vendredi 3 juillet 2026

OU EN EST-ON AVEC LE " UAP Science Advisory Council "

OU EN EST-ON AVEC LE
 
" UAP Science Advisory Council "

Quoi? Création et mission
Le 13 juin 2026, le Dr Avi Loeb, astrophysicien et ancien directeur du département d’astronomie de Harvard, a annoncé la création du "UAP Science Advisory Council", soit le Conseil consultatif scientifique sur les UAP. 

Contrairement aux initiatives académiques précédentes, ce conseil a été mandaté directement par la Maison Blanche, la communauté du renseignement et le Pentagone. Son objectif : passer d’un effort universitaire à une interface directe avec les institutions gouvernementales américaines. 

Il doit apporter une méthodologie scientifique rigoureuse à l’analyse des Phénomènes Anormaux Non identifiés (UAP), via capteurs optiques, radar et IA. 


Le conseil est censé conseiller plusieurs agences clés : 

Agence

Rôle sur les UAP

AARO – All-domain Anomaly Resolution Office

Bureau du Pentagone chargé d’analyser les UAP dans tous les milieux : air, mer, espace. C’est l’organe du gouvernement US qui dirige les efforts sur les UAP avec une approche scientifique et basée sur les données

ODNI – Office of the Director of National Intelligence

Coordination du renseignement américain, impliqué dans les rapports officiels sur les UAP

FBI

Implication possible sur les aspects de sécurité nationale

Ce conseil est dirigé par  son Président/Fondateur : Avi Loeb, astrophysicien à Harvard. Il est à l’origine du Galileo Project et veut légitimer scientifiquement l’étude des UAP.

Autres membres : La composition complète du conseil n’a pas encore été détaillée publiquement dans l’annonce du 13 juin 2026. Loeb a déclaré avoir été "chargé de le former", ce qui suggère que les nominations sont en cours. Nous reviendrons sur cette composition ci-dessous, l’annonce en ayant été faite ultérieurement.

La création du conseil s’inscrit dans une politique de transparence accélérée sur les UAP sous l’administration actuelle :

-       Février 2026 : Directive présidentielle pour identifier et déclassifier les dossiers gouvernementaux liés aux UAP/OVNI.

-       Mai-Juin 2026 : Publication par le Department of War de plusieurs "tranches" de documents via le Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters (PURSUE). Le président Donald J. Trump a annoncé sur Truth Social diriger les agences pour publier ces fichiers.

-       13 juin 2026 : Annonce du Conseil consultatif, 1 jour après la 3e tranche PURSUE. 

Le Department of War parle d’une "entreprise historique sans précédent" nécessitant la coordination de dizaines d’agences. Toutefois l’AARO reste l’organe opérationnel d’analyse au Pentagone.Le Conseil consultatif serait l’organe scientifique externe chargé de guider AARO, ODNI, FBI, etc. avec une expertise académique indépendante.

Rappelons qu’Avi Loeb a créé il y quelques années le « Galileo Project »  qui est une  initiative privée d’Avi Loeb. Le nouveau conseil est, lui, gouvernemental. 

Membres du conseil et domaines d’expertise

Loeb préside le conseil. Il décrit l’équipe comme "an amazing A-team of exceptional scientists". 

Membre

Expertise

Prof. Avi Loeb, Harvard – Président

Astrophysique, directeur du Galileo Project

Prof. Carol Cleland

Identification des anomalies

Dr. Richard Cloete

Analyse de données et outils IA

Dr. Omer Eldadi

Gestion de données, IA et psychologie humaine/sociale

Dr. Tim Gallaudet, Rear Admiral US Navy (ret.)

