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mardi 18 août 2026

LES PILOTES ONT PEUR DE PARLER DE LEURS OBSERVATIONS D’OVNI – UAP !

PAR CRAINTE POUR LEUR AVENIR, LES PILOTES ONT PEUR DE PARLER DE LEURS OBSERVATIONS D’OVNI – UAP

Le témoignage anonyme du copilote « Kurt » révèle une contradiction persistante dans l’aviation

Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans la question des phénomènes aériens non identifiés : les pilotes sont probablement parmi les témoins les mieux placés pour observer ce qui se passe dans le ciel, mais ils restent aussi parmi ceux qui hésitent le plus à parler publiquement de leurs observations.

Le témoignage récent d’un pilote de ligne présenté sous le pseudonyme de « Kurt » dans le podcast du Dr Phil illustre parfaitement cette contradiction. Le copilote, toujours en activité, est apparu avec le visage dissimulé et la voix modifiée. Selon la production, ses licences de pilote et son aptitude médicale avaient été vérifiées avant l’entretien, tandis qu’un ancien commandant de bord ayant volé avec lui aurait également confirmé son identité professionnelle.

Cette précaution est révélatrice. Elle signifie que, pour la production, le risque professionnel associé à une prise de parole publique était suffisamment sérieux pour justifier un anonymat presque total. Mais elle pose surtout une question beaucoup plus importante : Pourquoi un pilote professionnel doit-il encore craindre de perdre son anonymat simplement parce qu'il raconte ce qu'il affirme avoir vu dans le ciel ?

Il serait toutefois excessif d'affirmer que les pilotes ne disposent d'aucun moyen de signaler une observation inhabituelle. Aux États-Unis, le système aéronautique possède depuis longtemps des mécanismes de remontée d'informations destinés précisément à encourager les professionnels à signaler des événements inhabituels. Le système Aviation Safety Reporting System (ASRS), administré par la NASA et financé par la FAA, est volontaire, confidentiel et non punitif. Il permet notamment aux pilotes, contrôleurs et autres professionnels de l'aviation de signaler des situations susceptibles d'avoir affecté la sécurité.

La FAA insiste elle-même sur l'importance d'une circulation aussi libre que possible de l'information dans le domaine de la sécurité aérienne. Plus intéressant encore, la réglementation américaine a récemment formalisé davantage la question des UAP. Une directive de la FAA publiée en 2025 précise que les observations de phénomènes aériens non identifiés par des pilotes ou des personnels du contrôle aérien doivent être transmises aux structures compétentes, avec, lorsque ces données sont disponibles, la position, l'altitude, la direction, la description du phénomène et l'éventuelle présence d'une trace radar.

Autrement dit, le système américain reconnaît désormais officiellement que les observations de UAP peuvent constituer une information pertinente pour la sécurité aérienne.

Alors pourquoi cette peur persiste-t-elle ?

1. Le problème n'est plus seulement de « voir un OVNI », mais de pouvoir en parler

C'est probablement là que se trouve le cœur du problème. Un pilote peut parfaitement signaler à une structure officielle qu'il a observé quelque chose qu'il n'a pas identifié. Mais raconter publiquement cette expérience est une tout autre affaire.

Dans l'imaginaire professionnel de l'aviation, le pilote doit être :

  • Rationnel ;
  • Parfaitement maître de lui-même ;
  • Capable d'identifier les phénomènes conventionnels ;
  • Précis dans ses observations ;
  • Fiable dans ses décisions ;
  • Psychologiquement stable.

Dire publiquement : « J'ai vu quelque chose que je ne peux pas identifier » peut donc être interprété, à tort ou à raison, comme une remise en question de ses capacités professionnelles. C'est là que commence la véritable difficulté. Le pilote ne craint pas nécessairement l'objet.

Il craint parfois davantage les conséquences professionnelles du fait d'en parler.

Le témoignage de « Kurt » est particulièrement intéressant parce qu'il intervient dans un environnement où l'aptitude médicale constitue un élément fondamental de la carrière. Un pilote professionnel sait que sa capacité à exercer dépend notamment du maintien de son aptitude médicale. La FAA distingue d'ailleurs explicitement les questions relatives à la sécurité des pilotes et celles concernant leur « medical fitness ».

