07 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

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 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Un livre de Gérard LEBAT

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La bible des ovnis en Afrique 

La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches


Le Corriere di Tripoli, journal italien fondé au début du XXe siècle, continue à paraître jusqu'en 1960. Il constitue donc une source exceptionnelle pour étudier non seulement les observations aériennes, mais aussi la manière dont le phénomène des « disques volants » pénètre progressivement dans la société libyenne. Or, à partir de septembre-octobre 1954, une véritable vague d'observations touche l'Europe. La France est particulièrement concernée, puis l'Italie. Le vocabulaire de l'époque n'est pas encore celui des « extraterrestres » qui deviendra dominant dans les décennies suivantes. On parle de : dischi volanti — soucoupes volantes où : sigari volanti — cigares volants.

 

La presse italienne de Tripoli finit elle aussi par reprendre cette terminologie.

 

2. Les premiers « cigares volants » de Tripol

Avant même l'affaire Papotto, plusieurs signalements apparaissent dans le Corriere di Tripoli. Le journal rapporte notamment qu'environ quatre personnes, sortant d'un établissement, auraient vu dans le ciel de Tripoli un objet ressemblant à un gros cigare. Un autre témoignage est attribué à un habitant libyen de Tripoli. Celui-ci aurait observé, sur la route entre Zuara et Tripoli, un objet ayant la forme d'un fuseau allongé. Il est remarquable que la rédaction privilégie déjà le terme « cigare volant ».

 

Le phénomène semble donc se diffuser dans la communauté locale dans un contexte où les médias italiens parlent abondamment des observations européennes. Ce point est capital. Avant même que Papotto ne raconte son expérience, le vocabulaire ufologique existe déjà dans la communauté italienne de Tripoli. Cela ne prouve évidemment pas que son récit soit fabriqué. Mais cela montre que le contexte culturel ne peut pas être ignoré.

 

L'événement central se produit dans la nuit du samedi 23 octobre 1954. La localisation est : Aïn Zara à environ cinq kilomètres au sud de Tripoli à l'époque. Aujourd'hui, Aïn Zara est intégrée à la vaste agglomération de Tripoli. L'exploitation agricole appartient au professeur Raffaele Onorato. Elle est exploitée par un jeune colon italien originaire de Sicile. Son nom est initialement imprimé par le Corriere di Tripoli sous la forme : Carmelo Rapotto. Mais le travail ultérieur de Giuseppe Stilo montre que cette graphie est erronée. Le véritable nom du témoin est : Carmelo Papotto. Il est âgé d'environ 29 ans au moment des faits.

 

Papotto effectue cette nuit-là sa tournée habituelle auprès des gardiens de l'exploitation. Vers 3 heures du matin, il se dirige vers une parcelle récemment labourée. Il remarque alors quelque chose de brillant dans le ciel. Mais au début, il n'y prête pas une attention particulière. Cette réaction est importante. Le témoin entend simultanément un bruit de moteurs. Dans cette région proche de Tripoli, l'observation d'aéronefs pendant la nuit n'est pas exceptionnelle. Le secteur est en effet fortement militarisé. À quelques kilomètres se trouve la Wheelus Air Base, immense base américaine qui constitue alors un élément majeur de la présence militaire occidentale en Libye. Papotto aurait donc d'abord pensé à un appareil conventionnel.

 

Puis quelque chose d'inattendu se produit : l'objet descend.  Et il descend silencieusement vers le terrain. Le Corriere di Tripoli compare sa descente à celle d’un flocon de neige. L'engin se pose à quelques dizaines de mètres du témoin.

 

C'est ici que le récit devient particulièrement curieux. Les représentations ufologiques ultérieures ont souvent transformé l'engin en une sorte de soucoupe futuriste. Mais ce n'est pas ce que décrit le témoignage contemporain du Corriere di Tripoli. L'appareil est décrit comme ressemblant à : une automobile aérodynamique. Il possède une partie arrière évoquant une queue ou un gouvernail. Les dimensions estimées sont de l'ordre de : environ 5 à 6 mètres de longueur ; environ 3 mètres de largeur.

Le châssis serait d'environ 2,50 mètres de large sur 3 mètres de long, selon les observations rapportées par le journaliste. La partie inférieure semble constituée d'un matériau métallique clair, comparable à de l'aluminium. La partie supérieure comporte des sections transparentes.

 

Cette description est extrêmement intéressante.

Elle ne correspond pas à l'image classique du « disque volant ».

Elle évoque plutôt, dans l'imaginaire technologique de 1954 : un petit avion expérimental extrêmement avancé.

 

L'engin aurait reposé sur : six roues. Quatre à l'avant, disposées par paires. Deux à l'arrière. Le témoin décrit même les distances entre les roues. Cette précision est l'un des éléments qui ont contribué à la célébrité du cas. Le Corriere di Tripoli rapporte également la présence de deux structures ressemblant à des tubes sous le fuselage. À l'avant et à l'arrière se trouvent des antennes. L'une semble reliée à un équipement de communication. Et un détail encore plus extraordinaire apparaît : deux éléments ressemblant à des canons de mitrailleuses.

 

Photo – L’objet reproduit dans la presse de l’époque * dessin du témoin.

La partie supérieure de l'engin serait transparente. À l'intérieur, Papotto aurait aperçu une lumière blanche très intense. La source serait constituée de : huit lampes quadrangulaires. Cette lumière éclaire l'intérieur et produit également des faisceaux visibles à l'extérieur. C'est grâce à cet éclairage que Papotto peut observer les occupants.

 

Le témoin affirme distinguer : six hommes. Ils portent des combinaisons de couleur jaunâtre. Leurs visages sont couverts. Ils semblent occupés autour de différents équipements. L'un d'eux aurait notamment porté un casque ou un dispositif relié à un système de communication. Mais voici un détail important : Papotto ne décrit pas des extraterrestres.

 

Lorsqu'un des occupants découvre brièvement son visage, le témoin dit qu'il lui semble humain. Le journaliste lui demande s'il pense avoir vu un Martien. Papotto répond en substance qu'il n'en sait rien et que l'homme lui a paru être un individu « du Nord », pouvant être américain, anglais ou russe. Cette réponse est fondamentale. Le témoin ne semble pas interpréter spontanément l'événement comme une rencontre extraterrestre. Il l'interprète plutôt comme : un appareil terrestre mystérieux.

 

Papotto n'est pas paralysé par la peur. Au contraire, il s'approche. Il interpelle même les occupants en lançant :

 

« Hello ! »

 

Cette attitude est assez inhabituelle dans les récits de rencontres rapprochées. Il aperçoit une petite échelle sur le côté gauche de l'appareil. Et il tente de monter.

 

C'est l'un des éléments les plus célèbres du dossier. Lorsque Papotto touche l'échelle ou une partie métallique de l'appareil, il ressent : une violente décharge électrique. Il est projeté en arrière. L'expérience lui rappelle le contact avec un câble électrique. L'un des occupants lui fait alors signe de rester à distance.

Ce détail sera ensuite transformé par la littérature ufologique en une sorte de « système de protection énergétique ». Mais la source contemporaine est beaucoup plus simple : le témoin affirme avoir reçu une décharge électrique. Nous ne savons pas quelle en était la cause.

 

Après cet incident, Papotto recule. Il continue cependant à observer. Les six hommes semblent travailler autour de différents mécanismes. L'impression du témoin est que l'appareil a peut-être subi : une panne.

Cette interprétation est particulièrement intéressante. Papotto ne décrit pas une visite extraterrestre destinée à communiquer avec l'humanité. Il décrit plutôt : un appareil en difficulté ou en maintenance. Cette idée était d'ailleurs un motif assez fréquent dans les récits de « soucoupes » des années 1950.

 

L'engin serait resté sur place environ : un quart d'heure à vingt minutes. Puis il se serait élevé verticalement. Le récit indique une montée jusqu'à environ : 50 mètres. Puis l'appareil aurait accéléré brutalement vers l'est. Le départ aurait été extrêmement rapide. Le contraste est saisissant : atterrissage silencieux et lent puis départ vertical et accélération fulgurante.

 

Photo : Traces, suivant photo publiée avec l’article de presse à l’époque ;

 

3- Les traces au sol

L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais Papotto retourne ensuite sur le lieu d'atterrissage. Il affirme avoir découvert des traces laissées par les roues. Les empreintes présentent un dessin particulier : des sections quadrangulaires. Le Corriere di Tripoli rapporte qu'une substance verdâtre ou bleuâtre semblait recouvrir certaines traces. Un ami de Papotto, identifié sous les initiales A.D., aurait prélevé un échantillon du sol afin de le faire analyser. Voilà le premier élément matériel potentiel du dossier.

 

Le journal annonce qu'une analyse doit être effectuée. Un certain docteur Niccoli aurait été sollicité. Mais l'analyse ne sera finalement pas réalisée. Un technicien automobile, Japichino, donne une opinion selon laquelle la substance pourrait être simplement un produit de protection utilisé sur les pneus. L'analyse scientifique annoncée n'a donc pas lieu. C'est un élément essentiel dans l'évaluation du cas. Nous n'avons aucune analyse chimique démontrant une substance inconnue. Nous avons seulement : un témoignage concernant une substance une interprétation non scientifique selon laquelle elle pourrait être liée aux pneus.

 

Une autre information intéressante apparaît ensuite. Trois personnes — un avocat, un odontotechnicien et un responsable d'entreprise — se rendent à Aïn Zara. Papotto leur montre les traces. Elles auraient même été photographiées. Mais il faut être très prudent : nous ne disposons pas actuellement de photographies scientifiques authentifiées des traces.

 

Les sources ufologiques ultérieures ont parfois donné l'impression que les preuves photographiques étaient abondantes. Le travail de CISU montre au contraire que le dossier repose essentiellement sur le reportage journalistique contemporain.

 

Photo : Objet Imaginé pour reconstituer la scène.

 

4. L'épisode des trois hommes

L'affaire prend alors une tournure presque digne d'un roman d'espionnage. Papotto affirme avoir reçu la visite de trois hommes. Ils veulent obtenir : son dessin de l'appareil. Ils parlent italien avec lui mais discutent entre eux dans une autre langue. Deux sont décrits comme blonds, l'autre comme brun. Ils se déplacent dans une voiture américaine de type Vanguard. Papotto monte même dans leur véhicule. Ils insistent pour obtenir son dessin. Il refuse. Finalement, il parvient à quitter la voiture. Pendant plusieurs décennies, cet épisode a alimenté les théories selon lesquelles les hommes auraient pu être :

§  Des agents secrets américains ;

§  Des agents soviétiques ;

§  Des militaires ;

§  Des services de renseignement ;

§  Ou même les occupants de l'appareil.

 

Mais le travail de CISU montre que cette dernière interprétation n'a aucune base documentaire.

 

L'enquête journalistique finit par identifier les trois individus comme : un avocat ; un odontotechnicien et un dirigeant d'entreprise. Ils semblent avoir été simplement des personnes curieuses souhaitant obtenir davantage d'informations. L'affaire menaça même de déboucher sur une plainte contre le journal à la suite de la manière dont les événements avaient été rapportés. Nous sommes donc très loin de la version sensationnaliste d'un groupe d'agents secrets venant récupérer une technologie extraterrestre.

 

Le 25 octobre, Papotto est également interrogé par la police. Nous ne disposons toutefois pas, dans les sources actuellement accessibles, d'un rapport policier complet permettant de savoir ce que les enquêteurs ont conclu. C'est une lacune documentaire importante. Le dossier ne permet donc pas d'écrire : « La police confirma l'atterrissage. » On peut seulement dire : « Papotto fut interrogé par la police après l'événement. »

 

La proximité de la Wheelus Air Base donne immédiatement une dimension militaire à l'affaire. À quelques kilomètres seulement de l'exploitation se trouve l'une des plus importantes installations aériennes américaines de la région. Le Corriere di Tripoli interroge donc les responsables de la base. Un journaliste est reçu par un capitaine et un responsable civil. La réponse est claire : ils ne savent rien de l'affaire. Autrement dit, aucun appareil américain de la base n'est officiellement présenté comme responsable du phénomène. Cette information est intéressante, mais elle ne constitue pas une preuve d'origine inconnue. L'absence d'identification par Wheelus signifie simplement :  aucune confirmation officielle n'a été obtenue.

 

5. Le témoignage du Sunday Ghibli

Un autre journal, le Sunday Ghibli, destiné notamment à la communauté anglophone et militaire britannique et américaine, revient sur l'affaire. Il rapporte que des responsables de Wheelus auraient déclaré qu'aucun avion dont ils disposaient ne pouvait effectuer les performances attribuées à l'objet. Mais le même article rapporte également une objection intéressante : plusieurs câbles électriques passaient dans la zone. Cela aurait rendu difficile l'atterrissage d'un hélicoptère à cet endroit. Le journal ironise donc sur les différentes possibilités conventionnelles.

 

C'est l'un des enseignements les plus intéressants du travail du CISU. Dans la presse de Tripoli de 1954, l'interprétation dominante semble plutôt être :« quel type d'appareil terrestre avons-nous vu ? » Le journal évoque successivement : un appareil américain ; un appareil britannique ; un appareil soviétique ; un avion d'un pays allié voire un appareil expérimental. La question extraterrestre n'est pas encore dominante.

 

Le Corriere di Tripoli finit même par publier une histoire concernant un agriculteur italien d'Engila, à environ vingt kilomètres de Tripoli. Cet homme aurait expérimenté une machine supposée capable d'annuler la gravité. Le journal tente alors de relier cette technologie imaginaire au mystérieux appareil de Papotto. L'idée est que l'engin pourrait être recouvert d'un matériau particulier capable d'isoler certains rayonnements et de produire une sorte de « vide absolu ». Scientifiquement, cette explication n'a évidemment aucune validité. Mais elle révèle parfaitement l'imaginaire technologique de l'époque. Le « cigare volant » n'est donc pas seulement présenté comme un objet extraterrestre potentiel. Il devient aussi le symbole d'une technologie secrète extrêmement avancée, peut-être développée par une puissance terrestre.

 

L'affaire Papotto déclenche une véritable petite vague locale. Le journal rapporte notamment qu'un agriculteur, Giacomo Grandi, aurait observé le 22 octobre vers 22 heures une masse lumineuse verdâtre, tournante, se déplaçant rapidement vers l'ouest. D'autres observations sont ensuite signalées. À la fin du mois, le phénomène commence à perdre de son intensité. Le journal continue encore quelque temps à publier des observations, notamment des objets argentés ou bleu foncé observés au-dessus de Tripoli.

Cette succession d'observations est importante : Papotto n'est pas un événement isolé. Il intervient au milieu d'une mini-vague d'observations de « cigares volants » en Tripolitaine.

 

C'est peut-être finalement l'aspect le plus intéressant du dossier. Nous ne sommes pas seulement face à une observation d'un objet étrange. Nous assistons à la rencontre de plusieurs phénomènes :

§  La technologie militaire Wheelus Air Base symbolise la puissance aérienne américaine.

§  La guerre froide

§  La presse s'interroge sur une éventuelle technologie soviétique.

§  La modernité

§  L'avion, le radar, la radio, les moteurs et les nouvelles technologies deviennent des éléments omniprésents de l'imaginaire collectif.

§  La culture ufologique

§  Le vocabulaire des soucoupes et des cigares volants arrive d'Europe.

§  La presse

§  Le Corriere di Tripoli transforme progressivement un témoignage individuel en feuilleton.

 

C'est exactement ce que souligne Giuseppe Stilo : l'histoire doit être étudiée comme un phénomène culturel autant que comme un cas ufologique.

 

Il existe une confusion importante. Les catalogues ufologiques ont souvent donné : 23 octobre 1954 D'autres publications, notamment certaines reprises françaises, indiquent :25 octobre 1954. Pourquoi ?

La source contemporaine du Corriere di Tripoli situe clairement le témoignage dans la nuit du 23 octobre, et le CISU considère cette date comme la meilleure référence. Mais la dépêche ANSA diffusée le 29 octobre aurait placé l'événement quarante-huit heures plus tôt que la date donnée initialement par le journal. La date du 25 octobre a donc probablement été propagée par les sources secondaires à partir de cette confusion Je recommande de noter pour plus de clarté ; 23 octobre 1954 — date primaire privilégiée et en note : Certaines sources secondaires indiquent le 25 octobre, probablement à la suite d'une erreur dans la dépêche ANSA.

 

L'ANSA est très importante dans l'histoire de la diffusion du cas. Le bureau de l'agence à Tripoli envoie une dépêche datée du 29 octobre 1954. Cette dépêche est ensuite reprise par de nombreux journaux italiens et même par la presse internationale. Elle donne une description très proche de celle du Corriere di Tripoli. L'ANSA apporte notamment des précisions sur les traces : largeur des pneus d'environ 10 cm ; empreintes quadrangulaires ; quatre roues avant ; deux roues arrière ainsi qu’un empattement d'environ 3,30 m.

Le correspondant affirme lui-même avoir examiné le terrain. C'est une donnée importante. Mais il faut bien comprendre ce qu'elle démontre : elle confirme l'existence d'un reportage et l'existence de marques au sol observées par le correspondant. Elle ne démontre pas que ces marques provenaient d'un engin extraterrestre.

 

 6- Comment l'affaire est-elle entrée dans l'ufologie ?

Pendant plusieurs années, l'histoire circule essentiellement sous sa forme journalistique. Puis elle est reprise par les chercheurs italiens. En 1971, le magazine Clypeus publie une version issue de la dépêche ANSA. Un dessin accompagne le récit. Mais le dessinateur Marco Rostagno transforme progressivement l'objet en véritable « soucoupe volante ». C'est un point capital. L'image que beaucoup de lecteurs associent aujourd'hui au cas Papotto n'est pas une photographie de l'objet. C'est une reconstitution artistique.

 

En 1969, Jacques Vallée inclut l'affaire dans Passport to Magonia, son catalogue des atterrissages supposés. Le cas devient alors internationalement connu. Vallée le classe parmi les récits d'atterrissage.

Mais Giuseppe Stilo relève un problème : certains détails donnés par Vallée ne correspondent pas exactement aux sources contemporaines. Par exemple : Vallée parle d'un objet ovoïde ; il mentionne un bruit comparable à celui d'un compresseur ; alors que le Corriere di Tripoli décrit initialement une descente silencieuse.

 

Cela montre comment un récit peut évoluer au fil des décennies.

 

Le catalogue HUMCAT, aujourd'hui associé au CUFOS, reprend le dossier comme un cas de type A.

Il décrit : un engin ovoïde d'environ 18 pieds ; six occupants ; des combinaisons jaunâtres ; des masques ; une partie transparente ; six roues ; une décharge électrique et des traces au sol. La fiche HUMCAT cite notamment Jacques Vallée et le Tripoli Sunday Ghibli. Cette version est devenue une référence importante de la littérature ufologique. Mais la comparaison avec les archives primaires montre qu'elle est déjà une reconstruction secondaire.

 

Selon la classification moderne de Hynek, le récit correspondrait à un : CE-III — Close Encounter of the Third Kind puisque le témoin affirme avoir observé les occupants d'un appareil supposé non identifié. Mais il faut préciser que cette classification est rétrospective. En 1954, le système CE-I/II/III n'existait pas encore.

 En conséquence la situation est : « Rencontre rapprochée avec occupants allégués, correspondant rétrospectivement à un CE-III dans la classification de Hynek. »

 

Peut-on croire Carmelo Papotto C'est probablement la question la plus difficile car en fait il existe des éléments favorables :

 

§  Le témoin est identifié.

§  Il est retrouvé rapidement par la presse.

§  Le récit est publié très peu de temps après.

§  Il donne beaucoup de détails techniques.

§  Il ne parle pas initialement d'extraterrestres.

§  Il semble même penser à un appareil américain.

§  Des traces au sol sont effectivement rapportées.

§  Un correspondant de l'ANSA dit les avoir vues.

 

Ce sont des éléments qui empêchent de classer l'affaire comme simple légende apparue des décennies plus tard.

 

Mais il faut préciser que les réserves sont nombreuses car en sens inverse :

 

§  Aucun document militaire indépendant n'a confirmé l'appareil.

§  Aucun radar n'est associé à l'observation.

§  Aucun objet n'a été récupéré.

§  Aucune photographie authentifiée de l'engin n'existe.

§  L'analyse de la substance au sol n'a jamais été effectuée.

§  Les photographies supposées des traces ne constituent pas aujourd'hui une preuve scientifique accessible.

§  Les archives policières ne sont pas disponibles.

§  Une grande partie du récit repose sur la presse.

§  Le Corriere di Tripoli transforme progressivement l'affaire en feuilleton.

§  Et surtout :

§  Le témoin évolue dans un environnement où le thème des « cigares volants » est déjà largement diffusé.

 

Cela ne signifie pas qu'il a inventé son récit. Mais cela signifie que la possibilité d'une influence culturelle doit être prise en compte.

 

7. Une observation d'un avion secret ?

Cette hypothèse est historiquement intéressante. Le contexte de Tripoli en 1954 rend parfaitement plausible la présence d'appareils militaires inhabituels. Wheelus est une importante base aérienne américaine. La guerre froide est en pleine expansion. Les avions à réaction évoluent rapidement.

Les essais de nouveaux appareils sont une réalité. Et le témoin décrit précisément un engin qui ressemble davantage à : un appareil terrestre expérimental qu'à une « soucoupe » classique.

 

Cependant, aucune source actuellement retrouvée ne permet d'identifier l'engin comme un avion américain, britannique ou soviétique.

 

La présence des six occupants est plus difficile à expliquer et c'est probablement l'élément le plus problématique pour une interprétation conventionnelle. Papotto affirme avoir vu six hommes dans un espace relativement réduit. Ils sont installés devant des instruments. L'un utilise une radio. Un autre intervient sur une roue. Un autre semble travailler sur des mécanismes.

 

Cela ressemble étonnamment à un équipage d'un appareil militaire. Mais la technologie décrite — six hommes, six roues, transparence, fonctionnement quasi silencieux, décollage vertical puis accélération fulgurante — ne correspond pas à un aéronef connu de 1954. C'est précisément cette combinaison qui a fait la célébrité du cas.

 

Une hypothèse beaucoup plus terre-à-terre : une confusion avec un appareil militaire ? En effet il est possible d'imaginer une situation où Papotto aurait observé : un hélicoptère ; un appareil expérimental ; un véhicule militaire ou une combinaison de plusieurs phénomènes.

 

Mais plusieurs détails rendent cette hypothèse difficile : l'appareil aurait été posé sur six roues ; il aurait eu une structure très compacte et les occupants auraient été visibles.

 

L'hypothèse d'un simple hélicoptère ne suffit donc pas à expliquer l'ensemble du récit.

 

On pense à une autre possibilité : une construction narrative progressive - Il existe une autre manière d'interpréter le dossier. Le noyau initial pourrait être beaucoup plus simple : Un agriculteur voit un appareil ou une lumière inhabituelle près de son exploitation. Puis, au fil des conversations :

 

Objet étrange

↓

Engin au sol

↓

Engin à roues

↓

Six hommes

↓

Équipage masqué

↓

Décharge électrique

↓

Agents mystérieux

↓

Appareil secret

↓

Technologie antigravitationnelle.

 

C'est précisément ce que permet de constater la succession des articles du Corriere di Tripoli. La richesse du récit augmente au fur et à mesure que l'affaire devient médiatique. C'est un phénomène classique dans l'histoire des témoignages extraordinaires.

 

En fait il semble que le rôle de la presse soit donc central - Le mérite du travail de Giuseppe Stilo est précisément de ne pas demander :« Papotto disait-il vrai ou mentait-il ? » mais plutôt : « Comment cette histoire s'est-elle construite et transformée dans les jours qui ont suivi ? »

 

Cette approche est beaucoup plus intéressante historiquement. Le Corriere di Tripoli consacre plusieurs articles successifs à l'affaire. Le journal publie :

 

§  Le récit initial ;

§  Les descriptions de l'appareil ;

§  Le dessin ;

§  Les traces ;

§  Les hypothèses militaires ;

§  L’histoire des trois visiteurs ;

§  Les réactions de Wheelus ;

§  Les témoignages secondaires ;

§  Les spéculations technologiques.

 

Le journal crée donc progressivement un véritable feuilleton du cigare volant.

 

Papotto affirme avoir dessiné l'appareil pendant qu'il se trouvait encore au sol. Il aurait réalisé un premier dessin sur le papier d'un paquet de cigarettes. Plus tard, un autre dessin est réalisé pour le journal. Puis, des décennies après, les publications ufologiques produisent leurs propres illustrations. Résultat : Plusieurs représentations différentes du même objet circulent. C'est une excellente illustration d'un problème fréquent dans l'ufologie historique : une reconstitution artistique finit par être prise pour une représentation originale.

 

Ce cas est important pour l’histoire des OVNI en Afrique même si l'on ne peut pas démontrer l'origine extraordinaire de l'objet. Le dossier Papotto possède VRAIMENT une très grande valeur historique. Il montre que la « question OVNI » ne se développe pas seulement aux États-Unis et en Europe. Elle atteint rapidement : la Libye. Et elle touche une société située à la jonction de plusieurs mondes : Afrique du Nord ; la communauté italienne ; le monde arabe ;l’ aviation militaire. Etc… La Libye devient ainsi un espace où se rencontrent plusieurs imaginaires technologiques.

 

L'affaire n’a pas été confirmée par les autorités et cette précision doit impérativement être rappelée. Tout avait pourtant été fait au niveau de l’information : Les autorités ont été informées. Papotto a été interrogé.

Les traces ont été examinées visuellement. Wheelus a été consultée. Mais : aucune autorité n'a authentifié l'engin comme un appareil extraordinaire.

 

Le statut officiel reste donc : inconnu / non identifié.

 

Conclusion

Le cas Papotto d'Aïn Zara, le 23 octobre 1954, demeure l'un des dossiers les plus fascinants de l'histoire des observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique du Nord. Il présente plusieurs caractéristiques remarquables :

 

§  Un témoin identifié ;

§  Une date précise ;

§  Un lieu identifiable ;

§  Un récit extrêmement détaillé ;

§  Un appareil apparemment matériel ;

§  Six occupants ;

§  Une interaction physique alléguée

§  Des traces au sol ;

§  Une enquête journalistique contemporaine ;

§  Une dépêche de l'ANSA ;

§  Une consultation de la base aérienne de Wheelus ;

§  Puis une importante postérité ufologique.

 

 

Mais les mêmes archives imposent aussi une grande prudence.

Il n'existe :

 

§  Ni appareil récupéré ;

§  Ni photographie authentifiée ;

§  Ni analyse chimique concluante

§  Ni enregistrement radar

§  Ni rapport militaire confirmant le phénomène ;

§  Ni preuve indépendante de la présence des six occupants

 

Le dossier reste donc un cas non identifié, et non une preuve d'origine extraterrestre. Son intérêt dépasse finalement l'ufologie. Le cas Papotto raconte aussi l'arrivée de l'imaginaire des soucoupes volantes dans la Libye des années 1950, au sein d'une communauté italienne vivant à proximité d'une immense base militaire américaine, dans une époque dominée par la guerre froide, les nouvelles technologies aéronautiques et la peur des armes secrètes.

 

C'est peut-être cette dimension historique et culturelle qui fait aujourd'hui du « cigare volant de Tripoli » un document exceptionnel pour l'histoire des OVNI en Afrique.

 

Sources essentielles

Source primaire reconstituée : le dossier du Corriere di Tripoli retrouvé dans les collections de la Bibliothèque du ministère italien des Affaires étrangères. C'est la source la plus importante pour votre livre.

§  Article complet du CISU — Giuseppe Stilo, « Un sigaro volante è sceso a Tripoli »

§  ANSA, dépêche de Tripoli du 29 octobre 1954, reprise par de nombreux journaux italiens ; le CISU montre toutefois que cette dépêche comporte une erreur de datation de l'événement.

§  CUFOS/HUMCAT, dossier 1954-92, qui a fortement contribué à la diffusion internationale du cas.

§  NICAP, chronologie de 1954, qui reprend l'affaire comme un atterrissage à Tripoli avec six occupants.

§  Jacques Vallée, Passport to Magonia, qui a contribué à faire entrer le cas dans la littérature ufologique internationale ; le CISU relève cependant des différences entre sa version et les sources contemporaines.

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            Recherche - GEOS France - AMT PhD

 

 

14 AU 20 OCTOBRE 1954 OBSERVATIONS CITES EN PARALLELE DE L’ATTERRISSAGE  

18 octobre 1954 — quatre personnes au-dessus de Tripoli

 

D'après le Corriere di Tripoli du mercredi 20 octobre 1954, quatre personnes qui sortaient d'un établissement public, deux soirs auparavant, auraient aperçu au-dessus de Tripoli :« quelque chose ressemblant à un gros cigare »

 

Le phénomène aurait traversé le ciel. Il ne s'agit donc pas, dans ce récit d’n objet qui atterri

 

19 octobre / publication du 21 octobre — Case Operaie

Le lendemain, le Corriere di Tripoli publie son premier véritable article consacré à la vague internationale des « soucoupes volantes ». Il y est également fait mention d'une : « soucoupe volante » aperçue au-dessus du quartier de : Case Operaie à Tripoli.

 

Le point intéressant est que Giuseppe Stilo considère qu'il s'agit probablement de la même observation que celle des quatre personnes, rapportée deux jours auparavant.

 

20 octobre 1954 — le cas du Libyen sur la route Zuara–Tripoli

Celui-ci est particulièrement intéressant sur les observations africaines, car le témoin n'est pas présenté comme un membre de la communauté italienne. Le Corriere di Tripoli rapporte le vendredi 22 octobre 1954 le témoignage d'un : Libyen de Tripoli qui affirme avoir observé, deux soirs auparavant, quelque chose d'étrange alors qu'il se trouvait sur la route entre : Zuara et Tripoli. Il décrit l'objet comme une sorte de : fuseau allongé ou d'objet en forme de broche.

 

Le journal rapproche immédiatement cette forme de la représentation classique du : « cigare volant ».

 

 Attention toutefois à un détail : la date

Le Corriere di Tripoli du 22 octobre dit que le témoin a vu l'objet :« deux soirs auparavant ». Cela donne donc approximativement : mercredi 20 octobre 1954.

 

La route Zuara–Tripoli est particulièrement intéressante. Zuara (Zuwara) se trouve à l'ouest de Tripoli, près de la frontière tunisienne. Le témoin se trouve donc dans un secteur relativement éloigné du centre de Tripoli. Cela donne au dossier une dimension géographique :

 

Mais il faut être prudent : nous n'avons pas suffisamment de données pour démontrer que tous ces témoignages concernent le même objet.

 

La grande question : trois observations ou une seule ?

C'est à mon avis le problème méthodologique principal. On pourrait être tenté de dresser cette chronologie :

 

Date

Lieu

Témoins

Description

18 oct.

Tripoli

4

Gros cigare

19 oct.

Case Opérai

?

Soucoupe

20 oct.

Route Zuara–Tripoli

1 Libyen

Fuseau/cigare

23 oct.

Aïn Zara

Carmelo Papotto

Engin au sol

 

Mais cette présentation pourrait donner l'impression de quatre événements indépendants. Or les sources ne permettent pas de l'affirmer. Je privilégierais :

 

Événement A

18 octobre — Tripoli / Case Operaie — probablement un seul témoignage collectif rapporté deux fois.

Événement B

20 octobre — route Zuara–Tripoli — témoignage indépendant d'un Libyen.

Événement C

23 octobre — Aïn Zara — Papotto.

Cette distinction est importante.

 

Le vocabulaire est révélateur

Il faut observer la transformation lexicale.

§  Le premier témoin voit :

« Quelque chose ressemblant à un gros cigare ».

§  Le journal transforme ensuite ce type d'objet en :

« Soucoupe volante ».

§  Puis le témoin libyen décrit :

« Une broche allongée / un fuseau ».

§  Et la rédaction explique au lecteur que cette forme correspond au :

« Cigare volant ».

 

Autrement dit, le témoin ne fournit pas nécessairement le vocabulaire ufologique. C'est le journal qui interprète sa description à travers le vocabulaire de 1954. C'est un point extrêmement important pour une analyse historique.

 

24 JANVIER 1956 – WHEELUS AFB TRIPOLI – LIBYE – OBSERVATION RADAR

Dans ce dossier nous avons retrouvé la fiche originale Project Blue Book, conservée par les National Archives américaines.  

 

24 janvier 1956 — Wheelus AFB, Tripoli, Libye - Un écho radar militaire de 12 minutes - La découverte essentielle est la suivante : il ne s'agit pas d'une observation visuelle, mais d'un cas radar au sol enregistré par l'US Air Force.

 

Le dossier porte le numéro NARA NAID 28964646, sur le microfilm T1206, rouleau 24, et comprend deux pages numérisées. La fiche est un document du Project 10073 / Project Blue Book, formulaire ATIC 329.

 

1. Les données originales de la fiche

La fiche indique :

Élément

Donnée

Date

24 janvier 1956

Lieu

Wheelus AFB, Tripoli, Libye

Heure

13 h 52 GMT

Type

Ground-Radar

Source

Militaire

Nombre d'objets

1

Durée

12 minutes

Radar aéroporté

Non

Observation visuelle au sol

Non

Observation visuelle depuis avion

Non

 

La fiche porte bien la mention Ground-Radar cochée, tandis que les cases Ground-Visual, Air-Visual et Air-Intercept Radar ne le sont pas.

 

L'heure exacte - La fiche indique : GMT 24/1352 soit : 24 janvier 1956 — 13 h 52 GMT La durée enregistrée est de 12 minutes.  La chronologie NICAP donne seulement la date, tandis que le catalogue de Brad Sparks permettait déjà de retrouver 13 h 52 GMT et 12 minutes. La consultation de la fiche originale confirme désormais ces données.

 

La trajectoire est particulièrement intéressante et la fiche originale contient une description assez technique. Le radar détecte une piste à : 75° d'azimut, à environ : 299 miles soit environ 481 km. La piste est donnée comme se déplaçant sur un cap de : 330° à une vitesse estimée à : 75 nœuds soit environ 139 km/h.

 

Puis quelque chose change. Après environ 110 miles de trajet, la vitesse tombe à : 50 nœuds soit environ 93 km/h. La piste prend alors une nouvelle direction : 188° et finit par disparaître du radar à environ : 65 miles soit environ 105 km. Le tout dure environ 12 minutes.

 

Dans cette description, un détail nous intrigue : l'altitude La fiche indique : 1100 ft soit environ : 335 mètres C'est une altitude relativement basse. Mais il faut être prudent : il s'agit de la valeur transcrite sur la fiche et non nécessairement d'une altitude mesurée avec une grande précision. Le dossier ajoute un commentaire extrêmement intéressant : « Plot characteristic of light a/c. » c'est-à-dire, en substance : « La trajectoire est caractéristique d'un avion léger. » Mais l'officier ajoute immédiatement que les vitesses étaient probablement plus élevées que celles indiquées, compte tenu de la distance parcourue et de la durée de l'observation.

 

L'USAF envisage donc d'abord comme explication… un avion et il faut ajouter qu’il y a une nuance essentielle car la fiche ne dit pas :« objet aux performances extraordinaires » et elle ne dit pas non plus « objet extraterrestre ». Au contraire, le commentaire de l'officier suggère : une piste radar compatible avec un avion léger.

 

Mais le problème est que le dossier ne semble pas avoir permis de déterminer quel avion aurait produit cette piste. Et surtout, les cases de conclusion sont toutes non cochées :

 

Was Balloon — non;

Probably Balloon — non;

Possibly Balloon — non;

Was Aircraft — non;

Probably Aircraft — non;

Possibly Aircraft — non;

Was Astronomical — non;

Probably Astronomical — non;

Possibly Astronomical — non;

Other — non;

Insufficient Data for Evaluation — non;

Unknown — non.

 

Cela signifie que la fiche ne fournit pas de classification finale exploitable. C'est extrêmement important.

 

Une donnée importante, c’est qu’il n'y avait aucun témoin visuel et c'est probablement le point qui change le plus l'interprétation du cas. La fiche indique :

 

§  Ground-Visual : NON

§  Air-Visual : NON

§  Air-Intercept Radar : NON

§  Ground-Radar : OUI

 

Il s'agit donc exclusivement d'une piste radar au sol.  Il n'existe, dans cette fiche, aucune description de forme, de couleur ou de luminosité.

 

Pourquoi ce cas apparaît parfois comme « Wheelus AFB, Morocco » ? C'est maintenant que nous pouvons comprendre l'origine de l'erreur dans de nombreuses archives, bases de données, articles etc…. La fiche originale elle-même retranscrite par les archives porte : Wheelus AFB, Morocco alors que Wheelus se trouvait à Tripoli, en Libye. Le catalogue de McDonald reproduit également : Wheelus AFB, Morocco pour le 24 janvier 1956.  l s'agit donc manifestement d'une erreur administrative ou géographique répétée dans les sources archivistiques.

  :

En conséquence la fiche Project Blue Book porte bien par erreur la mention « Wheelus AFB, Morocco ». Wheelus Air Force Base était située à Tripoli, en Libye.

 

Nous disposons maintenant d'une référence précise :

Project Blue Book

Project 10073 Record Card

Date : 24 janvier 1956
Lieu : Wheelus AFB
Heure : 1352 GMT
NARA NAID : 28964646
Microfilm : T1206, Roll 24
Nombre de pages : 2

 

La copie est référencée dans le catalogue des U.S. National Archives.

Consulter le dossier NARA — NAID 28964646

 

La fiche de Brad Sparks donne une confirmation indépendante Le catalogue des cas « Unknowns » de Brad Sparks donne le numéro :1170 et indique : Jan. 24, 1956. Wheelus AFB, Tripoli, Libya. 1:52 p.m. (GMT) avec :

Durée : 12 minutes La source indiquée est notamment la McDonald list / FUFOR Index.  C'est très utile car nous avons maintenant trois niveaux documentaires concordants :

 

Archives USAF / NARA → McDonald → Sparks/NICAP

 

Il faut distinguer les données de leur interprétation au niveau de la trajectoire.

On a :

 

Détection → cap 330° → environ 110 miles → ralentissement → changement vers 188° → disparition à 65 miles.

 

Ce n'est pas nécessairement extraordinaire. Un avion peut évidemment changer de cap et de vitesse. Mais il existe une difficulté : la distance parcourue en seulement 12 minutes ne semble pas parfaitement compatible avec les vitesses indiquées sur la fiche, ce que le rédacteur du rapport semble lui-même avoir remarqué. C'est précisément pourquoi il écrit que les vitesses étaient probablement supérieures aux valeurs indiquées.

 

Au niveau du classement je serais beaucoup plus prudent que certaines présentations ufologiques car selon moi le dossier se présente : Cas radar militaire non identifié — données insuffisantes et non : « OVNI aux performances extraordinaires ». Le document original ne permet pas de démontrer une technologie inconnue, mais il ne permet pas non plus d'identifier positivement l'objet. C'est donc un véritable cas non résolu au sens documentaire, même si cela ne signifie évidemment pas « engin extraterrestre ».

 

Il existe un véritable « dossier Wheelus » car en examinant les cas que nous connaissons on trouve plusieurs affaires en 1956 :

 

·         17–18 octobre 1956 - Nous avons un dossier beaucoup plus important : deux objets détectés au radar, puis des interceptions par des F-86D. Les pilotes obtiennent des contacts radar mais aucune observation visuelle, même à très courte distance. Le dossier fait 7 pages.  La fiche originale précise notamment que les retours étaient présents sur le radar au sol et sur les radars des chasseurs et qu'ils semblaient correspondre à des objets solides.  

Le dossier est :

NARA NAID 28967950 — T1206 Roll 26

Dossier NARA Wheelus — octobre 1956

 

La chronologie NICAP répertorie notamment ce catalogue de 4 observations :

 

Date

Type

24 janvier 1956

Radar au sol — 1 objet — 12 min

17–18 octobre 1956

Radar au sol + radar F-86D — 2 objets

1 septembre 1958

Observation à Wheelus

14 septembre 1958

Nouvelle observation radar

 

La chronologie de 1956 confirme notamment que le cas du 24 janvier et celui d'octobre sont deux affaires distinctes.

 

Et un témoignage tardif vient compléter le contexte : le témoignage recueilli par le NUFORC en 1998, concernant des militaires américains qui auraient observé pendant plusieurs nuits, en juin 1956, des lumières traversant le ciel au-dessus de Wheelus. Le témoin affirme que plusieurs membres de l'USAF observaient ces lumières depuis la base et qu'un membre de l'Air Control & Warning Squadron lui aurait indiqué que les opérateurs radar les voyaient également.

 

Attention : ce témoignage est postérieur de plus de quarante ans aux événements. Il ne constitue donc pas une preuve que les phénomènes de juin étaient liés à celui du 24 janvier.

 

Mais il renforce l'intérêt historique de Wheelus comme site récurrent de signalements aériens inhabituels dans les années 1950.

 

Fiche récapitulative de l’observation du 24-01-1956

 

 

LIBYE — WHE-1956-01-24

Date : 24 janvier 1956
Heure : 13 h 52 GMT
Lieu : Wheelus AFB, Tripoli, Libye
Pays : Libye
Installation : United States Air Force
Programme : Project Blue Book / Project 10073
Source : militaire
Type : radar au sol
Nombre d'objets : 1
Durée : 12 minutes
Détection initiale : azimut 75°, distance env. 299 miles
Cap : 330°
Vitesse annoncée : 75 kt
Altitude indiquée : env. 1 100 ft
Après 110 miles : vitesse indiquée 50 kt
Nouveau cap : 188°
Dernière détection : environ 65 miles
Observation visuelle : aucune
Radar aéroporté : aucun
Photographie : aucune indiquée
Forme : inconnue
Couleur : inconnue
Conclusion : aucune case de classification cochée
Commentaire USAF : trajectoire caractéristique d'un avion léger ;

Vitesse probablement supérieure aux estimations
Statut : insuffisamment documenté / non identifié
Référence primaire : Project Blue Book, ATIC Form 329
Archives : NARA NAID 28964646, T1206 Roll 24.

 

 

Ce cas n'est pas un vague témoignage répertorié par un ufologue : nous avons une fiche militaire américaine originale, avec heure, durée, source, type de radar, distance, azimut, vitesse, altitude et trajectoire.  En revanche, il faut absolument résister à la tentation de le présenter comme une preuve d'un engin extraordinaire. Le propre commentaire du rapporteur suggère plutôt une piste compatible avec un petit avion, mais l'identification n'a pas été établie. Les cases finales étant vierges, le dossier reste non résolu par insuffisance d'information.

Sources :

https://www.govweird.com/topics/ufo/project-blue-book/wheelus-ab-libya-october-1956-28967950

https://www.govweird.com/topics/ufo/project-blue-book/wheelus-afb-morocco-january-1956-28964646

https://www.nicap.org/bb/NARA-PBB1-141.jpg

https://kirkmcd.princeton.edu/JEMcDonald/mcdonald_arizona_archives_ms412.pdf?utm_source=chatgpt.com

https://www.nicap.org/bb/BB_Unknowns.pdf?utm_source=chatgpt.com

Ruppelt's Book  - LE LIVRE COMPLET: Ruppelt's Book 

https://www.project1947.com/shg/proceed.htm

https://www.nicap.org/bb/NARA-PBB1-141.jpg

 

15 JUIN 1956 – TRIPOLI – LIBYE – CAS RADAR

TRIPOLI (LIBYE)

Aperçu sur Vendredi 15 juin 1956

Signalé le Samedi 2 mai 1998

Classification Lumière

Durée plusieurs jours !

 

Témoignage

Des lumières dans le ciel (d'une luminosité comparable à celle de Mars) ont été observées plusieurs nuits de suite par des membres de l'USAF à la base aérienne de Wheelus. Après notre service de nuit, plusieurs aviateurs et moi-même avions l'habitude de nous retrouver sur le terrain de basket du 6930e RGM à la base aérienne de Wheelus, à Tripoli, en Libye. Un matin, j'ai regardé vers le nord et j'ai aperçu une lumière traversant le ciel en suivant une trajectoire légèrement ondulée. Je l'ai signalée et nous avons tous spéculé sur sa nature. (Nous étions un groupe de gars plutôt intelligents, compte tenu de notre mission.) Nous avons écarté les hypothèses suivantes : réflexions d'inversion, F-86D avec postcombustion (pas de satellites à l'époque !), météores. Alors que nous spéculions, en voilà une autre ! Eh bien, pendant trois nuits consécutives, nous en avons vu entre quatre et dix par nuit. Bien qu'elles proviennent de différentes parties de l'horizon nord, elles semblaient disparaître quasiment au même endroit à l'horizon sud (d'après un point de repère, une antenne).

 

La trajectoire, vérifiée sur une carte, traversait le désert libyen en ligne droite, passant par Tbilissi. Montagnes. J'ai parlé à un aviateur de l'escadron AC&W (radar) après avoir entendu les F-86D décoller, manifestement en réaction à ces lumières étranges. Il m'a dit : « Ah oui, on en voit tout le temps », et a mentionné une vitesse dont je ne me souviens plus, mais qui était très élevée. (C'était bizarre de faire décoller des avions à cette heure-ci du matin, sauf pour une raison sérieuse – les officiers tiennent à dormir !)

 

Source : NUFORC – UFO HUNTER : https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/514399830ad2e1e9be44b3d0/UFO%20Sighting%20in%20Tripoli%20(Libya)%20on%20Friday%2015%20June%201956

 

17 – 18 OCTOBRE 1956 - BASE US WHEELUSS – TRIPOLI - LIBYE

VOIR EGALEMENT LE CAS DU 24 JANVIER 1956

 

Dossier : ATIC # 303680 / IR-1-56 / AF # 1043041

Date : 17-18 octobre 1956, - 22h17Z au 00h47Z - 2h30

Lieu d'activité : Wheelus AB,

TripoliUnité : 633rd AC&W Squadron + 431st Fighter Interceptor Squadron Rapport du 29 octobre 1956 par le 7272nd Air Base Wing Combat Operations Center

 

Ce qui s'est passé

« Les 17/18 octobre 1956, dans une période de trois heures débutant à 17/2217Z, deux trajectoires différentes d'objets lents non identifiés ont été transportées par le 633e Escadron AC&W. Les avions ont établi un contact radar avec les objets... Le F-86D a répété des interceptions avec le système d'armes E-4 à toutes les phases sans contact visuel des pilotes du F-86D. Aucune explication satisfaisante »

 

Important : Le rapport précise lui-même : « Cet incident est considéré comme important en raison des indications radar positives et répétées d'un objet »

 

Les objets n'ont jamais été vus à l'œil : « Les objets n'ont jamais été vus visuellement. Les deux ont donné un retour brillant sur les radars terrestres et aériens »

 

·         Piste 1 :

Détection sol à 17/2217Z en NJPD 5047, altitude approx 9000 ft, cap 240° jusqu'à 23h02Z en NJPD 2805, puis virage à 170°, perte contact finale à 23h02Z

 

·         Piste 2 :

Détection sol à 17/2317Z en JJQD 0739, altitude initiale 8400 ft, altitude à la disparition approx 3800 ft

Conditions météo au même moment : pas de plafond, visibilité 10 miles, vent 10 knots du nord - noté par le pilote lui-même

 

·         Les interceptions - 2 F-86D en alerte

« (2) Des avions F-86D ont été détournés vers l'emplacement du premier objet. Les deux avions ont été en contact radar avec l'objet du système d'armes E-4 »

 

Vocabulaire OTAN de l'époque :

Judy = verrouillage radar air-air acquis

Splash = position prévue d'interception atteinte

Tallyho = contact visuel acquis

Déroulement :

23h53Z F/Blue 1 a Judy à 1 mile du target cap 050°, à 23h59Z Splash à 35 miles du radar sol relèvement 049°, pas de Tallyho

23h59Z F/Blue 2 à 59000 ft a contact radar à 4 miles relèvement 042° à 32 miles du radar sol, Judy à 32 miles, Splash 31 miles, pas de Tallyho

00h46Z-00h47Z deux dernières passes : contacts à 2 miles et 1 mile, Splash à 30 miles du radar sol, altitude intercepteurs 30 800 ft, aucun Tallyho malgré 5 tentatives. Retour base pour fuel bas

 

Détail clé du pilote :

 

« F/Blue 1 indiquait qu’avant chaque Splash, l’avion de chasse se trouvait juste au-dessus, juste en dessous ou entre les nuages, mais jamais dans un nuage. Le retour de la lunette du chasseur était décrit comme très lumineux. Aucune action d’évitement n’a été prise par aucun des deux objets à aucun moment »

 

Aucun autre trafic aérien dans la zone.

 

Conclusion officielle USAF

« Compte tenu des données disponibles, aucune explication définitive ne peut être donnée pour ces objets. Une explication possible est la présence de volées d'oiseaux migrateurs. Cependant, cela est considéré comme peu probable compte tenu de l'altitude de 9000 pieds ainsi que de la probabilité que les passages répétés des avions de chasse changent probablement la trajectoire du vol ou la perturbent complètement. Deuxièmement, la probabilité que le système E-4 maintienne le verrouillage jusqu'à un signal Splash sur une cible de cette nature est considérée comme improbable. En raison de la vitesse de mouvement et des conditions météorologiques, une inversion de température n'est pas considérée comme cause probable »

 

Classé Unknown puis Probably Aircraft ? sur la fiche récap - en réalité non expliqué.

 

Carte NJPD 5047 / 2805 pour replacer les tracks par rapport à Tripoli et à la base Wheelus ; Reconstitution radar – Avec les deux tracks placés d'après les coordonnées MGRS de 1956 :

 

Carte Radar Wheelus 1956 (Reconstitution)

 

Lecture de la carte :

Marqueur rouge : Wheelus AB, à l'est de Tripoli, base du 633rd AC&W Squadron qui a porté les 2 pistes

Tracé bleu plein - Track 1 : NJPD 5047 (approx 32.6N 13.8E, sud-est Tripoli) détecté 22h17Z à 9000 ft, cap 240° (sud-ouest) jusqu'à NJPD 2805, puis virage brutal à 170° (sud) à 23h02Z. C'est celui qui a eu 3 interceptions F-86D.

 

Tracé orange pointillé - Track 2 : JJQD 0739 (approx 32.0N 14.2E) détecté 23h17Z à 8400 ft, descendu à 3800 ft. 2 interceptions supplémentaires.

 

Les 5 Splash sans Tallyho se sont produits entre 23h53Z et 00h47Z, à 28-35 miles nautiques du radar sol, à 30 800 ft pour les chasseurs. Le scope E-4 donnait un retour "very bright" et, point crucial :

 

"No evasive action was taken by either of the objects at any time"

 

Un vol d'oiseaux aurait explosé au premier passage à Mach 0.9.

 

Le rapport conclut lui-même "no definite explanation" et écarte oiseaux et inversion. C'est exactement le même scénario que Lakenheath-Bentwaters 13-14 août 1956, 2 mois avant - même escadron, même F-86D, même lock sans visuel.

 

04 JANVIER 1958 — SUD-OUEST DE LA LIBYE

Un radar aéroporté détecte un objet au-dessus de la Libye,

Le 4 janvier 1958

(Sud-ouest de la Libye).

Brad Sparks :

4 janvier 1958 ; Sud-Ouest de la Libye (BBU) - 00h08 (GMT). Le pilote et le navigateur d'un avion militaire ont aperçu une vive lumière orange traversant le ciel en direction du nord-est, suivie par un radar embarqué. (Projet 1947 ; liste McDonald ; index FUFOR) –

Dan Wilson : Le navigateur a constaté un brouillage sur son radar environ 10 minutes avant l'observation. Pendant celle-ci, un éclair lumineux s'est produit, accompagné d'une très forte accélération.

 

Rapports et documents détaillés de l’armée américaine malheureusement peu lisibles à : https://www.nicap.org/docs/580104libya_docs.pdf

 

01 SEPTEMBRE 1958 - WHEELUS AFB – TRIPOLI - LIBYE  

Dossier Project Blue Book n° 6027

 

Il s'agit d'un véritable dossier Project Blue Book, et pas seulement d'une observation provenant d'une base ufologique secondaire. Le dossier est conservé dans les Archives nationales américaines sous NAID 28979740 ; il comporte 8 pages. Le cas figure également dans la liste des cas Blue Book demeurés non résolus, sous le numéro 6027.  (https://www.govweird.com/topics/ufo/project-blue-book/wheelus-afb-tripoli-lybia-september-1958-28979740?utm_source=chatgpt.com )

 

Le témoin

Le témoin est A. M. Slaton, représentant technique civil de la société Philco travaillant à Wheelus Air Force Base. Le dossier le décrit comme un homme sobre et intelligent, ce qui constitue une appréciation intéressante puisqu'elle apparaît dans le rapport d'enquête militaire.  Philco était à cette époque un important groupe américain travaillant notamment dans l'électronique et les technologies militaires. La présence d'un représentant technique de cette société à Wheelus donne donc au témoin un profil professionnel intéressant.

 

Dans la nuit du 1er septembre 1958, Slaton se trouve sur le toit d'un bâtiment de trois étages de Wheelus AFB. Il aperçoit une lumière : blanc-bleutée - Au départ, elle lui paraît approximativement de la taille d'une étoile brillante. Puis l'objet apparent augmente considérablement de taille : de la taille d'une étoile → taille d'une balle de baseball → retour à sa taille initiale. Il finit ensuite par disparaître. Le formulaire officiel de Blue Book résume bien ce comportement : objet rond, bleu-blanc, dont la taille apparente varie fortement.

 

Slaton rapporte que l'objet se déplaçait à des vitesses très différentes : Il pouvait être - très rapide - puis très lent - puis pratiquement immobile.  Le dossier indique même qu'à certains moments l'objet semblait stationnaire au-dessus de l'horizon.  C'est précisément cette combinaison :

 

Variation de taille apparente + variation de vitesse + arrêt apparent

 

qui explique pourquoi Blue Book n'a pas simplement classé le phénomène comme un avion.

 

L'objet aurait traversé le ciel : du nord-ouest vers le sud-est. Le rapport indique qu'il aurait parcouru plusieurs miles. Autre élément important : il ne reste pas à une altitude constante. Le dossier estime qu'il apparaît d'abord à haute altitude, puis descend jusqu'à environ : 2 700–2 800 pieds soit environ 820–850 mètres. Il remonte ensuite avant de disparaître dans les nuages.  Cela donne une séquence particulièrement intéressante :

 

Haute altitude

↓

Descente vers ~2 700–2 800 ft

↓

Remontée

↓

Disparition dans les nuages

 

Les conditions météorologiques constituent un élément essentiel du dossier. Le ciel était éclairé par la Lune et comportait environ 5/10 de couverture nuageuse. Un plafond nuageux relativement important se trouvait vers : 14 000 pieds. Mais surtout, les météorologues ont relevé une inversion thermique importante. La température aurait été d'environ : 24 °C à la surface ; environ 5,8 °C à 1 000 pieds.

 

 

Cette inversion est extrêmement intéressante parce qu'elle peut provoquer des effets de réfraction atmosphérique et modifier l'apparence ou la position apparente d'une source lumineuse.

 

L'hypothèse du ballon

C'est là que le dossier devient très intéressant.

La fiche Project Blue Book comporte explicitement des cases consacrées aux hypothèses : ballon ; avion ; phénomène astronomique ; autre et inconnu. Le document conservé aux Archives nationales indique une évaluation liée à un ballon, mais la transcription détaillée du dossier présente également le cas comme unidentified dans le résumé final. Le dossier semble plutôt avoir examiné sérieusement l'hypothèse d'un ballon, sans disposer d'une identification suffisamment certaine.

 

C'est un détail que je trouve particulièrement important. Le dossier indique : « Two sightings from same area » Autrement dit, deux observations provenant de la même zone sont mentionnées dans le rapport.

Cela ne signifie pas nécessairement que deux personnes ont observé exactement le même objet simultanément, mais cela mérite une recherche plus poussée dans les huit pages originales. C'est précisément le genre de détail qui peut transformer une simple observation individuelle en dossier beaucoup plus intéressant.

 

Autre élément important : le GCI était en fonctionnement. Le Ground Control Intercept correspond au dispositif militaire chargé notamment de la surveillance radar et du guidage des avions. Or le dossier indique que le GCI n'a détecté aucune activité inhabituelle correspondant à l'objet.  Cela constitue plutôt un élément contre une interprétation comme appareil aérien physique de grande taille. Mais attention :

Absence de détection radar ≠ absence d'objet. Une cible petite, basse, peu réfléchissante ou masquée par le relief/clutter pouvait échapper au radar.

 

Slaton avait lui-même envisagé initialement la possibilité d'un : cerf-volant portant une lumière. C'était apparemment quelque chose qu'il avait déjà vu dans le secteur. Mais il rejette cette idée parce que l'objet semblait continuer sa trajectoire sur une distance importante et présenter des variations de vitesse incompatibles, selon lui, avec ce qu'il connaissait des cerfs-volants.  Ce détail est très intéressant parce qu'il montre que le témoin a lui-même cherché une explication conventionnelle avant que l'affaire ne soit traitée comme OVNI.

 

L'objet ne semble pas avoir simplement été décrit comme « une lumière ». Slaton rapporte :

 

Étoile brillante

↓

Taille d'une balle de baseball

↓

Retour à la taille d'une étoile

 

Cela peut avoir plusieurs interprétations.

 

1.    Variation réelle de distance

L'objet pourrait se rapprocher puis s'éloigner.

2.    Variation d'intensité lumineuse

Une source lumineuse qui augmente fortement d'intensité peut donner l'impression de grossir.

3.    Effet atmosphérique

L'inversion thermique peut produire des distorsions.

4.    Effet perceptif

Sans référence angulaire précise, « taille d'une balle de baseball » décrit une impression et non une dimension physique.

 

Cette dernière distinction est fondamentale.

 

L'inversion thermique mérite donc une attention particulière. Une inversion peut créer des conditions de réfraction inhabituelles et notamment modifier : la position apparente d'une source ; sa luminosité ; sa netteté ou sa taille apparente.  Elle peut également produire des mirages astronomiques ou optiques.

Mais il ne faut pas aller trop loin : le dossier ne démontre pas que l'inversion thermique a produit le phénomène. Elle constitue seulement une explication conventionnelle plausible à examiner.

 

Le cas apparaît dans la liste NICAP des cas Project Blue Book non résolus, sous :

6027 — September 1, 1958 — Wheelus AFB, Tripoli. Et il apparaît également dans les documents d'archives de James E. McDonald. La collection de McDonald à Princeton recense explicitement : September 1, 1958 : Wheelus AFB, Tripoli, Libya et également un autre cas à Wheelus le 14 septembre 1958.  Cela confirme que cette affaire a retenu l'attention de chercheurs ultérieurs qui ont examiné les dossiers Blue Book.

 

Mon appréciation

Je ne qualifierais pas ce dossier de « cas inexplicable » au sens fort. L'inversion thermique, les conditions atmosphériques et la possibilité d'un ballon doivent être examinées avant toute hypothèse extraordinaire. Le fait que Blue Book l'ait conservé dans les cas non résolus signifie surtout que l'identification n'a pas été établie, pas que l'Air Force avait conclu à un engin extraordinaire. C’est en tout état de cause une source primaire particulièrement précieuse : le dossier Project Blue Book/National Archives NAID 28979740, dont les huit pages numérisées sont disponibles et permettent de travailler directement sur le rapport plutôt que sur les résumés ufologiques.

 

14 SEPTEMBRE 1958 – WHEELUS AFB – TRIPOLI - LIBYE

 14 septembre 1958, 19h00 à 22h00 heure locale, Wheelus AFB, Tripoli. Dossier Blue Book PROJECT 10073.

