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LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
La version publiée ici est une version sans mise en page ni documents ou photos.
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La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
Le Corriere di Tripoli, journal italien fondé au début du XXe siècle,
continue à paraître jusqu'en 1960. Il constitue donc une source exceptionnelle
pour étudier non seulement les observations aériennes, mais aussi la manière
dont le phénomène des « disques volants » pénètre progressivement dans la
société libyenne. Or, à partir de septembre-octobre 1954, une véritable vague
d'observations touche l'Europe. La France est particulièrement concernée, puis
l'Italie. Le vocabulaire de l'époque n'est pas encore celui des «
extraterrestres » qui deviendra dominant dans les décennies suivantes. On parle
de : dischi volanti — soucoupes volantes où : sigari volanti — cigares volants.
La presse italienne de Tripoli finit elle aussi par reprendre cette
terminologie.
2. Les premiers « cigares volants » de Tripol
Avant même l'affaire Papotto, plusieurs signalements apparaissent dans le
Corriere di Tripoli. Le journal rapporte notamment qu'environ quatre personnes,
sortant d'un établissement, auraient vu dans le ciel de Tripoli un objet
ressemblant à un gros cigare. Un autre témoignage est attribué à un habitant
libyen de Tripoli. Celui-ci aurait observé, sur la route entre Zuara et
Tripoli, un objet ayant la forme d'un fuseau allongé. Il est remarquable que la
rédaction privilégie déjà le terme « cigare volant ».
Le phénomène semble donc se diffuser dans la communauté locale dans un
contexte où les médias italiens parlent abondamment des observations
européennes. Ce point est capital. Avant même que Papotto ne raconte son
expérience, le vocabulaire ufologique existe déjà dans la communauté italienne
de Tripoli. Cela ne prouve évidemment pas que son récit soit fabriqué. Mais
cela montre que le contexte culturel ne peut pas être ignoré.
L'événement central se produit dans la nuit du samedi 23 octobre 1954. La
localisation est : Aïn Zara à environ cinq kilomètres au sud de Tripoli à
l'époque. Aujourd'hui, Aïn Zara est intégrée à la vaste agglomération de
Tripoli. L'exploitation agricole appartient au professeur Raffaele Onorato. Elle
est exploitée par un jeune colon italien originaire de Sicile. Son nom est
initialement imprimé par le Corriere di Tripoli sous la forme : Carmelo
Rapotto. Mais le travail ultérieur de Giuseppe Stilo montre que cette graphie
est erronée. Le véritable nom du témoin est : Carmelo Papotto. Il est âgé
d'environ 29 ans au moment des faits.
Papotto effectue cette nuit-là sa tournée habituelle auprès des gardiens de
l'exploitation. Vers 3 heures du matin, il se dirige vers une parcelle
récemment labourée. Il remarque alors quelque chose de brillant dans le ciel. Mais
au début, il n'y prête pas une attention particulière. Cette réaction est
importante. Le témoin entend simultanément un bruit de moteurs. Dans cette
région proche de Tripoli, l'observation d'aéronefs pendant la nuit n'est pas
exceptionnelle. Le secteur est en effet fortement militarisé. À quelques
kilomètres se trouve la Wheelus Air Base, immense base américaine qui constitue
alors un élément majeur de la présence militaire occidentale en Libye. Papotto
aurait donc d'abord pensé à un appareil conventionnel.
Puis quelque chose d'inattendu se produit : l'objet descend. Et il descend silencieusement vers le
terrain. Le Corriere di Tripoli compare sa descente à celle d’un flocon de
neige. L'engin se pose à quelques dizaines de mètres du témoin.
C'est ici que le récit devient particulièrement curieux. Les
représentations ufologiques ultérieures ont souvent transformé l'engin en une
sorte de soucoupe futuriste. Mais ce n'est pas ce que décrit le témoignage
contemporain du Corriere di Tripoli. L'appareil est décrit comme ressemblant à
: une automobile aérodynamique. Il possède une partie arrière évoquant une
queue ou un gouvernail. Les dimensions estimées sont de l'ordre de : environ 5
à 6 mètres de longueur ; environ 3 mètres de largeur.
Le châssis serait d'environ 2,50 mètres de large sur 3 mètres de long,
selon les observations rapportées par le journaliste. La partie inférieure
semble constituée d'un matériau métallique clair, comparable à de l'aluminium. La
partie supérieure comporte des sections transparentes.
Cette description est extrêmement intéressante.
Elle ne correspond pas à l'image classique du «
disque volant ».
Elle évoque plutôt, dans l'imaginaire
technologique de 1954 : un petit avion expérimental extrêmement avancé.
L'engin aurait reposé sur : six roues. Quatre à l'avant, disposées par
paires. Deux à l'arrière. Le témoin décrit même les distances entre les roues. Cette
précision est l'un des éléments qui ont contribué à la célébrité du cas. Le
Corriere di Tripoli rapporte également la présence de deux structures
ressemblant à des tubes sous le fuselage. À l'avant et à l'arrière se trouvent
des antennes. L'une semble reliée à un équipement de communication. Et un
détail encore plus extraordinaire apparaît : deux éléments ressemblant à des
canons de mitrailleuses.
Photo –
L’objet reproduit dans la presse de l’époque * dessin du témoin.
Le témoin affirme distinguer : six hommes. Ils portent des combinaisons de
couleur jaunâtre. Leurs visages sont couverts. Ils semblent occupés autour de
différents équipements. L'un d'eux aurait notamment porté un casque ou un
dispositif relié à un système de communication. Mais voici un détail important
: Papotto ne décrit pas des extraterrestres.
Lorsqu'un des occupants découvre brièvement son visage, le témoin dit qu'il
lui semble humain. Le journaliste lui demande s'il pense avoir vu un Martien. Papotto
répond en substance qu'il n'en sait rien et que l'homme lui a paru être un
individu « du Nord », pouvant être américain, anglais ou russe. Cette réponse
est fondamentale. Le témoin ne semble pas interpréter spontanément l'événement
comme une rencontre extraterrestre. Il l'interprète plutôt comme : un appareil
terrestre mystérieux.
Papotto n'est pas paralysé par la peur. Au contraire, il s'approche. Il
interpelle même les occupants en lançant :
« Hello ! »
Cette attitude est assez inhabituelle dans les récits de rencontres
rapprochées. Il aperçoit une petite échelle sur le côté gauche de l'appareil. Et
il tente de monter.
C'est l'un des éléments les plus célèbres du dossier. Lorsque Papotto
touche l'échelle ou une partie métallique de l'appareil, il ressent : une
violente décharge électrique. Il est projeté en arrière. L'expérience lui
rappelle le contact avec un câble électrique. L'un des occupants lui fait alors
signe de rester à distance.
Ce détail sera ensuite transformé par la littérature ufologique en une
sorte de « système de protection énergétique ». Mais la source contemporaine
est beaucoup plus simple : le témoin affirme avoir reçu une décharge
électrique. Nous ne savons pas quelle en était la cause.
Après cet incident, Papotto recule. Il continue cependant à observer. Les
six hommes semblent travailler autour de différents mécanismes. L'impression du
témoin est que l'appareil a peut-être subi : une panne.
Cette interprétation est particulièrement intéressante. Papotto ne décrit
pas une visite extraterrestre destinée à communiquer avec l'humanité. Il décrit
plutôt : un appareil en difficulté ou en maintenance. Cette idée était
d'ailleurs un motif assez fréquent dans les récits de « soucoupes » des années
1950.
L'engin serait resté sur place environ : un quart d'heure à vingt minutes. Puis
il se serait élevé verticalement. Le récit indique une montée jusqu'à environ :
50 mètres. Puis l'appareil aurait accéléré brutalement vers l'est. Le départ
aurait été extrêmement rapide. Le contraste est saisissant : atterrissage
silencieux et lent puis départ vertical et accélération fulgurante.
3- Les traces au sol
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais Papotto retourne ensuite sur le
lieu d'atterrissage. Il affirme avoir découvert des traces laissées par les
roues. Les empreintes présentent un dessin particulier : des sections
quadrangulaires. Le Corriere di Tripoli rapporte qu'une substance verdâtre ou
bleuâtre semblait recouvrir certaines traces. Un ami de Papotto, identifié sous
les initiales A.D., aurait prélevé un échantillon du sol afin de le faire
analyser. Voilà le premier élément matériel potentiel du dossier.
Le journal annonce qu'une analyse doit être effectuée. Un certain docteur
Niccoli aurait été sollicité. Mais l'analyse ne sera finalement pas réalisée. Un
technicien automobile, Japichino, donne une opinion selon laquelle la substance
pourrait être simplement un produit de protection utilisé sur les pneus. L'analyse
scientifique annoncée n'a donc pas lieu. C'est un élément essentiel dans
l'évaluation du cas. Nous n'avons aucune analyse chimique démontrant une
substance inconnue. Nous avons seulement : un témoignage concernant une
substance une interprétation non scientifique selon laquelle elle pourrait être
liée aux pneus.
Une autre information intéressante apparaît ensuite. Trois personnes — un
avocat, un odontotechnicien et un responsable d'entreprise — se rendent à Aïn
Zara. Papotto leur montre les traces. Elles auraient même été photographiées. Mais
il faut être très prudent : nous ne disposons pas actuellement de photographies
scientifiques authentifiées des traces.
Les sources ufologiques ultérieures ont parfois donné l'impression que les
preuves photographiques étaient abondantes. Le travail de CISU montre au
contraire que le dossier repose essentiellement sur le reportage journalistique
contemporain.
4. L'épisode des trois hommes
L'affaire prend alors une tournure presque digne d'un roman d'espionnage. Papotto
affirme avoir reçu la visite de trois hommes. Ils veulent obtenir : son dessin
de l'appareil. Ils parlent italien avec lui mais discutent entre eux dans une
autre langue. Deux sont décrits comme blonds, l'autre comme brun. Ils se
déplacent dans une voiture américaine de type Vanguard. Papotto monte même dans
leur véhicule. Ils insistent pour obtenir son dessin. Il refuse. Finalement, il
parvient à quitter la voiture. Pendant plusieurs décennies, cet épisode a
alimenté les théories selon lesquelles les hommes auraient pu être :
§ Des agents secrets américains ;
§ Des agents soviétiques ;
§ Des militaires ;
§ Des services de renseignement ;
§ Ou même les occupants de l'appareil.
Mais le travail de CISU montre que cette dernière interprétation n'a aucune
base documentaire.
L'enquête journalistique finit par identifier les trois individus comme : un
avocat ; un odontotechnicien et un dirigeant d'entreprise. Ils semblent avoir
été simplement des personnes curieuses souhaitant obtenir davantage
d'informations. L'affaire menaça même de déboucher sur une plainte contre le
journal à la suite de la manière dont les événements avaient été rapportés. Nous
sommes donc très loin de la version sensationnaliste d'un groupe d'agents
secrets venant récupérer une technologie extraterrestre.
Le 25 octobre, Papotto est également interrogé par la police. Nous ne
disposons toutefois pas, dans les sources actuellement accessibles, d'un
rapport policier complet permettant de savoir ce que les enquêteurs ont conclu.
C'est une lacune documentaire importante. Le dossier ne permet donc pas
d'écrire : « La police confirma l'atterrissage. » On peut seulement dire : «
Papotto fut interrogé par la police après l'événement. »
La proximité de la Wheelus Air Base donne immédiatement une dimension
militaire à l'affaire. À quelques kilomètres seulement de l'exploitation se
trouve l'une des plus importantes installations aériennes américaines de la
région. Le Corriere di Tripoli interroge donc les responsables de la base. Un
journaliste est reçu par un capitaine et un responsable civil. La réponse est
claire : ils ne savent rien de l'affaire. Autrement dit, aucun appareil
américain de la base n'est officiellement présenté comme responsable du
phénomène. Cette information est intéressante, mais elle ne constitue pas une
preuve d'origine inconnue. L'absence d'identification par Wheelus signifie
simplement : aucune confirmation
officielle n'a été obtenue.
5. Le témoignage du Sunday Ghibli
Un autre journal, le Sunday Ghibli, destiné notamment à la communauté
anglophone et militaire britannique et américaine, revient sur l'affaire. Il
rapporte que des responsables de Wheelus auraient déclaré qu'aucun avion dont
ils disposaient ne pouvait effectuer les performances attribuées à l'objet. Mais
le même article rapporte également une objection intéressante : plusieurs
câbles électriques passaient dans la zone. Cela aurait rendu difficile
l'atterrissage d'un hélicoptère à cet endroit. Le journal ironise donc sur les
différentes possibilités conventionnelles.
C'est l'un des enseignements les plus intéressants du travail du CISU. Dans
la presse de Tripoli de 1954, l'interprétation dominante semble plutôt être :«
quel type d'appareil terrestre avons-nous vu ? » Le journal évoque
successivement : un appareil américain ; un appareil britannique ; un appareil
soviétique ; un avion d'un pays allié voire un appareil expérimental. La
question extraterrestre n'est pas encore dominante.
Le Corriere di Tripoli finit même par publier une histoire concernant un
agriculteur italien d'Engila, à environ vingt kilomètres de Tripoli. Cet homme
aurait expérimenté une machine supposée capable d'annuler la gravité. Le
journal tente alors de relier cette technologie imaginaire au mystérieux
appareil de Papotto. L'idée est que l'engin pourrait être recouvert d'un
matériau particulier capable d'isoler certains rayonnements et de produire une
sorte de « vide absolu ». Scientifiquement, cette explication n'a évidemment
aucune validité. Mais elle révèle parfaitement l'imaginaire technologique de
l'époque. Le « cigare volant » n'est donc pas seulement présenté comme un objet
extraterrestre potentiel. Il devient aussi le symbole d'une technologie secrète
extrêmement avancée, peut-être développée par une puissance terrestre.
L'affaire Papotto déclenche une véritable petite vague locale. Le journal
rapporte notamment qu'un agriculteur, Giacomo Grandi, aurait observé le 22
octobre vers 22 heures une masse lumineuse verdâtre, tournante, se déplaçant
rapidement vers l'ouest. D'autres observations sont ensuite signalées. À la fin
du mois, le phénomène commence à perdre de son intensité. Le journal continue
encore quelque temps à publier des observations, notamment des objets argentés
ou bleu foncé observés au-dessus de Tripoli.
Cette succession d'observations est importante : Papotto n'est pas un
événement isolé. Il intervient au milieu d'une mini-vague d'observations de «
cigares volants » en Tripolitaine.
C'est peut-être finalement l'aspect le plus intéressant du dossier. Nous ne
sommes pas seulement face à une observation d'un objet étrange. Nous assistons
à la rencontre de plusieurs phénomènes :
§ La technologie militaire Wheelus Air Base
symbolise la puissance aérienne américaine.
§ La guerre froide
§ La presse s'interroge sur une éventuelle
technologie soviétique.
§ La modernité
§ L'avion, le radar, la radio, les moteurs et les
nouvelles technologies deviennent des éléments omniprésents de l'imaginaire
collectif.
§ La culture ufologique
§ Le vocabulaire des soucoupes et des cigares
volants arrive d'Europe.
§ La presse
§ Le Corriere di Tripoli transforme
progressivement un témoignage individuel en feuilleton.
C'est exactement ce que souligne Giuseppe Stilo : l'histoire doit être
étudiée comme un phénomène culturel autant que comme un cas ufologique.
Il existe une confusion importante. Les catalogues ufologiques ont souvent
donné : 23 octobre 1954 D'autres publications, notamment certaines reprises
françaises, indiquent :25 octobre 1954. Pourquoi ?
La source contemporaine du Corriere di Tripoli situe clairement le
témoignage dans la nuit du 23 octobre, et le CISU considère cette date comme la
meilleure référence. Mais la dépêche ANSA diffusée le 29 octobre aurait placé
l'événement quarante-huit heures plus tôt que la date donnée initialement par
le journal. La date du 25 octobre a donc probablement été propagée par les
sources secondaires à partir de cette confusion Je recommande de noter pour
plus de clarté ; 23 octobre 1954 — date primaire privilégiée et en note : Certaines
sources secondaires indiquent le 25 octobre, probablement à la suite d'une
erreur dans la dépêche ANSA.
L'ANSA est très importante dans l'histoire de la diffusion du cas. Le
bureau de l'agence à Tripoli envoie une dépêche datée du 29 octobre 1954. Cette
dépêche est ensuite reprise par de nombreux journaux italiens et même par la
presse internationale. Elle donne une description très proche de celle du
Corriere di Tripoli. L'ANSA apporte notamment des précisions sur les traces : largeur
des pneus d'environ 10 cm ; empreintes quadrangulaires ; quatre roues avant ; deux
roues arrière ainsi qu’un empattement d'environ 3,30 m.
Le correspondant affirme lui-même avoir examiné le terrain. C'est une
donnée importante. Mais il faut bien comprendre ce qu'elle démontre : elle
confirme l'existence d'un reportage et l'existence de marques au sol observées
par le correspondant. Elle ne démontre pas que ces marques provenaient d'un
engin extraterrestre.
6- Comment l'affaire est-elle entrée
dans l'ufologie ?
Pendant plusieurs années, l'histoire circule essentiellement sous sa forme
journalistique. Puis elle est reprise par les chercheurs italiens. En 1971, le
magazine Clypeus publie une version issue de la dépêche ANSA. Un dessin
accompagne le récit. Mais le dessinateur Marco Rostagno transforme
progressivement l'objet en véritable « soucoupe volante ». C'est un point
capital. L'image que beaucoup de lecteurs associent aujourd'hui au cas Papotto
n'est pas une photographie de l'objet. C'est une reconstitution artistique.
En 1969, Jacques Vallée inclut l'affaire dans Passport to Magonia, son
catalogue des atterrissages supposés. Le cas devient alors internationalement
connu. Vallée le classe parmi les récits d'atterrissage.
Mais Giuseppe Stilo relève un problème : certains détails donnés par Vallée
ne correspondent pas exactement aux sources contemporaines. Par exemple : Vallée
parle d'un objet ovoïde ; il mentionne un bruit comparable à celui d'un
compresseur ; alors que le Corriere di Tripoli décrit initialement une descente
silencieuse.
Cela montre comment un récit peut évoluer au fil des décennies.
Le catalogue HUMCAT, aujourd'hui associé au CUFOS, reprend le dossier comme
un cas de type A.
Il décrit : un engin ovoïde d'environ 18 pieds ; six occupants ; des
combinaisons jaunâtres ; des masques ; une partie transparente ; six roues ; une
décharge électrique et des traces au sol. La fiche HUMCAT cite notamment
Jacques Vallée et le Tripoli Sunday Ghibli. Cette version est devenue une
référence importante de la littérature ufologique. Mais la comparaison avec les
archives primaires montre qu'elle est déjà une reconstruction secondaire.
Selon la classification moderne de Hynek, le récit correspondrait à un : CE-III
— Close Encounter of the Third Kind puisque le témoin affirme avoir observé les
occupants d'un appareil supposé non identifié. Mais il faut préciser que cette
classification est rétrospective. En 1954, le système CE-I/II/III n'existait
pas encore.
En conséquence la situation
est : « Rencontre rapprochée avec occupants allégués, correspondant
rétrospectivement à un CE-III dans la classification de Hynek. »
Peut-on croire Carmelo Papotto C'est probablement la question la plus
difficile car en fait il existe des éléments favorables :
§ Le témoin est identifié.
§ Il est retrouvé rapidement par la presse.
§ Le récit est publié très peu de temps après.
§ Il donne beaucoup de détails techniques.
§ Il ne parle pas initialement d'extraterrestres.
§ Il semble même penser à un appareil américain.
§ Des traces au sol sont effectivement
rapportées.
§ Un correspondant de l'ANSA dit les avoir vues.
Ce sont des éléments qui empêchent de classer l'affaire comme simple
légende apparue des décennies plus tard.
Mais il faut préciser que les réserves sont nombreuses car en sens inverse
:
§ Aucun document militaire indépendant n'a
confirmé l'appareil.
§ Aucun radar n'est associé à l'observation.
§ Aucun objet n'a été récupéré.
§ Aucune photographie authentifiée de l'engin
n'existe.
§ L'analyse de la substance au sol n'a jamais été
effectuée.
§ Les photographies supposées des traces ne
constituent pas aujourd'hui une preuve scientifique accessible.
§ Les archives policières ne sont pas
disponibles.
§ Une grande partie du récit repose sur la
presse.
§ Le Corriere di Tripoli transforme
progressivement l'affaire en feuilleton.
§ Et surtout :
§ Le témoin évolue dans un environnement où le
thème des « cigares volants » est déjà largement diffusé.
Cela ne signifie pas qu'il a inventé son récit. Mais cela signifie que la
possibilité d'une influence culturelle doit être prise en compte.
7. Une observation d'un avion secret ?
Cette hypothèse est historiquement intéressante. Le contexte de Tripoli en
1954 rend parfaitement plausible la présence d'appareils militaires
inhabituels. Wheelus est une importante base aérienne américaine. La guerre
froide est en pleine expansion. Les avions à réaction évoluent rapidement.
Les essais de nouveaux appareils sont une réalité. Et le témoin décrit
précisément un engin qui ressemble davantage à : un appareil terrestre
expérimental qu'à une « soucoupe » classique.
Cependant, aucune source actuellement retrouvée ne permet d'identifier
l'engin comme un avion américain, britannique ou soviétique.
La présence des six occupants est plus difficile à expliquer et c'est
probablement l'élément le plus problématique pour une interprétation
conventionnelle. Papotto affirme avoir vu six hommes dans un espace
relativement réduit. Ils sont installés devant des instruments. L'un utilise
une radio. Un autre intervient sur une roue. Un autre semble travailler sur des
mécanismes.
Cela ressemble étonnamment à un équipage d'un appareil militaire. Mais la
technologie décrite — six hommes, six roues, transparence, fonctionnement quasi
silencieux, décollage vertical puis accélération fulgurante — ne correspond pas
à un aéronef connu de 1954. C'est précisément cette combinaison qui a fait la
célébrité du cas.
Une hypothèse beaucoup plus terre-à-terre : une confusion avec un appareil
militaire ? En effet il est possible d'imaginer une situation où Papotto aurait
observé : un hélicoptère ; un appareil expérimental ; un véhicule militaire ou
une combinaison de plusieurs phénomènes.
Mais plusieurs détails rendent cette hypothèse difficile : l'appareil
aurait été posé sur six roues ; il aurait eu une structure très compacte et les
occupants auraient été visibles.
L'hypothèse d'un simple hélicoptère ne suffit donc pas à expliquer
l'ensemble du récit.
On pense à une autre possibilité : une construction narrative progressive -
Il existe une autre manière d'interpréter le dossier. Le noyau initial pourrait
être beaucoup plus simple : Un agriculteur voit un appareil ou une lumière
inhabituelle près de son exploitation. Puis, au fil des conversations :
Objet étrange
↓
Engin au sol
↓
Engin à roues
↓
Six hommes
↓
Équipage masqué
↓
Décharge électrique
↓
Agents mystérieux
↓
Appareil secret
↓
Technologie antigravitationnelle.
C'est précisément ce que permet de constater la succession des articles du
Corriere di Tripoli. La richesse du récit augmente au fur et à mesure que
l'affaire devient médiatique. C'est un phénomène classique dans l'histoire des
témoignages extraordinaires.
En fait il semble que le rôle de la presse soit donc central - Le mérite du
travail de Giuseppe Stilo est précisément de ne pas demander :« Papotto
disait-il vrai ou mentait-il ? » mais plutôt : « Comment cette histoire
s'est-elle construite et transformée dans les jours qui ont suivi ? »
Cette approche est beaucoup plus intéressante historiquement. Le Corriere
di Tripoli consacre plusieurs articles successifs à l'affaire. Le journal
publie :
§ Le récit initial ;
§ Les descriptions de l'appareil ;
§ Le dessin ;
§ Les traces ;
§ Les hypothèses militaires ;
§ L’histoire des trois visiteurs ;
§ Les réactions de Wheelus ;
§ Les témoignages secondaires ;
§ Les spéculations technologiques.
Le journal crée donc progressivement un véritable feuilleton du cigare
volant.
Papotto affirme avoir dessiné l'appareil pendant qu'il se trouvait encore
au sol. Il aurait réalisé un premier dessin sur le papier d'un paquet de
cigarettes. Plus tard, un autre dessin est réalisé pour le journal. Puis, des
décennies après, les publications ufologiques produisent leurs propres
illustrations. Résultat : Plusieurs représentations différentes du même objet
circulent. C'est une excellente illustration d'un problème fréquent dans
l'ufologie historique : une reconstitution artistique finit par être prise pour
une représentation originale.
Ce cas est important pour l’histoire des OVNI en Afrique même si l'on ne
peut pas démontrer l'origine extraordinaire de l'objet. Le dossier Papotto
possède VRAIMENT une très grande valeur historique. Il montre que la « question
OVNI » ne se développe pas seulement aux États-Unis et en Europe. Elle atteint
rapidement : la Libye. Et elle touche une société située à la jonction de
plusieurs mondes : Afrique du Nord ; la communauté italienne ; le monde arabe ;l’
aviation militaire. Etc… La Libye devient ainsi un espace où se rencontrent
plusieurs imaginaires technologiques.
L'affaire n’a pas été confirmée par les autorités et cette précision doit impérativement
être rappelée. Tout avait pourtant été fait au niveau de l’information : Les
autorités ont été informées. Papotto a été interrogé.
Les traces ont été examinées visuellement. Wheelus a été consultée. Mais : aucune
autorité n'a authentifié l'engin comme un appareil extraordinaire.
Le statut officiel reste donc : inconnu / non identifié.
Conclusion
Le cas Papotto d'Aïn Zara, le 23 octobre 1954, demeure l'un des dossiers
les plus fascinants de l'histoire des observations de phénomènes aérospatiaux
non identifiés en Afrique du Nord. Il présente plusieurs caractéristiques
remarquables :
|
§ Un témoin identifié ; § Une date précise ; § Un lieu identifiable ; § Un récit extrêmement détaillé ; § Un appareil apparemment matériel ; § Six occupants ; § Une interaction physique alléguée |
§ Des traces au sol ; § Une enquête journalistique contemporaine ; § Une dépêche de l'ANSA ; § Une consultation de la base aérienne de
Wheelus ; § Puis une importante postérité ufologique. |
Mais les mêmes archives imposent aussi une grande prudence.
Il n'existe :
|
§ Ni appareil récupéré ; § Ni photographie authentifiée ; § Ni analyse chimique concluante § Ni enregistrement radar |
§ Ni rapport militaire confirmant le phénomène
; § Ni preuve indépendante de la présence des six
occupants |
Le dossier reste donc un cas non identifié, et non une preuve d'origine
extraterrestre. Son intérêt dépasse finalement l'ufologie. Le cas Papotto
raconte aussi l'arrivée de l'imaginaire des soucoupes volantes dans la Libye
des années 1950, au sein d'une communauté italienne vivant à proximité d'une
immense base militaire américaine, dans une époque dominée par la guerre
froide, les nouvelles technologies aéronautiques et la peur des armes secrètes.
C'est peut-être cette dimension historique et culturelle qui fait
aujourd'hui du « cigare volant de Tripoli » un document exceptionnel pour
l'histoire des OVNI en Afrique.
Sources essentielles
Source primaire reconstituée : le dossier du Corriere di Tripoli retrouvé
dans les collections de la Bibliothèque du ministère italien des Affaires
étrangères. C'est la source la plus importante pour votre livre.
§ Article complet du CISU —
Giuseppe Stilo, « Un sigaro volante è sceso a Tripoli »
§ ANSA, dépêche de Tripoli du 29 octobre 1954,
reprise par de nombreux journaux italiens ; le CISU montre toutefois que cette
dépêche comporte une erreur de datation de l'événement.
§ CUFOS/HUMCAT, dossier 1954-92, qui a fortement
contribué à la diffusion internationale du cas.
§ NICAP, chronologie de 1954, qui reprend
l'affaire comme un atterrissage à Tripoli avec six occupants.
§ Jacques Vallée, Passport to Magonia, qui a
contribué à faire entrer le cas dans la littérature ufologique internationale ;
le CISU relève cependant des différences entre sa version et les sources
contemporaines.
.
Recherche - GEOS France - AMT PhD
14 AU 20 OCTOBRE 1954 OBSERVATIONS CITES EN PARALLELE DE L’ATTERRISSAGE
18 octobre 1954 — quatre personnes au-dessus de Tripoli
D'après le Corriere di Tripoli du mercredi 20 octobre 1954, quatre
personnes qui sortaient d'un établissement public, deux soirs auparavant,
auraient aperçu au-dessus de Tripoli :« quelque chose ressemblant à un gros
cigare »
Le phénomène aurait traversé le ciel. Il ne s'agit donc pas, dans ce récit
d’n objet qui atterri
19 octobre / publication du 21 octobre — Case Operaie
Le lendemain, le Corriere di Tripoli publie son premier véritable article
consacré à la vague internationale des « soucoupes volantes ». Il y est
également fait mention d'une : « soucoupe volante » aperçue au-dessus du
quartier de : Case Operaie à Tripoli.
Le point intéressant est que Giuseppe Stilo considère qu'il s'agit
probablement de la même observation que celle des quatre personnes, rapportée
deux jours auparavant.
20 octobre 1954 — le cas du Libyen sur la route Zuara–Tripoli
Celui-ci est particulièrement intéressant sur les observations africaines,
car le témoin n'est pas présenté comme un membre de la communauté italienne. Le
Corriere di Tripoli rapporte le vendredi 22 octobre 1954 le témoignage d'un : Libyen
de Tripoli qui affirme avoir observé, deux soirs auparavant, quelque chose
d'étrange alors qu'il se trouvait sur la route entre : Zuara et Tripoli. Il
décrit l'objet comme une sorte de : fuseau allongé ou d'objet en forme de
broche.
Le journal rapproche immédiatement cette forme de la représentation
classique du : « cigare volant ».
Attention toutefois à un détail : la
date
Le Corriere di Tripoli du 22 octobre dit que le témoin a vu l'objet :« deux
soirs auparavant ». Cela donne donc approximativement : mercredi 20 octobre
1954.
La route Zuara–Tripoli est particulièrement intéressante. Zuara (Zuwara) se
trouve à l'ouest de Tripoli, près de la frontière tunisienne. Le témoin se
trouve donc dans un secteur relativement éloigné du centre de Tripoli. Cela
donne au dossier une dimension géographique :
Mais il faut être prudent : nous n'avons pas suffisamment de données pour
démontrer que tous ces témoignages concernent le même objet.
La grande question : trois observations ou une seule ?
C'est à mon avis le problème méthodologique principal. On pourrait être
tenté de dresser cette chronologie :
|
Date |
Lieu |
Témoins |
Description |
|
18 oct. |
Tripoli |
4 |
Gros cigare |
|
19 oct. |
Case Opérai |
? |
Soucoupe |
|
20 oct. |
Route Zuara–Tripoli |
1 Libyen |
Fuseau/cigare |
|
23 oct. |
Aïn Zara |
Carmelo Papotto |
Engin au sol |
Mais cette présentation pourrait donner l'impression de quatre événements
indépendants. Or les sources ne permettent pas de l'affirmer. Je privilégierais
:
Événement A
18 octobre — Tripoli / Case Operaie —
probablement un seul témoignage collectif rapporté deux fois.
Événement B
20 octobre — route Zuara–Tripoli — témoignage
indépendant d'un Libyen.
Événement C
23 octobre — Aïn Zara — Papotto.
Cette distinction est importante.
Le vocabulaire est révélateur
Il faut observer la transformation lexicale.
§ Le premier témoin voit :
« Quelque chose ressemblant à un gros cigare ».
§ Le journal transforme ensuite ce type d'objet
en :
« Soucoupe volante ».
§ Puis le témoin libyen décrit :
« Une broche allongée / un fuseau ».
§ Et la rédaction explique au lecteur que cette
forme correspond au :
« Cigare volant ».
Autrement dit, le témoin ne fournit pas nécessairement le vocabulaire
ufologique. C'est le journal qui interprète sa description à travers le
vocabulaire de 1954. C'est un point extrêmement important pour une analyse
historique.
24 JANVIER 1956 – WHEELUS
AFB TRIPOLI – LIBYE – OBSERVATION RADAR
Dans ce dossier nous avons retrouvé la fiche originale Project Blue Book,
conservée par les National Archives américaines.
24 janvier 1956 — Wheelus AFB, Tripoli, Libye - Un écho radar militaire de
12 minutes - La découverte essentielle est la suivante : il ne s'agit pas d'une
observation visuelle, mais d'un cas radar au sol enregistré par l'US Air Force.
Le dossier porte le numéro NARA NAID 28964646, sur le microfilm T1206,
rouleau 24, et comprend deux pages numérisées. La fiche est un document du
Project 10073 / Project Blue Book, formulaire ATIC 329.
1. Les données originales de la fiche
La fiche indique :
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
24 janvier 1956 |
|
Lieu |
Wheelus AFB, Tripoli, Libye |
|
Heure |
13 h 52 GMT |
|
Type |
Ground-Radar |
|
Source |
Militaire |
|
Nombre d'objets |
1 |
|
Durée |
12 minutes |
|
Radar aéroporté |
Non |
|
Observation visuelle au sol |
Non |
|
Observation visuelle depuis avion |
Non |
La fiche porte bien la mention Ground-Radar cochée, tandis que les cases
Ground-Visual, Air-Visual et Air-Intercept Radar ne le sont pas.
L'heure exacte - La fiche indique : GMT 24/1352 soit : 24 janvier 1956 — 13
h 52 GMT La durée enregistrée est de 12 minutes. La chronologie NICAP donne seulement la date,
tandis que le catalogue de Brad Sparks permettait déjà de retrouver 13 h 52 GMT
et 12 minutes. La consultation de la fiche originale confirme désormais ces
données.
La trajectoire est particulièrement intéressante et la fiche originale
contient une description assez technique. Le radar détecte une piste à : 75°
d'azimut, à environ : 299 miles soit environ 481 km. La piste est donnée comme
se déplaçant sur un cap de : 330° à une vitesse estimée à : 75 nœuds soit
environ 139 km/h.
Puis quelque chose change. Après environ 110 miles de trajet, la vitesse
tombe à : 50 nœuds soit environ 93 km/h. La piste prend alors une nouvelle
direction : 188° et finit par disparaître du radar à environ : 65 miles soit
environ 105 km. Le tout dure environ 12 minutes.
Dans cette description, un détail nous intrigue : l'altitude La fiche
indique : 1100 ft soit environ : 335 mètres C'est une altitude relativement
basse. Mais il faut être prudent : il s'agit de la valeur transcrite sur la
fiche et non nécessairement d'une altitude mesurée avec une grande précision. Le
dossier ajoute un commentaire extrêmement intéressant : « Plot characteristic
of light a/c. » c'est-à-dire, en substance : « La trajectoire est
caractéristique d'un avion léger. » Mais l'officier ajoute immédiatement que
les vitesses étaient probablement plus élevées que celles indiquées, compte
tenu de la distance parcourue et de la durée de l'observation.
L'USAF envisage donc d'abord comme explication… un avion et il faut ajouter
qu’il y a une nuance essentielle car la fiche ne dit pas :« objet aux
performances extraordinaires » et elle ne dit pas non plus « objet
extraterrestre ». Au contraire, le commentaire de l'officier suggère : une
piste radar compatible avec un avion léger.
Mais le problème est que le dossier ne semble pas avoir permis de
déterminer quel avion aurait produit cette piste. Et surtout, les cases de
conclusion sont toutes non cochées :
Was Balloon — non;
Probably Balloon — non;
Possibly Balloon — non;
Was Aircraft — non;
Probably Aircraft — non;
Possibly Aircraft — non;
Was Astronomical — non;
Probably Astronomical —
non;
Possibly Astronomical —
non;
Other — non;
Insufficient Data for
Evaluation — non;
Unknown — non.
Cela signifie que la fiche ne fournit pas de classification finale
exploitable. C'est extrêmement important.
Une donnée importante, c’est qu’il n'y avait aucun témoin visuel et c'est
probablement le point qui change le plus l'interprétation du cas. La fiche
indique :
§ Ground-Visual : NON
§ Air-Visual : NON
§ Air-Intercept Radar : NON
§ Ground-Radar : OUI
Il s'agit donc exclusivement d'une piste radar au sol. Il n'existe, dans cette fiche, aucune
description de forme, de couleur ou de luminosité.
Pourquoi ce cas apparaît parfois comme « Wheelus AFB, Morocco » ? C'est
maintenant que nous pouvons comprendre l'origine de l'erreur dans de nombreuses
archives, bases de données, articles etc…. La fiche originale elle-même
retranscrite par les archives porte : Wheelus AFB, Morocco alors que Wheelus se
trouvait à Tripoli, en Libye. Le catalogue de McDonald reproduit également : Wheelus
AFB, Morocco pour le 24 janvier 1956. l
s'agit donc manifestement d'une erreur administrative ou géographique répétée
dans les sources archivistiques.
:
En conséquence la fiche Project Blue Book porte bien par erreur la mention
« Wheelus AFB, Morocco ». Wheelus Air Force Base était située à Tripoli, en
Libye.
Nous disposons maintenant d'une référence précise :
Project Blue Book
Project 10073 Record Card
Date : 24
janvier 1956
Lieu : Wheelus AFB
Heure : 1352 GMT
NARA NAID : 28964646
Microfilm : T1206, Roll 24
Nombre de pages : 2
La copie est référencée dans le catalogue des U.S. National Archives.
Consulter le dossier NARA
— NAID 28964646
La fiche de Brad Sparks donne une confirmation indépendante Le catalogue
des cas « Unknowns » de Brad Sparks donne le numéro :1170 et indique : Jan. 24,
1956. Wheelus AFB, Tripoli, Libya. 1:52 p.m. (GMT) avec :
Durée : 12 minutes La source indiquée est notamment la McDonald list /
FUFOR Index. C'est très utile car nous
avons maintenant trois niveaux documentaires concordants :
Archives
USAF / NARA → McDonald → Sparks/NICAP
Il faut distinguer les données de leur interprétation au niveau de la
trajectoire.
On a :
Détection → cap 330° → environ 110 miles →
ralentissement → changement vers 188° → disparition à 65 miles.
Ce n'est pas nécessairement extraordinaire. Un avion peut évidemment
changer de cap et de vitesse. Mais il existe une difficulté : la distance
parcourue en seulement 12 minutes ne semble pas parfaitement compatible avec
les vitesses indiquées sur la fiche, ce que le rédacteur du rapport semble
lui-même avoir remarqué. C'est précisément pourquoi il écrit que les vitesses
étaient probablement supérieures aux valeurs indiquées.
Au niveau du classement je serais beaucoup plus prudent que certaines
présentations ufologiques car selon moi le dossier se présente : Cas radar
militaire non identifié — données insuffisantes et non : « OVNI aux
performances extraordinaires ». Le document original ne permet pas de démontrer
une technologie inconnue, mais il ne permet pas non plus d'identifier
positivement l'objet. C'est donc un véritable cas non résolu au sens
documentaire, même si cela ne signifie évidemment pas « engin extraterrestre ».
Il existe un véritable « dossier Wheelus » car en examinant les cas que
nous connaissons on trouve plusieurs affaires en 1956 :
·
17–18
octobre 1956 - Nous avons un dossier beaucoup plus important : deux objets
détectés au radar, puis des interceptions par des F-86D. Les pilotes obtiennent
des contacts radar mais aucune observation visuelle, même à très courte
distance. Le dossier fait 7 pages. La
fiche originale précise notamment que les retours étaient présents sur le radar
au sol et sur les radars des chasseurs et qu'ils semblaient correspondre à des
objets solides.
Le dossier est :
NARA NAID 28967950 — T1206 Roll 26
Dossier NARA Wheelus — octobre 1956
La chronologie NICAP répertorie notamment ce catalogue de 4 observations :
|
Date |
Type |
|
24 janvier 1956 |
Radar au sol — 1 objet — 12 min |
|
17–18 octobre 1956 |
Radar au sol + radar F-86D — 2 objets |
|
1 septembre 1958 |
Observation à Wheelus |
|
14 septembre 1958 |
Nouvelle observation radar |
La chronologie de 1956 confirme notamment que le cas du 24 janvier et celui
d'octobre sont deux affaires distinctes.
Et un témoignage tardif vient compléter le contexte : le témoignage
recueilli par le NUFORC en 1998, concernant des militaires américains qui
auraient observé pendant plusieurs nuits, en juin 1956, des lumières traversant
le ciel au-dessus de Wheelus. Le témoin affirme que plusieurs membres de l'USAF
observaient ces lumières depuis la base et qu'un membre de l'Air Control &
Warning Squadron lui aurait indiqué que les opérateurs radar les voyaient
également.
Attention : ce témoignage est postérieur de plus de quarante ans aux
événements. Il ne constitue donc pas une preuve que les phénomènes de juin
étaient liés à celui du 24 janvier.
Mais il renforce l'intérêt historique de Wheelus comme site récurrent de
signalements aériens inhabituels dans les années 1950.
Fiche récapitulative de l’observation du 24-01-1956
|
LIBYE — WHE-1956-01-24 Date : 24 janvier 1956 Vitesse probablement supérieure
aux estimations |
Ce cas n'est pas un vague témoignage répertorié par un ufologue : nous
avons une fiche militaire américaine originale, avec heure, durée, source, type
de radar, distance, azimut, vitesse, altitude et trajectoire. En revanche, il faut absolument résister à la
tentation de le présenter comme une preuve d'un engin extraordinaire. Le propre
commentaire du rapporteur suggère plutôt une piste compatible avec un petit
avion, mais l'identification n'a pas été établie. Les cases finales étant
vierges, le dossier reste non résolu par insuffisance d'information.
Sources :
https://www.govweird.com/topics/ufo/project-blue-book/wheelus-ab-libya-october-1956-28967950
https://www.govweird.com/topics/ufo/project-blue-book/wheelus-afb-morocco-january-1956-28964646
https://www.nicap.org/bb/NARA-PBB1-141.jpg
https://kirkmcd.princeton.edu/JEMcDonald/mcdonald_arizona_archives_ms412.pdf?utm_source=chatgpt.com
https://www.nicap.org/bb/BB_Unknowns.pdf?utm_source=chatgpt.com
Ruppelt's Book - LE LIVRE COMPLET: Ruppelt's Book
https://www.project1947.com/shg/proceed.htm
https://www.nicap.org/bb/NARA-PBB1-141.jpg
15 JUIN 1956 –
TRIPOLI – LIBYE – CAS RADAR
TRIPOLI (LIBYE)
Aperçu sur Vendredi
15 juin 1956
Signalé le Samedi 2
mai 1998
Classification Lumière
Durée plusieurs
jours !
Témoignage
Des lumières dans le ciel (d'une luminosité comparable à celle de Mars) ont
été observées plusieurs nuits de suite par des membres de l'USAF à la base
aérienne de Wheelus. Après notre service de nuit, plusieurs aviateurs et
moi-même avions l'habitude de nous retrouver sur le terrain de basket du 6930e
RGM à la base aérienne de Wheelus, à Tripoli, en Libye. Un matin, j'ai regardé
vers le nord et j'ai aperçu une lumière traversant le ciel en suivant une
trajectoire légèrement ondulée. Je l'ai signalée et nous avons tous spéculé sur
sa nature. (Nous étions un groupe de gars plutôt intelligents, compte tenu de
notre mission.) Nous avons écarté les hypothèses suivantes : réflexions
d'inversion, F-86D avec postcombustion (pas de satellites à l'époque !),
météores. Alors que nous spéculions, en voilà une autre ! Eh bien, pendant
trois nuits consécutives, nous en avons vu entre quatre et dix par nuit. Bien
qu'elles proviennent de différentes parties de l'horizon nord, elles semblaient
disparaître quasiment au même endroit à l'horizon sud (d'après un point de
repère, une antenne).
La trajectoire, vérifiée sur une carte, traversait le désert libyen en
ligne droite, passant par Tbilissi. Montagnes. J'ai parlé à un aviateur de
l'escadron AC&W (radar) après avoir entendu les F-86D décoller,
manifestement en réaction à ces lumières étranges. Il m'a dit : « Ah oui, on en
voit tout le temps », et a mentionné une vitesse dont je ne me souviens plus,
mais qui était très élevée. (C'était bizarre de faire décoller des avions à
cette heure-ci du matin, sauf pour une raison sérieuse – les officiers tiennent
à dormir !)
Source : NUFORC –
UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/514399830ad2e1e9be44b3d0/UFO%20Sighting%20in%20Tripoli%20(Libya)%20on%20Friday%2015%20June%201956
17 – 18 OCTOBRE 1956 - BASE US WHEELUSS – TRIPOLI -
LIBYE
VOIR EGALEMENT LE
CAS DU 24 JANVIER 1956
Dossier : ATIC #
303680 / IR-1-56 / AF # 1043041
Date : 17-18
octobre 1956, - 22h17Z au 00h47Z - 2h30
Lieu d'activité :
Wheelus AB,
TripoliUnité :
633rd AC&W Squadron + 431st Fighter Interceptor Squadron Rapport du 29
octobre 1956 par le 7272nd Air Base Wing Combat Operations Center
Ce qui s'est passé
« Les 17/18 octobre 1956, dans une période de trois heures débutant à
17/2217Z, deux trajectoires différentes d'objets lents non identifiés ont été
transportées par le 633e Escadron AC&W. Les avions ont établi un contact
radar avec les objets... Le F-86D a répété des interceptions avec le système
d'armes E-4 à toutes les phases sans contact visuel des pilotes du F-86D.
Aucune explication satisfaisante »
Important : Le rapport précise lui-même : « Cet incident est
considéré comme important en raison des indications radar positives et répétées
d'un objet »
Les objets n'ont jamais été vus à l'œil : « Les objets n'ont jamais été vus
visuellement. Les deux ont donné un retour brillant sur les radars terrestres
et aériens »
·
Piste 1 :
Détection sol à 17/2217Z en NJPD 5047, altitude approx 9000 ft, cap 240°
jusqu'à 23h02Z en NJPD 2805, puis virage à 170°, perte contact finale à 23h02Z
·
Piste 2 :
Détection sol à 17/2317Z en JJQD 0739, altitude initiale 8400 ft, altitude
à la disparition approx 3800 ft
Conditions météo au même moment : pas de plafond, visibilité 10 miles, vent
10 knots du nord - noté par le pilote lui-même
·
Les
interceptions - 2 F-86D en alerte
« (2) Des avions F-86D ont été détournés vers l'emplacement du premier
objet. Les deux avions ont été en contact radar avec l'objet du système d'armes
E-4 »
Vocabulaire OTAN de l'époque :
Judy = verrouillage radar air-air acquis
Splash = position prévue d'interception atteinte
Tallyho = contact visuel acquis
Déroulement :
23h53Z F/Blue 1 a Judy à 1 mile du target cap 050°, à 23h59Z Splash à 35
miles du radar sol relèvement 049°, pas de Tallyho
23h59Z F/Blue 2 à 59000 ft a contact radar à 4 miles relèvement 042° à 32
miles du radar sol, Judy à 32 miles, Splash 31 miles, pas de Tallyho
00h46Z-00h47Z deux dernières passes : contacts à 2 miles et 1 mile, Splash
à 30 miles du radar sol, altitude intercepteurs 30 800 ft, aucun Tallyho
malgré 5 tentatives. Retour base pour fuel bas
Détail clé du pilote :
« F/Blue 1 indiquait qu’avant chaque Splash, l’avion de chasse se trouvait
juste au-dessus, juste en dessous ou entre les nuages, mais jamais dans un
nuage. Le retour de la lunette du chasseur était décrit comme très lumineux.
Aucune action d’évitement n’a été prise par aucun des deux objets à aucun
moment »
Aucun autre trafic aérien dans la zone.
Conclusion officielle USAF
« Compte tenu des données disponibles, aucune explication définitive ne
peut être donnée pour ces objets. Une explication possible est la présence de
volées d'oiseaux migrateurs. Cependant, cela est considéré comme peu probable
compte tenu de l'altitude de 9000 pieds ainsi que de la probabilité que les
passages répétés des avions de chasse changent probablement la trajectoire du
vol ou la perturbent complètement. Deuxièmement, la probabilité que le système
E-4 maintienne le verrouillage jusqu'à un signal Splash sur une cible de cette
nature est considérée comme improbable. En raison de la vitesse de mouvement et
des conditions météorologiques, une inversion de température n'est pas
considérée comme cause probable »
Classé Unknown puis Probably Aircraft ? sur la fiche
récap - en réalité non expliqué.
Carte NJPD 5047 / 2805 pour replacer les tracks par rapport à Tripoli et à
la base Wheelus ; Reconstitution radar – Avec les deux tracks placés d'après les coordonnées MGRS de 1956 :
Carte Radar Wheelus 1956 (Reconstitution)
Lecture de la carte :
Marqueur rouge : Wheelus AB, à l'est de Tripoli, base du 633rd
AC&W Squadron qui a porté les 2 pistes
Tracé bleu plein - Track 1 : NJPD 5047 (approx 32.6N 13.8E, sud-est
Tripoli) détecté 22h17Z à 9000 ft, cap 240° (sud-ouest) jusqu'à NJPD 2805, puis
virage brutal à 170° (sud) à 23h02Z. C'est celui qui a eu 3 interceptions
F-86D.
Tracé orange pointillé - Track 2 : JJQD 0739 (approx 32.0N 14.2E)
détecté 23h17Z à 8400 ft, descendu à 3800 ft. 2 interceptions supplémentaires.
Les 5 Splash sans Tallyho se sont produits entre 23h53Z et 00h47Z, à 28-35
miles nautiques du radar sol, à 30 800 ft pour les chasseurs. Le scope E-4
donnait un retour "very bright" et, point crucial :
"No evasive action
was taken by either of the objects at any time"
Un vol d'oiseaux aurait explosé au premier passage à Mach 0.9.
Le rapport conclut lui-même "no definite explanation" et écarte
oiseaux et inversion. C'est exactement le même scénario que
Lakenheath-Bentwaters 13-14 août 1956, 2 mois avant - même escadron, même
F-86D, même lock sans visuel.
04 JANVIER 1958 — SUD-OUEST DE LA LIBYE
Un radar aéroporté détecte un objet au-dessus de la Libye,
Le 4 janvier 1958
(Sud-ouest de la Libye).
Brad Sparks :
4 janvier 1958 ; Sud-Ouest de la Libye (BBU) - 00h08 (GMT). Le pilote et le
navigateur d'un avion militaire ont aperçu une vive lumière orange traversant
le ciel en direction du nord-est, suivie par un radar embarqué. (Projet 1947 ;
liste McDonald ; index FUFOR) –
Dan Wilson : Le navigateur a constaté un brouillage sur son radar environ
10 minutes avant l'observation. Pendant celle-ci, un éclair lumineux s'est
produit, accompagné d'une très forte accélération.
Rapports et documents détaillés de l’armée américaine malheureusement peu
lisibles à : https://www.nicap.org/docs/580104libya_docs.pdf
01 SEPTEMBRE 1958 - WHEELUS AFB – TRIPOLI - LIBYE
Dossier Project Blue Book n° 6027
Il s'agit d'un véritable dossier Project Blue Book, et pas seulement d'une
observation provenant d'une base ufologique secondaire. Le dossier est conservé
dans les Archives nationales américaines sous NAID 28979740 ; il comporte 8
pages. Le cas figure également dans la liste des cas Blue Book demeurés non
résolus, sous le numéro 6027. (https://www.govweird.com/topics/ufo/project-blue-book/wheelus-afb-tripoli-lybia-september-1958-28979740?utm_source=chatgpt.com )
Le témoin
Le témoin est A. M. Slaton, représentant technique civil de la société
Philco travaillant à Wheelus Air Force Base. Le dossier le décrit comme un
homme sobre et intelligent, ce qui constitue une appréciation intéressante
puisqu'elle apparaît dans le rapport d'enquête militaire. Philco était à cette époque un important
groupe américain travaillant notamment dans l'électronique et les technologies
militaires. La présence d'un représentant technique de cette société à Wheelus
donne donc au témoin un profil professionnel intéressant.
Dans la nuit du 1er septembre 1958, Slaton se trouve sur le toit d'un
bâtiment de trois étages de Wheelus AFB. Il aperçoit une lumière : blanc-bleutée
- Au départ, elle lui paraît approximativement de la taille d'une étoile
brillante. Puis l'objet apparent augmente considérablement de taille : de la
taille d'une étoile → taille d'une balle de baseball → retour à sa taille
initiale. Il finit ensuite par disparaître. Le formulaire officiel de Blue Book
résume bien ce comportement : objet rond, bleu-blanc, dont la taille apparente
varie fortement.
Slaton rapporte que l'objet se déplaçait à des vitesses très différentes : Il
pouvait être - très rapide - puis très lent - puis pratiquement immobile. Le dossier indique même qu'à certains moments
l'objet semblait stationnaire au-dessus de l'horizon. C'est précisément cette combinaison :
Variation de taille apparente + variation de
vitesse + arrêt apparent
qui explique pourquoi Blue Book n'a pas simplement classé le phénomène
comme un avion.
L'objet aurait traversé le ciel : du nord-ouest vers le sud-est. Le rapport
indique qu'il aurait parcouru plusieurs miles. Autre élément important : il ne
reste pas à une altitude constante. Le dossier estime qu'il apparaît d'abord à
haute altitude, puis descend jusqu'à environ : 2 700–2 800 pieds soit environ
820–850 mètres. Il remonte ensuite avant de disparaître dans les nuages. Cela donne une séquence particulièrement
intéressante :
Haute altitude
↓
Descente vers ~2 700–2 800 ft
↓
Remontée
↓
Disparition dans les nuages
Les conditions météorologiques constituent un élément essentiel du dossier.
Le ciel était éclairé par la Lune et comportait environ 5/10 de couverture
nuageuse. Un plafond nuageux relativement important se trouvait vers : 14 000
pieds. Mais surtout, les météorologues ont relevé une inversion thermique
importante. La température aurait été d'environ : 24 °C à la surface ; environ
5,8 °C à 1 000 pieds.
Cette inversion est extrêmement intéressante parce qu'elle peut provoquer
des effets de réfraction atmosphérique et modifier l'apparence ou la position
apparente d'une source lumineuse.
L'hypothèse du ballon
C'est là que le dossier devient très intéressant.
La fiche Project Blue Book comporte explicitement des cases consacrées aux
hypothèses : ballon ; avion ; phénomène astronomique ; autre et inconnu. Le
document conservé aux Archives nationales indique une évaluation liée à un
ballon, mais la transcription détaillée du dossier présente également le cas
comme unidentified dans le résumé final. Le dossier semble plutôt avoir examiné
sérieusement l'hypothèse d'un ballon, sans disposer d'une identification
suffisamment certaine.
C'est un détail que je trouve particulièrement important. Le dossier indique
: « Two sightings from same area » Autrement dit, deux observations provenant
de la même zone sont mentionnées dans le rapport.
Cela ne signifie pas nécessairement que deux personnes ont observé
exactement le même objet simultanément, mais cela mérite une recherche plus
poussée dans les huit pages originales. C'est précisément le genre de détail
qui peut transformer une simple observation individuelle en dossier beaucoup
plus intéressant.
Autre élément important : le GCI était en fonctionnement. Le Ground Control
Intercept correspond au dispositif militaire chargé notamment de la
surveillance radar et du guidage des avions. Or le dossier indique que le GCI
n'a détecté aucune activité inhabituelle correspondant à l'objet. Cela constitue plutôt un élément contre une
interprétation comme appareil aérien physique de grande taille. Mais attention
:
Absence de détection radar ≠ absence d'objet. Une cible petite, basse, peu réfléchissante ou
masquée par le relief/clutter pouvait échapper au radar.
Slaton avait lui-même envisagé initialement la possibilité d'un : cerf-volant
portant une lumière. C'était apparemment quelque chose qu'il avait déjà vu dans
le secteur. Mais il rejette cette idée parce que l'objet semblait continuer sa
trajectoire sur une distance importante et présenter des variations de vitesse
incompatibles, selon lui, avec ce qu'il connaissait des cerfs-volants. Ce détail est très intéressant parce qu'il
montre que le témoin a lui-même cherché une explication conventionnelle avant
que l'affaire ne soit traitée comme OVNI.
L'objet ne semble pas avoir simplement été décrit comme « une lumière ». Slaton
rapporte :
Étoile brillante
↓
Taille d'une balle de baseball
↓
Retour à la taille d'une étoile
Cela peut avoir plusieurs interprétations.
1.
Variation
réelle de distance
L'objet pourrait se rapprocher puis s'éloigner.
2.
Variation
d'intensité lumineuse
Une source lumineuse qui augmente fortement
d'intensité peut donner l'impression de grossir.
3.
Effet
atmosphérique
L'inversion thermique peut produire des
distorsions.
4.
Effet
perceptif
Sans référence angulaire précise, « taille
d'une balle de baseball » décrit une impression et non une dimension physique.
Cette dernière distinction est fondamentale.
L'inversion thermique mérite donc une attention particulière. Une inversion
peut créer des conditions de réfraction inhabituelles et notamment modifier : la
position apparente d'une source ; sa luminosité ; sa netteté ou sa taille
apparente. Elle peut également produire
des mirages astronomiques ou optiques.
Mais il ne faut pas aller trop loin : le dossier ne démontre pas que
l'inversion thermique a produit le phénomène. Elle constitue seulement une
explication conventionnelle plausible à examiner.
Le cas apparaît dans la liste NICAP des cas Project Blue Book non résolus,
sous :
6027 — September 1, 1958 — Wheelus AFB, Tripoli. Et il apparaît également
dans les documents d'archives de James E. McDonald. La collection de McDonald à
Princeton recense explicitement : September 1, 1958 : Wheelus AFB, Tripoli,
Libya et également un autre cas à Wheelus le 14 septembre 1958. Cela confirme que cette affaire a retenu
l'attention de chercheurs ultérieurs qui ont examiné les dossiers Blue Book.
Mon appréciation
Je ne qualifierais pas ce dossier de « cas inexplicable » au sens fort.
L'inversion thermique, les conditions atmosphériques et la possibilité d'un
ballon doivent être examinées avant toute hypothèse extraordinaire. Le fait que
Blue Book l'ait conservé dans les cas non résolus signifie surtout que
l'identification n'a pas été établie, pas que l'Air Force avait conclu à un
engin extraordinaire. C’est en tout état de cause une source primaire
particulièrement précieuse : le dossier Project Blue Book/National Archives
NAID 28979740, dont les huit pages numérisées sont disponibles et permettent de
travailler directement sur le rapport plutôt que sur les résumés ufologiques.
14 SEPTEMBRE 1958 – WHEELUS AFB – TRIPOLI - LIBYE
14 septembre 1958, 19h00 à 22h00 heure locale, Wheelus AFB, Tripoli.
Dossier Blue Book PROJECT 10073.
C'est le cas radar le plus long de Wheelus après celui du 17 octobre 1956.
3 heures de tracking continu sur deux radars différents. Voici le détail
mot à mot du document original NARA repris dans RADCAT Catégorie 9 - le
catalogue des cas radar de référence :
« 19h00 à 22h00 heure locale. Il y avait des retours non identifiés sur les
écrans radar. Les retours étaient similaires en taille et intensité à ceux d'un
avion »
« Le GCA a détecté un retour à 400 pieds d'altitude, à 1,5 mile de
distance, relèvement 110 degrés. Le GCI a détecté un retour à 700 pieds
d'altitude, à 30 miles au nord-est de la station »
« GCA a perdu le retour à 400 pieds 1,5 mile et demi, relèvement de 260
degrés. GCI a perdu le retour dans le désordre au sol à environ deux miles de
l'extrémité d'approche de la piste 29 »
« Le GCA a rapporté qu'il entrait dans la lunette d'approche de précision
par le nord puis se croisait d'avant en arrière, passant parfois complètement
hors de la lunette. Le GCA a également rapporté qu'il apparaissait sur le radar
de surveillance de la zone presque toutes les directions »
« L'objet a été suivi en direction de la côte où il a dévié vers le sud.
