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samedi 8 août 2026

PURSUE : PUBLICATION DU 5 EME LOT DE DOCUMENTS SUR LES UAP OU OVNI

  

Communiqué de presse immédiat

Le département de la Guerre publie la cinquième série de dossiers sur les phénomènes anormaux non identifiés sur WAR.GOV/UFO

7 août 2026

Déclaration attribuable à Sean Parnell, adjoint au secrétaire à la Guerre pour les affaires publiques et porte-parole principal du Pentagone :

Aujourd'hui, le Département de la Guerre publie le cinquième lot de documents déclassifiés et historiques relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés (PAN), dans le cadre du Système présidentiel de déclassification et de signalement des rencontres avec des PAN (PURSUE).

Cette collection reste accessible sur WAR.GOV/UFO et le Département publiera d'autres documents au fur et à mesure.

Le Département de la Guerre et ses partenaires travaillent activement à la prochaine publication des fichiers UAP. La cinquième publication de ces fichiers est désormais disponible sur WAR.GOV/UFO .

 

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Sources utiles

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LE DEPARTEMEN DE LA GUERRE AMERICAIN PUBLIE LE CINQUIEME LOT DE DOCUMENTS DECLASSIFIES SUR LES OVNI – UAP

LES COMMENTAIRES DU GEOS France

Groupe pour l’Études des Objets Spatiaux non Identifiés de France

Le cinquième lot de PURSUE a été mis en ligne le 7 août 2026 par le Department of War sur son portail UAP. Il s’agit d’un lot particulièrement intéressant, mais il faut éviter de le présenter comme une « preuve de la présence extraterrestre ». Sa véritable importance est ailleurs : l’État américain rend désormais publiques des pièces opérationnelles et historiques qu’il qualifie lui-même de cas non résolus.

Le cinquième lot PURSUE : une divulgation importante, mais encore très incomplète

Le Release 05, daté du 7 août 2026, comprend 41 éléments — documents, vidéos et autres médias. Le portail officiel indique 130 Mo de documents et 513 Mo de vidéos. Les quatre précédents lots avaient été publiés les 8 mai, 22 mai, 12 juin et 10 juillet 2026.

Le gouvernement explique que PURSUE doit fonctionner selon une logique de publication continue : les dossiers sont recherchés dans différentes administrations, examinés, déclassifiés puis mis en ligne au fur et à mesure. Surtout, le portail précise que les dossiers présentés dans cette collection sont des cas « unresolved », c'est-à-dire des phénomènes pour lesquels le gouvernement ne peut pas déterminer définitivement la nature de ce qui a été observé.

C'est probablement le point le plus important de cette nouvelle publication.

1. Le cas le plus spectaculaire : les « cold orbs » du golfe d'Oman

Parmi les documents les plus intéressants figure un dossier concernant un exercice de tir réel effectué par un AC-130J des forces spéciales américaines dans le golfe d'Oman, le 8 septembre 2021. Le rapport associé décrit environ 25 observations de phénomènes présentés comme des « cold orbs » — des objets sphériques présentant une faible signature thermique — observés à différentes altitudes et semblant effectuer des manœuvres inhabituelles. La presse rapporte que le document indique des vitesses allant de 250 à 1 300 mph et évoque des changements de comportement au moment où l'avion utilisait son canon.  C'est sans doute le dossier techniquement le plus intéressant du lot. Mais il faut immédiatement introduire une nuance fondamentale : La vidéo n'est pas une donnée brute de capteur !

Une partie importante de la séquence publiée est en réalité une captation secondaire de l'écran infrarouge réalisée avec un téléphone portable, et non le fichier numérique original du capteur de l'AC-130J. Cette limitation est capitale pour toute analyse scientifique : compression, fréquence d'image, mouvements de caméra, contraste thermique et artefacts d'affichage peuvent modifier considérablement l'apparence du phénomène. Autrement dit : le rapport est beaucoup plus intéressant que la vidéo elle-même.

Il serait donc prématuré d'affirmer que nous disposons ici d'une démonstration d'une technologie inconnue.En revanche, le dossier pose une vraie question : Pourquoi une unité militaire américaine a-t-elle officiellement conservé et transmis un rapport décrivant une vingtaine de contacts dont certains semblent avoir réagi au comportement de l'aéronef ?

C'est précisément le genre de question que les futures données brutes devront permettre de trancher.

2. Le mystérieux triangle de Bagram

Un autre élément intéressant : un rapport du FBI concernant une observation effectuée au-dessus de Bagram, en Afghanistan, en 2002. Le témoin, un ancien pilote militaire, raconte avoir vu les étoiles être momentanément masquées par quelque chose de très vaste. Il décrit un objet de forme triangulaire, silencieux, se déplaçant à vitesse relativement constante. Le témoin estime sa taille à environ 500 pieds, soit environ 152 mètres. Le FBI a réalisé une reconstitution graphique de l'objet à partir de son témoignage.   Mais ici encore, il faut faire attention à la présentation médiatique. Ce n'est pas une photographie du triangle. C'est un dessin produit à partir du témoignage.

Cette distinction devrait être systématiquement mentionnée dans les articles consacrés à PURSUE. Le document constitue néanmoins une pièce historique intéressante : il montre que des témoignages concernant des objets de grande dimension et de forme inhabituelle ont été enregistrés par les services fédéraux américains et qu'ils sont aujourd'hui réintroduits dans le corpus documentaire officiel.

3. Des observations beaucoup plus récentes et des lumières observées sur les vols transatlantiques

Le cinquième lot contient également des dossiers concernant des observations contemporaines. L'un des éléments concerne notamment un agent gouvernemental américain qui aurait observé dans l'ouest des États-Unis deux objets apparaissant comme des zones « black hot » sur une image infrarouge. Les deux objets auraient évolué ensemble pendant plusieurs minutes.  C'est intéressant pour une raison particulière : le phénomène n'est pas uniquement présenté comme un vieux témoignage historique. Nous sommes dans le domaine des observations contemporaines par des personnels gouvernementaux équipés de moyens électro-optiques/infrarouges.

Cela permet de rapprocher PURSUE des préoccupations actuelles d'AARO.

Le lot comprend également des éléments relatifs à des observations effectuées lors de vols entre les États-Unis et l'Europe à partir de 2023. Un pilote aurait notamment décrit des lumières blanches observées à haute altitude lors de vols entre la région de Boston et l'Irlande. Ce type de dossier est particulièrement intéressant pour une autre raison : les phénomènes UAP ne sont plus seulement étudiés dans le contexte militaire américain. Ils apparaissent également dans un environnement civil international : aviation commerciale, pilotes, contrôle aérien, routes transatlantiques. Cela ouvre potentiellement la porte à une comparaison avec les données européennes — notamment celles du GEIPAN en France.

4. Une caractéristique étonnante du Release 05 : beaucoup de dessins et un gouvernement qui ne dit plus « cela n’existe pas »

C'est également là que ma critique commence. Une proportion importante des images mises en avant dans le cinquième lot ne sont pas des photographies originales des phénomènes. Il s'agit de reconstitutions artistiques réalisées à partir de descriptions de témoins.  C'est problématique lorsqu'elles sont reprises dans les médias avec des titres du genre :

« Le Pentagone publie des images d'OVNI triangulaires »

Non. Le Pentagone publie parfois une représentation graphique d'un témoignage concernant un objet triangulaire. Ce n'est pas du tout la même chose.

C'est probablement la transformation la plus importante de 2026. Le vocabulaire officiel américain a changé. Le Department of War écrit explicitement que les documents publiés concernent des cas non résolus, et explique qu'un cas peut rester non résolu notamment parce que les données disponibles sont insuffisantes. Cette formulation est très différente de :

« Il n'y a rien à voir. »

Elle reconnaît institutionnellement une catégorie de phénomènes pour lesquels l'administration ne dispose pas d'explication définitive. C'est une évolution considérable. Mais elle ne signifie pas :

« Le gouvernement reconnaît les extraterrestres. »

Il faut maintenir cette distinction.

En poursuivant nos réflexions sur ce nouveau lot de documents et ce qu’on nous dit, on constate que c'est ici que le programme devient véritablement intéressant. Le gouvernement américain affirme vouloir effectuer une opération historique portant sur des dizaines de millions de documents, parfois conservés uniquement sur papier et provenant de nombreuses administrations.  Or, nous n'en sommes qu'au cinquième lot. Cela signifie que ce que nous voyons actuellement est probablement une petite fraction du corpus potentiel.

Et c'est là que se trouve la principale faiblesse de PURSUE.

On ne sait pas encore ce qui manque.

Le public ne dispose pas d'un inventaire exhaustif permettant de savoir quels fonds ont été examinés et comment, puis quels organismes ont fourni leurs archives. On ne sait pas non plus combien de dossiers ont été écartés, combien restent classifiés et pour quelles raisons, quelles catégories documentaires ont été exclues et enfin on ne nous dit pas quels documents sont encore en cours d'examen.

Cette question est fondamentale.

Une véritable transparence ne consiste pas seulement à publier 41 nouveaux fichiers. Elle consiste également à permettre au public de savoir combien de fichiers existent et combien ne sont toujours pas accessibles.

5. PURSUE face à AARO : une contradiction intéressante - Une autre faiblesse : la contextualisation scientifique

Le portail PURSUE précise que les cas non résolus sont publiés dans cette collection, tandis que le Department of War indique qu'AARO continue séparément à effectuer son travail réglementaire sur les cas résolus.  Cela crée une situation assez particulière.

AARO est une structure d'analyse et de résolution.

PURSUE devient progressivement une structure de publication documentaire.

C'est une différence fondamentale. PURSUE ne démontre pas nécessairement quoi que ce soit. Mais il peut fournir aux chercheurs la matière première permettant de vérifier le travail effectué par les organismes officiels. Et cela pourrait, à terme, être beaucoup plus important qu'une simple « révélation ».

Une vue d’ensemble de ce qui a été déjà publié nous permet de constater que le principal reproche que l'on peut adresser au programme PURSUE c’est que les documents sont rendus accessibles, mais le gouvernement ne fournit pas toujours suffisamment de données permettant de les analyser scientifiquement. Prenons l'exemple du golfe d'Oman.

Pour déterminer réellement la nature des « Orbs », il faudrait idéalement disposer :

1.    Du fichier original du capteur ;

2.    Des métadonnées ;

3.    De la fréquence d'acquisition ;

4.    De la distance exacte au phénomène ;

5.    De l'azimut ;

6.    De l'élévation ;

7.    Des paramètres optiques ;

8.    Des données radar éventuellement associées ;

9.    Des données météorologiques ;

10.  De la télémétrie de l'AC-130 ;

11.  Des données de navigation ;

12.  De la position et trajectoire du navire ou de la cible ;

13.  Des enregistrements radio ;

14.  Des données temporelles synchronisées.

Sans cette chaîne de données, on possède un événement intéressant, mais pas encore une preuve scientifique robuste.

