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vendredi 9 octobre 2026

HOLLYWOOD FACE AUX OVNI

HOLLYWOOD FACE AUX OVNI

Quand le cinéma s'empare de la « divulgation »

De Spielberg à Joseph Kosinski, de Roswell aux X-Files : pourquoi Hollywood transforme aujourd'hui les OVNI en phénomène culturel majeur

GEOS France – Rédaction - PM

Pendant près d'un demi-siècle, Hollywood a surtout présenté les extraterrestres sous deux visages : celui de la menace venue du ciel ou celui du visiteur pacifique capable de bouleverser notre vision de l'Univers.

Mais quelque chose a changé.

En 2025-2026, les OVNI — ou plutôt les UAP, Unidentified Anomalous Phenomena — sont devenus un sujet suffisamment sérieux pour intéresser des réalisateurs de premier plan, des studios majeurs et des plateformes de streaming.

Le phénomène est d'autant plus remarquable que les nouveaux projets ne se limitent plus à raconter une invasion extraterrestre imaginaire. Ils mettent en scène des lanceurs d'alerte, des militaires, des programmes secrets, des crashs d'engins inconnus, Roswell, des enquêtes gouvernementales et la révélation éventuelle d'une présence non humaine.

Et au centre de cette nouvelle vague figure un nom qui constitue presque à lui seul un chapitre de l'histoire des OVNI au cinéma : Steven Spielberg.

1. « DISCLOSURE DAY » : LE FILM QUI A PLACÉ HOLLYWOOD AU CENTRE DU DÉBAT

Le cas le plus spectaculaire est évidemment Disclosure Day, réalisé par Steven Spielberg.

Sorti en juin 2026, le film marque le retour du cinéaste à une thématique qui accompagne sa carrière depuis ses débuts.

Spielberg avait réalisé dès 1964, alors qu'il n'avait que 17 ans, le film amateur Firelight, consacré à des scientifiques confrontés à des objets volants mystérieux. Puis vinrent Close Encounters of the Third Kind, E.T. the Extra-Terrestrial et War of the Worlds.

Avec Disclosure Day, Spielberg revient donc près de cinquante ans après Rencontres du troisième type à un sujet qui lui est particulièrement familier.

Le film réunit notamment Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth, Colman Domingo, Eve Hewson et Wyatt Russell.

Son scénario tourne autour de la découverte d'une réalité bouleversante concernant la présence extraterrestre et les efforts entrepris pour contrôler ou dissimuler cette information. Mais ce n'est pas seulement le scénario qui a attiré l'attention des ufologues.

C'est surtout le mot « Disclosure ».

2. « ALL WILL BE DISCLOSED »: LE MARKETING QUI A ENFLAMMÉ LE MONDE UFO

Avant même la sortie du film, d'immenses panneaux publicitaires apparurent à New York et Los Angeles.

Le message était particulièrement simple : ALL WILL BE DISCLOSED

Puis une date : 06.12.2026

Et un seul nom : SPIELBERG.

Pour Hollywood, il s'agissait évidemment d'une campagne publicitaire extrêmement efficace. Pour une partie de la communauté ufologique, le message semblait beaucoup plus intrigant. Le terme « disclosure », ou divulgation, est depuis plusieurs années devenu l'un des mots-clés du mouvement UFO américain. Il désigne notamment l'idée selon laquelle le gouvernement américain détiendrait des informations beaucoup plus importantes sur les UAP qu'il ne l'admet publiquement. La campagne de Spielberg a donc immédiatement provoqué une question :

Spielberg sait-il quelque chose ? La réponse journalistique doit être beaucoup plus prudente. Nous ne disposons d'aucune preuve publique que Steven Spielberg ait été informé d'un programme secret ou d'une quelconque réalité extraterrestre. Le réalisateur a lui-même expliqué en 2026 qu'il n'en savait pas davantage que le public, tout en déclarant avoir une forte suspicion que nous ne soyons pas seuls.

Cette distinction est fondamentale. Une conviction personnelle n'est pas une preuve.

3. LE PLUS IMPORTANT : HOLLYWOOD NE PARLE PLUS SEULEMENT D'EXTRATERRESTRES

C'est probablement la véritable nouveauté. Dans le cinéma classique, l'OVNI était principalement un élément fantastique. Dans la nouvelle génération de productions, l'OVNI devient un problème politique et institutionnel. Le schéma narratif change Il ne s'agit plus seulement de :

« Des extraterrestres arrivent. »

Mais plutôt :

« Que se passe-t-il si le gouvernement sait qu'ils existent ? »

Et surtout :

« Que se passe-t-il si quelqu'un décide de révéler cette information au public ? »

C'est une transformation considérable de l'imaginaire hollywoodien.

