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vendredi 22 mai 2026

DANS UNE VIDEO FRANCOIS ASSELINEAU PARLE DE LA DECLASSIFICATION DES UAP - OVNI AUX USA

DANS UNE VIDEO FRANCOIS ASSELINEAU PARLE DE LA DECLASSIFICATION OVNI AMERICAINE

François Asselineau s’est exprimé sur la déclassification des dossiers OVNI par le département de la Guerre des États‑Unis, dans une vidéo publiée sur UPR TV.  Cette vidéo YouTube est intitulée « François Asselineau sur la déclassification #OVNI par le département de la Guerre aux USA, UPR TV »

https://www.youtube.com/watch?v=YG09hhjCNeg

« François Asselineau « : Si j’arrive à l’Élysée on fera un grand nettoyage, une déclassification sur ce sujet ! »

Résumé de la vidéo UPR TV où François Asselineau parle de la déclassification OVNI (20/05/2026)

Le point central de son intervention

François Asselineau commente la déclassification massive de documents OVNI/UAP par le Département de la Guerre américain en mai 2026. Il présente cette divulgation comme un événement géopolitique majeur, révélateur d’un changement stratégique dans la communication américaine, d’un rapport de force interne entre institutions et d’une tentative de reprendre la main sur un sujet longtemps occulté.

Les thèmes qu’il aborde

Déclassification américaine

Asselineau explique que la publication de milliers de pages et de dizaines de vidéos UAP par le War Department marque une rupture historique, s’inscrit dans une dynamique de transparence forcée et répond à une pression politique et médiatique croissante aux États‑Unis.

Analyse géopolitique

Il replace l’événement dans un contexte plus large notamment la rivalité entre agences américaines, les enjeux militaires liés aux UAP et une compétition technologique internationale (Chine, Russie).

Critique des médias français

Asselineau souligne que les médias français ont peu ou pas couvert la déclassification, alors que l’événement a généré plus d’un milliard de visites sur le site américain, et constate que ce silence médiatique est selon lui révélateur d’un verrouillage de l’information.

Conséquences pour la France

Il évoque le rôle du GEIPAN, mais aussi le retard français sur la question UAP et évoque la nécessité d’une politique de transparence similaire.

Le format de la vidéo

Selon les informations publiques la vidéo fait partie d’une émission UPR TV consacrée à la déclassification OVNI ou Asselineau intervient après d’autres invités (Rafik Smati, Arnaud Saint‑Martin). Son segment est centré sur les implications politiques et géopolitiques de la divulgation.

Les trois intervenants concernés

  • François Asselineau — président de l’UPR, analyste géopolitique.
  • Rafik Smati — entrepreneur, commentateur politique libéral‑gaulliste.
  • Arnaud Saint‑Martin — sociologue des sciences, spécialiste des croyances et controverses technoscientifiques.

Tableau comparatif synthétique

Intervenant

Position générale sur les OVNI/UAP

Angle d’analyse privilégié

Attitude envers la déclassification US

Rapport au phénomène OVNI

François Asselineau

Ouvert mais prudent ; considère le sujet comme géopolitique

Géopolitique, stratégie militaire, communication d’État

Voit la déclassification comme un acte politique majeur

S’intéresse aux implications internationales

Rafik Smati

Scepticisme rationnel ; intérêt pour l’innovation

Technologie, industrie, souveraineté numérique

Analyse la déclassification comme un signal stratégique US

Voit les UAP comme un enjeu technologique avant tout

Arnaud Saint‑Martin

Très sceptique ; approche sociologique

Sociologie des croyances, construction médiatique

Interprète la déclassification comme un phénomène social

Voit les OVNI comme un objet culturel plus que matériel

 


Analyse détaillée

François Asselineau — La grille géopolitique

Asselineau aborde le sujet sous l’angle des luttes internes américaines (Pentagone, War Department, agences), de la communication stratégique des États‑Unis et de l’impact sur la France et l’Europe.

Il ne se prononce pas sur la nature des OVNI mais sur ce que signifie leur divulgation.

Rafik Smati — L’angle technologique et industriel

Smati, habitué des analyses économiques, tend à considérer les UAP comme un enjeu d’innovation, il relie le sujet à la compétition technologique mondiale et interprète la déclassification comme un signal de repositionnement américain.

Il reste sceptique sur l’hypothèse extraterrestre mais très attentif aux retombées industrielles.

Arnaud Saint‑Martin — L’approche sociologique

Saint‑Martin est connu pour analyser les OVNI comme un phénomène social, étudier les communautés ufologiques et déconstruire les récits médiatiques.

Il voit la déclassification comme un événement culturel, pas comme une révélation scientifique.



dimanche 17 mai 2026

OVNI ET UAP : CONTACT EXTRATERRESTRE A KOFU AU JAPON

INCIDENT OVNI OU UAP A KOFU AU JAPON

Incident OVNI de Kofu : Témoignages et nouvelles hypothèses 49 ans plus tard

PinkCat009

Source : https://note.com/pinkcat009/n/nc44027c0d4af  

L'« incident de Kofu », survenu le 23 février 1975 à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi, est l'un des cas les plus marquants de l'histoire de la recherche sur les OVNI au Japon. Cet événement, au cours duquel des écoliers de CE1 auraient rencontré un OVNI et des extraterrestres, demeure un mystère. Cet article présentera les détails de l'incident, les témoignages des personnes impliquées qui ont rompu un silence de 49 ans, et examinera de nouvelles hypothèses.

Photo 1 – Image imaginaire de la scène.

Résumé de l'incident

Le moment de la rencontre

Le soir du 23 février 1975, deux cousins, élèves de CE1 à l'école primaire Yamashiro de Kofu, aperçurent un OVNI orange sur le chemin du retour. L'OVNI semblait les suivre ; terrifiés, les garçons se cachèrent dans un cimetière voisin. Peu après, ils le repérèrent, cette fois-ci posé dans un vignoble. L'OVNI mesurait environ 2,5 mètres de diamètre et 1,5 mètre de haut, et émettait une lumière orange.

