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mercredi 24 juin 2026

Une analyse de la troisième version des fichiers UAP américains

Une analyse de la troisième version des fichiers UAP américains publiés sur WAR.GOV/UFO


Le 12 juin 2026, le département de la Guerre américain (Department of War) a mis en ligne la troisième tranche de fichiers déclassifiés relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés (UAP), dans le cadre du programme Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters (PURSUE). Cette publication, qui intervient trois semaines après la deuxième vague de documents, constitue une étape supplémentaire dans l'initiative de transparence historique lancée par l'administration Trump. Le site WAR.GOV/UFO, qui héberge l'ensemble des archives, a enregistré plus de 1,7 milliard de visites dans le monde depuis son lancement le 8 mai 2026, témoignant de l'engouement planétaire suscité par ces révélations.

Le programme PURSUE : un effort de transparence sans précédent

Lancé par décret présidentiel, le programme PURSUE est présenté par ses promoteurs comme l'initiative de déclassification la plus ambitieuse de l'histoire américaine. Il repose sur une collaboration interagence associant la Maison-Blanche, le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), le département de l'Énergie, le bureau AARO (All-domain Anomaly Resolution Office), la NASA, le FBI et d'autres composantes des services de renseignement américains.

Le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a déclaré que ces fichiers, « longtemps cachés derrière des classifications, ont alimenté des spéculations légitimes — et il est temps que le peuple américain les voie par lui-même ». La directrice du renseignement national Tulsi Gabbard a abondé dans ce sens, soulignant l'engagement de l'administration à offrir une « transparence maximale » au public.

 Contenu de la troisième version : chiffres et nature des documents

La troisième version, baptisée Release 03, comprend au total 72 fichiers répartis comme suit :

  • ·         53 documents
  • ·         10 images ou rendus numériques
  • ·         6 vidéos
  • ·         3 enregistrements audio de la NASA

Ces documents proviennent de multiples agences fédérales : la CIA, le FBI, la NASA, le département de la Défense et d'autres services non spécifiés. Ils couvrent une période allant de 1949 à 2025, offrant un panorama diachronique des signalements et des investigations menées par le gouvernement américain.

Contrairement aux versions précédentes qui étaient dominées par des images militaires, cette troisième tranche propose quatre vidéos amateur collectées par le FBI, accompagnées d'interviews des témoins. Ces enregistrements illustrent cinq incidents distincts survenus au cours des trois dernières années, tous sur le territoire américain.

Photo extrait vidéo juillet 2025. Doc du Pentagone

1. L'observation du Nord-Est (juillet 2025)

La vidéo intitulée « Northeastern Orb Sighting » montre deux lumières brillantes se déplaçant dans le ciel. Selon la description du FBI, « les témoins ont décrit le mouvement des orbes comme silencieux et fluide, se déplaçant en tandem comme s'ils volaient en formation ou étaient attachés ensemble ».

2. Les orbes au-dessus de l'étang (octobre 2024)

Le second film, « Orbs Over the Pond », présente une observation située à moins de 40 kilomètres du lieu du premier incident. La description officielle évoque « une source lumineuse en dessous de l'horizon, planant au-dessus d'un étang à une distance estimée de 820 mètres ». L'objet, qualifié de « sphère semblable à un plasma », changeait intermittemment de forme et de luminosité, et la source primaire semblait parfois se diviser en points lumineux plus petits. L'objet est resté stationnaire pendant environ 45 minutes avant de disparaître.

3. L'incident d'octobre 2023

Plusieurs agents fédéraux ont rapporté avoir observé des orbes étranges près d'un site sensible de sécurité nationale dans l'ouest des États-Unis, sur une période de deux jours. Un agent a raconté que son collègue lui avait demandé : « Tu vois ça ? » alors qu'un orbe lumineux éclairait le ciel.

4. Le rendu artistique de Colorado Springs (2022)

Un rapport de l'armée de terre décrit un objet stationnaire en forme de pomme de terre au-dessus de la montagne Cheyenne, près de Colorado Springs, présentant une apparence translucide et chatoyante avec une structure de panneaux irréguliers. L'analyse gouvernementale a évalué avec une « faible confiance » l'hypothèse selon laquelle la rétrodiffusion de la lumière du soleil sur la neige des montagnes, éclairant des nuages bas, pourrait expliquer l'observation. L'affaire reste non résolue.

5 – Un document sur un cas au Zimbabwe

Les documents comprennent également un rapport de la CIA datant de juillet 2008  faisant état d'une observation d'un objet volant non identifié au-dessus de l'aéroport international d'Harare, au Zimbabwe. Ce rapport a été transmis à la salle de crise de la Maison-Blanche et à la communauté du renseignement. Les personnes informées de l'incident ignoraient si l'objet en vol stationnaire, qui semblait émettre des « rayons », était un appareil de reconnaissance d'un gouvernement étranger ou d'origine extraterrestre.

D'après les témoins, « l'objet avait la forme d'un disque creux en son centre et comportait une série de lumières rotatives sous sa structure ». Sa présence a déclenché une alerte maximale dans la région.

