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vendredi 17 juillet 2026

La NASA au cœur d’un nouveau séisme UAP

 Objets inexpliqués, révélations et politique de transparence : la NASA au cœur d’un nouveau séisme UAP

Grand reportage – Juillet 2026

Jared Isaacman

Prologue : un murmure dans un podcast, un frisson dans la communauté UAP

Le 30 juin, dans un studio feutré où les néons bleutés dessinaient des ombres sur les micros, Jared Isaacman — pilote, milliardaire, et figure montante du spatial privé — a prononcé une phrase qui allait immédiatement faire vibrer les radars de la communauté UAP.

« La NASA détient des images montrant des objets qui défient nos explications actuelles. »

Une phrase simple, presque anodine. Mais dans l’Amérique de 2026, où la transparence sur les phénomènes aériens non identifiés est devenue un enjeu politique, scientifique et culturel, elle a l’effet d’une étincelle.

Isaacman, prudent, a aussitôt évoqué des artefacts optiques, des défaillances de capteurs, des illusions d’optique. Mais le mal était fait : la NASA, jusque‑là discrète dans la vague de déclassification orchestrée par Washington, venait d’être propulsée au centre du jeu.

Une révélation qui tombe au moment le plus sensible

10 juillet 2026 : la nouvelle série de documents UAP est mise en ligne sur WAR.GOV

La date n’est pas anodine. Dix jours après le podcast d’Isaacman, le Department of War publie une nouvelle série d’images et de vidéos UAP sur le portail officiel war.gov, devenu la vitrine de la politique de transparence américaine.

Ces documents, issus de plusieurs agences — NASA, ODNI, DOE, AARO, FBI — sont présentés comme des cas non résolus, faute de données suffisantes pour une identification.

La proximité entre la déclaration d’Isaacman et la publication du 10 juillet intrigue. Dans les milieux ufologiques, certains y voient une stratégie de communication coordonnée. Dans les cercles scientifiques, on parle plutôt de hasard ou de « bruit médiatique ».

Mais dans les rédactions, une question s’impose : Pourquoi Isaacman a‑t‑il parlé maintenant ?

Le programme PURSUE : la machine de déclassification américaine

Une politique de transparence sans précédent

Depuis le printemps 2026, l’administration Trump a lancé PURSUE, un programme visant à identifier, déclassifier et publier les documents liés aux UAP, qu’ils proviennent de l’armée, des agences civiles ou des laboratoires fédéraux.

PURSUE implique :la NASA, le Department of War, l’ODNI (renseignement), le DOE (énergie), l’AARO (analyse UAP), le FBI, et plusieurs centres de recherche. Jamais une telle coalition n’avait été mobilisée autour d’un sujet longtemps considéré comme marginal.

Les images publiées le 10 juillet présentent des objets, des signatures, des anomalies. On y voit des objets capturés par des capteurs militaires ou scientifiques, des trajectoires impossibles à corréler avec des phénomènes connus, des signatures thermiques ou radar atypiques, et des comportements qui défient les modèles atmosphériques.

Mais aucune conclusion les documents sont classés dans la catégorie : « Non résolus – données insuffisantes »

Un libellé qui, dans le jargon UAP, signifie : phénomène réel, mais interprétation impossible avec les données disponibles.

Isaacman insiste : les capteurs spatiaux sont sensibles, sujets à des erreurs de calibration. Les illusions d’optique sont fréquentes. Les phénomènes atmosphériques peuvent tromper même les instruments les plus sophistiqués.

Deux visions s’affrontent

             La science, lente, méthodique, exigeante. 

            La politique, rapide, spectaculaire, orientée vers la transparence.

Le Department of War parle de « révélation historique ». Les scientifiques parlent de « données brutes à analyser ».

Pourquoi cette révélation est stratégique

            1. La NASA est officiellement impliquée dans l’analyse UAP. Même si l’agence reste silencieuse,             Isaacman confirme qu’elle détient des images inédites.

2. La déclaration intervient au moment exact d’une nouvelle publication UAP.

3. La coïncidence interroge car le programme PURSUE implique une coordination massive. En fait Jamais autant d’agences n’avaient travaillé ensemble sur les UAP.

            4. La tension entre science et politique devient centrale.

La prudence scientifique contre la communication gouvernementale.

 Timeline : six ans de révélations UAP 

2021 - Rapport ODNI : les UAP deviennent un sujet officiel. 

2022–2024 - Multiplication des vidéos militaires authentifiées

2025 - Création de l’AARO, agence dédiée aux UAP.

Mai 2026 - Lancement du programme PURSUE.

Juin 2026 - Isaacman évoque des images détenues par la NASA. 

10 juillet 2026 - Publication de la nouvelle série UAP sur war.gov.


Ce que cela pourrait annoncer

Trois scénarios possibles

Scénario 1 : Clarification scientifique

Les images sont identifiées comme des artefacts ou des phénomènes naturels.

Scénario 2 : Ambiguïté persistante

Les objets rejoignent la longue liste des cas « non résolus ».

Scénario 3 : Escalade médiatique

La NASA devient un acteur central du débat UAP, poussant d’autres agences à dévoiler leurs archives.


 


Photo : © Nasa - Cliché pris lors de la mission Apollo 12, montrant un phénomène curieux de trois points lumineux.

 

Portrait  

Jared Isaacman, l’homme qui parle quand les autres se taisent

Isaacman n’est pas un amateur. Pilote chevronné, fondateur de Shift4 Payments, commandant de missions privées avec SpaceX, il est l’un des rares civils à avoir accès à des données sensibles.

Son influence dans le secteur spatial lui donne un poids particulier. Quand il parle, les agences écoutent. Quand il évoque des images inexpliquées, les rédactions s’agitent.