Toutefois il serait injuste de minimiser cette publication. Pour la première fois, le gouvernement américain met progressivement à disposition du public un corpus qui mélange : archives historiques + documents du renseignement + témoignages FBI + rapports militaires + vidéos infrarouges + observations contemporaines. Et surtout, il accepte publiquement une catégorie :

« Nous ne savons pas ce que c'était. »

C'est un changement culturel et administratif majeur. Pendant des décennies, l'une des principales critiques adressées aux administrations américaines concernait précisément l'impossibilité pour les chercheurs indépendants d'accéder aux documents. PURSUE commence à modifier cette situation.

Si on continue l’analyse de cette initiative, Je serais beaucoup plus critique à l'égard de l'utilisation du terme « Disclosure ». Il faut distinguer trois niveaux :

Niveau 1 — Déclassification - Un document auparavant inaccessible devient public. PURSUE accomplit clairement cela.

Niveau 2 — Reconnaissance du phénomène - Le gouvernement reconnaît que certaines observations restent inexpliquées. PURSUE le fait également.

Niveau 3 — Détermination de l'origine :  Le gouvernement établit que certains phénomènes sont d'origine extraterrestre ou non humaine. Nous n'en sommes absolument pas là. Et c'est précisément là ou certains commentateurs vont trop vite.

6. Une évaluation qualitative possible

Critère

Évaluation

Importance historique

★★★★★

Transparence documentaire

★★★★☆

Intérêt militaire

★★★★☆

Qualité des données brutes

★★☆☆☆

Intérêt scientifique immédiat

★★★☆☆

Preuve d'une technologie inconnue

★☆☆☆☆

Preuve extraterrestre

☆☆☆☆☆

Intérêt pour la recherche future

★★★★★

La conclusion est donc paradoxale : PURSUE est beaucoup plus important comme programme d'ouverture des archives que comme « preuve OVNI ».

Et c'est justement ce qui le rend intéressant. Le cinquième lot ne démontre pas que les États-Unis possèdent des engins extraterrestres. Il démontre quelque chose de plus sobre mais néanmoins considérable :

Le gouvernement américain accepte désormais de publier officiellement des dossiers dans lesquels ses propres services reconnaissent ne pas être capables d'expliquer certains phénomènes aériens.

C'est un changement majeur par rapport à la culture du secret qui a longtemps entouré le sujet.

À mon sens, le véritable test de PURSUE sera le sixième lot, puis les suivants. Il faudra surveiller au moins trois choses :

1. Les données brutes. - Les fichiers originaux des capteurs seront-ils publiés ?

2. Les dossiers contemporains. - Le gouvernement va-t-il publier davantage de rapports militaires récents et de données multi-capteurs ?

3. Les documents sur les programmes secrets eux-mêmes. - PURSUE finira-t-il par atteindre les archives concernant les programmes de récupération, d'analyse technologique ou les éventuels programmes spéciaux évoqués depuis plusieurs années ?

C'est sur ce troisième point que se jouera réellement la crédibilité de la promesse de « transparence historique ».

Consulter directement les 5 lots de PURSUE

En résumé : le cinquième lot est une vraie avancée documentaire, mais pas encore la « grande révélation ». Il faut maintenant passer du volume de documents à la qualité des données. C'est là que les chercheurs indépendants, les scientifiques et les analystes pourront réellement mettre PURSUE à l'épreuve.

Équipe rédactionnelle du GEOS France - GL

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COMMENTAIRES RELEVES SUR LE NET

Source : https://decur.org/documents/pursue-release-5-2026

La cinquième tranche de documents déclassifiés sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) publiés dans le cadre de l'initiative PURSUE sur war.gov/UFO a été mise en ligne le 7 août 2026. Cette tranche comprend 17 documents (ainsi que 8 rendus numériques du FBI, présentés sous forme de fichiers multimédias) provenant de cinq agences et se distingue par plusieurs premières : les premiers documents diplomatiques relatifs aux PAN du Département d'État (un incident survenu à Bahia, au Brésil, en 1963), le premier document relatif aux PAN du Bureau exécutif du Président (une enquête du Conseil national de l'aéronautique et de l'espace sur le même événement brésilien) et l'analyse image par image, par le Centre d'interprétation photographique de la Marine américaine, du film de 1952 sur Tremonton, dans l'Utah.

Le Département de la Guerre (DOW) contribue avec l'analyse des renseignements du Département de la Guerre de 1947 sur les fusées fantômes scandinaves et le dossier d'environ 245 pages du Commandement du matériel aérien / Projet Sign, recensant près de 180 incidents d'objets volants, ainsi qu'un rapport de renseignements de l'AFSOC de 2021 sur une rencontre non résolue entre un avion de combat AC-130 et un PAN au-dessus du golfe d'Oman. La CIA ajoute un fichier OVNI de 1964-65 provenant d'un radar et d'un pilote de Porto Rico qui identifie l'objet comme étant un YF-12A du programme OXCART. Le FBI contribue avec huit entretiens récents avec des témoins (FD-302, 2002-2026), décrivant pour la plupart de grands engins triangulaires silencieux, dont six sont accompagnés de rendus numériques du Bureau.

Le cinquième volume de PURSUE enrichit considérablement le corpus documentaire, couvrant simultanément deux périodes distinctes. Sur le plan historique, il met en lumière l'analyse du film NPIC Tremonton examinée par la commission Robertson de 1953, l'examen des renseignements sur les fusées fantômes de 1947 et le dossier du projet Sign du Commandement du matériel aérien – des documents fondamentaux de la Guerre froide que DECUR ne détenait auparavant que sous forme de résumé. Sur le plan contemporain, il ajoute une observation de capteurs des forces spéciales datant de 2021 et un ensemble d'observations d'engins triangulaires documentées par le FBI en 2026, accompagnées de reconstitutions réalisées par l'agence.

Il s'agit du premier volume de PURSUE à inclure des documents du Département d'État et du Bureau exécutif du Président, et du premier ensemble de documents inter-agences (Département d'État, Centre national de coordination de la Maison-Blanche et surveillance radio du FBI) ​​convergeant vers un seul incident à l'étranger.

Extrait de l’article de CBS News sur la publication de la cinquième partie de documents sur Pursue.

https://www.cbsnews.com/news/ufo-files-pentagon-5th-release-documents-videos/

Les 41 nouveaux fichiers , publiés sur le site web du Pentagone consacré aux OVNI, comprennent un ensemble de documents, d'images et de vidéos. Ces documents proviennent du Pentagone, du FBI, de la CIA, du Département d'État et du Bureau exécutif du président ; le plus ancien date de 1950 et le plus récent de cette année. 

L'essentiel des documents publiés vendredi comprend des vidéos granuleuses, caractéristiques des précédentes révélations, montrant des objets volants capturés par des capteurs et des caméras militaires.

Six des vidéos montrent différentes versions du même incident : une rencontre au-dessus du golfe d'Oman entre des forces d'opérations spéciales à bord d'un avion de combat AC-130J en septembre 2021. Les clips sont des vidéos de téléphone portable d'écrans sur l'avion de combat, montrant des objets détectés par ses capteurs infrarouges et autres. 

Un rapport de renseignement accompagnant les images apporte un éclairage supplémentaire. Ce rapport indique que les forces à bord de l'hélicoptère de combat ont « observé environ 25 cas de PAN lors d'un exercice de tir réel dans le golfe d'Oman ».

« Les phénomènes aériens non identifiés (PAN) ont été observés sous forme de sphères froides volant à basse altitude entre 400 et 2 100 km/h, selon différentes formations, et effectuant des manœuvres agressives. Les PAN semblaient également réagir aux tirs du canon principal de l’appareil », indique le rapport. 

L'incident n'a pas pu être résolu par le Bureau de résolution des anomalies tous domaines, l'organe d'enquête sur les PAN du Pentagone.

Une vidéo transmise par le Commandement central américain montre des images prises par un avion militaire au-dessus d'une zone habitée du Moyen-Orient en 2025. On y voit ce qui semble être un objet traversant l'écran à grande vitesse. L'incident reste non élucidé.

Une autre vidéo montre des images filmées cette année par un « agent spécial du gouvernement américain » dans l'ouest des États-Unis. Le Pentagone a déclaré que la vidéo « présente deux zones contrastées, très lumineuses et se déplaçant lentement, visibles en imagerie infrarouge ».

Un rapport partiellement expurgé concernant cette intervention indique que l'agent a reçu un signalement concernant la détection d'une fréquence radio et a rapidement pointé un capteur infrarouge portatif dans sa direction. 

« Il a aperçu un objet noir dans le ciel. Il ne se déplaçait pas rapidement. Il a pris des photos à l'aide de son appareil optique. Pendant son observation, il a aperçu un deuxième objet à droite du premier et a pris d'autres photos et vidéos. Les deux objets se déplaçaient ensemble à la même vitesse », indique le rapport du FBI. « Ils étaient tous deux d'un noir intense. Il les a perdus de vue lorsqu'ils ont disparu de son champ de vision. La durée totale de l'observation a été d'environ 5 à 10 minutes. »

Les documents publiés vendredi comprennent huit formulaires 302, utilisés par le FBI pour consigner les détails des entretiens avec les témoins. Ces huit formulaires comportent des passages expurgés afin de protéger les informations confidentielles, et la plupart sont accompagnés de dessins d'artistes du FBI représentant les objets décrits par les témoins. D'autres formulaires ont été publiés avec des enregistrements vidéo réalisés par les personnes interrogées, montrant ce qui semble être des orbes et d'autres sources lumineuses dans le ciel. 

Un rapport 302 particulièrement notable relate une interview d'un ancien pilote militaire en 2024. Ce dernier a déclaré à un agent que des pilotes militaires avaient commencé à observer d'étranges lumières dans le ciel entre minuit et 3 heures du matin l'année précédente. Il a précisé avoir aperçu ces lumières pour la première fois lors d'un vol entre le Massachusetts et l'Irlande en octobre 2023.

« [Nom masqué] se trouvait à une altitude de 11 280 mètres et pensait que les lumières étaient plus hautes que lui, probablement à 15 240 mètres ou plus. Les lumières étaient blanches, apparaissaient faiblement, puis devenaient plus brillantes avant de s’éteindre complètement », indique le rapport. « Le cycle complet des lumières durait de 10 secondes à une minute. »

Le pilote a déclaré avoir aperçu ces lumières une dizaine de fois après cette première expérience. 

Il a également raconté à l'agent quelque chose qu'il avait vu alors qu'il servait en Afghanistan en 2002.

« Vers 4 h 30, heure locale, [nom masqué] a remarqué que les étoiles disparaissaient au-dessus de Bagram. Un objet énorme, de forme triangulaire équilatérale, semblait passer au-dessus de sa tête, d'ouest en est. Il se déplaçait silencieusement, à une vitesse et une altitude constante, probablement 150 nœuds, sans aucune lumière visible », a écrit l'agent. 

