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jeudi 13 août 2026

LE PROJET UAPDA DU SENATEUR MIKE ROUNDS EST INCLUS DANS LE PROJET DE LOI NDAA

LE PROJET UAPDA DU SENATEUR MIKE ROUNDS EST INCLUS DANS LE PROJET DE LOI NDAA DE LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS
 

Cette information est importante, mais elle doit être formulée avec une nuance essentielle : il ne s'agit pas encore de l'adoption définitive de l'UAP Disclosure Act. Il s'agit de son intégration dans la version adoptée par la Chambre des représentants du NDAA pour l'exercice 2027.

Le point particulièrement intéressant est que le sénateur Mike Rounds, pourtant l'un des principaux promoteurs historiques de l'UAPDA avec Chuck Schumer, semble avoir appris cette évolution par Ask a Pol UAP. Dans l'échange publié le 8 août, Rounds répond d'abord : « No, I hadn't heard that », avant d'ajouter, à propos de la possibilité que la disposition survive au processus sénatorial : « I hope so. »

Ce que cela signifie réellement

Le texte actuellement en cause est celui porté à la Chambre par le représentant républicain Eric Burlison, qui a réussi à faire adopter son amendement UAP dans le NDAA FY2027. Cette étape est particulièrement significative parce que l'obstacle principal rencontré par l'UAPDA au cours des années précédentes se situait précisément à la Chambre. En juin, Burlison expliquait encore qu'il travaillait à faire intégrer le texte au NDAA ; en juillet, il déclarait craindre que le Sénat tente ensuite de le supprimer. L'amendement va beaucoup plus loin qu'une simple demande de transparence politique. Il vise notamment à renforcer la collecte des dossiers UAP, leur transfert vers les Archives nationales et à créer un UAP Records Review Board, doté de pouvoirs importants pour examiner les documents et témoignages.

Rounds est l'un des architectes historiques de l'UAPDA. En 2023, il avait Co sponsorisé avec Chuck Schumer la première grande version de la loi sur la divulgation des dossiers UAP. Le Congressional Record confirme le rôle conjoint de Schumer et Rounds dans cette initiative.

En 2025 encore, Rounds et Schumer avaient déposé ensemble une nouvelle version de l'UAPDA.

Et pourtant, en août 2026, Rounds déclare ne pas savoir que Burlison avait réussi à faire entrer cette législation dans le NDAA de la Chambre.

Cela peut paraître surprenant, mais il faut éviter d'en tirer immédiatement une conclusion de type « Rounds ne contrôle plus son propre projet ». Il faut plutôt y voir le signe d'un processus parlementaire devenu extrêmement complexe, dans lequel plusieurs versions et amendements circulent parallèlement entre la Chambre et le Sénat.

La Chambre des représentants a approuvé par 216 voix contre 212 sa version de la National Defense Authorization Act pour l'exercice fiscal 2027, connue sous l'acronyme NDAA. Dans le gigantesque projet a été incorporée une version renforcée de la Unidentified Anomalous Phenomena Disclosure Act, destinée à localiser, préserver, examiner et éventuellement publier les documents du Gouvernement liés aux soi-disant phénomènes anomaux non identifiés.

Le vrai danger est maintenant au Sénat

C'est ici que l'information devient véritablement importante. L'adoption par la Chambre n'est pas l'adoption de la loi. Le NDAA doit encore franchir le processus sénatorial et surtout faire l'objet d'un accord entre les deux chambres. C'est précisément ce que redoute Eric Burlison. Il déclarait récemment :

« I am » — lorsqu'on lui demandait s'il craignait que le Sénat retire l'UAPDA — et ajoutait que le public devait se battre pour la conserver.

Rounds lui-même adopte une attitude prudente : il dit espérer que la disposition sera conservée, tout en soulignant la nécessité de trouver une formulation compatible avec les impératifs de sécurité nationale.

Il existe néanmoins une différence importante par rapport aux tentatives précédentes. L'UAPDA n'est plus simplement une proposition sénatoriale de Schumer et Rounds que la Chambre pourrait refuser. Elle bénéficie désormais d'un portage bipartisan à la Chambre, notamment grâce à Burlison, et elle a franchi une étape procédurale majeure en étant incorporée au texte NDAA adopté par cette chambre.

C'est un changement de rapport de force.

En 2025, la tentative UAPDA avait déjà rencontré de fortes résistances et la législation avait été considérablement réduite. L'histoire montre donc que l'inclusion dans le NDAA n'est absolument pas une garantie de survie jusqu'au texte final.

Et surtout : il ne faut pas parler encore de « Disclosure Act adopté »

Je serais très prudent avec certains titres qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux : « Le Congrès vient d'adopter l'UAP Disclosure Act » serait faux.

« L'UAPDA est devenue une loi » serait également faux.

La formulation exacte serait : « La Chambre des représentants a intégré l'UAP Disclosure Act de Burlison au NDAA 2027 ; le texte doit maintenant survivre au processus sénatorial et aux négociations entre les deux chambres. »  C’'est une nuance essentielle.

Mon appréciation

À mon avis, c'est l'une des évolutions législatives UAP les plus intéressantes de 2026 si elle est adoptée. Elle ne constitue pas encore une « divulgation » au sens spectaculaire du terme. Mais elle touche à quelque chose de beaucoup plus concret : qui possède les archives, qui peut les examiner, qui peut obliger les administrations et éventuellement les contractants à fournir des informations, et qui décide finalement de ce qui peut rester secret.

C'est précisément ce qui rend l'UAPDA beaucoup plus importante que les annonces politiques générales sur les OVNI. Et le fait que Mike Rounds découvre lui-même par un journaliste que son projet est désormais présent dans le NDAA de la Chambre ajoute une dimension assez extraordinaire à l'histoire.

En résumé :

Chambre : victoire importante.
Sénat : bataille décisive.
Conférence Chambre-Sénat : danger majeur d'amputation du texte.
Présidence : étape finale, si le texte arrive jusque-là.

Autrement dit, l'UAPDA vient de franchir une porte qu'elle n'avait pas réussi à franchir auparavant, mais elle est encore très loin de la ligne d'arrivée.

Groupe rédactionnel GEOS France GL


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vendredi 24 juillet 2026

LA DIVULGATION OVNI – UAP AUX ETATS UNIS : LE POINT AU 23 JUILLET 2026

 LE POINT AU 23 JUILLET 2026 DE LA DIVULGATION OVNI – UAP AUX ETATS UNIS.

