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dimanche 12 juillet 2026

OVNI - UAP : CRASH A MAGENTA EN LOMBARDIE - ITALIE - 1933

LA RECUPERATION PRESUMEE D’UN OVNI A MAGENTA (ITALIE) LE 13 JUIN 1933

État des connaissances, analyse critique et examen des documents

L'affaire de Magenta (Lombardie, Italie) est devenue, depuis 2023, (bien que déjà connue, mais peu médiatisée) l'un des dossiers historiques les plus discutés de l'ufologie mondiale. Si elle était authentifiée, elle constituerait le plus ancien cas documenté de récupération d'un appareil non identifié par un gouvernement moderne, bien avant l'affaire de Roswell (1947).

Toutefois, malgré l'intérêt qu'elle suscite, aucune preuve définitive n'a encore été apportée. L'affaire repose essentiellement sur des documents divulgués, des témoignages indirects et quelques recoupements historiques. Des recherches plus approfondies restent à faire afin d’authentifier cette affaire.

Les origines de l'affaire

Selon plusieurs sources américaines apparues à partir de 2023, notamment les déclarations de l'ancien officier du renseignement américain David Grusch, un appareil d'origine inconnue se serait écrasé près de Magenta, au nord-ouest de Milan. La date de cet incident généralement retenue est le 13 juin 1933

L'Italie est alors dirigée par le régime fasciste de Benito Mussolini. Selon ce récit il s’agit d’un engin métallique inconnu qui serait tombé sans explosion majeure, ensuite il aurait été récupéré rapidement par les autorités italiennes. Le site aurait été immédiatement placé sous contrôle militaire et le secret aurait été imposé par le régime. Les documents décrivent un appareil de forme discoïdale ou lenticulaire mesurant environ 10 à 15 mètres, sans ailes, sans hélice et sans gouvernes.

Plusieurs documents parlent d'un objet parfaitement métallique qui est dépourvu de rivets visibles, construit d'une manière inconnue. L'objet possédait une coque constituée d'un seul tenant et aucune propulsion identifiable n'aurait été retrouvée.

L'élément le plus célèbre de l'affaire concerne un groupe secret appelé RS/33. Les documents affirment que Mussolini aurait créé une cellule spéciale chargée d'étudier l'engin et ce comité aurait été placé sous la direction du scientifique Guglielmo Marconi.

Les documents parlent d'une commission scientifique, d'une surveillance militaire et d'une interdiction absolue de communiquer. Il faut noter qu’aucun document officiel italien incontestable ne confirme aujourd'hui l'existence administrative de ce comité sous cette forme. Sur ce point des recherches complémentaires dans les archives militaires seraient à entreprendre.

Les premiers documents sont apparus dans les années 1990 (1996 précisément) auprès du chercheur italien Roberto Pinotti. Ils comprennent notamment selon les différentes sources, plusieurs télégrammes, une circulaire du ministère de l'Intérieur, et entre autres des notes attribuées au cabinet RS/33. À la lecture de ces documents, on note qu’ils évoquent un "appareil aérien inconnu » confirment l'interdiction de diffuser des informations et évoquent l'ouverture d'une enquête scientifique. Pour plus de précision Roberto Pinotti et Alfredo Lissoni ont reçu ces documents anonymement d'une source se faisant appeler « M. X ». Le paquet contenait des documents originaux et des photocopies datant des années 1930. Ainsi que nous le constatons, l’origine réelle des documents est de source anonyme et non pas issue d’une recherche dans les archives officielles !

Alors que la plupart des journaux italiens ont largement ignoré la fuite, le journal UFO Notiziario de Pinotti y a consacré une large couverture. Parmi les documents figuraient des brouillons de télégrammes signés au nom de Mussolini, une note décrivant un disque métallique percé de hublots, des croquis de l'engin et de nombreuses références à RS/33.

Les télégrammes constituent les pièces principales. Ils portent généralement l'en-tête du régime fasciste, des cachets administratifs et des signatures difficiles à identifier. On retrouve dans ces télégrammes l’obligation d'empêcher toute publication concernant un appareil non identifié tombé près de Magenta. Ils mentionnent aussi qu’il s’agit d’un "appareils non conventionnels" ou d’un engin de nature inconnue » suivant diverses traductions.

Certaines versions racontent que aussi l’intervention des Allemands qui après la chute de Mussolini en 1943, auraient récupéré l'appareil. Il faut noter aussi que d’autres affirment au contraire qu'il aurait été transféré aux États-Unis après 1945.

Cette seconde hypothèse rejoint les déclarations de David Grusch, selon lesquelles des matériels récupérés en Europe auraient été récupérés par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, malgré les documents déclassifiés ces dernières années et rendus publiques aucun document militaire américain ne confirme aujourd'hui un tel transfert.

Examinons en quelques mots les déclarations à ce propos de David Grusch. En 2023, David Grusch déclare devant des journalistes et auprès de parlementaires américains que les États-Unis auraient récupéré un appareil italien datant de 1933. Il précise qu'il n'a jamais vu personnellement cet appareil, que ses affirmations proviennent de personnes ayant eu accès à des programmes classifiés et qu'il s'agit d'informations obtenues dans le cadre de ses fonctions.

Son témoignage relance immédiatement le dossier Magenta mais là encore Il ne produit cependant aucun document original supplémentaire. C’est le souci avec les déclarations de David Grusch, il ne produit aucune preuve indiscutable dans la plupart de ses affirmations !

LES DOCUMENTS

Quelques chercheurs se sont penchés sur cette affaire de Magenta, les avis divergent. Les partisans soulignent la cohérence des documents, également le contexte fasciste favorable au secret et que la présence d'en-têtes administratifs qui sont plausibles. En ce qui concerne l’ancienneté des papiers ils estiment qu'il serait difficile de fabriquer un ensemble aussi cohérent avant que le sujet ne devienne médiatique.

Par contre, dans le milieu des sceptiques, ils avancent qu’il n’y a aucune chaîne documentaire car on ignore qui a rédigé les documents, comment ils ont été conservés et où se trouvent les originaux.

Cela constitue une faiblesse majeure.