Contact avec des extraterrestres

Les extraterrestres sortis de l'OVNI mesuraient environ 130 centimètres et étaient de petite taille. Ils portaient des combinaisons argentées et brillaient faiblement. Leurs visages, couleur chocolat, étaient ridés, sans yeux ni nez, et trois crocs argentés étaient visibles au bout de leurs lèvres. Les extraterrestres portaient des combinaisons argentées et des ceintures à la taille. Ils avaient également quelque chose ressemblant à un pistolet laser accroché à leurs épaules et parlaient d'une voix « kyurukyuru », puis tapotèrent Yamahata sur l'épaule à deux reprises. Yamahata s'assit, terrifié, tandis que l'autre garçon s'enfuit pour appeler sa famille.

Témoin de la famille

Lorsque la famille arriva sur les lieux, les extraterrestres avaient disparu et seul un objet en flammes subsistait dans le vignoble. La mère du garçon aperçut un objet argenté tournoyant dans le ciel, et son père témoigna avoir vu une lumière s'estomper. Le plus frappant, cependant, fut la disparition de l'OVNI. Il ne s'est pas contenté de s'envoler, mais a disparu instantanément dans un éclair de lumière. Juste avant cela, les extraterrestres auraient été vus aspirés par la lumière et monter à bord de l'OVNI.

Anomalie sur le site

Les anomalies suivantes ont été confirmées lors de l'enquête sur place menée en collaboration avec le Yamanashi Nichinichi Shimbun :

  • ·         Trois piliers en béton se sont effondrés dans un vignoble.
  • ·         Le grillage recouvrant les piliers s'était étalé comme si un objet lourd avait été posé dessus.
  • ·         Il y avait plusieurs trous dans le sol.
  • ·         Il y avait des traces qui ressemblaient aux ornières d'une charrette à bras.

Détection de la radioactivité

Suite à l'incident, une enquête menée par Susumu Maeda, professeur dans un lycée voisin, aurait détecté une radioactivité résiduelle artificielle sur le site d'atterrissage présumé de l'OVNI. L'isotope radioactif « phosphore-32 », qui n'existe pas à l'état naturel, a particulièrement retenu l'attention. Cette radioactivité serait due à l'activation du phosphore-31 présent dans le sol par les rayonnements neutroniques lors de l'atterrissage de l'OVNI. Ceci suggère la possibilité de la présence d'un réacteur nucléaire à l'intérieur de l'OVNI, une hypothèse confirmée par des analyses scientifiques.

Témoignages des parties impliquées

Rompant un silence de 49 ans, le 22 juin 2024, près d'un demi-siècle après l'incident, lors de l'événement « UFOKOFU1975 THE LIVE MOKUGEKI ! » organisé à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi, Katsuhiro Yamahata, l'un des garçons impliqués à l'époque, a pris la parole et a évoqué l'incident OVNI de Kofu. Son témoignage a apporté un nouvel éclairage sur cet événement, resté longtemps entouré de mystère.

Détails de l'incident : M. Yamahata a relaté en détail l'OVNI orange qu'il a aperçu le 23 février 1975, ainsi que les événements qui ont suivi. Il a décrit avec force détails son contact avec les extraterrestres sortis de l'OVNI et les émotions qu'il a ressenties à ce moment-là, captivant une grande partie de l'auditoire.

Concernant la détection de radioactivité, Yamahata a également mentionné celle relevée sur les lieux après l'incident. Il a notamment souligné que la confirmation de la présence de phosphore-32, un isotope radioactif qui n'existe pas naturellement, constitue une preuve importante en faveur de l'existence des ovnis.

Impact social :

Il a également évoqué l’impact de l’incident sur la communauté et sur sa propre vie. Il a expliqué combien de personnes ont été touchées par l’observation d’OVNI et comment elle continue d’alimenter le débat.

Cet événement, couvert par les médias locaux, a suscité un vif intérêt. Le témoignage de M. Yamahata a relancé le débat sur l'incident OVNI de Kofu, et l'on espère que ce sujet continuera d'être abordé à l'avenir.

L'étrange phénomène se poursuit

Rencontres répétées avec des OVNI

Il est intéressant de noter que M. Yamahata affirme avoir été témoin à plusieurs reprises d'observations d'OVNIs depuis l'incident de Kofu. Les raisons de ces apparitions répétées autour de lui restent un mystère.

Débat autour de la crédibilité de l'incident

Questions

Plusieurs points concernant l'incident de Kofu sont sujets à caution :

  1. 1.    Malgré la rupture du pilier en béton, les arbres environnants sont restés parfaitement intacts.
  2. 2.    Compte tenu de la taille de l'OVNI aperçu, il serait physiquement impossible pour lui de passer entre les piliers.
  3. 3.    Malgré ces questions, elles ne reçoivent pas beaucoup d'attention.

La nécessité d'une approche scientifique

Une approche plus scientifique sera nécessaire pour répondre à ces questions. Cependant, près d'un demi-siècle s'étant écoulé depuis l'incident, réexaminer les preuves matérielles s'avérera extrêmement difficile.

Une nouvelle hypothèse : les OVNI holographiques seraient créés par une technologie avancée.

Près d'un demi-siècle s'est écoulé depuis l'incident de Kofu, et la recherche sur les ovnis est entrée dans une nouvelle phase. Récemment, des hypothèses sur la réalité des ovnis et des extraterrestres, envisagées sous un angle différent, ont été proposées. L'une d'elles est l'idée d'« ovnis holographiques créés grâce à une technologie scientifique avancée ».

Les OVNI comme hologrammes : selon cette hypothèse, les OVNI observés ne seraient pas des objets physiques, mais plutôt des hologrammes créés par une technologie scientifique inconnue. Cela pourrait expliquer les mouvements inexplicables et les disparitions soudaines des OVNI.