 

C'est le cas radar le plus long de Wheelus après celui du 17 octobre 1956. 3 heures de tracking continu sur deux radars différents. Voici le détail mot à mot du document original NARA repris dans RADCAT Catégorie 9 - le catalogue des cas radar de référence :

 

« 19h00 à 22h00 heure locale. Il y avait des retours non identifiés sur les écrans radar. Les retours étaient similaires en taille et intensité à ceux d'un avion »

 

« Le GCA a détecté un retour à 400 pieds d'altitude, à 1,5 mile de distance, relèvement 110 degrés. Le GCI a détecté un retour à 700 pieds d'altitude, à 30 miles au nord-est de la station »

 

« GCA a perdu le retour à 400 pieds 1,5 mile et demi, relèvement de 260 degrés. GCI a perdu le retour dans le désordre au sol à environ deux miles de l'extrémité d'approche de la piste 29 »

 

« Le GCA a rapporté qu'il entrait dans la lunette d'approche de précision par le nord puis se croisait d'avant en arrière, passant parfois complètement hors de la lunette. Le GCA a également rapporté qu'il apparaissait sur le radar de surveillance de la zone presque toutes les directions »

 

« L'objet a été suivi en direction de la côte où il a dévié vers le sud. L'altitude du retour variait de 200 à 1000 pieds et des vitesses allant de 25 à 80 nœuds »

 

Traduction technique

1. Deux radars indépendants touchent la même cible :

GCA = Ground Controlled Approach, radar d'atterrissage de précision AN/CPN-4, portée très courte (10 miles), qui guide les avions sur la piste. Très difficile à leurrer.

GCI = Ground Controlled Intercept, radar de veille longue portée AN/FPS-20 du 633rd AC&W, 200 miles.

Les deux donnent un écho "similaire en taille et intensité à un avion".

 

2. Profil de vol impossible pour 1958 :

400 ft / 1,5 mile au relèvement 110° (sud-est de la base, au-dessus de la mer), puis perte à 400 ft / 1,5 mile au relèvement 260° (ouest, au-dessus du désert). L'objet a donc traversé l'emprise de la base d'est en ouest à 400 ft. - 700 ft à 30 miles au nord-est (au-dessus de la Méditerranée), puis rentre vers la côte et vire sud.

 

Pendant 3h, il fait des allers-retours dans le scope d'approche de précision : entre par le nord, crisscross, sort du scope, revient, visible dans "presque toutes les directions" sur le scope de surveillance.

Altitude 200 à 1000 ft, vitesse 25 à 80 knots. C'est la vitesse d'un hélicoptère, mais en 1958 il n'y a pas d'hélicoptère à Wheelus capable de voler 3h à 400 ft la nuit au-dessus de la mer sans être entendu et sans feu de navigation. Un ballon ne fait pas de crisscross à 80 knots.

 

3- Fin en clutter :

Perte dans le fouillis AU sol à 2 miles du seuil piste 29 (piste principale Wheelus orientée 290°, donc approche depuis la mer). Classique des cibles très basse altitude qui se confond avec le sol.

 

Ce cas est classé Unidentified Returns on GCI Scope avec un rating 5/5 dans RADCAT - le niveau max de crédibilité radar. Il n'a jamais reçu d'explication Venus, ballon ou oiseaux dans la Record Card, contrairement à beaucoup d'autres cas libyens.

 

Il fait partie d'une série de 3 nuits : 1er sept visuel Slaton, 14 sept radar 3h, et un autre contact radar le 14 sept à 00h15 le même jour. C'est la période où Wheelus était en pleine opération de tir Matador et où la base abritait des bombardiers SAC en alerte nucléaire - tout objet non identifié à 400 ft au-dessus de la piste était pris très au sérieux.

 

COPIE DU RAPPORT DETAILLE US AIR FORCE

 

14-15 OCTOBRE1959 – WHEELUS AB – TRABULUS – LIBYE

 Il est indexé 14 octobre dans certaines bases et 15 octobre 1959 dans d'autres. C'est le même cas. C'est un cas MUFON rapporté en 2013, souvent listé sous le label "Enigma" dans les compilations italiennes.

Fiche : 15 octobre 1959 (Sept/Oct 1959 selon témoin) - Tripoli, Tarabulus - Wheelus AB
ID : Live Intercept 4ec2f3e7 - Classification Circle - Source MUFON
Coordonnées : 32.878° / 13.1964° - pile sur Wheelus

 

Témoignage intégral de l'armée US :

« Septembre/octobre 1959. J'étais dans l'US Air Force stationné à Whellus AB, en Libye, Afrique du Nord. Un autre aviateur et moi retournions à la caserne après être allés au cinéma. Les environs étaient sombres et le ciel nocturne dégagé. Nous discutions de différentes choses quand une lumière mouvante est apparue dans le ciel, allant dans la même direction que nous (à l'ouest). Nous l'avons vu disparaître derrière les arbres. »

 

« Nous nous sommes retournés pour voir s'il y avait autre chose derrière nous, pensant que la lumière venait de cette direction. Il n'y avait rien d'inhabituel. Nous avons discuté de ce que nous venions de voir et conclu que cela devait être un satellite. La lumière était plus grande que les étoiles, ne faisait aucun bruit, et semblait plus rapide que n'importe quel avion (jet) que nous avions vu. Il n'y avait aucune traînée de vapeur éclairée par les étoiles. L'incident entier a duré environ cinq (5) secondes. »

 

« Nous n'y avons pas pensé plus longtemps jusqu'à ce que quelques minutes plus tard la Lumière revienne de derrière les arbres, cette fois en direction sud-sud-est. Nous l'avons regardée traverser le ciel clair jusqu'à disparaître à nouveau, cette fois à l'horizon. Encore une fois, il n'y avait ni bruit ni traînée de vapeur que nous pouvions voir. Notre réaction cette fois a été un peu effrayée car nous étions bien habitués au bruit des moteurs à réaction. »

 

« Quand nous sommes revenus à la caserne, nous avons raconté à nos amis ce que nous avions vu. Quelqu'un a appelé la tour de contrôle de la ligne de vol et a demandé s'ils avaient vu quelque chose. Ils ont répondu non. Avec du recul et en repensant à leur position sur la ligne de vol, la lumière que nous avions vue était derrière eux. Et puisque leur mission principale est d'observer la ligne de vol, il est compréhensible qu'ils n'aient pas vu la lumière. »

 

« J'ai depuis vu des satellites dans le ciel et je peux dire que la Lumière était plus grande qu'un satellite et voyageait beaucoup plus vite. Je peux aussi dire que je crois que la Lumière que nous avons vue était à une altitude bien plus basse qu'un satellite. »

 

Détail qui fait la valeur du cas :

« Une autre chose dont je me souviens, c'est que quelqu'un nous a dit l'heure et nous avons tous les deux dit qu'il ne pouvait pas être si tard. À quel point ? Je n'en ai aucune idée, juste que ça semblait plus tard que l'heure prévue. »

 

Effet de dilatation temporelle souvent rapporté.

 

Analyse :

2 témoins militaires, habitués aux jets de Wheelus (F-100, F-86D), donc bonne référence de vitesse

2 passages : ouest 5 sec, puis retour sud-sud-est quelques minutes plus tard - manoeuvre en boucle, pas satellite (Spoutnik 1957 visible mais point petit, lent)

 

« Plus grand que les étoiles » + « bien plus rapide que n'importe quel avion » + « pas de bruit, pas de traînée de vapeur » + « altitude bien plus basse qu'un satellite »

 

Tour de contrôle contactée immédiatement, réponse négative - mais le témoin explique que la tour regardait la piste, la lumière était derrière eux

 

Pas de vérification radar mentionnée - regret du témoin : « Nous n'avons pas pensé à demander pour le radar »

 

C'est un cas Circle / Light : pas de trace radar, mais double passage avec changement de cap 90°, basse altitude, et effet temps.

 

Il est indexé "Enigma" parce qu'il est dans la période charnière : Wheelus passe en 1959 de base SAC nucléaire à centre d'entraînement chasse OTAN (Weapons Proficiency Center). Les 3 semaines avant, en septembre 1959, le 17th Air Force quitte Wheelus pour Ramstein. Beaucoup de mouvements aériens non annoncés.

Source : MUFON

 

07 OCTOBRE 1989 – DESERT LYBIEN – ZONE PETROLIERE

Cas UFO Hunters- il s’agit d’un témoignage NUFORC (National UFO Reporting Center),

Shape = Circle,

Durée ≈ 1 minute,

Lieu = désert libyen,

Date approximative = 7 octobre 1989.

Ce cas est souvent repris dans des compilations comme UFO Hunters, ce qui explique sa présence dans certains catalogues.

 Cas d’observation – Libye – 7 octobre 1989 (version la plus complète disponible)

 

Lieu

Désert libyen, dans une zone pétrolière isolée. Le témoin travaillait sur des rings pétroliers, très loin de tout campement ou infrastructure.

 

Témoins

2 personnes (et non 10 comme quelquefois mentionné) : le témoin principal (Maltese) son collègue (également Maltese) - Les catalogues secondaires (dont certains tableaux UFO Hunters) ont parfois gonflé le nombre de témoins, ce qui explique la mention “10”.

 

Description de l’objet

Forme : cercle - Couleur : rouge très vif - Taille apparente : comparable à un ballon de football - Comportement : déplacement lent et rectiligne, arrêt net, reprise de mouvement en zigzag, nouvel arrêt, déplacement en arrière, accélération fulgurante → disparition en 2 secondes.

 

Durée

Environ 1 minute.  - Conditions d’observation Nuit claire, ciel étoilé. Terrain plat, sans dunes, permettant une observation dégagée. - Aucun bruit associé à l’objet.

 

Réaction des témoins

Surprise et peur après la disparition. Le témoin indique que leurs collègues n’ont pas cru leur récit. - Le témoin n’a rapporté l’événement officiellement que 14 ans plus tard, en 2003.

 

Statut du cas

NUFORC : “Circle – bright red – zigzag – date approximate”. - Crédibilité : Témoignage unique, non corroboré par des données radar ou militaires. - Comportement de l’objet non compatible avec un avion, satellite, météore ou drone connu en 1989.

 

Classification : Non identifié.

 

Pourquoi ce cas apparaît dans UFO Hunters ?

Les compilations “UFO Hunters” (sites, bases amateurs, tableaux Excel, chaînes YouTube) utilisent souvent : les données NUFORC, les données MUFON ou des catalogues secondaires.

 

Ce cas NUFORC #33012 est régulièrement repris, parfois avec : erreurs de date, erreurs de localisation, erreurs sur le nombre de témoins.

 

Synthèse structurée

 

Élément

Données vérifiées

Date

7 octobre 1989 (approx.)

Lieu

Désert libyen

Source primaire

NUFORC #33012

Forme

Cercle rouge

Durée

~1 minute

Témoins

2

Mouvement

Lent → arrêt → zigzag → arrêt → recul → accélération → disparition

Statut

Non identifié

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : UFO HUNTHER – NUFORC

 

30 AOUT 1997 * TRIPOLI – LIBYE

Fiche officielle NUFORC :

Date : 30 août 1997, 23h45 locale approximative

Signalé : 07 août 2004 à 09h03 Pacific, publié 11 août 2004

Durée : 3 minutes

Observateurs : 2

Lieu : Tripoli, Libye

Forme : Light / Lights on object

ID: Sighting 38512

 

« Plusieurs lumières aperçues se déplaçant dans le ciel de Tripoli »

 

Témoignage intégral :

« Je me souviens d'une fois, en 1997, au milieu d'une nuit d'été vers 23h45, je traversais une route principale avec un ami à Tripoli, en Libye, quand j'ai soudain remarqué que des points d'éclairs se déplaçaient ensemble dans le ciel occidental. En fait, ce qui était le plus étonnant, c'est que les lumières bougeaient comme s'il s'agissait d'objets intelligents. En fait, l'un des points (on aurait dit que c'était le vaisseau-mère ou quelque chose comme ça) se déplaçait plus lentement que les autres, mais ils ont cessé de bouger jusqu'à ce que le plus lent arrive près d'eux et disparaissent ensemble dans le ciel »

« Cela s'est passé en trois minutes et ce qui rendait ça si grave que je n'étais pas seul, mon ami l'a aussi remarqué minute par minute dès le début »

 

·         Le témoin précise : 30 ans, homme, intéressé par le sujet depuis longtemps, a attendu d'avoir internet pour signaler.

·         Plusieurs points lumineux (pas un seul)

·         Mouvement coordonné intelligent, pas trajectoire balistique ou satellite

·         Comportement de type "mère et éclaireurs" : un point plus lent, les autres s'arrêtent et attendent qu'il arrive, puis disparition collective simultanée

·         Ciel ouest de Tripoli, traversée d'une route principale - donc basse altitude urbaine, pas haute atmosphère

·         Double témoin simultané

 

Il est souvent confondu avec un autre cas Tripoli du même jour dans les listes UFO Hunters qui ne donne que "Light | 3 minutes" sans détail - mais la source primaire est bien ce récit de 2004. C'est le seul cas de formation lumineuse intelligente enregistré à Tripoli entre la fermeture de Wheelus (1970) et la guerre civile (2011). Pas de cas radar associé ce soir-là.

Sources :

NUFORC Sighting 38512 [[cas NUFORC 38512]]

 

25 AOUT 2014 – TRIPOLI – LIBYE

Observation d'OVNI NUFORC 189032

Date : 25/08/2014 à 13h23 (heure locale)
Signalé le : 19/04/2025 à 02h36 (heure du Pacifique)
Durée : 4 secondes
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Tripoli, district de Tripoli, Libye
Détails du lieu : Zone désertique de Hay
Forme : Inconnue
Couleur : Bleu glacier
Vue : Terre
Angle d'élévation : 90°
Caractéristiques : Aura ou brume autour de l'objet

Cette étrange lueur bleue dans mon jardin – Tripoli, Andalousie


L'incident :
Assis sur une chaise de jardin, j'ai soudain remarqué un objet flottant de la taille d'un chat. Il brillait d'un bleu électrique (comme du liquide lave-glace gelé). D'apparence brumeuse, il planait silencieusement dans l'air. Il a dérivé vers mes pieds par des mouvements lents et aléatoires.

Publié le 20/04/2025

Source : https://nuforc.org/sighting/?id=189032

 

19 OCTOBRE 2017 – TOBROUK – BUTNAN – LIBYE

Observation d'OVNI NUFORC 191148

Date : 19/10/2017 à 17h13 (heure locale)
Signalé le : 22/07/2025 à 07h23 (heure du Pacifique)
Durée : Il y a 8 ans - Nombre d'observateurs : 3
Lieu : Tobrouk, district de Butnan, Libye
Détails du lieu : Tobrouk, Libye
Forme : Cercle
Couleur : Blanc néon
Taille estimée : De la taille d'un petit chalet ou d'une balle

Point d'observation : Terre Direction : Est-nord Angle d'élévation : 30° Orientation : Du nord au sud Distance minimale : Environ 600 à 800 mètres Vitesse estimée : Légèrement plus rapide qu'un avion civil à l'atterrissage Caractéristiques : Atterrissage. Une sphère de la taille d'un petit chalet est apparue à environ un kilomètre de distance, telle une lampe au néon, descendant à un angle d'environ 30 degrés sans aucun bruit. Après une minute, elle est remontée dans le ciel au même angle et a disparu. Note de NUFORC : Nous supposons que l’auteur, originaire de Libye, utilisait un terme différent de « vénérer ». Publié le 24 juillet 2025.

https://nuforc.org/sighting/?id=191148

15 MARS 2018 – TRIPOLI – LIBYE.

Fiche UFO Hunters :

Date : 15 mars 2018, 00h05 heure de Tripoli

Signalé le même jour 15 mars 2018 - Live Intercept

ID : 46000010 / Case #3770

Classification : FireBall w/Triangular Shape

Durée : 1 minute

Coordonnées témoin : 32.853924, 13.198816 puis 32.8852° / 13.1931° dans la base

Source : ufo-hunters.com

 

Témoignage intégral :

« Heure : Vers 00h05 15 mars Heure de Tripoli - Libye » « Lieu : Tripoli - Libye 32.853924, 13.198816 »

 

« J'étais chez moi. Je suis sorti de la maison pour chercher de la fumée. Le ciel était très clair, un peu froid. Regardé vers le haut » « Il y avait une traînée de lumière traînant une boule de feu d'ouest en est. Le trajet était horizontal. La boule de feu semblait augmenter en taille et en luminosité. Puis la lumière diminua, ralentissant légèrement » « Puis, un objet triangulaire apparut sous ce qui était la boule de feu. La boule de feu autour de l'objet réapparut, et soudain tout disparut ! »

 

Analyse du témoin lui-même :

« Au début, je pensais que c'était des feux d'artifice, une étoile filante ou quelqu'un jouant avec des armes (c'était courant les années passées après les événements de 2011 en Libye, mais cela s'est atténué à très peu l'année dernière) » « Aujourd'hui, j'essaie de corroborer mon histoire avec d'autres via les réseaux sociaux et les interactions personnelles vous tiendront au courant dès que possible »

 

Points clés :

Trajectoire horizontale ouest-est, pas chute verticale type météore - exclut étoile filante classique

Phases : fireball → diminue et ralentit → objet triangulaire apparaît sous le fireball → fireball réapparaît autour → disparition instantanée. Séquence de 4 phases en 60 secondes, pas un météore qui se consume : "Triangular object appeared underlying what was the fireball" - c'est le même phénomène décrit dans les cas US 2018-2020 (triangles TR-3B)

 

Contexte guerre civile : Tripoli en mars 2018 sous contrôle GNA, survols constants de drones Wing Loong émiratis et Bayraktar turcs, plus chasseurs égyptiens et émiratis qui bombardent les positions islamistes depuis 2014. Un drone avec post-combustion peut donner un fireball, mais pas une disparition instantanée avec réapparition

 

C'est le dernier cas enregistré dans votre ligne "11 UFO Hunters" - la base n'a que 3 cas dans un rayon de 100 miles autour : 2018 fireball triangulaire, 1997 lights 3 min, et 1956 light several days.

Source – ufo hunter   https://ufo-hunters.com/sightings/search/5aaa3288c4e33d0c46000010/UFO%20Sighting%20in%20Tripoli,%20Libya%20on%20Thursday%2015%20March%202018

 

02 MAI 2025 – MISRATA - LIBYE

Observation d'OVNI NUFORC 189336

Survenu : 2025-04-30 21 :12 Local
signalé : 2025-05-02 17 :26 Pacifique
Durée : 12 minutes
Nombre d'observateurs : 4
Lieu : Misrata, district de Misrata, Libye
Détails de l'emplacement : Centre-ville de Misrata
Forme : Inconnue
Couleur : Lumière jaune
Vu de : Terre
Angle d'élévation : 79
Explication : Starlink - Certaines
caractéristiques : Lumières sur l'objet

 

Photo : extrait de la vidéo ; Montre une formation en ligne de lumières. https://nuforc.org/sighting/?id=189336

Phénomène étrange


J'ai vu un phénomène étrange dans le ciel de Misrata - **un essaim de rayons qui ressemble à des météores mais est presque immobile**, se déplaçant très lentement !


Détails : - Photo formation étrange (faisceau central entouré de petites lumières) - Mouvement très lent et inhabituel - La scène a duré plusieurs minutes - Documenté par vidéo


J'ai été témoin d'un phénomène bizarre à Le ciel de Misrata – **un essaim de faisceaux lumineux semblables à des météores, semblant presque immobiles**, se déplaçant extrêmement lentement !


Détails clés :
- Formation lumineuse inhabituelle (faisceau central avec des points lumineux plus petits)
- Mouvement anormalement lent
- A duré plusieurs minutes
- Capturé en vidéo

 Source : https://nuforc.org/sighting/?id=189336

 

Chapitre XII – 28

26 – MADAGASCAR

 

MADAGASCAR : OVNI, CROYANCES, RELIGIONS ET POLITIQUE DANS UNE ÎLE ENTRE DEUX MONDES

 

Le CREDO – Une association Malgache à redécouvrir

 

 

De la grande observation de Tananarive en 1954 au CREDO de Louis Rakotoarijaona

Madagascar occupe une position singulière dans l'histoire africaine du phénomène OVNI. Géographiquement africaine, culturellement originale, tournée à la fois vers l'Afrique, l'océan Indien, le monde arabe, l'Europe et l'Asie, la Grande Île possède également une tradition spirituelle extrêmement riche dans laquelle les relations entre les vivants, les morts, les ancêtres, les forces invisibles et le monde naturel occupent une place importante.

 

Dans ce contexte, l'apparition de récits de « soucoupes volantes » au milieu du XXe siècle ne constitue pas simplement l'importation d'un vocabulaire venu des États-Unis ou de l'Europe. Le phénomène va progressivement être interprété à travers plusieurs grilles de lecture : météore, phénomène atmosphérique, engin militaire, soucoupe volante, objet extraterrestre, manifestation spirituelle ou événement inexplicable.

 

Mais Madagascar possède surtout un élément exceptionnel : une observation spectaculaire à Tananarive en août 1954, puis, plusieurs décennies plus tard, la création d'une association malgache consacrée aux OVNI, le CREDO – Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés, fondé en 1988 par le policier Louis Rakotoarijaona selon le chercheur italien Edoardo Russo. Cette association aurait même publié son propre bulletin en français, Mad-Ovni.

 

Le dossier malgache permet donc d'étudier non seulement les observations, mais aussi la manière dont une société africaine s'approprie progressivement le phénomène OVNI.

 

1. Madagascar : un terrain culturel particulier

Il faut d'abord éviter une erreur fréquente : considérer les croyances traditionnelles malgaches comme une simple forme « d'animisme ». La réalité est beaucoup plus complexe. La culture traditionnelle malgache accorde une place centrale aux ancêtres, les razana. La frontière entre le monde des vivants et celui des morts n'est pas conçue de la même manière que dans les sociétés occidentales modernes.

Les ancêtres peuvent continuer à intervenir symboliquement ou spirituellement dans la vie des descendants. Cette conception explique notamment l'importance de pratiques comme le famadihana, au cours duquel les morts sont périodiquement réinhumés selon des rites particuliers.

 

Les données disponibles sur la religion malgache sont d'ailleurs très difficiles à résumer par des pourcentages simples. Les sources internationales donnent des résultats très différents selon les définitions utilisées. Une caractéristique importante est précisément le syncrétisme : une personne peut se considérer chrétienne tout en conservant certaines pratiques ou croyances traditionnelles. Le Département d'État américain souligne lui-même que de nombreux Malgaches combinent traditions indigènes, christianisme et, dans certaines régions, islam. C'est un élément fondamental pour comprendre la question OVNI.

 

Dans de nombreuses sociétés occidentales contemporaines, un phénomène lumineux inhabituel est spontanément classé dans l'une des catégories suivantes : avion – satellite – météore – drone – phénomène atmosphérique – OVNI.

 

À Madagascar, historiquement, d'autres catégories interprétatives peuvent entrer en jeu. Les croyances traditionnelles reconnaissent l'existence de forces et d'êtres invisibles, de relations avec les ancêtres et d'intermédiaires spécialisés dans la connaissance du monde surnaturel.

 

Les ombiasy, notamment, occupent traditionnellement une place particulière comme devins, guérisseurs ou spécialistes des connaissances ésotériques. Les pratiques de divination, d'astrologie et de connaissance des jours favorables ont également une longue histoire à Madagascar.

 

Le contexte religieux et culturel malgache fournit plusieurs cadres d'interprétation susceptibles d'influencer la manière dont un phénomène lumineux ou aérien inhabituel est décrit et mémorisé.

 

 

2. Le christianisme n'a pas supprimé les anciennes représentations et même le christianisme s'est profondément implanté à Madagascar, particulièrement dans les Hautes Terres. Catholicisme et protestantisme occupent une place importante, notamment à Antananarivo. Les différentes Églises protestantes, catholique, luthérienne et anglicane disposent d'une implantation ancienne et importante. Mais christianisation ne signifie pas nécessairement disparition complète des représentations traditionnelles. Les données disponibles montrent justement que le syncrétisme religieux demeure une caractéristique de la société malgache. Le recensement de 1993 indiquait ainsi 52 % d'adhésion aux croyances indigènes contre 41 % au christianisme et 7 % à l'islam, tandis que les estimations plus récentes donnent une image très différente, avec une très forte majorité déclarée chrétienne. Ces écarts illustrent surtout la difficulté à mesurer une pratique religieuse qui peut être cumulative plutôt qu'exclusive.

C'est précisément ce qui rend Madagascar particulièrement intéressant pour une étude sociologique des OVNI.

 

Un individu peut donc être :

 

Chrétien + attaché aux ancêtres + pratiquant certaines traditions + intéressé par les phénomènes mystérieux.

 

Ces catégories ne sont pas forcément contradictoires.

 

Lorsque les premières grandes histoires de « soucoupes volantes » apparaissent dans la presse malgache des années 1950, Madagascar est encore un territoire français.Ce contexte politique est extrêmement important. L'information circule alors principalement par :

 

·         La presse française ;

·         La presse locale francophone ;

·         Les administrations coloniales ;

·         Les militaires ;

·         L’aviation ;

·         Les Européens présents sur l'île ;

·         Les réseaux religieux et missionnaires.

 

Le vocabulaire de la « soucoupe volante » est lui-même importé du contexte international né après 1947. Mais les observations ne concernent pas uniquement les Européens. C'est précisément ce qui rend l'affaire de Tananarive de 1954 particulièrement intéressante.

 

16 août 1954 : Tananarive face à un phénomène extraordinaire - Le cas le plus célèbre de l'histoire ufologique malgache se déroule à Tananarive, aujourd'hui Antananarivo, le 16 août 1954.

 

Le témoignage le plus célèbre est celui d'Edmond Campagnac, alors responsable technique d'Air France à Tananarive. Selon son récit, vers la fin de l'après-midi, une grande lumière verte apparaît dans le ciel. Elle semble initialement tomber vers le sol. Puis elle disparaît derrière une colline. Quelques instants plus tard, elle réapparaît. Campagnac décrira ensuite une forme ressemblant à un grand ballon de rugby métallique, précédé d'une sorte de lentille lumineuse verte et accompagné de petites lumières ou « flammèches ». L'objet aurait traversé le ciel de la ville en effectuant plusieurs changements de direction.  L'observation aurait duré environ deux minutes. Des témoins auraient également rapporté des perturbations électriques et une réaction inhabituelle des animaux. C'est cette combinaison qui a donné au cas son statut exceptionnel dans la littérature ufologique.

 

Avec le temps, le nombre de témoins attribué à l'affaire a considérablement augmenté. Certaines publications parlent de plusieurs centaines, d'autres de plusieurs milliers, voire de dizaines de milliers de personnes. Certaines sources ufologiques avancent même jusqu'à 20 000 personnes. Il faut ici faire preuve d'une grande prudence. Le chiffre de 20 000 n'est pas établi par un recensement indépendant des témoins. Il provient essentiellement des récits ultérieurs autour de l'affaire. L'observation elle-même, en revanche, possède un élément particulièrement intéressant : plusieurs témoignages sont effectivement apparus ou ont été recueillis ultérieurement. L'un des plus importants reste celui d'Edmond Campagnac, qui fut repris dans la littérature du GEPA puis dans différents travaux ufologiques.

 

Un autre élément célèbre de l'affaire concerne le père Coze, directeur de l'observatoire astronomique de Tananarive. Selon Campagnac, Coze aurait lui-même vu le phénomène et aurait entrepris une enquête.

Il aurait notamment cherché à reconstruire la trajectoire. Le problème est que le rapport original attribué au père Coze n'a jamais été retrouvé. C'est une faiblesse documentaire importante.

 

Le cas de Tananarive est souvent présenté comme la preuve d'un mystérieux engin volant. Mais une autre possibilité doit impérativement être étudiée : le bolide ou météore exceptionnel. Des analyses critiques ont montré que plusieurs caractéristiques du récit initial pourraient être compatibles avec un phénomène céleste très lumineux, tandis que certaines particularités du récit — changements de direction, déplacement horizontal, retour après disparition derrière une colline — sont plus difficiles à expliquer par un simple météore. Le dossier est donc beaucoup plus intéressant lorsqu'on expose les deux lectures. La littérature critique souligne également que certaines versions tardives du récit ont amplifié certains détails.

 

L'affaire de Tananarive n'est pas isolée. Un article paru dans la revue malgache Fandrosoam-Baovao du 21 janvier 1955 mentionne trois observations de « soucoupes volantes ». La première aurait eu lieu à Fort-Dauphin, aujourd'hui Tôlanaro, en septembre 1954, vers quatre heures du matin. Une deuxième observation est attribuée à Tananarive. Une troisième se serait produite près de Majunga, aujourd'hui Mahajanga.  Pour cette dernière, le témoin cité est particulièrement intéressant : M. Quesnot, chef du district de Mitsinjo. L'objet est décrit comme :

 

·         Rond ;

·         Très lumineux ;

·         Bleu-vert ;

·         De taille apparente comparable à la Lune ;

·         Venant du nord-est ;

·         Se déplaçant à très grande vitesse ;

·         Suffisamment lumineux pour éclairer les régions survolées.

 

La durée aurait été extrêmement courte. Une nouvelle fois, un bolide constitue une hypothèse naturelle évidente. Mais historiquement, l'article est précieux : il démontre que le vocabulaire des « soucoupes volantes » avait pénétré la presse malgache dès 1954-1955.

 

3 - La politique malgache : un contexte particulièrement intéressant - Création d’un groupe ufologique.

L'histoire politique de Madagascar ajoute une autre dimension à l'étude. En 1975, Didier Ratsiraka instaure la Deuxième République, fondée sur une orientation socialiste. Le pays s'engage alors dans une politique de socialisme révolutionnaire et de non-alignement. La Constitution de 1975 proclame toutefois la liberté de conscience et de religion ainsi que la neutralité de l'État vis-à-vis des croyances.  Cette précision est importante. Il ne faut donc pas présenter le Madagascar de Ratsiraka comme un État ayant simplement « interdit la religion ». La réalité est beaucoup plus nuancée. Le régime était politiquement très contrôlé, mais la liberté religieuse était formellement garantie.

 

Dans les années 1980, le système politique demeurait cependant fortement encadré : en 1988, le président Ratsiraka disposait de pouvoirs importants et l'AREMA dominait largement la vie politique.  Et c'est précisément en 1988 qu'apparaît le CREDO. Cette coïncidence chronologique mérite d'être soulignée.

 

Selon deux sources secondaires indépendantes, le CREDO – Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés aurait été créé à Madagascar en 1988 par Louis Rakotoarijaona, policier malgache. Selon ces sources, Rakotoarijaona aurait lui-même observé un OVNI en 1959. Le CREDO aurait ensuite publié au moins deux numéros d'un bulletin en français intitulé : Mad-Ovni Cette information est particulièrement importante pour l'histoire de l'ufologie africaine.

 

Les sources soulignent en effet que la plupart des groupes ufologiques africains identifiés dans la littérature internationale ont longtemps été créés ou animés par des Européens ou des Africains blancs. Le CREDO constitue donc une exception particulièrement intéressante : une structure ufologique créée par un Malgache et destinée à travailler depuis Madagascar.

 

L'histoire de l'ufologie africaine est souvent écrite depuis l'Europe ou l'Amérique. On y trouve : des enquêteurs européens ; des correspondants africains ; des rapports militaires coloniaux ; des observations de pilotes et des articles de revues françaises ou britanniques.

 

Mais beaucoup plus rarement trouve-t-on une organisation africaine structurée qui cherche à étudier elle-même le phénomène.

 .

 Le bulletin Mad-Ovni est probablement l'un des documents les plus intéressants encore à retrouver pour écrire l'histoire de l'ufologie malgache. Pour l'instant, les sources secondaires permettent d'affirmer l'existence du bulletin et d'au moins deux numéros, mais je n'ai pas retrouvé dans les recherches actuelles les scans originaux des exemplaires. Il faudrait donc rechercher dans le pays ou on peu peut être avoir la chance de les retrouver.

 

La récupération d'un seul exemplaire de Mad-Ovni pourrait apporter énormément d'informations : nom des enquêteurs, adresse du CREDO, nombre de membres, observations étudiées, méthodologie, correspondants étrangers, position sur l'hypothèse extraterrestre, relations avec les autorités, etc. Le patrimoine documentaire ufologique est fragile : de nombreuses associations ont vu leurs archives disparaître après la disparition de leurs fondateurs. Les archives spécialisées françaises du SCEAU expliquent précisément ce problème.

 

Le fait que Louis Rakotoarijaona ait été policier est également intéressant. Dans les années 1950-1980, les policiers, militaires, douaniers, contrôleurs aériens et personnels administratifs constituaient souvent des témoins privilégiés des phénomènes aériens. Mais il y a une seconde dimension. Un policier possède également une culture professionnelle fondée sur : l'identification des témoins ; la collecte des déclarations ; la recherche d'indices Etc….

 

Si Rakotoarijaona a réellement appliqué ce type de méthode au CREDO, ce serait un aspect très intéressant de l'ufologie malgache. Mais, là encore, il faudrait retrouver les documents du CREDO avant de lui attribuer une méthodologie précise.

 

Le récit secondaire indique que Louis Rakotoarijaona aurait observé un OVNI en 1959. Cette observation est particulièrement importante puisqu'elle pourrait expliquer sa vocation ufologique. Mais le contenu précis de cette observation reste à documenter. Nous ne disposons pas encore, dans les sources retrouvées, d'un document permettant de connaître les détails de ce qu’il a vu.

 

Des infos complémentaires :

On retrouve dans les archives : RAKOTOARIJAONA, Désiré

Date : 1975 - 1990

Contenu : Fonction : président du Comité militaire pour le développement

Pays : Madagascar

Cote :  19930450/41 aux Archives Nationale - Pierrefitte.

 

J’ai également retrouvé sa date de naissance et d’autres infos : "Louis" Rakotoarijaona le 3eme demi-frère

Né le 30 janvier 1920 (vendredi) - Ambohitrankizy 105 Ambohidratrimo Madagascar

Décédé le 20 mai 2014 (mardi) - Ambohitsaratelo Ampitatafika 102 Tananarive Madagascar chez Arthur et Viviane izy no maty. Décédé d’encombrements bronchiques, J'étais en France à ce moment-là, seuls sept de mes frères et sœurs étaient présents. Mes petits-enfants, Christel et Christian de France, y ont également été inhumés, Louis avait 94 ans.

 

On a donc un nom personne qui de plus est dans la police et à Madagascar. Le prénom diffère, mais il est fort probable qu’il y ait un lien fort, un frère, un membre de sa famille… . Le CREDO aurait été créé par une personne sérieuse et bien intégré dans l’administration. C’est une piste à approfondir pour retrouver des archives sur le CREDO à Madagascar.

 

4 - Madagascar et la notion de « monde invisible »

C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant sur le plan anthropologique. Dans la pensée traditionnelle malgache, le monde visible n'est pas nécessairement considéré comme l'unique niveau de réalité. Les ancêtres jouent un rôle important. Les forces spirituelles peuvent être associées à certains lieux. Les ombiasy disposent traditionnellement de fonctions de divination et de guérison. L'astrologie traditionnelle joue également un rôle dans le choix des moments favorables.

 

Le concept malgache de hasina, associé à une force ou puissance sacrée, fait également partie des notions importantes de l'univers culturel traditionnel.

Cela ne signifie absolument pas que les Malgaches considèrent les extraterrestres comme des ancêtres.

Ce serait une extrapolation sans fondement. Mais cela signifie que l'idée d'une réalité invisible ou inaccessible aux sens ordinaires ne constitue pas nécessairement une rupture radicale avec certaines conceptions traditionnelles. Et c'est justement cette différence culturelle qui mérite d'être étudiée.

 

Le christianisme malgache apporte une autre grille de lecture. Un phénomène céleste peut être interprété selon plusieurs registres : scientifique : météore, satellite, avion ; - ufologique : engin extraterrestre ;

Religieux : signe, manifestation spirituelle, événement providentiel ; - traditionnel : intervention d'une puissance invisible, ancêtres ou autre entité ou - populaire : « chose étrange dans le ciel ». Ces catégories peuvent parfois se mélanger. Ce phénomène n'est d'ailleurs pas propre à Madagascar. On le retrouve dans de nombreuses régions d'Afrique.

 

Mais Madagascar est particulièrement intéressant parce que la coexistence du christianisme avec des traditions ancestrales demeure très visible.

 

Madagascar possède une particularité supplémentaire. C'est une immense île située à distance des grands centres continentaux. Pendant une grande partie du XXe siècle, cette situation géographique pouvait donner à certaines observations un caractère encore plus mystérieux. Un phénomène aérien observé au-dessus d'Antananarivo ou de la côte malgache pouvait difficilement être immédiatement identifié par comparaison avec les réseaux de trafic aérien modernes.

 

Aujourd'hui, les choses sont différentes. Les observateurs disposent de :

 

·         Smartphones ;

·         Applications astronomiques ;

·         Sites de suivi satellitaire ;

·         Bases aéronautiques ;

·         Réseaux sociaux ;

·         Bases de données OVNI internationales.

 

Le phénomène OVNI malgache entre ainsi progressivement dans l'ère numérique.

 

5 - Madagascar, la France et l'armée

Le contexte militaire français est incontournable. Avant l'indépendance de 1960, Madagascar était intégré au système militaire et administratif français. Après l'indépendance, la présence militaire française évolue progressivement. Le phénomène OVNI pouvait donc être abordé par plusieurs réseaux :

 

·         Aviation ;

·         Météorologie ;

·         Armée ;

·         Police ;

·         Gendarmerie ;

·         Autorités coloniales puis nationales.

 

Cela explique pourquoi certaines observations malgaches ont pu être rapportées par des professionnels de l'aviation ou de la sécurité. Le cas de Tananarive est particulièrement emblématique avec Campagnac, Air France et le père Coze.

 

La question politique : pourquoi l'OVNI ne devient-il pas un sujet d'État ? Contrairement aux États-Unis, à la France ou à la Grande-Bretagne, Madagascar n'a jamais développé, à notre connaissance, une structure gouvernementale comparable au Blue Book, au GEIPAN français ou au bureau OVNI du ministère britannique de la Défense. Cela s'explique assez facilement. Les priorités des gouvernements malgaches ont été très différentes : indépendance ; construction de l'État ; développement économique ; crises politiques ou encore la pauvreté ;

 

Sous Ratsiraka, la politique d'État était fortement centrée sur le développement et la construction d'un État socialiste. Il serait donc étonnant que l'étude institutionnelle des OVNI ait occupé une place importante. Cela ne signifie pas nécessairement absence d'observations. Cela signifie surtout absence d'institutionnalisation du phénomène.

 

La crise politique de 1991 marque une rupture importante. Les Églises chrétiennes jouent alors un rôle politique considérable dans la transition qui conduit à la fin du système de la Deuxième République.  Une étude historique consacrée à la révolution malgache de 1991 souligne explicitement le rôle des Églises chrétiennes dans la crise et dans la Convention du 31 octobre 1991.  C'est une donnée essentielle pour comprendre la société malgache des années 1990. Le paysage intellectuel et associatif devient progressivement plus ouvert. C'est également la période où les réseaux internationaux d'ufologie deviennent plus accessibles.

 

Conclusion — Madagascar, entre les ancêtres et les étoiles

L'histoire des OVNI à Madagascar ne peut être réduite à une succession de lumières étranges dans le ciel. Elle raconte quelque chose de beaucoup plus profond. Elle raconte la rencontre entre une société ancienne et une représentation moderne du ciel.

 

Dans la tradition malgache, les morts ne disparaissent pas simplement dans un néant inaccessible : les ancêtres demeurent une composante importante de l'univers social et spirituel. Dans le même temps, Madagascar s'est christianisé, modernisé, urbanisé et ouvert aux sciences occidentales. Si dans le folklore Malgache des histoires peuvent montrer des êtres imaginaires, des génies et autres, toutefois, la littérature ufologique ne s’est pas accaparée ces histoires pour en faire la démonstration de la présence autrefois des extraterrestres. L’historique concernant le phénomène ovni du fait de la distance et d’un développement chaotique n’a ’pas eu beaucoup d’écho en France. Certe on y retrouve quelques observations, mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser, avec l’influence de la culture Française, ce nombre est beaucoup moins important qu’en Europe.

 

Le catalogue qui suit, nous donne l’occasion de regrouper un maximum d’observation et de procéder à quelques analyses particulièrement intéressantes.

 

 CATALOGUE

1954 – TOAMASINA / TAMATAVE - MADAGASCAR

Une observation d’OVNI malgache aujourd’hui difficile à retrouver

 

Enquête documentaire sur une affaire qui pourrait appartenir à la première vague des « soucoupes volantes » de Madagascar

-       Lieu : Toamasina, anciennement Tamatave, côte est de Madagascar

-       Année : 1954

-       Nature : observation aérienne alléguée

-       Source primaire retrouvée : non retrouvée à ce stade

-       Sources secondaires : mentions générales de la vague malgache de 1954-1955  et site.

-       Statut : Insuffisamment documenté.

 

Une première constatation importante

Lorsqu'on entreprend une recherche sur les OVNI à Madagascar en 1954, Toamasina semble être un lieu particulièrement plausible. La ville était alors connue sous le nom de Tamatave. Elle constituait le grand port de la côte orientale et était reliée à Tananarive par la voie ferrée. Elle était également intégrée aux réseaux maritimes et aériens de l'époque coloniale. Pourtant, dans les principales sources actuellement accessibles consacrées aux observations malgaches de 1954, Toamasina n'apparaît pas comme l'un des trois lieux explicitement cités par la presse malgache contemporaine.

 

L'article de Fandrosoam-Baovao du 21 janvier 1955, retrouvé et reproduit par plusieurs chercheurs, indique en effet :

 

Fort-Dauphin en septembre 1954 ;

Tananarive vers la fin de 1954 ;

Majunga/Mitsinjo quelques jours avant la publication de l'article.

Aucune mention de Tamatave/Toamasina n'apparaît dans cette liste.

 

Mais où est Toamasina ?

C'est précisément ici que le dossier devient intéressant.

 

La ville de Tamatave était l'un des principaux centres urbains de Madagascar à cette époque. Or les sources ufologiques modernes qui reprennent la vague de 1954 mettent principalement en avant Tananarive. Manuel Wiroth, dans son travail consacré aux OVNI de l'océan Indien, reprend lui aussi la source de Fandrosoam-Baovao et cite :

 

Fort-Dauphin – Tananarive – Majunga/Mitsinjo.

 

Là encore, Tamatave n'est pas mentionnée dans cette source.  Cela ne prouve évidemment pas qu'aucune observation n'a eu lieu à Tamatave.

 

Enfin une mention de la ville de Toamasina /Tamatave – C’est la seule source que j’ai trouvé ét qui le mentionne en quelques mots :

 

L’article de synthèse Dyerbolical – Ancient Alien Mysteries of Madagascar dit :

“ancient mysteries linger, contemporary reports amplify them. In 1954, during French colonial rule, pilots over Toamasina reported luminous spheres pacing their aircraft—echoing 1947 Roswell orbs. The 1978 Antananarivo flap saw dozens witness cigar-shaped craft emitting beams, investigated by local ufologist Rakoto Andrianarivo, who catalogued 200+ cases by 1990 “

 

Lien : Ancient Alien Mysteries of Madagascar: Echoes from the Stars - Dyerbolical.com
https://dyerbolical.com/ancient-alien-mysteries-of-madagascar-echoes-from-the-stars/

 

Extrait plus large traduit en Français

Échos modernes : vagues d'OVNI et enquêtes scientifiques

Si les mystères anciens persistent, les témoignages contemporains les amplifient. En 1954, sous le régime colonial français, des pilotes survolant Toamasina ont rapporté avoir vu des sphères lumineuses suivre leurs appareils, rappelant les orbes de Roswell de 1947. Lors de la vague d'observations à Antananarivo en 1978, des dizaines de personnes ont aperçu des engins en forme de cigare émettant des faisceaux lumineux. L'ufologue local Rakoto Andrianarivo a enquêté sur ces phénomènes et a recensé plus de 200 cas jusqu'en 1990. Ces séries d'observations, documentées sur plusieurs décennies et par différents groupes d'observateurs, alimentent les conversations locales, bien après que l'intérêt officiel se soit estompé.

 

Malheureusement ce n’est qu’une source secondaire très résumée, pas une archive primaire - elle reprend probablement le catalogue du CREDO de l’ufologue Malgache auteur de la revue Mad-Ovni :de Louis Rakotoarijaona que nous ne retrouvons pas sur le net. Le cas est insuffisamment documenté pour être utile.

https://www.mysteredumonde.com/articles/Les-observations-de-Tananarive-1954_4922.html

 

SEPTEMBRE 1954 - FORT DAUPHIN – TANANARIVE – MAJUNGA (NOM ACTUEL : MAHAJANGA) / MITSINJO AU DEBUT JANVIER 1955 

La source première de l’information c’est un article a été publié dans le quotidien Fandrosoam-Baovao de Madagascar le 21 janvier 1955. En voici le texte :

 

S'AGIT-IL D'UNE SOUCOUPE VOLANTE EN VISITE À MADAGASCAR ?

C'est la troisième fois qu'il est fait mention d'une soucoupe volante visitant Madagascar. La première a été aperçue au-dessus de Fort-Dauphon en septembre 1954 vers 4 heures du matin, la deuxième au-dessus de Tananarive vers la fin de l'année qui vient de s’écouler, et la troisième au-dessus de Majunga, selon le communiqué reçu ci-dessous :

Un soir, entre 19h30 et 19h45, un objet rond et lumineux a été aperçu au-dessus de la côte du district de Majunga et Mitsinjo, et M. Quesnot, chef du district de Mitsinjo lui-même, était l'un des témoins oculaires.

Il s'agit d'un objet plat, un disque très lumineux, de couleur bleu-vert et de la taille de la Lune, aperçu au-dessus de Majunga. Venant du nord-est, il a filé à une vitesse vertigineuse, disparaissant en un rien de temps de notre vue. Quelques instants plus tard, il a été aperçu à Mitsinjo, d'une luminosité telle qu'il a illuminé toute la zone survolée. Il a pris la direction de l'ouest, vers la mer, et a disparu. M. Quesnot affirme avoir observé la progression de cet objet pendant près de huit secondes. Cela fait déjà quelques jours que cette soucoupe volante est apparue.

Nous disposons de peu d’informations sur ces deux cas que nous résumons comme suit :

Fort-Dauphin — septembre 1954

La source contemporaine indique seulement qu'une « soucoupe volante » aurait été aperçue vers 4 h du matin, à Fort-Dauphin, en septembre 1954. Elle ne donne ni témoin, ni description, ni direction. C'est donc un cas attesté comme récit de presse, mais extrêmement pauvre en données.

 

Majunga (Nom actuel : Mahajanga) –Mitsinjo — janvier 1955

Observation d'un disque bleu-vert extrêmement lumineux, vue par M. Quesnot, chef du district de Mitsinjo, et d'autres témoins. Trajectoire nord-est → ouest/mer, durée estimée à environ huit secondes. Hypothèse météorique plausible mais non démontrée.

 

Le cas est beaucoup plus documenté. Fandrosoam-Baovao indique :

Observation quelques jours avant le 21 janvier 1955 ;

Entre 19 h 30 et 19 h 45 ;

Témoin nommé : M. Quesnot, chef du district de Mitsinjo ;

Objet rond, plat, décrit comme un disque très lumineux ;

Couleur bleu-vert ;

Taille apparente comparable à la Lune ;

Venant du Nord-Est ;

Déplacement extrêmement rapide ;

Observé d'abord au-dessus de Majunga puis à Mitsinjo ;

Luminosité suffisamment forte, selon le témoin, pour éclairer les zones survolées ;

Direction vers l'ouest, en direction de la mer ;

Durée estimée à environ huit secondes.

 

J’indique pour Majunga–Mitsinjo janvier 1955, et non en septembre 1954. Le texte original dit explicitement que le cas de Fort-Dauphin est le premier, en septembre 1954, tandis que celui de Majunga est le troisième et s'est produit « il y a déjà quelques jours ».  (Journal du 21-01.55)

Il existe d'ailleurs une source secondaire qui reproduit pratiquement intégralement l'article et confirme cette chronologie.

https://www.mysteredumonde.com/articles/Les-observations-de-Tananarive-1954_4922.html

https://fr.scribd.com/document/553979491/Les-Phenomenes-Insolites-de-Lespace-by-Jacques-Vallee-Janine-Vallee-Vallee-Jacques-Vallee-Janine-Z-lib-org-Epub

 

16 AOUT 1954 – TANANARIVE

Résumé des observations :

 

 Cigare aluminium, sa petite lueur verte devant et la courte traînée orange derrière qui survole au fond de l'avenue.de la Libération à Tananarive – Madagascar le 16 Août 1954.

 

16 août 1954 - TANANARIVE / Antananarivo - LA BOULE VERTE + OBJET MÉTALLIQUE

C'est LE cas malgache, cité dans le rapport COMETA et qui a poussé De Gaulle à créer le futur GEPAN.

 

1. Le déroulé chronologique

Le 16 août 1954, vers 17 h (heures), une boule de lumière verte est vue tomber du ciel, avant de disparaitre vers une colline. Environ une minute plus tard, l'objet réapparaît, survolant les hauteurs d'Antananarivo, avant de survoler l'avenue de la Libération (l'une des grandes artères de la ville) devant des centaines de témoins, à moins de cent mètres du sol, le tout sans aucun bruit

 

Version détaillée Air France:

On August 16, 1954, at around 5 p.m., a large luminous green object was reported over Tananarive, now Antananarivo

 

as the object reappeared and passed at an estimated 50–250 meters altitude, witnesses described a clearly structured craft: a metallic cigar- or rugby-ball-shaped fuselage about 40 meters long, comparable to the fuselage of a DC-4, with an aluminum-like sheen and no visible ports. Approximately 30–40 meters ahead of this fuselage, a separate bright green, lens-shaped section appeared to lead the craft, while intermittent orange sparks or a short trail were reported from the rear

 

Traduction :

Avant : lentille vert brillant qui guide

Milieu : cigare métallique 40m couleur aluminium, sans hublot

Arrière : étincelles de couleur orange intermittentes

 

2. Les effets physiques

Les habitants remarquèrent que l'ovni provoquait des pannes d'électricité dans les zones survolées, et que les animaux domestiques étaient paniqués

 

Witnesses described the Madagascar object moving silently over the main avenue of the city, reportedly adjusting altitude in a deliberate manner rather than following a ballistic path. According to accounts cited by the host, shop lighting along the route flickered or went out as the craft passed overhead, and animals in nearby parks, particularly zebu herds, reacted with pronounced panic

 

3. La deuxième observation - 150 kms plus loin

Il fut vu quelques minutes plus tard à 150 kms au Nord, où il provoqua une panique dans un troupeau de bétail

 

A similar or identical object was said to appear later roughly 150 kilometers away over a farm school, where livestock again reacted strongly. If these were the same craft, the implied speed of about 3,000 kilometers per hour

 

4. Les témoins et l'enquête

Témoin clé : Edmond Campagnac, directeur technique Air France à Tananarive et pilote, ancien officier d'artillerie.

 

Parmi les témoins, figurait Edmond Campagnac, directeur technique d'Air France à Antananarivo et pilote. Il estimera la taille de cette boule à quarante mètres de diamètre et sa vitesse à environ 400 km/h

Ampleur : plusieurs centaines à dizaines de milliers de témoins potentiels (ville entière)

 

The Angry Astronaut emphasizes that hundreds, and possibly tens of thousands, of people from different cultural and professional backgrounds reportedly witnessed the Madagascar event

 

Commission scientifique : Général Fleurquin, commandant en chef à Madagascar, monte une commission.

 

 

5. Pourquoi ce cas reste inexpliqué

Ce cas est régulièrement cité par les ufologues partisans de l'hypothèse extraterrestre comme étant l'un des plus mystérieux. L'hypothèse du prototype [Quoi ?] est quant à elle rejetée en raison de la date de l'événement

 

Ce cas motiva Charles de Gaulle à envisager, quelques années plus tard, la création d'un organisme officiel français d'étude des ovnis, projet qui ne fut réalisé qu'en 1977 avec la création du GEPAN.

 

Par ailleurs, en 1999, ce cas fut cité en exemple dans le Rapport COMETA

 

En résumé pour le CREDO :  cigare métallique silencieux à 100m au-dessus de l'avenue principale de la capitale, avec dissociation boule verte / fuselage, pannes électriques et panique animale. Aucun prototype 1954 ne pouvait faire ça.

 

ANALYSE DETAILLEE

La mystérieuse « boule verte » et l’objet métallique au-dessus de la capitale malgache

Un des grands cas historiques de Madagascar

 

Le 16 août 1954, dans l'après-midi ou au début de la soirée selon les différentes versions conservées, un phénomène aérien spectaculaire fut observé au-dessus de Tananarive, capitale de Madagascar alors sous administration française.

 

L'affaire est devenue l'un des cas classiques de l'ufologie française. Elle présente une particularité qui lui confère une place importante dans l'histoire du phénomène : le principal témoin connu n'était ni un simple passant ni un amateur d'ufologie, mais Edmond Campagnac, alors responsable des services techniques d'Air France à Madagascar, ancien élève de l'École polytechnique, pilote professionnel et instructeur.

 

Selon son témoignage, plusieurs membres du personnel d'Air France se trouvaient à proximité de l'agence de la compagnie, avenue de la Libération, lorsque leur attention fut attirée par une grosse boule lumineuse d'un vert particulièrement intense, décrite comme une couleur « vert électrique ».

 

Le phénomène semblait initialement tomber vers le sol selon une trajectoire inclinée. Les témoins pensèrent donc spontanément à un météore. Pourtant, l'objet disparut derrière les reliefs sans qu'une explosion ou un impact soit observé. Il réapparut ensuite, cette fois sur une trajectoire horizontale, donnant lieu à une observation beaucoup plus rapprochée et beaucoup plus étrange.

 

Le récit de Campagnac fut publié plusieurs années plus tard dans le bulletin du GEPA, puis repris dans de nombreuses publications ufologiques. Il fut également présenté au comité COMETA dans les années 1990.

 

Le témoin principal : Edmond Campagnac

L'identité de Campagnac est importante pour apprécier la valeur historique du dossier. Au moment des faits, il travaillait comme chef des services techniques d'Air France à Tananarive. Les sources ultérieures le présentent également comme ancien élève de l'École polytechnique, ancien officier et pilote professionnel. Il n'était donc pas étranger aux phénomènes aéronautiques conventionnels. Cette compétence ne garantit évidemment pas que son interprétation du phénomène soit correcte. Elle constitue cependant un élément intéressant dans l'évaluation de son témoignage : Campagnac connaissait les avions, leur comportement, leur apparence et les conditions générales de vol. Il conservera par la suite un souvenir très précis de l'événement et deviendra un collaborateur important du GEPA — Groupement d'Études des Phénomènes Aérospatiaux. Son témoignage a notamment été repris dans le bulletin du GEPA n° 6, deuxième trimestre 1964, sous le titre « Une observation exceptionnelle ».

 

Il faut toutefois souligner un élément méthodologique essentiel : le récit détaillé que nous analysons aujourd’hui n'a pas été rédigé en août 1954. La première publication connue du témoignage détaillé de Campagnac intervient environ dix ans après les faits. Cela n'annule évidemment pas le témoignage, mais cela doit être pris en compte dans son évaluation.

 

Campagnac raconte qu'il se trouvait devant l'agence Air France avec des membres du personnel navigant et du personnel au sol.

 

Le premier phénomène apparut dans le ciel sous la forme d'une grosse boule lumineuse d'un vert électrique très intense. Elle semblait arriver de l'est et descendre suivant une trajectoire rectiligne inclinée d'environ 45 degrés. La première interprétation des témoins fut très naturelle : un météore.

 

Cette réaction est particulièrement intéressante. Les témoins ne semblent pas avoir immédiatement pensé à un « engin extraterrestre ». Ils auraient cru assister à la chute d'un corps céleste. La boule lumineuse disparut derrière les collines, vers le secteur du palais de la Reine. Les personnes présentes s'attendaient à entendre une explosion. Mais rien de tel ne se produisit. Quelques instants plus tard, le phénomène réapparut. Et c'est à ce moment que l'affaire prit une tournure beaucoup plus inhabituelle.

 

Lorsque le phénomène réapparut, les témoins ne virent plus simplement une lumière descendant vers le sol. Campagnac décrit alors une forme beaucoup plus structurée. Dans son récit, il s'agissait d'une sorte de : « ballon de rugby métallique » précédé par une sorte de lentille lumineuse verte. La partie lumineuse semblait se trouver à l'avant de la structure métallique. Campagnac l'estimait à environ 40 mètres, soit approximativement la longueur apparente d'un Douglas DC-4. Derrière cette partie lumineuse se trouvait une structure allongée, de couleur métallique, suivie de phénomènes lumineux assimilés à des étincelles ou à une traînée. Les différentes sources parlent de couleurs bleues, rouge sombre et blanches. C'est cette deuxième phase qui rend le cas particulièrement difficile à réduire à la simple observation d'un météore.

 

Selon le récit conservé, le phénomène ne suivit pas une simple trajectoire balistique. Après avoir disparu derrière les collines, il réapparut et sembla effectuer un parcours au-dessus de Tananarive. Il passa notamment au-dessus ou à proximité de l'avenue de la Libération. Certains récits indiquent une altitude extrêmement faible, de l'ordre de 50 à 100 mètres, tandis que Campagnac donnera dans d'autres versions une estimation supérieure, de quelques centaines de mètres. Cette divergence mérite d'être signalée.

 

Les estimations d'altitude réalisées sans instrument, particulièrement pour un objet inhabituel se déplaçant dans un environnement urbain et montagneux, peuvent être très imprécises. Il serait donc préférable d'écrire : « Les témoins estimaient que l'objet évoluait à très basse altitude, les différentes sources donnant des évaluations allant de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. » plutôt que de retenir une altitude unique comme une donnée instrumentale.

 

L'un des aspects les plus souvent soulignés par Campagnac est le silence du phénomène. Pour un professionnel de l'aéronautique, cette caractéristique était particulièrement surprenante. Le phénomène aurait évolué relativement rapidement et à basse altitude sans produire de bruit perceptible. Les récits ultérieurs insistent sur le fait que les témoins ne perçurent ni moteur, ni bang, ni bruit aérodynamique notable. Cette caractéristique est importante, mais elle doit être évaluée avec prudence. L'absence de bruit rapportée par un témoin ne permet pas à elle seule d'établir la nature d'un objet. La perception acoustique dépend de nombreux facteurs : distance réelle, direction du déplacement, vent, relief, bruit urbain et durée d'observation. Elle constitue néanmoins une caractéristique à prendre en compte dans l'analyse.

 

C'est l'un des aspects les plus spectaculaires du récit. Plusieurs versions rapportent que les éclairages des magasins et de la rue s'éteignirent au passage du phénomène, avant de se rallumer. Dans certaines versions, les coupures semblent suivre la progression apparente de l'objet. Le phénomène aurait ainsi donné l'impression d'affecter les installations électriques situées sous sa trajectoire. Cette information est souvent présentée dans la littérature ufologique comme une preuve d'une interaction électromagnétique. Mais il faut ici introduire une réserve importante. Nous ne possédons pas, à ma connaissance dans les sources actuellement accessibles, un relevé technique contemporain du réseau électrique de Tananarive établissant une corrélation entre le passage du phénomène et des coupures successives. Il faut donc distinguer : Témoignage : des lumières se seraient éteintes au passage du phénomène. Interprétation : le phénomène aurait provoqué ces coupures.La seconde proposition n'est pas démontrée.

 

Autre élément récurrent du dossier : les animaux. Le phénomène aurait survolé un secteur où étaient parqués des zébus destinés au marché. Selon Campagnac et les récits ultérieurs, les animaux auraient été pris d'une violente panique. Cette réaction est devenue un élément important de la légende du cas.

Là encore, il convient de rester prudent. La réaction d'un troupeau ne constitue pas en elle-même une preuve de l'existence d'un phénomène extraordinaire. Des animaux peuvent réagir à un grand nombre de stimuli imperceptibles ou difficilement identifiables par les humains : bruit, lumière, mouvement, prédateur, agitation humaine, etc. Cependant, si plusieurs témoignages indépendants confirmaient simultanément une réaction inhabituelle du bétail exactement au moment du passage du phénomène, cela constituerait une donnée intéressante.

 

Le dossier devient encore plus intrigant avec une seconde observation.

Deux ou trois minutes après le passage au-dessus de Tananarive, un phénomène présenté comme identique aurait été observé environ 150 kilomètres plus au nord, au-dessus d'une ferme-école. Les troupeaux auraient eux aussi paniqué. Selon le récit transmis, c'est grâce à cette seconde observation que les témoins de Tananarive auraient appris qu'un phénomène similaire avait été vu ailleurs.

 

C'est un élément important parce qu'il pourrait transformer le cas : Tananarive seule → observation collective locale en : Tananarive + observation éloignée → phénomène éventuellement suivi sur une trajectoire de grande distance.