Les documents : entre déclassification historique et stratégie de « décrédibilisation »

Parmi les documents les plus significatifs figure le rapport du Scientific Advisory Panel on Unidentified Flying Objects, un comité d'experts convoqué par la CIA en 1952 et 1953. Ce panel avait conclu que les soucoupes volantes ne constituaient pas une menace physique, mais avait recommandé une politique officielle de « décrédibilisation » (debunking) afin de « dépouiller le sujet des OVNI de son mystère ». Les experts mettaient en garde contre une « psychologie nationale morbide » autour des OVNI, qui pourrait être exploitée par des adversaires.

Cette révélation met en lumière une tension fondamentale entre la posture historique de suppression et la politique actuelle de divulgation.

La troisième version inclut également plus de deux heures d'audio issues des missions Apollo. On y trouve notamment des extraits du débriefing de la mission Apollo 16 (1972), au cours duquel un intervenant fait une remarque désinvolte à propos d'une « base extraterrestre » (alien starbase) en discutant de données expérimentales.

Interview de Walter Cronkite avec l’astronaute de la NASA Gordon Cooper

Un autre extrait, daté de novembre 1962, capture l'astronaute Gordon Cooper répondant aux questions du journaliste Walter Cronkite sur les OVNI. Cooper déclare qu'« un grand nombre de personnes exceptionnellement qualifiées ont vu des objets » sans explication logique, et émet l'hypothèse de l'existence d'autres planètes dotées d'atmosphères similaires à la Terre, où « une forme de vie humaine » pourrait exister.

 Analyse et perspectives

Une approche empirique, sans conclusions définitives

Aucun des fichiers publiés ne tire de conclusion quant à la nature extraterrestre des phénomènes observés ou à une éventuelle menace pour la sécurité nationale. Le bureau AARO a estimé que certains signalements étaient compatibles avec certaines technologies militaires américaines, mais qu'aucun système ne « rend pleinement compte de toutes les caractéristiques rapportées du phénomène ».

Une déception pour les passionnés ?

Certains commentateurs ont exprimé leur déception face à ce troisième lot, évoquant une image de « pomme de terre dans le ciel ». Il n'en demeure pas moins que cette publication, par son ampleur et sa diversité, marque une avancée significative dans la transparence gouvernementale sur un sujet longtemps resté tabou.

Une dynamique de publication continue

Le département de la Guerre a confirmé que d'autres fichiers seront publiés de manière continue (on a rolling basis), les équipes travaillant activement sur la prochaine version. À ce jour, l'administration Trump a déclassifié 298 fichiers liés aux UAP, avec des documents remontant aux années 1940.

Conclusion

La troisième version des fichiers UAP publiée dans le cadre du programme PURSUE constitue un jalon important dans l'histoire de la transparence gouvernementale américaine. En mêlant documents historiques — comme le rapport de la CIA de 1953 recommandant la décrédibilisation — et témoignages contemporains — comme les vidéos d'orbes filmées par des témoins oculaires en 2024 et 2025 —, cette publication offre au public une matière brute à analyser, sans interprétation orientée. Si elle ne fournit pas de réponses définitives sur la nature des UAP, elle pose les bases d'un débat éclairé et participe à la démystification progressive d'un sujet longtemps confiné aux cercles spéculatifs. Comme l'a rappelé le secrétaire Pete Hegseth, il appartient désormais au peuple américain — et au monde — de se forger sa propre opinion.

 

Équipe rédactionnelle GEOS France MP

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https://ovni-91.blogspot.com/p/uap-afrique-le-chanteur-reggae-nepson.html

 

 

lundi 22 juin 2026

Ce que la divulgation des PAN peut révéler sur nous.

La divulgation de phénomènes anormaux non identifiés est une histoire qui parle des gens

Ce que la divulgation des PAN peut révéler sur nous.

Publié le 18 juin 2026

Jennice Vilhauer, docteur en philosophie


Source et traduction : https://www.psychologytoday.com/us/blog/living-forward/202606/unidentified-anomalous-phenomena-disclosure-is-a-story-about-people

 

Une grande partie du débat public autour de la divulgation se concentre sur une seule question : que sont les phénomènes anormaux non identifiés (PAN) ?

S'agit-il d'une technologie avancée ? D' une intelligence non humaine ? De quelque chose que nous n'avons pas encore imaginé ?

Ces questions sont importantes. Le mystère en lui-même est fascinant, et la recherche de réponses constitue une entreprise scientifique louable. Pourtant, il existe une autre dimension de la révélation qui reçoit souvent beaucoup moins d'attention . La révélation n'est pas seulement une histoire d'objets non identifiés, d'informations cachées ou de phénomènes inexpliqués. C'est aussi une histoire humaine.

Les conséquences les plus profondes de la révélation ne proviennent peut-être pas de ce qui est découvert dans le ciel, mais de ce qui se passe en nous lorsqu'on nous demande de reconsidérer ce que nous croyons être vrai.

