invention récente de catalogues Internet ; il possède une référence à une publication contemporaine de 1955 et a ensuite été repris dans la documentation ufologique de Vallée.

 

Mais que savons-nous réellement de l'observation ?

C'est ici qu'il faut distinguer ce qui est établi de ce qui est parfois ajouté dans les catalogues. Ce que nous pouvons établir

 

Élément

État actuel

Date

 25 mars 1955

Lieu

 Batna, Algérie

Source primaire indiquée

 La Dépêche de Constantine

Formulation du titre

 « Disques volants au-dessus de Batna »

Nature

 Observation(s) de phénomène aérien présenté comme des « disques volants »

Reprise ultérieure

 J acques & Janine Vallée

Enquête officielle connue

  Aucune retrouvée à ce stade

Témoins

 Non identifiés dans les sources     accessibles

Nombre d'objets

 Non établi

Heure

 Non retrouvée

Durée

 Non retrouvée

Trajectoire

 Non retrouvée

Apparence détaillée

 Non retrouvée

Explication

 Non établie

 

Autrement dit, nous avons la référence journalistique, mais pas encore le dossier d'observation.

 

La référence de Vallée est particulièrement utile parce qu'elle élimine une éventuelle confusion géographique. Il donne explicitement Batna et non Alger, Constantine ou une autre ville du Constantinois.

Batna se trouve dans les Aurès, à l'intérieur du Constantinois de l'époque. En mars 1955, l'Algérie est encore sous administration française et le contexte politique est extrêmement tendu. La guerre d'Algérie commence officiellement quelques mois plus tard, en novembre 1954, et les événements du Constantinois rendent les questions de sécurité particulièrement sensibles. Il faut donc être prudent avec l'interprétation des observations aériennes de cette période.

 

Le cas survient dans une période où la presse internationale est déjà fortement sensibilisée aux « soucoupes volantes ». Depuis 1947, le vocabulaire des « flying saucers », traduit en français par « soucoupes volantes », est devenu extrêmement courant. En 1955, un journaliste pouvait donc utiliser l'expression « disque volant » pour désigner pratiquement n'importe quelle observation aérienne inhabituelle.

 

Une recherche dans les archives serait maintenant particulièrement utile À mon avis, la prochaine étape doit être de retrouver le numéro original de La Dépêche de Constantine du 25 mars 1955, et si possible les éditions des 26, 27 et 28 mars.

Pourquoi ?

Parce que le titre : « Disques volants au-dessus de Batna » est probablement seulement l'intitulé de la dépêche ou de l'article. Le texte pourrait fournir des informations essentielles :

 

·         Qui a vu quoi ?

·         Combien de personnes ?

·         À quelle heure ?

·         Depuis quel endroit de Batna ?

·         Quelle direction ?

·         Quelle durée ?

·         Les objets étaient-ils silencieux ?

·         Y avait-il plusieurs appareils ?

·         Des avions militaires ont-ils été envoyés ?

·         L'observation a-t-elle été confirmée par d'autres personnes ?

 

Et surtout : le journal parlait-il réellement d'un « objet » ou simplement de lumières dans le ciel ?

  :

En résumé on ne peut pas en dire en plus sur ce cas que nous pouvons résumer ainsi : 25 mars 1955 — Batna (Algérie).


La Dépêche de Constantine publie une information intitulée « Disques volants au-dessus de Batna ». La référence a été conservée dans les catalogues de presse consacrés aux observations de 1955 et reprise ultérieurement par Jacques et Janine Vallée dans Les phénomènes insolites de l'espace. Les sources actuellement accessibles ne permettent toutefois pas de déterminer le nombre de témoins, l'heure de l'observation, la durée, la nature exacte des objets ni leur trajectoire. En l'absence du texte original de l'article, le cas doit donc être considéré comme un signalement de presse non documenté, et non comme une observation ufologique caractérisée.

 

23 SEPTEMBRE 1955 – CONSTANTINE - ALGERIE

23 septembre 1955 — Constantine — « Engins mystérieux »

La référence est bien attestée dans les catalogues de presse ufologique. La Dépêche de Constantine, dans son édition du 23 septembre 1955, publie un article intitulé : « Engins mystérieux » Cette référence figure dans le recensement des articles de presse sur les observations de 1950-1959 établi par Patrick Gross. Elle est surtout confirmée par une source historique beaucoup plus importante : Jacques et Janine Vallée ont eux-mêmes recensé cet article dans leur ouvrage Les phénomènes insolites de l'espace. Il apparaît dans leur bibliographie sous le numéro 166 : « Engins mystérieux ». La Dépêche de Constantine, 23 sept. 1955. Cela confirme donc deux références distinctes dans le même journal et la même année. Une précision importante Le titre « Engins mystérieux » ne nous permet pas, à lui seul, d'affirmer qu'il s'agissait de « soucoupes volantes » ! Le journal pouvait employer « engin mystérieux » pour désigner : un objet lumineux ? un aéronef inhabituel ? un objet observé de jour ou encore un événement décrit comme inexplicable par les témoins.  Sans le texte original, il serait imprudent d'aller plus loin.

 

En septembre 1955, le Constantinois se trouve dans une période extrêmement troublée de la guerre d'Algérie. La région est soumise à une importante activité militaire, policière et de renseignement. Cela constitue une variable à prendre en compte avant toute interprétation ufologique. Un objet aérien inhabituel pouvait éventuellement être un avion militaire, voir un appareil de reconnaissance ou un ballon. Il peut y avoir d’autres causes, ce n’est donc pas limitatif… ;

 

Il serait très intéressant de retrouver les deux éditions originales du journal pour compléter les cas de Batna et Constantine, puis de rechercher systématiquement les observations dans La Dépêche de Constantine entre janvier 1954 et décembre 1956. Cela pourrait faire ressortir une série beaucoup plus importante de signalements dans le Constantinois que celle que nous connaissons aujourd'hui. Ces deux cas sont pauvres en informations, il est donc utile de compléter cette lacune.

 

Par ailleurs, au niveau des recherches à faire, nous avons relevé dans que les archives ufologiques on trouve la trace d'un document ancien faisant état de deux disques volants au-dessus de Constantine en 1955, noté par Raymond Veillith. (Fondateur de « Lumières dans la nuit ») Mais nous n’avons pas trouvé plus de précision.

 

1958 – MARS – BOUAHMAMA – ALGERIE

Source : Joel Mesnard, FSR Vol. 19. No. 3
Tranquillisante Visitation de BOUAHMAMA - Un rapport algérien de 1958

Nota : nous reprenons, pour la majorité des phrases la traduction, très mauvaise, telle qu’elle figure sur la source.


Une extraordinaire observation d'OVNI a été signalée une nuit en Mars 1958, pendant la guerre d'Algérie, dans un camp Légion étrangère à Bouahmama dans le Sud Constantinois. Le seul témoin. Légionnaire NG, était en sentinelle à l'extérieur du camp. Le site où il montait la garde composée d'une mise en place fortifiée creusé dans le sol, légèrement blindé et équipé d'un téléphone connecté au camp.

La nuit était sans nuages et la lune brillait. Tout était silencieux sur le paysage de la base. Aucune opération de grande envergure n’a été menées dans la région à l'époque, NG, qui avait été dans la Légion depuis trois ans, ne se sentait pas particulièrement inquiet. Il était assis sur le sol près IHE tranchée, et avait son fusil. Si quelque chose d'inattendu se passait, il devait soit de tirer son fusil ou appelez le camp par téléphone.


Soudain, à quelques minutes après 0,30 heures, quelque chose se produisait. Qu'est-ce qui s’est passé, il a été, nous ne pouvons pas dire avec certitude. Le témoin se souvient avoir vu un phénomène positif, physique de taille énorme. Mais il sent que quelque chose plus inhabituelle qui lui est arrivé psychologiquement. Et il admet volontiers qu'il pourrait bien y avoir une différence entre ce qu'il se souvient sincèrement et ce fait a eu lieu.


Il a commencé avec un bruit de sifflement, le genre de bruit que vous entendez si vous soufflez dans le goulot d'une bouteille. Ce bruit lui semblait être descendant du ciel. Il a immédiatement levé les yeux, et vit un énorme, arrondie objet descendant. Il s’est arrêté quand il était d'environ 35 à 40 mètres (environ 100 à 120 pieds.) Au-dessus du sol, et a commencé à planer il, immobile et silencieux.
Il a estimé que c’est jusqu'à 350 mètres de large (1000 pieds.). Comme on le voit par lui légèrement en dessous, lors de l'arrivée et les phases de décollage, il semblait être de forme elliptique (voir Fig. 1), tout à fait indépendamment de l'effet de perspective qui fait un disque regarder elliptique quand on l'observe d'un point à l'extérieur du ligne centrale de disque. Sa durée pourrait, pensait-il, ont été dans le quartier de 250 mètres. Il a estimé la distance entre lui et le bord le plus proche de l'objet à un peu plus de 50 mètres (150 pi.)


Quand j’ai demandé M. NG d'étendre ses bras vers les extrémités de l'objet comme il se rappelait avoir vu, il les tendit à un angle d'environ 100 entre eux. Cette estimation cadrerait très bien avec les estimations indiquées ci-dessus de sa taille et de sa distance de lui.


L'objet a été entouré par une lumière vert pâle, et un faisceau conique de lumière intense verte venait du centre de la sous-partie vers le sol.


Légionnaire NG n'a pas tiré son fusil, et il n'a pas décrocher le téléphone. Il vient se souvient en regardant l'objet pendant 45 à 50 minutes. Les couleurs verte et émeraude pâles étaient belles, reposante et de les plus fascinantes qu'il ait jamais vu. Le légionnaire NG avait tout oublié de la guerre. Toute tension nerveuse ou psychologique avait disparu de son esprit. Il se sentait simplement heureux.


Puis vint le bruit nouveau, comme si quelqu'un souffler dans une bouteille, et l'objet a commencé à monter doucement, jusqu'à ce qu'elle ait atteint une hauteur d'environ I (K) ou 120 mètres. Puis il a volé les abats vitesse énorme vers le Nord-Ouest, de l'escalade comme il est allé.


Ce que le légionnaire était alors senti une sorte de tristesse à la disparition de cette belle vue. Après quelques minutes, ce sentiment a commencé à s’estomper, ce qui donne lieu à un retour de son état ordinaire de conscience, jusqu'à ce que ses facultés mentales complètes étaient de retour. Il a rapidement pris le téléphone et a rapporté Whal qu'il avait vu. À son grand étonnement, mais le directeur du camp tout simplement répondu de la manière : "Très bien. Nous verrons demain matin." Greatly déçu de la réaction de l'agent, NG a continué sa montre jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un autre homme dans les premières heures de la matinée. Il a de nouveau fait part de son expérience, et cette fois plus d'attention a été accordée à lui. Certains de ses supérieurs étaient enclins à croire son histoire, parce NG, alors âgé de 28 ans, était un soldat très respecté et a été considéré comme sérieux et fiable. La majorité avait cependant pensé que c’était juste un problème psychologique causé par les conditions difficiles de la guerre dans le désert. (BHA situé à 1200 m d’altitude, n’est pas un désert)
Une enquête minutieuse a été effectuée sur les lieux de l'observation. NG rappelle avec un sourire que les agents ont même examiné le sable avec une loupe. Pas de traces, pas de marques, aucun matériau étranger n’a été trouvé dans la région, et aucune odeur.


Probablement plus pour des raisons médicales que pour des raisons "ufologiques", le témoin a été interrogé par des agents soigneusement. Il a collé à son histoire originale, et l'affaire a été jugée tout à fait étonnant. Il a été envoyé lo l'hôpital militaire du Val de Grace dc à Paris. Là, il a été maintenu pendant une semaine sous-dosage examen par les neurologues et les psychiatres. Un électroencéphalogramme a révélé rien d'inhabituel. La conclusion de tous les médecins, c’est que NG était dans une liste d'une bonne santé physique et mentale. Il n’avait pas été notamment affectées par les contraintes provoquées par le service en temps de guerre en Algérie. Il n’avait pas tendance à boire, et a été jugé compétent pour le service dans la Légion étrangère, ce qui signifie un moyen particulièrement difficile de la vie. En effet, aucun homme avec une tendance à la rêverie ou de science-fiction ou d'une imagination surdéveloppée ou analytique, esprit critique aurait-il choisi pour le service dans la Légion.
M. NG, qui est aujourd'hui un civil, est évidemment un homme avec un fort sens des réalités de la vie quotidienne, et semble lo être tout le contraire d'un type hypersensible ou un poète.

Qu'est-il arrivé cette nuit dans Bouahmama ? Il est tout aussi difficile pour nous de croire dans les caractéristiques physiques de l'observation rapportée que c’est à nous de ne pas croire à la sincérité du témoin.


M. NG n’est évidemment pas à la recherche de publicité. Il raconte simplement son expérience, d'une manière naturelle, à ses propres parents proches, et quand je l'ai rencontré mai 1970, il avait l'air un peu réticents pour les quelques premières minutes, puis a répondu à mes questions sans accent sur une caractéristique particulière.


J’ai été incapable jusqu'à présent de trouver des preuves de sources militaires au sujet de son expérience présumée. Le Val de Grace Hospital à Paris ne conserve pas les documents sur les patients au-delà d'une période de dix ans.


La taille de l'objet déclaré est si grande que, si elle était réellement où le témoin affirme avoir vu, il doit avoir été visible du camp à un angle d'environ 60. Pourtant, personne d'autre a rapporté avoir vu. Lorsque 1 l'a interrogé sur les raisons possibles de son ayant été le seul témoin, NG a répondu que ce n’est nullement étonnant, puisque la plupart des hommes dans le camp étaient endormis dans leurs casernes à l'époque. Il était un légionnaire en sentinelle à l'extrémité opposée du camp, et il aurait pu vu l'OVNI à un angle de près de 40 ! Et pourtant, cette sentinelle rapporte ne rien avoir vu. M. NG ne pense pas que la pente ou le sol irrégulier auraient pu être suffisant pour rendre le phénomène invisible du camp.

Le témoin semble être conscient du fait que quelque chose d'extraordinaire lui est arrivé, mais il semble croire avec certitude aux caractéristiques géométriques de son « observation ». Il dit qu'il n'a pas eu de maladie de quelque nature que ce soit depuis la nuit de l'observation, et aucune condition physique ou mentale inhabituelles. Il n'a jamais eu d'autres expériences impliquant des soucoupes volantes, avant ou depuis, son expérience à Bouahmama. Qu'est-ce qui lui est arrivé en 1958, il l'a quitté avec la conviction que « il ya quelque chose, » et que « quelque chose est venue d'un autre monde pour regarder la nôtre."

 

Concernant son peu d’étonnement pendant l'observation, il utilise des mots comme : « C’était comme temps de fonctionnement \ Ery lentement..." et "c’était comme être dans un autre monde."
Depuis l'expérience 'il avait ressenti un certain degré d'intérêt pour les soucoupes volantes, et se rappelle avoir lu des articles sur les ovnis dans les journaux et magazines. En tout cas, le sujet l’à définitivement bouleversé, mais aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il n'a pas changé son mode de vie.

Le cas Bouahmama, dépourvu comme il est de preuves matérielles, mais de manière déroutante à bien des égards, invite à la comparaison avec un certain nombre d'autres cas. Ce qu'elle a laissé au témoin c’est une vision qui dépasse notre imagination. C’est juste une de ces observations d'OVNIS très spéciales qui nous conduisent à penser que l'ufologie peut en quelque sorte être liée à certains phénomènes psychiques.

Source : https://www.39-45.org/blog.php?u=5328&b=925 

Le PDF de la FSR  VOL 19  - NR 3 : https://jamesparsonslakebucket.s3.us-west-1.amazonaws.com/ufos/FSR/FSR+1973+V+19+N+3.pdf

 

Photos : Les pages de la FSR concernant la narration de Joël Mesnard, aujourd’hui décédé et ancien directeur de la Publication « Lumières dans la Nuit » (LDLN).

 

 

 

 

Source Américaine :

Peu après minuit, un soir de mars 1958, dans un camp de la Légion étrangère près de Bouamama en Algérie pendant la guerre d’Algérie, un légionnaire connu seulement sous le nom de « NG » ]Il était de garde. Ce n'était pas un avant-poste particulièrement important, défendu uniquement par des armes légères. La base était essentiellement « creusée dans le sol » et reliée au camp principal par une simple ligne téléphonique.

 

Ce soir-là, le ciel d'un noir parfait abritait une lune éclatante. En dessous, le désert s'étendait à perte de vue comme un océan de sable sans fin. NG s'attendait à une nuit tranquille et, tout en restant vigilant, savourait la sérénité paradoxale de l'instant.

 

Cependant, aux alentours de minuit et demi, cette sérénité paisible fut bel et bien rompue.

 

Un sifflement soudain venant d'en haut rappela à NG le bruit de quelqu'un soufflant dans le goulot d'une bouteille. Levant les yeux, il aperçut un énorme objet rond qui se dirigeait vers lui. À une trentaine de mètres, l'objet s'immobilisa brusquement et resta immobile, en suspension dans le vide.

 

Il continua d'observer l'engin véritablement gigantesque, estimant sa largeur à environ 1 000 pieds.

Une pâle lueur verte sembla envelopper l'engin. Plus étrange encore, un faisceau conique de lumière vert émeraude émanait du centre de l'engin et se dirigeait vers le sol. Malgré les ordres de faire feu ou de contacter la base principale en cas de problème, NG resta là, stupéfait par les événements extraordinaires qui se déroulaient autour de lui.

 

Une fluctuation des humeurs et des émotions

Avant même qu'il ne s'en rende compte, quarante-cinq minutes s'étaient écoulées. Pendant tout ce temps, NG était resté planté là, à contempler le vaisseau cosmique qui planait au-dessus de lui. Il se sentait presque comme en transe, tant les couleurs qui entouraient le vaisseau étaient envoûtantes.

 

Soudain, le sifflement retentit à nouveau, le ramenant à la réalité. Il vit l'objet commencer à s'élever une fois de plus. Celui-ci continua ainsi avant de filer brusquement dans le ciel nocturne et de disparaître en quelques secondes.

 

Pendant quelques instants après son départ, l'état d'esprit de NG sembla affecté. Il oscillait rapidement entre tristesse et calme, avant de retrouver pleinement son état d'esprit « normal », tel qu'il était avant l'apparition.

 

À ce moment-là, il a pris le téléphone et a contacté la base principale pour signaler l'incident. Cependant, au lieu de la réponse qu'il attendait – l'envoi d'une unité de renfort pour enquêter et établir un rapport complet –, on lui a simplement dit de poursuivre sa ronde.

 

Lorsqu'il était enfin relevé de son service à l'heure habituelle, il cherchait aussitôt à informer ses supérieurs des observations qu'il avait faites. Et même si, cette fois-ci, ils prenaient davantage en compte son empressement, la réaction était loin d'être celle qu'il espérait, voire même celle à laquelle il s'attendait.

 

Aucun de ses supérieurs ne doutait de sa sincérité. Ils croyaient qu'il croyait ce qu'il avait vu. Cependant, la plupart étaient enclins à attribuer l'incident à un « trouble psychologique » dû au contexte des combats.

Ils ont néanmoins « enquêté » sur le lieu de l'observation. Inutile de préciser qu'ils n'ont rien trouvé pour étayer les dires de NG.

 

Une hallucination chez un soldat par ailleurs en pleine forme mentale et physique ?

Malgré le scepticisme de ses supérieurs – aussi professionnel fût-il –, NG a tout de même été interrogé de manière approfondie suite à son rapport initial, ce qui comprenait un examen médical tout aussi approfondi.

 

Ce que les enquêteurs remarquèrent cependant, c'est que le récit de NG restait inchangé par rapport à sa première déposition. Et bien qu'ils ne s'écartassent finalement pas de leurs conclusions initiales, à savoir que le contexte traumatique de la guerre était responsable d'une hallucination ou d'une erreur d'interprétation, ils furent tellement fascinés et intrigués par ce témoignage que NG fut envoyé dans un hôpital militaire parisien pour des examens et des investigations complémentaires.

 

Concernant son état mental et physique général, les médecins n'ont rien trouvé qui puisse les empêcher de servir dans la Légion étrangère. De fait, beaucoup pensaient qu'une personne capable de supporter les conditions particulièrement éprouvantes d'une telle unité militaire serait sans doute capable de rapporter ces incidents étranges avec une précision remarquable.

 

Finalement, NG fut autorisé à rester en service actif et retourna à son poste en Algérie où il demeura actif tout au long de la guerre et jusqu'à sa fin.

 

Il resterait inflexible, ne serait-ce qu'en privé, au sujet de ce qu'il avait vu ce soir-là alors qu'il était de garde.

 

Un compte crédible avec plusieurs points litigieux

Ce qui rend le récit de NG encore plus crédible, ce sont peut-être ses agissements après son passage dans la Légion étrangère. Il n'a pas cherché la gloire ni le profit en rendant son histoire publique. Bien au contraire, il n'en a parlé qu'à sa famille et à ses proches.

 

Sa première révélation publique de cette histoire eut lieu en 1970, auprès du chercheur en ufologie Joel Mesnard, plus de dix ans après les faits. Mesnard se souviendra que NG avait semblé « légèrement réticent » à en parler pendant les premières minutes, mais qu'il avait finalement raconté la même histoire que d'habitude.

 

Malgré l'apparente authenticité du témoin, plusieurs points litigieux nuisent à sa crédibilité. Par exemple, aucun rapport militaire officiel ne relate l'incident. De même, aucun document relatif à son séjour à l'hôpital parisien n'a été retrouvé. Les archives sont généralement détruites après dix ans. Bien que NG n'ait aucun contrôle sur ces éléments, ils jouent néanmoins en sa défaveur.

 

Le fait qu'il ait été le seul témoin de l'incident, à tort ou à raison, joue également un rôle. Bien qu'il ait expliqué des années plus tard que la plupart des hommes de son unité dormaient probablement à cette heure-ci (juste après minuit), il a lui-même admis ne pas comprendre pourquoi le légionnaire de garde à l'autre bout de la base n'avait rien signalé d'inhabituel.

 

Malgré cela, au moment de son entretien avec Mesnard en 1970, il restait convaincu qu’un événement « tout à fait extraordinaire » s’était produit ce soir-là.

 

Aucune « maladie » depuis la rencontre

Bien sûr, NG n'en fait pas mention lui-même. On peut toutefois supposer qu'un tel incident a pu se produire. Après tout, 45 minutes s'étaient écoulées lorsque NG réalisa qu'il était dans un étrange état de transe. Se pourrait-il qu'il n'ait été dans cet état que quelques instants après une possible tentative d'enlèvement ?

 

Cela pourrait aussi expliquer l'absence d'autres témoins d'un engin aussi imposant, malgré l'heure tardive. Il se peut qu'il n'ait survolé les bases que pendant quelques instants, lors de l'enlèvement et du retour potentiels.

 

Il s'étendait ensuite sur cette période apparemment floue, affirmant que « le temps semblait s'écouler très lentement ». Plus révélateur encore, il prétendait avoir eu l'impression d'être « dans un autre monde ».

L'hypothèse d'un enlèvement n'est que pure spéculation. NG lui-même, cependant, croit qu'il s'est passé quelque chose de véritablement extraordinaire dans son esprit cette nuit-là. Mesnard écrira après son entretien avec NG :

 

Il affirme n'avoir souffert d'aucune maladie depuis la nuit de l'apparition. Et aucun trouble physique ou mental inhabituel !

 

De plus, et c'est peut-être important, contrairement aux personnes enlevées à plusieurs reprises, par exemple, il n'a signalé aucun autre enlèvement depuis l'incident de mars 1958.

 

Que penser, dès lors, de sa conviction qu'un événement important s'est produit à son corps suite à l'observation de l'OVNI ? Était-ce intentionnel de la part de l'intelligence qui se cachait derrière ce vaisseau gigantesque ? Ou bien une simple coïncidence ?

 

Et comment ce « changement » s’est-il produit ? NG est-il monté à bord du vaisseau ? Ou bien les feux verts qui l’ont tant fasciné ont-ils joué un rôle important dans cette manipulation positive ?

 

Quelque chose « venu d'un autre monde » nous observe !

Il y a une chose dont NG ne doute pas : « Quelque chose vient d'un autre monde pour observer le nôtre. »

 

Malheureusement, suite au récit de l'interview de Mesnard par NG, l'affaire ne semble pas avoir été largement relayée avant l'avènement d'Internet dans les années 2000. De plus, étant donné que NG est le seul témoin de l'incident et le temps écoulé depuis, sans parler de l'absence de tout document officiel, il est fort probable que rien de nouveau ne soit révélé au public concernant l'incident de Bouamama.

 

Cet événement est intéressant, et pas seulement en raison de son apparition dans un lieu ravagé par la guerre. L'effet positif apparent de cette rencontre rapprochée sur NG se retrouve dans de nombreux témoignages d'OVNI. Nous avons récemment examiné le cas du « Docteur X », en France. Sa rencontre rapprochée avec un OVNI aurait apparemment guéri une affection à sa jambe.

 

En effet, bien que les engins eux-mêmes diffèrent parfois, leurs conséquences, en apparence positives, sont très similaires. Cela signifie-t-il alors que l'intelligence à l'origine d'OVNIs apparemment différents pourrait être la même ? Après tout, nous, humains, disposons de nombreux moyens de transport aérien. Pourquoi en serait-il autrement pour une civilisation apparemment bien plus avancée technologiquement ?

Source

https://www.ufoinsight.com/ufos/close-encounters/algerian-war-ufo-foreign-legion

 

Situation de Bouahmama.

L’authentique Bouahmama est un village qui borde les contreforts des Beni Melloul. Son nom signifie le lieu des pigeons. La base militaire a été repositionnée à cinq kilomètres du village VERS 1953, à l’intérieur du plateau, entre la chaîne du Chélia et à la naissance sud du Djebel Tamza. Le village est vidé de ses habitants qui sont regroupés auprès du nouveau poste. Il est intéressant de constater que les Romains s'étaient aussi établis là, on retrouve les traces de leur présence à proximité sur le djebel Tazoult. Position qui domine très bien le plateau, d'où l'on voit venir de loin.


Le plateau se trouve à environ 1200 m d’altitude, au pied de la magnifique chaîne du Chélia dont les crêtes sont enneigées de novembre à avril. Son sommet culmine à 2328 m. Plus au sud les Nemencha, région aride et presque désertique, jouxtent le massif des Aurès. Conduit par un couloir, le sirocco venu des parcours présahariens, souffle l’été, parfois chargé de sable, qui pénètre dans les bâtiments à travers les moindres interstices.

 

1962 – HAMMAGUIR – TEMOIGNAGE DE CHRISTIAN GALIVER - ALGERIE

Vidéo du témoignage : https://www.youtube.com/watch?v=v86v6hN0eXY&t=123s –

 

C’est notre base de première main du témoignage de l’observation à Hammaguir de Christian Galiver par lui-même !

 

Un témoignage à traiter comme un dossier distinct du cas de Jean-Pierre Chapel : Galiver ne raconte pas l’observation d’un seul objet spectaculaire, mais une série d’apparitions répétées d’objets non identifiés lors d’essais de missiles à Hammaguir en 1962.

 

Christian Galiver : des « objets » apparaissant derrière les avions lors des tirs de missiles

1. Le contexte militaire

Christian Galiver indique avoir effectué son service militaire en Algérie entre 1960 et 1962, dans une unité spécialisée dans le suivi d'engins expérimentaux. Il est successivement affecté à Colomb-Béchar puis à Hammaguir, dans le Sahara. Son travail est particulièrement intéressant pour l'étude du témoignage : il ne se trouve pas simplement dans le désert comme observateur occasionnel. Il explique qu'il travaille sur des postes de suivi répartis dans le désert, séparés d'environ dix kilomètres. Ces postes ont pour fonction de suivre les engins lancés depuis la base et de permettre leur localisation après le tir.

Il explique également que son unité suivait différents types d'engins :

-       Missiles ;

-       Engins sol-air ;

-       Engins air-sol ;

-       Avions-cibles ;

-       Fusées ou autres engins expérimentaux.

 

Nous sommes donc dans un environnement où l'observation aérienne constitue précisément la fonction professionnelle du témoin. C'est un point très important pour l'évaluation du cas.

 

2. Le rôle du cinéthéodolite

L'un des passages les plus intéressants de son témoignage concerne le cinéthéodolite. Galiver explique qu'il travaillait avec un appareil équipé d'une caméra, d'un système de pointage en site et d'un système de pointage en gisement ; de mouvements coordonnés permettant de suivre un engin dans les trois dimensions apparentes.  La caméra utilisait du film 24 × 36 mm. L'objectif du dispositif était de filmer les missiles et avions-cibles afin de permettre ensuite aux ingénieurs de reconstituer leur trajectoire. Galiver explique que les informations de site et de gisement étaient enregistrées sur les séquences, permettant de déterminer la trajectoire de l'engin. C'est essentiel : les opérateurs n'étaient pas des spectateurs regardant le ciel. Ils avaient été entraînés à suivre et à mesurer le déplacement d'objets aériens.

 

3. L'événement survient pendant un essai de missile

Le témoignage devient particulièrement intéressant quand Galiver décrit un essai au cours duquel un Mirage intervient contre un avion-cible. Il situe l'avion-cible à environ 10 000 pieds, soit environ 3 000 mètres, même si la transcription comporte quelques hésitations. Et c'est alors que les opérateurs voient quelque chose d'étrange. Deux objets apparaissent derrière l'avion.

 

Ce détail est fondamental car Galiver ne parle pas d'une lumière isolée dans le ciel. Il décrit : « deux objets derrière l'avion » Il indique ensuite que les objets suivent l'avion. C'est le cœur du témoignage car selon Galiver, les objets apparaissent lorsque l'avion est en position de tir. Puis ils disparaissent lorsque le missile est tiré.

 

Un deuxième avion intervient environ quinze minutes plus tard. Et la même chose se reproduit. Galiver explique : « ça apparaissait deux objets qui revenaient se placer derrière l'avion » puis : « il redisparaissait quand l'avion avait tiré ses missiles »

 

Et plus loin, il précise : « Ça venait chaque fois que l'avion tirait, ça paraissait 15 secondes avant et puis ça redisparaissait. Aussitôt que l'avion le tir était fini. » Il estime que le phénomène s'est reproduit trois ou quatre fois et c’est donc cette répétition qui donne au témoignage son intérêt.

 

Il faut cependant être extrêmement prudent sur la description physique. Galiver ne décrit pas précisément une soucoupe. Lorsqu'on lui demande à quoi ressemblent les objets, il répond qu'ils lui paraissent : « un peu rond » mais il ajoute qu'il ne peut pas en dire davantage. C'est important.

 

Nous ne disposons donc pas d'une description permettant d'affirmer :

 

-       Disque ;

-       Sphère ;

-       Cigare ;

-       Triangle ;

-       Objet métallique ;

-       Objet lumineux.

 

La seule caractéristique morphologique relativement sûre est : une apparence vaguement ronde. Il indique également qu'ils ne semblaient pas être simplement des reflets du soleil. Un élément très intéressant est que Galiver explique qu'il se trouvait sur un poste où les objets pouvaient être observés dans le contexte même du suivi de l'avion et du missile. Il précise que lui-même ne filmait pas nécessairement « les OVNI » en tant que tels.

Le dispositif était destiné à filmer :

Le décrochage de l'engin, le Mirage, puis le missile.

 

Autrement dit, si les objets étaient réellement présents dans le champ de la caméra, ils auraient pu apparaître fortuitement sur les films des essais.

 

C'est extrêmement important.

 

Nous ne sommes pas face à :

-       « Des militaires ont décidé de filmer un OVNI ».

Mais plutôt :

-       « Des militaires filmaient un essai aéronautique avec un instrument de mesure, et des objets inhabituels seraient apparus dans le champ de prise de vue. »

 

La distinction est majeure.

 

Galiver explique qu'il en parle à un collègue situé sur un autre poste. Celui-ci lui répond en plaisantant : « C'est les soucoupes volantes. » Galiver lui-même semble alors plutôt gêné par cette appellation. Il dit en substance qu'il ne fallait pas raconter cela sous peine de passer pour des « rigolos ». C'est un détail psychologique intéressant. Il apprend que le phénomène aurait été observé par plusieurs personnes et constate que les témoins ne semblent pas avoir immédiatement interprété l'événement comme une preuve extraterrestre. Ils constatent quelque chose qu'ils ne comprennent pas. Puis ils en parlent entre eux.

 

Galiver estime finalement qu'ils étaient peut-être une douzaine à avoir vu ces objets. Il ajoute que les personnels des autres postes auraient également observé le phénomène. Si cette affirmation pouvait être documentée indépendamment, elle constituerait un élément très important. Mais pour l'instant, nous devons la classer comme : témoignage rétrospectif de Galiver. Nous ne disposons pas, dans la vidéo, des noms des autres observateurs ni de rapports écrits établis en 1962.

 

Le film : le point le plus important… et la principale faiblesse et c'est probablement le problème central de ce dossier. Galiver affirme que les objets auraient été enregistrés sur les films des essais. Mais il ne possède plus ces films. Il explique qu'après son retour de l'armée, il n'en a plus parlé. Il dit également : « on ne les a jamais revus les films » Et plus tard : « si nous on avait vu des choses bizarres, sur les films, ça doit y être. »

 

Cette dernière phrase est révélatrice. Il ne dit pas : « J'ai revu le film récemment et les objets sont dessus. » Il dit en substance : « Nous les avions filmés ; ils doivent donc être présents sur les films. »

 

Il faut donc distinguer : Ce qui est directement observé

Galiver affirme avoir vu les objets dans le ciel.

