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mardi 20 octobre 2026

Le Congrès américain envisage une nouvelle audition publique sur les OVNIs

Le Congrès américain envisage une nouvelle audition publique sur les OVNIs

 

17 OCTOBRE 2026

Par rédaction GEOS France - GL

 Des élus américains souhaitent relancer le projet d’une audition publique consacrée aux phénomènes anormaux non identifiés (PAN), aussi appelés UAP aux États-Unis. Parmi les témoins possibles figureraient des agents du renseignement qui auraient rapporté une rencontre avec plusieurs lumières orange décrites comme des « orbes ».

 Le président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, James Comer, a indiqué que des élus avaient envisagé une audition en septembre. Le projet aurait été retardé par des changements au calendrier parlementaire. Une nouvelle date n’a pas été annoncée et aucun témoin n’a été officiellement confirmé.  

 L’intérêt des parlementaires porte notamment sur un récit consigné dans un rapport d’entretien du FBI rendu public en mai 2026. Selon ce document, des témoins liés au renseignement auraient observé plusieurs lumières orange près d’un hélicoptère, ainsi que de petits objets se déplaçant de façon erratique. Le représentant républicain du Missouri Eric Burlison a déclaré qu’il chercherait à savoir si ces témoins pourraient témoigner publiquement.

Pour l’heure, ces éléments demeurent des déclarations rapportées par des témoins. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir la nature des objets observés. Le récit soulève toutefois des questions que les élus pourraient chercher à examiner : quelles données ont été recueillies, quelles vérifications ont été menées et quelles informations peuvent être rendues publiques sans compromettre la sécurité nationale.

 Une audition publique permettrait aux parlementaires d’interroger les témoins et les responsables des agences concernées. Elle pourrait aussi contribuer au débat sur la transparence gouvernementale et sur les procédures de signalement des PAN. Mais son organisation reste incertaine : aucune convocation officielle ni liste de participants n’a été publiée. Les témoins potentiels n’ont pas non plus confirmé qu’ils pourraient s’exprimer en public.

 La suite dépendra donc de la décision des commissions concernées et de la disponibilité des témoins. À ce stade, le Congrès envisage une nouvelle audition ; il ne l’a pas encore programmée.

 Rédaction GEOS France   GL

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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf

 

lundi 21 septembre 2026

UAP : les lanceurs d’alerte peuvent désormais parler à PURSUE sans violer certains accords de confidentialité

UAP : les lanceurs d’alerte peuvent désormais parler à PURSUE sans violer certains accords de confidentialité

Une nouvelle brèche dans le mur du secret américain

14 septembre 2026. Une date qui pourrait prendre une place particulière dans l’histoire récente du dossier OVNI américain. Le Department of War américain a annoncé la mise en place d'une dérogation juridique ciblée permettant à certains personnels actuels ou anciens de transmettre des informations concernant les phénomènes aérospatiaux non identifiés — les UAP — à des représentants officiellement désignés de PURSUE, sans s'exposer, pour ces communications précises, aux mécanismes civils ou administratifs normalement prévus par certains accords de confidentialité.

La mesure concerne notamment des militaires, des personnels civils et des contractuels du Department of War ayant eu ou ayant actuellement accès à des informations relatives aux UAP qualifiées de National Defense Information. Elle vise également certains accords particulièrement sensibles liés aux programmes à accès spécial, les Special Access Program Indoctrination Agreements (SAPIAs).

L'annonce mérite d'être examinée avec attention, car elle touche directement à l'un des problèmes récurrents du dossier OVNI américain : comment permettre à une personne détenant une information sensible de la communiquer à une autorité chargée de l'enquêter sans lui faire prendre le risque de violer les engagements de confidentialité qu'elle a signés ?

Le dispositif repose sur une distinction fondamentale. La personne concernée n'obtient pas une autorisation générale de révéler ses informations. Elle reçoit une protection lorsqu'elle les communique dans le cadre défini par la dérogation et aux représentants autorisés de PURSUE. Autrement dit, le gouvernement crée une sorte de « corridor sécurisé » pour les témoignages.