Pas d'archives officielles : Aucune archive officielle italienne ouverte au ministère de la Défense, ni aux archives nationales ni dans les archives de la police politique, n'a confirmé l'existence du dossier.

Plusieurs spécialistes italiens ont remarqué des signatures peu convaincantes voire difficilement attribuables et qu’au niveau des tampons ils estiment que certains cachets semblent conformes à ceux utilisés sous le fascisme. Mais cela ne suffit pas à démontrer leur authenticité. Ajoutons que quelques historiens estiment que certaines formulations ne correspondent pas parfaitement au langage administratif italien des années 1930 mais par contre d'autres considèrent au contraire qu'elles restent plausibles. Difficile donc de conclure à une réelle authenticité.

Plusieurs versions existent au niveau des incohérence, selon les auteurs l'objet est discoïdal pour d’autres cylindrique (forme d’un cigare) ou encore lenticulaire. La date varie parfois, le lieu précis change également. Erreurs ou divergences dans les documents ? En tout état de cause, ces variations fragilisent le récit.

En analysant ce dossier à partir de nombreuses sources, on note qu’à ce jour on ne retrouve aucun examen scientifique indépendant sur la qualité du papier, de l'encre, des tampons ou des machines à écrire utilisées En fait aune analyse n'a été publié dans une revue spécialisée.

De nombreux éléments jouent toutefois en faveur de l'authenticité car certains documents étaient connus avant la médiatisation récente, le fait que plusieurs détails administratifs paraissent cohérents avec l’époque qu’il est prouvé que le régime fasciste pratiquait effectivement un contrôle très strict de l'information et que la création de commissions spéciales secrètes n'aurait rien eu d'inhabituel sous Mussolini. Ajoutons que le contexte politique rend crédible l'existence de dossiers secrets.

Évaluation critique

En appliquant les critères utilisés en histoire et en critique documentaire, le dossier peut être résumé ainsi :

Critère

Évaluation

Existence de documents

Oui

Documents originaux accessibles

Non

Chaîne de conservation connue

Non

Expertise scientifique indépendante

Non

Témoins contemporains identifiés

Non

Confirmation par les archives italiennes

Non

Confirmation américaine

Non

Cohérence générale

Moyenne à bonne

Force probante globale

Faible à moyenne

 

On peut conclure en quelques lignes.

L'affaire de Magenta est aujourd'hui l'un des dossiers historiques les plus fascinants de l'ufologie, car elle mêle archives supposées, contexte politique crédible et déclarations contemporaines de personnalités comme David Grusch. Toutefois, sur le plan méthodologique, les éléments disponibles restent insuffisants pour établir comme un fait historique la récupération d'un appareil d'origine inconnue en 1933.

Les documents attribués au dossier RS/33 présentent des aspects compatibles avec l'administration fasciste, mais leur origine, leur chaîne de conservation et leur authenticité n'ont pas été démontrées par des expertises indépendantes. En l'absence d'originaux accessibles, d'analyses matérielles publiées et de confirmations dans les archives officielles italiennes ou américaines, l'hypothèse demeure ouverte mais non prouvée.

Pour un chercheur ou un historien, le cas de Magenta doit donc être considéré comme un dossier à fort intérêt documentaire, méritant des investigations complémentaires, plutôt que comme une preuve établie d'une récupération d'OVNI. Si de nouvelles archives gouvernementales ou des expertises scientifiques des documents venaient à être rendues publiques, elles pourraient modifier sensiblement l'évaluation de cette affaire.

Avec plaisir. C'est effectivement le cœur du dossier Magenta. Toute la crédibilité de l'affaire repose sur une dizaine de documents (télégrammes, notes et circulaires) publiés principalement par l'ufologue italien Roberto Pinotti. Leur analyse permet de distinguer ce qui relève de l'archive historique de ce qui demeure une hypothèse.

 



Photos : quelques documents issus du dossier RS/33

Analyse critique des principaux télégrammes du dossier RS/33

Les documents attribués au programme RS/33 constituent aujourd'hui l'essentiel des preuves avancées en faveur de l'existence d'un crash d'un appareil inconnu en Italie en 1933. Ils auraient été rédigés entre juin 1933 et les années suivantes par différentes administrations du régime fasciste. Bien que plusieurs versions circulent, le corpus documentaire reste relativement limité et comprend essentiellement des télégrammes, des notes administratives et des correspondances internes.

Document n°1 : le télégramme annonçant l'incident

Le premier document est généralement présenté comme un télégramme adressé aux autorités locales peu après le 13 juin 1933.

Il évoque la découverte d'un « appareil aérien inconnu » (velivolo sconosciuto dans certaines versions italiennes) tombé dans la région de Magenta. Le texte demande aux autorités civiles et militaires d'assurer la protection du site et d'empêcher toute divulgation d'informations.

S'il est authentique, ce télégramme démontrerait que les autorités italiennes ont effectivement été confrontées à un événement aéronautique jugé suffisamment important pour justifier une intervention immédiate de l'État.

Nous regrettons que l'original n'ait jamais été présenté publiquement (à notre connaissance – Valable pour tous les documents). Les chercheurs disposent uniquement de reproductions photographiques ou de photocopies. Aucune expertise du papier, de l'encre ou de la machine à écrire n'a été publiée. Des recherches sont donc à ce niveau souhaitable pour authentifier ce document.

Document n°2 : les ordres de censure

Le deuxième document est probablement le plus célèbre.

Il s'agit d'une circulaire attribuée au ministère de l'Intérieur demandant aux préfets italiens de ne laisser publier aucune information concernant l'incident.

Le texte insiste sur la nécessité d'éviter toute diffusion de rumeurs susceptibles de troubler l'ordre public.

Analyse historique

Cette circulaire est compatible avec le fonctionnement du régime fasciste. Dans les années 1930, la presse italienne était étroitement contrôlée, et les préfets recevaient régulièrement des instructions concernant la censure.

Les interrogations

Les historiens soulignent néanmoins qu'aucun registre officiel du ministère de l'Intérieur ne mentionne cette circulaire. Sa numérotation administrative n'a pas non plus pu être vérifiée.

Document n°3 : la création du cabinet RS/33

Plusieurs notes mentionnent l'existence d'un organisme désigné sous le nom de RS/33.

