Affichage des articles dont le libellé est ALIENS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ALIENS. Afficher tous les articles

mercredi 3 juin 2026

Disclosure Day : Steven Spielberg face au vertige de la révélation

Disclosure Day : Steven Spielberg face au vertige de la révélation

Avec Disclosure Day, Steven Spielberg ne signe pas seulement un retour à la science-fiction : il propose une relecture contemporaine de l’un de ses motifs fondateurs — la rencontre avec l’inconnu — à l’ère de la saturation médiatique et de la défiance globale. Là où ses œuvres passées cherchaient à comprendre l’extraordinaire, ce nouveau film semble poser une question plus dérangeante : que devient l’humanité lorsque l’extraordinaire cesse d’être un mystère pour devenir une information ?

L’un des aspects les plus commentés par les critiques américaines est la structure narrative du film. Disclosure Day ne suit pas un protagoniste unique, mais adopte une construction chorale, multipliant les points de vue — journalistes, scientifiques, militaires, civils — face à un même événement mondial.

Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une réalité contemporaine : il n’existe plus de récit unifié capable d’absorber un choc global. Là où Close Encounters of the Third Kind suivait un individu vers une révélation quasi mystique, Disclosure Day montre une humanité éclatée, incapable de produire un consensus face à l’inexplicable.

Cette fragmentation narrative produit un effet double : elle renforce le réalisme du film, mais elle installe aussi un sentiment d’instabilité permanente.

Le spectateur n’accède jamais à une vérité totale — seulement à des fragments, des interprétations, des contradictions. Ce dispositif rapproche le film d’un thriller politique autant que d’un récit de science-fiction.

La mise en scène : du merveilleux au vertige

Spielberg reste fidèle à son style visuel, mais le détourne subtilement. Les critiques évoquent une mise en scène moins frontale, plus ambiguë, presque anxiogène.

Les scènes de révélation — traditionnellement lumineuses et spectaculaires chez Spielberg — sont ici souvent obscurcies, fragmentées par les écrans, captées à distance, ou perturbées par des interférences technologiques. L’image elle-même devient suspecte.

Ce traitement visuel reflète une idée centrale : dans un monde saturé d’images, voir ne signifie plus comprendre.

Le cinéaste joue également sur une tension constante entre deux registres soit le “sense of wonder” (émerveillement pur) et une angoisse sourde liée à la perte de contrôle.

Certaines séquences semblent renouer avec la magie de ses films des années 1970-80, mais cette magie est systématiquement contaminée par une inquiétude contemporaine.

Emily Blunt : incarnation du chaos informationnel

Le personnage incarné par Emily Blunt concentre une grande partie des enjeux du film. Présentatrice météo — donc figure de médiation entre science et grand public — elle devient malgré elle le visage de la première manifestation extraterrestre diffusée en direct.

Son arc narratif est particulièrement significatif. Elle passe de la maîtrise (contrôle de l’information),

à la sidération (face à l’événement), puis à la responsabilité écrasante de transmettre une vérité incompréhensible.

Les critiques américaines insistent sur la dimension physique de sa performance : respiration, silences, regards perdus face à la caméra. Elle incarne moins une héroïne classique qu’un corps humain confronté à l’impensable.

À travers elle, Spielberg interroge le rôle des médias : sont-ils encore capables de structurer le réel, ou ne font-ils que l’amplifier jusqu’au chaos ?

Une réflexion sur la vérité à l’ère numérique

Le cœur du film n’est ni l’invasion ni même la rencontre extraterrestre, mais la circulation de l’information.

Disclosure Day met en scène une planète où chaque révélation est immédiatement :

·         Diffusée,

·         Commentée,

·         Contestée,

·         Détournée.

Les réseaux sociaux, les chaînes d’information continue et les plateformes numériques deviennent des acteurs à part entière du récit. Spielberg ne les diabolise pas, mais montre leur incapacité structurelle à gérer un événement absolu.

Le film pose ainsi une question vertigineuse :
la vérité a-t-elle encore une valeur lorsqu’elle est immédiatement dissoute dans un flux d’interprétations concurrentes ?

Cette problématique donne au film une portée politique forte. Sans jamais être explicitement militant, il reflète une crise profonde des sociétés contemporaines : la perte d’un cadre commun de réalité.

Héritage et rupture dans la filmographie de Spielberg

Disclosure Day s’inscrit clairement dans la continuité des grands films de science-fiction de Spielberg, mais il en constitue aussi une évolution majeure.

Film

Vision de l’extraterrestre

Réaction humaine

E.T.

Intime, émotionnelle

Protection, attachement

Close Encounters

Mystique, transcendante

Émerveillement

War of the Worlds

Hostile, destructrice

Panique

Disclosure Day

Ambiguë, indéchiffrable

Désorientation collective

Ce tableau montre bien la progression : on passe d’une relation émotionnelle à une crise cognitive globale.

Spielberg ne cherche plus à représenter l’extraterrestre, mais l’impact de son existence sur une humanité déjà fragilisée.

Si les premières critiques sont largement positives, elles soulignent aussi le caractère déroutant du film. Certains y voient un chef-d’œuvre mature, capable de réinventer la science-fiction à l’âge numérique. D’autres évoquent un film “inconfortable”, refusant les codes classiques du spectacle hollywoodien.

Ce qui fait consensus, en revanche, c’est l’ambition du projet. Disclosure Day ne cherche pas à rassurer. Il ne propose ni résolution claire ni message simplificateur.

Il laisse le spectateur dans un état proche de celui des personnages : incertain, troublé, confronté à une réalité qui dépasse les cadres habituels de compréhension.

En définitive, Disclosure Day apparaît comme un film profondément ancré dans son époque.

Il ne parle pas réellement des extraterrestres, mais de nous :

  1. ·         De notre rapport à la vérité,
  2. ·         De notre dépendance aux images,
  3. ·         De notre incapacité à faire récit commun.

Spielberg semble dire que le véritable choc ne serait pas la révélation d’une vie extraterrestre, mais notre incapacité à lui donner un sens collectif.

Conclusion : le spectacle comme miroir

Avec Disclosure Day, Spielberg signe probablement l’un de ses films les plus conceptuels. Derrière le spectacle, il propose une réflexion sur la fin du consensus, la crise de la vérité et la fragmentation du réel.

Le film pourrait ainsi marquer un tournant dans la science-fiction hollywoodienne : moins centrée sur l’événement lui-même que sur ses répercussions psychologiques, médiatiques et politiques.

