Informations générales sur le phénomène ovni - objets volants non identifiés - unidentified flying object - UAP au Maroc et dans le monde entier. . Photos d'ovnis . Le plus ancien site ovni spécialisé sur le Maroc, sérieux sur les OVNI - UAP concernant ce pays. OVNI Maroc fondé à Marrakech en 2004 par les REPAS UFOLOGIQUES MARRAKCHI DE GERARD LEBAT.
La commission des communications et des technologies de la Chambre des représentants de Pennsylvanie a tenu une réunion d'information sur les phénomènes anormaux non identifiés, avec les témoignages de Christopher Mellon, Ryan Graves et de l'astrophysicien Jason Wright de Penn State.
Christopher K. Mellon
Président du conseil d'administration
Le 30 juin 2026, la commission des communications et des technologies de la Chambre des représentants de Pennsylvanie a tenu une réunion d'information sur l'identification et la compréhension des objets et signaux anormaux. Cette audition, intitulée « Existe-t-il de la vie extraterrestre ? Que font la science et le pour le découvrir ? », a permis d'aborder, dans un cadre législatif étatique, la question des phénomènes anormaux non identifiés, de la sécurité aérienne et de la recherche scientifique de techno signatures.
L'audience avait été demandée par le député Ben Waxman et couverte par PennLive, qui a rapporté que la séance portait sur les lacunes des circuits de signalement en Pennsylvanie. Parmi les témoins figuraient Christopher Mellon, Ryan Graves et l'astrophysicien Jason Wright de Penn State.
Christopher Mellon témoigne devant la commission des communications et des technologies de la Chambre des représentants de Pennsylvanie lors de sa réunion d'information du 30 juin sur le signalement des phénomènes aériens non identifiés, la sécurité aérienne et la recherche scientifique. Photo : DaniRae Renno / PennLive.
Mellon, président du conseil d'administration de la Disclosure Foundation et ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense chargé du renseignement, a témoigné au sujet des signalements d'aéronefs non identifiés pénétrant dans l'espace aérien militaire restreint et de la stigmatisation institutionnelle qui a entravé toute réaction sérieuse du gouvernement. « Notre gouvernement était, à vrai dire, paralysé par un phénomène social appelé stigmatisation. Et ce phénomène était, et reste, plus efficace que n'importe quel système technique que je n’aie jamais vu », a déclaré Mellon, selon PennLive.
Graves, ancien pilote de la Marine et fondateur de l'association Americans for Safe Aerospace, s'est consacré à la sécurité aérienne et aux systèmes de signalement. Selon PennLive, il préconisait de soutenir les forces de l'ordre locales et étatiques dans la collecte des signalements, de mettre en place des mécanismes de signalement spécifiques pour les infrastructures critiques et d'améliorer la communication avec les communautés locales.
Wright, professeur d'astronomie et d'astrophysique à Penn State et directeur du Centre d'intelligence extraterrestre de Penn State, a orienté le débat vers la recherche scientifique de technosignatures. Son témoignage a établi un lien entre l'audience et les institutions scientifiques de Pennsylvanie, ainsi que la nouvelle génération de chercheurs talentueux.
Cette audience confirme que les politiques de lutte contre les PAN ne sont plus l'apanage de l'État de Washington. Les législateurs de cet État commencent à s'interroger sur la manière dont la sécurité publique, les infrastructures critiques, le signalement des phénomènes aériens et la recherche scientifique doivent s'articuler lorsque des objets ou des signaux inhabituels sont signalés.
UNE ENQUETE FAITE AUPRES DU TEMOIN SUR UN OBJET OBSERVE A TERRE AU CONGO
OVNI ET UAP - MENACES PHYSIQUES SUR LUIS ELIZONDO – QU’EN PENSER ?
https://www.youtube.com/watch?v=ac8Xh9Vvk-8&t=1s
Cette information provient d’une déclarations publiques récentes de Luis
Elizondo. Cependant, il est important de distinguer ce qui est affirmé de ce
qui est établi.
Ce qu'Elizondo affirme
Lors d'une interview dans le podcast de Sean Hannity, Elizondo a raconté
qu'il aurait reçu, il y a plusieurs années, un appel d'un membre du personnel
du Congrès qui lui aurait dit qu'après une réunion classifiée, des discussions
avaient eu lieu sur un projet visant à « l'éliminer » (en anglais to eliminate
you). Selon lui :
·Le
membre du personnel aurait quitté un briefing confidentiel ;
·Une
deuxième personne travaillant au Congrès l'aurait ensuite appelée pour lui
conseiller d'être extrêmement prudent ;
David Grusch aurait également été concerné par ces discussions ; Le
représentant Tim Burchett a déclaré, dans le même entretien, avoir lui aussi
reçu des avertissements après avoir réclamé davantage de transparence sur les
UAP.
Ce qui est vérifiable
À ce jour :
·Aucune
preuve publique ne confirme qu'un plan d'assassinat ou d'élimination ait
effectivement existé ;
·Aucun
document officiel, enquête judiciaire ou rapport du Congrès n'a corroboré ce
récit ;
·Les
affirmations reposent essentiellement sur le témoignage d'Elizondo et sur ce
qu'il dit avoir entendu de la part de membres du personnel du Congrès.
Luis Elizondo est une personnalité très connue dans le domaine des phénomènes
aériens non identifiés. Depuis plusieurs années, il affirme que certaines
informations sont dissimulées par des éléments de l'appareil de sécurité
américain. Ses déclarations ont contribué à ouvrir le débat au Congrès
américain, mais plusieurs de ses affirmations les plus spectaculaires restent
contestées ou non démontrées publiquement. Certaines ont suscité des auditions
officielles, tandis que d'autres n'ont jamais été confirmées par des preuves
indépendantes.
Une formulation à interpréter avec prudence
L'expression anglaise "to eliminate" peut être interprétée de
plusieurs façons :
·Élimination
physique (assassinat) ;
·Destruction
de la réputation ;
·Neutralisation
professionnelle ;
·Ou toute
autre forme de mise hors d'état de nuire.
Dans cette interview, Elizondo semble l'avoir comprise comme une menace
physique, puisqu'il explique qu'il a renforcé sa sécurité personnelle.
Toutefois, aucune précision indépendante n'est disponible sur ce que les
personnes citées entendaient réellement par ce terme. Il est donc raisonnable
de conclure à propos de cette déclaration que Luis Elizondo a bien déclaré
publiquement avoir été averti d'un projet visant à « l'éliminer » et que cette
déclaration est authentique et a été largement reprise dans les médias qui
couvraient cette interview.
Par contre, il n'existe actuellement aucune preuve
publique indépendante permettant de confirmer que ce projet a réellement existé
ou qu'il provenait d'une décision officielle.