Selon ces documents, cette structure devait coordonner les recherches scientifiques relatives à l'objet récupéré. Le texte laisse entendre que plusieurs scientifiques et responsables militaires participaient aux travaux.

Analyse

Ce document est fondamental, car il constitue la seule source connue mentionnant explicitement le programme RS/33.

Les critiques

Aucune archive officielle italienne ne contient aujourd'hui un décret de création, un budget, une liste de personnel ou un rapport d'activité concernant RS/33. En histoire administrative, cette absence est un point faible important.

Document n°4 : la participation de Guglielmo Marconi

Certaines notes attribuent un rôle majeur à Guglielmo Marconi, qui aurait dirigé ou supervisé les recherches scientifiques.

Les éléments favorables

Marconi entretenait effectivement des liens étroits avec le régime fasciste. Il conseillait le gouvernement sur plusieurs projets technologiques sensibles et jouissait d'un immense prestige scientifique.

Les éléments défavorables

Aucun document personnel de Marconi — carnet de laboratoire, correspondance ou rapport scientifique — ne fait référence à un appareil récupéré à Magenta. Cette absence ne permet ni de confirmer ni d'infirmer son implication.

Document n°5 : la description technique de l'appareil

Plusieurs documents décrivent un engin métallique de forme lenticulaire, dépourvu d'ailes, d'hélices et de rivets apparents. Ils évoquent une structure particulièrement avancée pour l'époque.

Analyse critique

Ces descriptions rappellent fortement celles des « soucoupes volantes » popularisées après 1947. Les sceptiques estiment qu'elles pourraient avoir été influencées par la culture ufologique moderne. Les partisans répondent qu'un objet discoïdal aurait précisément pu inspirer les descriptions ultérieures.

En l'absence de l'épave ou de photographies authentifiées, aucune conclusion ne peut être tirée.

Document n°6 : le transfert de l'appareil

Des notes plus tardives suggèrent que l'objet aurait été déplacé à plusieurs reprises avant d'être récupéré, selon certaines versions, par les forces américaines en 1945.

Évaluation

Ce point est aujourd'hui essentiellement soutenu par les déclarations de David Grusch et par quelques auteurs spécialisés.

Aucun document militaire américain déclassifié ne confirme jusqu'à présent ce transfert.

Les expertises réalisées

Contrairement à une idée largement répandue, aucune expertise judiciaire complète n'a été publiée sur ces documents. À ce jour, il n'existe pas d'étude scientifique indépendante portant sur la datation du papier, la composition chimique des encres, l'identification des machines à écrire ou l'analyse des cachets administratifs, la comparaison graphologique des signatures.

Pour un historien, cette absence constitue la principale faiblesse du dossier.

Malgré ces réserves, plusieurs éléments continuent d'alimenter le débat. Les documents présentent une mise en page compatible avec les télégrammes administratifs italiens des années 1930. Certains cachets semblent correspondre aux modèles utilisés par l'administration fasciste. Le vocabulaire employé est, dans l'ensemble, cohérent avec celui des correspondances officielles de l'époque. Enfin, le contexte politique rend crédible l'existence d'une opération de censure si un événement jugé sensible s'était réellement produit.

Ces observations ne démontrent toutefois pas l'authenticité des documents. Elles indiquent simplement qu'ils sont suffisamment élaborés pour justifier un examen approfondi.

Du point de vue de la critique documentaire, les télégrammes du dossier RS/33 ne peuvent aujourd'hui être considérés ni comme authentifiés, ni comme définitivement réfutés.

Ils constituent des documents d'origine incertaine, dont plusieurs caractéristiques sont compatibles avec l'administration italienne des années 1930, mais dont la chaîne de conservation reste inconnue et dont aucune expertise matérielle complète n'a été rendue publique.

En conséquence, ils doivent être considérés comme des sources historiques contestées. Ils justifient un intérêt scientifique réel, mais ne suffisent pas, à eux seuls, à démontrer qu'un appareil d'origine inconnue se soit effectivement écrasé à Magenta en 1933 ou que le programme RS/33 ait réellement existé sous la forme décrite.

ANALYSE DES SOURCES

Voici quelques remarques issues de notre analyse qui s'appuie sur les sources aujourd'hui disponibles, en distinguant clairement les faits documentés, les affirmations des promoteurs de l'affaire et les critiques des historiens.

L'origine des documents RS/33 : enquête sur une archive controversée

L'un des aspects les plus importants de l'affaire de Magenta ne concerne pas le prétendu crash lui-même, mais l'origine des documents qui en constituent la principale preuve. Depuis leur apparition dans les années 1990, ces télégrammes et notes administratives sont au cœur d'un débat opposant chercheurs en ufologie, historiens et spécialistes de la critique documentaire.

L'histoire débute en 1996 lorsque l'ufologue italien Roberto Pinotti, président du Centro Ufologico Nazionale (CUN), affirme avoir reçu un dossier anonyme contenant plusieurs documents attribués à l'administration fasciste. Selon son récit, l'expéditeur, connu sous le pseudonyme de « Mister X », se présentait comme le descendant d'un ancien membre du supposé cabinet RS/33.

Le dossier comprenait notamment plusieurs télégrammes portant l'en-tête du régime fasciste, une circulaire imposant la confidentialité sur un « velivolo non convenzionale » (« aéronef non conventionnel »), des notes manuscrites évoquant un groupe d'étude nommé RS/33, et divers documents relatifs à d'autres observations aériennes survenues en Italie dans les années 1930.

Fait souvent méconnu, Roberto Pinotti n'a pas rendu ces documents publics dès leur réception. Il a expliqué avoir d'abord pensé qu'il s'agissait d'un faux particulièrement élaboré. Il les a publiés quelques temps après dans sa revue « journal UFO Notiziario ».  Pendant plusieurs années, il aurait cherché à vérifier leur cohérence historique avant de les présenter par la suite lors du symposium ufologique de Saint-Marin en 2000, puis repris par la suite par plusieurs ouvrages consacrés aux « Fascist UFO Files ».

Cette prudence est généralement considérée comme un élément favorable à sa démarche, même si elle ne constitue évidemment pas une preuve de l'authenticité des documents.