Le texte du Department of War indique que les dispositions civiles et administratives contenues dans certains NDA et SAPIAs sont neutralisées pour les communications destinées à l'équipe PURSUE. Cette précision est essentielle. Un ancien militaire pourrait donc, dans le cadre prévu, expliquer à PURSUE ce qu'il sait d'un programme, d'un événement ou d'un dossier UAP sans que son ancien accord de confidentialité constitue automatiquement un obstacle civil ou administratif.

Mais cela ne signifie pas :

« Vous pouvez maintenant tout raconter publiquement. »

Un mécanisme différent d'une divulgation à la presse C'est probablement l'aspect le plus important à expliquer au lecteur. La mesure ne constitue pas une autorisation générale permettant à un lanceur d'alerte de remettre des documents classifiés à un journaliste, à un chercheur indépendant, à un réalisateur de documentaire ou à une organisation ufologique. Les informations communiquées à PURSUE doivent encore faire l'objet d'une évaluation de sécurité, d'un examen et, éventuellement, d'une procédure de déclassification. Il faut donc distinguer trois niveaux :

1. La divulgation protégée à PURSUE
Elle est désormais explicitement autorisée dans le cadre défini.

2. La déclassification
Elle n'est pas automatique. Les informations peuvent être examinées afin de déterminer ce qui peut éventuellement être rendu public.

3. La divulgation publique
Elle demeure une question distincte.

Cette distinction est capitale pour comprendre la portée réelle de l'annonce.

Le problème des accords de confidentialité n'est pas nouveau. Dans les milieux militaires et du renseignement américains, les personnes ayant accès à certaines informations signent des engagements extrêmement contraignants. Dans le cas des programmes à accès spécial, les restrictions peuvent être particulièrement fortes. Un individu peut ainsi se trouver dans une situation paradoxale : il possède potentiellement une information susceptible d'intéresser une enquête gouvernementale, mais il est simultanément tenu par des obligations qui lui interdisent de la communiquer en dehors des canaux autorisés. Le gouvernement cherche désormais à résoudre cette contradiction en créant précisément un canal autorisé. Le Department of War affirme que des personnes disposant d'informations directes sur des programmes UAP avaient fait état de craintes concernant leur responsabilité juridique, leur habilitation de sécurité ou d'éventuelles mesures administratives.

La nouvelle dérogation entend donc supprimer au moins une partie de cet obstacle.

Il serait toutefois historiquement inexact de présenter septembre 2026 comme la première fois que Washington crée une protection pour les témoignages UAP. Le Congrès avait déjà instauré un mécanisme spécifique dans le cadre de la NDAA pour l'exercice 2023, notamment à travers les dispositions relatives à l'All-domain Anomaly Resolution Office, l'AARO. Ce mécanisme prévoyait déjà la possibilité pour certaines personnes de transmettre des informations UAP à l'autorité compétente malgré certains accords de confidentialité. Des échanges rendus publics dans le cadre de procédures FOIA montrent d'ailleurs que l'AARO avait déjà affirmé être en mesure de recevoir des informations UAP de personnes soumises à des accords de non-divulgation. La nouveauté de 2026 se situe donc moins dans l'idée d'une protection des lanceurs d'alerte que dans l'établissement d'un nouveau canal spécifiquement associé à PURSUE et à la politique actuelle de déclassification des dossiers UAP.

La création de ce canal doit être replacée dans la montée en puissance de PURSUE, le dispositif présidentiel consacré à l'examen et à la déclassification des informations relatives aux UAP. Une première étape avait été annoncée par l'Office of the Director of National Intelligence en juillet 2026. Les orientations préliminaires demandaient au Department of War et à la communauté du renseignement de mettre en place un processus permettant aux personnels de communiquer des informations UAP à des représentants gouvernementaux désignés malgré certains engagements antérieurs de confidentialité. La décision du 14 septembre vient donc donner une forme plus concrète à cette orientation. On passe d'une politique annoncée à un mécanisme juridique opérationnel plus précisément défini.