Tout au long de l'histoire, l'humanité a été confrontée à maintes reprises à des informations remettant en cause des convictions profondément ancrées. Nous avons appris que la Terre n'est pas le centre du cosmos. Nous avons découvert que la vie évolue par des processus naturels. Nous avons réalisé que notre galaxie n'est qu'une parmi des milliards. Chaque révélation nous a obligés à revoir notre compréhension de la réalité et de notre place en son sein. L'histoire suggère que les êtres humains sont capables d'intégrer même des révisions profondes de leur vision du monde, bien que ce processus soit souvent progressif plutôt qu'immédiat. (1)

Comment la psychologie humaine traite les nouvelles révélations

L'histoire de ces découvertes est souvent présentée comme une histoire scientifique. Mais c'est aussi une histoire psychologique. De nouvelles informations s'intègrent à un monde de croyances, d'identités, d'institutions, de relations, d'espoirs et de craintes déjà établis. Il faut leur donner un sens. Il faut décider de leur signification et de leur place dans le récit de leur vie.

Si les révélations continuent de se produire, il n'en sera pas de même.

Certaines personnes peuvent éprouver de l'émerveillement, de la curiosité et de l'enthousiasme. D'autres peuvent ressentir de l'incertitude, du scepticisme, de l'anxiété ou de la résistance. Certaines peuvent éprouver de la colère . Nombreuses sont celles qui traverseront plusieurs de ces réactions à différents moments. La question la plus importante n'est peut-être pas de savoir si les gens réagissent, mais comment ils s'adaptent.

Les êtres humains sont des êtres qui donnent du sens à leur existence. Nous ne nous contentons pas de recevoir l'information ; nous l'interprétons. Nous l'intégrons à des récits qui définissent qui nous sommes, d'où nous venons et quel avenir nous envisageons. Lorsque de nouvelles informations remettent en question ces récits, un processus d'ajustement se met en place. Les recherches suggèrent que le rétablissement de la cohérence et du sens est l'un des principaux moyens par lesquels les individus s'adaptent aux événements perturbateurs de la vie et aux remises en cause majeures de leurs convictions. (2)

Cette adaptation témoigne de l'une des plus grandes forces de l'humanité.

L'adaptation psychologique compte parmi les capacités les plus remarquables de notre espèce. L'être humain survit aux guerres, aux bouleversements économiques, aux catastrophes naturelles, aux révolutions technologiques et aux tragédies personnelles. Nous faisons notre deuil, nous nous interrogeons, nous apprenons et, finalement, nous trouvons des moyens d'aller de l'avant. L'esprit humain n'est pas conçu pour éviter le changement, mais pour s'y adapter. Des décennies de recherches sur la résilience suggèrent que l'adaptation, plutôt qu'un dysfonctionnement durable, est l'issue à long terme la plus fréquente après une épreuve importante. (3)

C’est pourquoi la question de la divulgation dépasse largement le simple fait de prouver ou d’infirmer l’existence d’une intelligence non humaine. Même si des réponses définitives émergent, le défi majeur consistera à aider les individus et les sociétés à intégrer la signification de ces réponses.

Le débat public part souvent du principe que la transparence se résume à l'information. En réalité, elle concerne aussi la confiance, la communication, la résilience et la compréhension. Il s'agit de savoir si les institutions peuvent communiquer avec sincérité en période d'incertitude. Il s'agit de savoir si les communautés peuvent aborder des sujets difficiles sans polarisation ni peur . Il s'agit de savoir si les individus peuvent garder les pieds sur terre face à des questions qui n'ont pas forcément de réponses immédiates.

Si cette révélation confirme que l'humanité n'est pas seule, il s'agira sans aucun doute d'une découverte scientifique historique. Mais elle révélera aussi quelque chose sur nous-mêmes. Elle montrera comment nous réagissons face à une réalité qui dépasse notre compréhension actuelle. Elle démontrera si nous nous replions sur nous-mêmes, victimes de la peur et de la division, ou si nous privilégions la curiosité, l'humilité et l'épanouissement personnel.

Ce que la divulgation révèle en fin de compte

En ce sens, la divulgation n'est pas simplement un récit de ce qui pourrait exister. C'est un récit de qui nous sommes.

Le mystère des PAN sera peut-être un jour résolu. Les données s'accumuleront. Les preuves seront évaluées. Des conclusions scientifiques émergeront. Ces questions, aussi importantes soient-elles, ont finalement une fin.

L'histoire humaine, elle, ne l'est pas.

L'héritage durable de la révélation ne réside peut-être pas dans la découverte elle-même, mais dans la manière dont l'humanité choisit de l'accueillir. Notre capacité d'adaptation, de coopération , de construction de sens et de résilience pourrait s'avérer tout aussi importante que n'importe quelle révélation.

Car, au final, la divulgation ne se résume pas à la compréhension d'une réalité plus vaste.

Il s'agit de se comprendre soi-même.

Références

1. Kuhn TS. La structure des révolutions scientifiques. 4e éd. Chicago: University of Chicago Press; 2012.

2. Park CL. La construction du sens dans le contexte des catastrophes. J Clin Psychol. 2016 ;72(12):1234–1246. doi:10.1002/jclp.22270

3. Bonanno GA. Perte, traumatisme et résilience humaine : avons-nous sous-estimé la capacité humaine à s’épanouir après des événements extrêmement traumatisants ? Am Psychol. 2004 ;59(1) :20-28. doi :10.1037/0003-066X.59.1.20

 

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À propos de l'auteur

Jennice Vilhauer, PhD., est une psychologue clinicienne américaine, spécialisée dans les approches thérapeutiques centrées sur l’avenir. Elle est notamment connue pour avoir développé la Future Directed Therapy (FDT), une méthode thérapeutique conçue pour aider les patients à surmonter les schémas de pensée négatifs en se concentrant sur la construction d’un avenir plus positif et motivant.