Océanographie. Ancien administrateur par intérim de la NOAA

Prof. Robin Hanson

Statistiques et économie

Ross Howard

Communication

Dr. Kevin Knuth, SUNY Albany

Physique et instrumentation

Ben Lamm

Océanographie et biologie

Dr. Devesh Nandal

Analyse numérique et astrophysique

Prof. Garry Nolan, Stanford

Biologie moléculaire et science des matériaux

Dr. Regina Sarmiento

Analyse de données et gestion de données assistée par IA

Dr. Michael Shermer

Étude des anomalies, scepticisme scientifique

Dr. Peter Skafish

Anthropologie ; rencontres humain-UAP

Prof. Matthew Szydagis, SUNY Albany

Instrumentation et collecte de données

Dr. Jennice Vilhauer

Psychologie quantitative

 

Points importants sur la composition :

16 membres + Loeb : La liste est passée de 5 membres initiaux à 11, puis 16 actuellement nommés.

Mix de disciplines : ∼6 sièges en capteurs/science des données + IA ; ∼5 sièges en psychologie, communication, anthropologie, scepticisme. Loeb explique : "Since UAPs are physical objects that interact with humans, the council includes members with expertise in physical sciences as well as psychology and biology". Il faut préciser que le conseil n’a pas de budget et n’aura accès qu’aux informations déclassifiées. Il ne peut communiquer que sur des données non classifiées.

Statut institutionnel : Au 20 juin 2026, aucune agence gouvernementale n’avait confirmé officiellement l’existence du conseil. Pas de charte dans la base fédérale des comités consultatifs, ni d’avis au Federal Register. Un officiel de l’ODNI a toutefois confirmé à DefenseScoop que le "UAP Governance Board" est soutenu par plusieurs groupes consultatifs, dont le UAP Science Advisory Council. 

Voici ce que l’on sait au 22 juin 2026 sur la première réunion du UAP Science Advisory Council et de l’échelon qui le chapeaute.

1. Contexte : deux conseils, deux dates

Conseil

Annonce

Première réunion

UAP Science Advisory Council – présidé par Avi Loeb

13 juin 2026

Pas de compte-rendu public détaillé encore

UAP Governance Board – organe interagence ODNI/FBI/DOD

Créé en juin 2026

Mardi 16 juin 2026

 

Le Science Advisory Council est en fait un groupe d’experts rattaché au Governance Board. Le Governance Board est l’organe politique/opérationnel qui a tenu sa première réunion le 16 juin 2026. 

2. Résumé de la première réunion du "UAP Governance Board" – 16 juin 2026

Participants : L’ODNI a confirmé la réunion mais n’a pas communiqué l’identité des participants. On sait que le board réunit militaires, renseignement, forces de l’ordre et agences civiles. 

Ordre du jour officiel, d’après l’ODNI au New York Post :

1.    Coordination interagence : Utiliser les "capacités et autorités uniques" de chaque membre pour traiter les menaces de sécurité nationale posées par les UAP.

2.    Intégration des processus : Optimiser les enquêtes sur les incidents UAP et les procédures de collecte/analyse de données pour mieux soutenir l’AARO.

3.    Déclassification : Aider à la coordination "en temps utile" et à la déclassification des informations liées aux UAP. 

Le board est "placé au-dessus" du conseil scientifique de Loeb. Le Science Advisory Council est décrit comme l’un des groupes consultatifs qui soutiennent le Governance Board. 

3. Réunion du Conseil Scientifique

Première réunion du conseil scientifique : Aucun procès-verbal public n’a encore filtré au 22 juin 2026. Le conseil a été officialisé le 12 juin 2026 et la première réunion du Governance Board qui le supervise a eu lieu le 16 juin. On peut s’attendre à une réunion de lancement du conseil scientifique juste après. 

4. Points de tension déjà notés

La communauté "Disclosure" s’inquiète que le Governance Board ajoute un "échelon de filtrage supplémentaire" au-dessus des scientifiques. L’enjeu : est-ce que les données brutes arriveront jusqu’au conseil de Loeb, ou seront-elles filtrées avant ? 

En bref : La première réunion interagence a eu lieu le 16 juin 2026 pour définir la coordination et la déclassification. Le conseil scientifique de Loeb est formé et rattaché, mais le compte-rendu de sa première réunion de travail n’est pas encore public.