Au 23 juillet 2026, la "divulgation" US est passée d'un sujet de niche à une procédure officielle. On ne parle plus de fuites, mais d'un portail gouvernemental qui publie par vagues.

En une phrase au 23 juillet

Un système de publication institutionnalisé, nommé PURSUE, tourne depuis mai, avec 4 vagues déjà en ligne sur WAR.GOV/UFO. Et cette semaine, un verrou juridique majeur vient de sauter.

Au 23 juillet 2026, en fait la divulgation ne se joue plus sur le fond - est-ce que le gouvernement a des dossiers - mais sur la méthode : qui a le droit de parler, et qui bloque encore.

Chronologie PURSUE - ce qui est déjà sorti

C'est quoi PURSUE? Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters. Une collection de dossiers déclassifiés sur les UAP lancée par l'administration Trump à partir du 8 mai 2026, publiée via un site dédié créé pour diffuser les documents UAP au public. 

Vague 1 - 8 mai 2026 : Première tranche. Environ 161-162 documents présentés comme une "ouverture sans précédent". Concrètement : rapports, photos, vidéos, témoignages, transcripts d'astronautes. Annonce d'un processus continu. 

Vague 2 - 22 mai 2026 : Seconde release annoncée par la Maison Blanche elle-même, avec notamment une formation de 4 UAP en Iran le 26 août 2022 et un cas au large de la côte Est en décembre 2019. Le portail a déjà dépassé 1,7 milliard de visites depuis son lancement. 

Vague 3 - début juin 2026 : Batch axé sur les "glowing orbs" et cas non résolus.

Vague 4 - 10 juillet 2026 : C'est la plus commentée. Le Department of War annonce publier la quatrième release de dossiers UAP déclassifiés dans PURSUE, hébergée sur WAR.GOV/UFO.


Le lot : 40 fichiers au total — 14 documents, 19 vidéos, 4 audios, 3 images — du Pentagone, NASA, CIA, FBI et Department of Energy. On y trouve une vidéo infrarouge de 2020 d'un objet à deux étages listé comme "unresolved", des images au-dessus de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale, un rapport de 2015 d'incursion au-dessus du site d'armes nucléaires de Pantex au Texas, et surtout des archives historiques : la conférence de 1949 sur les boules de feu vertes à Los Alamos avec les Dr LaPaz, Teller, et le FBI. 

Dans la foulée, le 29 mai, la Maison Blanche a aussi ouvert Aliens.gov, un portail grand public séparé. 

Le tournant de cette semaine : la levée des NDA. C'est l'info du 21 juillet qui change la donne. Selon un post exclusif de Fox News Politics largement relayé : "President Trump has directed the Department of War and the intelligence community to waive nondisclosure agreements for former government employees and contractors who want to cooperate with federal UAP investigators". 

Traduction : d'anciens employés / sous-traitants qui avaient signé des accords de non-divulgation peuvent désormais parler aux enquêteurs fédéraux sans risquer leur habilitation ou leur carrière. Une nouvelle tranche de fichiers UAP est attendue "very soon".

Attention à la nuance, expliquée par les créateurs qui suivent le dossier : ce n'est PAS une déclassification publique. C'est une levée de NDA pour parler à l'AARO ou à la task force UAP présidentielle, qui ont les habilitations. Comme le résume un autre analyste : "waiving certain NDAs for fed investigations does not mean declassification or public disclosure". Et NDA et classification, ce n'est "NOT THE SAME THING". 

Pourquoi c'est important ? Depuis 2023, plusieurs élus comme Rubio disaient que des témoins de première main n'osaient pas parler par peur de représailles. Cette levée vise à faire sauter ce frein.

En parallèle de PURSUE, le Congrès pousse pour verrouiller la divulgation dans la loi :

H.R.1187 - UAP Transparency Act : Introduit le 11/02/2025 par Rep. Burchett, demande au Président d'ordonner à chaque agence de déclassifier tous les dossiers UAP et les mettre sur un site public. Statut : Introduced, renvoyé en commission. 

H.R.5060 - UAP Whistleblower Protection Act et l'amendement Burlison du 18 juin 2026 : Eric Burlison a déposé devant la Commission des Règles un amendement de 65 pages à la loi d'autorisation de défense NDAA (H.R. 8800) pour 2027, visant à établir un comité fédéral de révision dédié à la localisation des dossiers UAP. Il suivrait le modèle "UAP Records Collection" aux Archives Nationales (NARA) adopté fin 2023, mais irait plus loin en créant une agence temporaire et un conseil de neuf membres nommés par le Président et confirmés par le Sénat. Co-parrains : Eli Crane et Andre Carson. 

Le 9 juin 2026, conférence de presse sur les marches du Capitole avec Grusch, Burlison et d'autres : Burlison déclare "We are no longer asking hypothetical questions anymore. Congress is requesting specific records and videos". 

Le volet politique / lanceurs d'alerte, qui a explosé depuis mai.

1. La Maison Blanche a verrouillé un calendrier

En février, Trump a ordonné aux agences fédérales d'identifier et déclassifier les dossiers liés aux OVNI / UAP / vie extraterrestre. 

Deux précisions qui datent de ces dernières semaines :

Un site officiel et une horloge : le portail PURSUE est hébergé sur WAR.GOV/UFO et la directive du 19 février a lancé un compte à rebours de 300 jours. Il court jusqu'à mi-décembre 2026. La formule officielle assumée par la porte-parole: "President Trump directed the Department of War to identify and release government files related to alien and extraterrestrial life [...] because he is the most transparent president in history". 

Photo: Fox News

Le tournant du 21 juillet : Fox News Digital révèle en exclusivité que Trump a ordonné au Department of War et à la communauté du renseignement de lever les NDA antérieurs pour les anciens employés et contractants qui coopèrent avec les enquêtes UAP. Le mécanisme : rencontre avec les représentants désignés de l'AARO ou de la task force présidentielle PURSUE, qui ont les habilitations, et levée du NDA pendant l'entretien.

L'administration précise : ce n'est pas une "declassification directive" et ça ne passe que par les canaux gouvernementaux. "Any information that is received that sheds light on the UAP mystery will ultimately be made public", avec un focus sur les incidents restés inexpliqués, pas sur la tech étrangère connue ou les programmes US classifiés. 

