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samedi 22 août 2026

OVNI - UAP - L'UAPSAC A DECLARE...

DECLARATION RECENTE DU CONSEIL CONSULTATIF SCIENTIFIQUE SUR LES UAP

Une déclaration récente a été publiée par le UAP Science Advisory Council (UAPSAC), sous la direction d'Avi Loeb, et reprise par Loeb lui-même. Elle date de mi-août 2026.

1. Ce que le Conseil vient réellement de déclarer

Le Conseil indique qu'il soutient pleinement les demandes de David Grusch, Eric Davis et d'autres témoins, visant notamment à obtenir de l'administration Trump des garanties juridiques permettant à des personnels actuels ou anciens du gouvernement et des forces armées de communiquer des informations au Conseil.

L'objectif affiché est de permettre à ces personnes de parler, dans un cadre légal approprié, de leurs connaissances éventuelles concernant des programmes UAP et les technologies supposées d'origine non humaine. C'est une évolution importante : le Conseil ne demande pas simplement davantage de témoignages publics. Il cherche à créer un canal scientifique permettant d'accéder à des informations potentiellement protégées par le secret.

2. Le mot essentiel : « supposées »

Le Conseil ne dit pas :

« Nous savons que les États-Unis possèdent des technologies extraterrestres. »

Il parle de technologies présumées / supposées d'origine non humaine. Cette distinction est fondamentale.

Avi Loeb lui-même a expliqué que la mission scientifique devait précisément permettre de déterminer si les phénomènes observés peuvent être expliqués par :

  • ·         Des technologies humaines ;
  • ·         Des phénomènes naturels ;
  • ·         Des technologies étrangères ;
  • ·         Ou, éventuellement, quelque chose qui ne relève d'aucune de ces catégories.

Il a également insisté sur le fait que l'accès à des données classifiées est nécessaire pour pouvoir réellement trancher certaines questions.

Autrement dit :

Le Conseil demande à examiner les preuves avant de conclure.

C'est très différent d'une validation scientifique des affirmations de Grusch ou Davis.

3. Pourquoi David Grusch et Eric Davis sont-ils cités ?

C'est particulièrement significatif. David Grusch Ancien officier du renseignement américain, Grusch avait affirmé publiquement en 2023 que les États-Unis possédaient ou avaient eu accès à des programmes liés à la récupération et à l'étude d'engins d'origine supposément non humaine. Il avait également déclaré avoir transmis certaines informations classifiées aux autorités compétentes.

Eric Davis est un astrophysicien ayant travaillé comme consultant auprès de structures liées au renseignement et à la défense américaines. Il est notamment connu dans le dossier UAP pour des travaux et déclarations concernant les phénomènes aérospatiaux anormaux et les supposées technologies récupérées. Le fait que l'UAPSAC associe désormais explicitement Grusch et Davis à sa demande de protection juridique montre que le Conseil cherche à remonter vers les sources primaires des allégations, plutôt que de se limiter aux témoignages publics déjà disponibles.

4. L'immunité : une question beaucoup plus complexe qu'elle n'en a l'air

C'est probablement l'aspect le plus spectaculaire de la déclaration. Le Conseil demande des garanties juridiques, « y compris l'immunité le cas échéant ». Il faut cependant comprendre que l'immunité ne signifie pas nécessairement :

« Tout témoin peut désormais révéler n'importe quel secret. »

Le président américain ne peut pas simplement annuler toutes les obligations légales liées aux informations classifiées par une déclaration politique. Il faudrait probablement déterminer :

Quelles informations peuvent être communiquées ;

  • ·         À qui ;
  • ·         Sous quelle habilitation ;
  • ·         Quelles informations restent protégées ;
  • ·         Si une autorisation de divulgation est nécessaire ;
  • ·         Quelles infractions éventuelles seraient concernées ;
  • ·         Et quelles garanties pourraient être accordées aux témoins.

La question juridique est donc considérable.

5. Pourquoi cette demande est-elle importante ?

Parce que l'un des problèmes majeurs du dossier UAP américain est précisément le cloisonnement de l'information. Un ancien responsable peut savoir quelque chose, mais : être soumis à un NDA ; avoir travaillé dans un programme classifié, avoir une obligation de confidentialité ? ne plus posséder l'autorisation nécessaire pour accéder aux documents etc… Le Conseil cherche donc à créer un environnement dans lequel un témoin pourrait dire, en substance : « Voici ce que j'ai vu, voici ce que j'ai appris, voici où se trouvent les documents, et voici les personnes qui peuvent confirmer. » Puis les scientifiques pourraient déterminer ce qui est vérifiable.

6. Et c'est ici que PURSUE devient très important

Le Conseil travaille actuellement sur PURSUE, acronyme de Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters. Le projet vise à collecter, organiser et examiner les dossiers gouvernementaux déclassifiés concernant les UAP. Le programme est présenté comme un effort inédit de recherche et d'examen systématique des archives.  Et cela change beaucoup la nature du travail. Il ne s'agit plus simplement de demander : « Quelqu'un a-t-il vu un OVNI ? » mais plutôt : « Que contiennent réellement les archives gouvernementales, et quelles conclusions scientifiques peut-on tirer de leur analyse ? »

7. Une évolution majeure : passer du témoignage à la donnée

Pendant des décennies, le débat OVNI a principalement reposé sur :

·         Témoignages → récits → photographies → vidéos → interprétations.

L'approche revendiquée par l'UAPSAC est différente :

·         Archives → données brutes → capteurs → métadonnées → analyse scientifique → hypothèses concurrentes → conclusion.

C'est exactement la direction dans laquelle Avi Loeb cherche depuis plusieurs années à faire évoluer l'étude des UAP. Son Conseil rassemble d'ailleurs des spécialistes provenant de disciplines très différentes : astrophysique, analyse statistique, océanographie, biologie, psychologie, intelligence artificielle et instrumentation.

8. Une évolution particulièrement intéressante : le Conseil n'est pas uniquement « pro-OVNI »

C'est un point qui mérite d'être souligné. Parmi les membres du Conseil figure notamment Michael Shermer, connu pour ses positions sceptiques sur les affirmations extraordinaires. Sa présence est importante parce qu'elle indique que l'objectif affiché n'est pas simplement de confirmer l'hypothèse extraterrestre. Le principe scientifique devrait être : chercher l'anomalie, puis essayer de la réfuter avant de chercher à l'expliquer par une technologie non humaine.

C'est justement ce qu'Avi Loeb défend dans ses propres textes : il considère qu'une partie des phénomènes pourrait correspondre à des technologies humaines ou adverses, et qu'il faut donc disposer des données permettant de les distinguer d'une éventuelle technologie non humaine.

9. Une première illustration concrète de cette démarche : DOW-UAP-PR043

Avi Loeb a récemment publié une analyse du dossier déclassifié DOW-UAP-PR043, provenant de la série PURSUE. Et son analyse préliminaire est justement très révélatrice : il estime que l'objet pourrait être un missile. Autrement dit, le Conseil ne cherche pas nécessairement à transformer chaque anomalie en « technologie extraterrestre ». Au contraire, il semble appliquer la démarche :

·         Dossier présenté comme UAP → analyse scientifique → hypothèse conventionnelle possible. 

Loeb a publié spécifiquement un article intitulé The Declassified DOW-UAP-PR043 in the PURSUE Disclosure is Likely a Missile. C'est un élément très important pour comprendre la philosophie scientifique du Conseil.

10. Le véritable enjeu : accéder aux personnes qui savent

C'est là que la déclaration du 19 août environ prend toute son importance.

PURSUE donne accès aux documents. L'immunité permettrait potentiellement d'obtenir les témoignages des personnes qui ont produit, détenu ou vu ces documents. On pourrait donc avoir à terme :

Niveau 1

Documents déclassifiés.

Niveau 2

Données techniques et métadonnées.

Niveau 3

Archives historiques.

Niveau 4

Témoignages d'anciens responsables.

Niveau 5

Témoignages de personnels encore soumis au secret.

Niveau 6

Analyse scientifique indépendante.

C'est potentiellement beaucoup plus puissant que la simple publication de nouveaux témoignages dans les médias.

 EN RESUME :

AOÛT 2026 – L'UAPSAC DEMANDE DES GARANTIES POUR LES TÉMOINS DES PROGRAMMES CLASSIFIÉS

Une nouvelle étape vient d'être franchie dans le débat américain sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Le UAP Science Advisory Council, placé sous la direction de l'astrophysicien Avi Loeb, a annoncé soutenir les demandes formulées par David Grusch, Eric Davis et d'autres témoins afin que des garanties juridiques, pouvant aller dans certains cas jusqu'à l'immunité, permettent à d'anciens ou actuels membres du gouvernement et des forces armées de communiquer des informations au Conseil. L'objectif n'est pas, officiellement, de confirmer à l'avance l'existence de technologies extraterrestres. Il s'agit de permettre à des scientifiques d'accéder aux informations détenues par des personnes ayant travaillé dans des environnements classifiés et de déterminer si les affirmations concernant d'éventuelles technologies d'origine non humaine reposent sur des éléments vérifiables.