Il existe donc une crainte compréhensible : si un pilote déclare avoir observé un phénomène extrêmement inhabituel, comment cette déclaration sera-t-elle interprétée ?

La question peut devenir psychologiquement plus importante que l'observation elle-même. Le pilote peut se demander : Vais-je être considéré comme un témoin sérieux ou comme quelqu'un qui a mal interprété ce qu'il a vu ?

Et surtout :

Cette déclaration risque-t-elle d'avoir des conséquences sur ma carrière ou sur mon aptitude à voler ? Il faut être précis ici : cela ne signifie pas que la FAA retire automatiquement la licence d'un pilote qui signale un UAP. Les systèmes officiels américains ont au contraire été conçus pour encourager le signalement confidentiel.

Mais la perception du risque peut être aussi importante que le risque réglementaire réel.

C'est précisément cette perception qui peut créer une culture du silence.

Il existe une autre explication, plus culturelle : le poids du ridicule demeure considérable Le mot « OVNI » reste chargé d'un imaginaire considérable. Pendant des décennies, il a été associé à :

  • Aux extraterrestres ;
  • Aux soucoupes volantes ;
  • Aux enlèvements ;
  • Aux théories du complot ;
  • Aux récits sensationnalistes.

Or le pilote professionnel appartient à une culture radicalement différente : celle de la procédure, de la mesure et de la responsabilité. Il peut donc parfaitement accepter l'idée de signaler un phénomène non identifié, tout en refusant d'être présenté comme quelqu'un qui « croit aux extraterrestres ». C'est une distinction fondamentale.

Un phénomène peut demeurer non identifié parce que les données sont insuffisantes, parce qu'il s'agit d'un phénomène atmosphérique rare, d'un drone, d'un ballon, d'un satellite, d'un effet optique ou d'un objet dont les caractéristiques n'ont pas pu être déterminées. Les statistiques publiées par l'All-domain Anomaly Resolution Office illustrent d'ailleurs parfaitement cette nécessité de prudence : parmi les cas résolus figurent notamment des ballons, satellites, drones, oiseaux, avions et artefacts de capteurs.

« Non identifié » ne signifie donc pas « extraterrestre ».

Mais cette nuance est souvent perdue dans le débat public.

Le pilote est coincé entre deux risques

La situation devient alors paradoxale.

Premier risque : parler

Le pilote peut craindre le ridicule, les commentaires de ses collègues, une réputation de personne « bizarre », des questions de la compagnie ou encore une interprétation médicale de son témoignage. Et cette liste n’est pas limitative !

Deuxième risque : ne pas parler

Et pourtant, le silence présente également un danger. Si un pilote observe un objet inconnu qui se rapproche dangereusement de son appareil, l'information peut être importante pour la sécurité aérienne. Le phénomène peut être par exemple un drone, un ballon, un aéronef militaire  ou bien un appareil expérimental/ Là aussi la liste n’est limitative !

Dans tous ces cas, l'information mérite d'être recueillie. Le véritable objectif d'un système de sécurité devrait donc être simple : Le pilote doit pouvoir dire « je ne sais pas ce que j'ai vu » sans que cette phrase soit transformée en jugement sur ses compétences.

C'est peut-être le point le plus intéressant de cette affaire. Le dispositif utilisé par l'émission — visage masqué, voix modifiée, identité professionnelle vérifiée en coulisses — produit une situation presque surréaliste. On dit au public : « Nous avons vérifié que cet homme est bien pilote. » Mais on lui dit également : « Nous ne pouvons pas vous montrer qui il est. »

Cette contradiction résume une grande partie du problème contemporain des UAP. La société demande davantage de transparence aux témoins, mais ceux-ci demandent encore des garanties avant de parler. Et les pilotes sont probablement parmi les témoins qui ont le plus à perdre lorsqu'ils s'exposent.

Le phénomène du « stigma » a déjà été identifié officiellement

Il serait faux de présenter cette situation comme une simple invention des milieux ufologiques. La question de la stigmatisation des témoins est désormais étudiée dans des cadres institutionnels. Le rapport de la NASA consacré aux UAP avait notamment souligné l'importance de développer de meilleures méthodes de collecte et d'analyse des témoignages, ainsi que de réduire les obstacles qui empêchent les personnes disposant d'informations pertinentes de les communiquer. Cette évolution est importante.

