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dimanche 8 novembre 2026

LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN - nouvelle version -

 UN LIVRE A TELECHARGER GRATUITEMENT SUR INTERNET

LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN 

Par Gérard LEBAT

VERSION 2026 V01 NOVEMBRE 2026

Près de 1500 pages – 52 pays analysés - + 1000 observations - Analyse des traditions par rapport aux ovnis pour de nombreux pays….

Nouvelle

Version

La bible de l’ufologie Africaine !

 

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C’est la nouvelle version au 01-11-2026 que nous venons de mettre en ligne. Cette nouvelle version 2026 V01 comporte un certain nombre de pays omis lors de la version précédente. En effet je travaille depuis plusieurs années sur ce dossier, je traite les fichiers par pays et certains ont été omis dans la version 2026 V00 de l’ouvrage ;

Il s’agit d’un ouvrage dans lequel est analysé le phénomène OVNI dans la culture Africaine, tout d’abord sur 180 pages, une analyse générale par religions, croyances où se mêle le vaudou, le wokloni, le christianisme, Fa, l’islam, les djinns et bien d’autres traditions ancestrales analysées par rapport au phénomène OVNI Puis on aborde pays par pays les observations, dont la majorité sont analysées et commentées, le pays est lui accompagné d’une description au niveau géographie, sociologie et de ses traditions. On aborde les OVNIs sur le continent Africain en traitant les statistiques, la philatélie, les armées faces au dossier OVNI, la recherche sur ce phénomène, les principaux chercheurs Africains qui ont contribués à faire connaitre le dossier OVNI, par leurs enquêtes, ou leurs écrits etc…

Sur près de 1500   pages vous trouverez tout ce qui concerne Les Ovnis sur le continent Africain, c’est un ouvrage évolutif, une véritable encyclopédie, ou nous ajouterons au fil des années les nouvelles informations que vous nous communiquerez. L’objectif n’et pas de compiler toutes les observations (contrairement à l’Histoire des OVNIS au Maroc ou figurent la presque totalité des cas) mais de traiter tout ce qui a trait au phénomène OVNI ; les cas intéressants afin d’en faire un ouvrage ou tout sera regroupé, ou tout sera traité dès lors que cela à un rapport avec le phénomène OVNI.

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Version

Ce travail est fait bénévolement, le livre n’est pas édité sous forme de livre papier actuellement. L’objectif est d’en faire un ouvrage GRATUIT. Il est présenté brut, au format PDF, mais la base en étant les pages Word, brutes et sans relecture ni mise en page stricte.

N’hésitez donc pas à télécharger cet ouvrage gratuit à :

 

Version   V01 2026 – NOVEMBRE PR7S DE 1500 PAGES : https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/11/LES-OVNI-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V01-2026-1-1.pdf

VERSION 2026 – AOUT  PLUS DE 1200 PAGES - https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf

 

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L’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC.

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LA POLITIQUE ET LES OVNIs EN GRANDE-BRETAGNE

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vendredi 6 novembre 2026

ET SI LES EXTRATERRESTRES ENVOYAIENT DÉJÀ DES SIGNAUX, MAIS QUE LA TERRE LES ÉCOUTAIT AU MAUVAIS MOMENT ?

 ET SI LES EXTRATERRESTRES ENVOYAIENT DÉJÀ DES SIGNAUX, MAIS QUE LA TERRE LES ÉCOUTAIT AU MAUVAIS MOMENT ?

Une nouvelle stratégie du SETI associe théorie des jeux, alignements astronomiques et radiotélescopes pour tenter de coordonner un éventuel premier contact avec une civilisation extraterrestre. Une étude scientifique publiée en novembre 2026 propose une nouvelle approche dans la recherche d'intelligence extraterrestre. Son principe est relativement simple, mais particulièrement intéressant : deux civilisations qui ne se connaissent pas pourraient-elles choisir spontanément le même moment et la même direction pour établir une communication ?

Et si le problème de la recherche extraterrestre n'était pas uniquement l'absence de signaux, mais notre incapacité à savoir quand les écouter ? C'est la question que se posent aujourd'hui des chercheurs du SETI Institute. Leur hypothèse repose sur un phénomène astronomique observable, la position de la Terre par rapport au Soleil, et sur un concept issu de la théorie des jeux : le point de rencontre de Schelling. Derrière cette proposition se trouve une idée fascinante : une civilisation extraterrestre suffisamment avancée pourrait connaître l'existence de la Terre, observer son mouvement autour du Soleil et choisir un moment astronomiquement identifiable pour tenter de communiquer avec nous.

Mais s'agit-il d'une véritable avancée dans la recherche extraterrestre ou d'une nouvelle stratégie théorique dont les chances de succès restent encore à démontrer ?

UNE NOUVELLE FAÇON D'ENVISAGER LE CONTACT EXTRATERRESTRE

Depuis les premières recherches modernes du programme SETI dans les années 1960, les scientifiques tentent de détecter des manifestations technologiques provenant d'autres systèmes stellaires. La méthode traditionnelle consiste principalement à orienter des radiotélescopes vers des étoiles, des systèmes planétaires ou des régions particulières de la galaxie, afin de rechercher des émissions radio artificielles. Cette démarche repose toutefois sur une difficulté fondamentale : nous ignorons si une civilisation extraterrestre souhaite communiquer, si elle utilise des ondes radio et, surtout, si elle transmet au moment où nous observons son système.

Une civilisation pourrait éventuellement émettre des signaux pendant quelques secondes, quelques minutes ou quelques heures, alors que nos instruments ne surveillent pas cette région du ciel. Le problème devient encore plus complexe lorsque l'on considère les distances interstellaires.

Un signal provenant d'une planète située à 100 années-lumière mettrait 100 ans pour parvenir jusqu'à nous. Une éventuelle réponse terrestre nécessiterait ensuite encore 100 années pour atteindre son destinataire. La communication interstellaire pourrait donc être extrêmement lente et nécessiter une organisation dépassant largement nos habitudes humaines. C'est précisément cette difficulté que les chercheurs souhaitent contourner.