Le pilote « a estimé sa taille à 150 mètres, mais il ne pouvait pas distinguer clairement la forme de l'objet ». Il a rapporté que le pilote qui l'accompagnait « a également observé le triangle et, lorsqu'il est passé au-dessus de lui, a demandé : "Tu as vu ça ?" » 

Le FBI a produit cette représentation artistique de l'objet :

Reconstitution par le FBI du témoignage du pilote militaire. - FBI

mardi 28 juillet 2026

A PROPOS DE LA DECLARATION DE TIM BURCHETT SUR LES UAP

DIVULGATION – A PROPOS DE LA DECLARATION DE TIM BURCHETT

Le représentant Tim Burchett a déclaré que la Maison-Blanche était bloquée sur la divulgation des OVNIs après avoir assisté cette semaine à une réunion du Pentagone « de très haut niveau » de 2 heures.

« Je ne peux pas dire qui était là... mais j’y suis resté plus de deux heures, si ça peut vous dire quelque chose... Le problème que nous rencontrons en ce moment, c’est que l’État profond bloque beaucoup de cela. Les gens de l’État profond bloquent l’accès à des personnes comme Stephen Miller et d’autres. »

On retrouve les sources et effectivement cette déclaration est réelle dans son principe, mais elle mérite d'être replacée dans son contexte et analysée avec prudence.

Photo : Tim Burchett

Ce qui s'est passé

Le représentant républicain du Tennessee, Tim Burchett, l'un des principaux élus américains favorables à une plus grande transparence sur les PAN/UAP, a effectivement déclaré avoir participé à une réunion de plus de deux heures au Pentagone, sans révéler l'identité des participants ni le contenu des discussions. À l'issue de cette réunion, il a affirmé que les efforts de divulgation étaient freinés par ce qu'il appelle le « Deep State ».

La citation qui circule est globalement conforme à ses propos : « Je ne peux pas dire qui était là… mais j'y suis resté plus de deux heures… Le problème que nous rencontrons actuellement est que le Deep State bloque beaucoup de cela. Les gens du Deep State empêchent des personnes comme Stephen Miller d'avoir accès à ces informations. »

Photo : Steven Miller

Stephen Miller est mentionné, on se pose la question « Pourquoi ». C’est probablement l'élément le plus intéressant de cette déclaration.

Stephen Miller, qui occupe aujourd'hui un poste très influent auprès de la Maison-Blanche, est présenté par Burchett comme un interlocuteur favorable à la divulgation mais qui ne parviendrait pas à obtenir certains dossiers.

Si Burchett dit vrai, cela signifierait que certains responsables politiques de haut niveau demandent effectivement l'accès aux dossiers UAP, mais que des niveaux administratifs ou de sécurité intermédiaire limiteraient cet accès ce qui veut dire que le conflit ne serait donc pas seulement entre le Congrès et le Pentagone, mais également à l'intérieur même de l'exécutif américain.

Que signifie « Deep State » ?

Il faut distinguer le vocabulaire politique de la réalité administrative. Lorsque Burchett parle de « Deep State », il ne fournit aucune preuve qu'il existe une organisation secrète coordonnée.

Dans son langage politique, cette expression désigne généralement les bureaucraties permanentes ou encore certains responsables des agences de renseignement voir des détenteurs d'autorisations « Special Access Program » (SAP) ou enfin des responsables militaires qui demeurent en poste malgré les alternances politiques.

Autrement dit, il décrit une résistance institutionnelle, pas nécessairement une conspiration organisée.

Cette affirmation peut être crédible mais elle peut être examinée sous plusieurs angles.

1.    Ce qui renforce sa crédibilité :

            Burchett siège depuis plusieurs années parmi les élus les plus actifs sur le dossier UAP.  Il a participé à de nombreuses auditions du Congrès. Il rencontre régulièrement des responsables militaires et des lanceurs d'alerte. En conséquence son récit concernant une réunion au Pentagone paraît cohérent avec son activité parlementaire.

2.    Ce qui reste non démontré :

En revanche, Burchett n'a fourni, aucun document, aucun compte rendu de réunion, aucun nom des participants et enfin aucune preuve montrant que Stephen Miller s'est effectivement vu refuser l'accès à certains dossiers.

Il s'agit donc à l’heure actuelle d'une déclaration politique, et non d'un fait établi.

Un élément cohérent avec l'histoire du dossier UAP

C’est toutefois cohérent car depuis plusieurs années, plusieurs élus américains dénoncent une surclassification des informations relatives aux UAP. On pourrait donc le croire.

Notons que Burchett répète régulièrement que le Congrès n'obtient pas tous les documents, que certains programmes spéciaux échappent au contrôle parlementaire et que les procédures de classification empêchent une véritable transparence.

Cette critique rejoint d'ailleurs les débats récurrents autour des programmes d'accès spécial (SAP) et des mécanismes de signalement des UAP prévus par la législation américaine.

En tout état de cause cette déclaration constitue un indice politique intéressant, mais elle ne constitue pas une preuve de l'existence d'un programme secret ou d'une dissimulation organisée concernant une origine non humaine des UAP. En fait elle révèle surtout trois choses :

1.    Le dossier UAP reste un sujet de tension entre le Congrès, le Pentagone et certaines agences de renseignement.

2.    Des élus continuent d'affirmer qu'ils n'ont pas accès à toutes les informations, malgré leurs habilitations et leur rôle de contrôle.

3.    Le vocabulaire employé (« Deep State ») est davantage politique que factuel et ne doit pas être interprété comme la démonstration de l'existence d'une structure clandestine.

En revanche, si cette réunion de deux heures était confirmée par d'autres participants ou par des documents officiels, elle pourrait constituer un élément important pour comprendre l'état actuel des discussions entre la Maison-Blanche et le Pentagone sur la divulgation des dossiers UAP. Compte tenu du nombre de déclarations de politiques similaires, il est bien évident que cela renforce cette affirmation.

Équipe Rédactionnelle du GEOS France GL

QUI EST STEVEN MILLER

Stephen Miller, né le 23 août 1985 à Santa Monica (Californie), est un communicant américain. Ayant participé à la campagne de Donald Trump pour l'élection présidentielle de 2016, il est nommé après sa victoire conseiller politique à la Maison-Blanche. Lors de sa seconde présidence, à partir de janvier 2025, il est chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche.

 

Sources diverses liées à cette déclaration

Florida Sun Journal - Tennessee Congressman Claims Pentagon Obstruction of UFO Disclosure Efforts -

Fox News - Tim Burchett Says the Deep State Is Blocking UFO Disclosure | Planet Tyrus | Fox News Video

Reddit - "It’s a fistfight," Burchett says, "deep state" is hiding full UFO disclosure from President Trump

 

GovInfo - Serial No. 118-135 - Unidentified Anomalous Phenomena: Exposing the Truth - CHRG-118hhrg57440 | Content Details | GovInfo

13 novembre 2024

Representative Tim Burchett - Rep. Burchett introduces UAP Transparency Act | Representative Tim Burchett

17 mai 2024

 Representative Tim Burchett - Oversight & Accountability | Representative Tim Burchett

Chambre des Représentants des États-Unis

23 décembre 2022

 foxnews.com - Rep. Tim Burchett says Pentagon meeting revealed deep state UAP block | Fox News

Il y a 3 jours — UFOs REP BURCHETT UNMASKS 'DEEP STATE' PLOT TO HIDE UFO TRUTH AFTER TWO-HOUR PENTAGON MEETING TRUMP ADMIN RELEASES FOURTH BATCH OF DECLASSIFIED UAP RECORDS INCLUDING MILITARY INFRARED VIDEOS By Ma...

foxnews.com - Tim Burchett Says the Deep State Is Blocking UFO Disclosure | Planet Tyrus | Fox News Video

23 juillet 2026 — Image: Tim Burchett Says the Deep State Is Blocking UFO Disclosure | Planet TyrusVideo Podcast|planet Tyrus July 23, 2026 52:33 CLIP TIM BURCHETT SAYS THE DEEP STATE IS BLOCKING UFO DISCLOSURE |...

washingtonpost.com - Trump officials release UFO files, say public can judge for themselves - The Washington Post

8 mai 2026 — TRUMP RELEASES UFO FILES, SAYS PUBLIC CAN JUDGE FOR THEMSELVES It was not immediately clear whether the collection of videos, photos and interviews would significantly advance the public’s understan...

house.gov - Hearing Wrap Up: Government Must Be More Transparent About UAPs - United States House Committee on Oversight and Government Reform

9 septembre 2025 — * Press Release Published: Sep 9, 2025 HEARING WRAP UP: GOVERNMENT MUST BE MORE TRANSPARENT ABOUT UAPS WASHINGTON—The Task Force on the Declassification of Federal Secrets held a hearing today title...

defense.gov

DOD Report Discounts Sightings of Extraterrestrial Technology > U.S. Department of Defense > Defense Department News

8 mars 2024 — DOD REPORT DISCOUNTS SIGHTINGS OF EXTRATERRESTRIAL TECHNOLOGY March 8, 2024 | By C. Todd Lopez, DOD News The Defense Department's All-domain Anomaly Resolution Office today released a report detail...

govinfo.gov - Serial No. 118-53 - Unidentified Anomalous Phenomena: Implications on National Security, Public Safety, and Government Transparency - CHRG-118hhrg53022 | Content Details | GovInfo

26 juillet 2023 — CONTENT DETAILS [BUTTON: DOWNLOAD ] TOGGLE DOWNLOADS SECTION * PDF (239.1 KB) * Text (151.9 KB) * MODS * PREMIS * ZIP [BUTTON: ACTIONS ] TOGGLE ACTIONS SECTION * Browse Congressional Hearings * H...

go.com - House UFO hearing features ex-official claiming knowledge of US finding alien craft - ABC News

26 juillet 2023 — HOUSE'S NEXT UFO HEARING FEATURES FORMER OFFICIAL CLAIMING KNOWLEDGE OF US FINDING ALIEN CRAFTS The Pentagon says they have no "verifiable information to substantiate" that. ByJay O'Brien and Lauren...

house.gov - Oversight & Accountability | Representative Tim Burchett

OVERSIGHT & ACCOUNTABILITY Image: Picture of DC Capitol Leaders in Congress and the Pentagon are far too comfortable keeping Americans in the dark about how

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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/l-ufologie-au-maroc-v-07-2026.pdf.pdf



vendredi 24 juillet 2026

Publication du rapport annuel consolidé de l'AARO pour l'exercice 2025

 Publication du rapport annuel consolidé de l'AARO pour l'exercice 2025

En annexe la traduction en Français du rapport.