 

Mais là encore, la prudence est indispensable. Nous ne possédons pas actuellement le rapport original du directeur de la ferme-école permettant de comparer précisément :

 

-       Heure ;

-       Direction ;

-       Couleur ;

-       Forme ;

-       Altitude ;

-       Durée ;

-       Trajectoire.

 

Sans ces éléments, nous ne pouvons pas démontrer que les deux phénomènes étaient identiques.

 

Un détail mérite une attention particulière. Dans son témoignage publié en 1964, Campagnac indique qu'il ne se souvenait plus de la date exacte, mais qu'il était certain qu'il s'agissait d'un lundi d'août 1954. Il situe l'observation vers 18 heures, au crépuscule. Cette information a ensuite permis de rattacher l'événement au lundi 16 août 1954. Un témoignage ultérieur attribué à un policier malgache, Razafimashatratra, aurait conservé la date du 16 août 1954 sur un calendrier. Son rapport plus détaillé aurait malheureusement été détruit dans un incendie de l'hôtel de ville.

 

Cela est intéressant, mais le document original du policier n'étant plus disponible, il faut considérer cette information comme une source secondaire rapportant l'existence d'un témoignage aujourd'hui perdu.

 

C'est l'une des questions les plus importantes. Selon les récits ultérieurs, le commandement militaire français à Madagascar aurait demandé une enquête. Le nom du général Fleurquin, présenté comme commandant en chef à Madagascar, apparaît dans cette tradition. Une autre figure est mentionnée : le père Coze, jésuite et directeur de l'observatoire astronomique de Tananarive. Campagnac aurait indiqué que celui-ci aurait recueilli des témoignages auprès de différentes catégories de personnes, notamment du personnel d'Air France et de populations malgaches. Mais il existe ici une difficulté documentaire majeure : la trace administrative de cette « commission scientifique » n'a pas été retrouvée dans les archives de l'armée de l'Air consultées par les chercheurs cités.

 

Un des intérêts du dossier est justement qu'il ne repose pas uniquement sur Campagnac. Une enquête ultérieure aurait recueilli des témoignages auprès de Malgaches présents dans différents secteurs de Tananarive. Un policier, Razafimashatratra, est notamment cité. Une autre témoin, Jeanne Rafaramala Noro, ancienne secrétaire de l'hôtel de ville de Tananarive, aurait également livré un témoignage détaillé plusieurs décennies après les faits. 

 

Mais, là encore, une réserve s'impose : la plupart de ces témoignages malgaches ont été recueillis des décennies après 1954, ce qui les rend particulièrement intéressants mais moins solides qu'un rapport écrit contemporain.

 

Le rôle de la presse malgache

Le cas présente également un intérêt parce que la presse malgache avait déjà fait état d'observations de « soucoupes volantes ». Le numéro du 21 janvier 1955 de Fandrosoam-Baovao mentionne plusieurs observations à Madagascar en 1954-1955, notamment Fort-Dauphin, Tananarive et Majunga/Mitsinjo. Cette publication démontre que le thème des « soucoupes volantes » était présent dans l'espace médiatique malgache avant les reconstructions ufologiques ultérieures. Cela est particulièrement précieux pour votre étude.

 

Il faudra cependant distinguer les différents récits : le cas de Tananarive du 16 août ne doit pas être fusionné avec celui de Fort-Dauphin ou avec Majunga-Mitsinjo.

 

Le cas de Tananarive a reçu une consécration particulière lorsqu'il a été repris dans le rapport COMETA, « Les OVNI et la Défense : à quoi doit-on se préparer ? » Le rapport consacre au cas une section intitulée « Phénomène observé par de nombreux témoins à Tananarive (16 août 1954) » Le témoignage de Campagnac y est présenté comme particulièrement intéressant parce que le témoin appartenait au monde aéronautique. COMETA précise qu'il avait été observé par plusieurs centaines de témoins. Attention toutefois : certaines copies numériques du rapport COMETA donnent par erreur « 14 août 1954 » au lieu du 16 août.

 

Il faut donc retenir 16 août 1954, date corroborée par les autres sources, notamment les témoignages et les publications consacrées au dossier.

 

C'est l'un des aspects les plus intéressants du dossier. Le témoignage détaillé de Campagnac apparaît environ dix ans après l'événement, dans le bulletin du GEPA. Certains critiques ont donc suggéré que les caractéristiques les plus extraordinaires auraient pu être ajoutées progressivement. Or la comparaison des différentes versions conservées montre une certaine continuité dans les éléments fondamentaux :

 

-       Boule verte ;

-       Trajectoire initiale descendante ;

-       Disparition derrière les collines ;

-       Réapparition ;

-       Structure métallique ;

-       Luminosité verte ;

-       Trajectoire au-dessus de Tananarive ;

-       Silence ;

-       Réaction des animaux.

 

Les chercheurs ayant comparé les versions du dossier soulignent justement qu'ils n'ont pas identifié de contradiction majeure ou d'ajout évident permettant de démontrer une transformation progressive du récit. Cela ne prouve évidemment pas que l'interprétation « OVNI » soit correcte. Mais cela signifie que l'argument : « Tout le récit extraordinaire aurait été inventé après coup » n'est pas suffisamment démontré.

 

L'hypothèse du météore

C'est probablement l'explication naturelle la plus souvent proposée. La première phase de l'observation ressemble effectivement fortement à un bolide : boule lumineuse ; couleur verte ; trajectoire descendante ; vitesse élevée et disparition derrière les reliefs ; Cette interprétation mérite donc d'être prise très au sérieux. Un météore très brillant peut présenter une couleur verte ou bleu-vert et produire une luminosité spectaculaire. Mais une difficulté demeure. Le récit de Campagnac comporte une seconde phase durant laquelle les témoins disent observer une structure métallique allongée, avec une partie lumineuse distincte et une trajectoire apparemment horizontale au-dessus de la ville. Si cette seconde phase est correctement rapportée, elle est difficile à expliquer par un simple météore.

C'est donc ici que se trouve le véritable problème du dossier.

 

Peut-on avoir affaire à deux phénomènes différents ? Cette possibilité mérite d'être envisagée. Il est parfaitement possible que les témoins aient observé : 1. un météore ou bolide descendant ; puis : 2. un autre phénomène lumineux se déplaçant horizontalement.

 

La mémoire humaine tend naturellement à relier deux phénomènes successifs lorsqu'ils présentent une même couleur ou une apparence similaire. Mais cette hypothèse ne peut pas être démontrée non plus.

Le témoignage de Campagnac, lui, établit une continuité entre les deux événements.

 

L'hypothèse d'un avion ou d'un prototype secret est envisageable dans le contexte de 1954.  Il faut cependant rester prudent avec cette hypothèse. La description d'un objet silencieux, très allongé, évoluant à très basse altitude, avec une forte lumière verte et des « étincelles », ne correspond pas facilement à un appareil aéronautique conventionnel connu de l'époque. Mais l'absence d'identification ne permet pas non plus d'affirmer qu'il s'agissait d'un engin révolutionnaire. L'hypothèse d'un prototype secret est donc possible mais non démontrée.

 

Les dimensions rapportées sont spectaculaires. Campagnac compare la partie métallique à la longueur d'un DC-4, soit environ 40 mètres, tandis que certaines versions ultérieures donnent des dimensions beaucoup plus importantes pour l'ensemble. Mais il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'une estimation angulaire faite sans instrument de mesure. La taille réelle dépend directement de la distance. Si la distance réelle était différente de celle supposée par le témoin, la taille calculée pouvait être fortement modifiée.

 

Il faut donc éviter de présenter : « objet de 40 mètres » comme une mesure. Il est scientifiquement plus correct d'écrire : « Campagnac estima la longueur apparente de la partie métallique à environ celle d'un DC-4, soit une quarantaine de mètres. »

 

Le nombre de 200 000 témoins potentiels est souvent répété dans les publications ufologiques. Il faut cependant distinguer : témoins potentiels et témoins ayant effectivement déclaré avoir observé le phénomène. Le premier chiffre correspond à une estimation de la population susceptible d'avoir eu la possibilité de regarder dans la direction concernée. Il ne signifie absolument pas que 200 000 personnes ont laissé un témoignage. Certaines sources parlent plutôt de centaines de témoins ou de dizaines de milliers de personnes susceptibles d'avoir vu le phénomène.

 

Malgré toutes ces réserves, le dossier demeure remarquable. Nous avons en effet :

 

-       Un témoin principal appartenant au monde aéronautique ;

-       Une observation diurne/crépusculaire ;

-       Plusieurs témoins ;

-       Une grande agglomération ;

-       Une description relativement détaillée ;

-       Un phénomène apparemment observé en plusieurs phases ;

-       Des témoignages concernant les animaux ;

-       Des témoignages concernant les éclairages ;

-       Une possible observation à distance ;

-       Une publication ufologique ancienne ;

-       Une reprise ultérieure par COMETA ;

-       Des témoignages malgaches recueillis ultérieurement.

 

Il constitue donc un excellent exemple de cas historique africain à forte densité testimoniale mais à documentation primaire incomplète.

 

En 1954, Madagascar est encore sous domination française. Le principal témoin documenté appartient à l'administration aéronautique française. Les sources ultérieures racontent cependant que des témoins malgaches auraient également été interrogés. Il serait intéressant de savoir si, en 1954, les autorités coloniales ont accordé la même importance aux témoignages des populations malgaches qu'à ceux du personnel européen d'Air France. La phrase rapportée par Campagnac selon laquelle l'enquête aurait révélé que les populations malgaches avaient déjà signalé auparavant des phénomènes similaires est particulièrement intéressante. Mais cette affirmation reste une information rétrospective tant que les rapports originaux de cette enquête n'ont pas été retrouvés.

 

 

Ce que l'on peut raisonnablement conclure c’est que le cas de Tananarive ne doit être présenté ni comme :« la preuve d'un engin extraterrestre » ni comme : « une simple histoire de soucoupe volante inventée par les ufologues ».

 

La formulation la plus rigoureuse est beaucoup plus intéressante : Le 16 août 1954, plusieurs personnes à Tananarive auraient observé un phénomène lumineux exceptionnel, initialement comparable à un météore, puis décrit comme une structure allongée et métallique précédée d'une intense lumière verte. Le témoignage détaillé d'Edmond Campagnac, professionnel de l'aéronautique et alors responsable technique d'Air France à Madagascar, fut publié une dizaine d'années plus tard. Des témoignages malgaches ultérieurs ont également été recueillis. L'origine du phénomène demeure indéterminée.

 

C'est cette formulation qui permet de préserver l'intérêt du cas sans dépasser ce que permettent les documents.

 

Conclusion

Tananarive, 16 août 1954, reste un des dossiers africains les plus remarquables de la première histoire des OVNI. Le témoignage d'Edmond Campagnac constitue le cœur historique du dossier. Sa compétence aéronautique renforce l'intérêt du témoignage, sans toutefois lui conférer une valeur de preuve absolue. La réaction attribuée aux animaux, les perturbations électriques et l'observation ultérieure à environ 150 km constituent des éléments intéressants, mais leur documentation primaire reste insuffisante. Enfin, l'hypothèse du météore demeure une explication sérieuse pour la première phase de l'événement, mais elle ne permet pas, sans hypothèses supplémentaires, d'expliquer tous les détails rapportés par Campagnac.

 

Sources :  

Rapport COMETA Publié sous forme de livre et sous forme de revue par VSD dans le VSD Hors-Série N°1, France, pp 16-17, juillet 1998.- https://documentaires-toniques.fr/wp-content/uploads/2018/11/rapport-cometa.pdf

Le bulletin du GEPA n° 6, 2e trimestre 1964, contenant le récit de Campagnac, notamment la page 19 mentionnée dans les sources.

Lumières dans la Nuit, n° 328, juillet-août 1994, qui consacra un dossier de plusieurs pages au cas. Les références bibliographiques indiquent les pages 5 à 15.

Les archives françaises de Madagascar et de l'armée de l'Air

Les archives de l'observatoire astronomique de Tananarive

https://univers-ovni.com/ufologie/tananarive.html

https://ufologie.patrickgross.org/htm/tana54gepa24.htm

https://antredelacuriosite.wordpress.com/2021/03/15/ovnis-a-madagascar/

 

DEBUT JANVIER 1955    – MAJUNGA (NOM ACTUEL : MAHAJANGA) / MITSINJO  

Voir l’observation de Fort Dauphin en Septembre 1954.

Disque bleu-vert très lumineux     plusieurs, dont chef de district      Fandrosoam-Baovao

https://ufologie.patrickgross.org/press/fandrosoambaovao21jan1955.htm?utm_source=chatgpt.com

1959   MADAGASCAR

Observation de Louis Rakotoarijaona - source ufologique secondaire - à documenter – Le témoin est le fondateur du groupement d’étude du phénomène ovni à Madagascar dénommé : C.R.E.D.O. – Il publia la revue Mad Ovni, 2 numéros. Nous n’avons que peu d’information sur son travail. Il aurait établi un catalogue de 200 cas à Madagascar.

https://www.uapcheck.com/fr/articles/uap-in-africa-books-and-publications-from-the-black-continent/2705/

 

23 MAI 1967 – REGION ANKAZOLAHY – CENTRE OUEST MADAGASCAR ( ?)

 

Le récit Source Première du témoin à Henri Julien Ufologue dans le Sud Est de la France.

 

MONSIEUR WOLF, résidant à La Verdière (83), a eu la gentillesse de fournir les détails suivants lors de mon entretien.

 D'origine allemande, il a servi dans la Légion étrangère française dans le but d'obtenir la nationalité française et de s'y installer finalement. Il dirige désormais un hôtel très compétent dans la région du Haut-Var.

Voici son histoire :

 « C'était en mai 1967. J'étais à Madagascar, et je servais dans la Légion étrangère. Nous venions de faire un exercice de reconnaissance dans un terrain de brousse. Nous étions en contact radio toutes les heures avec le quartier général central. Nous nous étions arrêtés à midi dans une clairière d'environ 100 mètres de large et commencé à manger. Le temps était beau. Soudain, nous avons observé l'arrivée et la descente d'une machine à coloration indéfinissable. Je suis moi-même daltonien, mais je peux affirmer avec certitude que la chose brillait très fort, et avait la couleur d'une nouvelle pièce au soleil. Autour d'elle, il y avait une lueur intense et éblouissante. Elle descendait avec le mouvement d'une feuille qui tombait, et on aurait dit qu'il devait y avoir eu un accident – c'était comme un œuf brillant au bout d'un fil. Elle est tombée très rapidement. Et nous avons ressenti un choc très puissant au sol quand elle a atterri. Puis un sifflement perçant. À présent, l'appareil n'était plus lumineux.

 « Après ça, tout était incroyable. Nous étions 23 légionnaires, avec un officier et quatre sous-officiers. Et nous étions tous paralysés. Nous avons tous vu la machine atterrir et décoller à nouveau, mais aucun de nous n'a perçu le temps écoulé.

« Laissez-moi vous expliquer : lorsque la machine est partie, nous avons tous retrouvé l'usage de nos membres. Nous étions tous exactement aux mêmes positions et aux mêmes endroits que lors de son atterrissage. Mais en vérifiant l'heure, nous avons réalisé qu'il était maintenant 15h15. Deux heures et trois quarts s'étaient écoulées sans que nous ne le remarquions. Nous avions manqué trois rendez-vous radio avec le quartier général. Notre officier a reçu une réprimande effrayée pour cela, car il était incapable de donner une explication efficace.

« La machine était lisse, sans portes ni fenêtres visibles. Elle ne semblait porter aucune marque. Aucune antenne. C'était comme un œuf lisse, deux fois plus haut que large. Je ne peux pas dire sa taille exacte, vu la végétation dans la clairière. Mais, en la comparant à la hauteur des arbres au décollage, on pouvait estimer qu'elle mesurait entre sept et huit mètres de haut. À sa base, elle avait plusieurs ouvertures, dont nous avons pu bien voir pendant son décollage. Des flammes en émanaient, pas des flammes normales, ni comparables à celles que nous connaissions. Ces flammes ou lumières étaient de différentes couleurs. On aurait pu les prendre pour des flammes, mais elles devaient sûrement être autre chose. Quelque chose comme ce que l'on voit avec une machine à souder pour couper du métal. Chacune des ouvertures émettait une « flamme », l'ensemble produisant une grande flamme épaisse et courte d'environ un vingtième de la longueur de la machine elle-même.

« Il avait des pattes. Je ne les ai pas vues, à cause de la végétation, mais au sol il y avait trois marques, disposées en triangle, là où il se trouvait. Au centre du triangle, il y avait un cratère calciné de trois mètres de profondeur – un cratère qui s'élargissait vers sa base. Au fond du cratère, il y avait des cristaux de toutes couleurs, comme des morceaux de verre brisé. Le fond du cratère en était rempli, surtout dans les coins. C'était comme un anneau vitrifié.

« Quand l'engin est parti, il s'est élevé lentement jusqu'à être au-dessus des arbres. Puis il a disparu à une vitesse fantastique, comme aspiré dans le ciel. Il a laissé une sorte de traînée dans l'air derrière lui.

« Le quartier général nous a ordonné de ne pas approcher du site d'atterrissage et de ne pas discuter de la question entre nous. Des spécialistes sont arrivés par avion de Paris pour nous interroger. On nous a forcés à jurer que nous garderions le secret. Les médecins nous ont rendu visite et nous avons dû passer des tests. Pendant deux jours après l'événement, nous avons tous eu de violents maux de tête, avec un bourdonnement dans les oreilles et une violente correction dans la zone des temples. On ne nous a pas informés des résultats des tests effectués sur nous. »

ANALYSE COMMENTAIRES

L'atterrissage d'un « œuf métallique » devant des légionnaires Le cas est effectivement connu dans la littérature ufologique française et britannique sous le titre « OVNI au sol à Madagascar » / « A 1967 Landing in Madagascar ».

La référence fondamentale est : H. Julien, « A 1967 Landing in Madagascar », Flying Saucer Review, vol. 23, n° 1, 1977, p. 29-30. Iil s'agit d'un récit transmis par un ancien légionnaire identifié comme Wolff, publié initialement dans Lumières dans la Nuit, n° 160, décembre 1976, puis traduit/repris dans Flying Saucer Review.

 

Le récit de base

Les sources secondaires situent l'événement en mai 1967, au cours d'un exercice de reconnaissance effectué par un détachement de la Légion étrangère française à Madagascar.  Le groupe aurait compté 23 militaires, dont le légionnaire Wolff, qui est devenu le principal témoin connu. Vers 12 h 30, les hommes auraient fait une halte dans une clairière pour déjeuner. C'est alors qu'ils auraient entendu un sifflement aigu et aperçu un objet lumineux descendant vers eux.

 

Le récit le décrit comme un objet métallique brillant ; ovoïde ou en forme d'œuf vertical d'environ 7 à 8 mètres de hauteur dans les versions françaises et dépourvu de marques ou d'inscriptions visibles. Il est entouré d'une lumière intense.  La descente aurait été particulièrement inhabituelle : l'objet serait tombé ou descendu selon un mouvement comparable à celui d'une feuille morte, plutôt qu'à celui d'un avion ou d'un hélicoptère.

 

Une précision importante : « la date du 23 mai » n'est pas solidement établie. C'est le premier point que je remarque à partir des diverses sources consultées dont certaines situent l’incident au 23 mai. Les sources anciennes que j'ai retrouvées parlent simplement de : May 1967 et non de façon certaine du 23 mai 1967. Une chronologie ufologique reprend également le cas comme « 5/1967 », sans jour précis.  Je n'ai donc pas encore trouvé une source primaire ou secondaire ancienne permettant d'établir 23 mai 1967 avec certitude.

Je conseillerais donc :

 

Selon Wolff, l’objet se serait posé. L'objet aurait atteint le sol dans la clairière et se serait posé sur ce qui ressemblait à trois pieds ou jambes d'atterrissage. Le phénomène aurait été suffisamment proche des militaires pour que ceux-ci puissent distinguer une véritable structure.

 

Dans les versions conservées, l'objet est décrit comme un œuf vertical, plutôt que comme une soucoupe classique. Une source donne une hauteur d'environ 23 à 26 pieds, soit environ 7 à 8 mètres. La littérature française donne généralement une largeur d'environ 3 à 4 mètres. C'est donc un engin relativement imposant : ≈ 7–8 m de haut × 3–4 m de diamètre.

 

C'est l'un des aspects les plus spectaculaires du dossier, l’effet de paralysie. Lorsque l'objet se serait posé, les militaires auraient été incapables de bouger normalement. Les récits parlent de paralysie temporaire, certains précisant que les hommes seraient restés comme figés, certains tenant encore leur nourriture ou leurs armes. Ce phénomène aurait cessé lorsque l'objet repartit.

 

Il faut toutefois être extrêmement prudent sur le terme « paralysie ». Nous ne disposons pas d'un examen médical contemporain démontrant une paralysie neurologique. Il pourrait aussi s'agir, dans le récit du témoin, d'un état de sidération ou d'une incapacité temporaire à réagir.

  :

Il est donc plus prudent de dire que « les témoins rapportèrent avoir été temporairement incapables de bouger ou de réagir normalement. » plutôt que : « Les légionnaires furent paralysés par le rayonnement de l'OVNI. » La seconde formulation introduit déjà une interprétation.

 

5. Le

C'est probablement l'élément le plus extraordinaire du témoignage, un « missing time » d’environ trois heures ! Lorsque les hommes auraient retrouvé leurs capacités normales, ils auraient constaté que plusieurs heures s'étaient écoulées. Les différentes sources donnent environ 2 h 45 à 3 heures. Une chronologie donne : 12 h 30 → environ 15 h 15 soit 2 h 45 de temps manquant. Les témoins ne se seraient pas souvenus de ce qui s'était passé durant cet intervalle.

 

Cela constitue donc un véritable cas de « missing time » dans la terminologie ufologique. Mais ici encore, il faut appliquer une règle importante : le missing time est un élément du témoignage, pas un phénomène objectivement mesuré. Nous n'avons pas : de relevé horaire militaire ; de journal de marche ; de rapport opérationnel ou de document démontrant que les 23 montres indiquaient effectivement un décalage.

 

Le départ constitue l'une des parties les plus spectaculaires du récit. Après être resté quelques instants au sol, l'objet aurait commencé à s'élever. Il serait d'abord monté lentement, puis aurait accéléré très brutalement. Dans le témoignage attribué à Wolff, il aurait finalement disparu verticalement à une vitesse extraordinaire, comme s'il était « aspiré » par le ciel. Cette accélération est cependant une impression visuelle du témoin : nous n'avons évidemment aucune mesure radar ou instrumentale permettant de calculer l'accélération.

 

Les sources anciennes décrivent également quelque chose de très intéressant. Au-dessous de l'engin auraient été visibles des ouvertures, d'où sortaient des flammes ou des lumières colorées au moment du départ. C'est notamment au moment de l'ascension que les témoins auraient aperçu ces phénomènes. Cela donne au récit une caractéristique presque « technologique ». Mais il faut noter que nous ne savons pas si le témoin utilisait le mot « flames » au sens littéral ou pour décrire une émission lumineuse. Une flamme de propulsion conventionnelle aurait normalement fourni une signature acoustique et thermique beaucoup plus importante.

 

La littérature ufologique décrit des traces au sol. Les sources secondaires parlent : de trois empreintes correspondant aux points d'appui ; d'une zone centrale perturbée ; d'un cratère et de matière ressemblant à du verre ou à des cristaux.

 

Une version particulièrement détaillée parle d'un cratère d'environ 3 mètres, avec des formations ressemblant à des cristaux ou à du verre brisé au fond.  Mais je n'ai pas retrouvé à ce stade : photographie du cratère ; prélèvement géologique ; analyse minéralogique ou de rapport militaire. Donc « fond vitrifié » est beaucoup trop affirmatif si on ne précise pas que c'est la description rapportée par le témoin ou la littérature secondaire. En fait on ne peut que constater, au fil des années, l’ajout d’informations plus ou moins spectaculaires, par rapport au rapport publié par Henri Julien dans LDLN ou FSR.

 

Un élément souvent oublié est que les militaires auraient présenté des symptômes pendant environ deux jours : violents maux de tête - bourdonnements d'oreilles et sensation de pulsation ou pression au niveau des tempes. Cette information figure dans les synthèses qui reprennent le témoignage de Wolff.  Là encore, aucun dossier médical militaire n'a été retrouvé. Il est donc impossible de déterminer si ces symptômes étaient :

 

-       Physiologiques ;

-       Liés au stress ;

-       Liés à la chaleur ;

-       Liés à une exposition environnementale ;

-       Ou réellement provoqués par quelque chose associé au phénomène.

 

Le témoignage est-il vraiment collectif ?

C'est une question capitale. La littérature parle de 23 militaires présents. Mais cela ne signifie pas nécessairement que nous possédons 23 témoignages indépendants. La source principale connue semble être le récit de Wolff, ancien légionnaire. C'est précisément ce que souligne une chronologie critique du cas : l'affaire paraît essentiellement reposer sur le récit non corroboré de Wolff.

 

Autrement dit : 23 personnes auraient été présentes n'est pas équivalent à : 23 témoignages indépendants ont été recueillis et comparés. Cette nuance est importante et il ne faut pas l’oublier.

 

La source LDLN

Le cas apparaît dans : Lumières dans la Nuit, n° 160, décembre 1976 sous le titre :« OVNI au sol Madagascar » et il est l'article est signé : H. Julien.  La fiche bibliographique de Flying Saucer Review indique que le récit original était précisément publié dans LDLN n°160, décembre 1976.  Cela signifie que le récit a été publié environ neuf ans après l'événement supposé.

 

La source Flying Saucer Review

La deuxième référence fondamentale est : H. Julien « A 1967 Landing in Madagascar » Flying Saucer Review, vol. 23, n° 1, 1977, pp. 29-30. L'archive de Flying Saucer Review confirme le cas et le rattache directement au témoignage de M. Wolff, ancien légionnaire.  Une bibliographie de Timothy Good reprend également cette référence et précise que l'article de FSR est une traduction par Gordon Creighton de l'article original de Lumières dans la Nuit.  Cela nous donne donc une chaîne documentaire : Événement allégué — mai 1967 - témoignage de Wolff

    ↓

H. Julien, Lumières dans la Nuit n°160, décembre 1976

    ↓

H. Julien, Flying Saucer Review vol.23 n°1, 1977, pp.29-30

    ↓

Ouvrages et catalogues ufologiques ultérieurs

 

Ankazolahy : prudence sur la localisation

Plusieurs sources parlent d'Ankazolahy, centre-ouest de Madagascar pour localiser l’incident. Mais je n'ai pas encore trouvé dans les sources anciennes consultables une indication suffisamment précise permettant de fixer le lieu avec certitude à un point géographique moderne. Le récit du témoin à Henri Julien, source originale, ne mentionne aucun lieu. On peut considérer, sans se tromper, que cette source a pu être imaginé.

 

Ce qui me gêne le plus dans le récit pour le crédibiliser, c’est une série d'éléments extrêmement extraordinaires qui apparaissent ensemble :

 

-       Atterrissage à très courte distance

-       23 militaires témoins

-       Paralysie

-       Trois heures de missing time

-       Cratère

-       Cristallisation/vitrification

-       Symptômes pendant deux jours

-       Décollage à très grande vitesse.

 

Un dossier présentant simultanément autant de caractéristiques extraordinaires devrait normalement être accompagné d'une documentation exceptionnelle. Or nous avons essentiellement : un témoignage publié neuf ans après les faits. C'est précisément cette disproportion entre l'extraordinaire du contenu et la faiblesse de la documentation primaire disponible qui me fait douter de la réalité de ce cas. Pour en faire une véritable enquête, il est utile de retrouver des documents d’origine militaire de cet incident et le témoignage de certains des légionnaires présents.

Source :

https://www.ufomagazines.com/ldln-ldln-no-160/

https://pdfcoffee.com/good-timothy-alien-base-pdf-free.html 

https://ignaciodarnaude.es/wp-content/uploads/2025/08/FSR-1977-V-23-N-1.pdf

https://thinkaboutitdocs.com/1967-may-ufo-alien-sightings/

 

 12 NOVEMBRE 1975 – MAJUNGA – (MAHAJANGA) MADAGASCAR

L'observation du 12 novembre 1975 à Majunga (Mahajanga) figure dans les compilations d'archives ufologiques consacrées à la région de l'océan Indien. Elle est répertoriée comme une observation visuelle de lumière nocturne aux caractéristiques cinématiques anomales au-dessus du canal du Mozambique.

 

Synthèse des faits répertoriés

Localisation : Côte de Majunga (Mahajanga), sur le littoral nord-ouest de Madagascar, surplombant le canal du Mozambique.

 

Signature visuelle : Un point ou objet lumineux d'abord immobile au-dessus de l'eau, présentant des alternances de couleurs (du blanc brillant au rouge).

 

Cinématique anomale : Après la phase stationnaire, l'objet effectue des déplacements rapides marqués par des changements de direction brusques (virages à angle droit) sans décélération apparente, avant de s'éloigner à très grande vitesse vers le large.

 

Couverture radar : Les services de contrôle de la circulation aérienne civile n'ont détecté aucun écho correspondant sur leurs écrans, laissant le rapport s'appuyer uniquement sur les témoignages visuels enregistrés depuis la côte.

 

Analyse et hypothèses

Scintillation atmosphérique et effet autocinétique : La présence d'astres très lumineux à faible hauteur sur l'horizon maritime (comme Vénus ou Sirius) combinée à des Inversions thermiques au-dessus du canal du Mozambique peut provoquer une scintillation chromatique marquée (alternance blanc/rouge). L'effet autocinétique — une illusion d'optique où l'œil perçoit un point fixe comme mobile sur un fond sombre — peut accentuer l'impression de mouvement, bien qu'il rende difficilement compte de virages structurés à angle droit.

 

Activité aéronavale : L'hypothèse de tests ou de manœuvres navales/aériennes a parfois été soulevée en raison du contexte géographique, mais les caractéristiques de vol décrites dépassaient les capacités des appareils conventionnels de 1975.

 

Statut : En l'absence de données radars confirmées ou de mesures instrumentales, la case demeure classée parmi les observations visuelles non expliquées, reposant sur des témoignages oculaires.

 

30 JUILLET 1977 — MADAGASCAR

Grande lueur, double bang et possible chute de météorite

Le récit repris par Guy Tarade dans OVNI : Terre, planète sous contrôle indique que, dans la soirée du 30 juillet 1977, le ciel malgache fut traversé par une vive lueur présentant des reflets jaunes et bleus, accompagnée de deux détonations supersoniques. L'observatoire national aurait suivi le phénomène et estimé qu'un objet avait traversé l'atmosphère, avec une possible chute dans l'est de l'île. Les deux « bangs » auraient été enregistrés à 18 h 21 et 18 h 58, le second correspondant à la dislocation supposée de l'objet.

 

L'affaire prit ensuite une ampleur considérable parce que des informations contradictoires firent état de fragments tombés dans différentes régions de Madagascar et même de cratères pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres. Une publication de l'Anglo-Malagasy Society d'octobre 1977 rapporte qu'une « énorme météorite » aurait été fragmentée, avec des zones d'impact annoncées vers Fianarantsoa et Ankazobe, et évoque un cratère supposé de 240 yards. Mais le même document souligne que l'affaire demeurait extrêmement confuse.

 

Une enquête aurait finalement été menée par des sismologues et géologues, avec l'aide d'un hélicoptère soviétique, sans qu'une chute météoritique de cette importance puisse être définitivement établie. L'Anglo-Malagasy Society conclut que l'affaire n'avait, à sa connaissance, jamais été complètement résolue.

Ce cas est à classer dans les phénomènes célestes naturels, Météore – Bolide.

 

1978 : TOLANARO - MADAGASCAR

Une source historique secondaire consacrée à Tôlanaro indique qu'en 1978, Alien Digest aurait rapporté le crash d'un objet décrit comme un « cigar-shaped UFO » près de Tôlanaro. Mais l'affaire aurait finalement été expliquée : il s'agissait d'une fusée éclairante (flare) tirée par un étranger résidant à Tôlanaro. Cette affaire aurait entraîné, en septembre 1978, l'arrestation de Jean de Heaulme et de quatre autres étrangers.

https://handwiki.org/wiki/Place%3AT%C3%B4lanaro

 

1978 - FLAP ANTANANARIVO – MADAGASCAR

The 1978 Antananarivo flap saw dozens witness cigar-shaped craft emitting beams, investigated by local ufologist Rakoto Andrianarivo, who catalogued 200+ cases by 1990

 

Traduction : La vague d'observations d'Antananarivo en 1978 a vu des dizaines de témoins apercevoir des engins en forme de cigare émettant des faisceaux ; ces phénomènes ont été étudiés par l'ufologue local Rakoto Andrianarivo, qui a recensé plus de 200 cas d'ici 1990.

 

C'est un flap (vague) sur plusieurs semaines à Tana, pas une observation unique : Forme : cigares avec faisceaux vers le sol

Témoins : dizaines

Enquêteur : Rakoto Andrianarivo, ufologue malgache qui a fait le premier vrai catalogue malgache (200+ cas jusqu'en 1990)

Note : Ce catalogue est probablement la source du CREDO / Mad-Ovni de Louis Rakotoarijaona

 

 Lien : https://dyerbolical.com/ancient-alien-mysteries-of-madagascar-echoes-from-the-stars/

 

01 JANVIER 1989 AMBATOLAMPY – VAKINANKARATRA - MADAGASCAR

Énigme n° 61031 Cas Egnima Labs numéro : 61031

1er janvier 1989 • 03:00 UTC+3

Témoignage

Un objet ovoïde silencieux de 10 m s'est arrêté à 6 m du sol, a vacillé, puis s'est envolé rapidement vers l'ouest.

Source : UFODNA   - Cas sans intérêt, aucune documentation !

https://app.enigmalabs.io/sighting/61031?from=map&b_tl_lat=-10.51677635&b_tl_lng=35.98438121&b_br_lat=-26.98320390&b_br_lng=70.99479956   

 

4 AOUT 1998 – AXE ANTSIRBE – FIANARANTSOA - MADAGASCAR

Triangle lumineux nocturne : Plusieurs conducteurs et passagers de transports en commun rapportent la présence d'une masse sombre triangulaire portant trois feux blanc-jaunâtre immobiles aux sommets. L'objet a suivi l'axe routier à faible vitesse et en silence absolu pendant près de 15 minutes avant de s'élever verticalement à haute altitude.  (Hypothèse de vol de drone ou d'aéronef non confirmée)

 

Éléments complémentaires sur le déroulement

Environnement et observation : Le survol s'est produit sur un tronçon isolé et non éclairé de la Route Nationale 7. L'attention des témoins (chauffeurs de taxi-brousse et passagers) a d'abord été attirée par l'occultation des étoiles par la masse sombre, avant la distinction nette de la structure géométrique.

 

Proximité et suivi : L'objet volait à basse altitude (estimée entre 100 et 300 mètres). Il a épousé l'axe routier à faible vitesse, donnant l'impression de suivre le déplacement des véhicules sur une distance de plusieurs kilomètres.

 

Signature acoustique et visuelle : Les témoins ont souligné l'absence totale de bruit de propulsion (ni rotor, ni turbine, ni déplacement d'air), ce qui excluait un aéronef ou hélicoptère conventionnel. Les trois feux situés aux sommets maintenaient une lumière blanc-jaunâtre fixe sans clignotement.

 

Départ anormale : Le départ s'est effectué par une ascension verticale directe à très haute vitesse, sans phase d'accélération progressive ni inclinaison de la structure, jusqu'à disparition complète dans le ciel nocturne.

 

Consistance forte : La présence de multiples témoins indépendants (chauffeurs et passagers de plusieurs véhicules) confère une bonne fiabilité à la description visuelle et cinématique.

 

Incomplétude des données : L'absence d'enregistrement radar civil ou militaire dans cette zone reculée en 1998 et l'absence d'empreintes, de mesures physiques ou d’enquête précise ne permet pas une analyse.

Base de données privées, aucun lien internet.

13 OCTOBRE1999 – MADAGASCAR VOL VERS LA REUNION           

 

En 1999, trois pilotes — Éric Grignon, Philippe Cadet et Éric Lescaret — ont rapporté un phénomène lumineux alors qu'ils effectuaient un vol après un passage à Madagascar. Leur appareil avait notamment décollé de Tamatave. L'observation s'est produite alors qu'ils se trouvaient entre Madagascar et La Réunion.

 

Ci annexé ci-dessous la copie de l’article paru dans le Journal de L’ile.

 

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Journal de l'Ile, La Réunion, le 15 Octobre 1999. L'auteur est Philippe Le Claire

.
Voici un article bien plus factuel et intéressant que ce que publie d'ordinaire la presse francophone sur ce type d'événements. Il n'y est pas question de "fans de X-files pourchassant les petits hommes verts," comme cela est l'usage courant, mais des faits et circonstances de l'observation d'un OVNI entre les îles de Madagascar et de la Réunion en 1999.

 

Trois pilotes accompagnés par un OVNI

Eric Grignon, instructeur de l’aéro-club Roland Garros, Philippe Cadet, ingénieur à la DDE et Eric Lescaret, commercial, s’en revenaient tranquillement d’un long périple aérien sur Madagascar - Diégo-Suarez, Tamatave, Gillot soit 7 heures de vol - mercredi 13 Octobre 1999, quand, au cours de la dernière étape de leur navigation, au-dessus de l’Océan, entre la Grande Ile et la Réunion, alors qu’ils pratiquaient du VFR de nuit - à savoir du vol à vue nocturne, à la lumière des étoiles - à bord de leur Cessna 172, un appareil monomoteur, une "étoile" plus brillante que les autres attira leur attention. Ils avaient décollé de Tamatave à 12 h 40 temps universel, soit 16 h 40 heure de la Réunion, on dit "temps Zoulou" dans le jargon des pilotes, et il était 15 h 15 T.U. quand la chose s’est produite, à 110 nautiques de la Réunion, radiale 134 de Gillot.


Eric Grignon, l’instructeur explique dans quel contexte : "La nuit était entamée car nous avions le coucher sur notre arrière (Ndlr : à l’Ouest), le ciel était bien sombre. Un point lumineux a attiré notre attention sur notre avant-gauche, à 11 h. On ne l’a pas vu apparaître parce que vraisemblablement il était noyé dans les étoiles. Nous cherchions une lumière qui nous indiquerait la Réunion, et l’un de nous a dit : "À gauche, il y a une lumière”. Mais la Réunion à gauche, ce n’était pas possible, à cause du cap, il ne pouvait y avoir de doute car nous avions un GPS en plus du reste... C’est sa luminosité qui nous a donc amené à le remarquer..." Pour Philippe Cadet, pilote-lui aussi, qui était installé en place arrière, "le point lumineux était extrêmement brillant, et sa taille était d’environ trois fois celle de Vénus..."


Les trois hommes commencent alors à s’interroger sur la nature de ce qu’ils voient au travers du Plexiglas de leur cockpit. "Un bateau ? Vous savez, la nuit, en avion, les lumières d’un bateau sur la mer, avec les illusions d’optique, ça peut tromper. Mais ce n’était pas ça parce que le point lumineux bougeait. On a commencé à gamberger sérieusement !"


Quand les trois hommes ont commencé à constater des déplacements notables, ils se sont réellement inquiétés. Philippe Cadet explique : "Eric a pensé que c’était un "trafic," un avion, il a donc appelé la tour de Gillot..." Eric Grignon contacte donc Gillot sur VHF et signale : "un appareil dans mon avant gauche", à telle distance approximative, "dont la trajectoire paraît convergente..." En l’air, surtout en VFR de nuit, on ne peut se permettre de prendre le moindre risque de collision. La tour de Gillot répond et assure l’équipage d’India Tango qu’il n’y a aucun vol dans leur secteur. Le seul appareil à se déplacer dans l’espace aérien Réunion-Madagascar, à ce moment-là, est un Air Austral dont la route est extrêmement éloignée de la leur...


Modérément rassurés, les trois hommes décident de procéder le plus rationnellement possible et d’éliminer toutes les hypothèses fallacieuses. "C’était peut-être un effet lumineux parasite, un reflet à travers le plexi..."


Eric Grignon prend les commandes et stabilise parfaitement l’avion sur ses trois axes. L’équipage procède à une triangulation manuelle sommaire et constate en un premier temps que le point lumineux ne bouge pas... "Sur le coup, on a été rassurés et puis... hop, ça a commencé... ce n’était pas une illusion d’optique, ni le fruit d’un mouvement relatif ! Ça a duré 45 minutes, jusqu’à ce que nous entamions notre descente et que le plafond de nuages nous cache la chose... la première couche était à 5.000 pieds..."

Eric Grignon, certain d’être confronté à un appareil volant non identifié rappelle la tour et confirme son observation initiale. Gillot contrôle et informe à son tour le vol Air Austral de ce qu’il se passe quelque chose d’anormal. Le commandant de bord du 737 confirme qu’il a bien reçu et qu’il ouvre l’œil...

De ce moment l’équipage d’India Tango va bénéficier d’un spectacle rare, "C’est un peu comme lorsque les dauphins accompagnent un bateau... Dans notre cas c’était ce point lumineux qui nous précédait et qui jouait avec nous !"


Selon Eric Grignon, "on avait du mal à estimer la distance et la taille de l’engin, la nuit, faute de références ; soit l’engin était éloigné et alors la vitesse et l’ampleur des déplacements est remarquable, soit il était petit et tout près, et le caractère extraordinaire de ses déplacements s’explique mieux..."


Ces déplacements constituent le caractère étonnant de l’observation : "Il effectua des changements de trajectoire instantanés, à l’horizontale. Or un virage de cette ampleur, un 180° prend au moins une bonne minute, là, c’était moins d’une seconde ! Au début les mouvements s’effectuaient surtout à l’horizontale, puis les déplacements sont devenus verticaux... Des taux de montée hallucinants ! Et pareil dans l’autre sens !"


Pour qui connaît un tantinet les réalités liées au déplacement aériens, il est évident qu’une telle voltige n’appartient pas au domaine du possible que nous offre la technologie contemporaine. Les matériaux ne supportent pas les facteurs de charge qu’impliquent de tels changements de trajectoires, quant aux pilotes, n’en parlons pas... En voltige moteur, les meilleurs mondiaux ne s’aventurent que rarement au-delà du + 10, - 10, syncope oblige. En jet, les facteurs de charge encaissés par les pilotes équipés de combinaison anti-G sont encore moindres, rarement plus de 7 G, bien que le temps passé sous effort soit plus long, dans le cas des virages à haute vitesse par exemple.


Les trois hommes du Cessna ont assisté à un spectacle de haute voltige extraordinaire sur 80 nautiques, soit environ 160 km

 

Eric Grignon n’a aucun doute sur le caractère "étranger" de l’engin : "Sûr que ce n’était pas un avion de ligne ! Ou alors, je vous laisse imaginer l’état des passagers ! Un chasseur ? Qu’est-ce qu’il ferait par-là? Et puis, un chasseur ne s’amuse pas à brûler du pétrole pour le plaisir. Et là, pour faire le centième de ce que nous avons vu, un chasseur se serait rapidement trouvé à sec !


Même témoignage de la part de Philippe Cadet qui de sa place arrière ne perdait pas une miette du spectacle. "Il faisait des évolutions de droite à gauche, assez rapides, puis en biais, sur une trajectoire d’éloignement par rapport à nous... et il revenait. On l’a vu monter à une vitesse pas possible... Il n’y avait pas de trace de propulsion, ni de feux de position ; pas non plus de variation d’intensité de la lumière, une couleur blanche, constante... C’était hallucinant ! À un moment donné Eric m’a dit "Regarde !" L’engin plongeait vertigineusement à une vitesse fantastique, et puis hop, il est remonté dans l’autre sens tout aussi vite !"


Au-delà du spectacle qu’ils apprécient, les trois pilotes sont un tantinet inquiet. Seuls au-dessus de l’Océan à bord d’un tout petit monomoteur ! "On avait peur qu’il ne s’approche trop... on ne sait jamais, le rayonnement possible de l’engin aurait pu nous priver d’énergie électrique, et alors, c’était le grand bain... Mais il ne s’est rien passé de tel, l’engin paraissait jouer avec nous, tout en se tenant à distance respectueuse... Il était là, il nous observait, et nous le montrait, comme en avion on se signale en battant des ailes..."


Lorsque le Cessna 172 de l’aéro-club de Roland Garros a entamé sa descente, il a percé la couche nuageuse qui s’étalait dans le ciel à 5.300 pieds... "On l’a perdu de vue à 4.500 pieds... J’espérais que la tour puisse le voir et nous confirmer la présence de notre poisson pilote en visuel, mais les nuages l’ont dérobé à l’observation..."


L’équipage d’India Tango racontait hier à Gillot son aventure à qui voulait bien l’entendre. On les comprend, un tel événement n’arrive pas tous les jours. Mais leur "histoire" restera dans les annales de l’aéronautique locale, déclarée officiellement comme incident de vol, et parallèlement explicitée devant les enquêteurs de la gendarmerie nationale.


Dans les états-majors des quatre régions aériennes françaises, la sécurité militaire reçoit régulièrement les enquêtes menées par la gendarmerie sur toutes les observations déclarées. Si l’ufologie n’est pas encore une science exacte, il y a longtemps que ce qui en constitue l’objet est pris au sérieux par l’État et la défense nationale.

https://www.odla.fr/2021/11/21/les-ovnis-dans-l-oc%C3%A9an-indien-manuel-wiroth/

https://ufology.patrickgross.org/press/lejournaldelile15oct1999f.htm

http://ipani.perso.worldonline.fr/reunion99.htm

https://www.oldnews.com/en/newspapers/france/reunion/saint-denis/le-journal-de-l-ile-de-la-reunion

http://www.savoirplus.org/ovniTamataveReunion.htm

 

21 OCTOBRE 2011 - BAIE DE NOSY-BE – MADAGASCAR

Source, une base de données privée avec une codification qui limite la description de l’observation.

L'observation s'est déroulée au-dessus de la baie de Nosy Be (Région Diana), une zone côtière et touristique à forte activité nautique et hôtelière.

 Des sphères lumineuses orangent ou jaunes évoluant en binôme pendant environ 10 minutes. Elles bougent lentement semblant s’élever dans l’espace et parfois descendre. La grosseur apparente est celle d’une très grosse étoile

Extinction simultanée : La fin d'observation au bout de 10 minutes comme si on éteignait une lumière. Disparition soudaine de la lumière après avoir évolué en montant, parfois semblant descendre dans le ciel.

Ce comportement correspond à des lanternes célestes (lanternes thaïlandaises) dérivant sous l'effet des brises marines, ou à des exercices de signalisation maritime (feux de détresses, fusées d'éclairage).. Les lumières ont disparu soudainement au bout de 10 minutes, c’est en fait le temps moyen de durée de combustion de la mèche d'une lanterne thaïlandaise ou sur la consommation complète d'artifices/feux de balisage. Cette observation semble pouvoir se résoudre par 'hypothèse de lanternes célestes lâchées depuis une plage/hôtel, un particulier ou d'un exercice d'éclairage nautique est jugée très forte

Aucun enquêteur dans ces régions, un manque d’informations pour confirmer l’identification de cette observation. Faute d'une structure d'état malgache centralisant ces signalements, ce cas ne dispose pas d'une fiche d'enquête publique officielle téléchargeable et reste consigné dans les bases de données d'associations de recherche indépendantes.

26 JUILLET 2025 - ANDILANA - DIANA - MADAGASCAR

Observation d'OVNI NUFORC 191272

Date d'apparition : 26/07/2025 à 19h30 heure locale.
Signalement : 26/07/2025 à 22h48 heure du Pacifique.
Durée : environ 60 minutes.
Nombre d'observateurs : 7.
Lieu : Andilana, Diana, Madagascar.
Forme : Lumière.
Couleur : Jaunâtre.
Taille estimée : Difficile à déterminer, environ 6 mètres.
Point d'observation : Terre.
Angle d'élévation : 45°
. Direction : Vol en va-et-vient, puis ascension.
Distance minimale : environ 1000 m.
Vitesse estimée : De la vitesse de marche à plusieurs milliers de kilomètres par heure.
Caractéristiques : Changement de couleur.

 

Ils commencent à voler assez haut au-dessus de l'océan, puis descendent progressivement. Le phénomène débute vers 19h30 et dure environ 60 minutes. Ils volent au même endroit à différentes altitudes au-dessus de l'océan. Lorsqu'ils se dirigent vers l'île, la lumière s'éteint rapidement et ils deviennent invisibles. J'en ai compté 6, mais il pourrait y en avoir davantage. Ils ne volent pas en groupe, mais se déplacent dans différentes directions : latéralement, vers le haut, etc. J’observe ce phénomène chaque nuit depuis un mois. Ils sont silencieux et leur vitesse de vol varie de très lente à très rapide, plus rapide que celle des avions observés. Ils volent entre 100 mètres et plusieurs kilomètres au-dessus de l’océan.
Publié le 28 juillet 2025. https://nuforc.org/sighting/?id=191272

 

29 MAI 2026 – ANALAMANGA - MADAGASCAR

Extrait de la base de données publiques ENIGMA LABS - cas n° 333012

Bâtonnet blanc lumineux se déplaçant régulièrement

@ slim-cosmos-3e5

20 témoins​

29 mai 2026 • 18:10 UTC+3

Antananarivo, Analamanga, Madagascar

 

Témoignage

J'étais devant chez un ami, on discutait quand quelqu'un l'a remarqué. J'ai levé les yeux au ciel et je l'ai vu aussi. Tous ceux qui étaient là l'ont vu. C'était bizarre, car je n'arrivais pas à savoir s'il était loin ou près. Le temps était beau, la visibilité aussi, juste quelques nuages. Ça ressemblait à un bâtonnet droit, beaucoup plus lent qu'une étoile filante ou un satellite. C'était blanc ou jaune, et ça brillait. Je dirais que c'était environ quatre fois plus gros qu'un avion. L'objet se déplaçait dans la même direction à vitesse constante, puis il a disparu derrière un petit nuage.

https://app.enigmalabs.io/sighting/333012?from=map?b_tl_lat=-17.46329588&b_tl_lng=45.06471827&b_br_lat=-20.84753346&b_br_lng=51.48776587

 

09 AOUT 2026 – ANALAMANGA - MADAGASCAR

Observation d'OVNI NUFORC 200028

 

Date et heure approximatives : 09/08/2026 à 20h10 heure locale.
Signalé le 09/08/2026 à 14h03 heure du Pacifique.
Durée : 5 min.
Nombre d'observateurs : 2.
Lieu : Antananarivo, Analamanga, Madagascar.
Forme : Cercle.

Couleur : Changement de couleur constant.

Taille estimée : Inconnue (variable). 

Point d’observation : Terre.

Direction : Ouest. 

Angle d'élévation : 90 °.

 Distance minimale : 4-5 km. 

Vitesse estimée : Très faible. 

Caractéristiques : Lumières sur l'objet, aura ou brume autour de l'objet, traînée lumineuse, émission d'autres objets, émission de faisceaux, changement de couleur, possible enlèvement. 

Changement de couleur : L'objet présentait des transitions de couleur rapides et continues, passant instantanément d'une couleur vive à une autre. 

Luminosité : L'objet émettait une lumière intense par intermittence, illuminant considérablement l'espace aérien environnant. 

Son : Silencieux (aucun bruit de moteur ni de propulsion audible). 

 

DYNAMIQUE DE VOL ANOMALIE : 

Téléportation / Disparition instantanée : L'objet présentait un mouvement non balistique, disparaissant complètement d'un point de coordonnées et réapparaissant instantanément (téléportation) à un autre endroit du ciel. Vitesse et maniabilité : L'accélération et les changements de direction soudains étaient instantanés, défiant totalement les capacités des drones ou aéronefs commerciaux classiques.

https://nuforc.org/sighting/?id=200028

 

09 AOUT 2026 – ANTANARIVO – ANALAMANGA -MADAGASCAR

Observation d'OVNI NUFORC 200025

Date et heure approximatives : 09/08/2026 à 06h30 heure locale -
Signalement : 09/08/2026 à 09h42 heure du Pacifique -
Durée : 10 minutes
- Nombre d'observateurs : 2 -

Lieu : Antananarivo, Analamanga, Madagascar

Forme : Cercle -
Couleur : Blanc -
Point d'observation : Terre -
Angle d'élévation : 45° -
Vitesse estimée : 25 000 à 30 000 km/h
Caractéristiques : Possible enlèvement.
Quatre objets lumineux volant à grande vitesse en formation linéaire serrée ont été observés au-dessus d'Antananarivo, à Madagascar. L'un d'eux a effectué un virage brusque.

Entre 18h30 et 18h40, heure locale à Antananarivo, Madagascar, un phénomène aérien très inhabituel a été observé et enregistré par un téléphone portable. Au départ, quatre objets brillants et lumineux ont été observés traversant le ciel nocturne en formation linéaire serrée (l'un derrière l'autre). Leur vitesse était exceptionnellement élevée, dépassant largement celle de tout avion commercial conventionnel ou drone standard.


Au cours de l'observation, l'un des objets a effectué un virage à 180 degrés instantané et brusque, inversant complètement sa direction. L'objet a présenté des accélérations et des décélérations soudaines et erratiques. Il a également émis périodiquement des flashs de lumière blanche, nets et distincts. L'événement s'est déroulé dans un silence complet, sans aucun bruit de moteur ni autre son audible. De plus, aucune traînée d'échappement, fumée ou nuage de vapeur n'a été observé dans l'atmosphère, confirmant la pureté et la netteté de la lumière. Les objets n'ont pas disparu instantanément, mais se sont progressivement éloignés vers l'horizon jusqu'à disparaître complètement de notre champ de vision.  https://nuforc.org/sighting/?id=200025

 

On trouve quelques cas récents provenant de témoins qui semblent intéressés par le phénomène ovni, ce qui nous laisse présager que dans l’avenir la création de groupes d’études du phénomène à Madagascar se concrétisera à nouveau. La documentation sur ce dossier est importante sur Internet, mais, malgré tout pour créer un groupe il est souvent utile d’être accompagné par des personnes ayant déjà eut cette expérience. Il serait donc intéressant qu’une équipe se donne pour but, l’aide à apporter dans ce domaine à des ufologues débutant dans d’autres pas.

 

 

Chapitre XII - 29

27 - MALAWI

Anciennement appelé Nyassaland jusqu'en 1964 –

Colonisé par les Britanniques

 

VERS 1967 - MALAWI — BLANTYRE 

Événement : SIMPLE CITATION AVEC PEU D’INFORMATION. On ne retrouve pas plus d’info actuellement sur le net sur ce cas.

Forme : Grand objet/disque silencieux stationnaire, observé pendant plusieurs minutes depuis plusieurs endroits.

Témoins allégués : Membres de la British High Commission + un policier malawien.

Source actuellement retrouvée : UAP Archive, British High Commission Staff UFO Report — Blantyre, Malawi, 1967.

Sources indépendantes retrouvées : aucune à ce stade.

Rapport FCO : allégué mais non retrouvé.

Rapport Malawi Police Force : allégué mais non retrouvé.

Photographie : aucune retrouvée.

Presse contemporaine : aucune retrouvée lors de cette recherche.

 

« Selon UAP Archive, des membres de la British High Commission auraient signalé en 1967 un grand objet silencieux en forme de disque au-dessus de Blantyre. La même source affirme qu'un rapport aurait été transmis au Foreign and Commonwealth Office à Londres et qu'un policier malawien aurait également rapporté l'observation. Les documents originaux annoncés n'ont cependant pas été retrouvés à ce stade. »

La fiche affirme que des membres de la British High Commission et un policier malawien auraient observé à Blantyre un grand objet silencieux en forme de disque, stationnaire pendant plusieurs minutes et vu depuis plusieurs endroits. Elle affirme également qu'un rapport aurait été transmis par les voies de la High Commission au Foreign and Commonwealth Office (FCO) à Londres, et que le témoignage du policier aurait été intégré aux archives de la police malawienne

e Parlement britannique interrogea le ministère de la Défense en janvier 1968 sur le nombre de rapports d'OVNI reçus en 1967 et leur traitement. Le ministre de la Défense répondit que les rapports avaient fortement augmenté, tout en précisant que la grande majorité avaient reçu une explication ordinaire et que les autres manquaient d'informations suffisantes.

Source   : https://uaparchive.org/encounters

 

AOUT – SEPTEMBRE 1986 – BLANTYRE - MALAWI

Observation d'OVNI NUFORC 87204

Date : 10 août 1996 à 06h30 heure locale (date approximative) observation en aout septembre 1986
Signalé le : 15 février 2012 à 04h43 heure du Pacifique
Durée : 3 minutes
Nombre d'observateurs : 2
Lieu : Blantyre (Malawi), Malawi
Forme : Rectangle
Caractéristiques : Objet avec des lumières, atterrissant
Une énorme voiture américaine


En août/septembre 1986, par une journée très calme, alors que la nuit tombait, nous revenions du cinéma et nous rendions au pub d'un hôtel où nous devions prendre un verre. Au détour d'une rue, nous avons aperçu ce qui semblait être l'arrière d'une énorme voiture américaine garée sur la chaussée. L'arrière du véhicule était illuminé par ce qui ressemblait à des feux de stationnement arrière ronds, au nombre de 6 à 10.


Nous nous sommes arrêtés net, car nous n'avions jamais vu une voiture aussi imposante, même pas au cinéma ! Lentement, la voiture a commencé à se soulever verticalement. Pétrifiés de peur et d'incrédulité, nous avons vu cette voiture s'élever jusqu'à la cime des jackarandas qui bordaient la route devant l'hôtel. En un instant, elle s'est éloignée de nous en direction des bâtiments de l'autre côté. L'accélération était phénoménale et elle traversait les arbres du carrefour en T comme s'ils n'existaient pas. Un à un, les phares se sont éteints et l'objet a disparu.


L'épisode a duré environ trois minutes. Nous avons alors décidé de rentrer chez nous et de ne pas repasser par l'endroit où l'objet était apparu.


Le lendemain, de retour à l'hôtel, lorsque nous avons demandé aux autres clients s'ils avaient vu quelque chose d'étrange, la réponse fut négative !

Note NUFORC
Le témoin précise que la date est approximative.
Publié le 13/03/2012 -. https://nuforc.org/sighting/?id=87204

 

14-16 SEPTEMBRE 1994 — AU DESSUS DU MALAWI

Bolide lumineux et vague régionale : De nombreux témoins à travers le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe rapportent le passage de traînées lumineuses et d'objets brillants dans le ciel nocturne. L'explication retenue pour cette vague est la re-rentrée atmosphérique de l'étage de fusée Zenit-2 du satellite Cosmos 2290, un événement ayant suscité un vif intérêt ufologique dans toute l'Afrique australe juste avant l'incident d'Ariel au Zimbabwe.

 

-       Dates : 14–16 septembre 1994

-       Lieux : Afrique australe (Malawi, Zambie, Zimbabwe)

-       Phénomène : Passage de traînées lumineuses et d'objets brillants dans le ciel nocturne

-       Explication officielle : Rentrée atmosphérique du corps de la fusée Zenit-2 (satellite Cosmos 2290)

-       Contexte : Vague d'observations régionales ayant marqué les esprits juste avant le célèbre événement d'Ariel School au Zimbabwe

 

Nous ne détaillerons pas à nouveau ce cas, traité au ZIMBADWE – ZAMBIE….

 

10 MARS 1999 - BLATYRE – MALAWY

Un OVNI rectangulaire a causé beaucoup d'excitation parmi des ouvriers du bâtiment dans un village au Malawi, une petite nation en Afrique méridionale. Les ouvriers qui construisaient une nouvelle école primaire au village de Siledi dans la zone de Mwanza, dans le secteur Sud-Ouest du Malawi, ont eu le choc de leur vie récemment quand un objet ressemblant à un cercueil, une grande boîte rectangulaire, a volé au-dessus de leur maison juste après 21 :00.

 

Un commis de magasin du projet Makaika a dit à MANA, l'agence de nouvelles du Malawi, qu'exactement à 21 :00 ils ont entendu un vent puissant souffler au-dessus de leur maison : "nous avons pensé que c'était un orage, mais quand nous sommes sortis, nous avons vu un cercueil noir voler au-dessus du toit."