L'hypothèse que les « extraterrestres » aperçus ne soient pas de véritables êtres vivants, mais plutôt des avatars créés grâce à une technologie avancée, est à l'étude. Ces avatars sont
des entités télécommandées conçues pour éviter les risques liés aux visites directes sur Terre de civilisations extraterrestres. Ils seraient le fruit d'une combinaison de technologies biomécaniques et d'intelligence artificielle avancée. En utilisant des avatars, les extraterrestres peuvent mener des observations et établir des contacts en toute sécurité et efficacité, sans être affectés par l'environnement terrestre ni la gravité.

Du point de vue de la gestion des risques, les risques suivants peuvent être envisagés concernant la visite directe d'extraterrestres sur Terre :

  • 1.    Infection par des virus ou des agents pathogènes inconnus
  • 2.    Adaptation à la gravité terrestre et aux conditions atmosphériques
  • 3.    Problèmes causés par le contact direct avec les humains

Compte tenu de ces risques, l'observation indirecte ou le contact au moyen de technologies scientifiques avancées sont beaucoup plus rationnels.


Les observations d'OVNI font souvent état de mouvements qui défient les lois de la gravité terrestre, tels que des changements de direction soudains ou des accélérations et décélérations instantanées. Si ces mouvements sont difficiles à reproduire pour un objet physique, ils peuvent être facilement imités par des hologrammes ou des systèmes télécommandés.

Le phénomène de « disparition dans la lumière », également observé lors de l'incident de Kofu, peut s'expliquer par cette hypothèse. S'il s'agit d'un hologramme, il peut disparaître instantanément en interrompant la projection. De plus, s'il s'agit d'un système télécommandé, une « disparition » spectaculaire peut être créée en la combinant à des effets lumineux lors de la fin des opérations et du retrait du dispositif.

Faisabilité technique :
Avec les technologies terrestres actuelles, la réalisation d’hologrammes et de systèmes de télécommande aussi avancés s’avère complexe. Toutefois, il est tout à fait possible que des civilisations bien plus avancées possèdent ces technologies. En réalité, compte tenu des progrès scientifiques et technologiques, des technologies similaires pourraient voir le jour d’ici quelques décennies.

Avantages de l’hypothèse
Cette hypothèse présente plusieurs avantages :

  • ·         Cela peut expliquer les mouvements inexplicables des ovnis.
  • ·         Cela permet d'éviter les risques d'une visite directe d'extraterrestres.
  • ·         Cela explique pourquoi il est difficile de laisser des preuves matérielles derrière soi.
  • ·         Cela peut expliquer la subjectivité du témoignage.

Limites de l’hypothèse
Par ailleurs, cette hypothèse présente également des limites :

  • À l'heure actuelle, il est difficile de le prouver scientifiquement.
  • Les preuves matérielles (telles que la détection de radioactivité lors de l'incident de Kofu) ne peuvent être entièrement expliquées.
  • La question demeure : pourquoi est-il nécessaire d'observer la Terre à un tel degré ?

Application à l'incident de Kofu

L'application de cette nouvelle hypothèse à l'incident de Kofu apporte plusieurs éclairages intéressants.

Forme et mouvement de l'OVNI :
L'OVNI orange aperçu pourrait être une image projetée grâce à une technologie holographique avancée. Les parties qui semblaient être des fenêtres pourraient également être des images créées pour correspondre aux attentes de l'observateur.

Contact avec des extraterrestres :
Le contact avec des extraterrestres dont M. Yamahata a fait l’expérience, notamment la sensation d’une tape sur l’épaule, suggère la possibilité que ces extraterrestres étaient des avatars utilisant une technologie de télécommande avancée. Selon cette hypothèse, les « extraterrestres » aperçus pourraient avoir été des robots sophistiqués ou des avatars biomécaniques utilisés par des civilisations extraterrestres pour éviter les risques d’une visite directe sur Terre, et contrôlés à distance.

La disparition soudaine des ovnis et des extraterrestres, et les récits les décrivant s'évanouissant dans un éclair de lumière, pourraient décrire le moment où une projection holographique a pris fin.

Le fait que M. Yamahata ait observé des OVNI à plusieurs reprises peut également s'expliquer par cette hypothèse. Il est possible que les observateurs distants étudient en permanence des individus ou des régions spécifiques.

En conclusion

L'incident de Kofu est un phénomène complexe qui dépasse le simple cadre des observations d'OVNI. Il soulève des questions sur notre manière d'appréhender l'« inconnu » à la croisée des chemins entre science et paranormal.

Ce témoignage, qui a rompu 49 ans de silence, offre une nouvelle perspective, et l'hypothèse de l'OVNI holographique stimule l'imagination. Cette hypothèse réexamine le phénomène OVNI comme un événement complexe impliquant des technologies avancées et la psychologie.

Cependant, il ne s'agit que d'une hypothèse. Des investigations scientifiques et un débat ouvert sont indispensables pour faire éclater la vérité. L'incident de Kofu soulève encore des questions fondamentales sur la relation entre l'espace et l'humanité.

Il ne s'agit peut-être pas d'un événement du passé, mais d'une clé pour comprendre l'avenir. En conservant un esprit critique scientifique tout en explorant ce phénomène avec imagination, nous pourrons peut-être nous rapprocher de la vérité. Ce cheminement sera en lui-même une précieuse aventure intellectuelle pour l'humanité.

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L’analyse du dossier de Kofu par Shinichiro Namiki

« L’Incident Kofu » : Une rencontre rapprochée avec des extraterrestres et le mystère des résidus d'OVNI laissés sur les lieux / Shinichiro Namiki 

Texte de Shinichiro Namiki


Source : https://web-mu.jp/paranormal/14654/

 

En 1975, deux garçons ont aperçu un OVNI à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi, à la tombée de la nuit. Cet événement, connu plus tard sous le nom d'« incident de Kofu », est ici revisité, ainsi que la découverte étonnante qui en découle.