L'élément le plus original de cette recherche provient de la théorie des jeux. Le concept de « point focal de Schelling », développé par l'économiste américain Thomas Schelling, désigne une situation dans laquelle deux personnes, sans pouvoir communiquer, peuvent choisir spontanément un même lieu ou un même moment parce que celui-ci leur paraît particulièrement évident.

Prenons un exemple.

Deux personnes doivent se retrouver dans une grande ville, mais elles ne peuvent échanger aucune information préalable. Elles pourraient toutes deux choisir midi, devant une gare connue, parce que cet endroit et cet horaire représentent des références communes. Les chercheurs du SETI proposent d'appliquer un raisonnement comparable à l'échelle astronomique. Une civilisation extraterrestre observant notre système solaire pourrait détecter le passage de la Terre devant le Soleil.

Ce phénomène astronomique est appelé transit planétaire.

En observant ce passage, les astronomes extraterrestres pourraient déterminer l'existence de notre planète, mesurer sa période orbitale et obtenir certaines informations sur sa position dans le système solaire. Ils pourraient alors utiliser un événement particulièrement identifiable : le milieu du transit terrestre. À cet instant, la Terre se trouve approximativement alignée entre le Soleil et l'observateur distant. Du point de vue terrestre, cette civilisation se trouverait alors dans la direction opposée au Soleil.

C'est ce que les astronomes appellent le point antisolaire.

L'hypothèse est donc la suivante : si deux civilisations reconnaissent indépendamment cette configuration astronomique, elles pourraient choisir ce même repère pour organiser une tentative de communication. Il ne s'agit pas d'une communication spontanée au sens habituel, mais d'une tentative de synchronisation fondée sur les lois de la mécanique céleste.

LE POINT ANTISOLAIRE : UNE NOUVELLE CIBLE POUR LES RADIO TÉLESCOPES

Pour mettre cette hypothèse à l'épreuve, les chercheurs utilisent l'Allen Telescope Array (ATA), un ensemble de radiotélescopes installé à l'observatoire de Hat Creek, en Californie. Cet instrument est spécialement conçu pour rechercher des manifestations technologiques susceptibles de provenir de civilisations extraterrestres. La particularité de cette campagne est que les astronomes ne surveillent pas uniquement des étoiles déterminées. Ils suivent un point mobile dans le ciel : le point antisolaire. En raison du déplacement de la Terre autour du Soleil, cette direction change progressivement au cours de l'année par rapport aux étoiles situées en arrière-plan. Les chercheurs doivent donc adapter continuellement leurs observations.

Le programme prévoit :

  • o   Deux à trois nuits d'observation par semaine.
  • o   Une campagne d'environ quatre années.
  • o   Une couverture progressive des différentes positions du point antisolaire.
  • o   Une recherche de signaux radio artificiels susceptibles d'être synchronisés avec la position orbitale terrestre.

Cette approche constitue une évolution intéressante des méthodes SETI. Elle ne consiste plus seulement à rechercher un signal provenant d'une étoile particulière, mais à examiner une région du ciel définie par une configuration géométrique susceptible d'être reconnue par une autre civilisation.

Avant le lancement de la campagne à grande échelle, les chercheurs ont effectué une première expérimentation durant l'été 2023. Cette phase pilote a mobilisé 20 antennes de l'Allen Télescope Array.

Les observations ont représenté 3 nuits d'observation, environ 17 heures de données, près de 32 téraoctets d'informations recueillies et environ 1,9 million de détections radio initiales.

Ce dernier chiffre peut impressionner. Cependant, il faut comprendre que ces 1,9 million de détections ne correspondent absolument pas à 1,9 million de messages extraterrestres potentiels. Il s'agit de détections instrumentales, dont une grande partie correspond à des émissions radio terrestres, des interférences et des perturbations électromagnétiques.

Après analyse et filtrage, les chercheurs n'ont identifié aucun signal pouvant être attribué à une technologie extraterrestre. Les signaux détectés ont pu être expliqués par des sources humaines et ce résultat négatif ne signifie pas que la méthode est inutile, il permet au contraire d'établir une première référence expérimentale pour les futures observations. Les chercheurs ont également pu préciser les caractéristiques des transmissions que leurs instruments seraient capables de détecter.

L'un des éléments les plus intéressants de cette étude concerne la sensibilité des instruments. Selon les chercheurs, les observations pilotes auraient permis de détecter, sous certaines hypothèses techniques, un émetteur comparable en puissance à l'ancien radar planétaire d'Arecibo jusqu'à une distance d'environ 124 années-lumière. Cette précision mérite quelques explications. Le célèbre radiotélescope d'Arecibo, à Porto Rico, possédait un puissant émetteur radar utilisé notamment pour l'étude des objets du système solaire.

Sa puissance et ses caractéristiques techniques en faisaient un instrument particulièrement intéressant pour illustrer ce qu'une émission technologique puissante pourrait représenter à distance.

Mais attention ! Les 124 années-lumière ne constituent pas une limite générale de détection des civilisations extraterrestres. Cette distance dépend de plusieurs paramètres :

  • o   La puissance de l'émetteur.
  • o   La fréquence utilisée.
  • o   La largeur de bande du signal.
  • o   La durée de l'émission.
  • o   La directivité de l'antenne extraterrestre.
  • o   La sensibilité du radiotélescope terrestre.
  • o   Les conditions de propagation et de réception.

Une transmission beaucoup moins puissante, plus large en fréquence ou dirigée ailleurs pourrait rester totalement indétectable. Il serait donc incorrect d'affirmer que le SETI est désormais capable de détecter toutes les civilisations situées dans un rayon de 124 années-lumière.

Il s'agit d'une estimation correspondant à un scénario technique particulier.

Un autre aspect important de cette recherche concerne le traitement informatique des données. Les observations radio produisent des volumes considérables d'informations. Il est impossible pour les chercheurs d'examiner manuellement chaque détection. L'équipe utilise notamment un système informatique baptisé ATSAT, pour Allen Telescope Survey Agnostic Technosignature. Ce dispositif analyse automatiquement les signaux radio afin de rechercher certaines caractéristiques susceptibles d'indiquer une origine artificielle. Les algorithmes recherchent notamment des signaux à bande étroite, dont la fréquence peut varier progressivement en raison du mouvement relatif entre l'émetteur et le récepteur.