C'est ici que commence la véritable importance historique de la mesure. Depuis plusieurs années, certains anciens militaires, personnels du renseignement ou contractuels affirment publiquement avoir eu connaissance de programmes UAP extrêmement sensibles. Les déclarations les plus spectaculaires concernent notamment l'existence alléguée de programmes de récupération d'engins, de matériaux d'origine inconnue ou de recherches technologiques particulières. Mais jusqu'à présent, le débat public s'est souvent trouvé confronté au même problème : les personnes qui affirment détenir des informations ne peuvent pas toujours fournir publiquement les éléments documentaires permettant de les vérifier.

La nouvelle procédure permet potentiellement de déplacer le débat. Au lieu de demander au témoin :

« Pourquoi ne publiez-vous pas vos documents ? »

Les enquêteurs peuvent désormais lui dire :

« Transmettez-les officiellement à l'autorité gouvernementale compétente afin qu'ils puissent être examinés. »

C'est une différence considérable sur le plan méthodologique.

Un test pour la politique américaine des OVNI Pour autant, il serait prématuré de considérer cette mesure comme la preuve de l'existence de programmes secrets de récupération d'engins non humains. La décision ne confirme aucune des affirmations extraordinaires faites depuis plusieurs années. Elle ne démontre pas davantage que les témoignages futurs seront exacts. Elle crée seulement un mécanisme permettant de recueillir plus facilement certaines informations qui, auparavant, pouvaient être bloquées par des engagements contractuels ou administratifs.

C'est donc moins une preuve sur la nature des UAP qu'une évolution de la procédure d'enquête. Cette nuance est essentielle.

Le véritable enjeu : ce qui sortira de PURSUE c’est la question fondamentale elle ne sera finalement pas de savoir combien de personnes contacteront PURSUE. Elle sera de savoir ce que PURSUE fera des informations reçues. Trois scénarios sont possibles.

Premier scénario : confirmation documentaire

Des documents, témoignages ou données pourraient permettre de confirmer certains éléments jusqu'ici seulement allégués.

Dans ce cas, l'importance historique du dispositif serait considérable.

Deuxième scénario : explication conventionnelle

Les informations pourraient au contraire permettre d'identifier des programmes militaires classiques, des prototypes, des systèmes de surveillance, des phénomènes atmosphériques ou des erreurs d'interprétation. Cela constituerait également un résultat important.

Troisième scénario : informations toujours classifiées

            Une partie des dossiers pourrait rester protégée pour des raisons liées à la défense nationale.

            Dans ce cas, PURSUE pourrait avoir recueilli des informations sans que le public puisse             immédiatement en connaître le contenu.

C'est probablement l'un des principaux points de tension à venir.

Il faut donc éviter une formulation trop spectaculaire telle que : « Les lanceurs d'alerte OVNI sont désormais libres de parler. »

La réalité est beaucoup plus étroite. Ils peuvent, dans le périmètre défini par la mesure, parler à PURSUE sans déclencher certaines sanctions civiles ou administratives liées aux accords concernés. Ce n'est pas la même chose que recevoir une immunité générale. La question des informations relevant du secret de défense, des règles de classification, des éventuelles obligations pénales ou d'autres restrictions juridiques reste distincte. C'est précisément pourquoi l'expression « dérogation juridique ciblée » est préférable à celle d'« amnistie pour les lanceurs d'alerte ».

Cette évolution intervient également dans le prolongement de l'affaire David Grusch, ancien officier du renseignement devenu l'une des figures les plus connues du débat UAP américain. L'intérêt du nouveau dispositif est précisément de pouvoir déterminer, dans un cadre gouvernemental, ce que certains témoins savent réellement et quels documents ou programmes peuvent être identifiés. La logique change donc quelque peu. Pendant longtemps, une partie du débat s'est déroulée devant les caméras, dans les auditions parlementaires, les médias, les conférences et les réseaux sociaux.