4. JOSEPH KOSINSKI : LE FILM UFO QUI SE VEUT « SCIENCE FACT »

Un autre projet mérite une attention particulière. Il est développé par Joseph Kosinski, réalisateur de Top Gun : Maverick et de F1. Apple Original Films a acquis son projet consacré aux OVNI, avec Jerry Bruckheimer à la production et Zach Baylin au scénario. Mais surtout, le projet est associé à David Grusch, ancien officier du renseignement américain devenu l'une des figures majeures de la controverse UAP après son témoignage devant le Congrès en 2023. Grusch est annoncé comme consultant et producteur associé. Et Kosinski a employé une formule particulièrement spectaculaire pour qualifier son projet : « Ce n'est pas de la science-fiction. C'est de la science factuelle. »

La déclaration est évidemment remarquable. Car elle modifie complètement le positionnement du film. Kosinski ne présente pas simplement son œuvre comme une histoire imaginaire inspirée des OVNI. Il affirme vouloir s'appuyer sur des événements et des témoignages réels.

Le projet a été comparé à : « All the President's Men » avec des OVNI.

Autrement dit, un thriller politique et journalistique dans lequel l'enquête sur les UAP remplacerait l'affaire du Watergate.

5. DAVID GRUSCH ENTRE DANS HOLLYWOOD

La présence de David Grusch dans ce projet constitue probablement l'un des aspects les plus intéressants.

Son témoignage de 2023 devant le Congrès américain avait propulsé la question des programmes de récupération d'engins supposés non humains au cœur du débat politique américain. Mais il faut conserver une distinction essentielle : La présence de Grusch comme consultant n'authentifie pas les affirmations du film. Elle signifie simplement qu'un personnage directement impliqué dans le débat UAP participe au développement du projet. Cela n'est pas très différent, sur le plan méthodologique, d'un réalisateur travaillant avec un ancien militaire pour rendre crédible un film de guerre. La participation d'un témoin réel peut augmenter la crédibilité narrative. Elle ne transforme pas automatiquement la fiction en documentaire.

6. ROSWELL: HOLLYWOOD REVIENT AU « CRIME SCENE »

Autre surprise : Roswell revient en force. L'incident de juillet 1947 demeure le mythe fondateur de l'ufologie moderne américaine. Deux productions différentes sont actuellement associées à cet événement historique.

Le projet de Scott Cooper Le réalisateur Scott Cooper développe pour 20th Century Studios un film consacré à Roswell. Il doit écrire et réaliser lui-même le projet. Le film devrait privilégier une approche dramatique et humaine plutôt qu'un simple spectacle de science-fiction.

« Unidentified » - Un deuxième projet porte le titre Unidentified. Il est associé au producteur et podcasteur Bryce Zabel, avec Sylvain White à la réalisation. Son concept est particulièrement intéressant puisqu'il doit fonctionner sur trois périodes :

1.    1947, au moment de Roswell ;

2. Les années 1990, avec des chercheurs enquêtant sur les témoignages ;

3.    L’époque contemporaine, autour d'une intrigue policière liée à des morts suspectes.

L'idée est donc de transformer Roswell en véritable enquête historique à suspense.

Ce n'est plus simplement : « Avait-il vraiment un extraterrestre à Roswell ? » Mais : « Pourquoi cette histoire n'a-t-elle jamais été définitivement résolue ? »

7. ROSWELL : UNE HISTOIRE PARFAITE POUR HOLLYWOOD

Il n'est pas difficile de comprendre l'intérêt des scénaristes. Roswell possède pratiquement tous les ingrédients du thriller :

Une découverte mystérieuse ;

Une armée ;

Des décennies de controverses ;

Un communiqué officiel

Une rétractation ;

Des accusations de dissimulation

Des débris ;

Des témoins ;

Des morts et témoignages tardifs

Des déclarations contradictoires ;

Des documents ;

 

Et une question demeurée sans réponse définitive pour une partie du public.

Pour un scénariste, c'est presque un scénario pré-écrit. Mais il y a un piège. Roswell est aussi l'un des dossiers les plus controversés de toute l'ufologie. Un film peut donc facilement transformer une histoire historiquement complexe en récit beaucoup plus simple :

OVNI → crash → extraterrestres → cover-up.

Or la réalité documentaire est beaucoup plus compliquée.

8. LE RETOUR DES « X-FILES »

La télévision n'est pas en reste. Ryan Coogler, réalisateur de Black Panther et de Sinners, travaille sur un reboot de The X-Files pour Hulu. Un pilote a été commandé et Danielle Deadwyler doit notamment participer au projet. L'histoire doit une nouvelle fois tourner autour d'une unité du FBI consacrée aux phénomènes paranormaux. Le projet est particulièrement symbolique car The X-Files a joué un rôle majeur dans la transformation de l'OVNI en phénomène culturel mondial. La série créée par Chris Carter en 1993 avait popularisé une formule devenue mythique : « The truth is out there. » Trente ans plus tard, Hollywood revient donc à cette même question. Mais le contexte n'est plus celui de 1993.

Lorsque The X-Files est apparu, l'ufologie était encore largement considérée comme une sous-culture marginale. En 2026, les UAP sont discutés : au Congrès américain ; au Pentagone ; à la NASA ; dans les commissions parlementaires ou encore par d'anciens responsables du renseignement.

Même les organismes officiels utilisent désormais le terme UAP. Cela permet à Hollywood de raconter une histoire différente. Les OVNI ne sont plus nécessairement présentés comme une superstition. Ils peuvent devenir : une question de sécurité nationale.