Cette initiative accompagne le projet PURSUE, consacré à la collecte et à l'analyse des archives gouvernementales relatives aux PAN. Le dispositif pourrait ainsi réunir deux sources d'information jusqu'ici largement séparées : les documents officiels déclassifiés et les témoignages de ceux qui auraient eu accès aux programmes classifiés. L'enjeu scientifique est considérable. Si les informations transmises au Conseil permettent d'identifier des technologies humaines, des systèmes étrangers, des phénomènes naturels ou des erreurs d'interprétation, le résultat contribuera à réduire l'incertitude entourant les UAP. Si, à l'inverse, certaines données résistent à toutes les explications conventionnelles, elles pourraient constituer un objet de recherche scientifique véritablement nouveau.

Mais une précaution demeure indispensable : le soutien de l'UAPSAC aux demandes de Grusch et Davis ne constitue pas une validation de leurs affirmations. Il signifie que le Conseil souhaite désormais disposer des éléments nécessaires pour les vérifier. C'est précisément cette distinction entre croire et vérifier qui pourrait déterminer la crédibilité de la nouvelle phase de la recherche américaine sur les PAN.

Mon appréciation

Le véritable test sera maintenant de savoir si l'administration Trump accorde effectivement un mécanisme juridique concret de protection, et surtout si des témoins disposant d'informations classifiées acceptent effectivement de venir parler au Conseil. C'est là que cette initiative passera du stade de la déclaration politique à celui d'une véritable opération de vérification.

Équipe rédactionnelle du GEOS France – M.R.

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LA POLITIQUE ET LES OVNIS EN GRANDE BRETAGNE

POLITICS AND UFOs IN GREAT BRITAIN

Cliquer sur le lien:

https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/la-politique-et-les-ovni-en-grande-bretagne.pdf





mardi 18 août 2026

OBSERVATION GOUBETTO SUD DE DJIBOUTI

OBSERVATION GOUBETTO SUD DE DJIBOUTI


Avi Loeb

 Source : https://avi-loeb.medium.com/the-declassified-dow-uap-pr043-in-the-pursue-disclosure-is-likely-a-missile-4d4116776c85

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01 - Vue de DOW-UAP-PR043 (à gauche) côte à côte avec le terrain correspondant sur Google Earth (à droite). Les points indiqués ont servi de points de contrôle potentiels du terrain plutôt que de positions cibles. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

Le Conseil consultatif scientifique sur les UAP ( https://uapsac.com/) examine actuellement les données déclassifiées et accessibles au public qui ont été publiées jusqu'à présent sur le site Web du Système présidentiel de déclassification et de rapport sur les phénomènes anormaux non identifiés (PURSUE) ( https://www.war.gov/ufo/ ).

La principale difficulté pour déterminer la vitesse et la taille des objets PAN réside dans les incertitudes concernant leur distance et leur direction de déplacement. Sans données radar ni triangulation à partir de caméras situées à différents endroits, comme cela a été tenté dans les observatoires du projet Galileo ( https://galileo.hsites.harvard.edu/ ) sous ma direction, la vitesse et la taille réelles de ces objets demeurent inconnues.

Avec mon brillant postdoctorant et membre du conseil, le Dr Devesh Nandal, nous avons réalisé que les paramètres inconnus des UAP peuvent être étroitement contraints par un terrain de fond connu, qui peut être utilisé comme système de coordonnées pour déduire les mouvements de l'objet cible ainsi que de la caméra, en fonction du temps.

Pour démontrer la remarquable efficacité de cette méthode, nous avons étudié le cas déclassifié DOW-UAP-PR043, concernant un signalement d'UAP non résolu en Afrique en 2025, publié par l' All-Domain Anomaly Resolution Office (AARO) du Pentagone ( disponible ici) . De façon surprenante, nous avons obtenu de meilleurs résultats que l'AARO et avons conclu qu'il s'agissait probablement d'un missile rapide. Notre rapport d'analyse complet est disponible ici . Vous trouverez ci-dessous quelques détails de l'analyse scientifique associée.

Nous avons commencé avec la vidéo infrarouge publique, d'une résolution de 1920 × 1080 pixels et d'une fréquence d'images d'environ 29,97 images par seconde. Le fichier vidéo dure 11,75 secondes.

Pour évaluer la vitesse du petit élément traversant l'image, nous avons d'abord localisé le terrain. L'image ci-dessus montre la vue vidéo (à gauche) côte à côte avec le terrain correspondant sur Google Earth (à droite). La meilleure correspondance pour la localisation se situe aux alentours de 11,388655° N, 43,139259° E, près de Goubetto, dans le sud de Djibouti. Le chenal voisin appartient au bassin versant du Damerjog. Il ressemble à une rivière sur l'image infrarouge, mais il s'agit plus probablement d'un oued asséché.

Nous avons généré des vues inclinées de Google Earth et placé des points de contrôle au sol potentiels sur les méandres et les structures complexes du cours d'eau. La correspondance des emplacements était excellente car la même séquence ordonnée de méandres et d'affluents apparaissait à la fois dans la vidéo et sur la carte.

Nous avons ensuite stabilisé le terrain et recherché des éléments qui se déplaçaient par rapport au sol.

03 - Trajectoire cible stabilisée par le terrain. Les cercles rouges indiquent les 13 centroïdes de la cible mesurée entre les images 61 et 73, et la ligne jaune représente la direction du mouvement. La cible se déplace vers le bas à droite. Les faibles écarts d'une image à l'autre par rapport à la ligne sont négligeables comparés à la longueur totale de la trajectoire et correspondent aux incertitudes liées au centroïde et au traitement d'image. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

Les coordonnées cartographiques nous ont permis de déterminer la vitesse déduite si la ligne de visée changeante croisait le plan du sol local. La réponse est : 3,33 kilomètres par seconde. Nous avons ensuite tenté de déduire le mouvement de la caméra à partir de la correction de terrain locale maximale. Notre modèle de caméra impliquait une altitude de 2,26 kilomètres au-dessus du plan du sol local et une vitesse de déplacement d'environ 77,7 mètres par seconde. Nous avons ensuite testé la parallaxe différentielle. Un objet immobile à basse altitude ne produisait qu'une faible fraction du mouvement observé. La contribution de la parallaxe augmentait rapidement uniquement lorsque l'altitude supposée de la cible se rapprochait de l'altitude conditionnelle du capteur.

04 - Vitesse et géométrie d'observation du PAN en fonction de son altitude au-dessus du sol. Sur le graphique supérieur, la courbe bleue continue représente la meilleure solution de vitesse conditionnelle. Le graphique inférieur illustre la distance oblique moyenne correspondante et son étendue le long de la trajectoire mesurée. Un même mouvement angulaire se traduit par une trajectoire physique plus courte lorsque l'altitude supposée du PAN augmente ; par conséquent, la vitesse et la distance oblique déduites diminuent. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

Nous avons fait intersecter chaque rayon de visée de la cible avec une surface horizontale à une altitude choisie. Ceci a généré un ensemble de vitesses physiques possibles plutôt qu'une valeur unique. Le panneau supérieur de la figure ci-dessus montre la vitesse UAP déduite en fonction de l'altitude.

05 - Taille apparente du PAN (en mètres) en fonction de l'altitude. La ligne pointillée horizontale indique le diamètre publié du corps du missile AGM-88, utilisé uniquement à titre indicatif, tandis que la bande horizontale claire représente une plage de comparaison plus large pour les diamètres de missiles. La ligne pointillée verticale indique l'altitude estimée de la caméra. Aucune de ces lignes ne mesure la longueur de la cible : un missile long, vu presque de face, pourrait présenter une dimension transversale plus proche de son diamètre que de sa longueur totale, et l'image non résolue peut être élargie par la réponse du capteur. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

La largeur apparente de la cible était d'environ 3,8 pixels en pleine résolution. Nous considérons les dimensions physiques obtenues comme des limites supérieures, car la largeur mesurée inclut la fonction d'étalement du point du capteur, la compression, le flou de mouvement, l'incertitude d'alignement et un éventuel effet de halo thermique. La figure ci-dessus illustre la taille estimée du PAN (objet atmosphérique non identifié) en mètres en fonction de l'altitude. La largeur estimée d'environ 4 mètres à une altitude de 1,5 kilomètre ne peut être comparée directement à la longueur publiée d'un missile. Il s'agit d'une limite supérieure approximative de la trajectoire transversale. Selon l'orientation d'observation, la comparaison la plus pertinente pourrait porter sur le diamètre plutôt que sur la longueur du corps.

06 - Traînée aérodynamique et échauffement pour l'hypothèse du missile. Le panneau (a) présente la courbe vitesse-altitude du PAN, les niveaux de Mach 1, Mach 3 et Mach 5 (lignes horizontales) et l'altitude de la caméra (ligne pointillée bleue verticale à droite). La courbe est supérieure à Mach 5 à une altitude de 1,17 km. Le panneau (b) présente la pression dynamique et l'indicateur d'échauffement relatif sur des axes logarithmiques ; les deux augmentent fortement aux basses altitudes, ce qui explique la difficulté du vol hypersonique soutenu à basse altitude. Le panneau (c) montre la perte de vitesse prédite sans propulsion pendant l'intervalle observé de 0,4004 s pour différents coefficients balistiques. La bande ombrée indique la plage de coefficients balistiques illustrative du missile HARM. Le panneau (d) compare l'accélération longitudinale ajustée avec la bande de bootstrap à vitesse constante à 95 % et avec des décélérations initiales représentatives dues à la traînée.