Le système utilise également les capacités de formation de faisceaux de l'Allen Telescope Array. Cette technique permet de comparer les signaux provenant de différentes directions du ciel et d'éliminer une partie des interférences terrestres. Il faut cependant distinguer l'utilisation d'algorithmes avancés de la découverte d'une intelligence artificielle extraterrestre. Ces outils sont des instruments d'analyse et de sélection des données. Ils ne déterminent pas, à eux seuls, l'origine extraterrestre d'un signal.

Une détection inhabituelle doit toujours être vérifiée, reproduite et confrontée à des observations indépendantes.

Selon les informations communiquées par le SETI Institute le 3 novembre 2026, la campagne a déjà accumulé plus de 121 nuits d'observation depuis l'étude pilote. Les résultats de la première année doivent faire l'objet d'une publication ultérieure. C'est un point important. Nous disposons donc d'une première expérimentation publiée, mais les résultats les plus complets de la campagne restent attendus. Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives sur l'efficacité de cette méthode. Pour l'instant, les chercheurs ont surtout démontré qu'il était possible d'organiser une recherche systématique autour de cette hypothèse astronomique.

ANALYSE CRITIQUE : UNE HYPOTHÈSE INTÉRESSANTE, MAIS PLUSIEURS QUESTIONS RESTENT SANS RÉPONSE

Cette nouvelle approche mérite d'être prise au sérieux. Elle possède un intérêt scientifique réel puisqu'elle transforme une hypothèse théorique en programme d'observation mesurable. Mais plusieurs difficultés doivent être examinées.

A. Pourquoi une civilisation extraterrestre choisirait-elle précisément ce moment ?

C'est probablement la première interrogation. Les chercheurs supposent qu'une civilisation capable d'observer la Terre pourrait identifier le milieu de son transit devant le Soleil et choisir cet événement comme référence pour transmettre un signal. Mais rien ne permet d'affirmer que cette civilisation adopterait spontanément la même convention. Une intelligence extraterrestre pourrait privilégier le passage de la Terre devant le Soleil, le solstice ou l'équinoxe, une conjonction planétaire., un événement astronomique périodique, une fréquence radio particulière ou encore une autre référence temporelle totalement différente.

Le point de Schelling constitue une possibilité de coordination, pas une règle universelle de comportement intelligent. Nous raisonnons ici à partir de nos propres conventions scientifiques et de notre compréhension humaine des événements astronomiques et il faut donc éviter de confondre une hypothèse rationnelle avec une intention extraterrestre démontrée.

B. Le problème du temps de propagation

Une autre difficulté fondamentale concerne les distances interstellaires. Imaginons une civilisation située à 100 années-lumière. Elle observe aujourd'hui un événement terrestre, mais cet événement lui apparaît tel qu'il s'est produit il y a 100 ans. Si elle décide ensuite de transmettre un signal, celui-ci mettra encore 100 ans pour parvenir jusqu'à nous. Entre-temps, la Terre aura poursuivi sa révolution autour du Soleil. La civilisation émettrice devra donc anticiper notre position future et calculer la direction dans laquelle son signal devra être envoyé. Ce problème n'est pas nécessairement insurmontable pour une civilisation technologiquement avancée, mais il complexifie considérablement le scénario.

La synchronisation astronomique ne supprime donc pas les contraintes imposées par la vitesse de la lumière et elle suppose au contraire une connaissance suffisamment précise des mouvements planétaires et des temps de propagation.

C. Le problème de la directivité

Un signal radio très puissant peut être envoyé dans une direction extrêmement précise. Cela permettrait théoriquement de réduire considérablement l'énergie nécessaire à une transmission interstellaire. Mais cela implique également que l'émetteur extraterrestre doit connaître la position future de la Terre avec une précision suffisante. Une petite erreur de calcul pourrait suffire à faire passer le signal à côté de notre planète.

Inversement, si l'émetteur choisissait une transmission très large, les besoins énergétiques seraient plus importants. Cette question technique est loin d'être secondaire.

D. Le risque de chercher uniquement ce que nous imaginons

La démarche SETI reste largement fondée sur la recherche de manifestations technologiques que nous sommes capables de concevoir et de détecter. Nous recherchons principalement des signaux radio, certaines émissions laser et d'autres signatures physiques susceptibles de révéler une activité technologique. Mais une civilisation beaucoup plus avancée pourrait utiliser des méthodes de communication que nous ne maîtrisons pas.

Il serait donc dangereux de considérer l'absence de signal radio comme une preuve de l'absence de civilisation extraterrestre. Nous ne pouvons rechercher efficacement que les phénomènes pour lesquels nous disposons d'instruments et de méthodes d'analyse. Cette limite concerne l'ensemble du programme SETI, et pas seulement cette nouvelle campagne.

E. Une absence de détection ne constitue pas une preuve d'absence

Les résultats de la première étude pilote sont négatifs e aucun signal extraterrestre n'a été identifié. Mais les chercheurs n'ont observé qu'une fraction limitée des fréquences, des directions, des durées et des caractéristiques de transmission possibles. Une civilisation pourrait avoir émis avant ou après les périodes d'observation. Elle pourrait également utiliser une fréquence non surveillée ou une technologie que nos instruments ne savent pas reconnaître. Le résultat négatif doit donc être interprété avec prudence. Il permet de réduire certaines possibilités dans un espace de recherche précis, mais ne permet pas de conclure que personne ne transmet.


CETTE RECHERCHE CHANGE-T-ELLE NOTRE FAÇON DE PENSER LE PREMIER CONTACT ?

L'intérêt de cette étude dépasse finalement la simple recherche d'un signal radio. Elle introduit une question fondamentale : deux intelligences séparées par des dizaines ou des centaines d'années-lumière pourraient-elles établir des conventions communes sans jamais avoir échangé d'informations ? L'astronomie pourrait fournir certains repères universels. Les périodes orbitales, les éclipses, les transits planétaires et les caractéristiques physiques des étoiles sont des phénomènes indépendants des cultures et des civilisations. Une civilisation extraterrestre n'aurait pas besoin de connaître notre calendrier, notre histoire ou notre langage pour identifier le mouvement de la Terre autour du Soleil. C'est ce qui rend cette approche particulièrement intéressante.