 

L'All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) du Pentagone a publié son rapport annuel pour l'exercice 2025 le 21 juillet 2026, couvrant la période du 2 juin 2024 au 30 mai 2025. Ce document, qui fait suite à la publication d'un rapport d'étape en février 2026 sur un atelier consacré aux données narratives, dresse un bilan contrasté des phénomènes anormaux non identifiés (UAP).

Volume de signalements et taux de résolution

Au cours de la période considérée, l'AARO a reçu 319 nouveaux signalements, portant son total de dossiers actifs à 1 870 à la date de clôture. Sur ces 319 cas, 114 ont été résolus, tandis que 205 demeurent non résolus. L'office a par ailleurs traité 256 cas antérieurs, portant à 370 le nombre total de résolutions effectuées durant cet exercice.

La principale avancée méthodologique de ce rapport réside dans le développement d'un nouvel outil de modélisation et de simulation tridimensionnelle. Cette capacité a permis d'identifier comme "satellite flares" (réflexions de la lumière solaire sur des satellites en orbite basse) pas moins de 238 cas au cours de l'exercice. Ce phénomène, où la lumière solaire se réfléchit sur les panneaux solaires ou les surfaces des satellites, peut produire des points lumineux d'aspect parfois sphérique ayant pu être confondus avec des objets anormaux.

L'importance de cette découverte est double :

1.    Elle a permis de résoudre rétroactivement un grand nombre de dossiers anciens ;

2.    Elle démontre que l'amélioration des outils analytiques peut réduire le nombre de cas inexpliqués sans que la nature des phénomènes observés ait changé.

Répartition des phénomènes identifiés

Parmi les cas résolus, la ventilation est la suivante :

·         60 ballons (plus de la moitié des cas clos du rapport)

·         44 satellites (identification opérée via le nouvel outil pour les cas entrants)

·         4 aéronefs

·         2 oiseaux

·         2 drones

·         1 lancement de fusée commerciale

·         1 jetpack habité

L'AARO précise qu'aucun de ces cas résolus n'a fourni la preuve d'une capacité avancée d'un adversaire étranger ou d'une technologie révolutionnaire.

Le cas maritime de la côte de Virginie

Un événement singulier retient l'attention : un signalement de la Marine américaine au large des côtes de Virginie faisant état d'environ 100 UAP aéroportés et deux navires de surface probablement sans équipage. Ce cas, qui constitue l'unique phénomène à dominante maritime de la période, fait toujours l'objet d'une enquête active en coordination avec l'unité navale concernée.

Le rapport met en évidence plusieurs défis récurrents :

1.    Le manque de données exploitables : 191 des 319 nouveaux signalements ont été placés dans les archives actives, faute d'informations suffisantes pour permettre une évaluation formelle. Un cas archivé ne signifie pas qu'il est "confirmé anormal", mais simplement que les données disponibles ne permettent pas de conclusion.

2.    Les signalements près des infrastructures sensibles : L'AARO a reçu 50 signalements concernant des activités de drones près d'infrastructures nucléaires américaines, soit une augmentation de 177,8 % par rapport à l'exercice précédent. Ces incidents sont toutefois classés comme des phénomènes de drones et non comme des UAP non identifiés.

3.    Les interférences électroniques : Deux signalements ont mentionné des perturbations électroniques ou avioniques à proximité d'aéronefs en opération, sans qu'un lien de causalité ait pu être établi.

Le rapport souligne que les statistiques des UAP reflètent autant les systèmes de signalement que les phénomènes eux-mêmes. Parmi les facteurs de biais identifiés :

Les pilotes de la FAA représentent 21 % des signalements entrants, mais leurs rapports manquent souvent des détails sensoriels contenus dans les archives militaires.

Les zones disposant d'une densité de capteurs militaires génèrent mécaniquement plus de signalements.

Les estimations d'altitude ont montré des évolutions significatives : les signalements au-dessus de 13 700 mètres sont passés de 27 % à 4 % entre les exercices, un changement attribué à une meilleure identification des phénomènes satellitaires.

Le rapport arrive bien après le délai fixé par le Congrès. Conformément à l'article 3373(k)(1)(A) du titre 50 du code des États-Unis, le directeur de l'AARO est tenu de soumettre un rapport annuel sur les UAP aux commissions parlementaires compétentes « au plus tard 180 jours après le 23 décembre 2022, puis annuellement pendant quatre ans ».

 

 

À PROPOS DU RETARD

L'article 50 U.S.C. 3373(k)(1)(A) impose bien un rapport 180 jours après le 23 décembre 2022, puis annuellement pendant 4 ans. Dans les faits :

FY2023 : octobre 2023

FY2024 : 14 novembre 2024

FY2025 : attendu automne 2025, publié selon toi en juillet 2026

Soit 8 à 9 mois de retard sur le cycle habituel. Ce n'est pas anodin

 :

Le Congrès a justement créé l'AARO pour forcer de la transparence. Chaque retard alimente la thèse d'une bureaucratie qui freine.

Le bureau a changé de directeur, lancé son système de capteurs GREMLIN en mars 2024, et annoncé un "declassification workshop" pour déclassifier plus vite. Tout ça prend du temps.

Contexte très récent : la Maison Blanche vient d'ordonner au DoD et à la communauté du renseignement de lever les NDA pour les anciens employés qui voudraient témoigner devant l'AARO ou la taskforce présidentielle PURSUE. Un rapport qui sort juste après, ça ressemble à une opération de remise à zéro. 

 

 

En définitive, le rapport de l'AARO pour 2025 illustre une institutionnalisation croissante de l'étude des UAP, avec des progrès méthodologiques tangibles, mais aussi la persistance d'une part importante de cas non résolus (environ 64 % des nouveaux signalements et la difficulté à caractériser des phénomènes complexes dans un environnement où la qualité des données reste très hétérogène.

On note aussi que l’administration continue de normaliser le phénomène en le ramenant à un problème de surveillance de l'espace aérien, mais elle le fait avec un retard croissant qui nourrit exactement la méfiance qu'elle est censée dissiper.

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DOCUMENTATION

 

ARTICLE 50 USC § 3373 – A PROPOS DES 180 JOURS

Référence à cet article : FindLaw.com - 50 USC § 3373 - Code des États-Unis - Titre 50 non annoté. Guerre et défense nationale § 3373. Création d'un bureau de résolution des anomalies tous domaines - dernière mise à jour le 1er janvier 2024  | https://codes.findlaw.com/us/title-50-war-and-national-defense/50-usc-sect-3373/

 

CONTENU :

50 USC § 3373 - Code des États-Unis - Titre 50 non annoté. Guerre et défense nationale § 3373. Création d'un bureau de résolution des anomalies tous domaines.

Dernière mise à jour : 1er janvier 2024 | Mise à jour par l'équipe Findlaw

 

a)    Établissement du bureau

b)     

(1) En général

Au plus tard 120 jours après le 23 décembre 2022, le secrétaire à la Défense, en coordination avec le directeur du renseignement national, établira un bureau au sein d'une composante du Bureau du secrétaire à la Défense, ou au sein d'une organisation conjointe du ministère de la Défense et du Bureau du directeur du renseignement national, afin d'exécuter les tâches du Groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés, telles qu'en vigueur le 26 décembre 2021, et toutes autres tâches requises par la présente section, y compris celles relatives aux phénomènes anormaux non identifiés.

(2) Désignation

Le bureau créé en vertu du paragraphe (1) sera connu sous le nom de « Bureau de résolution des anomalies tous domaines » (dans la présente section dénommé le « Bureau »).

 

b) Directeur et directeur adjoint du Bureau

(1) Nomination du directeur

Le chef du Bureau sera le directeur du Bureau de résolution des anomalies tous domaines (ci-après dénommé « directeur du Bureau »), qui sera nommé par le secrétaire à la Défense en consultation avec le directeur du renseignement national.

(2) Nomination du directeur adjoint

Le directeur adjoint du Bureau est nommé par le directeur du renseignement national, en coordination avec le secrétaire à la Défense.

(3) Rapport

(A) En général

Le directeur du Bureau relève directement du secrétaire adjoint à la Défense et du directeur adjoint principal du renseignement national.

(B) Questions administratives, opérationnelles et de sécurité

Le directeur du bureau doit faire rapport :

(i) au sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement et la sécurité sur toutes les questions administratives du Bureau; et

(ii) au secrétaire adjoint à la Défense et au directeur adjoint principal du renseignement national sur toutes les questions opérationnelles et de sécurité du Bureau.

 

(c) Devoirs

Les fonctions du titulaire du poste comprennent les éléments suivants :

(1) Élaborer des procédures visant à synchroniser et à normaliser la collecte, le signalement et l'analyse des incidents, y compris les effets physiologiques indésirables, concernant les phénomènes anormaux non identifiés au sein du ministère de la Défense et de la communauté du renseignement, en coordination avec le directeur du renseignement national, qui seront communiquées aux comités de la défense du Congrès, aux comités du renseignement du Congrès et à la direction du Congrès.

(2) Élaborer des processus et des procédures pour garantir que de tels incidents provenant de chaque composante du Ministère et de chaque élément de la communauté du renseignement soient signalés et stockés de manière appropriée permettant l’intégration de l’analyse de ces renseignements.

(3) Établir des procédures pour exiger le signalement rapide et cohérent de tels incidents.

(4) Évaluation des liens entre des phénomènes anormaux non identifiés et des gouvernements étrangers adverses, d’autres gouvernements étrangers ou des acteurs non étatiques.

(5) Évaluer la menace que de tels incidents représentent pour les États-Unis.

(6) Assurer la coordination avec les autres ministères et agences du gouvernement fédéral, selon les besoins, notamment la Federal Aviation Administration, la National Aeronautics and Space Administration, le Department of Homeland Security, la National Oceanic and Atmospheric Administration, la National Science Foundation et le Department of Energy.

(7) Le cas échéant, et en coordination avec le secrétaire d’État, le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national, en consultation avec les alliés et partenaires des États-Unis afin de mieux évaluer la nature et l’étendue des phénomènes anormaux non identifiés.

(8) Préparation de rapports pour le Congrès, sous forme classifiée et non classifiée, y compris en vertu du paragraphe (j).

 

d) Intervention et enquêtes sur le terrain concernant des phénomènes anormaux non identifiés

(1) Désignation

Le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national désigneront conjointement au sein de leurs organisations respectives un fonctionnaire, placé sous la direction du directeur du Bureau, chargé de veiller à ce que l'expertise, les pouvoirs, les accès, les données, les systèmes, les plateformes et les capacités appropriés soient disponibles pour une réponse rapide et un soutien à la conduite d'enquêtes sur le terrain concernant des incidents impliquant des phénomènes anormaux non identifiés.