Nous avons ensuite évalué la traînée et l'échauffement liés au frottement de l'air, qui augmentent significativement avec la diminution de l'altitude. Nos résultats sont résumés dans la figure ci-dessus. La poussée de propulsion requise augmente avec la pression dynamique à basse altitude.

Un missile tactique rapide est physiquement compatible avec les données. La branche hypersonique à basse altitude est fortement pénalisée par la pression dynamique, la traînée et l'échauffement, ce qui rend difficile un vol de croisière soutenu dans ce régime. La trajectoire courte ne présente pas d'accélération ni de décélération statistiquement significative ; elle ne permet donc pas de distinguer un missile propulsé d'un objet à coefficient balistique suffisamment élevé en vol plané. L'estimation de la taille apparente ne permet pas non plus d'identifier la classe du missile. La vidéo ne fournit aucune image claire du panache, du contexte de lancement, de l'impact ni de la portée de la cible.

Un exemple de missile à basse altitude est l' AGM-88 HARM (High-speed Anti-Radiation Missile) — missile antiradar aéroporté américain (comme indiqué ici ) :

Longueur : 4,2 m

Vitesse : ~1 km/s

Profil d'altitude : Très variable, car il est lancé depuis un avion à l'altitude à laquelle opère la plateforme de frappe et plonge sur l'émetteur radar.

Les avions de chasse peuvent tirer le missile AGM-88 HARM sur un large domaine de vol, y compris à basse altitude (environ 1,5 km). À cette altitude, la densité de l'air augmente la traînée aérodynamique. Les développements récents en matière de missiles hypersoniques sont présentés ici et ici .

Il est peu probable que l'objet observé soit un oiseau, car la faible vitesse des oiseaux (limitée à environ 24 mètres par seconde) exigerait une distance de plusieurs dizaines de mètres par rapport à la caméra, distance à laquelle il serait possible de distinguer les ailes d'un oiseau grâce aux données infrarouges des observatoires du projet Galileo. L'absence d'ailes exclut également l'hypothèse d'un avion. Un passage à proximité entraînerait par ailleurs une accélération ou une décélération angulaire non détectable.

Notre analyse scientifique montre que le DOW-UAP-PR043 déclassifié dans la divulgation PURSUE est très probablement un missile tactique rapide.

Les PAN sont un phénomène hétérogène, nombre d'entre eux étant des objets d'origine humaine dont les caractéristiques précises ne sont pas suffisamment documentées. Mais la question fondamentale demeure : existe-t-il des PAN qui révèlent l'existence d'une technologie extraterrestre ?

Tous les membres du Conseil consultatif scientifique sur les PAN sont ouverts à l'idée que de tels objets puissent exister. Cette position est également reprise dans l'article de couverture du magazine TIME d'aujourd'hui , intitulé « L'Amérique prend enfin les extraterrestres au sérieux ». Par ailleurs, Popular Mechanics a publié aujourd'hui un podcast animé par Andrew Daniels, Shawn Gorman et John Gilpatrick, qui s'interroge : « Avi Loeb sait-il quelque chose que nous ignorons ? »

Pour que ce soit clair, ma réponse à cette question est : Non.

02 

Avi Loeb préside le Conseil consultatif scientifique sur les phénomènes astronomiques non identifiés (PANI) auprès de la Maison-Blanche, du Pentagone, du FBI et des agences de renseignement. Il est également directeur du projet Galileo, directeur fondateur de l'Initiative sur les trous noirs de l'Université Harvard, ancien directeur de l'Institut de théorie et de calcul du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian et ancien directeur du département d'astronomie de l'Université Harvard (2011-2020). Il a été membre du Conseil des conseillers scientifiques et technologiques du président et président du Conseil de physique et d'astronomie des Académies nationales. Il est l'auteur du best-seller « Extraterrestre : Premier signe de vie intelligente au-delà de la Terre » et co-auteur du manuel « La vie dans le cosmos », tous deux publiés en 2021. L'édition de poche de son nouveau livre, intitulé « Interstellaire », est parue en août 2024.

 

RAPPORT GENERAL DE BASE – ANALYSE CLASSIQUE

 DE L’OBSERVATION

DOW-UAP-PR43, RAPPORT SUR LES UAP NON RESOLU DJIBOUTI - Afrique, 2025 - 

CONTRE ENQUETE AVI LOEB QUI CONCLUS A UN MISSILE


DOW-UAP-PR043 - DOCUMENT DECLASSIFIE  USA
Le mystérieux signalement UAP de Djibouti en 2025

Analyse d'un dossier déclassifié américain provenant d'AFRICOM

La publication du dossier DOW-UAP-PR043 — « Unresolved UAP Report, Africa, 2025 » constitue un document particulièrement intéressant dans la récente politique américaine de déclassification des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Le dossier est extrêmement court : il ne repose que sur deux secondes d'enregistrement vidéo provenant d'un capteur infrarouge installé sur une plateforme militaire américaine. Le signalement a été transmis à l'All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) par l'United States Africa Command (AFRICOM). Le lieu indiqué est Djibouti, dans la Corne de l'Afrique, et l'année de l'observation est 2025.

Le document a été rendu public le 8 mai 2026 dans le cadre de la nouvelle politique américaine de transparence concernant les UAP. La page officielle d'AARO précise que les dossiers publiés dans cette série sont des cas non résolus, c'est-à-dire pour lesquels les autorités américaines ne disposent pas de suffisamment d'éléments pour déterminer de façon définitive la nature du phénomène observé.

À première vue, il pourrait donc s'agir d'un dossier insignifiant : deux secondes d'une petite anomalie visuelle sur une image infrarouge.

En réalité, son intérêt est ailleurs.

C'est la provenance militaire du signalement, son environnement géographique et surtout le fait qu'il demeure officiellement non résolu qui rendent ce dossier digne d'une analyse approfondie.

1. La fiche d'identité du dossier

Les éléments actuellement accessibles permettent d'établir le tableau suivant :

Élément

Information

Référence

DOW-UAP-PR043

Désignation

Unresolved UAP Report, Africa, 2025

Région

Afrique

Localisation

Djibouti

Année

2025

Organisme transmetteur

U.S. Africa Command — AFRICOM

Organisme destinataire

AARO

Plateforme

Militaire américaine

Capteur

Infrarouge

Durée

2 secondes

Statut

Non résolu

Date de publication

8 mai 2026

Ces informations sont confirmées par la publication officielle du fichier et par les archives indépendantes qui ont catalogué le document. Le dossier présente donc une caractéristique importante : il ne s'agit pas d'une vidéo mise en ligne par un particulier, d'un témoignage anonyme ou d'une séquence provenant d'une source inconnue. Le signalement provient d'une structure militaire américaine et a été adressé au bureau gouvernemental chargé des UAP.

2. AFRICOM : un aspect particulièrement important

L'élément probablement le plus intéressant du dossier est son origine.

Le signalement provient de l'U.S. Africa Command, le commandement militaire américain responsable des opérations et intérêts militaires des États-Unis sur une grande partie du continent africain.

Cette origine distingue PR043 de nombreux dossiers UAP plus connus provenant :

  • de l'US Navy ;
  • de l'US Air Force ;
  • de l'US Central Command ;
  • de l'US Northern Command ;
  • de l'US Indo-Pacific Command.

Le dossier PR043 montre donc que les phénomènes UAP sont également signalés dans le périmètre opérationnel d'AFRICOM. Et cela ouvre une question beaucoup plus vaste : Combien d'observations UAP ont été enregistrées par les forces américaines opérant en Afrique mais n'ont jamais été rendues publiques ? Il serait prématuré de répondre à cette question. Mais PR043 démontre désormais que ce type de signalement existe bel et bien dans les archives américaines déclassifiées.

3. Que voit-on réellement sur la vidéo ?

C'est ici qu'il faut faire preuve d'une grande prudence. La description officielle indique qu'une petite zone de contraste, à peine discernable, se déplace à travers le champ de vision du capteur infrarouge, allant de la partie gauche vers la droite avant de sortir de l'image dans la partie inférieure droite. La vidéo ne dure que deux secondes. Il ne faut donc pas lui attribuer davantage d'informations qu'elle n'en contient. Nous ne disposons pas publiquement, dans ce dossier, de données permettant de déterminer avec certitude :

  • ·         la taille réelle de l'objet ;
  • ·         sa distance par rapport au capteur ;
  • ·         son altitude ;
  • ·         sa vitesse réelle ;
  • ·         sa direction géographique ;
  • ·         sa température ;
  • ·         sa signature infrarouge complète ;
  • ·         son comportement avant ou après les deux secondes enregistrées.