Ce qui est supposé

Il suppose qu'ils apparaissaient sur les films.

Ce qui n'est plus vérifiable

Le contenu des films.

 

Le témoignage vidéo et la déclaration d'un général, ce sont là d’autres éléments particulièrement intéressants. Galiver explique qu'environ quinze jours après, lorsqu'il est en permission, il entend parler d'une émission consacrée aux OVNI. Un général de l'Armée de l'air y aurait déclaré que : « l'armée française a filmé des essais de missile et au même moment des objets non identifiés ». Galiver fait immédiatement le rapprochement avec ce qu'il avait vu à Hammaguir.

 

Mais attention : ce n'est pas une confirmation indépendante de son observation. Le raisonnement de Galiver est :

 

Un général dit que l'armée française possède des films d'objets non identifiés → j'ai moi-même vu des objets lors d'essais filmés → il pourrait s'agir de ces films.

 

C'est une association logique, mais pas une preuve documentaire. Il faudrait retrouver l'émission et identifier précisément le général, sa déclaration, sa date et les documents auxquels il faisait référence. C'est une piste de recherche très importante.

 

Le contexte technique rend le cas particulièrement intéressant et il faut insister sur un point. Hammaguir n'est pas un lieu quelconque.

 

Au début des années 1960, le Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux (CIEES) constitue l'un des principaux sites français d'essais de missiles et de fusées. On y teste et suit notamment des missiles, des avions-cibles, des fusées-sondes, des engins guidés et des systèmes de propulsion.  Le ciel autour du site est donc rempli d'objets artificiels.

 

C'est à la fois une force et une faiblesse pour le témoignage.

 

Force :

            Le personnel est expérimenté et sait identifier de nombreux appareils.

 

            Faiblesse :

            Le nombre d'engins expérimentaux et de phénomènes liés aux essais augmente énormément les             possibilités d'erreur d'identification.

 

La mémoire après plus de cinquante ans

C'est probablement la principale réserve méthodologique. L'entretien est réalisé plus d'un demi-siècle après les événements. Galiver se souvient manifestement de l'événement comme d'une expérience marquante. Mais on constate dans la transcription :

 

-       Hésitations ;

-       Approximations ;

-       Corrections ;

-       Incertitudes sur les distances ;

-       Incertitudes sur la forme ;

-       Confusion de certains termes techniques ;

-       Difficulté à dater précisément certains éléments.

 

Il dit lui-même :« je ne sais pas » ceci à plusieurs reprises.

 

Cela n'est pas nécessairement négatif. Au contraire, il est préférable qu'un témoin reconnaisse ses limites plutôt que d'inventer une précision qu'il n'a pas. Mais cela signifie que son témoignage ne peut pas remplacer les archives contemporaines.

 

Au départ, Galiver ne semble pas particulièrement préoccupé par l'affaire. Il explique : « Quand je suis revenu de l'armée, je n’en ai jamais parlé parce que ça ne m’occupait pas plus que ça. » Il considère donc l'événement comme quelque chose d'étrange mais qui ne change pas sa vie. Ce n'est que lorsqu'il entend parler d'une déclaration publique concernant des films militaires d'OVNI qu'il fait le rapprochement. Cette chronologie est importante. Elle suggère que la croyance OVNI n'était probablement pas à l'origine de son observation, du moins d'après son propre récit.

 

Mon appréciation

Je donnerais à ce dossier un intérêt historique élevé, mais une valeur probante encore limitée. Ce qui joue en faveur du témoignage

 

-       Témoin ayant réellement travaillé dans un environnement d'essais de missiles ;

-       Connaissance technique des instruments de suivi ;

-       Observation répétée ;

-       Plusieurs témoins revendiqués ;

-       Phénomène associé à plusieurs tirs ;

-       Observation effectuée dans le cadre professionnel ;

-       Existence alléguée de films contemporains.

 

Ce qui empêche d'en faire une preuve

 

-       Aucun film disponible ;

-       Aucun rapport militaire contemporain retrouvé ;

-       Aucun nom des autres témoins fourni dans la transcription ;

-       Pas de données cinéthéodolite ;

-       Pas de mesure de distance ;

-       Pas de mesure de vitesse ;

-       Description très imprécise ;

-       Témoignage recueilli très longtemps après les faits ;

-       Possibilité de phénomènes liés aux essais eux-mêmes.

 

Source :

La vidéo du témoignage à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=v86v6hN0eXY&t=123s –

 

AVRIL 1963 – HAMMAGUIR Le cas de Jean-Pierre CHAPEL

L'OVNI qui aurait été filmé au cinéthéodolite

Le témoin principal est Jean-Pierre Chapel, journaliste spécialisé dans les questions spatiales, alors à Europe 1. Selon son récit, il se trouve en avril 1963, dans la région de la base d'Hammaguir, avec une équipe comprenant environ une trentaine de techniciens et militaires, dans le cadre d'un exercice de récupération de têtes de fusées.

L'intérêt du cas tient surtout à ceci :

le phénomène aurait été enregistré par un cinéthéodolite.

 

1. Les circonstances de l'observation

Le groupe est installé dans le Sahara et doit être ravitaillé par avion. Vers 14 heures, un technicien aperçoit un point noir dans le ciel et pense qu'il s'agit de l'avion attendu. Mais quelque chose ne correspond pas : le point reste pratiquement au même endroit pendant plusieurs minutes.

 

Chapel explique qu'après environ dix minutes, les observateurs comprennent qu'il ne s'agit probablement pas de l'avion de ravitaillement. L 'objet est alors estimé à environ : 3 000 mètres d'altitude ?4 kilomètres de distance.

 

2. Le cinéthéodolite est alors mis en œuvre

C'est l'élément essentiel du dossier. Le responsable militaire fait installer un cinéthéodolite. Il s'agit d'un instrument utilisé dans les essais de missiles et de fusées pour suivre précisément une trajectoire. Dans le témoignage de Chapel, l'appareil est décrit comme :

-       Une caméra ;

-       Équipée d'un téléobjectif d'environ 2 000 mm ;

-       Avec un système permettant de mesurer le temps au dixième de seconde ;

-       Enregistrant un grand nombre d'images permettant ensuite une analyse au ralenti.

 

C'est donc très différent d'un film amateur.

 

Si le film existait réellement et était exploitable, il aurait théoriquement pu permettre de déterminer :

-       La trajectoire ;

-       La vitesse angulaire ;

-       L’accélération apparente ;

-       Éventuellement l'altitude ;

-       La distance ;

-       La taille angulaire.

 

C'est précisément ce qui rend cette affaire potentiellement extraordinaire.

 

3. Que voit Jean-Pierre Chapel ?

Dans le viseur du cinéthéodolite, Chapel décrit un objet ayant une apparence métallique, avec une forme symétrique ; une forme globalement assimilable à une soucoupe.  L'objet reste apparemment immobile pendant environ cinq minutes. Puis il disparaît brutalement. Ce n'est donc pas un objet simplement aperçu pendant quelques secondes. Le phénomène aurait été observé suffisamment longtemps pour être filmé.

 

L'accélération de 62 g, c'est le chiffre qui a rendu cette affaire célèbre. Selon le récit publié par Bourret et repris ensuite par la 3AF : l'analyse du film aurait donné une accélération de 62 g. Autrement dit, si la mesure était correcte et si l'objet était réellement un engin matériel effectuant cette accélération, on serait face à quelque chose de totalement extraordinaire. À titre de comparaison, une accélération de 62 g est considérable. Pour un être humain non protégé, elle serait évidemment incompatible avec la survie. Mais il faut immédiatement introduire une distinction fondamentale : 62 g mesurés sur une séquence cinématographique ne signifie pas automatiquement que l'objet a physiquement subi 62 g.

Il faut connaître :

-       La distance réelle ;

-       La géométrie de l'observation ;

-       L’altitude ;

-       La focale ;

-       Le déplacement angulaire ;

-       Les repères utilisés ;

-       La cadence exacte du film ;

-       La précision du mécanisme de suivi ;

-       Les conditions de calibration.

 

Sans le film et les données originales, nous ne pouvons pas vérifier le calcul.

 

Le film aurait été perdu. C'est ce qu'affirme la version ultérieure du témoignage : le document aurait disparu lors d'un déménagement à Agadir. Cette information est capitale. Car cela signifie que nous ne disposons aujourd'hui d’aucun élément sur ce film et sur ce qu’aurait pu nous apprendre les images.  Nous avons donc essentiellement un témoignage rétrospectif concernant une observation et un film aujourd'hui introuvable. C'est évidemment très différent d'un dossier dans lequel on pourrait examiner directement les images.

 

Une évolution intéressante du témoignage et cet c’'est probablement le point le plus important que j'ai trouvé. Le récit de Chapel évolue avec le temps. Dans son témoignage rapporté par Bourret, il parle d'une accélération de : 62 g - Mais lors d'une émission télévisée sur France 2 en 1998, le récit devient différent : l'objet aurait accéléré de 0 à environ 8 000 km/h en moins de deux secondes.  Cette différence est importante.

 

Le premier récit : 62 g

Le récit ultérieur : 8 000 km/h en moins de 2 secondes

 

Ces valeurs ne sont pas identiques.

Et surtout, le récit télévisé de 1998 semble présenter Chapel différemment : il parle alors d'une observation réalisée par des militaires, tandis qu’une analyse de Thibaut Canuti souligne que Chapel ne se présente plus exactement comme le témoin direct de la même manière que dans le récit transmis à J.C. Bourret. Cela invite à la prudence.

 

En fait dans cette observation le témoignage n'est donc pas aussi simple que « l'armée a filmé un OVNI à 62 g » C'est une formulation que l'on retrouve souvent sur Internet. Elle est beaucoup trop affirmative.

La chaîne documentaire réelle est plutôt :

 

Jean-Pierre Chapel → entretien avec Jean-Claude Bourret vers 1975 → récit publié dans Le nouveau défi des OVNI (1977) → reprise par la littérature ufologique → témoignage reproduit par la 3AF en 2010 → récit télévisé ultérieur.

 

La 3AF précise elle-même que son texte de 2010 reprend le témoignage paru dans le livre de Bourret. Cela signifie que la source contemporaine fondamentale du récit que nous connaissons aujourd'hui est essentiellement Chapel lui-même, transmis par J.C. Bourret.

 

Nous avons retrouvé une confirmation indépendante : Jacky Kozan, cité dans les recherches de Thibaut Canuti, affirme avoir travaillé dans le même service que des techniciens présents sur place et dit que ceux-ci lui auraient raconté l'événement. Mais ce n'est pas une confirmation documentaire indépendante.

C'est également un témoignage indirect. Ainsi que le signale l’auteur de cette étude : les personnes qu'il cite n'ont pas fourni n le film, ni le rapport technique et encore moins les données originales permettant de vérifier l'affaire.

 

 Il faut surtout éviter une confusion avec le cas de 1967 car en effet, nous avons deux dossiers « Hammaguir » totalement différents :

 

Avril 1963

            Jean-Pierre Chapel
            → objet observé à environ 4 km
            → cinéthéodolite
            → film d'environ 5 minutes
            → accélération annoncée de 62 g
            → film aujourd'hui déclaré perdu.

 

                        16 janvier 1967

                        Jean-Pierre Morin et plusieurs personnels du CNES / astronomes
                        → objet allongé et lumineux
                        → observation de plusieurs dizaines de minutes
                        → passage apparent près du pas de tir Véronique
                        → aucune photographie connue
                        → radar non actif.

 

Il ne faut absolument pas les fusionner.

 

Le rapport avec Jean-Claude Bourret. Le dossier de 1963 apparaît bien dans le travail de J.C. Bourret, notamment dans Le nouveau défi des OVNI, publié en 1977. La bibliographie ufologique ultérieure identifie explicitement ce témoignage comme provenant du livre de Bourret. La 3AF l'a ensuite reproduit en 2010 à l'occasion de la disparition de Jean-Pierre Chapel. Il est donc possible de faire remonter assez précisément la filiation documentaire du cas. Dans les archives de la télévision Française on trouve bien une trace télévisuelle. Jean-Pierre Chapel a reparlé de cette affaire dans une émission de France 2 en 1998, avec une version légèrement différente du récit.

:

Je le classerais comme un cas historiquement très intéressant mais documenté de manière très insuffisante pour valider les performances extraordinaires annoncées. Il s’agit beaucoup plus d’une annonce médiatique que d’une analyse scientifique. L’intérêt à ce niveau est donc très limité.

Sources : https://humutation.science/archives/2010/10/02/20286111.htm

https://rr0.org/people/b/BourretJeanClaude/index.htm

 

16 JANVIER 1967 – HAMMAGUIR – ALGERIE - LE CAS DE JEAN-PIERRE MORIN

L’observation d Hammaguir, le 16 janvier 1967, est sans doute l’un des cas algériens les plus remarquables du XXe siècle, et surtout l’un des dossiers où la qualité des témoins et le contexte opérationnel donnent au récit un intérêt particulier.

 

16 janvier 1967 — HAMMAGUIR - Un objet cylindrique observé par des personnels du CNES et des astronomes L'observation se produit à Hammaguir, dans le Sahara algérien, alors que le site est encore utilisé par la France comme centre d'essais de fusées et d'engins spéciaux. Le site, créé à la fin des années 1940, comprend plusieurs bases et pas de tir, dont Blandine. Il sera finalement restitué à l'Algérie en juillet 1967.  L'événement intervient dans un contexte particulièrement intéressant : le lendemain, 17 janvier 1967, doit être lancée une fusée Véronique 61M (FU 145 b) portant une expérience scientifique du Laboratoire d'astronomie spatiale de Marseille. C'est précisément cette circonstance qui donne au cas une importance particulière.

 

1. Les témoins

Le témoignage principal est celui de Jean-Pierre Morin, ingénieur du CNES. Il ne s'agit donc pas d'un témoin occasionnel ou d'un récit recueilli anonymement plusieurs décennies plus tard. Morin était diplômé de l'École centrale de Paris, pilote de réserve et avait travaillé sur les essais du Mirage III avant d'intégrer en 1964 la division « Fusées-sondes » du CNES. Il participa à de nombreux lancements à Hammaguir.  Le soir du 16 janvier, il conduit trois collègues du CNES dans une Citroën 2 CV. :

·         Jean-Pierre Morin

·         Andrieu

·         Lapierre

·         Mercier

 

Une deuxième 2 CV transporte des membres du Laboratoire d'astronomie spatiale de Marseille :

·         Maurice Viton

·         Georges Courtès

·         Cruvelier

Et un quatrième passager, identifié avec une certaine incertitude comme étant Guy Monnet.

 

Le dossier porte donc sur huit témoins au total, avec une distinction très intéressante : quatre voient le phénomène à relativement courte distance, tandis que les quatre autres l'observent ultérieurement à une distance plus importante.

 

2. Le contexte : la veille d'un lancement spatial

Le 17 janvier devait être lancée une Véronique 61M, destinée à une expérience sur la lumière zodiacale. La charge scientifique du Laboratoire d'astronomie spatiale comprenait notamment un pointeur ACS et une caméra ultraviolette, sous la responsabilité de Georges Courtès.  Le 16 janvier au soir, les opérations de préparation ont pris du retard. Morin et ses collègues viennent de travailler sur le pas de tir Blandine. Ils quittent ensuite les installations pour aller dîner. C'est pendant leur trajet qu'ils vont rencontrer le phénomène.

 

3. L'observation commence par une simple lumière

C'est un détail qui rend le récit particulièrement intéressant. Mercier remarque une lumière basse sur l'horizon, légèrement à droite de la route. Au départ, Morin pense tout simplement à un phare d'atterrissage d'un avion. Ce raisonnement est logique puisque le véhicule se trouve à proximité de l'aéroport d'Hammaguir.

 

Mais quelque chose ne correspond pas. La lumière grossit alors qu'elle devrait, selon Morin, traverser leur route. Elle reste cependant sur leur droite. Morin envisage alors l'hypothèse d'un avion effectuant un circuit d'approche. Puis survient un événement beaucoup plus spectaculaire.

 

4. Le moteur de la 2 CV s'arrête

Selon le témoignage de Morin, le moteur commence à hoqueter. Il pense à une panne d'essence. Mais la jauge indique environ trois quarts du réservoir. Puis le moteur s'arrête. Les quatre occupants sortent du véhicule. Les codes de la voiture restent allumés. Et ils regardent l'objet qui vient vers eux. C'est ici que commence la partie la plus extraordinaire du témoignage.

 

5. Un silence total

Morin insiste énormément sur ce point. Il explique que dans le désert nocturne, le silence est tel qu'un bruit très faible peut être perceptible à grande distance. Or l'objet ne produit, selon les témoins, aucun bruit identifiable. Morin élimine donc immédiatement l'hypothèse d'un avion conventionnel.

 

Dans le ciel parfaitement dégagé du Sahara, il affirme pouvoir distinguer la silhouette sombre de l'objet devant le champ d'étoiles.

 

6. La description : un énorme « dirigeable »

L'objet prend progressivement l'apparence d'un dirigeable ou d'un Zeppelin. Morin le décrit comme :

·         Allongé ;

·         Cylindrique ;

·         Sombre ;

·         Sans hublots visibles ;

·         Relativement massif ;

·         Extrêmement silencieux.

 

La dimension apparente est donnée comme environ quatre diamètres lunaires de longueur pour environ un diamètre lunaire de hauteur. Il estime sa vitesse à seulement 10 à 20 km/h. C'est donc un objet décrit comme extrêmement lent.

 

C'est probablement l'élément visuel le plus spectaculaire du dossier : des lumières ou « flammèches » multicolores Morin décrit des sortes de flammèches multicolores, notamment :

·         Orange ;

·         Vert ;

·         Bleu ;

·         Rouge.

 

Il interprète initialement ces phénomènes comme une possible ionisation de l'air autour de l'objet.

Il précise qu'il ne voit pas de propulsion chimique. Il ne distingue pas non plus de hublots. Lorsque l'objet s'éloigne, les lumières deviennent davantage semblables à une lumière jaunâtre.

 

Le cas devient encore plus intéressant ici. Il ne s'agit pas d'un éclair aperçu pendant quelques secondes. Le phénomène reste visible pendant environ vingt minutes pour les premiers témoins. Puis les astronomes de la deuxième voiture l'observent eux aussi. L'observation totale est donc de l'ordre de plusieurs dizaines de minutes. Les astronomes ont même la possibilité de regarder l'objet alors qu'il se trouve déjà à une distance importante.

 

 

HAMMAGUIR

Reconstitution sur Google-Earth des caractéristiques de l’observation.

 

Source : https://humutation.science/archives/2011/05/19/21176189.html –

Direction : Michel Ribardière – FEA - AIRPLANE

 

Reconstitution sur Google-Earth des caractéristiques de l’observation.
Sont indiqués :
• le trajet suivi par la 2 CV N° 1 et le point d'observation (en jaune) ;
• la position de la 2 CV N° 2, lorsqu'elle apparaît aux occupants de la 2 CV N° 1;
• le terrain d'aviation d'Hammaguir (en bleu) ;
•le trajet observé du PAN (en rouge).

Au cours de la discussion, un certain nombre d’éléments ont été précisés :
• La trajectoire de l’objet : Elle est rectiligne, parallèle à la route du lieu d’observation. Elle passe au plus près à 300 m des observateurs pour se diriger vers le pas de tir Blandine et passer à moins d'un kilomètre de la fusée Véronique, située approximativement à 5 -7 km.
• les caractéristiques de l’objet volant :
- le « dirigeable » a la forme d’un cigare de longueur 4 diamètres lunaires, de hauteur 1 à 1,5 diamètre lunaire ;
- la partie interne à contre-jour d’étoiles est noire, sans hublots visibles ;
- les flammèches multicolores situées à l’avant et à l’arrière sont à l’origine de la lumière « blanche » observée de loin, lorsque l’avant et l’arrière de l’objet sont vus de face ;
- contrairement à l’aspect léger d’un dirigeable dont la trajectoire semble un peu fluctuante, l’objet a une apparence massive et garde une trajectoire bien rectiligne ;
• « les tintements cristallins dans l’oreille »:
Ils ressemblent aux grésillements métalliques à haute fréquence qu’on peut entendre sous l’eau lors d’une plongée sous-marine au passage d’un bateau à moteur;
• La surveillance radar :
Elle n’était pas activée ce soir-là. Elle ne le sera que le lendemain pour le lancement de la fusée Véronique.
• Les différents témoignages de Jean-Pierre Morin :

En 1968, alors qu’il appartenait à la Direction des programmes du Cnes, JPG a fait un premier témoignage à
M. Claude Poher auquel M. Lebeau, alors Directeur scientifique du Cnes avait confié l’étude des PAN. Claude Poher s’était fixé comme objectif de démystifier le problème des OVNIs en trois mois.


Il a étudié tous les rapports de gendarmerie disponibles et a été obligé de reconnaître
que, parmi les observations inexpliquées, ses statistiques montraient que plus celles-ci étaient faites à courte distance, plus elles étaient crédibles et donc définitivement inexpliquées.


En 1977, alors affecté au Centre de Kourou, JPM a fait à nouveau un témoignage à la demande de Claude
Poher, cette fois-ci sous hypnose et devant témoins, cette procédure étant censée faire ressortir des détails qui auraient pu être « oubliés » avec le temps. Ce témoignage, transmis au GEPAN, dont la
création remonte à cette époque reste introuvable au Cnes.

 

 

À propos de Jean Pierre Morin :


Jean- Pierre Morin est né à Veynes (Hautes Alpes) le 5 juin 1938. Diplômé de l'École Centrale Paris (1962), pilote élémentaire de réserve (PER, 1963), il est affecté à la section Mirage III du CEAM de Mont-de-Marsan et effectue de nombreux vols en Mirage IIIB biplace. En 1964, il entre à la division « Fusées-Sondes » du Cnes où il est chargé successivement des fusées à propulsion liquide (Véronique AGI, puis 61, puis Vesta), des modules de récupération par parachute Sud-Aviation, puis Space General (USA), puis Latécoère.

 

 De 1965 à 1967, il participe à de nombreux lancements de fusées à Hammaguir ; en novembre 1966 notamment, deux fusées à poudre Titus filment une éclipse solaire au-dessus de l'Argentine et en mars 1967, les guenons Martine et Pierrette sont récupérées vivantes, grâce à un nouveau système de récupération par aérofreins Latécoère.

 

 En 1968, Jean-Pierre Morin entre à la Direction des Programmes du Cnes (Directeur André Lebeau), chargé de suivre l’évolution des programmes de lanceurs en France (Diamant), en Europe (Europa II et III) et dans le monde (USA, URSS). Le 9 avril 1968, il participe au premier lancement de fusée au Centre Spatial Guyanais (avec récupération de la pointe en mer).

 

En février 1972, il est nommé pendant trois mois membre du groupe LIIIS, dont le projet sera adopté par l’Europe Spatiale le 31 juillet 1973 et sera rebaptisé Ariane. Il est muté en septembre 1973 au Centre Spatial Guyanais comme Chef de Division Adjoint des Opérations puis comme Chef de la Division Méthodes-Développement, créée en 1976 pour mettre en conformité le CSG (Centre Spatial Guyanais) avec les exigences du programme Ariane : Planification, Assurance et Contrôle de Qualité, Renouvellement des équipements trop anciens.

 

Le 24 décembre 1979, il participe au premier lancement d’Ariane depuis Jupiter 1. De 1983 à 1985, il est muté au Secrétariat Général de la Défense Nationale comme chargé de mission Espace.

 

Il revient au CSG en 1986 comme Directeur-Adjoint, chargé des fonctions « Finances Personnel Environnement Socio-Économique, Relations Publiques », fonctionnaire de Défense Délégué pour la protection d’Ariane contre la malveillance humaine. De 1993 à 2000, fonctionnaire de Défense du Cnes, membre du Comité de Direction, il assiste à ces titres à tous les lancements d’Ariane jusqu’en octobre 2000.

 

Jean-Pierre Morin est Chevalier de la Légion d’Honneur et Officier de l’ordre du Mérite.

 

 

 

7. Le deuxième groupe de témoins

Après environ vingt minutes, la deuxième 2 CV apparaît au loin. Morin identifie immédiatement les phares. La voiture se rapproche. Les astronomes n'ont apparemment pas vu le phénomène pendant leur trajet. Morin leur demande de sortir et il leur montre alors l'objet. Et c'est un moment particulièrement important du récit : les astronomes le voient eux-mêmes. Georges Courtès aurait alors décrit l'objet comme ressemblant à « un ballon éclairé de l'intérieur. »

 

Morin n'est pas d'accord avec cette interprétation, puisqu'il affirme avoir vu l'objet de beaucoup plus près et n'avoir observé aucune source lumineuse interne.

 

C'est probablement la partie la plus intrigante le phénomène va changer de direction. Après avoir poursuivi une trajectoire relativement rectiligne, l'objet effectue un virage à gauche. Son angle d'élévation augmente et il monte progressivement puis de plus en plus rapidement. Il semble alors traverser le champ d'étoiles.

La phase de montée dure, selon Morin, environ quinze minutes. Il finit par apparaître comme une simple lumière semblable à une étoile. Puis la lumière disparaît.

 

8- Le passage à proximité de la fusée Véronique

C'est probablement ce qui a rendu le cas célèbre dans la littérature ufologique. En reconstituant ultérieurement la trajectoire sur une carte, Morin estime que l'objet a suivi une route parallèle à celle empruntée par les véhicules et qu'il est passé à quelques centaines de mètres du pas de tir de la Véronique. La formulation varie selon les étapes de la reconstitution : le récit initial parle d'environ 500 mètres, tandis que la discussion SIGMA évoque un passage à moins d'un kilomètre de la fusée.  Cela doit être présenté avec prudence : il s'agit d'une reconstitution géométrique postérieure, et non d'une mesure radar de l'époque.

 

On pourrait penser qu'un objet aussi spectaculaire aurait dû être détecté par radar. Mais il y a un problème. Selon l'enquête SIGMA, la surveillance radar n'était pas activée ce soir-là. Elle devait l'être le lendemain pour le lancement de la Véronique.

 

Nous ne disposons donc pas de trace radar permettant de confirmer indépendamment l'objet.  C'est une faiblesse importante du dossier.

 

9- Le moteur de la 2 CV : un véritable « effet OVNI » ?

C'est un aspect qu'il faut traiter avec beaucoup de prudence. La littérature ufologique a souvent résumé l'affaire ainsi :

OVNI approche → moteur de voiture tombe en panne → OVNI s'éloigne → moteur redémarre.

 

Mais le témoignage original est un peu plus nuancé. Morin rapporte bien que le moteur s'arrête lorsque l'objet approche. Mais il redémarre ensuite au premier coup de démarreur. Il ne fournit pas de mesure électrique, magnétique ou mécanique permettant de démontrer une relation causale. Il est donc impossible de conclure que le phénomène a provoqué l'arrêt du moteur. Une panne momentanée reste parfaitement possible.

 

Identification : Les Hypothèses

 

A.   L'hypothèse d'un ballon

            C'est probablement l'une des explications conventionnelles les plus sérieuses à examiner.            Plusieurs éléments vont dans ce sens :

 

·         Absence de bruit ;

·         Déplacement très lent ;

·         Aspect de dirigeable ;

·         Lumière ;

·         Observation nocturne ;

·         Environnement désertique ;

·         Possibilité d'un ballon météorologique ou expérimental.

 

            Et surtout, Georges Courtès, astronome, propose spontanément l'idée d'un ballon éclairé. Mais             plusieurs éléments compliquent cette hypothèse :

 

·         La vitesse apparente ;

·         La trajectoire rectiligne ;

·         L’aspect massif ;

·         Les « flammèches » ;

·         La trajectoire finale ;

·         La montée rapide ;

·         L’absence apparente de dérive sous l'effet du vent.

 

Morin affirme également avoir vérifié le lendemain qu'il n'y avait pas eu, à sa connaissance, d'activité militaire ou de ballon météorologique correspondant. Cela ne constitue toutefois pas une élimination définitive de l'hypothèse ballon.

 

B.   L'hypothèse d'un engin militaire ou de renseignement

C'est une hypothèse particulièrement intéressante dans le contexte de Hammaguir.       Morin lui-même envisage dans son témoignage la possibilité d'un engin de reconnaissance soviétique ou américain, compte tenu de la sensibilité des activités françaises de lancement.

 

À cette époque, la guerre froide est à son apogée. Hammaguir est un site stratégique. Un engin de reconnaissance étranger aurait donc théoriquement eu une raison de s'intéresser aux activités françaises. Mais il y a un problème :

·         Aucune donnée déclassifiée connue ne permet d'établir qu'un tel appareil était présent au-dessus de Hammaguir ce soir-là.

 

Cette hypothèse doit donc rester une possibilité historique, pas une conclusion.

 

C.   Le phénomène de « mirage »

Morin lui-même évoque finalement la possibilité d'un mirage. C'est intéressant parce que le témoin principal ne termine pas son récit en affirmant :

 

« C'était un engin extraterrestre. »

 

Il reste au contraire prudent et il reconnaît qu'une explication atmosphérique pourrait être envisagée. Cependant, un mirage classique n'explique pas facilement, à lui seul, l'ensemble des caractéristiques rapportées : silhouette structurée, mouvement, passage apparent à proximité, observation prolongée, changement de trajectoire et observation par plusieurs personnes. Il faudrait donc une analyse atmosphérique et astronomique beaucoup plus poussée pour tester cette hypothèse.

 

Le témoignage tardif est à prendre en compte. C'est une autre question méthodologique essentielle. L'observation date de 1967. Le témoignage détaillé publié par la Commission SIGMA repose sur un récit écrit par Jean-Pierre Morin en novembre 2009, soit environ 42 ans après les faits. Cela ne signifie absolument pas que le témoignage est faux. Mais cela signifie que les souvenirs ont eu énormément de temps pour être reconstruits. En revanche, un élément favorable existe : Morin affirme avoir raconté l'observation dès 1968 à Claude Poher, alors qu'il travaillait au CNES. Il aurait également témoigné de nouveau en 1977. La Commission SIGMA a recueilli son témoignage en 2009 et précise avoir discuté avec lui certains détails.  Cette continuité est importante.

 

Selon Morin, il n'aurait pas souhaité faire largement connaître l'affaire pendant sa carrière. Il explique qu'il existait à l'époque une certaine crainte de perdre sa crédibilité professionnelle en parlant d'OVNI. Plus tard, lorsqu'il travaille à la Direction des programmes du CNES, il en parle à Claude Poher, qui s'intéresse alors systématiquement aux PAN. Il est l’un des fondateurs du GEPAN dont il fut le premier directeur.  Ce point est historiquement intéressant parce qu'il montre que le cas ne naît pas en 2009. Il existe un témoignage rétrospectif affirmant que l'affaire avait déjà été communiquée à un responsable travaillant sur les observations de PAN au CNES dès la fin des années 1960.  

 

C'est finalement en 2009-2011 que l'affaire acquiert une nouvelle visibilité. La Commission SIGMA, de l'Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), recueille le témoignage de Morin. Le dossier est publié dans la Lettre 3AF n°5 de mai-juin 2011, sous le titre : « Janvier 1967 – Un OVNI survole Hammaguir ».

 

Un détail très important : les témoins astronomes n'ont pas produit de rapport contemporain C'est probablement l'une des principales limites du dossier. Nous avons essentiellement le récit développé de Jean-Pierre Morin. Les autres témoins ne semblent pas avoir laissé, à l'époque, des rapports scientifiques indépendants détaillés. SIGMA indique d'ailleurs que les astronomes n'étaient pas disposés à écrire sur leur observation. Cela réduit considérablement la possibilité de faire une triangulation indépendante du témoignage.

 

Ce qui rend réellement Hammaguir exceptionnel :

 

                        a. Ce n'est finalement pas la forme de l'objet.

                        b - Ce n'est même pas la panne de moteur.

 

C'est la combinaison :

 

Site spatial sensible + personnel du CNES + astronomes + observation prolongée + objet apparemment structuré + très faible vitesse + absence de bruit + phénomènes lumineux + changement de trajectoire + proximité apparente d'une fusée + absence d'explication contemporaine clairement établie.

 

C'est cette combinaison qui explique pourquoi le cas a survécu dans la littérature ufologique.

 

Il faudrait maintenant aller plus loin que les récits ufologiques et rechercher les archives techniques du lancement Véronique FU 145 b du 17 janvier 1967, les documents du CNES concernant l'opération, ainsi que les éventuels journaux de sécurité ou de météorologie de Hammaguir pour le 16 janvier. C'est là que nous pourrions peut-être trouver la clé du dossier : activité aéronautique, ballon météorologique, conditions atmosphériques, observations militaires, anomalies techniques ou éventuel signalement contemporain.

 

C'est aussi ce qui permettrait de déterminer si Hammaguir est réellement un cas PAN exceptionnel, ou un cas spectaculaire dont la réputation repose principalement sur le témoignage rétrospectif de Morin. La recherches des autres témoins aurait dû être une priorité dans les décennies qui ont suivie l’affaire et il est regrettable que cette action n’ait pas été faite.

Sources :

-       https://humutation.science/archives/2011/05/19/21176189.htm

-       https://www.chasseurdesanglier.com/ovni-avnc-1963-sahara-base-dhammaguir-ovni-prend-62g-depart-arrete/

-       https://www.nexus.fr/wp-content/uploads/2014/12/NX75_08_Hammaguir_light

 

14 ? JANVIER 1970 – ALGER

Alger.  C'est le NUFORC 25803, repris dans les catalogues sous le nom "Formation of orange, rectangular objects over Algeria".

