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lundi 17 août 2026

LE PARLEMENT JAPONAIS DEMANDE LA CREATION D'UN ORGANISME CHARGE DU DOSSIER OVNI

Japon : le Parlement demande au gouvernement de créer une véritable structure de commandement sur les UAP

Le 28 mai 2026, une étape nouvelle dans la politique japonaise des phénomènes aérospatiaux non identifiés

Tokyo, 28 mai 2026. Dans un contexte international marqué par la multiplication des débats officiels sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés — UAP, selon la terminologie désormais privilégiée par de nombreux gouvernements — le Japon vient de franchir une nouvelle étape institutionnelle.

Photo:  Le secrétaire général du Cabinet, Kihara, reçoit une proposition de Yasuo Hamada (à droite), président de la « Ligue parlementaire bipartite pour l'étude des phénomènes anormaux non identifiés – photo : saitama-np.co.jp

Le 28 mai, des membres du groupe parlementaire transpartisan japonais consacré aux phénomènes anormaux non identifiés ont rencontré Minoru Kihara, secrétaire général du Cabinet japonais, auquel ils ont remis une proposition officielle visant à renforcer considérablement la réponse gouvernementale aux UAP.

L’événement a été rapporté le jour même par plusieurs médias japonais, notamment TBS News, FNN, Kyodo et différents journaux régionaux reprenant la dépêche de l’agence Kyodo. Tous insistent sur un même élément : les parlementaires ne demandent pas au gouvernement de rechercher des extraterrestres, mais de se préparer à des événements dont la nature et l’origine demeurent inconnues et qui pourraient avoir des implications pour la sécurité nationale.

Cette nuance est essentielle pour comprendre l’évolution de la position japonaise.

Un groupe parlementaire qui a changé de registre

Le groupe porte officiellement le nom de « 安全保障から考える未確認異常現象解明議員連盟 », que l’on peut traduire par :

« Groupe parlementaire pour l’étude des phénomènes anormaux non identifiés sous l’angle de la sécurité nationale ».

Il est généralement désigné par les médias japonais sous le nom beaucoup plus court de UFO議連 — UFO giren, c’est-à-dire « groupe parlementaire UFO ». Son président est Yasushi Hamada, ancien ministre japonais de la Défense et figure importante du Parti libéral-démocrate. Parmi les responsables associés au groupe figure notamment Gen Nakatani, ancien ministre de la Défense, tandis que Yoshiharu Asakawa, du Nippon Ishin no Kai, en a également été l’un des animateurs. La composition transpartisane du groupe est significative. La question des UAP n’est donc pas confinée à une petite formation marginale : elle est abordée par des responsables appartenant à plusieurs courants politiques.

Le groupe avait déjà attiré l’attention en 2024 lorsqu’il avait commencé à structurer ses activités autour de la question UAP et de la sécurité nationale. À cette époque, les parlementaires japonais avaient clairement expliqué que leur intérêt portait notamment sur la possibilité qu’un phénomène apparemment inexpliqué puisse en réalité correspondre à un drone, un système de reconnaissance, une arme étrangère, un phénomène naturel ou une technologie inconnue.

Autrement dit, le raisonnement japonais est très proche de celui qui s’est imposé progressivement aux États-Unis :

On ne demande pas d’abord ce qu’est le phénomène. On demande d’abord si le phénomène peut représenter une menace.

Le 28 mai, Yasushi Hamada et plusieurs membres du groupe parlementaire se sont rendus au Parlement japonais afin de remettre directement à Minoru Kihara le document intitulé :

« Proposition concernant la mise en place d’un dispositif gouvernemental de réponse aux phénomènes anormaux non identifiés (UAP) ».

La proposition demande notamment que les informations relatives aux UAP puissent être centralisées au niveau du Cabinet, afin d’éviter qu’elles restent dispersées entre différentes administrations. C’est probablement le point le plus important de cette démarche.

Les parlementaires estiment que le Japon dispose déjà de différents organismes susceptibles de détenir des informations pertinentes : ministère de la Défense, Forces japonaises d’autodéfense, autorités aéronautiques, police, administrations locales et autres organismes gouvernementaux. Mais ces informations peuvent demeurer fragmentées. En conséquence le groupe parlementaire veut donc une sorte de centre gouvernemental de coordination, capable de recevoir les signalements, de les analyser et de décider rapidement quelle administration doit intervenir.

TBS News résume ainsi l’objectif : établir sous l’autorité du secrétaire général du Cabinet une fonction permettant de centraliser les informations et de donner rapidement des instructions pour une réponse scientifique et gouvernementale lorsqu’un incident survient.

Le mot important : « 司令塔 », le centre de commandement

La terminologie employée par la presse japonaise est particulièrement intéressante. Plusieurs médias parlent d’une demande visant à établir une « 司令塔機能 », littéralement une « fonction de tour de contrôle » ou de « centre de commandement ». Kyodo, repris notamment par plusieurs journaux japonais, titre ainsi :

« Le groupe parlementaire demande une fonction de commandement pour répondre aux UFO ».

Le terme est beaucoup plus révélateur que le mot UFO lui-même. Il montre que la question est en train de changer de catégorie politique. Il ne s’agit plus seulement de savoir si les observations de phénomènes inhabituels sont authentiques.

La question devient :

Qui est responsable lorsque quelque chose d’inconnu apparaît dans l’espace aérien japonais ?

Cette interrogation est fondamentale pour un État moderne. Si un objet non identifié est détecté au-dessus d’une installation nucléaire, d’une base militaire, d’un aéroport ou d’une infrastructure stratégique, plusieurs administrations peuvent être concernées simultanément. La Défense peut considérer l’événement comme une question de surveillance aérienne. La police peut être concernée par la sécurité publique. Les autorités aéronautiques peuvent être responsables des risques pour l’aviation. Le renseignement peut chercher à déterminer s’il s’agit d’un système étranger. Et le Cabinet peut devoir coordonner l’ensemble.

C’est précisément ce problème de fragmentation institutionnelle que les parlementaires japonais veulent résoudre.

La proposition du 28 mai n’est pas seulement théorique. Elle s’appuie notamment sur un événement survenu en juillet 2025 au-dessus de la centrale nucléaire de Genkai, dans la préfecture de Saga. Trois lumières mystérieuses avaient alors été observées dans le ciel au-dessus de la centrale. L’affaire a profondément intéressé les parlementaires japonais parce qu’elle mettait en évidence, selon eux, les limites de la circulation de l’information entre les différentes administrations.

La dépêche Kyodo souligne que la proposition parlementaire reproche au gouvernement de ne pas avoir disposé d’une capacité suffisante pour centraliser les informations concernant cet incident. C’est un argument particulièrement puissant. Une observation étrange au-dessus d’un territoire rural n’a évidemment pas la même importance stratégique qu’un phénomène détecté au-dessus d’une installation nucléaire. Dans ce second cas, l’incertitude elle-même devient un problème de sécurité.

La proposition parlementaire ne se limite cependant pas à l’organisation administrative. Elle demande également la création d’un environnement dans lequel les personnes ayant observé un phénomène inhabituel puissent le signaler sans craindre les moqueries, les sanctions ou des conséquences professionnelles négatives.