Autrement dit, la vidéo montre une anomalie visuelle, mais elle ne permet pas à elle seule de reconstruire une trajectoire tridimensionnelle.

4. Le mot « non résolu » est essentiel

Le terme « unresolved » doit être correctement interprété., il signifie que « AARO n'a pas été en mesure de déterminer définitivement ce qui a été enregistré. » -Comme nous l’avons vu précédemment, Aavi Loeb à une explication !

La distinction est fondamentale. AARO explique lui-même que les dossiers de cette catégorie peuvent rester non résolus notamment parce que les données disponibles sont insuffisantes. L'organisme invite par ailleurs les chercheurs et experts extérieurs à examiner les matériaux publiés. Dans le cas PR043, l'insuffisance des données apparaît particulièrement évidente. Deux secondes d'une image infrarouge isolée constituent une quantité d'information extrêmement limitée.

5. Le problème majeur : absence de description du témoin

Le dossier contient une autre particularité extrêmement importante. Selon les données publiées, le rapporteur n'a fourni aucune description orale ou écrite de l'observation. Cette information change considérablement l'interprétation du dossier. Nous ne disposons pas, publiquement, d'un témoignage disant : « J'ai observé un objet métallique. » ou : « L'objet effectuait des manœuvres impossibles. » ou encore : « Plusieurs membres de l'équipage ont observé la même chose. »

Nous avons simplement une séquence infrarouge et la déclaration administrative selon laquelle AFRICOM a transmis cette séquence à AARO comme observation de phénomène anomal. Cela limite fortement les conclusions que l'on peut tirer.

Un point : Un capteur infrarouge militaire américain a enregistré une petite anomalie de contraste à proximité de Djibouti en 2025, et AARO n'a pas pu en déterminer la nature avec les données disponibles. C'est déjà un fait intéressant. Il n'est pas nécessaire de lui ajouter une conclusion extraordinaire.

Mais pourquoi AARO publie-t-il une vidéo aussi pauvre ? C'est probablement l'une des questions les plus intéressantes du dossier. La réponse se trouve dans la nouvelle politique de transparence du Pentagone. AARO précise que les vidéos publiées dans cette série correspondent à des cas non résolus et que des informations peuvent être masquées pour protéger les opérations militaires, les capacités des capteurs, l'identité de témoins ou localisation de certaines installations et informations sensibles. AARO précise également que les informations relatives à la découverte d'UAP ne sont pas, en tant que telles, la raison des occultations. Cela explique en partie pourquoi le public reçoit parfois des images extrêmement courtes ou de faible qualité. Le gouvernement veut publier les dossiers sans nécessairement révéler les caractéristiques précises des systèmes qui les ont enregistrés.

6 - PR043 doit cependant être replacé dans l'évolution des déclassifications américaines

Le dossier prend une importance supplémentaire lorsqu'on le replace dans la politique de transparence engagée en 2026. Les États-Unis ont commencé à publier une série de dossiers UAP provenant de différentes administrations et structures militaires. La nouvelle politique consiste notamment à rendre accessibles des dossiers précédemment non publics tout en protégeant les informations opérationnelles sensibles. AARO présente explicitement cette démarche comme une politique de transparence maximale compatible avec la protection des intérêts militaires. PR043 est donc intéressant à deux niveaux :

1.    Niveau 1 : l'observation elle-même ;

2.    Niveau 2 : ce que sa déclassification révèle de la politique documentaire américaine.

Et le deuxième aspect pourrait finalement être le plus important.

Le véritable intérêt scientifique de PR043 pour un chercheur sérieux des PAN/UAP, en fait le dossier ne devrait donc pas être présenté comme : « Le Pentagone vient de publier la preuve d'un OVNI au-dessus de Djibouti. » Cette formulation serait beaucoup trop forte. Il devrait plutôt être présenté ainsi : « Le Pentagone a déclassifié une séquence infrarouge militaire de deux secondes enregistrées à Djibouti en 2025 et transmise à AARO par AFRICOM ; malgré l'analyse disponible, le phénomène demeure officiellement non identifié. »

Cette formulation est beaucoup plus rigoureuse. Et paradoxalement, elle rend le dossier plus intéressant. Car elle laisse ouvertes les questions qui méritent réellement d'être étudiées.

PR043 est un dossier fascinant, mais scientifiquement pauvre. Il faut donc distinguer deux niveaux.

Intérêt documentaire : ÉLEVÉ

Parce que :

  • ·         Le dossier est officiel ;
  • ·         Il provient d'AFRICOM ;
  • ·         Il concerne l'Afrique ;
  • ·         Il concerne Djibouti ;
  • ·         Il date de 2025 ;
  • ·         Il provient d'une plateforme militaire ;
  • ·         Il utilise un capteur infrarouge ;
  • ·         Il a été transmis à AARO ;
  • ·         Il reste officiellement non résolu.

Valeur probante concernant une technologie inconnue : FAIBLE - Parce que :

  • ·         La vidéo dure seulement deux secondes ;
  • ·         Aucun témoignage détaillé n'est publié ;
  • ·         Aucune donnée radar n'est disponible publiquement ;
  • ·         Aucune télémétrie n'est publiée ;
  • ·         Aucune mesure de distance n'est disponible ;
  • ·         Aucune analyse physique détaillée n'est fournie ;
  • ·         Aucune caractéristique extraordinaire n'est démontrée.
  • Cette distinction est essentielle.

Notre conclusion critique

DOW-UAP-PR043 est un petit dossier par sa durée, mais un dossier important par sa provenance. Deux secondes d'une image infrarouge ne permettent pas de démontrer l'existence d'une technologie inconnue. Elles ne permettent même pas de déterminer avec certitude que l'anomalie enregistrée correspond à un objet physique. En revanche, elles permettent d'établir plusieurs faits importants : Une anomalie aérienne a été enregistrée par un système militaire américain en 2025 à Djibouti. AFRICOM a transmis l'information à AARO. AARO l'a classée parmi les cas non résolus. (mais Avi Loeb a depuis fait sa propre analyse). Le phénomène apparaît comme une petite zone de contraste se déplaçant dans le champ d'un capteur infrarouge. Le public ne dispose d'aucune description détaillée du témoin ou opérateur. Les données permettant de calculer la nature, la distance ou la vitesse du phénomène ne sont pas publiquement disponibles. La prudence scientifique impose donc de ne pas aller au-delà de ces faits. Mais il serait tout aussi erroné de considérer le dossier comme insignifiant.

Car pour la première fois, le public dispose d'une trace officielle montrant qu'un phénomène aérien non identifié a été signalé par le commandement militaire américain responsable de l'Afrique et enregistré dans un environnement stratégique comme celui de Djibouti. Mais elle est historiquement et scientifiquement beaucoup plus importante.

Et elle pose une dernière question, peut-être la plus intéressante :

Si AFRICOM disposait de données supplémentaires — radar, télémétrie, enregistrement complet du capteur, communications ou autres systèmes de surveillance — pourquoi ces éléments ne sont-ils pas aujourd'hui accessibles au public ?

C'est probablement dans ces données complémentaires, et non dans les deux secondes de vidéo actuellement publiées, que se trouve la véritable capacité à résoudre le mystère de DOW-UAP-PR043.

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jeudi 9 juillet 2026

Que signifie le Conseil de la Maison Blanche sur les OVNI pour la science des PAN ?

Que signifie le Conseil de la Maison Blanche sur les OVNI pour la science des PAN ?

Auteur : Personnel de la NSE

 Source : https://newspaceeconomy.ca/2026/07/01/what-does-the-white-house-ufo-council-mean-for-uap-science/

Cet article fait partie d'une série réalisée en collaboration avec le UAP News Center, un site web de référence pour l'actualité et les informations les plus récentes sur les PAN. Consultez le UAP News Center pour découvrir l'ensemble des infographies.

Points clés à retenir

La nomination d'Avi Loeb soulève des questions concernant les preuves, la transparence et la confiance dans la communauté scientifique.

Les travaux sur les PAN se situent désormais à la croisée de la curiosité du public, des préoccupations en matière de défense et des problèmes de qualité des données.

De meilleurs capteurs, des données ouvertes et un examen attentif comptent plus que les affirmations concernant une origine extraterrestre.

Pourquoi le Conseil de la Maison Blanche sur les OVNI est devenu un test public pour la science des PAN

Le 30 juin 2026, PBS NewsHour a diffusé un article de l'Associated Press annonçant la nomination d'Avi Loeb, astrophysicien à Harvard, à la tête d'un nouveau conseil consultatif scientifique lié aux travaux de la Maison-Blanche sur les phénomènes anormaux non identifiés (PAN). Cette nomination plaçait un scientifique de renom, connu pour ses affirmations concernant une possible technologie extraterrestre, au sein d'un comité consultatif fédéral en lien avec la sécurité nationale, la transparence publique et la déclassification des documents gouvernementaux.

Le calendrier est crucial car la politique relative aux phénomènes aériens non identifiés (PAN) est passée d'un débat informel à un processus bureaucratique impliquant le Bureau du directeur du renseignement national, le département de la Défense, le FBI et le Bureau de résolution des anomalies inter domaines.