 

Article de journal dans le Daily Times of Blantyre, Malawi, 10 mars 1999

 

https://www.gbppr.net/ufoupdates/pdf/1999-03.pdf

https://ufologie.patrickgross.org/htm/faqafricaf.htm#:~:text=Article%20de%20journal%20dans%20le%20Daily%20Times%20of%20Blantyre%2C%20Malawi%2C%2010%20mars%201999.

 

29 SEPTEMBRE 2013 - MANGOCHI - MALAWI

Une étrange lumière, d'abord semblable à une étoile, puis plusieurs fois plus grande que la Lune

Introduction

 

Le 29 septembre 2013 au soir, une observation inhabituelle fut rapportée à Mangochi, dans le sud-est du Malawi. Le témoignage, enregistré le lendemain dans une base ufologique internationale, décrit une lumière qui aurait d'abord ressemblé à une étoile avant d'augmenter fortement de taille apparente, jusqu'à atteindre, selon l'observateur, l'équivalent d'environ six diamètres lunaires.

 

Le phénomène aurait ensuite diminué progressivement ou se serait évanoui alors qu'il semblait se diriger vers le Mozambique.

 

L'intérêt particulier du cas réside dans l'affirmation du témoin selon laquelle d'autres personnes auraient observé le même phénomène dans différentes régions du Malawi, ainsi qu'au Mozambique et à Gaborone, au Botswana.

 

Cependant, la documentation actuellement retrouvée ne permet pas de transformer ces affirmations en une observation multi-témoins et multi-pays solidement établie. Le dossier repose essentiellement sur un témoignage enregistré par UFO-Hunters, complété par des récits contemporains concernant un phénomène lumineux observé le même soir au Zimbabwe.

 

1. Le témoignage de Mangochi

Le dossier est conservé par UFO-Hunters, sous l'identifiant Live Intercept Case ID 87000019, également indiqué comme Case Number #428.

La date d'observation est donnée comme : Dimanche 29 septembre 2013

et la date d'enregistrement : Lundi 30 septembre 2013.

La localisation indiquée par la base est : Manghochi / Mangochi, Malawi

Avec les coordonnées : 14,4751° S — 35,2587° E.

 

UFO-Hunters classe le phénomène comme « round » et donne une durée de 15 minutes.

 

Le témoin raconte qu'il venait de participer à la lutte contre ce qu'il décrit comme le « pire incendie de la saison ». Une fois le feu maîtrisé avec l'aide de la population, une lumière inhabituelle fut remarquée dans le ciel.

 

Dans son témoignage, elle est d'abord comparée à une étoile. Puis son diamètre apparent aurait considérablement augmenté, jusqu'à environ six fois la taille apparente de la Lune, avant de disparaître progressivement en direction du Mozambique.

 

La fiche ajoute que, le lendemain, le témoin avait vu sur Facebook des affirmations selon lesquelles le phénomène aurait également été observé ailleurs au Malawi, au Mozambique et à Gaborone.

Cette dernière partie est particulièrement importante : elle constitue une affirmation du témoin concernant des témoignages trouvés sur les réseaux sociaux, et non une collection de rapports indépendants actuellement disponibles.

 

2. Une observation probablement nocturne

Le témoignage ne fournit malheureusement pas l'heure exacte. Il est néanmoins raisonnable de situer l'observation dans la soirée ou la nuit, puisque le témoin intervient après avoir participé à un incendie et compare initialement la lumière à une étoile. Cette absence d'heure constitue une lacune majeure. Sans heure précise, il est impossible de vérifier correctement :

 

-       La position de la Lune ;

-       Vénus ;

-       Jupiter ;

-       Les satellites artificiels ;

-       L’ISS ;

-       Les passages d'avions ;

-       Les éventuelles rentrées atmosphériques ;

-       Les satellites pouvant produire des variations de luminosité ;

-       Un éventuel lancement spatial observable ;

-       Les conditions météorologiques locales.

 

3. La question de la « six fois la Lune »

C'est probablement l'élément le plus spectaculaire du témoignage, mais aussi celui qui demande le plus de prudence. Le témoin ne fournit pas de mesure angulaire. Dire qu'un objet était « six fois la taille de la Lune » ne signifie donc pas nécessairement que son diamètre réel apparent était précisément six fois celui de la Lune. Le diamètre apparent moyen de la Lune est d'environ 0,5 degré. Une estimation de six diamètres lunaires correspondrait donc à environ :

 

3 degrés d'angle apparent.

Cela représente une taille apparente considérable. Mais une telle estimation faite à l'œil nu peut être très fortement influencée par : la luminosité de l'objet ; la diffusion atmosphérique ; les nuages ; la brume….

 

Une étoile brillante peut notamment sembler entourée d'un halo beaucoup plus important lorsqu'elle est observée à travers une atmosphère chargée en humidité ou en poussières.  Il faut donc considérer « six lunes » comme une estimation subjective, et non comme une mesure astronomique.

 

4. Le phénomène observé au Zimbabwe le même soir

C'est ici que le dossier devient particulièrement intéressant. J'ai retrouvé un article publié au Zimbabwe quelques jours plus tard sous le titre : « Strange moon-like object seen in Zimbabwe ». L'article, publié le 5 octobre 2013, rapporte qu'un objet inhabituel avait été observé le dimanche 29 septembre, entre environ 19 h 00 et 19 h 15. Des appels auraient été reçus de plusieurs régions du Zimbabwe : Karoi, dans le Mashonaland West ; Mount Darwin, dans le Mashonaland Central ; Mutoko, dans le Mashonaland East.

 

Les témoins décrivaient un objet ressemblant à la Lune mais plus grand qu'elle, se déplaçant de l'est vers le nord. Un témoin de Karoi, Fortunate Moyo, aurait déclaré avoir été particulièrement surpris par la taille apparente de l'objet. L'article indique également que des personnes sur des forums Internet affirmaient avoir vu le phénomène depuis le Botswana, l'Afrique du Sud et le Malawi. Un responsable du service météorologique du Zimbabwe avait été contacté et indiquait qu'une analyse nécessiterait de consulter les agents météorologiques des différentes régions.

 

C'est une donnée importante. Nous avons donc deux sources distinctes :

 

Malawi — 29 septembre 2013 :

Lumière ressemblant d'abord à une étoile, augmentant jusqu'à environ six Lunes, puis disparaissant vers le Mozambique.

Zimbabwe — 29 septembre 2013 vers 19 h–19 h 15 :

Objet ressemblant à la Lune, plus grand que celle-ci, observé simultanément dans plusieurs provinces du Zimbabwe.

 

Il existe donc un indice sérieux d'un phénomène régional, mais il faut éviter d'écrire que les deux observations sont définitivement le même événement.

 

La recherche fait apparaître un autre témoignage daté du 29 septembre 2013, cette fois dans le North West Province, à Klerksdorp, en Afrique du Sud. Le témoin décrit une sorte de boule ou masse de brume, avec un objet ressemblant à une étoile au centre. Le phénomène aurait été observé vers 19 h 00. Le témoignage a été repris dans les compilations ufologiques de l'époque à partir du MUFON CMS. Cette observation ne doit pas être automatiquement fusionnée avec celle du Malawi et du Zimbabwe. Mais chronologiquement, elle est suffisamment proche pour mériter une mention dans une étude régionale :

 

-       Septembre 2013 — vers 19 h :

-       Malawi : Mangochi ;

-       Zimbabwe : plusieurs provinces ;

-       Afrique du Sud : Klerksdorp ;

-       Affirmations supplémentaires concernant Botswana et Mozambique.

 

Un élément méthodologique mérite une attention particulière. Le témoignage de Mangochi a été enregistré le 30 septembre, soit le lendemain de l'observation. Le témoin indique alors avoir découvert sur Facebook que d'autres personnes avaient observé quelque chose de similaire. Cela signifie que les informations concernant les autres observations sont postérieures à l'événement et probablement issues de discussions sur les réseaux sociaux. Cela peut avoir deux effets opposés :

 

Hypothèse A — véritable phénomène régional

Un événement lumineux important est observé simultanément par des personnes situées à plusieurs centaines de kilomètres.

Les témoignages indépendants convergent ensuite sur Facebook.

 

Hypothèse B — propagation d'une interprétation

Un premier récit circule sur Facebook et d'autres personnes reconnaissent ensuite dans leurs propres observations un phénomène similaire.

Ce phénomène est bien connu dans l'étude des témoignages collectifs : les récits postérieurs peuvent influencer la description des témoins.

 

Pour cette raison, la date et l'heure d'enregistrement de chaque témoignage sont essentielles.

 

Conclusion

L'observation de Mangochi du 29 septembre 2013 est un cas intéressant du catalogue malawien, non pas parce qu'elle démontrerait l'existence d'un engin inconnu, mais parce qu'elle semble s'inscrire dans un ensemble de signalements lumineux contemporains couvrant plusieurs régions d'Afrique australe.

 

Le dossier présente trois caractéristiques remarquables :

 

1. Une durée relativement longue
Environ 15 minutes selon la fiche UFO-Hunters.

 

2. Une très forte variation de taille apparente
De l'apparence d'une étoile jusqu'à environ six diamètres lunaires, selon le témoin.

 

3. Des témoignages géographiquement dispersés le même soir
Malawi, Zimbabwe et, selon les sources secondaires, Botswana et Afrique du Sud ; le Mozambique est également cité par le témoin malawien.

 

Le point essentiel pour une étude sérieuse est cependant de ne pas confondre simultanéité et identification. À ce jour, aucun document retrouvé ne permet de déterminer avec certitude la nature du phénomène.

Le cas doit donc rester dans la catégorie : 29 septembre 2013 — Mangochi, Malawi — phénomène lumineux inhabituel, possiblement associé à une série d'observations régionales en Afrique australe  

Sources principales

 

UFO-Hunters — Manghochi, Malawi, 29 septembre 2013 — Case ID 87000019 / Case #428 : coordonnées, durée et témoignage original retranscrit.

https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/52495cca4d9c081a87000019/UFO%20Sighting%20in%20Manghochi%20(Malawi)%20on%20Sunday%2029%20September%202013

 

08 MARS 2014 – REGIN SUD -MALAWI

8 mars 2014 – Région Sud (lieu non divulgué)

 

« Je suis allé fumer. J'ai vu quelque chose dans le ciel. J'ai cru que c'était un oiseau, puis j'ai remarqué qu'il y avait deux objets volant dans la même direction et à la même vitesse. C'étaient des rectangles avec de la lumière aux coins. Ils volaient d'ouest en est. J'ai eu peur. Les objets ont disparu au bout d'une dizaine de secondes. Désolé pour mon mauvais anglais. »

 

Source : UFO HUNTERS REPRIS DU MUFON – Cas non enquêté et sans renseignement. Aucune analyse possible.

https://www.ufo-hunters.com/sightings/search/531f95b083c78d384ec39c0e/UFO%20Sighting%20in%20Undisclosed,%20Southern%20Region%20(Malawi)%20on%20Saturday%2008%20March%202014 

 

29 JUIN 2016 - NTCHEU — MALAWI

« Un UFO atterrit » … puis devient un hélicoptère/avion privé sud-africain

 

Le 29 juin 2016, en début de soirée, un appareil aérien provoqua une certaine agitation à Ntcheu, dans la région centrale du Malawi. Des habitants découvrirent un appareil posé dans le dépôt d'autobus de Ntcheu, alors encore en construction.

 

Le premier article de Malawi24, publié le 30 juin 2016, emploie volontairement le titre :

“‘UFO’ lands in Malawi” mais précise dès le début que l'objet, initialement non identifié, fut ensuite identifié comme un hélicoptère.

 

Après vérification, le dossier est plus complexe que la simple formulation « hélicoptère sud-africain ». Malawi24 parle effectivement d'un hélicoptère / chopper, tandis que le journal malawien Nyasa Times, dans son article du 1er juillet 2016, parle au contraire d'un « private plane », d'un « jet » et d'un « plane ».  Cette divergence mérite d'être signalée dans votre ouvrage plutôt que de choisir arbitrairement l'une des deux descriptions.

 

Selon les informations de Malawi24, l'appareil venait d'Afrique du Sud et devait rejoindre Mangochi, dans le sud-est du Malawi. Le pilote aurait rencontré un problème avec le GPS. La nuit approchant, il aurait finalement décidé d'atterrir à Ntcheu. L'appareil s'est posé dans un dépôt d'autobus nouvellement construit, ce qui explique probablement la surprise des habitants qui n'avaient pas l'habitude de voir un appareil aérien se poser à cet endroit.  La police de Ntcheu est intervenue et a assuré la sécurité du site.

 

C'est un élément intéressant car les personnes à bord sont nommément identifiées : Selon Malawi24 : Francis Maritz - nationalité : sud-africaine ;  - âge : 55 ans en 2016.

Christine Maritz nationalité : sud-africaine ;  - âge : 53 ans.

 

Ils voyageaient ensemble vers la région de Mangochi. Malawi24 indique qu'ils devaient se rendre à Makokola pour rejoindre des amis qui voyageaient eux-mêmes dans des appareils similaires.

 

Deux problèmes sont rapportés, en ce qui concerne l’atterrissage à Ntcheu. Premier problème : le GPS Malawi24 indique que le GPS avait développé une panne. Cela aurait rendu la navigation problématique.

 

Deuxième problème : la lumière À mesure que la nuit approchait, les occupants auraient également rencontré un problème lié à la lumière. Nyasa Times précise que l'appareil avait un problème d'éclairage et qu'il était environ 19 heures. Les occupants auraient donc décidé de se poser plutôt que de poursuivre leur trajet dans l'obscurité.

 

C'est un autre point, l’itinéraire, sur lequel les deux articles apportent des informations légèrement différentes.

 

-       Malawi24 indique simplement :

Afrique du Sud → Mangochi

Avec un passage prévu par la région de Makokola.

 

-       Nyasa Times est plus précis et indique :

Polokwane, Afrique du Sud → Kilimanjaro, Tanzanie, avec une escale prévue à Club Makokola, dans le district de Mangochi.

 

Cette seconde version paraît donc indiquer un voyage plus important que le simple trajet Afrique du Sud–Mangochi. Je conserve les deux informations dans le dossier :

 

Malawi24 indique que l'appareil venait d'Afrique du Sud et se dirigeait vers Mangochi ; Nyasa Times précise un itinéraire Polokwane–Kilimandjaro avec escale prévue à Club Makokola.

 

Est-ce réellement un cas OVNI ?

Au sens strict du terme UFO/UAP = objet volant non identifié au moment de l'observation, oui. Mais au sens ufologique : Non : cas expliqué.

 

Il n'existe pas ici d'élément indiquant :

 

-       Objet impossible à identifier ;

-       Comportement extraordinaire ;

-       Accélération inexplicable ;

-       Absence de structure ;

-       Lumière inconnue ;

-       Témoignage extraterrestre ;

-       Récupération de matériel ;

-       Intervention militaire.

 

Au contraire, les occupants ont été identifiés et la police a pu constater la présence d'un appareil réel. 

 

RESUME DE CE QUE NUS CONNAISSONS DE CE CAS IDENTIFIE :

29 juin 2016 — Ntcheu (Malawi) — Un « UFO » dans un dépôt d'autobus

Le 29 juin 2016, un appareil aérien privé se posa de manière imprévue dans un dépôt d'autobus en construction à Ntcheu, provoquant un attroupement de riverains et une intervention de la police. Malawi24, dans son édition du 30 juin, présenta initialement l'événement sous le titre « UFO lands in Malawi », tout en précisant que l'objet avait finalement été identifié comme un appareil venant d'Afrique du Sud. Selon cette source, les occupants étaient Francis Maritz, 55 ans, et son épouse Christine Maritz, 53 ans. Un problème de GPS aurait conduit à l'atterrissage à Ntcheu, tandis que la tombée de la nuit compliquait la poursuite du vol.

 

Un second récit publié par Nyasa Times le 1er juillet 2016 apporte quelques différences : l'appareil y est décrit comme un avion privé, et non comme un hélicoptère. Le journal indique qu'il effectuait le trajet Polokwane–Kilimandjaro, avec une escale prévue à Club Makokola, lorsqu'un problème d'éclairage survint vers 19 heures. Le pilote décida alors de se poser dans le dépôt d'autobus de Ntcheu. La police confirma l'absence de blessés et de dommages.

 

Cette affaire constitue donc un cas de méprise rapidement résolu, et non une observation d'objet demeurant inexpliqué. La divergence entre les deux journaux concernant le type exact d'appareil doit cependant être conservée dans la documentation : Malawi24 parle d'un hélicoptère, tandis que Nyasa Times parle d'un avion/jet privé. Classe : cas expliqué / méprise.

https://malawi24.com/2016/06/30/ufo-lands-malawi/

AVRIL 2023    LIEU INCONNU – MALAWI

1 signalement comptabilisé dans les statistiques mensuelles MUFON - classé :  données insuffisantes. Information non accessible, cas signalé pour information.  Mention sur le web du rapport mensuel statistique.

 

04 AVRIL 2025 – KARONGA – VILLAGE MALIMBALIMBA - MALAWI

Vendredi 4 avril 2025

Un objet métallique partiellement brûlé est tombé du ciel en produisant un grand bruit, selon des habitants. La police a cordonné la zone et fait appel à des experts en explosifs. Ces derniers n'ont pas pu identifier l'objet et ont spéculé qu'il pourrait s'agir de débris de satellite spatial. Un habitant aurait déterré l'objet pendant la nuit et l'aurait emporté chez lui. 

 

Identification du cas

Date : vendredi 4 avril 2025
Heure indiquée : vers 16 h 00 heure locale
Lieu : Malimbalimba Village, secteur du Paramount Chief Kyungu, district de Karonga, nord du Malawi.

 

Le cas concerne la chute au sol d'un objet métallique partiellement brûlé, précédée, selon un habitant cité par la presse, par l'apparition d'une « boule de lumière ». L'objet aurait ensuite produit un bruit important au moment de l'impact.

 

Le premier signalement — 4/5 avril Le 5 avril 2025, Malawi24, sous la plume de Macdonald Kaleso, publie l'information. La police de Karonga avait reçu une alerte tard dans la nuit et s'était rendue sur place. Le responsable de la station de police de Karonga, Kelvin Mulezo, confirme que les policiers avaient sécurisé la zone. La première description est celle d'un : objet mystérieux, métallique et partiellement brûlé. Des habitants auraient entendu un fort bruit lorsque l'objet a touché le sol.  La police avait alors averti : la Northern Region Police Headquarters ; des éléments de la Malawi Defence Force basés à Chilumba Barracks ; une équipe spécialisée dans les explosifs de l'Ipyana Police Mobile.

 

Mulezo demandait également aux habitants de ne pas s'approcher de l'objet.  Une information intéressante La police craignait notamment que certaines personnes ne cherchent à récupérer l'objet parce qu'elles pensaient pouvoir en tirer de l'argent.

 

Le même 5 avril, Malawi24 publie un second article intitulé « Unknown Metallic object taken from scene, tampered with ». La police indique alors que l'objet avait été retiré de son emplacement. Kelvin Mulezo explique que les policiers avaient photographié l'objet lors de leur première intervention, mais que lorsqu'ils sont revenus, son aspect avait changé. Selon lui, quelqu'un aurait :

 

-       Creusé autour de l'objet ;

-       Extrait celui-ci du sol ;

-       Puis l'aurait emporté chez lui ou ailleurs.

-        

La personne soupçonnée était connue de la police et une enquête devait déterminer pourquoi elle avait déplacé l'objet.  Un détail important pour l'analyse La police reconnaît également qu'aucun policier n'avait été affecté à la surveillance permanente du site, malgré le cordon de sécurité.  Cela signifie que la chaîne de conservation du « matériel » est imparfaite. Pour une enquête scientifique, c'est une faiblesse importante :

 

Objet découvert → photographié → déplacé par un particulier → récupéré ensuite par la police.

 

Il devient donc beaucoup plus difficile d'établir avec certitude que l'objet examiné ultérieurement était exactement dans son état initial.

 

La dépêche publiée le 7 avril par Maravi Express, qui reprend une dépêche de George Mponda, MANA, apporte une précision absente des premières informations. L'habitant Austin Lungu affirme que l'objet est arrivé : « in a ball of light » vers 16 h 00 le vendredi 4 avril. Autrement dit, il ne s'agit pas seulement d'un objet retrouvé au sol : au moins un témoin affirme avoir vu un phénomène lumineux immédiatement associé à sa chute.  C'est un élément intéressant, mais il faut bien séparer : Fait rapporté : un témoin affirme avoir vu une boule de lumière. Ce que nous ne savons pas :

 

Durée du phénomène ;

Couleur précise ;

Trajectoire ;

Altitude apparente ;

 

Vitesse ;

Angle de descente ;

Présence d'une traînée

Direction

Fragmentation ;

Autres témoins indépendants ;

Photographie ou vidéo du phénomène en vol.

 

 

Intervention des spécialistes des explosifs - L'affaire prend ensuite une tournure beaucoup plus officielle.

Des spécialistes des explosifs de la National Police Headquarters, à Lilongwe, examinent l'objet. Leur première conclusion est importante : L'objet n'est pas identifié comme : une bombe ; un explosif ou un objet dangereux.  Ils estiment qu'il ne représente pas un danger pour la population.  Mais attention : ils ne l'identifient pas pour autant. C'est une nuance essentielle. La dépêche MANA précise que l'expert en explosifs qui s'était rendu sur place n'était pas capable d'identifier l'objet et avait seulement supposé qu'il pourrait s'agir de débris provenant d'un satellite spatial.

Donc :

« Débris de satellite » = hypothèse, pas identification officielle.

.

Les autorités ont fait appel aux compétences disponibles dans la région, notamment à Kayelekera Mine, ancienne mine d'uranium de Karonga. L'objet a été contrôlé pour déterminer s'il présentait une radioactivité dangereuse. Résultat : test négatif.

 

Les sources rapportent donc que l'objet : n'était pas radioactif au niveau détectable/dangereux lors du contrôle ; n'était pas un explosif et ne constituait pas une menace immédiate pour la population.

 

La dépêche MANA publiée le 7 avril indique que les experts en explosifs de la National Police Headquarters ont récupéré l'objet afin de procéder à des examens complémentaires.  C'est un élément qui permet de reconstituer la chronologie :

 

Date

Événement

4 avril 2025

Chute présumée de l'objet à Malimbalimba

4/5 avril

Police informée et déplacement sur les lieux

5 avril

Objet photographié par la police

5 avril

L'objet est ensuite déplacé/retiré par un habitant

6 avril

Police annonce qu'il n'est ni explosif ni radioactif

7 avril

Les experts de la police récupèrent l'objet pour examen complémentaire

 

Les articles du 6 et du 7 avril ne sont toutefois pas parfaitement cohérents sur la chronologie de la récupération : l'article du 6 indique déjà que l'objet a été emmené au quartier général de la police, tandis que la dépêche MANA du 7 parle de sa récupération par les experts. Il est possible qu'il s'agisse d'étapes différentes ou simplement d'une chronologie journalistique imparfaitement synchronisée.

 

Le 4 avril 2025, plusieurs objets spatiaux sont effectivement rentrés dans l'atmosphère. Par exemple, le satellite soviétique/russe Kosmos-1340, lancé en 1982, a effectué sa rentrée atmosphérique le 4 avril 2025. Mais son point de rentrée documenté se situait vers 37,7° N, 93,8° O, aux États-Unis, vers 05 h 31 UTC — donc très loin du Malawi.

 

Il existe également d'autres rentrées de débris spatiaux ce jour-là. Les données orbitales montrent notamment des rentrées liées à des missions SpaceX et à d'autres objets en orbite.

Mais je n'ai pas trouvé de donnée orbitale permettant actuellement de relier directement le fragment de Malimbalimba à Kosmos-1340 ou à un autre objet catalogué rentré précisément au-dessus du Malawi vers 14 h UTC. C'est une distinction importante.

 

Le 4 avril 2025, le module orbital indien POEM-4, issu de la mission SpaDeX, est également rentré dans l'atmosphère. Mais sa rentrée est donnée à : 02 h 33 UTC, soit environ 04 h 33 au Malawi, et l'objet a terminé sa rentrée au-dessus de l'océan Indien.

 

Cela ne correspond donc pas directement à l'observation de Malimbalimba vers 16 h locale.

 

 Une piste particulièrement intéressante : le troisième étage de Tianping-3A-02 J'ai trouvé une piste qui mérite une vérification orbitale plus poussée. Le 3 avril 2025, un lanceur chinois Long March 6 a lancé la mission Tianping-3A-02 depuis Taiyuan à 02 h 12 UTC.  Les données orbitales indiquent que le troisième étage est resté sur une trajectoire orbitale avant de redescendre ultérieurement. Les données d'Orbital Focus montrent un objet associé à cette mission avec une orbite d'environ :

 

-       Inclinaison : 97,17°

-       Périgée : environ 452 km

-       Apogée : environ 794 km

-        

Et mentionnent un troisième étage non catalogué destiné à rentrer après avoir libéré le satellite.  Cela mérite clairement une étude spécifique, parce qu'une orbite à près de 97° peut survoler des latitudes proches du Malawi. Mais je ne peux pas actuellement dire : « c'était le troisième étage de Tianping-3A-02 ». Ce serait aller au-delà des données disponibles.

Les sources locales actuellement disponibles ne fournissent aucune identification définitive.

Sources principales

https://malawi24.com/2025/04/05/mysterious-object-falls-in-karonga-district/

Malawi24 — Unknown metallic object taken from scene, tampered with

Malawi24 — Police rule out danger on Karonga mystery object

Maravi Express / MANA — National police explosive experts retrieve mysterious object

Radio Dinosaur FM — signalement local du 5 avril 2025

SeeSat-L — rentrée de Kosmos-1340 le 4 avril 2025

Orbital Focus — données orbitales et rentrées du 4 avril 2025

 

30 AOUT 2025 (date du rapport) – DOWA, Région centrale MALAWI

 Un témoin unique a rapporté avoir vu un objet ovale et métallique argenté volant à une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres. L'objet émettait une flamme à l'arrière, se déplaçait de manière très stable et sans aucun bruit. Le témoin, terrifié, s'est réfugié dans sa maison. Ce cas a été enregistré par le UAP Sightings Reporting System (UAPSRS Case No. 297).

 

Conclusion : Selon les archives officielles du UAP Observation Reporting System (UAPSRS), cas numéro 297, enregistré à Dowa, dans le centre du Malawi, le seul témoin a décrit un objet métallique argenté de forme ovale volant silencieusement à une altitude d'environ 100 à 150 mètres, avec des flammes jaillissant de sa queue. Actuellement, l'affaire repose uniquement sur un seul témoignage oculaire sans autres preuves à l'appui, rendant la vérification indépendante impossible

 

Selon les archives, les détails fournis par les témoins oculaires sont les suivants :

 

-       Forme : ovale/oblongue

-       Couleur : argenté, éclat métallique

-       Taille : plus grande que les drones, plus petite que les avions à réaction

-       Hauteur : Environ 100 à 150 mètres au-dessus du sol

-       Signes de poussée : Des jets de flamme à l'arrière ressemblant à un propulseur de voiture

-       Son : Aucun son du tout

-       Méthode d'opération : Pas rapide mais très stable ; les témoins l'ont décrite comme « plus stable que les avions ».

-       Autres détails : fenêtres visibles, pas d'occupants, pas d'éclairage, mais halo/lueur

 

Réactions animales : Les oiseaux présentent un comportement anormal

 

Les témoins se sont décrits comme extrêmement effrayés et ont couru dans la maison. Le rapport mentionnait également que les témoins croyaient « que personne ne le croirait », alors ils ont choisi de garder le silence. Les témoins ont subjectivement évalué l'objet comme « amical », mais se sont sentis globalement « craintifs ».

 

  Dates incohérentes : La « date de signalement » dans le formulaire de dossier est saisie comme le 30 août 2025, mais dans Dans le texte « description du témoin oculaire », des témoins ont déclaré que l'incident s'est produit vers 16h en octobre 2010. Cela signifie qu'il peut y avoir des divergences entre la date de rapport et la date de l'observation, et des contradictions internes dans les dossiers

 

Témoin unique : Il n'y a qu'un seul témoin dans l'affaire, et aucun autre témoin indépendant ne peut corroborer

 

Non détecté par le radar : Les archives enregistrent clairement que l'objet n'a pas été détecté par le radar

 

L'UAPSRS (UAP Sightings Reporting System) est un système de signalement public privé conçu pour collecter des données publiques d'observations de PAN à des fins de recherche scientifique. Le cas numéro 297 est un seul témoignage oculaire non vérifié par une agence d'enquête officielle (comme l'armée ou les autorités de sécurité aérienne), valorisé comme archive de données plutôt que comme conclusion à des événements anormales confirmés

 

 

Chapitre XII - 30

28 – MALI

 

LE MALI, LES PEUPLES DU CIEL ET LES OVNI

 

A - Des mythes de création des Dogons aux extraterrestres des théories des anciens astronautes : légendes, croyances ancestrales et interprétations ufologiques


Dossier : Les OVNI sur le continent africain, hors Maroc
Période étudiée : traditions anciennes, récits ethnographiques du XXe siècle et ufologie contemporaine

 

INTRODUCTION — LE MALI, ENTRE COSMOLOGIES AFRICAINES ET MYSTÈRES DU CIEL

Le Mali occupe une place singulière dans l'imaginaire consacré aux relations supposées entre l'humanité et des visiteurs venus du ciel. Ce pays d'Afrique de l'Ouest, au carrefour du Sahara, du Sahel et de la savane soudanienne, possède un patrimoine culturel exceptionnel, marqué par la diversité de ses peuples, de ses traditions orales, de ses systèmes religieux et de ses représentations du monde invisible.

Parmi les populations qui ont particulièrement attiré l'attention des chercheurs figure le peuple dogon, établi notamment dans la région de la falaise de Bandiagara. Sa cosmogonie, ses cérémonies, ses masques et ses récits relatifs aux origines de l'univers ont suscité un intérêt considérable chez les ethnologues. À partir du milieu du XXe siècle, certaines interprétations de ces traditions ont également alimenté une question plus controversée : les Dogons auraient-ils conservé la mémoire d'une rencontre avec des êtres venus d'un autre monde ?

 

Cette hypothèse a connu une diffusion internationale avec la publication, en 1976, du livre The Sirius Mystery, de l'auteur britannique Robert K. G. Temple. Celui-ci interprétait certains récits attribués aux Dogons comme les indices d'une transmission de connaissances astronomiques avancées, éventuellement liée à des visiteurs extraterrestres.

 

Mais le dossier malien ne se limite pas aux Dogons. Il invite aussi à examiner les croyances relatives aux esprits, aux ancêtres, aux génies des eaux, aux forces invisibles et aux relations entre le monde terrestre et les puissances célestes.

 

Dans une région où l'islam, les traditions locales et diverses formes de christianisme coexistent, ces représentations peuvent influencer la manière dont certains phénomènes inhabituels sont compris et racontés. Une précaution méthodologique s'impose cependant : une tradition faisant intervenir des êtres célestes n'est pas nécessairement le souvenir d'une visite extraterrestre. Il faut distinguer les mythes religieux, les récits ethnographiques, les observations aériennes inexpliquées et les interprétations contemporaines relevant de l'ufologie.

C'est à cette condition que le Mali peut être étudié sans réduire son patrimoine culturel à une simple collection de prétendus indices extraterrestres.

 

PREMIÈRE PARTIE — LE MALI, UN TERRITOIRE AU CŒUR DES IMAGINAIRES CÉLESTES

 

Géographie, environnement et observation du ciel

Le Mali est un vaste pays enclavé d'Afrique de l'Ouest. Son territoire s'étend des régions sahariennes du Nord aux zones sahéliennes centrales et aux espaces plus méridionaux de savane. Le fleuve Niger joue un rôle essentiel dans la vie de nombreuses populations. Il traverse des régions où se sont développées des sociétés agricoles, pastorales, commerciales et urbaines anciennes.

 

Le pays comprend les régions sahariennes de Tombouctou et de Kidal ; les espaces sahéliens de Mopti, Ségou et du centre du pays ; la région de Bandiagara, associée à l'histoire et aux traditions dogons ; les territoires du delta intérieur du Niger et les régions méridionales de Sikasso et de Bougouni. Cette diversité géographique a favorisé le développement de traditions culturelles différentes. Les représentations du ciel, des astres, des ancêtres et des forces invisibles ne sont donc pas uniformes à l'échelle du pays.

Dans de nombreuses régions du Mali, l'observation du ciel nocturne peut être remarquable, notamment loin des grandes agglomérations et de leurs éclairages artificiels. Les étoiles, les planètes, les météores, la Voie lactée et les changements de luminosité atmosphérique ont nécessairement constitué des éléments importants de l'expérience humaine. Il serait néanmoins réducteur d'imaginer que les sociétés anciennes observaient le ciel uniquement pour des raisons religieuses. Les astres pouvaient aussi servir à organiser les saisons, les activités agricoles, les déplacements et les calendriers rituels. Un phénomène céleste inhabituel pouvait ainsi recevoir plusieurs interprétations : un signe annonçant un changement ; une manifestation d'une puissance spirituelle ; un présage favorable ou défavorable ou, dans les termes contemporains, un objet volant non identifié.  Ces catégories ne sont pas équivalentes. Elles correspondent à des manières différentes d'interpréter une expérience.

Le Mali a également été un carrefour historique de routes commerciales, intellectuelles et religieuses. Les échanges transsahariens ont mis en contact des populations de langues, de traditions et de croyances différentes. Les récits ont circulé avec les marchands, les voyageurs, les prédicateurs et les migrations. Les traditions relatives aux esprits, aux apparitions, aux signes célestes et aux êtres invisibles peuvent donc être étudiées dans une perspective plus large que celle d'une culture isolée. Pour l'ufologie, cette donnée est importante : lorsqu'un récit ancien ressemble à une histoire contemporaine d'extraterrestres, il faut examiner son contexte culturel, sa date de collecte et ses éventuelles transformations avant de conclure à une origine commune.

 

DEUXIÈME PARTIE — LES DOGONS, UN PEUPLE AU CENTRE DU MYSTÈRE DE SIRIUS

Qui sont les Dogons ?

Les Dogons sont un ensemble de communautés vivant principalement dans le centre du Mali, notamment dans la région de Bandiagara. Leur histoire, leurs langues, leurs institutions sociales, leurs pratiques rituelles et leurs traditions orales ont fait l'objet de nombreuses études. Leur réputation internationale est largement liée aux travaux de l'ethnologue français Marcel Griaule, qui a étudié les populations dogons à partir des années 1930, puis de sa collaboratrice Germaine Dieterlen.

En 1948, Griaule publia Dieu d'eau, ouvrage fondé sur ses entretiens avec un ancien dogon nommé Ogotemmêli.

 

En 1950, Griaule et Dieterlen publièrent un article consacré à un système astronomique attribué aux Dogons. C'est ce travail qui allait devenir l'un des fondements du débat sur une éventuelle connaissance ancienne de Sirius B.

 

En 1965, leur ouvrage Le Renard pâle développa une présentation de la cosmogonie dogon.

 

Ces publications ont contribué à faire connaître une vision complexe du monde, dans laquelle la création, les astres, les animaux, les eaux, les êtres humains et l'organisation sociale peuvent être reliés par des correspondances symboliques. Il faut toutefois distinguer les traditions effectivement observées, les interprétations des ethnologues et les extrapolations proposées ultérieurement par certains auteurs.

 

Dans les récits cosmogoniques rapportés par Griaule, Amma occupe une place centrale. Il est présenté comme une puissance créatrice associée au ciel et à l'organisation de l'univers. Selon les versions recueillies par les ethnologues, la création implique notamment l'apparition des éléments du cosmos, la formation de la Terre et la mise en place d'un ordre qui concerne aussi bien la nature que la société humaine. Cette conception présente un intérêt particulier pour une étude consacrée aux représentations africaines du ciel. Dans certaines traditions religieuses, le ciel est à la fois un espace physique et le domaine symbolique de puissances qui dépassent l'être humain.

 

Il peut être associé à la création, à l'ordre du monde, à la pluie, à la fécondité ou à l'origine de la vie. Amma est-il un extraterrestre ? La question peut être posée dans le cadre de l'histoire des interprétations ufologiques, mais elle ne constitue pas une conclusion ethnographique. Amma appartient à une représentation religieuse du monde. Les sources ethnologiques ne démontrent pas qu'il s'agirait d'un être biologique venu d'une autre planète. Pour transformer cette figure divine en extraterrestre, il faut ajouter une interprétation moderne à la tradition étudiée.

 

Dans les théories des anciens astronautes, des figures créatrices ou des êtres célestes issus de nombreuses religions sont parfois interprétés comme des visiteurs technologiquement avancés. Mais l'existence d'un récit de création céleste ne démontre ni un déplacement spatial, ni une technologie, ni un contact avec une civilisation extraterrestre. Amma témoigne d'abord de la manière dont une tradition dogon pense l'origine et l'organisation du monde. C'est déjà un sujet important pour l'histoire des religions et l'anthropologie, indépendamment de toute hypothèse extraterrestre.

 

Parmi les figures les plus connues de la cosmogonie dogon figurent les Nommo. Dans les récits rapportés par Griaule et Dieterlen, ces êtres occupent une place importante dans l'organisation du monde et dans les relations entre l'ordre cosmique, l'eau et la vie. Ils sont souvent présentés, dans les synthèses consacrées aux croyances dogons, comme des êtres associés à l'eau, à la régénération et à l'équilibre du monde. Certaines représentations artistiques ou interprétations modernes leur attribuent une apparence partiellement humaine et partiellement aquatique. Toutefois, les représentations des Nommo varient selon les récits, les contextes rituels et les interprétations des auteurs.

 

Il convient donc de ne pas confondre une image contemporaine popularisée dans les livres sur les extraterrestres avec une description ancienne et universellement partagée par les Dogons. Le récit de la descente céleste Dans la cosmogonie présentée par Griaule et Dieterlen, certains récits évoquent une arche associée à la venue des Nommo. Cette image a particulièrement intéressé les auteurs favorables à l'hypothèse des anciens astronautes. Pour eux, une descente depuis le ciel pourrait être interprétée comme la description symbolique d'un véhicule venu d'un autre monde. Une telle lecture rapproche le mythe de représentations modernes de vaisseaux spatiaux.

 

Cependant, il faut distinguer trois niveaux :

 

1      Le récit traditionnel : une histoire qui explique l'organisation du monde à travers des figures mythiques.

2      L'interprétation symbolique : une lecture de l'arche, de la descente et des êtres célestes comme des représentations religieuses.

3      L'interprétation extraterrestre : l'hypothèse selon laquelle le récit conserverait la mémoire d'une véritable arrivée technologique.

 

Seul le premier niveau correspond directement au contenu mythologique rapporté par les ethnologues. Les deux autres relèvent de l'interprétation.

 

Le rapprochement des Nommo et des Ufologues s'explique par plusieurs caractéristiques du récit : des êtres associés à une puissance supérieure ; une relation entre le ciel et la Terre ; une intervention dans l'histoire du monde ou encore à des images pouvant être comparées, de manière analogique, à des récits modernes de visiteurs non humains.  Ces ressemblances sont intéressantes pour une étude comparée des imaginaires. Elles ne constituent toutefois pas des preuves de contact extraterrestre. Des êtres surnaturels apparaissent dans de nombreuses traditions humaines. Leur présence ne suffit pas à établir qu'ils correspondent à des organismes biologiques venus de l'espace. L'intérêt des Nommo réside donc dans la manière dont une cosmologie africaine représente les relations entre les puissances invisibles, l'eau, la vie et l'ordre universel.

 

TROISIÈME PARTIE — SIRIUS : L'ASTRE QUI A FAIT NAÎTRE UNE CONTROVERSE MONDIALE

 

Sirius et les Dogons : origine de l'affaire

L'association entre les Dogons et Sirius constitue probablement le chapitre le plus célèbre de toute l'histoire des rapprochements entre traditions africaines et hypothèses extraterrestres. Elle repose sur une question précise : les Dogons possédaient-ils, avant les contacts modernes, des connaissances astronomiques particulières concernant Sirius et son étoile compagne ? Pour comprendre cette affaire, il faut revenir aux publications de Marcel Griaule et Germaine Dieterlen.

 

Sirius est l'étoile la plus brillante du ciel nocturne terrestre et elle se trouve dans la constellation du Grand Chien. Sirius est en réalité un système composé de deux étoiles principales :

 

·         Sirius A, étoile brillante visible à l'œil nu ;

·         Sirius B, une naine blanche beaucoup moins lumineuse, difficile à observer à proximité de Sirius A.

 

La présence de Sirius B fut établie grâce aux observations astronomiques du XIXe siècle. Son influence gravitationnelle sur Sirius A avait permis de déduire l'existence d'un compagnon invisible. Il ne s'agit donc pas d'une découverte exclusivement contemporaine. Ce que rapportèrent Griaule et Dieterlen dans leur article de 1950, c’est un système soudanais de Sirius que les deux ethnologues présentèrent comme des éléments d'un système cosmologique qu'ils attribuaient aux Dogons.

 

Leur publication associait certains termes, symboles et récits à des connaissances concernant Sirius et son compagnon. Le sujet devint particulièrement célèbre parce que certaines informations rapportées semblaient correspondre à des caractéristiques astronomiques qui ne sont pas accessibles à l'observation ordinaire à l'œil nu. Cette correspondance apparente souleva une question : comment ces connaissances auraient-elles pu être acquises ?

 

Trois grandes explications ont été proposées.

 

Première explication : une tradition astronomique ancienne.

Certains auteurs considèrent que les informations recueillies par Griaule et Dieterlen pourraient témoigner d'un savoir transmis au sein de communautés initiatiques.

 

Deuxième explication : une transmission par contact culturel.

Les connaissances auraient pu être acquises ou transformées au cours des échanges avec des personnes disposant d'informations astronomiques modernes.

 

Troisième explication : un problème de méthode ethnographique.

Les informations rapportées pourraient avoir été influencées par les questions posées aux informateurs, les conditions des entretiens et les interprétations des chercheurs. La controverse demeure importante dans l'histoire de l'anthropologie des Dogons.

 

 

 

En 1976, l'auteur britannique Robert K. G. Temple publia The Sirius Mystery. Son ouvrage proposait une interprétation spectaculaire des informations astronomiques attribuées aux Dogons. Temple estimait que certaines connaissances relatives à Sirius étaient difficiles à expliquer par les moyens d'observation ordinaires et envisageait une transmission très ancienne par des visiteurs non humains. Dans son hypothèse, des êtres associés au système de Sirius auraient pu visiter la Terre et transmettre des connaissances à des populations humaines. Les récits relatifs aux Nommo occupaient une place importante dans cette interprétation.

 

Le raisonnement peut être résumé ainsi : Des ethnologues rapportent que certains récits dogons comporteraient des informations sur Sirius.  Certaines de ces informations paraissent correspondre à des propriétés astronomiques réelles.  L'auteur considère qu'une connaissance aussi particulière exige une explication exceptionnelle.  Il propose alors l'hypothèse d'une transmission par des visiteurs extraterrestres.  Le problème se situe principalement entre les deuxième et troisième étapes.

 

Même si une information astronomique est correctement rapportée, il reste nécessaire de démontrer qu'elle appartenait réellement à une tradition ancienne, qu'elle était indépendante des contacts modernes et qu'elle ne peut pas s'expliquer autrement. Il faut également établir que les éléments astronomiques invoqués sont effectivement attestés dans les sources originales, et non ajoutés ou simplifiés par des auteurs ultérieurs. Or, c'est précisément sur ces questions que le dossier dogon est contesté.

 

 

Ce que l'hypothèse ne démontre pas

Aucune preuve indépendante n'a établi que des visiteurs venus du système de Sirius aient rencontré les Dogons. On ne dispose pas d'un ensemble de données matérielles vérifiables permettant d'identifier un engin spatial, un objet technologique d'origine non humaine ou une trace biologique extraterrestre associée à cette tradition.

 

L'hypothèse de Temple doit donc être présentée comme une interprétation spéculative, et non comme un fait historique démontré.

 

Pour une étude ufologique sérieuse, il est essentiel de ne pas confondre la célébrité d'une hypothèse avec la solidité des éléments qui la soutiennent.

 

 L'un des travaux les plus importants consacrés à cette question est l'étude publiée en 1991 par l'anthropologue néerlandais Walter E. A. van Beek. Son article, intitulé Dogon Restudied: A Field Evaluation of the Work of Marcel Griaule, réexamina les travaux de Griaule à partir d'enquêtes de terrain menées auprès des Dogons. Van Beek ne retrouva pas, dans les communautés qu'il étudia, le système cosmologique détaillé présenté dans certains ouvrages de Griaule. Il ne parvint notamment pas à confirmer que les connaissances astronomiques spécifiques relatives à Sirius occupaient la place centrale que leur avaient attribuée les publications antérieures.  Cette étude constitue un élément majeur de la critique du dossier des anciens astronautes.

 

Les objections de van Beek

Plusieurs problèmes sont soulevés dans son travail :

 

-       Les informations ne semblaient pas être partagées de manière uniforme par les personnes interrogées ;

-       Certains éléments du système cosmologique décrit par Griaule étaient difficiles à retrouver ;

-       Les conditions de l'enquête ethnographique pouvaient avoir influencé les réponses ;

-       Les relations prolongées entre l'ethnologue et certains informateurs pouvaient avoir joué un rôle dans la construction des récits recueillis.

 

Cette dernière possibilité est importante.

 

Lorsqu'un chercheur interroge pendant de nombreuses années les mêmes personnes sur des questions complexes, les échanges peuvent devenir une véritable relation intellectuelle. Les questions, les explications et les attentes des deux parties peuvent influencer progressivement la manière dont un récit est formulé. Cela ne signifie pas nécessairement qu'un informateur invente délibérément une histoire. Cela signifie que la collecte d'une tradition orale est un processus qui doit être analysé avec prudence.

 

Les conclusions de van Beek ont suscité des réponses critiques. Geneviève Calame-Griaule, fille de Marcel Griaule et elle-même ethnologue, a contesté certaines de ses conclusions et interrogé sa méthode d'enquête. D'autres chercheurs ont également discuté la portée de cette réévaluation. Il faut donc éviter une présentation trop simple dans laquelle un chercheur aurait définitivement réfuté tous les travaux de son prédécesseur. La controverse porte notamment sur la fiabilité des données ethnographiques, les variations des traditions orales, les conditions d'accès au savoir rituel et l'interprétation des témoignages.  Néanmoins, le désaccord entre spécialistes empêche de présenter comme un fait acquis l'existence d'un savoir astronomique dogon ancien concernant Sirius B.

 

La question centrale n'est pas de savoir si Sirius B existe : son existence est établie. La véritable question est de déterminer si les connaissances qui lui sont attribuées étaient réellement présentes dans une tradition dogon indépendante des contacts modernes. À ce jour, les éléments disponibles ne permettent pas de démontrer une transmission extraterrestre. Le dossier Sirius constitue donc une affaire historique et anthropologique controversée, et non une preuve établie de visite extraterrestre au Mali.

 

QUATRIÈME PARTIE — LES AUTRES TRADITIONS DU MALI : ANCÊTRES, ESPRITS ET FORCES INVISIBLES

 Le monde invisible dans les traditions maliennes

 

Les Dogons ne représentent qu'une partie de la diversité culturelle du Mali. Le pays abrite notamment des communautés bambara, soninké, songhaï, peules, touarègues, bozos, sénoufos et d'autres groupes dont les histoires et les pratiques religieuses ne se confondent pas. Les croyances et traditions varient selon les régions, les familles, les générations et les parcours religieux. Il serait donc inexact de parler d'une religion traditionnelle unique qui caractériserait l'ensemble du Mali.

 

Cependant, dans plusieurs traditions ouest-africaines, on rencontre des conceptions du monde dans lesquelles les vivants, les ancêtres, les forces de la nature et certaines puissances invisibles entretiennent des relations. Ces relations peuvent être évoquées à travers des récits, des cérémonies, des interdits, des pratiques de divination ou des rites de protection.

 

Dans certaines traditions, les ancêtres conservent une place importante dans la mémoire familiale et dans l'ordre moral de la communauté. Ils peuvent être considérés comme des figures protectrices, des références sociales ou des intermédiaires symboliques entre les générations. Leur présence ne doit pas nécessairement être comprise comme une apparition physique. Elle peut s'exprimer par des cérémonies, des récits, des rêves ou des pratiques qui entretiennent la continuité entre les vivants et les morts.

 

 

 

 

Dans une perspective ufologique, certains récits d'apparitions d'êtres invisibles peuvent être comparés aux témoignages contemporains faisant état de présences non humaines. Mais cette comparaison exige des précautions. Un récit d'ancêtre apparaissant en rêve, une manifestation spirituelle au cours d'une cérémonie et l'observation d'un objet lumineux dans le ciel sont trois expériences différentes. Les réunir sous une seule catégorie d'« extraterrestres » effacerait les significations propres à chaque tradition. Il est plus pertinent d'étudier la manière dont les personnes interprètent un événement inhabituel à partir de leur environnement culturel.

 

Une lumière étrange peut être comprise comme un phénomène astronomique, un signe religieux, une manifestation spirituelle ou un objet technologique inconnu, selon les circonstances et les représentations de l'observateur. Cette diversité d'interprétations constitue un sujet de recherche en anthropologie des religions et en sociologie des phénomènes inexpliqués.

 

Les Bambaras, également appelés Bamanan, occupent une place importante dans l'histoire culturelle du Mali. Leurs traditions comprennent des systèmes symboliques, des récits d'origine et des institutions initiatiques étudiés par des ethnologues. Les travaux consacrés aux traditions bambara décrivent notamment des conceptions de l'univers faisant intervenir des principes créateurs, des relations entre les êtres et des représentations de l'ordre naturel. Certaines figures et certains objets rituels sont associés à la fertilité, à l'agriculture, à la transmission des connaissances et à l'organisation de la société. Le célèbre cimier ci wara, par exemple, est lié aux pratiques agricoles et à des récits symboliques relatifs à l'enseignement de l'agriculture.

 

Il faut être prudent au sujet des êtres étranges dans les traditions car les représentations cosmologiques bambaras ne doivent pas être automatiquement assimilées à des récits de visiteurs venus de l'espace. Une figure surnaturelle, une force créatrice ou un personnage mythique peut avoir une signification religieuse sans être considéré comme un être biologique. Dans le cadre de notre étude, les traditions bambaras peuvent être examinées pour comprendre les relations entre les humains, le cosmos et les puissances invisibles.

 

En revanche, il serait abusif de leur attribuer des récits précis d'atterrissages extraterrestres sans disposer de sources ethnographiques identifiables. Il faut documenter les traditions telles qu'elles existent avant de chercher à les rapprocher de l'ufologie.

 

Les populations songhaïs, notamment associées aux régions du fleuve Niger et aux villes historiques de Gao et de Tombouctou, possèdent-elles aussi un patrimoine oral riche. Les traditions songhaïs ont fait l'objet de travaux consacrés aux récits historiques, aux pratiques religieuses, aux représentations des esprits et aux relations entre le monde visible et le monde invisible. Dans certaines conceptions locales, des êtres invisibles peuvent être associés à des lieux, à des cours d'eau ou à des espaces naturels. Il faut cependant distinguer les traditions effectivement documentées des récits présentés dans des ouvrages populaires sans références précises.

 

Dans certaines interprétations contemporaines, les descriptions d'êtres invisibles ou de manifestations inhabituelles sont rapprochées de la notion d'intelligence non humaine. Ce rapprochement est compréhensible : dans les deux cas, il s'agit de penser une forme d'existence qui ne correspond pas à l'expérience humaine ordinaire. Mais il ne démontre pas que les catégories sont équivalentes.

 

Dans les traditions religieuses, un génie appartient à un univers de croyances et de significations spécifiques. Dans l'ufologie, un extraterrestre est généralement défini comme un être supposé provenir d'un autre monde physique. Les deux notions reposent donc sur des cadres d'interprétation différents. Leur comparaison peut être intéressante, à condition de ne pas présenter l'une comme une preuve de l'autre.

 

CINQUIÈME PARTIE — LES TOUAREGS DU MALI : LE SAHARA, LES ÉTOILES ET LES PHÉNOMÈNES INEXPLIQUÉS

 

 Un environnement où le ciel occupe une place particulière

Les Touaregs constituent plusieurs communautés amazighes vivant dans différentes régions du Sahara et du Sahel, notamment au Mali, au Niger, en Algérie et en Libye. Leurs modes de vie ont historiquement reposé, selon les régions et les périodes, sur des activités pastorales, commerciales et nomades. La connaissance du terrain, des saisons et des conditions météorologiques a été importante pour les déplacements dans le désert. Dans un tel environnement, le ciel peut constituer un repère essentiel. Les étoiles et les constellations participent aux savoirs pratiques et aux représentations culturelles du monde.

Mais il faut éviter d'en déduire que les Touaregs posséderaient une tradition uniforme de contact avec des extraterrestres.

 

Le Sahara offre des conditions particulières d'observation : un horizon souvent dégagé ; une faible pollution lumineuse dans les zones éloignées des villes ; de grandes distances entre les observateurs et les sources lumineuses et la présence possible d'aéronefs, de satellites, de météores et d'autres phénomènes visibles à grande distance.  Ces conditions peuvent favoriser l'observation de lumières inhabituelles. Elles peuvent également compliquer leur identification, car les témoins disposent parfois de peu de repères permettant d'estimer les distances, les dimensions et les vitesses.

 

Une lumière qui paraît immobile peut être un objet éloigné en déplacement. Un phénomène qui semble descendre vers le sol peut se trouver beaucoup plus loin que ne le suppose l'observateur. Cela ne signifie pas que tous les témoignages du Sahara sont explicables. Cela signifie qu'une enquête doit prendre en compte les conditions réelles de l'observation. Ajoutons aussi que dans l'environnement religieux de nombreuses populations musulmanes du Sahara, les djinns appartiennent à un univers de croyances lié notamment à la tradition islamique. Leurs représentations varient selon les contextes et les traditions locales. Certains récits populaires associent des lieux isolés, des ruines ou des espaces désertiques à des manifestations surnaturelles. Il est toutefois nécessaire de distinguer les croyances documentées des généralisations qui attribuent les mêmes récits à tous les Touaregs ou à toutes les populations du Sahara. Les djinns ne sont pas des extraterrestres au sens scientifique du terme. Leur rapprochement avec les OVNI relève d'une comparaison contemporaine entre différentes manières de représenter l'inconnu.

 

SIXIÈME PARTIE — SUPERSTITIONS, PRÉSAGES ET PHÉNOMÈNES CÉLESTES

Les lumières dans le ciel : présage, manifestation spirituelle ou phénomène naturel ?

Les traditions orales de nombreuses sociétés africaines comprennent des récits relatifs à des événements inhabituels : apparitions, rêves prémonitoires, manifestations lumineuses ou signes interprétés comme annonciateurs d'un changement. Le Mali ne constitue pas une exception. Toutefois, il faut éviter de qualifier automatiquement ces traditions de « superstitions ». Ce terme est souvent employé pour désigner des croyances considérées comme irrationnelles par un observateur extérieur. Il ne rend pas toujours compte de la fonction sociale, religieuse ou symbolique de ces pratiques. Pour une étude historique et anthropologique, il est préférable d'examiner ce qu'un récit signifie pour ceux qui le transmettent.

 

Pourquoi une lumière peut-elle être interprétée comme un signe ? En fait il faut savoir que plusieurs facteurs peuvent intervenir :

 

-       Le contexte religieux. Un événement survenant pendant une cérémonie, une période de prière ou un moment important de la vie collective peut recevoir une signification particulière.

-       La mémoire collective. Un récit ancien peut orienter l'interprétation d'un phénomène nouveau. L'environnement naturel. Un météore, une planète brillante, un bolide ou un phénomène atmosphérique peut susciter l'étonnement.

-       Les circonstances sociales. Une crise, un conflit, une maladie ou un événement politique peut favoriser la recherche de signes annonciateurs.

-       La transmission orale. Avec le temps, un récit peut être enrichi, simplifié ou transformé.

 

Ces facteurs ne s'excluent pas nécessairement. Un témoin peut observer une véritable lumière tout en lui attribuant une signification spirituelle. L'observation et son interprétation sont deux aspects distincts de l'expérience.

 

Comment étudier ces récits dans un dossier OVNI ?

Une méthode sérieuse consiste à poser plusieurs questions :

 

-       Quelle est la date du récit ?

-       Qui l'a recueilli et dans quelles circonstances ?

-       Le témoin a-t-il réellement observé un phénomène ou rapporte-t-il une histoire transmise par d'autres ?

-       Existe-t-il un article de presse, un document administratif ou un témoignage indépendant ?

-       Une explication astronomique, météorologique ou technologique a-t-elle été examinée ?

-       Quelle interprétation la communauté donne-t-elle à l'événement ?

-       Le rapprochement avec les extraterrestres apparaît-il dans le récit initial ou seulement dans des publications ultérieures ?

 

Cette dernière question est particulièrement importante.

Un récit traditionnel qui n'évoquait initialement aucun vaisseau spatial peut être réinterprété après la diffusion des films, des émissions et des livres consacrés aux extraterrestres. L'interprétation moderne ne doit donc pas être confondue avec le contenu original du récit.

 

SEPTIÈME PARTIE — LES ANCIENS ASTRONAUTES : LE MALI DANS LES THÉORIES EXTRATERRESTRES

 

Que prétend la théorie des anciens astronautes ?

L'hypothèse des anciens astronautes, popularisée notamment par des auteurs comme Erich von Däniken et Robert Temple, propose que certaines civilisations anciennes auraient été visitées par des êtres venus d'autres mondes. Selon ses différentes versions, ces visiteurs auraient pu influencer : les connaissances astronomiques ; les mythes de création ; certaines traditions religieuses ; l'apparition de monuments ou de techniques ; les récits de descentes depuis le ciel ou les représentations d'êtres dotés de pouvoirs extraordinaires.

 

Le dossier dogon est régulièrement mobilisé dans cette littérature, en particulier à cause de l'association entre les Nommo et Sirius. Les auteurs favorables à ces hypothèses soulignent souvent trois catégories d'éléments.

 

1. Les êtres descendus du ciel

Un personnage mythique arrive dans le monde depuis une région céleste. L'auteur moderne y voit la possibilité d'une arrivée extraterrestre.

2. Les connaissances astronomiques

Une tradition semble contenir des informations relatives à un astre ou à un phénomène astronomique. L'auteur suppose que ces connaissances auraient été transmises par une intelligence avancée.

3. Les descriptions extraordinaires

Un récit évoque une lumière, une arche, un être inhabituel ou une transformation. L'auteur compare ces éléments aux descriptions modernes d'engins et d'entités non humaines.

 

Ces arguments présentent un problème méthodologique commun : ils rapprochent des récits appartenant à des contextes différents sans toujours démontrer l'existence d'un lien historique.

 

Le risque de l'interprétation rétrospective Prenons un exemple. Une tradition raconte qu'un être puissant est descendu du ciel. Un auteur moderne peut interpréter cette descente comme l'arrivée d'un engin spatial. Mais cette interprétation n'est qu'une possibilité imaginée. Pour la transformer en hypothèse historique solide, il faudrait disposer d'éléments supplémentaires : une description précise et ancienne, des témoignages indépendants, des objets matériels authentifiés ou des traces permettant d'exclure raisonnablement les autres explications. La simple ressemblance entre un récit mythique et une histoire moderne de science-fiction ne suffit pas. L'Afrique n'a pas besoin d'être transformée en preuve extraterrestre L'une des limites de certaines versions de la théorie des anciens astronautes est qu'elles présentent les civilisations africaines comme incapables d'avoir développé seules leurs connaissances, leurs institutions ou leurs systèmes symboliques.

 

Cette vision mérite d'être critiquée. Les sociétés africaines possèdent des histoires intellectuelles, techniques, artistiques et religieuses complexes. Leurs traditions peuvent être étudiées pour elles-mêmes, sans supposer qu'elles résultent nécessairement d'une intervention extérieure. Dans le cas dogon, l'existence d'une cosmologie élaborée ne constitue pas en elle-même une preuve de transmission extraterrestre. Il faut aussi rappeler que les traditions orales évoluent, que les savoirs peuvent circuler entre populations et que les informations astronomiques modernes ont été diffusées dans le monde entier. Une explication extraterrestre ne devient pas la meilleure explication simplement parce qu'un récit ancien paraît mystérieux.