C’est là aux États Unis que le problème principal intervient. En effet beaucoup d’informations diverses issues
de certains acteurs médiatisés de l’ufologie américaine ne reposent sur aucune
preuve. Bien souvent ces informations sont à classer dans le domaine du « sensationnel »
et si elles retiennent l’attention des médias et du public, elles n’apportent
en fait aucun élément qui serait susceptible de faire avancer la connaissance
du dossier OVNI. Évoquer à notre époque de nouvelles observations, même si elles
sont intéressantes, publier ou déclassifier des documents qui n’apportent rien qui
permettrait d’en savoir plus sur l’origine du phénomène et sa réalité n’a aucun
intérêt. Tous ces acteurs aux Usa se
décrébilisent par cet apport d’informations invérifiables et surtout pour
certaines, qui se révèlent fausses par la suite. Il conviendrait que l’approche
repose sur des bases scientifiques, sérieuses et sensées. De nombreuses
associations abordent sous cet angle le sujet OVNI, mais sans moyen, aucune
recherche fondamentale ne peut être entreprise. En ce qui concernent les
gouvernements, il s’avère que les diverses commissions américaines créées au
fil des décennies n’ont rien apporté de plus à la connaissance du phénomène. En
France, l’organisme officiel qui s’y intéresse n’a aucun moyen et ce n’est pas
son but d’autre part, d’entreprendre des recherches fondamentales sur ce
dossier qui est pourtant abordé sous un angle sérieux.
Nous aurons l’occasion de revenir sur ces
affirmations si des éléments concrets venaient à être publié.
PUBLICATION DU LIVRE « NOT FOR DISCLOSURE: UFO, THE WORD’S BEST KEPT SECRET de Jonathan CAPLAN – Juin 2026 – Penguin Editor
(À ne pas divulguer : OVNI : Le secret le mieux gardé au monde – Un avocat britannique de renom révèle tout)
Un auteur sérieux : La rigueur du Barreau au service de l'ufologie
La première force de cet ouvrage réside dans la posture de son auteur. Jonathan Caplan n'est pas un ufologue de la "fringe" ou un passionné de théories du complot. C'est l'un des avocats (barristers) les plus éminents du Royaume-Uni, titulaire du prestigieux titre de King's Counsel (KC).
Fort de 50 années de recherches sur le sujet, Caplan applique à l'étude des Phénomènes Anormaux Non identifiés (UAP/OVNI) la méthodologie d'un juriste de haut vol : évaluation des preuves, croisement des sources, et analyse des failles dans les arguments officiels. Son statut de KC lui a offert un accès privilégié. Comme il le note dans sa préface, son titre a inspiré confiance à de nombreux initiés (scientifiques, officiers du renseignement, anciens des forces spéciales) qui lui ont confié des informations qu'ils n'auraient jamais partagées avec des chercheurs traditionnels.
L'article publié récemment par le Liberation Times (daté du 17 juin 2026) se concentre longuement sur ce que Caplan appelle "l'architecture du secret". Le livre remet sur le devant de la scène les controversés documents "Majestic 12" (MJ-12), ce comité secret qui aurait été créé par le président Harry Truman en 1947 pour gérer la récupération de technologies non humaines.
Cependant, l'apport majeur de Caplan n'est pas de présenter ces documents comme des vérités absolues, mais de les corroborer par l'histoire officielle. Il recoupe les affirmations des documents MJ-12 avec des journaux présidentiels, des calendriers de nominations et des événements historiques avérés.
La réunion de Blair House (1949) : Le livre publie une page inédite d'un rapport MJ-12 (exhumée des archives du chercheur Tim Cooper). Elle décrit une réunion secrète le 14 juillet 1949 entre Truman et Eisenhower pour discuter du partage des "découvertes de MAJESTIC" et de la défense face à une menace aérienne inconnue. Fait troublant : les registres historiques confirment qu'une réunion "off-the-record" a bien eu lieu à cet endroit et à cette date précise, bien que l'histoire officielle l'attribue à la politique atomique.
La lettre de la CIA de 1953 : Caplan analyse une lettre de la CIA concernant une "réunion du groupe de contact avancé" à la base aérienne de Holloman, approuvée par le directeur Allen Dulles, démontrant l'implication précoce et structurelle de l'agence.
L'ouvrage présente des éléments matériels saisissants, dont une photographie inédite montrant ce qui est décrit comme un "grand soucoupe lumineuse" avec, au premier plan, une rangée de chaises en bois qui donnent à l'objet une échelle gigantesque. Fidèle à sa déontologie d'avocat, Caplan admet qu'il est "impossible de vérifier sa provenance" et qu'il pourrait s'agir d'une projection sur un écran. Toutefois, il suggère qu'il pourrait s'agir de "la seule photographie disponible d'un vaisseau non humain récupéré en possession des autorités américaines".
Le contexte moderne et la géopolitique du secret
Le livre ne s'arrête pas à la guerre froide ; il connecte ce "programme hérité" (legacy program) aux débats actuels sur les UAP et à la géopolitique mondiale :
Le double rôle de la CIA : Caplan révèle que des branches spécifiques de la CIA (comme l'Air Warfare Analysis Branch) ont pour mission non seulement de "débunker" le sujet publiquement, mais aussi d'étudier secrètement les origines et les caractéristiques des engins non humains.
L'incident russe de 1994 : Un point particulièrement fascinant du livre est l'affirmation selon laquelle, sous la présidence de Bill Clinton, les États-Unis ont appris qu'un vaisseau s'était posé en Russie et que ses occupants avaient rencontré une milice locale. Cela corrobore les propres sources du Liberation Times, qui affirment que la Russie posséderait un vaisseau récupéré en forme de "Tic-Tac".
Le secret bipartisan : Caplan note qu'un petit cercle de membres des commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre a été briefé, de manière très limitée, sur la récupération de ces engins.
L'ouvrage a reçu le soutien de personnalités inattendues dans le milieu ufologique, telles que l'écrivain Jeffrey Archer ou le légendaire manager de football Sir Alex Ferguson, qui saluent la crédibilité de l'auteur et son esprit rigoureux.
Dans les colonnes du Liberation Times, Jonathan Caplan adresse un message direct à l'administration Trump actuelle (en 2026). Face au mur du secret, il préconise que le Département de la Justice accorde des immunités aux lanceurs d'alerte de bas et moyen échelons pour qu'ils puissent témoigner librement devant le Congrès et le FBI, brisant ainsi la loi du silence qui protège le "programme hérité".
Un ouvrage charnière
« Not For Disclosure » opère un changement de paradigme. Ce n'est pas un livre qui crie au complot de manière désordonnée ; c'est une déposition légale et historique. Jonathan Caplan démontre que la montagne de preuves circonstancielles, les recoupements historiques et les témoignages de haut rang rendent le déni de plus en plus intenable. Pour le lecteur, l'ouvrage offre une plongée fascinante dans les méandres de l'État profond américain et britannique, prouvant que la question des UAP est avant tout une question de gouvernance, de droit et de transparence démocratique.