DefenseScoop a rapporté que le Conseil consultatif scientifique sur les PAN conseillerait un Conseil de gouvernance des PAN de niveau supérieur, créé pour améliorer la coordination inter-agences, la collecte et l'analyse des données, ainsi que le soutien à la déclassification.

Loeb n'aborde pas ce débat en tant que personnalité publique neutre au sens habituel du terme. Scientifique respecté de Harvard, il possède une longue expérience en cosmologie, en trous noirs et en formation des galaxies primordiales. Harvard le présente comme un ancien directeur de son département d'astronomie de 2011 à 2020. Il dirige également le projet Galileo, qui vise à faire passer la recherche d'artefacts technologiques extraterrestres d'observations anecdotiques à des mesures systématiques.

Cette nomination est controversée car l'image publique de Loeb a évolué après 2017, date à laquelle il a avancé l'hypothèse que l'objet interstellaire Oumuamua pourrait être artificiel. De nombreux astronomes considèrent cette affirmation comme non étayée par les preuves disponibles, et l'article de l'Associated Press citait des scientifiques qui critiquaient les méthodes de Loeb, son style de communication et son expérience limitée en matière de sécurité nationale. Le problème n'est pas tant de savoir si un scientifique peut poser des questions non conventionnelles – la science repose sur des questions difficiles –, mais plutôt de savoir si un processus consultatif fédéral peut garantir une séparation claire entre hypothèse, preuves, confiance institutionnelle et communication publique.

Cette nomination intervient dans un contexte médiatique où les sujets relatifs aux PAN passent rapidement du journalisme de défense aux spéculations extraterrestres. New Space Economy a traité de cette tension dans des articles tels que « La nouvelle ère des phénomènes anormaux non identifiés » et « Quelles sont les théories les plus controversées sur l'intelligence extraterrestre ? » . Cette nomination ne prouve pas que le gouvernement possède des preuves de l'existence d'une technologie extraterrestre. Elle montre néanmoins que les travaux fédéraux sur les PAN doivent désormais concilier science, secret, attentes du public et pressions politiques.

Comment le parcours d'Avi Loeb influence le débat du Conseil de la Maison Blanche sur les OVNI

Les qualifications d'Avi Loeb confèrent au conseil une visibilité scientifique qu'un président moins connu n'aurait pas. Le profil de Harvard le décrit comme directeur de l'Institut de théorie et de calcul du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian, responsable du projet Galileo et ancien directeur du département d'astronomie. Ce parcours lui confère une réelle autorité en astrophysique, même auprès des scientifiques qui rejettent ses affirmations les plus spéculatives.

La difficulté réside dans le fait que l'étude des PAN (phénomènes aériens non identifiés) s'inscrit dans un contexte probatoire différent de celui de la cosmologie théorique. Les trous noirs et les galaxies primordiales peuvent être étudiés grâce à des observatoires, des modèles et des ensembles de données évalués par des pairs. Les cas de PAN à caractère militaire peuvent impliquer des données de capteurs incomplètes, des zones d'accès restreint, des systèmes de collecte classifiés, des fichiers expurgés, la perception humaine, des aéronefs, des drones, des ballons, des satellites, des effets météorologiques et des artefacts instrumentaux. Un scientifique qui s'aventure dans ce domaine a besoin d'une expertise multidisciplinaire, notamment en aéronautique, en analyse du renseignement, en étalonnage des capteurs, en sciences atmosphériques, en suivi orbital et en gestion des données.

Les partisans de Loeb peuvent faire valoir qu'il apporte précisément le type de pression extérieure dont les agences gouvernementales ont besoin. Les enquêtes sur les PAN ont souvent souffert de stigmatisation, de rapports fragmentés et de données de mauvaise qualité. L'équipe d'étude indépendante de la NASA sur les PAN a déclaré en 2023 que le sujet nécessitait une meilleure acquisition de données, des méthodes d'analyse plus rigoureuses, des rapports systématiques et une réduction de la stigmatisation liée à la publication de ces données. Cet argument plaide en faveur d'un rôle consultatif scientifique pour les chercheurs externes, à condition que leurs travaux restent fondés sur des preuves vérifiables.

Ses critiques portent sur sa méthode et ses déductions. L'hypothèse Oumuamua de Loeb a orienté le débat public vers une technologie extraterrestre avant même que la plupart des astronomes n'aient disposé de preuves suffisantes pour justifier cette hypothèse. Des travaux ultérieurs ont remis en question l'interprétation d'une origine artificielle sous plusieurs angles, notamment des articles évalués par des pairs et des prépublications, arguant que la thèse de l'origine extraterrestre manquait de preuves matérielles suffisantes. Ces critiques ne remettent pas en cause les compétences de Loeb pour siéger au sein d'un conseil. Elles impliquent simplement que la crédibilité de ce conseil dépendra de procédures garantissant qu'aucune vision du monde n'influence les conclusions avant que les données ne les étayent.

 

Le projet Galileo offre un cas d'étude pertinent. Sa description officielle indique qu'il vise une recherche scientifique transparente et systématique sur les signatures technologiques extraterrestres, en privilégiant les objets physiques plutôt que les signaux électromagnétiques. Cette mission pourrait avoir des répercussions sur les normes de données relatives aux PAN, la conception des observatoires et la détection des anomalies. Cependant, les dossiers gouvernementaux concernant les PAN nécessitent une hypothèse de départ moins contraignante : non résolu ne signifie pas extraterrestre, et inhabituel ne signifie pas impossible. L'ouvrage « État actuel de la recherche et des théories sur les OVNI/PAN » met en lumière cette distinction utile aux lecteurs qui cherchent à distinguer les cas inexpliqués des conclusions non étayées.

Un conseil crédible considérerait l'ouverture d'esprit inhabituelle de Loeb envers les explications extraterrestres comme un point de vue parmi d'autres au sein d'un processus technique plus vaste. Il associerait cette ouverture à un examen critique, à un accès indépendant aux données, à des tests contradictoires et à des normes de publication capables de résister à l'analyse de scientifiques n'ayant aucun intérêt personnel dans la divulgation des phénomènes astronomiques non identifiés.

Ce que les agences fédérales disent déjà à propos des preuves concernant les PAN

La position fédérale reste prudente. L'AARO affirme que son équipe dirige les travaux du gouvernement américain sur les PAN (phénomènes aériens non identifiés) en utilisant un cadre scientifique et une approche fondée sur les données, et son site web public demande directement si le Département a trouvé des preuves de technologie extraterrestre. Les documents publics actuels de l'AARO répondent qu'aucune preuve de ce type n'a été trouvée.

Le rapport annuel consolidé de l'exercice 2024 sur les PAN (phénomènes aériens non identifiés) fournit les données publiques les plus pertinentes. Il couvre les signalements effectués entre le 1er mai 2023 et le 1er juin 2024, ainsi que les signalements plus anciens non encore comptabilisés. L'AARO a reçu 757 signalements de PAN durant cette période. Elle a résolu 118 cas, attribués à des objets courants tels que des ballons, des oiseaux et des drones. L'AARO a également déclaré n'avoir découvert aucune preuve d'existence, d'activité ou de technologie extraterrestre.

Ces chiffres ne rendent pas les PAN insignifiants. Ils rendent le problème plus concret. De nombreux cas non résolus le restent faute de données suffisantes, et non en raison de l'origine exotique de l'objet. Un court extrait vidéo, sans indication de distance, de vitesse, d'altitude, de métadonnées ni de contexte environnemental, peut paraître étrange même si l'objet en question est tout à fait ordinaire. Un ballon au loin, une fusée éclairante, un oiseau, un drone ou un aéronef peuvent induire en erreur si l'observateur ne dispose pas d'informations de référence suffisantes.

Les archives publiques de l'AARO témoignent également de la complexité de ce travail. Sa page dédiée aux PAN (phénomènes aériens non identifiés) donne accès aux archives nationales, à l'étude de la NASA sur les PAN, aux analyses de matériaux et aux travaux explicatifs sur les éruptions de Starlink , la perspective forcée et la parallaxe. Cette diversité suggère une approche d'enquête privilégiant la résolution des cas plutôt que l'amplification du mystère.

La NASA a adopté une position scientifique compatible. Sa page d'étude sur les PAN indique que l'agence a mandaté une équipe pour examiner les PAN d'un point de vue scientifique, en tenant compte des données disponibles, de la collecte future de données et de la manière dont la NASA pourrait contribuer à une meilleure compréhension. Le rapport final de 2023 a mis l'accent sur l'étalonnage des capteurs, les mesures multiples, les métadonnées, les données de référence et les pratiques scientifiques ouvertes.

Ce cadre suggère que le Conseil de la Maison-Blanche sur les OVNI devrait être jugé sur ses pratiques en matière de données, et non sur la notoriété de son président. Améliore-t-il la qualité des rapports ? Identifie-t-il les cas qui justifient de nouvelles enquêtes ? Réduit-il les barrières de classification sans exposer des informations sensibles ? Fait-il la distinction entre les catégories suivantes : phénomènes non résolus, anomalies, OVNI d’origine étrangère, d’origine nationale, phénomènes naturels, phénomènes liés aux capteurs et hypothèses ? Ces questions importent davantage que la capacité du Conseil à produire des titres sensationnels.