L'altitude du retour variait de 200 à 1000 pieds et des vitesses allant de 25 à
80 nœuds »
Traduction technique
1. Deux radars indépendants touchent la même cible :
GCA = Ground Controlled Approach, radar d'atterrissage de précision
AN/CPN-4, portée très courte (10 miles), qui guide les avions sur la piste.
Très difficile à leurrer.
GCI = Ground Controlled Intercept, radar de veille longue portée
AN/FPS-20 du 633rd AC&W, 200 miles.
Les deux donnent un écho "similaire en taille et intensité à un
avion".
2. Profil de vol impossible pour 1958 :
400 ft / 1,5 mile au relèvement 110° (sud-est de la base, au-dessus de la
mer), puis perte à 400 ft / 1,5 mile au relèvement 260° (ouest, au-dessus du
désert). L'objet a donc traversé l'emprise de la base d'est en ouest à 400 ft.
- 700 ft à 30 miles au nord-est (au-dessus de la Méditerranée), puis rentre
vers la côte et vire sud.
Pendant 3h, il fait des allers-retours dans le scope d'approche de
précision : entre par le nord, crisscross, sort du scope, revient, visible dans
"presque toutes les directions" sur le scope de surveillance.
Altitude 200 à 1000 ft, vitesse 25 à 80 knots. C'est la vitesse d'un
hélicoptère, mais en 1958 il n'y a pas d'hélicoptère à Wheelus capable de voler
3h à 400 ft la nuit au-dessus de la mer sans être entendu et sans feu de
navigation. Un ballon ne fait pas de crisscross à 80 knots.
3- Fin en clutter :
Perte dans le fouillis AU sol à 2 miles du seuil piste 29 (piste principale
Wheelus orientée 290°, donc approche depuis la mer). Classique des cibles très
basse altitude qui se confond avec le sol.
Ce cas est classé Unidentified Returns on GCI Scope avec un
rating 5/5 dans RADCAT - le niveau max de crédibilité radar. Il n'a jamais reçu
d'explication Venus, ballon ou oiseaux dans la Record Card, contrairement à
beaucoup d'autres cas libyens.
Il fait partie d'une série de 3 nuits : 1er sept visuel Slaton, 14 sept
radar 3h, et un autre contact radar le 14 sept à 00h15 le même jour. C'est la
période où Wheelus était en pleine opération de tir Matador et où la base
abritait des bombardiers SAC en alerte nucléaire - tout objet non identifié à
400 ft au-dessus de la piste était pris très au sérieux.
COPIE DU RAPPORT DETAILLE
US AIR FORCE
14-15 OCTOBRE1959 – WHEELUS
AB – TRABULUS – LIBYE
Il est indexé 14
octobre dans certaines bases et 15 octobre 1959 dans d'autres.
C'est le même cas. C'est un cas MUFON rapporté en 2013, souvent listé sous le
label "Enigma" dans les compilations italiennes.
Fiche : 15 octobre 1959 (Sept/Oct 1959 selon témoin) -
Tripoli, Tarabulus - Wheelus AB
ID : Live Intercept 4ec2f3e7 - Classification Circle - Source MUFON
Coordonnées : 32.878° / 13.1964° - pile sur Wheelus
Témoignage intégral de l'armée US :
« Septembre/octobre 1959.
J'étais dans l'US Air Force stationné à Whellus AB, en Libye, Afrique du Nord.
Un autre aviateur et moi retournions à la caserne après être allés au cinéma.
Les environs étaient sombres et le ciel nocturne dégagé. Nous discutions de
différentes choses quand une lumière mouvante est apparue dans le ciel, allant
dans la même direction que nous (à l'ouest). Nous l'avons vu disparaître
derrière les arbres. »
« Nous nous sommes
retournés pour voir s'il y avait autre chose derrière nous, pensant que la
lumière venait de cette direction. Il n'y avait rien d'inhabituel. Nous avons
discuté de ce que nous venions de voir et conclu que cela devait être un
satellite. La lumière était plus grande que les étoiles, ne faisait aucun
bruit, et semblait plus rapide que n'importe quel avion (jet) que nous avions
vu. Il n'y avait aucune traînée de vapeur éclairée par les étoiles. L'incident
entier a duré environ cinq (5) secondes. »
« Nous n'y avons pas pensé
plus longtemps jusqu'à ce que quelques minutes plus tard la Lumière revienne de
derrière les arbres, cette fois en direction sud-sud-est. Nous l'avons regardée
traverser le ciel clair jusqu'à disparaître à nouveau, cette fois à l'horizon.
Encore une fois, il n'y avait ni bruit ni traînée de vapeur que nous pouvions
voir. Notre réaction cette fois a été un peu effrayée car nous étions bien
habitués au bruit des moteurs à réaction. »
« Quand nous sommes revenus
à la caserne, nous avons raconté à nos amis ce que nous avions vu. Quelqu'un a
appelé la tour de contrôle de la ligne de vol et a demandé s'ils avaient vu
quelque chose. Ils ont répondu non. Avec du recul et en repensant à leur
position sur la ligne de vol, la lumière que nous avions vue était derrière
eux. Et puisque leur mission principale est d'observer la ligne de vol, il est
compréhensible qu'ils n'aient pas vu la lumière. »
« J'ai depuis vu des
satellites dans le ciel et je peux dire que la Lumière était plus grande qu'un
satellite et voyageait beaucoup plus vite. Je peux aussi dire que je crois que
la Lumière que nous avons vue était à une altitude bien plus basse qu'un satellite.
»
Détail qui fait la valeur du
cas :
« Une autre chose dont je
me souviens, c'est que quelqu'un nous a dit l'heure et nous avons tous les deux
dit qu'il ne pouvait pas être si tard. À quel point ? Je n'en ai aucune idée,
juste que ça semblait plus tard que l'heure prévue. »
Effet de dilatation temporelle
souvent rapporté.
Analyse :
2 témoins militaires, habitués
aux jets de Wheelus (F-100, F-86D), donc bonne référence de vitesse
2 passages : ouest 5 sec, puis
retour sud-sud-est quelques minutes plus tard - manoeuvre en boucle, pas
satellite (Spoutnik 1957 visible mais point petit, lent)
« Plus grand
que les étoiles » + « bien plus rapide que n'importe quel avion » + « pas de
bruit, pas de traînée de vapeur » + « altitude bien plus basse qu'un satellite
»
Tour de contrôle contactée
immédiatement, réponse négative - mais le témoin explique que la tour regardait
la piste, la lumière était derrière eux
Pas de vérification radar
mentionnée - regret du témoin : « Nous n'avons pas pensé à demander pour le
radar »
C'est un cas Circle /
Light : pas de trace radar, mais double passage avec changement de cap
90°, basse altitude, et effet temps.
Il est indexé
"Enigma" parce qu'il est dans la période charnière : Wheelus passe en
1959 de base SAC nucléaire à centre d'entraînement chasse OTAN (Weapons
Proficiency Center). Les 3 semaines avant, en septembre 1959, le 17th Air Force
quitte Wheelus pour Ramstein. Beaucoup de mouvements aériens non annoncés.
Source : MUFON
07 OCTOBRE 1989 – DESERT LYBIEN – ZONE PETROLIERE
Cas UFO Hunters- il s’agit d’un témoignage NUFORC (National UFO Reporting
Center),
Shape = Circle,
Durée ≈ 1 minute,
Lieu = désert libyen,
Date approximative = 7 octobre 1989.
Ce cas est souvent repris dans des compilations comme UFO Hunters,
ce qui explique sa présence dans certains catalogues.
Cas
d’observation – Libye – 7 octobre 1989 (version la plus complète disponible)
Lieu
Désert libyen, dans
une zone pétrolière isolée. Le témoin travaillait sur des rings pétroliers,
très loin de tout campement ou infrastructure.
Témoins
2 personnes (et non 10 comme quelquefois mentionné) : le témoin principal
(Maltese) son collègue (également Maltese) - Les catalogues secondaires (dont
certains tableaux UFO Hunters) ont parfois gonflé le nombre de témoins, ce qui
explique la mention “10”.
Description de l’objet
Forme : cercle - Couleur : rouge très vif - Taille apparente : comparable à
un ballon de football - Comportement : déplacement lent et rectiligne, arrêt
net, reprise de mouvement en zigzag, nouvel arrêt, déplacement en arrière, accélération
fulgurante → disparition en 2 secondes.
Durée
Environ 1 minute. - Conditions
d’observation Nuit claire, ciel étoilé. Terrain plat, sans dunes, permettant
une observation dégagée. - Aucun bruit associé à l’objet.
Réaction des témoins
Surprise et peur après la disparition. Le témoin indique que leurs
collègues n’ont pas cru leur récit. - Le témoin n’a rapporté l’événement
officiellement que 14 ans plus tard, en 2003.
Statut du cas
NUFORC : “Circle – bright red – zigzag – date approximate”. - Crédibilité :
Témoignage unique, non corroboré par des données radar ou militaires. - Comportement
de l’objet non compatible avec un avion, satellite, météore ou drone connu en
1989.
Classification : Non identifié.
Pourquoi ce cas apparaît dans UFO Hunters ?
Les compilations “UFO Hunters” (sites, bases amateurs, tableaux Excel,
chaînes YouTube) utilisent souvent : les données NUFORC, les données MUFON ou des
catalogues secondaires.
Ce cas NUFORC #33012 est régulièrement repris, parfois avec : erreurs de
date, erreurs de localisation, erreurs sur le nombre de témoins.
Synthèse structurée
|
Élément |
Données
vérifiées |
|
Date |
7
octobre 1989 (approx.) |
|
Lieu |
Désert
libyen |
|
Source
primaire |
NUFORC
#33012 |
|
Forme |
Cercle
rouge |
|
Durée |
~1
minute |
|
Témoins |
2 |
|
Mouvement |
Lent →
arrêt → zigzag → arrêt → recul → accélération → disparition |
|
Statut |
Non
identifié |
Source : UFO HUNTHER – NUFORC
30 AOUT 1997 * TRIPOLI –
LIBYE
Fiche officielle NUFORC :
Date : 30 août 1997,
23h45 locale approximative
Signalé : 07 août 2004 à
09h03 Pacific, publié 11 août 2004
Durée : 3 minutes
Observateurs : 2
Lieu : Tripoli, Libye
Forme : Light / Lights on object
ID: Sighting 38512
« Plusieurs lumières
aperçues se déplaçant dans le ciel de Tripoli »
Témoignage intégral :
« Je me souviens d'une
fois, en 1997, au milieu d'une nuit d'été vers 23h45, je traversais une route
principale avec un ami à Tripoli, en Libye, quand j'ai soudain remarqué que des
points d'éclairs se déplaçaient ensemble dans le ciel occidental. En fait, ce
qui était le plus étonnant, c'est que les lumières bougeaient comme s'il
s'agissait d'objets intelligents. En fait, l'un des points (on aurait dit que
c'était le vaisseau-mère ou quelque chose comme ça) se déplaçait plus lentement
que les autres, mais ils ont cessé de bouger jusqu'à ce que le plus lent arrive
près d'eux et disparaissent ensemble dans le ciel »
« Cela s'est passé en trois
minutes et ce qui rendait ça si grave que je n'étais pas seul, mon ami l'a
aussi remarqué minute par minute dès le début »
·
Le témoin précise : 30 ans, homme, intéressé par
le sujet depuis longtemps, a attendu d'avoir internet pour signaler.
·
Plusieurs points lumineux (pas un seul)
·
Mouvement coordonné intelligent, pas trajectoire
balistique ou satellite
·
Comportement de type "mère et
éclaireurs" : un point plus lent, les autres s'arrêtent et attendent qu'il
arrive, puis disparition collective simultanée
·
Ciel ouest de Tripoli, traversée d'une route
principale - donc basse altitude urbaine, pas haute atmosphère
·
Double témoin simultané
Il est souvent confondu avec
un autre cas Tripoli du même jour dans les listes UFO Hunters qui ne donne que
"Light | 3 minutes" sans détail - mais la source primaire est bien ce
récit de 2004. C'est le seul cas de formation lumineuse intelligente enregistré
à Tripoli entre la fermeture de Wheelus (1970) et la guerre civile (2011). Pas
de cas radar associé ce soir-là.
Sources :
NUFORC Sighting 38512 [[cas
NUFORC 38512]]
25 AOUT 2014 –
TRIPOLI – LIBYE
Observation d'OVNI
NUFORC 189032
Date
: 25/08/2014 à 13h23 (heure locale)
Signalé le : 19/04/2025 à 02h36 (heure du Pacifique)
Durée : 4 secondes
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Tripoli, district de Tripoli, Libye
Détails du lieu : Zone désertique de Hay
Forme : Inconnue
Couleur : Bleu glacier
Vue : Terre
Angle d'élévation : 90°
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet
Cette étrange lueur bleue dans mon jardin – Tripoli, Andalousie
L'incident :
Assis sur une chaise de jardin, j'ai soudain remarqué un objet flottant de la
taille d'un chat. Il brillait d'un bleu électrique (comme du liquide lave-glace
gelé). D'apparence brumeuse, il planait silencieusement dans l'air. Il a dérivé
vers mes pieds par des mouvements lents et aléatoires.
Publié le 20/04/2025
Source : https://nuforc.org/sighting/?id=189032
19 OCTOBRE 2017 – TOBROUK – BUTNAN – LIBYE
Observation d'OVNI NUFORC 191148
Date
: 19/10/2017 à 17h13 (heure locale)
Signalé le : 22/07/2025 à 07h23 (heure du Pacifique)
Durée : Il y a 8 ans - Nombre d'observateurs : 3
Lieu : Tobrouk, district de Butnan, Libye
Détails du lieu : Tobrouk, Libye
Forme : Cercle
Couleur : Blanc néon
Taille estimée : De la taille d'un petit chalet ou d'une balle
Point d'observation : Terre Direction : Est-nord Angle
d'élévation : 30° Orientation : Du nord au sud Distance
minimale : Environ 600 à 800 mètres Vitesse estimée : Légèrement
plus rapide qu'un avion civil à l'atterrissage Caractéristiques : Atterrissage. Une
sphère de la taille d'un petit chalet est apparue à environ un kilomètre de
distance, telle une lampe au néon, descendant à un angle d'environ 30 degrés
sans aucun bruit. Après une minute, elle est remontée dans le ciel au même
angle et a disparu. Note de NUFORC : Nous supposons que
l’auteur, originaire de Libye, utilisait un terme différent de « vénérer ». Publié
le 24 juillet 2025.
https://nuforc.org/sighting/?id=191148
15 MARS 2018 – TRIPOLI – LIBYE.
Fiche UFO Hunters :
Date : 15 mars 2018, 00h05
heure de Tripoli
Signalé le même jour 15
mars 2018 - Live Intercept
ID : 46000010 / Case #3770
Classification : FireBall w/Triangular
Shape
Durée : 1 minute
Coordonnées témoin
: 32.853924, 13.198816 puis 32.8852° / 13.1931° dans la base
Source : ufo-hunters.com
Témoignage intégral :
« Heure : Vers 00h05 15
mars Heure de Tripoli - Libye » « Lieu : Tripoli - Libye 32.853924,
13.198816 »
« J'étais chez moi. Je
suis sorti de la maison pour chercher de la fumée. Le ciel était très clair, un
peu froid. Regardé vers le haut » « Il y avait une traînée de lumière
traînant une boule de feu d'ouest en est. Le trajet était horizontal. La boule
de feu semblait augmenter en taille et en luminosité. Puis la lumière diminua,
ralentissant légèrement » « Puis, un objet triangulaire apparut sous
ce qui était la boule de feu. La boule de feu autour de l'objet réapparut, et
soudain tout disparut ! »
Analyse du témoin lui-même :
« Au début, je pensais que
c'était des feux d'artifice, une étoile filante ou quelqu'un jouant avec des
armes (c'était courant les années passées après les événements de 2011 en
Libye, mais cela s'est atténué à très peu l'année dernière) » « Aujourd'hui,
j'essaie de corroborer mon histoire avec d'autres via les réseaux sociaux et
les interactions personnelles vous tiendront au courant dès que possible »
Points clés :
Trajectoire horizontale
ouest-est, pas chute verticale type météore - exclut étoile filante classique
Phases : fireball → diminue et
ralentit → objet triangulaire apparaît sous le fireball → fireball réapparaît
autour → disparition instantanée. Séquence de 4 phases en 60 secondes, pas un
météore qui se consume : "Triangular object appeared underlying what
was the fireball" - c'est le même phénomène décrit dans les cas US
2018-2020 (triangles TR-3B)
Contexte guerre civile
: Tripoli en mars 2018 sous contrôle GNA, survols constants de drones Wing
Loong émiratis et Bayraktar turcs, plus chasseurs égyptiens et émiratis qui
bombardent les positions islamistes depuis 2014. Un drone avec post-combustion
peut donner un fireball, mais pas une disparition instantanée avec réapparition
C'est le dernier cas
enregistré dans votre ligne "11 UFO Hunters" - la base n'a que 3 cas
dans un rayon de 100 miles autour : 2018 fireball triangulaire, 1997 lights 3
min, et 1956 light several days.
Source
– ufo hunter https://ufo-hunters.com/sightings/search/5aaa3288c4e33d0c46000010/UFO%20Sighting%20in%20Tripoli,%20Libya%20on%20Thursday%2015%20March%202018
02 MAI 2025 – MISRATA - LIBYE
Survenu : 2025-04-30
21 :12 Local
signalé : 2025-05-02 17 :26 Pacifique
Durée : 12 minutes
Nombre d'observateurs : 4
Lieu : Misrata, district de Misrata, Libye
Détails de l'emplacement : Centre-ville de Misrata
Forme : Inconnue
Couleur : Lumière jaune
Vu de : Terre
Angle d'élévation : 79
Explication : Starlink - Certaines
caractéristiques : Lumières sur l'objet
Photo : extrait de la
vidéo ; Montre une formation en ligne de lumières. https://nuforc.org/sighting/?id=189336
Phénomène étrange
J'ai vu un phénomène étrange dans le ciel de Misrata - **un essaim de rayons
qui ressemble à des météores mais est presque immobile**, se déplaçant très
lentement !
Détails : - Photo formation étrange (faisceau central entouré de petites
lumières) - Mouvement très lent et inhabituel - La scène a duré plusieurs
minutes - Documenté par vidéo
J'ai été témoin d'un phénomène bizarre à Le ciel de Misrata – **un essaim de
faisceaux lumineux semblables à des météores, semblant presque immobiles**, se
déplaçant extrêmement lentement !
Détails clés :
- Formation lumineuse inhabituelle (faisceau central avec des points lumineux
plus petits)
- Mouvement anormalement lent
- A duré plusieurs minutes
- Capturé en vidéo
Source : https://nuforc.org/sighting/?id=189336
Chapitre XII – 28
26 – MADAGASCAR
MADAGASCAR : OVNI, CROYANCES,
RELIGIONS ET POLITIQUE DANS UNE ÎLE ENTRE DEUX MONDES
Le CREDO – Une association Malgache à
redécouvrir
De la grande observation de Tananarive en 1954
au CREDO de Louis Rakotoarijaona
Madagascar occupe une position singulière dans l'histoire africaine du
phénomène OVNI. Géographiquement africaine, culturellement originale, tournée à
la fois vers l'Afrique, l'océan Indien, le monde arabe, l'Europe et l'Asie, la
Grande Île possède également une tradition spirituelle extrêmement riche dans
laquelle les relations entre les vivants, les morts, les ancêtres, les forces
invisibles et le monde naturel occupent une place importante.
Dans ce contexte, l'apparition de récits de « soucoupes volantes » au
milieu du XXe siècle ne constitue pas simplement l'importation d'un vocabulaire
venu des États-Unis ou de l'Europe. Le phénomène va progressivement être
interprété à travers plusieurs grilles de lecture : météore, phénomène
atmosphérique, engin militaire, soucoupe volante, objet extraterrestre,
manifestation spirituelle ou événement inexplicable.
Mais Madagascar possède surtout un élément exceptionnel : une observation
spectaculaire à Tananarive en août 1954, puis, plusieurs décennies plus tard,
la création d'une association malgache consacrée aux OVNI, le CREDO – Centre de
Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés, fondé en 1988 par le
policier Louis Rakotoarijaona selon le chercheur italien Edoardo Russo. Cette
association aurait même publié son propre bulletin en français, Mad-Ovni.
Le dossier malgache permet donc d'étudier non seulement les observations,
mais aussi la manière dont une société africaine s'approprie progressivement le
phénomène OVNI.
1. Madagascar : un terrain culturel particulier
Il faut d'abord éviter une erreur fréquente : considérer les croyances
traditionnelles malgaches comme une simple forme « d'animisme ». La
réalité est beaucoup plus complexe. La culture traditionnelle malgache accorde
une place centrale aux ancêtres, les razana. La frontière entre le monde des
vivants et celui des morts n'est pas conçue de la même manière que dans les
sociétés occidentales modernes.
Les ancêtres peuvent continuer à intervenir symboliquement ou
spirituellement dans la vie des descendants. Cette conception explique
notamment l'importance de pratiques comme le famadihana, au cours duquel les
morts sont périodiquement réinhumés selon des rites particuliers.
Les données disponibles sur la religion malgache sont d'ailleurs très
difficiles à résumer par des pourcentages simples. Les sources internationales
donnent des résultats très différents selon les définitions utilisées. Une
caractéristique importante est précisément le syncrétisme : une personne peut
se considérer chrétienne tout en conservant certaines pratiques ou croyances
traditionnelles. Le Département d'État américain souligne lui-même que de
nombreux Malgaches combinent traditions indigènes, christianisme et, dans
certaines régions, islam. C'est un élément fondamental pour comprendre la
question OVNI.
Dans de nombreuses sociétés occidentales contemporaines, un phénomène
lumineux inhabituel est spontanément classé dans l'une des catégories suivantes
: avion – satellite – météore – drone – phénomène atmosphérique – OVNI.
À Madagascar, historiquement, d'autres catégories interprétatives peuvent
entrer en jeu. Les croyances traditionnelles reconnaissent l'existence de
forces et d'êtres invisibles, de relations avec les ancêtres et
d'intermédiaires spécialisés dans la connaissance du monde surnaturel.
Les ombiasy, notamment, occupent traditionnellement une place particulière
comme devins, guérisseurs ou spécialistes des connaissances ésotériques. Les
pratiques de divination, d'astrologie et de connaissance des jours favorables
ont également une longue histoire à Madagascar.
Le contexte religieux et culturel malgache fournit plusieurs cadres
d'interprétation susceptibles d'influencer la manière dont un phénomène
lumineux ou aérien inhabituel est décrit et mémorisé.
2. Le christianisme n'a pas supprimé les anciennes représentations et même le christianisme s'est profondément
implanté à Madagascar, particulièrement dans les Hautes Terres. Catholicisme et
protestantisme occupent une place importante, notamment à Antananarivo. Les
différentes Églises protestantes, catholique, luthérienne et anglicane
disposent d'une implantation ancienne et importante. Mais christianisation ne
signifie pas nécessairement disparition complète des représentations
traditionnelles. Les données disponibles montrent justement que le syncrétisme
religieux demeure une caractéristique de la société malgache. Le recensement de
1993 indiquait ainsi 52 % d'adhésion aux croyances indigènes contre 41 % au
christianisme et 7 % à l'islam, tandis que les estimations plus récentes
donnent une image très différente, avec une très forte majorité déclarée
chrétienne. Ces écarts illustrent surtout la difficulté à mesurer une pratique
religieuse qui peut être cumulative plutôt qu'exclusive.
C'est précisément ce qui rend Madagascar particulièrement intéressant pour
une étude sociologique des OVNI.
Un individu peut donc être :
Chrétien + attaché aux ancêtres + pratiquant
certaines traditions + intéressé par les phénomènes mystérieux.
Ces catégories ne sont pas forcément contradictoires.
Lorsque les premières grandes histoires de « soucoupes volantes »
apparaissent dans la presse malgache des années 1950, Madagascar est encore un
territoire français.Ce contexte politique est extrêmement important. L'information
circule alors principalement par :
·
La presse
française ;
·
La presse
locale francophone ;
·
Les
administrations coloniales ;
·
Les
militaires ;
·
L’aviation
;
·
Les
Européens présents sur l'île ;
·
Les
réseaux religieux et missionnaires.
Le vocabulaire de la « soucoupe volante » est lui-même importé du contexte
international né après 1947. Mais les observations ne concernent pas uniquement
les Européens. C'est précisément ce qui rend l'affaire de Tananarive de 1954
particulièrement intéressante.
16 août 1954 : Tananarive face à un phénomène extraordinaire - Le cas le
plus célèbre de l'histoire ufologique malgache se déroule à Tananarive,
aujourd'hui Antananarivo, le 16 août 1954.
Le témoignage le plus célèbre est celui d'Edmond Campagnac, alors
responsable technique d'Air France à Tananarive. Selon son récit, vers la fin
de l'après-midi, une grande lumière verte apparaît dans le ciel. Elle semble
initialement tomber vers le sol. Puis elle disparaît derrière une colline. Quelques
instants plus tard, elle réapparaît. Campagnac décrira ensuite une forme
ressemblant à un grand ballon de rugby métallique, précédé d'une sorte de
lentille lumineuse verte et accompagné de petites lumières ou « flammèches ».
L'objet aurait traversé le ciel de la ville en effectuant plusieurs changements
de direction. L'observation aurait duré
environ deux minutes. Des témoins auraient également rapporté des perturbations
électriques et une réaction inhabituelle des animaux. C'est cette combinaison
qui a donné au cas son statut exceptionnel dans la littérature ufologique.
Avec le temps, le nombre de témoins attribué à l'affaire a considérablement
augmenté. Certaines publications parlent de plusieurs centaines, d'autres de
plusieurs milliers, voire de dizaines de milliers de personnes. Certaines
sources ufologiques avancent même jusqu'à 20 000 personnes. Il faut ici faire
preuve d'une grande prudence. Le chiffre de 20 000 n'est pas établi par un
recensement indépendant des témoins. Il provient essentiellement des récits
ultérieurs autour de l'affaire. L'observation elle-même, en revanche, possède
un élément particulièrement intéressant : plusieurs témoignages sont
effectivement apparus ou ont été recueillis ultérieurement. L'un des plus
importants reste celui d'Edmond Campagnac, qui fut repris dans la littérature
du GEPA puis dans différents travaux ufologiques.
Un autre élément célèbre de l'affaire concerne le père Coze, directeur de
l'observatoire astronomique de Tananarive. Selon Campagnac, Coze aurait
lui-même vu le phénomène et aurait entrepris une enquête.
Il aurait notamment cherché à reconstruire la trajectoire. Le problème est
que le rapport original attribué au père Coze n'a jamais été retrouvé. C'est
une faiblesse documentaire importante.
Le cas de Tananarive est souvent présenté comme la preuve d'un mystérieux
engin volant. Mais une autre possibilité doit impérativement être étudiée : le
bolide ou météore exceptionnel. Des analyses critiques ont montré que plusieurs
caractéristiques du récit initial pourraient être compatibles avec un phénomène
céleste très lumineux, tandis que certaines particularités du récit —
changements de direction, déplacement horizontal, retour après disparition
derrière une colline — sont plus difficiles à expliquer par un simple météore. Le
dossier est donc beaucoup plus intéressant lorsqu'on expose les deux lectures. La
littérature critique souligne également que certaines versions tardives du
récit ont amplifié certains détails.
L'affaire de Tananarive n'est pas isolée. Un article paru dans la revue
malgache Fandrosoam-Baovao du 21 janvier 1955 mentionne trois observations de «
soucoupes volantes ». La première aurait eu lieu à Fort-Dauphin, aujourd'hui
Tôlanaro, en septembre 1954, vers quatre heures du matin. Une deuxième
observation est attribuée à Tananarive. Une troisième se serait produite près
de Majunga, aujourd'hui Mahajanga. Pour
cette dernière, le témoin cité est particulièrement intéressant : M. Quesnot,
chef du district de Mitsinjo. L'objet est décrit comme :
·
Rond ;
·
Très
lumineux ;
·
Bleu-vert
;
·
De taille
apparente comparable à la Lune ;
·
Venant du
nord-est ;
·
Se
déplaçant à très grande vitesse ;
·
Suffisamment
lumineux pour éclairer les régions survolées.
La durée aurait été extrêmement courte. Une nouvelle fois, un bolide
constitue une hypothèse naturelle évidente. Mais historiquement, l'article est
précieux : il démontre que le vocabulaire des « soucoupes volantes » avait
pénétré la presse malgache dès 1954-1955.
3 - La politique malgache : un contexte particulièrement intéressant -
Création d’un groupe ufologique.
L'histoire politique de Madagascar ajoute une autre dimension à l'étude. En
1975, Didier Ratsiraka instaure la Deuxième République, fondée sur une
orientation socialiste. Le pays s'engage alors dans une politique de socialisme
révolutionnaire et de non-alignement. La Constitution de 1975 proclame
toutefois la liberté de conscience et de religion ainsi que la neutralité de
l'État vis-à-vis des croyances. Cette
précision est importante. Il ne faut donc pas présenter le Madagascar de
Ratsiraka comme un État ayant simplement « interdit la religion ». La réalité
est beaucoup plus nuancée. Le régime était politiquement très contrôlé, mais la
liberté religieuse était formellement garantie.
Dans les années 1980, le système politique demeurait cependant fortement
encadré : en 1988, le président Ratsiraka disposait de pouvoirs importants et
l'AREMA dominait largement la vie politique. Et c'est précisément en 1988 qu'apparaît le
CREDO. Cette coïncidence chronologique mérite d'être soulignée.
Selon deux sources secondaires indépendantes, le CREDO – Centre de
Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés aurait été créé à
Madagascar en 1988 par Louis Rakotoarijaona, policier malgache. Selon ces
sources, Rakotoarijaona aurait lui-même observé un OVNI en 1959. Le CREDO
aurait ensuite publié au moins deux numéros d'un bulletin en français intitulé
: Mad-Ovni Cette information est particulièrement importante pour l'histoire de
l'ufologie africaine.
Les sources soulignent en effet que la plupart des groupes ufologiques
africains identifiés dans la littérature internationale ont longtemps été créés
ou animés par des Européens ou des Africains blancs. Le CREDO constitue donc
une exception particulièrement intéressante : une structure ufologique créée
par un Malgache et destinée à travailler depuis Madagascar.
L'histoire de l'ufologie africaine est souvent écrite depuis l'Europe ou
l'Amérique. On y trouve : des enquêteurs européens ; des correspondants
africains ; des rapports militaires coloniaux ; des observations de pilotes et des
articles de revues françaises ou britanniques.
Mais beaucoup plus rarement trouve-t-on une organisation africaine
structurée qui cherche à étudier elle-même le phénomène.
.
Le bulletin Mad-Ovni est
probablement l'un des documents les plus intéressants encore à retrouver pour
écrire l'histoire de l'ufologie malgache. Pour l'instant, les sources
secondaires permettent d'affirmer l'existence du bulletin et d'au moins deux
numéros, mais je n'ai pas retrouvé dans les recherches actuelles les scans
originaux des exemplaires. Il faudrait donc rechercher dans le pays ou on peu
peut être avoir la chance de les retrouver.
La récupération d'un seul exemplaire de Mad-Ovni pourrait apporter
énormément d'informations : nom des enquêteurs, adresse du CREDO, nombre de
membres, observations étudiées, méthodologie, correspondants étrangers,
position sur l'hypothèse extraterrestre, relations avec les autorités, etc. Le
patrimoine documentaire ufologique est fragile : de nombreuses associations ont
vu leurs archives disparaître après la disparition de leurs fondateurs. Les
archives spécialisées françaises du SCEAU expliquent précisément ce problème.
Le fait que Louis Rakotoarijaona ait été policier est également
intéressant. Dans les années 1950-1980, les policiers, militaires, douaniers,
contrôleurs aériens et personnels administratifs constituaient souvent des
témoins privilégiés des phénomènes aériens. Mais il y a une seconde dimension. Un
policier possède également une culture professionnelle fondée sur : l'identification
des témoins ; la collecte des déclarations ; la recherche d'indices Etc….
Si Rakotoarijaona a réellement appliqué ce type de méthode au CREDO, ce
serait un aspect très intéressant de l'ufologie malgache. Mais, là encore, il
faudrait retrouver les documents du CREDO avant de lui attribuer une
méthodologie précise.
Le récit secondaire indique que Louis Rakotoarijaona aurait observé un OVNI
en 1959. Cette observation est particulièrement importante puisqu'elle pourrait
expliquer sa vocation ufologique. Mais le contenu précis de cette observation
reste à documenter. Nous ne disposons pas encore, dans les sources retrouvées,
d'un document permettant de connaître les détails de ce qu’il a vu.
Des infos complémentaires :
On retrouve dans les archives : RAKOTOARIJAONA, Désiré
Date : 1975 - 1990
Contenu : Fonction : président du Comité militaire pour le
développement
Pays : Madagascar
Cote : 19930450/41 aux Archives Nationale - Pierrefitte.
J’ai également retrouvé sa
date de naissance et d’autres infos : "Louis" Rakotoarijaona le 3eme demi-frère
Né le 30 janvier 1920 (vendredi) - Ambohitrankizy 105
Ambohidratrimo Madagascar
Décédé le 20 mai 2014 (mardi) - Ambohitsaratelo Ampitatafika
102 Tananarive Madagascar chez Arthur et Viviane izy no maty. Décédé
d’encombrements bronchiques, J'étais en France à ce moment-là, seuls sept de
mes frères et sœurs étaient présents. Mes petits-enfants, Christel et Christian
de France, y ont également été inhumés, Louis avait 94 ans.
On a donc un nom personne qui de plus est dans la police et à Madagascar.
Le prénom diffère, mais il est fort probable qu’il y ait un lien fort, un
frère, un membre de sa famille… . Le CREDO aurait été créé par une personne
sérieuse et bien intégré dans l’administration. C’est une piste à approfondir
pour retrouver des archives sur le CREDO à Madagascar.
4 - Madagascar et la notion de « monde invisible »
C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant sur le plan
anthropologique. Dans la pensée traditionnelle malgache, le monde visible n'est
pas nécessairement considéré comme l'unique niveau de réalité. Les ancêtres
jouent un rôle important. Les forces spirituelles peuvent être associées à
certains lieux. Les ombiasy disposent traditionnellement de fonctions de
divination et de guérison. L'astrologie traditionnelle joue également un rôle
dans le choix des moments favorables.
Le concept malgache de hasina, associé à une force ou puissance sacrée,
fait également partie des notions importantes de l'univers culturel
traditionnel.
Cela ne signifie absolument pas que les Malgaches considèrent les
extraterrestres comme des ancêtres.
Ce serait une extrapolation sans fondement. Mais cela signifie que l'idée
d'une réalité invisible ou inaccessible aux sens ordinaires ne constitue pas
nécessairement une rupture radicale avec certaines conceptions traditionnelles.
Et c'est justement cette différence culturelle qui mérite d'être étudiée.
Le christianisme malgache apporte une autre grille de lecture. Un phénomène
céleste peut être interprété selon plusieurs registres : scientifique :
météore, satellite, avion ; - ufologique : engin extraterrestre ;
Religieux : signe, manifestation spirituelle, événement providentiel ; - traditionnel
: intervention d'une puissance invisible, ancêtres ou autre entité ou - populaire
: « chose étrange dans le ciel ». Ces catégories peuvent parfois se mélanger. Ce
phénomène n'est d'ailleurs pas propre à Madagascar. On le retrouve dans de
nombreuses régions d'Afrique.
Mais Madagascar est particulièrement intéressant parce que la coexistence
du christianisme avec des traditions ancestrales demeure très visible.
Madagascar possède une particularité supplémentaire. C'est une immense île
située à distance des grands centres continentaux. Pendant une grande partie du
XXe siècle, cette situation géographique pouvait donner à certaines
observations un caractère encore plus mystérieux. Un phénomène aérien observé
au-dessus d'Antananarivo ou de la côte malgache pouvait difficilement être
immédiatement identifié par comparaison avec les réseaux de trafic aérien
modernes.
Aujourd'hui, les choses sont différentes. Les observateurs disposent de :
·
Smartphones
;
·
Applications
astronomiques ;
·
Sites de
suivi satellitaire ;
·
Bases
aéronautiques ;
·
Réseaux
sociaux ;
·
Bases de
données OVNI internationales.
Le phénomène OVNI malgache entre ainsi progressivement dans l'ère
numérique.
5 - Madagascar, la France et l'armée
Le contexte militaire français est incontournable. Avant l'indépendance de
1960, Madagascar était intégré au système militaire et administratif français. Après
l'indépendance, la présence militaire française évolue progressivement. Le
phénomène OVNI pouvait donc être abordé par plusieurs réseaux :
·
Aviation ;
·
Météorologie
;
·
Armée ;
·
Police ;
·
Gendarmerie
;
·
Autorités
coloniales puis nationales.
Cela explique pourquoi certaines observations malgaches ont pu être
rapportées par des professionnels de l'aviation ou de la sécurité. Le cas de
Tananarive est particulièrement emblématique avec Campagnac, Air France et le
père Coze.
La question politique : pourquoi l'OVNI ne devient-il pas un sujet d'État ?
Contrairement aux États-Unis, à la France ou à la Grande-Bretagne, Madagascar
n'a jamais développé, à notre connaissance, une structure gouvernementale
comparable au Blue Book, au GEIPAN français ou au bureau OVNI du ministère
britannique de la Défense. Cela s'explique assez facilement. Les priorités des
gouvernements malgaches ont été très différentes : indépendance ; construction
de l'État ; développement économique ; crises politiques ou encore la pauvreté
;
Sous Ratsiraka, la politique d'État était fortement centrée sur le
développement et la construction d'un État socialiste. Il serait donc étonnant
que l'étude institutionnelle des OVNI ait occupé une place importante. Cela ne
signifie pas nécessairement absence d'observations. Cela signifie surtout
absence d'institutionnalisation du phénomène.
La crise politique de 1991 marque une rupture importante. Les Églises
chrétiennes jouent alors un rôle politique considérable dans la transition qui
conduit à la fin du système de la Deuxième République. Une étude historique consacrée à la
révolution malgache de 1991 souligne explicitement le rôle des Églises
chrétiennes dans la crise et dans la Convention du 31 octobre 1991. C'est une donnée essentielle pour comprendre
la société malgache des années 1990. Le paysage intellectuel et associatif
devient progressivement plus ouvert. C'est également la période où les réseaux
internationaux d'ufologie deviennent plus accessibles.
Conclusion — Madagascar, entre les ancêtres et les étoiles
L'histoire des OVNI à Madagascar ne peut être réduite à une succession de
lumières étranges dans le ciel. Elle raconte quelque chose de beaucoup plus
profond. Elle raconte la rencontre entre une société ancienne et une
représentation moderne du ciel.
Dans la tradition malgache, les morts ne disparaissent pas simplement dans
un néant inaccessible : les ancêtres demeurent une composante importante de
l'univers social et spirituel. Dans le même temps, Madagascar s'est
christianisé, modernisé, urbanisé et ouvert aux sciences occidentales. Si dans
le folklore Malgache des histoires peuvent montrer des êtres imaginaires, des
génies et autres, toutefois, la littérature ufologique ne s’est pas accaparée
ces histoires pour en faire la démonstration de la présence autrefois des
extraterrestres. L’historique concernant le phénomène ovni du fait de la
distance et d’un développement chaotique n’a ’pas eu beaucoup d’écho en France.
Certe on y retrouve quelques observations, mais contrairement à ce qu’on aurait
pu penser, avec l’influence de la culture Française, ce nombre est beaucoup
moins important qu’en Europe.
Le catalogue qui suit, nous donne l’occasion de regrouper un maximum
d’observation et de procéder à quelques analyses particulièrement
intéressantes.
CATALOGUE
1954 – TOAMASINA / TAMATAVE - MADAGASCAR
Une observation d’OVNI
malgache aujourd’hui difficile à retrouver
Enquête documentaire sur une
affaire qui pourrait appartenir à la première vague des « soucoupes volantes »
de Madagascar
-
Lieu : Toamasina, anciennement Tamatave, côte
est de Madagascar
-
Année : 1954
-
Nature : observation aérienne alléguée
-
Source primaire retrouvée : non retrouvée à ce
stade
-
Sources secondaires : mentions générales de la
vague malgache de 1954-1955 et site.
-
Statut : Insuffisamment documenté.
Une première constatation
importante
Lorsqu'on entreprend une
recherche sur les OVNI à Madagascar en 1954, Toamasina semble être un lieu
particulièrement plausible. La ville était alors connue sous le nom de
Tamatave. Elle constituait le grand port de la côte orientale et était reliée à
Tananarive par la voie ferrée. Elle était également intégrée aux réseaux
maritimes et aériens de l'époque coloniale. Pourtant, dans les principales
sources actuellement accessibles consacrées aux observations malgaches de 1954,
Toamasina n'apparaît pas comme l'un des trois lieux explicitement cités par la
presse malgache contemporaine.
L'article de Fandrosoam-Baovao
du 21 janvier 1955, retrouvé et reproduit par plusieurs chercheurs, indique en
effet :
Fort-Dauphin en septembre
1954 ;
Tananarive vers la fin de
1954 ;
Majunga/Mitsinjo quelques
jours avant la publication de l'article.
Aucune mention de
Tamatave/Toamasina n'apparaît dans cette liste.
Mais où est Toamasina ?
C'est précisément ici que le
dossier devient intéressant.
La ville de Tamatave était
l'un des principaux centres urbains de Madagascar à cette époque. Or les
sources ufologiques modernes qui reprennent la vague de 1954 mettent
principalement en avant Tananarive. Manuel Wiroth, dans son travail consacré
aux OVNI de l'océan Indien, reprend lui aussi la source de Fandrosoam-Baovao et
cite :
Fort-Dauphin – Tananarive –
Majunga/Mitsinjo.
Là encore, Tamatave n'est pas
mentionnée dans cette source. Cela ne
prouve évidemment pas qu'aucune observation n'a eu lieu à Tamatave.
Enfin une mention de la ville
de Toamasina /Tamatave – C’est la seule source que j’ai trouvé ét qui le
mentionne en quelques mots :
L’article de synthèse Dyerbolical – Ancient Alien Mysteries of
Madagascar dit :
“ancient mysteries linger, contemporary reports
amplify them. In 1954, during French colonial rule, pilots over Toamasina
reported luminous spheres pacing their aircraft—echoing 1947 Roswell orbs. The
1978 Antananarivo flap saw dozens witness cigar-shaped craft emitting beams,
investigated by local ufologist Rakoto Andrianarivo, who catalogued 200+ cases
by 1990 “
Lien : Ancient Alien Mysteries of
Madagascar: Echoes from the Stars - Dyerbolical.com
https://dyerbolical.com/ancient-alien-mysteries-of-madagascar-echoes-from-the-stars/
Extrait plus large traduit
en Français
Échos modernes : vagues d'OVNI et enquêtes scientifiques
Si les mystères anciens persistent, les témoignages contemporains les
amplifient. En 1954, sous le régime colonial français, des pilotes survolant
Toamasina ont rapporté avoir vu des sphères lumineuses suivre leurs appareils,
rappelant les orbes de Roswell de 1947. Lors de la vague d'observations à
Antananarivo en 1978, des dizaines de personnes ont aperçu des engins en forme
de cigare émettant des faisceaux lumineux. L'ufologue local Rakoto Andrianarivo
a enquêté sur ces phénomènes et a recensé plus de 200 cas jusqu'en 1990. Ces
séries d'observations, documentées sur plusieurs décennies et par différents
groupes d'observateurs, alimentent les conversations locales, bien après que
l'intérêt officiel se soit estompé.
Malheureusement ce n’est
qu’une source secondaire très résumée, pas une archive primaire - elle reprend
probablement le catalogue du CREDO de l’ufologue Malgache auteur de la revue Mad-Ovni :de
Louis Rakotoarijaona que nous ne retrouvons pas sur le net. Le cas est
insuffisamment documenté pour être utile.
https://www.mysteredumonde.com/articles/Les-observations-de-Tananarive-1954_4922.html
SEPTEMBRE 1954 - FORT
DAUPHIN – TANANARIVE – MAJUNGA (NOM ACTUEL : MAHAJANGA) / MITSINJO AU
DEBUT JANVIER 1955
La source première de
l’information c’est un article a été
publié dans le quotidien Fandrosoam-Baovao de Madagascar le 21 janvier 1955. En voici le texte :
S'AGIT-IL D'UNE SOUCOUPE VOLANTE EN VISITE À MADAGASCAR ?
C'est la troisième fois qu'il est fait mention d'une soucoupe volante
visitant Madagascar. La première a été aperçue au-dessus de Fort-Dauphon en
septembre 1954 vers 4 heures du matin, la deuxième au-dessus de Tananarive
vers la fin de l'année qui vient de s’écouler, et la troisième au-dessus de
Majunga, selon le communiqué reçu ci-dessous :
Un soir, entre 19h30 et 19h45, un objet rond et lumineux a été aperçu
au-dessus de la côte du district de Majunga et Mitsinjo, et M. Quesnot, chef du
district de Mitsinjo lui-même, était l'un des témoins oculaires.
Il s'agit d'un objet plat, un disque très lumineux, de couleur bleu-vert et
de la taille de la Lune, aperçu au-dessus de Majunga. Venant du nord-est, il a
filé à une vitesse vertigineuse, disparaissant en un rien de temps de notre
vue. Quelques instants plus tard, il a été aperçu à Mitsinjo, d'une luminosité
telle qu'il a illuminé toute la zone survolée. Il a pris la direction de
l'ouest, vers la mer, et a disparu. M. Quesnot affirme avoir observé la
progression de cet objet pendant près de huit secondes. Cela fait déjà quelques
jours que cette soucoupe volante est apparue.
Nous disposons de peu d’informations sur ces deux cas que nous résumons
comme suit :
Fort-Dauphin — septembre 1954
La source contemporaine indique seulement qu'une « soucoupe volante »
aurait été aperçue vers 4 h du matin, à Fort-Dauphin, en septembre 1954. Elle
ne donne ni témoin, ni description, ni direction. C'est donc un cas attesté
comme récit de presse, mais extrêmement pauvre en données.
Majunga (Nom actuel :
Mahajanga) –Mitsinjo — janvier
1955
Observation d'un disque
bleu-vert extrêmement lumineux, vue par M. Quesnot, chef du district de
Mitsinjo, et d'autres témoins. Trajectoire nord-est → ouest/mer, durée estimée
à environ huit secondes. Hypothèse météorique plausible mais non démontrée.
Le cas est beaucoup plus documenté. Fandrosoam-Baovao indique :
Observation quelques jours avant le 21 janvier 1955 ;
Entre 19 h 30 et 19 h 45 ;
Témoin nommé : M. Quesnot, chef du district de Mitsinjo ;
Objet rond, plat, décrit comme un disque très lumineux ;
Couleur bleu-vert ;
Taille apparente comparable à la Lune ;
Venant du Nord-Est ;
Déplacement extrêmement rapide ;
Observé d'abord au-dessus de Majunga puis à Mitsinjo ;
Luminosité suffisamment forte, selon le témoin, pour éclairer les zones
survolées ;
Direction vers l'ouest, en direction de la mer ;
Durée estimée à environ huit secondes.
J’indique pour Majunga–Mitsinjo janvier 1955, et non en septembre 1954. Le
texte original dit explicitement que le cas de Fort-Dauphin est le premier, en
septembre 1954, tandis que celui de Majunga est le troisième et s'est produit «
il y a déjà quelques jours ». (Journal
du 21-01.55)
Il existe d'ailleurs une source secondaire qui reproduit pratiquement
intégralement l'article et confirme cette chronologie.
https://www.mysteredumonde.com/articles/Les-observations-de-Tananarive-1954_4922.html
16 AOUT 1954 – TANANARIVE
Résumé des observations :
Cigare
aluminium, sa petite lueur verte devant et la courte traînée orange derrière
qui survole au fond de l'avenue.de la Libération à Tananarive – Madagascar le
16 Août 1954.
16 août 1954 - TANANARIVE / Antananarivo - LA BOULE VERTE + OBJET
MÉTALLIQUE
C'est LE cas malgache, cité dans le rapport COMETA et qui a
poussé De Gaulle à créer le futur GEPAN.
1. Le déroulé chronologique
Le 16 août 1954, vers 17 h (heures), une boule de lumière verte est vue
tomber du ciel, avant de disparaitre vers une colline. Environ une minute plus
tard, l'objet réapparaît, survolant les hauteurs d'Antananarivo, avant de
survoler l'avenue de la Libération (l'une des grandes artères de la ville)
devant des centaines de témoins, à moins de cent mètres du sol, le tout sans
aucun bruit
Version détaillée Air
France:
On August 16, 1954, at
around 5 p.m., a large luminous green object was reported over Tananarive, now
Antananarivo
as the
object reappeared and passed at an estimated 50–250 meters altitude, witnesses
described a clearly structured craft: a metallic cigar- or rugby-ball-shaped
fuselage about 40 meters long, comparable to the fuselage of a DC-4, with an
aluminum-like sheen and no visible ports. Approximately 30–40 meters ahead of
this fuselage, a separate bright green, lens-shaped section appeared to lead
the craft, while intermittent orange sparks or a short trail were reported from
the rear
Traduction :
Avant : lentille vert brillant qui guide
Milieu : cigare métallique 40m couleur
aluminium, sans hublot
Arrière : étincelles de couleur orange
intermittentes
2. Les effets physiques
Les habitants remarquèrent que l'ovni provoquait des pannes d'électricité
dans les zones survolées, et que les animaux domestiques étaient paniqués
Witnesses
described the Madagascar object moving silently over the main avenue of the
city, reportedly adjusting altitude in a deliberate manner rather than
following a ballistic path. According to accounts cited by the host, shop
lighting along the route flickered or went out as the craft passed overhead,
and animals in nearby parks, particularly zebu herds, reacted with pronounced
panic
3. La deuxième observation - 150 kms plus loin
Il fut vu quelques minutes plus tard à 150 kms au Nord, où il provoqua une
panique dans un troupeau de bétail
A similar or
identical object was said to appear later roughly 150 kilometers away over a
farm school, where livestock again reacted strongly. If these were the same
craft, the implied speed of about 3,000 kilometers per hour
4. Les témoins et l'enquête
Témoin clé : Edmond Campagnac, directeur technique Air France à
Tananarive et pilote, ancien officier d'artillerie.
Parmi les témoins, figurait Edmond Campagnac, directeur technique d'Air
France à Antananarivo et pilote. Il estimera la taille de cette boule à
quarante mètres de diamètre et sa vitesse à environ 400 km/h
Ampleur : plusieurs centaines à dizaines de milliers de témoins
potentiels (ville entière)
The Angry
Astronaut emphasizes that hundreds, and possibly tens of thousands, of people
from different cultural and professional backgrounds reportedly witnessed the
Madagascar event
Commission scientifique : Général Fleurquin, commandant en chef à
Madagascar, monte une commission.
5. Pourquoi ce cas reste inexpliqué
Ce cas est régulièrement cité par les ufologues partisans de l'hypothèse
extraterrestre comme étant l'un des plus mystérieux. L'hypothèse du prototype [Quoi
?] est quant à elle rejetée en raison de la date de l'événement
Ce cas motiva Charles de Gaulle à envisager, quelques années plus tard, la
création d'un organisme officiel français d'étude des ovnis, projet qui ne fut
réalisé qu'en 1977 avec la création du GEPAN.
Par ailleurs, en 1999, ce cas fut cité en exemple dans le Rapport COMETA
En résumé pour le CREDO : cigare métallique silencieux à 100m
au-dessus de l'avenue principale de la capitale, avec dissociation boule verte
/ fuselage, pannes électriques et panique animale. Aucun prototype 1954 ne
pouvait faire ça.
ANALYSE DETAILLEE
La mystérieuse « boule verte » et l’objet métallique au-dessus de la
capitale malgache
Un des grands cas historiques de Madagascar
Le 16 août 1954, dans
l'après-midi ou au début de la soirée selon les différentes versions
conservées, un phénomène aérien spectaculaire fut observé au-dessus de
Tananarive, capitale de Madagascar alors sous administration française.
L'affaire est devenue l'un des
cas classiques de l'ufologie française. Elle présente une particularité qui lui
confère une place importante dans l'histoire du phénomène : le principal témoin
connu n'était ni un simple passant ni un amateur d'ufologie, mais Edmond
Campagnac, alors responsable des services techniques d'Air France à Madagascar,
ancien élève de l'École polytechnique, pilote professionnel et instructeur.
Selon son témoignage,
plusieurs membres du personnel d'Air France se trouvaient à proximité de
l'agence de la compagnie, avenue de la Libération, lorsque leur attention fut
attirée par une grosse boule lumineuse d'un vert particulièrement intense,
décrite comme une couleur « vert électrique ».
Le phénomène semblait
initialement tomber vers le sol selon une trajectoire inclinée. Les témoins
pensèrent donc spontanément à un météore. Pourtant, l'objet disparut derrière
les reliefs sans qu'une explosion ou un impact soit observé. Il réapparut ensuite,
cette fois sur une trajectoire horizontale, donnant lieu à une observation
beaucoup plus rapprochée et beaucoup plus étrange.
Le récit de Campagnac fut
publié plusieurs années plus tard dans le bulletin du GEPA, puis repris dans de
nombreuses publications ufologiques. Il fut également présenté au comité COMETA
dans les années 1990.
L'identité de Campagnac est
importante pour apprécier la valeur historique du dossier. Au moment des faits,
il travaillait comme chef des services techniques d'Air France à Tananarive.
Les sources ultérieures le présentent également comme ancien élève de l'École
polytechnique, ancien officier et pilote professionnel. Il n'était donc pas
étranger aux phénomènes aéronautiques conventionnels. Cette compétence ne
garantit évidemment pas que son interprétation du phénomène soit correcte. Elle
constitue cependant un élément intéressant dans l'évaluation de son témoignage
: Campagnac connaissait les avions, leur comportement, leur apparence et les
conditions générales de vol. Il conservera par la suite un souvenir très précis
de l'événement et deviendra un collaborateur important du GEPA — Groupement
d'Études des Phénomènes Aérospatiaux. Son témoignage a notamment été repris
dans le bulletin du GEPA n° 6, deuxième trimestre 1964, sous le titre « Une
observation exceptionnelle ».
Il faut toutefois souligner un
élément méthodologique essentiel : le récit détaillé que nous analysons aujourd’hui
n'a pas été rédigé en août 1954. La première publication connue du témoignage
détaillé de Campagnac intervient environ dix ans après les faits. Cela n'annule
évidemment pas le témoignage, mais cela doit être pris en compte dans son
évaluation.
Campagnac raconte qu'il se
trouvait devant l'agence Air France avec des membres du personnel navigant et
du personnel au sol.
Le premier phénomène apparut
dans le ciel sous la forme d'une grosse boule lumineuse d'un vert électrique
très intense. Elle semblait arriver de l'est et descendre suivant une
trajectoire rectiligne inclinée d'environ 45 degrés. La première interprétation
des témoins fut très naturelle : un météore.
Cette réaction est
particulièrement intéressante. Les témoins ne semblent pas avoir immédiatement
pensé à un « engin extraterrestre ». Ils auraient cru assister à la chute d'un
corps céleste. La boule lumineuse disparut derrière les collines, vers le
secteur du palais de la Reine. Les personnes présentes s'attendaient à entendre
une explosion. Mais rien de tel ne se produisit. Quelques instants plus tard,
le phénomène réapparut. Et c'est à ce moment que l'affaire prit une tournure
beaucoup plus inhabituelle.
Lorsque le phénomène
réapparut, les témoins ne virent plus simplement une lumière descendant vers le
sol. Campagnac décrit alors une forme beaucoup plus structurée. Dans son récit,
il s'agissait d'une sorte de : « ballon de rugby métallique » précédé par une
sorte de lentille lumineuse verte. La partie lumineuse semblait se trouver à
l'avant de la structure métallique. Campagnac l'estimait à environ 40 mètres,
soit approximativement la longueur apparente d'un Douglas DC-4. Derrière cette
partie lumineuse se trouvait une structure allongée, de couleur métallique,
suivie de phénomènes lumineux assimilés à des étincelles ou à une traînée. Les
différentes sources parlent de couleurs bleues, rouge sombre et blanches. C'est
cette deuxième phase qui rend le cas particulièrement difficile à réduire à la
simple observation d'un météore.
Selon le récit conservé, le
phénomène ne suivit pas une simple trajectoire balistique. Après avoir disparu
derrière les collines, il réapparut et sembla effectuer un parcours au-dessus
de Tananarive. Il passa notamment au-dessus ou à proximité de l'avenue de la
Libération. Certains récits indiquent une altitude extrêmement faible, de
l'ordre de 50 à 100 mètres, tandis que Campagnac donnera dans d'autres versions
une estimation supérieure, de quelques centaines de mètres. Cette divergence
mérite d'être signalée.
Les estimations d'altitude
réalisées sans instrument, particulièrement pour un objet inhabituel se
déplaçant dans un environnement urbain et montagneux, peuvent être très
imprécises. Il serait donc préférable d'écrire : « Les témoins estimaient que
l'objet évoluait à très basse altitude, les différentes sources donnant des
évaluations allant de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. » plutôt
que de retenir une altitude unique comme une donnée instrumentale.
L'un des aspects les plus
souvent soulignés par Campagnac est le silence du phénomène. Pour un
professionnel de l'aéronautique, cette caractéristique était particulièrement
surprenante. Le phénomène aurait évolué relativement rapidement et à basse
altitude sans produire de bruit perceptible. Les récits ultérieurs insistent
sur le fait que les témoins ne perçurent ni moteur, ni bang, ni bruit
aérodynamique notable. Cette caractéristique est importante, mais elle doit
être évaluée avec prudence. L'absence de bruit rapportée par un témoin ne
permet pas à elle seule d'établir la nature d'un objet. La perception
acoustique dépend de nombreux facteurs : distance réelle, direction du
déplacement, vent, relief, bruit urbain et durée d'observation. Elle constitue
néanmoins une caractéristique à prendre en compte dans l'analyse.
C'est l'un des aspects les
plus spectaculaires du récit. Plusieurs versions rapportent que les éclairages
des magasins et de la rue s'éteignirent au passage du phénomène, avant de se
rallumer. Dans certaines versions, les coupures semblent suivre la progression
apparente de l'objet. Le phénomène aurait ainsi donné l'impression d'affecter
les installations électriques situées sous sa trajectoire. Cette information
est souvent présentée dans la littérature ufologique comme une preuve d'une
interaction électromagnétique. Mais il faut ici introduire une réserve
importante. Nous ne possédons pas, à ma connaissance dans les sources
actuellement accessibles, un relevé technique contemporain du réseau électrique
de Tananarive établissant une corrélation entre le passage du phénomène et des
coupures successives. Il faut donc distinguer : Témoignage : des lumières se
seraient éteintes au passage du phénomène. Interprétation : le phénomène aurait
provoqué ces coupures.La seconde proposition n'est pas démontrée.
Autre élément récurrent du
dossier : les animaux. Le phénomène aurait survolé un secteur où étaient
parqués des zébus destinés au marché. Selon Campagnac et les récits ultérieurs,
les animaux auraient été pris d'une violente panique. Cette réaction est
devenue un élément important de la légende du cas.
Là encore, il convient de
rester prudent. La réaction d'un troupeau ne constitue pas en elle-même une
preuve de l'existence d'un phénomène extraordinaire. Des animaux peuvent réagir
à un grand nombre de stimuli imperceptibles ou difficilement identifiables par
les humains : bruit, lumière, mouvement, prédateur, agitation humaine, etc. Cependant,
si plusieurs témoignages indépendants confirmaient simultanément une réaction
inhabituelle du bétail exactement au moment du passage du phénomène, cela
constituerait une donnée intéressante.