Dans le langage courant, cette affirmation sonne comme une exigence de rigueur et de pureté intellectuelle. Elle semble réclamer des données brutes et des faits vérifiables, directement vérifiables. Or, presque personne n'est capable d'une telle vérification. Les affirmations qui structurent la vision du monde d'une personne instruite sont bien trop nombreuses et techniques pour être vérifiées de visu. Nous ne passons pas notre temps à établir les équations de la physique, à refaire les expériences à l'origine de la théorie des germes, ni à examiner en détail les essais cliniques de chaque médicament que nous ingérons. Si nous tentions de vivre uniquement de ce que nous avons personnellement vérifié, nous n'y arriverions jamais.
Ce que nous faisons, c'est externaliser. Nous nous appuyons sur un réseau d'institutions et d'experts qui collectent des données, les analysent et, finalement, nous indiquent ce qui relève de la « vraie » vérité. Ce en quoi nous croyons vraiment, la plupart du temps, ce n'est pas tant les données elles-mêmes que la fiabilité des structures qui les sous-tendent. Quand quelqu'un dit « Je me base sur les preuves », il veut généralement dire, consciemment ou non, « J'aligne mes convictions sur le consensus des institutions auxquelles je fais confiance ».
Il n'y a rien de fondamentalement mauvais à cela. Cette division du travail cognitif est indispensable au fonctionnement d'une société complexe. Le problème survient lorsqu'on prétend agir autrement. En insistant sur le fait que nos convictions reposent directement sur des preuves tangibles, on se voile la face quant à l'influence prépondérante de la confiance, du respect et de la réputation des institutions. Ce manque de lucidité est important, car il nous fait croire que nos critères sont purement objectifs alors qu'ils sont, en réalité, fortement influencés par le contexte.
On le constate dès qu'on compare la manière dont les gens traitent différents types d'allégations. Sur certaines questions, ils ne demandent jamais de preuves ; sur d'autres, ils placent la barre tellement haut que presque rien ne pourrait la franchir.
Prenons par exemple le libre arbitre d'un côté et les PAN de l'autre.
L'image courante du libre arbitre est généralement une conception libertarienne, au sens philosophique du terme. Selon cette perspective, lorsqu'on fait un choix, la réalité se trouve véritablement à la croisée des chemins. En tant qu'agent, on se situe au-dessus du réseau des causes antérieures et l'on choisit une voie plutôt qu'une autre. Notre décision n'est pas simplement le fruit d'une cause ; elle représente le moment où la causalité est, d'une certaine manière, suspendue ou réorientée par un soi qui n'est pas entièrement soumis à ce qui l'a précédée.
Mais tout ce que nous savons du monde contredit cette image. Qu'on considère l'univers comme strictement déterministe ou régi par des lois probabilistes, sa structure fondamentale reste la même : l'avenir dépend du passé, auquel s'ajoute le bruit inhérent aux équations. Même dans des cadres spéculatifs où le temps est non linéaire ou où les états futurs influencent le passé, les événements sont toujours liés par des régularités internes au système, et non par une force extérieure. Il n'existe aucun espace évident où une force supplémentaire et inexpliquée pourrait s'insérer.
Les neurosciences ne sauvent pas l'intuition. Les expériences classiques de Libet et les travaux plus précis de Soon, Haynes et d'autres chercheurs montrent que des schémas d'activité cérébrale correspondant aux décisions peuvent être détectés avant même que les individus n'affirment avoir pris leur décision. Le système neuronal commence à préparer l'action, et ce n'est qu'ensuite que la conscience intervient et dit : « J'ai choisi cela. » Le sentiment subjectif de volonté arrive tardivement.
La psychologie et les sciences cognitives ajoutent leur propre pression. Le comportement se révèle remarquablement sensible aux amorces, au cadrage, au stress, au contexte de groupe et aux signaux environnementaux subtils. Avec suffisamment d'informations sur le passé et la situation d'une personne, on peut prédire ses choix avec une précision difficilement compatible avec un pouvoir magique permettant de s'affranchir de la causalité. Notre sentiment d'être à l'origine de nos actions apparaît alors moins comme une force fondamentale que comme un récit que le cerveau se raconte sur le fonctionnement de ses sous-systèmes.
Rien de tout cela ne réfute définitivement le libre arbitre métaphysique. Cela signifie simplement qu'il n'existe aucune preuve empirique directe que les choix humains échappent aux chaînes causales, et qu'un nombre croissant d'études suggère que les décisions sont initiées et façonnées par des processus hors du contrôle conscient. L'idée, pourtant répandue, selon laquelle, dans les moments importants, on se détache des courants physiques et psychologiques qui nous ont façonnés, est pour le moins très fragile.
Les philosophes soucieux de préserver le concept de « liberté » ont souvent recours à un changement de perspective. Au lieu d'insister sur la possibilité de rompre les liens de causalité, ils définissent la liberté d'une manière qui s'intègre aisément dans un univers déterministe ou probabiliste. Selon cette conception compatibiliste , un choix est considéré comme libre lorsqu'il découle de nos propres motivations et de notre caractère, et non d'une contrainte extérieure. On est « libre » si personne ne nous force et si la décision est en accord avec notre personnalité. Bien sûr, dans cette optique, « qui nous sommes » – nos motivations, notre caractère, nos dispositions – est le fruit de la génétique, de l'éducation, de la culture et des événements passés, et non un choix libre et arbitraire. Ainsi, le compatibilisme ne restaure pas tant la liberté libertarienne qu'il ne redéfinit la responsabilité au sein d'un monde déjà causal.
Cette évolution a ses avantages. Elle nous permet de continuer à parler de responsabilité et de libre arbitre sans prétendre que les lois de la physique s'arrêtent dès que quelqu'un hésite devant un réfrigérateur. Mais remarquez ce qui s'est passé. La question « Avons-nous le libre arbitre ? » a trouvé sa réponse en modifiant la définition même du « libre arbitre ». Le mystérieux pouvoir supplémentaire sous-entendu dans cette expression courante – cette impression d'un levier intérieur qui aurait pu être actionné dans l'autre sens, toutes choses égales par ailleurs – a discrètement disparu. Il ne reste qu'un concept qui influence notre façon de parler de blâme, de louange et de coercition, et non une nouvelle découverte sur les mécanismes de l'univers.
Avec un peu de recul, la situation se présente ainsi : l’idée intuitive et libertarienne du libre arbitre ne repose sur aucun fondement scientifique direct et fait face à de nombreux arguments contraires. La version plus rigoureuse et compatibiliste subsiste surtout pour simplifier notre langage. Pour une croyance qui semble si évidente, son fondement probant est étonnamment faible.
Maintenant, juxtaposons cela à une affirmation que beaucoup considèrent comme purement spéculative : qu’il existe, ici sur Terre, un véritable phénomène UAP/OVNI, et qu’au moins une partie de celui-ci pourrait impliquer une technologie construite ou exploitée par une intelligence non humaine.