TBS News insiste sur ce point. Le groupe parlementaire veut mettre en place un système permettant aux témoins de signaler des événements inhabituels sans craindre d’être ridiculisés ou pénalisés. Cette revendication est loin d’être secondaire. Elle touche à l’un des problèmes historiques de la recherche sur les OVNI : le sous-signalement.

-     Un pilote militaire qui observe un objet qu’il ne parvient pas à identifier peut hésiter à le signaler s’il pense que ses collègues vont se moquer de lui.

-       Un pilote civil peut craindre des conséquences sur sa carrière.

-       Un fonctionnaire peut hésiter à transmettre une information inhabituelle s’il ne sait pas quelle administration est compétente.

-   Un militaire peut également se demander si l’information relève d’une procédure de renseignement classifiée.

Le résultat est toujours le même : moins de signalements, moins de données, moins de possibilités d’analyse. Le Japon semble donc vouloir s’attaquer non seulement au problème de l’analyse, mais aussi à celui de la culture institutionnelle du signalement.

La proposition intervient également au moment où les États-Unis accélèrent considérablement leur politique de publication d’informations concernant les UAP. Les parlementaires japonais demandent au gouvernement d’examiner les informations rendues publiques par Washington. Cette demande est importante parce que le Japon est un allié militaire majeur des États-Unis. Les données américaines peuvent potentiellement concerner des phénomènes observés dans le Pacifique, des activités militaires, des systèmes de surveillance ou des objets dont l’origine pourrait être étrangère.

La question UAP devient donc également une question de coopération de renseignement entre alliés. C’est un élément central du raisonnement japonais. Il ne serait pas nécessairement pertinent pour Tokyo de reproduire exactement l’organisation américaine. Mais il devient difficile pour le Japon d’ignorer une évolution institutionnelle qui concerne son principal allié stratégique.

La réponse prudente de Minoru Kihara

La réaction du gouvernement japonais mérite une attention particulière. Après avoir reçu la proposition, Minoru Kihara a déclaré que, lorsqu’une situation d’urgence concernant notamment la sécurité des personnes et des biens se produit, le Cabinet peut coordonner les administrations concernées afin que le gouvernement puisse agir de manière unifiée.

FNN rapporte ainsi la déclaration du secrétaire général du Cabinet : en cas de situation urgente susceptible de provoquer des dommages graves aux personnes ou aux biens, le gouvernement entend agir de manière coordonnée sous l’autorité du Cabinet. Cette réponse est importante mais également prudente.

Kihara n’a pas annoncé la création immédiate d’une agence japonaise spécialisée dans les UAP. Il n’a pas non plus promis une déclassification générale des dossiers japonais. Au sujet d’une éventuelle publication d’informations, il a expliqué que chaque décision devait être prise au cas par cas, notamment en tenant compte du risque de révéler les capacités de collecte de renseignements du gouvernement. C’est probablement ici que se situe la véritable limite de l’annonce du 28 mai. Le Parlement demande davantage de transparence et de centralisation. Le gouvernement répond :

Oui à la gestion des situations de crise, mais pas nécessairement à une transparence absolue.

Il serait donc erroné de présenter l’événement du 28 mai comme la création d’un « AARO japonais ». Ce n’est pas le cas. Le groupe parlementaire demande une structure de coordination gouvernementale, mais la rencontre avec Kihara ne signifie pas que le gouvernement japonais a déjà créé une agence indépendante comparable à l’All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) américain. La distinction est essentielle. Une proposition parlementaire est une demande politique. Une structure gouvernementale permanente nécessite des décisions administratives, des compétences définies, des personnels, des budgets, des procédures de classification et une chaîne de responsabilité. Le Japon se trouve donc à un stade de transition. Mais cette transition est intéressante.

L’un des commentaires médiatiques les plus révélateurs est venu du Tokyo Shimbun. Le quotidien a présenté l’évolution du dossier sous un angle particulièrement significatif : le problème des UAP est désormais moins présenté comme une question d’« extraterrestres » que comme une question de gestion gouvernementale des risques.

Le titre repris dans les médias japonais est particulièrement évocateur :

« Ce n’est plus maintenant une affaire d’extraterrestres, mais un problème de gestion de crise gouvernementale ».

Cette formulation résume probablement mieux que n’importe quelle déclaration politique le changement de perception au Japon. Le raisonnement est simple. Un phénomène non identifié ne signifie pas nécessairement qu’il est extraterrestre.

Il peut s’agir :

  • ·         d’un drone;
  • ·         d’un ballon;
  • ·         d’un aéronef étranger;
  • ·         d’un système de renseignement ;
  • ·         d’une technologie militaire inconnue ;
  • ·         d’un phénomène météorologique ;
  • ·         d’un phénomène astronomique ;
  • ·         d’une erreur de capteur ;
  • ·         Ou d’un phénomène véritablement inexpliqué.

Mais tant que son identité n’est pas établie, l’État doit être capable de l’identifier. C’est précisément là que le vocabulaire UAP prend tout son sens.

Un autre courant médiatique : l’hypothèse d’un « dossier UFO japonais »

Tous les médias japonais ne se sont cependant pas limités à l’analyse institutionnelle. Le Tokyo Sports a adopté une approche beaucoup plus spectaculaire.  Dans un article du 29 mai intitulé en substance « Un dossier UFO japonais sera-t-il rendu public ? La clé se trouve entre les mains de l’ancien salarié de Japan Airlines, Minoru Kihara », le journal s’interroge sur la possibilité que le Japon puisse un jour publier ses propres dossiers UAP. Cette approche révèle une autre facette du débat japonais.

D’un côté, les médias généralistes parlent de sécurité nationale.

De l’autre, certains titres populaires s’intéressent directement à la possibilité de voir apparaître un équivalent japonais des « UFO files » américains.

Cette dualité est intéressante. Elle montre que la question conserve une dimension populaire et mystérieuse, même lorsque les responsables politiques tentent de la placer dans le champ de la sécurité.

La personnalité de Minoru Kihara donne également à l’affaire une dimension particulière. Avant son entrée en politique, Kihara a travaillé pour Japan Airlines. Cette expérience dans le domaine aéronautique est régulièrement rappelée dans les commentaires japonais consacrés à son rôle dans le dossier UAP. Elle est particulièrement intéressante parce qu’un responsable politique ayant une expérience directe de l’aviation peut appréhender différemment la question des phénomènes observés par les pilotes.

Kihara avait déjà été interrogé sur les UAP lorsqu’il était ministre de la Défense. La position japonaise n’est d’ailleurs pas nouvelle : le gouvernement affirme depuis plusieurs années surveiller les phénomènes ou objets non identifiés susceptibles d’avoir une implication pour la sécurité du pays. Les archives parlementaires montrent notamment que la question avait déjà été abordée au Parlement japonais sous l’angle très concret des risques potentiels pour la défense nationale.