En cela, Disclosure Day ne serait pas seulement un grand film de science-fiction — mais un film sur notre époque, déguisé en science-fiction.

 

Équipe rédactionnelle du GEOS France


Votre site d’informations spécialisé sur le dossier des phénomènes aérospatiaux non identifiés dans le MONDE – LA FRANCE et les ETATS UNIS d’Amérique.

UNE INFORMATION GENERALE SUR LE PHENOMENE OVNI A FAIRE PASSER – SOUMMETTEZ NOUS VOTRE TEXTE : Gérard LEBAT - émail lebat1@aol.com

mercredi 20 mai 2026

DEBRIS D'OVNI : ANALYSE DU CAS DE LLANILAR

 L'accident d'OVNI de Llanilar et échantillons de matériaux

11 mai 2026

| Par Tim Ventura

source et traduction : https://www.altpropulsion.com/the-llanilar-ufo-crash-material-sample/

 

https://www.youtube.com/watch?v=5w5NHFPg7W8&t=1s

VIDEO UFO CRASH LLANILAR 1983

Lorsque Jarod Yates et Orestis Lazanakis ont présenté l'affaire de Llanilar à l'APEC, ils ne se contentaient pas de revisiter une légende galloise sur les ovnis ; ils examinaient un échantillon physique rare – un fragment alvéolé provenant d'un champ de débris datant de janvier 1983 – susceptible d'être confronté à l'histoire de l'aérospatiale, aux technologies furtives et à des affirmations plus exotiques concernant les PAN. Dans un champ près d'Aberystwyth, un agriculteur avait découvert des centaines de fragments métalliques déchirés, éparpillés dans l'herbe, verts d'un côté et gris de l'autre, avec une trace creusée dans la cime des arbres environnants, comme si quelque chose de rapide, de bas et de solide avait traversé l'obscurité et poursuivi sa route. Quatre décennies plus tard, ces mêmes débris sont moins une preuve qu'un défi pour tous ceux qui souhaitent que la question des PAN trouve une réponse fondée sur des preuves plutôt que sur des croyances.

Le lendemain du crash d'OVNI de Llanilar

L'histoire de Llanilar commence le dimanche 9 janvier 1983, près d'Aberystwyth, dans l'ouest du Pays de Galles. D'après la présentation de Jarod Yates à l'APEC le 9 mai, un agriculteur de 29 ans s'est réveillé et a découvert des centaines de débris métalliques éparpillés dans ses champs. Certains étaient décrits comme de gros fragments d'alliage tordus ; beaucoup étaient apparemment peints en vert d'un côté et en gris de l'autre. À proximité, la cime des arbres était coupée sur une bande de 6 à 7,5 mètres de large, ce qui laisse supposer qu'un objet a frappé la lisière de la forêt avant de disperser les débris sur une superficie que Yates a comparée à celle de trois ou quatre terrains de football.

L'agriculteur, croyant à un crash d'avion, appela la police. Selon le récit de Yates, les forces de l'air royales et des agents du ministère de la Défense, dont des officiers en civil, rejoignirent rapidement la police. La zone fut bouclée et les opérations de récupération se poursuivirent sous les projecteurs, tandis que les autorités s'efforçaient de ramasser le moindre débris. Le plus frappant n'est pas seulement la découverte de débris, mais surtout l'absence de tout signalement public d'un avion militaire ou civil disparu.

Orestis Lazanakis, prenant la parole juste après Yates, a présenté le même cas avec plus de prudence. La différence entre Llanilar et les récits classiques de récupération d'objets après un crash, a-t-il argumenté, réside dans le fait que personne n'a vu l'objet s'écraser, arriver, décoller ou rester sur les lieux. Il n'y a aucun survivant dans cette histoire, aucune observation directe de l'impact, et aucun document public ne fait état d'un aéronef abattu. Les preuves sont le récit, les arbres endommagés, le nettoyage officiel et les fragments de matériel qui ont ensuite survécu hors de la portée des autorités.

Ce statut non résolu est renforcé par la rareté des documents officiels. En 2024, une réponse de la police de Dyfed-Powys à une demande d'accès à l'information concernant d'éventuels débris d'avion près de Llanilar en janvier 1983 indiquait que les forces de l'ordre ne détenaient pas les informations demandées, faute de documents relatifs à un événement similaire. Cela ne réfute pas l'incident. Cela signifie simplement que les éléments de preuve subsistants se trouvent en grande partie en dehors des archives officielles classiques.

Récupération des échantillons d'OVNI (Après la récupération)

Le personnage civil le plus important dans cette affaire est Gary Rowe, l'ufologue gallois qui serait entré en scène après la parution de l'article sur les débris dans la presse. Selon Yates, Rowe a contacté l'agriculteur et est retourné sur les lieux, près de la lisière de la forêt endommagée, à la recherche d'éléments que les autorités n'avaient pas trouvés. Sur place, son équipe aurait découvert plusieurs fragments, dont un grand morceau, une pièce métallique alvéolée écrasée et une fine lamelle verte.

La version de Lazanakis met l'accent sur la même découverte faite après le nettoyage, mais l'interprète à travers l'étrangeté de la réaction officielle. Si les débris n'étaient que de simples débris d'avion, se demande-t-il, pourquoi des individus en civil supervisaient-ils les opérations de police et militaires ? Pourquoi tant d'efforts ont-ils été déployés pour déblayer les champs, les forêts, et même la terre ? Sa conclusion n'est pas que les débris soient d'origine non humaine, mais que les agissements entourant le nettoyage méritent un examen approfondi.

Cette seconde récupération a permis à l'affaire de Llanilar de se consolider en tant qu'enquête matérielle plutôt que de rester un simple mystère local. Rowe aurait découpé de petits morceaux dans des fragments plus importants et les aurait distribués à d'autres personnes afin qu'ils puissent être analysés ou conservés. Un article ultérieur d'Anomalous-Eye décrit comment Rowe, craignant que les autorités ne réclament les débris restants, aurait créé de petits porte-clés et les aurait distribués au sein de la communauté britannique de recherche sur les OVNI.

Cela rend la chaîne de traçabilité à la fois plus solide et plus fragile qu'on ne le souhaiterait. Plus solide, car le parcours de l'échantillon peut être partiellement reconstitué grâce aux personnes identifiées, aux photographies, aux analyses antérieures et aux transferts ultérieurs. Plus fragile, car l'échantillon a passé des décennies hors d'un environnement de laboratoire contrôlé, a été coupé, manipulé, stocké, diffusé et potentiellement contaminé. Llanilar n'est pas un spécimen intact ; c'est un fragment chargé d'histoire, au parcours complexe.