Avec PURSUE, Washington tente de ramener une partie de ce débat à l'intérieur d'un processus institutionnel d'examen des archives et des témoignages. Ce qui pourrait être beaucoup plus décisif pour établir les faits.

Il existe cependant un paradoxe. La mesure est destinée à favoriser la transparence, mais elle fonctionne précisément à travers un canal gouvernemental fermé et contrôlé. Le lanceur d'alerte peut parler. Mais il parle d'abord au gouvernement. Le gouvernement examine. Puis il décide, selon les procédures applicables, ce qui peut éventuellement être déclassifié.

La transparence est donc organisée par l'intermédiaire de l'État, et non par une autorisation générale de publication. Ce point sera probablement au cœur des critiques de ceux qui réclament une divulgation beaucoup plus large.

Pour les chercheurs travaillant sur l'histoire contemporaine des OVNI, la décision du 14 septembre 2026 constitue néanmoins un événement important. Elle crée une situation nouvelle : un ancien militaire ou contractuel qui hésitait à transmettre une information UAP en raison de son NDA dispose désormais, dans certaines circonstances, d'un canal explicitement autorisé vers PURSUE. Le véritable test commencera maintenant.

  • Combien de personnes utiliseront cette possibilité ?
  • Quels types d'informations seront transmis ?
  • PURSUE découvrira-t-il des programmes inconnus ?
  • Les témoignages déjà connus seront-ils confirmés ou infirmés ?
  • Des documents pourront-ils être déclassifiés ?
  • Et surtout : le public pourra-t-il finalement avoir accès aux éléments permettant de vérifier les affirmations recueillies ?

C'est sur ces résultats, beaucoup plus que sur l'annonce elle-même, que devra être jugée la portée historique de cette nouvelle politique. Pour l'instant, une conclusion prudente s'impose : Washington vient d'élargir et de sécuriser un canal officiel de collecte d'informations UAP. Il ne vient pas de prouver l'existence d'une technologie extraterrestre, ni d'autoriser une divulgation publique sans restriction. Mais pour la première fois, les personnes qui affirment détenir des informations sensibles disposent d'un signal particulièrement clair : elles peuvent les transmettre à PURSUE dans le cadre prévu, même lorsque certains engagements de confidentialité auraient auparavant constitué un obstacle.

Et pour l'histoire du phénomène OVNI aux États-Unis, cette distinction pourrait s'avérer capitale.

Équipe rédactionnelle du GEOS France – PR


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mardi 19 mai 2026

La communauté de recherche sur les PAN réagit au premier dépôt du dossier PURSUE par Trump

« Les données seules ne constituent pas une divulgation » : la communauté de recherche sur les PAN réagit au premier dépôt du dossier PURSUE par Trump

Les experts affirment que cela fait sortir la question de la marge pour l'intégrer au discours dominant sur la sécurité nationale, mais des inquiétudes persistent.

Par Brandi Vincent

14 mai 2026

Traduction, Source : https://defensescoop.com/2026/05/14/uap-trump-first-pursue-ufo-file-drop/ 

 


Photo du site réel accompagnée d'une infographie du FBI illustrant les témoignages oculaires corroborants de septembre 2023 concernant un objet métallique ellipsoïdal de forme bronze, d'une longueur de 40 à 60 mètres, apparu dans une lumière vive dans le ciel et ayant disparu instantanément. (Photo du gouvernement américain, war.gov/ufo)

 

Le 8 mai, l'administration Trump a publié des images pixélisées d'objets étranges, apparemment venus d'ailleurs, ainsi que des rapports officiels de pilotes militaires et d'autres membres du personnel américain concernant des sphères métalliques, des disques volants et des orbes lumineuses, via son premier lot de fichiers inter-agences déclassifiés sur les « phénomènes anormaux non identifiés ».