Le dossier devient encore plus
intrigant avec une seconde observation.
Deux ou trois minutes après le
passage au-dessus de Tananarive, un phénomène présenté comme identique aurait
été observé environ 150 kilomètres plus au nord, au-dessus d'une ferme-école. Les
troupeaux auraient eux aussi paniqué. Selon le récit transmis, c'est grâce à
cette seconde observation que les témoins de Tananarive auraient appris qu'un
phénomène similaire avait été vu ailleurs.
C'est un élément important
parce qu'il pourrait transformer le cas : Tananarive seule → observation
collective locale en : Tananarive + observation éloignée → phénomène
éventuellement suivi sur une trajectoire de grande distance.
Mais là encore, la prudence
est indispensable. Nous ne possédons pas actuellement le rapport original du
directeur de la ferme-école permettant de comparer précisément :
- Heure
;
- Direction
;
- Couleur
;
- Forme
;
- Altitude
;
- Durée
;
- Trajectoire.
Sans ces éléments, nous ne
pouvons pas démontrer que les deux phénomènes étaient identiques.
Un détail mérite une attention
particulière. Dans son témoignage publié en 1964, Campagnac indique qu'il ne se
souvenait plus de la date exacte, mais qu'il était certain qu'il s'agissait
d'un lundi d'août 1954. Il situe l'observation vers 18 heures, au crépuscule. Cette
information a ensuite permis de rattacher l'événement au lundi 16 août 1954. Un
témoignage ultérieur attribué à un policier malgache, Razafimashatratra, aurait
conservé la date du 16 août 1954 sur un calendrier. Son rapport plus détaillé
aurait malheureusement été détruit dans un incendie de l'hôtel de ville.
Cela est intéressant, mais le
document original du policier n'étant plus disponible, il faut considérer cette
information comme une source secondaire rapportant l'existence d'un témoignage
aujourd'hui perdu.
C'est l'une des questions les
plus importantes. Selon les récits ultérieurs, le commandement militaire
français à Madagascar aurait demandé une enquête. Le nom du général Fleurquin,
présenté comme commandant en chef à Madagascar, apparaît dans cette tradition. Une
autre figure est mentionnée : le père Coze, jésuite et directeur de
l'observatoire astronomique de Tananarive. Campagnac aurait indiqué que
celui-ci aurait recueilli des témoignages auprès de différentes catégories de
personnes, notamment du personnel d'Air France et de populations malgaches. Mais
il existe ici une difficulté documentaire majeure : la trace administrative de
cette « commission scientifique » n'a pas été retrouvée dans les archives de
l'armée de l'Air consultées par les chercheurs cités.
Un des intérêts du dossier est
justement qu'il ne repose pas uniquement sur Campagnac. Une enquête ultérieure
aurait recueilli des témoignages auprès de Malgaches présents dans différents
secteurs de Tananarive. Un policier, Razafimashatratra, est notamment cité. Une
autre témoin, Jeanne Rafaramala Noro, ancienne secrétaire de l'hôtel de ville
de Tananarive, aurait également livré un témoignage détaillé plusieurs
décennies après les faits.
Mais, là encore, une réserve
s'impose : la plupart de ces témoignages malgaches ont été recueillis des
décennies après 1954, ce qui les rend particulièrement intéressants mais moins
solides qu'un rapport écrit contemporain.
Le rôle de la presse
malgache
Le cas présente également un
intérêt parce que la presse malgache avait déjà fait état d'observations de «
soucoupes volantes ». Le numéro du 21 janvier 1955 de Fandrosoam-Baovao
mentionne plusieurs observations à Madagascar en 1954-1955, notamment
Fort-Dauphin, Tananarive et Majunga/Mitsinjo. Cette publication démontre que le
thème des « soucoupes volantes » était présent dans l'espace médiatique
malgache avant les reconstructions ufologiques ultérieures. Cela est
particulièrement précieux pour votre étude.
Il faudra cependant distinguer
les différents récits : le cas de Tananarive du 16 août ne doit pas être
fusionné avec celui de Fort-Dauphin ou avec Majunga-Mitsinjo.
Le cas de Tananarive a reçu
une consécration particulière lorsqu'il a été repris dans le rapport COMETA, «
Les OVNI et la Défense : à quoi doit-on se préparer ? » Le rapport consacre au
cas une section intitulée « Phénomène observé par de nombreux témoins à
Tananarive (16 août 1954) » Le témoignage de Campagnac y est présenté comme
particulièrement intéressant parce que le témoin appartenait au monde
aéronautique. COMETA précise qu'il avait été observé par plusieurs centaines de
témoins. Attention toutefois : certaines copies numériques du rapport COMETA
donnent par erreur « 14 août 1954 » au lieu du 16 août.
Il faut donc retenir 16 août
1954, date corroborée par les autres sources, notamment les témoignages et les
publications consacrées au dossier.
C'est l'un des aspects les
plus intéressants du dossier. Le témoignage détaillé de Campagnac apparaît
environ dix ans après l'événement, dans le bulletin du GEPA. Certains critiques
ont donc suggéré que les caractéristiques les plus extraordinaires auraient pu
être ajoutées progressivement. Or la comparaison des différentes versions
conservées montre une certaine continuité dans les éléments fondamentaux :
- Boule
verte ;
- Trajectoire
initiale descendante ;
- Disparition
derrière les collines ;
- Réapparition
;
- Structure
métallique ;
- Luminosité
verte ;
- Trajectoire
au-dessus de Tananarive ;
- Silence
;
- Réaction
des animaux.
Les chercheurs ayant comparé
les versions du dossier soulignent justement qu'ils n'ont pas identifié de
contradiction majeure ou d'ajout évident permettant de démontrer une
transformation progressive du récit. Cela ne prouve évidemment pas que
l'interprétation « OVNI » soit correcte. Mais cela signifie que l'argument : «
Tout le récit extraordinaire aurait été inventé après coup » n'est pas
suffisamment démontré.
L'hypothèse du météore
C'est probablement
l'explication naturelle la plus souvent proposée. La première phase de
l'observation ressemble effectivement fortement à un bolide : boule lumineuse ;
couleur verte ; trajectoire descendante ; vitesse élevée et disparition
derrière les reliefs ; Cette interprétation mérite donc d'être prise très au
sérieux. Un météore très brillant peut présenter une couleur verte ou bleu-vert
et produire une luminosité spectaculaire. Mais une difficulté demeure. Le récit
de Campagnac comporte une seconde phase durant laquelle les témoins disent
observer une structure métallique allongée, avec une partie lumineuse distincte
et une trajectoire apparemment horizontale au-dessus de la ville. Si cette
seconde phase est correctement rapportée, elle est difficile à expliquer par un
simple météore.
C'est donc ici que se trouve
le véritable problème du dossier.
Peut-on avoir affaire à deux
phénomènes différents ? Cette possibilité mérite d'être envisagée. Il est
parfaitement possible que les témoins aient observé : 1. un météore ou bolide
descendant ; puis : 2. un autre phénomène lumineux se déplaçant
horizontalement.
La mémoire humaine tend
naturellement à relier deux phénomènes successifs lorsqu'ils présentent une
même couleur ou une apparence similaire. Mais cette hypothèse ne peut pas être
démontrée non plus.
Le témoignage de Campagnac,
lui, établit une continuité entre les deux événements.
L'hypothèse d'un avion ou d'un
prototype secret est envisageable dans le contexte de 1954. Il faut cependant rester prudent avec cette
hypothèse. La description d'un objet silencieux, très allongé, évoluant à très
basse altitude, avec une forte lumière verte et des « étincelles », ne
correspond pas facilement à un appareil aéronautique conventionnel connu de
l'époque. Mais l'absence d'identification ne permet pas non plus d'affirmer
qu'il s'agissait d'un engin révolutionnaire. L'hypothèse d'un prototype secret
est donc possible mais non démontrée.
Les dimensions rapportées sont
spectaculaires. Campagnac compare la partie métallique à la longueur d'un DC-4,
soit environ 40 mètres, tandis que certaines versions ultérieures donnent des
dimensions beaucoup plus importantes pour l'ensemble. Mais il faut garder à
l'esprit qu'il s'agit d'une estimation angulaire faite sans instrument de
mesure. La taille réelle dépend directement de la distance. Si la distance
réelle était différente de celle supposée par le témoin, la taille calculée
pouvait être fortement modifiée.
Il faut donc éviter de
présenter : « objet de 40 mètres » comme une mesure. Il est scientifiquement
plus correct d'écrire : « Campagnac estima la longueur apparente de la partie
métallique à environ celle d'un DC-4, soit une quarantaine de mètres. »
Le nombre de 200 000 témoins
potentiels est souvent répété dans les publications ufologiques. Il faut
cependant distinguer : témoins potentiels et témoins ayant effectivement
déclaré avoir observé le phénomène. Le premier chiffre correspond à une
estimation de la population susceptible d'avoir eu la possibilité de regarder
dans la direction concernée. Il ne signifie absolument pas que 200 000
personnes ont laissé un témoignage. Certaines sources parlent plutôt de
centaines de témoins ou de dizaines de milliers de personnes susceptibles
d'avoir vu le phénomène.
Malgré toutes ces réserves, le
dossier demeure remarquable. Nous avons en effet :
- Un
témoin principal appartenant au monde aéronautique ;
- Une
observation diurne/crépusculaire ;
- Plusieurs
témoins ;
- Une
grande agglomération ;
- Une
description relativement détaillée ;
- Un
phénomène apparemment observé en plusieurs phases ;
- Des
témoignages concernant les animaux ;
- Des
témoignages concernant les éclairages ;
- Une
possible observation à distance ;
- Une
publication ufologique ancienne ;
- Une
reprise ultérieure par COMETA ;
- Des
témoignages malgaches recueillis ultérieurement.
Il constitue donc un excellent
exemple de cas historique africain à forte densité testimoniale mais à
documentation primaire incomplète.
En 1954, Madagascar est encore
sous domination française. Le principal témoin documenté appartient à
l'administration aéronautique française. Les sources ultérieures racontent
cependant que des témoins malgaches auraient également été interrogés. Il
serait intéressant de savoir si, en 1954, les autorités coloniales ont accordé
la même importance aux témoignages des populations malgaches qu'à ceux du
personnel européen d'Air France. La phrase rapportée par Campagnac selon
laquelle l'enquête aurait révélé que les populations malgaches avaient déjà
signalé auparavant des phénomènes similaires est particulièrement intéressante.
Mais cette affirmation reste une information rétrospective tant que les
rapports originaux de cette enquête n'ont pas été retrouvés.
Ce que l'on peut
raisonnablement conclure c’est que le cas de Tananarive ne doit être présenté
ni comme :« la preuve d'un engin extraterrestre » ni comme : « une simple
histoire de soucoupe volante inventée par les ufologues ».
La formulation la plus
rigoureuse est beaucoup plus intéressante : Le 16 août 1954, plusieurs
personnes à Tananarive auraient observé un phénomène lumineux exceptionnel,
initialement comparable à un météore, puis décrit comme une structure allongée
et métallique précédée d'une intense lumière verte. Le témoignage détaillé
d'Edmond Campagnac, professionnel de l'aéronautique et alors responsable
technique d'Air France à Madagascar, fut publié une dizaine d'années plus tard.
Des témoignages malgaches ultérieurs ont également été recueillis. L'origine du
phénomène demeure indéterminée.
C'est cette formulation qui
permet de préserver l'intérêt du cas sans dépasser ce que permettent les
documents.
Conclusion
Tananarive, 16 août 1954,
reste un des dossiers africains les plus remarquables de la première histoire
des OVNI. Le témoignage d'Edmond Campagnac constitue le cœur historique du
dossier. Sa compétence aéronautique renforce l'intérêt du témoignage, sans
toutefois lui conférer une valeur de preuve absolue. La réaction attribuée aux
animaux, les perturbations électriques et l'observation ultérieure à environ
150 km constituent des éléments intéressants, mais leur documentation primaire
reste insuffisante. Enfin, l'hypothèse du météore demeure une explication
sérieuse pour la première phase de l'événement, mais elle ne permet pas, sans
hypothèses supplémentaires, d'expliquer tous les détails rapportés par
Campagnac.
Sources :
Rapport COMETA Publié sous forme de livre et sous forme
de revue par VSD dans le VSD Hors-Série N°1, France, pp 16-17, juillet 1998.- https://documentaires-toniques.fr/wp-content/uploads/2018/11/rapport-cometa.pdf
Le bulletin du GEPA n° 6, 2e
trimestre 1964, contenant le récit de Campagnac, notamment la page 19
mentionnée dans les sources.
Lumières dans la Nuit, n° 328,
juillet-août 1994, qui consacra un dossier de plusieurs pages au cas. Les
références bibliographiques indiquent les pages 5 à 15.
Les archives françaises de
Madagascar et de l'armée de l'Air
Les archives de l'observatoire
astronomique de Tananarive
https://univers-ovni.com/ufologie/tananarive.html
https://ufologie.patrickgross.org/htm/tana54gepa24.htm
https://antredelacuriosite.wordpress.com/2021/03/15/ovnis-a-madagascar/
DEBUT JANVIER 1955 –
MAJUNGA (NOM ACTUEL : MAHAJANGA) / MITSINJO
Voir l’observation de Fort Dauphin en Septembre 1954.
Disque
bleu-vert très lumineux plusieurs,
dont chef de district Fandrosoam-Baovao
https://ufologie.patrickgross.org/press/fandrosoambaovao21jan1955.htm?utm_source=chatgpt.com
1959 MADAGASCAR
Observation de Louis Rakotoarijaona - source ufologique secondaire - à
documenter – Le témoin est le fondateur du groupement d’étude du phénomène ovni
à Madagascar dénommé : C.R.E.D.O. – Il publia la revue Mad Ovni, 2
numéros. Nous n’avons que peu d’information sur son travail. Il aurait établi
un catalogue de 200 cas à Madagascar.
23 MAI 1967 – REGION
ANKAZOLAHY – CENTRE OUEST MADAGASCAR ( ?)
MONSIEUR WOLF, résidant à La
Verdière (83), a eu la gentillesse de fournir les détails suivants lors de mon
entretien.
D'origine allemande, il a servi dans la Légion
étrangère française dans le but d'obtenir la nationalité française et de s'y
installer finalement. Il dirige désormais un hôtel très compétent dans la
région du Haut-Var.
Voici son histoire :
« C'était en mai 1967. J'étais à Madagascar,
et je servais dans la Légion étrangère. Nous venions de faire un exercice de
reconnaissance dans un terrain de brousse. Nous étions en contact radio toutes
les heures avec le quartier général central. Nous nous étions arrêtés à midi
dans une clairière d'environ 100 mètres de large et commencé à manger. Le temps
était beau. Soudain, nous avons observé l'arrivée et la descente d'une machine
à coloration indéfinissable. Je suis moi-même daltonien, mais je peux affirmer
avec certitude que la chose brillait très fort, et avait la couleur d'une
nouvelle pièce au soleil. Autour d'elle, il y avait une lueur intense et
éblouissante. Elle descendait avec le mouvement d'une feuille qui tombait, et
on aurait dit qu'il devait y avoir eu un accident – c'était comme un œuf
brillant au bout d'un fil. Elle est tombée très rapidement. Et nous avons
ressenti un choc très puissant au sol quand elle a atterri. Puis un sifflement
perçant. À présent, l'appareil n'était plus lumineux.
« Après ça, tout était incroyable. Nous étions
23 légionnaires, avec un officier et quatre sous-officiers. Et nous étions tous
paralysés. Nous avons tous vu la machine atterrir et décoller à nouveau, mais
aucun de nous n'a perçu le temps écoulé.
« Laissez-moi vous expliquer :
lorsque la machine est partie, nous avons tous retrouvé l'usage de nos membres.
Nous étions tous exactement aux mêmes positions et aux mêmes endroits que lors
de son atterrissage. Mais en vérifiant l'heure, nous avons réalisé qu'il était
maintenant 15h15. Deux heures et trois quarts s'étaient écoulées sans que nous
ne le remarquions. Nous avions manqué trois rendez-vous radio avec le quartier
général. Notre officier a reçu une réprimande effrayée pour cela, car il était
incapable de donner une explication efficace.
« La machine était lisse, sans
portes ni fenêtres visibles. Elle ne semblait porter aucune marque. Aucune
antenne. C'était comme un œuf lisse, deux fois plus haut que large. Je ne peux
pas dire sa taille exacte, vu la végétation dans la clairière. Mais, en la
comparant à la hauteur des arbres au décollage, on pouvait estimer qu'elle
mesurait entre sept et huit mètres de haut. À sa base, elle avait plusieurs
ouvertures, dont nous avons pu bien voir pendant son décollage. Des flammes en
émanaient, pas des flammes normales, ni comparables à celles que nous
connaissions. Ces flammes ou lumières étaient de différentes couleurs. On
aurait pu les prendre pour des flammes, mais elles devaient sûrement être autre
chose. Quelque chose comme ce que l'on voit avec une machine à souder pour
couper du métal. Chacune des ouvertures émettait une « flamme », l'ensemble
produisant une grande flamme épaisse et courte d'environ un vingtième de la
longueur de la machine elle-même.
« Il avait des pattes. Je ne
les ai pas vues, à cause de la végétation, mais au sol il y avait trois
marques, disposées en triangle, là où il se trouvait. Au centre du triangle, il
y avait un cratère calciné de trois mètres de profondeur – un cratère qui
s'élargissait vers sa base. Au fond du cratère, il y avait des cristaux de
toutes couleurs, comme des morceaux de verre brisé. Le fond du cratère en était
rempli, surtout dans les coins. C'était comme un anneau vitrifié.
« Quand l'engin est parti, il
s'est élevé lentement jusqu'à être au-dessus des arbres. Puis il a disparu à
une vitesse fantastique, comme aspiré dans le ciel. Il a laissé une sorte de
traînée dans l'air derrière lui.
« Le quartier général nous a
ordonné de ne pas approcher du site d'atterrissage et de ne pas discuter de la
question entre nous. Des spécialistes sont arrivés par avion de Paris pour nous
interroger. On nous a forcés à jurer que nous garderions le secret. Les
médecins nous ont rendu visite et nous avons dû passer des tests. Pendant deux
jours après l'événement, nous avons tous eu de violents maux de tête, avec un
bourdonnement dans les oreilles et une violente correction dans la zone des
temples. On ne nous a pas informés des résultats des tests effectués sur nous.
»
ANALYSE COMMENTAIRES
L'atterrissage d'un « œuf
métallique » devant des légionnaires Le cas est effectivement connu dans la
littérature ufologique française et britannique sous le titre « OVNI au sol à Madagascar
» / « A 1967 Landing in Madagascar ».
La référence fondamentale est
: H. Julien, « A 1967 Landing in Madagascar », Flying Saucer Review, vol. 23,
n° 1, 1977, p. 29-30. Iil s'agit d'un récit transmis par un ancien légionnaire
identifié comme Wolff, publié initialement dans Lumières dans la Nuit, n° 160,
décembre 1976, puis traduit/repris dans Flying Saucer Review.
Le récit de base
Les sources secondaires
situent l'événement en mai 1967, au cours d'un exercice de reconnaissance
effectué par un détachement de la Légion étrangère française à Madagascar. Le groupe aurait compté 23 militaires, dont
le légionnaire Wolff, qui est devenu le principal témoin connu. Vers 12 h 30,
les hommes auraient fait une halte dans une clairière pour déjeuner. C'est
alors qu'ils auraient entendu un sifflement aigu et aperçu un objet lumineux
descendant vers eux.
Le récit le décrit comme un
objet métallique brillant ; ovoïde ou en forme d'œuf vertical d'environ 7 à 8
mètres de hauteur dans les versions françaises et dépourvu de marques ou
d'inscriptions visibles. Il est entouré d'une lumière intense. La descente aurait été particulièrement
inhabituelle : l'objet serait tombé ou descendu selon un mouvement comparable à
celui d'une feuille morte, plutôt qu'à celui d'un avion ou d'un hélicoptère.
Une précision importante : « la
date du 23 mai » n'est pas solidement établie. C'est le premier point que je
remarque à partir des diverses sources consultées dont certaines situent
l’incident au 23 mai. Les sources anciennes que j'ai retrouvées parlent
simplement de : May 1967 et non de façon certaine du 23 mai 1967. Une
chronologie ufologique reprend également le cas comme « 5/1967 », sans jour
précis. Je n'ai donc pas encore trouvé
une source primaire ou secondaire ancienne permettant d'établir 23 mai 1967
avec certitude.
Je conseillerais donc :
Selon Wolff, l’objet se serait
posé. L'objet aurait atteint le sol dans la clairière et se serait posé sur ce
qui ressemblait à trois pieds ou jambes d'atterrissage. Le phénomène aurait été
suffisamment proche des militaires pour que ceux-ci puissent distinguer une
véritable structure.
Dans les versions conservées,
l'objet est décrit comme un œuf vertical, plutôt que comme une soucoupe
classique. Une source donne une hauteur d'environ 23 à 26 pieds, soit environ 7
à 8 mètres. La littérature française donne généralement une largeur d'environ 3
à 4 mètres. C'est donc un engin relativement imposant : ≈ 7–8 m de haut × 3–4 m
de diamètre.
C'est l'un des aspects les
plus spectaculaires du dossier, l’effet de paralysie. Lorsque l'objet se serait
posé, les militaires auraient été incapables de bouger normalement. Les récits
parlent de paralysie temporaire, certains précisant que les hommes seraient
restés comme figés, certains tenant encore leur nourriture ou leurs armes. Ce
phénomène aurait cessé lorsque l'objet repartit.
Il faut toutefois être
extrêmement prudent sur le terme « paralysie ». Nous ne disposons pas d'un
examen médical contemporain démontrant une paralysie neurologique. Il pourrait
aussi s'agir, dans le récit du témoin, d'un état de sidération ou d'une
incapacité temporaire à réagir.
:
Il est donc plus prudent de
dire que « les témoins rapportèrent avoir été temporairement incapables de
bouger ou de réagir normalement. » plutôt que : « Les légionnaires furent
paralysés par le rayonnement de l'OVNI. » La seconde formulation introduit déjà
une interprétation.
5. Le
C'est probablement l'élément
le plus extraordinaire du témoignage, un « missing time » d’environ trois
heures ! Lorsque les hommes auraient retrouvé leurs capacités normales,
ils auraient constaté que plusieurs heures s'étaient écoulées. Les différentes
sources donnent environ 2 h 45 à 3 heures. Une chronologie donne : 12 h 30 →
environ 15 h 15 soit 2 h 45 de temps manquant. Les témoins ne se seraient pas
souvenus de ce qui s'était passé durant cet intervalle.
Cela constitue donc un
véritable cas de « missing time » dans la terminologie ufologique. Mais ici
encore, il faut appliquer une règle importante : le missing time est un élément
du témoignage, pas un phénomène objectivement mesuré. Nous n'avons pas : de
relevé horaire militaire ; de journal de marche ; de rapport opérationnel ou de
document démontrant que les 23 montres indiquaient effectivement un décalage.
Le départ constitue l'une des
parties les plus spectaculaires du récit. Après être resté quelques instants au
sol, l'objet aurait commencé à s'élever. Il serait d'abord monté lentement,
puis aurait accéléré très brutalement. Dans le témoignage attribué à Wolff, il
aurait finalement disparu verticalement à une vitesse extraordinaire, comme
s'il était « aspiré » par le ciel. Cette accélération est cependant une
impression visuelle du témoin : nous n'avons évidemment aucune mesure radar ou
instrumentale permettant de calculer l'accélération.
Les sources anciennes
décrivent également quelque chose de très intéressant. Au-dessous de l'engin
auraient été visibles des ouvertures, d'où sortaient des flammes ou des
lumières colorées au moment du départ. C'est notamment au moment de l'ascension
que les témoins auraient aperçu ces phénomènes. Cela donne au récit une
caractéristique presque « technologique ». Mais il faut noter que nous ne
savons pas si le témoin utilisait le mot « flames » au sens littéral ou pour
décrire une émission lumineuse. Une flamme de propulsion conventionnelle aurait
normalement fourni une signature acoustique et thermique beaucoup plus
importante.
La littérature ufologique
décrit des traces au sol. Les sources secondaires parlent : de trois empreintes
correspondant aux points d'appui ; d'une zone centrale perturbée ; d'un cratère
et de matière ressemblant à du verre ou à des cristaux.
Une version particulièrement
détaillée parle d'un cratère d'environ 3 mètres, avec des formations
ressemblant à des cristaux ou à du verre brisé au fond. Mais je n'ai pas retrouvé à ce stade : photographie
du cratère ; prélèvement géologique ; analyse minéralogique ou de rapport
militaire. Donc « fond vitrifié » est beaucoup trop affirmatif si on ne précise
pas que c'est la description rapportée par le témoin ou la littérature
secondaire. En fait on ne peut que constater, au fil des années, l’ajout
d’informations plus ou moins spectaculaires, par rapport au rapport publié par
Henri Julien dans LDLN ou FSR.
Un élément souvent oublié est
que les militaires auraient présenté des symptômes pendant environ deux jours :
violents maux de tête - bourdonnements d'oreilles et sensation de pulsation ou
pression au niveau des tempes. Cette information figure dans les synthèses qui
reprennent le témoignage de Wolff. Là
encore, aucun dossier médical militaire n'a été retrouvé. Il est donc
impossible de déterminer si ces symptômes étaient :
- Physiologiques
;
- Liés
au stress ;
- Liés
à la chaleur ;
- Liés
à une exposition environnementale ;
- Ou
réellement provoqués par quelque chose associé au phénomène.
Le témoignage est-il
vraiment collectif ?
C'est une question capitale. La
littérature parle de 23 militaires présents. Mais cela ne signifie pas
nécessairement que nous possédons 23 témoignages indépendants. La source
principale connue semble être le récit de Wolff, ancien légionnaire. C'est
précisément ce que souligne une chronologie critique du cas : l'affaire paraît
essentiellement reposer sur le récit non corroboré de Wolff.
Autrement dit : 23 personnes
auraient été présentes n'est pas équivalent à : 23 témoignages indépendants ont
été recueillis et comparés. Cette nuance est importante et il ne faut pas
l’oublier.
La source LDLN
Le cas apparaît dans : Lumières
dans la Nuit, n° 160, décembre 1976 sous le titre :« OVNI au sol Madagascar » et
il est l'article est signé : H. Julien. La
fiche bibliographique de Flying Saucer Review indique que le récit original
était précisément publié dans LDLN n°160, décembre 1976. Cela signifie que le récit a été publié
environ neuf ans après l'événement supposé.
La source Flying Saucer
Review
La deuxième référence
fondamentale est : H. Julien « A 1967 Landing in Madagascar » Flying Saucer
Review, vol. 23, n° 1, 1977, pp. 29-30. L'archive de Flying Saucer Review
confirme le cas et le rattache directement au témoignage de M. Wolff, ancien
légionnaire. Une bibliographie de
Timothy Good reprend également cette référence et précise que l'article de FSR
est une traduction par Gordon Creighton de l'article original de Lumières dans
la Nuit. Cela nous donne donc une chaîne
documentaire : Événement allégué — mai 1967 - témoignage de Wolff
↓
H. Julien, Lumières dans la
Nuit n°160, décembre 1976
↓
H. Julien, Flying Saucer Review vol.23 n°1,
1977, pp.29-30
↓
Ouvrages et catalogues
ufologiques ultérieurs
Ankazolahy : prudence sur
la localisation
Plusieurs sources parlent
d'Ankazolahy, centre-ouest de Madagascar pour localiser l’incident. Mais je
n'ai pas encore trouvé dans les sources anciennes consultables une indication
suffisamment précise permettant de fixer le lieu avec certitude à un point
géographique moderne. Le récit du témoin à Henri Julien, source originale, ne
mentionne aucun lieu. On peut considérer, sans se tromper, que cette source a
pu être imaginé.
Ce qui me gêne le plus dans le
récit pour le crédibiliser, c’est une série d'éléments extrêmement
extraordinaires qui apparaissent ensemble :
-
Atterrissage à très courte distance
-
23 militaires témoins
-
Paralysie
-
Trois heures de missing time
-
Cratère
-
Cristallisation/vitrification
-
Symptômes pendant deux jours
-
Décollage à très grande vitesse.
Un dossier présentant
simultanément autant de caractéristiques extraordinaires devrait normalement
être accompagné d'une documentation exceptionnelle. Or nous avons
essentiellement : un témoignage publié neuf ans après les faits. C'est
précisément cette disproportion entre l'extraordinaire du contenu et la
faiblesse de la documentation primaire disponible qui me fait douter de la
réalité de ce cas. Pour en faire une véritable enquête, il est utile de
retrouver des documents d’origine militaire de cet incident et le témoignage de
certains des légionnaires présents.
Source :
https://www.ufomagazines.com/ldln-ldln-no-160/
https://pdfcoffee.com/good-timothy-alien-base-pdf-free.html
https://ignaciodarnaude.es/wp-content/uploads/2025/08/FSR-1977-V-23-N-1.pdf
https://thinkaboutitdocs.com/1967-may-ufo-alien-sightings/
12 NOVEMBRE 1975 – MAJUNGA – (MAHAJANGA)
MADAGASCAR
L'observation du 12 novembre
1975 à Majunga (Mahajanga) figure dans les compilations d'archives ufologiques
consacrées à la région de l'océan Indien. Elle est répertoriée comme une
observation visuelle de lumière nocturne aux caractéristiques cinématiques
anomales au-dessus du canal du Mozambique.
Synthèse des faits
répertoriés
Localisation : Côte de
Majunga (Mahajanga), sur le littoral nord-ouest de Madagascar, surplombant le
canal du Mozambique.
Signature visuelle : Un
point ou objet lumineux d'abord immobile au-dessus de l'eau, présentant des
alternances de couleurs (du blanc brillant au rouge).
Cinématique anomale :
Après la phase stationnaire, l'objet effectue des déplacements rapides marqués
par des changements de direction brusques (virages à angle droit) sans
décélération apparente, avant de s'éloigner à très grande vitesse vers le
large.
Couverture radar : Les
services de contrôle de la circulation aérienne civile n'ont détecté aucun écho
correspondant sur leurs écrans, laissant le rapport s'appuyer uniquement sur
les témoignages visuels enregistrés depuis la côte.
Analyse et hypothèses
Scintillation atmosphérique
et effet autocinétique : La présence d'astres très lumineux à faible
hauteur sur l'horizon maritime (comme Vénus ou Sirius) combinée à des
Inversions thermiques au-dessus du canal du Mozambique peut provoquer une
scintillation chromatique marquée (alternance blanc/rouge). L'effet
autocinétique — une illusion d'optique où l'œil perçoit un point fixe comme
mobile sur un fond sombre — peut accentuer l'impression de mouvement, bien
qu'il rende difficilement compte de virages structurés à angle droit.
Activité aéronavale :
L'hypothèse de tests ou de manœuvres navales/aériennes a parfois été soulevée
en raison du contexte géographique, mais les caractéristiques de vol décrites
dépassaient les capacités des appareils conventionnels de 1975.
Statut : En l'absence
de données radars confirmées ou de mesures instrumentales, la case demeure
classée parmi les observations visuelles non expliquées, reposant sur des
témoignages oculaires.
30 JUILLET 1977 —
MADAGASCAR
Grande lueur, double bang et possible chute de météorite
Le récit repris par Guy Tarade dans OVNI : Terre, planète sous contrôle
indique que, dans la soirée du 30 juillet 1977, le ciel malgache fut traversé
par une vive lueur présentant des reflets jaunes et bleus, accompagnée de deux
détonations supersoniques. L'observatoire national aurait suivi le phénomène et
estimé qu'un objet avait traversé l'atmosphère, avec une possible chute dans
l'est de l'île. Les deux « bangs » auraient été enregistrés à 18 h 21 et 18 h
58, le second correspondant à la dislocation supposée de l'objet.
L'affaire prit ensuite une ampleur considérable parce que des informations
contradictoires firent état de fragments tombés dans différentes régions de
Madagascar et même de cratères pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres.
Une publication de l'Anglo-Malagasy Society d'octobre 1977 rapporte qu'une «
énorme météorite » aurait été fragmentée, avec des zones d'impact annoncées
vers Fianarantsoa et Ankazobe, et évoque un cratère supposé de 240 yards. Mais
le même document souligne que l'affaire demeurait extrêmement confuse.
Une enquête aurait finalement été menée par des sismologues et géologues,
avec l'aide d'un hélicoptère soviétique, sans qu'une chute météoritique de
cette importance puisse être définitivement établie. L'Anglo-Malagasy Society
conclut que l'affaire n'avait, à sa connaissance, jamais été complètement
résolue.
Ce cas est à classer dans les phénomènes
célestes naturels, Météore – Bolide.
1978 : TOLANARO - MADAGASCAR
Une source historique secondaire consacrée à Tôlanaro indique qu'en 1978,
Alien Digest aurait rapporté le crash d'un objet décrit comme un « cigar-shaped
UFO » près de Tôlanaro. Mais l'affaire aurait finalement été expliquée : il
s'agissait d'une fusée éclairante (flare) tirée par un étranger résidant à
Tôlanaro. Cette affaire aurait entraîné, en septembre 1978, l'arrestation de
Jean de Heaulme et de quatre autres étrangers.
https://handwiki.org/wiki/Place%3AT%C3%B4lanaro
1978 - FLAP ANTANANARIVO – MADAGASCAR
The 1978 Antananarivo
flap saw dozens witness cigar-shaped craft emitting beams, investigated by
local ufologist Rakoto Andrianarivo, who catalogued 200+ cases by 1990
Traduction : La vague d'observations d'Antananarivo en 1978 a vu des
dizaines de témoins apercevoir des engins en forme de cigare émettant des
faisceaux ; ces phénomènes ont été étudiés par l'ufologue local Rakoto
Andrianarivo, qui a recensé plus de 200 cas d'ici 1990.
C'est un flap (vague) sur plusieurs semaines à Tana, pas une observation
unique : Forme : cigares avec faisceaux vers le sol
Témoins : dizaines
Enquêteur : Rakoto Andrianarivo, ufologue malgache qui a fait le premier
vrai catalogue malgache (200+ cas jusqu'en 1990)
Note : Ce catalogue est probablement la source du CREDO / Mad-Ovni de
Louis Rakotoarijaona
Lien : https://dyerbolical.com/ancient-alien-mysteries-of-madagascar-echoes-from-the-stars/
01 JANVIER 1989 AMBATOLAMPY – VAKINANKARATRA -
MADAGASCAR
Énigme n° 61031 Cas Egnima Labs numéro : 61031
1er janvier 1989 • 03:00 UTC+3
Témoignage
Un objet ovoïde silencieux de 10 m s'est arrêté à 6 m du sol, a vacillé,
puis s'est envolé rapidement vers l'ouest.
Source : UFODNA - Cas sans
intérêt, aucune documentation !
4 AOUT 1998 –
AXE ANTSIRBE – FIANARANTSOA - MADAGASCAR
Triangle lumineux nocturne : Plusieurs conducteurs et passagers de
transports en commun rapportent la présence d'une masse sombre triangulaire
portant trois feux blanc-jaunâtre immobiles aux sommets. L'objet a suivi l'axe
routier à faible vitesse et en silence absolu pendant près de 15 minutes avant
de s'élever verticalement à haute altitude. (Hypothèse de vol de drone ou d'aéronef non
confirmée)
Éléments complémentaires
sur le déroulement
Environnement et observation :
Le survol s'est produit sur un tronçon isolé et non éclairé de la Route
Nationale 7. L'attention des témoins (chauffeurs de taxi-brousse et passagers)
a d'abord été attirée par l'occultation des étoiles par la masse sombre, avant
la distinction nette de la structure géométrique.
Proximité et suivi : L'objet
volait à basse altitude (estimée entre 100 et 300 mètres). Il a épousé l'axe
routier à faible vitesse, donnant l'impression de suivre le déplacement des
véhicules sur une distance de plusieurs kilomètres.
Signature acoustique et
visuelle : Les témoins ont souligné l'absence totale de bruit de propulsion (ni
rotor, ni turbine, ni déplacement d'air), ce qui excluait un aéronef ou
hélicoptère conventionnel. Les trois feux situés aux sommets maintenaient une lumière
blanc-jaunâtre fixe sans clignotement.
Départ anormale : Le départ
s'est effectué par une ascension verticale directe à très haute vitesse, sans
phase d'accélération progressive ni inclinaison de la structure, jusqu'à
disparition complète dans le ciel nocturne.
Consistance forte : La
présence de multiples témoins indépendants (chauffeurs et passagers de
plusieurs véhicules) confère une bonne fiabilité à la description visuelle et
cinématique.
Incomplétude des données :
L'absence d'enregistrement radar civil ou militaire dans cette zone reculée en
1998 et l'absence d'empreintes, de mesures physiques ou d’enquête précise ne
permet pas une analyse.
Base de données
privées, aucun lien internet.
13 OCTOBRE1999 –
MADAGASCAR VOL VERS LA REUNION
En 1999, trois pilotes — Éric
Grignon, Philippe Cadet et Éric Lescaret — ont rapporté un phénomène lumineux
alors qu'ils effectuaient un vol après un passage à Madagascar. Leur appareil
avait notamment décollé de Tamatave. L'observation s'est produite alors qu'ils
se trouvaient entre Madagascar et La Réunion.
Ci annexé ci-dessous la
copie de l’article paru dans le Journal de L’ile.
L'article ci-dessous est paru
dans le quotidien Le Journal de l'Ile, La Réunion, le 15 Octobre 1999. L'auteur
est Philippe Le Claire
.
Voici un article bien plus factuel et intéressant que ce que publie
d'ordinaire la presse francophone sur ce type d'événements. Il n'y est pas
question de "fans de X-files pourchassant les petits hommes verts,"
comme cela est l'usage courant, mais des faits et circonstances de
l'observation d'un OVNI entre les îles de Madagascar et de la Réunion en 1999.
Trois pilotes accompagnés
par un OVNI
Eric Grignon, instructeur de
l’aéro-club Roland Garros, Philippe Cadet, ingénieur à la DDE et Eric Lescaret,
commercial, s’en revenaient tranquillement d’un long périple aérien sur
Madagascar - Diégo-Suarez, Tamatave, Gillot soit 7 heures de vol - mercredi 13
Octobre 1999, quand, au cours de la dernière étape de leur navigation,
au-dessus de l’Océan, entre la Grande Ile et la Réunion, alors qu’ils
pratiquaient du VFR de nuit - à savoir du vol à vue nocturne, à la lumière des
étoiles - à bord de leur Cessna 172, un appareil monomoteur, une
"étoile" plus brillante que les autres attira leur attention. Ils
avaient décollé de Tamatave à 12 h 40 temps universel, soit 16 h 40 heure de la
Réunion, on dit "temps Zoulou" dans le jargon des pilotes, et il
était 15 h 15 T.U. quand la chose s’est produite, à 110 nautiques de la
Réunion, radiale 134 de Gillot.
Eric Grignon, l’instructeur explique dans quel contexte : "La nuit était
entamée car nous avions le coucher sur notre arrière (Ndlr : à l’Ouest), le
ciel était bien sombre. Un point lumineux a attiré notre attention sur notre
avant-gauche, à 11 h. On ne l’a pas vu apparaître parce que vraisemblablement
il était noyé dans les étoiles. Nous cherchions une lumière qui nous
indiquerait la Réunion, et l’un de nous a dit : "À gauche, il y a une
lumière”. Mais la Réunion à gauche, ce n’était pas possible, à cause du cap, il
ne pouvait y avoir de doute car nous avions un GPS en plus du reste... C’est sa
luminosité qui nous a donc amené à le remarquer..." Pour Philippe Cadet, pilote-lui
aussi, qui était installé en place arrière, "le point lumineux était
extrêmement brillant, et sa taille était d’environ trois fois celle de
Vénus..."
Les trois hommes commencent alors à s’interroger sur la nature de ce qu’ils
voient au travers du Plexiglas de leur cockpit. "Un bateau ? Vous savez,
la nuit, en avion, les lumières d’un bateau sur la mer, avec les illusions
d’optique, ça peut tromper. Mais ce n’était pas ça parce que le point lumineux
bougeait. On a commencé à gamberger sérieusement !"
Quand les trois hommes ont commencé à constater des déplacements notables, ils
se sont réellement inquiétés. Philippe Cadet explique : "Eric a pensé que
c’était un "trafic," un avion, il a donc appelé la tour de
Gillot..." Eric Grignon contacte donc Gillot sur VHF et signale : "un
appareil dans mon avant gauche", à telle distance approximative,
"dont la trajectoire paraît convergente..." En l’air, surtout en VFR
de nuit, on ne peut se permettre de prendre le moindre risque de collision. La
tour de Gillot répond et assure l’équipage d’India Tango qu’il n’y a aucun vol
dans leur secteur. Le seul appareil à se déplacer dans l’espace aérien
Réunion-Madagascar, à ce moment-là, est un Air Austral dont la route est
extrêmement éloignée de la leur...
Modérément rassurés, les trois hommes décident de procéder le plus
rationnellement possible et d’éliminer toutes les hypothèses fallacieuses.
"C’était peut-être un effet lumineux parasite, un reflet à travers le
plexi..."
Eric Grignon prend les commandes et stabilise parfaitement l’avion sur ses
trois axes. L’équipage procède à une triangulation manuelle sommaire et
constate en un premier temps que le point lumineux ne bouge pas... "Sur le
coup, on a été rassurés et puis... hop, ça a commencé... ce n’était pas une
illusion d’optique, ni le fruit d’un mouvement relatif ! Ça a duré 45 minutes,
jusqu’à ce que nous entamions notre descente et que le plafond de nuages nous
cache la chose... la première couche était à 5.000 pieds..."
Eric Grignon, certain d’être confronté à un appareil volant non identifié
rappelle la tour et confirme son observation initiale. Gillot contrôle et
informe à son tour le vol Air Austral de ce qu’il se passe quelque chose
d’anormal. Le commandant de bord du 737 confirme qu’il a bien reçu et qu’il
ouvre l’œil...
De ce moment l’équipage d’India Tango va bénéficier d’un spectacle rare,
"C’est un peu comme lorsque les dauphins accompagnent un bateau... Dans
notre cas c’était ce point lumineux qui nous précédait et qui jouait avec nous
!"
Selon Eric Grignon, "on avait du mal à estimer la distance et la taille de
l’engin, la nuit, faute de références ; soit l’engin était éloigné et alors la
vitesse et l’ampleur des déplacements est remarquable, soit il était petit et
tout près, et le caractère extraordinaire de ses déplacements s’explique
mieux..."
Ces déplacements constituent le caractère étonnant de l’observation : "Il
effectua des changements de trajectoire instantanés, à l’horizontale. Or un
virage de cette ampleur, un 180° prend au moins une bonne minute, là, c’était
moins d’une seconde ! Au début les mouvements s’effectuaient surtout à
l’horizontale, puis les déplacements sont devenus verticaux... Des taux de
montée hallucinants ! Et pareil dans l’autre sens !"
Pour qui connaît un tantinet les réalités liées au déplacement aériens, il est
évident qu’une telle voltige n’appartient pas au domaine du possible que nous
offre la technologie contemporaine. Les matériaux ne supportent pas les
facteurs de charge qu’impliquent de tels changements de trajectoires, quant aux
pilotes, n’en parlons pas... En voltige moteur, les meilleurs mondiaux ne
s’aventurent que rarement au-delà du + 10, - 10, syncope oblige. En jet, les
facteurs de charge encaissés par les pilotes équipés de combinaison anti-G sont
encore moindres, rarement plus de 7 G, bien que le temps passé sous effort soit
plus long, dans le cas des virages à haute vitesse par exemple.
Les trois hommes du Cessna ont assisté à un spectacle de haute voltige
extraordinaire sur 80 nautiques, soit environ 160 km
Eric Grignon n’a aucun doute
sur le caractère "étranger" de l’engin : "Sûr que ce n’était pas
un avion de ligne ! Ou alors, je vous laisse imaginer l’état des passagers ! Un
chasseur ? Qu’est-ce qu’il ferait par-là? Et puis, un chasseur ne s’amuse pas à
brûler du pétrole pour le plaisir. Et là, pour faire le centième de ce que nous
avons vu, un chasseur se serait rapidement trouvé à sec !
Même témoignage de la part de Philippe Cadet qui de sa place arrière ne perdait
pas une miette du spectacle. "Il faisait des évolutions de droite à
gauche, assez rapides, puis en biais, sur une trajectoire d’éloignement par
rapport à nous... et il revenait. On l’a vu monter à une vitesse pas
possible... Il n’y avait pas de trace de propulsion, ni de feux de position ;
pas non plus de variation d’intensité de la lumière, une couleur blanche,
constante... C’était hallucinant ! À un moment donné Eric m’a dit "Regarde
!" L’engin plongeait vertigineusement à une vitesse fantastique, et puis
hop, il est remonté dans l’autre sens tout aussi vite !"
Au-delà du spectacle qu’ils apprécient, les trois pilotes sont un tantinet
inquiet. Seuls au-dessus de l’Océan à bord d’un tout petit monomoteur !
"On avait peur qu’il ne s’approche trop... on ne sait jamais, le
rayonnement possible de l’engin aurait pu nous priver d’énergie électrique, et
alors, c’était le grand bain... Mais il ne s’est rien passé de tel, l’engin
paraissait jouer avec nous, tout en se tenant à distance respectueuse... Il
était là, il nous observait, et nous le montrait, comme en avion on se signale
en battant des ailes..."
Lorsque le Cessna 172 de l’aéro-club de Roland Garros a entamé sa descente, il
a percé la couche nuageuse qui s’étalait dans le ciel à 5.300 pieds... "On
l’a perdu de vue à 4.500 pieds... J’espérais que la tour puisse le voir et nous
confirmer la présence de notre poisson pilote en visuel, mais les nuages l’ont
dérobé à l’observation..."
L’équipage d’India Tango racontait hier à Gillot son aventure à qui voulait
bien l’entendre. On les comprend, un tel événement n’arrive pas tous les jours.
Mais leur "histoire" restera dans les annales de l’aéronautique
locale, déclarée officiellement comme incident de vol, et parallèlement
explicitée devant les enquêteurs de la gendarmerie nationale.
Dans les états-majors des quatre régions aériennes françaises, la sécurité
militaire reçoit régulièrement les enquêtes menées par la gendarmerie sur
toutes les observations déclarées. Si l’ufologie n’est pas encore une science
exacte, il y a longtemps que ce qui en constitue l’objet est pris au sérieux
par l’État et la défense nationale.
https://www.odla.fr/2021/11/21/les-ovnis-dans-l-oc%C3%A9an-indien-manuel-wiroth/
https://ufology.patrickgross.org/press/lejournaldelile15oct1999f.htm
http://ipani.perso.worldonline.fr/reunion99.htm
https://www.oldnews.com/en/newspapers/france/reunion/saint-denis/le-journal-de-l-ile-de-la-reunion
http://www.savoirplus.org/ovniTamataveReunion.htm
21 OCTOBRE 2011 - BAIE DE
NOSY-BE – MADAGASCAR
Source, une base de données
privée avec une codification qui limite la description de l’observation.
L'observation s'est déroulée
au-dessus de la baie de Nosy Be (Région Diana), une zone côtière et touristique
à forte activité nautique et hôtelière.
Des sphères lumineuses orangent ou jaunes
évoluant en binôme pendant environ 10 minutes. Elles bougent lentement semblant
s’élever dans l’espace et parfois descendre. La grosseur apparente est celle
d’une très grosse étoile
Extinction simultanée : La fin
d'observation au bout de 10 minutes comme si on éteignait une lumière.
Disparition soudaine de la lumière après avoir évolué en montant, parfois
semblant descendre dans le ciel.
Ce comportement correspond à des
lanternes célestes (lanternes thaïlandaises) dérivant sous l'effet des brises
marines, ou à des exercices de signalisation maritime (feux de détresses,
fusées d'éclairage).. Les lumières ont disparu soudainement au bout de 10
minutes, c’est en fait le temps moyen de durée de combustion de la mèche d'une
lanterne thaïlandaise ou sur la consommation complète d'artifices/feux de
balisage. Cette observation semble pouvoir se résoudre par 'hypothèse de
lanternes célestes lâchées depuis une plage/hôtel, un particulier ou d'un
exercice d'éclairage nautique est jugée très forte
Aucun enquêteur dans ces régions,
un manque d’informations pour confirmer l’identification de cette observation. Faute
d'une structure d'état malgache centralisant ces signalements, ce cas ne
dispose pas d'une fiche d'enquête publique officielle téléchargeable et reste
consigné dans les bases de données d'associations de recherche indépendantes.
26 JUILLET 2025 - ANDILANA
- DIANA - MADAGASCAR
Observation d'OVNI NUFORC 191272
Date d'apparition
: 26/07/2025 à 19h30 heure locale.
Signalement : 26/07/2025 à 22h48 heure du Pacifique.
Durée : environ 60 minutes.
Nombre d'observateurs : 7.
Lieu : Andilana, Diana, Madagascar.
Forme : Lumière.
Couleur : Jaunâtre.
Taille estimée : Difficile à déterminer, environ 6 mètres.
Point d'observation : Terre.
Angle d'élévation : 45°
. Direction : Vol en va-et-vient, puis ascension.
Distance minimale : environ 1000 m.
Vitesse estimée : De la vitesse de marche à plusieurs milliers de
kilomètres par heure.
Caractéristiques : Changement de couleur.
Ils commencent à voler assez haut au-dessus de l'océan, puis descendent
progressivement. Le phénomène débute vers 19h30 et dure environ 60 minutes. Ils
volent au même endroit à différentes altitudes au-dessus de l'océan. Lorsqu'ils
se dirigent vers l'île, la lumière s'éteint rapidement et ils deviennent
invisibles. J'en ai compté 6, mais il pourrait y en avoir davantage. Ils ne
volent pas en groupe, mais se déplacent dans différentes directions :
latéralement, vers le haut, etc. J’observe ce phénomène chaque nuit depuis un
mois. Ils sont silencieux et leur vitesse de vol varie de très lente à très
rapide, plus rapide que celle des avions observés. Ils volent entre 100 mètres
et plusieurs kilomètres au-dessus de l’océan.
Publié le 28 juillet 2025. https://nuforc.org/sighting/?id=191272
29 MAI 2026 – ANALAMANGA - MADAGASCAR
Extrait de la base de données publiques ENIGMA LABS - cas n° 333012
Bâtonnet blanc lumineux se déplaçant régulièrement
@ slim-cosmos-3e5
20 témoins
29 mai 2026 • 18:10 UTC+3
Antananarivo, Analamanga,
Madagascar
Témoignage
J'étais devant chez un ami, on discutait quand quelqu'un l'a remarqué. J'ai
levé les yeux au ciel et je l'ai vu aussi. Tous ceux qui étaient là l'ont vu.
C'était bizarre, car je n'arrivais pas à savoir s'il était loin ou près. Le
temps était beau, la visibilité aussi, juste quelques nuages. Ça ressemblait à
un bâtonnet droit, beaucoup plus lent qu'une étoile filante ou un satellite.
C'était blanc ou jaune, et ça brillait. Je dirais que c'était environ quatre
fois plus gros qu'un avion. L'objet se déplaçait dans la même direction à
vitesse constante, puis il a disparu derrière un petit nuage.
09 AOUT 2026 – ANALAMANGA -
MADAGASCAR
Observation d'OVNI
NUFORC 200028
Date et heure
approximatives : 09/08/2026 à 20h10 heure locale.
Signalé le 09/08/2026 à 14h03 heure du Pacifique.
Durée : 5 min.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Antananarivo, Analamanga, Madagascar.
Forme : Cercle.
Couleur
: Changement de couleur constant.
Taille estimée
: Inconnue (variable).
Point d’observation
: Terre.
Direction
: Ouest.
Angle d'élévation
: 90 °.
Distance
minimale : 4-5 km.
Vitesse estimée
: Très faible.
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de
l'objet, traînée lumineuse, émission d'autres objets, émission de faisceaux,
changement de couleur, possible enlèvement.
Changement de couleur : L'objet présentait des transitions de couleur
rapides et continues, passant instantanément d'une couleur vive à une
autre.
Luminosité : L'objet émettait une lumière intense par intermittence,
illuminant considérablement l'espace aérien environnant.
Son : Silencieux (aucun bruit de moteur ni de propulsion audible).
DYNAMIQUE DE VOL ANOMALIE :
Téléportation / Disparition instantanée : L'objet présentait un mouvement
non balistique, disparaissant complètement d'un point de coordonnées et
réapparaissant instantanément (téléportation) à un autre endroit du
ciel. Vitesse et maniabilité : L'accélération et les changements de
direction soudains étaient instantanés, défiant totalement les capacités des
drones ou aéronefs commerciaux classiques.
https://nuforc.org/sighting/?id=200028
09 AOUT 2026 – ANTANARIVO
– ANALAMANGA -MADAGASCAR
Observation d'OVNI NUFORC
200025
Signalement : 09/08/2026 à 09h42 heure du Pacifique -
Durée : 10 minutes
- Nombre d'observateurs : 2 -
Lieu : Antananarivo, Analamanga, Madagascar
Forme : Cercle -
Couleur : Blanc -
Point d'observation : Terre -
Angle d'élévation : 45° -
Vitesse estimée : 25 000 à 30 000 km/h
Caractéristiques : Possible enlèvement.
Quatre objets lumineux volant à grande vitesse en formation linéaire serrée ont
été observés au-dessus d'Antananarivo, à Madagascar. L'un d'eux a effectué un
virage brusque.
Entre 18h30 et 18h40, heure locale à Antananarivo, Madagascar, un phénomène
aérien très inhabituel a été observé et enregistré par un téléphone portable.
Au départ, quatre objets brillants et lumineux ont été observés traversant le
ciel nocturne en formation linéaire serrée (l'un derrière l'autre). Leur
vitesse était exceptionnellement élevée, dépassant largement celle de tout
avion commercial conventionnel ou drone standard.
Au cours de l'observation, l'un des objets a effectué un virage à 180 degrés
instantané et brusque, inversant complètement sa direction. L'objet a présenté
des accélérations et des décélérations soudaines et erratiques. Il a également
émis périodiquement des flashs de lumière blanche, nets et distincts.
L'événement s'est déroulé dans un silence complet, sans aucun bruit de moteur
ni autre son audible. De plus, aucune traînée d'échappement, fumée ou nuage de
vapeur n'a été observé dans l'atmosphère, confirmant la pureté et la netteté de
la lumière. Les objets n'ont pas disparu instantanément, mais se sont
progressivement éloignés vers l'horizon jusqu'à disparaître complètement de
notre champ de vision. https://nuforc.org/sighting/?id=200025
On trouve quelques
cas récents provenant de témoins qui semblent intéressés par le phénomène ovni,
ce qui nous laisse présager que dans l’avenir la création de groupes d’études
du phénomène à Madagascar se concrétisera à nouveau. La documentation sur ce
dossier est importante sur Internet, mais, malgré tout pour créer un groupe il
est souvent utile d’être accompagné par des personnes ayant déjà eut cette
expérience. Il serait donc intéressant qu’une équipe se donne pour but, l’aide
à apporter dans ce domaine à des ufologues débutant dans d’autres pas.
Chapitre XII - 29
27 - MALAWI
Anciennement
appelé Nyassaland jusqu'en 1964 –
Colonisé
par les Britanniques
VERS 1967 - MALAWI — BLANTYRE
Événement :
SIMPLE CITATION AVEC PEU D’INFORMATION. On ne retrouve pas plus d’info
actuellement sur le net sur ce cas.
Forme : Grand
objet/disque silencieux stationnaire, observé pendant plusieurs minutes depuis
plusieurs endroits.
Témoins allégués : Membres
de la British High Commission + un policier malawien.
Source actuellement
retrouvée : UAP Archive, British High Commission Staff UFO Report — Blantyre,
Malawi, 1967.
Sources
indépendantes retrouvées : aucune à ce stade.
Rapport FCO :
allégué mais non retrouvé.
Rapport Malawi
Police Force : allégué mais non retrouvé.
Photographie :
aucune retrouvée.
Presse
contemporaine : aucune retrouvée lors de cette recherche.
« Selon UAP Archive, des
membres de la British High Commission auraient signalé en 1967 un grand objet
silencieux en forme de disque au-dessus de Blantyre. La même source affirme
qu'un rapport aurait été transmis au Foreign and Commonwealth Office à Londres
et qu'un policier malawien aurait également rapporté l'observation. Les
documents originaux annoncés n'ont cependant pas été retrouvés à ce stade. »
La fiche affirme que des
membres de la British High Commission et un policier malawien auraient observé
à Blantyre un grand objet silencieux en forme de disque, stationnaire pendant
plusieurs minutes et vu depuis plusieurs endroits. Elle affirme également qu'un
rapport aurait été transmis par les voies de la High Commission au Foreign and
Commonwealth Office (FCO) à Londres, et que le témoignage du policier aurait
été intégré aux archives de la police malawienne
e Parlement britannique
interrogea le ministère de la Défense en janvier 1968 sur le nombre de rapports
d'OVNI reçus en 1967 et leur traitement. Le ministre de la Défense répondit que
les rapports avaient fortement augmenté, tout en précisant que la grande
majorité avaient reçu une explication ordinaire et que les autres manquaient
d'informations suffisantes.
Source : https://uaparchive.org/encounters
AOUT – SEPTEMBRE
1986 – BLANTYRE - MALAWI
Observation d'OVNI
NUFORC 87204
Date : 10 août 1996
à 06h30 heure locale (date approximative) observation en aout
septembre 1986
Signalé le : 15 février 2012 à 04h43 heure du Pacifique
Durée : 3 minutes
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Blantyre (Malawi), Malawi
Forme : Rectangle
Caractéristiques : Objet avec des lumières, atterrissant
Une énorme voiture américaine
En août/septembre 1986, par une journée très calme, alors que la nuit tombait,
nous revenions du cinéma et nous rendions au pub d'un hôtel où nous devions
prendre un verre. Au détour d'une rue, nous avons aperçu ce qui semblait être
l'arrière d'une énorme voiture américaine garée sur la chaussée. L'arrière du
véhicule était illuminé par ce qui ressemblait à des feux de stationnement
arrière ronds, au nombre de 6 à 10.
Nous nous sommes arrêtés net, car nous n'avions jamais vu une voiture aussi
imposante, même pas au cinéma ! Lentement, la voiture a commencé à se soulever
verticalement. Pétrifiés de peur et d'incrédulité, nous avons vu cette voiture
s'élever jusqu'à la cime des jackarandas qui bordaient la route devant l'hôtel.
En un instant, elle s'est éloignée de nous en direction des bâtiments de
l'autre côté. L'accélération était phénoménale et elle traversait les arbres du
carrefour en T comme s'ils n'existaient pas. Un à un, les phares se sont
éteints et l'objet a disparu.
L'épisode a duré environ trois minutes. Nous avons alors décidé de rentrer chez
nous et de ne pas repasser par l'endroit où l'objet était apparu.
Le lendemain, de retour à l'hôtel, lorsque nous avons demandé aux autres
clients s'ils avaient vu quelque chose d'étrange, la réponse fut
négative !
Note NUFORC
Le témoin précise que la date est approximative.
Publié le 13/03/2012 -. https://nuforc.org/sighting/?id=87204
14-16 SEPTEMBRE
1994 — AU DESSUS DU MALAWI
Bolide lumineux et vague régionale : De nombreux témoins à travers
le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe rapportent le passage de traînées
lumineuses et d'objets brillants dans le ciel nocturne. L'explication retenue
pour cette vague est la re-rentrée atmosphérique de l'étage de fusée Zenit-2 du
satellite Cosmos 2290, un événement ayant suscité un vif intérêt ufologique
dans toute l'Afrique australe juste avant l'incident d'Ariel au Zimbabwe.