PBS News du 4 novembre 2024 présente la nomination à la tête de la NASA comme suit :

Un milliardaire du secteur technologique qui a acheté une série de vols spatiaux à SpaceX d'Elon Musk et a effectué la première sortie extravéhiculaire privée a été nommé mercredi par le président élu Donald Trump pour diriger la NASA.

Jared Isaacman, 41 ans, PDG et fondateur d'une société de traitement des paiements par carte, collabore étroitement avec Musk depuis l'achat de son premier vol charter avec SpaceX. Il a emmené avec lui les gagnants d'un concours lors de ce voyage en 2021, puis a réitéré l'expérience en septembre avec une mission au cours de laquelle il a brièvement effectué une sortie extravéhiculaire pour tester les nouvelles combinaisons spatiales de SpaceX.

Si sa nomination est confirmée, Isaacman remplacera Bill Nelson, 82 ans, ancien sénateur démocrate de Floride, désigné par le président Joe Biden. Nelson avait volé à bord de la navette spatiale Columbia en 1986 – lors du vol qui a précédé la catastrophe de Challenger – alors qu'il était membre du Congrès.

Isaacman a déclaré qu'il était honoré d'être nominé et qu'il serait « reconnaissant de servir ». « Ayant eu la chance de voir notre incroyable planète depuis l'espace, je suis passionné par le fait que l'Amérique soit à la tête de la plus incroyable aventure de l'histoire de l'humanité », a-t-il déclaré via X.

https://www.pbs.org/newshour/politics/trump-picks-jared-isaacman-billionaire-who-performed-first-private-spacewalk-to-lead-nasa?utm_source=copilot.com

Conclusion — Une pièce de plus dans un puzzle qui s’assemble lentement

La révélation d’Isaacman n’est pas un coup de tonnerre isolé. Elle s’inscrit dans une stratégie de divulgation orchestrée par Washington, où la transparence sur les UAP est devenue un outil politique autant qu’un enjeu scientifique.

Les images évoquées pourraient n’être que des anomalies techniques. Mais leur existence confirme que la NASA est au cœur du dispositif d’analyse des phénomènes inexpliqués.

Dans un monde où la science avance prudemment et où la politique accélère la transparence, chaque nouvelle image devient un fragment d’un puzzle plus vaste : celui de la compréhension — ou de la révélation — des UAP.

Équipe rédactionnelle du GEOS France. -  Paul G.



samedi 11 juillet 2026

USA - Le Pentagone publie de nouvelles vidéos et documents sur les PAN - UAP.

Le Pentagone publie de nouvelles vidéos et des documents historiques sur les phénomènes aériens non identifiés, mais la situation reste floue.

Micah Hanks

10 juillet 2026

Source – Traduction : https://thedebrief.org/pentagon-releases-new-batch-of-uap-videos-and-historical-files-but-clarity-remains-elusive/

 

Le département de la Guerre des États-Unis (DOW) a publié vendredi sa dernière collection d'images et d'autres documents relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés (PAN).

Quatrième publication officielle dans le cadre de ce que le DOW a baptisé le Système présidentiel de déclassification et de signalement des rencontres avec des UAP (PURSUE), la dernière série de fichiers comprend plusieurs nouvelles vidéos militaires américaines inédites montrant des objets aériens non identifiés, acquises par le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) du Pentagone.

« Aujourd’hui, le ministère de la Guerre publie la quatrième série de documents déclassifiés et historiques sur les phénomènes anormaux non identifiés (PAN) dans le cadre du système présidentiel de déclassification et de signalement des rencontres avec des PAN (PURSUE) », a déclaré Sean Parnell, adjoint au secrétaire à la Guerre pour les affaires publiques et porte-parole en chef du Pentagone, dans un communiqué.

« La collection reste hébergée sur WAR.GOV/UFO, et le Département publiera des fichiers supplémentaires au fur et à mesure », a déclaré Parnell.

Comme pour les publications précédentes, les nouvelles vidéos laissent une large place à l'imagination ; elles montrent le plus souvent de petits objets flous capturés par des systèmes de ciblage électro-optiques multi-capteurs embarqués sur des avions de chasse ou des drones, et parfois par des systèmes d'imagerie à bord d'avions civils. Outre ces nouvelles images, plusieurs documents historiques datant des années 1940 ont été inclus, la plupart ayant déjà été publiés par diverses agences gouvernementales américaines.

Voici un aperçu de quelques points clés tirés du dernier lot de documents relatifs aux PAN publiés par le Pentagone.

Analyse approfondie de la dernière publication de fichiers PURSUE UAP

Une série d'images historiques de la NASA incluse dans la nouvelle version de PURSUE provient de la mission STS-80 de 1996. L'entrée sur le site du DOW, « NASA-UAP-D030, STS-80 Unidentified Object Image 1, 1996 » , présente des photographies prises par les astronautes à bord de la navette spatiale Columbia à l'époque, montrant un petit objet de forme triangulaire ou conique.

« Lors de la mission STS-80, entre le 19 novembre et le 7 décembre 1996, les astronautes à bord de la navette spatiale Columbia ont pris trois clichés d'un objet non identifié en orbite terrestre basse. Sur la première photographie, l'objet est visible près du centre de l'image, à droite du limbe terrestre », indique la légende accompagnant l'une des images sur le site web du DOW.

On ignore la nature de l'objet photographié, mais il convient de noter que plusieurs phénomènes apparemment inhabituels ont été observés lors de la mission STS-80, notamment des formes lumineuses et granuleuses capturées par les caméras arrière de la navette. L'interprétation la plus courante est qu'il s'agissait de particules de glace émises par la navette, dont les surfaces hautement réfléchissantes auraient pu produire les effets optiques capturés par les caméras, en particulier dans des conditions de faible luminosité.