Cette publication de documents très attendue fait suite à une campagne publique menée pendant des années par des vétérans, d'anciens responsables de la défense, des chercheurs et d'autres experts pour obtenir la divulgation des données sur les PAN détenues par le gouvernement.

Six responsables étroitement impliqués dans ce travail ont déclaré cette semaine à DefenseScoop que cette première série de documents publiés dans le cadre du nouveau projet PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters) marque une étape historique — bien qu'incomplète — vers la transparence gouvernementale. 

« Pendant des années, on a dit au public qu'il n'y avait pas grand-chose à voir », a déclaré Christopher Mellon, ancien secrétaire adjoint à la Défense chargé du renseignement. « L'ampleur des informations disponibles est en soi une révélation. Cela dit, les données seules ne constituent pas une divulgation. La publication de fichiers bruts hors contexte risque de semer plus de confusion que d'éclaircissements. »

Premières ambiguïtés

Mellon a travaillé pendant près de 20 ans au sein de la communauté du renseignement américaine. 

Il a rédigé la loi qui a créé le Commandement des opérations spéciales des États-Unis en 1986. Depuis qu'il a quitté la fonction publique fédérale, Mellon travaille comme investisseur en capital-investissement dans des start-ups des secteurs des biotechnologies et des technologies de l'information. Il préside également le conseil d'administration de la Disclosure Foundation.

« Nous considérons [cette première publication] comme un pas important vers la transparence, non pas parce qu'elle résout les questions majeures, mais parce qu'elle établit un fait essentiel : le gouvernement collecte des données, reçoit des rapports et effectue des analyses sur les PAN depuis des décennies, et a souvent dissimulé ces informations au public », a-t-il déclaré à DefenseScoop. « Ce fait est désormais indéniable. »

Les agences fédérales et l'armée possèdent un héritage complexe, vieux de plusieurs décennies, concernant des technologies et des techniques dont le personnel a rapporté les performances, semblant dépasser les capacités modernes. Au plus haut niveau, les équipes du ministère de la Défense chargées d'enquêter sur les phénomènes anormaux non identifiés (PAN), ou UAP (terme moderne désignant les OVNI et les objets transmédiens), ont pris différentes formes au fil des ans. 

Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines ( AARO ) est la version la plus récente. Il a été officiellement lancé sous l'administration Biden en 2022 pour répondre à une exigence de la loi d'autorisation de la défense nationale de cette année-là, suite aux inquiétudes des législateurs selon lesquelles certains PAN pourraient être des drones de haute technologie ou d'autres plateformes développées par des nations adverses.

Plusieurs responsables du bureau ont déjà été auditionnés par le Congrès. Les représentants de l'AARO ont maintenu n'avoir trouvé aucune preuve permettant de confirmer qu'un quelconque cas de PAN (phénomène aérien non identifié) soit lié à une activité ou une technologie extraterrestre. 

Depuis sa création, ce centre a publié de nombreux rapports mettant en lumière le portefeuille sans cesse croissant d'enquêtes du ministère de la Défense sur les phénomènes aéroportés non identifiés (PANU) et gère un site web gouvernemental pour les archives et autres informations.

En février, le président Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux qu'il allait ordonner au secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, et à d'autres ministères et agences concernés de « commencer le processus d'identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (PAN), aux objets volants non identifiés (OVNI) et à toute autre information liée à ces questions très complexes, mais extrêmement intéressantes et importantes ».

Pour changer officiellement le nom du ministère de la Défense, il faut une loi du Congrès, mais l'année dernière, Trump a signé un décret rebaptisant le DOD en ministère de la Guerre, ou DOW.

Le programme PURSUE englobe les activités officielles et interministérielles chargées de gérer cet effort massif de déclassification et de diffusion. Les documents sont publiés par lots sur le nouveau portail centralisé war.gov/ufo , et non plus sur le site web actuel aaro.mil .