Rédaction du GEOS France



jeudi 2 juillet 2026

LES RUMEURS SUR LES RECUPERATIONS D’EPAVES OU D’OVNI

LES RUMEURS SUR LES RECUPERATIONS D’EPAVES OU D’OVNI PAR LES AMERICAINS, LES RUSSES ET LES CHINOIS

Notre étude porte sur différentes catégories de sources de telles informations. Nous allons les examiner.

1.    - Documents officiels déclassifiés et enquêtes gouvernementales.

2.    - Témoignages d'initiés, lanceurs d'alerte et anciens militaires.

3.    - Rumeurs, récits ufologiques et documents dont l'authenticité est contestée.

Lorsque l'on applique les standards historiques habituels, on constate que les affirmations sur la récupération d'OVNI existent dans les trois grandes puissances (États-Unis, URSS/Russie, Chine), mais les niveaux de preuve sont très différents.

Nous devons admettre qu’à ce jour, aucun document gouvernemental déclassifié authentifié, aucune étude scientifique, ne démontrent publiquement qu'un engin d'origine non humaine ait été récupéré par les États-Unis, la Russie ou la Chine. On pourra toujours prétendre que le secret est bien gardé, mais objectivement, depuis que des groupes spécialisés enquêtent sur ce sujet, en fait depuis plus de 70 ans, des indices sérieux et crédibles auraient fuités ! Or ce n’est pas le cas, les rumeurs et autres affirmations n’ont jamais permises de rendre public l’existence cachées d’engins provenant d’un autre monde.

En revanche, c’est facilement vérifiable, les États-Unis ont reconnu l'existence d'enquêtes sur les OVNI/UAP. Il exacte aussi que plusieurs témoins de haut niveau affirment l'existence de programmes secrets de récupération d'épaves, en Union soviétique on a mené des programmes d'étude des OVNI et des sources de renseignement occidentales et des témoignages récents affirment que la Russie et la Chine auraient également tenté de récupérer des objets inconnus.

Aucune preuve matérielle vérifiable n'a été rendue publique à ce jour.

1. Les lieux et les études souvent invoqués aux États-Unis

Roswell (1947)

Le cas le plus célèbre reste le prétendu crash de Roswell au Roswell.

Version officielle actuelle :

-       Débris d'un programme secret de surveillance nucléaire (Projet Mogul).

-        Aucune preuve publique d'un engin extraterrestre.

Cependant, Roswell demeure la base de nombreuses allégations de récupération d'un appareil non humain.

Photo : Document  - Rapport Blue Book

Projet Blue Book

Le projet officiel de l'armée de l'air américaine a enquêté sur des milliers de cas entre 1952 et 1969. Les archives sont déclassifiées et accessibles via les National Archives and Records Administration. Le projet n'a jamais conclu à une origine extraterrestre. Mais depuis que ces conclusions ont été rendues publiques, on a de nombreuses preuves que l’étude en fait se bornait en fait à déciviliser le phénomène OVNI.

Les révélations de David Grusch

En 2023, David Grusch, ancien officier du renseignement américain, a témoigné devant le Congrès.

Ses affirmations :

-       Existence d'un programme clandestin de récupération d'engins non humains ;

-       Récupération présumée de véhicules et de « biologiques non humains » ;

-       Implication de sociétés privées dans la rétro-ingénierie.

Cependant, il faut mettre en évidence que Grusch n'a pas présenté publiquement de preuves physiques et en fait ses déclarations reposent principalement sur des témoignages obtenus dans le cadre de ses fonctions.

Réponse officielle du Pentagone

Le bureau américain AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) a publié en 2024 un rapport historique concluant qu’aucune preuve vérifiable d'une technologie extraterrestre n’a été mise en évidence, qu’aucune preuve d'un programme secret de récupération d'engins non humains n’a été trouvée et qu’aucune preuve de rétro-ingénierie de technologie extraterrestre n’a été mise en évidence.

C'est aujourd'hui la position officielle des États-Unis. Toutefois cette position est bien frileuse par rapport aux déclarations de milliers de personnalités américaines de premier plan, aussi bien du monde politique, que scientifique qui ont la conviction que la vie extraterrestre est possible, que des visiteurs et des objets d’une autre planète peuvent venir sur notre terre et surtout que l’état, les diverses agences gouvernementales, cachent beaucoup de choses au sujet des ovni.