- Dates
: 14–16 septembre 1994
- Lieux
: Afrique australe (Malawi, Zambie, Zimbabwe)
- Phénomène
: Passage de traînées lumineuses et d'objets brillants dans le ciel nocturne
- Explication
officielle : Rentrée atmosphérique du corps de la fusée Zenit-2 (satellite
Cosmos 2290)
- Contexte
: Vague d'observations régionales ayant marqué les esprits juste avant le
célèbre événement d'Ariel School au Zimbabwe
Nous ne détaillerons pas à
nouveau ce cas, traité au ZIMBADWE – ZAMBIE….
10 MARS 1999 - BLATYRE –
MALAWY
Un OVNI rectangulaire a causé
beaucoup d'excitation parmi des ouvriers du bâtiment dans un village au Malawi,
une petite nation en Afrique méridionale. Les ouvriers qui construisaient une
nouvelle école primaire au village de Siledi dans la zone de Mwanza, dans le
secteur Sud-Ouest du Malawi, ont eu le choc de leur vie récemment quand un
objet ressemblant à un cercueil, une grande boîte rectangulaire, a volé
au-dessus de leur maison juste après 21 :00.
Un commis de magasin du projet
Makaika a dit à MANA, l'agence de nouvelles du Malawi, qu'exactement à 21 :00
ils ont entendu un vent puissant souffler au-dessus de leur maison : "nous
avons pensé que c'était un orage, mais quand nous sommes sortis, nous avons vu
un cercueil noir voler au-dessus du toit."
Article de journal dans le
Daily Times of Blantyre, Malawi, 10 mars 1999
https://www.gbppr.net/ufoupdates/pdf/1999-03.pdf
29 SEPTEMBRE 2013 - MANGOCHI - MALAWI
Une étrange lumière, d'abord semblable à une étoile, puis plusieurs fois
plus grande que la Lune
Introduction
Le 29 septembre 2013 au soir, une observation inhabituelle fut rapportée à
Mangochi, dans le sud-est du Malawi. Le témoignage, enregistré le lendemain
dans une base ufologique internationale, décrit une lumière qui aurait d'abord
ressemblé à une étoile avant d'augmenter fortement de taille apparente, jusqu'à
atteindre, selon l'observateur, l'équivalent d'environ six diamètres lunaires.
Le phénomène aurait ensuite diminué progressivement ou se serait évanoui
alors qu'il semblait se diriger vers le Mozambique.
L'intérêt particulier du cas réside dans l'affirmation du témoin selon
laquelle d'autres personnes auraient observé le même phénomène dans différentes
régions du Malawi, ainsi qu'au Mozambique et à Gaborone, au Botswana.
Cependant, la documentation actuellement retrouvée ne permet pas de
transformer ces affirmations en une observation multi-témoins et multi-pays
solidement établie. Le dossier repose essentiellement sur un témoignage
enregistré par UFO-Hunters, complété par des récits contemporains concernant un
phénomène lumineux observé le même soir au Zimbabwe.
1. Le témoignage de Mangochi
Le dossier est conservé par UFO-Hunters, sous l'identifiant Live Intercept
Case ID 87000019, également indiqué comme Case Number #428.
La date d'observation est donnée comme : Dimanche 29 septembre 2013
et la date d'enregistrement : Lundi 30 septembre 2013.
La localisation indiquée par la base est : Manghochi / Mangochi, Malawi
Avec les coordonnées : 14,4751° S — 35,2587° E.
UFO-Hunters classe le phénomène comme « round » et donne une durée de 15
minutes.
Le témoin raconte qu'il venait de participer à la lutte contre ce qu'il
décrit comme le « pire incendie de la saison ». Une fois le feu maîtrisé avec
l'aide de la population, une lumière inhabituelle fut remarquée dans le ciel.
Dans son témoignage, elle est d'abord comparée à une étoile. Puis son
diamètre apparent aurait considérablement augmenté, jusqu'à environ six fois la
taille apparente de la Lune, avant de disparaître progressivement en direction
du Mozambique.
La fiche ajoute que, le lendemain, le témoin avait vu sur Facebook des
affirmations selon lesquelles le phénomène aurait également été observé
ailleurs au Malawi, au Mozambique et à Gaborone.
Cette dernière partie est particulièrement importante : elle constitue une
affirmation du témoin concernant des témoignages trouvés sur les réseaux
sociaux, et non une collection de rapports indépendants actuellement
disponibles.
2. Une observation probablement nocturne
Le témoignage ne fournit malheureusement pas l'heure exacte. Il est
néanmoins raisonnable de situer l'observation dans la soirée ou la nuit,
puisque le témoin intervient après avoir participé à un incendie et compare
initialement la lumière à une étoile. Cette absence d'heure constitue une
lacune majeure. Sans heure précise, il est impossible de vérifier correctement
:
-
La
position de la Lune ;
-
Vénus ;
-
Jupiter ;
-
Les
satellites artificiels ;
-
L’ISS ;
-
Les
passages d'avions ;
-
Les
éventuelles rentrées atmosphériques ;
-
Les
satellites pouvant produire des variations de luminosité ;
-
Un
éventuel lancement spatial observable ;
-
Les
conditions météorologiques locales.
3. La question de la « six fois la Lune »
C'est probablement l'élément le plus spectaculaire du témoignage, mais
aussi celui qui demande le plus de prudence. Le témoin ne fournit pas de mesure
angulaire. Dire qu'un objet était « six fois la taille de la Lune » ne signifie
donc pas nécessairement que son diamètre réel apparent était précisément six
fois celui de la Lune. Le diamètre apparent moyen de la Lune est d'environ 0,5
degré. Une estimation de six diamètres lunaires correspondrait donc à environ :
3 degrés d'angle apparent.
Cela représente une taille apparente considérable. Mais une telle
estimation faite à l'œil nu peut être très fortement influencée par : la
luminosité de l'objet ; la diffusion atmosphérique ; les nuages ; la brume….
Une étoile brillante peut notamment sembler entourée d'un halo beaucoup
plus important lorsqu'elle est observée à travers une atmosphère chargée en
humidité ou en poussières. Il faut donc
considérer « six lunes » comme une estimation subjective, et non comme une
mesure astronomique.
4. Le phénomène observé au Zimbabwe le même soir
C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant. J'ai
retrouvé un article publié au Zimbabwe quelques jours plus tard sous le titre :
« Strange moon-like object seen in Zimbabwe ». L'article, publié le 5 octobre
2013, rapporte qu'un objet inhabituel avait été observé le dimanche 29
septembre, entre environ 19 h 00 et 19 h 15. Des appels auraient été reçus de
plusieurs régions du Zimbabwe : Karoi, dans le Mashonaland West ; Mount Darwin,
dans le Mashonaland Central ; Mutoko, dans le Mashonaland East.
Les témoins décrivaient un objet ressemblant à la Lune mais plus grand
qu'elle, se déplaçant de l'est vers le nord. Un témoin de Karoi, Fortunate
Moyo, aurait déclaré avoir été particulièrement surpris par la taille apparente
de l'objet. L'article indique également que des personnes sur des forums
Internet affirmaient avoir vu le phénomène depuis le Botswana, l'Afrique du Sud
et le Malawi. Un responsable du service météorologique du Zimbabwe avait été
contacté et indiquait qu'une analyse nécessiterait de consulter les agents
météorologiques des différentes régions.
C'est une donnée importante. Nous avons donc deux sources distinctes :
Malawi — 29 septembre 2013 :
Lumière ressemblant d'abord à une étoile,
augmentant jusqu'à environ six Lunes, puis disparaissant vers le Mozambique.
Zimbabwe — 29 septembre 2013 vers 19 h–19 h 15
:
Objet ressemblant à la Lune, plus grand que
celle-ci, observé simultanément dans plusieurs provinces du Zimbabwe.
Il existe donc un indice sérieux d'un phénomène régional, mais il faut
éviter d'écrire que les deux observations sont définitivement le même
événement.
La recherche fait apparaître un autre témoignage daté du 29 septembre 2013,
cette fois dans le North West Province, à Klerksdorp, en Afrique du Sud. Le
témoin décrit une sorte de boule ou masse de brume, avec un objet ressemblant à
une étoile au centre. Le phénomène aurait été observé vers 19 h 00. Le
témoignage a été repris dans les compilations ufologiques de l'époque à partir
du MUFON CMS. Cette observation ne doit pas être automatiquement fusionnée avec
celle du Malawi et du Zimbabwe. Mais chronologiquement, elle est suffisamment
proche pour mériter une mention dans une étude régionale :
-
Septembre
2013 — vers 19 h :
-
Malawi :
Mangochi ;
-
Zimbabwe :
plusieurs provinces ;
-
Afrique du
Sud : Klerksdorp ;
-
Affirmations
supplémentaires concernant Botswana et Mozambique.
Un élément méthodologique mérite une attention particulière. Le témoignage
de Mangochi a été enregistré le 30 septembre, soit le lendemain de
l'observation. Le témoin indique alors avoir découvert sur Facebook que
d'autres personnes avaient observé quelque chose de similaire. Cela signifie
que les informations concernant les autres observations sont postérieures à
l'événement et probablement issues de discussions sur les réseaux sociaux. Cela
peut avoir deux effets opposés :
Hypothèse A — véritable phénomène régional
Un événement lumineux important est observé simultanément par des personnes
situées à plusieurs centaines de kilomètres.
Les témoignages indépendants convergent ensuite sur Facebook.
Hypothèse B — propagation d'une interprétation
Un premier récit circule sur Facebook et d'autres personnes reconnaissent
ensuite dans leurs propres observations un phénomène similaire.
Ce phénomène est bien connu dans l'étude des témoignages collectifs : les
récits postérieurs peuvent influencer la description des témoins.
Pour cette raison, la date et l'heure d'enregistrement de chaque témoignage
sont essentielles.
Conclusion
L'observation de Mangochi du 29 septembre 2013 est un cas intéressant du
catalogue malawien, non pas parce qu'elle démontrerait l'existence d'un engin
inconnu, mais parce qu'elle semble s'inscrire dans un ensemble de signalements
lumineux contemporains couvrant plusieurs régions d'Afrique australe.
Le dossier présente trois caractéristiques remarquables :
1. Une durée relativement longue
Environ 15 minutes selon la fiche UFO-Hunters.
2. Une très forte variation de taille apparente
De l'apparence d'une étoile jusqu'à environ six diamètres lunaires, selon le
témoin.
3. Des témoignages géographiquement dispersés le même soir
Malawi, Zimbabwe et, selon les sources secondaires, Botswana et Afrique du Sud
; le Mozambique est également cité par le témoin malawien.
Le point essentiel
pour une étude sérieuse est cependant de ne pas confondre simultanéité et
identification. À ce jour, aucun document retrouvé ne permet de déterminer avec
certitude la nature du phénomène.
Le cas doit donc rester dans la catégorie : 29 septembre 2013 — Mangochi,
Malawi — phénomène lumineux inhabituel, possiblement associé à une série
d'observations régionales en Afrique australe
Sources principales
UFO-Hunters — Manghochi, Malawi, 29 septembre 2013 — Case ID 87000019 /
Case #428 : coordonnées, durée et témoignage original retranscrit.
08 MARS 2014 – REGIN SUD -MALAWI
8 mars 2014 – Région Sud (lieu
non divulgué)
« Je suis allé fumer. J'ai vu quelque chose dans le ciel. J'ai cru que
c'était un oiseau, puis j'ai remarqué qu'il y avait deux objets volant dans la
même direction et à la même vitesse. C'étaient des rectangles avec de la
lumière aux coins. Ils volaient d'ouest en est. J'ai eu peur. Les objets ont
disparu au bout d'une dizaine de secondes. Désolé pour mon mauvais anglais. »
Source : UFO HUNTERS REPRIS DU MUFON – Cas non enquêté et sans
renseignement. Aucune analyse possible.
29 JUIN 2016 - NTCHEU — MALAWI
« Un UFO atterrit » … puis devient un hélicoptère/avion privé sud-africain
Le 29 juin 2016, en début de soirée, un appareil aérien provoqua une
certaine agitation à Ntcheu, dans la région centrale du Malawi. Des habitants
découvrirent un appareil posé dans le dépôt d'autobus de Ntcheu, alors encore
en construction.
Le premier article de Malawi24, publié le 30 juin 2016, emploie
volontairement le titre :
“‘UFO’ lands in Malawi” mais précise dès le début que l'objet, initialement
non identifié, fut ensuite identifié comme un hélicoptère.
Après vérification, le dossier est plus complexe que la simple formulation
« hélicoptère sud-africain ». Malawi24 parle effectivement d'un hélicoptère /
chopper, tandis que le journal malawien Nyasa Times, dans son article du 1er
juillet 2016, parle au contraire d'un « private plane », d'un « jet » et d'un «
plane ». Cette divergence mérite d'être
signalée dans votre ouvrage plutôt que de choisir arbitrairement l'une des deux
descriptions.
Selon les informations de Malawi24, l'appareil venait d'Afrique du Sud et
devait rejoindre Mangochi, dans le sud-est du Malawi. Le pilote aurait
rencontré un problème avec le GPS. La nuit approchant, il aurait finalement
décidé d'atterrir à Ntcheu. L'appareil s'est posé dans un dépôt d'autobus
nouvellement construit, ce qui explique probablement la surprise des habitants
qui n'avaient pas l'habitude de voir un appareil aérien se poser à cet endroit.
La police de Ntcheu est intervenue et a
assuré la sécurité du site.
C'est un élément intéressant car les personnes à bord sont nommément
identifiées : Selon Malawi24 : Francis Maritz - nationalité :
sud-africaine ; - âge : 55 ans en 2016.
Christine Maritz nationalité : sud-africaine ; - âge : 53 ans.
Ils voyageaient ensemble vers la région de Mangochi. Malawi24 indique
qu'ils devaient se rendre à Makokola pour rejoindre des amis qui voyageaient
eux-mêmes dans des appareils similaires.
Deux problèmes sont rapportés, en ce qui concerne l’atterrissage à Ntcheu. Premier
problème : le GPS Malawi24 indique que le GPS avait développé une panne. Cela
aurait rendu la navigation problématique.
Deuxième problème : la lumière À mesure que la nuit approchait, les
occupants auraient également rencontré un problème lié à la lumière. Nyasa
Times précise que l'appareil avait un problème d'éclairage et qu'il était
environ 19 heures. Les occupants auraient donc décidé de se poser plutôt que de
poursuivre leur trajet dans l'obscurité.
C'est un autre point, l’itinéraire, sur lequel les deux articles apportent
des informations légèrement différentes.
-
Malawi24
indique simplement :
Afrique du Sud → Mangochi
Avec un passage prévu par la région de
Makokola.
-
Nyasa
Times est plus précis et indique :
Polokwane, Afrique du Sud → Kilimanjaro,
Tanzanie, avec une escale prévue à Club Makokola, dans le district de Mangochi.
Cette seconde version paraît donc indiquer un voyage plus important que le
simple trajet Afrique du Sud–Mangochi. Je conserve les deux informations dans le
dossier :
Malawi24 indique que l'appareil venait d'Afrique du Sud et se dirigeait
vers Mangochi ; Nyasa Times précise un itinéraire Polokwane–Kilimandjaro avec
escale prévue à Club Makokola.
Est-ce réellement un cas OVNI ?
Au sens strict du terme UFO/UAP = objet volant non identifié au moment de
l'observation, oui. Mais au sens ufologique : Non : cas expliqué.
Il n'existe pas ici d'élément indiquant :
-
Objet
impossible à identifier ;
-
Comportement
extraordinaire ;
-
Accélération
inexplicable ;
-
Absence de
structure ;
-
Lumière
inconnue ;
-
Témoignage
extraterrestre ;
-
Récupération
de matériel ;
-
Intervention
militaire.
Au contraire, les occupants ont été identifiés et la police a pu constater
la présence d'un appareil réel.
RESUME DE CE QUE NUS CONNAISSONS DE CE CAS IDENTIFIE :
29 juin 2016 — Ntcheu (Malawi) — Un « UFO » dans un dépôt d'autobus
Le 29 juin 2016, un appareil aérien privé se posa de manière imprévue dans
un dépôt d'autobus en construction à Ntcheu, provoquant un attroupement de
riverains et une intervention de la police. Malawi24, dans son édition du 30
juin, présenta initialement l'événement sous le titre « UFO lands in Malawi »,
tout en précisant que l'objet avait finalement été identifié comme un appareil
venant d'Afrique du Sud. Selon cette source, les occupants étaient Francis
Maritz, 55 ans, et son épouse Christine Maritz, 53 ans. Un problème de GPS
aurait conduit à l'atterrissage à Ntcheu, tandis que la tombée de la nuit
compliquait la poursuite du vol.
Un second récit publié par Nyasa Times le 1er juillet 2016 apporte quelques
différences : l'appareil y est décrit comme un avion privé, et non comme un
hélicoptère. Le journal indique qu'il effectuait le trajet
Polokwane–Kilimandjaro, avec une escale prévue à Club Makokola, lorsqu'un
problème d'éclairage survint vers 19 heures. Le pilote décida alors de se poser
dans le dépôt d'autobus de Ntcheu. La police confirma l'absence de blessés et
de dommages.
Cette affaire constitue donc un cas de méprise rapidement résolu, et non
une observation d'objet demeurant inexpliqué. La divergence entre les deux
journaux concernant le type exact d'appareil doit cependant être conservée dans
la documentation : Malawi24 parle d'un hélicoptère, tandis que Nyasa Times
parle d'un avion/jet privé. Classe : cas expliqué / méprise.
https://malawi24.com/2016/06/30/ufo-lands-malawi/
AVRIL 2023 LIEU INCONNU – MALAWI
1 signalement comptabilisé
dans les statistiques mensuelles MUFON - classé : données insuffisantes. Information non
accessible, cas signalé pour information.
Mention sur le web du rapport mensuel statistique.
04 AVRIL 2025 –
KARONGA – VILLAGE MALIMBALIMBA - MALAWI
Vendredi 4 avril 2025
Un objet métallique
partiellement brûlé est tombé du ciel en produisant un grand bruit, selon des
habitants. La police a cordonné la zone et fait appel à des experts en
explosifs. Ces derniers n'ont pas pu identifier l'objet et ont spéculé qu'il
pourrait s'agir de débris de satellite spatial. Un habitant aurait déterré
l'objet pendant la nuit et l'aurait emporté chez lui.
Identification du
cas
Date : vendredi 4
avril 2025
Heure indiquée : vers 16 h 00 heure locale
Lieu : Malimbalimba Village, secteur du Paramount Chief Kyungu, district de
Karonga, nord du Malawi.
Le cas concerne la chute au sol d'un objet métallique partiellement brûlé,
précédée, selon un habitant cité par la presse, par l'apparition d'une « boule
de lumière ». L'objet aurait ensuite produit un bruit important au moment de
l'impact.
Le premier signalement — 4/5 avril Le 5 avril 2025, Malawi24, sous la plume
de Macdonald Kaleso, publie l'information. La police de Karonga avait reçu une
alerte tard dans la nuit et s'était rendue sur place. Le responsable de la
station de police de Karonga, Kelvin Mulezo, confirme que les policiers avaient
sécurisé la zone. La première description est celle d'un : objet mystérieux,
métallique et partiellement brûlé. Des habitants auraient entendu un fort bruit
lorsque l'objet a touché le sol. La
police avait alors averti : la Northern Region Police Headquarters ; des
éléments de la Malawi Defence Force basés à Chilumba Barracks ; une équipe
spécialisée dans les explosifs de l'Ipyana Police Mobile.
Mulezo demandait également aux habitants de ne pas s'approcher de l'objet. Une information intéressante La police
craignait notamment que certaines personnes ne cherchent à récupérer l'objet
parce qu'elles pensaient pouvoir en tirer de l'argent.
Le même 5 avril, Malawi24 publie un second article intitulé « Unknown
Metallic object taken from scene, tampered with ». La police indique alors que
l'objet avait été retiré de son emplacement. Kelvin Mulezo explique que les
policiers avaient photographié l'objet lors de leur première intervention, mais
que lorsqu'ils sont revenus, son aspect avait changé. Selon lui, quelqu'un
aurait :
-
Creusé
autour de l'objet ;
-
Extrait
celui-ci du sol ;
-
Puis
l'aurait emporté chez lui ou ailleurs.
-
La personne soupçonnée était connue de la police et une enquête devait
déterminer pourquoi elle avait déplacé l'objet. Un détail important pour l'analyse La police
reconnaît également qu'aucun policier n'avait été affecté à la surveillance
permanente du site, malgré le cordon de sécurité. Cela signifie que la chaîne de conservation du
« matériel » est imparfaite. Pour une enquête scientifique, c'est une faiblesse
importante :
Objet découvert → photographié → déplacé par un
particulier → récupéré ensuite par la police.
Il devient donc beaucoup plus difficile d'établir avec certitude que
l'objet examiné ultérieurement était exactement dans son état initial.
La dépêche publiée le 7 avril par Maravi Express, qui reprend une dépêche
de George Mponda, MANA, apporte une précision absente des premières
informations. L'habitant Austin Lungu affirme que l'objet est arrivé : « in a
ball of light » vers 16 h 00 le vendredi 4 avril. Autrement dit, il ne s'agit
pas seulement d'un objet retrouvé au sol : au moins un témoin affirme avoir vu
un phénomène lumineux immédiatement associé à sa chute. C'est un élément intéressant, mais il faut
bien séparer : Fait rapporté : un témoin affirme avoir vu une boule de lumière.
Ce que nous ne savons pas :
|
Durée du phénomène ; Couleur précise ; Trajectoire ; Altitude apparente ; |
Vitesse ; Angle de descente ; Présence d'une traînée Direction |
Fragmentation ; Autres témoins indépendants ; Photographie ou vidéo du phénomène en vol. |
Intervention des spécialistes des explosifs - L'affaire prend ensuite une
tournure beaucoup plus officielle.
Des spécialistes des explosifs de la National Police Headquarters, à
Lilongwe, examinent l'objet. Leur première conclusion est importante : L'objet
n'est pas identifié comme : une bombe ; un explosif ou un objet dangereux. Ils estiment qu'il ne représente pas un danger
pour la population. Mais attention : ils
ne l'identifient pas pour autant. C'est une nuance essentielle. La dépêche MANA
précise que l'expert en explosifs qui s'était rendu sur place n'était pas
capable d'identifier l'objet et avait seulement supposé qu'il pourrait s'agir
de débris provenant d'un satellite spatial.
Donc :
« Débris de satellite » = hypothèse, pas identification officielle.
.
Les autorités ont fait appel aux compétences disponibles dans la région,
notamment à Kayelekera Mine, ancienne mine d'uranium de Karonga. L'objet a été
contrôlé pour déterminer s'il présentait une radioactivité dangereuse. Résultat
: test négatif.
Les sources rapportent donc que l'objet : n'était pas radioactif au niveau
détectable/dangereux lors du contrôle ; n'était pas un explosif et ne
constituait pas une menace immédiate pour la population.
La dépêche MANA publiée le 7 avril indique que les experts en explosifs de
la National Police Headquarters ont récupéré l'objet afin de procéder à des
examens complémentaires. C'est un
élément qui permet de reconstituer la chronologie :
|
Date |
Événement |
|
4 avril 2025 |
Chute présumée de l'objet à Malimbalimba |
|
4/5 avril |
Police informée et déplacement sur les lieux |
|
5 avril |
Objet photographié par la police |
|
5 avril |
L'objet est ensuite déplacé/retiré par un habitant |
|
6 avril |
Police annonce qu'il n'est ni explosif ni radioactif |
|
7 avril |
Les experts de la police récupèrent l'objet pour examen complémentaire |
Les articles du 6 et du 7 avril ne sont toutefois pas parfaitement
cohérents sur la chronologie de la récupération : l'article du 6 indique déjà
que l'objet a été emmené au quartier général de la police, tandis que la
dépêche MANA du 7 parle de sa récupération par les experts. Il est possible
qu'il s'agisse d'étapes différentes ou simplement d'une chronologie
journalistique imparfaitement synchronisée.
Le 4 avril 2025, plusieurs objets spatiaux sont effectivement rentrés dans
l'atmosphère. Par exemple, le satellite soviétique/russe Kosmos-1340, lancé en
1982, a effectué sa rentrée atmosphérique le 4 avril 2025. Mais son point de
rentrée documenté se situait vers 37,7° N, 93,8° O, aux États-Unis, vers 05 h
31 UTC — donc très loin du Malawi.
Il existe également d'autres rentrées de débris spatiaux ce jour-là. Les
données orbitales montrent notamment des rentrées liées à des missions SpaceX
et à d'autres objets en orbite.
Mais je n'ai pas trouvé de donnée orbitale permettant actuellement de
relier directement le fragment de Malimbalimba à Kosmos-1340 ou à un autre
objet catalogué rentré précisément au-dessus du Malawi vers 14 h UTC. C'est une
distinction importante.
Le 4 avril 2025, le module orbital indien POEM-4, issu de la mission
SpaDeX, est également rentré dans l'atmosphère. Mais sa rentrée est donnée à : 02
h 33 UTC, soit environ 04 h 33 au Malawi, et l'objet a terminé sa rentrée
au-dessus de l'océan Indien.
Cela ne correspond donc pas directement à l'observation de Malimbalimba
vers 16 h locale.
Une piste particulièrement
intéressante : le troisième étage de Tianping-3A-02 J'ai trouvé une piste qui
mérite une vérification orbitale plus poussée. Le 3 avril 2025, un lanceur
chinois Long March 6 a lancé la mission Tianping-3A-02 depuis Taiyuan à 02 h 12
UTC. Les données orbitales indiquent que
le troisième étage est resté sur une trajectoire orbitale avant de redescendre
ultérieurement. Les données d'Orbital Focus montrent un objet associé à cette
mission avec une orbite d'environ :
-
Inclinaison
: 97,17°
-
Périgée :
environ 452 km
-
Apogée :
environ 794 km
-
Et mentionnent un troisième étage non catalogué destiné à rentrer après
avoir libéré le satellite. Cela mérite
clairement une étude spécifique, parce qu'une orbite à près de 97° peut
survoler des latitudes proches du Malawi. Mais je ne peux pas actuellement dire
: « c'était le troisième étage de Tianping-3A-02 ». Ce serait aller au-delà des
données disponibles.
Les sources locales actuellement disponibles ne fournissent aucune
identification définitive.
Sources principales
https://malawi24.com/2025/04/05/mysterious-object-falls-in-karonga-district/
Malawi24 — Unknown metallic object taken from scene, tampered with
Malawi24 — Police rule out danger on Karonga mystery object
Maravi Express / MANA —
National police explosive experts retrieve mysterious object
Radio Dinosaur FM —
signalement local du 5 avril 2025
SeeSat-L — rentrée de Kosmos-1340 le 4 avril
2025
Orbital Focus — données
orbitales et rentrées du 4 avril 2025
30 AOUT 2025 (date du
rapport) – DOWA, Région centrale MALAWI
Un témoin unique a rapporté avoir vu un objet
ovale et métallique argenté volant à une hauteur estimée entre 100 et 150
mètres. L'objet émettait une flamme à l'arrière, se déplaçait de manière très
stable et sans aucun bruit. Le témoin, terrifié, s'est réfugié dans sa maison.
Ce cas a été enregistré par le UAP Sightings Reporting System (UAPSRS Case No.
297).
Conclusion : Selon les
archives officielles du UAP Observation Reporting System (UAPSRS), cas numéro
297, enregistré à Dowa, dans le centre du Malawi, le seul témoin a décrit un
objet métallique argenté de forme ovale volant silencieusement à une altitude
d'environ 100 à 150 mètres, avec des flammes jaillissant de sa queue.
Actuellement, l'affaire repose uniquement sur un seul témoignage oculaire sans
autres preuves à l'appui, rendant la vérification indépendante impossible
Selon les archives, les
détails fournis par les témoins oculaires sont les suivants :
- Forme
: ovale/oblongue
- Couleur
: argenté, éclat métallique
- Taille
: plus grande que les drones, plus petite que les avions à réaction
- Hauteur
: Environ 100 à 150 mètres au-dessus du sol
- Signes
de poussée : Des jets de flamme à l'arrière ressemblant à un propulseur de
voiture
- Son
: Aucun son du tout
- Méthode
d'opération : Pas rapide mais très stable ; les témoins l'ont décrite comme « plus
stable que les avions ».
- Autres
détails : fenêtres visibles, pas d'occupants, pas d'éclairage, mais halo/lueur
Réactions animales : Les
oiseaux présentent un comportement anormal
Les témoins se sont décrits
comme extrêmement effrayés et ont couru dans la maison. Le rapport mentionnait
également que les témoins croyaient « que personne ne le croirait », alors ils
ont choisi de garder le silence. Les témoins ont subjectivement évalué l'objet
comme « amical », mais se sont sentis globalement « craintifs ».
Dates incohérentes : La « date de signalement
» dans le formulaire de dossier est saisie comme le 30 août 2025, mais dans
Dans le texte « description du témoin oculaire », des témoins ont déclaré que
l'incident s'est produit vers 16h en octobre 2010. Cela signifie qu'il peut y
avoir des divergences entre la date de rapport et la date de l'observation, et
des contradictions internes dans les dossiers
Témoin unique : Il n'y a qu'un
seul témoin dans l'affaire, et aucun autre témoin indépendant ne peut
corroborer
Non détecté par le radar : Les
archives enregistrent clairement que l'objet n'a pas été détecté par le radar
L'UAPSRS (UAP Sightings
Reporting System) est un système de signalement public privé conçu pour
collecter des données publiques d'observations de PAN à des fins de recherche
scientifique. Le cas numéro 297 est un seul témoignage oculaire non vérifié par
une agence d'enquête officielle (comme l'armée ou les autorités de sécurité
aérienne), valorisé comme archive de données plutôt que comme conclusion à des
événements anormales confirmés
Chapitre XII - 30
28 – MALI
LE MALI, LES PEUPLES DU CIEL
ET LES OVNI
Dossier : Les OVNI sur le continent africain, hors Maroc
Période étudiée : traditions anciennes, récits ethnographiques du XXe siècle et
ufologie contemporaine
INTRODUCTION — LE MALI, ENTRE COSMOLOGIES AFRICAINES ET MYSTÈRES DU CIEL
Le Mali occupe une place singulière dans l'imaginaire consacré aux
relations supposées entre l'humanité et des visiteurs venus du ciel. Ce pays
d'Afrique de l'Ouest, au carrefour du Sahara, du Sahel et de la savane
soudanienne, possède un patrimoine culturel exceptionnel, marqué par la
diversité de ses peuples, de ses traditions orales, de ses systèmes religieux
et de ses représentations du monde invisible.
Parmi les populations qui ont particulièrement attiré l'attention des
chercheurs figure le peuple dogon, établi notamment dans la région de la
falaise de Bandiagara. Sa cosmogonie, ses cérémonies, ses masques
Cette hypothèse a connu une diffusion internationale avec la publication,
en 1976, du livre The Sirius Mystery, de l'auteur britannique Robert K. G.
Temple. Celui-ci interprétait certains récits attribués aux Dogons comme les
indices d'une transmission de connaissances astronomiques avancées,
éventuellement liée à des visiteurs extraterrestres.
Mais le dossier malien ne se limite pas aux Dogons. Il invite aussi à
examiner les croyances relatives aux esprits, aux ancêtres, aux génies des
eaux, aux forces invisibles et aux relations entre le monde terrestre et les
puissances célestes.
Dans une région où l'islam, les traditions locales et diverses formes de
christianisme coexistent, ces représentations peuvent influencer la manière
dont certains phénomènes inhabituels sont compris et racontés. Une précaution
méthodologique s'impose cependant : une tradition faisant intervenir des êtres
célestes n'est pas nécessairement le souvenir d'une visite extraterrestre. Il
faut distinguer les mythes religieux, les récits ethnographiques, les
observations aériennes inexpliquées et les interprétations contemporaines
relevant de l'ufologie.
C'est à cette condition que le Mali peut être étudié sans réduire son
patrimoine culturel à une simple collection de prétendus indices
extraterrestres.
PREMIÈRE PARTIE — LE MALI, UN TERRITOIRE AU CŒUR DES IMAGINAIRES CÉLESTES
Géographie, environnement et observation du ciel
Le Mali est un vaste pays enclavé d'Afrique de l'Ouest. Son territoire
s'étend des régions sahariennes du Nord aux zones sahéliennes centrales et aux
espaces plus méridionaux de savane. Le fleuve Niger joue un rôle essentiel dans
la vie de nombreuses populations. Il traverse des régions où se sont
développées des sociétés agricoles, pastorales, commerciales et urbaines
anciennes.
Le pays comprend les régions sahariennes de Tombouctou et de Kidal ; les
espaces sahéliens de Mopti, Ségou et du centre du pays ; la région de
Bandiagara, associée à l'histoire et aux traditions dogons ; les territoires du
delta intérieur du Niger et les régions méridionales de Sikasso et de Bougouni.
Cette diversité géographique a favorisé le développement de traditions
culturelles différentes. Les représentations du ciel, des astres, des ancêtres
et des forces invisibles ne sont donc pas uniformes à l'échelle du pays.
Dans de nombreuses régions du Mali, l'observation du ciel nocturne peut
être remarquable, notamment loin des grandes agglomérations et de leurs
éclairages artificiels. Les étoiles, les planètes, les météores, la Voie lactée
et les changements de luminosité atmosphérique ont nécessairement constitué des
éléments importants de l'expérience humaine. Il serait néanmoins réducteur
d'imaginer que les sociétés anciennes observaient le ciel uniquement pour des
raisons religieuses. Les astres pouvaient aussi servir à organiser les saisons,
les activités agricoles, les déplacements et les calendriers rituels. Un
phénomène céleste inhabituel pouvait ainsi recevoir plusieurs interprétations :
un signe annonçant un changement ; une manifestation d'une puissance
spirituelle ; un présage favorable ou défavorable ou, dans les termes
contemporains, un objet volant non identifié. Ces catégories ne sont pas équivalentes. Elles
correspondent à des manières différentes d'interpréter une expérience.
Le Mali a également été un carrefour historique de routes commerciales,
intellectuelles et religieuses. Les échanges transsahariens ont mis en contact
des populations de langues, de traditions et de croyances différentes. Les
récits ont circulé avec les marchands, les voyageurs, les prédicateurs et les
migrations. Les traditions relatives aux esprits, aux apparitions, aux signes
célestes et aux êtres invisibles peuvent donc être étudiées dans une
perspective plus large que celle d'une culture isolée. Pour l'ufologie, cette
donnée est importante : lorsqu'un récit ancien ressemble à une histoire
contemporaine d'extraterrestres, il faut examiner son contexte culturel, sa
date de collecte et ses éventuelles transformations avant de conclure à une
origine commune.
DEUXIÈME PARTIE — LES DOGONS, UN PEUPLE AU CENTRE DU MYSTÈRE DE SIRIUS
Qui sont les Dogons ?
Les Dogons sont un ensemble de communautés vivant principalement dans le
centre du Mali, notamment dans la région de Bandiagara. Leur histoire, leurs
langues, leurs institutions sociales, leurs pratiques rituelles et leurs
traditions orales ont fait l'objet de nombreuses études. Leur réputation
internationale est largement liée aux travaux de l'ethnologue français Marcel
Griaule, qui a étudié les populations dogons à partir des années 1930, puis de
sa collaboratrice Germaine Dieterlen.
En 1948, Griaule publia Dieu d'eau, ouvrage fondé sur ses entretiens avec
un ancien dogon nommé Ogotemmêli.
En 1965, leur ouvrage Le Renard pâle développa une présentation de la
cosmogonie dogon.
Ces publications ont contribué à faire connaître une vision complexe du
monde, dans laquelle la création, les astres, les animaux, les eaux, les êtres
humains et l'organisation sociale peuvent être reliés par des correspondances
symboliques. Il faut toutefois distinguer les traditions effectivement
observées, les interprétations des ethnologues et les extrapolations proposées
ultérieurement par certains auteurs.
Dans les récits cosmogoniques rapportés par Griaule, Amma occupe une place
centrale. Il est présenté comme une puissance créatrice associée au ciel et à
l'organisation de l'univers. Selon les versions recueillies par les
ethnologues, la création implique notamment l'apparition des éléments du
cosmos, la formation de la Terre et la mise en place d'un ordre qui concerne
aussi bien la nature que la société humaine. Cette conception présente un
intérêt particulier pour une étude consacrée aux représentations africaines du
ciel. Dans certaines traditions religieuses, le ciel est à la fois un espace
physique et le domaine symbolique de puissances qui dépassent l'être humain.
Dans les théories des anciens astronautes, des figures créatrices ou des
êtres célestes issus de nombreuses religions sont parfois interprétés comme des
visiteurs technologiquement avancés. Mais l'existence d'un récit de création
céleste ne démontre ni un déplacement spatial, ni une technologie, ni un
contact avec une civilisation extraterrestre. Amma témoigne d'abord de la
manière dont une tradition dogon pense l'origine et l'organisation du monde. C'est
déjà un sujet important pour l'histoire des religions et l'anthropologie,
indépendamment de toute hypothèse extraterrestre.
Parmi les figures les plus connues de la cosmogonie dogon figurent les
Nommo. Dans les récits rapportés par Griaule et Dieterlen, ces êtres occupent
une place importante dans l'organisation du monde et dans les relations entre
l'ordre cosmique, l'eau et la vie. Ils sont souvent présentés, dans les
synthèses consacrées aux croyances dogons, comme des êtres associés à l'eau, à
la régénération et à l'équilibre du monde. Certaines représentations
artistiques ou interprétations modernes leur attribuent une apparence
partiellement humaine et partiellement aquatique. Toutefois, les
représentations des Nommo varient selon les récits, les contextes rituels et
les interprétations des auteurs.
Cependant, il faut distinguer trois niveaux :
1
Le récit
traditionnel : une histoire qui explique l'organisation du monde à travers des
figures mythiques.
2
L'interprétation
symbolique : une lecture de l'arche, de la descente et des êtres célestes comme
des représentations religieuses.
3
L'interprétation
extraterrestre : l'hypothèse selon laquelle le récit conserverait la mémoire
d'une véritable arrivée technologique.
Seul le premier niveau correspond directement au contenu mythologique
rapporté par les ethnologues. Les deux autres relèvent de l'interprétation.
Le rapprochement des Nommo et des Ufologues s'explique par plusieurs
caractéristiques du récit : des êtres associés à une puissance supérieure ; une
relation entre le ciel et la Terre ; une intervention dans l'histoire du monde ou
encore à des images pouvant être comparées, de manière analogique, à des récits
modernes de visiteurs non humains. Ces
ressemblances sont intéressantes pour une étude comparée des imaginaires. Elles
ne constituent toutefois pas des preuves de contact extraterrestre. Des êtres
surnaturels apparaissent dans de nombreuses traditions humaines. Leur présence
ne suffit pas à établir qu'ils correspondent à des organismes biologiques venus
de l'espace. L'intérêt des Nommo réside donc dans la manière dont une
cosmologie africaine représente les relations entre les puissances invisibles,
l'eau, la vie et l'ordre universel.
Sirius et les Dogons : origine de l'affaire
L'association entre les Dogons et Sirius constitue probablement le chapitre
le plus célèbre de toute l'histoire des rapprochements entre traditions
africaines et hypothèses extraterrestres. Elle repose sur une question précise
: les Dogons possédaient-ils, avant les contacts modernes, des connaissances
astronomiques particulières concernant Sirius et son étoile compagne ? Pour
comprendre cette affaire, il faut revenir aux publications de Marcel Griaule et
Germaine Dieterlen.
Sirius est l'étoile la plus brillante du ciel nocturne terrestre et elle se
trouve dans la constellation du Grand Chien. Sirius est en réalité un système
composé de deux étoiles principales :
·
Sirius A,
étoile brillante visible à l'œil nu ;
·
Sirius B,
une naine blanche beaucoup moins lumineuse, difficile à observer à proximité de
Sirius A.
La présence de Sirius B fut établie grâce aux observations astronomiques du
XIXe siècle. Son influence gravitationnelle sur Sirius A avait permis de
déduire l'existence d'un compagnon invisible. Il ne s'agit donc pas d'une
découverte exclusivement contemporaine. Ce que rapportèrent Griaule et
Dieterlen dans leur article de 1950, c’est un système soudanais de Sirius que
les deux ethnologues présentèrent comme des éléments d'un système cosmologique
qu'ils attribuaient aux Dogons.
Leur publication associait certains termes, symboles et récits à des
connaissances concernant Sirius et son compagnon. Le sujet devint
particulièrement célèbre parce que certaines informations rapportées semblaient
correspondre à des caractéristiques astronomiques qui ne sont pas accessibles à
l'observation ordinaire à l'œil nu. Cette correspondance apparente souleva une
question : comment ces connaissances auraient-elles pu être acquises ?
Trois grandes explications ont été proposées.
Première explication : une tradition
astronomique ancienne.
Certains auteurs considèrent que les
informations recueillies par Griaule et Dieterlen pourraient témoigner d'un
savoir transmis au sein de communautés initiatiques.
Deuxième explication : une transmission par
contact culturel.
Les connaissances auraient pu être acquises ou
transformées au cours des échanges avec des personnes disposant d'informations
astronomiques modernes.
Troisième explication : un problème de méthode
ethnographique.
Les informations rapportées pourraient avoir
été influencées par les questions posées aux informateurs, les conditions des
entretiens et les interprétations des chercheurs. La controverse demeure
importante dans l'histoire de l'anthropologie des Dogons.
En 1976, l'auteur britannique Robert K. G. Temple publia The Sirius
Mystery. Son ouvrage proposait une interprétation spectaculaire des
informations astronomiques attribuées aux Dogons. Temple estimait que certaines
connaissances relatives à Sirius étaient difficiles à expliquer par les moyens
d'observation ordinaires et envisageait une transmission très ancienne par des
visiteurs non humains. Dans son hypothèse, des êtres associés au système de
Sirius auraient pu visiter la Terre et transmettre des connaissances à des
populations humaines. Les récits relatifs aux Nommo occupaient une place
importante dans cette interprétation.
Le raisonnement peut être résumé ainsi : Des ethnologues rapportent que
certains récits dogons comporteraient des informations sur Sirius. Certaines de ces informations paraissent
correspondre à des propriétés astronomiques réelles. L'auteur considère qu'une connaissance aussi
particulière exige une explication exceptionnelle. Il propose alors l'hypothèse d'une
transmission par des visiteurs extraterrestres. Le problème se situe principalement entre les
deuxième et troisième étapes.
Même si une information astronomique est correctement rapportée, il reste
nécessaire de démontrer qu'elle appartenait réellement à une tradition
ancienne, qu'elle était indépendante des contacts modernes et qu'elle ne peut
pas s'expliquer autrement. Il faut également établir que les éléments
astronomiques invoqués sont effectivement attestés dans les sources originales,
et non ajoutés ou simplifiés par des auteurs ultérieurs. Or, c'est précisément
sur ces questions que le dossier dogon est contesté.
Ce que l'hypothèse ne démontre pas
Aucune preuve indépendante n'a établi que des visiteurs venus du système de
Sirius aient rencontré les Dogons. On ne dispose pas d'un ensemble de données
matérielles vérifiables permettant d'identifier un engin spatial, un objet
technologique d'origine non humaine ou une trace biologique extraterrestre
associée à cette tradition.
L'hypothèse de Temple doit donc être présentée comme une interprétation
spéculative, et non comme un fait historique démontré.
Pour une étude ufologique sérieuse, il est essentiel de ne pas confondre la
célébrité d'une hypothèse avec la solidité des éléments qui la soutiennent.
L'un des travaux les plus importants
consacrés à cette question est l'étude publiée en 1991 par l'anthropologue
néerlandais Walter E. A. van Beek. Son article, intitulé Dogon Restudied: A
Field Evaluation of the Work of Marcel Griaule, réexamina les travaux de
Griaule à partir d'enquêtes de terrain menées auprès des Dogons. Van Beek ne
retrouva pas, dans les communautés qu'il étudia, le système cosmologique
détaillé présenté dans certains ouvrages de Griaule. Il ne parvint notamment
pas à confirmer que les connaissances astronomiques spécifiques relatives à
Sirius occupaient la place centrale que leur avaient attribuée les publications
antérieures. Cette étude constitue un
élément majeur de la critique du dossier des anciens astronautes.
Les objections de van Beek
Plusieurs problèmes sont soulevés dans son travail :
-
Les
informations ne semblaient pas être partagées de manière uniforme par les
personnes interrogées ;
-
Certains
éléments du système cosmologique décrit par Griaule étaient difficiles à
retrouver ;
-
Les
conditions de l'enquête ethnographique pouvaient avoir influencé les réponses ;
-
Les
relations prolongées entre l'ethnologue et certains informateurs pouvaient
avoir joué un rôle dans la construction des récits recueillis.
Cette dernière possibilité est importante.
Les conclusions de van Beek ont suscité des réponses critiques. Geneviève
Calame-Griaule, fille de Marcel Griaule et elle-même ethnologue, a contesté
certaines de ses conclusions et interrogé sa méthode d'enquête. D'autres
chercheurs ont également discuté la portée de cette réévaluation. Il faut donc
éviter une présentation trop simple dans laquelle un chercheur aurait
définitivement réfuté tous les travaux de son prédécesseur. La controverse
porte notamment sur la fiabilité des données ethnographiques, les variations
des traditions orales, les conditions d'accès au savoir rituel et
l'interprétation des témoignages. Néanmoins,
le désaccord entre spécialistes empêche de présenter comme un fait acquis
l'existence d'un savoir astronomique dogon ancien concernant Sirius B.
La question centrale n'est pas de savoir si Sirius B existe : son existence
est établie. La véritable question est de déterminer si les connaissances qui
lui sont attribuées étaient réellement présentes dans une tradition dogon
indépendante des contacts modernes. À ce jour, les éléments disponibles ne
permettent pas de démontrer une transmission extraterrestre. Le dossier Sirius
constitue donc une affaire historique et anthropologique controversée, et non
une preuve établie de visite extraterrestre au Mali.
QUATRIÈME PARTIE — LES AUTRES TRADITIONS DU MALI : ANCÊTRES, ESPRITS ET
FORCES INVISIBLES
Le monde invisible dans les
traditions maliennes
Les Dogons ne représentent qu'une partie de la diversité culturelle du
Mali. Le pays abrite notamment des communautés bambara, soninké, songhaï,
peules, touarègues, bozos, sénoufos et d'autres groupes dont les histoires et
les pratiques religieuses ne se confondent pas. Les croyances et traditions
varient selon les régions, les familles, les générations et les parcours
religieux. Il serait donc inexact de parler d'une religion traditionnelle
unique qui caractériserait l'ensemble du Mali.
Cependant, dans plusieurs traditions ouest-africaines, on rencontre des
conceptions du monde dans lesquelles les vivants, les ancêtres, les forces de
la nature et certaines puissances invisibles entretiennent des relations. Ces
relations peuvent être évoquées à travers des récits, des cérémonies, des
interdits, des pratiques de divination ou des rites de protection.
Dans certaines traditions, les ancêtres conservent une place importante
dans la mémoire familiale et dans l'ordre moral de la communauté. Ils peuvent
être considérés comme des figures protectrices, des références sociales ou des
intermédiaires symboliques entre les générations. Leur présence ne doit pas nécessairement
être comprise comme une apparition physique. Elle peut s'exprimer par des
cérémonies, des récits, des rêves ou des pratiques qui entretiennent la continuité
entre les vivants et les morts.
Dans une perspective ufologique, certains récits d'apparitions d'êtres
invisibles peuvent être comparés aux témoignages contemporains faisant état de
présences non humaines. Mais cette comparaison exige des précautions. Un récit
d'ancêtre apparaissant en rêve, une manifestation spirituelle au cours d'une
cérémonie et l'observation d'un objet lumineux dans le ciel sont trois
expériences différentes. Les réunir sous une seule catégorie d'«
extraterrestres » effacerait les significations propres à chaque tradition. Il
est plus pertinent d'étudier la manière dont les personnes interprètent un
événement inhabituel à partir de leur environnement culturel.
Une lumière étrange peut être comprise comme un phénomène astronomique, un
signe religieux, une manifestation spirituelle ou un objet technologique
inconnu, selon les circonstances et les représentations de l'observateur. Cette
diversité d'interprétations constitue un sujet de recherche en anthropologie
des religions et en sociologie des phénomènes inexpliqués.
Il faut être prudent au sujet des êtres étranges dans les traditions car les
représentations cosmologiques bambaras ne doivent pas être automatiquement
assimilées à des récits de visiteurs venus de l'espace. Une figure
surnaturelle, une force créatrice ou un personnage mythique peut avoir une
signification religieuse sans être considéré comme un être biologique. Dans le
cadre de notre étude, les traditions bambaras peuvent être examinées pour
comprendre les relations entre les humains, le cosmos et les puissances
invisibles.
En revanche, il serait abusif de leur attribuer des récits précis
d'atterrissages extraterrestres sans disposer de sources ethnographiques
identifiables. Il faut documenter les traditions telles qu'elles existent avant
de chercher à les rapprocher de l'ufologie.
Les populations songhaïs, notamment associées aux régions du fleuve Niger
et aux villes historiques de Gao et de Tombouctou, possèdent-elles aussi un
patrimoine oral riche. Les traditions songhaïs ont fait l'objet de travaux
consacrés aux récits historiques, aux pratiques religieuses, aux
représentations des esprits et aux relations entre le monde visible et le monde
invisible. Dans certaines conceptions locales, des êtres invisibles peuvent
être associés à des lieux, à des cours d'eau ou à des espaces naturels. Il faut
cependant distinguer les traditions effectivement documentées des récits
présentés dans des ouvrages populaires sans références précises.
Dans certaines interprétations contemporaines, les descriptions d'êtres
invisibles ou de manifestations inhabituelles sont rapprochées de la notion
d'intelligence non humaine. Ce rapprochement est compréhensible : dans les deux
cas, il s'agit de penser une forme d'existence qui ne correspond pas à
l'expérience humaine ordinaire. Mais il ne démontre pas que les catégories sont
équivalentes.
Dans les traditions religieuses, un génie appartient à un univers de
croyances et de significations spécifiques. Dans l'ufologie, un extraterrestre
est généralement défini comme un être supposé provenir d'un autre monde
physique. Les deux notions reposent donc sur des cadres d'interprétation
différents. Leur comparaison peut être intéressante, à condition de ne pas
présenter l'une comme une preuve de l'autre.
CINQUIÈME PARTIE — LES TOUAREGS DU MALI : LE SAHARA, LES ÉTOILES ET LES
PHÉNOMÈNES INEXPLIQUÉS
Un environnement où le ciel occupe
une place particulière
Les Touaregs constituent plusieurs communautés amazighes vivant dans
différentes régions du Sahara et du Sahel, notamment au Mali, au Niger, en
Algérie et en Libye. Leurs modes de vie ont historiquement reposé, selon les
régions et les périodes, sur des activités pastorales, commerciales et nomades.
La connaissance du terrain, des saisons et des conditions météorologiques a été
importante pour les déplacements dans le désert. Dans un tel environnement, le
ciel peut constituer un repère essentiel. Les étoiles et les constellations
participent aux savoirs pratiques et aux représentations culturelles du monde.
Mais il faut éviter d'en déduire que les Touaregs posséderaient une
tradition uniforme de contact avec des extraterrestres.
Le Sahara offre des conditions particulières d'observation : un horizon
souvent dégagé ; une faible pollution lumineuse dans les zones éloignées des
villes ; de grandes distances entre les observateurs et les sources lumineuses
et la présence possible d'aéronefs, de satellites, de météores et d'autres
phénomènes visibles à grande distance. Ces
conditions peuvent favoriser l'observation de lumières inhabituelles. Elles
peuvent également compliquer leur identification, car les témoins disposent
parfois de peu de repères permettant d'estimer les distances, les dimensions et
les vitesses.
Une lumière qui paraît immobile peut être un objet éloigné en déplacement.
Un phénomène qui semble descendre vers le sol peut se trouver beaucoup plus
loin que ne le suppose l'observateur. Cela ne signifie pas que tous les
témoignages du Sahara sont explicables. Cela signifie qu'une enquête doit
prendre en compte les conditions réelles de l'observation. Ajoutons aussi que dans
l'environnement religieux de nombreuses populations musulmanes du Sahara, les
djinns appartiennent à un univers de croyances lié notamment à la tradition
islamique. Leurs représentations varient selon les contextes et les traditions
locales. Certains récits populaires associent des lieux isolés, des ruines ou
des espaces désertiques à des manifestations surnaturelles. Il est toutefois
nécessaire de distinguer les croyances documentées des généralisations qui
attribuent les mêmes récits à tous les Touaregs ou à toutes les populations du
Sahara. Les djinns ne sont pas des extraterrestres au sens scientifique du
terme. Leur rapprochement avec les OVNI relève d'une comparaison contemporaine
entre différentes manières de représenter l'inconnu.
SIXIÈME PARTIE — SUPERSTITIONS, PRÉSAGES ET PHÉNOMÈNES CÉLESTES
Les lumières dans le ciel : présage, manifestation spirituelle ou phénomène
naturel ?
Les traditions orales de nombreuses sociétés africaines comprennent des
récits relatifs à des événements inhabituels : apparitions, rêves
prémonitoires, manifestations lumineuses ou signes interprétés comme
annonciateurs d'un changement. Le Mali ne constitue pas une exception. Toutefois,
il faut éviter de qualifier automatiquement ces traditions de « superstitions
». Ce terme est souvent employé pour désigner des croyances considérées comme
irrationnelles par un observateur extérieur. Il ne rend pas toujours compte de
la fonction sociale, religieuse ou symbolique de ces pratiques. Pour une étude
historique et anthropologique, il est préférable d'examiner ce qu'un récit
signifie pour ceux qui le transmettent.
Pourquoi une lumière peut-elle être interprétée comme un signe ? En fait il
faut savoir que plusieurs facteurs peuvent intervenir :
-
Le
contexte religieux. Un événement survenant pendant une cérémonie, une période
de prière ou un moment important de la vie collective peut recevoir une
signification particulière.
-
La mémoire
collective. Un récit ancien peut orienter l'interprétation d'un phénomène
nouveau. L'environnement naturel. Un météore, une planète brillante, un bolide
ou un phénomène atmosphérique peut susciter l'étonnement.
-
Les
circonstances sociales. Une crise, un conflit, une maladie ou un événement
politique peut favoriser la recherche de signes annonciateurs.
-
La
transmission orale. Avec le temps, un récit peut être enrichi, simplifié ou
transformé.
Ces facteurs ne s'excluent pas nécessairement. Un témoin peut observer une
véritable lumière tout en lui attribuant une signification spirituelle.
L'observation et son interprétation sont deux aspects distincts de
l'expérience.
Comment étudier ces récits dans un dossier OVNI ?
Une méthode sérieuse consiste à poser plusieurs questions :
-
Quelle est
la date du récit ?
-
Qui l'a
recueilli et dans quelles circonstances ?
-
Le témoin
a-t-il réellement observé un phénomène ou rapporte-t-il une histoire transmise
par d'autres ?
-
Existe-t-il
un article de presse, un document administratif ou un témoignage indépendant ?
-
Une
explication astronomique, météorologique ou technologique a-t-elle été examinée
?
-
Quelle
interprétation la communauté donne-t-elle à l'événement ?
-
Le
rapprochement avec les extraterrestres apparaît-il dans le récit initial ou
seulement dans des publications ultérieures ?
Cette dernière question est particulièrement importante.
Un récit traditionnel qui n'évoquait initialement aucun vaisseau spatial
peut être réinterprété après la diffusion des films, des émissions et des
livres consacrés aux extraterrestres. L'interprétation moderne ne doit donc pas
être confondue avec le contenu original du récit.
SEPTIÈME PARTIE — LES ANCIENS ASTRONAUTES : LE MALI DANS LES THÉORIES
EXTRATERRESTRES
Que prétend la théorie des anciens astronautes ?
Le dossier dogon est régulièrement mobilisé dans cette littérature, en
particulier à cause de l'association entre les Nommo et Sirius. Les auteurs
favorables à ces hypothèses soulignent souvent trois catégories d'éléments.
1. Les êtres descendus du ciel
Un personnage mythique arrive dans le monde
depuis une région céleste. L'auteur moderne y voit la possibilité d'une arrivée
extraterrestre.
2. Les connaissances astronomiques
Une tradition semble contenir des informations
relatives à un astre ou à un phénomène astronomique. L'auteur suppose que ces
connaissances auraient été transmises par une intelligence avancée.
3. Les descriptions extraordinaires
Un récit évoque une lumière, une arche, un être
inhabituel ou une transformation. L'auteur compare ces éléments aux
descriptions modernes d'engins et d'entités non humaines.
Ces arguments présentent un problème méthodologique commun : ils
rapprochent des récits appartenant à des contextes différents sans toujours
démontrer l'existence d'un lien historique.
Le risque de l'interprétation rétrospective Prenons un exemple. Une
tradition raconte qu'un être puissant est descendu du ciel. Un auteur moderne
peut interpréter cette descente comme l'arrivée d'un engin spatial. Mais cette
interprétation n'est qu'une possibilité imaginée. Pour la transformer en
hypothèse historique solide, il faudrait disposer d'éléments supplémentaires :
une description précise et ancienne, des témoignages indépendants, des objets
matériels authentifiés ou des traces permettant d'exclure raisonnablement les
autres explications. La simple ressemblance entre un récit mythique et une
histoire moderne de science-fiction ne suffit pas. L'Afrique n'a pas besoin
d'être transformée en preuve extraterrestre L'une des limites de certaines
versions de la théorie des anciens astronautes est qu'elles présentent les
civilisations africaines comme incapables d'avoir développé seules leurs
connaissances, leurs institutions ou leurs systèmes symboliques.
Cette vision mérite d'être critiquée. Les sociétés africaines possèdent des
histoires intellectuelles, techniques, artistiques et religieuses complexes.
Leurs traditions peuvent être étudiées pour elles-mêmes, sans supposer qu'elles
résultent nécessairement d'une intervention extérieure. Dans le cas dogon,
l'existence d'une cosmologie élaborée ne constitue pas en elle-même une preuve
de transmission extraterrestre. Il faut aussi rappeler que les traditions
orales évoluent, que les savoirs peuvent circuler entre populations et que les
informations astronomiques modernes ont été diffusées dans le monde entier. Une
explication extraterrestre ne devient pas la meilleure explication simplement
parce qu'un récit ancien paraît mystérieux.
HUITIÈME PARTIE — LE MALI ET LES OBSERVATIONS D'OVNI CONTEMPORAINES
Existe-t-il un catalogue historique des OVNI au Mali ?
Pour établir un catalogue national des observations de phénomènes
aérospatiaux non identifiés, il faut rassembler plusieurs types de documents :
-
La presse
malienne et étrangère ;
-
Les
témoignages datés ;
-
Les
archives militaires et aéronautiques accessibles ;
-
Les
rapports de pilotes ;
-
Les
photographies et les films ;
-
Les bases
de données ufologiques ;
-
Les
archives coloniales pour la période antérieure à l'indépendance ;
-
Les
témoignages recueillis par des enquêteurs locaux.
Il faut également rechercher les différentes graphies des noms de lieux,
les anciennes dénominations administratives et les variantes linguistiques.
Peut-on déjà parler d'un phénomène extraterrestre au Mali ?
En l'absence d'un dossier documenté et vérifiable apportant des éléments
matériels indépendants, il n'est pas possible de conclure à la présence
d'engins extraterrestres au Mali. Cela ne signifie pas qu'il faille exclure les
témoignages du pays de la recherche ufologique. Au contraire, ils méritent
d'être recueillis et étudiés selon les mêmes critères que ceux appliqués aux
observations européennes, américaines ou asiatiques. La difficulté est
documentaire autant que scientifique : retrouver les sources, vérifier les
dates, interroger les témoins lorsque cela est possible et conserver les récits
dans leur contexte.