 

Voici ce qui est archivé :

-       Date : Janvier 1970, listé comme 1970-01-14 21 :00 Local - Approximate. Le témoin lui-même précise qu'il n'est pas sûr du jour exact 

-       Lieu : Algiers (Algeria), Algeria 

-       Durée : 60 seconds - c'est de là que vient votre étiquette "Rectangle 60 seconds" 

-       Forme : Rectangle / Caractéristique : Aura or haze around object 

-       Nb témoins : 20 selon la fiche NUFORC, dont l'adolescent et son frère 

-       Type : RawReport, Features: Multiple UFOs 

 

C'est aussi listé dans UFO Evidence comme : Formation of orange, rectangular objects over Algeria (Africa)... January, 1970 - Algiers, Algeria 

 

Le récit original

Le rapport a été déposé le 26 octobre 2002, soit 32 ans après les faits : Je ne sais pas vraiment quel jour du mois c'était, mais vers 21h00 en janvier 1970, je jouais au foot avec mon frère quand soudain une flotte d'OVNI a traversé le ciel et nous a complètement abattus.

 

Description détaillée par le témoin :

Objets orange vif, très lumineux mais sans source de lumière visible, rectangulaires presque carrés avec coins arrondis, chacun avec une petite flamme à l'arrière - Grands, vol bas estimé à environ 1000 ft, silencieux. Volent d'un horizon à l'autre en moins de 2 minutes, à vitesse constante et très organisée. Formation en matrice, par rangées de 5 ou 6, 3 à 4 douzaines d'objets, peut-être plus. Difficile à compter car l'arrière de la flotte changeait constamment de position pour passer devant 

 

Le détail le plus frappant pour lui :

Certains des navires de la dernière rangée sortiraient de la flotte perpendiculairement à la flotte, toujours au même rythme que la flotte, avançaient avec une accélération incroyable, et devanceraient le groupe de côté vers l'intérieur pour former un élément d'une première rangée nouvellement formée. En gros, la trajectoire était linéaire et ne faisait jamais de courbe, mais changeait plutôt de direction à angle droit !

 

UFO Evidence résume la même scène :

Je jouais au foot avec mon frère et je m'entraînais aux passes de tête, et la prochaine chose que je vois, ce sont de grands objets brillants dans le ciel qui bougent ensemble. Ils volaient comme une unité matricielle, les engins de la dernière rangée se déplaçant À ANGLE DROIT. Le témoin ajoute qu'il a continué à observer le ciel les jours suivants et vu des points lumineux diurnes immobiles qui accéléraient ensuite vers l'espace.

 

La mention de l'observatoire et du journal

La fiche NUFORC ajoute une note importante :

OVNIs brillants et volant à basse altitude L'événement a été observé par l'Observatoire national de Bouzaréah, à Alger, et rapporté dans le journal algérien « El Moudjahid » le lendemain. 

 

L'Observatoire de Bouzaréah existait bien - Observatoire d’Alger (Octobre 1883 - 1962), Bouzaréah - devenu après l'indépendance le CRAAG. Je n'ai pas retrouvé l'article d'El Moudjahid du 15 janvier 1970 numérisé en ligne, il faudrait consulter les archives papier de la Bibliothèque Nationale d'Alger ou le CRAAG pour confirmer cette observation institutionnelle. 

 

Il n'y a pas d'explication officielle publiée pour ce cas. C'est un "Raw Report" - témoignage brut non enquêté par une commission officielle - mais il est remarquable par le nombre d'objets, la couleur orange uniforme et la manœuvre à angle droit, très rare pour l'époque.

 

1975 — ORAN - ALGERIE

Le « personnage blanc lumineux » à la fenêtre

Selon le dossier retrouvé dans la littérature consacrée aux rencontres rapprochées avec des humanoïdes, Djamed Nedjar, alors âgé de 11 ans habitant rue Benshila Bouadjemi à Oran dormait à proximité d'une grande fenêtre lorsqu'il fut brusquement réveillé.

 

Le récit est assez particulier : le jeune garçon aurait ressenti un tremblement soudain de son corps au moment de son réveil. En regardant vers la fenêtre, il aurait découvert, à l'extérieur, une silhouette humanoïde blanche et lumineuse, qui semblait le regarder directement à travers la fenêtre.

 

Description de l'apparition

Les informations disponibles donnent les caractéristiques suivantes :

-       Taille : environ 1,70 m ;

-       Apparence humaine et masculine ;

-       Âge apparent estimé à environ 30 ans ;

-       Silhouette ou personnage décrit comme blanc lumineux ;

-       Positionné à l'extérieur de la fenêtre ;

-       Regard dirigé vers l'enfant ;

-       Mouvement particulier : la silhouette aurait semblé osciller légèrement de droite à gauche.

 

Il ne s'agit donc pas, dans le récit original retrouvé, d'une simple lumière aperçue dans le ciel. Le témoin décrit véritablement une forme humaine individualisée.

 

La réaction de l'enfant

La réaction de Djamed est également intéressante. Il aurait d'abord pensé être victime d'une hallucination. Plutôt que de rester dans son lit, il décide alors de sortir dans la cour afin de vérifier ce qu'il vient de voir. Mais lorsqu'il arrive dehors : la silhouette a disparu. Il ne trouve aucune trace du personnage et, selon le récit, l'environnement est redevenu calme et silencieux.

 

Cette séquence est importante :

 

Réveil → apparition à la fenêtre → observation → sortie immédiate dans la cour → disparition.

 

D'où vient ce témoignage ?

Les sources secondaires que j'ai retrouvées attribuent le cas à Denys Breysse et au Projet Bécassine. Le catalogue d'Albert S. Rosales reprend également ce cas et indique explicitement : Source : Denys Breysse, Project Bécassine Le catalogue précise que l'information aurait été communiquée à la source de première main.  On retrouve également une référence à Lumières Dans La Nuit, associée à un article de Denys Breysse et au Projet Bécassine.  C'est un point important : nous ne sommes donc pas simplement devant une entrée anonyme d'un catalogue ufologique international. Il existe une chaîne de transmission française, avec une enquête attribuée à Denys Breysse.

 

Un cas classé parmi les « humanoïdes »

Le cas a été intégré à des catalogues spécialisés dans les rencontres avec des entités humanoïdes. Le catalogue URECAT de Patrick Gross répertorie : 1975 — Oran, Algérie — Djamed Nedjar parmi les observations d'entités associées aux phénomènes OVNI.  Le catalogue d'Albert Rosales le classe également dans les rapports d'humanoïdes de 1975.

 

Il faut toutefois faire attention à ne pas confondre :

« Cas classé comme humanoïde »

Avec

« Preuve de la présence d'un être extraterrestre ».

 

Le classement est simplement descriptif : le témoin rapporte avoir vu une figure humanoïde associée à une expérience considérée comme inhabituelle.

 

Ce qui rend ce cas intéressant

1-    L'observation se déroule à très courte distance

 

                                    Ce n'est pas un point lumineux distant.

                                    L'enfant affirme avoir vu une silhouette humaine devant sa fenêtre.

                                    La distance exacte n'est malheureusement pas donnée dans les sources que j'ai                                   retrouvées.

 

-       L’entité est lumineuse        

 

                        La lumière semble provenir de la silhouette elle-même ou être associée à son apparence.

                        Cela différencie le cas d'une simple observation d'une personne dans l'obscurité.

 

-       L'observation est extrêmement brève

 

                        La disparition intervient avant que le témoin puisse établir davantage de détails.

                        Il n'y a :

 

§  Aucun dialogue ;

§  Aucun contact physique ;

§  Aucun objet identifié ;

§  Aucune trace ;

§  Aucune photographie ;

§  Aucune mesure physique connue.

           

Mais il faut être prudent

Je serais assez réservé sur une interprétation extraterrestre. Le récit comporte plusieurs éléments qui peuvent avoir des explications beaucoup plus ordinaires.

 

Le réveil nocturne

Le témoin était endormi lorsqu'il aurait été brusquement réveillé. Cela ouvre immédiatement la possibilité d'un état hypnopompique : une perception très vive survenant lors du passage du sommeil à l'éveil. Il ne faut pas pour autant conclure automatiquement à une hallucination. Le jeune garçon affirme avoir ensuite quitté son lit et être allé dehors. Mais la perception initiale peut parfaitement avoir été influencée par un état de transition sommeil-éveil.

 

La fenêtre est également un élément essentiel

Une silhouette humaine située derrière une fenêtre, dans l'obscurité, peut produire des effets optiques très particuliers. Il faudrait savoir :

 

·         Quelle était la luminosité extérieure ;

·         S’il y avait un éclairage derrière le témoin ;

·         Quelle était la distance entre la fenêtre et la silhouette ;

·         Si la fenêtre comportait des rideaux ou des vitres réfléchissantes ;

·         Si des maisons ou des lampadaires se trouvaient à proximité ;

·         Si la personne pouvait réellement se tenir debout à cet endroit.

 

Ces informations semblent manquer dans les sources actuellement accessibles.

 

Et le « tremblement du corps » ?

C'est probablement l'élément le plus intrigant. Le récit indique que l'enfant aurait été réveillé par un tremblement soudain de son corps. Il ne faut pas automatiquement l'interpréter comme un effet provoqué par l'entité. Cela pourrait correspondre à différentes choses :

 

·         Réveil brutal ;

·         Frisson ;

·         Sursaut hypnique ;

·         Sensation corporelle liée au sommeil ;

·         Peur intense ;

·         Paralysie du sommeil partielle ou phénomène associé.

 

Mais le récit ne donne pas suffisamment d'informations pour trancher.

 

Un élément à ne pas négliger : l'âge du témoin Djamed Nedjar avait 11 ans. Cela ne signifie absolument pas que son témoignage est faux. Mais l'âge constitue une donnée méthodologique importante. Un enfant peut parfaitement observer avec précision quelque chose d'inhabituel. En revanche, l'interprétation d'une forme humaine dans une situation nocturne peut être fortement influencée par : la peur, l'imagination ou encore les récits précédemment entendus

 

C'est pourquoi il faudrait idéalement connaître le récit original recueilli par Denys Breysse, et non seulement les reprises ultérieures.

 

25 JANVIER 1975 — ORAN - ALGERIE

C'est le premier cas d'une vague très bien documentée - pas par la presse, mais par un câble diplomatique américain déclassifié. Le câble que vous citez est le 1975ALGIER00638_b du 7 mars 1975.

 

Le câble complet est intitulé : UNIDENTIFIED FLYING OBJECTS OVER ALGERIA - Le "mysterious balloon" du 25 janvier 1975 à Oran. Le câble fait référence à un message précédent : OUR 2447 REPORTED THAT MYSTERIOUS BALLOON HAD BEEN SIGHTED BY ALGERIANS NEAR ORAN JANUARY 25. - THIS EVIDENTLY FIRST SIGHTING OF OBJECT REFERRED TO IN TODAY'S CONVERSATION. 

 

L'officier de l'ambassade US considère ce ballon du 25 janvier près d'Oran comme le premier événement de la série de 5 qui va suivre.

 

La vague complète janvier - mars 1975

Le 7 mars 1975, le Secrétaire Général du Ministère de la Défense algérien, le Col. Abdelhamid Latreche, convoque l'officier américain à Alger :

SECRETARY GENERAL OF MINISTRY DEFENSE,COL. ABDELHAMID LATRECHE, ASKED ME TO CALL AT MINISTRY MARCH 7. PURPOSE OF CALL WAS TO ASK ME IF WE COULD SHED ANY LIGHT ON STRANGE "MACHINES" WHICH HAD BEEN MANEUVERING OVER ALGERIAN AIRSPACE IN RECENT WEEKS. 

 

Latrache donne le bilan :

HE SAID OBJECT HAD BEEN SEEN FIVE TIMES, USUALLY ABOUT 1900 OR 1930 AND ON ONE OCCASION IT HAD REMAINED VISIBLE FOR OVER TWO HOURS. HAD BEEN SEEN TWICE NEAR ORAN, ONCE IN CENTER OF COUNTRY, ONCE NEAR BECHAR AND, MOST RECENTLY, OFF THE COAST LAST NIGHT (MARCH 6). 

 

Donc : 2 fois près d'Oran (dont 25 jan), 1 fois centre Algérie, 1 fois Béchar, 1 fois au large côte le 6 mars.

Description faite par les militaires algériens :

 

OBJECT HAS VERY BRIGHT LIGHT (HE KEPT COMPARING IT TO HEADLIGHT OF A CAR) WHICH OBSCURES ITS SHAPE. OBJECT MANEUVERS AND HAS BEEN SEEN TO LAND AND TAK OFF. 

 

SIGHTING LAST NIGHT, AT ABOUT 1930, WAS FIRST BY RADAR AND SECONDLY VISUALLY. OBJECT WAS AT ABOUT 15,000 (SIC) METERS ALTITUDE. ON OTHER OCCASIONS IT HAS BEEN SIGHTED AT ESTIMATED ALTITUDE OF 2,000 METERS. 

 

LATRECHE EMPHASIZED THAT IT WAS ALWAYS SEEN BY MORE THAN ONE PERSON AND THAT IT WAS THEREFORE NOT HALLUCINATION. 

 

Le contexte "ballon" américain

Latrache explique l'origine de la suspicion envers les US :

HE SAID STORY STARTED LAST JANUARY WITH APPEARANCE THREE AMERICAN JOURNALISTS IN BECHAR WHO ANNOUNCED THEY WERE THERE TO COVER ARRIVAL OF BALLOON WHICH TAKING OFF FROM CALIFORNIA. 

 

C'est une référence au projet de traversée transatlantique en ballon de Malcolm Forbes, avorté à la dernière minute. Les Algériens avaient déjà interrogé les US sur un mystérieux ballon :

 

I REMARKED THAT ALGERIANS HAD PREVIOUSLY ASKED US ABOUT MYSTERIOUS BALLOON AND OUR QUERIES HAD ELICITED NO INFORMATION. LATRECHE SAID THAT CASE HAD BEEN CLOSED AND THIS WAS ANOTHER. 

 

L'officier US répond catégoriquement qu'aucun appareil américain ne vole en Algérie sans autorisation explicite.

 

Dans son commentaire final, l'officier US écrit : Latreche n'est pas une personne excitable, les militaires algériens sont généralement terre-à-terre. Nous supposons qu'ils ont bien vu quelque chose, mais nous l'attribuons à un phénomène naturel ayant engendré une légère hystérie. Vu le niveau de la demande, nous devons la prendre au sérieux.

 

Résumé pour Oran : Le 25 janvier 1975 près d'Oran, un "ballon mystérieux" est signalé. L'armée algérienne le classe d'abord comme ballon, clôt le dossier, puis constate 4 autres observations identiques jusqu'au 6 mars (dont radar le 6 mars au large), et rouvre l'enquête comme OVNI en demandant officiellement aux US si c'est une technologie américaine.

 

Le câble complet est consultable sur Wikileaks sous l'ID 1975ALGIER00638_b - c'est l'une des seules observations d'OVNI en Algérie avec une source diplomatique contemporaine et non un témoignage tardif.

 

JANVIER-FÉVRIER 1975 — BÉCHAR - ALGERIE

L'observation de Béchar fait partie de la vague de 5 observations de janvier à mars 1975 documentée dans le câble US 1975ALGIER00638_b. Béchar est citée à deux titres dans le câble.

 

1. L'élément déclencheur à Béchar

Le cable explique comment tout commences: HE SAID STORY STARTED LAST JANUARY WITH APPEARANCE THREE AMERICAN JOURNALISTS IN BECHAR WHO ANNOUNCED THEY WERE THERE TO COVER ARRIVAL OF BALLOON WHICH TAKING OFF FROM CALIFORNIA.

 

Il s'agit des journalistes venus couvrir la tentative de traversée transatlantique en ballon de Malcolm Forbes, avortée à la dernière minute. C'est pourquoi les Algériens interrogent d'abord les Américains. Le cable fait le lien direct entre cette arrivée et le début des observations: The cable directly ties the sighting wave's origin to the January arrival of American journalists covering Malcolm Forbes's aborted balloon flight

 

2. L'observation près de Béchar elle-même

Dans le bilan des 5 cas donné par le Secrétaire Général de la Défense, le Col. Abdelhamid Latreche :

HE SAID OBJECT HAD BEEN SEEN FIVE TIMES... HAD BEEN SEEN TWICE NEAR ORAN, ONCE IN CENTER OF COUNTRY, ONCE NEAR BECHAR AND, MOST RECENTLY, OFF THE COAST LAST NIGHT (MARCH 6).

 

Donc :

·         Date : entre fin janvier et février 1975 (la série va du 25 jan - Oran - au 6 mars - côte)

·         Lieu : près de Béchar, près d'installations militaires

·         Témoins : personnes jugées responsables, toujours plusieurs témoins

 

RESPONSIBLE PEOPLE AND ALGERIANS WERE ASKING US FIRST BECAUSE SIGHTINGS HAD OCCURRED SO SOON AFTER APPEARANCE AMERICAN JOURNALISTS.

 

3. Description commune à toute la vague, y compris Béchar

Latrache donne la même description pour les 5 cas, dont Béchar :

·         Heure : vers 19h00 ou 19h30, et une fois visible plus de 2 heures

·         Lumière : très brillante, comparée sans cesse à un phare de voiture, qui masque la forme réelle

·         OBJECT HAS VERY BRIGHT LIGHT (HE KEPT COMPARING IT TO HEADLIGHT OF A CAR) WHICH OBSCURES ITS SHAPE. OBJECT MANEUVERS AND HAS BEEN SEEN TO LAND AND TAK OFF.

·         Altitude : 2 000 mètres en général, 15 000 (SIC) mètres pour l'observation radar du 6 mars au large

·         Comportement : manœuvre, atterrissage et décollage signalés, toujours vu par plus d'une personne

 

LATRECHE EMPHASIZED THAT IT WAS ALWAYS SEEN BY MORE THAN ONE PERSON AND THAT IT WAS THEREFORE NOT HALLUCINATION.

 

Béchar est stratégique : base aérienne, zone proche de la frontière marocaine, et lieu où les journalistes attendaient justement l'arrivée d'un ballon. C'est pour ça que l'armée algérienne a d'abord pensé à un engin américain et a demandé officiellement à l'ambassade US : CATEGORICALLY THERE WERE NO AIRCRAFT, MACHINES, BALLOONS OR ANYTHING ELSE AMERICAN USING ALGERIAN AIRSPACE WITHOUT EXPLICIT PERMISSION

 

Il n'y a pas de rapport NUFORC séparé pour Béchar 1975 - toute l'information vient de ce câble diplomatique. La mention "mysterious balloon" du 25 janvier près d'Oran est considérée par les Algériens comme le premier cas de la même série qui inclut Béchar.

 

06 MARS 1975 — AU LARGE DE L’ALGÉRIE CAS RADAR ET VISUEL

Vers 19 h 30, un objet est d'abord détecté : par radar puis : visuellement. L'altitude rapportée est d'environ

15 000 mètres mais le câble américain ajoute explicitement « SIC », indiquant que le rédacteur lui-même avait des réserves sur cette valeur. Les autres observations de la série plaçaient plutôt le phénomène autour de 2 000 mètres.

 

7 mars 1975— Algérie — installations militaires -Traces radar

Plusieurs OVNI signalés près d'installations militaires avec traces radar confirmées.

·         ↳Document : câble diplomatique Kissinger déclassifié

·         ↳Type : échos radar multiples

Source : Câble déclassifié US State Dept.

 

C'est un cas très bien documenté, et qui fait partie des archives US déclassifiées. Ce n'est pas un cas issu des nouveaux dossiers de 2026, c'est le câble du Département d'Etat n°071792 de mars 1975, envoyé à Henry Kissinger.

 

Voici ce qu'il dit :

            1. Le contexte - une vague, pas un cas isolé

Le 7 mars 1975, le Secrétaire Général du Ministère de la Défense algérien, le Colonel Abdelhamid Latrache, convoque un officier de l'Ambassade américaine à Alger.  Il lui demande si Washington a quelque chose à voir avec des "machines" qui manœuvrent au-dessus de l'Algérie depuis des semaines. 

 

Par vague il entend :

5 observations entre fin janvier et 6 mars 1975 - Horaire : toujours vers 19h00 ou 19h30  - Lieux : deux fois près d'Oran, une fois au centre du pays, une fois près de Béchar, et la dernière au large de la côte algérienne 

 

Le cas a été reproduit intégralement dans le livre The UFO Cover-Up (anciennement Clear Intent) de Fawcett et Greenwood, pages 79-80. 

 

            2. Le cas du 6 mars 1975 - le cas Radar + Visuel

C'est le dernier de la série, et le seul classé RV = Radar / Visual selon la classification Hynek. Vers 19h30, un objet est d'abord détecté au radar, puis confirmé visuellement.

 

Détails du câble :

Détection : d'abord radar, puis visuelle - ce qui correspond exactement à la définition RV - Altitude : estimée à 2.000 mètres sur les autres cas, mais environ 15.000 mètres pour le 6 mars - chiffre que l'officier américain lui-même marque "(SIC)" dans le câble, comme s'il le trouvait anormalement haut  - Description : une lumière extrêmement brillante, comparée à plusieurs reprises par Latrache à un phare de voiture, assez brillante pour masquer la forme réelle de l'objet -  Comportement : l'objet manœuvrait, et aurait été vu atterrir et redécoller - sans trace au sol mentionnée - Durée : sur un des 5 cas, plus de deux heures d'observation continue  - Témoins : toujours plusieurs personnes, ce qui pour les Algériens excluait l'hallucination 

 

Le texte original note une incohérence : le début du câble parle au pluriel de "machines", puis tous les paragraphes suivants décrivent un seul "objet". 

 

3      Ce que les Algériens pensaient

Latrache fait lui-même le lien avec un autre événement : en janvier 1975, trois journalistes américains arrivent à Béchar pour couvrir la tentative de traversée de l'Atlantique en ballon de Malcolm Forbes, finalement avortée. Presque immédiatement après leur arrivée, les observations commencent.  Il mentionne aussi que l'Algérie surveillait par radar la Sixième Flotte américaine en Méditerranée et se demande si ce n'est pas lié. L'officier américain répond que le cas côtier pourrait éventuellement être lié à la flotte, mais affirme catégoriquement qu'aucun appareil, machine ou ballon américain n'opère dans l'espace aérien algérien sans autorisation explicite. 

 

L'officier note dans sa conclusion que Latrache n'est pas une personne excitable et que les militaires algériens sont généralement factuels. Son hypothèse personnelle : un phénomène naturel qui aurait généré une légère hystérie et une série d'observations répétées, mais vu le niveau de la demande, Washington doit prendre l'affaire au sérieux. 

 

Il demande à Washington toute information, en particulier sur l'observation radar présumée du 6 mars, notant que Latrache avait déjà rejeté ses suggestions de satellite ou de projecteur se reflétant sur les nuages. 

 

            4. Statut actuel

Le document est classé Unexplained dans les archives. C'est rare parce que la source n'est pas un témoignage de presse ou un récit tardif, mais une communication diplomatique contemporaine, de seconde main certes - un résumé américain de ce qu'a dit un officiel algérien - mais rédigée dans les 24 heures. 

 

Aucun câble de réponse de Washington n'a été retrouvé publié. Il existe un câble antérieur référencé "Our 2447" du 25 janvier 1975 signalant un "ballon mystérieux" près d'Oran, que l'officier considère comme la première observation de cette vague. 

 

Source : les câbles déclassifiés de Kissinger : https://thinkaboutitdocs.com/1975-algeria-africa-sightings/

 

FIN OCTOBRE 1976 — SUD D'ALGER

On trouve ce cas dans la littérature du Center for UFO Studies (CUFOS) fondé par J. Allen Hynek, l'astronome conseiller du Projet Blue Book.

 

La fiche exacte - La référence source est : "Foreign Forum", International UFO Reporter (IUR) Vol. 2, No. 4, April 1977, p.2 - le bulletin du CUFOS.

 

Reprise mot pour mot dans la grande chronologie de George Eberhart UFOs and Intelligence : 1976, Late October — 19h30. Four physicians and a diplomat in an undeveloped region of Algeria south of Algiers watch a bright oval light on the horizon heading toward them. The object casts a faint beam downward, sweeping the ground, as it darts around the sky silently. It is bright when in motion, but faint when it stops. After an hour it fades, leaving a glowing space in the dark sky. 

 

Traduction :

Date : fin octobre 1976, 19h30

Lieu : région non urbanisée au sud d'Alger - pas de ville précise donnée

Témoins : 4 médecins et 1 diplomate - noms non publiés dans le résumé

Observation :

Lumière ovale brillante à l'horizon qui se dirige vers eux

Elle projette un faisceau faible vers le sol, qui balaye le terrain

Déplacements saccadés, silencieux, dans tout le ciel

Caractéristique lumineuse : brillante en mouvement, faible à l'arrêt

Durée : environ 1 heure

Fin : elle s'estompe, laissant une zone luminescente dans le ciel sombre

 

Ce qu'on sait / ce qu'on ne sait pas

C'est un cas classé "Foreign Forum" - c'est-à-dire une brève internationale que le CUFOS publiait à partir de coupures de presse étrangères, de lettres de correspondants ou de rapports d'ambassades. Contrairement au cas du 6 mars 1975 :

·         Pas de détection radar

·         Pas de câble diplomatique US

·         Pas de noms, pas de rapport d'enquête de terrain cité

·         Pas de traces au sol ou d'effets physiques mentionnés

 

C'est pour ça qu'il n'a jamais été repris par les archives déclassifiées américaines. Il reste au stade de rapport de presse CUFOS de 2 lignes.

 

Contexte de l'époque : fin 1976 est une période très chargée - 1 mois plus tôt il y a eu l'incident de Téhéran (19 septembre 1976) avec F-4, et novembre 1976 voit le début de la vague des îles Canaries.

Le CUFOS recevait beaucoup de brèves de ce type.

 

Janvier 1970— Alger

Flotte rectangulaire orange évoquée par un adolescent jouant au football.

↳Forme : formation rectangulaire

↳Couleur : orange

Témoin : Adolescent

Source : UFOCAT

 

Cas NUFORC en Algérie

Voici tous les signalements NUFORC dont la localisation est strictement en Algérie :

1991-10-01 14:00 - Algiers - Shape: Disk / Characteristics: Lights on object 

 

01 OCTOBRE 1991 - ALGER

Signalé en 2018 – Cas NUFORC 139102 / 139127

Deux fiches identiques déposées en mars 2018 pour un événement de 1991 :

Produit : 1991-10-01 14:00 Local - Approximatif

Signalé : 2018-03-06

Durée : 5 minutes - Nombre d'observateurs : 2

Emplacement : Alger - Forme : Disque - Caractéristiques : Lumières sur l'objet, couleur changée

Description : Avion de couleur argentée au-dessus de l'Algérie

 

C'est la mère du témoin qui raconte pour sa famille, donc dépôt tardif de 27 ans après.

 

28 JUILLET 1998 – TINDOUF –

En juillet 1998, un membre de l'armée algérienne [3]Il aperçut une lumière vive se dirigeant vers lui près de la ville de Tindouf. Cette observation, qui eut lieu en présence d'un autre soldat, se produisit vers 1 heure du matin. Ce qui perturba les soldats, qui n'étaient pas en service, fut que l'incident se produisit alors qu'ils revenaient d'une visite non autorisée dans la ville.

 

Alors que la lumière approchait, elle s'arrêtait brusquement. Une étrange lueur, que chaque soldat décrirait plus tard comme « magnifique », émergeait de l'objet. Malgré cela, chacun s'enfuyait aussi vite que possible. Cependant, en se retournant, ils aperçurent une « chose » sortir de l'engin.

https://www.ufoinsight.com/ufos/close-encounters/algerian-war-ufo-foreign-legion

 

Autre source :

28 JUILLET 1998, TINDOUF, SAHARA, ALGÉRIE, UN SOLDAT :

Bref résumé de l'événement et suivi :

En décembre 2001, j'ai reçu un courriel non anonyme d'un homme rapportant une expérience d'OVNI OVNI.

 

Cet homme a expliqué qu'il avait cherché un site web sur les OVNIs, trouvé le mien et lu des témoignages que j'avais publiés, et après quelques hésitations, il a décidé de se détendre à propos d'un événement qui avait changé sa vie et dont il a parlé ainsi :

 

Alors qu'il était dans l'armée, le 28 juillet 1998, à 01h00 du matin, à moins de 5 kilomètres de la ville de Tindouf dans le Sahara algérien, avec un camarade, il a soudain aperçu une lumière s'approcher de lui.

Les deux hommes étaient très effrayés car ils étaient descendus en centre-ville sans demander la permission de leur chef et pensaient probablement au départ qu'on les recherchait.

 

Ils se cachèrent ainsi derrière une colline de sable, tandis que la lumière s'approchait juste devant eux à moins de 4,5 mètres, le spectacle leur semblant être un film de science-fiction, imposant et magnifique.

Pour le témoin, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'un OVNI, ne serait-ce que par sa taille de près de 9 mètres. Je flottais à 1,50 mètre au-dessus du sol, avec une lumière devant et une autre à l'arrière, différente des autres lumières, qui semblaient descendre et projeter sur l'endroit en faisceau « carré » ou en section carrée. Il y avait aussi une lumière en haut et une autre en dessous, toutes deux décrites comme magnifiques.

 

Les appareils possédaient également des « fenêtres » avec des lumières sombres (obscurcies ou plus sombres ?), et ils n'entendaient aucun bruit moteur, seulement un son comparé à celui d'un simple ventilateur.

 

Les deux hommes ont ensuite pris la fuite, le témoin se retournant alors qu'il se trouvait à une distance de 30 mètres de l'OVNI. Il vit alors que l'OVNI était arrêté devant un remplissage, et qu'une maigre « chose » en sortait, qu'il ne voyait pas bien, mais qu'il avait une petite bosse sur la tête.

 

Il s'enfuit alors à nouveau, courant aussi vite qu'il le pouvait.

 

Le témoin précisa que c'était la pleine lune et que la visibilité était donc bonne. Ni lui, ni son ami n'avaient osé raconter leur histoire, par peur d'être considérés comme fous.

Catalogue UFOCAT

EMAIL RECU PAR PATRICK GROSS

Sujet: ovnis
Date: 11 décembre 2001
From: [prénom.nom]@caramail.com

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Salut

j'ai regardee ce site qui parle des ovnis,et j'ai lu tout c'est temognage,et j'ai esiter la premiere fois mais j'aimerais bien dire et faire sortir tout ce qu'il y a dans mon espres,cette chouse la qui ma fait changer ma vie entierment,et voila mon hestoireç:j'ai etait en armis,et le 28/07/1998 a 1h00 du matin a une ville qui s'appelle tindouf en saara d'algerie,et a 05 km de la ville j'ai etait avec un coppin et tout-un coup une lumiere et venus sur nous,nous etiont tres peur en nous croyont que nous chef en cu que nous avant allez en ville sont leur dire {d'eserter}et c'est pour ça que nous avant cacher derier un rembler du sable et la lumier aprouche juste devent nous a presque 4.5 m et ça etait comme dans les film du sience-fixsion:ou mon dieux le plus grand ça etait manifique:un ovnis de presque 09 m qui a deux lumier une devant et lotre derier et cette lumier la elle etait pas comme les autre elle fixe londrois de ça desonte et elle etait care cette lumier et entre les deux lumier des fenetre avec des lumier sombre,on attend pas sont bruis de moteur c'est comme le bruis d'une s'imple ventilateur,et elle aver deux autre lumierune laou et l'autre en bat et elle etait manifique,elle etait enlever de 1.5m de la terre et cette grandeur elle ne fait oquin d'oute c'est un OVNIS.

en suitte nous avant pres la fuitte et en me tounent presque d'apres 30m et la lune a etait complettes et la vesualiter a etait bonne, j’ai veu que l'ovnis a etait areter devant un rembler et j'ai veu une chose qui sort d'elle il a etait megre et je n’ai pas veu tres bien mais la chose la plus sur qu'il avait une petit bousse dans ça tete,a cette instent la j'ai prener la fuittes moi et mon coppin le plus luins possible. et voila mon estoir j'ai jamais dit a perssonne ni moi ni mon amis,peut-etre nous avant crus que on le racontont ou gend en nous prenons sant d'oute pour des foux,et bien si vous voles plus des precision ecris moi,merci.

 

Points à considérer :

Les Algériens utilisent l'arabe, mais pour des raisons historiques, la plupart parlent français bien qu'ils ne l'écrivent pas nécessairement. Le témoin a ainsi écrit en français phonétique,

Évaluation :

Des visiteurs extraterrestres. Aucune enquête.

Sources :

* = Source que j'ai vérifiée. ? = Source dont on m'a parlé mais que je n'ai pas encore pu vérifier. Toute aide est appréciée.

[te1] * e-mail du témoin qui m'a été envoyé, le 11 décembre 2001.

Source : https://ufologie.patrickgross.org/ce3/1998-07-28-algeria-tindouff.htm  

 

7 MAI 2000 – ORAN (AIN-EL-TRUCK)   

Le témoignage brut

La fiche renvoie à ce témoignage, écrit en français :

"j'en crois aux OVNI car j'en ai vu durant plusieurs années, en tout cas c'est beau à voir, c'est inexplicable, j'ai beaucoup à dire. [...] l'engin survolé à basse altitude, de couleur presque transparente, camouflé, et à chaque fois qu'il rasé le sol à une vitesse vertigineuse la poussière se dégager du sol, il à voler sur trois endroits différents mais proche entre eux, cette journée j'étais à la mer entrain de pécher du poisson, est j'ai tout vu avec précision, la mer était calme et il n y avais aucun souffle de vent, la chose que j'ai vu c' était formidable, il a survolé une base militaire, mais on dirait qu'il cherchais quelque chose dans les environs, j’en ai vu des ovni au-dessus de cet endroit la nuit planer, et de couleur rose fluoresçant, c’était très beau à voir." 