Ce qui a survécu : nid d'abeille, stratifié, tôle, feuille à mémoire de forme

Orestis a décrit quatre grands types de matériaux associés à la découverte de Llanilar. Le premier était un fragment en forme de sandwich présentant une structure alvéolaire. Le deuxième était une plaque ou une structure hexagonale semblant être formée de tiges ou de piliers. Le troisième était une feuille de métal extrêmement fine, d'après le récit qu'il a résumé, très difficile à plier. Le quatrième était décrit comme un matériau semblable à une feuille à mémoire de forme.

Cette diversité est importante. L'objet dont il est question ici n'est pas simplement un « échantillon de métal ». Il appartient à un ensemble de matériaux répertoriés présentant différentes textures, épaisseurs et propriétés. Certains sont stratifiés, d'autres alvéolés, d'autres encore revêtus. Certains semblent contenir des fibres, de la résine ou de l'adhésif. Yates a insisté sur la grande pièce à la surface hexagonale alvéolée, car cette géométrie est devenue la signature visuelle de l'affaire de Llanilar.

La feuille à mémoire de forme et le métal extrêmement fin évoquent inévitablement l'affaire Roswell, et Orestis a davantage insisté sur cette hypothèse que Yates. Pour lui, la question troublante n'est pas simplement de savoir si Llanilar ressemble à un matériau utilisé pour les avions furtifs. Il s'agit plutôt de comprendre pourquoi cette affaire semble faire écho à d'anciens récits concernant des phénomènes aériens non identifiés (PAN) impliquant de fines feuilles de métal, un comportement similaire à la mémoire de forme, et maintenant des structures hexagonales. Ces similitudes pourraient être le fruit du hasard, d'une convergence technique, d'une influence des légendes sur les OVNI, ou de quelque chose de plus important.

Mais la ressemblance n'est pas une preuve. Les hexagones sont courants en ingénierie humaine car ils sont robustes, efficaces et légers. Les structures sandwich en nid d'abeille sont largement utilisées dans l'aérospatiale. Les revêtements et les stratifiés ne sont pas exotiques par nature. Le paradoxe est que le matériau Llanilar ressemble à la fois à un matériau aérospatial de pointe et au type de matériau évoqué depuis longtemps dans les témoignages de récupération d'OVNIs accidentés.

L'échantillon sous le microscope

La contribution de Yates au débat actuel repose sur la microscopie directe. Travaillant avec l'échantillon fourni par Mark Sokol et Falcon Space, il a examiné un petit fragment au microscope métallurgique, comparant sa morphologie de surface à des images antérieures et à d'autres échantillons présumés liés à des PAN. Il n'a pas présenté cette étude microscopique comme une preuve définitive de l'origine de l'objet, mais comme un moyen de cartographier sa structure avant des analyses de laboratoire plus poussées.

Les premiers éléments qu'il a mis en évidence étaient une matière semblable à de la résine et des fibres. Une de ces masses résineuses ne mesurait qu'environ 0,2 millimètre de large, mais Yates les a identifiées comme étant de l'époxy ou de la résine. Les fibres qui dépassaient des fissures et des bords ne lui semblaient pas être des fibres optiques. Il les a interprétées comme des fibres structurelles, peut-être en fibre de verre ou en polyester, traversant les fissures de manière caractéristique d'un composite ou d'un stratifié.

Les cellules en nid d'abeille ont suscité le plus d'intérêt. Yates a décrit des structures en forme de coin à l'intérieur des cellules, dont certaines lui ont d'abord rappelé les géométries des antennes à fente ou de Vivaldi. Il a mesuré une cellule unitaire hexagonale à environ 2,5 millimètres et les bras du coin à environ un demi-millimètre, avec des séparations d'extrémités plus faibles, de l'ordre d'un cinquième de millimètre. Il a par la suite abandonné l'interprétation en termes d'antenne, déclarant qu'il ne pensait plus que ce soit la bonne explication.

Cette retenue est importante. L'échantillon semble technique, mais « technique » ne signifie pas « étrange ». Il peut s'agir de technologies aérospatiales, de furtivité, d'un panneau collé, d'une structure absorbant les ondes radar, d'un matériau de réparation ou d'un composant classifié. L'intérêt de la microscopie réside dans sa capacité à passer de l'analyse globale à l'analyse structurelle : résine, fibres, cellules en nid d'abeille, revêtements et géométrie peuvent ainsi être comparés à des matériaux connus au lieu d'être considérés comme des adjectifs mystérieux.

La contradiction en chimie

La principale tension scientifique dans l'affaire de Llanilar ne réside pas dans la structure en nid d'abeille, mais dans la contradiction entre les différentes analyses chimiques. Yates a résumé une analyse métallurgique réalisée en 1983 par British Aerospace, qui aurait identifié le matériau comme un alliage d'aluminium similaire au duralumin, une famille d'alliages utilisée dans l'aéronautique, tout en précisant que le revêtement gris-vert et la composition exacte de l'alliage n'avaient pas été entièrement déterminés.

Il a ensuite décrit les travaux ultérieurs d'une équipe australienne utilisant la microscopie électronique à balayage et l'analyse par rayons X à dispersion d'énergie. Cette analyse aurait révélé la présence majoritaire d'aluminium, de titane en faibles quantités, d'un stratifié époxy-graphite, de chromate de zinc (compatible avec un revêtement anticorrosion aérospatial) et d'un film mince de résine silicone non identifié. Yates considérait cette analyse australienne comme l'une des meilleures études antérieures, car elle documentait clairement l'équipement et les méthodes utilisés.

Puis surgit un résultat aberrant : une analyse XRF réalisée en 2023 par MUFON Missouri, indiquant que l’échantillon était composé à environ 94 % de lanthane et ne contenait pas d’aluminium. Yates, sceptique, jugea ce résultat suspect, car il contredisait toutes les analyses révélant une forte concentration d’aluminium. Orestis, en revanche, était moins enclin à le rejeter d’emblée. Il fit remarquer que le lanthane possède une structure cristalline hexagonale à température ambiante et estima que ce résultat devait être maintenu jusqu’à ce que des analyses plus poussées permettent de résoudre cette divergence.

