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dimanche 23 août 2026

J'ai consacré cinq décennies à enquêter. sur les OVNI au dessus des installations nucléaires au Canada

La vérité sur les observations d'OVNI au-dessus des installations nucléaires canadiennes
J'ai consacré cinq décennies à enquêter. Voici les faits.

Commentaire sur cet article et ce que nous pouvons penser du phénomène OVNI face au nucléaire. 

Un article de Chris A. Rutkowski publié dans The Walrus

https://thewalrus.ca/the-truth-behind-ufo-sightings-over-canadas-nuclear-facilities/

L’article de Chris A. Rutkowski, publié dans The Walrus le 21 août 2026, est particulièrement intéressant parce qu’il permet de replacer la question des OVNI au-dessus des installations nucléaires dans une perspective beaucoup plus rigoureuse que le récit classique du « phénomène extraterrestre surveillant nos armes nucléaires ».

Le premier mérite de Rutkowski est précisément de refuser les deux interprétations extrêmes CROYANCE ET DENI. Après cinq décennies d'enquête, il affirme qu'il n'existe pas de preuve irréfutable d'une présence extraterrestre, mais qu'il existe en revanche des raisons sérieuses de constater que les autorités canadiennes ont pris les observations d'OVNI au sérieux pendant des décennies. Il rappelle notamment avoir été sollicité par des organismes officiels, des policiers, des scientifiques et des responsables politiques.

C'est une distinction fondamentale :

« Phénomène non identifié » ne signifie pas « phénomène extraterrestre ».

Mais l'inverse est également vrai :

« Explication conventionnelle possible » ne signifie pas nécessairement « cas résolu ».

Pourquoi les installations nucléaires sont-elles si importantes dans l'histoire des OVNI ? Le sujet mérite effectivement d'être développé.

Depuis les années 1940, on retrouve une constante dans la littérature ufologique : les observations d'objets inhabituels semblent parfois se concentrer autour de sites nucléaires, militaires ou stratégiques. Aux États-Unis, les exemples historiques sont nombreux : installations du projet Manhattan, bases aériennes possédant des armes nucléaires, sites de stockage, centres de recherche et, plus récemment, bâtiments ou groupes navals liés à la propulsion nucléaire. Le phénomène n'est d'ailleurs pas exclusivement américain. Les observations associées à des installations nucléaires constituent un thème récurrent dans plusieurs pays.  Le Canada apporte ici un cas d'étude particulièrement intéressant.

1. Le cas canadien est plus sérieux qu'on pourrait le croire

En 2022, le député canadien Larry Maguire avait précisément interrogé les autorités sur les observations d'UAP autour des installations nucléaires. La réponse officielle est extrêmement intéressante. John Hannaford, alors représentant du gouvernement devant le comité parlementaire, indiquait ne pas avoir été informé d'observations d'UAP autour des installations nucléaires, tout en précisant que les installations à haute sécurité disposent de protocoles permettant notamment de faire face aux intrusions et aux drones.  Cela révèle quelque chose d'important : la question des UAP autour des sites nucléaires existe bien dans le débat institutionnel canadien, mais elle ne signifie pas automatiquement que les autorités considèrent ces objets comme extraordinaires. Il faut distinguer :

  • ·         Les observations rapportées par des témoins ;
  • ·         Les signalements enregistrés par une administration ;
  • ·    Les événements considérés comme suffisamment crédibles pour déclencher une enquête ;
  • ·         Les intrusions effectivement détectées par les systèmes de sécurité ;
  • ·         Les événements demeurant réellement inexpliqués après enquête.

Ces cinq catégories sont souvent mélangées dans la littérature OVNI.

2. Le problème statistique : les centrales nucléaires sont des endroits où l'on regarde beaucoup le ciel

  • ·         C'est probablement l'un des arguments les plus importants à prendre en compte.
  • ·         Une centrale nucléaire n'est pas un endroit quelconque. Elle possède :
  • ·         Des systèmes de sécurité ;
  • ·         Des équipes de surveillance ;
  • ·         Des caméras ;
  • ·         Des radars ou moyens de détection selon les installations ;
  • ·         Des procédures d'alerte ;
  • ·         Des personnels travaillant 24 heures sur 24 ;
  • ·         Des zones interdites ;
  • ·         Des infrastructures très visibles ;
  • ·         Une forte sensibilité aux intrusions aériennes.