 

Traduction en points :

·         Lieu : en mer, au large d'Ain-el-Turck, à l'ouest d'Oran. C'est une zone très sensible - à côté de la base navale de Mers-el-Kébir et de plusieurs installations militaires.

·         Durée : 15 minutes, avec 3 passages distincts mais proches

·         Forme "Other" : justifiée par la description : engin basse altitude, couleur "presque transparente / camouflé", pas de forme classique disque ou triangle

·         Comportement : rase le sol à vitesse vertigineuse, soulève la poussière à chaque passage, semble chercher quelque chose au-dessus de la base

·         Contexte du témoin : dit observer des phénomènes depuis plusieurs années au même endroit, y compris de nuit - lumières roses fluorescentes en vol stationnaire.

 

Ce qu'il faut en retenir

Ce n'est pas une enquête officielle. Contrairement au cas de mars 1975 (câble d'ambassade) ou d'octobre 1976 (bulletin CUFOS), il n'y a pas de rapport GEIPAN, radar ou militaire. C'est un dépôt utilisateur, comme il y en a des milliers pour l'Algérie après 2000.

 

La zone revient souvent. Ain-el-Turck / Oran revient dans toutes les bases depuis les années 50. La série de 1975 citée plus haut, mentionnait déjà deux observations près d'Oran, justement parce que les installations militaires attirent les observations.

 

Pas d'explication tranchée. La description "transparent / camouflé qui soulève la poussière" ne correspond pas à un avion, drone de 2000 (les drones n'existaient pas vraiment à l'époque pour le public) ou hélicoptère classique qui aurait fait du bruit - le témoin insiste sur le silence et l'absence de vent.

 

10 DECEMBRE 2002 – GUERRARA - ALGERIE

CAS NUFORC 33074 : Triangle, 1 minute

 

La fiche officielle

·         Date / heure : 10 décembre 2002 à 03h25 locale 

·         Signalé le : 13 novembre 2003 

·         Durée : 1 minit[sic] 

·         Observateurs : 1 

·         Lieu : Guerrara (Algeria) 

·         Forme : Triangle 

:

Le témoignage complet

Il tient en une seule phrase en anglais :

"as speed as a jet it apeared on the sky without any light on it then it desapeared"

Soit : à la vitesse d'un jet, il est apparu dans le ciel sans aucune lumière dessus, puis il a disparu.

 

C'est typique de la catégorie "black triangle" ou triangle sombre : on ne voit pas l'objet par ses lumières, mais par sa silhouette qui masque les étoiles. C'est exactement ce qui le différencie des triangles à 3 feux des années 89-90 en Belgique.

 

Contexte

Guerrara n'est pas anodine : c'est une oasis isolée du Sahara septentrional, daïra de la wilaya de Ghardaïa, dans la pentapole mozabite. Une zone très peu polluée lumineusement, comme pour le cas de fin octobre 1976 "région non urbanisée au sud d'Alger".

 

2002 est aussi une année charnière pour les triangles : le Pentagone vient de déclassifier en 2025-2026 des rapports de pilotes militaires ayant vu d'immenses triangles noirs sans lumière bloquant les étoiles au-dessus de l'Afghanistan en 2002, la même année.

 

Comme pour le cas d'Ain-el-Turck 2000, il n'y a pas eu d’enquête - c'est un dépôt direct d'un témoin isolé sur NUFORC, fait presque un an après les faits. Pas de radar, pas de second témoin listé.

 

 04 JANVIER 2003 – OUED BAKRAT 

La fiche NUFORC - Numéro : NUFORC 28563

·         Date / heure : 4 janvier 2003 à 11h25 locale

·         Signalé : 26 avril 2003

·         Durée : 5 minutes

·         Lieu : Oued Bakrat (Algeria)

·         Forme : Egg / Oeuf

 

Le témoignage complet

"two students of Annaba university were sitting near the beach when they saw brilliant light over the area, they thought that it was an aeroplane crossing the space of that area; suddenly they found themselves in front of strange thing, it was like an egg started hovering over the beach then it landed slowly" 

 

"After that there being got out the ship one was taking something as 'Y' the other taking 'O' the third was taking nothing then they started dancing as it was seen and they formed the peace symbol and left." 

 

Traduction :

Deux étudiants de l'université d'Annaba sont assis près de la plage d'Oued Bakrat - c'est à l'extrême nord-est algérien, près d'El Kala, à la frontière tunisienne. Ils voient une lumière brillante, pensent à un avion, puis se retrouvent face à un objet en forme d'œuf qui plane au-dessus de la plage et atterrit lentement.

 

Trois êtres en sortent :

·         L’un tiendrait quelque chose en forme de "Y"

·         L’autre quelque chose en forme de "O"

·         Le troisième rien

 

Puis ils se mettent à danser en voyant qu'ils sont observés, forment le symbole de la paix et repartent.

 

Note NUFORC: "Witness elects to remain totally anonymous." 

 

Mais contrairement aux cas de Guerrara (triangle noir) ou d'Ain-el-Turck (transparent basse altitude), on passe ici en Rencontre Rapprochée du 3e type avec atterrissage et occupants. Dans la communauté ufologique, ce rapport est considéré comme non vérifiable : témoin anonyme, dépôt 4 mois après les faits, détails très folkloriques (les lettres Y et O, la danse, le peace symbol) qui ne se retrouvent dans aucun autre cas algérien. NUFORC l'a publié tel quel sans enquête de terrain. Il y à de fortes probabilités que ce cas soit un fake !

 

10 JUILLET 2006 – BIR EL DJIR – ORAN

  • Date : Monday 10 July 2006
  • Signalé le : Tuesday 27 January 2015
  • Classification : Unknown - Durée : 00:00:40
  • Source : MUFON - Case Number #62915

 

Témoignage complet :

« J'étais devant chez moi en attendant que mon frère ouvre la porte, quand j'ai remarqué un nuage de (moustiques) voler sous un dôme de lumière, je pensais fermer toutes les fenêtres ou me faire dévorer par ces petites choses, puis les lumières de la rue ont commencé à cligter, et je l'ai vu, c'était un objet volant avec de faibles lumières bleues volant silencieusement à l'intérieur du nuage brumeux, J’étais horrifié, ça me semblait fou ! J'ai tout de suite su ce que c'était ! »

 

Même secteur que les cas Ain-el-Turck 2000 et Bouguirat 2013. Lumières de rue qui clignotent + objet bleu silencieux dans brume = cas à effets EM. Aucune enquête du Mufon. Pas assez de renseignement pour être analysé.

 

07 AOUT 2010 – ZITOUNA – SKIKDA

Déposé comme Flash, sur la base de données public NUFORC repris par UFO Hunter Star-like, durée Undisclosed. C'est tout. Pas de témoignage détaillé publié. Zitouna est une commune forestière à 499 m d'altitude, très peu de pollution lumineuse. Cas sans intérêt scientifique.

 

14 JUIN 2011 – ZITOUNA – SKIKDA

Même lieu un an plus tard. Star-like, Undisclosed. 2 cas au même endroit = probablement même témoin qui redépose. Sans détails. Aucun intérêt.

 

03 OCTOBRE 2012 – SETIF

Sétif : Lumière 1 minute

NUFORC 93284 - Occurred 2012-10-03 05:00 Local, Reported 2012-10-03 13:37, Duration 1 minute, No of observers 2, Location Setif, Shape Light 

 

Témoignage: "One of very bright and big sphere was standing alone with a small boarded one. The another big sphere approached." - Traduction : une grosse sphère très brillante seule avec une petite à côté, puis une autre grosse sphère approche. 1-2 minutes. - Cas déposé en ligne. Pas d’enquête. Peu de renseignement. Cas inexploitable.

 

19 NOVEMBRE 2013 - BOUGUIRAT – MOSTAGANEN

Cercle 9 secondes – Témoignage laissé sur un groupe américain – Pas de description aucune valeur scientifique.

 

24 MAI 2015 – HASSI KHALIFA

Orb lumineux observé durant quelques secondes. Hassi Khalifa est dans l'extrême est, wilaya d'El Oued, près de la frontière tunisienne. Désert. Typique boule lumineuse furtive. Témoignage laissé sur internet. Nuforc.

 

Comme tous les cas qui nous parviennent d’Algérie, on les retrouve sur des sites US ou les témoins déposent leur observation. Généralement en deux mots, ce qui ne permet aucune analyse. Peu voire pas de témoignage ces dernières décennies issus de la presse, ou des autorités.

 

27 MAI 2016 – KENDIRA BEJAIA

Circle, Undisclosed. Kendira est en Kabylie montagneuse. Aucun détail. Aucun intérêt

 

14 FEVRIER 2022 – ENTRE BIR EL ATER ET TEBESSA – ALGERIE

NUFORC 166716 - Survenu le 14-02-2022 à 03 :10 heure locale, signalé le 16-02-2022, durée d'environ 15 minutes

Détails du lieu : au nord-est de Bir el Ater, filmé depuis un lieu de vol vers l'ouest, en direction de Tebessa, forme inconnue, caractéristiques lumineuses sur l'objet

 

Résumé : « Lumières clignotantes sur l'appareil, immobiles pendant une longue période, suivies de vitesses élevées, mouvements erratiques à la verticale et à l'horizontale »

 

C'est une observation depuis un avion de ligne (1181 miles from Amsterdam, altitude 10,973m, 854 km/h selon le témoignage complet). Donc témoin pilote/passager.

 

07 NOVEMBRE 2022 - MSILA 

NUFORC 172929 - Survenu le 07-11-2022 à 20h00 Local - Approximatif, Signalé le 11-11-2022, Durée Une demi-heure, Nombre d'observateurs 4, Emplacement Msila, M, Algérie, Détails de la localisation sur la route

Cercle de forme, Caractéristiques Lumières sur l'objet, Changement de couleur, Avion à proximité

Témoignage : soucoupe qui tourne sur son axe, lumières brillantes, à ∼30m du sol, puis hélicoptère arrive et suit avec l'armée. Le seul de votre liste avec intervention militaire mentionnée

 

10 AVRIL 2023 – EN AVION ** SUD DE CONSTANTINE

[AERO AF] de KINSHASA (CD.KN) vers PARIS (75) 10.04.2023 - Vol : Air France Kinshasa - Paris, Boeing 777, décollé 20h07 UTC le 9 avril.

 

·         Date/heure : nuit du 9 au 10 avril 2023, observation de 1h30 UTC jusqu'à environ 2h15 UTC

·         Position exacte au début : 36.3° Nord, 6.6° Est, "sud de Constantine Algérie" , altitude 10700m, cap Nord

·         Témoins : T1 pilote principal + 2 autres membres navigants (pilote T2 + steward T3)

·         Durée : 45 minutes en discontinu - une vingtaine de cycles apparition/disparition

 

Description du pilote :

"Observation [...] position : Constantine (Algérie), altitude 10700m, cap Nord) de déplacements de points lumineux de façon assez aléatoire avec variation d'intensité pouvant faire penser à Sat irridium mais avec des phases immobiles puis déplacement soudain, à la vitesse d'un satellite". "Le maximum d'intensité du niveau de celle de Vénus est atteint au début de l'observation principalement sur 2 objets qui semblaient se tourner autour tout en restant dans le même azimut [...] Puis leur intensité baisse avant leur disparition et réapparition au bout d'une à 2 minutes, suivi de déplacements non rectilignes"

 

Détail qui a marqué :

"Un pilote de la Royal Air Maroc a d'ailleurs demandé au contrôle aérien si une activité militaire était en cours, car cela faisait effectivement penser à un phare blanc d'avion qui manœuvre subitement."

 

Par la suite, le pilote déclarera avoir fait une observation similaire le 6 septembre 2023 entre 0h52 UTC et environ 1h50 UTC sur un vol AF Johannesburg - Paris alors qu'il survolait le secteur de Constantine

 

·         Position : visible vers le Nord-Est, entre la Grande Ourse et les Gémeaux, juste à droite de l'axe Talitha Borealis / Talitha Australis

·         Description identique : points blancs, "cône d'intensité lumineuse maxi" comme un miroir de signalisation, baisse d'intensité quand l'avion sort du cône.

 

LE GEIPAN A ENQUETE SUR CES OBSERVATIONS METTANT EN CAUSE DES PILOTES

Extrait de l’émission Pilote ou le GEIPAN intervenait.

 

Le GEIPAN a identifié un phénomène nouveau apparu à l'automne 2022 : les amas groupés de flashs Starlink "cluster flares". Les satellites Starlink [...] ont la faculté d’émettre des flashs puissants lorsqu’ils se trouvent à 45° à la verticale du Soleil, lorsque celui-ci se trouve dans une bande comprise entre 30 et 45° sous l'horizon.

 

Pour le vol du 10 avril :2023 au sud de Constantine il déclare : le triangle formé par les étoiles Lambda, Kappa et Omicron d’Andromède se situe à l’exacte verticale de la position du Soleil, à 45° au-dessus de celui-ci. [...] l’observation a débuté lorsque celui-ci était à 38° sous l'horizon, et qu'elle a cessé lorsque le Soleil était à 29° sous celui-ci, ce qui est très cohérent.

 

Le GEIPAN a même prédit au pilote une nouvelle observation au-dessus de l'Irak sous le Cygne en mars 2024 - le pilote l'a revu exactement à la position prédite, validant l'hypothèse.

 

Conclusion officielle GEIPAN :

Cela a permis de confirmer que les témoins ont été confrontés à l’observation de satellites Starlink en orbite opérationnelle brièvement éclairés par le Soleil. Le cas est classé A, observation de flashs de satellites Starlink

 

Les 4 cas similaires servant de référence sont listés ensemble :

[AERO AFR] Abidjan - Paris 08.04.2023 (2 jours avant votre cas Algérie)

[AERO TVF] Amman - Orly 31.01.2023

[AERO TVF] Erevan - Orly 13.12.2023

 

Donc ce ne sont plus des OVNI inexpliqués - c'est devenu le cas d'école GEIPAN pour expliquer les fausses observations de pilotes dues à Starlink depuis 2022.

 

Source : Cas GEIPAN AERO très bien documentés et l'Algérie revient 2 fois avec le même pilote. Émission spéciale GEIPAN "Lumières non expliquées, des cockpits en émoi".

 

Informations sur l’émission :

"Lumières non expliquées, des cockpits en émoi." - Les Dossiers OVNI

·         Podcast : Les Dossiers OVNI / Le Bureau des OVNI - hébergé par Ausha

·         Durée : 23 minutes 53 secondes

·         Position dans la série : épisode 65 sur 86 listés

·         Publication : indiquée comme "1 month ago" sur l'agrégateur Podjoint - donc juillet 2026 dans la version que j'ai, mais le fichier source GEIPAN qu'il commente est du 04/07/2024 [compte rendu R19], donc l'épisode a été mis en ligne après cette date. Sur Ausha/iVoox la date précise n'est plus affichée dans le code.

·         De quoi parle l'émission – commentaires

 

Depuis l’automne 2022, le GEIPAN, l’organisme français chargé d’étudier les phénomènes aérospatiaux non identifiés, reçoit une série de témoignages surprenants provenant des cockpits de vols commerciaux.

D’un vol Amman-Paris en janvier 2023, où des points lumineux semblent danser dans le ciel nocturne, à une rencontre au-dessus de l’Algérie en avril de la même année, les histoires s’accumulent. Les pilotes, habitués à scruter le ciel, décrivent des trajectoires erratiques, des changements soudains de direction, et des intensités lumineuses intrigantes.

 

Les cas évoqués ne s’arrêtent pas là : une nuit perturbante au-dessus de Constantine, des lumières escortant un vol entre Erevan et Paris, et d’autres récits marquants d’une année 2023 riche en phénomènes inexpliqués.

 

L'émission se présente comme :

Dans cet épisode, nous plongeons au cœur d’un mystère aérien captivant : des pilotes de ligne expérimentés rapportent des observations troublantes de phénomènes lumineux inexplicables dans le ciel. Enfin, cet épisode nous emmène dans les coulisses des enquêtes menées par le GEIPAN, entre analyse scientifique et quête de réponses face à ces phénomènes troublants. Que signifient ces observations répétées et concordantes ?

 

En fait, l'émission reprend mot pour mot les 4 cas que le GEIPAN a ensuite classés A - Starlink cluster flares :

·         Amman-Paris 31.01.2023

·         Abidjan-Paris 08.04.2023

·         Kinshasa-Paris 10.04.2023 au sud de Constantine (Algérie) - votre cas

·         Erevan-Orly 13.12.2023

·          

Les commentaires de l'émission soulèvent à l'époque les 3 hypothèses : activité militaire, phénomènes naturels méconnus, ou autre chose, avant que l'enquête GEIPAN de juillet 2024 ne tranche pour les flashs Starlink.

 

JULLET 2023 - NOMBREUSES VILLES

Ces derniers jours, une série de corps lumineux a traversé le ciel de l’Algérie, laissant nombre d’habitants perplexes. Ces « lumières » se déplaçaient en ligne droite et de façon coordonnée, attisant la curiosité des amateurs de théories extra-terrestres. Beaucoup de gens ont capturé la scène en photos et vidéos qu’ils ont partagées sur les réseaux sociaux par la suite pour en savoir plus sur le sujet.

 

Objets lumineux non identifiés dans le ciel algérien : le mystère percé à jour

Ce n’est pas la première fois que des points lumineux traversent le ciel algérien. Et leur origine est belle et bien humaine. Il s’agit en réalité d’un groupe de satellites appelé « Starlink » dont la trajectoire se trouve juste au-dessus de l’Algérie. Ces satellites ont été développés pour fournir l’accès à Internet sur terre.

Source : ALGERIE 360 -19 Juillet 2023

https://www.algerie360.com/le-mystere-des-ovnis-observes-dans-le-ciel-algerien-elucide/

 

18 AOUT 2023 – BLIDA

Aperçu le vendredi 18 août 2023

Rapporté le dimanche 3 septembre 2023

Cercle de classification - Durée Quelques minutes

Témoignage : « Il est venu du ciel. Les lumières allumaient en forme d'arc circulaire. Il y avait un feu rouge à l'avant et les autres étaient blancs. »

Coordonnées : 36.5375° / 2.8207° = Blida.

 

Base NUFORC - cas déposé, pas d’enquête, pas d’intérêt.

Cas redéposé en date du 18 septembre 2023 sur le site du NUFORC.

 

Chapitre XII - 5

03 - BENIN

ANCIEN DAHOMEY

 

A - Le Bénin et les Ovnis

 

Au Bénin (ancien Dahomey), la question des phénomènes aérospatiaux non identifiés s'inscrit au croisement d'une histoire institutionnelle marquée par la colonisation française et d'une culture traditionnelle où le ciel occupe une place spirituelle majeure.

 

Historique et contexte politique du pays

Période coloniale (1894–1960) : Administré au sein de l'Afrique Occidentale Française (AOF) sous le nom de Dahomey, le territoire dépendait des autorités militaires et aéronautiques françaises. Les rares signalements d'anomalies célestes à cette époque étaient archivés, le cas échéant, dans les rapports de la Marine ou des troupes coloniales à Dakar ou Paris, sans traitement distinct.

 

Période marxiste-léniniste (1975–1990) : Sous le régime de la République populaire du Bénin dirigé par Mathieu Kérékou, l'État s'est concentré sur la souveraineté nationale, la sécurité intérieure et l'alignement idéologique. Les sujets liés aux OVNIs étaient perçus comme des distractions bourgeoises ou occidentales.

 

Période démocratique (Depuis 1990) : La République du Bénin s'est stabilisée, mais les priorités d'État restent orientées vers le développement économique et la sécurité régionale, sans volet ufologique public.

 

Politique officielle sur les OVNIs

Absence d'organisme dédié : Il n'existe aucune structure gouvernementale, civile ou militaire officielle chargée de la collecte ou de l'étude des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) au Bénin.

 

Gestion de l'espace aérien : L'Agence Nationale de l'Aviation Civile (ANAC) et les forces armées béninoises traitent les intrus ou anomalies aériennes uniquement sous l'angle de la sécurité des vols et de la défense conventionnelle.

 

Transparence administrative : L'État béninois n'a jamais publié de dossiers ni déclassifié de documents relatifs aux OVNIs.

 

Le phénomène dans le pays : Culture et Témoignages

Prisme spirituel et Vodou : Dans la culture béninoise, les manifestations célestes inhabituelles (lumières stationnaires, météores singuliers, boules de feu) sont traditionnellement interprétées à travers la cosmovision Vodou ou les croyances locales (esprits du ciel, présages ou manifestations divines) plutôt que sous l'angle de vaisseaux extraterrestres.

 

Observations côtières et rurales : Des témoignages de "lumières nocturnes étranges" ou d'objets au-dessus de l'océan sont régulièrement rapportés de manière informelle le long du littoral (Cotonou, Ouidah, Grand-Popo) ou dans les régions rurales, bien que peu d'entre eux fassent l'objet d'enquêtes de terrain documentées par des ufologues.

 

B - De l'ancien Dahomey au monde contemporain : entre observations célestes, cosmologie vodun et interprétations culturelles

ETUDE DETAILLEE

Introduction

Le Bénin occupe une place particulière dans l'histoire culturelle de l'Afrique occidentale. Ancien royaume du Dahomey, situé au cœur de l'aire culturelle du golfe de Guinée, il est également l'un des principaux foyers historiques du vodun, tradition religieuse qui s'est développée dans les sociétés fon, adja et apparentées avant de se diffuser, notamment par la diaspora africaine, vers les Caraïbes et les Amériques.

 

Lorsqu'on étudie aujourd'hui les observations de phénomènes aériens non identifiés au Bénin, une question apparaît rapidement : comment une société dont la cosmologie reconnaît l'existence de puissances célestes et invisibles interprète-t-elle un phénomène inhabituel dans le ciel ? Il serait cependant dangereux de répondre que les Béninois « prennent les OVNI pour des vodun ». Les sources disponibles ne permettent pas de généraliser une telle affirmation. Il n'existe pas, à notre connaissance, de doctrine vodun assimilant les OVNI, les extraterrestres ou les UAP à une catégorie précise de divinités.

 

La relation est beaucoup plus subtile. Le vodun fournit un cadre culturel de compréhension du monde dans lequel le ciel n'est pas simplement un espace physique vide : il est associé à des puissances, à des phénomènes atmosphériques, au soleil, à la lune, au tonnerre, à la foudre et à l'ordre cosmique. C'est cette différence de regard qui mérite d'être étudiée.

 

Dans les traditions vodun du Sud-Bénin, la séparation entre le monde matériel et le monde spirituel ne correspond pas exactement à la séparation moderne entre « nature » et « surnaturel ». Les recherches ethnologiques montrent que les vodun constituent un ensemble complexe de divinités, de puissances et de relations rituelles. La cosmologie fon attribue notamment une place importante à Mawu-Lisa, couple divin associé à la création et au ciel. Une synthèse universitaire consacrée au vodou au Bénin décrit Mawu-Lisa comme les divinités créatrices et comme des puissances célestes. Cette conception est particulièrement importante pour comprendre l'histoire culturelle du Dahomey.

 

Le ciel n'est donc pas seulement un domaine astronomique. Il peut être : le domaine de puissances divines ; le lieu de manifestations atmosphériques OU un intermédiaire entre les hommes et les puissances invisibles. Cette représentation ne constitue évidemment pas une explication scientifique des OVNI. Elle permet plutôt de comprendre comment un phénomène inhabituel peut être culturellement interprété.

 

Une figure particulièrement importante est Hêviosso, également transcrit Xevioso, Xɛvyòsò ou sous d'autres formes selon les langues et les traditions. Dans les recherches ethnologiques consacrées au Sud-Bénin, Xevioso apparaît comme une divinité associée aux phénomènes atmosphériques, notamment à la foudre. Emmanuelle Tall écrit ainsi que, dans la région de Ouidah, Xevioso est la divinité de la foudre qui « régit le panthéon des phénomènes atmosphériques ». Ce point est particulièrement intéressant pour une étude des OVNI. Un observateur béninois confronté à : un éclair inhabituel ; une boule lumineuse ou un phénomène atmosphérique spectaculaire ne se trouve pas nécessairement devant le même problème culturel qu'un observateur occidental. Il dispose déjà d'un vocabulaire religieux permettant d'intégrer certains phénomènes du ciel à une représentation globale du monde. Mais il ne faut pas en déduire que toute lumière inhabituelle est automatiquement attribuée à Hêviosso. Les traditions vodun sont beaucoup plus complexes que cette équation simpliste.

 

La cosmologie fon attribue également une importance particulière à Mawu et Lisa. Dans la présentation académique de la religion vodun, Mawu est notamment associée à la lune et Lisa au soleil ; ensemble, ils participent à une représentation de l'organisation du ciel et de la création. Cette conception est fondamentale pour notre sujet. Dans une perspective moderne, le ciel est principalement décrit en termes :

Étoiles – planètes – satellites – météores – aéronefs – phénomènes atmosphériques.

 

Dans la cosmologie traditionnelle, le même ciel peut être également pensé en termes :

 

Puissances – divinités – ordre cosmique – forces naturelles – relations entre le visible et l'invisible.

 

Il ne s'agit pas de deux descriptions concurrentes du même phénomène. Ce sont deux systèmes de représentation différents.

 

Le phénomène OVNI est-il intégré au vodun ?

C'est ici qu'il faut être particulièrement prudent. Nous ne disposons pas de suffisamment de témoignages ethnographiques permettant d'affirmer : « Au Bénin, les OVNI sont considérés comme des manifestations du vodun. » Cette affirmation serait beaucoup trop générale. Le phénomène OVNI, au sens moderne du terme, est une catégorie relativement récente. Il suppose une distinction entre : un phénomène observé ; son identification ou sa non-identification ; l'hypothèse d'un objet technologique et éventuellement l'hypothèse extraterrestre. Le vodun, lui, ne fonctionne pas sur cette classification. Un phénomène peut être compris simultanément comme naturel, spirituel, social ou moral, selon son contexte et selon celui qui l'observe. C'est pourquoi il serait plus exact de parler d'une rencontre entre deux systèmes d'interprétation plutôt que d'une équivalence entre OVNI et vodun.

 

Les travaux anthropologiques consacrés au Bénin montrent que le vodun n'est pas seulement une croyance abstraite. Il constitue également un système social, rituel et cosmologique. Masataka Tanaka, dans son étude du vodun dans le Sud-Bénin, décrit un système comprenant différentes divinités qui interviennent dans la représentation des activités humaines et dans laquelle les esprits des ancêtres peuvent être transformés en divinités et associés à des objets sacrés. Cette conception du monde est essentielle lorsqu'on étudie les témoignages relatifs aux phénomènes insolites. Un témoin qui affirme avoir vu une lumière étrange ne dispose pas nécessairement des mêmes catégories explicatives qu'un enquêteur européen. Il peut se demander : « Qu'est-ce que j'ai vu ? » mais également : « Que signifie cette manifestation ? » Cette seconde question est fondamentale.

 

Dans la littérature ufologique occidentale, on trouve parfois une tentative de rapprochement entre :

 

Extraterrestres → êtres célestes → ancêtres → divinités.

 

Cette construction peut être séduisante, mais elle n'est pas démontrée et il faut donc éviter de transformer automatiquement : « être venu du ciel » en : « ancêtre ».

Les sociétés béninoises disposent de traditions complexes relatives aux ancêtres, mais les catégories d'ancêtre, de vodun, d'esprit, de puissance atmosphérique et d'objet céleste ne sont pas interchangeables.

 

La relation entre OVNI et sorcellerie mérite également d'être évoquée, mais avec beaucoup de précautions. Des recherches anthropologiques contemporaines montrent que, dans le Bénin actuel, les discours sur la sorcellerie, les puissances invisibles et les pratiques religieuses continuent de participer à la compréhension des événements extraordinaires. Douglas Falen souligne notamment que, dans le Sud-Bénin, les conceptions relatives à la sorcellerie peuvent être décrites par les interlocuteurs comme une forme de savoir permettant d'agir sur les forces de la nature et sur le monde social. L'OVNI constitue alors une catégorie interprétative supplémentaire, apparue surtout avec la modernité et les médias.

 

Le Bénin ne constitue pas une société exclusivement vodun. Le christianisme y a profondément pénétré, tout comme l'islam. Les recherches d'Emmanuelle Tall montrent notamment la coexistence et la transformation des cultes vodun et du christianisme céleste dans le Sud-Bénin. Cette coexistence est importante pour notre sujet. Un même phénomène extraordinaire peut recevoir des interprétations différentes selon :

 

·         La religion de l'observateur ;

·         Son milieu familial ;

·         Son niveau d'éducation ;

·         Son exposition aux médias ;

 

Ainsi, au Bénin contemporain, un phénomène lumineux peut être décrit par une personne comme : un OVNI, par une autre comme : un phénomène naturel, et par une autre encore comme : un signe ou une manifestation spirituelle. Il serait méthodologiquement incorrect de chercher une interprétation unique.

 

Le meilleur exemple béninois permettant d'observer cette rencontre entre phénomène aérien, population locale et ufologie moderne est probablement l'affaire de Kandi du 28 juin 1997. Vers 19 h 45–20 h, dans le secteur de Gando Kossi Kanan, près de Kandi, un objet lumineux aurait traversé le ciel avant de tomber dans une zone proche du village. L'affaire fut rapportée dans le journal béninois Le Matin du 7 juillet 1997. Le journaliste Laurent Djiguy se rendit sur place. L'affaire attira ensuite l'attention du Dr Ange Noudehou, directeur du journal Assouka, qui contacta la revue Cuadernos de Ufología. Le dossier fut ensuite étudié par Vicente-Juan Ballester Olmos, qui privilégia l'hypothèse d'une rentrée atmosphérique ou de débris spatiaux. Cet épisode est particulièrement intéressant parce qu'il montre plusieurs niveaux d'interprétation :

 

1. phénomène observé par la population ;

↓

2. interprétation locale ;

↓

3. médiatisation par la presse béninoise ;

↓

4. intervention d'un chercheur ufologique ;

↓

5. tentative d'explication astronomique/aérospatiale.

 

Il constitue donc un excellent exemple de la manière dont un événement inhabituel passe progressivement d'une interprétation locale à une interprétation scientifique ou ufologique internationale.

 

Le Bénin contemporain est très différent du Dahomey du XIXe siècle. Les habitants disposent aujourd'hui : de téléphones portables ; d'Internet ; des réseaux sociaux et de toutes les inventions liées à notre époque.  Le phénomène observé peut donc immédiatement être nommé : « OVNI ».

 

Cette catégorie est en elle-même un produit de la modernité médiatique. C'est un point essentiel. Le même phénomène lumineux observé au XIXe siècle aurait pu être décrit en termes religieux ou cosmologiques. En 2026, un témoin peut immédiatement rechercher : UFO / UAP / satellite / SpaceX / météore / drone.

 

La culture OVNI internationale est donc désormais une composante supplémentaire du paysage culturel béninois.

 

Pour notre catalogue, Ouidah mérite une place particulière. La ville est historiquement associée à des cultes vodun importants. Les travaux ethnologiques montrent notamment le rôle de Xevioso dans l'organisation religieuse locale. Ouidah est également devenue un centre majeur de valorisation contemporaine du vodun. En janvier 2026, le gouvernement béninois a encore présenté officiellement une « Théologie du Vodun » dans le cadre des Vodun Days, avec l'objectif de mieux faire comprendre les fondements, symboles et visions du monde de cette spiritualité. Les Vodun Days témoignent également d'une volonté contemporaine de présenter le vodun autrement que par les stéréotypes occidentaux de « magie » ou de « vaudou ». Reuters a notamment rapporté cette volonté de réhabiliter et de mieux expliquer la spiritualité vodun.

 

Le danger de « l’extraterrestrialisation » du vodun

C'est probablement la précaution méthodologique la plus importante pour une étude ufologique africaine. Depuis plusieurs décennies, certains auteurs ont proposé que les anciens dieux africains seraient en réalité : des extraterrestres ; des voyageurs interstellaires ou des visiteurs venus d'autres planètes. Ces interprétations sont séduisantes dans la littérature populaire, mais elles ne doivent pas être confondues avec les données ethnographiques.

 

Il faut distinguer : Ce que disent les traditions Les traditions décrivent des divinités, des ancêtres, des forces cosmiques et des manifestations spirituelles.

 

Ce que proposent certains ufologues :  Ils réinterprètent ces récits à travers l'hypothèse extraterrestre.

 

Ce que les sources scientifiques permettent d'établir : Elles permettent d'étudier les croyances, les récits et les observations, mais elles ne démontrent pas que les divinités vodun étaient des extraterrestres.

Cette distinction est indispensable dans une étude qui est orientée « scientifique. »

 

Le plus intéressant n'est finalement peut-être pas de demander : « Les vodun sont-ils des extraterrestres ? » mais plutôt : « Pourquoi certaines sociétés interprètent-elles les phénomènes célestes dans des catégories différentes de celles de la culture occidentale moderne ? » Cette question ouvre un champ de recherche beaucoup plus sérieux.

 

Dans le Bénin traditionnel, le ciel appartient à un univers religieux et cosmologique. Dans le Bénin contemporain, le même ciel est également : scientifique ; météorologique ; aéronautique ou encore astronomique. Ces différentes visions peuvent coexister chez une même personne.