Parcours professionnel et académique

Formation : Elle a obtenu un doctorat en psychologie (Ph.D.) et s’est spécialisée dans les troubles de l’humeur et les approches cognitivo-comportementales.

Expérience : Avec plus de 20 ans d’expérience en santé mentale, elle a travaillé dans des contextes cliniques variés, notamment en cabinet privé à Los Angeles.

Recherche : Ses travaux portent sur l’impact des pensées négatives sur le bien-être mental et les stratégies pour les transformer en visions constructives.

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VISITER LA PAGE CONCERNANT CETTE OBSERVATION :

https://ovnietuapinfo.com/tripoli-libye-23-octobre-1954/



dimanche 7 juin 2026

OVNI - Le point sur le retrait de Mgr. Stephen Rossetti de ses fonctions d’exorciste diocésain.

Le point sur le « dossier du chief exorcist » de l’archidiocèse de Washington lié au cardinal Robert McElroy

Après près de vingt ans de ministère comme exorciste dans l’archidiocèse de Washington, Mgr Stephen Rossetti a été relevé de ses fonctions. En cause, des déclarations associant de nombreux phénomènes OVNI à une manifestation démoniaque, des propos que le cardinal Robert McElroy juge incompatibles avec l’enseignement de l’Église

Une affaire récente, le « dossier du chief exorcist » de l’archidiocèse de Washington lié au cardinal Robert McElroy et le retrait de Mgr. Stephen Rossetti de ses fonctions d’exorciste diocésain.

Ce qui s'est passé

Le 3 juin 2026, le cardinal Robert McElroy a annoncé :

  • La révocation de Mgr Rossetti comme exorciste de l’archidiocèse ;
  • La rupture de tout lien officiel entre l’archidiocèse et le Saint Michael Center for Spiritual Renewal, organisme dirigé par Rossetti.

Selon la déclaration officielle de l’archidiocèse, la décision a été motivée par des déclarations publiques de Rossetti établissant un lien entre les OVNI/UAP (phénomènes aériens non identifiés) et une présence démoniaque. Le cardinal McElroy a estimé que ces affirmations et l’usage récent des réseaux sociaux par le centre « compromettaient gravement » l’enseignement catholique précis concernant les démons et l’exorcisme.

LE COMMUNIQUE DE PRESSE OFFICIEL

https://adw.org/news/statement-cardinal-mcelroy-on-monsignor-stephen-rossetti/?utm_source=chatgpt.com  

3 juin 2026

 

 

Déclaration du cardinal Robert McElroy, archevêque de Washington, au sujet de Monseigneur Stephen Rossetti

L'archidiocèse de Washington a annoncé aujourd'hui que le cardinal Robert McElroy a démis de ses fonctions d'exorciste Monseigneur Stephen Rossetti, prêtre du diocèse de Syracuse (État de New York), et a mis fin à toute affiliation entre l'archidiocèse et le Centre Saint-Michel pour le renouveau spirituel situé à Washington, D.C.

Le cardinal McElroy a déclaré que les déclarations de Monseigneur Rossetti liant les ovnis à une présence démoniaque et l'utilisation récente des médias sociaux par le Centre compromettent gravement l'enseignement très précis de l'Église sur le diable, les démons et l'exorcisme.


Déclaration du cardinal Robert McElroy concernant Monseigneur Stephen Rossetti

Photo : Monseigneur Stephen Rossetti

L'Arquidiócesis de Washington a annoncé aujourd'hui que le cardinal Robert McElroy avait destitué le monseñor Stephen Rossetti, sacerdote du diocèse de Syracuse, New York, comme exorciste de l'arquidiocèse de Washington, et qu'il avait pu fin à toute affiliation entre l'arquidiocèse et le Centre de rénovation spirituelle de San Miguel situé à Washington, CC    

Le cardinal McElroy a dit que les déclarations faites par Monseigneur Rossetti ont vaincu les OVNI avec la présence démoniaque et l'utilisation récente des réseaux sociaux par une partie du Centre socavan gravement l'enseñanza très précise de l'Église sur le diable, les démons et l'exorcisme.

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L'archidiocèse catholique romain de Washington compte plus de 655 000 catholiques, 140 paroisses et 90 écoles catholiques, situés à Washington, D.C., et dans cinq comtés du Maryland : Calvert, Charles,  Montgomery, Prince George's et St. Mary's.