La Task Force Luna. La présidente Anna Paulina Luna dirige la Task Force on the Declassification of Federal Secrets. Dans son discours d'ouverture, elle parle de secret, de stigmate et cite directement l'incident d'Eglin AFB où elle, Matt Gaetz et Burchett ont suivi une piste de pilotes en activité qui dénonçaient un cover-up de l'USAF. Le problème central selon elle : les pilotes ont peur de perdre leur statut de vol s'ils parlent. 

Le Disclosure Forum 2026 à Washington. Le Hill a réuni le who is who: Sen. Kirsten Gillibrand (D-NY), Sen. Mike Rounds (R-SD), Rep. Anna Paulina Luna (R-FL), Rep. Eric Burlison (R-MO), Rep. Tim Burchett (R-TN), Rep. Suhas Subramanyam (D-VA). Christopher Mellon ouvre, Lue Elizondo et Mike Rounds reçoivent un Disclosure Award, avec des panels science (Avi Loeb, Hal Puthoff) et sécurité nationale. 

Le 9 juin sur les marches du Capitole. C'est le moment le plus politique. David Grusch revient avec le groupe bipartisan Burchett, Luna, Burlison, Moskowitz, plus les journalistes Leslie Kean et James Fox. L'événement est présenté comme un passage du témoignage à l'action.

Trois exigences posées :

·         Publier les dossiers exacts que Grusch dit avoir identifiés par leur nom 

·         Faire passer le UAP Disclosure Act

·         Protection des lanceurs d'alerte 

Les deux figures qui poussent le plus :

Tim Burchett : ton très cash. Il raconte en briefing comment, en skiff classifié, un jeune officiel avec un "man-bun" lui aurait expliqué que même le président n'a pas besoin de savoir, et dénonce une corruption / cover-up depuis 1947. Il recadre : ce n'est pas une histoire de "little green men", c'est une question de dollars du contribuable dépensés dans des programmes niés en public. En mai, il va plus loin : "Washington does not need more hearings on UFOs. He wants disclosure." Il dit être en contact avec la Maison Blanche tous les jours, mais que les partisans de la divulgation à l'intérieur se heurtent à de la résistance, "deep state", et que le Président lui-même s'est fait dire que c'est comme "layers of an onion". Sur les USO (objets sous-marins), il freine : un seul témoin crédible prêt pour l'instant. 

Eric Burlison : le législateur technique. Son amendement de 65 pages à la NDAA 2027 (H.R.8800) veut créer un UAP Records Review Board indépendant avec pouvoir de subpoena, obliger les agences à identifier, préserver et transmettre les dossiers UAP aux Archives Nationales, et interdire la destruction ou reclassification de dossiers déjà divulgués. Devant les caméras, il martèle : "The American people deserve the truth", salue les lanceurs d'alerte, réclame immunité et protections renforcées, et demande à Trump de lever les NDA- ce qui vient d'être fait. 

Photo Eric Burlison

Côté NDAA 2026 déjà votée, le Congrès a aussi imposé à l'AARO des briefings élargis sur les interceptions UAP par le NORTHCOM / NORAD : nombre, localisation, nature, procédures, données collectées, avec rétroactivité au 1er janvier 2004 pour tout ce qui n'a jamais été rapporté, plus obligation pour le DNI et le SecDef de transmettre immédiatement toute donnée à l'AARO. 

Du côté des lanceurs d’alertes, David Grusch - le pivot. 14 ans Air Force / NGA, co-lead UAP et objets trans-medium, rattaché à la UAP Task Force puis à l'AARO. Plainte lanceur d'alerte en mai 2022 jugée "urgente et crédible" par l'IG. Le 26 juillet 2023, il témoigne sous serment d'un programme multi-décennal de récupération de crashs et de rétro-ingénierie auquel on lui aurait refusé l'accès, et affirme que les US possèderaient des "biologics non-humains". Quand Burchett lui demande s'il a connaissance de personnes blessées pour étouffer l'affaire, il répond oui, mais seulement en SCIF. 

Le 9 juin 2026, il va plus loin que d'habitude : il dit que le gouvernement a connaissance de "plusieurs" formes de vie non-humaine, allant du "corporeal bipedal type life" à ce qu'il appelle "sentient plasma life". Il détaille aussi la nature supposée de formes de vie extraterrestres que le gouvernement connaîtrait et accuse : "Political appointees have not complied with the disclosure law". 

Luis Elizondo - entre prix et polémique. Ancien directeur AATIP, présenté comme ayant démissionné pour protester contre le secret et révélé les 5 Observables. Il reçoit un Disclosure Award au Forum. Sur scène, il martèle qu'il faut une amnistie pour ceux qui sont dans un soi-disant legacy program, et évoque une discussion avec un haut responsable de la Maison Blanche sur une fenêtre de 60 jours pour se manifester. Il prévient aussi que la Chine a reconnu son propre programme UAP dès 2021 avec de l'IA pour trier les signalements. Dans le même temps, sa position divise : des médias évoquent que l'administration Trump envisagerait de le nommer à un rôle officiel, mais certains experts l'accusent d'avoir lui-même couvert des preuves par le passé. Le journaliste Ross Coulthart l'a même présenté comme un potentiel "gatekeeper". 

Les nouveaux noms qui sortent dans les coulisses :

James Erdman III (CIA) : aurait témoigné sous serment que l'agence aurait espionné illégalement des lanceurs d'alerte UAP, dont des personnes escortées dans un effort de revue sous l'ODNI alors dirigé par Tulsi Gabbard. 

Matthew Brown : décrit un programme qui utiliserait une IA pour retirer les images UAP des flux de renseignement. 

Le casting plus large du documentaire "The Age of Disclosure" donne une idée de la coalition : Marco Rubio, Gillibrand, Rounds, Burchett, André Carson, Dan Crenshaw, Luna, mais aussi James Clapper, Christopher Miller, Christopher Mellon, le contre-amiral Tim Gallaudet, les pilotes David Fravor, Alex Dietrich, Ryan Graves, et le colonel Karl Nell. 


Photo : le Pentagone.

Ce que ça change concrètement au 23 juillet c’est le passage du témoignage public au témoignage protégé en SCIF. La levée des NDA est la réponse directe à la demande #1 de Burlison et Grusch. L'idée : faire venir des témoins qui disaient "je ne peux pas parler à cause de mon NDA" vers l'AARO.