 

Le Bénin contemporain : vers une hybridation des interprétations - La situation actuelle est donc particulièrement intéressante. On peut rencontrer simultanément : la tradition vodun, le christianisme l'islam ou encore la culture scientifique, sans oublier la culture ufologique internationale. Il en résulte une forme d'hybridation. Un phénomène lumineux peut être photographié avec un smartphone, identifié sur Internet comme un « UFO », discuté dans un groupe Facebook, puis interprété par une personne de la famille dans un registre religieux ou traditionnel. Il ne faut pas considérer ces interprétations comme nécessairement contradictoires pour l'observateur. Elles répondent à des questions différentes.

 

Ce que révèle le catalogue OVNI béninois

Le catalogue que nous avons commencé à établir montre justement cette évolution. Les premières observations attribuées à l'ancien Dahomey sont souvent très mal documentées. Puis apparaissent des dossiers associés à la presse. Avec Kandi en 1997, nous disposons d'un événement contemporain ayant suscité une véritable enquête ufologique. Enfin, au XXIe siècle, les observations sont immédiatement intégrées aux bases de données internationales et aux réseaux sociaux. On passe donc progressivement : du phénomène céleste interprété localement à l'OVNI médiatisé puis au UAP mondialisé.

 

 

Conclusion

Le Bénin constitue un terrain particulièrement intéressant pour l'étude des rapports entre phénomènes célestes et cultures africaines. L'ancien Dahomey possédait une cosmologie dans laquelle le ciel, le soleil, la lune, le tonnerre, la foudre et les puissances invisibles occupaient une place essentielle. Le vodun ne constitue cependant pas une « théorie OVNI » traditionnelle. Il serait donc faux de prétendre que les Béninois ont historiquement identifié les visiteurs extraterrestres à leurs divinités. La réalité est plus subtile. Le vodun fournit un cadre culturel dans lequel le ciel et les phénomènes atmosphériques peuvent recevoir une signification religieuse. Lorsque la culture moderne de l'OVNI arrive au Bénin, elle ne remplace pas nécessairement cette conception du monde. Elle vient s'y ajouter. C'est pourquoi l'étude du phénomène OVNI au Bénin doit être menée sur deux plans : le plan physique : qu'a réellement observé le témoin ? et le plan anthropologique : dans quelles catégories culturelles le témoin a-t-il compris ce qu'il avait vu ?

 

Cette double approche est probablement l'une des meilleures façons d'étudier les phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique sans imposer aux témoins africains une grille d'interprétation exclusivement occidentale. Dans le cas béninois, le ciel n'est donc pas seulement un espace où peuvent apparaître des objets inconnus : c'est aussi un espace culturellement habité. Et c'est précisément ce qui rend le Bénin particulièrement intéressant dans l'étude des OVNI en Afrique.

 

C – Ovni – vodun et Hêviosso

 

Ce que disent réellement les sources béninoises Une rencontre entre cosmologie traditionnelle et phénomène aérien moderne Lorsqu'on évoque le phénomène OVNI au Bénin, la tentation est grande de rapprocher immédiatement les observations de phénomènes célestes des croyances du Vodun. Cette association n'est pas totalement arbitraire : la cosmologie vodun accorde effectivement une place importante au ciel, aux éléments naturels, aux phénomènes atmosphériques et aux puissances invisibles.

 

Mais il faut établir une distinction fondamentale : les traditions vodun ne constituent pas une théorie ancienne des extraterrestres. Aucune source ethnographique sérieuse ne permet d'affirmer que les divinités du Dahomey étaient considérées comme des « extraterrestres » ou que les prêtres vodun auraient décrit des engins spatiaux. Le rapprochement entre OVNI et Vodun est essentiellement une interprétation moderne. Pour comprendre ce rapport, il faut donc commencer par ce que disent réellement les sources.

 

1. Le Vodun n'est pas simplement une « croyance » Le terme Vodun désigne un ensemble religieux, social et cosmologique complexe. L'UNESCO décrit le Vodun béninois comme associant : des croyances en des divinités ; des pratiques rituelles ; des pratiques sociales et une conception particulière du rapport au monde. L'organisme souligne également que les divinités sont organisées en fonction des éléments naturels : eau, terre, air et feu, tandis que les ancêtres occupent une place centrale dans la relation entre les vivants et le monde invisible. Cette organisation est particulièrement intéressante pour l'étude des phénomènes aériens. Le ciel n'est donc pas seulement un espace physique. Il appartient à un univers dans lequel les éléments naturels peuvent être associés à des puissances religieuses.

 

Dans la cosmologie du Sud-Bénin, Mawu-Lisa occupe une position particulière. L'anthropologue Emmanuelle Tall indique que Mawu-Lisa est une divinité à l'origine du monde et qu'elle « régit toutes les divinités affiliées au ciel ». Cette information est essentielle. Elle signifie que le ciel possède dans la cosmologie étudiée par les ethnologues une dimension religieuse structurée. Mais il faut éviter une traduction abusive : Mawu-Lisa ≠ extraterrestre. Mawu-Lisa appartient à une conception religieuse de la création et de l'organisation du monde. La transformer en « visiteur extraterrestre » reviendrait à appliquer au Vodun une catégorie conceptuelle qui lui est étrangère.

 

Hêviosso : la foudre et les phénomènes atmosphériques ! C'est probablement la figure la plus intéressante pour votre étude. À Ouidah, Emmanuelle Tall décrit Xevioso comme la divinité de la foudre qui « régit le panthéon des phénomènes atmosphériques ». Le gouvernement béninois confirme aujourd'hui l'importance de Hêbiosso dans la tradition religieuse de Ouidah, où il figure parmi les divinités vénérées avec Loko, Gou et d'autres vodun. L'UNESCO utilise également la forme Hêbiosso et l'associe au feu, dans sa présentation du système des divinités vodun liées aux éléments naturels. Nous avons donc trois niveaux de documentation :

 

Ethnologie : Xevioso/Hêviosso → foudre et phénomènes atmosphériques.

 

Sources institutionnelles béninoises :

 

Hêbiosso → divinité importante du panthéon local.

 

UNESCO :

 

Hêbiosso → associé au feu dans l'organisation symbolique des éléments.

 

Hêviosso n'est pas un « pilote d'OVNI » ! C'est ici que la prudence devient indispensable. Dans certains ouvrages ufologiques ou ésotériques, les anciennes divinités célestes africaines ont parfois été interprétées comme des visiteurs extraterrestres.

 

Le raisonnement est généralement le suivant :

 

Divinité céleste → être venant du ciel → être technologiquement supérieur → extraterrestre.

 

Mais cette chaîne logique n'est pas démontrée. Les sources ethnographiques ne décrivent pas Hêviosso comme : un pilote ; un astronaute ; un voyageur interplanétaire ; un occupant d'un véhicule ou un être venant d'une autre planète. Elles le décrivent dans le cadre d'une cosmologie religieuse liée notamment à la foudre et aux phénomènes atmosphériques. Il faut donc conserver cette distinction dans toute étude ufologique sérieuse.

 

Une autre figure est particulièrement intéressante : Dan. Dans une étude consacrée aux relations entre climat et sociétés au Bénin, les vodun Sakpata, Hèvioso et Dan sont présentés comme une trilogie liée à la vie humaine et aux relations entre terre, pluie, foudre et ciel. Dan, associé au serpent et à l'arc-en-ciel, peut notamment être représenté comme un intermédiaire entre la Terre et le ciel. Cette symbolique est particulièrement riche. Le serpent qui relie le monde terrestre au monde céleste constitue une représentation de communication entre deux niveaux du cosmos.

 

Mais là encore : il s'agit d'une symbolique religieuse et cosmologique, pas d'une description d'un véhicule spatial.

 

1.            Dans la représentation moderne des OVNI, le ciel est le lieu d'apparition d'un phénomène provenant éventuellement d'un autre monde.

 

2.            Dans la cosmologie vodun, le ciel peut être un domaine associé aux puissances divines et aux phénomènes naturels.

 

Les deux systèmes ont donc un point commun : le ciel n'est pas considéré comme un espace culturellement vide.

 

Mais ils donnent à cette idée des significations totalement différentes.

 

Vision ufologique moderne

Ciel → phénomène inconnu → objet possible → hypothèse technologique → éventuellement origine extraterrestre.

 

Vision cosmologique vodun

Ciel → manifestations des puissances → phénomènes naturels et religieux → relations entre monde visible et invisible.

 

La comparaison devient alors beaucoup plus intéressante que la simple affirmation : « Les Vodun étaient des extraterrestres. »

 

Imaginons un habitant du Bénin observant aujourd'hui une lumière inhabituelle. Il peut simultanément disposer de plusieurs systèmes d'interprétation.

 

Première possibilité : l'explication scientifique

Satellite, avion, météore, planète, rentrée atmosphérique, ballon, drone..

.

Deuxième possibilité : l'explication ufologique

OVNI ou UAP.

 

Troisième possibilité : l'interprétation religieuse

Signe, manifestation ou événement relevant du monde spirituel.

 

Quatrième possibilité : l'interprétation traditionnelle

Phénomène pouvant être associé à une puissance ou à un registre culturel particulier.

 

Ces interprétations ne sont pas nécessairement mutuellement exclusives. Un témoin peut très bien utiliser un smartphone pour filmer un phénomène, consulter Internet et, parallèlement, demander l'avis d'un membre de sa famille ou d'un dignitaire religieux. C'est cette superposition des systèmes de pensée qui caractérise une partie du Bénin contemporain.

 

L'UNESCO souligne que les ancêtres occupent une place centrale dans le Vodun et qu'ils sont considérés comme pouvant influencer la vie des vivants, notamment par les bénédictions et les malédictions. Cette dimension est importante pour comprendre certaines interprétations africaines du phénomène insolite. Dans une partie de la littérature ufologique occidentale, on trouve parfois l'idée que : « êtres célestes = ancêtres revenus du ciel ». Il faut toutefois éviter cette équivalence. Les ancêtres ne sont pas automatiquement des êtres célestes. Le culte des ancêtres constitue une catégorie religieuse spécifique.

 .

Le Bénin offre également un autre élément important : les conceptions relatives à la sorcellerie. L'anthropologie du Sud-Bénin montre que les croyances liées à la sorcellerie ont accompagné les transformations sociales et religieuses et qu'elles peuvent fournir un cadre d'interprétation du malheur, de la maladie et d'événements difficiles à expliquer. Il serait toutefois erroné de transformer cette constatation en : « Les Béninois attribuent les OVNI à la sorcellerie. » Les sources ne permettent pas une telle généralisation. La conclusion raisonnable est différente : la société béninoise possède plusieurs cadres culturels permettant d'interpréter des événements extraordinaires ; le phénomène OVNI constitue aujourd'hui l'un de ces cadres modernes.

 

Ouidah est probablement le meilleur endroit pour étudier cette rencontre entre tradition et modernité. La ville est historiquement associée au Vodun et continue à abriter des cultes traditionnels. Le gouvernement béninois rappelle notamment que les divinités Loko, Gou et Hêbiosso y sont vénérées, aux côtés d'autres traditions venues de différentes régions. Ouidah est également devenue un lieu majeur de présentation contemporaine du Vodun. Depuis 2024, les Vodun Days ont donné à cette tradition une visibilité nationale et internationale considérable. Le gouvernement béninois présente l'événement comme un moyen de faire connaître la culture et la spiritualité Vodun. En 2026, le gouvernement a même publié une « Théologie du Vodun », destinée à présenter ses fondements, ses principes, ses symboles et sa vision du monde. Pour un chercheur du phénomène OVNI, cette évolution est importante. Elle permet d'étudier le Vodun à partir de ses propres catégories, plutôt que de lui imposer des interprétations ufologiques.

 

La grande question : les dieux du Dahomey étaient-ils des extraterrestres ? La réponse scientifique doit être : aucune source ne permet de l'établir.

 

On peut constater que :

·         Certaines divinités sont associées au ciel ;

·         Certaines sont associées à la foudre ;

·         Certaines sont associées aux éléments naturels ;

·         Les ancêtres jouent un rôle dans le monde invisible ;

·         Le ciel possède une dimension cosmologique.

 

Mais rien de tout cela ne constitue une preuve d'une origine extraterrestre. La théorie des « anciens astronautes » constitue une interprétation moderne de traditions anciennes. Elle doit donc être présentée comme telle.

Cette prudence ne signifie pas que les traditions africaines n'ont rien à apporter à la recherche OVNI.

Au contraire elles permettent de poser une question fondamentale : Comment la culture influence-t-elle la perception et l'interprétation d'un phénomène aérien inhabituel ? Deux personnes peuvent observer exactement le même phénomène et lui donner deux significations différentes.

 

L'une dira :

-       « J'ai vu un satellite. »

Une autre :

-       « J'ai vu un OVNI. »

Une troisième :

-       « J'ai vu une manifestation spirituelle. »

 

Le phénomène physique peut être identique mais l'interprétation culturelle ne l'est pas.

 

Le Bénin actuel est particulièrement intéressant parce que trois grandes visions du monde peuvent y coexister :

 

1. La cosmologie traditionnelle

Vodun, ancêtres, divinités, forces naturelles et monde invisible.

2. Les religions universelles

Christianisme et islam.

Les recherches sur le Sud-Bénin montrent d'ailleurs les phénomènes de recomposition et de coexistence entre Vodun et nouvelles formes chrétiennes.

3. La modernité scientifique

Astronomie, aviation, météorologie, satellites, réseaux sociaux et culture UAP.

 

L'observation d'un phénomène aérien peut ainsi se situer au croisement de ces trois univers.

 

 Conclusion

Le rapport entre le Vodun et les OVNI au Bénin ne doit donc pas être recherché dans une hypothétique identité entre divinités et extraterrestres. Il se situe ailleurs. Le Vodun propose une vision du cosmos dans laquelle les frontières entre nature, société, monde visible et monde invisible sont organisées différemment de celles de la pensée scientifique occidentale. Hêviosso/Xevioso, Mawu-Lisa, Dan, Sakpata et les autres figures du panthéon ne sont pas des « extraterrestres » au sens ufologique. Ils appartiennent à une cosmologie religieuse documentée par l'anthropologie. Mais cette cosmologie nous permet de comprendre quelque chose d'essentiel : un phénomène céleste n'est jamais interprété dans un vide culturel.

 

Au Bénin, l'observateur contemporain dispose aujourd'hui de plusieurs grilles de lecture : la science, les médias, la culture OVNI, le christianisme, l'islam et les traditions vodun. L'étude des OVNI en Afrique doit donc être à la fois aérospatiale, historique et anthropologique. C'est probablement l'une des principales leçons que peut apporter le cas béninois à l'étude générale du phénomène OVNI.

 

D – Les êtres venus du ciel dans les traditions du Dahomey

 

Mawu-Lisa, Hêviosso, Dan, ancêtres et génies

Lorsqu'on étudie les observations d'objets ou de lumières inhabituelles au-dessus du Bénin, une question particulière se pose : comment les populations du Dahomey puis du Bénin ont-elles traditionnellement interprété ce qui venait du ciel ?

La question est délicate, car elle conduit immédiatement à un risque d'anachronisme. Les populations anciennes ne disposaient évidemment pas du concept moderne « d'OVNI », encore moins de celui d'UAP. Leur environnement céleste était interprété à travers une cosmologie dans laquelle la terre, le ciel, les eaux, les phénomènes météorologiques, les divinités et les ancêtres formaient un ensemble cohérent. Il serait donc abusif d'écrire que les anciens Fon ou Adja « voyaient des extraterrestres ». Les sources ethnographiques disponibles ne permettent pas une telle conclusion.

 

Elles montrent en revanche quelque chose de beaucoup plus intéressant : le ciel était déjà un espace peuplé de puissances surnaturelles et divines, et certains phénomènes atmosphériques étaient intégrés à cette cosmologie.

 

1. Mawu-Lisa : une divinité associée au ciel

Dans l'étude classique d'Emmanuelle Tall consacrée aux cultes vodun du Sud-Bénin, Mawu-Lisa apparaît comme une divinité androgyne située à l'origine du monde et associée aux divinités du ciel. Cette conception est importante pour notre sujet. Dans la cosmologie vodun, le ciel n'est donc pas simplement un espace physique. Il appartient à un ordre cosmologique supérieur. Les phénomènes qui semblent venir « d'en haut » peuvent être insérés dans un univers où les forces divines possèdent leurs propres domaines et leurs propres manifestations.

 

Mais il faut immédiatement établir une distinction fondamentale : Mawu-Lisa n'est pas un « extraterrestre » dans les sources ethnographiques. L'interprétation extraterrestre est une lecture contemporaine qui consiste à reprendre une tradition religieuse ancienne et à la traduire dans le vocabulaire moderne de l'ufologie. Cette distinction devra être conservée dans toute étude sérieuse des traditions africaines.

 

Le cas de Hêviosso — également écrit Hèvioso, Xevioso ou Hêbiosso selon les sources et les transcriptions — est encore plus intéressant.Les recherches ethnographiques de l'IRD décrivent Hêviosso comme une divinité associée à la foudre et à la pluie. Dans une représentation cosmologique relevée dans le Sud-Bénin, Hêviosso appartient avec Sakpata et Dan à une véritable trilogie reliant la terre, la pluie, la foudre et le ciel.Cette relation est particulièrement révélatrice :

 

Sakpata → la terre
Hêviosso → la foudre et la pluie
Dan → le lien entre la terre et le ciel

 

La cosmologie ne sépare donc pas radicalement le phénomène météorologique de la dimension religieuse. La foudre n'est pas seulement une décharge électrique. Elle possède également une signification religieuse. Une étude d'Emmanuelle Tall consacrée aux cultes vodun indique elle aussi que Xevioso est la divinité de la foudre et qu'il gouverne le panthéon des phénomènes atmosphériques.

Pour l'étude des OVNI, cette donnée est fondamentale. Une lumière inhabituelle dans le ciel, un éclair étrange, un phénomène lumineux nocturne ou une manifestation atmosphérique pouvaient historiquement recevoir une interprétation religieuse qui n'a rien à voir avec la catégorie moderne d'« objet volant ».

 

La figure de Dan est probablement l'une des plus intéressantes lorsqu'on étudie la représentation traditionnelle de la relation entre ciel et terre. Dans les sources de l'IRD, Dan est présenté sous la forme du serpent, souvent associé à l'arc-en-ciel. Il joue un rôle d'intermédiaire entre la terre et le ciel. L'image est particulièrement forte : la terre — Dan — le ciel

 

Dan peut ainsi être représenté comme un serpent montant vers le ciel, mais également sous la forme de l'arc-en-ciel. L'arc-en-ciel devient alors une manifestation visible d'une relation entre deux niveaux du monde. Là encore, il serait très facile — mais historiquement incorrect — de transformer cette représentation en récit de « vaisseau extraterrestre ». Il s'agit d'une symbolique religieuse et cosmologique. Cependant, cette symbolique est importante pour comprendre la manière dont une société peut donner un sens à une manifestation inhabituelle du ciel.

 

Cette organisation n'est pas seulement décrite par les chercheurs. L'UNESCO, dans le cadre de l'assistance préparatoire accordée au Bénin pour la candidature du Vodun au patrimoine culturel immatériel, présente les divinités vodun en relation avec différents éléments naturels :

 

-       L’eau : Tôhôssou ;

-       La terre : Sakpata ;

-       L’air : Dan ;

-       Le feu : Hêbiosso.

 

L'UNESCO souligne également la place centrale des ancêtres et des pratiques destinées à communiquer avec l'au-delà. Cette classification est particulièrement intéressante pour notre étude car elle montre que les phénomènes naturels ne sont pas séparés de la cosmologie. La nature constitue elle-même un langage religieux. Pour un chercheur travaillant sur les observations insolites, cela impose une précaution méthodologique : un témoignage ancien doit être replacé dans le système culturel de celui qui le rapporte.

 

Le Vodun ne se réduit pas aux divinités car les ancêtres occupent une place centrale dans les représentations traditionnelles. L'UNESCO souligne qu'ils sont considérés comme susceptibles d'influencer la vie des vivants, notamment à travers les bénédictions et les malédictions, et que certains rites permettent d'honorer les ancêtres et de communiquer avec l'au-delà. Cette notion mérite d'être distinguée de celle des « êtres extraterrestres ». Dans certaines interprétations modernes du phénomène OVNI, les occupants supposés d'un engin sont décrits comme des êtres provenant d'un autre monde. Dans le système ancestral, la relation est différente : il s'agit d'une continuité entre les vivants, les morts et le monde invisible, et non d'une hypothèse de voyage interplanétaire. La ressemblance superficielle entre les deux systèmes — l'existence d'êtres invisibles ou non ordinaires — ne doit donc pas conduire à les confondre.

 

Une tradition recueillie dans les travaux disponibles auprès de l'IRD raconte la génération de plusieurs puissances divines. Mawu donne naissance, selon cette tradition, à différentes puissances parmi lesquelles Sakpata, Hêviosso et Dan. La légende raconte ensuite qu'à la suite d'un conflit, Hêviosso se détache de la terre et va se fixer dans le ciel. Pour l'ufologue, cette histoire peut sembler immédiatement évocatrice.

 

-       Un être quitte la terre.

-       Il se dirige vers le ciel.

-       Il appartient à un monde différent de celui des humains.

 

Mais il faut résister à la tentation d'en faire un récit d'atterrissage extraterrestre. Il s'agit d'une mythologie religieuse, et non du compte rendu d'un événement aéronautique. Ce récit devient néanmoins très intéressant lorsqu'il est utilisé pour comprendre la représentation culturelle du ciel dans les sociétés du Dahomey.

 

 Depuis plusieurs décennies, certains auteurs ont tenté d'établir un rapprochement entre les mythologies africaines et l'hypothèse des anciens astronautes. Le raisonnement est généralement le suivant :

 

Divinité céleste → être venu du ciel → connaissance particulière → extraterrestre.

 

Cette construction peut être séduisante, mais elle ne constitue pas une démonstration historique. Une divinité « céleste » n'est pas nécessairement un être provenant d'une autre planète. Un personnage descendant du ciel n'est pas nécessairement un astronaute. Une lumière dans le ciel n'est pas nécessairement un engin. Et une tradition racontant un voyage entre le ciel et la terre n'est pas nécessairement la mémoire déformée d'une rencontre extraterrestre. Pour le Bénin, les sources ethnographiques disponibles conduisent plutôt à considérer ces récits comme des éléments d'une cosmologie religieuse complexe.

 

Un témoin béninois contemporain peut être confronté à une lumière étrange dans le ciel. Il dispose alors de plusieurs cadres d'interprétation possibles :

 

1. Le cadre scientifique :
satellite, avion, météore, rentrée atmosphérique, ballon, drone, phénomène météorologique.

2. Le cadre ufologique :
OVNI, UAP, engin inconnu, phénomène aérien non identifié.

3. Le cadre religieux chrétien ou musulman :
signe, manifestation spirituelle, phénomène surnaturel.

4. Le cadre traditionnel :
Vodun, divinités, ancêtres, forces invisibles, interprétation cosmologique.

 

Ces systèmes ne sont pas nécessairement exclusifs. Un individu peut parfaitement utiliser simultanément plusieurs registres d'interprétation. C'est un point essentiel pour comprendre le phénomène OVNI au Bénin.

 

Ouidah constitue probablement l'un des lieux les plus intéressants pour étudier cette coexistence. Le gouvernement béninois décrit Ouidah comme une ville où différentes traditions religieuses coexistent. Le culte du Python, Dangbé, Loko, Gou et Hêbiosso y côtoient notamment le catholicisme, l'islam et le protestantisme. Cette coexistence est particulièrement visible dans le paysage urbain. Il ne faut donc pas imaginer une population divisée mécaniquement entre « croyants traditionnels » et « modernes ». La réalité sociale est beaucoup plus complexe. Les travaux anthropologiques sur le Sud-Bénin montrent justement comment les cultes vodun, les mouvements chrétiens et les nouveaux cultes se sont transformés au contact des bouleversements sociaux et de la modernité. C'est dans cet environnement qu'il faut replacer l'étude contemporaine des récits d'OVNI.

 

OVNI et Vodun : deux systèmes qui peuvent se rencontrer sans se confondre

Il serait donc possible de résumer la situation ainsi : Le Vodun n'est pas une théorie ufologique. Mais le Vodun constitue un cadre culturel dans lequel :

 

-       Le ciel possède une dimension symbolique ;

-       Les phénomènes naturels peuvent avoir une signification religieuse ;

-       Certaines divinités sont associées au ciel, à l'air, à la foudre ou à la pluie ;

 

Dan établit symboliquement une relation entre terre et ciel ;

 

-       Les ancêtres entretiennent une relation avec le monde des vivants ;

-       Le monde visible et le monde invisible ne sont pas nécessairement conçus comme totalement séparés.

-        

Cette structure culturelle peut donc influencer la manière dont un phénomène inhabituel est raconté, interprété ou mémorisé, sans fournir pour autant une explication physique du phénomène.

 

CONCLUSION

Le rapport entre OVNI et Vodun au Bénin est donc beaucoup plus subtil qu'une simple équation « divinités du ciel = extraterrestres ».

 

Les traditions du Dahomey présentent effectivement un univers dans lequel le ciel, les phénomènes atmosphériques, les divinités et le monde invisible sont intimement liés. Mawu-Lisa appartient au domaine céleste ; Hêviosso est associé à la foudre ; Dan établit un lien symbolique entre terre et ciel ; les ancêtres entretiennent une relation avec le monde des vivants. Les sources ethnographiques et institutionnelles contemporaines permettent de documenter ces éléments. Mais rien dans ces sources ne permet de conclure que les anciens habitants du Dahomey auraient rencontré des extraterrestres. Pour l'étude des OVNI au Bénin, leur véritable intérêt est ailleurs : ils permettent de comprendre le cadre culturel dans lequel un phénomène céleste inhabituel peut être observé, raconté et interprété. C'est probablement dans cette rencontre entre cosmologie traditionnelle, christianisme, islam, science moderne, médias et ufologie internationale que se trouve l'une des particularités du phénomène OVNI béninois.

 

E - Ovni, vodun, christianisme et islam au Bénin

 

Plusieurs façons d'interpréter le ciel L'étude du phénomène OVNI au Bénin ne peut pas être dissociée de la diversité religieuse du pays. Dans une partie de l'Afrique occidentale, et particulièrement dans l'ancien espace du Danxomè, le ciel n'a jamais été considéré comme un espace dépourvu de signification. Les phénomènes naturels, les divinités, les ancêtres, les esprits et les forces invisibles appartiennent à un même univers culturel. Avec l'arrivée du christianisme, puis le développement de l'islam, de nouvelles grilles d'interprétation sont venues s'ajouter aux traditions anciennes. Enfin, au XXe siècle, une quatrième grille est apparue : celle de la science moderne et de l'ufologie. L'observation d'une lumière dans le ciel peut ainsi être racontée dans des langages très différents.

 

Le Bénin n'est pas un pays où une seule lecture religieuse s'impose

Le cas de Ouidah est particulièrement révélateur. Une étude de l'IRD consacrée au patrimoine religieux de la ville indique que les traditions animistes/vodun, le christianisme et l'islam y sont présents. Elle précise également qu'il n'existe pas d'antagonisme majeur entre ces religions et qu'une même personne peut pratiquer différents cultes. Cette situation est importante pour l'étude des OVNI. Il serait en effet trompeur de demander : « Le témoin est-il vodun, chrétien ou musulman ? » La réalité peut être beaucoup plus complexe. Un individu peut avoir reçu une éducation chrétienne tout en conservant des traditions familiales liées au Vodun. Il peut participer à certaines cérémonies traditionnelles, fréquenter une église et, lorsqu'il observe un phénomène céleste, utiliser encore des références issues de sa culture familiale.

Le récit d'une observation ne reflète donc pas nécessairement une appartenance religieuse unique.

 

Dans la conception vodun, le ciel n'est pas simplement un espace physique. Comme nous l'avons vu dans la partie précédente, certaines puissances sont directement associées aux phénomènes atmosphériques et aux relations entre ciel et terre. Hêviosso est lié à la foudre ; Dan est associé à l'air et à la relation entre la terre et le ciel ; Mawu-Lisa appartient à la cosmologie céleste. Le gouvernement béninois lui-même présente aujourd'hui plusieurs de ces divinités dans la description culturelle de Ouidah, notamment Loko, Gou, Hêbiosso, Sakpata et Dan. Cela ne signifie évidemment pas qu'un phénomène lumineux soit automatiquement attribué à une divinité. Mais cela signifie que le vocabulaire culturel permettant de donner une signification au ciel existait avant l'apparition du mot « OVNI ».

 

Le christianisme introduit un autre système symbolique. Le ciel devient notamment le domaine de Dieu, des anges et des réalités spirituelles. Au Bénin, le développement du christianisme a profondément transformé le paysage religieux. Les travaux d'Emmanuelle Tall montrent que le christianisme et les nouveaux mouvements religieux ont accompagné d'importantes transformations sociales au Sud-Bénin.

Un phénomène inhabituel peut donc être interprété dans un vocabulaire chrétien : signe ; manifestation divine ; apparition ou ange ; Mais là encore, il faut être extrêmement prudent. Une lumière qualifiée de « signe de Dieu » dans un témoignage n'est pas une preuve d'un phénomène surnaturel. Elle constitue avant tout une information sur la manière dont le témoin interprète son expérience. Cette distinction est essentielle dans notre étude.

 

Le Bénin possède un exemple particulièrement remarquable de mouvement chrétien africain : le Christianisme céleste. Les recherches de l'IRD montrent que ce mouvement doit être étudié dans le contexte des transformations religieuses et sociales du Sud-Bénin. Son importance pour notre sujet ne tient pas à une quelconque relation démontrée avec les OVNI. Elle réside plutôt dans le fait qu'il constitue un exemple de nouvelle cosmologie religieuse apparue dans un environnement où existaient déjà les représentations vodun. L'histoire religieuse du Bénin montre ainsi que les populations ont constamment intégré, transformé et parfois combiné différents systèmes de représentation. C'est précisément ce phénomène qui doit être pris en compte lorsque l'on étudie les récits modernes d'OVNI.

 

L'islam introduit également un vocabulaire particulier concernant le monde invisible. Le concept de djinn, par exemple, appartient à la cosmologie islamique. Mais il serait dangereux d'affirmer : « Au Bénin, les OVNI sont considérés comme des djinns. » Les sources consultées ne permettent pas de généraliser une telle affirmation. Il faut plutôt dire que le vocabulaire religieux islamique constitue, pour les populations musulmanes, un autre cadre possible d'interprétation des phénomènes inhabituels. Cette distinction est importante. Dans un travail scientifique, on ne doit pas transformer une possibilité culturelle en comportement général d'une population.

 

Le mot « soucoupe volante » appartient à une époque beaucoup plus récente. La diffusion internationale du phénomène commence véritablement après 1947, puis les termes « Flying saucer », « soucoupe volante », « UFO » et finalement « UAP » se diffusent progressivement. L'Afrique francophone reçoit ces informations à travers plusieurs canaux : presse coloniale ; agences de presse ; journaux européens ; radio ; presse africaine ; récits de voyageurs ; personnel militaire ; ou notamment par la télévision. Le témoin béninois du XXIe siècle ne se trouve donc plus dans la même situation culturelle que le témoin du XIXe siècle. Il connaît potentiellement le mot OVNI avant même d'avoir observé quoi que ce soit. Cette donnée est capitale.

 

Les travaux anthropologiques sur le Sud-Bénin montrent que les transformations religieuses ont produit des phénomènes de recomposition et de syncrétisme. Emmanuelle Tall étudie notamment les relations entre Vodun, cultes anti-sorcellerie et christianisme céleste. Elle montre comment ces mouvements ont répondu à des transformations sociales profondes. Une autre étude de l'IRD consacrée aux rapports entre pratiques thérapeutiques islamiques et vodouistes montre également l'existence de zones de rencontre entre différents systèmes religieux. Il serait donc simpliste de présenter la société béninoise comme composée de blocs religieux étanches. il existe des circulations, des emprunts, des adaptations et des coexistences.

 

Une observation peut donc changer de sens, par exemple imaginons un exemple hypothétique. Un habitant de Porto-Novo observe une boule lumineuse.

 

Première description :

            « Une lumière rouge se déplaçait lentement. »

            C'est l'observation.

Deuxième étape :

            Un voisin affirme :

            « C'est peut-être un Vodun. »

            Le phénomène reçoit une interprétation traditionnelle.

Troisième étape :

            La vidéo apparaît sur Internet.

            Quelqu'un écrit :

            « OVNI au-dessus de Porto-Novo. »

            Le même événement devient un cas ufologique.

Quatrième étape :

            Une personne appartenant à une église interprète la lumière comme un signe spirituel.

            Le même phénomène reçoit une quatrième signification.

 

Le phénomène physique n'a pas changé. C'est son interprétation qui a changé. Cette distinction est fondamentale pour comprendre les témoignages africains.

 

Ouidah offre un exemple particulièrement remarquable de cette coexistence. Le gouvernement béninois décrit la ville comme un espace de coexistence entre plusieurs traditions religieuses. Le temple des Python et la basilique catholique constituent même deux symboles géographiquement très proches de cette coexistence. L'IRD souligne également la coexistence des traditions religieuses dans la ville. Pour une recherche sur les OVNI, Ouidah serait donc un terrain particulièrement intéressant pour une étude anthropologique : comment différentes communautés décrivent-elles exactement un même phénomène céleste ?

 

Cette question est beaucoup plus intéressante scientifiquement que de chercher à démontrer à l'avance que les divinités vodun seraient des extraterrestres.

 

CONCLUSION

Le cas béninois montre que l'étude des OVNI ne peut pas être séparée de l'étude des cultures qui produisent les témoignages. Le ciel n'est pas interprété de manière identique par toutes les sociétés. Au Bénin, les traditions vodun, le christianisme, l'islam et les représentations modernes issues de la science et des médias coexistent et peuvent parfois se rencontrer chez les mêmes individus. Ouidah constitue à cet égard un exemple particulièrement documenté de coexistence religieuse. Pour l'ufologie, la conséquence est importante : une observation inexpliquée reste une observation inexpliquée, quelle que soit l'interprétation religieuse qui lui est ensuite donnée.