2. Et en Union soviétique et la Russie

Programmes soviétiques réels

L'URSS a effectivement étudié les OVNI.

Des programmes ont été mis en place pour collecter et analyser les observations inhabituelles.

1.    Programme Setka-AN ;

2.    Programme Setka-MO ;

3.   Programme Network-AN ;

Les autorités soviétiques ne considéraient pas nécessairement ces phénomènes comme extraterrestres, mais comme des objets pouvant avoir une importance militaire.

Photo : Étude confidentielle sur les OVNI en Urss. Rapport

Les « dossiers secrets du KGB »

Depuis les années 1990 circulent divers documents attribués au KGB. Ils contiennent des observations militaires, des enquêtes sur des phénomènes aériens ou des récits de crashs supposés.

Le problème est que beaucoup de ces documents ont une chaîne de provenance floue et sont difficiles à authentifier. Certains spécialistes les jugent plausibles, d'autres les considèrent comme des montages ou des compilations d'origine inconnue. Bien évidemment, en Russie, on ne répond pas officiellement aux demandes écrites relatives à ces documents, ni aux questions qui nous intéressent à propos du dossiers ovni.

Allégations de récupération d'épaves

Des documents et témoignages récents évoquent des récupérations soviétiques d'objets inconnus dans les années 1960-1980. Tout cela reste au niveau de l’information rapportée, sans preuve et surtout aucune pièce récupérée qui serait accessible à la communauté scientifique. En fait, il faut noter qu’aucun document officiel russe authentifié par le gouvernement n'a confirmé l'origine non humaine d'un objet récupéré. Compte tenu de la politique de la Russie, on reste uniquement dans la spéculation.

La profusion de documents en provenance de Russie, ces dernières décennies, évidemment non confirmés par les autorités officielles, est toutefois intéressante car elle fait état d’un problème et d’enquêtes similaires à ce qu’on fait aux États Unis ou dans les pays ou des organismes officiels ou privés, spécialisée sur l’étude du dossier ovni, sont en place. Individuellement, de nombreux scientifiques Russes, des hommes politiques en union soviétique, ont confirmé l’intérêt officiel du pays pour le dossier ovni et ils font état d’enquêtes sur des observations intéressantes. Comme aux Etats Unis, en Russie, le privé est largement en avance sur la position officielle.

3. En Chine aussi

La Chine est paradoxalement le pays pour lequel les informations sont les plus limitées.

Ce que l'on sait :

1.    Des chercheurs chinois ont travaillé sur l'analyse d'observations d'objets non identifiés.

2. L'armée chinoise s'intéresse aux phénomènes aériens inhabituels pour des raisons de défense.

3. Certaines fuites et témoignages affirment que Pékin disposerait également de programmes de récupération et de rétro-ingénierie.

Photo : En Chine seules quelques associations ont étudiées le phénomène. Aucune structure ne semble exister au niveau officiel.

Toutefois aucun document gouvernemental chinois authentifié n'a confirmé publiquement une récupération d'engin extraterrestre, les informations proviennent principalement de sources indirectes ou de déclarations de lanceurs d'alerte occidentaux.

Du côté privé, il existe depuis plusieurs décennies, des organisations privées, associatives, qui s’intéressent au dossier ovni. Nous avons ainsi de nombreuses sources d’informations qui nous permettent de constater que le phénomène est en Chine, similaire à ce qu’il est chez nous.

4. L'hypothèse d'une « course mondiale à la récupération »

Depuis quelques années, plusieurs témoins américains soutiennent qu'il existe une compétition internationale. Selon cette hypothèse les États-Unis récupèrent des objets depuis les années 1940 ; l'URSS puis la Russie ont mené des programmes similaires ; la Chine a développé ses propres capacités de récupération et les services de renseignement surveillent les activités des autres puissances dans ce domaine.