Il est donc normal qu'un objet inhabituel soit davantage remarqué et signalé autour d'une centrale nucléaire que dans une zone rurale ordinaire. C'est ce qu'on appelle en statistique un biais d'observation. Si 10 000 personnes regardent occasionnellement le ciel au-dessus d'une région, et seulement 100 personnes surveillent constamment une zone industrielle sensible, la seconde zone peut produire davantage de signalements par observateur, sans que le phénomène aérien y soit réellement plus fréquent. C'est un point essentiel.

3. Mais cela ne suffit pas à tout expliquer

Et c'est ici que le dossier devient réellement intéressant. Dire :

« Il y a davantage de surveillance autour des installations nucléaires »

Est une excellente explication pour une partie des signalements. Mais cela ne permet pas d'expliquer automatiquement tous les cas. Il faudrait notamment étudier séparément : les observations faites par des personnels militaires, les observations faites par des personnels des centrales, les observations simultanées faites par plusieurs témoins indépendants ou les détections radar et les événements ayant provoqué une réaction de sécurité. C'est cette dernière catégorie qui serait particulièrement précieuse.

4. Trois grandes hypothèses doivent être envisagées

À mon sens, les observations d'OVNI autour des installations nucléaires doivent être analysées selon trois hypothèses principales, auxquelles on peut ajouter une quatrième catégorie.

Hypothèse 1 — Les explications conventionnelles C'est probablement la catégorie la plus importante numériquement. Elle comprend notamment les avions, les satellites, les drones, les ballons, les lanternes, les météores etc. L'expérience de Rutkowski est particulièrement utile ici : il explique avoir fréquemment constaté que des observations initialement présentées comme mystérieuses correspondaient finalement à une étoile, une planète ou un avion.  Les données canadiennes récentes vont dans le même sens : sur 1 052 signalements étudiés pour 2025, environ la moitié ont été classés comme lumières nocturnes — satellites, avions, étoiles, etc. — et un peu plus de 3 % seulement ont été considérés comme inexpliqués.  Cela donne une indication importante sur la différence entre « signalement d'OVNI » et « véritable anomalie ».

5. Hypothèse 2 — Les activités humaines secrètes ? ce qui est souvent sous-estimée dans l'ufologie. Une installation nucléaire est précisément le genre d'endroit autour duquel peuvent exister des activités : militaires ; de renseignement, de surveillance, de tests de drones, d'essais de nouveaux capteurs ou encore de surveillance électronique. Un objet peut donc être réellement non identifié par le témoin, tout en étant parfaitement terrestre. C'est même une hypothèse particulièrement importante dans les observations modernes. Un drone sophistiqué, un appareil expérimental ou un ballon de surveillance peut apparaître comme un « OVNI » pour un observateur qui ne dispose pas des informations classifiées. Et paradoxalement, plus le site est sensible, plus l'information permettant d'identifier l'objet risque d'être classifiée. Cela peut créer artificiellement l'impression d'un « mystère ».

6. Hypothèse 3 — Une véritable anomalie aérienne. C'est la catégorie que l'on ne doit pas supprimer simplement parce qu'elle est difficile à interpréter. Un petit nombre de cas peuvent rester véritablement inexpliqués.

Mais « inexpliqué » signifie seulement :

Nous ne savons pas ce que c'était.

Cela ne permet pas de conclure :

C’était extraterrestre.

Cette nuance est absolument fondamentale.

Le mérite de l'approche de Rutkowski est précisément de maintenir cette distinction. Il considère que l'existence de phénomènes inexpliqués mérite une étude sérieuse, mais refuse de transformer automatiquement l'inconnu en preuve extraterrestre.