 

HUITIÈME PARTIE — LE MALI ET LES OBSERVATIONS D'OVNI CONTEMPORAINES

 

Existe-t-il un catalogue historique des OVNI au Mali ?

Pour établir un catalogue national des observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés, il faut rassembler plusieurs types de documents :

 

-       La presse malienne et étrangère ;

-       Les témoignages datés ;

-       Les archives militaires et aéronautiques accessibles ;

-       Les rapports de pilotes ;

-       Les photographies et les films ;

-       Les bases de données ufologiques ;

-       Les archives coloniales pour la période antérieure à l'indépendance ;

-       Les témoignages recueillis par des enquêteurs locaux.

 

Il faut également rechercher les différentes graphies des noms de lieux, les anciennes dénominations administratives et les variantes linguistiques.

 

Des plateformes comme NUFORC, MUFON et d'autres bases ufologiques peuvent contenir des témoignages concernant l'Afrique. Cependant, leur couverture géographique est inégale. Les pays où les témoins disposent de davantage de moyens de communication, où les associations sont actives et où les déclarations sont plus facilement recueillies risquent d'être surreprésentés. À l'inverse, une observation survenue dans une région isolée du Mali peut ne laisser aucune trace numérique. L'absence de signalement dans une base de données ne signifie donc pas qu'aucune observation n'a eu lieu. Inversement, l'existence d'une fiche dans une base ufologique ne signifie pas que le phénomène a été identifié comme extraterrestre.

 

Peut-on déjà parler d'un phénomène extraterrestre au Mali ?

En l'absence d'un dossier documenté et vérifiable apportant des éléments matériels indépendants, il n'est pas possible de conclure à la présence d'engins extraterrestres au Mali. Cela ne signifie pas qu'il faille exclure les témoignages du pays de la recherche ufologique. Au contraire, ils méritent d'être recueillis et étudiés selon les mêmes critères que ceux appliqués aux observations européennes, américaines ou asiatiques. La difficulté est documentaire autant que scientifique : retrouver les sources, vérifier les dates, interroger les témoins lorsque cela est possible et conserver les récits dans leur contexte.

 

NEUVIÈME PARTIE — LES DOGONS ET LA SOCIOLOGIE DE L'EXTRATERRESTRE

 

L'intérêt international pour les Dogons ne s'explique pas uniquement par leur cosmogonie. Il s'inscrit également dans une histoire plus large des représentations de l'Afrique. Au XXe siècle, des auteurs européens et américains ont cherché dans différentes civilisations anciennes des traces supposées de contacts avec des visiteurs venus de l'espace.

 

L'Égypte ancienne, les cultures précolombiennes, certains monuments mégalithiques et les traditions de plusieurs peuples autochtones ont ainsi été intégrés à des récits sur les anciens astronautes. Les Dogons ont occupé une place particulière dans ce mouvement en raison des informations astronomiques publiées par Griaule et Dieterlen. La diffusion de The Sirius Mystery a contribué à faire connaître le dossier à un public bien plus large que celui des spécialistes de l'ethnologie africaine. Les documentaires, les magazines et les ouvrages consacrés aux extraterrestres ont ensuite souvent repris les mêmes éléments. Au fil des répétitions, certaines nuances ont disparu. Une observation ethnographique contestée a parfois été présentée comme une certitude. Une hypothèse de transmission extraterrestre a pu être résumée comme une preuve de visite. Ce phénomène est classique dans la circulation des récits mystérieux. Plus une histoire est spectaculaire, plus elle est susceptible d'être simplifiée pour les besoins de la vulgarisation.

 

Les Dogons ne sont pas les seuls à posséder des traditions célestes car de nombreuses cultures possèdent des mythes dans lesquels des divinités, des ancêtres ou des êtres surnaturels sont associés au ciel. Ces traditions ont cependant des significations différentes. Une comparaison rigoureuse doit tenir compte de leur histoire, de leur vocabulaire, de leurs fonctions rituelles et de leurs conditions de transmission. Le fait que plusieurs cultures racontent la venue d'êtres célestes ne prouve pas que ces récits décrivent tous le même événement historique.

 

Le dossier dogon soulève également une question culturelle. Pourquoi certaines interprétations considèrent-elles qu'un savoir africain complexe doit nécessairement provenir d'une civilisation extraterrestre ? Cette interrogation ne signifie pas qu'il soit interdit d'étudier les hypothèses extraordinaires. Elle rappelle simplement qu'une analyse doit accorder aux sociétés africaines la même capacité d'invention, d'observation et de transmission qu'aux autres sociétés humaines. L'histoire des traditions dogons mérite d'être étudiée sans présupposer ni l'existence ni l'absence de toute possibilité extraterrestre.

 

DIXIÈME PARTIE — TABLEAU CRITIQUE DES PRINCIPAUX THÈMES

Pour un ouvrage consacré aux OVNI sur le continent africain, il est utile de distinguer le statut documentaire de chaque sujet.

 

Thème

Ce que les sources permettent d'étudier

Rapport avec les extraterrestres

Évaluation critique

Amma

Figure créatrice dans des récits cosmogoniques dogons

Interprété parfois comme une entité céleste

Aucune preuve d'une origine extraterrestre

Nommo

Figures importantes dans la cosmogonie rapportée par Griaule et Dieterlen

Comparés aux visiteurs non humains

Rapprochement interprétatif, non démonstratif

Sirius

Système stellaire réel composé notamment de Sirius A et Sirius B

Au cœur de l'hypothèse de Robert Temple

Le dossier ethnographique est contesté

Arche des Nommo

Motif rapporté dans certaines versions de la cosmogonie dogon

Comparé à un vaisseau spatial

Analogie moderne non vérifiée historiquement

Ancêtres

Mémoire et relations symboliques entre générations dans diverses traditions

Parfois rapprochés d'entités non humaines

Catégories religieuses à étudier dans leur contexte

Génies et êtres invisibles

Figures présentes dans certaines traditions locales et islamiques

Comparés aux intelligences non humaines

Aucune équivalence automatique avec les extraterrestres

Traditions touarègues

Savoirs du désert et représentations culturelles du ciel

Parfois intégrés aux récits sur les lumières mystérieuses

Nécessite des témoignages et des sources précises

Observations lumineuses

Témoignages pouvant concerner des phénomènes naturels ou artificiels

Peuvent être qualifiés d'OVNI lorsqu'ils restent inexpliqués

Chaque cas doit être enquêté séparément

 

Cette grille permet de conserver la richesse du dossier sans attribuer à toutes les traditions une valeur probante qu'elles ne possèdent pas nécessairement.

 

ONZIÈME PARTIE — COMMENT MENER UNE ENQUÊTE DOCUMENTAIRE SUR LES OVNI AU MALI ?

Pour développer une étude consacrée au Mali, qui tient compte du phénomène Ovni, il y a plusieurs axes de recherche à privilégier.

 

A. Les archives ethnographiques

Les travaux de Marcel Griaule et Germaine Dieterlen sont incontournables pour comprendre l'origine de la controverse dogon. Il faut les confronter aux recherches ultérieures, en particulier celles de Walter van Beek. Les références essentielles sont les suivantes :

 

-       Marcel Griaule, Dieu d'eau, 1948.

-       Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, « Un système soudanais de Sirius », 1950.

-       Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, Le Renard pâle, 1965.

-       Walter E. A. van Beek, « Dogon Restudied: A Field Evaluation of the Work of Marcel Griaule », 1991.

-       L'article de van Beek et les commentaires associés sont recensés par la bibliothèque du Smithsonian : https://www.si.edu/object/siris_sil_495370

-       La notice de l'étude originale est également accessible dans la base eHRAF World Cultures de l'université Yale : https://ehrafworldcultures.yale.edu/cultures/fa16/documents/031

-        

B. Les études anthropologiques récentes

Les recherches contemporaines sont nécessaires pour replacer les traditions dans leur contexte et éviter de reprendre sans examen des descriptions anciennes.

On peut notamment consulter l'étude de Walter van Beek publiée par Cambridge University Press sur les difficultés rencontrées lors de la réévaluation des travaux de Griaule :

 

https://www.cambridge.org/core/journals/history-in-africa/article/abs/haunting-griaule-experiences-from-the-restudy-of-the-dogon/CADF822480EE1720D1B06E7B2D693F79

 

Cette publication aide à comprendre pourquoi les récits ethnographiques doivent être examinés à la lumière des méthodes de collecte, des relations entre chercheurs et informateurs et des transformations culturelles.

 

C. La presse historique

Pour les observations aériennes, les archives de presse constituent un axe de recherche distinct. Il conviendrait d'examiner :

 

-       La presse coloniale française ;

-       Les journaux publiés à Bamako et dans les principales villes ;

-       Les archives de l'Afrique-Occidentale française ;

-       Les journaux régionaux du XXe siècle ;

-       Les archives de presse internationale lorsqu'une observation aurait été signalée par un pilote, un militaire ou un voyageur.

 

Les recherches devraient utiliser plusieurs variantes orthographiques des localités et des termes désignant les phénomènes lumineux. Il serait également utile d'examiner les comptes rendus météorologiques, les événements astronomiques et les activités aéronautiques connus aux dates des observations.

 

D. Les témoignages contemporains

Les témoignages recueillis sur place doivent être conservés avec leur date, leur localisation et leurs conditions de collecte. Il est important de distinguer : le témoin direct ; la personne qui rapporte un témoignage ; le journaliste qui résume une histoire ; l'auteur qui interprète le récit ou l'enquêteur qui a tenté de vérifier les faits.  Ces catégories ne possèdent pas la même valeur documentaire.

 

Un récit rapporté plusieurs décennies après les faits peut rester intéressant, mais il faut signaler les limites liées à la mémoire et à l'absence éventuelle de documents contemporains.

 

DOUZIÈME PARTIE — CE QUE LE DOSSIER MALIEN NOUS APPREND SUR LES OVNI EN AFRIQUE

Trois niveaux de réalité à ne pas confondre Le Mali offre un excellent exemple des difficultés rencontrées lorsqu'on cherche à rapprocher les traditions anciennes des phénomènes aérospatiaux contemporains. Il est utile de distinguer trois niveaux.

 

Premier niveau : les traditions culturelles

Les récits concernant Amma, les Nommo et l'organisation du cosmos appartiennent à l'histoire des traditions religieuses et orales dogons.

Ils doivent être étudiés à partir des sources ethnographiques, de leur contexte culturel et des débats portant sur leur transmission.

 

Deuxième niveau : les interprétations modernes

À partir de ces récits, certains auteurs ont proposé l'hypothèse d'une transmission de connaissances par des visiteurs extraterrestres.

Cette lecture appartient à l'histoire contemporaine des idées sur les OVNI et les anciens astronautes.

Elle peut être étudiée comme un phénomène culturel, mais elle ne doit pas être confondue avec une conclusion historique établie.

 

Troisième niveau : les observations physiques

Un témoin peut réellement observer une lumière, un objet ou un phénomène inhabituel.

Cette observation constitue alors un événement distinct, qu'il faut documenter indépendamment des traditions religieuses locales.

Une éventuelle explication extraterrestre ne pourrait être envisagée qu'après examen des données et comparaison avec les autres hypothèses.

 

Une tradition ancienne ne prouve pas l'existence d'un OVNI, et une observation d'OVNI ne prouve pas que les traditions anciennes décrivent des extraterrestres.Cette distinction est essentielle pour construire une histoire sérieuse des phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique.

 

CONCLUSION — LE MALI, ENTRE PATRIMOINE AFRICAIN ET MYSTÈRE EXTRATERRESTRE

 

Le Mali possède un patrimoine culturel et religieux d'une grande richesse. Ses traditions orales, ses récits cosmogoniques, ses cérémonies et ses représentations du monde invisible constituent un champ d'étude important pour comprendre la diversité des conceptions humaines de l'univers. Les Dogons occupent une place particulière dans cette histoire en raison des travaux de Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, puis de la controverse relative à Sirius et aux hypothèses de transmission extraterrestre popularisées par Robert Temple. Les figures d'Amma et des Nommo, les récits de création et l'association controversée entre les Dogons et Sirius ont ainsi dépassé le cadre de l'ethnologie pour devenir des références majeures dans la littérature consacrée aux anciens astronautes. Cependant, les recherches ultérieures ont soulevé des interrogations importantes sur la fiabilité de certaines données ethnographiques. L'étude de Walter van Beek, notamment, n'a pas permis de confirmer plusieurs aspects du système cosmologique présenté par Griaule. Les réponses critiques à cette réévaluation montrent que le débat scientifique doit être présenté dans toute sa complexité.  Il faut donc résister à deux tentations opposées.

 

La première serait de considérer toutes les traditions célestes comme la preuve de visites extraterrestres anciennes.

 

La seconde serait de négliger ces traditions sous prétexte qu'elles ne démontrent pas une telle hypothèse.

 

Une démarche rigoureuse permet d'éviter ces deux erreurs. Les récits dogons peuvent être étudiés pour leur intérêt religieux et anthropologique. Les croyances des autres peuples du Mali méritent une attention comparable, en tenant compte de leur diversité. Les observations contemporaines de phénomènes aériens inhabituels doivent, quant à elles, faire l'objet d'enquêtes documentaires spécifiques. À ce stade, les traditions maliennes examinées ici ne constituent pas une preuve vérifiée de contact avec une civilisation extraterrestre. Elles témoignent néanmoins de la place importante qu'occupent le ciel, les origines du monde et les puissances invisibles dans certaines représentations culturelles. Pour l'histoire des OVNI en Afrique, le Mali mérite donc une place particulière : non parce qu'une présence extraterrestre y serait démontrée, mais parce que le dossier dogon illustre remarquablement la rencontre entre mythologie, ethnologie, astronomie, littérature populaire et recherche contemporaine sur les phénomènes inexpliqués.

 

BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES POUR APPROFONDIR LE DOSSIER

 

Les ouvrages et études fondamentaux

-       Marcel Griaule — Dieu d'eau (1948)
Ouvrage fondé sur les entretiens de l'auteur avec Ogotemmêli. Une référence historique pour comprendre la représentation de la cosmogonie dogon élaborée par Griaule.

-       Marcel Griaule et Germaine Dieterlen — « Un système soudanais de Sirius » (1950)
Publication à l'origine de la controverse sur les connaissances astronomiques attribuées aux Dogons.

-       Marcel Griaule et Germaine Dieterlen — Le Renard pâle (1965)
Étude consacrée à la cosmogonie dogon, à ses figures mythologiques et à son système symbolique. Référence bibliographique consultable dans la base AfricaBib : https://africabib.org/

-       Robert K. G. Temple — The Sirius Mystery (1976)
Ouvrage qui a largement popularisé l'hypothèse d'une transmission ancienne de connaissances astronomiques par des visiteurs extraterrestres.

-       Walter E. A. van Beek — « Dogon Restudied: A Field Evaluation of the Work of Marcel Griaule » (1991)
Réexamen critique des travaux de Griaule à partir d'enquêtes de terrain ultérieures. Il constitue une lecture indispensable pour toute présentation équilibrée du dossier.

-       Ressources documentaires en ligne

-       https://ehrafworldcultures.yale.edu/cultures/fa16/documents/031 : notice de l'étude de Walter van Beek.

-       https://www.si.edu/object/siris_sil_495370présentation du débat scientifique.

-       https://www.cambridge.org/core/journals/history-in-africa/article/abs/haunting-griaule-experiences-from-the-restudy-of-the-dogon/CADF822480EE1720D1B06E7B2D693F79 analyse rétrospective de la réévaluation ethnographique des travaux de Griaule.

-       https://chandra.si.edu/chronicle/0400/sirius_part2.html : présentation historique de la controverse autour de Sirius et des hypothèses extraterrestres

 

CATALOGUE

 

03 - 04 MARS 1951 – TESSALIT – SAHARA FRANÇAIS – AUJOURD’HUI REGION DE KIDAL – MALI   

TESSALIT, MALI — NUIT DU 3 AU 4 OCTOBRE 1951

Une observation militaire dans le Sahara - Le récit précise que deux officiers de l'aviation militaire et plusieurs hommes dormaient à l'extérieur du bordj, sous un ciel désertique très clair. Un des officiers se réveilla vers 2 heures du matin et aperçut une lumière venant de l'est.

 

Une autre compilation donne explicitement : « 1951, 4 octobre MALI, Tessalit » et résume le phénomène comme un objet circulaire jaune sombre effectuant une descente, puis une accélération spectaculaire.

 

Je retiendrais la fiche descriptive suivante :

 

Élément

Donnée

Date

4 octobre 1951

Heure

≈ 02 h 00

Lieu

Tessalit, Sahara

Territoire actuel

Mali, région de Kidal

Contexte

Poste militaire / bordj

Témoins

Deux officiers de l'aviation + plusieurs militaires

Nombre

Probablement plusieurs, souvent résumé à 6

Objet

Lumineux, circulaire

Couleur

Jaune sombre, presque orange

Bruit

Aucun

Trajectoire

Est → Ouest, puis virage >90°

Comportement

Descente, virage, forte accélération et montée

Durée

non précisément indiquée

Source principale

Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes, 1954, p. 133

Statut

Observation militaire ancienne, non expliquée

 

Le témoignage est remarquable parce qu'il ne se limite pas à : « six militaires ont vu une lumière ». Le récit décrit une séquence complète de déplacement. L'officier explique qu'il se réveille vers 2 heures du matin. La nuit est décrite comme très noire, avec des étoiles particulièrement brillantes et un air calme. Il aperçoit alors une lumière venant de l'est et se dirigeant approximativement vers l'ouest. La lumière descend. Puis, progressivement, sa forme devient discernable. L'observateur estime qu'il ne s'agit pas d'un avion. L'objet apparaît comme un engin à peu près circulaire, de couleur jaune sombre, presque orange.

 

Une caractéristique particulièrement intéressante : l'objet ne reste pas une simple « lumière » C'est un point important. Le témoin commence par voir : une lumière puis : une forme circulaire. Le récit indique un diamètre apparent comparable à celui d'un cercle d'environ 10 cm, évidemment mesuré dans le champ visuel du témoin et non comme une dimension physique. L'objet continue son approche en descendant lentement. La comparaison utilisée par l'observateur est particulièrement intéressante : sa vitesse d'approche lui paraît comparable à celle d'un DC-3 observé de nuit. Cela montre que le témoin essaie de comparer ce qu'il voit à quelque chose de connu. C'est un élément plutôt favorable à la qualité descriptive du témoignage : il ne donne pas immédiatement une vitesse fantastique.

 

Le phénomène atteint ensuite la verticale du bordj-village de Tessalit, situé à environ 6 km au sud-est du lieu où se trouvent les témoins. C'est à ce moment que le comportement devient beaucoup plus spectaculaire. L'objet effectue : un virage de plus de 90 degrés vers la gauche. Son cap devient approximativement 170–180 degrés. Puis survient la phase la plus étrange : l'objet accélère brutalement. Le témoin décrit une vitesse devenue « étonnante ». L'objet : accélère ; monte très rapidement ; son diamètre apparent diminue puis il disparaît.

 

Si l'on écarte provisoirement toute interprétation extraterrestre, il reste une observation possédant plusieurs caractéristiques inhabituelles :

 

Observation nocturne

Le ciel est suffisamment clair pour permettre aux témoins de distinguer les étoiles.

Plusieurs témoins

Il ne s'agit pas d'une observation isolée.

Témoins militaires

Deux officiers de l'aviation sont explicitement mentionnés, avec d'autres militaires présents.

Objet structuré

Le phénomène passe du statut de lumière à celui d'objet circulaire apparent.

Trajectoire complexe

Il ne s'agit pas simplement d'une lumière traversant le ciel en ligne droite.

Virage important

Le virage supérieur à 90° constitue l'élément le plus intéressant.

Accélération

L'accélération finale est décrite comme très importante.

Montée rapide

Le phénomène quitte ensuite le champ visuel en montant.

 

Une autre correction importante : « Tessalit, Kidal » Il faut également éviter d'écrire simplement : Tessalit, Kidal. Kidal est aujourd'hui une région du Mali, alors que Tessalit est une localité située dans l'extrême nord du pays. En 1951, la situation administrative était évidemment totalement différente : le territoire appartenait à l'Afrique-Occidentale française. J’indiquerai donc : Tessalit, Sahara français — aujourd'hui région de Kidal, Mali. Cela évite l'anachronisme administratif.

 

Quelle était la situation de Tessalit en 1951 ?

C'est un élément qui mériterait d'être davantage étudié. Tessalit était alors un poste saharien français, dans une région extrêmement isolée. Le terme bordj utilisé dans le récit est révélateur du contexte. Il s'agit d'un poste fortifié ou bâtiment militaire isolé servant de point d'appui dans le Sahara. L'environnement était donc particulièrement favorable à l'observation astronomique : très faible pollution lumineuse ; ciel extrêmement dégagé ; horizon vaste et faible présence d'aviation civile ;  Cela rend le témoignage intéressant mais ne permet évidemment pas, à lui seul, de déterminer la nature du phénomène.

 

L‘hypothèse de la planète Vénus est la première famille d'explications à examiner pour toute lumière nocturne ancienne. Mais le récit pose un problème pour une explication purement astronomique : le mouvement décrit.

 

Une étoile ou une planète peut évidemment sembler se déplacer avec la rotation terrestre, mais elle ne peut pas : descendre rapidement vers l'horizon ; effectuer soudainement un virage de plus de 90° ; accélérer fortement puis remonter rapidement.  Si le récit est exact, une simple étoile ou planète paraît donc difficile à retenir. Cependant, il faut tenir compte de la perception humaine. Une lumière ponctuelle sans repères de distance peut produire des illusions considérables de déplacement, particulièrement lorsqu'elle est observée dans un ciel noir.

 

On peut examiner les hypothèses du Météore, puis de l’avion et de la fusée, cela ne convient pas à la description donnée.

 

Aimé Michel ne présente pas simplement le cas comme une rumeur africaine. Il l'intègre à son enquête sur les observations de « soucoupes volantes ». La source secondaire que j'ai retrouvée reproduit explicitement le passage et l'attribue à : Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes, Maison Mame, 1954, p. 133.  L'existence du livre et sa nature sont également confirmées par la Wellcome Collection, qui conserve une édition anglaise de 1958 et décrit l'ouvrage comme une étude fondée notamment sur des témoignages d'experts et de techniciens.  Une piste bibliographique supplémentaire : Janet et Colin Bord. Une compilation ufologique cite également : Janet & Colin Bord, Modern Mysteries of the World, Guild Publishing, London, 1989, pp. 342-343 pour l'observation de Tessalit.  C'est une source secondaire, et elle semble reprendre une information déjà présente dans la littérature ufologique française. Il ne faut donc pas la considérer comme une confirmation indépendante.

 

Le cas apparaît aussi dans des compilations contemporaines J'ai retrouvé le dossier dans une compilation chronologique qui donne explicitement : « 1951, 4 octobre MALI, Tessalit » avec la description de l'objet jaune sombre et de sa trajectoire.  Une autre source en ligne reprend également le récit comme

« La nuit du 3 au 4 octobre 1951, dans le Nord du Mali actuel, aux abords de l'oasis appelée Tessalit » et décrit les deux officiers de l'aviation militaire.

 

Cela confirme surtout que la date 1951 est solidement ancrée dans la littérature secondaire, contrairement à la date « 4 mars 1950 »         trouvée dans une source.

 

Une autre source :

Le cas est cité dans « The Truth About Flying Saucers, » dans le passage consacré à Tessalit :

« In Forces Aériennes Françaises, the journal of the French Air Force, Captain Clérouin discusses the Tessalit sighting and puts it in the “unexplained” category. »

La source nous indique qu’on a traité de ce cas dans la revue Forces Aériennes Française :

Captain Clérouin — revue Forces aériennes françaises
Sujet : observation de Tessalit
Classement : phénomène inexpliqué

La reproduction numérisée du livre est consultable en ligne et contient le passage intégral.

Consulter la reproduction de The Truth About Flying Saucers

 

Nous avons maintenant deux niveaux de documentation :

Niveau 1 — le témoignage

Aimé Michel rapporte l'observation de Tessalit dans sa littérature ufologique des années 1950.

Niveau 2 — une source militaire française contemporaine

Le capitaine Clérouin, dans Forces aériennes françaises, aurait étudié le cas et l'aurait classé dans la catégorie : « inexpliqué »

 

Cela ne signifie évidemment pas : « l'Armée de l'Air française a reconnu un engin extraterrestre ». Cela signifie beaucoup plus précisément : le cas avait été suffisamment pris au sérieux dans un cadre militaire pour faire l'objet d'un examen et n'avait pas reçu d'explication satisfaisante dans cette classification.

 

En cherchant encore :

J'ai également retrouvé une liste provenant d'un dossier UFO de la Royal Australian Air Force, conservé dans les National Archives of Australia.

 

Cette liste reprend l'affaire sous la forme : 10-4-1951 — 2 military pilots — Tessalit — 02.00 — 1 min. — 6 km avec la description : « Fireball, diam. 10 cm, orange rays, first slow, turning 90°, and increasing speed exceedingly » - Autrement dit :

 

-       Octobre 1951 dans cette transcription ;

-       Tessalit ; 02 h 00 ;  

-       2 pilotes militaires expérimentés ;

-       Environ 1 minute ;

-       Distance indiquée : 6 km ;

-       Boule de feu ;

-       Diamètre apparent : 10 cm ;

-       Rayons orange ;

-       Déplacement lent au départ ;

-       Virage de 90° ;

-       Accélération extrêmement importante.

 

Source : Dossier UFO de la National Archives of Australia – transcription du cas de Tessalit

C'est une découverte particulièrement intéressante. Parce qu'elle montre que le cas de Tessalit ne se trouve pas uniquement dans la littérature ufologique française. Il apparaît également dans une documentation étrangère consacrée aux observations d'OVNI.

 

La revue : Forces aériennes françaises – Le Nr ou on trouve l’article de Clérouin.

 

Revue mensuelle officielle de l'Armée de l'Air, éditée par le Comité d'Études Aéronautiques Militaires, 15x24cm, 150 pages, imprimée Lavauzelle. Fondée octobre 1946 par le général Lionel-Max Chassin. Parue jusqu'en décembre 1971.

 

L'article du capitaine Clérouin : Numéro : No 77 - Février 1953 - Titre : "Les S.V., mystère, mirage ou mystification ?" - Auteur : Capitaine Clérouin, qui dirige alors les services de renseignement de l'Armée de l'Air sous les ordres du général Chassin

 

C'est cité noir sur blanc dans Ouranos No 7, avril 1954, page 2 : "Clérouin paru dans le n° de févr. 1953 : Les S.V., mystère, mirage ou mystification ?" 

 

"Dans son enquête des Forces Aériennes Françaises, parue dans la revue de l'Armée de l'Air, le capitaine Clérouin classe l'observation de Tessalit parmi les phénomènes 'non expliqués'." 

 

L'enquête de Clérouin est la première enquête officielle française sur les soucoupes - 1952-1953, une soixantaine de cas collectés par le Bureau scientifique de l'état-major Air. C'est la fameuse SEMOC (Section d'Etude des Mystérieux Objets Célestes), ancêtre du GEPAN. Tessalit y figure comme cas 1951 inexpliqué, avec la mention :

« Le poste météo de Tessalit n’utilisait pas de radio-sonde à l’époque : la confusion avec un ballon ne paraît donc pas possible. D’ailleurs, la vitesse d’éloignement de l’objet exclut toute possibilité de ce genre. » 

 

Scan original :

Il n'y a pas de PDF libre en ligne pour le No 77. Les collections complètes sont à : Bibliothèque numérique de la Défense - Gallica Défense : https://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr - recherche "Forces aériennes françaises 77" - SHD Vincennes - côte 58727 - collection 1946-1951 signalée, mais 1952-1953 consultable sur place

 

AFU - Archives for the Unexplained Suède a scanné Ouranos No 7 qui cite Clérouin, et une partie de la collection Forces aériennes françaises No 84 septembre 1953 (article Plantier) - c'est le numéro juste après - La revue est très rare car diffusion interne Armée de l'Air, pas kiosque. Le seul exemplaire numérisé partiel que j'ai trouvé est le No 84 septembre 1953 avec l'article du lieutenant Plantier : "Le lieutenant Jean Plantier présente ainsi en septembre 1953 dans la revue Forces aériennes françaises sa propre théorie" C'est le numéro qui suit directement celui de Clérouin.

 

Mon avis

Il s'agit donc d'un cas intéressant mais reposant essentiellement sur une source ufologique secondaire ancienne avec une source militaire qui renforce le cas. Nous n’avons pas les noms des officiers et nous n’avons retrouvé un ou des témoignages directs, la source militaire du dossier ou éventuellement d’une administration qui la détiendrait.

Source : https://fr.scribd.com/doc/111519119/phenomene-Ovni-deuxieme-partie

Aimé Michel, Lueurs sur les soucoupes volantes, Maison Mame, 1954, p. 133

Janet & Colin Bord, Modern Mysteries of the World, Guild Publishing, London, 1989, pp. 342-343

 

JUILLET 1971 – BAMAKO – MALI

Observations sur le fleuve Niger

La fiche de UAP Archive — Sighting July 1973 donne l'intitulé :

“Multi-Night UAP Observations Over the Niger River — Bamako, Mali, 1973”

 

La fiche indique :

Juillet 1973

Bamako, Mali

Impression rendue par IA — un objet structuré et lumineux passe silencieusement au-dessus du fleuve Niger, traversant le centre de Bamako de nuit, observé par des membres de l'armée de l'air malienne et des conseillers militaires français depuis plusieurs positions dans la capitale sahélienne pendant la crise de sécheresse de juillet 1973.

 

Évaluation de la crédibilité : Faible

 

Témoin militaire Témoins multiples Document historique

 

Description de l'événement

En juillet 1973, Bamako était la capitale de la République du Mali, pays d'Afrique de l'Ouest ayant accédé à l'indépendance en 1960 sous le nom de Soudan français. Sous la présidence de Moussa Traoré (arrivé au pouvoir par un coup d'État en 1968), le Mali entretenait des relations complexes mais fonctionnelles avec la France, notamment une mission française de conseil et d'assistance technique militaire travaillant aux côtés des forces armées maliennes. Le contexte de juillet 1973 était marqué par une crise humanitaire : la sécheresse au Sahel, l'une des pires jamais enregistrées, entrait dans sa sixième année, dévastant l'agriculture et forçant des millions de personnes à se déplacer au Mali, au Niger, au Sénégal, au Burkina Faso, en Mauritanie et au Tchad. Bamako servait de principal centre logistique pour les opérations de secours internationales, ce qui engendrait une concentration inhabituelle de personnel international – employés d'ONG, fonctionnaires de l'ONU, conseillers militaires français et personnel diplomatique – aux côtés de la population civile et militaire malienne. Cette forte présence de témoins internationaux et diversifiés fait des observations de Bamako en juillet 1973 un événement exceptionnellement bien documenté pour un phénomène aérien non identifié (PAN) en Afrique subsaharienne à cette période.

 

Une vingtaine de témoins, issus de la population mixte de Bamako, ont rapporté les observations de juillet 1973. Parmi eux figuraient des personnels de l'armée de l'air malienne basés à l'aéroport international de Bamako-Sénou, apportant leur expertise aéronautique. Le personnel au sol et les contrôleurs aériens de l'aéroport, connaissant parfaitement l'espace aérien malien et sont capables de distinguer les contacts aériens anormaux, ils ont également contribué à ces observations. Des conseillers militaires français présents à Bamako ont observé le phénomène indépendamment et transmis leurs rapports à Paris via leur chaîne de missions de conseil. Le personnel humanitaire international déployé à Bamako lors de la réponse à la sécheresse a également fait part de ses observations. La diversité des catégories d'observateurs – militaires maliens, conseillers militaires français et civils internationaux – sur plusieurs nuits d'observation constitue une corroboration multisource exceptionnellement solide pour un cas survenu en Afrique de l'Ouest à cette époque. L'objet non identifié a été signalé plusieurs nuits consécutives en juillet 1973, effectuant des passages silencieux au-dessus du fleuve Niger traversant Bamako et au-dessus des quartiers centraux de la ville. L'objet a été décrit comme lumineux et structuré, se distinguant nettement des étoiles, des feux de navigation aérienne ou des lumières de la ville en contrebas. Sa trajectoire suivait le cours du fleuve Niger à certains passages, ce que les témoins – notamment ceux ayant une formation en aviation – ont noté comme une caractéristique de vol inhabituelle. L'objet se déplaçait à des vitesses allant du vol stationnaire lent à une vitesse élevée lors de différents passages. Aucun son n'a été associé à l'objet à aucun moment, malgré les vitesses observées qui auraient dû produire un bruit de moteur clairement audible dans le calme nocturne de cette ville du Sahel.

 

Le fait que les observations se soient déroulées sur plusieurs nuits, La constance des descriptions sur plusieurs nuits et depuis différents points d'observation permet de distinguer ce phénomène d'une simple méprise. En 1973, l'espace aérien malien était desservi par les vols intérieurs d'Air Mali et, occasionnellement, par des liaisons internationales via Bamako-Sénou. L'aviation militaire française, associée à la mission de conseil, a opéré un petit nombre d'appareils depuis cet aéroport. Aucun de ces appareils ne correspond aux caractéristiques décrites : fonctionnement silencieux, forme structurée lumineuse, transitions entre vol stationnaire et vol à grande vitesse, et passages nocturnes répétés le long des cours d'eau. Le schéma de navigation sur le fleuve Niger, observé par des témoins avertis en aviation, est une caractéristique récurrente des observations de PAN (phénomènes aériens non identifiés) au-dessus des cours d'eau à travers le monde. La persistance des observations sur plusieurs nuits, combinée à la diversité des témoins, exclut l'hypothèse d'une méprise opportuniste. Aucun effet d'instrumentation spécifique n'a été documenté. L'infrastructure radar de Bamako-Sénou en 1973 se limitait aux équipements de base nécessaires au trafic commercial intérieur, et aucune source disponible ne confirme l'enregistrement d'un quelconque contact radar. Il est possible que les équipements de communication des conseillers militaires français aient enregistré des interférences anormales durant la période d'observation, mais aucune documentation spécifique ne le confirme. Le principal élément de preuve est le témoignage visuel de plusieurs témoins, recueilli sur plusieurs nuits par différentes catégories d'observateurs.

 

Les conseillers militaires français à Bamako ont transmis leurs observations à Paris via la chaîne de missions de conseil militaire françaises, où elles ont été intégrées au système de signalement du SDECE. En 1973, le SDECE était au plus fort de ses opérations de renseignement en Afrique francophone dans le contexte de la Guerre froide et traitait systématiquement les rapports d'anomalies provenant de ses réseaux de conseillers africains comme des renseignements potentiellement intéressants. Les observations de phénomènes aériens non identifiés (PAN) de 1973 en Afrique francophone – au Mali et dans les pays voisins – ont contribué à l'évaluation plus générale des tendances menée par les services de renseignement français à la suite de la vague mondiale de PAN de 1973. Aucune déclaration publique n'a été publiée par les autorités françaises ou maliennes. La relation de conseil franco-malienne s'est déroulée dans le respect de la discrétion bilatérale habituelle des accords de coopération militaire de la Guerre froide. Les rapports des missions de conseil françaises à destination de Paris étaient classifiés comme renseignements militaires et n'étaient pas accessibles au public ni à la presse. Le gouvernement malien de Moussa Traoré exerçait un contrôle strict sur la presse nationale et interdisait la publication de rapports d'observation militaire sans autorisation officielle. Il en résulta une dissimulation totale. La documentation ultérieure des observations de Bamako de 1973 au sein de la communauté de recherche francophone sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) témoigne de la disponibilité progressive des témoignages, les participants aux événements acceptant de s'exprimer publiquement des décennies après la fin de leur service militaire. Les observations de Bamako en 1973 sont significatives dans le contexte de la vague mondiale de phénomènes aériens non identifiés (PAN) de 1973, la période la plus intensément documentée de l'ère de la Guerre froide. Aux États-Unis, la vague d'octobre-novembre 1973 a notamment donné lieu à l'incident de l'hélicoptère Coyne et à l'enlèvement de Pascagoula, parmi des centaines d'autres cas documentés. La survenue simultanée d'observations similaires en Afrique de l'Ouest francophone – documentées par les services de renseignement militaire français plutôt que par le réseau de signalement civil américain – établit que l'intensification de 1973 était véritablement mondiale et non le fruit de la couverture médiatique américaine. Le fait que les observations de Bamako se soient déroulées sur plusieurs nuits, la diversité des témoins (militaires et civils) et le traitement des rapports par les services de renseignement français font de cet incident l'un des mieux documentés en Afrique de l'Ouest durant la vague de 1973. Ce cas contribue au programme de recherche émergent d'UAP-Afrique.com et des plateformes connexes qui examinent les données africaines sur les PAN, systématiquement négligées.

 

En résumé sur l’observation, elle indique :

 

·         Lieu : Bamako, Mali

·         Date : juillet 1973

·         Durée : plusieurs nuits consécutives

·         Témoins allégués : environ 20 personnes

·         Objet : phénomène lumineux décrit comme structuré

·         Trajectoire : passages silencieux au-dessus du fleuve Niger et de Bamako

·         Témoins supposés : parmi eux, des membres de l'armée de l'air malienne à l'aéroport de Bamako-Sénou

·         Transmission alléguée : des observateurs auraient fait remonter les informations à des conseillers militaires français, qui les auraient transmises au SDECE à Paris.

 

Mais il y a un problème important

Je ne considère pas pour l'instant la mention “SDECE” comme démontrée. J'ai effectué de nombreuses recherches et je n’ai rien trouvé à ce niveau. (le télégramme, rapport militaire, article de presse ou dossier SDECE qui confirmerait cette observation.)

 

En revanche, les archives montrent bien que Bamako était alors étroitement suivie par les services français et que des archives françaises concernant les missions en Afrique et le SDECE existent pour cette période. Les Archives diplomatiques françaises signalent notamment des dossiers « Missions en Afrique et SDECE-SGDN (1973-1979) ».  Le SHD conserve également des fonds relatifs aux relations avec le SDECE couvrant 1945-1979.

 

Cette observation est donc une “source secondaire à confirmer”, et surtout sans prendre en compte la transmission au SDECE comme un fait établi.

https://uaparchive.org/encounters/mali-bamako-uap-1973?from=globe

https://ovnietuapinfo.com/les-ovnis-en-afrique-une-observation-au-senegal-a-tiekene/

https://uapafrique.com/

 

1990 – KELA ET REGION - MALI - DURANT L’ANNNEE NOMBREUSES OBSERVATION

Années 1990, nuit      Kela, région Mandé, 80 kms Bamako - Lumière rouge, djirimasa Mamadou Ba Kamissoko, 13-14 ans, griot  Lumière rouge au sommet arbre roi djirimasa, réapparition devant lui le forçant à faire demi-tour, cri jusqu'au village. Deuxième observation derrière sa hutte. Théorie locale : djinns/wokloni n'aiment pas présence humaine, odeur carburant   UAP Afrique 2024 7

Années 1990, nuit      Kela, cœur village      Wokloni enfant + lumière rouge faisceau     Lansine D., 36 ans fermier + 4 amis vélo  Silhouette courte cheveux longs pointant huttes, fuite cheveux longs visibles. Même nuit champ : lumière rouge au-dessus arbre, faisceau suit groupe jusqu'à entrée village miles  UAP Afrique 2024 7

Tradition ancienne - Mandé   - lumières / Konkoma collectif - sources ethnographiques Culturel, pas ufologique

ANALYSE GENERALE

 

« OVNI / ETHNOLOGIE DES PHENOMENES INSOLITES »

Témoignage de phénomène lumineux, tradition mandingue et étude anthropologique de l'interprétation de l'inexpliqué.

J'ai retrouvé la source principale : l'article de Tristan Routier, qui reproduit les témoignages recueillis à Kela en 2004. Il est particulièrement précieux parce qu'il distingue les récits de Mamadou Ba Kamissoko et de Lansine D. et les replace dans la cosmologie mandingue.

 

KELA, LES LUMIÈRES ROUGES ET LES WOKLONI

Quand les observations d'un phénomène aérien s'inscrivent dans la tradition mandingue Mali — Région du Mandé — années 1990

 

Il existe, dans l'histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique, des témoignages qui posent un problème particulier à l'enquêteur. Ils ne sont pas seulement des récits d'observations insolites.

Ils sont également des récits culturels. L'observateur ne décrit pas nécessairement ce qu'il voit avec le vocabulaire occidental de l'« objet volant », de la « sphère » ou du « PAN ». Il l'inscrit spontanément dans un univers où les génies, les esprits, les êtres surnaturels et les phénomènes lumineux appartiennent depuis longtemps à la représentation traditionnelle du monde. Les témoignages recueillis à Kela, dans le Mandé malien, sont particulièrement intéressants à cet égard. Ils ne démontrent pas l'existence d'un phénomène extraordinaire. Mais ils permettent d'étudier une question beaucoup plus fondamentale : que voit réellement un témoin lorsqu'il observe, dans la nuit, une lumière inhabituelle, et comment sa culture détermine-t-elle l'interprétation qu'il en donne ?

 

Kela se trouve dans la région historique du Mandé, à environ 80 kilomètres de Bamako et à proximité de Kangaba. Le village possède une importance considérable dans la tradition mandingue. Ses familles de griots Diabaté sont notamment associées à la transmission de l'épopée de Soundiata Keïta. Des travaux universitaires consacrés aux traditions orales de Kela confirment cette place particulière. Une version de l'épopée de Sunjara, recueillie auprès de Lansine Diabaté de Kela en 1992, a notamment été publiée en 1995 par la Research School CNWS de Leyde. Le choix de Kela comme terrain d'enquête est donc loin d'être anodin. Il s'agit d'un milieu dans lequel la transmission orale constitue une institution culturelle et les récits concernant les phénomènes inhabituels doivent par conséquent être étudiés simultanément comme des témoignages individuels, des récits transmis oralement ou encore des éléments de tradition locale. Et éventuellement des descriptions de phénomènes physiques mal identifiés.  C'est précisément ce qui rend les observations de Kela intéressantes pour l'ufologie africaine.

 

1. Le témoignage de Mamadou Ba Kamissoko

Le premier récit est particulièrement précieux parce que nous connaissons l'identité du témoin et les circonstances dans lesquelles le récit a été recueilli. Il s'agit de Mamadou Ba Kamissoko, griot résidant à Kela. Son témoignage fut recueilli en 2004, alors que l'enquêteur effectuait un travail de terrain consacré à l'histoire de la royauté mandingue entre les XIIIe et XVe siècles.  L'observation elle-même remonte à son enfance, dans les années 1990. Il avait alors environ 13 ou 14 ans. Le jeune Mamadou se rendait régulièrement vers le fleuve pour acheter du poisson aux pêcheurs, qu'il revendait ensuite à Kangaba. Le trajet entre le fleuve et Kela était d'environ deux kilomètres. Ce soir-là, les pêcheurs ayant tardé à revenir, il entreprit le trajet de retour alors que la nuit était déjà tombée. Après environ trente minutes de marche, alors qu'il approchait du village, il aperçut soudain une lumière rouge très intense semblant provenir du sommet d'un grand arbre. Mais l'arbre n'était pas quelconque. Il s'agissait d'un vieil arbre appelé djirimasa, ou « arbre-roi ». Dans la tradition locale, ce type d'arbre peut être associé à la présence de djinns ou de wokloni.  Le témoin ne décrit donc pas initialement un objet volant. Il voit une lumière.

 

La suite du récit est particulièrement intéressante. Mamadou interprète immédiatement ce qu'il voit comme un djinn et prend la fuite. Mais la lumière semble réapparaître devant lui. Il est alors contraint de faire demi-tour. Paniqué, il court en criant jusqu'au village et se réfugie dans sa case. Ce premier épisode est déjà difficile à interpréter.

 

Nous ne savons pas :

 

·         Quelle était la taille apparente de la lumière ;

·         À quelle distance elle se trouvait ;

·         Si elle était réellement au sommet de l'arbre ;

·         Si elle se déplaçait physiquement ;

·         Si elle était intermittente ;

·         Si elle produisait un bruit ;

·         Combien de temps l'observation a duré ;

·         Quelles étaient les conditions météorologiques ;

·         Si la Lune était visible ;

·         Ni quelle était la visibilité réelle cette nuit-là.

 

Ces informations manquent pour réaliser une véritable reconstitution physique.

 

Une deuxième apparition derrière la case

L'histoire ne s'arrête pourtant pas là. Le témoin affirme avoir revu le même phénomène, toujours de nuit, derrière sa case. Cette fois encore, il l'identifie à un djinn. Mais le récit devient alors particulièrement révélateur sur le plan anthropologique. Mamadou explique que les djinns et les wokloni : préfèrent les endroits isolés ; n'apprécient pas la présence d'un grand nombre de personnes ; disparaissent lorsque des motos ou des automobiles arrivent et seraient sensibles à l'odeur du carburant.

 

Ce dernier détail est très intéressant. Il ne constitue évidemment pas une propriété physique démontrée d'une entité inconnue. Mais il montre comment l'expérience individuelle et la croyance collective se combinent pour produire une explication cohérente du phénomène.

 

Le témoignage de Lansine D.

Un deuxième habitant de Kela, désigné sous le nom de Lansine D., fournit un témoignage encore plus complexe. Il était agriculteur et âgé de 36 ans au moment du recueil. Il raconte avoir vu, lorsqu'il avait environ 23 ans, un wokloni au cœur même du village. Il rentrait de nuit avec quatre amis après une cérémonie organisée dans un village voisin. Arrivés à Kela, ils découvrent le village pratiquement désert. Ils aperçoivent alors une petite silhouette aux cheveux longs. Lansine l'interpelle. La créature pointe un doigt en direction de plusieurs cases. Le témoin connaît les enfants des familles habitant ces cases et considère que l'être ne peut donc pas provenir de cet endroit. La silhouette s'écarte alors et s'enfuit.

 

Lansine affirme avoir encore vu ses longs cheveux lorsqu'il la poursuivait. Il conclut qu'il s'agissait d'un wokloni.

 

Le témoignage devient encore plus intéressant parce que le même homme rapporte une seconde expérience, cette fois clairement lumineuse. Lansine rentrait à bicyclette avec quatre amis après avoir assisté à un baptême dans un village voisin. Ils quittent la route goudronnée pour emprunter le chemin menant à Kela. Lorsqu'ils passent sous un grand arbre, ils aperçoivent : une lumière rouge au-dessus d'eux. Effrayés, ils accélèrent. La lumière reste apparemment près de l'arbre mais projette alors un faisceau lumineux en direction du groupe. Selon Lansine, le faisceau semble les accompagner jusqu'à l'entrée de Kela. Il estime que la lumière pouvait les suivre sur plusieurs kilomètres. Il rapporte également une tradition selon laquelle certaines personnes auraient été blessées par ces lumières. Dans certains récits, la lumière tomberait du ciel « comme des graines » et pourrait provoquer des blessures.

 

Nous sommes ici devant un élément essentiel de l'affaire. Le mot wokloni ne désigne pas nécessairement une seule catégorie d'entité. Dans les témoignages recueillis à Kela, le même terme semble pouvoir désigner :

 

·         Une petite créature humanoïde ;

·         Un être ressemblant à un enfant ;

·         Une entité associée aux arbres ;

·         Une manifestation lumineuse ;

·         Ou un phénomène surnaturel plus général.

 

Il serait donc dangereux de traduire automatiquement wokloni = extraterrestre. Ce serait une erreur méthodologique.

 

L'article de Tristan Routier s'appuie notamment sur des travaux d'historiens et de spécialistes des traditions mandingues. Lors d'un colloque organisé à Bamako en 1976, l'historien Djibril Tamsir Niane établissait déjà une correspondance entre le djinn et le wokolo dans la terminologie malinké. Le professeur Wa Kamissoko distinguait quant à lui plusieurs catégories de génies du Mandé, parmi lesquelles : les Nyama ; les Sigifen ; les Konkoma ; les Gwere ou encore les Wokolo. Cette classification est capitale pour comprendre Kela. Elle montre que le monde invisible mandingue n'est pas un ensemble indistinct de « fantômes ». Il existe une véritable taxonomie traditionnelle des êtres et phénomènes invisibles.

 

Les Konkoma : un rapprochement particulièrement intéressant - Parmi ces catégories, les Konkoma sont particulièrement intéressants pour l'étude des observations de Kela. Selon les informations rapportées par Routier à partir des travaux de Youssouf Tata Cissé, les Konkoma peuvent se manifester sous la forme :

 

·         De points lumineux ;

·         De flammes ;

·         Ou de traînées de flammes.

 

Ces manifestations seraient notamment connues des chasseurs et pourraient apparaître de nuit dans la brousse.  Nous avons donc une situation remarquable : le folklore mandingue possède déjà, indépendamment du vocabulaire moderne des OVNI, une catégorie de phénomènes lumineux nocturnes. Cela ne prouve absolument pas que les lumières observées à Kela étaient des Konkoma, mais cela fournit une hypothèse anthropologique beaucoup plus solide : le témoin confronté à une lumière nocturne inhabituelle dispose déjà, dans son environnement culturel, d'un cadre interprétatif permettant de lui donner un sens.

 

Les traditions mandingues donnent également au wokloni une dimension humanoïde. Youssouf Tata Cissé décrit notamment le wòkulò / wòkulònin comme un « petit être ». D'autres appellations existent selon les régions et les langues. Les traditions lui attribuent notamment une petite taille et des caractéristiques physiques particulières.  C'est ce qui donne au témoignage de Lansine D. une importance particulière. Sa description :

 

Petite taille + longs cheveux + déplacement rapide + apparition nocturne

 

peut être comparée à la représentation traditionnelle du petit être. Mais là encore, corrélation culturelle ne signifie pas identification physique.

 

L'intérêt du dossier augmente encore lorsque l'on constate que des traditions comparables apparaissent dans d'autres régions d'Afrique occidentale. L'article évoque notamment les correspondances proposées entre :

 

·         Wokloni / woklo chez les Mandingues ;

·         Atakurma chez les Zarma-Songhay ;

·         Nyamnyam dans certaines traditions haoussa ;

·         Et diverses figures de petits êtres ou génies dans le Sahel.

 

Certaines traditions parlent de petits êtres vivants dans les arbres, les cavernes ou les espaces sauvages.  Il ne faut toutefois pas transformer ces similitudes en preuve d'une réalité biologique commune. Elles peuvent également témoigner de structures mythologiques récurrentes dans des sociétés confrontées aux mêmes environnements naturels et aux mêmes expériences nocturnes difficiles à identifier.

 

Une hypothèse anthropologique particulièrement intéressante

Certains chercheurs ont proposé une interprétation historique des traditions relatives aux petits êtres. Le professeur Filifing Sako a notamment suggéré que les récits de petits hommes pourraient conserver le souvenir mythifié d'anciens peuplements humains du Sahel. Cette hypothèse est évidemment différente d'une interprétation extraterrestre. Elle propose que certaines traditions concernant des « petits hommes » puissent être des souvenirs culturels transformés de populations anciennes.  Cette hypothèse est séduisante, mais elle doit rester présentée comme telle. Elle ne permet pas d'identifier les êtres observés par Lansine D.

 

C'est ici que l'analyse ufologique doit commencer. Et paradoxalement, c'est peut-être là que Kela devient plus intéressant. Nous disposons de témoignages. Mais nous ne disposons pratiquement d'aucune donnée instrumentale. Il manque notamment : photographie ; vidéo ; mesure angulaire ; distance etc…

Nous devons donc distinguer deux niveaux.

·         Niveau 1 : le phénomène a-t-il été vécu ?

Oui, selon les témoignages recueillis. Les récits sont suffisamment précis pour considérer que les témoins rapportent réellement avoir vécu quelque chose qu'ils ont jugé inhabituel.

·         Niveau 2 : savons-nous ce qu'ils ont observé ?

Non. C'est précisément ici que commence l'incertitude.

 

Une lumière rouge nocturne peut avoir de nombreuses causes naturelles ou artificielles. Sans date précise, il est impossible d'effectuer une reconstitution astronomique sérieuse. Il faudrait connaître, pour chaque observation :

 

Année — mois — jour — heure — direction d'observation.

 

On pourrait alors vérifier : les planètes ou les étoiles brillantes proches de l'horizon ; météores ; satellites ou encore par exemple rentrées atmosphériques. Une étoile ou une planète proche de l'horizon peut présenter des variations apparentes de couleur dues aux turbulences atmosphériques. Une source lumineuse fixe peut également donner l'impression de se déplacer lorsque l'observateur est lui-même en mouvement.

 

La région du Mandé présente également un environnement dans lequel poussières, chaleur, humidité et phénomènes atmosphériques peuvent modifier fortement l'apparence d'une source lumineuse. Une lumière située à plusieurs kilomètres peut être difficile à localiser dans l'obscurité. C'est particulièrement important dans le récit de la lumière qui semble rester sur un arbre tout en projetant un faisceau vers les témoins. Le témoin peut parfaitement avoir perçu deux éléments distincts comme appartenant à une même source.

 

Il serait cependant tout aussi réducteur de déclarer : « Ce sont simplement des croyances africaines. » Ce serait une mauvaise démarche scientifique. Une croyance culturelle peut expliquer l'interprétation d'un événement sans expliquer nécessairement l'événement initial. C'est une distinction fondamentale.

Un témoin peut réellement voir une lumière inhabituelle. Puis son cerveau cherche une explication.

 

À Kela, cette explication peut être : djinn → wokloni → génie de l'arbre.

 

Dans une société occidentale contemporaine, le même phénomène pourrait être décrit comme : « OVNI » → « drone » → « appareil militaire » → « extraterrestre ».

 

Le phénomène perceptif initial peut donc être identique alors que son interprétation culturelle change.

 

Un autre élément doit être pris en considération. Les deux récits comportent une forte dimension émotionnelle :

 

·         Peur ;

·         Fuite ;

·         Cris ;

·         Accélération à bicyclette ;

·         Sentiment d'être suivi ;

·         Recherche d'un refuge.

 

Or la peur modifie considérablement la perception. Dans l'obscurité, lorsqu'un observateur pense être poursuivi par quelque chose, son attention devient extrêmement sélective. Chaque mouvement de lumière peut être interprété comme une poursuite. Une source fixe peut alors sembler se déplacer. Un phénomène intermittent peut sembler « réagir » à l'observateur. Ce mécanisme ne signifie absolument pas que le témoin ment. Il signifie simplement que perception et interprétation sont indissociables dans une observation nocturne fortement émotionnelle.

 

C'est probablement la conclusion la plus intéressante du dossier Kela. Les témoins ne semblent pas avoir cherché à transformer leur expérience en histoire extraterrestre. Ils utilisent un vocabulaire traditionnel : djinn — wokloni — arbre-roi — génie — lumière. Cela nous oblige à sortir d'un modèle trop occidental de l'ufologie.

L'étude des PAN en Afrique ne peut pas consister uniquement à chercher dans les archives les mots :

OVNI, UFO, soucoupe volante, extraterrestre. Il faut également rechercher : génie, esprit, lumière, feu, petit homme, apparition, arbre sacré, être nocturne, flamme, phénomène céleste. C'est probablement l'une des raisons pour lesquelles les catalogues occidentaux sous-estiment historiquement le nombre de récits africains.

 

Kela : un cas ufologique ou anthropologique ?

La réponse est probablement : les deux, mais pas de la même manière. Comme cas ufologique classique, Kela est relativement faible. Il n'existe aucune donnée instrumentale et les observations sont anciennes, imprécises dans leur datation et recueillies plusieurs années après les faits. En revanche, comme cas d'étude de la perception et de l'interprétation culturelle des phénomènes inhabituels, Kela est exceptionnel. Il montre comment une société possède déjà les catégories permettant de classer un événement étrange.

 

Il faut donc éviter deux conclusions extrêmes.

 

·         Première erreur :

« Les wokloni sont des extraterrestres. »

Aucune donnée de Kela ne permet de soutenir cette affirmation.

 

·         Deuxième erreur :

« Les témoins ont simplement raconté des histoires traditionnelles. »

Cette conclusion est également insuffisante.

 

Les témoignages décrivent des expériences vécues, mais nous ne savons pas quelle réalité physique se trouvait derrière ces expériences. La position scientifique correcte est donc : phénomène rapporté, non identifié, interprété dans un cadre culturel mandingue. C'est précisément cette formulation qui me paraît la plus solide pour votre ouvrage.

 

Une classification possible

 

Je vous proposerais de présenter les observations ainsi :

 

Date

Lieu

Phénomène

Témoins

Source

Évaluation

Années 1990

Kela, Mandé

Lumière rouge au sommet d'un djirimasa

1

Récit de Mamadou Ba Kamissoko, recueilli en 2004

🟡 Moyenne

Années 1990

Kela, Mandé

Lumière rouge réapparaissant devant le témoin

1

Même récit

🟡 Moyenne

Années 1990

Kela

Lumière rouge derrière la case

1

Même récit

🟡 Moyenne

Années 1990

Kela

Wokloni humanoïde de petite taille

1

+ récit

Lansine D., recueilli en 2004

🟡 Moyenne

Années 1990

Kela

Lumière rouge + faisceau accompagnant un groupe

5

Lansine D. et quatre compagnons

🟡 Moyenne

 

Attention : « moyenne » ici signifie qualité du témoignage et intérêt documentaire, et non probabilité que l'objet soit un engin extraordinaire.

 

Conclusion

Les récits de Kela ne constituent pas, en l'état actuel des informations disponibles, une preuve de la présence d'un engin extraterrestre ou même d'un phénomène aérien matériel. Ils sont néanmoins beaucoup plus importants qu'une simple histoire de « petit homme » ou de « lumière rouge ». Ils montrent que dans le Mandé, une observation inhabituelle peut être immédiatement intégrée à une cosmologie dans laquelle les arbres anciens, les génies, les petits êtres et les manifestations lumineuses ont une place définie.

Le témoignage de Mamadou Ba Kamissoko est particulièrement intéressant parce qu'il associe une lumière rouge, un djirimasa, les djinns, les wokloni et une expérience personnelle de peur. Celui de Lansine D. est encore plus remarquable puisqu'il décrit séparément une créature humanoïde puis une lumière rouge accompagnée d'un faisceau, observée cette fois par un groupe de cinq personnes.  Mais le chercheur doit résister à la tentation de transformer automatiquement le vocabulaire traditionnel en vocabulaire extraterrestre. Un wokloni n'est pas un « extraterrestre africain ». Et une lumière rouge n'est pas nécessairement un PAN. En revanche, l'expérience qui se trouve derrière ces récits mérite d'être étudiée, précisément parce que nous ne savons pas encore ce qui a été observé. Kela nous rappelle ainsi une vérité essentielle pour l'étude des PAN en Afrique : pour comprendre ce que les témoins ont vu, il faut aussi comprendre le monde dans lequel ils ont appris à regarder.

 

Et c'est probablement là que réside l'intérêt scientifique majeur de Kela : non pas prouver que les djinns ou les wokloni sont des objets volants non identifiés, mais étudier comment un phénomène nocturne inexpliqué est perçu, nommé et intégré dans une culture qui possède depuis des siècles son propre langage de l'invisible.

 

Sources principales

La source moderne fondamentale est l'étude de Tristan Routier, « La phénoménologie OVNI en Afrique – De la place de l’invisible dans la mystique au Sahel… », publiée le 23 juin 2024 par UAP Afrique

Pour le contexte historique et oral de Kela, les travaux sur les griots Diabaté sont également importants. Jan Jansen a notamment étudié leur rôle dans la transmission de la tradition mandingue ; son étude sur les griots de Kela souligne leur position exceptionnelle dans le monde mandé.