9. « THE AGE OF DISCLOSURE » : LE DOCUMENTAIRE QUI A CHANGÉ LA DONNE

Impossible de parler de cette nouvelle vague sans évoquer The Age of Disclosure, le documentaire réalisé par Dan Farah. Ce film est particulièrement important parce qu'il se situe à la frontière entre cinéma documentaire, journalisme et militantisme pour la divulgation. Le film rassemble 34 personnalités issues du gouvernement, de l'armée et du renseignement américains.

On y retrouve notamment :

Marco Rubio ;

Le documentaire affirme notamment l'existence d'une dissimulation mondiale vieille de plusieurs décennies concernant une intelligence non humaine et une compétition secrète pour récupérer ou reproduire une technologie supposée d'origine non humaine.

10. MAIS « THE AGE OF DISCLOSURE » EST-IL UNE PREUVE ?

C'est ici que l'analyse critique devient indispensable. Le film présente de nombreux témoignages de personnalités importantes. Mais : un témoignage, même prestigieux, n'est pas automatiquement une preuve matérielle. C'est précisément la principale faiblesse méthodologique du documentaire. Le Washington Post relevait déjà que le film présente de nombreux responsables affirmant avoir connaissance d'un programme de récupération d'engins extraterrestres, mais que les éléments matériels permettant de vérifier ces affirmations ne sont pas présentés de manière indépendante et concluante.

Le Guardian soulignait également que la force du documentaire réside largement dans la qualité apparente des personnes interrogées, davantage que dans la présentation d'un « smoking gun » vérifiable.

C'est une nuance capitale.

Nous sommes peut-être en train d'assister à une situation paradoxale. Plus Hollywood parle de « disclosure » ... plus le public risque de confondre : fiction avec témoignage et témoignage avec preuve.

Le danger est réel. Imaginons un spectateur qui regarde successivement :

  • The Age of Disclosure
  • Puis Disclosure Day
  • Puis le film de Kosinski
  • Puis X-Files.

Les quatre œuvres utilisent des éléments similaires :

  • ·         Gouvernement ;
  • ·         Secrets ;
  • ·         OVNI ;
  • ·         Militaires ;
  • ·         Extraterrestres ;
  • ·         Lanceurs d'alerte ;
  • ·         Programmes clandestins ;
  • ·         Dissimulation.

Le cerveau humain peut facilement finir par construire une continuité entre des éléments qui n'ont pourtant pas la même valeur documentaire.

C'est probablement la conclusion la plus importante de ce dossier ? Hollywood ne divulgue rien !  Même lorsqu'un film affirme être inspiré de faits réels, il reste une œuvre cinématographique. Le cinéma peut : informer ; populariser ; sensibiliser ou encore provoquer un débat mais il ne peut pas, à lui seul, démontrer l'existence d'une technologie extraterrestre.

Un film de fiction ne devient pas une preuve parce qu'un ancien responsable gouvernemental a participé au scénario.

De même : un documentaire ne devient pas automatiquement une démonstration scientifique parce qu'il rassemble 34 personnalités.

La question fondamentale demeure : Où sont les données vérifiables ?

Il serait toutefois erroné de considérer ces productions comme de simples divertissements. Elles constituent un excellent indicateur sociologique. Il y a vingt ou trente ans, un grand studio aurait probablement hésité à investir des dizaines de millions de dollars dans une histoire explicitement consacrée à la divulgation des OVNI.

  • *      Aujourd'hui : Spielberg le fait. - Kosinski le fait.
  • *      Apple investit.
  • *      20th Century Studios développe Roswell.
  • *      Hulu ressuscite X-Files.
  • *      Et des producteurs comme Bryce Zabel ou Dan Farah travaillent directement sur la frontière entre Hollywood et la culture UFO.

UAP Digest recense actuellement cinq projets majeurs dans cette nouvelle génération : Disclosure Day, le film UAP de Kosinski, les deux projets Roswell et le reboot de The X-Files.

Le phénomène peut être interprété de plusieurs façons. Regardons :

                    Première hypothèse : Hollywood suit simplement le marché.

  • Les OVNI font parler.
  • Les auditions du Congrès font parler.
  • Les lanceurs d'alerte font parler.
  • Les histoires de secret gouvernemental font parler.
  • Donc Hollywood transforme ce phénomène en produits culturels.
  • C'est l'explication la plus simple.

Deuxième hypothèse : les OVNI sont devenus culturellement acceptables

Il y a vingt ans, prononcer publiquement le mot « extraterrestre » pouvait encore provoquer le sourire. Aujourd'hui, un sénateur américain peut parler d'UAP devant le Congrès sans que la question soit immédiatement classée dans la catégorie de la science-fiction. Hollywood accompagne donc une évolution sociale.

Troisième hypothèse : le cinéma prépare psychologiquement le public

C'est l'interprétation préférée d'une partie du mouvement « disclosure ».

Selon cette lecture, Hollywood préparerait progressivement les populations à une éventuelle révélation officielle. Les films seraient alors une forme de pré-conditionnement culturel. C'est une hypothèse fascinante.

Mais elle ne possède actuellement aucune démonstration documentaire permettant de l'établir comme un fait.