DOW-UAP-PR030, Rapport sur un PAN non résolu, Moyen-Orient, 2023 : Dans cette vidéo, « Deux zones de contraste traversent le champ de vision du capteur. La première entre dans le champ de vision par le bas à droite et en sort par le haut de l’image. La seconde, relativement plus petite, entre par le haut et en sort par le bas. »

La forme inhabituelle de l'objet apparaissant pour la première fois dans le cadre par le bas de l'écran pourrait potentiellement être le résultat d'un artefact de capteur, similaire à celui observé dans des vidéos précédentes publiées par le DOW, où l'apparence en forme d'étoile des pics de réfraction émanant d'un objet ( comme on le voit également dans cet exemple tiré de la publication la plus récente) avait été interprétée à tort par certains comme étant la forme littérale du prétendu UAP.

DOW-UAP-PR108, Rapport d'observation d'un PAN non résolu, Ouest des États-Unis, 2020 : Ces images, apparemment capturées au-dessus de l'Ouest des États-Unis en 2020, sont remarquables (ne serait-ce que pour cette raison) en raison de leur ressemblance avec les célèbres images « Tic Tac » de 2004, prises par le pilote de F/A-18 Chad Underwood au large des côtes de Basse-Californie. Hormis cette ressemblance superficielle, ces images – comme d'autres récemment publiées par PURSUE – n'apportent que peu d'informations supplémentaires, et la nature de l'objet (visible ci-dessous) reste inconnue.


Photo : Image extraite de la vidéo « DOW-UAP-PR108, Rapport UAP non résolu, Ouest des États-Unis, 2020 » du DOW, incluse dans la dernière publication PURSUE numéro quatre

Plusieurs autres exemples d'images incluses dans la quatrième publication PURSUE montrent des objets apparemment en vol à grande vitesse, comme un objet apparaissant dans « DOW-UAP-PR112, Rapport UAP non résolu, Est des États-Unis, 2019 », où l'observateur aurait décrit l'objet en question comme présentant « des caractéristiques de vol différentes de tout ce que [l'observateur] avait vu en 28 ans pour l'US Air Force et l'US Navy ».

D'autres objets apparaissant dans les vidéos incluses dans la dernière publication, tels que le PAN dans « DOW-UAP-PR116, Rapport sur un PAN non résolu, Océan Atlantique, 2020 », comprennent des descriptions de l'observateur qui notent un objet de « couleur marron foncé, d'environ 12 à 15 pieds de hauteur » qui « se déplaçait avec le vent », ne « manœuvrait pas et ne changeait pas de direction », et qui ressemblait à un « grand ballon quelque peu déformé ».

Image extraite d'une vidéo d'un objet inclus dans la dernière version PURSUE 04, qui semble correspondre le plus à un ballon ou à un groupe d'objets gonflables similaires (Crédit image : DOW).

Nous partageons l'avis des témoins : la dynamique de vol de l'objet dans la vidéo (ci-dessus) correspond parfaitement à celle d'un objet gonflable, malgré sa forme inhabituelle (il pourrait également s'agir d'un amas de petits ballons). On peut en dire autant d'autres exemples récemment publiés, où, dans certains cas, des charges utiles suspendues sous ce qui sont manifestement des ballons sont clairement visibles dans les vidéos supposées d'« OVNI ».

La clarté reste difficile à atteindre, mais d'autres sorties suivront.

À ce jour, aucune des vidéos ou autres documentations mises à disposition sur le site web de DOW dans le cadre de ses publications PURSUE ne fournit d'exemples clairs d'objets attribuables à des aéronefs inconnus, ou d'objets présentant des technologies inhabituelles ou avancées.

Dans sa déclaration de vendredi, Parnell a indiqué que le DOW et ses partenaires « travaillent activement à la prochaine publication des fichiers UAP », qui devrait être disponible sur le site web du DOW dans les prochaines semaines. En attendant, les quatre publications existantes d'images et de documentation sur les UAP sont accessibles sur la page PURSUE du DOW .

Micah Hanks

 

 

Micah Hanks est rédacteur en chef et cofondateur de The Debrief. Journaliste spécialisé depuis longtemps dans les sciences, la défense et les technologies, avec une expertise particulière en espace et en astronomie, vous pouvez le contacter à l'adresse micah@thedebrief.org . Suivez-le sur les réseaux sociaux  (@MicahHanks ) et sur  son site web : micahhanks.com

 

 



dimanche 28 juin 2026

ovni - uap - BURLISON DÉPOSE UNE PROPOSITION DU CONSEIL D'EXAMEN UAP AU PROJET DE LOI SUR LA DÉFENSE DE LA CHAMBRE

BURLISON DÉPOSE UNE PROPOSITION DU CONSEIL D'EXAMEN UAP AU PROJET DE LOI SUR LA DÉFENSE DE LA CHAMBRE

DOUGLAS DEAN JOHNSON

À la Chambre des représentants des États-Unis, le député Eric Burlison (R-MO) a déposé aujourd'hui (18 juin 2026) devant la commission des règles de la Chambre, en tant qu'amendement possible à la loi d'autorisation de la défense nationale (H.R. 8800) pour l'exercice 2027, une proposition de 65 pages visant à établir un comité fédéral de révision dédié à la localisation des dossiers et des documents relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés (UAP).

L'amendement de Burlison, coparrainé par les représentants Eli Crane (R-AZ) et Andre Carson (D-IN), n'est pas qualifié de « UAP Disclosure Act » (UAPDA), mais il suit en grande partie les propositions portant ce nom en 2023, 2024 et 2025. La proposition de Burlison serait intégrée au cadre « UAP Records Collection » au sein des Archives nationales et de l'Administration des archives (NARA), adopté comme compromis fin 2023. Mais la proposition de Burlison irait bien plus loin, créant une agence fédérale temporaire et un conseil d'administration de neuf membres, avec des membres nommés par le président et confirmés par le Sénat. Cette agence serait habilitée à rechercher les dossiers et documents liés aux UAP dans le but d'une divulgation publique ordonnée, sous réserve de certaines contraintes.