NEUVIÈME PARTIE — LES DOGONS ET LA SOCIOLOGIE DE L'EXTRATERRESTRE
L'intérêt international pour les Dogons ne s'explique pas uniquement par
leur cosmogonie. Il s'inscrit également dans une histoire plus large des
représentations de l'Afrique. Au XXe siècle, des auteurs européens et
américains ont cherché dans différentes civilisations anciennes des traces
supposées de contacts avec des visiteurs venus de l'espace.
L'Égypte ancienne, les cultures précolombiennes, certains monuments
mégalithiques et les traditions de plusieurs peuples autochtones ont ainsi été
intégrés à des récits sur les anciens astronautes. Les Dogons ont occupé une
place particulière dans ce mouvement en raison des informations astronomiques
publiées par Griaule et Dieterlen. La diffusion de The Sirius Mystery a
contribué à faire connaître le dossier à un public bien plus large que celui
des spécialistes de l'ethnologie africaine. Les documentaires, les magazines et
les ouvrages consacrés aux extraterrestres ont ensuite souvent repris les mêmes
éléments. Au fil des répétitions, certaines nuances ont disparu. Une
observation ethnographique contestée a parfois été présentée comme une
certitude. Une hypothèse de transmission extraterrestre a pu être résumée comme
une preuve de visite. Ce phénomène est classique dans la circulation des récits
mystérieux. Plus une histoire est spectaculaire, plus elle est susceptible
d'être simplifiée pour les besoins de la vulgarisation.
Les Dogons ne sont pas les seuls à posséder des traditions célestes car de
nombreuses cultures possèdent des mythes dans lesquels des divinités, des
ancêtres ou des êtres surnaturels sont associés au ciel. Ces traditions ont
cependant des significations différentes. Une comparaison rigoureuse doit tenir
compte de leur histoire, de leur vocabulaire, de leurs fonctions rituelles et
de leurs conditions de transmission. Le fait que plusieurs cultures racontent
la venue d'êtres célestes ne prouve pas que ces récits décrivent tous le même
événement historique.
Le dossier dogon soulève également une question culturelle. Pourquoi
certaines interprétations considèrent-elles qu'un savoir africain complexe doit
nécessairement provenir d'une civilisation extraterrestre ? Cette interrogation
ne signifie pas qu'il soit interdit d'étudier les hypothèses extraordinaires.
Elle rappelle simplement qu'une analyse doit accorder aux sociétés africaines
la même capacité d'invention, d'observation et de transmission qu'aux autres sociétés
humaines. L'histoire des traditions dogons mérite d'être étudiée sans
présupposer ni l'existence ni l'absence de toute possibilité extraterrestre.
DIXIÈME PARTIE — TABLEAU CRITIQUE DES PRINCIPAUX THÈMES
Pour un ouvrage consacré aux OVNI sur le continent africain, il est utile
de distinguer le statut documentaire de chaque sujet.
|
Thème |
Ce que les sources permettent d'étudier |
Rapport avec les extraterrestres |
Évaluation critique |
|
Amma |
Figure créatrice dans des récits cosmogoniques dogons |
Interprété parfois comme une entité céleste |
Aucune preuve d'une origine extraterrestre |
|
Nommo |
Figures importantes dans la cosmogonie rapportée par Griaule et Dieterlen |
Comparés aux visiteurs non humains |
Rapprochement interprétatif, non démonstratif |
|
Sirius |
Système stellaire réel composé notamment de Sirius A et Sirius B |
Au cœur de l'hypothèse de Robert Temple |
Le dossier ethnographique est contesté |
|
Arche des Nommo |
Motif rapporté dans certaines versions de la cosmogonie dogon |
Comparé à un vaisseau spatial |
Analogie moderne non vérifiée historiquement |
|
Ancêtres |
Mémoire et relations symboliques entre générations dans diverses
traditions |
Parfois rapprochés d'entités non humaines |
Catégories religieuses à étudier dans leur contexte |
|
Génies et êtres invisibles |
Figures présentes dans certaines traditions locales et islamiques |
Comparés aux intelligences non humaines |
Aucune équivalence automatique avec les extraterrestres |
|
Traditions touarègues |
Savoirs du désert et représentations culturelles du ciel |
Parfois intégrés aux récits sur les lumières mystérieuses |
Nécessite des témoignages et des sources précises |
|
Observations lumineuses |
Témoignages pouvant concerner des phénomènes naturels ou artificiels |
Peuvent être qualifiés d'OVNI lorsqu'ils restent inexpliqués |
Chaque cas doit être enquêté séparément |
Cette grille permet de conserver la richesse du dossier sans attribuer à
toutes les traditions une valeur probante qu'elles ne possèdent pas
nécessairement.
ONZIÈME PARTIE — COMMENT MENER UNE ENQUÊTE DOCUMENTAIRE SUR LES OVNI AU
MALI ?
Pour développer une étude consacrée au Mali, qui tient compte du phénomène
Ovni, il y a plusieurs axes de recherche à privilégier.
A. Les archives ethnographiques
Les travaux de Marcel Griaule et Germaine Dieterlen sont incontournables
pour comprendre l'origine de la controverse dogon. Il faut les confronter aux
recherches ultérieures, en particulier celles de Walter van Beek. Les
références essentielles sont les suivantes :
-
Marcel
Griaule, Dieu d'eau, 1948.
-
Marcel
Griaule et Germaine Dieterlen, « Un système soudanais de Sirius », 1950.
-
Marcel
Griaule et Germaine Dieterlen, Le Renard pâle, 1965.
-
Walter E. A. van Beek, « Dogon Restudied: A Field
Evaluation of the Work of Marcel Griaule », 1991.
-
L'article
de van Beek et les commentaires associés sont recensés par la bibliothèque du
Smithsonian : https://www.si.edu/object/siris_sil_495370
-
La notice
de l'étude originale est également accessible dans la base eHRAF World Cultures
de l'université Yale : https://ehrafworldcultures.yale.edu/cultures/fa16/documents/031
-
B. Les études anthropologiques récentes
Les recherches contemporaines sont nécessaires pour replacer les traditions
dans leur contexte et éviter de reprendre sans examen des descriptions
anciennes.
On peut notamment consulter l'étude de Walter van Beek publiée par
Cambridge University Press sur les difficultés rencontrées lors de la
réévaluation des travaux de Griaule :
Cette publication aide à comprendre pourquoi les récits ethnographiques
doivent être examinés à la lumière des méthodes de collecte, des relations
entre chercheurs et informateurs et des transformations culturelles.
C. La presse historique
Pour les observations aériennes, les archives de presse constituent un axe
de recherche distinct. Il conviendrait d'examiner :
-
La presse
coloniale française ;
-
Les
journaux publiés à Bamako et dans les principales villes ;
-
Les
archives de l'Afrique-Occidentale française ;
-
Les
journaux régionaux du XXe siècle ;
-
Les
archives de presse internationale lorsqu'une observation aurait été signalée
par un pilote, un militaire ou un voyageur.
Les recherches devraient utiliser plusieurs variantes orthographiques des
localités et des termes désignant les phénomènes lumineux. Il serait également
utile d'examiner les comptes rendus météorologiques, les événements
astronomiques et les activités aéronautiques connus aux dates des observations.
D. Les témoignages contemporains
Les témoignages recueillis sur place doivent être conservés avec leur date,
leur localisation et leurs conditions de collecte. Il est important de
distinguer : le témoin direct ; la personne qui rapporte un témoignage ; le
journaliste qui résume une histoire ; l'auteur qui interprète le récit ou l'enquêteur
qui a tenté de vérifier les faits. Ces
catégories ne possèdent pas la même valeur documentaire.
Un récit rapporté plusieurs décennies après les faits peut rester
intéressant, mais il faut signaler les limites liées à la mémoire et à
l'absence éventuelle de documents contemporains.
DOUZIÈME PARTIE — CE QUE LE DOSSIER MALIEN NOUS APPREND SUR LES OVNI EN
AFRIQUE
Trois niveaux de réalité à ne pas confondre Le Mali offre un excellent
exemple des difficultés rencontrées lorsqu'on cherche à rapprocher les
traditions anciennes des phénomènes aérospatiaux contemporains. Il est utile de
distinguer trois niveaux.
Premier niveau : les traditions culturelles
Les récits concernant Amma, les Nommo et
l'organisation du cosmos appartiennent à l'histoire des traditions religieuses
et orales dogons.
Ils doivent être étudiés à partir des sources
ethnographiques, de leur contexte culturel et des débats portant sur leur
transmission.
Deuxième niveau : les interprétations modernes
À partir de ces récits, certains auteurs ont
proposé l'hypothèse d'une transmission de connaissances par des visiteurs
extraterrestres.
Cette lecture appartient à l'histoire
contemporaine des idées sur les OVNI et les anciens astronautes.
Elle peut être étudiée comme un phénomène
culturel, mais elle ne doit pas être confondue avec une conclusion historique
établie.
Troisième niveau : les observations physiques
Un témoin peut réellement observer une lumière,
un objet ou un phénomène inhabituel.
Cette observation constitue alors un événement
distinct, qu'il faut documenter indépendamment des traditions religieuses
locales.
Une éventuelle explication extraterrestre ne
pourrait être envisagée qu'après examen des données et comparaison avec les
autres hypothèses.
Une tradition ancienne ne prouve pas l'existence d'un OVNI, et une
observation d'OVNI ne prouve pas que les traditions anciennes décrivent des
extraterrestres.Cette distinction est essentielle pour construire une histoire
sérieuse des phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique.
CONCLUSION — LE MALI, ENTRE PATRIMOINE AFRICAIN ET MYSTÈRE EXTRATERRESTRE
Le Mali possède un patrimoine culturel et religieux d'une grande richesse.
Ses traditions orales, ses récits cosmogoniques, ses cérémonies et ses
représentations du monde invisible constituent un champ d'étude important pour
comprendre la diversité des conceptions humaines de l'univers. Les Dogons
occupent une place particulière dans cette histoire en raison des travaux de
Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, puis de la controverse relative à Sirius
et aux hypothèses de transmission extraterrestre popularisées par Robert
Temple. Les figures d'Amma et des Nommo, les récits de création et
l'association controversée entre les Dogons et Sirius ont ainsi dépassé le
cadre de l'ethnologie pour devenir des références majeures dans la littérature
consacrée aux anciens astronautes. Cependant, les recherches ultérieures ont
soulevé des interrogations importantes sur la fiabilité de certaines données
ethnographiques. L'étude de Walter van Beek, notamment, n'a pas permis de
confirmer plusieurs aspects du système cosmologique présenté par Griaule. Les
réponses critiques à cette réévaluation montrent que le débat scientifique doit
être présenté dans toute sa complexité. Il
faut donc résister à deux tentations opposées.
La première serait de considérer toutes les
traditions célestes comme la preuve de visites extraterrestres anciennes.
La seconde serait de négliger ces traditions
sous prétexte qu'elles ne démontrent pas une telle hypothèse.
Une démarche rigoureuse permet d'éviter ces deux erreurs. Les récits dogons
peuvent être étudiés pour leur intérêt religieux et anthropologique. Les
croyances des autres peuples du Mali méritent une attention comparable, en
tenant compte de leur diversité. Les observations contemporaines de phénomènes
aériens inhabituels doivent, quant à elles, faire l'objet d'enquêtes
documentaires spécifiques. À ce stade, les traditions maliennes examinées ici
ne constituent pas une preuve vérifiée de contact avec une civilisation
extraterrestre. Elles témoignent néanmoins de la place importante qu'occupent
le ciel, les origines du monde et les puissances invisibles dans certaines
représentations culturelles. Pour l'histoire des OVNI en Afrique, le Mali
mérite donc une place particulière : non parce qu'une présence extraterrestre y
serait démontrée, mais parce que le dossier dogon illustre remarquablement la
rencontre entre mythologie, ethnologie, astronomie, littérature populaire et
recherche contemporaine sur les phénomènes inexpliqués.
BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES POUR APPROFONDIR LE DOSSIER
Les ouvrages et études fondamentaux
- Marcel Griaule — Dieu d'eau (1948)
Ouvrage fondé sur les entretiens de l'auteur avec Ogotemmêli. Une référence
historique pour comprendre la représentation de la cosmogonie dogon élaborée
par Griaule.
- Marcel Griaule et Germaine Dieterlen — « Un
système soudanais de Sirius » (1950)
Publication à l'origine de la controverse sur les connaissances astronomiques
attribuées aux Dogons.
- Marcel Griaule et Germaine Dieterlen — Le
Renard pâle (1965)
Étude consacrée à la cosmogonie dogon, à ses figures mythologiques et à son
système symbolique. Référence bibliographique consultable dans la base
AfricaBib : https://africabib.org/
- Robert K. G. Temple — The Sirius Mystery (1976)
Ouvrage qui a largement popularisé l'hypothèse d'une transmission ancienne de
connaissances astronomiques par des visiteurs extraterrestres.
- Walter E. A. van Beek — « Dogon Restudied: A
Field Evaluation of the Work of Marcel Griaule » (1991)
Réexamen critique des travaux de Griaule à partir d'enquêtes de terrain
ultérieures. Il constitue une lecture indispensable pour toute présentation
équilibrée du dossier.
- Ressources documentaires en ligne
- https://ehrafworldcultures.yale.edu/cultures/fa16/documents/031 : notice de l'étude de Walter van Beek.
- https://www.si.edu/object/siris_sil_495370présentation
du débat scientifique.
- https://www.cambridge.org/core/journals/history-in-africa/article/abs/haunting-griaule-experiences-from-the-restudy-of-the-dogon/CADF822480EE1720D1B06E7B2D693F79 analyse rétrospective de la réévaluation
ethnographique des travaux de Griaule.
- https://chandra.si.edu/chronicle/0400/sirius_part2.html : présentation historique de la controverse
autour de Sirius et des hypothèses extraterrestres
CATALOGUE
03 - 04 MARS 1951 – TESSALIT – SAHARA FRANÇAIS –
AUJOURD’HUI REGION DE KIDAL – MALI
TESSALIT, MALI — NUIT DU 3 AU 4 OCTOBRE 1951
Une observation militaire dans le Sahara - Le récit précise que deux
officiers de l'aviation militaire et plusieurs hommes dormaient à l'extérieur
du bordj, sous un ciel désertique très clair. Un des officiers se réveilla vers
2 heures du matin et aperçut une lumière venant de l'est.
Une autre compilation donne explicitement : « 1951, 4 octobre MALI,
Tessalit » et résume le phénomène comme un objet circulaire jaune sombre
effectuant une descente, puis une accélération spectaculaire.
Je retiendrais la fiche descriptive suivante :
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
4 octobre 1951 |
|
Heure |
≈ 02 h 00 |
|
Lieu |
Tessalit, Sahara |
|
Territoire actuel |
Mali, région de Kidal |
|
Contexte |
Poste militaire / bordj |
|
Témoins |
Deux officiers de l'aviation + plusieurs militaires |
|
Nombre |
Probablement plusieurs, souvent résumé à 6 |
|
Objet |
Lumineux, circulaire |
|
Couleur |
Jaune sombre, presque orange |
|
Bruit |
Aucun |
|
Trajectoire |
Est → Ouest, puis virage >90° |
|
Comportement |
Descente, virage, forte accélération et montée |
|
Durée |
non précisément indiquée |
|
Source principale |
Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes, 1954, p. 133 |
|
Statut |
Observation militaire ancienne, non expliquée |
Le témoignage est remarquable parce qu'il ne se limite pas à : « six
militaires ont vu une lumière ». Le récit décrit une séquence complète de
déplacement. L'officier explique qu'il se réveille vers 2 heures du matin. La
nuit est décrite comme très noire, avec des étoiles particulièrement brillantes
et un air calme. Il aperçoit alors une lumière venant de l'est et se dirigeant
approximativement vers l'ouest. La lumière descend. Puis, progressivement, sa
forme devient discernable. L'observateur estime qu'il ne s'agit pas d'un avion.
L'objet apparaît comme un engin à peu près circulaire, de couleur jaune sombre,
presque orange.
Une caractéristique particulièrement intéressante : l'objet ne reste pas
une simple « lumière » C'est un point important. Le témoin commence par voir : une
lumière puis : une forme circulaire. Le récit indique un diamètre apparent
comparable à celui d'un cercle d'environ 10 cm, évidemment mesuré dans le champ
visuel du témoin et non comme une dimension physique. L'objet continue son
approche en descendant lentement. La comparaison utilisée par l'observateur est
particulièrement intéressante : sa vitesse d'approche lui paraît comparable à
celle d'un DC-3 observé de nuit. Cela montre que le témoin essaie de comparer
ce qu'il voit à quelque chose de connu. C'est un élément plutôt favorable à la
qualité descriptive du témoignage : il ne donne pas immédiatement une vitesse
fantastique.
Le phénomène atteint ensuite la verticale du bordj-village de Tessalit,
situé à environ 6 km au sud-est du lieu où se trouvent les témoins. C'est à ce
moment que le comportement devient beaucoup plus spectaculaire. L'objet
effectue : un virage de plus de 90 degrés vers la gauche. Son cap devient
approximativement 170–180 degrés. Puis survient la phase la plus étrange : l'objet
accélère brutalement. Le témoin décrit une vitesse devenue « étonnante ». L'objet
: accélère ; monte très rapidement ; son diamètre apparent diminue puis il
disparaît.
Si l'on écarte provisoirement toute interprétation extraterrestre, il reste
une observation possédant plusieurs caractéristiques inhabituelles :
Observation nocturne
Le ciel est suffisamment clair pour permettre
aux témoins de distinguer les étoiles.
Plusieurs témoins
Il ne s'agit pas d'une observation isolée.
Témoins militaires
Deux officiers de l'aviation sont explicitement
mentionnés, avec d'autres militaires présents.
Objet structuré
Le phénomène passe du statut de lumière à celui
d'objet circulaire apparent.
Trajectoire complexe
Il ne s'agit pas simplement d'une lumière
traversant le ciel en ligne droite.
Virage important
Le virage supérieur à 90° constitue l'élément
le plus intéressant.
Accélération
L'accélération finale est décrite comme très
importante.
Montée rapide
Le phénomène quitte ensuite le champ visuel en
montant.
Une autre correction importante : « Tessalit, Kidal » Il faut également
éviter d'écrire simplement : Tessalit, Kidal. Kidal est aujourd'hui une région
du Mali, alors que Tessalit est une localité située dans l'extrême nord du
pays. En 1951, la situation administrative était évidemment totalement
différente : le territoire appartenait à l'Afrique-Occidentale française.
J’indiquerai donc : Tessalit, Sahara français — aujourd'hui région de
Kidal, Mali. Cela évite l'anachronisme administratif.
Quelle était la situation de Tessalit en 1951 ?
C'est un élément qui mériterait d'être davantage étudié. Tessalit était
alors un poste saharien français, dans une région extrêmement isolée. Le terme
bordj utilisé dans le récit est révélateur du contexte. Il s'agit d'un poste
fortifié ou bâtiment militaire isolé servant de point d'appui dans le Sahara. L'environnement
était donc particulièrement favorable à l'observation astronomique : très
faible pollution lumineuse ; ciel extrêmement dégagé ; horizon vaste et faible
présence d'aviation civile ; Cela rend
le témoignage intéressant mais ne permet évidemment pas, à lui seul, de
déterminer la nature du phénomène.
L‘hypothèse de la planète Vénus est la première famille d'explications à
examiner pour toute lumière nocturne ancienne. Mais le récit pose un problème
pour une explication purement astronomique : le mouvement décrit.
Une étoile ou une planète peut évidemment sembler se déplacer avec la
rotation terrestre, mais elle ne peut pas : descendre rapidement vers l'horizon
; effectuer soudainement un virage de plus de 90° ; accélérer fortement puis remonter
rapidement. Si le récit est exact, une
simple étoile ou planète paraît donc difficile à retenir. Cependant, il faut
tenir compte de la perception humaine. Une lumière ponctuelle sans repères de
distance peut produire des illusions considérables de déplacement,
particulièrement lorsqu'elle est observée dans un ciel noir.
On peut examiner les hypothèses du Météore, puis de l’avion et de la fusée,
cela ne convient pas à la description donnée.
Aimé Michel ne présente pas simplement le cas comme une rumeur africaine. Il
l'intègre à son enquête sur les observations de « soucoupes volantes ». La
source secondaire que j'ai retrouvée reproduit explicitement le passage et
l'attribue à : Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes, Maison Mame,
1954, p. 133. L'existence du livre et sa
nature sont également confirmées par la Wellcome Collection, qui conserve une
édition anglaise de 1958 et décrit l'ouvrage comme une étude fondée notamment
sur des témoignages d'experts et de techniciens. Une piste bibliographique supplémentaire :
Janet et Colin Bord. Une compilation ufologique cite également : Janet &
Colin Bord, Modern Mysteries of the World, Guild Publishing, London, 1989, pp.
342-343 pour l'observation de Tessalit. C'est
une source secondaire, et elle semble reprendre une information déjà présente
dans la littérature ufologique française. Il ne faut donc pas la considérer
comme une confirmation indépendante.
Le cas apparaît aussi dans des compilations contemporaines J'ai retrouvé le
dossier dans une compilation chronologique qui donne explicitement : « 1951, 4
octobre MALI, Tessalit » avec la description de l'objet jaune sombre et de sa
trajectoire. Une autre source en ligne
reprend également le récit comme
« La nuit du 3 au 4 octobre 1951, dans le Nord du Mali actuel, aux abords
de l'oasis appelée Tessalit » et décrit les deux officiers de l'aviation
militaire.
Cela confirme surtout que la date 1951 est solidement ancrée dans la
littérature secondaire, contrairement à la date « 4 mars 1950 » trouvée dans une source.
Une autre source :
Le cas est cité dans « The Truth About Flying Saucers, » dans le
passage consacré à Tessalit :
« In Forces Aériennes
Françaises, the journal of the French Air Force, Captain Clérouin discusses the
Tessalit sighting and puts it in the “unexplained” category. »
La source nous indique qu’on a traité de ce cas dans la revue Forces
Aériennes Française :
Captain Clérouin —
revue Forces aériennes françaises
Sujet : observation de Tessalit
Classement : phénomène inexpliqué
La reproduction
numérisée du livre est consultable en ligne et contient le passage intégral.
Consulter la reproduction de The Truth About Flying Saucers
Nous avons maintenant deux niveaux de documentation :
Niveau 1 — le témoignage
Aimé Michel rapporte l'observation de Tessalit dans sa littérature
ufologique des années 1950.
Niveau 2 — une source militaire française contemporaine
Le capitaine Clérouin, dans Forces aériennes françaises, aurait étudié le
cas et l'aurait classé dans la catégorie : « inexpliqué »
Cela ne signifie évidemment pas : « l'Armée de l'Air française a reconnu un
engin extraterrestre ». Cela signifie beaucoup plus précisément : le cas avait
été suffisamment pris au sérieux dans un cadre militaire pour faire l'objet
d'un examen et n'avait pas reçu d'explication satisfaisante dans cette
classification.
En cherchant
encore :
J'ai également retrouvé une liste provenant d'un dossier UFO de la Royal
Australian Air Force, conservé dans les National Archives of Australia.
Cette liste reprend l'affaire sous la forme : 10-4-1951 — 2 military pilots
— Tessalit — 02.00 — 1 min. — 6 km avec la description : « Fireball, diam. 10 cm,
orange rays, first slow, turning 90°, and increasing speed exceedingly » - Autrement
dit :
-
Octobre
1951 dans cette transcription ;
-
Tessalit ;
02 h 00 ;
-
2 pilotes
militaires expérimentés ;
-
Environ 1
minute ;
-
Distance
indiquée : 6 km ;
-
Boule de
feu ;
-
Diamètre
apparent : 10 cm ;
-
Rayons
orange ;
-
Déplacement
lent au départ ;
-
Virage de
90° ;
-
Accélération
extrêmement importante.
Source : Dossier UFO de la
National Archives of Australia – transcription du cas de Tessalit
C'est une découverte particulièrement intéressante. Parce qu'elle montre
que le cas de Tessalit ne se trouve pas uniquement dans la littérature
ufologique française. Il apparaît également dans une documentation étrangère
consacrée aux observations d'OVNI.
La revue : Forces aériennes françaises – Le Nr ou on trouve
l’article de Clérouin.
Revue mensuelle officielle de l'Armée de l'Air, éditée par le Comité
d'Études Aéronautiques Militaires, 15x24cm, 150 pages, imprimée Lavauzelle.
Fondée octobre 1946 par le général Lionel-Max Chassin. Parue jusqu'en décembre
1971.
L'article du capitaine Clérouin : Numéro : No 77 - Février 1953 - Titre :
"Les S.V., mystère, mirage ou mystification ?" - Auteur : Capitaine
Clérouin, qui dirige alors les services de renseignement de l'Armée de l'Air
sous les ordres du général Chassin
C'est cité noir sur blanc dans Ouranos No 7, avril 1954, page 2 :
"Clérouin paru dans le n° de févr. 1953 : Les S.V., mystère, mirage ou
mystification ?"
"Dans son enquête des Forces Aériennes Françaises, parue dans la revue
de l'Armée de l'Air, le capitaine Clérouin classe l'observation de Tessalit
parmi les phénomènes 'non expliqués'."
L'enquête de Clérouin est la première enquête officielle française sur les
soucoupes - 1952-1953, une soixantaine de cas collectés par le Bureau
scientifique de l'état-major Air. C'est la fameuse SEMOC (Section
d'Etude des Mystérieux Objets Célestes), ancêtre du GEPAN. Tessalit y figure
comme cas 1951 inexpliqué, avec la mention :
« Le poste météo de Tessalit n’utilisait pas de radio-sonde à l’époque :
la confusion avec un ballon ne paraît donc pas possible. D’ailleurs, la vitesse
d’éloignement de l’objet exclut toute possibilité de ce genre. »
Scan original :
Il n'y a pas de PDF libre en ligne pour le No 77. Les collections complètes
sont à : Bibliothèque numérique de la Défense - Gallica Défense : https://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr - recherche "Forces aériennes
françaises 77" - SHD Vincennes - côte 58727 - collection 1946-1951
signalée, mais 1952-1953 consultable sur place
AFU - Archives for the Unexplained Suède a scanné Ouranos No 7 qui
cite Clérouin, et une partie de la collection Forces aériennes françaises No 84
septembre 1953 (article Plantier) - c'est le numéro juste après - La revue est
très rare car diffusion interne Armée de l'Air, pas kiosque. Le seul exemplaire
numérisé partiel que j'ai trouvé est le No 84 septembre 1953 avec l'article du
lieutenant Plantier : "Le lieutenant Jean Plantier présente ainsi en
septembre 1953 dans la revue Forces aériennes françaises sa propre
théorie" C'est le numéro qui suit directement celui de Clérouin.
Mon avis
Il s'agit donc d'un cas intéressant mais reposant essentiellement sur une
source ufologique secondaire ancienne avec une source militaire qui renforce le
cas. Nous n’avons pas les noms des officiers et nous n’avons retrouvé un ou des
témoignages directs, la source militaire du dossier ou éventuellement d’une
administration qui la détiendrait.
Source : https://fr.scribd.com/doc/111519119/phenomene-Ovni-deuxieme-partie
Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes, Maison
Mame, 1954, p. 133
Janet
& Colin Bord, Modern Mysteries of the World, Guild Publishing, London, 1989,
pp. 342-343
JUILLET 1971 – BAMAKO – MALI
Observations sur le fleuve Niger
La fiche de UAP Archive — Sighting July 1973 donne l'intitulé :
“Multi-Night UAP
Observations Over the Niger River — Bamako, Mali, 1973”
La fiche indique :
Juillet 1973
Bamako, Mali
Impression rendue par IA — un objet structuré et lumineux passe
silencieusement au-dessus du fleuve Niger, traversant le centre de Bamako de
nuit, observé par des membres de l'armée de l'air malienne et des conseillers
militaires français depuis plusieurs positions dans la capitale sahélienne
pendant la crise de sécheresse de juillet 1973.
Évaluation de la crédibilité : Faible
Témoin militaire Témoins multiples Document historique
Description de l'événement
En juillet 1973, Bamako était la capitale de la République du Mali, pays
d'Afrique de l'Ouest ayant accédé à l'indépendance en 1960 sous le nom de
Soudan français. Sous la présidence de Moussa Traoré (arrivé au pouvoir par un
coup d'État en 1968), le Mali entretenait des relations complexes mais
fonctionnelles avec la France, notamment une mission française de conseil et
d'assistance technique militaire travaillant aux côtés des forces armées
maliennes. Le contexte de juillet 1973 était marqué par une crise humanitaire :
la sécheresse au Sahel, l'une des pires jamais enregistrées, entrait dans sa
sixième année, dévastant l'agriculture et forçant des millions de personnes à
se déplacer au Mali, au Niger, au Sénégal, au Burkina Faso, en Mauritanie et au
Tchad. Bamako servait de principal centre logistique pour les opérations de
secours internationales, ce qui engendrait une concentration inhabituelle de
personnel international – employés d'ONG, fonctionnaires de l'ONU, conseillers
militaires français et personnel diplomatique – aux côtés de la population
civile et militaire malienne. Cette forte présence de témoins internationaux et
diversifiés fait des observations de Bamako en juillet 1973 un événement
exceptionnellement bien documenté pour un phénomène aérien non identifié (PAN)
en Afrique subsaharienne à cette période.
Une vingtaine de témoins, issus de la population mixte de Bamako, ont
rapporté les observations de juillet 1973. Parmi eux figuraient des personnels
de l'armée de l'air malienne basés à l'aéroport international de Bamako-Sénou,
apportant leur expertise aéronautique. Le personnel au sol et les contrôleurs
aériens de l'aéroport, connaissant parfaitement l'espace aérien malien et sont capables
de distinguer les contacts aériens anormaux, ils ont également contribué à ces
observations. Des conseillers militaires français présents à Bamako ont observé
le phénomène indépendamment et transmis leurs rapports à Paris via leur chaîne
de missions de conseil. Le personnel humanitaire international déployé à Bamako
lors de la réponse à la sécheresse a également fait part de ses observations.
La diversité des catégories d'observateurs – militaires maliens, conseillers
militaires français et civils internationaux – sur plusieurs nuits
d'observation constitue une corroboration multisource exceptionnellement solide
pour un cas survenu en Afrique de l'Ouest à cette époque. L'objet non identifié
a été signalé plusieurs nuits consécutives en juillet 1973, effectuant des
passages silencieux au-dessus du fleuve Niger traversant Bamako et au-dessus
des quartiers centraux de la ville. L'objet a été décrit comme lumineux et
structuré, se distinguant nettement des étoiles, des feux de navigation
aérienne ou des lumières de la ville en contrebas. Sa trajectoire suivait le
cours du fleuve Niger à certains passages, ce que les témoins – notamment ceux
ayant une formation en aviation – ont noté comme une caractéristique de vol
inhabituelle. L'objet se déplaçait à des vitesses allant du vol stationnaire
lent à une vitesse élevée lors de différents passages. Aucun son n'a été
associé à l'objet à aucun moment, malgré les vitesses observées qui auraient dû
produire un bruit de moteur clairement audible dans le calme nocturne de cette
ville du Sahel.
Le fait que les observations se soient déroulées sur plusieurs nuits, La
constance des descriptions sur plusieurs nuits et depuis différents points
d'observation permet de distinguer ce phénomène d'une simple méprise. En 1973,
l'espace aérien malien était desservi par les vols intérieurs d'Air Mali et,
occasionnellement, par des liaisons internationales via Bamako-Sénou.
L'aviation militaire française, associée à la mission de conseil, a opéré un
petit nombre d'appareils depuis cet aéroport. Aucun de ces appareils ne
correspond aux caractéristiques décrites : fonctionnement silencieux,
forme structurée lumineuse, transitions entre vol stationnaire et vol à grande
vitesse, et passages nocturnes répétés le long des cours d'eau. Le schéma de
navigation sur le fleuve Niger, observé par des témoins avertis en aviation,
est une caractéristique récurrente des observations de PAN (phénomènes aériens
non identifiés) au-dessus des cours d'eau à travers le monde. La persistance
des observations sur plusieurs nuits, combinée à la diversité des témoins,
exclut l'hypothèse d'une méprise opportuniste. Aucun effet d'instrumentation
spécifique n'a été documenté. L'infrastructure radar de Bamako-Sénou en 1973 se
limitait aux équipements de base nécessaires au trafic commercial intérieur, et
aucune source disponible ne confirme l'enregistrement d'un quelconque contact
radar. Il est possible que les équipements de communication des conseillers
militaires français aient enregistré des interférences anormales durant la
période d'observation, mais aucune documentation spécifique ne le confirme. Le
principal élément de preuve est le témoignage visuel de plusieurs témoins,
recueilli sur plusieurs nuits par différentes catégories d'observateurs.
Les conseillers militaires français à Bamako ont transmis leurs
observations à Paris via la chaîne de missions de conseil militaire françaises,
où elles ont été intégrées au système de signalement du SDECE. En 1973, le
SDECE était au plus fort de ses opérations de renseignement en Afrique
francophone dans le contexte de la Guerre froide et traitait systématiquement
les rapports d'anomalies provenant de ses réseaux de conseillers africains
comme des renseignements potentiellement intéressants. Les observations de
phénomènes aériens non identifiés (PAN) de 1973 en Afrique francophone – au
Mali et dans les pays voisins – ont contribué à l'évaluation plus générale des
tendances menée par les services de renseignement français à la suite de la
vague mondiale de PAN de 1973. Aucune déclaration publique n'a été publiée par
les autorités françaises ou maliennes. La relation de conseil franco-malienne
s'est déroulée dans le respect de la discrétion bilatérale habituelle des
accords de coopération militaire de la Guerre froide. Les rapports des missions
de conseil françaises à destination de Paris étaient classifiés comme
renseignements militaires et n'étaient pas accessibles au public ni à la
presse. Le gouvernement malien de Moussa Traoré exerçait un contrôle strict sur
la presse nationale et interdisait la publication de rapports d'observation
militaire sans autorisation officielle. Il en résulta une dissimulation totale.
La documentation ultérieure des observations de Bamako de 1973 au sein de la
communauté de recherche francophone sur les phénomènes aériens non identifiés
(PAN) témoigne de la disponibilité progressive des témoignages, les
participants aux événements acceptant de s'exprimer publiquement des décennies
après la fin de leur service militaire. Les observations de Bamako en 1973 sont
significatives dans le contexte de la vague mondiale de phénomènes aériens non
identifiés (PAN) de 1973, la période la plus intensément documentée de l'ère de
la Guerre froide. Aux États-Unis, la vague d'octobre-novembre 1973 a notamment
donné lieu à l'incident de l'hélicoptère Coyne et à l'enlèvement de Pascagoula,
parmi des centaines d'autres cas documentés. La survenue simultanée
d'observations similaires en Afrique de l'Ouest francophone – documentées par
les services de renseignement militaire français plutôt que par le réseau de
signalement civil américain – établit que l'intensification de 1973 était
véritablement mondiale et non le fruit de la couverture médiatique américaine.
Le fait que les observations de Bamako se soient déroulées sur plusieurs nuits,
la diversité des témoins (militaires et civils) et le traitement des rapports
par les services de renseignement français font de cet incident l'un des mieux
documentés en Afrique de l'Ouest durant la vague de 1973. Ce cas contribue au
programme de recherche émergent d'UAP-Afrique.com et des plateformes connexes
qui examinent les données africaines sur les PAN, systématiquement négligées.
En résumé sur l’observation, elle indique :
·
Lieu :
Bamako, Mali
·
Date :
juillet 1973
·
Durée :
plusieurs nuits consécutives
·
Témoins
allégués : environ 20 personnes
·
Objet :
phénomène lumineux décrit comme structuré
·
Trajectoire
: passages silencieux au-dessus du fleuve Niger et de Bamako
·
Témoins
supposés : parmi eux, des membres de l'armée de l'air malienne à l'aéroport de
Bamako-Sénou
·
Transmission
alléguée : des observateurs auraient fait remonter les informations à des
conseillers militaires français, qui les auraient transmises au SDECE à Paris.
Mais il y a un problème important
Je ne considère pas pour l'instant la mention “SDECE” comme démontrée. J'ai
effectué de nombreuses recherches et je n’ai rien trouvé à ce niveau. (le
télégramme, rapport militaire, article de presse ou dossier SDECE qui
confirmerait cette observation.)
En revanche, les archives montrent bien que Bamako était alors étroitement
suivie par les services français et que des archives françaises concernant les
missions en Afrique et le SDECE existent pour cette période. Les Archives
diplomatiques françaises signalent notamment des dossiers « Missions en Afrique
et SDECE-SGDN (1973-1979) ». Le SHD
conserve également des fonds relatifs aux relations avec le SDECE couvrant
1945-1979.
Cette observation est donc une “source secondaire à confirmer”, et surtout
sans prendre en compte la transmission au SDECE comme un fait établi.
https://uaparchive.org/encounters/mali-bamako-uap-1973?from=globe
https://ovnietuapinfo.com/les-ovnis-en-afrique-une-observation-au-senegal-a-tiekene/
1990 – KELA ET REGION - MALI - DURANT L’ANNNEE NOMBREUSES OBSERVATION
Années 1990, nuit Kela, région
Mandé, 80 kms Bamako - Lumière rouge, djirimasa Mamadou Ba Kamissoko, 13-14
ans, griot Lumière rouge au sommet arbre
roi djirimasa, réapparition devant lui le forçant à faire demi-tour, cri
jusqu'au village. Deuxième observation derrière sa hutte. Théorie locale : djinns/wokloni
n'aiment pas présence humaine, odeur carburant UAP
Afrique 2024 7
Années 1990, nuit Kela, cœur village Wokloni enfant + lumière rouge faisceau Lansine D., 36 ans fermier + 4 amis vélo Silhouette courte cheveux longs pointant huttes, fuite cheveux
longs visibles. Même nuit champ : lumière rouge au-dessus arbre, faisceau suit
groupe jusqu'à entrée village miles UAP
Afrique 2024 7
Tradition ancienne - Mandé - lumières
/ Konkoma collectif - sources
ethnographiques Culturel, pas ufologique
ANALYSE GENERALE
« OVNI / ETHNOLOGIE
DES PHENOMENES INSOLITES »
Témoignage de phénomène lumineux, tradition mandingue et étude
anthropologique de l'interprétation de l'inexpliqué.
J'ai retrouvé la source principale : l'article de Tristan Routier, qui
reproduit les témoignages recueillis à Kela en 2004. Il est particulièrement
précieux parce qu'il distingue les récits de Mamadou Ba Kamissoko et de Lansine
D. et les replace dans la cosmologie mandingue.
KELA, LES LUMIÈRES ROUGES ET LES WOKLONI
Quand les observations d'un phénomène aérien s'inscrivent dans la tradition
mandingue Mali — Région du Mandé — années 1990
Il existe, dans l'histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés en
Afrique, des témoignages qui posent un problème particulier à l'enquêteur. Ils
ne sont pas seulement des récits d'observations insolites.
Ils sont également des récits culturels. L'observateur ne décrit pas
nécessairement ce qu'il voit avec le vocabulaire occidental de l'« objet volant
», de la « sphère » ou du « PAN ». Il l'inscrit spontanément dans un univers où
les génies, les esprits, les êtres surnaturels et les phénomènes lumineux
appartiennent depuis longtemps à la représentation traditionnelle du monde. Les
témoignages recueillis à Kela, dans le Mandé malien, sont particulièrement
intéressants à cet égard. Ils ne démontrent pas l'existence d'un phénomène
extraordinaire. Mais ils permettent d'étudier une question beaucoup plus
fondamentale : que voit réellement un témoin lorsqu'il observe, dans la nuit,
une lumière inhabituelle, et comment sa culture détermine-t-elle
l'interprétation qu'il en donne ?
Kela se trouve dans la région historique du Mandé, à environ 80 kilomètres
de Bamako et à proximité de Kangaba. Le village possède une importance
considérable dans la tradition mandingue. Ses familles de griots Diabaté sont
notamment associées à la transmission de l'épopée de Soundiata Keïta. Des
travaux universitaires consacrés aux traditions orales de Kela confirment cette
place particulière. Une version de l'épopée de Sunjara, recueillie auprès de
Lansine Diabaté de Kela en 1992, a notamment été publiée en 1995 par la
Research School CNWS de Leyde. Le choix de Kela comme terrain d'enquête est
donc loin d'être anodin. Il s'agit d'un milieu dans lequel la transmission
orale constitue une institution culturelle et les récits concernant les
phénomènes inhabituels doivent par conséquent être étudiés simultanément comme
des témoignages individuels, des récits transmis oralement ou encore des
éléments de tradition locale. Et éventuellement des descriptions de phénomènes
physiques mal identifiés. C'est
précisément ce qui rend les observations de Kela intéressantes pour l'ufologie
africaine.
1. Le témoignage de Mamadou Ba Kamissoko
Le premier récit est particulièrement précieux parce que nous connaissons
l'identité du témoin et les circonstances dans lesquelles le récit a été
recueilli. Il s'agit de Mamadou Ba Kamissoko, griot résidant à Kela. Son
témoignage fut recueilli en 2004, alors que l'enquêteur effectuait un travail
de terrain consacré à l'histoire de la royauté mandingue entre les XIIIe et XVe
siècles. L'observation elle-même remonte
à son enfance, dans les années 1990. Il avait alors environ 13 ou 14 ans. Le
jeune Mamadou se rendait régulièrement vers le fleuve pour acheter du poisson
aux pêcheurs, qu'il revendait ensuite à Kangaba. Le trajet entre le fleuve et
Kela était d'environ deux kilomètres. Ce soir-là, les pêcheurs ayant tardé à
revenir, il entreprit le trajet de retour alors que la nuit était déjà tombée. Après
environ trente minutes de marche, alors qu'il approchait du village, il aperçut
soudain une lumière rouge très intense semblant provenir du sommet d'un grand
arbre. Mais l'arbre n'était pas quelconque. Il s'agissait d'un vieil arbre
appelé djirimasa, ou « arbre-roi ». Dans la tradition locale, ce type d'arbre
peut être associé à la présence de djinns ou de wokloni. Le témoin ne décrit donc pas initialement un
objet volant. Il voit une lumière.
La suite du récit est particulièrement intéressante. Mamadou interprète
immédiatement ce qu'il voit comme un djinn et prend la fuite. Mais la lumière
semble réapparaître devant lui. Il est alors contraint de faire demi-tour. Paniqué,
il court en criant jusqu'au village et se réfugie dans sa case. Ce premier
épisode est déjà difficile à interpréter.
Nous ne savons pas :
·
Quelle
était la taille apparente de la lumière ;
·
À quelle
distance elle se trouvait ;
·
Si elle
était réellement au sommet de l'arbre ;
·
Si elle se
déplaçait physiquement ;
·
Si elle
était intermittente ;
·
Si elle
produisait un bruit ;
·
Combien de
temps l'observation a duré ;
·
Quelles
étaient les conditions météorologiques ;
·
Si la Lune
était visible ;
·
Ni quelle
était la visibilité réelle cette nuit-là.
Ces informations manquent pour réaliser une véritable reconstitution
physique.
Une deuxième apparition derrière la case
L'histoire ne s'arrête pourtant pas là. Le témoin affirme avoir revu le
même phénomène, toujours de nuit, derrière sa case. Cette fois encore, il
l'identifie à un djinn. Mais le récit devient alors particulièrement révélateur
sur le plan anthropologique. Mamadou explique que les djinns et les wokloni : préfèrent
les endroits isolés ; n'apprécient pas la présence d'un grand nombre de
personnes ; disparaissent lorsque des motos ou des automobiles arrivent et seraient
sensibles à l'odeur du carburant.
Ce dernier détail est très intéressant. Il ne constitue évidemment pas une
propriété physique démontrée d'une entité inconnue. Mais il montre comment
l'expérience individuelle et la croyance collective se combinent pour produire
une explication cohérente du phénomène.
Le témoignage de Lansine D.
Un deuxième habitant de Kela, désigné sous le nom de Lansine D., fournit un
témoignage encore plus complexe. Il était agriculteur et âgé de 36 ans au
moment du recueil. Il raconte avoir vu, lorsqu'il avait environ 23 ans, un
wokloni au cœur même du village. Il rentrait de nuit avec quatre amis après une
cérémonie organisée dans un village voisin. Arrivés à Kela, ils découvrent le
village pratiquement désert. Ils aperçoivent alors une petite silhouette aux
cheveux longs. Lansine l'interpelle. La créature pointe un doigt en direction
de plusieurs cases. Le témoin connaît les enfants des familles habitant ces
cases et considère que l'être ne peut donc pas provenir de cet endroit. La
silhouette s'écarte alors et s'enfuit.
Lansine affirme avoir encore vu ses longs cheveux lorsqu'il la poursuivait.
Il conclut qu'il s'agissait d'un wokloni.
Le témoignage devient encore plus intéressant parce que le même homme
rapporte une seconde expérience, cette fois clairement lumineuse. Lansine
rentrait à bicyclette avec quatre amis après avoir assisté à un baptême dans un
village voisin. Ils quittent la route goudronnée pour emprunter le chemin
menant à Kela. Lorsqu'ils passent sous un grand arbre, ils aperçoivent : une
lumière rouge au-dessus d'eux. Effrayés, ils accélèrent. La lumière reste
apparemment près de l'arbre mais projette alors un faisceau lumineux en
direction du groupe. Selon Lansine, le faisceau semble les accompagner jusqu'à
l'entrée de Kela. Il estime que la lumière pouvait les suivre sur plusieurs
kilomètres. Il rapporte également une tradition selon laquelle certaines
personnes auraient été blessées par ces lumières. Dans certains récits, la
lumière tomberait du ciel « comme des graines » et pourrait provoquer des
blessures.
Nous sommes ici devant un élément essentiel de l'affaire. Le mot wokloni ne
désigne pas nécessairement une seule catégorie d'entité. Dans les témoignages
recueillis à Kela, le même terme semble pouvoir désigner :
·
Une petite
créature humanoïde ;
·
Un être
ressemblant à un enfant ;
·
Une entité
associée aux arbres ;
·
Une
manifestation lumineuse ;
·
Ou un
phénomène surnaturel plus général.
Il serait donc dangereux de traduire automatiquement wokloni =
extraterrestre. Ce serait une erreur méthodologique.
L'article de Tristan Routier s'appuie notamment sur des travaux
d'historiens et de spécialistes des traditions mandingues. Lors d'un colloque
organisé à Bamako en 1976, l'historien Djibril Tamsir Niane établissait déjà
une correspondance entre le djinn et le wokolo dans la terminologie malinké. Le
professeur Wa Kamissoko distinguait quant à lui plusieurs catégories de génies
du Mandé, parmi lesquelles : les Nyama ; les Sigifen ; les Konkoma ; les Gwere ou
encore les Wokolo. Cette classification est capitale pour comprendre Kela. Elle
montre que le monde invisible mandingue n'est pas un ensemble indistinct de «
fantômes ». Il existe une véritable taxonomie traditionnelle des êtres et
phénomènes invisibles.
Les Konkoma : un rapprochement particulièrement intéressant - Parmi ces
catégories, les Konkoma sont particulièrement intéressants pour l'étude des
observations de Kela. Selon les informations rapportées par Routier à partir
des travaux de Youssouf Tata Cissé, les Konkoma peuvent se manifester sous la
forme :
·
De points
lumineux ;
·
De flammes
;
·
Ou de
traînées de flammes.
Ces manifestations seraient notamment connues des chasseurs et pourraient
apparaître de nuit dans la brousse. Nous
avons donc une situation remarquable : le folklore mandingue possède déjà,
indépendamment du vocabulaire moderne des OVNI, une catégorie de phénomènes
lumineux nocturnes. Cela ne prouve absolument pas que les lumières observées à
Kela étaient des Konkoma, mais cela fournit une hypothèse anthropologique
beaucoup plus solide : le témoin confronté à une lumière nocturne inhabituelle
dispose déjà, dans son environnement culturel, d'un cadre interprétatif
permettant de lui donner un sens.
Les traditions mandingues donnent également au wokloni une dimension
humanoïde. Youssouf Tata Cissé décrit notamment le wòkulò / wòkulònin comme un
« petit être ». D'autres appellations existent selon les régions et les
langues. Les traditions lui attribuent notamment une petite taille et des
caractéristiques physiques particulières. C'est ce qui donne au témoignage de Lansine D.
une importance particulière. Sa description :
Petite taille + longs cheveux + déplacement
rapide + apparition nocturne
peut être comparée à la représentation traditionnelle du petit être. Mais
là encore, corrélation culturelle ne signifie pas identification physique.
L'intérêt du dossier augmente encore lorsque l'on constate que des
traditions comparables apparaissent dans d'autres régions d'Afrique
occidentale. L'article évoque notamment les correspondances proposées entre :
·
Wokloni /
woklo chez les Mandingues ;
·
Atakurma
chez les Zarma-Songhay ;
·
Nyamnyam
dans certaines traditions haoussa ;
·
Et
diverses figures de petits êtres ou génies dans le Sahel.
Certaines traditions parlent de petits êtres vivants dans les arbres, les
cavernes ou les espaces sauvages. Il ne
faut toutefois pas transformer ces similitudes en preuve d'une réalité
biologique commune. Elles peuvent également témoigner de structures
mythologiques récurrentes dans des sociétés confrontées aux mêmes
environnements naturels et aux mêmes expériences nocturnes difficiles à
identifier.
Une hypothèse anthropologique particulièrement intéressante
Certains chercheurs ont proposé une interprétation historique des
traditions relatives aux petits êtres. Le professeur Filifing Sako a notamment
suggéré que les récits de petits hommes pourraient conserver le souvenir
mythifié d'anciens peuplements humains du Sahel. Cette hypothèse est évidemment
différente d'une interprétation extraterrestre. Elle propose que certaines
traditions concernant des « petits hommes » puissent être des souvenirs
culturels transformés de populations anciennes. Cette hypothèse est séduisante, mais elle doit
rester présentée comme telle. Elle ne permet pas d'identifier les êtres
observés par Lansine D.
C'est ici que l'analyse ufologique doit commencer. Et paradoxalement, c'est
peut-être là que Kela devient plus intéressant. Nous disposons de témoignages. Mais
nous ne disposons pratiquement d'aucune donnée instrumentale. Il manque
notamment : photographie ; vidéo ; mesure angulaire ; distance etc…
Nous devons donc distinguer deux niveaux.
·
Niveau 1 :
le phénomène a-t-il été vécu ?
Oui, selon les témoignages recueillis. Les récits sont suffisamment précis
pour considérer que les témoins rapportent réellement avoir vécu quelque chose
qu'ils ont jugé inhabituel.
·
Niveau 2 :
savons-nous ce qu'ils ont observé ?
Non. C'est précisément ici que commence l'incertitude.
Une lumière rouge nocturne peut avoir de nombreuses causes naturelles ou
artificielles. Sans date précise, il est impossible d'effectuer une
reconstitution astronomique sérieuse. Il faudrait connaître, pour chaque
observation :
Année — mois — jour — heure — direction
d'observation.
On pourrait alors vérifier : les planètes ou les étoiles brillantes proches
de l'horizon ; météores ; satellites ou encore par exemple rentrées atmosphériques.
Une étoile ou une planète proche de l'horizon peut présenter des variations
apparentes de couleur dues aux turbulences atmosphériques. Une source lumineuse
fixe peut également donner l'impression de se déplacer lorsque l'observateur
est lui-même en mouvement.
La région du Mandé présente également un environnement dans lequel
poussières, chaleur, humidité et phénomènes atmosphériques peuvent modifier
fortement l'apparence d'une source lumineuse. Une lumière située à plusieurs
kilomètres peut être difficile à localiser dans l'obscurité. C'est
particulièrement important dans le récit de la lumière qui semble rester sur un
arbre tout en projetant un faisceau vers les témoins. Le témoin peut
parfaitement avoir perçu deux éléments distincts comme appartenant à une même
source.
Il serait cependant tout aussi réducteur de déclarer : « Ce sont simplement
des croyances africaines. » Ce serait une mauvaise démarche scientifique. Une
croyance culturelle peut expliquer l'interprétation d'un événement sans
expliquer nécessairement l'événement initial. C'est une distinction
fondamentale.
Un témoin peut réellement voir une lumière inhabituelle. Puis son cerveau
cherche une explication.
À Kela, cette explication peut être : djinn → wokloni → génie de l'arbre.
Dans une société occidentale contemporaine, le même phénomène pourrait être
décrit comme : « OVNI » → « drone » → « appareil militaire » → «
extraterrestre ».
Le phénomène perceptif initial peut donc être identique alors que son
interprétation culturelle change.
Un autre élément doit être pris en considération. Les deux récits
comportent une forte dimension émotionnelle :
·
Peur ;
·
Fuite ;
·
Cris ;
·
Accélération
à bicyclette ;
·
Sentiment
d'être suivi ;
·
Recherche
d'un refuge.
Or la peur modifie considérablement la perception. Dans l'obscurité,
lorsqu'un observateur pense être poursuivi par quelque chose, son attention
devient extrêmement sélective. Chaque mouvement de lumière peut être interprété
comme une poursuite. Une source fixe peut alors sembler se déplacer. Un
phénomène intermittent peut sembler « réagir » à l'observateur. Ce mécanisme ne
signifie absolument pas que le témoin ment. Il signifie simplement que
perception et interprétation sont indissociables dans une observation nocturne
fortement émotionnelle.
C'est probablement la conclusion la plus intéressante du dossier Kela. Les
témoins ne semblent pas avoir cherché à transformer leur expérience en histoire
extraterrestre. Ils utilisent un vocabulaire traditionnel : djinn — wokloni
— arbre-roi — génie — lumière. Cela nous oblige à sortir d'un modèle trop
occidental de l'ufologie.
L'étude des PAN en Afrique ne peut pas consister uniquement à chercher dans
les archives les mots :
OVNI, UFO, soucoupe volante, extraterrestre. Il faut également rechercher :
génie, esprit, lumière, feu, petit homme, apparition, arbre sacré, être
nocturne, flamme, phénomène céleste. C'est probablement l'une des raisons pour
lesquelles les catalogues occidentaux sous-estiment historiquement le nombre de
récits africains.
Kela : un cas ufologique ou anthropologique ?
La réponse est probablement : les deux, mais pas de la même manière. Comme
cas ufologique classique, Kela est relativement faible. Il n'existe aucune
donnée instrumentale et les observations sont anciennes, imprécises dans leur
datation et recueillies plusieurs années après les faits. En revanche, comme
cas d'étude de la perception et de l'interprétation culturelle des phénomènes
inhabituels, Kela est exceptionnel. Il montre comment une société possède déjà
les catégories permettant de classer un événement étrange.
Il faut donc éviter deux conclusions extrêmes.
·
Première
erreur :
« Les wokloni sont des extraterrestres. »
Aucune donnée de Kela ne permet de soutenir
cette affirmation.
·
Deuxième
erreur :
« Les témoins ont simplement raconté des
histoires traditionnelles. »
Cette conclusion est également insuffisante.
Les témoignages décrivent des expériences vécues, mais nous ne savons pas
quelle réalité physique se trouvait derrière ces expériences. La position
scientifique correcte est donc : phénomène rapporté, non identifié, interprété
dans un cadre culturel mandingue. C'est précisément cette formulation qui me
paraît la plus solide pour votre ouvrage.
Une classification possible
Je vous proposerais de présenter les observations ainsi :
|
Date |
Lieu |
Phénomène |
Témoins |
Source |
Évaluation |
|
Années 1990 |
Kela, Mandé |
Lumière rouge au sommet d'un djirimasa |
1 |
Récit de Mamadou Ba Kamissoko, recueilli en 2004 |
🟡 Moyenne |
|
Années 1990 |
Kela, Mandé |
Lumière rouge réapparaissant devant le témoin |
1 |
Même récit |
🟡 Moyenne |
|
Années 1990 |
Kela |
Lumière rouge derrière la case |
1 |
Même récit |
🟡 Moyenne |
|
Années 1990 |
Kela |
Wokloni humanoïde de petite taille |
1 + récit |
Lansine D., recueilli en 2004 |
🟡 Moyenne |
|
Années 1990 |
Kela |
Lumière rouge + faisceau accompagnant un groupe |
5 |
Lansine D. et quatre compagnons |
🟡 Moyenne |
Attention : « moyenne » ici signifie qualité du témoignage et intérêt
documentaire, et non probabilité que l'objet soit un engin extraordinaire.
Conclusion
Les récits de Kela ne constituent pas, en l'état actuel des informations
disponibles, une preuve de la présence d'un engin extraterrestre ou même d'un
phénomène aérien matériel. Ils sont néanmoins beaucoup plus importants qu'une
simple histoire de « petit homme » ou de « lumière rouge ». Ils montrent que
dans le Mandé, une observation inhabituelle peut être immédiatement intégrée à
une cosmologie dans laquelle les arbres anciens, les génies, les petits êtres
et les manifestations lumineuses ont une place définie.
Le témoignage de Mamadou Ba Kamissoko est particulièrement intéressant
parce qu'il associe une lumière rouge, un djirimasa, les djinns, les wokloni et
une expérience personnelle de peur. Celui de Lansine D. est encore plus
remarquable puisqu'il décrit séparément une créature humanoïde puis une lumière
rouge accompagnée d'un faisceau, observée cette fois par un groupe de cinq
personnes. Mais le chercheur doit
résister à la tentation de transformer automatiquement le vocabulaire
traditionnel en vocabulaire extraterrestre. Un wokloni n'est pas un «
extraterrestre africain ». Et une lumière rouge n'est pas nécessairement un
PAN. En revanche, l'expérience qui se trouve derrière ces récits mérite d'être
étudiée, précisément parce que nous ne savons pas encore ce qui a été observé. Kela
nous rappelle ainsi une vérité essentielle pour l'étude des PAN en Afrique : pour
comprendre ce que les témoins ont vu, il faut aussi comprendre le monde dans
lequel ils ont appris à regarder.
Et c'est probablement là que réside l'intérêt scientifique majeur de Kela :
non pas prouver que les djinns ou les wokloni sont des objets volants non
identifiés, mais étudier comment un phénomène nocturne inexpliqué est perçu,
nommé et intégré dans une culture qui possède depuis des siècles son propre
langage de l'invisible.
Sources principales
La source moderne fondamentale est l'étude de Tristan Routier, « La
phénoménologie OVNI en Afrique – De la place de l’invisible dans la mystique au
Sahel… », publiée le 23 juin 2024 par UAP Afrique
Pour le contexte historique et oral de Kela, les travaux sur les griots
Diabaté sont également importants. Jan Jansen a notamment étudié leur rôle dans
la transmission de la tradition mandingue ; son étude sur les griots de Kela
souligne leur position exceptionnelle dans le monde mandé.
Enfin, l'ouvrage L'Épopée de Sunjara, d'après Lansine Diabate de Kela
(Mali), publié en 1995, constitue une référence universitaire indépendante
importante pour replacer Kela dans son contexte de transmission de la tradition
orale mandingue.
https://africultures.com/les-griots-de-kela-des-paroles-quon-devrait-entendre1-3619/
https://orbitaceromendoza.blogspot.com/2024/06/?utm_source=chatgpt.com
https://www.researchgate.net/publication/30429603_La_mission_Griaule_a_Kangaba_Mali
2023
– 2024 – TOMBOUCTOU - MALI
Observation Tombouctou - 2 orbes
Titre
YouTube: UNKNOWN IN THE NIGHT SKIES OF MALI —
Lieu : Tombouctou, Mali
Phénomène : deux orbes lumineux flottants,
silencieux
Source : vidéo non éditée reçue via
WhatsApp
Chaîne de transmission : contact de Hasan,
frère de l'auteur
Statut dans la vidéo : événement en cours
de développement
Description officielle de la vidéo :
J'ai reçu une vidéo du contact de mon frère Hasan à Tombouctou, au Mali,
littéralement dans l'heure qui s'est produite via WhatsApp. Ce que vous allez
voir, c'est une vidéo non éditée de deux orbes lumineuses flottant
silencieusement au-dessus du ciel de Tombouctou.