Ici, les preuves vont dans le sens inverse. Quelle que soit l'interprétation finale du phénomène, on ne part pas de zéro. Depuis des décennies, les forces armées enregistrent des objets inconnus sur leurs systèmes radar et infrarouges, dont les manœuvres sont incompatibles avec celles des plateformes connues. Des pilotes ont décrit des rencontres avec des objets plus rapides et plus maniables que leurs propres appareils, parfois corroborées par des données de capteurs et des témoignages d'autres membres d'équipage. Le schéma le plus troublant concerne les infrastructures nucléaires : les champs de missiles, les sites de stockage d'armes, les polygones d'essais et les centrales nucléaires sont régulièrement associés à des objets anormaux et, dans certains cas, à des perturbations simultanées des systèmes d'armes signalées par les responsables des lancements. Les services de renseignement et les ministères de la Défense ont constitué des dossiers sur ces événements qui résistent à toute explication simple et ont commencé, ces dernières années, à reconnaître publiquement l'existence de cas véritablement anormaux.
À cela s'ajoutent des signaux internes : la création de groupes de travail et de services dédiés, des réunions d'information officielles avec les parlementaires, des annexes classifiées, des signalements de lanceurs d'alerte et un flux constant de déclarations de personnes autrefois proches du dossier qui affirment désormais, avec prudence, que les informations contenues dans les archives publiques sont plus nombreuses que ce que ces dernières laissent paraître. On peut légitimement débattre de la fiabilité de chaque élément de ce tableau. Cependant, pris dans leur ensemble, il est difficile de les considérer comme de simples bruits de fond.
Les hypothèses impliquant une intelligence non humaine sont, par nature, extraordinaires. Elles suscitent également des attentes empiriques. Si certains de ces objets sont de véritables engins, ils devraient présenter des comportements de vol similaires lors de différentes rencontres : accélérations soudaines, virages à angle droit, vol stationnaire prolongé sans sustentation visible. C’est le cas. S’ils intéressent les services de sécurité nationale, des tentatives d’analyse des matériaux et de rétro-ingénierie devraient être menées en secret, dans des compartiments qui ne tolèrent aucun examen public. Nombre de lanceurs d’alerte parmi les plus sérieux décrivent systématiquement ce type d’activité . Si vous choisissez de ne croire rien de tout cela, il vous faut néanmoins rendre compte de l’activité institutionnelle elle-même.
Rien de tout cela ne constitue une preuve d'intelligence non humaine au sens où une photographie d'une exoplanète prouverait son existence. Cela signifie toutefois que la conviction qu'« il existe un phénomène réel et anormal, et qu'une version de l'hypothèse de l'intelligence non humaine mérite d'être prise au sérieux » repose sur des éléments probants concrets : relevés d'instruments, témoignages d'experts du domaine, documentation interne, reconnaissance publique de l'existence d'inconnues et pistes de recherche susceptibles, en principe, d'aboutir ou non.
Si l'on se demande ce que signifie être rationnel au milieu de tout cela, il faut reconnaître l'asymétrie. Si la rationalité consiste à fonder sa confiance sur la réalité plutôt que sur ce qui nous semble rassurant, alors l'idée que les humains possèdent un pouvoir métaphysique leur permettant de s'affranchir de la causalité est plus fragile que celle qu'une entité non humaine puisse opérer une technologie sophistiquée dans notre environnement. L'une est profondément liée à notre identité et à la structure de nos institutions. L'autre, bien que plus éloignée de ces liens, repose davantage sur un contact concret avec les données.
C’est pourquoi la comparaison paraît si déconcertante. Le libre arbitre semble être une notion vérifiable de l’intérieur, si bien que presque personne n’exige de bibliographie avant de l’approuver. Les phénomènes d’abus sexuels non protégés (ASP) et les maladies non transmissibles (MNT) semblent appartenir aux confins du possible, sans parler de la stigmatisation qui y est associée ; de ce fait, même des preuves substantielles et complexes sont traitées comme une simple rumeur jusqu’à ce que les institutions les plus prestigieuses rendent leur verdict final.
La question UAP/NHI, en ce sens, met notre épistémologie à rude épreuve. Elle révèle le décalage entre le récit que nous faisons de l'acquisition des croyances et la réalité plus complexe de leur formation. Elle montre que « Apportez-moi des preuves » n'est pas un critère unique et neutre appliqué uniformément à toute affirmation, mais une formule dont le sens varie selon la mesure dans laquelle une conclusion donnée nous obligerait à remettre en question notre propre identité.
Le libre arbitre est au cœur de notre rapport à nous-mêmes. Il sous-tend la responsabilité, la culpabilité, les éloges, l'ambition, le regret. Des systèmes entiers – juridiques, religieux, culturels – reposent sur le postulat qu'à des moments cruciaux, une personne aurait pu faire un autre choix. Remettre en question ce postulat revient à toucher aux fondements mêmes du sens. Alors, la plupart des gens s'abstiennent. Ils laissent ce sentiment tenir lieu d'argument et passent à autre chose.
Les phénomènes aériens non identifiés (PAN) et l'éventualité d'une intelligence non humaine se situent à la limite de ce que notre culture considère comme sérieux. Pendant des décennies, ils ont été associés à des canulars, à des illusions et à des fictions de bas étage. Admettre qu'une entité véritablement inconnue puisse se déplacer de manière contrôlée dans notre environnement bouleverserait nos conceptions du pouvoir, la fiabilité de nos connaissances et la place de l'humanité dans l'histoire. Un tel bouleversement est déstabilisant.
En combinant ces éléments, on obtient un diagnostic intéressant. Lorsqu'une croyance s'intègre facilement aux identités et institutions existantes, nous avons tendance à l'accepter sans difficulté. La demande de preuves passe alors au second plan. En revanche, lorsqu'une croyance menace ces structures, la question se retrouve au premier plan et acquiert une nouvelle dimension. « Montrez-moi les preuves » devient alors une exigence imposée à tout contestataire : il doit satisfaire à une norme bien plus élevée que celle que nous appliquons tacitement au reste de notre vision du monde.
Écrit par Émile Kinley-Gauthier
Professionnel des droits de l'homme et écrivain franco-canadien basé en Thaïlande.
Émile est titulaire d'une maîtrise en études asiatiques de l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève et d'une licence en études internationales de l'Université de Montréal. De nationalité canadienne, il parle couramment français et anglais.
Giorgio Tsoukalos attaque David Grusch. Big Mistake ( usa)
"Giorgio Tsoukalos attaque David Grusch. Big Mistake" est une critique émise dans une vidéo YouTube publiée vers le 10 juin 2026 par The Good Trouble Show avec Matt Ford.