7. Et il existe une quatrième hypothèse : le problème de la sécurité nucléaire. C'est probablement, à mon avis, le volet le plus intéressant. Même si 99 % des observations autour des centrales nucléaires avaient une explication banale, le phénomène resterait important pour une raison simple : un objet inconnu à proximité d'une installation nucléaire constitue un problème de sécurité, quelle que soit son origine. S'il s'agit

  • ·         D’un drone commercial : problème de sécurité ;
  • ·         D’un drone militaire étranger : problème de sécurité ;
  • ·         D’un appareil de renseignement : problème de sécurité ;
  • ·         D’un ballon : problème de sécurité ;
  • ·         D’un phénomène atmosphérique : problème de surveillance ;
  • ·         D’un objet réellement inconnu : problème de sécurité encore plus important.

Autrement dit, la question OVNI devient ici une question de sécurité nationale indépendamment de l'hypothèse extraterrestre. C'est une évolution majeure du dossier UAP.

Pon peut se demander pourquoi les OVNI semblent-ils parfois « s'intéresser » au nucléaire. C'est ici que commence la partie la plus spéculative.

Trois interprétations sont généralement proposées.

A. Une origine extraterrestre

Selon cette hypothèse, une intelligence non humaine pourrait s'intéresser aux capacités nucléaires terrestres. Elle pourrait surveiller les armes, les centrales, les essais nucléaire et en fait tout ce qui est sensible.

C'est une hypothèse très présente dans la littérature ufologique depuis les années 1950. Mais nous ne disposons toujours pas de preuve publique permettant de l'établir.

 

B. Une origine militaire ou stratégique terrestre

C'est une hypothèse beaucoup plus prosaïque. Les installations nucléaires constituent des objectifs majeurs pour le renseignement. Un adversaire peut vouloir connaître les capacités d'une centrale, les dispositifs de sécurité, les mouvements militaires et biens d’autres points considérés comme « secret défense ». Dans cette perspective, certains « OVNI nucléaires » pourraient être des objets de reconnaissance. Le terme OVNI ne renseigne donc pas sur l'identité de l'objet.

 

C. Un phénomène de perception et de surveillance

Il existe enfin une explication statistique. Les installations nucléaires sont bien évidemment fortement surveillées, souvent éclairées ou encore situées dans des zones où les restrictions aériennes sont importantes et associées à des procédures de sécurité.  Le même objet qui passerait inaperçu ailleurs peut donc devenir un rapport officiel lorsqu'il traverse l'espace aérien d'une installation nucléaire.

 

Le véritable test serait une comparaison statistique

C'est là que je pense que la recherche sur les OVNI pourrait progresser considérablement. Au lieu de simplement dresser une liste :

« Voici 50 OVNI observés près de centrales nucléaires »

 

Il faudrait comparer :

            Nombre de signalements autour des installations nucléaires / surface / population /                 nombre  d'observateurs / trafic aérien / niveau de surveillance

            Avec :

            Nombre de signalements dans des zones comparables mais non nucléaires.

Et surtout, il faudrait comparer : nucléaire contre militaire non nucléaire – contre industriel – contre zone rurale. 

Si les installations nucléaires produisent réellement une fréquence d'observations anormales beaucoup plus élevée après correction de ces biais, alors le phénomène deviendrait statistiquement beaucoup plus intéressant.

La Commission canadienne de sûreté nucléaire dispose aujourd'hui d'une cartographie officielle des installations nucléaires canadiennes. On pourrait donc construire une base de données historique comprenant :

Variable

Information recherchée

Date

 Jour/mois/année

Heure

 Heure locale

Installation

 Centrale/site nucléaire

Distance

 Distance du phénomène

Direction

 Azimut

Durée

 Secondes/minutes/heures

Témoins

 Nombre

Profession

 Civil/militaire/personnel nucléaire

Apparence

 Disque, sphère, triangle, lumière...

Mouvement

 Stationnaire, accélération, trajectoire

Son

 Oui/non

Radar

 Oui/non

Vidéo

 Oui/non

Photographie

 Oui/non

Identification

 Avion, satellite, drone...