Cette théorie est cohérente avec la logique géopolitique : si un objet inconnu doté de technologies avancées tombait sur Terre, toutes les grandes puissances chercheraient naturellement à le récupérer. Cependant, le passage de cette logique à l'affirmation « des engins extraterrestres ont effectivement été récupérés » reste aujourd'hui non démontré.

Évaluation critique des preuves

Affirmation

Niveau de preuve

Les États-Unis ont étudié les OVNI

Très élevé

L'URSS a étudié les OVNI

Très élevé

La Chine étudie les phénomènes aériens anormaux

Élevé

Des témoins affirment l'existence de programmes de récupération

Élevé

Des gouvernements ont récupéré des objets inconnus

Moyen

Ces objets étaient d'origine non humaine

Faible

Des programmes de rétro-ingénierie extraterrestre existent

Faible à moyen

Des preuves matérielles publiques existent

Très faible

EN BREF ILS ONT TENTE DE RECUPERER DES OVNI

Le constat le plus rigoureux est le suivant :

Il existe de nombreux témoignages crédibles affirmant que les États-Unis ont mené ou mènent des programmes de récupération d'objets anormaux.

Des indices suggèrent que l'URSS/Russie et probablement la Chine ont poursuivi des efforts similaires.

Aucun document déclassifié authentifié n'apporte aujourd'hui une preuve publique et incontestable qu'un engin extraterrestre ait été récupéré par l'une de ces puissances.

Autrement dit, l'existence d'une recherche gouvernementale sur les OVNI est un fait historique. L'existence de programmes secrets de récupération reste une hypothèse soutenue par certains témoins, mais qui n'a pas encore été démontrée publiquement de façon concluante.

Équipe rédactionnelle GEOS France. PG - JU -

 

COLLOQUE SUR LE PHENOMENE OVNI A L'ASSEMBLEE NATIONALE LE 29 JUIN 2026 - CE QUI S'EST PASSE !

LE COLLOQUE SUR LES OVNI A L’ASSEMBLEE NATIONALE LE 29 JUIN 2026 – CE QUI S’EST PASSE !

"Il y a des objets qui posent des questions très intéressantes : quelle est la physique qui les gouverne, quelle est l'interaction qui se produit avec le milieu environnant", explique Luc Dini, ingénieur aéronautique.

Le Palais Bourbon - Assemblée Nationale

Pour la première fois sous le Ve République le Palais Bourbon a ouvert ses portes a un débat public sur les phénomènes aérospatiaux non identifié. DIMANCHE 29 JUIN 2026, de 15 h à 19 h la salle Victor Hugo (250 places) a accueilli le colloque « La recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) au-delà des fantasmes ».

L'événement, annoncé comme une première, s'est bien tenu comme prévu, filmé par LCP et ouvert au public sur inscription. 

Fiche Technique de la Réunion

  • ·         Date : Lundi 29 juin 2026 (de 15h à 19h)
  • ·         Lieu : Salle Victor-Hugo, Assemblée nationale (Palais-Bourbon)
  • ·        Intitulé du colloque : « La recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés au-delà des fantasmes »
  • ·         Organisateurs : Les députés Arnaud Saint-Martin (LFI, sociologue des sciences) et Pierre Henriet (Horizons, mathématicien et ancien président de l'OPECST).
  • ·   Contexte : Ce colloque inédit intervient dans un climat de regain d'intérêt mondial, notamment suite à la déclassification par le Pentagone de 160 documents sur les Ovnis en mai 2026. Les organisateurs ont souhaité prendre le "contrepied" de la stratégie américaine : plutôt que d'alimenter l'illusion de vérités cachées, l'objectif était de démontrer que la puissance publique peut traiter ce sujet de manière transparente, rationnelle et scientifique.
  • ·       Objectif affiché par Henriet à LCP : prendre le contrepied de la stratégie américaine de   déclassification spectacle, et « montrer qu'on peut travailler de manière rationnelle sur ces phénomènes ». 
  • ·        Partenaires institutionnels : GEIPAN et CNES, avec présence annoncée du ministère des Armées. Commission SIGMA de la 3A ;

Pierre Henriet et Arnaud Saint-Martin

Qui était à la tribune et dans la salle

1   Pôle scientifique institutionnel : enquêteurs du GEIPAN :CNES ; commission Sigma2 de la 3AF représentée par Luc Dini ; représentants de la défense aérienne (CAPCODA). 