Ce qu’il s’est passé
Photo : Giorgio Tsoukalos
Le post de Giorgio Tsoukalos
Le 9 juin 2026, quelques heures après une conférence de presse sur les UAP/OVNI devant le Capitole avec le lanceur d’alerte David Grusch et 4 membres du Congrès (Rep. Anna Paulina Luna, Tim Burchett, Eric Burlison, Jared Moskowitz), Giorgio Tsoukalos — l’animateur d’Ancient Aliens sur History Channel — a posté :
"SHOW THE EVIDENCE or shut up already. What is this verbal diarrhea of 'irrefutable evidence' WITHOUT any receipts?"
Le problème : en fait c’est une citation inventée !
Selon Matt Ford, personne à cette conférence de presse n’a parlé d’"irrefutable evidence". L’équipe a vérifié la transcription + 5 enregistrements complets de l’événement. Tsoukalos aurait donc fabriqué la citation qu’il critiquait.
La vidéo "Big Mistake"
Matt Ford démonte le post de Tsoukalos point par point. Il rappelle aussi ce que les lanceurs d’alerte comme Grusch ont risqué :
1.Enquête sous l’Espionnage Act pour témoignage sous serment devant le Congrès
3.La plainte de Grusch avait été jugée "crédible et urgente" par l’Inspecteur Général de la Communauté du Renseignement Tsoukalos, lui, aurait qualifié Grusch de "useful idiot".
Le même qui a suivi
La vidéo a été relayée en mème temps sur Facebook et Instagram par The Good Trouble Show. Le visuel : écran splitté Grusch au Congrès vs Tsoukalos en studio, avec une bannière "BIG MISTAKE". La légende accuse Tsoukalos d’avoir exigé des "receipts" pour une citation qui n’a jamais existé.
Réactions en ligne : Très polarisées.
Certains se moquent de Tsoukalos : "clowns like Georgio are all about entertainment not truth"
D’autres réclament des preuves concrètes sur les UAP et accusent les lanceurs d’alerte de chercher le profit
D’autres parlent de persécution des témoins UAP
Qui sont les protagonistes
David Grusch : Ex-officier de l’Air Force et du renseignement. Lanceur d’alerte UAP qui a témoigné devant le Congrès en 2023, affirmant que les USA ont un programme de récupération de vaisseaux non-humains.
Giorgio A. Tsoukalos : Producteur et présentateur d’Ancient Aliens sur History Channel depuis 2009. Connu pour promouvoir la théorie des "anciens astronautes" et pour son mème "I'm not saying it was aliens...".
En résumé : "Big Mistake" accuse Tsoukalos d’avoir attaqué Grusch en déformant ses propos. La vidéo de Matt Ford utilise l’affaire pour critiquer la façon dont les médias sensationnalistes traitent les témoignages UAP, et pour rappeler le coût personnel pour les lanceurs d’alerte.
Ce qui s’est dit lors de la Conférence de presse du 9 juin 2026 - Capitole, Washington D.C.
Tout d’abord qui était présent comme orateur :
David Grusch - Ex-officier de l’Air Force, lanceur d’alerte UAP
Rep. Anna Paulina Luna (R-FL)
Rep. Tim Burchett (R-TN)
Rep. Eric Burlison (R-MO)
Rep. Jared Moskowitz (D-FL)
Journalistes : Leslie Kean, James Fox
1. Ce qui N’A PAS été dit
"Irrefutable evidence" : Cette expression n’a jamais été prononcée pendant la conférence. Matt Ford a vérifié la transcription + 5 enregistrements complets. C’est l’argument central de la vidéo "Big Mistake" — Tsoukalos a attaqué Grusch sur une citation qui n’existe pas.
2. Ce qui A ÉTÉ dit : les points principaux
A. Sur le processus légal et les "preuves"
Grusch et les élus ont rappelé que les lanceurs d’alerte ne peuvent pas divulguer publiquement des documents classifiés.
Les "receipts" ont été remises là où la loi l’impose : à l’Inspecteur Général de la Communauté du Renseignement et aux commissions du Congrès habilitées.
La plainte de Grusch avait été jugée "crédible et urgente" par l’IC IG en 2022.
B. Sur les représailles contre les lanceurs d’alerte
C’est le point central de la conf. Voici ce que Grusch et les élus ont dénoncé :
Enquête sous l’Espionage Act ouverte contre Grusch pour son témoignage sous serment au Congrès
Habilitations de sécurité révoquées
Pensions perdues
Mariages brisés à cause de la pression
Message : "dire la vérité" a un coût personnel énorme pour les témoins UAP
C. Position des élus
Les 4 représentants présents — Luna, Burchett, Burlison, Moskowitz — ont pris la parole pour soutenir Grusch et demander plus de transparence du Pentagone sur les UAP. Bipartisan donc.
D. Le Q&A Matt Ford note que "Yes, the Q&A Got Weird", mais ne détaille pas dans la description YouTube. Pas de transcription publique dispo pour l’instant.
3. Pourquoi "Big Mistake"?
Selon Matt Ford, l’erreur de Tsoukalos est double :
Inventer une citation : Attaquer Grusch sur "irrefutable evidence" alors que personne ne l’a dit à la conf
Ignorer le contexte légal : Exiger "SHOW THE EVIDENCE" publiquement alors que Grusch risque la prison sous l’Espionage Act s’il le fait
Tsoukalos aurait aussi qualifié Grusch de "useful idiot" alors que l’IC IG l’a jugé crédible.
La conférence du 9 juin 2026 portait en fait sur la protection des lanceurs d’alerte et les abus de classification, pas sur des "preuves irréfutables" balancées aux médias.
Tout au long de l'histoire des sciences, nous avons souvent recherché des signes de vie extraterrestre. Mais malgré de nombreuses fausses alertes, nous n'avons encore trouvé aucun autre exemple de vie dans l'Univers.
Nous avons cependant découvert plus de 6500 planètes en dehors de notre système solaire et avons fait de nombreux progrès dans la compréhension de l'histoire et même de l'origine de la vie sur notre planète.
Bien que nous n'ayons pas encore découvert de vie extraterrestre dans l'Univers, les scientifiques explorent trois pistes principales pour y parvenir. Voici comment, avec un peu de chance, nous pourrions en trouver, et bientôt.
Il y a peu de choses dans le monde qui enflamme notre imagination, nos espoirs et nos craintes, comme la possibilité de trouver une vie extraterrestre, la science a fait des progrès remarquables au XXIe siècle.
Révélant de nombreux aspects de l'histoire et des origines de la vie sur Terre,
Explorant les planètes, les lunes et les mondes lointains in situ dans notre propre système solaire,
Découvrant des milliers d'exoplanètes autour d'étoiles situées au-delà du Soleil,
Mesurant des milliards d'étoiles dans la Voie lactée,
Et nous apprenant qu'il existe des billions de galaxies dans l'Univers observable.
Mais malgré tout ce que nous avons découvert et toutes les capacités scientifiques et technologiques que nous avons développées, nous n'avons encore trouvé aucune preuve irréfutable de vie dans l'Univers, au-delà de la vie qui vit ici même sur Terre.