En réponse aux questions de DefenseScoop jeudi, une source anonyme, se présentant comme un « responsable du Département de la Guerre », a déclaré : « L’AARO est chargée de coordonner la déclassification des dossiers du Département de la Guerre identifiés. L’AARO prépare également les dossiers du Département de la Guerre et ceux fournis par d’autres agences en vue de leur publication sur war.gov/ufo. L’AARO continuera de remplir sa mission statutaire de détection, d’identification, d’analyse et de résolution des phénomènes aériens non identifiés (PAN). Toute rencontre décrite dans ces communiqués et résolue ultérieurement sera publiée sur aaro.mil. »

La première tranche du projet PURSUE contenait un peu plus de 160 fichiers, dont au moins 100 comportaient des passages expurgés, selon les chercheurs et les experts qui les étudient actuellement. 

Plusieurs responsables ont souligné qu'il reste beaucoup de travail à accomplir pour faire correspondre ces données avec les fichiers précédemment publiés afin de dégager des tendances et d'autres informations.

« Bien que ce document contienne beaucoup d’informations, le contexte est insuffisant », a déclaré Alejandro Rojas. « Les résumés de cas sans coordonnées, paramètres des capteurs ni données d’altitude rendent l’analyse indépendante très difficile. »

Rojas est consultant chez Enigma Labs , qui gère une plateforme publique de signalement et d'analyse ayant recueilli une multitude de rapports civils sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN), y compris des observations survenues à proximité de champs de tir militaires, d'aéroports et de grands centres urbains.

Son équipe intègre actuellement des éléments du drop PURSUE aux cartes de l'application et du site web gratuits d'Enigma.

« Ce qui rend cette méthode précieuse pour nous, c'est que nous pouvons recouper ces cas officiels avec notre base de données de plus de 200 000 observations publiques afin de déceler d'éventuelles tendances, comme des regroupements géographiques ou saisonniers. Ce type d'analyse est impossible lorsque les dossiers sont classés confidentiels », a souligné Rojas.

Lors d'entretiens séparés, d'anciens hauts responsables de la défense ont également déclaré que bon nombre des nouveaux documents étaient de mauvaise qualité et ne comportaient pas d'éléments qui rendent difficile la réalisation d'analyses indépendantes efficaces.

« Mes premières réactions ont été positives et agréablement surprises. J'ai trouvé que certaines vidéos contenaient des phénomènes véritablement anormaux », a déclaré le contre-amiral à la retraite Tim Gallaudet, ancien océanographe de la Marine, en montrant des images de virages à angle droit et d'avions volant en formation. 

Gallaudet est conseiller auprès de la Sol Foundation, de la Disclosure Foundation et de l'association Americans for Safe Aerospace. 

« Le fait qu'une administration admette ouvertement, pour la première fois, que des fichiers relatifs aux PAN ont été dissimulés au public est encourageant. Toutefois, l'ambiguïté du contenu vidéo, en particulier, est préoccupante, car aucune métadonnée n'y figurait », a-t-il déclaré. « Il est donc impossible de conclure que l'un de ces objets était véritablement anormal. »

Gallaudet a témoigné devant le Congrès sur la question de la transparence concernant les PAN. Il affirme publiquement être « au courant » de vidéos classifiées du Pentagone et des services de renseignement, ainsi que de données sonar, radar, FLIR et autres, concernant des « PAN qui sont clairement des objets d'origine non humaine en raison de leur structure et de leurs caractéristiques de fonctionnement ». 

« Si l’un de ces documents est rendu public, nous saurons si la transparence est réellement l’objectif visé », a déclaré Gallaudet.

Preuves sans analyse

La plupart des responsables qui se sont entretenus avec DefenseScoop sont encore en train d'examiner et de passer en revue tous les documents de cette première publication PURSUE ; ils n'ont donc pas pu confirmer précisément quelle proportion des fichiers contenait de nouvelles informations qui n'avaient pas été divulguées dans les publications précédentes des Archives nationales, du ministère de la Défense, de la NASA ou d'autres agences fédérales.