La pression est sur les contractants. C'est le cœur de l'amendement Burlison : si des programmes sont chez des privés, seul un board avec subpoena peut les forcer.

La fenêtre est courte. 300 jours pour déclassifier, et selon Elizondo, 60 jours d'amnistie officieuse évoqués. Le prochain mois dira si des noms sortent vraiment, ou si on reste sur des vidéos d'orbes orange comme lors des dernières vagues PURSUE.

En fait que contiennent ces dossiers : Le Pentagone insiste : le focus est sur les incidents qui restent inexpliqués, plutôt que sur des technologies étrangères connues ou programmes US classifiés.

On trouve dans les tranches déjà publiées :

·         Des "mother orbs" lumineuses qui relâcheraient des objets plus petits près de sites sensibles, des sphères orange observées en opération, des transcripts Apollo décrivant des lumières et des "jagged, angular fragments" 

·         L’incident de 2015 au-dessus de Pantex au Texas, et une vidéo infrarouge d'un objet en forme d'étoile à six branches suivi le 1er janvier 2025 au-dessus de la mer Jaune 

·         Le rapport de l'AARO lui-même indiquait environ 40% de cas non résolus faute de données. Les publications officielles reconnaissent qu'il n'y a pas d'images claires de "petits hommes verts" — l'intérêt est scientifique et historique. 

La prochaine vague PURSUE est annoncée comme imminente par l'administration après la levée des NDA.

Le sort de l'amendement Burlison à la NDAA 2027 : il doit passer la Commission des Règles puis être voté. C'est lui qui donnerait un vrai pouvoir d'assignation pour récupérer les dossiers chez les contractants privés.

Les témoignages protégés : si la levée de NDA est appliquée, on devrait voir des auditions à huis clos à l'AARO puis des témoignages publics.

Côté opinion, c'est très polarisé. Sur les pages officielles, les commentaires sous les annonces du Department of War sont inondés de demandes sur les dossiers Epstein et d'accusations de distraction, plus que de débats sur les vidéos elles-mêmes. C'est le bruit de fond actuel de la divulgation : une transparence jamais vue, mais une défiance qui reste massive.

Équipe rédactionnelle du GEOS France

  

lundi 29 décembre 2025

Décembre 2025 USA – Un point sur les actions us officielles.

Décembre 2025 USA – Un point sur les actions us officielles.

Le Congrès prépare des assignations à comparaître concernant les OVNI après un troisième échec de la loi NDAA

Par : Cristina Gomez

15-12-2025

Source : https://www.ufonews.co/post/congress-prepares-ufo-subpoenas-after-third-ndaa-failure

Les représentants Anna Paulina Luna, Tim Burchett et Eric Burlison sont apparus ensemble dans une interview conjointe sur le podcast Weaponized, révélant leurs frustrations face à l'obstruction du gouvernement et présentant une nouvelle stratégie pour obtenir des réponses sur les phénomènes anormaux non identifiés.

 D'après l'interview, le représentant Luna a demandé le démantèlement du budget de l'AARO (All-domain Anomaly Resolution Office), affirmant que l'unité officielle du Pentagone chargée d'enquêter sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) n'avait pas fait preuve d'impartialité envers le Congrès. Luna a fait référence à une demande formelle du Congrès visant à accéder aux archives vidéo de PAN détenues par le département de la Guerre. Cette demande a été refusée, même pour une consultation dans une SCIF (Sécurized Information Facility), une installation sécurisée spécifiquement conçue pour les discussions classifiées.

Le représentant Burchett a abordé la question du compartimentage, une pratique de sécurité consistant à répartir l'information entre les agences afin qu'aucune personne n'ait une vision d'ensemble. Selon lui, cette fragmentation permet à un responsable de nier sincèrement être au courant de l'affaire, tandis qu'un autre, au sein d'un programme différent, sait tout. Il a également réfuté les récentes déclarations d'Elon Musk, qui a affirmé ne pas croire à l'origine extraterrestre des objets en question, compte tenu de son accès à SpaceX. Burchett a rétorqué que Musk évolue toujours au sein d'un système compartimenté et ne dispose pas d'un accès complet à l'information.

Ross Coulthart, s'exprimant sur NewsNation , a décrit la situation actuelle comme un jeu absurde où le Pentagone nie catégoriquement toute connaissance d'une interaction extraterrestre, tandis que des membres du Congrès, à l'issue de réunions d'information classifiées, tiennent des propos totalement différents. Coulthart a également souligné que de hauts responsables de l'administration, dont le secrétaire d'État Marco Rubio et des membres du personnel du directeur du renseignement national, prennent la question des phénomènes astronomiques non identifiés (PAN) au sérieux.

Ce changement de stratégie intervient après l'échec, pour la troisième année consécutive, de la loi sur la divulgation des phénomènes aériens non identifiés (UAP). Selon un article du Liberation Times, le représentant Burlison s'est vu signifier par le président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants, Mike Rogers, que le projet de loi ne pourrait être adopté que s'il obtenait l'accord des « Quatre Coins », c'est-à-dire les présidents et les membres les plus influents des commissions des forces armées et du renseignement de la Chambre et du Sénat. Le Liberation Times a qualifié cette exigence d'impossible, soulignant que certaines de ces mêmes personnes bloquent depuis des années les efforts de transparence concernant les UAP.

L'article du Liberation Times  a également identifié les représentants Mike Turner et Mike Rogers comme des figures clés de l'opposition à cette législation. Selon les données de financement de campagne, tous deux ont reçu d'importantes contributions d'entreprises de défense et d'aérospatiale, soit les mêmes secteurs qui seraient touchés si les programmes liés aux PAN étaient divulgués.

Le représentant Burchett a également révélé avoir été personnellement averti de cesser ses démarches. Selon son témoignage sur Weaponized, une personne de son entourage l'a approché dans un tunnel et lui a demandé s'il souhaitait vraiment perturber l'ordre établi. Par ailleurs, Liberation Times a rapporté que, selon certaines sources, l'enthousiasme de certains sénateurs militants aurait diminué en raison de menaces proférées à l'encontre du personnel des sénateurs.

Selon Liberation Times, Burchett doit rencontrer le secrétaire d'État Marco Rubio pour aborder directement la question des PAN. Sur Weaponized, Burchett a déclaré qu'il pense que la divulgation se fera soit par décret présidentiel, soit de manière totalement indépendante, par un particulier ou un autre pays. Il ne croit pas que le Pentagone ou les services de renseignement communiqueront volontairement.