Le moteur de recherche
confirme bien le titre et la description: I received a video from my
brother Hasan's contact in Timbuktu, Mali literally within the hour if it
happening via WhatsApp. What you are about to see is an unedited video of two
glowing orbs hovering silently over the skies of Timbuktu.
Lien direct: https://www.youtube.com/watch?v=TajjwSHmo58
Vidéo non éditée reçue via WhatsApp
dans l'heure de l'événement, via le contact à Tombouctou du frère Hasan. Deux
orbes lumineux flottants, silencieux, au-dessus de Tombouctou. Événement en
cours de développement.
Analyse rapide
1. Caractéristiques UAP Type
: Lumières nocturnes - orbes. 2 objets distincts, pas en formation fixe
décrite, vol stationnaire.
Signature : lumineux auto-émettant (pas reflet), silencieux. C'est le
critère qui élimine avion/hélico classique à basse altitude dans le désert
calme de Tombouctou.
Comportement : flottant / hovering - pas de trajectoire balistique,
pas de clignotement type anti-collision.
2. Ce qui est intéressant dans ce cas
Fraîcheur : reçu "within the hour" via WhatsApp, donc pas une
vieille vidéo recyclée. Chaîne courte : témoin direct > Hasan > frère qui
poste. On a un contact à remonter, pas juste un upload anonyme.
Ciel de Tombouctou : pollution lumineuse quasi nulle, très bon terrain pour
observer. Peu de trafic aérien civil nocturne régulier.
3. Limites / points faibles
Compression WhatsApp : détruit les métadonnées EXIF, lisse les
détails, crée des artefacts lumineux qui peuvent grossir des sources
ponctuelles.
Source de 2ème main : on n'a pas le témoignage du filmeur lui-même, ni
heure exacte, ni direction d'observation, ni durée.
Pas de repère au sol : sans bâtiments/étoiles visibles, impossible
d'estimer altitude, taille, distance. Contexte Mali : zone avec activité
drones militaires, surveillance, et aussi lâchers de lanternes lors de fêtes
locales. Les deux peuvent donner 2 lumières silencieuses stationnaires.
20 AOUT 2025 - REGION DU
SAHARA - MALI
Observation d'OVNI
NUFORC 193613
Date d'apparition
: 20/08/2025 à 03h53 heure locale.
Signalement : 28/10/2025 à 09h03 heure du Pacifique.
Durée : 1 à 2 heures.
Nombre d'observateurs : 2 (pilote, expert en aviation ).
Lieu : Mali.
Détails du lieu : localisation précise et heure UTC fournies dans la
vidéo.
Forme : lumière.
Couleur : blanche.
Vue depuis : avion .
Angle d'élévation : 30°.
Explication : Starlink (Racetrack) -
Caractéristiques possibles : des lumières sont observées sur 1 à 5
objets lumineux pendant une durée de 1 à 2 heures. Ils se déplacent selon une
trajectoire courbe.
Dans la région du Sahara, j'observe fréquemment des lumières brillantes, au
nombre de 1 à 5 ou 6. Elles apparaissent individuellement ou par groupes de 2 à
6 simultanément. Leurs mouvements peuvent être synchrones ou divergents. Leur
luminosité varie de façon synchrone ou indépendante. Leur mouvement est
chaotique, contrairement à celui des satellites qui se déplacent en ligne
droite. En avion, à haute altitude, l'angle par rapport à l'horizon est
d'environ 30 degrés.
NOTE : Ce cas inscrit dans la base de données du NUFORC par le témoin,
du fait du manque de précision, il ne peut pas être examiné..
https://nuforc.org/sighting/?id=193613&utm_source=chatgpt.com
Chapitre XII – 31
29 - MAURITANIE
LES OVNIS EN MAURITANIE
Les données et archives
publiques consacrées spécifiquement aux Objets Volants Non Identifiés
(PAN/OVNI) en Mauritanie sont extrêmement limitées. Contrairement à des pays
disposant d'organismes civils ou militaires dédiés (comme le GEIPAN en France),
la Mauritanie ne possède pas de registre officiel centralisé accessible sur le
web.
Les signalements recensés dans
les bases de données internationales (NUFORC, archives de l'US Air Force /
Project Blue Book, bases ufologiques européennes) ainsi que dans la presse
régionale restent isolés.La base américaine US UFO Center reconnaît ellemême que les dossiers sont en cours de rattrapage : "There have been a number of UFO Reports received from Mauritania and we are working to add those into this forum" et annonce son "Disclosure Project" à partir du 22/03/2025 pour diffuser les cas soumis depuis la page Mauritanie.
On peut aussi expliquer le
faible nombre d’observations par :
1
Absence
d'organisme d'enquête dédié : Aucune structure étatique mauritanienne ne
collecte formellement les témoignages d'OVNI.
2
Culture de
la tradition orale : Dans les zones nomades et désertiques, les Phénomènes
Aériens Non Identifiés (PAN) sont souvent interprétés localement à travers des
explications traditionnelles ou culturelles, sans faire l'objet de rapports
administratifs.
3
Faible
densité de radars civils secondaires : Les zones désertiques mauritaniennes ne
disposent pas d'une couverture radar civile intégrale traçant chaque anomalie
d'altitude, limitant ainsi les données techniques confirmées.
Les Djinns et les OVNIs en
Mauritanie ont faits souvent l’objet d’histoires étranges. C'est
un point bien documenté par les travaux anthropologiques sur la société maure.
Dans les traditions bidân, le monde
naturel n'est pas seulement constitué du monde visible. Des êtres surnaturels
peuvent être associés à certains lieux, notamment aux espaces désertiques, aux
sources, aux mines et aux endroits considérés comme dangereux. Une étude anthropologique consacrée aux
croyances et pratiques de l'Adrar rapporte notamment des récits dans lesquels
les djinns interviennent directement dans la vie sociale et religieuse. Des
pratiques rituelles destinées à éloigner ou neutraliser un Jinn sont attestées dans la région. Encore plus
intéressant une source ethnographique rapporte que, dans les conceptions bidân
du monde surnaturel, certains êtres maléfiques peuvent être perçus sous une
forme humaine, animale ou comme des « boules de feu ». Cela donne un contexte
culturel important aux récits de lumières mystérieuses. On trouve donc
dans les récits anciens, les légendes, une interférence Djinns et « des lumière
», « du feu comme les boules de feu volantes », « des char volants », « des
apparition » ou phénomènes nocturnes, mais il ne faut pas y voir forcément des
récits d’OVNIs tels que nous les concevons aujourd’hui.
On trouve en Mauritanie une
formation naturelle : Le dôme de Richat,
appelé aussi « l’œil du Sahara », qui
est parfois présenté dans des
publications populaires comme pouvant avoir un rapport avec des extraterrestres,
elle serait même une piste d’atterrissage pour ovni ou décrite comme une ancienne structure artificielle. Mais les recherches
géologiques établissent une origine naturelle : il s'agit d'une grande structure
géologique érodée qui a 100 millions d’années !
En Mauritanie les recherches
disponibles font surtout apparaître des phénomènes célestes spectaculaires,
plusieurs ayant été identifiés comme des météorites. Deux signalements
contemporains — Nouadhibou en 2008 et Boumdeid en 2012 — restent toutefois à ce
jour insuffisamment documentés pour permettre une identification définitive
comme étant une météorite ou un bolide. Comme le Sud Maroc, la Mauritanie et
même le Sahara, ce sont des zones ou la chute de météorites est fréquente.
Citons la base du Meteoritical Bulletin qui recense de nombreux matériaux
météoritiques trouvés en Mauritanie. Elle liste notamment :
·
Chinguetti, trouvé en 1920 ;
·
Kiffa, chute observée en 1970 ;
·
Aioun el Atrouss, chute observée en 1974 ;
·
Boumdeid (2003) ;
·
Boumdeid (2011) ;
·
Dayet el Aam (2012) ;
·
Choum 001 (2021) ;
·
Choum 002 (2022).
L’ufologie Mauritanienne
présente donc de nombreuses particularités dont il faut tenir compte dans nos
analyses.
CATALOGUE :
PAS DE DATE !
Nous évoquons ce dossier pour information. - MAURITANIE
CAS SIGNALÉ PAR UNE
SOURCE SECONDAIRE — NON VÉRIFIÉ
·
Lieu :
Adrar / wadis non précisés
Date : inconnue
Témoins : inconnus
Description : « orbes lumineuses » présentant des formes ou motifs évoquant des
soucoupes
Source : Dyerbolical, Phantom Caravans of the Sahara: Jinn, Lost Traders, and
Spectral Warnings in Mauritania, 7 mars 2026.
Source primaire : aucune retrouvée
Enquête : aucune retrouvée
https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown/
1970 – ADRAR – FIERY - MAURITANIE
Chariots (sawari
al-nar)" décrits par les bédouins, coïncidant avec les booms miniers
– La source ne donne aucune référence précise.
https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown/
DEBUT 1970 AXE NOUADHIBOU -
ATAR — (Secteur ferroviaire / Nord)
·
Contexte : Signalement d'employés et conducteurs
du train minéralier (SNIM).
·
Description : Observation nocturne de globes
lumineux (phénomène souvent qualifié de « lumières du désert ») suivant une
trajectoire parallèle aux voies ferrées avant de monter en flèche vers la haute
atmosphère.
·
Hypothèse : Fata Morgana / mirage optique lié à
l'inversion thermique importante dans le désert, ou débris spatiaux lors d'une
rentrée atmosphérique.
Début des années 1970 — ligne Nouadhibou–Zouérate
La première chose à corriger dans la reprise d’une source est le trajet :
le train minéralier ne relie pas directement Nouadhibou à Atar. La ligne
minière relie Nouadhibou à Zouérate, avec notamment Choum sur le parcours ;
Atar est desservie par une route depuis Choum. Une étude géographique sur le
chemin de fer confirme l'existence des bases de maintenance de Boulanouar,
Dibilâl, Aghoueyyit, Amchigdel-Tmeymichat, etc. le long de la ligne.
Le contexte ferroviaire, lui, est parfaitement attesté La construction du
complexe MIFERMA et de la voie ferrée a commencé au début des années 1960. En
1963, le complexe Fort-Gouraud–Port-Étienne était inauguré, avec une voie
ferrée d'environ 650 km et une importante infrastructure minière. Un document historique indique qu'en 1973,
trois trains minéraliers circulaient quotidiennement entre Zouérate et
Nouadhibou, avec quatre locomotives et environ 180 wagons par train.
Et un témoignage publié par Le Monde confirme qu'en 1973, Matala Ahmed
était devenu chef de bord d'un train minéralier, après une période où ce poste
était occupé par des expatriés français. Donc :
« Employés et conducteurs du train minéralier au début des années 1970 » est historiquement tout à fait crédible.
Source : La source primaire n’a pas été retrouvée.
23 OCTOBRE 1970 — KIFFA - MAURITANIE
Chute d’une météorite
accompagnée d'une explosion
·
Lieu :
environ 8 km au sud-ouest de Kiffa, région de l'Assaba
Date : 23 octobre 1970
Heure : 14 h 55 GMT
Ce cas n'est pas un OVNI, mais il mérite d'être intégré parce qu'il
constitue une observation spectaculaire
du ciel en Mauritanie.
-
Des
témoins ont signalé :
-
Des
explosions bruyantes ;
-
Un nuage
blanc dans le ciel ;
-
Puis la
chute d'une pierre ;
-
Un impact
dans le sable.
Une météorite d'environ 1,5 kg a été récupérée et examinée par les
autorités. Le Meteoritical Bulletin classe cette météorite comme une chondrite
ordinaire H5.
Statut
·
Identifié
: météorite.
·
. La météorite de Kiffa
·
Lieu :
environ 8 km au sud-ouest de Kiffa, Assaba
Date : 23 octobre 1970
Heure : 14 h 55 GMT
Ce cas est signalé comme
phénomène céleste identifié, et non comme OVNI. Des détonations furent
entendues et un nuage blanc fut observé dans le ciel. Le lendemain, un enfant
découvrit une météorite à environ 8 km de Kiffa. Elle avait produit un petit
trou dans le sable. Moins de 1,5 kg de matière furent récupérés. La
météorite est officiellement classée H5.
Intérêt pour l'ufologie
Très intéressant comme cas de contrôle : un phénomène céleste spectaculaire
peut être accompagné de bruit, de lumière et d'un impact au sol, puis être
identifié matériellement.
17 AVRIL 1974 — GOUNQUEL / AIOUN EL ATROUSS - MAURITANIE
Une boule de feu et un bang supersonique
·
Lieu :
environ 40 km au sud d'Aioun el Atrouss, localité de Gounquel
Date : 17 avril 1974
Une boule de feu fut observée et un bang sonique entendu. Des matériaux
météoritiques furent ensuite récupérés sur trois sites différents par des
habitants de la région.
La météorite est aujourd'hui classée diogénite, avec une masse
officiellement enregistrée d'environ 1 kg.
Statut
IDENTIFIÉ — météorite.
17 AVRIL 1974 - AIOUN EL ATROUSS – GOUNQUEL -
MAURITANIE
Il ne s'agit pas d'un OVNI,
mais d'une chute céleste spectaculaire.
17 avril 1974 — Gounquel - Une
météorite de type diogénite d'environ 1 kg est tombée à Gounquel, dans le
sud-est de la Mauritanie. L'événement est répertorié dans la littérature
météoritique scientifique.
Il montre que la Mauritanie
possède une longue histoire de phénomènes célestes observables et de chutes
météoritiques. Il est à noter que les chutes météoritiques ont pu alimenter les
récits de phénomènes célestes en Mauritanie et parfois être qualifié d’ovni.
1994 — F'DÉRIK,
TIRIS ZEMMOUR - MAURITANIE
Cas allégué — non
corroboré
Une source secondaire attribue
à la région de F'Dérik une observation collective d'un objet décrit comme un
disque émettant des faisceaux lumineux. Le récit affirme que ces faisceaux
auraient affecté ou immobilisé du bétail. La même source prétend que des
documents de l'Armée de l'air mauritanienne, rendus publics en 2015, auraient
confirmé des détections radar.
Recherche documentaire :
aucune source primaire retrouvée à ce jour. Cas non détaillé sans source et
compte tenu du texte il faut se méfier…. Possible Fake
Origine de l’information :
Près de F'Dérik, Tiris Zemmour
Observation de masse : « Une
observation massive en 1994 près de F'Derik impliquait un disque émettant des
faisceaux qui pétrifiaient le bétail. Les dossiers de l'Armée de l'air
mauritanienne, fuités en 2015, confirment des verrouillages radar
Dyerbolical, cite une fuite non vérifiée de l'armée de
l'air mauritanienne
https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown
24 SEPTEMBRE 2003 — BOUMDEID - MAURITANIE
Une véritable chute météoritique
·
Lieu :
environ 28 km au nord de Boumdeid, région du Tagant
Date : 24 septembre 2003
Heure : entre 21 h et 22 h
Un groupe de nomades, dirigé par Isselmou Ould Dah, aurait observé une
boule de feu dans le ciel. Peu après, une pierre est tombée près de leur
campement. Elle était encore chaude lorsqu'elle fut récupérée. La masse
complète pesait environ 190 grammes. Les analyses ont conduit à
l'identification d'une chondrite L6, officiellement enregistrée sous le nom
Boumdeid (2003).
Un détail particulièrement intéressant : la radioactivité confirme la
date
Ce n'est pas
simplement une pierre trouvée dans le désert puis attribuée à l'événement.
Une mesure du
radionucléide ^22Na, ainsi que du ^26Al, a été effectuée sur l'échantillon. Les
résultats sont compatibles avec une chute en 2003, ce qui constitue un élément
supplémentaire en faveur de l'identification.
Intérêt ufologique
Ce cas montre une nouvelle fois la difficulté de l'identification des
phénomènes lumineux nocturnes dans une région désertique.
Mais ici nous disposons d'une preuve exceptionnelle : Le phénomène lumineux a été suivi par la
récupération physique de la météorite. Statut Résolu — météorite.
https://www.lpi.usra.edu/meteor/metbull.cfm?code=57168&
22 FÉVRIER 2008
— RÉGION DE NOUADHIBOU – CANSADO -
MAURITANIE
Photo prise lors de l’observation - 22 février 2008 à CANSADO
Énigme n° 224035
2 témoins
2008 févr. 22 • 06h30 UTC+0
Cansado, Dakhlet Nouadhibou, Mauritanie
Témoignage
Un éclair soudain et aveuglant a déchiré l'atmosphère et, pendant une
fraction de seconde, ce qui ressemblait à un vaisseau lumineux a filé vers
l'ouest. J'avais décidé de me lever tôt pour photographier le lever du soleil à
Cansado, en Mauritanie. Il était environ 6h30, heure locale, et je me trouvais
sur la côte avec un jeune homme du coin rencontré pendant mon séjour.
Alors que je prenais des photos d'essai, un éclair soudain, suivi d'un coup
de tonnerre, a retenti sur l'océan. Une lumière vive est apparue, puis une
traînée lumineuse autour de laquelle s'est formée une sphère, à quelques
centaines de mètres au-dessus de la surface de l'eau, à environ un
demi-kilomètre du rivage. Elle est restée ainsi un instant avant de filer vers
l'ouest, laissant une traînée blanche incandescente qui s'estompa rapidement.
L'événement n'a duré que 30 secondes, l'apparition initiale avant la
disparition n'ayant duré que 5 secondes. Il m'a semblé que l'engin ou l'objet
était entré spontanément dans l'atmosphère, perturbant momentanément la
pression atmosphérique locale, comme une onde de choc occupant violemment un
espace auparavant vide. Un grondement semblable au tonnerre, mais plus discret,
retentit, et une poche de lumière bleue s'étira tandis qu'une sphère violette
et lumineuse en émergeait. Tandis que la traînée lumineuse et la sphère
semblaient s'étirer à nouveau de façon étrange, un autre éclair, plus faible,
se produisit, et la sphère disparut dans un filament de lumière bleu-blanc qui
resta suspendu dans l'air quelques secondes après sa disparition.
C'est la seule photo correctement exposée durant l'incident, grâce à la
lumière intense de l'événement et à la lumière ambiante.
.
La source primaire de l’observation serait le MUFON.
CONCLUSIONS SUR CE CAS :
Deux personnes déclarent avoir
observé, vers 06 h 30 UTC, un phénomène lumineux extrêmement intense au-dessus
de l'océan. Le témoin principal décrit un éclair, une sphère lumineuse
bleutée-violette, une traînée et plusieurs manifestations lumineuses accompagnées
d'un bruit comparable au tonnerre. L'événement aurait duré environ trente
secondes. Une photographie, prise pendant l'observation, a été conservée et
publiée dans la fiche Enigma #224035.
L'image montre effectivement
une source lumineuse très intense, mais sa structure apparente peut être
fortement influencée par la saturation et les phénomènes optiques de
l'objectif. La photographie ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à la
présence d'un objet solide. La photo ne laisse pas entrevoir d’indices de
trucage. Un bolide ou un autre phénomène atmosphérique constitue une hypothèse
à examiner, mais aucune identification définitive n'est actuellement établie.
Nous avons examiné la position
du soleil a l’heure et le jour de l’observation. Voici le résultat de cette
analyse :
Le calcul astronomique pour Cansado (≈ 20,85° N ; 17,03° O), coordonnées
cohérentes avec les sources géographiques disponibles.
Résultat important
Le 22 février 2008 à 06 h 30 UTC, le Soleil n'était pas encore levé. - Lever
du Soleil estimé : ~07 h 35–07 h 40 UTC - À 06 h 30 UTC, le Soleil était encore à
environ 16° sous l'horizon. - Sa
position azimutale était proche de 96°, donc pratiquement à l'est.
Cela change légèrement notre analyse.
La photographie montre le phénomène au-dessus de la mer. Or le récit
indique que le phénomène :« a filé vers l'ouest » et la photographie montre
effectivement une scène maritime avec le phénomène situé au-dessus de
l'horizon. Ce n'est donc vraisemblablement pas le Soleil lui-même photographié
directement.
C'est un point important : l'hypothèse simpliste « le témoin a photographié
le lever du Soleil et a photographié le Soleil » ne fonctionne pas avec l'heure
indiquée.
Mais il reste une possibilité photographique très intéressante
Le Soleil était encore sous l'horizon, mais sa lumière pouvait déjà
éclairer le ciel et l'océan. Nous sommes donc dans la période de crépuscule
astronomique/nautique, avec un ciel qui commence à s'éclaircir alors que le
Soleil est encore sous l'horizon. Cela peut favoriser les contrastes
spectaculaires autour d'une source lumineuse. Et surtout, le phénomène lui-même
semble avoir été extrêmement lumineux, puisque le témoin parle d'un éclair
aveuglant.
Un point que je trouve maintenant particulièrement intéressant
La photographie présente une source centrale blanche entourée de structures
bleues et violettes très symétriques. Cela ressemble fortement à la réponse
optique d'un objectif à une source très intense :
Source lumineuse → saturation → halos →
diffraction/réflexions internes → traînées colorées.
Mais cela ne signifie pas que la source elle-même était un artefact. Il
pourrait parfaitement s'agir de :
·
Un
phénomène lumineux réel + une importante déformation photographique.
C'est une distinction fondamentale.
Et le bolide reste une hypothèse sérieuse
La chronologie rapportée :
Éclair extrêmement intense → bruit → sphère →
traînée → déplacement rapide → nouvelle émission → disparition
est compatible avec plusieurs phénomènes naturels.
Un bolide très brillant reste notamment envisageable. Mais il y a une
difficulté : le témoin décrit une évolution pendant près de 30 secondes, alors
qu'un météore classique ne reste généralement pas aussi longtemps visible. Une
rentrée atmosphérique lente ou une fragmentation d'un objet spatial pourrait
éventuellement produire une durée plus longue.
Source : https://app.enigmalabs.io/sighting/224035
2015 MAUITANIE - VILLE ET
SOURCE NON IDENTIFIEE - MAURITANIE
Des notes de l'armée de l'air
mauritanienne, divulguées en 2015, font état de contacts radar avec des objets
dont la trajectoire a changé au-delà des limites normales de vol. Plus tard,
des témoignages font état d'orbes laissant des traces dans le lit asséché des
oueds, et d'un pilote ayant observé en 2009 un engin triangulaire suivre son
avion à la même vitesse. Certains attribuent ces lumières à des bases
souterraines, d'autres aux mêmes traditions liées aux djinns qui alimentent les
récits des oasis. https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown/
ANALYSE
1. Sur la "fuite de 2015" : rien.
Aucune trace dans les archives OVNI déclassifiées (US, France, UK), aucun
communiqué du Ministère de la Défense mauritanien, aucun relais dans la presse
mauritanienne ou spécialisée. L'armée de l'air mauritanienne elle-même est une
très petite structure. Elle est décrite comme recevant la dénomination
"Islamic Air Force" et depuis sa création en 1960, elle a été formée
exclusivement par des avions de transport, de liaison et d'entraînement, fondée
en 1960. Elle a depuis acquis quelques capacités ISR avec des Cessna et C-212,
mais elle ne publie pas de registre radar public comme le fait par exemple le
CNES en France, qui est la première institution nationale dans le monde à
ouvrir ses archives sur les témoignages concernant des objets volants non
identifiés. En Mauritanie, il n'existe pas d'équivalent du GEIPAN.
La seule mention d'un contexte radar moderne vient de la coopération avec
l'Espagne pour la surveillance maritime, pas aérienne profonde.
2. Sur les orbes dans les oueds
C'est un motif classique du folklore saharien. Le même article rappelle
d'ailleurs le contexte culturel : "Nomadic Berber and Moorish traditions
speak of jinn—malevolent spirits lurking in the dunes—and unexplained lights
piercing the starlit skies.". Les lits d'oueds asséchés créent des effets
visuels (tourbillons de poussière électrifiés, feux follets, réflexions) qui
sont régulièrement interprétés comme des traces circulaires.
3- Sur le triangle de 2009
L'observation d'un engin triangulaire qui suit un avion à la même vitesse
est l'archétype du "triangle noir", très répandu depuis la vague
belge de 1989-1990. Il n'y a pas de rapport d'incident aérien mauritanien de
2009 enregistré dans les bases de données d'aviation civile (ASN) ou militaire
ouvertes.
Pourquoi les deux explications reviennent tout le temps ?
A - Bases souterraines
: L'Adrar et le Richat sont des zones très isolées, avec d'anciennes mines
(F'Dérik, Zouérat). Le mythe de bases cachées sous les dunes est une
transposition des théories américaines sur Dulce / Area 51 au Sahara.
B - Djinns : Dans les
oasis du Tagant, du Hodh ou à Terjit, la tradition islamique explique les
lumières errantes et les voix par les djinns nés de feu sans fumée. C'est un
cadre interprétatif local beaucoup plus ancien que l'hypothèse extraterrestre,
et il alimente naturellement les récits d'oasis.
En résumé : il n'y a pas
de dossier mauritanien officiel traçable de 2015. Le cas cité est une compilation d'un site de mystère qui a
agrégé trois archétypes UFO (radar impossible, orbes au sol, triangle qui pace)
et les a situés en Mauritanie en y ajoutant les deux lectures locales,
extraterrestre vs djinns. Les informations relatives à des observations
d’ovni citées dans cet article ne sont pas sourcées et nous ne retrouvons
jamais de traces dans les sources disponibles sur internet, ceci nous fait
douter de la réalité de ces descriptions sommaires.
https://cordis.europa.eu/article/id/27439-france-opens-ufo-archives/fr
https://en.wikipedia.org/wiki/Mauritania_Islamic_Air_Force
14 SEPTEMBRE 2011 — BOUMDEID) - MAURITANIE
Le cas mauritanien le plus important et il est particulièrement intéressant
parce que la presse mauritanienne l'a initialement présenté comme un possible
OVNI.
Le 14 septembre 2011
Vers 21 h 00 GMT, un phénomène extrêmement lumineux traverse le ciel de la
région de Kiffa/Boumdeid.
Des centaines de personnes auraient observé le phénomène dans les régions
de l'Assaba et du Gorgol.
Les témoins rapportent :
·
Une
lumière extrêmement brillante ;
·
Une
trajectoire venant du sud-ouest/sud ;
·
Une
explosion ;
·
Un bruit
très important ;
·
Des
vibrations ;
·
Une
fragmentation terminale.
·
Le
phénomène fut visible sur une très grande distance.
Une première dépêche de l'Agence Nouakchott d'Information (ANI) décrivait
l'événement comme l'explosion d'un « corps étrange et lumineux tombé du ciel ».
Les habitants ne savaient pas s'il s'agissait d'une météorite ou éventuellement
d'un morceau de satellite.
C'est probablement cette incertitude initiale qui a favorisé sa
présentation comme OVNI. Mais l'enquête scientifique a changé complètement le
dossier
Ce n'est pas un OVNI aux sens armées de l'air, c'est une chute de météorite
avec récupération de fragments.
Ce qui s'est passé le 14 septembre 2011
"Le soir du 14 septembre 2011 à 21h00 GMT, un bolide lumineux a été
observé par des centaines de témoins oculaires dans la région au nord et à
l'ouest de la ville de Kiffa, dans le département d'Assaba, au sud de la
Mauritanie. »
Même résumé dans l'article scientifique de référence :
« Le soir du 14 septembre 2011 à 21h00 GMT, un bolide lumineux a été
observé par des centaines de témoins oculaires dans la zone au nord et à
l'ouest de la ville de Kiffa [...] Une fragmentation terminale et des
phénomènes sonores ont été observés près du point final de la trajectoire. »
« Au moins une masse de 3,5 kg a été observée en impact et récupérée le
matin suivant la chute près de Boumdeid (ou Bou Mdeid), à environ 60 km au nord
de Kiffa »
En clair: vers 21h00 GMT, mercredi 14 septembre soir, une boule de feu
extrêmement brillante traverse le ciel d'Assaba sur un axe sud-est ->
nord-ouest. Les témoins à Kiffa, Boumdeid, Barkéol parlent d'un jour en pleine
nuit pendant 10-15 secondes, d'une fragmentation terminale avec détonations,
puis d'un sifflement. Le lendemain matin, un berger retrouve une pierre noire
de 3,5 kg encore chaude dans le sable à 60 km au nord de Kiffa, près de
Boumdeid.
Pourquoi la presse a titré OVNI ?
Parce que c'est la première réaction partout. On retrouve la dépêche
reprise en boucle le 15 septembre :
"Exclu: Un OVNI chute près de Boumdeid
jeudi 15 septembre 2011 / Des habitants de Boumdeid, en Assaba, (sud-est de la
Mauritanie) ont été pris de panique, mercredi soir, lorsqu’un objet volant non
identifié a illuminé le ciel de la région, selon des témoins oculaires…"
Il faut se rappeler le contexte : avant cet événement, on ne connaissait
que 18 météorites pour toute la Mauritanie.
« Avant l'événement de Boumdeid (2011), un total de seulement 18 météorites
étaient connues pour la Mauritanie. Parmi ces dernières figuraient 14
découvertes et quatre chutes. »
Le dernier fait observé remontait à Bassikounou, le 16 octobre 2006 :
"La météorite de Bassikounou, ou simplement Bassikounou, est une météorite
dont la chute a été observée le 16 octobre 2006 près de la localité de
Bassikounou". Donc personne n'avait de réflexe "bolide".
La résolution scientifique
L'affaire a été prise en charge par une équipe germano-mauritanienne (Buhl,
Toueirjenne, Hofmann et al.). Ils ont cartographié des dizaines de témoignages
au GPS, modélisé la trajectoire avec les vents d'altitude, et analysé la
pierre.
Le papier precise:
« Le présent article fournit un scénario pour la trajectoire de la
météorite Boumdeid (2011) basé sur les paramètres disponibles et les données de
vent aux altitudes pertinentes. »
Résultat publié au Bulletin Météoritique officiel sous le nom Boumdeid
(2011) :
·
Chondrite
ordinaire type L6, choc S2, altération W0 (donc chute très fraîche)
·
Détection
84 jours après la chute de radionucléides à vie courte comme le 56Co et 46Sc,
preuve de la récence
·
Corps
pré-atmosphérique d'environ 10-20 cm de rayon
C'est pour ça que ce cas est cité comme exemple de "post-event data
recovery and trajectory reconstruction in areas not covered by sky-camera
networks".
En ufologie mauritanienne, c'est le seul cas où l'hypothèse OVNI initiale a
débouché sur une récupération physique, une analyse de laboratoire et une
publication internationale
.
Correction de date
Attention : certaines sources journalistiques donnent le 16 septembre 2011.
L'étude scientifique et la base officielle des météorites retiennent le 14
septembre 2011 à environ 21 h GMT.
Source : Étude
scientifique de la météorite : https://karmaka.de/?p=3930
16 SEPTEMBRE 2011 — BOUMDEID - MAURITANIE
Il y a ici une confusion importante dans les sources.
Certains articles de presse publiés en 2012 indiquent que le phénomène de
Boumdeid avait eu lieu le :
16 septembre 2011 Mais les recherches scientifiques sur la météorite
Boumdeid établissent précisément la chute au : 14 septembre 2011 à 21 h GMT.
C'est la date retenue par le Meteoritical Bulletin et par l'étude
scientifique consacrée à la chute.
17 SEPTEMBRE 2012 — BOUMDEID - MAURITANIE
Le 17 septembre 2012, soit presque exactement un an après l'événement de
2011, des habitants de Boumdeid auraient observé de nouveau :
·
Une
lumière très vive ;
·
Une forte
explosion ;
·
Un bruit
assourdissant ;
·
Des
vibrations ressenties au sol ;
·
Une
lumière visible jusqu'à Kiffa.
Le journal mauritanien Cridem publie le 20 septembre 2012 un article
intitulé : « Encore un OVNI à
Boumdeid ? »
Voici l’article : Une
année après, quasiment à la même date, ce lundi 17 septembre les habitants
de Boumdeid, en Assaba, (sud-est de la Mauritanie) ont été pris
de panique, lorsqu’un objet volant non identifié a illuminé le ciel de la
région, selon des témoins oculaires.
Le même phénomène avait été observé le 16 septembre 2011. Le même bruit
assourdissant, la même explosion, la même lumière vive qui illumine le ciel et
qui est visible jusqu’à Kiffa à plus d’une centaine de km. Déjà
l’année dernière, des sites spécialisés en ufologie (étude des OVNI)
avaient répertorié le phénomène de Boumdeid sans lui avoir trouvé une
explication convaincante.
Dans sa chute dans un lieu, pour le moment non précisé, l’objet a fait un bruit
de tonnerre qui a fait trembler la terre et a plongé les habitants des
localités environnantes dans une peur panique. D’autres personnes à Kiffa,
à quelques deux cents kilomètres de là, ont affirmé avoir vu une lueur dans le
ciel.
L’année dernière la brigade de Gendarmerie avait fait une enquête mais elle ne
put déterminer l’origine du phénomène s’il s’agissait d’une météorite ou d’un
autre objet. En tout etat de cause la Mauritanie n’a aucun moyen
technique ou humain pour mener une enquête sérieuse pour résoudre cette énigme.
En tout cas le phénomène a été rapporté par plusieurs témoins dont certains
sont venus jusqu’à Kiffa. En tout pour la deuxième année consécutive les
boumdeidois sont témoins passifs du même mystère sans possibilité de lui donner
un nom. S’agit-il d’une météorite ? D’un débris spatial ? Ou
d’un OVNI ? La seule certitude est que la région est relativement
isolée et n’a à proximité aucune activité qui pourrait expliquer le phénomène.
Mais attention Je ne retrouve
pas de récupération météoritique comparable à celle de 2011. Et surtout, il ne faut pas confondre les deux
événements. Le fait qu’une
météorite soit tombé à Boumdeid en 2011
ne prouve absolument pas que l'événement de 2012, s’il n’est pas erroné, était
également une météorite.
L’article du CRIDEN n’a pas
été retrouvé sur internet, mais la description que le journal a fait selon une
autre source, est exactement celle de 2011 et on peut considérer qu’il s’agit
d’une erreur d’année.
https://cridem.org/C_Info.php?article=634343
On ne retrouve aucune information sur une météorite retrouvée un an après.
De plus la description correspond à l’observation de 2011. Ne serait-ce pas une
confusion de date ? – Nous notons l’observation de 2012 en attente de
confirmation par d’autres sources. Ce que nous ne sommes pas parvenu à faire.
NOVEMBRE 2011 — DESERT DE
L’ADRAR (Secteur de Chinguetti / Ouadane) - MAURITANIE
·
Contexte : Témoignage d'expatriés et de guides
locaux lors d'un bivouac nocturne.
·
Description : Une sphère lumineuse de couleur
verdâtre se déplaçant à très grande vitesse sans traînée de condensation,
effectuant un virage serré à 90 degrés avant de disparaître.
·
Hypothèse : Rentrée de débris spatiaux ou bolide
à trajectoire rasante (bien que le changement de cap suggéré par les témoins
pointe vers un phénomène de diffraction ou d'illusion d'optique).
Ce qui est logique : l'Adrar est justement la zone où se concentre tout le
tourisme saharien mauritanien, les circuits se concentrent dans un périmètre
restreint, depuis Atar, jusqu'à Ouadane, en passant par Chinguetti. Des
bivouacs nocturnes d'expatriés + guides, il y en a des centaines chaque mois de
novembre, ciel parfaitement noir, donc beaucoup de récits oraux qui ne
remontent jamais dans la presse.
:
Ce qui
est décrit, c'est l'archétype
"Boule de feu verte"
« Le corps de la boule de feu était vert et la queue blanche. »
« Une boule de feu vert brillant qui traversa le ciel nocturne [...] était
très probablement une météorite"
La couleur verdâtre, c'est la signature du magnésium
et du nickel qui s'ionisent à haute altitude. C'est exactement ce qui a été observé
massivement le 14 septembre 2011, le même jour que Boumdeid, au-dessus du
sud-ouest américain
« Une boule de
feu vert brillant qui a traversé le ciel nocturne au-dessus du sud-ouest des
États-Unis hier (14 septembre) était très probablement une météorite, selon la
NASA. »
Et pour novembre 2011, il y a un candidat très proche de votre date :
« Un article
sur la boule de feu très brillante des Léonides qui s'est produite à 04 :07 :45
UTC le 19 novembre 2011 est paru dans le Journal d'octobre 2012 »
Chapitre XII - 32
30 - MOZAMBIQUE
Ancienne Colonie Portugaise
La connaissance des OVNI au
Mozambique doit beaucoup au travail de Ruy Castel-Branco, un pilote et ufologue
mozambicain. Il a fondé le Centre d'Études Astronautiques du Mozambique et a
publié en 1987 l'ouvrage OVNIs em África, qui compile de nombreux témoignages
de pilotes et d'habitants. Toutefois cet ouvrage n’a pas été à ce jour traduit,
les observations ne figurent pas dans les bases de données et en fait nous n’en
connaissons qu’une faible quantité.
CATALOGUE
30 JUIN 1947 – CANAL DU
MOZAMBIQUE
L'incident s'est produit dans
la nuit du 30 juin au 1er juillet 1947, alors que le navire Llandovery Castle
naviguait de Mombasa (Kenya) vers Le Cap (Afrique du Sud), en passant par le
canal du Mozambique (ou les détours du Madagascar).
- Heure
: Environ 23h00, par une nuit sans lune et étoilée.
- Témoins
: 12 personnes au total, dont 9 passagers et 3 officiers du navire. Un
passager, Mme A.M. King, a fourni un rapport indépendant détaillé.
- Description
de l'objet : Il s'agissait d'un engin cylindrique géant, décrit comme
ressemblant à un « cigare en acier » ou à un dirigeable, d'environ 1 000 pieds
(environ 300 mètres) de long, soit deux à quatre fois la taille du navire
lui-même. Il était silencieux, métallique et réfléchissait la lumière des
étoiles et de la mer.
- Déroulement
: L'objet s'est approché, a ralenti pour maintenir la vitesse du navire et a
allumé un puissant projecteur vers la surface de l'eau, permettant aux témoins
de mieux le distinguer. Il est resté à environ 50 yards (environ 45 mètres) du
navire, à une hauteur de 20 pieds (environ 6 mètres) au-dessus de l'eau.
- Départ
: Après plusieurs minutes, l'objet a éteint son projecteur, est monté
silencieusement dans le ciel, puis a soudainement jailli vers l'avant avec de «
féroces flammes » à l'arrière, disparaissant en quelques secondes.
RECIT D’ORIGINE :
Les données proviennent d'un
témoignage indépendant de l'un des passagers (Lorenzen, Flying Saucers, The
Startling Evidence, 18) et d'extraits du journal de bord du navire (Edwards
12).
Dans la nuit du 30 juin 1947,
la vapeur côtier Landovery Castle traversait le détroit de Madagascar (ou canal
du Mozambique ?), au Kenya, en route de Mombasa au Cap, en Afrique du Sud.
L'observation a eu lieu vers 23 h, par une nuit sans lune et étoilée. Mme A.M.
King, qui rédigea le rapport, se trouvait à l'avant du navire avec une amie
lorsqu'elle aperçut quelque chose s'approchant très rapidement. Un passager qui
se promenait à l'arrière remarqua également une tache noire inhabituelle,
masquant de nombreuses étoiles, qui semblait grossir ou se rapprocher. Il en
informa un officier de pont qui confirme ses dires et appelle un supérieur. Au
total, neuf passagers et trois officiers du navire ont été témoins de
l'événement.
Lorsque l'objet s'est
approché, il avait ralenti à la même vitesse que le navire et l'a suivi en se
tenant à distance. À son arrivée, il a projeté un puissant faisceau lumineux
sur l'eau, et l'objet était parfaitement visible dans la lumière réfléchie par
la surface.
Mme King le décrivit comme un
gigantesque moteur en acier, en forme de cigare, probablement quatre fois plus
long et quatre fois plus haut que le Landovery Castle, situé à une
cinqquantaine de mètres sur le côté du navire et à six mètres au-dessus de la surface
de l'eau. Les officiers du navire consignèrent dans le journal de bord qu'il
s'agissait d'un objet gigantesque en forme de dirigeable, environ deux fois
plus grand que le château de Landovery, qui les suivait à environ 800 mètres
sur tribord. Cette dernière estimation situait sa longueur à environ 300
mètres. Le journal de bord précisait qu'il était fait d'un matériau si poli et
réfléchissant qu'il reflétait non seulement la lumière venant de l'arrière,
mais aussi les étoiles. Il reste à proximité pendant plusieurs minutes, sans
émettre le moindre bruit.
Le récit de Mme King a apporté
les précieuses informations complémentaires suivantes. Juste avant que l'objet
ne disparaisse, il a masqué le faisceau lumineux. Des flammes intenses
jaillissaient de l'arrière, s'étendant sur une distance équivalente à la moitié
de sa longueur tandis qu'il prenait de la vitesse, avant de disparaître
silencieusement en quelques secondes. Mme King eut l'impression qu'il devait y
avoir une sorte d'immense fournaise à l'intérieur, mais elle trouva étrange de
ne pas entendre les flammes.
Source - https://web.archive.org/web/20081202181046/http://www.ufodna.com/uf01/uf0/010353.htm
https://mad30.livejournal.com/78108.html
https://digitalcollections.uwyo.edu/ahcpublic/UFO/ah09554_3_6-7.pdf
JUILLET 1954 – TETE – LE
LONG DU FLEUVE ZAMBEZE * MOZAMBIQUE
L’incident de la vallée du Zambèze (Juillet 1954)
Lieu : Région de Tete, le long du fleuve Zambèze.
Description : Des villageois ainsi que des membres d'une mission
d'exploration géologique portugaise observent en fin d'après-midi une formation
de trois objets circulaires de couleur argentée. Les engins maintenaient une
formation en « V » serrée, volaient à basse altitude sans émettre le moindre
son, avant d'effectuer une montée en flèche à une vitesse fulgurante.
Source : Récits consignés dans la presse coloniale portugaise de l'époque
(O Notícias) et répertoriés plus tard par des chercheurs sud-africains.
Mes Recherches :
1. Précisions sur le journal Notícias
Le journal : Notícias (anciennement O Notícias), fondé en 1926 à Lourenço
Marques (actuelle Maputo), était le principal quotidien d'information du
Mozambique colonial.
Numérisation et archives : Les éditions des années 1950 ne disposent pas
d'un lien hypertexte direct consultable sur le Web. Les archives papier et
microfilms originaux sont conservés à la Biblioteca Nacional de Portugal (à
Lisbonne) ainsi qu'aux Archives nationales du Mozambique (Arquivo Histórico de
Moçambique) à Maputo.
Le traitement médiatique d'époque : À cette période, la presse coloniale
portugaise reprenait fréquemment les dépêches sur les « discos voadores »
(soucoupes volantes). La parution de juillet 1954 relatait la lettre d'un
ingénieur des mines portugais en mission d'exploration géologique dans le
district de Tete, adressée à la rédaction pour consigner l'événement.
Il n'existe aucun lien web
direct ni page dédiée qui propose une numérisation ou un extrait de cet article
spécifique.
2. Le rôle des ufologues sud-africains
L'intégration de ce cas dans la littérature ufologique internationale
découle de deux canaux :
L'APRO et le NICAP.
Cynthia Hind : La chercheuse et pionnière de l'ufologie en Afrique
australe, Cynthia Hind (représentante du MUFON pour l'Afrique jusqu'à son décès
en 2000, a compilé dans ses travaux et revues (UFO Afrinews) les événements
historiques du bassin du Zambèze, en reliant ce cas de 1954 aux observations
similaires faites le long de la frontière rhodésienne/mozambicaine.
3. Analyse technique et contextuelle du récit
La mission géologique : La présence de prospecteurs et géologues portugais
dans la région de Tete en 1954 est historiquement cohérente : cette zone
faisait alors l'objet de prospections intensives pour évaluer les gisements de
charbon (Moatize) et les ressources minières du bassin du Zambèze.
Le comportement des engins :
Vol en formation en « V » : Motifique récurrent des vagues d'observations
des années 1950.
Absence de bruit et virage/montée à grande vitesse : Écarte l'hypothèse des
avions de transport militaire ou civil à hélice (type Douglas C-47 Dakota)
utilisés par les forces armées portugaises (Força Aérea Portuguesa) ou la
compagnie aérienne coloniale DETA, très bruyants et aux capacités d'ascension
limitées.
Hypothèses alternatives :
Effet de réfraction / Mirage atmosphérique : Les conditions thermiques
extrêmes le long de la vallée du Zambèze en saison sèche (juillet) génèrent
d'importantes inversions de température près du sol, propices aux illusions
d'optique sur les objets lointains ou les réflexions solaires.
Vol d'oiseaux migrateurs réfléchissant le soleil : Une formation d'grands
oiseaux aquatiques (comme des pelicans ou des cigognes) volant en V à haute
altitude, dont le plumage blanc reflète le soleil couchant, peut donner de loin
l'illusion de disques argentés métalliques silencieux.
Bilan documentaire
Ce cas reste classé comme un récit historique de presse non vérifié sur le
terrain. Bien que consigné par des témoins perçus comme crédibles à l'époque
(des techniciens géologues), l'absence de relevés d'instruments ou de
photographies conserve cet événement au rang des anecdotes d'archives de
l'Afrique coloniale.
MILLIEU DES ANNEES 1950 - SAO MARTINHO DE BILENE – GAZA - MOZAMBIQUE
Le résumé de Patrick Gross :
Le journaliste Pablo Villarrubia Mauso, du magazine brésilien d'ufologie
"Revista UFO", indique avoir entendu de Fernando Da Silva Martins,
qu'il y a un témoignage de l'apparition d'un gigantesque engin extraterrestre
sur la Plage de San Martinho, à Bilene, Mozambique, à 180 km au nord de Maputo,
dans des milieux des années 1950.
Martins lui a raconté qu'un "cipaio", un policier indigène des
anciennes colonies portugaises, a confié un épisode marquant de sa vie. Sans
s'identifier nommément, le cipaio a dit que dans la région, à la saison des
pluies, des objets volants lumineux descendaient du ciel, desquels sortaient
des hommes.
Ces hommes rassemblaient des échantillons de racines, de pomme de terre, du
sable et de plantes, et revenaient encore dans l'année suivante. Il y a des
décennies, ces atterrissages étaient déjà observés par les ancêtres des
habitants actuels de la plage.
Le récit du journaliste Brésilien
qui a reçu l’information
Le journaliste brésilien Pablo
Villarrubia Mauso, membre du conseil éditorial du magazine brésilien d'ufologie
"Revista UFO", indique que l'apparition d'humanoïdes débarquant
d'OVNIS semble se produire au Mozambique depuis longtemps.
Selon des informations que lui
a donné Fernando Da Silva Martins, on a témoigné de l'apparition d'un
gigantesque engin extraterrestre sur la plage de San Martinho de Bilene, à 180
km au nord de Maputo, dans des milieux des années 50, un costume intéressant a
été enregistré.
Martins a raconté qu'un
"cipaio" - policier indigène des anciennes colonies portugaises, a
confié un épisode marquant de sa vie. Sans s'identifier nommément, le cipaio a
dit que dans la région, à l'époque des pluies, des objets volants lumineux
descendaient du ciel, desquels sortaient hommes.
Ceux-ci rassemblaient des
échantillons de racines, de pomme de terre, du sable et de plantes, et
revenaient encore dans l'année suivante. Il y a des décennies, ces
atterrissages arrivaient déjà, étant observé par les ancêtres des habitants
actuels de la plage.
ANALYSE
São Martinho de Bilene, Mozambique – milieu des années 1950
Fiche de synthèse
|
Élément |
Données
actuellement disponibles |
|
Lieu |
São Martinho de Bilene,
province de Gaza, Mozambique |
|
Date |
Milieu des années 1950, et non 1955 avec certitude |
|
Saison |
Saison des pluies |
|
Témoin à l'origine du récit |
Un ancien cipaio, policier indigène de l'administration coloniale
portugaise |
|
Identité |
Non communiquée |
|
Nombre de témoins |
Inconnu |
|
Objet |
Objet(s) volant(s) lumineux descendant du ciel |
|
Atterrissage |
Oui, selon le récit |
|
Occupants |
Des « hommes » |
|
Activité |
Collecte de racines, pommes de terre, sable et plantes |
|
Interaction avec
témoins |
Non rapportée |
|
Photos |
Aucune |
|
Traces physiques |
Aucune |
|
Rapport
contemporain |
Non retrouvé |
|
Première source
ufologique retrouvée |
Pablo Villarrubia Mauso
/ Revista UFO |
|
Classement que je
recommande |
C – témoignage historique indirect |
Que raconte réellement le témoignage ?
La source aujourd'hui accessible est un article de Pablo Villarrubia Mauso,
journaliste et collaborateur de la revue brésilienne Revista UFO.
Villarrubia rapporte une information qui lui aurait été communiquée par
Fernando da Silva Martins. Martins lui aurait raconté qu'un cipaio, ancien
policier indigène du Mozambique portugais, lui avait confié un épisode marquant
de sa vie. Selon ce récit, pendant la saison des pluies, des objets volants
lumineux descendaient du ciel dans la région de São Martinho de Bilene. Des
hommes en sortaient. Ces hommes auraient alors :
-
Recueilli
des racines ;
-
Pris des
pommes de terre ;
-
Prélevé du
sable ;
-
Recueilli
des plantes ;
-
Puis
seraient repartis.
Le récit ajoute que le phénomène aurait recommencé l'année suivante. Enfin,
une affirmation beaucoup plus large apparaît : ces atterrissages auraient déjà
été observés « depuis des décennies » par les ancêtres des habitants actuels de
la plage. C'est donc en réalité un récit
de rencontres répétées, et non nécessairement une observation unique.
La chaîne de transmission est extrêmement importante
C'est probablement le point méthodologique le plus important du dossier.
Nous ne possédons pas :
Témoin → enquêteur → rapport original.
Nous avons plutôt :
Cipaio → Fernando da Silva Martins → Pablo Villarrubia Mauso → Revista UFO
→ catalogues ufologiques ultérieurs
Autrement dit, Villarrubia n'a pas interrogé directement le témoin initial,
du moins selon la documentation actuellement accessible.
Le témoin lui-même reste : anonyme.
C'est exactement pourquoi le catalogue critique URECAT considère le dossier
comme un témoignage de troisième main, sans enquête indépendante et avec des
informations insuffisantes.
Et le « 1955 » ?
C'est une correction importante La
source de Villarrubia ne donne pas : « 1955 » Elle dit en portugais :
« em meados dos anos 50 » c'est-à-dire : « au milieu des années 1950 ». C'est
Albert Rosales qui a catalogué l'affaire sous : 1955 – São Martinho de Bilene tout
en précisant lui-même que la date est approximative.
Il faut donc écrire : « Vers 1955 / milieu des années 1950 » et non :«
1955 » comme s'il s'agissait d'une date certaine. C'est une nuance importante.
Le détail des « plusieurs témoins portugais et africains »
Il faut également être prudent. Dans la fiche d'Albert Rosales, on trouve
une version beaucoup plus détaillée :
|
Plusieurs témoins ; Personnel indigène ; Personnel colonial portugais |
Objets ovales lumineux ; Atterrissage dans un champ ; Occupants humanoïdes ; |
Vêtements argentés lumineux ; Prélèvement de sol et de végétation ; Répétition du phénomène. |
Mais ces détails ne figurent pas tous dans le récit original de Villarrubia
tel qu'il est reproduit par URECAT.
La source primaire secondaire accessible parle simplement du cipaio et des
objets lumineux dont sortaient des hommes.
C'est un point essentiel.
Je serai réservé sur la phrase :
« Plusieurs policiers portugais et indigènes ont observé des engins ovales
avec des occupants vêtus d'argent. » comme un fait établi.
Je l'écrirais plutôt : « Une version ultérieure du dossier, notamment
dans le catalogue d'Albert Rosales, ajoute la présence de plusieurs témoins,
des objets ovales et des occupants vêtus de vêtements argentés ; ces précisions
ne sont pas toutes retrouvées dans le récit de départ de Pablo Villarrubia
Mauso. »
C'est beaucoup plus rigoureux.
Que sait-on de l'objet ? Très peu. C'est un
autre problème majeur.
Le récit de Villarrubia parle simplement de : « objetos voadores luminosos
» — des objets volants lumineux. Nous ne
connaissons pas avec certitude la majorité des renseignements utiles pour une
identification éventuelle. (La forme ; le diamètre ; la couleur précise ; etc…)
Donc « gigantesque engin extraterrestre » est déjà une interprétation. La
source de Villarrubia emploie effectivement l'idée d'une « gigantesca nave
não-terrestre », mais le récit transmis ne fournit pas les dimensions
permettant de qualifier objectivement l'engin de gigantesque.
Les « hommes » sont-ils vraiment des
humanoïdes ?
Là encore, il faut éviter d'aller trop vite. Le témoignage dit simplement
que des « homens » sortaient des objets. Donc : hommes / figures humaines est
justifié. Mais nous ne savons absolument pas :
-
Leur
taille ;
-
Leur âge
apparent ;
-
Leur
morphologie ;
-
Leur
couleur de peau ;
-
Leurs
vêtements ;
-
Leur
visage ; etc….
La fiche URECAT confirme que pratiquement tous ces paramètres sont non
renseignés.
La collecte de végétaux est le détail le plus
original
C'est cependant le point qui rend le récit particulièrement intéressant. Les
occupants ne sont pas décrits comme attaquant, communiquant ou poursuivant le
témoin. Ils font quelque chose qui ressemble à une activité de collecte : racines
pommes de terre sable plantes.
Cela ressemble à un comportement de : prélèvement biologique ; étude
environnementale ; collecte géologique et exploration. Mais nous ne savons absolument pas pourquoi.
Les retours l'année suivante
Autre élément remarquable : le récit affirme que les visiteurs seraient
revenus l'année suivante. Mais là encore, nous ne savons pas : si le même
témoin les a vus ; combien de fois ils sont revenus ; si les observations
étaient identiques ou si les habitants avaient établi une sorte de calendrier.
La phrase suivante élargit encore le phénomène en affirmant que les
atterrissages étaient connus depuis des décennies et observés par les ancêtres
des habitants. Cela transforme donc
progressivement : un témoignage individuel en : tradition locale supposée. Mais
aucune enquête ethnographique indépendante n'est actuellement citée.
Une piste culturelle intéressante
C'est précisément ici que le cas peut devenir intéressant sans pour autant
considérer le récit comme une preuve d'une présence extraterrestre. Le
phénomène est situé dans le Mozambique colonial portugais des années 1950, dans
une société où les traditions orales avaient une importance considérable. La
dernière partie du récit — « les ancêtres avaient déjà observé ces
atterrissages » — mérite donc d'être étudiée séparément. Il faudrait déterminer
: existait-il réellement, à Bilene, un récit traditionnel concernant des êtres
ou objets venant du ciel ? C'est une question différente de : un OVNI a-t-il
réellement atterri à Bilene en 1955 ?
Pour l'instant, nous n'avons cependant pas suffisamment de documentation
pour affirmer que cette tradition existait réellement avant la publication du
récit ufologique.
Existe-t-il une trace dans la presse
portugaise de 1955 ?
C'est justement la recherche qui pourrait changer complètement l'évaluation
du dossier.
Je n'ai pas retrouvé, dans les sources actuellement accessibles, un article
contemporain de :
-
Diário de
Moçambique ;
-
Notícias
da Beira ;
·
Brado
Africano ;
-
Notícias
de Lourenço Marques ;
-
Presse
portugaise ;
-
Rapports
administratifs coloniaux.
Le premier enregistrement clairement identifié est beaucoup plus tardif. URECAT
donne comme premier rapport vers 2000, avec publication dans Revista UFO. Cela signifie que nous avons potentiellement
un décalage de 45 ans environ entre l'événement supposé et sa première trace
ufologique connue. C'est considérable.
Peut-on parler d'un cas « CE3 » ?
Dans la classification ufologique classique, un cas où un objet est associé
à des occupants est généralement considéré comme une rencontre rapprochée du
troisième type. Le dossier de Bilene pourrait donc être catalogué comme : CE3 /
RR3 Mais je mettrais une réserve : « CE3 allégué » car la classification dépend
entièrement d'un témoignage indirect.
Résumé complet
São Martinho de Bilene – Mozambique, milieu des années 1950
Rencontre rapprochée alléguée avec des occupants
Lieu : São Martinho
de Bilene, province de Gaza, Mozambique
Date : milieu des années 1950, souvent cataloguée comme 1955, mais sans
certitude
Type : objet(s) volant(s) lumineux avec occupants
Classification ufologique : CE3 allégué
Classe documentaire proposée : C
Un récit rapporté plusieurs décennies après les faits fait état
d'observations répétées d'objets volants lumineux dans la région de São
Martinho de Bilene, sur la côte de la province de Gaza. L'affaire a été portée
à la connaissance de l'ufologue et journaliste brésilien Pablo Villarrubia
Mauso par Fernando da Silva Martins et publiée dans la revue brésilienne
Revista UFO.
Selon ce récit, un ancien « cipaio », terme utilisé dans le Mozambique
colonial portugais pour désigner un policier indigène, aurait raconté un
épisode qu'il considérait comme particulièrement marquant. Pendant la saison
des pluies, des objets volants lumineux seraient descendus du ciel dans la
région. Des hommes en seraient sortis et auraient procédé à la collecte de
racines, de pommes de terre, de sable et de plantes avant de repartir.
Le récit affirme également que ces manifestations se seraient reproduites
l'année suivante et que des phénomènes similaires auraient été observés depuis
des décennies par les générations précédentes d'habitants de la région.
La date de 1955 doit cependant être considérée comme approximative. La
source initiale parle seulement du « milieu des années 1950 ». La date précise
de 1955 apparaît notamment dans le catalogue d'Albert Rosales, qui indique
lui-même qu'elle est approximative.
Il faut également distinguer le récit initial de certaines versions
ultérieures. Le catalogue Rosales ajoute notamment plusieurs témoins, des
objets de forme ovale, des occupants vêtus de vêtements argentés et une
collecte effectuée dans un champ. Ces précisions ne sont pas toutes présentes
dans le récit original attribué à Pablo Villarrubia Mauso et doivent donc être
considérées comme des informations secondaires.
Aucun rapport contemporain des années 1950, aucune photographie, aucun
dessin réalisé par le témoin, aucune trace physique et aucun document
administratif ou météorologique permettant de contrôler l'événement n'ont été
retrouvés dans les sources actuellement accessibles.
La chaîne de transmission constitue donc la principale faiblesse du dossier
: le témoin initial est anonyme et son récit nous est connu par l'intermédiaire
de Fernando da Silva Martins, puis de Pablo Villarrubia Mauso et enfin de la
littérature ufologique. Il s'agit ainsi d'un témoignage indirect et tardivement
documenté.
Le cas présente néanmoins un intérêt historique particulier. Il constitue
l'un des rares récits africains des années 1950 associant explicitement un
phénomène aérien lumineux à une activité de collecte de matériaux biologiques
et minéraux. La dimension de tradition locale alléguée — selon laquelle les «
atterrissages » auraient été connus des générations précédentes — mériterait
par ailleurs une enquête ethnographique indépendante.
Évaluation : cas à conserver dans un catalogue historique des observations
africaines, mais sans lui attribuer une valeur probante concernant l'origine
extraterrestre du phénomène. La classification C paraît actuellement la plus
appropriée.
Sources principales : Pablo Villarrubia Mauso, « Pilotos de aeronaves vêem
com frequência UFOs sobrevoando a África », Revista UFO, n°105 ; Albert
Rosales, catalogue des rapports humanoïdes de 1955 ; Patrick Gross,
URECAT-000460.
Mon appréciation finale
C'est un cas intéressant pour l'histoire de l'ufologie africaine, mais sa
valeur probatoire est faible. En revanche, il mérite une recherche documentaire
spécifique dans les archives portugaises et mozambicaines, car une découverte
d'un article de presse de 1954 -1957, d'un rapport administratif colonial ou
d'un témoignage indépendant de Bilene changerait considérablement son statut.