Les propos controversés

Dans une vidéo publiée fin mai 2026, Rossetti a déclaré qu'à son avis personnel, une partie importante des observations d’OVNI pourrait être d’origine démoniaque plutôt qu’extraterrestre. Ces propos ont suscité une forte attention médiatique et ont conduit à l’intervention de l’archidiocèse.

https://people.com/catholic-priest-removed-as-exorcist-after-linking-ufos-to-demons-in-recent-social-media-video-11991221?utm_source=chatgpt.com

Réaction de Rossetti

Après son éviction, Rossetti a indiqué être attristé par la décision mais a affirmé accepter l’autorité de l’Église et a demandé pardons si certains de ses déclarations avaient pu s’écarter de l’enseignement officiel.

Déclaration de Rossetti : https://apnews.com/article/catholic-church-washington-archdiocese-ufos-demons-exorcism-6cb3c6d10fdfc1b6263b05f9bfabd85c

« Il y a un danger », a déclaré Rossetti dans une vidéo publiée le 29 mai 2026 sur sa page Facebook, abordant les observations d'OVNI et l'existence des extraterrestres. « En tant qu'exorciste, je voulais souligner ce danger. Car les démons aiment se cacher… Ils ne veulent pas que nous sachions ce qu'ils font, car ils sont plus efficaces quand nous ne nous en apercevons pas. »

« Ils peuvent en quelque sorte s'insinuer dans votre esprit, vous savez, et manipuler les choses dans le monde pour nous inciter à faire le mal. »

« Je suis personnellement convaincu que la plupart, voire la totalité, de ces observations d'OVNI sont en réalité l'œuvre de démons », a ajouté Rossetti.

Rossetti a également déclaré que l'on peut être de bons catholiques et croire à l'existence de la vie sur d'autres planètes, même s'il ne croit pas personnellement à l'existence de la vie ailleurs.

Dans un communiqué publié sur le site web du St. Michael Center, Rossetti a déclaré être attristé par la décision de l'archidiocèse.

« Je demande pardon pour tout manquement à l’enseignement du Magistère de l’Église, notamment concernant la vidéo citée sur les extraterrestres et le démoniaque », a-t-il déclaré. « Je crois qu’il est primordial d’obéir à l’Église et je m’efforcerai toujours de faire en sorte que toutes mes actions et celles du Centre soient conformes à cet enseignement. »

Rossetti, suivi par plus de 148 000 personnes sur Instagram, est un psychologue renommé et un exorciste. Son centre est spécialisé dans l’accompagnement spirituel des prêtres confrontés à diverses difficultés.

SUR SON BLOG IL A DEMANDE PARDON :

« Je suis attristé par la décision de l’archidiocèse de Washington de mettre fin à ses liens avec le St. Michael Center for Spiritual Renewal (SMC). Je demande pardon pour les cas où je n’aurais pas été fidèle aux enseignements du Magistère de l’Église, en particulier dans la vidéo mentionnée, au sujet des “extraterrestres et du démoniaque”. Je crois qu’il est de la plus haute importance d’être obéissant à l’Église et je continuerai à m’efforcer de soumettre tout ce que je fais, tout comme le Centre, à cette obéissance. De même, je continuerai à encourager chacun à faire de même. Comme je le dis souvent : “Restez dans la barque !“, c’est-à-dire restez dans la barque de Pierre, elle vous amènera sains et saufs à bon port. Je suis reconnaissant pour ces 19 années de ministère dans l’archidiocèse de Washington en tant qu’exorciste et je remercie l’archidiocèse pour son soutien et sa bénédiction tout au long de ces années. Nous garderons le cardinal et tous les membres de l’archidiocèse de Washington dans nos prières pour leur important ministère. Le SMC a l’intention de poursuivre son ministère ailleurs.

« Que les abondantes bénédictions de Dieu soient sur vous,

« Mgr Stephen J Rossetti »

Enjeu de fond

L’affaire ne porte pas sur une accusation criminelle ou financière, mais sur une question doctrinale et pastorale : jusqu’où un exorciste peut-il exprimer publiquement des opinions personnelles sur les OVNI, les extraterrestres et le démon sans donner l’impression qu’il s’agit d’un enseignement officiel de l’Église ? Le cardinal McElroy a jugé que cette limite avait été franchie.

Ce que disait précisément Mgr Rossetti sur les OVNI

Mgr Stephen Rossetti n’a pas simplement évoqué les OVNI — il a proposé une interprétation très spécifique :

  • Il affirmait que beaucoup d’observations d’OVNI ne seraient pas extraterrestres
  • Mais plutôt d’origine préternaturelle (démoniaque)
  • En s’appuyant sur son expérience d’exorciste (phénomènes étranges, tromperie, manifestations inhabituelles)

En résumé, il avançait que certains OVNI pourraient être des manifestations destinées à tromper l’humanité, ce qui, dans la théologie catholique, correspond à l’action des démons.

Pourquoi ça pose problème à l’Église

Le point clé n’est pas seulement le sujet OVNI, mais le statut de ces affirmations.

1. Ce n’est pas l’enseignement officiel

L’Église catholique :

  • Reconnaît l’existence des démons (dans un cadre théologique précis)
  • N’a aucune position officielle reliant OVNI et démons

Donc :

Dire publiquement « les OVNI sont probablement démoniaques » c’est présenter une opinion personnelle comme quasi-doctrinale.