Le site de l'incident OVNI de Kofu

L'après-midi du 20 novembre 2016, une session de formation conjointe s'est tenue au Centre d'apprentissage citoyen Abeno à Osaka. Organisée par Kazuo Hayashi, directeur de la branche d'Osaka de l'Association japonaise de recherche sur les phénomènes spatiaux (JSPS), que je préside, et le Cercle OVNI d'Osaka (OUC), dirigé par Kei Yamano, cette session a permis à Tsuneo Kira, membre du département de recherche du siège de la JSPS à Tokyo et intervenant lors de cette formation, de révéler de nouveaux faits troublants concernant le plus grand mystère entourant le plus important incident OVNI au Japon.

Photo 2 : Tsuneo Kira explique la radioactivité résiduelle sur le site lors d'une session de formation conjointe organisée par la JSPS et l'OUC.

La découverte récente concerne la radioactivité présente dans le sol d'une exploitation agricole où un OVNI aurait atterri il y a une quarantaine d'années. Cette radioactivité avait la particularité de diminuer de moitié en seulement 15 jours. Or, cela est fondamentalement impossible, car la décroissance de la radioactivité naturelle ne se produit absolument pas en si peu de temps.

Susumu Maeda, professeur de lycée et technicien en radioprotection, qui a découvert cette mystérieuse radioactivité, a emporté un échantillon dans un institut de recherche sur la radioactivité du village de Tokai, dans le district de Naka, préfecture d'Ibaraki, afin d'en identifier la source.

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Les échantillons ont d'abord été analysés à l'aide d'un spectromètre gamma, qui mesure la distribution énergétique des rayons gamma. Vingt-trois nucléides radioactifs différents (nucléides = types spécifiques d'atomes constituant un noyau atomique) ont ainsi été identifiés. En augmentant la marge d'erreur de mesure à 5 %, tous les éléments radioactifs produisant des rayons gamma ont pu être identifiés.
 


On a ainsi découvert que le fer, le plomb, le rubidium, etc., présents dans les échantillons émettaient un rayonnement similaire à celui produit lors d'une exposition à des faisceaux de particules lourdes comme les rayons alpha, les deutérons, les protons et les neutrons. Cependant, la radioactivité étant seulement à l'état de traces, cette confirmation n'a pas pu être obtenue davantage.

Photo 03 -Un rapport de M. M, un professeur de lycée qui a découvert la radioactivité résiduelle

Durant l'été 2016, M. Kumoi s'est demandé si la source du rayonnement pouvait être identifiée avec les technologies actuelles, près de 40 ans après l'incident, et a réexaminé les données brutes de radioactivité résiduelle de l'époque. Il a ensuite recherché la courbe de demi-vie correspondant le mieux à la décroissance radioactive. À sa grande surprise, le nombre de sources radioactives qui correspondaient auparavant à des dizaines de possibilités a été réduit à un seul nucléide (actuellement, 118 éléments sont connus et 4 540 éléments isotopiques, radioactifs et non radioactifs, ont été identifiés). 

M. Kumoi a alors recherché la courbe de demi-vie qui correspondait le mieux aux données brutes avec une marge d'erreur minimale. Il a ainsi été constaté que la demi-vie de la radioactivité résiduelle était précisément de 14,2 à 14,8 jours. De plus, M. Kumoi a recherché un élément radioactif ayant une demi-vie correspondante et a été stupéfait. Un seul élément radioactif correspondait : le phosphore 32.

Le mystère des OVNI révélé par la radioactivité résiduelle du « phosphore 32 »

Le phosphore. C'est un élément essentiel à la vie, mais à l'état naturel, il existe sous forme de phosphore 31, totalement non radioactif. En revanche, le phosphore 32 est produit par l'exposition aux rayonnements neutroniques des réacteurs nucléaires et constitue aujourd'hui une source de rayonnement si prisée qu'il est acheté et vendu pour la recherche médicale.

Alors, pourquoi du phosphore 32 était-il présent sur le site d'atterrissage de l'OVNI ? M. Kumoi a expliqué :
« Ce phosphore 32 est en fait du phosphore 31 contenu dans des engrais épandus sur des terres agricoles exposées aux rayonnements neutroniques d'une source radioactive et devenu radioactif. »

Quelle était donc cette source ?

 

« Un réacteur nucléaire. » 

 

Cette suggestion inattendue de M. Kumoi a suscité l'étonnement dans l'assistance ! Sans hésiter, il a poursuivi :

« On pense que le réacteur nucléaire était la source d'énergie de l'OVNI. Malgré un blindage rigoureux, une faible quantité de radioactivité peut s'échapper du réacteur. On peut donc supposer que cette radioactivité a activé le phosphore et le fer présents dans le sol. »

Oui, la source de rayonnement était un réacteur nucléaire. Et on suppose que le réacteur nucléaire installé à l'intérieur de l'OVNI était extrêmement petit.

L'incident d'atterrissage d'OVNI à l'origine de ce rayonnement est ce que l'on appelle « l'incident de Kofu », survenu le 23 février 1975 dans la ville de Kofu, préfecture de Yamanashi, et qui constitue une rencontre extraterrestre mémorable dans l'histoire japonaise des OVNI.

Photo 04 Le site où l'OVNI a atterri lors de l'incident de Kofu.

L'incident a débuté par l'observation d'OVNIs par deux garçons (alors en CE1). Alors qu'ils jouaient encore après le coucher du soleil, deux OVNIs, l'un grand et l'autre petit, d'une lueur orange, sont apparus près d'eux.
Le plus petit a ensuite descendu et atterri dans un vignoble voisin. Intrigués, les deux garçons se sont approchés et ont observé les OVNIs de près. Non seulement ils ont vu d'horribles extraterrestres en sortir, mais l'un d'eux a même affirmé que les extraterrestres lui avaient tapoté l'épaule.

