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jeudi 13 août 2026

MONTEVIDEO - URUGUAY - AARO VIENT APPRENDRE AU CRIDOVNI

 UAP - OVNI  - Quand l’AARO vient apprendre au CRIDOVNI de Montevideo


Le rapprochement entre l’AARO américain et la CRIDOVNI uruguayenne marque une nouvelle étape dans l’internationalisation de l’étude des PAN

Il est des rencontres qui, en apparence, ne produisent ni déclaration spectaculaire ni révélation fracassante, mais qui méritent pourtant une attention particulière. La récente coopération entre les autorités américaines chargées de l’étude des phénomènes aériens non identifiés et la Force aérienne uruguayenne appartient à cette catégorie.

Selon les informations communiquées côté uruguayen, des représentants de la CRIDOVNI, la Comisión Receptora e Investigadora de Denuncias de Objetos Voladores No Identificados, ont participé à des réunions de travail et à des ateliers techniques avec l’AARO — All-domain Anomaly Resolution Office, le bureau américain chargé de l’étude et de la résolution des anomalies dans tous les domaines.L'information est importante moins pour ce qu'elle prétend révéler sur la nature des PAN que pour ce qu'elle dit de l'évolution de leur traitement institutionnel. Car, derrière les sigles et le vocabulaire administratif, une réalité nouvelle apparaît : le phénomène n'est plus seulement considéré comme une question américaine. Il devient progressivement un sujet de coopération internationale entre organismes militaires, aéronautiques et scientifiques.

L'Uruguay, un pays qui enquête depuis 1979

L'intérêt de cette rencontre tient d'abord à l'identité du partenaire choisi par les Américains. L'Uruguay ne découvre pas aujourd'hui les PAN. La CRIDOVNI a été créée le 7 août 1979 par la Force aérienne uruguayenne afin de recevoir, étudier et évaluer les signalements d'objets volants non identifiés dans l'espace aérien national. Sa mission est directement liée au contrôle de l'espace aérien et à la sécurité aéronautique. Cette longévité est remarquable. Alors que plusieurs pays ont créé puis abandonné des programmes consacrés aux OVNI, l'Uruguay a maintenu pendant près d'un demi-siècle une structure institutionnelle consacrée à ces observations.

La CRIDOVNI n'est donc pas une organisation apparue dans le sillage de la vague UAP américaine de ces dernières années. Elle possède une expérience accumulée sur plusieurs décennies. C'est précisément ce qui rend le dialogue avec l'AARO intéressant.

Le rapprochement met en présence deux modèles.

D'un côté, l'AARO est une structure américaine récente, née dans le contexte de la résurgence du dossier UAP au sein du Département de la Défense et du Congrès américain. Elle dispose potentiellement de moyens technologiques, de capacités de renseignement et d'accès à des données auxquelles une petite commission étrangère ne peut naturellement prétendre.

De l'autre, la CRIDOVNI possède une expérience historique exceptionnelle de la réception et de l'analyse des signalements dans un espace aérien national.

L'intérêt d'une coopération est donc évident : l'un possède une puissance technologique et institutionnelle considérable ; l'autre possède une expérience opérationnelle de longue durée. Il ne s'agit pas nécessairement de déterminer qui « sait » ce que sont les PAN. Il s'agit d'améliorer la manière de poser la question.

C'est probablement là que se trouve l'aspect le plus intéressant des ateliers techniques / passer du témoignage à la donnée. Depuis plusieurs décennies, l'enquête sur les OVNI a souffert d'un problème fondamental : la plupart des observations reposent sur des témoignages humains difficiles à vérifier, parfois accompagnés de photographies ou de vidéos de qualité insuffisante. L'approche UAP contemporaine cherche au contraire à multiplier les sources objectives : radar, infrarouge, électro-optique, données météorologiques, trajectoires aéronautiques, données satellitaires, spectrométrie, signaux électromagnétiques et autres capteurs.

Le propre atelier UAP organisé par l'AARO en 2025 illustre cette évolution méthodologique : les travaux portaient notamment sur l'identification et l'intégration des sources de données, les méthodes d'analyse à grande échelle ainsi que le nettoyage, l'organisation et la mise en relation des données.

La coopération avec la CRIDOVNI peut donc être comprise comme une tentative de standardisation internationale des méthodes d'enquête.

Et c'est probablement beaucoup plus important qu'une nouvelle vidéo mystérieuse.

L'Uruguay constitue également un partenaire particulièrement intéressant pour Washington. Son territoire est suffisamment vaste pour permettre l'observation de phénomènes aériens, tout en demeurant relativement limité par rapport aux immenses espaces des États-Unis. Sa Force aérienne exerce une responsabilité directe dans le domaine aérospatial national, et le gouvernement uruguayen définit officiellement la FAU comme la branche des forces armées chargée de planifier, conduire et exécuter les missions relevant de la défense du pouvoir aérospatial. La CRIDOVNI dispose en outre d'un historique considérable. Des publications et témoignages antérieurs montrent que ses enquêteurs procèdent notamment à des vérifications du trafic aérien, des conditions météorologiques, des satellites, des phénomènes astronomiques et des activités militaires afin d'éliminer les explications conventionnelles.

Cette méthode de réduction progressive des hypothèses est fondamentale.

Un PAN n'est pas nécessairement un objet exotique. C'est d'abord un événement qui, au moment de l'observation ou après une première analyse, n'a pas encore reçu d'identification satisfaisante.