Pendant longtemps, la question était :

« Les OVNI existent-ils ? »

Elle devient progressivement :

« Comment recueillir correctement les observations de phénomènes que nous ne parvenons pas immédiatement à identifier ? »

Ce changement de formulation est considérable.

Les pilotes ne sont pas de simples observateurs occasionnels. Ils connaissent :

  • Les trajectoires aériennes ;
  • Les distances ;
  • Les altitudes ;
  • Les vitesses ;
  • Les conditions météorologiques ;
  • Les effets de perspective ;
  • Les feux de navigation ;
  • Les comportements des aéronefs ;
  • Les procédures du contrôle aérien.

À cela s'ajoutent les instruments de bord. Une observation réalisée depuis un avion commercial peut donc potentiellement être associée des données radar, des communications ATC, des images ou à des témoignages de l'équipage….

Le cockpit constitue donc un véritable poste d'observation scientifique involontaire et c'est précisément pourquoi le silence des pilotes constitue une perte d'information.

Il serait également dangereux de transformer chaque témoignage de pilote en preuve d'une technologie extraordinaire. La compétence d'un pilote ne le rend pas infaillible. Même un professionnel expérimenté peut mal évaluer les paramètres et les apparences d’un phénomène.

L'erreur humaine fait partie intégrante de l'aviation. La crédibilité d'un pilote ne signifie donc pas :« Ce qu'il a vu était forcément extraordinaire. » Elle signifie plutôt : « Son témoignage mérite d'être recueilli et analysé avec sérieux. »

Cette distinction devrait être au cœur de toute politique rationnelle concernant les UAP.

Les États-Unis ont accompli ces dernières années un changement spectaculaire. Le phénomène est désormais traité par des structures officielles, et la FAA dispose elle-même de procédures spécifiques concernant les observations de UAP. Pourtant, le témoignage anonyme de « Kurt » montre que l'institutionnalisation du phénomène n'a pas automatiquement supprimé la peur de parler. C'est probablement l'un des problèmes les plus importants de la prochaine étape de la politique UAP. En fait Il ne suffit pas de créer des bureaux d'enquête, il faut également créer une véritable culture du signalement.

Une politique réellement efficace pourrait reposer sur plusieurs principes.

Premièrement : séparer l'observation de son interprétation

Le pilote devrait pouvoir déclarer : « J'ai observé un objet présentant ces caractéristiques » sans avoir à répondre immédiatement : « Pensez-vous qu'il s'agissait d'un extraterrestre ? » Cette deuxième question n'a aucune pertinence opérationnelle immédiate.

Deuxièmement : protéger l'identité du témoin

            La confidentialité devrait être une composante normale du processus.

            Troisièmement : garantir l'absence de stigmatisation

  Le signalement d'un phénomène inhabituel ne devrait pas être interprété                 automatiquement comme un problème de compétence ou de santé.

Quatrièmement : exploiter les données objectives

Un témoignage de pilote devrait pouvoir être confronté aux données disponibles :

Radar + météo + ADS-B + données de vol + ATC + autres témoins + imagerie.

Cinquièmement : publier les résultats

Le pilote doit également pouvoir savoir ce que son signalement est devenu.

Si chaque déclaration disparaît dans une administration opaque, la confiance disparaît avec elle.

Kurt pose donc une question beaucoup plus vaste que celle des OVNI

Le plus intéressant dans cette affaire n'est peut-être finalement pas ce que le copilote affirme avoir observé. C'est la nécessité de se cacher pour pouvoir raconter son expérience. Le visage masqué et la voix modifiée deviennent alors presque le symbole d'une période de transition. Pendant des décennies, le pilote qui disait avoir vu un OVNI risquait de devenir la cible des sarcasmes. Aujourd'hui, le vocabulaire officiel a changé. On parle de UAP — Unidentified Anomalous Phenomena. Des organismes gouvernementaux recueillent des rapports. La FAA possède désormais des procédures spécifiques. L'AARO publie des statistiques et des analyses. Et pourtant, un pilote de ligne en activité estime encore nécessaire de dissimuler son identité lorsqu'il témoigne publiquement.

C'est là que réside le véritable paradoxe.