11. LA THÉORIE DU « SOFT DISCLOSURE »

Cette idée mérite néanmoins d'être examinée. Depuis Close Encounters of the Third Kind, le cinéma américain a souvent présenté les extraterrestres non comme des monstres mais comme des êtres avec lesquels l'humanité pourrait entrer en communication.

Spielberg avait déjà contribué à modifier profondément l'image populaire de l'extraterrestre.

·         Avec E.T., l'alien devient même un personnage émotionnellement attachant.

·         Avec Disclosure Day, le vocabulaire change encore.

On ne parle plus seulement de « contact ». On parle de : divulgation.

C'est une évolution sémantique considérable.

L'autre évolution intéressante concerne les personnes qui circulent entre les deux mondes. Dan Farah est un cas emblématique. Il a travaillé dans l'industrie hollywoodienne et produit notamment Ready Player One, film de Steven Spielberg, avant de réaliser The Age of Disclosure. Son documentaire est aujourd'hui directement associé au mouvement de divulgation UAP.

David Grusch constitue un autre exemple. Ancien officier du renseignement devenu témoin majeur du débat UAP, il est désormais associé à un projet cinématographique hollywoodien.

Ce phénomène mérite d'être surveillé car il signifie que le sujet UFO n'est plus uniquement traité par les ufologues, Iil est désormais traité par : des producteurs, des scénaristes, des réalisateurs, des acteurs, des plateformes et des studios.

Il existe cependant un danger majeur car le phénomène OVNI est extrêmement hétérogène. Il comprend : des observations astronomiques mal interprétées ; des phénomènes météorologiques ; des satellites ; des avions ; des ballons et bien d’autres phénomènes ou matériels volants. Hollywood a tendance à réduire cette diversité. Le scénario préfère :

Mystère → enquête → découverte → révélation.

La recherche scientifique fonctionne autrement :

Observation → données → hypothèses → vérification → reproduction → conclusion provisoire.

Ces deux logiques ne doivent pas être confondues.

Le véritable intérêt des futurs films UFO ne devrait peut-être pas être : « Les extraterrestres existent-ils ? »

Mais : « Comment une société démocratique devrait-elle réagir si une preuve irréfutable d'une intelligence non humaine apparaissait demain ? » Cette question est beaucoup plus intéressante. Elle permettrait d'examiner : la réaction des gouvernements ; celle des militaires ; les religions ; les marchés financiers ; les scientifiques….

12. LE VÉRITABLE « DISCLOSURE » POURRAIT ÊTRE CULTUREL

Et c'est peut-être là que se trouve le phénomène le plus intéressant. Hollywood ne nous annonce peut-être pas une révélation extraterrestre. Il est possible qu'il soit simplement en train de nous montrer que la société américaine est désormais prête à considérer sérieusement cette possibilité. C'est déjà une transformation considérable.

1.    En 1977, Close Encounters of the Third Kind demandait : « Sommes-nous seuls ? »

2.    En 1993, The X-Files répétait : « La vérité est ailleurs. »

3.    En 2026, Hollywood pose une question beaucoup plus contemporaine : « Et si le gouvernement savait déjà ? 

Cette évolution est probablement plus importante que n'importe quelle soucoupe volante numérique.

 TABLEAU DES PRINCIPAUX PROJETS

Production

Réalisateur / créateur

Situation en 2026

Thématique

Disclosure Day

Steven Spielberg

Sorti en 2026

Contact / révélation / gouvernement

Projet UAP Apple

Joseph Kosinski

En développement

Lanceur d'alerte / enquête / UAP

Projet Roswell – 20th Century

Scott Cooper

En développement

Roswell 1947

Unidentified

Sylvain White / Bryce Zabel

En développement

Roswell / enquête sur plusieurs décennies

The X-Files

Ryan Coogler

Pilote commandé

FBI / paranormal / UAP

The Age of Disclosure

Dan Farah

Sorti en 2025

Documentaire / divulgation

Pluribus

Vince Gilligan

Série

Intelligence extraterrestre / conscience collective

Les cinq premiers projets constituent le noyau de la vague hollywoodienne explicitement recensée par UAP

Digest.

13. UNE « DISCLOSURE CINÉMATOGRAPHIQUE » AVANT LA DISCLOSURE OFFICIELLE ?

La question mérite finalement d'être posée. Hollywood est-il en train de préparer le terrain ?

Peut-être. Mais il existe une autre explication, beaucoup plus banale : Hollywood a découvert que les OVNI sont redevenus rentables. La nuance est essentielle. Le fait que plusieurs réalisateurs prestigieux s'intéressent aux UAP ne prouve ni l'existence d'une civilisation extraterrestre, ni celle d'un programme secret de récupération d'engins.

En revanche, cela prouve quelque chose de beaucoup plus facile à démontrer : le sujet OVNI a changé de statut culturel. Il est passé progressivement :

De la culture populaire → à la télévision → aux documentaires → aux médias généralistes → au Congrès → puis au cinéma hollywoodien de prestige. 

Et cette trajectoire mérite, en elle-même, d'être étudiée.