Cette distinction est capitale. Le mot « non identifié » ne signifie pas « extraterrestre »

C'est probablement ici que l'information doit être abordée avec le plus de prudence. Le rapprochement AARO-CRIDOVNI ne constitue aucunement, à lui seul, la preuve d'une présence extraterrestre. Il ne signifie pas davantage que les deux gouvernements disposent d'informations secrètes démontrant l'existence d'engins d'origine non humaine.

Ce que cette coopération démontre, en revanche, est beaucoup plus concret : les autorités aéronautiques considèrent suffisamment sérieuse la question des anomalies pour consacrer des moyens à l'amélioration de leur identification.

Cette nuance est essentielle.

Dans une enquête scientifique ou militaire, le terme « inexpliqué » décrit l'état des connaissances. Il ne constitue pas une conclusion sur la nature du phénomène. Un objet peut rester non identifié parce que les données sont insuffisantes, parce que les capteurs ont produit des informations contradictoires ou parce que l'événement n'a pas pu être reconstitué avec suffisamment de précision. L'enjeu de la coopération internationale est justement de réduire cette zone d'incertitude.

Une petite commission qui possède une grande expérience

La CRIDOVNI mérite à cet égard davantage d'attention en dehors de l'Amérique latine. Depuis sa création, elle a accumulé un important corpus de signalements. En 2026, son président, le colonel Ariel Sánchez, expliquait encore que la commission travaillait selon un protocole destiné à recueillir les témoignages et les éléments graphiques avant de rechercher les explications conventionnelles.

Cette philosophie rejoint finalement celle affichée aujourd'hui par les programmes UAP modernes : ne pas partir de la conclusion, mais partir des données. Il existe néanmoins une différence importante entre cette ambition méthodologique et les moyens réellement disponibles.

Des sources uruguayennes ont décrit la CRIDOVNI comme une structure disposant de ressources humaines et matérielles très modestes. Un article consacré à son fonctionnement indiquait notamment que ses membres travaillaient dans des conditions très éloignées des moyens technologiques généralement associés aux programmes américains. C'est précisément pourquoi l'accès à des outils, des logiciels, des méthodes d'analyse et éventuellement à des données supplémentaires pourrait représenter un changement significatif.

Le développement des PAN comme objet d'étude pose un problème qui dépasse largement la question des OVNI. Chaque pays possède ses propres catégories, ses propres procédures de signalement et ses propres critères d'évaluation.

Or un phénomène aérien ne s'arrête pas aux frontières.

Un objet détecté dans l'espace aérien d'un pays peut être observé quelques minutes plus tard par les capteurs d'un autre. Une trajectoire mal comprise peut être reconstruite grâce aux données d'un système étranger. Une observation considérée comme insignifiante dans un pays peut prendre une autre dimension lorsqu'elle est rapprochée d'un événement enregistré ailleurs.

La coopération AARO-CRIDOVNI pourrait donc contribuer à une évolution particulièrement intéressante : la constitution progressive d'un langage commun de l'enquête sur les PAN.

C'est probablement l'une des évolutions les plus importantes du dossier contemporain. L'Amérique latine entre dans le nouveau paysage UAP L'histoire des OVNI est souvent racontée comme une histoire exclusivement américaine.

Elle ne l'est pas.

Des organismes gouvernementaux ont étudié le phénomène en France, au Royaume-Uni, au Canada, en Russie, dans les pays nordiques et ailleurs. Des travaux scientifiques contemporains soulignent d'ailleurs que les PAN constituent un phénomène étudié dans plusieurs pays et que leur investigation ne peut être réduite à une problématique américaine. Dans ce contexte, l'expérience uruguayenne prend une dimension particulière.

L'Uruguay possède probablement l'une des plus anciennes structures gouvernementales consacrées de façon continue à l'étude des OVNI. La coopération avec AARO constitue donc une sorte de rencontre entre l'ancien monde de l'ufologie institutionnelle et le nouveau monde des UAP, dominé par les capteurs, les bases de données, l'intelligence artificielle et l'analyse multidisciplinaire.

Il faut enfin résister à une tentation très présente dans le dossier OVNI : transformer chaque rencontre institutionnelle en événement extraordinaire.

La rencontre AARO-CRIDOVNI ne permet pas de conclure que Washington possède des preuves d'engins extraterrestres. Elle ne permet pas davantage d'affirmer que l'Uruguay aurait découvert des objets d'origine inconnue au sens physique du terme. Mais elle révèle quelque chose de beaucoup plus tangible.

Les PAN commencent progressivement à devenir un sujet de coopération internationale normalisé.

Hier, chaque pays enquêtait essentiellement dans son coin. Aujourd'hui, les organismes commencent à échanger leurs méthodes. Demain, ils pourraient échanger leurs bases de données, leurs protocoles, leurs logiciels et leurs données instrumentales. Et c'est peut-être là que se situe le véritable tournant. Car la question fondamentale n'est plus seulement : « Que sont les OVNI ? »

Elle devient progressivement :

« Comment pouvons-nous, collectivement, déterminer ce qui se trouve réellement dans notre ciel ? »

Cette formulation est moins spectaculaire. Mais elle est infiniment plus scientifique.

Et, paradoxalement, c'est peut-être en abandonnant la recherche immédiate d'une réponse extraordinaire que l'enquête internationale sur les PAN commencera enfin à produire des résultats extraordinaires.

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INFORMATION DE L’ARMME DE L’AIR URUGUAYENNE

L'armée de l'air uruguayenne continue de renforcer la coopération internationale en matière de recherche aérospatiale.

Par l'intermédiaire de la Commission de réception et d'enquête sur les plaintes d'objets volants non identifiés (CRIDOVNI), la FAU a tenu des réunions de travail et des ateliers techniques avec le Bureau de résolution des anomalies de tous les domaines (AARO) du Département de la guerre des États-Unis, dans le but d'échanger expériences et renforcer les capacités de recherche sur les phénomènes anormaux non identifiés (UAP).