Elle tente de construire un langage commun à partir de phénomènes naturels observables. Il reste cependant à démontrer que ces références seraient suffisamment évidentes pour être sélectionnées indépendamment par deux civilisations.

Il faut reconnaître le mérite de cette initiative et depuis plusieurs décennies, les programmes SETI multiplient les stratégies de recherche, mais le problème de la synchronisation des communications interstellaires reste relativement peu exploré dans les campagnes observationnelles. L'étude du point antisolaire apporte une réponse méthodologique à cette difficulté. Elle possède trois qualités essentielles :

1.    Elle repose sur un phénomène astronomique réel et mesurable.

2.    Elle formule une hypothèse pouvant être testée par des observations.

3.    Elle permet de définir des limites instrumentales et de documenter progressivement une région encore peu explorée de l'espace des Technosignature.

En revanche, il ne faut pas transformer cette recherche en annonce sensationnaliste. Aucun signal extraterrestre n'a été découvert. Aucune civilisation n'a été identifiée. Aucune transmission intelligente en provenance d'un autre système stellaire n'a été confirmée.

L'idée selon laquelle des extraterrestres nous enverraient déjà des messages que nous manquerions simplement parce que nous n'écoutons pas au bon moment reste une hypothèse. Mais elle pose une question scientifique légitime : avons-nous suffisamment exploré les possibilités de communication qui pourraient exister entre deux mondes séparés par des distances considérables ? La réponse est clairement non. Et c'est précisément ce qui justifie la poursuite de ces recherches.

L'étude du SETI Institute ne nous rapproche pas directement de la preuve d'une intelligence extraterrestre, elle nous rapproche cependant d'une meilleure compréhension des conditions dans lesquelles une communication interstellaire pourrait théoriquement se produire. L'idée du point antisolaire est séduisante : une civilisation extraterrestre pourrait utiliser les mouvements de notre planète comme une sorte de calendrier cosmique et tenter de nous contacter à un moment astronomiquement identifiable.

Mais entre une possibilité mathématique, une stratégie de communication envisageable et une transmission réellement reçue, il existe encore un immense fossé scientifique. Le véritable intérêt de cette recherche sera donc de voir si les prochaines années permettent d'identifier des signaux présentant les caractéristiques attendues. En attendant, une question demeure : Et si le silence apparent de l'Univers ne résultait pas uniquement de l'absence de civilisations, mais également de notre difficulté à reconnaître leurs éventuelles méthodes de communication ?

Une question fascinante, mais à laquelle seule l'observation scientifique pourra apporter une réponse.


RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES ET DOCUMENTAIRES

1. Publication scientifique originale

- Titre : A Large-Scale Technosignature Survey of the Anti-Solar Point with the Allen Telescope Array: Survey Design and Pilot Results.

- Auteurs : Sofia Z. Sheikh, Eleanor Hort et collaborateurs.

- Publication : The Astronomical Journal, novembre 2026.

- DOI : 10.3847/1538-3881/aeaa59.

 

2. SETI Institute – 3 novembre 2026

- When Should We Listen for Alien Signals? SETI Institute Scientists Turn to Game Theory.

Communiqué présentant la campagne d'observation, les résultats préliminaires et les explications des chercheurs.

 

3. Daily Galaxy – 4 novembre 2026

- What if Aliens Are Already Sending Signals, but Earth Is Listening at the Wrong Time?

Article de Kouceila Rekik à l'origine de cette analyse.

 

4. Référence historiques

- Thomas C. Schelling, The Strategy of Conflict, 1960.

Ouvrage fondamental pour comprendre le concept de point focal utilisé dans cette nouvelle stratégie de recherche SETI.


Quelques éléments importants pour votre dossier documentaire

Je voudrais attirer votre attention sur quatre points particulièrement intéressants  

Élément

Information

Intérêt scientifique

Point antisolaire

Direction opposée au Soleil

Nouvelle stratégie de recherche

Théorie de Schelling

Coordination sans communication préalable

Hypothèse de synchronisation

124 années-lumière

Portée estimée pour un émetteur de puissance comparable au radar d'Arecibo

Limite instrumentale conditionnelle

121 nuits d'observation

Campagne déjà engagée

Constitution d'une base de données

 

Mon appréciation scientifique

Je retiendrais particulièrement trois questions pour approfondir cette publication :

1. La question du décalage temporel. C'est probablement le point physique le plus intéressant à examiner. Une civilisation située à 100 années-lumière observe notre passé et doit anticiper notre position future pour nous atteindre.

2. La question des civilisations observatrices. Si une civilisation détecte le transit terrestre, elle pourrait théoriquement connaître notre existence sans que nous ayons jamais détecté la sienne. C'est une asymétrie intéressante dans la recherche SETI.

3. La question du silence radio. Les résultats négatifs ne démontrent pas que personne ne communique. Ils indiquent simplement que, dans les conditions précises de cette expérience, aucun signal extraterrestre n'a été identifié.

Sources originales à conserver

SETI Institute – Présentation officielle de la recherche -  https://www.seti.org/news/when-should-we-listen-for-alien-signals

Daily Galaxy – Article du 4 novembre 2026 - https://dailygalaxy.com/2026/11/what-if-aliens-are-already-sending-signals/

The Astronomical Journal – Publication scientifique originale, DOI 10.3847/1538-3881/aeaa59 -  https://doi.org/10.3847/1538-3881/aeaa59/

 

Service rédactionnel du GEOS France PM


                      

 

dimanche 25 octobre 2026

Le rapport secret de l'US Navy qui ne détecta pas l'effet recherché : autopsie d'une expérience sur la propulsion électromagnétique

 DOSSIER SCIENTIFIQUE — SALVATORE PAIS

PARTIE 2 SUR 3 DE L’ETUDE « SALVATORE PAIS » – PROCHAIN ARTICLE LA PARTIE 3

Le rapport secret de l'US Navy qui ne détecta pas l'effet recherché : autopsie d'une expérience sur la propulsion électromagnétique

Equipe Editoriale du GEOS France : GL — Enquête technique et analyse critique



Le dossier Salvatore Pais est particulièrement intéressant parce qu'il ne repose pas uniquement sur des brevets spectaculaires ou des déclarations médiatiques. Il existe un document technique officiel de la Marine américaine qui décrit des expériences réalisées en 2018 et 2019 pour tester un élément central de sa théorie : le High Energy Electromagnetic Field Generator (HEEMFG), ou générateur de champs électromagnétiques de haute énergie.