Au départ, cet incident a souvent été perçu négativement, considéré comme de simples mensonges, des délires ou des hallucinations de la part des garçons. Cependant, il a été révélé depuis que la radioactivité résiduelle était du phosphore-32, un élément inexistant à l'état naturel, prouvant ainsi scientifiquement la réalité de l'incident.

Deux soucoupes volantes s'approchèrent des deux garçons.

« L’incident de Kofu » avait une prémonition.

Trois jours auparavant, le 20 février 1975, peu après 18 heures, M. W., habitant de Kawana, dans la ville de Tsuru (préfecture de Yamanashi), aperçut deux objets de tailles différentes, à la lueur orangée, se dirigeant vers Mitsutoge.

Ces objets réapparurent à Kofu, donnant lieu à l'« incident de Kofu », un événement remarquable qui a marqué l'histoire de la recherche sur les OVNI au Japon.

Je vais détailler cet incident ci-dessous.

Le 23 février, peu avant 18 heures, K-kun et Y-kun, élèves de CE1 habitant Kamicho, dans la ville de Kofu, faisaient du roller près de chez K-kun. Soudain, K-kun aperçut deux objets volants, un grand et un petit, d'une lueur orange, dans le ciel au-dessus du mont Tatsuzawayama, à l'est, et en informa Y-kun.

Photo 05 : K (à gauche) et Y (à droite), témoins de l'« incident de Kofu ».

On pourrait dire que l'incident a commencé ici.

Tandis que les deux jeunes gens observaient la scène avec stupéfaction, l'un des objets s'éloigna vers le mont Atago, au nord, tandis que l'autre s'approchait rapidement et s'immobilisa à basse altitude, à peu près à la hauteur d'un immeuble de trois ou quatre étages situés à proximité. L'objet qui les surplombait avait clairement la forme d'une soucoupe volante, avec trois dispositifs rotatifs fixés à sa base.

Soudain, un objet cylindrique noir, ressemblant à un téléobjectif, sortit du centre de sa base et produisit un cliquetis, comme celui d'un déclencheur d'appareil photo.

Une soucoupe volante s'était immobilisée au-dessus d'eux : un OVNI !

Comprenant cela, les deux jeunes gens, effrayés, s'enfuirent dans le cimetière de Fukuoji, tout proche, en retirant leurs patins à roulettes. Peu après, l'OVNI s'éloigna lui aussi vers le mont Atago.

Photo 06 : Le cimetière de Fukuoji est le premier endroit où les garçons se sont enfuis après avoir été aperçus.

Un OVNI atterrit dans un vignoble et des extraterrestres en émergent.

Soulagés, ils rentrèrent chez eux en hâte. Cependant, en chemin, ils aperçurent une lumière orange qui brillait comme une flamme dans les vignes qui s'étendaient au bord de la route.

Craignant un incendie, les garçons se dirigèrent vers le vignoble par un sentier entre les champs. À quelques dizaines de mètres, la lumière vacillante faiblit. Au même moment, ils aperçurent un OVNI argenté qui avait atterri dans les vignes. Cette fois, la curiosité l'emporta sur la peur, et les deux garçons s'approchèrent pour l'observer.

L'engin mesurait environ 2,5 mètres de diamètre et 1,5 mètre de haut. Sa surface était argentée, comme de l'acier inoxydable, et l'ensemble semblait luire faiblement. Il était doté d'un dôme hémisphérique rotatif. À l'intérieur, plusieurs fenêtres carrées translucides, encadrées de noir, étaient visibles.
 Les garçons se séparèrent et firent le tour de l'OVNI. C'est alors que Kono remarqua d'étranges lettres ou symboles noirs inscrits sur l'engin. Ils étaient légèrement en relief, comme des autocollants.

Plus tard, d'après le croquis de K, les caractères semblaient indépendants comme des kanji, mais aussi constituer une forme d'écriture hiéroglyphique. Y, qui se promenait de l'autre côté, observait également des reliefs similaires sur l'engin, indépendamment de Kono.

K s'accroupit alors pour observer les trois trains d'atterrissage situés sous l'OVNI. Chaque train mesurait environ 25 centimètres de haut et touchait entièrement le sol. À ce moment précis, la section rotative du dôme s'arrêta. Tandis que K se relevait et contemplait à nouveau les caractères, un bruit métallique retentit soudainement, et une partie de l'engin, à droite des caractères, s'ouvrit et s'affaissa, révélant un escalier. À l'intérieur, se tenait un extraterrestre à l'allure étrange.

L'extraterrestre mesurait environ 130 centimètres. Son visage était brun, profondément ridé horizontalement, et trois crocs argentés dépassaient de sa bouche. Il avait quatre doigts à chaque main et portait des bottes fendues, semblables à des chaussettes tabi. Ses oreilles étaient longues et larges comme celles d'un lapin, avec un trou au milieu. Il portait des vêtements argentés, une ceinture autour de la taille et quelque chose qui ressemblait à un pistolet en bandoulière.

À ce moment précis, Y, qui se trouvait de l'autre côté de K, reçut soudain deux tapes sur l'épaule.

Se retournant, croyant qu'il s'agissait de K, Y aperçut le même visage extraterrestre que K avait vu.

L'extraterrestre émit un cri strident. Y, sous le choc et terrifié, perdit l'équilibre et s'assit sur place. Comprenant le danger de rester là, il fit le mort. Cependant, même en feignant la mort, il garda les yeux mi-clos et observa l'extraterrestre. Ce dernier marchait rapidement, levant haut son bras et sa jambe gauches comme un soldat, et semblait scruter les alentours.