Au cours de la réunion, des méthodologies scientifiques pour l'analyse de cas, l'échange de procédures visant à éliminer les phénomènes conventionnels et l'évaluation des futurs outils technologiques et logistiques qui contribueront à optimiser les capacités de recherche de l'armée de l'air uruguayenne.

De même, des progrès ont été réalisés dans la projection de l'Uruguay en tant qu'accueil possible d'un prochain atelier régional sud-américain visant à normaliser les processus de collecte et d'analyse de données, à promouvoir la coopération internationale et le renforcement de la sécurité aérienne.

Avec ces instances d'échanges, l'armée de l'air uruguayenne réaffirme son attachement à la recherche scientifique, à la coopération internationale et au renforcement des capacités qui contribuent à la surveillance et à la protection de notre espace aérien souverain.

SOURCE : COMPTE OFFICIEL DE L’ARMEE DE L’AIR URUGUYENNE SUR INSTAGRAM : https://www.instagram.com/p/DbdTUICjhmb/?img_index=3


Document intéressant :

1   -   Chambre des représentants de l’Uruguay – document officiel, 6 avril 2026
C’est probablement la source la plus intéressante que j’ai trouvée. Un député uruguayen a adressé au ministère de la Défense une demande officielle d’informations concernant un accord entre la Force aérienne uruguayenne, via la CRIDOVNI, et des organismes américains pour l’étude des phénomènes aériens non identifiés.
La demande pose notamment des questions sur le matériel et les logiciels qui pourraient être fournis, l'installation éventuelle de stations d'observation, la gestion des données, leur partage avec les organismes étrangers et la présence éventuelle de personnel américain en Uruguay.

https://documentos.diputados.gub.uy/docs/L50/Oficio/05073.pdf?utm_source=chatgpt.com

2   -   Une décision officielle de 2020 confirme également que la Force aérienne uruguayenne reconnaît la CRIDOVNI comme la commission chargée de traiter les demandes et informations relatives aux objets volants non identifiés. C'est une source intéressante pour établir le statut institutionnel de la commission.

https://www.gub.uy/unidad-acceso-informacion-publica/sites/unidad-acceso-informacion-publica/files/2020-11/RESUAIP2016_AA_FuerzaAereaUruguaya.pdf?utm_source=chatgpt.com

 

Équipe rédactionnelle du GEOS France

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samedi 8 août 2026

PURSUE : PUBLICATION DU 5 EME LOT DE DOCUMENTS SUR LES UAP OU OVNI

  

Communiqué de presse immédiat

Le département de la Guerre publie la cinquième série de dossiers sur les phénomènes anormaux non identifiés sur WAR.GOV/UFO

7 août 2026

Déclaration attribuable à Sean Parnell, adjoint au secrétaire à la Guerre pour les affaires publiques et porte-parole principal du Pentagone :

Aujourd'hui, le Département de la Guerre publie le cinquième lot de documents déclassifiés et historiques relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés (PAN), dans le cadre du Système présidentiel de déclassification et de signalement des rencontres avec des PAN (PURSUE).

Cette collection reste accessible sur WAR.GOV/UFO et le Département publiera d'autres documents au fur et à mesure.

Le Département de la Guerre et ses partenaires travaillent activement à la prochaine publication des fichiers UAP. La cinquième publication de ces fichiers est désormais disponible sur WAR.GOV/UFO .

 

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Sources utiles

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LE DEPARTEMEN DE LA GUERRE AMERICAIN PUBLIE LE CINQUIEME LOT DE DOCUMENTS DECLASSIFIES SUR LES OVNI – UAP

LES COMMENTAIRES DU GEOS France

Groupe pour l’Études des Objets Spatiaux non Identifiés de France

Le cinquième lot de PURSUE a été mis en ligne le 7 août 2026 par le Department of War sur son portail UAP. Il s’agit d’un lot particulièrement intéressant, mais il faut éviter de le présenter comme une « preuve de la présence extraterrestre ». Sa véritable importance est ailleurs : l’État américain rend désormais publiques des pièces opérationnelles et historiques qu’il qualifie lui-même de cas non résolus.

Le cinquième lot PURSUE : une divulgation importante, mais encore très incomplète

Le Release 05, daté du 7 août 2026, comprend 41 éléments — documents, vidéos et autres médias. Le portail officiel indique 130 Mo de documents et 513 Mo de vidéos. Les quatre précédents lots avaient été publiés les 8 mai, 22 mai, 12 juin et 10 juillet 2026.

Le gouvernement explique que PURSUE doit fonctionner selon une logique de publication continue : les dossiers sont recherchés dans différentes administrations, examinés, déclassifiés puis mis en ligne au fur et à mesure. Surtout, le portail précise que les dossiers présentés dans cette collection sont des cas « unresolved », c'est-à-dire des phénomènes pour lesquels le gouvernement ne peut pas déterminer définitivement la nature de ce qui a été observé.

C'est probablement le point le plus important de cette nouvelle publication.

1. Le cas le plus spectaculaire : les « cold orbs » du golfe d'Oman

Parmi les documents les plus intéressants figure un dossier concernant un exercice de tir réel effectué par un AC-130J des forces spéciales américaines dans le golfe d'Oman, le 8 septembre 2021. Le rapport associé décrit environ 25 observations de phénomènes présentés comme des « cold orbs » — des objets sphériques présentant une faible signature thermique — observés à différentes altitudes et semblant effectuer des manœuvres inhabituelles. La presse rapporte que le document indique des vitesses allant de 250 à 1 300 mph et évoque des changements de comportement au moment où l'avion utilisait son canon.  C'est sans doute le dossier techniquement le plus intéressant du lot. Mais il faut immédiatement introduire une nuance fondamentale : La vidéo n'est pas une donnée brute de capteur !