 

1.            Le Vodun ne prouve pas l'existence des OVNI.

2.            Le christianisme ne la réfute pas.

3.            L'islam ne fournit pas davantage une identification physique des phénomènes.

 

Ces traditions permettent plutôt de comprendre comment les êtres humains donnent un sens à ce qu'ils voient dans le ciel.  Et c'est précisément cette rencontre entre phénomène aérien, culture, religion et modernité qui rend le dossier béninois particulièrement intéressant.

 

CATALOGUE

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Période Royaume du Dahomey (avant 1900)

Pas d'OVNI au sens moderne, mais c’est possible de retrouver des cas dans la base culturelle. Le Bénin préserve des siècles de tradition spirituelle et si on examine des événements signalés spécifiques incluant des anomalies aériennes on trouve déjà :  Porte de Non-Retour à Ouidah, lumières dans le ciel ou dans la forêt voir dans des lieux spirituels, voix au-dessus de l'eau au crépuscule, enregistrement de fragments en Yoruba. Ce sont des événements Interprétés en Vodun, pas sous l’angle du phénomène OVNI !

 


11 OCTOBRE 1953 — DJOUGOU – DAHOMEY – BENIN

Date : 11 octobre 1953
Heure : vers 23 h 30
Lieu : Djougou, nord-ouest du Dahomey (actuel Bénin)
Témoins : « many residents » — de nombreux habitants
Aspect : objet lumineux de forme oblongue
Altitude estimée : environ 1 500 mètres
Déplacement : très rapide, vers le nord, sur une trajectoire décrite comme horizontale.
Durée : non précisée dans la source retrouvée.

 

La source indique également que cet événement fut présenté comme la première observation d'une « Flying saucer » signalée au-dessus du Dahomey.

 

Une source particulièrement importante

Le document que j'ai retrouvé est un document d'archives de la CIA consacré aux observations de phénomènes aériens. Il reproduit une information sous le titre :

 

“LUMINOUS FLYING BODY SIGHTED AT DJOUGOU”

https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516168.pdf  Lien pour télécharger ou lire ce document de la CIA qui est sur 4 pages.

 

Et il donne comme source : Dakar, Paris-Dakar, 2 novembre 1953. Le rapport précise : observation le 11 octobre 1953 ; vers 23 h 30 ;

-       À Djougou ;

-       Vu par de nombreux habitants ;

-       Objet lumineux et oblong ;

-       Vitesse élevée ;

-       Direction nord ;

-       Altitude approximative 1 500 m ;

-       Déplacement sur un plan horizontal.

-        

C'est une pièce documentaire beaucoup plus solide que les fiches Internet modernes qui donnent simplement « Djougou, 11 octobre 1953 ».

 

Pourquoi ce cas est intéressant pour votre catalogue africain Il faut surtout éviter de transformer le récit en quelque chose qu'il ne dit pas. La source originale retrouvée ne parle pas, par exemple, de : Soucoupe posée au sol ; occupants ; atterrissage ; rayon lumineux etc… Nous avons simplement un objet lumineux oblong observé par plusieurs habitants, se déplaçant rapidement vers le nord à une altitude estimée à 1 500 m.  L'expression « Flying saucer » appartient à la qualification journalistique de l'époque, et non nécessairement à la description exacte de l'objet par les témoins.

 

Une possibilité explicative à examiner

La date et l'heure sont suffisamment précises pour qu'il soit intéressant de rechercher les phénomènes astronomiques ou aéronautiques visibles dans cette région du Dahomey cette nuit-là. Mais je ne trouve pas, dans les sources actuellement accessibles, d'identification certaine permettant d'affirmer qu'il s'agissait d'un météore, d'une rentrée atmosphérique, d'un avion ou d'un autre phénomène conventionnel. Il faut donc conserver le cas comme non identifié dans l'état actuel de la documentation, tout en évitant d'en déduire une origine extraordinaire.

Le document complet de la CIA qui reprend cette observation :  

 

 1996 – BENIN – TEMOIGNAGE SUR UFO EVIDENCE - BENIN

http://www.ufoevidence.org/sightings/report.asp?ID=6578

 

Quatre témoins ont observé, vers 20h00, une source de lumière blanche émettant deux faisceaux divergents. Entre ces faisceaux, une émission lumineuse en forme de « parachute » s'est formée, s'élargissant lentement pendant environ 10 minutes avant de s'éteindre soudainement. L'altitude estimée était de 3 000 à 6 000 mètres. 

http://www.ufoevidence.org/sightings/report.asp?ID=6578

 

ABOMEY — 1991 — LUMIÈRES / BÉTAIL / ANOMALIE MAGNÉTIQUE : cas allégué, source non retrouvée. Légende.

Abomey est un lieu exceptionnel pour l'étude des phénomènes attribués à l'invisible. Les palais royaux ne constituent pas simplement un ensemble archéologique. Ils restent liés à la mémoire des anciens rois et à la religion traditionnelle fon. Une étude historique du site rappelle d'ailleurs que les palais sont demeurés un lieu vivant, notamment parce que les descendants de la famille royale continuent à y accomplir certaines cérémonies et entretiennent les tombes royales.

La littérature ethnographique sur Abomey est extrêmement abondante. Bernard Maupoil, par exemple, a consacré un ouvrage majeur à la géomancie de l'ancienne Côte des Esclaves, avec de nombreuses références à Abomey, aux divinités, aux pratiques rituelles et à la conception fon des forces invisibles.

 

Cela constitue un contexte culturel très important, mais il ne faut pas le transformer en preuve d'une observation OVNI.

 

Des sources ufologiques font le rapport entre une ou des études sur les palais royaux d’Abomey, le Benin et les ovnis :

 

·         1991 - Phénomène allégué : lumières/orbes nocturnes au-dessus des palais royaux.

·         Témoins allégués : plusieurs agriculteurs.

·         Effet allégué : faisceaux lumineux provoquant l'immobilisation du bétail. (Source première de cette information non retrouvée)

·         Trace physique alléguée : prélèvements de sol présentant un magnétisme anormal. (Idem ci-dessus)

 

Une autre source évoque :

·         Date : Année 1994

·         Lieu : Près des ruines des palais royaux d'Abomey

·         Description : Des habitants ont décrit des oranges (sphères lumineuses de couleur orange) manœuvrant au-dessus des ruines.

·         Source : Un article de blog traitant des mystères du Bénin, qui mentionne également qu'un enregistrement de cette période existerait dans des archives locales

 

Une enquête de terrain à Abomey le 23 novembre 1991 a bien été faite. On retrouve entre autres le document de l’IRD Entre ciel et terre : climat et sociétés qui donne une liste précise des informateurs interrogés à Abomey (quartier Agblome) Mr Gbénon Pierre, cultivateur et vodunon ; et Mr Nondichao Bachalou, ancien guide du musée d’Abomey.

 

En conclusion : L’analyse menée ne nous démontre pas un rapport direct entre ces études sur le vodou ou autres domaines et le phénomène OVNI. Aucun témoignage précis et recoupé sur ces observations alléguées de lumières au-dessus ou près des Palais Royaux.

Source : https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers18-08/010029397.pdf

https://www.researchgate.net/publication/337054465_Urbanizing_Forest_Archaeological_Evidence_from_Southern_Benin 

 

1996 - ZONE RURALE DU BENIN

Une observation détaillée par quatre témoins.

Date : Année 1996, vers 20h00

Lieu : Zone rurale du Bénin, avec très peu de pollution lumineuse

Durée : Environ 10 minutes

 

Description : Les témoins ont observé une source de lumière ponctuelle à une altitude estimée entre 3 000 et 6 000 mètres. Cette source émettait deux faisceaux de lumière divergents (formant un angle d'environ 20°), d'une intensité exceptionnelle. Une émission en forme de parachute illuminé est apparue entre les deux faisceaux, s'élargissant à mesure qu'elle s'éloignait de la source. L'ensemble s'est éteint soudainement après avoir traversé lentement le ciel.

 

Source : Un signalement publié sur le site d'ufologie ufoevidence.org.  

Cynthia Hind - UFOs Over Africa (1997)   cas ruraux 1994-1996 au Bénin, Zimbabwe, Afrique du Sud

 

28 JUIN 1997 – KANDI - BÉNIN -

Une « soucoupe » qui était en réalité un morceau de fusée japonaise

 

Les faits

L'événement se produit le samedi 28 juin 1997, entre 19 h 45 et 20 h, heure locale, dans le village de Gando Kossi Kanan, situé à environ 8 km de Kandi, dans le nord du Bénin. Le village comptait alors environ 2 000 habitants. La population était réunie pour la prière lorsque le phénomène apparut dans le ciel. La lumière et la chute de l'objet provoquèrent une importante frayeur, au point que les personnes présentes se dispersèrent.

 

Ces informations proviennent d'un article du journal béninois Le Matin, daté du 7 juillet 1997, intitulé :

 

« Que s'était-il passé à Kandi ? »

 

L'article était signé Laurent Djiguy, envoyé spécial à Kandi. Une copie de cet article fut ensuite transmise à Vicente-Juan Ballester Olmos par le Dr Ange Noudehou, directeur du journal Assouka. https://fotocat.blogspot.com/2019_12_18_archive.html?utm_source=chatgpt.com

 

Un phénomène observé dans plusieurs villages

Le récit est particulièrement intéressant parce que les informations ne viennent pas d'un seul témoin. À Gando Kossi Kanan et à Pédé, les habitants auraient décrit un seul objet, qui produisit plusieurs détonations avant de tomber dans une zone difficile d'accès. À Gamia, située à proximité, une version légèrement différente fut recueillie : les témoins auraient vu l'objet incandescent se diviser en trois éléments, décrits comme un corps principal accompagné de deux sortes « d'ailes ». À environ 40 mètres du sol, ces trois éléments auraient pris des trajectoires différentes.

 

Cette divergence est intéressante : elle montre qu'il ne faut pas traiter le récit comme un témoignage parfaitement homogène. Il existe plusieurs versions locales de la trajectoire finale.

 

C'est ce qui rend cette affaire très différente d'une simple observation d'une lumière. Le lendemain, des habitants découvrirent dans la zone de chute une pièce métallique.

La description donnée dans Le Matin, reprise par Ballester Olmos, est étonnamment précise :

 

·         Environ 10 kg ;

·         Métal presque entièrement carbonisé ;

·         Forme concave ;

·         Aspect comparé à celui d'une « énorme oreille » ;

·         Structure circulaire à la base ;

·         Petit dispositif central en forme de T ;

·         Plusieurs vis de fixation sur la périphérie ;

·         Présence d'un élément ressemblant à un bouchon de réservoir ;

·         Une sorte de mèche noire endommagée.

 

Il s'agit donc bien, si le récit de presse est exact, d'une récupération matérielle, et non seulement d'un phénomène lumineux.

 

 L'hypothèse de radioactivité

Un élément assez extraordinaire apparaît dans le témoignage d'Ati Inoussa, directeur de l'école publique du village et présenté comme l'un des premiers témoins. Il affirme que des enfants ayant touché l'objet auraient commencé à se gratter et évoque l'éventualité d'une substance radioactive. Ballester Olmos considère explicitement cette interprétation comme très probablement erronée. Et il faut être extrêmement prudent ici : il n'existe, dans les sources retrouvées, aucune mesure de radioactivité permettant d'établir une contamination.

  :

Les autorités béninoises étaient-elles au courant ?

Selon le récit recueilli par Ballester Olmos, Touré Nouhoun Isa, chef de la circonscription de Kandi, pensait déjà que le fragment pouvait provenir d'un satellite. Le Dr Noudehou affirmait en 1998 que l'objet était alors entre les mains du gouvernement béninois et demanda l'aide de la Fondation Anomalía pour l'examiner. Dans sa lettre, il expliquait que le gouvernement ne disposait pas, selon lui, des moyens intellectuels et de laboratoire nécessaire pour identifier le matériau.  C'est donc probablement l'un des éléments qui ont donné à l'affaire une dimension « mystérieuse » : un objet réel avait effectivement été récupéré, mais son identification n'était pas immédiatement connue localement.

 

À la fin avril 1998, Ballester Olmos reçoit une lettre du Dr Ange Noudehou. Noudehou demande essentiellement de l'aide pour examiner l'objet qui serait conservé par le gouvernement béninois. Ballester Olmos répond en proposant une hypothèse très simple : une rentrée atmosphérique de débris spatiaux. Il demande notamment :

 

·         Les articles de presse ;

·         Des informations complémentaires ;

·         L’accès aux débris ;

·         Des photographies ;

·         Les circonstances précises de la chute.

 

Noudehou lui répond en septembre et lui transmet les photocopies de l'article de Le Matin du 7 juillet 1997. Ballester Olmos entreprend alors de rechercher quel objet spatial était rentré dans l'atmosphère le 28 juin 1997.

 

Ballester Olmos consulte le Spacewarn Bulletin, publié par le World Data Center A for Rockets and Satellites du Goddard Space Flight Center de la NASA.

 

Le bulletin n° 525, de juillet 1997, indiquait qu'un seul objet spatial avait effectué une rentrée atmosphérique le 28 juin 1997. Il s'agissait de : 1987-012B - NORAD : 17481 - Désignation : - M-3S2 R/B - « R/B » signifie Rocket Body : il ne s'agissait donc pas du satellite lui-même, mais de son corps de fusée / étage propulsif.

 

Les bases orbitales modernes confirment cette identification : l'objet 17481, 1987-012B, est bien répertorié comme un rocket body japonais, lancé en février 1987 et ayant cessé d'être en orbite le 28 juin 1997.

 

L'objet provenait du lancement japonais du 5 février 1987, effectué depuis le centre spatial de Kagoshima. Le lanceur avait placé en orbite le satellite scientifique ASTRO-C - Le satellite reçut ensuite le nom de GINGA - Il s'agissait d'un satellite japonais destiné à l'astronomie des hautes énergies, notamment à l'étude des rayons X et des rayons gamma. Le satellite est catalogué comme 1987-012A / NORAD 17480, tandis que son étage de fusée est 1987-012B / NORAD 17481.  La correspondance est donc :

 

Lancement japonais 1987 → Astro-C/Ginga + étage M-3SII → 10 ans en orbite → rentrée du 28 juin 1997 → chute de débris au Bénin.

 

Une confirmation indépendante très intéressante

La base historique SeeSat-L, qui conserve les données orbitales de l'époque, donne également : 1987-012B — M-3S2 R/B — Japon — lancé le 5 février 1987 — decay : 28 juin 1997. C'est particulièrement intéressant parce que cette information n'est pas simplement issue du récit ufologique : elle provient de données de suivi orbital contemporaines.  Une base moderne de satellites donne par ailleurs : NORAD : 17481

 

·         Désignation internationale : 1987-012B

·         Pays : Japon

·         Lancement : 5 février 1987

·         Rentrée/désorbitation : 28 juin 1997

·         Type : Rocket Body.

 

C'est un point essentiel.

Une rentrée atmosphérique ne détruit pas nécessairement entièrement un étage de fusée. Les structures légères brûlent ou se fragmentent, mais certaines pièces particulièrement résistantes — réservoirs, éléments structuraux, pièces métalliques épaisses, tuyauteries, moteurs, etc. — peuvent survivre et atteindre le sol. Ballester Olmos compare d'ailleurs le phénomène à des fragments de lanceurs déjà récupérés après des rentrées atmosphériques. La pièce trouvée près de Kandi serait donc parfaitement compatible avec ce scénario.

 

Le fragment décrit fait environ 10 kg. Cela ne signifie évidemment pas qu'il s'agissait nécessairement d'une pièce particulière du M-3SII. Mais la récupération d'un fragment métallique de cette masse après une rentrée atmosphérique n'a rien d'invraisemblable. Au contraire, c'est précisément le type de phénomène connu dans les rentrées de débris spatiaux.

 

Le terme « atterrissage » est trompeur. - Le phénomène n'était évidemment pas un atterrissage contrôlé.

Il faut parler plutôt de :

 

Rentrée atmosphérique + fragmentation + impact au sol.

 

Le titre de Ballester Olmos est d'ailleurs très révélateur : ¿Qué ocurrió en Kandi? (Reentrada espacial sobre África) soit : « Que s'est-il passé à Kandi ? (Rentrée spatiale au-dessus de l'Afrique) »

 

« PAN identifié a posteriori : rentrée atmosphérique d'un objet spatial »

 Ce cas permet de montrer concrètement comment une population peut observer quelque chose de réellement spectaculaire alors que l'origine est finalement parfaitement terrestre et identifiable.

 

RESUME

BÉNIN — KANDI / GANDO KOSSI KANAN — 28 JUIN 1997

Heure : 19 h 45–20 h locales
Lieu : Gando Kossi Kanan, environ 8 km de Kandi, nord du Bénin
Témoins : nombreux habitants ; observations également rapportées à Pédé et Gamia
Phénomène : objet lumineux incandescent descendant du ciel
Particularités : détonations ; fragmentation selon certains témoins
Conséquence : chute au sol
Débris : pièce métallique d'environ 10 kg, carbonisée, de forme concave
Source contemporaine : Laurent Djiguy, Le Matin, Cotonou, 7 juillet 1997, « Que s'était-il passé à Kandi ? »
Source secondaire majeure : Vicente-Juan Ballester Olmos, ¿Qué ocurrió en Kandi? (Reentrada espacial sobre África)
Identification proposée : rentrée atmosphérique du corps de fusée japonais 1987-012B / NORAD 17481 / M-3S2 R/B
Lancement : 5 février 1987, Kagoshima, Japon
Charge utile : Astro-C/Ginga
Rentrée : 28 juin 1997
Statut : PAN expliqué / rentrée spatiale très fortement étayée.

 

Sources :

·         Étude complète de Vicente-Juan Ballester Olmos — « ¿Qué ocurrió en Kandi? »

·         Article/Fichier Fotocat reproduisant l'étude et les données orbitales

·         Archives SeeSat-L — objet 1987-012B / NORAD 17481

·         https://fotocat1.rssing.com/chan-6572620/all_p4.html

 

2000 - 2002 – GOLFE DU BENIN

Lumières étranges se déplaçant de manière erratique (Golfe de Bénin, 2000-2002)

 

Enfant, mes parents, mes frères et sœurs et moi, nous nous couchions dans le lit et regardions les étoiles au-dessus de la côte. Nous vivions dans une zone côtière suburbaines sur le Golfe de Bénin. De nombreuses nuits, nous voyions ce qui semblait être des étoiles se déplaçant de manière erratique : elles montaient tout droit, descendaient tout droit, allaient à gauche, à droite. Parfois, elles se déplaçaient lentement et progressivement, parfois soudainement et rapidement. Elles descendaient rapidement jusqu'à l'horizon et remontaient plus tard, en ligne droite, et restaient à leur place dans le ciel. Parfois, elles filaient rapidement vers le haut, ou disparaissaient. Comme je le dis, elles avaient l'air de vraies étoiles. Mais elles se déplaçaient comme rien de ce que nous pouvions comprendre : la taille et le mouvement des lumières excluaient tout type d'aéronef. Cela se produisait une fois ou deux tous les trois mois entre 2000 et 2002. C'était devenu tel un événement pour nous que nous disions des choses comme «allons nous coucher et regardons les lumières bouger »

https://www.reddit.com/r/ufo/comments/iyslhr/strange_lights_moving_erratically_bight_of_benin/

 

Le message a été publié dans r/ufo le 24 septembre 2020. L’auteur explique qu’enfant, lui et sa famille vivaient dans une zone côtière suburbaine de la Baie du Bénin et observaient régulièrement des lumières ressemblant à des étoiles, mais effectuant des mouvements apparemment très inhabituels.

 

Ce que raconte exactement le témoin

Il indique que les observations se produisaient une ou deux fois tous les trois mois entre 2000 et 2002. Les lumières :

 

·         Ressemblaient à des étoiles ;

·         Montaient et descendaient ;

·         Se déplaçaient à gauche ou à droite ;

·         Pouvaient se déplacer lentement ou brusquement ;

·         Descendaient rapidement vers l'horizon puis remontaient ;

·         Pouvaient rester apparemment stationnaires ;

·         Parfois « filaient » rapidement vers le haut ;

·         Pouvaient disparaître.

 

Il précise que sa famille avait fini par prendre l'habitude de regarder ces lumières ensemble depuis leur habitation.

 

Reddit

r/ufo

 

Cela s'est produit une ou deux fois tous les trois mois entre 2000 et 2002. C'est devenu un tel événement pour nous que nous disions des choses comme « allons au lit et regardons les lumières bouger ».

 

FICHE EN RESUME DE CE QUE NOUS CONNAISSONS :

-       BÉNIN — BAIE DU BÉNIN — 2000-2002

-       Source : témoignage publié sur Reddit, 24 septembre 2020.

-       Témoin : personne affirmant avoir vécu dans une zone côtière suburbaine de la Baie du Bénin durant son enfance.

-       Fréquence : environ 1 à 2 épisodes tous les trois mois.

-       Phénomène : points lumineux ressemblant à des étoiles, mouvements apparents erratiques.

-       Durée de chaque observation : non précisée.

-       Lieu exact : non précisé.

-       Nombre de témoins : famille du narrateur.

Témoignage publié près de deux décennies après les événements et sans lieu exact ni date permettant une reconstruction astronomique.

Source : https://www.reddit.com/r/ufo/comments/iyslhr/strange_lights_moving_erratically_bight_of_benin/

 

18 DECEMBRE 2009 –NAZTITINGOU – ACTACORA – BENIN   

Un phénomène lumineux est signalé dans les données ufologiques consacrées au Bénin pour le 18 décembre 2009, dans la région de Natitingou, au nord du pays. Il est décrit comme un phénomène lumineux de type bolide, observé à basse altitude.

 

Les recherches effectuées dans les sources accessibles ne permettent cependant pas, à ce stade, de retrouver le témoignage original, l'identité des observateurs ou un compte rendu de presse contemporain. Aucune donnée suffisamment précise n'est disponible concernant l'heure, la trajectoire, la durée ou la couleur du phénomène.

 

La date est néanmoins intéressante du point de vue astronomique : elle se situe pendant la période d'activité des Géminides, dont le maximum 2009 fut particulièrement remarquable. Cette circonstance constitue une hypothèse explicative possible, mais ne permet pas d'identifier le phénomène de Natitingou avec une Géminide.

 

Classement provisoire :   événement à source secondaire, non documenté par une source primaire retrouvée.

 

2018 — COTONOU – BENIN

Un cas rapporte l'observation d'un objet en forme de disque qui planait en émettant un léger bourdonnement avant de disparaître. Des échantillons de sol prélevés par la suite auraient montré des variations isotopiques mineures non expliquées. 

 

La source mentionne pour ce cas de 2018 à Cotonou est  un article du site Dyerbolical. Il s'agit d'un blog spécialisé dans les mystères et le paranormal, et non d'une source ufologique conventionnelle ou d'un média d'information généraliste.

 

Le lien vers l'article complet est le suivant :
Benin Kingdom Enigmas: Colossal Earthworks, Bronze Masterpieces, and Vodun Star Lore Under Scrutiny - Dyerbolical

 

Le passage qui nous intéresse se trouve dans la section "Modern UFO Phenomena and Investigations in Benin" (Phénomènes OVNI modernes et enquêtes au Bénin).

 

Voici la traduction du passage exact :

« Un cas de 2018 près de Cotonou impliquait un objet en forme de disque qui planait en émettant un léger bourdonnement avant de disparaître ; des échantillons de sol prélevés par la suite ont montré des variations isotopiques mineures qui n'ont pas été entièrement expliquées. »

 

L'article ne fournit pas plus de détails sur ce cas : pas de date précise, pas de lieu exact, pas de nombre de témoins, et pas d'informations sur l'analyse des échantillons de sol (qui les a prélevés, où, quand, et selon quel protocole).

 

PRUDENCE : Cet article provient d'un blog au ton sensationnaliste qui mélange archéologie, théories des anciens astronautes et récits d'OVNI. Il ne s'agit pas d'une publication scientifique, d'un rapport d'enquête officiel ou d'un article de presse vérifié. Compte tenu du grand nombre de cas d’observations d’OVNI mentionné sur ce blog, sans source et surtout qu’on ne retrouve pas sur le net, malgré des analyses très profondes, il y a une forte probabilité pour que ces cas soient en fait inventés. Nous n’en reprendrons donc que rarement en notant le fait que nous doutons de l’authenticité.

 

03 SEPTEMBRE 2020 PORTO-OUEME - BENIN

Lieu : Rive orientale du Lac Nokoué, axe Porto-Novo (Département de l'Ouémé, Bénin).

Date & Heure : 3 septembre 2020, en milieu de nuit (environ 01 h 40 locale / UTC+1).

Conditions d'observation : Ciel nocturne partiellement dégagé, humidité élevée au-dessus de la zone lacustre.

 

Description du phénomène

Apparence : Structure d'apparence discoïdale sombre présentant 3 points lumineux distincts disposés de manière symétrique en sous-face.

Signal lumineux : Les trois lumières émettaient une pulsion régulière (variation d'intensité synchrone sans changement de couleur).

Comportement dynamique :

Phase stationnaire : L'objet est resté parfaitement immobile au-dessus de la surface de l'eau pendant environ 8 minutes.

Départ : Prise de vitesse progressive sans accélération fulgurante, suivie d'une extinction ou d'un passage au-dessus de la couche nuageuse.

Environnement : Aucun bruit d'origine mécanique audible depuis la berge.

 

Dossier avec des données d'enquêtes trop succincts ou imprécis pour être analysé. Ce cas n’est pas recoupé, sans témoin ou auteur identifiable. Absence de témoignages indépendants simultanés, d'enregistrement vidéo exploitable ou de couverture radar sur cette zone lacustre à cette heure.

 

 

14 DECEMBRE 2022 — COTONOU – BENIN – ENCORE UN CAS DE MESINTERPRETATION

De nombreuses personnes regardant un match de la Coupe du Monde dans un bar ont vu un météore très brillant (magnitude -6, soit plus brillant que Vénus) traverser le ciel. Il se composait d'une boule blanche parfaitement ronde avec une traînée, descendant à un angle prononcé. L'observation a duré environ 3,5 secondes. Des médias ont par erreur, évoqué une observation d’objets volants non identifiés.

 

En fait tous ces cas des environs du 14 décembre, sont en rapport avec le pic des Géminides 2022. France-Maroc. La plus belle et la plus fiable des principales pluies d'étoiles filantes annuelles actuellement observables atteint son maximum le 14 décembre, autour de 13 h TU. L'activité maximale se produit dans la nuit du 13 au 14 décembre. Mais les Géminides ont un atout caché : des bolides ! Les Géminides (GEM) sont actives du 19 novembre au 24 décembre, avec un pic d'activité le 14 décembre. Et cette année-là, il y a eu des bolides de magnitude -6 partout :

Source africaine : Spacewatch Africa

 

Pourquoi tant de témoins dans un bar à Cotonou ?

Le 14 décembre 2022 à 20h00 heure de Cotonou, c'était France 2 - Maroc 0 en demi-finale Coupe du Monde Qatar. Tous les bars de Cotonou étaient pleins dehors, yeux vers le ciel entre deux actions. Un bolide de magnitude -6 (plus brillant que Vénus) qui traverse à angle prononcé pendant 3,5 sec, tout le monde le voit.

 

C'est un cas pédagogique parfait pour montrer comment un météore est confondu avec un OVNI quand il est vu par 50 personnes en même temps.

 

Sources: IMO Meteor Shower Calendar 2022 + Section Reports popastro.com + Spacewatchafrica.com

Liens :

https://imo.net/2022-meteor-shower-calendar/ - pic Géminides 14 déc.

https://spacewatchafrica.com/meteor-shower-the-geminids/

https://popastro.com - reports avec les -5 et -6 du 14 déc.

 

17 FEVRIER 2023 – DAN – ZOU - BENIN 

Cas Enigma #278858 - Février 2023

Date : 17 février 2023, 6h 57 (WAT)

Description : "Many light projectors Flying" (Plusieurs projecteurs lumineux volants)

Source : Plateforme Enigma Labs

Énigme n° 278858

De nombreux projecteurs de lumière en vol

2 témoins​

2023 février. 17 • 06h 57 UTC+1

Dan, Zou, Bénin

 

Témoignage

Au début, j'ai vu beaucoup de lumières. J'ai cru que c'était des météores ou un satellite brisé qui se consumait et rentrait dans l'atmosphère terrestre. Au bout d'une minute, cela ressemblait davantage à une structure volante avec de nombreux projecteurs lumineux. J'espère avoir pris des photos à ce moment-là, mais mon cerveau cherchait encore une explication logique. Puis les lumières se sont estompées à mesure que la structure s'éloignait. C'est trois à cinq minutes plus tard que j'ai zoomé et pris les photos.

 

Analyse :

1. L'heure est la clé :
6h57 WAT = 5h57 UTC = juste avant le lever du soleil à Cotonou en février. C'est exactement l'heure où :

 

Le train de satellites Starlink est mieux observé dans les jours qui suivent immédiatement un lancement, lorsque les satellites sont encore en orbite basse initiale et étroitement regroupés. Ces observations sont généralement visibles peu après le coucher du soleil ou juste avant le lever du soleil, lorsque les satellites sont éclairés par la lumière du soleil mais que le sol en dessous est dans l'obscurité

 

2. Février 2023 = pic Starlink :
Il y a eu un lancement Starlink le 27 février 2023

Starlink launch on February 27, 2023

 

Et toute la période février-mars 2023, internet a buzzé :

C'est quoi cette longue ligne de lumières dans le ciel qui ressemble à un train ? Ce que vous voyez, ce sont les satellites Starlink qui se déplacent vers une orbite plus haute.

Conclusion :

·         17/02/2023 Bénin = probable Starlink train, pas OVNI

Source : https://app.enigmalabs.io/sighting/278858?from=map

 

  

Chapitre XII - 6

04 - BOTSWANA

 

Le Boswana est habité depuis 20 000 ans par les San / Bushmen. Arrivée des Bantous Tswana entre XIIIe et XIXe siècle, qui forment 8 royaumes.

 

Pour éviter d'être avalé par les Boers et par Cecil Rhodes, les chefs Tswana demandent eux-mêmes la protection britannique. Le Bechuanaland devient protectorat en 1885. Capitale administrative placée hors du pays, à Mafikeng en Afrique du Sud.

 

Indépendance : en juin 1964 Londres accepte l'autonomie, siège transféré à Gaborone ville nouvelle en 1965. Constitution de 1965, premières élections, indépendance le 30 septembre 1966. Seretse Khama, leader du mouvement indépendantiste, devient 1er président. 

 

Miracle botswanais : à l'indépendance c'est l'un des 25 pays les plus pauvres au monde. En 1967 on découvre les diamants à Orapa. Contrairement à ses voisins, le pays reste une démocratie multipartite stable depuis 1966, avec élections libres dans les délais, et transforme la rente en routes, écoles et réserves. 581 730 km² pour ∼2,4 millions d'habitants aujourd'hui. 

En résumé : un protectorat qui a choisi Londres pour ne pas finir à Pretoria, et qui a transformé du sable en modèle.

 

Il n'existe pas de GEIPAN botswanais. La doctrine est britannique, héritée de la colonisation :

 

  • Aviation civile : la CAAB (Civil Aviation Authority of Botswana) suit le plan ICAO et liste les aéroports (Gaborone, Maun, Kasane, Francistown) mais ne publie aucun rapport UAP.

 

  • Environnement et géosciences : le Department of Environmental Affairs aurait déployé des caméras infrarouges en 2018 pour des anomalies thermiques sur les Makgadikgadi Pans.  

 

  • Militaire et international : seul dossier officiel récent est américain : PR-001 Unresolved UAP Report, Africa 2022, 31 secondes d'infrarouge soumis par AFRICOM à l'AARO. Le Botswana est dans la zone mais non nommé.

 

  • Télécoms et Starlink : révélateur de la politique. En février 2024, BOCRA refuse la licence Starlink pour dossier incomplet puis interdit l'importation de kits. Résultat : les observations 2020-2023 de "chapelets de perles" typiques Starlink ont été rares au Botswana, alors qu'ailleurs elles ont explosé.

 

La loi qui compte vraiment : le Witchcraft Act de 1927. Toujours en vigueur. Il punit toute personne qui impute à autrui l'usage de moyens non naturels pour causer maladie ou blessure, ou qui désigne quelqu'un comme sorcier/sorcière. Autrement dit, la loi ne reconnaît pas la sorcellerie comme réelle, elle punit l'accusation de sorcellerie. C'est le cadre qui fait que tout phénomène inexpliqué est juridiquement poussé vers explication naturelle ou accusation diffamatoire. 

 

Au Botswana, on ne sépare pas lumière anormale et esprit. C'est la même grille.

 

Le socle : les badimo

Esprits ancestraux qui habitent la terre. Ils demandent respect via rituels aux arbres sacrés ou points d'eau. Un manquement provoque manifestations : chuchotements, silhouettes au crépuscule, poltergeist. C'est le cadre interprétatif par défaut pour une lumière dans le Delta.

 

Les acteurs : baloi et dingaka

  • Baloi : sorcières/sorciers qui utilisent pouvoir surnaturel pour nuire.

 

  • Ngaka / Sangoma : guérisseur traditionnel qui apprend les médecines de son père et doit être inoculé (phatsa) pour pratiquer, ce qui empêche la pratique sans licence. Il jette les os (dingaka) pour diagnostiquer. Dans le rapport UAP Afrique, l'Afrique de l'Ouest interprète les lumières comme esprits ou divinités locales, avec forte charge symbolique. Au Botswana, même mécanisme. 