Peu après, K-kun arriva en courant, le visage blême de peur, et souleva Y-kun sur son dos, fuyant le vignoble aussi vite que possible. Ils déposèrent Y-kun au bord du champ et se retournèrent. Ils pouvaient voir à l'intérieur par la porte ouverte de l'OVNI.

Un autre extraterrestre, d'environ 90 centimètres de haut, était assis sur une chaise, tenant une sorte de manche à balai et regardant un écran devant eux. Les parois étaient couvertes d'instruments complexes, et des lumières de différentes couleurs, comme le rouge, le jaune et le bleu, clignotaient sans cesse. Alors qu'ils contemplaient le spectacle, l'extraterrestre les regarda soudainement ; ils s'enfuirent alors à nouveau et sautèrent dans la maison de K-kun.

Photo 07 : Les deux garçons ont chacun dessiné un OVNI et un extraterrestre séparément. L'extraterrestre tenait, semble-t-il, un objet ressemblant à une arme à feu. Des caractères étranges étaient également inscrits sur l'engin

Les familles des deux personnes ont également aperçu un OVNI dans le vignoble.

À ce moment-là, la famille K, y compris les parents de Y, dînait ensemble. C'était dimanche, et le couple Y était chez M. K, dont les fils étaient camarades de classe et qui était aussi son beau-frère. Cependant, les enfants n'étaient toujours pas rentrés après 18 heures, et les parents commençaient à s'inquiéter.

Soudain, les garçons firent irruption dans la maison en criant : « C'est un OVNI ! Il y a des extraterrestres ! » Voyant leur comportement inhabituel, les mères les grondaient : « De quoi parlez-vous ? Il est tard, dînez vite ! » Mais les deux garçons, le regard désespéré, tirèrent leurs mères par la main et les supplièrent de les suivre. Les mères emmenèrent donc le frère aîné de Y, et tous les cinq contemplèrent l'obscurité des vignes.

Photo 08 : L'intérieur d'un OVNI dessiné par Y-kun

Soudain, ils aperçurent une lueur orange vacillante, de la taille d'une balle de dodgeball, au milieu du terrain. Quelques minutes plus tard, la lumière s'intensifia brièvement avant de disparaître. Au moment où elle s'intensifia, le frère aîné de Y distingua lui aussi clairement une silhouette ressemblant à un extraterrestre.

Aussitôt après, le père de K et d'autres personnes accoururent sur les lieux, alertés par sa mère, mais la lueur déclinante fut instantanément engloutie par l'obscurité.

Sans doute sous le choc de l'incident, Y-kun a pleuré toute la nuit, ce qui a beaucoup inquiété ses parents, et il a eu du mal à dormir pendant plusieurs jours. K-kun, quant à lui, n'arrivait plus à sortir seul la nuit après l'incident.

Photo 09 Une carte indiquant les lieux où deux OVNI ont été aperçus ce jour-là.

Le lendemain, lorsque les deux garçons racontèrent à leur classe l'observation d'un extraterrestre, cela provoqua une grande agitation. Leur professeur principal, M. U, les emmena donc sur les lieux pendant la pause déjeuner, où ils découvrirent une dépression près du centre du champ.

Cette dépression ne parut pas particulièrement étrange au professeur, mais les deux garçons insistèrent : il s'agissait de la marque d'un train d'atterrissage. Par la suite, avec la collaboration du Yamanashi Nichinichi Shimbun, qui avait reçu le signalement initial, une enquête fut menée sur place et les preuves matérielles suivantes furent découvertes.

Un poteau en béton dans le vignoble était cassé, et deux autres étaient penchés ou renversés.

Le grillage tendu au-dessus des poteaux pour permettre aux vignes de grimper était étalé, comme si un poids lourd y avait été posé.

Les fils du grillage étaient lâches, mais pas cassés.

On pouvait observer plusieurs trous dans le sol et des traces ressemblant à celles d'une charrette à bras.

De plus, notre service de police de Jacksonville (JSPS) a mené quatre enquêtes approfondies au moment des faits. Après avoir examiné à plusieurs reprises les témoignages des garçons et de leurs mères, nous sommes convaincus qu'ils n'ont pas menti. Par ailleurs, compte tenu de leur âge à l'époque (ils étaient en CE1), il est inconcevable qu'ils aient délibérément fait concorder leurs témoignages et commis un faux témoignage.

Photo 10 - Kazuo Hayashi, chef de la branche JSPS d'Osaka, a travaillé avec diligence sur le terrain aux côtés des deux garçons.

De plus, bien que les OVNI et les extraterrestres qu'ils ont aperçus soient similaires à ceux observés dans diverses parties du monde, il est inconcevable, voire impossible, que les garçons aient eu connaissance de tels cas. En conclusion, ils ont bel et bien vu quelque chose.

Et, comme mentionné précédemment, l'identification de la source du rayonnement résiduel détecté sur le site rend la crédibilité de l'incident incontestable.


Photo 11 - K-kun explique la situation aux personnes présentes sur le site de l'atterrissage de l'OVNI.

 En réalité, les témoins ce jour-là ne se limitaient pas à M. W et aux deux garçons mentionnés précédemment. Parmi eux figurait M. A, le gardien du Centre environnemental de la ville de Kofu, situé à environ 300 mètres à l'est de la maison de la famille Kono.
 M. A se trouvait à l'intérieur du centre vers 18h30 ce jour-là lorsqu'il sortit car son chien aboyait étrangement. Il aperçut alors un objet mystérieux traversant le ciel à l'est, en émettant des flashs. L'objet se cacha brièvement derrière le bâtiment avant de réapparaître à l'ouest. Il était plus brillant et plus grand que la première étoile du jour, et ce n'était pas un avion. M. A a déclaré l'avoir observé, trouvant cela étrange.

Photo 12 - L'OVNI a également survolé le bâtiment du Centre environnemental de la ville de Kofu.