Conclusion — Le silence des pilotes est peut-être le véritable problème UAP

La question n'est donc pas simplement : « Pourquoi les pilotes cachent-ils les OVNI ? » Elle devrait être formulée autrement : « Pourquoi un professionnel chargé de notre sécurité aérienne ne se sent-il pas suffisamment protégé pour signaler publiquement une observation inhabituelle ? »

La nuance est essentielle. Il ne s'agit pas de demander aux pilotes de confirmer l'hypothèse extraterrestre. Il ne s'agit pas non plus de considérer chaque lumière inconnue comme un engin révolutionnaire. Il s'agit de permettre à ceux qui voient quelque chose d'inhabituel de le signaler sans crainte de perdre leur réputation, leur carrière ou leur crédibilité. Le cas du copilote « Kurt », précisément parce qu'il a choisi l'anonymat malgré la vérification de son identité professionnelle par la production, montre que le problème du stigmate UAP n'est pas totalement résolu. Et cette situation devrait interpeller les autorités aéronautiques car dans l'aviation, une information qui n'est pas transmise est une information perdue.

Or, lorsqu'un pilote observe quelque chose qu'il ne parvient pas à identifier, le plus important n'est pas de savoir immédiatement ce qu'il a vu. Le plus important est de conserver la trace de ce qu'il a vu. C'est peut-être à partir de cette idée très simple que pourra enfin s'établir une véritable politique scientifique et aéronautique des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

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lundi 19 janvier 2026

MONTAYRALE DANS LE LOT ET GARONNE - OBSERVATION D'UN OVNI

 OBSERVATION D’UN OBJET VOLANT NON IDENTIFIE 23 OCTOBRE 2015 MONTAYRAL (LOT ET GARONNE)

ELEMENTS DE BASE

Date et heure : Vendredi 23 octobre 2015, peu après 19h00.

Lieu : Au-dessus de la vallée du Lot, entre Montayral et Fumel (Lot-et-Garonne). L'objet a été vu depuis un large secteu
r, y compris depuis la commune voisine de Saint-Vite.

Principal témoin : Un homme (dont l'identité est restée confidentielle), passionné d'astronomie, qui observait le ciel avec son télescope depuis son jardin.

Photo : Interprétation de l’observation du phénomène non identifié de Montayral le 23-10-2015

Description de l'objet : Le témoin rapporte avoir vu une énorme masse sombre, de forme triangulaire ou en "ailes de libellule", se déplaçant de manière totalement silencieuse. L'objet était si grand qu'il masquait les étoiles sur son passage. Il était équipé de plusieurs lumières, dont une centrale particulièrement intense, et se déplaçait à une vitesse relativement lente.

Comportement : L'objet a d'abord semblé stationnaire, puis a entamé un déplacement horizontal avant de s'élever à la verticale à une vitesse phénoménale et de disparaître en quelques secondes. Le témoin a pu le suivre avec son télescope pendant environ une minute, un temps exceptionnellement long pour ce type d'observation.

Éléments qui rendent ce cas particulier (selon les ufologues)

La crédibilité du témoin : C'était un astronome amateur expérimenté, habitué à identifier les avions, satellites, planètes et étoiles. Son témoignage est précis et dénué de sensationnalisme.

La qualité de l'observation : Grâce au télescope, le témoin a pu discerner des détails (structure, lumières, texture) invisibles à l'œil nu. Il a également estimé la taille de l'objet (plusieurs centaines de mètres d'envergure) et sa distance par rapport à des repères au sol.

Les corroborations : D'autres témoins, non connus du principal, ont signalé le même phénomène ce soir-là dans un rayon de 20 à 30 km, décrivant des lumières inhabituelles ou un triangle sombre.

L'absence d'explication conventionnelle immédiate : L'hypothèse d'un avion, d'un drone, d'un ballon ou d'une formation d'aéronefs a été écartée par le témoin en raison des caractéristiques décrites (silence, taille, manœuvres).

CLASSEMENT GEIPAN

Classement final (publié) : Le cas est classé en Catégorie D1 (PAN D1). Cela signifie que le GEIPAN reconnaît que le phénomène observé est bien réel et décrit de façon cohérente, mais qu'il n'a pu être identifié en dépit des éléments en possession du groupe.