Une évolution politique commencée avant 2026

Le rendez-vous du 28 mai ne constitue donc pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une évolution commencée plusieurs années auparavant. En 2024, le groupe parlementaire transpartisan avait déjà expliqué que le Japon devait réfléchir à sa propre réponse au phénomène UAP. Les parlementaires japonais observaient alors particulièrement l’évolution américaine et la création de l’AARO. L’objectif n’était pas de copier mécaniquement les États-Unis mais de répondre à une question fondamentale :

Si les États-Unis considèrent les UAP comme une question potentielle de sécurité nationale, pourquoi le Japon, allié stratégique de Washington et puissance aérienne et maritime majeure du Pacifique, ne disposerait-il pas lui aussi d’une capacité organisée d’analyse ?

Cette logique explique la persistance du dossier.

Il existe une différence importante entre le contexte américain et le contexte japonais. Le Japon se trouve dans une région caractérisée par une activité aérienne et maritime particulièrement intense. Le pays est confronté à la surveillance chinoise, aux activités militaires russes, aux incursions aériennes, aux drones, aux ballons et à l’évolution rapide des technologies autonomes.

Dans un tel environnement, un objet non identifié n’est pas nécessairement mystérieux au sens paranormal. Il peut simplement être un objet dont l’identité n’a pas encore été déterminée. Et c’est précisément cette incertitude qui intéresse les militaires. La véritable question japonaise pourrait donc être résumée ainsi :

Combien de temps un objet peut-il rester « non identifié » avant de devenir un problème de sécurité ?

L’évolution technologique rend cette question encore plus importante. Il y a vingt ans, une observation étrange dans le ciel pouvait être relativement isolée. Aujourd’hui, les capteurs sont partout. Radars civils et militaires, satellites, systèmes infrarouges, caméras haute définition, capteurs électro-optiques, systèmes de défense aérienne et intelligence artificielle produisent des quantités considérables de données. Le problème n’est donc plus seulement de voir. Il est de :

Détecter, identifier, corréler, analyser et attribuer.

Un phénomène qui demeure inexpliqué après plusieurs systèmes de détection différents mérite une analyse particulière. Mais cette analyse nécessite une organisation. C’est précisément ce que réclame aujourd’hui le groupe parlementaire japonais.

L’analyse de la presse japonaise permet de dégager trois axes principaux.

1. Centraliser

Les informations doivent pouvoir remonter vers une structure gouvernementale capable de les rassembler.

2. Analyser

Les données doivent être étudiées scientifiquement et techniquement, plutôt que simplement classées comme « inconnues ».

3. Coordonner

Lorsqu’un événement présente un risque potentiel, une autorité doit pouvoir coordonner la Défense, la police, les autorités aériennes et les autres organismes concernés.

C’est ce troisième niveau qui constitue probablement la nouveauté la plus importante du 28 mai.

C’est ici que le dossier japonais devient particulièrement intéressant : la transparence ! Les parlementaires souhaitent davantage d’information. Mais Kihara rappelle implicitement une réalité commune à tous les États :

Les informations sur les UAP peuvent parfois révéler les capacités des capteurs et des systèmes de renseignement.

Publier l’existence d’un objet détecté par un radar militaire peut révéler :

  • ·         la portée du radar;
  • ·         sa résolution;
  • ·         son emplacement;
  • ·         ses modes de fonctionnement;
  • ·         ses capacités de suivi;
  • ·         les procédures de réaction;
  • ·         Les informations recueillies par les forces japonaises.

Une politique de transparence totale pourrait donc paradoxalement affaiblir les capacités de surveillance. C’est exactement le dilemme auquel sont confrontés les États-Unis. Le Japon semble donc vouloir avancer vers davantage de transparence, mais sans sacrifier ses capacités de renseignement.

L’intérêt du débat japonais réside finalement dans sa capacité à sortir d’une opposition stérile. Pendant des décennies, la discussion sur les OVNI a souvent été enfermée dans deux positions :

« Ce sont des extraterrestres »

Contre

« Il n’y a rien à étudier ».

Le Japon semble progressivement adopter une troisième approche :

« Nous ne savons pas toujours ce que nous observons ; il faut donc être capables de l’identifier. »

Cette position est beaucoup plus rationnelle. Elle ne présuppose ni origine extraterrestre, ni inexistence du phénomène. Elle part simplement du constat qu’une anomalie non identifiée constitue une information incomplète. Et lorsqu’une information peut concerner l’espace aérien, une infrastructure stratégique ou la sécurité nationale, l’État doit disposer des moyens nécessaires pour la traiter.

Un événement beaucoup plus important qu’il n’y paraît

Vu d’Europe, la réunion du 28 mai pourrait facilement passer pour une nouvelle étape du débat mondial sur les OVNI. Ce serait une erreur car l’intérêt réel de l’événement se trouve ailleurs. Pour la première fois avec une telle visibilité, un groupe parlementaire japonais demande explicitement que la question des UAP soit intégrée à l’architecture japonaise de gestion gouvernementale des crises.

Le mot important n’est donc pas « UFO ».

C’est « gouvernement ».

Et le deuxième mot important est « sécurité ».

La proposition remise à Kihara demande en substance que l’État japonais ne découvre pas au dernier moment, lors d’une crise, qu’aucune administration n’est clairement responsable de l’objet ou du phénomène observé.

Le changement de vocabulaire est révélateur. Le Japon utilise de plus en plus l’expression 未確認異常現象 — phénomène anormal non identifié, plutôt que de s’en tenir au terme populaire UFO. Cette évolution est comparable à celle observée aux États-Unis avec UAP. Elle permet de retirer au sujet une partie de sa charge culturelle et de l’intégrer dans un vocabulaire administratif et scientifique. C’est une évolution fondamentale car un « UFO » évoque immédiatement une soucoupe volante. Par contre un « UAP » désigne simplement quelque chose d’anormal ou d’inexpliqué détecté dans l’environnement aérien ou spatial.

Cette différence lexicale permet au dossier d’entrer dans les administrations sans que celles-ci aient à accepter au préalable une quelconque hypothèse extraterrestre.

Conclusion : Tokyo commence à poser la question que Washington pose depuis plusieurs années

Le 28 mai 2026 restera probablement comme une date importante dans l’histoire de la politique japonaise des UAP. Non parce que le gouvernement japonais aurait reconnu une origine extraterrestre. Il n’a fait rien de tel. Non parce que Tokyo aurait créé un équivalent japonais de l’AARO. Ce n’est pas encore le cas. Mais parce qu’une organisation parlementaire transpartisane a officiellement demandé au plus haut niveau gouvernemental une capacité centralisée de collecte, d’analyse et de coordination des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

La réponse de Minoru Kihara est prudente : le gouvernement affirme déjà disposer de mécanismes permettant de coordonner les administrations en cas de menace grave, tandis que la publication d’informations sera décidée au cas par cas afin de ne pas compromettre les capacités de renseignement. Mais le débat est désormais engagé. Et la presse japonaise semble avoir compris quelque chose d’essentiel. L’enjeu n’est plus vraiment de demander au gouvernement japonais :

« Croyez-vous aux extraterrestres ? »

La question devient :

« Si un objet ou un phénomène inconnu apparaît dans l’espace aérien japonais, qui est chargé de le détecter, de l’identifier, de l’analyser et d’en informer le gouvernement ? »

C’est une question beaucoup plus sérieuse. Et c’est précisément pour cette raison que le Japon mérite désormais d’être observé attentivement dans le dossier mondial des UAP.