Les analyses MEB/EDS réalisées par Orestis lui-même en Grèce ont encore compliqué la situation. Sur une partie plus propre de l'échantillon qu'il avait découpé et préparé, il a trouvé principalement de l'aluminium et aucune trace de lanthane ou de zirconium. Mais il n'a pas considéré ce résultat comme définitif. Il a plutôt plaidé pour des analyses plus poussées afin de déterminer si la présence de lanthane et de zirconium initialement signalée reflétait une zone spécifique du matériau, un problème d'instrumentation, une contamination ou une hétérogénéité de l'échantillon.

Le problème de la géométrie

L'échantillon d'Orestis ne ressemblait pas à celui décrit par Yates. Il décrivit un fragment en sandwich présentant des hexagones semblant fondus ou altérés par la chaleur, une couche vert foncé au verso et une zone où cette couche verte paraissait s'insérer à angle droit dans une rainure du matériau métallique. Cette structure à angle droit avait, selon ses propres termes, une apparence très humaine.

En s'approchant, son échantillon révélait davantage de détails hexagonaux. Il décrivit des fissures probablement dues à des tentatives d'écrasement du matériau, des fibres saillantes sur la face inférieure et un trou d'apparence lisse et hexagonale sous un éclairage et une orientation microscopique favorables. La récurrence des hexagones est visuellement saisissante, même si elle pourrait finalement indiquer une structure alvéolaire classique plutôt qu'une construction exotique.

L'analyse au microscope électronique à balayage (MEB) réalisée au Centre national de la recherche scientifique « Demokritos » d'Athènes a permis de contextualiser la géométrie observée, notamment en termes de matériaux. Orestis a décrit une couche grise, poreuse et riche en aluminium, bien que son apparence suggère une structure plus complexe qu'une simple couche de métal nu. Il a également analysé l'intérieur d'un trou hexagonal et y a trouvé du sodium et du chlore, éléments absents du reste de la couche. Il n'a pas exclu d'explications plus prosaïques, comme une contamination environnementale.

L'aspect le plus fascinant de son analyse réside peut-être dans la stratification. Orestis décrit une progression vers l'intérieur, depuis une couche externe plus épaisse et riche en aluminium jusqu'à une couche métallique plus dense, puis à une troisième couche très fine contenant plusieurs éléments plus lourds, dont le manganèse, le plomb, le chrome et l'aluminium. Il suggère que la densité semble augmenter vers l'intérieur de la structure. Cette observation n'établit pas l'origine du matériau, mais elle précise la question : à quoi était destiné ce matériau stratifié ?

Pourquoi les avions furtifs correspondent aux preuves

L'interprétation la plus plausible, d'un point de vue purement pragmatique, n'est pas que Llanilar était un simple amas de débris. Il pourrait s'agir de matériaux aérospatiaux militaires de pointe. Cette hypothèse permet d'expliquer la structure alvéolaire, les fibres composites, la résine, les revêtements et l'urgence du nettoyage, sans faire appel à une technologie non humaine. Elle correspond également au contexte : la Grande-Bretagne du début des années 1980, en pleine guerre froide, les couloirs aériens à basse altitude, les essais radar et un environnement militaire où le secret pouvait facilement engendrer la confusion.

Le candidat de prédilection de Yates était le F-117 Nighthawk. Le Musée national de l'US Air Force décrit le F-117A comme le premier avion furtif opérationnel au monde, développé grâce à de nouveaux matériaux et méthodes de conception permettant d'échapper aux radars. Le premier F-117A a volé le 18 juin 1981 et le premier F-117 a atteint sa capacité opérationnelle initiale en octobre 1983. Le musée indique une envergure de 13,21 mètres (43 pieds 4 pouces).

Ces dimensions sont importantes car la coupe de la cime d'un arbre signalée à Llanilar mesurait environ 6 à 7,5 mètres de large. Yates a avancé l'hypothèse qu'un impact partiel d'un aéronef, par exemple avec une aile ou un bord d'attaque, pourrait plausiblement créer une telle trajectoire. Il a également établi un lien entre la structure en nid d'abeille de 2,5 mm de l'échantillon, ses fibres de verre et son potentiel d'absorption radar, et les matériaux utilisés pour les aéronefs furtifs, notamment les structures associées aux bords d'attaque.

L'argument de Yates concernant la localisation est également central. Il a noté que Llanilar se situe à proximité d'un terrain d'entraînement au vol à basse altitude et du champ de tir radar d'Aberporth, relevant du ministère de la Défense. Selon sa reconstitution, les débris dispersés sur une distance d'environ 400 à 500 mètres après un impact à la cime des arbres pourraient correspondre à la trajectoire d'un avion volant à une vitesse comprise entre 200 et 450 nœuds, ce qu'il juge compatible avec un profil de vol à basse altitude similaire à celui d'un F-117. Il s'agit d'un raisonnement inductif, mais il constitue le fondement de son interprétation de la furtivité.

Pourquoi l'hypothèse de la furtivité comporte encore une faille

Yates était clair sur la principale faiblesse de son propre argument : il ne pouvait trouver aucune documentation prouvant que des avions F-117 se trouvaient au Pays de Galles, ni même au Royaume-Uni, en janvier 1983. Il a présenté le F-117 comme le meilleur candidat sur la base de raisonnements relatifs aux matériaux, à la géométrie, à l’emplacement et à l’enveloppe de vol, mais il a concédé que l’argument repose sur une inférence plutôt que sur une chaîne documentaire.

La chronologie officielle du F-117 complexifie cette théorie. L'appareil a effectué son premier vol en 1981, il existait donc avant Llanilar. Cependant, la première unité opérationnelle de F-117 n'a atteint sa capacité opérationnelle initiale qu'en octobre 1983, plusieurs mois après l'incident de Llanilar survenu en janvier. Cela n'exclut pas un essai, un transport ou un déploiement classifié, mais rend la théorie historiquement difficile à prouver en l'absence de documents attestant de la présence de l'appareil sur les lieux.

Tacit Blue est une autre possibilité de l'ère furtive que Yates a envisagée, mais il la jugeait moins prometteuse. Le Musée national de l'US Air Force décrit Tacit Blue comme un démonstrateur furtif secret du début des années 1980, destiné à tester des capteurs radar avancés et des surfaces furtives incurvées. L'appareil a effectué 135 vols avant la fin du programme en 1985 et a été déclassifié en 1996. Cependant, il s'agissait d'un démonstrateur de surveillance, et non d'un avion d'attaque à basse altitude, et son histoire connue ne permet pas de l'établir clairement au Pays de Galles.