(2) Capacité de répondre

Le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national doivent veiller à ce que les enquêtes sur le terrain soient appuyées par un personnel possédant l'expertise, l'équipement, les moyens de transport et les autres ressources nécessaires pour réagir rapidement aux incidents ou aux schémas d'observations impliquant des phénomènes anormaux non identifiés.

e) Analyses scientifiques, technologiques et opérationnelles des données relatives aux phénomènes anormaux non identifiés

(1) Désignation

Le secrétaire à la Défense, en coordination avec le directeur du renseignement national, désignera une ou plusieurs organisations opérationnelles qui seront principalement responsables de l'analyse scientifique, technique et opérationnelle des données recueillies lors d'enquêtes sur le terrain menées conformément au paragraphe (d) et des données provenant d'autres sources, notamment en ce qui concerne les essais de matériaux, les études médicales et le développement de modèles théoriques, afin de mieux comprendre et expliquer les phénomènes anormaux non identifiés.

(2) Autorité

Le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national doivent chacun émettre les directives nécessaires pour garantir que chaque organisation opérationnelle désignée en vertu du paragraphe (1) a le pouvoir de faire appel à l'expertise spéciale de personnes extérieures au gouvernement fédéral disposant des autorisations de sécurité appropriées.

f) Données ; collecte de renseignements

(1) Disponibilité des données et signalement des phénomènes anormaux non identifiés

(A) Disponibilité des données

Le directeur du renseignement national, en coordination avec le secrétaire à la Défense, veille à ce que chaque élément de la communauté du renseignement disposant de données relatives à des phénomènes anormaux non identifiés mette immédiatement ces données à la disposition du Bureau.

(B) Rapport

Le directeur du renseignement national et le secrétaire à la Défense doivent chacun, en coordination l'un avec l'autre, veiller à ce que le personnel militaire et civil du ministère de la Défense ou d'un élément de la communauté du renseignement, ainsi que le personnel contractuel du ministère ou d'un tel élément, aient accès aux procédures selon lesquelles le personnel doit signaler directement au Bureau les incidents ou les informations, y compris les effets physiologiques indésirables, impliquant ou associés à des phénomènes anormaux non identifiés.

(2) Plan de collecte et d'analyse des renseignements

Le directeur du Bureau, agissant en coordination avec le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national, supervisera l'élaboration et l'exécution d'un plan de collecte et d'analyse du renseignement afin d'acquérir le plus de connaissances possible sur les caractéristiques techniques et opérationnelles, les origines et les intentions des phénomènes anormaux non identifiés, y compris en ce qui concerne le développement, l'acquisition, le déploiement et l'exploitation des capacités techniques de collecte nécessaires pour détecter, identifier et caractériser scientifiquement les phénomènes anormaux non identifiés.

(3) Utilisation des ressources et des capacités

Lors de l’élaboration du plan prévu au paragraphe (2), le directeur du Bureau doit examiner et proposer, le cas échéant, l’utilisation de toute ressource, capacité, actif ou processus du Ministère et de la communauté du renseignement.

 

(g) Plan scientifique

Le directeur du Bureau, au nom du secrétaire à la Défense et du directeur du renseignement national, supervisera l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan scientifique visant à développer et à tester, dans la mesure du possible, des théories scientifiques pour :

(1) rendre compte des caractéristiques et des performances de phénomènes anormaux non identifiés qui dépassent l'état de l'art connu en science ou en technologie, notamment dans les domaines de la propulsion, du contrôle aérodynamique, des signatures, des structures, des matériaux, des capteurs, des contre-mesures, des armes, de l'électronique et de la production d'énergie ; et

(2) fournir la base d’investissements futurs potentiels pour reproduire ou mieux comprendre de telles caractéristiques et performances avancées.

 

h) Attribution de priorité

Le directeur du renseignement national, en consultation avec le secrétaire à la Défense et sur sa recommandation, attribue un niveau de priorité approprié, dans le cadre des priorités nationales du renseignement, à l'exigence de comprendre, de caractériser et de répondre aux phénomènes anormaux non identifiés.

 

(i) Détachés d'éléments de la communauté du renseignement

Les chefs de la CIA, de la DIA, de la NSA, du ministère de l'Énergie, de la NGA, des services de renseignement de l'Armée de terre, de la Marine, de l'Armée de l'air, du Corps des Marines et des Garde-côtes, du ministère de la Sécurité intérieure, ainsi que tous les autres services de renseignement que le directeur du Bureau juge appropriés, peuvent détacher auprès du Bureau un membre de leur service qui sera physiquement affecté au Bureau.

 

j) Rapport d'archives historiques

(1) Rapport requis

(A) En général

Au plus tard 540 jours après le 23 décembre 2022, le directeur du Bureau soumettra aux commissions de la défense du Congrès, aux commissions du renseignement du Congrès et à la direction du Congrès un rapport écrit détaillant les antécédents du gouvernement des États-Unis en matière de phénomènes anormaux non identifiés, notamment :

(i) les archives et les documents de la communauté du renseignement ;

(ii) entretiens d’histoire orale ;

(iii) analyse de sources ouvertes ;

(iv) entretiens avec des fonctionnaires actuels et anciens du gouvernement;

(v) les archives nationales classifiées et non classifiées, y compris tous les documents obtenus par un tiers conformément à l'article 552 du titre 5 ; et

(vi) toutes autres sources historiques pertinentes que le directeur du Bureau juge appropriées.

(B) Autres exigences

Le rapport soumis en vertu du sous-paragraphe (A) doit :

(i) se concentrer sur la période commençant le 1er janvier 1945 et se terminant à la date à laquelle le directeur du Bureau achève les activités prévues au présent paragraphe; et

(ii) inclure une compilation et une énumération des principaux documents historiques relatifs à l'implication de la communauté du renseignement dans les phénomènes anormaux non identifiés, notamment :

(I) tout programme ou activité qui était protégé par un accès restreint et qui n’a pas été explicitement et clairement signalé au Congrès ;

(II) les efforts, fructueux ou non, déployés pour identifier et suivre des phénomènes anormaux non identifiés ; et

(III) tout effort visant à obscurcir, manipuler l’opinion publique, cacher ou fournir autrement des informations non classifiées ou classifiées incorrectes sur des phénomènes anormaux non identifiés ou des activités connexes.

(2) Accès aux documents des Archives nationales et de l'Administration des documents

L’archiviste des États-Unis met à la disposition du Bureau les informations conservées par les Archives nationales et l’Administration des documents, y compris les informations classifiées, que le directeur du Bureau juge nécessaires à l’exécution du paragraphe (1).

 

k) Rapports annuels

(1) Rapports du directeur du renseignement national et du secrétaire à la Défense

(A) Exigence

Au plus tard 180 jours après le 23 décembre 2022, et annuellement par la suite pendant quatre ans, le directeur du renseignement national et le secrétaire à la Défense soumettent conjointement aux commissions parlementaires compétentes un rapport sur les phénomènes anormaux non identifiés.

(B) Éléments

Chaque rapport soumis en vertu du sous-paragraphe (A) doit comprendre, pour l’année visée par le rapport, les informations suivantes :

(i) Tous les événements liés à des phénomènes anormaux non identifiés signalés qui se sont produits au cours de la période d’un an.

(ii) Tous les événements liés à des phénomènes anormaux non identifiés signalés qui se sont produits au cours d’une période autre que cette période d’un an, mais qui n’ont pas été inclus dans un rapport antérieur.

(iii) Une analyse des données et des renseignements reçus à travers chaque événement lié à un phénomène anormal non identifié signalé.

(iv) Une analyse des données relatives aux phénomènes anormaux non identifiés, recueillies par le biais de :

(I) renseignement géospatial ;

(II) renseignement électromagnétique ;

(III) l'intelligence humaine; et

(IV) Renseignements sur la mesure et la signature.

(v) Le nombre d’incidents signalés de phénomènes anormaux non identifiés au-dessus de l’espace aérien restreint des États-Unis au cours de la période d’un an.

(vi) Une analyse de ces incidents identifiés en vertu de la clause (v).

(vii) Identification des menaces aérospatiales ou autres potentielles posées par des phénomènes anormaux non identifiés à la sécurité nationale des États-Unis.

(viii) Une évaluation de toute activité concernant des phénomènes anormaux non identifiés qui peuvent être attribués à un ou plusieurs gouvernements étrangers adverses.

(ix) Identification de tout incident ou schéma concernant des phénomènes anormaux non identifiés qui indiquent qu’un gouvernement étranger potentiellement adverse pourrait avoir atteint une capacité aérospatiale révolutionnaire.

(x) Une mise à jour sur la coordination des États-Unis avec leurs alliés et partenaires sur les efforts visant à suivre, comprendre et traiter les phénomènes anormaux non identifiés.

(xi) Une mise à jour sur les efforts en cours concernant la capacité à capturer ou à exploiter les phénomènes anormaux non identifiés découverts.

(xii) Une évaluation des effets sur la santé des personnes ayant été confrontées à des phénomènes anormaux non identifiés.

(xiii) Le nombre d’incidents signalés et leurs descriptions, de phénomènes anormaux non identifiés associés à des installations nucléaires militaires, y compris les armes nucléaires stratégiques et les navires et sous-marins à propulsion nucléaire.

(xiv) En consultation avec l’Administrateur pour la sécurité nucléaire, le nombre d’incidents signalés et leur description, concernant des phénomènes anormaux non identifiés associés à des installations ou des actifs liés à la production, au transport ou au stockage d’armes nucléaires ou de leurs composants.

(xv) En consultation avec le président de la Commission de réglementation nucléaire, le nombre d’incidents signalés et leur description, concernant des phénomènes anormaux non identifiés ou des drones d’origine inconnue associés aux centrales nucléaires, aux sites de stockage de combustible nucléaire ou à d’autres sites ou installations réglementés par la Commission de réglementation nucléaire.

(xvi) Les noms des organisations hiérarchiques qui ont été désignées pour exécuter les fonctions spécifiques visées aux paragraphes (d) et (e), et les fonctions spécifiques pour lesquelles chaque organisation hiérarchique s’est vu attribuer une responsabilité principale.

(xvii) Un résumé des rapports reçus en utilisant le mécanisme de signalement autorisé établi en vertu de l'article 3373b du présent titre.

(2) Formulaire

Chaque rapport soumis en vertu du paragraphe (1) doit être soumis sous forme non classifiée, mais peut comprendre une annexe classifiée.

 

(l) Réunions d'information semestrielles

(1) Exigence

Au plus tard le 31 décembre 2022, et au moins une fois par an par la suite jusqu'au 31 décembre 2026, le directeur du Bureau fournira aux commissions parlementaires compétentes des exposés classifiés sur les phénomènes anormaux non identifiés.

(2) Premier briefing

Le premier compte rendu fourni en vertu du paragraphe (1) doit inclure tous les incidents impliquant des phénomènes anormaux non identifiés qui ont été signalés au Groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés ou au Bureau établi en vertu du paragraphe (a) après le 24 juin 2021, quelle que soit la date de survenue de l’incident.