Une partie importante de la séquence publiée est en réalité une captation secondaire de l'écran infrarouge réalisée avec un téléphone portable, et non le fichier numérique original du capteur de l'AC-130J. Cette limitation est capitale pour toute analyse scientifique : compression, fréquence d'image, mouvements de caméra, contraste thermique et artefacts d'affichage peuvent modifier considérablement l'apparence du phénomène. Autrement dit : le rapport est beaucoup plus intéressant que la vidéo elle-même.

Il serait donc prématuré d'affirmer que nous disposons ici d'une démonstration d'une technologie inconnue.En revanche, le dossier pose une vraie question : Pourquoi une unité militaire américaine a-t-elle officiellement conservé et transmis un rapport décrivant une vingtaine de contacts dont certains semblent avoir réagi au comportement de l'aéronef ?

C'est précisément le genre de question que les futures données brutes devront permettre de trancher.

2. Le mystérieux triangle de Bagram

Un autre élément intéressant : un rapport du FBI concernant une observation effectuée au-dessus de Bagram, en Afghanistan, en 2002. Le témoin, un ancien pilote militaire, raconte avoir vu les étoiles être momentanément masquées par quelque chose de très vaste. Il décrit un objet de forme triangulaire, silencieux, se déplaçant à vitesse relativement constante. Le témoin estime sa taille à environ 500 pieds, soit environ 152 mètres. Le FBI a réalisé une reconstitution graphique de l'objet à partir de son témoignage.   Mais ici encore, il faut faire attention à la présentation médiatique. Ce n'est pas une photographie du triangle. C'est un dessin produit à partir du témoignage.

Cette distinction devrait être systématiquement mentionnée dans les articles consacrés à PURSUE. Le document constitue néanmoins une pièce historique intéressante : il montre que des témoignages concernant des objets de grande dimension et de forme inhabituelle ont été enregistrés par les services fédéraux américains et qu'ils sont aujourd'hui réintroduits dans le corpus documentaire officiel.

3. Des observations beaucoup plus récentes et des lumières observées sur les vols transatlantiques

Le cinquième lot contient également des dossiers concernant des observations contemporaines. L'un des éléments concerne notamment un agent gouvernemental américain qui aurait observé dans l'ouest des États-Unis deux objets apparaissant comme des zones « black hot » sur une image infrarouge. Les deux objets auraient évolué ensemble pendant plusieurs minutes.  C'est intéressant pour une raison particulière : le phénomène n'est pas uniquement présenté comme un vieux témoignage historique. Nous sommes dans le domaine des observations contemporaines par des personnels gouvernementaux équipés de moyens électro-optiques/infrarouges.

Cela permet de rapprocher PURSUE des préoccupations actuelles d'AARO.

Le lot comprend également des éléments relatifs à des observations effectuées lors de vols entre les États-Unis et l'Europe à partir de 2023. Un pilote aurait notamment décrit des lumières blanches observées à haute altitude lors de vols entre la région de Boston et l'Irlande. Ce type de dossier est particulièrement intéressant pour une autre raison : les phénomènes UAP ne sont plus seulement étudiés dans le contexte militaire américain. Ils apparaissent également dans un environnement civil international : aviation commerciale, pilotes, contrôle aérien, routes transatlantiques. Cela ouvre potentiellement la porte à une comparaison avec les données européennes — notamment celles du GEIPAN en France.

4. Une caractéristique étonnante du Release 05 : beaucoup de dessins et un gouvernement qui ne dit plus « cela n’existe pas »

C'est également là que ma critique commence. Une proportion importante des images mises en avant dans le cinquième lot ne sont pas des photographies originales des phénomènes. Il s'agit de reconstitutions artistiques réalisées à partir de descriptions de témoins.  C'est problématique lorsqu'elles sont reprises dans les médias avec des titres du genre :

« Le Pentagone publie des images d'OVNI triangulaires »

Non. Le Pentagone publie parfois une représentation graphique d'un témoignage concernant un objet triangulaire. Ce n'est pas du tout la même chose.

C'est probablement la transformation la plus importante de 2026. Le vocabulaire officiel américain a changé. Le Department of War écrit explicitement que les documents publiés concernent des cas non résolus, et explique qu'un cas peut rester non résolu notamment parce que les données disponibles sont insuffisantes. Cette formulation est très différente de :

« Il n'y a rien à voir. »

Elle reconnaît institutionnellement une catégorie de phénomènes pour lesquels l'administration ne dispose pas d'explication définitive. C'est une évolution considérable. Mais elle ne signifie pas :

« Le gouvernement reconnaît les extraterrestres. »

Il faut maintenir cette distinction.

En poursuivant nos réflexions sur ce nouveau lot de documents et ce qu’on nous dit, on constate que c'est ici que le programme devient véritablement intéressant. Le gouvernement américain affirme vouloir effectuer une opération historique portant sur des dizaines de millions de documents, parfois conservés uniquement sur papier et provenant de nombreuses administrations.  Or, nous n'en sommes qu'au cinquième lot. Cela signifie que ce que nous voyons actuellement est probablement une petite fraction du corpus potentiel.

Et c'est là que se trouve la principale faiblesse de PURSUE.

On ne sait pas encore ce qui manque.