La source actuellement la plus détaillée est le dossier critique URECAT,
qui reproduit la chaîne de sources et signale explicitement les lacunes du
dossier. La source brésilienne originale accessible confirme quant à elle le
récit du cipaio, les objets lumineux, les hommes, les prélèvements et les
retours allégués.
URECAT – LE SITE DE PATRICK
GROSS - https://www.ufologie.patrickgross.org/ce3/1955-mozambique-saomartinhof.htm?utm_source=chatgpt.com
"1955 Humanoid
Reports", compilé par Albert Rosales, circa 2001 – CHERCHEUR AMERICAIN,
SPECIALISTE DES CAS AVEC HUMANOIDES -
05 AVRIL 1960 – BEIRA –
MOZAMBIQUE
« Quatre petits astronautes » après l'atterrissage d'un objet orange
1. Un cas particulièrement spectaculaire, mais une documentation encore
indirecte Le cas de Beira, au Mozambique, est l'un des récits ufologiques les
plus étonnants associés à l'Afrique portugaise au début des années 1960. Selon
une information publiée en 1960, un objet orange, de forme discoïdale et
produisant un sifflement aigu, aurait traversé le ciel de Beira avant
d'atterrir. Quelques secondes plus tard, l'objet aurait été détruit par une
violente explosion. Des témoins auraient alors aperçu quatre petites créatures
de forme humaine s'éloignant de l'appareil. L'intérêt documentaire du dossier
tient au fait que le récit n'est pas apparu pour la première fois plusieurs
décennies plus tard dans la littérature ufologique. Il existe une chaîne de
sources contemporaines de 1960. Il faut toutefois être très précis : aucune de
ces sources contemporaines accessibles aujourd'hui n'est le témoignage original
d'un habitant de Beira. Le récit nous est transmis par la presse.
Je prends connaissance du texte de base de la FSR, qui nous donne beaucoup
d’informations sur les diverses sources : En voici le texte
original :
Citons de suite la Source FSR car elle est intéressante :
- La deuxième source fondamentale est : Flying Saucer Review, volume 6,
n°5, septembre-octobre 1960, p. 126. Vallée cite précisément cette référence.
J’ai retrouvé cette source car la majorité sinon la totalité des numéros de
la FSR sont scannés et disponibles sur internet. Voici l’article en
Englais et Traduit:
Article Original:
MOZAMBIQUE: Four little spacemen The Times of
India, published in Bombay, reports that a flying saucer manned by "four
little spacemen" had landed in Mozambique, East Africa. The Times of India
quotes Lisbon papers of April 7 and referred to the Portuguese news agency
Lusitania as the source of the information. The despatch from this agency
stated that inhabitants of Beira, on the Mozambique coast, had seen an orange
saucer-shaped object in the sky emitting a sharp whistle. It landed a few seconds
later and soon afterwards was destroyed by a loud explosion, the inhabitants
said, adding that they had seen four small creatures of human shape running
away from the machine. We quote in good faith from the Times of India, but we
have been unable to trace any other report of this extraordinary sighting. We
should be grateful to any reader who can add to our information on the matter.
Article traduit
MOZAMBIQUE : Quatre petits astronautes
Le *Times of India*, publié à Bombay, rapporte qu'une soucoupe volante
pilotée par « quatre petits astronautes » a atterri au Mozambique, en Afrique
de l'Est. Le *Times of India* cite des journaux de Lisbonne datés du 7 avril et
indique que l'agence de presse portugaise Lusitania est à l'origine de
l'information. La dépêche de cette agence précisait que des habitants de Beira,
sur la côte du Mozambique, avaient aperçu dans le ciel un objet orange en forme
de soucoupe émettant un sifflement aigu. L'engin a atterri quelques secondes
plus tard avant d'être détruit, peu après, par une violente explosion ; les
témoins ont ajouté avoir vu quatre petites créatures à forme humaine s'enfuir
de l'appareil.
Nous relayons ces informations de bonne foi d'après le *Times of India*,
mais nous n'avons trouvé aucune autre mention de cette observation
extraordinaire. Nous serions reconnaissants à tout lecteur susceptible de nous
apporter des précisions à ce sujet.
Le texte publié dans l’APRO Bulletin
Le dossier est également repris dans le APRO Bulletin de juillet 1960, sous
le titre : « Little Men in Mozambique »
Texte original
Little Men in Mozambique The Portugese News
Agency "Lusitania" pubished a report on the 7th of April which told
of the explosion of a saucer near Baira. As the story goes, residents of Baira,
on the beach of Mozambique, saw a round orange object emitting a glow as it
flew· across the sky. The mysterious air craft landed, and seconds later four
little men emerged and ran into fhe woods. Then the craft exploded with a large
concussion. No further information was forthcoming except that the object,
while in flight, made a loud whistling noise, and the whole incident was
observed by hundreds of residents.
Traduction :
Des petits hommes au
Mozambique
L'agence de presse
portugaise « Lusitania » a publié, le 7 avril, un rapport relatant l'explosion
d'une soucoupe près de Beira. Selon ce récit, des habitants de Beira, sur la
côte du Mozambique, ont aperçu un objet rond et orange qui émettait une lueur tout
en traversant le ciel. L'appareil mystérieux a atterri et, quelques secondes
plus tard, quatre petits hommes en sont sortis pour s'enfuir en courant vers
les bois. L'engin a ensuite explosé dans un grand fracas.
Aucune autre information
n'a été communiquée, si ce n'est que l'objet émettait un sifflement strident en
plein vol et que l'incident a été observé par des centaines d'habitants.
2. La chaîne
documentaire
La découverte du
texte de Flying Saucer Review permet aujourd'hui de reconstituer la
transmission de l'information de la manière suivante :
Témoins présumés de Beira
↓
agence de presse portugaise Lusitania
↓
journaux de Lisbonne, 7 avril 1960
↓
The Times of India, Bombay
↓
Flying Saucer Review, 1960
↓
Jacques Vallée, Passport to Magonia
↓
catalogues et ouvrages ufologiques ultérieurs.
Cette distinction
est fondamentale.
Nous ne possédons pas, à ce jour, la dépêche Lusitania originale. Nous ne
possédons pas non plus, dans le dossier actuellement accessible, l'article du
journal lisboète du 7 avril 1960. Nous disposons en revanche de la reproduction
faite par Flying Saucer Review et de la mention ultérieure de l'affaire dans
les catalogues ufologiques et copie de l’article de l’APRO. Le catalogue de
Vallée donne comme référence journalistique Dauphiné Libéré, 9 mai 1960, ce qui
constitue une autre piste contemporaine importante. Sa bibliographie identifie
bien cette référence comme la source n°126.
3. Le témoignage tel que rapporté par Flying Saucer Review
Dans son numéro de 1960, sous le titre : « MOZAMBIQUE : Four Little
Spacemen » Flying Saucer Review explique que le Times of India, publié à
Bombay, avait rapporté qu'une soucoupe volante pilotée par « quatre petits
astronautes » avait atterri au Mozambique. Le journal indien aurait lui-même
cité des journaux de Lisbonne datés du 7 avril, en indiquant que l'information
provenait de l'agence portugaise Lusitania. La dépêche aurait indiqué que des
habitants de Beira, sur la côte du Mozambique, avaient observé : un objet
orange ; se déplaçant dans le ciel ; produisant un sifflement aigu ; qui aurait
atterri quelques secondes plus tard ; puis aurait été détruit par une forte
explosion et quatre petites créatures de forme humaine ayant été vues
s'enfuyant de l'appareil.
Le point essentiel est la réserve exprimée immédiatement par Flying Saucer
Review. La revue précise qu'elle publie l'information « in good faith », mais
qu'elle n'a trouvé aucune autre mention de cette observation extraordinaire et
demande à ses lecteurs de fournir d'éventuelles informations complémentaires.
Cette phrase est extrêmement importante pour l'évaluation historique du cas
: la revue ufologique elle-même ne présente donc pas l'affaire comme vérifiée.
4. Une deuxième source contemporaine : l'APRO Bulletin
Le dossier est également repris dans le APRO Bulletin de juillet 1960, sous
le titre :
« Little Men in Mozambique » L'APRO attribue également l'information à la
Portuguese News Agency 'Lusitania'. La version APRO indique qu'une soucoupe
aurait explosé près de Beira. Des habitants auraient observé un objet rond et
orange émettant une lueur. L'objet aurait atterri ; quatre « little men » en
seraient sortis et auraient couru vers les bois avant que l'engin n'explose. La
version APRO ajoute un élément qui n'apparaît pas dans le texte de *Flying
Saucer Review : l'événement aurait été observé par des centaines de personnes. Cette
précision doit cependant être conservée avec prudence.
Il serait incorrect d'écrire : « Des centaines de personnes ont confirmé
l'atterrissage. » La formulation historiquement correcte est : « Selon l'APRO
Bulletin de juillet 1960, l'événement aurait été observé par des centaines de
personnes. »
Nous ne disposons actuellement ni de la liste de ces témoins, ni de
témoignages individuels permettant de vérifier cette affirmation.
5. La question essentielle : quelle est la date exacte ?
C'est ici qu'une correction est nécessaire par rapport à certains
catalogues. La date 5 avril 1960 est aujourd'hui largement associée au cas de
Beira. Elle apparaît notamment dans Passport to Magonia, cas n°502, avec la
formulation : 5 April 1960 — Beira, Mozambique. Vallée résume le cas par un
disque orange qui aurait atterri avec un sifflement avant d'exploser, tandis
que quatre silhouettes de petite taille s'enfuyaient dans les broussailles. Sa
référence est donnée comme FSR 60, 5, p.126. Sa bibliographie renvoie également
au Dauphiné Libéré du 9 mai 1960.
Mais il faut distinguer deux choses : 7 avril 1960 = date des journaux de
Lisbonne cités par le Times of India, donc date de diffusion de l'information. 5
avril 1960 = date de l'événement retenue par les catalogues ultérieurs. La
seconde est parfaitement plausible — une dépêche publiée le 7 avril pouvant
rapporter un événement du 5 — mais, tant que nous n'avons pas retrouvé le texte
original de Lusitania ou du journal portugais, je recommande cette
position : 5 avril 1960 — date généralement retenue pour l'observation ;
l'information aurait été publiée par la presse lisboète le 7 avril. C'est
beaucoup plus rigoureux que de présenter le 5 avril comme une donnée primaire
définitivement établie.
6. Que savons-nous réellement des « quatre petits astronautes » ?
Très peu de choses. La source Flying Saucer Review parle de : quatre
petites créatures de forme humaine.
L'APRO parle de : quatre petits hommes. Cela ne permet pas de déterminer :
|
Leur taille exacte ; Leur morphologie détaillée ; Leur couleur de peau Une éventuelle interaction avec les témoins. |
Leurs vêtements ; La présence d'un casque Leur âge apparent ; |
Leur visage ; Leur mode de déplacement Leur langage ; |
;
Aucun de ces détails ne doit être ajouté au dossier sans nouvelle source.
Il est également préférable d'éviter l'expression « extraterrestres ». Les
sources parlent de « petits hommes », de « petites créatures humaines » ou de «
spacemen ». Elles ne démontrent absolument pas leur origine.
7. S'agit-il d'un « crash d'OVNI » ?
Pas exactement. Le vocabulaire « crash » est devenu courant dans certains
catalogues modernes, mais le récit original est plus nuancé. Selon Flying
Saucer Review, l'objet :
-
Arrive
dans le ciel ;
-
Produit un
sifflement ;
-
Atterrit ;
-
Quatre
petites créatures sont vues s'enfuir ;
-
L’appareil
est ensuite détruit par une explosion.
Il n'est donc pas question, dans cette source, d'un appareil arrivant à
grande vitesse et s'écrasant au sol. Il serait préférable de parler de : «
atterrissage suivi d'une explosion » ou « prétendu atterrissage et destruction
d'un objet ».
Le terme « crash » peut être conservé entre guillemets lorsqu'il s'agit de
reprendre la terminologie de certains catalogues modernes.
8. Existe-t-il des preuves matérielles ?
Aucune n'est actuellement documentée. Nous n'avons pas trouvé dans les
sources disponibles : photographie ; dessin réalisé par un témoin ; fragment
métallique ; débris ; épave récupérée ; rapport de police ou autres etc… C'est
une faiblesse majeure du dossier. Même si l'on retenait l'affirmation APRO
selon laquelle des centaines de personnes auraient assisté à l'événement, le
dossier documentaire demeure étonnamment pauvre.
9. Le problème de la source Lusitania
La présence de l'agence Lusitania est néanmoins importante. Nous ne sommes
pas devant une simple histoire apparue dans un livre ufologique des années 1980
ou 1990. L'information aurait été transmise par une agence de presse portugaise
active dans les territoires portugais d'Afrique. Des publications historiques
consacrées à la presse indiquent d'ailleurs que Lusitania constituait alors
l'une des principales sources de nouvelles étrangères pour la presse des
territoires portugais d'Afrique. Cela rend la recherche dans les archives
portugaises particulièrement intéressante. Mais la présence du nom Lusitania ne
constitue pas une authentification du phénomène. Une agence de presse peut
transmettre une information reçue d'un correspondant sans avoir elle-même
enquêté sur place. Il faut donc rechercher : « Lusitania, 7 Abril 1960, Beira,
disco/soucoupe » et les variantes portugaises correspondantes.
10. Une piste particulièrement intéressante : la presse de Beira. Si
l'événement impliquait réellement des centaines de témoins et une explosion
visible ou audible, la presse locale constitue probablement la piste la plus
importante. En 1960, Beira disposait de sa propre presse. Les archives de la
presse mozambicaine de cette période doivent donc être recherchées avant de
considérer le dossier comme définitivement fermé. Les titres à rechercher en
priorité sont notamment :
-
Notícias da Beira ;
-
Diário de Moçambique ;
-
Presse de
Lourenço Marques ;
-
Journaux
portugais de Lisbonne ;
-
Dépêches
Lusitania.
Le fait que l'information soit passée par Lisbonne ne signifie pas
nécessairement que son origine était Lisbonne : elle pouvait provenir d'un
correspondant ou d'une source locale de Beira.
12. Vallée et la constitution du dossier ufologique
Le cas est ensuite entré dans la littérature ufologique internationale. Jacques
Vallée l'a intégré à Passport to Magonia sous le numéro 502, avec une
formulation très condensée : 5 avril 1960 — Beira, Mozambique : disque orange,
sifflement, explosion et quatre silhouettes de petite taille s'enfuyant dans
les broussailles.
La bibliographie de Vallée renvoie au Dauphiné Libéré, 9 mai 1960, tandis
que les sources modernes reprennent généralement le même récit.
13 - Ce que l'on peut éventuellement envisager comme explication
Il faut ici distinguer le phénomène initial de son interprétation. Hypothèse
météorique
Un bolide peut produire : une forte luminosité ; une couleur orange ; un
déplacement rapide ; un sifflement ou des phénomènes acoustiques rapportés ou une
fragmentation ou une explosion apparente. Cela pourrait éventuellement
expliquer une partie du récit. Mais cette hypothèse n'explique évidemment pas,
à elle seule, l'observation de quatre silhouettes humaines.
Aéronef ou engin terrestre - Un appareil terrestre inhabituel pourrait
éventuellement expliquer un objet perçu comme discoïdal et un bruit
particulier. Mais aucune information disponible ne permet d'identifier un
appareil précis.
Déformation ou amplification journalistique
Cette possibilité mérite également d'être conservée. Le récit a traversé
plusieurs niveaux de transmission :
Témoins présumés → Lusitania → presse lisboète
→ Times of India → FSR → APRO → littérature ufologique.
À chaque étape, certains détails peuvent avoir été condensés, traduits ou
reformulés.
Canular : Il ne peut pas être exclu. Mais nous ne disposons
actuellement d'aucun élément permettant de démontrer qu'il s'agissait d'un
canular.
Conclusion critique
Le cas de Beira est donc plus solide historiquement comme affaire de presse
de 1960 que comme affaire ufologique démontrée. C'est une nuance importante. Nous
pouvons affirmer avec une assez bonne sécurité que l'histoire d'un mystérieux
objet orange et de quatre petites créatures circulait dans la presse
internationale au printemps 1960 et qu'elle était attribuée à l'agence
portugaise Lusitania. Nous ne pouvons pas, avec les documents actuellement
retrouvés, affirmer que l'atterrissage a réellement eu lieu.
La prochaine étape décisive serait donc de retrouver, si elle existe
encore, la dépêche Lusitania du 7 avril 1960 ou le journal portugais qui l'a
publiée.
Si cette pièce était retrouvée, elle pourrait permettre de répondre à
plusieurs questions fondamentales : date exacte de l'événement, lieu précis
autour de Beira, nombre réel de témoins, identité d'un correspondant local,
nature de l'explosion et origine des informations concernant les quatre petites
créatures.
C'est précisément pour cette raison que je conserve ce cas : non comme une
« preuve d'atterrissage extraterrestre », mais comme un remarquable dossier
historique sur la circulation d'un récit ufologique africain dans la presse
portugaise et internationale en 1960.
https://projectavalon.net/lib/Jacques%20Vallee%20-%20Passport%20to%20Magonia.pdf?utm_source=chatgpt.com Passeport to Magonia de Jacques Vallée, que
vous pouvez télécharger.
https://fr.scribd.com/document/1057416619/Humanoid-Encounters-1960-1964-the-Others-Amongst-Us?utm_source=chatgpt.com Une section du catalogue d’Albert Rosales,
chercheur américain spécialisé dans les apparitions d’Humanoïdes.
https://www.ufologie.patrickgross.org/ce3/1960-04-05-mozambique-beira.htm?utm_source=chatgpt.com
https://www.ufomagazines.com/apro-bulletin-apro-bulletin-1960-07-00-july/?utm_source=chatgpt.com
14 AOUT 1966 -
%AÏTP – LOURENCO MARQUES – MOZANBIQUE
Les météores de
Maputo / Lourenço Marques (14 août 1965)
Analyse
détaillée de l'incident et contexte
Les témoins : Le
signalement est particulièrement remarquable car il combine des observations au
sol (habitants de Lourenço Marques) et des témoignages en vol par des membres
d'équipage de l'aviation civile (compagnie coloniale DETA - Divisão dos Transportes
Aéreos), apportant un biais d'observation réduit par rapport à un témoin isolé.
Zone géographique :
La baie de Delagoa (aujourd'hui baie de Maputo) offre une très grande
visibilité dégagée vers l'est et l'océan Indien, ce qui facilite l'observation
d'événements à haute altitude sur de longues distances.
Le phénomène de
fragmentation : La scission d'un objet lumineux en deux entités s'éloignant
dans des directions opposées après une phase de stabilisation apparente est le
point le plus singulier du récit, car il s'éloigne du comportement classique
d'un simple bolide ou météore.
2. Pistes et
hypothèses explicatives
Rentrée d'un débris
spatial (Satellite / Étage de fusée) :
L'année 1965 marque
une accélération majeure de la course à l'espace. Les rentrées atmosphériques
de corps de fusées ou de satellites usagés génèrent exactement ce type de
visuel : un objet cylindrique très lumineux avec une longue traînée
incandescente (orange/rouge).
La rupture sous
l'effet de la chaleur et des forces aérodynamiques provoque la séparation du
corps principal en plusieurs morceaux distincts. L'illusion de "directions
opposées" est souvent créée par l'effet de perspective de deux débris se
séparant sur des trajectoires légèrement divergentes au moment de l'explosion.
Bolide exceptionnel
(Météorite) :
La traversée de
l'atmosphère par un bolide de grande taille à faible angle d'entrée peut donner
l'illusion d'une stabilisation momentanée lorsqu'il se déplace parallèlement à
la ligne d'horizon, suivie d'une fragmentation spectaculaire (bolide à désintégration
explosive).
Observation
astronomique :
Des transmissions
de résumés d'observations ont été envoyées aux observatoires d'Afrique du Sud
(notamment le Union Observatory de Johannesburg), mais aucune confirmation d'un
corps céleste naturel spécifique n'a été gravée dans les registres officiels d'astronomie.
Sources
d'archives et accessibilité du lien
Presse locale :
L'événement a été relayé dans le quotidien local Notícias et dans le Diário de
Lourenço Marques de mi-août 1965. Ces collections sont conservées exclusivement
au format papier/microfilm au Arquivo Histórico de Moçambique (Maputo) et à la Biblioteca
Nacional de Portugal (Lisbonne).
Catalogues
spécialisés : Ce cas a été brièvement repris dans des bulletins d'information
sud-africains des années 1970 et dans les archives privées de chercheuses
régionales comme Cynthia Hind, mais il n'a jamais fait l'objet d'un transfert
vers une base de données en ligne moderne avec permalien.
13 DECEMBRE 1968 — ILE DE XEFINA – LOURENCO MARQUES
Source de l’information https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-01/
La source est le n°1 de UFO AFRINEWS, juillet 1988, revue éditée par
Cynthia Hind. L'article figure dans la rubrique “Some Unusual Cases
(Not previously reported)”, sous le titre:
“Report from W S Van
Heerden, Sunnyside, Pretoria, South Africa”
Le texte précise que Van Heerden était, au moment des faits, South African
Consul-General in Mozambique.
Ce que rapporte exactement la source
Le vendredi 13 décembre 1968, W. S. Van Heerden aurait observé un objet
alors qu'il se trouvait dans la région de Lourenço Marques, l'actuelle Maputo. L'élément
géographique particulièrement intéressant que je n’eusse pas antérieurement est
: île de Xefina
Selon UFO AFRINEWS, Van Heerden aurait vu l'objet stationnaire au-dessus de
l'île de Xefina. La description est assez précise :
·
Objet
apparemment stationnaire ;
·
Forme
comparée à deux soucoupes placées dos à dos ;
·
Forme
générale allongée et effilée ;
·
Contours
décrits comme nets ;
·
Couleur
gris foncé ;
·
Altitude
estimée : 150 à 200 mètres ;
·
Durée
d'observation : environ 30 secondes.
Puis, alors que Van Heerden se déplaçait vers l'est, l'objet serait
réapparu. Il aurait :
-
Brusquement
réapparu ;
-
Commencé à
monter ;
-
Pris une
très grande vitesse ;
-
Filé en
direction du sud-ouest ;
-
Présenté
alors une apparence différente, décrite comme celle d'un disque parfaitement
circulaire
.
Aucun bruit n'aurait été entendu, à l'exception du bruit de la voiture de
Van Heerden.
Nous savons du cas : 13 décembre 1968 — Lourenço Marques (au-dessus de
l'île de Xefina), Mozambique. W. S. Van Heerden, alors consul général d'Afrique
du Sud au Mozambique, rapporte avoir observé pendant environ 30 secondes un
objet gris foncé stationnaire à environ 150–200 m d'altitude au-dessus de l'île
de Xefina. Il le décrit comme une forme allongée et effilée évoquant deux
soucoupes réunies par leur face inférieure. Plus tard, alors qu'il se déplaçait
vers l'est, l'objet serait réapparu, aurait grimpé rapidement puis se serait
éloigné à grande vitesse vers le sud-ouest, prenant alors l'apparence d'un
disque circulaire. Aucun bruit n'aurait été entendu en dehors de celui de son
automobile. Source : W. S. Van Heerden, témoignage publié par Cynthia Hind dans
UFO AFRINEWS, n°1, juillet 1988. Classe B/C.
Le point capital : ce n'est pas un rapport contemporain de 1968. C'est
probablement le principal élément critique - L'observation est datée du 13
décembre 1968, mais le témoignage que nous possédons n'a été publié qu'en
juillet 1988, soit environ 19 ans et 7 mois plus tard.
UFO AFRINEWS indique d'ailleurs que cette rubrique contient des cas “Not
previously reported”. Cela signifie que
nous devons distinguer : Événement allégué
13 décembre 1968 - Première source actuellement retrouvée - Cynthia Hind /
UFO AFRINEWS, juillet 1988 Cette différence chronologique est importante. Nous
n'avons pas, pour l'instant, retrouvé : article de presse de décembre 1968 ; rapport
diplomatique sud-africain ou un autre rapport, photographie ou un autre
témoignage.
Il y a cependant un élément qui justifie de ne pas classer immédiatement le
cas car le témoin présenté par Hind est une personne ayant une fonction
diplomatique importante : consul général sud-africain au Mozambique. Cela donne
au témoignage un intérêt historique particulier. Mais attention : la fonction
diplomatique ne constitue pas une preuve de la nature de l'objet. Elle augmente
surtout l'intérêt que présente le témoignage en matière de provenance et de
contexte. Nous devons également faire une distinction entre : « W. S. Van
Heerden était consul général » et « W. S. Van Heerden a officiellement rapporté
l'observation à son gouvernement. » La première affirmation est celle de la
source ufologique. La seconde n'est pas démontrée par les documents que j'ai
retrouvés.
J'ai trouvé une piste intéressante, quant à l’existence de X.S. Van Heerden
mais elle doit être maniée avec prudence. Un document de l'AIEA de 1973
mentionne un W. S. van Heerden comme membre de la délégation sud-africaine et
le présente alors comme Deputy Secretary, Multilateral Division, Department of
Foreign Affairs. Cela démontre qu'une
personne portant exactement ce nom occupait effectivement une fonction
importante au sein de la diplomatie sud-africaine.
Mais je ne considérerais pas encore comme définitivement démontré qu'il
s'agit bien de la même personne que le consul général de Mozambique de 1968. Il
faudrait rechercher dans les annuaires diplomatiques sud-africains de 1967–1969
afin de faire le lien biographique.
La localisation : Xefina - La mention de Xefina est importante. L'île de
Xefina se trouve dans la baie de Maputo, à proximité de l'actuelle capitale
mozambicaine. Le fait que le témoin donne une référence géographique précise
est intéressant parce que l'observation n'est pas simplement : « quelque part
au Mozambique ». Nous avons désormais :
Lourenço Marques → baie de Maputo → île de
Xefina.
La forme de l'objet
La description est également assez particulière. Première phase : « two
saucers placed bottom to bottom » soit approximativement : deux soucoupes
réunies par leur face inférieure. Cela donne un objet ressemblant à un double
cône / lentille allongée, mais Van Heerden le décrit comme elongated and
tapering.
Puis seconde phase
: completely circular disc Donc il y aurait eu une différence apparente entre :
Forme allongée / fuselée → disque circulaire
Cela peut être interprété de plusieurs manières.
1 Première possibilité : changement réel
d'orientation
Un
objet lenticulaire vu sous différents angles peut donner des silhouettes très différentes.
2
Deuxième possibilité : changement de
distance
À
mesure que l'objet s'éloigne ou se rapproche, la perception de sa forme peut changer.
3 Troisième
possibilité : changement réel de configuration
C'est
ce que certains ufologues pourraient interpréter comme un changement de forme.
Mais il n'existe évidemment aucune preuve permettant de retenir cette
troisième interprétation.
Van Heerden aurait estimé l'objet à
: 150 à 200 m d'altitude. Si cette estimation est correcte, il ne s'agissait
pas d'un petit point lumineux observé à plusieurs kilomètres. L'objet aurait
donc été relativement proche. Mais il manque une donnée essentielle : quelle
était sa taille angulaire ?
Sans taille angulaire, l'estimation de la distance ne peut pas être
transformée en estimation fiable de la taille réelle.
C'est un autre élément à prendre en compte. La première observation aurait
duré : environ 30 secondes.
Puis l'objet réapparaît lors du déplacement du témoin. Cela signifie qu'il
ne s'agit pas d'une observation extrêmement longue permettant une étude
détaillée. En revanche, la combinaison : faible altitude supposée + immobilité
+ changement de position + accélération apparente rend le récit intéressant sur
le plan ufologique.
9. L'absence de bruit
Le témoin ne rapporte pas de bruit provenant de l'objet.
La seule source sonore mentionnée serait :
le bruit de sa voiture.
C'est intéressant, mais il faut éviter de transformer cela en « silence
absolu ».
Le texte signifie plutôt :
aucun bruit attribué à l'objet n'a été perçu.
Un objet aérien conventionnel vu à distance peut lui aussi paraître
silencieux selon les circonstances, notamment en fonction de son altitude, de
la direction du vent, du bruit ambiant et du type de propulsion.
Une particularité très intéressante : Cynthia Hind le considère comme un
cas « non précédemment rapporté » C'est un détail que je trouve particulièrement
important. Le sommaire de UFO AFRINEWS place le témoignage Van Heerden dans : Some
Unusual Cases (Not previously reported). Cela explique probablement pourquoi nous ne
trouvons pratiquement aucune trace de cette observation dans les bases
classiques. Il est donc très possible que le dossier soit resté privé pendant
près de vingt ans avant que Van Heerden ne le transmette à Cynthia Hind. Cela
change notre interprétation de l'absence de presse en 1968 : L’absence de trace
contemporaine ne signifie pas nécessairement que l'observation n'a pas été
racontée ; elle signifie surtout que nous ne disposons pas actuellement d'une
publication contemporaine.
13. Fiche catalogue définitive que je vous recommande
|
Élément |
Donnée |
|
Date |
13 décembre 1968 |
|
Pays |
Mozambique |
|
Territoire de l'époque |
Mozambique portugais |
|
Lieu |
Lourenço Marques, secteur de l'île de Xefina |
|
Témoin |
W. S. Van Heerden |
|
Fonction alléguée |
Consul général d'Afrique du Sud au Mozambique |
|
Heure |
Non indiquée dans la source accessible |
|
Durée initiale |
≈ 30 secondes |
|
Objet |
Gris foncé, allongé et effilé |
|
Forme |
Comparée à deux soucoupes réunies face contre face |
|
Position |
Stationnaire au-dessus de Xefina |
|
Altitude estimée |
150–200 m |
|
Seconde observation |
Objet réapparaissant, montant puis partant rapidement vers le sud-ouest |
|
Aspect final |
Disque parfaitement circulaire |
|
Bruit |
Aucun bruit attribué à l'objet |
|
Photographie |
Non connue |
|
Radar |
Non connu |
|
Traces physiques |
Aucune |
|
Autres témoins |
Non indiqués |
|
Enquête |
Non documentée |
|
Première publication retrouvée |
UFO AFRINEWS, n°1, juillet 1988 |
|
Source |
Cynthia Hind /
témoignage W. S. Van Heerden |
|
Classe |
B/C (C+ provisoire) |
Source principale AFRINEWS
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-01/
La page indique également que le PDF original est conservé aux archives AFU
de Norrköping.
18 DECEMBRE 1972 – VOL BEAIRA – MAPUTO
Un Boeing 737 des Lignes
Aériennes de Mozambique (DETA) a rapporté avoir été approché par un gigantesque
OVNI vert en forme de capsule. L'objet serait passé à très courte distance de
l'avion avant de disparaître à grande vitesse. Selon
les sources, l'incident s'est déroulé de la manière suivante :
Le contexte : Un Boeing 737 des Lignes Aériennes de Mozambique (DETA)
effectuait une liaison entre Beira et Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo).
L'apparition : Dans un ciel totalement dégagé, un OVNI gigantesque, de
couleur verte et en forme de capsule, est apparu et s'est dirigé droit vers
l'avion.
La manœuvre : Après un échange radio tendu entre le pilote et la tour de
contrôle, l'objet est passé à très courte distance de l'appareil, avec une
inclinaison ascendante d'environ 5 degrés.
La disparition : L'objet a ensuite disparu dans le ciel à une vitesse
extrêmement élevée, pour le soulagement de tous à bord.
Témoignages de l'équipage
Des extraits de témoignages de l'équipage apportent des détails
supplémentaires sur l'observation :
Le commandant de bord (Commandant Pinto) : Il a décrit avoir vu l'objet
pendant environ quarante-cinq minutes et a rapporté que des personnes à Beira
l'avaient vu stationner pendant plus de trois heures. Il s'est demandé si
l'objet avait réagi à l'allumage de ses feux d'atterrissage et si ses
instruments avaient signalé que l'avion s'approchait trop près.
Le copilote (Jamal) : Il a indiqué que le commandant de bord avait attiré
son attention sur l'objet. Il l'a décrit comme un objet long, plus grand que
leur avion, sans hublots et d'aspect métallique, semblant planer au-dessus de
l'embouchure du fleuve Save.
La chef de cabine (Isabel Lobo) : Elle a raconté que, lorsque l'avion s'est
arrêté à Beira, elle a vu l'objet qui ressemblait à une très grande étoile,
mais qui ne scintillait pas. Elle a précisé qu'il avait été détecté au radar.
Elle a également décrit avoir vu les projecteurs de l'objet dans une formation
triangulaire, dont la lumière était si puissante qu'elle faisait mal aux yeux.
Elle a ajouté que lorsque le commandant a allumé et éteint ses feux
d'atterrissage, l'objet s'est soudainement éloigné dans la direction opposée.
Source de l'information
L'essentiel des informations sur ce cas provient des travaux de Ruy
Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain. Il a recueilli de nombreux
témoignages de pilotes et de civils en Afrique dans les années 1970, qu'il a
compilés dans son livre "OVNIs em África" (1987).
Si vous souhaitez approfondir
le sujet, la lecture de cet ouvrage ou des recherches sur les travaux de Ruy
Castel-Branco pourraient vous fournir des informations plus détaillées. https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/
12 JANVIER 1973 - MAPUTO –
LOURENCO MARQUES - MOZANBIQUE
Observation de deux sphères
lumineuses légèrement aplaties, décrites comme ayant la forme de
"pommes". Elles sont restées statiques pendant deux minutes en
tournant sur elles-mêmes à très grande vitesse.
Selon le récit recueilli par Ruy Castel-Branco, l'incident s'est déroulé de
la manière suivante :
Le contexte : L'observation a eu lieu le 12 janvier 1973, aux alentours de
01h00 du matin, à une distance d'environ 800 mètres du quartier Rui Patrício à
Lourenço Marques.
Les témoins : Les principaux témoins étaient Raúl Alvez Calane da Silva, un
reporter d'un magazine mozambicain, et son frère Mário.
L'apparence des objets : Deux sphères lumineuses sont apparues. Elles
présentaient un léger aplatissement sur les bords, ce qui leur donnait une
forme rappelant celle d'une "pomme".
Le comportement : Les deux objets sont restés statiques pendant deux
minutes, tout en tournant sur eux-mêmes à une très grande vitesse.
La manœuvre : Après cette phase stationnaire, les deux sphères ont commencé
à s'élever progressivement et de manière symétrique, jusqu'à disparaître comme
deux points lumineux dans le ciel. De manière inexplicable, elles sont ensuite
redescendues dans une autre zone, toujours ensemble et en gardant la même
distance l'une de l'autre.
Une précision sur la nature de la "rotation"
Un détail important a été relevé par les témoins : la rotation apparente
des sphères n'était peut-être pas un mouvement mécanique. Ils ont émis
l'hypothèse qu'il pouvait s'agir en réalité d'un échange rapide de lumières
oscillant entre le bleu, le vert et le rouge, bien que la couleur jaune-orangé
ait été prédominante.
La source de l'information
L'ensemble de ces informations
provient des recherches de Ruy Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain
qui a recueilli de nombreux témoignages en Afrique dans les années 1970. Ce cas
est documenté dans son livre "OVNIs em África" (1987). Il est
également cité dans un article de synthèse sur les observations d'OVNI en
Afrique, qui reprend les travaux de Castel-Branco. https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/
10 FEVRIER 1973 LOURENCO
MARQUES – MAPUTO – MOZAMBIQUE
C’est en fait le même cas
que celui du 12 janvier 1973
Le cas de 1973 ci-dessous, C'est un entrefilet, pas une grosse enquête à
l'époque :
Le 10 février 1973, le "Rhodesian Herald" a publié un bref
rapport selon lequel un avion de Mozambique Beta Airlines était suivi par un
objet volant non identifié lors d'un vol de nuit de Beira à Lourenco Marques.
L'histoire a été publiée par le service de presse Herald Africa.
C'est tout ce qui est paru dans la presse le jour J.
Qui a enquêté ? Joe Brill, le correspondant MUFON pour l'Afrique (basé en
Rhodésie à l'époque). Il récupère l'histoire et la publie dans SKYLOOK, la
revue officielle du MUFON, en août 1973 sous le titre :
"Captain of Boeing
737 Jet Gives Personal Account of UFO Sighting - UFO Follows Mozambique Beta
Airlines Plane - Joe Brill Gets Story"
Malheureusement, le PDF de SKYLOOK d'août 1973 est très abîmé, mais on a le
sommaire qui confirme : page 5 - "Captain of Boeing 737 Jet Relates UFO
Sighting".
On n'a pas de description détaillée de l'objet en 1973 - juste "suivi
par un OVNI".
Pourquoi vous trouvez 2 dates pour le même pilote ?
Parce que le même pilote, le Commandant Simplicio Pinto de LAM (Mozambique
Airlines), va revivre EXACTEMENT la même chose 15 ans plus tard, le 11 février
1988, et là c'est un cas majeur avec radar.
C'est ce cas de 1988 qui est documenté en détail dans le National Enquirer
et qui est souvent mélangé avec 1973 :
Énorme objet luminescent – décrit comme « assez vaste pour abriter un
hangar à avions » Il volait à 11 000
pieds : « Il faisait du surplace à 11 000 pieds à ce moment-là, et je suis
monté vers lui » Trois lumières rectangulaires disposées en triangle : « il
présentait trois lumières rectangulaires, disposées en triangle avec deux en
bas et une en haut ». Suivi radar confirmé par une météorologue gouvernementale
: « Une météorologue gouvernementale au Mozambique affirme avoir suivi l'énorme
objet au radar pendant que le pilote, le capitaine Simplicio Pinto, le prenait
en chasse »
« L'objet est apparu alors qu'aucune activité aérienne n'était prévue dans
cette zone, hormis ce vol civil (piloté par Pinto). C'était un OVNI. » « Des
centaines de personnes à Beira disent avoir vu l'OVNI »Le pilote poursuit
jusqu'à 24,000 feet puis 45,000 feet, puis abandonne à cause de la pluie et du
carburant bas
Rapport officiel au gouvernement du Mozambique, 5 journalistes du journal
Noticias assignés à l'enquête
MOZ-1973-02-10 - Beira -> Maputo - NUIT
Type : Rencontre avion
Source: Rhodesian Herald 10/02/73 + SKYLOOK N°69 août 1973 p.5
Témoins : équipage Beta Airlines (nom non donné en 73)
Crédibilité : B - presse + enquête MUFON, mais description trop courte
MOZ-1988-02-11 - Beira - CHASSE
Type : RR1 + Radar visuel - Cas majeur africain
Source : National Enquirer 17 janvier 1989 + témoignage direct Pinto
C'est celui avec les 3 lumières rectangulaires en triangle
https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/
JUIN 1973 - AEROPORT DE LOURENCO – RADAR – MOZAMBIQUE
Début juin 1973 – Lieu non précisé : Un OVNI aurait été observé en train de
changer continuellement de couleur.
Selon les sources, l'incident s'est déroulé de la manière suivante :
Le contexte : L'observation a eu lieu dans les premiers jours de juin 1973
à l'aéroport de Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo, Mozambique).
Les témoins : Les principaux témoins étaient les contrôleurs de radar de
l'aéroport.
L'apparence de l'objet : Ils ont observé un objet de forme discoïde (en
forme de disque) au-dessus de l'une des pistes de l'aéroport.
Le comportement : L'objet changeait continuellement de couleur, passant du
jaune clair au bleu, puis au vert. Les manœuvres de l'objet auraient pu mettre
en danger la sécurité des vols, en particulier lors des atterrissages et des
décollages.
La source de l'information
L'ensemble de ces informations provient des recherches de Ruy
Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain qui a recueilli de nombreux
témoignages en Afrique dans les années 1970. Ce cas est documenté dans son
livre "OVNIs em África" (Coimbra Editora, 1987) et repris dans un
article de synthèse sur les observations d'OVNI en Afrique.
https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/
NOVEMBRE 1978 – BEIRA –
CANAL DU MOZAMBIQUE
Les lumières du canal du Mozambique (Novembre 1978)
Lieu : Canal du Mozambique (au large de Beira).
Description : L'équipage d'un cargo de ligne reliant le Mozambique à
Madagascar signale l'apparition de plusieurs sphères lumineuses pulsantes
(passant du blanc au bleu) survolant le navire pendant près d'une demi-heure.
Les lumières semblaient réagir aux projecteurs du navire en changeant
d'altitude.
Source : Journal de bord (logbook) du navire, réutilisé ultérieurement dans
des compilations ufologiques
Analyse et contexte de l'observation
Cadre géographique : Le canal du Mozambique est une zone maritime
stratégique traversée par les routes commerciales reliées au port de Beira,
l'un des principaux accès maritimes de la région.
Comportement signalé : La durée (environ 30 minutes) et la pulsation
chromatique (blanc au bleu) sont caractéristiques de plusieurs témoignages
d'équipages de la marine marchande. La réaction supposée aux projecteurs du
navire (variation d'altitude) suggère une interaction visuelle perçue par la
passerelle, bien que cela puisse aussi résulter d'un effet d'optique ou de
réflexion atmosphérique.
Typologie de la source : La mention au journal de bord (logbook) constitue
la première étape d'archivage officiel en mer. Ces consignes écrites par les
officiers de quart sont réputées fiables car rédigées à chaud par du personnel
formé à la navigation et à l'observation des conditions
météorologiques/astronomiques.
Pistes d'explication conventionnelles
Lors de l'analyse de ce type de cas en milieu maritime, plusieurs
hypothèses naturelles ou technologiques sont systématiquement évaluées :
Phénomènes bioluminescents ou optiques marins : La bioluminescence marine
ou les reflets d'éco-sondes/projecteurs sur des bancs de brume basse peuvent
parfois créer l'illusion de sphères lumineuses en mouvement autour de la coque.
Conditions météo-atmosphériques : Des phénomènes d'électricité
atmosphérique (foudre en boule ou feu Saint-Elme sur les mâts) ou des
réfractions optiques dues aux inversions thermiques au-dessus de l'eau.
Activités militaires ou spatiales : La région voyait circuler des engins de
surveillance navale et spatiale dans le cadre de la guerre froide, ainsi que
des rentrées atmosphériques de débris spatiaux.
Conservation et documentation
Ce récit a rejoint les répertoires d'observations maritimes compilés par
des chercheurs (tels que les travaux d'Antonio Ribera ou de Charles Berlitz sur
les phénomènes marins insolites), ainsi que les bases de données d'associations
d'étude des phénomènes aériens.
11 FEVRIER 1988 – BEIRA - MOZAMBIQUE
Le cas du commandant Simplicio Pinto et du Boeing 737 de LAM
La source la plus importante que j'ai retrouvée est le récit de Cynthia
Hind, repris très longuement par Timothy Good dans The UFO Report. L'archive
numérique de UFO AFRINEWS identifie le dossier comme Case N°15 — Aircrew
Sighting of UFO — Moçambique, 11th February 1988. Le numéro 3 de UFO AFRINEWS
est daté de mai 1990, et non de 1988.
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-03/
Le déroulement général
Le témoin principal est présenté comme le commandant Simplicio Pinto,
pilote en chef de la compagnie LAM — Linhas Aéreas de Moçambique.
Il effectuait un vol de nuit Quelimane → Maputo, à bord d'un Boeing 737.
Selon le récit publié par Timothy Good, l'appareil fit une escale à Beira
parce qu'il n'y avait pas de carburant disponible à Quelimane. L'atterrissage à
Beira aurait eu lieu à 18 h 09.
Mais il faut noter une petite incohérence : le récit parle ensuite d'une
observation à partir d'environ 15 h, alors que l'avion de Pinto n'arrive à
Beira qu'à 18 h 09. Cela montre qu'il faut distinguer l'observation générale
par les habitants et la tour de l'observation personnelle du pilote.
L'objet était déjà observé avant l'arrivée de l'avion
C'est l'un des éléments les plus intéressants. Lorsque Pinto demande à son
copilote de contacter la tour pour savoir si un ballon météorologique avait été
lancé, la réponse aurait été, en substance : pourquoi demandez-vous cela ?
Est-ce à cause de l'objet que nous voyons ? La tour aurait indiqué que l'objet
était observé depuis environ 15 h et que les radars de l'armée de l'air
l'avaient également détecté. La position donnée à Pinto était d'environ 125 km
de Beira.
C'est donc très différent d'un simple témoignage isolé de pilote. Selon le
récit, plusieurs catégories de témoins auraient existé :
·
Équipage
LAM ;
·
Contrôle
aérien ;
·
Personnel
au sol ;
·
Habitants
de Beira ;
·
Personnel
météorologique ;
·
Personnel
militaire/radar.
Mais il faut conserver le « selon le récit » : nous n'avons pas encore
retrouvé les rapports originaux de ces différents services.
Pinto le décrit initialement comme quelque chose ressemblant à : un
parachute en forme d'aile ; ou un « flying mattress », littéralement un «
matelas volant » ; présentant plusieurs couches ; avec une lumière fluorescente
extrêmement intense, comparable à une lampe au mercure. La lumière était décrite comme blanche, très
intense et fluorescente. L'objet
semblait : stationnaire ; ou se déplacer extrêmement lentement ; Très éloigné et
sans altitude déterminable au départ. Pinto
insiste sur le fait qu'il n'avait jamais vu quelque chose de semblable durant
ses années de pilotage.
Pinto estime que si l'objet pouvait être vu aussi clairement à environ 125
km, il devait être énorme. Il compare même sa visibilité à celle d'un Boeing
747 et estime qu'un Jumbo ne pourrait pas être distingué de cette façon à cette
distance. C'est cependant une déduction du témoin, pas une mesure. Nous ne
connaissons pas : la taille angulaire exacte ; la distance réelle ; l'altitude
; les dimensions physiques ; et la
luminosité photométriquement mesurée.
Lorsque l'hôtesse en chef Isabel Lobo ouvre la porte de l'avion à Beira,
elle aurait immédiatement vu de nombreuses personnes regarder vers le ciel. Elle
serait montée vers le poste de pilotage en demandant si l'équipage avait vu
l'objet. Pinto confirma. L'information est donc présentée comme une observation
collective à Beira, et pas seulement comme celle du pilote. D'autres sources secondaires parlent même de
centaines de personnes.
Environ une demi-heure après son arrivée, Pinto demande à la tour
l'autorisation de repartir. La tour lui aurait demandé s'il était réellement
disposé à décoller alors que l'objet se trouvait dans cette direction.
Pinto accepte.
L'avion décolle vers le sud, en direction de Maputo, tandis que l'objet se
trouve également au sud.
Une fois en vol, Pinto estime pouvoir mieux l'observer.
À environ 18 h 40, Pinto poursuit l'objet. Il monte à plus de : 11 000
pieds ≈ 3 350 m. Il rapporte alors une observation beaucoup plus spectaculaire.
L'objet lui apparaît :
·
Énorme ;
·
Pratiquement
stationnaire ;
·
Situé au
sud de Beira ;
·
Avec trois
lumières extrêmement puissantes ;
·
Disposées
en triangle.
La lumière est tellement intense qu'elle gêne sa vision et rend difficile
l'appréciation des distances.
C'est probablement la caractéristique visuelle la plus importante du
dossier. Pinto décrit trois lumières ressemblant à des
projecteurs/searchlights, disposées : en triangle
La description est confirmée dans le récit par le copilote et l'hôtesse. Le
copilote décrit l'objet comme : long ; plus grand que leur avion ; sans
fenêtres ; présentant un aspect métallique et semblant stationner au-dessus de
l'embouchure du Save.
L'hôtesse Isabel Lobo décrit de son côté les lumières comme extrêmement
puissantes et disposées en triangle, avec une apparence évoquant ensuite une
sorte de « diamond ring », un anneau de diamant.
Pinto décide d'allumer puis d'éteindre deux fois les feux d'atterrissage de
l'appareil, afin de voir si l'objet réagit. Il demande également à l'hôtesse de
regarder attentivement. Peu après, selon son témoignage : l'objet commence à
monter verticalement. Sa lumière devient progressivement moins intense à mesure
qu'il s'éloigne. C'est à partir de là que le récit prend une dimension
spectaculaire.
Mais attention : nous n'avons aucune preuve que le départ de l'objet était
une réaction aux feux du Boeing. C'est Pinto lui-même qui pose cette question
après coup : l'objet avait-il réagi au signal lumineux ? C'est une hypothèse du
témoin, pas un fait établi.
Après la montée verticale, l'objet semble beaucoup plus haut. Pinto atteint
environ : 24 000 pieds ≈ 7 300 m puis son altitude de croisière : 31 000 pieds
≈ 9 450 m. L'objet semble alors se trouver au-dessus de la région de
l'embouchure du fleuve Save, près de Mambone. Le pilote continue à voir les trois lumières
triangulaires. Puis l'avion entre dans des nuages d'orage et perd le phénomène
de vue.
Le point très important concernant le radar : Il y a en réalité
plusieurs affirmations radar différentes :
A. Radar militaire
Selon le témoignage rapporté par Good, la tour aurait indiqué que : les
radars de l'Air Force avaient détecté l'objet.
B. Radar de Pinto
Pinto essaie ensuite de retrouver l'objet sur le radar de son propre avion,
mais n'obtient aucune image.
C'est une nuance capitale.
Donc :
« L'objet a été détecté au radar » est trop catégorique si l'on ne dispose
pas du relevé original. Je recommande : « Selon le témoignage rapporté par
Cynthia Hind/Timothy Good, le contrôle aérien indiqua que des radars de l'armée
de l'air avaient détecté l'objet. Le pilote ne parvint toutefois pas à obtenir
une détection sur le radar de son propre Boeing 737. » C’est plus rigoureux d’évoquer ainsi la
question des radars.
Certaines versions ultérieures ajoutent un élément encore plus précis : une
météorologue du service météorologique mozambicain, généralement donnée sous le
nom Alberto Agosta, aurait suivi l'objet au radar.
Cette version apparaît notamment dans CENAP Report n°158, qui rapporte
également :
·
Objet
stationnaire ;
·
Position à
environ 78 miles au sud de Beira ;
·
Absence
d'autre trafic aérien ;
·
Intervention
de la météorologie ;
·
Enquête de
journalistes du quotidien gouvernemental Notícias.
Mais je serais prudent.
Je n'ai pas retrouvé dans la source primaire accessible de Cynthia Hind le
rapport original signé par cette personne. Il faut donc différencier ces
sources :
Niveau 1 — source directe du récit Hind/Good :
Contrôle
aérien + affirmation de détection par les radars de l'Air Force.
Niveau 2 — sources secondaires :
Météorologie/radar,
absence de trafic, etc.
Cela évite de transformer une reconstruction ufologique ultérieure en
rapport officiel.
C'est un détail très intéressant que l'on oublie généralement, c’est que le
Boeing comptait 114 personnes à bord selon le récit. Pinto ne voulait pas
annoncer ouvertement ce qu'il pensait avoir découvert parce qu'il craignait de
provoquer une panique. L'hôtesse avait cependant elle-même observé l'objet. Il
n'y eut malheureusement aucune photographie. L'hôtesse chercha même à savoir si
quelqu'un dans la cabine possédait un appareil photo, mais le passager japonais
qui en avait un était descendu à Beira. C'est
une circonstance documentaire particulièrement frustrante.
Le 12 février 1988, Pinto devait effectuer une nouvelle liaison sur le même
secteur. Il surveilla attentivement le ciel à la même heure. Cette fois : aucun
objet.
Il ne vit même pas d'étoile ou de planète particulière. C'est intéressant
car le pilote ne présente pas son observation comme un phénomène récurrent
qu'il aurait systématiquement interprété comme un OVNI.
Pinto affirme également qu'un phénomène présentant des caractéristiques
similaires aurait été observé deux jours auparavant au-dessus de l'aéroport de
Medellín, en Colombie. Deux jours après l'affaire de Beira, un autre objet
aurait été observé au-dessus de Madrid.
Attention
Je ne considérerais absolument pas ces deux autres événements comme établis
à partir du seul témoignage de Pinto. Ils constituent des éléments rapportés
par le témoin, à vérifier séparément dans les archives aéronautiques et
ufologiques de Colombie et d'Espagne.
Certaines sources évoquent le « copilote Joao Abreau » Or la version de
Timothy Good que nous avons retrouvée appelle le copilote Jamal. La source CENAP parle, elle, de Joao Abreau. Nous avons donc une divergence documentaire
sur le nom du copilote.
Nous ne devons pas trancher arbitrairement. « Le copilote est, nommé Jamal
dans le récit de Timothy Good ; certaines sources secondaires donnent le nom de
João Abreu. ».
Il existe également deux durées différentes : Pinto et son équipage : environ
45 minutes – Pour les témoins au sol : plus de trois heures
Cynthia Hind le formule ainsi dans UFO AFRINEWS.
Cela peut parfaitement être cohérent : l'objet aurait été observé avant
l'arrivée de l'avion puis aurait continué à être visible après son départ.
Le CENAP Report n° 158, daté d'avril 1989 dans l'archive, consacre
également un article au cas sous le titre : « Jet Pilot Claims: I Chased a
Gigantic UFO » Il reprend plusieurs éléments :
·
Simplicio
Pinto ;
·
Copilote ;
·
Objet
gigantesque ;
·
Trois
lumières rectangulaires en triangle ;
·
Poursuite
aérienne ;
·
Montée à
11 000 puis 24 000 pieds ;
·
Montée
verticale ;
·
Météorologie
;
·
Radar ;
·
Témoins de
Beira ;
·
Journalistes
de Notícias.
https://www.ufomagazines.com/cenap-report-cenap-cenap-report-no-158/
Mais CENAP est une source secondaire : elle ne doit pas être comptée comme
une enquête indépendante simplement parce qu'elle fournit davantage de détails.
Le récit de Timothy Good est très précieux parce qu'il reproduit une grande
quantité de témoignages attribués directement aux différents membres de
l'équipage : commandant Pinto ; copilote et la chef hôtesse Isabel Lobo.
Le passage se trouve dans The UFO Report, dans la section “Airline Crew
Sighting, 1988”, pp. 115–119 environ.
https://avalonlibrary.net/ebooks/Timothy%20Good%20%28ed%29%20-%20The%20UFO%20Report%20%281994%29.pdf
Ce que nous pouvons considérer comme relativement solide
Assez bien documenté
Date : 11 février 1988 ;
Lieu : Beira, Mozambique ;
Compagnie : LAM ;
Commandant : Simplicio Pinto ;
Boeing 737 ;
Observation d'un phénomène lumineux extrêmement intense ;
Observation par plusieurs membres de l'équipage ;
Objet semblant stationnaire ;
Trois lumières en triangle ;
Poursuite par l'avion ;
Montée apparente ;
Observation d'environ 45 minutes par Pinto ;
Perte de vue dans des nuages/orage.
Ces éléments sont rapportés de manière cohérente par plusieurs publications
ufologiques.
À considérer comme rapporté mais non vérifié indépendamment
Détection par radar militaire ;
Suivi météorologique ;
Centaines de témoins ;
Enquête de cinq journalistes de Notícias ;
Absence de tout autre trafic aérien ;
Position précise à 78 miles/125 km ;
Réactions du contrôle aérien ;
Radar militaire ayant suivi le phénomène.
Ces éléments apparaissent dans les récits secondaires, mais je n'ai pas
retrouvé les documents originaux des services concernés.
Explication possible :
Ballon météorologique
C'est la première hypothèse qui aurait
apparemment été envisagée sur place. Un ballon à haute altitude peut : rester
apparemment stationnaire ; être très lumineux lorsqu'il réfléchit la lumière
solaire ; sembler changer de position lorsque l'observateur se déplace où donner
une impression de grande taille lorsque la distance est mal évaluée. Mais les
lumières triangulaires et certains mouvements rapportés restent difficiles à
expliquer sur la seule base du récit.
Ballon expérimental / scientifique
C'est une piste particulièrement intéressante
dans le contexte des années 1980. Cynthia Hind elle-même envisageait dans son
commentaire des expériences de ballons de la NASA ou de l'agence spatiale
française, en rappelant des observations de ballons ayant provoqué des
signalements d'OVNI en Afrique australe. Elle précise toutefois qu'elle n'avait
aucune vérification.
Avion
Possible en principe, mais Pinto était pilote
professionnel et affirme avoir écarté cette hypothèse.
Cela reste néanmoins un témoignage, pas une
identification instrumentale.
Phénomène astronomique
Une étoile ou une planète ne peut évidemment
pas expliquer facilement la poursuite aérienne apparente et la montée verticale
rapportée. Mais une observation de planète brillante proche de l'horizon
pourrait contribuer à certaines perceptions de distance et de mouvement.
Objet réellement inconnu
C'est la conclusion la plus prudente : Le
phénomène demeure non identifié dans le dossier documentaire disponible. Cela
ne permet pas de conclure à une origine extraterrestre.
. Fiche de cette observation :
|
Rubrique |
Donnée |
|
Date |
11 février 1988 |
|
Lieu |
Beira, Mozambique |
|
Secteur |
Sud de Beira / puis secteur de l'embouchure du Save, près de Mambone |
|
Compagnie |
LAM — Linhas Aéreas de
Moçambique |
|
Avion |
Boeing 737 |
|
Commandant |
Simplicio Pinto |
|
Copilote |
« Jamal » chez Good ; João Abreu dans une source secondaire |
|
Personnel cabine |
Isabel Lobo, chef hôtesse |
|
Témoins au sol |
Nombreux, nombre exact non vérifié |
|
Aspect |
Énorme objet / forme allongée ou « Flying mattress » |
|
Lumière |
Blanche, fluorescente, extrêmement intense |
|
Éclairage |
Trois lumières puissantes disposées en triangle |
|
Position initiale |
Environ 125 km de Beira selon le récit |
|
Radar |
Détection militaire alléguée ; à vérifier sur document original |
|
Durée au sol |
> 3 h selon les témoignages rapportés |
|
Durée équipage |
≈ 45 min |
|
Altitude avion |
> 11 000 puis 24 000, enfin 31 000 pieds |
|
Mouvement |
Stationnaire puis montée verticale apparente |
|
Interaction |
Montée après allumage/extinction des feux d'atterrissage — corrélation
rapportée, causalité non démontrée |
|
Photo |
Aucune |
|
Traces |
Aucune |
|
Enquête presse |
Cinq journalistes de Notícias, selon source secondaire |
|
Source principale |
Cynthia Hind / UFO AFRINEWS |
|
Source détaillée |
Timothy Good, The UFO
Report |
|
Source secondaire |
CENAP Report n°158 |
|
Classe |
B |
Sources web
Cynthia
Hind — UFO AFRINEWS, n°3, mai 1990, dossier « Case N°15: Aircrew Sighting of
UFO — Moçambique, 11th February 1988 ».
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-03/
Timothy Good — The UFO Report, récit détaillé de Pinto,
du copilote et d'Isabel Lobo, pp. 115–119 environ.
https://avalonlibrary.net/ebooks/Timothy%20Good%20%28ed%29%20-%20The%20UFO%20Report%20%281994%29.pdf
CENAP
Report n°158, article « Jet Pilot Claims: I Chased a Gigantic UFO », avril
1989.
https://www.ufomagazines.com/cenap-report-cenap-cenap-report-no-158/
UFO.com.br — « UFOs sobre a África », qui reprend
l'affaire et donne notamment les éléments concernant les 114 passagers, le
radar et la description de l'objet. C'est une source secondaire tardive, à
utiliser comme telle.
https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/
01 JUILLET 2009
- TOFO – MOZAMBIQUE
Observation d'OVNI
NUFORC 71110
Date d'apparition :
1er juillet 2009 à 7h00 (heure locale)
Signalé le 16 juillet 2009 à 2h22 (heure du Pacifique)
Durée : inconnue
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Tofo (Mozambique), Mozambique
Forme : inconnue
Caractéristiques : Aura ou brume autour d'un objet
OVNI dans une zone extrêmement isolée.