Nous nous sommes souvent bercés d'illusions quant à la découverte de preuves de vie extraterrestre. Des extraterrestres intelligents auraient-ils creusé des canaux sur Mars ? Avons-nous détecté la vie sur Mars lors d'une expérience menée par l'atterrisseur Viking ? Le signal Wow! était-il la preuve d'une communication extraterrestre ? Une météorite martienne contenait-elle des microfossiles indiquant la présence de vie ? La baisse de luminosité de l'étoile Tabby indiquait-elle la présence de mégastructures extraterrestres ? Et les vidéos d'OVNI/PAN ont-elles révélé l'existence de vaisseaux spatiaux extraterrestres sur Terre ?
La réponse à toutes ces questions semble être « non », car les recherches et investigations menées pour confirmer ces hypothèses extraordinaires se sont toutes révélées négatives. Cependant, nous avons toutes les raisons d'espérer que nous ne sommes pas seuls dans l'Univers. Voici nos meilleures pistes scientifiques pour enfin trouver des preuves de vie extraterrestre.
01 PHOTO - Notre notion de zone habitable se définit par la capacité d'une planète de la taille de la Terre, dotée d'une atmosphère similaire et située à une certaine distance de son étoile, à abriter de l'eau liquide, sans couche de glace, à sa surface. Bien que cette description corresponde aux conditions réunies sur Terre, on ignore si la présence d'eau liquide est une condition nécessaire, voire même une condition favorable, à l'apparition de la vie. De nombreux mondes considérés comme de bonnes candidates à la vie seront probablement inhabités ; d'autres, non envisagés actuellement, nous réserveront sans doute de belles surprises à l'avenir. - Crédit : Chester Harman ; NASA/JPL, PHL à l'UPR Arecibo
À bien des égards, l'apparition de la vie dans l'Univers relève du hasard. Chaque étoile en formation a le potentiel de donner naissance à des planètes, des lunes et d'autres corps massifs. Sur chaque monde réunissant les éléments nécessaires, une vie chimique peut émerger de ces matières premières. Sur chaque monde où la vie apparaît, elle a la possibilité de prospérer et de survivre, plutôt que de s'éteindre, se maintenant ainsi pendant des périodes géologiques extrêmement longues. Sur ces mondes où la vie a pu se développer, elle a la possibilité d'évoluer vers une forme complexe, différenciée, et potentiellement même intelligente.
Et enfin, sur les mondes où une vie suffisamment complexe et intelligente apparaît, il se peut qu'une forme de vie atteigne un niveau technologique avancé, du moins temporairement. Il est également possible qu'un événement catastrophique survienne – peut-être naturellement, comme une supernova, un trou noir ou une explosion de rayons gamma, ou peut-être de leur propre fait, comme une guerre nucléaire ou la destruction totale de l'écosystème qui soutient la vie – et anéantisse toute vie sur cette planète.
Pour chacune de ces perspectives, il existe une probabilité, du moins en moyenne à l'échelle de l'Univers, d'un résultat que l'on pourrait considérer comme positif. La première tentative de quantifier ces probabilités et de paramétrer ces grandes inconnues a été réalisée par Frank Drake il y a plus de 60 ans ; son nom est resté associé à la célèbre équation de Drake .
02 - Photo : L'équation de Drake est une méthode permettant d'estimer le nombre de civilisations spatiales technologiquement avancées dans la galaxie ou l'Univers actuel. Cependant, elle repose sur plusieurs hypothèses qui ne sont pas toujours très fiables et comporte de nombreuses inconnues pour lesquelles nous ne disposons pas des informations nécessaires à l'établissement d'estimations pertinentes. - Crédit : Université de Rochester
Aujourd'hui, la science a cependant levé bon nombre des incertitudes qui apparaissaient dans la version originale de l'équation de Drake. Auparavant, il fallait estimer le taux de formation stellaire cosmique ; désormais, un simple recensement des étoiles de notre galaxie et des galaxies de l'Univers suffit. Autrefois, il fallait estimer la proportion d'étoiles possédant des planètes ; nous savons maintenant que la présence de planètes dépend de la métallicité de l'étoile, c'est-à-dire de sa teneur en éléments lourds, la quasi-totalité des étoiles dont la métallicité atteint au moins 25 % de celle du Soleil en possèdent.
Auparavant, nous devions estimer, principalement à partir de nos propres observations au sein du Système solaire, l'abondance de planètes semblables à la Terre : des planètes présentant la taille, la masse, la température et la distance adéquates par rapport à leur étoile. Mais en 2026, plus de 30 ans après la découverte de la première exoplanète, nous en connaissons plus de 6 500, dont un grand nombre non seulement de la taille de la Terre, mais aussi potentiellement semblables à elle. Si ces exoplanètes possèdent une atmosphère ténue comme celle de la Terre, elles se situeraient à la distance idéale de leur étoile pour que de l'eau liquide existe à leur surface : des conditions propices, à notre connaissance, à l'existence d'organismes vivants.
03 Photo : Début mars 2026, plus de 6 100 exoplanètes avaient été confirmées et détectées, et plus de 7 000 candidates étaient encore en attente de confirmation. Bien que les planètes les plus massives soient plus faciles à détecter aux plus courtes distances de leur étoile, nous avons trouvé des preuves de l'existence de nombreuses planètes de la taille de la Terre autour d'étoiles de tous types, y compris à des distances permettant à l'eau liquide de s'écouler à leur surface, avec une atmosphère adéquate. Crédit : Archives des exoplanètes de la NASA
D'après les meilleures données dont nous disposons actuellement, il existe probablement environ 10 milliards (voire plus) de planètes, rien que dans notre galaxie, similaires à la Terre en termes de taille, de masse, de composition et de température d'équilibre, compte tenu de leur distance à leur étoile. Chacune de ces planètes représente une chance, un pari risqué, qu'un événement extraordinaire se produise : l'apparition de la vie, sous une forme ou une autre.
Mais avoir une chance, ou un billet de loterie, ne garantit pas l'apparition de la vie. De nombreuses recherches scientifiques ont été menées sur l'abiogenèse, c'est-à-dire la façon dont la vie émerge de la matière inerte. La plupart de ces recherches suggèrent aujourd'hui que le métabolisme, ou la capacité d'extraire de l'énergie de son environnement , a été l'une des clés majeures pour comprendre l'origine de la vie, la reproduction et la membrane cellulaire (séparant l'intérieur et l'extérieur de l'organisme) apparaissant probablement peu après.