Note importante : La Catégorie D1 n'affirme pas qu'il s’agît d'un "vaisseau extraterrestre". Elle indique simplement que, sur la base des données disponibles, aucune explication conventionnelle (avion, drone, phénomène naturel, hallucination) ne peut être retenue avec certitude. C'est un "sans explication" faute de preuves suffisantes.

Médiatisation

Le cas a fait l'objet de plusieurs reportages, notamment dans l'émission "Mystères" sur TF1 (2020) et sur des chaînes d’info.

Pour résumer : Selon les informations publiques disponibles, vous avez affaire à une observation bien documentée d'un objet aérien non identifié, de grande taille et aux performances aérodynamiques surprenantes, qui reste officiellement sans explication à ce jour.

 

DESCRIPTION DU CAS PAR LE GEIPAN

Le 23 octobre 2015 en fin d'après-midi, un témoin se rend à l’aérodrome de Fumel (commune de Montayral (47)) en voiture pour « prendre l’air avec son chien ». Il longe les hangars, et gare son véhicule sur un petit espace près des balises de géomètre. Il ouvre la portière, fait sortir son chien et quand il se retourne, il aperçoit « une tâche noire dans un brouillard noir » dans le ciel. Le PAN lui apparaît avec une "sorte d'anse" en forme d'arc de cercle en bas à gauche et « haut et loin » : il reste parfaitement immobile, et ne produit aucun bruit. Le ciel est bleu, il n’y a pas de brume. Le témoin n’a pas de jumelles, ni d’appareil photo pour observer le PAN. A un moment il détourne les yeux du phénomènes quelques secondes, puis tente de revoir le PAN mais en vain, il a disparu. Étonné par cette observation, le témoin pense qu’il sera évoqué dans la presse le lendemain par d’autres témoins, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas. Aucun autre témoignage ne sera recueilli.


Trois facteurs (l’immobilité sur 20mn, la disparition soudaine, l’aspect de forme lointaine ronde avec protubérance) s’opposent de manière isolée ou combinée aux différentes hypothèses envisagées : astre (aspect et disparition), avion (immobilité), hélicoptère (aspect, bruit, et non détection par le radar), problème ophtalmique du témoin (immobilité). La recherche se focalise sur un ballon, qui ne peut être de baudruche (trop petit), ni solaire (cause de disparition ? peu de réalisme à cet endroit), puis sur une hypothèse de montgolfière. L’hypothèse est réaliste dans ce lieu et en fin d’après-midi ensoleillé. La taille (10 à 20 m) confère la distance minimale (quelques km) pour une perception de lointain et de flou autour du phénomène. Néanmoins cette hypothèse rencontre deux difficultés :


- la description de protubérance difficilement explicable par la nacelle (protubérance non orientée vers le bas). Mais cet élément n’est pas celui le plus nettement détecté par le témoin (seulement au bout de 10 minutes avec un effort important de concentration et focalisation),


- et surtout la disparition rapide. Le témoin a détourné son regard puis n’a pas plus retrouvé le phénomène. Il est difficile d’apprécier la durée de non-observation, et la compatibilité avec une descente de la montgolfière sur cette durée. Cela serait compatible à condition de prendre plusieurs inconnues (taille montgolfière) ou marges d’erreurs (données angulaires témoin sur la taille et l’élévation du PAN) dans le sens favorable, en plus bien sûr de la conjonction temporelle (avec le détournement de regard).


Au total l’hypothèse de la montgolfière est la plus forte mais sa probabilité est bien inférieure à 50% et ne peut donc être retenue. Les différents pilotes de montgolfières du département, contactés pour cette enquête, n’ont pas répondu aux requêtes, ce qui en soit ne constitue pas un argument en défaveur de l’hypothèse.


Il s’agit d’un témoignage unique, et sans photographie. Il est tout à fait possible (milieu rural) que le phénomène n’ait pas été vu par d’autres personnes. Le témoin est précis et crédible, la consistance (niveau d’information et de crédibilité) du témoignage est juste suffisante (compte tenu du niveau d’étrangeté) pour valider le caractère non expliqué de l’observation (voir le compte rendu d'enquête).


En conséquence, le GEIPAN classe le cas en D1 : Phénomène inexpliqué d’étrangeté moyenne.