 Ce rapport permet de confronter les ambitions théoriques de Pais à une expérience concrète, avec ses équipements, ses paramètres, ses instruments de mesure et ses résultats. Le constat essentiel est simple : l'effet recherché n'a pas été observé pendant les essais décrits. Les auteurs précisent toutefois que les expériences n'ont pas non plus permis de réfuter définitivement le phénomène dans les configurations utilisées. Cette réserve technique ne constitue pas une validation de la théorie.

 L'examen détaillé du rapport révèle surtout une difficulté fondamentale : comment tester scientifiquement un phénomène physique dont les conditions de production, les caractéristiques quantitatives et la signature expérimentale restent imparfaitement définies ?

 

Salvatore Pais : autopsie scientifique des expériences de l'US Navy de 2018 et 2019

 1. Un programme de recherche bien réel, mais un effet physique non démontré

Le rapport étudié porte le titre HEEMFG Spin Test Experiment — Test Plan with Test Results. Il a été établi par le Naval Air Warfare Center Aircraft Division, ou NAWCAD, à Patuxent River, dans le Maryland. Daté du 29 septembre 2019, il décrit un programme d'expérimentation conduit dans le cadre du programme Naval Innovative Science & Engineering (NISE), consacré à la recherche scientifique et appliquée.

 Salvatore Pais y figure comme chercheur principal.

 Le document officiel est consultable ici :

Rapport technique NAVAIR, 29 septembre 2019 :

https://www.navair.navy.mil/foia/sites/g/files/jejdrs566/files/document/%5Bfilename%5D/2019-009734%20-%20FINAL%20VERSION%20HEEMFG%20Spin%20Test%20Experiment%20Test%20Plan%20w.%20Test%20Results_0.pdf

 Cette source est prioritaire, car elle provient directement de l'organisme ayant conduit les essais. Il faut néanmoins préciser la nature du programme. L'expérience ne consistait pas à tester un avion antigravitationnel, un engin triangulaire ou un appareil capable de traverser l'océan sans propulsion conventionnelle. Elle visait un phénomène beaucoup plus limité : déterminer si la rotation rapide d'un élément métallique chargé électriquement pouvait produire une émission électromagnétique inhabituelle correspondant à l'effet prédit par Pais.

 Ce choix est important.

 Un effet électromagnétique anormal, s'il était effectivement détecté, ne démontrerait pas automatiquement une réduction de l'inertie, une modification de l'espace-temps ou la possibilité de construire un véhicule révolutionnaire. Il faudrait établir successivement chaque lien physique entre le phénomène mesuré et les applications annoncées.

 2. Que prétend exactement la théorie HEEMFG ?

Le concept HEEMFG repose sur l'idée qu'un disque fortement chargé électriquement, soumis à une rotation accélérée et à des vibrations dans le vide, pourrait générer des champs électromagnétiques d'une intensité exceptionnelle. Dans sa formulation, Pais associe plusieurs paramètres :

  •  ·         une charge électrique importante ;
  • ·         une rotation rapide ;
  • ·         une accélération angulaire élevée ;
  • ·         des vibrations mécaniques ;
  • ·         un environnement sous vide ;
  • ·         une distribution particulière de la charge électrique à la surface du dispositif.

 L'hypothèse est que leur combinaison produirait un effet électromagnétique dépassant ce qui serait attendu d'un système conventionnel. Le rapport NAVAIR indique que le phénomène recherché était censé se manifester sous forme d'ondes radiofréquences ou d'un flux électromagnétique détectable à proximité du dispositif. L'objectif expérimental était donc de rechercher un signal qui augmenterait significativement lorsque les conditions censées activer le phénomène étaient réunies. Une difficulté apparaît immédiatement : le rapport présente un détecteur conçu pour fournir une indication relative, non calibrée, de l'amplitude du signal. Ce choix permettait de rechercher une variation importante du signal, mais ne permettait pas, à lui seul, de mesurer précisément une puissance rayonnée absolue ou de démontrer la valeur théorique annoncée par Pais.

 Il faut distinguer deux questions :

           Le dispositif produit-il une émission électromagnétique inhabituelle ?

Cette émission présente-t-elle les caractéristiques quantitatives prédites par la théorie ?

La première est une question de détection. La seconde est une question de validation du modèle. Pour établir la seconde, un simple changement de tension à la sortie d'un détecteur ne suffit pas.

 3. Première campagne : les essais de septembre 2018

La première campagne expérimentale décrite dans le rapport a été réalisée en septembre 2018. Trois condensateurs de type pile bouton ont été soumis à des vitesses de rotation pouvant atteindre 100 000 tours par minute. Chaque condensateur était donné pour une charge de quatre coulombs. Les essais ont été réalisés dans une enceinte sous vide, à une pression d'environ 0,42 torr. Les accélérations pouvaient atteindre 30 000 tours par minute et par seconde. Les résultats ont montré que les composants et le système de détection fonctionnaient dans les conditions mécaniques prévues.

 Cependant, l'effet HEEMFG recherché n'a pas été observé.

 Pourquoi le rapport n'a-t-il pas conclu à une réfutation définitive ?

Selon le document, la distribution réelle de la charge électrique dans les condensateurs n'était pas connue avec suffisamment de précision. Or, selon Pais, le phénomène nécessiterait que la charge se trouve à la surface du disque en rotation. L'expérience avait donc testé un composant chargé, mais sans garantir que la distribution électrique correspondait à celle requise par le modèle.

 Cette réserve est légitime sur le plan méthodologique.