2.    Pôle expertise : Sylvain Maisonneuve (gestion de crise), Pierre Lagrange (sociologie des croyances), Jérôme Lamy (histoire du GEIPAN), Dominique Pinsolle (histoire des médias). 

3.    Pôle médiatique/citoyen : Sentinel News, MUFON France.

4.    Invités remarqués dans le public : Jacques Vallée Alexandre Sheldon :Duplaix, historien de la Marine (Service historique de la Défense), Dominique Filhol,

5. Experts techniques et scientifiques : Gilles Munsch (expert du GEIPAN), Sylvain Maisonneuve (expert en gestion de crise et auteur), la commission Sigma2 de l'Association aéronautique et astronautique de France (3AF) qui analyse les données techniques (radars, etc.), et Michael Vaillant (data chercheur).

6. Témoignages et société civile : Des ingénieurs, des pilotes (civils et militaires), des observateurs, ainsi que le média spécialisé Sentinel News. Présence du Mufon France.


Les points évoqués lors du colloque

État des lieux chiffré du GEIPAN par son directeur : Frédéric Courtade


Présentation d'un bilan de 3 248 cas traités, avec leur répartition par catégories (A = expliqué, B = probablement expliqué, C = manque de données, D = inexpliqué).

Insistance sur un changement de méthode : passer du recueil passif de témoignages à des réseauxde capteurs proactifs, avec citation explicite du réseau FRIPON (caméras météores) comme modèle.

Le rôle, la méthodologie et les limites du GEIPAN

Frédéric Courtade, directeur du GEIPAN,

Il a rappelé que la mission principale du service est articulée autour de l'information du public et de l'ouverture des archives pour "juguler les critiques".

Gilles Munsch -Geipan

L'expert Gilles Munsch a souligné les difficultés inhérentes à l'enquête sur les PAN :

  • ·           La subjectivité des témoignages : Ils dépendent des 5 sens, de la mémoire, de la culture, de la formation et parfois des croyances des témoins. Il faut donc savoir "peser le pour et le contre".
  • ·    Les limites technologiques : Les données instrumentales (photos, vidéos, enregistrements radar) sont précieuses, mais toutes les technologies possèdent leurs propres limites et angles morts.
  • ·                   La classification des cas et l'énigme des "3,1 %"

Frédéric Courtade du GEIPAN

Le GEIPAN traite chaque année de quelques dizaines à 200 cas. Le groupe a présenté sa méthodologie de classification stricte des dossiers :

Catégorie A (28 %) : Phénomènes parfaitement identifiés après enquête (ex: drones, avions, lanternes chinoises, etc.).

Catégorie B (38,8 %) : Phénomènes probablement identifiés.

Catégorie C (30,1 %) : Phénomènes non identifiés par manque de données ou d'informations exploitables.

Catégorie D (3,1 %) : Phénomènes strictement non identifiés après une enquête approfondie (les fameux cas "inexpliqués").

Les débats se sont cristallisés sur ces 3,1 % de cas de catégorie D. Frédéric Courtade a tenu une précision de la plus haute importance : le GEIPAN ne fait pas de recherche fondamentale (il n'y a pas d'"ufologie" au CNES). Le rôle du GEIPAN s'arrête au constat d'inexplicabilité. Il appartient désormais aux chercheurs universitaires et aux laboratoires de s'emparer de ces 3,1 % pour tenter de les expliquer scientifiquement.

Une pyramide de la preuve

Une diapositive centrale hiérarchisait les données : en bas, témoignages anecdotiques ; au sommet, mesures physiques multi/capteurs analysables. Message : seule la donnée instrumentale permet de sortir du débat croyance/scepticisme.