Le Conseil d'examen proposé aurait le pouvoir d'émettre des assignations à comparaître dans certaines circonstances et de demander des assignations délivrées par le procureur général dans d'autres. Une disposition contestée par certains groupes orientés vers les OVNI ces dernières années, permettant au gouvernement de saisir des matériaux jugés d'origine non humaine par l'exercice du pouvoir de dépropriation, reste dans l'amendement. L'amendement de Burlison ne contient PAS les « conclusions, déclarations et objectifs » qui faisaient partie de la « loi sur la divulgation des UAP » originale dévoilée au Sénat en juillet 2023 par les sénateurs Chuck Schumer (D-NY) et Mike Rounds (R-SD). Ces dispositions, souvent citées dans les milieux ufologiques, suggéraient l'existence de registres de PAN cachés à une surveillance appropriée par une classification excessive, et affirmaient que la législation était « nécessaire pour rétablir une surveillance adéquate des dossiers de phénomènes anormaux non identifiés par des élus tant dans les branches exécutives que législative du gouvernement fédéral, qui aurait autrement manqué... » Pourtant, la nouvelle version de Burlison conserve plusieurs dispositions qui font référence à plusieurs reprises à « l'intelligence non humaine », que l'amendement définit comme signifiant « toute forme de vie intelligente et non humaine, indépendamment de sa nature ou de son origine ultime, qui pourrait être présumée responsable de phénomènes anormaux non identifiés ou dont le gouvernement fédéral a eu connaissance. » La proposition fait également référence à plusieurs reprises à des « technologies d'origine inconnue », définies comme incluant des dispositifs « incorporant la science et la technologie qui ne possèdent pas d'attribution prosaïque ni de moyens connus de fabrication humaine ».

Le Comité des règles peut se réunir la semaine du 29 juin pour décider quels amendements pourront être examinés lorsque la Chambre plénière examinera le projet de loi H.R. 8800, ce qui pourrait avoir lieu la même semaine. Plus de 1 100 amendements proposés avaient été déposés auprès du Comité des règles de la Chambre avant la « date limite » à 17h aujourd'hui (18 juin 2026), et certains amendements supplémentaires sont généralement acceptés tardivement. Cependant, d'après la pratique des années précédentes, seule une fraction des modifications déposées sera apportée pour être examinées en pleni. Les amendements de l'UAPDA n'ont pas été faits dans l'ordre lors du dépôt des règles en 2024 (par le représentant Robert Garcia, D-CA) et en 2025 (par Burlison). Le texte complet de l'amendement Burlison (amendement n° 1044 sur la liste des amendements au H.R. 8800 du Comité des Règles) peut être téléchargé via le lien dans la première réponse. Les questions ou commentaires portant directement sur le fond de cette proposition législative ou d'autres propositions connexes, ou sur le processus législatif en cours, sont les bienvenues ci-dessous, bien que je ne puisse toujours pas répondre rapidement. La discussion sur d'autres sujets ou personnalités des UAP n'a pas sa place dans ce fil ; ceux qui violent gravement cet avis peuvent être bloqués.

Publié sur X : https://x.com/ddeanjohnson/status/2067769782481592405?s=20

 


DOUGLAS DEAN JOHNSON

Douglas Dean Johnson est un journaliste indépendant qui couvre les actions du Congrès et du pouvoir exécutif concernant les phénomènes aériens non identifiés (PAN), et qui enquête sur les allégations et les canulars liés aux PAN. Retrouvez-le sur X et BlueSky sous le nom @ddeanjohnson.

 


jeudi 18 juin 2026

vers une nouvelle approche institutionnelle des UAP : Un conseil scientifique pour les phénomènes aériens non identifiés

Un conseil scientifique pour les phénomènes aériens non identifiés : vers une nouvelle approche institutionnelle des UAP

Une initiative portée par Avi Loeb, Astrophysicien

Création d'un "UAP Science Advisory Council" (Conseil consultatif scientifique sur les PAN) pour le gouvernement américain. Cette annonce a été faite le 13 juin 2026 et officiellement détaillée dans un essai publié par le scientifique le même jour. Contrairement à un projet purement académique, ce conseil a été directement mandaté par les plus hautes sphères de l'État américain. Avi Loeb a déclaré avoir été chargé de le former par la Maison Blanche, la communauté du renseignement et le Pentagone

Le Dr Avi Loeb est une figure atypique dans le paysage académique. Ancien directeur du département d’astronomie de Harvard, il s’est distingué par sa volonté de légitimer scientifiquement l’étude des phénomènes aériens non identifiés (UAP). C’est donc une personnalité scientifique compétente et qui vraiment s’intéresse depuis longtemps au phénomène des Objets Volant Non Identifiés.

Il est également à l’origine du Galileo Project, qui vise à appliquer une méthodologie scientifique rigoureuse à l’étude d’objets anormaux (notamment via capteurs optiques, radar et IA).

L’annonce de la création d’un UAP Science Advisory Council marque une étape supplémentaire : passer d’un effort académique à une interface directe avec les institutions gouvernementales américaines.

Le conseil est censé conseiller plusieurs agences clés :

  • AARO
    → Bureau du Pentagone chargé d’analyser les UAP dans tous les milieux (air, mer, espace).
  • ODNI
    → Coordination du renseignement américain, impliqué dans les rapports officiels sur les UAP.
  • FBI
    → Implication possible sur les aspects de sécurité nationale ou d’intrusion technologique.
  • Autres acteurs de la communauté du renseignement (NSA, CIA, etc., non toujours explicitement nommés).