Nombreux sont ceux qui ont laissé entendre que la majorité des fichiers contenaient des contenus multimédias déjà largement diffusés.

« Pour nous, membres de la communauté de recherche sur les PAN, la nouveauté des données de cette première tranche est décevante », a déclaré Grant Lavac. « Une grande partie de ces données est une compilation de documents qui sont dans le domaine public depuis des décennies. »

Lavac est une chercheuse australienne spécialisée dans les PAN (Phénomènes Atmosphériques Urbains) qui a déposé activement des demandes d'information et de documents auprès de plusieurs gouvernements pendant des années. 

Selon lui, « le plus important ici n’est pas tant le contenu que le processus de reconnaissance officielle ». La première publication de PURSUE, a-t-il souligné, « fait sortir la question des PAN de la marge pour l’intégrer au cœur du discours sur la sécurité nationale ».

L’approche pangouvernementale américaine, a déclaré Lavac, contraste fortement avec celle de l’Australie à l’heure actuelle.

Il a averti que le « déficit de transparence » entre les deux pays concernant la divulgation des PAN « devient intenable ». Lavac a noté que, tandis que l’administration Trump continue de considérer ce sujet comme « une question sérieuse », le ministère australien de la Défense s’est toujours opposé à ce que des ressources soient consacrées à cette problématique.

« En tant que chercheur australien, les rapports non résolus du Commandement indo-pacifique des États-Unis et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont particulièrement préoccupants », a-t-il déclaré à DefenseScoop au sujet des premières données du projet PURSUE. « Ces enregistrements font état d'observations de PAN à proximité des côtes australiennes, soulignant ainsi l'ampleur mondiale de ce phénomène. » 

Bien que de nombreux experts aient exprimé leur frustration quant à la qualité des fichiers PURSUE et à leur contexte limité, ils ont également souligné des éléments qui méritent une attention plus soutenue, enfouis dans le premier lot de documents.

« La vidéo d'un objet en Grèce effectuant plusieurs virages à 90 degrés à environ 130 km/h est remarquable, non pas parce qu'elle prouve quoi que ce soit, mais parce qu'elle représente exactement le type de caractéristique de vol qui a suscité un intérêt soutenu de la part des militaires et des services de renseignement pour ce phénomène », a déclaré Jordan Flowers, directeur exécutif de la Disclosure Foundation.

Lui et d'autres ont également mis en lumière des images et des rapports recueillis par les astronautes de la NASA lors des missions Apollo 12 et Apollo 17. Ils ont affirmé que ces documents replacent les observations de phénomènes aériens non identifiés (PAN) dans le contexte des témoins les plus crédibles, utilisant les systèmes les plus sophistiqués de leur époque.

« Les rapports du FBI concernant les orbes en 2023, y compris la description de l’« Œil de Sauron » observée par plusieurs équipes de différents endroits sur deux jours, sont frappants précisément parce qu’ils sont récents, proviennent de plusieurs témoins et sont documentés par des agents fédéraux – et non pas des rapports anecdotiques facilement écartables », a noté Flowers.

L'un des problèmes qui nécessitent une attention accrue à mesure que le projet PURSUE se concrétise, a-t-il déclaré à DefenseScoop, concerne les campagnes de désinformation signalées du gouvernement américain remontant aux années 1950, au cours desquelles de faux documents sur les PAN auraient été produits comme écran de fumée pour de véritables programmes d'armement illégalement dissimulés aux Américains. 