Ce que dit la presse japonaise en résumé

TBS News : insiste sur la demande d’une fonction de commandement centralisée au sein du gouvernement et sur la protection des témoins.

FNN / Fuji TV : met l’accent sur la réponse prudente de Kihara : le gouvernement doit pouvoir agir de façon coordonnée en cas d’urgence, mais la publication des informations sera examinée au cas par cas.

Kyodo News : souligne le lien avec l’incident des trois lumières observées au-dessus de la centrale nucléaire de Genkai et la nécessité d’une centralisation de l’information.

Saitama Shimbun et plusieurs journaux régionaux : reprennent l’idée d’une « fonction de commandement » au sein du Cabinet.

Jiji Press : insiste sur la sécurité nationale, la centralisation des informations et la nécessité de permettre aux témoins de signaler des phénomènes sans craindre les moqueries ou les conséquences professionnelles.

Tokyo Shimbun : donne une lecture particulièrement intéressante du phénomène en soulignant que l’enjeu est désormais moins celui des « extraterrestres » que celui de la gestion gouvernementale des risques.

Tokyo Sports : adopte une approche plus spectaculaire et pose la question de l’éventuelle apparition d’un « dossier UFO japonais », notamment à la lumière des publications américaines.

Mon appréciation

À mon sens, l’élément le plus important de cette affaire n’est pas la remise d’un rapport à Minoru Kihara, mais le changement de nature du débat japonais. En 2024, le Japon cherchait encore principalement à déterminer comment il devait traiter la question UAP. En 2025, les parlementaires ont commencé à mettre l’accent sur les incidents concrets, notamment celui de Genkai. En mai 2026, ils demandent désormais que le Cabinet devienne le centre de coordination de la réponse nationale.

C’est un déplacement considérable : de l’OVNI vers le renseignement ; du renseignement vers la sécurité ; de la sécurité vers la gestion de crise. Et c’est probablement là que se trouve la véritable importance de la démarche japonaise.

Source

urlTBS News – « UFO議連が官房長官に提言 »turn1search0 = https://newsdig.tbs.co.jp/articles/-/2692424?display=1

 urlFNN – « 木原官房長官…UAPへの対応 »turn3search1 = https://www.fnn.jp/articles/FNN/1051483

https://www.saitama-np.co.jp/articles/198469

 

Traduction de l'article de TBS News Dig (28 mai 2026)

Titre original : 自民・浅川氏らUFO議連メンバーが林官房長官と面会「UFO目撃、国家安全保障の脅威」
Traduction : « Des membres de la Ligue parlementaire sur les OVNI, dont M. Asakawa (PLD), rencontrent le Secrétaire général du Cabinet Hayashi : "Les observations d'OVNI sont une menace pour la sécurité nationale" »

Contenu :

Le 28, des membres de la « Ligue des parlementaires pour l'élucidation des phénomènes aériens non identifiés », un groupe bipartisan, dont le secrétaire général Yoshiharu Asakawa (Parti libéral-démocrate), ont rencontré le secrétaire général du Cabinet Yoshimasa Hayashi à la résidence officielle du Premier ministre, et lui ont remis un rapport.

Le groupe, qui compte plus de 100 membres, a souligné que les observations de PANI (phénomènes anormaux non identifiés) augmentent dans le monde et a insisté sur le fait que, d'un point de vue de sécurité nationale, « il s'agit d'une menace qui doit être traitée de tout urgence », réclamant la mise en place d'une agence gouvernementale dédiée à l'analyse.

Lors de la réunion, M. Asakawa a déclaré : « De nombreuses observations ont été signalées au Japon également. Il est possible qu'elles soient liées à des drones ou à des technologies de pays étrangers. Le Japon doit établir une organisation spécialisée pour collecter et analyser les informations. »

Le secrétaire général du Cabinet Hayashi a répondu : « Je prends vos recommandations très au sérieux. Le gouvernement va intensifier ses efforts de collecte d'informations tout en collaborant étroitement avec les États-Unis et les autres pays concernés. »





dimanche 17 mai 2026

OVNI ET UAP : CONTACT EXTRATERRESTRE A KOFU AU JAPON

INCIDENT OVNI OU UAP A KOFU AU JAPON

Incident OVNI de Kofu : Témoignages et nouvelles hypothèses 49 ans plus tard

PinkCat009

Source : https://note.com/pinkcat009/n/nc44027c0d4af  

L'« incident de Kofu », survenu le 23 février 1975 à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi, est l'un des cas les plus marquants de l'histoire de la recherche sur les OVNI au Japon. Cet événement, au cours duquel des écoliers de CE1 auraient rencontré un OVNI et des extraterrestres, demeure un mystère. Cet article présentera les détails de l'incident, les témoignages des personnes impliquées qui ont rompu un silence de 49 ans, et examinera de nouvelles hypothèses.

Photo 1 – Image imaginaire de la scène.

Résumé de l'incident

Le moment de la rencontre

Le soir du 23 février 1975, deux cousins, élèves de CE1 à l'école primaire Yamashiro de Kofu, aperçurent un OVNI orange sur le chemin du retour. L'OVNI semblait les suivre ; terrifiés, les garçons se cachèrent dans un cimetière voisin. Peu après, ils le repérèrent, cette fois-ci posé dans un vignoble. L'OVNI mesurait environ 2,5 mètres de diamètre et 1,5 mètre de haut, et émettait une lumière orange.

Contact avec des extraterrestres

Les extraterrestres sortis de l'OVNI mesuraient environ 130 centimètres et étaient de petite taille. Ils portaient des combinaisons argentées et brillaient faiblement. Leurs visages, couleur chocolat, étaient ridés, sans yeux ni nez, et trois crocs argentés étaient visibles au bout de leurs lèvres. Les extraterrestres portaient des combinaisons argentées et des ceintures à la taille. Ils avaient également quelque chose ressemblant à un pistolet laser accroché à leurs épaules et parlaient d'une voix « kyurukyuru », puis tapotèrent Yamahata sur l'épaule à deux reprises. Yamahata s'assit, terrifié, tandis que l'autre garçon s'enfuit pour appeler sa famille.

Témoin de la famille

Lorsque la famille arriva sur les lieux, les extraterrestres avaient disparu et seul un objet en flammes subsistait dans le vignoble. La mère du garçon aperçut un objet argenté tournoyant dans le ciel, et son père témoigna avoir vu une lumière s'estomper. Le plus frappant, cependant, fut la disparition de l'OVNI. Il ne s'est pas contenté de s'envoler, mais a disparu instantanément dans un éclair de lumière. Juste avant cela, les extraterrestres auraient été vus aspirés par la lumière et monter à bord de l'OVNI.

Anomalie sur le site

Les anomalies suivantes ont été confirmées lors de l'enquête sur place menée en collaboration avec le Yamanashi Nichinichi Shimbun :

  • ·         Trois piliers en béton se sont effondrés dans un vignoble.
  • ·         Le grillage recouvrant les piliers s'était étalé comme si un objet lourd avait été posé dessus.
  • ·         Il y avait plusieurs trous dans le sol.
  • ·         Il y avait des traces qui ressemblaient aux ornières d'une charrette à bras.