CONCLUSION

Il y a cinquante ans, Steven Spielberg faisait rêver le public avec Rencontres du troisième type. Aujourd'hui, Spielberg revient avec Disclosure Day, tandis que Joseph Kosinski prépare un thriller UAP auquel David Grusch est associé, que deux projets distincts s'attaquent à Roswell et que Ryan Coogler travaille sur le retour des X-Files. Parallèlement, des documentaires comme The Age of Disclosure présentent directement au public les témoignages d'anciens responsables politiques, militaires et du renseignement.

Nous assistons donc à quelque chose de nouveau. Ce n'est plus seulement Hollywood qui raconte les extraterrestres. Hollywood commence à raconter la divulgation elle-même. Mais il faut garder la tête froide. 

  • Un film n'est pas une enquête scientifique.
  • Un scénario n'est pas un dossier déclassifié.
  • Un témoignage n'est pas nécessairement une preuve.

Et une campagne publicitaire affirmant que « tout sera révélé » ne signifie pas que quelque chose sera effectivement révélé par un gouvernement.

La véritable question n'est donc peut-être pas : « Hollywood sait-il quelque chose ? »

Mais plutôt : « Pourquoi Hollywood pense-t-il désormais que le public est prêt à entendre parler sérieusement des OVNI ? » C'est probablement là que se trouve le véritable phénomène de 2026. Et si une véritable divulgation devait un jour avoir lieu, elle ne viendrait probablement pas d'un écran de cinéma. Elle viendrait de documents authentifiés, de données brutes, de matériels accessibles à des laboratoires indépendants et de preuves reproductibles.

Le cinéma, lui, peut préparer les esprits. Mais la preuve, elle, devra venir d'ailleurs.

 

Service rédactionnel du GEOS France 

mercredi 23 septembre 2026

Alors que le gouvernement américain enquête sur des phénomènes anormaux non identifiés, les chercheurs universitaires qui les étudient sont confrontés à une stigmatisation

Alors que le gouvernement américain enquête sur des phénomènes anormaux non identifiés, les chercheurs universitaires qui les étudient sont confrontés à une stigmatisation

Source et traduction de : https://newspaceeconomy.ca/2026/09/13/while-the-us-government-is-investigating-unidentified-anomalous-phenomena-academic-researchers-studying-them-face-stigma/

Le président Donald Trump a ordonné au Pentagone et à d'autres agences fédérales de commencer à publier en février 2026 les dossiers gouvernementaux relatifs aux OVNI et aux phénomènes anormaux non identifiés (PAN), après des années de pression de la part du Congrès, des lanceurs d'alerte militaires et du public.

Le Congrès a officiellement rendu obligatoires les enquêtes sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) par le biais de la loi d'autorisation de la défense nationale en décembre 2022. L'organisme officiel du Pentagone chargé des enquêtes sur les PAN, le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) , traite actuellement plus de 2 000 rapports remontant à 1945. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a confirmé ce chiffre en début d'année.

Les signalements ont été effectués par des militaires, des pilotes et des fonctionnaires décrivant des objets aériens non identifiés, qu'il s'agisse d'aéronefs connus, de drones ou de phénomènes météorologiques. Les gouvernements du Japon, de la France, du Brésil et du Canada disposent également de leurs propres programmes officiels d'enquête sur les PAN.

Pourtant, les universités de recherche modernes restent quasiment absentes de ce débat. Aucune grande université n'a créé de centre de recherche dédié aux PAN. Aucun organisme scientifique fédéral n'offre de subventions compétitives pour la recherche sur les PAN. Aucun programme doctoral ne forme les chercheurs à la méthodologie des PAN. À l'heure actuelle, il est difficile d'expliquer, par des arguments purement intellectuels, l'écart entre ce que les gouvernements reconnaissent ouvertement et ce que les universités sont disposées à étudier.

J'ai exploré cette lacune dans le cadre de mes propres recherches sur les PAN. Mon travail de développement de l'outil de corrélation temporelle aérospatiale, un cadre standardisé pour corréler les rapports d'observation de PAN par des civils avec l'activité documentée de lancement de fusées depuis Cap Canaveral, est actuellement en cours d'évaluation par les pairs dans Limina : The Journal of UAP Studies.

Concevoir ce cadre a impliqué de prendre des décisions méthodologiques sans normes communautaires, sans financement institutionnel et sans l'infrastructure professionnelle que de nombreux chercheurs dans des domaines établis considèrent comme acquise. Ce qui manque, ce n'est ni l'intérêt ni les données, mais le cadre de travail partagé qui transforme une curiosité isolée en une science cumulative.

La stigmatisation est mesurable

Les preuves les plus rigoureuses de l'écart entre l'intérêt des professeurs pour les UAP et leur volonté de les étudier proviennent d’études évaluées par des pairs réalisées par Marissa Yingling, Charlton Yingling et Bethany Bell, publiées dans la revue scientifique Humanités and Social Sciences Communications.

Dans 14 disciplines et au sein de 144 grandes universités de recherche américaines, 1 460 professeurs ont répondu à une enquête nationale menée en 2023. La plupart des personnes interrogées estimaient que la recherche sur les PAN était importante. La curiosité l'emportait sur le scepticisme dans toutes les disciplines participant à l'étude. Près d'un cinquième des répondants avaient personnellement observé un objet aérien non identifié. Pourtant, moins de 1 % avaient déjà mené des recherches sur les PAN.