 

La créature qui fait le lien : le Thokolosi / Tokoloshe

C'est l'être imaginaire le plus cité dans les dossiers psychiatriques botswanais. Décrit comme humanoïde d'environ 1 m, grosse tête, gros yeux, torse fin, capable de se rendre invisible, de nuire, d'apporter richesse et d'agresser sexuellement. Il préfère rivières et zones d'eau — exactement où on signale les ovoïdes de l'Okavango. 

 

La littérature médicale botswanaise rapporte des cas de patients avec délires/hallucinations impliquant un Thokolosi. Dans le folklore, il "entre dans la maison et spécifiquement la chambre à coucher" et peut devenir invisible pour adultes, détectable seulement par enfants ou depuis une plateforme surélevée. D'où la pratique encore observée de dormir sur des briques ou tabourets surélevés pour lui échapper. 

 

Pour un témoin rural, une lumière pulsatile silencieuse qui descend vers l'eau à minuit n'est pas "technologie". C'est thokolosi, badimo en colère, ou baloi en travail. Le rapport UAP Afrique le résume bien : en Afrique, les lumières inexpliquées (60% des cas) sont associées à des croyances spirituelles ou ancestrales, tandis qu'en Europe elles sont interprétées dans un cadre technologique. 

Autres figures :

  • Fantômes léopards, serpent du Kalahari (15 m, tête de cheval, écailles bioluminescentes), lumières des Makgadikgadi (orbes qui se divisent, 50 à la fois). La théorie locale les attribue aux âmes perdues de chasseurs San, la théorie géophysique invoque piézoélectricité du quartz — même mécanisme que les lumières de Hessdalen en Norvège où l'abondance de quartz, cuivre et fer créerait un déclenchement électrique.

 

Pour l'État le dossier OVNI n’existe pas ! : silence. Pas de déclassification, pas de démenti. La stratégie est l'absorption : un bolide devient météorite, Motopi Pan avec nom officiel, une lumière devient Vénus/Jupiter — et Vénus est ""On le confond régulièrement avec un avion, un satellite ou même un vaisseau spatial extraterrestre".".

 

En bref : Le Botswana n'a pas de problème OVNI, il a un ciel exceptionnel, une loi anti-accusation de sorcellerie de 1927 qui empêche toute reconnaissance officielle du surnaturel, et un folklore où le ciel et l'eau sont habités. Les rares cas solides (Gaborone 2008, Okavango 2016) tiennent justement parce qu'ils sont décrits sans référence au folklore, par des témoins exogènes (expatriés, touristes). Tout le reste est filtré par thokolosi.

 

 

CATALOGUE

 

1952 – FRANCISTOWN - BOTSWANA

L'affaire de Francistown Le plus ancien : Le ciel dégagé du Botswana en fait un haut lieu d'observations d'OVNIs. L'affaire de Francistown de 1952 impliquait plusieurs objets en forme de disque planant au-dessus de mines de diamants, observés par des mineurs et confirmés par des relevés radar.

 

Notre analyse

L'affaire de Francistown de 1952 est une légende urbaine ou un récit apocryphe fréquemment relayé sur Internet et dans les compilations d'histoires d'OVNIs sur l'Afrique australe, mais elle ne repose sur aucune archive officielle ni document ufologique que j’aurais été en mesure de vérifier.

 

Analyse des faits énoncés

Découverte et exploitation des diamants au Botswana : La première découverte majeure de diamants au Botswana (à Orapa, près de Francistown) remonte à 1967 par la société De Beers, avec le début de l'exploitation commerciale au début des années 1970. En 1952, il n'existait pas de grands complexes de mines de diamants à Francistown ni d'équipes de mineurs industriels comme le suggère ce récit.

 

Confirmations radar : Dans le Protectorat du Betchouanaland (nom du Botswana en 1952 sous administration britannique), il n'existait pas de couverture ni de station radar aéronautique ou militaire civile capable d'effectuer des relevés de ce type dans la région de Francistown à cette époque.

 

-       Archives historiques et déclassifications : Les dossiers britanniques sur les OVNIs (notamment les fonds des Archives nationales à Kew, comme les séries AIR de l’Air Ministry) contiennent des signalements enregistrés dans les colonies ou protectorats, mais aucun dossier officiel ne documente un incident sur les mines de Francistown en 1952.

 

Origine probable

Ce récit provient de compilations récentes publiées sur des sites web et des blogs spécialisés dans le tourisme ou le folklore paranormal. Ces articles mélangent des éléments sensationnels (mines de diamants, confirmation radar, disques volants) pour enrichir la liste des "cas célèbres" attribués au ciel du Botswana

 

Contexte 1952. 1952 est l'année de la grande vague mondiale d'OVNI (Washington DC, Maroc, Congo belge). La mention "radar pings from neighbouring bases" ressemble beaucoup à un copié-collé du récit Congo belge uranium mines de 1952, où la CIA a bien publié un mémo. C'est un motif récurrent qui a migré.

 

1978 – MAKGADDIKAGADI – BOSTWANA

L’ovni de Makgadikgadi – Disque - Un équipage d'Air Botswana aurait observé un engin en forme de disque stationnant silencieusement avant d'accélérer vers le ciel.

 

Source : Citation sans détails ni origine de l’information de Dyerbolical - https://dyerbolical.com/

Nous retenons ce type d’information pour mémoire, ça ne représente que peu d’intérêt pour la recherche. Nous émettons également des réserves sur la véracité des écrits de ce site (voir 1952 – PAS DE DATE – FRNCISTOWN – BOTSWANA)

 

1980 – BROADHURST – GABORONE – BOTSWANA

UN ARTICLE SUR LE SITE : https://www.thesomethingguy.co.za/1120-2/#respond  qui nous apprend : (Extrait)

L'OVNI au-dessus de Broadhurst : quand des extraterrestres auraient atterri dans l'arrière-pays du Botswana

 

Au début des années 1980, la paisible banlieue de Broadhurst, à Gaborone, fit la une des journaux lorsque des habitants aperçurent un engin lumineux atterrir dans la brousse. L'armée arriva, les lumières disparurent et les autorités l'attribuèrent à un « ballon-sonde ». Personne ne les crut. Des décennies plus tard, ce mystère OVNI propre au Botswana demeure l'une des histoires non résolues.

 

…..  L'incident OVNI de Broadhurst n'était pas une rumeur chuchotée autour d'une bière tard dans la nuit : c'était un véritable titre de journal national. Même des décennies plus tard, il reste l'une de ces histoires qui oscillent entre « c'est ridicule » et « et si… ? »….

 

C'était au début des années 1980. La Guerre froide faisait encore rage, les cassettes audios représentaient le summum de la technologie et l'expression « réseaux sociaux » aurait sonné comme une nouvelle maladie. Dans le paisible quartier de Broadhurst, à Gaborone, le soleil venait de se coucher lorsque les habitants remarquèrent quelque chose d'étrange dans le ciel : un objet lumineux, métallique et pulsant de lumière rouge et blanche. Ce n'était ni un avion, ni un satellite. Et c'était assurément quelque chose que personne n'avait jamais vu auparavant.

 

Des témoins ont affirmé l'avoir d'abord laissé planer en silence, comme s'il hésitait sur son point d'atterrissage. Puis, sous les yeux de plusieurs personnes, il est descendu – lentement, délibérément – ​​dans une clairière près de la ville. C'est alors que la situation a pris une tournure étrange. D'après les rapports de l'époque, des unités militaires et policières sont arrivées sur les lieux en quelques minutes. La zone a été bouclée. Des camions sont arrivés. Au matin, le champ était désert, à l'exception d'une bande circulaire de terre brûlée et d'une poignée d'habitants très perplexes.

 

L'explication officielle ? Un « ballon-sonde ». Soyons honnêtes, c'est ce que tous les gouvernements inventent quand ils sont à court de mensonges crédibles. Celui-ci aurait apparemment « mal fonctionné » et serait « tombé au sol ». Bien sûr. Parce que tous les ballons-sondes brillent en rouge, planent en silence et nécessitent l'intervention de l'armée plus vite qu'une ambulance le jour de la paie.

 

Naturellement, cette explication ne satisfit personne. En quelques jours, la presse locale s'enflamma. Certains juraient avoir vu l'objet de près. D'autres affirmaient que des hommes en uniforme sans insigne avaient retiré quelque chose de « grand et métallique » sous des bâches. Une femme confia aux journalistes avoir entendu un bourdonnement qui lui donnait l'impression de venir de l'intérieur de sa tête. Les théories du complot se multiplièrent à une vitesse fulgurante.

 

Et c'est là que ça devient vraiment intéressant : le Botswana n'était pas réputé pour ses observations d'OVNI. Ce n'était ni Roswell, ni la campagne texane. Broadhurst était un quartier tranquille et respectable. Les gens n'avaient pas d'hallucinations de soucoupes volantes entre deux courses. Alors, quand plusieurs témoins – y compris des policiers – ont décrit la même chose, l'affaire a attiré l'attention. Le Botswana Daily News a même publié un article officiel reconnaissant « l’incident », ce qui n'a fait qu'épaissir le mystère.

 

À la fin de la semaine, l'histoire s'était répandue dans toute l'Afrique australe. Les radios sud-africaines s'en emparèrent. Les tabloïds zimbabwéens y ajoutèrent leur grain de sel. Certains affirmaient que l'engin avait laissé derrière lui un étrange résidu qui avait tué l'herbe en formant un cercle parfait. D'autres insistaient sur le fait que des enfants du village avaient trouvé des « fragments de métal » qui avaient disparu après l'arrivée des représentants du gouvernement. Plus les autorités affirmaient « circulez, il n'y a rien à voir », plus la curiosité était grande.

 

À ce jour, personne n'a jamais apporté de preuve concluante, mais personne n'a non plus réussi à la réfuter de manière convaincante. C'est là que l'histoire a puisé sa véritable force. Elle est devenue une sorte de légende moderne. Qu'on croie ou non aux extraterrestres, tout le monde s'accordait sur un point : quelque chose s'est produit à Broadhurst cette nuit-là, et la version officielle était invraisemblable.

 

NOTE : Très peu de journaux du Botswana sont numérisés sur Internet. Il n’a pas été possible de retrouver une trace quelconque de cette observation dans les médias de ce pays. Les journaux peuvent être conservés sous forme de microfilm par la Bibliothèque Nationale du Botswana, en admettant que le journal ait fait le dépôt prévu par la loi, ce qui n’était pas toujours le cas. Ce cas est donc insuffisamment documenté et n’est pas recoupé par d’autres sources.

Source :https://www.thesomethingguy.co.za/1120-2/#respond

https://en.wikipedia.org/?curid=67435018#1

https://www.ufo-hunters.com/sightings/country/BWA/Botswana

 

UNE AUTRE VERSION – AUTRE SOURCE – LA ENCORE ON N’A PAS DE DATE -

 

1981 – 1983 QUARTIER DE BROADHURST – GABORONE - BOTSWANA

Période : Début des années 1980 (estimation située généralement entre 1981 et 1983 selon les compilations de témoignages régionaux).

Moment de la journée : Début de soirée / nuit tombante, favorisant le contraste visuel de l'objet lumineux par rapport au ciel sombre.

Localisation : Quartier de Broadhurst, au nord de Gaborone (capitale du Botswana).

Contexte géographique de l'époque : Au début des années 1980, Broadhurst connaissait ses premières phases d'extension urbaine. Le quartier était directement bordé par des zones de brousse dense (bushveld), peu éclairées et non bâties, qui offraient un point d'atterrissage ou de stationnement discret à basse altitude.

 

Circonstances & Déroulement

Détection visuelle : Plusieurs riverains et témoins oculaires ont repéré une source lumineuse inhabituelle effectuant une trajectoire descendante lente et contrôlée depuis le ciel.

Description de l'objet : L'engin a été décrit comme un objet discoïdal ou ovoïde, présentant une surface métallique réfléchissante et émettant un rayonnement lumineux intense (blanchâtre ou jaunâtre).

Comportement : L'objet s'est approché très près du sol (ou s'est posé brièvement) dans une zone dégagée de la brousse environnante. Après une courte période d'immobilité, il a repris de l'altitude sans bruit de propulsion conventionnel avant d'accélérer brutalement et de disparaître à grande vitesse.

Constatations post-événement : Des résidents ont rapporté avoir cherché le site supposé du posé le lendemain. Bien que des traces d'incendie mineures ou d'herbes couchées aient été mentionnées de façon anecdotique par des témoins locaux, aucune analyse de sol scientifique ou prélèvement officiel n'a été réalisé sur place.

 

Sources & Documentation

Littérature ufologique régionale : Le cas est mentionné dans des archives et bulletins indépendants spécialisés dans le recensement des observations d'Afrique australe (notamment des publications ufologiques sud-africaines des années 1980-1990 qui centralisaient les signalements du Botswana, du Zimbabwe et de la Namibie).

 

Témoignages oraux & presse locale : L'événement repose principalement sur des récits de première main collectés auprès d'habitants du quartier. Les autorités militaires et gouvernementales botswanaises n'ont publié aucun rapport officiel, classant le cas parmi les incidents non enquêtés du répertoire régional.

La réaction officielle : L'armée est rapidement intervenue, a bouclé la zone et, le lendemain, le site était vide, ne laissant qu'une trace de terre brûlée.

 

L'explication officielle : Les autorités ont parlé d'un "ballon météo" . Une explication classique qui, comme ailleurs, a renforcé les soupçons.

 

L'état d'esprit local : Ce qui distingue cette affaire, c'est la réaction des habitants. Plutôt que la panique, ils ont fait preuve de curiosité, ont raconté l'histoire avec une certaine fierté et ont continué leur vie, tout en gardant ce mystère en mémoire. Aujourd'hui encore, les anciens de Gaborone racontent cette histoire avec amusement : "Les Américains ont Roswell, nous avons Broadhurst ».

Voici la retranscription détaillée de l'un des témoignages collectés auprès des riverains du quartier de Broadhurst suite à cet événement :

Témoin : M. David K., habitant de la zone résidentielle de Broadhurst Extension 16 à l'époque des faits.

Récit du témoin :

« C'était un soir de semaine, peu après le coucher du soleil, vers 19h30. Je me trouvais dans mon jardin pour rentrer du linge quand mon attention a été attirée par un changement brutal de luminosité. Le ciel s'est éclairé d'une teinte jaunâtre très vive, presque crue, qui ne ressemblait pas aux phares d'un avion en approche de l'aéroport.

En levant les yeux, j'ai vu une masse sombre et circulaire descendre à la verticale, sans aucun bruit de moteur. La structure semblait métallique, réfléchissant la lumière qu'elle émettait par sa partie inférieure. L'objet est descendu très bas, juste au-dessus de la ligne des arbres de la brousse qui bordait notre rue.

Pendant une trentaine de secondes, l'engin est resté complètement immobile à quelques mètres du sol, faisant osciller une lumière pulsante sur le feuillage. Le silence était total, même les bruits habituels des insectes de la brousse s'étaient arrêtés.

Puis, sans aucune transition ni accélération progressive, l'objet a tiré vers le haut à une vitesse vertigineuse, selon un angle oblique, avant de disparaître à l'horizon en l'espace de deux ou trois secondes. Deux de mes voisins, sortis sur leur véranda en même temps que moi, ont assisté à la même scène. »

Une autre source dit :

Au début des années 1980, peu après le coucher du soleil, dans le quartier alors en bordure de ville de Broadhurst. Des résidents voient dans le ciel un objet lumineux, métallique et pulsant avec une lumière rouge et blanche. 

 

L'objet aurait d'abord plané silencieusement, comme s'il choisissait où se poser, puis il serait descendu lentement, de façon délibérée, dans une parcelle de veld ouvert près de la lisière de la ville.  Quelques minutes après, militaires et police arrivent sur place, bouclent la zone. Des camions entrent. Le lendemain matin, le champ est vide, à l'exception d'une trace circulaire de terre brûlée et de résidents très perplexes. 

 

Un "ballon météo" qui aurait mal fonctionné et serait tombé au sol. C'est l'explication officielle qui a été donnée à l'époque.  Elle n'a convaincu personne sur place. Les journaux locaux s'emballent. Certains affirment avoir vu l'objet de près. D'autres parlent d'hommes en uniformes non marqués qui auraient emporté quelque chose de "grand et métallique" sous des bâches. Une femme raconte avoir entendu un bourdonnement qui "semblait être à l'intérieur de sa tête". 

 

Ce qui a donné du poids à l'histoire, c'est que le Botswana n'était pas connu pour les observations d'OVNI. Broadhurst était un quartier calme et respectable, et parmi les témoins il y aurait eu des policiers. Le Botswana Daily News aurait même publié un article reconnaissant "l'incident".  L'histoire se répand ensuite dans toute l'Afrique australe. On parle d'un résidu étrange qui aurait tué l'herbe en cercle parfait, d'enfants qui auraient trouvé des fragments métalliques disparus après le passage d'hommes du gouvernement. 

 

Aujourd'hui ça fait partie du folklore local. Comme le disent les anciens : "Les Américains ont eu Roswell, nous on a eu Broadhurst". Dans les mois qui ont suivi, des rumeurs de lumières étranges au même endroit, rasant le sol puis disparaissant, et de radios qui captaient de faibles bruits métalliques en passant la nuit, sont aussi rapportées. 

 

C'est le point important, rien sur internet : cet incident n'est PAS listé dans les recensements internationaux d'OVNI. La page Wikipédia "UFO Sightings in Africa" ne cite pour le Botswana que deux cas beaucoup plus récents :

 

Pour Broadhurst, tout repose sur la presse papier de l'époque. Les archives du Daily News de 1980-1983 ne sont pas numérisées sur internet, et la Bibliothèque Nationale du Botswana / les archives de l'Université du Botswana à Gaborone sont les seuls endroits où on pourrait retrouver l'article original.

 

Contexte aussi : début 80, Gaborone s'agrandit très vite, Broadhurst est encore plein de velds ouverts. On est en pleine Guerre Froide, avec une forte présence militaire sud-africaine autour (qui culminera avec le Raid sur Gaborone en 1985). Ça explique pourquoi une intervention rapide de l'armée n'était pas inhabituelle, et aussi pourquoi la théorie du "ballon" ou de l'avion expérimental est revenue chez les sceptiques.

Source : https://www.thesomethingguy.co.za/1120-2/#respond  , Recherche dans les archives diverses accessibles sur le net,  sans succès – Rapport élaboré après informations locales et analyse du contexte.

 

1982 – BROADHURST – GABORONE – BOTSWANA

Voir ci-dessus 1980 – certaines sources citent ce cas comme ayant eu lieu en 1982.

 

7 MAI 1989 — L’AFFAIRE DU KALAHARI - BOTSWANA

Information : Il faut toutefois être très prudent : l’affaire du Kalahari est aujourd’hui beaucoup plus intéressante comme étude de cas sur une possible falsification documentaire que comme preuve d’un crash extraterrestre.

 

Le mystérieux « crash » d’un OVNI abattu par l’aviation sud-africaine

Botswana — Désert du Kalahari

·         Date alléguée : 7 mai 1989
Heure alléguée : 13 h 45–14 h 02 GMT
Nature : interception aérienne, tir militaire, crash supposé et récupération d’un engin
Pays concernés : Botswana, Afrique du Sud, puis États-Unis selon le récit
Statut : affaire très controversée, documents largement considérés comme falsifiés

 

Dans l'histoire de l'ufologie africaine, peu d'affaires ont acquis une réputation aussi spectaculaire que celle du Kalahari du 7 mai 1989. Le récit semble, à première vue, réunir tous les ingrédients d'une affaire de récupération militaire d'un engin extraterrestre : un objet détecté au radar, une vitesse extraordinaire, une interception par des chasseurs Mirage de la South African Air Force (SAAF), l'utilisation supposée d'une arme expérimentale, la chute de l'objet dans le désert, la récupération d'un appareil intact, puis la découverte de créatures humanoïdes. Enfin, selon la version la plus spectaculaire, l'engin et ses occupants auraient été transférés aux États-Unis, à la base de Wright-Patterson, haut lieu de la légende américaine des OVNI.

 

Cette histoire a donc rapidement été présentée comme une sorte de « Roswell de l'Afrique australe ».

Mais une difficulté majeure apparaît dès que l'on cherche à remonter aux sources : les documents censés démontrer l'existence de l'opération sont précisément ceux dont l'authenticité a été sérieusement mise en cause.  Et cette particularité fait du Kalahari un cas particulièrement intéressant. Il doit être mentionné dans le catalogue des observations africaines, mais avec une qualification critique très nette.

 

Le récit original

Selon les documents et témoignages diffusés à partir de 1989, l'affaire aurait commencé dans l'après-midi du 7 mai 1989. À 13 h 45 GMT, un bâtiment de la marine sud-africaine aurait détecté un objet inconnu se dirigeant vers le continent africain. Dans les différentes versions du récit, le bâtiment est désigné sous le nom de « White Swan » ou sous des appellations proches. Les versions ultérieures parlent également du SA Tafelberg, ce qui constitue déjà une difficulté documentaire puisque les différents récits ne sont pas parfaitement concordants.

 

L'objet aurait été repéré au radar à une vitesse extraordinaire. Une valeur de 5 746 nœuds est notamment donnée dans les documents diffusés. Cela correspondrait à environ 10 640 km/h. Le chiffre est évidemment spectaculaire et doit être considéré avec beaucoup de prudence : il provient précisément de la documentation dont l'authenticité est contestée.

 

La version diffusée affirme que le phénomène n'aurait pas été observé que par un seul radar, mais au contraire, il aurait été détecté par une série de radars très connus :

 

·         Un navire sud-africain ;

·         Des installations radar au sol ;

·         Un radar aéroporté ;

·         Les installations militaires sud-africaines ;

·         Et même les installations de l'aéroport international de Cape Town.

 

L'objet aurait ensuite pénétré dans l'espace aérien sud-africain. Les opérateurs auraient tenté d'établir un contact radio avec lui. Aucune réponse n'aurait été obtenue. C’est à 13 h 52, selon la chronologie publiée, que l'objet aurait pénétré dans l'espace aérien sud-africain.

 

L'alerte aurait alors été transmise à l'armée de l'air sud-africaine. Deux chasseurs Mirage auraient été envoyés pour intercepter l'intrus. La suite constitue l'un des éléments les plus extraordinaires de l'affaire.

Selon le récit, l'objet aurait effectué une brusque modification de trajectoire à une vitesse telle que les pilotes auraient été incapables de reproduire sa manœuvre. Un des pilotes aurait finalement obtenu un contact radar puis visuel.

 

La situation serait alors devenue suffisamment préoccupante pour qu'un ordre de tir soit donné. C'est ici que l'histoire prend une tournure particulièrement spectaculaire. Les documents parlent d'une arme expérimentale appelée : THOR-2 Il s'agirait, selon certaines explications données ultérieurement, non pas d'un canon classique mais d'une sorte d'arme à énergie dirigée, parfois présentée comme un laser, parfois comme un maser ou un système à micro-ondes de forte puissance.

 

Les Mirage auraient donc ouvert le feu sur l'objet. Les pilotes auraient alors observé des flashes extrêmement lumineux provenant de l'objet. Après le tir, celui-ci aurait commencé à perdre sa stabilité.

 

La chronologie fournie par les documents donne alors :

13 h 59

Contact radar et visuel avec l'objet.

14 h 02

L'objet aurait commencé à perdre rapidement de l'altitude.

 

Une vitesse de descente de l'ordre de : 3 000 pieds/minute est mentionnée. Puis l'objet aurait plongé vers le sol selon un angle d'environ 25 degrés. Il aurait finalement percuté le désert du Kalahari. Selon les différentes versions, le lieu du crash aurait été situé entre environ 70 et 130 kilomètres à l'intérieur du Botswana, au nord de la frontière sud-africaine. Cette variation géographique constitue déjà une des nombreuses difficultés du dossier.

 

Le Kalahari : un lieu idéal pour une opération secrète ?

Le choix géographique est évidemment particulièrement évocateur. Le Kalahari est une immense région semi-aride couvrant notamment le Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud. En 1989, certaines parties du désert étaient extrêmement isolées. Pour les auteurs de l'histoire, cet environnement aurait constitué un emplacement idéal pour :

 

·         Faire disparaître un appareil ;

·         Empêcher la présence de témoins civils ;

·         Établir un périmètre militaire ;

·         Récupérer rapidement un engin ;

·         Et transporter secrètement les éventuels occupants.

 

Mais il faut immédiatement distinguer deux choses : le caractère isolé du Kalahari est un fait géographique ; il ne constitue absolument pas une preuve que l'événement s'y soit produit.

 

Selon les documents diffusés, une équipe spéciale aurait rapidement été dépêchée sur place.

Elle aurait comporté :

 

·         Des personnels du renseignement militaire ;

·         Des médecins ;

·         Des techniciens ;

·         Des militaires chargés de sécuriser le site.

 

L'objet aurait été retrouvé relativement intact. Certaines versions parlent d'un appareil ayant une forme : discoïdale ou lenticulaire avec une surface métallique extrêmement lisse et brillante.

 

Les dimensions varient selon les versions, mais un document ultérieur évoque environ : 20 yards de longueur ; 9,5 yards de hauteur ; environ 50 tonnes.  Ces chiffres doivent eux aussi être considérés comme des données provenant du dossier controversé et non comme des mesures établies indépendamment.

 

La description diffusée est particulièrement classique dans la littérature sur les « crash retrievals ». La surface extérieure aurait été :

 

·         Parfaitement lisse ;

·         Métallique ;

·         Argentée ;

·         Dépourvue de soudures visibles ;

·         Dépourvue de rivets ;

·         Constituée d'un matériau alors impossible à identifier.

·         Le train d'atterrissage aurait été déployé.

 

Cette dernière caractéristique était interprétée comme la preuve que l'appareil n'avait pas été détruit mais avait plutôt effectué un atterrissage ou un crash contrôlé. Mais là encore, nous ne disposons pas d'une expertise indépendante du matériau ou de l'appareil.

 

Un autre épisode spectaculaire apparaît dans les documents. Alors que les militaires examinaient l'appareil, une ouverture aurait été découverte. Une sorte de trappe ou de porte semblait bloquée. Lorsque celle-ci aurait finalement été ouverte, les militaires auraient découvert que l'engin n'était pas vide. C'est à partir de ce moment que l'affaire passe du simple « OVNI abattu » à l'une des plus importantes histoires de récupération extraterrestre jamais associées à l'Afrique.

 

Les différentes versions du récit ne sont pas parfaitement concordantes sur le nombre d'occupants. Certaines parlent de deux êtres, d'autres de trois. La version la plus souvent reprise évoque : un occupant mort ; un occupant gravement blessé et un occupant vivant.  Les êtres auraient été décrits comme humanoïdes mais non humains. Certaines descriptions parlent d'individus de petite taille, à la morphologie inhabituelle, avec notamment :

 

·         Une tête relativement importante ;

·         Des yeux particuliers ;

·         Une peau grisâtre ;

·         Des mains présentant seulement trois doigts ;

·         Des pieds présentant également trois doigts ;

·         Une morphologie sexuelle inhabituelle ou inexistante.

·          

Il s'agit cependant de descriptions issues de récits ufologiques et non d'examens biologiques authentifiés.

 

C'est à ce stade que le récit devient encore plus extraordinaire. L'engin aurait été transporté vers une installation militaire sud-africaine. Les occupants auraient également été pris en charge par des médecins militaires. Puis, selon la version diffusée dans les milieux ufologiques, les Américains seraient intervenus. Le matériel et les êtres auraient été transférés aux États-Unis. La destination : Wright-Patterson Air Force Base, Ohio

 

Cette base est évidemment particulièrement symbolique dans l'ufologie américaine, puisqu'elle est traditionnellement associée à l'étude et au stockage d'objets récupérés dans le cadre de dossiers militaires. Selon les documents, un transport aurait même été prévu vers les États-Unis le 23 juin 1989.

 

 C'est ici que nous arrivons au véritable cœur historique du dossier. Un personnage va progressivement devenir indissociable de l'affaire : James van Greunen

 

Il est présenté dans la littérature ufologique comme un ancien membre ou informateur lié au renseignement sud-africain. Van Greunen aurait transmis à des chercheurs différents documents prétendument issus des milieux militaires sud-africains. Ces documents semblaient extraordinaires. Mais ils présentaient aussi un problème fondamental : leur authenticité ne pouvait pas être démontrée.

 

L'affaire va notamment être popularisée par le Britannique Tony Dodd, ancien policier devenu enquêteur ufologique. Dodd aurait reçu une première lettre anonyme évoquant le crash. Puis James van Greunen aurait transmis des documents supplémentaires. Ces documents donnaient au dossier une apparence considérablement plus sérieuse. C'était précisément ce qui rendait l'affaire séduisante : un récit extraordinaire accompagné de ce qui ressemblait à des documents militaires classifiés.

 

Les documents portaient des mentions du type : TOP SECRET — DO NOT DIVULGE et étaient présentés comme provenant de structures militaires ou de renseignement sud-africaines. Ils comportaient :

 

·         Des en-têtes ;

·         Des classifications ;

·         Des numéros de dossier ;

·         Des descriptions techniques ;

·         Des comptes rendus d'interception ;

·         Des descriptions de l'appareil ;

·         Des informations concernant ses occupants ;

·         Des indications sur leur transfert.

 

À première vue, ils semblaient constituer la pièce maîtresse de l'affaire. Mais ils allaient également devenir la principale faiblesse du dossier.

 

L'intervention de Cynthia Hind.

Car la réfutation ne vient pas seulement de sceptiques extérieurs à l'ufologie. Elle vient d'une des grandes figures de la recherche ufologique africaine : Cynthia Hind.

 

La chercheuse zimbabwéenne consacra une enquête approfondie à l'affaire. Elle publia notamment une étude devenue célèbre : « Anatomy of a Hoax — The UFO Crash on the South African/Botswana Border » Hind examina les documents et les informations disponibles avec beaucoup plus de prudence que plusieurs enquêteurs précédents.

 

Cynthia Hind releva notamment un nombre important d'incohérences. Parmi elles figuraient : Des fautes d'orthographe Le prétendu document militaire comportait de nombreuses fautes. Certaines sources en dénombrent quatorze. Pour un document présenté comme un rapport officiel ultra-secret de l'armée de l'air, ces erreurs étaient particulièrement embarrassantes.

 

Les enquêteurs relevèrent également des termes qui ne correspondaient pas correctement à l'organisation et à la terminologie de la South African Air Force. La question des bases aériennes posait également problème. Les documents faisaient notamment intervenir Valhalla, alors que certaines informations concernant son rôle opérationnel étaient incompatibles avec la description donnée dans le récit. Des incohérences géographiques et administratives furent également relevées.

 

Un détail particulièrement intéressant est la langue. Les documents prétendument issus des structures militaires sud-africaines étaient rédigés en anglais. Or, à cette époque, l'afrikaans occupait une place institutionnelle importante dans la documentation officielle de la South African Defence Force. Cela ne prouve pas à lui seul qu'un document est faux — des documents militaires sud-africains pouvaient évidemment exister en anglais — mais dans le contexte précis de l'affaire, cela constituait un élément supplémentaire de suspicion.

 

Un autre élément a attiré l'attention des enquêteurs. Les documents utilisent GMT pour les heures. Les chercheurs ont souligné que ce choix était problématique dans le contexte sud-africain de l'époque. Là encore, il ne s'agit pas d'une preuve absolue de falsification, mais d'un indice supplémentaire lorsqu'il est associé aux autres anomalies.

 

L'existence même de l'arme appelée Thor-2 pose problème. Aucune documentation militaire indépendante suffisamment solide n'est venue confirmer que la SAAF disposait, le 7 mai 1989, d'un système opérationnel correspondant à la description du document. Le terme a parfois été présenté comme un laser ou un maser expérimental. Mais l'affirmation selon laquelle un Mirage sud-africain aurait utilisé cette arme contre un engin inconnu n'est pas étayée par une source militaire indépendante connue.

 

Le point le plus dévastateur pour le dossier est venu de James van Greunen lui-même. Confronté aux anomalies relevées dans les documents, il aurait reconnu avoir fabriqué ou falsifié une partie du matériel.

Mais il maintint une position beaucoup plus subtile : les documents étaient en partie faux, mais l'événement réel aurait existé. Selon cette version, van Greunen aurait entendu parler du crash par une connaissance appartenant à la SAAF. Le nom de Hendrik Greef, présenté comme pilote de la SAAF, apparaît notamment dans cette histoire. Greef aurait lui-même entendu parler de l'incident dans un contexte militaire.

 

C'est ici que l'affaire devient extrêmement intéressante sur le plan méthodologique. On se retrouve avec :

Document → faux ou falsifié mais : Van Greunen → affirme que l'événement était réel et : source du récit → troisième main et non vérifiable.

 

Autrement dit, une fois que les documents sont discrédités, il ne reste plus de preuve indépendante permettant de démontrer que le crash a réellement eu lieu. C'est le problème central de toute l'affaire.

 

Il faut cependant éviter une erreur inverse. Dire : « Les documents sont falsifiés » ne permet pas automatiquement de démontrer : « Aucun phénomène n'a été observé le 7 mai 1989. » C'est une distinction fondamentale.

 

Cynthia Hind elle-même a examiné des éléments qui pouvaient correspondre à d'autres observations. Dans un numéro ultérieur d'UFO Afrinews, elle rapporte notamment qu'un contact avec le GMC de Bulawayo avait permis de retrouver la trace d'une observation de type fireball. Mais l'information comportait une anomalie chronologique importante : le phénomène aurait été observé le 7 mai 1988, et non le 7 mai 1989.