À peu près au même moment, M. S., vendeur d'assurances, se rendait en voiture chez un client lorsqu'il aperçut deux enfants au milieu de la route. Les deux enfants restaient immobiles, sans même chercher à s'écarter de la voiture qui approchait. M. S. n'eut d'autre choix que de se garer sur le bas-côté et de tenter de les dépasser.

À cet instant, l'un des enfants posa la main sur le pare-brise et approcha son visage. Ce visage était si hideux et si terrifiant qu'il ne ressemblait ni à celui d'un enfant, ni même à celui d'un animal. M. S. essaya de maîtriser sa peur et de se convaincre désespérément qu'il devait s'agir d'une sorte de défilé ou d'événement costumé. Il rentra ensuite chez lui en trombe.

Plus tard, on découvrit que le visage du monstre que M. S. avait vu était étrangement similaire à celui de l'extraterrestre aperçu par les garçons.

(Extrait et réédité du numéro de mars 2017 de Monthly Mu)

 

Shinichiro Namiki

Écrivain chevronné, il collabore au magazine « Mu » depuis sa création. Il est également le représentant japonais du groupe de recherche sur les OVNI ICER et président de la Société japonaise de recherche sur les phénomènes spatiaux (JSPS). Il mène des recherches de terrain approfondies, notamment sur Roswell et la Zone 51, et publie ses propres hypothèses dans « Mu » et sur sa chaîne YouTube.





 

vendredi 20 mars 2026

LE CADRE DE LA SECURITE AERIENNE ET LES OVNI PRESENTE PAR L'ASA

Date de publication - 18 février 2026 -Recherche - ASA

L'ASA a présenté son cadre de sécurité aérienne lors du Sommet 2026 sur la détection et le suivi des PAN (phénomènes aériens non identifiés).

PAR

Kevin Cortes

TRADUCTION - sOURCE : https://www.safeaerospace.org/news/asa-presented-aviation-safety-framework-at-2026-uap-detection-and-tracking-summit


Ryan Graves et Michael Lembeck, docteur en philosophie, présentent les obstacles à la déclaration des projets pilotes et l'infrastructure technique de détection dans un forum axé sur les données.

Ryan Graves, fondateur et directeur exécutif d'Americans for Safe Aerospace (ASA), s'est joint à Michael Lembeck, docteur en philosophie, directeur technique de StarSense Innovations et responsable du comité d'intégration et de -  sensibilisation aux UAP de l'American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA) , lors du sommet 2026 sur la détection et le suivi des UAP , qui s'est tenu les 7 et 8 février. Cette conférence virtuelle de deux jours a réuni plus de 300 participants issus des secteurs de l'aérospatiale, de la sécurité aérienne, de la détection et du suivi, de l'ingénierie des systèmes, de la gestion des urgences et des politiques publiques.

Graves et Lembeck ont ​​présenté la sécurité aérienne et les rapports des pilotes, en se concentrant sur les réalités opérationnelles auxquelles les pilotes sont confrontés lorsqu'ils rencontrent des objets non identifiés dans l'espace aérien contrôlé et sur l'infrastructure technique nécessaire pour valider et analyser leurs rapports.

Le déficit de signalement persiste

Graves a débuté son intervention par un témoignage direct sur la culture du silence qui continue d'étouffer les signalements d'incidents liés à la sécurité aérienne. « Nombre des mêmes préjugés et problèmes que j'ai rencontrés en tant que pilote en 2013 sont encore d'actualité aujourd'hui, en 2025 et 2026 », a-t-il déclaré aux participants.

Il a décrit en détail un cas récent survenu en Afrique du Sud, impliquant un pilote de Boeing 737 totalisant plus de 15 000 heures de vol. Alors qu'il grimpait à 29 000 pieds, le pilote et le copilote ont aperçu un grand triangle noir, d'une taille approximativement égale aux trois quarts de celle de leur appareil, passer directement au-dessus de leur avion de ligne, plein à craquer, à une distance estimée à 200 pieds.

Pour contextualiser, Graves a souligné que les pilotes de chasse maintiennent une zone de sécurité de 150 mètres lors des combats aériens d'entraînement. « Imaginez la frayeur que cela a dû représenter de voir un triangle noir d'environ les trois quarts de la taille d'un 737 voler à moins de 60 mètres, transportant des centaines de passagers. »

L'équipage a signalé l'incident au contrôle aérien et a vérifié son système anticollision (TCAS). Aucun des deux n'a détecté l'objet. Faute de confirmation de ce qu'ils avaient vu, les pilotes ont douté de leur perception, allant jusqu'à se soumettre à un test de dépistage de drogues.

Obstacles institutionnels au niveau du leadership

L'affaire sud-africaine a révélé un nouvel obstacle majeur dans la chaîne de signalement. Après avoir longuement réfléchi à l'incident, le pilote l'a signalé au commandant de bord de sa compagnie. La première réaction de ce dernier, en apprenant le numéro de vol, fut de s'inquiéter : sa femme se trouvait à bord et avait échappé de justesse à une catastrophe.

Malgré cet enjeu personnel et les conséquences évidentes pour la sécurité aérienne, aucun rapport d'incident officiel n'a été rédigé. Aucune communication n'a été envoyée aux autres pilotes de l'organisation. La conversation s'est tout simplement arrêtée là.

« Voilà où nous en sommes aujourd'hui », a déclaré Graves. « Nous constatons qu'il existe un obstacle institutionnel au niveau de la direction de ces organisations, empêchant une véritable concertation, une compréhension et une atténuation de ces problèmes. »

Graves a établi un lien entre ce phénomène et le concept de « standardisation de la déviance », c’est-à-dire la normalisation des facteurs de risque qui a précédé la catastrophe de Challenger. « Nous avons des cas où cette déviance est à la limite de la catastrophe », a-t-il averti.