Yates n'excluait pas non plus des hypothèses plus exotiques ou ambiguës, notamment des signalements de triangles volants à la même période. Il notait que certaines observations de triangles à distance pouvaient avoir été confondues avec des F-117, surtout en présence de plusieurs appareils, mais il ne l'affirmait pas comme un fait établi. Sa conclusion était essentiellement probabiliste : un F-117 ou une plateforme furtive non identifiée lui semblait l'hypothèse la plus plausible, mais le débat restait ouvert.

Un deuxième candidat prosaïque : l’explication du F-111

Une autre explication, plus prosaïque, a également retenu l'attention : les débris pourraient provenir d'un F-111 plutôt que d'un avion furtif. Anomalous-Eye a rapporté avoir trouvé un article du Liverpool Daily Post daté du 12 février 1983 et intitulé « Le mystère de l'épave d'un avion américain est résolu », dans lequel un porte-parole de l'US Air Force aurait déclaré que les débris retrouvés à Llanilar provenaient de la queue d'un « chasseur F.11 » basé à Upper Heyford. L'article suggère que « F.11 » était probablement une erreur de transcription pour F-111.

C'est important car la base aérienne d'Upper Heyford a accueilli des F-111 de l'US Air Force durant cette période. La fiche technique officielle de la 20e escadre de chasse indique que celle-ci a été transférée à Upper Heyford en 1970 et a rapidement commencé à recevoir des F-111. Elle mentionne également le General Dynamics F-111E Aardvark parmi les appareils utilisés par l'escadre de 1970 à 1993.

Le F-111 présente également plusieurs caractéristiques physiques intéressantes. Le Musée national de l'US Air Force le décrit comme un avion à géométrie variable capable d'atteindre des vitesses supersoniques à haute et basse altitude, doté d'un système de navigation par suivi de terrain. Son envergure annoncée était de 9,75 mètres en configuration flèche et de 19,20 mètres en configuration déployée, ce qui signifie qu'un avion volant à basse altitude avec des ailes en flèche pourrait avoir des dimensions pertinentes pour une frappe à la cime des arbres à une distance de 6 à 7,5 mètres.

Si l'explication concernant le F-111 est correcte, une partie du mystère se précise. Un stabilisateur, un empennage ou un panneau en nid d'abeilles collé, décollé, pourrait disperser des fragments de métal gris-vert, de résine, d'adhésif et de structure en nid d'abeilles sans laisser de traces sur les moteurs, la carlingue ou le site du crash. Cela ne rendrait pas l'échantillon insignifiant. Au contraire, il constituerait une étude de cas illustrant comment des débris aérospatiaux humains sophistiqués peuvent s'intégrer au folklore des PAN (phénomènes aériens non identifiés) lorsque les explications officielles sont tardives, obscures, incohérentes ou mal documentées.

Le problème des pièces manquantes

L'argument le plus convaincant d'Orestis contre l'explication purement prosaïque réside dans ce qu'on pourrait appeler le problème des pièces manquantes. Si une quantité considérable de matériel aéronautique était éparpillée dans les champs et les bois, pourquoi n'y avait-il, selon les rapports, aucune pièce mécanique ou fonctionnelle apparente ? Ni moteurs, ni câbles, ni boulons, ni rivets. Même pas, d'après les récits qu'il a synthétisés, de plaques présentant des trous de rivets visibles.

Cette objection a une réponse possible. Les panneaux sandwich collés utilisés dans l'aéronautique peuvent se rompre en produisant des feuilles, des âmes, de la résine, des revêtements, des fibres et des couches délaminées, plutôt que des éléments mécaniques classiques. L'explication concernant le F-111, en particulier, suggère que le matériau du stabilisateur horizontal pourrait générer un vaste champ de débris tout en ne laissant que peu de pièces conventionnelles. La reconstitution d'Anomalous-Eye met spécifiquement en évidence la présence de panneaux sandwich alvéolaires collés et la possibilité d'une rupture du stabilisateur horizontal.

Il ne faut toutefois pas négliger la question d'Orestis. Il a également relevé la controverse concernant l'affirmation, relayée par un journal, selon laquelle une pièce portait un numéro de série, information contestée par l'équipe de Gary Rowe. Pour Orestis, la présence d'un champ de débris, d'une importante opération de nettoyage officielle, d'arbres abattus ultérieurement, d'éventuels prélèvements de terre et l'absence de pièces d'avion classiques maintiennent l'affaire en suspens, même si les matériaux semblent avoir été fabriqués par l'homme.

Le problème des fragments manquants ne prouve donc pas une origine non humaine. Il s'agit d'un élément à prendre en compte. Une explication rationnelle doit non seulement tenir compte de la composition et de la géométrie, mais aussi du contexte de la scène : l'étendue des débris, les arbres endommagés, les comportements observés lors des opérations de récupération, l'absence de dommages matériels identifiés publiquement et les témoignages des survivants. Le mystère de Llanilar ne peut être résolu en se basant uniquement sur un fragment.

La possibilité exotique

L'hypothèse exotique reste possible, mais seulement de manière restrictive et prudente. Le matériau ne prouve pas actuellement qu'il s'agisse d'un véhicule non humain. Les éléments riches en aluminium, la résine, les fibres, les revêtements et les structures alvéolaires présentent tous des interprétations aérospatiales plausibles. Même Orestis, plus ouvert que Yates aux implications non résolues concernant les PAN, a reconnu à plusieurs reprises des caractéristiques d'apparence humaine et s'est refusé à toute conclusion hâtive.

Mais le propos plus général d'Orestis est que cette affaire soulève de nombreuses questions en ufologie. Si Llanilar est constitué de débris furtifs ou de débris aérospatiaux humains, pourquoi retrouve-t-on des matériaux similaires – tôles fines, récits à mémoire de forme, structures alvéolaires ou hexagonales – dans des études plus anciennes sur les PAN, comme à Roswell et San Agustin ? Si l'origine est non humaine, pourquoi une si grande partie de ces matériaux semble-t-elle compatible avec les techniques de furtivité humaines ?

Cette tension est peut-être plus intéressante qu'une simple opposition entre extraterrestres et aéronefs. Un véhicule furtif humain aurait pu donner lieu à une histoire d'OVNI. Un phénomène PAN aurait pu se fondre dans la masse de débris spatiaux ordinaires. Un aéronef classifié aurait pu être confondu avec un triangle volant. Ou, dans la version la plus spéculative, un aéronef humain et un phénomène PAN auraient pu se chevaucher. Orestis a même évoqué ces possibilités, tout en soulignant que les preuves ne permettent pas encore de tirer de conclusion.