Si une théorie prévoit un phénomène uniquement lorsque certaines conditions sont satisfaites, il faut vérifier ces conditions avant d'interpréter un résultat négatif. Mais une question demeure : pourquoi ne pas avoir caractérisé plus précisément la distribution de charge avant de lancer les essais ? Cette difficulté illustre un problème classique de la recherche expérimentale : un dispositif peut être mécaniquement performant sans constituer un test suffisamment discriminant de l'hypothèse physique étudiée.

 Le bilan de 2018 est donc limité. Les essais n'ont pas détecté l'effet recherché. Ils n'ont pas non plus établi que les conditions électriques exigées par Pais étaient réunies.

 4. Deuxième campagne : les essais de septembre 2019

La seconde campagne visait précisément à corriger une partie des limites de 2018. Au lieu de faire tourner un condensateur dont la distribution interne de charge restait incertaine, les expérimentateurs ont utilisé une broche métallique tournante, alimentée par un dispositif à haute tension. L'idée consistait à établir une charge électrique sur la surface de la partie de la broche exposée dans l'enceinte. Le montage comprenait notamment :

  •  .·         un moteur pneumatique à grande vitesse ;
  • ·         une broche métallique ;
  • ·         un noyau de fer entourant une partie de la broche ;
  • ·         un isolant diélectrique ;
  • ·         une alimentation haute tension ;
  • ·         une antenne de détection électromagnétique ;
  • ·         un détecteur de signal ;
  • ·         une enceinte métallique sous vide ;
  • ·         un système d'acquisition des données

 Les expériences ont été conduites les 18, 19, 23 et 25 septembre 2019. La broche a atteint des vitesses de rotation de l'ordre de 100 000 tours par minute. La tension appliquée au noyau atteignait 43 kilovolts.

 Ces chiffres montrent que l'essai n'était pas une simple démonstration de laboratoire improvisée. Il s'agissait d'une installation technique destinée à faire tourner un composant à très grande vitesse tout en contrôlant son environnement électrique et mécanique. Mais il faut garder à l'esprit ce que le dispositif était réellement : une broche métallique chargée, et non un prototype complet de propulsion.

 5. Le problème décisif : la charge électrique obtenue

C'est l'un des points les plus importants de tout le dossier. Pais souhaitait atteindre une charge électrique de surface de l'ordre d'un coulomb. Or, le calcul effectué pour la broche utilisée en 2019 estimait la charge à seulement :

 2,9 × 10⁻⁸ coulomb.

 Cela correspond à 0,000000029 coulomb.

 En comparant cette estimation à la cible d'un coulomb, on obtient un écart d'environ 34 millions. La charge obtenue était donc très inférieure à la valeur demandée par le chercheur principal. Cette différence constitue un argument important pour comprendre pourquoi Pais a contesté la portée des essais. Toutefois, une précision s'impose : il s'agit d'une charge estimée à partir des caractéristiques électriques et géométriques du montage. Ce chiffre ne doit pas être présenté comme une mesure directe et exhaustive de toute la distribution de charge à la surface du composant.

 Pourquoi une telle différence ?

La charge dépend notamment de la capacité électrique du système et de la tension appliquée. Dans le montage, le noyau de fer, l'isolant et la broche formaient une structure capacitive. La géométrie et les espaces entre les composants limitaient la capacité électrique effective. Une tension élevée ne garantit donc pas, à elle seule, une charge considérable. L'expérience atteignait 43 kV, mais le dispositif ne possédait pas la géométrie électrique permettant d'obtenir la charge visée. C'est un point central : la haute tension est bien réelle, mais elle ne constitue pas une preuve que les conditions électriques nécessaires au phénomène étaient réunies.

 Cette insuffisance invalide-t-elle le résultat négatif ?

Elle limite sa portée. Si la théorie exige effectivement une charge superficielle proche d'un coulomb, une expérience effectuée avec une charge estimée de 2,9 × 10⁻⁸ coulomb ne permet pas de tester directement cette prédiction dans les conditions souhaitées. Mais cette observation ne prouve pas que le phénomène apparaîtrait si la charge était augmentée. Pour le démontrer, il faudrait réaliser un nouvel essai, avec une charge connue et suffisamment élevée, tout en respectant les autres conditions du modèle. Il faudrait également préciser comment une telle charge pourrait être maintenue de manière stable sur un dispositif tournant sans provoquer de décharges électriques destructrices.

 La difficulté expérimentale est donc considérable.

6. Une instrumentation qui ne mesurait pas directement la puissance rayonnée

Le système de détection mérite une attention particulière. Le rapport explique que l'équipe a choisi de construire un détecteur électromagnétique couvrant une large plage de fréquences, plutôt que d'utiliser plusieurs instruments commerciaux spécialisés. Le détecteur fournissait une tension continue proportionnelle à une amplitude relative du signal reçu. Cette sortie était enregistrée par un système d'acquisition rapide. L'objectif était de repérer une augmentation significative du signal lorsque la broche était chargée et mise en rotation. Cette méthode possède une utilité : elle peut révéler un changement de comportement du signal électromagnétique.

 Cependant, elle présente aussi des limites.

 Le détecteur n'était pas calibré pour fournir une mesure absolue de la puissance électromagnétique reçue.

Le rapport ne permet donc pas de transformer directement chaque variation de tension en une valeur précise de puissance rayonnée. Il ne faut pas en conclure que l'appareil était inutilisable. Il était adapté à une recherche qualitative d'anomalies. Mais un instrument conçu pour détecter une variation ne suffit pas nécessairement à vérifier une prédiction théorique quantitative.

 Le problème de la plage de fréquences

Le rapport mentionne une plage d'intérêt allant de 3 Hz à 3,2 GHz. C'est une plage très large. Un instrument couvrant un domaine aussi étendu doit conserver une sensibilité connue, une réponse suffisamment caractérisée et une capacité à distinguer le signal recherché des perturbations. Or, le choix d'un détecteur à sortie relative non calibrée simplifiait l'expérience, mais limitait la possibilité de caractériser précisément un éventuel signal. Une expérience de suivi devrait donc comporter des capteurs calibrés sur plusieurs bandes de fréquences, avec une réponse instrumentale documentée. Il faudrait également définir à l'avance les fréquences, les amplitudes et les variations attendues si la théorie est correcte. Sans ces prédictions quantitatives, le risque est de rechercher une anomalie sans disposer d'un critère suffisamment précis pour déterminer ce qui constituerait une confirmation.