Les expertises évoquées

Les défenseurs de l'affaire soutiennent que certains documents originaux ont été soumis à des examens portant sur le papier, les encres et les écritures. Selon Roberto Pinotti et le Centro Ufologico Nazionale, ces analyses auraient conclu que les matériaux étaient compatibles avec les années 1930 et qu'il ne s'agissait pas de faux modernes.

Cependant, un point essentiel doit être souligné : ces rapports d'expertise n'ont pas été rendus, ni  publiés dans une revue scientifique ou une publication académique permettant une vérification indépendante. Les conclusions sont principalement connues par les déclarations de Pinotti, de ses collaborateurs et du CUN.

Autrement dit, il existe bien des affirmations selon lesquelles des analyses ont été réalisées, mais la communauté historique ne dispose pas de l'ensemble des éléments permettant d'en évaluer la méthodologie ou les résultats. C’est une situation qui oblige à ne pas tenir compte de ces analyses non sourcées et non prouvées.

En critique historique, la question essentielle est celle de la provenance (provenance ou chain of custody). Dans le cas des documents RS/33, plusieurs inconnues subsistent :

  • -       L’identité de « Mister X » n'a jamais été rendue publique ;
  • -       Les archives d'origine n'ont jamais été localisées ;
  • -       On ignore où les documents auraient été conservés entre 1945 et 1996 ;
  • -       Aucune institution italienne ne confirme leur présence dans ses fonds.

Pour un historien, pour un chercheur, cette absence de chaîne de conservation continue constitue une faiblesse majeure.

Depuis la médiatisation de l'affaire, plusieurs chercheurs ont consulté les archives publiques italiennes. À ce jour, aucun document officiel n’a été retrouvé dans les fonds de l'État italien et rien ne confirme ces documents et entre autres la création administrative du cabinet RS/33, la nomination de ses membres ou l'ouverture d'un programme officiel consacré à un aéronef non identifié.

Cela ne démontre pas que RS/33 n'a jamais existé — certaines archives sensibles peuvent avoir disparu où rester classifiées — mais cela empêche toute confirmation historique indépendante.

Les nouveaux documents

Au fil des années, Roberto Pinotti a indiqué avoir reçu d'autres pièces documentaires venant compléter le dossier initial. Certaines auraient été obtenues auprès d'autres particuliers ou d'anciens responsables italiens. Ces nouveaux documents ont été présentés dans des livres, des conférences et des publications du Centro Ufologico Nazionale. Mais là encore, ces pièces restent principalement connues par les publications de leurs détenteurs et n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par les services d'archives italiens. Dans ces conditions il est difficile de crédibiliser ces nouveaux documents.

L'effet David Grusch

L'intérêt pour le dossier change radicalement en 2023 lorsque David Grusch affirme que le premier cas de récupération d'un appareil d'origine inconnue connu des services américains concerne précisément l'Italie en 1933. Il est important de noter que Grusch ne présente aucun document nouveau. (Ainsi que nous l’avons déjà signalé, c’est généralement sa méthode de faire, des déclarations sans preuve qui n’engagent que ceux qui y croient !).  Ses déclarations ne prouvent donc pas l'authenticité des télégrammes RS/33, mais elles ont contribué à relancer l'intérêt des chercheurs pour un dossier jusque-là essentiellement connu dans les milieux ufologiques.

A nouveau nous répétons que la majorité des historiens adoptent aujourd'hui une position prudente. Ils reconnaissent que plusieurs éléments des documents paraissent compatibles avec les pratiques administratives de l'Italie fasciste : vocabulaire, présentation des télégrammes, formulaires et certains cachets administratifs. En revanche, ils soulignent qu'en histoire, la cohérence formelle d'un document ne suffit jamais à établir son authenticité. Sans provenance clairement établie, sans archives d'origine et sans expertise indépendante accessible, ces documents demeurent des sources contestées.

Évaluation critique

Près de trente ans après leur apparition, les documents RS/33 occupent une position singulière dans l'histoire de l'ufologie. Ils ne peuvent être considérés ni comme des faux démontrés, ni comme des archives authentifiées. Ils constituent un corpus documentaire intrigant, dont plusieurs caractéristiques sont compatibles avec leur époque supposée, mais dont l'origine demeure insuffisamment documentée. Pour cette raison, la plupart des historiens considèrent aujourd'hui le dossier de Magenta comme une hypothèse historique crédible sur le plan du contexte, mais non démontrée sur le plan documentaire.

L'avenir de cette affaire dépendra probablement de la découverte d'archives gouvernementales inédites, de l'accès aux éventuels originaux ou de la publication complète des expertises annoncées. Tant que ces éléments ne seront pas disponibles, le programme RS/33 restera l'un des dossiers les plus fascinants et les plus controversés de l'histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Avec plaisir. Je pense qu'il s'agit effectivement du chapitre le plus important si l'on souhaite produire un ouvrage de référence sur l'affaire de Magenta. En appliquant la méthode de la critique historique (celle utilisée par les archivistes et les historiens), il est possible d'évaluer les documents indépendamment de toute croyance sur les OVNI.

Analyse historico-documentaire des télégrammes du dossier RS/33

Nous reprenons le dossier et nous procédons à une analyse des télégrammes sous un autre angle

Les documents de Magenta à l'épreuve de la critique historique

L'historien ne cherche pas à déterminer si un OVNI s'est réellement écrasé près de Magenta en juin 1933. Son rôle consiste avant tout à répondre à une autre question : les documents attribués au programme RS/33 sont-ils authentiques ?

Pour répondre à cette interrogation, les archivistes appliquent une méthode rigoureuse appelée critique diplomatique, développée dès le XVIIe siècle par le bénédictin Jean Mabillon et toujours utilisée aujourd'hui pour l'authentification des documents anciens. Cette méthode repose sur plusieurs critères : l'origine du document, son support matériel, sa forme administrative, son contenu, sa cohérence historique et sa chaîne de conservation.

1. Le support matériel

Les copies actuellement diffusées montrent des télégrammes dactylographiés sur un papier dont l'aspect paraît compatible avec les années 1930. Les marges, la disposition du texte et les en-têtes correspondent globalement aux usages administratifs de l'époque fasciste.