2. Risque de confusion et de dérive

Pour l’Archidiocèse of Washington, plusieurs dangers : Mélange entre foi, paranormal et spéculation, et encore crédibiliser des théories non vérifiées, d’où perte de sérieux du ministère d’exorciste ce qui a été amplifier via les réseaux sociaux (effet viral)

3. Le rôle particulier d’un exorciste

Un exorciste n’est pas un commentateur libre :

  • Il agit au nom de l’évêque
  • Sur un sujet déjà sensible (possession, démonologie)
  • Avec obligation de prudence extrême

Donc quand Rossetti parle publiquement, il est perçu comme porte-parole implicite de l’Église

Pourquoi la réaction a été rapide

Le cardinal McElroy a jugé que la ligne rouge était franchie pour 3 raisons :

  1. Visibilité élevée (vidéo diffusée largement)
  2. Sujet explosif (OVNI + démons = forte résonance médiatique)
  3. Confusion doctrinale potentielle

Résultat :

- retrait immédiat de sa fonction d’exorciste

- distanciation officielle avec son centre

Cette affaire n’est pas une querelle sur les extraterrestres. C’est un conflit entre :

  • Expérience personnelle d’un exorciste
    vs
  • Discipline et prudence institutionnelle de l’Église

Et sur le fond : OVNI vs démonologie

Aujourd’hui, il existe 3 grandes positions dans les milieux religieux :

  1. Neutre : les OVNI relèvent de phénomènes naturels ou inconnus
  2. Ouverture prudente : possibilité de vie extraterrestre (acceptée par certains théologiens)
  3. Interprétation spirituelle (minoritaire) : certains phénomènes pourraient être démoniaques

Rossetti s’inscrit donc clairement dans la 3e — la plus controversée.

Ce que dit réellement le Vatican sur les extraterrestres

L'Église catholique n'enseigne ni que les extraterrestres existent, ni qu'ils n'existent pas. La position officielle est essentiellement :

S'il existe d'autres êtres intelligents dans l'univers, cela ne contredit pas la foi chrétienne.

Depuis des années, des astronomes du Vatican Observatory expliquent que la possibilité d'une vie extraterrestre est compatible avec la doctrine catholique. Le père jésuite José Gabriel Funes a même déclaré qu'il était difficile d'exclure l'existence d'autres êtres intelligents créés par Dieu.

Le Vatican s'intéresse aux OVNI mais surtout comme un sujet scientifique, philosophique et culturel.

En 2026, un événement organisé dans une paroisse du Vatican a même abordé les UAP/OVNI et les formes d'intelligence non humaines dans une perspective de réflexion culturelle et scientifique.

Cela montre que le sujet n'est pas tabou à Rome.

Rossetti est allé plus loin car Mgr Stephen Rossetti n'a pas simplement dit :

« Peut-être que certains phénomènes sont spirituels. »

Il a déclaré que beaucoup, voire la plupart, des observations d'OVNI pourraient être des manifestations démoniaques. Il précisait qu'il s'agissait de sa conviction personnelle et non d'un dogme, mais cette prise de position publique a été jugée problématique.

Pour le cardinal Robert McElroy, cela risquait de faire croire que l'Église enseigne officiellement un lien entre OVNI et démons, ce qui n'est pas le cas.

Une vieille fracture dans le monde catholique

On peut schématiser trois courants :

Position

Idée

Scientifique

Les OVNI sont des phénomènes physiques encore mal compris

Ouverte à l'extraterrestre

Une intelligence non humaine pourrait exister ailleurs dans la création de Dieu

Démonologique

Certains phénomènes OVNI pourraient être des manifestations spirituelles trompeuses

Le Vatican et son observatoire se situent plutôt dans les deux premières approches. Rossetti appartient clairement à la troisième.

Voir : https://www.vaticanobservatory.org/sacred-space-astronomy/searching-for-our-place-in-creation/?utm_source=chatgpt.com

Contrairement à une idée répandue sur Internet, il n'existe actuellement aucune déclaration officielle du Saint-Siège affirmant que les extraterrestres sont des démons ou que les OVNI sont d'origine démoniaque

Voir et extrait ci-dessous :  https://www.archbalt.org/vatican-astronomer-says-if-aliens-exist-they-may-not-need-redemption/?utm_source=chatgpt.com

CITÉ DU VATICAN – Si les extraterrestres existent, il pourrait s'agir d'une forme de vie différente qui n'a pas besoin de la rédemption du Christ, a déclaré l'astronome en chef du Vatican.

Le père jésuite José Funes, directeur de l'Observatoire du Vatican, a déclaré que les chrétiens devraient considérer la vie extraterrestre comme un « frère extraterrestre » et une partie de la création de Dieu.

Le père Funes, un Argentin nommé à son poste par le pape Benoît XVI en 2006, a tenu ces propos dans une interview publiée le 13 mai par le journal du Vatican, L'Osservatore Romano.

Le père Funes a déclaré qu'il était difficile d'exclure la possibilité que d'autres formes de vie intelligente existent dans l'univers, et il a noté qu'un domaine de l'astronomie recherche activement des « biomarqueurs » dans l'analyse spectrale d'autres étoiles et planètes.