« Si certains documents présentés aujourd'hui comme des archives gouvernementales authentiques sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) sont en réalité des vestiges de désinformation datant de cette époque, le public a le droit de le savoir », a déclaré Flowers. « La transparence exige non seulement la publication des fichiers, mais aussi la justification de leur provenance et de leur intégrité. »

Son équipe approfondira cette question et d'autres sujets liés à la responsabilité publique en juin, lors du Forum sur la transparence de la fondation, en présence de législateurs, de responsables de la sécurité nationale, de scientifiques, d'experts juridiques et de journalistes.

Mellon, le président de la Disclosure Foundation, a ajouté que l'organisation prend ce « communiqué au pied de la lettre comme un véritable effort de transparence, tout en restant lucide sur le fait que les efforts sincères peuvent néanmoins s'avérer insuffisants ».

La communauté du renseignement a « presque certainement » achevé un travail sophistiqué d'intégration de ces données, de distinction des anomalies des capteurs des véritables inconnues et d'évaluation des capacités des phénomènes observés, a déclaré l'ancien haut responsable de la défense, cependant, « aucun de ces produits analytiques n'a été publié ».

« Le problème de fond n'est pas que le gouvernement tente de submerger le public de données de mauvaise qualité, mais qu'il publie des preuves sans en publier l'analyse », a déclaré Mellon à DefenseScoop.

Lui et d'autres experts souhaitent que les futurs fichiers PURSUE contiennent des données moins ambiguës, un meilleur contexte et des explications plus claires sur ce que le gouvernement sait, ce qu'il ignore et les travaux d'analyse déjà effectués. 

« Sinon, le public se retrouve à devoir interpréter des fragments d’informations sans pouvoir distinguer les explications banales des affaires véritablement non résolues », a déclaré Ryan Graves, ancien pilote de l’aéronavale. « L’objectif devrait être un processus d’analyse et de reportage fiable et durable, et non pas la simple publication périodique de documents peu contextualisés. »

S’appuyant sur sa propre expérience des phénomènes PAN liés au milieu militaire, Graves a créé et dirige aujourd’hui le programme de témoins Americans for Safe Aerospace afin de fournir au public une entité pour signaler en toute sécurité ses observations ou rencontres. 

Par le biais de PURSUE, son équipe recherche des documents qui contribuent à améliorer la sécurité aérienne, tels que des données de capteurs, des rapports de pilotes et d'équipages, des analyses des risques opérationnels et toute modification des processus qui facilite le signalement des incidents par les aviateurs commerciaux et militaires sans stigmatisation. 

« Les documents les plus utiles ne sont pas simplement les séquences qui semblent inhabituelles. Leur véritable valeur réside dans les enregistrements qui comprennent une provenance claire, le contexte des capteurs, les métadonnées, la chaîne de traçabilité, la date et le lieu, ainsi qu'un contexte opérationnel suffisant pour permettre une analyse indépendante et rigoureuse », a déclaré Graves. « Des images ambiguës, sans ces données contextuelles, sont difficiles à évaluer de manière responsable pour les pilotes, les chercheurs ou le public. »

En réponse aux questions de DefenseScoop, le responsable du département de la Guerre a laissé entendre que le gouvernement prévoyait de publier progressivement des documents supplémentaires via PURSUE.

« Nous ne fournissons aucun commentaire ni aucune évaluation sur l'ensemble des dossiers ou sur un dossier en particulier, afin que le peuple américain puisse se faire sa propre opinion à leur sujet », a déclaré le responsable.

Écrit par Brandi Vincent


Brandi Vincent est journaliste senior chez DefenseScoop. Brandi Vincent couvre l'actualité des technologies émergentes et disruptives, ainsi que les politiques associées, et leur impact sur le secteur de la défense. Avant de rejoindre DefenseScoop, elle a réalisé un documentaire long format et travaillé comme journaliste pour Nextgov, Snapchat et NBC. Lauréate de la bourse Paul Miller Washington de la National Press Foundation en 2021, elle a également reçu le prix Jesse H. Neal 2020 de la SIIA pour la meilleure couverture d'actualité. Originaire de Louisiane, elle est titulaire d'un master en journalisme de l'Université du Maryland.