vendredi 21 août 2026

ORANGE - France - 15 JUIN 1951 RAPPORT OFFICIEL DES ARMEES – POURSUITE D’UN OVNIs !

 ORANGE - France - 15 JUIN 1951 RAPPORT OFFICIEL DES ARMEES – POURSUITE D’UN OVNIs !

Le vendredi 15 juin 1951, la Provence baigne dans la lumière limpide du début de l’été. Sur la Base Aérienne 115 d’Orange-Caritat, bastion de la 5ᵉ Escadre de Chasse, le quotidien est rythmé par le vrombissement sourd des turboréacteurs. Nous sommes au cœur du XXᵉ siècle : l’aviation à réaction en est à ses aurores, et la France s’approprie les fleurons de la technologie britannique, les célèbres De Havilland Vampire FB.5. Ces chasseurs à aile dépressive et au fuselage bipoutre incarnent alors le sommet de la vitesse et de la puissance militaire.

Rien, dans ce ciel d’un bleu immaculé et totalement dégagé, ne laisse présager qu’un épisode marquant des annales aéronautiques françaises est sur le point de s'y jouer.

Il est 11 heures 23. Une patrouille de deux Vampire s’élance pour une session d’entraînement de routine. À bord de l'appareil de tête se trouve le lieutenant Galibert, pilote chevronné, secondé par son équipier en formation serrée. Alors qu'ils se stabilisent à une altitude de 6 000 pieds (environ 1 800 mètres), l'attention de Galibert est attirée par une lueur anormale. Suspendu dans l'éther, un point d'une brillance aveuglante demeure rigoureusement immobile. L’objet ne ressemble à aucun aéronef répertorié : il s’apparente à une sphère étincelante, comme un miroir captant le soleil de midi.

[ Objet Immobile ] (6 000 ft)

|  (Accentuation des gaz & virage)

[ Patrouille Vampire ]  -----> Accélération à 500 km/h

Analysant la situation avec le sang-froid propre aux pilotes de chasse, le lieutenant décide d’en savoir plus. Il signale l’intrus à son équipier, bascule ses commandes et met le cap droit sur l’inconnu. Les deux réacteurs Goblin hurlent ; les chasseurs accélèrent jusqu’à atteindre une vitesse de croisière d’attaque d'environ 500 km/h. C’est au moment où la distance commence à se réduire que le phénomène défie la physique aéronautique contemporaine :

·         La Métamorphose : L’objet, jusqu’alors stationnaire, semble effectuer un basculement sur lui-même. Sous les yeux médusés des pilotes, sa forme sphérique s'étire pour devenir nettement oblongue et lenticulaire.

·         L’Envolée Fulgurante : Sans la moindre transition, sans traînée de condensation, sans bruit perceptible depuis les cockpits et sans gouverne visible, l'engin entame une ascension verticale à une vitesse stupéfiante.

·         Le Décrochage des Chasseurs : Le lieutenant Galibert tire sur son manche et pousse les gaz au maximum pour engager la poursuite. Les Vampire grimpent en flèche. Mais l'écart se creuse à une allure déconcertante.

·         La Disparition : Arrivés aux alentours de 16 000 pieds (près de 5 000 mètres d'altitude), essoufflés par les limites techniques de leurs appareils, les deux militaires doivent se rendre à l'évidence : l'intrus s'est littéralement arraché à l'atmosphère, filant vers le zénith avant de disparaître complètement dans le vide spatial ou les hautes couches de la stratosphère.

L’Enquête Militaire : Entre Rigueur et Perplexité

De retour sur le tarmac d’Orange-Caritat, l’atmosphère est pesante. Les deux hommes sont soumis aux interrogatoires d’usage. À cette époque, le terme « OVNI » n’a pas encore traversé l’Atlantique, et l’expression « soucoupe volante », populaire depuis l’affaire d’Arnold en 1947, est perçue avec le plus grand scepticisme par la hiérarchie. Pourtant, la notoriété et la rigueur des deux témoins interdisent d’écarter l’incident d’un revers de main.

Les rapports de vol sont rédigés avec une précision chirurgicale et transmis à l’État-Major.

Extrait de la synthèse des procès-verbaux de l’Armée de l'Air : « Les témoins, de par leur formation, possèdent une parfaite maîtrise de l'évaluation des distances, des altitudes et des vitesses relatives. L'hypothèse d'une confusion avec un appareil conventionnel, un ballon ou un phénomène météorologique est à exclure au vu de la vitesse ascensionnelle observée, sans commune mesure avec les capacités des matériels connus. »

L’armée conclut officiellement à l’incursion d’un appareil aux performances cinématiques inconnues, tout en classant le dossier dans ses archives confidentielles, faute d’éléments matériels ou de traces radar (les couvertures radar sol de l’époque étant encore balbutiantes dans le Sud de la France).