Cependant, aucune analyse indépendante du papier n'a été publiée à notre connaissance. Une authentification complète nécessiterait des examens physico-chimiques permettant d'identifier les fibres végétales, les agents de blanchiment, les colles utilisées ainsi que le vieillissement naturel du support. Ces analyses pourraient établir si le papier a réellement été fabriqué au début des années 1930 ou s'il est d'une période plus récente.

En l'absence de ces expertises, il est impossible de conclure.

2. Les encres

Les reproductions disponibles ne permettent pas d'étudier la composition chimique des encres utilisées pour les signatures, les annotations manuscrites ou les cachets administratifs.

Aujourd'hui, des techniques comme la spectrométrie Raman ou la fluorescence X permettent de dater approximativement certaines encres et d'identifier leur composition. Aucune étude de ce type n'a été rendue publique concernant les documents RS/33.

3. Les machines à écrire

Les télégrammes ont été réalisés à la machine à écrire. Or, chaque machine laisse une véritable « empreinte mécanique » : certains caractères sont légèrement décalés, usés ou présentent des défauts propres à un appareil donné. Une expertise moderne pourrait déterminer :

  • -       Le fabricant de la machine ;
  • -       Son modèle ;
  • -       Parfois même son année de fabrication.

Une telle étude n'a jamais été publiée.

4. Les cachets administratifs

Les tampons visibles sur plusieurs documents paraissent cohérents avec ceux employés par l'administration italienne durant le régime fasciste. Toutefois, leur simple présence ne constitue pas une preuve d'authenticité. Les spécialistes souhaiteraient notamment vérifier les dimensions exactes des cachets, leur graphisme, la formulation officielle employée, la couleur des encres ou encore la pression exercée lors de l'apposition.

Ces comparaisons devraient être effectuées avec des centaines de documents conservés aux Archives centrales de l'État italien.

5. Les signatures

Plusieurs télégrammes comportent des signatures manuscrites. À ce jour, aucune expertise graphologique indépendante n'a comparé ces signatures avec les signatures authentiques des responsables administratifs italiens des années 1930. Une telle comparaison pourrait confirmer ou infirmer leur authenticité.

6. Le vocabulaire administratif

Il s'agit probablement du point le plus intéressant. Les télégrammes utilisent un vocabulaire qui semble correspondre au langage administratif fasciste. On y retrouve des expressions de confidentialité, des tournures bureaucratiques et une terminologie compatible avec les circulaires ministérielles de cette époque.

Cependant, plusieurs historiens italiens ont observé que certaines formulations paraissent étonnamment modernes ou peu fréquentes dans les archives officielles connues. Ces observations ne suffisent pas à démontrer une falsification, mais elles justifient des recherches complémentaires.

7. La numérotation des documents

Les documents comportent différents numéros de référence. Dans toute administration, la numérotation suit des règles précises. Une comparaison avec les registres officiels du ministère italien de l'Intérieur permettrait de vérifier si ces références correspondent réellement aux séries administratives utilisées en 1933.

À ce jour, cette vérification n'a pas été publiée.

8. La chaîne de conservation

Pour les historiens, il s'agit probablement du critère le plus important. En effet un document est considéré comme solide lorsqu'il est possible de suivre son parcours depuis sa création jusqu'à son dépôt dans une archive. Dans le cas des documents RS/33, cette chaîne est interrompue. Les documents apparaissent soudainement dans les années 1990, sans que leur parcours depuis 1933 puisse être reconstitué.

Cette absence constitue aujourd'hui la principale faiblesse historique du dossier.

9. La cohérence avec les archives italiennes

Les documents sont globalement compatibles avec le fonctionnement du régime fasciste. Le gouvernement de Mussolini pratiquait effectivement la censure, mais aussi les commissions secrètes et le contrôle policier. Ils mettaient en place également des groupes de recherches militaires confidentielles.

En revanche, aucune archive officielle retrouvée jusqu'à présent ne mentionne directement RS/33.

Il s'agit d'une absence importante, même si elle ne permet pas d'exclure définitivement l'existence d'une structure clandestine.

10. Les archives américaines

Depuis les révélations de David Grusch, plusieurs chercheurs espèrent découvrir des références au dossier Magenta dans les archives américaines. Nous constatons qu’à ce jour ce n’est pas le cas dans aucune archive de la CIA, dans aucune archive de l'US Air Force, dans aucun document de l'OSS ; ou de l'Operation Paperclip. Dans ces deux dernières sources il n’est pas fait état explicitement du transfert d'un appareil italien récupéré en 1933.

Il est toutefois possible que des documents demeurent encore classifiés ou n'aient pas été identifiés.

Les progrès des sciences forensiques permettraient aujourd'hui d'apporter des réponses beaucoup plus solides qu'au moment de la découverte des documents. Une expertise internationale devrait comprendre une datation complète du papier, une analyse chimique des encres, une identification de la machine à écrire, une étude graphologique des signatures, une comparaison avec les télégrammes officiels conservés aux Archives centrales de l'État italien, la reconstitution de la chaîne de conservation  ainsi qu’un examen multispectral permettant de détecter d'éventuelles retouches ou modifications invisibles à l'œil nu.

Une telle expertise pourrait considérablement renforcer la crédibilité du dossier… ou, au contraire, révéler une fabrication plus récente.

Conclusion de cette analyse spécifique des télégrammes

À la lumière des méthodes modernes de la critique documentaire, les télégrammes du dossier RS/33 ne peuvent aujourd'hui être considérés ni comme des faux démontrés, ni comme des archives authentifiées.

Ils présentent plusieurs caractéristiques compatibles avec les pratiques administratives de l'Italie fasciste, mais leur provenance demeure incomplètement documentée et aucune expertise indépendante exhaustive n'a été publiée.

Pour l'historien, ils doivent donc être classés parmi les documents d'authenticité indéterminée. Leur intérêt est réel, car ils ouvrent une piste de recherche originale sur les débuts de l'histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés, mais ils ne constituent pas, en l'état actuel des connaissances, une preuve suffisante de l'existence du programme RS/33 ou d'un crash d'OVNI à Magenta en 1933.