Pourquoi les médias s'intéressent-ils aux extraterrestres alors même que les agences de presse se concentrent sur les données ?

La couverture médiatique des phénomènes aériens non identifiés (PAN) se heurte souvent à un problème structurel : la version scientifiquement rigoureuse est plus lente et moins spectaculaire que la version véhiculée par les extraterrestres. Un titre comme « Théories extraterrestres controversées » attire les lecteurs car il évoque un débat culturel déjà bien connu grâce à des décennies de légendes sur les OVNI . Un article technique sur les métadonnées des capteurs, la parallaxe, l’étalonnage, le processus de déclassification et les mécanismes de signalement est plus précis, mais il exige davantage de patience de la part du public.

L’article de PBS NewsHour reflétait cette tension. Il soulignait la position scientifique de Loeb, ses hypothèses extraterrestres controversées, le contexte de sécurité nationale du conseil et le scepticisme des scientifiques qui remettent en question son approche. L'article mentionnait également la déclaration de Loeb selon laquelle il partirait du principe que les PAN sont d'origine humaine, et non extraterrestre. Cette distinction est essentielle, car un conseil consultatif fédéral ne peut pas partir de la conclusion qu'il est censé vérifier.

DefenseScoop a abordé le sujet sous l'angle de sa couverture des technologies de défense et gouvernementales. Le site a rapporté que le conseil scientifique conseillerait un comité de gouvernance des phénomènes astronomiques non identifiés (PAN) réunissant les services de renseignement, de défense, les forces de l'ordre et les agences civiles. Cette approche met moins l'accent sur la question des extraterrestres et davantage sur la capacité des agences à coordonner la déclassification, l'analyse des cas et la collecte de données.

Reuters et d'autres grands médias ont déjà souligné que l'examen historique du Pentagone n'avait trouvé aucune preuve que les PAN (phénomènes aériens non identifiés) représentaient une technologie extraterrestre. Reuters a rapporté en 2024 que la plupart des observations étudiées avaient été identifiées comme des objets ou des phénomènes ordinaires, et que des données plus précises permettraient de résoudre de nombreuses affaires non élucidées. Ce type de couverture médiatique est utile car il permet de maintenir l'attention du public sur les déclarations officielles du gouvernement, plutôt que sur ce que certains militants soupçonnent le gouvernement de dissimuler.

Le contexte politique oriente également la couverture médiatique vers le sensationnalisme. La campagne de déclassification de 2026 a fait suite à la déclaration du président Donald Trump, en février 2026, concernant la publication de documents relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (PAN) et aux ovnis . La page du ministère de la Défense consacrée à la publication de ces documents décrit une procédure présidentielle de levée du secret et de publication, et reprend les propos tenus publiquement par le président. Un lecteur qui découvre ces termes peut légitimement s'attendre à des révélations spectaculaires, même si les conclusions officielles de l'AARO restent prudentes.

L'article de New Space Economy intitulé « Comment les gouvernements pourraient-ils gérer la divulgation d'informations extraterrestres ? » établit une distinction entre la planification de la divulgation et la découverte confirmée. Cette distinction est cruciale. Les gouvernements pourraient avoir besoin de procédures pour traiter des allégations rares et perturbatrices, même en l'absence de preuves confirmées. La planification ne vaut pas confirmation. La déclassification ne constitue pas une preuve. Les conseils consultatifs ne constituent pas des conclusions.

La question de la sécurité nationale est plus large que les revendications des étrangers.

Les phénomènes aériens non identifiés (PAN) sont devenus une priorité gouvernementale car certains signalements impliquent du personnel militaire, des zones aériennes réglementées, la sécurité des vols et des objets non identifiés à proximité de sites sensibles. Ces préoccupations n'impliquent pas nécessairement une origine extraterrestre. Un drone, un ballon, un aéronef, un artefact satellitaire, une erreur de capteur, un phénomène atmosphérique ou une plateforme de surveillance étrangère peuvent néanmoins avoir des conséquences s'ils apparaissent au mauvais endroit et au mauvais moment.

Le rapport de l'AARO pour l'exercice 2024 indique que des équipages de l'armée de l'air américaine ont fourni deux rapports faisant état de problèmes de sécurité aérienne, et que trois rapports décrivaient des pilotes suivis ou épiés par des phénomènes aériens non identifiés (PAN). L'AARO a déclaré qu'elle ne disposait alors d'aucune indication ni confirmation que ces activités provenaient d'adversaires étrangers. Cette formulation est prudente ; elle évite à la fois le rejet et l'exagération.

Le rapport décrit également des cas survenus à proximité d'infrastructures nucléaires et de sites de lancement américains, les identifiant comme des incidents impliquant des drones. Dans le cadre du débat public, il est utile de rappeler que le terme « PAN » peut désigner des événements non résolus ou initialement non identifiés, qui s'intègrent par la suite dans des catégories plus classiques. Cette appellation constitue un point de départ pour l'analyse, et non une conclusion quant à l'origine du phénomène.

L'analyse de la sécurité nationale doit prendre en compte deux risques distincts. Le premier est la surréaction, où des données ambiguës incitent les autorités ou le public à privilégier des explications farfelues. Le second est la sous-réaction, où des observations inhabituelles sont ignorées en raison de la stigmatisation associée au sujet. Une procédure efficace de gestion des PAN (Problèmes d'Anomalies Inhabituelles) permet de réduire ces deux erreurs en exigeant une meilleure déclaration des incidents, une conservation plus rapide des données et une classification rigoureuse des informations connues.

 

L'économie spatiale complexifie encore la situation. L'orbite terrestre basse abrite aujourd'hui plus de satellites qu'auparavant, et les traînées lumineuses ou les éruptions de satellites peuvent perturber les observateurs. Les archives de l'AARO contiennent des informations sur les éruptions des satellites Starlink, et son rapport de 2024 indique que de plus en plus d'incidents s'expliquent par des phénomènes liés aux satellites. L'analyse des PAN (phénomènes aériens non identifiés) relève donc en partie de la surveillance du trafic spatial, de la télédétection et de la sensibilisation du public. La publication par le Pentagone, dans le cadre de la nouvelle économie spatiale, d'un troisième lot de documents déclassifiés sur les PAN, replace cette question dans le contexte des drones, des avions commerciaux, des satellites Starlink, des ballons et des phénomènes atmosphériques.

Un conseil consultatif auprès du Comité de gouvernance des PAN devrait tenir compte de ce contexte plus large. Les opérateurs de satellites, les autorités aéronautiques, les entreprises de télédétection, les agences de défense, les astronomes et les spécialistes des données détiennent tous des éléments essentiels. Le défi réside dans la conception institutionnelle. Un processus trop opaque risque de perdre la confiance du public. Un processus qui publie des documents mal expliqués pourrait alimenter les spéculations plutôt que d'apporter de la clarté.

Quelles meilleures recherches scientifiques sur les PAN seraient réellement nécessaires ?

Une meilleure compréhension des phénomènes aériens non identifiés (PAN) commence avant même qu'un événement inhabituel ne se produise. Elle repose sur des capteurs qui enregistrent l'heure, la position, l'angle, la distance, l'altitude, le spectre, les conditions météorologiques, l'état d'étalonnage et le contexte de l'observateur. Elle dépend également de la sauvegarde rapide des données brutes, car la compression, le recadrage et la transmission tardive des données peuvent supprimer les détails nécessaires à l'identification d'un objet.

L'étude de la NASA sur les PAN (phénomènes aériens non identifiés) de 2023 préconisait l'utilisation de plusieurs capteurs bien calibrés et de métadonnées plus complètes. Cette recommandation peut paraître technique, mais elle s'attaque au problème central. Une simple image ou une courte vidéo peut révéler une forme sans fournir suffisamment d'informations sur la distance ou la vitesse. Un enregistrement multisensoriel permet de comparer les données optiques, infrarouges, radar et environnementales. Des métadonnées de qualité permettent de déterminer si une accélération apparente est due à un mouvement réel, à un mouvement de la caméra, à un effet de parallaxe ou à un artefact de traitement.

Le rapport annuel 2024 de l'AARO a formulé une observation similaire concernant les dossiers traités par le gouvernement. Il indiquait que la résolution des cas restait entravée par un manque de données de capteurs exploitables et disponibles en temps opportun, et que l'AARO collaborait avec des partenaires militaires et techniques afin d'améliorer les exigences relatives aux capteurs, les processus de partage et le contenu des rapports. Il s'agit là du langage employé pour décrire un problème de preuves, et non d'une tentative de dissimulation.