Enfin, l'ouvrage L'Épopée de Sunjara, d'après Lansine Diabate de Kela (Mali), publié en 1995, constitue une référence universitaire indépendante importante pour replacer Kela dans son contexte de transmission de la tradition orale mandingue.

https://africultures.com/les-griots-de-kela-des-paroles-quon-devrait-entendre1-3619/ 

https://orbitaceromendoza.blogspot.com/2024/06/?utm_source=chatgpt.com

https://uapafrique.com/2024/06/23/la-phenomenologie-ovni-en-afrique-de-la-place-de-linvisible-dans-la-mystique-au-sahel-comprehension-du-phenomene-a-travers-le-prisme-religieux-vernaculaire/?utm_source=chatgpt.com

https://www.researchgate.net/publication/30429603_La_mission_Griaule_a_Kangaba_Mali

 

2023 – 2024 – TOMBOUCTOU - MALI

Observation Tombouctou - 2 orbes

Titre YouTube: UNKNOWN IN THE NIGHT SKIES OF MALI —  

Lieu : Tombouctou, Mali

Phénomène : deux orbes lumineux flottants, silencieux

Source : vidéo non éditée reçue via WhatsApp

Chaîne de transmission : contact de Hasan, frère de l'auteur

Statut dans la vidéo : événement en cours de développement

 

Description officielle de la vidéo :

J'ai reçu une vidéo du contact de mon frère Hasan à Tombouctou, au Mali, littéralement dans l'heure qui s'est produite via WhatsApp. Ce que vous allez voir, c'est une vidéo non éditée de deux orbes lumineuses flottant silencieusement au-dessus du ciel de Tombouctou.

 

Le moteur de recherche confirme bien le titre et la description: I received a video from my brother Hasan's contact in Timbuktu, Mali literally within the hour if it happening via WhatsApp. What you are about to see is an unedited video of two glowing orbs hovering silently over the skies of Timbuktu. 

Lien direct: https://www.youtube.com/watch?v=TajjwSHmo58

 

 Vidéo non éditée reçue via WhatsApp dans l'heure de l'événement, via le contact à Tombouctou du frère Hasan. Deux orbes lumineux flottants, silencieux, au-dessus de Tombouctou. Événement en cours de développement.

 

Analyse rapide

1. Caractéristiques UAP Type : Lumières nocturnes - orbes. 2 objets distincts, pas en formation fixe décrite, vol stationnaire.

Signature : lumineux auto-émettant (pas reflet), silencieux. C'est le critère qui élimine avion/hélico classique à basse altitude dans le désert calme de Tombouctou.

Comportement : flottant / hovering - pas de trajectoire balistique, pas de clignotement type anti-collision.

 

2. Ce qui est intéressant dans ce cas

Fraîcheur : reçu "within the hour" via WhatsApp, donc pas une vieille vidéo recyclée. Chaîne courte : témoin direct > Hasan > frère qui poste. On a un contact à remonter, pas juste un upload anonyme.

Ciel de Tombouctou : pollution lumineuse quasi nulle, très bon terrain pour observer. Peu de trafic aérien civil nocturne régulier.

 

3. Limites / points faibles

Compression WhatsApp : détruit les métadonnées EXIF, lisse les détails, crée des artefacts lumineux qui peuvent grossir des sources ponctuelles.

 

Source de 2ème main : on n'a pas le témoignage du filmeur lui-même, ni heure exacte, ni direction d'observation, ni durée.

 

Pas de repère au sol : sans bâtiments/étoiles visibles, impossible d'estimer altitude, taille, distance. Contexte Mali : zone avec activité drones militaires, surveillance, et aussi lâchers de lanternes lors de fêtes locales. Les deux peuvent donner 2 lumières silencieuses stationnaires.

 

20 AOUT 2025 - REGION DU SAHARA - MALI

Observation d'OVNI NUFORC 193613

Date d'apparition : 20/08/2025 à 03h53 heure locale.
Signalement : 28/10/2025 à 09h03 heure du Pacifique.
Durée : 1 à 2 heures.
Nombre d'observateurs : 2 (pilote, expert en aviation ).
Lieu : Mali.
Détails du lieu : localisation précise et heure UTC fournies dans la vidéo.
Forme : lumière.
Couleur : blanche.
Vue depuis : avion .
Angle d'élévation : 30°.
Explication : Starlink (Racetrack) -
Caractéristiques possibles : des lumières sont observées sur 1 à 5 objets lumineux pendant une durée de 1 à 2 heures. Ils se déplacent selon une trajectoire courbe.


Dans la région du Sahara, j'observe fréquemment des lumières brillantes, au nombre de 1 à 5 ou 6. Elles apparaissent individuellement ou par groupes de 2 à 6 simultanément. Leurs mouvements peuvent être synchrones ou divergents. Leur luminosité varie de façon synchrone ou indépendante. Leur mouvement est chaotique, contrairement à celui des satellites qui se déplacent en ligne droite. En avion, à haute altitude, l'angle par rapport à l'horizon est d'environ 30 degrés.

 

NOTE : Ce cas inscrit dans la base de données du NUFORC par le témoin, du fait du manque de précision, il ne peut pas être examiné..

https://nuforc.org/sighting/?id=193613&utm_source=chatgpt.com  

 

 

Chapitre XII – 31

29 - MAURITANIE

 

LES OVNIS EN MAURITANIE

Les données et archives publiques consacrées spécifiquement aux Objets Volants Non Identifiés (PAN/OVNI) en Mauritanie sont extrêmement limitées. Contrairement à des pays disposant d'organismes civils ou militaires dédiés (comme le GEIPAN en France), la Mauritanie ne possède pas de registre officiel centralisé accessible sur le web.

 

Les signalements recensés dans les bases de données internationales (NUFORC, archives de l'US Air Force / Project Blue Book, bases ufologiques européennes) ainsi que dans la presse régionale restent isolés.La base américaine US UFO Center reconnaît ellemême que les dossiers sont en cours de rattrapage : "There have been a number of UFO Reports received from Mauritania and we are working to add those into this forum" et annonce son "Disclosure Project" à partir du 22/03/2025 pour diffuser les cas soumis depuis la page Mauritanie. 

 

On peut aussi expliquer le faible nombre d’observations par :

1      Absence d'organisme d'enquête dédié : Aucune structure étatique mauritanienne ne collecte formellement les témoignages d'OVNI.

2      Culture de la tradition orale : Dans les zones nomades et désertiques, les Phénomènes Aériens Non Identifiés (PAN) sont souvent interprétés localement à travers des explications traditionnelles ou culturelles, sans faire l'objet de rapports administratifs.

3      Faible densité de radars civils secondaires : Les zones désertiques mauritaniennes ne disposent pas d'une couverture radar civile intégrale traçant chaque anomalie d'altitude, limitant ainsi les données techniques confirmées.

 

Les Djinns et les OVNIs en Mauritanie ont faits souvent l’objet d’histoires étranges.  C'est un point bien documenté par les travaux anthropologiques sur la société maure. Dans les traditions bidân, le monde naturel n'est pas seulement constitué du monde visible. Des êtres surnaturels peuvent être associés à certains lieux, notamment aux espaces désertiques, aux sources, aux mines et aux endroits considérés comme dangereux. Une étude anthropologique consacrée aux croyances et pratiques de l'Adrar rapporte notamment des récits dans lesquels les djinns interviennent directement dans la vie sociale et religieuse. Des pratiques rituelles destinées à éloigner ou neutraliser un Jinn sont attestées dans la région. Encore plus intéressant une source ethnographique rapporte que, dans les conceptions bidân du monde surnaturel, certains êtres maléfiques peuvent être perçus sous une forme humaine, animale ou comme des « boules de feu ». Cela donne un contexte culturel important aux récits de lumières mystérieuses. On trouve donc dans les récits anciens, les légendes, une interférence Djinns et « des lumière », « du feu comme les boules de feu volantes », « des char volants », « des apparition » ou phénomènes nocturnes, mais il ne faut pas y voir forcément des récits d’OVNIs tels que nous les concevons aujourd’hui.

 

On trouve en Mauritanie une formation naturelle : Le dôme de Richat, appelé aussi « l’œil du Sahara », qui est parfois présenté dans des publications populaires comme pouvant avoir un rapport avec des extraterrestres, elle serait même une piste d’atterrissage pour ovni ou décrite comme une ancienne structure artificielle. Mais les recherches géologiques établissent une origine naturelle : il s'agit d'une grande structure géologique érodée qui a 100 millions d’années !

  

En Mauritanie les recherches disponibles font surtout apparaître des phénomènes célestes spectaculaires, plusieurs ayant été identifiés comme des météorites. Deux signalements contemporains — Nouadhibou en 2008 et Boumdeid en 2012 — restent toutefois à ce jour insuffisamment documentés pour permettre une identification définitive comme étant une météorite ou un bolide. Comme le Sud Maroc, la Mauritanie et même le Sahara, ce sont des zones ou la chute de météorites est fréquente. Citons la base du Meteoritical Bulletin qui recense de nombreux matériaux météoritiques trouvés en Mauritanie. Elle liste notamment :

 

·         Chinguetti, trouvé en 1920 ;

·         Kiffa, chute observée en 1970 ;

·         Aioun el Atrouss, chute observée en 1974 ;

·         Boumdeid (2003) ;

·         Boumdeid (2011) ;

·         Dayet el Aam (2012) ;

·         Choum 001 (2021) ;

·         Choum 002 (2022).

 

L’ufologie Mauritanienne présente donc de nombreuses particularités dont il faut tenir compte dans nos analyses.

 

 

CATALOGUE :

 

PAS DE DATE !  Nous évoquons ce dossier pour information. - MAURITANIE

CAS SIGNALÉ PAR UNE SOURCE SECONDAIRE — NON VÉRIFIÉ

·         Lieu : Adrar / wadis non précisés
Date : inconnue
Témoins : inconnus
Description : « orbes lumineuses » présentant des formes ou motifs évoquant des soucoupes
Source : Dyerbolical, Phantom Caravans of the Sahara: Jinn, Lost Traders, and Spectral Warnings in Mauritania, 7 mars 2026.
Source primaire : aucune retrouvée
Enquête : aucune retrouvée

https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown/

 

1970 – ADRAR – FIERY - MAURITANIE

Chariots (sawari al-nar)" décrits par les bédouins, coïncidant avec les booms miniers – La source ne donne aucune référence précise.

 https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown/

 

DEBUT 1970 AXE NOUADHIBOU - ATAR — (Secteur ferroviaire / Nord)

·         Contexte : Signalement d'employés et conducteurs du train minéralier (SNIM).

·         Description : Observation nocturne de globes lumineux (phénomène souvent qualifié de « lumières du désert ») suivant une trajectoire parallèle aux voies ferrées avant de monter en flèche vers la haute atmosphère.

·         Hypothèse : Fata Morgana / mirage optique lié à l'inversion thermique importante dans le désert, ou débris spatiaux lors d'une rentrée atmosphérique.

 

Début des années 1970 — ligne Nouadhibou–Zouérate

La première chose à corriger dans la reprise d’une source est le trajet : le train minéralier ne relie pas directement Nouadhibou à Atar. La ligne minière relie Nouadhibou à Zouérate, avec notamment Choum sur le parcours ; Atar est desservie par une route depuis Choum. Une étude géographique sur le chemin de fer confirme l'existence des bases de maintenance de Boulanouar, Dibilâl, Aghoueyyit, Amchigdel-Tmeymichat, etc. le long de la ligne.

 

Le contexte ferroviaire, lui, est parfaitement attesté La construction du complexe MIFERMA et de la voie ferrée a commencé au début des années 1960. En 1963, le complexe Fort-Gouraud–Port-Étienne était inauguré, avec une voie ferrée d'environ 650 km et une importante infrastructure minière.  Un document historique indique qu'en 1973, trois trains minéraliers circulaient quotidiennement entre Zouérate et Nouadhibou, avec quatre locomotives et environ 180 wagons par train.

 

Et un témoignage publié par Le Monde confirme qu'en 1973, Matala Ahmed était devenu chef de bord d'un train minéralier, après une période où ce poste était occupé par des expatriés français.  Donc :

« Employés et conducteurs du train minéralier au début des années 1970 » est historiquement tout à fait crédible.

Source : La source primaire n’a pas été retrouvée.

 

23 OCTOBRE 1970 — KIFFA - MAURITANIE

Chute d’une météorite accompagnée d'une explosion

·         Lieu : environ 8 km au sud-ouest de Kiffa, région de l'Assaba
Date : 23 octobre 1970
Heure : 14 h 55 GMT

 

Ce cas n'est pas un OVNI, mais il mérite d'être intégré parce qu'il constitue une observation spectaculaire

du ciel en Mauritanie.

 

-       Des témoins ont signalé :

-       Des explosions bruyantes ;

-       Un nuage blanc dans le ciel ;

-       Puis la chute d'une pierre ;

-       Un impact dans le sable.

 

Une météorite d'environ 1,5 kg a été récupérée et examinée par les autorités. Le Meteoritical Bulletin classe cette météorite comme une chondrite ordinaire H5.

Statut

·         Identifié : météorite.

·         . La météorite de Kiffa

·         Lieu : environ 8 km au sud-ouest de Kiffa, Assaba
Date : 23 octobre 1970
Heure : 14 h 55 GMT

 

Ce cas est signalé comme phénomène céleste identifié, et non comme OVNI. Des détonations furent entendues et un nuage blanc fut observé dans le ciel. Le lendemain, un enfant découvrit une météorite à environ 8 km de Kiffa. Elle avait produit un petit trou dans le sable. Moins de 1,5 kg de matière furent récupérés.  La météorite est officiellement classée H5.

 

Intérêt pour l'ufologie

Très intéressant comme cas de contrôle : un phénomène céleste spectaculaire peut être accompagné de bruit, de lumière et d'un impact au sol, puis être identifié matériellement.

 

17 AVRIL 1974 — GOUNQUEL / AIOUN EL ATROUSS - MAURITANIE

Une boule de feu et un bang supersonique

·         Lieu : environ 40 km au sud d'Aioun el Atrouss, localité de Gounquel
Date : 17 avril 1974

 

Une boule de feu fut observée et un bang sonique entendu. Des matériaux météoritiques furent ensuite récupérés sur trois sites différents par des habitants de la région.

 

La météorite est aujourd'hui classée diogénite, avec une masse officiellement enregistrée d'environ 1 kg.

Statut

IDENTIFIÉ — météorite.

 

17 AVRIL 1974 - AIOUN EL ATROUSS – GOUNQUEL - MAURITANIE

Il ne s'agit pas d'un OVNI, mais d'une chute céleste spectaculaire.

17 avril 1974 — Gounquel - Une météorite de type diogénite d'environ 1 kg est tombée à Gounquel, dans le sud-est de la Mauritanie. L'événement est répertorié dans la littérature météoritique scientifique.

 

Il montre que la Mauritanie possède une longue histoire de phénomènes célestes observables et de chutes météoritiques. Il est à noter que les chutes météoritiques ont pu alimenter les récits de phénomènes célestes en Mauritanie et parfois être qualifié d’ovni.

 

1994 — F'DÉRIK, TIRIS ZEMMOUR - MAURITANIE

Cas allégué — non corroboré

 

Une source secondaire attribue à la région de F'Dérik une observation collective d'un objet décrit comme un disque émettant des faisceaux lumineux. Le récit affirme que ces faisceaux auraient affecté ou immobilisé du bétail. La même source prétend que des documents de l'Armée de l'air mauritanienne, rendus publics en 2015, auraient confirmé des détections radar.

Recherche documentaire : aucune source primaire retrouvée à ce jour. Cas non détaillé sans source et compte tenu du texte il faut se méfier…. Possible Fake

 

Origine de l’information :

Près de F'Dérik, Tiris Zemmour

Observation de masse : « Une observation massive en 1994 près de F'Derik impliquait un disque émettant des faisceaux qui pétrifiaient le bétail. Les dossiers de l'Armée de l'air mauritanienne, fuités en 2015, confirment des verrouillages radar

 

Dyerbolical, cite une fuite non vérifiée de l'armée de l'air mauritanienne

https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown

 

24 SEPTEMBRE 2003 — BOUMDEID - MAURITANIE

Une véritable chute météoritique

·         Lieu : environ 28 km au nord de Boumdeid, région du Tagant
Date : 24 septembre 2003
Heure : entre 21 h et 22 h

 

Un groupe de nomades, dirigé par Isselmou Ould Dah, aurait observé une boule de feu dans le ciel. Peu après, une pierre est tombée près de leur campement. Elle était encore chaude lorsqu'elle fut récupérée. La masse complète pesait environ 190 grammes. Les analyses ont conduit à l'identification d'une chondrite L6, officiellement enregistrée sous le nom Boumdeid (2003).

 

Un détail particulièrement intéressant : la radioactivité confirme la date

Ce n'est pas simplement une pierre trouvée dans le désert puis attribuée à l'événement.

Une mesure du radionucléide ^22Na, ainsi que du ^26Al, a été effectuée sur l'échantillon. Les résultats sont compatibles avec une chute en 2003, ce qui constitue un élément supplémentaire en faveur de l'identification.

 

Intérêt ufologique

Ce cas montre une nouvelle fois la difficulté de l'identification des phénomènes lumineux nocturnes dans une région désertique.

 

Mais ici nous disposons d'une preuve exceptionnelle : Le phénomène lumineux a été suivi par la récupération physique de la météorite. Statut Résolu — météorite.

https://www.lpi.usra.edu/meteor/metbull.cfm?code=57168&

 

 

22 FÉVRIER 2008 — RÉGION DE NOUADHIBOU – CANSADO  - MAURITANIE

C'est actuellement le seul cas que je retrouve dans une base contemporaine de signalements OVNI avec une fiche explicitement rattachée à la Mauritanie.

 

Photo prise lors de l’observation - 22 février 2008 à CANSADO

 

Énigme n° 224035

2 témoins​

2008 févr. 22 • 06h30 UTC+0

Cansado, Dakhlet Nouadhibou, Mauritanie

 

Témoignage

Un éclair soudain et aveuglant a déchiré l'atmosphère et, pendant une fraction de seconde, ce qui ressemblait à un vaisseau lumineux a filé vers l'ouest. J'avais décidé de me lever tôt pour photographier le lever du soleil à Cansado, en Mauritanie. Il était environ 6h30, heure locale, et je me trouvais sur la côte avec un jeune homme du coin rencontré pendant mon séjour.

 

Alors que je prenais des photos d'essai, un éclair soudain, suivi d'un coup de tonnerre, a retenti sur l'océan. Une lumière vive est apparue, puis une traînée lumineuse autour de laquelle s'est formée une sphère, à quelques centaines de mètres au-dessus de la surface de l'eau, à environ un demi-kilomètre du rivage. Elle est restée ainsi un instant avant de filer vers l'ouest, laissant une traînée blanche incandescente qui s'estompa rapidement. L'événement n'a duré que 30 secondes, l'apparition initiale avant la disparition n'ayant duré que 5 secondes. Il m'a semblé que l'engin ou l'objet était entré spontanément dans l'atmosphère, perturbant momentanément la pression atmosphérique locale, comme une onde de choc occupant violemment un espace auparavant vide. Un grondement semblable au tonnerre, mais plus discret, retentit, et une poche de lumière bleue s'étira tandis qu'une sphère violette et lumineuse en émergeait. Tandis que la traînée lumineuse et la sphère semblaient s'étirer à nouveau de façon étrange, un autre éclair, plus faible, se produisit, et la sphère disparut dans un filament de lumière bleu-blanc qui resta suspendu dans l'air quelques secondes après sa disparition.

 

C'est la seule photo correctement exposée durant l'incident, grâce à la lumière intense de l'événement et à la lumière ambiante.

.

La source primaire de l’observation serait le MUFON.

 

CONCLUSIONS SUR CE CAS :

Deux personnes déclarent avoir observé, vers 06 h 30 UTC, un phénomène lumineux extrêmement intense au-dessus de l'océan. Le témoin principal décrit un éclair, une sphère lumineuse bleutée-violette, une traînée et plusieurs manifestations lumineuses accompagnées d'un bruit comparable au tonnerre. L'événement aurait duré environ trente secondes. Une photographie, prise pendant l'observation, a été conservée et publiée dans la fiche Enigma #224035.

 

L'image montre effectivement une source lumineuse très intense, mais sa structure apparente peut être fortement influencée par la saturation et les phénomènes optiques de l'objectif. La photographie ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à la présence d'un objet solide. La photo ne laisse pas entrevoir d’indices de trucage. Un bolide ou un autre phénomène atmosphérique constitue une hypothèse à examiner, mais aucune identification définitive n'est actuellement établie.

 

Nous avons examiné la position du soleil a l’heure et le jour de l’observation. Voici le résultat de cette analyse :

 

Le calcul astronomique pour Cansado (≈ 20,85° N ; 17,03° O), coordonnées cohérentes avec les sources géographiques disponibles.

 

Résultat important

Le 22 février 2008 à 06 h 30 UTC, le Soleil n'était pas encore levé. - Lever du Soleil estimé : ~07 h 35–07 h 40 UTC  - À 06 h 30 UTC, le Soleil était encore à environ 16° sous l'horizon.  - Sa position azimutale était proche de 96°, donc pratiquement à l'est.

 

Cela change légèrement notre analyse.

La photographie montre le phénomène au-dessus de la mer. Or le récit indique que le phénomène :« a filé vers l'ouest » et la photographie montre effectivement une scène maritime avec le phénomène situé au-dessus de l'horizon. Ce n'est donc vraisemblablement pas le Soleil lui-même photographié directement.

 

C'est un point important : l'hypothèse simpliste « le témoin a photographié le lever du Soleil et a photographié le Soleil » ne fonctionne pas avec l'heure indiquée.

 

Mais il reste une possibilité photographique très intéressante

Le Soleil était encore sous l'horizon, mais sa lumière pouvait déjà éclairer le ciel et l'océan. Nous sommes donc dans la période de crépuscule astronomique/nautique, avec un ciel qui commence à s'éclaircir alors que le Soleil est encore sous l'horizon. Cela peut favoriser les contrastes spectaculaires autour d'une source lumineuse. Et surtout, le phénomène lui-même semble avoir été extrêmement lumineux, puisque le témoin parle d'un éclair aveuglant.

 

Un point que je trouve maintenant particulièrement intéressant

La photographie présente une source centrale blanche entourée de structures bleues et violettes très symétriques. Cela ressemble fortement à la réponse optique d'un objectif à une source très intense :

 

Source lumineuse → saturation → halos → diffraction/réflexions internes → traînées colorées.

 

Mais cela ne signifie pas que la source elle-même était un artefact. Il pourrait parfaitement s'agir de :

·         Un phénomène lumineux réel + une importante déformation photographique.

 

C'est une distinction fondamentale.

 

Et le bolide reste une hypothèse sérieuse

La chronologie rapportée :

 

Éclair extrêmement intense → bruit → sphère → traînée → déplacement rapide → nouvelle émission → disparition

 

est compatible avec plusieurs phénomènes naturels.

 

Un bolide très brillant reste notamment envisageable. Mais il y a une difficulté : le témoin décrit une évolution pendant près de 30 secondes, alors qu'un météore classique ne reste généralement pas aussi longtemps visible. Une rentrée atmosphérique lente ou une fragmentation d'un objet spatial pourrait éventuellement produire une durée plus longue.

Source : https://app.enigmalabs.io/sighting/224035

 

2015 MAUITANIE - VILLE ET SOURCE NON IDENTIFIEE - MAURITANIE

Des notes de l'armée de l'air mauritanienne, divulguées en 2015, font état de contacts radar avec des objets dont la trajectoire a changé au-delà des limites normales de vol. Plus tard, des témoignages font état d'orbes laissant des traces dans le lit asséché des oueds, et d'un pilote ayant observé en 2009 un engin triangulaire suivre son avion à la même vitesse. Certains attribuent ces lumières à des bases souterraines, d'autres aux mêmes traditions liées aux djinns qui alimentent les récits des oasis. https://dyerbolical.com/strange-places-in-mauritania-gateways-to-the-unknown/

 

ANALYSE

1. Sur la "fuite de 2015" : rien.

Aucune trace dans les archives OVNI déclassifiées (US, France, UK), aucun communiqué du Ministère de la Défense mauritanien, aucun relais dans la presse mauritanienne ou spécialisée. L'armée de l'air mauritanienne elle-même est une très petite structure. Elle est décrite comme recevant la dénomination "Islamic Air Force" et depuis sa création en 1960, elle a été formée exclusivement par des avions de transport, de liaison et d'entraînement, fondée en 1960. Elle a depuis acquis quelques capacités ISR avec des Cessna et C-212, mais elle ne publie pas de registre radar public comme le fait par exemple le CNES en France, qui est la première institution nationale dans le monde à ouvrir ses archives sur les témoignages concernant des objets volants non identifiés. En Mauritanie, il n'existe pas d'équivalent du GEIPAN. 

 

La seule mention d'un contexte radar moderne vient de la coopération avec l'Espagne pour la surveillance maritime, pas aérienne profonde.

 

2. Sur les orbes dans les oueds

C'est un motif classique du folklore saharien. Le même article rappelle d'ailleurs le contexte culturel : "Nomadic Berber and Moorish traditions speak of jinn—malevolent spirits lurking in the dunes—and unexplained lights piercing the starlit skies.". Les lits d'oueds asséchés créent des effets visuels (tourbillons de poussière électrifiés, feux follets, réflexions) qui sont régulièrement interprétés comme des traces circulaires. 

 

3- Sur le triangle de 2009

L'observation d'un engin triangulaire qui suit un avion à la même vitesse est l'archétype du "triangle noir", très répandu depuis la vague belge de 1989-1990. Il n'y a pas de rapport d'incident aérien mauritanien de 2009 enregistré dans les bases de données d'aviation civile (ASN) ou militaire ouvertes.

 

Pourquoi les deux explications reviennent tout le temps ?

A - Bases souterraines : L'Adrar et le Richat sont des zones très isolées, avec d'anciennes mines (F'Dérik, Zouérat). Le mythe de bases cachées sous les dunes est une transposition des théories américaines sur Dulce / Area 51 au Sahara.

 

B - Djinns : Dans les oasis du Tagant, du Hodh ou à Terjit, la tradition islamique explique les lumières errantes et les voix par les djinns nés de feu sans fumée. C'est un cadre interprétatif local beaucoup plus ancien que l'hypothèse extraterrestre, et il alimente naturellement les récits d'oasis.

 

En résumé : il n'y a pas de dossier mauritanien officiel traçable de 2015. Le cas cité est une compilation d'un site de mystère qui a agrégé trois archétypes UFO (radar impossible, orbes au sol, triangle qui pace) et les a situés en Mauritanie en y ajoutant les deux lectures locales, extraterrestre vs djinns. Les informations relatives à des observations d’ovni citées dans cet article ne sont pas sourcées et nous ne retrouvons jamais de traces dans les sources disponibles sur internet, ceci nous fait douter de la réalité de ces descriptions sommaires.

https://cordis.europa.eu/article/id/27439-france-opens-ufo-archives/fr

https://en.wikipedia.org/wiki/Mauritania_Islamic_Air_Force

 

14 SEPTEMBRE 2011 — BOUMDEID) - MAURITANIE

Le cas mauritanien le plus important et il est particulièrement intéressant parce que la presse mauritanienne l'a initialement présenté comme un possible OVNI.

 

Le 14 septembre 2011

Vers 21 h 00 GMT, un phénomène extrêmement lumineux traverse le ciel de la région de Kiffa/Boumdeid.

Des centaines de personnes auraient observé le phénomène dans les régions de l'Assaba et du Gorgol.

Les témoins rapportent :

·         Une lumière extrêmement brillante ;

·         Une trajectoire venant du sud-ouest/sud ;

·         Une explosion ;

·         Un bruit très important ;

·         Des vibrations ;

·         Une fragmentation terminale.

·         Le phénomène fut visible sur une très grande distance.

 

Une première dépêche de l'Agence Nouakchott d'Information (ANI) décrivait l'événement comme l'explosion d'un « corps étrange et lumineux tombé du ciel ». Les habitants ne savaient pas s'il s'agissait d'une météorite ou éventuellement d'un morceau de satellite.

 

C'est probablement cette incertitude initiale qui a favorisé sa présentation comme OVNI. Mais l'enquête scientifique a changé complètement le dossier


Ce n'est pas un OVNI aux sens armées de l'air, c'est une chute de météorite avec récupération de fragments.

 

Ce qui s'est passé le 14 septembre 2011

"Le soir du 14 septembre 2011 à 21h00 GMT, un bolide lumineux a été observé par des centaines de témoins oculaires dans la région au nord et à l'ouest de la ville de Kiffa, dans le département d'Assaba, au sud de la Mauritanie. »

 

Même résumé dans l'article scientifique de référence :

« Le soir du 14 septembre 2011 à 21h00 GMT, un bolide lumineux a été observé par des centaines de témoins oculaires dans la zone au nord et à l'ouest de la ville de Kiffa [...] Une fragmentation terminale et des phénomènes sonores ont été observés près du point final de la trajectoire. »

 

« Au moins une masse de 3,5 kg a été observée en impact et récupérée le matin suivant la chute près de Boumdeid (ou Bou Mdeid), à environ 60 km au nord de Kiffa »

 

En clair: vers 21h00 GMT, mercredi 14 septembre soir, une boule de feu extrêmement brillante traverse le ciel d'Assaba sur un axe sud-est -> nord-ouest. Les témoins à Kiffa, Boumdeid, Barkéol parlent d'un jour en pleine nuit pendant 10-15 secondes, d'une fragmentation terminale avec détonations, puis d'un sifflement. Le lendemain matin, un berger retrouve une pierre noire de 3,5 kg encore chaude dans le sable à 60 km au nord de Kiffa, près de Boumdeid.

 

Pourquoi la presse a titré OVNI ?

Parce que c'est la première réaction partout. On retrouve la dépêche reprise en boucle le 15 septembre :

"Exclu: Un OVNI chute près de Boumdeid jeudi 15 septembre 2011 / Des habitants de Boumdeid, en Assaba, (sud-est de la Mauritanie) ont été pris de panique, mercredi soir, lorsqu’un objet volant non identifié a illuminé le ciel de la région, selon des témoins oculaires…"

 

Il faut se rappeler le contexte : avant cet événement, on ne connaissait que 18 météorites pour toute la Mauritanie.

 

« Avant l'événement de Boumdeid (2011), un total de seulement 18 météorites étaient connues pour la Mauritanie. Parmi ces dernières figuraient 14 découvertes et quatre chutes. »

 

Le dernier fait observé remontait à Bassikounou, le 16 octobre 2006 : "La météorite de Bassikounou, ou simplement Bassikounou, est une météorite dont la chute a été observée le 16 octobre 2006 près de la localité de Bassikounou". Donc personne n'avait de réflexe "bolide". 

 

La résolution scientifique

L'affaire a été prise en charge par une équipe germano-mauritanienne (Buhl, Toueirjenne, Hofmann et al.). Ils ont cartographié des dizaines de témoignages au GPS, modélisé la trajectoire avec les vents d'altitude, et analysé la pierre.

 

Le papier precise:

« Le présent article fournit un scénario pour la trajectoire de la météorite Boumdeid (2011) basé sur les paramètres disponibles et les données de vent aux altitudes pertinentes. »

 

Résultat publié au Bulletin Météoritique officiel sous le nom Boumdeid (2011) :

·         Chondrite ordinaire type L6, choc S2, altération W0 (donc chute très fraîche)

·         Détection 84 jours après la chute de radionucléides à vie courte comme le 56Co et 46Sc, preuve de la récence

·         Corps pré-atmosphérique d'environ 10-20 cm de rayon

 

C'est pour ça que ce cas est cité comme exemple de "post-event data recovery and trajectory reconstruction in areas not covered by sky-camera networks".

 

En ufologie mauritanienne, c'est le seul cas où l'hypothèse OVNI initiale a débouché sur une récupération physique, une analyse de laboratoire et une publication internationale

 

.

Correction de date

Attention : certaines sources journalistiques donnent le 16 septembre 2011. L'étude scientifique et la base officielle des météorites retiennent le 14 septembre 2011 à environ 21 h GMT.   

 

Source : Étude scientifique de la météorite : https://karmaka.de/?p=3930

 

16 SEPTEMBRE 2011 — BOUMDEID - MAURITANIE

Il y a ici une confusion importante dans les sources.

Certains articles de presse publiés en 2012 indiquent que le phénomène de Boumdeid avait eu lieu le :

16 septembre 2011 Mais les recherches scientifiques sur la météorite Boumdeid établissent précisément la chute au : 14 septembre 2011 à 21 h GMT.

 

C'est la date retenue par le Meteoritical Bulletin et par l'étude scientifique consacrée à la chute.

 https://karmaka.de/?p=3930

 

17 SEPTEMBRE 2012 — BOUMDEID - MAURITANIE

Le 17 septembre 2012, soit presque exactement un an après l'événement de 2011, des habitants de Boumdeid auraient observé de nouveau :

·         Une lumière très vive ;

·         Une forte explosion ;

·         Un bruit assourdissant ;

·         Des vibrations ressenties au sol ;

·         Une lumière visible jusqu'à Kiffa.

 

Le journal mauritanien Cridem publie le 20 septembre 2012 un article intitulé : « Encore un OVNI à Boumdeid ? »   

 

Voici l’article : Une année après, quasiment à la même date, ce lundi 17 septembre les habitants de Boumdeid, en Assaba, (sud-est de la Mauritanie) ont été pris de panique, lorsqu’un objet volant non identifié a illuminé le ciel de la région, selon des témoins oculaires.


Le même phénomène avait été observé le 16 septembre 2011. Le même bruit assourdissant, la même explosion, la même lumière vive qui illumine le ciel et qui est visible jusqu’à Kiffa à plus d’une centaine de km. Déjà l’année dernière, des sites spécialisés en ufologie (étude des OVNI) avaient répertorié le phénomène de Boumdeid sans lui avoir trouvé une explication convaincante.


Dans sa chute dans un lieu, pour le moment non précisé, l’objet a fait un bruit de tonnerre qui a fait trembler la terre et a plongé les habitants des localités environnantes dans une peur panique. D’autres personnes à Kiffa, à quelques deux cents kilomètres de là, ont affirmé avoir vu une lueur dans le ciel.


L’année dernière la brigade de Gendarmerie avait fait une enquête mais elle ne put déterminer l’origine du phénomène s’il s’agissait d’une météorite ou d’un autre objet. En tout etat de cause la Mauritanie n’a aucun moyen technique ou humain pour mener une enquête sérieuse pour résoudre cette énigme.


En tout cas le phénomène a été rapporté par plusieurs témoins dont certains sont venus jusqu’à Kiffa. En tout pour la deuxième année consécutive les boumdeidois sont témoins passifs du même mystère sans possibilité de lui donner un nom. S’agit-il d’une météorite ? D’un débris spatial ? Ou d’un OVNI ? La seule certitude est que la région est relativement isolée et n’a à proximité aucune activité qui pourrait expliquer le phénomène.

 

Mais attention Je ne retrouve pas de récupération météoritique comparable à celle de 2011. Et surtout, il ne faut pas confondre les deux événements. Le fait qu’une météorite soit tombé à Boumdeid en 2011 ne prouve absolument pas que l'événement de 2012, s’il n’est pas erroné, était également une météorite.

 

L’article du CRIDEN n’a pas été retrouvé sur internet, mais la description que le journal a fait selon une autre source, est exactement celle de 2011 et on peut considérer qu’il s’agit d’une erreur d’année. 

https://cridem.org/C_Info.php?article=634343

 

On ne retrouve aucune information sur une météorite retrouvée un an après. De plus la description correspond à l’observation de 2011. Ne serait-ce pas une confusion de date ? – Nous notons l’observation de 2012 en attente de confirmation par d’autres sources. Ce que nous ne sommes pas parvenu à faire.

 

NOVEMBRE 2011 — DESERT DE L’ADRAR (Secteur de Chinguetti / Ouadane) - MAURITANIE

·         Contexte : Témoignage d'expatriés et de guides locaux lors d'un bivouac nocturne.

·         Description : Une sphère lumineuse de couleur verdâtre se déplaçant à très grande vitesse sans traînée de condensation, effectuant un virage serré à 90 degrés avant de disparaître.

·         Hypothèse : Rentrée de débris spatiaux ou bolide à trajectoire rasante (bien que le changement de cap suggéré par les témoins pointe vers un phénomène de diffraction ou d'illusion d'optique).

 

Ce qui est logique : l'Adrar est justement la zone où se concentre tout le tourisme saharien mauritanien, les circuits se concentrent dans un périmètre restreint, depuis Atar, jusqu'à Ouadane, en passant par Chinguetti. Des bivouacs nocturnes d'expatriés + guides, il y en a des centaines chaque mois de novembre, ciel parfaitement noir, donc beaucoup de récits oraux qui ne remontent jamais dans la presse. 

:

Ce qui est décrit, c'est l'archétype "Boule de feu verte"

« Le corps de la boule de feu était vert et la queue blanche. »

« Une boule de feu vert brillant qui traversa le ciel nocturne [...] était très probablement une météorite"

 

La couleur verdâtre, c'est la signature du magnésium et du nickel qui s'ionisent à haute altitude.  C'est exactement ce qui a été observé massivement le 14 septembre 2011, le même jour que Boumdeid, au-dessus du sud-ouest américain

 

« Une boule de feu vert brillant qui a traversé le ciel nocturne au-dessus du sud-ouest des États-Unis hier (14 septembre) était très probablement une météorite, selon la NASA. »

 

Et pour novembre 2011, il y a un candidat très proche de votre date :

 

« Un article sur la boule de feu très brillante des Léonides qui s'est produite à 04 :07 :45 UTC le 19 novembre 2011 est paru dans le Journal d'octobre 2012 »

 

 

Chapitre XII - 32

30 - MOZAMBIQUE

Ancienne Colonie Portugaise

 

La connaissance des OVNI au Mozambique doit beaucoup au travail de Ruy Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain. Il a fondé le Centre d'Études Astronautiques du Mozambique et a publié en 1987 l'ouvrage OVNIs em África, qui compile de nombreux témoignages de pilotes et d'habitants. Toutefois cet ouvrage n’a pas été à ce jour traduit, les observations ne figurent pas dans les bases de données et en fait nous n’en connaissons qu’une faible quantité.

 

CATALOGUE

 

30 JUIN 1947 – CANAL DU MOZAMBIQUE

L'incident s'est produit dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1947, alors que le navire Llandovery Castle naviguait de Mombasa (Kenya) vers Le Cap (Afrique du Sud), en passant par le canal du Mozambique (ou les détours du Madagascar).

 

-       Heure : Environ 23h00, par une nuit sans lune et étoilée.

-       Témoins : 12 personnes au total, dont 9 passagers et 3 officiers du navire. Un passager, Mme A.M. King, a fourni un rapport indépendant détaillé.

-       Description de l'objet : Il s'agissait d'un engin cylindrique géant, décrit comme ressemblant à un « cigare en acier » ou à un dirigeable, d'environ 1 000 pieds (environ 300 mètres) de long, soit deux à quatre fois la taille du navire lui-même. Il était silencieux, métallique et réfléchissait la lumière des étoiles et de la mer.

-       Déroulement : L'objet s'est approché, a ralenti pour maintenir la vitesse du navire et a allumé un puissant projecteur vers la surface de l'eau, permettant aux témoins de mieux le distinguer. Il est resté à environ 50 yards (environ 45 mètres) du navire, à une hauteur de 20 pieds (environ 6 mètres) au-dessus de l'eau.

-       Départ : Après plusieurs minutes, l'objet a éteint son projecteur, est monté silencieusement dans le ciel, puis a soudainement jailli vers l'avant avec de « féroces flammes » à l'arrière, disparaissant en quelques secondes.

 

RECIT D’ORIGINE :

Les données proviennent d'un témoignage indépendant de l'un des passagers (Lorenzen, Flying Saucers, The Startling Evidence, 18) et d'extraits du journal de bord du navire (Edwards 12).

 

Dans la nuit du 30 juin 1947, la vapeur côtier Landovery Castle traversait le détroit de Madagascar (ou canal du Mozambique ?), au Kenya, en route de Mombasa au Cap, en Afrique du Sud. L'observation a eu lieu vers 23 h, par une nuit sans lune et étoilée. Mme A.M. King, qui rédigea le rapport, se trouvait à l'avant du navire avec une amie lorsqu'elle aperçut quelque chose s'approchant très rapidement. Un passager qui se promenait à l'arrière remarqua également une tache noire inhabituelle, masquant de nombreuses étoiles, qui semblait grossir ou se rapprocher. Il en informa un officier de pont qui confirme ses dires et appelle un supérieur. Au total, neuf passagers et trois officiers du navire ont été témoins de l'événement.

 

Lorsque l'objet s'est approché, il avait ralenti à la même vitesse que le navire et l'a suivi en se tenant à distance. À son arrivée, il a projeté un puissant faisceau lumineux sur l'eau, et l'objet était parfaitement visible dans la lumière réfléchie par la surface.

 

Mme King le décrivit comme un gigantesque moteur en acier, en forme de cigare, probablement quatre fois plus long et quatre fois plus haut que le Landovery Castle, situé à une cinqquantaine de mètres sur le côté du navire et à six mètres au-dessus de la surface de l'eau. Les officiers du navire consignèrent dans le journal de bord qu'il s'agissait d'un objet gigantesque en forme de dirigeable, environ deux fois plus grand que le château de Landovery, qui les suivait à environ 800 mètres sur tribord. Cette dernière estimation situait sa longueur à environ 300 mètres. Le journal de bord précisait qu'il était fait d'un matériau si poli et réfléchissant qu'il reflétait non seulement la lumière venant de l'arrière, mais aussi les étoiles. Il reste à proximité pendant plusieurs minutes, sans émettre le moindre bruit.

 

Le récit de Mme King a apporté les précieuses informations complémentaires suivantes. Juste avant que l'objet ne disparaisse, il a masqué le faisceau lumineux. Des flammes intenses jaillissaient de l'arrière, s'étendant sur une distance équivalente à la moitié de sa longueur tandis qu'il prenait de la vitesse, avant de disparaître silencieusement en quelques secondes. Mme King eut l'impression qu'il devait y avoir une sorte d'immense fournaise à l'intérieur, mais elle trouva étrange de ne pas entendre les flammes.

   Source - https://web.archive.org/web/20081202181046/http://www.ufodna.com/uf01/uf0/010353.htm

https://mad30.livejournal.com/78108.html

https://digitalcollections.uwyo.edu/ahcpublic/UFO/ah09554_3_6-7.pdf

JUILLET 1954 – TETE – LE LONG DU FLEUVE ZAMBEZE * MOZAMBIQUE

L’incident de la vallée du Zambèze (Juillet 1954)

Lieu : Région de Tete, le long du fleuve Zambèze.

Description : Des villageois ainsi que des membres d'une mission d'exploration géologique portugaise observent en fin d'après-midi une formation de trois objets circulaires de couleur argentée. Les engins maintenaient une formation en « V » serrée, volaient à basse altitude sans émettre le moindre son, avant d'effectuer une montée en flèche à une vitesse fulgurante.

Source : Récits consignés dans la presse coloniale portugaise de l'époque (O Notícias) et répertoriés plus tard par des chercheurs sud-africains.   

 

Mes Recherches :

1. Précisions sur le journal Notícias

Le journal : Notícias (anciennement O Notícias), fondé en 1926 à Lourenço Marques (actuelle Maputo), était le principal quotidien d'information du Mozambique colonial.

Numérisation et archives : Les éditions des années 1950 ne disposent pas d'un lien hypertexte direct consultable sur le Web. Les archives papier et microfilms originaux sont conservés à la Biblioteca Nacional de Portugal (à Lisbonne) ainsi qu'aux Archives nationales du Mozambique (Arquivo Histórico de Moçambique) à Maputo.

Le traitement médiatique d'époque : À cette période, la presse coloniale portugaise reprenait fréquemment les dépêches sur les « discos voadores » (soucoupes volantes). La parution de juillet 1954 relatait la lettre d'un ingénieur des mines portugais en mission d'exploration géologique dans le district de Tete, adressée à la rédaction pour consigner l'événement.

Il n'existe aucun lien web direct ni page dédiée qui propose une numérisation ou un extrait de cet article spécifique.

 

2. Le rôle des ufologues sud-africains

L'intégration de ce cas dans la littérature ufologique internationale découle de deux canaux :

L'APRO et le NICAP.

 

Cynthia Hind : La chercheuse et pionnière de l'ufologie en Afrique australe, Cynthia Hind (représentante du MUFON pour l'Afrique jusqu'à son décès en 2000, a compilé dans ses travaux et revues (UFO Afrinews) les événements historiques du bassin du Zambèze, en reliant ce cas de 1954 aux observations similaires faites le long de la frontière rhodésienne/mozambicaine.

 

3. Analyse technique et contextuelle du récit

La mission géologique : La présence de prospecteurs et géologues portugais dans la région de Tete en 1954 est historiquement cohérente : cette zone faisait alors l'objet de prospections intensives pour évaluer les gisements de charbon (Moatize) et les ressources minières du bassin du Zambèze.

 

Le comportement des engins :

Vol en formation en « V » : Motifique récurrent des vagues d'observations des années 1950.

 

Absence de bruit et virage/montée à grande vitesse : Écarte l'hypothèse des avions de transport militaire ou civil à hélice (type Douglas C-47 Dakota) utilisés par les forces armées portugaises (Força Aérea Portuguesa) ou la compagnie aérienne coloniale DETA, très bruyants et aux capacités d'ascension limitées.

 

Hypothèses alternatives :

Effet de réfraction / Mirage atmosphérique : Les conditions thermiques extrêmes le long de la vallée du Zambèze en saison sèche (juillet) génèrent d'importantes inversions de température près du sol, propices aux illusions d'optique sur les objets lointains ou les réflexions solaires.

 

Vol d'oiseaux migrateurs réfléchissant le soleil : Une formation d'grands oiseaux aquatiques (comme des pelicans ou des cigognes) volant en V à haute altitude, dont le plumage blanc reflète le soleil couchant, peut donner de loin l'illusion de disques argentés métalliques silencieux.

Bilan documentaire

 

Ce cas reste classé comme un récit historique de presse non vérifié sur le terrain. Bien que consigné par des témoins perçus comme crédibles à l'époque (des techniciens géologues), l'absence de relevés d'instruments ou de photographies conserve cet événement au rang des anecdotes d'archives de l'Afrique coloniale.

 

MILLIEU DES ANNEES 1950 - SAO MARTINHO DE BILENE – GAZA - MOZAMBIQUE

Le résumé de Patrick Gross :

Le journaliste Pablo Villarrubia Mauso, du magazine brésilien d'ufologie "Revista UFO", indique avoir entendu de Fernando Da Silva Martins, qu'il y a un témoignage de l'apparition d'un gigantesque engin extraterrestre sur la Plage de San Martinho, à Bilene, Mozambique, à 180 km au nord de Maputo, dans des milieux des années 1950.

 

Martins lui a raconté qu'un "cipaio", un policier indigène des anciennes colonies portugaises, a confié un épisode marquant de sa vie. Sans s'identifier nommément, le cipaio a dit que dans la région, à la saison des pluies, des objets volants lumineux descendaient du ciel, desquels sortaient des hommes.

 

Ces hommes rassemblaient des échantillons de racines, de pomme de terre, du sable et de plantes, et revenaient encore dans l'année suivante. Il y a des décennies, ces atterrissages étaient déjà observés par les ancêtres des habitants actuels de la plage.

 

Le récit du journaliste Brésilien qui a reçu l’information

Le journaliste brésilien Pablo Villarrubia Mauso, membre du conseil éditorial du magazine brésilien d'ufologie "Revista UFO", indique que l'apparition d'humanoïdes débarquant d'OVNIS semble se produire au Mozambique depuis longtemps.

 

Selon des informations que lui a donné Fernando Da Silva Martins, on a témoigné de l'apparition d'un gigantesque engin extraterrestre sur la plage de San Martinho de Bilene, à 180 km au nord de Maputo, dans des milieux des années 50, un costume intéressant a été enregistré.

 

Martins a raconté qu'un "cipaio" - policier indigène des anciennes colonies portugaises, a confié un épisode marquant de sa vie. Sans s'identifier nommément, le cipaio a dit que dans la région, à l'époque des pluies, des objets volants lumineux descendaient du ciel, desquels sortaient hommes.

 

Ceux-ci rassemblaient des échantillons de racines, de pomme de terre, du sable et de plantes, et revenaient encore dans l'année suivante. Il y a des décennies, ces atterrissages arrivaient déjà, étant observé par les ancêtres des habitants actuels de la plage.

 

ANALYSE

 

São Martinho de Bilene, Mozambique – milieu des années 1950

 

Fiche de synthèse

Élément

Données actuellement disponibles

Lieu

São Martinho de Bilene, province de Gaza, Mozambique

Date

Milieu des années 1950, et non 1955 avec certitude

Saison

Saison des pluies

Témoin à l'origine du récit

Un ancien cipaio, policier indigène de l'administration coloniale portugaise

Identité

Non communiquée

Nombre de témoins

Inconnu

Objet

Objet(s) volant(s) lumineux descendant du ciel

Atterrissage

Oui, selon le récit

Occupants

Des « hommes »

Activité

Collecte de racines, pommes de terre, sable et plantes

Interaction avec témoins

Non rapportée

Photos

Aucune

Traces physiques

Aucune

Rapport contemporain

Non retrouvé

Première source ufologique retrouvée

Pablo Villarrubia Mauso / Revista UFO

Classement que je recommande

C – témoignage historique indirect

 

Que raconte réellement le témoignage ?

La source aujourd'hui accessible est un article de Pablo Villarrubia Mauso, journaliste et collaborateur de la revue brésilienne Revista UFO.

 

Villarrubia rapporte une information qui lui aurait été communiquée par Fernando da Silva Martins. Martins lui aurait raconté qu'un cipaio, ancien policier indigène du Mozambique portugais, lui avait confié un épisode marquant de sa vie. Selon ce récit, pendant la saison des pluies, des objets volants lumineux descendaient du ciel dans la région de São Martinho de Bilene. Des hommes en sortaient. Ces hommes auraient alors :

 

-       Recueilli des racines ;

-       Pris des pommes de terre ;

-       Prélevé du sable ;

-       Recueilli des plantes ;

-       Puis seraient repartis.

 

Le récit ajoute que le phénomène aurait recommencé l'année suivante. Enfin, une affirmation beaucoup plus large apparaît : ces atterrissages auraient déjà été observés « depuis des décennies » par les ancêtres des habitants actuels de la plage.  C'est donc en réalité un récit de rencontres répétées, et non nécessairement une observation unique.

 

La chaîne de transmission est extrêmement importante

C'est probablement le point méthodologique le plus important du dossier.

 

Nous ne possédons pas :

Témoin → enquêteur → rapport original.

Nous avons plutôt :

Cipaio → Fernando da Silva Martins → Pablo Villarrubia Mauso → Revista UFO → catalogues ufologiques ultérieurs

 

Autrement dit, Villarrubia n'a pas interrogé directement le témoin initial, du moins selon la documentation actuellement accessible.

 

Le témoin lui-même reste : anonyme.

 

C'est exactement pourquoi le catalogue critique URECAT considère le dossier comme un témoignage de troisième main, sans enquête indépendante et avec des informations insuffisantes.

 

 Et le « 1955 » ?

C'est une correction importante   La source de Villarrubia ne donne pas : « 1955 » Elle dit en portugais :

« em meados dos anos 50 » c'est-à-dire : « au milieu des années 1950 ». C'est Albert Rosales qui a catalogué l'affaire sous : 1955 – São Martinho de Bilene tout en précisant lui-même que la date est approximative.

Il faut donc écrire : « Vers 1955 / milieu des années 1950 » et non :« 1955 » comme s'il s'agissait d'une date certaine. C'est une nuance importante.

 

Le détail des « plusieurs témoins portugais et africains »

Il faut également être prudent. Dans la fiche d'Albert Rosales, on trouve une version beaucoup plus détaillée :

 

Plusieurs témoins ;

Personnel indigène ;

Personnel colonial portugais

Objets ovales lumineux ;

Atterrissage dans un champ ;

Occupants humanoïdes ;

Vêtements argentés lumineux ;

Prélèvement de sol et de végétation ;

Répétition du phénomène.

 

Mais ces détails ne figurent pas tous dans le récit original de Villarrubia tel qu'il est reproduit par URECAT.

La source primaire secondaire accessible parle simplement du cipaio et des objets lumineux dont sortaient des hommes.

 

C'est un point essentiel.

 

Je serai réservé sur la phrase :

« Plusieurs policiers portugais et indigènes ont observé des engins ovales avec des occupants vêtus d'argent. » comme un fait établi.

 

Je l'écrirais plutôt : « Une version ultérieure du dossier, notamment dans le catalogue d'Albert Rosales, ajoute la présence de plusieurs témoins, des objets ovales et des occupants vêtus de vêtements argentés ; ces précisions ne sont pas toutes retrouvées dans le récit de départ de Pablo Villarrubia Mauso. »

C'est beaucoup plus rigoureux.

 

  Que sait-on de l'objet ? Très peu. C'est un autre problème majeur.

Le récit de Villarrubia parle simplement de : « objetos voadores luminosos » — des objets volants lumineux.  Nous ne connaissons pas avec certitude la majorité des renseignements utiles pour une identification éventuelle. (La forme ; le diamètre ; la couleur précise ; etc…)

 

Donc « gigantesque engin extraterrestre » est déjà une interprétation. La source de Villarrubia emploie effectivement l'idée d'une « gigantesca nave não-terrestre », mais le récit transmis ne fournit pas les dimensions permettant de qualifier objectivement l'engin de gigantesque.

 

  Les « hommes » sont-ils vraiment des humanoïdes ?

Là encore, il faut éviter d'aller trop vite. Le témoignage dit simplement que des « homens » sortaient des objets. Donc : hommes / figures humaines est justifié. Mais nous ne savons absolument pas :

 

-       Leur taille ;

-       Leur âge apparent ;

-       Leur morphologie ;

-       Leur couleur de peau ;

-       Leurs vêtements ;

-       Leur visage ;   etc….

 

La fiche URECAT confirme que pratiquement tous ces paramètres sont non renseignés.

 

  La collecte de végétaux est le détail le plus original

C'est cependant le point qui rend le récit particulièrement intéressant. Les occupants ne sont pas décrits comme attaquant, communiquant ou poursuivant le témoin. Ils font quelque chose qui ressemble à une activité de collecte : racines pommes de terre sable plantes.

 

Cela ressemble à un comportement de : prélèvement biologique ; étude environnementale ; collecte géologique et exploration.  Mais nous ne savons absolument pas pourquoi.

 

  Les retours l'année suivante

Autre élément remarquable : le récit affirme que les visiteurs seraient revenus l'année suivante. Mais là encore, nous ne savons pas : si le même témoin les a vus ; combien de fois ils sont revenus ; si les observations étaient identiques ou si les habitants avaient établi une sorte de calendrier.

 

La phrase suivante élargit encore le phénomène en affirmant que les atterrissages étaient connus depuis des décennies et observés par les ancêtres des habitants.  Cela transforme donc progressivement : un témoignage individuel en : tradition locale supposée. Mais aucune enquête ethnographique indépendante n'est actuellement citée.

 

  Une piste culturelle intéressante

C'est précisément ici que le cas peut devenir intéressant sans pour autant considérer le récit comme une preuve d'une présence extraterrestre. Le phénomène est situé dans le Mozambique colonial portugais des années 1950, dans une société où les traditions orales avaient une importance considérable. La dernière partie du récit — « les ancêtres avaient déjà observé ces atterrissages » — mérite donc d'être étudiée séparément. Il faudrait déterminer : existait-il réellement, à Bilene, un récit traditionnel concernant des êtres ou objets venant du ciel ? C'est une question différente de : un OVNI a-t-il réellement atterri à Bilene en 1955 ?

 

Pour l'instant, nous n'avons cependant pas suffisamment de documentation pour affirmer que cette tradition existait réellement avant la publication du récit ufologique.

 

  Existe-t-il une trace dans la presse portugaise de 1955 ?

C'est justement la recherche qui pourrait changer complètement l'évaluation du dossier.

Je n'ai pas retrouvé, dans les sources actuellement accessibles, un article contemporain de :

 

-       Diário de Moçambique ;

-       Notícias da Beira ;

·         Brado Africano ;

-       Notícias de Lourenço Marques ;

-       Presse portugaise ;

-       Rapports administratifs coloniaux.

 

Le premier enregistrement clairement identifié est beaucoup plus tardif. URECAT donne comme premier rapport vers 2000, avec publication dans Revista UFO.  Cela signifie que nous avons potentiellement un décalage de 45 ans environ entre l'événement supposé et sa première trace ufologique connue. C'est considérable.

 

Peut-on parler d'un cas « CE3 » ?

Dans la classification ufologique classique, un cas où un objet est associé à des occupants est généralement considéré comme une rencontre rapprochée du troisième type. Le dossier de Bilene pourrait donc être catalogué comme : CE3 / RR3 Mais je mettrais une réserve : « CE3 allégué » car la classification dépend entièrement d'un témoignage indirect.

 

Résumé complet  

São Martinho de Bilene – Mozambique, milieu des années 1950

Rencontre rapprochée alléguée avec des occupants

Lieu : São Martinho de Bilene, province de Gaza, Mozambique
Date : milieu des années 1950, souvent cataloguée comme 1955, mais sans certitude
Type : objet(s) volant(s) lumineux avec occupants
Classification ufologique : CE3 allégué
Classe documentaire proposée : C

 

Un récit rapporté plusieurs décennies après les faits fait état d'observations répétées d'objets volants lumineux dans la région de São Martinho de Bilene, sur la côte de la province de Gaza. L'affaire a été portée à la connaissance de l'ufologue et journaliste brésilien Pablo Villarrubia Mauso par Fernando da Silva Martins et publiée dans la revue brésilienne Revista UFO.

 

Selon ce récit, un ancien « cipaio », terme utilisé dans le Mozambique colonial portugais pour désigner un policier indigène, aurait raconté un épisode qu'il considérait comme particulièrement marquant. Pendant la saison des pluies, des objets volants lumineux seraient descendus du ciel dans la région. Des hommes en seraient sortis et auraient procédé à la collecte de racines, de pommes de terre, de sable et de plantes avant de repartir.

 

Le récit affirme également que ces manifestations se seraient reproduites l'année suivante et que des phénomènes similaires auraient été observés depuis des décennies par les générations précédentes d'habitants de la région.

 

La date de 1955 doit cependant être considérée comme approximative. La source initiale parle seulement du « milieu des années 1950 ». La date précise de 1955 apparaît notamment dans le catalogue d'Albert Rosales, qui indique lui-même qu'elle est approximative.

 

Il faut également distinguer le récit initial de certaines versions ultérieures. Le catalogue Rosales ajoute notamment plusieurs témoins, des objets de forme ovale, des occupants vêtus de vêtements argentés et une collecte effectuée dans un champ. Ces précisions ne sont pas toutes présentes dans le récit original attribué à Pablo Villarrubia Mauso et doivent donc être considérées comme des informations secondaires.

 

Aucun rapport contemporain des années 1950, aucune photographie, aucun dessin réalisé par le témoin, aucune trace physique et aucun document administratif ou météorologique permettant de contrôler l'événement n'ont été retrouvés dans les sources actuellement accessibles.

 

La chaîne de transmission constitue donc la principale faiblesse du dossier : le témoin initial est anonyme et son récit nous est connu par l'intermédiaire de Fernando da Silva Martins, puis de Pablo Villarrubia Mauso et enfin de la littérature ufologique. Il s'agit ainsi d'un témoignage indirect et tardivement documenté.

 

Le cas présente néanmoins un intérêt historique particulier. Il constitue l'un des rares récits africains des années 1950 associant explicitement un phénomène aérien lumineux à une activité de collecte de matériaux biologiques et minéraux. La dimension de tradition locale alléguée — selon laquelle les « atterrissages » auraient été connus des générations précédentes — mériterait par ailleurs une enquête ethnographique indépendante.

 

Évaluation : cas à conserver dans un catalogue historique des observations africaines, mais sans lui attribuer une valeur probante concernant l'origine extraterrestre du phénomène. La classification C paraît actuellement la plus appropriée.

 

Sources principales : Pablo Villarrubia Mauso, « Pilotos de aeronaves vêem com frequência UFOs sobrevoando a África », Revista UFO, n°105 ; Albert Rosales, catalogue des rapports humanoïdes de 1955 ; Patrick Gross, URECAT-000460.

 

Mon appréciation finale

C'est un cas intéressant pour l'histoire de l'ufologie africaine, mais sa valeur probatoire est faible. En revanche, il mérite une recherche documentaire spécifique dans les archives portugaises et mozambicaines, car une découverte d'un article de presse de 1954 -1957, d'un rapport administratif colonial ou d'un témoignage indépendant de Bilene changerait considérablement son statut.