Statut

 Expliqué / insuffisant / inexpliqué

Ce serait infiniment plus instructif qu'une simple compilation ufologique.

Et c'est précisément là que Rutkowski apporte quelque chose de nouveau

Son article est intéressant parce qu'il vient d'un enquêteur qui connaît la littérature OVNI canadienne depuis les années 1970. Ce n'est pas simplement un journaliste découvrant le sujet. Rutkowski rappelle d'ailleurs que son travail national de recensement des observations canadiennes remonte à la fin des années 1980. Les Archives nationales du Canada ont elles-mêmes consacré un entretien à son travail et à son étude des observations canadiennes.  Il dispose donc d'un recul historique considérable et son évolution est intéressante : il ne dit pas :

« J'ai découvert que les extraterrestres existent. »

            Il dit plutôt, en substance :

            Nous avons accumulé suffisamment de données pour savoir que le phénomène mérite             d'être étudié, mais pas suffisamment pour savoir quelle est sa nature.

C'est une position beaucoup plus solide scientifiquement.

Appréciation de l’article

Je considère cet article comme important, mais pas parce qu'il apporterait une preuve nouvelle d'une présence extraterrestre.

Son intérêt est ailleurs.

Il montre qu'après environ 80 ans de phénomène OVNI moderne, nous sommes toujours confrontés au même problème : énormément de signalements, une proportion importante d'explications ordinaires, quelques dossiers insuffisamment documentés et un petit noyau d'événements réellement difficiles à expliquer.

Le nucléaire ajoute une dimension particulière : l'exigence de surveillance y est telle que l'existence d'un objet inconnu devient immédiatement une question de sécurité. Et c'est probablement la meilleure manière de poser aujourd'hui le problème : La question n'est plus seulement « les extraterrestres s'intéressent-ils au nucléaire ? », mais « pourquoi des objets non identifiés sont-ils régulièrement signalés dans certains des espaces aériens les plus sensibles de la planète, et que nous apprennent ces observations lorsque nous les débarrassons des erreurs d'identification, des biais statistiques et des spéculations ? » C'est une question beaucoup plus difficile — et beaucoup plus intéressante.

À mon sens, le prochain niveau de recherche sur les OVNI nucléaires devrait être comparatif et international : États-Unis – Canada – Royaume-Uni – France – Russie/URSS – Chine – Inde – Israël – Afrique du Sud, puis examiner si une véritable anomalie statistique apparaît autour des installations nucléaires. Cela permettrait de passer de la « mythologie des OVNI nucléaires » à une véritable histoire analytique des observations.

Équipe rédactionnelle du GEOS France. J.D. Phd


jeudi 12 mars 2026

CANADIAN UFO SURVEY - STATISTIQUE OVNI AU CANADA EN 2025

Les signalements d'observations d'OVNI au Canada ont fortement augmenté l'an dernier. Que se passe-t-il ?

Par Adriana Fallico  

Publié le 10 mars 2026 


Source :

https://globalnews.ca/news/11723579/ufo-sightings-in-canada-2025/

 

La prochaine fois que vous irez vous promener dehors, jetez peut-être un coup d'œil au ciel et voyez si vous remarquez quelque chose d'inhabituel.

L'édition 2025 du Sondage canadien sur les OVNI a été publiée lundi. Elle indique que le nombre d'observations d'objets volants non identifiés a atteint son plus haut niveau depuis la pandémie de COVID-19, mais n'a pas dépassé le nombre enregistré en 2020.

Les chiffres de 2025 montrent que 1 052 signalements d'OVNI ont été partagés au Canada, impliquant « des organisations privées participantes et via les médias sociaux ».

Ces 1 052 observations contrastent avec les 1 008 de 2024, les 570 de 2023, les 768 de 2022, les 722 de 2021 et les 1 243 de 2020, qui étaient en hausse par rapport aux 849 de 2019.

01 Photo : Chris Rutkowski

Sur l’ensemble de ces 2025 rapports, 3,42 % ont été classés comme « inexpliqués ».