La voie législative reste bloquée, mais l'enquête du Congrès se poursuit. Luna, Burchett et Burlison rassemblent des preuves en vue de leur demande de citation à comparaître, avec l'intention de les présenter à leur président et de forcer une décision.

Sources

Jeremy Corbell. (12 décembre 2025). Les gardiens des OVNI — Les représentants Luna, Burchett et Burlison dévoilent un plan de riposte [Vidéo]. YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=lhh1u9_MEUU

NewsNation. (7 décembre 2025). Pourquoi le silence de la Maison-Blanche sur les OVNI ? Trump « distrait » : Ross Coulthart | NewsNation Prime  [Vidéo]. YouTube.

 https://www.youtube.com/watch?v=4HxlCW1nUr8

Sharp, C. (14 décembre 2025). La transparence concernant les OVNI est de nouveau au point mort, les dirigeants du Congrès restant inactifs malgré l'attention croissante portée à ce phénomène.

https://www.liberationtimes.com/home/ufo-transparency-stalls-again-as-congressional-leaders-fail-to-act-despite-growing-attention

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QUI EST CRISTINA GOMEZ

Cristina Gomez est chercheuse en ufologie et paranormal, podcasteuse, journaliste et créatrice de contenu.

Titulaire d'une licence en communication, elle apporte un regard neuf et novateur sur ces sujets. Fière d'appartenir à la génération Z et d'être d'origine vénézuélienne, elle a produit et présenté plus de 700 émissions pour sa chaîne YouTube et sa plateforme de podcasts

Sur YouTube : https://www.youtube.com/playlist?list=PLvoIHF4T3-L6q4Tq3dsCP4kE3kjTywb2o

Son site : https://www.ufonews.co/






 

dimanche 14 septembre 2025

NEWS : La loi sur la divulgation des UAP ne sera pas incluse dans la loi NDAA

La loi sur la divulgation des UAP ne sera pas incluse dans la loi NDAA de la Chambre ; que se passe-t-il maintenant ?

SUR « X » D. DEAN JOHNSON


D. Dean Johnson
@ddeanjohnson

Source du post : SUR X : https://x.com/ddeanjohnson/status/1965428377722257580 :



loi divulgation des uap ovni
9 septembre 2025, 10 h 45 HAE : La loi sur la divulgation des UAP (UAPDA) ne sera pas incluse dans la loi d'autorisation de la défense nationale pour l'année fiscale 2026 (NDAA, H.R. 3838), qui devrait être adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis cette semaine.

La Chambre des représentants en séance plénière commence aujourd'hui à travailler sur la loi H.R. 3838. La commission du Règlement de la Chambre a publié ce matin une liste de 298 amendements qui seront « recevables » (éligibles à l'examen) à la Chambre. L'amendement à la loi sur la divulgation des UAP, présenté par le représentant Eric Burlison (R-MO), coparrainé par les représentants Andre Carson (D-IN) et Anna Paulina Luna (R-FL), ne fait PAS partie des amendements recevables.

Burlison a soumis sa proposition (n° 925) le 29 août. Elle était très similaire à la proposition Schumer-Rounds originale, dévoilée au Sénat en juillet 2023, à la différence près que Burlison n'y incluait pas les onze paragraphes de « conclusions, déclarations et objectifs » figurant dans les versions précédentes (qui font toujours partie de la version UAPDA en attente d'approbation par le Sénat). Ces paragraphes contenaient certains des éléments de langage les plus commentés dans les cercles ufologiques, parmi lesquels cinq déclarations commençant par la phrase « une législation est nécessaire car… », qui incluent des références au rétablissement d'une « surveillance adéquate des relevés de phénomènes anormaux non identifiés par les élus » et à la suppression de pratiques de classification trop rigides.

Lors de la réunion du Comité du Règlement de la Chambre d'aujourd'hui, aucun membre des deux partis n'a proposé d'amendement visant à ajouter l'amendement Burlison à la liste des « conformément à l'ordre du jour », bien que les Démocrates, en infériorité numérique, aient proposé, sans succès, d'ajouter de nombreux autres amendements à la liste approuvée. Lors de l'audition d'hier devant la commission du Règlement, le représentant Burlison n'a pas semblé demander que l'amendement soit adopté conformément à la loi. 1 167 propositions d'amendement à la NDAA ont été soumises à la commission ; parmi celles-ci, seule celle de Burlison (n° 925) concernait l'UAP. Étant donné que la commission a adopté 298 amendements conformément à la loi, environ 75 % des amendements soumis ont été rejetés ou retirés (des pourcentages similaires à ceux de l'année dernière).

Bien que je ne dispose d'aucune information précise concernant les délibérations internes de la commission du Règlement concernant l'amendement Burlison, celle-ci accorde généralement une grande déférence au président de la commission permanente qui a rendu compte du projet de loi en discussion – en l'occurrence, le président de la commission des forces armées de la Chambre, Mike Rogers (R-AL).

QUE SE PASSE-T-IL ENSUITE ?

La décision de la commission du Règlement de la Chambre des représentants signifie que pour que l'UAPDA reste un sujet de négociation entre les représentants de la Chambre et du Sénat qui élaboreront la version finale de la NDAA avant la fin de l'année, elle doit d'abord être incluse dans la NDAA du Sénat pour l'exercice 2026 (S. 2296), actuellement en attente d'examen.

Les sénateurs Chuck Schumer (démocrate de New York) et Mike Rounds (républicain du Dakota du Sud) ont déposé leur version de l'UAPDA sous forme d'amendement (SA 3111) à la NDAA du Sénat (S. 2296) le 29 juillet, coparrainé par la sénatrice Kirsten Gillibrand (démocrate de New York), comme je l'avais alors signalé. (Le sénateur Todd Young, républicain de l'Indiana, s'est joint à l'équipe de coparrainage le 31 juillet). L'amendement Schumer-Rounds, SA 3111, n'a PAS été inclus dans la première série d'amendements « non controversés » ajoutés le 4 septembre au projet de loi de base actuel (l'amendement de substitution Wicker-Reed n° 3748).