04 - Photo : Si la vie a débuté avec un peptide aléatoire capable de métaboliser les nutriments et l'énergie de son environnement, la réplication pourrait alors découler de la coévolution peptide-acide nucléique. Ici, la coévolution ADN-peptide est illustrée, mais elle pourrait tout aussi bien fonctionner avec l'ARN ou même l'APN comme acide nucléique. Affirmer qu'une « étincelle divine » est nécessaire à l'apparition de la vie relève de l'argument classique du « Dieu bouche-trou », mais prétendre savoir précisément comment la vie est apparue à partir de la non-vie est également une erreur. Ces conditions, notamment la présence de ces molécules à la surface des planètes rocheuses, existaient probablement au cours des 1 à 2 premiers milliards d'années suivant le Big Bang.Crédit : A. Chotera et al., Chemistry Europe, 2018
Pourtant, tant de questions essentielles restent sans réponse. Parmi toutes les planètes semblables à la Terre et potentiellement habitables, que ce soit dans notre voisinage immédiat, dans la Voie lactée ou à travers l'Univers, quelle proportion d'entre elles :
Faire émerger la vie,
Faire persister cette vie émergente,
Faire évoluer cette vie persistante en quelque chose de complexe et de différencié,
Que cette vie complexe et différenciée donne naissance à la vie intelligente,
Et faire en sorte que cette vie intelligente devienne technologiquement avancée,
Tout en évitant l'extinction, ou pire, l'autodestruction ?
Nous savons que sur Terre, la vie a réussi à se développer de toutes ces manières, du moins jusqu'à présent. Mais nous ignorons les probabilités de réussite pour chacune de ces étapes : elles pourraient être fréquentes, inhabituelles, rares, ou le succès de la Terre pourrait même être unique dans tout l'Univers.
Avec un seul exemple de réussite, il est impossible de connaître les chances qu'une autre planète connaisse un succès similaire . Nous savons que la vie est apparue sur Terre très tôt, il y a au moins 3,8 milliards d'années (et peut-être même plus longtemps). Nous savons qu'il a fallu des milliards d'années pour que la vie complexe et différenciée apparaisse sur Terre, et que la vie intelligente est apparue encore plus récemment. Nous n'avons atteint un niveau technologique avancé, au sens moderne du terme, qu'au XXe siècle, et nul ne sait combien de temps nous persisterons dans cet état. Nous ignorons même si nous représentons le « grand prix » de la loterie cosmique qui régit la vie dans notre Univers.
Pour en savoir plus, il nous faudra trouver au moins un deuxième exemple de vie dans l'Univers. Heureusement, trois options principales s'offrent à nous pour tenter de le trouver.
05 - Photo : Les sphères d'hématite (ou « myrtilles martiennes ») photographiées par le rover Opportunity. Cette photographie a été prise dans les basses terres de Mars, à basse altitude, là où l'on suppose que de l'eau liquide recouvrait autrefois la surface aujourd'hui exposée. Un passé aquatique est l'hypothèse la plus plausible pour expliquer la formation de ces sphérules, notamment grâce au fait que nombre d'entre elles sont attachées les unes aux autres, ce qui ne peut s'expliquer que par une origine aqueuse. Bien que des sphérules similaires indiquent généralement la présence de vie sur Terre, une origine abiotique est privilégiée pour expliquer leur présence sur Mars. Crédit : NASA/JPL-Caltech/Université Cornell.
1.) Nous pouvons explorer les mondes ici même, dans notre propre système solaire.
C'est littéralement la solution la plus facile à mettre en œuvre. Certes, il est peu probable qu'une vie intelligente, voire complexe et différenciée, existe sur une autre planète de notre voisinage que la nôtre. Mais :
Mars et Vénus avaient probablement une surface riche en eau dans un passé lointain.
Plusieurs autres mondes possèdent beaucoup d'eau (certains plus que la Terre) et celle-ci peut s'écouler sous une surface solide ou glacée, comme Europe, Ganymède, Encelade et Triton.
De nombreux mondes présentent des conditions atmosphériques intéressantes, voire potentiellement habitables, comme Vénus et Titan.
et les matières premières qui ont donné naissance à la vie ici sur Terre devraient être présentes en abondance sur chacune d'elles.
Du fait de leur proximité, nous pouvons atteindre n'importe laquelle de ces planètes en moins d'une génération, grâce aux technologies actuelles. Nous pouvons effectuer des missions de retour d'échantillons pour analyser directement les matériaux prélevés. Nous pouvons y envoyer des orbiteurs, des atterrisseurs, des hélicoptères et même des foreuses (ou « fondeuses » de glace) pour rechercher à distance des traces de vie. Ou, si nous sommes encore plus ambitieux, nous pouvons y envoyer une mission habitée, avec des scientifiques et du matériel capable d'analyser les échantillons prélevés afin d'y déceler une activité biologique.
06 - Photo : Les surfaces de six mondes différents de notre système solaire, d'un astéroïde à la Lune en passant par Vénus, Mars, Titan et la Terre, présentent une grande diversité de propriétés et d'histoires. Si seule la Terre est connue pour abriter des précipitations d'eau liquide et d'importantes accumulations d'eau liquide à sa surface, d'autres mondes présentent d'autres formes de précipitations et des liquides de surface, tant actuellement que dans un passé lointain. Il est possible qu'autrefois, d'autres mondes, voire d'autres planètes comme Mars et Vénus, aient également abrité de l'eau liquide et peut-être la vie à leur surface.Crédit : Mike Malaska; ISAS/JAXA, NASA, IKI, NASA/JPL, ESA/NASA/JPL
C’est uniquement au sein du Système solaire que nous pouvons pratiquer activement la paléontologie planétaire : la science qui consiste à rechercher non seulement des biosignatures et des signes de vie, mais aussi des formes de vie anciennes, passées et aujourd’hui disparues. Nous pouvons littéralement les exhumer : peut-être dans le sol de Mars ou de l’une de ses lunes (que la mission Martian Moons eXploration de la JAXA explorera bientôt), enfouies sous la surface de Vénus, ou même sur l’une des planètes naines du Système solaire. Il est même possible que la vie présente sur Terre ait commencé ailleurs dans le Système solaire, ou qu’elle ait fourni les germes d’une vie qui prospère aujourd’hui ailleurs. Après tout, notre propre environnement est le meilleur endroit pour observer attentivement lorsque nous entamons notre recherche de vie extraterrestre.
2.) Nous pouvons rechercher, à distance, des signes potentiels de vie dans les exoplanètes.
À mesure que le nombre d'exoplanètes connues augmente, la nécessité scientifique de développer des technologies capables de mesurer à distance ce qui se passe sur un monde situé à des années-lumière de nous se renforce. Les processus biologiques, du moins tels que nous les comprenons, impliquent toujours non seulement la métabolisation des ressources de l'environnement, mais aussi l'élimination des déchets. Ces deux processus, l'utilisation des ressources existantes et la production et l'élimination des déchets, sont des caractéristiques essentielles de la vie qui, au fil du temps, peuvent modifier la composition de l'atmosphère d'une planète de manière détectable.