Détection de la radioactivité

Suite à l'incident, une enquête menée par Susumu Maeda, professeur dans un lycée voisin, aurait détecté une radioactivité résiduelle artificielle sur le site d'atterrissage présumé de l'OVNI. L'isotope radioactif « phosphore-32 », qui n'existe pas à l'état naturel, a particulièrement retenu l'attention. Cette radioactivité serait due à l'activation du phosphore-31 présent dans le sol par les rayonnements neutroniques lors de l'atterrissage de l'OVNI. Ceci suggère la possibilité de la présence d'un réacteur nucléaire à l'intérieur de l'OVNI, une hypothèse confirmée par des analyses scientifiques.

Témoignages des parties impliquées

Rompant un silence de 49 ans, le 22 juin 2024, près d'un demi-siècle après l'incident, lors de l'événement « UFOKOFU1975 THE LIVE MOKUGEKI ! » organisé à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi, Katsuhiro Yamahata, l'un des garçons impliqués à l'époque, a pris la parole et a évoqué l'incident OVNI de Kofu. Son témoignage a apporté un nouvel éclairage sur cet événement, resté longtemps entouré de mystère.

Détails de l'incident : M. Yamahata a relaté en détail l'OVNI orange qu'il a aperçu le 23 février 1975, ainsi que les événements qui ont suivi. Il a décrit avec force détails son contact avec les extraterrestres sortis de l'OVNI et les émotions qu'il a ressenties à ce moment-là, captivant une grande partie de l'auditoire.

Concernant la détection de radioactivité, Yamahata a également mentionné celle relevée sur les lieux après l'incident. Il a notamment souligné que la confirmation de la présence de phosphore-32, un isotope radioactif qui n'existe pas naturellement, constitue une preuve importante en faveur de l'existence des ovnis.

Impact social :

Il a également évoqué l’impact de l’incident sur la communauté et sur sa propre vie. Il a expliqué combien de personnes ont été touchées par l’observation d’OVNI et comment elle continue d’alimenter le débat.

Cet événement, couvert par les médias locaux, a suscité un vif intérêt. Le témoignage de M. Yamahata a relancé le débat sur l'incident OVNI de Kofu, et l'on espère que ce sujet continuera d'être abordé à l'avenir.

L'étrange phénomène se poursuit

Rencontres répétées avec des OVNI

Il est intéressant de noter que M. Yamahata affirme avoir été témoin à plusieurs reprises d'observations d'OVNIs depuis l'incident de Kofu. Les raisons de ces apparitions répétées autour de lui restent un mystère.

Débat autour de la crédibilité de l'incident

Questions

Plusieurs points concernant l'incident de Kofu sont sujets à caution :

  1. 1.    Malgré la rupture du pilier en béton, les arbres environnants sont restés parfaitement intacts.
  2. 2.    Compte tenu de la taille de l'OVNI aperçu, il serait physiquement impossible pour lui de passer entre les piliers.
  3. 3.    Malgré ces questions, elles ne reçoivent pas beaucoup d'attention.

La nécessité d'une approche scientifique

Une approche plus scientifique sera nécessaire pour répondre à ces questions. Cependant, près d'un demi-siècle s'étant écoulé depuis l'incident, réexaminer les preuves matérielles s'avérera extrêmement difficile.

Une nouvelle hypothèse : les OVNI holographiques seraient créés par une technologie avancée.

Près d'un demi-siècle s'est écoulé depuis l'incident de Kofu, et la recherche sur les ovnis est entrée dans une nouvelle phase. Récemment, des hypothèses sur la réalité des ovnis et des extraterrestres, envisagées sous un angle différent, ont été proposées. L'une d'elles est l'idée d'« ovnis holographiques créés grâce à une technologie scientifique avancée ».

Les OVNI comme hologrammes : selon cette hypothèse, les OVNI observés ne seraient pas des objets physiques, mais plutôt des hologrammes créés par une technologie scientifique inconnue. Cela pourrait expliquer les mouvements inexplicables et les disparitions soudaines des OVNI.

L'hypothèse que les « extraterrestres » aperçus ne soient pas de véritables êtres vivants, mais plutôt des avatars créés grâce à une technologie avancée, est à l'étude. Ces avatars sont
des entités télécommandées conçues pour éviter les risques liés aux visites directes sur Terre de civilisations extraterrestres. Ils seraient le fruit d'une combinaison de technologies biomécaniques et d'intelligence artificielle avancée. En utilisant des avatars, les extraterrestres peuvent mener des observations et établir des contacts en toute sécurité et efficacité, sans être affectés par l'environnement terrestre ni la gravité.

Du point de vue de la gestion des risques, les risques suivants peuvent être envisagés concernant la visite directe d'extraterrestres sur Terre :

  • 1.    Infection par des virus ou des agents pathogènes inconnus
  • 2.    Adaptation à la gravité terrestre et aux conditions atmosphériques
  • 3.    Problèmes causés par le contact direct avec les humains

Compte tenu de ces risques, l'observation indirecte ou le contact au moyen de technologies scientifiques avancées sont beaucoup plus rationnels.


Les observations d'OVNI font souvent état de mouvements qui défient les lois de la gravité terrestre, tels que des changements de direction soudains ou des accélérations et décélérations instantanées. Si ces mouvements sont difficiles à reproduire pour un objet physique, ils peuvent être facilement imités par des hologrammes ou des systèmes télécommandés.

Le phénomène de « disparition dans la lumière », également observé lors de l'incident de Kofu, peut s'expliquer par cette hypothèse. S'il s'agit d'un hologramme, il peut disparaître instantanément en interrompant la projection. De plus, s'il s'agit d'un système télécommandé, une « disparition » spectaculaire peut être créée en la combinant à des effets lumineux lors de la fin des opérations et du retrait du dispositif.

Faisabilité technique :
Avec les technologies terrestres actuelles, la réalisation d’hologrammes et de systèmes de télécommande aussi avancés s’avère complexe. Toutefois, il est tout à fait possible que des civilisations bien plus avancées possèdent ces technologies. En réalité, compte tenu des progrès scientifiques et technologiques, des technologies similaires pourraient voir le jour d’ici quelques décennies.

Avantages de l’hypothèse
Cette hypothèse présente plusieurs avantages :

  • ·         Cela peut expliquer les mouvements inexplicables des ovnis.
  • ·         Cela permet d'éviter les risques d'une visite directe d'extraterrestres.
  • ·         Cela explique pourquoi il est difficile de laisser des preuves matérielles derrière soi.
  • ·         Cela peut expliquer la subjectivité du témoignage.

Limites de l’hypothèse
Par ailleurs, cette hypothèse présente également des limites :

  • À l'heure actuelle, il est difficile de le prouver scientifiquement.
  • Les preuves matérielles (telles que la détection de radioactivité lors de l'incident de Kofu) ne peuvent être entièrement expliquées.
  • La question demeure : pourquoi est-il nécessaire d'observer la Terre à un tel degré ?

Application à l'incident de Kofu

L'application de cette nouvelle hypothèse à l'incident de Kofu apporte plusieurs éclairages intéressants.