Mise en place d'une infrastructure technique pour la validation

Michael Lembeck a présenté les travaux de développement de matériel et de capteurs menés au sein du groupe « Facteurs matériels » du comité AIAA UAP Integration and Outreach, dirigé par le physicien Rex Groves. Ce comité réunit des physiciens, des spécialistes de haut niveau en capteurs, des experts en analyse de données et des professionnels de l'aérospatiale qui travaillent sur la détection, la caractérisation et l'évaluation des PAN.

Lembeck a présenté une gamme de systèmes de capteurs de sciences citoyennes conçus pour corroborer les rapports des projets pilotes, notamment :

Systèmes de caméras hémisphériques haute résolution avec sept caméras basse lumière et processeurs Raspberry Pi effectuant une analyse d'image en temps réel, disponibles pour moins de 1 000 $.

Des systèmes de surveillance du ciel entier, équipés de GPS, de magnétomètres et de capteurs de température, de pression, d'humidité et de rayonnement, dont les données sont stockées dans des bases de données Grafana pour la détection d'anomalies.

Les systèmes de vision nocturne utilisent des lunettes L3 Harris PVS14 associées à des caméras photosensibles et à un traitement par réseau neuronal pour détecter les mouvements non linéaires.

Caméras de sécurité motorisées à panoramique, inclinaison et zoom adaptées à la surveillance aérienne avec données ADS-B intégrées pour exclure les aéronefs connus de la liste des appareils pris en compte

Les systèmes radar passifs utilisent la radio logicielle pour détecter les signaux réfléchis et calculer la distance et la vitesse.

Systèmes de détection de traces de plasma surveillant les traces d'ionisation des météores pouvant indiquer des phénomènes naturels

Le comité a déployé des ensembles de capteurs à plusieurs endroits, notamment un réseau triangulaire de caméras grand angle dotées de capacités d'analyse hyperspectrale près de Huntsville, en Alabama, et un déploiement prochain au mont Rainier, dans l'État de Washington.

Photo : Logo de l'ASA


Lien entre les données de terrain et les rapports pilotes

Lembeck a expliqué comment le réseau de capteurs distribués vise à valider les observations des pilotes. « Lorsqu'un pilote signale quelque chose au groupe ASA de Ryan, nous pouvons retourner dans cette zone et rechercher d'éventuelles anomalies environnementales. Nous pouvons évaluer les conditions météorologiques et d'autres phénomènes susceptibles d'affecter le champ électromagnétique, qu'ils soient naturels ou non. »

L'équipe de l'AIAA développe un logiciel libre qui sera disponible sur GitHub, permettant aux citoyens scientifiques de construire leurs propres systèmes de détection à partir de listes de composants et de progiciels publiés. Cette approche vise à établir une base standardisée et scientifiquement rigoureuse pour la collecte de données à travers de multiples points d'observation indépendants.

L'ASA développe un cadre d'intégration pour connecter ces capteurs distribués à une plateforme d'analyse centralisée. « Nous souhaitons intégrer non seulement les capteurs sur lesquels travaille l'équipe de l'AIAA, mais aussi fournir une API commune. Ainsi, tout fournisseur de matériel désirant se connecter au système et accéder aux mêmes outils d'analyse que nous pourra le faire sans problème », explique Graves. « L'objectif est de créer une base de données centralisée qui permettra de faire progresser les connaissances et d'être partagée par tous. »

Progrès législatif et changement institutionnel

Graves a présenté un bilan des progrès réalisés sur plusieurs fronts législatifs visant à supprimer les obstacles au signalement et à créer des voies d'enquête formelles.

La loi « Safe Airspace for Americans Act », initialement présentée en 2024 par les représentants Grothman et Garcia, puis réintroduite fin 2025, créerait un système de signalement des PAN (phénomènes aériens non identifiés) dédié aux pilotes, classerait ces incidents comme des risques professionnels afin de déclencher les protections existantes pour les lanceurs d'alerte, et habiliterait la NASA à former les pilotes aux mécanismes de signalement. « D'après mes échanges avec le secteur de l'aviation aux États-Unis, cette loi constituerait un grand pas en avant pour permettre aux pilotes de communiquer plus largement sur les problèmes qu'ils observent », a déclaré Graves.

Au niveau des États, le New Jersey a adopté une loi créant un centre de recherche sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) doté d'un budget de 2,5 millions de dollars, en partenariat avec des universités locales. Le Vermont a présenté un projet de loi similaire, actuellement à l'étude. L'ASA collabore avec des représentants d'autres États afin d'élaborer des cadres comparables qui intégreraient les services de gestion des urgences, les aéroports locaux et les forces de police dans des systèmes coordonnés de collecte de données.

« Si nous parvenons à collecter toutes ces informations par le biais de ces différents canaux, État par État, nous pourrions peut-être faire ce que le gouvernement fédéral a négligé de faire… », a déclaré Graves.

Les deux intervenants ont souligné que l'augmentation du volume et de la cohérence des signalements demeure le principal obstacle à une compréhension plus approfondie. « Il s'agit d'amener les gens à signaler ce qu'ils voient réellement », a déclaré Graves. « C'est ce qui freine une compréhension plus fondamentale. Nous n'avons encore qu'une idée très partielle du nombre total d'observations. »

Échelle et stratégie : la voie à suivre pour l'ASA

Le Sommet 2026 sur la détection et le suivi des PAN a réuni 34 intervenants répartis sur 14 sessions. Les enregistrements et les transcriptions complètes étaient disponibles pour les participants inscrits. La présentation de l'ASA a permis de positionner l'organisation à la croisée de l'expérience opérationnelle en matière de projets pilotes, du développement de capteurs techniques, du plaidoyer législatif et des infrastructures de recherche universitaire.

Avec plus de 31 000 membres et plus de 1 000 rapports recueillis, l'ASA continue de développer l'écosystème nécessaire pour transformer le signalement des incidents de sécurité aérienne, d'un risque professionnel, en une contribution protégée à la connaissance de l'espace aérien et à l'atténuation des risques.



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