Nota : ce cas été soumis au collège d’experts du GEIPAN.




dimanche 28 décembre 2025

Un équipage de Fort Lauderdale aperçoit quelque chose d'étrange dans le ciel.

 Observation d'OVNI ? Un équipage de Fort Lauderdale
aperçoit quelque chose d'étrange dans le ciel.      

Dans la nuit du 23 décembre, un équipage rentrait à Fort Lauderdale à bord d'un jet vide, survolant les Bahamas, lorsqu'ils ont aperçu un objet sphérique et lumineux se déplaçant de manière trop erratique pour être un ballon-sonde.

Par Ari Odzer 

 Publié le 9 janvier 2025 

Source et informations complémentaires :   https://www.nbcmiami.com/news/local/ufo-sighting-fort-lauderdale-flight-crew-spots-something-strange-in-the-sky/3511543/

Le monde aérospatial regorge de machines volantes que nous reconnaissons tous, mais parfois, on observe dans le ciel des choses qui défient toute explication. 

« Au départ, c'était blanc, puis c'est devenu vert et il y avait comme une sorte d'énergie électrique autour », a déclaré Cassandra Martin, hôtesse de l'air chez Surjet, une compagnie aérienne privée.

Dans la nuit du 23 décembre, Martin raconte qu'elle et deux pilotes rentraient à Fort Lauderdale à bord d'un jet vide, survolant les Bahamas, lorsque le contrôle aérien de Miami a envoyé un message. 

Photo : Cassandra Martin, pilote, témoin de l’observation d’un ovni

« Soudain, j'ai entendu le contrôle aérien annoncer : "Objet étranger détecté, pouvez-vous l'identifier ?", expliqua Martin. « J'ai regardé à gauche. Le pilote a aperçu trois objets, mais je n'en ai vu qu'un. J'ai attrapé mon téléphone et je l'ai collé à la vitre pour essayer de filmer l'objet. Je ne savais pas ce que c'était. J'ai zoomé au maximum. L'objet était blanc, puis il a viré au vert, comme s'il était entouré d'un champ électrique. Il est resté près de nous pendant environ 45 minutes, puis nous ne l'avons plus revu. Nous étions à environ 13 000 mètres d'altitude, et il était bien au-dessus de nous. »

C'est beaucoup trop haut pour être un drone, et la vidéo montre un objet sphérique et lumineux qui se déplace de façon trop brusque pour être un ballon-sonde. 

« Je crois que nous étions tous stupéfaits, et c'était quelque chose d'inexplicable, mais je n'ai pas les compétences pour savoir de quoi il s'agit », a déclaré Martin, évoquant la conversation qu'elle avait eue avec les pilotes alors que l'objet était en vue. 

Photo : l’objet observé par Cassandra Martin extrait de sa vidéo

Bryan Bender est un expert en défense, ancien correspondant du Pentagone pour le Boston Globe et Politico. Il travaille désormais pour une association à but non lucratif fondée par des pilotes militaires, Americans for Safe Aerospace. 

« Eh bien, vous savez, je trouve la vidéo convaincante », a-t-il déclaré après avoir visionné l'enregistrement de Martin. « Cette vidéo et ce témoignage font fortement écho à plusieurs cas rapportés par des pilotes militaires il y a 10 ou 15 ans, concernant ces objets sphériques, parfois appelés Tictacs. De forme oblongue, ils volaient à très haute altitude et étaient capables de manœuvrer d'une manière qui nous paraît difficilement compréhensible, du moins selon nos connaissances en physique. La question est donc de savoir si des adversaires étrangers ont réalisé une avancée majeure, ou s'il s'agit d'autre chose. Et bien sûr, cette autre chose pourrait être bien des choses. »

Bender souligne que le Pentagone dispose en réalité d'un bureau chargé d'enquêter sur ces observations, et affirme qu'il est impératif pour la sécurité nationale et la sécurité aérienne de déterminer la nature de ces phénomènes anormaux non identifiés. 

« C'était un peu inquiétant ? » demanda Martin. « Oui, parce que, encore une fois, nous étions assez haut et ce que nous voyions était encore plus haut que nous. Cela pouvait zigzaguer et changer de couleur, c'était donc un peu impressionnant, pour le moins. Mais c'est aussi quelque chose de fascinant que j'ai pu voir et immortaliser avec mon téléphone. »