(3) Séances d'information ultérieures

Chaque compte rendu fourni après le premier compte rendu décrit au paragraphe (2) doit inclure, au minimum, tous les événements liés à des phénomènes anormaux non identifiés qui se sont produits au cours des 180 jours précédents, ainsi que les événements liés à des phénomènes anormaux non identifiés qui n'ont pas été inclus dans un compte rendu antérieur.

(4) Cas où les données n'ont pas été partagées

Pour chaque période d'information, le directeur du Bureau doit fournir conjointement au président ou au président et au membre le plus ancien ou au vice-président des comités du Congrès spécifiés aux sous-paragraphes (A) et (D) du paragraphe (n)(1) une énumération de tous les cas dans lesquels des données relatives à des phénomènes anormaux non identifiés n'ont pas été fournies au Bureau en raison de restrictions de classification sur ces données ou pour toute autre raison.

 

(m) Dissolution du groupe de travail

Au plus tard à la date à laquelle le secrétaire à la Défense établit le Bureau en vertu du paragraphe (a), le secrétaire met fin au Groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés.

(n) Définitions

Dans cette section:

(1) Les commissions parlementaires compétentes

L’expression « commissions parlementaires compétentes » signifie ce qui suit :

(A) Les commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants.

(B) Les commissions des crédits du Sénat et de la Chambre des représentants.

(C) Le Comité des relations étrangères du Sénat et le Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants.

(D) Le Comité spécial du renseignement du Sénat et le Comité spécial permanent du renseignement de la Chambre des représentants.

(E) Le Comité de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales du Sénat et le Comité de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants.

(F) Le Comité du commerce, des sciences et des transports du Sénat et le Comité des sciences, de l'espace et de la technologie de la Chambre des représentants.

(2) Les commissions de défense du Congrès

Le terme « comités de défense du Congrès » a la signification qui lui est donnée à l’article 101(a) du titre 10 .

(3) Les comités de renseignement du Congrès

L’expression « comités de renseignement du Congrès » a la signification qui lui est donnée à l’article 3003 du présent titre.

(4) Direction du Congrès

L'expression « direction du Congrès » signifie :

(A) le chef de la majorité au Sénat;

(B) le chef de la minorité au Sénat;

(C) le président de la Chambre des représentants; et

(D) le chef de la minorité à la Chambre des représentants.

(5) Communauté du renseignement

Le terme « communauté du renseignement » a la signification qui lui est donnée à l’article 3003 du présent titre.

(6) Organisation hiérarchique

Le terme « organisation opérationnelle » désigne, en ce qui concerne un ministère ou un organisme du gouvernement fédéral, une organisation qui exécute des programmes et des activités visant à faire progresser directement les fonctions et les missions essentielles du ministère ou de l’organisme auquel elle est subordonnée, mais, en ce qui concerne le ministère de la Défense, il n’inclut pas une composante du Bureau du secrétaire à la Défense.

(7) Objets ou dispositifs transmédia

Le terme « objets ou dispositifs transmédiaux » désigne des objets ou des dispositifs qui sont…

(A) observés lors de la transition entre l'espace et l'atmosphère, ou entre l'atmosphère et les étendues d'eau ; et

(B) non immédiatement identifiable.

(8) Phénomènes anormaux non identifiés

Le terme « phénomènes anormaux non identifiés » signifie :

(A) objets en suspension dans l’air qui ne sont pas immédiatement identifiables ;

(B) objets ou dispositifs transmédia ; et

(C) objets ou dispositifs immergés qui ne sont pas immédiatement identifiables et qui présentent des caractéristiques de comportement ou de performance suggérant que les objets ou dispositifs peuvent être liés aux objets décrits au sous-paragraphe (A).

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LE RAPPORT ANNUEL 2025 DE L‘AARO

Traduction en Français

 

 

 

 

 

 

Table des matières

I.              RÉSUMÉ EXÉCUTIF ....................................................................................................................... ............. 3

II.             PORTÉE .........................................................................................................................................................3

III.           APERÇU DES RAPPORTS ........................................................................................................................... 5

           A. Analyse générale des tendances ………………….…………….…...................................…….……5

         B. Diversification et sources de .............................................................................................................7

IV.        APERÇU DE L'ANALYSE ET DES RÉSULTATS ............................................................................... 7

            A. Morphologies rapportées ............................................................................................................... 8

            B. Altitudes rapportées pour UAP aéroportés..................................................................................... 8

            C. Tendances notables concernant les objets prosaïques ..................................................... .......... 8

            D. Problèmes de sécurité en vol ……...................................................................   ...........................8

        E. Rapports dans ou à proximité d'un espace aérien restreint ou des infrastructures critiques …….....10

       F. Observations UAS près des infrastructures nucléaires, des armes et des sites de lancement américains. 10

            G. Capture ou exploitation des UAP........................................................................................  ......... 10

            H. Impacts sur la santé ou physiologique signalés lors des incidents de PAN ......................... ........ 10

V.         CONTRE ENGAGEMENT, RÔLES, RESPONSABILITÉS ET RAPPORTS ..............  ..................... 11

            A. Engagement des partenaires étrangers ........................................................................................ 11

            B. Rôles et responsabilités des organisations de ligne assignées ..................................................... 11

            C. Mécanisme de déclaration autorisée ............................................................................................. 11

VI. MISES À JOUR DU PROGRAMME AARO .............................................................................................. 12

VII. COMMENT SUIVRE ................................................................................................................................ 12

ANNEXE A : GLOSSAIRE DES TERMES ..................................................................................................... 14

 

 

 

 

1.            RÉSUMÉ EXÉCUTIF

Le Département de la Guerre (DoW) fournit ce rapport conformément à une exigence établie en vertu de l'article 3373k du Titre 50 du Code des États-Unis. Ce document contient tous les événements anormaux non identifiés (PAN) signalés survenus du 2 juin 2024 au 30 mai 2025, ainsi que les événements liés aux PAN survenus dans toute période antérieure non couverte dans un rapport antérieur.

Le Bureau de résolution des anomalies multidomaines (AARO) a reçu 319 rapports d'événements liés aux UAP. Parmi celles-ci, 284 concernent des événements liés aux UAP survenus durant la période de rapport et 35 rapports concernent des événements liés aux UAP survenus en dehors de la période de rapport. L'AARO a résolu 114 des 319 rapports de PAN. De plus, l'AARO a résolu 256 cas signalés sur une période précédente, portant le nombre total de cas résolus durant la période de rapport à 370.

L'AARO estime que tous les cas résolus sont attribuables à des objets prosaïques tels que des ballons, des satellites, des oiseaux, des avions et des systèmes aériens sans pilote (UAS). L'AARO évalue également qu'un cas est attribuable à un lancement commercial de fusée et un autre à un jet pack habité.

Au cours de la période de rapport, AARO a intégré une nouvelle capacité permettant aux analystes de résoudre 238 UAP signalés comme étant des éruptions satellites.

AARO n'a reçu aucun rapport d'effets sanitaires liés aux PAN durant cette période de rapport.

Deux rapports d'UAP décrivaient des interférences électroniques ou avioniques comme attribuables à des UAP à proximité d'un avion opérationnel. L'AARO n'a pas encore rendu de décision sur la question de savoir si, et dans quelle mesure, les effets rapportés sont attribuables aux UAP.

AARO n'a pas reçu de rapports indiquant des préoccupations concernant la sécurité des vols durant cette période de rapport.

Comme précédemment rapporté, un biais de collecte favorisant les États-Unis continentaux, leurs eaux littorales et les zones opérationnelles militaires américaines mondiales influence les détentions de dossiers UAP par l'AARO. Les sites avec une plus grande densité de capteurs et d'actifs militaires américains ont tendance à soumettre davantage de rapports de UAP.

Le manque de données capteurs rapides et exploitables continue de limiter la capacité de l'AARO à résoudre les cas. AARO a travaillé aux côtés de ses partenaires militaires et techniques pour atténuer ces contraintes en articulant clairement les besoins optimaux des capteurs, les processus de partage d'informations et les éléments essentiels de l'information qui soutiennent des rapports de haute qualité des UAP. L'AARO continue également d'accroître l'engagement, le partage d'informations et la collaboration avec des partenaires étrangers.

2.             PORTÉE

Le DoW fournit ce rapport conformément à une exigence établie en vertu de l'article 3373(k)(1)(A) du Titre 50 du Code des États-Unis : « Au plus tard 180 jours après l'adoption de la loi sur l'autorisation du renseignement de l'exercice fiscal (FY) 2023 et annuellement pendant quatre ans, le Directeur du Bureau doit soumettre un rapport sur

 

 

UAP aux commissions du Congrès concernées.

            Selon l'article 3373(k)(1)(B) du Titre 50 du Code des États-Unis, chaque rapport doit comprendre, en ce qui concerne l'année couverte par le rapport, les informations suivantes :

              Tous ont rapporté des événements liés aux UAP survenus durant la période d'un an.

              Tous les événements liés aux PAN ont rapporté des événements survenus sur une période autre que cette période d'un an mais n'ont pas été inclus dans un rapport antérieur.

               Une analyse des données et renseignements reçus lors de chaque événement relaté lié aux UAP.

              Une analyse des données relatives aux PAN collectées via :

            - Intelligence géospatiale

            - Renseignement des signaux

            - Intelligence humaine

            - Intelligence de mesure et de signatures

 

              Le nombre d'incidents signalés de PAN sur l'espace aérien restreint des États-Unis durant la période d'un an.

             - Y compris l'analyse des incidents identifiés.

              Identification des menaces potentielles de l'aérospatiale et d'autres menaces que le PAN représente pour la sécurité nationale des États-Unis.

              Une évaluation de toute activité concernant les PAN pouvant être attribuée à un ou plusieurs gouvernements étrangers adversaires.

              L'identification de tout incident ou schéma concernant les UAP indiquant qu'un gouvernement étranger adversaire potentiel aurait pu réaliser une capacité aérospatiale révolutionnaire.

               Une mise à jour sur la consultation menée par les États-Unis avec des alliés et partenaires concernant les efforts visant à suivre, comprendre et traiter les UAP.

              Une mise à jour sur les efforts en cours concernant la capacité de capturer ou d'exploiter les UAP découverts.

              Une évaluation des effets liés à la santé pour les personnes ayant été confrontées aux UAP. 

 

 

 

 

              Le nombre d'incidents signalés, et leurs descriptions, de PAN associés à des actifs nucléaires militaires, y compris des armes nucléaires stratégiques ainsi que des navires et sous-marins à propulsion nucléaire.

              Résultats de la consultation avec l'Administrateur de la sécurité nucléaire concernant le nombre d'incidents signalés, et leur description, de PAN associés à des installations ou actifs liés à la production, au transport ou au stockage d'armes nucléaires ou de leurs composants.