Selon lui, le prochain test décisif est l'analyse isotopique. Si les hypothèses concernant les organismes vivants incluent des sources humaines et non humaines, la composition élémentaire seule pourrait ne pas suffire. Les rapports isotopiques pourraient permettre de distinguer les matériaux terrestres ordinaires d'éléments plus anormaux, ou de confirmer l'hypothèse d'une origine terrestre connue. Dans les deux cas, ce serait utile.

Pourquoi l'analyse des matériaux est importante

L'information la plus importante n'est peut-être pas l'origine du fragment de Llanilar. Elle réside peut-être plutôt dans le fait que Mark Sokol, Jarod Yates et Orestis Lazanakis contribuent à illustrer ce que peut être l'étude des matériaux UAP lorsqu'elle devient plus technique, comparative et transparente. Ils ne se contentent pas de colporter des légendes. Ils examinent des échantillons, comparent les analyses antérieures, identifient les contradictions et reconnaissent leurs incertitudes.

La page d'APEC consacrée aux matériaux UAP encadre cette initiative plus vaste autour d'échantillons présumés de métamatériaux : provenance, conservation, analyses MEB/EDS, SIMS, NAA, DRX, analyse isotopique, critères d'affirmation et bonnes pratiques pour les tests communautaires. Ce vocabulaire est essentiel. Il permet de passer d'une approche basée sur des suppositions (« J'ai entendu dire que ça provenait d'un crash ») à une approche plus concrète, avec des questions précises : qui détenait l'échantillon ? Quelles manipulations lui ont été effectuées ? Quelle est sa composition ? Comment a-t-il été mesuré ? Les résultats sont-ils reproductibles ?

Llanilar s'inscrit également dans une série plus large de cas de matériaux liés aux PAN (Projections Astronautes Non Originelles) que Yates, Sokol et leurs collaborateurs ont examinés ou discutés. La liste de l'APEC de mars 2025 indique que Yates a présenté des travaux sur Art's Parts et d'autres échantillons de PAN, notamment deux échantillons d'Art's Parts, ainsi que des matériaux provenant de San Augustin, Dalnegorsk et du site de rebond de Roswell. La page de l'APEC consacrée à l'analyse microscopique d'Art's Parts précise que Sokol et Yates ont examiné un échantillon d'Art's Parts dont la chaîne de traçabilité a été entièrement vérifiée, tout en indiquant qu'ils n'ont pas pu confirmer son origine extraterrestre.

C’est le juste équilibre pour Llanilar. Un échantillon peut avoir une valeur historique, même s’il est terrestre. Une chaîne de traçabilité peut être significative, même si elle ne prouve pas une origine exotique. Un résultat négatif peut faire progresser le domaine en éliminant les affirmations erronées. Si Llanilar s’avère être un débris de F-111, un matériau furtif primitif ou un autre composant aérospatial humain, l’enquête reste importante car elle montre comment les preuves matérielles des PAN peuvent être testées plutôt que simplement présumées.

La question que Llanilar laisse derrière lui

L'échantillon de Llanilar n'est pas une pierre de Rosette. C'est un test de résistance. Il permet de vérifier si les chercheurs en phénomènes aériens non identifiés (PAN) peuvent gérer l'ambiguïté sans l'amplifier. Il permet de vérifier si les sceptiques peuvent prendre au sérieux des preuves physiques inhabituelles sans présumer de fraude ou d'imagination. Il permet de vérifier si d'anciennes affaires peuvent être rouvertes grâce à la science des matériaux, la reconstitution de la chaîne de possession et la comparaison avec les technologies aérospatiales connues.

Cela met également à l'épreuve la définition même de « crash ». Llanilar n'était peut-être pas un crash du tout. Il pourrait s'agir d'une collision, de la perte d'un élément, d'un décollement, d'une défaillance de l'empennage, d'un incident d'aéronef classifié ou d'une rencontre n'ayant laissé que des fragments. Si l'appareil responsable a continué à voler, le mystère n'est pas de savoir pourquoi aucune épave n'a été retrouvée, mais plutôt quel type d'appareil pourrait perdre autant de matériel et survivre.

Cette question dépasse le cadre d'un seul domaine gallois. Les récits de récupération d'OVNI après un crash nous parviennent souvent sous forme de fragments : scories, feuilles d'aluminium, couches de métal, revêtements étranges, implants présumés, rebuts échangés entre chercheurs, échantillons conservés dans des tiroirs. La plupart s'avéreront probablement insignifiants. Certains pourraient avoir une importance historique. Quelques-uns pourraient présenter un intérêt technique. Le seul moyen de le savoir est d'appliquer des critères suffisamment rigoureux pour décevoir tout le monde.

Pour l'instant, Llanilar demeure un mystère, entre deux mondes. On dirait une création humaine. Son comportement évoque une légende urbaine. Son origine est suffisamment documentée pour être pertinente, suffisamment incohérente pour rester irrésolue, et sa structure physique justifie des analyses approfondies. Qu'il provienne d'un avion furtif, de la queue d'un F-111, d'une plateforme aérospatiale non identifiée ou de quelque chose d'encore plus étrange, la leçon est la même : l'avenir des enquêtes sur les PAN ne reposera pas sur des affirmations plus fracassantes, mais sur des preuves plus solides.

Références

Le crash d'OVNI de Llanilar et un échantillon de matière | Jarod Yates

Le crash d'OVNI de Llanilar et un échantillon de matériau | Orestis Lazanakis

Analyse d'échantillons d'OVNI de Llanilar/île Maury (Galerie Flickr)

Matériaux UAP — Conférence sur l'ingénierie des propulsions alternatives

Pièces d'art : Analyse microscopique initiale — Conférence sur l'ingénierie des propulsions alternatives

Débris d'avion Llanilar janvier 1983 164/2024 — Divulgation FOI de la police de Dyfed-Powys

Lockheed F-117A Nighthawk — Musée national de l'armée de l'air américaine

Northrop Tacit Blue — Musée national de l'US Air Force

General Dynamics F-111F Aardvark — Musée national de l'US Air Force

Fiche d'information sur la 20e escadre de chasse — 15e force aérienne / Armée de l'air américaine

Récupération de l'OVNI de Llanilar, 1983 : Informations nouvelles et exclusives — Anomalous-Eye

 

samedi 9 mai 2026

AU 9 MAI 2026, PRINCIPALES CRITIQUES SUR LE NET A PROPOS DES FICHIERS UAP PUBLIES LE 8 MAI 2026

AU 9 MAI 2026, PRINCIPALES CRITIQUES SUR LE NET A PROPOS DES FICHIERS UAP PUBLIES LE 8 MAI 2026

L'initiative de transparence du gouvernement américain, très attendue depuis les premières annonces de février, a généré une onde de choc en ligne. Si l'effort politique de déclassification a été globalement salué, le contenu réel des fichiers a fait l'objet de vives critiques, principalement articulées autour de quatre axes majeurs.