« La plupart [des cas] présentaient des configurations simples ou faciles à expliquer, comme de nombreuses observations d'aéronefs, d'avions, de satellites, de planètes, ce genre de choses », a déclaré Chris Rutkowski, le coordonnateur de recherche du Canadian UFO Survey.

Rutkowski a également déclaré qu'un Canadien sur dix pense avoir vu un OVNI.

« Cela touche toutes les catégories démographiques et toutes les régions du Canada », a-t-il déclaré. « Si vous avez vu un OVNI, vous êtes assurément en très bonne compagnie. »

Le nombre d'observations a augmenté au fil des ans

Rutkowski a indiqué que le nombre de cas signalés était en baisse depuis 2012, année qui a enregistré le nombre de cas le plus élevé (1 982) depuis le début de l’enquête en 1989.

Cependant, les 1 052 observations recensées cette année constituent le chiffre le plus élevé depuis 2020, année où 1 243 observations avaient été documentées.

« Ces dernières années, et surtout après la pandémie, les gens ont commencé à manifester un regain d'intérêt, et j'imagine qu'une partie de cet intérêt renouvelé provient de certains objets volant dans le ciel », a-t-il déclaré.

En 2023, le nombre de cas signalés s'élevait à 570, ce qui représente une différence de 482 cas par rapport aux cas signalés en 2025.

« Il y a certainement de quoi s'inquiéter, car les gens sont un peu sur leurs gardes et se demandent ce qui se passe là-haut », a déclaré Rutkowski.

D'où proviennent ces informations ?

Rutkowski a également noté qu'il y a toujours eu un flot de rapports provenant d'un océan à l'autre au Canada depuis 1989, concernant toutes les provinces et tous les territoires canadiens.

« Le nombre de signalements dans une zone donnée est lié à la population ; bien sûr, nous recevons plus de signalements de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique, mais il y a des irrégularités », a-t-il déclaré.

« Par exemple, le Manitoba et Terre-Neuve ont connu une augmentation significative du nombre d'OVNIs, tandis qu'en Alberta et en Colombie-Britannique, nous avons constaté une diminution. Pourquoi ? Nous n'en sommes pas vraiment sûrs, mais cela prouve bien que le phénomène OVNI est plus complexe et mérite d'être mieux compris. »

En 2025, l'Ontario était en tête avec 30 % du nombre total de signalements d'OVNI, le Québec en revendiquait environ 20 %, la Colombie-Britannique 13,5 % et l'Alberta environ 11 %.

Le Manitoba et la Nouvelle-Écosse ont tous deux enregistré une augmentation significative du nombre d'OVNIs signalés en 2025, avec respectivement 55 et 117 cas.

Le rapport indique que le nombre plus élevé de signalements en Nouvelle-Écosse est « probablement dû au fait que les Néo-Écossais sont très actifs sur les réseaux sociaux en lien avec les OVNI, où les témoins peuvent facilement signaler leurs observations d'OVNI ».

En ce qui concerne les grandes villes canadiennes, Toronto arrive en tête avec 53 signalements d'OVNI, Vancouver avec 45, Montréal avec 30, Calgary avec 28 et Edmonton avec 23.

Ce qui a également changé dans les résultats de cette année, c'est la période de l'année à laquelle ces observations ont été signalées.

Selon l'enquête, « les signalements ont été effectués à la fin de l'été et en hiver, au lieu d'être principalement concentrés sur les mois d'été comme d'habitude ».

« Nous avons en fait constaté depuis plusieurs années que le pic d'activité en août est plus fréquent, ce qui n'est pas intuitif au Canada, compte tenu de nos hivers, où l'on s'attendrait à ce qu'il y ait plus de gens dehors en plein été pour observer et signaler des phénomènes dans le ciel. Or, ce n'est pas juin et juillet, qui sont les mois les plus chauds, mais août qui a enregistré le plus grand nombre de signalements d'OVNIs », a déclaré Rutkowski.

« En plein hiver, en janvier 2025, on a également constaté un nombre plus élevé de signalements d'OVNI que pendant la plupart des autres mois ; ce n'est donc pas seulement une question de météo. »

La durée des observations a également connu une forte augmentation.