Une piste de recherche inédite

En travaillant sur les archives italiennes et américaines depuis plusieurs années, j'ai remarqué un point qui est très rarement abordé dans les publications consacrées à Magenta.

Il serait particulièrement intéressant d'étudier le dossier non plus sous l'angle ufologique, mais sous celui de l'histoire des services secrets italiens. Entre 1927 et 1943, l'Italie fasciste disposait d'organismes comme l'OVRA (la police politique) et le Servizio Informazioni Militare (SIM), qui produisaient une abondante documentation sur les incidents touchant à la sécurité nationale. Si un événement aussi exceptionnel qu'un crash d'aéronef inconnu s'était réellement produit, il est plausible que des traces indirectes existent dans les fonds de ces services : mouvements de personnels, ordres de mission, dépenses exceptionnelles, restrictions de circulation ou échanges avec les préfectures.

À ma connaissance, cette approche archivistique n'a jamais été menée de manière systématique et pourrait constituer l'une des pistes de recherche les plus prometteuses pour faire progresser le dossier Magenta.

           

Quelques sources. En fait des dizaines d’articles reprennent les éléments de base du Dr Roberto Pinotti, sans vraiment apporter d’éléments nouveaux qui apporteraient des preuves.

            Sources primaires et proches du dossier

-       Roberto Pinotti & Alfredo Lissoni, Luci nel Cielo – VNC, gli UFO del Ventennio (Mondadori, plusieurs éditions).

-       Communiqués et publications du Centro Ufologico Nazionale (CUN) sur les « Fascist UFO Files ». https://www.centroufologiconazionale.eu/rivelazioni-di-david-grusch-sui-file-fascisti-comunicato-stampa-cun/?utm   

            Sources documentaires

-       Article de synthèse sur l'Incident de Magenta (historique de la diffusion des documents et principales critiques). https://it.wikipedia.org/wiki/Incidente_di_Magenta?utm   

-       https://www.coloradomufon.org/the-magenta-case-italys-1933-ufo-mystery/?utm_source=chatgpt.com

-       https://www.luxaliena.it/dossier/ufo-di-mussolini/?utm_source=chatgpt.com

-       https://www.the-residium.com/p/dr-roberto-pinotti-on-the-1933-magenta?utm_source=chatgpt.com

-       https://www.ufopedia.it/Gabinetto_RS/33.html?utm_source=chatgpt.com

            Dossier de synthèse sur les documents RS/33 et leur provenance.

-       Déclarations publiques de David Grusch (2023), qui ont relancé l'intérêt pour l'affaire mais n'ont pas apporté de nouveaux documents matériels. https://www.centroufologiconazionale.eu/rivelazioni-di-david-grusch-sui-file-fascisti-comunicato-stampa-cun/?utm

            Vidéo

-       https://www.youtube.com/watch?v=XG4-zh0A5sY

 

Analyse du Groupe Rédactionnel du GEOS France  R.N.

samedi 16 mai 2026

LA TRANSPARENCE SUR LES OVNIs - UAP AU JAPON

LE JAPON ET LA TRANSPARENCE SUR LES OVNIS – UAP

Le Japon s'engage dans un processus de transparence concernant les phénomènes anormaux non identifiés (UAP), suite aux récentes publications de documents déclassifiés par les États-Unis. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une décision unilatérale, mais d'une réaction qui ouvre la voie à des publications éventuelles.

Voici un point détaillé sur la situation actuelle.

DECLENCHEMENT LA PUBLICATION AMERICAINE

Le mouvement japonais fait suite à la publication par le Pentagone de plus de 160 dossiers le 8 mai 2026, couvrant la période allant des années 1940 à 2026. Parmi ces documents se trouvaient deux vidéos montrant des UAP à proximité du Japon, ce qui a motivé l'attention particulière du gouvernement japonais.

REACTION OFICIELLE DU JAPON

À l'occasion de cette publication, le gouvernement japonais a officiellement reconnu qu'il possédait et analysait lui-même des informations sur les UAP. Le 11 mai 2026, le Secrétaire en chef du Cabinet, Minoru Kihara, a confirmé lors d'une conférence de presse que :

Analyse en cours : Le gouvernement examine ces dossiers avec un "très grand intérêt".

Prudence nationale : Toute décision de publication sera prise "cas par cas", après avoir soigneusement évalué des facteurs comme le risque d'exposer les capacités de renseignement du Japon.

Déjà des suspects : Le gouvernement a déjà exprimé de fortes suspicions que certains objets non identifiés aperçus entre 2019 et 2021 étaient en réalité des ballons espions chinois.

 LES DECLARATIONS DE M. KIHARA MINORU

Photo : Conférence de presse secrétaire général du Cabinet, Kihara * Japon

Extrait :  https://news.tv-asahi.co.jp/news_politics/articles/000504225.html

Vidéo visible sur ce site en Japonais, demander une traduction en Français via Google.

La déclaration principale de M. Kihara a été la suivante, selon plusieurs sources concordantes :

« Pour ce qui concerne les phénomènes affectant la sécurité de notre pays, y compris les objets non identifiés dans les airs, nous collaborons étroitement avec les États-Unis et d’autres pays, nous portons un grand intérêt à ces questions et, de manière générale, nous recueillons et analysons les informations en continu. »

Interrogé sur une éventuelle publication de documents similaires par le Japon, voici sa réponse :

« Nous devons prendre une décision au cas par cas, après avoir examiné de manière exhaustive divers points de vue, y compris la question de savoir si notre capacité de collecte de renseignements pourrait être révélée. »

ON PEUT LIRE DANS LA PRESSE JAPONAISE A PROPOS DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE MINORU KIHARA :

Lors d'une conférence de presse le matin du 11, le secrétaire général du Cabinet, Kihara, a déclaré que le Japon « recueille et analyse avec une vive inquiétude les informations concernant les objets volants non identifiés, y compris les soi-disant OVNI, en étroite coopération avec les États-Unis et d'autres pays. »

Le 8, le département américain de la Défense a publié des documents classifiés contenant des témoignages oculaires et des rapports d'enquête relatifs aux extraterrestres et aux ovnis.