 7. Les faux positifs : décharges électriques, vibrations et parasites

Le rapport identifie plusieurs sources possibles de perturbations. L'une d'elles est la décharge corona. Lorsqu'un champ électrique est suffisamment intense, il peut ioniser localement le gaz présent dans l'environnement et provoquer une décharge électrique. Cette décharge produit un signal électromagnétique susceptible d'être détecté par l'instrumentation. Le rapport indique que les décharges corona provoquaient des pointes de bruit dans le signal du détecteur. Ces pointes ne pouvaient donc pas être interprétées automatiquement comme une manifestation du phénomène HEEMFG.

 Les ingénieurs devaient également tenir compte des mouvements latéraux de la broche, de ses vibrations et d'éventuelles variations du contact électrique. Une interruption momentanée du contact de mise à la terre pouvait faire varier la charge électrique et produire un signal transitoire.

 Ce phénomène risquait de créer une fausse indication positive. L'équipe a donc prévu des vérifications mécaniques et électriques, ainsi que des séquences de référence sans charge. Ces précautions sont importantes. Elles montrent que les expérimentateurs étaient conscients des difficultés de mesure et cherchaient à distinguer les effets ordinaires des effets potentiellement anormaux. Toutefois, elles rappellent également que le signal recherché devait être distingué d'un environnement électromagnétique complexe. Une démonstration robuste devrait non seulement détecter un signal, mais aussi établir que celui-ci ne peut pas être expliqué par une décharge corona, une vibration, un défaut de contact ou une interférence instrumentale.

 8. Les résultats : 46 séquences, aucun effet HEEMFG détecté

Le rapport indique que 46 séquences expérimentales ont été réalisées. Parmi elles, 31 ont été utilisées pour évaluer directement l'effet recherché, avec la broche chargée et soumise à différents profils de rotation. Les essais ont exploré plusieurs vitesses et profils d'accélération. L'objectif était de vérifier si le détecteur enregistrait une variation importante et reproductible du signal lorsque les conditions expérimentales changeaient. La conclusion est explicite : l'effet HEEMFG n'a été observé dans aucune des séquences utilisées pour son évaluation. Il faut distinguer cette conclusion de deux interprétations opposées.

 La première consisterait à affirmer que l'expérience a démontré l'existence de l'effet, mais que les instruments n'ont pas permis de le voir.

Ce serait injustifié.

 La seconde consisterait à prétendre que ces essais ont définitivement réfuté toute possibilité de produire l'effet décrit par Pais.

Ce serait également excessif, compte tenu des limites reconnues du montage et de la charge électrique obtenue.

 La conclusion rigoureuse est plus précise :

Dans les conditions effectivement testées, aucun signal attribué à l'effet HEEMFG n'a été détecté. Cette formulation est moins spectaculaire, mais elle correspond aux données rapportées.

 

9. L'argument de Pais : une expérience qui n'aurait pas testé sa théorie dans les bonnes conditions

Pais estime que les essais n'ont pas reproduit les conditions indispensables à son modèle. Il souligne notamment l'écart entre la charge visée et celle obtenue, ainsi que l'absence d'un mécanisme permettant d'imposer les vibrations qu'il souhaitait. Cet argument mérite d'être examiné sans parti pris. Une expérience ne peut être considérée comme un test définitif d'une théorie si les paramètres essentiels de celle-ci ne sont pas atteints ou contrôlés. Mais cette objection soulève à son tour une difficulté scientifique : comment transformer les conditions nécessaires annoncées par le chercheur en un protocole expérimental concret ? Pour progresser, il faudrait que Pais définisse précisément :

  • ·         la charge superficielle minimale requise ;
  • ·         la distribution électrique à obtenir ;
  • ·         la vitesse et l'accélération nécessaires ;
  • ·         les vibrations à appliquer ;
  • ·         la fréquence du signal attendu ;
  • ·         son amplitude minimale ;
  • ·         les relations quantitatives reliant ces paramètres à l'effet annoncé.

 Ces valeurs devraient être définies avant les essais, et non adaptées après coup à leurs résultats. Il faudrait ensuite construire un dispositif capable de satisfaire ces exigences et de vérifier qu'elles ont effectivement été atteintes. Si l'effet apparaît dans les conditions prédites et se reproduit indépendamment, le modèle gagnera en crédibilité. S'il n'apparaît pas malgré des conditions correctement satisfaites et des instruments suffisamment sensibles, l'hypothèse devra être réexaminée. C'est le principe même d'une démarche expérimentale rigoureuse.

 10. Ce que le rapport permet réellement de conclure

Le document NAVAIR permet de distinguer plusieurs niveaux de certitude.

 Ce qui est établi

 ü  Les essais ont bien eu lieu.

ü  Des équipements ont été conçus, assemblés et utilisés dans une installation de la Marine américaine.

ü  Les composants ont été soumis à des vitesses de rotation très élevées, dans une enceinte sous vide, avec une alimentation haute tension.

ü  L'instrumentation a enregistré des signaux et permis d'évaluer le comportement du dispositif.

 Ce qui n'a pas été établi

 ü  Les essais n'ont pas démontré l'existence d'une émission électromagnétique correspondant à l'effet HEEMFG annoncé.

ü  Ils n'ont pas démontré de réduction de masse inertielle.

ü  Ils n'ont pas démontré de modification contrôlée de la gravitation.

ü  Ils n'ont pas démontré de propulsion sans réaction.

ü  Ils n'ont pas démontré la possibilité de construire un véhicule opérationnel utilisant ces effets.

Ces distinctions sont essentielles, car le débat public tend parfois à transformer l'existence d'une expérience militaire en preuve d'une technologie révolutionnaire. Or, un programme de recherche peut être réel sans que son hypothèse principale soit confirmée.