Ces formes de vie potentielles pourraient inclure celles qui n'ont besoin ni d'oxygène ni d'hydrogène, a-t-il déclaré. De même que Dieu a créé de multiples formes de vie sur Terre, a-t-il ajouté, il pourrait exister une grande diversité de formes de vie dans tout l'univers.

« Cela n’est pas contraire à la foi, car nous ne pouvons pas limiter la liberté créatrice de Dieu », a-t-il déclaré.

Au contraire, plusieurs responsables liés à l'astronomie vaticane ont expliqué qu'une découverte de vie extraterrestre serait un défi théologique intéressant, mais pas une catastrophe pour la foi chrétienne.

En d'autres termes, la sanction de Rossetti ne vient pas du fait qu'il parlait d'OVNI, mais du fait qu'il présentait une interprétation démonologique très spéculative comme suffisamment crédible pour être diffusée publiquement au nom d'un ministère officiel de l'Église.

Il existe aussi un arrière-plan fascinant : depuis plusieurs décennies, certains exorcistes catholiques, évangéliques américains et chercheurs du phénomène OVNI défendent l'hypothèse que les « aliens » seraient en réalité des entités spirituelles ou interdimensionnelles. C'est un courant minoritaire, mais il a eu une influence importante dans certains milieux religieux et ufologiques.

Il faut noter que Lundi soir 1er juin 2026, nous constations avec surprise que la vidéo n’était plus accessible au public. La réponse est venue très vite. Il ne s’agissait pas d’une censure par YouTube, comme on aurait pu le penser. Non, c’est ailleurs qu’elle gêne.

L’AVIS DE REINFORMATION TV (média)

https://reinformation.tv/rossetti-renvoye-exorciste-washington-smits/

En l’état actuel on ne voit pas, en effet, ce qu’il a pu faire de mal. Au contraire, il a cité la lettre de saint Paul aux Ephésiens (6, 12-13) qui incontestablement parle des esprits mauvais en affirmant : « Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. » La traduction du chanoine Crampon parle des « airs » : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l’air. »

Ovnis, démons, création et enseignement de l’Église

Cela ne désigne pas les ovnis. Mais il faut rappeler que dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens, saint Paul parle de la puissance de Satan, capable de s’accompagner « de toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers » ; faire le rapprochement n’est donc pas vraiment absurde ni contraire au magistère.

Le Catéchisme de l’Église catholique (N° 299) dit clairement au sujet de la Création : « Elle est destinée, adressée à l’homme, image de Dieu (cf. Gn 1, 26), appelé à une relation personnelle avec Dieu. (…) Car la création est voulue par Dieu comme un don adressé à l’homme, comme un héritage qui lui est destiné et confié. » Les autres êtres créés qui existent sont les anges et, par conséquent, les anges déchus qui ont choisi la révolte contre Dieu cherchent à entraîner les hommes vers le mal. Mais dans le monde matériel, l’homme, composé d’un corps et d’une âme, est au sommet.

Le N° 355 précise : « “Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa” (Gn 1, 27). L’homme tient une place unique dans la création : il est “à l’image de Dieu” ; dans sa propre nature il unit le monde spirituel et le monde matériel… De toutes les créatures visibles, seul l’homme est “capable de connaître et d’aimer son Créateur”… lui seul est appelé à partager, par la connaissance et l’amour, la vie de Dieu. C’est à cette fin qu’il a été créé. »

On parle bien ici de la création, de l’univers créé « pour l’homme » et dans lequel le Verbe de Dieu s’est incarné afin de racheter l’humanité déchue après la faute de ses premiers parents, Adam et Eve ; tout cela est de foi. C’est dans cette optique aussi qu’il faut comprendre la méfiance nécessaire envers des phénomènes « extraterrestres ».

 

Équipe rédactionnelle du GEOS France

mercredi 3 juin 2026

Disclosure Day : Steven Spielberg face au vertige de la révélation

Disclosure Day : Steven Spielberg face au vertige de la révélation

Avec Disclosure Day, Steven Spielberg ne signe pas seulement un retour à la science-fiction : il propose une relecture contemporaine de l’un de ses motifs fondateurs — la rencontre avec l’inconnu — à l’ère de la saturation médiatique et de la défiance globale. Là où ses œuvres passées cherchaient à comprendre l’extraordinaire, ce nouveau film semble poser une question plus dérangeante : que devient l’humanité lorsque l’extraordinaire cesse d’être un mystère pour devenir une information ?

L’un des aspects les plus commentés par les critiques américaines est la structure narrative du film. Disclosure Day ne suit pas un protagoniste unique, mais adopte une construction chorale, multipliant les points de vue — journalistes, scientifiques, militaires, civils — face à un même événement mondial.

Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une réalité contemporaine : il n’existe plus de récit unifié capable d’absorber un choc global. Là où Close Encounters of the Third Kind suivait un individu vers une révélation quasi mystique, Disclosure Day montre une humanité éclatée, incapable de produire un consensus face à l’inexplicable.

Cette fragmentation narrative produit un effet double : elle renforce le réalisme du film, mais elle installe aussi un sentiment d’instabilité permanente.

Le spectateur n’accède jamais à une vérité totale — seulement à des fragments, des interprétations, des contradictions. Ce dispositif rapproche le film d’un thriller politique autant que d’un récit de science-fiction.