Le projet Galileo pourrait contribuer à ce débat. Son modèle de recherche privilégie l'observation systématique plutôt que le seul témoignage. Un document technique sur les observatoires terrestres multimodaux décrit les travaux menés sur la collecte et le traitement de données multisensorielles pour l'étude des PAN. De tels systèmes ne valident pas à eux seuls les hypothèses extraterrestres. Ils peuvent toutefois contribuer à dissiper les idées reçues en recueillant les informations nécessaires aux explications courantes ou à des affirmations plus convaincantes quant à l'origine des anomalies.

L'évaluation par les pairs est aussi importante que l'instrumentation. La recherche sur les PAN souffre d'un problème de crédibilité, notamment parce que les affirmations font souvent l'objet de débats publics avant même que les données n'aient été examinées par des évaluateurs indépendants. Cela ne signifie pas pour autant que les scientifiques doivent s'abstenir de toute communication publique. Cela signifie simplement que les affirmations publiques doivent être clairement identifiées comme des observations, des hypothèses, des évaluations préliminaires ou des conclusions établies. Le conseil pourrait contribuer à ce processus en publiant les méthodes, les catégories d'incertitude et les règles de décision avant de publier ses conclusions.

L' étude de New Space Economy intitulée « L'évolution des enquêtes sur les PAN : du projet Sign à l'AARO » montre que les enquêtes du gouvernement américain ont changé de nom et de structure à maintes reprises. La prochaine amélioration ne devrait pas se traduire par un nouvel acronyme, mais par une augmentation tangible de la qualité des preuves mises à la disposition des enquêteurs et du public.

Pourquoi la confiance du public dépend des règles de divulgation

La divulgation des PAN (Projections Air Nuisibles) se situe dans une zone délicate. Certains documents peuvent être publiés sans risque. D'autres pourraient révéler des capacités de détection militaire, des lieux de collecte, des méthodes opérationnelles ou des partenariats de renseignement. Le gouvernement ne peut pas simplement publier chaque fichier brut sans examen, mais une expurgation excessive suscite la suspicion. Cette tension restreint la marge de manœuvre des instances consultatives.

La page de l'AARO consacrée aux archives des PAN indique que les Archives nationales donnent accès à de nombreux documents historiques sur les OVNI et les PAN, et que des versions numérisées sont publiées progressivement. Cette même page décrit le document d'information de l'AARO sur la déclassification et son travail de diffusion des documents auprès du public. Cette approche permet au public d'accéder à davantage de ressources, mais la déclassification à elle seule ne résout pas tous les cas. Les documents publiés nécessitent toujours une interprétation, une mise en contexte et une distinction rigoureuse entre les anciennes affirmations et les conclusions actuelles.

Le Conseil de gouvernance des phénomènes aviaires non identifiés (UAP), rattaché à la Maison-Blanche et révélé par DefenseScoop, semble avoir pour vocation de coordonner les agences dont les compétences se recoupent. Le Bureau du directeur du renseignement national, le FBI et le département de la Défense disposent de pouvoirs et de données différents. Un conseil extérieur au gouvernement peut certes donner des avis, mais il ne peut se substituer aux agences détentrices des données classifiées et responsables des opérations.

La confiance dépendra de la clarté des catégories définies par le processus. Les résumés publics doivent distinguer les cas non résolus des cas anormaux, les cas résolus des cas archivés et les données peu fiables des données fiables. Ils doivent éviter de considérer l'absence d'explication comme une preuve d'une origine exotique ou comme la preuve qu'aucun événement inhabituel ne s'est produit. C'est dans cette catégorie intermédiaire que réside l'essentiel du travail.

La composition du conseil a également son importance. DefenseScoop a rapporté que la première équipe de Loeb comprenait des scientifiques, des sceptiques, des spécialistes des données et des personnalités publiques ayant des liens divers avec le débat sur les PAN. L'Associated Press a indiqué que l'équipe incluait des militants ufologiques et le milliardaire Ben Lamm. Cette diversité peut élargir les perspectives, mais elle peut aussi susciter des critiques si les rôles et les critères ne sont pas clairement définis.

Un processus de transparence rigoureux doit publier les règles relatives aux conflits d'intérêts, au traitement des données, à l'évaluation par les pairs et aux critères applicables aux déclarations publiques. Un conseil dirigé par un scientifique ayant formulé des déclarations publiques controversées peut néanmoins accomplir un travail utile si ses procédures empêchent que ses théories personnelles ne deviennent des conclusions institutionnelles.

 

Comment l'économie spatiale est liée au signalement des PAN

Le problème des PAN (phénomènes aériens non identifiés) est en partie lié à l'essor des activités humaines dans le ciel et le proche espace. La multiplication des drones, des satellites, des lancements commerciaux, des plateformes à haute altitude et des capteurs d'imagerie accroît les risques d'observations inhabituelles. Certaines correspondent à des objets réels, d'autres à des artefacts de capteurs, et d'autres encore à des erreurs d'identification d'aéronefs ou de satellites. Enfin, certaines observations demeurent inexpliquées, faute de données suffisantes.

Cela a une incidence sur la couverture de l'économie spatiale, car les infrastructures spatiales commerciales peuvent à la fois créer et résoudre la confusion autour des PAN (phénomènes aériens non identifiés). Les constellations de satellites peuvent générer des observations par le biais de passages visibles, de trains d'étoiles et de surimpressions. Les entreprises de télédétection peuvent fournir des images contextuelles. Les sociétés de surveillance de l'espace peuvent aider à identifier les objets en orbite. Les opérateurs aériens et de lancement peuvent fournir des journaux de bord permettant de relier les observations à des activités connues.

Le rapport de la NASA sur les PAN (phénomènes aériens non identifiés) indique que les satellites commerciaux de télédétection peuvent compléter l'étude des PAN lorsque les données sont collectées au bon moment et au bon endroit. Ce même rapport souligne également que les satellites d'observation de la Terre manquent souvent de résolution spatiale pour détecter directement les PAN relativement petits. Cette vision nuancée est utile. Les outils spatiaux commerciaux peuvent être précieux, mais ils ne constituent pas une preuve miraculeuse.

New Space Economy a abordé des thèmes connexes dans ses articles « Histoire de l’engagement du gouvernement américain face aux PAN », « Le phénomène des PAN : une enquête statistique » et « Faits étranges sur les controverses liées aux PAN ». Ces sujets s’inscrivent dans l’intérêt plus large de la publication pour l’interaction entre la technologie spatiale, les croyances du public, l’action gouvernementale et les marchés.

Il convient également d'être prudent du point de vue commercial. Les entreprises ne doivent pas exagérer les liens avec les PAN (phénomènes aériens non identifiés) à des fins commerciales. Un meilleur suivi, l'imagerie, l'analyse et le catalogage peuvent contribuer à la sécurité aérienne et à la compréhension du public, mais les affirmations doivent correspondre aux capacités démontrées. Une entreprise de capteurs capable d'identifier des satellites ne devrait pas se présenter comme un détecteur d'extraterrestres. Une société de données capable de corréler des enregistrements ne devrait pas laisser entendre que cette corrélation prouve l'origine des phénomènes.

La meilleure contribution commerciale peut être à la fois banale et précieuse : de meilleurs catalogues, des horodatages plus précis, la fusion de données inter domaines et une meilleure information du public sur l’apparence des satellites, drones, avions, ballons, météores et effets des capteurs.

Critères d'évaluation du Conseil

Le conseil de la Maison-Blanche sur les OVNI devrait être évalué sur la base de résultats vérifiables. Un conseil efficace publierait un énoncé clair du problème, définirait les catégories de PAN, identifierait les causes fréquentes d'erreurs d'identification, recommanderait des seuils de preuve et expliquerait comment évaluer les données publiques. Il formulerait également des recommandations sur les moyens de préserver les informations sensibles sans rendre les synthèses publiques inutilisables.

Un conseil mal informé risquerait de privilégier les personnalités, le spectacle et des affirmations qui dépassent les preuves. Ce risque est bien réel, car la nomination de Loeb garantit une forte attention médiatique. Les partisans peuvent espérer des révélations fracassantes. Les sceptiques, quant à eux, peuvent craindre des données scientifiques insuffisantes. Le conseil ne pourra répondre aux attentes des deux camps qu'en respectant des procédures rigoureuses et des normes transparentes.

Plusieurs critères seraient utiles. Le conseil pourrait publier une méthodologie publique de classification des cas selon la qualité des données. Il pourrait recommander un ensemble minimal de métadonnées pour les rapports civils, aéronautiques, militaires et scientifiques. Il pourrait identifier les cas nécessitant de nouveaux tests multisensoriels. Il pourrait créer une taxonomie publique des explications courantes, incluant les aéronefs, les ballons, les drones, les satellites, les oiseaux, les phénomènes atmosphériques et les artefacts de capteurs. Il pourrait suggérer comment lier les fichiers publics au statut officiel des cas sans divulguer d'informations sensibles.

L'AARO a déjà un rôle juridique et opérationnel. La NASA dispose déjà d'un registre d'études scientifiques. Les Archives nationales conservent déjà des documents historiques. L'utilité de ce conseil dépendra de sa capacité à renforcer ces structures existantes plutôt qu'à les concurrencer.