Cela signifie donc que les UAP ne sont plus uniquement une curiosité scientifique, mais un enjeu de sécurité nationale et de renseignement. L’évolution concernant l’importance de ce phénomène est de plus en plus évidente et il devient aux USA, un domaine auquel il faut s’intéresser.

Photo : Photo montage Avi Loeb présentant son projet. (Imaginé).

Le conseil rassemble des experts dans plusieurs domaines comme l’Astrophysique (Analyse des trajectoires, signatures énergétiques, comportements non conventionnels et entre autres l’évaluation d’hypothèses exotiques (technologies avancées, phénomènes naturels rares). L’intelligence artificielle pour un traitement massif de données (vidéo, radar, satellite) ou par exemple la détection de motifs invisibles à l’œil humain. L’instrumentation scientifique pour développer des capteurs dédiés ou encore la standardisation des protocoles de mesure (un point historiquement faible). La Psychologie humaine pour tout ce qui concerne l’Étude des biais cognitifs et l’évaluation de la fiabilité des témoignages.

Voici les noms des premiers membres de cette équipe pluridisciplinaire, qu’Avi Loeb qualifie "d'équipe A de scientifiques exceptionnels", avec des expertises variées :

-       Dr. Richard Cloete : expert en analyse de données et IA

-       Dr. Regina Sarmiento : experte en analyse de données et IA

-       Prof. Matthew Szydagis : expert en instrumentation et collecte de données

-       Dr. Devesh Nandal : expert en analyse numérique et en astrophysique

-       Dr. Omer Eldadi : expert en gestion de données, IA et psychologie humaine

Leur mission sera d'apporter une rigueur scientifique à l'analyse des données, avec une méthodologie claire : collecter de nouvelles données de haute qualité, développer de meilleurs capteurs et outils d'IA. Comme l'a résumé Avi Loeb, l'approche à adopter est celle d'un bon détective : "résoudre les mystères en collectant de nouvelles preuves et en les analysant, plutôt que de discuter de l'inconnu sur les réseaux sociaux".

Comme on peut le constater cette diversité traduit une volonté de traiter les UAP comme un problème complexe multidimensionnel, et non comme une simple curiosité aéronautique.

Objectifs affichés

Le conseil vise à Améliorer la qualité des données de façon à passer du témoignage anecdotique à des mesures instrumentales fiables mais aussi à clarifier la nature des UAP, c’est-à-dire analyser les témoignages pour y identifier les phénomènes naturels mal compris, les technologies humaines (origine ennemie), les artefacts de capteurs et tout autre phénomène naturel ou appareils humains. Ce conseil aura aussi pour objectifs de conseiller les décideurs politiques dans le domaine de la réduction de l’incertitude stratégique et pour éviter les interprétations prématurées ou alarmistes.

Dans le domaine des UAP, on peut constater qu’il y a là une évolution institutionnelle majeure car historiquement les UAP étaient marginalisés scientifiquement et classifiés militairement. Aujourd’hui on observe une convergence entre science académique et renseignement.

Avi Loeb défend une idée simple mais controversée, pour lui les UAP doivent être étudiés comme n’importe quel phénomène physique ce qui implique une collecte de données reproductibles, la publication ouverte (en théorie) des résultats obtenus et d’oublier le stigmate associé au sujet. En fait cela rapproche l’étude des UAP de disciplines comme l’astrophysique ou la climatologie.

Les risques

Dans le travail courant et réel, on peut craindre que les agences de renseignement filtrent l’information ou encore privilégient des interprétations sécuritaires. On peut aussi penser qu’il y a un risque de surinterprétation, même avec de bons outils, les données ambiguës restent fréquentes et la causalité ne veut pas toujours dire causalité…. Au niveau du risque de transparence, il y aura toujours malheureusement des accès publics limité résultant des interférences et demandent de la part des organismes du renseignement ou encore militaires, ainsi que des données qui seront classifiées. Il est donc évident que malgré un habillage scientifique, une partie du processus reste opaque.

 Position controversée d’Avi Loeb

Il faut savoir aussi que Loeb est respecté mais aussi souvent critiqué par certains scientifiques qui l’accusent de spéculation prématurée (ex : hypothèse extraterrestre pour Oumuamua), d’autres par contre saluent son rôle de pionnier dans un domaine négligé. En fait, on peut considérer que son initiative peut être vue soit comme une avancée scientifique courageuse ou soit comme une tentative de légitimer un sujet encore fragile

Conclusion

La création de ce conseil marque une institutionnalisation sans précédent de l’étude des UAP. On peut considérer que pour le dossier des UAP c’est le passage du marginal au stratégique dans lequel on note une collaboration science–renseignement et une approche interdisciplinaire rigoureuse

Mais Il faut rester prudent car on doit faire face à des données encore limitées, une transparence partielle et une forte charge médiatique et spéculative

Ce conseil n’est pas une preuve de phénomènes extraordinaires, extraterrestres ou autres mais c’est plutôt une preuve que les autorités prennent désormais au sérieux l’ignorance autour des UAP

Équipe rédactionnelle GEOS France – PL

 

Votre site d’informations spécialisé sur le dossier des phénomènes aérospatiaux non identifiés dans le MONDE – LA FRANCE et les ETATS UNIS d’Amérique.

UNE INFORMATION GENERALE SUR LE PHENOMENE OVNI A FAIRE PASSER – SOUMMETTEZ NOUS VOTRE TEXTE : Gérard LEBAT - émail lebat1@aol.com

 

dimanche 14 juin 2026

DECLARATION DE PRINCIPE CONCERNANT LA RECHERCHE D’INTELLIGENES EXTRATERRESTRES DE L’IAA - MODIFICATION

MODIFICATION DE LA DECLARATION DE PRINCIPE CONCERNANT LA RECHERCHE D’INTELLIGENES EXTRATERRESTRES DE L’IAA

Nous vous communiquons ci-après, la procédure récemment adoptée dans ce domaine par l’IAA. 