Le public ne dispose pas d'un inventaire exhaustif permettant de savoir quels fonds ont été examinés et comment, puis quels organismes ont fourni leurs archives. On ne sait pas non plus combien de dossiers ont été écartés, combien restent classifiés et pour quelles raisons, quelles catégories documentaires ont été exclues et enfin on ne nous dit pas quels documents sont encore en cours d'examen.

Cette question est fondamentale.

Une véritable transparence ne consiste pas seulement à publier 41 nouveaux fichiers. Elle consiste également à permettre au public de savoir combien de fichiers existent et combien ne sont toujours pas accessibles.

5. PURSUE face à AARO : une contradiction intéressante - Une autre faiblesse : la contextualisation scientifique

Le portail PURSUE précise que les cas non résolus sont publiés dans cette collection, tandis que le Department of War indique qu'AARO continue séparément à effectuer son travail réglementaire sur les cas résolus.  Cela crée une situation assez particulière.

AARO est une structure d'analyse et de résolution.

PURSUE devient progressivement une structure de publication documentaire.

C'est une différence fondamentale. PURSUE ne démontre pas nécessairement quoi que ce soit. Mais il peut fournir aux chercheurs la matière première permettant de vérifier le travail effectué par les organismes officiels. Et cela pourrait, à terme, être beaucoup plus important qu'une simple « révélation ».

Une vue d’ensemble de ce qui a été déjà publié nous permet de constater que le principal reproche que l'on peut adresser au programme PURSUE c’est que les documents sont rendus accessibles, mais le gouvernement ne fournit pas toujours suffisamment de données permettant de les analyser scientifiquement. Prenons l'exemple du golfe d'Oman.

Pour déterminer réellement la nature des « Orbs », il faudrait idéalement disposer :

1.    Du fichier original du capteur ;

2.    Des métadonnées ;

3.    De la fréquence d'acquisition ;

4.    De la distance exacte au phénomène ;

5.    De l'azimut ;

6.    De l'élévation ;

7.    Des paramètres optiques ;

8.    Des données radar éventuellement associées ;

9.    Des données météorologiques ;

10.  De la télémétrie de l'AC-130 ;

11.  Des données de navigation ;

12.  De la position et trajectoire du navire ou de la cible ;

13.  Des enregistrements radio ;

14.  Des données temporelles synchronisées.

Sans cette chaîne de données, on possède un événement intéressant, mais pas encore une preuve scientifique robuste.

Toutefois il serait injuste de minimiser cette publication. Pour la première fois, le gouvernement américain met progressivement à disposition du public un corpus qui mélange : archives historiques + documents du renseignement + témoignages FBI + rapports militaires + vidéos infrarouges + observations contemporaines. Et surtout, il accepte publiquement une catégorie :

« Nous ne savons pas ce que c'était. »

C'est un changement culturel et administratif majeur. Pendant des décennies, l'une des principales critiques adressées aux administrations américaines concernait précisément l'impossibilité pour les chercheurs indépendants d'accéder aux documents. PURSUE commence à modifier cette situation.

Si on continue l’analyse de cette initiative, Je serais beaucoup plus critique à l'égard de l'utilisation du terme « Disclosure ». Il faut distinguer trois niveaux :

Niveau 1 — Déclassification - Un document auparavant inaccessible devient public. PURSUE accomplit clairement cela.

Niveau 2 — Reconnaissance du phénomène - Le gouvernement reconnaît que certaines observations restent inexpliquées. PURSUE le fait également.

Niveau 3 — Détermination de l'origine :  Le gouvernement établit que certains phénomènes sont d'origine extraterrestre ou non humaine. Nous n'en sommes absolument pas là. Et c'est précisément là ou certains commentateurs vont trop vite.

6. Une évaluation qualitative possible

Critère

Évaluation

Importance historique

★★★★★

Transparence documentaire

★★★★☆

Intérêt militaire

★★★★☆

Qualité des données brutes

★★☆☆☆

Intérêt scientifique immédiat

★★★☆☆

Preuve d'une technologie inconnue

★☆☆☆☆

Preuve extraterrestre

☆☆☆☆☆

Intérêt pour la recherche future

★★★★★

La conclusion est donc paradoxale : PURSUE est beaucoup plus important comme programme d'ouverture des archives que comme « preuve OVNI ».

Et c'est justement ce qui le rend intéressant. Le cinquième lot ne démontre pas que les États-Unis possèdent des engins extraterrestres. Il démontre quelque chose de plus sobre mais néanmoins considérable :

Le gouvernement américain accepte désormais de publier officiellement des dossiers dans lesquels ses propres services reconnaissent ne pas être capables d'expliquer certains phénomènes aériens.

C'est un changement majeur par rapport à la culture du secret qui a longtemps entouré le sujet.

À mon sens, le véritable test de PURSUE sera le sixième lot, puis les suivants. Il faudra surveiller au moins trois choses :

1. Les données brutes. - Les fichiers originaux des capteurs seront-ils publiés ?

2. Les dossiers contemporains. - Le gouvernement va-t-il publier davantage de rapports militaires récents et de données multi-capteurs ?

3. Les documents sur les programmes secrets eux-mêmes. - PURSUE finira-t-il par atteindre les archives concernant les programmes de récupération, d'analyse technologique ou les éventuels programmes spéciaux évoqués depuis plusieurs années ?

C'est sur ce troisième point que se jouera réellement la crédibilité de la promesse de « transparence historique ».

Consulter directement les 5 lots de PURSUE

En résumé : le cinquième lot est une vraie avancée documentaire, mais pas encore la « grande révélation ». Il faut maintenant passer du volume de documents à la qualité des données. C'est là que les chercheurs indépendants, les scientifiques et les analystes pourront réellement mettre PURSUE à l'épreuve.