  11. La Marine américaine croyait-elle réellement au « Pais Effect » ?

La question est légitime, mais il faut éviter les conclusions hâtives. Le rapport montre que la Marine a consacré des ressources humaines et matérielles à l'examen expérimental du concept. Un article d'enquête de The War Zone, fondé sur des documents obtenus par voie de demandes d'accès à l'information, a également décrit l'organisation du programme, les moyens engagés et les limites des résultats obtenus.

 Cette enquête est accessible ici :

https://www.twz.com/38937/navy-ufo-patent-documents-talk-of-spacetime-modification-weapon-detail-experimental-testing

 Elle montre que le projet a fait l'objet d'un véritable travail d'ingénierie, mais que les essais disponibles n'ont pas validé expérimentalement l'effet annoncé. Il serait cependant abusif d'en déduire que la Marine avait nécessairement confirmé la théorie de Pais avant de financer les expériences. Le financement d'une étude peut précisément avoir pour objectif de déterminer si une hypothèse mérite d'être poursuivie. Dans la recherche militaire, la valeur stratégique potentielle d'un concept peut justifier un examen préliminaire sans garantir sa réussite. La véritable question n'est donc pas de savoir si l'US Navy a pris Pais au sérieux, mais jusqu'à quel niveau de maturité technique le programme est parvenu. Sur la base du rapport examiné, on peut affirmer que des essais ont été menés, mais que l'effet déterminant n'a pas été détecté.

 Les documents cités ne permettent pas de conclure qu'une technologie opérationnelle de propulsion fondée sur cet effet a été obtenue.

 12. Une expérience plus convaincante est-elle possible ?

En principe, oui. Mais elle devrait être beaucoup plus rigoureuse dans sa définition quantitative. Une nouvelle campagne devrait commencer par une publication détaillée du modèle théorique et des prédictions qui peuvent être vérifiées expérimentalement. Il faudrait ensuite construire un dispositif capable de maintenir une charge superficielle connue, tout en contrôlant la rotation, les accélérations et les vibrations. L'instrumentation devrait être calibrée pour mesurer les signaux attendus dans les bandes de fréquences prévues. Les expériences devraient comporter des essais témoins, des mesures du bruit de fond et une analyse systématique des perturbations électriques et mécaniques. Enfin, les données brutes devraient être mises à disposition d'équipes indépendantes.

 La réussite ne consisterait pas simplement à obtenir une variation inhabituelle sur un détecteur.

Il faudrait montrer que cette variation :

  •  ·         dépasse significativement le bruit de fond ;
  • ·         apparaît lorsque les conditions prévues sont réunies ;
  • ·         possède les caractéristiques quantitatives annoncées ;
  • ·         ne peut pas être expliquée par des effets électromagnétiques conventionnels ;
  • ·         se reproduit indépendamment.

 Une telle démarche permettrait de passer d'une hypothèse ambitieuse à une véritable évaluation scientifique.

13. Conclusion : le « Pais Effect » reste une hypothèse expérimentale

L'expérience HEEMFG de 2018-2019 est un document important pour comprendre le dossier Salvatore Pais.

Elle montre que la Marine américaine a effectivement cherché à tester un phénomène électromagnétique présenté comme susceptible d'ouvrir la voie à des technologies avancées. Elle montre aussi que les expérimentateurs ont rencontré des difficultés techniques, notamment pour obtenir la distribution de charge électrique souhaitée et caractériser le signal recherché. Mais le résultat principal ne doit pas être dilué dans ces difficultés : aucun effet HEEMFG n'a été détecté lors des essais de 2019 décrits dans le rapport. Pais peut soutenir que les conditions expérimentales étaient insuffisantes. Cette objection justifie éventuellement de nouveaux essais, mais elle ne constitue pas une preuve que sa théorie est correcte.

 Pour que le dossier franchisse une étape scientifique décisive, il faudrait une expérience dont les paramètres, les prédictions et les critères de réussite soient définis à l'avance, puis des résultats reproduits indépendamment. Le rapport NAVAIR ne démontre donc ni une propulsion antigravitationnelle ni une technologie permettant de modifier l'espace-temps. Il documente une tentative de test expérimental qui n'a pas détecté l'effet recherché.

 C'est une différence fondamentale.

 Dans ce dossier, la question n'est plus de savoir si les brevets sont impressionnants ou si les applications envisagées sont fascinantes. Elle est de savoir si un phénomène physique mesurable, reproductible et quantitativement conforme aux prédictions a été établi. À ce jour, les documents examinés ne permettent pas de répondre positivement.

 Mon analyse critique complémentaire

Trois éléments me paraissent particulièrement importants pour votre dossier sur les technologies militaires et les PAN.

         1. Le rapport NAVAIR est plus instructif que les brevets eux-mêmes.

Un brevet expose ce qu'un inventeur revendique. Le rapport expérimental montre ce que des ingénieurs ont effectivement essayé de mesurer. C'est donc la source à privilégier pour évaluer la crédibilité physique du concept.

2. La réserve « non observé ou réfuté » ne doit pas être interprétée comme un résultat positif.

Elle indique que les essais ne permettent pas de trancher définitivement l'hypothèse dans les conditions utilisées. Mais le résultat expérimental reste négatif : aucun effet HEEMFG n'a été détecté. Il faut éviter de transformer une limite expérimentale en indice d'une technologie secrète déjà opérationnelle.

 3. Le lien avec les OVNI reste spéculatif.

Même si le phénomène revendiqué par Pais était un jour démontré, il faudrait encore établir qu'il permet de produire une force propulsive exploitable, puis qu'un véhicule utilise effectivement cette technologie. Le rapport de 2019 ne démontre aucune de ces étapes.

 Sources documentaires à conserver

Source primaire : Rapport officiel NAVAIR — HEEMFG Spin Test Experiment

Enquête complémentaire : The War Zone — Navy UFO Patent Documents Talk Of Spacetime Modification Weapon

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LES OVNIS SUR LE CONTINET AFRICAIN :

-                  https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf

L’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC :

·               https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/l-ufologie-au-maroc-v-07-2026.pdf.pdf

       LA POLITIQUE ET LES OVNI EN GRANDE BRETAGNE

+      https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/la-politique-        et-les-ovni-en-grande-bretagne.pdf