1. La déception face à un contenu jugé "peu spectaculaire"

La critique la plus récurrente de la part des ufologues et du grand public est le décalage abyssal entre l'enthousiasme présidentiel (qui incitait le public à se demander "What the hell is going on ?") et la réalité des documents fournis.

  • L'absence de preuve irréfutable : Les vidéos militaires dévoilées montrent majoritairement de petits points flous ou des lumières effectuant des mouvements inexpliqués (vrilles, virages à 90 degrés au-dessus de pays comme l'Irak ou le Kazakhstan). Pour beaucoup de passionnés, ces images manquent de netteté et ne constituent pas le fameux smoking gun (la preuve définitive) d'une intelligence non-humaine.
  • Le syndrome de la "montagne qui accouche d'une souris" : Des scientifiques, à l'image de l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson, avaient prédit une annonce décevante. De nombreux internautes soulignent que le contenu conforte plutôt la thèse d'aéronefs expérimentaux ou d'anomalies de capteurs, loin des révélations fracassantes espérées sur la vie extraterrestre.

2. Un sentiment de "réchauffé" et de transparence partielle

Sur les forums spécialisés, de nombreux analystes reprochent au Département de la Guerre (Department of War) de n'avoir fourni qu'une compilation de données mineures.

  • Des archives déjà documentées : Une grande partie du lot publié comprend d'anciens câbles du Département d'État, des documents du FBI et des transcriptions de la NASA (telles que les observations de "lumières" par Buzz Aldrin lors d'Apollo 11). Beaucoup de ces éléments étaient déjà connus ou fortement suspectés par les ufologues aguerris.
  • La rétention d'informations critiques : Les critiques accusent le gouvernement de continuer à cacher les données les plus compromettantes sous le sceau de la sécurité nationale. Des figures politiques pro-divulgation ont d'ailleurs rappelé publiquement que la véritable transparence "prendrait du temps", ce que la communauté interprète comme le refus de livrer les véritables dossiers de crashs ou de rétro-ingénierie.

3. Les théories de l'opération psychologique (Psy-Op) et l'écran de fumée

Sur le web, la nature de la publication a paradoxalement alimenté de nouvelles théories du complot quant aux véritables motivations de cette déclassification.

  • Couverture pour des technologies militaires : Une frange critique avance que les objets observés dans ces dossiers ne sont que des drones militaires américains top-secrets. La publication servirait alors d'écran de fumée pour habituer le public à ces objets dans le ciel sans en révéler l'origine technologique terrestre.
  • La menace fabriquée : Certains ufologues influents suggèrent que ces "révélations" ambiguës pourraient préparer le terrain à une fausse menace spatiale (souvent associée au concept de projet Blue Beam), destinée à justifier l'unification mondiale, un contrôle accru des populations ou de nouvelles dépenses d'armement. D'autres commentateurs aux marges d'internet y voient même un phénomène spirituel ou "démoniaque", illustrant la profonde fragmentation des interprétations en ligne.

4. Une communication officielle jugée contradictoire

Enfin, les internautes pointent du doigt la dissonance cognitive du message officiel. D'un côté, le nouveau site gouvernemental de publication adopte un design volontairement rétro et énigmatique (typographie machine à écrire, ambiance guerre froide), jouant sur la culture pop des OVNIs. De l'autre, le Pentagone continue de répéter qu'absolument rien dans ces documents ne permet de conclure à la présence d'une technologie extraterrestre sur Terre.

Nous notons que si la publication du 8 mai 2026 marque une étape institutionnelle indéniable, le contenu des fichiers a globalement laissé les ufologues sur leur faim. Loin d'apporter des réponses définitives, ces archives ont nourri le scepticisme des passionnés, qui y voient moins une divulgation historique qu'une manœuvre de communication politique savamment dosée. Pour vous donner une idée de l'ambiance électrique qui règne sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés (comme Reddit, X ou Discord) depuis 24 heures, voici une sélection d'extraits représentatifs des critiques adressées au contenu de ces fichiers.

On y retrouve un mélange de frustration technique, de cynisme politique et de théories plus radicales.

Exemple de la réaction de : @UFO_Watcher26 (sur X) : « Regardez ces fichiers : 400 pages de rapports météo et de mémos administratifs datant de 1978. On nous a promis le "Grand Dévoilement" et on se retrouve avec le journal de bord d'un radar défectueux au-dessus de l'Alaska. Trump a ouvert la boîte de Pandore, mais elle était remplie de vieux formulaires CERFA. C’est une diversion monumentale. »

On observe la critique habituelle relative au caviardage ce qui est assimilé par les ufologues à de la censure. Toutes ces zones masquées dans les documents suggèrent que le plus important reste caché ! On peut lire dans l’extrait éditorial publié par THE DEBRIEF : « Le problème n'est pas ce que le gouvernement a publié, mais ce qu'il a choisi de peindre en noir. Sur le document classifié concernant l'incident de l'USS Nimitz version 2026, plus de 60 % des données de télémétrie sont caviardées. Si ce ne sont que des "ballons", pourquoi masquer les signatures radar ? Cette transparence est une illusion d'optique. »

Les scientifiques en général critiquent le côté technique absent et restent sceptiques quant au sérieux de cette publication ; Les scientifiques plus rigoureux critiquent la qualité des médias fournis, les jugeant insuffisants pour une analyse sérieuse. Citons la réaction du Dr. Elena V. (Astrophysicienne, lors d'un live Twitch) : « On nous présente encore des vidéos infrarouges granuleuses où l'on ne distingue aucune structure. À l'ère des satellites capables de lire une plaque d'immatriculation depuis l'orbite, nous donner des images de 240p montrant des "formes oblongues" est une insulte à la méthode scientifique. On ne peut rien conclure avec du bruit numérique. »