Équipe rédactionnelle du GEOS France - GL

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COMMENTAIRES RELEVES SUR LE NET

Source : https://decur.org/documents/pursue-release-5-2026

La cinquième tranche de documents déclassifiés sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) publiés dans le cadre de l'initiative PURSUE sur war.gov/UFO a été mise en ligne le 7 août 2026. Cette tranche comprend 17 documents (ainsi que 8 rendus numériques du FBI, présentés sous forme de fichiers multimédias) provenant de cinq agences et se distingue par plusieurs premières : les premiers documents diplomatiques relatifs aux PAN du Département d'État (un incident survenu à Bahia, au Brésil, en 1963), le premier document relatif aux PAN du Bureau exécutif du Président (une enquête du Conseil national de l'aéronautique et de l'espace sur le même événement brésilien) et l'analyse image par image, par le Centre d'interprétation photographique de la Marine américaine, du film de 1952 sur Tremonton, dans l'Utah.

Le Département de la Guerre (DOW) contribue avec l'analyse des renseignements du Département de la Guerre de 1947 sur les fusées fantômes scandinaves et le dossier d'environ 245 pages du Commandement du matériel aérien / Projet Sign, recensant près de 180 incidents d'objets volants, ainsi qu'un rapport de renseignements de l'AFSOC de 2021 sur une rencontre non résolue entre un avion de combat AC-130 et un PAN au-dessus du golfe d'Oman. La CIA ajoute un fichier OVNI de 1964-65 provenant d'un radar et d'un pilote de Porto Rico qui identifie l'objet comme étant un YF-12A du programme OXCART. Le FBI contribue avec huit entretiens récents avec des témoins (FD-302, 2002-2026), décrivant pour la plupart de grands engins triangulaires silencieux, dont six sont accompagnés de rendus numériques du Bureau.

Le cinquième volume de PURSUE enrichit considérablement le corpus documentaire, couvrant simultanément deux périodes distinctes. Sur le plan historique, il met en lumière l'analyse du film NPIC Tremonton examinée par la commission Robertson de 1953, l'examen des renseignements sur les fusées fantômes de 1947 et le dossier du projet Sign du Commandement du matériel aérien – des documents fondamentaux de la Guerre froide que DECUR ne détenait auparavant que sous forme de résumé. Sur le plan contemporain, il ajoute une observation de capteurs des forces spéciales datant de 2021 et un ensemble d'observations d'engins triangulaires documentées par le FBI en 2026, accompagnées de reconstitutions réalisées par l'agence.

Il s'agit du premier volume de PURSUE à inclure des documents du Département d'État et du Bureau exécutif du Président, et du premier ensemble de documents inter-agences (Département d'État, Centre national de coordination de la Maison-Blanche et surveillance radio du FBI) ​​convergeant vers un seul incident à l'étranger.

Extrait de l’article de CBS News sur la publication de la cinquième partie de documents sur Pursue.

https://www.cbsnews.com/news/ufo-files-pentagon-5th-release-documents-videos/

Les 41 nouveaux fichiers , publiés sur le site web du Pentagone consacré aux OVNI, comprennent un ensemble de documents, d'images et de vidéos. Ces documents proviennent du Pentagone, du FBI, de la CIA, du Département d'État et du Bureau exécutif du président ; le plus ancien date de 1950 et le plus récent de cette année. 

L'essentiel des documents publiés vendredi comprend des vidéos granuleuses, caractéristiques des précédentes révélations, montrant des objets volants capturés par des capteurs et des caméras militaires.

Six des vidéos montrent différentes versions du même incident : une rencontre au-dessus du golfe d'Oman entre des forces d'opérations spéciales à bord d'un avion de combat AC-130J en septembre 2021. Les clips sont des vidéos de téléphone portable d'écrans sur l'avion de combat, montrant des objets détectés par ses capteurs infrarouges et autres. 

Un rapport de renseignement accompagnant les images apporte un éclairage supplémentaire. Ce rapport indique que les forces à bord de l'hélicoptère de combat ont « observé environ 25 cas de PAN lors d'un exercice de tir réel dans le golfe d'Oman ».

« Les phénomènes aériens non identifiés (PAN) ont été observés sous forme de sphères froides volant à basse altitude entre 400 et 2 100 km/h, selon différentes formations, et effectuant des manœuvres agressives. Les PAN semblaient également réagir aux tirs du canon principal de l’appareil », indique le rapport. 

L'incident n'a pas pu être résolu par le Bureau de résolution des anomalies tous domaines, l'organe d'enquête sur les PAN du Pentagone.

Une vidéo transmise par le Commandement central américain montre des images prises par un avion militaire au-dessus d'une zone habitée du Moyen-Orient en 2025. On y voit ce qui semble être un objet traversant l'écran à grande vitesse. L'incident reste non élucidé.

Une autre vidéo montre des images filmées cette année par un « agent spécial du gouvernement américain » dans l'ouest des États-Unis. Le Pentagone a déclaré que la vidéo « présente deux zones contrastées, très lumineuses et se déplaçant lentement, visibles en imagerie infrarouge ».

Un rapport partiellement expurgé concernant cette intervention indique que l'agent a reçu un signalement concernant la détection d'une fréquence radio et a rapidement pointé un capteur infrarouge portatif dans sa direction. 