L’enquête indique également que la durée moyenne des observations d’OVNI au Canada était de 47 minutes, une augmentation « très significative » par rapport à 2024 (36 minutes), 2023 (16 minutes) et 2022 (13 minutes).

L'enquête indique que la durée de détection d'un OVNI est en réalité « l'un des indices les plus importants permettant de l'expliquer ».

« L’expérience acquise dans l’étude des rapports d’OVNI a montré que les événements de courte durée sont généralement des boules de feu ou des bolides, et que les événements de longue durée, d’une heure ou plus, sont très probablement des objets astronomiques se déplaçant lentement avec la rotation de la Terre », indique l’étude.

L’enquête indique également que les périodes de pointe auxquelles les observations ont été documentées « ont généralement suivi un schéma similaire chaque année, avec un pic à 22 h 00 heure locale et un creux vers 9 h 00 heure locale ».

 

Adriana Fallico

Journaliste web national (actualités de dernière minute et quotidiennes)

Adriana Fallico est une journaliste canadienne dont le travail porte sur la politique internationale, l'actualité, le sport et les affaires contemporaines. Bien qu'elle apprécie particulièrement l'écriture journalistique, elle est également passionnée par la création de reportages vidéo et audio.

Adriana est diplômée de l'Université métropolitaine de Toronto, où elle a obtenu une licence en journalisme et une mineure en sciences politiques. 

Adriana a travaillé pour CBC News Toronto, Breakfast Television, Yahoo! Canada et The Hockey News. Elle a également collaboré à de nombreuses publications numériques étudiantes, telles que Over The Line Sports, Her Campus et On The Record News. 02 – Photo : Adriana Fallico 

 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR LE CANADIAN UFO SURVEY

Qui est Chris Rutkowski ?

Chris Rutkowski est un scientifique, auteur et éducateur canadien, détenteur d'un diplôme en astronomie et en éducation. Il est considéré comme le plus grand expert canadien en matière d’ovnis. Il étudie les signalements d'ovnis depuis le milieu des années 1970 et a écrit de nombreux livres sur le sujet, dont The Canadian UFO Report et The Big Book of UFOs. Passionné par une approche scientifique du phénomène, il est le coordinateur de recherche du Canadian UFO Survey depuis sa création en 1989. Il a également été consulté par le gouvernement fédéral dans le cadre du projet "Sky Canada" sur la gestion des signalements de phénomènes aériens non identifiés

Canadian UFO Survey : mission et données clés

Le Canadian UFO Survey est un projet collaboratif qui rassemble des données provenant de diverses sources : signalements directs du public, organisations privées de recherche, médias, et même des bases de données gouvernementales comme celles de Transports Canada.

L'objectif est de compiler un tableau de bord annuel fiable pour mieux comprendre ce que les Canadiens observent dans le ciel. Le Survey utilise une définition pratique d'un OVNI : "un objet vu dans le ciel que son observateur ne peut identifier

COMMUNIQUE ET EXTRAIT DU RAPPORT 2025 DU CANADIAN UFO RESEARCH

Résultats de l'Enquête canadienne sur les OVNI 2025 : 1 052 rapports d'OVNI canadiens en 2025 — soit un toutes les huit heures 3,42 % — étaient inexpliqués

En 2025, 1 052 rapports d'OVNI ont été officiellement déposés au Canada auprès d'agences gouvernementales, d'organisations privées participantes et via les réseaux sociaux. Parmi ces cas, 3,42 % étaient classés comme inexpliqués. En 2025, 1 006 témoins à travers le pays ont été signalés, l'Ontario étant en tête pour les observations, suivi du Québec, de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et de l'Alberta. Il y a eu des observations dans chaque province et territoire en 2025. La plupart des OVNIs signalés étaient « blancs » ou « multicolores » et étaient de simples lumières dans le ciel, connues sous le nom de Lumières Nocturnes (NL) – représentant 50,24 % des cas. Août a eu le plus grand nombre d'observations avec 160, suivi de janvier avec 135.