Forme et mouvement de l'OVNI :
L'OVNI orange aperçu pourrait être une image projetée grâce à une technologie holographique avancée. Les parties qui semblaient être des fenêtres pourraient également être des images créées pour correspondre aux attentes de l'observateur.

Contact avec des extraterrestres :
Le contact avec des extraterrestres dont M. Yamahata a fait l’expérience, notamment la sensation d’une tape sur l’épaule, suggère la possibilité que ces extraterrestres étaient des avatars utilisant une technologie de télécommande avancée. Selon cette hypothèse, les « extraterrestres » aperçus pourraient avoir été des robots sophistiqués ou des avatars biomécaniques utilisés par des civilisations extraterrestres pour éviter les risques d’une visite directe sur Terre, et contrôlés à distance.

La disparition soudaine des ovnis et des extraterrestres, et les récits les décrivant s'évanouissant dans un éclair de lumière, pourraient décrire le moment où une projection holographique a pris fin.

Le fait que M. Yamahata ait observé des OVNI à plusieurs reprises peut également s'expliquer par cette hypothèse. Il est possible que les observateurs distants étudient en permanence des individus ou des régions spécifiques.

En conclusion

L'incident de Kofu est un phénomène complexe qui dépasse le simple cadre des observations d'OVNI. Il soulève des questions sur notre manière d'appréhender l'« inconnu » à la croisée des chemins entre science et paranormal.

Ce témoignage, qui a rompu 49 ans de silence, offre une nouvelle perspective, et l'hypothèse de l'OVNI holographique stimule l'imagination. Cette hypothèse réexamine le phénomène OVNI comme un événement complexe impliquant des technologies avancées et la psychologie.

Cependant, il ne s'agit que d'une hypothèse. Des investigations scientifiques et un débat ouvert sont indispensables pour faire éclater la vérité. L'incident de Kofu soulève encore des questions fondamentales sur la relation entre l'espace et l'humanité.

Il ne s'agit peut-être pas d'un événement du passé, mais d'une clé pour comprendre l'avenir. En conservant un esprit critique scientifique tout en explorant ce phénomène avec imagination, nous pourrons peut-être nous rapprocher de la vérité. Ce cheminement sera en lui-même une précieuse aventure intellectuelle pour l'humanité.

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L’analyse du dossier de Kofu par Shinichiro Namiki

« L’Incident Kofu » : Une rencontre rapprochée avec des extraterrestres et le mystère des résidus d'OVNI laissés sur les lieux / Shinichiro Namiki 

Texte de Shinichiro Namiki


Source : https://web-mu.jp/paranormal/14654/

 

En 1975, deux garçons ont aperçu un OVNI à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi, à la tombée de la nuit. Cet événement, connu plus tard sous le nom d'« incident de Kofu », est ici revisité, ainsi que la découverte étonnante qui en découle.

Le site de l'incident OVNI de Kofu

L'après-midi du 20 novembre 2016, une session de formation conjointe s'est tenue au Centre d'apprentissage citoyen Abeno à Osaka. Organisée par Kazuo Hayashi, directeur de la branche d'Osaka de l'Association japonaise de recherche sur les phénomènes spatiaux (JSPS), que je préside, et le Cercle OVNI d'Osaka (OUC), dirigé par Kei Yamano, cette session a permis à Tsuneo Kira, membre du département de recherche du siège de la JSPS à Tokyo et intervenant lors de cette formation, de révéler de nouveaux faits troublants concernant le plus grand mystère entourant le plus important incident OVNI au Japon.

Photo 2 : Tsuneo Kira explique la radioactivité résiduelle sur le site lors d'une session de formation conjointe organisée par la JSPS et l'OUC.

La découverte récente concerne la radioactivité présente dans le sol d'une exploitation agricole où un OVNI aurait atterri il y a une quarantaine d'années. Cette radioactivité avait la particularité de diminuer de moitié en seulement 15 jours. Or, cela est fondamentalement impossible, car la décroissance de la radioactivité naturelle ne se produit absolument pas en si peu de temps.

Susumu Maeda, professeur de lycée et technicien en radioprotection, qui a découvert cette mystérieuse radioactivité, a emporté un échantillon dans un institut de recherche sur la radioactivité du village de Tokai, dans le district de Naka, préfecture d'Ibaraki, afin d'en identifier la source.

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Les échantillons ont d'abord été analysés à l'aide d'un spectromètre gamma, qui mesure la distribution énergétique des rayons gamma. Vingt-trois nucléides radioactifs différents (nucléides = types spécifiques d'atomes constituant un noyau atomique) ont ainsi été identifiés. En augmentant la marge d'erreur de mesure à 5 %, tous les éléments radioactifs produisant des rayons gamma ont pu être identifiés.
 


On a ainsi découvert que le fer, le plomb, le rubidium, etc., présents dans les échantillons émettaient un rayonnement similaire à celui produit lors d'une exposition à des faisceaux de particules lourdes comme les rayons alpha, les deutérons, les protons et les neutrons. Cependant, la radioactivité étant seulement à l'état de traces, cette confirmation n'a pas pu être obtenue davantage.

Photo 03 -Un rapport de M. M, un professeur de lycée qui a découvert la radioactivité résiduelle

Durant l'été 2016, M. Kumoi s'est demandé si la source du rayonnement pouvait être identifiée avec les technologies actuelles, près de 40 ans après l'incident, et a réexaminé les données brutes de radioactivité résiduelle de l'époque. Il a ensuite recherché la courbe de demi-vie correspondant le mieux à la décroissance radioactive. À sa grande surprise, le nombre de sources radioactives qui correspondaient auparavant à des dizaines de possibilités a été réduit à un seul nucléide (actuellement, 118 éléments sont connus et 4 540 éléments isotopiques, radioactifs et non radioactifs, ont été identifiés). 

M. Kumoi a alors recherché la courbe de demi-vie qui correspondait le mieux aux données brutes avec une marge d'erreur minimale. Il a ainsi été constaté que la demi-vie de la radioactivité résiduelle était précisément de 14,2 à 14,8 jours. De plus, M. Kumoi a recherché un élément radioactif ayant une demi-vie correspondante et a été stupéfait. Un seul élément radioactif correspondait : le phosphore 32.

Le mystère des OVNI révélé par la radioactivité résiduelle du « phosphore 32 »

Le phosphore. C'est un élément essentiel à la vie, mais à l'état naturel, il existe sous forme de phosphore 31, totalement non radioactif. En revanche, le phosphore 32 est produit par l'exposition aux rayonnements neutroniques des réacteurs nucléaires et constitue aujourd'hui une source de rayonnement si prisée qu'il est acheté et vendu pour la recherche médicale.

Alors, pourquoi du phosphore 32 était-il présent sur le site d'atterrissage de l'OVNI ? M. Kumoi a expliqué :
« Ce phosphore 32 est en fait du phosphore 31 contenu dans des engrais épandus sur des terres agricoles exposées aux rayonnements neutroniques d'une source radioactive et devenu radioactif. »

Quelle était donc cette source ?