 

Une autre piste souvent évoquée concerne donc un phénomène astronomique ou atmosphérique. Certains chercheurs ont fait état d'une éventuelle : rentrée de satellite ; météore ; bolide ou un phénomène lumineux atmosphérique.  Des documents associés ultérieurement à Wright-Patterson auraient même été interprétés comme faisant référence à une rentrée de satellite ou à une « fireball/satellite re-entry » autour de cette date. Mais il faut là aussi être extrêmement prudent : ces documents ne constituent pas une confirmation du crash extraterrestre.

 

Une autre histoire est parfois mélangée au dossier. Un ancien sergent des Marines aurait affirmé avoir été envoyé en Afrique australe en décembre 1988 pour photographier un site de crash supposé situé près de la frontière botswanaise. Il aurait parlé : de fragments métalliques ; d'un cratère ; d'arbres arrachés et d'une opération militaire.

 

Cynthia Hind a rapporté cette affirmation dans son travail ultérieur, mais elle ne constitue évidemment pas une preuve du crash du 7 mai 1989.  Cette histoire montre surtout à quel point plusieurs récits ont fini par se mélanger.

 

Un autre élément fréquemment cité concerne le quotidien du Cap le Journal The Argus. Des chercheurs ont affirmé qu'un article publié en 1993 évoquait l'affaire et faisait notamment état d'informations attribuées au ministre botswanais de l'Environnement, Dithoko Seiso. Ce point a parfois été présenté comme une confirmation officielle botswanaise. Il faut cependant rester extrêmement prudent. Les références secondaires indiquent que l'article aurait ensuite été difficile à retrouver, voire que le dossier correspondant aurait été déclaré « emprunté » ou introuvable.  Il ne faut donc pas écrire que le gouvernement botswanais a confirmé le crash. La formulation correcte serait :

 

« Des sources ufologiques ultérieures ont affirmé qu'un article du quotidien sud-africain The Argus, publié en 1993, faisait état d'une confirmation attribuée au ministre botswanais Dithoko Seiso. Cette référence n'a cependant pas pu être suffisamment vérifiée pour être considérée comme une confirmation officielle. »

C'est beaucoup plus solide historiquement.

 

Ce qui est surprenant dans ce dossier c’est que plus l'affaire a été publiée, plus elle s'est enrichie. On voit apparaître successivement :

 

Un navire

Un crash

Une base secrète ;

Des radars

Un cratère ;

Wright-Patterson ;

NORAD ;

 

Un appareil métallique ;

Des opérations secrètes américano-sud-africaines

Des Mirage ;

Des occupants ;

Des transferts d'êtres extraterrestres.

Un laser

Des médecins ;

 

 

Mais tous ces éléments ne possèdent pas le même niveau documentaire. C'est précisément ce qui rend indispensable une stratification des sources.

 

Certaines versions ultérieures parlent d'une opération appelée : Operation Black Horse Cette opération aurait concerné la récupération de l'appareil et des êtres. Mais là encore, cette appellation apparaît dans la documentation ufologique secondaire et ne bénéficie pas d'une authentification indépendante suffisante. Elle doit donc être présentée comme nom de code allégué, et non comme une opération militaire établie. Une autre appellation apparaît dans certaines sources : Operation Silver Diamond Elle est décrite comme une opération conjointe sud-africaine et américaine destinée à récupérer l'appareil. Là encore, le nom apparaît dans la littérature ufologique mais il n'existe pas, à ma connaissance sur la base des sources examinées ici, de documentation militaire authentifiée permettant d'établir son existence.

 

Le choix de Wright-Patterson n'est pas anodin. Dans l'imaginaire ufologique, cette base constitue depuis longtemps un symbole du secret entourant les OVNI. La placer dans le récit du Kalahari permet donc de relier immédiatement l'affaire africaine aux grandes théories américaines de récupération. Mais cette association constitue précisément un élément qui doit éveiller la prudence du chercheur. Plus une histoire correspond parfaitement au scénario ufologique préexistant, plus il faut vérifier ses sources primaires.

 

Cynthia Hind n'a pas simplement été une ufologue africaine qui a relayé le cas, elle a aussi été capable de critiquer sévèrement un dossier présenté comme extraordinaire. Son enquête constitue donc un excellent exemple de contrôle interne de la qualité des données ufologiques africaines. Son travail montre que l'étude des OVNI ne doit pas consister à accumuler des récits mais également à :

 

·         Identifier les sources ;

·         Comparer les documents ;

·         Vérifier les institutions ;

·         Contrôler la chronologie ;

·         Vérifier la terminologie ;

·         Rechercher les témoins ;

·         Rechercher les archives ;

·         Distinguer témoignage direct et information de seconde main.

 

Ce que nous pouvons réellement établir

À ce jour, on peut raisonnablement distinguer six niveaux.

 

Niveau 1 — établi

L'affaire a réellement existé comme événement ufologique.

Des documents ont circulé et une enquête a été menée.

Niveau 2 — établi

James van Greunen a joué un rôle central dans la diffusion des documents.

Niveau 3 — fortement établi

Une partie au moins des documents a été falsifiée ou fabriquée.

Van Greunen lui-même aurait reconnu avoir fabriqué certains éléments, tandis que Cynthia Hind a relevé de nombreuses anomalies.

Niveau 4 — non démontré

Un objet inconnu aurait réellement été détecté, poursuivi, abattu puis récupéré par la SAAF.

Aucune documentation primaire indépendante disponible ne permet de l'établir.

Niveau 5 — non démontré

Des êtres extraterrestres auraient été récupérés.

            Aucune preuve biologique, photographique, matérielle ou documentaire authentifiée ne permet             de l'établir.

            Niveau 6 — non démontré

            L'appareil aurait été transféré à Wright-Patterson.

            Cette affirmation appartient à la narration du dossier mais ne bénéficie pas d'une confirmation             indépendante suffisante.

 

Conclusion : que s'est-il réellement passé le 7 mai 1989 ?

Après examen des sources disponibles, il faut résister à deux conclusions extrêmes.

 

Première conclusion excessive :

« Un vaisseau extraterrestre a été abattu par un Mirage sud-africain et ses occupants ont été transférés aux États-Unis. »

Cette affirmation n'est pas démontrée.

 

Deuxième conclusion excessive :

« Rien ne s'est absolument passé dans le ciel ce jour-là. »

Cela ne peut pas non plus être démontré simplement par la falsification des documents.

 

La formulation historiquement la plus rigoureuse est donc :

Le 7 mai 1989, une prétendue interception militaire d'un objet inconnu au-dessus de l'Afrique australe aurait conduit à son crash dans le Kalahari, sur le territoire botswanais. Le récit, diffusé principalement à travers des documents attribués à la South African Air Force et associés à James van Greunen, fut présenté comme une opération de récupération d'un engin extraterrestre et de ses occupants. L'enquête de Cynthia Hind révéla cependant de nombreuses incohérences dans les documents et conduisit à considérer une partie substantielle du dossier comme falsifiée. Van Greunen reconnut lui-même avoir fabriqué certains éléments, tout en maintenant que l'événement fondamental était réel. Aucune preuve primaire indépendante permettant d'établir l'interception, le crash, la récupération de l'engin ou celle de ses occupants n'a été produite.

Source :

1.            https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-04/

2.            https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no

3.            https://uapcodex.org/cases/kalahari-1989/

4.            https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-22/

5.            https:/www.saairforce.co.za/forum/viewtopic.php?start=30&t=4764

6.            https://www.centroufologiconazionale.eu/lincidente-ufo-del-deserto-del-kalahari-1989-verita-o-mito/

 

Documentation :

Photo : Un des télex qui alarma la presse :

 

 

L’AFFAIRE DU KALAHARI 7 MAI 1989

L’ENQUETE DE :

https://citizenintel.github.io/kalahari/

 

UN TRAVAIL REMARQUABLE DE CETTE EQUIPE JOURNALISTIQUE

Traduction de l’anglais vers le Français afin de faire connaitre ce travail en France

 

 

HANDLING INSTRUCTION

Lire ceci d'abord

Ce dossier ne prétend pas qu'un engin non humain se soit écrasé dans le désert du Kalahari. Il avance une affirmation plus étroite et mieux fondée : que l'incident de 1989 se situe à l'intersection vérifiée d'un programme nucléaire secret actif, d'une capacité d'armes à énergie dirigée, d'une doctrine de tromperie institutionnelle et d'un schéma documenté d'objets non identifiés apparaissant au-dessus de sites nucléaires – et que le verdict de « canular » a examiné les ajouts falsifiés au dossier sans jamais toucher aux cinq pages originales.

 

Chaque affirmation ici est à plusieurs niveaux. TIER 1 : sources primaires déclassifiées avec provenance confirmée. NIVEAU 2 : dossier de presse et académique corroboré, plusieurs sources indépendantes confirmant les affirmations principales. NIVEAU 3 : matériel fuité ou témoignage, toujours signalé comme tel. ALLÉGUÉ : des allégations spécifiques dans le contenu de niveau 3 qui ne disposent d'aucune corroboration indépendante. Là où ce dossier indique « vérifié », il existe une trace écrite en dehors de la littérature sur les OVNIs.

 

Il s'agit d'une évaluation du renseignement civil destinée à servir d'artefact de recherche permanent et citable pour les ufologues, enquêteurs, historiens et journalistes. L'enquête complète en plusieurs parties avec les sources complètes est en citizenintel.github.io/Kalahari.

 

 

L'affaire reformulée L'histoire de couverture et l'événement réel ne sont pas des alternatives. Ce sont le même événement décrit à partir de deux positions de connaissance différentes. L'Afrique du Sud menait des activités classifiées d'armes nucléaires et d'énergie dirigée dans le désert du Kalahari en mai 1989. Les sites d'armes nucléaires à travers le monde connaissaient depuis des décennies une activité documentée de PAN (Phénomènes Anormaux Non Identifiés – le terme officiel actuel pour ce qu'on appelait autrefois des OVNIs). Les deux faits sont vérifiés indépendamment de l'affaire Kalahari. Afrique du Sud ou on avait tiré physiquement sur des événements d'UAP, enquêter et classifier depuis au moins 1962 – un dossier dispersé sur les câbles du FBI, les dossiers du Blue Book du projet USAF et les archives de Cynthia Hind, la plus expérimentée enquêtrice de PAN de l'histoire de l'Afrique australe.

 

Si tout cela est vrai simultanément – et les preuves le confirment – l'incident du Kalahari n'est pas une théorie du complot absurde. C'est l'explication la plus efficace pour expliquer pourquoi tout ce qui s'est réellement passé est resté invisible pendant trente-sept ans.

 

Fig. 1 - Confiance en l'hypothèse, révision 2026. Non exclusif : la lecture multi-couches et la lecture des tests d'armes peuvent toutes deux être substantiellement vraies.

 

Ces scores ne sont pas exclusifs – plusieurs hypothèses peuvent être vraies simultanément. Ils reflètent l'ensemble des preuves rassemblées ici, y compris le record sud-africain vérifié des UAP, le cluster de meurtres entre armes et nucléaires, et la convergence des entités sur trois décennies. « Multi-couches » – l'évaluation selon laquelle un événement classifié réel s'est produit et a été délibérément dissimulé derrière un récit auto-discréditant des UAP – détient la plus grande confiance car c'est la seule hypothèse qui explique toutes les preuves vérifiées sans exiger que ces affirmations non vérifiées soient vraies.

 

PARTIE I

Soixante ans de silence

Avant de pouvoir comprendre l'affaire Kalahari, il faut comprendre quelque chose qui a presque totalement manqué dans toutes ses analyses publiées : l'Afrique du Sud entretenait une relation longue, documentée et systématiquement supprimée avec des phénomènes aériens non identifiés, remontant à des décennies avant 1989. Le pays ne rencontrait pas ce phénomène pour la première fois le 7 mai 1989. Il tirait dessus, l'enquêtait, classifiait les résultats et enterrait l'analyse depuis au moins 1962. Ce dossier est resté à la vue de tous – dispersé dans les archives UFO Afrinews de Cynthia Hind (une newsletter trimestrielle qu'elle publiait depuis Harare, au Zimbabwe, entre 1988 et sa mort en 2000, et qui reste la documentation la plus complète des cas de PAN en Afrique australe), dans les dossiers américains du NICAP (National Investigations Committee on Aerial Phenomena - le principal organisme américain de recherche civile sur les OVNIs des années 1960–1980),  dans les journaux sud-africains dans Die Vaderland et Beeld (les principaux quotidiens en afrikaans de l'époque de l'apartheid), ainsi que dans les mémoires institutionnelles des policiers et militaires aujourd'hui dans la soixantaine et la quatre-vingtaine des années. Assemblée et posée sur la ligne temporelle du Kalahari, elle ne révèle pas un incident isolé, mais l'aboutissement d'un schéma qui s'était construit depuis une génération. Presque tous les incidents importants se situent dans la même bande géographique qui traverse le cœur nucléaire et industriel des armes. Nous appelons ce groupe le Corridor.

 

Fig. 2 - Chaque incident majeur de UAP en Afrique australe, 1962–1996, représenté sur une carte des provinces sud-africaines. « UAP » = Phénomènes Aériens Non Identifiés, le terme officiel actuel désignant ce qu'on appelait autrefois des OVNIs.

 

Lisez le Corridor dans l'ordre chronologique. En 1962, un câble interne du Federal Bureau of Investigation des États-Unis (le FBI, le service de sécurité intérieure américain) – numéro de dossier 65-2877, depuis son bureau de Detroit – rapporte un rapport sur un missile tiré sur un objet non identifié au-dessus du continent africain, et note que le rapport a été transmis à deux autres organismes américains : l'AFOSI (le Bureau des enquêtes spéciales de l'Armée de l'air,  la branche d'enquête de l'US Air Force) et la NASA (la National Aeronautics and Space Administration, l'agence spatiale américaine). L'emplacement spécifique en Afrique est expurgé dans la version déclassifiée. Ce qui subsiste établit le schéma : arme tirée sur des UAP au-dessus de l'Afrique, communauté du renseignement américaine alertée, classifiée.

 

En septembre 1965, deux policiers sud-africains patrouillant l'autoroute entre Pretoria et la ville de Bronkhorstspruit – une petite ville à environ cinquante kilomètres à l'est de Pretoria, dont le nom combinait l'ancien nom de famille « Bronkhorst » avec le mot afrikaans « spruit », signifiant petit ruisseau – ont vu un disque cuivré s'envoler de la route devant eux. Des traces du sol ont été recueillies : marques de brûlure et creux enfoncés dans la surface de la route. Les preuves ont été envoyées au CSIR (le Council for Scientific and Industrial Research, l'agence nationale de recherche scientifique d'Afrique du Sud, équivalente globalement à l'Institut national américain des normes et de la technologie). Les résultats analytiques n'ont jamais été publiés. NICAP a documenté ses tentatives infructueuses pour les obtenir.

 

En 1971, des membres de la police sud-africaine ont tiré leurs sur un objet non identifié au-dessus de Fort Beaufort dans le Cap-Oriental. Des coups de feu ont été tirés – neuf empreintes d'atterrissage ont été documentées. L'armée a pris en charge l'enquête. Les archives furent ensuite déclarées « perdues ». Il s'agit aujourd'hui du deuxième cas documenté – Bronkhorstspruit 1965 et Fort Beaufort 1971 – dans lequel la police ou l'armée sud-africaine a engagé physiquement un objet, produit des preuves matérielles, et vu les résultats disparaître définitivement.

 

En août 1975 est apparu le détail le plus important de ce dossier, bien que sa signification ne deviendrait claire que vingt ans plus tard. L'agriculteur Danie van Graan, vivant près de Loxton – une petite ville du Karoo, le vaste plateau intérieur semi-aride de l'Afrique du Sud, dans la province du Cap-Nord – a rencontré de petits êtres près de sa ferme. Il les a décrites en détail à Cynthia Hind, qui a longuement documenté la rencontre dans UFO Afrinews : petites, minces, à la peau pâle, aux yeux en fende, portant une salopette crème. Lorsqu'ils le remarquèrent, un rayon de lumière le frappa au visage, provoquant un saignement de nez et des dommages oculaires persistants. Le sol où l'objet se trouvait fut ensuite durci, et rien n'y repoussa. Cette affaire a été enquêtée et enregistrée par Cynthia Hind – retenez ce nom ; elle revient dans la Partie IV comme le fil conducteur unique reliant l'ensemble du registre sud-africain.

 

Van Graan était un agriculteur rural parlant afrikaans, sans voie plausible vers le modèle culturel américain des OVNIs qui allait se consolider autour de l'imagerie « extraterrestre grise » dans les deux décennies suivantes. Il a décrit ce qu'il a décrit parce que c'était ce qu'il avait vu, ou ce qu'il croyait voir. Cette description réapparaîtra dans des documents classifiés en 1989. Il paraîtra une troisième fois, donné indépendamment par 62 enfants au Zimbabwe en 1994. Trois descriptions. Trois décennies. Aucun contact possible entre les sources.

 

Fig. 3 - La chronologie principale, 1960–1999. Le rouge marque les événements nucléaires et d'armes ; des marques turquoise ont été témoins d'événements UAP ; Amber marque des événements présumés ou adjacents. La bande ombragée est le programme d'armes nucléaires, 1974–1993 – elle sous-tend presque tout l'album.

 

La construction de deux puits d'essais nucléaires souterrains au champ de tir militaire de Vastrap, dans le désert du Kalahari, a commencé en 1976 – l'un à une profondeur de 216 mètres, l'autre à 385 mètres. Détecté par des satellites de reconnaissance soviétiques en 1977 (Brejnev écrivit personnellement à Carter pour exiger une intervention), scellé sous la pression diplomatique conjointe américano-soviétique, mais l'infrastructure resta intacte. Le 22 septembre 1979, un satellite de surveillance américain Vela – conçu spécifiquement pour détecter les détonations nucléaires – a enregistré la signature caractéristique de « double flash » au-dessus de l'Atlantique Sud, près des îles-Prince-Édouard. La plupart des analyses indépendantes, y compris une évaluation de la CIA à 90 %+ de probabilité, l'identifient comme un essai nucléaire clandestin mené conjointement par l'Afrique du Sud et Israël. Aucun des deux gouvernements ne l'a jamais officiellement confirmé. Sa signification : en 1979, dix ans avant le prétendu crash du Kalahari, l'Afrique du Sud avait déjà testé une arme nucléaire en collaboration avec un État étranger dans des conditions de secret opérationnel total.

 

La doctrine de l'histoire de couverture était déjà institutionnellement mature. Lorsque le Kalahari est arrivé, l'appareil pour le dissimuler existait.

 

WHAT THE PATTERN TELSS YOU

Quatre éléments répétitifs

 

1. Quelque chose de physique est apparu – contact radar, traces au sol, images filmées ou témoignages indépendants de plusieurs témoins. Chaque cas enregistré dans les archives sud-africaines de 1962 à 1996 en contient au moins deux.

 

2. Des témoins officiels l'ont confirmé - agents de police (Bronkhorstspruit 1965, Fort Beaufort 1971), agriculteurs (Loxton 1975), officiers météorologiques (province du Cap 1954), opérateurs radar navals (Kalahari 1989), un surintendant de police à la télévision nationale (Pretoria 1996).

 

3. Des preuves matérielles ont été collectées et analysées - échantillons de surface routière (Bronkhorstspruit), traces du sol (Fort Beaufort), enregistrements radar (Kalahari, Pretoria), documents classifiés (présumés, Kalahari et Lesotho).

 

4. Les résultats ont été classifiés, cachés ou perdus. À chaque fois. Sans exception. Pendant trente-quatre ans et toutes les périodes politiques, du haut apartheid à la transition vers la démocratie.

 

 

Un État ne construit pas ce réflexe – cette réponse cohérente, inter-décennies, inter-régime politique – pour un phénomène qu'il considère comme imaginaire. Les États classifient les choses parce qu'ils ont décidé de cacher des choses qu'ils ont choisi de dissimuler.

 

PARTIE II

Dix-sept minutes au-dessus du Kalahari

Ce qui suit est la séquence des événements du 7 mai 1989 telle que reconstituée à partir du dossier classifié de cinq pages qui a été publié au magazine Quest International à Batley, dans le West Yorkshire, huit semaines après l'incident présumé. Chaque élément du contexte institutionnel dans cette reconstruction a été vérifié de manière indépendante. Chaque élément spécifique au crash présumé lui-même – le contact radar, l'interception, le tir d'arme, la récupération – est du matériel de niveau 3, provenant uniquement du fichier fuité. Le lecteur est invité à tenir les deux images simultanément : le monde institutionnel décrit par le dossier est manifestement réel. Les événements spécifiques qui y figurent ne sont pas confirmés de manière indépendante.

 

T13 : 45 SAST

Le contact radar

À 13h45, heure normale sud-africaine, le 7 mai 1989, l'opérateur radar à bord du SAS Tafelberg - un navire de ravitaillement de la marine sud-africaine dont la suite de renseignement électronique sous le pont n'est apparue dans aucune édition publique de Jane's Fighting Ships - a enregistré un contact entrant au large de la côte ouest de l'Afrique du Sud. Le contact se déplaçait à environ 5 746 nœuds – milles nautiques par heure – vers la côte. Il a fait le calcul trois fois.

 

Rien de construit par une nation sur Terre en 1989 ne pouvait maintenir une telle vitesse. Le SR-71 Blackbird - l'avion militaire reconnu le plus rapide existant, une plateforme américaine de reconnaissance stratégique - naviguait à environ 2 200 nœuds. Le missile antinavire soviétique SS-N-19 « Naufrage », l'arme la plus rapide connue de l'époque, dépassait à peine Mach 2 en vitesse terminale. 5 746 nœuds correspondent à environ Mach 8,7. Il se situe en dehors de l'enveloppe de vol de tout avion ou missile conventionnel alors déployé sur Terre.

 

Des installations radar militaires au sol ont confirmé la trajectoire de manière indépendante. À 13h52, le contact traversa la côte sur un cap qui pointait, avec une précision inconfortable, vers le Northern Cape – la zone restreinte de 700 kilomètres carrés contenant les puits d'essais nucléaires de Vastrap. Et ici, l'importance du corridor de test de soixante jours devient évidente.

 

VERIFIED CONTEXT

Le corridor d'essais

En avril, mai et juin 1989, les programmes de missiles balistiques RSA-1 et RSA-3 – des armes sud-africaines développées en partenariat avec Israël via le pacte ISSA de 1975 signé par Shimon Peres et P.W. Botha – étaient dans un corridor d'essais actif de soixante jours à travers le Cap-Nord. Le champ d'essai Overberg, sur la côte sud près de Bredasdorp, était opérationnel. Le champ de tir balistique d'Alkantpan, dans le Cap-Nord, tirait. Ingénieurs israéliens de l'IAI (Israël Industries aérospatiales) se trouvaient sur le sol sud-africain. Deux mois après l'incident présumé du Kalahari, les responsables américains confirmèrent qu'un rappel · La roquette Page 8 lancée depuis le champ d'essai De Hoop avait une portée de 900 miles – correspondant au profil du missile israélien Jericho capable de porter des armes nucléaires.

 

Chaque système radar, chaque station de suivi, chaque canal de communication militaire dans le Northern Cape et le long de la côte était actif et doté de personnel. Si quelque chose d'anormal entrait dans l'espace aérien sud-africain durant cette fenêtre, l'infrastructure pour le détecter existait, était activée et était surveillée.

 

 

 

1 3 : 5 5

Le décollage

Deux chasseurs Mirage ont décollés. Le Mirage F1CZ était l'intercepteur standard de supériorité aérienne de la SAAF (South African Air Force) de l'époque, exploité par le 3e Escadron basé à la base aérienne de Waterkloof à Pretoria. Les versions ultérieures étaient parfois appelées « Mirage III » – un appareil physiquement plus ancien de la même famille française Dassault utilisé par la SAAF en mission d'attaque au sol. Cette distinction est importante pour l'évaluation de l'authenticité : une mission d'interception à vitesse supersonique contre une cible à haute altitude aurait été attribuée au F1CZ, et non au III. Quelqu'un de familier avec les opérations de la SAAF le saurait.

 

Les appels radio sur toutes les fréquences militaires et notamment d'urgence restèrent sans réponse. Les pilotes ont rapporté un contact visuel : un disque métallique solide, d'environ quinze mètres de diamètre, sans propulsion visible, sans marques, sans ailes. Il ralentissait.

 

1 4 : 0 0

L'arme qu'ils ont mal nommée

Un ordre est arrivé par le canal crypté qui a été mal rapporté depuis trente-sept ans. Armez le Thor 2.

 

Tous les journaux qui ont ensuite abordé cette histoire l'ont qualifiée de canon laser. Ce seul mot – laser – a énormément nui à la crédibilité de l'affaire. Un laser embarqué capable d'engager une cible aérienne en 1989 aurait nécessité une centrale électrique de la taille d'un petit bâtiment. La physique ne le permettait pas sur un chasseur Mirage. L'histoire est immédiatement enregistrée comme sans fondement.

 

Mais le fichier lui-même contient une correction que presque chaque réécriture ignore.

 

« La véritable signification est une arme MASER – un faisceau à

haute énergie d'activité micro-ondes. »

 

- Fichier SAAF DSIR/DAFI, 7 mai 1989 ·

 

Le MASER de niveau 3 signifie Amplification micro-ondes par émission stimulée de rayonnement (Grade 3 MASER). C'est la technologie qui précède celle du laser, démontrée pour la première fois en 1953 par Charles Townes à l'Université Columbia. Les MASER fonctionnent dans la partie micro-ondes du spectre électromagnétique plutôt que dans la partie optique. Une arme à micro-ondes haute puissance (HPM) ne brûle pas une cible. Cela coupe l'électronique de la cible. Les systèmes de navigation tombent en panne. Les circuits sont surchargés. Les avioniques renforcées tombent en panne simultanément. La cible ne prend pas feu. Ça devient ingérable, puis il tombe.

 

Rappelonsce ce qu’est Malmstrom AFB, Montana, mars 1967 : dix ICBM Minuteman indépendants renforcés contre les EMP (missiles balistiques intercontinentaux, chacun équipé d'une ogive nucléaire) en panne simultanément sous un objet stationnaire. Ce n'est pas la signature de la chaleur ou du souffle. C'est précisément la signature de ce qu'un système micro-ondes haute puissance produit. Le fichier du Kalahari décrit une arme Thor 2 MASER déployée contre une cible qui ralentit puis perd le contrôle.

 

Que le dossier soit authentique ou fabriqué, son auteur connaissait le schéma concernant les rencontres documentées avec des UAP sur des sites nucléaires qui avaient été observées au cours des deux décennies précédentes.

 

L'Afrique du Sud disposait de la capacité institutionnelle. Kentron – la division missiles et guerre électronique d'Armscor (la Armaments Corporation of South Africa, l'agence publique de développement des armements), dont le siège est à Centurion, Pretoria – co-développait activement en 1989 le drone anti-radiations Harpy avec Israel Aerospace Industries. La Harpy est une munition de maintien conçu pour détruire les systèmes radar ennemis en se dirigeant vers leurs émissions. Sa technologie sous-jacente repose sur des principes de guerre électromagnétique directement adjacents aux armes HPM. Même famille technologique. Même base d'ingénierie. Même personnel. Testé pour la première fois en 1989 - la même année.

 

Deux mois et six jours après l'incident présumé du Kalahari, les États-Unis ont mené le test BEAR (Beam Experiment Aboard Rocket) au White Sands Missile Range au Nouveau-Mexique – le premier essai en vol reconnu d'une arme à énergie dirigée par un pays. La technologie était opérationnellement réelle, testée dans la même fenêtre de trois mois, développée par la même communauté de défense américaine liée aux programmes sud-africains via le pipeline secret ISCArmscor-CIA documenté dans les archives judiciaires fédérales américaines jusqu'à l'acte d'accusation de contrebande par gyroscope de novembre 1989.

 

 Le Squadron Leader – plus tard nommé dans les documents du Lesotho de 1995 sous le nom de Gerald Peter Goosen, un nom encore étudié mais non vérifié – a engagé la cible. L'objet émit plusieurs éclairs aveuglants. Elle commença à vaciller. La vitesse a diminué de façon spectaculaire. Il a descendu à environ 3 000 pieds par minute, a traversé l'espace aérien botswanan vers le territoire sud-africain, et a frappé le désert à un faible angle d'environ 25 degrés dans l'un des tronçons les plus reculés du Kalahari – où il n'y avait ni témoins civils, ni caméras, ni journalistes, rien du tout à part le sable, les broussailles et le ciel indifférent.

 

PARTIE III

La récupération

Les premiers hélicoptères Alouette III de la SAAF atteignirent le site en moins de quatre-vingt-dix minutes après l'impact, leurs rotors soulevant des nuages de poussière rouge visibles à des kilomètres à travers le terrain plat. L'Alouette III – un hélicoptère utilitaire compact et agile conçu par la France – a été le cheval de bataille de la SADF (Force de défense sud-africaine, l'armée unifiée de l'Afrique du Sud de l'apartheid, dissoute en 1994 et remplacée par la SANDF) tout au long de la guerre frontalière, le conflit prolongé qui s'est déroulé dans ce qui est aujourd'hui la Namibie et le sud de l'Angola entre 1966 et 1989.

 

Ses caractéristiques visuelles distinctives : un train d'atterrissage tricycle à roues (non à patins), une poutre tubulaire solide à la queue, une verrière de cockpit à plusieurs facettes offrant une visibilité presque panoramique pour le pilote, et – sur les avions SAAF de l'époque – des pales de rotor de queue rayées rouges et jaunes. L'insigne de la SAAF peint sur la queue n'est pas un rond-rond : il s'agit d'un fort anguleux à cinq branches, dérivé du plan de bastion du château de Bonne-Espérance au Cap, contenant un springbok doré-orange sautant sur un fond bleu foncé.

 

Les articles médiatiques rapportant les hélicoptères Puma sont incorrects. La désignation Alouette III, qui figure dans les documents du Lesotho de 1995 indépendamment du dossier de 1989, est le type d'avion opérationnellement correct pour ce paysage – suffisamment léger pour des surfaces non préparées, assez petit pour un site de crash dans un désert profond, avec une portée de 480 à 600 kilomètres de la base aérienne d'Upington, la principale installation de la SAAF la plus proche.

 

THE OBJECT

Ce qu'il y avait au sol

Selon le dossier, l'objet mesurait environ quinze mètres de diamètre. Sa surface était en aluminium brossé, sans joints visibles, sans rivets, sans méthode de construction correspondant à une technique de fabrication connue. Un dôme surélevé se dressait au sommet du disque principal, d'environ deux mètres de haut. Le corps mesurait trois mètres d'épaisseur avec des bords arrondis. Une jambe télescopique d'atterrissage dépassait du côté – comme si une séquence d'atterrissage avait été lancée dans les derniers instants avant l'impact et n'était pas terminée.

 

Le sable autour de l'objet avait été fusionné par une chaleur intense. Les granules lâches avaient été transformées en feuilles de verre rugueuses – comme le sable se comporte lorsqu'il est exposé à des températures supérieures à 1 700 degrés Celsius. En géologie, ce matériau est appelé fulgurite lorsqu'il est produit par la foudre ou « trinitite » lorsqu'il est produit par détonation nucléaire. Sa présence telle que décrite est cohérente avec l'un de ces éléments : un chauffage aérodynamique extrême dû à l'entrée atmosphérique, un événement thermique interne, ou les effets d'une arme à énergie dirigée à courte portée.

 

THE HATCH

Ce que l’équipe à découvert

Alors que des scientifiques examinaient l'extérieur, un membre de l'équipe de récupération a remarqué un bruit - un bruit venant du côté de l'objet. Une ouverture s'était ouverte. Un petit trou, comme si une trappe avait été partiellement activée et ne s'était pas complètement déployée. Un mécanisme de pression hydraulique a été installé. Deux occupants ont été extraits.

 

Description : environ quatre à cinq pieds de haut (1,2 à 1,5 mètre). Silhouettes fines, fines. Peau décrite comme pâle, presque gris-blanc. De grands yeux en forme de poils fixés sur des visages sans poils. Nez négligeables. Petites bouches. Ils portaient des costumes moulants d'une pièce.

 

Cette description est de niveau 3. Son exactitude ne peut être vérifiée uniquement qu’à partir du fichier. Mais il faut la comparer à deux autres archives indépendantes : la description de Loxton enregistrée par Cynthia Hind en 1975, et la description de l'école Ariel donnée par 62 enfants en 1994.

 

Fig. 4 - Three descriptions of the beings, from three sources, across three decades - with no possible line of contact between them. The Kalahari description was written five years BEFORE the Ariel School witnesses spoke.

 

Ce que le lecteur choisit de faire de cette convergence relève de son privilège. Quatre explications possibles existent. Premièrement : le modèle culturel – l'archétype de « l'extraterrestre gris » entrait dans la culture pop occidentale à la fin des années 1980. Mais Van Graan était un agriculteur afrikaans rural en 1975, et les enfants Ariel étaient des Zimbabwéens ruraux avec une exposition limitée dans les médias occidentaux, interviewés en moins de vingt-quatre heures. Deuxièmement : les documents et les enfants Ariel ont rencontré un phénomène authentique. Troisièmement : les documents sont fabriqués, mais fabriqués à partir de données authentiques de rencontres classifiées, et les enfants Ariel ont indépendamment rencontré le même phénomène réel que les données décrites. Quatrième : la coïncidence sur trois décennies. Ce dossier présente les quatre et n'en résout aucun.

 

2 3 J U N E 1 9 8 9

Wright-Patterson



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