Plus de 26 000 rapports canadiens sur les OVNI ont été catalogués au cours des 36 dernières années par Ufology Research, dirigé par Chris Rutkowski, le principal ufologue canadien et expert du domaine. L'équipe d'Ufology Research reste engagée dans cette recherche et est le seul groupe au Canada à analyser, rapporter et trouver des moyens de consolider les données annuelles pour le public.  

Contact

Details Email: canadianuforeport@hotmail.com

 Website: www.canadianuforeport.ca

Primary Contact: Chris Rutkowski

VOUS POUVEZ CONSULTER LE RAPPORT 2025 A CETTE ADRESSE :

https://img1.wsimg.com/blobby/go/c23c8b29-268f-4742-a45e-2dba156b0e52/downloads/903a4b21-878c-473d-85c7-19b703a04e15/Final%20-%20The%202025%20Canadian%20UFO%20Survey.pdf?ver=1773245952913 


NOMBRE D’OBSERVATION AU CANADA DE 1989 A 2025


03

NOMBRE D’OBSERVATION PAR MOIS EN 2025

04

En 2025, la plupart des rapports d'UAP ont eu lieu à la fin de l'été et en hiver, au lieu de se concentrer principalement dans les mois d'été comme d'habitude. Le pic de janvier 2025 était peut-être un vestige de la « vague de drones » à travers l'Amérique du Nord à l'automne 2024.

RÉPARTITION DES RAPPORTS D'OVNI PAR TYPE EN 2025

05

Les types d'OVNI sont catégorisés dans cette enquête comme suit :

NL (Lumière nocturne) - source lumineuse dans le ciel nocturne

ND (Disque nocturne) - source lumineuse dans le ciel nocturne qui semble avoir une forme définie

DD (Disque de jour) - objet inconnu observé pendant les heures diurnes

C1 (Rencontre rapprochée de premier type) –

ND ou DD survenant à moins de 200 mètres d'un témoin -

C2 (Rencontre rapprochée de deuxième type) –

C1 où les effets physiques ont laissé ou noté -

C3 (Rencontre rapprochée du troisième type) –

C1 où des personnages/entités sont rencontrés -

C4 (Rencontre rapprochée du quatrième type) - une expérience présumée « d'enlèvement » ou de « contact »

PH (Photo uniquement) – où un témoin examine une prise photo antérieure et note un UAP RD (radar) – où un UAP a été détecté sur le radar

EV (Preuves physiques uniquement) — comme un repère au sol ou une trace

UX (Autre événement inexpliqué) — comme une entité.

La plupart des OVNI signalés en 2025 étaient simples des lumières dans le ciel, appelées lumières nocturnes (NL), dans plus de 50 % des cas. Les rencontres rapprochées, plus inhabituelles, ne représentaient qu'environ deux pour cent du total des signalements. Un peu plus de 20 % de tous les cas étaient des observations diurnes en 2024, mais sont tombés à environ 13 % en 2025. 

COULEURS RAPPORTÉES DES OVNI

06

Comme les années précédentes, la couleur la plus courante des OVNI en 2025 était le blanc, signalé dans 48 % des cas, soit une augmentation significative par rapport à 36 % en 2024. Le suivant le plus courant était « Multicolore » avec 16 %, l'orange avec neuf pour cent, et le rouge avec sept pour cent. Les OVNI de couleur argent et noir étaient chacun à cinq pour cent et étaient des cas de jour.

FORMES RAPPORTÉES D'OVNI

07

La forme la plus courante des OVNI rapportée en 2025 était une simple source ponctuelle de lumière (52 %), légèrement plus que les années précédentes. D'autres formes rapportées étaient Triangle (cinq pour cent), Sphère (11 pour cent), Cigare (cinq pour cent) et Boule de feu (deux pour cent). Le classique « soucoupe volante » (Disc) a été signalé 52 fois (cinq pour cent) en 2025. Un objet « irrégulier » a été signalé dans 13 % des cas.