Je vous écris de Tofo, dans le district d'Inhambane, au Mozambique. Nous
prenons quotidiennement des photos pour les publier sur notre profil Facebook. Le
1er juillet 2009, entre 7h00 et 9h00, nous avons pris des photos à cette fin. Hier,
en recherchant une photo, je suis tombé sur une photo prise le 1er juillet
montrant deux formes triangulaires/sphériques dorées. La seconde semble
entourée d'un halo.
Pour information, Tofo est une zone très isolée, sans aucun trafic aérien ni
station météorologique à proximité. Je suis perplexe quant à la nature de ces
formes. Une seconde photo prise le même jour montre deux taches dorées floues.
Je tiens à préciser qu'il est impossible que l'objectif soit endommagé, car
d'autres photos prises le même jour, avant et après celles-ci, ne présentent
aucun objet de ce type.
Je vous serais très reconnaissant de me répondre au plus vite. Cordialement,
(nom supprimé).
Publié le 05/08/2009. https://nuforc.org/sighting/?id=71110
DEUX CAS CONCERNANT LE MOZAMBIQUE SONT SIGNALES COMME AYANT ETE ENREGISTRES
DANS LA BASE DU MUFON La base du Mufon n’a pas d’accès publi. Peu
d’information.
1. Signalement MUFON de 2020
Nature de la donnée : Il s'agit d'une simple entrée statistique enregistrée
dans le journal mensuel du MUFON (Mutual UFO Network).
Contenu : Au cours de l'année 2020, une personne située au Mozambique a
soumis un formulaire en ligne auprès du MUFON pour signaler une observation.
Statut : Ce cas ne dispose pas de rapport d'enquête public détaillé en
libre accès
2. Bolide d'octobre 2023 (Province d'Inhambane)
Définition : Le terme « bolide » (fireball) désigne un météore de très
forte luminosité (dépassant la magnitude de la planète Vénus) produit par la
rentrée atmosphérique d'un météoroïde ou d'un débris spatial.
Caractéristiques de l'événement :
Phenomène : Traînée lumineuse très vive, souvent accompagnée de
fragmentations visuelles et parfois d'une détonation sonore (boom supersonique)
quelques minutes après le passage.
Origine probable : Contrairement aux cas OVNI stricto sensu, l'observation
d'un bolide relève d'un événement astronomique ou d'une rentrée d'engin spatial
identifiée (ou identifiable via les réseaux de surveillance du ciel comme l'IMO
- International Meteor Organization).
Contexte local : La province d'Inhambane offre un ciel nocturne très dégagé
le long de la côte, ce qui favorise la visibilité de tels phénomènes célestes
sur de très grandes distances.
Chapitre XII - 33
31 - NAMIBIE
South West Africa / Afrique du
Sud-Ouest / Südwestafrik /Deutsch-Südwestafrika
Le ciel immense et dégagé de la Namibie offre des conditions idéales pour
l'observation de phénomènes aériens non identifiés
La Namibie possède une histoire politique complexe — colonisation
allemande, administration sud‑africaine, guerre de libération, indépendance en
1990 — mais ses archives publiques restent difficiles d’accès, notamment pour
les événements postérieurs à l’indépendance. Les archives gouvernementales sont
soumises à un embargo de 30 ans, ce qui limite l’accès aux dossiers
contemporains, y compris ceux qui pourraient concerner des phénomènes aériens
inhabituels.
Cela signifie que l’histoire des OVNI en Namibie repose surtout sur des témoignages locaux, des récits médiatiques ou encore des traditions orales. La situation
politique de ce pays qui tente de se développer ne permet pas encore de
s’intéresser officiellement au phénomène Ovni. Les médias ne semblent pas en
parler et peu d’observation ne parvient aux chercheurs !
1973 – GAUB PASS CANYON –
SESRIEM - NAMIBIE
Forte lumière se déplaçant de
manière erratique - Cynthia Hind / Afrinews
Le Gaub Pass se situe dans le
spectaculaire paysage désertique du Namib, sur l'axe reliant la région de
Sesriem/Sossusvlei à Kuiseb et Walvis Bay. Les sources géographiques modernes
situent le secteur aux environs de 23°30' S, 15°46' E. Le canyon de Sesriem,
quant à lui, est formé par l'érosion du fleuve Tsauchab et se trouve à
proximité de Sesriem.
Pour le cas de 1973, la source
indique simplement qu'une forte lumière avait été observée et qu'elle se
déplaçait de manière erratique.
Ce que nous savons réellement
|
Élément |
Information |
|
Année |
1973 |
|
Pays |
Namibie |
|
Secteur |
Gaub Pass / Sesriem |
|
Phénomène |
Forte lumière |
|
Mouvement |
Erratique |
|
Source ufologique |
UFO Afrinews, Cynthia Hind |
|
Date de publication retrouvée |
N° 13, février 1996 |
|
Enquêteur identifié |
Non précisé dans la source consultée |
|
Nombre de témoins |
Non précisé |
|
Durée |
Non précisée |
|
Couleur |
Non précisée |
|
Taille/distance |
Non précisées |
|
Effets physiques |
Non précisés |
L'archive identifie bien le
numéro comme Afrinews n°13, février 1996, revue éditée par Cynthia Hind.
JUILLET 1976 – WALVIS BAY –
NAMIBIE (Mer, au large de Walvis Bay)
Le Namib Times rapporte
qu'un phénomène identique ou très similaire avait été observé en mer, par des
pêcheurs de Walvis Bay, environ un mois avant l'observation du 16 août.
Resumé: Juillet 1976
– Walvis Bay, Namibie. Des pêcheurs auraient observé en mer un phénomène lumineux
présentant une structure comparable à celle qui sera signalée environ un mois
plus tard au-dessus de Walvis Bay. Le pêcheur Dieter Krauer décrit une partie
supérieure brillante, une boule ronde située dessous et deux extensions
lumineuses semblant produire des étincelles. Il aurait tenté de photographier
le phénomène, sans obtenir de résultat exploitable. Le témoignage est rapporté
rétrospectivement par le Namib
Times dans son compte rendu du 17 août 1976.
Le journal précise que ces
pêcheurs avaient été intrigués par le phénomène. L'un des témoins cités, Dieter
Krauer, aurait observé une structure présentant :
·
Une partie supérieure très lumineuse ;
·
Une boule ronde située dessous ;
·
Deux extensions lumineuses ;
Ces extensions semblaient
produire ou projeter quelque chose ressemblant à des étincelles. Krauer aurait
également tenté de photographier le phénomène, mais estimait que la distance
était trop importante pour obtenir des clichés exploitables
Source : Namib Times, et https://thinkaboutitdocs.com/1976-ufo-seen-by-many-in-namibia/?utm_source=chatgpt.com
16 AOUT 1976 – WALVIS BAY – NAMIBIE
Archives du Namib Times
« Monstre de l’espace »
Peu après 6 h 30 le matin du 16 août 1976, un objet est resté suspendu dans
le ciel au-dessus de la région sauvage près de Walvis Bay, en Namibie,
pendant près d'une heure : une forme brillante et lumineuse avec une
sphère à sa base et deux prolongements lumineux qui projetaient ce que les
témoins ont décrit comme des étincelles. Plusieurs habitants ont signalé
l'événement au Namib Times avant qu'il ne disparaisse finalement avec le lever
du soleil, vers 7 h 30. Certains l'ont surnommé le « Monstre de l'espace ».
Le Namib Times rapportait lui-même que ce n'était pas la première
fois : des pêcheurs en mer avaient signalé avoir vu le même objet, ou un
objet similaire, environ un mois auparavant. Trois décennies plus tard, en
2008, une observation étonnamment similaire au large des côtes namibiennes a de
nouveau fait la une des journaux, et les articles parus à ce sujet citaient
précisément ce cas de 1976 comme précédent historique.
·
Date : 16
août 1976
·
Heure
d'observation : entre 6h30 et 7h30 environ
·
Jour/Nuit : Matin
·
Lieu : Au-dessus
de la nature sauvage aux abords de Walvis Bay, en Namibie
·
Urbain ou
rural : Rural — la source elle-même décrit l'observation comme ayant
eu lieu « au-dessus de la nature sauvage » près de la ville
·
Classification
de Hynek : DD (Disque de jour) — objet métallique ou blanchâtre
visible à la lumière du jour. La source décrit une structure composite plutôt
qu’une forme de disque classique ; voir Forme de l’objet (ou des objets)
ci-dessous.
·
Durée : Environ
1 heure
·
Nombre
d'objets : 1
Description de l'objet : Une partie supérieure d'une brillance éclatante (« top »)
surmontée d'une sphère, et deux extensions lumineuses distinctes émettant des
éclairs semblables à des étincelles ; ces éclairs s'estompaient et
disparaissaient à mesure que le soleil montait dans le ciel.
Forme de l'objet : Non documentée comme une forme unique et
définie ; décrite plutôt comme une structure composite (une partie
supérieure brillante, une sphère en dessous et deux extensions émettrices de
lumière), non explicitement caractérisée comme ayant la forme d'un disque
malgré la classification DD
Couleur de l'objet (ou des objets) : Brillant et réfléchissant ;
les deux extensions lumineuses produisaient des éclairs de lumière.
Distance à l'objet (ou aux objets) : Non documentée — un témoin
ayant tenté de prendre des photos a jugé la distance trop importante pour
obtenir un résultat exploitable.
Hauteur et vitesse : Non documentées — l'objet est resté visible
et apparemment immobile ou se déplaçant lentement pendant environ une heure.
Nombre de témoins : Plusieurs ; M. Dieter Krauer, témoin nommé,
ainsi que plusieurs autres habitants de la ville qui ont contacté le Namib
Times, dont deux témoins que l'article original identifie comme « non blancs »
(voir les notes du chercheur).
Caractéristiques particulières : Un objet identique ou similaire
aurait intrigué des pêcheurs en mer environ un mois auparavant. M. Krauer a
tenté de le photographier, mais a estimé que la distance était trop grande pour
obtenir une image exploitable. L'objet a été illustré dans un croquis publié
par le Namib Times. Certains observateurs l'ont qualifié de « monstre de
l'espace », et on disait qu'il s'estompait au lever du soleil avant de
disparaître complètement.
Photo : croquis de l’objet publié par les médias locaux
État du dossier : Inexpliqué
Source : Namib Times (Namibie), 17 août 1976
Résumé/Description : Le
matin du 16 août 1976, plusieurs habitants de Walvis Bay, en Namibie, ont
signalé la présence d'un objet brillant et structuré planant au-dessus de la
nature environnante pendant environ une heure. Cet objet était décrit comme
ayant une partie supérieure luisante surmontée d'une sphère et de deux
prolongements lumineux produisant des éclairs. Un objet similaire avait
intrigué des pêcheurs en mer environ un mois auparavant. L'affaire a été
relatée le lendemain dans le Namib Times.
Cas similaires : Une observation d’« OVNI » étonnamment
similaire s’est produite sur la côte namibienne en mai 2008, rapportée par
The Namibian et corroborée par plusieurs témoins nommés ; cet article
de 2008 citait explicitement cette affaire de 1976 du Namib Times
comme précédent historique. Non indexée séparément dans ces archives.
Rapport détaillé
Peu après 6 h 30 le matin du 16 août 1976, les habitants de Walvis Bay,
ville côtière namibienne, commencèrent à apercevoir une forme inhabituelle et
brillante dans le ciel, au-dessus de la nature environnante. Plusieurs d'entre
eux contactèrent le journal local, le Namib Times, qui publia le lendemain un
article décrivant en détail la structure de l'objet : une partie
supérieure lumineuse, ou « sommet », surmontant une sphère, et deux
prolongements lumineux distincts qui émettaient des éclairs semblables à des
étincelles. L'objet resta visible pendant environ une heure avant de
disparaître avec le lever du soleil, vers 7 h 30.
Le journal nota qu'il ne s'agissait pas d'un cas isolé. Environ un mois
auparavant, des pêcheurs travaillant en mer au large des côtes avaient été
intrigués par le même objet, ou un objet très similaire. Parmi les témoins de
l'observation du 16 août, un lecteur, Dieter Krauer, put observer l'objet
suffisamment clairement pour tenter de le photographier, bien qu'il jugeât par
la suite que la distance était trop grande pour obtenir une image exploitable.
Plusieurs autres habitants confirmèrent l'observation par des descriptions
correspondant à un croquis illustré publié par le Namib Times avec son
article ; l'article original précise que parmi ces témoins supplémentaires
figuraient deux personnes identifiées, selon la terminologie raciale courante
dans la presse namibienne de l'époque, comme « non blanches » (voir
les notes du chercheur). Certains habitants de la ville appelaient
familièrement l'objet un « monstre de l'espace », un surnom qui est
resté dans les récits locaux.
L'affaire a refait surface des décennies plus tard, de manière inattendue.
En mai 2008, une nouvelle observation d'« OVNI » a été signalée le long des
côtes namibiennes. Parmi les témoins figuraient M. et Mme Schmidt, ainsi que
Thomas Ismael et Sabina Naruses, qui ont corroboré leurs dires, décrivant un
objet lumineux se déplaçant rapidement à basse altitude. Pour couvrir cette
affaire, le journal The Namibian a consulté ses archives et retrouvé l'affaire
de Walvis Bay de 1976. Il a cité l'article original du Namib Times relatant ce
« phénomène étrange » et son surnom de « monstre de l'espace », comme un
précédent historique documenté pour ce que les habitants rapportaient à
nouveau.
NOTES DU CHERCHEUR
Le « monstre spatial » de Walvis Bay — Namibie 1976 et une affaire qui
résonne encore en 2008.
Notes de classification : DD convient généralement à un objet
métallique blanchâtre visible à la lumière du jour, mais la source décrit une
structure composite spécifique — une partie supérieure brillante, une sphère en
dessous et deux extensions lumineuses — plutôt qu’un disque classique. La forme
de l’objet (ou des objets) n’est pas précisée, car on ne peut pas supposer
qu’il s’agit d’un disque uniquement à partir de l’étiquette DD.
Évaluation de la chaîne de sources : Ce dossier est
exceptionnellement bien étayé pour un rapport des années 1970 : un
article de presse régionale paru la même semaine (Namib Times,
17 août 1976), un témoin nommé (Dieter Krauer) qui a pris lui-même
des photographies, et un croquis illustratif publié. Cette combinaison
constitue un approvisionnement contemporain plus solide que la plupart des
dossiers d’archives reposant sur le témoignage d’un seul témoin.
Récurrence : L'article du Namib Times lui-même note que le même objet,
ou un objet similaire, avait intrigué des pêcheurs en mer environ un mois avant
l'observation du 16 août, ce qui indique que cela était considéré comme un
phénomène local récurrent, même dans sa propre couverture contemporaine, et non
comme un rapport isolé.
Note historique sur la langue : La mention, dans l’article
original, de « deux personnes non blanches » parmi les témoins
reflète la terminologie de classification raciale de l’époque, courante dans la
presse namibienne de 1976 (la Namibie est restée sous administration
sud-africaine de l’apartheid jusqu’en 1990). Cette formulation est conservée
ici dans son intégralité, sans modification ni suppression, car toute
altération du langage journalistique d’origine dénaturerait les faits historiques.
Écho de 2008 : Une observation côtière namibienne remarquablement
similaire en mai 2008 — rapportée par The Namibian et corroborée par de
multiples témoins nommés — citait explicitement cette affaire du Namib Times de
1976 comme précédent historique, donnant à ce rapport un lien documenté et
provenant d’une source indépendante avec une observation ultérieure trois
décennies plus tard.
L'affaire de Walvis Bay résiste bien à l'épreuve du temps, cinquante ans
plus tard : un article de journal paru la même semaine, un témoin
identifié qui a tenté de la documenter, des habitants corroborant les faits, et
– fait rarissime pour un témoignage aussi ancien – un écho indépendant dans la
presse trente ans plus tard, lorsqu'une nouvelle observation sur la côte
namibienne a incité une autre génération de journalistes à se replonger dans
cette histoire de 1976. Elle demeure inexpliquée, non pas malgré elle, mais
grâce à cette documentation.
Information
Les archives Project Aquarius/MUFON
contiennent effectivement le clipping
original du Namib
Times du
17 août 1976, avec le dessin du phénomène et le texte de
l'article.: le document est aujourd'hui conservé dans les archives numériques
de MUFON.
Copie de l’article du NAMIB
TIMES du 17 août 1976
August 17, 1976 NAMIB TIMES Namibia, Southwest
Africa From: Joe Bri 11 This strange phenomenon (illustrated above) was
observed yesterday (Aug 16th) morning at approximately 6:30 a.m. in the sky
over the wilderness in Walvish Bay. Several people notified the Namib Times
about the about the appearance of this strange phenomena, which disappeared
around 7:30 a.m. in the sky. No one can say for certain what it was. This same
object, or one like it, about a month ago, had the fishermen at sea gues~ sing
about it. One of our readers, Mr. Dieter Krauer clearly observed the top, (with
a round ball underneath) shining brilliantly. The two light extensions were
also shining and shot off something which looked like sparks. Mr. Krauer also
said that he took some photographs of the strange phenomena, but he believes
the distance was too great. Several other people, among whom were two
non-whites, also described the phenomena as in the sketch above of the Namib
Times. Some people referred to the phenomena as a 'Space Monster' and said that
with the rising of the sun, the 'Monster' faded and later disappeared
completely.
Traduction :
17 août 1976 – NAMIB TIMES
(Namibie, Sud-Ouest africain) – De : Joe Brill. Ce phénomène étrange (illustré
ci-dessus) a été observé hier matin (16 août), vers 6 h 30, dans le ciel
au-dessus de la zone sauvage de Walvis Bay. Plusieurs personnes ont signalé au
*Namib Times* l'apparition de ce phénomène insolite, qui s'est dissipé dans le
ciel aux alentours de 7 h 30. Personne ne peut dire avec certitude de quoi il
s'agissait. Il y a environ un mois, ce même objet — ou un autre similaire —
avait déjà suscité les interrogations des pêcheurs en mer. L'un de nos
lecteurs, M. Dieter Krauer, a nettement observé la partie supérieure de l'objet
(surmontant une sphère) brillant intensément. Les deux extensions lumineuses
brillaient également et projetaient ce qui ressemblait à des étincelles. M.
Krauer a indiqué avoir pris des photos du phénomène, tout en précisant qu'il
craignait que la distance ne fût trop grande pour obtenir un résultat probant.
Plusieurs autres personnes, dont deux non-Blancs, ont décrit le phénomène de la
même manière que sur le croquis publié par le *Namib Times*. Certains ont
qualifié ce phénomène de « monstre spatial », affirmant qu'avec le lever du
soleil, le « monstre » s'était estompé avant de disparaître complètement.
Source : https://thinkaboutitdocs.com/1976-ufo-seen-by-many-in-namibia/
20 AVRIL 1982 – WINDHOEK -
NAMIBIE
Une vingtaine de lumières
Cynthia Hind a conservé un cas particulièrement intéressant sous Case
28(A). Le 20 avril 1982, un témoin se trouvant à Windhoek observe environ : 20
lumières de tailles et de luminosités différentes. Puis environ cinq autres
lumières se joignent au phénomène. Elles apparaissent initialement dans une
direction sud-est et se déplacent ensuite vers le nord. Ce n'est donc pas une observation d'un «
disque » classique mais plutôt un groupe de lumières aériennes.
Dossier Cynthia Hind
: Case 28(A) Le cas apparaît dans UFO Afrinews,
la publication de Cynthia Hind. La source accessible confirme qu'il s'agit bien
du Case
28(A) et décrit une observation d'un groupe important de
lumières au-dessus de Windhoek. :
Le 20 avril 1982,
un témoin se trouvant à Windhoek, alors en South West Africa,
observe dans le ciel un ensemble d'environ vingt lumières. Les
lumières présentent des différences de taille et d'intensité. Après l'apparition
du premier groupe, environ cinq lumières supplémentaires sont
observées. Le phénomène apparaît dans la partie sud-est du ciel, puis se
déplace progressivement en direction du nord.
Voir ZIMBADWE ou télécharger
gratuitement les numéros d’AFRI NEWS.
1980 – KALAHARI – NAMIBIE -
Boule bleu-blanche suivant les
reliefs - Cynthia Hind
ANNÉES 1980 — « DIE SPOOK VAN
DIE KALAHARI »
Les archives de Cynthia Hind
révèlent également une série d'observations beaucoup moins connues. Une
chimiste, Mlle I.M., raconte avoir vu avec son fiancé une boule lumineuse
bleu-blanc, approximativement de la taille apparente d'un phare de
motocyclette. La lumière se déplaçait lentement au-dessus du terrain et
semblait suivre les contours du paysage. Des agriculteurs de la région lui
avaient donné le nom :« die spook van die Kalahari » — littéralement « le
fantôme du Kalahari ». C'est un cas culturellement intéressant car il
montre que certaines observations étaient déjà intégrées à une terminologie locale.
Source Cynthia Hind (voir
son catalogue, pays ZIMBADWE.)
1980 – FERME DE WINDHOEK - NAMIBIE
Plusieurs observations de «
light balls » -Cynthia Hind
AUTRES « LIGHT BALLS »
Roland Roeis, enquêteur
namibien cité par Cynthia Hind, avait recueilli plusieurs observations de ce
que les témoins appelaient des « intelligent light balls ». Hind mentionne
notamment :
·
Mrs G.S. — boules lumineuses brillantes
observées de jour près de Windhoek ;
·
Mr N.L. — boules lumineuses observées sur la
ferme de ses parents ;
·
Mrs A.V. — boule lumineuse clignotante au-dessus
d'un barrage agricole ;
·
Mr A.A. — plusieurs boules lumineuses se
déplaçant ensemble près de Keetmanshoop et Lüderitz ;
Plusieurs observations dans la
zone de la frontière orientale avec le Botswana.
Source Cynthia Hind –
catalogue dans ZIMBADWE
JUIN 1994 -
NAMIB DESERT - NAMIBIE
Forte lumière blanche-jaunâtre
suivant les contours du terrain Cynthia
Hind
JUIN 1994 — NAMIB DESERT
– NAMIBIE -
En juin 1994, Prof. B.H.J., Mr
C.L. et trois étudiants britanniques en échange se trouvent dans le désert du
Namib. Ils observent une : forte lumière blanche avec une teinte jaunâtre ?
elle semble onduler, suivre les contours du terrain et se déplacer de façon
irrégulière. Hind compare cette
observation à une autre qui aurait été signalée en : 1973 — Gaub Pass / Sesriem
Canyon où une forte lumière aurait également été observée en déplacement
erratique.
Source : Voir
catalogue de Cynthia Hind
SEPTEMBRE ET OCTOBRE 1995 -
KLEIN WINDHOEK - NAMIBIE
Lumière de taille apparente de
Vénus, descente, stationnement puis départ très rapide Cynthia Hind
Voici probablement le deuxième
cas namibien le plus intéressant après Walvis Bay. Cynthia Hind le classe :
Case No. 123 L'observation se produit dans le secteur de Klein Windhoek en
septembre/octobre 1995. - Une forte lumière, ayant une taille apparente
comparable à celle de Vénus, est observée au-dessus d'une maison. Elle :
·
Descend ;
·
Reste stationnaire ;
·
Semble flotter ;
·
Puis repart à très grande vitesse.
Des éclairs rouges
intermittents auraient également été observés.
La présence
d'un mouvement descendant → stationnaire → départ rapide en fait un cas
intéressant sur le plan phénoménologique.
Mais il faut rester prudent :
une lumière ponctuelle de type Vénus est précisément le genre de stimulus qui
peut produire des erreurs d'interprétation de mouvement.
15 MAI 1996 WINDHOEK NMIBIE
Journal für UFO-Forschung - Le
« cylindre lumineux »
Celui-ci est particulièrement
intéressant parce qu'il apparaît dans une publication ufologique allemande. le
Journal für UFO-Forschung qui signale une observation du 15 mai 1996 à
Windhoek, décrivant un cylindre lumineux brillant traversant le ciel. Mais la revue arrive à une conclusion
conventionnelle : probablement un bolide / météore.
Une autre publication
allemande reprend le cas et précise qu'un professeur avait observé un « hellen
Zylinder » (« cylindre brillant ») au-dessus de Windhoek, mais que le phénomène
était finalement interprété comme un météore.
Résumé : Une source
ufologique allemande, le Journal
für UFO-Forschung, rapporte l'observation d'un objet décrit comme
un «
cylindre lumineux ». Le phénomène aurait été
particulièrement brillant. Dans son examen du cas, le journal considère qu'un bolide pourrait
fournir une explication plausible. En l'absence, dans les
sources actuellement accessibles, de données précises sur la trajectoire, la
durée et les conditions d'observation, le cas doit être considéré comme probablement
astronomique plutôt que comme un PAN non résolu - Aucun témoignage
original ni autre source indépendante n'a pour l'instant été retrouvé
permettant de préciser les circonstances de l'observation.
Source ; Journal für UFO-Forschung –
Cinthya Hind - https://www.jufof.de/wp-content/files/summary-114.pdf?utm_source=chatgpt.com
18 MAI 2008 — USAKOS - NAMIBIE
Pour ce cas nous avons une source journalistique
locale particulièrement intéressante : The Namibian, 21 mai
2008.
The Namibian, 21 mai 2008
Observations « d'OVNI » sur la côte
Par * DENVER ISAACS
Une étoile filante ? Une boule de foudre ? Des extraterrestres en visite ?
Quoi qu'il en soit, une poignée d'habitants d'Usakos sont convaincus d'avoir vu
un objet volant non identifié (OVNI) passer au-dessus de leurs têtes dimanche
soir.
Selon Hester Schmidt, qui était assise sur sa véranda avec son mari à ce
moment-là, ils ont vu ce qui ressemblait à une « boule ronde avec une longue
queue », passant au-dessus de leur tête en direction de Swakopmund. « Nous
n'avons rien entendu, mais c'était extrêmement rapide et c’est passé très bas.
Je dirais que la boule faisait environ 45 centimètres de diamètre, comme on
disait à l'époque », a-t-elle déclaré au Namibian.
Le récit de Mme Schmidt et de son mari a été corroboré par au moins deux
autres personnes : Thomas Ismael et Sabina Naruses. « Cela a créé une énorme
lumière au-dessus de la ville. Mes enfants, ma femme, ils l'ont tous vue. Tout
le monde en parle », a déclaré M. Ismael hier. Un rapide coup d'œil dans
les archives révèle que l'observation « d'OVNI » de ce week-end n'est pas
la première du genre en Namibie.
Le journal côtier The Namib Times a rapporté des observations similaires
au-dessus de Walvis Bay dans son édition du 16 août 1976. Cet article est
archivé sur le site web www.ufoevidence.org. Dans ce cas, plusieurs personnes
ont rapporté avoir vu un « étrange phénomène » passer au-dessus de « la nature
sauvage de Walvis Bay ». Certaines personnes ont qualifié le phénomène de «
monstre de l'espace » et ont dit qu'avec le lever du soleil, « Le “monstre”
s’est estompé puis a complètement disparu », pouvait-on lire dans l’article. «
Nous n’avons rien entendu, mais c’était extrêmement rapide et ça volait très
bas. Je dirais que la boule faisait environ 45 centimètres de diamètre, comme
on disait à l’époque », a-t-elle déclaré au Namibian. Le récit de Schmidt et de
son mari a été corroboré par au moins deux autres personnes : Thomas Ismael et
Sabina Naruses. « Cela a créé une énorme lumière au-dessus de la ville. Mes
enfants, ma femme, ils l’ont tous vue. Tout le monde en parle », a
déclaré Ismael hier.
Article original dans les
archives de The Namibian
Quelle explication ?
Le témoignage présente plusieurs caractéristiques compatibles avec un
bolide :
Boule lumineuse + traînée + vitesse apparente
élevée + silence + phénomène bref.
Le fait que les témoins aient perçu l'objet comme très bas ne signifie pas
nécessairement qu'il l'était réellement. Sans mesure de distance ou de hauteur,
une source lumineuse astronomique peut être perçue comme proche.
En revanche, la description est suffisamment précise et le nombre de
témoins suffisamment important pour ne pas de classer immédiatement le cas
comme « météore ».
Il faudrait notamment rechercher :
·
L’heure
exacte ;
·
La durée ;
·
La
direction astronomique ;
·
Les
conditions météorologiques ;
·
L’existence
d'un bolide enregistré le 18 mai 2008 ;
·
D’éventuels
autres témoignages en Namibie ou en Afrique du Sud le même soir.
Conclusion : Possibilité
d'explication astronomique : élevée
Preuve d'un engin artificiel ou non humain : aucune
Source : https://www.namibian.com.na/ufo-sightings-at-coast/
12 JUILLET 2008 - SWAKOPRMUND - NAMIBIE
Observation d'OVNI
NUFORC 64659
Date : 12
juillet 2008 à 23h00 heure locale (07/12/2008)
Signalé le : 19 juillet 2008 à 04h12 heure du Pacifique
Durée : 2 minutes
Nombre d'observateurs : 0
Lieu : Swakopmund (Namibie), Namibie
Forme : Lumière
La nuit dernière (12 juillet 2008 à 23h00), j'ai aperçu ce qui ressemblait à un
OVNI. C'était une lumière brillante se déplaçant en direction sud-est à une
vitesse relativement élevée, moins rapide qu'une météorite, mais plus rapide
qu'un avion, et sans aucun bruit. Elle venait de la mer et survolait le désert
du Namib. J'habite à Swakopmund, en Namibie. Publié
le 12 août 2008
Nous résumons ce cas, trop
incomplet pour une analyse par :
12 JUILLET 2008 – SWAKOPMUND,
NAMIBIE
Vers 23 h 00, un témoin
résidant à Swakopmund observe une lumière brillante et silencieuse se déplaçant
vers le sud-est. Le phénomène semble venir de la direction de la mer et
poursuivre sa trajectoire au-dessus du désert du Namib. Le témoin estime sa vitesse
supérieure à celle d'un avion mais inférieure à celle d'un météore. La durée
rapportée est d'environ deux minutes. Le témoignage figure dans la base du
National UFO Reporting Center (NUFORC), rapport n° 64659. Aucune donnée
instrumentale ou confirmation indépendante n'est actuellement associée à ce
cas.
Source : https://nuforc.org/sighting/?id=64659 – Le NUFORC
n’analyse pas les cas, il n’est qu’une base ou les lecteurs peuvent déposer les
témoignages. Le NUFORC précise par
ailleurs que ses rapports sont des déclarations de témoins et non des observations validées
scientifiquement ; le centre indique lui-même ne pas
garantir la validité des informations contenues dans sa base.
Chapitre XII –
34
32 - NIGER
République –
Ancienne colonie Française
LE NIGER FACE AUX OVNI
Le Niger est un pays particulièrement intéressant pour une étude consacrée
aux OVNI en Afrique. Situé au cœur du Sahel, entre le Sahara, le bassin du lac
Tchad et les régions du fleuve Niger, il possède un patrimoine culturel riche,
marqué par les traditions touarègues, haoussa, zarma-songhaï, peules et
kanouri.
Son territoire comprend d'immenses espaces désertiques, des zones de faible
densité de population et des régions où le ciel nocturne est particulièrement
dégagé. Les traditions religieuses et les récits relatifs aux génies, aux
esprits, aux ancêtres et aux manifestations surnaturelles offrent également un
cadre culturel important pour étudier la manière dont les phénomènes
inhabituels sont interprétés. Mais une question essentielle se pose :
existe-t-il au Niger un véritable phénomène OVNI documenté, et quelle attitude
les autorités nigériennes adoptent-elles face à ces observations ?
Il faut distinguer trois dossiers :
1.
Les
observations physiques de phénomènes lumineux ou d'objets aériens ;
2.
Les
traditions culturelles et religieuses susceptibles d'influencer leur
interprétation ;
3.
La
politique actuelle des autorités concernant l'espace aérien, les phénomènes
inexpliqués et les éventuelles manifestations d'origine inconnue.
Les recherches disponibles permettent de documenter certains de ces
aspects. Elles ne permettent cependant pas, à ce stade, d'affirmer l'existence
d'un programme officiel nigérien consacré à l'étude des OVNI.
PREMIÈRE PARTIE — LE NIGER, UN TERRITOIRE PROPICE AUX OBSERVATIONS DU CIEL
1. Géographie et environnement
Le Niger est un vaste pays enclavé d'Afrique de l'Ouest. Une grande partie
de son territoire appartient au Sahara, tandis que le sud se situe dans la zone
sahélienne. Les principaux espaces géographiques comprennent :
1
-Le massif
de l'Aïr, dans le nord du pays, autour d'Agadez.
2
Le Ténéré,
immense région désertique située à l'est de l'Aïr.
3
La région
d'Agadez, historiquement associée aux routes caravanières et aux populations
touarègues.
4
La région
de Zinder, dans le sud-est.
5
La région
de Maradi, importante pour les populations haoussa.
6
Le bassin
du lac Tchad, à l'extrême sud-est.
7
La vallée
du fleuve Niger, autour de Niamey et dans l'ouest du pays.
Ces environnements présentent des conditions d'observation très
différentes. Dans le désert, un phénomène lumineux peut être visible sur une
grande distance sans que l'observateur puisse déterminer précisément sa
hauteur, sa taille ou sa vitesse. L'absence de repères visuels proches peut
donner une
Dans une région où les nuits peuvent être très sombres, les étoiles
brillantes, les planètes, les météores et les bolides peuvent attirer fortement
l'attention. Les traînées lumineuses produites par des objets entrant dans
l'atmosphère peuvent également susciter des interrogations, notamment
lorsqu'elles se fragmentent ou changent d'intensité. Il serait toutefois
incorrect d'en conclure que toutes les observations signalées dans le Sahara
ont une origine naturelle. La démarche scientifique consiste à examiner chaque
événement séparément, en tenant compte de sa date, de sa localisation, de sa
trajectoire apparente et des témoignages disponibles. Le désert favorise
certaines conditions d'observation, mais il ne constitue pas en lui-même un
indice de présence extraterrestre.
Contrairement aux États-Unis, à la France ou à certains pays européens, le
Niger ne dispose pas, dans les sources publiques que j'ai pu identifier, d'un
catalogue national largement connu et structuré des observations de phénomènes
aérospatiaux non identifiés. Cette absence de documentation publique facilement
identifiable ne signifie pas que personne n'a observé de phénomène inhabituel
au Niger. Elle signifie que les informations accessibles ne permettent pas
encore de dresser un inventaire national exhaustif et vérifié.
Des phénomènes lumineux signalés à Niamey en 2026
Un élément intéressant apparaît dans les archives de l'American Meteor
Society. L'organisme a répertorié des signalements de phénomènes lumineux
observés à Niamey en 2026. Deux entrées méritent d'être examinées :
|
Date |
Localisation |
Nature du document |
État des connaissances |
|
27 avril 2026 |
Niamey |
Vidéo associée à l'événement AMS no 3140-2026 |
Origine non confirmée |
|
17 juillet 2026 |
Niamey |
Vidéo associée à l'événement AMS no 5587-2026 |
Origine non confirmée |
Les fiches sont consultables sur le site de l'American Meteor Society :
https://www.amsmeteors.org/videos/21925/
L'organisme précise que les vidéos n'ont pas été confirmées comme montrant
des bolides naturels. Parmi les possibilités envisagées figurent un satellite,
une rentrée de fusée, un aéronef, des débris spatiaux ou un autre phénomène.
Ces événements sont-ils des observations d'OVNI ? Au sens littéral, un objet ou
un phénomène aérien non identifié est quelque chose dont l'identification n'a
pas été établie.
Dans cette acception descriptive, ces signalements peuvent être étudiés
comme des événements dont l'origine reste indéterminée. Mais il serait
prématuré de les qualifier de rencontres extraterrestres.
Les informations publiques accessibles ne permettent pas, à elles seules,
d'établir : la nature exacte des objets filmés ; leur altitude ; Leur vitesse
réelle ; leur distance par rapport aux témoins ; l'existence éventuelle
d'observations indépendantes ou leur relation avec une activité aéronautique ou
spatiale connue. Il faudrait examiner
les vidéos originales, leurs métadonnées, les témoignages associés et les
données astronomiques ou aéronautiques correspondant aux dates concernées.
TROISIÈME PARTIE — LES TOUAREGS, LE SAHARA ET LES REPRÉSENTATIONS DU CIEL
Les Touaregs : une culture façonnée par le désert
Le désert est souvent associé, dans les récits de voyage et les traditions
populaires, à l'immensité, au silence et à l'inconnu. Cette représentation peut
favoriser des rapprochements modernes avec les récits de rencontres
inexpliquées. Une lumière observée au-dessus des dunes, une étoile
particulièrement brillante ou un phénomène atmosphérique inhabituel peut
devenir le point de départ d'une histoire. Cependant, il serait incorrect
d'affirmer que les Touaregs possèdent une tradition ancienne documentée de
rencontres avec des extraterrestres sans disposer de sources précises.
Pour une étude historique, il faut retrouver le récit original, identifier
son informateur et déterminer à quelle époque il a été recueilli.
Dans les sociétés sahariennes et sahéliennes influencées par l'islam, les
djinns occupent une place importante dans les représentations religieuses. Ils
appartiennent à un univers théologique distinct de celui des extraterrestres. Dans
les récits populaires, les djinns peuvent être associés à des lieux isolés, à
des manifestations inhabituelles ou à des expériences vécues comme
extraordinaires. Mais il n'existe aucune raison scientifique de les identifier
automatiquement à des êtres biologiques venus d'une autre planète. Le
rapprochement avec les OVNI constitue une interprétation moderne qui doit être
distinguée des croyances elles-mêmes.
QUATRIÈME PARTIE — LES HAUSSA, LES ZARMA-SONGHAÏ ET LES CULTES DE
POSSESSION
L'un des dossiers anthropologiques les plus intéressants pour comprendre
les rapports entre les traditions nigériennes et les phénomènes inhabituels est
celui du Bori, un ensemble de pratiques de possession notamment étudiées dans
les communautés haoussa. Le Bori a fait l'objet de recherches ethnographiques
dans différentes régions du Niger, notamment autour de Maradi et de Konni. Une
étude de Jacqueline Broustra-Monfouga, publiée en 1973 dans le Journal de la
Société des Africanistes, est consacrée au phénomène de possession dans le Bori
de Konni. Ce travail permet d'aborder le
sujet à partir d'une source anthropologique identifiable plutôt que de récits
populaires non vérifiés.
Dans les communautés où ces pratiques sont présentes, la possession peut
être comprise comme une relation entre une personne et une entité spirituelle. Les
manifestations observées peuvent inclure des changements de comportement, des
mouvements corporels, des paroles particulières ou des états de conscience
interprétés dans le cadre rituel. Il faut comprendre ces phénomènes dans leur
contexte religieux et social. Ils ne constituent pas, en eux-mêmes, des preuves
d'une intervention extraterrestre. Les esprits sont-ils comparables aux entités
décrites dans les récits d'enlèvement ? La comparaison peut être intéressante,
mais elle exige de la prudence. Dans certaines histoires contemporaines d'OVNI,
les témoins évoquent une présence non humaine, une impression de perte de
contrôle ou un état de conscience inhabituel.
Dans les traditions de possession, des expériences corporelles et
psychiques peuvent également être interprétées comme une relation avec une
entité. Il existe donc une possibilité de comparaison sur le plan
anthropologique : comment différentes sociétés donnent-elles du sens à des
expériences qui sortent de l'ordinaire ? Mais une similitude dans la
description d'une expérience ne démontre pas que son origine soit identique. Le
Bori ne doit pas être transformé artificiellement en tradition d'enlèvements
extraterrestres. Son intérêt pour votre ouvrage réside dans l'étude des
représentations du monde invisible et des mécanismes culturels d'interprétation
des expériences inhabituelles.
Les Zarma-Songhaï : les holey, les
zin et les relations avec le monde invisible. Commençons par Les traditions
zarma-songhaï qui offrent un autre terrain d'étude important. Les recherches
anthropologiques consacrées aux rituels de possession dans le Sahel décrivent
des conceptions du monde dans lesquelles interviennent différentes catégories
d'êtres invisibles. Un document de recherche consacré aux rituels de possession
chez les Peuls et les Zarma du Niger décrit notamment les zin, associés aux
djinns dans certaines interprétations, ainsi que les holey, des génies liés aux
pratiques de possession. Ces catégories
ne sont pas interchangeables : elles possèdent des significations particulières
dans les systèmes religieux étudiés.
On s’intéresse à ces traditions dans l’étude du phénomène ovni en Afrique
et au Niger car elles permettent d'étudier la manière dont certaines sociétés
organisent conceptuellement les relations entre les humains ; les ancêtres ;
les esprits ; les forces de la nature ; les puissances divines ; le monde
visible et le monde invisible.
Dans une enquête ufologique, il est utile de connaître ces représentations,
car elles peuvent intervenir dans la manière dont un témoin raconte une
expérience inhabituelle. Une personne qui observe une lumière inconnue peut
chercher à l'expliquer en fonction de ses connaissances techniques, de ses
croyances religieuses ou de récits transmis dans sa communauté. Ces
interprétations ne sont pas nécessairement exclusives car un témoin peut
reconnaître qu'un phénomène lui est inconnu tout en lui attribuant une signification
spirituelle.
Les traditions zarma relatives aux ancêtres ont également fait l'objet de
travaux universitaires. Une étude de Sandra Bornand, publiée en 2008, examine
les pratiques et les mémoires discursives liées à l'évocation des ancêtres chez
les Zarma du Niger. Ces recherches
montrent l'intérêt d'étudier les récits dans leur contexte social, sans les
réduire à des histoires d'apparitions surnaturelles. Pour votre ouvrage, ce
dossier pourrait former une section intitulée : « Les êtres invisibles du Niger
: entre traditions de possession, ancêtres et interprétations contemporaines
des phénomènes inexpliqués ».
CINQUIÈME PARTIE — LES PEULS, LES POPULATIONS DU LAC TCHAD ET LES
TRADITIONS RELIGIEUSES
Le Niger comprend également des communautés peules et kanouri, entre autres
populations. Leurs histoires, leurs langues et leurs pratiques religieuses
présentent des différences importantes. Dans plusieurs régions, l'islam
coexiste avec des traditions locales qui ont évolué au fil des siècles. Les
récits de génies, les pratiques de protection, les rêves, les présages et les
représentations des ancêtres peuvent être présents dans certains contextes. Mais
il faut éviter de parler de « croyances nigériennes » comme s'il existait un
système uniforme partagé par toute la population.
Pour étudier d'éventuels récits de phénomènes célestes, il faudrait
rechercher les traditions orales locales et vérifier si elles décrivent réellement
une lumière observée dans le ciel ; une apparition considérée comme
surnaturelle ; un être venu d'un autre monde ou encore un objet supposé
descendu sur Terre. Ces catégories doivent rester distinctes. Un récit de rêve,
une histoire de génie et le témoignage d'une personne ayant observé un objet
lumineux ne peuvent pas être traités comme des documents de même nature. À ce
stade, je ne dispose pas de sources suffisamment précises pour attribuer aux
Peuls ou aux Kanouri du Niger une tradition établie de visites extraterrestres.
Cette réserve est importante : elle évite de fabriquer une tradition ufologique
à partir de simples ressemblances entre des croyances.
Il y a probablement une question plus délicate à se poser sur ce dossier :
est-ce qu’il y a une politique officielle concernant les ovnis ? À la date du 12 octobre 2026, les sources
publiques que j'ai pu identifier ne permettent pas d'établir l'existence d'une
politique gouvernementale spécifiquement consacrée aux OVNI ou aux PAN au Niger.
Comme dans la majorité des pays Africain, il y a des problèmes plus importants
à traiter que le phénomène OVNI. Pour
comprendre la politique de l'État, il faut replacer la question dans le
contexte politique et sécuritaire actuel. Le Niger est gouverné par des
autorités militaires depuis le coup d'État du 26 juillet 2023. La Charte de la
Refondation promulguée en mars 2025 a fixé une période de refondation de 60
mois, susceptible d'être modulée en fonction de la situation sécuritaire et
d'autres paramètres prévus par le texte. Le gouvernement a présenté cette
évolution institutionnelle dans sa communication officielle du 25 mars 2026. La sécurité nationale, la lutte contre les
groupes armés, la surveillance du territoire et la souveraineté militaire
occupent une place importante dans les préoccupations publiques. Dans ce
contexte, la surveillance de l'espace aérien relève d'abord des fonctions de
défense et de sécurité. Il convient de distinguer deux questions :
1
- La
surveillance aéronautique et militaire. Elle concerne les aéronefs, les
intrusions, les menaces potentielles, les drones et les objets pouvant
représenter un risque pour la sécurité.
2
-La
recherche scientifique sur les PAN. Elle vise à recueillir les témoignages,
analyser les données et déterminer l'origine des phénomènes qui restent
inexpliqués.
Un État peut assurer la première fonction sans avoir créé de programme
spécifique pour la seconde.
Les militaires nigériens enquêtent-ils sur les OVNI, c’est la question que
nous sommes amené à nous poser. La réponse est qu’effectivement les forces
armées peuvent être amenées à examiner des observations aériennes inhabituelles
dans le cadre de leurs missions ordinaires. Cependant, je n'ai pas trouvé de
document public permettant d'affirmer que les forces armées nigériennes
conduisent actuellement un programme officiel consacré aux OVNI ou qu'elles
auraient publié des conclusions sur des objets d'origine extraterrestre.
Les événements de Niamey en 2026 : Les deux signalements de l'American
Meteor Society mentionnés précédemment illustrent l'intérêt de cette approche. Les
vidéos ont été enregistrées ou associées à des événements lumineux, mais leur
nature n'a pas été confirmée. Une analyse complète devrait rechercher
d'éventuelles correspondances avec des aéronefs, des satellites ou des rentrées
atmosphériques. En l'absence de telles vérifications, il faut conserver la
catégorie « origine indéterminée ».
La politique nigérienne doit être examinée à la lumière de la situation
régionale. Le Niger fait partie de la Confédération des États du Sahel, avec le
Mali et le Burkina Faso. Ces trois États ont renforcé leur coopération
politique et sécuritaire. Le gouvernement nigérien a notamment présenté cette
coopération comme un élément de sa stratégie de souveraineté et de sécurité
régionale. Un communiqué officiel publié en août 2026 a réaffirmé le soutien de
la Confédération aux autorités nigériennes à la suite d'événements sécuritaires
survenus à Niamey. Cette situation rend
la surveillance de l'espace aérien particulièrement importante. Mais elle ne
démontre pas l'existence d'une politique relative aux OVNI.
Le manque de données publiques ne doit pas conduire à négliger le Niger. Plusieurs
difficultés peuvent expliquer pourquoi les témoignages y sont moins visibles
dans les grandes bases internationales.
A. L'étendue du territoire
Le pays est vaste et certaines régions sont
éloignées des centres urbains.
Un événement observé par quelques personnes
dans une zone désertique peut ne donner lieu à aucun article de presse.
B. Les moyens de communication
Les conditions d'accès à Internet et aux moyens
de documentation varient selon les régions.
Un témoin peut observer un phénomène sans
disposer des moyens nécessaires pour le photographier ou le signaler à une
organisation spécialisée.
C. Les langues
Les témoignages peuvent être formulés en
haoussa, en zarma, en tamasheq, en fulfulde ou dans d'autres langues utilisées
au Niger.
Une recherche limitée aux mots français « OVNI
» et « extraterrestre » risque donc de manquer des récits pertinents.
Il faudrait rechercher également les termes
locaux employés pour désigner les lumières inhabituelles, les objets célestes
et les manifestations surnaturelles, en les faisant vérifier par des locuteurs
compétents.
D. Le contexte sécuritaire
Dans certaines régions, les préoccupations de
sécurité et les difficultés de déplacement peuvent compliquer la collecte des
témoignages.
Il faut également tenir compte du fait que les
autorités peuvent traiter certaines observations comme des questions de
sécurité aérienne plutôt que comme des phénomènes relevant de l'ufologie.
E. La presse et les archives
Un catalogue historique devrait couvrir les
périodes coloniale et postcoloniale.
Il faudrait examiner les journaux de
l'Afrique-Occidentale française, la presse nigérienne après l'indépendance et
les publications étrangères évoquant des observations dans le Sahara.
Il serait aussi pertinent d'examiner les
archives aéronautiques accessibles, les témoignages de pilotes et les documents
relatifs à d'éventuels phénomènes météoritiques.
LES SOURCES À EXAMINER POUR ALLER PLUS LOIN
1. L'American Meteor
Society - https://www.amsmeteors.org/videos/22575 /
Les deux signalements constituent des pistes de départ. Il faudrait
vérifier les rapports associés, les observations indépendantes et les
éventuelles mises à jour.
2. Les études ethnographiques sur le Bori
https://www.persee.fr/doc/jafr_0037-9166_1973_num_43_2_1712
Cette étude est utile pour comprendre les traditions de possession chez les
Haoussa et leur contexte culturel.
3. Les recherches sur les rituels de possession au Sahel
https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/2022-02/010010345.pdf
Cette source permet d'étudier les catégories d'êtres invisibles dans
certaines traditions zarma et peules.
4. Les travaux sur les ancêtres chez les Zarma
https://www.persee.fr/doc/textu_0766-4451_2008_num_56_1_1805
Cette étude offre un cadre utile pour analyser la mémoire des ancêtres et
les relations entre vivants et morts.
5. Les sources officielles sur la politique nigérienne
Cette source permet de replacer la question des phénomènes aériens dans le
contexte institutionnel actuel. Elle ne constitue toutefois pas une source sur
les OVNI eux-mêmes.
CONCLUSION — LE NIGER, UN DOSSIER UFOLOGIQUE À CONSTRUIRE
Le Niger présente trois dimensions particulièrement intéressantes pour une
étude des OVNI en Afrique.
La première est géographique : les vastes espaces sahariens et sahéliens
offrent des conditions d'observation du ciel qui méritent d'être prises en
compte.
La deuxième est culturelle : les traditions haoussa, zarma-songhaï,
touarègues et peules permettent d'étudier différentes manières de concevoir les
esprits, les ancêtres et le monde invisible.
La troisième est contemporaine : les deux signalements lumineux recensés à
Niamey en avril et juillet 2026 constituent des pistes concrètes pour un
travail documentaire, même si leur origine n'est pas confirmée.
En revanche, les sources examinées ne permettent pas d'établir l'existence
d'un programme officiel nigérien de recherche sur les OVNI, ni de conclure à
des visites extraterrestres dans le pays.
La politique actuelle des autorités est principalement documentée sous
l'angle institutionnel, militaire et sécuritaire. Il faut éviter d'assimiler la
surveillance de l'espace aérien à une enquête sur les extraterrestres.
LES METEORITES AU NIGER
Au niveau des météorites, a base officielle du Meteoritical Bulletin
recense notamment :
·
Aïr — 1925
— 24 kg
·
Birni
N'Konni — 1923 — 560 g
·
Dosso —
1962 — 1,25 kg
·
Timmersoi
— 1966 — 516 g
·
Tazerzait
— 1991 — 110 kg
·
Tillabéri
— 1970 — 3 kg
·
Plusieurs
météorites d'Agadez.
·
Le cas du
mont Tazerzait, avec une masse de 110 kg, est particulièrement remarquable.
Les raisons pour laquelle on
trouve peu d’observation au Niger, c’est l'immensité du territoire, la
faiblesse des archives, la tradition orale saharienne et le faible
développement du pays.
« L'absence de
dossiers ne signifie pas l'absence d'observations. Elle traduit avant tout
l'absence d'une infrastructure de collecte, d'archivage et d'enquête comparable
à celle existant dans certains autres pays. »
AALYSE GENERALE – NIGER - AGADEZ – ARLIT - NIGER
Les observations d'Agadez et des mines d'uranium - Il existe également une
tradition de témoignages dans la région d'Agadez, notamment autour des zones
minières d'Arlit.
UAP Afrique affirme que des habitants du désert auraient observé à
plusieurs reprises des phénomènes aériens inhabituels dans cette région et que
certains les interprètent comme des manifestations de djinns plutôt que comme
des engins extraterrestres. Aucune
information sur ces observations, cela rend impossible toute analyse. En
Afrique, comme dans le reste du monde, lorsqu’on évoque l’observation de «
phénomènes ou objets » dans le ciel, sur un groupe de 10
personnes par exemple, on trouve toujours une voir plusieurs personnes qui ont
un jour observé quelque chose à leurs yeux anormal.
1954 — AGADEZ - NIGER
Disque volant
Ce cas figure dans une base de
données ufologiques sans autre précisions.
1957 — NIAMEY - NIGER
Soucoupe volante
Ce cas est comme celui de 1954
Agadez, sans autres précisions et donc parfaitement inutile.
06
AOUT 2015 – GOURE - ZINDER - NIGER
Énigme n° 223604
·
2 témoins
·
Août 2015
• 17h00 UTC+1
·
Gouré,
Zinder, Niger
Témoignage
Alors qu'il prenait une photo de son ami Nassar devant une mosquée, Abdoul,
témoin de la scène, a aperçu une entité grise d'apparence extraterrestre sur le
cliché. Le 6 août 2015 à 17h00 précises, devant la mosquée du petit village
rural d'Issoufari, au Niger, Nassar, vêtu d'une chemise blanche, tenait ses
chaussures à la main. Au premier plan, à environ un mètre de lui, se tenait une
entité grise d'environ un mètre de haut, semblant vibrer (VOIR PHOTO). Ses
jambes étaient plus hautes que ses épaules, tandis que ses bras étaient plus
bas, vers son abdomen et centrés sur son torse.
Avis
Il s’agit à l’évidence d’un montage, le souci avec les bases de données
ouvertes est que n’importe quel plaisantin la pollue par des informations
totalement fausses.
https://app.enigmalabs.io/sighting/223604
31 DECEMBRE 2019 – 1ER JANVIER
2020 REGION DE TANOUT- ADERBISSINAT
Selon une enquête publiée par UAP Afrique en avril 2024, vers 22 heures, un
phénomène aérien aurait été observé entre Tanout (région de Zinder) et
Aderbissinat (région d’Agadez).
Le récit indique :
·
Un bruit
extrêmement important ;
·
Suivi
d'une forte lumière ;
·
Le
phénomène aurait été interprété comme la chute d'un aéronef ;
·
Le
lendemain, des nomades auraient découvert un objet métallique à proximité de
leur campement ;
·
Des
militaires nigériens se seraient rendus sur place ;
·
Aucune
conclusion officielle de cette intervention n'aurait été publiée.
Pour l'instant, nous avons uniquement un récit secondaire qui affirme qu'un
objet métallique aurait été retrouvé. Je le classerais : Niveau B/C —
événement potentiellement réel, mais nature de l'objet et circonstances non
établies.
Un point particulièrement intéressant est que Tanout et Aderbissinat sont
bien des localités voisines dans cette zone du nord-est nigérien, et la liaison
Tanout–Aderbissinat est effectivement documentée dans les sources géographiques
et administratives nigériennes.
En revanche, après diverses recherches il n’y a rien au niveau communiqué militaire,
article de presse nigérien contemporain ou un rapport aéronautique indépendant
confirmant le crash. Il s’agit d’un récit secondaire, qui n’a jamais fait
l’objet de signalement à une autorité quelconque et donc n’a jamais fait
l’objet d’enquête. Les informations disponibles sont insuffisantes pour une
analyse de l’observation.
11 AOUT 2020 — TIGUIRWIT - REGION D’AGADEZ - NIGER
Le 11 août 2020, le journal régional nigérien Aïr Info, basé à Agadez,
publie une information particulièrement intéressante sous le titre :
« Tiguirwit/Agadez : un objet volant tombé du ciel à l'instant ».
Photo : Région de Tiguirwit
L'article indique qu'un objet volant venait de tomber du ciel entre le
village de Tiguirwit, sur l'axe Agadez-Tahoua, et le kori de Banawate. La
source précise que le lieu du crash était fortement boueux et difficile
d'accès.
À ce stade, cela pourrait évidemment être considéré comme une observation
de PAN : un objet aérien non identifié au moment où l'information est publiée.
Mais la suite de l'enquête est capitale.
12 août 2020 : l'objet identifié comme un drone - Le lendemain, Aïr Info
publie un second article : « Tiguirwit/Agadez : un drone Reaper US tombé
hier soir ».
Selon des sources proches du lieu de l'accident, l'objet métallique
retrouvé au nord de Tiguirwit était un drone, et des éléments des forces de
sécurité se trouvaient sur place. Le journal indique toutefois que cette
identification n'était pas encore confirmée par les autorités d'Agadez au
moment de la publication.
L'article apporte surtout un élément qui renforce fortement l'hypothèse
d'un aéronef militaire : il mentionne deux autres accidents de drones dans la
même région en 2020, l'un le 29 février à Anwaitaram, à environ 50 km de Timia,
et l'autre le 23 avril à Aghalin Gharen, à environ 35 km d'Agadez.
Évaluation : Observation
Identifiée. Il est particulièrement intéressant historiquement car il montre
comment un événement peut entrer dans la catégorie OVNI/PAN dans la presse
locale avant d'être identifié comme un aéronef militaire.
La recherche permet maintenant de reconstituer une petite série d'accidents
de drones dans la région d'Agadez en 2020. Il est à noter que des
activités militaires dans ce domaine sont certainement localisées dans ce
secteur.
|
Date |
Lieu |
Événement |
Statut |
|
29 février 2020 |
Anwaitaram,
env. 50 km de Timia |
Drone qui s'abîme |
Identifié |
|
23 avril 2020 |
Aghalin Gharen, env. 35 km
d'Agadez |
Drone qui s'écrase |
Identifié |
|
11 août 2020 |
Tiguirwit / Banawate |
Objet volant tombé du ciel |
Probablement drone |
|
12 août 2020 |
Tiguirwit |
Identification rapportée comme
drone Reaper américain |
Très probablement aéronef |
Source : https://airinfoagadez.com/2020/08/12/tiguirwit-agadez-un-drone-reaper-us-tombe-hier-soir/
https://airinfoagadez.com/2020/08/11/tiguirwit-agadez-un-objet-volant-tombe-du-ciel-a-linstant/
Chapitre XII – 35
33 - NIGERIA
Situation géographique du Nigéria
Le Nigéria est un pays situé en Afrique de l’Ouest, sur la côte du golfe de
Guinée. C’est l’un des pays les plus importants du continent africain par sa
population et son poids économique. Le Nigéria partage ses frontières avec le
Bénin à l’ouest, le Niger au nord, le Tchad au nord-est (au niveau du lac
Tchad), et le Cameroun à l’est. Au sud, il est ouvert sur l’océan Atlantique.
Carte Google Map
localisation du Nigéria
Son Relief et milieux naturels est composé de plaines côtières humides au
sud, dans le delta du fleuve Niger :il y a une région très riche en pétrole, au
centre des plateaux, notamment le plateau de Jos, vers le nord proche du Sahel,
on trouve la savane et des zones semi-arides. Le climat est donc équatorial et
humide au sud, tropical au centre et plus sec au nord.
02 - Photo : carte géographique et économique du
Nigéria
Informations générales sur le Nigéria
-
Capitale :
Abuja
-
Plus
grande ville : Lagos (centre économique majeur d’Afrique)
2 - Population : Environ
220 millions d’habitants - C’est le pays le plus peuplé d’Afrique La
population est très diverse avec plus de 250 groupes ethniques, dont les
principaux sont les Haoussa, les Yoruba et les Igbo. La Langue officielle est
l’anglais, mais il y a aussi de nombreuses langues locales (haoussa, yoruba,
igbo, etc.)
3 – Économie : Le
Nigéria possède la plus grande économie d’Afrique. Les secteurs importants sont
le pétrole et le gaz (dans le delta du Niger), l’agriculture (manioc, cacao,
arachide), les services et industrie.
4 - Système politique : Le Nigéria est une république fédérale composée de 36 États.
En résumé le Nigéria est un grand pays d’Afrique de l’Ouest, très peuplé et
riche en ressources naturelles, avec une grande diversité culturelle et un
poids politique et économique important sur le continent.
ANALYSE
UFOLOGIQUE DU NIGERIA

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