INTERNATIONAL ACADEMY OF ASTRONAUTICS

6, rue Galilee, 75116 Paris,

France

Phone: 33 1 47 23 82 15

sgeneral@iaaspace.org - www.iaaspace.org

 

Déclaration de principe concernant la conduite de la recherche d'intelligences extraterrestres (SETI) (mise à jour 2026)

Préambule

L'Académie Internationale d'Astronomie (IAA) a adopté ces Principes pour guider les individus, les institutions, les organisateurs et autres entités collaboratrices dans la recherche scientifique d'Intelligence Extraterrestre (SETI), c'est-à-dire la recherche basée sur l'astronomie et les disciplines associées pour des technosignatures (1) ou des preuves de vie et de technologie intelligente passée ou présente au-delà de la Terre. Ces principes mis à jour ont été élaborés par le Comité SETI de l'IAA durant 2022-2025, puis approuvés par un récent vote du Comité.

Le but de cette déclaration est le suivant : affirmer notre engagement à mener la Recherche d'Intelligence Extraterrestre de manière rigoureuse scientifiquement et académiquement ; établir les meilleures pratiques, principes et lignes directrices pour que les scientifiques confirment les preuves nouvelles d'êtres extraterrestres intelligents ; de fournir des conseils à la communauté scientifique pour l'annonce d'un détection SETI confirmé qui équilibre l'incapacité de la communauté à fournir des informations claires et précises à un public large, avec une prise en compte appropriée pour la sécurité et la visibilité des scientifiques concernés ; et d'informer proactivement le public mondial de ces procédures et directives.

Les engagements de cette Déclaration sont pris en reconnaissant que les paysages scientifiques et de communication sont en perpétuel changement, et cette Déclaration sera complétée par des Lignes directrices sur les meilleures pratiques, incluant des directives concernant la sécurité des chercheurs et un Code de conduite qui sera périodiquement réexaminé et mis à jour. Cette déclaration et toute directive et codes supplémentaires seront déposés auprès de l'Académie internationale d'astronomie et disponibles sur le site de l'IAA [iaaspace.org].

______________________________________________________

1 Les « technosignatures » sont définies comme des preuves observables de technologies construites ou utilisées par des êtres extraterrestres, par exemple des signaux radio à bande étroite, des émissions laser, un excès infrarouge associé à une consommation d'énergie à grande échelle, des anomalies dans les mesures astronomiques dues à des mégastructures, etc., ou un artefact. Les technosignatures indiqueraient la présence de vie extraterrestre intelligente. Cette déclaration s'applique à la recherche de vie extraterrestre intelligente, et non à la vie extraterrestre en général, ni aux phénomènes anormaux unifiés (UAP) dans l'atmosphère terrestre.

 

Principes 1.

Gestion des preuves des candidats :

• En cas de pluralité de détection d'intelligence extraterrestre, le découvreur doit s'efforcer de faire tous les efforts possibles pour authentifier et soutenir la détection, en utilisant les ressources disponibles et en collaboration avec d'autres investisseurs. De tels efforts devraient idéalement inclure, sans s'y limiter, des observations indépendantes ou d'autres examens par plusieurs installations et par plusieurs organisateurs utilisant différents instruments et méthodes.

• L'information sur les signaux candidats ou d'autres détections potentielles doit être traitée avec une extrême prudence, en reconnaissant que les résultats initiaux peuvent être incomplets ou ambigus, nécessitant une analyse approfondie et une confirmation, ce qui peut être un processus long, et que l'étude de suivi peut ne pas aboutir à des conclusions définitives. Il est crucial de maintenir les plus hauts standards de responsabilité scientifique et d'intégrité tout au long de ce processus, y compris la reconnaissance des intérêts de l'humanité dans la découverte. Les meilleures pratiques et outils en communication scientifique doivent être utilisés pour transmettre clairement l'importance et la signification des découvertes candidates à des publics non spécialisés.

2. Communication et partage de l'information :

• Les praticiens du SETI et leurs institutions et organisations devraient être libres de présenter des rapports sur les actions et résultats dans les forums publics et professionnels. Les praticiens individuels ont le droit de refuser d'engager directement ou en partie avec les médias, y compris les réseaux sociaux, mais doivent faire de leur mieux pour s'assurer que leur organisation ou leur instituteur fournit des mises à jour sur leur science. Les institutions et organisations doivent prendre les mesures appropriées pour la sécurité de leurs chercheurs et les protéger des conséquences professionnelles négatives.

• Les institutions et organisations doivent répondre aux demandes raisonnables des organisations de presse, des plateformes des réseaux sociaux et d'autres médias de communication publique. Les réponses aux demandes doivent être rapides, précises et honnêtes.

• Il n'y a aucune obligation de divulguer les efforts de vérification tant qu'une découverte n'est pas confirmée. Si une technosignature candidate est découverte, des communications sur des observations et analyses en cours peuvent être nécessaires pour dissiper les rumeurs et fournir des informations précises et fiables. De même, si l'analyse détermine qu'une technosignature candidate précédemment signalée n'est pas d'origine extraterrestre, cela doit être rapidement divulgué et clairement communiqué.

 • Les affirmations et conclusions spéculatives ou non confirmées doivent être clairement identifiées comme telles. • Dans leurs échanges avec les médias et les médias, les institutions et organisations doivent fournir des informations précises et fluides.

3. Vérification de la communication :

 • Si le processus de vérification confirme le Principe 1 et confirme – par consensus des autres investisseurs impliqués et avec un degré de certitude jugé crédible par les découvreurs – qu'un signal ou autre les preuves sont dues à l'intelligence extraterrestre, les découvreurs ou leurs organisateurs ou institutions doivent rapidement rapporter cette conclusion de manière complète, complète et ouverte au public, à la communauté scientifique et au Secrétaire général des Nations Unies. Les découvreurs ou leurs organisateurs ou institutions devraient avoir la possibilité de faire la première annonce publique.