 

« Un réacteur nucléaire. » 

 

Cette suggestion inattendue de M. Kumoi a suscité l'étonnement dans l'assistance ! Sans hésiter, il a poursuivi :

« On pense que le réacteur nucléaire était la source d'énergie de l'OVNI. Malgré un blindage rigoureux, une faible quantité de radioactivité peut s'échapper du réacteur. On peut donc supposer que cette radioactivité a activé le phosphore et le fer présents dans le sol. »

Oui, la source de rayonnement était un réacteur nucléaire. Et on suppose que le réacteur nucléaire installé à l'intérieur de l'OVNI était extrêmement petit.

L'incident d'atterrissage d'OVNI à l'origine de ce rayonnement est ce que l'on appelle « l'incident de Kofu », survenu le 23 février 1975 dans la ville de Kofu, préfecture de Yamanashi, et qui constitue une rencontre extraterrestre mémorable dans l'histoire japonaise des OVNI.

Photo 04 Le site où l'OVNI a atterri lors de l'incident de Kofu.

L'incident a débuté par l'observation d'OVNIs par deux garçons (alors en CE1). Alors qu'ils jouaient encore après le coucher du soleil, deux OVNIs, l'un grand et l'autre petit, d'une lueur orange, sont apparus près d'eux.
Le plus petit a ensuite descendu et atterri dans un vignoble voisin. Intrigués, les deux garçons se sont approchés et ont observé les OVNIs de près. Non seulement ils ont vu d'horribles extraterrestres en sortir, mais l'un d'eux a même affirmé que les extraterrestres lui avaient tapoté l'épaule.

Au départ, cet incident a souvent été perçu négativement, considéré comme de simples mensonges, des délires ou des hallucinations de la part des garçons. Cependant, il a été révélé depuis que la radioactivité résiduelle était du phosphore-32, un élément inexistant à l'état naturel, prouvant ainsi scientifiquement la réalité de l'incident.

Deux soucoupes volantes s'approchèrent des deux garçons.

« L’incident de Kofu » avait une prémonition.

Trois jours auparavant, le 20 février 1975, peu après 18 heures, M. W., habitant de Kawana, dans la ville de Tsuru (préfecture de Yamanashi), aperçut deux objets de tailles différentes, à la lueur orangée, se dirigeant vers Mitsutoge.

Ces objets réapparurent à Kofu, donnant lieu à l'« incident de Kofu », un événement remarquable qui a marqué l'histoire de la recherche sur les OVNI au Japon.

Je vais détailler cet incident ci-dessous.

Le 23 février, peu avant 18 heures, K-kun et Y-kun, élèves de CE1 habitant Kamicho, dans la ville de Kofu, faisaient du roller près de chez K-kun. Soudain, K-kun aperçut deux objets volants, un grand et un petit, d'une lueur orange, dans le ciel au-dessus du mont Tatsuzawayama, à l'est, et en informa Y-kun.

Photo 05 : K (à gauche) et Y (à droite), témoins de l'« incident de Kofu ».

On pourrait dire que l'incident a commencé ici.

Tandis que les deux jeunes gens observaient la scène avec stupéfaction, l'un des objets s'éloigna vers le mont Atago, au nord, tandis que l'autre s'approchait rapidement et s'immobilisa à basse altitude, à peu près à la hauteur d'un immeuble de trois ou quatre étages situés à proximité. L'objet qui les surplombait avait clairement la forme d'une soucoupe volante, avec trois dispositifs rotatifs fixés à sa base.

Soudain, un objet cylindrique noir, ressemblant à un téléobjectif, sortit du centre de sa base et produisit un cliquetis, comme celui d'un déclencheur d'appareil photo.

Une soucoupe volante s'était immobilisée au-dessus d'eux : un OVNI !

Comprenant cela, les deux jeunes gens, effrayés, s'enfuirent dans le cimetière de Fukuoji, tout proche, en retirant leurs patins à roulettes. Peu après, l'OVNI s'éloigna lui aussi vers le mont Atago.

Photo 06 : Le cimetière de Fukuoji est le premier endroit où les garçons se sont enfuis après avoir été aperçus.

Un OVNI atterrit dans un vignoble et des extraterrestres en émergent.

Soulagés, ils rentrèrent chez eux en hâte. Cependant, en chemin, ils aperçurent une lumière orange qui brillait comme une flamme dans les vignes qui s'étendaient au bord de la route.

Craignant un incendie, les garçons se dirigèrent vers le vignoble par un sentier entre les champs. À quelques dizaines de mètres, la lumière vacillante faiblit. Au même moment, ils aperçurent un OVNI argenté qui avait atterri dans les vignes. Cette fois, la curiosité l'emporta sur la peur, et les deux garçons s'approchèrent pour l'observer.

L'engin mesurait environ 2,5 mètres de diamètre et 1,5 mètre de haut. Sa surface était argentée, comme de l'acier inoxydable, et l'ensemble semblait luire faiblement. Il était doté d'un dôme hémisphérique rotatif. À l'intérieur, plusieurs fenêtres carrées translucides, encadrées de noir, étaient visibles.
 Les garçons se séparèrent et firent le tour de l'OVNI. C'est alors que Kono remarqua d'étranges lettres ou symboles noirs inscrits sur l'engin. Ils étaient légèrement en relief, comme des autocollants.

Plus tard, d'après le croquis de K, les caractères semblaient indépendants comme des kanji, mais aussi constituer une forme d'écriture hiéroglyphique. Y, qui se promenait de l'autre côté, observait également des reliefs similaires sur l'engin, indépendamment de Kono.

K s'accroupit alors pour observer les trois trains d'atterrissage situés sous l'OVNI. Chaque train mesurait environ 25 centimètres de haut et touchait entièrement le sol. À ce moment précis, la section rotative du dôme s'arrêta. Tandis que K se relevait et contemplait à nouveau les caractères, un bruit métallique retentit soudainement, et une partie de l'engin, à droite des caractères, s'ouvrit et s'affaissa, révélant un escalier. À l'intérieur, se tenait un extraterrestre à l'allure étrange.

L'extraterrestre mesurait environ 130 centimètres. Son visage était brun, profondément ridé horizontalement, et trois crocs argentés dépassaient de sa bouche. Il avait quatre doigts à chaque main et portait des bottes fendues, semblables à des chaussettes tabi. Ses oreilles étaient longues et larges comme celles d'un lapin, avec un trou au milieu. Il portait des vêtements argentés, une ceinture autour de la taille et quelque chose qui ressemblait à un pistolet en bandoulière.

À ce moment précis, Y, qui se trouvait de l'autre côté de K, reçut soudain deux tapes sur l'épaule.

Se retournant, croyant qu'il s'agissait de K, Y aperçut le même visage extraterrestre que K avait vu.

L'extraterrestre émit un cri strident. Y, sous le choc et terrifié, perdit l'équilibre et s'assit sur place. Comprenant le danger de rester là, il fit le mort. Cependant, même en feignant la mort, il garda les yeux mi-clos et observa l'extraterrestre. Ce dernier marchait rapidement, levant haut son bras et sa jambe gauches comme un soldat, et semblait scruter les alentours.