Ce manque de résultats ne s'expliquait pas par un rejet intellectuel, mais en partie par la peur. Les chercheurs n'étaient pas principalement dissuadés par le scepticisme intellectuel parce qu'ils doutaient du bien-fondé du sujet. Ils craignaient plutôt de perdre leurs financements, d'être ridiculisés par leurs collègues ou de voir leur carrière compromise discrètement. Des professeurs ont rapporté qu'on leur avait conseillé d'être prudents.

Une étude de suivi réalisée en 2024 a révélé qu'environ 28 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles pourraient voter contre la titularisation d'un collègue pour avoir mené des recherches sur les PAN, même si elles estimaient personnellement que le sujet méritait d'être étudié.

L’historien et philosophe des sciences Thomas Kuhn a soutenu que les communautés scientifiques occultent les questions anormales non pas parce que ces questions sont insolubles, mais parce qu’elles se situent en dehors des limites que la communauté a collectivement décidé de juger dignes d’être étudiées.

Le sociologue Thomas Gieryn a qualifié cette répression de « travail de délimitation », en référence au processus actif par lequel les scientifiques contrôlent ce qui est considéré comme une science légitime.

Pour les chercheurs spécialisés dans les phénomènes abusifs non identifiés (PANNI) , les données et les outils nécessaires à leur étude existent. Ce qui fait défaut, c'est l'acceptation sociale de les utiliser sans conséquences professionnelles.

Créer une discipline académique

Les disciplines universitaires n'émergent pas spontanément. Elles nécessitent des revues spécialisées, des méthodes consensuelles, des programmes d'études supérieures et des sociétés professionnelles.

L’histoire des neurosciences cognitives illustre comment les disciplines émergent. Avant les années 1980, les chercheurs à l'intersection des neurosciences et de la psychologie cognitive se heurtaient à la résistance des deux disciplines fondatrices.

Ces domaines n'ont été acceptés par le grand public qu'après des financements ciblés de la Fondation Alfred P. Sloan, de nouveaux outils d'imagerie cérébrale et la mise en place progressive de programmes universitaires offrant des perspectives de carrière aux chercheurs. Les chercheurs à l'intersection de ces domaines n'ont pas attendu que les questions fondamentales soient résolues. Ils ont bâti une infrastructure, et cette infrastructure a rendu les progrès possibles.

Les études sur les phénomènes d'apprentissage non autorisés (UAP), en tant que discipline, développent certains de ces éléments, mais principalement en dehors des universités. La Society for UAP Studies, une association à but non lucratif regroupant des universitaires et des chercheurs, publie Limina, une revue à comité de lecture en double aveugle, et organise des colloques internationaux réunissant des chercheurs en physique, en philosophie des sciences et en sciences sociales. Cependant, une société savante à but non lucratif sans professeurs titulaires ne constitue pas une discipline à part entière.

Pour que les études sur les UAP deviennent un domaine académique reconnu, il faudrait trois choses.

Premièrement, le financement. Les études de Yingling ont démontré que les subventions de recherche compétitives étaient le facteur le plus déterminant pour encourager la participation des professeurs. Sans subventions, les chercheurs ne peuvent ni embaucher d'étudiants pour les assister, ni entretenir les instruments, ni mener à bien les projets pluriannuels qui produisent des résultats significatifs.

Deuxièmement, des normes méthodologiques partagées – c’est-à-dire des procédures convenues pour la collecte, l’enregistrement et l’évaluation des rapports sur les PAN – permettraient aux autres de comparer et de s’appuyer sur les résultats d’un groupe de recherche.

Troisièmement, les établissements pourraient affirmer publiquement qu'ils évalueront les travaux de recherche rigoureux sur les pratiques agressives non conventionnelles (PANC) sur leurs mérites scientifiques lors des examens de titularisation. Plusieurs universités l'ont déjà fait pour la recherche sur la violence armée et les études sur les thérapies assistées par psychédéliques.

Il ne s'agit pas d'exemples isolés. Les recherches sur les expériences de mort imminente et les expériences traumatisantes vécues pendant l'enfance ont suivi des trajectoires similaires, passant d'un handicap professionnel à une légitimité reconnue après la levée des barrières institutionnelles.

La comparaison internationale

Ce manque de données sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) est propre aux États-Unis. Le GEIPAN, unité d'investigation française spécialisée au sein de l'agence spatiale nationale, est actif depuis 1977. Il a archivé publiquement environ 5 300 cas de PAN français, dont 2 à 3 % restent inexpliqués malgré des analyses approfondies.

En 2020, le Japon a officialisé les protocoles de signalement des phénomènes aériens non identifiés (PAN) pour ses Forces d'autodéfense, la branche des forces armées japonaises chargée de la défense nationale. En juin 2024, plus de 80 parlementaires avaient formé un groupe d'enquête parlementaire sur les PAN qui, en mai 2025, avait officiellement proposé au ministre de la Défense la création d'un bureau de recherche dédié aux PAN. Le Canada a lancé sa propre enquête interministérielle sur les PAN en 2023.