« Il a aperçu un objet noir dans le ciel. Il ne se déplaçait pas rapidement. Il a pris des photos à l'aide de son appareil optique. Pendant son observation, il a aperçu un deuxième objet à droite du premier et a pris d'autres photos et vidéos. Les deux objets se déplaçaient ensemble à la même vitesse », indique le rapport du FBI. « Ils étaient tous deux d'un noir intense. Il les a perdus de vue lorsqu'ils ont disparu de son champ de vision. La durée totale de l'observation a été d'environ 5 à 10 minutes. »

Les documents publiés vendredi comprennent huit formulaires 302, utilisés par le FBI pour consigner les détails des entretiens avec les témoins. Ces huit formulaires comportent des passages expurgés afin de protéger les informations confidentielles, et la plupart sont accompagnés de dessins d'artistes du FBI représentant les objets décrits par les témoins. D'autres formulaires ont été publiés avec des enregistrements vidéo réalisés par les personnes interrogées, montrant ce qui semble être des orbes et d'autres sources lumineuses dans le ciel. 

Un rapport 302 particulièrement notable relate une interview d'un ancien pilote militaire en 2024. Ce dernier a déclaré à un agent que des pilotes militaires avaient commencé à observer d'étranges lumières dans le ciel entre minuit et 3 heures du matin l'année précédente. Il a précisé avoir aperçu ces lumières pour la première fois lors d'un vol entre le Massachusetts et l'Irlande en octobre 2023.

« [Nom masqué] se trouvait à une altitude de 11 280 mètres et pensait que les lumières étaient plus hautes que lui, probablement à 15 240 mètres ou plus. Les lumières étaient blanches, apparaissaient faiblement, puis devenaient plus brillantes avant de s’éteindre complètement », indique le rapport. « Le cycle complet des lumières durait de 10 secondes à une minute. »

Le pilote a déclaré avoir aperçu ces lumières une dizaine de fois après cette première expérience. 

Il a également raconté à l'agent quelque chose qu'il avait vu alors qu'il servait en Afghanistan en 2002.

« Vers 4 h 30, heure locale, [nom masqué] a remarqué que les étoiles disparaissaient au-dessus de Bagram. Un objet énorme, de forme triangulaire équilatérale, semblait passer au-dessus de sa tête, d'ouest en est. Il se déplaçait silencieusement, à une vitesse et une altitude constante, probablement 150 nœuds, sans aucune lumière visible », a écrit l'agent. 

Le pilote « a estimé sa taille à 150 mètres, mais il ne pouvait pas distinguer clairement la forme de l'objet ». Il a rapporté que le pilote qui l'accompagnait « a également observé le triangle et, lorsqu'il est passé au-dessus de lui, a demandé : "Tu as vu ça ?" » 

Le FBI a produit cette représentation artistique de l'objet :

Reconstitution par le FBI du témoignage du pilote militaire. - FBI

mercredi 29 juillet 2026

L’AARO DE PLUS EN PLUS CRITIQUE !

 UFOLOGIE AMERICAINE


L’AARO DE PLUS EN PLUS CRITIQUE !

Dans un article publié par Sentinel News Lucianna Henry met en évidence les divers manquements de l’AARO, c’est une étude intéressante, mais il est important de distinguer les faits établis, les critiques documentées et les interprétations de l'auteure.

Son article dresse un réquisitoire sévère contre l'AARO sous la direction du Dr Sean Kirkpatrick, tout en estimant que l'arrivée du Dr Jon Kosloski pourrait marquer une évolution.

Les principaux reproches adressés à l'AARO

          1. Un manque de transparence

Il s'agit probablement de la critique la plus fréquente. Lorsque le Congrès a créé l'AARO en 2022, ses objectifs étaient notamment :

1.    Centraliser les signalements de PAN ;

2.    Informer le Congrès ;

3.    Améliorer la transparence ;

4.    Examiner les programmes historiques remontant jusqu'en 1945.

Or, selon Lucianna Henry, l'AARO a surtout communiqué des conclusions générales, sans rendre publiques la majorité des données techniques (radars, télémétrie, imagerie infrarouge, etc.), ce qui limite toute vérification indépendante.

            2. Une enquête jugée insuffisamment rigoureuse

L'auteure estime que plusieurs enquêtes ont été closes rapidement par des explications conventionnelles sans que le raisonnement complet soit publié. Les critiques portent notamment sur l'absence de publication systématique des données brutes, l'impossibilité pour des experts indépendants de reproduire les analyses et une tendance à privilégier d'emblée des hypothèses prosaïques.

Il faut toutefois rappeler qu'une partie importante des informations exploitées par l'AARO demeure classifiée pour des raisons de sécurité nationale, ce qui limite ce qui peut être rendu public.

3. Les relations difficiles avec les lanceurs d'alerte

C'est l'un des points les plus sensibles car plusieurs personnalités ont publiquement critiqué Sean Kirkpatrick. Il s’agit notamment de David Grusch, le contre-amiral (ret.) Tim Gallaudet, Ross Coulthart et d'autres témoins militaires etc…

Selon ces personnalité l'AARO n'aurait pas réellement pris en compte certains témoignages et il faut ajouter que plusieurs témoins auraient perdu confiance dans le bureau. Notons que certains auraient préféré saisir directement l'Inspecteur général du renseignement (ICIG) ou le Congrès plutôt que l'AARO.

Il convient néanmoins de souligner que ces affirmations reposent principalement sur les déclarations des intéressés et n'ont pas toutes été corroborées par des documents officiels. Une analyse générale des diverses déclarations va toutefois dans le sens d’une gestion par l’AARO non satisfaisante.

4. Le rapport historique de l'AARO

Le rapport historique publié en 2024 a suscité de nombreuses critiques. Ses détracteurs lui reprochent notamment d'avoir minimisé certains programmes historiques, d'avoir écarté plusieurs témoignages d'anciens responsables militaires ou d'avoir conclu qu'aucune preuve ne démontrait l'existence d'un programme secret de récupération d'engins d'origine non humaine.