Cependant, des négociations en coulisses sont en cours pour établir une deuxième liste d'amendements approuvés qui seront intégrés à la loi NDAA du Sénat avec peu, voire pas, de débats en séance et sans vote séparé. Je ne connais pas l'état actuel de ces négociations concernant l'UAPDA (SA 3111).

De plus, les négociations se poursuivent sur une liste restreinte d'amendements qui seront débattus ouvertement au Sénat et examinés par des votes nominaux distincts. À mon avis, il est très peu probable que l'UAPDA figure sur une liste d'amendements faisant l'objet de votes nominaux distincts. Aucun amendement faisant explicitement référence aux UAP ou aux OVNI n'a jamais fait l'objet d'un vote nominatif distinct devant l'une ou l'autre des chambres du Congrès. De plus, contrairement à certaines idées reçues, le texte de l'UAPDA n'a jamais fait l'objet d'un vote enregistré, ni au sein de la Commission sénatoriale des forces armées, ni au sein de la Commission sénatoriale spéciale du renseignement.

Il faut toutefois garder à l'esprit que 791 propositions d'amendement à l'article 2296 ont été déposées à ce jour. La plupart de ces amendements ne seront jamais soumis au vote et ne seront pas intégrés au projet de loi.

Si les négociations en cours, en coulisses, n'aboutissent pas à l'intégration de l'UAPDA à l'article 2296, alors l'UAPDA sera définitivement abandonnée.

POSITION DU PENTAGONE ?

Cependant, si l'UAPDA est intégrée à l'article 2296 avant son adoption par le Sénat, elle redeviendra un sujet de négociation (parmi tant d'autres) entre les représentants de la Chambre et du Sénat, comme ce fut le cas en 2023, lorsque les dispositions fondamentales ont été victimes de la forte opposition de certaines composantes du ministère de la Défense, notamment du Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines (AARO).

J'ai déjà rendu compte en détail de ce sujet par le passé.

J'ai récemment demandé à l'ancien directeur de l'AARO, Sean Kirkpatrick, s'il pensait que le Pentagone et l'AARO s'opposeraient à nouveau activement à l'inclusion de l'UAPDA dans la NDAA cette année. Kirkpatrick a répondu : « Je n'ai aucune idée de la réponse qui pourrait être apportée. Il se pourrait qu'il suffise de ressortir la précédente [de 2023], ou qu'ils tentent d'apaiser les Républicains en raison du contexte hostile actuel. Quoi qu'il en soit, mon analyse n'a pas changé et l'UAPDA n'aura probablement aucun effet. L'industrie ne fera probablement pas grand-chose, car elle ne les affecte pas vraiment… Je suis convaincu qu'elle ne cache pas de technologies d'origine inconnue. Je doute que l'utilisation de 20 millions de dollars d'argent public, sans parler des salaires du personnel concerné, génère des quantités importantes d'informations non encore divulguées publiquement et classifiées. Je vois plusieurs priorités plus importantes pour investir cet argent et ce temps. Il faudrait donc impliquer le DOGE [le soi-disant « Département de l'efficacité gouvernementale »], surtout s'il tente d'envoyer cet argent aux mêmes personnes que nous avons identifiées précédemment comme manipulant le système à des fins financières. » (Courriel, 5 septembre 2025)

QUEL TEXTE RELATIF AUX PANS EST DÉJÀ PRÉSENTÉ DANS LES NDAA DE LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS ET DU SÉNAT ?

Le NDAA, actuellement soumis à la Chambre des représentants (H.R. 3838), ne contient aucune nouvelle disposition relative aux PANs.

La version sénatoriale en cours d'examen (S. 2296), telle que rapportée par la Commission sénatoriale des forces armées le 15 juillet, contient trois dispositions très modestes relatives aux PANs. De plus, le rapport officiel de la commission sénatoriale sur le projet de loi (Rapport sénatorial 119-39) contient deux directives intéressantes concernant le fonctionnement du Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO). J'ai déjà rendu compte du texte du projet de loi relatif aux PANs le 16 juillet et du texte du rapport relatif aux PANs le 19 juillet ; les liens vers ces deux rapports sont disponibles dans les réponses ci-dessous.

Le texte intégral de l'amendement Schumer-Rounds UAPDA (amendement 3111 du Sénat à l'article 2296) peut être téléchargé à partir du lien figurant dans une autre réponse.

Voir les réponses sur le post sur x : https://x.com/ddeanjohnson/status/1965428377722257580

Douglas Dean Johnson



QUI EST DOUGLAS DEAN JOHNSON
Douglas Dean Johnson est un chercheur et écrivain spécialisé dans les activités liées aux phénomènes aérospatiaux non identifiés (UAP) au sein du Congrès et de l'exécutif américain. Il est connu pour ses analyses détaillées des dispositions législatives concernant les UAP, notamment dans le cadre de la loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA).

Activités et contributions
Johnson a publié plusieurs articles et analyses sur les changements dans la législation américaine concernant les UAP. Par exemple, il a examiné les dispositions relatives aux UAP dans la proposition finale de la loi d'autorisation de la défense nationale pour l'exercice 2023 (H.R. 7776). Ses travaux incluent des explications sur les méthodes sécurisées pour les rapports autorisés (section 1673) et les révisions concernant le bureau des UAP du Pentagone (AARO), ainsi que les articles 6802 et 6803 du projet de loi.

Publications et analyses
Johnson a également écrit sur des sujets connexes, tels que les déclarations publiques de Harald B. Malmgren, un ancien diplomate américain, et ses affirmations concernant des événements impliquant des UAP. Ses articles sont publiés sur diverses plateformes, y compris son blog personnel et des médias comme le Washington Examiner.

Engagement et perspectives
Johnson est actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter (@ddeanjohnson), où il partage ses analyses et mises à jour sur les développements législatifs et les enquêtes concernant les UAP. Ses travaux visent à fournir une compréhension claire et détaillée des évolutions législatives et des implications pour la transparence et la recherche sur les UAP.





Les défenseurs de la divulgation des UAP appellent à des réformes élargies dans la NDAA pour l'exercice 2026

Les défenseurs de la divulgation des UAP appellent à des réformes élargies dans la NDAA pour l'exercice 2026

Un projet de loi sur la politique de défense annuelle élaboré par un comité sénatorial comprend trois dispositions qui auraient un impact sur le Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines du Pentagone (AARO).