Aucune de ces mesures n'a suscité de réaction de la part des universités de recherche américaines. Or, les universités fournissent des analyses indépendantes et évaluées par les pairs, ce que les programmes gouvernementaux, par nature, ne peuvent faire.

L'université de Wurtzbourg, en Allemagne, est devenue la première université occidentale à reconnaître officiellement les phénomènes atmosphériques non naturels (PAN) comme un objet de recherche légitime en 2022, en intégrant formellement l'étude des PAN à son corpus de recherche. Des chercheurs de l'université de Stockholm et de l'Institut nordique de physique théorique, en Suède, publient activement des recherches sur les PAN dans des revues à comité de lecture depuis 2017, la plus récente parue dans Scientific Reports en octobre 2025.

Le Congrès a adopté une loi, le Pentagone publie les résultats de ses enquêtes et le président a ordonné aux agences fédérales de commencer à rendre publics les documents. La question n'est donc plus de savoir si les gouvernements prennent les PAN au sérieux, mais si les universités suivront le mouvement et lesquelles seront les premières.



DARELL EVANS

Professor Darren Evans

Director of Expertise: Ecosystems, School of Natural and Environmental Sciences; Professor of Ecology and Conservation

Bref CV

    2020 présents : Professeur d'écologie et de conservation, Université de Newcastle

    2016-2020 : Lecteur en écologie et conservation, Université de Newcastle

    2010-2015 : Maître de conférences/directeur principal en biologie de la conservation, Université de Hull

    2006-2010 : Associé principal de recherche postdoctorale travaillant sur le projet financé par BBSRC/Defra: Biodiversity on Farms : À Complex Systems Approach with Prof. Jane Memmott, Université de Bristol

    2002-2005 : Écologiste aviaire postdoctoral travaillant sur un projet financé par le gouvernement écossais en étudiant les impacts du pâturage du bétail sur les oiseaux des hautes terres (GRUB) avec le professeur. Steve Redpath, Centre d'écologie et d'hydrologie du NERC, Banchory

    1996-2000: DPhil 'Ecology and Spatial Dynamics of wintering Wildfowl on Lough Neagh'. DENI CAST Award avec la Royal Society for the Protection of Birds et le Département de l'éducation pour l'Irlande du Nord, Université d'Ulster

 

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 https://ovnietuapinfo.com/objet-plongeant-non-identifie-au-lac-lalla-takerkoust/




mercredi 9 septembre 2026

OVNI - UAP : L'AARO souhaite obtenir des archives antérieures à 1990

 Le Pentagone cherche à accéder à une vaste collection privée de documents sur les OVNI

L'AARO souhaite notamment obtenir les archives antérieures à 1990, alors qu'elle s'efforce de répondre à l'appel du Congrès à examiner l'implication du gouvernement américain dans les phénomènes aérobiques non identifiés depuis 1945.

Par Brandi Vincent

2 septembre 2026

Source et traduction : https://defensescoop.com/2026/09/02/pentagon-seeks-access-to-vast-private-ufo-records-collection/

 


Photo : 

reconstitution ovni région Holloman New Mexique   près du centre de développement aérien. 

La photo originale a été prise par un employé du gouvernement et elle a été diffusé par l'Organisation de recherche sur les phénomènes aériens après une étude approfondie.

Le Pentagone a récemment décidé d'attribuer un contrat de gré à gré à une organisation à but non lucratif basée au Nouveau-Mexique qui détiendrait la plus grande collection privée d'archives historiques d'Amérique du Nord documentant des phénomènes anormaux non identifiés, y compris des tas de dossiers exclusifs sur des cas d'OVNI qui existent en dehors des vastes archives du gouvernement américain.

Les détails concernant les projets du Bureau de résolution des anomalies de tous les domaines visant à acheter un abonnement commercial de données pour examiner les archives du Centre national des archives historiques des objets volants non identifiés — et plus précisément, les documents antérieurs à 1990 — ont été révélés pour la première fois dans un récent avis de passation de marchés du ministère de la Défense .

Il s'agit de la dernière mesure publique prise par l'AARO pour remplir ses obligations envers le Congrès, qui consistent à examiner l'intégralité des archives historiques de l'implication du gouvernement fédéral dans les phénomènes aéroportés non identifiés (PAN) depuis 1945.

« Ce service d'abonnement permettra à l'AARO d'accéder à une base de données commerciales exclusive et ne concerne ni les prestations de services professionnels ni les services de conseil », a déclaré une source ayant requis l'anonymat en tant que responsable du Département de la Guerre. « Les études de marché réalisées à ce jour indiquent qu'aucune autre organisation ne possède la profondeur historique, le volume de documents uniques et l'expertise analytique spécialisée nécessaires pour répondre aux besoins minimaux du gouvernement. »

(L'année dernière, le président Donald Trump a signé un décret rebaptisant le ministère de la Défense « Département de la Guerre », mais le changement officiel du nom du ministère de la Défense nécessite une loi du Congrès.)