              Résultats de la consultation avec le président de la Commission de régulation nucléaire concernant le nombre d'incidents signalés, et leurs descriptions, de PAN ou de drones d'origine inconnue associés à des centrales nucléaires, des sites de stockage de combustible nucléaire ou d'autres sites ou installations réglementés par la Commission de régulation nucléaire.

              Les noms des organisations de ligne désignées pour remplir les fonctions spécifiques, notamment la réponse aux enquêtes de terrain et les analyses scientifiques, technologiques et opérationnelles des données sur les UAP, ainsi que les fonctions spécifiques pour lesquelles chaque organisation de ligne a été confiée à la responsabilité principale.

              Un résumé des rapports reçus en utilisant le mécanisme de déclaration autorisée établi en vertu de l'article 3373b du présent titre.

L'AARO a rédigé ce rapport en coordination avec les services militaires, le DoW et les partenaires de la communauté du renseignement (IC) à travers le gouvernement des États-Unis (USG).

3.            APERÇU DES RAPPORTS

Analyse générale des tendances

Au 30 mai 2025, les dossiers de l'AARO contiennent 1 870 rapports. Du 2 juin 2024 au 30 mai 2025, l'AARO a reçu 319 rapports de PAN, dont 284 concernaient des événements liés aux PAN survenus durant la période de rapport et 35 concernaient des événements liés aux PAN survenus entre 2010 et 2024. Parmi celles-ci, l'AARO estime que 274 rapports de PANT ont eu lieu dans le domaine aérien, 44 dans le domaine spatial et un dans le domaine maritime.

Aucune des évaluations de cas spatiales d'AARO ne provenait de capteurs basés sur l'espace. Quarante-deux rapports de PAN proviennent de rapports de pilotes civils via la Federal Aviation Administration (FAA), et deux proviennent de capteurs au sol du Commandement spatial américain.

 

 

 

L'AARO a appliqué des techniques d'analyse toutes sources1 et une modélisation tridimensionnelle pour fournir une évaluation à haute confiance pour chacun de ces cas, attribuable à l'éruption satellitaire.

L'éruption est un phénomène bien documenté où la lumière solaire réfléchie par les surfaces satellites devient visible lorsqu'elle est vue sous des angles spécifiques. Ces éruptions peuvent apparaître sous forme d'orbes lumineux intenses et brillants, bien plus brillantes que les étoiles environnantes, ou des niveaux de lumière de fond qui persistent d'une fraction de seconde jusqu'à plusieurs minutes, selon les conditions d'observation. Ces rapports décrivaient chacun des caractéristiques morphologiques et comportementales compatibles avec celles d'une éruption satellite. Ce phénomène de flaring est responsable de l'augmentation du nombre de résolutions totales de cas par l'AARO, à mesure que les techniques de modélisation du bureau s'améliorent et que les rapports augmentent.

Le cas de UAP à domaine maritime unique reçu par l'AARO concernait un rapport provenant d'actifs de la marine américaine opérant au large de la Virginie. Le rapport décrivait environ 100 systèmes UAP embarqués et deux systèmes de surface, probablement sans équipage. AARO enquête activement sur cet événement en coordination avec l'unité de signalement.

L'AARO a résolu 114 des 319 rapports UAP, chacun attribuable à divers objets prosaïques tels que des ballons, des oiseaux, des satellites, des avions, des UAS, et un seul cas de lancement de fusée et un jet pack habité. En attendant l'examen et l'autorisation du directeur, l'équipe analytique de l'AARO recommande la clôture de trois autres cas. L'AARO a appliqué son approche analytique rigoureuse, complète et toutes sources ainsi que sa modélisation informatique tridimensionnelle pour résoudre de manière préliminaire ces cas avec une grande confiance attribuable à l'éruption satellitaire.

L'AARO a identifié neuf rapports méritant une analyse approfondie par ses partenaires en IC et en science et technologie (S&T) possédant une expertise technique et de domaine pertinente.

L'AARO a transféré 191 des 319 cas de PAN à ses archives actives en attendant la découverte future de sources de données corroborantes. L'archive active est une catégorie de rapports UAP avec des données insuffisantes pour évaluer si les caractéristiques de performance de l'événement sous-jacent sont cohérentes avec celles des phénomènes naturels ou dépassent l'état de l'art connu pour les systèmes technologiques. Les cas d'UAP conservés dans des archives actives informent les analyses de localisation et de tendances de l'AARO et restent ouverts à des solutions futures si des informations supplémentaires ou des techniques analytiques améliorées permettent une résolution plus concluante.

L'AARO reçoit parfois des rapports de deux sources ou plus correspondant à un seul événement. Lorsque cela se produit, l'AARO fusionne les dossiers de cas correspondants en un seul incident. AARO a mené deux actions de fusion de ce type durant cette période de rapport.

Aucun des cas résolus par l'AARO n'indique des capacités adversaires étrangères avancées ou des technologies de révolution dans un domaine quelconque.

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1 L'analyse toutes sources est le processus de synthèse d'informations issues de multiples disciplines de l'intelligence, telles que l'intelligence humaine, celle des signaux ou l'imagerie, afin de créer une évaluation approfondie et éclairée d'une situation ou d'un événement. Ce processus permet des évaluations plus fiables que toute méthode à source unique d'interprétation des données non filtrées.

 

Figure 1 : Dossiers fermés de l'AARO par type d'objet identifié du 2 juin 2024 au 30 mai 2025

A.           Diversification et sources de reporting

Les rapports UAP de la FAA provenant d'aviateurs civils représentaient 21 % des rapports entrants de l'AARO. Ces rapports, bien que moins riches en données individuelles que la plupart des rapports DoW, offrent à l'AARO un accès précieux à un vivier beaucoup plus large de rapports concernant des incidents potentiellement anormaux sur les États-Unis continentaux et leurs eaux littorales. Ces rapports contiennent souvent des descriptions narratives suffisamment détaillées pour produire des évaluations à haute confiance, notamment dans les rapports décrivant morphologies ou comportements compatibles avec le flare satellitaire.

            4. APERÇU DE L'ANALYSE ET DES RÉSULTATS

A.           Morphologies rapportées

Les tendances de rapport pour les morphologies des PAN restent cohérentes avec les schémas historiques. Dans les incidents où les journalistes ont décrit les caractéristiques visuelles distinctes du phénomène, les lumières (33 %) et les objets sphéroïdaux (40 %) étaient les morphologies les plus rapportées (Figure 3). Les phénomènes relevant de la catégorie « autre » incluent des morphologies moins couramment décrites telles que « en forme de croix », « une forme d'étoile », « une forme allongée de losange semblable à deux pyramides inversées » et un « objet enflammé tombé du ciel ».

 

 



Parmi les rapports analysés par l'AARO, 77 des 319 rapports de PAN (24,13 %) ne contenaient pas suffisamment d'informations pour tirer une conclusion analytique sur les caractéristiques morphologiques du phénomène

 

Figure 2 : Caractérisation des UAP par morphologie* du 2 juin 2024 au 30 mai 2025

*Les cas sans morphologie résolue n'apparaissent pas dans ce graphique.

 

1.            Altitudes rapportées pour les UAP aéroportés

Les événements liés aux UAP aéroportés ont été majoritairement signalés entre 10 000 et 35 000 pieds. Les événements liés aux UAP rapportés au-dessus de 45 000 pieds sont passés de 27 % à 4 % depuis le rapport annuel de l'AARO pour l'exercice 2024. L'AARO estime que cette différence notable d'altitudes rapportées découle d'un biais de collecte lors de la période précédente, ayant favorisé un lot de rapports dérivés de la FAA sur des phénomènes d'altitude plus élevée. Les estimations des pilotes civils des altitudes phénomènes variaient généralement de 45 000 à 60 000 pieds. Cependant, l'AARO a résolu nombre de ces rapports comme étant des éruptions satellites en fonction de leurs caractéristiques rapportées.





Figure 3 : Altitudes UAP aéroportées rapportées du 2 juin 2024 au 30 mai 2025

1.            Tendances notables concernant le prosaïque

Objects AARO résout régulièrement des événements liés aux UAP impliquant des éruptions satellites en utilisant des techniques de modélisation tridimensionnelle. Les rapports impliquant des satellites incluent souvent des descriptions de lumières vives et colorées à haute altitude, ou des « orbes » lumineux en mouvement. L'AARO a résolu 44 événements liés aux UAP attribuables à l'éruption des satellites durant la période de rapport.

AARO continue de résoudre de nombreux événements liés aux UAP sous forme de ballons de divers types, allant des « ballons de fête » en latex ou en feuille d'aluminium réfléchissant aux grands ballons de recherche transportant des charges utiles attachées. Les journalistes qualifient souvent leurs observations de clairement identifiables comme des ballons dans le rapport initial. L'AARO est bien équipée pour identifier les ballons grâce à l'analyse vidéo en mouvement complet (FMV) ou à l'image fixe.

2.            Questions de sécurité aérienne

Aucun rapport n'indiquait de risque de sécurité des vols durant cette période.

  

 


 

A.           Rapports dans ou à proximité d'un espace aérien restreint ou des infrastructures critiques

L'AARO a reçu et analysé plusieurs rapports décrivant des UAP dans ou à proximité de sites de sécurité nationale ou d'infrastructures critiques. Certains rapports narratifs évoquaient des phénomènes dont les caractéristiques de performance dépassent l'état de l'art connu dans un domaine donné. Aucune donnée technique n'accompagnait ces rapports. Si elle est validée, les phénomènes sous-jacents à ces rapports pourraient représenter un vecteur de menace actuellement non atténué. Une partie de la mission de l'AARO est de fournir des données et des analyses qui aident à atténuer les menaces potentielles à la sécurité nationale ou les dangers opérationnels liés aux UAP.

Deux rapports de PAN contenaient des descriptions d'interférences électroniques ou avioniques attribuables à des PAN à proximité d'un aéronef opérationnel. L'AARO n'a pas encore rendu de décision sur le fait que, ou dans quelle mesure, les effets rapportés soient attribuables aux UAP.

B.           Observations UAS près des États-Unis

Infrastructures nucléaires, armes et sites de lancement L'AARO a reçu 50 rapports de l'Administrateur de la sécurité nucléaire et du président de la Commission de régulation nucléaire concernant des incidents de systèmes aériens sans pilote (UAS) près des infrastructures nucléaires, des armes et des sites de lancement américains, soit une augmentation de 177,8 % par rapport aux 18 rapportés dans le rapport annuel de l'AARO pour l'exercice 2024. Aucun de ces incidents n'a été signalé comme un UAP.