 

La source actuellement la plus détaillée est le dossier critique URECAT, qui reproduit la chaîne de sources et signale explicitement les lacunes du dossier. La source brésilienne originale accessible confirme quant à elle le récit du cipaio, les objets lumineux, les hommes, les prélèvements et les retours allégués.

URECAT – LE SITE DE PATRICK GROSS - https://www.ufologie.patrickgross.org/ce3/1955-mozambique-saomartinhof.htm?utm_source=chatgpt.com

"1955 Humanoid Reports", compilé par Albert Rosales, circa 2001 – CHERCHEUR AMERICAIN, SPECIALISTE DES CAS AVEC HUMANOIDES -

 

05 AVRIL 1960 – BEIRA – MOZAMBIQUE

« Quatre petits astronautes » après l'atterrissage d'un objet orange

 

1. Un cas particulièrement spectaculaire, mais une documentation encore indirecte Le cas de Beira, au Mozambique, est l'un des récits ufologiques les plus étonnants associés à l'Afrique portugaise au début des années 1960. Selon une information publiée en 1960, un objet orange, de forme discoïdale et produisant un sifflement aigu, aurait traversé le ciel de Beira avant d'atterrir. Quelques secondes plus tard, l'objet aurait été détruit par une violente explosion. Des témoins auraient alors aperçu quatre petites créatures de forme humaine s'éloignant de l'appareil. L'intérêt documentaire du dossier tient au fait que le récit n'est pas apparu pour la première fois plusieurs décennies plus tard dans la littérature ufologique. Il existe une chaîne de sources contemporaines de 1960. Il faut toutefois être très précis : aucune de ces sources contemporaines accessibles aujourd'hui n'est le témoignage original d'un habitant de Beira. Le récit nous est transmis par la presse.

 

Je prends connaissance du texte de base de la FSR, qui nous donne beaucoup d’informations sur les diverses sources : En voici le texte original :

 

Citons de suite la Source FSR car elle est intéressante :

- La deuxième source fondamentale est : Flying Saucer Review, volume 6, n°5, septembre-octobre 1960, p. 126. Vallée cite précisément cette référence.  

 

J’ai retrouvé cette source car la majorité sinon la totalité des numéros de la FSR sont scannés et disponibles sur internet. Voici l’article en Englais et Traduit:

 

Article Original:

MOZAMBIQUE: Four little spacemen The Times of India, published in Bombay, reports that a flying saucer manned by "four little spacemen" had landed in Mozambique, East Africa. The Times of India quotes Lisbon papers of April 7 and referred to the Portuguese news agency Lusitania as the source of the information. The despatch from this agency stated that inhabitants of Beira, on the Mozambique coast, had seen an orange saucer-shaped object in the sky emitting a sharp whistle. It landed a few seconds later and soon afterwards was destroyed by a loud explosion, the inhabitants said, adding that they had seen four small creatures of human shape running away from the machine. We quote in good faith from the Times of India, but we have been unable to trace any other report of this extraordinary sighting. We should be grateful to any reader who can add to our information on the matter.

 

Article traduit

MOZAMBIQUE : Quatre petits astronautes

Le *Times of India*, publié à Bombay, rapporte qu'une soucoupe volante pilotée par « quatre petits astronautes » a atterri au Mozambique, en Afrique de l'Est. Le *Times of India* cite des journaux de Lisbonne datés du 7 avril et indique que l'agence de presse portugaise Lusitania est à l'origine de l'information. La dépêche de cette agence précisait que des habitants de Beira, sur la côte du Mozambique, avaient aperçu dans le ciel un objet orange en forme de soucoupe émettant un sifflement aigu. L'engin a atterri quelques secondes plus tard avant d'être détruit, peu après, par une violente explosion ; les témoins ont ajouté avoir vu quatre petites créatures à forme humaine s'enfuir de l'appareil.

Nous relayons ces informations de bonne foi d'après le *Times of India*, mais nous n'avons trouvé aucune autre mention de cette observation extraordinaire. Nous serions reconnaissants à tout lecteur susceptible de nous apporter des précisions à ce sujet.

 

Le texte publié dans l’APRO Bulletin

Le dossier est également repris dans le APRO Bulletin de juillet 1960, sous le titre : « Little Men in Mozambique »

 

Texte original

Little Men in Mozambique The Portugese News Agency "Lusitania" pubished a report on the 7th of April which told of the explosion of a saucer near Baira. As the story goes, residents of Baira, on the beach of Mozambique, saw a round orange object emitting a glow as it flew· across the sky. The mysterious air craft landed, and seconds later four little men emerged and ran into fhe woods. Then the craft exploded with a large concussion. No further information was forthcoming except that the object, while in flight, made a loud whistling noise, and the whole incident was observed by hundreds of residents.

 

Traduction :

Des petits hommes au Mozambique

L'agence de presse portugaise « Lusitania » a publié, le 7 avril, un rapport relatant l'explosion d'une soucoupe près de Beira. Selon ce récit, des habitants de Beira, sur la côte du Mozambique, ont aperçu un objet rond et orange qui émettait une lueur tout en traversant le ciel. L'appareil mystérieux a atterri et, quelques secondes plus tard, quatre petits hommes en sont sortis pour s'enfuir en courant vers les bois. L'engin a ensuite explosé dans un grand fracas.

 

Aucune autre information n'a été communiquée, si ce n'est que l'objet émettait un sifflement strident en plein vol et que l'incident a été observé par des centaines d'habitants.

 

 

2. La chaîne documentaire

La découverte du texte de Flying Saucer Review permet aujourd'hui de reconstituer la transmission de l'information de la manière suivante :

Témoins présumés de Beira
↓
agence de presse portugaise Lusitania
↓
journaux de Lisbonne, 7 avril 1960
↓
The Times of India, Bombay
↓
Flying Saucer Review, 1960
↓
Jacques Vallée, Passport to Magonia
↓
catalogues et ouvrages ufologiques ultérieurs.

 

Cette distinction est fondamentale.

 

Nous ne possédons pas, à ce jour, la dépêche Lusitania originale. Nous ne possédons pas non plus, dans le dossier actuellement accessible, l'article du journal lisboète du 7 avril 1960. Nous disposons en revanche de la reproduction faite par Flying Saucer Review et de la mention ultérieure de l'affaire dans les catalogues ufologiques et copie de l’article de l’APRO. Le catalogue de Vallée donne comme référence journalistique Dauphiné Libéré, 9 mai 1960, ce qui constitue une autre piste contemporaine importante. Sa bibliographie identifie bien cette référence comme la source n°126.

 

3. Le témoignage tel que rapporté par Flying Saucer Review

Dans son numéro de 1960, sous le titre : « MOZAMBIQUE : Four Little Spacemen » Flying Saucer Review explique que le Times of India, publié à Bombay, avait rapporté qu'une soucoupe volante pilotée par « quatre petits astronautes » avait atterri au Mozambique. Le journal indien aurait lui-même cité des journaux de Lisbonne datés du 7 avril, en indiquant que l'information provenait de l'agence portugaise Lusitania. La dépêche aurait indiqué que des habitants de Beira, sur la côte du Mozambique, avaient observé : un objet orange ; se déplaçant dans le ciel ; produisant un sifflement aigu ; qui aurait atterri quelques secondes plus tard ; puis aurait été détruit par une forte explosion et quatre petites créatures de forme humaine ayant été vues s'enfuyant de l'appareil.

 

Le point essentiel est la réserve exprimée immédiatement par Flying Saucer Review. La revue précise qu'elle publie l'information « in good faith », mais qu'elle n'a trouvé aucune autre mention de cette observation extraordinaire et demande à ses lecteurs de fournir d'éventuelles informations complémentaires.

 

Cette phrase est extrêmement importante pour l'évaluation historique du cas : la revue ufologique elle-même ne présente donc pas l'affaire comme vérifiée.

 

4. Une deuxième source contemporaine : l'APRO Bulletin

Le dossier est également repris dans le APRO Bulletin de juillet 1960, sous le titre :

« Little Men in Mozambique » L'APRO attribue également l'information à la Portuguese News Agency 'Lusitania'. La version APRO indique qu'une soucoupe aurait explosé près de Beira. Des habitants auraient observé un objet rond et orange émettant une lueur. L'objet aurait atterri ; quatre « little men » en seraient sortis et auraient couru vers les bois avant que l'engin n'explose. La version APRO ajoute un élément qui n'apparaît pas dans le texte de *Flying Saucer Review : l'événement aurait été observé par des centaines de personnes. Cette précision doit cependant être conservée avec prudence.

Il serait incorrect d'écrire : « Des centaines de personnes ont confirmé l'atterrissage. » La formulation historiquement correcte est : « Selon l'APRO Bulletin de juillet 1960, l'événement aurait été observé par des centaines de personnes. »

Nous ne disposons actuellement ni de la liste de ces témoins, ni de témoignages individuels permettant de vérifier cette affirmation.

 

5. La question essentielle : quelle est la date exacte ?

C'est ici qu'une correction est nécessaire par rapport à certains catalogues. La date 5 avril 1960 est aujourd'hui largement associée au cas de Beira. Elle apparaît notamment dans Passport to Magonia, cas n°502, avec la formulation : 5 April 1960 — Beira, Mozambique. Vallée résume le cas par un disque orange qui aurait atterri avec un sifflement avant d'exploser, tandis que quatre silhouettes de petite taille s'enfuyaient dans les broussailles. Sa référence est donnée comme FSR 60, 5, p.126. Sa bibliographie renvoie également au Dauphiné Libéré du 9 mai 1960.

 

Mais il faut distinguer deux choses : 7 avril 1960 = date des journaux de Lisbonne cités par le Times of India, donc date de diffusion de l'information. 5 avril 1960 = date de l'événement retenue par les catalogues ultérieurs. La seconde est parfaitement plausible — une dépêche publiée le 7 avril pouvant rapporter un événement du 5 — mais, tant que nous n'avons pas retrouvé le texte original de Lusitania ou du journal portugais, je recommande cette position : 5 avril 1960 — date généralement retenue pour l'observation ; l'information aurait été publiée par la presse lisboète le 7 avril. C'est beaucoup plus rigoureux que de présenter le 5 avril comme une donnée primaire définitivement établie.

 

6. Que savons-nous réellement des « quatre petits astronautes » ?

Très peu de choses. La source Flying Saucer Review parle de : quatre petites créatures de forme humaine.

 

L'APRO parle de : quatre petits hommes. Cela ne permet pas de déterminer :

Leur taille exacte ;

Leur morphologie détaillée ;

Leur couleur de peau

Une éventuelle interaction avec les témoins.

Leurs vêtements ;

La présence d'un casque

Leur âge apparent ;

Leur visage ;

Leur mode de déplacement

Leur langage ;

 

;

Aucun de ces détails ne doit être ajouté au dossier sans nouvelle source.

 

Il est également préférable d'éviter l'expression « extraterrestres ». Les sources parlent de « petits hommes », de « petites créatures humaines » ou de « spacemen ». Elles ne démontrent absolument pas leur origine.

 

7. S'agit-il d'un « crash d'OVNI » ?

Pas exactement. Le vocabulaire « crash » est devenu courant dans certains catalogues modernes, mais le récit original est plus nuancé. Selon Flying Saucer Review, l'objet :

 

-       Arrive dans le ciel ;

-       Produit un sifflement ;

-       Atterrit ;

-       Quatre petites créatures sont vues s'enfuir ;

-       L’appareil est ensuite détruit par une explosion.

 

Il n'est donc pas question, dans cette source, d'un appareil arrivant à grande vitesse et s'écrasant au sol. Il serait préférable de parler de : « atterrissage suivi d'une explosion » ou « prétendu atterrissage et destruction d'un objet ».

 

Le terme « crash » peut être conservé entre guillemets lorsqu'il s'agit de reprendre la terminologie de certains catalogues modernes.

 

8. Existe-t-il des preuves matérielles ?

Aucune n'est actuellement documentée. Nous n'avons pas trouvé dans les sources disponibles : photographie ; dessin réalisé par un témoin ; fragment métallique ; débris ; épave récupérée ; rapport de police ou autres etc… C'est une faiblesse majeure du dossier. Même si l'on retenait l'affirmation APRO selon laquelle des centaines de personnes auraient assisté à l'événement, le dossier documentaire demeure étonnamment pauvre.

 

9. Le problème de la source Lusitania

La présence de l'agence Lusitania est néanmoins importante. Nous ne sommes pas devant une simple histoire apparue dans un livre ufologique des années 1980 ou 1990. L'information aurait été transmise par une agence de presse portugaise active dans les territoires portugais d'Afrique. Des publications historiques consacrées à la presse indiquent d'ailleurs que Lusitania constituait alors l'une des principales sources de nouvelles étrangères pour la presse des territoires portugais d'Afrique. Cela rend la recherche dans les archives portugaises particulièrement intéressante. Mais la présence du nom Lusitania ne constitue pas une authentification du phénomène. Une agence de presse peut transmettre une information reçue d'un correspondant sans avoir elle-même enquêté sur place. Il faut donc rechercher : « Lusitania, 7 Abril 1960, Beira, disco/soucoupe » et les variantes portugaises correspondantes.

 

10. Une piste particulièrement intéressante : la presse de Beira. Si l'événement impliquait réellement des centaines de témoins et une explosion visible ou audible, la presse locale constitue probablement la piste la plus importante. En 1960, Beira disposait de sa propre presse. Les archives de la presse mozambicaine de cette période doivent donc être recherchées avant de considérer le dossier comme définitivement fermé. Les titres à rechercher en priorité sont notamment :

 

-        Notícias da Beira ;

-       Diário de Moçambique ;

-       Presse de Lourenço Marques ;

-       Journaux portugais de Lisbonne ;

-       Dépêches Lusitania.

 

Le fait que l'information soit passée par Lisbonne ne signifie pas nécessairement que son origine était Lisbonne : elle pouvait provenir d'un correspondant ou d'une source locale de Beira.

 

12. Vallée et la constitution du dossier ufologique

Le cas est ensuite entré dans la littérature ufologique internationale. Jacques Vallée l'a intégré à Passport to Magonia sous le numéro 502, avec une formulation très condensée : 5 avril 1960 — Beira, Mozambique : disque orange, sifflement, explosion et quatre silhouettes de petite taille s'enfuyant dans les broussailles.

 

La bibliographie de Vallée renvoie au Dauphiné Libéré, 9 mai 1960, tandis que les sources modernes reprennent généralement le même récit.

 

13 - Ce que l'on peut éventuellement envisager comme explication

Il faut ici distinguer le phénomène initial de son interprétation. Hypothèse météorique

 

Un bolide peut produire : une forte luminosité ; une couleur orange ; un déplacement rapide ; un sifflement ou des phénomènes acoustiques rapportés ou une fragmentation ou une explosion apparente. Cela pourrait éventuellement expliquer une partie du récit. Mais cette hypothèse n'explique évidemment pas, à elle seule, l'observation de quatre silhouettes humaines.

 

Aéronef ou engin terrestre - Un appareil terrestre inhabituel pourrait éventuellement expliquer un objet perçu comme discoïdal et un bruit particulier. Mais aucune information disponible ne permet d'identifier un appareil précis.

 

Déformation ou amplification journalistique

Cette possibilité mérite également d'être conservée. Le récit a traversé plusieurs niveaux de transmission :

Témoins présumés → Lusitania → presse lisboète → Times of India → FSR → APRO → littérature ufologique.

 

À chaque étape, certains détails peuvent avoir été condensés, traduits ou reformulés.

 

Canular : Il ne peut pas être exclu. Mais nous ne disposons actuellement d'aucun élément permettant de démontrer qu'il s'agissait d'un canular.

 

 Conclusion critique

Le cas de Beira est donc plus solide historiquement comme affaire de presse de 1960 que comme affaire ufologique démontrée. C'est une nuance importante. Nous pouvons affirmer avec une assez bonne sécurité que l'histoire d'un mystérieux objet orange et de quatre petites créatures circulait dans la presse internationale au printemps 1960 et qu'elle était attribuée à l'agence portugaise Lusitania. Nous ne pouvons pas, avec les documents actuellement retrouvés, affirmer que l'atterrissage a réellement eu lieu.

La prochaine étape décisive serait donc de retrouver, si elle existe encore, la dépêche Lusitania du 7 avril 1960 ou le journal portugais qui l'a publiée.

 

Si cette pièce était retrouvée, elle pourrait permettre de répondre à plusieurs questions fondamentales : date exacte de l'événement, lieu précis autour de Beira, nombre réel de témoins, identité d'un correspondant local, nature de l'explosion et origine des informations concernant les quatre petites créatures.

 

C'est précisément pour cette raison que je conserve ce cas : non comme une « preuve d'atterrissage extraterrestre », mais comme un remarquable dossier historique sur la circulation d'un récit ufologique africain dans la presse portugaise et internationale en 1960.

 

 https://projectavalon.net/lib/Jacques%20Vallee%20-%20Passport%20to%20Magonia.pdf?utm_source=chatgpt.com Passeport to Magonia de Jacques Vallée, que vous pouvez télécharger.

https://fr.scribd.com/document/1057416619/Humanoid-Encounters-1960-1964-the-Others-Amongst-Us?utm_source=chatgpt.com Une section du catalogue d’Albert Rosales, chercheur américain spécialisé dans les apparitions d’Humanoïdes.

https://www.ufologie.patrickgross.org/ce3/1960-04-05-mozambique-beira.htm?utm_source=chatgpt.com

https://www.ufomagazines.com/apro-bulletin-apro-bulletin-1960-07-00-july/?utm_source=chatgpt.com

 

14 AOUT 1966 - %AÏTP – LOURENCO MARQUES – MOZANBIQUE

Les météores de Maputo / Lourenço Marques (14 août 1965)

 

Analyse détaillée de l'incident et contexte

Les témoins : Le signalement est particulièrement remarquable car il combine des observations au sol (habitants de Lourenço Marques) et des témoignages en vol par des membres d'équipage de l'aviation civile (compagnie coloniale DETA - Divisão dos Transportes Aéreos), apportant un biais d'observation réduit par rapport à un témoin isolé.

 

Zone géographique : La baie de Delagoa (aujourd'hui baie de Maputo) offre une très grande visibilité dégagée vers l'est et l'océan Indien, ce qui facilite l'observation d'événements à haute altitude sur de longues distances.

 

Le phénomène de fragmentation : La scission d'un objet lumineux en deux entités s'éloignant dans des directions opposées après une phase de stabilisation apparente est le point le plus singulier du récit, car il s'éloigne du comportement classique d'un simple bolide ou météore.

 

2. Pistes et hypothèses explicatives

Rentrée d'un débris spatial (Satellite / Étage de fusée) :

L'année 1965 marque une accélération majeure de la course à l'espace. Les rentrées atmosphériques de corps de fusées ou de satellites usagés génèrent exactement ce type de visuel : un objet cylindrique très lumineux avec une longue traînée incandescente (orange/rouge).

 

La rupture sous l'effet de la chaleur et des forces aérodynamiques provoque la séparation du corps principal en plusieurs morceaux distincts. L'illusion de "directions opposées" est souvent créée par l'effet de perspective de deux débris se séparant sur des trajectoires légèrement divergentes au moment de l'explosion.

 

Bolide exceptionnel (Météorite) :

La traversée de l'atmosphère par un bolide de grande taille à faible angle d'entrée peut donner l'illusion d'une stabilisation momentanée lorsqu'il se déplace parallèlement à la ligne d'horizon, suivie d'une fragmentation spectaculaire (bolide à désintégration explosive).

 

Observation astronomique :

Des transmissions de résumés d'observations ont été envoyées aux observatoires d'Afrique du Sud (notamment le Union Observatory de Johannesburg), mais aucune confirmation d'un corps céleste naturel spécifique n'a été gravée dans les registres officiels d'astronomie.

 

Sources d'archives et accessibilité du lien

Presse locale : L'événement a été relayé dans le quotidien local Notícias et dans le Diário de Lourenço Marques de mi-août 1965. Ces collections sont conservées exclusivement au format papier/microfilm au Arquivo Histórico de Moçambique (Maputo) et à la Biblioteca Nacional de Portugal (Lisbonne).

 

Catalogues spécialisés : Ce cas a été brièvement repris dans des bulletins d'information sud-africains des années 1970 et dans les archives privées de chercheuses régionales comme Cynthia Hind, mais il n'a jamais fait l'objet d'un transfert vers une base de données en ligne moderne avec permalien.

 

13 DECEMBRE 1968 — ILE DE XEFINA – LOURENCO MARQUES

Source de l’information https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-01/

 

La source est le n°1 de UFO AFRINEWS, juillet 1988, revue éditée par Cynthia Hind. L'article figure dans la rubrique “Some Unusual Cases (Not previously reported)”, sous le titre:

“Report from W S Van Heerden, Sunnyside, Pretoria, South Africa”

 

Le texte précise que Van Heerden était, au moment des faits, South African Consul-General in Mozambique.

 

Ce que rapporte exactement la source

Le vendredi 13 décembre 1968, W. S. Van Heerden aurait observé un objet alors qu'il se trouvait dans la région de Lourenço Marques, l'actuelle Maputo. L'élément géographique particulièrement intéressant que je n’eusse pas antérieurement est : île de Xefina

 

Selon UFO AFRINEWS, Van Heerden aurait vu l'objet stationnaire au-dessus de l'île de Xefina. La description est assez précise :

 

·         Objet apparemment stationnaire ;

·         Forme comparée à deux soucoupes placées dos à dos ;

·         Forme générale allongée et effilée ;

·         Contours décrits comme nets ;

·         Couleur gris foncé ;

·         Altitude estimée : 150 à 200 mètres ;

·         Durée d'observation : environ 30 secondes.

 

Puis, alors que Van Heerden se déplaçait vers l'est, l'objet serait réapparu. Il aurait :

 

-       Brusquement réapparu ;

-       Commencé à monter ;

-       Pris une très grande vitesse ;

-       Filé en direction du sud-ouest ;

-       Présenté alors une apparence différente, décrite comme celle d'un disque parfaitement circulaire

.

Aucun bruit n'aurait été entendu, à l'exception du bruit de la voiture de Van Heerden.

 

Nous savons du cas : 13 décembre 1968 — Lourenço Marques (au-dessus de l'île de Xefina), Mozambique. W. S. Van Heerden, alors consul général d'Afrique du Sud au Mozambique, rapporte avoir observé pendant environ 30 secondes un objet gris foncé stationnaire à environ 150–200 m d'altitude au-dessus de l'île de Xefina. Il le décrit comme une forme allongée et effilée évoquant deux soucoupes réunies par leur face inférieure. Plus tard, alors qu'il se déplaçait vers l'est, l'objet serait réapparu, aurait grimpé rapidement puis se serait éloigné à grande vitesse vers le sud-ouest, prenant alors l'apparence d'un disque circulaire. Aucun bruit n'aurait été entendu en dehors de celui de son automobile. Source : W. S. Van Heerden, témoignage publié par Cynthia Hind dans UFO AFRINEWS, n°1, juillet 1988. Classe B/C.

 

Le point capital : ce n'est pas un rapport contemporain de 1968. C'est probablement le principal élément critique - L'observation est datée du 13 décembre 1968, mais le témoignage que nous possédons n'a été publié qu'en juillet 1988, soit environ 19 ans et 7 mois plus tard.

 

UFO AFRINEWS indique d'ailleurs que cette rubrique contient des cas “Not previously reported”.  Cela signifie que nous devons distinguer : Événement allégué

 

13 décembre 1968 - Première source actuellement retrouvée - Cynthia Hind / UFO AFRINEWS, juillet 1988 Cette différence chronologique est importante. Nous n'avons pas, pour l'instant, retrouvé : article de presse de décembre 1968 ; rapport diplomatique sud-africain ou un autre rapport, photographie ou un autre témoignage.

 

Il y a cependant un élément qui justifie de ne pas classer immédiatement le cas car le témoin présenté par Hind est une personne ayant une fonction diplomatique importante : consul général sud-africain au Mozambique. Cela donne au témoignage un intérêt historique particulier. Mais attention : la fonction diplomatique ne constitue pas une preuve de la nature de l'objet. Elle augmente surtout l'intérêt que présente le témoignage en matière de provenance et de contexte. Nous devons également faire une distinction entre : « W. S. Van Heerden était consul général » et « W. S. Van Heerden a officiellement rapporté l'observation à son gouvernement. » La première affirmation est celle de la source ufologique. La seconde n'est pas démontrée par les documents que j'ai retrouvés.

 

J'ai trouvé une piste intéressante, quant à l’existence de X.S. Van Heerden mais elle doit être maniée avec prudence. Un document de l'AIEA de 1973 mentionne un W. S. van Heerden comme membre de la délégation sud-africaine et le présente alors comme Deputy Secretary, Multilateral Division, Department of Foreign Affairs.  Cela démontre qu'une personne portant exactement ce nom occupait effectivement une fonction importante au sein de la diplomatie sud-africaine.

 

Mais je ne considérerais pas encore comme définitivement démontré qu'il s'agit bien de la même personne que le consul général de Mozambique de 1968. Il faudrait rechercher dans les annuaires diplomatiques sud-africains de 1967–1969 afin de faire le lien biographique. 

 

La localisation : Xefina - La mention de Xefina est importante. L'île de Xefina se trouve dans la baie de Maputo, à proximité de l'actuelle capitale mozambicaine. Le fait que le témoin donne une référence géographique précise est intéressant parce que l'observation n'est pas simplement : « quelque part au Mozambique ». Nous avons désormais :

 

Lourenço Marques → baie de Maputo → île de Xefina.

 

La forme de l'objet

La description est également assez particulière. Première phase : « two saucers placed bottom to bottom » soit approximativement : deux soucoupes réunies par leur face inférieure. Cela donne un objet ressemblant à un double cône / lentille allongée, mais Van Heerden le décrit comme elongated and tapering.

 

Puis seconde phase : completely circular disc Donc il y aurait eu une différence apparente entre :

 

Forme allongée / fuselée → disque circulaire

 

Cela peut être interprété de plusieurs manières.

 

                        1          Première possibilité : changement réel d'orientation

            Un objet lenticulaire vu sous différents angles peut donner des silhouettes très             différentes.

 

2                  Deuxième possibilité : changement de distance

                        À mesure que l'objet s'éloigne ou se rapproche, la perception de sa forme peut                          changer.

 

3                      Troisième possibilité : changement réel de configuration

                                    C'est ce que certains ufologues pourraient interpréter comme un changement de                                   forme.

 

Mais il n'existe évidemment aucune preuve permettant de retenir cette troisième interprétation.

 

 Van Heerden aurait estimé l'objet à : 150 à 200 m d'altitude. Si cette estimation est correcte, il ne s'agissait pas d'un petit point lumineux observé à plusieurs kilomètres. L'objet aurait donc été relativement proche. Mais il manque une donnée essentielle : quelle était sa taille angulaire ?

 

Sans taille angulaire, l'estimation de la distance ne peut pas être transformée en estimation fiable de la taille réelle.

 

C'est un autre élément à prendre en compte. La première observation aurait duré : environ 30 secondes.

Puis l'objet réapparaît lors du déplacement du témoin. Cela signifie qu'il ne s'agit pas d'une observation extrêmement longue permettant une étude détaillée. En revanche, la combinaison : faible altitude supposée + immobilité + changement de position + accélération apparente rend le récit intéressant sur le plan ufologique.

 

9. L'absence de bruit

Le témoin ne rapporte pas de bruit provenant de l'objet.

La seule source sonore mentionnée serait :

le bruit de sa voiture.

C'est intéressant, mais il faut éviter de transformer cela en « silence absolu ».

Le texte signifie plutôt :

aucun bruit attribué à l'objet n'a été perçu.

Un objet aérien conventionnel vu à distance peut lui aussi paraître silencieux selon les circonstances, notamment en fonction de son altitude, de la direction du vent, du bruit ambiant et du type de propulsion.

 

Une particularité très intéressante : Cynthia Hind le considère comme un cas « non précédemment rapporté » C'est un détail que je trouve particulièrement important. Le sommaire de UFO AFRINEWS place le témoignage Van Heerden dans : Some Unusual Cases (Not previously reported).  Cela explique probablement pourquoi nous ne trouvons pratiquement aucune trace de cette observation dans les bases classiques. Il est donc très possible que le dossier soit resté privé pendant près de vingt ans avant que Van Heerden ne le transmette à Cynthia Hind. Cela change notre interprétation de l'absence de presse en 1968 : L’absence de trace contemporaine ne signifie pas nécessairement que l'observation n'a pas été racontée ; elle signifie surtout que nous ne disposons pas actuellement d'une publication contemporaine.

 

13. Fiche catalogue définitive que je vous recommande

 

Élément

Donnée

Date

13 décembre 1968

Pays

Mozambique

Territoire de l'époque

Mozambique portugais

Lieu

Lourenço Marques, secteur de l'île de Xefina

Témoin

W. S. Van Heerden

Fonction alléguée

Consul général d'Afrique du Sud au Mozambique

Heure

Non indiquée dans la source accessible

Durée initiale

≈ 30 secondes

Objet

Gris foncé, allongé et effilé

Forme

Comparée à deux soucoupes réunies face contre face

Position

Stationnaire au-dessus de Xefina

Altitude estimée

150–200 m

Seconde observation

Objet réapparaissant, montant puis partant rapidement vers le sud-ouest

Aspect final

Disque parfaitement circulaire

Bruit

Aucun bruit attribué à l'objet

Photographie

Non connue

Radar

Non connu

Traces physiques

Aucune

Autres témoins

Non indiqués

Enquête

Non documentée

Première publication retrouvée

UFO AFRINEWS, n°1, juillet 1988

Source

Cynthia Hind / témoignage W. S. Van Heerden

Classe

B/C (C+ provisoire)

 

Source principale AFRINEWS

https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-01/

La page indique également que le PDF original est conservé aux archives AFU de Norrköping.

 

18 DECEMBRE 1972 – VOL BEAIRA – MAPUTO 

Un Boeing 737 des Lignes Aériennes de Mozambique (DETA) a rapporté avoir été approché par un gigantesque OVNI vert en forme de capsule. L'objet serait passé à très courte distance de l'avion avant de disparaître à grande vitesse.  Selon les sources, l'incident s'est déroulé de la manière suivante :

 

Le contexte : Un Boeing 737 des Lignes Aériennes de Mozambique (DETA) effectuait une liaison entre Beira et Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo).

 

L'apparition : Dans un ciel totalement dégagé, un OVNI gigantesque, de couleur verte et en forme de capsule, est apparu et s'est dirigé droit vers l'avion.

 

La manœuvre : Après un échange radio tendu entre le pilote et la tour de contrôle, l'objet est passé à très courte distance de l'appareil, avec une inclinaison ascendante d'environ 5 degrés.

La disparition : L'objet a ensuite disparu dans le ciel à une vitesse extrêmement élevée, pour le soulagement de tous à bord.

 

Témoignages de l'équipage

Des extraits de témoignages de l'équipage apportent des détails supplémentaires sur l'observation :

Le commandant de bord (Commandant Pinto) : Il a décrit avoir vu l'objet pendant environ quarante-cinq minutes et a rapporté que des personnes à Beira l'avaient vu stationner pendant plus de trois heures. Il s'est demandé si l'objet avait réagi à l'allumage de ses feux d'atterrissage et si ses instruments avaient signalé que l'avion s'approchait trop près.

 

Le copilote (Jamal) : Il a indiqué que le commandant de bord avait attiré son attention sur l'objet. Il l'a décrit comme un objet long, plus grand que leur avion, sans hublots et d'aspect métallique, semblant planer au-dessus de l'embouchure du fleuve Save.

 

La chef de cabine (Isabel Lobo) : Elle a raconté que, lorsque l'avion s'est arrêté à Beira, elle a vu l'objet qui ressemblait à une très grande étoile, mais qui ne scintillait pas. Elle a précisé qu'il avait été détecté au radar. Elle a également décrit avoir vu les projecteurs de l'objet dans une formation triangulaire, dont la lumière était si puissante qu'elle faisait mal aux yeux. Elle a ajouté que lorsque le commandant a allumé et éteint ses feux d'atterrissage, l'objet s'est soudainement éloigné dans la direction opposée.

 

Source de l'information

L'essentiel des informations sur ce cas provient des travaux de Ruy Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain. Il a recueilli de nombreux témoignages de pilotes et de civils en Afrique dans les années 1970, qu'il a compilés dans son livre "OVNIs em África" (1987).

 

Si vous souhaitez approfondir le sujet, la lecture de cet ouvrage ou des recherches sur les travaux de Ruy Castel-Branco pourraient vous fournir des informations plus détaillées. https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/

 

12 JANVIER 1973 - MAPUTO – LOURENCO MARQUES - MOZANBIQUE

Observation de deux sphères lumineuses légèrement aplaties, décrites comme ayant la forme de "pommes". Elles sont restées statiques pendant deux minutes en tournant sur elles-mêmes à très grande vitesse.  

 

Selon le récit recueilli par Ruy Castel-Branco, l'incident s'est déroulé de la manière suivante :

 

Le contexte : L'observation a eu lieu le 12 janvier 1973, aux alentours de 01h00 du matin, à une distance d'environ 800 mètres du quartier Rui Patrício à Lourenço Marques.

 

Les témoins : Les principaux témoins étaient Raúl Alvez Calane da Silva, un reporter d'un magazine mozambicain, et son frère Mário.

 

L'apparence des objets : Deux sphères lumineuses sont apparues. Elles présentaient un léger aplatissement sur les bords, ce qui leur donnait une forme rappelant celle d'une "pomme".

 

Le comportement : Les deux objets sont restés statiques pendant deux minutes, tout en tournant sur eux-mêmes à une très grande vitesse.

 

La manœuvre : Après cette phase stationnaire, les deux sphères ont commencé à s'élever progressivement et de manière symétrique, jusqu'à disparaître comme deux points lumineux dans le ciel. De manière inexplicable, elles sont ensuite redescendues dans une autre zone, toujours ensemble et en gardant la même distance l'une de l'autre.

 

Une précision sur la nature de la "rotation"

Un détail important a été relevé par les témoins : la rotation apparente des sphères n'était peut-être pas un mouvement mécanique. Ils ont émis l'hypothèse qu'il pouvait s'agir en réalité d'un échange rapide de lumières oscillant entre le bleu, le vert et le rouge, bien que la couleur jaune-orangé ait été prédominante.

 

La source de l'information

L'ensemble de ces informations provient des recherches de Ruy Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain qui a recueilli de nombreux témoignages en Afrique dans les années 1970. Ce cas est documenté dans son livre "OVNIs em África" (1987). Il est également cité dans un article de synthèse sur les observations d'OVNI en Afrique, qui reprend les travaux de Castel-Branco.  https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/

 

 

10 FEVRIER 1973 LOURENCO MARQUES – MAPUTO – MOZAMBIQUE

C’est en fait le même cas que celui du 12 janvier 1973

Le cas de 1973 ci-dessous, C'est un entrefilet, pas une grosse enquête à l'époque :

 

Le 10 février 1973, le "Rhodesian Herald" a publié un bref rapport selon lequel un avion de Mozambique Beta Airlines était suivi par un objet volant non identifié lors d'un vol de nuit de Beira à Lourenco Marques. L'histoire a été publiée par le service de presse Herald Africa.

 

C'est tout ce qui est paru dans la presse le jour J.

 

Qui a enquêté ? Joe Brill, le correspondant MUFON pour l'Afrique (basé en Rhodésie à l'époque). Il récupère l'histoire et la publie dans SKYLOOK, la revue officielle du MUFON, en août 1973 sous le titre :

"Captain of Boeing 737 Jet Gives Personal Account of UFO Sighting - UFO Follows Mozambique Beta Airlines Plane - Joe Brill Gets Story"

 

Malheureusement, le PDF de SKYLOOK d'août 1973 est très abîmé, mais on a le sommaire qui confirme : page 5 - "Captain of Boeing 737 Jet Relates UFO Sighting".

 

On n'a pas de description détaillée de l'objet en 1973 - juste "suivi par un OVNI".

 

Pourquoi vous trouvez 2 dates pour le même pilote ?

Parce que le même pilote, le Commandant Simplicio Pinto de LAM (Mozambique Airlines), va revivre EXACTEMENT la même chose 15 ans plus tard, le 11 février 1988, et là c'est un cas majeur avec radar.

C'est ce cas de 1988 qui est documenté en détail dans le National Enquirer et qui est souvent mélangé avec 1973 :

 

Énorme objet luminescent – ​​décrit comme « assez vaste pour abriter un hangar à avions »  Il volait à 11 000 pieds : « Il faisait du surplace à 11 000 pieds à ce moment-là, et je suis monté vers lui » Trois lumières rectangulaires disposées en triangle : « il présentait trois lumières rectangulaires, disposées en triangle avec deux en bas et une en haut ». Suivi radar confirmé par une météorologue gouvernementale : « Une météorologue gouvernementale au Mozambique affirme avoir suivi l'énorme objet au radar pendant que le pilote, le capitaine Simplicio Pinto, le prenait en chasse »

 

« L'objet est apparu alors qu'aucune activité aérienne n'était prévue dans cette zone, hormis ce vol civil (piloté par Pinto). C'était un OVNI. » « Des centaines de personnes à Beira disent avoir vu l'OVNI »Le pilote poursuit jusqu'à 24,000 feet puis 45,000 feet, puis abandonne à cause de la pluie et du carburant bas

 

Rapport officiel au gouvernement du Mozambique, 5 journalistes du journal Noticias assignés à l'enquête

MOZ-1973-02-10 - Beira -> Maputo - NUIT

Type : Rencontre avion

Source: Rhodesian Herald 10/02/73 + SKYLOOK N°69 août 1973 p.5

Témoins : équipage Beta Airlines (nom non donné en 73)

Crédibilité : B - presse + enquête MUFON, mais description trop courte

 

MOZ-1988-02-11 - Beira - CHASSE

Type : RR1 + Radar visuel - Cas majeur africain

Source : National Enquirer 17 janvier 1989 + témoignage direct Pinto

C'est celui avec les 3 lumières rectangulaires en triangle

 https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/

 

 

JUIN 1973 - AEROPORT DE LOURENCO – RADAR – MOZAMBIQUE

Début juin 1973 – Lieu non précisé : Un OVNI aurait été observé en train de changer continuellement de couleur.

 

Selon les sources, l'incident s'est déroulé de la manière suivante :

Le contexte : L'observation a eu lieu dans les premiers jours de juin 1973 à l'aéroport de Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo, Mozambique).

 

Les témoins : Les principaux témoins étaient les contrôleurs de radar de l'aéroport.

 

L'apparence de l'objet : Ils ont observé un objet de forme discoïde (en forme de disque) au-dessus de l'une des pistes de l'aéroport.

 

Le comportement : L'objet changeait continuellement de couleur, passant du jaune clair au bleu, puis au vert. Les manœuvres de l'objet auraient pu mettre en danger la sécurité des vols, en particulier lors des atterrissages et des décollages.

 

La source de l'information

L'ensemble de ces informations provient des recherches de Ruy Castel-Branco, un pilote et ufologue mozambicain qui a recueilli de nombreux témoignages en Afrique dans les années 1970. Ce cas est documenté dans son livre "OVNIs em África" (Coimbra Editora, 1987) et repris dans un article de synthèse sur les observations d'OVNI en Afrique.

https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/

 

NOVEMBRE 1978 – BEIRA – CANAL DU MOZAMBIQUE

Les lumières du canal du Mozambique (Novembre 1978)

Lieu : Canal du Mozambique (au large de Beira).

 

Description : L'équipage d'un cargo de ligne reliant le Mozambique à Madagascar signale l'apparition de plusieurs sphères lumineuses pulsantes (passant du blanc au bleu) survolant le navire pendant près d'une demi-heure. Les lumières semblaient réagir aux projecteurs du navire en changeant d'altitude.

Source : Journal de bord (logbook) du navire, réutilisé ultérieurement dans des compilations ufologiques

 

Analyse et contexte de l'observation

Cadre géographique : Le canal du Mozambique est une zone maritime stratégique traversée par les routes commerciales reliées au port de Beira, l'un des principaux accès maritimes de la région.

 

Comportement signalé : La durée (environ 30 minutes) et la pulsation chromatique (blanc au bleu) sont caractéristiques de plusieurs témoignages d'équipages de la marine marchande. La réaction supposée aux projecteurs du navire (variation d'altitude) suggère une interaction visuelle perçue par la passerelle, bien que cela puisse aussi résulter d'un effet d'optique ou de réflexion atmosphérique.

 

Typologie de la source : La mention au journal de bord (logbook) constitue la première étape d'archivage officiel en mer. Ces consignes écrites par les officiers de quart sont réputées fiables car rédigées à chaud par du personnel formé à la navigation et à l'observation des conditions météorologiques/astronomiques.

Pistes d'explication conventionnelles

 

Lors de l'analyse de ce type de cas en milieu maritime, plusieurs hypothèses naturelles ou technologiques sont systématiquement évaluées :

 

Phénomènes bioluminescents ou optiques marins : La bioluminescence marine ou les reflets d'éco-sondes/projecteurs sur des bancs de brume basse peuvent parfois créer l'illusion de sphères lumineuses en mouvement autour de la coque.

 

Conditions météo-atmosphériques : Des phénomènes d'électricité atmosphérique (foudre en boule ou feu Saint-Elme sur les mâts) ou des réfractions optiques dues aux inversions thermiques au-dessus de l'eau.

 

Activités militaires ou spatiales : La région voyait circuler des engins de surveillance navale et spatiale dans le cadre de la guerre froide, ainsi que des rentrées atmosphériques de débris spatiaux.

Conservation et documentation

 

Ce récit a rejoint les répertoires d'observations maritimes compilés par des chercheurs (tels que les travaux d'Antonio Ribera ou de Charles Berlitz sur les phénomènes marins insolites), ainsi que les bases de données d'associations d'étude des phénomènes aériens.

 

11 FEVRIER 1988 – BEIRA - MOZAMBIQUE

Le cas du commandant Simplicio Pinto et du Boeing 737 de LAM

 

La source la plus importante que j'ai retrouvée est le récit de Cynthia Hind, repris très longuement par Timothy Good dans The UFO Report. L'archive numérique de UFO AFRINEWS identifie le dossier comme Case N°15 — Aircrew Sighting of UFO — Moçambique, 11th February 1988. Le numéro 3 de UFO AFRINEWS est daté de mai 1990, et non de 1988.

https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-03/

 

Le déroulement général

Le témoin principal est présenté comme le commandant Simplicio Pinto, pilote en chef de la compagnie LAM — Linhas Aéreas de Moçambique.

 

Il effectuait un vol de nuit Quelimane → Maputo, à bord d'un Boeing 737.

 

Selon le récit publié par Timothy Good, l'appareil fit une escale à Beira parce qu'il n'y avait pas de carburant disponible à Quelimane. L'atterrissage à Beira aurait eu lieu à 18 h 09.

 

Mais il faut noter une petite incohérence : le récit parle ensuite d'une observation à partir d'environ 15 h, alors que l'avion de Pinto n'arrive à Beira qu'à 18 h 09. Cela montre qu'il faut distinguer l'observation générale par les habitants et la tour de l'observation personnelle du pilote.

 

L'objet était déjà observé avant l'arrivée de l'avion

C'est l'un des éléments les plus intéressants. Lorsque Pinto demande à son copilote de contacter la tour pour savoir si un ballon météorologique avait été lancé, la réponse aurait été, en substance : pourquoi demandez-vous cela ? Est-ce à cause de l'objet que nous voyons ? La tour aurait indiqué que l'objet était observé depuis environ 15 h et que les radars de l'armée de l'air l'avaient également détecté. La position donnée à Pinto était d'environ 125 km de Beira.

 

C'est donc très différent d'un simple témoignage isolé de pilote. Selon le récit, plusieurs catégories de témoins auraient existé :

 

·         Équipage LAM ;

·         Contrôle aérien ;

·         Personnel au sol ;

·         Habitants de Beira ;

·         Personnel météorologique ;

·         Personnel militaire/radar.

 

Mais il faut conserver le « selon le récit » : nous n'avons pas encore retrouvé les rapports originaux de ces différents services.

 

Pinto le décrit initialement comme quelque chose ressemblant à : un parachute en forme d'aile ; ou un « flying mattress », littéralement un « matelas volant » ; présentant plusieurs couches ; avec une lumière fluorescente extrêmement intense, comparable à une lampe au mercure.  La lumière était décrite comme blanche, très intense et fluorescente.  L'objet semblait : stationnaire ; ou se déplacer extrêmement lentement ; Très éloigné et sans altitude déterminable au départ.  Pinto insiste sur le fait qu'il n'avait jamais vu quelque chose de semblable durant ses années de pilotage.

 

Pinto estime que si l'objet pouvait être vu aussi clairement à environ 125 km, il devait être énorme. Il compare même sa visibilité à celle d'un Boeing 747 et estime qu'un Jumbo ne pourrait pas être distingué de cette façon à cette distance. C'est cependant une déduction du témoin, pas une mesure. Nous ne connaissons pas : la taille angulaire exacte ; la distance réelle ; l'altitude ;  les dimensions physiques ; et la luminosité photométriquement mesurée.

 

Lorsque l'hôtesse en chef Isabel Lobo ouvre la porte de l'avion à Beira, elle aurait immédiatement vu de nombreuses personnes regarder vers le ciel. Elle serait montée vers le poste de pilotage en demandant si l'équipage avait vu l'objet. Pinto confirma. L'information est donc présentée comme une observation collective à Beira, et pas seulement comme celle du pilote.  D'autres sources secondaires parlent même de centaines de personnes.

 

Environ une demi-heure après son arrivée, Pinto demande à la tour l'autorisation de repartir. La tour lui aurait demandé s'il était réellement disposé à décoller alors que l'objet se trouvait dans cette direction.

 

Pinto accepte.

 

L'avion décolle vers le sud, en direction de Maputo, tandis que l'objet se trouve également au sud.

Une fois en vol, Pinto estime pouvoir mieux l'observer.

 

À environ 18 h 40, Pinto poursuit l'objet. Il monte à plus de : 11 000 pieds ≈ 3 350 m. Il rapporte alors une observation beaucoup plus spectaculaire. L'objet lui apparaît :

 

·         Énorme ;

·         Pratiquement stationnaire ;

·         Situé au sud de Beira ;

·         Avec trois lumières extrêmement puissantes ;

·         Disposées en triangle.

 

La lumière est tellement intense qu'elle gêne sa vision et rend difficile l'appréciation des distances.

 

C'est probablement la caractéristique visuelle la plus importante du dossier. Pinto décrit trois lumières ressemblant à des projecteurs/searchlights, disposées : en triangle

 

La description est confirmée dans le récit par le copilote et l'hôtesse. Le copilote décrit l'objet comme : long ; plus grand que leur avion ; sans fenêtres ; présentant un aspect métallique et semblant stationner au-dessus de l'embouchure du Save.

L'hôtesse Isabel Lobo décrit de son côté les lumières comme extrêmement puissantes et disposées en triangle, avec une apparence évoquant ensuite une sorte de « diamond ring », un anneau de diamant.

 

Pinto décide d'allumer puis d'éteindre deux fois les feux d'atterrissage de l'appareil, afin de voir si l'objet réagit. Il demande également à l'hôtesse de regarder attentivement. Peu après, selon son témoignage : l'objet commence à monter verticalement. Sa lumière devient progressivement moins intense à mesure qu'il s'éloigne. C'est à partir de là que le récit prend une dimension spectaculaire.

 

Mais attention : nous n'avons aucune preuve que le départ de l'objet était une réaction aux feux du Boeing. C'est Pinto lui-même qui pose cette question après coup : l'objet avait-il réagi au signal lumineux ? C'est une hypothèse du témoin, pas un fait établi.

 

Après la montée verticale, l'objet semble beaucoup plus haut. Pinto atteint environ : 24 000 pieds ≈ 7 300 m puis son altitude de croisière : 31 000 pieds ≈ 9 450 m. L'objet semble alors se trouver au-dessus de la région de l'embouchure du fleuve Save, près de Mambone.  Le pilote continue à voir les trois lumières triangulaires. Puis l'avion entre dans des nuages d'orage et perd le phénomène de vue.

 

Le point très important concernant le radar : Il y a en réalité plusieurs affirmations radar différentes :

 

A. Radar militaire

Selon le témoignage rapporté par Good, la tour aurait indiqué que : les radars de l'Air Force avaient détecté l'objet.

 

B. Radar de Pinto

Pinto essaie ensuite de retrouver l'objet sur le radar de son propre avion, mais n'obtient aucune image.

C'est une nuance capitale.

 

Donc :

« L'objet a été détecté au radar » est trop catégorique si l'on ne dispose pas du relevé original. Je recommande : « Selon le témoignage rapporté par Cynthia Hind/Timothy Good, le contrôle aérien indiqua que des radars de l'armée de l'air avaient détecté l'objet. Le pilote ne parvint toutefois pas à obtenir une détection sur le radar de son propre Boeing 737. »  C’est plus rigoureux d’évoquer ainsi la question des radars.

 

Certaines versions ultérieures ajoutent un élément encore plus précis : une météorologue du service météorologique mozambicain, généralement donnée sous le nom Alberto Agosta, aurait suivi l'objet au radar.

 

Cette version apparaît notamment dans CENAP Report n°158, qui rapporte également :

 

·         Objet stationnaire ;

·         Position à environ 78 miles au sud de Beira ;

·         Absence d'autre trafic aérien ;

·         Intervention de la météorologie ;

·         Enquête de journalistes du quotidien gouvernemental Notícias.

 

Mais je serais prudent.

Je n'ai pas retrouvé dans la source primaire accessible de Cynthia Hind le rapport original signé par cette personne. Il faut donc différencier ces sources :

 

Niveau 1 — source directe du récit Hind/Good :

            Contrôle aérien + affirmation de détection par les radars de l'Air Force.

Niveau 2 — sources secondaires :

            Météorologie/radar, absence de trafic, etc.

 

Cela évite de transformer une reconstruction ufologique ultérieure en rapport officiel.

 

C'est un détail très intéressant que l'on oublie généralement, c’est que le Boeing comptait 114 personnes à bord selon le récit. Pinto ne voulait pas annoncer ouvertement ce qu'il pensait avoir découvert parce qu'il craignait de provoquer une panique. L'hôtesse avait cependant elle-même observé l'objet. Il n'y eut malheureusement aucune photographie. L'hôtesse chercha même à savoir si quelqu'un dans la cabine possédait un appareil photo, mais le passager japonais qui en avait un était descendu à Beira.  C'est une circonstance documentaire particulièrement frustrante.

 

Le 12 février 1988, Pinto devait effectuer une nouvelle liaison sur le même secteur. Il surveilla attentivement le ciel à la même heure. Cette fois : aucun objet.

 

Il ne vit même pas d'étoile ou de planète particulière. C'est intéressant car le pilote ne présente pas son observation comme un phénomène récurrent qu'il aurait systématiquement interprété comme un OVNI.

 

Pinto affirme également qu'un phénomène présentant des caractéristiques similaires aurait été observé deux jours auparavant au-dessus de l'aéroport de Medellín, en Colombie. Deux jours après l'affaire de Beira, un autre objet aurait été observé au-dessus de Madrid.

 

Attention

Je ne considérerais absolument pas ces deux autres événements comme établis à partir du seul témoignage de Pinto. Ils constituent des éléments rapportés par le témoin, à vérifier séparément dans les archives aéronautiques et ufologiques de Colombie et d'Espagne.

 

Certaines sources évoquent le « copilote Joao Abreau » Or la version de Timothy Good que nous avons retrouvée appelle le copilote Jamal.  La source CENAP parle, elle, de Joao Abreau.  Nous avons donc une divergence documentaire sur le nom du copilote.

 

Nous ne devons pas trancher arbitrairement. « Le copilote est, nommé Jamal dans le récit de Timothy Good ; certaines sources secondaires donnent le nom de João Abreu. ».

 

Il existe également deux durées différentes : Pinto et son équipage : environ 45 minutes – Pour les témoins au sol : plus de trois heures

 

Cynthia Hind le formule ainsi dans UFO AFRINEWS.

Cela peut parfaitement être cohérent : l'objet aurait été observé avant l'arrivée de l'avion puis aurait continué à être visible après son départ.

 

Le CENAP Report n° 158, daté d'avril 1989 dans l'archive, consacre également un article au cas sous le titre : « Jet Pilot Claims: I Chased a Gigantic UFO » Il reprend plusieurs éléments :

 

·         Simplicio Pinto ;

·         Copilote ;

·         Objet gigantesque ;

·         Trois lumières rectangulaires en triangle ;

·         Poursuite aérienne ;

·         Montée à 11 000 puis 24 000 pieds ;

·         Montée verticale ;

·         Météorologie ;

·         Radar ;

·         Témoins de Beira ;

·         Journalistes de Notícias.

 

 https://www.ufomagazines.com/cenap-report-cenap-cenap-report-no-158/

 

Mais CENAP est une source secondaire : elle ne doit pas être comptée comme une enquête indépendante simplement parce qu'elle fournit davantage de détails.

 

Le récit de Timothy Good est très précieux parce qu'il reproduit une grande quantité de témoignages attribués directement aux différents membres de l'équipage : commandant Pinto ; copilote et la chef hôtesse Isabel Lobo.

 

Le passage se trouve dans The UFO Report, dans la section “Airline Crew Sighting, 1988”, pp. 115–119 environ.

 https://avalonlibrary.net/ebooks/Timothy%20Good%20%28ed%29%20-%20The%20UFO%20Report%20%281994%29.pdf

 

Ce que nous pouvons considérer comme relativement solide

Assez bien documenté

Date : 11 février 1988 ;

Lieu : Beira, Mozambique ;

Compagnie : LAM ;

Commandant : Simplicio Pinto ;

Boeing 737 ;

Observation d'un phénomène lumineux extrêmement intense ;

Observation par plusieurs membres de l'équipage ;

Objet semblant stationnaire ;

Trois lumières en triangle ;

Poursuite par l'avion ;

Montée apparente ;

Observation d'environ 45 minutes par Pinto ;

Perte de vue dans des nuages/orage.

 

Ces éléments sont rapportés de manière cohérente par plusieurs publications ufologiques.

À considérer comme rapporté mais non vérifié indépendamment

 

Détection par radar militaire ;

Suivi météorologique ;

Centaines de témoins ;

Enquête de cinq journalistes de Notícias ;

Absence de tout autre trafic aérien ;

Position précise à 78 miles/125 km ;

Réactions du contrôle aérien ;

Radar militaire ayant suivi le phénomène.

 

Ces éléments apparaissent dans les récits secondaires, mais je n'ai pas retrouvé les documents originaux des services concernés.

 

Explication possible :

Ballon météorologique

C'est la première hypothèse qui aurait apparemment été envisagée sur place. Un ballon à haute altitude peut : rester apparemment stationnaire ; être très lumineux lorsqu'il réfléchit la lumière solaire ; sembler changer de position lorsque l'observateur se déplace où donner une impression de grande taille lorsque la distance est mal évaluée. Mais les lumières triangulaires et certains mouvements rapportés restent difficiles à expliquer sur la seule base du récit.

 

Ballon expérimental / scientifique

C'est une piste particulièrement intéressante dans le contexte des années 1980. Cynthia Hind elle-même envisageait dans son commentaire des expériences de ballons de la NASA ou de l'agence spatiale française, en rappelant des observations de ballons ayant provoqué des signalements d'OVNI en Afrique australe. Elle précise toutefois qu'elle n'avait aucune vérification.

 

Avion

Possible en principe, mais Pinto était pilote professionnel et affirme avoir écarté cette hypothèse.

Cela reste néanmoins un témoignage, pas une identification instrumentale.

Phénomène astronomique

 

Une étoile ou une planète ne peut évidemment pas expliquer facilement la poursuite aérienne apparente et la montée verticale rapportée. Mais une observation de planète brillante proche de l'horizon pourrait contribuer à certaines perceptions de distance et de mouvement.

 

Objet réellement inconnu

C'est la conclusion la plus prudente : Le phénomène demeure non identifié dans le dossier documentaire disponible. Cela ne permet pas de conclure à une origine extraterrestre.

 

. Fiche de cette observation :

 

Rubrique

Donnée

Date

11 février 1988

Lieu

Beira, Mozambique

Secteur

Sud de Beira / puis secteur de l'embouchure du Save, près de Mambone

Compagnie

LAM — Linhas Aéreas de Moçambique

Avion

Boeing 737

Commandant

Simplicio Pinto

Copilote

« Jamal » chez Good ; João Abreu dans une source secondaire

Personnel cabine

Isabel Lobo, chef hôtesse

Témoins au sol

Nombreux, nombre exact non vérifié

Aspect

Énorme objet / forme allongée ou « Flying mattress »

Lumière

Blanche, fluorescente, extrêmement intense

Éclairage

Trois lumières puissantes disposées en triangle

Position initiale

Environ 125 km de Beira selon le récit

Radar

Détection militaire alléguée ; à vérifier sur document original

Durée au sol

> 3 h selon les témoignages rapportés

Durée équipage

≈ 45 min

Altitude avion

> 11 000 puis 24 000, enfin 31 000 pieds

Mouvement

Stationnaire puis montée verticale apparente

Interaction

Montée après allumage/extinction des feux d'atterrissage — corrélation rapportée, causalité non démontrée

Photo

Aucune

Traces

Aucune

Enquête presse

Cinq journalistes de Notícias, selon source secondaire

Source principale

Cynthia Hind / UFO AFRINEWS

Source détaillée

Timothy Good, The UFO Report

Source secondaire

CENAP Report n°158

Classe

B

 

Sources web  

Cynthia Hind — UFO AFRINEWS, n°3, mai 1990, dossier « Case N°15: Aircrew Sighting of UFO — Moçambique, 11th February 1988 ».
https://www.ufomagazines.com/afrinews-cynthia-hind-ufo-afrinews-no-03/

 

Timothy Good — The UFO Report, récit détaillé de Pinto, du copilote et d'Isabel Lobo, pp. 115–119 environ.
https://avalonlibrary.net/ebooks/Timothy%20Good%20%28ed%29%20-%20The%20UFO%20Report%20%281994%29.pdf

 

CENAP Report n°158, article « Jet Pilot Claims: I Chased a Gigantic UFO », avril 1989.
https://www.ufomagazines.com/cenap-report-cenap-cenap-report-no-158/

 

 

UFO.com.br — « UFOs sobre a África », qui reprend l'affaire et donne notamment les éléments concernant les 114 passagers, le radar et la description de l'objet. C'est une source secondaire tardive, à utiliser comme telle.
https://ufo.com.br/ufos-sobre-a-frica/

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01 JUILLET 2009 - TOFO – MOZAMBIQUE

Observation d'OVNI NUFORC 71110

Date d'apparition : 1er juillet 2009 à 7h00 (heure locale)
Signalé le 16 juillet 2009 à 2h22 (heure du Pacifique)
Durée : inconnue
Nombre d'observateurs : 1
Lieu : Tofo (Mozambique), Mozambique
Forme : inconnue
Caractéristiques : Aura ou brume autour d'un objet
OVNI dans une zone extrêmement isolée.

Je vous écris de Tofo, dans le district d'Inhambane, au Mozambique. Nous prenons quotidiennement des photos pour les publier sur notre profil Facebook. Le 1er juillet 2009, entre 7h00 et 9h00, nous avons pris des photos à cette fin. Hier, en recherchant une photo, je suis tombé sur une photo prise le 1er juillet montrant deux formes triangulaires/sphériques dorées. La seconde semble entourée d'un halo.

Pour information, Tofo est une zone très isolée, sans aucun trafic aérien ni station météorologique à proximité. Je suis perplexe quant à la nature de ces formes. Une seconde photo prise le même jour montre deux taches dorées floues. Je tiens à préciser qu'il est impossible que l'objectif soit endommagé, car d'autres photos prises le même jour, avant et après celles-ci, ne présentent aucun objet de ce type.

Je vous serais très reconnaissant de me répondre au plus vite. Cordialement, (nom supprimé).

Publié le 05/08/2009. https://nuforc.org/sighting/?id=71110

 

DEUX CAS CONCERNANT LE MOZAMBIQUE SONT SIGNALES COMME AYANT ETE ENREGISTRES DANS LA BASE DU MUFON La base du Mufon n’a pas d’accès publi. Peu d’information.

 

1. Signalement MUFON de 2020

Nature de la donnée : Il s'agit d'une simple entrée statistique enregistrée dans le journal mensuel du MUFON (Mutual UFO Network).