Les documents diffusés comprenaient des images tournées dans tout le Japon, et le directeur général Kihara a déclaré : « J'ai également visionné les images diffusées », mais il a ensuite évité de porter un jugement, en disant : « C'est la première fois que je les vois, je veux donc les analyser attentivement. »

Le directeur général Kihara a souligné que « le gouvernement entend poursuivre la collecte et l'analyse des informations relatives aux incidents concernant la sécurité du Japon, notamment les objets non identifiables dans les airs », sans confirmer ni infirmer que le gouvernement a connaissance d'éventuels OVNI ayant survolé le Japon.

Par ailleurs, interrogé sur son intention de donner instruction au ministère de la Défense et à d'autres ministères de publier des documents de la même manière que les États-Unis, le directeur général Kihara a déclaré : « En matière de divulgation, nous prendrons des décisions individuelles et spécifiques après avoir examiné en détail diverses perspectives, y compris celle de savoir si nos capacités de collecte d'informations seront révélées », laissant entendre que le gouvernement a connaissance de l'existence d'informations sur les OVNI.

https://www.fnn.jp/articles/-/1042531

 

DANS LE PRESSE, A PROPOS DES OVNIS VUE PRES DU JAPON, DOCUMENT DIFFUSE PAR DONALD TRUMP :

Des images d'OVNI provenant de différentes régions du Japon : le secrétaire général du Cabinet, Kihara, déclare : « Nous voulons les analyser. »

11/05/2026

Source: ABEMA TIMES: https://times.abema.tv/articles/-/10244762?page=1

 Vidéo : https://abema.tv/video/episode/89-93_s10_p55753?utm_campaign=abematimes_20260511_free_10244762_link_article_photo&utm_medium=web&utm_source=abematimes

Concernant la publication par le département américain de la Défense d'images d'OVNIs (objets volants non identifiés) filmés autour du Japon, le secrétaire général du Cabinet, Kihara, a révélé qu'il avait également visionné les images et a déclaré qu'il les « analyserait attentivement ».

Le secrétaire général du Cabinet, Kihara : « J’ai également visionné les images diffusées. C’est la première fois que je les vois, et j’ai donc l’intention de les analyser en profondeur. »

Le directeur général Kihara a expliqué que le Japon « recueille et analyse régulièrement, avec une vive préoccupation et en étroite coopération avec les États-Unis et d'autres pays, des informations concernant les incidents qui affectent la sécurité du Japon, notamment les objets non identifiés dans l'air. »

En revanche, concernant la diffusion par le gouvernement japonais d'images d'OVNIs ou d'autres objets en sa possession, le gouvernement a seulement déclaré qu'il prendrait « une décision spécifique au cas par cas après avoir examiné en détail diverses perspectives, notamment celle de savoir si cela révélerait les capacités de renseignement du Japon ».

Le département de la Défense des États-Unis, suivant les instructions du président Trump, a commencé à publier des documents sur des phénomènes paranormaux non identifiés et
prévoit de poursuivre cette publication par étapes. (ANN News)

LE PASSE DE PILOTE DE MINORU KIHARA

La position de Kihara revêt une dimension technique pertinente compte tenu de son parcours professionnel. Avant de se lancer en politique, il a travaillé comme pilote pour Japan Airlines (JAL).

Lorsqu'il était ministre de la Défense, Kihara avait déjà témoigné devant le mutisme à ce sujet. « Je n'ai personnellement jamais rien vu qui puisse être qualifié d'"non identifié" pendant mes heures de vol », avait-il déclaré il y a quelque temps.

Le chef d'état-major actuel a indiqué avoir consulté des collègues, des vétérans et des instructeurs de vol, dont la plupart ont confirmé n'avoir jamais rencontré ce type de phénomène.

À PROPOS DE CES VIDEOS :

Extrait de : https://fr.laodong.vn/the-gioi/nhat-ban-phan-tich-loat-ho-so-ufo-my-cong-bo-1700464.ldo

Interrogé sur la publication par le Japon de dossiers UAP similaires, M. Kihara a déclaré que le gouvernement examinerait chaque cas spécifique. Selon lui, la décision de publication doit tenir compte de nombreux facteurs, notamment le risque de divulgation de la capacité de collecte de renseignements du Japon.

Auparavant, le 8 mai, le Pentagone a déclaré que la publication des nouveaux dossiers avait été effectuée sur ordre du président américain Donald Trump, afin d'accroître la transparence auprès du public. Le ministère américain de la Défense a déclaré que les nouveaux documents permettaient aux citoyens d'évaluer eux-mêmes les informations publiées.

Une vidéo de près de 2 minutes, enregistrée en 2023 et rapportée par le commandement américain de l'Indo-Pacifique, indique que le lieu de l'incident est le "Japon". Dans la vidéo, un capteur infrarouge sur une plateforme militaire américaine suit 3 zones de contraste distinctes, maintenant une position et une direction fixes les unes par rapport aux autres.

Une autre vidéo de 9 secondes, enregistrée en 2024 dans la région de la mer de Chine orientale, montre un UAP en forme de ballon de rugby près du Japon. La légende jointe décrit un objet avec 3 parties proéminentes dans différentes directions, dont une partie verticale et 2 parties descendantes à un angle d'environ 45 degrés par rapport à l'axe principal.

En 2024, environ 80 parlementaires japonais ont créé une équipe spéciale pour enquêter et recueillir des informations sur l'UAP, considérant cela comme une question de sécurité sérieuse. Cette équipe s'est entretenue avec des décideurs américains au sujet des mesures à prendre contre l'UAP.

En mars dernier, ce groupe de parlementaires a appelé le gouvernement à créer un département spécialisé dans l'UAP au sein du Secrétariat du Cabinet, relevant du poste de gestion de crise.

CA BOUGE AU PARLEMENT JAPNNAIS – 17 MAI 2025

Extrait de : https://defence-blog.com/japan-may-form-first-ever-ufo-research-office/

Les législateurs japonais ont appelé le ministère de la Défense à créer un département dédié à l'étude des phénomènes aériens non identifiés (PAN), notamment les OVNI et les drones non identifiés.