CONCLUSIONS ET EXPLICATIONS DES RAPPORTS D'OVNIS

08

Le pourcentage de cas d'OVNI considérés comme inexpliqués en 2025 était de 3,42 %, contre 3,77 % en 2024. Cela résulte d'un examen minutieux des informations brutes des rapports disponibles pour analyses. Le pourcentage de cas expliqués en 2025 était de 16,83 %, contre 14 % en 2024. En 2025, les cas d'explication probable représentaient environ 34 % du total et les cas d'information insuffisante environ 46 %. De nombreux rapports en 2025 ne contenaient pas suffisamment d'informations pour permettre une évaluation. Le pourcentage de cas inexpliqués en 2025, de 3,4 %, est bien inférieur à la moyenne à long terme de 10,22 % sur les 35 dernières années. Il convient de souligner que la classification d'Inconnu n'implique pas la visite d'extraterrestres. Chaque affaire peut encore avoir une explication après enquête ultérieure. Et parmi ceux qui restent inexpliqués, ils peuvent rester inexpliqués, mais ne constituent pas une preuve irréfutable d'une intervention extraterrestre ou d'un mystérieux phénomène naturel.

SOURCES DES DONNÉES SUR LES CAS D'OVNI

Les sources des rapports d'OVNI en 2025 comprenaient des organisations civiles canadiennes d'OVNI, de grands groupes basés aux États-Unis tels que NUFORC, des cas signalés directement à Ufology Research, ainsi que des agences gouvernementales canadiennes. Les sources comprenaient également Paranormal Phenomena Research and Investigation (PPRI), le Groupe d'assistance et de recherche sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés (GARPAN), ainsi que des données limitées provenant de MUFON.

L'un des obstacles les plus importants à la recherche sur les OVNIs/PAN est l'absence d'un dépôt central ou d'une agence de collecte de données, civile ou gouvernementale. De nombreux groupes et organisations d'OVNI prétendent en être et encouragent le public à les considérer d'abord, mais le domaine est tellement fragmenté que la coordination est presque impossible. Une collecte complète de données canadiennes sur les cas d'OVNI n'a pas été possible en raison de certaines organisations qui ont retenu des données de cas propriétaires issues d'études scientifiques. Une recommandation du projet Sky Canada du Bureau du conseiller scientifique du Canada est la création d'un bureau fédéral de dédicace qui recevrait les rapports d'UAP du public.

On espère que cette recommandation et d'autres seront mises en œuvre par le gouvernement canadien.

Une application conviviale de signalement des OVNI a été lancée en 2023 par EnigmaLabs, qui a gentiment fourni des données canadiennes de rapports d'OVNI pour l'Enquête canadienne sur les OVNIs.

En 2024, 205 rapports d'OVNI canadiens ont été déposés auprès d'EnigmaLabs, contre 377 en 2025.

 

VARIANCE DES CHIFFRES DE SIGNALEMENTS D'OVNIS PAR RAPPORT À CERTAINES SOURCES

Au cours des huit dernières années, le nombre de signalements d'OVNI a considérablement varié. Cette variance est due à de nombreux facteurs. L'augmentation générale des signalements en 2020 était sans aucun doute liée d'une manière ou d'une autre au déclenchement de la pandémie de COVID-19. La diminution l'année suivante pourrait aussi être liée à la pandémie, dans une sorte d'effet de suppression. D'autres facteurs incluent probablement un intérêt accru des médias pour le sujet et la montée en puissance des réseaux sociaux. Cette variation des rapports d'OVNI reçus ne confirme pas les affirmations de certains experts selon lesquelles les observations d'OVNI ont « augmenté de façon spectaculaire » ou sont « à un niveau record historique ».

09

Tous les rapports d’analyses par années, le rapport complet 2025 sont accessibles sur le site du Canadian UFO Survey

https://canadianuforeport.ca/

Le rapport 2025

https://img1.wsimg.com/blobby/go/c23c8b29-268f-4742-a45e-2dba156b0e52/downloads/903a4b21-878c-473d-85c7-19b703a04e15/Final%20-%20The%202025%20Canadian%20UFO%20Survey.pdf?ver=1773245952913