ILe Regard de la Science : La Réévaluation du GEIPAN

L’affaire d’Orange renaît de ses cendres des décennies plus tard, lorsque le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés), organisme d'expertise rattaché au CNES, entreprend de numériser et d'analyser méthodiquement les archives aéronautiques françaises.

Le cas est répertorié sous la codification officielle : [AERO MIL] ORANGE (84) 15.06.1951.

| Catégorie : D1 (Phénomène Non Identifié d'inconsistance     |

|             moyenne à forte)                                |

| Signification : Témoignage très fiable / Données physiques  |

|                 inexplicables par la science actuelle       |

Les scientifiques du CNES ont minutieusement passé au crible les hypothèses réductrices :

·         Un ballon stratosphérique (type Skyhook) ? Les ballons d’observations scientifiques peuvent refléter la lumière du soleil et paraître immobiles. Cependant, un ballon dérive au gré des vents stratosphériques. Il ne peut en aucun cas effectuer une manœuvre de basculement, puis accélérer verticalement pour distancer un jet militaire volant plein gaz.

·         Un mirage ou une inversion thermique ? Une réflexion optique ne produit pas un objet capable d'adapter son comportement lors de la manœuvre de rapprochement d'un aéronef, ni de changer de forme de manière cohérente sous plusieurs angles de vue enregistrés par deux pilotes distincts.

·         Une planète (Vénus) ? Bien que Vénus soit parfois visible de jour, la parallaxe induite par le déplacement de l'avion ne peut simuler un départ vertical d'une telle ampleur se terminant par une disparition au zénith.

Synthèse de l'Étude

Élément d'évaluation

Analyse

Fiabilité des témoins

Excellente. Deux pilotes de chasse en formation militaire.

Consistance des données

Forte. Poursuite en vol, manoeuvres convergentes, relevés d'altitude.

Explication conventionnelle

Inexistante. Les hypothèses météo/astronomie/proto sont invalidées par la cinématique.

Position officielle

Phénomène Aérospatial Non Identifié (PAN) documenté par l'Armée et le CNES/GEIPAN.

IV. Bibliographie et Sources de Référence

L'observation d'Orange est devenue un cas d'école mentionné dans de nombreux travaux érudits et rapports officiels traitant de la défense et des phénomènes aérospatiaux :

  • Les Archives Officielles du GEIPAN / CNES :
  • Fiche de cas « Orange (84) - 15.06.1951 », documentant le procès-verbal d'audition des pilotes et l'expertise technique.
  • Le Rapport COMETA (1999) :
  • Intitulé « Les OVNI et la Défense : À quoi doit-on se préparer ? », ce rapport indépendant rédigé par d’anciens auditeurs de l'IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale), des généraux et des ingénieurs, cite les observations d'Orange comme l'un des exemples majeurs d'incursions d'origine inconnue démontrant une supériorité aérodynamique absolue.
  • « Ovnis : La Vague Aérienne » par Jean-Gabriel Greslé (Éditions Guy Trédaniel) :
  • L'auteur, lui-même ancien pilote de chasse et commandant de bord à Air France, consacre une analyse approfondie au comportement du lieutenant Galibert, soulignant la pertinence tactique des manœuvres effectuées face à l'intrus.
  • La revue Phénomènes Spatiaux (GEPA) :
  • Les travaux du Groupement d'Étude des Phénomènes Aériens, pionnier dans l'étude scientifique du phénomène en France dès les années 1960, comportent des comptes-rendus d'époque et des entretiens croisés sur l'écosystème militaire d'Orange en 1951.

Conclusion : Une Énigme Intacte

Soixante-dix ans plus tard, l’incident d’Orange demeure un modèle du genre. Il réunit tous les critères d'un dossier solide : des observateurs professionnels de premier ordre, des instruments de vol pour étalonner l’observation, une tentative d'interception avérée et un mutisme absolu des lois de l’aérodynamique classique.

Entre le rugissement impuissant des réacteurs Vampire et le silence de cet éther où s'est envolé l'intrus, l'affaire d'Orange s'inscrit comme l'une des pages les plus fascinantes du grand livre des mystères célestes.

LES DIFFERENTS RAPPORTS DE L’ARMEE A L’EPOQUE

 







 

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