La volonté de publier ces documents de la part de Donald Trump est évidente, mais, certains ufologues y voient une manœuvre politique ! Pour beaucoup de commentateurs ufologues et politiques, ils insistent sur le fait que le timing de cette publication (8 mai 2026) n'est pas anodin par rapport à l'agenda national. C’est en fait une des faces de cette initiative qui fait réagir les internautes. Regardons par exemple le commentaire le plus "liké" sur un forum de discussion Reddit (r/UFOs) : « C’est la stratégie classique du brillant. Le pays est en pleine crise économique, les élections approchent, et soudain, le Président nous jette des "soucoupes volantes" pour qu'on regarde ailleurs. Remarquez comme aucun fichier ne mentionne le budget alloué à la récupération de ces objets. Ils nous montrent le spectacle, mais cachent le portefeuille. »

On trouve également un certain nombre de commentaire relatifs à la théorie de la "Menace Fabriquée". Ils proviennent essentiellement d’une frange plus radicale de la communauté ufologique qui voit dans cette publication un prélude à quelque chose de plus sombre. Le post qui suit publié sur un canal Telegram en est l’exemple : « Ne tombez pas dans le panneau. Ces fichiers ne prouvent pas l'existence des ET, ils préparent le récit d'une "menace extérieure". Pourquoi publier ça maintenant ? Pour justifier la militarisation de l'espace et la surveillance totale. Les UAP sont le nouveau prétexte pour le contrôle global. »

Le consensus qui semble émerger de toutes ces critiques est que la transparence promise est jugée superficielle. Pour les ufologues, le gouvernement a "donné des miettes pour éviter de donner le gâteau". La grande question qui circule désormais sur le web est : Où sont les données brutes des capteurs que le Pentagone a admis posséder lors des audiences de l'année dernière ? L'aspect technique et le timing politique sont effectivement les deux piliers qui soutiennent la majorité des débats actuels. Voici un approfondissement de ces deux points critiques qui saturent les réseaux sociaux.

 

1. Le "Mur de Verre" Technique : L'analyse des données de capteurs

La critique technique ne porte plus seulement sur le visuel, mais sur la télémesure. Les experts en imagerie sur internet soulignent une contradiction flagrante dans les fichiers du 8 mai 2026 :

  • Le paradoxe de la résolution : Les critiques notent que les vidéos publiées proviennent de systèmes de visée ATFLIR (Advanced Targeting Forward-Looking Infrared). Or, les versions déclassifiées semblent avoir subi une compression volontaire. Des ingénieurs sur les forums spécialisés affirment que "les métadonnées de distance et de vitesse ont été lissées", rendant impossible tout calcul trigonométrique précis pour confirmer des accélérations trans-médiums (passer de l'air à l'eau sans ralentir).
  • L'absence des données radar : C'est le point de friction majeur. Pour les scientifiques, une vidéo sans les données radars synchronisés ne prouve rien. La critique récurrente est que le gouvernement a publié le "film" mais a gardé la "boîte noire", empêchant de vérifier si l'objet possède une signature thermique cohérente ou s'il s'agit d'un leurre électronique sophistiqué.

2. Le "Timing" de l'Agenda 2026

L'analyse du calendrier politique est sans doute l'aspect le plus discuté par les éditorialistes et les sceptiques sur X (anciennement Twitter).

  • L'effet de diversion (The Wag the Dog effect) : De nombreux observateurs soulignent que cette déclassification massive intervient pile au moment où l'administration Trump fait face à des tensions diplomatiques majeures ou à des débats houleux sur le budget de la défense. En "lâchant les OVNIs", le gouvernement sature l'espace médiatique, forçant les chaînes d'information en continu à délaisser les sujets économiques au profit du mystère spatial.
  • La justification des budgets de l'Espace : Une critique acerbe concerne le lien entre ces fichiers et le financement de la Space Force. En montrant des incursions répétées d'UAP dans l'espace aérien souverain, l'administration légitime, aux yeux de l'opinion publique, une augmentation massive des crédits pour la surveillance orbitale et les armes de défense spatiale.

Synthèse des positions

Voici un tableau comparatif des deux visions qui s'affrontent sur le web :

Aspect

Vision des "Croyants/Divulgateurs"

Vision des "Sceptiques/Analystes"

Vidéos

Preuve de manœuvres impossibles.

Artefacts de capteurs ou drones secrets.

Caviardages

Preuve qu'on nous cache le "vrai" contact.

Protection nécessaire des capacités radar.

Publication

Début d'une nouvelle ère pour l'humanité.

Manœuvre électorale et écran de fumée.

L'émergence d'une "Troisième Voie"

Depuis hier soir, une nouvelle théorie gagne du terrain : celle de l'obsolescence programmée. Certains analystes pensent que le gouvernement publie ces fichiers non pas parce qu'il veut être honnête, mais parce que les technologies de détection civiles (satellites privés, réseaux de caméras HD) sont devenues si performantes qu'elles vont bientôt capturer ces objets de manière indépendante. Le gouvernement chercherait donc à "garder la main sur le récit" avant d'être court-circuité par le secteur privé.

Voilà un point sur ce qui est ressenti à la suite de la publication des fichiers ovni sur le web par la communauté des ufologues américains quelques heures après cette mise à disposition au grand public. En fait, nous devions nous attendre à ce type de publication, donc à ce type de réaction. Depuis les premières déclassifications rendues publiques à propos du dossier ovni, de la part des autoritées américaines, on entend toujours ces critiques qui sont justifiées car sans les données techniques primordiales, l’information n’a aucune valeur !  D’autre part, la valeur des documents jusqu’ici publiés ne nous permet pas en toute connaissance de cause, de construire une opinion définitive sur ce dossier. En effet beaucoup de documents nous rapportent des observations sans intérêt, la diffusion d’informations nous dévoilant au mieux des commissions ou réunions inconnues jusqu’alors, les noms de certaines personnes impliquées dans les divers organismes crées au fil des décennies pour étudier officiellement le dossier, des rapports qui concluent que les ovnis n’existent pas, mais laissant apparaitre des observations d’objets ne pouvant pas être identifiés etc… En conséquence cette manipulation, diffusion de documents de second ordre, ne permet pas de donner une conclusion au dossier OVNI et bien au contraire ce type de diffusion nous laisse entrevoir «  que les organismes officiels tels le Pentagone, l’US Air force et autres, » nous cachent des documents plus importants, des rapport qui indiquent la réalité de ce phénomène, voir la conservation de morceau d’ovni, voir des ovnis bien matériels et pour les personnes les plus engagées, des humanoïdes ou Aliens !.

Équipe rédactionnelle du GEOS France