L'implication de Loeb pourrait s'avérer bénéfique si elle incitait des scientifiques sérieux à se pencher sur un problème stigmatisé et à améliorer la collecte de données. Elle pourrait en revanche nuire si le débat public se réduisait à des querelles concernant ses déclarations passées. La voie la plus efficace n'est ni l'adhésion instinctive ni le rejet automatique. Il s'agit d'un processus public où les affirmations surprenantes doivent être soumises aux mêmes exigences de preuve que toute autre affirmation scientifique.

L'issue la plus plausible sera peut-être moins spectaculaire que prévu. Une meilleure compréhension des phénomènes aériens non identifiés (PAN) pourrait expliquer davantage de cas comme étant des objets ordinaires et laisser un nombre plus restreint de cas non résolus. Ce serait déjà un progrès. Dissiper la confusion est un service public, même si le résultat n'est pas d'ordre cosmique.

Résumé

La nomination d'Avi Loeb à la tête d'un Conseil consultatif scientifique sur les phénomènes astronomiques non identifiés (PANNI) confère au Conseil de la Maison-Blanche sur les OVNI une visibilité immédiate, mais aussi une controverse instantanée. Son expertise scientifique est considérable, et sa réputation publique est indissociable de ses déclarations remarquées concernant une possible technologie extraterrestre. Cette combinaison fait de lui un communicateur public influent et un symbole institutionnel risqué.

Les preuves fédérales restent prudentes. L'AARO a recensé de nombreux cas de PAN, dont beaucoup ont été classés comme objets ordinaires, et a déclaré n'avoir trouvé aucune preuve d'êtres, d'activité ou de technologie extraterrestres. L'étude de la NASA sur les PAN met l'accent sur l'amélioration des capteurs, des métadonnées et des rapports systématiques, plutôt que sur des affirmations alarmistes.

Le véritable défi est d'ordre institutionnel. Si le conseil améliore la qualité des données, la communication publique et la coordination interinstitutionnelle, il peut contribuer à donner une dimension plus scientifique à l'étude des PAN. En revanche, s'il privilégie les spéculations aux preuves, il risque d'éroder la confiance du public, pourtant essentielle. La question n'est pas de savoir si les PAN sont intéressants, mais plutôt si le nouveau processus permettra de mieux les comprendre.

 

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Annexe : Principales questions abordées dans cet article

Qui est Avi Loeb ?

Avi Loeb est un astrophysicien de Harvard reconnu pour ses travaux en cosmologie, sur les trous noirs et les galaxies primordiales. Il dirige également le projet Galileo, qui étudie d'éventuels artefacts technologiques extraterrestres par l'observation systématique. Sa notoriété a augmenté après qu'il a avancé l'hypothèse qu'ʻOumuamua pourrait avoir une origine artificielle.

Qu'est-ce que le Conseil de la Maison Blanche sur les OVNI ?

Cette expression désigne une nouvelle structure de gouvernance et de conseil sur les PAN (Problèmes d'Apparition Non Obsessionnels) liée aux efforts de transparence soutenus par la Maison Blanche. Selon les informations disponibles, un Conseil de gouvernance des PAN est appuyé par des groupes consultatifs, dont un Conseil consultatif scientifique sur les PAN dirigé par Avi Loeb. Son objectif déclaré est d'améliorer la coordination, l'analyse et le soutien à la déclassification.

La nomination de Loeb prouve-t-elle l'existence de la technologie extraterrestre ?

Non. Cette nomination ne prouve en rien l'origine extraterrestre des PAN. La position publique de l'AARO demeure inchangée : elle n'a trouvé aucune preuve d'existence, d'activité ou de technologie extraterrestre. Cette nomination témoigne simplement de l'attention accrue portée aux travaux sur les PAN.

Pourquoi cette nomination est-elle controversée ?

Loeb est respecté en astrophysique, mais certains scientifiques critiquent ses déclarations publiques concernant une possible technologie extraterrestre. Ses détracteurs affirment que certaines de ces déclarations ont fait l'objet d'un débat public avant que les preuves ne soient suffisamment solides. Ses partisans, quant à eux, soutiennent que les hypothèses non conventionnelles méritent d'être examinées lorsqu'elles sont confrontées à des données.

Que fait AARO ?

L'AARO pilote les actions du gouvernement américain visant à recevoir, analyser et résoudre les signalements de phénomènes aériens non identifiés (PAN). Elle collabore avec ses partenaires des secteurs de la défense, du renseignement, de la science et des forces de l'ordre. Ses publications mettent l'accent sur un cadre scientifique, la résolution des cas, les mécanismes de signalement et la déclassification lorsque cela est possible.

Quelles recommandations la NASA a-t-elle faites concernant l'étude des PAN ?

L'étude de la NASA sur les PAN (phénomènes aériens non identifiés) de 2023 recommandait une meilleure collecte de données, des capteurs calibrés, des métadonnées plus complètes, une normalisation des rapports et une réduction de la stigmatisation. Ce rapport ne confirmait pas l'existence d'une technologie extraterrestre. Il présentait les PAN comme un problème de données que la science peut contribuer à élucider.

Pourquoi de nombreux cas de PAN restent-ils non résolus ?

De nombreuses affaires restent non résolues faute de données complètes. Un court extrait vidéo, un témoignage ou des données de capteurs peuvent manquer d'informations telles que la distance, l'altitude, la vitesse, l'étalonnage et le contexte environnemental. Sans ces détails, des objets ordinaires peuvent rester non identifiés.

Comment les satellites influencent-ils le signalement des PAN ?

Les satellites peuvent produire des passages visibles, des éruptions, des traînées et d'autres phénomènes susceptibles de perturber les observateurs. L'AARO a identifié ces éruptions comme une explication possible de certains signalements. L'augmentation de l'activité en orbite terrestre basse rend les campagnes de sensibilisation du public et les catalogues orbitaux plus utiles.

Qu’est-ce qui rendrait le conseil crédible ?

Le conseil gagnerait en crédibilité en publiant ses méthodes, les seuils de preuve, les catégories de qualité des données, les règles de gestion des conflits d'intérêts et des synthèses publiques distinguant les faits avérés des hypothèses. Ses conclusions devraient être vérifiables et soumises à un examen scientifique indépendant lorsque les données sont accessibles au public.

Pourquoi est-ce important pour l'économie spatiale ?

Le signalement des phénomènes aériens non identifiés (PAN) est lié aux satellites, à la télédétection, à l'aviation, aux drones, aux lancements spatiaux, à l'analyse des données et à la confiance du public envers les systèmes spatiaux. Les infrastructures spatiales commerciales peuvent susciter des observations, contribuer à leur résolution et améliorer la compréhension du public lorsque les entreprises communiquent des informations précises.

Annexe : Glossaire des termes clés

AARO

Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines est un service du département de la Défense des États-Unis chargé de coordonner l'analyse des phénomènes astronomiques non identifiés (PAN) entre les services de défense, de renseignement et d'autres partenaires gouvernementaux. Il reçoit les signalements, examine les cas, soutient la déclassification et publie les documents publics lorsque cela est possible.

Projet Galilée

Le projet Galileo est un programme de recherche lié à Harvard et dirigé par Avi Loeb. Il vise à étudier scientifiquement et systématiquement les possibles artefacts technologiques extraterrestres et les PAN (phénomènes aériens non identifiés) en utilisant des observatoires, des capteurs et l'analyse de données, plutôt que de se fier uniquement à des témoignages anecdotiques.

Oumuamua

Oumuamua est un objet interstellaire détecté en 2017 lors de son passage dans le système solaire. Ses propriétés inhabituelles ont suscité un débat parmi les astronomes. Avi Loeb a avancé l'hypothèse d'une origine artificielle, une affirmation que de nombreux scientifiques ont jugée non fondée.

Parallaxe

La parallaxe est un décalage apparent de la position d'un objet dû au point de vue ou au mouvement de l'observateur. Dans le cas des phénomènes aériens non identifiés (PAN), la parallaxe peut donner l'impression que des objets ordinaires se déplacent plus vite, plus loin ou de manière plus étrange qu'ils ne le font réellement.

Métadonnées du capteur

Les métadonnées des capteurs contiennent des informations sur la manière, le moment et le lieu de la collecte des données. Elles peuvent inclure l'heure, le lieu, l'angle, l'étalonnage, la portée, les paramètres de l'instrument et les conditions environnementales. Sans métadonnées, l'analyse des PAN (Phénomènes Augmentés) devient beaucoup plus complexe.

UAP

Les phénomènes anormaux non identifiés (PANI) désignent l'observation d'objets ou d'événements qui ne peuvent être identifiés immédiatement. Ce terme peut s'appliquer aux observations aériennes, maritimes, spatiales ou transmédias. Il ne s'agit en aucun cas d'une preuve de technologie extraterrestre ou d'une origine spécifique.

Conseil de gouvernance de l'UAP

Le Conseil de gouvernance des PAN est décrit dans les rapports comme un organisme interministériel visant à améliorer la coordination entre les services de renseignement, de défense, de police et les agences civiles. Il devrait recevoir des avis de groupes tels que le Conseil consultatif scientifique sur les PAN.

 

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