Peu après, K-kun arriva en courant, le visage blême de peur, et souleva Y-kun sur son dos, fuyant le vignoble aussi vite que possible. Ils déposèrent Y-kun au bord du champ et se retournèrent. Ils pouvaient voir à l'intérieur par la porte ouverte de l'OVNI.

Un autre extraterrestre, d'environ 90 centimètres de haut, était assis sur une chaise, tenant une sorte de manche à balai et regardant un écran devant eux. Les parois étaient couvertes d'instruments complexes, et des lumières de différentes couleurs, comme le rouge, le jaune et le bleu, clignotaient sans cesse. Alors qu'ils contemplaient le spectacle, l'extraterrestre les regarda soudainement ; ils s'enfuirent alors à nouveau et sautèrent dans la maison de K-kun.

Photo 07 : Les deux garçons ont chacun dessiné un OVNI et un extraterrestre séparément. L'extraterrestre tenait, semble-t-il, un objet ressemblant à une arme à feu. Des caractères étranges étaient également inscrits sur l'engin

Les familles des deux personnes ont également aperçu un OVNI dans le vignoble.

À ce moment-là, la famille K, y compris les parents de Y, dînait ensemble. C'était dimanche, et le couple Y était chez M. K, dont les fils étaient camarades de classe et qui était aussi son beau-frère. Cependant, les enfants n'étaient toujours pas rentrés après 18 heures, et les parents commençaient à s'inquiéter.

Soudain, les garçons firent irruption dans la maison en criant : « C'est un OVNI ! Il y a des extraterrestres ! » Voyant leur comportement inhabituel, les mères les grondaient : « De quoi parlez-vous ? Il est tard, dînez vite ! » Mais les deux garçons, le regard désespéré, tirèrent leurs mères par la main et les supplièrent de les suivre. Les mères emmenèrent donc le frère aîné de Y, et tous les cinq contemplèrent l'obscurité des vignes.

Photo 08 : L'intérieur d'un OVNI dessiné par Y-kun

Soudain, ils aperçurent une lueur orange vacillante, de la taille d'une balle de dodgeball, au milieu du terrain. Quelques minutes plus tard, la lumière s'intensifia brièvement avant de disparaître. Au moment où elle s'intensifia, le frère aîné de Y distingua lui aussi clairement une silhouette ressemblant à un extraterrestre.

Aussitôt après, le père de K et d'autres personnes accoururent sur les lieux, alertés par sa mère, mais la lueur déclinante fut instantanément engloutie par l'obscurité.

Sans doute sous le choc de l'incident, Y-kun a pleuré toute la nuit, ce qui a beaucoup inquiété ses parents, et il a eu du mal à dormir pendant plusieurs jours. K-kun, quant à lui, n'arrivait plus à sortir seul la nuit après l'incident.

Photo 09 Une carte indiquant les lieux où deux OVNI ont été aperçus ce jour-là.

Le lendemain, lorsque les deux garçons racontèrent à leur classe l'observation d'un extraterrestre, cela provoqua une grande agitation. Leur professeur principal, M. U, les emmena donc sur les lieux pendant la pause déjeuner, où ils découvrirent une dépression près du centre du champ.

Cette dépression ne parut pas particulièrement étrange au professeur, mais les deux garçons insistèrent : il s'agissait de la marque d'un train d'atterrissage. Par la suite, avec la collaboration du Yamanashi Nichinichi Shimbun, qui avait reçu le signalement initial, une enquête fut menée sur place et les preuves matérielles suivantes furent découvertes.

Un poteau en béton dans le vignoble était cassé, et deux autres étaient penchés ou renversés.

Le grillage tendu au-dessus des poteaux pour permettre aux vignes de grimper était étalé, comme si un poids lourd y avait été posé.

Les fils du grillage étaient lâches, mais pas cassés.

On pouvait observer plusieurs trous dans le sol et des traces ressemblant à celles d'une charrette à bras.

De plus, notre service de police de Jacksonville (JSPS) a mené quatre enquêtes approfondies au moment des faits. Après avoir examiné à plusieurs reprises les témoignages des garçons et de leurs mères, nous sommes convaincus qu'ils n'ont pas menti. Par ailleurs, compte tenu de leur âge à l'époque (ils étaient en CE1), il est inconcevable qu'ils aient délibérément fait concorder leurs témoignages et commis un faux témoignage.

Photo 10 - Kazuo Hayashi, chef de la branche JSPS d'Osaka, a travaillé avec diligence sur le terrain aux côtés des deux garçons.

De plus, bien que les OVNI et les extraterrestres qu'ils ont aperçus soient similaires à ceux observés dans diverses parties du monde, il est inconcevable, voire impossible, que les garçons aient eu connaissance de tels cas. En conclusion, ils ont bel et bien vu quelque chose.

Et, comme mentionné précédemment, l'identification de la source du rayonnement résiduel détecté sur le site rend la crédibilité de l'incident incontestable.


Photo 11 - K-kun explique la situation aux personnes présentes sur le site de l'atterrissage de l'OVNI.

 En réalité, les témoins ce jour-là ne se limitaient pas à M. W et aux deux garçons mentionnés précédemment. Parmi eux figurait M. A, le gardien du Centre environnemental de la ville de Kofu, situé à environ 300 mètres à l'est de la maison de la famille Kono.
 M. A se trouvait à l'intérieur du centre vers 18h30 ce jour-là lorsqu'il sortit car son chien aboyait étrangement. Il aperçut alors un objet mystérieux traversant le ciel à l'est, en émettant des flashs. L'objet se cacha brièvement derrière le bâtiment avant de réapparaître à l'ouest. Il était plus brillant et plus grand que la première étoile du jour, et ce n'était pas un avion. M. A a déclaré l'avoir observé, trouvant cela étrange.

Photo 12 - L'OVNI a également survolé le bâtiment du Centre environnemental de la ville de Kofu.

À peu près au même moment, M. S., vendeur d'assurances, se rendait en voiture chez un client lorsqu'il aperçut deux enfants au milieu de la route. Les deux enfants restaient immobiles, sans même chercher à s'écarter de la voiture qui approchait. M. S. n'eut d'autre choix que de se garer sur le bas-côté et de tenter de les dépasser.

À cet instant, l'un des enfants posa la main sur le pare-brise et approcha son visage. Ce visage était si hideux et si terrifiant qu'il ne ressemblait ni à celui d'un enfant, ni même à celui d'un animal. M. S. essaya de maîtriser sa peur et de se convaincre désespérément qu'il devait s'agir d'une sorte de défilé ou d'événement costumé. Il rentra ensuite chez lui en trombe.

Plus tard, on découvrit que le visage du monstre que M. S. avait vu était étrangement similaire à celui de l'extraterrestre aperçu par les garçons.

(Extrait et réédité du numéro de mars 2017 de Monthly Mu)

 

Shinichiro Namiki

Écrivain chevronné, il collabore au magazine « Mu » depuis sa création. Il est également le représentant japonais du groupe de recherche sur les OVNI ICER et président de la Société japonaise de recherche sur les phénomènes spatiaux (JSPS). Il mène des recherches de terrain approfondies, notamment sur Roswell et la Zone 51, et publie ses propres hypothèses dans « Mu » et sur sa chaîne YouTube.