07 - Photo : Lorsque la lumière d'une étoile traverse l'atmosphère d'une exoplanète en transit, elle y laisse une empreinte spectrale. En fonction de la longueur d'onde et de l'intensité des raies d'émission et d'absorption, la présence ou l'absence de diverses espèces atomiques et moléculaires au sein de l'atmosphère de l'exoplanète peut être révélée grâce à la spectroscopie de transit. Le JWST ne peut pas encore obtenir de spectres pour les planètes de la taille de la Terre orbitant autour d'étoiles semblables au Soleil, mais l'Observatoire des Mondes Habitables y parviendra enfin.Crédit : ESA/David Sing/Mission PLATO (Transits et Oscillations Planétaires des étoiles)
C'est là qu'intervient la spectroscopie des transits. Lorsqu'une planète passe devant son étoile par rapport à notre ligne de visée, elle bloque une partie de la lumière de cette étoile. C'est principalement grâce à ce phénomène que les exoplanètes ont été détectées par des observatoires comme Kepler et TESS. Cependant, si ces exoplanètes possèdent également une atmosphère, une partie de cette lumière ne sera pas bloquée par la planète lors d'un transit, mais se comportera comme si elle était filtrée : les signatures d'absorption des molécules de l'atmosphère s'y imprimeront.
Grâce à ces méthodes, nous pouvons détecter diverses molécules susceptibles d'indiquer la présence de vie : l'oxygène, l'eau, le méthane, le dioxyde de carbone, l'ozone, et potentiellement même des molécules extrêmement complexes que seule une vie intelligente pourrait développer, comme les chlorofluorocarbures . Pour les planètes qui ne transitent pas, une autre option existe, que nous espérons concrétiser avec le projet d'Observatoire des Mondes Habitables : l'imagerie directe de planètes de la taille de la Terre, situées à des distances similaires autour d'étoiles semblables au Soleil. À partir d'un seul pixel, nous pourrions déterminer si une planète possède des océans, des calottes glaciaires, des continents, une couverture nuageuse partielle, des zones où la couleur varie au fil des saisons, ou encore des variations saisonnières de la concentration des gaz.
08 - PHOTO : Cette animation montre les quatre super-Jupiter photographiées directement en orbite autour de l'étoile HR 8799, dont la lumière est masquée par un coronographe. Ces quatre exoplanètes figurent parmi les plus faciles à photographier directement grâce à leur grande taille, leur luminosité et l'immense distance qui les sépare de leur étoile. Actuellement, l'imagerie directe d'exoplanètes est limitée aux exoplanètes géantes situées à de grandes distances d'étoiles brillantes, mais les progrès de la technologie des coronographes vont radicalement changer la donne.
Crédit : Jason Wang (Northwestern)/William Thompson (UVic)/Christian Marois (NRC Herzberg)/Quinn Konopacky (UCSD)
3.) La recherche de techno signatures.
Si nous étions situés très loin et souhaitions savoir si la planète Terre est habitée, plusieurs méthodes s'offriraient à nous. Bien sûr, nous pourrions nous y rendre et l'observer de près : c'est la première option que nous avons envisagée, mais elle est actuellement limitée aux mondes de notre système solaire grâce à la technologie actuelle. Nous pourrions l'observer à distance, de loin, et détecter les signatures moléculaires associées à la vie, ainsi que les modifications atmosphériques et visuelles qu'elle induit. Mais nous pourrions aussi rechercher les signatures spécifiquement humaines – les signatures d'une espèce intelligente et technologiquement avancée – créées ici même sur Terre.
Ces signatures comprennent :
Émissions de radio,
Signaux de télévision,
Éclairage artificiel la nuit,
La présence d'essaims de satellites artificiels autour de la Terre,
Les engins spatiaux qui ont quitté l'orbite terrestre basse, voire le système solaire,
ainsi que toutes les technologies que nous n'avons pas encore imaginées. Des initiatives comme SETI visent à détecter les types de signatures que nous savons créées par les humains ou que nous pouvons imaginer créées à distance par d'autres extraterrestres intelligents : simplement en écoutant les signaux émis. Si une série de nombres premiers était diffusée, ou un message codé contenant trop d'informations pour avoir été créé naturellement, nous pourrions le découvrir simplement en l'écoutant et en le déchiffrant.
09 - Photo : Même en cas de décodage erroné, comme illustré ici, le signal du message d'Arecibo, sous ce format, paraît suffisamment structuré pour permettre à un récepteur extraterrestre intelligent de conclure qu'il ne s'agit pas d'un signal aléatoire. De telles signatures pourraient être détectées soit par un réseau de radiotélescopes, soit par un grand radiotélescope à antenne unique.
Crédit : jarmokivekas au projet Wikipédia
Comme toujours en science, on ne sait jamais ce qu'on va trouver avant d'avoir cherché. Nos outils actuels n'ont encore rien donné, mais nous commençons à peine à sonder la Voie lactée à la recherche de signes de vie : formes anciennes, microbiennes, complexes, intelligentes, technologiquement avancées, ou autres. Nous n'avons fait qu'effleurer les eaux les plus superficielles de l'océan cosmique ; tout ce que nous avons pu constater, c'est que la vie n'est pas aussi répandue que partout ailleurs dans l'Univers.
Pour déterminer l'abondance de la vie et réaliser la découverte capitale du premier monde habité au-delà du nôtre, nous avons besoin des outils adéquats. Cela inclut :
Une flotte de vaisseaux spatiaux dédiés à l'exploration du système solaire, au retour d'échantillons et à l'analyse de l'atmosphère, de la surface et du sous-sol des mondes accessibles.
Un ensemble de télescopes terrestres et spatiaux capables de sonder directement les atmosphères des exoplanètes, notamment des télescopes terrestres de 30 mètres, l'Observatoire du Monde Habitable doté d'un coronographe de nouvelle génération, et potentiellement même un télescope associé à un dispositif d'observation des étoiles.
Et un nouveau réseau de radiotélescopes, comme le ngVLA, ainsi qu'un gigantesque radiotélescope à antenne unique, comme celui d'Arecibo reconstruit.
Tout ceci est réalisable et à la portée des technologies actuelles, et la découverte de la vie au-delà de l'origine de la Terre constituerait la découverte scientifique la plus importante de l'histoire de l'humanité. Après tout, le seul moyen d'être certain que nous ne sommes pas seuls dans l'Univers est de trouver un autre exemple de planète habitée. Mais à moins de concevoir et d'utiliser les outils adéquats, nous ne pourrons pas le savoir.
=================================================
Ethan Siegel
Astrophysicien théoricien et rédacteur scientifique Ethan Siegel est docteur en astrophysicien et auteur de « Starts with a Bang ! ». Il est vulgarisateur scientifique et enseigne la physique et l'astronomie dans plusieurs universités. Depuis 2008, son blog lui a valu de nombreuses récompenses pour ses écrits scientifiques, dont le prix du meilleur blog scientifique décerné par l'Institut de physique. Ses deux outrages, « Treknology : The Science of Star Trek from Tricorders to Warp Drive » et « Beyond the Galaxy : How humanity looked beyond our Milky Way and discovered the entire Unive