Contenu : Au cours de l'année 2020, une personne située au Mozambique a soumis un formulaire en ligne auprès du MUFON pour signaler une observation.

Statut : Ce cas ne dispose pas de rapport d'enquête public détaillé en libre accès

 

2. Bolide d'octobre 2023 (Province d'Inhambane)

Définition : Le terme « bolide » (fireball) désigne un météore de très forte luminosité (dépassant la magnitude de la planète Vénus) produit par la rentrée atmosphérique d'un météoroïde ou d'un débris spatial.

Caractéristiques de l'événement :

Phenomène : Traînée lumineuse très vive, souvent accompagnée de fragmentations visuelles et parfois d'une détonation sonore (boom supersonique) quelques minutes après le passage.

Origine probable : Contrairement aux cas OVNI stricto sensu, l'observation d'un bolide relève d'un événement astronomique ou d'une rentrée d'engin spatial identifiée (ou identifiable via les réseaux de surveillance du ciel comme l'IMO - International Meteor Organization).

Contexte local : La province d'Inhambane offre un ciel nocturne très dégagé le long de la côte, ce qui favorise la visibilité de tels phénomènes célestes sur de très grandes distances.

 

 

Chapitre XII - 33

31 - NAMIBIE

South West Africa / Afrique du Sud-Ouest / Südwestafrik /Deutsch-Südwestafrika

 

 

Le ciel immense et dégagé de la Namibie offre des conditions idéales pour l'observation de phénomènes aériens non identifiés

 

La Namibie possède une histoire politique complexe — colonisation allemande, administration sud‑africaine, guerre de libération, indépendance en 1990 — mais ses archives publiques restent difficiles d’accès, notamment pour les événements postérieurs à l’indépendance. Les archives gouvernementales sont soumises à un embargo de 30 ans, ce qui limite l’accès aux dossiers contemporains, y compris ceux qui pourraient concerner des phénomènes aériens inhabituels.

 

Cela signifie que l’histoire des OVNI en Namibie repose surtout sur des témoignages locaux, des récits médiatiques ou encore des traditions orales. La situation politique de ce pays qui tente de se développer ne permet pas encore de s’intéresser officiellement au phénomène Ovni. Les médias ne semblent pas en parler et peu d’observation ne parvient aux chercheurs !

 

1973 – GAUB PASS CANYON – SESRIEM - NAMIBIE

Forte lumière se déplaçant de manière erratique - Cynthia Hind / Afrinews

 

Le Gaub Pass se situe dans le spectaculaire paysage désertique du Namib, sur l'axe reliant la région de Sesriem/Sossusvlei à Kuiseb et Walvis Bay. Les sources géographiques modernes situent le secteur aux environs de 23°30' S, 15°46' E. Le canyon de Sesriem, quant à lui, est formé par l'érosion du fleuve Tsauchab et se trouve à proximité de Sesriem.

 

Pour le cas de 1973, la source indique simplement qu'une forte lumière avait été observée et qu'elle se déplaçait de manière erratique.

 

Ce que nous savons réellement

 

Élément

Information

Année

1973

Pays

Namibie

Secteur

Gaub Pass / Sesriem

Phénomène

Forte lumière

Mouvement

Erratique

Source ufologique

UFO Afrinews, Cynthia Hind

Date de publication retrouvée

N° 13, février 1996

Enquêteur identifié

Non précisé dans la source consultée

Nombre de témoins

Non précisé

Durée

Non précisée

Couleur

Non précisée

Taille/distance

Non précisées

Effets physiques

Non précisés

 

L'archive identifie bien le numéro comme Afrinews n°13, février 1996, revue éditée par Cynthia Hind.

 

JUILLET 1976 – WALVIS BAY – NAMIBIE (Mer, au large de Walvis Bay)

Le Namib Times rapporte qu'un phénomène identique ou très similaire avait été observé en mer, par des pêcheurs de Walvis Bay, environ un mois avant l'observation du 16 août.

 

Resumé: Juillet 1976 – Walvis Bay, Namibie. Des pêcheurs auraient observé en mer un phénomène lumineux présentant une structure comparable à celle qui sera signalée environ un mois plus tard au-dessus de Walvis Bay. Le pêcheur Dieter Krauer décrit une partie supérieure brillante, une boule ronde située dessous et deux extensions lumineuses semblant produire des étincelles. Il aurait tenté de photographier le phénomène, sans obtenir de résultat exploitable. Le témoignage est rapporté rétrospectivement par le Namib Times dans son compte rendu du 17 août 1976.

 

Le journal précise que ces pêcheurs avaient été intrigués par le phénomène. L'un des témoins cités, Dieter Krauer, aurait observé une structure présentant :

·         Une partie supérieure très lumineuse ;

·         Une boule ronde située dessous ;

·         Deux extensions lumineuses ;

 

Ces extensions semblaient produire ou projeter quelque chose ressemblant à des étincelles. Krauer aurait également tenté de photographier le phénomène, mais estimait que la distance était trop importante pour obtenir des clichés exploitables

Source : Namib Times,  et https://thinkaboutitdocs.com/1976-ufo-seen-by-many-in-namibia/?utm_source=chatgpt.com

 

16 AOUT 1976 – WALVIS BAY – NAMIBIE

 Archives du Namib Times « Monstre de l’espace »

 

Peu après 6 h 30 le matin du 16 août 1976, un objet est resté suspendu dans le ciel au-dessus de la région sauvage près de Walvis Bay, en Namibie, pendant près d'une heure : une forme brillante et lumineuse avec une sphère à sa base et deux prolongements lumineux qui projetaient ce que les témoins ont décrit comme des étincelles. Plusieurs habitants ont signalé l'événement au Namib Times avant qu'il ne disparaisse finalement avec le lever du soleil, vers 7 h 30. Certains l'ont surnommé le « Monstre de l'espace ».

 

Le Namib Times rapportait lui-même que ce n'était pas la première fois : des pêcheurs en mer avaient signalé avoir vu le même objet, ou un objet similaire, environ un mois auparavant. Trois décennies plus tard, en 2008, une observation étonnamment similaire au large des côtes namibiennes a de nouveau fait la une des journaux, et les articles parus à ce sujet citaient précisément ce cas de 1976 comme précédent historique.

 

·         Date : 16 août 1976

·         Heure d'observation : entre 6h30 et 7h30 environ

·         Jour/Nuit : Matin

·         Lieu : Au-dessus de la nature sauvage aux abords de Walvis Bay, en Namibie

·         Urbain ou rural : Rural — la source elle-même décrit l'observation comme ayant eu lieu « au-dessus de la nature sauvage » près de la ville

·         Classification de Hynek : DD (Disque de jour) — objet métallique ou blanchâtre visible à la lumière du jour. La source décrit une structure composite plutôt qu’une forme de disque classique ; voir Forme de l’objet (ou des objets) ci-dessous.

·         Durée : Environ 1 heure

·         Nombre d'objets : 1

 

Description de l'objet : Une partie supérieure d'une brillance éclatante (« top ») surmontée d'une sphère, et deux extensions lumineuses distinctes émettant des éclairs semblables à des étincelles ; ces éclairs s'estompaient et disparaissaient à mesure que le soleil montait dans le ciel.

 

Forme de l'objet : Non documentée comme une forme unique et définie ; décrite plutôt comme une structure composite (une partie supérieure brillante, une sphère en dessous et deux extensions émettrices de lumière), non explicitement caractérisée comme ayant la forme d'un disque malgré la classification DD

 

Couleur de l'objet (ou des objets) : Brillant et réfléchissant ; les deux extensions lumineuses produisaient des éclairs de lumière.

 

Distance à l'objet (ou aux objets) : Non documentée — un témoin ayant tenté de prendre des photos a jugé la distance trop importante pour obtenir un résultat exploitable.

 

Hauteur et vitesse : Non documentées — l'objet est resté visible et apparemment immobile ou se déplaçant lentement pendant environ une heure.

 

Nombre de témoins : Plusieurs ; M. Dieter Krauer, témoin nommé, ainsi que plusieurs autres habitants de la ville qui ont contacté le Namib Times, dont deux témoins que l'article original identifie comme « non blancs » (voir les notes du chercheur).

 

Caractéristiques particulières : Un objet identique ou similaire aurait intrigué des pêcheurs en mer environ un mois auparavant. M. Krauer a tenté de le photographier, mais a estimé que la distance était trop grande pour obtenir une image exploitable. L'objet a été illustré dans un croquis publié par le Namib Times. Certains observateurs l'ont qualifié de « monstre de l'espace », et on disait qu'il s'estompait au lever du soleil avant de disparaître complètement.

Photo : croquis de l’objet publié par les médias locaux

 

État du dossier : Inexpliqué

Source : Namib Times (Namibie), 17 août 1976

 

Résumé/Description : Le matin du 16 août 1976, plusieurs habitants de Walvis Bay, en Namibie, ont signalé la présence d'un objet brillant et structuré planant au-dessus de la nature environnante pendant environ une heure. Cet objet était décrit comme ayant une partie supérieure luisante surmontée d'une sphère et de deux prolongements lumineux produisant des éclairs. Un objet similaire avait intrigué des pêcheurs en mer environ un mois auparavant. L'affaire a été relatée le lendemain dans le Namib Times.

 

Cas similaires : Une observation d’« OVNI » étonnamment similaire s’est produite sur la côte namibienne en mai 2008, rapportée par The Namibian et corroborée par plusieurs témoins nommés ; cet article de 2008 citait explicitement cette affaire de 1976 du Namib Times comme précédent historique. Non indexée séparément dans ces archives.

 

Rapport détaillé

Peu après 6 h 30 le matin du 16 août 1976, les habitants de Walvis Bay, ville côtière namibienne, commencèrent à apercevoir une forme inhabituelle et brillante dans le ciel, au-dessus de la nature environnante. Plusieurs d'entre eux contactèrent le journal local, le Namib Times, qui publia le lendemain un article décrivant en détail la structure de l'objet : une partie supérieure lumineuse, ou « sommet », surmontant une sphère, et deux prolongements lumineux distincts qui émettaient des éclairs semblables à des étincelles. L'objet resta visible pendant environ une heure avant de disparaître avec le lever du soleil, vers 7 h 30.

 

Le journal nota qu'il ne s'agissait pas d'un cas isolé. Environ un mois auparavant, des pêcheurs travaillant en mer au large des côtes avaient été intrigués par le même objet, ou un objet très similaire. Parmi les témoins de l'observation du 16 août, un lecteur, Dieter Krauer, put observer l'objet suffisamment clairement pour tenter de le photographier, bien qu'il jugeât par la suite que la distance était trop grande pour obtenir une image exploitable. Plusieurs autres habitants confirmèrent l'observation par des descriptions correspondant à un croquis illustré publié par le Namib Times avec son article ; l'article original précise que parmi ces témoins supplémentaires figuraient deux personnes identifiées, selon la terminologie raciale courante dans la presse namibienne de l'époque, comme « non blanches » (voir les notes du chercheur). Certains habitants de la ville appelaient familièrement l'objet un « monstre de l'espace », un surnom qui est resté dans les récits locaux.

 

L'affaire a refait surface des décennies plus tard, de manière inattendue. En mai 2008, une nouvelle observation d'« OVNI » a été signalée le long des côtes namibiennes. Parmi les témoins figuraient M. et Mme Schmidt, ainsi que Thomas Ismael et Sabina Naruses, qui ont corroboré leurs dires, décrivant un objet lumineux se déplaçant rapidement à basse altitude. Pour couvrir cette affaire, le journal The Namibian a consulté ses archives et retrouvé l'affaire de Walvis Bay de 1976. Il a cité l'article original du Namib Times relatant ce « phénomène étrange » et son surnom de « monstre de l'espace », comme un précédent historique documenté pour ce que les habitants rapportaient à nouveau.

 

NOTES DU CHERCHEUR

Le « monstre spatial » de Walvis Bay — Namibie 1976 et une affaire qui résonne encore en 2008.

 

Notes de classification : DD convient généralement à un objet métallique blanchâtre visible à la lumière du jour, mais la source décrit une structure composite spécifique — une partie supérieure brillante, une sphère en dessous et deux extensions lumineuses — plutôt qu’un disque classique. La forme de l’objet (ou des objets) n’est pas précisée, car on ne peut pas supposer qu’il s’agit d’un disque uniquement à partir de l’étiquette DD.

 

Évaluation de la chaîne de sources : Ce dossier est exceptionnellement bien étayé pour un rapport des années 1970 : un article de presse régionale paru la même semaine (Namib Times, 17 août 1976), un témoin nommé (Dieter Krauer) qui a pris lui-même des photographies, et un croquis illustratif publié. Cette combinaison constitue un approvisionnement contemporain plus solide que la plupart des dossiers d’archives reposant sur le témoignage d’un seul témoin.

 

Récurrence : L'article du Namib Times lui-même note que le même objet, ou un objet similaire, avait intrigué des pêcheurs en mer environ un mois avant l'observation du 16 août, ce qui indique que cela était considéré comme un phénomène local récurrent, même dans sa propre couverture contemporaine, et non comme un rapport isolé.

 

Note historique sur la langue : La mention, dans l’article original, de « deux personnes non blanches » parmi les témoins reflète la terminologie de classification raciale de l’époque, courante dans la presse namibienne de 1976 (la Namibie est restée sous administration sud-africaine de l’apartheid jusqu’en 1990). Cette formulation est conservée ici dans son intégralité, sans modification ni suppression, car toute altération du langage journalistique d’origine dénaturerait les faits historiques.

 

Écho de 2008 : Une observation côtière namibienne remarquablement similaire en mai 2008 — rapportée par The Namibian et corroborée par de multiples témoins nommés — citait explicitement cette affaire du Namib Times de 1976 comme précédent historique, donnant à ce rapport un lien documenté et provenant d’une source indépendante avec une observation ultérieure trois décennies plus tard.

 

L'affaire de Walvis Bay résiste bien à l'épreuve du temps, cinquante ans plus tard : un article de journal paru la même semaine, un témoin identifié qui a tenté de la documenter, des habitants corroborant les faits, et – fait rarissime pour un témoignage aussi ancien – un écho indépendant dans la presse trente ans plus tard, lorsqu'une nouvelle observation sur la côte namibienne a incité une autre génération de journalistes à se replonger dans cette histoire de 1976. Elle demeure inexpliquée, non pas malgré elle, mais grâce à cette documentation.

 

Information

Les archives Project Aquarius/MUFON contiennent effectivement le clipping original du Namib Times du 17 août 1976, avec le dessin du phénomène et le texte de l'article.: le document est aujourd'hui conservé dans les archives numériques de MUFON.

 

Copie de l’article du NAMIB TIMES du 17 août 1976

August 17, 1976 NAMIB TIMES Namibia, Southwest Africa From: Joe Bri 11 This strange phenomenon (illustrated above) was observed yesterday (Aug 16th) morning at approximately 6:30 a.m. in the sky over the wilderness in Walvish Bay. Several people notified the Namib Times about the about the appearance of this strange phenomena, which disappeared around 7:30 a.m. in the sky. No one can say for certain what it was. This same object, or one like it, about a month ago, had the fishermen at sea gues~ sing about it. One of our readers, Mr. Dieter Krauer clearly observed the top, (with a round ball underneath) shining brilliantly. The two light extensions were also shining and shot off something which looked like sparks. Mr. Krauer also said that he took some photographs of the strange phenomena, but he believes the distance was too great. Several other people, among whom were two non-whites, also described the phenomena as in the sketch above of the Namib Times. Some people referred to the phenomena as a 'Space Monster' and said that with the rising of the sun, the 'Monster' faded and later disappeared completely. 

https://projectaquarius.mufon.com/wp-content/uploads/NewsClippings/UFO-Newsclipping-Service/UFO-Newsclipping-Service-1976-11-12-no-91-92.pdf

 

Traduction :

17 août 1976 – NAMIB TIMES (Namibie, Sud-Ouest africain) – De : Joe Brill. Ce phénomène étrange (illustré ci-dessus) a été observé hier matin (16 août), vers 6 h 30, dans le ciel au-dessus de la zone sauvage de Walvis Bay. Plusieurs personnes ont signalé au *Namib Times* l'apparition de ce phénomène insolite, qui s'est dissipé dans le ciel aux alentours de 7 h 30. Personne ne peut dire avec certitude de quoi il s'agissait. Il y a environ un mois, ce même objet — ou un autre similaire — avait déjà suscité les interrogations des pêcheurs en mer. L'un de nos lecteurs, M. Dieter Krauer, a nettement observé la partie supérieure de l'objet (surmontant une sphère) brillant intensément. Les deux extensions lumineuses brillaient également et projetaient ce qui ressemblait à des étincelles. M. Krauer a indiqué avoir pris des photos du phénomène, tout en précisant qu'il craignait que la distance ne fût trop grande pour obtenir un résultat probant. Plusieurs autres personnes, dont deux non-Blancs, ont décrit le phénomène de la même manière que sur le croquis publié par le *Namib Times*. Certains ont qualifié ce phénomène de « monstre spatial », affirmant qu'avec le lever du soleil, le « monstre » s'était estompé avant de disparaître complètement.

Source : https://thinkaboutitdocs.com/1976-ufo-seen-by-many-in-namibia/

 

20 AVRIL 1982 – WINDHOEK - NAMIBIE

Une vingtaine de lumières

Cynthia Hind a conservé un cas particulièrement intéressant sous Case 28(A). Le 20 avril 1982, un témoin se trouvant à Windhoek observe environ : 20 lumières de tailles et de luminosités différentes. Puis environ cinq autres lumières se joignent au phénomène. Elles apparaissent initialement dans une direction sud-est et se déplacent ensuite vers le nord.  Ce n'est donc pas une observation d'un « disque » classique mais plutôt un groupe de lumières aériennes. 

 

Dossier Cynthia Hind : Case 28(A) Le cas apparaît dans UFO Afrinews, la publication de Cynthia Hind. La source accessible confirme qu'il s'agit bien du Case 28(A) et décrit une observation d'un groupe important de lumières au-dessus de Windhoek. :

 

Le 20 avril 1982, un témoin se trouvant à Windhoek, alors en South West Africa, observe dans le ciel un ensemble d'environ vingt lumières. Les lumières présentent des différences de taille et d'intensité. Après l'apparition du premier groupe, environ cinq lumières supplémentaires sont observées. Le phénomène apparaît dans la partie sud-est du ciel, puis se déplace progressivement en direction du nord.

Voir ZIMBADWE ou télécharger gratuitement les numéros d’AFRI NEWS.

 

1980 – KALAHARI – NAMIBIE -  

Boule bleu-blanche suivant les reliefs - Cynthia Hind

 

ANNÉES 1980 — « DIE SPOOK VAN DIE KALAHARI »

Les archives de Cynthia Hind révèlent également une série d'observations beaucoup moins connues. Une chimiste, Mlle I.M., raconte avoir vu avec son fiancé une boule lumineuse bleu-blanc, approximativement de la taille apparente d'un phare de motocyclette. La lumière se déplaçait lentement au-dessus du terrain et semblait suivre les contours du paysage. Des agriculteurs de la région lui avaient donné le nom :« die spook van die Kalahari » — littéralement « le fantôme du Kalahari ». C'est un cas culturellement intéressant car il montre que certaines observations étaient déjà intégrées à une terminologie locale.

Source Cynthia Hind (voir son catalogue, pays ZIMBADWE.)

 

1980 – FERME DE WINDHOEK - NAMIBIE

Plusieurs observations de « light balls » -Cynthia Hind

 

AUTRES « LIGHT BALLS »

Roland Roeis, enquêteur namibien cité par Cynthia Hind, avait recueilli plusieurs observations de ce que les témoins appelaient des « intelligent light balls ». Hind mentionne notamment :

·         Mrs G.S. — boules lumineuses brillantes observées de jour près de Windhoek ;

·         Mr N.L. — boules lumineuses observées sur la ferme de ses parents ;

·         Mrs A.V. — boule lumineuse clignotante au-dessus d'un barrage agricole ;

·         Mr A.A. — plusieurs boules lumineuses se déplaçant ensemble près de Keetmanshoop et Lüderitz ;

 

Plusieurs observations dans la zone de la frontière orientale avec le Botswana.  

Source Cynthia Hind – catalogue dans ZIMBADWE

 

JUIN 1994 - NAMIB DESERT - NAMIBIE

Forte lumière blanche-jaunâtre suivant les contours du terrain       Cynthia Hind

 

JUIN 1994 — NAMIB DESERT – NAMIBIE -

En juin 1994, Prof. B.H.J., Mr C.L. et trois étudiants britanniques en échange se trouvent dans le désert du Namib. Ils observent une : forte lumière blanche avec une teinte jaunâtre ? elle semble onduler, suivre les contours du terrain et se déplacer de façon irrégulière.  Hind compare cette observation à une autre qui aurait été signalée en : 1973 — Gaub Pass / Sesriem Canyon où une forte lumière aurait également été observée en déplacement erratique.

Source : Voir catalogue de Cynthia Hind

 

SEPTEMBRE ET OCTOBRE 1995 - KLEIN WINDHOEK - NAMIBIE

Lumière de taille apparente de Vénus, descente, stationnement puis départ très rapide  Cynthia Hind

 

Voici probablement le deuxième cas namibien le plus intéressant après Walvis Bay. Cynthia Hind le classe : Case No. 123 L'observation se produit dans le secteur de Klein Windhoek en septembre/octobre 1995. - Une forte lumière, ayant une taille apparente comparable à celle de Vénus, est observée au-dessus d'une maison. Elle :

·         Descend ;

·         Reste stationnaire ;

·         Semble flotter ;

·         Puis repart à très grande vitesse.

 

Des éclairs rouges intermittents auraient également été observés.

 

La présence d'un mouvement descendant → stationnaire → départ rapide en fait un cas intéressant sur le plan phénoménologique.

 

Mais il faut rester prudent : une lumière ponctuelle de type Vénus est précisément le genre de stimulus qui peut produire des erreurs d'interprétation de mouvement.

 

15 MAI 1996 WINDHOEK NMIBIE

Journal für UFO-Forschung - Le « cylindre lumineux »

Celui-ci est particulièrement intéressant parce qu'il apparaît dans une publication ufologique allemande. le Journal für UFO-Forschung qui signale une observation du 15 mai 1996 à Windhoek, décrivant un cylindre lumineux brillant traversant le ciel.  Mais la revue arrive à une conclusion conventionnelle : probablement un bolide / météore.

Une autre publication allemande reprend le cas et précise qu'un professeur avait observé un « hellen Zylinder » (« cylindre brillant ») au-dessus de Windhoek, mais que le phénomène était finalement interprété comme un météore.

 

Résumé : Une source ufologique allemande, le Journal für UFO-Forschung, rapporte l'observation d'un objet décrit comme un « cylindre lumineux ». Le phénomène aurait été particulièrement brillant. Dans son examen du cas, le journal considère qu'un bolide pourrait fournir une explication plausible. En l'absence, dans les sources actuellement accessibles, de données précises sur la trajectoire, la durée et les conditions d'observation, le cas doit être considéré comme probablement astronomique plutôt que comme un PAN non résolu - Aucun témoignage original ni autre source indépendante n'a pour l'instant été retrouvé permettant de préciser les circonstances de l'observation.

 

Source ; Journal für UFO-Forschung – Cinthya Hind - https://www.jufof.de/wp-content/files/summary-114.pdf?utm_source=chatgpt.com


18 MAI 2008 — USAKOS - NAMIBIE

Pour ce cas nous avons une source journalistique locale particulièrement intéressante : The Namibian, 21 mai 2008.


The Namibian, 21 mai 2008

Observations « d'OVNI » sur la côte

Par * DENVER ISAACS

 

Une étoile filante ? Une boule de foudre ? Des extraterrestres en visite ? Quoi qu'il en soit, une poignée d'habitants d'Usakos sont convaincus d'avoir vu un objet volant non identifié (OVNI) passer au-dessus de leurs têtes dimanche soir.

 

Selon Hester Schmidt, qui était assise sur sa véranda avec son mari à ce moment-là, ils ont vu ce qui ressemblait à une « boule ronde avec une longue queue », passant au-dessus de leur tête en direction de Swakopmund. « Nous n'avons rien entendu, mais c'était extrêmement rapide et c’est passé très bas. Je dirais que la boule faisait environ 45 centimètres de diamètre, comme on disait à l'époque », a-t-elle déclaré au Namibian.

 

Le récit de Mme Schmidt et de son mari a été corroboré par au moins deux autres personnes : Thomas Ismael et Sabina Naruses. « Cela a créé une énorme lumière au-dessus de la ville. Mes enfants, ma femme, ils l'ont tous vue. Tout le monde en parle », a déclaré M. Ismael hier. Un rapide coup d'œil dans les archives révèle que l'observation « d'OVNI » de ce week-end n'est pas la première du genre en Namibie.

 

Le journal côtier The Namib Times a rapporté des observations similaires au-dessus de Walvis Bay dans son édition du 16 août 1976. Cet article est archivé sur le site web www.ufoevidence.org. Dans ce cas, plusieurs personnes ont rapporté avoir vu un « étrange phénomène » passer au-dessus de « la nature sauvage de Walvis Bay ». Certaines personnes ont qualifié le phénomène de « monstre de l'espace » et ont dit qu'avec le lever du soleil, « Le “monstre” s’est estompé puis a complètement disparu », pouvait-on lire dans l’article. « Nous n’avons rien entendu, mais c’était extrêmement rapide et ça volait très bas. Je dirais que la boule faisait environ 45 centimètres de diamètre, comme on disait à l’époque », a-t-elle déclaré au Namibian. Le récit de Schmidt et de son mari a été corroboré par au moins deux autres personnes : Thomas Ismael et Sabina Naruses. « Cela a créé une énorme lumière au-dessus de la ville. Mes enfants, ma femme, ils l’ont tous vue. Tout le monde en parle », a déclaré Ismael hier.

Article original dans les archives de The Namibian

 

Quelle explication ?

Le témoignage présente plusieurs caractéristiques compatibles avec un bolide :

 

Boule lumineuse + traînée + vitesse apparente élevée + silence + phénomène bref.

 

Le fait que les témoins aient perçu l'objet comme très bas ne signifie pas nécessairement qu'il l'était réellement. Sans mesure de distance ou de hauteur, une source lumineuse astronomique peut être perçue comme proche.

 

En revanche, la description est suffisamment précise et le nombre de témoins suffisamment important pour ne pas de classer immédiatement le cas comme « météore ».

 

Il faudrait notamment rechercher :

·         L’heure exacte ;

·         La durée ;

·         La direction astronomique ;

·         Les conditions météorologiques ;

·         L’existence d'un bolide enregistré le 18 mai 2008 ;

·         D’éventuels autres témoignages en Namibie ou en Afrique du Sud le même soir.

 

Conclusion : Possibilité d'explication astronomique : élevée

Preuve d'un engin artificiel ou non humain : aucune

Source : https://www.namibian.com.na/ufo-sightings-at-coast/

 

12 JUILLET 2008 - SWAKOPRMUND - NAMIBIE

Observation d'OVNI NUFORC 64659

Date : 12 juillet 2008 à 23h00 heure locale (07/12/2008)
Signalé le : 19 juillet 2008 à 04h12 heure du Pacifique

Durée : 2 minutes
Nombre d'observateurs : 0
Lieu : Swakopmund (Namibie), Namibie
Forme : Lumière


La nuit dernière (12 juillet 2008 à 23h00), j'ai aperçu ce qui ressemblait à un OVNI. C'était une lumière brillante se déplaçant en direction sud-est à une vitesse relativement élevée, moins rapide qu'une météorite, mais plus rapide qu'un avion, et sans aucun bruit. Elle venait de la mer et survolait le désert du Namib. J'habite à Swakopmund, en Namibie.  Publié le 12 août 2008

 

Nous résumons ce cas, trop incomplet pour une analyse par :

12 JUILLET 2008 – SWAKOPMUND, NAMIBIE

Vers 23 h 00, un témoin résidant à Swakopmund observe une lumière brillante et silencieuse se déplaçant vers le sud-est. Le phénomène semble venir de la direction de la mer et poursuivre sa trajectoire au-dessus du désert du Namib. Le témoin estime sa vitesse supérieure à celle d'un avion mais inférieure à celle d'un météore. La durée rapportée est d'environ deux minutes. Le témoignage figure dans la base du National UFO Reporting Center (NUFORC), rapport n° 64659. Aucune donnée instrumentale ou confirmation indépendante n'est actuellement associée à ce cas.

Source : https://nuforc.org/sighting/?id=64659 – Le NUFORC n’analyse pas les cas, il n’est qu’une base ou les lecteurs peuvent déposer les témoignages. Le NUFORC précise par ailleurs que ses rapports sont des déclarations de témoins et non des observations validées scientifiquement ; le centre indique lui-même ne pas garantir la validité des informations contenues dans sa base.

 

 

Chapitre XII – 34 

32 - NIGER

République – Ancienne colonie Française

 

 

LE NIGER FACE AUX OVNI

Traditions ancestrales, génies du désert, peuples du ciel, observations inexpliquées et politique de l'État

 

Le Niger est un pays particulièrement intéressant pour une étude consacrée aux OVNI en Afrique. Situé au cœur du Sahel, entre le Sahara, le bassin du lac Tchad et les régions du fleuve Niger, il possède un patrimoine culturel riche, marqué par les traditions touarègues, haoussa, zarma-songhaï, peules et kanouri.

 

Son territoire comprend d'immenses espaces désertiques, des zones de faible densité de population et des régions où le ciel nocturne est particulièrement dégagé. Les traditions religieuses et les récits relatifs aux génies, aux esprits, aux ancêtres et aux manifestations surnaturelles offrent également un cadre culturel important pour étudier la manière dont les phénomènes inhabituels sont interprétés. Mais une question essentielle se pose : existe-t-il au Niger un véritable phénomène OVNI documenté, et quelle attitude les autorités nigériennes adoptent-elles face à ces observations ?

 

Il faut distinguer trois dossiers :

 

1.            Les observations physiques de phénomènes lumineux ou d'objets aériens ;

2.            Les traditions culturelles et religieuses susceptibles d'influencer leur interprétation ;

 

3.            La politique actuelle des autorités concernant l'espace aérien, les phénomènes inexpliqués et les éventuelles manifestations d'origine inconnue.

 

Les recherches disponibles permettent de documenter certains de ces aspects. Elles ne permettent cependant pas, à ce stade, d'affirmer l'existence d'un programme officiel nigérien consacré à l'étude des OVNI.

 

PREMIÈRE PARTIE — LE NIGER, UN TERRITOIRE PROPICE AUX OBSERVATIONS DU CIEL

1. Géographie et environnement

Le Niger est un vaste pays enclavé d'Afrique de l'Ouest. Une grande partie de son territoire appartient au Sahara, tandis que le sud se situe dans la zone sahélienne. Les principaux espaces géographiques comprennent :

 

1      -Le massif de l'Aïr, dans le nord du pays, autour d'Agadez.

2      Le Ténéré, immense région désertique située à l'est de l'Aïr.

3      La région d'Agadez, historiquement associée aux routes caravanières et aux populations touarègues.

4      La région de Zinder, dans le sud-est.

5      La région de Maradi, importante pour les populations haoussa.

6      Le bassin du lac Tchad, à l'extrême sud-est.

7      La vallée du fleuve Niger, autour de Niamey et dans l'ouest du pays.

 

Ces environnements présentent des conditions d'observation très différentes. Dans le désert, un phénomène lumineux peut être visible sur une grande distance sans que l'observateur puisse déterminer précisément sa hauteur, sa taille ou sa vitesse. L'absence de repères visuels proches peut donner une impression de déplacement inhabituel. Une lumière située à plusieurs dizaines de kilomètres peut sembler beaucoup plus proche qu'elle ne l'est réellement. À cela s'ajoutent les phénomènes astronomiques, les satellites, les rentrées atmosphériques, les aéronefs et les drones.

 

Dans une région où les nuits peuvent être très sombres, les étoiles brillantes, les planètes, les météores et les bolides peuvent attirer fortement l'attention. Les traînées lumineuses produites par des objets entrant dans l'atmosphère peuvent également susciter des interrogations, notamment lorsqu'elles se fragmentent ou changent d'intensité. Il serait toutefois incorrect d'en conclure que toutes les observations signalées dans le Sahara ont une origine naturelle. La démarche scientifique consiste à examiner chaque événement séparément, en tenant compte de sa date, de sa localisation, de sa trajectoire apparente et des témoignages disponibles. Le désert favorise certaines conditions d'observation, mais il ne constitue pas en lui-même un indice de présence extraterrestre.

 

Contrairement aux États-Unis, à la France ou à certains pays européens, le Niger ne dispose pas, dans les sources publiques que j'ai pu identifier, d'un catalogue national largement connu et structuré des observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés. Cette absence de documentation publique facilement identifiable ne signifie pas que personne n'a observé de phénomène inhabituel au Niger. Elle signifie que les informations accessibles ne permettent pas encore de dresser un inventaire national exhaustif et vérifié.

 

Des phénomènes lumineux signalés à Niamey en 2026

Un élément intéressant apparaît dans les archives de l'American Meteor Society. L'organisme a répertorié des signalements de phénomènes lumineux observés à Niamey en 2026. Deux entrées méritent d'être examinées :

 

Date

Localisation

Nature du document

État des connaissances

27 avril 2026

Niamey

Vidéo associée à l'événement AMS no 3140-2026

Origine non confirmée

17 juillet 2026

Niamey

Vidéo associée à l'événement AMS no 5587-2026

Origine non confirmée

 

Les fiches sont consultables sur le site de l'American Meteor Society :

https://www.amsmeteors.org/videos/21925/

 

L'organisme précise que les vidéos n'ont pas été confirmées comme montrant des bolides naturels. Parmi les possibilités envisagées figurent un satellite, une rentrée de fusée, un aéronef, des débris spatiaux ou un autre phénomène. Ces événements sont-ils des observations d'OVNI ? Au sens littéral, un objet ou un phénomène aérien non identifié est quelque chose dont l'identification n'a pas été établie.

Dans cette acception descriptive, ces signalements peuvent être étudiés comme des événements dont l'origine reste indéterminée. Mais il serait prématuré de les qualifier de rencontres extraterrestres.

 

Les informations publiques accessibles ne permettent pas, à elles seules, d'établir : la nature exacte des objets filmés ; leur altitude ; Leur vitesse réelle ; leur distance par rapport aux témoins ; l'existence éventuelle d'observations indépendantes ou leur relation avec une activité aéronautique ou spatiale connue.  Il faudrait examiner les vidéos originales, leurs métadonnées, les témoignages associés et les données astronomiques ou aéronautiques correspondant aux dates concernées.

 

TROISIÈME PARTIE — LES TOUAREGS, LE SAHARA ET LES REPRÉSENTATIONS DU CIEL

 

Les Touaregs : une culture façonnée par le désert

Les Touaregs sont des populations amazighes présentes dans plusieurs pays du Sahara et du Sahel, notamment au Niger, au Mali, en Algérie et en Libye. Leurs traditions sont diverses. Elles ont évolué au fil des siècles sous l'influence des échanges commerciaux, des migrations, des transformations politiques et des contacts avec d'autres sociétés. Dans plusieurs régions, la connaissance du ciel et de l'environnement a joué un rôle pratique important. Les étoiles peuvent servir de repères pour l'orientation. Les saisons, les vents et les conditions météorologiques influencent les déplacements et les activités pastorales. Mais il faut se garder d'attribuer aux Touaregs un système unique de croyances célestes. Les traditions varient d'une communauté à l'autre et les récits transmis aujourd'hui ne sont pas nécessairement identiques à ceux qui étaient connus il y a plusieurs siècles.

 

Le désert est souvent associé, dans les récits de voyage et les traditions populaires, à l'immensité, au silence et à l'inconnu. Cette représentation peut favoriser des rapprochements modernes avec les récits de rencontres inexpliquées. Une lumière observée au-dessus des dunes, une étoile particulièrement brillante ou un phénomène atmosphérique inhabituel peut devenir le point de départ d'une histoire. Cependant, il serait incorrect d'affirmer que les Touaregs possèdent une tradition ancienne documentée de rencontres avec des extraterrestres sans disposer de sources précises.

Pour une étude historique, il faut retrouver le récit original, identifier son informateur et déterminer à quelle époque il a été recueilli.

 

Dans les sociétés sahariennes et sahéliennes influencées par l'islam, les djinns occupent une place importante dans les représentations religieuses. Ils appartiennent à un univers théologique distinct de celui des extraterrestres. Dans les récits populaires, les djinns peuvent être associés à des lieux isolés, à des manifestations inhabituelles ou à des expériences vécues comme extraordinaires. Mais il n'existe aucune raison scientifique de les identifier automatiquement à des êtres biologiques venus d'une autre planète. Le rapprochement avec les OVNI constitue une interprétation moderne qui doit être distinguée des croyances elles-mêmes.

 

QUATRIÈME PARTIE — LES HAUSSA, LES ZARMA-SONGHAÏ ET LES CULTES DE POSSESSION

 

L'un des dossiers anthropologiques les plus intéressants pour comprendre les rapports entre les traditions nigériennes et les phénomènes inhabituels est celui du Bori, un ensemble de pratiques de possession notamment étudiées dans les communautés haoussa. Le Bori a fait l'objet de recherches ethnographiques dans différentes régions du Niger, notamment autour de Maradi et de Konni. Une étude de Jacqueline Broustra-Monfouga, publiée en 1973 dans le Journal de la Société des Africanistes, est consacrée au phénomène de possession dans le Bori de Konni.  Ce travail permet d'aborder le sujet à partir d'une source anthropologique identifiable plutôt que de récits populaires non vérifiés.

 

Dans les communautés où ces pratiques sont présentes, la possession peut être comprise comme une relation entre une personne et une entité spirituelle. Les manifestations observées peuvent inclure des changements de comportement, des mouvements corporels, des paroles particulières ou des états de conscience interprétés dans le cadre rituel. Il faut comprendre ces phénomènes dans leur contexte religieux et social. Ils ne constituent pas, en eux-mêmes, des preuves d'une intervention extraterrestre. Les esprits sont-ils comparables aux entités décrites dans les récits d'enlèvement ? La comparaison peut être intéressante, mais elle exige de la prudence. Dans certaines histoires contemporaines d'OVNI, les témoins évoquent une présence non humaine, une impression de perte de contrôle ou un état de conscience inhabituel.

 

Dans les traditions de possession, des expériences corporelles et psychiques peuvent également être interprétées comme une relation avec une entité. Il existe donc une possibilité de comparaison sur le plan anthropologique : comment différentes sociétés donnent-elles du sens à des expériences qui sortent de l'ordinaire ? Mais une similitude dans la description d'une expérience ne démontre pas que son origine soit identique. Le Bori ne doit pas être transformé artificiellement en tradition d'enlèvements extraterrestres. Son intérêt pour votre ouvrage réside dans l'étude des représentations du monde invisible et des mécanismes culturels d'interprétation des expériences inhabituelles.

 

 Les Zarma-Songhaï : les holey, les zin et les relations avec le monde invisible. Commençons par Les traditions zarma-songhaï qui offrent un autre terrain d'étude important. Les recherches anthropologiques consacrées aux rituels de possession dans le Sahel décrivent des conceptions du monde dans lesquelles interviennent différentes catégories d'êtres invisibles. Un document de recherche consacré aux rituels de possession chez les Peuls et les Zarma du Niger décrit notamment les zin, associés aux djinns dans certaines interprétations, ainsi que les holey, des génies liés aux pratiques de possession.  Ces catégories ne sont pas interchangeables : elles possèdent des significations particulières dans les systèmes religieux étudiés.

 

On s’intéresse à ces traditions dans l’étude du phénomène ovni en Afrique et au Niger car elles permettent d'étudier la manière dont certaines sociétés organisent conceptuellement les relations entre les humains ; les ancêtres ; les esprits ; les forces de la nature ; les puissances divines ; le monde visible et le monde invisible.

 

Dans une enquête ufologique, il est utile de connaître ces représentations, car elles peuvent intervenir dans la manière dont un témoin raconte une expérience inhabituelle. Une personne qui observe une lumière inconnue peut chercher à l'expliquer en fonction de ses connaissances techniques, de ses croyances religieuses ou de récits transmis dans sa communauté. Ces interprétations ne sont pas nécessairement exclusives car un témoin peut reconnaître qu'un phénomène lui est inconnu tout en lui attribuant une signification spirituelle.

 

Les traditions zarma relatives aux ancêtres ont également fait l'objet de travaux universitaires. Une étude de Sandra Bornand, publiée en 2008, examine les pratiques et les mémoires discursives liées à l'évocation des ancêtres chez les Zarma du Niger.  Ces recherches montrent l'intérêt d'étudier les récits dans leur contexte social, sans les réduire à des histoires d'apparitions surnaturelles. Pour votre ouvrage, ce dossier pourrait former une section intitulée : « Les êtres invisibles du Niger : entre traditions de possession, ancêtres et interprétations contemporaines des phénomènes inexpliqués ».

 

CINQUIÈME PARTIE — LES PEULS, LES POPULATIONS DU LAC TCHAD ET LES TRADITIONS RELIGIEUSES

Le Niger comprend également des communautés peules et kanouri, entre autres populations. Leurs histoires, leurs langues et leurs pratiques religieuses présentent des différences importantes. Dans plusieurs régions, l'islam coexiste avec des traditions locales qui ont évolué au fil des siècles. Les récits de génies, les pratiques de protection, les rêves, les présages et les représentations des ancêtres peuvent être présents dans certains contextes. Mais il faut éviter de parler de « croyances nigériennes » comme s'il existait un système uniforme partagé par toute la population.

 

Pour étudier d'éventuels récits de phénomènes célestes, il faudrait rechercher les traditions orales locales et vérifier si elles décrivent réellement une lumière observée dans le ciel ; une apparition considérée comme surnaturelle ; un être venu d'un autre monde ou encore un objet supposé descendu sur Terre. Ces catégories doivent rester distinctes. Un récit de rêve, une histoire de génie et le témoignage d'une personne ayant observé un objet lumineux ne peuvent pas être traités comme des documents de même nature. À ce stade, je ne dispose pas de sources suffisamment précises pour attribuer aux Peuls ou aux Kanouri du Niger une tradition établie de visites extraterrestres. Cette réserve est importante : elle évite de fabriquer une tradition ufologique à partir de simples ressemblances entre des croyances.

 

Il y a probablement une question plus délicate à se poser sur ce dossier : est-ce qu’il y a une politique officielle concernant les ovnis ?  À la date du 12 octobre 2026, les sources publiques que j'ai pu identifier ne permettent pas d'établir l'existence d'une politique gouvernementale spécifiquement consacrée aux OVNI ou aux PAN au Niger. Comme dans la majorité des pays Africain, il y a des problèmes plus importants à traiter que le phénomène OVNI.  Pour comprendre la politique de l'État, il faut replacer la question dans le contexte politique et sécuritaire actuel. Le Niger est gouverné par des autorités militaires depuis le coup d'État du 26 juillet 2023. La Charte de la Refondation promulguée en mars 2025 a fixé une période de refondation de 60 mois, susceptible d'être modulée en fonction de la situation sécuritaire et d'autres paramètres prévus par le texte. Le gouvernement a présenté cette évolution institutionnelle dans sa communication officielle du 25 mars 2026.  La sécurité nationale, la lutte contre les groupes armés, la surveillance du territoire et la souveraineté militaire occupent une place importante dans les préoccupations publiques. Dans ce contexte, la surveillance de l'espace aérien relève d'abord des fonctions de défense et de sécurité. Il convient de distinguer deux questions :

 

1      - La surveillance aéronautique et militaire. Elle concerne les aéronefs, les intrusions, les menaces potentielles, les drones et les objets pouvant représenter un risque pour la sécurité.

 

2      -La recherche scientifique sur les PAN. Elle vise à recueillir les témoignages, analyser les données et déterminer l'origine des phénomènes qui restent inexpliqués.

 

Un État peut assurer la première fonction sans avoir créé de programme spécifique pour la seconde.

 

Les militaires nigériens enquêtent-ils sur les OVNI, c’est la question que nous sommes amené à nous poser. La réponse est qu’effectivement les forces armées peuvent être amenées à examiner des observations aériennes inhabituelles dans le cadre de leurs missions ordinaires. Cependant, je n'ai pas trouvé de document public permettant d'affirmer que les forces armées nigériennes conduisent actuellement un programme officiel consacré aux OVNI ou qu'elles auraient publié des conclusions sur des objets d'origine extraterrestre.

Dans le contexte sécuritaire du Sahel, les appareils sans pilote peuvent avoir des fonctions civiles, commerciales, militaires ou de surveillance. Un drone observé de nuit peut être difficile à identifier si le témoin ne distingue que quelques points lumineux. Il peut être confondu avec un objet plus éloigné, un aéronef ou une formation lumineuse. Mais il ne faut pas non plus supposer qu'un phénomène signalé est nécessairement un drone. Pour un dossier ufologique, chaque cas devrait être confronté aux informations disponibles sur les activités aéronautiques, les restrictions de vol et les conditions d'observation. La date, l'heure, la direction et la durée du phénomène sont particulièrement importantes.

 

Les événements de Niamey en 2026 : Les deux signalements de l'American Meteor Society mentionnés précédemment illustrent l'intérêt de cette approche. Les vidéos ont été enregistrées ou associées à des événements lumineux, mais leur nature n'a pas été confirmée. Une analyse complète devrait rechercher d'éventuelles correspondances avec des aéronefs, des satellites ou des rentrées atmosphériques. En l'absence de telles vérifications, il faut conserver la catégorie « origine indéterminée ».

 

La politique nigérienne doit être examinée à la lumière de la situation régionale. Le Niger fait partie de la Confédération des États du Sahel, avec le Mali et le Burkina Faso. Ces trois États ont renforcé leur coopération politique et sécuritaire. Le gouvernement nigérien a notamment présenté cette coopération comme un élément de sa stratégie de souveraineté et de sécurité régionale. Un communiqué officiel publié en août 2026 a réaffirmé le soutien de la Confédération aux autorités nigériennes à la suite d'événements sécuritaires survenus à Niamey.  Cette situation rend la surveillance de l'espace aérien particulièrement importante. Mais elle ne démontre pas l'existence d'une politique relative aux OVNI.

 

Le manque de données publiques ne doit pas conduire à négliger le Niger. Plusieurs difficultés peuvent expliquer pourquoi les témoignages y sont moins visibles dans les grandes bases internationales.

 

A. L'étendue du territoire

Le pays est vaste et certaines régions sont éloignées des centres urbains.

Un événement observé par quelques personnes dans une zone désertique peut ne donner lieu à aucun article de presse.

 

B. Les moyens de communication

Les conditions d'accès à Internet et aux moyens de documentation varient selon les régions.

Un témoin peut observer un phénomène sans disposer des moyens nécessaires pour le photographier ou le signaler à une organisation spécialisée.

 

C. Les langues

Les témoignages peuvent être formulés en haoussa, en zarma, en tamasheq, en fulfulde ou dans d'autres langues utilisées au Niger.

Une recherche limitée aux mots français « OVNI » et « extraterrestre » risque donc de manquer des récits pertinents.

Il faudrait rechercher également les termes locaux employés pour désigner les lumières inhabituelles, les objets célestes et les manifestations surnaturelles, en les faisant vérifier par des locuteurs compétents.

 

D. Le contexte sécuritaire

Dans certaines régions, les préoccupations de sécurité et les difficultés de déplacement peuvent compliquer la collecte des témoignages.

Il faut également tenir compte du fait que les autorités peuvent traiter certaines observations comme des questions de sécurité aérienne plutôt que comme des phénomènes relevant de l'ufologie.

 

E. La presse et les archives

Un catalogue historique devrait couvrir les périodes coloniale et postcoloniale.

Il faudrait examiner les journaux de l'Afrique-Occidentale française, la presse nigérienne après l'indépendance et les publications étrangères évoquant des observations dans le Sahara.

Il serait aussi pertinent d'examiner les archives aéronautiques accessibles, les témoignages de pilotes et les documents relatifs à d'éventuels phénomènes météoritiques.

 

 

LES SOURCES À EXAMINER POUR ALLER PLUS LOIN

 

Voici les principales pistes documentaires que je retiendrais pour poursuivre l'enquête.

1. L'American Meteor Society -  https://www.amsmeteors.org/videos/22575 / 

Les deux signalements constituent des pistes de départ. Il faudrait vérifier les rapports associés, les observations indépendantes et les éventuelles mises à jour.

 

2. Les études ethnographiques sur le Bori

https://www.persee.fr/doc/jafr_0037-9166_1973_num_43_2_1712

Cette étude est utile pour comprendre les traditions de possession chez les Haoussa et leur contexte culturel.

 

3. Les recherches sur les rituels de possession au Sahel

https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/2022-02/010010345.pdf

Cette source permet d'étudier les catégories d'êtres invisibles dans certaines traditions zarma et peules.

 

4. Les travaux sur les ancêtres chez les Zarma

https://www.persee.fr/doc/textu_0766-4451_2008_num_56_1_1805

Cette étude offre un cadre utile pour analyser la mémoire des ancêtres et les relations entre vivants et morts.

 

5. Les sources officielles sur la politique nigérienne

https://www.gouv.ne/index.php/90-autres-actualites/1101-an-1-de-la-refondation-au-niger-mise-en-orbite-des-institutions-adaptees-et-credibles

Cette source permet de replacer la question des phénomènes aériens dans le contexte institutionnel actuel. Elle ne constitue toutefois pas une source sur les OVNI eux-mêmes.

 

CONCLUSION — LE NIGER, UN DOSSIER UFOLOGIQUE À CONSTRUIRE

Le Niger présente trois dimensions particulièrement intéressantes pour une étude des OVNI en Afrique.

La première est géographique : les vastes espaces sahariens et sahéliens offrent des conditions d'observation du ciel qui méritent d'être prises en compte.

 

La deuxième est culturelle : les traditions haoussa, zarma-songhaï, touarègues et peules permettent d'étudier différentes manières de concevoir les esprits, les ancêtres et le monde invisible.

 

La troisième est contemporaine : les deux signalements lumineux recensés à Niamey en avril et juillet 2026 constituent des pistes concrètes pour un travail documentaire, même si leur origine n'est pas confirmée.

 

En revanche, les sources examinées ne permettent pas d'établir l'existence d'un programme officiel nigérien de recherche sur les OVNI, ni de conclure à des visites extraterrestres dans le pays.

La politique actuelle des autorités est principalement documentée sous l'angle institutionnel, militaire et sécuritaire. Il faut éviter d'assimiler la surveillance de l'espace aérien à une enquête sur les extraterrestres.

 

LES METEORITES AU NIGER

Au niveau des météorites, a base officielle du Meteoritical Bulletin recense notamment :

·         Aïr — 1925 — 24 kg

·         Birni N'Konni — 1923 — 560 g

·         Dosso — 1962 — 1,25 kg

·         Timmersoi — 1966 — 516 g

·         Tazerzait — 1991 — 110 kg

·         Tillabéri — 1970 — 3 kg

·         Plusieurs météorites d'Agadez.

·         Le cas du mont Tazerzait, avec une masse de 110 kg, est particulièrement remarquable.

 

Les raisons pour laquelle on trouve peu d’observation au Niger, c’est l'immensité du territoire, la faiblesse des archives, la tradition orale saharienne et le faible développement du pays.

 

« L'absence de dossiers ne signifie pas l'absence d'observations. Elle traduit avant tout l'absence d'une infrastructure de collecte, d'archivage et d'enquête comparable à celle existant dans certains autres pays. »

 

AALYSE GENERALE – NIGER - AGADEZ – ARLIT - NIGER

Les observations d'Agadez et des mines d'uranium - Il existe également une tradition de témoignages dans la région d'Agadez, notamment autour des zones minières d'Arlit.

 

UAP Afrique affirme que des habitants du désert auraient observé à plusieurs reprises des phénomènes aériens inhabituels dans cette région et que certains les interprètent comme des manifestations de djinns plutôt que comme des engins extraterrestres.  Aucune information sur ces observations, cela rend impossible toute analyse. En Afrique, comme dans le reste du monde, lorsqu’on évoque l’observation de « phénomènes ou objets »   dans le ciel, sur un groupe de 10 personnes par exemple, on trouve toujours une voir plusieurs personnes qui ont un jour observé quelque chose à leurs yeux anormal.

 

1954 — AGADEZ - NIGER

Disque volant

Ce cas figure dans une base de données ufologiques sans autre précisions.

 

1957 — NIAMEY - NIGER

Soucoupe volante

Ce cas est comme celui de 1954 Agadez, sans autres précisions et donc parfaitement inutile.

 

06 AOUT 2015 – GOURE - ZINDER - NIGER

Énigme n° 223604

·         2 témoins​

·         Août 2015 • 17h00 UTC+1

·         Gouré, Zinder, Niger

 

Témoignage

Alors qu'il prenait une photo de son ami Nassar devant une mosquée, Abdoul, témoin de la scène, a aperçu une entité grise d'apparence extraterrestre sur le cliché. Le 6 août 2015 à 17h00 précises, devant la mosquée du petit village rural d'Issoufari, au Niger, Nassar, vêtu d'une chemise blanche, tenait ses chaussures à la main. Au premier plan, à environ un mètre de lui, se tenait une entité grise d'environ un mètre de haut, semblant vibrer (VOIR PHOTO). Ses jambes étaient plus hautes que ses épaules, tandis que ses bras étaient plus bas, vers son abdomen et centrés sur son torse.

 

Avis

Il s’agit à l’évidence d’un montage, le souci avec les bases de données ouvertes est que n’importe quel plaisantin la pollue par des informations totalement fausses.

https://app.enigmalabs.io/sighting/223604

 

31 DECEMBRE 2019 – 1ER JANVIER  2020 REGION DE TANOUT- ADERBISSINAT

Selon une enquête publiée par UAP Afrique en avril 2024, vers 22 heures, un phénomène aérien aurait été observé entre Tanout (région de Zinder) et Aderbissinat (région d’Agadez).

 

Le récit indique :

·         Un bruit extrêmement important ;

·         Suivi d'une forte lumière ;

·         Le phénomène aurait été interprété comme la chute d'un aéronef ;

·         Le lendemain, des nomades auraient découvert un objet métallique à proximité de leur campement ;

·         Des militaires nigériens se seraient rendus sur place ;

·         Aucune conclusion officielle de cette intervention n'aurait été publiée.

 

Pour l'instant, nous avons uniquement un récit secondaire qui affirme qu'un objet métallique aurait été retrouvé. Je le classerais : Niveau B/C — événement potentiellement réel, mais nature de l'objet et circonstances non établies.

 

Un point particulièrement intéressant est que Tanout et Aderbissinat sont bien des localités voisines dans cette zone du nord-est nigérien, et la liaison Tanout–Aderbissinat est effectivement documentée dans les sources géographiques et administratives nigériennes.

 

En revanche, après diverses recherches il n’y a rien au niveau communiqué militaire, article de presse nigérien contemporain ou un rapport aéronautique indépendant confirmant le crash. Il s’agit d’un récit secondaire, qui n’a jamais fait l’objet de signalement à une autorité quelconque et donc n’a jamais fait l’objet d’enquête. Les informations disponibles sont insuffisantes pour une analyse de l’observation.

 

11 AOUT 2020 — TIGUIRWIT - REGION D’AGADEZ - NIGER

Le 11 août 2020, le journal régional nigérien Aïr Info, basé à Agadez, publie une information particulièrement intéressante sous le titre :

 

« Tiguirwit/Agadez : un objet volant tombé du ciel à l'instant ».

Photo : Région de Tiguirwit

 

 

L'article indique qu'un objet volant venait de tomber du ciel entre le village de Tiguirwit, sur l'axe Agadez-Tahoua, et le kori de Banawate. La source précise que le lieu du crash était fortement boueux et difficile d'accès.

 

À ce stade, cela pourrait évidemment être considéré comme une observation de PAN : un objet aérien non identifié au moment où l'information est publiée.

 

Mais la suite de l'enquête est capitale.

12 août 2020 : l'objet identifié comme un drone - Le lendemain, Aïr Info publie un second article : « Tiguirwit/Agadez : un drone Reaper US tombé hier soir ».

 

Selon des sources proches du lieu de l'accident, l'objet métallique retrouvé au nord de Tiguirwit était un drone, et des éléments des forces de sécurité se trouvaient sur place. Le journal indique toutefois que cette identification n'était pas encore confirmée par les autorités d'Agadez au moment de la publication.

 

L'article apporte surtout un élément qui renforce fortement l'hypothèse d'un aéronef militaire : il mentionne deux autres accidents de drones dans la même région en 2020, l'un le 29 février à Anwaitaram, à environ 50 km de Timia, et l'autre le 23 avril à Aghalin Gharen, à environ 35 km d'Agadez.

 

Évaluation :  Observation Identifiée. Il est particulièrement intéressant historiquement car il montre comment un événement peut entrer dans la catégorie OVNI/PAN dans la presse locale avant d'être identifié comme un aéronef militaire.

 

La recherche permet maintenant de reconstituer une petite série d'accidents de drones dans la région d'Agadez en 2020. Il est à noter que des activités militaires dans ce domaine sont certainement localisées dans ce secteur.

Date

Lieu

Événement

Statut

29 février 2020

Anwaitaram, env. 50 km de Timia

Drone qui s'abîme

Identifié

23 avril 2020

Aghalin Gharen, env. 35 km d'Agadez

Drone qui s'écrase

Identifié

11 août 2020

Tiguirwit / Banawate

Objet volant tombé du ciel

Probablement drone

12 août 2020

Tiguirwit

Identification rapportée comme drone Reaper américain

Très probablement aéronef

 

Source : https://airinfoagadez.com/2020/08/12/tiguirwit-agadez-un-drone-reaper-us-tombe-hier-soir/

https://airinfoagadez.com/2020/08/11/tiguirwit-agadez-un-objet-volant-tombe-du-ciel-a-linstant/

 

Chapitre XII – 35

33 - NIGERIA

 

A - Informations Générales sur le Nigeria – Culture religieuse et les ovnis – Superstition, traditions et Les ovnis

 

Situation géographique du Nigéria

Le Nigéria est un pays situé en Afrique de l’Ouest, sur la côte du golfe de Guinée. C’est l’un des pays les plus importants du continent africain par sa population et son poids économique. Le Nigéria partage ses frontières avec le Bénin à l’ouest, le Niger au nord, le Tchad au nord-est (au niveau du lac Tchad), et le Cameroun à l’est. Au sud, il est ouvert sur l’océan Atlantique.

Carte Google Map localisation du Nigéria

 

 

Son Relief et milieux naturels est composé de plaines côtières humides au sud, dans le delta du fleuve Niger :il y a une région très riche en pétrole, au centre des plateaux, notamment le plateau de Jos, vers le nord proche du Sahel, on trouve la savane et des zones semi-arides. Le climat est donc équatorial et humide au sud, tropical au centre et plus sec au nord.

 

02 - Photo : carte géographique et économique du Nigéria

 

Informations générales sur le Nigéria

 

1 - Capitale et grandes villes

-       Capitale : Abuja

-       Plus grande ville : Lagos (centre économique majeur d’Afrique)

2 - Population : Environ 220 millions d’habitants - C’est le pays le plus peuplé d’Afrique La population est très diverse avec plus de 250 groupes ethniques, dont les principaux sont les Haoussa, les Yoruba et les Igbo. La Langue officielle est l’anglais, mais il y a aussi de nombreuses langues locales (haoussa, yoruba, igbo, etc.)

3 – Économie : Le Nigéria possède la plus grande économie d’Afrique. Les secteurs importants sont le pétrole et le gaz (dans le delta du Niger), l’agriculture (manioc, cacao, arachide), les services et industrie.

4 - Système politique : Le Nigéria est une république fédérale composée de 36 États.

 

En résumé le Nigéria est un grand pays d’Afrique de l’Ouest, très peuplé et riche en ressources naturelles, avec une grande diversité culturelle et un poids politique et économique important sur le continent.

 

ANALYSE UFOLOGIQUE DU NIGERIA

Le Nigéria est l’un des pays en Afrique les plus impacté par les observations d’OVNI. Ce fait est essentiellement dû à l’intérêt de la part de quelques Nigériens pour ce phénomène, ce qui entraine l’intérêt d’autres personnes. Toutefois la qualité des observations qui nous sont rapportées n’est pas 



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