À l'inverse, l'AARO maintient que son examen des archives disponibles n'a révélé aucun élément probant en ce sens. Il faut également noter que le Rapport 2025 publié ces derniers jours laisse lui aussi entrevoir de nombreuses critiques.

5. La communication de Sean Kirkpatrick

Photo : Dr Sean Kirkpatrick,

Lucianna Henry revient sur plusieurs épisodes où Sean Kirkpatrick a été accusé d'avoir tenu des propos inexacts ou inutilement polémiques. Elle cite notamment :

1.    Son échange public avec Tim Gallaudet ;

2.    Ses commentaires sur certains pilotes militaires, qui sont inappropriés

3.    Sa contestation des affirmations de David Grusch, sans vraiment apporter de preuves,

4.    Des controverses autour de sa présence à des réunions consacrées à Skinwalker Ranch.

5.    Etc….

Ces épisodes ont contribué à détériorer les relations entre l'AARO et une partie des acteurs du dossier, des spécialistes incontestés ou des scientifiques !

Les manquements que l'on peut raisonnablement attribuer à l'AARO en se limitant aux éléments objectivement observables, plusieurs critiques apparaissent fondées comme une transparence limitée

Le Congrès avait affiché l'ambition d'une plus grande ouverture mais dans les faits peu de dossiers complets ont été publiés et les données techniques restent rarement accessibles. On ajoutera que les critères précis de résolution des cas sont souvent peu détaillés.

On peut lui reprocher aussi une communication parfois maladroite car sous Sean Kirkpatrick plusieurs déclarations ont été perçues comme condescendantes envers les témoins, puis la confiance avec une partie des pilotes militaires et des lanceurs d'alerte s'est dégradée.

Dans un domaine où la crédibilité des témoins est essentielle, cet aspect est loin d'être anodin.

Ce qui peut être inexcusable, c’est les relations tendues avec le Congrès. Il est notoire que plusieurs parlementaires, dont Tim Burchett, Anna Paulina Luna et d'autres membres du caucus UAP, ont exprimé leur frustration face aux réponses fournies par l'AARO, estimant que certaines informations restaient inaccessibles malgré les demandes officielles.

Une critique établie et là aussi inexcusable de la part de l’AARO, c’est la lenteur de certaines investigations et les retards dans la publication de rapports demandés par le Congrès.

L’AARO a manqué d’indépendance et cette indépendance a été perçue comme insuffisante car bien que l'AARO soit chargé d'enquêter sur des activités pouvant concerner le ministère de la Défense, l’AARO demeure lui-même intégré au DoD.

Cette situation alimente une interrogation récurrente : un organisme rattaché au Pentagone peut-il enquêter en toute indépendance sur d'éventuels programmes relevant du même ministère ? Cette question institutionnelle est régulièrement soulevée, sans constituer en elle-même la preuve d'une dissimulation. Le directeur de l’AARO aurait du protester contre cet état de fait, or il ne l’a pas fait.

L'arrivée du Dr Jon Kosloski

Photo : Jon Kosloski

Lucianna Henry voit dans la nomination du Dr Jon Kosloski un possible changement de cap. Les premiers signes souvent mis en avant dans cette nouvelle situation une communication plus mesuré ainsi qu’une volonté affichée de réexaminer certains dossiers et également le fait que des échanges sont décrits comme plus ouverts avec des témoins et des experts.

Cependant, à ce stade, il est encore prématuré de conclure à une rupture profonde. Les éléments publics restent limités et il faudra juger cette nouvelle direction sur ses résultats : qualité des enquêtes, publication des données lorsque cela est possible, coopération avec le Congrès et traitement des témoignages.

On peut dire que l’'article de Lucianna Henry est solidement documenté sur plusieurs controverses publiques, mais il adopte clairement une perspective favorable aux partisans d'une divulgation plus large. Il rassemble de nombreuses déclarations de Ross Coulthart, Tim Gallaudet ou David Grusch, dont certaines restent contestées ou non vérifiées indépendamment.

En revanche, plusieurs critiques adressées à l'AARO dépassent le seul cadre de cet article et reviennent de manière récurrente dans les débats au Congrès :

·         Une transparence jugée insuffisante ;

·         Une communication parfois contre-productive ;

·         Des relations difficiles avec certains témoins ;

1.    Des rapports considérés comme trop conclusifs au regard des données rendues publiques.

Ces critiques ne démontrent pas, à elles seules, l'existence d'un programme secret de récupération d'engins d'origine non humaine. Elles mettent toutefois en évidence une crise de confiance persistante entre l'AARO, une partie du Congrès, plusieurs lanceurs d'alerte et une fraction de la communauté spécialisée dans l'étude des PAN.  

Équipe rédactionnelle du GEOS France GL


                        Sources :

    Sentinel News - THE AARO SAGA - by Lucianna Henry - Sentinel News

2 days ago — Dr Sean Kirkpatrick led AARO from its inception in July 2022 till December 2023. ... In November 2024, Jon Kosloski was appointed as new director ...Read more

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EXCLUSIVE: Pentagon UFO chief Dr Sean Kirkpatrick will be REPLACED by end of the year as whistleblowers accuse him of lying to the public and ...Read mor

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Journalist Lucianna Henry argues that AARO's record, particularly under former director Dr. Sean Kirkpatrick, raises concerns about ...

    reddit.com - Sean Kirkpatrick departs from consultant role at AARO

Sources inform Liberation Times that his successor Dr. Kosloski is showing promising signs of adopting a new