La dimension défense et sécurité

Les représentants du ministère des Armées et de CAPCODA ont rappelé l'ancrage « sécurité aérienne » du dossier, distinct du folklore. 

Sylvain Maisonneuve a évoqué la gestion de crise en cas d'incursion non identifiée près d'infrastructures sensibles. 

Histoire institutionnelle française

Rétrospective projetée : photo d'archive 1974 (débuts du GEPAN), rapport COMETA de 2001, puis une note de BFM/RMC 2023 sur la demande publique de transparence. L'idée : la France a une continuité rare, mais elle oscille entre ouverture et discrétion.

Sociologie du phénomène

Pierre Lagrange et Jérôme Lamy ont insisté sur la construction sociale du PAN : pourquoi le sujet reste stigmatisé en laboratoire, comment les médias fabriquent le « sensationnel ». 

Pierre Lagrange a alerté l'assemblée sur les dérives sociétales et épistémologiques. Selon lui, le vrai problème réside dans "notre obsession à trouver de l'irrationnel". Il a souligné que la notion de complotisme a gangrené l'ensemble de la société depuis les années 1990, transformant profondément le rapport du public aux sciences et rendant le travail objectif des experts plus complexe face à une opinion publique parfois suspicieuse.

Photo : Pierre Lagrange - 2006

Vers l'émergence d'une "nouvelle science" ?

Face au constat que les cas inexpliqués ne sont pas étudiés en profondeur par les institutions officielles, le data chercheur Michael Vaillant a plaidé pour "remettre la science au cœur" du sujet. Il a appelé de ses vœux la mise en place de standards internationaux afin de structurer l'éclosion d'une "nouvelle science" dédiée à l'étude rigoureuse et collaborative des phénomènes inexpliqués.

 


COLLOQUE OVNI-PAN ASSEMBLEE NATIONALE FRANCAISE 29 JUIN 2026

Conclusion du Colloque

Sylvain Maisonneuve qui est un ancien conseiller ministériel est intervenu en fin de colloque et il a donné aux députés plusieurs axes de recommandation. Par exemple la création d’une « Mission Flash » d’information parlementaire, « qui serait une bonne idée ». Les députés vont travailler maintenant à préparer des recommandations.

Pierre Henriet et Arnaud Saint-Martin envisagent d’autres initiatives dans l’avenir et ils ont confirmé   la mise en ligne dans les prochains jours de l’intégralité du colloque. « Ce qui s’est passé ici sera disponible publiquement, en toute transparence. Cela nous semble important », a déclaré en fin du colloque Arnaud Saint-Martin.

Ce colloque historique aura permis d'installer le débat sur les Ovnis/PAN dans l'enceinte de la représentation nationale avec un ton résolument sérieux. Le consensus qui ressort de cette après-midi d'études est la nécessité absolue de :

·         Sortir du sensationnalisme et des fantasmes de science-fiction.

·         Structurer la recherche scientifique sur les 3,1 % de cas inexpliqués (catégorie D).

·         Favoriser la collaboration entre les institutions publiques (GEIPAN, Armées), les universités et les experts techniques, tout en luttant activement contre la désinformation.

·          

Équipe Rédactionnelle du GEOS France - NB

 

Vidéos disponibles SUR INTERNET au 02.07.2026.

UFO AFRIQUE
Ovnis à l'assemblée nationale : debriefing avec Charles-Maxence Layet et Julia Herzberg   UNE PRODUCTION D’UFO AFRIQUE

Discussions, critiques sur le colloque.

VIDEO 1 : https://www.youtube.com/watch?v=4W9dvy8OQZo&t=437s

VIDEO 2 : https://www.youtube.com/watch?v=jpb06PcOkHI

VIDEO 3 : https://www.youtube.com/watch?v=RaS47svCLvA

 

ARNAUD SAINT-MARTIN
Colloque PAN - La recherche sur les PAN : histoire et enjeux contemporains - Table Ronde #1

De son côté Arnaud Saint-Martin, publie sa première vidéo sur le colloque du 29 juin 2026.

https://www.youtube.com/watch?v=lPONQt_6e00&t=60s