Au cours de la période couverte par le rapport, 33 des 50 (66 %) incidents survenus près des infrastructures nucléaires impliquaient un UAS, les 17 autres impliquant entre 2 et 7 UAS. La plupart des cas – 47 sur 50 – sont survenus entre 17h00 et 05h00, heure locale. Trois cas se sont produits à 05h45, 15h10, et à une heure non précisée. Cinq incidents ont persisté pendant au moins une heure, le plus long étant d'environ trois heures. Vingt-six incidents ont duré moins d'une heure, le plus court étant d'environ deux minutes. Les 21 autres incidents se sont produits sur des durées non déclarées. Les rapports contenaient des descriptions de morphologies d'UAS allant de petits UAS de taille amateure à des modèles multi-rotors plus grands. Les quadricoptères étaient la morphologie la plus rapportée.

C.           Capture ou exploitation des UAP

À ce jour, aucune preuve ne suggère qu'un USG ou une entité privée ait jamais capturé ou exploité des matériaux dérivés des UAP. AARO développe actuellement un processus formalisé pour la manipulation des matériaux dérivés des UAP par une organisation de ligne appropriée, au cas où de tels matériaux seraient un jour en possession de l'USG. Le processus de développement de l'AARO s'appuie sur les capacités établies du gouvernement américain et les procédures opérationnelles régissant la récupération du matériel étranger.

D.           Impacts sur la santé ou physiologie rapportés lors d'incidents de PAN

À ce jour, l'AARO n'a pas reçu de rapport sur les UAP dans lequel un journaliste décrit des effets néfastes sur la santé liée à son expérience. Cependant, l'AARO documentera tout effet sanitaire lié aux UAP, s'il est signalé.


 

 

            5. ENGAGEMENT, RÔLES, RESPONSABILITÉS ET REPORTING

A. Engagement des partenaires étrangers

Au cours de la période de rapport, l'AARO a continué à collaborer avec des partenaires internationaux pour échanger des informations et des meilleures pratiques en matière de rapports, d'analyses et de réponses aux UAP.

Le directeur adjoint de l'AARO a présenté un briefing de mission lors de la conférence sur le renseignement géospatial de la défense à Londres, au Royaume-Uni.

1.            Rôles et responsabilités de la ligne assignée

Organisations L'AARO travaille en étroite collaboration avec les services militaires, les commandements combattants et les autorités compétentes concernées dans chaque zone ou domaine opérationnel afin d'élaborer des plans coordonnés d'atténuation et de réponse aux UAP, incluant des processus de rapports robustes. En tant que responsable de mission du DoW pour la réponse aux UAP, l'AARO vise à mettre en œuvre pleinement le GENADMIN classifié UAP de l'État-major interarmées à partir de février 2025.

Les agences de contre-espionnage, d'application de la loi et de sécurité des services militaires sont les autorités compétentes chargées de répondre aux incidents et incursions de UAP sur toutes les installations et champs de tir de la Guerre de la Guerre.

2.            Mécanisme de déclaration autorisé

L'AARO héberge un mécanisme de signalement sécurisé sur son site public, www.aaro.mil. Ce mécanisme permet et encourage les personnes affirmant avoir une connaissance directe d'un programme ou d'une activité liée aux UAP de l'USG remontant à 1945 à signaler des informations à l'AARO. AARO protège les informations personnelles identifiables qu'elle reçoit via ce mécanisme. Le personnel de l'AARO ne peut accéder à ces informations que pour faciliter la prise de contact des personnes lors d'entretiens complémentaires.

 L'AARO est autorisée par la loi à recevoir toutes les informations liées aux UAP, y compris toute information classifiée de sécurité nationale concernant des activités militaires ou de renseignement, à n'importe quel niveau de classification, indépendamment des contrôles d'accès restrictifs, des contrôles d'accès spéciaux ou des programmes d'accès compartimentés. En général, aucune restriction, y compris les accords de confidentialité, n'empêche l'AARO de recevoir des informations liées aux UAP, quelle que soit l'affiliation organisationnelle de l'autorité de classification d'origine au sein du DoW, de l'IC ou de tout autre département ou agence du gouvernement américain.

Entre le 2 juin 2024 et le 30 mai 2025, 262 personnes ont contacté l'AARO via le mécanisme sécurisé de signalement sur son site web. L'AARO a déterminé que 255 personnes étaient hors champ d'application et identifié 7 personnes dont les affirmations justifiaient une demande d'entretien complémentaire. AARO privilégie les interrogatoires actuels ou anciens employés, contractuels ou membres des forces armées du USG affirmant avoir une connaissance directe d'un programme lié aux UAP de l'USG, conformément à l'exigence d'éligibilité pour qu'un rapport puisse être qualifié de divulgation autorisée.

 

 

 

            6. MISES À JOUR DU PROGRAMME AARO

L'AARO continue d'affiner ses processus et d'adopter de nouveaux outils pour résoudre les cas de PAN avec plus de confiance. Au cours de cette période de rapport, l'AARO a intégré une nouvelle capacité analytique qui a considérablement amélioré la capacité du bureau à déterminer efficacement quand les rapports de PAN sont attribuables à l'éruption par satellite. Cette capacité, composée d'applications avancées de modélisation et simulation tridimensionnelle, a permis aux analystes de résoudre 238 UAP signalés comme étant des flars satellites. AARO continue de développer sa méthodologie d'analyse toutes sources et adopte une approche innovante pour résoudre de nouveaux problèmes en utilisant des techniques éprouvées de savoir-faire en renseignement.

En 2025, l'AARO a lancé plusieurs initiatives de prototypage multi-domaines et multi-modaux de capteurs et algorithmes pour détecter, suivre, caractériser, identifier et potentiellement attribuer des détections anormales. AARO a choisi d'explorer un large éventail de capacités sensorielles pour mieux détecter et mesurer diverses caractéristiques complémentaires telles que les conditions d'état, la dynamique corporelle et les caractéristiques spectrales.

Le directeur de l'AARO, le Dr Jon Kosloski, a participé à plusieurs interviews devant des publics de niveau national, incluant des formats télévisés traditionnels et des nouveaux médias. L'effort de l'AARO pour toucher un large public soutient les objectifs du bureau de déstigmatiser la déclaration des PANA, de mettre en avant les implications pour la sécurité nationale associées aux écarts de connaissance du domaine, et d'informer le public sur les informations les plus précieuses lors de la rédaction d'un rapport sur les PAN.

AARO continue de mettre à jour son site web public, www.aaro.mil, avec des données et images déclassifiées sur les UAP, des résolutions de cas, des tendances analytiques des UAP et d'autres informations sur sa mission. Le site web de l'AARO héberge le mécanisme sécurisé pour le signalement autorisé des programmes ou activités de PAN par les employés actuels et anciens du gouvernement américain, les membres des forces armées et les sous-traitants.

AARO résout régulièrement les affaires et met à disposition les résolutions de dossiers sur son site web public et non classifié. AARO a publié des résolutions de cas, des images, des calculs et des modélisations associés à certains des cas d'UAP les plus connus du public. Cela inclut l'affaire connue du public sous le nom de « Go Fast », initialement publiée par divulgation non autorisée en 2017, ainsi qu'un événement PAN bien connu ayant eu lieu à Aguadilla, Porto Rico, en 2013. En réponse à l'intérêt du public, l'AARO a également publié des images nouvellement déclassifiées associées à des rapports non résolus sur les UAP qui manquent de données techniques suffisantes pour une analyse.

L'AARO a lancé une « Salle de lecture de la Loi sur la liberté d'information électronique (E-FOIA) » contenant des documents adaptés aux demandes FOIA relatives à l'AARO depuis sa création. La salle de lecture E-FOIA est accessible au public sur le site web de l'AARO.

            7. VOIE À SUIVRE

AARO continuera de développer des partenariats au sein du gouvernement américain, du milieu universitaire et des communautés commerciales. L'AARO cherche à tirer parti d'un ensemble diversifié de capacités technologiques de capteurs et de savoir-faire analytique de l'intelligence à travers ces partenariats afin d'améliorer les efforts du USG pour étudier et répondre aux UAP dans les domaines aérien, maritime et spatial à grande échelle et à grande vitesse.

AARO met en œuvre une stratégie d'investissement pluriannuelle pour accroître la sensibilisation dans les domaines spatial, aérien et maritime. Ces investissements visent à améliorer les architectures de capteurs USG existantes, à prototyper et tester de nouvelles technologies sur le terrain, ainsi qu'à développer de nouvelles techniques analytiques utilisant des technologies et méthodologies éprouvées. Collectivement, ces initiatives visent à fournir des capacités de détection et d'identification des UAP en temps réel (c'est-à-dire la connaissance du domaine), permettant ainsi aux organisations du gouvernement américain de répondre plus efficacement aux UAP, tant tactiquement qu'au niveau national.


 

 

            ANNEXE A : GLOSSAIRE DES TERMES

Archive active : L'archive active est un dépôt de cas manquant de données suffisantes pour permettre une analyse complète. AARO conserve ces cas dans une archive pour soutenir les analyses de modes de vie des UAP et les tendances de rapport. L'AARO rouvre les dossiers archivés si des données supplémentaires de qualité suffisante deviennent disponibles.

Phénomène anormal non identifié (UAP) : Sources de détections anormales dans un ou plusieurs domaines (c'est-à-dire aéroportés, maritimes, spatiaux et/ou transmedium) qui ne sont pas attribuables à des acteurs connus et qui présentent des comportements mal compris par les capteurs ou les observateurs. Les « détections anormales » incluent, sans s'y limiter, des phénomènes qui démontrent des capacités apparentes ou des matériaux dépassant les limites de performance connues. Un UAP peut être constitué d'un ou plusieurs objets anormaux non identifiés et peut persister sur une période prolongée.

UAP aéroporté : Sources de détections anormales entre le niveau de la mer terrestre et la ligne de Karman (100 kilomètres au-dessus du niveau moyen de la mer terrestre).

UAP maritime : Sources de détections anormales au niveau de la mer terrestre ou en dessous d'un plan d'eau.

 UAP embarqué : Sources de détections anormales au-dessus de la ligne de Karman.

Transmédium UAP : Sources de détections anormales qui transitent par plus d'un domaine.

Données UAP : Tout enregistrement de détections anormales, observations de UAP, effets (sur des personnes ou équipements). Les données UAP incluent, sans s'y limiter, des notes physiques ou numériques, des photographies fixes, des enregistrements FMV et des enregistrements audios.

Incident de PAN : Toute détection anormale dans n'importe quel domaine signalé par un observateur ou enregistrée via des capteurs.

Incursion de PANT : Tout incident d'UAP survenant dans, sur ou près d'installations militaires américaines, de zones d'opérations, de zones d'entraînement, d'espaces aériens à usage spécial, d'opérations de proximité ou d'autres domaines d'intérêt de sécurité nationale tels que les infrastructures critiques américaines, les actions IC ou les actions de défense nationale des partenaires de défense américains, alliés militaires et coalitions de renseignement (par exemple, FVEY).