Par Brandi Vincent
29 juillet 2025

Source, traduction et informations complémentaires :
https://defensescoop.com/2025/07/29/uap-disclosure-advocates-call-for-expanded-reforms-fiscal-2026-ndaa/


Lors d'une audition publique sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) devant la sous-commission du renseignement de la Chambre des représentants chargée du contre-terrorisme, du contre-espionnage et de la contre-prolifération, le 17 mai 2022, le directeur adjoint du renseignement naval, M. Scott Bray, a partagé une vidéo montrant la rencontre d'un aviateur de la marine américaine avec un objet inconnu lors d'un passage éclair. Cette image est une capture d'écran du PAN observé dans une vidéo du survol, filmée par le pilote depuis le cockpit d'un avion de chasse de la marine. (DVIDS)

Le projet de loi d'autorisation de la défense nationale pour l'exercice 2026 élaboré par la commission des forces armées du Sénat comprend trois dispositions qui auraient un impact sur le centre d'enquête sur les menaces anormales du Pentagone.

Selon deux anciens hauts responsables de la Défense, les défenseurs de la divulgation accueillent favorablement ces directives. Cependant, ils réclament également de nouvelles modifications des politiques afin d'inciter le gouvernement à améliorer la déclaration et la transparence des phénomènes anormaux non identifiés (PAN, terme modernisé désignant les OVNI et les objets transmédiums associés) susceptibles de menacer la sécurité nationale des États-Unis.

« On peut – et on doit – toujours faire plus », a déclaré à DefenseScoop Christopher Mellon, ancien secrétaire adjoint à la Défense pour le renseignement.

NDAA LOI UAP
Le texte législatif ciblant le ministère de la Défense et les efforts menés par l'armée sur les UAP dans le projet de loi massif comprend :

Photo : PROJET LOI : 



· Sec. 1555 — exiger des briefings sur les interceptions d'UAP par le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord et le Commandement du Nord des États-Unis

· Sec. 1556 — exiger une matrice d'orientation consolidée en matière de classification de sécurité pour les programmes relatifs aux UAP

· Sec. 1561 — exiger la consolidation des exigences de déclaration applicables au Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines du Pentagone (AARO)

Lors de discussions séparées la semaine dernière, Mellon et un ancien officier supérieur de l’armée ont fourni des analyses de la NDAA et leurs dernières recommandations au Congrès en réponse à ces propositions.

« Résultat attendu à portée de main »

Le Pentagone possède une histoire riche mais complexe, confronté à des technologies et des engins dont les performances semblent transcender les capacités des moyens contemporains, selon les sources internes. À un niveau élevé, les mécanismes mis en place par le DOD pour étudier ce qu'il appelle désormais les PAN ont pris différentes formes au fil des décennies.

La dernière itération, connue sous le nom de All-Domain Anomaly Resolution Office, ou AARO, a été officiellement lancée sous l'administration Biden en 2022 pour remplir un mandat de la NDAA de cette année-là.

Le bureau a atteint sa pleine capacité opérationnelle en 2024. Bien que sa création soit en grande partie due aux appels croissants du Pentagone à la transparence sur les UAP, les responsables gouvernementaux ont été pour la plupart secrets sur les projets de l'AARO et sur la charge de travail de dizaines d'enquêtes ouvertes.

Cependant, les responsabilités de l'AARO se sont élargies à mesure que l'organisation a mûri, et en particulier parce qu'elle a été chargée d'aider le département à résoudre la récente recrudescence des incursions mystérieuses de drones dans des bases militaires et d'autres sites sensibles de sécurité nationale.

S'appuyant sur ces tâches, le projet de loi NDAA du Comité des forces armées du Sénat comprend des exigences qui obligeraient Northcom et NORAD à alerter AARO et le Congrès à chaque fois qu'ils interceptent un UAP potentiel.

Mellon — un partisan de longue date de la transparence des UAP qui a été secrétaire adjoint à la Défense sous les administrations Clinton et Bush, et plus tard, membre influent du personnel du Sénat — a déclaré qu'il prônait une telle directive depuis des années.

« L'incapacité historique du NORAD à informer l'AARO des incidents liés aux PANs est incompatible avec l'intention du Congrès lors de sa création comme dépositaire central et canal de transmission de toutes les données PAN du gouvernement américain vers le Congrès. Actuellement, lorsque l'AARO prend connaissance de ces interceptions – si tant est qu'elle le fasse –, les données critiques des capteurs du NORAD ne sont souvent plus disponibles. Or, le Congrès a clairement besoin de ces informations pour déterminer, entre autres, l'efficacité du réseau de surveillance aérienne américain », a-t-il déclaré.

Il a déclaré que cette section constituerait une « étape bienvenue » vers la surveillance, si elle était adoptée. Mais, selon lui, il reste encore beaucoup à faire.

« Dans de nombreux cas, par exemple, les navires de la Marine signalent des observations de PAN depuis des zones où opèrent les radars et les avions de l'armée de l'air, mais, curieusement, ces systèmes ne semblent signaler aucun PAN. Parallèlement, de nombreux rapports officiels sur les PAN font état de chasseurs américains pourchassant des PAN au-dessus ou à proximité du territoire continental des États-Unis… Où sont ces données ? Si l'armée de l'air signalait intégralement et correctement à l'AARO, le Congrès – et le peuple américain – pourraient même être informés de la présence de PAN dans l'espace ou en orbite », a déclaré Mellon. « À l'heure où les drones et les technologies aérospatiales progressent rapidement pour les adversaires de l'Amérique, une meilleure connaissance du domaine, y compris spatial, est essentielle pour garantir la sécurité nationale. »

Ailleurs dans la législation figure une disposition qui aboutirait à une consolidation de toutes les exigences disparates en matière de rapports applicables à l’AARO.

« Bien que nous comprenions que la [communauté du renseignement] et le Pentagone soient souvent confrontés à des exigences redondantes en matière de rapports au Congrès, la question des UAP – où le Congrès n’a commencé que récemment à étendre sa surveillance – ne fait pas partie de ces domaines », a déclaré Mellon.

Il a également exprimé des inquiétudes concernant un changement apporté à une loi existante qui exige actuellement que toutes les données UAP soient transmises « immédiatement » à l’AARO.