• Le rapport de vérification doit être évalué par des pairs et inclure les données sous-jacentes, le processus d'analyse des données et les résultats des efforts de vérification, toutes conclusions et interprétations, ainsi que tout contenu informel détecté. Ce rapport doit suivre les meilleures pratiques en matière de communication des risques. Ce rapport officiel de vérification doit également être adressé aux organisations concernées, notamment à l'Académie internationale d'astronomie, à l'Union astronomique interne, au Comité de recherche spatiale (COSPAR) du Conseil scientifique interne, à l'Institut international de droit spatial, à l'Union des télécommunications internationales, et au Comité national uni sur les usages pacifiques de l'espace, ainsi qu'à l'Office des affaires spatiales, et d'autres organes pertinents de l'ONU. Le public en libre accès des données de vérification est encouragé.

4. Surveillance, archivage et accessibilité des données :

• Toutes les données portant sur la preuve de l'intelligence extraterrestre, ainsi que les méthodes d'analyse et le code des données, doivent être préservées et diffusées à la communauté scientifique interne via des publications de revues évaluées par des pairs, des rencontres, des conférences, des sites web adaptés à l'archivage à long terme et d'autres moyens appropriés.

 • La découverte doit être suivie de manière connue, et les meilleures pratiques pour une gestion sûre, fiable et résiliente des données doivent être employées. Toutes les données portant sur les preuves de l'intelligence extraterrestre, y compris les produits dérivés, doivent être enregistrées, stockées et archivées en toute sécurité dans la mesure du possible, dans au moins deux dépôts situés dans différents lieux géographiques, et sous une forme qui les rendra accessibles aux observateurs et à la communauté scientifique pour la réplique des résultats et une analyse ultérieure. L'utilisation de dépôts internes reconnus et de formats standards ouverts est encouragée.

5. Technologie de données et de fréquence :

• Les preuves de la détection doivent être protégées en lisant les meilleures pratiques scientifiques, y compris les dossiers inviolables, et les protocoles précautionnaires. Si la preuve de la détection prend la forme de signaux électromagnétiques, un accord interne doit être recherché pour protéger les fréquences appropriées en exerçant les procédures extraordinaires établies au sein de l'Union des télécommunications internes.

6. Protocole post-détection :

 • Le Comité SETI de l'IAA maintiendra un sous-comité post-détection pour assister et conseiller lors des interventions pouvant survenir en cas de détection confirmée, et pour soutenir l'analyse scientifique et publique en offrant des conseils, des interprétations et des discussions sur les implications plus larges de la découverte. Ce sous-comité devrait inclure des représentants internes avec des professionnels des sciences, de l'éthique, du droit, des sciences sociales et des communications, ainsi que des chercheurs en communication ayant une expertise en science et en communication des risques

• L'IAA soutiendra et assistera le sous-comité post-démarche dans les interactions avec les plateformes des réseaux sociaux et les organisations de presse afin d'aider de manière réactive et efficace à la gestion d'informations précises et fiables.

• L'IAA collaborera avec des chercheurs interdisciplinaires et des groupes de travail dédiés aux questions de post-détection et se concentrera sur des sujets tels que les meilleures pratiques pour la communication publique concernant la science de la technosignature.

7. Communications avec l'ETI suite à la confirmation de la détection :

• Les praticiens du SETI doivent coopérer avec les consultations internes appropriées pour examiner si une réponse potentielle à un détection confirmé d'intelligence extraterrestre doit être effectuée, et si oui, son contenu. En attendant l'issue de ces consultations, aucune réponse ne doit être envoyée. Ces consultations devraient être menées par l'intermédiaire des Nations Unies et d'autres organismes internes largement représentés. Les procédures spécifiques pour ces consultations doivent être définies dans un accord, une déclaration ou un arrangement séparé afin d'assurer une approche coordonnée et responsable (2).

8. Considérations éthiques et juridiques :

• Les praticiens du SETI doivent respecter les normes éthiques les plus strictes, garantissant la coopération, l'honnêteté et l'intégrité dans tous les aspects de leur travail. Ils collaboreront avec des autorités juridiques internes pour établir des cadres clairs pour gérer la concentration de l'information sur les systèmes extraterrestres potentiels et se conformer aux lois et réglementations pertinentes. Les praticiens du SETI collaboreront avec des éthiciens pour établir et suivre des normes éthiques pour la gestion de toutes preuves nouvelles et/ou confirmées détectées d'intelligence extraterrestre, y compris la transparence et la responsabilité envers la communauté mondiale.

Cette Déclaration remplace l'ancienne Déclaration des Principes concernant la conduite de la recherche d'intelligence extraterrestre (SETI) adoptée par l'Académie Internationale d'Astronomie en 2010.

Point de contact : Les questions concernant ces principes, ou les éléments connexes de la recherche SETI et de la politique post-detection, doivent être adressées via le formulaire officiel de contact de l'IAA, disponible à l'adresse : htpps://forms.gle/8g7cM4QL616d9Wwr7

 

Daté : 1er juin 2026

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2 Cette déclaration ne traite pas du sujet distinct et déconnecté de la messagerie à l'intelligence extraterrestre avant un signal extraterrestre (METI) confirmé.

 

QUI EST L’IAA – SETI ?

Le Comité SETI de l'Académie Internationale d'Astronautique (IAA) est l'entité chargée de définir les protocoles et les bonnes pratiques pour la détection, l'analyse et la communication des signaux potentiellement liés à une intelligence extraterrestre. Voici une réponse détaillée sur son rôle, ses missions et ses évolutions récentes.