La mise en scène : du merveilleux au vertige

Spielberg reste fidèle à son style visuel, mais le détourne subtilement. Les critiques évoquent une mise en scène moins frontale, plus ambiguë, presque anxiogène.

Les scènes de révélation — traditionnellement lumineuses et spectaculaires chez Spielberg — sont ici souvent obscurcies, fragmentées par les écrans, captées à distance, ou perturbées par des interférences technologiques. L’image elle-même devient suspecte.

Ce traitement visuel reflète une idée centrale : dans un monde saturé d’images, voir ne signifie plus comprendre.

Le cinéaste joue également sur une tension constante entre deux registres soit le “sense of wonder” (émerveillement pur) et une angoisse sourde liée à la perte de contrôle.

Certaines séquences semblent renouer avec la magie de ses films des années 1970-80, mais cette magie est systématiquement contaminée par une inquiétude contemporaine.

Emily Blunt : incarnation du chaos informationnel

Le personnage incarné par Emily Blunt concentre une grande partie des enjeux du film. Présentatrice météo — donc figure de médiation entre science et grand public — elle devient malgré elle le visage de la première manifestation extraterrestre diffusée en direct.

Son arc narratif est particulièrement significatif. Elle passe de la maîtrise (contrôle de l’information),

à la sidération (face à l’événement), puis à la responsabilité écrasante de transmettre une vérité incompréhensible.

Les critiques américaines insistent sur la dimension physique de sa performance : respiration, silences, regards perdus face à la caméra. Elle incarne moins une héroïne classique qu’un corps humain confronté à l’impensable.

À travers elle, Spielberg interroge le rôle des médias : sont-ils encore capables de structurer le réel, ou ne font-ils que l’amplifier jusqu’au chaos ?

Une réflexion sur la vérité à l’ère numérique

Le cœur du film n’est ni l’invasion ni même la rencontre extraterrestre, mais la circulation de l’information.

Disclosure Day met en scène une planète où chaque révélation est immédiatement :

·         Diffusée,

·         Commentée,

·         Contestée,

·         Détournée.

Les réseaux sociaux, les chaînes d’information continue et les plateformes numériques deviennent des acteurs à part entière du récit. Spielberg ne les diabolise pas, mais montre leur incapacité structurelle à gérer un événement absolu.

Le film pose ainsi une question vertigineuse :
la vérité a-t-elle encore une valeur lorsqu’elle est immédiatement dissoute dans un flux d’interprétations concurrentes ?

Cette problématique donne au film une portée politique forte. Sans jamais être explicitement militant, il reflète une crise profonde des sociétés contemporaines : la perte d’un cadre commun de réalité.

Héritage et rupture dans la filmographie de Spielberg

Disclosure Day s’inscrit clairement dans la continuité des grands films de science-fiction de Spielberg, mais il en constitue aussi une évolution majeure.

Film

Vision de l’extraterrestre

Réaction humaine

E.T.

Intime, émotionnelle

Protection, attachement

Close Encounters

Mystique, transcendante

Émerveillement

War of the Worlds

Hostile, destructrice

Panique

Disclosure Day

Ambiguë, indéchiffrable

Désorientation collective

Ce tableau montre bien la progression : on passe d’une relation émotionnelle à une crise cognitive globale.

Spielberg ne cherche plus à représenter l’extraterrestre, mais l’impact de son existence sur une humanité déjà fragilisée.

Si les premières critiques sont largement positives, elles soulignent aussi le caractère déroutant du film. Certains y voient un chef-d’œuvre mature, capable de réinventer la science-fiction à l’âge numérique. D’autres évoquent un film “inconfortable”, refusant les codes classiques du spectacle hollywoodien.

Ce qui fait consensus, en revanche, c’est l’ambition du projet. Disclosure Day ne cherche pas à rassurer. Il ne propose ni résolution claire ni message simplificateur.

Il laisse le spectateur dans un état proche de celui des personnages : incertain, troublé, confronté à une réalité qui dépasse les cadres habituels de compréhension.

En définitive, Disclosure Day apparaît comme un film profondément ancré dans son époque.

Il ne parle pas réellement des extraterrestres, mais de nous :

  1. ·         De notre rapport à la vérité,
  2. ·         De notre dépendance aux images,
  3. ·         De notre incapacité à faire récit commun.

Spielberg semble dire que le véritable choc ne serait pas la révélation d’une vie extraterrestre, mais notre incapacité à lui donner un sens collectif.

Conclusion : le spectacle comme miroir

Avec Disclosure Day, Spielberg signe probablement l’un de ses films les plus conceptuels. Derrière le spectacle, il propose une réflexion sur la fin du consensus, la crise de la vérité et la fragmentation du réel.

Le film pourrait ainsi marquer un tournant dans la science-fiction hollywoodienne : moins centrée sur l’événement lui-même que sur ses répercussions psychologiques, médiatiques et politiques.

En cela, Disclosure Day ne serait pas seulement un grand film de science-fiction — mais un film sur notre époque, déguisé en science-fiction.

 

Équipe rédactionnelle du GEOS France


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