« La disposition proposée semble restreindre le droit d'accès immédiat de l'AARO en exigeant que les données des PAN lui soient transmises "d'une manière qui protège les sources et les méthodes de renseignement". Mais qui prend cette décision ? L'AARO est habilitée indépendamment par la loi à recevoir toutes les données des PAN et devrait y conserver un accès sans entrave. Elle sait comment protéger les sources et les méthodes de renseignement. Aucune disposition de ce type ne devrait être interprétée comme créant des obstacles aux droits d'accès de l'AARO en vertu de la loi », a déclaré Mellon.

Au-delà de ces inclusions, le projet de loi obligerait l'AARO à publier un guide de classification de sécurité consolidé relatif aux enquêtes et aux événements UAP.

« Depuis que j'ai fourni au New York Times et au Washington Post des images historiques de caméras de tir montrant des incidents impliquant des PANs entre des avions de combat de la Marine et des PANs, la diffusion d'images supplémentaires par le gouvernement a pratiquement cessé. En fait, peu après la diffusion de ces images, le Pentagone a maintenu sous le sceau du secret la quasi-totalité de son enquête sur les PANs », a noté Mellon. « C'était une erreur, et il est grand temps que le guide de classification draconien actuel soit modifié. »

Parallèlement, même si l'exigence est adoptée et qu'un nouveau guide de déclassification est adopté, l'AARO conserverait, selon lui, une grande latitude pour préserver l'anonymat de nombreux enregistrements d'UAP. Mellon a donc suggéré que le bureau soit légalement tenu de soumettre systématiquement les vidéos non classifiées au Bureau de la prépublication et de l'examen de sécurité de la Défense pour diffusion sécurisée.

« Malgré l'engagement pris précédemment par le Département de la Marine auprès du Congrès de divulguer davantage de documents, il semble que le Pentagone, l'AARO et la Commission d'enquête ne considèrent pas que le Congrès et le public aient légitimement besoin d'être informés de la multitude d'images de PANs que le gouvernement détient. Il s'agit d'une tâche facile à accomplir pour le Congrès », a déclaré Mellon.

« La vue d'ensemble »

Le contre-amiral à la retraite de la Marine, Timothy Gallaudet, a dirigé le Commandement de la météorologie et de l'océanographie navales et a été océanographe de la Marine. Il a effectué de nombreuses missions en mer au cours de sa carrière militaire, puis a occupé le poste de secrétaire adjoint au Commerce pour les océans et l'atmosphère, confirmé par le Sénat, après avoir pris sa retraite de l'armée en 2017, sous la première administration Trump.

Au cours de sa retraite, Gallaudet s'est confié sur ses expériences en service actif en observant des séquences vidéo désormais vérifiées d'UAP et d'objets submergés non identifiés (USO) capturées par des collègues - et sur ses efforts pour aider à déstigmatiser ce sujet auparavant tabou dans l'armée américaine.

Interrogé sur son point de vue concernant l'inclusion des UAP dans la législation NDAA, Gallaudet a cité la loi sur la divulgation des UAP (UAPDA), introduite pour la première fois en 2023. Ce projet de loi a bénéficié d'un soutien constant au Sénat, mais n'a pas encore été adopté. Il vise à permettre un contrôle beaucoup plus approfondi par le Congrès des activités et opérations liées aux UAP.

« À mon avis, ces dispositions relatives aux UAP sont toutes valables individuellement, mais globalement, elles diluent, détournent l'attention et concurrencent les pouvoirs et les priorités du comité d'examen des UAP au sein de l'UAPDA. Je ne pense pas que l'approche fragmentée qu'elles représentent soit la meilleure voie à suivre, et ce qu'il faut, c'est une approche pangouvernementale dont l'UAPDA nous rapprochera », a déclaré Gallaudet à DefenseScoop.

Mellon a également mentionné l'UAPDA dans une discussion séparée, notant que l' UAP Disclosure Fund - une organisation de la société civile dédiée à la protection des lanceurs d'alerte et à la promotion de la responsabilité du gouvernement, dont il est président du conseil d'administration - soutient pleinement son adoption.

« Nous espérons que cette mesure de transparence sera intégrée à la prochaine version de la NDAA grâce à un amendement proposé par le directeur au Sénat. Nous espérons également que la Chambre des représentants prendra les mesures nécessaires pour garantir que cette législation essentielle devienne une loi contraignante », a déclaré Mellon.

Il s'est associé à deux autres membres de l'équipe de direction de l'UAPDF, Hunt Willis et Kirk McConnell, pour co-rédiger un prochain document d'orientation politique destiné au Congrès, aux décideurs politiques et aux lanceurs d'alerte potentiels, qui aborde une perception erronée qu'ils ont rencontrée parmi les sources possibles d'informations confidentielles selon lesquelles ils ne peuvent pas divulguer des détails classifiés au Congrès à huis clos.

Il est à noter que le représentant Eric Burlison (R-MO) a récemment exprimé sa frustration face à l'hésitation des témoins potentiels à se manifester alors que le groupe de travail du Comité de surveillance de la Chambre planifie des audiences dans les mois à venir.

La nouvelle note d'orientation, consultée par DefenseScoop avant sa publication, met en lumière les raisons juridiques pour démontrer que les législateurs sont « pleinement autorisés à recevoir des informations classifiées et dotés d'un « besoin de savoir » clair compte tenu de leurs responsabilités de surveillance ».

Plus généralement, concernant les propositions qui ont été intégrées jusqu'à présent au projet de loi NDAA pour l'exercice 2026, Mellon a noté que l'UAPDF espère qu'elles contribueront à ouvrir la voie à un cercle vertueux, où « davantage d'informations conduisent à une meilleure compréhension et à un plus grand intérêt pour les UAP, ce qui incitera à adopter de nouvelles lois pour obtenir la publication d'encore plus d'informations sur les UAP .

« Ce cycle contribuera à bâtir un consensus au sein du Congrès – et non au sein de quelques comités – pour des réformes plus larges sur cette question d’une importance capitale, conduisant à une plus grande transparence pour le peuple américain », a déclaré Mellon.



Écrit par Brandi Vincent

Brandi Vincent est la correspondante de DefenseScoop au Pentagone. Elle couvre les technologies émergentes et disruptives, ainsi que les politiques associées, qui impactent le ministère de la Défense et son personnel. Avant de rejoindre Scoop News Group, Brandi a produit un documentaire long-métrage et travaillé comme journaliste pour Nextgov, Snapchat et NBC Network. Elle a grandi en Louisiane et est titulaire d'un master en journalisme de l'Université du Maryland.