1. Rôle et missions du IAA SETI

Le IAA SETI Permanent Committee (Comité Permanent SETI de l'IAA) a pour objectif principal de :

·         Standardiser les procédures pour la détection de signaux extraterrestres.

·         Évaluer la crédibilité des détections avant toute annonce publique.

·         Proposer des protocoles pour la communication avec une intelligence extraterrestre, si une détection est confirmée.

·         Collaborer avec les agences spatiales (NASA, ESA, CNSA, etc.) et les observatoires (SETI Institute, Breakthrough Listen, etc.).

Ce comité fonctionne sous l'égide de l'Académie Internationale d'Astronautique (IAA), une organisation fondée en 1960 qui réunit des experts en astronautique, en astrobiologie et en sciences spatiales.

2. Historique et évolutions

Origines : Le comité a été créé dans les années 1980 pour répondre à la nécessité de structurer les recherches SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) après des détections controversées comme le signal Wow! (1977).

Protocoles historiques :

Déclaration de principes concernant les activités suivant la détection d'une intelligence extraterrestre (1989, révisée en 1997 et 2010).

Ces principes visent à éviter les annonces prématurées et à garantir une analyse rigoureuse.

Mises à jour récentes :

En 2024, le comité a publié une révision majeure de ses protocoles pour intégrer :

·         Les avancées en intelligence artificielle (analyse automatisée des signaux).

·         Les nouveaux outils d'observation (télescopes comme le SKA ou le JWST).

·         Les enjeux médiatiques (réseaux sociaux, désinformation).

En 2026, une nouvelle version des protocoles est en cours de finalisation, avec un accent sur :

·         La transparence dans le partage des données.

·         La coordination internationale pour éviter les conflits entre États ou institutions.



3. Protocoles actuels (2026)

Les règles en vigueur en 2026 incluent :

Vérification en plusieurs étapes :

·         Un signal doit être détecté par au moins deux observatoires indépendants avant d'être considéré comme crédible.

·         Une analyse automatisée (via IA) est effectuée pour écarter les interférences terrestres (satellites, signaux humains).

Annonce publique :

·         Si un signal est confirmé, le comité recommande une annonce coordonnée avec les Nations Unies (via l'Office des affaires spatiales, UNOOSA).

·         Une plateforme dédiée (gérée par l'IAA) est utilisée pour publier les données brutes et les analyses.

Réponse à une détection confirmée :

·         Le comité propose un message de réponse (si une communication est jugée appropriée), en collaboration avec des philosophes, linguistes et scientifiques.

·         Aucune réponse ne peut être envoyée sans un consensus international.

4. Exemples de détections analysées par le IAA SETI

·         Signal Wow! (1977) : Détecté par le radiotélescope Big Ear (Ohio, États-Unis). Jamais réobservé, classé comme non confirmé.

·         Signal SHGb02+14a (2003) : Détecté par SETI@home. Identifié plus tard comme une interférence humaine.

·         Projet Breakthrough Listen (2015–présent) : Plusieurs signaux intrigants ont été détectés (ex. BLC1 en 2019), mais tous ont été attribués à des interférences ou à des phénomènes naturels.

·         Signal "BLC1" (2019) : Analysé par le IAA SETI, conclu à une interférence terrestre après enquête.

5. Défis actuels (2026)

·         Satellites et constellations : Les mégaconstellations (Starlink, OneWeb) perturbent les observations radioastronomiques, compliquant la détection de signaux faibles.

·         Fausses alertes : L'augmentation des données (via l'IA et les grands télescopes) génère plus de faux positifs.

·         Éthique de la réponse : Faut-il répondre à un signal ? Qui décide ? Le comité travaille sur un cadre éthique pour cette question.

·         Coopération internationale : Certains États (comme la Chine avec FAST) mènent des recherches SETI en parallèle, sans toujours partager leurs données.

6. Comment le IAA SETI fonctionne-t-il ?

·         Membres : Le comité réunit des astronomes, des ingénieurs, des juristes et des experts en communication. Les membres sont nommés par l'IAA pour des mandats de 4 ans.

·         Réunions : Deux fois par an (en présentiel ou en visioconférence), avec des groupes de travail thématiques (ex. : protocoles de réponse, analyse des données).

Collaborations :

  • SETI Institute (États-Unis)
  • Breakthrough Initiatives (Russie/États-Unis)
  • Observatoire de Paris (France)
  • CNSA (Chine)
  • ESA (Europe)

7. Ressources officielles

Pour suivre les activités du IAA SETI :

·         Site web de l'IAA : https://iaaweb.org (section "SETI Permanent Committee").

·         Rapports publics : Les protocoles et comptes-rendus de réunions sont publiés sur le site de l'IAA.

·         Newsletter : Une newsletter trimestrielle est envoyée aux membres et aux institutions partenaires.

8. Limites et critiques

·         Manque de pouvoir contraignant : Le IAA SETI ne peut pas imposer ses protocoles aux États ou aux institutions privées (ex. : SpaceX, Blue Origin).

·         Dépendance aux financements : Certains projets SETI dépendent de fonds publics ou privés, ce qui peut influencer leurs priorités.

·         Débat sur la transparence : Certains scientifiques estiment que les protocoles sont trop lents et devraient être plus réactifs en cas de détection majeure.

 

En bref :

Le IAA SETI est l'autorité de référence pour structurer la recherche de vie intelligente extraterrestre. Ses protocoles, régulièrement mis à jour, visent à garantir une approche rigoureuse, transparente et coordonnée. En 2026, ses principaux défis sont l'adaptation aux nouvelles technologies (IA, mégaconstellations) et la gestion des enjeux éthiques liés à une éventuelle réponse à un signal extraterrestre.

TEXTE ORIGINAL DE LA DECLARATION DE PRINCIPE -IAA