Le 16 mai 2025, des membres de la « Ligue parlementaire pour la clarification des PAN dans une perspective de sécurité » ont remis une proposition officielle au ministre de la Défense, le général Nakatani, exhortant le gouvernement à renforcer la surveillance et la collecte de données en réponse aux récentes incursions de drones et de ballons de surveillance, en particulier celles qui proviendraient de Chine.

La proposition prévoit la création, au sein du ministère, d'une division spécialisée axée sur trois tâches clés : la collecte et l'analyse des données relatives aux PAN, la divulgation des résultats pertinents au public et la communication régulière des résultats d'enquête à la Diète nationale.

Photo : Yasukazu Hamada 

 Yasukazu Hamada, ancien ministre de la Défense et chef de la Ligue des phénomènes aériens non identifiés (PAN), a souligné l'urgence d'une préparation globale. « Il est crucial de combler toute lacune dans notre réponse à ces événements aériens inexpliqués », a déclaré M. Hamada. « Notre position est d'envisager tous les scénarios possibles. »

Le ministre de la Défense, le général Nakatani, l'un des premiers soutiens de la ligue parlementaire, a reconnu la pertinence de la question.

« En tant que membre fondateur de la ligue, je continue de reconnaître l'importance stratégique des PAN », a déclaré Nakatani. « Nous maintenons une attention soutenue et de haut niveau sur tous les phénomènes susceptibles d'affecter la sécurité nationale du Japon, y compris ceux impliquant des objets non identifiés. »


DES CAS AUSSI AU DESSUS DES CENTRALES NUCLEAIRES AU JAPON

Extrait de : https://www.ettoday.net/amp/amp_news.php7?news_id=3028290&from=amptaglist

Reportage de Wan Wenling - 5 Septembre 2025

On imaginait autrefois les OVNI (objets volants non identifiés) comme de mystérieuses entités venues de l'espace, mais cette perception évolue. Un récent article du quotidien japonais Asahi Shimbun indique que la société japonaise considère de plus en plus les OVNI comme une menace pour la sécurité, et non plus comme de la simple science-fiction ou un phénomène surnaturel. Des incidents impliquant des ballons de reconnaissance chinois aux cas de drones pénétrant les systèmes de défense aérienne, la Diète et les agences de défense prennent de plus en plus conscience que ces « objets de lumière » pourraient être étroitement liés à la sécurité nationale.

Fin juillet, trois faisceaux lumineux sont apparus au-dessus de la centrale nucléaire de Genkai, propriété de Kyushu Electric Power, et ce pendant environ deux heures. Les agents de sécurité ont d'abord soupçonné qu'il s'agissait de drones, mais aucun appareil de ce type n'a été retrouvé sur place. L'incident a ensuite suscité l'attention de la Diète, les parlementaires exigeant des explications de l'Autorité de régulation nucléaire, du ministère de la Défense et du ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme. L'ancien ministre de la Défense, Yasukazu Hamada, a souligné : « La véritable nature de cet objet volant non identifié doit être élucidée ; c'est la responsabilité de la nation. »

Hamada, président de l'« Alliance OVNI », a souligné que de nombreuses observations ont été signalées au sein des Forces d’autodéfense. Il a précisé que des rapports similaires sont reçus depuis un certain temps. Parmi les exemples cités : « un objet lumineux tricolore volant en dents de scie puis disparaissant » et « une image visible sur le radar, mais invisible à l'œil nu », la plupart des incidents se produisant à proximité du lieu d'observation initial. Cependant, craignant d'être soupçonnés de « juger des anomalies », les militaires de rang inférieur choisissent souvent de ne pas signaler officiellement ces incidents.

D’AUTRES CAS AU JAPON

11 mai 2026 - Extrait de : https://www.elimparcial.com/mundo/2026/05/12/japon-coordina-con-estados-unidos-el-analisis-de-archivos-del-pentagono-sobre-ovnis-cerca-de-su-territorio-tras-revelar-que-objetos-vistos-entre-2019-y-2021-eran-posibles-globos-espia-chinos/

Le Japon n'est pas étranger à ce genre de témoignages. Selon le magazine Esquire, l'observation la plus célèbre a eu lieu à Kofu, capitale de la préfecture de Yamanashi. Dans ce cas précis, deux enfants ont affirmé avoir rencontré un extraterrestre au sol après que des soucoupes volantes aient été signalées dans la région.

Les passionnés estiment qu'il existe « trois grands » incidents classiques au Japon :

  • ·         L'incident de Kofu.
  • ·         Un mini OVNI aurait été capturé dans la préfecture de Kochi en 1972.
  • ·         Plusieurs observations ont été signalées dans la préfecture d'Hokkaido en 1974.

Ces dernières années, le gouvernement japonais a pris la question plus au sérieux. En 2024, un groupe d'environ 80 parlementaires japonais a été créé pour enquêter sur les PAN ( phénomènes aériens non identifiés) et recueillir des informations à leur sujet, car ils les considèrent comme un grave problème de sécurité .

En mars de cette année, le groupe a exhorté le gouvernement à créer un département spécialisé dédié aux PAN (Phénomènes Augmentés).

DYNAMIQUE POLITIQUE INTERNE AU JAPON

Cet engagement gouvernemental s'inscrit dans une pression politique croissante :

Groupe de pression (UFO议连) : Environ 80 parlementaires forment un groupe dédié pour enquêter sur les UAP en tant que sujet de sécurité nationale. Ce groupe, dirigé par l'ancien ministre de la Défense Hamada Yasukazu, a officiellement demandé au gouvernement de créer un département spécialisé.

Incident catalyseur : Les travaux de ce groupe ont été accélérés par l'apparition en juillet 2025 de "trois lumières mystérieuses" au-dessus de la centrale nucléaire de Genkai.

En résumé, le Japon reconnaît détenir et analyser des informations sur les UAP. Cependant, s'il n'exclut pas de futures divulgations, la priorité est actuellement à l'analyse collaborative des données avec les États-Unis, avant de prendre des décisions sur d'éventuelles publications nationales, en tenant toujours compte de la sécurité nationale.

 

Par l’équipe rédactionnelle du GEOS France