L'AARO a été créée par l'administration Biden en 2022 pour répondre à une exigence de la loi d'autorisation de la défense nationale de cette année-là. Sa mise en place a été largement motivée par les inquiétudes croissantes du public et des législateurs concernant l'escalade des incursions de phénomènes aériens non identifiés (PAN) sur le territoire américain et la crainte qu'il puisse s'agir de drones de haute technologie ou d'autres plateformes lancées par les ennemis des États-Unis.

La volonté de ce bureau d'acquérir l'accès aux dossiers de la NUFOHRC semble découler d'une série d'exigences croissantes du Congrès, inscrites dans la loi NDAA et dans certaines lois ultérieures. 

La loi annuelle pour l'exercice 2023, par exemple, a chargé l'AARO de compiler un rapport historique complet sur tous les engagements et ressources militaires et de renseignement du gouvernement américain liés aux UAP depuis 1945.

Plusieurs articles de la loi NDAA pour l'exercice 2024 ont également imposé la création d'une collection de documents sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) aux Archives nationales et à l'Administration des documents (NARA). Toutes les agences fédérales ont reçu pour instruction d'examiner, d'organiser, de numériser et de transférer à la NARA tous leurs documents relatifs aux PAN, qu'ils soient gouvernementaux ou financés par le gouvernement, en vue de leur divulgation publique.

Par ailleurs, mais en lien avec ce sujet, le président Donald Trump a appelé plus tôt cette année à la déclassification et à la publication à grande échelle des dossiers gouvernementaux concernant les ovnis et les « extraterrestres ». 

Nul n'ignore que le département de la Défense américain possède une histoire complexe et profondément enracinée concernant des technologies dont le personnel affirme qu'elles fonctionnent d'une manière qui semble surpasser les capacités actuelles. Les archives militaires historiques du milieu du XXe siècle étaient largement dissimulées, décentralisées, fragmentées, ou souvent conservées uniquement par des chercheurs civils et des organisations privées après la conclusion des projets officiels.

Un contrat avec NUFOHRC pourrait permettre à AARO d'identifier le contexte historique manquant ou de retrouver des documents gouvernementaux non indexés concernant des affaires antérieures à 1990.

Faisant écho à l'avis de marché récemment publié par le ministère de la Défense, la source qui a demandé à être désignée comme un responsable du ministère de la Guerre a déclaré cette semaine à DefenseScoop que « le NUFOHRC possède la plus grande collection privée au monde de documents historiques relatifs aux UAP, comprenant des centaines de milliers de dossiers uniques qui existent exclusivement dans ses archives et ne sont disponibles dans aucun autre dépôt public ou privé. »

« De plus, le NUFOHRC possède une expertise spécialisée et inégalée dans l'analyse de ces données spécifiques, comme en témoigne la capacité éprouvée de son personnel à produire les études analytiques de haute qualité et fondées sur des données scientifiques exigées par le gouvernement », a déclaré le responsable.

Le NUFOHRC a été fondé et est dirigé par David Marler, historien et chercheur spécialiste des phénomènes aériens non identifiés. 

Il est surtout connu pour avoir constitué à titre personnel une vaste collection de livres, revues, journaux, enregistrements audio et vidéo, photos et objets matériels relatifs aux phénomènes aériens non identifiés (PAN), couvrant plus de 75 ans d'histoire. D'éminents chercheurs du début du XXe siècle et leurs familles ont confié leurs archives personnelles à Marler à leur retraite ou à leur décès.

Au cours des six dernières années, il a également pris en charge plusieurs archives UAP (phénomènes aériens non identifiés) importantes et bien connues. 

Les documents chargés comprenaient les archives historiques complètes de l'un des premiers groupes de recherche scientifique civils sur les OVNI, fondé dans les années 1950, ainsi que de rares dossiers personnels ayant appartenu au Dr J. Allen Hynek, un expert de premier plan en ufologie qui a travaillé pour le projet Blue Book de l'armée de l'air et sur d'autres enquêtes militaires américaines sur les phénomènes aériens non identifiés.

 Les porte-parole de la NUFOHRC n'ont pas répondu à la demande de commentaires de DefenseScoop.

 La structure contractuelle proposée comprend une période initiale d'un an, renouvelable quatre fois pour une durée d'un an. Ce service d'abonnement pluriannuel permettra aux responsables de l'AARO d'accéder numériquement aux données exclusives, aux métadonnées et aux produits analytiques du NUFOHRC. 

« L’AARO continue de travailler avec un large éventail de partenaires pour identifier, analyser et contextualiser les données historiques et contemporaines relatives aux PAN », a déclaré la source qui a demandé à être désignée comme un responsable du Département de la Guerre.

Ils ont refusé de divulguer le coût total estimé par le ministère de la Défense pour ces travaux.

Écrit par Brandi Vincent




Brandi Vincent est journaliste senior chez DefenseScoop, où elle couvre les technologies de rupture et les politiques associées ayant un impact sur le Pentagone et les militaires.

Avant de rejoindre SNG, elle a réalisé un documentaire et travaillé comme journaliste pour Nextgov, Snapchat et NBC. Originaire de Louisiane, Brandi est titulaire d'un master en journalisme de l'Université du Maryland.

Elle a été nommée Meilleure Nouvelle Journaliste aux Defence Media Awards 2024

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